Vous êtes sur la page 1sur 56

Scopul cursului:

Examinarea dificultatilor limbii franceze, cu care se confrunta studentii în cadrul


textelor cu caracter juridic, avându-se în vedere accesul acestora la bibliografia si
documentatia existente în biblioteci sau pe Internet, în aceasta limba.
Favorizarea învatarii, tratarea problemelor legate de stapânirea limbii în finalitatile ei
disciplinare, ale scrisului / oralului: activitate definitorie, consemne si tipologii discursive,
luarea de notite, tehnica rezumatului, coerenta textuala, etc.

Obiective principale:
Stapânirea limbii franceze, pe cât posibil si în aspectul ei normativ, întelegerea
functionarii ei, posedarea (în sensul figurat al termenului), a instrumentelor de lucru care se
raporteaza la ea.
Revizuirea principalelor reguli: acordul, morfologia substantivelor, a verbelor,
adjectivelor si adverbelor, punctuatia, sintaxa, care, toate, guverneaza fraza franceza.
Analizarea naturii si functiilor tuturor constituentilor acestei fraze, fie ea simpla sau
complexa: grupurile de cuvinte si propozitiile care o compun, fiecare din cuvintele acestor
ansamble, ca si legaturile logice care unesc aceste elemente.
Determinarea dobândirii notiunilor de baza, care permit analizarea mecanismelor de
productie a sensului în texte.
Familiarizarea cu studiul semnelor conventionale, codificate în limba, si studiul
sensurilor contextuale, efecte ale discursului.
Chapitre I. DE LA JOUISSANCE DES DROITS CIVILS
A.
Art. 7 (Loi du 26 juin 1889). L’exercice des droits civils est indépendant de l’exercice des
droits politiques, lesquels s’acquièrent et se conservent conformément aux lois
constitutionnelles et électorales.
Art. 8. (Loi du 26 juin 1889) Tout Français jouira des droits civils.
Art. 9. (Loi no. 70-643 du 17 juillet 1970) Chacun a droit au respect de sa vie privée.
Art. 10. (Loi no. 72-626 du 5 juillet 1972) Chacun est tenu d’apporter son concours à la
justice en vue de la manifestation de la vérité. Celui qui, sans motif légitime, se
soustrait à cette obligation lorsqu’il en a été légalement requis, peut être contraint d’y
satisfaire, au besoin à peine d’astreinte ou d’amende civile, sans préjudice de
dommages et intérêts.
Art. 11. L’étranger jouira en France des mêmes droits civils que ceux qui sont ou seront
accordés aux Français par les traités de la nation à laquelle cet étranger appartiendra.
Art. 14. L’étranger, même non résidant en France, pourra être cité devant les tribunaux
français, pour l’exécution des obligations par lui contractées en France avec un
Français; il pourra être traduit devant les tribunaux de France, pour les obligations par
lui contractées en pays étranger envers des Français.
Art. 15. Un Français pourra être traduit devant un tribunal de France, pour des obligations par
lui contractées en pays étranger, même avec un étranger.

B.
Acquisition de la nationalité française à raison de la naissance et de la résidence en
France (Loi no. 73-42 du 9 janvier 1973)
Art. 44. Tout individu né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa
majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s’il a eu, pendant les cinq années
qui précèdent, sa résidence habituelle en France ou dans les territoires ou pays pour
lesquels l’attribution ou l’acquisition de la nationalité française est, ou était, lors de sa
résidence, régie par des dispositions spéciales.
Art. 46.Dans l’année précédant la majorité de l’intéressé, le Gouvernement peut, par décret,
s’opposer à l’acquisition de la nationalité française pour indignité ou pour défaut
d’assimilation.
Art. 47. L’étranger qui remplit les conditions prévues à l’article 44 pour acquérir la
nationalité française, ne peut décliner cette qualité que conformément aux dispositions
de l’article 31. Il perd la faculté de décliner la qualité de Français s’il contracte un
engagement dans les armées françaises ou si, sans opposer son extranéité, il participe
volontairement aux opérations de recensement en vue de l’accomplissement du service
national.
Art. 48. Tout individu mineur né en France de parents étrangers, qui est régulièrement
incorporé en qualité d’engagé ou en vue de l’accomplissement du service national
actif, acquiert la nationalité française à la date de son incorporation.
Art. 51. Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables aux enfants nés en
France des agents diplomatiques et des consuls de carrière de nationalité étrangère.

7
C.
Acquisition de la nationalité française par déclaration de nationalité.
Art. 53. La qualité de Français peut être réclamée à partir de l’âge de dix-huit ans. Le mineur
âgé de 16 ans peut également la réclamer avec l’autorisation de celui ou de ceux qui
exercent, và à son égard, l’autorité parentale.
Art. 56. Sous réserve des dispositions prévues aux articles 57 et 105, l’intéressé acquiert la
nationalité française à la date à laquelle la déclaration a été souscrite.
Art. 57. Le Gouvernement peut, par décret, s’opposer à l’acquisition de la nationalité
française dans un délai de six mois, pour indignité ou pour défaut d’assimilation.
Art. 57-1. Peuvent réclamer la nationalité française par déclaration souscrite conformément
aux articles 101 et suivants et dans les conditions prévues à l’article 57, les personnes
qui ont joui, d’une façon constante, de la possession d’état de Français, pendant les dix
années précédant leur déclaration.
Lorsque la validité des actes passés antérieurement à la déclaration était subordonnée à
la possession de la nationalité française, cette validité ne peut être contestée pour le
seul motif que le déclarant n’avait pas cette nationalité.
Art. 58. L’individu qui a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion ou d’un arrêt d’assignation à
résidence non expressément rapporté dans les formes où il est intervenu, est exclu du
bénéfice des dispositions contenues dans la présente section.

D.
Acquisition de la nationalité française par décision de l’autorité publique
Art. 59. L’acquisition de la nationalité française par décision de l’autorité publique, résulte
d’une naturalisation accordée, par décret, à la demande de l’étranger.
Art. 61. Nul ne peut être naturalisé s’il n’a en France sa résidence au moment de la signature
du décret de naturalisation.
Art. 66. Nul ne peut être naturalisé s’il n’a atteint l’âge de dix-huit ans.
Art. 68. Nul ne peut être naturalisé s’il n’est pas de bonnes vie et moeurs ou s’il a fait l’objet
de l’une des condamnations visées à l’art. 79 du présent code.
Les condamnations prononcées à l’étranger pourront, toutefois, ne pas être prises en
considération; en ce cas, le décret prononçant la naturalisation ne pourra être pris
qu’après avis conforme du Conseil d’Etat.
Art. 69. Nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté
française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue
française.
Art. 71. Les conditions dans lesquelles s’effectuera le contrôle de l’assimilation et de l’état de
santé de l’étranger en instance de naturalization, seront fixées par décret.

E.
Des effets de l’acquisition de la nationalité française
Art. 80. La personne qui a acquis la nationalité française jouit de tous les droits et est tenue à
toutes les obligations attachées à la qualité de Français, à dater du jour de cette
acquisition.
Art. 84. L’enfant mineur de dix-huit ans, légitime, naturel ou ayant fait l’objet d’une adoption
plénière, dont l’un des parents acquiert la nationalité française, devient français de
plein droit.
Art. 85. Les dispositions de l’article précédent ne sont pas applicables à l’enfant marié.
8
Art. 86. Est exclu du bénéfice de l’article 84, sans préjudice des dispositions des articles 65 et
79, l’individu qui a fait l’objet d’un décret d’opposition à l’acquisition de la nationalité
française en application de l’article 57.

F.
Des demandes de naturalisation et de réintégration.

Art. 28. Toute demande en vue d’obtenir la naturalisation ou la réintégration est adressée au
ministre chargé des naturalisations. Elle est déposée à la préfecture du département où
le postulant a établi sa résidence effective, à la préfecture de police, dans la ville de
Paris. Les agents diplomatiques ou consulaires de la France à l’étranger, ont qualité
pour recevoir la demande si le postulant réside à l’étranger.
Art. 29. Toute demande de naturalisation ou de reintegration, fait l’objet d’une enquête à
laquelle procède l’autorité chargée de la recevoir. Cette enquête porte tant sur la
moralité, la conduite et le loyalisme du postulant, que sur l’intérêt que l’octroi de la
faveur sollicitée présenterait au point de vue national.
Art. 30. Le postulant produit les actes de l’état civil, les pièces et les titres qui lui sont
réclamés, de nature:
1. à établir que sa demande est recevable dans les termes de la loi;
2. à permettre au ministre chargé des naturalisations d’apprécier si la faveur sollicitée
est justifiée au point de vue national, en raison notamment de la situation de famille,
de la profession de l’intéressé; de la durée de son séjour en France et des
renseignements fournis sur ses résidences antérieures à l’étranger;
3. à établir, dans les conditions prévues à l’article 9 ci-dessus, qu’il n’a pas subi de
condamnations à l’étranger.
Art. 31. Le postulant et, le cas échéant, sa femme et ses enfants mineurs, âgés de quinze à
dix-huit ans, dûment convoqués, comparaissent en personne devant l’autorité désignée
par le préfet. Celle-ci constate dans un procès-verbal le degré de leur assimilation aux
moeurs et usages de la France et de leur connaissance de la langue française.
Art. 37. Le ministre examine si les conditions requises par la loi sont remplies. Dans la
négative, il déclare la demande irrecevable. Cette décision motivée est notifiée à
l’intéressé par l’autorité compétente.
Art. 38. Lorsque la demande est recevable, le ministre chargé de naturalisations, après avoir
procédé à tout complément d’enquête qu’il juge utile, propose, s’il y a lieu, la
naturalisation ou la réintégration.
Art. 39. Si le ministre chargé des naturalisations estime qu’il n’y a pas lieu d’accorder la
naturalisation ou la réintégration sollicitée, il prononce le rejet de la demande. Il peut
également en prononcer l’ajournement, en imposant un délai ou des conditions. Ce
délai une fois expiré ou ces conditions réalisées, il appartient au postulant, s’il le juge
opportun, de formuler une nouvelle demande. Ces décisions, non motivées, sont
notifiées à l’intéressé.
Art. 40. Les décrets portant naturalisation ou réintégration dans la nationalité française, sont
publiées au Journal Officiel de la République Française. Ils prennent effet à la date de
leur signature, sans toutefois qu’il soit porté atteinte à la validité des actes passés par
l’intéressé ni aux droits acquis par des tiers antérieurement à la publication du décret
sur le fondement de l’extranéité de l’impétrant.
Art. 41. La preuve d’un décret de naturalisation ou de reintegration, résulte de la production
soit de l’ampliation de ce décret, soit d’un exemplaire du Journal Officiel où le décret
a été publié. Lorsque ces pièces ne peuvent être produites, il peut y être suppléé par
9
une attestation concernant l’existence du décret et délivrée par le ministre chargé des
naturalisations, à la demande de tout requérant.

VOCABULAIRE

Exécutoire: 1. Qui doit être mis à exécution: qui donne pouvoir de procéder à une exécution;
2. Force exécutoire d’un acte: qualité qui impose ou permet le recours à la force
publique pour en assurer l’exécution: Les jugement rendus en France ont force
exécutoire;
3. Formule exécutoire: donnant à certains actes la force exécutoire.
En vertu de: 1. Par le pouvoir de: en vertu de la loi;
2. Au nom de : en vertu des principes démocratiques;
3. En vertu de quoi: (voilà) pourquoi.
Promulgation: 1. Action de promulguer; décret par lequel le chef de l’exécutif atteste
officiellement l’existence d’une nouvelle loi votée par le corps législatif et en redonne
la mise en application: Décret de promulgation;
2. Publication: la promulgation des doctrines littéraires (sic!)
Réputer: 1. Tenir pour, considérer comme: On le répute expert en la matière;
2. Etre réputé: être tenu pour, considéré comme: Les enfants nés d’un mariage de la
main gauche sont réputés bâtards;
1. Être réputé faire quelque chose: Elle est réputé ne pas engendrer la mélancolie;
2. Etre réputé pour faire quelque chose, pour avoir fait quelque chose.
Siéger: 1. Tenir séance; être en séance;
2. Avoir le siège de la juridiction à tel endroit;
3. Résider, se trouver: Voilà où siège le mal, la difficulté.
Département: 1. Chacune des parties de l’administration des affaires de l’Etat dont s’occupe
un ministre: département ministériel;
2. Division administrative de certains pays;
3. Division administrative du territoire français, placée sous l’autorité d’un
commissaire de la République qu’assiste un Conseil général.
Expiration: 1. Action par laquelle les poumons expulsent l’air qu’ils ont inspiré;
2. Moment où se termine un temps prescrit ou convenu (Syn. : échéance; fin;
terme), exemple: à l’expiration des délais;
3. Fin de la validité d’une convention: L’expiration d’une trêve; L’expiration
d’un bail; Mandat qui vient, arrive à expiration.
Délai: 1. Temps accordé pour faire quelque chose: respecter, tenir le / les délai(s);
2. Prolongation de temps accordée pour faire quelque chose: Se donner un délai pour
décider quelque chose;
3. Sans délai: sur-le-champ, tout de suite, sans attendre;
4. Temps à l’expiration duquel on sera tenu de faire une certaine chose: Accorder un
délai de paiement; Vous devez payer dans le délai de…; Dernier délai: au plus tard;
5. Délai de grâce: accordé par les juges pour le paiement d’une dette, en considération
de la position du débiteur et compte tenu de la situation économique;
6. Délai d’ajournement: donné au défenseur pour comparaître en justice;
7. Délai de préavis ou délai congé: délai que doivent respecter employeur et employé,
locataire et propriétaire, entre la dénonciation d’un contrat et sa cessation effective;
8. Délai franc: qui ne comprend ni le jour du point de départ, ni le jour d’expiration;

10
9. Délai de carence: durant lequel un salarié en arrêt de travail ne perçoit pas les
indemnités de la Sécurité Sociale.
Chef-lieu: en France, centre administratif d’une circonscription territoriale: chef-lieu de
département (préfecture); chef-lieu d’arrondissement, de canton. Des chefs-lieux.
Jouissance: 1. Plaisir que l’on goûte pleinement: Les jouissances de l’âme, de l’esprit;
2. Action d’user, de se servir d’une chose, d’en tirer les satisfactions qu’elle est
capable de procurer: La jouissance d’un jardin;
3. Fait d’user d’une chose et d’en percevoir les fruits: Avoir la jouissance d’un
bien sans en avoir la propriété (usufruit);
4. Droit de disposer de ce que rapporte un prêt, un placement: Jouissance d’une
rente; Action de jouissance: dont la valeur nominale effectivement libérée a été
remboursée par la société aux actionnaires;
5. Fait d’être titulaire (d’un droit): Avoir la jouissance de ses droits sans en
avoir l’exercice; Capacité de jouissance, opposé à capacité d’exercice;
6. Droit de percevoir les fruits d’un bien: Abus de jouissance.
Jouir de: 1. Avoir la possession de quelque chose: Jouir d’une bonne santé, d’avantages;
d’une bonne considération;
2. Jouir d’un droit: en être titulaire;
3. Appartement qui jouit d’une belle perspective.
Etre tenu de: être obligé de, avoir l’obligation de.
Apporter son concours à la justice: aider au déroulement des phases du procès.
La manifestation de la vérité: pour que la vérité triomphe et que la justice soit faite.
Requis: 1. Demandé, exigé comme nécessaire: obligatoire, prescrit, ex. : Satisfaire aux
conditions requises; avoir l’âge requis pour pénétrer quelque part;
2. Qui a été mobilisé pour un travail, par réquisition: travailleur requis.
Astreinte: 1. Condamnation au paiement d’une certaine somme d’argent pour chaque jour de
retard dans l’exécution d’un acte ordonné par une juridiction civile (Syn. : amende,
moratoire);
2. Obligation rigoureuse, contrainte; ex.: Cette tâche est pour lui une vraie
astreinte.
Sans préjudice de: sans porter atteinte; ex.: Sans préjudice des questions qui pourront être
soulevées plus tard: sans parler, sans tenir compte de; sauf.
Dommages et intérêts: 1. Somme due au créancier par le débiteur qui n’exécute pas son
obligation, pour compenser le dommage qu’il a fait subir;
2. Indemnité due par l’auteur d’un délit ou d’un quasi-délit, en réparation du préjudice
causé: demander, réclamer, obtenir des dommages-intérêts (Syn.: dédommagement).
Résident: 1. Diplomate envoyé par un Etat auprès d’un gouvernement étranger;
2. Personne établie dans un autre pays que son pays d’origine
Contracter des obligations: 1. S’engager par un contrat, une convention, à satisfaire (une
obligation), à respecter (des clauses);
2. Contracter une dette, des obligations envers quelqu’un: se sentir redevable en
acceptant un service, une aide, etc.
Traduire: citer, déferrer: Traduire quelqu’un en justice, devant le tribunal, aux assises; être
traduit en police correctionnelle.
Majorité: âge légal à partir duquel une personne est capable de tous les actes de la vie civile
(majeur); Majorité civile; électorale: âge fixé pour l’exercice des droits civils
électoraux; Majorité pénale: âge où cesse la présomption de non-discernement (18
ans); Majorité civile: âge de 18 ans.
Indignité: 1. Caractère d’une personne indigne (Syn. : abaissement, abjection, déshonneur);

11
2. Indignité successorale: frappant l’héritier qui a commis une faute grave contre
le défunt;
3. Indignité électorale: privation du droit de vote à la suite d’un jugement pénal.
Défaut d’assimilation: impossibilité de s’assimiler, de s’adapter à la civilisation, aux moeurs
du pays d’adoption, etc.
Remplir: 1. Exercer, accomplir effectivement : remplir une fonction, des fonctions (Syn.:
exercer); Remplir un rôle: tenir; Organe qui remplit son office; satisfaire à quelque
chose;
2. Remplir ses engagements, ses obligations, ses promesses (Syn.: s’acquitter, tenir);
3. Remplir une condition; remplir une formalité.
Décliner: 1. Prétendre incompétent pour statuer: décliner la compétence d’une juridiction,
d’un juge;
2. Repousser (ce qui est attribué; proposé): décliner une invitation, un honneur
(Syn. : refuser);
3. Décliner toute responsabilité.
Perdre la faculté de: ne plus pouvoir faire quelque chose, se retrouver dans l’impossibilité
de.
Décliner la qualité de Français: refuser la nationalité française, la naturalisation.
Recensement (du contingent): opération par laquelle le maire de chaque commune dresse la
liste des jeunes gens en âge d’être appelés sous les drapeaux.
L’accomplissement du service national: l’exécution
Sous réserve: 1. Sous condition;
2. Sous réserve de: en se réservant le droit de; en mettant à part une
éventualité; Sous réserve d’erreur: sauf erreur;
3. Sous toutes réserves: sans garantie, sans engagement (formule placée à la fin
d’un acte de procédure pour garantir ce qui n’est pas stipulé de manière expresse.
Souscrire une déclaration: déposer, mettre en dépôt, faire enregistrer.
Faire l’objet d’un arrêté d’expulsion: avoir été condamné à l’expulsion.
Arrêté d’assignation à résidence: obligation faite à un étranger de résider un un lieu
déterminé.
Être exclu des bénéfices des dispositions d’un article de loi: ne pas bénéficier de, se voir
interdire toute jouissance de.
Être de bonnes vie et moeurs: mener une vie moralement correcte.
Justifier de son assimilation à la communauté française: en faire, en apporter la preuve,
ex.: justifier de son identité en montrant ses papiers.
Être tenu à toutes les obligations rattachées à la qualité de Français: être obligé de
respecter toutes les obligations qui en découlent
À dater du jour de: à partir de, à commencer de
De plein droit: sans qu’il soit nécessaire de manifester de volonté, d’accomplir de formalité
En application de l’article: comme résultat de l’application, en conséquence de
Le postulant: personne qui postule une place, un emploi (Syn.: candidat, prétendant)
Établir sa résidence effective: choisir une fois pour toutes de résider quelque part
Cette enquête porte sur la moralité: a pour objet la moralité
L’octroi d’une faveur: attribution, concesssion
Produire les actes de l’état civil: présenter, fournir; exhiber
Une demande recevable dans les termes de la loi: admissible
Si les conditions requises par la loi sont remplies: si on satisfait à
Déclarer la demande irrecevable: la rejeter, la déclarer inadmissible
12
Prononcer le rejet de la demande: idem
Prendre effet à la date de la signature: entrer en vigueur
L’impétrant: bénéficiaire.
L’ampliation d’un décret: 1. Action de compléter, de développer (un acte, une requête);
2. Duplicata authentifié d’un acte notarié ou administratif;
3. Pour ampliation: pour copie conforme (formule figurant au bas d’un acte ampliatif).
Le requérant: 1. Qui demande au nom de la loi;
2. Qui réclame en justice (Syn.: demandeur).

QUESTIONNAIRE

1. Sur quel territoire sont exécutoires les lois présentées plus haut?
2. Qui a promulgué ces lois?
3. Est-ce que la loi de 1803 est encore valable?
4. Dans quelles parties du Royaume de la République devront-elles être exécutées?
5. A partir de quel moment pourra-t-on les exécuter?
6. Quand sera-t-elle réputée connue, la promulgation faite par le Président de la République?
7. A combien de jours de leur promulgation les lois sont-elles exécutoires?
8. L’exercice des droits civils dépend-il des droits politiques?
9. Comment s’acquièrent et se conservent ces derniers droits?
10. Selon quelles lois acquiert-on les droits politiques?
11. Quel Français peut jouir des droits civils?
12. De quels droits jouit tout Français?
13. Y a-t-il des Français qui ne jouissent pas de droits civils?
14. Est-il une catégorie de Français à qui on interdit les droits civils?
15. A quoi a-t-on droit dans sa vie privée?
16. La vie privée, y a-t-on droit?
17. Qui est tenu d’apporter son concours à la justice?
18. Pourquoi doit-on tout un chacun apporter son concours à la justice?
19. Quelle est la raison de cette attribution / obligation de tout Français?
20. La vérité a-t-elle quelque chance dans l’Etat Français?
21. Qui peut être contraint d’y satisfaire? Dans quel cas?
22. Qu’est-ce qui arrive à celui qui se soustrait à cette obligation, sans motif légitime?
23. Quelles sont les peines que peut encourir celui qui s’en rend coupable?
24. Ces peines portent-elles atteinte aux dommages et intérêts?
25. La peine d’astreinte est la seule qu’on puisse leur appliquer?
26. Quelle est cette autre peine?
27. De quels droits jouira l’étranger en France?
28. De quoi dépendent les droits dont l’étranger jouira en France?
29. Quelle importance attache-t-on aux droits que la nation dont provient l’étranger accorde
aux Français?
30. Trouvez-vous que cela soit juste ou faux? Cela peut renvoyer à l’idée de parité, voire
d’égalité des chances, n’est-ce pas?
31. Est-ce que l’étranger, même non résidant en France, pourra être cité devant les tribunaux
français?
32. Pourquoi l’étranger peut-il être cité devant les tribunaux français?
33. A quoi pourrait être conduit un étranger par des obligations par lui contractées en France
avec un Français?
13
34. Est-ce seulement pour des obligations contractées en France qu’il pourrait être traduit
devant les tribunaux de France?
35. Qu’en est-il des Français eux-mêmes?
36. Peut-on traduire un Français devant un tribunal de France pour des obligations contractées
par lui en pays étranger, même avec un étranger?
37. A quelle condition un individu né en France de parents étrangers, acquiert-il la nationalité
française?
38. La résidence française du postulant joue-t-elle quelque rôle dans l’acquisition de la
nationalité française?
39. Où devait-il avoir sa résidence pendant les cinq années précédentes?
40. Quand le Gouvernement français peut-il s’y opposer, par décret?
41. Quelle importance joue la majorité du postulant?
42. Pour quelles raisons le Gouvernement peut-il s’y opposer?
43. Qu’est-ce que l’on entend par indignité?
44. Mais par défaut d’assimilation?
45. A quelles condition l’étranger qui remplit les conditions pour acquérir la nationalité
française, peut-il décliner cette qualité?
46. Quand perd-il la faculté de décliner la qualité de Français?
47. Quels éléments pourraient le déterminer à perdre la faculté de décliner sa qualité?
48. Quel rôle joue l’armée ou l’accomplissement du service national?
49. Quel droit confère la qualité d’engagé ou d’accomplissement du service national?
50. Est-ce que cela compte dans le cas des individus mineurs?
51. Quelle est pourtant la condition obligatoire pour qu’il acquière la nationalité française à la
date de son incorporation?
52. Est-elle importante, la naissance du postulant en France?
53. Ces dispositions sont-elles applicables aux enfants nés en France des agents diplomatiques
et des consuls de carrière de nationalité étrangère?
54. A partir de quel âge la qualité de Français peut-elle être réclamée?
55. Le mineur de seize ans peut-il la réclamer aussi? Dans quelles conditions?
56. Quand l’intéressé acquiert-il la nationalité française?
57. La date à laquelle la déclaration a été souscrite, y est-elle pour rien?
58. Dans quel délai le Gouvernement peut-il s’opposer à l’acquisition de la nationalité
française?
59. Pour quelles raisons peut-il le faire?
60. Qui d’autre peut réclamer la nationalité française?
61. Combien d’années doivent-ils avoir joui de la possession d’état de Français?
62. Qu’est-ce qui se passe avec un individu qui a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion ou d’un
arrêt d’assignation à résidence?
63. Qui est exclu des bénéfices de ces dispositions?
64. Comment l’autorité publique accorde-t-elle la nationalité française?
65. Comment la naturalisation est-elle accordée à l’étranger?
66. A la demande de qui est accordée la naturalisation?
67. Quelle est la condition suprême pour l’obtention de la nationalité française?
68. Que peut-on dire du rôle joué par la résidence en France?
69. Peut-on être naturalisé avant d’avoir atteint l’âge de dix-huit ans?
70. Les mauvaises vie et moeurs permettent-elles la naturalisation française?
71. Peut-on recevoir la naturalisation si l’on a fait l’objet d’une condamnation?
72. Peut-on être naturalisé à moins de justifier de son assimilation à la communauté française?
73. La connaissance de la langue française est-elle importante à cet effet?

14
74. Y a-t-il un contrôle de l’assimilation et de l’état de santé?
75. Qui en fixe les règles?
76. Dans quel cadre ce contrôle sera-t-il effectué?
77. L’enfant mineur de dix-huit ans, ayant fait l’objet d’une adoption plénière, peut-il acquérir
la nationalité française?
78. A quelle condition précise?
79. Est-ce que ces dispositions s’appliquent également à l’enfant marié?
80. Quelle est donc l’exception faite à ces dispositions?
81. Qui d’autre est exclu des bénéfices de ces dispositions?
82. A qui doit-on adresser toute demande en vue d’obtenir la naturalisation?
83. Est-ce uniquement pour obtenir la naturalisation que l’on s’adresse au ministre chargé des
naturalisations?
84. Où doit-on déposer cette demande, plus exactement?
85. Est-ce que le postulant peut déposer sa demande dans n’importe quelle préfecture?
86. Dans quelles conditions cette demande peut être reçue par les agents diplomatiques ou
consulaires de la France à l’étranger?
87. Quel chemin suit toute demande de naturalisation?
88. Qui procède à cette enquête?
89. Sur quoi porte cette enquête?
90. Est-ce qu’elle porte uniquement sur la morale?
91. L’intérêt national de la France compte-t-il dans le cadre de cette enquête?
92. Quels actes doit produire le postulant?
93. Est-ce que le postulant et sa famille comparaît devant quelque autorité?
94. Qui désigne cette autorité?
95. Pourquoi comparaissent-ils devant cette autorité?
96. Qu’est-ce que le ministre examine?
97. Que fait le ministre au cas où les conditions ne sont pas remplies?
98. Qui notifie cette décision à l’intéressé?
99. Que fait le ministre si la demande est recevable?
100. Quand le ministre prononce-t-il le rejet de la demande?
101. A quoi sert l’ajournement dans cette affaire?
102. Que doit faire le postulant après l’expiration du délai?
103. Où sont publiés les décrets portant naturalisation ou réintégration?
104. Quand prennent-ils effet?
105. Comment peut-on faire la preuve du décret de naturalisation?
106. A quoi peut-on avoir recours lorsque ces pièces ne peuvent être produites?
107. Qui peut délivrer une telle attestation?
108. Qui peut requérir une telle attestation?

UN PEU DE GRAMMAIRE
LE NOM

I. Qu’est-ce qu’un nom ?


Quand un nom désigne ce qui existe (être, chose, idée, sentiment, etc); il est un nom.

II. Diverses sortes de noms:


On peut distinguer:
- des noms d’êtres vivants, ex.: les hommes, des loups;

15
- des noms de choses, ex.: les gaffes, la fosse;
- des noms d’action, ex.: le culbutis;
- des noms d’état, ex. : le désespoir;
- des noms de qualité, ex. : la froideur, etc.
-
III. Noms propres et noms communs
1. On appelle nom propre celui qui est, en quelque sorte, la propriété d’un seul être
ou d’une seule chose, ex.: Dupont – Ménard. A lui seul, il suffit pour les désigner
avec précision. Les noms propres prennent une majuscule, et n’ont même pas
toujours besoin d’article.
2. On appelle nom commun celui qui est commun à toute une série d’êtres ou de
choses, ex.: le remous, le ruissellement. A lui seul, il ne suffit pas pour désigner un
être particulier ou une chose précise. On est obligé d’ajouter d’autres précisions à
l’aide de l’article, de l’adjectif, ex.: la fosse obscure, ou de complément, ex.: les
linceuls de l’ombre.
REMARQUE: 1. Un nom propre peut devenir un nom commun. Il perd alors sa
majuscule et prend l’article, ex.: le cognac, un séraphin.
3. Inversement, un nom commun peut devenir un nom propre. Il prend alors une
majuscule, ex.: le Mont-Royal, la Ronde.

IV. Comment un mot devient un nom.


1. Un mot qui est habituellement utilisé comme verbe peut devenir nom quand il ne
marque plus le temps, et sert alors à désigner un être, une chose, une idée, etc, ex.:
le dîner, la tombée.
2. Un mot qui est habituellement utilisé comme adjectif peut devenir nom lorsqu’il ne
désigne plus une qualité, mais un être ou une chose, ex.: le noir, le fond.
3. Toutes les espèces de mots peuvent être utilisées comme noms et être précédées
d’un article, ex.: le tout, un “ça va” mal employé.

V. Catégories principales du nom


1. Le nom a un genre. Selon qu’il désigne un être mâle ou femelle, le nom se met au
masculin ou au féminin. Cette classification s’est étendue aux choses. Elle permet
souvent de distinguer les homonymes, ex.: un livre, une livre; un manche, une
manche.
2. Le nom a un nombre. On peut compter les êtres et les choses. Selon qu’il désigne
un ou plusieurs êtres de la même espèce, le nom est au singulier ou au pluriel, ex.:
l’arbre, les arbres. L’article qui précède le nom a pour rôle d’indiquer son genre et
son nombre.

VI. Rôle du nom dans la phrase


1. Les êtres et les choses désignés par le nom, ont souvent besoin d’être précisés.
L’adjectif joue ce rôle en qualifiant ou en déterminant le nom, ex.: le bel été, leurs
ébats. Lorsqu’on voit un adjectif, le nom n’est pas loin.
2. Souvent, les êtres ou les choses désignés par le nom font ou supportent des actions,
subissent des états. Aussi le nom est-il souvent en rapport avec le verbe, soit qu’il
le commande (fonction sujet), ex.: “Et sur l’arbre d’amour se meurt l’ultime
pousse”, soit qu’il le détermine (fonction complément), ex.: le mot arbre dans
l’exemple qui précède.

16
VII. Comment reconnaître un nom
Nous avons vu qu’on reconnaît un nom d’après ce qu’il exprime (êtres, choses, idées,
etc). Nous voyons maintenant qu’on peut aussi le reconnaître d’après ses catégories et
d’après le rôle qu’il joue dans la phrase.
Quand un mot a un genre et un nombre, quand il est précisé par un ou plusieurs
adjectifs, quand il est sujet ou complément du verbe, surtout quand il réunit plusieurs
de ces conditions, on peut présumer qu’il est un nom. Dans la phrase: “…se meurt
l’ultime pousse”, le mot pousse est un nom, car il a un genre, il est qualifié par un
adjectif et il est sujet du verbe se meurt.
Mais, surtout, on reconnaît qu’il est un nom parce qu’il est précédé de l’article “l’”.
L’article est l’indicateur du nom.

Résumé: La nationalité est un lien juridique et politique qui rattache un individu à un


Etat souverain. La nationalité des personnes morales: les personnes morales de droit privé:
associations, sociétés civiles ou commerciales) sont rattachées au système juridique d’un Etat,
celui dans lequel est fixé leur siège social. On dit qu’elles ont la nationalité de cet Etat.
Dans certains domaines, on est appelé à rechercher à quelle nationalité appartiennent
ceux qui contrôlent effectivement la vie de la personne morale.

Conclusion: l’acquisition volontaire d’une nationalité, qui emporte généralement


l’abandon de la nationalité d’origine. Etat d’une personne qui est membre d’une nation
déterminée.
En France, la naturalisation est accordée par l’autorité administrative, d’une manière
discrétionnaire, aux individus qui l’ont sollicitée et remplissent certaines conditions.
Domaine lexical: Certificat de nationalité. Nationalité d’origine. Le code de la
nationalité française. Nationalité acquise par mariage, par naturalisation. Double nationalité
(binational). Sans nationalité légale (apatride, sans patrie).

Testes d’auto évaluation et de contrôle

1. Complétez les espaces vides:


... chapeau … fille est plus beau que celui … garçon.
Les clés… voiture sont dans armoire.
Personne ne connaît… parents … amie de Paul.
Il voudrait connaître… cousins... cette très belle fille.
Le temps… vacances est venu: vivement… vacances!
2. Mettez les propositions suivantes au pluriel:
Le garçon va à l’école.
La fille de mon voisin aime la musique légère.
L’enfant d’Hélène est très sage.
La fleur de ce vase est très parfumée.
La chaussée qui traverse le département est en mauvais état.
3. Utilisez les cas nécessaires:
Le livre… garçon est sur… banc.
Le cahier… fille gît sous… fauteuil.
Le stylo… ma tante est inutilisable.
17
Jean donne un livre… la fille nommée Jeanne.
Jeanne donne une pomme… garçon nommé Pierre.
Elle offre des fleurs… ses parents.
Nous envoyons des cartes postales… nos amis.
… qui donnes-tu ce crayon?
Qu’offres-tu… tes amis pour leur anniversairre?

18
Chapitre II. DES ACTES DE L’ÉTAT CIVIL

Dispositions générales.

Art. 34 (Loi du 28 octobre 1922): Les actes de l’état civil énonceront l’année, le jour et
l’heure où ils seront reçus, les prénom et nom de l’officier de l’état civil, les prénoms,
noms, professions et domiciles de tous ceux qui y seront dénommés.
Les dates et lieux de naissance:
a) Des père et mère dans les actes de naissance et de reconnaissance;
b) De l’enfant dans les actes de reconnaissance;
c) Des époux dans les actes de mariage;
d) Du décédé dans les actes de décès, seront indiqués lorsqu’ils seront connus. Dans
le cas contraire, comme le sera, dans tous les cas, l’âge des déclarants. En ce qui
concerne les témoins, leur qualité de majeurs sera seule indiquée.
Art. 35. Les officiers de l’état civil ne pourront rien insérer dans les actes qu’ils recevront,
soit par note, soit par énonciation quelconque, que ce qui doit être déclaré par les
comparants.
Art. 36. Dans les cas où les parties intéressées ne seront point obligées de comparaître en
personne, elles pourront se faire représenter par un fond de procuration spéciale et
authentique.
Art. 37. Les témoins produits aux actes de l’état civil devront être âgés de dix-huit ans au
moins, parents ou autres, sans distinction de sexe; ils seront choisis par les personnes
intéressées.
Art. 38. L’officier de l’état civil donnera lecture des actes aux parties comparantes, où à leur
fondé de procuration, et aux témoins; il les invitera à en prendre directement
connaissance avant de les signer.
Art. 39. Ces actes seront signés par l’officier de l’état civil, par les comparants et les témoins;
ou mention sera faite de la cause qui empêchera les comparants et les témoins de
signer.
Art. 46. Lorsqu’il n’aura pas existé de registres, ou qu’ils seront perdus, la preuve en sera
reçue tant par titres que par témoins; et, dans ces cas, les mariages, naissances et
décès, pourront être prouvés tant par les registres et papiers émanés des père et mère
décédés, que par témoins.
Art. 47 (Loi du 10 mars 1938) Tout acte de l’état civil des Français et des étrangers, fait en
pays étranger, fera foi, s’il a été rédigé dans les formes usitées dans ledit pays.
Art. 49. (Loi du 10 mars 1932) Dans tous les cas où la mention d’un acte relatif à l’état civil
devra avoir lieu en marge d’un acte déjà dressé ou transcrit, elle sera faite d’office.
L’officier de l’état civil qui aura dressé ou transcrit l’acte donnant lieu à mention,
effectuera cette mention dans les trois jours, sur les registres qu’il détient et, si le
double du registre où la mention doit être effectuée se trouve au greffe, il adressera un
avis au procureur de la République de son arrondissement.
Si l’acte en marge duquel doit être effectuée cette mention a été dressé ou transcrit
dans une autre commune, l’avis sera adressé, dans le délai de trois jours, à l’officier de
l’état civil de cette commune et celui-ci en avisera aussitôt; si le double du registre est
au greffe, le procureur de la République de son arrondissement.

19
Si l’acte en marge duquel une mention devra être effectuée a été dressé ou transcrit
dans une colonie ou à l’étranger, l’officier de l’état civil qui a dressé ou transcrit l’acte
donnant lieu à mention, en avisera dans les trois jours, le ministre des colonies ou le
Ministre des Affaires Etrangères.
Art. 50. Toute contravention aux articles précédents, de la part des fonctionnaires y
dénommés, sera poursuivie devant le tribunal de grande instance et punie d’une
amende qui ne pourra excéder…

Art.51. Tout dépositaire des registres sera civilement responsable des altérations qui y
surviendront, sauf son recours, s’il y a lieu contre les auteurs desdites altérations.
Art. 52. Toute altération, tout faux dans les actes de l’état civil, toute inscription de ces actes
faites sur une feuille volante et autrement que sur les registres à ce destinés, donneront
lieu aux dommages-intérêts des parties, sans préjudice des peines portées au Code
pénal.
Art.53. Le procureur du Roi / le procureur de la République au tribunal de grande instance
sera tenu de vérifier l’état des registres lors du dépôt qui en sera fait au greffe; il
dressera un procès-verbal sommaire de la vérification, dénoncera les contraventions ou
délits commis par les officiers de l’état civil, et requerra contre eux la condamnation
aux amendes.
Art.54. Dans tous les cas où un tribunal de grande instance connaîtra des actes relatifs à l’état
civil, les parties intéressées pourront se pourvoir contre le jugement.

DES ACTES DE NAISSANCE

Art. 55 (Loi du 20 novembre 1919). Les déclarations de naissance seront faites dans les trois
jours de l’accouchement, à l’officier de l’état civil du lieu.
Lorsqu’une naissance n’aura pas été déclarée dans le délai légal, l’officier de l’état
civil ne pourra la relater sur ses registres qu’en vertu d’un jugement rendu par le
tribunal de l’arrondissement dans lequel est né l’enfant, et mention sera faite en marge
de la date de naissance. Si le lieu de la naissance est inconnu, le tribunal compétent
sera celui du domicile du requérant.
En pays étranger, les déclarations aux agents diplomatiques ou aux consuls seront
faites dans les dix jours de l’accouchement. Toutefois, ce délai pourra être prolongé
dans certaines circonscriptions consulaires en vertu d’un décret du Président de la
République, qui fixera la mesure et les conditions de cette prolongation.
Art. 59. (Loi du 7 février 1924) En cas de naissance pendant un voyage maritime, il en sera
dressé acte dans les trois jours de l’accouchement, sur la déclaration du père, s’il est à
bord.
Si la naissance a lieu pendant un arrêt dans un port, l’acte sera dressé dans les mêmes
conditions, lorsqu’il y aura impossibilité de communiquer avec la terre ou lorsqu’il
n’existera pas dans le port, si l’on est à l’étranger, d’agent diplomatique ou consulaire
français investi des fonctions d’officier de l’état civil.
Cet acte sera rédigé, à savoir: sur les bâtiments de l’Etat, par l’officier du
commissariat de la marine ou, à son défaut, par le commandant ou par celui qui en
remplit les fonctions; et sur les autres bâtiments, par le capitaine, maître ou patron, ou
celui qui en remplit les fonctions.

20
Il y sera fait mention de celle des circonstances ci-dessus, prévues dans laquelle l’acte
a été dressé. L’acte sera inscrit à la suite du rôle d’équipage.

DES ACTES DE MARIAGE

Art. 63 (Loi du 8 avril 1927). Avant la célébration du mariage, l’officier de l’état civil fera
une publication par voie d’affiche apposée à la porte de la maison commune. Cette
publication énoncera les prénoms, noms, domiciles et résidences des futurs époux,
ainsi que le lieu où le mariage devra être célébré.
L’officier de l’état civil ne pourra procéder à la publication prévue à l’alinéa ci-dessus,
ni en cas de dispense de publication, à la célébration du mariage, qu’après la remise,
par chacun des futurs époux, d’un certificat médical datant de moins de deux mois,
attestant, à l’exclusion de toute autre indication, que l’intéressé a été examiné en vue
du mariage.
L’officier de l’état civil qui ne se coformera pas aux prescriptions de l’alinéa
precedent, sera poursuivi devant le tribunal de grande instance et puni d’une amende
qui ne pourra excéder…
Art. 64. L’affiche prévue en l’article precedent, restera apposée à la porte de la maison
commune pendant dix jours. Le mariage ne pourra être célébré avant le dixième jour
depuis et non compris celui de la publication. Si l’affichage est interrompu avant
l’expiration de ce délai, il en sera fait mention sur l’affiche qui aura cessé d’être
apposée à la porte de la maison commune.
Art. 65. (Loi du 21 juin 1907) Si le mariage n’a pas été célébré dans l’année, à compter de
l’expiration du délai de la publication, il ne pourra plus être célébré qu’après une
nouvelle publication faite dans la forme ci-dessus.
Art. 66. Les actes d’opposition au mariage seront signés sur l’original et sur la copie par les
opposants ou par leurs fondés de procuration spéciale et authentique; ils seront
signifiés, avec la copie de la procuration, à la personne ou au domicile des parties, et à
l’officier de l’état civil, qui mettra son visa sur l’original.
Art.67. L’officier de l’état civil fera, sans délai, une mention sommaire des oppositions sur le
registre des mariages; il fera aussi mention, en marge de l’inscription desdites
oppositions, des jugements ou des actes de mainlevée dont expédition lui aura été
remise.
Art. 68. En cas d’opposition, l’officier de l’état civil ne pourra célébrer le mariage avant
qu’on lui en ait remis la mainlevée, sous peine de (Loi cu 7 octobre 1946) 30 francs
d’amende et de tous dommages-intérêts.
Art. 74. Le mariage sera célébré dans la commune où l’un des deux époux aura son domicile
ou sa résidénce établie par un mois au moins d’habitation continue à la date de la
publication prévue par la loi.
Art. 75. (L. n. 66-359 du 9 juin 1966) Le jour désigné par les parties, après le délai de
publication, l’officier de l’état civil, à la mairie, en présence d’au moins deux témoins,
ou de quatre au plus, parents ou non des parties, fera lecture aux futurs époux des
articles 212, 213 (alinéas 1er et 2), 214 (alinéa 1er) et 215 (alinéa 1er) du présent code.
(L. 9 août 1919) Toutefois, en cas d’empêchement grave, le procureur de la
République du lieu du mariage pourra requérir l’officier de l’état civil de se transporter
au domicile ou à la résidence de l’une des parties pour célébrer le mariage. En cas de
péril imminent de mort de l’un des futurs époux, l’officier de l’état civil pourra s’y

21
transporter avant toute réquisition ou autorisation du procureur de la République,
auquel il devra ensuite, dans le plus bref délai, faire part de la nécessité de cette
célébration hors de la maison commune.
Mention en sera faite dans l’acte de mariage.
L’officier de l’état civil interpellera les futurs époux et, s’ils sont mineurs, leurs
ascendants présents à la célébration et autorisant le mariage, d’avoir à déclarer s’il a
été fait un contrat de mariage et, dans le cas d’affirmative, la date de ce contrat, ainsi
que les noms et lieux de résidence du notaire qui l’aura reçu.
Il recevra de chaque partie, l’une après l’autre, la déclaration qu’elles veulent se
prendre pour mari et femme; il prononcera, au nom de la loi, qu’elles sont unies par le
mariage et il en dressera acte sur-le-champ.

DE LA RECTIFICATION DES ACTES DE L’ÉTAT CIVIL

Art. 99. La rectification des actes de l’état civil est ordonnée par le président du tribunal.
La rectification des jugements déclaratifs ou supplétifs d’actes de l’état civil, est
ordonnée par le tribunal.
La requête en rectification peut être présentée par toute personne intéressée au
procureur de la République; celui-ci est tenu d’agir d’office quand l’erreur ou
l’omission porte sur une indication essentielle de l’acte ou de la décision qui en tient
lieu.
Le procureur de la République territorialement compétent peut procéder à la
rectification administrative des erreurs et omissions purement matérielles des actes de
l’état civil; à cet effet, il donne directement les instructions utiles aux dépositaires des
registres.
Art. 99-1. (L. n. 78-731 du 12 juill. 1978) Les personnes habilitées à exercer les fonctions
d’officier de l’état civil pour dresser les actes mentionnés aux articles 98 à 98-2
peuvent procéder à la rectification administrative des erreurs et omissions purement
matérielles contenues dans ces actes.
Art. 100. Toute rectification judiciaire ou administrative d’un acte ou jugement relatif à l’état
civil est opposable à tous.

VOCABULAIRE

Acte de reconnaissance: acte par lequel on reconnaît l’existence d’une obligation.


Déclarant: qui fait une déclaration, notamment à un officier d’état civil.
Comparant: qui comparaît devant un notaire ou en justice
Comparaître: se présenter par ordre; comparaître en jugement, en justice, devant un juge.
Fondé de procuration (spéciale et authentique): personne qui est chargée agir au nom
d’une autre, à qui l’on remet le soin d’agir, de parler… à sa place.
Sans distinction de sexe: de n’importe quel sexe, que ce soit du masculin ou du féminin
Les témoins produits aux actes de l’état civil: qu’on a choisis et fait comparaître
Prouver un mariage, un décès: produire les documents nécessaires afin de fonder, soutenir,
etc
Faire foi: démontrer la véracité, porter témoignage, donner force probante

22
Faire une mention d’office: 1. Par le devoir général de sa charge; 2. Sans l’avoir demandé
soi-même; 3. Par l’effet d’une mesure générale.
Dresser un acte: rédiger dans la forme prescrite.
En marge d’un acte: en dehors de, mais qui se rapporte à.
Adresser un avis au procureur de la République: notification; communication
Un acte donannt lieu à…: fournir l’occasion; occasionner; provoquer; prêter à.
Le greffe: bureau où l’on garde les minutes des actes de procédure.
Aviser de quelque chose: prevenir, avertir; informer; conseiller, apprendre.
Les registres à ce destinés: ayant cette destination spéciale et exclusive
Faire le dépôt d’un acte au greffe: déposer un original au greffe
Requérir contre un coupable la condamnation à l’amende: réclamer au nom de la loi
Les parties intéressées pourront se pourvoir contre le jugement: recourir à une juridiction
supérieure; former un pourvoi.
Dans les trois jours de l’accouchement: à trois jours de la naissance du bébé
Relater une naissance sur les registres: inscrire, mentionner; consigner.
Il en sera dressé acte: un document sera rédigé en bonne et due forme
Sur la déclaration du père: selon, sur la base de; en faisant foi
Il y a impossibilité de communiquer avec la terre: lorsqu’on se trouve à bord d’un navire,
impossibilité de transmettre ou de recevoir des informations depuis la terre.
Bâtiment d’Etat: bateau de fort ou de moyen tonnage.
À son défaut: en son absence.
Remplir les fonctions de: exercer, accomplir effectivement.
Inscrit à la suite du rôle d’équipage: liste des marins composant l’équipage d’un navire.
Publication par voie d’affiche: par le recours à des affiches apposées à divers endroits.
Apposer une affiche à la porte de la maison commune: coller, mettre en évidence.
Se conformer aux prescriptions d’un alinéa: agir selon, conformément à.
Le coupable sera poursuivi devant le tribunal de grande instance: compétent pour les
affaires civiles qui dépassent la compétence du tribunal d’instance ou de police.
Punir un fonctionnaire d’une amende qui ne pourra excéder…: d’une amende d’un
montant inférieur à…
Dans l’année: dans le courant de l’année / de la même année; avant la fin de l’année
Célébrer un mariage: accomplir solennellement une cérémonie de mariage.
À compter de: à commencer de / à partir de.
Mettre son visa sur l’original: formule ou sceau accompagné d’une signature qu’on appose
sur un acte pour le rendre régulier ou valable.
Acte de mainlevée: acte qui met fin aux effets d’une saisie, d’une opposition.
Remettre, accorder la mainlevée d’un mariage: permettre que la célébration ait lieu.
Les ascendants d’un mineur: parents dont on descend (Syn. : aïeul, ancêtre).
Dans le cas d’affirmative: s’il en est ainsi; si c’est oui; si cela est vrai.
Se prendre pour mari et femme: se marier, s’accepter comme conjoints.
Prendre femme: se marier, épouser une femme.
Jugement déclaratif: qui donne déclaration de.
Jugement supplétif: qui supplée, complète.
Une requête en rectification: une demande de modification.
Le procureur est tenu d’agir d’office: il a l’obligation de s’en saisir.
L’erreur porte sur…: traite de, affecte; influe sur.
À cet effet: pour cet effet, en vue de cela, dans cette intention, pour cet usage.
Opposable à quelqu’un: 1. Qui peut être utilisé contre;
2. Que l’on peut faire valoir contre un tiers.

23
QUESTIONNAIRE

1. Que doivent énoncer les actes de l’état civil?


2. L’officier de l’état civil doit y être mentionné lui aussi? Pourquoi?
3. Mention sera-t-il faite des coordonnées temporelles de la réception des actes?
4. Les officiers de l’état civil pourront-ils rien insérer dans les actes qu’ils reçoivent?
5. Qu’est-ce qu’ils peuvent y insérer, quand même?
6. Les parties intéressées sont-elles obligées de comparaître en personne?
7. Par qui peuvent-elles se faire représenter?
8. Dans quel cas un fondé de procuration spéciale et authentique, peut-il représenter une
partie intéressée?
9. L’absence des parties intéressées frappe-t-elle de nullité les actes reçus?
10. De quelle procuration doit être muni le fondé de pouvoir?
11. Y a-t-il une restriction d’âge concernant les témoins produits aux actes de l’état civil?
12. Quel âge doivent avoir les témoins respectifs?
13. Peut-on y faire comparaître des parents?
14. Le sexe est-il important pour les témoins produits à cette occasion?
15. Par qui ces témoins seront-ils choisis?
16. Quelles personnes pourront choisir ces témoins?
17. Qui donnera lecture des actes?
18. A qui donnera-t-il lecture des actes respectifs?
19. Est-ce que l’officier de l’état civil peut obliger les témoins à signer avant de leur faire
prendre directement connaissance des actes respectifs?
20. Que fait l’officier de l’état civil avant de faire signer les actes par les parties intéressées et
les témoins?
21. Par qui ces actes seront-ils signés?
22. Est-ce que ces actes seront signés uniquement par l’officier et les comparants?
23. Qui d’autre devra les signer aussi?
24. Cela peut-il arriver que les comparants et les témoins soient empêchés de signer?
25. Comment procède-t-on dans un cas pareil?
26. Comment la preuve peut-elle être reçue en cas de l’inexistance ou de la perte des
registres?
27. Est-il possible qu’il n’y ait pas de registre, ou qu’ils soient perdus? Que fait-on alors?
28. La preuve sera-t-elle reçue uniquement par titres?
29. Quelle conséquence en découle?
30. Comment pourra-t-on prouver mariages, naissances et décès?
31. Les papiers émanés des pères et mères décédés jouent-ils le moindre rôle?
32. Les témoins comptent-ils pour beaucoup dans cette affaire?
33. Les actes de l’état civil des Français ou des étrangers, faits en pays étranger, peuvent-ils
faire foi?
34. Dans quelles conditions?
35. Peut-on faire entrer en ligne de compte les actes faits en pays étranger?
36. Qu’en est-il des actes d’état civil des Français en pays étranger?
37. Par qui les actes des Français doivent-ils être reçus en pays étranger?
38. Cela est conforme à quelles lois?

24
39. Où les actes d’état civil des Français doivent-ils être remis aux agents diplomatiques ou
aux consuls?
40. Où peut-on faire mention d’un acte relatif à l’état civil?
41. En marge de quel acte peut-on faire mention d’un tel acte?
42. Comment cela doit être fait?
43. Faut-il demander l’avis d’une instance supérieure?
44. Dans quel intervalle l’officier de l’état civil en fera-t-il mention?
45. Où en fera-t-il mention, dans l’intervalle de trois jours?
46. Dans quel cas adressera-t-il un avis au procureur de la République?
47. A quel procureur adressera-t-il cet avis?
48. Où se trouve d’habitude le double du register, où la mention doit être effectuée?
49. Si le double de ce registre se trouve au greffe, que fait l’officier de l’état civil?
50. Qu’est-ce qui se passe quand l’acte en marge duquel doit être effectuée la mention
respective a été dressé ou transcrit dans une autre commune?
51. A qui adressera-t-il alors l’avis?
52. Dans quel intervalle doit-il y procéder?
53. Que doit faire ce dernier officier de l’état civil, celui de l’autre commune?
54. Qui devra-t-il aviser à son tour?
55. Devant quel tribunal sera poursuivie toute contravention aux articles précédants?
56. Où seront poursuivies les contraventions aux articles respectifs?
57. Qu’est-ce qu’un tribunal de grande instance?
58. Comment ce tribunal sanctionnera-t-il cette contravention?
59. Quel peut être le montant de l’amende?
60. Cette amende pourra-t-elle excéder les 200 F?
61. De quoi se rend responsable tout dépositaire des registres?
62. De quel point de vue en est-il tenu responsable?
63. Quelles altérations / modifications peut-il y opérer?
64. Contre qui peut-il opérer ces altérations?
65. A quoi donnent lieu toute altération ou tout faux dans les actes de l’état civil?
66. Peut-on faire une inscription de ces actes sur une feuille volante?
67. Peut-on inscrire ailleurs que sur les registres spéciaux, des choses concernant ces actes?
68. Les dommages-intérêts réclamés par les parties, porteront-ils atteinte aux peines portées
au Code pénal?
69. Qu’est-ce que cela veut dire, plus précisément?
70. Comment réagiront les parties intéressées lorsqu’un tribunal de grande instance connaîtra
des actes relatifs à l’état civil?
71. Un tribunal de grande instance peut-il connaître des actes relatifs à l’état civil?
72. Les parties intéressées seront-elles obligées d’en accepter le jugement?
73. Quand les déclarations de naissance devront-elles être faites?
74. A qui doit-on faire ces déclarations?
75. A quel officier de l’état civil doit-on faire ces déclarations?
76. Peut-on faire cette déclaration à n’importe quel officier de l’état civil?
77. Qu’est-ce qui arrive si une naissance n’a pas été déclarée dans le délai légal?
78. Dans ce cas, l’officier de l’état civil pourra-t-il la relater sur ses registres?
79. A quelle condition?
80. Qui peut lui en donner la permission?
81. Quel tribunal peut lui donner cette permission?
82. N’importe quel tribunal peut lui donner cette permission?
83. Mention en sera-t-il faite?

25
84. En marge de quoi en fera-t-on mention?
85. Comment devra être cette mention: détaillée ou sommaire?
86. Comment procède-t-on au cas où le lieu de la naissance est inconnu?
87. Quel sera alors le tribunal compétent?
88. Le domicile du requérant est-il important pour la solution de ce problème?
89. Qu’en est-il en pays étranger?
90. Dans quel intervalle, cette déclaration doit-elle être faite en pays étranger?
91. A qui doit-on faire cette déclaration?
92. Ce délai peut-il être prolongé?
93. En vertu de quoi ce délai pourra-t-il être prolongé?
94. Qu’est-ce que le Président de la République fixera?
95. Qui peut fixer la mesure et les conditions de cette prolongation?
96. Comment procède-t-on en cas de naissance pendant un voyage maritime?
97. Dans quel intervalle, en sera-t-il dressé acte?
98. Sur la déclaration de qui sera dressé l’acte?
99. A quelle condition le père pourra-t-il le déclarer?
100.Dans quelles conditions, l’acte sera-t-il dressé, si la naissance a lieu pendant un arrêt dans
un port?
101.Quelle sera la condition préalable de cette solution?
102.Si la communication avec la terre était possible, procéderait-on de la même manière,
qu’en pensez-vous?
103.Si dans le port il y avait un agent diplomatique ou consulaire français, ce procédé serait
valable (et logique à la fois)?
104.C’est l’absence d’un fonctionnaire investi des fonctions d’officier de l’état civil qui
permet cette solution improvisée, n’est-ce pas? D’autant plus que cela n’est plus si
fréquent, ni vraisemblable de nos jours…
105.Par qui cet acte sera-t-il rédigé sur les bâtiments de l’Etat?
106.Est-ce le seul officier du commissariat de la marine, qui pourra dresser cet acte?
107.Qui d’autre peut le faire, en son absence?
108.Qui peut le faire sur les autres bâtiments?
109.Le maître ou le patron pourra-t-il y procéder, de même que le capitaine?
110.De quoi devra-t-on y faire mention?
111.Où sera inscrit l’acte respectif?
112.Que fera l’officier de l’état civil avant la célébration du mariage?
113.Comment l’officier de l’état civil en fera-t-il la publication?
114.Où seront apposées les affiches respectives?
115.Sur la porte de quelle maison seront apposées les affiches en cause?
116.Que devra énoncer cette affiche?
117.Où seront énoncés les pronoms, noms, professions, domiciles et résidences des futurs
époux?
118.Est-ce que le lieu où le mariage sera célébré devra y être mentionné?
119.Quand l’officier de l’état civil pourra-t-il procéder à la dite publication?
120.Est-ce que la célébration du mariage elle-même en dépend?
121.Quel élément précède donc la publication et la célébration du mariage?
122.De combien de mois doit être daté le certificat médical?
123.Quel certificat doivent exhiber les futurs époux?
124.Lequel des époux devra présenter ce certificat?
125.Qu’est-ce que le dit certificat doit attester?
126.Est-ce qu’il doit contenir d’autres indications aussi?

26
127.En vue de quoi a donc été examiné l’intéressé, selon ce certificat?
128.Quelle peine encourt l’officier de l’état civil, s’il enfreint à cette règle?
129.Devant quel tribunal sera-t-il poursuivi en cas de contravention?
130.De quoi sera-t-il puni?
131.Quel est le montant que cette amende ne pourra excéder?
132.Pendant combien de temps cette affiche doit rester apposée à la porte de la maison
respective?
133.Au bout de combien de jours peut-on enlever cette affiche?
134.A quelle distance de la publication, le mariage pourra-t-il être célébré?
135.Qu’est-ce qui arrive si l’affichage est interrompu avant l’expiration de ce délai?
136.Où en sera-t-il fait mention?
137.Le mariage peut-il être célébré au-delà d’un an?
138.Dans quel terme donc le mariage peut-il être célébré?
139.Pourra-t-il être célébré au-delà d’une année?
140.A quelle condition le mariage peut-il être célébré au-delà d’un an?
141.Où les actes d’opposition au mariage peuvent-ils être signés?
142.Par qui pourront être signés ces actes d’opposition?
143.Ces actes peuvent-ils être signés par les seuls opposants?
144.A qui seront-ils signifiés?
145.A quel office ces actes devront être notifiés?
146.Que devra mettre l’officier de l’état civil sur l’original?
147.Quelle sera la preuve de l’examen des actes respectifs par l’officier de l’état civil?
148.Que fera-t-il des oppositions au mariage?
149.Qui en fera mention sur le registre des mariages?
150.Comment sera cette mention: détaillée ou sommaire?
151.Dans quel intervalle en fera-t-il mention?
152.Sur quel registre en sera faite mention?
153.Qu’est-ce qu’il notera en marge de ces oppositions?
154.Où fera-t-il mention des jugements ou des actes de mainlevée?
155.Pourra-t-il célébrer le marriage, malgré ces oppositions?
156.Quand pourra-t-il donc célébrer le mariage?
157.Quelle peine encourt-il par l’inobservation du règlement?
158.Il sera obligé à payer une amende, tout simplement?
159.Où sera célébré le mariage?
160.Dans quelle commune sera célébré le mariage?
161.Lequel des deux époux influe donc directement sur le lieu du mariage?
162.Combien de temps doit y avoir habité l’un des époux?
163.Qui fixera le jour de la célébration du mariage?
164.Est-ce l’officier de l’état civil qui fixe la date du mariage?
165.Y a-t-il un certain délai à respecter?
166.Où seront lus aux futurs époux leurs droits et obligations réciproques?
167.Qui en fera la lecture?
168.Combien de témoins sont nécessaires en ce moment?
169.Ces témoins doivent-ils faire nécessairement partie de la famille?
170.Que pourra faire le Procureur de la République en cas d’empêchement grave?
171.Sur la requête de qui l’officier de l’état civil se rendra-t-il au domicile de l’une des parties
afin de célébrer le mariage?
172. Dans quelle situation y a-t-on recours?
173.A quel officier de l’état civil, le procureur de la République demandera cela?

27
174.Comment procède l’officier de l’état civil en cas de péril imminent de mort de l’un des
futurs époux?
175.Quand le dit officier s’y rend-il ?
176.S’y rend-il avant ou après réquisition ou autorisation du procureur?
177.Quelle obligation lui incombe-t-il ensuite, par rapport au procureur?
178.Dans quel intervalle, est-il tenu de faire son rapport au procureur de la République?
179.De quoi doit-il donc faire part au procureur, l’officier de l’état civil?
180.Où arrête-t-on donc de célébrer le mariage?
181.Est-il encore possible et nécessaire / obligatoire de le célébrer dans la maison commune?
182.En fera-t-on mention également?
183.Où en sera-t-il fait mention?
184.Sur quel document en sera-t-il fait mention?
185.Est-ce que l’officier de l’état civil interpellera les futurs époux?
186.Comment procède-t-il, si les deux sont mineurs?
187.Qui autorise, dans ce cas, le mariage?
188.Qu’est-ce que l’officier demandera aux ascendants des futurs époux mineurs?
189.Qu’est-ce qu’on demande d’habitude aux parents / tuteurs des époux mineurs?
190.Qu’est-ce qu’un contrat de mariage?
191.Que doivent déclarer, à tour de rôle, les deux parties?
192.Qui reçoit ces déclarations?
193.Au nom de qui ou de quoi prononcera-t-il l’union des deux époux?
194.Par quoi seront unies désormais les deux parties?
195.Quand en dressera-t-il acte?
196.A quoi procède-t-il sur-le-champ?
197.Par qui est ordonnée la rectification des actes de l’état civil?
198.La rectification de quels actes est ordonnée par le président du tribunal?
199.Quelle doit être la fonction de celui qui ordonne la rectification des actes de l’état civil?
200.Qu’en est-il des jugements déclaratifs ou supplétifs d’actes de l’état civil?
201.Qui peut donc ordonner la rectification des dits jugements?
202.Par qui peut être présentée la requête en rectification?
203.L’intéressé est-il le seul à pouvoir présenter une telle requête?
204.Qui d’autre que lui peut encore présenter une requête en rectification?
205.Quand agit ce dernier?
206.Agit-il alors sur l’indication d’une instance supérieure?
207.Sur quoi doit porter l’erreur ou l’omission de l’acte, pour que le procureur de la
République agisse d’office?
208.Qui peut procéder à la rectification administrative des erreurs et omissions des actes de
l’état civil?
209.Quelles erreurs ou omissions peuvent être rectifiées par le procureur de la République?
210.Quel procureur peut y procéder?
211.N’importe quel procureur de la République peut rectifier les dits actes?
212.A qui donne-t-il des instructions en ce sens?
213.Qui rectifiera effectivement et pratiquement les actes respectifs?
214.Quelles personnes peuvent procéder à la rectification administrative des erreurs et
omissions?
215.A qui est opposable toute rectification judiciaire et administrative d’un acte ou jugement
relatif à l’état civil?
216.Quelle rectification est opposable à tous?

28
UN PEU DE GRAMMAIRE
L’ARTICLE
I. Le rôle de l’Article
L’Article a deux rôles:
1. Son rôle essentiel est d’annoncer le nom dont il indique le genre et le nombre (le nom
n’indique guère, en général, son genre par lui-même). Dans le texte, nous savons que le
mot secrétaire est du masculin, parce que l’article le nous l’indique.
Conséquences:

a) En plaçant l’article devant un mot ou un groupe de mots, celui-ci devient un nom (Ex:
les délégués – l’arbitre – des votes – d’énormes bouffées).
b) En faisant apparaître le genre et le nombre du nom, l’article permet de distinguer
certains homonymes (Ex.: un critique – une critique, le mémoire – la mémoire).

2. Son rôle accessoire est de déterminer le nom. L’article détermine plus ou moins l’être ou
la chose désignée par le nom et, à cet égard, se rapproche de l’espèce adjective.

a) On appelle article défini celui qui indique d’une façon précise, définie, l’être ou la
chose désignés par le nom. Il est parfois si précis, qu’on pourrait le remplacer par un
adjectif démonstratif ou possessif (Ex.: Polydor se frottait le nez. Comparez avec:
Polydor frottait son nez).
L’article le (la, les) ayant le plus souvent cette valeur est appelé, pour cette raison,
article défini.
b) On appelle article indéfini celui qui indique d’une façon vague, indéfinie, l’être ou la
chose désignés par le nom (Ex.: Un cheval secoua son attelage). Ici, l’article indéfini
indique qu’il s’agit d’un cheval qu’on ne précise pas, sur lequel le texte ne fournit
aucun renseignement.

c) On appelle article partitif celui qui indique qu’on ne considère qu’une partie de l’être
ou de la chose exprimée par le nom (Ex. : Ils buvaient du whisky). La préposition de -
marquant l’origine - se combine avec l’article défini pour former ce qu’il est convenu
d’appeler l’article partitif (de la, du, des).

II. Les formes de l’article.

1. L’a ou l’e de l’article s’élident devant une voyelle ou un h muet (Ex.: l’arbitre).
2. L’article se contracte parfois en se combinant avec les prépositions à et de. Ainsi, du = de
le, des = de les; au = à le; aux = à les.
L’article contracté est alors un mot chauve-souris, puisqu’il joue à la fois le rôle de
l’article et celui de la préposition.
REMARQUES

1. On supprimera l’article:
a) Quand le nom est suffisamment signalé ou déterminé en genre et en nombre par d’autres
espèces de mots (l’adjectif numéral, par exemple) (Ex.: Deux jolies secrétaires assistaient
le président);
b) Quand on veut marquer que le nom est pris dans un sens très général (Ex.: On l’a accusé
du vol commis cette nuit – accusation très précise, mais: On l’a accusé d’un vol commis
cette nuit – accusation vague; On l’a accusé de vol – accusation bien plus vague encore).
29
c) Pour produire un effet d’accumulation (Ex.: Femmes, moines, vieillards, tous étaient
descendus dans la rue), ou un effet de rapidité (Ex.: Partout bêtes et gens sont à l’oeuvre).
2. On répétera l’article afin de produire un effet d’insistance (Ex.: “Un hachis de moineau,
une crevette farcie, une algue en sauce, un bonbon salé, un piment sucré”).

Résumé: Les actes de l’état civil sont les actes instrumentaires, dressés par l’officier de l’état
civil, ou sous sa responsabilité, destinés à prouver l’état des personnes. L’état des
personnes est l’ensemble des éléments de droit privé, caractérisant l’existence
juridique et la situation familiale de la personne.

Conclusions. L’état civil: 1. Situation de la personne en droit privé, spécialement dans les
rapports familiaux, telle qu’elle résulte des éléments pris en considération par le droit,
en vue de lui accorder des prérogatives juridiques.
2. Service public chargé d’établir et de conserver les actes de l’état civil (acte de
naissance, de marriage, de décès.

Testes d’auto évaluation et de contrôle


1. Dans les phrases ci-après, relevez et classez les articles en définis, indéfinis et partitifs.
Vous ferez suivre l’article du nom qu’il annonce.
“Elle laisse quelque petite chose, un rien, un bout de cette dentelle qui ne lui coûte que les
yeux de la tête”. “La marée basse laissait à découvert des oursins, des méduses; et les
enfants couraient pour saisir des flocons d’écume que le vent emportait”. “Marie avait
des cheveux qui lui tombaient sur le dos, doux comme du foin de grève”. “Tout ce temps,
la maison, comme un navire prêt à appareiller, comme une ville qui va être assiégée,
s’emplissait de provisions: de la choucroute, du sirop d’érable du Québec, des pommes
rouges de la Colombie Britannique, des prunes de l’Ontario”.
2. Indiquez si le mot de, contenu dans les phrases suivantes, est préposition ou article:
“Ses souliers enlevés, il marchait dans de gros bas de laine grise”. “De grosses gorgées
d’eau arrivaient du fond en cascades régulières”. “Ce sont des chants de laboureurs, des
voix d’enfants”. “La rivière est pleine de truites… Elles ont l’air de lames d’argent avec
des piqûres d’or et de petites taches de sang”. “De grandes brumes se levèrent”. “Cet
élève n’a pas de courage” “Versez-lui un doigt de ce bourgogne” “Comme elle finissait
cet ouvrage, elle entendit du côté de l’est, la forêt retentir de coups de hache”.

3. Distinguez dans les phrases suivantes l’article défini et le pronom personnel (répondez
entre parenthèses après le mot):
“Il retourna le champignon, l’examina, le sentit”. “Il sentait que la crise suprême était
venue, et il s’apprêtait à l’affronter avec l’entêtement du désespoir”. “J’enfonce mes
mains dans les trous et je les fouille”.
4. Remplacez les tirets par l’article qui convient.
“Autour d’ - table fort basse, on trouve, disposées par ordre, - bottes de foins ou de
paille; ce sont – sièges – convives, - mets consistent d’habitude en – peu de vin et
beaucoup de viande bouillie; grillée ou rôtie à la broche; - tout servi proprement dans –
plats de terre ou de bois chez – pauvres, d’argent ou de cuivre chez – riches. Quand –
service est prêt, chacun fait son choix de quelque membre entier de – animal, le saisit à
deux mains, et mange en mordant à même; on dirait – repas de lions. Si – morceau est
trop dur, on le dépèce avec - petit couteau dont - gaine est attachée – fourreau – sabre.
On boit à - ronde dans - seul vase en terre ou en métal, que les serviteurs font circuler”.
30
Chapitre III. DU DOMICILE

Art. 102. Le domicile de tout Français, quant à l’exercice de ses droits civils, est au lieu où il
a son principal établissement.
Les bateliers et autres personnes vivant à bord d’un bateau de navigation intérieure
immatriculé en France, qui n’ont pas le domicile prévu à l’alinéa précédent ou un
domicile légal, sont tenus de choisir un domicile dans l’une des communes dont le
nom figure sur une liste etablie par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice,
du ministre de l’intérieur et du ministre des travaux publics, des transports et du
tourisme. Toutefois, les bateliers salariés et les personnes vivant à bord avec eux
peuvent se domicilier dans une autre commune à la condition que l’entreprise qui
exploite le bateau y ait son siège ou un établissement ; dans ce cas, le domicile est fixé
dans les bureaux de cette entreprise ; à défaut de choix par eux exercé, ces bateliers et
personnes ont leur domicile au siège de l’entreprise qui exploite le bateau et, si ce
siège est à l’étranger, au bureau d’affrètement de Paris ».
Art. 103. Le changement de domicile s’opérera par le fait d’une habitation réelle dans un
autre lieu, joint à l’intention d’y fixer son principal établissement.
Art. 104. La preuve de l’intention résultera d’une déclaration expresse, faite tant à la
municipalité du lieu que l’on quittera, qu’à celle du lieu où on aura transféré son
domicile.
Art. 105. A défaut de déclaration expresse, la preuve de l’intention dépendra des
circonstances.
Art. 106. Le citoyen appelé à une fonction publique temporaire ou révocable, conservera le
domicile qu’il avait auparavent, s’il n’a pas manifesté d’intention contraire.
Art. 107. L’acceptation de fonctions conférées à vie, emportera translation immédiate du
domicile du fonctionnaire dans le lieu où il doit exercer ces fonctions.
Art. 108. Le mari et la femme peuvent avoir un domicile distinct, sans qu’il soit pour autant
porté atteinte aux règles relatives à la communauté de la vie.
Toute notification faite à un époux, même séparé de corps, en matière d’état et de
capacité des personnes, doit également être adressée à son conjoint, sous peine de
nullité.
Art. 108-1. La résidence séparée des époux, au cours de la procédure de divorce ou de
séparation de corps, entraîne de plein droit domicile distinct.
Art. 108-2. Le mineur non émancipé est domicilié chez ses père et mère. Si les père et mère
ont des domiciles distincts, il est domicilié chez celui des parents avec lequel il réside.
Art. 109. Les majeurs qui servent ou travaillent habituellement chez autrui, auront le même
domicile que la personne qu’ils servent ou chez laquelle ils travaillent, lorsqu’ils
demeureront avec elle dans la même maison.
Art. 110. Le lieu où la succession s’ouvrira, sera déterminé par le domicile.
Art. 111. Lorsqu’un acte contiendra, de la part des parties ou de l’une d’elles, élection de
domicile pour l’exécution de ce même acte dans un autre lieu que celui du domicile
réel, les significations, demandes et poursuites relatives à cet acte, pourront être faites
au domicile convenu, et, sous réserve des dispositions de l’article 48 du Nouveau
Code de procédure civile, devant le juge de ce domicile.

31
VOCABULAIRE

Établissement: lieu où une chose, une personne est établie.


Batelier: personne dont le métier est de conduire un bateau sur les rivières et les canaux
Établir une liste: dresser une liste.
Par arrêté du garde des sceaux: par décision du ministre de la Justice.
Se domicilier quelque part: s’installer, élire domicile quelque part.
À défaut de choix par eux exercé: faute de pouvoir choisir eux-mêmes.
Affrètement: contrat par lequel un fréteur met un moyen de transport à la disposition d’un
affréteur; moyennant rémunération, pour le transport de marchandises ou de
personnes.
Joint à: ajouté à.
Même séparé de corps: même si les deux n’habitent pas ensemble; ne demeurent pas dans la
même maison.
Sous peine de nullité: susceptible d’être frappé de nullité.
Mineur non émancipé: qui n’est pas affranchi de l’autorité parentale ou de la tutelle et ne
jouit donc pas encore d’une capacité quelconque.
Élection de domicile: choix d’un lieu par les parties, pour l’exécution d’un acte, d’une
convention.

QUESTIONNAIRE

1. Où se trouve le domicile de tout Français, selon la loi?


2. Quelle est la principale qualité du domicile?
3. En fonction de quoi exerce un Français ses droits civils?
4. De quel domicile s’agit-il?
5. N’importe quel domicile peut conférer des droits civils?
6. Comment est considéré le domicile par la loi française?
7. Quelle catégorie constitue un problème traité à part par la loi?
8. Que peut-on dire du domicile des bateliers?
9. Où vivent-ils d’habitude?
10. Où doit être immatriculé le bateau respectif?
11. De quels bateliers s’agit-il plus exactement?
12. Où sont-ils tenus de choisir domicile?
13. Dans quelle commune peuvent-ils choisir domicile?
14. Qui dresse la liste de ces communes?
15. Est-ce obligatoire pour eux d’y choisir domicile?
16. A quelle condition peuvent-ils se domicilier dans une autre commune?
17. Où l’entreprise qui exploite leur bateau, doit-elle avoir son siège?
18. Pourquoi est-ce important?
19. Où est fixé le domicile des bateliers, dans ce cas précis?
20. Où fixe-t-on d’office leur domicile, s’ils manquent d’arrêter leur propre choix?
21. Où sera considéré fixé leur domicile, au cas où le siège de l’entreprise est à l’étranger?
22. Comment s’opérera le changement de domicile?
23. Quelles conditions président au changement de domicile?
24. Le fait d’une habitation réelle dans un certain lieu est-il suffisant?

32
25. Quoi d’autre exige le changement de domicile?
26. Comment peut-on déduire la preuve de l’intention?
27. Quelle déclaration témoigne de cette intention?
28. Où doit-on faire cette déclaration?
29. Cette déclaration peut-elle être faite uniquement à la municipalité du lieu que l’on
quittera?
30. De quoi dépend la preuve de l’intention?
31. Dans quel cas en est-il ainsi?
32. Qu’est-ce qui arrive quand la déclaration n’est pas expresse?
33. Comment est traité le problème du citoyen appelé à une fonction publique temporaire ou
révocable?
34. Quel domicile aura un tel citoyen?
35. Peut-il manifester une intention contraire?
36. A quelle fonction doit être appelé un tel citoyen?
37. Est-il obligé de quitter son domicile à tout prix?
38. En va-t-il de même pour qui se voit conférer des fonctions à vie?
39. En quoi consiste la différence entre les deux?
40. Que comporte l’acceptation de fonction conférée à vie ?
41. Dans quel intervalle, la translation de domicile se fera-t-elle?
42. Où ce fonctionnaire devra-t-il aménager?
43. Le mari et la femme sont-ils obligés d’avoir un seul domicile, selon la loi française?
44. Est-ce que l’existence d’un domicile distinct porte atteinte aux règles relatives à la
communauté de la vie?
45. A quoi porte d’habitude atteinte l’existence de domiciles distincts?
46. La situation est-elle la même chez nous?
47. Les notifications peuvent-elles être adressées à un seul époux, au cas de domicile distinct?
48. Qu’est-ce que l’inobservation de cette règle peut entraîner?
49. Qu’est-ce qui entraîne la résidence séparée des époux, au cours de la procédure de divorce
ou de séparation de corps?
50. Où est domicilié le mineur non émancipé?
51. Qui doit offrir domicile au mineur non émancipé?
52. Le mineur non émancipé peut-il quitter ses père et mère?
53. Quelle devient sa situation, au cas où les père et mère ont des domiciles distincts?
54. Sous quelle condition peut-il être domicilié chez un des parents?
55. Quel domicile auront les majeurs qui servent ou travaillent chez autrui?
56. Où doivent-ils demeurer pour pouvoir avoir le même domicile que leurs maîtres?
57. Par quoi sera déterminé le lieu où la succession s’ouvrira?
58. De quoi dépend le lieu où la succession s’ouvrira?
59. Qu’est-ce qui détermine le lieu où la succession s’ouvrira?
60. Quel rapport y a-t-il entre la succession et le domicile?
61. A quel domicile pourront être faites les significations, demandes et poursuites, si les
parties ont élu domicile ailleurs que le domicile réel?
62. Où ce domicile doit-il être consigné?
63. Pourquoi a-t-on eu recours à une telle élection de domicile?
64. Devant qui ces significations, demandes et poursuites pourront-elles être faites?
65. Devant quel juge pourra-t-on y procéder?
66. Peut-on le faire devant n’importe quel juge?

33
UN PEU DE GRAMMAIRE
L’ADJECTIF

I. A quoi sert l’adjectif ?


Lorsqu’on parle d’un être ou d’une chose, ils est souvent utile de donner certains
renseignements que n’apporte pas le seul nom.

II. Les deux sortes d’adjectifs


Tous les adjectifs ne renseignent pas de la même façon.
1. Certains indiquent un caractère, une qualité de l’être ou de la chose désignée par le nom
(Ex.: une grande artère; un film américain). Ce sont les adjectifs qualificatifs.
2. D’autres situent en quelque sorte l’être ou la chose par rapport à ce qui les entoure. Ils ne
les qualifient pas, ils les déterminent. Aussi pourrait-on les appeler adjectifs
déterminatifs.

a) Ainsi, certains adjectifs déterminent le nom en indiquant à qui appartient, à quoi se


rapporte l’être ou la chose désignés par ce nom (Ex.: son manteau; ses mains).
Ce sont les adjectifs possessifs.
b) D’autres adjectifs déterminent le nom en montrant l’être ou la chose (Ex.: Elle tâche
de s’intéresser à ce fameux problème).
Ce sont les adjectifs démonstratifs.
c) D’autres adjectifs déterminent les êtres ou les choses en en indiquant le nombre (Ex.: Il
lui restait trois examens à passer).
Ce sont les adjectifs numéraux.
d) D’autres encore déterminent l’être ou la chose d’une façon vague, générale (Ex.:
Quelques gouttes tombaient encore des arbres).
Ce sont les adjectifs indéfinis.
e) D’autres servent à demander des précisions sur l’être ou la chose (Ex.: Quels
sentiments vous agitent, cher ami?).
Ce sont les adjectifs interrogatifs.
f) Enfin, d’autres adjectifs proclament certains sentiments (admiration, mépris, etc) que
l’on éprouve à l’égard de l’être ou de la chose qui se trouve ainsi demandée (Ex.: Quel
désarroi chez ce jeune homme !).
Ce sont les adjectifs exclamatifs.

III. L’adjectif est l’adjoint du nom.


Il s’accorde avec lui et souvent ne s’en sépare pas (Ex.: le jeune homme; une
respiration inégale). Cet accord permet de reconnaître le genre et le nombre du nom
lorsque celui-ci ne les exprime pas par lui-même (Ex.: Quels intérêts vous agitent
donc ?). L’adjectif joue alors le même rôle que l’article.

REMARQUES

Il existe d’autres moyens de qualifier que l’adjectif.


a) Certains compléments de nom ont la valeur d’un adjectif qualificatif (Ex. : Un homme de
génie = génial; Un amour sans mesure = démesuré).

34
b) Certaines propositions relatives équivalent à un adjectif qualificatif (Ex. : La feuille qui
tremble = tremblante).

IV. Rôle de l’adjectif qualificatif


L’adjectif qualificatif exprime un caractère, une qualité de l’être ou de la chose désignés
par le nom, il caractérise celui-ci (Ex.: une indignation croissante).

V. Le degré de la qualité
On peut marquer le degré de la qualité exprimée par l’adjectif qualificatif, c’est-à-dire
indiquer que cette qualité est plus ou moins forte:
a) soit en elle-même (degré absolu);
b) soit par rapport à d’autres êtres ou d’autres choses (degré relatif).

1. On distingue trois degrés absolus: le bas degré (Ex.: Les paroissiens étaient peu
enthousiastes); le moyen degré (Ex.: Monsieur le curé était assez inquiet); le haut degré,
appelé encore superlatif absolu (Ex.: Les marguillers semblaient de fort mauvaise
humeur).
2. On distingue deux sortes de degrés relatifs:
a) Le comparatif, par lequel on compare l’être dont on parle à un autre être. On peut trouver
qu’il lui est inférieur, égal ou supérieur; d’où trois degrés de comparatif: le comparatif
d’infériorité (Ex.: Les hommes étaient moins violents que les femmes); le comparatif
d’égalité (Ex.: La figure du curé était aussi blanche que son surplis); le comparatif de
superiorité (Ex.: Le Christ a des bras plus gros que les jambes).
b) Le superlatif relatif ou comparatif généralisé, puisque cette fois on compare l’être dont on
parle à tous les êtres de la même espèce. On trouve alors qu’il leur est: ou supérieur
(superlatif relatif de supériorité) (Ex.: Les bonnes dames se montraient les plus indignées);
ou inférieur (superlatif relatif d’infériorité) (Ex.: C’était le Chemin de Croix le moins beau
de tous ceux qu’avaient vus les paroissiens).
Pour marquer le degré de la qualité, on se sert d’adverbes de quantité: peu, assez, très, si,
extra, ou de locutions adverbiales: plus… que, moins…que, aussi…que, le plus, le moins.
Ces adverbes ne sont plus que des marques du degré de la qualité.

VI. La place de l’adjectif qualificatif dans la phrase

L’adjectif qualificatif peut occuper deux positions par rapport au nom:


1. Il peut se placer avant ou après le nom (Ex.: l’église déserte; les bonnes dames);
2. Il peut être rattaché au nom par un verbe (Ex.: Le menton est pointu). C’est la fonction
attribut.
Dans ce cas, il se rapporte parfois à un pronom (Ex.: C’est effrayant).

REMARQUES

Le degré permet de qualifier d’une façon nuancée les êtres et les choses, ce qui est
particulièrement utile dans les descriptions et les jugements. Il existe d’autres moyens
de marquer le degré de la qualité.

35
a) Certains adjectifs expriment par eux-mêmes une qualité à un degré caractéristique:
extrême, minime, suprême, ultime, majeur, mineur, etc (Ex.: Le malade était dans un état
de faiblesse extrême = très faible).
b) Certains suffixes ou certains préfixes tiennent lieu d’adverbes de quantité pour marquer le
degré (Ex.: Ce produit est rarissime = très rare; Cet enfant est hypersensible = très
sensible). D’autres préfixes: ultra, supra.
On peut déterminer d’une façon précise les êtres ou les choses:
a) Soit en les montrant : c’est le rôle de l’adjectif démonstratif (Ex.: Prends ce livre).
b) Soit en les rapportant à la personne qui parle, à qui l’on parle ou dont on parle: c’est le
rôle de l’adjectif possessif (Ex.: Prends ton livre).
c) Soit en les comptant: c’est le rôle de l’adjectif numéral (Ex.: Prends trois livres de
lecture).

VII. Les adjectifs démonstratifs


Ces adjectifs déterminent:
a) soit en situant dans l’espace (Ex.: aux saillies de cette paroi) ou dans le temps (Ex.: en cet
instant = l’instant présent);
b) soit en indiquant une chose ou un être dont on vient de parler (Ex.: cette descente = celle
qu’il vient de raconter);

REMARQUES

On renforce parfois l’adjectif ce par les adverbes ci et là qui suivent le nom.


Ci désigne ce qui est le plus rapproché (Ex.: Prenez ce livre-ci = il est tout près; Sans
corde cette fois-ci = c’est-à-dire maintenant).
Là désigne ce qui est le plus éloigné (Ex.: Rangez tous ces cahiers-là = ils sont plus loin;
En ce temps-là = il y a très longtemps).

VIII. Les adjectifs possessifs

Ces adjectifs déterminent:


a) soit en indiquant le possesseur de l’être ou de la chose désignés par le nom (Ex.: mon
harnachement). Ils marquent que ce possesseur est celui qui parle (1-e personne), celui à
qui l’on parle (2-e personne) ou celui dont on parle (3-e personne).
b) soit en indiquant seulement un certain rapport entre l’être ou la chose désignés par le nom
et celui qui parle, à qui l’on parle ou dont on parle (Ex.: ma respiration = la respiration de
moi; son cours = le cours de lui).

IX. Les adjectifs numéraux.

Ces adjectifs déterminent:


a) soit en indiquant le nombre: c’est le rôle de l’adjectif numéral cardinal (Ex.: J’atterris à
vingt mètres sous terre);
b) soit en indiquant le rang occupé dans une série: c’est le rôle de l’adjectif numéral ordinal
(Ex.: Un deuxième journal enflammé).

36
REMARQUE

L’adjectif numéral cardinal peut ne pas indiquer un nombre précis (Ex.: C’est à deux pas
d’ici = cela veut dire que ce n’est pas loin d’ici).
Conclusion: ne nous contentons pas de cataloguer l’adjectif; voyons la nuance qu’il
exprime dans la phrase où il se trouve.

Résumé: Le domicile est le lieu dans lequel une personne est censée demeurer en
permanence. C’est la raison pour laquelle les actes judicaires faits à son domicile, lui
sont opposables. En droit positif, le domicile est situé au lieu du principal
établissement.
Par contre, le domicile élu est le lieu choisi par les parties à un acte juridique, pour
trancher les difficultés d’exécution et donner éventuellement competence au tribunal.

Conclusion. Le domicile est le lieu où une personne a son principal établissement, demeure
légale et officielle. Par contre, demeure est un critère de localisation des litiges
determinant la competence territoriale des jurisdictions. La demeure s’entend, pour
une personne physique, du lieu où elle a son domicile, à défaut sa residence, pour une
personne morale du lieu où celle-ci est établie. Lexique de reference: Domicile et
résidence secondaire. Changement de domicile. Éléction de domicile. Domicile de
secours (commune où doivent être payées les prestations d’aide sociale).

Testes d’auto évaluation et de contrôle

1. Dans les expressions suivantes, remplacez les compléments du nom par un adjectif ayant à
peu près le même sens (Ex. Une fièvre de cheval est une forte fièvre).
Un ciel sans nuage – une faim de loup – des doigts de fée – un trot de souris – un homme
à poigne – une écriture de notaire – des yeux de taupe – un regard de lynx.

2. Dans les expressions suivantes, remplacez, par un adjectif qualificatif equivalent, la


proposition subordonnée commençant par qui (Ex.: c’est un enfant qui travaille =
c’est un enfant travailleur).
C’est une nouvelle qui surprend – Il a fait un voyage qui fatigue – Voilà un voyage qui
plaît – Est-ce un animal qui se nourrit de chair? - La rose est une fleur qui sent bon.

3. Dans les expressions suivantes, remplacez les adjectifs qualificatifs par des compléments
de nom équivalents (Ex.: Le climat sibérien = le climat de Sibérie).
La chaleur solaire; une région méridionale; un conseil amical; l’avion présidentiel;
un arrêté ministériel; les bâtiments scolaires; une vie studieuse; les produits
agricoles; le pouvoir noir; un sourire méprisant; les travaux champêtres.

4. Dans les phrases suivantes, remplacez le superlatif absolu “très grand” par un adjectif
convenable (Ex.: Au Sahara, il fait une chaleur accablante).
Au Sahara, il fait une chaleur très grande. Les brûlures aux yeux causent une très
grande souffrance. Les Expos de Montréal remporteront de très grands succès. En
apprenant l’échec de son plan, le bandit entra dans une très grande colère. En
obtenant des billets pour cette joute, vous avez eu une très grande chance.

37
5. A la place des tirets, mettez un adjectif possessif ou un article défini ou indéfini.
J’ai mal - estomac. Je me suis cassé – bras. Voilà que – accès de toux le reprennent.
A-t-il fait – testament ? Il a perdu – ouïe. Jacques travaille aujourd’hui avec - zèle
moindre; hier, il travaillait avec – entrain habituel. Il vous faut prendre - mal en
patience. Toutes les semaines, ma soeur a – petite crise de folie.

6. Dans les phrases suivantes, quelles sont les expressions qui tiennent la place d’un adjectif
possessif? Remplacez-les par l’adjectif convenable (Ex.: Recopiez le problème que
vous avez fait. = Recopiez votre problème).
Voici l’une des deux voitures que je possède. Le travail qu’il a fait garantit son
succès. A l’âge où vous êtes, on a de l’expérience. A l’époque où nous sommes, la
science fait de grands progrès.

7. Dans les phrases suivantes, remplacez les points par quelque ou quel que. Indiquez entre
parenthèses si quelque est un adjectif ou un adverbe.
“L’appât des faveurs a pu amollir … courages, mais la masse de la population ne
fléchira jamais”. “Les mortels… ils soient, sont égaux devant la loi”. “ … affamés
qu’ils soient, les aigles ne se jettent jamais sur les cadavres”. “Après avoir fait…
tours”. “Chaque jour … temps qu’il fasse, elles se promènent”. “… affection que j’aie
pour vous, je vous dirai ce que je pense”. “Depuis… minutes, ils voyaient des enfants
presque sauvages qui se cachaient au coin des cabanes de rondins, pour les regarder
passer”.

8. Dans les phrases suivantes, indiquez entre parenthèses si le mot “tout” est adjectif indéfini,
adjectif qualificatif, pronom ou adverbe: “Les trompettes sonnèrent, et la fusillade
éclata sur toute la ligne”. “Tout présageait la catastrophe”. “Tout marchait à souhait,
le sommeil venait doucement”. “Tout juste sorti de son cocon, un mille-pattes se
prélassait sur une feuille tendre”. “A peine toute la place de la chaise y suffirait-elle”.
“Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre”. “Ils arrivaient tout éblouis
encore d’avoir traversé des paysages de givre”. “Capter le vent, forger l’éclair,
dompter le fleuve: Tout cela, s’il le faut, pour prouver mes amours !”

38
Chapitre IV. DU MARIAGE
1. Des qualités et conditions requises pour pouvoir contracter mariage.

Art. 144. L’homme avant dix-huit ans révolus, la femme avant quinze ans, ne peuvent
contracter mariage.
Art. 145. Néanmoins, il est loisible au procureur de la République du lieu de la célébration du
mariage d’accorder des dispenses d’âge pour motifs graves.
Art. 146. Il n’y a pas de mariage lorsqu’il n’y a point de consentement.
Art. 147. On ne peut contracter un second mariage avant la dissolution du premier.
Art. 148. Les mineurs ne peuvent contracter mariage sans le consentement de leurs père et
mère; en cas de dissentiment entre le père et la mère, ce partage emporte
consentement.
Art. 149. Si l’un des deux est mort ou s’il est dans l’impossibilité de manifester sa volonté, le
consentement de l’autre suffit. Il n’est pas nécessaire de produire l’acte de décès du
père ou de la mère de l’un des futurs époux lorsque le conjoint ou les père et mère du
défunt attestent ce décès sous serment.
Art. 150. Si le père et la mère sont morts, où s’ils sont dans l’impossibilité de manifester leur
volonté, les aïeuls et aïeules les remplacent; s’il y dissentiment entre l’aïeul et l’aïeule
de la même ligne, ou s’il y a dissentiment entre les deux lignes, ce partage emporte
consentement.
Si la résidence actuelle des père et mère est inconnue et s‘ils n’ont pas donné de leurs
nouvelles depuis un an, il pourra être procédé à la célébration du mariage si les aïeuls
et aïeules, ainsi que l’enfant lui-même, en font la déclaration sous serment. Il en est de
même si, un ou plusieurs aïeuls ou aïeules donnant leur consentement au mariage, la
résidence actuelle des autres aïeuls ou aïeules est inconnue et s’ils n’ont pas donné de
leurs nouvelles depuis un an.
Art. 161. En ligne directe, le mariage est prohibé entre tous les ascendants et descendants
légitimes ou naturels, et les alliés dans la même ligne
Art. 162. En ligne collatérale, le mariage est prohibé entre le frère et la soeur légitimes ou
naturels.
Art. 163. Le mariage est encore prohibé entre l’oncle et la nièce, la tante et le neveu, que la
parenté soit légitime ou naturelle.

2. Des obligations qui naissent du mariage.

Art. 203. Les époux contractent ensemble, par le seul fait du mariage, l’obligation de nourrir,
entretenir et élever leurs enfants.
Art. 204. L’enfant n’a pas d’action contre ses père et mère pour un établissement par mariage
ou autrement.
Art. 205. Les enfants doivent des aliments à leur père et mère ou autres ascendants qui sont
dans le besoin.
Art. 206. Les gendres et belles-filles doivent également, et dans les mêmes circonstances, des
aliments à leur beau-père et belle-mère, mais cette obligation cesse lorsque celui des
époux qui produisait l'affinité et les enfants issus de son union avec l’autre époux sont
décédés.
Art. 207-1. La succession de l’époux prédécédé doit les aliments à l’époux survivant qui est
dans le besoin. Le délai pour les réclamer est d’un an à partir du décès et se prolonge,
en cas de partage, jusqu’à son achèvement.
39
La pension alimentaire est prélevée sur l’hérédité. Elle est supportée par tous les
légataires de tous les héritiers, et en cas d’insuffisance, par tous les légataires
particuliers, proportionnellement à leur émolument.

3. Des devoirs et des droits respectifs des époux.

Art. 212. Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance.


Art. 213. Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils
pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir.
Art. 214. Si les conventions matrimoniales ne règlent pas la contribution des époux aux
charges du mariage, ils y contribuent à proportion de leurs facultés respectives. Si l’un
des époux ne remplit pas ses obligations, il peut y être contraint par l’autre dans les
formes prévues au Code de procédure civile.
Art. 215. Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie. La résidence de la
famille est au lieu qu’ils choisissent d’un commun accord. Les époux ne peuvent l’un
sans l’autre disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la famille, ni des
meubles meublant dont il est garni. Celui des deux qui n’a pas donné son
consentement à l’acte, peut en demander l’annulation: l’action en nullité lui est
ouverte dans l’année à partir du jour où il a eu connaissance de l’acte, sans pouvoir
jamais être intentée plus d’un an après que le régime matrimonial s’est dissous.
Art. 216. Chaque époux a la pleine capacité de droit, mais ses droits peuvent être limités par
l’effet du régime matrimonial et des dispositions du présent chapitre.
Art. 218. Un époux peut donner mandat à l’autre de le représenter dans l’exercice des
pouvoirs que le régime matrimonial lui attribue.
Art. 220. Chacun des époux a pouvoir pour passer seul les contrats qui ont pour objet
l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants; toute dette ainsi contractée par l’un
oblige l’autre solidairement.
La solidarité n’a pas lieu, néanmoins, pour des dépenses manifestement excessives, eu
égard au train de vie du ménage, à l’utilité ou à l’inutilité de l’opération, à la bonne ou
mauvaise foi du tiers contractant.
Elle n’a pas lieu non plus pour les obligations résultant d’achats à tempérament s’ils
n’ont pas été conclus du consentement des deux époux.
Art. 220-1. Si l’un des époux manque gravement à ses devoirs et met ainsi en péril les intérêts
de la famille, le président du tribunal de grande instance peut prescrire toutes les
mesures urgentes que requièrent ces intérêts. Il peut notamment interdire à cet époux
de faire, sans le consentement de l’autre, des actes de disposition sur ses propres biens
ou sur ceux de la communauté, meubles ou immeubles. Il peut aussi interdire le
déplacement des meubles, sauf à spécifier ceux dont il attribue l’usage personnel à
l’un ou l’autre des conjoints.
La durée des mesures prévues au présent article doit être déterminée. Elle ne saurait,
prolongation éventuellement comprise, dépasser trois ans.
Art. 220-3. Sont annulables, à la demande du conjoint requérant, tous les actes accomplis en
violation de l’ordonannce, s’ils ont été passés avec un tiers de mauvaise foi, ou même,
s’agissant d’un bien dont l’aliénation est sujette à publicité, s’ils sont simplement
postérieurs à la publication prévue par l’article précédent.
L’action en nullité est ouverte à l’époux requérant pendant deux ans à partir du jour où
il a eu connaissance de l’acte, sans pouvoir jamais être intentée, si cet acte est sujet à
publicité, plus de deux ans après sa publication.

40
Art. 221. Chacun des époux peut se faire ouvrir, sans le consentement de l’autre, tout compte
de dépôt et tout compte de titres en nom personnel.
L’époux déposant est réputé, à l’égard du dépositaire, avoir la libre disposition des
fonds et des titres en dépôt.
Art. 223. La femme a le droit d’exercer une profession sans le consentement de son mari, et
elle peut toujours, pour les besoins de cette profession, aliéner et obliger seule ses
biens personnels en pleine propriété.
Art. 224. Chacun des époux perçoit ses gains et salaires et peut en disposer librement après
s’être acquitté des charges du mariage.
Les biens que la femme acquiert par ses gains et salaires dans l’exercice d’une
profession séparée de celle de son mari, sont réservés à son administration, à sa
jouissance et à sa libre disposition, sauf à observer les limitations apportées par les
articles 1425 et 1503 aux pouvoirs respectifs des époux.
L’origine et la consistance des biens réservés sont établies tant à l’égard des tiers que
du mari, suivant les règles de l’article 1402.

VOCABULAIRE

Révolus: passés; avant dix-huit ans révolus; avant de faire, d’avoir ses dix-huit ans.
Contracter mariage: faire dresser un contrat de mariage.
Néanmoins: pourtant, cependant.
Il est loisible: il est permis (selon la loi) de…
Le procureur du lieu de célébration du mariage: de l’endroit / région où le mariage sera
célébré.
Accorder une dispense d’âge: permettre qu’un mariage ait lieu, malgré l’âge des deux ou de
l’un des futurs époux.
Il n’y a point de consentement: quand les père et mère ou les ascendants ne consentent pas à
ce mariage.
La dissolution d’un mariage: lorsqu’il a cessé, par suite d’un divorce.
En cas de dissentiment entre père et mère: si les parents ne se mettent pas d’accord quant à
ce mariage.
Ce partage emporte consentement: cette différence de vues ne saurait empêcher la
célébration du mariage.
Manifester sa volonté: agir selon ses propres voeux, besoins ou désirs.
Attester un décès sous serment: jurer que le décès est conforme à la réalité, que les actes qui
l’attestent sont en bonne et due forme.
S’il n’a pas donné de ses nouvelles: s’il n’a plus donné signe de vie, ou s’il veut que l’on
perde sa trace, ou si l’on ne sait plus rien de lui.
Il ne pourra être procédé à: l’on ne pourra procéder à…
Donner son consentement: se déclarer formellement d’accord avec un mariage.
Faire la déclaration du consentement sous serment: prêter serment, jurer que quelque
chose est vrai.
Punir un faux serment d’une peine: sanctionner une personne qui a été malhonnête devant
la loi.
Il en est de même: la situation sera la même, les choses suivront le même cours.
Devant le juge de sa résidence: de la localité / région où il a sa résidence.
Notifier quelque chose à quelqu’un: le lui faire savoir officiellement.
Statuer sur une demande: décider de.
En ligne directe: se dit des parents qui descendent les uns des autres.

41
En ligne collatérale: se dit des parents d’une même famille descendant d’un auteur commun,
sans descendre les uns des autres.
L’enfant n’a pas d’action contre ses père et mère: l’enfant ne pourra attaquer en justice ses
parents pour des raisons relatives à un éventuel mariage.
Être dans le besoin: ne pas être capable de pourvoir tout seul à ses besoins.
Manquer à ses obligations: ne pas tenir promesse ou ne pas respecter ses engagements.
Décharger un débiteur de sa charge: lui permettre de ne plus payer les dettes respectives.
Légataire: héritier.
Émolument: revenu, salaire, profit.
Assurer la direction morale de la famille: assumer les charges de chef de famille.
Pourvoir à l’éducation d’un enfant: s’en occuper et payer pour cela.
Contribution des époux aux charges du mariage: un devoir qui leur incombe de droit.
Mutuellement: réciproquement.
S’obliger à une communauté de vie: accepter de tout mettre en commun pour le bien et pour
l’amour de la famille respective.
Assurer le logement de la famille: construire, se faire bâtir; acheter une maison pour sa
famille.
Demander l’annulation d’un acte: requérir une décision judiciaire ou administrative
déclarant sans effet un acte contrevenant à un commandement ou à une défense de la
loi.
Avoir la pleine capacité de droit: jouir sans entrave / entièrement de ses droits.
Ce droit peut être limité par l’effet d’un régime: par l’action de.
Donner mandat à quelqu’un de le représenter: mandater, investir quelqu’un d’un mandat
(acte par lequel une personne (mandant) donne à un autre (mandataire) le pouvoir de
faire quelque chose pour elle et en son nom.
L’exercice des pouvoirs: action d’exercer en employant, en mettant en usage.
Passer un contrat: conclure un contrat.
Avoir pouvoir à: être habilité à, avoir la faculté / capacité de.
Contracter une dette: s’engager par un contrat, une convention, à satisfaire (une obligation),
à respecter (des clauses).
Achat à tempérament: permettant de disposer de l’objet et de le payer en plusieurs
versements (Syn.: à crédit, à terme).
Conclure un achat du consentement de l’époux: prouver le consentement de l’autre époux
par sa signature, etc.
Manquer gravement à ses devoirs: ne pas se conformer à quelque chose qu’on doit observer
(Syn.: Dérober à).
Mettre en péril les intérêts de la famille: menacer de la ruine, etc.
Interdire le déplacement des meubles: ne pas retirer des meubles du domicile commun.
Acte accompli en violence d’une ordonnance: qui enfreint à une ordonnance, trangresse,
viole un règlement.
Se faire ouvrir un compte de dépôt / de titres en son nom personnel: y procéder par
l’intermédiaire d’une Banque.
Avoir la libre disposition des fonds en dépôt: faire ce qu’on en veut, en disposer librement.
Biens personnels en pleine propriété: dont on jouit pleinement, pour son propre profit.
Disposer librement de ses gains et salaires: décider tout seul de la destination de ses gains et
salaires.
QUESTIONNAIRE

1. Quel est l’âge auquel on peut contracter mariage?


2. Avant quel âge l’homme ne peut-il contracter mariage?
42
3. Le même âge est-il obligatoire pour les femmes aussi?
4. Qui peut accorder des dispenses d’âge en vue du mariage?
5. Quel procureur a le droit de l’accorder, cette dispense d’âge?
6. Pour quels motifs le procureur de la République peut-il l’accorder?
7. Peut-on déroger à cette limite d’âge imposée tant aux hommes qu’aux femmes?
8. De quel autre élement dépend le mariage?
9. Le consentement des parents est-il décisif pour la célébration du mariage?
10. Est-ce que les père et mère peuvent s’opposer au mariage de leur fils / fille?
11. Le mariage peut-il avoir lieu, si les parents ne donnent pas leur consentement?
12. Dans quelle situation peut-on contracter un second mariage?
13. Peut-on contracter un second mariage tant que l’on est encore marié?
14. Dans quelles conditions les mineurs peuvent-ils contracter mariage?
15. Qu’est-ce qui peut aider le mineur à contracter mariage?
16. Qui doit y consentir: l’école, l’Etat, etc.?
17. Qu’est-ce qui se passe en cas de dissentiment entre le père et la mère?
18. Le mariage peut-il avoir lieu au cas où les parents ne se mettent pas d’accord là-dessus?
19. Le consentement d’un seul parent: mère ou père, suffit-il pour la célébration d’un
mariage?
20. Dans quelles conditions?
21. La production de l’acte de décès du père ou de la mère de l’un des époux, est-elle
obligatoire?
22. Qui peut y suppléer?
23. Le fait que la résidence actuelle du père ou de la mère est inconnue, peut-il influer sur le
mariage?
24. Qu’en est-il, si l’un des parents n’a pas donné de ses nouvelles depuis un an?
25. Sous quelles conditions pourra-t-il être procédé à la célébration du mariage?
26. Quelle condition doit remplir le consentement du parent en vie?
27. De quoi doit être accompagné le consentement du parent en vie?
28. Où en sera-t-il fait mention?
29. De quelle peine sera puni le faux serment?
30. Par quel article les peines punissant le faux serment sont-elles édictées?
31. Dans quel cas les aïeuls / aïeules peuvent-ils remplacer les père et mère?
32. Qui peut remplacer les parents, au cas où ils sont morts?
33. Si les père et mère ne peuvent manifester leur volonté (pour des raisons de maladie ou en
cas d’absence), qui pourra les remplacer?
34. Le dissentiment entre les aïeuls et les aïeules de la même ligne ou des deux lignes, peut-il
empêcher le mariage?
35. Quelle suite donnera-t-on à ce problème au cas où l’on ignore la résidence actuelle des
père et mère (ce qui ne permet pas l’obtention de leur consentement)?
36. Peut-on procéder à la célébration du mariage au cas où les parents n’ont pas donné de
leurs nouvelles depuis un an?
37. Dans quelles conditions?
38. Comment doit être faite la déclaration des aïeuls?
39. Qui peut et doit en faire la déclaration sous serment?
40. Quelle conséquence entraîne le fait que la résidence actuelle des autres aïeuls et aieules
n’est pas connue?
41. Mais s’ils n’ont pas donné de leurs nouvelles depuis un an?
42. Le fait que la résidence actuelle des ascendants des mineurs dont le décès n’est pas établi
est inconnue, peut-il constituer un empêchement au mariage?

43
43. Le manque de nouvelles de la part des ascendants du mineur peut-il entraîner la nullité du
mariage?
44. Qui pourra en faire la déclaration, dans ce cas?
45. Devant qui doit-il faire cette déclaration, le mineur respectif?
46. De qui doit être assisté le juge de tutelles?
47. Dans quel endroit – salle de tribunal, etc., cette déclaration doit-elle être faite?
48. Qui en donnera finalement acte?
49. A qui le juge de tutelles notifiera-t-il ce serment?
50. Qui notifiera le serment du mineur à la famille?
51. Qui statuera sur la demande d’autorisation en mariage?
52. Que devra faire le conseil de famille après réception du serment du mineur?
53. Est-ce que le mineur peut prêter directement serment?
54. En présence de qui peut-il le faire?
55. Qui devra assister le mineur lorsqu’il prêtera serment?
56. Entre qui le mariage est-il prohibé, en ligne directe?
57. Le mariage est-il permis, par exemple, entre l’oncle et la nièce?
58. Mais entre la tante et le neveu?
59. Quelles obligations contractent les époux (par le seul fait du mariage)?
60. Qu’est-ce qui se trouve donc à la base / origine de ces obligations?
61. Lequel des époux est obligé de nourrir, entretenir et élever les enfants issus du mariage
respectif?
62. L’enfant peut-il, selon la loi, attaquer ses père et mère pour un établissement par mariage,
ou autrement?
63. Quelle obligation ont les enfants à l’égard de leurs père et mère?
64. Dans quel cas les enfants doivent-ils des aliments à leur parents?
65. Les enfants sont - ils tenus de pourvoir à l’entretien des ascendants autres que leurs père et
mère?
66. Qui doit assurer la nourriture aux vieux dans le besoin?
67. Est-ce l’Etat qui doit y pourvoir? Dans quel cas?
68. Quelles obligations découlent du mariage pour les gendres et les belles-filles?
69. Dans quelles circonstances?
70. Quand cesse cette obligation pour les gendres et les belles-filles?
71. Qu’entraîne le décès de l’époux qui produisait l’affinité, ou des enfants issus de cette
union?
72. Quel caractère revêtent ses obligations?
73. Ces obligations sont-elles obligatoires pour une seule des parties?
74. Quand le juge pourra-t-il décharger le débiteur de tout ou partie de la dette alimentaire?
75. Qu’est-ce qui arrive quand le créancier manque gravement à ses obligations envers le
débiteur?
76. Qui doit s’occuper de l’époux survivant dans le besoin?
77. Quelle obligation incombe à la succession de l’époux prédécédé?
78. Quel est le délai dans lequel on peut le réclamer?
79. Peut-on prolonger ce délai?
80. Sur quoi est prélevée la pension alimentaire?
81. Par qui est-elle supportée?
82. Si l’hérédité respective est insuffisante, qui d’autre est tenu à la supporter?
83. Proportionnellement à quoi les légataires particuliers y sont-ils tenus?
84. Qu’est-ce que les époux se doivent mutuellement?
85. Qui se doit fidélité, secours et assistance?

44
86. Dans quel rapport se trouvent les deux époux quant à ces obligations?
87. Qui assure la direction morale et matérielle de la famille?
88. Quelle direction doivent assumer les époux?
89. A quoi doivent-ils pourvoir?
90. Qui doit pourvoir à l’éducation des enfants?
91. Mais l’avenir des enfants, qui doit s’en occuper et le préparer?
92. Dans quelles conditions les deux époux contribuent-ils aux charges du mariage?
93. Quelles conventions doivent régler la contribution des époux aux charges du mariage?
94. Qu’est-ce que ces conventions devraient régler?
95. A proportion de quoi les époux contribuent-ils aux charges du mariage?
96. Qu’est-ce qui arrive quand l’un des époux ne remplit pas ses obligations?
97. Par quoi peut-il être contraint à remplir ses fonctions?
98. Qu’est-ce qui oblige les époux à remplir leurs obligations?
99. Quel Code prévoit les mesures respectives?
100.A quoi s’obligent les époux?
101.Quel caractère comporte cette obligation?
102.Quelle est la résidence de la famille?
103.Qui choisit la résidence de la famille?
104.Un seul époux peut-il en décider, même si l’autre s’y oppose?
105.Où se trouve la résidence de la famille?
106.Un des époux peut-il disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la famille?
107.Qui peut donc en disposer?
108.Mais des meubles meublant dont est garni le logement, un seul époux peut-il en
disposer?
109.Qui peut demander l’annulation de l’acte?
110.Comment peut procéder celui des deux qui n’a pas donné son consentement à l’acte?
111.Quand est ouverte l’action en nullité?
112.Quelle action ouvre-t-on dans ce cas?
113.A partir de quand s’ouvre cette action?
114.Peut-elle être intentée plus d’un an après que le régime matrimonial s’est dissous?
115.Lequel des époux a la pleine capacité de droit?
116.De quelle capacité de droit jouit chacun des époux?
117.Ses droits et pouvoirs peuvent-ils être limités?
118.Par l’effet de quoi peut-on limiter ses droits et pouvoirs?
119.Quel régime peut donc limiter les droits et pouvoirs des époux?
120.Qui peut donner mandat à un époux de représenter l’autre époux?
121.Quel mandat l’un des époux peut-il donner à l’autre?
122.Où et quand l’un des époux peut-il représenter l’autre?
123.Dans l’exercice de quels pouvoirs l’un des époux peut représenter l’autre?
124.Quels contrats les époux peuvent-ils passer l’un indépendamment de l’autre?
125.Les contrats pour l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants doivent-ils être passés
par les deux époux obligatoirement?
126.Qui oblige une dette ainsi contractée?
127.L’époux qui n’a pas conclu un tel contrat conjointement à son conjoint, est-il tenu d’être
solidaire de la dite obligation?
128.Quelle est l’exception prévue par la loi?
129.Quelles dépenses font cesser cette solidarité?
130.Par rapport à quoi les considère-t-on excessives?

45
131.Quels sont les éléments qui font cesser la solidarité des époux concernant leurs dépenses
ou contrats?
132.Quel est le régime des achats à tempérament?
133.Qu’est-ce qui rendrait valables de tels achats?
134.De quoi dépend la solidarité des époux dans le cas des ventes à tempérament?
135.Comment réagira le tribunal, quand l’un des époux manque gravement à ses devoirs?
136.Quelle est la conséquence directe de ce manquement à ses devoirs?
137.Qu’est-ce qu’il met en péril par ses agissements?
138.Les intérêts de qui sont mis en péril dans un cas pareil?
139.Le président de quel tribunal peut prescrire ces mesures?
140.Quelles mesures prescrira le président du tribunal de grande instance?
141.Qu’est-ce qui requiert ces mesures?
142.Qu’est-ce qu’il peut interdire à l’époux respectif?
143.Quels actes peut-il interdire de faire à cet époux?
144.Le déplacement des meubles par l’époux en cause sera-t-il permis?
145.Quels meubles pourra-t-il déplacer, quand même?
146.Quelle sera la durée de ces mesures?
147.Quelle période ne pourront-elles dépasser, de toute façon?
148.Quels actes sont annulables à la demande du conjoint requérant?
149.Dans quelles conditions ces actes sont-ils annulables?
150.Qui peut demander l’annulation des dits actes?
151.Quel sera le statut des biens dont l’aliénation est sujette à publicité?
152.Comment s’appelle donc cette action?
153.Pendant combien de temps cette action est-elle ouverte à l’époux requérant?
154.A partir de quand compte-t-on ces deux années?
155.Cette action poura-t-elle être intentée plus de deux ans après sa publication?
156.Quel est donc le terme limite de cette action en annulation, quand l’acte respectif est sujet
à publicité?
157.Qui peut se faire ouvrir un compte de dépôt?
158.Le consentement de l’autre époux est-il obligatoire?
159.Quels comptes peut se faire ouvrir l’un des époux sans le consentement de l’autre?
160.En quel nom peut-il le faire?
161.Comment est réputé l’époux déposant à l’égard du dépositaire?
162.L’époux déposant peut-il avoir la libre disposition des fonds?
163.Qui peut donc disposer des fonds et des titres en dépôt?
164.Quels sont les comptes dont l’époux déposant peut avoir la libre disposition?
165.La femme peut-elle exercer la profession de son choix?
166.Est-elle obligée d’avoir le consentement de son époux?
167.Quelle profession peut exercer la femme?
168.Quel rôle joue le mari dans le choix de la profession de sa femme?
169.Quels biens peut-elle aliéner et obliger seule pour les besoins de ses professions?
170.Dans quelles situations peut-elle aliéner et obliger ses biens personnels?
171.Quelle condition doivent remplir ses biens?
172.Quelle propriété doit-elle exercer sur ses biens?
173.Quand les époux peuvent-ils disposer librement de leurs gains et salaires?
174.Comment peuvent-ils disposer de leurs gains et salaires?
175.Lequel des époux pourra percevoir et disposer de ses gains et salaires?
176.Les charges du mariage peuvent-elles influer sur les gains et salaires des époux?

46
177.A l’administration de qui sont réservés les biens que la femme acquiert par ses gains et
salaires?
178.Peut-elle exercer une profession séparée de celle de son mari?
179.Qui pourra jouir de ces gains et salaires?
180.Y a-t-il des limitations à cela?
181.A l’égard de qui sont établies l’origine et la consistance des biens réservés?
182.Le mari est-il la seule personne à qui / à l’intention de qui l’origine et la consistance des
biens réservés sont établies?

UN PEU DE GRAMMAIRE

Pour éviter de répéter un nom ou pour tenir lieu de nom, on peut employer le pronom.
Nous distinguerons trois sortes de pronoms:

I. Les représentants.
Ils peuvent représenter un nom, mais aussi tout un groupe de mots (Ex.: “ L’homme leur
paraissait d’une autre chair que la leur” – la leur=la chair; leur=à Alphonsine et
Euchariste).
On distingue:
a) Les personnels: ils réfèrent à celui qui parle, à celui à qui l’on parle ou à celui dont on
parle. Ils sont presque toujours utilisés comme compléments d’un verbe. Ce sont: me,
moi, te, toi, le, lui, la, elle, nous, vous, eux, leur, elles, en, y.(Ex.: Il lui racontait quelque
extraordinaire aventure).
b) Les démonstratifs: ils montrent ce dont on parle. Ils équivalent souvent à un nom précédé
d’un adjectif démonstratif (Ex.: Celui-ci (l’engagé) faisait asseoir à ses côtés l’enfant).
c) Les possessifs: ils marquent un rapport d’appartenance. Ils équivalent, en général, à un
nom précédé d’un adjectif possessif (Ex.: L’homme leur paraissait d’une autre chair que
la leur).
d) Les relatifs : ils mettent le nom qu’ils représentent (appelé antécédent) en relation avec
une proposition qui le détermine ou qui le qualifie (Ex.: Je vais te raconter des choses qui
sont arrivées) (qui= les choses).
II. Les nominaux.
Ils jouent le rôle d’un nom, mais d’un nom qui désignerait un être ou une chose d’une
façon vague. Nous rangerons dans ce groupe:
a) Les indéfinis (Ex.: Sur l’écran apparaissaient des hommes jaunes, d’autres noirs).
b) Les interrogatifs: Ils interrogent sur l’être ou la chose que concerne l’action exprimée
par le verbe (Ex.: Qui était cet homme ? Euchariste seul devinait qui était cet homme).
Ces pronoms ne possèdent plus toutes les propriétés du nom: ils n’ont ni genre, ni nombre;
on ne peut les déterminer par des adjectifs. Aussi leur sens est-il vague. Néanmoins, ils
peuvent jouer en général toutes les fonctions du nom.
II. Les pronoms de conjugaison.
Ils signalent le verbe en exprimant la catégorie de la personne, comme l’article signale
le nom en exprimant les catégories du genre et du nombre. On peut distinguer:
1. Les pronoms de conjugaison sujets (Ex.: Je vais te raconter des choses).
2. Les pronoms de conjugaison intégrés au verbe (verbes pronominaux) (Ex.: L’homme
s’empara de ma main).

47
REMARQUES

1. Les pronoms évitent la répétition de certains noms: par leur brièveté ils allègent la phrase,
notamment dans le dialogue.
2. Pour éviter les équivoques: n’employez pas dans une phrase un pronom pouvant
remplacer deux noms différents ou plusieurs pronoms pouvant s’appliquer à la même
chose. Il en résulterait deux équivoques. Ainsi la phrase: “Le cousin de Jacques écrit
qu’il arrivera demain” n’est pas clair: est-ce le cousin de Jacques qui doit arriver ?
3. Emploi de celui-ci et celui-là: ci désigne ce qui est rapproché, là désigne ce qui est
éloigné. On emploie celui-ci pour désigner ce dont on a parlé en dernier, et celui-là pour
désigner ce dont on a parlé en premier. Ex.: “Le Mackenzie et le Saint-Laurent sont deux
grands fleuves canadiens: mais celui-ci est plus navigable que celui-là”.
Evitez d’employer celui, celle devant un adjectif ou un participe. Ne dites pas: “de ces
deux revues, je préfère celle illustrée”, mais: “celle qui est illustrée”.

Résumé: Le mariage est une union légitime de deux personnes dans les conditions prévues
par la loi. Le mariage civil, contracté devant l’autorité civile, est seule valable
juridiquement en France. Union stable de l’homme et de la femme, résultant d’une
déclaration reçue en forme solennelle en vue de la création d’une famille. Ce terme
désigne également l’acte juridique créateur de l’union.

Conclusions. Le mariage: union stable de l’homme et de la femme, résultant d’une


déclaration reçue en forme solennelle en vue de la création d’une famille. Ce terme
désigne également l’acte juridique créateur de l’union.
Mariage putatif: marriage nul, mais qui, en raison de la bonne foi de l’un au moins des
époux, est réputé valable pour le passé à l’égard de cet époux. A l’égard des enfants, le
mariage nul est toujours putatif, même si les deux époux sont de mauvaise foi.

Tests d’auto évaluation et contrôle


1. Pronoms personnels. Remplacez les mots en caractères droits par des pronoms personnels:
Le sport est très utile, mais il faut pratiquer le sport modérément. Voici le facteur;
occupez-vous du facteur. La discussion est terminé; ne pensez plus à la discussion. Les
menteurs sont dangereux; fuyez les menteurs. Vous vous plaigniez de votre maladie et
vous ne pensez déjà plus à votre maladie. Cet apprenti travaille bien; son patron estime
et favorise cet apprenti. Les hôtes arriveront à huit heures; occupez-vous des hôtes à leur
descente de voiture.
2. Placez les pronoms personnels qui précèdent chaque phrase à leur juste place:
(en, nous) Puisque c’est nous qui avons cueilli ces cerises, donnez. – (la, leur) Cette
lettre, nous avons écrite hier. – (les, nous) Nous vous avons prêté des livres. Rendez. –
(en, y) Inutile d’ajouter de nouveaux cahiers; il a assez. – (le, lui) Mon voisin savait que
vous viendriez aujourd’hui; je…avais dit. – (m’, en) Je déteste la manie des records; ne
parlez jamais. – (les, leur) Les douaniers nous ont réclamé nos passeports; nous avons
tendus. – (nous, les, vous) Nous désirons ces dessins; donnerez
3. Pronoms possessifs. Dans les phrases suivantes, remplacez le verbe “appartenir” par le
verbe “être” suivi du pronom possessif approprié (Ex.: Ce livre est le mien).
Ce livre m’appartient. Ces vêtements leur appartiennent. Ce canif vous appartient. Ces
bagages m’appartiennent. Cette valise t’appartient. Cette maison lui appartient.

48
Chapitre V. DU D I V O R C E

I. 1. Des cas de divorce


Art. 229. Le divorce peut être prononcé en cas:
- soit de consentement mutuel;
- soit de rupture de la vie commune;
- soit de faute.

2. Du divorce par consentement mutuel.


a) Du divorce sur demande conjointe des époux.
Art. 230. Lorsque les époux demandent ensemble le divorce, ils n’ont pas à en faire connaître
la cause; ils doivent seulement soumettre à l’approbation du juge un projet de
convention qui en règle les conséquences.
Le divorce par consentement ne peut être demandé au cours des six premiers mois de
mariage.
Art. 231. Le juge examine la demande avec chacun des époux, puis les réunit. Il appelle
ensuite le ou les avocats.
Si les époux persistent en leur intention de divorce, le juge leur indique que leur
demande doit être renouvelée après un délai de réflexion de trois mois.
A défaut de renouvellement dans les six mois qui suivent l’expiration de ce délai de
réflexion, la demande conjointe sera caduque.
Art. 232. Le juge prononce le divorce s’il a acquis la ferme conviction que la volonté de
chacun des époux est réelle et que chacun d’eux a donné librement son accord. Il
homologue, par la même décision, la convention réglant les conséquences du divorce.
Il peut refuser l’homologation et ne pas prononcer le divorce s’il constate que la
convention préserve insuffisamment les intérêts des enfants ou de l’un des époux.
b) Du divorce demandé par un époux et accepté par l’autre.
Art. 233. L’un des époux peut demander le divorce en faisant état d’un ensemble de faits,
procédant de l’un et de l’autre, qui rendent intolérable le maintien de la vie commune.
Art. 234. Si l’autre époux reconnaît les faits devant le juge, celui-ci prononce le divorce sans
avoir à statuer sur la répartition des torts. Le divorce ainsi prononcé produit les effets
d’un divorce aux torts partagés.
Art. 235. Si l’autre époux ne reconnaît pas les faits, le juge ne prononce pas le divorce.
Art. 236. Les déclarations faites par les époux ne peuvent être utilisées comme moyen de
preuve dans aucune autre action en justice.

c) Du divorce pour rupture de la vie commune


Art. 237. Un époux peut demander le divorce, en raison d’une rupture prolongée de la vie
commune, lorsque les époux vivent séparés de fait depuis six ans.
Art. 238. Il en est de même lorsque les facultés mentales du conjoint se trouvent, depuis six
ans, si gravement altérés qu’aucune communauté de vie ne subsiste plus entre les
époux et ne pourra, selon les prévisions les plus raisonnables, se reconstituer dans
l’avenir.
Le juge peut rejeter d’office cette demande, sous réserve des dispositions de l’article
240, si le divorce risque d’avoir des conséquences graves sur la maladie du conjoint.

49
Art. 239. L’époux qui demande le divorce pour rupture de la vie commune, en supporte
toutes les charges. Dans sa demande, il doit préciser les moyens par lesquels il
exécutera ses obligations à l’égard de son conjoint et de ses enfants.
Art. 240. Si l’autre époux établit que le divorce aurait, soit pour lui, compte tenu notamment
de son âge et de la durée du mariage, soit pour les enfants, des conséquences
matérielles ou morales d’une exceptionnelle dureté, le juge rejette la demande. Il peut
même la rejeter d’office, dans le cas prévu à l’article 238.
Art. 241. La rupture de la vie commune ne peut être invoquée comme cause du divorce que
par l’ époux qui présente la demande initiale, appelée demande principale.
L’autre époux peut alors présenter une demande, appelée demande reconventionnelle,
en invoquant les torts de celui qui a pris l’initiative. Cette demande reconventionnelle
ne peut tendre qu’au divorce et non à la séparation de corps. Si le juge l’admet, il
rejette la demande principale et prononce le divorce aux torts de l’époux qui en a pris
l’initiative.

d) Du divorce par faute.


Art. 242. Le divorce peut être demandé par un époux pour des faits imputables à l’autre,
lorsque ces faits constituent une violation grave ou renouvelée des devoirs et
obligations du mariage et rendent intolérable le maintien de la vie commune.
Art. 243. Il peut être demandé par un époux lorsque l’autre a été condamné à l’une des peines
prévues par l’article 7 du Code pénal en matière criminelle.
Art. 244. La réconciliation des époux, intervenue depuis les faits allégués, empêche de les
invoquer comme cause de divorce.
Le juge déclare alors la demande irrecevable. Une nouvelle demande peut cependant
être formée en raison de faits survenus ou découverts depuis la réconciliation, les faits
anciens pouvant alors être rappelés à l’appui de la nouvelle demande.
Le maintien ou la reprise temporaire de la vie commune ne sont pas considérés comme
une réconciliation s’ils ne résultent que de la nécessité ou d’un effort de conciliation
ou des besoins de l’éducation des enfants.
Art. 245. Les fautes de l’époux qui a pris l’initiative du divorce, n’empêchent pas d’examiner
sa demande; elles peuvent, cependant, enlever aux faits qu’il reproche à son conjoint
le caractère de gravité qui en aurait fait une cause de divorce.
Ces fautes peuvent aussi être invoquées par l’autre époux à l’appui d’une demande
reconventionnelle en divorce. Si les deux demandes sont accueillies, le divorce est
prononcé aux torts partagés.
Même en l’absence de demande reconventionnelle, le divorce peut être prononcé aux
torts partagés des deux époux, si les débats font apparaître des torts à la charge de l’un
et de l’autre.

II. De la procédure du divorce


1. Dispositions générales.
Art. 247. Le tribunal de grande instance statuant en matière civile est seul compétent pour se
prononcer sur le divorce et ses conséquences.
Un juge de ce tribunal est délégué aux affaires matrimoniales. Il est plus spécialement
chargé de veiller à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs.
Le juge aux affaires matrimoniales a compétence exclusive pour prononcer le divorce
lorsqu’il est demandé par consentement mutuel.

50
Il est également seul compétent pour statuer, après le prononcé du divorce, quelle
qu’en soit la cause, sur la garde des enfants et la modification de la pension
alimentaire. Il statue alors sans formalité et peut être saisi par les parties intéressées
sur simple requête.
Art. 248. Les débats sur la cause, les conséquences du divorce et les mesures provisoires ne
sont pas publics.
Art. 248-1. En cas de divorce par faute et à la demande des conjoints, le tribunal peut se
limiter à constater dans les motifs de jugement qu’il existe des faits constituant une
cause de divorce, sans avoir à énoncer les torts et griefs des parties.
Art. 249. Si une demande en divorce doit être formée au nom d’un majeur en tutelle, elle est
présentée par le tuteur avec l’autorisation du conseil de famille, après avis du médecin
traitant.
Le majeur en curatelle exerce l’action lui-même avec l’assistance du curateur.
Art. 249-1. Si l’époux contre lequel la demande est formée est en tutelle, l’action est exercée
contre le tuteur; s’il est en curatelle, il se défend lui-même, avec l’assistance du
curateur.
Art. 249-2. Un tuteur ou un curateur spécial est nommé lorsque la tutelle ou la curatelle avait
été confiée au conjoint de l’incapable.
Art. 249-3. Si l’un des époux se trouve placé sous la sauvegarde de la justice, la demande en
divorce ne peut être examinée qu’après organisation de la tutelle ou de la curatelle.
Art. 249-4. Lorsque l’un des époux se trouve placés sous l’un des régimes de protection
prévus à l’article 490, aucune demande en divorce par consentement mutuel ne peut
être présentée.
Art. 250. En cas d’interdiction légale résultant d’une condamnation, l’action en divorce ne
peut être exercée par le tuteur qu’avec l’autorisation de l’époux interdit.
2. Des preuves.
Art. 259. Les faits invoqués en tant que causes de divorce ou comme défenses d’une
demande, peuvent être établis par tout mode de preuve, y compris l’aveu.
Art. 259-1. Un époux ne peut verser aux débats les lettres échangées entre son conjoint et un
tiers qu’il aurait obtenues par violence ou fraude.
Art. 259-2. Les constats dressés à la demande d’un époux, sont écartés des débats s’il y a eu
violation de domicile ou atteinte illicite à l’intimité de la vie privée.
Art. 259-3. Les époux doivent se communiquer et communiquer au juge ainsi qu’aux experts
désignés par lui, tous renseignements et documents utiles pour fixer les prestations et
pensions et liquider le régime matrimonial.

3. Des conséquences du divorce.


De la date à laquelle se produisent les effets du divorce.
Art. 260. La décision qui prononce le divorce dissout le mariage à la date à laquelle elle
reprend force de chose jugée.
Art. 261. Pour contracter un nouveau mariage, la femme doit observer le délai de trois cents
jours prévu par l’article 228.
Art. 261-1. Si les époux ont été autorisés à résider séparément au cours du procès, ce délai
commence à courir à partir du jour de la décision autorisant la résidence séparée ou
homologuant, en cas de demande conjointe, la convention temporaire passée à ce
sujet.
La femme peut se remarier sans délai, quand le divorce a été prononcé dans les cas
prévus aux articles 237 et 238.

51
Art. 261-2. Le délai prend fin si un accouchement a lieu après la décision autorisant ou
homologuant la résidence séparée ou, à défaut, après la date à laquelle le jugement de
divorce a pris force de chose jugée.
Si le mari meurt avant que le jugement de divorce n’ait pris force de chose jugée, le
délai court à compter de la décision autorisant ou homologuant la résidence séparée.
Art. 262. Le jugement de divorce est opposable aux tiers, en ce qui concerne les biens des
époux, à partir du jour où les formalités de mention en marge prescrites par les règles
de l’état civil ont été accomplies.
Art. 262-1. Le jugement de divorce prend effet dans les rapports entre les époux, en ce qui
concerne leurs biens, dès la date d’assignation. L’un des époux peut demander que
l’effet du jugement soit avancé à la date où, par la faute de l’autre, leur cohabitation et
leur collaboration ont cessé.
Art. 262-2. Toute obligation contractée par l’un des époux à la charge de la communauté,
toute aliénation de biens communs faite par l’un d’eux dans la limite de ses pouvoirs,
postérieurement à la requête initiale, sera déclarée nulle, s’il est prouvé qu’il y a eu
fraude aux droits de l’autre conjoint.

4. Des conséquences du divorce pour les époux


1. Dispositions générales.
Art. 263. Si les époux divorcés veulent contracter entre eux une autre union, une nouvelle
célébration du mariage est nécessaire.
Art. 264. A la suite du divorce, chacun des époux reprend l’usage de son nom. Toutefois,
dans les cas prévus aux articles 237 et 238, la femme a le droit de conserver l’usage du
nom du mari lorsque le divorce a été demandé par celui-ci.
Dans les autres cas, la femme pourra conserver l’usage du nom du mari soit avec
l’accord de celui-ci, soit avec l’autorisation du juge, si elle justifie qu’un intérêt
particulier s’y attache pour elle-même ou pour les enfants.

5. Des suites propres aux différents cas de divorce


Art. 265. Le divorce est réputé prononcé contre un époux s’il a eu lieu à ses torts exclusifs. Il
est aussi réputé prononcé contre l’époux qui a pris l’initiative du divorce lorsqu’il a été
obtenu en raison de la la rupture de la vie commune.
L’époux contre lequel le divorce est pronounce, perd les droits que la loi ou des
conventions passées avec des tiers attribuent au conjoint divorcé.
Ces droits ne sont pas perdus en cas de partage des torts ou de divorce par
consentement mutuel.
Art. 266. Quand le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l’un des époux, celui-ci peut
être condamné à des dommages-intérêts en réparation du préjudice matériel ou moral
que la dissolution du mariage fait subir à son conjoint.
Ce dernier ne peut demander des dommages-intérêts qu’à l’occasion de l’action en
divorce.
Art. 267. Quand le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l’un des époux, celui-ci perd de
plein droit toutes les donations et tous les avantages matrimoniaux que son conjoint lui
avait consentis, soit lors du mariage, soit après.
L’autre conjoint conserve les donations et avantages qui lui avaient été consentis,
encore qu’ils aient été stipulés réciproques et que la réciprocité n’ait pas lieu.
Art. 267-1. Quand le divorce est prononcé aux torts partagés, chacun des époux peut révoquer
tout ou partie des donations et avantages qu’il avait consentis à l’autre.

52
Art. 268. Quand le divorce est prononcé sur demande conjointe, les époux décident eux-
mêmes du sort des donations et avantages qu’ils s’étaient consentis; s’ils n’ont rien
décidé à cet égard, ils sont censés les avoir maintenus.
Art. 268-1. Quand le divorce est prononcé sur demande acceptée par l’autre conjoint, chacun
des époux peut révoquer tout ou partie des donations et avantages qu’il avait consentis
à l’autre.
Art. 269. Quand le divorce est prononcé en raison de la rupture de la vie commune, celui qui
a pris l’initiative du divorce perd de plein droit les donations et avantages que son
conjoint lui avait consentis. L’autre époux conserve les siens.

VOCABULAIRE

Rupture de la vie commune: annulation des effets (d’un engagement); (Syn: Dénonciation )
Faute: erreur commise contre le mariage (Syn.: Péché).
Soumettre un projet à l’approbation du juge: exiger approbation ou espérer de l’obtenir
Persister en une intention: ne pas en démordre, continuer à désirer / souhaiter quelque
chose; se proposer de… malgré tout obstacle.
Renouveler une demande: revenir à la charge, insister pour que.
Caduc, caduque: annulé, nul.
Acquérir la conviction que: être fermement convaincu que.
Donner librement son accord: sans nulle contrainte.
La convention préserve insuffisamment les intérêts des enfants: ne pourvoit guère aux
besoins des enfants, les laisse tomber, ou tout comme.
Faire état de: estimer, faire cas de; tenir compte de, s’appuyer sur, mettre en avant; rapporter.
Ceci rend intolérable le maintien de la vie commune: fait cesser cette communauté de vie.
Statuer sur la répartition des torts: établir les culpabilités en fonction des torts de chacun.
Moyen de preuve dans une action: voie et moyen d’apporter / produire une preuve dans un
procès, aider à ce que le témoignage soit en bonne et due forme.
Vivre séparés de fait: ne plus partager ni le même domicile, ni la même chambre, d’autant
moins le même lit…
Demande reconventionnelle: introduite par le défendeur, et tendant à atténuer la demande
principale.
Prononcer le divorce aux torts d’un époux: reconnaître comme coupable un seul époux.
Déclarer une demande irrecevable: qui n’est pas recevable, qui ne peut pas être admis (Syn.
Inacceptable, inaccordable; inadmissible).
Les faits allégués: invoquer; exciper de, objecter, prétexter.
Rappeler un fait ancien à l’appui d’une demande: avoir recours à; faire état de.
Divorce prononcé aux torts partagés: considérer les deux époux comme coupables pour la
dissolution du mariage.
Torts à la charge d’un époux: chefs d’accusation qui lui sont imputables.
Veiller à la sauvegarde des intérêts de quelqu’un: prendre soin de; protéger.
Statuer sur la garde des enfants: décider qui recevra les enfants, qui en prendra soin.
En cas de divorce pour faute: acte ou omission constituant un manquement à une obligation
légale ou conventionnelle dont la loi ordonne la réparation quand il a causé à autrui un
dommage matériel, pécuniaire ou moral.
Faits constituant une cause de divorce: si graves qu’il peuvent provoquer le divorce.
Motifs de jugement: susceptibles de déclencher un jugement en justice.
Majeur en curatelle: régime légal d’assistance des majeurs incapables.

53
Curateur: personne qui est désignée par le juge des tutelles pour assister une personne
majeure incapable (qui n’est pas le conjoint).
Placé sous la sauvegarde de la justice: être sous la protection de.
Présenter une demande en divorce: réclamer le divorce pour des raisons objectives (la
plupart du temps…).
Mode de preuve: modalité de prouver, de témoigner de.
Atteinte illicite à l’intimité de la vie privée: immixtion dans la vie privée de quelqu’un.
Détenir des valeurs pour le compte de quelqu’un: les garder pour / à l’intention de.
Dissoudre un mariage: annuler, faire cesser.
La décision prend force de chose jugée: pouvant agir en tout état de cause, car jugé selon la
loi.
Le délai court à compter de…: à partir de.
Prendre effet: entrer en vigueur; devenir applicable, exécutoire.
S’il est prouvé qu’il y a eu fraude: si l’on réussit à prouver la culpabilité des prévenus.
Perdre de plein droit tout avantage: perdre entièrement et pour toujours.

QUESTIONNAIRE

1. Dans quels cas peut être prononcé le divorce?


2. Sont-ils nombreux, les cas où l’on peut prononcer le divorce?
3. Qui peut demander le divorce?
4. Comment s’appelle cette procédure?
5. Doivent-ils faire connaître la cause du divorce, lorsque les époux le demandent ensemble?
6. Dans quel cas les époux ne doivent pas faire connaître la cause du divorce?
7. Qu’est-ce qu’ils doivent faire, quand même?
8. Quel projet doivent-ils soumettre à l’approbation du juge?
9. A qui doivent-ils soumettre un projet de convention?
10. Que règle ce projet?
11. Quel document règle les conséquences du divorce sur demande conjointe des époux?
12. Qui peut présenter cette demande?
13. Une seul avocat peut-il présenter cette demande? A quelle condition?
14. Dans quel délai peut être demandé le divorce par consentement mutuel?
15. Quel divorce peut-on demander au cours des six premiers mois de mariage?
16. Combien de mois forment la période au cours de laquelle on peut demander ce divorce?
17. Peut-on demander ce divorce au bout d’un an?
18. Sur quoi est donc basé ce type de divorce?
19. Comment le juge examine-t-il la demande?
20. Qui examine la demande avec chacun des époux?
21. Avec lequel des époux le juge examine-t-il la demande?
22. Est-ce qu’il se contente de discuter séparément avec chacun d’eux?
23. Quand le juge réunit-il les deux époux?
24. Qui appelle-t-il ensuite?
25. Les avocats sont-ils consultés?
26. Qui appelle les avocats?
27. Que fait le juge, si les époux persistent en leur intention de divorcer ?
28. Qu’est-ce que le juge indique aux époux, s’ils persistent en leur intention?
29. Dans quel délai la demande doit-elle être renouvelée?
30. Qu’est-ce qui se passera après un délai de trois mois?

54
31. A quoi est dédié ce délai?
32. Qu’est-ce qui arrive à défaut de renouvellement dans les six mois qui suivent?
33. Les époux sont-ils obligés de renouveler leur demande?
34. Qu’en est-il de la demande conjointe, s’il n’y a pas de renouvellement dans les six mois
qui suivent l’expiration du délai de réflexion?
35. Quand la demande conjointe devient-elle caduque?
36. Quand le juge prononce-t-il le divorce?
37. Dans quelle condition le divorce est-il prononcé par le juge?
38. Comment doit être la volonté de divorcer des époux?
39. Comment chacun d’eux doit-il donner son accord?
40. Leur accord sous contrainte est-il valable?
41. Qu’est-ce que le juge homologue, par la même décision?
42. Quand le juge homologue-t-il la convention réglant les conséquences du divorce?
43. Qu’est-ce que la convention qu’il homologue par la même decision, règle-t-elle?
44. Quand peut-il en refuser l’homologation?
45. Peut-il ne pas prononcer le divorce? Sous quelles conditions?
46. Est-ce que le juge accepte l’homologation si la convention préserve insuffisamment les
intérêts des enfants ou de l’un des époux?
47. De quoi le juge tient-il compte en premier lieu?
48. Quelle condition doit donc remplir la convention, pour être homologuée?
49. De quoi dépend le prononcé du divorce?
50. Qul est donc l’élément essentiel dont dépend le prononcé du divorce?
51. Le divorce peut-il être demandé par l’un des époux et accepté par l’autre?
52. Comment l’un des époux demande le divorce?
53. L’ensemble de faits dont il fait état, concerne un seul époux?
54. Qu’est-ce qui en résulte?
55. Peut-on continuer à vivre ensemble, selon cet ensemble de faits?
56. Qu’est-ce qui rend intolérable le maintien de la vie commune?
57. A quoi vise cet ensemble de faits?
58. Quelle est la conséquence du fait que l’autre époux ne reconnaît pas les faits?
59. A quelle condition le juge prononce-t-il le divorce?
60. Quand le juge prononce-t-il le divorce sans avoir à statuer sur la répartition des torts?
61. Le juge a-t-il encore besoin de statuer sur la répartition des torts, si l’autre époux reconnaît
les faits?
62. Devant qui l’autre époux doit-il reconnaître les faits?
63. Quels effets produit alors ce divorce?
64. A quel autre type de divorce peut-il être comparé, par ses effets?
65. Comment procède le juge, si l’autre époux ne reconnaît pas les faits?
66. Les déclarations faites par les deux époux peuvent-elles être utilisées comme moyen de
preuve dans d’autres actions en justice?
67. Peut-on recourir aux déclarations des époux pour d’autres actions en justice?
68. La rupture de la vie commune peut-elle entraîner le divorce?
69. Qui peut demander alors le divorce?
70. Cette rupture peut-elle être de brève durée ou doit-elle être de longue date?
71. Depuis combien d’années les époux doivent-ils être séparés de fait, pour que le divorce
soit prononcé?
72. Qu’est-ce qui peut arriver, quand les époux vivent séparés de fait depuis six ans?
73. Quelle doit être la durée effective de la séparation de fait, pour que le divorce soit admis et
prononcé?

55
74. L’état de maladie des facultés mentales du conjoint influe-t-il sur le ménage?
75. Ces altérations graves des facultés mentales doivent durer combien d’années pour rendre
inévitable le divorce?
76. Des troubles légers peuvent avoir le même effet?
77. Qu’en est-il du ménage, si l’état de normalité peut revenir?
78. Quelle décision prendra le juge, si les conséquences du divorce peuvent être trop graves
pour le conjoint?
79. Le juge devra y être contraint par la loi ou par une instance supérieure?
80. Dans quelle conditions le juge rejettera-t-il cette demande?
81. Quel article de loi lui permet de procéder de la sorte?
82. Le divorce est-il prononcé, si cela risque de faire empirer l’état du conjoint?
83. De quoi est-ce que cela témoigne?
84. Qui supportera les charges, dans le cas d’un divorce pour rupture de la vie commune?
85. Qu’est-ce que la demande d’un divorce pour rupture de la vie commune pour son auteur?
86. Comment seront réparties les charges, dans le cas d’un tel divorce?
87. Dans quel cas, l’auteur d’une demande de divorce supporte-t-il toutes les charges?
88. Qu’est-ce que l’auteur d’une demande de divorce pour rupture de la vie commune aura à
payer (quant aux charges)?
89. Qu’est-ce qu’il doit préciser dans sa demande?
90. Quels moyens devra-t-il préciser dans sa demande?
91. Aura-t-il des obligations à l’égard du conjoint et de ses enfants, l’auteur d’une telle
demande?
92. Comment fera-t-il connaître les moyens d’exécuter ces obligations?
93. L’autre époux peut-il s’y opposer?
94. Quels arguments peut-il apporter à l’appui de son refus?
95. Dans quels cas le juge rejette une telle demande?
96. Qu’est-ce que le juge fait entrer en ligne de compte?
97. L’âge du conjoint et la durée du mariage peuvent-ils compter pour ce rejet de demande?
98. Serait-ce la seule raison possible du refus du juge?
99. Quelle est l’importance des conséquences matérielles ou morales – pour les enfants -
d’une telle demande?
100.Comment doivent être ces conséquences?
101.Le juge rejettera-t-il la demande, si les conséquences ne sont pas trop graves pour le
conjoint ou pour les enfants?
102.Les seules conséquences matérielles peuvent déterminer le juge à rejeter la demande en
divorce?
103.Les conséquences morales du divorce peuvent-elles déterminer le juge au rejet de la
demande?
104.Peut-il la rejeter d’office?
105.Quel article de loi le lui permet?
106.Par qui peut être invoquée la rupture de la vie commune?
107.Comment s’appelle la demande initiale?
108.Qu’est-ce qu’on entend par “demande principale “?
109.Qui doit présenter la demande initiale?
110.Quelle demande peut présenter l’autre époux?
111.Comment s’appelle cette demande de l’autre époux?
112.Qu’est-ce qu’une demande reconventionnelle?
113.Qu’est-ce que cette demande invoque?
114.A quoi peut tendre cette seconde demande?

56
115.Est-ce qu’elle peut tendre à la séparation de corps?
116.Dans quel but est-elle donc présentée?
117.Qu’est-ce qui se passe si le juge admet cette demande reconventionnelle?
118.Dans quel cas, le juge peut-il rejeter la demande principale?
119.Pour quel motif prononcera-t-il le divorce dans ce cas?
120.Quand le juge peut-il prononcer le divorce aux torts de l’époux qui en a pris l’initiative?
121.L’époux qui a pris l’initiative, peut-il se voir déclarer coupable?
122.Le divorce peut-il être prononcé pour faute?
123.Dans quelle autre condition, le divorce peut-il être demandé?
124.Pour quels faits un des époux peut demander le divorce?
125.A qui sont imputables les faits invoqués par cet époux?
126.Qu’est-ce que ces faits doivent constituer?
127.Quel en est l’effet?
128.La vie commune est-elle encore possible, selon cette demande?
129.Quels devoirs et obligations doivent avoir été violés pour que la demande soit admise et
entraîne le divorce?
130.Le maintien de la vie commune est-il encore tolérable, dans ces circonstances?
131.Les fautes de l’autre sont-elles compatibles avec le mariage?
132.Si l’un des époux a été condamné à l’une des peines prévues par l’article 7 du Code
pénal, comment peut réagir l’autre époux?
133.Quelle peine et quelle condamnation justifie la demande en divorce?
134.Quel article de loi permet cette demande?
135.Quel Code et quelle matière précise considèrent cette possibilité?
136.Si les faits incriminés ont été suivis d’une réconciliation, peut-on encore les alléguer
comme cause de divorce?
137.Qu’est-ce qui annule donc la force ou la valeur des faits incriminés?
138.Comment sera déclarée alors la demande respective?
139.Une telle demande, basée sur des faits pareils, est-elle recevable?
140.Peut-on quand même former une nouvelle demande?
141.En raison de quoi peut-on y avoir recours?
142.Depuis quand doivent dater les faits invoqués dans la nouvelle demande?
143.Fait-on aucun cas des faits anciens, lors de la présentation de la nouvelle demande?
144.Par quels éléments peut être appuyée la nouvelle demande?
145.Dans quelles conditions les faits anciens, déjà invoqués, peuvent être encore valables?
146.Quels faits peuvent être rappelés à l’appui de la nouvelle demande?
147.Le maintien ou la reprise temporaire de la vie commune peuvent-ils être considérés
comme une réconciliation?
148.Pourquoi ne peut-on les accepter comme une réconciliation?
149.Qu’est-ce qui s’était donc trouvé à la base du maintien ou de la reprise temporaire de la
vie commune?
150.Qu’est-ce qui détermine d’habitude les époux à maintenir ou à reprendre temporairement
la vie commune?
151.De quoi l’égoïsme des parents tient-il compte, à la fin?
152.Est-ce que les époux ont à coeur, à l’ordinaire, de tout laisser tomber, y compris leurs
enfants?
153.Est-ce que l’éducation des enfants laisse indifférents, le plus souvent, les époux?
154.Qu’est-ce qui empêche donc les époux de demander obstinément le divorce?
155.La présence des enfants facilite-t-elle le divorce ou complique-t-elle tout?

57
156.Est-ce que les fautes de l’époux qui a pris l’initiative empêchent-elles le juge d’examiner
sa demande?
157.Quel est le tort de la demande de l’époux convaincu de faute?
158.Est-ce que sa demande est-elle encore examinée par le juge? Qu’est-ce que cela prouve?
159.Qu’est-ce que les fautes de cet époux peuvent déterminer?
160.Qu’est-ce qui enlève aux faits qu’elle reproche à son mari le caractère de gravité?
161.Est-ce que cela constitue encore une cause de divorce aux torts de son conjoint?
162.Comment l’autre époux peut-il invoquer ces faits?
163.Qui peut invoquer les faits respectifs?
164.Comment s’appellera donc la demande de l’autre époux?
165.Qu’est-ce qui arrive quand les deux demandes sont accueillies?
166.Est-ce que le juge peut accueillir les deux demandes?
167.Le juge est-il obligé par la loi de n’accepter qu’une seule demande?
168.Quelle demande le juge est-il obligé d’accueillir?
169.Comment sera prononcé le divorce, quand les deux demandes sont accueillies?
170.Aux torts de qui sera prononcé le divorce, au cas où les deux demandes sont accueillies?
171.Quel type de divorce prononcera le juge dans un cas pareil?
172.Peut-on prononcer ce type de divorce en l’absence de demande reconventionnelle?
173.A quelle condition?
174.Quelle condition doivent remplir les débats, pour que le divorce aux torts partagés soit
déclaré?
175.Que doit résulter des débats pour que l’on prononce un tel divorce?
176.Quel tribunal est compétent pour se prononcer sur le divorce?
177.Le tribunal de première instance en est-il compétent?
178.Sur quoi peut donc se prononcer le tribunal de grande instance statuant en matière civile?
179.Quel tribunal se prononce sur les conséquences du divorce?
180.Qui peut être délégué aux affaires matrimoniales?
181.Quel juge peut y être délégué?
182.A quelles affaires peut être délégué un juge du tribunal de grande instance?
183.A quoi est-il chargé de veiller plus spécialement?
184.Qui est chargé de veiller surtout à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs?
185.Quel intérêt attache-t-on aux enfants mineurs?
186.Quand ce juge a-t-il compétence exclusive pour prononcer le divorce?
187.A quelle condition peut-il prononcer le divorce?
188.Quel type de divorce est-il compétent à prononcer?
189.Est-il compétent pour pronocer un autre type de divorce que celui demandé par
consentement mutuel?
190.Quel juge est le seul compétent pour statuer sur la garde des enfants?
191.Quel juge pourra se prononcer sur la modification de la pension alimentaire?
192.Comment ce juge pourra-t-il statuer?
193.Aura-t-il des formalités supplémentaires à remplir?
194.Par qui pourra-t-il être saisi sur simple requête?
195.Comment pourra-t-il être saisi par les parties intéressées?
196.Les débats sur la cause, sont-ils publics?
197.Qu’en est-il des conséquences et des mesures provisoires concernant le divorce?
198.A quoi peut se limiter le tribunal, en cas de divorce pour faute?
199.A la demande de qui peut-il s’y limiter?
200.Qui peut demander au tribunal de s’y limiter?

58
UN PEU DE GRAMMAIRE

I. Ce qu’est un verbe
Le nom désigne des êtres et des choses. Le Verbe, lui, exprime de événements, c’est-
à-dire ce qui a lieu, ce qui se déroule dans le temps.
Ce qui a lieu peut être une action (Ex.: Le juge l’interrompit). Ce peut être aussi un
état (Ex.: Il existe d’innombrables malheureux). C’est pourquoi l’on classe en général
les verbes en deux familles: les verbes d’action et les verbes d’état. Mais cette
distinction n’est pas toujours aussi tranchée (Ex.: Le prince reprit goût à la vie).

II. Les catégorie verbales.


1. Ce qui a lieu se situe dans le temps (Ex.: Il y a un enfant qui crie de soif. Le jeune homme
reprit goût à la vie. On n’en finira jamais).
La catégorie essentielle est la catégorie de temps, par laquelle le verbe situe ses
événements dans le passé, le présent ou l’avenir.
2. Ce qui a lieu peut commencer (aspect inchoatif), se poursuivre (aspect duratif ou
imparfait) ou être achevé (aspect accompli). C’est la catégorie de l’aspect. (Ex.: Un jeune
homme vivait dans le plus beau château – aspect duratif; Le roi laissa mourir son fils –
aspect accompli; Le prince commença à reprendre goût à la vie - aspect inchoatif).
3. Ce qui a lieu peut être un fait certain (Ex.: Le roi fit venir ses médecins) ou incertain,
c’est-à-dire un fait que l’on suppose, que l’on espère (Ex.: …pour qu’ils les guérissent),
que l’on commande (Ex.: Venez tous au palais – on ne sait pas s’ils viendront).
La seconde catégorie du verbe est la modalité. Elle indique si le fait est certain ou
incertain.

4. Ce qui a lieu peut être considéré au point de vue de son déroulement: c’est la catégorie de
la voix.
On peut considérer une action à partir de l’agent qui la déclenche (Ex.: Les aliments les
plus fins lui donnaient la nausée). C’est la voix active.
On peut aussi la considérer à partir de l’objet qui la subit (Ex.: Des mages furent mandés).
C’est la voix passive.
La troisième catégorie du verbe est celle de la voix.
En résumé, l’on distingue trois catégories verbales: le temps, la modalité (le mode) et la
voix.

III. Qu’est-ce que conjuguer un verbe?


Conjuguer un verbe, c’est lui donner une forme spéciale indiquant à la fois que le fait
qu’il exprime est considéré à tel temps, à tel mode, à telle voix et (en accord avec son
sujet) à telle personne grammaticale.
D’après la façon dont ils se conjuguent, les verbes sont classés en groupes. En
français, on distingue trois groupes.

Résumé: le divorce est la rupture du lien conjugal, prononcée par un jugement, soit sur la
requête conjointe des époux (divorce par consentement mutuel), soit en raison de
l’absence de communauté de vie (divorce remède ou divorce-faillite), soit en raison de
la faute commise par l’un des conjoints (divorce-sanction).

59
Conclusion. Le divorce signifie la dissolution du mariage civil, du vivant des époux.
Domaine lexical: demander, obtenir le divorce; être en instance de divorce; divorce sur
demande conjointe, à l’amiable. Jugement de divorce. Divorce pronocé aux torts
exclusifs d’un époux, aux torts partagés. Délai pour se remarier après un divorce.

Tests d’auto évaluation et contrôle

1. Dans les phrases suivantes, relevez les verbes d’état et les verbes d’action: indiquez pour
ces derniers la voix: active ou passive.
“Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes”. “A
chaque instant, les sentiers sont traversés par un écureuil qui se fraie une route
parmi les feuilles sèches”. “Mon vieux, je suis heureux ! Tout est admirable ! Et
nous glissons à travers tout sur de souples et silencieuses machines”. “Lentement
et comme à regret, l’homme referma sa porte, puis demeura immobile”. “La nuit
était avancée quand la fête a cessé”.

2. Dans le texte ci-après, relevez les verbes en indiquant entre parenthèses, après chacun
d’eux, s’il exprime un fait certain ou un fait incertain (supposé, imaginé, probable,
désiré, etc…).
De son côté, Ghislaine pensait aux deux yeux qui l’avaient regardée comme deux
éclats de verre, et qui l’avaient piquée si profondément. Ils reviendraient le samedi
soir prochain, ces deux yeux. Il y aurait de la grosse barbe noire pour les
encadrer, et ils la fouilleraient encore jusqu’au fond de son coeur. L’hiver pouvait
durer, elle avait maintenant sa charge de chaleur pour lui résister.

3. Dans le texte suivant, relevez les verbes à la forme pronominale. Vous distinguerez ceux
qui peuvent s’employer sans pronom, et ceux qui sont toujours utilisés comme
pronominaux. Employez les premiers dans une courte phrase où ils ne seront pas
pronominaux.
“La lune s’abaisse lentement et sa lumière bleue se ternit. Lentement, elle se met à
grandir, puis elle devient rouge, se déforme, s’enfonce, étrange, effrayante. Maintenant, des
choses lointaines se dessinent devant, en grandes ombres noires. On sent comme une voile de
ténèbres s’apesantir sur les sens; la notion du réel se perd. Tout vient de s’évanouir et on
retrouve la nuit, la vraie nuit toujours pure et tranquille”.

4. Dans les phrases suivantes, remplacez la proposition subordonnée par un nom d’action
suivi d’un complément (Ex.: J’espère que je réussirai à mon examen = J’espère ma
réussite à l’examen).
J’espère que je réussirai à mon examen. On apprend que les deux rivaux se sont
conciliés. Le commerçant annonce qu’il reprendra les objets défectueux. J’attends
que des pommes soient cueillies. Je demande que mon effort soit récompensé.
L’employé annonce que le métro est retardé. Le contremaître exige que les
machines soient bien entretenues. Le pauvre appréhende que l’hiver ne soit
rigoureux.

60
61