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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF

219

 Une
U ventouuse.
Ces équuipements soont abrités dans
d un regard en béton
n armé.

3.2.4 Nombre et emplacements des points hauts à équiper


En génééral, les points hauts dooivent être étudiés,
é cass par cas, et sur la basee des profilss en long
réalistess. Toutefoiss, leur nombbre et leur em
mplacemennt doit être optimisé
o au mieux.

3.2.4.1 NOMBRE
Le nom
mbre de venntouses, à innstaller, dépendra de la longueurr et de la hhauteur max
ximale à
admettrre.
Une opttimisation des
d terrassem ments – nom mbre de poiints hauts dooit être rechherchée (il n’est
n pas
nécessaaire d’adopter la hauteuur de recouvvrement miinimale sur toute la lonngueur du profilp en
long ; des
d profondeeurs de trannchées, allannt jusqu’à 2,52 m, sont admises sanns qu’il y aiit besoin
de proteection spéciiale).
Toutefoois, tous les points hautts doivent êttre équipés de ventousees.

3.2.4.2 EMPLACEMENTS DES POINTS HAUTS


L’emplaacement dess ouvrages de d points haauts doit êtrre étudié soiigneusemennt et doit êtrre
optimiséé au mieux ; en effet :
 L
Les ouvragees de pointss hauts doivvent être acccessibles à toout momennt ;
 Ils
I doivent être
ê implanntés, dans la limite du possible,
p préés des routes et des pisttes, pour
p
pouvoir utilliser ;
 Ils
I ne doiveent pas être implantés dans
d les end
droits inondables, ni daans les exuto oires des
b
bassins verssants pluviaaux ;
 Leur
L regardd doit être rehaussé dee 15 à 20 cm/TN,
c pouur éviter tooute pénétraation des
e
eaux de pluuies.

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3.3 GENIE CIVIL DES REGARDS DE VIDANNG


GE ET DE VENTOUSE
Les dim
mensions inttérieures dees regards ded vidangess, de ventouuses et de vvannes doiv
vent être
déterminées, en fonnction de l’encombrem ment des équ
uipements, avec 0,15 oou 0,20 m de
d part et
d’autre, pour tout besoin
b d’inteervention.
La hautteur des regards, qui esst fonction du
d calage dees conduitess, doit être optimisée au
a mieux
et les regards
r ne doivent en aucun cas dépasser des d profonddeurs de 1,,5 à 2 m, sauf cas
particulier.
Pour les radiers ett les parois des regardds, les épaissseurs minimales, génééralement retenues,
r
sont de 15 ou 20 cm.
c Cette éppaisseur peuut être optim misée et peuut être rameenée à 12 cm (il est
déconseeillé de desccendre au deessous de cette épaisseeur, pour des contraintees de mise en
e œuvre
du bétonn et de vibration).
Pour le dispositif de
d fermeturee du regard, le tampon en fonte ductile semblee approprié..

4 CONDITIONS DE REALISATION ET DE POSE


Les reccommandatiions relativves aux connditions de réalisationn des travauux de pose ont été
présentéées, au niveeau de la fichhe DR1.

5 ETABLISSEMENT DES PRIX D’ORDRE


L’approoche adoptéée, pour l’éttablissemennt des prix d’ordre dess conduites de refoulem
ment, se
base esssentiellemennt sur les pooints suivannts :
 Inveentaire des prix
p départ usineu des tuuyaux propoosés par les principaux fournisseurrs ;
 Méttrés détailléss établis danns le cadre d’études
d réccentes ;
 Expploitation dee marchés dee travaux réécents.
Les prixx d’ordre dees conduitess de refoulem
ment intègrrent les com
mposantes suuivantes :
1) Fourniture, transport ete pose des conduites
c ;
2) Terrassemeents en débllais ;
3) Réalisationn d’un lit dee pose en saable ou en grravette ;
4) Terrassemeents en rem mblais ;
5) Ouvrages annexes: GénieG civil et équipemment des pooints hauts (ventousess) et des
points bas (vidanges) ;
Les hyppothèses, prrises en connsidération pour le calccul de ces prix
p d’ordree, sont préccisées, ci
après.
a) Largeur des trannchées
La largeeur de la traanchée considérée est laa suivante :
 DN ≤ 200 mm
D m  LT = 0,6
60 m
 2 < DN ≤ 400 mm
200  LT = 0,9
90 m
 4 < DN ≤ 600 mm
400  LT = 1,2
20 m
 D > 600 mm
DN  LT = DNN + (2 x 0,440) m

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b) Lit dee pose


La qualité du matérriau de lit de
d pose est fonction
f de la nature duu sol :
 Dans
D le cas d’un terrainn meuble, il sera en sab
ble et son éppaisseur serra de 15 cm
m
 Dans
D le cas d’un terrainn rocheux, il sera en grravette et soon épaisseurr sera de 20 cm
c) Pourcentage de rocher
Nous avons
a effectué le caalcul pourr trois typ
pes de terrrains corrrespondan
nt à un
pourcenntage de teerrain rocheeux de 30 %,
% 50% et 70%17.
d) Profo
fondeurs envvisagées
Pour chhaque diamèètre, il a étéé considéré une profon
ndeur moyeenne des traanchées hm
m prenant
en comppte les élém
ments suivannts :

 mètre extériieur du collecteur ;


Diam
 Lit de
d pose ;
 Hauuteur de recoouvrement minimale
m dee 0,8 m.
La prisee en comptee de ces paraamètres perrmet de déteerminer hm pour calculler le coût des
d
terrassements.
e) Rembblais
On distiingue 2 typees de remblais :
 Rem
mblai primaaire : il s’aagit d’un reemblai séleectionné quui concernerra les 30 premiers
p
cenntimètres auu dessus de la
l génératricce supérieurre de la connduite ;
 Rem
mblai seconndaire : il s’agit
s d’un remblai, provenant
p g
généralemen
nt des débllais, qui
conncernera le reste
r de la trranchée jusqu’au corpss de chausséée.
f) Ouvraages annexees
Les coûûts des ouvvrages annexes (ventouuses, vidang ges, ...) ontt été estiméés sur la baase d’un
pourcenntage de 10%
% des coûtss relatifs au FTP et terraassements.
Le tableeau, ci-aprèès, présentee les prix d’’ordre des conduites
c d refoulem
de ment, et ce, pour les
différennts matériauux, les différrentes classees et les diffférents diam
mètres.
Ces coûûts doivent éventuellem ment être addaptés au caas par cas, selon
s l’éloiggnement dee la zone
du projeet du lieu d’’approvisionnnement.
Ces prixx d’ordre soont établis selon la locaalisation dess travaux ennvisagés :
 P
Pour les traavaux sous voies
v revêtuues en zone urbanisée, avec
a démollition et réfeection de
c
chaussées ;
 Pour
P les traavaux sous voies
v non reevêtues, san
ns démolitioon et réfectioon de chausssées.
Terrrain peu rocheux (30% % du rocherr)

17 Ces pou
urcentages doivvent être ajustéss selon la naturee du terrain renccontré.

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Tableau 51: Prix d'ordre pour des collecteurs en PVC-pourcentage du rocher de 30%
Prix
P d'ordre
Dés
signation PVC
C PN 10 PVC PN 16
sans DRC avec DRCC sans DRRC avecc DRC
DN
N 50 mm 180 300 185 30
05
DN
N 63 mm 190 310 200 32
20
DN
N 75 mm 205 325 215 33
35
DN
N 90 mm 215 335 240 36
60
DN 110 mm 245 365 280 40
00
DN 125 mm 265 385 310 43
30
DN 140 mm 285 405 330 45
50
DN 160 mm 305 425 365 48
85
DN 200 mm 380 500 475 59
95
DN 225 mm 530 710 655 83
35
DN 250 mm 595 775 745 92
25
DN 315 mm 780 960 1 025 12 205
DN 400 mm 1 100 1 280 1 500 16 680
DN 500 mm 1 675 1 915 2 295 25 535
Tableau 52: Prix d'orddrre, pour des conduites en PEHD- pourcentage du rocher de 30%
Prix d'ordre
e
Désignation PEHD PN 10
P PEHD P
PN 16
sans DRRC avecc DRC sa
ans DRC avec DRC
DN 50 mm 185 315 195 325
DN 63 mm 200 33
30 215 345
DN 75 mm 210 34
40 230 360
DN 90 mm 225 36
60 255 385
DN 1110 mm 265 39
95 300 430
DN 1225 mm 285 415 335 470
DN 1440 mm 315 44
45 380 515
DN 1660 mm 360 49
95 450 580
DN 2000 mm 470 60
00 605 735
DN 2225 mm 655 85
55 835 1 030
DN 2550 mm 725 92
25 940 1 140
DN 3115 mm 975 1 175
1 1 300 1 495
DN 4000 mm 1 405 1 600
6 1 930 2 130
DN 5000 mm 1 845 2 080
0 1 880 2 120
DN 6330 mm 2 290 2 620
6 2 350 2 680
DN 7110 mm 2 555 2 920
9 2 665 3 030
DN 8000 mm 2 700 3 095
0 2 770 3 160
DN 9000 mm 3 185 3 600
6 3 305 3 730
DN 1000 mm 3 710 4 160
1 3 845 4 290
Tableau 53: Prix d'ordre, pour des conduites en BP- pourcentage du rocher de 30%
Prix d'ordre
Désignation
n PMS
S8 PMS 10
sa
ans DRC avec DRCC sanss DRC avec DRCC
DN 300 mmm 1 110 1 375 1 185 1 450
DN 400 mmm 1 430 1 695 1 540 1 805
DN 500 mmm 2 155 2 505 2 215 2 560
DN 600 mmm 2 410 2 785 2 520 2 895
DN 700 mmm 2 720 3 125 2 770 3 175
DN 800 mmm 3 085 3 520 3 200 3 635
DN 900 mmm 4 025 4 490 4 080 4 545
DN 1000 mm
m 4 525 5 020 4 635 5 130
DN 1100 mm
m 5 250 5 780 5 360 5 890
DN 1200 mm
m 5 985 6 545 6 040 6 600
DN 1400 mm
m 7 465 8 090 7 520 8 145
DN 1600 mm
m 8 750 9 440 8 805 9 495
DN 1800 mm
m 9 840 10 590 9 950 10 700
DN 2000 mm
m 1 895
10 11 710 11 005 11 820

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Tableau 54: Prix d'ordre, pour des conduites en PRV- pourcentage du rocher de 30%
Prix d'o
ordre
Désignation PRV PN 10 PRV
V PN 16
sans DRC
D avec DRC sans DRC avec DR
RC
DN 300
0 mm 1 44
40 1 640 1 475 1 675
5
DN 400
0 mm 1 77
70 2 030 1 800 2 065
5
DN 5000 mm 2 02
25 2 285 2 065 2 330
0
DN 6000 mm 2 51
15 2 880 2 580 2 945
5
DN 7000 mm 2 81
10 3 210 2 930 3 330
0
DN 8000 mm 2 97
70 3 400 3 045 3 475
5
DN 9000 mm 3 50
00 3 960 3 635 4 100
0
DN 1000
0 mm 4 08
80 4 575 4 225 4 715
5
DN 1200
0 mm 5 26
65 5 820 5 450 6 005
5
DN 1400
0 mm 6 28
80 6 900 6 500 7 120
0
DN 1500
0 mm 7 17
70 7 820 7 435 8 085
5
DN 1600
0 mm 7 97
75 8 660 8 265 8 950
0
DN 1700
0 mm 8 69
90 9 405 9 005 9 720
0
DN 1800
0 mm 9 41
15 10
1 160 9 760 10 505
DN 1900
0 mm 9 72
20 10
1 500 10 070 10 845
DN 2000
0 mm 10 03
30 10
1 840 10 395 11 205

Terrrain moyen
nnement roccheux (50%
% du rocher)
r)
Tableau 55: Prix d'ordre pour des collecteurs en PVC-pourcentage du rocher de 50%
Prix
P d'ordre
Dés
signation PVC
C PN 10 PVC PN 16
sans DRC avec DRCC sans DRRC avecc DRC
DN
N 32 mm 190 310 195 315
DN
N 40 mm 200 320 200 32
20
DN
N 50 mm 205 325 210 33
30
DN
N 63 mm 220 340 225 34
45
DN
N 75 mm 230 350 245 36
65
DN
N 90 mm 245 365 265 38
85
DN 110 mm 275 395 305 42
25
DN 125 mm 295 415 340 46
60
DN 140 mm 310 430 360 48
80
DN 160 mm 330 450 390 510
DN 200 mm 405 525 500 62
20
DN 225 mm 575 755 695 87
75
DN 250 mm 640 820 790 97
70
DN 315 mm 825 1 005 1 070 12 250
DN 400 mm 1 150 1 330 1 550 17 730
DN 500 mm 1 745 1 985 2 365 26 605

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Tableau 56: Prix d'orddrre, pour des conduites en PEHD- pourcentage du rocher de 50%
Prix d'ordre
e
Désignation PEHD PN 10
P PEHD P
PN 16
sans DRRC avecc DRC sa
ans DRC avec DRC
DN 32 mm 195 33
30 200 330
DN 40 mm 200 33
35 205 340
DN 50 mm 210 34
40 220 350
DN 63 mm 225 36
60 240 375
DN 75 mm 235 36
65 255 390
DN 90 mm 255 38
85 280 410
DN 1110 mm 290 42
20 325 455
DN 1225 mm 310 44
45 365 495
DN 1440 mm 340 47
75 410 540
DN 1660 mm 390 52
20 475 610
DN 2000 mm 495 63
30 635 765
DN 2225 mm 700 89
95 875 1 075
DN 2550 mm 770 97
70 985 1 185
DN 3115 mm 1 020 1 220
2 1 345 1 545
DN 4000 mm 1 455 1 650
6 1 980 2 180
DN 5000 mm 1 750 1 970
9 2 255 2 535
DN 6330 mm 2 285 2 600
6 2 835 3 220
DN 7110 mm 2 555 2 900
9 3 220 3 640
DN 8000 mm 2 835 3 225
2 3 355 3 810
DN 9000 mm 3 490 3 930
9 4 000 4 485
DN 1000 mm 3 875 4 325
3 4 640 5 160
Tableau 57: Prix d'ordre, pour des conduites en BP- pourcentage du rocher de 50%
Prix d'ordre
Désignation
n PMS
S8 PMS 10
sa
ans DRC avec DRCC sanss DRC avec DRCC
DN 300 mmm 1 175 1 440 1 250 1 515
DN 400 mmm 1 500 1 765 1 610 1 875
DN 500 mmm 2 255 2 600 2 310 2 660
DN 600 mmm 2 520 2 900 2 630 3 010
DN 700 mmm 2 850 3 255 2 900 3 305
DN 800 mmm 3 230 3 665 3 345 3 780
DN 900 mmm 4 190 4 655 4 245 4 710
DN 1000 mm
m 4 710 5 205 4 820 5 315
DN 1100 mm
m 5 455 5 985 5 565 6 095
DN 1200 mm
m 6 210 6 775 6 265 6 830
DN 1400 mm
m 7 740 8 365 7 795 8 420
DN 1600 mm
m 9 080 9 770 9 135 9 825
DN 1800 mm
m 1 225
10 10 975 10
0 335 11 085
DN 2000 mm
m 1 345
11 12 160 11 455 12 270

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225

Tableau 58: Prix d'ordre, pour des conduites en PRV- pourcentage du rocher de 50%
Prix d'o
ordre
Désignation PRV PN 10 PRV
V PN 16
sans DRC
D avec DRC sans DRC avec DR
RC
DN 300
0 mm 1 49
90 1 690 1 525 1 720
0
DN 400
0 mm 1 83
35 2 100 1 870 2 135
5
DN 5000 mm 2 09
95 2 360 2 140 2 405
5
DN 6000 mm 2 62
25 2 990 2 690 3 055
5
DN 7000 mm 2 93
35 3 335 3 055 3 455
5
DN 8000 mm 3 11
15 3 545 3 185 3 615
5
DN 9000 mm 3 66
60 4 125 3 800 4 260
0
DN 1000
0 mm 4 26
60 4 755 4 405 4 900
0
DN 1200
0 mm 5 48
85 6 045 5 675 6 230
0
DN 1400
0 mm 6 55
50 7 170 6 770 7 390
0
DN 1500
0 mm 7 47
70 8 120 7 730 8 385
5
DN 1600
0 mm 8 30
00 8 985 8 590 9 275
5
DN 1700
0 mm 9 04
45 9 760 9 355 10 070
DN 1800
0 mm 9 79
95 10
1 540 10 140 10 885
DN 1900
0 mm 10 13
30 10
1 910 10 480 11 255
DN 2000
0 mm 10 47
75 11
1 285 10 835 11 645

Terrrain rocheu
ux (70% du rocher)
Tableau 59: Prix d'ordre pour des collecteurs en PVC-pourcentage du rocher de 70%
Prix
P d'ordre
Dés
signation PVC
C PN 10 PVC PN 16
sans DRC avec DRCC sans DRRC avecc DRC
DN
N 32 mm 220 340 220 34
40
DN
N 40 mm 225 345 230 35
50
DN
N 50 mm 230 350 235 35
55
DN
N 63 mm 245 365 250 37
70
DN
N 75 mm 255 375 270 39
90
DN
N 90 mm 270 390 295 415
DN 110 mm 300 420 330 45
50
DN 125 mm 320 440 365 48
85
DN 140 mm 340 460 385 50
05
DN 160 mm 360 480 420 54
40
DN 200 mm 435 555 530 65
50
DN 225 mm 615 795 740 92
20
DN 250 mm 685 865 835 10 015
DN 315 mm 875 1 055 1 120 13 300
DN 400 mm 1 200 1 380 1 595 17 775
DN 500 mm 1 810 2 050 2 435 26 675

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
226

Tableau 60: Prix d'orddrre, pour des conduites en PEHD- pourcentage du rocher de 70%
Prix d'ordre
e
Désignation PEHD PN 10
P PEHD P
PN 16
sans DRRC avecc DRC sa
ans DRC avec DRC
DN 32 mm 220 35
55 225 355
DN 40 mm 230 36
60 230 365
DN 50 mm 235 37
70 245 375
DN 63 mm 250 38
85 265 400
DN 75 mm 260 39
90 280 415
DN 90 mm 280 410 305 440
DN 1110 mm 315 45
50 350 485
DN 1225 mm 340 47
70 390 525
DN 1440 mm 370 50
00 435 565
DN 1660 mm 415 55
50 505 635
DN 2000 mm 525 66
60 660 795
DN 2225 mm 740 94
40 920 1 120
DN 2550 mm 815 1 015
0 1 030 1 230
DN 3115 mm 1 070 1 265
2 1 390 1 590
DN 4000 mm 1 500 1 700
7 2 030 2 230
DN 5000 mm 1 810 2 030
0 2 335 2 610
DN 6330 mm 2 275 2 580
5 2 945 3 335
DN 7110 mm 2 665 3 005
0 3 350 3 770
DN 8000 mm 2 835 3 205
2 3 510 3 960
DN 9000 mm 3 480 3 900
9 4 170 4 655
DN 1000 mm 4 045 4 490
4 4 830 5 350

Tableau 61: Prix d'ordre, pour des conduites en BP- pourcentage du rocher de 70%
Prix d'ordre
Désignation
n PMS
S8 PMS 10
sa
ans DRC avec DRCC sanss DRC avec DRCC
DN 300 mmm 1 240 1 505 1 320 1 580
DN 400 mmm 1 570 1 835 1 680 1 945
DN 500 mmm 2 355 2 700 2 410 2 760
DN 600 mmm 2 635 3 010 2 745 3 120
DN 700 mmm 2 975 3 380 3 030 3 435
DN 800 mmm 3 375 3 810 3 490 3 925
DN 900 mmm 4 350 4 820 4 405 4 875
DN 1000 mm
m 4 890 5 390 5 000 5 500
DN 1100 mm
m 5 665 6 195 5 775 6 305
DN 1200 mm
m 6 440 7 000 6 495 7 055
DN 1400 mm
m 8 015 8 640 8 070 8 695
DN 1600 mm
m 9 410 10 095 9 465 10 150
DN 1800 mm
m 1 610
10 11 365 10
0 720 11 475
DN 2000 mm
m 1 795
11 12 610 11 905 12 720

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227

Tableau 62: Prix d'ordre, pour des conduites en PRV- pourcentage du rocher de 70%
Prix d'o
ordre
Désignation PRV PN 10 PRV
V PN 16
sans DRC
D avec DRC sans DRC avec DR
RC
DN 300
0 mm 1 54
40 1 735 1 570 1 770
0
DN 400
0 mm 1 90
05 2 170 1 940 2 200
0
DN 5000 mm 2 17
70 2 435 2 215 2 475
5
DN 6000 mm 2 73
30 3 095 2 795 3 165
5
DN 7000 mm 3 06
60 3 455 3 180 3 580
0
DN 8000 mm 3 25
55 3 685 3 330 3 760
0
DN 9000 mm 3 82
25 4 285 3 960 4 420
0
DN 1000
0 mm 4 44
45 4 935 4 585 5 080
0
DN 1200
0 mm 5 71
10 6 265 5 900 6 455
5
DN 1400
0 mm 6 82
25 7 445 7 045 7 665
5
DN 1500
0 mm 7 76
65 8 415 8 030 8 680
0
DN 1600
0 mm 8 62
25 9 305 8 915 9 600
0
DN 1700
0 mm 9 39
95 10
1 110 9 710 10 425
DN 1800
0 mm 10 17
75 10
1 920 10 520 11 265
DN 1900
0 mm 10 54
45 11
1 320 10 890 11 670
DN 2000
0 mm 10 915 11
1 725 11 280 12 090

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228

MANUEL 3 : MANUEL DE CONCEPTION DES STTA


ATIONS D’EPURATION

Fiche E0: Rappeel des princiipales concllusions de laa mission I ;


Fiche E1: Prétraiitements ;
Fiche E2 : Décan
ntation prim
maire ;
Fiche E3: Lagun
nage naturell ;
Fiche E4: Lagun
nage aéré ;
Fiche E5: Lits bactériens
b ;
Fiche E6: Disqu
ues biologiqques ;
Fiche E7: Bouess activées ;
Fiche E8: Traiteements néceessaires, pou
ur la REUE en irrigatioon ;
Fiche E9: Produ
uction des boues ;
Fiche E10: Traittement des boues
b ;
Fiche E11: Déso
odorisation ;
Fiche E12: Choiix des filièrees épuratoirres.

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229

FICHE E0 : RAPPEL DES PRINCIPALES


CONC LUSI ONS DE LA M ISSI O N I
Ce mannuel, relatiff aux statioons d’épuraation, doit prendre
p en compte ceertaines spéécificités
du conttexte des ST
TEP, réalissées, au niveeau du Maroc, entre auutres :

- De plus foortes concenntrations dees eaux bru


D utes d’entrée, que cellles rencon
ntrées en
F
France et enn Allemagnne, ou dans d’autres paays européenns;
- U faible degré de maîîtrise du racccordement des effluennts industriells ;
Un
- D fortes saalinités de l’eau brute (selon
De ( les sittes) ;
- L présencee de sable enn quantité importante ;
La
- L objectiffs de rejet suur l’eau traiitée ;
Les
- D plus forttes tempéraatures.
De

Pour lee calcul dee la pollutiion, nous recommandoons l’utilisaation des vvaleurs de pollution
p
obtenuees, à partir des
d ratios dee l’ONEE-B
BE de 2011, selon la taiille des centtres.
Ce maanuel, danss sa partiee relative aux statio ons d’épuration, préccise les raatios de
dimensiionnement préconisés
p p
pour les préétraitementts.
En les transposant
t au contextte marocainn, nous reco
ommandons l’utilisationn des méth
hodes de
dimensionnementt allemandes et franççaises, pou ur les décaanteurs priimaires, lees boues
activéess et les lits bactériens.
b .
Pour lees lits bacctériens, la charge voolumique de d 0,5 kg DBOD 5/m3/j max, propo osée par
l’ONEE E, peut être retenue si l’objectif
l dee rejet pourr la [DBO5] est strictem
ment supériieur à 25
mg/l. Lees pratiquess actuelles françaises
f et l’ATV prééconisent unne charge vvolumique ded 0,4 kg
DBO5/m m3/j, pour unn objectif de
d rejet sur la [DBO5] ≤ 25 mg/l.
Le mannuel des stattions d’épurration va dééboucher suur certaines préconisations particulières de
concepttion, telles que les tauux de recircculation, less charges hydrauliques
h s superficieelles, les
hauteurs de matériiaux, les vittesses ascennsionnelles sur les claarificateurs, les producctions de
boues …
Concernnant les éttages primaaires en têête de lit bactérien,
b il peut exiister un risque de
surconsommation d’oxygène et d’odeurrs, au niveau du lit bactérien,
b à cause de lagunes
anaérobbie en étage primaire.. Il convienndra donc de maintennir ces disppositifs épu
uratoires
éloignéss des habitaations.
Pour lees boues acctivées, le choix
c d'une boue activvée, en moyyenne chargge, peut êtree discuté
par rappport au choix d'une staation d'épurration à faib ble charge. En effet, unne moyennee charge
ne perm
met pas de maîtriser
m l'éllimination de
d l'azote. Des
D risques de dénitrifiication accidentelle,
en décantation secoondaire, sonnt à craindree sans être inéluctables
i s. Toutefois, la filière moyenne
m
charge reste
r une fillière acceptaable dans lee cas de certtaines statioons.
Le mannuel des stattions d’épurration va dééboucher su
ur certaines préconisations particulières de
concepttion, telles que la conncentration en MES des boues activées, la tempéraature de
dimensiionnement à préciser, l’âge de bouues, le calcu
ul des besoinns en oxygèène …

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230

Pour le lagunage aééré, les mannuels à établlir tiendrontt compte duu contexte m
marocain.
Nous conseillons
c d’appliqueer les métthodes de dimension nnement dde Mara, pour
p le
lagunagge anaérob nage aérobie facultatiif et le lagu
bie, le lagun unage de m
maturation (formule
(
de Maraais).
Pour lees technologies de traitement
t des boues, le mannuel des stations d’éépuration
présenteera le récappitulatif dees ratios dee dimension
nnement, coommunémeent recomm
mandés à
l’internaational.
A l’inteernational, l'emploi dee silo épaississeur, surr boues bioologiques, eest de plus en plus
abandonnné, contraairement à ce qui estt proposé dans d ces projets au M Maroc, à cause
c de
perform
mances très limitées, de retours enn tête très chargés et de surdimeensionnemeent et de
contrainntes d'exploitation de laa centrifugaation en aval.
En déshhydratation,, le choix de la centrrifugeuse esst intéressannt. La techhnologie du u filtre à
bandes presseuses
p p
pourrait êtree moins conntraignante en exploitaation et mainntenance.
Le mannuel des staations d’épuuration préssente les prrincipaux raatios de dim
mensionnem
ment des
files booues, afin de mieux orienter lees conceptiions des fuutures filières au Maaroc. En
particulier, les prodductions de boues y sonnt évaluées..

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231

FI C H E E 1 : PR ET R A I T E M E N TS
L’objecctif des préttraitements est d’élimminer de l’eeffluent bruut les décheets volumin
neux, les
sables et
e les graissees, de façonn à protéger les ouvragees et équipeements en avval.

1 DEGRILLAGE

1.1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT


Les déggrilleurs connsistent à retenir
r les déchets
d les plus volum
mineux, par passage dee l’eau à
dégriller au traverrs d’une grrille s’oppoosant au paassage de ces c déchets. Les déch hets sont
évacuéss généralem ment mécaniqquement. Ills peuvent êtreê évacuéss manuellemment pour lees faibles
capacitéés de stationns d’épuration inférieurres à 2 000 EH.
Ils assuurent la prottection des équipementts électroméécaniques ene aval et rééduisent less risques
de colmmatage des conduites,
c m
mises en placce dans la station d’épuuration.
Les déggrilleurs sonnt un équipement indisspensable, quelque
q soiit la taille oou le type de
d filière
épuratoiire.
Une graande diversiité de grilless est disponnible sur le marché
m :
- à raclage manuel
m ou auutomatique,
- à raclage enn amont ou en aval,
- g
grille droitee, inclinée ou
o courbe.

1.2 DIMENSIONNEMENT
Les surffaces et larggeurs de grillles sont callculées com
mme suit.
Pour un
ne grille drroite verticaale

Qp
Sdégr. =
V xOxC
dégr.
Sdégr.
l =
t
Sdégr. m2) ;
: surface dee la grille (m
Qp : débit de pointe
p d'eauxx usées (m3/h) ;
C'est-à-dire le débit de pointee de temps sec dans lee cas d’un réseau sépaaratif et le max m des
débits de
d pointe de temps sec et e de temps de pluies (selon le tauux de dilutioon et les coeefficients
de pointte adoptés) pour un résseau unitairee ou pseudo
o séparatif.
Vdégr. : vitesse dee passage dee l'eau au traavers de la grille
g (m/s) ;
O : ratio entree l'espace libbre d'un dég
grilleur et laa largeur tottale de grille (sans unitté)
e
avec O = ;
e + e'
e : espace libbre entre barrreaux (m) ;
e’ : épaisseur des barreauux (m) ;
C : coefficiennt de colmattage de la grrille (sans unité)
u ;
l : largeur duu chenal de dégrillage (m)( ;

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232

t : tirant d'eaau en amontt du canal de dégrillagee (m).

Les valeeurs, recom


mmandées poour ce dimeensionnemen
nt, sont envviron les suivvantes :

- Vdégr. ≤ 1,2 m/s ;

-C = 0,10 - 0,330 pour des grilles mannuelles ;


= 0,40 - 0,550 pour des grilles auto
omatiques ;

-t = 0,10 < 10000 EH ;


= 0,20 < 50000 EH ;
= 0,40 < 200000 EH ;
= 0,50 < 500000 EH ;
= 0,60 < 1000000 EH ;
> 0,60 > 1000000 EH.

Les performances d’un déggrilleur (maanuel ou autonettoyaa ant) se carractérisent par son
espacem ment entre barreaux.
b L’’écartementt des barreau ux de la griille est définni par le cho
oix de la
taille et de la naturre des objetts, qui peuvvent être accceptés par la
l station. O On cherche aussi un
compromis entre l’espacemennt des barreeaux et la quantité
q dess déchets à évacuer (nettoyage
fréquennt de la grillee, volume de
d déchets produits).
p
Les espacements, entre
e barreauux, se distinnguent selon
n les types de
d dégrillagge.
Tableau 63: Espacement entre les barreaux selon le type de dégrillage
Espacem ments entre barreaux
Type de e dégrillagee D
Domaine d’aapplication
(cm)
Prédégrillage en amont d’un dég grillage
Dégrillag
ge grossier 10 cm « normal » ou o sur les su urverses de déversoirs
d
d’o
orage ou surr les by-pass s
5 cm pour un dégrilleur
2,0 à 2,5
En entrée de station d’é épuration, quelque soit
mécanique e
Dégrillag
ge « normal » le processs (hors doma aine d’applicaation du
c pour un dégrilleur
3 à 4 cm
dégrillagge fin)
manuel
Protéger de es filières dee traitement des
d eaux
Dégrillag
ge fin 1 cm ou des boues
b spécifiques (lit bac
ctérien,
centrifugation, …)

ne grille coourbe ou un
Pour un ne grille incclinée
Les formmules précéédentes s’apppliquent également aux grilles courbesc et ggrilles inclin
nées. En
complém ment, il connvient seuleement de nooter que la longueur
l m
mouillée de lla grille est majorée
par rappport au tirannt d’eau, du fait de l’anngle d’inclin
naison de la grille.
Ainsi, en
e complém
ment des formmules précéédentes, nou
us prendrons égalementt en comptee :
t
Lo = ;
sin 
S dégr
l = ;
Lo
Lo : longueur mouillée dee la grille (mm) ;
t : tirant d'eaau dans le caanal de dégrrillage (m) ;

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233

λ : angle d’innclinaison ded la grille (°) ;


l : largeur duu chenal de dégrillage (m)( ;
Sdégr. m2).
: surface dee la grille (m

Pour unne grille couurbe, l’anglee d’inclinaisson est assim


milé à un anngle Ø = 266,5 °.
Pour unne grille droite inclinée,, l’angle d’iinclinaison recommand
r dé est d’envviron 60°.
Producction de sou
us-produitss
Le ratioo du volumme des refuss du dégrillleur, généraalement connstaté, et quui est recom
mmandé
dans le cadre de la présente étuude, est de 6 dm3/EH/aan.
La quanntité de refuus de dégrillage peut êtrre évaluée par
p la formuule suivante.
15 à 20
Q rd = ( confirmeer dans le co
(à ontexte de l’’ONEE)
e
Q rd : quantité de
d refus de dégrillage
d (ll/an/EH)
e : espace libbre entre barrreaux (m)
Cette foormule est issue
i de l’eexpérience française.
f Ill conviendrra de la trannsposer au contexte
marocaiin.
Sur la base
b de ce ratio
r et du nombre
n d’éqquivalents habitants,
h onn calculera la quantité de refus
de dégrrillage, le volume des bennes nécessaires
n et leur noombre ainsii que la frréquence
d’évacuuation vers la
l décharge..

1.3 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Lorsquee l’énergie électrique est disponiible sur le site, il est recommanddé d’opter pour un
dégrillaage à nettoyage mécaniique automaatique et déés que la cappacité de laa station d’éépuration
dépassee les 2 000 EH.
E
Les déggrilleurs, paar raclage à l’aval, soont adaptés pour des effluents
e chhargés en déchets
d à
dégriller. Les dégrrilleurs, par raclage à l’amont,
l son
nt adaptés pour
p des efffluents peu
u chargés
en déchhets à dégrilller.
Les grillles courbees sont généralement utilisées
u po
our des fils d’eau hors sols, et pour
p des
capacitéés inférieurees à 50 000 EH.
Les grillles droites sont
s généraalement utiliisées pour des
d fils d’eaau, en dessoous du niveaau du sol
et quelqque soit la capacité de la
l station d’épuration.
Le fonnctionnemennt des déggrilleurs auutomatiques sera asseervi à unee minuteriee ou au
fonctionnnement des pompes de
d relèvemennt ou à une mesure de perte de chharge dans le
l chenal
de dégriillage.
L’accesssibilité auxx ouvrages et la facilité des op
pérations manuelles
m dd’exploitatio
on et de
maintennance sera particulièrem
p ment surveilllée.
Un poinnt d’eau seraa installé auu voisinage du dégrillag
ge pour faciiliter le netttoyage.
Les mattériaux de laa grille devrront résisterr à la corrossion ; l’acierr galvanisé est à proscrrire.
Pour faaire face à tout incideent, au niveeau du dég grilleur, il est
e souhaitaable de préévoir, en
secours, un dispositif de dégrrillage manuuel (entrefeer 40 à 50 mm)
m installlé dans un canal de
dérivation.

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234

Pour évviter l’accum mulation dee dépôts, à l’amont du u dégrillagee, et optimiser la rétenntion des
refus suur la grille,, le canal d’approche
d doit être légèrement
l pentu. De plus, la viitesse de
circulatiion de l’eauu, dans le chhenal, doit être
ê d’au mo oins 0,3 m/ss afin d’évitter la sédim
mentation
de matièère dans le chenal de dégrillage.
d
Il est néécessaire de prévoir un limiteur dee couple ain
nsi qu’un disspositif d’arrrêt de fin de
d course
pour le dégrillage.
Toute inntervention sur l’équipeement implique préalab
blement sa mise hors teension.
L’installlation d’unn bouton d’arrêt d’uurgence (ty
ype coup de poing par exem
mple) est
indispennsable.
La prévvention des accidentss, liés auxx pièces en n mouvemment, imposse l’installaation de
disposittifs de prootection (ggrilles facilement dém
montables, portillon avec coup pure de
l’alimenntation électtrique…).
Il est recommandé
r é que l’enssemble dess ouvrages de prétraittements soiient by-passsable et
vidangeeable (dégrillleur, dégraaisseur, desssableur, tam
misage).
Le tableeau, ci-aprèss, présente un
u comparaatif des typees de grilles et des systèèmes de racclage.
Tableau 64: Tableau comparatif des types de grilles et des systèmes de raclage
Types de grilles et
e de
Avantage es Inconvénients
raclage
Grande e surface dee dégrillage
Adapté à de faib bles hauteurs s d’eau de dé égrillage
et dees fils d’eau hors sol
Non adaptté aux
Addapté pour des dégrillage es hors sol en aval
stations de tailles
Grilles courbes s d’unn poste de reelevage
importantes ete à des
Sim
mplicité des équipements
é électroméca aniques
débits impoortants
Résservé aux sta ations de pettites tailles (<
<50 000
EH)
Adapté à de plus faibles débits
Adaapté à de forttes hauteurs d’eau de dé égrillage
Equipeme ents
Adaapté pour dess dégrillages sur fil d’eau enterré
Grrilles droites
s électroméca aniques
Adaapté à toutes tailles de sta ations, dont les forts
v
verticales plus complexes
déébits et grandes capacité é et forte hauuteurs
d’eau ene amont du dégrillage
Matériels quuelques
Racla
age par l’amont Adaptés auxa effluents s peu chargé és
fois plus bru
uyants
Equipeme ents
Adaaptés aux efffluents charg gés (cas de certains
c
Racllage par l’av
val électroméca aniques
eff
ffluents indusstriels)
plus complexes
Toute filière,
f perm
mettant unee meilleure prise en compte c du traitement et du dev venir des
déchets de dégrillage, doit êtree privilégiéee. Ainsi, la réduction du
d poids et ddu volume desd refus
de dégrrillage par compactage
c e pourra êtrre retenue pourp les staations d’épuuration de capacité
importaante.
Dans toous les cas,, un bac dee récupératiion adapté (égouttage et stockage) doit êtree mis en
place.
Les connditions de manutentioon ou de coonvoyage (v vis, tapis rouulant …) ddes refus à partir
p du
dégrilleur vers les bacs
b de stocckage des reefus seront surveillées.
s
Le stockkage des reffus de dégriillage sera effectué
e à l’abri des ronngeurs, oiseeaux et insecctes.

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ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
235

Le stockkage des dééchets, à caaractère orgganique (ten


ndance à la fermentatioon), peut im
mpliquer
des dégagements d’odeurs et nécessiite alors des d précauutions partiiculières : bennes
hermétiques, locauux sous déprression, ...
Les refu
fus de dégrrillage, étannt assimiléss aux ordurres ménagèères, suivennt généralem
ment les
mêmes filières de collecte
c et de
d traitemennt que celless-ci.
L’accesssibilité, pouur l’évacuattion des décchets de préttraitements,, sera intégrrée à la concception.
Certainss fournisseuurs de dégriilleurs citennt une limitee haute de hauteur
h d’eaau de l’ordee de 3,30
m à resppecter sur lesl dégrilleuurs droits innclinés (70°° à 85° d’inclinaison) ppour un esppacement
entre baarreaux de 2,52 cm et dees équipemeents standarrds (hors coonception paarticulière). Pour ce
même type d’équippement, la différence
d m
maximale admissible
a d hauteur dd’eau entre l’amont
de
et l’avall de la grillee serait de 30
3 à 50 cm pour
p des équ uipements standards.
s
Les coûûts d’investtissement des ouvrages de prétraiitement claassiques sonnt négligeab bles, par
rapport au coût gloobal d’investissement de l’ensemb ble de la sttation d’épuuration, et sont
s déjà
inclus dans
d les ratioos proposéss pour les stations d’épu
uration.

2 DEGRAISSAGE-DESSABLAGE

2.1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT


Le dégrraisseur-dessableur est un ouvragee dans lequeel une grandde partie des particuless les plus
denses vont pouvooir se dépooser, sous réserve
r quee la vitessee de circulation de l’eau soit
inférieuure à 0,3 m/ss.
Il est enn effet souhhaitable de récupérer les sables en amont de d la stationn plutôt qu ue de les
laisser s’accumuleer en certaiins points (bassin d’aaération, diigesteurs annaérobies...) où ils
engendrrent des déésordres divvers (dépôtss, réduction n des tempss de séjourr, septicité …). Par
ailleurs,, la présencee de sables limite la duurée de vie des
d équipemments (effet abrasif, ...).
Dans cee même ouuvrage de dégraissage
d e et de desssablage, less graisses sseront reten
nues par
flottatioon accéléréee grâce à l’iinjection dee fines bullees d’air de diamètre
d < 1 mm (Aerroflot ou
insufflaation d’air).
Les tenneurs en graaisses sont appréciées analytiqueement par laa mesure ddes MEH (M
Matières
Extractiibles à l’Hexxane).
Ces mattières grasses doivent être
ê éliminéées en amon nt de la stattion, car ellees sont suscceptibles
de nuiree à la phasse biologiquue du traiteement (mouusses biologgiques stablles, perturbation du
transferrt d’oxygènee, flottants, colmatage, DCO réfracctaire ...).
La préssence de cet ouvrage este indispennsable quelq que soit le type de proocess épuraatoire en
aval, hoormis les caas où il est installé dees lagunes anaérobies
a d faibles ccapacités en
de n tête de
traitemeent.
Le pourrcentage d’éélimination des MEH par les dég
graisseurs- dessableurs
d aérés est d’environ
d
17 %.
L’efficaacité sur l’éllimination des
d sables est
e plus imp
portante : renndement ≥ 90 % des particules
de taillee supérieuree à 200 μm.
L’intérêêt des desssableurs ett dégraisseeurs statiqu
ues non aérés
a est trrès limité car les
perform
mances sont généralemeent très faibles.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
236

2.2 DIMENSIONNEMENT
 Cas
C d’un deessableur dégraisseur
d aéré

Les surffaces et voluumes des deessableurs-ddégraisseurss sont calcuulés comme suit.


Qp
S dd = ;
Vasc
S dd : surface duu dessableur-dégraisseu ur (m2) ;
Qp : débit de pointe
p horairre d'eaux ussées (m3/h) ;
Vasc : vitesse ascensionnellle (m/h) ;
V dd = Qp x Ts ;
V dd : volume duu dessableuur-dégraisseur (m3) ;
Ts : temps de séjour
s (h).
Les valeeurs, recom
mmandées poour ce dimeensionnemen
nt, sont envviron les suivvantes :
- Vasc : 10 à 20 m/h
m ;
- Ts : 10 à 15 minutes.
m
En cas de fortes proportionss d’effluentts industrieels graisseuux (abattoirrs, …), les valeurs
suivantees pourront être prises en compte :
- Vasc : 10 m/h ;
- Ts : 15 à 20 minutes.
m
Pour l’aaération, less ratios suivaants peuvennt être pris en
e compte :
- 35 à 40 W/m3 d'ouvrage utilee (Aeroflot)) ;
N 3 d'air /hh. m3 d'ouvrage utile (innsufflation d’air
- 1 à 2 Nm d fines bulles).
b
Producction de sou
us-produitss (à confirm
mer dans le contexte
c de l’ONEE)
l :
- Quantité de graissses piégées = 1 kg MEH
H/hab/an (aavec un renddement maxxi de 20 %) ;
- Quantité de sables extraits du
d dessableuur = 4 à 8 l//hab/an.
Ces ratiios sont des valeurs isssues de l’exppérience fraançaise. Il conviendra
c dde les transposer au
contextee marocain..

 Cas
C d’un deessableur sttatique
La hauteur d’eau enn amont du canal dessaableur est do
onnée par laa formule suuivante
Q  1 , 7  s H 3 / 2  :

Avec :
3
 Q débit de pointe
p horaiire en (m /s)) ;
 S : largeur du
d rétrécisseement en m ;
 H : hauteur d’eau en am
mont en m.

Pour unne vitesse coonstante, laa section traansversale du


d fond du canal à la fforme d’unee courbe
sous forrme de paraabole, dont l’équation
l s’écrit :
B
2
 
 2  p  H

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237

Avec :
 B : largeur maximale
m e (m) ;
en
 p : constantte caractérisstique de la parabole en
n (m) ;
 H : hauteur maximale en
e (m).
Pour unn rapport hauuteur maxim
male largeurr maximale de 1,5, la hauteur
h maxximale est donnée
d
par la foormule :
Q = 0,3 x H2
D’où la formule dee calcul de la section dee rétrécissem
ment :
S = 0,177 x H1/2

 L
Largeur maaximale (l) : l= Hm/1.5 ;
 Longueur
L ddu dessableuur (L): L =V
V1/V2*Hm.
Avec :
 H
Hm : Hauteeur maximalle ;
 V1
V : Vitessee dans le deessableur (dde l’ordre dee 0.3 m/s) ;
 V2
V : Vitessee de décantaation d'une particule (u une vitesse de
d 0.02 m/ss, pour une particule
p
d diamètree 0.15 mm).
de

Le rappport L/H est pris égal à 1,5.

2.3 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Lorsqu’’il s’agit d’uun ouvrage combiné (ddessableur-d
dégraisseur)), le dessabllage est réallisé dans
la partiee inférieure (conique) du
d bassin. La
L pente doit être au mooins égale à 45°.
Les sables seront réécupérés apprès détassage par un dispositif de type air lift
ft (insufflatio
on d’air)
ou par pompes.
p Si une reprisee des sabless par pompes est prévuue, les pom mpes choisiees seront
prévuess pour résistter à l’abrasion.
Un piquuage sur laa canalisation d’extracction des sables pourrra être prévvu afin de pouvoir
injecter de l’eau ouu de l’air souus pression,, pour faciliiter un détasssage ponctuuel.
Les boîîtiers de récception des flottants, situés en péériphérie d’oouvrage, auuront, au moins, les
dimensiions suivanttes : 400 x 200
2 mm.
Les moddalités de reemontée dess aérateurs fines
f bulless (maintenannce) doivennt être étudiéées.
Les raccleurs, en caoutchouc,
c , ne doivennt pas être cassés (troop écrasés)) au passag
ge de la
goulottee.
Dans toous les cas, il
i est indisppensable de pouvoir iso oler le dégraaisseur sanss entraîner l’arrêt de
la statioon d’épuration. A ce titrre, l’ensembble des préttraitements doit
d être byy passable.
L’accesssibilité auxx ouvrages et la facilité des op pérations manuelles
m dd’exploitatio
on et de
maintennance serontt particulièrrement survveillées.
Il est néécessaire dee prévoir unn point d’eauu sous fortee pression, à proximité des ouvrag
ges, pour
faciliterr leur entretiien.

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238

Le tableeau, ci-aprèss, présente un


u comparaatif des solu
utions de déggraissage-dessablage.
Tableau 65: comparatif des solutions de dégraissage-dessablage
Type
es de dégraiisseurs-
Avantages
s convénients
Inc s
dessableu
urs
Simplicité
Faible co
oûts d’investissement et
Dégrraisseur-des
ssableur
très faib
ble coût d’ex
xploitation Très ffaibles efficac
cités
statique
A réservver généralement à de
petitess stations d’é
épuration
Coûts d
d’investissemment et
Dégrais
sseur-dessa
ableur aéré Efficaciités plus sign
nificatives
d’explo
oitation plus élevés
é
Dégrais
sseur-dessa
ableur aéré Adaptés aux
a stations d’épuration Non adaptés aux sttations
cylindro-con
nique pettites et moye
ennes d’épuration importa
antes
Non adaptés aux sttations
Dégrais
sseur-dessaableur aéré Adaptés aux
a stations d’épuration
d’épu
uration petite
es et
rectangulaire importantes
s
moyennes
En tête de lagunaage anaérobbie, il peut être toléréé d’installerr uniquemeent des desssableurs
statiquees (non aéré et sans déggraisseur).
Les fossses à graissees et à sablee seront couuvertes.
Toute filière
fi permeettant une meilleure
m prrise en comp pte du traiteement et duu devenir dees sables
et des graisses doit
d être prrivilégiée. Ainsi, pou ur les statioons d’épurration de capacités
c
importaantes, pourroont être précconisées dees solutions :
- dd’essorage des sables par
p vis d’Arrchimède ou
u classificatteurs à râteaaux ;
- d lavage des
de d sables paar hydro-cyclonage ;
- d bio-digestion aérobiie des graisses.
de
Les coûûts d’investtissement des ouvrages de prétraiitement claassiques sonnt négligeab bles, par
rapport au coût gloobal d’investissement de l’ensemb ble de la sttation d’épuuration, et sont
s déjà
inclus dans
d les ratioos proposéss pour les stations d’épu
uration.

3 TAMISAGE

3.1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT


Les équuipements ded tamisage permettent de retenir les
l déchets et
e une partie des MES de taille
inférieuure à 1 cm.
Les maiilles de tamisage sont environ
e de 0,25
0 mm à 10
1 mm.
Ces maatières sont retenues par p passage de l’eau à tamiser sur des toilees métalliq
ques, des
treillis, des grilles ou
o des tôless perforées.
L’utilisaation de tam
mis peut s’avvérer nécessaire, dans les
l cas suivvants :
- pprétraitements d’efflueents industrriels sur lees sites induustriels, avant rejet au
u réseau
d
d’assainisse
ement urbaiin ;
- pprétraitements pousséss des effluennts urbains en tête d’ouuvrages épuuratoires à protéger,
p
t
tout particuulièrement des
d risques de
d colmatag ge (lit bactérrien par exeemple) ;

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239

- rremplacemeent des déccanteurs priimaires, afin


n de gagneer en compaacité (en têête de lit
b
bactérien, d disques biologiques
de b par exemple).
Dans lee cas des eaux résiduaaires industtrielles, le tamisage
t peeut permetttre des abattements
importaants sur les pollutions
p p
particulaire et organiquue. À titre d’exemple, lles résultats obtenus
pour diffférents types d’effluennt et des maailles de tam
mis, compriises entre 0,,5 et 1 mm, sont les
suivantss :

Type d’effluent (tam


mis de maille 0,5 à 1 mm)) Rendement MES (%
%) Re
endement DC
CO (%)
A
Abattoir 50 25
Connserverie 15 0
Cavee vinicole 20 10
Éllevage 45 30
U
Urbain 12 6
Afin d’oobtenir une éliminationn significative des paraamètres épurratoire, il coonvient de retenir
r
une maiille maximaale de 1 mmm.

3.2 DIMENSIONNNEEMENT
Les prinncipes de diimensionnem
ment des tam
mis sont ideentiques à ceux
c du déggrilleur.
Générallement, les dimensionss et capacitéés des tamis sont précoonisées par les fournissseurs de
tamis ett dépendent :
- de d chaque type
t de tammis (tamis rotatifs,
r Aqu uagard, Stepscreen, grrille, grilles courbes
…),
- desd objectiffs de tamisaage,
- de d la formee des orificees (trous, fenntes …). Il est conseilllé de préconniser des orrifices en
f
forme de troous.
- du d pouvoir de coupure,
- et e de la natuure des effluuents à tamiiser.
Le choiix des tamiss se fait surr les catalogues des fo ournisseurs. Leurs dim mensions son nt issues
des expériences des fournisseuurs.
Les chaarges hydrauuliques adm
missibles, poour des tamiis de maille de 0,6 à 2 m
mm, sont d’environ
3 2
30 à 90 m /m de taamis/h.
À partirr des treizee sites étuddiés en Fraance (enviro
on 180 jouurs de mesuures), les quantités
q
moyennnes de matières sèchees, obtenuess en fonctiion de la maille,
m ont donné les valeurs
suivantees :
Mailles Quantité de
e MS/eH/an
> à 600 – 750 μm 0,4
4
> à 1 – 1,5
1 mm 0,3
35
> à 200 mm 0,0
08

3.3 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Les typees de tamis,, préconiséss pour les efffluents urbaains, sont lees suivants :
- ttamis rotatifs,
- t
tamis type Aquagard
A o équivalennts,
ou
- t
tamis type Stepscreen
S o équivaleents.
ou

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240

Quelquee soit le tam


mis préconiisé, sa concception devrra intégrer des
d principees d’auto-nettoyage
communns aux tamiis rotatifs ouu Aquagardd ou Stepscreen ou équiivalents.
Si un enngagement, sur l’élimination des paramètres
p MES, DCO O et DBO5 par le tamissage, est
pris en compte lors du dimennsionnementt de la filièrre épuratoirre, cette élim
mination deevra être
particulièrement véérifiée à la réception.
r
Le foncctionnementt des tamis sera asservvi au fonctio onnement des
d pompes de relèvem
ment ou à
une messure de pertte de chargee dans le cheenal de tam
misage.
L’accesssibilité auxx ouvrages et la facilité des op
pérations manuelles
m dd’exploitatio
on et de
maintennance sera particulièrem
p ment surveilllée.
Un poinnt d’eau seraa installé auu voisinage des tamis pour
p faciliterr le nettoyagge.
Les mattériaux devrront résisterr à la corrossion ; l’acierr galvanisé est à proscrrire.
Beaucouup de tam mis sont sennsibles au colmatagee par les graisses.
g Enn cas de présence
p
significaative de graaisses, un déégraisseur sera prévu en
n amont dess tamis.
Beaucouup de tamiss sont sensibbles à l’abrasion par lees sables. En cas de préésence sign
nificative
de sablees, un dessaableur sera prévu
p en am
mont des tam
mis.
Les tam
mis devront être
ê résistannts mécaniqquement.
Pour faiire face à toout incidentt au niveau du tamisag
ge, il est souuhaitable dee prévoir en
n secours
un canaal de dérivattion.
Toute inntervention sur l’équipeement implique préalab
blement sa mise hors teension.
L’installlation d’unn bouton d’arrêt d’uurgence (ty
ype coup de poing par exem
mple) est
indispennsable.
La prévvention des accidentss, liés auxx pièces en n mouvem ment, imposse l’installaation de
disposittifs de proteection (capootage, grillees facilemen
nt démontabbles, portilloon avec cou
upure de
l’alimenntation électtrique…).
Toute fiilière permeettant une meilleure
m priise en comp
pte du traitem
ment et du devenir dess déchets
de tamiisage doit être
ê priviléggiée. Ainsi, la réductiion du poidds et du voolume des refus de
tamisagge, par com mpactage, pourra
p être retenue po our les stations d’épuuration de capacité
importaante.
Les connditions de manutentioon ou de connvoyage (v vis, tapis rouulant …) dees refus, à partir
p du
tamis veers les bacs de stockagee des refus, seront surv
veillées.
Le stockkage des reffus de dégriillage sera effectué
e à l’abri des ronngeurs, oiseeaux et insecctes.
Le stockkage des dééchets, à caaractère orgganique (ten
ndance à la fermentatioon), peut im
mpliquer
des dégagements d’odeurs et nécessiite alors des d précauutions partiiculières : bennes
hermétiques, locauux sous déprression, ...

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241

FI CH E E2 D E C A NT E UR PR I M A IR E
1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Le décaanteur primaaire tient sa dénominatiion du fait qu’il
q s’agit d’un décantteur placé en
e amont
du traiteement bioloogique seconndaire.
Son rôlee essentiel est
e d’abattree une partiee de la pollu
ution particuulaire par déécantation des
d MES
décantaables.

Figure 37: Schhééma de principe d’un décanteur primaire (source: OIEau)


Cette fiilière consiiste à alimeenter en eaau, préalabllement préttraitée (déggrillée, desssablée et
dégraisssée), un ouvvrage avec une
u vitesse de passage suffisammeent faible ett un temps de d séjour
suffisam
mment élevéé, autorisantt une décanntation des MES
M décanttables.
Le tableeau, ci aprèss, donne less avantages et les incon
nvénients dee cette filièrre.

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242

Tableau 66: Avantages et inconvénients du décanteur primaire


Avantages
A Inconvéniennts
L’implan
ntation d’un décanteur
d primaire, en ammont
Les
L raisons, pour
p lesquels les décanteurs
d’un traitement secoondaire biolo
ogique, se jusstifie
primaires ne son nt pas toujou
urs implantéss en tête
dans lees cas suivan
nts :
de filière boues activées
a à faible charge, sont les
‐ dans l’effluent bruut, part signifficative de MES suivantes :
ntanément décantables autorisant
spon a un
n
‐ production
n de boues feermentescibles
abattemment minima al de 40 % de es MES et 20 0%
conttraignantes à gérer en terrmes d’odeurs et de
de la DCCO et de la DBO5 ;
trraitements spécifiques d’’épaississem ment,
‐ obje
ectif de réducction du voluume de l’étag ge
dissociés
d de l’épaississement des bo oues
secondaire biologique ;
biologiquess ;
‐ obje
ectif de réduction de la co onsommation
‐ ouvrage suupplémentairre à construirre ;
énergé étique, sur l’é
étage second daire biologiq que
‐ production
p d’e
effluents sep
ptiques, en caas de
(en
n cas de bou ues activées,, et disques
temps de sé éjour trop pro
olongés dans s le
bioologiques) ;

écanteur primmaire ;
‐ réducttion des risqu ues de colma atage de l’éttage
‐ diminution de la part de ca arbone assim milable
secondaire biologiq que (en cas ded lit bactérie en) ;
disp ponible pour les bactéries hétérotrophes en
‐ producction de boue es primaires fermentescib bles,
tête de réaccteur biologiq
que dénitrifia
ant.
contribuant positivem ment à la digestion anaérrobie
des bo oues, et doncc à la producction de bioga az.

Les perfformances (%( d’éliminnation) des décanteurs primaires, pour


p les efffluents urbaains, sont
généraleement les suuivantes :
‐ M : 40 à 70 % ;
MES
‐ DBO5 et DC
D CO : 20 à 3 5% ;
‐ N
NGL < 10 % ;
‐ P < 10 %.
Pt
L’efficaacité est varriable selon la vitesse ascensionnellle appliquéée.

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243

2 DIMENSIONNEMENT
La surfaace de décanntation est calculée
c commme suit :
Qm
S déc. =
V asc.
S déc : Surface ded décantatioon (m2) ;
Qm : Débit moyyen horaire d'eaux uséees (m3/h) inncluant les rretours en têête ;
Vasc : Vitesse asscensionnellle (m/h).
La vitessse ascensioonnelle, prééconisée estt fonction des
d perform
mances attenndues ou an
nnoncées
sur les abattements
a s en MES ett DBO5.
Tableau 67: Vitesses ascensionnelles, au niveau du décanteur primaire, en fonction des performances sur les
abattements en MES et DBO5
Va (m3.m
m-2.h-1)  1,0  1,2  1,4  1,6
Taux d’élimination
d n des MES (%) ( 600 50 40 35
Taux x d’éliminatiion DBO5 (% %) 400 35 30 25

La hauteur cylindriique est d’ennviron de 3,00 m.


Il est souvent connseillé de liimiter les hauteurs
h cy
ylindriques, afin de lim miter les teemps de
séjours des boues et
e de l’eau, dans
d le but de limiter laa septicité de
d l’eau bruute vers les réacteurs
r
biologiqques seconddaires.
Les tem
mps de séjouur peuvent être
ê égalemeent vérifiés grâce à la formule
fo suivvante :
V = Q x Ts
Avec :
maire (m3) ;
V : voluume du décaanteur prim
3
Q : débiit (m /h),
Ts : tem
mps de séjouur (h).
Les orddres de granndeurs des teemps de séjjour précon
nisés sont ennviron de 1 à 1,5 heurees, sur le
débit dee pointe horraire.

3 RECOMMANDATIONS DE CONC
CEEPTION
Des déccanteurs prim
maires racléés seront recommandéss, par oppossition aux ddécanteurs primaires
p
non racllés.
Les mattériaux des décanteurs primaires seront résisstants à la corrosion
c : aaluminium ou inox.
L’acier galvanisé est
e à proscrirre.
La rétenntion des floottants seraa assurée paar une lame de sous-veerse périphéérique. L’immmersion
de cettee lame sera au
a moins éggale à 15 cm m. La distan
nce de cette lame, par rrapport à la goulotte
de déveersement dess eaux traitéées, sera au moins 20 cm.
-
c
Les flotttants serontt évacués par un racleuur de surfacce et une gooulotte d’évvacuation asssociée à
une fossse de stockaage des flotttants.
La pente conique en
e fond de décanteur
d prrimaire racllé sera d’auu moins 10-115 %.
Le racleeur devra racler
r le fonnd du décaanteur prim
maire en tout point dee façon à éviter les
stagnatiions des bouues et leur remontée
r à l’issue
l des fermentation
f ns anaérobiies.
Les roulettes positiionnées sur les racleurss de fond so
ont à éviter.

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244

La trém
mie d’évacuuation des mousses
m seera position
nnée par rappport aux vvents domiinants (à
l’opposéé de l’originne des ventss dominantss).
Pour lees racleurs à entraînem ment périphhérique, le chemin de roulementt fera l’objeet d’une
attentionn particulièère (horizonntalité, lissaage, ...). La roue d’entrraînement ddoit être faccilement
démontaable et il esst souhaitabble d’avoir uneu roue dee secours. En E zone géoographique froide,
f il
est pruddent d’implaanter une réésistance chauffante sou us le chemiin de roulem
ment, pour éviter
é les
problèmmes de gel et une petitte lame de protection inclinée à 45° vers l’’extérieur devant d la
roue.
La vitessse optimalee de raclagee est a priorii inférieure à 3cm/s.
L’ensem
mble pont raacleur doit être
ê muni d’’un bouton d’arrêt d’urrgence.
Le souttirage des boues
b devraa être rapidee, de façon à assurer un
u temps dee séjour de la boue
limité. En effet, les
l boues primaires
p éttant très feermentescibbles, un tem
mps de séjo our trop
importaant risque d’’entraîner des
d boues seeptiques ou de relargueer de la septticité dans l’effluent
primairee.
Un traiitement dess boues prrimaire parr stabilisatiion (digesttion anaéroobie) est fo
ortement
recomm
mandé.
A la coonception, des
d possibillités de vérification dees niveaux des lits de boues devrront être
prévuess. Celles-ci peuvent
p êtree potentielleement réalissées en explloitation parr :
- des meesures poncctuelles (à l’’aide d’un détecteur
d de voile de booue portablee par exemp
ple) ;
- des meesures autommatiques (àà l’aide d’unn détecteur de
d voile de boue fixe par exemple)).
Les extrractions de boues peuvvent être assservies aux mesures auutomatiques de la hauteeur du lit
de bouees ou à des cycles
c de tem
mps.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
245

FICHE E3 LAGUNAGE NATUREL


1 PRINCIPE GENERAL
Un laguunage natureel est constiitué d’une série
s de bassins de granndes dimensions, dans lesquels
les tempps de séjourr (de quelquues jours à quelques diizaines de joours) sont ccalculés en fonction
des cinéétiques proppres à l’épurration en miilieu naturel.
Un laguunage complet est consttitué des étaages suivants, comme le
l montre laa figure, ci après.
a
- Lagunes anaéroobies ;
- Lagunes facultaatives ;
- Lagunes de maaturation.

Figure 38: Schéma de principe d''u


un lagunage naturel
Les laguunes anaéroobies sont des
d bassins relativemen
r nt profonds (3 à 4 mètrres), qui agiissent en
priorité sur les chharges en MES
M et DB
BO5. Elles donnent liieu égalem
ment à l’élim mination
partiellee et parfoiis totale de
d la chargge parasitaiire (œufs d’helminthees,…), maiis n’ont
pratiqueement aucuune action sur la pollution
p bactérienne. Les tempps de séjo our sont
habituelllement de quelques
q jouurs.
Les laggunes facuultatives sonnt des basssins de profondeurs
p moyenness (1 à 2 mètres),
dimensiionnées en priorité pour l’abattem ment de la charge en DBO5. Ellees donnent lieu par
ailleurs à une sédiimentation totale des œufs d’helm minthe, et à une réduuction notab
ble de la
charge bactérienne
b (1 à 2 unitéés logarithm
miques).
Les laguunes de maaturation soont des basssins peu pro
ofonds (1 à 1,5 mètre), dimensionnnées en
priorité pour l’abaattement dee la chargee bactériennne. Elles donnent
d lieeu à une rééduction
complém mentaire dee la charge organique.
o
Avantaages et inconvénients du
d lagunagge naturel
Le tableeau, ci aprèss, récapitulee les princippaux avantages et inconnvénients duu lagunage naturel.

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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
246

Tableau 68: avantages et inconvénients du procédé d'épuration par lagunage naturel


Avantagess Inconvén nients
Les staations de lagunage coûte ent moins chè ères que Une emprise
e au ssol importantte
les auttres types de e procédés ; elles ne néccessitent
pas unn personnel qualifié
q et pa
as de consom mmation
é
énergétique s la dénivelé
si ée est favorable
le lagunnage assure une bonne intégration pa aysagère Des contraintes de nature de so ol et
s’il est
e bien entre etenu d'étanch
héité
les bassins de lagunage dévveloppent tout un
écosystème e
S'adapte très bien auxx variations Une élimina ation de l'azoote et du phoosphore
hydrauliquess du fait du long temps de d incompplète
séjour
Production des boue es stables Performa ances pouvan nt être altéré
ées en
DBO5, DCOD et MESS par la prése ence
d'algues vvertes
Très bon nnes perform mances sur la a pollution orrganiques Grands risq ques de nuissances olfacttives au
Très bon nnes perform mances sur la a bactériologgie (en cas niveaau des bassin ns anaérobie es
d maturatio
de on)

2 RECOMMANDATIONS D’IMPLANTATION
Le choiix des sites d’épurationn, pour une STEP, typee lagunage naturel, estt dicté par plusieurs
p
considérations ett critères, d’ordre géographique, envvironnementtal, hydro ologique,
hydrogééologique, économique
é e, etc.
Pour ce faire, il est nécessaire de :
 Anaalyser l’imppact du site de la stationn d’épuratio on sur le milieu
m physiqque et la po
opulation
riveraine ;
 Anaalyser les pootentialités de
d la réutilissation des eaux
e usées épurées
é ;
 Anaalyser l’aspeect de l’inonndabilité des sites proposés pour l’’implantatioon des STEP P;
 Anaalyser l’aspeect de vulnéérabilité à la
l pollutionn des ressouurces en eauu situées daans l’aire
d’études.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
247

Les priincipaux critères et contraintess, détermin


nant dans le choix d des sites po
otentiels
d’épuraation, pourr une STEP
P type lagun
nage naturel, sont les suivants :
 Eloignemen
E nt de l’aggllomération
n
Afin dee réduire les impactts environnnementaux de la STE EP sur la population n, il est
recommmandé de respecter unne distancee minimale d’éloignem
ment du sitte d’épurattion, par
rapport à la zone duu projet, qu
ui est d’au moins
m 800 m.
m
 Transport
T des odeurss par les ven
nts domina
ants
La situaation de la STEP,
S par rapport
r à la zone d’étuddes, peut faavoriser le ttransport dees odeurs
nauséabbondes, verss la populattion, par less vents dom
minants, dans la zone d’’études. A cet c effet,
une étudde de vents dominants s’impose, afina de prop poser les sitees qui provooqueraient lel moins
de nuisaances dues aux
a odeurs.
 Existence
E e proximité d’un exuttoire naturrel
et
Les sitees d’épuratiion doiventt se situer à proximitéé d’un exuutoire natureel, afin de pouvoir
évacuerr les effluennts épurés ett éviter, danns la mesuree du possiblle, la mise een place d’o
ouvrages
de transsfert.

 Potentialité
P és de réutillisation agrricole
Le choix du site d’épuration est
e égalemennt dicté par la disponibbilité des terrres agricoles, aptes
pour la REUE, à prroximité duu site de la station,
s et cee, dans l’objjectif de valloriser au mieux
m les
eaux usées épuréess de la statioon.
 Hydrologie
H e et inondab
bilité des siites
Afin d’éviter leur inondabilitté, les sitess d’épuratio
on doivent se situer enn dehors dees zones
basses et
e d’accumuulation naturrelle des eauux de ruisseellement.
 Eloignemen
E nt des capttages d’eau
u souterrain
ne
Afin d’éviter
d touut risque de contaminattion des eau
ux souterrainnes captées, le site d’éépuration
dooit être loin des points d’eau,
d qui peuvent
p se présenter
p (puuits, sources, …).
 Disponibili
D ité et coûts des terrain
ns
La conntrainte de disponibiliité de terrrains, offran nt des supperficies suuffisantes pour
p les
installattions de la STEP, notaamment, typpe lagunagee naturel dooit être prisse en consid dération.
De mêm me, le choixx du site de la station d’épuration
d doit être diicté par les coûts d’acq
quisition
des terraains dans laa région.
Par ailleeurs, il connvient de nooter qu’il faut
fa tenir co ompte du problème dee l’ensablem
ment des
sites d’épuration, quand ce problème
p e
existe, et no
otamment au
a niveau de certainss centres
côtiers (Essaouira
( p exemplee) et la régioon Sud, entrre Tan Tan et Dakhla.
par

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ON II : ELABORATION
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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
248

3 CRITERES DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES


3.1. LAGUNAGE ANAEROBIE
3.1.1 Généralités
Les laggunes anaéérobies sonnt des basssins à gran nde hauteuur d’eau, à temps dee séjour
relativem
ment faible (de quelquues jours). Dans
D ces basssins, l’épurration résullte, d’une paart, de la
décantaation des matières
m séddimentabless, et d’autrre part, de la dégraddation des matières
organiqques solides et solubless en méthanne et en gazz carboniquue. Il s’agit d’un proceessus à 3
stades : acidogénèsse, acétogénnèse et méthhanogénèse..
Les laguunes anaéroobies n’ont aucun
a pouvvoir d’élimin
nation de l’A
Azote et duu Phosphore.
La sédim mentation naturelle
n dess MES, danns ces bassinns, s’accomppagne d’une sédimentaation des
œufs d’helminthess ; l’éliminnation est variable,
v géénéralemennt supérieurre à 50%, et peut
atteindrre 100%. Lee rendementt est toutefoois affecté par
p la remisee en suspennsion périod
dique des
matièress sédimentaaires en couurs de fermeentation.
Il n’est constaté aucun abattem
ment significcatif de germ
mes témoinns de contam
mination féccale.
3.1.1. Critères de dimensionnement
Les critères de dim
mensionnemeent des laguunes anaérobies sont lees suivants :
 C
Cv (charge volumique)
v ) : 100 à 3500 g/m³/j, en fonction dee la tempéraature de l’eaau, selon
l formule suivante
la s :
C = 20 x T –100, pouur T > 10°C
Cv C;
C = 100, Pour
Cv P T ≤ 10°°C.

Avec T est la temp


pérature moyenne
m du mois le pllus froid dee l’année.
 P
Profondeur des bassinss : 3 à 4 m ;
 Cs
C (charge ssurfacique) > 1 000 kg//ha/j ;
Le voluume des basssins anaérobbies est donnné par la fo
ormule suivante :

Vo
olume Utile = CDBO5 x 103
CV
Avec :
CDBO5 : la charge enn DBO5, enn Kg/j ;
Cv : lal charge voolumique, enn g/m3/j.
Le voluume des basssins, ainsi déterminé,
d e multipliéé par un coeefficient de m
est majoration de 1,3
environn, pour tenir compte du volume dess boues qui s’y déposennt.

Le tempps de séjourr est donné par


p la relatioon suivantee :
Temps de
d séjour = Vb
b
Qjj
Avec :
Vb : le volume
v du bassin
b en m3 ;
3
Qj : le débit
d moyenn en m /j.

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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
249

Si la vaaleur obtenuue du tempss de séjour est inférieuure à 1 jour, il faut preendre la valeur de 1
jour et recalculer
r lee volume et la surface nécessaires.
n .
N.B : lees paramètrees de fonctiionnement des laguness anaérobiess doivent êttre vérifiés pour les
périodes hivernaless et estivales et pour less différents horizons inntermédiairees du projet.

3.1.2. Performances en sortie des bassins anaérobies


 Elimination
E n de la DBO
O5
Le renddement d’éliimination ded la DBO5, au niveau des bassinns anaérobiees, peut êtree estimé,
en foncttion de la teempérature, comme suiit :
Tableau 69: rendements épuratoirs, au niveau des bassins anaérobies
Rendem ment d’élimination de la DDBO5,
Tempéra ature des eau ux usées
homogé énéisé
< 10 °C 40%%
10 – 25 °C 2 · T [°C
C] +20
25 °C 70%%
Source : document de Maara
 Elimination
E n de la MES
S et de la DCO
D
La conccentration en
e DCO, enn sortie duu bassin faccultatif, peuut être évalluée par la formule
suivantee :

DC
COhomogénéiséé = DBO5,hom
mogénéisé * 2,5
5 (*)

La conccentration de
d MES, enn sortie du bassin
b anaéérobie, peut être estiméée, sur la baase d’un
rendemeent d’éliminnation de 600 à 80 (*)%
%.

(*) Souurce : Rappport de cappitalisation de l’expérrience de l’ONEE-Braanche Eau dans le


domainee d’épuratioon-cas de 5 STEPs.

3.1.3. Curage des bassins anaérobies


Le foncctionnementt normal dess lagunes prroduit des boues,
b qui séédimentent au fond dess bassins
(particuulièrement au d bassins anaérobies)). Ces bouees entrainennt une réduction du
a niveau des
temps ded séjour dees eaux, au niveau
n des bassins, et par conséquuent, pourraaient engen
ndrer une
diminuttion du renddement épurratoire de laa STEP. Poour remédieer à ce problème, le cuurage des
bassins s’avère néccessaire.
En génééral, l’action de curagee est à définnir selon laa hauteur (H
H) des bouees présentess dans la
lagune : quand la hauteur
h des boues est supérieure
s de
d 25 à 30% % de la proffondeur, less bassins
devraiennt être curéss (source : manuel
m d’exxploitation des
d stationss d’épurationn).

3.1.4. Gestion deess émanations gazeuses, au niveau des bassins anaérobies


3.1.1.1 LES CAUSES DES NUISANCES OLFACTIVES
Les cauuses des nuiisances olfaactives, danss un ouvrag
ge d’épuration, sont muultiples et sont liées
à:
 La L nature des élémentss manipulés et traités ;
 Le L pourcenttage d’effluuents domesstiques et industriels ;
 Le L type de traitement
t : aérobie ou anaérobie ;
 lesl équipemments utiliséés : dégazagge au niveauu des surversses, des pom
mpages, …

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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
250

Quelquees-unes d’eentre-elles peuvent


p mêm
me être mo
ortelles à unne certaine concentratio
on, pour
le persoonnel œuvrrant dans lesl ouvragees, et avo
oir des connséquences sanitaires pour le
voisinagge.
Il existee 4 grandes familles de composés malodorant
m s:
 Les soufrés ;
L
 L azotés ;
Les
 L acides regroupent
Les r l Compossés Organiq
les ques Volatilss (COV) ;
 L aldéhyddes.
Les
La princcipale sourcce des mauvvaises odeurrs, émises dans
d les stattions d’épurration, est lee sulfure
d’hydroogène (H2S)).

3.1.1.2 QUALIFICATIONS DES NUISANCES OLFACTIVES

Pour prrévenir ces dangers ete risques, et pour év viter d’incom mmoder lees riverains, il faut
analyserr rigoureusement l’air des stationns d’épuratiion, de façoon à quantiifier et quallifier les
nuisances olfactivees.
Trois approches
a complémenntaires peuuvent s’utilliser séparéément et se combin
ner pour
bénéficiier d’un bilaan complet des odeurs :
 L
Les analyses physicoo-chimiquess. La méth hode consisste à mesuurer directeement la
c
concentratio on des diffférents com mposés odo orants, à l’aide d’apppareils de mesures
p
précis ;
 Les
L analysees olfactoméétriques. Elles sont nom mbreuses ett font toutess appel à la réponse
d sujets humains, pour mesuurer l’inten
de nsité de l’’odeur. Onn mesure alors la
c
concentratio on d’une attmosphère odorante
o auu seuil de déétection, et son intensité. Cette
a
analyse est subjective, mais donnee une réponnse plus globbale, et donnc, plus procche de la
r
réalité que l’analyse physico-chim
p mique. Elle doit respeccter des connditions opéératoires
s
strictes et esst relativem
ment onéreusse.
 L
Les enquêttes autour du site. L’enquête
L permet
p de définir le gène subii par la
p
population. Cette méthhode est trèès lourde à mettre en œuvre
œ et s’éétale sur dees durées
t longuess (une année), pour êtree représentaative de l’acctivité de l’éétablissemeent et des
très
c
conditions m
météorologiiques sur lee site.

3.1.1.3 LA MAITRISE DES NUISANCES OLFACTIVES

La maittrise des oddeurs émisess, au niveauu des différeents étages du traitemeent, peut s’eeffectuer
comme suit :
 La brumisattion ;
L
 L
L’augmenta ation du pHH des bassinss ;
 L recirculaation des eff
La ffluents des bassins
b facu
ultatifs, danns les bassinns anaérobiees ;
 L
L’injection de sulfate de
d fer ou de chlorure feerrique ;
 L
L’injection de Nitrate de
d Calcium ;
 L brassagee des effluennts ;
Le
 L couvertuure des basssins anaérobbies.
La

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251

Le tableau, ci aprrès, récapituule les prinncipaux avantages et inconvénieents des diffférentes


options possibles de
d gestion dees émanatioons gazeuses.
Tableau 70: Solutions possibles de gestion des émanations gazeuses
Option avan
ntages inco
onvénients
Unee meilleure homogénéisa ation Dépenses énerg gétiques
des effluents
Amé élioration des performanc ces P d’efficaccité en cas de
Pas e faible
épuuratoires pu
uissance
Déggazage trèss progress sif de
Le brasssage des effluents l’efffluent et son oxygénation.
Enn cas de baissse de pH liéée au Dans un fon nctionnementt normal,
blo
ocage de la méthanisatio
m on au solution pas ada aptée car lees pH sont
stade acido ogénèse, elle e correects
p
permettrait u relance des
une d Abse ence des expériences s sur les
fermentations anaérobie es lagunes anaérob bies ;
L’efffet du chaulage diminue
rapiddement aprrès l’injectio on de la
chau ux à cause du renouvelllement en
conttinu de l’eau dans la lagu une.
Prodduction de bo oues supplém mentaires
Risqque d’augme entation importante du
Augmen ntation du pH
H des pH pouvantt perturber le
bassins foncctionnement b biologique.
La recircuulation des efffluents Pass d'ajout de ré éactifs Pas de résultatss satisfaisants pour sa
des bassins facultatifss dans misee en œuvre a au Maroc (ca as de Mrirt
les basssins anaérobies et dee Taourirt)
Rédduction des nuisances
n Pas d'expérience e sur les lagu
unes
olfactives anaé érobies
Ne permet
p pas d
de résoudre l’ensemble
l
des dégagementts gazeux
Prodduction de bo oues supplém mentaire
conttribuant à l’ennvasement desd
L’injection de sulfate de fer lagunes
ou de Nitrate de Callcium Prodduits acides ccorrosifs.
La plus
p efficace en terme de e Expé érience limittée pour la couverture
réduuction de nuisances olfac ctives des bassins
Pass de consomm mation
éneergétique Pas de retour d'e expérience au
a Maroc
Couverrture des basssins Instaallation de brrûlage de bioogaz (ou
anaéro obies: captagge et de réécupération et de valorisation du
brûlaade de biogaaz Pass d'ajout des réactifs biogaz) à gérer

Il en resssort que la solution, qui


q apparait la plus efficace en termmes de gesttion des émmanations
gazeusees, au niveauu des bassinns anaérobiies, est la co
ouverture dees bassins. On donne, ci après,
quelquees considéraations techniques à prenndre en com mpte lors de la conceptiion de la co
ouverture
des basssins anaérobbies.

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252

a. Considérat
C tions prélim
minaires
Les mattériaux et lees méthodess, proposés pour
p la cou
uverture des bassins, sont présentéss dans le
tableau,, ci après .
18

Tableau 71 : Matériaux et méthodes utilisées pour la couverture des bassins aan


naérobies
Matièère Structure requ uise Coût
Béton avec revêtemment Dalle, pooutre, colonne 1500-2000 DH H/m²
Plasttic Renforcé Poutre dee soutien, colonnne 1500-2000 DH H/m²
Géo--membrane flotttante Flottante, aucun soutienn 300- 1000 DHH/m²

Il ressorrt de ce tabbleau que laa couverturee, par géo membrane,


m est la moinns chère et présente
une faciilité et une fiabilité
f de mise
m en œuuvre, par rap pport aux auutres varianttes de couveerture.
b. IImplication
ns techniqu ues, pour la mise en n place d’une couveerture des lagunes
a
anaérobiess et récupérration et brrûlage du biogaz
b prod
duit
La misee en place d’une couvverture des bassins an naérobies innduit la défiinition du mode
m de
couvertuure, comptee tenu des impératifs
i d collecte du
de d gaz, de collecte
c dess eaux pluv
viales sur
la couveerture, et dee curage de la boue dépposée dans le
l fond des bassins.
b
Le choix
ix du type de
d couverturre
Le choixx du type de membranee dépend dee plusieurs critères,
c donnt notammeent :
 Disponibilit
D té ;
 Résistance
R a vents, aux
aux a UV et aux
a graisse et
e huiles ;
 Facilement
F réparable.
Elle pouurrait être mise
m en place sur les baassins en eau
u à partir d’un ponton fflottant.

Collectee des eaux pluviales


p su
ur la couverrture
Les eauux pluviales pourraient être collecttées sur la couverture,
c dans une ggouttière cen
ntrale, et
évacuéees en dehorss de la couvverture.

18 Source : Etude prépara


atoire pour le prrojet III de déveeloppement dess systèmes d’assainissement auu Royaume du Maroc
M

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253

La colleecte du bioggaz
La colleecte du bioggaz s’effectuuerait par des
d drains an
ncrés sur la paroi des bbassins ; unee pompe
soutirerrait ce gaz vers
v un lieu de stockagee.

Curage de la boue produite


Un curaage périodiqque pourraitt être réaliséé par replis de la membbrane, en plusieurs end
droits, et
le soutirage des booues par unne hydrocurreuse. Il peeut égalemeent être envvisageable lesl deux
solutionns suivantess :
 L
L’installatioon de conduuites permaanentes au fond
f du basssin, dotées d’une pom
mpe auto-
a
amorçant ;
 L’installatio
L on d’un systtème à air comprimé,
c pour
p le pom
mpage des booues.

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254

3.2. LAGUNAGE FACULTATIF


3.2.1. Généralités
Les laggunes faculttatives sontt des bassinns moyenneement profoonds, à tem mps de séjour élevé
(une dizzaine de jouurs), dans leesquels la colonne
c d’eau est schém matiquemennt stratifiéee en trois
zones : une zone suuperficielle toujours aéérobie, dans laquelle l’ooxygène disssous provieent, pour
une parrt, des échaanges air/eau, et pourr l’autre, ded l’activitéé photosyntthétique ; une
u zone
intermédiaire alternnativement aérobie (jouur) et anaérrobie (nuit) ; une zone profonde an naérobie
correspoondant à laa zone de sédimentattion des maatière décanntables de l’eau brutee et des
cellules mortes (allgues et baactéries aérobies) de la l zone supperficielle, et dans laq quelle la
matière est biodégrradée par dees bactéries anaérobies.
En laguunage facuultatif, l’épuuration conncerne égaalement l’A Azote : l’Azzote organiique est
d’abordd minéraliséé en azote ammoniacaal, puis oxy ydé en azote nitrique et enfin en e azote
gazeux. La minéraalisation de l’Azote orgganique est quasi-totale ; seule unne petite fraaction de
l’azote initial
i (moinns de 3%), non
n biodégrradable, resste sous form
me d’azote oorganique.
La dénittrification en
e lagune faacultatives n’est
n que paartielle.
En ce quui concernee le phosphoore, les renddements con
nstatés sont souvent trèès faibles.
Sur un plan
p bactériologique, les
l lagunes facultativess présententt une totalee efficacité vis-à-vis
v
des œuffs de parasittes (les tempps de séjourr, au niveau
u de ces basssins, sont suupérieurs au
ux temps
de séjouur nécessairres à la sédim
mentation des
d ces œufss).
Elles paarticipent éggalement à la réductioon de la chaarge en germ
mes témoinns de contam
mination
fécale, mais la profondeur desd bassins en limite généralemeent l’efficaccité à 1 à 2 unités
logarithhmiques.

3.2.2. Critères de dimensionnement


Les critères de dim
mensionnemeent des laguunes facultaatives sont lees suivants :
 C
Cs (charge surfacique)
s : entre 1000 et 300 kg/h ha/j durant la période hhivernale ett suivant
l situation géographiqu
la g ue (climat).. Elle peut être
ê approchhée par la foormule suivante :

3 *(1.107 − 0.002)TT−25
CS = 350 T

Avec T est la temp


pérature moyenne
m du mois le pllus froid dee l’année.
 Ts
T (temps de
d séjour) ;
 Profondeur
P des bassinss : de 1 à 2 m.
m

Le dimeensionnemeent des basssins facultattifs, qui est donné par la relation suivante, co
onsiste à
déterminer leur surrface.

Surface = Qjx [DBO55]sortie anaérobie*100


Cs
Avec :
Qj : Débit moyen
m en m33/j ;
[DBO5]sortie anaérobie : concentraation de DBO5, en sortiie des bassins anaérobiies, en mg/l ;
Cs : Charge surfacique, en Kg/ha/j..

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ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
255

Le tempps de séjourr, dans les bassins faculltatifs, est de


d :

Teemps de séjou
ur = Surfacee (m²) x profondeur (m)
Débit journalier (m3/j)
(

Si la vaaleur obtenuue du tempss de séjour est


e inférieurre à 5 jourss, il faut preendre la valleur de 5
jours et recalculer le
l volume et
e la surface nécessairess.
N.B : lees paramètrees de fonctiionnement des
d lagunes facultativees doivent être vérifiés pour les
périodes hivernaless et estivales et pour less différents horizons inntermédiairees du projet.

3.2.3. Performances en sortie des bassins


 Elimination
E n de la DBO
O5
Le renddement d’éllimination de
d la DBO5, au niveau
u des bassinns facultatiffs, peut êtree estimé
comme suit :

K (T) représente
r lee taux consstant nécesssaire pour l'éliminationn de la DBO
O5 dans less bassins
−1
facultatiifs (j ) ; sa valeur dépeend de la teempérature de
d conception, calculéee comme suuit :
k (T) =0.1 1.05 T−−20
Ts est lee temps de séjour
s dans les bassins (en jour).

Ce renddement est appliqué


a surr des concenntrations en sortie des bassins
b anaéérobies.

 Elimination
E n de la MES
S et de la DCO
D
La conccentration en
e DCO, enn sortie duu bassin faccultatif, peuut être évalluée par la formule
suivantee :
DCO hom
mogénéisé = DBO5 ho
omogénéis
sé * 3,0 (*)
La conccentration enn MES, en sortie
s du baassin facultaatif, se situee entre 60 ett 100 mg/ (*
*).
(*) Souurce : Rappport de cappitalisation de l’expérrience de l’ONEE-Braanche Eau dans le
domainee d’épuratioon-cas de 5 STEPs.

3.3. LAGUNAGE DE MATURATION


3.3.1. Généralités
Les laguunes de matturation sonnt des lagunnes de faiblee profondeuur (inférieuree à 1.5 m), à temps
de séjouur moyen ett fonctionnaant en aérobbiose, sur tou
ute la colonnne d’eau.
Ces laggunes ont pour première fonctionn de réduiree la charge bactériennee et notamm ment les
germes témoins de contaminattion fécale. L’inactivattion de ces germes
g est due essentieellement
au rayonnnement solaire, plus précisément
p t au rayonneement UV.
Les laguunes de maaturation parrticipent également à un
u complém
ment d’épuraation vis-à-v
vis de la
matière organique et de la polllution azotéée.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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256

3.3.2. Critères de dimensionnement


Les critères de dim
mensionnemeent des laguunes de matturation sonnt les suivannts :
 L
Le temps dee séjour : 5 jours
j pour le
l premier bassin,
b 3 jouurs pour les bassins suiivants en
s
série.
Par aillleurs, il fauut vérifier que la chaarge surfaccique en DBO
D 5, au nniveau d’un
n bassin,
correspoonde à un maximum
m d 75% de la charge surfacique en DBO5 ddu bassin précédant
de
(facultaatif ou de maaturation).
 N/NN 0 = 1/(KKTs +1)n (looi de décroiissance bacttérienne pouur un mélannge parfait) ;
Avec :
N : nombre de germes (coliformess) en sortie du bassin « n » ;
N0 : nombree de germess en entrée des
d lagunes de maturatiion ;
K : coefficient de décrooissance ;
Les valeeurs de K (formule
( duu mélange parfait)
p vont de 1,5 pouur les temppératures infférieures
ou égalees à 10 °C à 2 pour les températures supérieurres à 20 °C..
Cette coonstante est donnée parr la formulee suivante :
K = 2,6 (1,19)T-20
T

La temppérature dee dimensionnnement estt celle moy


yenne du mois
m le pluss froid de la
l saison
d’irrigattion.
 Profondeur
P des bassinss : de 0,8 à 1,5
1 m.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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257

4 RECOMMANDATIONS DE CONC
CEEPTION
Les prinncipales recommandattions, à preendre en co onsidérationn, lors de la conceptiion d’un
projet de
d station d’épuration, type
t lagunagge naturel, sont
s les suivvantes :
Tableau 72: Recommandations ddee conception d'une STEP type lagunage naturel
Paramètres s Princiipales recom mmandation ns
Concentration en entrée e de Afin de faciliter laa présence d’algues
d favoorisant l’oxygénation des bassins
bassin aéroobie facultatiff aéroobies facultattifs, la concen ntration en DBO5,
D en enttrée de ces premiers
p
basssins, devra êttre inférieure e ou égale à 250 mg/l.
Superficie de
d chaque ba assin Restter autant que possible < 3 ha
Rapport lonngueur / large eur Ne doit
d pas être inférieur à 2. Il est recom mmandé de re etenir un rap
pport
longueur sur larg geur de 3.
Fréquence ded curage de es
boues
Bassinns anaérobess Touss les 1 à 2 an ns
Bassin ns facultatifs Touss les 10 ans
Bassinns de matura ation Touss les 10 ans
Pourr faciliter le curage,
c les ba
assins devro ont être facile
ement accessibles :
. pennte des berge es
. larg
geur des digu ues (> 4,00 m)m
. cheemin carrossable
. cannalisations reenforcées entre les lagun nes
. au moins 2 lagu unes anaérob bies en parallèle
. taillle des lagune es anaérobie es à limiter
Il estt souhaitablee de prévoir unu by-pass des d bassins p pouvant être curés pour
faciliter les opéraations de vida ange et de curage
c et de disposer d'un trop-plein
par bassin.
b
Les points d’évaccuation des bouesb (lits de
e séchage) sseront proches des
berges.
Hauteur de revanche
Superficie < 1 ha 0,5 m
superficie 1 à 3 ha 0,5 - 1,0 m.
Largeur dess digues Ne ja amais prévoiir de digues de d largeur en n tête inférie
eure à 3 m
Prévvoir une prote ection antibaatillage des digues
Pente talus En fo onction des recommanda
r ations de l’étude géotech hnique, mais pas
inférrieure à 2/1
Les digues
d devroont être végéétalisées le plus
p tôt possible après la constructionn
des digues
d en arrgile.
Disposition du sens Danss la diagonalle des bassin ns, dans le sens opposé à la direction n des vents
d’écoulement dominants (éviter une stratific cation dans lesl bassins e et pour minimmiser les
risquues de court--circuit hydra aulique dans les bassins)).
La so ortie du basssin est à l’opposé de l’enttrée du basssin.
Les angles
a mortss sont à éviteer.
Nombre min nimal de basssins Deuxx bassins en parallèle, po our chaque étage
é de traittement
Chaq que étape de e traitement devrait
d pouvvoir être by-p passée

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258

Tableau 73:Recommandations de conception d'une STEP type lagunage naturel (suite)


Paramètres s Princiipales recom mmandation ns
Ouvrages d’entrée
d et de
e Disp position des ouvrages
o d’e
entrée et de sortie
s en diag
gonale ;
sortie Pourr les bassins plus importa onseillé de prévoir plusieurs points
ants, il est co
d’alimmentation, esspacés d’une e distance éq quivalente
Prévvoir des posssibilités de prrise d’échanttillon à l’entré
ée et à la sorrtie des
basssins ;
Introoduction de l’effluent dans s les basins à mi-hauteurr d’eau ;
Les ouvrages
o dee sortie doive
ent comprend dre une paroi plongeante e
(proffondeur 0,30 0 m pour les bassins
b anaé érobes et 0,6
60 m pour les s bassins
facultatifs et de maturation),
m suivie
s par unn déversoir
Etanchéifica ation des basssins Par couche
c d’arggile ou géomembrane (gé énéralement en PVC ou en PEHD),
ayan nt une épaissseur minimale de 1 mm.
L’objjectif de l’éta
anchéité est d’obtenir
d e perméabilité < 10-8
un coefficient de
m/s.
Un drainage
d des eaux et des s gaz sous les géomembrranes est forrtement
recommandé.
Il fau
ut effectuer raapidement laa mise en eau des ouvrag ges pour pérrenniser la
perm méabilité : emmpêcher le rissque de fissu ures et de dé
éveloppemen nt de la
végé étation dans le sol,
Protection des
d berges contre
c Enro ochement, mise en place de plaque en e béton
le batillage

5 ETABLISSEMENT DES PRIX D’ORDRE

Le tableeau, ci-aprèès, présente les prix d’ordre, par équivalent


é h
habitant, retenus dans le cadre
de la prrésenté étudde, selon la capacité de la station
n, en DH 20013 HT / eqqhab. Ces prix
p sont
obtenuss de l’explooitation de plusieurs
p m
marchés de travaux
t et des
d études détaillées, réalisées
r
pour le compte de l’ONEE-BE
l E.
Tableau 74: Prix d’ordre d’une STEP type lagunage naturel (*)
Nombre d’équivaalents  Ratio prop
posé en 
habitants DH/Eq hab
5000 
Eq hab ≤5 1 500
5000≤Eq hab≤10 000 0 900
0
10 000≤EEq hab≤25 0000 700
0
25 000≤EEq hab≤50 0000 0 
450
50 000≤EEq hab≤100 0000 0 
400
100 000≤≤Eq hab 300
0
(*) : Pour des
d terrains nee dépassant paas 40 % de roccher.
Ces ratiios sont à ajuster selon la nature duu terrain.

Ces ratiios incluent les coûts liés à la filièrre de traitem


ment des bouues.

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259

FI C H E E 4 L A GU N A G E A E R E

1 PRINCIPE GENERAL
Le laguunage aéré este une techhnique d'éppuration bio
ologique parr culture libbre, avec un
n apport
artificieel d'oxygènee.

Fondam mentalementt, le lagunaage aéré see rapprochee d’un traittement par boues actiivées ne
comprennant pas dee recirculattion des booues, et dan ns lequel laa concentraation des boues est
fonctionn du taux dee charge orrganique apppliqué et du u temps de séjour des eaux dans le l bassin
aéré. Il se crée un équilibre enntre l’apporrt de pollution biodégraadable et laa masse de bactéries
b
qui se développe
d à partir de ceette pollutioon.

Pour ce procédé, lees eaux à éppurer, passennt par deux étages prinncipaux :

Dans lees étages d'aération,


d les eaux usées
u sont dégradées
d p des miccro-organism
par mes, qui
consommment et asssimilent les nutriments.. Le principe de base esst le même que celui des boues
activéess avec une faible densité de bactééries et l'abbsence de reecirculationn. L'oxygénaation est
assurée par des aérrateurs de suurface ou unne insufflatiion d'air.

Dans l'étage de décantation


d n, assurée généralemen
g nt par une ou deux siimples lagu unes, les
matièress en suspennsion (amass de micro organismes et de parrticules piéggées) s'aggllomèrent
lentemeent sous form me de bouees. Ces dernnières doiveent être réguulièrement eextraites. Le curage
est facillité grâce à au moins deeux bassins qu'il est po
ossible de byy-passer sépparément.

La figurre, ci après, récapitule le


l schéma de
d fonctionn
nement d’unn lagunage aaéré.

Figure 39: Schéma de principe de la filière « Lagunage aéréé »

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260

Le laguunage aéréé se différrencie des boues activées par l'absence de maintieen d'une
concenttration fixéee de micro--organismess (pas de recirculation
r n). Cela connduit à préévoir des
temps de
d séjour pluus longs, cee qui est pluus favorable à une bonnne adaptatiion du systèème aux
variations de qualiité de l'effluuent à traiteer. Ce procéédé a un boon comporteement vis-àà-vis des
effluentts concentréés ou dilués ou si les déébits et charrges ne sontt pas bien éccrêtés.

Le laguunage aéré este reconnu comme unn procédé d'épuration efficace,


e nootamment au u niveau
des paraamètres DB BO5 et DCO
O (90%). Auu niveau de l'azote et du
d phosphorre, les perfo
ormances
sont trèss limitées.

Il existee deux form


mes de lagunage aéré :
- lle lagunagee aéré aérobbie/anaérobie facultatif (partiellem
ment mélangé) : il y a fo
ormation
d dépôts qui
de q évoluentt en milieu anaérobie,
a
- lle lagunagee aéré stricctement aérrobie (totalement mélaangé) : il faut une puissance
d
d’aération s
suffisante n en aérobioose et l'enseemble des particules
pour maintennir le bassin
e suspensiion.
en

a. Pour
P le laggunage aéréé à mélangee partiel

Les laguunes aéréess sont à méélange partiel, lorsque la puissancce d’aératioon est calcu ulée pour
l’aératioon des couches supérieures du plann d’eau, san
ns que le fonnd ne soit, nni brassé, nii aéré.

Une paartie des boues forméées se déppose dans le


l fond dees bassins et se stabiilise par
fermenttation anaérrobie.

b. Pour
P le laggunage aéréé à mélangee complet

Les laguunes aérées sont à mélaange compllet, lorsque la puissance d’aérationn est suffisaante pour
homogéénéiser tout l’effluent et
e maintenir les boues formées
f en suspension.
s

Le bassin aéré est suivi d’un bassin


b de déécantation où
o s’effectuue la séparattion de l’eaau traitée
et des boues ; le proocédé est allors équivallent à une bo
oue activée sans recircculation, et l’âge
l des
boues y est ainsi éggal au tempss de séjour moyen
m de l’eau.

La prem
mière solutiion (lagunage aéré aérrobie-anaéro
obie facultaatif partielleement mélaangé) est
fréquem
mment rencoontrée.

Le deuxxième cas (lagunage


( aéré strictem
ment aérobiee totalemennt mélangé) a été moin
ns utilisé
historiqquement.

Il faut également noter que pour une eau e faiblem ment concenntrée, la déépense énerrgétique,
requise pour le braassage du bassin
b compplètement mélangé,
m peeut être signnificative. Pour
P des
eaux faiiblement cooncentrées, le lagunagee aéré, partiellement mélangé,
m apparait doncc comme
un choixx plus judiccieux.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
261

Dans laa suite de l’’étude, nou us allons noous intéressser au lagu


unage aéré à mélange partiel,
qui est le plus utiliisé et qui est actuellem
ment utiliséé au Marocc.

Le tablleau, ci apprès, récapitule les prrincipaux avantages


a e inconvénnients de la filière
et
d’épuraation par laggunage aéré..

Tableau 75: Avantages et inconvéén


nients du procédé d'épuration par lagunage aéré
Av
vantages du
u lagunage aéré
a In nts du lagunage aéré
nconvénien
Nécessite
N du
u personnel sspécialisé

Accepte
e les variations assez imp
portantes pour l'entretien du matériel élecctromécanique

de ch
harge organiq
que ou hydra
aulique Nuisance
e sonore posssible

Acccepte les effluents concentrés Co


oût d’exploita
ation relativem
ment élevé

Accep nts déséquilibrés en


pte les effluen (forte
( consom
mmation éne
ergétique)

nutriments Surface req


quise importa
ante par rapp port aux techhniques
intensive
es (boues acctivées, lit ba
actérien, disq
ques
Bonne intégra
ation paysagè
ère bio
ologiques)
Fré
équence de curage espa
acée Performanc
ces souvent moindres
m que
e pour les sy
ystèmes
intensifs

2 CRITERES DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES


Le dimeensionnemeent de ces lagunes aéréées peut êtrre établi surr la base dees recommandations
de l’AT
TV en prennant une chaarge volummique de DB BO5 admisee dans le bbassin aéré de 25 g
3
DBO5/mm /j.

Selon l’’ATV, le temps de séjoour de l’effl


fluent, dans la lagune aérée,
a doit êêtre au miniimum de
l’ordre de
d 5 jours pour
p offrir un
u volume taampon suffifisant.

Mais, poour les effluuents au Maaroc, qui sonnt plutôt co


oncentrés, cee temps de sséjour obten
nu par le
calcul peut
p être suppérieur à 15 jours.

Il faut aussi
a noter que
q cette appproche, trannsposée au contexte marocain,
m ne tient pas co
ompte ni
des concentrations en entrée ett en sortie des
d bassins, ni de la tem
mpérature.
Les relations de décroissancce peuvent être appro ochées à celles appliqquées au lagunage
l
facultatiif, en particculier, pour ce qui conccerne l’évalluation de la DBO5 réssiduelle en sortie
s de
lagune, qui peut êtrre expriméee comme suit :

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262

Avec :
K (T) : représente le taux connstant nécesssaire pour l'élimination
l n de la DBO5 dans less bassins
−1
(j ) ; saa valeur déppend de la teempérature de conceptiion, calculéée comme suuit :
k (T) =0.1 1.05 T−−20

Ts : représente le teemps de séjour dans less bassins.

Le renddement d’éllimination de la DBO O5, dans la lagune aérrée, dépendd donc, sellon cette
formulee, de la temppérature et du
d temps dee séjour de l’effluent.
l

Pour des
d objectiffs de traiteement moiins contraig gnants, less ratios dee dimension nnement
préconisés, ci-dessuus, peuventt être ajustéss ; c’est le retour
r d’exppérience surr des installaations en
exploitaation, qui nous perm mettra de caler le mo odèle approoprié, liantt le rendem ment, la
tempéraature, le tem
mps de séjouur au niveauu des bassins et la chargge volumiquue à appliqu uer.

Le curaage des laguunes de déccantation ett des lagunees aérées, partiellement brassées, doit être
effectuéé à peu prèès tous less ans ou lees deux ans pour évitter la form mation de cônes
c de
décantaation et de coourants préfférentiels daans les basssins.

Les voluumes de laggunes aéréess se calculent comme suit


s :

kg DB
BO 5 éliminés / jour
V lagunes =
Cv
V lagunes : volume des laguness (m3)
Cv : charge volumique
v a
appliquée g DBO5/m3/j)
(g /

ume requis, calculé à partir de la


Le volu l formule ci-dessus, doit être m
majoré d’auu moins
15 % pour
p tenir compte duu volume occcupé par l’accumulaation des b boues au fond
f des
bassins.

Il est déémontré quee l’efficacité du systèm


me est améliiorée si le volume
v total de la lagu
une aérée
est subddivisé en au moins deuxx bassins enn série.

IL faut toutefois noter,


n qu’auu-delà de 4 étages d’aaération, il n’y
n a pas uune améliorration du
rendemeent du procédé.

L’emplloi de lagunnes anaérob bies, en têtee de lagunees aérées, esst déconseiillé, et ce, en
n raison
des noombreuses nuisancees que présentent ces ouvrrages : od deurs, intéégration
environ
nnementalee, contrain nte de cu urage des boues, corrosion
c des équip pements,
surconssommation n d’oxygène en lagun nage aéré, déstabilisaation du fo fonctionnem ment du
lagunagge aéré, hyggiène et séccurité pourr le personn nel, etc. …)).

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263

Les bessoins en oxygène sont calés générralement su


ur une fournniture minim
male en oxy
ygène de
1,2 à 1,5 kg O2/kgg DBO5 éliiminé en eaau claire. L’ATV
L recoommande 1,5 kg O2/k kg DBO5
éliminé.

B O2 jourrnalier = 1,2 à 1,55 x kg DBO


O5 éliminé/j

B O2 jourrnalier : Besoins journaaliers en O2 en eau claiire (kg O2 / j)


j

BO2 jouurnalier
BO2 horaaire =
Tc
B O2 horraire : Besoins horairres en oxyggène en eau claire (kg O2 / h)
Tc : Tem
mps cumuléé de marchee des aérateu urs (h / j)

Selon des
d cycles marche
m et arrrêt des aéraateurs, ce teemps cumulé de marchhe est générralement
de 12 à 14 h / j.
BO 2 horaire (kg O 2 /h)
P absorbéee =
ASB (kkgO 2 /kWh) x FCG

P absorbéee : Puissannce théoriquue absorbéee cumulée des


d aérateurss (kW)
ASB : apport spécifique brut en eau
u claire (kg O2/kWh abssorbé)
FCG : facteuur correctiff global po our passer les besoinns en oxyg
gène des
conditioons standarrds vers lees conditionns en eauux usées. Pour
P les
aérateurrs de surfacee, le coefficcient FCG est d’environn 0,7.

P
P installée = absorbéee


P installée : Puissan
nce théoriquue installée cumulée dees aérateurs (kW)
η : Rendem
ment moteuur (%)

ues W/m3 (33 à 6), dans le but de maintenir


La puisssance d’aérration installlée est limittée à quelqu m
les trancches supérieeures en aérrobiose sanss perturbatio
on des coucches plus prrofondes.

Technoologies d’aéération

L’aératiion est génnéralement assurée par p des turrbines flotttantes à axxes verticaaux sans
réducteuurs de vitessse (turbinees rapides). L’Apport Spécifique Brut (ASB B) de ces systèmes
s
d’aération est faiblle de l’ordree de 1 kg O2 / kWh abssorbé, ce quui induit un coût d’exp ploitation
élevé, même
m si le coût
c d’invesstissement reste
r modérré. Par contrre, l’absencee de réducteeur évite
les conttraintes de maintenance
m e de vidangee des réductteurs.

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264

Des turbbines lentess avec réduccteur de viteesse peuven nt être préféérées, car ellles offrent des
d ASB
plus favvorables de l’ordre de 1,5 kg O2 / kWh abso orbé, ce qui induit un coût d’exp ploitation
mieux maîtrisé,
m mêême si le cooût d’investtissement est plus élevvé. Les réduucteurs des turbines
lentes étant exceentrés par rapport à l’axe de rotation, il convienndra de surveiller
particulièrement laa stabilité dee la turbinee. Il est alorrs bien souvvent nécesssaire de disp poser de
turbiness lentes à troois flotteurss afin de garrantir une meilleure
m staabilité.

En cas d’aération avec des tuurbines à axesa verticales, il convviendra de ss’assurer dee la non
érosion de l’étanchhéité à l’aploomb de la tuurbine.

Des turbbines déprimmogènes à axes


a inclinéés du type aérateurs
a Fuuchs ont souuvent démontré leur
adaptatiion au cas du
d lagunage aéré.

Les turbbines doivennt être reliéees à la berge afin de staabiliser leurr position.

En cas de
d profondeeur importannte supérieuure à 3,00 m,
m l’insufflattion d’air peeut être utilisée.

Les recoommandatioons de concception relattives aux sy


ystèmes d’aaération figuurant dans laa « fiche
E7 : Boues activéess » s’appliqquent aussi aux
a systèmees d’aérationn utilisés enn lagunage aéré.
a

Bassin de décantaation en finiition

Une laggune aérée sera


s toujourss suivie d’uune lagune ou o d’un basssin de décanntation.
Le voluume d’un teel bassin estt calculé surr la base d’’un temps de
d séjour dee décantatio
on (1 à 2
jours).

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265

3 RECOMMANDATIONS DE CONC
CEEPTION
Les prinncipales recommandattions, à preendre en co onsidérationn, lors de la conceptiion d’un
projet de
d station d’épuration, type
t lagunagge aéré, son
nt les suivanntes :
Tableau 76: Recommandations de conception d'une STEP type lagunage aéré
Paramètre
es Princiipales recom mmandation ns
Nombre de
e bassins Pou ur augmenter la flexibilité
é de l’installattion et permeettre un phassage des
travvaux, adaptéé à l’évolution
n des débits et charges d de pollution à traiter, il
est recommandé de mettre en place au minimum de eux filières de
e
traittement en paarallèle.
Profondeur 2,50 0 à 4,00 m
Superficie de chaque bassin
b Resster autant que possible < 3 ha
Rapport longueur / larg
geur Ne doit pas être e inférieur à 2.
2 Il est recommmandé de retenir un ra apport
longgueur sur larrgeur de 3.
Fréquencee de curage des
d Tou us les 1 à 2 ans
a
boues des bassins de
e
décantation secondaire
Pou ur faciliter le curage, les bassins
b devrront être facillement acces
ssibles :
. peente des berg ges
. larrgeur des dig gues (> 4,00 m)
. chhemin carrossable
. caanalisations renforcées
r entre les lagunes
. auu moins 2 lag gunes aéréess en parallèlee
. taiille des lagun nes de décan ntation à limiiter
Il esst souhaitablle de prévoirr un by-pass des bassins pouvant être e curés
pou ur faciliter less opérations de vidange ete de curage et de dispos ser d'un
tropp-plein par ba assin.
Less points d’éva acuation dess boues (lits de
d séchage) seront proch hes des
berges.
Hauteur dee revanche
Superficie < 1 ha 0,5 m
superficie 1 à 3 ha 0,5 - 1,0 m.
Largeur dees digues Ne jamais prévo oir de digues
s de largeur en
e tête inférieure à 3 m
Préévoir une protection antibatillage des digues
d
Pente taluss En fonction dess recommand dations de l’é
étude géotecchnique, mais s pas
érieure à 2/1
infé
Less digues devrront être vég
gétalisées le plus tôt posssible après la
a
connstruction dess digues en argile.
a

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
266

Tableau 77: Recommandations de conception d'une STEP type lagunage aéré (suite)

Paramètres
s Princip mmandations
pales recom
Mode d’alim
mentation de
es Prévo
oir des possibilités de prise d’échantillon à l’entrée et à la sorttie des
étangs bassiins ;

Introd
duction de l’e
effluent dans
s les basins à mi-hauteur d’eau ;

Les ouvrages
o de sortie doiven
nt comprendre une paroi plongeante, suivie par
un dé
éversoir

nchéité de la
L'étan a lagune doit être effectué
ée par géom
membrane
(géné
éralement en
n PVC ou en PEHD) pourr limiter les rrisques de dé
égradation
des berges
b dus au
a fort batillag
ge de l'eau en
e mouvement.

Des dalles
d bétonn
nées complè
ètent la protection contre les affouillem
ments au
Etanché
éification dess
droit de la turbine
e.
b
bassins
ectif de l’étan
L’obje nchéité est d’obtenir
d un coefficient
c e perméabilitté < 10-8
de
m/s.

Un drrainage des eaux et des gaz sous less géomembra


anes est forttement
recom
mmandé.

La prrotection dess berges sera


a nécessaire sur toute la hauteur de la face
intern
ne des digue
es. Ce dispos
sitif de protecction pourra ê
être constitué, en
Protectio
on des berge
es
fonction de la disp
ponibilité et des
d coûts de
es matériaux, par des
contre
e le batillage
enrocchements, de
es plaques en
e béton préffabriquées ou
u encore parr la mise en
place
e d’un grillage
e recouvert d’une
d couche
e de mortier

ation mécanique favorise


L'aéra e le développ
pement des b
bactéries au détriment

de la population algale,
a en me
ettant en susspension dess MES et en freinant
Préve
ention de la
donc la pénétratio
on des UV.
prolifération algale
éduction des temps de sé
La ré éjour en lagune de décan
ntation et la limitation
des zones
z mortess permettent aussi de lim
miter ces proliiférations alg
gales.

Les aérateurs
a devvront être ac
ccessibles po
our leur main
ntenance
électrromécanique
e.

A
Aération Ils de
evront être ro
obustes.

Leur fonctionnem
ment devra êttre ajustable sur la base d
de tables de temps
n des cycles marche-arrê
selon êt.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
267

4 ETABLISSEMENT DES PRIX D’ORDRE


Comptee tenu du noombre très limité des stations d’éépuration, type t lagunage aéré, réaalisés au
Maroc (ou( en courrs de réalisaation), il trèss difficile d’élaborer
d d prix d’orrdre, en fon
des nction de
la taille des centress, à partir dees marchés réels
r de réalisation dess STEPs.

Ces prix d’ordre devront


d êtree élaborés dans les prrochaines années
a sur lla base de données
statistiqques plus conséquentes en nombre des STEPs, type lagunnage aéré.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
268

FICH E E5 LIT BACTERIE N


1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Le lit bactérien
b estt un procéddé de traitem
ment biolog
gique aérobbie à culturee fixée. Les micro-
organism mes se dévveloppent sur
s un matéériau suppo ort régulièrrement irriggué par l'efffluent à
traiter.

COPYRIGHT OIEau

Figure 40: Schéma de principe de la filière type lit bactérien (source: OIEau)
Cette fiilière consiste à alimeenter en eauu, préalableement traitéée par laguunage anaérrobie ou
décantée ou tamissée, un ouvvrage conteenant une massem de matériau
m (rooche, plastiique …)
servant de supporrt aux micrro-organism mes épurateeurs, qui y forment uun film bio ologique,
responsable de l'asssimilation de
d la pollution.
En sortiie du lit bacctérien, est recueilli unn mélange d'eau
d traitéee et de bioffilm. Ce deernier est
piégé auu niveau d'uun décanteuur secondairee sous form
me de boues et l'eau traiitée rejoint le
l milieu
naturel.
La recirrculation duu mélange eau - boues en
e sortie du
u lit bactérieen en amontt du lit bacttérien est
essentieelle.
Les eauux usées sonnt réparties surs la partiee supérieuree du lit, danss la majoritéé des cas, au
u moyen
d'un disstributeur rootatif (sprinkkler).
La satisfaction des besoins en oxygène esst obtenue parp aération naturelle.
Du fait de cette aérration naturrelle, une chhute sensiblle des rendeements peutt apparaître dès que
la temppérature exxtérieure deescend en dessous
d dee 5°C. Pouur des temppératures négatives
n
prolonggées, la prisee en glace de
d la masse du lit bactérrien est à suurveiller.
L’épaisseur du bioffilm est maîîtrisée grâcee à la maîtriise de la chaarge hydrauulique appliquée sur
le lit bacctérien.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
269

Le tableeau, ci aprèss, donne less avantages et les incon


nvénients dee cette filièrre de traitem
ment.
Tableau 78: Avantages et inconvénients e la filière d'épuration type lit bactérien
Avantage es Inconvé énients
Consom mmation élecctrique faiblee
E
Exploitation s
simple Sensiibilité au froidd et au colma
atage
Bonne résistance au ux surcharge es Abattement lim mité de l'azotte
org
ganiques passsagères et du phosphore
Relative résistance aux surcharge es Source e de dévelop ppement d'insectes
hydrauliques passagères
Techno
ologie intensiive nécessitaant peu de su urface au sol

2 REACTEUR BIOLOGIQUE

2.1 DIMENSIONNNEEMENT
Le voluume de matéériaux est caalculé comm
me suit :
kg DBO5 / j
V
Cv
Avec :
V : voluume de matéériaux (m3) ;
kg DBOO5/j : kg de DBO5/j enttrant par jouur dans le rééacteur biologique (kg DBO5/j) ;
BO5/m3/j).
Cv : chaarge volumiique (kg DB

La surfaace horizonttale de matéériaux est obtenue par la


l formule suivante
s :
Qp
S
Ch
Avec :
S : surfaace de matéériaux (m2) ;
Qp : débbit du postee de relevagge en entréee de stationn d’épuratioon (m3/h) ouu à défaut, débit de
pointe horaire
h ;
Ch : chaarge hydrauulique verticcale appliquuée sur les matériaux
m (mm3/m2/h).

La form
mule suivantte permet dee déterminer la hauteurr de matériaaux :
V
H
S
Avec :
H : hautteur de matéériaux (m) ;
V : voluume de matéériaux (m3) ;
S : surfaace de matéériaux (m2).
Pour unn objectif dee [DBO5] eauu traitée ≤ 25 mg/l et unee surface spéécifique de matériaux de
d 100 à
120 m2/m/ 3, les valeeurs recomm
mandées dee Cv et Ch, pour ce dim mensionnem ment, sont d’environ
les suivantes :

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
270

- Cv = 0,4 kgg DBO5/m3/j


C / ;
3 2
- C = 0,8 à 1,2 m /m /hh.*
Ch

Pour unn objectif dee [DBO5] eauu traitée ≥ 25 mg/l,


m les vaaleurs recom
mmandées dde Cv et Ch,, pour ce
dimensiionnement, sont d’enviiron les suivvantes :
- Cv = 0,5 kgg DBO5/m3/j
C / ;
- C = 0,8 à 1,2 m3/m2/hh.*
Ch
* : cettee gamme dee valeur est large car elle permet d’ajuster
d la surface
s horiizontale de cuve
c par
rapport au volume obtenu de façon
f à pouvvoir tendre vers une haauteur de cuuve optimalee.
Pour unn objectif dee nitrificatioon [NH4+] eaau traitée ≤ 10 mg/l, la vaaleur recomm
mandée de Cv pour
ce dimeensionnemennt, est d’envviron la suivvante :
- C = 0,3 kgg DBO5/m3/j
Cv / pour un matériau
m plastique.
Les valeurs de dim mensionnem ment, ci-dessus, sont do onnées pouur une temppérature du réacteur
biologiqque du moois le plus froid de 12°C. 1 Par expérience,, pour obteenir des orrdres de
grandeuurs, pour des températtures du moois le plus froid
f nettem
ment supérieeures, le vo
olume de
matériauux peut êtree réduit (aveec prudencee) de 20 % au
a maximum m.

2.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Matériaaux :
Des mattériaux d’orrigine naturrel (roches …)
… ou plastiiques peuveent être utiliisés.
Dans les 2 cas, les matériaux doivent
d avoir les caracttéristiques générales
g suuivantes :
- masse volum
m mique faiblle (kg/m3) ;
- s
surface 2 m2/m3 pour
spéccifique élevvée (150 à 250 p les mattériaux plasttiques) ;
- r
résistant à la
l dégradatioon dans le temps.
t
Les hauuteurs minim
males de maatériaux sonnt les suivan
ntes :
- 22,50 m pour les matériaux rocheuxx ;
- 4
4,00 m pour les matériaux plastiquues.
Afin d’ééviter le collmatage du lit, lors du traitement des eaux riches en subbstrat carbon
né, il est
conseilléé d’utiliser dees matériauxx plastiques à surface spéécifiques élevvées (> 150 m
m²/m³).
Alimen
ntation du liit bactérien
n:
Nous déconseillon
d ns l’emploi de lagunee anaérobiee en tête de d lit bactérien en raiison des
nombreuses nuisannces que prrésentent cees ouvragess : odeurs, intégrationn environnem mentale,
contrainnte de curagge des boues, corrosionn des équipeements, surcconsommattion d’oxygèène dans
le lit baactérien, désstabilisationn du fonctioonnement du
u lit bactériien, hygiènee et sécuritéé pour le
personnnel, etc. ….
En amoont du lit bactérien,
b ill peut être conseillé l’emploi
l dee décanteurr primaire (cf
( fiche
décanteur primaire) ou de tam mis rotatif (cf fiche prétrraitements). La fosse Im
mhoff peut être une
alternatiive au déccanteur prim maire pourr des capaccités inférieures à 20000 EH. La L partie
décantaation de la foosse Imhofff est dimenssionnée sur les mêmes valeurs quee pour un décanteur
primairee traditionnel.
Une réépartition uniforme
u d l'effluennt à traiteer sera reccherchée. L
de Les chemiinements
préférenntiels devront être évitéés.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
271

Dans cee but, les aliimentations statiques (ggoulotte, rép


partiteur,…) sont déconnseillées.
Les sprinklers sont recommanndés, car ills permetten
nt une bonnne répartitioon hydraulique à la
surface du lit bactéérien.
L’alimeentation du lit
l bactérienn sera effecttuée par pom
mpage.
Générallement, la hauteur
h d’eaau, dans la cheminée centrale duu lit bactérieen alimentéé par des
sprinkleers, sera dee 50 à 80 cm. Par ailleurs, la rotation
r dee certains ssprinklers peut
p être
motorisée.
L’axe central de rootation du spprinkler seraa robuste.
Les embbouts des brras seront démontables
d s, pour le cu
urage du sprrinkler. Danns un prolonngement
d’un braas du sprinkkler, une feenêtre sera découpée
d dans la cuvee du lit bacttérien, pour pouvoir
u hérisson de plusieurs mètres de longueur.
passer un
Le sprinnkler devra résister à laa corrosion ; l’acier galvanisé est à proscrire.
on (S k) de 4 à 8 mm / tour / bras..
Le sprinnkler respecctera une vaaleur de forcce d’irrigatio
(q + r) x 1000
Sk=
N . b . 60

Avec :
S k : forrce d’irrigatiion (mm / toour / bras) ;
q : débiit d’alimenntation d’eaaux usées, rapporté à la surfacee horizontaale du lit bactérien
b
(m3/m2/h)/ ;
r : débitt recirculé, rapporté
r d lit bactériien (m3/m2/hh) ;
à laa surface hoorizontale du
N = viteesse de rotattion du spriinkler (tr/mnn) ;
b = nom mbre de brass (sans unitéé).
Des fileets de prottection devrront être innstallés en cas de prooximité imm
médiate d’arbres à
feuilles caduques.
Afin dee faciliter laa surveillannce, l’entretiien et la maintenance
m du systèmee d’alimenttation, le
sommett du lit bactéérien sera acccessible paar un escalieer.
Ventilaation basse :
L’aératiion du lit baactérien est naturelle.
La surfaace cumulée des ouverrtures de la ventilation
n basse seraa d’au moinns 5 % de laa surface
horizonntale du lit bactérien.
b
Les ouvvertures dee ventilatioon seront équipées
é dee grilles, pour
p prévennir la présence de
rongeurrs.
Fond du lit bactérrien :
L’espacce libre, entrre le planchher et le fondd du lit bacttérien, sera d’au moins 20 cm.
> 10 %), diirigée vers la sortie duu lit bactérien, pour
Le fondd du lit bactérien sera en pente (>
éviter laa stagnationn des eaux.
Implan
ntation :
A causee de certainss étages primmaires anaéérobies (lagunage anaérobie, UAS
SB …), en têête de lit
bactérieen, il peut exister
e un risque de surrconsommation d’oxyggène et de pproduction d’odeurs
d

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
272

au niveaau du lit bacctérien. Il conviendra donc


d de maiintenir ces dispositifs
d éépuratoires éloignés
des habitations.

3 DECANTATION SECONDAIRE

3.1 DIMENSIONNNEEMENT
La surfaace du décanteur seconndaire est caalculée comm
me suit :
Qp
S
Vasc.
Avec :
S : surfaace horizontale du décaanteur seconndaire (m2) ;
Qp : débbit du postee de relevagge en entréee de station n d’épuratioon (m3/h) ouu à défaut, débit de
pointe horaire
h ;
Vasc. : viitesse ascennsionnelle apppliquée suur le décanteeur secondaiire (m/h).
La valeeur recomm mandée de Vasc., pour ce dimenssionnement du décanteur second
daire, est
d’enviroon 0,8 à 1,00 m/h.
La valeuur recommaandée de la hauteur veerticale du décanteur
d seecondaire esst d’environ
n 2,00 m
de hauteeur au 2/3 du
d rayon, enn partant du centre.

3.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Le décaanteur seconndaire sera de
d type raclé.
Il comprendra un raaclage et unne évacuatioon des flottaants.
Les mattériaux métaalliques devvront résisteer à la corro
osion ; l’acieer galvaniséé est à prosccrire.
Une altternative inntéressante à la décanntation secondaire, enn aval d’unn lit bactérrien, est
l’utilisaation de Filtrres Plantés de Roseauxx.

4 RECIRCULATION

4.1 DIMENSIONNEMENT
Le recyclage a plussieurs objecctifs :
- diluerr les eaux brutes,
b donnt la concenntration estt trop élevéée pour asssurer un traaitement
secondaaire efficacee ;
- augmeenter le renddement par des passagees successiffs dans le massif filtrannt ;
- éviter la prolifération de mouuches ;
- éviter les périodess de non aliimentation du
d lit, lesqu
uelles entraînneraient sonn desséchem
ment.
Le ratioo de recirculation, à apppliquer, visse à obtenir une concenntration mooyenne à l’eentrée du
lit bactéérien, après dilution, d’environ 1500 mg/l.
Le taux de recirculation requiss est évalué par la form
mule suivantte :
[ DBO5 ] entrée step
R/Q  1
[DBO5 ] entrrée lit bactérien

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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273

[ DBO5 ] enttréestep
R/Q  1
150
Avec :
R/Q : taaux de recircculation jouurnalier (sanns unité) ;
R : voluume journalier recirculéé (m3/j) ;
Q : voluume journallier d’eaux usées u en enttrée de statiion d’épurattion (m3/j) ;
[DBO5] entrée step : cooncentrationn en DBO5 en e entrée dee station d’éépuration (m mg/l) ;
[DBO5] entrée lit bactérrien : concenntration en DBO
D 5 en en ntrée de lit bactérien,
b aaprès dilutio
on par la
recirculation (mg/l)).
Cette deernière form
mule corresppond à un taaux de recirculation mooyen à assurrer en explo
oitation.
En dimensionnemeent, le débiit maximal du poste de
d recirculattion sera prris égal au débit de
pointe de
d temps secc.

4.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Différennts modes de d recyclagee peuvent êttre proposéss en fonction du type dde matériau utilisé
u et
de la taiille de la staation d’épurration :
- recycclage du mélange
m eauu + boues, issu
i du lit bactérien, vers
v le pott du sprinkller (sans
décanntation préaalable, soluttion à réservver uniquemment pour lees matériauxx plastiquess),
- recycclage depuiis le fond du clarificcateur (eau + boues secondairess) vers l’am mont du
traiteement primaaire de décaantation (cass à réserver pour de pettites collecttivités),
- recycclage d’eauu clarifiée directement
d t dans le po
ot du sprinnkler (cas raarement pro
oposé et
utilissé).
Pour chhacun des casc de recirrculation, les dimensio onnements du décanteeur primaire, du lit
bactérieen et du clarrificateur seeront adaptéés et vérifiéés spécifiqueement aux ddébits transsitant sur
chacun des ouvragees.
Le fonctionnementt des pompees de recircuulation sera à vitesse vaariable.

5 PRIX D’ORDRE
Comptee tenu du nombre
n trèss limité dess stations d’épuration
d type lit baactérien, réaalisés au
Maroc (ou( en courrs de réalisaation), il trèss difficile d’élaborer
d d prix d’orrdre, en fon
des nction de
la taille des centress.
Dans le cadre de laa présente étude,
é nous recommand dons de reteenir un ratioo, qui est dee l’ordre
de 750 DHs/Eq
D habb, pour des capacités dee STEPs d’environ 1000 000 équivvalents habittants.
Ces orddres de granndeurs de cooûts devrontt être revus dans les prrochaines annnées sur laa base de
donnéess statistiquees plus consééquentes enn nombre dees STEPs, tyype lit bacttérien.
Ces ratiios incluent les coûts liés à la filièrre de traitem
ment des bouues.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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274

FI C H E E 6 D I SQ U ES B I OL OG I QUE S
1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Les disqques biologgiques sont un
u procédé de traitemeent biologiqque aérobie à culture fixée. Les
micro-oorganismes se développpent sur un matériau suupport, réguulièrement iirrigué par l'effluent
l
à traiterr.

Figure 41: Schéma de principe de llaa filière type disques biologiques (sourcee:: OIEau)
Cette fiilière consiste à alimeenter en eaau, préalabllement décaantée ou taamisée, un ouvrage
contenaant une masse de matérriaux plastiqques, mise en rotation sur un axee horizontal,, servant
de suppport aux miccro-organism mes épurateeurs, qui y forment
f un film
f biologiique respon
nsable de
l'assimillation de la pollution.
En sortie des disqques biologiiques, est recueilli
r un mélange d'eau
d traitéee et de bioffilm. Ce
dernier est piégé au
a niveau d'un
d décanteur secondaaire sous foorme de booues et l'eau u traitée
rejoint le
l milieu naaturel.
La satissfaction dess besoins enn oxygène este obtenuee par rotatioon horizontaale de la masse
m des
matériauux plastiquues, qui proovoque unee émersion temporairee et régulièère de la biomasse
b
épuratriice au contaact de l’oxyggène de l’aiir.
L’épaisseur du bioofilm est régulée grâcce à la maaîtrise de laa vitesse dee rotation de
d l’axe
horizonntal.
Le tableau, ci aprrès, récapituule les prinncipaux avaantages et inconvénieents de cettte filière
d’épuraation.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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275

Tableau 79: Principaux aavvantages et inconvénients de la filière d'éép


puration type lit bactérien
A
Avantages Inconvénie ents
Consomma ation électrique faible
Nécessité é d'un person nnel ayant de es
Explooitation simpple
compéten nces en électtromécaniqu ue
Bonne résistance aux su urcharges
Abatte ement limité de l'azote
org
ganiques et hydrauliques
h passagèress
Très grand de sensibilitéé aux coupurres
Technollogie intensivve nécessitant peu de su urface
d'éllectricité prollongées
au sol

2 REACTEUR BIOLOGIQUE

2.1 DIMENSIONNEMENT
La surfaace de disquues biologiqques est calcculée comm
me suit :
kg DBO5 / j
S
Cs

Avec :
S : surfaace de disquues (m3) ;
kg DBO O5/j : kg de DBO5/j enttrant par jouur dans le rééacteur biologique (kg DBO5/j) ;
Cs : chaarge surfaciqque (kg DB BO5/m2/j).
d disques biologiquess est obtenu
Pour dees disques plans et unniformes, lee nombre de u par la
formulee suivante :
4.S
n
 . D2
Avec :
n : nomb
mbre de disquues biologiqques plans ;
S : surfaace de disquues (m2) ;
mètre unitaire des disquues (m).
D : diam
Pour unn objectif de
d [DBO5] eau traitée ≤ 35 mg/l, la valeur recommanddée de Cs, pour ce
dimensiionnement, est environn la suivantee :
- Cv BO5/m2/j (S
C = 9 g DB Source CEM
MAGREF).
Pour unn objectif de
d [DBO5] eau traitée ≤ 25 mg/l, la valeur recommanddée de Cs, pour ce
dimensiionnement, est environn la suivantee :
- Cv BO5/m2/j (S
C = 7 g DB Source CEM
MAGREF).
Pour less objectifs ci-dessus,
c il est recomm
mandé de dissposer d’auu moins 2 unnités en sériie.
Pour unn objectif dee nitrificatioon, la valeurr recomman
ndée de Cs, est environ la suivante :
- Cv BO5/m2/j (S
C = 4 g DB Source CEM
MAGREF).
Pour l’oobjectif ci-ddessus, il estt recommanndé de dispo
oser d’au mooins 3 unitéés en série.
Les valleurs de dim
mensionnemment ci-desssus sont do
onnées pourr une temppérature du réacteur
biologiqque du moois le plus froid de 12°C.
1 Par expérience,, pour obteenir des orrdres de

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
276

grandeuurs, pour dees températuures du moiis le plus frroid nettem


ment supérieures, la surrface des
disques peut être rééduite (avecc prudence) de 20 % au
u maximum..

2.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Matériaaux :
Les disqques utiliséss sont en maatériaux plaastiques.
Les disqques doivennt avoir les caractéristiq
c ques généraales suivantees :
- masse volum
m mique faiblle (kg/m3) ;
- r
robustes et résistants à la dégradattion dans le temps.
mètre des dissques est d’environ 2,000 à 3,50 m de diamètree.
Le diam
Pour innformation, de faibles surfaces sppécifiques seraient pluutôt prévuees sur les premiers
p
étages éliminant
é lee carbone ; tandis
t que de
d plus forttes surfaces spécifiquess sont prévuues pour
les étagges nitrifiannts. Un foournisseur cite
c des su
urfaces spéécifiques dee 150 m²/m m³ pour
l’éliminnation de laa DBO5 et 250 m²/m³ pour les étages nitriffiants. Ces vvaleurs de surfaces
spécifiqques sont propres à chaque configuuration de matériaux
m ett donc à chaaque fournissseur.
Un autrre fournisseeur cite les surfaces
s spéécifiques suiivantes :
- faiblee = 106 m2/m
m3
- moyennne = 119 m2/m3
- haute = 156 m2/m m3
Selon ce dernier foournisseur, la surface spécifique
s ne
n serait pass tant fonctiion du traitement C
et N maais de la poosition des disques
d danns la file de disques bioologiques : elle serait faible
f en
entrée et
e haute en sortie.
s
Système d’entrain
nement :
L’axe de
d rotation des
d disques biologiques
b s devra être tout particuulièrement rrobuste.
Le systtème d’enttrainement, comme l’ensemble l des équippements, ddevra résistter à la
corrosioon ; l’acier galvanisé
g esst à proscrirre.
Un graissage autom
matique des paliers de l’axe
l de rotaation sera prévu.
p
Un système d’entraaînement dee rechange sera
s stocké en magasinn.
Une souurce d’alim
mentation éleectrique (grroupe électrrogène) de secours
s seraa prévue, en cas de
risque de
d coupure intempestiv
i ve d’alimenttation énerggétique.
Une sollution de déémarrage proogressif (mooteur à dém marrage proggressif, variiation de vittesse …)
de la rottation des disques
d bioloogique devrra être proposée par le constructeuur.
Des posssibilités dee vitesse varriable de l’aaxe de rotattion seraiennt un plus dde façon à optimiser
o
l’épaisseur du biofi
film.
Pour innformation, la vitessee de rotatiion des diisques biollogiques, m mentionnée par un
fournissseur, est d’eenviron 1 à 1,2 tour/mnn. Ce mêmee fournisseuur cite des ppuissances in
nstallées
des motteurs de 1,1 à 2 kW. CesC valeurs sont
s proprees à chaque type de dissques biologgiques et
donc à chaque
c fourrnisseur.
Un autre fournisseuur cite les valeurs
v suivaantes :
- 3.4 à 3.6
3 tr/min suuivant la puuissance du moteur
m

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
277

- 0.37 à 1.5 kW suiivant la longgueur de la cuve et le nombre


n de disques
d biologiques.
Cuves des
d disquess biologiquees :
Les cheeminements préférentieels, dans la cuve
c des dissques biologgiques, devrront être évités.
L’alimeentation de la
l première des cuves sera
s perpend
diculaire à l’axe
l de rotaation.
Il est soouhaitable de
d prévoir, en
e point bas, une vannee de vidangee totale des cuves pourr faciliter
certainees opérationns de mainteenance impoortante.
Le nom
mbre de cuvee en série seera au moinss égal à 2.
L’espacce, entre le fond de la cuve
c et le bas
b du supp
port, devra être
ê compris entre 10 et
e 25 cm
pour lim
miter les déppôts.
Local des
d disques biologiquees :
Les disqques biologgiques devroont être mis à l’abri du
u soleil, de la
l pluie et ddu gel. Pourr cela, ils
seront innstallés danns un local fermé
f et couvert. Pourr de faibles capacités, ddes cuves feermables
se substtitueront à ce
c local.
Afin dee faciliter la surveilllance, l’enttretien et la maintennance du ssystème épuratoire,
l’accesssibilité sera vérifiée.
En particulier, la couverture
c d local ouu des cuves devra être suffisamm
du ment amovib ble, pour
assurer le remplaceement potenntiel ou la maintenance
m des disques et de l’axee de rotation
n.
Le locall sera suffissamment venntilé, pour :
- aassurer l’oxxygénation ded la biomaasse épuratriice ;
- é
éviter l’anooxie des am
mbiances de travail, si le
l personnell doit entrerr dans le lo
ocal pour
a
assurer ses tâches d’exxploitation.
Les armmoires électtriques et auutomatismees éventuelss seront insstallés dans un local sééparé de
celui oùù se situent les
l disques biologiquess.
Recircu
ulation :
La pom
mpe de recircculation seraa calée sur un
u débit d’eenviron 50 % le débit dde pointe ho
oraire.
Domain
ne d’utilisaation :
Les disques biologgiques sont généralem ment utiliséss pour des capacités innférieures à 10 000
EH, mais des réalissations jusqqu’à 50 000 EH ont été également recensées.
r
Nous dééconseillonss l’emploi ded lagunes anaérobiess en tête dee disques biologiques en e raison
des nombreuses nuisances que présentent p ces ouvvrages : oddeurs, inttégration
environnnementale, contraintte de currage des boues, corrosion c des équip pements,
surconsommation d’oxygène sur les disqques biolog giques, désttabilisation du fonction
nnement
des disqques biologiiques, hygièène et sécurrité pour le personnel,
p e ….
etc.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
278

3 DECANTATION SECONDAIRE

3.1 DIMENSIONNEMENT
La surfaace du décanteur seconndaire est caalculée comm
me suit :
Qp
S
Vasc.
Avec :
S : surfaace horizontale du décaanteur seconndaire (m2) ;
Qp : débbit du postee de relevagge en entréee de station n d’épuratioon (m3/h) ouu à défaut, débit de
pointe horaire
h ;
Vasc. : viitesse ascennsionnelle apppliquée suur le décanteeur secondaiire (m/h).
La valeeur recomm mandée de Vasc., pour ce dimenssionnement du décanteur second
daire, est
d’enviroon 0,8 à 1,00 m/h.
La valeuur recommaandée de la hauteur veerticale du décanteur
d seecondaire esst d’environ
n 2,00 m
de hauteeur, au 2/3 du
d rayon enn partant du centre.

3.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Le décaanteur seconndaire sera de
d type raclé.
Il comprendra un raaclage et unne évacuatioon des flottaants.
Les mattériaux métaalliques devvront résisteer à la corro
osion ; l’acieer galvaniséé est à prosccrire.
2 alternatives intéreessantes, à la
l décantation secondaire, sont l’uutilisation :
- de Filttres Plantés de Roseauxx ;
- ou de tambours
t fiiltrants.

4 PRIX D’ORDRE
Comptee tenu de l’aabsence de cette
c filière d’épuration
n, au niveauu des instituutionnels maarocains,
il n’a paas été possiible d’élaboorer des prixx d’ordre, par
p taille du centre, et qqui tiennentt compte
du conteexte marocaain.
A titre indicatif,
i onn donne, ci après,
a une formule
f pro
oposée par l’Agence dee l’Eau Rhin n Meuse
(2007), pour l’estim mation des coûts d’invvestissemennt d’une STEEP, type Diisques Biollogiques,
en France :
Cooût d’investtissement en euros = 402,3
4 × Nom
mbre équivvalents habitants +72 647

Ces ratiios incluent les coûts liés à la filièrre de traitem


ment des bouues.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
279

FI C H E E 7 B OUE S A C T I VE E S
1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
L’épuraation, par boues
b activéées, est un procédé dee traitementt biologiquue aérobie à culture
libre.

COPYRIGHT OIEau
Bassin d'aération Clarificateurr

Eaux usées

Effluent
épuré

Air

Bo
oues activées recyclées
r

Boues activées
B s
excédentaires
s

Figure 42: Schéma de principe de la filière typpee boues activées (source: OIEau)
Le prinncipe de l’éépuration, parp boues activées, reepose sur uneu proliféération de bactéries
b
principaalement aérrobies, souus forme de d flocs asssurant, danns les bassiins d’aératiion, des
réactionns :
- d’adsorptio
d n et d’assim
milation de la
l matière organique
o (D
DCO, DBO5)
- d’adsorptio
d n et de floculation des MES entranntes,
- de d nitrificaation et dee dénitrificcation de l’azote
l souus réserve des condittions de
d
dimensionnnement.
La biom masse épuraatrice est placée volonttairement en n situation de disette, afin d'amélliorer les
performmances du procédé.
p Enn effet, sellon l'intensiité du mannque de subbstrat, les bactéries
b
secrètennt un polymmère qui asssure leur aggglomération sous form me de flocs. Cette partticularité
facilite la séparatioon des bouees et de l'eauu épurée daans la phasee de décantation. De plus,
p cela
rend lees microorgganismes plusp réactifs
fs et permeet de dégrrader la majorité du substrat
disponibble en un teemps de conntact court.
L’oxygèène est appoorté aux bacctéries grâce à des aéraateurs de surrface (turbinnes, brossess) ou par
insufflaation d'air asssociée à dees diffuseurss d’air.
Les floccs formés sont
s séparéés de l’eau traitée au niveau
n des clarificateuurs, qui asssurent la
séparatiion gravitairre de la bouue et de l’eauu épurée rejjetée dans lee milieu réccepteur.
A partirr des clarificcateurs, les boues décanntées peuveent être soieent :

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
280

- rrecirculées afin de réennsemencer le


l bassin d’aaération,
- o
ou extraiites vers le traitemennt des bou ues afin ded déconcenntrer les réacteurs
r
b
biologiquess.
L’éliminnation des composés azotés, daans une staation d’épuuration par boues actiivées en
aérationn prolongée, implique que
q les phaases de nitrification et dénitrificati
d ion soient conduites
dans de bonnes connditions. Bieen qu’antaggonistes, cess conditionss sont :
- ssoit réuniess simultaném ment dans le bassin d’aération
d a
avec des cyycles de marche
m et
d
d’arrêt des aérateurs,
- s séparéees avec unee zone d’anooxie en têtee. La nitrificcation est allors assuréee dans le
soit
b
bassin d’aérration et la dénitrificatiion essentieellement danns la zone dd’anoxie.
L’éliminnation du phhosphore peeut être réallisée selon 2 procédés :
- ssoit par ajout
a d’un coagulant dans les réacteurs biologiques, provoq quant la
p
précipitatio n des phospphates,
- s par unee zone anaérrobie en têtte autorisantt une sur-asssimilation ddu phospho
soit ore par la
b
biomasse baactérienne.
La stabbilité de la fourniture d’énergie électrique est une coondition fonndamentale au bon
fonctionnnement duu procédé par p boues activées. L’installation
L n de grouppes électroggènes de
secours est alors inndispensablle. En priorrité, doiventt être secouurus les systtèmes de pompage,
d’aération, de recirrculation et de raclage des
d boues.

2 BASSIN D’AERATION

2.1 DIMENSIONNNEEMENT
2.1.1 Calcul du volume du bassin d’aération à partir de la charge massique
mule de la charge massique.
Le voluume du bassin d’aératioon est calcullé sur la basse de la form

kg
g DBO5 /j
Cm = [MVS
S]a x Vb.a.

Sur la base
b de cettee formule, lee volume duu bassin d’aaération peuut être calcuulé comme suit
s :
kg DBO
D 5/j
Vb.a. = [MVS
S]a x Cm

kg DBO5 /j
Vb.a = % MV
VS x [MES]a x Cm

Avec :
Cm : chargge massiquee (kg DBO5/kg / MVS/j)) ;
kg DBOO5/j : kg dee DBO5/j entrant
e par jour
j dans le réacteur biologique
b ((kg DBO5/jj) (le cas
échéantt par temps ded pluie et en
e intégrantt les retourss en tête) ;
[MVS] a : conceentration enn MVS danss le bassin d’aération
d (gg/l) ;
% MVS S : % dee matières voolatiles sèchhes dans less MES (%) ;
[MES] a : conceentration enn MES danss le bassin d’aération
d (gg/l) ;
3
V b.a : volumme du bassin d’aérationn (m ).

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
281

Ce calcuul prend enn compte unniquement la masse de boues préssente dans le bassin d’aaération,
ce qui correspond
c au cas d’unn bassin d’aération avvec une nitrrification ett une dénitrrification
dans le bassin d’aération selonn des cycless de marche et d’arrêt de
d l’aérateurr.
Dans lee cas d’unee conceptioon avec unee zone d’an
noxie en têête, il convvient de preendre en
compte la formule suivante :
kg DBO5 /j/
Vb.a + Vz.a. = % MVS
M x [MES]]a x Cm

Vz.a. me (m3) de la zone d’annoxie


: volum

2.1.2 Calcul du volume du bassin d’aération à partir de l’âge des boues


Le dimeensionnemeent du bassinn d’aérationn peut être aussi
a calcullé sur la basse de l’âge de
d boues
requis. Cette méthhode de caalcul se justtifie tout particulièrem
p ment dans le cas des stations
d’épuraation nitrifiaante et dénittrifiante.
Le voluume du basssin d’aératioon est calcuulé sur la baase de la forrmule d’évaaluation de l’âge de
boues.
Massse de boues prése ntes (kg MES)
A =
Massse de bouess extraites (kg MES/j)

A = Masse de boues daans le bassin d' aération et daans le clarificaateur (kg MES)
Massse de boues prroduite par jou
ur (kg MES/j))

[ME
ES]a. x (Vb.a.. + 0,75x Vclarif.
c )
A =
PB
A x PB
V b.a. = - 0,75 x Vclarif.
[MEES]a
V b.a. me du bassin d’aérationn (m3) ;
: volum
A : âge de
d boues (j) ;
PB : produuction de booues biologiiques (kg M.S./j)
M ;
V clarif. me du clarifficateur (m3) ;
: volum
[MES] a : conceentration enn MES danss le bassin d’aération
d (gg/l).
Les deuux méthodees de dimennsionnemennt, prenant soit en com mpte la chaarge massiqque, soit
l’âge dees boues, doivent
d sim
multanément concourir à retenir lee volume dde bassin d'aération
pour less stations d’épuration nitrifiante
n ett dénitrifiantte.
Dans lee cas d’unee conceptioon avec unee zone d’an
noxie en têête, il convvient de preendre en
compte la formule suivante :
A x PB
V b.a. + V z.a. = - 0,75 x Vclarif.
[MEES]a
2.1.3 Ordres de grandeurs des paramètres à preen
ndre en coom
mpte
La techhnologie d’épuration par
p boues activées
a se distingue selon la vvaleur de laa charge
massiquue appliquéee (moyennee charge massique, faib
ble charge massique).
m
n compte, soont environ les suivants.
Les ordrres de granddeurs des paaramètres, à prendre en

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
282

Station non nitrifiante /


Forte chaarge dénitrifian
nte Station niitrifiante / dén
nitrifiante
massiqque Moyenne cha arge Faible charge masssique
massiquee
Cm
> 0,55 0,35 à 0,4
4 0,1 à 0,13 0,07
0 à 0,08
(kg DBO
O5/kg MVS/j)
[DBO5] eau traaitée [DBBO5] eau traitée
[DBO5] eau trraitée ≤ 30 mg/l ≤ 30 mg/l
Objecttifs de rejet > 50
≤ 30 mg/ll [NGL] eau traiitée [N
NGL] eau traitée
≤ 20 mg/l ≤ 10 mg/l
[MEES] a (g/l) 1à2 2,5 à 3 4
A (j) 2à4 7 à 8 (*) à 12° C (**) 14 (*) à 12° C (**) 18 (*) à 12° C (***)
( )
* : Valeeurs qui tiennent compte dee la masse de boues
b dans le clarificateur.
(
**) : Tem
mpérature moyyenne du réactteur biologiquue, pour le moois le plus froid de l’année
Le % MVS
M est d’ennviron :
- 665 % pour des
d réseauxx unitaires,
- 7 % pour des
70 d réseauxx strictementt séparatifs,,
- 80 % pour des
d effluentts strictemennt agroalim
mentaires.
La conccentration enn MVS est égale
é au prooduit du % MVS par laa [MES] dess boues actiivées.
Le calcuul de la prodduction de boues
b (PB) est
e abordé dans
d la fichee E9.
Le calcuul du volum
me du clarifiicateur (Vclaarif.) est aborrdé dans le paragraphe
p 6.
Les avaantages et inconvénien
i nts des techhnologies de moyenne charge maassique et de
d faible
charge massique
m soont indiquéss dans le tabbleau ci-après.
Tableau 80: Avantages et inconvénients des technologies de moyenne charge massique et de faible charge
massique
Type de bouees activées Avanttages Inconvénientts
Temps de d séjour plus court dans le bassin
Assure une m moyenne à bon nne éliminatioon
d'aération que pour les faibles
f chargees, ce qui
de la DBO5
nécessitte un plus petiit volume de bassin
b
N’assurre pas la nitriffication et
Boues moins concenntrées et, de cee fait,
d n (élimination de l’azote totaal)
dénitrification
décantant plus
p rapidemennt dans le clarrificateur,
Moindrre qualité d’eaau traitée
ce qui néceessite de plus petits
p clarificaateurs que
Boues produuites moins minéralisées,
m ett
M
Moyenne chargge massique pour la faibble charge
donc, plus ferrmentescibless que celles dees
Mooindre coût d’investissemen nt
faibles chargees
Dispossitif d'aérationn moins puissaant et
Bassin d'aaération moinss largement
consomm mation
dimensionnéé,
d'énergie moins
m importaante que pour la faible
résistant moin ns
charrge
aux àà-coups de polllutions
M
Moindre coût d’exploitation
d
Temps de séjjour plus long g dans le bassinn
d'aération quee pour les moy yennes chargees,
Assure une bonne à très bonne
b éliminaation de la
ce qui nécesssite un plus grrand volume de d
DBO O5
bassin
Assure unee bonne nitrificcation et dénittrification
Boues pluss concentrées et, e de ce fait,
(éélimination dee l’azote total)
décantant lenntement dans le l clarificateurr,
Meeilleure qualitté d’eau traitéee
ce qui nnécessite de pllus grands
Faible chargee massique Boues prroduites plus minéralisées
m et
e donc
clarificateurs que pour la moyenne
m chargge
moins fermmentescibles quue celles des moyennes
m
Coûts d’innvestissementt plus élevés
chargges
Dispositif d'aération pluus puissant et
Bassin d'aéération plus laargement dimeensionné,
consommatio on
résistant mieux
d'énergie plus importantee que pour la
a à-coups de
aux d pollutions
m
moyenne charrge
Coûts d’exploitation plus
p élevés

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
283

2.1.4 Calcul de la zone d’anoxie


Premières approcches :
Le voluume du basssin d'anoxiee peut être évalué,
é en première
p appproche, surr la base d’ordre de
grandeuur de temps de séjour ett de temps de
d contact dans
d cette zoone.
Vanox = Temps dee séjour x Qm
L’ordre de grandeuur du tempps de séjourr est d’enviiron 6 à 7 heures.
h Cett ordre de grandeur
g
devra êttre validé daans le conteexte marocaain et de chaaque cas parrticulier de station d’ép
puration.
Vanox = Temps de contact x (Q
Qm + QR + RL.M.)
L’ordre de grandeuur du temps de contacct est d’env viron 1 à 2 heures. Cett ordre de grandeur
g
devra êttre validé daans le conteexte marocaain et de chaaque cas parrticulier de station d’ép
puration.
La propportion du volume d'anoxie
d ment d’enviiron 20 à 25 % du réacteur
estt généralem
biologiqque total (baassin d’aéraation + zonee d’anoxie).
Calcul sur la basee des cinétiq
ques de dén
nitrification
n
Ce calcuul est envissageable si les
l cinétiquues de dénitrrification soont connuess et validéess dans le
contextee marocain et de chaquue cas particculier de staation d’épurration.
Par exem
mple :
C DN BA = 0,95 x e 0,0875 (T - 200)
C DN BA : vitesse dee dénitrification endogèène dans le bassin
b d'aérration
T : températuure moyennee de la bouee activée duu mois le pluus froid
N DN BA = C DN x % MVS x [M MES] a x V b.ab x T anoxie
N DN BA : flux d’azoote dénitrifié dans le baassin d’aéraation (kg N / j)
C DN BA : vitesse dee dénitrification endogèène dans le bassin
b d'aérration
% MVS S : % de matières volatilles sèches dansd les MEES (%)
[MES] a : concentraation en ME ES dans le bassin d’aéraation (g/l)
V b.a : volume duu bassin d’aaération (m3)
T anoxie : temps cum mulé d’anoxxie (h/j)
N DN Z.AA. = N DN BA ett ZA – N DN BA
B
N DN Z.AA. : flux d’azoote à dénitriifier dans laa zone d’anooxie (kg N / j)
N DN BA et ZA : flux d’azoote à dénitriifier dans lee bassin d’aéération et laa zone d’ano
oxie
(kg N / j)
N DN danns BA : flux d’azoote dénitrifié dans le baassin d’aéraation (kg N / j)
Sur ces bases, le voolume de la zone d’anooxie peut êtrre calculé avvec la formuule suivantee :
N DN ZA x1000
Vanox. =
Cd DNN ZA x 24 x % MVSx [M
MES]a
Vanox. : Volume de la zone d’anoxie (m m3)
N DN Z.AA. : Flux d’aazote à dénitrifier dans la zone d’aanoxie (kg N / j)
Cd DN ZAA : Cinétiquue de dénitrification daans la zone d’anoxie
d (g N-NO3-/kg
MVS/h)
% MVSS : % de maatières volattiles sèches dans les MES
M (%)
[MES] a : concentrration en MES
M dans le bassin d’aéération (g/l)

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
284

Plusieurrs formuless de vitessses de dénnitrification exogène (dans


( la zoone d’anox
xie) sont
proposéées ci-après :
Cd = 3
3,25 x 1,02(T
( - 20)
(formule connstructeur)
(T - 20)
Cd = 3
3,33 x 1,0477 (formule connstructeur)
Cd = f (NTK/DBO O5) (Cf. ci-aprèss)

NTK Cd
DBO 5
> 0,5 1,7
0,4 - 0,55 2,1
0,3 - 0,44 2,4
0,2 - 0,33 2,7
< 0,2 3

Ces forrmules devrront être coonnues et validées dan


ns le contexxte marocaiin et de chaaque cas
particulier de statioon d’épuratiion.
Recircu
ulation de la
l liqueur mixte
m :
Cette reecirculation est appeléee aussi recircculation dess nitrates.
En prem dre environ :
mière approcche, nous reecommandoons de prend

R L.M. =4xQm

RL.M. : Débit duu poste de recirculation m3/h) ;


n de la liqueeur mixte (m
Qm : Débit moyen
m horairre d'eaux ussées (m3/h).

2.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


2.2.1 Bassin d’aération
Le bassin d’aératioon sera conççu pour limiiter les dépô
ôts et les zonnes mortes.
Si l'aéraation est efffectuée par un aérateurr de surfacee (turbine), la hauteur d'eau maximale est
préconisée par les fournisseurrs de turbinees (hauteur effective maximale
m dee 3,00 m à 4,00
4 m) ;
à défautt, des difficuultés de misses en suspeension des boues
b et d'oxygénation apparaissen
nt.
Si l'aéraation est efffectuée parr insufflatioon d'air, la hauteur miinimale est de 3 mètrees. Il est
préconisé 4 à 6 mèètres pour am méliorer le transfert d'oxygène et limiter les coûts énerg
gétiques.
Il ne fauut pas dépassser des proofondeurs dee plus de 8,0 00 m.
Les hauuteurs de revvanche seroont d’au moiins 1,00 m, afin d’éviteer les déborddements de boues.
La profo
fondeur des bassins seraa adaptée auux systèmess d’aérationn qui y seronnt installés.
ulées seront à un point opposées à la sortie
Les arriivées d’effluuents, à traiter, et de booues recircu
de la liqqueur mixte du bassin d’aération.
d
La diffférence dess plans d’eeau statiquues, entre celui c du bassin
b d’aération et celui
c du
clarificaateur, sera liimitée à envviron 80 cm
m maximum m.
Les risqques de chhute des perrsonnels d’’exploitationn sont partticulièremennt à surveilller à la
concepttion, eu égaard aux risquues importaants de noyaade lors de la marche des aérateu urs et des
brasseurrs. Des équuipements de
d sécurité seront
s prévu
us : garde-ccorps, bouéees, filin de sécurité,
boutonss d’arrêt d’uurgence ….

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285

2.2.2 Zone d’anoxie


La zone d’anoxie seera installée uniquement
u pour les stattions d’épuraation de capacité importante et si
globalem
ment la conceentration en azote Kjeldaahl en entréee de réacteurr biologique est supérieu
ure à 40 –
50 mg/l.
Cette zoone sera by passable enn cas de chaarge hydraullique inférieeure à 70 %
%.
Cette zoone sera équuipée :
- de d systèmess de brassagge,
- de d capteurs de mesure du potentieel d’oxydo-rréduction.
L’entréee des efflueents, des boues recircculées et dee la liqueurr mixte seraa effectuée par des
canalisaations plonggeantes, aveec un té de mise
m à l’air, pour éviterr les siphonaages intemp
pestifs.
La survveillance des
d temps de séjour, en zone d’anoxie, sera facilittée par la mesure
systémaatique de l’eensemble dees débits enttrant en zon
ne d’anoxie.
Le débitt de recircuulation de la liqueur mixxte (recirculation des nitrates)
n seraa d’au moin
ns 400 %
du débitt moyen horraire de tem mps sec.
La liqueeur mixte recirculée
r n devra paas apporter d’oxygène en quantitéé excessivee dans la
ne
zone d’aanoxie.
Au moiins 2 pompes, dont unne en secouurs, seront prévues
p pouur la recircuulation des liqueurs
mixtes.

3 AERATION

3.1 DIMENSIONNEMENT
3.1.1 Démarche globale de dimensionnement
La démmarche globbale de dim
mensionnem
ment de l’aéération suit globalemeent la démaarche ci-
après :
1° Bilaan préliminnaire sur l’azote,
l daans le cas des statioons d’épuraation nitriffiantes /
dénitrifiiantes.
2° Calcuul des besoiins journalieers en oxyggène
3° Calcuul des besoiins horairess en oxygène :
- sur la base
b des tem
mps de marrche et d’arrrêt, pour les stations nittrifiantes / ddénitrifiantees
- sur la base des poointes horaiires de polllution, pourr les stations d’épuratioon non nitriifiantes /
dénitrifiiantes
4° Choiix des systèm
mes d’aérattion et prise en compte des Apportts Spécifiquues Bruts

5° Calcuul des puisssances à insttaller des syystèmes d’aaération


6° Le caas échéant, calcul des débits
d d’air pour les sysstèmes à baase d’insuffllation

3.1.2 Bilan préliminaire sur l’azote


L’objecctif de ce bilan préliminnaire, sur l’’azote, est de
d calculer les
l quantitéés d’azote à nitrifier
et à dénnitrifier danns les réacteeurs biologiiques. Ces quantités seeront prisess en comptee lors de
l’évaluaation des besoins journaaliers en oxxygène.

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286

Ce bilaan sur l’azoote doit êttre réalisé dans le caas de statioons d’épuraation nitrifiiantes et
dénitrifiiantes, c'estt-à-dire danns le cas dees stations d’épuration
d à très faibble ou faiblee charge
massiquue.
Ce bilann sur l’azoote n’a pas besoin d’êttre réalisé dans le cass des statioons d’épurattion non
nitrifianntes, c'est-à--dire dans lee cas des staations d’épu
uration à mooyenne charrge massiqu
ue.
Le bilann sur l’azotee est réalisé sur la base de la chain
ne de transfoormation dee l’azote suiv
vante :

N organnique NH4+ N 3-
NO N2

Amm
monificatioon Nitriification Dénitriffication
- Etat aérobie Etat annoxique

NK à nitrrifier = NK entrée
e – NK ass
a – NK rejetté
NK ass = 5 % x Flux de DBO
D 5 éliminé
La valeeur de 5 % est issue du d rapport C/N/P
C lié à l’assimilattion minimaale des nutrriments :
100/5/1.
[NK] rejeté = 50 % x [NK] objjectif de rejet
50 % coorrespond à un objectif de sécuritté permettan
nt, lors du dimensionn
d nement, de s’assurer
s
que les conditionss seront au mieux réuunies, pour respecter la l concentrration maxiimale de
l’objecttif de rejet en
e azote.
Par prinncipe, nous prendrons que l’azotee à dénitriffier est égall à l’azote à nitrifier (hors cas
spécifiqques de connception) daans la mesuure où il estt important de limiter, autant que faire se
peut, à la conceptiion la préseence de nittrates résiduuels dans lee clarificateeur, ce qui pourrait
provoquuer des remoontées acciddentelles dee boues par dénitrificatiion.
Nous coonseillons donc
d de prenndre :
NK à dénnitrifier = NK à nitrifier
Donc, laa formule préconisée pour
p établir ce bilan surr l’azote, estt la suivantee :
NK à nitrrifier = NK entrée
e – 5 % x Le – 50 % x Qj x [NK
K] objectif de reejet
= NK à dénitrifier

Avec :
NK à nitrrifier : Flux d’aazote Kjelddahl à nitrifier (kg N /j) ;
NK entréee : Flux d’aazote Kjelddahl entrant dans le réaccteur biologgique (kg N /j) ;
Le : Flux dee DBO5 élim miné (kg 02 /j)
/ ;
Qj : Débit joournalier d’eaux usées (m3/j) ;
[NK] objjectif de rejet : Concenntration maxximale en azote
a Kjelddahl autoriséée au rejet (mg N /
l) ;
NK à dénnitrifier : Flux d’aazote Kjelddahl à dénitrrifier (kg N /j).

3.1.3 Calcul des besoins journaliers en oxygène


Les besoins en O2 sont
s calculéés sur la basse de la form
mule suivannte.
B O2 jourrnalier = a' x Le + b' x Sv + 4,3 x N à nitrrifier - 2,85 x c' x N à déniitrifier
Avec Sv = % MVS a x [MES] a x V b.a.

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287

D’où :
B O2 jourrnalier = a'.Le + b'.% MVS a x [MES]a .V b.a. + 4,33.N à nitrifier - 2,85.c'.N à dénitrifier

Avec :
B O2 jourrnalier : besoins journalierss en O2 (kg O2 / j) ;
a' : coefficiient d'oxydaation de la DBO
D 5 (kg O2/kg DBO5 éliminée) ;
Le : flux de DBO5 élim miné (kg 02 /jj) ;
b' : coefficiient de respiiration endoogène (kg O2/kg MVS/j /j) ;
Sv : masse de MVS présente
p daans le réactteur biologique (kg) – bassin
d’aératioon + zone d’’anoxie ;
% MVS Sa : % de maatières volatiles sèchess dans le basssin d'aératiion (%) ;
[MES] a : concenttration en MES
M dans lee bassin d’aéération (g/l)) ;
V b.a. : volume du bassin d’aération
d (mm3) ;
N à nitrifieer : flux d’aazote Kjeldaahl à nitrifieer (kg N /j) ;
c' : taux de récupératioon de l'oxyg gène par dénnitrification ;
N à dénitriifier : flux d’aazote Kjeldaahl à dénitriifier (kg N /j).
/

Les ordrres de granddeurs des paaramètres, à prendre en


n compte, soont environ les suivants.

Faible à très faible ch


harge
Moyenne charge ma
assique
m
massique
a'
0,65 0,70
(kg O2/kg DBO5 éliminée)
é
b' (kg O2/kg MVS/j)
M 0,085 0,07
c’ (sans unitté) - 0,7

Le % MVS,
M pour des
d faibles charges
c masssiques, est d’environ
d :
- 665 % pour des
d réseauxx unitaires,
- 7 % pour des
70 d réseauxx strictementt séparatifs,,
- 80 % pour des
d effluentts strictemennt agroalim
mentaires.
Ces % peuvent êtrre légèremeent majoréss (de 1 à 5 %) dans les
l cas des moyennes charges
massiquues.

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288

3.1.4 Calcul des besoins horaires en oxygène

A/ Sur la base dess temps de marche


m et d’arrêt
d pou
ur les stationns nitrifianttes et dénitriifiantes

BO2 jouurnalier
BO2 horaaire =
Tc

Avec :
B O2 horraire : Besoins horairres en oxyggène (kg O2 / h) ;
B O2 jourrnalier : Besoins journaaliers en O2 (kg O2 / j) ;
Tc : Tem
mps cumuléé de marchee des aérateu urs (h / j).
Dans lee cas des baassins d’aérration perm mettant la niitrification et la dénitrrification, seelon des
cycles marche
m et arrrêt des aéraateurs, ce teemps cumuulé de marcche est génééralement de d 14 h /
j.
Dans lee cas des baassins d’aérration perm
mettant la nitrification
n et la dénitrrification avec
a une
zone d’anoxie en tête,
t ce tem
mps cumulé de marchee est généraalement de 18 h / j.
Pour unn calcul pluss précis (touut au moins si les cinéttiques de déénitrificationn sont connu
ues pour
chaque cas particuulier de staation d’épurration au Maroc),
M le temps
t cummulé de marrche des
aérateurrs peut être évalué commme suit :
Tc = 244 – TA
N à dénitriffier x 1 000
= 244 -
Cd x MV VSprésentes
N à dénitrifier x 1 000
= 244 -
C d x % MVS
M a x [ME ES] b a x Vb. a.
Avec :
Tc : temmps cumulé de marche des aérateu urs (h / j) ;
TA : temmps cumulé d’anoxie (hh / j) ;
N à dénitriifier : fluux d’azote Kjeldahl
K à déénitrifier (kg N /j) ;
Cd : cinnétique de dénitrificatio
d on (g N-NO O3/kg MVS/hh) ;
% MVS Sa : % de matièress volatiles sèèches dans le l bassin d'aaération (%) ;
[MES] a : conncentration en MES daans le bassin n d’aérationn (g/l) ;
V b.a. : vollume du basssin d’aératiion (m3).
B/ Surr la base des pointees horairess de pollu
ution pour les stationns d’épurattion non
nitrifianntes / dénitriifiantes
Ce typee d’approchhe se justifiee généralemment pour les
l stations d’épurationn non nitriffiantes /
non dénnitrifiantes, c'est-à-diree pour les stations d’’épuration urbaines
u à moyennes charges
massiquues.
Elle se base
b sur une évaluationn de l’à couup de chargee polluante, exprimé coomme suit : X % de
la chargge arrive en Y heures.
La form
mule des bessoins horairees en oxygèène est alorss la suivantee :

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289

X 1
B O2 jourrnalier = . (aa' . Le) + . b' . % MV
VS a . [MES]a . V b.a.
Y 244

Avec :
B O2 jourrnalier : besoins journalierss en O2 (kg O2 / j) ;
X : % de laa charge poolluante arrivant en Y heures
h (poinnte de pollu
ution sur
la DBO5 ;
a' : coefficiient d'oxydaation de la DBO
D 5 (kg O2/kg DBO5 éliminée) ;
Le : flux de DBO5 élim miné (kg 02 /jj) ;
b' : coefficiient de respiiration endo
ogène (kg O2/kg MVS/j /j) ;
% MVS Sa : % de maatières volatiles sèchess dans le basssin d'aératiion (%) ;
[MES] a : concenttration en MES
M dans lee bassin d’aéération (g/l)) ;
V b.a. : volume du bassin d’aération
d m3).
(m

3.1.5 Choix des systèmes d’aération et prise en compte des Apports Spécifiques Bruts
Le choixx des systèm
mes d’aération se portee généralem
ment, soit surr :
- ddes aérateurrs de surfacce à axes verrticaux appeelés « turbinnes » ;
- d aérateurrs de surfacce à axes horizontaux ap
des ppelés « broosses » ;
- d systèm
des mes d’insuffflation d’airr à fines bulles,
b assoociant des ssurpresseurss et des
d
diffuseurs m
membranair res.
Le choiix de ces systèmes se fait selonn un certaiin nombre de critèress présentés dans le
paragrapphe 3.2.
Les ordrres de granddeurs des ASB
A et des FCG
F à prend
dre en comppte sont envviron les suiivants :
ASB F
FCG
Types d’aératteurs
T (kg O2/k
kWh absorbéé) (san
ns unité)
Turbines 1,5 0,7
Brosses 1,5 0,7
Diffu
useurs membrranaires 2,5 0,5

ASB : apport spécifique brut en eau u claire (kg O2/kWh abssorbé)


FCG : facteuur correctiff global po our passer les besoinns en oxyggène des
conditioons standardds vers les conditions
c en boues acttivées

3.1.6 Calcul des puissanceess à installer des systèmes d’aération

BO 2 (kg O 2 /hh)
P absorbéee =
ASB (kkgO 2 /kWh) x FCG
P
P installée = absorbéee

Avec :
P absorbéee : Puissannce théoriquue absorbéee cumulée des
d aérateurss (kW) ;
B O2 jourrnalier : Besoinss journalierss en O2 (kg O2 / j) ;
ASB : Apportt spécifiquee brut en eau
u claire (kg O2/kWh abbsorbé) ;
FCG : Facteuur correctiff global, pour passer les besoinns en oxyg gène des
conditioons standardds vers les conditions
c en boues acttivées ;

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290

P installée : Puissan
nce
théoriquue installée cumulée dees aérateurs (kW) ;
η : Rendem
ment moteuur (%).

3.1.7 Calcul des débits d’air pour les systèmes à base d’insufflation

BO 2 (kg O 2 /h) x 1 000


Débit d''air (Nm3/h)) =
Rdt x FCG x [O 2 ] x He
Avec :
B O2 jourrnalier : besoins journalierss en O2 (kg O2 / j)
Rdt : rendemment de disssolution dee l'oxygènee en eau cllaire, par mètre
m de
hauteur d'eau
d (% / m)
m
FCG : facteurr correctif global, po our passer les besoinns en oxyggène des
conditionns standardss vers les co
onditions enn boues activvées
[O2] : concenttration en oxxygène (g O2 / m3)
He : hauteurr d'eau effecctive au desssus des diffu
fuseurs (m)
Le renddement de dissolution
d de l'oxygènne en eau claire, par mètre
m de hauuteur d'eau,, est une
valeur caractéristiq
c que propre à chaque diffuseur, qui q doit êtrre indiquée par le fou urnisseur
potentieel de diffuseeurs d’air. Ce
C rendemeent peut se situer bien souvent enntre 3,8 et 6,8
6 % /m
de hauteeur d'eau.
La conccentration enn oxygène est g 3 d'air in
e de 280 g/m nsufflé.

3 .2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION
3.2.1 En cas d’insufflation d’air avec diffuseurs membranaires

Dans le cas de l'utiilisation de diffuseurs, il est conseillé d'utiliseer des diffusseurs memb
branaires
fines buulles, car ilss permettennt des phasees de marchhe et d'arrêt (sans colm matage trop précoce)
p
autorisaant la nitriffication / dénitrificati
d on, mais aussi
a l'optim
misation dee la consom mmation
énergétiique.
L’insuffflation moyyennes bullees des bassinns d’aératio
on est à éviteer.
+ Avanttages de l’innsufflation :
-Meilleuure oxygénnation rappoortée à la consommation énergétiique (ASB : apport sp pécifique
brut kg O2/kW absorbé) en comparaison
c n avec les systèmes d'aération
d dee surface (tturbines,
brosses ...), ce qui a une influeence positivve sur le coû
ût d'exploitaation,
-Optimiisation du couple aératiion / brassage,
me adapté poour des basssins à fortess profondeurs (> ,00 m jusqu'à 8,00 m),
-Systèm
-Possibiilité d'avoir des rampess relevables,
- Retouurs d'expérieence positiffs (surtout dans
d les ann
nées 1990 à 2000), maais moins durant
d la
décenniie 2000 à 20010.
+ Prévooir au niveauu des locauxx de surpresssion :
- des veentilateurs pour
p refroidiir les locauxx,
- des filtres à pousssières à l’enntrée des loccaux et à l’aaspiration dees surpresseeurs,
- des loccaux insonoorisés avec pièges
p à sonns.

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291

+ Prévooir au niveauu des surpreesseurs :


- une aliimentation électrique stable
s et conntinue,
- le stocckage d’un surpresseur
s - ou à défauut de motorréducteur - de
d secours,
- des suurpresseurs à débits variiables par variation
v de vitesse,
- Vérifieer les condiitions d'accèès pour le déémontage des
d surpresseurs.
+ Prévoiir sur les cannalisations d’insufflation :
- des joinnts pouvant accepter
a des compressionns différenciées à cause des
d mouvements géotech hniques,
- des diaamètres de caanalisations sur
s des vitessses d’air d’en
nviron 10 à 14
1 m/s et striictement inféérieures à
25 m/s,
- En sorrtie des surppresseurs, disposer
d de mesures dee températuures et de prressions (in
ndication
du colm
matage de ceertaines lignnes),
- des maatériaux de canalisationns résistantss aux fortes températurres.
+ Au niveau des raampes d’insuufflation d’aair :
- La poossibilité d'aavoir des rampes
r relevables est un avantagge. Mais, auu bout de certaines
c
années, les calagess des canalissations pouvvant "bougeer", il peut s'avérer quee l'on ne réu ussit pas
toujourss à les rem mettre en pllace sans vidanger
v less bassins. Donc,
D le suurcoût à l'aachat du
systèmee relevable risque (risqque, mais paas certain ...) de ne pluus se justifier ... Ou alo ors cette
contrainnte peut dem mander l'inteervention de scaphandrriers.
Donc, s’il s’agitt d’un baassin d'aérration uniq que, prenddre des rrampes rellevables.
Par conntre, s’il y a plusieurs tranches
t de bassins d'aaération en parallèle
p (3 files par ex
xemple),
ce n'est pas indispeensable danns la mesuree où temporrairement on o pourrait ffonctionnerr sur une
seule traanche ; toutt particulièrrement si lees exigencess réglementtaires ne sonnt pas très fortes.
f Il
conviennt, lors dee la concepption initiale, de vériffier, s’il estt envisageaable de fon nctionner
temporaairement avec une file en e moins. SiS on souhaiite vidangerr un bassin, il faut aussii vérifier
si le baassin peut être
ê vidangé par rappoort au niveau de la naappe (risquue de flottaiison des
bassins)).
- Risquues de déggradations précoces
p (ssur pressio
ons, sur déébits, ruptuure de mem mbranes,
colmataage, effluentts industriells dégradantt les caoutch houcs : solvvants, sabless ...).
- De noombreux exploitants see sont plainnts de ces dégradationss au bout dee 4 à 5 ans (années
2000 à 2010) alorss qu'ils sontt garantis poour des duréées plus im mportantes ; d'autres exp ploitants
en sont satisfaits.
- Coût de remplaccement à terrme des difffuseurs ce qui a une influence nnégative surr le coût
d'exploiitation.
- Surveiller la quaalité de l'insstallation dees diffuseurrs, (tous dee même nivveau topographique,
répartitiion, absencee de fuites ...).
- Prévoiir des purgees d'air en pooint bas dess canalisatioons d'injectiion d'air (coondensats),
- Priviléégier l'INOX X, pour less canalisatioons d'injectiion d'air, mais
m problèm mes de coûtt. Bannir
les canaalisations enn acier galvaanisé (corroosion),
- Veiller à ce qu'il n'y ai pas ded pile de coorrosion (juuxtapositionn de plusieuurs matériau ux) sur le
réseau d'injection
d d
d'air.
- Disposser des vannnes (au moiins manuellees) sur des groupes
g de lignes de diiffusion.
- Vérifieer les condiitions d'accèès pour le reelevage des rampes et le l démontagge des surprresseurs
- Attenttion à l'air saalin en tout bord de meer (corrosion n).

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292

3.2.2 En cas d’aération avec des turbines


En cas d’aération
d a
avec des turrbines, des turbines
t len
ntes sont à préconiser.
p L
Les turbiness rapides
sont à éviter pour l’aération dees bassins d’aération.
d
+ Avanttages :
- Rusticcité et simpllicité de la maintenance
m e de ce proccédé d’aérattion,
- Retourrs d'expérieence positifss.
Le rayoon de giratioon des turbinnes lentes est de 2 enviiron (rapporrt du rayon ssur la hauteeur
d’eau.
L’immeersion des tuurbines est de
d 1 à 10 cm
m à l’arrêt. Cette
C immeersion doit êêtre réglablee.
Il conviient de survveiller que la gerbe d’aaération n’esst pas entraavée par les poteaux dee soutien
de la paasserelle et par
p la passerrelle elle-m
même. La gerbe doit êtree symétriquue et stable.
La préssence de juupes permett de limiterr la proliféération des aérosols. P
Par contre, elles se
détériorrent rapidem
ment dans lee temps.
Les turbbines doivennt être acceessibles, pouur la vidang
ge des motooréducteurs et leurs mo
ontages /
démontaages éventuuels.
L’intenssité absorbéée doit être stable.
s
Les passserelles, suupportant lees turbines, doivent être
ê stables lors du ffonctionnem
ment des
turbiness.
La hautteur des revanches dees bassins doit
d être su
uffisante, poour éviter le débordem
ment du
bassin lors du fonctionnementt des turbinees.
Les turbbines ouverttes sont préférables auxx turbines fermées
fe (collmatage touj
ujours possib
ble).
Le démarrage à varriation de frréquences est recommaandé.
Des disspositifs anntigiratoires doivent être
ê mis en
n place danns les bassins circulaiires peu
profondds à une seule turbine centrale.
Les baloourds au nivveau de la rotation de la turbine so
ont à surveilller.

3.2.3 En cas d’aération avec des brosses


Les broosses sont à préconiiser pour des
d bassinss peu proffonds en fforme de chenaux
d’oxydaation.
Les risquues de dépôts potentiels sont importtants. Les coonditions de vitesse de ccirculation dee la boue
activée sont
s souvent difficilemennt optimiséess. Les conditiions de brasssage doivent être surveillées.
Les broosses doivennt être acceessibles, poour la vidan
nge des mootoréducteurr et leur montage
m /
démontaage éventueel.
Les axees de rotation et les mottoréducteurs doivent êttre en dehorrs du plan d’eau.
Un déflecteur en avval des brossses permet d’augmenteer le contacct air – eau.

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293

3.2.4 Asservissement de l’aération


Les systtèmes d’aérration peuveent être asseervis :
- à des horloges
h (peetites stationns et faibless variations)),
- à des tables
t de tem
mps (petitess stations avvec automattes et faible variation dde charge),
- à des oxymètres
o (
(stations de taille moyeenne et faiblle variation de charge ppolluante),
- à des mesures ded potentiel d’oxydo-réduction su
ur seuil hauuts et bas ((forte variaations de
charge polluante).
p
Les sonndes doiventt être accesssibles et installées :
- à des points
p repréésentatifs duu fonctionneement des aérateurs,
a
- à une distance
d de 3 à 5 m du dispositif d’aération,
d
- à une immersion
i de 0,5 à 1,55 m.
L’utilisaation de cappteurs doit comprendre
c e, au niveau de l’autom
mate, des alarrmes, assocciées à :
- des tem
mps minimuum de marcche et d’arrêêt avec alarm
me en cas de
d dépassem
ments,
- des tem
mps maxim
mum de marcche et d’arrêêt avec alarme en cas de
d dépassem
ments,
- des baasculementss automatiquues sur des asservissem
ments au tem
mps en cas de fonction
nnements
anormauux.

4 BRASSAGE

4.1 DIMENSIONNNEEMENT
La foncction de brrassage doiit être assuurée par dees équipem ments spéciffiques de brassage
b
(brasseuurs), avec unne dissociattion de la foonction d’aéération de ceelle du brasssage.
Les conditions dee brassage sont
s difficilement vériifiables parr des approoches simples. Leur
respect est avant tout
t maîtriséé par les foournisseurs d’équipemments de braassage. Il seera alors
conseilllé de se rappprocher de
d leurs prééconisationss, qui s’apppliquent auu cas, par cas c pour
chaque cas particuulier de statiion d’épuraation, selonn la configuuration, entrre autres, du
d bassin
d’aération, du systèème d’aérattion et du brrasseur.
La puisssance théoriique absorbbée du systèème de brasssage peut êttre évaluée comme suitt :

P abs. = V b.a. x Ps

Avec :
P abs. : Puiissance théoorique absorrbée du système de braassage (W),
V b.a. : Voolume du baassin d’aérattion (m3),
Ps : Puiissance spéccifique minnimale de brrassage (W/m3).
Certainss ordres de grandeurs de puissancce spécifiquue minimalee de l’équippement de brassage
b
peuventt être cités, mais ces derniers
d doiivent être pris
p avec beeaucoup de précaution n afin de
prendre en compte les remarquues ci-dessuus.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
294

Tableau 81:Ordres de grandeurs de puissance spécifique minimale de l’équipement de brassage


Puiissance spéciffique minimaale de brassag
ge (W /
Typee de brasseurrs
m3)
Brasseur à vittesse de rotatiion rapide >7
Brasseur à viitesse de rotattion lente >2

4.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


La vitessse de brassage devra être
ê d’au mooins 0,35 cm
m/s en fond de bassin.
Les brassseurs seronnt placés à des
d endroitss suffisamm ment éloignéés des zoness d’aération,, afin de
favoriseer leur forcees de brassage et d’évitter leurs cav
vitations pottentielles.
Pour less brasseurs de
d capacitéss importantes, les systèèmes de fixaation de cess brasseurs seront
s
robustess, afin d’éviiter des rupttures intemppestives dess rampes dee fixation.

5 DEGAZAGE

5.1 DIMENSIONNEMENT
Le dégaazeur est unn ouvrage permettant le dégazag ge de l’excèès d’air de la boue acctivée en
amont du
d clarificatteur ; l’excèès d’air pouvvant perturb
ber la décanntation des bboues secon
ndaire.
Le dégaazeur perm
met aussi, paar la mêmee occasion, de récupérrer une parrtie des flotttants en
amont du
d clarificatteur.
Un temmps de séjouur minimall et une vittesse maxim
male de passsage sont nécessairess au bon
fonctionnnement du dégazeur.
Les caraactéristiques dimensionnnelles du dégazeur
d peu
uvent être calculées
c coomme suit :
V dégazeuur = Q P  QR  x Ts
Q P + QR
S dégazeurr =
V passsage
V dégazeuur : volumee du dégazeeur (m3)
Qp : débit de
d pointe hooraire d'eaux x usées (m3/h)
/
QR : débit de
d boues reccirculées (m m3/h)
Ts : temps de séjour daans le dégazzeur (h)
Vpassage : vitessee de passagee dans le dég
gazeur (m/hh)

Les orddres de graandeurs dess temps dee séjour et de vitesse de passagge sont env
viron les
suivantss :
- Ts > 3 mn,
T
- Vpassage < 90
9 m/h.
5.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION
Le dégaazeur autorisera de mannière fonctioonnelle le piégeage
p dess flottants ett leur évacu
uation
vers unee fosse à floottants.
Il n’est pas recommmandé de pllacer une clloison sipho
oïde à l’avall du bassin d’aération de
d façon
à pouvooir extraire les
l moussess (formées au
a niveau du u bassin d’aaération) à ppartir du dég
gazeur.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
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295

6 DECANTATION SECONDAIRE

6.1 DIMENSIONNEMENT
6.1.1 Surface de décantation
Dans unne station d’’épuration, le décanteuur secondaire est l’ouvrrage fondam mental, qui assure
a la
séparatiion gravitairre de la bouue et de l’eauu épurée rejjetée dans lee milieu réccepteur.
Le bon fonctionnem ment de cet ouvrage im mplique le reespect des règles de connception, un ne
gestion rationnelle de la produuction de booue ainsi que la maîtrisee de sa décaantabilité.
La surfaace de décanntation est calculée
c com
mme suit :
Qp
S déc. =
V asc.

Avec :
S déc : surface dee décantatioon (m2) ;
Qp : débit de pointe
p horairre d'eaux ussées (m3/h) ;
Vasc : vitesse ascensionnellle (m/h).
On s'acccorde à considérer quu'une valeurr de vitessee ascensionnnelle de 0,6 m/h, au débit de
pointe horaire
h (et pour un inndice de boues un peeu supérieuur à 180 m ml / g MES S et une
concenttration en MES
M dans lee bassin d’aaération d’eenviron 4 g//l), constituue un seuil à ne pas
dépasseer pour dimmensionner à coup sûrr les clarifficateurs, quui équipentt classiquem ment les
stations à boues acttivées à faibble charge des
d petites et
e moyenness collectivités.
L’expreession « à coup
c sûr » n’exclut pas
p des dim mensionnem
ments prenaant en commpte des
vitessess ascensionnnelles, des concentratio
c ons ou des indices de boues pluss élevées, ap
près une
étude appprofondie de la concepption du claarificateur.
Pour unne évaluation prenant en compte l’’indice des boues
b et la concentration en MES, dans le
réacteurr biologiquee, la formule suivante peut être prise
p en commpte, afin dd’évaluer laa vitesse
ascensioonnelle adm
missible :
500
Vasc ≤
I b x [ME
ES] a

Vasc : vitesse ascensionnellle (m/h)


Ib : indice de boue (ml/g M.S.)
[MES] a : concentraation en ME
ES dans le bassin d’aéraation (g/l)
Pour less stations d’épuration,
d à boues acctivées en moyenne
m chharge, la vittesse ascenssionnelle
peut être au moins égale à 0,8 m/h.

6.1.2 Le Clifford

La surfaace du cliffoord est calcuulée commee suit :


Qp + QR
S clifford =
V passagge

Avec :

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296

Sclifford m2) ;
: surface duu clifford (m
Qp : débit de poointe horairre d'eaux usées (m3/h) ;
QR : débit de booues recircuulées (m3/h)) ;
Vpassage : vitesse de passage daans le clifforrd (m/h).
Une viteesse maxim
male de passage de 90 m/h
m dans le clifford est conseillée.

6.1.3 Surface du clarificateur


La surfaace du clarifficateur corrrespond à laa somme dees surfaces du
d décanteuur et du cliff
fford.
Sclarif. = Sdéc + Sclifford
Avec :
Sclarif. : surface duu clarificateeur (m2) ;
S déc : surface dee décantatioon (m2) ;
Sclifford : surface duu clifford (mm2).

ur cylindriq
Hauteu que

La hauteur cylindriique des claarificateurs doit


d prendree les valeurss minimaless suivantes :

-H ≥ 3,00 m, au
a 2/3 du raayon
-H ≥ 2,50 m à la périphérrie

H : hauteur cylindriquee du clarificateur (m)

6.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Des clarrificateurs raclés
r seronnt recommanndés, par op
pposition auux clarificateeurs sucés.
Les mattériaux des clarificateuurs seront résistants à laa corrosion : aluminium
m ou inox ; l’acier
l
galvanissé est à prosscrire.
La rétenntion des floottants sera assurée parr une lame de
d sous-versse périphériique :
- L’imm
mersion de cette
c lame seera d’au mooins égale à 15 cm,
- La disstance de ceette lame, par
p rapport à la goulottte de déverrsement dess eaux traitéées, sera
d’au mooins 20 cm.
-

Les flotttants serontt évacués paar un racleuur de surfacce et une goulotte d’évaacuation, asssociée à
une fossse de stockaage des flotttants.
Les diffférentes viteesses suivanntes sont à vérifier
v en différents
d pooints du clarrificateur.
Tableau 82: Vitesses à vérifier au niivveau des clarificateurs
Points du clarificateeur Vitesse (m//s)
Condduite d'arrivéee 0,3 à 1
F central
Fût 0,3 à 0,75
Passaage dans les luumières d’alim
mentation du fût

≤ 0,3
central
Bouue recirculées 0,6 à 1
P
Pont racleur 0,05 environ en péériphérie

La pente conique, en
e fond de clarificateur
c r raclé, seraa d’au moinss 10-15 %.

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297

Le racleeur devra raacler le fondd du clarificcateur en to


out point, dee façon à évviter les stagnations
des bouues et leur reemontée à l’’issue des feermentationns anaérobiees.
Les roulettes, posittionnées surr les racleurrs de fond, sont
s à éviterr.
L’immeersion du cliifford doit être
ê faible (eenviron 70 cm au maxiimum).
L’auto-nnettoyage de
d la goulottte d’évacuaation des eauux traitées peut
p facilem
ment être réalisé par
fixationn de brossess à l’extrém
mité du bras du pont raccleur. La gooulotte peutt être revêtu
ue d’une
peinturee époxy ou carrelée.
c
La trém
mie d’évacuuation des mousses
m sera positionn
née, par raapport aux vvents domiinants (à
l’opposéé de leur orrigine).
Pour lees racleurs à entraînem ment périphhérique, le chemin de roulementt fera l’objeet d’une
attentionn particulièère (horizonntalité, lissaage, ...). La roue d’entrraînement ddoit être faccilement
démontaable ; il estt souhaitable d’avoir une u roue de secours. Enn zone géographique froide, f il
est pruddent d’implaanter une réésistance chauffante sou us le chemiin de roulem
ment, pour éviter
é les
problèmmes de gel. Une
U petite lame
l de protection, inclinée à 45° vers l’extérrieur devantt la roue,
permet d’éviter la présence
p d’oobjets indéssirables.

L’ensem
mble pont raacleur doit être
ê muni d’’un bouton d’arrêt d’urrgence.

7 RECIRCULATION

7.1 DIMENSIONNEMENT
Les butss de la recirrculation sonnt de :
- Eviter
E l’acccumulation des
d boues dansd le clarificateur et le
l débordem ment du lit de
d boue,
- Maintenir
M u concentrration en MES
une M constan nte et correccte dans le bbassin d’aérration,
- Limiter
L le temps de séjjour dans lee clarificateu
ur, pour garrantir une boonne qualitéé de
b
boue.

Le débiit, à installeer, du postee de recircullation des boues


b doit être
ê au moiins égal au débit de
pointe horaire.
h

QR ≥ QP

Avec :
QR : débit de booues recircuulées (m3/h)) ;
Qp : débit de poointe horairre d'eaux usées (m3/h).

7.2 RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION


Le systèème de reciirculation doit être asseervi au débiit d’entrée de
d la stationn d’épuratio
on, ou à
défaut, au
a fonctionnement du poste
p de reccirculation.
Au moinns 2 pompees de recircuulation seronnt prévues avec
a une enn secours.
Le débitt sera préférrentiellemennt à débit vaariable grâcce à des systtèmes de vaariation de vitesse.
v

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298

Si posssible, les débits reecirculés pourront


p être
ê mesurrés grâce à un déébitmètre
électrom
magnétique..
Le diammètre minim mal des canaalisations dee recirculation sera d’aau moins 1550 mm. Less risques
de colmmatage de ceette conduite étant élevvés, son diammètre sera tel
t que la viitesse de paassage ne
soit pas inférieure à 1 m/s.
Le puitss à boues doit
d pouvoirr être isolablle des boues provenantt du clarificateur grâce à un jeu
de vannne.
Le refouulement dess canalisatioons de recircculation serra équipé d’un clapet annti-retour.
L’ensem
mble des clapets et vannes,
v au refoulemen
nt, est situéé dans unee chambre à vanne
séparéess du poste de
d recirculattion.
Les vis d’Archimèdde offre unee alternativee intéressan
nte aux pomppes de recirrculation.
Des préétraitements efficaces seeront une garantie à la pérennité des
d pompes de recirculaation.
Afin de réduire les risques de bouchage,
b i y a lieu dee minimiserr le nombre de coudes (ainsi
il (
que la loongueur de la conduitee de recircullation vers le
l bassin d'aaération).

7.3 PREVENTION DU FOISONNEMENT FILAMENTEUX


La prévvention du foisonnem ment filamenteux, à laa conceptioon, est un point clef du bon
fonctionnnement dess stations d’’épuration à boues activées en couurs d’exploiitation.
La proliifération de bactéries fiilamenteusees en quantité excessivee occasionnne :
- desd difficultés de décanntation des boues activ vées en décaantation secondaire,
- et e / ou dees présencees de mouusses biolog giques stabbles flottanntes au niv
veau des
c
clarificateur
rs.
Dans les 2 cas, la qualité
q des eaux
e traitéess peut être très
t fortemeent altérée.
Les bacctéries filam
menteuses prrolifèrent prréférentielleement :
- een cas de caarence en suubstrats (carrbone organnique, azotee, phosphoree),
- e cas de caarence en oxxygène,
en
- e cas d’efffluents diluéés,
en
- e cas d’efffluent septiqques ou de dépôts
en d septiiques.
Ainsi, afin de prrévenir ces développeements filamenteux inndésirables,, il convieendra de
surveilleer les pointss ci-après à la conceptiion.
En cas d’effluents industrielss carencés ene azote et phosphore, il convienndra de préévoir des
ajouts externes
e de nutriments
n a
azotés et/ouu phosphoréés directemeent dans les bassins d’aaération.

En cas d’effluents dilués (cass des eaux claires paraasites par exemple),
e uune zone dee contact
sera préévue à la connception, à l’entrée du bassin d’aéération.
En cas d’effluentss septiques, le dimensiionnement de l’aératioon devra êttre particuliièrement
soigné.
La limittation des reetours en têête septiquees du traitem
ment des boues sera unn critère de choix
c de
la technnologie de trraitement dees boues. Paar exemple,, les épaississeurs graviitaires occaasionnent
généraleement des retours
r en têête septiques.

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299

La présence d’un brassage


b effficace, danss le bassin d’aération,
d est un atouut afin de lim
miter les
dépôts et
e donc les prolifération
p ns filamenteeuses.

8 PRIX D’ORDRE
Les prixx d’ordre, qu’on
q propoose de retennir, sont issus de l’expploitation dee plusieurs marchés
de travaaux, et sont récapitulés dans le tablleau, ci aprèès.
Tableau 83: Prix d'ordre proposés pour une STEP, type boues activées
Ratio dee coût en Dhs
Ratio de co
oût en DHs (STEP à moyenne
N
Nombre d’éqquivalents hab bitants (STEP à faiible charge) chharge)
≤ 100 000 1500 1 300
≥ 100 000 1000 850
Pluss grandes instaallations (de l'ordre de 1
75
50 650
Milliion Eq hab)

Ces orddres de granndeurs de cooûts devrontt être revus dans les prrochaines annnées sur laa base de
donnéess statistiquees plus consséquentes en
e nombre des d STEPs, type bouess activées, réalisées
r
au Marooc.

Ces ratiios incluent les coûts liés à la filièrre de traitem


ment des bouues.

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300

FI C H E E 8 T RA I T EM E N T S
N E C E SSA I R E S POU R L A REUE EN
LA
IRRIGATION

1 CONTEXTE REGLEMENTAIRE MAROCAIN (QUALITE DES EAUX DESTINEES A


EN
L’IRRIGATION)
La régllementationn, en vigueur au Marroc, est relaative à la qualité dess eaux desstinées à
l'irrigattion ; il s’aggit de l’arrêêté conjointt du Ministrre de l’Equuipement et du Ministree chargé
de l'Aménagement du Territoiire, de l'Urbbanisme, dee l'Habitat et e de l'Envirronnement n°
n 1276-
01 du 10 chaabanee 1423 (17 octobre 2002), portan nt fixation des
d normes dde qualité des
d eaux
destinéees à l'irrigation).
Ces exiggences réglementaires sont résuméées dans le tableau ci-aaprès.
Tableau 84: Catéggo
ories de qualité d'eau destinée à l'irrigation en fonction de l'élimination des oeufs et des
coliformes fécaux (norme marocaine-extrait d'arrêté du 17 Octobre 2002)
Némato odes
Ca
atégorie Conditions de réuttilisation Grou
upes exposés
s Coliformes Féca
aux
Intestin
naux
Irrigation de
d cultures destinées à être
Ouvriers agricoless,
A consommées crues, des d terrains Absen
nce
Consom
mmateurs, Pu ublic <1000/100
< ml
de sporrt, des jardins publics (c)
Irrrigation de cultures céréalières, industrielles et
cune norme n’e
Auc est
B fourragèress, Ouv
vriers agricoless Absen
nce
recommandée e
des pâtura ages et des plantations (d)
Irrigatio
on localisée dees cultures
C d la catégorie
de e B si les ouvriiers agricoles et le Aucun Sans o
objet Sans objet
publicc ne sont pas exposés

Les eauux traitées, en sortie de la majorité des traitements


t secondairees, contienn nent une
concenttration en pollution microbiologiqque qui restee très élevéée. En effet,, les abattem
ments de
ces traittements secondaires sont limités.
Tableau 85: Abattement des germes tests de contamination fécale (u.log10) en traitements secondaires
T
Traitements Baactéries Helminthess V
Virus
Décan
ntation primaaire 0–1 0-1 0–1
Booues activées 0–2 0-2 0–1
L bactérien
Lit 0–1 0-1 0–1
Lagunage 3–4 1-3 1-4

Seul le lagunage naturel,


n s’ill inclut des lagunes dee maturatioon, permet uun abattem
ment de la
pollutioon microbiollogique signnificatif.
Il conviiendra doncc, pour respecter les obbjectifs micrrobiologiquues marocaiins définis en
e vue de
la réutiilisation dees eaux ussées en irrrigation, dee prévoir, à la concception dess stations
d’épuraation, une étape de traiteement tertiaaire de désin
nfection.

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301

2 TECHNOLOGIES DE DESINFECTION
Les technologies de d désinfecction se disstinguent seelon leur caaractère exttensif (lagu
unage de
maturattion, infiltrration percolation) ouu intensif (réactifs, UV, réactteur biolog giques à
membraanes).

2.1 TRAITEMENTS EXTENSIFS


2.1.1 Lagunes de maturation
a. Principe
P dee fonctionn
nement
Après un
u traitemennt biologiquue secondaiire, l’eau trransite, penddant une loongue période, dans
plusieurrs bassins de lagunage en série.
Les phéénomènes dee désinfection sont basés sur :
- l’irradiation
l n des organiismes pathoogènes par les rayons UV
U solaires,
- lal raréfactioon du substrrat,
- lal décantatiion d’une paartie de la pollution
p microbiologiqque, fixée suur les MES,
- lal productioon de substtances inhibbitrices ou bactéricides, par certaains macrop phytes et
micrrophytes.
b. Performan
P nces
L’abatteement, sur la
l pollution bactériologgique, est im
mportant et peut atteinddre des abaattements
au moinns égaux à 3 à 4 u.log 10.
1
Les helminthes sonnt éliminés essentielllement par décantationn à 100%, quand le teemps de
rétention est supériieur à 20 jouurs.
c. Dimension
D nement
Il existee un consenssus à l’interrnational, poour utiliser les Formulees de Marais pour l’abaattement
microbiien, dans less lagunes dee maturationn :

Ne = Ni /[(1 + kTθ1) (1 + kTθ2)…(1 + kTθn)]


Avec :
Ne = nombre dee CF par 100 ml d’effluuent traité ;
Ni = nombre dee CF par 1000 ml d’inffluent (eaux usées
u entréee) ;
-1
kT = constante de
d premier ordre
o de l’éélimination des
d CF en j
θ = temps de sééjour en jouur ;
Pour unne série de n basins de lagunage dee maturation avec des temps de sééjour moyen
n de : θ1,
θ2, …, θn :
La valeuur de kT est très dépenddante de la température
t e.
T-20
Marrais (1974) trouva
t : kT = 2,6.(1,19))
Aveec : T : temppérature (°C
C)

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302

Tableau 86: Valeurs de KT aux différenteess températures selon Marais


Teempérature de conceptioon KB (T)
(°C
C) (j−1)
15 1.09
16 1.30
17 1.54
18 1.84
19 2.18
20 2.60
21 3.09
22 3.68
23 4.38
24 5.21
25 6.20

d. Avantages
A
- Bonne à trèès bonne effficacité sur les
B l paramètrres microbiologiques.
- P de form
Pas mation de soous-produitss indésirablees, lors de laa désinfectioon.
- C
Coût d’inveestissement maîtrisé.
- F
Faible coût d’exploitation.
- A
Absence dee consommaation énergéétique.
- I
Intégration paysagère.
‐ C
Capacité suupplémentaire de stockaage en vue ded la réutilisation en irrrigation.

e. Contrainte
C es et points à surveiller en concep
ption
‐ Soigner les études géootechniquess, afin de définir
S d les modalités
m d’étanchéité les plus
a
adaptées.
‐ S
Soigner la réalisation
r d l’étanchééité des basssins.
de
‐ E
Efficacité v
variable déépendant étroitement
é du climatt (ensoleillem ment, temp pérature,
p
prolifération n algale …)).
‐ M
Maîtriser lees temps de séjour : lim miter les passsages préféérentiels, lim
miter les surcharges
h
hydraulique es, démultipplier le nombre de bassins.
b La multiplicattion du nom mbre de
b
bassin est un
u facteur dééterminant de d l’abattemment.
‐ P
Prolifération n algale exccessive dégrradant l’enssemble des paramètres
p épuratoiress.
- D
Disposer d’une bonne qualité d’eaau en amontt, en sortie de d traitemennt secondairre.
- S
Surface au sol
s nécessaiire.
- D
Diminution n de l’efficaccité de la déésinfection, à cause de la colonisattion par dess oiseaux
- E
Evaporation n, causant une
u perte dee la quantitéé d’eau dispponible pouur la réutilissation en
i
irrigation.
- C
Coût d’inveestissement pouvant êttre importan nt selon les contraintess d’étanchéité, dans
l cas de disspositifs d’éétanchéité avec
le a des géoomembranees.

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303

2.1.2 Infiltrationn--percolation
a. P
Principe dee fonctionn
nement
La désinnfection, paar infiltratioon-percolatioon, consistee à infiltrer l’eau, dans un massif filtrant
f à
vitesse lente,
l après décantationn ou traitemment secondaire.
Les phéénomènes dee désinfection sont basés sur :
- l’élimmination dees micro-orgganismes de d taille impportante (prrotozoaires et helminth hes), par
filtraation et adsoorption danss les premièères couchess du massif filtrant,
- la réttention par filtration
f lennte et profoonde des gerrmes, dont ceux
c fixés ssur les MES
S,
- la rarréfaction duu substrat daans les coucches profond des du masssif filtrant.
b. P
Performan
nces
En cas de bonne conceptionn, de faiblees concentrations de pollution
p bactériologiq
que sont
envisageables : colliformes féccaux après désinfection
d n < 1000 / 1000 ml.
Des abaattements dee 3 à 4 u.logg10, sur les coliformes fécaux, sonnt couramm
ment obtenuss.
L’éliminnation des œufs
œ d’helm
minthes est très élevée jusqu’à obbtenir une quuasi absencce de ces
paramèttres dans l’eeau désinfecctée.
c. D
Dimensionnement
Le dimeensionnemeent de ces unités
u de déésinfectionss, par infiltrration-percoolation, doiv
vent être
effectuéées à l’issuue d’études hydrogéoloogiques et d’essais pilote spécifiiques à chaacun des
sites. Enn effet, les performanc
p ces atteignabbles sont beeaucoup trèès dépendanntes de la naature des
sols et sous-sols
s in situ.
Toutefoois, en prem mière approoche, la chaarge hydrau
ulique de diimensionneement de laa surface
d’infiltrration-percoolation, en fonction des hauteurss de massiff filtrants eet des objeectifs de
désinfecction, peut être
ê déduitee de l’abaque suivante.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
304

Q j
S =
H

Avec :
S : suurface d’infiiltration – percolation
p ( 2) ;
(m
Q j : voolume journnalier à infilltrer – percooler (m3/j) ;
H : chharge hydrauulique, à apppliquer, en fonction dees objectifs de désinfecction et de la
l
h
hauteur de massif
m filtraant (m/j).
d. A
Avantages
- Bonne à trèès bonne effficacité sur les
B l paramètrres microbiologiques ;
- P de form
Pas mation de soous-produitss indésirablees lors de laa désinfectioon ;
- C
Coût d’inveestissement maîtrisé ;
- F
Faible coût d’exploitation ;
- C
Consommat tion énergéttique faible à nulle ;
- C
Capacité suupplémentaiire de stockkage, en vu ue de la rééutilisation en irrigatio
on (dans
l
l’hypothèsee d’une rechharge de napppe) ;
- A
Aucune perrte d’eau déccoulant de l’évaporatio
l on.

e. C
Contrainte
es et points à surveiller en concep
ption
- Disponibilitté du sol sabbleux en plaace ;
D
- L perméabbilité du sol en place (coefficient de
La d perméabiilité) ;
- R
Réaliser unne étude hydrogéolog
h gique (natu ure et épaissseur du ssol et du sous-sol,
s
p
profondeur de la nappee, capacité de
d transfert de la nappee) ;
- U profonndeur minim
Une male de masssif filtrant, au dessus du d niveau dde la nappe,, de 2,50
m est souhaaitable ;
- R
Réaliser dess essais piloote de désinfection sur colonnes ;
- S
Surveiller lees risques de
d passage préférentiels
p s à cause dee natures de sol différen
nciées.
- G
Généraleme ent, appliquuer une charrge hydraullique maxim male de 0,55 m3/m2/j (àà vérifier
l des essais préalablles) ;
lors
- S
Surveiller laa bonne réppartition dess lames d’eaau ;
- E
Eviter les coolmatages ;
- S
Surveiller l’’accessibilitté aux plagees d’infiltrattion pour l’entretien (fa
faucardage) ;
- L concenttration en MES, en entrée d’u
La unité d’infiiltration-perrcolation, doit
d être
i
inférieure à 30 mg/l afifin d’éviter des
d colmataages intempestifs.

2.2 TRAITEMENTS INTENSIFS


2.2.1 Le chlore
a. P
Principe dee fonctionn
nement
Les prooduits chlorés (chloree gazeux, bioxyde
b de chlore, hyypochlorite de sodium
m ou de
calcium
m…) sont des réactiffs oxydantss forts trèès efficacess, pour la désactivattion des
microorrganismes pathogènes
p e cassant les liaisons chimiques
en c d leurs mollécules.
de

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305

Ils s’atttaquent diirectement aux microoorganismees, notamm


ment en peerturbant l’activité
l
enzymaatique, ce qui
q modifie la structurre entière des
d microorrganismes eet provoqueent leurs
désactivvations.
b. P
Performan
nces
Les perfformances sont
s variablles selon less doses de chlore et les temps de contact applliqués.
En cas de bonne conceptionn, de faiblees concentrations de pollution
p bactériologiq
que sont
envisageables : colliformes féccaux après désinfection
d n < 1000 / 1000 ml.
Des abaattements dee 3 à 4 u.logg10, sur les coliformes fécaux, sonnt couramm
ment obtenuss.
L’éliminnation des œufs
œ d’helm
minthes est peu
p importaante.

c. D
Dimensionnement
Pour unn objectif de
d 1000 CF / 100 ml dans
d l’eau désinfectée,
d il est consseillé de preendre en
compte les valeurs suivantes :
- ttemps de coontact, dans le bassin de chloration
n = 30 mn,
- r
résiduel de chlore totall = 2 mg /l.
Les ordrres de granddeurs des dooses de traittement sontt donnés danns le tableauu ci-après.

Traiteement précéd
dent la désinfeection Doses
D de chloore à appliqu
uer (mg/l)
Physico-cchimique 10 à 12
Biologique san
ns nitrificatioon 8
Biologique aveec nitrificatioon 4
Biologique + tertiaire 2à3

d. A
Avantages
- Très boonne éliminaation de la pollution
p baactériologiqque ;
- Faible coût
c d’invesstissement ;
- Coût d’’exploitationn modéré ;
- Présencce d’un résiiduel de chhlore autorissant un effeet rémanentt, ce qui inttéressant
pour la réutilisatioon en irrigattion (maintiien de la quualité de l’eau dans les réseaux
d’irrigaation) ;
- L’ajoutt de produitss chlorés peeut être facillement applliqué, contrôôlé et autom
matisé.
- Faible encombrem
e ment au sol ;
- Faible consommat
c ion énergétique.
e. C es et points à surveiller en concep
Contrainte ption
- Faible efficacité
e suur les parasiites et les œufs d’helmiinthes ;
- Plus l’eeau traitée, à désinfectter, est charrgée en ME ES, NH+4 eet DCO et moins m la
chloratiion est efficcace. Il connvient donc de disposeer d’une bonnne qualité d’eau à
désinfecter ;
- Asserviir la chlorattion au débitt des effluen nts ;
- Concevvoir les basssins de conttact en flux piston, de façon
f à garaantir la maîîtrise des
temps de
d séjour ;
- Risque pour le personnel explloitant.
Ce proccédé, qui a été le plus utilisé paar le passé, n'est plus considéré
c aaujourd'hui, dans de
nombreux pays, comme
c la solution
s la plus adapttée pour laa désinfection des eau ux usées

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306

traitées.. En effet, le
l chlore, réagissant
r a
avec les matières organniques résidduels dans les eaux
traitées,, à désinfeecter, génèrre des orggano-halogéénés préjuddiciables à la protecttion des
écosystèèmes et à laa santé humaaine.

2.2.2 Désinfection par ultraviolets


 P
Principe dee fonctionn
nement
Le proccessus de déésinfection correspondd à l’inactiv
vation cellullaire, au nivveau des molécules
m
d’ADN et d’ARN des bactérries, par bloocage de leeur multipliication. Pouur ce faire,, l’eau à
désinfeccter passe généralemen
g nt dans un canal ouvert, muni de laampes à rayyons UV.
Chaque lampe est placée danss une gainee de quartz, transparentte aux rayonnements UV. U Une
déchargge électriquee, entre les deux électrrodes de la lampe, proovoque l’exxcitation dess atomes
de merccure, qui ém
mettent les raadiations.
Les souurces luminneuses, utillisées en déésinfection par UV, sont
s des laampes à vaapeur de
mercuree, émettant une radiattion maxim male à 254 nm, ce quii est très pproche de la
l bande
d’efficaacité optimaale pour la désinfection
d n.
Les lam
mpes à bassee pression dee mercure sont
s essentieellement utiilisées.
Les lam
mpes peuvennt être dispoosées à l’hoorizontale ou
u à la verticcale par rapport à l’éco
oulement
de l’eauu.
 P
Performan
nces
Les perfformances sont
s variablles selon less doses d’UV
V et les tem
mps de contaact appliqu
ués.
En cas de bonne conceptionn, de faiblees concentrations de pollution
p bactériologiq
que sont
envisageables : colliformes féccaux après désinfection
d n < 1000 / 1000 ml.
Des abaattements dee 3 à 4 u.logg10, sur les coliformes fécaux, sonnt couramm
ment obtenuss.
L’éliminnation des œufs
œ d’helm
minthes est peu
p importaante.
 D
Dimensionnement
Les dosses et tempps de contacct, à respeccter, sont fo onction dess charges m
microbiologiiques en
entrée et
e à viser et de la qualitéé de l’eau trraitée en am
mont.
- Temps de contact : 5 à 15 secondees ;
T
2
- D
Dose d’UV : 20 - 40 W.s/cm
W .
 A
Avantages
- mination de la pollutionn bactériolo
Trèss bonne élim ogique et virrale ;
- Ce traitement
t e très simpple à mettree en œuvre, car il n’y a,
est a ni stockaage, ni maniipulation
de substances
s chimiques,, et les caaractéristiqu
ues chimiquues de l’efffluent ne sonts pas
moddifiées (abseence de rém
manents et de sous-prod duits indésirrables) ;
- Commpacité du dispositif
d ;
- Unee très large gamme
g de pathogènes
p inactivés en
n fonction des
d doses apppliquées ;
- Hyggiène et sécuurité pour lee personnel ;
- Sim
mplicité de laa technique..

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307

 Con
ntraintes et points à surveiller
s en conceptio
on
- L'eaau traitée à désinfecterr doit être dee bonne quaalité :
. transmittannce > 40 % ;
. [MES] < 20
2 - 30 mg/ll, ce qui peuut demanderr une étape de filtrationn en amont.
. Eau non coolorée.
- Rissque d’encraassement dees lampes ;
- Vérrifier les possibilités dee nettoyage automatisé des lampess ;
- Vérrifier les connditions de nettoyage chimique
c ex
xceptionnel ;
- Vérrifier les débbits de l’eauu pour obtennir le tempss de séjour recommand
r dé ;
- S’aassurer du reecyclage poossible des lampes usag gées ;
- Epaaisseur de laa lame d’eauu (15mm ennviron) ;
- Coûûts d'explooitation (énnergie, rennouvellemen nt des lam mpes, tempps passé pour le
netttoyage) ;
- Rissque cité de reviviscencce par certaiins auteurs ;
- Faible efficacité d’éliminaation des paarasites et des œufs d’hhelminthes.

2.2.3 Réacteur biologique à membrannees


a. P
Principe dee fonctionn
nement
La techhnologie duu réacteur biologique à membraane est bassée sur le couplage de
d deux
opératioons :
- un traitement
t b
biologique (
(pour dégraader la pollu ES, DBO5, DCO et
ution traditiionnelle ME
N) selon
s un proocédé type boues
b activéées
- et unne séparatioon physiquee par membrranes d’ultrrafiltration ou
o de microofiltration (p
porosité :
0,044 à 0,4 µm) retenant enntre autres laa pollution microbiolog
m gique.
Divers types
t de meembranes peeuvent répoondre à cettee exigence, selon les technologies utilisées
(immerggées ou souus pression) et les typess de fibres (ccreuses ou plates).
p

Membranes platees Memb


branes à fib
bres creusees

Figure 43: Membranes des réacteurs biologiques

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308

b. P
Performan
nces
Ce traittement permmet de prodduire un efffluent ayan
nt une exceellente qualité bactério
ologique,
grâce à une désinfeection très performante
p :
- élim
mination totaale des bacttéries (abatteement de 5u
u.log des cooliformes tootaux) ;
- élim
mination totaale des œufs
fs d’helminthhes ;
- élim
mination parrtielle des viirus (abattem
ment de3 u..log des bacctériophagess).
c. D
Dimensionnement
- B
Bassin d’aéération :
. Conceentration ME
ES : 6 à 12 g / l,
. Chargee massique : 0,05 à 0,12 kg DB
BO5 / kg MV
VS / j,
. Age dees boues : > 16 j.
- C
Concernant
t le dimensiionnement de
d l’aératio
on, le facteuur correctif global (FCG) eau /
boues est
e fortemeent affecté par l’augmmentation ded la concentration een MES du u bassin
d’aération :
. à 8 g/l => FCGG = 0,45,
. à 10 g//l => FCG G = 0,35 à 0,4,
0
. à 12 g//l => FCG G = 0,3.
- Mem mbranes :
. flux dee filtration = 10 à 25 l/hh/m2, voire 50 l/h/m2 ponctuellement dans la jjournée.
d. A
Avantages
- Trèss bonne effiicacité sur bactéries,
b virus, parasitees ;
- Pas de toxicité résiduelle ;
- Pas de reviviscence ;
- Excellente quallité d’eau trraitée sur l’eensemble dees paramètrees ;
- Commpacité.
e. Con
ntraintes et points à surveiller
s en conceptio
on
- Conntraintes d’eexploitationn :
. maîtrise
m du colmatage ete des lavagges,
. compétence
c es du personnnel,
. sécuriser
s less équipemennts : doubleement des orrganes senssibles ou en stock,
. nécessité
n d procéder périodiqueement à un nettoyage chimique, pour décolm
de mater la
m
membrane.
- Pluutôt adapté aux a effluentts concentréés : séparatiff, industriells, peu d’eauu parasite ;
- Maaintenance électroméca
é anique ;
- Connsommationn d’énergie ;
- Coûûts d’investtissement ett d’exploitattion élevés ;
- Vérrifier la quaalité des eauux brutes : faible
f DCOOdure, oxydannts, siliconee, pH, t°C, solvants,
s
sables, cheveux,
c hyydrocarburees ;
- I
Installer un bassin tamppon pour éccrêter les déébits ;
- P
Prétraiteme nts très effiicaces (dégrrilleur, dégrraisseur, desssableur, tam
mis à trous) ;
- C
Coûts d’invvestissementt et d’explooitation très élevés ;
- C
Consommat tion énergéttique ;
- R
Renouvellem ment des membranes
m (
(tous les 7 ans
a );

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309

- D
Demander d garantiees sur les duurées de vie des membrranes.
des

2.2.4 Filtration een


n amont des traitements intensifs de désinfection
Une étaape de filttration s’avvère parfoiss nécessairre, en amoont des proocédés inten nsifs de
désinfecction, dans les
l cas où laa concentrattion en MES de l’eau traitée
t est suupérieure à 30 mg/l.
De pluss, si des exigences surr l’éliminatiion des œuffs d’helminnthes sont aattendues ett que les
procédéés de désinnfection préévus n’assuurent pas ce rôle, l’éttape de filttration se justifiera
j
d’autantt plus.
Cette éttape de filtraation peut être
ê assurée par les proccédés suivannts :
- les filtres
f sous pression
p ferrmés à vitessses rapides,
- les filtres
f ouverrts à vitessees rapides ett à lavage co
ontinu typess Hydrasandd (Andritz),,
- les filtres
f à tam
mbours (difféérents fournnisseurs divers et variéss).
Filtres sous pressiion fermés à vitesses rapides
r :

Figure 44: Schéma de principe d’un filtre fermé à vitesses rapides (source : OTV)
- Hauteuur de rempllissage de saable : de 1 à 1,5 m ;
- Dimennsionnemennt sur la viteesse de filtraation : 10 à 15 m/h ;
- Déclennchement du d lavage suur la mesure de la perte de charge ;
- Caracttéristique duu lavage :
. Décolm
matage à l’aair (vitesse aira : 40 m/hh, durée : 3 à 5 mn),
. Lavagee à l’air et à l’eau (viteesse air : 40 m/h, vitesse eau : 20 à 30 m/h, duurée : 5 à 10
0 mn),
. Lavagee à l’eau (viitesse eau : 30 à 40 m/hh, durée : 3 à 5 mn).
- Surveiillance du colmatage, à l’aide de laa mesure dee pression enn entrée et een sortie
(manommètres).

Filtres ouverts à vitesses


v rap
pides et à laavage contin
nu types Hydrasand
H ((Andritz)

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310

Figure 45: Schéma de principe d’un filtre Hydrasand (source : Andritz)


Caractéristiques prrincipales dee l’Hydrasannd :
- Alimeentation par le haut ;
- Débit traversier ascendant ;
- Fonctiionnement continu
c ;
- Auto-nnettoyant ;
- Lit de sable profoond.
Dimenssionnement :
- Vitessse moyenne de filtrationn = 10 m/h ;
- Vitessse maximum
m ponctuellee = 15 m/h.
Filtres à tambours et filtres à disques
Chaque technologie de filtrees à tambour ou de filtres
f à disque est sppécifique à chaque
fournissseur.

3 SYNTHESE DES CRITERES DE CHOIX DES TECHNIIQ


QUES DE DESINFECTION
Les prinncipaux criitères de chhoix de ces techniquess de désinfeection sont récapituléss dans le
tableau ci-après.

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311

Tableau 87: Synthèse des critères des techniques de désinfection


Infiltration-
Critères
s Cl2 UV RBM
M Lagu
une
Perccolation
Bactérie
es ++++ +++ ++++ +++ +++
Virus + ++ +++ ++ ++
Protozo
oaires et parrasites - - +++ +++ +++
A confirmerr
Reviviscence + selon les - + -
sources
Toxicité
é résiduelle et
++
++ -/+ - - -
sous-prroduits
Coût d’iinvestissemment + ++ +++ ++ + ou ++
Coût dee fonctionneement + ++ ++++ + +
Surfacee requise + + - +++ +++
Risque pour le pers sonnel
élevé faible non Non non
exploita
ant
Entretie
en requis faible variable élevé très faib
ble très faible
f
Comple exité de la
modéré faible élevée faible faible
e
technologie

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312

FI C H E E 9 PR O D U CT I ON D E S B OU E S
1 LAGUNAGES

1.1 LAGUNAGE ANAEROBIE


La prodduction de boues, enn lagunage anaérobiee, peut êtree évaluée sur la basse d’une
accumuulation :
- de 40 l/EH/an (soource ONEE
E),
- de 11 g MS/EH/j (source ONNEE).

Un curaage partiel sera


s réalisé tous
t les 2 à 4 ans (sourrce : ONEE)).
Un curaage total serra réalisé touus les 5 à 100 ans (sourcce : ONEE).

1.2 LAGUNAGE AEROBIE FACULTATIF


bie et aérobbie facultatif, peut être évaluée
La prodduction totaale de bouess, en lagunaage anaérob
sur la baase d’une acccumulationn :
- de 30 l/EH/an (soource : ONE
EE),
- de 7 g MS/EH/j (ssource : ON
NEE).
Un curaage total serra réalisé touus les 10 – 20
2 ans.

2 DECANTATION PRIMAIRE

La prodduction de boues
b est évaaluée sur laa base de la formule suiivante.
Q j x [M
MES] entrée x % él.
P BP =
1000
Avec:
P BP : productioon de boues primaires (kkg MS/j) ;
Qj : volume joournalier d’eeaux usées (m3/j) ;
[MES] entrée
e : concentraation en MEES en entréee (mg/l) ;
% él. : % d’élimiination des MES.
Ou par la
l formule suivante
s équuivalente à la précéden
nte :
Q j x ( [M
MES] entrée - [MES] sorttie ) .
P BP =
1000

Avec:
P BP : productioon de boues primaires (kkg MS/j) ;
Qj : volume joournalier d’eeaux usées (m3/j) ;
[MES] entrée
e : concentraation en MEES en entréee de décantaation primaire (mg/l) ;
[MES] sortie
s : concentraation en MEES en sortie de décantattion primairre (mg/l) ;
La conccentration enn MES des boues extraaites est d’en
nviron 10 g/l.
g
Le % dee MVS, danns les MES extraites, esst d’environ
n 60 à 70 %

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313

3 LITS BACTERIENS ET DISQUES BIOLOGIQUES


La prodduction de boues
b peut être
ê évaluée, en premièrre approchee, sur la basee du ratio su
uivant :
- 0,75 kg
k MES / kgg DBO5 élim
minée.
La conccentration enn MES des boues extraaites est d’en
nviron 10 g/l.
g
Le % dee MVS, danns les MES extraites, esst d’environ
n 65 à 75 %

4 BOUES ACTIVEES
La prodduction de boues,
b en kgg MES prodduit / kg DB BO5 entrant,, peut être éévaluée en première
p
approchhe sur la basse du tableaau suivant enn fonction du
d rapport des
d concenttrations entrrantes en
MES et en DBO5.
Tableau 88:La production de boues, en kg MES produit / kg DBO5 entrant, en fonctioon
n du rapport des
concentrations entrantes en MES et en DBO5 (source DWA)
[ MES ]entrante Age des
d boues (jou
urs)

[ DBO5 ]entrante 4 8 10 15 20 25
0.4 0,79 0,69 0,65
5 0,559 00,56 0,53
0.6 0,91 0,81 0,77
7 0,771 00,68 0,65
0.8 1,03 0,93 0,89
9 0,883 00,80 0,77
1.0 1,15 1,05 1,01
1 0,995 00,92 0,89
1.2 1,27 1,17 1,13
3 1,007 1,04 1,01

La prodduction de boues
b peut être aussi évaluée surr la base dee la formulee suivante (source
( :
Cemagrref) :
PB = k x (kgg DBO5/j + kg
k MES/j) / 2
Avec :
M produuits / kg DBO5 entrant) ;
PB : prooduction de boues (kg MES
kg DBOO5/j : chargee en DBO5 entrant
e /j;
kg MES S/j : charge en MES enttrant / j ;
Les valeeurs usuellees du coefficcient k sontt les suivanttes :
- k = 0,84 pour less boues actiivées en aération prolon
ngée,
- k = 1,10 pour lees boues acttivées en mooyenne chaarge sans staabilisation y compris lees boues
primairees.
Par sécurité, pour le dimensiionnement, nous consseillons de majorer dee 10 % les valeurs
obtenuees par cette formule.
f
La conccentration enn MES des boues, extrraites du décanteur secondaire, estt d’environ 2 fois la
concenttration en MES
M des bouues du bassiin d’aération n, soit 8 à 10 g/l enviroon.
Le % dee MVS danss les MES extraites
e estt d’environ 65
6 à 75 %.

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314

FI C H E E 10 T R AI T EM E N T D E S
B OUE S
1 EPAISSISSEMENT
PA
1.1 EPAISSISSEMENT GRAVITAIRE
1.1.1 Principe de fonctionnement

Le foncctionnemennt de l’épaiississeur grravitaire estt basé sur l’aptitude de la bouee liquide


ment sous l’’effet de sa propre denssité.
extraite à s’épaissirr gravitairem
La bouee liquide estt introduite au sein d’unne cuve cylindro-coniqque, préférenntiellement hersée.
La bouee épaissie esst extraite en
e fond de cuve,
c pour être
ê dirigée vers les étaapes de stab
bilisation
et de dééshydratation.
L’excèss d’eau résultant de l’épaississem
l ment est réécupéré parr surverse en partie haute
h de
l’épaississeur graviitaire, pour être retournné en tête dee la file eau.

Figure 46: Schéma de principe d’un épaississeur hersé et raclé (source OTV)

1.1.2 Dimensionnement
PB
S épaississseur =
Cs
Avec :
S épaississseur : surface dee l’épaississseur gravitaire (m2) ;
PB : productioon de boues extraite (kg g MS/j) ;
2
CS : charge suurfacique (kgg MS/m /j)..

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
315

V épaississeur = Q B x T S + Volume de
d la zone de
d clarificatiion
Avec :
V épaississeur : volume dee l’épaississseur gravitaaire (m3) ;
QB : débit moyyen horaire de boues ex xtraites (m3/h)
/ ;
TS : temps de séjour (h).
Les valeeurs à prenddre en comppte, pour cess dimension
nnements, sont environn les suivanttes.
Boue primaire
p : 10 MS/m2/j
00 à 150 kg M
Charge surrfacique MS/m2/j
Boue biologique : 25 à 35 kg M
ue mixte : 30 à 50 kg MS//m2/j
Bou
Si non heersé : 24 h
Temps de sé
éjour
Si herssé : 48 h
Le voluume de clarification corrrespond à une
u hauteur d’eau clairee d’environn 1,00 m.
Les hauuteurs cylinddriques recoommandées sont enviro
on les suivaantes :
- boues primaire et mixte : 3 à 5 m ;
- boue biologique
b :  2,5 - 3,5 m.
Les sicccités atteintees sont les suivantes
s :
- boue primaire
p : 8 à 10 %,
- boue biologique
b : 2,5 à 3 %,
- boue mixte
m : 5 à 8 %.

1.1.3 Recommandations de conception


Les siloos épaississeeurs, sur booues biologiiques ou miixtes, ne sonnt plus recoommandés pour
p des
raisons de faibles siccités atteintes, et//ou de trèss mauvaises qualités de retours en tête
(septicitté et surchharges en tête de staation d’épu uration). Poour ces booues, les systèmes
s
d’égoutttage ou dee centrifugaation sont préférés
p pou
ur leur épaaississementt. L’épaissiissement
gravitaire reste adaapté pour less boues prim
maires.
Il conviient de priviilégier les solutions d’éépaississeurrs hersés, auux épaississseurs non heersés. Le
rôle de la herse esst de fragm menter les couches
c supperposées ded boues, dd’eau et de gaz qui
entravennt l’efficaciité de l’épaississement.
Ces épaaississeurs ne
n doivent pas être coonçus en taant que stocckeur de booues. Les fonctions
f
épaississsement et stockage doiivent être diissociées.
Les retoours en tête devront êtree peu charggés et non ex
xcessivemennt septiquess.
Les posssibilités d’eeffectuer dees prélèvem
ments de bou
ues entrantees et épaisssies et de reetours en
tête seroont vérifiéess.
Les débbits des bouees entrantess et sortantes et des reto
ours en tête seront mesuurables.
La surfaace de l’épaaississeur deevra pouvoiir être visuaalisable. Maais il est posssible de co
ouvrir les
épaississseurs afin de
d limiter lees nuisancess olfactives.
Il devraa être possibble de vérifieer les hauteeurs des voilles de bouess.
Les cannalisations de
d boues dissposeront dee dispositifs
fs de piquagge, pour de ll’injection d’eau
d ou
d’air souus pression, en cas de colmatage.
c

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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316

Les bétoons et partiie métalliquue doivent tout


t particulièrement réésister à la corrosion, due à la
nature potentiellem
p ment septiquue des bouess produites.
La pente conique d’un
d épaississseur raclé est
e de 10 à 20
2 °.

1.2 EGOUTTAGE
1.2.1 Principe de fonctionnement
Afin d’éviter les inconvénients des épaississeur
é rs gravitairres (faible siccité des boues
biologiqques épaissiies, retours en tête charrgés et septiiques), il esst de plus enn plus fait ap
ppel aux
techniquues d’épaisssissement, accéléré
a parr égouttage.
Les bouues sont prréalablemennt conditionnnées à l’aide d’un poolymère cattionique. Lees boues
floculéees obtenues sont drainaables sur dess grilles ou des toiles d’égouttage.
d
Les équuipements d’égouttage peuvent
p se présenter
p so
ous forme de
d :
- cylinddre,
- grille,
- tambour,
- table.

Figure 47: Différents systèmes d’égouttage (sourccee : OIEau)

1.2.2 Dimensionnement

L = P B / C enntrée

Avec :
L : largeur dee grille (m) ;
PB : productioon de boues extraite (kg
g MS/j) ;
C entrée : charge enn entrée (kg MS MES/h h/m de largeeur de grillee).

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317

La valeeur, à prenddre en comppte pour ce dimension nnement, estt environ laa suivante pour
p des
grilles d’égouttage
d , dans le caas de boues biologiques d’aérationn prolongéee avec [MS]]entrée<10
g/l :
- Charge en entrée = 30 à 50 (voire 70) kgg MS/h/m de
d largeur de
d grille.
Les autrres caractériistiques dess systèmes d’égouttage
d sont les suiivantes :

Siccité atteinte en sortie 6à7%


Taux de capture recheerché > 95 %
Taux dee conditionnem ment 4 à 7 g poolymères / kg M
MS

1.2.3 Recommandations de conception


L’accesssibilité devra être vériffiée pour :
- préparrer le polymmère ;
- contrôôler les débits des pomppes doseusees ;
- visualiiser l’égoutttage ;
- nettoyyer les grillees ;
- contrôôler les retouurs en tête.
Les mattériaux devvront résisteer à la corroosion, pour éviter les vieillisseme
v ents prématturés des
équipem
ments.
Les équuipements seeront capotéés pour limiiter les aéro
osols.
Les perfformances peuvent
p êtree optimisées, si sont prrévus :
- différeentes possibilités d’injnjection du polymère (amont( de la table, am mont ou avval de la
pompe à boues) ;
- la posssibilité d’injjection d’eaau de dilutioon (boue ouu polymère visqueux)
v ;
- le régllage des viteesses d’avanncées (tablees, grilles) ou
o de rotatioon (cylindrees, tambourss).
Il conviiendra de véérifier, à la réception,
r lees performaances suivanntes :
- siccitéé (%) ;
- débit volumique
v a
admissible ( 3/h) ;
(m
- flux massique
m admmissible (kgg MS/h) ;
- taux de
d capture (%%) ;
- consom mmation duu polymère (g polymèree / kg MS).
Il convvient de prrévoir un point
p d’eauu sous preession, pouur le lavagge des solss et des
équipemments.

2 STABILISATION

2.1 STABILISATION CHIMIQUE


2.1.1 Principe de fonctionnement

La stabbilisation chhimique coorrespond à l’ajout d’un réactif (généralem ment la chaaux), qui
provoquue l’augmenntation du pHp à une valeur,
v telle qu’elle blooque l’activvité de ferm
mentation
anaérobbie des bacttéries contennues dans la
l boue, et qui seraiennt responsabbles potentieellement
de la prooduction dee mauvaisess odeurs.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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318

Le chauulage des booues peut êtrre réalisé suur boues épaaissies ou boues déshyddratées.
Le chauulage des booues déshyddratées est laa solution laa plus utiliséée.
L’unité de chaulage des bouess déshydratéée est composée :
- d’un silo de stockkage de chauux ;
- d’un malaxeur
m ;
- d’un dispositif
d dee reprise dess boues chauulées vers lee stockage des
d boues.

Figure 48: Schéma de principe d’une unité de chaulage des boues déshydratées (source : OIEauu))

2.1.2 Dimensionnement

Q chaux = P B x % chaux
c

Avec :
Q chaux : quantité de
d chaux à ajouter
a (kg chaux
c / j) ;
PB : productioon de boues extraite (kg
g MS/j) ;
% chaux : pourcentaage de chauxx, par rappoort au MS (% % Ca(OH)2 / MS).
Pour attteindre un pH
p = 11 penndant un tem
mps de stabiilisation d’aau moins 6 m
mois, la valeeur, à
prendre en compte pour ce dimmensionnem ment, est env
viron la suivvante :
- % chauxx : 30 à 40 % Ca(OH)2 / MS

La dosee de chaux nécessaire


n d
dépend de la
l nature dee la boue et des conditiions et du temps
t de
stockage.

2.1.3 Recommandations de conception


La chauux sera stockkée à l’abri de l’air et de
d l’eau.
Une atteention partiiculière devvra être appoortée aux équipementss d’extractioon de la chaaux pour
alimenteer le modulle de dosagee. Ce dispossitif d’extraaction doit permettre
p dee réduire less risques
de voutaage ou de présence
p d’aair dans la chaux,
c qui sont
s néfastees à la régullarité du dossage. De
nombreux systèmes existent, parmi
p lesquels :

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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319

- panneaaux de fluiddisation ;
- vibratiion du cônee ;
- mobilee rotatif danns le cône ;
- fond raacleur ;
- fond vibrant.
v
Le dosaage de la chaaux sera réaalisé par dossage volumétrique ou gravimétriqu
g ue.
La quallité du mélaange est trèès importantte : ce mélaange doit êttre le plus intime posssible. Le
malaxagge des bouees sera réaliisé par des malaxeurs
m à double arbbre à ailettees ou des malaxeurs
m
à pales creuses.
c
Les connditions d’aajout et de manipulatioon de la ch haux seront particulièreement étudiiées, par
rapport aux contraiintes liées à l’hygiène et
e à la sécurrité du persoonnel.
Le chauulage sera plutôt
p réalisé, à partir de
d chaux éteeinte que de chaux vivve, pour dess raisons
de meillleure maîtriise des aspeects hygiènee et sécurité du personnnel.
L’ajout de chaux provoque des émanationns, entre auttres, de gaz ammoniac.. Les locaux
x d’ajout
de chauux et de malaxage devroont être effiicacement ventilés.
v
L’estim
mation de la production de boues, après
a chaulaage, sera majorée
m de laa proportion
n d’ajout
de chauux (+ 30 à 400 %).
Le fourrnisseur de l’unité de chaulage devra
d s’eng
gager sur lee temps de maintien à un pH
suffisam
mment élevéé garantissaant la stabilisation.
Le chau ulage des boues
b n’estt pas adaptté dans le cadre d’un
ne valorisattion des bo
oues sur
sols calcaires.
La stabilisation, auux nitrites à pH acidee, peut être proposée en
e alternativve au chaulage des
boues.

2.2 STABILISATION ANAEROBIE


2.2.1 Principe de fonctionnement
La stabiilisation, paar digestion anaérobie des
d boues, est un procédé biologiique qui perrmet une
dégradaation des matières
m orgganiques paar fermentattion bactériienne produuctrice de méthane
dans unne enceinte fermée
f en absence
a d’aiir.
La réduuction de laa quantité de matière organique,, évaluée par p le param mètre des Matières
M
MVS), contribue à dim
Volatilees Sèches (M minuer le pou uvoir fermeentescible dde la boue diigérée et
permet donc une limmitation dees fermentattions anaéro
obies ultérieeures, qui seeraient respo
onsables
potentieellement de la productioon de mauvvaises odeurrs ultérieurees.
La réduuction de laa quantité de
d MVS, par p production de bioggaz, contribbue égalem ment à la
réductioon de la massse globale de Matièress Sèches (M
MS), et doncc de la produuction de bo
oues.
Les mattières organniques digérrables subisssent les réacctions bioloogiques suivvantes :
-Phase 1 : hydrolysse des macroomoléculess et MES en n composés simples ;
-Phase 2 : acido-ggenèse, corrrespondant à la produ uction de composés
c aacides, à paartir des
compossés simples produits
p lorrs de la phasse précéden
nte ;
- Phasee 3 : gazééification, corresponddant à la productionn de bioggaz (CO2 et CH4
essentieellement).

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320

La phasse d’acido-ggenèse est rapide. La phase méth


hanogène esst plus lentte et constittue ainsi
l’étape limitant
l le procédé
p

Figure 49: Schéma de principe d’une unité de digestion anaéérrobie (source : OTV)
La bouee épaissie [1] est admiise dans unn pot de mélange [2] oùo elle est rréchauffée par
p de la
boue diigérée [3], elle-même chauffée grâce à un n échangeurr [4]. L’ennsemble estt ensuite
envoyé dans le digeesteur [5], qui
q est agitéé par un disp
positif mécaanique ou par injection
n de gaz.
Le schééma décrit cette
c secondde option : lee biogaz, prrélevé dans le ciel gazeeux du digesteur [6]
est réinj
njecté à la base
b de celuui-ci, via un
u compressseur [7]. L’excédent eest stocké dansd une
cloche à gaz [8]. Ill est ainsi possible
p de garantir la pression
p d’alimentation de la torcchère [9]
ou de laa chaudière [10] fournisssant l’énerrgie nécessaaire au réchaauffage de lla boue.
A l’issuue de sa digeestion, la booue est génééralement évacuée
é [11]] vers un stoockage, quii garantit
l’alimenntation réguulière de l’attelier de désshydratation
n. Ce stockeeur est parfo
fois appelé digesteur
d
secondaaire, lorsqu’il est conffiné et agitéé comme le digesteurr propremennt dit (appeelé alors
digesteuur primaire)). Une purgee de fond [112] permet d’éliminer
d l sables ett grossiers.
les
Ces réaactions sont mises en œuvre
œ dans un réacteurr confiné à une tempéérature de 35°C. On
parle aloors ici de diigestion mésophile.
La digestion peut être
ê en un sttade ou en deux
d stades.
La digestion en un stade compprend une seeule cuve dee digestion anaérobie.
La digeestion en deuux stades prévoit
p deuxx cuves de digestion
d annaérobie en série : un digesteur
d
primairee et un diggesteur secoondaire. Les digesteurs primairess sont puisssamment brrassés et
régulièrrement chauuffés et assuurent ainsi la fonction de
d digestionn propremennt dite. Le digesteur
d
secondaaire a principalement poour fonctionn :

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
321

- d’assuurer un certaain épaississsement de laa boue ;


- de termminer la diggestion des particules qui, d’un point
p de vuee statistiquee, ont séjourrné dans
les digeesteurs primmaires durantt un temps de nférieur au temps de séjjour moyen ;
d séjour in
- de faciiliter l’évaccuation de fllottants ;
- de perrmettre un sttockage inteermédiaire avant
a déshy
ydratation.
Les tenndances acctuelles sonnt de réduuire de plu us en plus l’importannce des diigesteurs
secondaaires, par raapport aux digesteurs primaires, car
c l’épaisssissement, oobtenu en digestion
d
secondaaire, reste trrès faible.

2.2.2 Dimensionnement
PB x % MVS
V digesteuur =
Cv
Avec :
V digesteuur : volume duu digesteur (m3) ;
PB : productioon de boues extraite (kg
g MS/j) ;
% MVS S : pourcentaage de MVS S dans les MS
M entrantess (%) ;
Cv : charge voolumique (kkg MVS/m3/j).
/

V digesteuur =QBxTS
Avec :
V digesteuur : volume duu digesteur (m3) ;
QB : débit jourrnalier de booues extraitees (m3/j) ;
TS : temps de séjour (j).
nnements, sont environn les suivanttes.
Les valeeurs, à prenndre en comppte pour cess dimension

Charge volumiq
que
Temp
ps de séjour (j)
(
(kg MVS / m3 / j)
Si foorte charge à 1 stade 1,5 à 2 20 à 25
Si foorte charge à 2 stades 2à3 15 à 20
Source : Degrémonnt

2.2.3 Recommandations de conception


Il est coonseillé de concevoir
c d unités de
des d digestion mésophile avec une teempérature garantie
de 35 à 37 °C.
Les booues, en enntrée du digesteur,
d a
auront été au préalaable épaissies et auront une
M de 30 à 80 g/l. Leurr teneur en MVS en enntrée sera comprise en
concenttration en MS ntre 60 et
80 %.
La réduuction des MVS
M serait d’environ
d d 30 à 50 % (source : OIEau).
de O Ceertains consttructeurs
citent lees valeurs suuivantes :
- pourr les boues primaires
p : 50 à 55 % de
d réductionn des MVS ;
- pourr les boues mixtes : 45 à 50 % de réduction
r des MVS.
Le pourrcentage de réduction des
d MS est d’environ de 25 à 35 % pour less boues prim maires et
les boues mixtes, ce qui conntribue posiitivement à la réductioon de la prroduction de
d boues
globale de la station.

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322

Les performances étant


é plus élevées
é sur les boues primaires,
p il est pertinennt de conceevoir des
stations d’épurationn avec étagge primaire sur la file eau,
e en vuee de la digeestion anaérrobie des
boues.
La phasse acide ne doit pas êttre prédominnante (augm mentation des
d AGV ett baisse du pH), car
elle inhiiberait alorss la phase méthanogèn
m ne. Il est don
nc indispenssable de garrantir l’équilibre du
bioréactteur en mainntenant les valeurs du pH,
p du TAC C et des AG
GV dans unee gamme dee valeurs
précisess.
Tableau 89: Qualité de la digestion selon certains critères principaux (source : DEGREMONT)
BOUES S
QUUALITE DE LA L DIGESTIION DES BO OUES DIGERREES
CR
RITERES FRAICHE ES
INITIALE ES
TR
RES
MAUV VAISE MEDIOCRE
M BONNE E
BO
ONNE
ALC
CALINITE 500   1000  2000
2  3000   0 
4000
(mg Ca CO3/l) 100 25500 3500 4500 5500
pH
5  7 6 
 7 6  7
6,5 6,8  7,3 7,4 
 7,8
(
(u.pH)
ACIDES
1800   2500  1000 
VO
OLATILS 100  1000 < 100
3600 40000 2500
(mg CH
H3 COOH/l)
M
MVS/MS
55  80 55 
 70 50  60 45  555 30 
 45
(%)
La digestion anaéroobie des boues nécessite de récupérer le bioggaz, de chauuffer et de maintenir
m
les bouues à une température
t e optimale, tout en assurant
a la sécurité duu personnel et des
installattions.
La cuvee de digestion doit êtree parfaitemeent agitée, pour
p faciliteer les réactiions biologiques de
digestioon et les déppôts. Courts-circuits et zones mortes sont donc à éviter.
Le digeesteur primaaire n’a pass, pour foncction, de sto ocker la bouue. Il est prréférable d’’installer
une cuvve de stockaage en aval. Ce stockeuur peut être, soit en équuilibre gazeuux avec le digesteur
d
(stockeuur fermé), soit
s à ciel ouuvert (stockkeur atmosp phérique). Dans
D les 2 ccas, le marn
nage doit
être adaapté à l’activvité du postte de déshyddratation.
Le digeesteur doit être
ê alimentté d’une maanière la plu us constantte possible een débits, volumes,
v
concenttrations et charges. Sur
S les stattions imporrtantes, l’uttilisation de pompes, à débit
variablees, est posssible. Sur des stationns de taillle moyennee, le syncoopage des pompes
d’alimentation est inévitable
i ; mais ce synncopage nee porte guère à conséquuence si l’ex xtraction
des bouues, dans le puisard
p de reprise,
r est quasi-contin
q nue et/ou auutomatisée.
Afin de ne pas affeecter la biommasse, l’inttroduction ded composés toxiques ddoit être éviitée. Les
teneurs en cyanures, métaux loourds, et enn détergents, doivent êtrre particulièèrement surrveillées.
Pour ceette raison, les raccorddements dees effluents industrielss au systèm me d’assainiissement
urbain devront êtrre particuliièrement maîtrisés.
m Ceertains com mposés, com mme l’ammmonium,
peuventt avoir une action
a stimuulatrice à faaible dose ett inhibitrice à forte dosse.
L’oxygèène doit êtrre quasiment absent sous
s sa form
me molécuulaire dissouute, et en quantités
q
limitéess, sous ses formes
f combbinées (NO3-, SO42- …).
Il est im
mpératif quue le dessabblage soit particulièrem
p ment efficacce, afin d’ééviter l’ensaablement
des réaccteurs de diggestion.
L’ajout de graissess, dans les digesteurs, peut être effectué,
e bieen que la pprésence de déchets
dans ces graisses est
e susceptibble de poser des difficuultés d’exploitation. Ill peut s’avérer alors

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323

pertinennt d’avoir recours au


a tamisagee des graaisses afin de prévennir ces diifficultés
d’exploitation.
La préseence potenttielle de filaasses sera éggalement véérifiée. Un tamisage
t dees eaux uséees ou des
boues permet
p de prrévenir l’appparition de ces filasses.
Afin dee prévenir l’accumulat
l tion de flotttants, un arrrosage ou un système de brise chapeau
devra êttre prévu. Un
U dispositiif d’évacuattion des flottants, par vidange
v de la partie su
upérieure
de la maasse de bouues, est égaleement souhaitable.
Des phéénomènes de d moussagge peuvent apparaître ene exploitattion. L’empploi de digeesteurs à
grande surface de plan d’eauu, surmontéé d’un ciel gazeux impportant, limmite grandem ment les
risques de perturbaation dus à ces
c moussagges potentieels.
A la connception, lees conditionns et modes de vidange (dont la viddange décennnale complète) des
réacteurrs anaérobiees seront paarticulièremeent analyséss.
Les mattériaux et équipements
é s devront toout particuliièrement réssister à la ccorrosion. Le
L risque
de corroosion est trrès importaant, étant doonné la préésence de H2S dans l’’atmosphèree de gaz
humide situé au vooisinage duu plan de booue. On aurra donc intéérêt à limiteer au maxim mum les
structurres métalliquues dans ceette zone. Lees tuyauteriies de gaz seront
s en inoox ; celles de
d boues
en fontee ou en acieer protégé de
d forte épaaisseur. Les matériaux à base de pplastique ou u le PRV
ne peuvvent pas connvenir.
A la connception, il conviendraa de vérifier qu’il a bien
n été prévu :
- l’accesssibilité auxx prises d’écchantillons des boues entrantes
e et digérées et de biogaz produits,
p
- les sonndes de temmpératures à poste fixe,
- les suiivis des voluumes de bouues entrantss et digéréess et de biogaz produits..
La compposition mooyenne du biogaz
b produuit est la suiivante :

Taab
bleau 90: la composition moyenne du biogaz
Gaz % moyen n
CH4 55 à 75
CO2 25 à 40
N2 0à7
H2 1à5
H 2S 0,1 à 0,5
Le voluume de biogaz produit habituellem
h ment observéé se situe (soource : OIE
Eau) :
- danss une fourchhette rapproochée de 0,99 à 1 Nm3 de
d gaz / kg MVS
M détruitt ;
3
- danss une fourchhette large de
d 0,7 à 1,2 Nm de gazz / kg MVS S détruit.
Certainss constructeeurs citent lees valeurs suivantes po
our les volum
mes de bioggaz produitss :
- pourr les boues primaires
p N 3 de gaz / kg MVS détruit
: 0,85 à 1,2 Nm d ;
- m3 de gaz / kg
pourr les boues mixtes : 0,775 à 1,0 Nm k MVS déttruit.
Le bioggaz a un PC CI de l’ordree de 6,63 kW Wh/Nm3.Il peut être uttilisé comm
me combustiible pour
la chauddière, qui foournit l’énerrgie nécessaaire au réchauffage de la
l boue.
Il peut être égalem ment brulé dans un générateur d’électricité
d . Dans ce cas, il est possible
d’assureer la produuction d’éleectricité poour tout ouu partie de la station d’épuratio
on et de
récupéreer l’énergiee thermique pour chauff
ffer le digestteur.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
324

Par ailleeurs, la stabbilisation aéérobie est une


u technolo ogie déconsseillée, à caause de trop
p faibles
abattem
ments du % de d MVS et de d consomm mations éneergétiques trrop élevées..
Forme et mode dee brassage
Deux grrandes catéggories de diigesteurs onnt longtempss rivalisé :
a) lles digesteeurs verticaux : Les fonds et toits t coniquues à fortee pente de ceux-ci
f
facilitent le renouvellement systém matique du contenu du digesteur ddont on fait basculer
l masse dee haut en baas, par pom
la mpage des bo oues de fonnd vers la paartie supérieure. Ce
p
pompage, q peut êtree réalisé au moyen de vis
qui v ou hélicees installés dans des ch heminées
d recyclagge placées à l’intérieuur du digestteur, est eff
de ffectué, de ppréférence, par des
p
pompes exttérieures enttièrement acccessibles, visitables
v ett à débit conntrôlable.
L’illustratioon la plus sppectaculairee des digestteurs verticaux est cellle des digessteurs en
L
f
forme de « citron » équuipant un noombre impo ortant de staations allem
mandes.
b) lles digesteu urs plats (ou
( à brasssage au ga az) : Dans ce type de digesteur, le débit
i
interne de brassage
b estt beaucoup plus importtant, grâce à l’introducction d’un immportant
d
débit de gaz
g recyclé sous presssion, près du fond de d la cuvee et en des points
j
judicieusemment choisiss. Il est alorrs possible de simplifiier la formee du digesteeur et de
r
réduire trèss sensiblemeent les penttes du radierr. Le brassaage au gaz, avec son immportant
d
débit de brassage
b intterne, s’acccommode trèst bien d’une
d surfaace libre de
d grand
d
diamètre auu plan de booues supérieeur. De ce fait,
f le toit du
d digesteurr peut être constitué
c
p une sim
par mple coupolee.
Le rappport hauteuur/diamètre de la cuvee varie entrre 1/2 et 1/3 alors quee sur les diigesteurs
verticauux, il peut dépasser 2. Par
P suite de l’importantte économiee réalisée dee ce fait sur le génie
civil, la technique des
d digesteuurs à brassage au gaz est très utilissée.
Un autrre avantage de ce typee de digesteur est une très
t faible sensibilité
s aaux phénom
mènes de
moussagge, vu quee la surfacee libre de la masse ded boues (ssurface de dégazage) est très
importaante.
Suivantt les cas, lee débit de gaz de braassage est compris enntre 0,8 et 1 m3.m-2.h h-1, mais
nécessitte des duréees de brassage importaantes. Plus récemmentt, des débits de brassaage à 1,5
m3.m-2.hh-1 sont conseillés.
Modes de chauffaage
Les tecchniques d’échangeur
d rs à eau chaude
c inttérieur au digesteur sont pratiq quement
abandonnnées, par suite
s de la difficulté
d d’accès et de la plus faibble capacitéé de transferrt de ces
appareills. En effet, il est très difficile d’’éviter un feutrage
f proogressif dess parois chaauffantes
par les différentes matières contenues
c d
dans la bouue, et les vitesses
v de la boue le long de
l’échanggeur sont faaibles.
La techhnique rusttique du chhauffage diirect, en vapeur
v perddue, peut eencore être utilisée
principaalement surr d’anciens digesteurs, mais ellee nécessite un traitemeent prélimin naire de
l’eau d’’appoint ; on n’est pas à l’abri d’uun encrasseement des tubes d’injection ; de plus,
p elle
présentee l’inconvénnient de coonstituer dees zones trèès chaudes dans la maasse de bou ues, si le
brassagee interne est faible.
Les tecchniques less plus sûrees et les plus largement utiliséees sont cellles des éch
hangeurs
externess à eau chauude. Normaalement, cellle-ci provient :

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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
325

- d’une chaudière à eau chaudee ;


- ou d’uun échangeuur à eau presssurisée, aliimenté à parrtir d’une chhaudière à eeau pressuriisée ;
- ou d’uun circuit dee refroidisseement de mooteurs alimeentés au gazz de digestioon.
Les échhangeurs less plus emplloyés sont les échangeu urs tubulairres ou les ééchangeurs à spirale
(type ROSENBLA
R ADS). Ils soont alimentéés, d’une part,
p par dess pompes dde circulatioon à eau
chaude, et d’autre part,
p par dess pompes à boues fonctionnant enn boucle ferm mée sur le digesteur
d
et, de ce fait, fournnissant paraallèlement un
u débit de brassage suupplémentaaire. La tem mpérature
maximaale de l’eauu chaude addoptée variee suivant le type d’échangeur entrre 70 et 75°°C et les
5 et 12000 cal.m2.C-1.h-1).
coefficients de trannsfert entre 500
L’installlation de chhauffage, qui
q peut fonnctionner, so oit au fuel, soit au gazz, est calcu
ulée pour
compennser les perttes calorifiqques extérieuures des dig
gesteurs et fournir
f les ccalories néccessaires
au précchauffage des
d boues fraîches.
f Poour les diffférents éléments de lla cuve, lees pertes
calorifiqques doivennt être callculées en fonction de la constiitution de ceux-ci et de leur
environnnement.
Dans lees digesteurrs uniques ou
o primairees au moinss, les paroiss sont toujoours isolées (double
paroi avvec matelas d’air ou paaroi compossite). Les peertes extérieeures sont dd’autant plu
us faibles
que la capacité
c de digestion est
e grande. Elles
E sont de
d l’ordre ded 300 kCall. (m-3.j-1), pour
p des
capacitéés supérieurres à 3000 m3 et de 5000 à 600 pourr des capaciités inférieuures à 1000 m3.
Les échhangeurs exxtérieurs soont entièrem ment accesssibles et démontables
d s. Le circu
uit d’eau
chaude est fermé et
e ne nécesssite aucun entretien. Paar contre, lee circuit « boue » est su
ujet à un
certain feutrage ett aussi, parffois, à l’enntartrage. Un
ne visite annnuelle sysstématique est
e donc
recomm mandée.
Le dimeensionnemeent de l’échaangeur prennd, en prioriité, en comppte les éléments suivantts :
- climaat du site (teempérature moyenne
m heebdomadairre la plus baasse et le pluus haute),
- volum
me du digessteur,
- isolattion (ou nonn) et caractééristiques thhermiques de
d cette isolaation du bétton du digessteur,
- technnique de l’écchangeur (àà spirales ouu à plaques),
- caracctéristiques du
d biogaz (%
% CH4, PC
CI),
- rendeement de la chaudière,
- emprrise au sol coontraignantte ou pas.
Le dimeensionnemeent d’un échhangeur doitt être assuréé grâce à unn logiciel dee modélisatio
on.
Stockagge du gaz
Un stocckage minim mal de gaz est nécessaaire pour coompenser lees variationns de produ
uction de
gaz touut au long ded la journnée, variatioons d’autan
nt plus impoortantes quue l’alimenttation en
boues frraîches est variable.
v
C’est aiinsi que, surr une grandde station, un
u stockage de quelquees heures (11 à 4 heuress) pourra
être sufffisant maiss devra êtree porté à une
u demi-jo ournée sur des installaations d’imp portance
limitée. Le dimensiionnement du d gazomèttre doit être en phase avvec le projeet de valorissation du
biogaz.
Pour 3 heures
h de sttockage (vaaleur usuellee), le dimen
nsionnemennt du gazom
mètre se fait selon la
formulee suivante :

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326

V gazom
mètre = 3 x Phb
mètre : voluume du gazoomètre (m3)
V gazom
Phb : prroduction hooraire de bioogaz (m3/h))
Normalement, ce stockage
s esst effectué dans
d des clloches gazoométriques, en commu
unication
avec less digesteurs sous une prression d’unne vingtainee de cm de C.E.
C
Le pluss souvent, celles-ci
c mment des digesteurs mais elles peuvent
sonnt réalisées indépendam
aussi êtrre montées sur les digeesteurs secondaires.
Dans cee cas, le moontage de laa cloche, dirrectement su
ur le plan de
d boue, est déconseilléé et il est
préférabble de dispooser d’une garde
g hydraaulique en eau
e propre (cette dispoosition permmet donc
d’éviterr la construcction d’une coupole en béton).
Il est éggalement poossible de réaliser
r touss les digesteeurs avec tooit flottant eet cette tech
hnique a
un déveeloppement important aux U.S.A.. ; les comp presseurs dee gaz peuveent alors mêême être
montés sur le toit.
Cette teechnique esst plus chèrre dans les conditions européennnes ; par aillleurs, elle présente
l’inconvvénient de limiter la capacité de stockage de gaz, de d s’exposeer à des prroblèmes
d’encrasssement : blocage
b et moussage
m a niveau dee la garde hydrauliquee, et d’accrroître les
au
risques de corrosion.
Dans lee cas où le l gaz a desd possibiilités d’utillisation souus pressionn (par ex. moteurs
thermiqques, transpoort à distancce), le stockkage sous pression est tout indiquéé. Il s’effecctue dans
des réseervoirs sphéériques, alim
mentés par desd compresseurs foncttionnant souus 3 à 4.105 pascals
de presssion relativee.
Dimenssionnementt de la torch
hère
Les torcchères doivvent être dimmensionnéees de façon n à être cappables de brrûler l’ensemble du
biogaz produit
p en pointe
p horaiire selon la formule
f suivante :
C = Psb x Sv
Ct S
Avec :
Psb : prroduction sppécifique dee biogaz (1,00 Nm3/kg MVS)
M
Sv : appport de Matiières Volatiiles sèches en
e pointe ho
oraire (kg MVS/h)
M
Stockagge des bouees digérées
mettre le sttockage en amont de laa déshydrattation de
Le stockkage des booues digéréées doit perm
façon à prendre enn compte lees périodes d’arrêt de cette
c étape de traitemeent des bou
ues (nuit,
week-ennd …).
Ce stockkage est dim
mensionné comme
c suit :
V = Qb x Ta
Vs T
Avec :
Vs : vollume de stockage des boues
b digéréées (m3)
Qb : débbit horaire de m3/h)
d boues (m
Ta : tem
mps d’arrêt le
l plus longg de l’atelierr de déshydrratation (h)

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327

Cogénéération

Il est coonseillé d’aavoir de pluus en plus reecours à la productionn d’électricité par cogéénération
pour la valorisationn du biogazz. La combuustion du gaaz biologiquue permet d''obtenir de l'énergie
thermiqque sous foorme d'air chaud par l'utilisation n de brûleuurs. Les maachines theermiques
permetttent la produuction d'éneergie mécannique. Le module
m de cogénération
c n est constitué d’un
moteur qui entraîîne un alteernateur poour produirre de l’éleectricité et d’un systtème de
récupéraation de chaaleur perduee dans le blooc moteur ete dans les fumées.
f
Un systtème de coggénération permet
p de valoriser
v 35
5 % de l’énnergie primaaire du bioggaz sous
forme d’électricité
d , et jusqu’àà 85 % du tootal en tenaant compte de la récuppération totaale de la
chaleur produite paar le modulee de cogénéération.
L'associiation d'unee chaudièree moyenne pression (40 ( bars) et
e d'une tu urbine à va apeur à
contreprression se justifie pouur un besooin continu et importaant de vapeeur à 3 ou 4 bars.
L'énergiie mécaniqque est rigiddement liéee à la produuction de vapeur
v et nee représentee que le
dixièmee environ dee l'énergie thermique.
t De telles tu
urbines sontt disponiblees à partir de
d 1 000
kW.
La turbbine à gaz est essentiellement coonstituée paar un comppresseur d'air, une chambre de
combusstion, où ceet air est chhauffé à 8550°C, et un ne turbine ded détente pproduisant l'énergie
mécaniqque. La turbbine à gaz a un rendeement mécaanique moddeste, qui déécroît rapid dement à
charge partielle.
p Tooute l'énerggie thermiquue est dispo
onible dans les gaz d'ééchappemen nt ce qui
permet une intéresssante utilisaation de cettte machine pour le sécchage. Pour la productiion d'eau
chaude ou de vapeur, les pertees à la chem minée sont importantes
i s, le cycle nnécessitant un
u grand
excès d'air. La chaambre de coombustion fonctionnan
f nt sous presssion, le gazz combustib ble devra
être com
mprimé jusqqu'à 8 ou 155 bars suivannt les machiines.
Des maachines sontt disponibles sur le marrché à partir de 400 kW
W, mais le cchoix est lim
mité et il
n'existe pas de gam
mmes continnues commee dans le cass des moteuurs à pistonss.
La turbine à gaz doit
d être envvisagée lorssqu'un beso
oin de séchage fait parrtie du proccess, par
exemplee séchage des
d résidus de
d fermentattion.
Le motteur à gazz réalise laa combustioon avec un n faible exccès d'air duu mélange carburé
comprim mé par le piiston. Le cyycle peut êtrre à 4 temp
ps ou à 2 temmps. L'allum mage est réalisé par
l'étincellle provoquéée aux élecctrodes des bougies
b ou par injectioon pilote dee gazole. Lee moteur
peut être suralimennté par turboo-compresseeur, ou à asppiration natturelle.
La chaleur disponible proviennt du refroiddissement de
d l'huile, dee l'eau des ccylindres ett des gaz
d'échapppement. L'eeau chaude est
e normaleement fourn nie à 80 ou 90°C
9 avec retour à 50 ou
o 60°C.
Les moteurs à aspiiration natuurelle peuveent être alim
mentés en gaz sous unee pression de
d 1 500
Pa (1500 mm CE). Les
L moteurss suralimentés nécessittent une com mpression ddu gaz jusqu
u'à 200 à
250 KPa (2 à 2,5 bars).
Les moteurs à alluumage électtrique peuveent être alim mentés en secours
s aveec du gaz naturel
n et
moyennnant certainnes précauutions avecc du propaane. Les moteurs D Diesel-Gaz peuvent
fonctionnner avec allimentationn en gaz et injection
i pillote de gazoole (7 % de l'énergie in
ntroduite
à la puuissance noominale) ou o au gazoole seul. Le L passage de l'un à l'autre mode m de
fonctionnnement estt généralemment automattisé.

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328

Dans laa plupart dess cas, le mooteur à gaz est le plus intéressant puisqu'il peermet la pro
oduction
d'un forrt pourcenttage d'énerggie mécaniique et unee fournituree d'eau chaaude à tem mpérature
voisine du besoin moyen
m d'unee installatioon de traitem
ment d'eau.

3 DESHYDRATATION

3.1 FILTRE A BANDE PRESSEUSE


3.1.1 Principe de fonctionnement
La bouee est préalabblement connditionnée à l’aide d’un
n polymère cationique.
La bouee, ainsi flocculée, est égouttée
é surr une premmière toile par
p drainagee libre favo orisé par
l’actionn de rouleaux et de hersses, avant d’être prise en
e compresssion progresssive (infériieure à 2
bars) soous une 2èmee toile (ou unn tambour)..
L’essoraage, ainsi obtenu,
o est amélioré
a parr un effet dee cisaillemeent produit ppar le chem
minement
des toilees sur des roouleaux trèss rapprochés.
Enfin, un
u module de pressaage supplém mentaire (ju
usqu’à 10 bars) est pparfois adaapté afin
d’optim
miser la sicciité finale duu gâteau.
En fin de
d traitemennt, une lam me de raclagge permet de d décoller le gâteau ddes toiles qu
ui seront
nettoyéees par lavagge à l’eau cllaire sous prression (6 à 8 bars).

Figure 50: Schéma de principe dd’’un filtre à bandes presseuses (source : OIEau)

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329

3.1.2 Dimensionnement

L = P B / C enntrée
Avec :
L : largeur duu filtre à bannde presseu
use (m) ;
PB : productioon de boues extraite (kg g MS/j) ;
C entrée : charge enn entrée (kg MS/h/m dee largeur de filtre).
La valeeur, à prenddre en comppte pour cee dimension
nnement poour des bouues biologiq
ques, est
environn la suivantee :
- C entréee = 80 à 180 kg MS/h/m
m de largeurr de grille.

Les autrres caractériistiques dess filtres à baandes presseeuses sont lees suivantess :

Siccité atteinte en sortie 144 - 17 %


Taux de capture recheerché > 95 %
Taux dee conditionnem ment 5 à 7 - voire 111 g polymères / kg MS

3.1.3 Recommandations de conception


Il conviiendra de véérifier :
- les tauux et la quallité du condditionnemennt ;
- la charrge maximaale en entréee (kg MS/h)) ;
- les débbits admissiibles (m3/h) ;
- la sicccité atteinte (%) ;
- le tauxx de capturee atteint (%)).
Pour ces vérificatioons, il sera possible dee mesurer lee débit de booues en enttrée et le déébit de la
pompe doseuse
d de floculant. Des
D points ded prélèvem
ment des bouues en entréée et en sorttie et des
filtrats seront
s accesssibles.
La station d’épurattion sera éqquipée d’un système dee mesure dees MS (étuvve à 105°C, thermo-
balance …).
Au niveeau du filtrre à bandee presseuse,, les pointss suivants pourront
p êttre réglablees et/ ou
optimiséés :
- débit de
d la pompee doseuse dee polymère ;
- débit d'eau
d de diluution du pollymère ;
- point d'injection
d d polymèree (dans canaalisation de boues, avant ou après la pompe à boues),
du
- débit d'alimentati
d on en bouess ;
- présennce d’un floculateur (aggitateur ou mélangeur
m statique)
s ;
- vitessee de rotationn du floculaateur ;
- hauteuur du rouleaau d'égouttagge ;
- tensionn et vitessess d’avancemment des toiiles ;
- régulaation et guiddage des toilles ;
- répartiition de la boue
b sur la toile
t ;
- qualitéé du lavage des toiles (environ
( 6 à 7 m3 d’eau
u de lavagee/h/m de largeur de toille sous 6
à 8 barss de pressionn).
La diffuusion des aéérosols devrra être maîtrrisée (capotaage par exemple).

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330

Le locall de déshydratation devvra être très bien ventilé.


Les équuipements seront acccessibles poour la réallisation dess tâches d’’exploitation et de
maintennance.
Un poinnt d’eau souus pression sera
s installéé à proximitté du filtre à bande pressseuse.
La commbinaison dee l’épaississsement par égouttage positionné
p s un filtree à bande presseuse
sur p
est une alternative intéressantte ; entre auutres, par raapport aux facilités d’exploitation
n et à la
compaccité de l’unitté.

3.2 CENTRIFUGEUSE
3.2.1 Principe de fonctionnement
La bouee est préalabblement connditionnée à l’aide d’un
n polymère cationique.
La bouue ainsi flooculée est admise
a danns le bol cylindro-con
c nique à axxe horizontaal de la
centrifuugeuse.
L’axe horizontal
h e entraîné à une très grande
est g vitessse de rotattion (variablle selon le diamètre
d
du bol),, qui provoqque, sous l’’effet de la force centriifuge, la sépparation des phases liqquides et
solides.
Les maatières, dépoosées sur laa paroi inteerne du boll, sont entraaînées en ccontinu par une vis
racleusee hélicoïdalee (tournant à une vitesse légèremeent différentte du bol) ppour être évacuées à
une extrrémité du rotor,
r tandiss que le liquuide clarifiéé (centrifugat) débordee par un dév
versoir à
l’extrém
mité opposéee.
La parttie cylindrique du bool assure laa décantatio on, alors que
q la parttie coniquee permet
l’extraction du sédiiment déshyydraté par reefoulement du liquide clarifié.

Figure 51: Schéma de principe d’une centrifugeuse (source : OIEau)

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331

3.2.2 Dimensionnement

Le dimeensionnemeent de l’uniité de centrrifugation esst une caractéristique définie et proposée


p
par le fournisseur
f de l’équipeement. La charge,
c en entrée,
e est généralemeent d’enviroon 200 à
350 kg MS
M / h seloon les modèlles.
Les autrres caractériistiques dess centrifugeuuses sont lees suivantes :

17 % pour les ceentrifugeuses cclassiques


Siccité atteinte en sortie 20 % pour centrifugeusees HP
(Hautes Performancess)
Taux de capture recheerché > 95 %
Taux dee conditionnem
ment 5 à 7 - voire 111 g polymères / kg MS

L’emplooi de centrifugeuses haautes perforrmances perrmet d’atteiindre des siccités supérrieures à


celles des centriffugeuses conventionn
c nelles, moyyennant unne consom mmation accrue de
polymèrre. Ces perfformances des
d centrifuggeuses hauttes performaances sont oobtenues grâce à :
- à une augmentatiion de la vittesse du bol provoquan nt des forcees centrifugeeuses plus élevées
é :
2 500 à 3 000 g conntre 2 000 à 2 500 g suur les décantteuses classiques ;
- à une augmentattion du tem mps de séjoour dans le rotor (conffiguration ddifférente du
d bol et
abaissem
ment de la vitesse
v difféérentielle) ;
- à la tecchnologie utilisée
u pourr la vis.

3.2.3 Recommandations de conception


Il conviiendra de véérifier :
- les tauux et la quallité du condditionnemennt ;
- la charrge maximaale en entréee (kg MS/h)) ;
- les débbits admissiibles (m3/h) ;
- la sicccité atteinte (%) ;
- le tauxx de capturee atteint (%)).
Pour ces vérificatioons, il sera possible dee mesurer lee débit de booues en enttrée et le déébit de la
pompe doseuse
d de floculant. Des
D points de d prélèvemment des bouues, en entréée et en sorttie et des
centratss, seront acccessibles.
La station d’épurattion sera éqquipée d’un système dee mesure dees MS (étuvve à 105°C, thermo-
balance …).
Au niveeau de la cenntrifugeuse,, les points suivants po
ourront être réglables ett/ ou optimisés :
- débit de
d la pompee doseuse dee polymère ;
- débit d'eau
d de diluution du pollymère ;
- point d'injection
d d polymèree (dans canaalisation de boues, avant ou après la pompe à boues),
du
- débit d'alimentati
d on en bouess ;
- vitessee de rotationn du bol ;
- vitessee différentieelle entre la vis et le bool ;
- couplee résistant ;
- épaisseur de l’annneau liquidee.
Les posssibilités d’automatisa
d ation pousssée des uniités de cenntrifugationn est un pllus pour
l’exploiitation.

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332

Les nuisances sonoores devronnt être intégrrées lors dee la concepttion du locaal. Des équiipements
de proteection indivviduelle seroont mis à dissposition du
u personnel.
Requis par les norm mes de sécuurité, le cappotage des machines
m permet égaleement de lim miter les
nuisances olfactivees. L’air vicié confiné est
e extrait au
u niveau duu pot de déggazage, en so
ortie des
centratss.
Les équuipements seront acccessibles poour la réallisation dess tâches d’’exploitation et de
maintennance.
Un poinnt d’eau souus pression sera
s installéé à proximitté de la centtrifugeuse.
Il sera possible
p d’alimenter enn eau claire la
l centrifugeuse pour son nettoyagge avant arrêt.
Il est impératif quue le dessaablage soitt particulièrrement effiicace, afin d’éviter l’abrasion
prématuurée des cenntrifugeusess.
La préseence potenttielle de filaasses sera éggalement véérifiée. Un tamisage
t dees eaux uséees ou des
boues permet
p de prrévenir l’appparition de ces filassess. Une dilaccération des boues en amont
a de
la centriifugeuse peut égalemennt être prévuue.
Le niveau de comppétences en électromécaanique des exploitants
e doit être éleevé.
Les déccanteuses ceentrifuges hautes
h perfoormances, co
ouplées à laa mise en œ
œuvre de po
olymères
liquidess, permetteent mainteenant de combiner les fonctions d’épaiississementt et de
déshydrratation danns une seule et même machine.
m

3.3 FILTRE PRESSE


3.3.1 Principe de fonctionnement

La bouee est préalaablement coonditionnéee à l’aide d’un


d polymère cationiqque ou de chlorure
ferriquee et de chauxx.
Grâce à une pomppe à haute pression,
p laa boue condditionnée allimente dess chambres creuses,
entre dees plateaux verticaux
v évvidés et reccouverts de toiles filtranntes.
Ces plaateaux sont disposés en
e batterie et serrés les
l uns conntre les auttres par dees vérins
hydrauliques.
Une foiis ces cham
mbres rempliies, l’introdduction conttinue de la boue, à désshydrater, provoque
p
la monttée en presssion (jusquu’à 15 bars) à l’intérrieur du filltre par suiite du resseerrement
progressif des porees de la bouee qui se conncentre.
En fin de cycle,, à la preession maxximale, les plateaux sont séparrés afin d’évacuer
successiivement less gâteaux formés (phasee de débâtisssage).

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
333

Figure 52: Schéma de principe du fonctionnement d’un filtre presse (source : OIEau)

3.3.2 Dimensionnement
S = P B / C entrée

Avec :
S : surface cumulée
c de l’ensemble des plateau ux du filtre presse
p (m2) ;
PB : productioon de bouess extraite (kkg MS/j) ;
C entrée : charge enn entrée (kgg MS/h/m2 de d largeur de
d filtre).

La valeeur, à prenddre en comppte pour cee dimension


nnement poour des bouues biologiq
ques, est
environn la suivantee :
m2 de surfacce de plateaaux
- C entréee = 1,5 à 2,55 kg MS/h/m
Les autrres caractériistiques dess filtres pressse sont les suivantes :

28 %, sii conditionnem ment au polym


mère
Siccité attein
nte en sortie
3 à 35 %, si conditionnem
32 ment au FeCl3 eet Ca(OH)2
T
Taux de captu
ure recherchéé > 98 %
9 g polymères / kg MS
T
Taux de cond
ditionnement 6 - 9 g FeCl3 / kg MS
255 - 35 g Ca(OH H)2 / kg MS

3.3.3 Recommandations de conception


Il conviiendra de véérifier :
- les tauux et la quallité du condditionnemennt ;
- la charrge maximaale en entréee (kg MS/h)) ;
- les débbits admissiibles (m3/h) ;

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N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
334

- la sicccité atteinte (%) ;


- le tauxx de capturee atteint (%)).
Pour ces vérificatioons, il sera possible dee mesurer lee débit de booues en enttrée et le déébit de la
pompe doseuse dees réactifs de d conditioonnement. DesD points de prélèvem ment des boues
b en
entrée et
e en sortie et
e des filtratts seront acccessibles.
La station d’épurattion sera éqquipée d’un système dee mesure dees MS (étuvve à 105°C, thermo-
balance …).
Au niveeau du filtree presse, les points suivvants pourro
ont être réglables et/ ouu optimisés :
- débit des
d pompes doseuses de d réactifs de conditionn
nement ;
- point d'injection
d d polymèree ;
du
- débit d'alimentati
d on en bouess ;
- homoggénéité de l’alimentatioon ;
- montéée en pressioon et évoluttion de la prression.
La prodduction globbale de bouues au niveaau de la staation d’épurration incluura la surpro
oduction
liée à l’aajout de chllorure ferriqque et de chhaux.
Les connditions de débâtissagee seront vérrifiées. Le débatissage
d peut être m
manuel pourr les très
faibles capacités. Il est reecommandéé que le débâtissagee soit autoomatique (chariots (
débâtissseurs) pour les filtres prresse de taillle moyennee à importannte.
Les connditions de nettoyage seront vériifiées. Le nettoyage
n p
peut être manuel pour les très
faibles capacités.
c Il est recom
mmandé que le nettoyag
ge soit autoomatique poour les filtrees presse
de taillee moyenne à importantee.
Le chooix des toiiles sera effectué en rapport av
vec les booues à traiiter et le type de
conditioonnement reecommandéé.
Requis par les noormes de sécurité,
s unn panneau optique dee sécurité ((ou équivallent) est
souhaitaable, afin de limiter l’accès auux plateaux
x ; entre auutres, lors des opérattions de
bâtissagge.
Une venntilation apppropriée dess locaux (nootamment en
e cas de coonditionnem
ment à la chaaux) sera
prévue.
Les équuipements seront acccessibles poour la réallisation dess tâches d’’exploitation et de
maintennance.
Un poinnt d’eau soous pressionn sera installé à proximmité de l’ennsemble duu filtre pressse ; tout
particulièrement poour le lavagge manuel dees toiles.
Il est soouhaitable que
q les bouues récupéréées, après débâtissage,
d chutent dirrectement dans
d une
benne. Cette
C éventuualité doit être
ê examinéée dès la coonception dee l’usine, caar elle nécesssite que
le postee de déshydrratation soitt créé dans un
u bâtimentt comportannt 2 étages.
La phasse de filtration peut êtree arrêtée :
- soit manuellemen
m nt ;
- soit paar minuteriee ;
- soit paar pressiostaat ;
- soit paar un indicaateur de débbit de filtraat, qui émet un signal d’arrêt
d pourr un débit de
d fin de
filtrationn.

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335

3.4 LITS DE SECHAGE NATURELS


3.4.1 Principe de fonctionnement
Au Marroc, la pluppart des STEEP, par laguunage, sontt munies dee lits de séchhages consttitués de
cellules aux parois en béton ouu en digues de terre don
nt le fond est occupé ppar un filtre à sable.
Les bouues liquides extraites soont épanduees sur le maassif filtrannt sur une coouche drain
nante qui
permet le ressuyage de l’eau innterstitielle..
Dans unne seconde phase, l’évaaporation peermet d’atteeindre des siccités
s élevvées. L’efficcacité du
séchagee est donc liée aux condditions métééorologiquees.
Sous la zone d’accuumulation des
d boues, se
s trouve un
n filtre à sabble et gravieer, puis un drain
d qui
amène le
l filtrat en tête
t de statiion.

Figure 53: Schéma de principe d’un lit ddee séchage (source : OIEau)
Dans laa plupart dees installatioons de l’ON
NEE/BE, les lits de sécchage sont dimensionn nés pour
sécher les boues accumulées
a s pendant 2 à 4 ans dans
d les lagunes anaéérobies. Less lits de
séchagee sont alimeentés en 4 à 5 remplisssages avecc des lames de boues dde 40 cm durantd la
période estivale enn quelques remplissage
r es (4 à 5), ce
c qui, duraant la périodde chaude (variable
(
du Nordd au Sud duu Maroc), peeut prendre 2 mois à 3 mois.
m
Les bouues séchées sont pelletaables et peuvvent être, so
oit évacuéess par l’interrmédiaire d’’un site
de stockkage provisooire, soit dirrectement chargées
c danns des camiions.

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336

3.4.2 Dimensionnement

S = N EH x C s
Avec :
S hage (m2) ;
: surface cuumulée des lits de séch
N EH : nombre d’équivalent
d ts habitants (EH) ;
Cs m2/EH).
: charge suurfacique (m
La valeuur annoncée au Marocc, à prendre en compte pour ce dim
mensionnem
ment, est en
nviron la
suivantee :
- C entréee = 0,03 à 0.15 m2/EH.

Les autrres caractériistiques dess lits de séchhage sont lees suivantes :


[MS] avant
a extractioon 80
0 g/l (en sortiee de lagune annaérobie)
Siccité atteinte en sortie Si climat favvorable = 20 à 30 %
Temps ded séjour miniimal 30 j
Profonddeur utile des lits 0,255 à 0,40 m

3.4.3 Recommandations de conception

Pour la couche suppérieure de sable des lits l de séch


hage, il conviendra de mettre en place
p un
sable lavvé débarrasssé de ses finnes particulles.
Systémaatiquement,, un drain dee reprise dees filtrats less ramènera en
e tête de sttation d’épu
uration.
Les lits devront êtrre accessiblees pour faciliter les opéérations de vidange.
v
Le séchhage peut êtrre amélioré par :
- empploi de rotavvateur, qui assure
a un reetournementt des couchees de bouess de 30 – 40 cm,
- couvverture par bâches par temps pluvieux.
Les lits de séchagee devront êtrre positionnnés à proxim
mité des points d’extracction des bo oues (cas
des curaages de laguunes par exxemple), afinn de faciliteer le refouleement des bboues jusquu’aux lits
de séchaage (pressioon de refoullement, tenuue mécaniqu ue des tuyauux flexibless et raccordss).

3.4.4 Séchage solaire sous serre


Une varriante des liits de séchagge naturel est
e le séchag ge solaire soous serre. L
Le séchage naturel
n y
est accééléré par l’installation
l n d’une seerre au-desssus de la zonez de sééchage, quii permet
d’obtennir des températures de l’air et de la boue pluss élévées quue les tempéératures extéérieures.
Cette teechnologie permet
p d’attteindre dess siccités éllevées d’envviron 70 -775 %, d’acccélérer le
processuus de séchaage et de rédduire les surrfaces au sol.
Certainss équipemennts favoriseent le séchagge des bouees sous serrees fermées :
- Des extracteurss en façadee assurent lee renouvelleement de l’’air chargé d’eau dans la serre
par de l’air extéérieur plus sec.
s
- Des ventilateurrs de déstraatification sont positionnnés tout auu long de ll’ouvrage au u-dessus
du lit de boues afin d’envooyer l’air chhaud du haut de la serree vers les booues à sécheer.
- Des retourneurrs mécaniquues sont inddispensabless afin d’auggmenter les surfaces d’’échange
entrre l’air et la boue. La haauteur de booues maxim
male conseilllée est de 400 cm.

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337

- Des unités de désodoriisation sonnt recomm mandées afiin de limiter les nuisances
enviironnementales. Ce pooint est parrticulièremeent à surveiiller en cass de raccorrdements
signnificatifs d’eeffluents inddustriels. L’’introductio
on de boues fraiches et non pas an
naérobies
est également
é c
conseillée.
- Des mesures de d températuure et d’hyygrométrie intérieures et extérieuures commaandant le
foncctionnementt des extraccteurs et venntilateurs so ont à prévoirr.
Le choixx des matérriaux doit teenir compte de plusieurrs critères seelon le tableeau ci-desso
ous.

Critères Plastique ondulé Verre Polyccarbonate


Résisttance aux chocs ++ - +++
Pouvvoir d’isolatio
on ++ + +++
Transm
mission lumine euse + +++ ++
Coût + +++ ++
L’atmossphère à l’inntérieur de la serre pouuvant être trrès corrosivve, les matérriels à l’intéérieur de
la serree seront paartiellement,, voire totaalement, en n acier inoxxydable. Les soudurees seront
passivéees. La charppente de la serre
s sera enn acier galv
vanisé à chauud.
Les prinncipaux paramètres d’eentrée du dim
mensionnem
ment sont lees suivants :
- Sicccité initiale des boues,
- Sicccité finale,
- Quaantité de bouues appliquéée à la serree sur l’année,
- Hauuteur de bouues maximalle à ne pas dépasser,
d
- Filièère d’évacuation des booues en conntinue ou en n discontinue,
- Connditions clim matiques (ttempératuree, rayonnem ment solairee, vent, hyygrométrie de l’air,
préccipitations).
Ce dernnier critère demande une
u transpossition des recommandaations de diimensionneement au
contextee climatiquee marocain avant de poouvoir étab
blir des basees de dimennsionnementt dans le
cadre dee ce manuell.
Pour dees complémeents d’inforrmation, il est
e conseilléé de se référrer au docum ment FNDA AE N°36
« Le sécchage solaiire des bouees : état acttuel de l’artt et retours d’expériennce » téléchargeable
sur interrnet.

4 TAMISAGE DES BOUES


La préssence de dééchets indéssirables danns les bouess peut provvoquer une série de prroblèmes
d’exploitation sur la
l file bouess :
- Problèèmes d'expploitation liéés aux bouuchages de conduites, d'échangeuurs, de pom
mpes, de
centrifuugeuses, de toiles
t filtranntes,
- Accum mulation de filasses …
La présence de cess déchets peeut être agggravée par un u défaut dee conceptioon ou d’exp
ploitation
des préétraitementss sur la fille eau. A titre préveentif, il connviendra ddonc de soigner la
concepttion et l’expploitation dee ces prétraiitements de la file eau.
Afin de se débarrassser de ces déchets
d indésirables et de fiabiliseer ainsi le foonctionnement de la
file bouues, une étaape de tamissage avec un
u pouvoir de coupuree de 3 mm ddes boues peut p être
prévue dud type Straainpress (Soociété Hübeer) ou équivalent.

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338

La Straainpress estt un séparaateur tubullaire divisé en une zone d'alimeentation, une u zone
d'entraînnement, unee zone de tamisage, dee compactage et d'extrraction com mprenant un cône de
contre-ppression pneeumatique ainsi
a qu'on dispositif de
d réglage dud cône. Unne pompe in njecte le
liquide à traiter. Le filtrat travverse le tam
mis de l'intéérieur vers l'extérieur ttandis que les
l refus
s'accum
mulent sur la partie innterne du cylindre. Les L refus retenus
r danns le cylinddre sont
transporrtés et coompactés par p la viss et le cône c de contre-press
c sion pneum matique.
La sépaaration est enn continu ett ne nécessiite pas de neettoyage pérriodique.

5 COMPARATIIF
F DES TECHNOLOGIES DE TRAITEMENT DES BOUES
Le tableeau, ci aprèss, récapitulee les princippales techno
ologies de traitement
t ddes boues av
vec leurs
avantagges et leurs inconvénien
i nts.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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339

Tableau 91: Avantages et inconvénients des technologies de traitement des boues


Technologies Avaantages Contraintess
Très faible à faible efficacité sur les bouess
Trrès faible consoommation d’éneergie
biologiques : siccité atteintee, retours en têtee
Abbsence de consoommation de réactifs
cchargés et septiqques
Epaississem
men Simplicité dee l’exploitation
n
Risques d’odeu urs
t gravitairre Faible coût d’exploitation
Ouuvrages volumiineux
Technollogie adaptée auux boues primaaires et aux
Coût d’innvestissement (génie
( civil)
petites statioons d’épuration
Ep
paississement
Bonness performances : siccité et retou urs en tête
Commpacité
Traitem
ment rapide Connsommation de réactifs
Egouttage
Simplicité dee l’exploitationn Légère cconsommation énergétique
é
Possibilité de solutions
s mobilles
Coûts d’investissement et d’exploitatio on modérés
Coompacité Blocage tem mporaire des ferrmentations (seelon
E
Efficacité (selonn la dose de chaaux) la dose de chhaux)
Stabilisatioon Apport calcique dans le l cadre de la vaalorisation Augmentation de la produ uction de boues
chimique à la agrricole Utilisatiion de produits dangereux
chaux Augmentatioon de la siccité Difficultés de valorisation ag gricole sur terraiins
Faible coût d’investissemen
d nt calcaires
S
Stabilisation Plutôt adapté aux petiites et moyennees stations Coûts d’explooitation liés à l’’ajout de réactiffs
Staation d’épurationn moyenne à im mportante Conntraintes d’explo oitation
Rééduction de la production
p de boues
b Coûtt d'investissemeent élevé
Stabilisatioon Production dee gaz et d'énergiie Peu adaptée aux variations en e entrée (débitt,
anaérobiee Poossibilité de stoockage longue durée
d toxiques, pH ...)
.
Bonne déshydratabilité
d é des boues, en cas de bon Retours een tête chargés et septiques
fonctiionnement de laa stabilisation an naérobie Peu adapté aaux petites stations d’épurationn
Disposittif encombrant et non confiné
(humidité, oddeur)
Staations d’épurations petites et moyennes
m
Très sensiblee aux variationss de la qualité ded la
Faible consommmation d'énerg gie
Filtre à ban
nde boue (fluuage et colmatage si boues nonn
Bonne visioon du process
presseusee fraîche)
Equipement siimple à exploiteer
Forte coonsommation d'eau
d de lavage
Foncttionnement conntinu à forte prooduction
Nécessité de la présence dee personnel durrant
l’exploitatiion
Coûût d'investissemeent moins élevéé que pour
les filltres presses
Très large gam mme d'utilisatio on
Cooût d’investisseement
Souplesse d'exploitation
d :
Peu adapté aaux petites stations d’épurationn
- démarragee et arrêt rapide
Entretien néécessitant un perrsonnel qualifiéé
- surveillaance réduite
Connsommation d'éénergie
- automatisation
a très poussée posssible
Centrifugeu
use E
Equipement bru uyant
- tolérannce vis à vis de lal fluctuation de
d la qualité
Nécessité dde prétraitementts efficaces des
des boues
Dééshydratation effluents brutts
Disposittif compact
Maîtriise des émanations odorantes et e peu de
contact aveec l’exploitant
Faaible consommaation d'eau de laavage
Foncttionnement conntinu à forte pro oduction
Surprooduction de bou ues, en cas de
Stattion d’épurationn de taille impo
ortante conditioonnement au FE ECl3 + CaOH2
Performaances du procéddé sur la siccitéé obtenue et Procédé discoontinu
Filtre pressse
les retouurs en tête Surveillancee quasi obligato
oire du débatissage
Consomm mation énergétiique modérée Dispositif très encombran nt sur deux étagges
Coût d'investissemen nt plus élevé
Performancees soumises aux x aléas climatiqques
Petites (voire moyennne) stations d’éépuration
Temps d’expploitation lors des
d opérations de d
Simplicité d'exploitation
Lits de curage
P de conditionnement de bou
Pas ues
séchage Surface d'emprise immportante
Coût d’invvestissement
Risquue d’émanation d’odeurs
Intégrration environnementale

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340

FICHE E11 DESODORISATION


1. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Les mauuvaises odeeurs issues des
d stations de pompag ge et d’épurration sont pprincipalem
ment dues
à la forrmation de composés soufrés (H H2S, mercap ptans) et azzotés (NH3) et d’Acid des Gras
Volatilees (AGV) loors des ferm
mentations annaérobies.
Commee l’illustre lee graphe ci--après, sur ces
c sites, less principalees provenancces sont less stations
de pommpage, les prétraitemen
p nts, les traiitements priimaires et les unités dde traitemeent et de
stockage des bouess. Ce sont doonc, en prioorité ces zonnes, qu’il coonviendra de désodoriser.

Le déploiement de la désodoriisation compprend 3 étap


pes :
- le coonfinement des zones à désodorisaation ;
- la veentilation ;
- le trraitement.
Tout enn limitant les
l débits d’air
d à traitter au justee utile, les buts du coonfinement et de la
ventilatiion sont :
- de maaintenir des concentratiions en desssous des Valeurs
V Moyyennes d’Exxposition (V VME) et
Valeurss Limites d’E Exposition (VLE) danss les zones accessibles
a au personnnel d’exploittation ;
- de prootéger les éqquipements et matériauux contre la corrosion ;
- de prévenir toutess fuites d’oddeurs en maaintenant less locaux en dépression ;
- de trannsférer les odeurs
o vers le traitemennt.
Le traittement des odeurs peuut se faire par voie chimique
c ouu par voie biologiquee ou par
adsorptiion.
Le traittement par désodorisaation chim
mique est composé
c géénéralementt de trois tours
t de
lavage en série selon
s le scchéma de principe
p ci-après. Less réactions d’éliminattion des

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
341

moléculles malodorrantes sont essentiellem


ment des rééactions de dissolutionn, d’oxydatiion et de
précipittation.

Figure 54: Schéma de principe de la désodorisation chimique (source : O


OIIEau)
Types de Compo osants
To
ours pH Réacttifs injectés
traitement élimiinés
To
our 1 Acide
e 2,4 à 2,6 H2SO4 NH
H3
To
our 2 Basique oxxydante 8,5 à 9 Jave
el + NaOH H2S, alcoo
ols, AGV
Mercap ptans,
To
our 3 Basique oxxydante 11 Jave
el +NaOH aldéhyydes,
cétones

Le traiteement par désodorisat


d tion biologiique est com
mposé généralement d’’une cuve co ontenant
un mattériau minééral ou orgganique peermettant lee développpement d’unne biomassse fixée
épuratriice selon lee schéma dee principe ci-après. Les réactionss d’éliminaation des molécules
m
malodorrantes sont essentiellem
ment des réactions de dissolution,
d d’oxydatioon, d’assimiilation et
de nitriffication.

Figure 55: Schéma de principe de la désodorisation biologique (source : OIEau)

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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342

Le traitement par adsorption


a consiste à piéger
p les composés
c m
malodorant
ts sur un composé
c
solide adsorbant.
a Le charbon n actif est le
l matériau
u le plus utiilisé.

Figure 56: Schéma de principe de la désodorisation par adsorption (source : OIEau)


Selon lee SNITER (France),
( lees concentraations maxim
males admiissibles en eentrée de traaitement
3
de désodorisation (mg/Nm
( ) soont les suivvantes :
Aldéhyddes –
Déso
odorisation H2S R-SH NH3 R
R-NH
Cétones
Bio
ologique 15 2 10 2 0,5
Chhimique 20 3 20 1 1
Adsoorption sur
20 3 10 1 2
Charbon actif

Selon lel SNITER R (France)), les conccentrations garanties en sortie de traitem


ment de
3
désodorrisation (mgg/Nm ) sontt les suivanttes :
Aldéhyddes –
Déso
odorisation H2S R-SH NH3 R
R-NH
Cétones
Bio
ologique < 0,1 < 0,1 <1 < 0,5 -
Chhimique < 0,1 < 0,05 <1 < 0,1 < 0,4
4
Adsoorption sur
< 0,1 < 0,05 <1 < 0,1 < 0,4
4
Charbon actif

Les dommaines d’appplication, inntérêts et limites de cees procédés de désodorrisation sontt donnés
dans le tableau ci-aaprès.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


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ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
343

Tableau 92: Avantages et inconvénients des procédés de désodorisation


Pro
océdé de
Intérrêts L
Limites
déso
odorisation
Pour dee faibles et fo
ortes concenttrations Coût d’innvestisseme ent
en en
ntrée Utilisation de réactiffs
Variations de charge Risque hyg giène et sécurité
Ch
himique onne qualité de l’air déso
Très bo odorisé Coûts dd’exploitation
n
sur l’ensemble des
d paramètrres
Pour dee grands déb bits d’air à tra
aiter (> 6
10 000 Nm3/h)
Faibble coût de fonctionneme
f ent
Forrte emprise a au sol (fortes charges)
Peu d’équ uipements
Moins efficace e sur les merrcaptans
Bio
ologique Très boons rendeme ents sur R-NH et S
Sennsible aux va ariations de charges
c et
M
Molécules bio
odégradables s
auxx arrêts de fo
onctionneme ent et aux
7 Pour de faibles conce entrations en n entrée
3 faibles températures
(< 100 mg/m
m )
P de maîtrrise du procé
Peu édé en
Pour de faibles débitss d’air à traitter (< 20
3 expploitation
000 Nm /h)
Coompacité dess équipements
a faibles débits quelque soit la Co
Adapté aux oûts d’exploittation généré és par le
Adso
orption sur
charge re
enouvelleme ent du charbo on actif
charbon actif
Pour de plus faibles débits d’air à traiter Faibles débits traitéés
(< 3 000 Nm3/h)

2. DIMENSIONNEMENT

2.1. VENTILATION
Les débbits d’air à ventiler
v sontt calculés coomme suit :
Q air = Taux
T x Voluume local

Avec :
Nm3/h) ;
Q air : déébits d’air à ventiler (N
T : tauxx de ventilattion (h-1) ;
V : voluume des locaux à ventiller (m3).
En prem
mière approcche, les valeeurs recomm
mandées dee T, sont d’eenviron :
- 4 h-1 saans présencce humaine et
e période d’inoccupati
d ion des locaaux ;
- 8 à 12 h-1 avec présence hum
maine pendant la journéée.

2.2. DESODORISATION CHIMIQUE


Le voluume de matéériaux de rem
mplissage des
d tours de désodorisaation est calcculé commee suit :
V matériauux = Q air x TS
T air
Avec :
V matériauux : volume de matériauux (m3) ;
Nm3/h) ;
Q air : déébits d’air à ventiler (N
TS air : temps
t de séj
éjour de l’airr (h).

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
344

En prem
mière approcche, les valeeurs recomm
mandées dee TS air sont d’environ 11,5 à 2 s.
La surfaace de matéériaux de rem
mplissage des
d tours de désodorisattion est calcculée comm
me suit :
S matériauux = Q air / V air
Avec :
d matériauux (m2) ;
S matériauux : surface de
Nm3/h) ;
Q air : déébits d’air à ventiler (N
V air : viitesse de paassage de l’aair (m/h).
En prem
mière approcche, la valeuur recommaandée de V air est d’envviron 1,5 m//s.

2.3. DESODORISATION BIOLOGIIQ


QUE ET PAR ADSORPTION
Le voluume de matéériaux des cuves est callculé comm
me suit :
V matériauux = Q air x TS
T air
Avec :
V matériauux : volume de matériauux (m3) ;
Nm3/h) ;
Q air : déébits d’air à ventiler (N
TS air : temps
t de séj
éjour de l’airr (h).
En prem
mière approcche, les valeeurs recomm
mandées dee TS air sont d’environ :
- 30 s pour la déssodorisationn biologiquee ;
- 4 à 6 s pour la désodorisati
d ion par adsoorption sur charbon acttif.
La surfaace des cuvees est calcuulée comme suit :
S matériauux = Q air / V air
Avec :
d matériauux (m3) ;
S matériauux : surface de
Nm3/h) ;
Q air : déébits d’air à ventiler (N
V air : viitesse de paassage de l’aair (m/s).
En prem
mière approcche, les valeeurs recomm
mandées dee V air sont d’environ
d :
- en désodorisati
d ion biologiqque, 150 à 200
2 m/h pou ur les suppoorts organiqques type to
ourbe ou
équiivalent et 5000 à 600 m//h pour les supports
s miinéraux,
- en désodorisati
d on par adsoorption sur charbon
c actiif, 1 000 à 1 500 m/h.
3. RECOMMANDATIONS DE CONCEPTION

3.1. DES
SODORISAT
TION CHIMIQ
QUE
- Prévoiir 3 tours coomme décritt ci-dessus ;
- Hauteuur du matérriau de garnnissage des tours
t = 1,00
0 à 2,50 m ;
- Prévooir des matéériaux de remplissage
r , du type anneaux
a de Raschig à surface sp
pécifique
2 3
élevée (200
( à 300 m /m ) ;

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
345

- Installler des pointts de prélèvvements d’aiir accessiblees, en sortiee de désodorisation ;


- Doubller les pomppes de recircculation de réactifs dess pieds de cuuves vers lees hauts de cuves
c ;
3 3
- Calculler les boucles de recircculation surr un ratio dee 2,5 m /h pour
p 1000 N Nm /h d’air traitée
t ;
- Installler des débittmètres sur l’air injectéé et sur les solutions
s dee réactifs reccirculés ;
- Prévooir des mannomètres suur les circuuits d’alimeentation enn air et surr les injectiions des
réactifs ;
- Installler des dévéésiculeurs enn sortie de tours
t ;
- Equipeer les tours de trous d’hhomme ;
- Prévoiir un appoinnt d’eau adooucie à 1 °F (< 5°F) ;
- Intégreer les consoommations prévisionne
p elles de réacctifs :
. 4,5 g H2SO4 / g N-NH
N 3 (ou 3,5
3 g H2SO4 / g N-NH3 + 2 g H2SO S 4 / g d’am mines sous forme
f de
méthylaamines)
. 3,5 – 4 g NaOH / g S-H2S
. 10 g Cl
C 2 / g S-H2S + 6 g de Cl C 2 / g RSH
3
. 60 g NaOH
N / 10000 Nm (neuttralisation du d CO2 de l’air)
- Prévoiir des pH mètres
m et dess Eh mètres ;
- Prévoiir des mesurres du chlorre actif par titration.
t

3.2. DES
SODORISAT
TION BIOLOG
GIQUE
- Prévooir une humiidification par p aspersioon (humiditéé requise d’environ 50 à 70 %) ;
- Un ajout
a de nuutriment (N N, P), d’olligo-élémen nts et de carbone
c orgganique faccilement
assimilaable est souvvent nécesssaire ;
- Pour certains maatériaux organiques (touurbe …), un n ajout de composés
c sttructurants (écorces,
(
polystyrrène …) estt nécessaire pour limiteer les phéno omènes de taassement ;
- L’abssence de paassage préfférentiel et la bonne répartition de l’air à désodoriser est à
surveilleer ;
- Installler des pointts de prélèvvements d’aiir accessiblees en sortie de désodorrisation ;
- Equipeer les cuvess de trous d’’homme ;
- Vérifieer la soliditéé des planchhers supporrts.

4. PRIIX
X D’ORDRE
Les prixx d’ordre proposés,
p soont issus de valeurs cittées en Frannce et sont récapituléss dans le
tableau,, ci après (hhors GC et ventilation).
v
Tableau 93: Prix d'ordre proposés pour une unité de désodorisation (hors Génie Civil et Ventilatioon
n)
Ratio dee coût d’invesstissement (€)
bit d’air à traaiter (Nm3/h))
Déb
C
Chimique Bioloogique C
Charbon actif
10 0000 400 50 - 100 50

Ces orddres de granndeurs de cooûts devrontt être revus dans les prrochaines annnées sur laa base de
donnéess statistiquees plus connséquentes en nombree d’unité de d désodoriisation réalisées au
Maroc.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
346

FICHE E12 CHOIX DES SIIT


TES ET D
DEES
FILIERES EPURATOIRE S
ES
Cette fiche regrouppe les critèrres et élémeents de commparaison techniques eet économiq ques des
différenntes filières épuratoires, de façon à favoriser l’aide
l à la décision
d dess acteurs d’u
un projet
d’ouvraage d’épurattion.
Quelquee soit le typpe de filièree de traitem
ment choisi, lors du chooix du site dd’implantatiion de la
station d’épuration
d , il conviendra de prenndre en comp pte les critèères suivantss :
Tableau 94: Critères de choix des sites d'épuration
Poids des
d critères Critères
lors du choix
c du site
Très important
i - Se sittuer sur un site en aval de e l’écouleme ent du réseauu d’assainiss sement
- Dispo oser d’une suurface suffisa
ante en intégrant les beso oins d’extens sions et
d’amé énagements futurs
- Eviterr les zones in nondables
- Selon n le procédé retenu, éviteer de construire une statio on à proximitté
d'habitations ou de zones d'ac ctivité (en général à 1000 0 mètres des habitations
en ten nant compte des vents do ominants, da ans le cas dee STEPs à ris sques de
mauvaises odeurss)
- Facilitté d’intégratioon environne ementales (o odeurs, bruit
- S'éloig gner des zon nes de captaage de produ uction d’eau ppotable ou de tout autre
usage e spécifique de
d l’eau du milieu
m réceptteur
- Réalisser l'implanta ation des ouv vrages en co ohérence ave ec les opérattions
d'entrretien couranntes (dont l’év
vacuation de es boues)
Imp
portant - Risques de remontée es excessive es de nappe
- Tenir compte des contraintes géo otechniques (imperméab bilité, portancce, qualité
du sol)
- Topogra aphie du terra
ain (plat, pen
nte, accidenté é)
- Tenir compte des chemins d'accè ès (pour livra age, curage des boues,
aison, dépota
entretien, etc.). A défa
aut les créer.
- Risque
R d’enssablement de es ouvrages (centres côttiers et région n sud
esssentiellement)
Modérément - Proximité de l’exutoire
imp
portant - S'afffranchir des risques liées s à la végéta ation de proxximité (feuille
es, racines,
etc.)
- Intég gration paysaagère (taluta
age, haies, am ménagemen nt d'espaces verts, etc.).
Par aillleurs, il coonvient de noter la nécessité
n dee prendre en
e considérration le problème
p
d’ensabblement dess sites d’épuration, lorrs du choixx des sites, dans les ccentres côtieers et la
région Sud,
S entre Tan T Tan et Dakhla,
D et dans
d la régio
on d’Essaouuira..
Outre cees particulaarités de chooix du site, un
u classemeent des diffférents procéédés est pro
oposé ci-
dessouss, vis-à-vis des
d principaales contrainntes à prenddre en comppte.
Il conviient de rapppeler qu’unn inconvénieent d’une filière
fi épuraatoire, par rrapport à un
n certain
contextee, peut êtree majeur et que ce mêême inconv vénient, danns un autre contexte, peut
p être
mineur.
Le choiix des filièrres épuratoiires est donnc fonction, à chaque fois,
f du conntexte spéciifique de
chacun des projets de stations d’épurationn.

RAPPORT DEFFINITIF DE LA MISSIO


ON II : ELABORATION
N DES MANUEL
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPPTTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE COLLECTIF
347

Tableau 95: Grille de choix des procédés épuratoires


Lagunage Lagunage Lagu
unage Lit Disques Boues acctivées
Critères
anaérobie naturel aééré bactérieen biologiques M. charge F. charge
MES
D
DBO5, DCO
NK
Qualité au rejet
NGL
P
B
Bactériologie
Surface requisee
Adapté auxx petites stations (< ?
EH)
Taille (EH)
Adaptés aaux grandes stations
(> ? EH)
Innvestissement
Maîtrise dess coûts
E
Exploitation
Eaux clairres parasites de nappe
Eaux pluvviales, réseau unitaire
Effluuents industriels
Eaux bruutes
bioodégradables
Variatioons saisonnières de
populattion conséquentes
Maîtriise des nuisances
Intégration dans olfactives
l’environneement Maîtrise ddes nuisances sonores
Intégrration paysagère
Gestion des bouues
Contraintes en compétences d’’exploitation
Climat froid
Portance du sool

Légende
Excellent
Bien
Moyen
Mauvais

RAPPORT DEFINITIF DE LA SO
OUS MISSION II-3 (STATIONS
S D’EPURATION)
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE
COLLECTIF 348

Problém
matique dee la salinité admissiblee en station
n d’épuratioon :
Il existee peu d'étuddes exhaustivves relativees à la saliniité admissibble en stationn d’épuratio
on.
Toutefoois, nous pouuvons préciiser les poinnts suivants :
- L'eaau douce et l'eau usée municipale
m c
contiennent
t habituellem
ment peu dee sel.
- Les teneurs en sel dans la gamme de 0,5 – 2,0 g NaCl / l ou o supérieurres se trouv vent dans
certaaines eaux usées
u indusstrielles. Cela peut être par exemple le cas dees usines chiimiques,
des unités de production
p d pâtes à papier,
de p des tanneries
t ... Dans ces ccas, le traiteement de
l'eauu usée (donnt par lagunnage aéré) fonctionne
f de façon saatisfaisante, si on a dee grands
basssins tamponn qui veillennt à ce que la teneur en sel ne variee pas trop.
- Les mers conttiennent 35 – 40 g/l de sel. Dan ns ce biotoope, vivent des bactérries, des
poisssons et touttes sortes dee plantes doont des algu
ues.
- Nouus partons donc
d du prrincipe que le traitem ment biologiique de l'eaau usée en lagunes
foncctionne corrrectement, si la teneurr en sel est élevée pouur peu qu’elle reste à peu
p près
consstante. La valeur
v limitee de 5-7 g/l pourrait être admise (source : ONEEE).
- Le principal prroblème ne réside pas dans la valleur de la cooncentrationn en sels maism dans
sa variation.
v Enn effet, de nombreuses
n espèces baactériennes ete algales onnt beaucoupp de mal
à s’aadapter à dees variationns brutales de
d salinité (variation
( de la pressioon osmotiqu
ue …) ce
qui induit dans ces cas de sérieuses
s diifficultés dee fonctionneement.
- Ces variations de salinité peuvent
p êtrre dues, par exemple, à des variatiions des niv
veaux de
napppe saumâtree induisant des variatiions dans lee taux d’inffiltration dee ces eaux salées,
s à
des variations de
d rejets d’eeaux industrrielles salées …
- Certtains procéddés, dont lees boues acctivées sontt beaucoup plus affecttés que d’au
utres par
les variations de salinité. La limitee haute accceptable dee 2 700 µS.cm-1 est citéec par
l’ON
NEE.
- Danns le cas du Maroc, la salinité en laagunage doiit être aussi abordée viss-à-vis de laa salinité
maxximale adm missible lors de l’utilisaation des eaaux usées traitées
t en iirrigation. En
E effet,
beauucoup de sools et de plaantes sont très
t vite afffectés par dees eaux d’irrrigation saalées que
cettee teneur soit constante ou qu’elle varie.
v
- D’apprès le FN NDAE n° 33 (Docuument tech hnique), rellatif aux ddysfonction nnements
biologiques des stations d’épuration
d (origines ete solutionss), au niveaau du réseaau et des
STEEP, les valeeurs de la salinité doivent
d restter en deçàà d’un seuiil, pour asssurer un
foncctionnementt correct ett des perforrmances accceptables. Au-delà
A dee 4 g/l de NaCl,
N la
nitrrification peeut être afffectée.
Au seinn de ce mêm me documennt, il a été indiqué qu’u une brusquee variation de salinité (passage
(
brutal de
d 1 à 3 g dee Cl-.L-1 enn une journée) peut occcasionner une u déflocullation partieelle de la
boue.
- La limite
l de gaarantie des constructeur
c rs, est une variation
v surr 24 h, de 5500 mg de chlorures
c
par litre d’effluuent brut (CCCTG, fasciccule 81, titree II) ;
- Il y a eu des raapports contradictoires dans la litttérature surr les effets qque la salin nité a sur
les performanc
p es d’un traaitement bioologique. Certains
C chercheurs aff ffirment quee la forte
salinnité nuit à l’’éliminationn des matièrres organiqu
ues ; d’autrees ont signaalé que la co
onstante
appplication à des
d systèmees de traitem ment biologiique ne bouuleverse pas l’éliminatio on de la
matiière organique.

ON II : ELABORATION
RAPPORT DEEFINITIF DE LA MISSIO N DES MANUELS
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE
COLLECTIF 349

Annexe :
Syn
nthèse dees paramèètres clefss de dimen
nsionnem
ment

ON II : ELABORATION
RAPPORT DEEFINITIF DE LA MISSIO N DES MANUELS
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE
COLLECTIF 350

Décantaation primaire
Va (m3.m-2.h-1)  1,,0  1,2
2  1,4
4  1,6
Taux d’élimination des
d MES (%)) 60
0 50 40 35
Taux d’élimination
d n DBO5 (%) 40
0 35 30 25

Lagunaages
Cvv = 20 x T –1100
Anaérob
bie
Tempps de séjour ≥1
≥ jour
C = 350 x (1,107 − 0,00
Cs 02 x T (T−25)))
Faculta
atif
Temps s de séjour ≥5
≥ jours
Loi de Marais
Maturatiion Tθ1) (1 + kTθ2)…(1 + kT
Ne = Ni /[(1 + kT Tθn)]
K = 2,6 . (1,19)T
T-20
Cv = 30 g DBO5 5/m3/j

éré à mélang
ge partiel Cs = Co /(1 + kT x TS)
avec kT T = 0.1 x 1,05 (T−20)
Aéré à méllange Cs = Co /(1 + kT x TS)
compleet avec kT T = 2,5 x 1,09 (T−20)

Lit bacttérien
Charges orga
C aniques [DBO5] ea
au traitée ≤ 35 mg/l 0,5 kg DBO5/m3/j
surfaciquues [DBO5] ea
au traitée ≤ 25 mg/l 0,4 kg DBO5/m3/j
Vittesse ascenssionnelle
- 0,8 à 1,0 m/h
en clarifica
ation

Disquess biologiqu
ues
[DBO5] eau tra
aitée ≤ 35 mg/l
m 9 kg DBO5/m2/j
C
Charges orga
aniques surffaciques
[DBO5] eau tra
aitée ≤ 25 mg/l
m 7 kg DBO5/m2/j
Vitesse asscensionnelle en
- 0,8 à 1,0 m/h
clarication

Boues activées
a
Station
n non nitrifian
nte /
d
dénitrifiante Station nitriffiante / dénittrifiante
Moyyenne charge Faible ch harge massiq que
massique
Cm
(kg DBO5/kkg 0,35 à 0,4 0,1
0 à 0,13 0,0
07 à 0,08
MVS/j)
O5] ≤ 30 mg//l
[DBO [DBO
O5] ≤ 30 mg/l
O
Objectifs de rejet
r [DB
BO5] ≤ 30 mg/l
[NG
GL] ≤ 20 mg/l [NGL
L] ≤ 10 mg/l
[MES] a (g/l) 2,5 à 3 4
A (j) 7à8 14 18

ON II : ELABORATION
RAPPORT DEEFINITIF DE LA MISSIO N DES MANUELS
ELABORATION D’UN REFERENTIEL DE CONCEPTION ET DE DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE
COLLECTIF 351

Traitem
ments nécesssaires à la REUE en irrigation
Loi de Marais
M
Laguness de maturatiion
Ne = Ni /[(1 + kTθ1) (1 + kTθ2)…(11 + kTθn)]
Chlore 4 mg/l, 30 mn
UV 5 à 15 s, 20 - 40 W.s/cm2
RBM 5 l/h/m2
10 à 25

Producction de bou
ues
40 l/EH/an, 11
1 g MS/EH//j
Lagu
unage anaérrobie
(source
e ONEE)
30 l/EH/an, 7 g MS/EH/jj
Laguna
age aérobie facultatif
f
(source
e ONEE)
Q j x [MES] entrée x % él.
Déca
antation prim
maire 1000

L bactérien
Lits ns 0,75
0 kg MES / kg DBO5 é
él.
Disq
ques biologiq
ques 0,75
0 kg MES / kg DBO5 é
él.
Boues activéees 0,95
5 à 1,0 kg MES / kg DBO
O5 él.

Traitem
ment des booues
Dimensionnement Perforrmances
5 à 35 kg MS/m2/j (boue
25 2,5 à 3 % (boue
Gravvitaire
Ep
paississement biologiq
que) biolo
ogique)
30 à 50 (voirre 70) kg
Egou
uttage 6à7%
MS/h//m
Chim
mique 30 à 40 % Caa(OH)2/MS
Sttabilisation
3 - 25 à 35 % des kg de e
Anaé
érobie 1,5 à 2 kg MVS/m
M /j
M
MVS

éshydratation Filtre à bandes 80 à 180 kg MS/h/m 14 – 17 % de siccité
Centriffugeuse 200 à 350 kg
k MS/h 17 - 20 % de siccité
Filtre presse 1,5 à 2,5 kg MS/h/m2 28 - 35 % de siccité
Lits de séchage 0,03 à 0.155 m2/EH 20 à 30 % de siccité

ON II : ELABORATION
RAPPORT DEEFINITIF DE LA MISSIO N DES MANUELS