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Les Oiseaux

Opéra de Frédéric Bara, adapté d’une pièce d’Aristophane

PRESENTATION

« Les Oiseaux » est un opéra adapté de la pièce du même nom d’Aristophane. Aristophane est le plus
célèbre auteur de comédie, de l’antiquité grecque. Il vivait à Athènes entre 446 et 386 avant Jésus-
Christ.
La comédie, par opposition à la tragédie, est un genre joyeux et humoristique, né des cortèges
costumés des Dyonisies, fêtes en l’honneur du dieu du vin où (comme au carnaval) tout était permis
et où on pouvait se payer la tête des puissants et des dieux. Au travers de féeries poétiques et de
farces burlesques, Aristophane critique les travers de la société, les juges, les dénonciateurs, les
impôts, les guerres à répétition et brocarde ses têtes de turc préférées : Socrate, le tragédien
Euripide et Cléon (le Donald Trump de l’époque).
« Les Oiseaux » représenté en 414 avant J. C. est la plus originale et poétique des onze comédies qui
nous sont restées d’Aristophane. Il imagine que les oiseaux fondent une société idéale, libre et
pacifiée, préservée de tous les fléaux de la société athénienne. C’est évidemment l’occasion de railler
par contraste les ridicules et les hypocrisies de ses contemporains et, en donnant un exemple, ces
petits animaux joyeux, farceurs et fraternels donnent une leçon de sagesse, de simplicité et d’amour
de la paix.

L’intrigue
Lassés de la démocratie athénienne, deux citoyens, Fidelami et Bonnesperance se sont égarés dans la
forêt à la recherche du royaume des oiseaux. Ils rencontrent Terée, un humain transformé en huppe,
qui leur dit qu’il est beaucoup plus heureux en oiseau. Le couple lui propose alors son idée : fonder
une citée sur le modèle d’Athènes, mais sans ses fléaux. Convaincu, la huppe convoque tous les
oiseaux. Ceux-ci sont d‘abord hostiles, reconnaissant dans ces humains leurs cruels prédateurs. Mais
Fidelami parvient à les convaincre de son projet : revendiquer la propriété du ciel comme territoire,
construire un mur et bloquer le passage des dieux de l’Olympe pour les forcer à négocier avec eux.
Enthousiastes, les oiseaux décident de fonder Ornithopolis. Les premiers effets ne se font pas
attendre : Iris, messagère des dieux, est refoulée. Très irritée, elle promet la vengeance divine.
Un nouvel importun vient proposer ses services : c’est un démagogue politicien menteur qui promet
tout à tout le monde et provoque rapidement des disputes. Il est vite expulsé : pas de démagogue à
Ornithoplis.
Dans la parabase, les oiseaux chantent les bienfaits qu’ils apportent au monde : le sens de l’audace,
de la famille et de la musique.
Le IIème acte s’ouvre dans le grand tribunal céleste : les oiseaux sont cités à comparaître devant le
juge suprême Kronos, dieu du temps, pour obstruction des voies aériennes. Le plaignant Zeus, roi des
dieux, est défendu par Hermès, avocat retord, il explique que le blocus impacte gravement son
commerce : les dieux reçoivent les offrandes et les sacrifices des hommes et exaucent, en échange,
leur prières. Maître Lemerle, avocat des oiseaux, parvient à convaincre Kronos, pas fâché de régler
ses comptes avec son fils Zeus, de trancher en faveur des oiseaux.
Les dieux sont contraints de traiter avec les oiseaux, mais ceux-ci sont embarrassés : que demander ?
Hermès leur propose d’être associés au commerce de la crédulité humaine et de vivre de leurs
rentes. Être engraissés à ne rien faire ? Pas question. Zeus leur offre l’immortalité ? « Mais non !
Nous n’en avons pas besoin » répond l’alouette « nous l’avons déjà ». Ce que nous voulons, c’est la
liberté de vivre à notre guise. Ni dieu, ni maître. Les dieux acceptent pourvu qu’on les laisse
continuer leur affaire. Triomphants, les oiseaux célèbrent joyeusement la fondation de leur cité
Ornithopolis, patrie des oiseaux libres et heureux.

Une adaptation modernisée


Quand on présente une pièce de comédie antique de nos jours, on se trouve devant la nécessité
d’adapter le texte : comment retranscrire les jeux de mots en grec ancien ? Que faire des allusions à
des personnalités et des événements oubliés, comme si dans vingt cinq siècles, nos descendants
lisaient « le Canard Enchaîné » de 2018 ? Comment rendre les tics de langage, le jargon professionnel
et le dialecte paysan ? Dans les adaptations modernes, on actualise les allusions et on transpose les
problématiques antiques en événements connus du public actuel. À la manière d’Aristophane, avec
la même irrévérence satirique et la même liberté iconoclaste, sont dénoncés les travers universels et
éternels du genre humain : la bêtise, le mensonge, la haine, l’égoïsme, la folie et la vanité de nos vies
surmenées.
Castigat ridendo mores
La comédie corrige par le rire les mœurs.

NOMENCLATURE
Les rôles chantés
BONNE ESPERANCE, SOPRANO
IRIS, SOPRANO
ROSSIGNOL, SOPRANO
PERROQUET, SOPRANO
ALOUETTE, SOPRANO
FIDELAMI, TENOR
HERMES, TENOR
LE MERLE, BARYTON
LA HUPPE, BARYTON
COUCOU, BARYTON
ZEUS, BARYTON
CHŒUR OISEAUX : ENFANTS
CHŒUR ADULTES : SATB

Les rôles parlés


L’AIGLE
Le COQ
Le DINDON
L’EPERVIER
La FAUVETTE
L’HIRONDELLE
KRONOS
Le MARABOUT
La PERRUCHE
La PIE
Le PIGEON
Le PINGOUIN

BALLET

Orchestre SYMPHONIQUE

STRUCTURE
OUVERTURE ORCHESTRE
N°1 TRIO
N° 2 CHANT DE LA HUPPE
N° 3 LE PAYS DE COCAGNE
N° 4 ENSEMBLE
N° 5 AIR D'IRIS
N° 6 CHANSON DU COUCOU
N° 7 VOLER CHANTER
N°8 PARABASE CHŒUR METAPHYSIQUE
N° 9 ON NE DIRA JAMAIS ASSEZ LES AVANTAGES
N° 10 CHANSON DES POULES
N° 11 CHANT DE L'ALOUETTE
N° 12 HYMNE A LA LIBERTE
N° 13 FINALE

N° 2 N° 6 N° 9 ON NE N° 10 N° 12
N° 3 LE N° 5 N° 7 N°8 PARABASE N° 11
OUVERTURE N°1 CHANT N° 4 CHANSON DIRA JAMAIS CHANSON HYMNE N° 13
PAYS DE AIR VOLER CHŒUR CHANT DE
ORCHESTRE TRIO DE LA ENSEMBLE DU ASSEZ LES DES A LA FINALE
COCAGNE D'IRIS CHANTER METAPHYSIQUE L'ALOUETTE
HUPPE COUCOU AVANTAGES POULES LIBERTE

BONNE
ESPERANCE SOPRANO X X X X

IRIS SOPRANO X X

ROSSIGNOL SOPRANO X

PERROQUET SOPRANO X

ALOUETTE SOPRANO X

FIDELAMI TENOR X X X X

HERMES TENOR X

LE MERLE BARYTON X

LA HUPPE BARYTON X X X

COUCOU BARYTON X

ZEUS BARYTON X
CHŒUR
OISEAUX ENFANTS X X X X X

CHŒUR
ADULTES SATB X X X X