Vous êtes sur la page 1sur 55

Cours d’Aménagement Hydrolique

CHAPITRE I : GENERALITE
DESCRIPTION

Un barrage en terre est un ouvrage réalisé pour stocker un important volume d’eau
en vue de son utilisation à des fins divers :

 l’alimentation des humains.


 L’alimentation en eau des animaux
 Pour des besoins agricoles
 Et également pour des besoins Industriels.

Il consiste à bloquer totalement ou en partie des eaux de ruissellement d’un


bassin versant derrière un mur en terre qui délimite de la sorte une cuvette
dont le volume dépend de la topographie du terrain en amont.

Un barrage en terre bloque dans une cuvette, une partie en terre les eaux de
ruissellement derrière un mur de terre la cuvette a pour rôle de stocker le
volume dont on n’a besoin. L’évacuateur à pour rôle de l’évacuateur les surplus
des eaux de la cuvette pour éviter la submersion de la digue. L’évacuateur ou
déversoir est soit central et /ou latéral. La cote de l’évacuateur est inferieure à
la cote de digue et fixe la cote maximum de la réserve en eau. La digue, réalisée
en terre compactée à une section droite trapézoïdale. Elle peut être homogène
ou à zones. Si la digue est homogène, un « filtre de pied » qui est un tapis de
sable est disposé au pied aval pour drainer les eaux.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 1


Cours d’Aménagement Hydrolique

Si la digue est à zones, une tranche de sol plus imperméable appelée noyau est
noyée dans la digue constitué d’un matériau perméable. Le noyau peut être
vertical ou incliné vers l’amont.

Une tranché d’ancrage est en général réalise pour assurer une bonne
étanchéité au niveau de l’assise.

Les protections de talus sont aménagées pour luter contre les érosions diverses
en particulier sur le talus amont de la digue. De telles protections en perré sont
butées en pied par un petit massif de moellons ou de blocs.

CHAPITRE II : LA RETENUE
Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 2
Cours d’Aménagement Hydrolique

OBJECTIF

On construit un barrage en vue de constituer une réserve qui puisse satisfaire


des besoins. Les problèmes suivants sont donc à considérer :

 L’évacuation des besoins.


 L’évaluation des différentes pertes d’eaux :
 Infiltration
 Evaporation
 Pertes dépôts solides progressifs dans la cuvette.

En tenant compte de ces évaluation et aussi bien sur de considérations


géotechniques, géologiques , hydrauliques et économiques, on doit alors
chercher un site le plus proche possible des besoins à satisfaire et permettant
de constituer la réserve satisfaisante.

II-1-EVALUATION DES BESOINS

 Alimentation en eau des humains.

Centres urbains= 150l /j/hbt

Centre secondaires=70l /j/hbt

Centre Rural=40l /j/hbt

 Alimentation en eau des animaux

Ovins-Caprins=20l /j/tête

Bovin=30 à 50l /j/tête

 Besoins agricoles (Voir partie immigration)


 Besoins industriels ou artisanaux sont envisagés selon chaque cas
particulier.

II-2- PERTES PAR INFILTRATION DANS LA RETENUE

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 3


Cours d’Aménagement Hydrolique

Le sol constituant la retenue, n’a pas toujours les qualités d’imperméabilité


requises pour conserver les eaux.

Au stade d’un avant projet, on peut les estimer à une tranche d’eau de l’ordre
de 10% de la hauteur de la réserve. On s’efforcera de choisir le site de la
retenue et les matériaux de la digne de manière à assurer une bonne
étanchéité naturelle. Les fuites peuvent être importantes au premier
remplissage et elles auront tendance à diminuer du faites de gonflement des
particules argileuses.

 Moyens de lutte contre les infiltrations dans les cuvettes de petites


dimensions.
 La scarification du fond puis compactage.
 L’épandage et le compactage d’une couche d’argile sur épaisseur
d’environ 50 cm.

II-3- PERTES PAR EVAPORATION


Les pertes par évaporation dans une réserve sont sensiblement
proportionnelles à la surface du plan d’eau. C’est pertes sont exprimées en
hauteur d’eau évaporée.

 Formule utilisé pour évaluer les pertes par évaporation:


a) Formule de Lugeon

E=0.398n (Fe-Fa)

E : Hauteur d’eau évaporée (en mm)


pendant le mois de n jours.

Fe : Tension saturante de vapeur (mm de Hg) correspondant à la température


maximale moyenne mensuelle t ; Fe est donne par des tables hygrométriques.

Fa : Tension moyenne mensuelle de vapeur d’eau ; Fa=Fe Hr

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 4


Cours d’Aménagement Hydrolique

Hr=degré hydrométrique moyen.

B : Pression barométrique moyenne mensuelle( en mm Hg)

t : moyenne mensuelle des température maximum journalière (°C).

b) Formule des services hydrologique


d’URSS

E=0. 13n (Fe-fa) (1+0.072 V2)

E : hauteur d’eau évaporée (en mm)


pendant le mois de n jours.

Fe : pression de vapeur saturante en milieu bars correspondant à la température


moyenne de l’eau en surface.

fa : La valeur moyenne de la tension effective en millibars de la vapeur d’eau


d’air à 2m au dessus de la surface de l’eau.

V2 : La vitesse (en m /s) du vent à 2 m au-dessus de la surface de l’eau.

II-4-PERTES PAR DEPOTS SOLIDES

L’eau de ruissellement entraine avec elle des matériaux solides qu’elle arrache
le long de son parcours ; ces matériaux se déposent dès que la vitesse de l’eau
devient inferieur à certains seuil ; ainsi une retenue qui amène l’eau à réduire
sa vitesse à valeur pratiquement nulle provoque le dépôt de la presque totalité
des matériaux.

Formule de GOTTSCHARLK

D=260 S-0. 1

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 5


Cours d’Aménagement Hydrolique

S : surface de bassin versant ( km2)

D= dégradation spécifique annuelle en m3 /km2/an

Formule de CIEH-EIER (GRESILLON)

D=700 (P/500)-2 ,2 S-0,1

S : surface de bassin versant en km2

P : pluviomètre moyenne annuelle en mm

D : en m3 /Km2/an.

II-5-CHOIX DE LA RETENUE

a) Aspect topographique : Volume de la


retenue.
 Les sites possibles sont repérés sur photo aérienne ou sur carte au
1/50.000è ou au 1/200.000 è/ Le bassin versant est délimité sur une
carte au 1/50.000 è.
 L’étude du site définitif exige un plan précis au 1/2000 e ou au 1/500 e
avec des courbes de niveau m/m ou mieux demi-mètre.

Ce plan exige un levé topographique de la zone en insistant particulièrement


sur le profil en travers au niveau de la digue projetée.

Ce plan permettra d’évaluer le volume maximum de la retenue ainsi que la


relation hauteur-volume de la retenue.

 Méthode Rapide : On assimile la réserve à un cône de hauteur H, le plan


d’eau ayant une surface S avec V= (1/3) SH
 Méthode plus rigoureuse : Elle consiste à mesurer les surfaces S1, S2, S3,
… S des plans d’eau correspondant aux courbes distantes d’une hauteur
Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 6
Cours d’Aménagement Hydrolique

h. En partant du fond on pourra ainsi calculer les volumes correspondant


à chaque tranche.

Vn –n+1= (Sn+Sn+1/2) h

COTE SURFACE HAUTEUR SURFACE VOLUME


MOYENNE
FOND - - - -
FOND+ S1 ½ S1 (S1/2) =V1

FOND+ +h S2 H (S1+S2/2) (S1+S2/2) h

FOND+ +h+h S3 H (S2+S3/2) (S2+S3/2) h

FOND+ S4 H (S3+S4/2) (S3+S4/2) h

+h+h+h
FOND+ + (n- Sn H (Sn-1+Sn/2) (Sn-1+Sn/2) h

1) h

b) Aspect hydraulique
Le bassin versant doit être capable de remplir la réserve sur un cycle annuelle.
Les accort proviennent des plus mais il faut tenir compte du déficit
d’écoulement qui est essentiellement due à l’évaporation.

 La pluviométrie moyenne annuelle

Elle est fournie par les retenue s météorologiques et figure sur une certaines
cartes (publications CIEHON ORSTON). La meilleure estimation sera faite en
utilisant les données du pluviomètre le plus proche possible du bassin versant
étudié.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 7


Cours d’Aménagement Hydrolique

 Le déficit d’écoulement

C’est la différence entre la hauteur d’eau précipitée(P) et celle qui a ruisselé (Q)
D=P-Q
On démontre que P-Q=E

Formule de CONTAGNE

D=P-dp2

D : déficit d’écoulement en m et P : pluviométrie annuelle en m.

L’anda=

t : température moyenne annuelle °C

Formule applicable si

Si P D= P ; si P ; D= 0.20+0.O35 T

Formule de TURC

D et P en mm D=(P/

L= 300+25+0.05T3 avec T en °C

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 8


Cours d’Aménagement Hydrolique

Coefficient d’écoulement = rapport du volume ruisselé au volume précipité =R=

Autre aspects : Le site définit d’un barrage sera donc choisi en tenant compte
de ses différents aspects hydrauliques mais également en vu des facteurs :

 Géologiques (nature des sols affleurant)


 Géologique (proximité des ballastières, nature du sol de fondation)
 économiques : distance par rapport à l’exploitation.
 Sociaux

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 9


Cours d’Aménagement Hydrolique

CHAPITRE III : ETUDE


HYDROLIQUE : LE REGIME DES
CRUES

III-1) CONTEXTE
Choisir la valeur du débit de la crue dont on veut protéger un ouvrage, c’est
choisir la probabilité de fréquence. Cette fréquence dépend de l’importance de
l’ouvrage envisagé et des risques que sa destruction fait courir.

La question est donc d’abord de connaitre la valeur du débit, de la crue dont on


a choisi la fréquence. Elle se pose différemment si on a des informations ou non
au débit des cours d’eaux que le barrage va retenir dans la négative il faudra
faire une estimation basée sur l’analyse des pluies.

III-2) LA CRUE DU PROJET


Sauf dans certains cas particuliers, une durée de vie égale à dix ans est
insuffisante ; faute de mesures suffisamment nombreuses, pour protéger un
ouvrage contre une crue d’une durée de retour supérieure à dix ans, on
convient généralement de majorer la crue décennale à l’aide d’un certain
coefficient sans que nécessairement, on ait une idée précise de la fréquence de
la crue ainsi calculée. L’association européenne d’étude d’équipements réseaux
propre multiplier par la valeur d’une crue ’’exceptionnelle’’ qu’on peut appeler
crue de projet le CIEH et RIER proposent la définition d’un coefficient
majoration à adopter à partir d’une estimation de la crue centenaire. Soient :

Q10 : Crue décennale

Tb : Temps de base du basin exprimé en heure

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 10


Cours d’Aménagement Hydrolique

P100 : Pluie centenaire de 24 h

P10 : Pluie décennale de 24 h

Kr : Coefficient de ruissellement de la crue décennale

La crue centenaire Q100 :

Q 100 : Q 10(1+(( P 100- P 10)/ P 10)


n: Coefficient de (( T b/24) n/Kr) MONTANA = 0.12
en Afrique occidentale et
Centrale

III-3) LE LAMINAGE DES CRUES


Dimensionner un ouvrage d’évacuation de telle manière qu’il puisse laisser
passer la pointe hydro-gramme de la crue à l’entrée du réservoir de stock
correspond à un surdimensionnement. Le réservoir joue un rôle de ‘‘ tampon’’
de sorte que le maximum du débit Qen à l’évacuateur est l’hydro-gramme.

On cherche ici à estimer de manière simple le rapport Q en/Qcn entre ces deux
débits pour pouvoir dimensionner l’ouvrage évacuateur.

 Méthode de coefficient « X0 » ou méthode EIER CIEH


Les travaux de GRESILLON, LAHAYE et METRO ont conduit à mettre en évidence
le rôle d’un paramètre dimensionnel, appelé X0, pour déterminer l’effet d’un
laminage sur les crues schématisés par des hydro-grammes triangulaires ou
trapézoïdaux.

Q Q

Hydrogramme

t t

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 11


Cours d’Aménagement Hydrolique

L’effet du laminage peut-être évalué sous la forme d’un coefficient

Qen : débit maximum évacué

Qcn : débit maximum de l’hydro-gramme de crue.

Si la hauteur évacuée est fixé, on calcule L1 sans tenir compte de l’effet de


laminage.

Q cµ = mL 1h

Avec L 1=

On calcul X 01 =

S : Surface du plan d’eau (m²)

tm : Temps de montée des eaux (s)

Qcµ : Débit de pointe de la pluie en (m³/s)

g=10m/s²

m : coefficient de forme du déversoir puis on calcul log10 X1

On obtient sur l’abaque Qen/Qcn (Figure 9), c'est-à-dire Qen= 1 Qcn et on


calcul L2

L 2= 1 on calcul X02 = puis log10X02 ; on obtient 2 et

L 3= et ainsi par itération successive jusqu'à obtenir une valeur

convergente L.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 12


Cours d’Aménagement Hydrolique

L’abaque de la figure 10 donne les limites de validité de la méthode X 0. La


méthode X0 est valable si le rapport Qem/Qcm est supérieur ou égale à Qcmax
(Qem/Qcm Qcmax)

Exercice :

On donne Qcm= 77m³/s, tm= 8h30min, g= 10 m.s-²

On note que la crête du barrage est situé à la côte +4,25 m. Le déversoir doit
être situé à la côte +3 tel que la surface du plan d’eau au niveau de ce déversoir
est de 62 ha. m= 0,40, SBV= 38 km² Régime saltélier.

Problème : Quelle doit être la largeur du déversoir pour qu’il y ait une revanche
de 0,5.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 13


Cours d’Aménagement Hydrolique

CHAPITRE IV :
DIMENSIONNEMENT
HYDROLIQUE : Les ouvrages
évacuateurs

IV.I. LES DIFFERENTS TYPES D’EVACUATEURS


IV.I.1-LES CONDUITES ENTERREES.
Contexte d’utilisation

2
Corps de la digue

1
Vanne

Amont Aval

 Elles sont utilisées pour combattre l’envasement de la réserve.


 Si on n’a des faibles débits à évacuer.
 Lorsque on veut utiliser une galerie d’évacuation qui à servi de dérivation
provisoire pour la construction du barrage.

Q 1=ms 2gh)

Q 2=mlh 2gh)
h : Hauteur au dessus de l’orifice de section S.

l : Périmètre puits

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 14


Cours d’Aménagement Hydrolique

H : Charge au-dessus de l’orifice

1.2-Les déversoirs
C’est la solution la plus couramment utilisé employée. Il peut être central ou
latéral.

Loi de débit : D= mlH 2gH)

l : longueur déversante

H: hauteur de l’eau au-dessus du seuil

m : coefficient de débit avec m=0.43 mince parois

=0.39 crête épaisse

=0.49 profile CRAEGER

I-2-DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES ANNEXES

Si le déversoir retenue un déversement latéral des eaux il faudra résoudre le


problème du transfert jusqu’au fond du thalweg ; c’est fonction est assurée par
le chenal d’évacuation.

Si l’évacuation est effectuée par un déversoir central, l’eau acquiert une


énergie cinétique au passage du déversoir qu’elle dissipera partiellement en
érodant les sols si l’on ne prévoit pas un organe dissipateur au pied de ce
déversoir.

IV-2-1- LE CHENAL D’EVACUATION

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 15


Cours d’Aménagement Hydrolique

On envisage un déversement latéral sur un terrain meuble dans le cas ou


simultanément :

 Il est possible de limiter la nappe déversante (une hauteur d’eau) à une


hauteur très faible c’est à dire de l’ordre de 10 ou 20 cm. Il s’agit d’un
barrage de faible hauteur.
 On peut restituer les eaux à une distance importante du barrage (c’est à
dire supérieur ou égal à 500 m).
 Les sols ne soit pas trop fins.

 Si le terrain est constitué d’une roche affleurant (carapace latéritique),


c’est limitation n’existe pas. Dans les cas les plus courants on devra
prévoir un chenal de très faible pente pour conduire les eaux à un
coursier bétonné à forte pente permettant de rejoindre le thalweg. Dans
le chenal à faible pente l’écoulement y est de type fluvial et la courbe de
Remous est déterminée par les conditions avales Vn : profondeur
normale. Vn : profondeur critique.

Le calcul de yn est donné par la formule :

Yn= [Q /Ks I 1/2]3/5

Yc=

La courbe de Remous a pour point de départ le noyau aval (entrée du coursier)


ou yn=yc. Le chenal est assimilé à un canal de Bresse et d’équation :

dx=

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 16


Cours d’Aménagement Hydrolique

IV-2-2-LE COURSIER

Les coursiers est un canal à forte pente ; l’écoulement y est torrentiel : Yn Yc.

A l’entrée du coursier la profondeur d’eau est Yc à la sortie, elle est telle que Yn
Yc. La longueur du coursier

l=
Calcul de la ligne d’eau dans le coursier

∆X=∆Y

Q: débit évacué

∆Y: différence de niveau entre 2 profils consécutifs.

I : perte du coursier

∆X : distance entre 2 profils consécutifs.

Ks : coefficient de Manning-Strickler

Lm, Sm, Rm désignent respectivement ; largeur, section, rayon hydraulique

IV-2-3-LE BASSIN DE DISSIPATION EN AVAL DU COURSIER

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 17


Cours d’Aménagement Hydrolique

A l’entrée du bassin, E0=z1+Y1+ +j= E0 , E0= Z0+Y0+ j=0. 2(V1²-V0²) V1=

y1= y2 = Fr=

Pour que le ressort soit stable, il faut que le niveau d’eau soit légèrement
supérieur au niveau d’eau dans le bassin. V1 et Fr permettent de choisir le type
de bassin (Design of Small dams).

IV-2- 4-FOSSE DE DISSIPATION

H =charge d’eau au dessus du déversoir

Pelle du déversoir

=H0 Y2 yn

Il s’agit de déterminer l’enfoncement de la force ∆ho, tel que quelque soit le


débit qui passe sur le déversoir, le ressaut se localise dans la force évitant ainsi
l’érosion aval.

Cette condition est réalisée si Y2 ho+yn avec y2 : hauteur du ressaut.

Yn : profondeur normal à l’aval

l : longueur du bassin : l=6y2

Les paramètres permettant la détermination de ∆ho sont :

 h : lame d’eau déversant.


Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 18
Cours d’Aménagement Hydrolique

 ho : pette du déversoir.
 yn : profondeur normale à l’aval de la fosse.
 Détermination de Yn.

On détermine Yn pour le débit maximal pour lequel le déversoir est


dimensionné.

On trace le profit en travers du marigot à l’aval de la force qui permet de tracer


la courbe débit-hauteur à l’aval à l’aide de la formule de Manning.

Q=Ks I½

La hauteur correspondent à Qmax est la profondeur normale yn cherchée.

Ks : estimé par observation sur le terrain.

I : pente moyenne du marigot à l’endroit qui nous intéresse (sur le plan topo à
l’échelle 1/2000e).
On obtient le tableau des valeurs suivant:

H(m)
P(m)
S (m2)
Q (m3/s)
Q

h3 Qmax

h2

h1

h=yn hi

 Détermination de h0 ou h0

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 19


Cours d’Aménagement Hydrolique

On utilise l’abaque qui donne h0 connaissant h0 , h et Yn.

Connaissant le rapport :

Yn/h0 d’où h0

h/ h0

Exemple :

Yn = 1, 18 m; h= 0, 82 m; h0 = 2,94 m On a: h0 = 0,35 m

CHAPITRE V : LA DIGUE

V-1-DIMEMSIONNEMENT DE LA DIGUE

a) La hauteur de la digue
Hauteur de la digue=Hauteur de retenue charge maximale sur déversoir + revanche.

b) La largeur en crête(b)
b m

Formule de KNAPPEN : b=1.65 H et de PREECE : b=1.1 H+1

H(m) : hauteur du barrage

b(m) : largeur en crête.

On prend parfois b= si H 9m

c) Pentes des talus


Elles sont fournies par l’étude géotechnique.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 20


Cours d’Aménagement Hydrolique

Si H= granulotrenie étendue ( : coefficient d’uniformité de hazen).

d) Volume de la digue
d S1

S0 V= (( S 0+S 1)/2) d

V-2- CHOIX DES MATÉRIAUX


Le choix des matériaux est déterminé à partir des sondages géotechniques.
Identification des terres, notamment les caractéristiques intrinsèques :
cohésion (C) et angle de frottement ( ).

V-3- LE COMPTAGE
Essai Proctor : normal ou modifié

d=( )

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 21


Cours d’Aménagement Hydrolique

V-4-LES INFILTRATIONS A TRAVERS LA DIGUE

Les débits fuites sont proportionnels aux coefficients de perméabilité.

L’eau d’une réserve s’infiltre dans la digue et s’y écoule en délimitant 2 zones.

Zone non saturée

H Kr

Zone saturée 0,7 0,3 e

m L ld

H= charge d’eau à la côte du déversoir e= épaisseur du drain Le débit de fuite

a= Longueur

L= Largeur en base maximale.

m= 2 H

ld =

d= L- ld-0,7 m

Kd= perméabilité des filtres

Kr= perméabilité de la digue

= angle de talus aval

 Le débit de la fuite par mètre linéaire de digue ( m3/s/ml)

Q= Kr Y 1 Sin 2

Avec y1 = – (d2-H2cotg2 ) et 30°

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 22


Cours d’Aménagement Hydrolique

a= ; e= 2 si 30°

q= K( – d)

V-5- LE RENARD

Les infiltrations sont responsables d’un phénomène d’entrainement des


particules du sol qui peut provoquer la formation d’un « «renard » sorte de
tunnel souterrain pas ou les eaux s’écoulent de manière privilégiée et avec le
sol, le renard entraine la destruction des ouvrages.

V-6-LA STABILITE DE LA DIGUE

L’étude de la stabilité d’un barrage en terre est celle de la stabilité de son talus
amont et de son talus aval sur fondation.

Une rupture de stabilité de pente est appelée « glissant de terrain »

6.1-Méthode de calcul de la stabilité


a) La géométrie des surfaces de
glissement
- Il n’existe pas de méthode globale permettant de calculer la stabilité d’un barrage
sans faire d’hypothèse.
- Pour arriver à un résultat, on n’est obligé de se donner la forme de la surface de
rupture au contact de laquelle il peut y avoir glissement.

On prend en général, une surface cylindrique circulaire à l’axe horizontal, qui apparait
comme un cercle de la digue.

L’étude de la stabilité des talus homogènes sera donc faite en étudiant la stabilité des
différents « cercles de glissement ».

- Le cercle critique est celui qui présente la sécurité la plus faible vis-à-vis du
glissement.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 23


Cours d’Aménagement Hydrolique

Théoriquement, il y a une infinité de cercles de glissement possible, pratique il est


possible de limiter le nombre des cercles à étudier en localisant à priori l’emplacement
de cercle critique.

A partie de cette hypothèse, on découpe le terrain en tranche verticale de faible


épaisseur juxtaposées et on étudie l’équilibre de l’ensemble, à la limite du glissement le
long du cercle.

b) L’étude de l’équilibre des talus des


barrages par la méthode de FELLENIUS
(Méthodes des tranches)
dl= portion de cercle de glissement interceptée par la tranche d’ordre n.

l= longueur de l’axe de cercle situé dans la partie saturée, c'est-à-dire sans la ligne
phréatique.

Nn= La composante normale et Tn : la composante tangentielle du Poids Pn de la


tranche ramenée au niveau du cercle de glissement.

Xn et Zn : Les composantes de l’action de la tranche d’ordre n-1 sur la tranche d’ordre n.

Vn+1 et Zn+1 : Les composantes de l’action de la tranche d’ordre n+1 sur la tranche d’ordre
n.

: Angle entre dl et l’horizontal.

LES HYPOTHESES DE FELLENIUS

1 Il y a pas d’interaction entre tranches Xn+1-Xn =0

Zn+1-Zn = 0

2 Tn à tendance à entrainer le glissement, Tn est motrice.

3 Nn est stabilisatrice car elle motrice le frottement interne. Elle crée une force:
Nn.tg. opposée à Tn.

Dans un milieu saturé seul les force inter granulaire dont susceptible de mobiliser un
frottement. Nn est donc la composante normale du poids immergé, c'est-à-dire le poids
calculé à partir de la densité saturé diminué de 1. Appelé la N’.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 24


Cours d’Aménagement Hydrolique

Alors :

- Le moment des forces résistances est la somme de celui des forces de


frottements et de celle de cohésion.

(N’.tg. ).R+ (cdl).R= N’.tg.


+cl).R
- Le moment des forces motrices :

TR=R
T
On définie ainsi le coefficient de sécurité « f » est le rapport du moment résultant au
moment motrice.

f=

Une variante plus élaboré de la méthode de FELLENIUS consiste


à tenir compte de la pression interstitielle.

On prend alors pour N’ la composante normale du poids total calculé à partir de la


densité saturée.

Soit p= pression interstitielle.

f=

Recommandations :

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 25


Cours d’Aménagement Hydrolique

Talus amont en vidange rapide f doit être 1,5

Talus aval en régime permanent f doit être 1,6

c) Etude de l’équilibre d’un talus de


barrage par la méthode de BISHOP
Zn+1 –Zn =0 ; Xn+1 Xn . On tient compte de la pression interstitielle.

f=
Mn : est différent par chaque trancheet est
fonction de f.

mx = cos (1+ )
On évolue par la méthode de FELLENIUS une
è
première valeur de f qui est introduire dans le calcul, ce qui donne une 2 évolution plus
fine.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 26


Cours d’Aménagement Hydrolique

CHAPITRE I :
GENERALITE

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 27


Cours d’Aménagement Hydrolique

-Irrigation : est probablement la plus vielle des techniques humaines ; elle


traduit la suprématie de l’homme sur la nature.

-L’irrigation constitue à la sécurité alimentaire donc à une vie meilleur.

-L’irrigation modifié le milieu humain ; écologie et économique.

DEFINITION

Irrigation : Ensemble des techniques culturales destinées à fournir aux végétaux


par le truchement du sol toute l’eau mais seulement l’eau dont ils ont besoin.

Irriguer : Trouver l’eau en quantité suffisante, la transporter et la répartir sur les


champs.

 2 grandes types d’irrigations :

-Gravitaire

-Pluie

 Facteur à prendre en compte dans un projet d’irrigation.

-Techniques - Terre - Capitaux - Culture - Sociaux

- Economiques - Eau - Ecologie - Main d’œuvre - Ecologie

CHAPITRE II : MECANISMES DES


RAPPORTS EXISTANTS ENTRE LA
PLANTE, LE SOL, L’EAU ET
L’ATMOSPHERE

II.1- LA PLANTE ET SON MILIEU

Plante : Etre vivant. La respiration, la nutrition et l’élimination traduisent la


vie de la plante.

La respiration et la transpiration traduisent des échanges avec l’atmosphère.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 28


Cours d’Aménagement Hydrolique

La nutrition traduit le résultat des rapports avec le sol et l’eau.

II.2- L’EAU ET LA PLANTE

L’eau est l’élément essentiel au développement de la plante. Elle sert au


transport des matières nutritives en participant à la constitution des tissus et
en réglant thermiquement la plante.

II.3- LA TRANSPIRATION OU L’ELIMINATION

L’élimination se produit au niveau du système foliacé par émission de l’eau


vers l’atmosphère sous forme gazeuse.

Les quantités d’eau observée et d’eau évaporée ne sont jamais égales ; lorsque
la plante prélève plus d’eau qu’elle n’en transpire, elle en fixe la différence dans
ses tissus ce qui permet son développement normal.

Par contre lorsque la quantité d’eau absorbé est inferieur à celle évaporée, il
s’établit alors un déficit plus ou moins important qui peut être momentané
donc sans inconvénients majeurs ou s’il dure peut provoquer des lésions et
même peut provoquer la destruction du végétal.

a- Evapotranspiration(E.T) :

L’évapotranspiration c’est la quantité d’eau à la fois transpirée par la plante et


évaporée par le sol.

b- Evapotranspiration potentielle(E.T.P) = valeur maximale de l’E.T


c- Evapotranspiration maximal(E.T.M)= valeur maximale de
Evapotranspiration pour un végétal à un stade de développement donné
dans un climat donné.

On lit : E.T.M= Kc E.T.P avec Kc : coefficient culturel.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 29


Cours d’Aménagement Hydrolique

CHAPITRE III : L’EAU ET LE SOL

III-1-LE SOL
Le sol : est le résultat de l’altération des roches mères sous l’action dans le
temps d’agents :

- Chimiques=altération-décomposition
- Physique=pluies-vents-glace
- Biologiques=micro organiques végétaux et animaux
- Humaines=nivellement-défrichement.

Un sol agricole comprend :

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 30


Cours d’Aménagement Hydrolique

- Des éléments minéraux


- Des éléments organiques
- De l’eau
- Et de l’air

III.2-HUMIDITE DU SOL

1) Humidité à la saturation
C’est l’humidité du sol lorsque l’eau occupe toute la porosité (espace vide) le sol
ne contient plus d’air.

2) Humidité à la capacité de rétention


C’est l’humidité d’un sol ressuyé, c’est à dire après disparition de l’eau de
gravité.

3) Humidité équivalente
Elle est mesurée au laboratoire ; on extrait l’eau d’un échantillon de sol à
saturation au moyen d’une centrifugeuse produisant une accélération de 1000
fois l’accélération de la pesanteur 30 mm.

He=10+0.55A avec A : Teneur en argile (%) et He : Humidité équivalente (%).

He=0.51

4) Humidité critique
C’est l’humidité du sol en dessous de laquelle la plante commence à souffrir
d’un déficit hydrique.

5) Humidité au point de flétrissement


C’est l’humidité au dessous de laquelle la plante subit des dommages
irréversibles à cause de la sècheresse.

Hf=

6) Humidité au point de flétrissement


La quantité d’eau maximale disponible dans le sol pou la plante dépend :
Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 31
Cours d’Aménagement Hydrolique

- Des caractéristiques hydrodynamiques du sol (Hcr et Hf).


- De la profondeur z exploré par les racines de la plante

 Réserve utile ou utilisable : RU

C’est la valeur maximale de la quantité d’eau du sol utilisable par la plante.


RU=Da (Hcr-Hf) z.

RU=réserve utile en mm

Da=densité apparente de la teneur sèche

Hcr=Humidité à la capacité de rétention,%

Hf=Humidité au point de fléchissement,%

Z= épaisseur de la tranche de sol correspondant à la profondeur


d’enracinement, en dm

 Réserve facilement utilisable (RFU)

C’est la fraction de la RU disponible pour que la plante transpire à l’E.T.M

R.F.U= RU avec 0.5 1.

CHAP IV : CALCUL DES BESOINS


EN EAU DES PLANTES

IV.1 CALCUL DE L’TURC


IV.1.1-Formule de TURC

E.T.P=c %

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 32


Cours d’Aménagement Hydrolique

=c si

E.T.P en mm / décade ou mm / mois selon C.

T : Température moyenne de l’air en °C

RG = RGA (0.29cos +0.52 .

RGA: rayonnement solaire qui atteindrait le sol en l’absence de l’atmosphère.

Cal/Cm2/Jour fournir par des tables= f (année ; latitude)

= latitude de l’eau

h= durée d’insolation réelle, l’heure.

H= durée d’insolation max Théorique, en heure fournie par table = f (année ;


latitude)

C=0.13 si mesure à la décade

=0.14 si mesure au mois

Hr= hauteur

IV.1.2-Formule de Permann modifiée

E.T.P=c WRn+ (1-W) f(u) (ea-eb)]

E.T.P : (mm / j)

W : facteur de pondération lié à la température.

Rn : rayonnement met en évaporation équivalentes, (mm/j)

f(u)= facteur lie au vent = 0.27 (1+

C= facteur de correction pour compenser les conditions météorologiques


diurnes (jour) et nocturnes (nuit).

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 33


Cours d’Aménagement Hydrolique

IV.2-Coefficient cultural Kc

Le développement de la plante est divisible en 5 périodes.

1. plantation ou semis

2. installation racines

3. phase de croissance active

4. migration de réserves

5. maturation et dessiccation

IV-3- PLUIE EFFICACE

Si P 20 mm equivaut à P =Peff

P 20mm equivaut à Peff = P-[0,15(P-20)]

 Pour un sol amenagé Peff = 0,9 P

IV-4-Déficit agricole
DA= ETP-Peff-%RFU

IV-5-BESOINS GLOBAUX EN EAU DES PLANTES


Besoins nets = Kc.ETP-Peff

Besoins globaux = (Kc.ETP-Peff / Efficience) 0 efficience 1

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 34


Cours d’Aménagement Hydrolique

EFFICIENCE PAR TYPE D’IRRIGATION SOL MOYEN SOL


LOURD

CHAP V : ELEMENTS DE CALCUL D’UN


PROJET D’IRRIGATION

V-1- ELEMENT DE BASE

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 35


Cours d’Aménagement Hydrolique

Ce sont les éléments à posséder ; il s’agit de :

 Topographie = plan côté en courbes de niveau.


 Etude pédologique = Vocation des sols
 Données climatiques
 Contraintes agronomique et économiques
 Culture
 Calendrier cultural
 Enveloppe financière
 Ressources en eau= quantité ; débit militaire

V-2- PARAMETRE A ETABLIR

1- Besoins bruts globaux


Ce sont les quantités d’eau d’irrigation nécessaire au niveau du projet et qui
tiennent compte des cultures et des surfaces en fonction de la durée de
l’irrigation.

Qm(mensuel) =( E.T.P. Kc-Peff) / Efficience avec Qm en (m³/ha)

Qmg(globaux) = QmS (S=Surface de chaque culture) avec Qmg en m³

Qmj (journaliers)= Qmg / nj ( nj : nombre de jours du mois ) avec Qmj en m³

2- Durée journalière et mensuelle


C’est la durée admissible d’irrigation arrêté en accord avec les usagers.

Plus le système est automatisé, plus le nombre d’heures peut être élevé.

De même, plus le système est couteux, plus on à intérêt à la faire fonctionner


longtemps.

Durée généralement (admissible) admises.

 Système gravitaire (en général)= 8 à 12 h/j


 Système gravitaire (avec bassin)=14 à 20 h/j
 Aspersoir : jusqu’à 22h/j
 Localisé : jusqu'à 24h/j

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 36


Cours d’Aménagement Hydrolique

3- Débit fictive continu (DFC)


C’est le débit unitaire que devrait transiter les réseaux s’il fonctionnait 24h/24 tous les
jours du mois.

DFC= en (l/s/ha)

4- Débit maximum de point (DMP)


C’est le débit effectif qu’il est nécessaire d’introduire dans le réseau pour
pouvoir combler le déficit en eau. C’est le débit réel sur lequel le réseau est calibré. Il
tient donc compte de la durée possible de l’irrigation. A chaque pas de temps correspond un débit
maximum de point ; c’est le plus élevé qui sera pris en compte pour le dimensionnement du
réseau.

DMP= en l/s/ha

j=nombre du jour du mois.

h=nombre d’heures d’irrigation par jours.

= Périodicité de l’arrosage (d’irrigation).

5- La dose d’irrigation
C’est la quantité d’eau nécessaire mais suffisante pour compenser dans le sol le
prélèvement par évaporation et transpiration.

C’est la quantité d’eau qu’il faut apporter régulièrement pour maintenir le sol à
sa capacité de rétention.

On distingue : la dose d’humectation ou de 1er d’arrosage et la dose d’entretien.

 La dose d’humectation

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 37


Cours d’Aménagement Hydrolique

C’est la quantité d’eau qu’il faut apporter en début d campagne d’irrigation


pour amener le sol au niveau du point d’humidification égale à la quantité de
rétention en portant bien souvent du point de flétrissement. L’apport est alors
équivalent à la réserve utile.

 La dose d’entretien

Le sol ayant été amené en début de campagne à da capacité de rétention, il


suffit d’apporter à intervalles régulières une quantité d’eau équivalente à l’ETP
tout en restant en deçà de la réserve utile. En général on considère que la dose
d’entretien est équivalente au 2/3 de la dose d’humectation.

 La dose réelle

Pour des raisons de rationalité et de commodité, le nombre d’apports des doses


mensuelles est autant que possible un nombre entier diviseur du nombre de
jours effectifs d’irrigation ; de ce fait et puisque la dose ne peur être supérieur à
la RU ou à la RFU, la dose réelle sera donc toujours inférieur ou égale à la dose
calculée.

Dose réelle= avec N (entier)=

Exemple : Besoins
globaux mensuel = 2650 m3/ha

Dose d’entretient calculée= 276 m3/ha

N= = 9,6 10 apport

Dose réelle = = 265 276 m3/ha

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 38


Cours d’Aménagement Hydrolique

6-La fréquence d’irrigation


C’est le nombre de fois ou il faut irriguer par mois pour maintenir l’humidité du
sol dans les limites acceptables compte tenue de l’ETP.

N : deviseur entre du nombre de jour d’irrigation au pas des temps choisi.

D : dose réelle.

7-La rotation ou le tour d’eau


C’est le nombre de jours séparant deux irrigations sur la même parcelle.

R=

R=

8-Durée du poste d’irrigation


C’est le temps mis à chaque irrigation pour apporter la dose réelle à une même
parcelle avec une quantité d’eau fixé (main d’eau ou module).

T= (s)

9-La main d’eau ou module ou intensité (e/s ou l/m)

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 39


Cours d’Aménagement Hydrolique

La main d’eau ou module est le débit instantané apporté à ma parcelle. Cette


également la quantité d’eau fournie à l’irrigation lui permettant dans un temps
donné d’apporter la dose réelle d’irrigation.

Le module ou la main d’eau n’est pas calculée, son choix est le fruit
d’expérience que de considérations techniques.

En irrigation par aspersion, il faut que l’intensité de l’irrigation c'est-à-dire la


pluviométrie ne dépasse pas la vitesse d’infiltration du sol.

c
C’est la surface du champ capable de recevoir la dose d’irrigation dans le temps
prévus entre deux irrigations.

En irrigation par aspersion ; l’unité de base correspond à la surface qu’il faut


équiper en matériel pour pouvoir effectuer la rotation.

U= avec V: Volume total a apporter sur l’ensemble du champ.

nh : nombre d’heures d’irrigation par jours.

I : pluviométrie des arroseurs.

11-Quartier Hydraulique (W)


En irrigation gravitaire ; c'est-à-dire la surface de l’ensemble des parcelles qui
peuvent être irriguées à partir d’une même main d’eau par une pour une
rotation déterminée.

W= en (ha)

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 40


Cours d’Aménagement Hydrolique

CHAPITRE VI : MODES DE
DISTRIBUTION DE L’EAU
VI-1-Distribution Continue(en surface libre)
Dans le mode de distribution continue, le même débit est délivré d’une façon
continue dans le réseau d’irrigation pendant toute la saison d’irrigation.

Le débit ainsi délivré est faible et est déterminé sur la base de la surface à
irriguer.

VI-2- La distribution à la demande


Dans ce mode de distribution les irrigants peuvent prendre l’eau à tout
moment quand ils veulent cela revient à livre l’eau à l’irrigation quand il la
demande parce qu’il en à besoin à ce moment là.

En pratique, seulement un nombre relativement réduit d’irrigation pendant


l’eau en même temps de sorte que l’appel de débit ne soit pas excessif.

 Débit des conditions de distribution

METHODE GENERALE

On ne peut pas appliquer les mêmes normes de calcul qu’en AEP. En effet en
AEP, les débits distribués en chaque point sont faible par rapport aux débits
transportés, tandis qu’en irrigation le débit à livrer en chaque prise est loin
d’être négligeable par rapport au débit de la conduite.

On introduit alors dans le calcule des probabilités pour calculer les débits de
points qui risque d’être enregistré sur les divers branches du réseau.

 Base de Calcul

Il s’agit de déterminer le débit(Q) d’une canalisation déversant une surface (S)


comportant n prises et débitant chacune un débit (m) ou module de
distribution.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 41


Cours d’Aménagement Hydrolique

Si toutes les prises fonctionnaient simultanément on aurait un débit : Q=n.m

Mais dès que m est suffisamment grand, les lois de probabilités jouent (rentre
en jeu) et les demandes des usagers ne sont pas simultanés.

Soient :

T : durée de la période de pointe (mois ou décale)

T’ : durée probable de fonctionnement de la canalisation pendant la période de


pointe.

On définit le rapport r= comme étant le rendement probable d’utilisation de

la canalisation. En générale on a : 2/3 r ¾

Il est généralement égal : r=3/4 pour un fonctionnement de 18H sur 24H

r=2/3 pour un fonctionnement de 16H sur 24H

Le débit moyen de la canalisation est :

D= S

- Pour un fonctionnement limité au temps T’, on aurait u n débit moyen de

la canalisation : Q’=
- Le nombre moyen de prise n 0 en fonctionnement simultané à ouvrir

pendant T’ sera: n0=

- D’après la loi de probabilité définit par CLEMENT, le débit pour le


fonctionnement est :

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 42


Cours d’Aménagement Hydrolique

Q= Q’ [1+ ]

Q’ : débit moyen de la canalisation pendant T’

n0 : nombre moyen de prise en fonction simultanée à ouvrir durant T’

: Paramètre fonction de la qualité de fonctionnement désiré c'est-à-dire la


probabilité que l’on a à disposer du débit lorsqu’on ouvre une prise quelconque
ou la probabilité de fonctionnement simultanée de « «n0 » prise sur les « n »
prises du secteur desserve par la canalisation considérée.

TABLEAU DE VALEUR DE « »

QUANTITE DE FONCTIONNEMENT OU
PROBABILITE DE FONCTIONNEMENT
NORMALE DE LA CANALISATION

70 0,525

80 0,842

90 1,82

95 1,645

99 2,342

Exercice

Soit un périmètre d’irrigation de 41ha comportant (4) sections (secteur) de S1= 9


ha ; S2= 5 ha ; S3= 15 ha ; et S4= 12 ha.

On dispose d’une prise par hectare et le module d’arrosage est de 10l/s.

On fixe un rendement probable d’utilisation du réseau r=0,75 et le débit fictif


continu est de 1l/s/ ha.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 43


Cours d’Aménagement Hydrolique

Calculer les débits mis en jeu dans le cas d’une distribution à la demande
avec une quantité de fonctionnement prise égale à 95 .
2
Calculer le nombre total de prise pouvant fonctionner simultanément.

Schema: On a D= DFC S

S1=9ha C B

D E S2=5ha

S3=15ha G

F H S4=12ha

VI-3-Distribution par rotation au tour d’eau


C’est le système le plus répandu. On ne fait venir l’eau dans chaque propriété
qu’a des intervalles déterminés mais avec un débit égal ou module et ce
pendant une duré suffisante pour satisfaire aux besoins d’une station. On dirige
l’eau sur les propriétés les uns après les autres de façon à ce que l’ensemble du
quartier hydraulique soit irrigué pendant la rotation.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 44


Cours d’Aménagement Hydrolique

CHAPITRE VII : LES DIFFERENTES


METHODES D’IRRIGATION
7.1-LES RESEAUX
Un réseau classique d’irrigation comprend:

- Un ouvrage de tête, qui est destiné à assurer le débit prévu du réseau.


- Un canal ou une canalisation de tête morte reliant l’ouvrage de tête, au
périmètre ; c’est donc un ouvrage inutile mais indispensable et qui doit
être le plus court possible.
- Canaux ou canalisations primaire, secondaires, tertiaires, ces canaux ou
canalisations sont destinés à distribuer l’eau aux différents quartiers
hydrauliques et aux parcelles les composant.
- Rigoles de distribution : dernière maille du réseau destiné à repartir l’eau
sur la parcelle de base.
- Ouvrages de régulation, de distribution ou de protection : Vannes,
Chutes, Déversions, goutteurs, siphons, arroseurs, prises, sprickler.

7.2- LES IRRIGATION PAR GRAVITE (VOIR FICHE 2.1)


Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 45
1
Cours d’Aménagement Hydrolique

Arrosage par ruissellement infiltration (Irrigation par ruissèlement).

On fait couler sur le sol en pente, une mince larme d’eau pendant le temps
nécessaire pour qu’il humecte à la profondeur voulue. Cette technique
s’accommode mal au terrain très peut perméable ou au contraire de terrains
très perméable.

Voir fiche 2.2 : les cultures pratiquées ici sont les cultures de céréale et 2.3.

2 Irrigation par submersion

Dans la pratique de la submersion-infiltration, l’eau est apportée et rependue


aussi vite que possible sur l’ensemble de la parcelle à irriguer avant la phase
d’infiltration proprement dite. La parcelle à irriguer est bordée de diguettes.
L’arrosage par submersion, infiltration est employer sur des terrains très peu ou
moyennement perméable, il exige des débits assez importants.

L’informité de l’arrosage est directement liés à la qualité du nivellement ce qui


justifie généralement les travaux de terrassement importants et coûteux au
moment de l’installation du système d’irrigation.

Voire figue 2.8


3 Irrigation mixte (ruissellement par submersion)

Elle relève à la fois de l’irrigation par ruissellement et de l’irrigation par


submersion.

7.3-IRRIGATION PAR ASPERSION


L’irrigation par aspersion est système d’arrosage qui consiste à distribuer l’eau
sous forme de pluies artificielle sur le sol grâce à l’utilisation d’appareilles d’a
alimentées en eau sous pression avec :

- Contrôle de l’intensité de la pluie.


- Contrôle de la hauteur d’eau appliquée.
- Répartition de la plus uniforme possible de la pluviométrie.

Le système comprend :

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 46


Cours d’Aménagement Hydrolique

- Une mise en pression de l’eau par une pompe ou grâce à l’existence


d’une forte dénivelée.
- Un transport d’eau par un réseau de canalisation fixe, semi-fixe ou
mobile
- Une répartition de l’eau sous forme de pluie par distributeurs constituées
en général par orifices calibrées. Ces appareils sont fixes ou rotatifs ; ils
déversent l’eau généralement en cercle mais peuvent aussi bien le faire,
en carré ou en rectangle.

7.3.1-Uniformité de l’arrosage
L’uniformité de l’arrosage obtenue avec un type d’asperseur, une buse, une
pression et un schéma d’implantation donnés, s’apprécie au moyen de
coefficient d’uniformité.

 Coefficient d’uniformité de CHRISTIANSEN

CU=100(1-

Avec hi : pluviométrie relevé au pluviomètre i.

Hm : pluviométrie moyenne de la zone arrosée.

N : nombre de pluviométries.

L’estimation de CU suppose la mise en place d’un dispositif expérimental qui


consiste à disposer au sommet d’un quadrillage régulier des pluviomètres
recueillent l’eau fourni par les asperseurs dont on veut tester les performances.

 Coefficient d’uniformité du C.T.G.R.E.F Centre Technique du Génie


Rural et des Eaux et Foret)

CU=100

Avec hm: pluviométrie moyenne de la zone arrosée.

h0 : pluviométrie minimum relevée dans l’aire arrosée.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 47


Cours d’Aménagement Hydrolique

S : surface totale de l’aire arrosée.

s : surface (partie l’aire arrosée) ayant reçu au moins 80% et au plus 120%
de la pluviométrie moyenne.

REMARQUE : Un arrosage est satisfait au plus de l’uniformité

Si CU de CHRISTIANSEN 85

Si CU de CTGREF 50

7-3-2- La détermination du matériel minimum


 Nombre d’arroseurs

Namin=

Avec Namin : nombre minimum d’arroseur, A (m2) : superficie du poste.

l(m) : espacement entre rampes et e(m) : écartement entre arroseurs sur


la rampe.

 Tuyaux

On distingue :

- Les rampes mobiles


- Les portes rampes semi-fixes
- Les canalisations de tête morte (tuyaux d’approche) de surface ou
enterrées.

Longueur(L) minimum de la rampe mobile L= (Na-Nr) e

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 48


Cours d’Aménagement Hydrolique

Avec Na : le nombre d’arroseurs à installer ; Nr : nombre de rampes ; e :


écartement entre arroseurs.

Longueur de portes-rampes : fixées par la longueur ou la largeur de la plus


grande parcelle à arroser.

Tuyaux d’approche alimentent le porte-rampe.

7-3-3- Dimensionnement de canalisation


Quatre paramètres sont à considérer :

- Le débit Q à faire passer


- Le diamètre D ou la section S de la conduite.
- La vitesse moyenne de l’eau U.
- La perte de charge linéaire unitaire I

Perte de charge : approche pratique de calcul.

- Etape 1 : la vitesse de l’eau dans les conduites est maintenue entre 0,5 et
2m.s-1
- Etape 2 : l’estimation rapide de l’eau dans les conduites la formule de
BRESSE

D= 1,55

Il résulte de cette formule que la vitesse moyenne dans la conduite est 0,6m.s -1

Etape 3 : Ajouter aux pertes de charge linéaires, les pertes de charges


singulières (Js), occasionnées par les pièces spéciales (raccords, té ; coudes ;
vannes ; changement de direction…)

Js=K

Les pertes de charges sont calculées à partir de diverses formules

MANNING-STRICKLE; SCOBEY; COLFRANK-WHITE; ….

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 49


Cours d’Aménagement Hydrolique

Remarque: Il arrive fréquemment en irrigation que l’on majore simplement les


pertes de charges linéaires de 15 à 20 pour tenir compte de l’ensemble des
pertes de charges singulières.

-Dans les tuyaux mobiles à accouplement rapides, les pertes de charges


singulières représentes 25 des pertes de charges linéaires.

-La formule de SCOBEY souvent utilisé tient compte des pertes de charges
singulières. (Js).

7-3-3-1-Dimensionnement des rampes de distributions à plusieurs


asperseurs équidistants
Une rampe de distribution compte très souvent une série de dérivation vers les
asperseurs, ces dérivations sont également espacées les unes des autres et
fournissent chacune un débit q.

- Soit n, le nombre d’asperseurs portés par la rampe à l’origine le débit de

la conduite est Q=nq.


- A chaque dérivation, le débit véhicule par la rampe diminue d’une valeur
q.
- Sur le dernier intervalle précédent le dernier arroseur, le débit n’est plus
que de q.

a) Perte de charge

Comme le diamètre de la rampe reste constant généralement, la perte de


charge diminue régulièrement de l’amont vers l’aval avec le débit.

J= Q.DcQb (SCOBEY)
J : perte de charge linéaire unitaire (m/linéaire)

j= J.L=a.DCQb.L avec L : longueur de la conduite/

J : perte de charge totale. a,b,c = coefficient de SCOBEY.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 50


Cours d’Aménagement Hydrolique

 Méthode de la longueur fictive

La longueur fictive représente la longueur de la rampe qui, en véhiculant le


débit d’entrée jusqu'à son extrémité, occasionne une perte de charge
(identique) à celle générée par une rampe avec service en route uniforme.

Selon cette méthode, la perte de charge totale dans la rampe.

j=a.Dc((Qb /nb))e b

Avec D : diamètre en mm, Q : débit en tête de rampe en (e/h).

e : écartement entre arroseur(m), n : nombre d’arroseurs, a,b,c = coefficient de


SCOBEY

Si la conduite est aluminium

a=0,286 c= - 4,9 b= 1,9

j0-n=0,286 D-4,9(Q1,9/n1,9) e 1,9

1,9
Si b=1,9 = 2 i2 = 1/n2 2
=

2
=

j0-n=0,286 D-4,9Q1,9.e.c avec c=

 La méthode de la charge fictive

On considère une canalisation assurant un service en route uniforme.

La méthode consiste à déterminer la « loi de perte de charge entre l’origine et


l’extrémité de la conduite ».

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 51


Cours d’Aménagement Hydrolique

La perte de charge totale sur toute la conduite L est : j= Dc.Qb.L

La perte de charge totale à été corrigée par le facteur :

= avec j’=a.Qb.DC.L

Pour les conduite en aluminium b=1,9 2 = j= j’

b) Calcul de la charge des pressions hi à l’entrée

La charge de pression hi nécessaire à l’entrée de la rampe vaut :

Si le terrain est plat ou peu pentu :

hi= hs+ j+za+za

z : différence de niveau entre les extrémités de la rampe. (m)

Hi(m) : charge de pression à l’entrée.

Hs(m) ; la pression de service.

J(m) : la perte de charge totale dans la rampe.

Za= la hauteur de l’asperseur sur le sol

Si la perte est forte, la perte de charge et la charge à l’entrée doivent être


calculées tronçon.

c) La charge de pression he au dernier asperseur

La charge de pression du dernier asperseur de la rampe he vaut :

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 52


Cours d’Aménagement Hydrolique

he =hi-j Dz
d) La répartition des pressions dans le réseau :(règle
CHRISTIANSEN)
La répartition de l’eau sur le sol reste satisfaire lorsque les différences de
pressions entre les arroseurs pris deux à deux, n’est pas supérieur à 20 de la
pression normale.

Ex : si pression normale= 3 bars

Condition de CHRISTIANSEN la différence de pression d’alimentation


entre l’asperseur le plus favorable et l’asperseur le moins favorable ne doit pas
dépasser 0,6 bar (3 bars 0,20).

d-1-Application de la condition de CHRISTIANSEN au


calcul d’une rampe Horizontale.
Soit entre l’origine de la rampe et le 1er arroseur :

h5 : la pression normale de fonctionnement (pression de service).

h0 : la perte de charge entre l’origine de la rampe et le 1er arroseur.

j : la perte de charge entre le 1er et de dernier arroseur.

hi : la charge à l’origine de la rampe.

AN : hi=hs+h0+ j avec la condition de CHRISTIANSEN

On pose : j 0,2 hs

d-2-Application de la condition de CHRISTIANSEN au


calcul d’une rampe ascendante.
hs

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 53


Cours d’Aménagement Hydrolique

hi

si z est la dénivelée entre les arroseur externes.

Si hs est la pression minimum à respecter au dernier arroseur.

On doit avoir : hi-hn 0,2 hs

Or z+hn+j-hn 0,2 hs avec hi= z+hn+j 1bar=10m

z+j 0,2 hs

d-3-Application de la condition de CHRISTIANSEN a une


rampe descendante.

hi+ z=hn+j hn= hi+ z-j

Ayant fixée hi en tête de rampe ; il faut fixée j telle que : z-j 0,2 hs

hi

z hn

e-Identification de l’asperseur le plus favorable et de


l’asperseur le plus défavorable
Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 54
Cours d’Aménagement Hydrolique

Dans le cas d’une rampe en terrain plat ou montant dans le sens du débit,
l’asperseur le plus favorable est le 1 er et l’asperseur le moins favorable (plus
défavorable) est le dernier.

Si une rampe posée sur le terrain en pente descendante dans le sens du débit,
la pente joue en sens inverse des pertes de charges ; elle tend à remettre la
rampe en pression dans ce cas, l’asperseur le plus défavorable est un asperseur
quelconque de la rampe.

Déé diéé àà Monsiéur SILUE Pàgé 55

Vous aimerez peut-être aussi