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Maîtrise de risques liés à la production surface

GAZ NATUREL ET PÉTROLE BRUT

EFFLUENTS DE PUITS DE PRODUCTION


L1 -1
Ingénieurs en
Sécurité Industrielle

I - CARACTÉRISATION DES EFFLUENTS DE PUITS ................................................................ 1


1 - Schéma type d’une installation de test de puits ............................................................................1
2 - Proportions de gaz et d’huile.........................................................................................................2
3 - Teneur en eau ...............................................................................................................................2

II - CLASSIFICATION DES GISEMENTS ...................................................................................... 4


1 - Gisement de gaz ou d’huile...........................................................................................................4
2 - Influence du GOR sur la qualité (°API) de l’huile ..........................................................................4
3 - Exemples de compositions d’effluents de puits ............................................................................5

III - LES HYDRATES ....................................................................................................................... 6

1 - Formation des hydrates ................................................................................................................ 6


2 - Prévention des hydrates .............................................................................................................10

PLANCHES
Planche n°1 : Constituants des effluents de puits et des produits issus des installations de traitement
Planche n°2 : Composition de quelques effluents de puits de gisement d’huiles
Planche n°3 : Exemple de composition de condensats stabilisés
Planche n°4 : Composition de quelques effluents de puits de gaz naturels
Planche n°5 : Composition de quelques gaz associés
Planche n°6 : Composition de quelques gaz commercialisés

ANNEXE :
Teneur en eau et sédiments dans les pétroles bruts - Basic Sediment & Water (BSW)

Ce document comporte 18 pages


PS EPP - 03361_A_F - Rév. 1 14/04/2006

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I- CARACTÉRISATION DES EFFLUENTS DE PUITS


Les effluents de puits comportent de manière générale trois phases :

- une phase gaz


- une phase huile
- une phase eau (salée souvent)

Ces effluents peuvent également contenir des particules solides en suspension (souvent appelées
sédiments), tel que sable, produits de corrosion ainsi que des précipités lourds à base d’hydrocarbures
(paraffines et/ou asphaltènes)

1- SCHÉMA TYPE D’UNE INSTALLATION DE TEST DE PUITS


Les puits producteurs sont régulièrement testés afin de suivre l’évolution de leurs performances
dans le temps et de pouvoir envisager les opérations nécessaires (workover, activation par pompage
ou autre, maintien de pression par injection d’eau, injection de gaz, …) au maintien aussi longtemps
que possible d’une productivité élevée.

Le schéma ci-après représente un exemple d’installation de test de puits.

G
GAZ TOTAL
(Sm3/j ou SCFD)

Patm
PUITS
PRODUCTEUR
H
HUILE OU
CONDENSATS
(Sm3/j ou STBD)

W
D PCD 3154 A

EAU DE
PRODUCTION
(Sm3/j ou STBD)

Schéma type d’une installation de test de puits

Les unités de traitement d’huiles et de gaz sont généralement équipées d’au moins une installation de
test de puits, pour le test régulier des puits producteurs un par un. Les réseaux de collecte sont ainsi
conçu afin de pouvoir isoler la production de chaque puits et de l’acheminer sur les installation de test.

Remarque : il est aussi possible de tester les puits avant même la construction des unités de
traitements sur champs par des installations de test en « skid », à la sortie desquels les effluents sont
souvent tout simplement brûlés. Les résultats de ces tests sont utilisés pour le dimensionnements des
futures unités de traitement surface.

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2- PROPORTIONS DE GAZ ET D’HUILE


Deux paramètres sont souvent utilisés selon qu’il s’agisse d’un gisement d’huile ou de gaz naturel.

• GOR : Gas Oil Ratio

Ou ratio gaz huile, est le paramètre le plus souvent utilisé pour caractériser les fraction de gaz associé
pour un gisement d’huile :

G Débit volumique Standard de Gaz


GOR = : (Sm 3 / Sm3 ou SCF / STB)
H Débit Volumique Standard d’Huile

Remarque : 1 Sm3/ Sm 3 = 5,62 SCF/STB

• CGR : Condensate Gas Ratio

Pour les gisements de gaz naturels, il est d’usage de parler du CGR qui caractérise la fraction de
condensats :

H Débit volumique Standard de Condensats


CGR = : (Sm 3 / 10 6 Sm 3 ou STB / 106 SCF)
G Débit Volumique Standard de Gaz

3- TENEUR EN EAU
De manière générale, le débit d’eau de production croit continuellement tout au long de la vie d’un
champ. Au début, il est souvent très faible pour finir par constituer, dans pas mal de cas de champs
matures d’huile, la fraction de loin majoritaire de l’effluent de puits.

Plusieurs paramètres sont définis afin de caractériser les teneurs en eau des effluents de puits.

• WOR : Water Oil Ratio

C’est le ratio volumique de la production d’eau à celle d’huile aux conditions standard :

W Débit Volumique Standard d’Eau


WOR = : (St Vol. / St Vol.)
H Débit Volumique Standard d’Huile

• Water Cut

C’est le ratio volumique de la production d’eau à celle de la production totale de liquide (Eau + Huile)
aux conditions standard :

W Débit Volumique Sandard d’Eau


Water Cut = : (St Vol. / St Vol.)
H+W Débit Volumique Standard d’Huile + Eau

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• BSW : Basic Sediment & Water

C’est un paramètre très voisin du Water Cut, à l’exception que les sédiments sont rajoutés à l’eau :

W+S Débit Volumique Standard d’Eau + Sédiments


BSW = : (St Vol. / St Vol.)
H+W+S Débit Volumlique Standard d’Huile + Eau + Sédiments

C’est un paramètre très utilisé pour la caractérisation des teneurs en eau, étant donné qu’il est le
résultat d’un essai normalisé pratique et très simple à mettre en œuvre.

Remarque : le BSW est toujours supérieur au Water Cut

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II - CLASSIFICATION DES GISEMENTS

1- GISEMENT DE GAZ OU D’HUILE


Les gisements contenant des hydrocarbures sont très variables selon qu’il s’agisse :

- d’huile : extra lourde, lourde, légère voire volatile


- ou de gaz : à condensats ou sec

Ceci en effet dépend de la composition des effluents, et plus précisément de la teneur en composés
légers/volatiles (à l’origine du gaz associé) pour une huile, ou lourds/peu volatiles (à l’origine
des condensats) pour un gaz.

Le schéma ci-après représente une classification des gisements basée sur le GOR (ou CGR par
opposition), où il est a noter que les limites entre les différentes zones ne sont généralement pas
franches :

GOR : Gas Oil Ratio (SCF / STB)


(1 Sm3/Sm3 = 5,26 SCF / STB)
10 100 1000 10 000 100 000

HUILE HUILE HUILE GAZ À GAZ


LOURDE LÉGÈRE VOLATILE CONDENSATS SEC

BLACK LIGHT VOLATILE CONDENSATE DRY


OIL OIL OIL (WET) GAS GAS

D PCD 3155 A

100 000 10 000 1000 100 10


CGR : Condensate Gas Ratio (STB / 106 SCF)

Classification des gisements en fonction du GOR des effluents de puits

2- INFLUENCE DU GOR SUR LA QUALITÉ (°API) DE L’HUILE


Il est aussi à noter que le GOR, qui est une image de la composition des effluents, donne aussi une
idée sur l’un des grands critères de qualité de l’huile : le °API (American Petroleum Institute). Le °API
est en fait lié à la densité de l’huile :

141,5
°API = 60 – 131,5
Sp.gr60

60
Sp.gr 60 est la densité de l’huile à 60°F (15,6°C) par rapport à l’eau prise à 60°F.

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Le tableau ci-dessous illustre l’évolution du °API en fonction du type de gisement (différents GOR).

Effluent de puits Huile / Condensats produits

GOR CGR °API


(SCF/STB) (STB/MMSCF)

Gaz sec > 100 000 < 10 –


Gaz à condensats 5 000 – 100 000 10 – 200 50 – 70
Huile volatile 1 000 – 5 000 200 – 1 000 45 – 60
Huile légère 100 – 1 000 > 1 000 20 – 45
Huile lourde < 100 – < 20

L’huile produite à partir d’un gisement à fort GOR est légère (volatile), et part conséquent a une
faible densité donc un °API élevé.

3- EXEMPLES DE COMPOSITIONS D’EFFLUENTS DE PUITS

Huiles (% molaire) Gaz (% molaire)

Huile 1 Huile 2 Huile 3 A A Humide Sec


condensats 1 condensats 2

Azote N2
2,16 4,49 2,12 2,37 4,09 1,01 0,40
Gaz carbonique CO2
Hydrogène sulfuré H 2S – 3,45 – – – – –
Méthane C1 30,28 50,12 63,91 64,19 73,80 88,54 94,32
Ethane C2 6,28 7,78 8,29 11,18 9,43 5,32 3,90
Propane C3 10,21 5,18 4,37 6,20 4,43 2,30 1,17
Isobutane iC4 1,23 1,04 0,94 0,75 0,87 0,56 0,08
n-Butane nC4 5,75 2,65 2,21 2,31 1,63 0,59 0,13
Isopentane iC5 1,62 1,11 0,72 0,64 0,71 0,27 –
n-Pentane nC5 2,71 1,43 1,15 1,03 0,66 0,23 –
Hexanes C6 3,28 1,92 1,86 1,22 0,91 0,27 –
Heptanes et + C 7+ 36,58 20,83 14,43 10,11 3,47 0,91 –

100 100 100 100 100 100 100

GOR

CGR

°API Huile/Condensats

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III - LES HYDRATES

1- FORMATION DES HYDRATES


La production et le transport d’hydrocarbures conduit souvent à avoir la présence de gaz et d’eau dans
les canalisations. Le stockage ou le transfert de ces composés polyphasiques peuvent se faire à des
températures relativement basses (jusqu’à 2°C) et sous forte pression (jusqu’à 400 bar).

Ces conditions de pression et de température peuvent conduire à la formation de cristaux d’hydrates


qui en s’agglomérant finissent par obstruer les installations.

a - Nature des hydrates

En présence d’un gaz léger, les molécules d’eau peuvent former des structures cristallines régulières
à l’intérieur desquelles sont piégées les molécules de gaz (méthane, éthane, propane, butane, gaz
carbonique, hydrogène sulfuré). Seules les molécules dont le diamètre est inférieur à 7 Å peuvent
former ces inclusions.

La densité des hydrates est d’environ 0,98 de sorte que leur première apparition se traduit par la
présence d’une pellicule blanchâtre à l’interface eau-gaz. Les hydrates peuvent prendre l’aspect de
neige, de givre ou de cristaux.

b - Structure des hydrates

Le motif de base d’un hydrate est un pentagone (alors que la glace a un motif de base hexagonal)
formé par les molécules d’eau reliées entre elles des ponts hydrogènes. Ces motifs s’assemblent dans
l’espace en formant des dodécaèdres à faces pentagonales désignés par la notation 5 12.

H O H O
O Molécules
O H O d'hydrocarbures
H

H
H
O
H

O
H

O O
H
H
O

O
D CH 3000 C
H

O O
H O H

Polyèdre constituant les cavités des hydrates


(dodécaèdre 512)

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Les dodécaèdres ne peuvent paver de manière continu l’espace, ils s’associent avec deux autres
types de polyèdres pour former les structures des hydrates.

D CH 3000 B
• Structure I

Le dodécaèdre est associé à un tétradécaèdre formé de 12 faces pentagonales et 2 faces


hexagonales désignés par la notation 512 6 2 .

D CH 3041 A

512 512 62
(Taille : 7,88 Å) (Taille : 8,6 Å)

• Structure II

Le dodécaèdre est associé à un hexadécaèdre formé de 12 faces pentagonales et 4 faces


hexagonales désignés par la notation 512 6 4 .
D CH 3041 B

512 512 64
(Taille : 7,88 Å) (Taille : 9,46 Å)

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c - Conditions de formation des hydrates

Les conditions nécessaires sont au nombre de deux :

- présence d’eau à l’état liquide

- réalisation de conditions de pression et de température données (en fonction de la nature


du gaz)

D’autres conditions favorisent ou accélèrent la formation d’hydrates :

- agitation (vitesse d’écoulement ou à-coup de pression)


- présence de faibles quantités d’hydrates (germination)
- présence de solides (poussières ou oxydes)

d - Stabilités des hydrates - Formules chimiques

Les structures obtenues devraient facilement être détruites par élévation de la température comme
c’est le cas pour la glace.

Malheureusement, le fait que certaines molécules de gaz puissent être insérées dans les cages du
réseau stabilisent grandement l’édifice cristallin retardant ainsi leur destruction.

Les hydrates ont pour formules :

- CH4 , 5,75 H 2 O (structure I)


- CO 2 , 5,75 H 2 O (structure I)
- C 2 H 8 , 7,6 H 2 O (structure I)
- C 3 H 8 , 17 H2 O (structure II)
- iC 4 H 10, 17 H2O (structure II)

Ils peuvent être considérés comme des corps purs.

e - Diagramme de phases

Le diagramme ci-joint donne la zone de formation des hydrates en fonction P et T.

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Pression (Atm.a)
100
90 Pression
80
70
60
50

40 Éthane
30

Eau liquide
20 +
HC liquide

10 ZONE DE
9 FORMATION
8
ane D'HYDRATES
7
Prop
6

3
Eau liquide
tan e
2
Isobu +
vapeur d'HC
ane
n-but
+ vapeur d'HC

1
Eau solide

0,9
0,8
0,7
D TH 008 B

0,6

0,5
-5 0 5 10 15 20 30
Température
Température (°C)

Domaines de formation des hydrates pour les paraffines C 1 à C 4

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2- PRÉVENTION DES HYDRATES


a - Chauffage

Pour éviter la formation il faut maintenir la température loin du domaine de formation des hydrates.
Cette solution ne peut être envisagée que pour des transferts sur de courtes distances.

b - Pression

Pour le transport de gaz, cela reviendrait à travailler à très basse pression ce qui est économiquement
inconvenable.

c - Inhibiteurs

• Les sels minéraux

L’injection de solution de sels minéraux diminuent considérablement la probabilité de formation


d’hydrates car les ions en solution s’associent avec l’eau empêchant celle-ci de former des structures
cristallines.

Plus l’ion est gros et sa charge est positive, meilleure est son efficacité.

Al3+ > Ca2+ > Mg2+ > Na+ > K1+

Bien qu’économiquement peu cher, les minéraux sont peu utilisés comme inhibiteurs en raison des
risques de corrosion et des dépôts de sels.

• Alcools

Les alcools et notamment les glycols et le méthanol sont utilisés comme inhibiteurs.

* Le méthanol

Très efficace, peu cher, non corrosif, le méthanol est très fréquemment utilisé. Mais sa forte tension de
vapeur entraîne de grosses pertes. De plus sa régénération par distillation est onéreuse. De fait, le
méthanol n’est généralement pas recyclé et est consommé en continu.

* Les glycols

L’éthylène glycol est le glycol qui se prête le mieux à l’inhibition des hydrates. Cependant le di-
éthylène glycol peut être utilisé car il sert en même temps à déshydrater les gaz.

• Autres inhibiteurs

* L’ammoniac

Très efficace mais toxique, corrosif et difficile à récupérer.

* La MEA

Intéressante car désulfurer en même temps les gaz.

* Les dispersants

Évitent la prise en masse des hydrates par la dispersion de l’eau.

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— Planche n°1 —

CONSTITUANTS DES EFFLUENTS DE PUITS ET DES PRODUITS


ISSUS DES INSTALLATIONS DE TRAITEMENTS

EFFLUENTS DE PUITS CONSTITUANTS PRODUITS


GAZ SEC

Méthane C1

GAZ NATUREL
GNL
Ethane C2
GAZ À CONDENSATS

GAZ ASSOCIÉS BRUTS


Propane C3

GPL
Butanes C4

CONDENSATS NON STABILISÉS


Pentanes C5

CONDENSATS STABILISÉS
Héxanes C6
HUILE LÉGÈRE

HUILE LOURDE

HUILE STABILISÉE

Héxadécanes C16
D PCD 3161 A

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— Planche n°2 —

COMPOSITION DE QUELQUES EFFLUENTS DE PUITS DE


GISEMENTS D’HUILES (données de 1980)

(% molaire) Mer du Nord Moyen Orient

Impuretés 1,65 8,33

N2 Azote 0,41 0,10

H 2 S Hydrogène sulfuré – 2,50

CO 2 Gaz carbonique 1,24 5,73

Hydrocarbures 98,45 91,67

C1 Méthane 46,54 23,32

C2 Éthane 7,40 5,56

C3 Propane 7,54 6,32

C4 Butanes 4,57 5,36

C5 Pentanes 3,01 2,33

C6+ Hexanes 2,27 2,75

C7 Heptanes 3,37 3,17

C8 Octanes 3,14 3,81

C9 Nonanes 2,32 3,32

C 10 Décanes 1,97 2,57

C 11+ Undécanes et + 16,22 33,16

TOTAL 100 100

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— Planche n°3 —

EXEMPLE DE COMPOSITION DE CONDENSATS STABILISÉS

Condensats stabilisés
du gaz ALRAR
(% molaire)
Algérie

Impuretés –

N2 Azote –

H 2 S Hydrogène sulfuré –

CO 2 Gaz carbonique –

Hydrocarbures 100

C1 Méthane –

C2 Éthane –

C3 Propane –

C4 Butanes 2,47

C5 Pentanes 28,18

C6 Hexanes 17,90

C7+ Heptanes 12,76

C8 Octanes 11,27

C9 Nonanes 8,30

C 10 Décanes 6,09

C 11 Undécanes 3,91

C 12+ Dodécanes et + 9,12

TOTAL 100

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Lacq San Salvo Hassi Composition
Groningue Frigg Ourengoï Uch Kapuni
(% Volume) profond Cupelio R’Mel typique
(Réserve 2) Nouvelle (Gaz sec Sans
France Pays-bas Norvège Algérie CEI Pakistan
Zélande impuretés)

Impuretés 26,1 15,25 30,08 0,70 6,24 1,3 71,4 43,8 –


N2 Azote 1,5 14,35 21,62 0,40 5,84 0,9 25,2 – –
He Hélium – 0,01 – – 0,19 – – – –
H 2 S Hydrogène sulfuré 15,3 – 0,06 – – – – – –
14

CO 2 Gaz carbonique 9,3 0,89 8,40 0,30 0,21 0,4 46,2 43,8 –

Hydrocarbures 73,9 84,75 69,92 99.30 93,76 98,7 28,6 56,2 100
C1 Méthane 69,0 81,30 60,18 95,59 83,72 85,3 27,3 45,6 95 - 98
C2 Éthane 3,0 2,85 5,49 3,60 6,76 5,8 0,7 5,8 1-3
C3 Propane 0,9 0,37 2,78 0,04 2,09 5,3 0,3 2,9 0,5 - 1
Butanes 0,5 0,14 0,94 0,01 0,82 2,1 0,3 1,1 0,2 - 0,5

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C4
C5 Pentanes 0,2 0,04 0,33 – 0,22 0,2 (*) – 0,8 (*) 0,2 - 0,5 (*)
COMPOSITION DE QUELQUES EFFLUENTS

C6+ Hexanes 0,3 0,05 0,20 0,06 0,15 –


DE PUITS DE GAZ NATURELS (données de 1980)

TOTAL 100 100 100 100 100 100 100 100 100

(*) : Pentanes et plus : C5+


— Planche n°4 —
L 1 -1
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Composition
Parentis Ekofisk Maracaïbo Uthmaniyah Burgan Kirkuk Ardjuna
typique (*)
Arabie (Gaz sec sans
(% Volume) France Norvège Venezuela Kuweit Irak Indonésie
Saoudite impuretés)

Impuretés – 2,3 1,7 10,6 3,0 10,6 5,4 –


N2 Azote – 0,3 1,5 0,2 2,9 – 1,3 –
H 2 S Hydrogène sulfuré – – – 1,5 0,1 3,5 – –
CO 2 Gaz carbonique – 2,0 0,2 8,9 – 7,1 4,1 –
15

Hydrocarbures 100 97,7 98,3 89,4 97,0 89,4 94,6 100


C1 Méthane 73,6 83,3 82,0 55,5 74,3 56,9 65,7 60 - 80
(données de 1980)

C2 Éthane 10,2 8,5 10,0 18,0 14,0 21,2 8,5 10 - 20


C3 Propane 7,6 3,4 3,7 9,8 5,8 6,0 14,5 5 - 12
C4 Butanes 5,0 1,5 1,9 4,5 2,0 3,7 5,1 2-5

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C5+ Pentanes 3,6 1,0 0,7 1,6 0,9 1,6 0,8 1-3
COMPOSITION DE QUELQUES GAZ ASSOCIÉS

TOTAL 100 100 100 100 100 100 100 100

(*) : Composition dépend des pressions aux séparateurs


— Planche n°5 —
L 1 -1
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Lacq Arzew Skikda Marsa El Brega Kenai Arun
(% Volume) France Algérie Algérie Libye Alaska Indonésie
(Gazeux) (GNL) (GNL) (GNL) (GNL) (GNL)

Impuretés 0,43 0,71 1,25 – – 0,06


N2 Azote 0,43 0,71 1,25 – – 0,06

Hydrocarbures 99,57 99,29 98,75 100 100 99,94


16

C1 Méthane 96,12 86,98 92,55 67,70 99,55 87,29


C2 Éthane 2,75 9,35 5,37 19,80 0,05 7,86
C3 Propane 0,45 2,33 0,59 8,70 – 3,64
(données de 1980)

C4 Butanes 0,07 0,63 0,24 3,10 – 1,08


C5 Pentanes 0,18 – – 0,70 – 0,07

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C6+ Hexanes – – – – – –

TOTAL 100 100 100 100 100 100


COMPOSITION DE QUELQUES GAZ COMMERCIALISÉS
— Planche n°6 —
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— Annexe —

TENEUR EN EAU ET SÉDIMENTS DANS LES PÉTROLES BRUTS


BASIC SEDIMENT & WATER (BSW)
— ASTM – D4007 —

Cet essai normalisé permet de mesurer la teneur en eau et sédiments (Basic Sediment & Water : BSW) dans
les pétroles bruts. Le résultat exprimé en % volume est presque toujours inférieur au contenu réel en eau
et sédiments. Des résultats plus précis peuvent être obtenus par extraction pour les sédiments et par
distillation pour l’eau.

Le principe du test consiste à estimer visuellement le pourcentage volume de la fraction d’eau et de


sédiments après décantation d’un échantillon de pétrole brut.

Deux éprouvettes graduées normalisées à bout conique de capacité unitaire 100 ml sont replies avec des
volumes égaux de brut et de toluène (saturé en eau dans les conditions de l’essai). Un volume de 0.2 ml de
désémulsifiant est rajouté dans chaque éprouvette. Le toluène est utilisé comme solvant de l’huile, alors que
le désémulsifiant permet de promouvoir la séparation eau/huile.

Mélange : 100 100

50 ml échantillon brut
50 ml toluène saturé en eau 75
Toluène
75
(solvant)
0.2 ml désémulsifiant
Centrifugation
50 50

Température : 60 ± 3°C
25 25
20
Pétrole brut 20
10 10
8 8
6 6

Procédure : 5
4
5
4
3 3
10 min de centrifugation des deux tubes 2 LECTURE 2

Additionner lectures des deux éprouvettes 1 1


D ANA 021 D

1/2 Eau 1/2

Sédiments

Les deux éprouvettes sont bouchonnées et placées dans une centrifugeuse pendant dix minutes (intensité de
centrifugation minimale à respecter), à une température de 60 ± 3°C.

Les volumes d’eau et de sédiments lus sur chaque éprouvette sont additionnés pour obtenir le BSW (%
volume). Cette opération est répétée jusqu’à obtenir un résultat constant.

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 2006 ENSPM Formation Industrie - IFP Training