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La tectonique des plaques

En 1912, le météorologue allemand Alfred Wegener (1880-1930), propose la théorie de la


dérive des continents.
Il avait trouvé une similitude entre les côtes de l'Afrique et celles de l'Amérique du Sud et en
avait déduit que ces deux continents avaient dus être imbriqués auparavant. Il émit l'hypothèse
de l'existence d'un continent originel unique, il y a plusieurs centaines de millions d'années, la
Pangée, qui se serait scindé en plusieurs plaques puis auraient dérivé.

La terre est actuellement composée de 12 plaques


principales qui se déplacent, se heurtent, se
frottent et glissent les unes sur les autres. La
plupart de ces déplacements sont imperceptibles
mais il arrive que certaines forces s'accumulent et
leur relâchement peut être brutal, provoquant des
séismes.
Les montagnes comme les Alpes, l'Himalaya ou
la Cordillère des Andes sont le résultat
d'affrontements de plaques en perpétuel
mouvement (8 septembre 2005 : séisme de
magnitude 4,6 avec un épicentre à 10 km de
Chamonix).
La limite entre deux plaques porte un nom particulier en fonction du type de plaque et du
genre de déplacement.
- Les zones d'accrétion sont des zones où les plaques s'écartent, créant une dorsale qui peut
être océanique (dorsale Atlantique) ou continentale (le rift d'Afrique orientale).
- Les zones de subduction sont des zones où la croûte terrestre disparaît. C'est le passage
d'une plaque océanique de faible densité sous une plaque continentale. Ceci entraîne parfois la
formation de massifs montagneux comme la Cordillère des Andes. Ces régions ont souvent en
plus une activité volcanique (Japon).
- Les zones d'obduction sont des zones de disparition de la plaque continentale. Il y a
formation de chaînes de montagnes (Alpes, Pyrénées, Himalaya). Lorsque des séismes
surviennent dans ces zones, ils sont très
destructeurs.
- Les failles sont des zones de frottement longitudinal entre deux plaques (San Andreas en
Californie).
Quel que soit le type de mouvement, il n'est que très rarement continu. Il s'agit plus
généralement d'un mouvement brutal concourant à un séisme.
Exemples de déplacement
Convergence de deux plaques Convergence de deux plaques
(océanique vs continentale) (continentales)
La plaque océanique de Cet exemple corres-
Nazca de densité supé- pond à la formation de
rieure à la croûte massifs montagneux
continentale glisse sous la comme les Alpes ou
plaque sud américaine. l'Himalaya.

Écartement de deux plaques Légende


La plaque américaine 1 - Croûte continentale
s'écarte de la plaque densité 2,7
européenne créant une épaisseur 20 à 80 km (moy. 35 km)
dorsale océanique par la 2 - Croûte océanique
remontée de magma au densité 3
milieu de l'océan Atlan- épaisseur 5 à 9 km
tique. 3 - Manteau supérieur rigide
4 - Manteau supérieur ductile
- sources : Le journal du CNRS janv. 2006 - 5 - Manteau inférieur

Site @ consulter
- CNRS : L’impact de la tectonique des plaques sur le climat.
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/rechfran/4theme/paleo/impactectoplaqu.html

Ouvrage
- Alfred Wegener : La dérive des continents (Les Cahiers de Science & Vie n°3 - juin
1991)

Biographie d'Alfred Lothar Wegener (1880-1930)


Astronome et météorologue allemand né le 1er novembre 1880 à Berlin et
mort le 2 ou 3 novembre 1930 au Groenland.

Alfred est le deuxième fils du pasteur protestant Richard Wegener et de


Anna Schwarz. Son frère aîné Kurt est né en 1878.

Il effectue ses études au lycée de Cologne à Berlin, puis dans les universités
de Heidelberg, Innsbruck et Berlin où il décroche un doctorat d'astronomie en 1904. Sa thèse
porte sur les "tables alphonsines", tables rédigées au XIIe siècle pour le pape Alphonse X de
Castille et destinées à calculer les positions du Soleil, de la Lune et des cinq planètes connue à
l'époque.
Ses études terminées, il travaille comme astronome à l'observatoire de la société Urania à
Berlin, mais démissionne en 1905 et rejoint son frère Kurt en tant qu'adjoint technique à
l'Observatoire Aéronautique de Lindenberg à 60 km au sud de Berlin pour étudier la
météorologie. Il apprend le maniement des cerfs-volants et des ballons.
En 1906, ils établissent ensemble un record du monde de durée de vol en ballon dirigeable (5
au 7 avril 1906 : 52 h et 30 minutes). Partis de Berlin, ils survolent le Jütland et la Kattegat (la
mer entre le Danemark et la Suède) et se posent en Allemagne, testant au passage un
clinomètre (appareil permettant de déterminer l'angle entre la position du ballon et un lieu
connu au sol. Aidé de l'altitude, on peut calculer la position géographique du ballon).
Ayant suivi un entraînement physique rigoureux par de longues marches à pieds, en patin et à
ski, Alfred Wegener se joint à une équipe danoise, dirigée par Ludvig Mylius-Erichse (1872-
1907), qui part en expédition pour deux ans sur la côte nord-ouest du
Groenland afin d'effectuer des observations météorologiques. Il
expérimente les techniques liées aux voyages polaires qui lui serviront
dans ses expéditions ultérieures.
En 1908, il devient maître de conférence en météorologie et astronomie
pratique à l'Université de Marburg et rédige un traité sur la
thermodynamique de l'atmosphère. Une nouvelle version coécrite avec
Kurt « Vorlesungen über Physik der Atmosphäre » (Conférences sur la
- 1904 -
physique de l'atmosphère) paraîtra en 1935 après sa mort.
En janvier 1912, il fait son premier exposé sur la dérive de continents.
Il retourne au Groenland avec John Peter Koch (1870-1920), un danois et séjourne durant
l'hiver à l'extrémité Est de l'Inlandsis, puis traverse l'île dans sa partie la plus large. La fonte
printanière des glaces atteint leur camp, l'expédition est sur le point d'échouer. La traversée
doit attendre la fin de l'hivernage suivant, en 1913 et dura deux longs mois.
En 1913, Wegener épouse Else Köppen, la fille du météorologue Wladimir Peter Köppen
(1846-1940) de Hambourg. Ils auront trois filles Hilde (1914), Käthe (1918) et Charlotte
(1920).
Il est incorporé durant la Première Guerre mondiale comme sous-officier dans le service
météorologique de l'armée allemande et séjourne en Bulgarie et Estonie. Il s'intéresse à des
sujets variés comme les cratères lunaires, les trombes, les chutes de météorites... Il sera
démobilisé après sa seconde blessure.
Le conflit terminé, il revient à Marburg mais devant le manque de possibilité d'avancement, il
accepte le poste de directeur du Département des Recherches Météorologiques de
l'Observatoire de la Marine de Hambourg, succédant à son beau-père. Son frère est nommé
professeur extraordinaire de météorologie à l'Université de Hambourg.

En 1915, il publie la première édition de « Die Entstehung der Kontinente und Ozeane », (La
genèse des continents et océans), ouvrage interdisciplinaire faisant intervenir la Géophysique,
la Géographie et la Géologie. Des éditions successives sont publiées en 1920, 1922 et 1929,
chacune étant une refonte complète des précédentes par la réunion de documents provenant
des critiques, au début opposées, puis favorables à sa théorie.
Cette théorie lui a été suggérée en 1911 par les similitudes du dessin des côtes africaines et américaines ainsi
que par la découverte de fossiles identiques de part et d'autres de l'Océan Atlantique. Il a proposé l'existence,
il y a 300 millions d'années, d'un continent unique, la Pangée et d'une mer la Thétys. La Terre serait formée
de plaques qui auraient dérivées, expliquant la disposition des continents actuels. Ignorant la constitution
ainsi que l'âge de la Terre, des savants ont rejeté cette théorie avec virulence. La découverte de la dorsale
atlantique a été un événement déterminant pour la reconnaissance de sa théorie.
La 3e édition a été traduite en français par M. F. Reichel sous le titre « La Genèse des Continents et des
Océans » (Paris, 1925, 163 p.) et également en anglais par John George Anthony Skerl « The Origin of
Continents and Oceans ». En 1924 et 1925 parurent successivement deux traductions, l'une espagnole et
l'autre russe. L'ouvrage trouva un complément dans le livre publié en 1924 en collaboration avec W. Kôppen
et intitulé «Die Klimate der geologischen Vorzeit».

En 1924, Alfred devient professeur de météorologie et géophysique à l'Université de Graz, ses


idées y sont mieux accueillies qu'à Hambourg. Il emménage avec sa famille et celle de son
beau-père en Autriche.
Il publie avec W. Köppen un ouvrage de
climatologie, « Die klimate der geologischen
vorzeit » (Les climats du passé géologique). La
dérive des continents y occupe une place
importante.
L'année 1928 marque un tournant dans son
travail de refonte de son ouvrage : il décide
d'abandonner considérant qu'il ne peut y arriver
seul en raison de l'abondance et de la
spécialisation des ouvrages concernant la dérive
des continents.
La mort de Koch compromet leur future
expédition au Groenland. Il constitue alors une
équipe entièrement allemande, avec le soutien de
la « Deutsche Forschungsgemeinheit », une
institution chargée de soutenir la recherche
allemande. Un premier repérage durant l'été 1929
lui permet de déterminer les meilleures
conditions pour gravir l'Inlandsis depuis la côte
occidentale de l'île.

En 1930, l'expédition démarre avec comme


objectifs de mesurer l'épaisseur de l'Inlandsis qui
atteint plus de 1800 m, et d'installer une station
météorologique afin d'étudier les "jet stream" de
la haute atmosphère.
Il disparaît au cours d'un voyage entre la station et le camp de base par des températures
inférieures à -50 °C début novembre. Son corps n'a été retrouvé que l'été suivant, le
12 mai 1931. On suppose qu'il a succombé à un arrêt cardiaque dû à la conjugaison d'un fort
état de fatigue et d'un effort trop important.
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Le lieu de son décès porte son nom : La péninsule Wegener.


Else Wegener (1892-1992) a publié en 1932, « La dernière journée d'Alfred Wegener », puis
en 1955, une biographie de son père Wladimir Köppen.

- L'"Eisbär" est un traîneau mu par une hélice d'avion -


Sites @ consulter
- La dérive des continents
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s1/plan.section.1.html

- Alfred Wegener au Groenland


http://transpolair.free.fr/explorateurs/wegener/expedition.htm

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Cette page est extraite d'un site concernant les unités de mesure dont l'adresse est :
http://www.utc.fr/~tthomass/Themes/Unites