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Plan directeur du

Campus du Fort de
la Montagne

2065 RUE SHERBROOKE OUEST, MONTRÉAL


LES PRÊTRES DE SAINT SULPICE DE MONTRÉAL
PROJET NO. EVOQ: 9099 17 01

4 JUIN 2018
1.0 INTRODUCTION 3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

Le Domaine du Fort de la Montagne, un site excep onnel p.7 Urbanisme p. 45


Descrip on du mandat p.7 • Règlements applicables p. 46
Un effort de collabora on p.8 • Orienta ons du PPU p. 47
Objec fs p.8
Équipe p.9 Patrimoine p. 48
Méthodologie p.9 • Descrip on de la valeur patrimoniale et des p. 50
Structure du rapport p.11 éléments caractéris ques
• Valeurs patrimoniales du Domaine de la Montagne p. 50
• Éléments caractéris ques du Domaine du Fort-de-
la-Montagne p. 51
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ • Prise de décision en conserva on p. 54
• Traitement principal de conserva on p. 54
Contexte historique p. 16 • Normes applicables du plan directeur p. 56
• Lignes directrices du plan directeur p. 57
Occupa on des lieux p. 18
• Période missionnaire (1675 à 1705) p. 18 Archéologie p. 58
• Période seigneuriale (1705 à 1854) p. 20
• Période ins tu onnelle (1854 à 1967) p. 22

Occupa on actuelle (depuis 1967) p. 24


• Éléments bâ s p. 26
• Paysages p. 30

Contexte urbain p. 34
• Village Shaughnessy / Quar er des Grands Jardins p. 36
• L'avenue Atwater, Priest Farm et St-Sulpice Height p. 38
• Le Mille carré le long du ch. de la Côte-des-Neiges p. 39
• Le Quar er conventuel p. 40
Table des matières

4.0 PRINCIPES DIRECTEURS 6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

Iden té p. 63 Mise en oeuvre du Plan directeur p. 86


Pérennité p. 64 Phase "Le Grand Séminaire": zone 1 p. 87
Communauté p. 65 Phase "Les ailes Ouest": zone 3 p. 88
Phase "Nouvelle voie d'accès": zone 11 p. 89
Phase " Les terrasses du Centre-Nord": zones 6,9 & 10 p. 90
Phase "Les terrasses de l'Ouest": zones 12 & 14 p. 91
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ Phase "Le terrain spor f": zone 13 p. 92
Phase "Ajout aux propriétés scolaires": zones 5, 7 & 8 p. 93
Zones d'interven on p. 68 Phase "Consolida on réglementaire": l'ensemble du campus p. 93
• Zone 1 - Secteur à voca on théologique et p. 70
patrimoniale Liste des professionnels et consultants recommandés pour p. 94
• Zone 2 - Collège de Montréal p. 71 chaque phase
• Zone 3 - Secteur à voca on éduca ve p. 72
• Zone 4 - Secteur à voca on professionnelle p. 73 Liste des études à entreprendre pour chaque phase p. 95
• Zone 5 - Secteur à voca on culturelle et/ou pour le p. 73
développement poten el des ins tu ons scolaires
• Zone 6 - Secteur à voca on éduca ve p. 74
• Zone 7 - Secteur réservé pour le développement p. 75 7.0 BIBLIOGRAPHIE p. 98
poten el des ins tu ons scolaires
• Zone 8 - Secteur réservé pour le développement p. 76
poten el des ins tu ons scolaires
• Zone 9 - Jardin patrimonial p. 77 8.0 ANNEXES p. 105
• Zone 10 - Boisé patrimonial p. 78
• Zone 11 - Voie d'accès p. 78
• Zone 12 - Jardin spirituel et écologique p. 80
• Zone 13 - Secteur à voca on spor ve - partagé par p. 81
l'ensemble des établissements d'éduca on
• Zone 14 - Sta onnement p. 81

Circula on et structure du Campus p. 82


1.0
Introduction
1.0 INTRODUCTION

Le Domaine du Fort de la Montagne, un site exceptionnel. Description du mandat

Bordant le flanc sud du mont Royal, le domaine du Fort-de-la-Montagne est situé à la EVOQ Architecture a reçu le mandat d’élaborer un plan directeur afin d’accompagner les
lisière nord-ouest du centre-ville de Montréal. Il bénéficie ainsi des dynamiques d’une Prêtres de Saint-Sulpice dans sa démarche auprès des différents partenaires intéressés
trame urbaine dense et de la proximité d’une oasis de nature. Propriété des prêtres pour le développement du Domaine du Fort de la Montagne. Le contenu du document
de Saint-Sulpice (PSS) dès 1665, le site constitue un témoin physique des prémisses de s’appuie en partie sur diverses études antérieures confiées à des professionnels en
la ville de Montréal et demeure animé depuis ses origines d’une vocation théologique architecture, en ingénierie, en archéologie et en histoire. Il n’est pas question ici de
et éducative continue. Il a su dès lors adapter ses activités au gré des conjonctures et réitérer l’ensemble des recherches faites jusqu’ici, ni de substituer notre expertise à
des évolutions sociétales. Paysage de talus dominé par des institutions conventuelles celle de ces spécialistes, mais bien de s’en informer et d’en faire la synthèse dans le but
monumentales, le domaine des Sulpiciens a ainsi contribué à l’évolution des quartiers d’adopter une direction qui répond à la fois aux besoins des PSS et aux objectifs énoncés
avoisinants, tout en préservant ses singularités. par diverses parties prenantes.

Aujourd’hui, le domaine entame une période charnière de son histoire. Occupé par Le plan constitue donc un premier pas qui guidera les PSS ainsi que tout professionnel
le Grand Séminaire et le Collège de Montréal, le site des Sulpiciens fait l’objet d’une mandaté par ces derniers, dans la réalisation de futurs projets. Toute prise de décision
étude de développement et d’aménagement ayant pour but de consolider l’occupation concernant l’aménagement du campus devra donc s’y référer.
historique du lieu par les institutions religieuses et éducatives tout en permettant
l’intégration de nouveaux acteurs ayant des usages compatibles. Il s’agit de la première Il s’avère également être un document de référence communiquant les intentions
planification d’envergure des lieux depuis le milieu du siècle précédent. globales du campus à l’ensemble des partenaires. On compte parmi ces partenaires les
institutions, autorités gouvernementales et organismes suivants :

- le Collège de Montréal;

- les partenaires potentiels du milieu de l’éducation et/ou de la culture;

- la Ville de Montréal;

- le Ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ);

- les diverses autorités fédérales chargées du patrimoine.

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1.0 INTRODUCTION

Un effort de collaboration Objectifs

Le présent plan vise à soutenir en premier lieu les PSS dans les projets d’aménagements La consolidation du domaine du Fort-de-la-Montagne vise à rassembler
et de mise en valeur futurs visant à consolider leur domaine. Ce plan dresse certaines harmonieusement les diverses institutions d’apprentissage sur ce large site marqué par
orientations pour les différents partenaires éducatifs qui se joindront aux PSS dans la son identité patrimoniale. Pensé comme un campus, il s’inscrit dans la croissance de la
formation du Campus. Cette collaboration nouvelle résulte d’un contexte favorable, vocation éducative qui caractérise la nouvelle ère de développement du domaine, tout
offrant des solutions avantageuses pour les parties prenantes. Dans cet esprit, ce projet en intégrant les priorités suivantes :
de réaménagement répond à plusieurs engagements et enjeux, tels que :
- Définir la vision des PSS quant aux modes de gestion et de préservation de
- l’évolution du Grand Séminaire comme établissement théologique catholique; leur propriété, devenue au fil des ans un patrimoine collectif à part entière, et
réaffirmer l’importance de leur présence,
- la présence stable du Collège de Montréal sur la propriété des Sulpiciens;
- Inscrire cette vision dans la continuité, tant au niveau de son architecture
- les projets continus de réfection, d’adaptation, et de conservation des bâtiments que de ses paysages; notamment, la vision prévoit l’agrandissement et
et des aménagements paysagers de la propriété; l’aménagement des espaces verts du domaine,

- la nécessité de consolider l’ensemble du site comme un paysage à part entière; - Eviter toute fragmentation de la propriété, le domaine ayant connu de
nombreux morcellements depuis le 18e siècle qui ont réduit de façon
- l’intérêt croissant d’en favoriser l’accès au public, tout en respectant le caractère considérable sa superficie,
privatif, l’usage d’origine étant historiquement réservé aux propriétaires et
locataires; - Diversifier les sources de revenus afin d’assurer la pérennité des activités
actuelles du domaine et d’obtenir des ressources nouvelles pouvant soutenir
- les besoins scolaires importants du secteur, soulignés dans le Plan d’action de l’élaboration du campus du Fort-de-la-Montagne.
la Stratégie centre-ville : Soutenir l’élan (présenté par la Ville de Montréal en
2017); Les projets encadrés par ce document sont projetés sur une durée de cinquante ans. Le
Plan directeur doit donc être considéré comme un document évolutif. À cet effet, son
- la volonté des PSS de définir une vision intégrée pour l’ensemble du site, et ce contenu sera mis à jour et ajusté au fil du temps selon l’évolution des conjonctures, des
pour les cinquante prochaines années. réglementations, du contexte urbain, des utilisateurs, et des besoins. Ces ajustements
devront cependant s’assurer d’être en continuité avec les intentions d’origine.

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1.0 INTRODUCTION

Équipe Méthodologie

Le présent plan a été élaboré par l’équipe professionnelle suivante : ÉTUDE DE LA DOCUMENTATION HISTORIQUE EXISTANTE

- Georges Drolet OAQ, AAA, OAA, AANB IRAC/RAIC, SAH, Architecte, Historien Différentes sources primaires et secondaires ont été consultées et ont servi de référence au
de l’architecture : directeur de projet cours de l’élaboration de ce rapport, parmi elles les documents suivants :

- Eric Stein OAQ, APTI, ACECP/CAHP, Architecte, Collaborateur : chargé de · Les archives des Prêtres de Saint-Sulpice;
projet;
· Grand Séminaire de Montréal : Rapport d’inspection de façades, rapport du 15
- Marianne Leroux OAQ, APTI, Architecte: coordination, rédaction, contrôle de octobre 2015 par FGMDa (nouvellement EVOQ);
la qualité;
· Le Grand Séminaire de Montréal – Plan quinquennal, rapport de 2016 par FGMDa
- Edward Houle M. Arch, Ph. D., Historien de l’architecture : recherche, (aujourd’hui EVOQ);
rédaction;
· Etude des valeurs patrimoniales des propriétés des Prêtres de Saint-Sulpice
- Laurence Kumps M. Arch : rédaction, graphisme; Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice et Collège Marianopolis, rapport d’octobre
2006, par Beaupré et Michaud, architectes;
- Mélissa Mars M. Sc. A. op CEB : recherche, rédaction, graphisme.
· Inventaires floristiques et fauniques des milieux naturels des propriétés des
Sulpiciens (Montréal), rapport d’août 2006, par Primula environnement inc.;

· Domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice (BiFj-6) et Collège Marianopolis,


Montréal : Évaluation du patrimoine archéologique, rapport de septembre 2006
par Ethnoscop;

· Synthèse des études réalisées en 2006 sur les propriétés des Prêtres de Saint-
Sulpice, février 2007, par Beaupré et Michaud, architectes (document intégrant
les études ci-haut par Beaupré et Michaud, Primula environnement inc., et
Ethnoscop);

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1.0 INTRODUCTION

ÉTUDE DE LA RÉGLEMENTATION RENCONTRES AVEC LES PRÊTRES DE SAINT SULPICE

Afin d’assurer la conformité du plan avec les objectifs et restrictions des autorités ayant Lors de la préparation du plan, nous avons rencontré à plusieurs reprises les représentants
juridiction sur les lieux, nous avons consulté les divers règlements de zonage et les des Prêtres de Saint-Sulpice dans le but de valider l’information de nos recherches et
énoncés de valeur patrimoniale s’appliquant au domaine du Fort de la Montagne. Citons de préciser les objectifs, les priorités et les échéanciers de mise en œuvre. Nous avons
notamment : également rencontrés les représentants du département des archives, l’Univers culturel
de Saint-Sulpice, afin de consulter la documentation et valider les informations sur
· Normes et Lignes Directrices pour la Conservation des Lieux Patrimoniaux au l’évolution du Domaine de la Montagne.
Canada (NLD), 2010, Parcs Canada.
APPROCHE PATRIMONIALE
· Des plans, programmes et autres documents d’urbanisme de la Ville de
Montréal (voir Chapitre 3); Une bonne compréhension du statut patrimonial exceptionnel des lieux étant primordiale
à toute intervention future, le Plan directeur prend pour cadre la méthodologie des Normes
· Des énoncés d’intérêt patrimonial fédéraux et de la province du Québec, ainsi et lignes directrices (NLD) de Parcs Canada. Identifiant des concepts philosophiques, les
que des fiches d’intérêt patrimonial de la Ville de Montréal (voir Chapitre 3); NLD permettent de structurer les principes d’interventions et les actions qui en découlent.
Elles définissent notamment un processus intégré rythmé d’étapes fondamentales. Le
VISITES DES LIEUX plan directeur du Campus du Fort de la Montagne se situe à la confluence des étapes
Comprendre et Planifier (voir Chapitre 3) et concerne l’échelle de la propriété dans
Nous avons relevé de façon sommaire le territoire, ses aménagements et ses bâtiments son intégralité. Par la suite, des projets futurs découlant de ce Plan directeur pourront
afin de vérifier la configuration et l’état de chaque élément cité dans notre étude. Nous approfondir cette compréhension et cette planification, par des études réalisées à
avons également effectué des visites dans les quartiers et rues adjacentes au site. À l’échelle d’un bâtiment pris isolément ou d’un ensemble délimité.
l’exception de la maison Vanier et du Grand Séminaire proprement dit, que nous avons
eu l’occasion de visiter dans le cadre du plan quinquennal, nous avons limité nos visites à Le site revêt différentes appellations, notamment Domaine des Sulpiciens, Domaine du
l’extérieur des bâtiments seulement. Cet exercice nous a permis de valider la majorité des Grand Séminaire, Domaine de la Montagne et Domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice.
changements apportés et l’évolution par rapport aux observations et recommandations Pour les besoins du plan, nous privilégierons la dénomination Domaine du Fort-de-la-
faites dans les rapports émis par d’autres jusqu’ici. Montagne pour désigner le domaine de son origine à aujourd’hui. Selon les perspectives
futures développées tout au long de ce plan directeur, le vocable évoluera pour devenir
Campus du Fort-de-la-Montagne.

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1.0 INTRODUCTION

Structure du plan directeur

Le présent document est réparti en six chapitres.

Chapitre 1 - IntroducƟon Chapitre 5 - Plan d’aménagement proposé

Chapitre 2 - DescripƟon de la propriété Guidant les interventions pour les cinquante prochaines années, le Plan
d’aménagement est élaboré selon quatre volets constituant le campus du Fort-de-la-
Ce second chapitre comprend d’abord un résumé l’histoire du domaine du Montagne :
Fort-de-la-Montagne, incluant une frise chronologique et les descriptions des
différentes phases de l’occupation du site. Cet historique est ensuite complété par · zones d’intervention (descriptions des conditions actuelles, des
une description sommaire des différentes vocations qui ont rythmé l’histoire du interventions proposées, et de chacune des zones);
domaine de sa constitution à aujourd’hui. Un état des lieux des éléments bâtis et
paysagers du domaine ainsi qu’une description de l’évolution et de l’état actuel du · éléments bâtis (démolition, construction, entretien, réaménagement,
contexte urbain finalisent ce second chapitre. etc.);

Chapitre 3 - Contexte réglementaire · paysages;

Ce troisième chapitre comprend dans un premier temps un résumé des règlements · circulation (à l’intérieur du campus).
et des plans d’urbanisme de la Ville de Montréal applicables au site, et analyse leurs
impacts sur tout nouvel aménagement proposé. Il énumère également, suivant la Les principes directeurs applicables pour chacun de ces quatre volets y sont identifiés.
méthodologie des NLD, les différentes reconnaissances et les valeurs patrimoniales
du domaine ainsi que ses éléments caractéristiques. Cette énumération est suivie de Chapitre 6 - Mise en œuvre du Plan directeur
l’élaboration du traitement principal en conservation choisi, soit la Réhabilitation,
ainsi que de l’identification des normes et des lignes directrices applicables aux Ce dernier chapitre identifie selon un phasage évolutif les différentes interventions
interventions qui pourront avoir lieu. Finalement, ce chapitre comporte un résumé projetées pour chacune des zones du campus préalablement décrites. Chaque phase
du cadre réglementaire archéologique de la propriété, sous l’autorité du MCCQ. comprend une description des interventions proposées des études à réaliser, des
consultants et professionnels à consulter ainsi qu’un échéancier préliminaire. Enfin,
Chapitre 4 - Principes directeurs on y propose des mécanismes de suivi et d’ajustement du Plan directeur à long terme.

Ce quatrième chapitre énumère et explique les principes directeurs du projet, élaboré


selon les besoins des PSS. Ces principes constituent le cadre de développement
du Plan directeur. Ils sont regroupés en trois thématiques principales : IDENTITÉ,
affilié au maintien de la mission des PSS; PÉRENNITÉ, assurant l’avenir et l’intégrité
physique du lieu en tenant compte de sa mémoire; et COMMUNAUTÉ, soutenant
une cohabitation harmonieuse avec le voisinage.

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Figure 1 - Vue générale du site et de son contexte, 2018, (EVOQ)
2.0
Description de la
propriété
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ

Contexte historique

Bien que le domaine du Fort-de-la-Montagne prenne principalement racine dans la période leurs activités en marge de celles situées au cœur de Ville-Marie. Cette première vocation
de la Nouvelle-France, nous pouvons supposer que le site fut témoin d’activités humaines privative marque singulièrement l’histoire du domaine puisque les PSS demeurent encore
plus anciennes au regard de l’histoire du peuplement de l’île de Montréal. En effet, plusieurs les propriétaires et usagers principaux de celui-ci, et ce longtemps après la fin du régime
études et recherches estiment que l’origine de celles-ci à l’échelle de l’île remonteraient seigneurial. Cette valeur d’usage préservée est essentielle, les PSS étant les instigateurs
à environ 6 000 ans et possiblement jusqu’à 9 000 ans avant aujourd’hui. Durant cette principaux de la constitution de Montréal. Elle sera toutefois marquée par l’évolution
période, les caractéristiques géographiques du lieu suggèrent que le site du domaine ait du contexte environnant et par l’arrivée progressive de nouveaux usagers et activités,
pu être à la fois un lieu d’établissement, d’échange, de passage et / ou d’enterrement pour reflétées notamment par le remaniement du territoire et de ses délimitations au profit de
plusieurs nations autochtones. la croissance urbaine.

Lors des premiers contacts officiels avec les Européens au 15e siècle, la fréquentation La présente section du Plan directeur retrace l’histoire du domaine à travers les vocations
de l’île sera alors documentée par Jacques Cartier, qui y décrira sa visite au village de qui y furent implantées. Celles-ci sont intrinsèquement liées à l’histoire même des PSS de
Hochelaga et sa rencontre avec ses habitants. Au 17e siècle, les Français investiront dans Montréal. Évoluant au gré des activités et des besoins, ces vocations sont synthétisées en
le développement de la colonie française qui s’installera peu à peu dans la vallée du St- trois périodes historiques distinctes :
Laurent. Outre le commerce, les activités missionnaires y seront favorisées dans l’espoir de 1. Période missionnaire (1675-1705)- Vocation théologique et éducative : la mission
convertir les peuples autochtones et de créer des alliances dans la prise de possession d’un de la Montagne et son fort;
territoire marqué par des conflits territoriaux. 2. Période seigneuriale (1705-1854)- Vocation récréative et agricole : les vergers et la
maison de campagne des Sulpiciens;
Sous le régime français, les Prêtres de Saint-Sulpice (PSS) seront les Seigneurs de l’île de 3. Période institutionnelle (1854-1967) - vocation théologique et éducative:
Montréal ainsi que de plusieurs régions avoisinantes (1663-1840). Arrivés en 1657 afin l’implantation et la croissance du Grand Séminaire, Collège de Montréal, et des
de prendre en charge la paroisse fondée par la Société Notre-Dame de Montréal, ils aménagements et occupations associés.
deviennent rapidement les planificateurs du développement du territoire pour en favoriser
la colonisation. Grands propriétaires terriens, ils réservent entre autres un site situé sur le L’occupation actuelle, établie dès 1967, est résumée dans la section suivante.
flanc sud du mont Royal, d’une superficie initiale d’environ 420 arpents, pour implanter
Régime français (1608-1759)

1603 1619 1642 1663


Samuel de Présence du récollet - FondaƟon de Ville-Marie Les prêtres de Saint-Sulpice 1760
1535 Champlain voyage Guillaume Poulain - FondaƟon de la deviennent seigneurs de CapitulaƟon
Voyage de Jacques CarƟer pour la première fois prêchant aux Autochtones Compagnie de l’île de Montréal et de la 1701 de Montréal
décrivant le village de à l’île de Montréal aux Ňancs du Mont-Royal Saint-Sulpice en France seigneurie de Saint-Sulpice Grande Paix à l’armée
Hochelaga de Montréal britannique

FondaƟon de la mission AcquisiƟon de la


Samuel de Champlain La Société Notre-Dame, Arrivée des de la Montagne Seigneurie du
envisage d’établir un fondée en 1639, prend prêtres de
poste de traite saisonnier possession de l’île de Saint-Sulpice sur
1675 Lac-des-Deux-Montagnes - Guerre de la Conquête
1717 - CréaƟon de la Province
sur l’île de Montréal Montréal l’île de Montréal AƩribuƟon du territoire du du Québec, colonie
Domaine de la Montagne britannique (1763)
1611 1640 1657
LÉGENDE 1665 1754-1763
Évènements historiques relaƟfs aux
prêtres de Saint-Sulpice ou au Domaine

Évènements historiques relaƟfs à


l’histoire de la ville de Montréal Période missionnaire Période seigneuriale
(1675-1705) (1705-1854)
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2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ

Figure 2 - Frederick N. Boxer, Montreal - Pocket map of the city of Montreal, 1861, (BANQ)

Régime britannique (1759-1867) Canada (1867 à ce jour)

1840
1791 1832 Libérés de leurs rôles et
obligaƟons de Seigneurs de
1883-1918 1937-1960 1962-1965 1970-1974
- Acte consƟtuƟonnel Montréal Montréal, les Sulpiciens sont
Mise en tutelle de Concile Les tours du Fort-de-la-Montagne
créant le Bas-Canada, province de consƟtuée désormais responsables de 1867 Montréal augmente son territoire 1929 Saint-Sulpice par VaƟcan II reconnues par le gouvernement
l’Amérique du Nord britannique oĸciellement la formaƟon des futurs ConfédéraƟon en annexant une vingtaine de Crise le gouvernement du Canada et classées par le
- Nouvelles limites de Montréal en ville prêtres du diocèse canadienne municipalités avoisinantes économique du Québec gouvernement du Québec

AboliƟon du La populaƟon Le Domaine des Messieurs 2018


régime seigneurial ConstrucƟon du premier chemin montréalaise RévoluƟon de Saint-Sulpice déclaré site
DémoliƟon des aƩeint 1 000 000
de fer transconƟnental canadien tranquille historique par le Ministère
forƟĮcaƟons 1854 par la compagnie montréalaise des Aīaires culturelles
de Montréal
CréaƟon du Canada-Uni (Acte
1931 1960-1970
Canadien PaciĮque 1982
1804-1817 d’Union) dont la capitale est
1881-1885
Montréal (1844-1849)

1841-1849

Période insƟtuƟonnelle Période contemporaine


(1854-1967) (1967 à ce jour)
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2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ OCCUPATION DES LIEUX

Occupation des lieux

Depuis sa fondation au milieu du 17e siècle, le domaine du Fort-de-la-Montagne fut sujet à


de nombreux changements. Alors implanté dans un environnement en retrait des activités
de Ville-Marie, le site était propice aux premiers usages qui furent insufflés par les Prêtres
de Saint-Sulpice (PSS). Certaines vocations ont depuis entièrement disparu, tandis que
d’autres ont su perdurer, s’adaptant, voire même réapparaissant au gré des intérêts des PSS.
L’évolution du contexte ainsi que l’apparition de nouveaux acteurs ont également contribué
aux transformations du domaine. Comme le témoigne la continuité de la présence des
PSS sur la propriété, ces évolutions, lisibles aujourd’hui dans le cadre paysager et bâti, ont
été progressivement développées dans le respect des activités sulpiciennes et toujours
lien avec la trame urbaine qui l’entourent aujourd’hui, les Prêtres étant des partenaires
fondateurs privilégiés dans le développement de la ville.

PÉRIODE MISSIONNAIRE 1675 1705 VOCATION THÉOLOGIQUE ET


ÉDUCATIVE

Domaine seigneurial des Sulpiciens dès 1665, le territoire accueille des fonctions théologique
et éducative à partir de 1675, lorsque la mission de la Montagne est officiellement fondée
et où cohabiteront durant une trentaine d’années familles autochtones et missionnaires
français. Elle est dirigée par les prêtres de Saint-Sulpice afin de favoriser l’évangélisation des
populations des Premières Nations. L’enseignement des femmes autochtones sera alors
confié aux religieuses de la Congrégation de Marguerite Bourgeoys; à cet égard, deux de ces
femmes, Marie-Thérèse Gannensagouas et Marie Barbe Attontinon/Atontinon (d’Onotais),
deviendront enseignantes religieuses de la mission et se démarqueront par l’importance de
leur contribution à l’œuvre des sulpiciens.

La mission de la Montagne est également le lieu de transmission des pratiques agricoles


françaises en Amérique puisque plusieurs potagers, vignobles et vergers sont aménagés
afin de subvenir aux besoins de ses habitants, mais aussi des prêtres du Séminaire de Saint-
Sulpice alors situé dans la cité fortifiée de Ville-Marie. En effet, si la mission est au cœur
du vaste territoire seigneurial, le domaine du Fort-de-la-Montagne évolue en retrait des
activités urbaines de la jeune cité coloniale. Les terres agricoles dominent ainsi une grande
majorité des terres, devenant rapidement un élément structurant du domaine.

De cette période, seules subsistent à l’entrée du Grand Séminaire actuel deux des quatre
tours du fort de la Montagne. Construit en pierre entre 1684 et 1686 par le Sulpicien
François Vachon de Belmont, celui-ci permet de protéger la mission et ses terres agricoles.
Ce rôle défensif disparaîtra au tournant du 18e siècle suite au déplacement de la mission
au Sault-au-Récollet, au nord-ouest de l’île de Montréal, ainsi qu’à la signature de la grande Figure 3 - François Vachon de Belmont, Plan de la Mission de la Montagne, 1694, (Archives na onales de France) -
On y voit l'incendie ravageant le village amérindien dans le coin inférieur gauche du plan.
Paix de Montréal.

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2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ OCCUPATION DES LIEUX

Figure 4 - Maque e du Fort-de-la-montagne, réalisée en 2007 par les étudiants en Techniques de muséologie du Collège Montmorency, sous la direc on de Guy Perron

1692
1684-1686 ConstrucƟons: Aménagements:
- Palissades en bois entourant le village - Champs culƟvés à l’extérieur
1675 1679 ConstrucƟons: - 1 grange - Potager à l’intérieur
- Fort de la Montagne
Les Sulpiciens font borner le ConstrucƟon:
1665 terrain et fondent la mission
avec palissade 1696-1706
- 1 maison en bois - 4 (2) tours en pierre
AƩribuƟon par les Prêtres de de la Montagne pour l’instrucƟon (2 pièces au rez-de-chaussée) Les familles autochtones de la mission de la Montagne
- 1 grenier en bois
Saint-Sulpice du Domaine de la des Autochtones et leur sont déplacées vers la mission au Sault-au-Récollet
au-dessus du vivier
Montagne qui devient un de conversion au catholicisme
leurs domaines seigneuriaux

1705
Incendie majeur qui détruit, à l’intérieur du
Regroupement de familles La mission comprend: village, des maisons longues, une église,
autochtones en un peƟt hameau - 1 village regroupant les familles autochtones des maisons de charpente et les palissades.
- des terres agricoles Le fort est épargné.
1670-1675 - 1 maison
- 1 vivier 1694
LÉGENDE - 1 bassin
- 1 potager
Texte Éléments construits encore présents - 2 églises (1 dans le fort et 1 dans le village)
Texte Éléments construits aujourd’hui disparus 1680-1690

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2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ OCCUPATION DES LIEUX

PÉRIODE SEIGNEURIALE 1705 1854 VOCATION RÉCRÉATIVE ET


AGRICOLE

Entre le début du 18e et le milieu du 19e siècle, le domaine du Fort-de-la-Montagne est


principalement dévoué à la culture de vignes et d’arbres fruitiers. Libéré de sa fonction
défensive, le fort devient dès lors une base opérationnelle pour les activités agricoles.
Les surplus en denrées alimentaires sont alors vendus sur les marchés publics. Lieu
d’approvisionnement, mais aussi de détente, les Sulpiciens font progressivement du
domaine du Fort-de-la-Montagne leur maison de campagne et l’agrandissent à cet effet.
Ces activités permettent d’assurer la reconversion progressive du domaine, marqué par la
fin de ses activités missionnaires en 1705.

En parallèle, une parcelle du site est consacrée à l’exploitation d’une carrière de pierre.
Celle-ci permettra notamment d’approvisionner les constructions futures du site.

Quant à l’environnement d’implantation, celui-ci connaît peu d’évolution. Le domaine


est reconnu pour ses charmes champêtres et ses vues plongeantes vers la ville en
développement.
Figure 6 - Henry Richard S. Bunne , Priest's Farm, Montreal, autour de 1885-1889, (Musée McCord)

C’est vers la fin de cette période que les Sulpiciens de Montréal sont relevés de leurs droits
seigneuriaux, ainsi qu’ils sont chargés de la formation des prêtres du diocèse. Ce changement 1705-1750
du rôle des PSS amènera au domaine de nouvelles fonctions et, par conséquent, une ConstrucƟons: IntervenƟon:
nouvelle période de développement. - Mur en pierre (parƟe nord-est du - DécoraƟon de la chapelle
domaine)
- 1 serre
- 1 nouveau bassin
- 1 four à chaux
1696-1706 - Agrandissement de la maison des prêtres
Les familles autochtones de la - 1 bâƟment de service en pierre derrière
mission de la Montagne sont la maison avec 2 pressoirs
déplacées vers la mission au
Sault-au-Récollet

- ÉƟolement de la fréquentaƟon du Domaine du


LÉGENDE Fort-de-la-Montagne par les familles autochtones.
- Fermeture de la mission de la Montagne
Texte Éléments construits encore présents
1706
Texte Éléments construits aujourd’hui disparus

Domaine consacré aux usages agricoles, à la producƟon de la pierre

Figure 5 - George Seton, aquarelle, 1850, (Royal Ontario Museum)


1705-1794

20 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ OCCUPATION DES LIEUX

Figure 7 - James Cane, Topographical and pictorial map of the city of Montreal, 1846, (BANQ)

e À parƟr de 1792
IntervenƟon:
- Remplacement des toitures en ardoise des tours par du bardeau de bois

1795
Les murs de pierre du domaine reconnus
comme la délimitaƟon du Fort des Messieurs 1840
Les prêtres, libérés de leur rôle de Seigneurs de
1796 Montréal, sont dorénavant responsables de la
IntervenƟon: formaƟon des futurs prêtres du diocèse
- RestauraƟon du Domaine de la Montagne

ConstrucƟon: IntervenƟons:
1854
- Ferme sous les noyers - Tour ouest uƟlisée temporairement
Certaines sources d’eau de la parƟe nord-ouest du domaine sont cédées pour Aménagement:
comme dépotoir
alimenter la ville (1799-1801) 1803 - Chapelle aménagée dans la tour - Escalier entre la rue Sherbrooke
sud-est et la maison du domaine
ConstrucƟons: DémoliƟon: ConstrucƟon:
- Ajout d’un étage à la maison
- Mur en pierre (parƟe nord-ouest) du domaine - Église - 1 pergolas à l’extrémité occidentale du bassin 1850
- 1 porte dans la courƟne sud 1826
IntervenƟon:
1750-1800 - Réaménagement du bassin (aspect actuel)
Aménagement:
IntervenƟon: - Nivellement du talus le long de
1801 - Aménagement d’une Sherbrooke dans la parƟe ouest du
(exploitaƟon d’une carrière) et au délassement des seigneurs chapelle dans la tour sud-est domaine au sud du mur de pierre
1824 1847

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2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ OCCUPATION DES LIEUX

PÉRIODE INSTITUTIONNELLE 1854 1967 VOCATION THÉOLOGIQUE ET


ÉDUCATIVE

Le retour des vocations fondatrices du domaine du Fort-de-la-Montagne est symbolisé par


la construction du Grand Séminaire (GS) entre 1854 et 1857. Il permet d’abriter la nouvelle
formation théologique, intellectuelle, pastorale et spirituelle dispensée aux futurs prêtres
du Diocèse. L’édifice en pierre grise est par la suite agrandi durant la deuxième moitié
du 19e siècle afin de répondre aux besoins croissants engendrés par le rayonnement de
l’institution : en effet, les séminaristes sont nombreux, provenant des régions avoisinantes,
mais également de plusieurs provinces canadiennes, mêlant communautés francophones
et anglophones, ainsi que de différents pays du monde entier tels que le Japon et les États-
Unis.

L’implantation de deux nouvelles institutions renforce la réapparition des vocations


éducative et religieuse du domaine : d’abord en 1861-1862 avec l’arrivée du Collège de
Montréal (CM), un établissement d’enseignement secondaire pour garçons connu à ses
fondements pour sa discipline pieuse; puis en 1878, avec la création de la Faculté de
Théologie de l’Université de Laval à Montréal au sein du Grand Séminaire.

Par ailleurs, Les Petites Filles de Saint-Joseph construisent à la même période leur résidence Figure 8 - William Notman, Priests Farm, 1859, (Musée McCord) - La maison des Sulpiciens est encore présente.
derrière le Collège de Montréal, soutenant par le fait même les vocations religieuse et
éducative des lieux, qui supplantent largement les activités agricoles autrefois prospères. 1872-1878
Les religieuses s’occupent, entre autres, de la confection d’habits ecclésiastiques, de travaux 1854-1860
ménagers et des cuisines du Collège. Aménagements: - Jeux de pelote pour CM et d’autres pour
- Ailes centrale et Saint-Marc, - Chemin vers la ferme des cours de philosophie
enveloppe noyers - Mur de pierre le long de Sherbrooke
Presque entièrement délimité par des murailles de pierre, le domaine demeure en retrait de de la chapelle (GS) - Parterre (GS) - Ancien atelier (maison Vanier)
- Jeux de Balles (GS) - Plateau au nord du bassin - Maison des employés
la ville. Les Sulpiciens se départissent de plusieurs terrains afin d’assurer le financement de - Caveau
leurs diverses activités d’enseignement au fur et à mesure que la ville de Montréal prend de - Ajout d’un étage au GS avec toit mansardé
- Maison des Sulpiciens - Aile Ouest (GS)
l’ampleur géographique et démographique. Le noyau du domaine est ainsi progressivement
encerclé par l’expansion urbaine. Si les Sulpiciens sont largement impliqués dans la société - 1er aménagement de la crypte
montréalaise, les institutions conventuelles du domaine permettent de maintenir la
quiétude des lieux.
1854
Il est à noter que c’est durant ces grands bouleversements qu’apparaissent les premières La ferme sous les noyers n’est
manifestations d’une conscience de conservation du patrimoine chez les propriétaires des Le CM déménage au GS (1861-1862)
lieux. Afin de conserver la mémoire du domaine, les Sulpiciens décident volontairement campagne.

de préserver les deux tours sud de l’ancien fort de la Montagne, qui sera remplacé par le - Corps central et ailes nord/sud CM - Fenêtres de la chapelle du GS
Grand Séminaire. - Chauīerie - 1er décor de la chapelle - Grande serre (à l’ouest du GS)
- Résidence des employés - Nouvelle chapelle du CM
- Brèche dans le mur de pierre (CM)
1880-1890

1861-1871

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2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ OCCUPATION DES LIEUX

Figure 9 - René Marinier p.s.s., Vue aérienne du Grand Séminaire et du Collège de Montréal (perspec ve sud), Septembre 1939, P5:C.3.1-3/01 (Univers culturel de Saint-Sulpice, Département des archives)

1890-1900 1930-1932 1950-1959


domaine (1890)
- Garages (GS)
promoteurs pour le développement
- Maison des employés Sherbrooke
immobilier St. Sulpice Height (1932)
1910-1917 - Ailes des anciens (CM) - Parterre ornemental (CM)
- Ouverture d’une carrière à
l’ouest du domaine La tour n’est oĸciellement plus
Aménagements:
- Résidence des employés (nord du bassin) - Champ de baseball qui
Aménagement: - Ermitage remplace le verger au sud du
- Talus au nord de la cour des - Serre au nord-est du domaine bassin
grands du CM - Agrandissement de la ferme sous les noyers - Nouvelle entrée principale (GS)

1967
- Caveau Aménagement:
- Aile du centenaire (GS)
- Jeu de Balle au nord du GS - Jeu de baseball dans la
- Aile ouest 2 du GS Sacré-coeur (1926) et aux promoteurs du développement immobilier cour des grands (CM) des escaliers au sous-sol et au
Priest Farm (1928) Aménagements:
- Pavillon au bout du bassin rez-de-chaussée (CM)
- Maison des PeƟtes Filles de St-Joseph Aménagements: en gymnase et salle de quilles 1960-1967
- Atelier adjacent à la chauīerie - Agrandissement de la maison - Brèche dans le mur du XVIIIe
sous les noyers et ajout d’un toit - Accès véhiculaires latéraux
Aménagements: entre le bassin et le GS
mansardé remplaçant l’escalier entre la rue
- Crypte du GS
- Escalier couvert entre le CM et Sherbrooke et le parterre du GS
LÉGENDE
- Agrandissement du nouveau l’Ermitage
décor de la chapelle du GS 1940-1941 Texte Éléments construits encore présents
- Bibliothèque du GS 1920-1928 Texte Éléments construits aujourd’hui disparus
1900-1909
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2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ OCCUPATION ACTUELLE

Occupation actuelle (depuis 1967)

Si la vocation spirituelle et éducative des lieux demeure encore présente depuis les années actuelles du domaine seront confirmées à la fois par le classement de ce dernier par le
1960, notamment à travers la mission d’accueil et de formation pastorale des futurs gouvernement provincial en 1982 et par la vente du Séminaire de philosophie en 2008.
prêtres du Grand Séminaire (GS), celle-ci s’est toutefois atténuée au gré des changements Le mode de gestion de la propriété sera d’ailleurs influencé par ces deux évènements,
importants qui marquent la seconde moitié du 20e siècle. Une diminution drastique de et ce encore aujourd’hui. En effet, la désignation de différents éléments de la propriété,
la fréquentation du Séminaire s’observe parallèlement aux changements induits par la en commençant par celle des tours en 1970, ouvre la porte à une nouvelle collaboration
Révolution tranquille, notamment la prise en charge par l’État de nombreux services entre l’état et les PSS ce qui permet d’assurer l’entretien des éléments de grande valeur
autrefois dispensés par les différentes communautés religieuses et l’importante baisse de du domaine. Les PSS adopteront également à plus d’une reprise l’outil de la location de
la pratique religieuse dans les populations montréalaise et québécoise. certaines parties de leur propriété afin de partager les responsabilités d’entretien avec
d’autres partenaires et s’assurer un certain revenu de fonctionnement.
Reflet de cette situation, le domaine des PSS subit certaines transformations, tant au niveau
organisationnel, qu’au niveau de bâtiments et de leur occupation. La Faculté de Théologie C’est ainsi que l’ensemble des bâtiments et du site formant le Collège de Montréal (CM) a été
cédé par bail emphytéotique à la nouvelle corporation laïque, formée en 1994 pour assurer
quitte les lieux pour s’installer sur le campus de l’Université de Montréal en 1967. En 1978,
le centre de formation théologique est toutefois établi au Grand Séminaire; ce même les activités d’enseignement du Collège. La vitalité de celui-ci et son évolution pédagogique
sont d’ailleurs marquées par l’arrivée en 1997 des premières étudiantes ainsi que par les
centre s’affilie par la suite en 1979 à l’Université pontificale du Latran. Ces gestes seront
agrandissements et réaménagements de ses locaux. Aussi, l’abandon de plusieurs parcelles
néanmoins insuffisants pour éviter la baisse significative du taux d’occupation des lieux, un
phénomène toujours d’actualité. En effet, de nombreux locaux du Grand Séminaire sont du site autrefois dédiées à la culture maraîchère ou aux installations de loisirs à l’usage
toujours vacants ou sous-utilisés aujourd’hui, notamment dans l’aile Ouest. des séminaristes, ainsi que l’avènement de nouveaux besoins d’accommodement de
véhicules automobiles, ont progressivement contribué à l’établissement de nombreuses
En outre, le site du domaine du Fort-de-la-Montagne subit un dernier morcellement aires de stationnement. Jusqu’à tout récemment, la location de ces aires de stationnement,
au courant des années 70 lorsque la partie nord-ouest correspondant au Séminaire d’une superficie équivalente à environ le quart du site, représentait une source de revenus
de philosophie est cédée par bail aux Sœurs de la Congrégation. Par la suite, les limites importante pour le PSS.

1995-1999
2014-2017
1967-1978 ConstrucƟon:
RestauraƟons:
Aménagement:
- Nouveau gymnase (CM) 2008 - Toiture de la chapelle (GS)
- Premiers staƟonnements d’envergure devant l’aile RestauraƟon: Vente du site - Mur de la rue Seaforth
ouest du GS et au sud de la maison des employés - Ancien caveau suite à un incendie du Séminaire - Fenêtres de l’aile du centenaire
de philosophie

1967 2017

RestauraƟons:
IntervenƟons: RestauraƟons: - Bassin
- RénovaƟon des locaux des séminaristes - Parterre du GS - Ermitage
- TransformaƟon de l’ancien atelier (maison Vanier) - Tours du Fort-de-la-Montagne LÉGENDE
2001-2006
Aménagements: DémoliƟon: Texte Éléments construits encore présents
- StaƟonnements sur plusieurs plateaux du terrain - Cheminée de la chauīerie
- Place d’interprétaƟon Texte Éléments construits aujourd’hui disparus
- Remontée du mur de la rue Sherbrooke

1980-1990
24 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ OCCUPATION ACTUELLE

Figure 10 - Vue aérienne du domaine, 2017, (Google Earth)

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2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ

ÉLÉMENTS BÂTIS

Le domaine du Fort-de-la-Montagne a évolué selon les vocations qui lui ont été consacrées. se référer au chapitre suivant; et les interventions requises dans les prochaines années. À
La propriété aujourd’hui est donc structurée en fonction de ces différentes transformations, ce propos, un plan quinquennal d’interventions, qu’il est possible de consulter en annexe,
et si la vocation théologique et éducative reste bien vivante depuis la construction des a été élaboré en 2016 à la demande des PSS afin d’encadrer les travaux d’entretien et de
premiers pavillons du Grand Séminaire (GS), nous retrouvons sur le site des éléments bâtis mise en valeur nécessaires au maintien et à la conservation d’éléments bâtis de grande
de toutes les époques. Ceux-ci sont identifiés selon leur date de construction sur la carte importance.
ci-contre.
Si certains des éléments bâtis maintiennent aujourd’hui leur fonction d’origine, certains
Les bâtiments formant le Collège de Montréal (CM) étant situés dans une zone soumise à un sont présentement vacants. Les ailes Ouest sont un exemple où un élément de valeur
bail emphytéotique, leur entretien et leur exploitation quotidienne est sous la responsabilité n’est plus en usage étant donné une évolution des besoins des PSS. D’autres bâtiments de
d’autres. Le tableau ci-dessous dresse donc un portrait uniquement des bâtiments occupés moindre valeur, principalement dédiés à une fonction technique, sont également vacants,
et entretenus par les PSS. Pour chacun d’eux, nous y indiquons sa fonction actuelle ainsi que voire condamnés. Ce sont les nouvelles interventions sur ces éléments, ainsi que les usages
les précédentes; si une reconnaissance patrimoniale lui est attribuée, pour laquelle il faudra qui leur seront attribués, qui formeront le squelette du nouveau campus du Fort-de-la-
Montagne.
RECONNAISSANCE INTERVENTIONS REQUISES
ÉLÉMENT BÂTI FONCTION ACTUELLE FONCTIONS ANTÉRIEURES PATRIMONIALE COURT MOYEN
LONG
(voir chapitre 3) TERME TERME
Enseignement / résidence / chapelle / Enseignement / résidence / chapelle / lieu de sépulture
Grand Séminaire de Montréal 3
lieu de sépulture
Aile du centenaire 23 Enseignement Enseignement
Aile Ouest 9 Vacant Enseignement / résidence
Aile Ouest 2 15 Vacant Enseignement / résidence
Tours du Fort de la Montagne 1 Interpréta on du site Défense, résidence, lieu de sépulture, chapelle,
enseignement, boulangerie
Place d'interpréta on 27 Interpréta on du site
Mur de pierre de la rue Sherbrooke 7 Interpréta on du site Délimita on du GS et du CM à la rue Sherbrooke
Maison Vanier 6 Commercial / professionnel Atelier de travail
Ancien caveau - sud 14 Entreposage et dépôt Entreposage des récoltes
Bassin 2 Paysage / Interpréta on du site Drainage et capta on des eaux de ruissellement, paysage
Chaufferie 5 Vacant Salle mécanique reliée aux bâ ments principaux par un
tunnel
Atelier de la chaufferie 18 Entreposage Entre en technique / résidence
Jeu de balle 13 Vacant / condamné Jeu de balle, entreposage et sta onnement
Garages 24 Vacant / condamné Garage
Garages 26 Entreposage Garage
Ves ges des murailles en pierres A Interpréta on du site Délimita on des vergers

26 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-0 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
LÉGENDE
AV. # IDENTIFICATION DATE
du
DOC ÉPOQUE À VOCATION MISSIONNAIRE
TEUR (ÉVANGÉLISATION ET ÉDUCATION) - 1665-1705
PENFIEL
D 1 TOURS DU FORT DE LA MONTAGNE / v. 1684-86
TOURS DES SULPICIENS / TOURS DU
FORT-DES-MESSIEURS-DE-SAINT-
SULPICE

AV. ATWATER
ÉPOQUE À VOCATION RÉCRÉATIVE ET AGRICOLE -

CH
1705-1854
11*

EM
10* 2 BASSIN v. 1731-47

IN
A A VESTIGES DES MURAILLES DE PIERRE XVIIIe

de
20* ÉPOQUE À VOCATION THÉOLOGIQUE ET ÉDUCATIVE

LA
MODERNE - 1854-1967


A
21*

TE
3a GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL 1854-57
A

-D
3b AILE SAINT-MARC (GS) 1854-57

ES
3c CHAPELLE ET AMÉNAGEMENT DE Chapelle 1854

-N
LA CRYPTE (GS) Crypte 1875

EI
GE
4a* COLLÈGE DE MONTRÉAL 1868-71
18 19*

S
26 24 4b* AILE SUD (CM) 1868-71
5
13 4c* AILE NORD (CM) 1868-71
5 CHAUFFERIE 1870
6 ANCIEN ATELIER / MAISON VANIER / 1873
22* BOUTIQUE
17* 7 MUR DE PIERRE 1873
8* JEU DE BALLE (CM) 1874
9 AILE OUEST (GS) 1875-77
10* ANCIEN CAVEAU v. 1875
2 11* MAISON DES EMPLOYÉS v. 1875
23 12*
4c* 12* CHAPELLE DU COLLÈGE 1881-83
13 JEU DE BALLE / PRÉAU (GS) 1900
8*
15 9 3a 4a* 25* 28* 14 ANCIEN CAVEAU 1900
15 AILE OUEST 2 (GS) 1900-02
16 AGRANDISSEMENT CHAPELLE (GS) 1904-07
3b 3c 4b* 17* MAISON DES PETITES FILLES 1909
DE SAINT-JOSEPH
18 ATELIER DE LA CHAUFFERIE 1909
16
19* ERMITAGE 1911-13
RUE SH 20* FONDATIONS ANCIENNE SERRE
ERBRO 14
avant 1917
OKE 6 21* RÉSIDENCE DES EMPLOYÉS après 1917
1 1 7
27 6 22* ESCALIER COUVERT v. 1920
23 AILE DU CENTENAIRE (GS) 1940-41
RUE LAMBERT CLOSSE

24 GARAGE (GS) v. 1950

ATTHIEU
25* AILE DES ANCIENS (CM) 1958-59

RUE SAINT-MARC
ÉPOQUE À VOCATION THÉOLOGIQUE ET ÉDUCATIVE
RUE CHOMEDEY

CONTEMPORAINE - 1967-2018

RUE SAINTT--MA
RUE DU FORT

26 GARAGE (GS) v. 1970


27 PLACE D’INTERPRÉTATION 1989-90
28* NOUVEAU GYMNASE DU COLLÈGE 1998

25m 100m 200m

Figure 11 - Carte d'iden fica on des bâ ments 0m 50m


2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ

Figure 12 - Entrée du Grand Séminaire de Montréal avec les tours sud du Fort-de-la-Montagne, 2018, (EVOQ)

Figure 13 - L'ancien atelier (maison Vanier) et l'ancien caveau sur la rue Sherbrooke, 2016, (EVOQ) Figure 14 - Mur Seaforth, 2017, (EVOQ)

28 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ

Figure 15 - Vue générale de l'arrière du Grand Séminaire de Montréal incluant les sta onnements entourant l'aile du Centenaire, 2017, (EVOQ)

Figure 16 - L'ancien jeu de balles (préau) à gauche et la chaufferie à droite, 2017, (EVOQ) Figure 17 - René Marinier p.s.s., Collège de Montréal: chaufferie, [1955 ?], P5:C.1.1-6/099, (Univers culturel de
Saint-Sulpice, Département des archives)
EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 29
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ

PAYSAGES

Les paysages du domaine sont nombreux et variés et ont évolué selon les vocations, les
changements d’usage et les besoins des différentes époques, à l’instar des éléments bâtis ÉLÉMENT DE PAYSAGE VOCATION ACTUELLE VOCATIONS ANTÉRIEURES
présents sur la propriété aujourd’hui. D’aucuns ont maintenu leur vocation de base, des
Parterre du GS, incluant la 1 Parterre ornemental Fort de Belmont, jardin clos
terres autrefois cultivées ont été laissées en friche, certains aménagements ornementaux place d’interpréta on interpréta f
ont aujourd’hui disparu et plusieurs parcelles ont suivi une évolution similaire, passant d’une
terre cultivée à un terrain sportif à un stationnement. Bien qu’une superficie importante Parterre des ailes ouest du GS 2 Accès véhiculaire/aire de Ancienne maison de ferme,
du site soit actuellement dédiée aux aires de stationnement, l’étendue du couvert végétal sta onnement serre, espace u litaire
de la propriété représente une caractéristique spécifique de ce secteur du centre-ville. Talus Nord-ouest de la rue 3 Non déterminée Agriculture
Cette diversité dans les paysages est tributaire des différents éléments caractéristiques Sherbrooke
du site. En effet, l’implantation en flanc du Mont-Royal, les éléments bâtis monumentaux
Terrasse Sud du bassin 4 a. Boisé Verger (poirier), jeu de
accompagnés de dépendances, l’aménagement en terrasses, la présence du bassin, les
b. Aire de sta onnement baseball (b)
parterres plus aménagés et les alignements des arbres sont autant de facteurs à prendre en
compte dans la compréhension du domaine et lors d’interventions futures. Bassin 5 Sen er de médita on Drainage et capta on des
eaux de ruissellement,
Les différentes infrastructures du domaine façonnent également l’ensemble du domaine. En espace de médita on
termes de circulation, trois entrées à partir de la rue Sherbrooke permettent aux véhicules Terrasse Nord du bassin 6 a. Terrain spor f Prairie, arbres frui ers, canal
d’accéder à l’ensemble du domaine; l’entrée principale du Collège de Montréal (CM), qui
b. Aire de sta onnement
est également reliée à l’Ermitage et à son accès du chemin de la Côte-des-Neiges; l’entrée
principale du Grand Séminaire (GS); et l’entrée latérale qui permet d’atteindre la partie Boisé Nord-Ouest 7 Boisé avec chemin Verger, carrière
nord du site. De nombreuses aires de stationnement ont été aménagées sur l’ensemble du d'accès aux propriétés
site totalisant environ 600 cases. Quant à l’accès piétonnier, les trottoirs et sentiers pavés avoisinantes
sont principalement concentrés au parterre du Grand Séminaire et du Collège de Montréal Terrasses Nord du GS 8 Aires de sta onnement a. Parterre ornemental
ainsi qu’à la terrasse centrale. L’éclairage extérieur est présentement assuré par une série (années 40)
a. Terrasse entre le GS et le
de lampadaires et d’appareils d’éclairage d’appoint installés en façade. Une servitude bassin
d’accès municipale pour l’aqueduc traverse le nord du site et prend la forme d’un chemin
b. Terrasse entre le GS et la
semi-boisé dans la partie ouest du site. Enfin, un tunnel désaffecté relie la chaufferie aux
chapelle du CM
bâtiments principaux du Séminaire.
Terrasse centrale 9 Aire de sta onnement Terrains de tennis, croquets,
Tout comme pour les éléments bâtis des pages précédentes, le tableau ci-contre dresse vergers
le portrait des différents paysages actuels du site sous la responsabilité des PSS afin d’en Terrasse aux abords de 10 Espace de service et aires Vergers
dégager le potentiel d’intervention et de mettre en valeur les qualités paysagères du la chaufferie, incluant le de sta onnement
domaine. C’est un premier pas vers une analyse complète, dans laquelle un spécialiste tel sta onnement
qu’un urbaniste ou architecte de paysage découperait le domaine en différentes unités
de paysage, identifiables selon des paramètres communs englobant à la fois le bâti et Boisé Nord 11 Boisé escarpé Vignes
l’aménagement du terrain et qui pourrait être entreprise lors de la réalisation des différentes Terrasse Nord, incluant les 12 Aires de sta onnement Vergers et vignes en pente
étapes du présent plan directeur. maisons des employés douce

30 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-0 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
LÉGENDE
# IDENTIFICATION
AV.
du 1 PARTERRE DU GS INCLUANT LA
DOC PLACE D’INTERPRÉTATION
TEUR
PENFIEL 2 PARTERRE DES AILES OUEST DU GS
D 3 TALUS NORD-OUEST DE LA RUE
SHERBROOKE
4 TERRASSE SUD DU BASSIN
a- BOISÉ

AV. ATWATER
b- STATIONNEMENT

CH
5 BASSIN

EM
6 TERRASSE NORD DU BASSIN

IN
a- TERRAIN SPORTIF

de
b- STATIONNEMENT

LA
7 BOISÉ NORD-OUEST


11 12

TE
8 TERRASSES NORD DU GS

-D
a- TERRASSE ENTRE GS ET BASSIN

ES
b- TERRASSE ENTRE GS + CHAPELLE

-N
EI
7 9 TERRASSE CENTRALE

GE
S
10 TERRASSE AUTOUR DE LA CHAUFFERIE

10
INCLUANT STATIONNEMENT EST

11 BOISÉ NORD

12 TERRASSE NORD INCLUANT


6a 6b 9 16* MAISON DES EMPLOYÉS

15* 13 PARTERRE DU CM
14 COUR DES PETITS ET SON TALUS

5
15 COUR DES GRANDS INCLUANT LE
8a 8b TERRAIN SPORTIF ET LE TALUS
DEVANT L’ERMITAGE

16 TERRAIN EN CONTREBAS AUTOUR


DE LA CHAPELLE DU CM
4a
4b ACCÈS SUR RUE SHERBROOKE
SERVITUDE MUNICIPALE POUR

2 14*
AQUEDUC

3 13* PASSAGE SOUTERRAIN

RUE SH
ERBRO 1
OKE

RUE SAINT-MATHIEU
RUE SAINT-MARC
RUE CHOMEDEY

RUE DU FORT

25m 100m 200m

Figure 18 - Carte d'iden fica on des paysages 0m 50m


2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ

Figure 19 - Tour ouest du Fort de la Montagne, 2017, (EVOQ)

Figure 20 - [Auteur?], Cour du Grand Séminaire, 1932, P5:C.3.8-3/288, (Univers culturel de Saint-Sulpice, Département des Figure 21 - René Marinier p.s.s, Lac du Grand Séminaire de Montréal, vers 1940, P5:C.3.1-4/013,
archives) (Univers culturel de Saint-Sulpice, Département des archives)

32 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ

Figure 22 - Chemin de servitude dans le boisé nord-ouest, 2018, (EVOQ) Figure 23 - Vue du bassin, 2017, (EVOQ)

Figure 24 - [Auteur?], Jardins et parterres du Grand Séminaire de Montréal (emplacement de l'actuel terrain de football), Figure 25 - [Auteur?], Grand Séminaire de Montréal [et] rue Sherbrooke, 1922, P5:C.3.8-3/043, (Univers
entre 1922 et 1938, I3:D.1-03/09, (Univers culturel de Saint-Sulpice, Département des archives) culturel de Saint-Sulpice, Département des archives)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 33
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ

Contexte urbain

Premier territoire construit dans cette partie de la ville de Montréal, le domaine du Fort-de-
la-Montagne représente aujourd’hui un site privilégié au croisement de plusieurs secteurs
aux composantes contrastées. À l’ouest du centre-ville de forte densité, il marque d’abord
une première rupture entre une trame urbaine quadrilatère largement commerciale et des
zones résidentielles de moindre densité composées de tracés parfois courbes et sinueux.
De plus, le domaine se trouve au pied du mont Royal, à la limite de la succession de coteaux
et de plateaux qui sépare le fleuve de la montagne. Par ailleurs, il marque la frontière
entre les secteurs traditionnellement bourgeois du nord de la rue Sherbrooke Ouest, et le
quartier plus modeste du sud de cette même rue. Rappelons que ces secteurs, aujourd’hui
très contrastés, étaient à l’origine la propriété de 420 arpents des prêtres sulpiciens qui
ont progressivement morcelé leur territoire. Au cœur d’un ensemble largement résidentiel
et commercial, le domaine du Fort-de-la-Montagne représente finalement le pivot d’un
réseau d’institutions conventuelles catholiques.

Le contexte urbain actuel du domaine peut être divisé en quatre secteurs distincts: le
Village Shaughnessy, connu également comme le Quartier des grands jardins, les quartiers
de Priest Farm et de St Sulpice Heights, la partie ouest du Mille carré, et finalement le
« quartier conventuel » composé d’édifices institutionnels parsemés sur le territoire.

Figure 26 - André Jobin, Map of the city of Montreal exhibi ng public property, Manufactories, the limits of the Figure 27 - Vue du contexte urbain entourant le site du Grand Séminaire et au-delà, 2018, (EVOQ)
City, and its divisions into Wards agreeably to the Mili a and Corpora on Laws; the Lachine Canal from its junc on
with the Port, to the distance of 11/2 Mile above, the division of the Common into Building lots &c from recent Survey
in 1834, 1834, (BANQ)

34 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-0 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
s
des Pin
Avenue LÉGENDE
VILLAGE SHAUGHNESSY / QUARTIER DES GRANDS JARDINS
2
MILLE CARRÉ

DÉVELOPPEMENT AUTOUR DE L’AVENUE ATWATER


ΈPRIEST FARM ET STͳSULPICE HEIGHTSΉ
PenĮeld
Avenue du Docteur-
QUARTIER CONVENTUEL
IDENTIFICATION DES BÂTIMENTS ENCORE EXISTANTS
ΈUSAGE ACTUEL OU PRÉVUΉ
9

Ch
COUVENT DES SOEURS GRISES
1

em
ΈRÉSIDENCES UNIVERSITAIRES DE L’UNIVERSITÉ CONCORDIAΉ

in
de
la
SÉMINAIRE DE PHILOSOPHIE
2


ΈIMMEUBLE RÉSIDENTIELΉ

te
-d
es
-N
ASILE DES VIEILLARDS DES PETITES SOEURS DES PAUVRES
3

ei
ΈINTÉGRÉ À UN DÉVELOPPEMENT IMMOBILIERΉ

ge
s
ANCIENNE MAISON MÈRE DE LA CONGRÉGATION DE NOTREͳDAME
5 ΈCOLLÈGE DAWSONΉ
7
COUVENT DES PETITES FILLES DE SAINTͳJOSEPH
Rue Sh
7 ΈINTÉGRÉ À UN DÉVELOPPEMENT IMMOBILIERΉ
erbroo
5 8 ke
ÉCOLE NORMALE JACQUESͳCARTIER
8 ΈMAISON MÈRE DE LA CONGRÉGATION DE NOTREͳDAMEΉ
Avenue Atwater

6 9 COUVENT ET PENSIONNAT DU SACRÉͳCOEUR

QUARTIER CONVENTUEL
IDENTIFICATION DES BÂTIMENTS DISPARUS

Boulevard Maisonneuve 4 CHAPELLE SAINTͳFRANÇOIS ET COUVENT SAINTͳJOSEPH

6 EXTERNAT

10 PENSIONNAT MONT STEͳMARIE

Rue Sainte-Catherine
Rue Saint-Mathieu
Rue Saint-Marc

Rue Bishop
Rue Macka
Rue du Fort

Rue Guy

1
Boule
vard
René
-Léve
sque

4 3

Autoroute Vi
lle-Marie
10

Figure 28 - Contexte urbain actuel du domaine


2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ CONTEXTE URBAIN

VILLAGE SHAUGHNESSY / QUARTIER DES GRANDS JARDINS

Ce quartier, aujourd’hui circonscrit par la rue Sherbrooke Ouest au nord, la rue Guy à l’est, Dans sa planification urbaine, la Ville de Montréal s’est engagée à poursuivre ces initiatives
l’avenue Atwater à l’ouest ainsi que par la déclinaison et l’autoroute Ville-Marie au sud, est au cours des prochaines années. Les réaménagements des rues Sainte-Catherine Ouest,
sujet au morcèlement du territoire des Sulpiciens dès le milieu du 19e siècle. Mansfield et de l’avenue Atwater sont ainsi prévus. Le redéveloppement de l’ilot de l’ancien
de l’Hôpital de Montréal pour enfants est présentement en cours, et un nombre important
En 1842, les rues Sainte-Catherine et Sherbrooke sont prolongées vers l’ouest; entre 1861 de projets immobiliers de très haute densité sont prévus à court terme sur le boulevard
et 1928, les Prêtres se départissent de plusieurs de leurs propriétés au sud de Sherbrooke René-Lévesque. Des statistiques récentes soulignent la croissance démographique du
au profit de nombreux promoteurs. Menée par ces investisseurs immobiliers ou par les Village Shaughnessy entre 2011 et 2015, révélant également la mobilité de ses usagers et la
prêtres eux-mêmes, la construction domiciliaire s’empare progressivement de la trame densité d’enfants scolarisables.
urbaine, avec l’implantation d’un grand nombre de maisons en rangée et de quelques
majestueuses demeures bourgeoises sur la rue Dorchester (aujourd’hui le boulevard René-
Lévesque), vers 1870-1880. Ce développement se poursuit plus au nord-ouest entre 1890 LE VILLAGE SHAUGHNESSY EN STATISTIQUES
et 1929, insufflé par l’aménagement de voies et chemins tels que l’avenue Atwater. Au
Popula on (2015) 25 000
sud de la rue Dorchester, des rues sont également tracées sur une bande de terre ayant
appartenu autrefois à l’ancien fief Saint-Joseph des religieuses hospitalières de l’Hôtel-Dieu Croissance de popula on (2011-2015) 28%
de Montréal. Nombre de projets résiden els réalisés (2011-15) 20
Nombre de nouvelles unités résiden elles réalisées (2011-15) 3 283
Afin de répondre aux nouveaux besoins engendrés par ce peuplement, plusieurs services,
institutions, et commodités desservent progressivement le secteur. Un parc public est Densité de popula on (2011) 2
≥ 20 000/km (sur ± ½ du secteur)
aménagé à l’angle de la rue Sainte-Catherine et de l’avenue Atwater avant 1890. Reconnu Densité moyenne, Ville-Marie 5 086/km2
comme le parc le plus à l’ouest de la ville de Montréal, il s’agit du Western Park, aujourd’hui
Densité moyenne, Montréal 4 517/km2
le Square Cabot.
Concentra on de personnes de 0 à 14 ans (par îlot) (2011) de < 2,5% à > 10%
e
À partir du début du 20 siècle, la rue Sainte-Catherine accentue finalement sa vocation Concentra on moyenne, Ville-Marie 7,1%
commerciale. En parallèle, des hôtels, hôtels-appartements, et, dès les années 1920, Concentra on moyenne, Montréal 15,2%
des maisons de rapport s’y établissent. Bouleversant la ligne d’horizon, cette croissance
démographique se poursuit, depuis 1950, avec la construction de plusieurs tours
d’habitation. Le Village Shaughnessy devient dès lors un quartier à forte densité de
population, avantageusement desservi par les stations de métro Guy-Concordia et Atwater,
inaugurées en 1966.

Au courant des dernières décennies, l’implantation et le développement de grandes


institutions éducatives et culturelles consolident largement l’identité du quartier. Citons
notamment le Centre Canadien d’Architecture, l’Université Concordia, le Collège LaSalle
et l’École des métiers de la restauration et du tourisme de Montréal. Plusieurs projets de
réaménagement, de redéveloppement et de reverdissement soutiennent finalement la
croissance continue du quartier.

36 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ CONTEXTE URBAIN

Figure 29 - Rue Tupper, 2017, (EVOQ) Figure 31 - Rue Saint-Mathieu, 2017, (EVOQ)

Figure 30 - Centre Canadien d'Architecture, 2018, (EVOQ) Figure 32 - Intersec on des rues Saint-Marc et Ste-Catherine Ouest, 2017, (EVOQ)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 37
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ CONTEXTE URBAIN

L’AVENUE ATWATER, PRIEST FARM ET ST. SULPICE HEIGHTS

Plus à l’ouest et au nord-ouest du domaine du Fort-de-la-Montagne, ces quartiers


résidentiels chevauchent les limites municipales de la ville de Montréal (arrondissement de
Ville-Marie) et de Westmount.

Le secteur le long de l’avenue Atwater est sujet au morcèlement du territoire des Sulpiciens
dès les années 1920 lorsqu’une partie du domaine du Fort-de-la-Montagne est transférée
à la Ville de Montréal pour l’ouverture de l’avenue Atwater. De tracé courbe, l’avenue
Atwater est alors progressivement ponctuée de grands bâtiments et de maisons en rangées
jumelées et isolées. Plus récemment, des immeubles de copropriété résidentiels d’environ
8 à 10 étages ont été construits. Aujourd’hui, l’avenue est caractérisée par plusieurs arbres
matures.

Projet de quartier résidentiel initié en 1928, Priest Farm s’établit en premier lieu sur un Figure 33 - Cradock Simpson Company - Leonard E. Schlemm, General plan for the development of property of the
Seminaire de Saint Sulpice, 1925, (BANQ) - Plan du développement résiden el Priest Farm
terrain acquis des Sulpiciens par des promoteurs immobiliers. Son développement se
distingue notamment par ses rues courbes pittoresques, et ses maisons essentiellement
bifamiliales, jumelées et entourées de jardins qui le composent. Certaines maisons de
rapport ont toutefois été construites sur la rue Sherbrooke Ouest. Le lotissement de terres
avoisinant le terrain d’accueil du Séminaire de philosophie est acheté pour développer
en 1932 un second quartier : St Sulpice Heights. Si les rues de celui-ci sont également
sinueuses, il se compose davantage de maisons unifamiliales. À ce jour, ces quartiers ont
préservé en grande majorité leurs caractères d’origine. Notons enfin que les appellations
Priest Farm et St Sulpice Heights font honneur aux prêtres, tout comme le nom de plusieurs
de leurs rues qui réfèrent à d’importants Sulpiciens.

À proximité de ce qui est devenu St Sulpice Heights, la Ferme sous les noyers est construite
en 1810 pour les élèves du Collège de Montréal comme maison de campagne. Elle reste Figure 34 - Rue Jean Girard et la "Ferme" sous les noyers aujourd'hui transformée en habita ons, 2017, (EVOQ)

sous la responsabilité des institutions Sulpiciennes jusqu’en 1940, date d’acquisition de la


ferme et de son terrain par le gouvernement fédéral. Celui-ci aménage alors le manège
Lemoyne-d’Iberville du Ministère de la Défense. Cette propriété est finalement vendue
aux années 1990 et divisée en plusieurs lots pour construire des maisons unifamiliales. La
maison de la Ferme, quant à elle, fut transformée en condominiums.

En dehors de cette vocation résidentielle prédominante, ce secteur accueille également


plusieurs institutions éducatives telles que l’école du Sacré-Cœur, le Collège Dawson (décrit
dans la section suivante sous la Maison Mère de la Congrégation de Notre-Dame), et les
deux institutions indépendantes The Priory School et St. George’s School of Montreal.

La densité de population du quartier (en 2011) est variable géographiquement. Au nord-


ouest de l’avenue Atwater, elle est moins de 5 000 personnes/km2, tandis qu’aux propriétés
adjacentes au domaine du Fort-de-la-Montagne on retrouve en moyenne 5 000 à 9 000
personnes/km2. Figure 35 - Avenue Atwater, 2018, (EVOQ)

38 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ CONTEXTE URBAIN

LE MILLE CARRÉ LE LONG DU CHEMIN DE LA CÔTE DES NEIGES

L’appellation anachronique Mille carré, ou Square Mile, fait référence à ce territoire


devenu quartier luxueux suite à l’implantation de la grande bourgeoisie canadienne anglo-
protestante. Ce secteur s’étend de la rue Sherbrooke Ouest jusqu’aux limites du Parc du
Mont Royal. Il est délimité à l’ouest par le Chemin de la Côte-des-Neiges.

Ce secteur est sujet au morcèlement du territoire des Sulpiciens dès le début et milieu
du 19e siècle, avec la vente d’une partie du domaine situé le long du Chemin de la Côte-
des-Neiges. Cette première zone est caractérisée par des maisons contiguës et des villas
luxueuses, bâties essentiellement à l’est du Chemin de la Côte-des-Neiges. La partie ouest
du chemin accueille quant à elle des résidences plus modestes, à l’exception des maisons
en rangée sur la rue Sherbrooke.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, des maisons de rapport et des tours de plusieurs
étages ont progressivement remplacé certaines maisons. Des bâtiments commerciaux et
institutionnels ont également été construits, notamment l’Hôpital Général de Montréal en
1955.

Figure 36 - Avenue du Docteur-Penfield, 2017, (EVOQ)


Le quartier accueille quelques institutions éducatives, telles que L’Académie Michèle
Provost, la Trafalgar School for Girls, ainsi que la Maison Samuel Bronfman, qui abrite les
Archives juives canadiennes et qui est rattachée à l’Université Concordia.

La densité de population recensée dans ce secteur en 2011 varie d’environ 10 000 à plus de
20 000 personnes/km2.

Figure 37 - Chemin de la Côte-des-Neiges, 2017, (EVOQ)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 39
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ CONTEXTE URBAIN

LE QUARTIER CONVENTUEL

Les établissements conventuels implantés sur le domaine du Fort-de-la-Montagne furent La liste des établissements du « Quartier conventuel », suivant l’ordre chronologique de
en certains cas érigés sur des terres appartenant alors encore aux PSS. Ce n’est que plus tard construction, se décline ainsi :
que celles-ci furent sujettes au morcèlement des propriétés du Saint-Sulpice. À contrario,
des établissements furent édifiés sur des propriétés déjà morcelées et acquises par d’autres Le Couvent des Sœurs Grises : réalisé entre 1869 et 1900, le complexe accueille maintenant
communautés religieuses. Il est fort probable que les liens parfois très étroits entre les PSS des résidences universitaires.
et les communautés religieuses avoisinantes aient pu faciliter les négociations de vente
de terres sulpiciennes. À cet effet, notons que les Sœurs Grises, la Congrégation de Notre- Le Séminaire de philosophie des Sulpiciens : réalisé entre 1891 et 1894, le bâtiment est
Dame et les Petites filles de Saint-Joseph appartiennent à la « famille sulpicienne »; ces aujourd’hui un immeuble de copropriété de luxe.
trois communautés sont sœurs et sous l’inspiration de « L’École française de spiritualité ».
L’Asile des vieillards des Petites Sœurs des Pauvres : bâtie entre 1892 et 1893.
Finalement, certaines institutions conventuelles furent implantées dans des secteurs qui,
bien que n’appartenant pas à l’ancien territoire du domaine du Fort-de-la-Montagne, Les établissements Franciscains (la chapelle Saint-François et le couvent Saint-Joseph) :
étaient contigus à celui-ci, notamment au sud du boulevard René-Lévesque sur une bande réalisés en 1893, ces bâtiments furent démolis suite à un incendie en 2010.
de terres de l’ancien fief Saint-Joseph des religieuses hospitalières de l’Hôtel-Dieu de
Montréal. Celles-ci peuvent toutefois être considérées comme parties intégrantes de la Le pensionnat Mont Ste-Marie : la date de construction nous est inconnue, mais le style
constellation d’institutions catholiques qui ceinture le domaine du Fort-de-la-Montagne. néoclassique du bâtiment est typique des tendances architecturales du tournant du 20e
siècle à la Première Guerre mondiale; l’édifice fut détruit dans un incendie en 1944.
À plus large échelle, notons l’existence d’un autre réseau d’établissements conventuels au
pied de la montagne. Celui-ci est composé de la couronne de monastères, de couvents, La Maison mère de la Congrégation de Notre-Dame : construit entre 1904 et 1908, le
d’écoles et d’hôpitaux catholiques qui encercle le mont Royal et dont fait partie, à titre de bâtiment abrite aujourd’hui le CÉGEP Collège Dawson.
précurseur, le domaine du Fort-de-la-Montagne des Sulpiciens.
Externat Sulpicien : construit entre 1905 et 1906, le bâtiment fut démoli en 1946.

Le Couvent des Petites filles de Saint-Joseph : construit en 1910, le couvent est aujourd’hui
intégré à un projet immobilier.

L’école normale Jacques-Cartier : bâti entre 1911 et 1913 pour la Congrégation de Notre-
Dame, la communauté responsable de la direction de l’école, l’édifice accueille aujourd’hui
la Maison mère de la même Congrégation.

Le couvent et pensionnat du Sacré-Cœur (Sacred Heart) : réalisé en 1928.

40 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
2.0 DESCRIPTION DE LA PROPRIÉTÉ CONTEXTE URBAIN

Figure 38 - La Maison mère de la Congréga on de Notre-Dame Figure 39 - Le Couvent des Pe tes filles de Saint-Joseph aujourd'hui intégré à un projet immobilier, 2017, Figure 42 - Le Couvent des Soeurs Grises aujourd'hui des
aujourd'hui le Collège Dawson, 2017, (EVOQ) (EVOQ) résidences universitaires, (Université Concordia)

Figure 40 - Ancien Séminaire de philosophie des Sulpiciens, 2018, (EVOQ) Figure 41 - Le Couvent et pensionnat du Sacré-Coeur, 2017, (EVOQ)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 41
3.0
Contexte réglementaire
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

Afin de se conformer à la législation en vigueur, le développement de tout projet sur le De plus, afin de bonifier le projet et d’en assurer sa pérennité, il sera des plus pertinent de
domaine du Fort-de-la-Montagne doit respecter les règlements et politiques applicables consulter l’autorité suivante :
à la propriété tels que déterminés par les autorités compétentes. Il doit, entre autres, se
référer aux documents suivants : - la Commission des lieux et monuments historiques de Canada (volet fédéral) – si
les deux Tours du domaine du Fort-de-la-Montagne sont désignées lieu historique
- le Règlement d’urbanisme de l’arrondissement Ville Marie (Arrondissement de national, aucune réglementation fédérale n’a juridiction sur ledit bien puisqu’il
Ville-Marie, 01-282); n’est pas de la propriété du gouvernement fédéral. La Commission demeure
cependant responsable du maintien du statut de reconnaissance fédérale et peut
- le Règlement concernant le programme et le développement du Grand Séminaire accorder des subventions. Par son expertise, elle peut être un acteur important
et du Collège de Montréal (Ville de Montréal, 97-138, 1997); à solliciter dans la définition et la réalisation du projet et de son impact sur
l’environnement.
- le Programme particulier d’urbanisme (PPU) du Quartier des grands jardins (Ville-
Marie, Montréal, 2011); Il est important de noter qu’un processus de discussion continue avec les autorités
compétentes rythmera l’ensemble des étapes de tout projet, ce tant durant la planification
- la Loi sur le Patrimoine Culturel du Québec (LPC, Ministère de la Culture et des préliminaire que lors de l’achèvement des travaux, afin d’offrir une intervention cohérente
Communication du Québec, 2012); et respectueuse de son environnement, de son histoire, des besoins actuels et futurs.

- la Loi sur les lieux historiques nationaux (Parcs Canada, 1985 - à titre de référence
uniquement);

- les Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au


Canada (NLD, Parcs Canada, 2010- à titre de référence uniquement).

Ainsi, tout projet devra donc être soumis pour approbation aux instances ayant juridiction,
selon leurs exigences de présentation respectives, soit :

- le Ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ – volet


provincial);

- le Service d’urbanisme de la Ville de Montréal (volet municipal).

44 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

Urbanisme

Le domaine du Fort-de-la-Montagne est assujetti à divers plans et règlements d’urbanisme


et de construction de la Ville de Montréal. Cet encadrement municipal est principalement
appliqué par l’arrondissement Ville-Marie.

Les informations extraites de ces outils règlementaires municipaux sont ici synthétisées afin
de dresser une vision globale des politiques mises en œuvre de l’arrondissement Ville-Marie.
Ces informations ne peuvent cependant pas présumer d’éventuelles recommandations et
lignes directrices émises par l’arrondissement spécifiquement en lien avec le site concerné
ou en réaction à des propositions d’aménagement ou de construction que feront les
propriétaires ou les autres occupants.

PLAN D’URBANISME DE MONTRÉAL PPU DU QUARTIER DES GRANDS JARDINS

À travers son plan d’urbanisme, ses plans et ses politiques connexes, la ville définit et Le plan d’urbanisme de la Ville de Montréal identifie le domaine comme partie
dicte les types d’usages, la densité, et les autres paramètres des zones circonscrites. Le intégrante du Programme particulier d’urbanisme (PPU) du Quartier des grands
plan d’urbanisme est un document de planification qui établit les grandes orientations jardins. Alors que le plan d’urbanisme porte un regard sur l’ensemble du territoire
d’aménagement pour l’ensemble du territoire montréalais. En plus de fournir des lignes montréalais, le PPU se veut plus précis dans sa portée et permet de planifier de façon
directrices pour le développement urbain à grande échelle, il contient des orientations plus approfondie un quartier. À son adoption, le PPU devient partie intégrante du
quant aux hauteurs, aux densités et aux affectations du sol. Ces dispositions n’étant pas plan d’urbanisme. S’il y a lieu, les orientations du plan d’urbanisme sont modifiées
directement opposables au citoyen lors d’une demande de permis, elles ne confèrent pour correspondre aux changements proposés dans le PPU. Les grandes orientations
pas de droits de construction ; elles fournissent plutôt un cadre aux arrondissements, du PPU les plus pertinentes au domaine du Fort-de-la-Montagne sont résumées au
qui doivent moduler leur règlementation en fonction de celles-ci. tableau suivant.

RÈGLEMENT D’URBANISME

Le règlement d’urbanisme est l’outil utilisé par l’arrondissement pour contrôler plus Finalement, la propriété est traversée, à son extrémité ouest et à la moitié de son
finement l’usage des terrains et des bâtiments ainsi que l’implantation, la forme et extrémité nord, par un aqueduc municipal. Il s’agit d’une conduite principale d’eau
l’apparence des constructions. Les orientations règlementaires du plan d’urbanisme s’y potable de 34 pouces de diamètre. Celle-ci est assortie d’une servitude de non-
traduisent plus concrètement, parfois de façon plus restrictive en fonction d’un regard construction constituée d’une bande de 20 pieds de large.
plus local porté sur le contexte urbain. Lors d’une demande de permis, ce sont les
dispositions du règlement d’urbanisme qui sont directement opposables au citoyen. Les cartes et fiches de zonage illustrant ces paramètres sont jointes en annexe du
Au regard du domaine du Fort-de-la-Montagne, le règlement et le plan d’urbanisme présent rapport.
soulignent les paramètres présentés dans le tableau ci-après.

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 45
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

RÈGLEMENTS APPLICABLES AU DOMAINE DU FORT DE LA MONTAGNE

RÈGLEMENT ET PLAN D'URBANISME RÈGLEMENT 97-138

Unité de paysage Grande propriété ins tu onnelle - Ar cles du Règlement d’urbanisme qui s’applique : 102 à 126; 127.15
Le Règlement 97-138 de la Ville de Montréal (Règlement concernant
le programme de développement du Grand Séminaire de Montréal
et du Collège de Montréal), adopté le 25 août 1997, déroge à tout
Patrimoine bâ Grande propriété à caractère ins tu onnel
article du règlement d’urbanisme qui lui est incompatible. Le
Patrimoine Site archéologique recensé (intégré) Règlement 97-138 visait entre autre à autoriser la construction
archéologique du gymnase du Collège de Montréal à certaines conditions, ainsi
Patrimoine naturel La par e ouest du domaine con ent des zones appartenant aux rubriques Écoterritoire et Bois qu’à permettre la modification du type d’occupation des bâtiments
existants. Ce règlement comprend également l’interdiction de
Affecta on du sol Couvent, monastère ou lieu de culte : Ac vités des communautés religieuses comportant des lieux de toute nouvelle construction sur l’ensemble de la propriété (article
résidence | Lieu de culte | Équipement collec f ou ins tu onnel (voir Usage prescrit ici-bas) | Commerce 4) :
et habita on complémentaires : dans l’arrondissement de Ville-Marie, ce e affecta on permet les
commerces uniquement dans un local occupé à ce e fin avant novembre 2004, à la condi on que de tels - 4. Seuls sont autorisés :
commerces soient autorisés par un règlement ou par une résolu on de projet par culier
- 1° la construction d’un gymnase double dans le secteur
Usage prescrit Catégorie E.5, Lieux de cultes patrimoniaux: Établissement culturel - tels lieu de culte et couvent | Parc | 3B;
Usages d'équipements collec fs et ins tu onnels associés qui comprennent une bibliothèque, un collège
d’enseignement général et professionnel; une école d’enseignement spécialisé; une école primaire et - 2° l’agrandissement des bâtiments existants dans
préscolaire; un jardin communautaire; une université les secteurs 3A et 3B à la date d’entrée en vigueur du
présent règlement et ce, jusqu’à concurrence de 10% de
Densité et Secteur 25-02 : Densité maximale, ou coefficient d’occupa on du sol (C.O.S.) de 3,0 | Mode leur implantation au sol à cette date.
implanta on d’implanta on : par règle d’inser on (RI) | Taux d’implanta on au sol : aucun minimum et un maximum
de 70% Toute demande de construction sur le site déroge à ce règlement.
Hauteur, Hauteur minimale : 2 étages; aucune dimension minimale | Hauteur maximale : 3 étages (14 mètres) | Une procédure de demande de projet particulier serait donc
surhauteur et Surhauteur : non autorisée | Marge latérale minimale : 2,5 mètres | Marge arrière minimale : 3,0 mètres nécessaire.
marges
Zone touris que Le domaine se trouve dans la Zone touris que de Ville-Marie; ce e poli que règlemente principalement
les heures d’ouverture des commerces de détail

46 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

ORIENTATIONS DU PPU APPLICABLES AU DOMAINE DU FORT DE LA MONTAGNE

ORIENTATION DU PPU - MISE EN VALEUR DU PATRIMOINE


OBJECTIFS MOYENS DE MISE EN OEUVRE
Protéger et me re en valeur le Évaluer toute demande de changement d’affectation du sol des propriétés ins tu onnelles selon des critères liés à la préserva on et à la mise en
caractère patrimonial des grandes valeur des espaces verts; privilégier la signature d’accords de développement
ins tu ons du quar er
Soume re toute modifica on des composantes architecturales et paysagères de ces sites en vertu d’un nouveau Règlement sur les plans d’implanta on
et d’intégra on architecturale (PIIA) (un PIIA pour le quar er n’a pas été élaboré jusqu’à présent; en son absence, se référer au Règlement d’urbanisme)
Encourager l’appropria on publique des jardins ins tu onnels
Assurer le rayonnement du patrimoine ins tu onnel du secteur auprès des résidents du quar er et de la popula on montréalaise dans son ensemble
Révéler et me re en valeur les Maintenir les vues vers le mont Royal, ainsi vers les sites remarquables du quar er
paysages urbains excep onnels du
Inscrire les sites embléma ques dans des parcours patrimoniaux comprenant signalisa on et bornes d’interpréta on
quar er
Contribuer à la mise en valeur et à la préserva on des principales unités de paysage du quar er, soit l’artère de pres ge Sherbrooke

ORIENTATION DU PPU LA QUALITÉ DES MILIEUX DE VIE


OBJECTIF MOYENS DE MISE EN OEUVRE
Améliorer l’offre d’espaces verts en Dans le cadre de la requalifica on des sites ins tu onnels nécessitant un changement d’affecta on du sol, favoriser une bonifica on des espaces verts
misant sur l’accès ouvert aux grands et, d’autre part, dans le cadre de la signature d’accords de développement, favoriser une accessibilité publique à ces espaces
jardins ins tu onnels
Soume re à des interac ons avec le milieu tout plan directeur d’aménagement découlant d’une requalifica on de ces sites
Négocier avec certaines ins tu ons rela vement à l’u lisa on publique de leurs espaces verts
Me re le quar er en réseau avec le parc du Mont-Royal

ORIENTATION DU PPU LE DYNAMISME ÉCONOMIQUE


OBJECTIF MOYEN DE MISE EN OEUVRE
Soutenir le développement des Prendre en compte les besoins des établissements d’enseignement du quar er en planifiant conjointement avec eux d’éventuels aménagements du
ac vités des ins tu ons du quar er domaine public

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 47
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

Patrimoine

Le domaine du Fort-de-la-Montagne est assujetti à plusieurs autorités au regard de ses RECONNAISSANCE PROVINCIALE EN RÉSUMÉ
différents paliers de reconnaissance. En effet, il est entre autres : CATÉGORIE DE
ENSEMBLE OU COMPOSANTE DU NOM DU CLASSEMENT
RECONNAISSANCE DATE
- désigné lieu historique national du Canada en 1970 par le gouvernement fédéral, DOMAINE CONCERNÉ AUTRES DÉTAILS
PROVINCIALE
sous l’appellation Tours-des-Sulpiciens / Fort-de-la-Montagne - la reconnaissance
Deux tours ves ges de l’ancien fort de Immeuble Tours du Fort-des-
fédérale s’applique uniquement aux deux tours vestiges de l’ancien fort de la 1974
la Montagne patrimonial Messieurs-de-Saint-
Montagne et, par rayonnement, au contour du sol des deux tours;
Bien immobilier - composantes Sulpice
extérieures et intérieures Aire de protec on Périmètre maximal de
- classé site patrimonial et intégrant plusieurs immeubles patrimoniaux classés 1975
par le gouvernement du Québec – plusieurs éléments du domaine du Fort-de- 152m
la-Montagne ont été classés à diverses périodes. Un tableau a été produit afin de
Ensemble du domaine de la Montagne Site patrimonial Domaine des
synthétiser ces informations; 1982
comprenant entre autres les deux Messieurs-de-Saint-
tours, le Grand Séminaire, le Collège Sulpice
- intégré dans l’aire de protection des deux tours classées immeubles patrimoniaux. de Montréal, la Maison Mère de la
Définie par le Ministère de la Culture et des Communications (MCCQ) en 1975 Congréga on des pe tes filles de Zone "non Entre la rue
conformément à la Loi sur les biens culturels (remplacée en 2012 par la Loi sur le Saint-Joseph, l’Ermitage, le bassin ainsi aedificandi" Sherbrooke Ouest, 1983
Patrimoine Culturel), celle-ci s’étend sur un rayon de 152m avec pour centre les que plusieurs bâ ments secondaires, les façades des
deux Tours vestiges de l’ancien fort de la Montagne; dépendances et éléments paysagers immeubles, et la
Ensemble - composantes extérieures seconde rangée
- intégré aux secteurs de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort-de-la-Montagne d'arbres au nord du
et Rue Sherbrooke Ouest (entre Atwater et Peel) définis par la ville de Montréal Bassin
et intègre plusieurs composantes bâties reconnues comme immeuble de valeur
Intérieurs du Grand Séminaire, dont Immeuble Espaces intérieurs du
patrimoniale exceptionnelle - cette reconnaissance municipale (la citation) ne 2016
entre autres le grand escalier central, patrimonial Grand Séminaire
peut être appliquée que lorsqu’un bien n’est pas au préalable reconnu par le
la réserve de la bibliothèque et la
palier provincial (le classement). Ainsi, normalement un immeuble patrimonial ne
chapelle des employés
peut non plus être cité s’il est situé dans un site patrimonial classé par le ministre
ou déclaré par le gouvernement (article 172). Toutefois, une municipalité peut Ensemble - composantes intérieures
citer les éléments d’un immeuble patrimonial classé qui ne font pas l’objet du
Chapelle principale du Grand Immeuble Chapelle du Grand
classement 2016
Séminaire patrimonial Séminaire

Notons enfin que le domaine du Fort-de-la-Montagne se situe à proximité du site de Bien immobilier - composantes
l’arrondissement historique et naturel du Mont-Royal, reconnu par le gouvernement du intérieures
Québec en 2005 ainsi que du Site du patrimoine du Mont-Royal, établi par la Ville de Crypte du Grand Séminaire Immeuble Objets de la crypte du 2016
Montréal en 1987. Aucune règlementation affiliée à cette reconnaissance ne s’applique Bien mobilier patrimonial Grand Séminaire
cependant au domaine des Sulpiciens.

48 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
LÉGENDE
LIMITE DU SITE PATRIMONIAL DU DOMAINE
AV.
du DES MESSIEURS-DE-SAINT-SULPICE
DOC AIRE DE PROTECTION PROVINCIALE DES 2
TEUR TOURS
PENFIEL
D ZONE PROVINCIALE NON AEDIFICANDI

LIMITE DU SITE DE L’ARRONDISSEMENT


HISTORIQUE ET NATUREL DU MONT-ROYAL
IMMEUBLE DE VALEUR PATRIMONIALE
AV. ATWATER *
EXCEPTIONNELLE AU MUNICIPAL

CH
EM
# IDENTIFICATION CLASSEMENT

IN
1 TOURS DU FORT DE LA MONTAGNE FÉDÉRAL
20

de
PROVINCIAL
MUNICIPAL *

LA

20 2 BASSIN MUNICIPAL *

TE
3 GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL PROVINCIAL

-D
22 20 MUNICIPAL *

ES
INTÉRIEURS MUNICIPAL

-N
GRAND ESCALIER PROVINCIAL

EI
GE
RÉSERVE BIBLIOTHÈQUE PROVINCIAL
18 CHAPELLE DES EMPLOYÉS PROVINCIAL

S
19
5
8 et 15 AILES OUEST MUNICIPAL *
21 AILE DU CENTENAIRE MUNICIPAL *
3c et 16 CHAPELLE PROVINCIAL
MUNICIPAL

17 3c OBJETS DE LA CRYPTE PROVINCIAL

4a, 4b,
COLLÈGE DE MONTRÉAL MUNICIPAL *
4c, 12

5 et 18 CHAUFFERIE ET SON ATELIER MUNICIPAL


2
21 12
4c
11 ANCIEN ATELIER / MAISON VANIER MUNICIPAL

15 8 3a 4a 17 MAISON DES PETITES FILLES MUNICIPAL *


DE SAINT-JOSEPH

19 ERMITAGE MUNICIPAL *
3b 3c 4b
20 FRAGMENTS DES MURS DU XVIIIe COMPLÉMENTAIRE

16 21 MUR DE PIERRE DE 1870 COMPLÉMENTAIRE

RUE SH 22 FORÊT À TILLEUL D’AMÉRIQUE COMPLÉMENTAIRE


ERBRO
OKE 11 1
21
21 1
21
RUE LAMBERT CLOSSE

RUE SAINT-MATHIEU
RUE SAINT-MARC
RUE CHOMEDEY

RUE DU FORT

25m 100m 200m

Figure 43 - Carte des reconnaissances patrimoniales 0m 50m


3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

DESCRIPTION DE LA VALEUR PATRIMONIALE ET DES ÉLÉMENTS


CARACTÉRISTIQUES

Les chapitres suivants présentent notre compréhension de l’intérêt patrimonial du - Une valeur architecturale … montrant l’évolution de l’architecture de la Nouvelle-
domaine du Fort-de-la-Montagne. Ils sont essentiellement basés sur les informations tirées France et du Québec jusqu’au 20e siècle- l’ensemble se compose en effet d’éléments
du Répertoire canadien des lieux patrimoniaux (RCLP) de Parcs Canada, du Répertoire du bâtis de diverses périodes, évoquant tantôt l’architecture militaire du 17e siècle
patrimoine culturel du Québec du MCCQ ainsi que du Grand répertoire du patrimoine bâti (les deux tours), les édifices conventuels du 19e siècle inspirés de l’architecture
de Montréal. Si les répertoires fédéral et provincial contiennent des énoncés détaillés classique (le Grand séminaire et le Collège de Montréal), la popularité du style
présentant les valeurs patrimoniales et les éléments caractéristiques des biens culturels Second Empire au tournant du dernier quart du 19e siècle (le Grand séminaire), ou
reconnus, l’inventaire de la Ville de Montréal n’identifie quant à lui aucune valeur et encore le style Beaux-Arts (l’Ermitage);
aucun élément patrimoniaux de manière spécifique dans ses textes descriptifs. À cet effet,
certains termes présentés ci-dessous peuvent varier de la terminologie développée tout - Une valeur paysagère … étant inscrit dans la tradition classique française et
au long de ce présent rapport et présentée en introduction. Ils réfèrent cependant aux dont l’environnement, composé d’arbres matures et de parterres, évoque un
mêmes éléments et notions. Les énoncés de reconnaissance fédérale et provinciale ainsi aménagement datant du 18e siècle;
que l’ensemble des fiches patrimoniales produites par la municipalité de Montréal sont
inclus intégralement en annexes de ce présent rapport. - Une valeur archéologique … au regard de son site à fort potentiel archéologique
tant au niveau historique que préhistorique, suite aux fouilles menées sur le site et
Alors que la section précédente énumère l’ensemble des reconnaissances patrimoniales qui à proximité de celui-ci. En effet, outre les informations relatives à la présence des
s’applique au domaine du Fort-de-la-Montagne, les prochaines sections se réfèrent quant PSS sur le site, de la période de cohabitation avec différents peuples autochtones
à elles uniquement aux composantes jugées pertinentes au regard de l’échelle de notre à aujourd’hui, la concentration de sites archéologiques préhistoriques à l’intérieur
étude. Celles-ci sont extraites des trois paliers de reconnaissance et sont complétées, à la d’un rayon de cinq kilomètres du domaine laisse présager de possibles découvertes
lumière de nos recherches, par des informations supplémentaires que nous considérons pouvant lever le voile sur les différentes usages du site qui sont antérieurs à
importantes à mentionner. l’occupation par les PSS.

VALEURS PATRIMONIALES DU DOMAINE DU FORT DE LA MONTAGNE Comme le souligne la municipalité dans son inventaire architectural, le domaine du Fort-
de-la-Montagne peut également être reconnu pour sa valeur sociale, sa valeur spirituelle
Un bien, site ou un ensemble peut être reconnu pour sa valeur patrimoniale s’il présente ainsi que pour sa valeur d’usage ayant abrité de nombreuses activités dont certaines sont
une « importance ou signification … pour les générations passées, actuelles ou futures » encore lisibles et demeurant encore la propriété des prêtres sulpiciens à ce jour.
(NLD, p5). Celle-ci doit alors être lisible, matérialisée par des composantes physiques
(matériaux, forme, emplacement, etc.) et/ou portée par des composantes immatérielles Finalement, à la lumière de nos recherches, nous souhaitons proposer une valeur
(usages, connotation et signification culturelle, etc.) communément appelées des éléments complémentaire que nous jugeons d’importance : la valeur écologique, portée ici
caractéristiques. notamment par la forêt de Tilleul d’Amérique de la partie nord du domaine qui contient
des espèces végétales identifiées comme vulnérables au Québec. Également, il est possible
Ainsi, comme le témoignent ses différents statuts de reconnaissance, le domaine du Fort- que l’exploitation agricole historique ait favorisé indirectement le maintien d’une faune
de-la-Montagne est d’intérêt patrimonial pour les valeurs suivantes : privilégiée sur le site.

- Une valeur historique … rappelant le rôle majeur des Sulpiciens dans l’histoire de Dans une perspective de conservation, toute intervention projetée devra prendre
Montréal du 17e au 19e siècle; étroitement appui sur l’existant, son état physique actuel et sur ses éléments caractéristiques.
Afin de préserver l’intérêt patrimonial du site, d’en assurer sa pérennité et de le mettre en
valeur, l’ensemble des énoncés patrimoniaux complets devra être pris en compte, ainsi que
les outils règlementaires et les guides d’intervention pertinents.

50 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES DU DOMAINE DU FORT DE LA MONTAGNE

LES ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES


OBJETS DE LA RECONNAISSANCE COMPLÉMENTAIRE
ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES
RECONNAISSANCE FÉD. PROV. MUN. PROPOSÉ)
L'implanta on sur le flanc sud du mont Royal
La présence et les caractéris ques architecturales de plusieurs éléments bâ s
La présence du site archéologique du Fort de la Montagne
La rela on spa ale entre les deux tours et les ves ges architecturaux du fort
iden fiés
Les vues depuis le site, vers l’emplacement d’origine du fort de la Montagne
Les fragments des murs du 18e siècle, qui entouraient les anciens vergers et
terrains agricoles du domaine de la Montagne à l’extérieur de l’ancien fort
Le mur de pierre le long de la rue Sherbrooke Ouest, construit en 1873, qui
définissent une par e de la fron ère sud du domaine
L'aménagement en terrasses
Les parterres devant l'entrée principale du Grand Séminaire et devant celle du
Collège de Montréal
Le bassin du Grand Séminaire, dont entre autres :
Le Domaine des - sa forme et son emplacement, bordé d'arbres et d'un étroit chemin Figure 44 - Ves ges du mur du 18e siècle, 2017, (EVOQ)
Messieurs-de-Saint-
- les sources d'eau qui l'alimentent, provenant de la montagne et se drainant
Sulpice
ensuite dans le réseau d'égout municipal
Les alignements d'arbres

Les espaces gazonnés pour les sports et les loisirs


La forêt à Tilleul d’Amérique de la par e nord du domaine con ent une
densité intéressante de flore, dont deux espèces iden fiés comme vulnérables
au Québec (la Sanguinaire du Canada et l’Ail trilobé); ce boisé contribue à
l’ampleur et la diversité de la flore de ce secteur de Montréal, d’abord parce
qu’il est con guë avec le boisé d’une propriété avoisinante
La culture de vignes et d’arbres frui ers pra quée au domaine du XVIIe siècle
au XX siècle, afin de fournir des denrées aux Sulpiciens et des produits à vendre
au marché; ce e culture nourrissait probablement des oiseaux migrateurs de
façon fortuite; ce e culture comprenait ce qui était probablement la première
vigne de l’île de Montréal, implantée au XVII siècle sur la dénivella on dans
l’extrémité nord de la propriété actuelle
Figure 45 - Bassin, 2017, (EVOQ)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 51
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

LES ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES SUITE

OBJETS DE LA ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES RECONNAISSANCE COMPLÉMENTAIRE


RECONNAISSANCE FÉD. PROV. MUN. PROPOSÉ
La présence et les caractéris ques architecturales des tours du Fort-des-
Messieurs-de-Saint-Sulpice, incluant entre autres :
- Leur emplacement d'origine
- Leurs volumes et matériaux
- Leurs ouvertures rectangulaires au même aplomb, comme les fenêtres à
Les tours de pe ts carreaux ainsi que les portes dotées d'une fenêtre à pe ts carreaux
l'ancien fort de la - Leurs éléments ornementaux dont la croix, la giroue e et le coq
Montagne
- Les sec ons des cour nes, les fonda ons de la chapelle, du perron en fer
à cheval et d’une voûte de la résidence
- Les fonda ons d'un four à pain, d'un bâ ment agricole et d'un segment
Figure 47 - Tour ouest du Fort, 2016, (EVOQ)
des murs du domaine
- Des composantes d'un système de drainage ainsi que les traces de travaux
successifs de terrassement et de voies de circula on à l'intérieur du fort
La présence et les caractéris ques architecturales du GS et du CM, incluant
entre autres :
- Leurs volumes (plans et éléva ons) et leurs matériaux
- Leurs ouvertures dont les portails, les fenêtres, les lucarnes et les œils de
bœuf
Le Grand
- Leurs éléments ornementaux dont les frontons, les pilastres doriques, les
Séminaire et
entablements, la corniche, les bandeaux et les chaînes d'angle
le Collège de
Montréal - L'aile du Centenaire du GS, dont entre autres son système construc f, ses
éléva ons, ses matériaux et certains éléments ornementaux
Figure 48 - Grand Séminaire, 2017, (EVOQ)
- L'aile ouest du GS, dont entre autres son ordonnance et sa composi on
architecturale, son plan, ses éléva ons, sa toiture, ses matériaux et certains
éléments ornementaux
La présence et les caractéris ques architecturales de l'Érmitage, incluant
entre autres :
- Son volume (plan et éléva on) et ses matériaux
- Ses ouvertures, dont le portail central, les portails des murs pignons, les
L'Ermitage
fenêtres cintrées à carreaux et les rosaces
- Ses éléments ornementaux dont le fronton cintré interrompu inscrit dans
un fronton triangulaire, la corniche à den cules, les pilastres et les clefs
décora ves Figure 49 - Ermitage, 2018, (EVOQ)

52 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

LES ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES SUITE

OBJETS DE LA ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES RECONNAISSANCE COMPLÉMENTAIRE


RECONNAISSANCE FÉD. PROV. MUN. PROPOSÉ
La présence et les caractéris ques architecturales des autres bâ ments
et dépendances incluant entre autres :
- Leurs volumes (plan et éléva on) et leurs matériaux
- Leurs ouvertures, dont les portes larges, les fenêtres rectangulaires et les
Autres bâ ments lucarnes à pignon
et dépendances - Leurs éléments ornementaux sobres cons tués principalement des
chambranles et corniches Figure 50 - Crypte, 2016, (EVOQ)
Ces dépendances peuvent inclure entre autre la Maison des Pe tes Filles
de Saint-Joseph (cité), la Chaufferie du Collège de Montréal et la Maison
Vanier
Le grand escalier central
Espaces intérieurs
du Grand La réserve de la bibliothèque
Séminaire
La chapelle des employés
La présence d'un lieu de culte, d'une pièce d'entrée pour celui-ci, d'une
sacris e et d'une crypte;
L'aménagement et les caractéris ques intérieures de la chapelle
Chapelle du Grand Le plan et les caractéris ques de l'entrée de la chapelle
Séminaire
L'aménagement et les caractéris ques intérieures de la crypte
Le plan et les caractéris ques intérieures de la sacris e
Les objets de la crypte du Grand Séminaire
Figure 51 - Chapelle du Grand Séminaire, 2016, (EVOQ)

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3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

PRISE DE DÉCISION EN CONSERVATION TRAITEMENT PRINCIPAL DE CONSERVATION

Les Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada En premier lieu, les NLD requièrent de déterminer le traitement principal de l’intervention.
(NLD; Parcs Canada, 2010) est le principal document de référence pour les interventions sur Tout projet entrepris sur le domaine du Fort-de-la-Montagne devrait être considéré
les éléments patrimoniaux. Tel que mentionné ici haut, les NDL sont un outil auquel nous comme un projet de conservation selon la définition suivante : ensemble des actions ou
nous référons afin que les prises de décisions soient cohérentes aux lois et règlements sur processus qui visent à sauvegarder les éléments caractéristiques d’un lieu patrimonial
le patrimoine; celui-ci nous assiste également à nous conformer à la méthodologie adoptée afin d’en préserver la valeur patrimoniale et d’en prolonger la vie physique. Il peut s’agir
par le MCCQ. Les NLD identifient des concepts philosophiques qui nous permettent de de préservation, de réhabilitation, de restauration ou d’une combinaison de ces actions ou
définir les principes d’interventions du Plan directeur, tels que : intégrité et authenticité processus. (NLD, p5).
du lieu, histoire du site, intervention minimale, compatibilité avec l’existant, stabilisation,
pratiques d’entretien, réversibilité et documentation des interventions entreprises. Avant Les NLD définissent trois traitements de conservation :
d’intervenir consciencieusement, les NLD rappellent l’importance de comprendre la valeur
patrimoniale et les éléments caractéristique du lieu patrimonial. - Préservation : action ou processus visant à protéger, à entretenir ou à stabiliser
des matériaux existants, la forme ou l’intégrité d’un lieu patrimonial ou d’une de
Pour toutes actions de conservation, les NLD préconisent de suivre le processus suivant: ses composantes, tout en protégeant la valeur patrimoniale du lieu;

- Comprendre la valeur patrimoniale et les éléments caractéristiques d’un lieu - Réhabilitation : action ou processus visant à permettre un usage continu
patrimonial. Cette première étape est essentielle, car c’est durant celle-ci que les ou contemporain compatible avec le lieu patrimonial ou avec l’une de ses
éléments caractéristiques sont relevés et décrits, et que l’état et les changements composantes, tout en protégeant la valeur patrimoniale du lieu;
sont examinés et documentés.
- Restauration : action ou processus visant à révéler, à faire retrouver ou à
- Planifier le projet, avec considération pour la conservation de l’usage, en favorisant représenter fidèlement l’état d’un lieu patrimonial ou d’une de ses composantes,
par exemple une utilisation compatible avec l’existant, assurant la pérennité du comme il était à une période particulière de son histoire, tout en protégeant la
lieu patrimonial. Durant cette seconde étape, les exigences du projet sont définies valeur patrimoniale du lieu.
et le traitement principal est déterminé, prenant appui sur l’analyse et le respect
des normes et lignes directrices. Au regard de l’évolution du paysage et des vocations des certaines zones du domaine
du Fort-de-la-Montagne, le présent Plan directeur a été identifié comme un projet de
- Intervenir, ou réaliser des travaux consciencieusement sur les éléments réhabilitation, soit une « action ou un processus visant à permettre un usage continu ou
caractéristiques de façon à respecter et protéger la valeur patrimoniale du bien. contemporain compatible avec le lieu patrimonial ou avec l’une de ses composantes, tout
Cette étape comprend notamment la réalisation des travaux identifiés durant en protégeant la valeur patrimoniale du lieu » (NLD, p17). Il est important de noter que
l’étape de planification. Celle-ci doit être effectuée avec des moyens et méthodes l’identification du traitement principal indique l’orientation générale du projet et n’exclut
appropriés, des matériaux et systèmes compatibles, et un personnel compétent. donc pas les autres traitements. En d’autres mots, un projet de réhabilitation comme celui-
ci comportera des étapes secondaires de restauration et de préservation. Des démolitions,
limitées uniquement aux éléments n’ayant pas de valeur patrimoniale reconnue, et des
constructions nécessaires pour l’établissement de nouveaux partenaires et l’apparition de
nouveaux besoins engendrés seront également à considérer. Les éléments caractéristiques
pouvant être affectés par les interventions proposées sont, entre autres, certains éléments
paysagers et bâtiments construits entre le 17e et la première moitié du 20e siècle.

54 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

Figure 52 - Préserva on de la maçonnerie des façades de l'ancien atelier (Maison Vanier), 2016, (EVOQ) Figure 54 - Restaura on de la toiture de la chapelle du Grand Séminaire, 2014-2015, (EVOQ)

Figure 53 - Réhabilita on des fenêtres de l'Aile du centenaire, 2016-2017, (EVOQ) Figure 55 - Mur Seaforth restauré, 2018, (EVOQ)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 55
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

NORMES APPLICABLES DU PLAN DIRECTEUR

Les normes et les lignes directrices ciblées et rassemblées ici structurent le Plan directeur de travaux; là où des nouvelles interventions sont requises, s’assurer autant que possible
ce projet, le but étant de limiter l’impact des interventions sur l’intérêt patrimonial du site qu’elles soient réversibles; s’assurer un entretien approprié et continu pour la propriété.
et de ses composantes ainsi que sur ses éléments caractéristiques.
Comme projet de RÉHABILITATION, le Plan directeur du domaine du Fort-de-la-Montagne
Les principes généraux à respecter sont les suivants, soit documenter de façon rigoureuse devra se conformer aux normes 1 à 12 (NLD, p22).
les éléments caractéristiques; utiliser une approche d’intervention minimale pour tous

NORMES GÉNÉRALES

Conserver la valeur patrimoniale du lieu. Ne pas enlever ni remplacer ni modifier Évaluer l’état actuel des éléments caractéris ques du lieu pour déterminer l’interven on per nente
1 substan ellement les éléments caractéris ques intacts ou réparables. Ne pas déplacer une 7 qui s’impose. Intervenir toujours de la façon la plus douce possible. Respecter la valeur patrimoniale
par e du lieu patrimonial si son emplacement actuel cons tue un élément caractéris que. du lieu au moment d’une interven on.

Assurer un entre en permanent des éléments caractéris ques du lieu. Réparer les éléments
Conserver les modifica ons apportées au lieu patrimonial qui, au fil du temps, sont devenues caractéris ques par le renforcement des matériaux à l’aide de méthodes de conserva on reconnues.
2 8
elles-mêmes des éléments caractéris ques. Remplacer par des matériaux iden ques toutes les par es gravement détériorées ou manquantes des
éléments caractéris ques, lorsqu’il en subsiste des prototypes.

Effectuer toutes les interven ons nécessaires pour préserver les éléments caractéris ques du lieu
afin qu’elles soient compa bles physiquement et visuellement avec le lieu patrimonial et qu’on puisse
3 Conserver la valeur patrimoniale du lieu en adoptant une approche d’interven on minimale. 9
les dis nguer quand on les examine de plus près. Documenter toute interven on pour consulta on
future.

Réparer plutôt que remplacer les éléments caractéris ques du lieu. Lorsque des éléments
Reconnaître chaque lieu patrimonial comme un témoin matériel d’une époque, d’un endroit
caractéris ques sont trop détériorés pour être réparés et qu’il existe des preuves physiques suffisantes,
et d’une u lisa on. Éviter de donner une fausse impression d’évolu on historique en y
4 10 les remplacer par de nouveaux éléments dont la forme, les matériaux et les détails correspondent à
ajoutant des éléments provenant d’autres lieux patrimoniaux ou d’autres biens, ou encore en
ceux des éléments à remplacer. Lorsqu’il n’existe pas assez de preuves, rendre la forme, les matériaux
combinant les caractéris ques d’un même lieu qui n’ont jamais coexisté.
et les détails des nouveaux éléments compa bles avec le caractère du lieu patrimonial.

Conserver la valeur patrimoniale et les éléments caractéris ques lorsqu’on construit des ajouts à un
Affecter le lieu patrimonial à une u lisa on qui n’impose aucun changement ou que des lieu patrimonial ou de nouvelles construc ons con guës. S’assurer que les nouveaux éléments sont
5 11
changements minimes à ses éléments caractéris ques. compa bles physiquement et visuellement avec le lieu patrimonial, qu’ils en sont subordonnés et
qu’ils s’en dis nguent.

Protéger et, au besoin, stabiliser le lieu patrimonial jusqu’à ce qu’il soit possible d’entreprendre
ultérieurement une interven on. Protéger et conserver les ressources archéologiques en Construire les ajouts ou les nouvelles construc ons con guës de telle sorte que leur éventuelle
6 12
place. Dans le cas où des ressources archéologiques pourraient être compromises, implanter suppression n’altérera en rien ni la forme ni l’intégrité fondamentales du lieu patrimonial.
des mesures d’a énua on afin de limiter les perturba ons et la perte d’informa on.

56 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

LIGNES DIRECTRICES DU PLAN DIRECTEUR

Quoique toutes les normes présentées ci-dessus s’appliquent aux projets de RÉHABILITATION, Si les normes présentent l’orientation conseillée pour assurer une conservation respectueuse
une attention particulière doit être accordée aux points suivants : d’un lieu patrimonial, les lignes directrices donnent quant à elles des conseils pratiques
pour planifier une intervention. Plusieurs de ces lignes directrices guident l’étude et les
interventions proposées du présent rapport. Notons entre autres celles particulièrement
Norme 3, adopter une approche d’intervention minimale : L’expression « destinées aux projets de réhabilitation. Au regard de l’échelle de ce Plan directeur, nous
intervention minimale », dans le contexte de la conservation du patrimoine, suggérons entre autres les lignes directrices affiliées aux domaines suivants : les paysages
signifie qu’il faut faire ce qui est nécessaire, et seulement ce qui est nécessaire, culturels (4.1), les sites archéologiques (4.2) et les ouvrages militaires (4.4). Celles consacrées
pour atteindre des objectifs réalistes tout en préservant la valeur patrimoniale. aux bâtiments (4.3) et aux matériaux (4.5) devront fait l’objet d’une étude complémentaire
Le mot « minimal » ne signifie pas faire peu, rien ou le moins possible. En fait, pour tout projet d’intervention architecturale et paysagère plus détaillé.
intervenir assez pour interrompre ou corriger la détérioration, respecter les
codes ou introduire de nouveaux services peut être assez considérable. Une
intervention minimale exige une évaluation rigoureuse, une analyse des options LIGNES DIRECTRICES
et de la créativité qui permettront d’établir l’intervention qui créera un équilibre 4.1.1 Preuves d’u lisa on du sol 4.1.10 Eau
entre les exigences techniques, les exigences liées aux programmes et la
protection de la valeur patrimoniale. 4.1.2 Preuves de pra ques tradi onnelles 4.1.11 Éléments bâ s
4.1.3 Morphologie du territoire 4.2.1. Les Sites archéologiques
Sites [archéologiques] en
4.1.4 Organisa on spa ale 4.2.2.
milieu urbain
Norme 9, documenter toute intervention : Il est important de conserver de bons
Sites [archéologiques] situés
dossiers de tous les travaux de conservation, y compris l’entretien, et de planifier 4.1.5 Rela ons visuelles 4.2.4
dans des paysages culturels
une récupération facile des données dans l’avenir. Même si l’honnêteté est le
motif principal pour rendre les interventions identifiables, cette pratique permet Lieux sensibles sur le plan
4.1.6 Circula on 4.2.8
culturel
aussi de conserver un registre du lieu. Le lieu patrimonial est en lui-même son
meilleur témoin. Éléments construits [ouvrages
4.1.7 Composantes écologiques 4.4.1
militaires]
Aménagement fonc onnel
4.1.8 Végéta on 4.4.2
[ouvrages militaires]
4.1.9 Reliefs

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 57
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

Archéologie

Répertorié site archéologique sous le code Borden BiFj-6 par le MCCQ, le site du Fort de la - Mettre en valeur, selon les découvertes, les éléments physiques ainsi que l’histoire
Montagne est inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec. de l’occupation du site qu’ils retranscrivent, ce afin d’en favoriser la lecture et la
compréhension par le public. S’il est souvent préférable de conserver enfouis,
L’île de Montréal ayant connu une présence humaine qui remonterait de 3 000 à 6 000 ans ou du moins de maintenir sous protection les éléments découverts une fois leur
avant aujourd’hui — et possiblement jusqu’à 9 000 ans avant aujourd’hui — le domaine documentation réalisée afin de ne pas accélérer leur détérioration, plusieurs
du Fort-de-la-Montagne présente un potentiel élevé de découvertes archéologiques gestes peuvent cependant être posés pour en révéler l’existence. Notons entre
préhistoriques, c’est-à-dire des vestiges d’occupation des Premières Nations antérieures autres l’intégration de vitrines d’exposition, l’aménagement de panneaux
au contact avec les premiers colons européens. L’histoire géographique des lieux ainsi d’interprétation, la réalisation d’un marquage au sol ou encore l’aménagement de
que la présence d’une concentration de sites archéologiques préhistorique à proximité sentier. Les nouvelles constructions et aménagements projetés sur le site peuvent
soutiennent l’évaluation de ce potentiel. également évoquer, voir révéler, ces vestiges archéologiques, soit par le choix de
la forme des structures à l’intérieur des bâtiments ou encore via des marquages
Le potentiel archéologique historique du domaine est également élevé, le site ayant connu au sol.
une occupation humaine documentée depuis la fondation de la mission de la Montagne au
17e siècle. Les anciens emplacements du fort de la Montagne et du village autochtone de Ces différentes recherches et études devront être réalisées par une firme en archéologie,
la mission représentent les secteurs de la propriété où l’intérêt archéologique est le plus un consultant en archéologie ou un groupe de professionnels. L’expert pourrait également
élevé, quoique la moitié sud du domaine actuel ainsi que plusieurs zones de la moitié nord collaborer à la phase de conception, le cas échéant, d’une mise en valeur archéologique.
soient également d’intérêt.
À cet égard, une attention particulière devrait être apportée à la découverte de vestiges
Si l’on considère l’intégrité du tissu archéologique du site mis en lumière par plusieurs marquant la présence et l’occupation autochtone du site; toute occasion d’évoquer la
recherches réalisées à proximité du site ainsi que sur la propriété même du Grand Séminaire, présence autochtone sur le site devra être entreprise en collaboration avec l’Assemblée des
plusieurs précautions s’imposent. Le caractère particulier des ressources archéologiques Premières Nations du Québec et du Labrador, le Mohawk Council of Kahanawà:ke, le Conseil
nécessite en effet une réflexion et un traitement distinct. Afin d’assurer une intervention de la Nation huronne-wendat et le Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg. Des
respectueuse, le processus suivant, recommandé par le MCCQ, devra être mis en œuvre liens étroits entre les différentes communautés devront être favorisés quant à l’élaboration
consciencieusement : de la mise en valeur de ces vestiges.

- Réaliser une étude de potentiel archéologique à jour et détaillée en fonction du


projet de construction projeté (la dernière étude, réalisée pour les PSS, date de
2006);

- Réaliser un inventaire archéologique dans l’emprise des travaux avant le début


de ces derniers. Les interventions archéologiques préconisées sont toujours
prévues en fonction des excavations et des aménagements projetés (à l’exception
des fouilles de sauvetage). Le type et le niveau d’inventaire archéologique sont
quant à eux variables selon les possibles découvertes des premières interventions
effectuées. Avant tous travaux, l’archéologue ou la firme en archéologie devra
s’assurer d’avoir effectué une demande de permis de recherche archéologique
selon les exigences du MCCQ, et être en possession du permis requis et délivré
par ce dernier.;

58 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
3.0 CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

Figure 56 - Artefacts datés du XVIIIe siècle trouvés en 1983 lors des recherches archéologiques réalisées
sur le site BiFj-6-4C7, André Burroughs, collec on #3244a (photo M. Laliberté) - Image rée du rapport
d'Ethnoscope daté de septembre 2006 in tulé Domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice (BiFj-6) et Collège
Marianopolis, Montréal - Évalua on du patrimoine archéologique

Figure 57 - Artefacts datés du XVIIIe siècle trouvés en 1983 lors des recherches archéologiques réalisées Figure 58 - Fouilles archéologiques menées en 2016 lors des travaux de réfec on de la cuisine du Grand Séminaire de
sur le site BiFj-6-3B8, André Burroughs, collec on #3244a (photo M. Laliberté) - Image rée du rapport Montréal, (EVOQ)
d'Ethnoscope daté de septembre 2006 in tulé Domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice (BiFj-6) et Collège
Marianopolis, Montréal - Évalua on du patrimoine archéologique
EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 59
4.0
Principes directeurs
4.0 PRINCIPES DIRECTEURS

Les Principes directeurs ont été formulés conjointement avec les Prêtres de Saint-Sulpice
(PSS) afin d’établir la vision globale du site en vue des différents projets et interventions
futurs. La situation actuelle de la propriété est en état de changement : la demande de
stationnement locale s’est réduite fortement ces dernières années, et avec elle une source
de revenue importante pour les propriétaires du domaine du Fort-de-la-Montagne. En même
temps, la croissance démographique des secteurs avoisinants ainsi que le besoin associé
d’établissements éducatifs publics présentent la possibilité de nouveaux partenaires qui
pourront s’établir dans les grands espaces du domaine, occuper ses bâtiments patrimoniaux
vacants, et contribuer avec les PSS et les autres occupants à sa revalorisation. Les Principes
directeurs ci-dessous, regroupés en trois thématiques, dirigeront alors l’aménagement du
domaine du Fort-de-la-Montagne dans sa nouvelle ère de développement.

IDENTITÉ
a. Prêtres de Saint-Sulpice
b. Voca ons théologique et éduca ve
c. Campus intergénéra onnel

PÉRÉNNITÉ
a. Patrimoine et évolu on
b. Caractère des lieux
c. Espaces verts
d. Archéologie

COMMUNAUTÉ
a. Partager le campus
b. Accès et circula on
c. Urgence et secours

62 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
4.0 PRINCIPES DIRECTEURS

IDENTITÉ

Le main en de la mission des PSS

a. La présence des Prêtres de Saint-Sulpice

Appartenant aux PSS dès 1665, année où les prêtres se réservent ce terrain de leur
seigneurie, le domaine est utilisé de façon continue depuis 1675. Les Sulpiciens sont à
l’origine des différentes vocations du domaine, soit : la mission de la Montagne, les terrains
agricoles, le lieu de détente, le Grand Séminaire et le Collège de Montréal. Par conséquent,
le site est fortement lié à la présence des prêtres sulpiciens, fait souligné explicitement dans
les reconnaissances patrimoniales officielles. La présence continue des prêtres sulpiciens
dans le passé, au présent et dans le futur est un élément essentiel de la conservation de
l’identité du domaine.

b. Main en des voca ons théologique et éduca ve

Les vocations théologique et éducative sont alliées dès l’établissement de la mission de


la Montagne et sont le fondement de l’implantation du Grand Séminaire et du Collège
de Montréal au milieu du 19e siècle. Il convient de rappeler que la formation des prêtres
constitue la vocation première de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, autant au
Québec qu’à l’international. Le Grand Séminaire a également logé la première faculté de
théologie de l’Université Laval à Montréal, qui deviendra plus tard l’Université de Montréal.
Les usages théologiques et éducatifs sont toujours présents sur le domaine et leur
conservation est essentielle. L’occasion se présente d’en augmenter la portée, combinant
à la fois l’accueil de nouveaux établissements éducatifs, de niveau primaire ou à vocation
spécialisée, à la poursuite des activités d’enseignements du Grand Séminaire et de l’Institut
de formation théologique de Montréal.

c. La créa on d’un campus intergénéra onnel

Afin d’organiser le domaine pour accommoder les occupants actuels ainsi que des
nouveaux usagers, les PSS proposent d’y créer un campus intergénérationnel, le campus
du Fort-de-la-Montagne. Ce campus est envisagé comme un partenariat avec différents
acteurs en éducation, incluant des établissements privés et publics, laïcs et religieux.
Les établissements utiliseront conjointement le campus, en même temps que chacun
poursuivra sa propre mission. Ce partage du campus se fera dans le respect mutuel des
institutions et des usagers, en profitant de la présence l’un de l’autre.

Figure 59 - Tour ouest du Fort de la Montagne, 2017, (EVOQ)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 63
4.0 PRINCIPES DIRECTEURS

PÉRENNITÉ

Assurer l’avenir et l’intégrité physique du lieu en tenant compte de sa mémoire

a. Patrimoine et évolu on d. Archéologie

L’évolution de la propriété est non seulement inévitable, mais souhaitable pour assurer la Comme bassin de découvertes archéologiques potentielles, le domaine du Fort-de-la-
continuité de son occupation et de son caractère patrimonial. À travers cette évolution, Montagne est exceptionnel sur l’île de Montréal. Ce potentiel archéologique couvre
il sera donc essentiel de maintenir la pérennité physique et d’usage du lieu et rendre sa plusieurs périodes de l’histoire de Montréal, de l’occupation autochtone à l’époque coloniale
grandeur au site. Dans la mesure du possible, l’usage historique de chacun des bâtiments à l’ère moderne. La mémoire et l’intérêt scientifique que représente cette potentialité
et du paysage sera conservé. Également, l’architecture et les éléments paysagers seront archéologique exigent par conséquent une prise en considération et, là où des recherches
conservés dans les règles de l’art. s’avèrent fructueuses, une mise en valeur appropriée. De plus, l’imprévisibilité de révéler
des vestiges archéologiques demande un soin particulier quant aux interventions; en
b. Le caractère des lieux particulier, la réalisation d’un inventaire archéologique permettra d’établir à l’avance une
stratégie appropriée lorsque des excavations sont inévitables.
Le domaine du Fort-de-la-Montagne est globalement caractérisé par son vaste terrain à
certains endroits boisé et ailleurs dégagé, où des bâtiments conventuels monumentaux sont
entourés de bâtiments de service de moindre envergure. Ceci dit, le domaine est également
composé de plusieurs secteurs et composantes d’une remarquable variété de qualités.
Certains secteurs et éléments ont des caractères plus affirmés, leurs formes bien établies
et préservées depuis longtemps. Par contre, d’autres zones et composantes présentent des
caractères relativement moins définis; ceux-ci pourraient être donc considérés comme plus
ouverts à une certaine évolution formelle et fonctionnelle, des bonifications qui seraient
toutefois compatibles avec les qualités intéressantes qui s’y trouvent. Toute intervention
sur la propriété devra non seulement respecter les qualités des zones spécifiques, mais
devra également soutenir le dialogue entre les secteurs de caractères affirmés et évolutifs
de façon à améliorer la cohérence de la propriété.

c. Les espaces verts

Les PSS souhaitent mettre en place des politiques d’aménagement durable afin de
redévelopper la diversité écologique du site et de créer des espaces symbolique et spirituel
en lien avec celui-ci. L’aménagement durable comprendra, entre autres, la conservation
d’un boisé de valeur écologique ainsi que l’augmentation et la mise en valeur des
aménagements paysagers. Une partie du paysage se composera d’un ensemble d’espaces
symboliques représentatifs des différentes strates historiques de la propriété, surtout de
son passé champêtre et des savoirs agricoles dont les prêtres sulpiciens avaient une part à
valoriser dans l’époque coloniale. Les espèces fruitières y seront favorisées afin d’encourager
la faune et rappeler l’usage historique du site. Finalement, un autre secteur du paysage sera
aménagé comme jardin privé dévoué à la réflexion spirituelle.
Figure 60 - M. Troie p.s.s, Rue Sherbrooke en 1854, 1917, P5:C.3.1-1/02 (Univers culturel de Saint-Sulpice, Départe-
ment des archives)

64 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
4.0 PRINCIPES DIRECTEURS

COMMUNAUTÉ

Assurer une cohabita on harmonieuse avec le voisinage

a. Partager le campus

La multiplication des établissements du campus entraînera une augmentation et


diversification importante des usagers provenant de la population générale : en fonction
des autres partenaires du campus, ceux-ci proviendront à la fois des quartiers avoisinants
le domaine ainsi que des différents arrondissements de la ville. De plus, des usages
occasionnels (par exemple, l’emploi d’un établissement comme bureau de scrutin)
contribueront à étoffer davantage la vie du campus de temps à autre. Les PSS favorisent le
partage des installations et aménagements du campus par cette communauté d’utilisateurs
élargie, afin que les usagers puissent profiter de leur accès au domaine, une propriété
privée et historiquement en retrait de la ville. Une restructuration de la propriété comme
campus pour accommoder les usagers et faciliter leur occupation conjointe sera toutefois
nécessaire.

b. Accès et circula on

La circulation à l’intérieur du campus devra accommoder un niveau de complexité sans


précédent dans l’aménagement moderne du domaine du Fort-de-la-Montagne. Les usagers
potentiels du campus représenteront une variété d’âges, et s’y déplaceront vers différentes
destinations par une variété de moyens (dont à pied, à bicyclette, en automobile, ou
possiblement en autobus scolaire). L’objectif principal sera d’organiser et de séparer les
différents types de circulation à l’intérieur du campus. L’aménagement du campus devra
aussi prendre en considération le partage ou la séparation de voies de circulation selon
les destinations des usagers. Si nous ajoutons à cette réflexion l’étendue du campus, sa
topographie de multiples talus, et le nombre et les emplacements des accès à la propriété,
l’organisation soigneuse de la circulation est d’autant plus importante pour des raisons
pratiques et de sécurité.

c. Urgence et secours

En lien avec le principe précédent, les aménagements de circulation du campus devront


être conformes aux besoins de tout véhicule d’urgence d’avoir l’accès requis à la propriété
et à ses établissements. La question d’accès des services d’urgence mérite une attention
particulière à cause de l’étendue du campus ainsi que l’emplacement éloigné des voies
publiques de plusieurs des bâtiments actuels et futurs. Enfin, les normes d’accès aux services
d’urgence potentiellement développées par les partenaires futurs devront également être
Figure 61 - Déplacement des élèves du Collège de Montréal, 2018 (EVOQ) accommodées dans la conception du campus.

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 65
5.0
Plan d'aménagement
proposé
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

Zones d’intervention

Cette section propose le découpage du domaine en zones à la lumière des trois principes
directeurs. La définition des zones et vocations découle de la lecture des différentes
caractéristiques de la propriété et cherche à créer une cohésion propre à un nouveau
campus qui favorise les interactions entre les différents partenaires. Elle reconnaît le souhait
des PSS de consolider leur domaine en y formalisant l’idée d’un campus. Le territoire ainsi
LÉGENDE
défini serait accessible au public selon certaines conditions, tout en conservant une identité ZONE 1 SECTEUR À VOCATION
forte et des zones plus privées. Les vocations uniques dédiées aux différentes zones seront THÉOLOGIQUE ET PATRIMONIALE

définies en collaboration avec les partenaires invités et permettront de conserver une ZONE 2 COLLÈGE DE MONTRÉAL
identité distincte sur la rue Sherbrooke tout en consolidant l’identité et la mission des PSS
à l’intérieur même du domaine. Il s’en dégage une volonté de lier les différentes activités ZONE 3 SECTEUR À VOCATION ÉDUCATIVE
autour d’une zone centrale, le Jardin Patrimonial, jardin symbolique qui rappellera le legs
horticole des PSS qui a façonné ce territoire depuis un peu plus de 350 ans. ZONE 4 SECTEUR À VOCATION PROFESSIONNELLE

Trois catégories principales caractérisent la vocation des lieux sur le Campus du Fort-de-la- ZONE 5 SECTEUR À VOCATION CULTURELLE ET / OU
Montagne, soit : DÉVELOPPEMENT DES INSTITUTIONS SCOLAIRES

ZONE 6 SECTEUR À VOCATION SCOLAIRE


1- L’orientation théologique et patrimoniale, située au cœur du site, qui représente les
fondements du Grand Séminaire et permet de l’ancrer dans la continuité. Elle forme le ZONE 7
SECTEUR RÉSERVÉ AU DÉVELOPPEMENT
DES INSTITUTIONS SCOLAIRES
pivot autour duquel s’articulent les deux autres vocations.
SECTEUR RÉSERVÉ AU DÉVELOPPEMENT
ZONE 8
2- L’orientation éducative, qui caractérise trois zones bâties. À celle qui dessert présentement DES INSTITUTIONS SCOLAIRES

le Collège de Montréal s’ajouteront deux zones dédiées à de nouveaux partenaires et trois ZONE 9 JARDIN PATRIMONIAL
zones réservées à des aménagements futurs, dont la nature exacte répondra aux besoins
en évolution des différentes institutions scolaires. ZONE 10 BOISÉ PATRIMONIAL

3- L’orientation paysagère, qui prévoit l’aménagement ou la mise en valeur de trois zones CIRCULATIONS VÉHICULAIRE /
ZONE 11 PIÉTONNE / CYCLISTE
contiguës auxquelles sera greffé le terrain présentement réservé aux sports d’équipe, dont
les infrastructures seront améliorées. SECTEUR À VOCATION SPIRITUELLE
ZONE 12
ET ÉCOLOGIQUE
Outre ces trois orientations, une zone est dédiée à la voie d’accès permettant de joindre la
ZONE 13 SECTEUR À VOCATION SPORTIVE
partie nord de la propriété. Cette allée centrale constitue une quatrième entrée principale
à partir de la rue Sherbrooke, affirmant ainsi l’autonomie de chacune des institutions
ZONE 14 STATIONNEMENT
présente sur le Campus du Fort-de-la-Montagne et rationalisant les infrastructures
existantes et projetées.
ACCÈS SUR RUE SHERBROOKE

Chacune des orientations désignées et les zones qui s’y retrouvent sont décrites dans
les pages qui suivent afin d’en saisir les intentions, les éléments bâtis et paysagers qui la
composent, les objectifs de conservation et les interventions proposées pour chacune
d’entre elles.

68 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-0 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
AV.
du
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ZONE 10

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ZONE 11 ZONE 6 ZONE 8

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ZONE 7

ZONE 13
ZONE 9

ZONE 12

ZONE 14

ZONE 3 ZONE 1 ZONE 2

RUE SH
ERBRO
OKE

ZONE 5
ZONE 4

RUE SAINT-MATHIEU
RUE SAINT-MARC
RUE CHOMEDEY

RUE DU FORT

25m 100m 200m

0m 50m
Figure 62 - Plan des zones d'interven on
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 1 SECTEUR À VOCATION THÉOLOGIQUE ET PATRIMONIALE

Située au cœur du site patrimonial, cette première zone constitue le noyau historique du À cet effet, les interventions proposées pour cette zone sont les suivantes :
campus du Fort-de-la-Montagne. Elle matérialise en effet les fondements de la mission des
prêtres de Saint-Sulpice (PSS) et leurs activités d’enseignement et de transmission. Depuis la · Préserver les tours de l’ancien fort de la Montagne et les
construction de ses premiers édifices jusqu’à aujourd’hui, cette vocation théologique a été pavillons principaux du Grand Séminaire, ainsi que le parterre
maintenue puisque le Grand Séminaire demeure le lieu de formation des futurs prêtres, ainsi sud qui les souligne;
que des séculiers; en effet, érigé en 1988, l’Institut de Formation Théologique de Montréal
des Prêtres de Saint-Sulpice (I.F.T.M), y est implanté, offrant une formation intellectuelle · Réserver un emplacement pour la construction d’une annexe
en philosophie et en théologie accessible aux laïcs. Cette continuité dans la valeur d’usage multifonctionnelle à l’est de l’aile du Centenaire afin d’y rapatrier
marque singulièrement cette zone et structure le site de par son rayonnement. Il est donc les fonctions de garages et du préau à démolir au nord du site
nécessaire d’assurer la pérennité de cette vocation fondatrice, un fait exceptionnel dans le (se référer aux interventions pour la Zone 6);
contexte du patrimoine Nord-Américain.
· Réaménager des aires de stationnement au nord du Grand
La zone 1 comprend entre autres des éléments bâtis de très grande importance patrimoniale Séminaire pour les résidents, visiteurs et employés;
tels que les deux tours de l’ancien fort de la Montagne, le Grand Séminaire constitué du
pavillon central entouré, à l’ouest, de l’aile Saint-Marc et, à l’est, de la chapelle et sa crypte · Restituer la statue de la Vierge sur le parterre;
en sous-sol; l’aile du centenaire s’ajoute au tout en se greffant, au nord, à l’aile Saint-Marc.
Cet ensemble bâti est mis en valeur par un parterre végétalisé circonscrit par un accès · Mettre en valeur la crypte sous la chapelle et y aménager un
véhiculaire et piétonnier ainsi que d’une partie du mur de pierre longeant la rue Sherbrooke accès contrôlé;
Ouest. Une place d’interprétation y a été aménagée, accessible directement depuis la rue.
L’aile du Centenaire, quant à elle, est encadrée de terrains de stationnement et de pelouses · Rassembler et mettre en valeur les artefacts et œuvres d’art de
sur ses flancs est et ouest. grande valeur patrimoniale au sein d’une galerie accessible aux
visiteurs à l’intérieur du pavillon principal;
En raison de l’ancienneté et de l’importance de ses éléments bâtis, des liens étroits et
continus du site avec les communautés religieuses fondatrices de Montréal ainsi que ses · Éliminer les accrétions architecturales non caractéristiques
rapports préservés avec la pratique du culte et de l’enseignement, toute intervention de l’ensemble, telles que le caveau sur le flanc ouest de l’aile
projetée dans la zone 1 devra donc respecter des objectifs de conservation s’appuyant sur Saint-Marc et le vestibule de l’aile du Centenaire qui se seraient
les valeurs patrimoniales et les éléments caractéristiques identifiés sur le site. ajoutés à l’ensemble au cours du 20e siècle, entre autres.

ZONE 1

70 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 2 COLLÈGE DE MONTRÉAL

Implanté sur le site depuis 1861, le Collège de Montréal est composé d’un ensemble
d’édifices et d’ailes construits progressivement depuis 1868. Autrefois terres agricoles
soutenant la mission des sulpiciens, cette zone dont la vocation perdure depuis la fondation
du Collège de Montréal, comprend entre autres des éléments bâtis d’importance dont
le Collège, ses différentes ailes et sa chapelle, le couvent des sœurs de la Sainte-Famille,
l’Ermitage et son escalier couvert le reliant au complexe du Collège, les équipements sportifs
du Collège incluant le nouveau gymnase, et le jeu de balle qui est présentement condamné.
Ces différents édifices encadrent un terrain sportif de grandes dimensions. Finalement,
cette zone est parcourue de quelques parterres gazonnés, d’aires de stationnement et
d’une circulation véhiculaire et piétonnière.

Le Collège de Montréal a charge de ce secteur par emphytéose. Toutefois, toute nouvelle


construction devra être élaborée et réalisée en étroite consultation avec les PSS et demeurer
à vocation éducative. Toute nouvelle construction devra être subordonnée, de par son
échelle et ses composantes architecturales, aux immeubles monumentaux qui composent
le Collège de Montréal, et par rayonnement le Grand Séminaire.
Figure 63 - Vue du Grand Séminaire et de ses tours depuis la rue Sherbrooke, 2018, (EVOQ)

ZONE 2

Figure 64 - Vue de l'aile du Centenaire à l'arrière du Grand Séminaire, 2017, (EVOQ)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 71
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 3 SECTEUR À VOCATION ÉDUCATIVE

Issu d’agrandissements successifs du Grand Séminaire de la fin du 19e siècle, le pavillon À cet effet, les interventions proposées pour cette zone sont les suivantes :
identifié en zone 3, était autrefois rattaché aux activités de celui-ci puisque les prêtres
et les séminaristes y étaient logés. La nécessité de ces agrandissements témoigne de · Accueillir un partenaire à vocation éducative pour le pavillon
l’effervescence et de l’importance des activités des PSS au domaine du Fort-de-la-Montagne ouest;
à cette époque et jusqu’au milieu du 20e siècle. Aujourd’hui, les besoins de logement
pouvant être accommodés strictement dans l’aile Saint-Marc, les ailes Ouest 1 et 2 sont · Aménager une entrée distincte en façade afin de ne pas
essentiellement vacantes et font l’objet d’une réflexion quant à leur utilisation future. Dans interférer avec les activités du Grand Séminaire. L’implantation
ce contexte, il est important que toute nouvelle vocation soit pensée dans le respect des et la matérialisation de celle-ci devront être étudiées
usages passés et des activités religieuses présentes. Une vocation éducative, qui pourrait minutieusement afin de conserver la qualité de la façade du
aussi être affiliée à une institution culturelle ou artistique, sera donc privilégiée pour cette bâtiment et de s’inscrire dans le respect de ses composantes
zone, permettant ainsi de consolider l’ensemble éducatif que sont le Grand Séminaire et le protégées;
Collège de Montréal.
· Aménager deux nouvelles issues en façades nord et ouest,
Spécifiquement, cette seconde zone comprend les ailes Ouest 1 et 2 du Grand Séminaire notamment au niveau des escaliers de secours métalliques;
et les terrains extérieurs qui sont situés immédiatement au sud, au nord et à l’ouest du
bâtiment, ainsi qu’une aire de stationnement qui accueille présentement 51 cases. · Aménager un parterre végétalisé au sud du pavillon intégrant
une aire de stationnement d’une quarantaine de cases.
En raison de l’intérêt patrimonial du pavillon Ouest et ses liens étroits avec les ailes
principales du Grand Séminaire, toute intervention projetée dans la zone 3 devra respecter
des objectifs de conservation s’appuyant sur les valeurs patrimoniales et les éléments
caractéristiques identifiés sur le site, à l’instar de ceux préconisés pour la zone 1. LÉGENDE
AILES OUEST BÂTIMENT EXISTANT

DÉMOLITION

CAVEAU

ZONE 3

Figure 66 - Agrandissement de la zone 3

72 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 4 SECTEUR À VOCATION PROFESSIONNELLE

Bâti dans les années 1870, l’ancien atelier, aujourd’hui connu sous le nom de Maison
Vanier, est l’élément central de cette quatrième zone. Celui-ci est directement lié à
l’époque grandiose de l’implantation du Grand Séminaire et du Collège de Montréal.
Bâtiment fonctionnel servant principalement d’atelier d’entretien, il a la particularité d’être
intégré au mur d’enceinte de pierre érigé à la même époque. Surplombé d’une toiture en
mansarde, l’ancien atelier offre donc une présence forte sur la rue Sherbrooke, amplifiée
par le percement de trois fenêtres au mur sud dans les années 1980. Aujourd’hui, la Maison
Vanier héberge des bureaux professionnels et il est prévu à long terme de maintenir cet
usage à cet endroit. À cet effet, outre la planification de l’entretien préventif du bâtiment,
il est proposé de relier l’accès piétonnier actuel de la rue Sherbrooke à la voie d’accès de la
zone 11 jusqu’au stationnement de la zone 14.

ZONE 5 SECTEUR À VOCATION CULTURELLE ET/OU POUR LE


DÉVELOPPEMENT POTENTIEL DES INSTITUTIONS SCOLAIRES

Située à l’extrémité ouest du mur d’enceinte en pierre de la rue Sherbrooke, cette zone est
caractérisée par la présence de l’ancien caveau. Bâti au début du 20e siècle pour assurer
Figure 67 - Vue des ailes Ouest du Grand Séminaire, 2018, (EVOQ) l’entreposage des récoltes périssables des différents vergers et potagers, le caveau semble
avoir pris au fil du temps plusieurs configurations. Aujourd’hui, il est intégré de façon
discrète à la dernière portion du mur d’enceinte et partiellement recouvert par le talus sud.
L’usage est en un principalement d’entreposage.

En raison de la situation stratégique de cette zone qui partage un accès piétonnier avec
la Maison Vanier et qui est adjacente à la voie d’accès de la zone 11, il est envisagé de
rechercher un partenaire culturel désirant une visibilité directe sur la rue Sherbrooke ou
d’offrir aux institutions scolaires présentes sur le site une possibilité de développement,
selon les besoins futurs.

Figure 68 - Vue des ailes Ouest du Grand Séminaire, 2018, (EVOQ)


ZONE 5
ZONE 4

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 73
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 6 SECTEUR À VOCATION EDUCATIVE

Située au nord du campus, cette zone s’incorporait à un vaste terrain agricole aménagé
vraisemblablement de vignes et d’arbres fruitiers. Elle s’est développée au fil du temps
selon les besoins pragmatiques correspondant aux différentes activités du domaine. S’y
sont greffés des éléments bâtis fonctionnels, toujours présents, tels que le jeu de balles du
Grand Séminaire et les garages. Ces bâtiments sont aujourd’hui ceinturés de part et d’autre
de plusieurs talus et terrasses divisées en aires de stationnement. Finalement, la zone est
traversée d’est en ouest par la servitude de l’aqueduc public. Notons que la zone pourrait,
au besoin, chevaucher une partie de la zone 9, soit le monticule et le plateau au nord de
celle-ci, adjacent à la zone 6.

En raison de la vétusté de certains de ces bâtiments fonctionnels et de leur faible valeur


patrimoniale, de la volonté de faire évoluer le domaine vers un campus intergénérationnel,
de la possibilité de donner un caractère plus affirmé à cette zone et sa position par rapport
au jardin patrimonial décrit plus loin en zone 9, il est envisagé de réserver l’espace pour
l’implantation d’une école ou institution de niveau primaire ou d’une garderie. À cet effet,
la démolition du jeu de balle et des garages modernes est préconisée afin de permettre
la construction d’un nouveau bâtiment propre à cette nouvelle institution scolaire. Toute
nouvelle construction devra être élaborée et réalisée en étroite consultation avec les PSS
et demeurer à vocation éducative. Les nouveaux bâtiments devront être subordonnés, de
par leurs échelles et leurs composantes architecturales, aux immeubles monumentaux qui Figure 69 - Ancien jeu de balle (préau), 2017, (EVOQ)
composent le Grand Séminaire et le Collège de Montréal et devront s’insérer en continuité
avec les éléments bâtis conservés, respectant leurs échelles et leurs implantations.
L’aménagement d’une cour d’école représentera une occasion de verdissement
supplémentaire permettant de retrouver un couvert végétal considérable dans un secteur
voisin au boisé patrimonial (voir zone 10). LÉGENDE
NOUVEAU BÂTIMENT

DÉMOLITION

ÉCOLE

ZONE 6

GARAGES

JEU DE BALLE

Figure 70 - Agrandissement de la zone 6

74 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 7 SECTEUR RÉSERVÉ POUR LE DÉVELOPPEMENT POTENTIEL DES


INSTITUTIONS SCOLAIRES

Autre parcelle du vaste terrain agricole au nord du domaine de la Montagne, l’usage


de cette zone s’est transformé suite à la construction du Grand Séminaire et du Collège
de Montréal pour accueillir la chaufferie. Celle-ci abritait les chaudières pour assurer le
chauffage des édifices principaux auxquels elle était reliée par un tunnel. Au début du 20e
siècle, un atelier de deux étages a été ajouté à l’ensemble afin d’assurer l’entretien des
bâtiments et d’y loger le responsable de la chaufferie. Aujourd’hui, les équipements de
chauffage ayant été déplacés à l’intérieur de chacun des bâtiments, les installations sont
présentement vacantes. Celles-ci ont d’ailleurs subi quelques modifications au cours des
années, notamment la démolition de la cheminée de la chaufferie et du toit en pente de
l’atelier. Un garage en annexe a été construit au courant du 20e siècle.

Cette zone fait donc l’objet d’une réflexion quant à son utilisation future. Une vocation
éducative est privilégiée et c’est dans ce sens que les bâtiments pourraient servir aux
besoins futurs de développement que pourront rencontrer les institutions principales ou
accueillir une cinquième institution à l’intérieur du Campus du Fort-de-la-Montagne. En
raison de l’intérêt patrimonial de la chaufferie et de l’atelier, tout projet devra favoriser la
conservation de ces éléments bâtis tout en permettant les transformations requises à un
nouvel usage. À cet effet, le garage construit en annexe n’ayant peu de valeur patrimoniale,
sa démolition peut être envisagée dans la revalorisation de l’ensemble qui lui devra Figure 71 - La chaufferie et son atelier, 2017, (EVOQ)
demeurer subordonné aux immeubles monumentaux qui composent le Grand Séminaire
et le Collège de Montréal, respectant leurs échelles et leurs implantations.

GARAGE

LÉGENDE
BÂTIMENT EXISTANT

ATELIER
DÉMOLITION

PASSAGE SOUTERRAIN
CHAUFFERIE

ZONE 7

Figure 72 - Agrandissement de la zone 7

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 75
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 8 SECTEUR RÉSERVÉ POUR LE DÉVELOPPEMENT POTENTIEL DES


INSTITUTIONS SCOLAIRES

Située à l’extrémité nord-est du campus, cette zone s’ajoute à la subdivision du vaste


terrain agricole mentionné en zones 6 et 7, la dénivellation de ce secteur étant propice
à l’implantation de vignes et de vergers. Elle se compose aujourd’hui de plusieurs talus et
terrasses divisées en aires de stationnement. Elle comprend également des vestiges de ces
anciens usages symbolisés par les fragments du mur de pierre du 18e siècle, l’ancien caveau
et les anciennes maisons d’employés. Les fondations d’une ancienne serre ainsi d’une
maison d’employés plus récente complètent les éléments bâtis de ce secteur. Les maisons
accueillent aujourd’hui des logements locatifs.

Cette zone fait l’objet présentement d’un bail à court terme renouvelé régulièrement au
profit du Collège de Montréal. Les propriétés locatives et les aires de stationnement sont
de la responsabilité du Collège. Ce bail sera maintenu pour les prochaines années à venir.
Toutefois, cette zone pourrait, au besoin, servir de soutien au développement des différentes
institutions sur le campus, complétant ainsi le développement du Campus du Fort-de-la-
Montagne. Cette éventualité pourrait amener la démolition des éléments plus récents et
de valeur moindre, tels que la maison des employés, les fondations de la serre adjacente et
les aires de stationnement, pour permettre la construction de futurs bâtiments. À l’instar Figure 74 - Vue de l'ancien caveau, de l'ancienne maison des employés et du sta onnement leur faisant
des nouvelles interventions dans les zones 6 et 7, ces nouveaux éléments devront être face, 2017, (EVOQ)
subordonnés, de par leurs échelles et leurs composantes architecturales, aux immeubles
monumentaux qui composent le Grand Séminaire et le Collège de Montréal et devront
s’insérer en continuité avec les éléments bâtis conservés, respectant leurs échelles et leurs LÉGENDE
implantations. MAISON DES BÂTIMENT EXISTANT

ANCIEN CAVEAU EMPLOYÉS


DÉMOLITION
FONDATIONS
DE LA SERRE AIRE RÉSERVÉE À LA CONSTRUCTION
DE BÂTIMENTS FUTURS
MAISON DES
EMPLOYÉS SERVITUDE MUNICIPALE POUR AQUEDUC

ZONE 8

Figure 75 - Agrandissement de la zone 8

76 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 9 JARDIN PATRIMONIAL

Au cœur du vaste terrain agricole mentionné en zones 6, 7 et 8, cette zone semble avoir À cet effet, les interventions proposées pour cette zone sont les suivantes :
été également dédiée à la culture de vignes et d’arbres fruitiers. Des bâtiments connexes,
notamment le pressoir à cidre, y auraient été érigés au cours du 19e siècle, puis démolis · Aménager un jardin interprétatif, rappelant symboliquement
par la suite préalablement à la construction du Grand Séminaire. Ces cultures ont peu à l’importance des cultures maraîchères du site et des techniques
peu disparu au profit de l’aménagement, au 20e siècle, de terrains sportifs entre l’aile du horticoles des PSS. Ce « Jardin du Campus » serait au cœur
centenaire et le jeu de balle, donnant naissance à une zone centrale où se réunissaient des différentes institutions éducatives, favorisant rencontre,
les séminaristes et les prêtres pour leurs loisirs. L’importance de cette zone est également partage et circulation entre les différentes zones, ainsi que la
soulignée par l’aménagement de sentiers bordés de rangées d’arbres au nord et au sud tenue de grands événements à l’intérieur du campus;
des terrains sportifs. Aujourd’hui, certains arbres demeurent, rappelant ces derniers
aménagements. Les terrains sportifs ont été recouverts d’asphalte pour créer des aires de · Aménager une voie d’accès véhiculaire secondaire au sud du
stationnement que traverse la circulation véhiculaire nord/sud. Jardin afin de permettre l’accès à la partie nord-est du campus.
Cette voie doit être subordonnée à la volonté de favoriser une
En raison de l’importance de sa vocation agricole passée, la volonté de redévelopper cohabitation sécuritaire avec les différents sentiers piétonniers
la diversité écologique du site, sa centralité dans le campus et le potentiel de point de du « Jardin du Campus »;
rencontre qu’elle représente, toute intervention projetée dans la zone 5 devra respecter des
objectifs de conservation basés sur la compréhension de l’intérêt patrimonial et écologique · Créer des lieux d’échange et de repos pour les occupants
du site et de ses composantes ainsi que sur les outils règlementaires en vigueur. des lieux. Prévoir des emplacements pour des bancs et autre
mobiliers extérieurs.

ZONE 9

Figure 76 - Vue des espaces à l'arrière des ailes du Centenaire et Ouest du Grand Séminaire,
2017, (EVOQ)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 77
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 10 BOISÉ PATRIMONIAL ZONE 11 VOIE D’ACCÈS

Monticule escarpé situé à l’intérieur des murs d’enceinte en pierre à partir du 18e siècle, Prenant successivement la forme d’enceinte de pierre, de sentier et de voie d’accès,
cette zone s’ajoute au nord du vaste terrain agricole mentionné en zones 6, 7, 8 et 9 et cet axe joue depuis la fin du 17e siècle un rôle structurant pour la propriété des PSS.
accueille ce qui semble être la première culture de vigne de l’île de Montréal. Celle-ci Au début du 20e siècle, il constitue la voie d’accès principale à l’intérieur du domaine,
semble perdurer au 19e siècle, mais sera éventuellement remplacée par une zone boisée reliant les bâtiments du Grand Séminaire aux différents terrains attenants et se
qui paraît bien établie au milieu du 20e siècle. Aujourd’hui, la forêt mature qui domine cet poursuivant jusqu’au Séminaire de Philosophie, dont l’entrée principale se trouve sur
escarpement recense des espèces vulnérables ou susceptibles d’être vulnérables et est le chemin de la Côte-des-Neiges. Bien que le tracé ait varié avec le temps et l’usage,
couronnée au nord par un fragment du mur de pierre du 18e siècle. deux secteurs distincts se développent de part et d’autre de cette voie; les ouvrages
principaux se regroupant du côté est et les installations secondaires ainsi que les
En raison de la valeur paysagère, écologique et archéologique de cette zone, tout projet grandes cultures se retrouvant du côté ouest.
devra respecter les objectifs de conservation basés sur la compréhension de l’intérêt
patrimonial et écologique du site et de ses composantes. Aujourd’hui, cet axe délimite principalement les éléments bâtis des grands espaces
verts. C’est une voie intérieure véhiculaire asphaltée, qui relie les bâtiments et les
différentes aires de stationnement. L’accès de la rue Sherbrooke se fait à travers l’aire
de stationnement au-devant des ailes Ouest 1 et 2. Elle représente toujours le principal
À cet effet, les interventions proposées pour cette zone sont les suivantes : accès vers le nord du domaine.

· Conserver le boisé comme réserve écologique abritant des


espèces vulnérables ou susceptibles d’être vulnérables en y
planifiant des travaux pour l’entretien arboricole;

· Consolider le fragment de mur d’enceinte de pierre du 18e siècle


pour une mise en valeur future.

ZONE 10 ZONE 11

78 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

Dans cette optique, les interventions proposées pour cette zone sont les suivantes :

· Relier la voie d’accès à la rue Sherbrooke, en axe avec la rue Chomedey, à


l’ouest du caveau et du mur d’enceinte de 1870. Cette ouverture permet
l’implantation d’une quatrième entrée indépendante pour une institution
s’établissant au nord du domaine, devenant ainsi un élément structurant
majeur dans la composition du campus;

· Aménager la voie afin d’accommoder divers modes de transport, soit


véhiculaire, piétonnier et cycliste. Assurer la sécurité de chacun des usagers
en y intégrant des séparations et barrières discrètes qui s’harmonisent
avec l’aménagement paysager. Réduire l’empreinte asphaltée et bétonnée
au minimum et privilégier les matériaux de pavage qui puisent leur histoire
sur le site. Planter des aménagements végétaux en bordure de la voie qui
s’harmonisent avec les zones paysagées de part et d’autre des sentiers,
pistes et chemins;

· Regrouper les services mécaniques et électriques souterrains sous les


voies carrossables et leurs dépendances de façon à desservir les zones au
nord du territoire et moderniser les infrastructures existantes.
Figure 77 - Vue générale actuelle de la principale voie d'accès à l'arrière du Grand Séminaire, 2018, (EVOQ)

Figure 78 - Vue du talus nord-ouest de la rue Sherbrooke où implanter une quatrième entrée indépendante, 2018, (EVOQ)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 79
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 12 JARDIN SPIRITUEL ET ÉCOLOGIQUE

Située à l’ouest du domaine, cette zone a pris plusieurs visages tout au cours de l’occupation À cet effet, les interventions proposées pour cette zone sont les suivantes :
de la propriété par les PSS. Succession de pentes douces, de terrasses et de talus, l’élément
le plus distinctif en est le bassin bâti au début du 19e siècle afin de capter les eaux de · Conserver le bassin, le sentier et la double rangée d’érables
ruissellement du nord et dont la forme oblongue était également propice à la déambulation comme des lieux de méditation;
et la méditation. De ce fait, l’extrémité ouest du bassin a longtemps accueilli une statue
de la Vierge abritée par un kiosque. Les espaces au nord et au sud ont été principalement · Conserver les boisés sud et nord comme réserve écologique
dédiés à l’agriculture et ce, jusqu’au milieu du 20e siècle. Tout au nord, une carrière a été abritant des espèces vulnérables ou susceptibles d’être
exploitée au cours du 19e siècle qui aurait vraisemblablement fourni les pierres lors de la vulnérables;
construction du Grand Séminaire et du Collège de Montréal. Aujourd’hui, certains de ces
espaces ont été laissés en friche et ont donné naissance à des boisés matures, tandis que le · Aménager un chemin de résurrection (via lucis) reliant le bassin
talus de la rue Sherbrooke, en contrebas, est principalement gazonné. aux espaces boisés attenants. Une réflexion devra être menée
sur l’aménagement des points d’accès au sentier afin de favoriser
Outre le bassin ceinturé par un sentier et des rangées d’érables sur ses longueurs, lieu une cohabitation harmonieuse entre les différents usages privés
spirituel et méditatif exclusivement utilisé par les PSS, cette zone comprend aussi les boisés et publics du site;
au nord et au sud, dans lesquels ont été recensées des espèces vulnérables ou susceptibles
d’être vulnérables. Une servitude, marquée par un chemin éclairé, traverse le boisé du · Accentuer la valeur esthétique des boisés en réduisant les
nord, et un court de tennis y est aménagé dans sa partie nord-ouest. Cette partie du site espèces d’arbustes non patrimoniaux ou envahissants et en
est louée à la propriété avoisinante (le Badminton Club) et est accessible depuis le sentier privilégiant la plantation d’arbres feuillus d’apparence noble.
aménagé. L’accès aux utilisateurs du Badminton Club est permis depuis plusieurs années et Le choix spécifique des espèces à planter et à conserver serait
sera maintenu. Le boisé du sud, quant à lui, chevauche un aménagement linéaire d’arbres puisé dans l’histoire du lieu.
rappelant ce qui semble être l’emplacement des murets d’enceinte du domaine et qui
surplombe le talus de la rue Sherbrooke.

En raison de l’importance de ce lieu de méditation, la qualité de ses éléments paysagers


et les espèces vulnérables ou susceptibles d’être vulnérables qu’ils abritent, toute
intervention projetée dans la zone 4 devra respecter des objectifs de conservation basés
sur la compréhension de l’intérêt patrimonial et écologique du site et de ses composantes
ainsi que sur les outils règlementaires en vigueur.

ZONE 12

Figure 80 - Vue générale du bassin et des plateaux Nord et Sud du bassin, 2016, (EVOQ)

80 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

ZONE 13 SECTEUR À VOCATION SPORTIVE PARTAGÉ PAR L’ENSEMBLE ZONE 14 STATIONNEMENT


DES ÉTABLISSEMENTS D’ÉDUCATION

Vaste terrain localisé au nord du Bassin, cette zone s’imbrique dans la zone 12 et en Anciennement utilisée à des fins agricoles, cette zone formait, avec le boisé à l’ouest,
partage l’évolution agricole. S’y sont succédés verger, pré, pâturage ainsi qu’une série de un grand verger au sud du bassin. Au cours du 20e siècle, les cultures ont laissé place
bâtiments de ferme érigés au cours du 20e siècle, dont une serre et un poulailler. Un canal à un vaste terrain sportif où les séminaristes et les prêtres s’adonnaient au baseball.
y était également aménagé pour le drainage du terrain. Au cours des années 1970, un Aujourd’hui, la zone est occupée par une aire de stationnement de 149 cases,
changement d’usage amène les PSS à y aménager un terrain sportif gazonné fréquenté par traversée par la circulation véhiculaire qui dessert le nord de la propriété.
les élèves du Collège de Montréal, les séminaristes et les prêtres jusqu’à ce jour.
Le domaine du Fort-de-la-Montagne comprend actuellement un ensemble d’aires
En raison de la généreuse superficie de cette zone et la réponse que celle-ci amène au besoin de stationnement incluant celle de la zone 14 qui totalisent environ 600 cases. La
de plateau sportif des différentes institutions du Campus, il est envisagé d’améliorer les majorité de ces espaces seront transformés selon les vocations des différentes zones
installations existantes en aménageant un terrain de soccer aux dimensions règlementaires décrites plus haut. Toutefois, si on considère que la location de ces espaces représente
et recouvert d’une surface synthétique. Une infrastructure souterraine serait prévue pour une source de revenus appréciable pour les PSS, il est proposé de conserver l’aire de
permettre de doter le terrain d’un système d’éclairage si le besoin se manifeste. stationnement de la zone 14. Une réflexion devra cependant être menée afin de
faire de cette zone un espace partagé de qualité entre les différents usagers (voiture,
Les nouvelles installations seraient accessibles aux usagers de toutes les institutions piéton, vélo), circulant au confluent de vocations diverses (spirituelle, éducative, etc.)
installées sur le site et bénéficieraient de son emplacement à l’intérieur d’un jardin privé, et dont les qualités paysagères seront grandement améliorées.
permettant ainsi de profiter d’un vaste espace vert au centre-ville de Montréal.

ZONE 13

ZONE 14

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 81
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

Circulation et structure du Campus

L’évolution du domaine actuel vers un campus intergénérationnel implique l’ouverture du La largeur de la chaussée sera de la dimension minimale requise pour permettre à deux
site à de nombreux nouveaux partenaires et usagers, notamment des élèves et écoliers véhicules privés de circuler à double sens et aux véhicules d’urgence d’accéder à l’ensemble
dont la sécurité des déplacements doit être assurée en tout temps. L’emplacement de la des institutions. Les arbres et arbustes seront positionnés de façon à conserver un lien
quatrième institution scolaire au nord du campus présente un enjeu de taille à ce niveau et visuel continu vers l’institution au nord et vers les voies pour piétons et vélos, mais en
ses liens avec la rue Sherbrooke et les autres institutions deviennent un élément structurant offrant une séparation visuelle avec le jardin spirituel à l’ouest. Un affichage esthétique
du campus. Les modes de transport seront variés, mais le piéton devra être privilégié. En et d’apparence uniforme identifiera la direction à prendre pour les divers stationnements,
ce sens, afin de s’assurer de la fluidité des déplacements à l’intérieur du campus, trois débarcadères et aires de déchargement.
principes dictent le concept de circulation sur les lieux :
Pour limiter le bruit et minimiser la superficie asphaltée, seuls les autobus scolaires et
· La sécurité, assurée par la séparation des voies carrossables des voies piétonnes véhicules détenant un permis spécial seront autorisés à circuler jusqu’à la zone réservée à
et cyclables; l’institution scolaire au nord du site.

· La clarté, assurée par la simplicité des tracés et le maintien de lignes visuelles avec VOIES PIÉTONNES ET CYCLABLES
les lieux desservis;
Un trottoir et une bande cyclable à double sens seront aménagés du côté Est de l’axe
· L’harmonie, assurée par un aménagement compatible avec le patrimoine bâti et principal, séparés entre eux et de la voie carrossable par une bande de végétation basse.
le paysage. L’emplacement des supports à vélo devra être réfléchi afin de minimiser le partage des
voies entre véhicule et vélos aux abords de l’institution au nord du campus. Par exemple,
VOIES CARROSSABLES l’intégration de ceux-ci près du jardin patrimonial permettrait aux cyclistes de joindre l’entrée
du bâtiment par les sentiers piétonniers du jardin. Ce même réseau de sentiers esthétiques
Trois points d’accès assurent présentement le lien entre le domaine et la rue Sherbrooke. De permettra également aux piétons d’accéder au sein même du jardin patrimonial et son
ceux-ci, les accès au Collège de Montréal et au Grand Séminaire demeureront inchangés. verger ou de le contourner pour accéder à l’ensemble des institutions du campus et au
L’accès situé à l’ouest des tours sera réaménagé pour minimiser son empreinte asphaltée terrain sportif, constituant ainsi à la fois un lieu de rassemblement et un carrefour au cœur
au sol et maximiser la végétation. Outre le pavillon central du Grand séminaire, cet accès du site.
à double sens desservira un stationnement attitré pour les ailes Ouest et ses nouveaux
occupants. Ce stationnement plus discret, s’intégrant dans les nouveaux éléments A l’ouest de l’axe principal, un réseau de sentiers en terre battue sera aménagé autour
paysagers, ne sera pas visible de la rue Sherbrooke. du bassin et à travers les boisés. Ces sentiers spirituels feront partie intégrante de
l’aménagement du chemin de la résurrection (via lucis). Réservés aux activités théologiques
Outre ces accès existants, le plan d’aménagement proposé prévoit l’ajout d’un quatrième en lien avec le Grand Séminaire, ils revêtiront un aspect plus privatif. En ce sens, tel que
accès qui desservira l’ouest et le nord du site. La circulation de véhicules motorisés mentionné dans la section précédente, une réflexion devra être menée sur l’aménagement
sera limitée à un axe principal qui dessert le stationnement, le stationnement du grand des points d’accès à ces sentiers afin de favoriser une cohabitation harmonieuse entre les
Séminaire et le stationnement et le débarcadère de l’institution au nord de la propriété; un différents usages privés et publics du site.
axe secondaire, ouvert seulement aux véhicules autorisés, qui dessert le Jardin du Campus,
la chaufferie et la future annexe multifonctionnelle à l’est de l’aile du centenaire du grand
Séminaire; et un lien discret, accessible seulement aux véhicules autorisés, qui dessert la
servitude d’accès au nord-ouest du site.

82 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
5.0 PLAN D'AMÉNAGEMENT PROPOSÉ

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25m 100m 200m

Figure 81 - Plan de circula on et structure du Campus du Fort-de-la-Montagne 0m 50m


EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 83
6.0
Mise en oeuvre du
plan directeur
6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

Mise en œuvre du Plan directeur

Le présent document propose un cadre de développement du campus du Fort-de-


la-Montagne pour les 50 prochaines années. À l’intérieur de ce cadre, nombreuses
interventions ont été identifiées pour les zones décrites au chapitre dernier et c’est à partir
de celles-ci que nous proposons une division de la mise en œuvre en différentes phases. Ces
phases sont définies par des impératifs distincts et peuvent, par le fait même, rassembler
différentes zones qui présentent des interventions communes, soit par leur intention, soit
par leur proximité.

L’ordre selon lequel les huit différentes phases sont présentées ne dicte pas nécessairement
une priorité d’exécution. Chacune des phases peut être mise en œuvre indépendamment
ou en parallèle, selon les besoins identifiés, les ressources nécessaires et la pertinence
de réalisation des projets. Le calendrier de mise en oeuvre sera appelé à être réévalué
régulièrement tout au long du processus.

Cette section décrit donc chaque phase en présentant une liste des actions requises à
sa réalisation, ainsi qu’un échéancier approximatif de mise en oeuvre. Les descriptions
sont suivies de deux tableaux résumant l’ensemble des professionnels qu’il convient de
consulter durant les différentes étapes de mise en œuvre du Plan directeur ainsi que les
études à effectuer lors de la planification de chacune des phases.

L’aménagement du campus du Fort-de-la-Montagne étant prévu sur une période de 50 ans,


il est vraisemblable que les besoins et les priorités des PSS évolueront. Le Plan Directeur a
donc été conçu comme un document évolutif devant être mis à jour et amendé au fil
du temps, tout en restant fidèle aux intentions de départ. Le Plan devra aussi être adapté
pour répondre aux changements potentiels de la règlementation, à l’évolution du contexte
urbain, à la venue de nouveaux partenaires ou usagers, etc.

À cet effet, nous proposons que le Plan directeur soit révisé à tous les cinq ans ainsi qu’à
l’achèvement de chaque phase d’implantation. Ces révisions devront tenir compte des
nouvelles conditions qui feront évoluer le Plan et être une occasion de planifier de façon plus
serrée la mise en œuvre du plan d’aménagement lors des cinq années suivantes. Chacune
des révisions du Plan directeur pourra donc être suivie par l’élaboration d’un nouveau plan
quinquennal, que ce soit pour des nouvelles constructions, de nouveaux aménagements,
ou pour la mise à jour de plans d’entretien régulier, tant au plan macroscopique de la
propriété, qu’au niveau des bâtiments d’importance majeure tel que le Grand Séminaire.

86 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

PHASE LE GRAND SÉMINAIRE : ZONE 1

Cette phase s’inscrit dans la continuité des projets d’entretien, de conservation et de mise
en valeur récemment développés et détaillés dans le Plan quinquennal 2016-2021 mis en
annexe. Les actions décrites ci-après portent donc uniquement sur le réaménagement
paysager au nord de la zone et la construction d’une annexe multifonctionnelle à l’est de
l’aile du centenaire, prévus à plus ou moins court terme.

LES ACTIONS REQUISES L’ÉCHÉANCIER PRÉLIMINAIRE

· Retenir les services des professionnels et consultants dans les domaines La mise en œuvre de la plupart des projets décrits au Plan quinquennal est prévue jusqu’en
de compétences exigés (se référer au tableau synthèse énumérant la liste 2021. Cependant, certains projets d’entretien et de travaux de moindre urgence s’étendent
des professionnels recommandés pour chaque phase en fin de chapitre); au-delà de cette date.

· Effectuer les études nécessaires par les personnes compétentes (se référer Comme pour les actions requises, l’échéancier suivant ne concerne que les travaux portant
au tableau synthèse énumérant la liste des études à entreprendre selon sur les aménagements paysagers et la construction de l’annexe multifonctionnelle :
chaque phase en fin de chapitre);

· Élaborer et finaliser la programmation pour le terrain situé au nord du Mise en place de l’équipe professionnelle : 2 mois
Grand Séminaire ainsi que pour l’annexe multifonctionnelle, incluant la
conception des aménagements paysagers, des terrains de stationnements, Études préalables à la planification : 6 mois
des dépendances, et du nouveau bâtiment technique;
Planification et conception, incluant la 6 mois
· Déterminer les composantes provisoires et les différents aménagements préparation des documents de permis et
temporaires requis au courant de la réalisation des travaux des documents contractuels :
(réacheminements des circulations, implantation des aires d’entreposage
temporaire adjacentes au chantier, mise en place des échafaudages, etc.); Demandes de permis et d’approbation : 2-6 mois

· Soumettre les demandes de permis de construction ainsi que les demandes Appel d’offres pour les travaux : 1 mois
d’approbation ministérielle auprès des autorités compétentes;
Travaux : 10-18 mois
· Publier un appel d’offres, une fois réception des permis et des approbations
officielles nécessaires. Après analyse des offres, attribuer le contrat des
travaux à l’entrepreneur général sélectionné;
Total : 2,5-3,5 ans, excluant les délais imprévus, les découvertes archéologiques,
· Entreprendre les travaux d’aménagement et de construction. les fermetures de chantier en hiver, etc.

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6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

PHASE LES AILES OUEST : ZONE 3

Cette phase est requise préalablement à l’installation d’un partenaire éventuel dans lesdu terrain situé au sud du bâtiment. Ces aménagements devront toutefois se conformer
ailes Ouest du Grand Séminaire. Elle comprend entre autres la séparation des ailes Ouestau Plan directeur et ainsi être validés au préalable. À cet effet, il sera de la responsabilité
de l’ensemble du Grand Séminaire pour créer deux bâtiments distincts et permettre la du futur partenaire d’élaborer et de soumettre les demandes de permis de construction
réhabilitation de la partie ouest tout en assurant le caractère privé des activités des PSS.
ainsi que les demandes d’approbation ministérielle auprès des autorités compétentes
tout comme d’engager les professionnels et les entrepreneurs jugés compétents pour la
Dans le présent Plan directeur, nous présumons que le futur partenaire sera responsable réalisation des travaux, après approbation des PSS.
de l’aménagement intérieur et de l’entretien des ailes Ouest ainsi que des aménagements

LES ACTIONS REQUISES L’ÉCHÉANCIER PRÉLIMINAIRE


· Retenir les services des professionnels et consultants dans les domaines
de compétences exigés (se référer au tableau synthèse énumérant la liste Mise en place de l’équipe professionnelle : 2 mois
des professionnels recommandés pour chaque phase en fin de chapitre);
Études préalables à la planification : 4 mois
· Effectuer les études nécessaires par les personnes compétentes (se référer
au tableau synthèse énumérant la liste des études à entreprendre selon Planification et conception, incluant la 6 mois
chaque phase en fin de chapitre); préparation des documents de permis et
des documents contractuels :
· Élaborer la planification et la conception du projet, incluant entre autres
la construction de séparations coupe-feu, la déconnexion, la séparation Demandes de permis et d’approbation : 2-6 mois
puis la reconnexion avec les services municipaux (eaux, gaz, égouts, etc.),
la séparation des systèmes électriques et mécaniques; le traitement des Appel d’offres pour les travaux : 1 mois
matières dangereuses, la réhabilitation des espaces intérieurs du Grand
Séminaire avoisinants la nouvelle séparation coupe-feu, selon les besoins Travaux : 6-12 mois
identifiés au préalable;

· Déterminer les composantes provisoires et les différents aménagements


temporaires requis au courant de la réalisation des travaux Total : 2-3 ans, excluant les délais imprévus, les découvertes archéologiques, les
(réacheminements des circulations, implantation des aires d’entreposage fermetures de chantier en hiver, etc.
temporaire adjacentes au chantier, mise en place des échafaudages, etc.);

· Soumettre les demandes de permis de construction ainsi que les demandes


d’approbation ministérielle auprès des autorités compétentes;

· Publier un appel d’offres, une fois réception des permis et des approbations
officielles nécessaires. Après analyse des offres, attribuer le contrat des
travaux à l’entrepreneur général sélectionné;

· Entreprendre les travaux d’aménagement et de construction.

88 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

PHASE NOUVELLE VOIE D’ACCÈS : ZONE 11


Cette phase entretient des liens étroits avec la phase suivante, « les Terrasses du centre-
nord », puisqu’elle permet la mise en place d’une entrée indépendante pour l’institution
qui s’installera au nord du campus et donne l’opportunité aux usagers de se déplacer selon
plusieurs modes de transport. Son implantation optimale se déroulerait en parallèle avec
les travaux pour la zone 6, entrepris par un éventuel partenaire, tel que décrit dans la phase
« les Terrasses du centre-nord ».

LES ACTIONS REQUISES L’ÉCHÉANCIER PRÉLIMINAIRE


· Retenir les services des professionnels et consultants dans les domaines
de compétences exigés (se référer au tableau synthèse énumérant la liste Négociations et suivi de planification avec 1 an (en parallèle au
des professionnels recommandés pour chaque phase en fin de chapitre); un partenaire éventuel : déroulement des étapes
énumérées ci-dessous)
· Effectuer les études nécessaires par les personnes compétentes (se référer
au tableau synthèse énumérant la liste des études à entreprendre selon Mise en place de l’équipe professionnelle : 2 mois
chaque phase en fin de chapitre);
Études préalables à la planification : 6 mois
· Élaborer et finaliser la programmation de la zone 11;
Planification et conception, incluant la
· Déterminer les composantes provisoires et les différents aménagements préparation des documents de permis et 6-8 mois
temporaires requis au courant de la réalisation des travaux des documents contractuels :
(réacheminements des circulations et des infrastructures, implantation
d’aires d’entreposage temporaire adjacentes au chantier, etc.); Demandes de permis et d’approbation : 2-6 mois

· Soumettre les demandes de permis de construction et/ou d’excavation Appel d’offres pour les travaux : 1 mois
ainsi que les demandes d’approbation ministérielle auprès des autorités
compétentes; Travaux (zones 9 et 10) : 6-12 mois

· Publier un appel d’offres, une fois réception des permis et des approbations
officielles nécessaires. Après analyse des offres, attribuer le contrat des Total : 2-3 ans, excluant les délais imprévus, les découvertes archéologiques, les
travaux à l’entrepreneur général sélectionné; fermetures de chantier en hiver, etc. Soulignons que la bonne mise en œuvre
de cette phase peut également être subordonnée à l’échéancier du partenaire
· Entreprendre les travaux d’aménagement et de construction. éventuel s’installant au nord du campus.

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 89
6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

PHASE LES TERRASSES DU CENTRE NORD : ZONES 6, 9 & 10

Si les nouveaux aménagements effectués par un partenaire éventuel en éducation la démolition des dépendances existantes et de la construction des nouvelles installations,
concernent principalement la zone 6, soit la zone d’implantation potentielle des nouveaux
bien que celles-ci devront se conformer au Plan directeur et ainsi être validées au préalable.
bâtiments scolaires, ils affecteront également directement la zone 5 (jardin patrimonial)
À cet effet, il sera de la responsabilité du futur partenaire d’élaborer et de soumettre les
et la zone 8 (boisé patrimonial). À cet effet, ces trois zones sont traitées dans cette même
demandes de permis de construction et de démolition ainsi que les demandes d’approbation
phase, mais à des degrés différents. ministérielle auprès des autorités compétentes tout comme d’engager les professionnels et
les entrepreneurs jugés compétents pour la réalisation des travaux, après approbation des
Les étapes sous la responsabilité des PSS pour l’aménagement de la zone 6 (secteur à PSS. En ce sens, les différentes étapes de mise en œuvre de ces nouveaux bâtiments ne
vocation scolaire) sont principalement d’ordre administratif et concernent les ententes feront l’objet d’aucune description et les actions énumérées ci-après portent uniquement
avec un partenaire éventuel. Nous présumons que le futur partenaire sera responsable de sur l’aménagement de la zone 9 (jardin patrimonial) et de la zone 10 (boisé patrimonial).

LES ACTIONS REQUISES L’ÉCHÉANCIER PRÉLIMINAIRE

· Retenir les services des professionnels et consultants dans les domaines


de compétences exigés (se référer au tableau synthèse énumérant la liste Mise en place de l’équipe professionnelle : 2 mois
des professionnels recommandés pour chaque phase en fin de chapitre);
Études préalables à la planification : 6 mois
· Effectuer les études nécessaires par les personnes compétentes (se référer
au tableau synthèse énumérant la liste des études à entreprendre selon Planification et conception, incluant la
chaque phase en fin de chapitre); préparation des documents de permis et 6-8 mois
des documents contractuels :
· Élaborer et finaliser la programmation des zones 9 & 10, incluant la
conception du Jardin du Campus situé en zone 9 et la planification du Demandes de permis et d’approbation : 2-6 mois
programme d’aménagement et d’entretien du boisé patrimonial situé en
zone 10; Appel d’offres pour les travaux : 1 mois

· Déterminer les composantes provisoires et les différents aménagements Travaux : 6-12 mois
temporaires requis au courant de la réalisation des travaux
(réacheminements des circulations et des infrastructures, implantation
d’aires d’entreposage temporaire adjacentes au chantier, etc.); Total : 2-3 ans, excluant les délais imprévus, les découvertes archéologiques, les
fermetures de chantier en hiver, etc. Soulignons que la bonne mise en œuvre de
· Soumettre les demandes de permis de construction et/ou d’excavation cette phase est également subordonnée à l’échéancier du partenaire éventuel.
ainsi que les demandes d’approbation ministérielle auprès des autorités
compétentes;

· Publier un appel d’offres, une fois réception des permis et des approbations
officielles nécessaires. Après analyse des offres, attribuer le contrat des
travaux à l’entrepreneur général sélectionné;

· Entreprendre les travaux d’aménagement et de construction.

90 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

PHASE LES TERRASSES DE L’OUEST : ZONES 12 & 14

Cette phase s’inscrit dans la volonté de mettre en valeur les grands espaces verts qui ont pour l’implantation et le maintien du Campus du Fort-de-la-Montagne. En ce sens, les
traversé l’histoire de la propriété tout en accommodant les divers besoins des PSS. De interventions de la zone 14 pourraient être entreprises séparément, au préalable de celles
ce fait, la mise en place de la zone 12 (secteur à vocation spirituelle) relève directement de la zone 12 et parallèlement à celles de la zone 11 (voie d’accès), afin de bénéficier de la
de l’intention de lier les vocations du Grand Séminaire à un vaste jardin aménagé en ce quatrième entrée de la rue Sherbrooke. Toutefois, celles-ci seront pensées en fonction de
sens. Parallèlement, les besoins pragmatiques des PSS amènent à considérer de façon son emplacement dans cet ensemble que forment « les Terrasses de l’Ouest ».
stratégique la zone 14 (stationnement), qui représente une source de revenus importante

LES ACTIONS REQUISES L’ÉCHÉANCIER PRÉLIMINAIRE

· Retenir les services des professionnels et consultants dans les domaines


de compétences exigés (se référer au tableau synthèse énumérant la liste Mise en place de l’équipe professionnelle : 2 mois
des professionnels recommandés pour chaque phase en fin de chapitre);
Études préalables à la planification : 6 mois
· Effectuer les études nécessaires par les personnes compétentes (se référer
au tableau synthèse énumérant la liste des études à entreprendre selon Planification et conception, incluant la 6-8 mois
chaque phase en fin de chapitre); préparation des documents de permis et
les documents contractuels :
· Finaliser la programmation pour les aménagements et les boisés;
Demandes de permis et d’approbation : 2-6 mois
· Élaborer la conception des aménagements paysagers, incluant le « chemin
de résurrection (via lucis) » ainsi que les constructions paysagères légères, Appel d’offres pour les travaux : 1 mois
si ces dernières ont été jugées nécessaires;
Travaux : 6-12 mois
· Déterminer les composantes provisoires et les différents aménagements
temporaires requis au courant de la réalisation des travaux
(réacheminements des circulations, implantation des aires d’entreposage
temporaire adjacentes au chantier, etc.); Total : 2-3 ans, excluant les délais imprévus, les découvertes archéologiques, les
fermetures de chantier en hiver, etc.
· Soumettre les demandes de permis de construction et d’excavation
ainsi que les demandes d’approbation ministérielle auprès des autorités
compétentes;

· Publier un appel d’offres, une fois réception des permis et des approbations
officielles nécessaires. Après analyse des offres, attribuer le contrat des
travaux à l’entrepreneur général sélectionné;

· Entreprendre les travaux d’aménagement et de construction.

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 91
6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

PHASE LE TERRAIN SPORTIF : ZONE 13

La mise en œuvre de cette phase sera développée en partenariat avec le Collège de


Montréal, et, le cas échéant, avec les différents partenaires éventuels, afin d’améliorer
les installations selon les besoins de l’ensemble des institutions du Campus du Fort-de-la-
Montagne.

LES ACTIONS REQUISES L’ÉCHÉANCIER PRÉLIMINAIRE


· Retenir les services des professionnels et consultants dans les domaines
de compétences exigés (se référer au tableau synthèse énumérant la liste Mise en place de l’équipe professionnelle : 2 mois
des professionnels recommandés pour chaque phase en fin de chapitre);
Études préalables à la planification : 4 mois
· Effectuer les études nécessaires par les personnes compétentes (se référer
au tableau synthèse énumérant la liste des études à entreprendre selon Planification et conception, incluant la 4-6 mois
chaque phase en fin de chapitre); préparation des documents de permis et
des documents contractuels :
· Finaliser la programmation pour les aménagements sportifs;
Demandes de permis et d’approbation : 2-6 mois
· Élaborer la conception des aménagements paysagers ainsi que des
dépendances, si celles-ci sont jugées pertinentes; Appel d’offres pour les travaux : 1 mois

· Déterminer les composantes provisoires et les différents aménagements Travaux : 3-6 mois
temporaires requis au courant de la réalisation des travaux (implantation
des aires d’entreposage temporaire adjacentes au chantier, etc.);

· Soumettre les demandes de permis de construction et d’excavation Total : 1,5-2 ans, excluant les délais imprévus, les découvertes archéologiques, les
ainsi que les demandes d’approbation ministérielle auprès des autorités fermetures de chantier en hiver, etc.
compétentes;

· Publier un appel d’offres, une fois réception des permis et des approbations
officielles nécessaires. Après analyse des offres, attribuer le contrat des
travaux à l’entrepreneur général sélectionné;

· Entreprendre les travaux d’aménagement et de construction.

92 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

PHASE AJOUT AUX PROPRIÉTÉS SCOLAIRES : ZONES 5, 7 & 8 PHASE CONSOLIDATION RÈGLEMENTAIRE : L’ENSEMBLE DU CAMPUS

L’implantation de cette phase est étroitement subordonnée aux intérêts des institutions Certaines opérations portent sur l’ensemble du campus, mettant l’emphase sur la
scolaires environnantes. En effet, les différentes zones sont perçues comme autant de communication avec les instances ayant autorité sur la conservation du domaine et sur
possibilités de développement soit pour le Grand Séminaire, le Collège de Montréal ou une toute demande de transformation portant sur celui-ci.
autre des futures institutions formant le campus, soit pour l’ensemble des partenaires.

Dans le présent Plan directeur, nous présumons qu’il incombera de la responsabilité du LES ACTIONS REQUISES
futur locateur de concevoir l’aménagement de ces zones. Ces aménagements devront
toutefois se conformer au Plan directeur et ainsi être validés au préalable. À cet effet, il sera · Prendre contact avec l’arrondissement Ville-Marie afin de discuter
de la responsabilité du futur locataire d’élaborer et de soumettre les demandes de permis d’une modification potentielle au Règlement 97-138 pour l’ensemble
de construction et de démolition, advenant le cas, ainsi que les demandes d’approbation de la propriété des PSS. Les modifications suggérées permettraient de
ministérielle auprès des autorités compétentes tout comme d’engager les professionnels simplifier les futures demandes de construction sur le campus du Fort-de-
et les entrepreneurs jugés compétents pour la réalisation des travaux, après approbation la-Montagne, évitant ainsi l’alourdissement du processus. Ces discussions
des PSS. pourraient entre autres porter sur le processus des étapes administratives
et d’approbations municipales ainsi que sur les documents requis, préparés
et soumis par le propriétaire;

· Consulter le Ministère de la Culture et des Communications du Québec


(MCCQ). Il s’agit principalement de discuter de la possibilité d’établir un
mécanisme administratif stable à long terme pour tous projets futurs de
construction et d’aménagement sur le campus du Fort-de-la-Montagne et
dans le cadre du présent Plan directeur. Ces discussions pourraient entre
autres concerner les étapes administratives pour l’établissement des
mécanismes d’approbation et de financement ainsi que les documents
requis, préparés et soumis par le propriétaire;

· Préparer les documents requis pour les processus énumérés ci-dessus.


Ceux-ci seront élaborés en collaboration avec les consultants des
disciplines concernées. Une fois achevés, ces documents seront soumis
selon les exigences des autorités respectives;

· Assurer le suivi des différents processus entrepris selon l’ordre des


démarches et les échéanciers des autorités respectives.

L’ÉCHÉANCIER PRÉLIMINAIRE

1 an; sujet aux variations des calendriers et des exigences des autorités
respectives.

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 93
6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

LISTE DES PROFESSIONNELS ET CONSULTANTS RECOMMANDÉS POUR CHAQUE PHASE

INGÉNIEUR EN ÉLECTRICITÉ/

SPÉCIALISTE EN PRATIQUES
INGÉNIEUR EN STRUCTURE

AGRICOLES HISTORIQUES
ANALYSTE DES MATIÈRES
ARCHITECTE PAYSAGISTE

SPÉCILAISTES EN OBJETS
ARBORICULTURE/FLORE
SPÉCIALISTE EN CODE

AMÉNAGEMENTS DE
INGÉNIEUR CIVIL/EN

STATIONNEMENT ET
ANALYSTE DES SOLS

TERRAINS SPORTIFS

ARTISTES/ARTISANS
CONSERVATION DU

DÉVELOPPEMENT /
CONSULTANT EN

CONSULTANT EN

CONSULTANT EN

CONSULTANT EN

CONSERVATEUR
ARCHITECTE EN

D’ANTIQUITÉS /
ARCHÉOLOGUE

DANGEREUSES

ENTREPOSAGE
CIRCULATION
HYDROLOGIE

MÉCANIQUE
PATRIMOINE

NATURELLE

RELIGIEUX
IDENTIFICATION DES ZONES

« LE GRAND SÉMINAIRE »: ZONE 1

« LES AILES OUEST »: ZONE 3


« NOUVELLE VOIE D’ACCÈS »:
ZONE 11
« LES TERRASSES DU CENTRE-NORD »:
ZONES 6, 9, 10
« LES TERRASSES DE L’OUEST »:
ZONES 12 & 14

« LE TERRAIN SPORTIF »: ZONE 13

« AJOUT AUX PROPRIÉTÉS SCOLAIRES »


: ZONES 5, 7, 8
«CONSOLIDATION RÈGLEMENTAIRE»:
L’ENSEMBLE DU CAMPUS

94 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
11

EVOQ ARCHITECTURE
: ZONES 5, 7, 8
ZONES 6, 9, 10

ZONES 12 & 14

L’ENSEMBLE DU CAMPUS
« LES AILES OUEST »: ZONE 3
« NOUVELLE VOIE D’ACCÈS »:

« LES TERRASSES DE L’OUEST »:

« LE TERRAIN SPORTIF »: ZONE 13


« LE GRAND SÉMINAIRE »: ZONE 1
IDENTIFICATION DES ZONES

«CONSOLIDATION RÈGLEMENTAIRE»:
ZONE

« LES TERRASSES DU CENTRE-NORD » :

« AJOUT AUX PROPRIÉTÉS SCOLAIRES »


ÉTUDE PATRIMONIALE

ÉTUDE DES UNITÉS DE


PAYSAGE

ÉTUDE DE POTENTIEL
ET INVENTAIRE
ARCHÉOLOGIQUES

ÉTUDE DES SOLS

ANALYSE DE LA PRÉSENCE
DE MATIÈRES DANGEREUSES

ÉVALUATION PAR UN
INGÉNIEUR CIVIL TUNNELS
SOUTERRAINS, ETC.

ÉTUDE DE LA STRUCTURE EN
VUE D’UNE SÉPARATION DES
BÂTIMENTS
6.0 MISE EN OEUVRE DU PLAN DIRECTEUR

ÉTUDE DES EXIGENCES DU


CODE
LISTE DES ÉTUDES À ENTREPRENDRE POUR CHAQUE PHASE

MISE À JOUR DU
RECENSEMENT DES ESPÈCES
FLORALES ET DE LEUR ÉTAT
DE CONSERVATION

RECHERCHES SUR LES


ESPÈCES D’ARBRES
FRUITIERS ET LES
TECHNIQUES DE CULTURE
HISTORIQUES, ETC

ÉTUDE DES BESOINS DE


STATIONNEMENT ET DE
CIRCULATION

ANALYSE DES NORMES ET


EXIGENCES DE DIFFÉRENTS
SPORTS PAR RAPPORT AU
TERRAIN DISPONIBLE
Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018
95
7.0
Bibliographie
7.0 BIBLIOGRAPHIE

Bibliographie

LISTE DES BOÎTES DES PHOTOGRAPHIES CONSULTÉES AUX ARCHIVES DE LISTE DES RÉFÉRENCES CONSULTÉES PAR LES ARCHIVES DE L’UNIVERS
L’UNIVERS CULTUREL DE SAINT SULPICE CULTUREL DE SAINT SULPICE DONT LES INFORMATIONS ONT ÉTÉ
TRANSMISES À EVOQ ARCHITECTURE
P5:C.3.1-3: Vues aériennes. - [Septembre 1939]. - 14 photographies : n&b ; 26,8 x 34,1 cm
ou plus petit. - 2 cartes postales : n&b ; 8,6 x 12,9 cm et 8,5 x 12 cm. - 1 négatif : 20 x 25,1 P1:1A-10a : Acte de donation de l’île de Montréal au Séminaire de Saint-Sulpice de Paris
cm. par la Compagnie Notre-Dame de Montréal. 9 mars 1663 / Fait par Levasseur. Enregistré
au greffe de Ville-Marie le 18 août 1663 par Basset. Enregistré au greffe de Québec le 14
P5:C.3.1-4: Vues extérieures des bâtiments. - [19-]-[16 février 1966]. - 59 photographies et septembre 1663 par Le Chartier. Fillion, greffier.
autres documents.
P1:1A-34 : Acte de la première concession de la seigneurie du lac des Deux-Montagnes aux
P5:C.3.1-5: Vues extérieures des bâtiments. - 1938-1972. - 92 diapositives : n&b et coul. ; 5 Ecclésiastiques du Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal / Philippe de Rigaud, marquis de
x 5 cm. Vaudreuil, gouverneur, et Michel Bégon de La Picardière, intendant. - 17 octobre 1717. - 1
document textuel (6 pages) : ms.
P5:C.3.1-6: Vues extérieures des bâtiments.- 1939- Octobre 1972 : surtout 1952-1957.- 181
diapositives : n&b et coul., certaines diapositives entre plaques de verre. ; 5 x 5 cm. - 0,05 P1:8C.1.2-3c : Procès-verbal de bornage fait en présence de M. Gilles Perot, p.s.s., curé, de
cm de documents textuels (2 fiches). M. Michel Barthélemy, p.s.s., et Pierre Remy, ecclésiastique, des quatre arpents réservés
par le Séminaire de Montréal au Domaine de la Montagne (fort de la Montagne) / Bénigne
Basset, notaire royal. 6 décembre 1675 et 13 décembre 1675.- 4 feuilles : photocopies.

P1 :25.1 : Registre des consulteurs. Cahier A. 4 juillet 1860.


LISTE DES BOÎTES DES DOCUMENTS CONSULTÉS AUX ARCHIVES DE
L’UNIVERS CULTUREL DE SAINT SULPICE P1:25.5 : Comptes, recettes et dépenses des économes.- 1794-1928.- 19 cm de documents
textuels : ms.
P1:E.3 : Grand Séminaire.- [après 1850]-2005.- 13 cartes et autres documents.
P1:26.11 : Livre terrier de la seigneurie de l’île de Montréal. 1654-1899. 3 documents
P1:E.4 : Domaine de la Montagne.- [17-?], 1842-2000.- 581 cartes et autres documents. textuels : ms. Lot 628 : Domaine de la Montagne et lots environnants.

I3:D.1: Construction et aménagement du bâtiment et du terrain. - 1875-1975. - 16,8 cm de P1:26/219 : Dépenses pour constructions. Séminaire, églises, écoles, 1847-1872.
documents textuels et autres documents.
P1:26/237 : Dépenses pour constructions, 1859-1876.

98 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
7.0 BIBLIOGRAPHIE

MONOGRAPHIES

P1:36-9 : Mémoire sur la Mission du Sault-au-Récollet (Petite Lorette et fort Nazareth), de BENOÎT, Michèle, et Roger GRATTON. Pignon sur rue : Les quartiers de Montréal, Guérin,
1696 à 1721 / M. Pierre Rousseau, p.s.s. - [avant 1912]. - 1 document textuel (11 pages) : éditeur ltée, 1991, 393 pages.
ms.
DESLANDRES, Dominique, John A. DICKINSON, et Ollivier HUBERT, sous la dir. de. Les
P5: C.1.1-5/01 : Le Collège de Montréal, rue Sherbrooke, vers 1880. [Reproduit en 196-?]. Sulpiciens de Montréal : Une histoire de pouvoir et de discrétion : 1657-2007, Éditions Fides,
2007, 670 pages.
P5:C.3.1-1/02 : Rue Sherbrooke en 1854, par M. Narcisse-Amable Troie, p.s.s., 1917.
LAHAISE, Robert. Les édifices conventuels du Vieux Montréal : Aspects ethno-historiques,
I2:7.2-1 : Règles pour la pelote, le billard et la patinoire, 1875. Cahiers du Québec / Éditions Huturbise HMH, Limitée, 1980, 597 pages.

I3:A.1-04 : Mémoire sur la pose de la première pierre de la chapelle du Grand Séminaire PARCS CANADA. Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au
de Montréal / M. Antoine Mercier, PSS, bibliothécaire. 8 septembre 1854. 1 feuille : ms, Canada, deuxième édition, 2010, 288 pages.
signée.
PINARD, Guy. Montréal : Son histoire, son architecture, tome 2, Les Éditions La Presse, 1986,
I3:A.1-07 : Bénédiction du Grand Séminaire de Montréal. 8 septembre 1857. 1 feuille (2 421 pages.
pages) : ms, signée.
Répertoire d’architecture traditionnelle sur le territoire de la Communauté urbaine de
I3:C.1-02: Comptes courants avec diverses personnes. Montréal : Architecture militaire, Communauté urbaine de Montréal, Service de la
planification du territoire, 1982, 63 pages.
DAVELU, Marie-Claire. « Bibliographie de la Société de Notre-Dame de Montréal (1639-
1663) et de ses membres, accompagnée de notes historiques et critiques : Les sources Répertoire d’architecture traditionnelle sur le territoire de la Communauté urbaine de
imprimées », Revue d’histoire de l’Amérique française, Volume 5, numéro 1, juin 1951. Montréal : Architecture religieuse II : Les couvents, Communauté urbaine de Montréal,
Service de la planification du territoire, 1984, 391 pages.
LITALIEN, Rolland. Le Grand Séminaire de Montréal 1840-1990, 150 années de formation
des prêtres, Éditions du Grand Séminaire de Montréal, 1990, 462 pages.

VALOIS, Nicole, FAUTEUX ET ASSOCIÉS et BEAUPRÉ ET MICHAUD. Analyse paysagère de


l’arrondissement historique et naturel du Mont-Royal, juin 2010.

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 99
7.0 BIBLIOGRAPHIE

LETTRES, MÉMOIRES ET RAPPORTS

BEAUPRÉ ET MICHAUD, architectes. Synthèse des études réalisées en 2006 sur les propriétés FOURNIER GERSOVITZ MOSS DROLET ARCHITECTES ET ASSOCIÉS (ancien nom d’EVOQ
des Prêtres des Saint-Sulpice. 2007 [Document remis au Groupe de travail Ad Hoc, composé ARCHITECTURE). Grand Séminaire de Montréal, rapport d’inspection des façades, octobre
des Prêtres de Saint-Sulpice, des avocats Morin Metcalfe, du Groupe Cardinal Hardy, de GVA 2015.
Devencore, de la Ville de Montréal et du Ministère de la Culture et des Communications du
Québec et incluant les rapports suivants : FOURNIER GERSOVITZ MOSS DROLET ARCHITECTES ET ASSOCIÉS (ancien nom d’EVOQ
- Beaupré et Michaud, architectes. Étude des valeurs patrimoniales des propriétés ARCHITECTURE). Le Grand Séminaire de Montréal et ses bâtiments annexes – Plan
des Prêtres de Saint-Sulpice – Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice et Collège quinquennal d’interventions, 18 février 2016.
Marianopolis. 2006.
RENAULT, Laurence. Un aspect méconnu de l’île de Montréal : Les occupations amérindiennes
- Ethnoscop. Domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice et Collège Marianopolis – du Sylvicole supérieur à la fin du XVIIe siècle, Mémoire de maîtrise en anthropologie, Faculté
Évaluation du patrimoine archéologique. 2006. des Arts et des Sciences de l’Université de Montréal, avril 2012.

- Primula environnement inc. Inventaires floristiques et fauniques des milieux VILLE DE MONTRÉAL. Évaluation du patrimoine urbain de Ville-Marie, 2005.
naturels des propriétés des Sulpiciens (Montréal). 2006].
VILLE DE MONTRÉAL. Plan de protection et de mise en valeur du Mont-Royal, avril 2009.
BEAUPRÉ ET MICHAUD, architectes, Jean-Claude MARSAN, architecte et urbaniste, François
DESROSIERS, Économiste, Robert CHAGNON, conseiller en administration. Étude sur les
modes de financement pour la conservation et la mise en valeur du domaine de Saint-Sulpice
– rue Sherbrooke Ouest, Montréal, 2001 [Document remis aux Prêtres de Saint-Sulpice]. FICHES
BOURQUE, Hélène. Synthèse historique et évaluation patrimoniale des ensembles FONDATION DU GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL. Chronologie des activités du site et des
conventuels de Montréal – Rapport de synthèse, décembre 2002. Sulpiciens depuis la création de Montréal, 2016.

BRILLANT, Louis. Ancien Asile des vieillards des Petites Sœurs des Pauvres – Étude FONDATION DU GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL. Histoire du Grand Séminaire de
patrimoniale en vue de l’évaluation patrimoniale des bâtiments situés au 1800 du boulevard Montréal, 2016.
René-Lévesque ouest à Montréal, 8 mai 2006.
HERITAGE MONTRÉAL. Fiche centre-ville ouest (squelette de visite guidée), mai 2011.
Conseil du patrimoine de Montréal, Comité ad hoc d’architecture et d’urbanisme. Avis
conjoint du Conseil du patrimoine de Montréal et du Comité ad hoc d’architecture et INTER-ACTION DU QUARTIER PETER MCGILL, Ville-Marie, Montréal, et la Corporation de
d’urbanisme. Règlement sur les PIIA – Quartier des grands jardins AC12-VM-01 (A12- promotion et de développement Lincoln-Tupper. Le square Cabot et son quartier : une
VM-02). 1er mai 2012. Document remis à l’arrondissement de Ville-Marie. histoire sociale en photographie = Old West End and Cabot Square: a social history in
photographs, c2005.
CHARLAND, M. Guy, p.s.s., et Me Jean-Pierre MORIN, Un Patrimoine institutionnel
inestimable. Le domaine de la Montagne. Mémoire présenté à l’Office de consultation MONTRÉAL EN STATISTIQUES, Montréal. Profil de district électoral Peter-McGill -
publique de Montréal au nom de Les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal, 20 avril 2011 arrondissement de Ville-Marie, 2017.
[Commentaire des PSS sur le projet du PPU Quartier des Grands Jardins, signé par Jacques
D’Arcy, p.s.s., Supérieur provincial, 14 avril 2011]. VILLE-MARIE, Montréal. Fiche de zonage, [zone] 0018, octobre 2016.

COUTURE, Cathy, archéologue, chargée de projets, Arkéos inc. Offre de services - Projet VILLE-MARIE, Montréal. Atlas sociodémographique – recensement de 2011 – Enquête
de réaménagement de la cuisine du Grand Séminaire de Montréal : N/Réf. : 850-1753, 22 nationale auprès des ménages de 2011, juin 2014.
septembre 2016 [Adressée à Marianne Leroux, EVOQ].

100 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-0 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
7.0 BIBLIOGRAPHIE

PLANS ET PROGRAMMES D’URBANISME, RÈGLEMENTS MUNICIPAUX, ETC. SITES INTERNET

VILLE DE MONTRÉAL. Codification administrative du règlement d’urbanisme de AGENCE PARCS CANADA. Lieux patrimoniaux du Canada, [En ligne], 2001. [http://www.
l’arrondissement de Ville-Marie, 01-282, à jour au 6 mars 2017 (incluant CA-24-282.112), historicplaces.ca/fr].
Arrondissement de Ville-Marie, 2017, 280 pages.
MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC (MCCQ). Répertoire
VILLE DE MONTRÉAL. Plan d’urbanisme de Montréal, 2004-2017. [Plan incluant (sans s’y du patrimoine culturel du Québec, [En ligne], 2013. [http://www.patrimoine-culturel.gouv.
limiter) les programmes et documents suivants : qc.ca/rpcq/accueil].
- Arrondissement de Ville-Marie : Le patrimoine bâti.
RENAUD, Michelle. École normale Jacques-Cartier – 2330 rue Sherbrooke Ouest, Montréal,
- Carte 2.6.1 : Le patrimoine bâti. [En ligne], date inconnue. [https://www.cnd-m.org/100/fr/ecole_normale.php]

- Carte 2.6.1 : Le patrimoine archéologique. TREMBLAY, Roland et Mémoires des Montréalais. La mission de la Montagne et le fort des
Messieurs, [En ligne], 22 août 2016. [https://ville.montreal.qc.ca/memoiresdesmontrealais/
- Carte 2.6.3 : Le patrimoine naturel. la-mission-de-la-montagne-et-le-fort-des-messieurs]

- Annexe E : Illustrations des vues d’intérêt offertes depuis et vers le mont Royal]. VILLE DE MONTRÉAL. Banque d’information 311, [En ligne], 2017. [http://www1.ville.
montreal.qc.ca/banque311]
VILLE DE MONTRÉAL. Règlement concernant le programme de développement du Grand
Séminaire de Montréal et du Collège de Montréal, [97-138], 1997, multiples pages. VILLE DE MONTRÉAL. Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal, [En ligne], 2002-
2017. [http://patrimoine.ville.montreal.qc.ca].
VILLE DE MONTRÉAL. Règlement sur la construction et la transformation de bâtiments,
Codification administrative au 22 décembre 2016 (11-018, modifié par 15-069, 11-018-2),
2016, 41 pages.

VILLE-MARIE, Montréal. Programme particulier d’urbanisme. Quartier des grands jardins.


Arrondissement de Ville-Marie, 26 septembre 2011, 2011, 55 pages.

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 101
8.0
Annexes
8.0 ANNEXES PLAN QUINQUENNAL D'INTERVENTIONS

LeGrandSéminairedeMontréaletsesbâtimentsannexesͲ Miseen
Legende: Urgence Rattrapage Entretien Confort
Planquinquennald'interventions valeur
Date:13avril2016

Estimationdescoûts
Descriptiondesinterventions auͲdelàde
2016 2017 2018 2019 2020
2020

GrandSéminaire
Interventionssurl'enveloppeextérieure
Toitures
ͲRéfectionpartielledelatoitureenacieretdesmansardesdesailescentrale,SaintͲMarcetOuest1 67574$
ͲTravauxd'isolationdel'entretoit 16105$ option option
ͲRéparationsausoffiteetentretiendelacornicheenaciergalvanisédelachapelle option option 11404$
ͲRemplacementd'ardoiseslâchesoumanquantesauxmansardesetauxlucarnes 24016$ option option
Maçonnerie
ͲRéfectiondelamaçonnerieaucoinnordͲestdel'ailecentrale 80818$ option
ͲRéfectiondelamaçonnerieaucoinsudͲouestdelachapelle 80818$ option
6782$/an
ͲRéparation/remplacementdescorbeauxetdeslinteaux 29065$ 6782$ 6782$ 6782$
sur7ans
329516$/an
ͲTravauxderejointoiementsurl'ensembledesfaçadesͲCampagned'entretiensur10ans 329516$ 329516$ 329516$
sur7ans
ͲRestaurationdel'escalierprincipaldel'aileStͲMarcenpierrecalcaire option option option option 46147$
Fondations
ͲTravauxd'étanchéisationdesfondationsdelachapelle 104098$
ͲTravauxd'étanchéisationdesfondationsàl'ailecentrale option 17959$ option
Portesetfenêtres
ͲRemplacementdesfenêtresdel'ailecentrale:désamiantagedesfinisintérieurs 217448$ 217448$ 108724$
ͲRemplacementdesfenêtresdel'ailecentrale 589283$ 589283$ 294641$
117000$/an
ͲRemplacementdesfenêtresdesailesouest1et2:désamiantagedesfinisintérieurs option 233407$
sur3ans
317000$/an
ͲRemplacementdesfenêtresdesailesouest1et2 option 632533$
sur3ans
Escaliersdesecours
ͲRemplacementdesescaliersdesecoursmétalliques
140513$ 140513$
Année1:aileStͲMarc;Année2:Aileouest2
ͲRéfectiondelamaçonnerieadjacenteauxescaliersmétalliques 51525$ 27744$
ͲTravauxauxfenêtresquidonnentaccèsauxescaliersdesecours 12079$ 12079$
EnveloppeextérieureͲtravauxdivers
ͲRéfectionl'escalierdesortiedurdcdel'aileouest1 option 3754$
ͲDémolitiondusolariumàl'aileStͲMarc 10246$ option option

Figure 82 - Plan quinquennal, 13 avril 2016, (FGMDA ancien nom d'EVOQ ARCHITECTURE)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 105
8.0 ANNEXES PLAN QUINQUENNAL D'INTERVENTIONS

LeGrandSéminairedeMontréaletsesbâtimentsannexesͲ Miseen
Legende: Urgence Rattrapage Entretien Confort
Planquinquennald'interventions valeur
Date:13avril2016

Estimationdescoûts
Descriptiondesinterventions auͲdelàde
2016 2017 2018 2019 2020
2020

GrandSéminaire
Interventionsparzonesspécifiques
Aileducentenaire
ͲModificationsauxportesdesortiedel'aileducentenaireetnouveauvestibule(accèsuniversel) 135538$
ͲRéaménagementdel'escalierdesortiedel'aileducentenaireetencloisonnement 77450$
ͲRemplacementdesfenêtresdel'aileducentenaire 194884$
ͲRemplacementdesfenêtresdel'aileducentenaire 532471$ option
ͲAménagementd'unairedereposcouvertàl'extérieurdel'aileducentenaire option 19125$ option
Vestibuledel'entréeprincipale
ͲRéparationsauxfenêtresetàlaportedel'entréeprincipale option 14445$
ͲTravauxàlatoitureduvestibuledel'entrée:étudepréparatoire 1800$
ͲTravauxdemaçonnerieauvestibuleetauxmarchesdel'entréeprincipale:étudepréparatoire 1800$ option
ͲTravauxdemaçonnerieauvestibuleetauxmarchesdel'entréeprincipale option 34699$
Cuisine
ͲRéfectiondesfinisdeplancherdelacuisine 48406$
ͲRévisiondelacirculationentrelacuisineetleréfectoire 16105$ option
ͲRéfectiondesfinisdeschambresfrigorifiques 8960$ option option
ͲRemplacementdecertainséquipements(incluantl'ajoutd'uncongélateur) 27000$
ͲRéparationetentretiendeséquipementsexistants(laveͲvaiselle,hotteetcongélateur) 5000$ option option
Crypte
ͲMiseenvaleurducimetièredelacrypte option 200000$ 100000$ option
ͲRestaurationdesfenêtresetdelaporteextérieuredelacrypte option 99572$ option
Escaliersintérieursetespacescommunicants
ͲMiseàjourdesescaliersdel'ailecentraleetdesesaccès 64722$ option option
ͲMiseàjourdesescaliersdel'aileStͲMarcetdesesaccès 194165$ option option
ͲMiseàjourdesaccèsàlachapelleetàlabibliothèque option 43148$ option
ͲMiseàjourdesescaliersdel'aileouest1etdesesaccès option option 117795$
AménagementintérieurͲtravauxdivers
ͲAménagementdeslocauxd'entreposageausousͲsol option 12628$

Figure 83 - Plan quinquennal - suite, 13 avril 2016, (FGMDA ancien nom d'EVOQ ARCHITECTURE)

106 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES PLAN QUINQUENNAL D'INTERVENTIONS

LeGrandSéminairedeMontréaletsesbâtimentsannexesͲ Miseen
Legende: Urgence Rattrapage Entretien Confort
Planquinquennald'interventions valeur
Date:13avril2016

Estimationdescoûts
Descriptiondesinterventions auͲdelàde
2016 2017 2018 2019 2020
2020

GrandSéminaire
Inspectionsetexpertises
Toitures
ͲInspectiondelaconditiondesdiverstoitsplats(aileducentenaire,aileOuest2etbibliothèque) 5000$ option

Fondations
ͲExpertiseauxfondationsdel'annexedestoilettesdel'ailecentrale 2500$
ͲExpertiseauxfondationsdumurnorddel'aileouest2 option option 2500$
Systèmesmécaniqueetélectrique
ͲInspectiondusystèmedeplomberie:entretienetmiseàjour 7500$ option
ͲInspectiondelatuyauterieetdusystèmedechauffage:miseàjouretentretien option 7500$
ͲInspectiondusystèmeélectrique:miseàjouretentretien option 7500$
Sécuritéincendie
ͲPréparationd'unplandesécuritéincendie 8000$
Bâtimentsannexes
MaisonVanier
ͲTravauxderéfectiondelamaçonneriedumursud(murd'enceinte) 152222$
ͲTravauxd'étanchéisationdesfondations option
ͲTravauxd'entretienàlatoiture option
Murd'enceinte
ͲTravauxderéfectiondelamaçonnerieentrel'entréeouestduCollègedeMontréaletl'entréeestdu
74223$
grandSéminaireetauxcolonnes
Toursdufortdelamontagne
ͲTravauxauxtoitures:étudepréparatoire 1800$
ͲTravauxauxtoitures 59249$ option option
PréauduGrandSéminaire
ͲRéfectiondelatoiture 23235$
ͲRéfectiondesfinisextérieurs option
Garages
ͲTravauxdiversauxportesetauxseuils option 23700$
Grandbassin
ͲRestaurationdubassin option

Totaldescoûtspourl'ensembledestravaux: 1339842$ 1568158$ 1329142$ 1346288$ 1345385$

Figure 84 - Plan quinquennal - suite, 13 avril 2016, (FGMDA ancien nom d'EVOQ ARCHITECTURE)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 107
8.0 ANNEXES PLAN D'ARPENTAGE

Figure 85 - Plan d'arpentage, 199?, (Poulin & Jodoin arpenteurs - géomètres)

108 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES FICHE DE ZONAGE

Fiche de zonage 0018

Si votre propriété est située proche de la limite de la zone, communiquez avec : permis.inspections.ville-marie@ville.montreal.qc.ca

District électoral Densité et implantation


Peter-McGill
Densité maximale Taux d'implantation Min. Note
3 0 S.O.
Usages prescrits
Mode d'implantation Taux d'implantation Max.
E.5 RI 70

Lieux de cultes Hauteur, surhauteur et marges


patrimoniaux Hauteur minimale / Surhauteur Marge latérale
maximale en étage maximale en mètres minimale
Min: 2 Max: 3 S.O. 2.5

Hauteur minimale / Note Marge arrière


maximale en mètres S.O. minimale
Min: S.O. Max: 14 3

Patrimoine
Statut patrimonial Aire de protection
S.O. Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice

Unité de paysage
Centre-Ville, Grande Propriété Institutionnelle

Cette fiche a été préparée uniquement pour la commodité du lecteur et n'a aucune valeur officielle.
Aucune garantie n'est offerte quant à l'exactitude du texte. Pour toutes fins légales, le lecteur devra
consulter la version officielle du Règlement d'urbanisme et de chacun de ses amendements.

Mise à jour du document : Octobre 2016

Figure 86 - Plan d'arpentage, 1992 (Poulin & Jodoin arpenteurs - géomètres) Figure 87 - Fiche de zonage, octobre 2016, (Ville-Marie / Ville de Montréal)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 109
8.0 ANNEXES PLAN D'URBANISME

Écoterritoire
Bois
Parc-nature
Berge
Mosaïque de milieux naturels
Milieu humide
Cours d'eau intérieur
Limite municipale ou d'arrondissement

Figure 88 - Plan d'urbanisme, janvier 2016, (Mise en valeur du territoire et du patrimoine - Ville de Montréal)

110 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RÈGLEMENT 97 138

Figure 89 Plan ra aché au règlement 97-138, 27 juin 1997, (Ville de Montréal)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 111
8.0 ANNEXES TERRITOIRE D'INTERVENTIONS PPU

Figure 90 - Délimita on du territoire d'applica on du PPU, 2011, (Ville-Marie / Ville de Montréal)

112 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES STRATÉGIE D'INTERVENTION ARCHÉOLOGIQUE

Figure 91 - Plan ré de l'Évalua on du patrimoine archéologique réalisée par Ethnoscope en septembre 2006, p. 85

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 113
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES FÉDÉRALES

section du domaine. De grandes aires de sports et de loisirs couvrent le reste de la superficie. Le terrain
est délimité par la rue Sherbrooke au sud, l'avenue Atwater à l'ouest, les propriétés de l'avenue Docteur
Domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice
Penfield au nord et les propriétés du chemin de la Côte-des-Neiges à l'est. Le domaine des Messieurs-
Rue Sherbrooke Ouest, Montréal, Québec, H3H, Canada de-Saint-Sulpice est situé sur le flanc sud du mont Royal, dans l'arrondissement municipal de Ville-Marie
Reconnu formellement en: 1982/05/26 de la ville de Montréal.

Domaine des Un site archéologique inscrit à l'Inventaire des sites archéologiques du Québec, celui du Fort de la
Messieurs-de-Saint-Sulpice;
Montagne, est associé au lieu.
Ministère de la Culture, des
Communications et de la Condition
féminine, Pierre Lahoud, 2004 VALEUR PATRIMONIALE

La valeur patrimoniale du domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice repose sur son intérêt historique. La
propriété rappelle le rôle majeur des Sulpiciens dans l'histoire de Montréal. Les prêtres de Saint-Sulpice
arrivent à Ville-Marie (Montréal) en 1657. Ils se font missionnaires et éducateurs. En 1663, ils deviennent
les seigneurs de l'île. Pour développer leur seigneurie et activer son peuplement, ils concèdent des
terres, dirigent l'aménagement du territoire, soutiennent les communautés religieuses, créent et
Vue aérienne
desservent plusieurs paroisses. Ils établissent notamment une mission amérindienne sur le flanc sud du
mont Royal. Les Messieurs de Saint-Sulpice demeurent seigneurs de l'île de Montréal jusqu'en 1840,
année de l'abolition du régime seigneurial à cet endroit. À partir de ce moment, ils sont chargés par
l'évêque de la formation du clergé catholique de tout le diocèse, fondé en 1836. Ils font ériger le Grand
AUTRE NOM(S)
Séminaire à cette fin, dans leur domaine de la Montagne. Le site historique rappelle donc le rôle de
Domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice
premier plan joué par les Sulpiciens dans l'histoire de Montréal, du XVIIe au XIXe siècle.
Domaine de la Montagne
La valeur patrimoniale du domaine repose aussi sur son intérêt architectural. Le lieu comporte des
LIENS ET DOCUMENTS
édifices de fonctions et de styles variés. Les deux tours (1685) faisaient à l'origine partie d'un ensemble
Répertoire du patrimoine culturel du Québec
défensif. Leurs dimensions, l'épaisseur des murs et leur toit conique hexagonal rappellent l'architecture
Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal
militaire du XVIIe siècle. Le Grand Séminaire (1855-1857) et le Collège de Montréal (1868-1871)
Site de l'inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France (Université Laval)
illustrent l'influence de l'architecture classique dans la conception des édifices conventuels au XIXe
DATE(S) DE CONSTRUCTION siècle. Ils en témoignent par l'ordonnance horizontale et verticale symétrique des ouvertures, par les
dimensions réduites de ces dernières aux étages supérieurs de même que par l'ornementation
INSCRIT AU RÉPERTOIRE CANADIEN: 2009/05/22 constituée de frontons, de chaînes d'angle et de pilastres doriques. Le toit mansardé percé de lucarnes,

ÉNONCÉ D'IMPORTANCE construit en 1875 pour ajouter un étage à l'ensemble, rappelle la popularité du style Second Empire
dans le dernier quart du XIXe siècle. Par ailleurs, l'Ermitage (1911-1913) est inspiré du style Beaux-Arts.
DESCRIPTION DU LIEU PATRIMONIAL Il s'y rattache par son parement clair en brique vernissée et ses larges fenêtres cintrées ainsi que par sa
Le domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice, classé site historique, est un vaste ensemble institutionnel partie centrale surmontée d'un fronton cintré inscrit dans un fronton triangulaire. Les édifices du domaine
constitué à partir de 1675. Il comprend les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice (1685), montrent donc l'évolution de l'architecture de la Nouvelle-France jusqu'au XXe siècle.
classées monument historique, le Grand Séminaire (1855-1857), le Collège de Montréal (1868-1871), la
La valeur patrimoniale du domaine repose également sur son intérêt paysager. L'aménagement s'inscrit
résidence des Petites Soeurs de la Sainte-Famille (1909), la maison mère de la congrégation des Petites
dans la tradition classique française. Cette manière de s'approprier le sol se traduit notamment par les
Filles de Saint-Joseph (1910-1911), l'Ermitage (1911-1913), de même que plusieurs bâtiments
travaux de nivellement qui ont accentué les talus naturels. Ces talus, notamment celui de la rue
secondaires et dépendances. Le terrain, de forme irrégulière de près de douze hectares, est bordé par
Sherbrooke, assurent intimité, sécurité et tranquillité au collège de Montréal en le dissimulant au regard
un muret de pierre le long de la rue Sherbrooke. Il est aménagé en parterres devant les entrées
des passants. Le bassin de forme longitudinale, bordé d'arbres centenaires et d'un étroit chemin qui
principales du Grand Séminaire et du Collège de Montréal. Un long bassin (1801) bordé par un sentier et
permet d'en faire le tour, relève également de la tradition des jardins à la française. Tous ces éléments
encadré d'arbres se trouve à l'ouest du Grand Séminaire. Un petit boisé couvre la partie nord de cette
confèrent au site historique une valeur paysagère particulière.

La valeur patrimoniale du domaine repose en outre sur son intérêt archéologique. Des fouilles ont mis au

114 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES FÉDÉRALES

jour des vestiges du fort de la Montagne. Divers éléments témoignent également des activités murs pignons (composés de portes jumelées inscrites sous un arc cintré), les fenêtres cintrées à
domestiques et agricoles menées à l'extérieur du fort. Les cartes et les plans anciens relatifs à ce site carreaux et les rosaces;
ainsi que les investigations sur le terrain laissent présager un potentiel archéologique encore très - l'ornementation, dont le fronton cintré interrompu inscrit dans un fronton triangulaire, la corniche à
important, susceptible d'apporter des renseignements sur l'occupation par les Amérindiens ainsi que sur denticules, les pilastres et les clefs décoratives.
l'évolution de la mission établie par les Sulpiciens au XVIIe siècle.
Les éléments caractéristiques des autres bâtiments et dépendances comprennent, notamment:
Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2007. - leurs volumes, dont les plans rectangulaires, les élévations d'un à trois étages ainsi que les toits plats,
mansardés, à croupes ou à deux versants droits;
ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES
- les matériaux, dont la maçonnerie en pierre, les parements en brique ainsi que les éléments
Les éléments caractéristiques du domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice liés à son intérêt historique et architecturaux et ornementaux en bois, en tôle et en pierre;
archéologique comprennent, notamment : - les ouvertures, dont les portes larges, les fenêtres rectangulaires et les lucarnes à pignon;
- l'implantation sur le flanc sud du mont Royal; - l'ornementation sobre constituée principalement par les chambranles et les corniches.
- la présence des tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice, du Grand Séminaire, du Collège de
Les éléments caractéristiques du domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice liés à son intérêt paysager
Montréal, de la résidence des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, de la maison mère de la congrégation
comprennent, notamment :
des Petites Filles de Saint-Joseph ainsi que de l'Ermitage;
- l'aménagement en terrasses;
- les dépendances, dont les logements pour les employés, l'ancienne écurie, la chaufferie, les entrepôts,
- les parterres devant l'entrée principale du Grand Séminaire et devant celle du Collège de Montréal;
les garages ainsi que les structures pour les jeux de balle au mur;
- le bassin de forme longitudinale bordé d'arbres et d'un étroit chemin;
- la présence du site archéologique du Fort de la Montagne.
- les alignements d'arbres;
Les éléments caractéristiques des tours comprennent, notamment : - les espaces gazonnés pour les sports et les loisirs.
- leur volume, dont la forme cylindrique et le toit conique hexagonal à larmier retroussé;
RECONNAISSANCE
- les matériaux, dont la maçonnerie en moellons, les chambranles en pierre de taille et la couverture en
bardeaux de cèdre; JURIDICTION
- les ouvertures rectangulaires au même aplomb, dont les fenêtres à petits carreaux ainsi que les portes
Québec
dotées d'une fenêtre à petits carreaux;
- la croix, la girouette et le coq. AUTORITÉ DE RECONNAISSANCE

Les éléments caractéristiques du Grand Séminaire et du Collège de Montréal comprennent, notamment : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
- leur volume, dont le plan du Grand Séminaire (formé du corps central, de la chapelle, de l'aile ouest et
de l'aile arrière) d'une élévation de cinq étages, le plan du Collège de Montréal (formé du corps central, LOI HABILITANTE

de l'aile avant, de la chapelle et de l'aile est) d'une élévation de quatre étages et demi, le soubassement Loi sur les biens culturels
surhaussé, le toit mansardé et le toit à deux versants droits;
TYPE DE RECONNAISSANCE
- les matériaux, dont la maçonnerie en pierre de taille, la couverture en tôle ainsi que les éléments
architecturaux et ornementaux en bois et en pierre; Site historique classé
- les ouvertures disposées symétriquement, dont les portails (dotés d'une porte à double vantail
DATE DE RECONNAISSANCE
surmontée d'une large imposte vitrée), les fenêtres rectangulaires à carreaux de dimensions
décroissantes aux étages supérieurs, les fenêtres cintrées, les lucarnes à pignon et les oeils-de-boeuf; 1982/05/26
- l'ornementation, dont les frontons, les pilastres doriques, les entablements, la corniche, les bandeaux
DONNÉES SUR L'HISTOIRE
et les chaînes d'angle.
DATE(S) IMPORTANTES
Les éléments caractéristiques de l'Ermitage comprennent, notamment :
- le volume, dont le plan rectangulaire, l'élévation d'un étage, le toit à deux versants droits et les pignons; s/o

- les matériaux, dont le parement en brique vernissée ainsi que les éléments ornementaux et
THÈME - CATÉGORIE ET TYPE
architecturaux en bois;
- les ouvertures, dont le portail central (encadré de pilastres et d'un fronton interrompu), les portails des CATÉGORIE DE FONCTION / TYPE DE FONCTION

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 115
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES FÉDÉRALES

1970 parce que :


- ces deux tours faisaient partie du fort construit à la fin du XVIIe siècle par M. de Belmont pour les
Lieu historique national du Canada des Tours-des-Sulpiciens / Fort-de-la-Montagne
Sulpiciens chargés de la Mission des Indiens chrétiens, voisine de Notre-Dame-des-Neiges;
2065, rue Sherbrooke ouest, Montréal, Québec, H3H, Canada - la tour ouest servit d’école à Marguerite Bourgeoys et celle de l’est, de logement pour les filles de la
Reconnu formellement en: 1970/06/08 Congrégation.

Vers 1676, les Sulpiciens, seigneurs de l’Île de Montréal, fondèrent une mission, appelée la mission de
la Montagne, afin d’y instruire les Autochtones et de les convertir à la religion catholique. Pour ce faire,
ils construisirent un fort de charpente. En 1681, M. François Vachon de Belmont fut nommé supérieur de
la mission dénombrant plus de 200 Iroquois, Hurons et Algonquins vivant alors dans des cabanes dans
le fort.

Un fort en pierre, construit en 1694, protége cette nouvelle Mission. Celui-ci est composé de quatre tours
reliées entre elles par un mur d’enceinte défensif en pierre. Même si les tours possèdent des
meurtrières, en raison de la fonction militaire initiale du fort, celle-ci est uniquement dissuasive car les
Vue générale Vue générale Vue générale meurtrières n’auraient jamais été utilisées à cette fin. En effet, les soeurs de la Congrégation de Notre-
Dame utilisaient la tour sud-ouest comme école et celle du sud-est comme résidence pour les filles de la
Congrégation. Avec le départ progressif des Amérindiens entre 1692 et 1705, la tour sud-est est
transformée en chapelle (1824) et les tours nord-ouest et nord-est du fort de la Montagne sont alors
AUTRE NOM(S) démolies.
s/o
Sources : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, Procès-verbaux, 1970;
LIENS ET DOCUMENTS novembre 2008.
s/o
ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES
DATE(S) DE CONSTRUCTION
Parmi les éléments clés contribuant à la valeur patrimoniale du lieu notons :
1694/01/01
- l’emplacement d’origine des tours, soit sur l’actuelle rue Sherbrooke Ouest au centre-ville de Montréal,
au Québec;
INSCRIT AU RÉPERTOIRE CANADIEN: 2009/11/20
- sa situation en avant du collège de Montréal;
ÉNONCÉ D'IMPORTANCE - la forme et la volumétrie circulaire des deux tours hautes de 13 mètres;
- la construction en pierre des tours, percée de meurtrières, originellement partie intégrante du fort de la
DESCRIPTION DU LIEU PATRIMONIAL
Montagne;
Le lieu historique national du Canada des Tours-des-Sulpiciens / Fort-de-la-Montagne est situé sur la rue
- les toits de forme conique hexagonal couvert de bardeaux de cèdre, et doté d’une croix à son sommet;
Sherbrooke Ouest au centre-ville de Montréal, au Québec. Le site est constitué de deux tours,
- les fenêtres et les portes vitrées à carreaux multiples;
construites en 1694, qui composaient à l’origine le fort de la Montagne. Ces dernières, d’une hauteur de
- la girouette fixée au sommet de la tour ouest;
13 mètres, sont constituées de deux étages et d’une construction en pierre. Elles possèdent
-la relation spatiale entre les deux tours et les vestiges architecturaux du fort identifiés, y compris des
respectivement une entrée et une porte à quatre carreaux vitrés du côté nord, au-dessus de laquelle se
sections des courtines, des fondations de la chapelle et du perron en fer à cheval et d’une voûte de la
trouve une fenêtre à multiples pans vitrés. Chacun des toits, de forme conique hexagonal, est doté d’une
résidence;
croix à son sommet. La tour ouest possède une girouette également fixée à son sommet. La
- les vues depuis le site, vers l’emplacement d’origine du fort de la Montagne.
reconnaissance officielle fait référence au contour du sols des deux tours.
RECONNAISSANCE
VALEUR PATRIMONIALE
JURIDICTION
Les Tours des Sulpiciens / fort de la Montagne a été désignés lieu historique national du Canada en
Fédéral

AUTORITÉ DE RECONNAISSANCE

116 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES FÉDÉRALES

Gouvernement du Canada

LOI HABILITANTE

Loi sur les lieux historiques nationaux

TYPE DE RECONNAISSANCE

Lieu historique national du Canada

DATE DE RECONNAISSANCE

1970/06/08

DONNÉES SUR L'HISTOIRE

DATE(S) IMPORTANTES

s/o

THÈME - CATÉGORIE ET TYPE

CATÉGORIE DE FONCTION / TYPE DE FONCTION


ACTUELLE
Loisirs
Site historique ou d'interprétation

HISTORIQUE
Défense
Installation de défense militaire

ARCHITECTE / CONCEPTEUR

s/o

CONSTRUCTEUR

s/o

INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES

EMPLACEMENT DE LA DOCUMENTATION

Direction générale des lieux historiques nationaux, Centre de documentation, 5ième étage, salle 89, 25,
rue Eddy, Gatineau, Québec

RÉFÈRE À UNE COLLECTION

IDENTIFICATEUR FÉD./PROV./TERR.

661

STATUT

Édité

3 4 201 10 11

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 117
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES FÉDÉRALES

Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice font partie du domaine des Messieurs-de-Saint-


Sulpice, classé site historique.
Tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice

2065, Rue Sherbrooke Ouest, Montréal, Québec, H3H, Canada VALEUR PATRIMONIALE

Reconnu formellement en: 1974/11/20 La valeur patrimoniale des tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice repose sur leur intérêt
historique. Érigées en 1685, ces tours sont, avec le vieux séminaire de Saint-Sulpice et la maison Saint-
Gabriel, les plus anciennes constructions en pierre de la région de Montréal qui subsistent. Elles
témoignent des origines religieuses de Ville-Marie et, plus particulièrement, de l'oeuvre missionnaire et
éducatrice des Sulpiciens et de la congrégation de Notre-Dame. Leurs fonctions successives depuis
trois siècles rappellent les mutations de l'activité sulpicienne sur les flancs du mont Royal : mission
amérindienne et ouvrage défensif au XVIIe siècle; lieu de villégiature et exploitation agricole au XVIIIe
siècle; complexe institutionnel à partir du milieu du XIXe siècle. Ainsi les tours, après avoir logé les
religieuses et l'école de la mission, sont transformées en dépendances agricoles puis, pour l'une d'elles,
en chapelle de la résidence-château. Elles survivent à la démolition de la résidence et du fort vers 1860,
Vue aérienne Vue avant Vue arrière lors de la construction du Grand Séminaire de Montréal.

La valeur patrimoniale des tours repose également sur leur intérêt pour l'histoire de l'architecture militaire
du XVIIe siècle. Il s'agit de la plus ancienne structure défensive encore debout sur l'île de Montréal.
Construites dans le contexte de la deuxième guerre iroquoise (1684-1700), les tours constituent les
AUTRE NOM(S)
témoins d'un ensemble défensif formé d'un enclos en pierre bastionné. Elles occupaient chaque coin du
Tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice
fort et leurs meurtrières permettaient de couvrir l'angle du flanc extérieur du bastion opposé. Par leurs
Fort de la Montagne
dimensions, par l'épaisseur des murs et par leur toit conique hexagonal à égout retroussé couvert à
Tours des Sulpiciens
l'origine d'ardoise, ces ouvrages répondent aux principes de l'architecture militaire d'alors. Leur
Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice
implantation sur un talus au pied du mont Royal conférait une excellente position défensive à l'ensemble.
LIENS ET DOCUMENTS Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice sont également associées à François Vachon de

Répertoire du patrimoine culturel du Québec Belmont (1645-1732), responsable de la mission de la Montagne, cinquième supérieur des Sulpiciens,
concepteur du fort et de la résidence-château ainsi que de divers ouvrages d'architecture et de génie
DATE(S) DE CONSTRUCTION
civil.
1685/01/01 à 1685/12/31
La valeur patrimoniale des tours repose aussi sur l'intérêt des sites archéologiques contigus. Des fouilles
INSCRIT AU RÉPERTOIRE CANADIEN: 2008/04/21 ont en effet mis au jour plusieurs vestiges architecturaux du fort. Il s'agit notamment de sections des
courtines sud et ouest, des fondations de la chapelle et de vestiges de sa toiture, ainsi que des
ÉNONCÉ D'IMPORTANCE
fondations, du perron en fer à cheval et d'une voûte de la résidence-château. Ont aussi été mis au jour
DESCRIPTION DU LIEU PATRIMONIAL des éléments qui témoignent des activités domestiques et agricoles menées à l'extérieur du fort

Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice, classées monument historique, sont deux proprement dit : fondations d'un four à pain attenant à la tour sud-est, de même que d'un bâtiment

constructions cylindriques en moellons érigées en 1685. Pourvues de meurtrières et coiffées d'un toit agricole et d'un segment des murs du domaine construits à l'ouest du fort. Enfin, aux composantes d'un

conique hexagonal couvert de bardeaux de cèdre, ces tours formaient à l'origine les bastions sud-est et système de drainage s'ajoutent les traces de travaux successifs de terrassement et de voies de

sud-ouest d'un fort construit par les Sulpiciens sur le flanc sud du mont Royal. Les tours sont aujourd'hui circulation.

situées en bordure de la rue Sherbrooke, dans l'arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de La valeur patrimoniale des tours repose enfin sur l'intérêt de leur environnement paysager. Ces
Montréal. Elles bénéficient d'une aire de protection et sont associées à des sites inscrits à l'Inventaire constructions sont situées en bordure d'un parterre et à proximité d'arbres matures. L'environnement
des sites archéologiques du Québec. évoque un aménagement qui remonte au XVIIIe siècle. En effet, la démolition de la chapelle du fort en
1797 et la création d'une porte cochère dans la courtine sud conduisent à des travaux de terrassement
et à la mise en place d'un parterre pour la résidence-château. La plantation d'arbres dans la deuxième
moitié du XIXe siècle contribue à l'harmonie de l'ensemble.

118 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES FÉDÉRALES

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2005. Monument historique classé

ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES DATE DE RECONNAISSANCE

Les éléments caractéristiques des tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice associés à leur intérêt 1974/11/20
historique comprennent, notamment :
DONNÉES SUR L'HISTOIRE
- leur emplacement sur un talus au pied du mont Royal;
- la présence de foyers témoignant des fonctions résidentielles et scolaires des lieux entre 1685 et 1705; DATE(S) IMPORTANTES
- la proximité de vestiges archéologiques. s/o

Les caractéristiques des tours associées à leur intérêt architectural comprennent, notamment :
THÈME - CATÉGORIE ET TYPE
- leur volume, dont la forme cylindrique et le toit conique hexagonal;
- leurs matériaux, dont la maçonnerie de moellons, les chambranles en pierre de taille, la charpente en CATÉGORIE DE FONCTION / TYPE DE FONCTION
pin de la toiture et la couverture en bardeaux de cèdre; ACTUELLE
- les ouvertures de la tour est du même aplomb, comprenant une fenêtre à guillotine à petits carreaux HISTORIQUE
Défense
ainsi qu'une porte dotée d'une fenêtre à petits carreaux et d'une fenêtre latérale;
Installation de défense militaire
- les ouvertures de la tour ouest, comprenant une fenêtre à guillotine à petits carreaux et une porte dotée
d'une fenêtre à petits carreaux du même aplomb ainsi qu'une fenêtre à battants à petits carreaux;
- la croix couronnant la tour ouest; ARCHITECTE / CONCEPTEUR

- la girouette et le coq couronnant la tour est. s/o

Les éléments caractéristiques des tours associés à leur intérêt archéologique comprennent, notamment :
CONSTRUCTEUR
- les sections des courtines sud et ouest;
s/o
- les fondations de la chapelle et les vestiges de sa toiture;
- les fondations, le perron en fer à cheval et une voûte de la résidence-château; INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES
- les fondations d'un four à pain attenant à la tour sud-est;
EMPLACEMENT DE LA DOCUMENTATION
- les fondations d'un bâtiment agricole et d'un segment des murs du domaine construits à l'ouest du fort;
- des composantes d'un système de drainage ainsi que les traces de travaux successifs de terrassement Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. 225, Grande Allée Est Québec
et de voies de circulation à l'intérieur du fort. (Québec) G1R 5G5

Les éléments caractéristiques des tours associés à l'intérêt de leur environnement paysager RÉFÈRE À UNE COLLECTION
comprennent, notamment :
- la proximité d'un parterre et d'arbres matures. IDENTIFICATEUR FÉD./PROV./TERR.

92756-81510
RECONNAISSANCE

STATUT
JURIDICTION
Édité
Québec

INSCRIPTIONS ASSOCIÉES
AUTORITÉ DE RECONNAISSANCE
s/o
Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine

LOI HABILITANTE

Loi sur les biens culturels

TYPE DE RECONNAISSANCE

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 119
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

Le Séminaire de Montréal n'étant pas constitué en corporation civile, le statut juridique irrégulier des
Sulpiciens fait constamment peser sur eux le risque d'une contestation judiciaire de leurs droits
seigneuriaux. Entre 1774 et 1828, des administrateurs britanniques suggèrent souvent la saisie de leurs
avoirs. En 1840, le Conseil spécial du Bas-Canada reconnaît enfin les titres des Sulpiciens, incorporés
sous le nom des Ecclésiastiques du Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal. Ils abandonnent alors
leurs droits seigneuriaux et deviennent des propriétaires fonciers et des rentiers. Ils investissent aussi
dans diverses compagnies.

Toujours en 1840, l'évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, charge les Sulpiciens de former les
aspirants au sacerdoce de tout le diocèse. Le grand séminaire de Montréal est alors fondé. En 1854,
Compagnie de Saint-Sulpice une nouvelle construction est aménagée au pied du mont Royal. En 1868, c'est le nouveau collège de
Compagnie des prêtres du Saint-Sacrement Montréal qui est construit. En 1927, les Sulpiciens fondent le collège André-Grasset, un autre collège
et du Grand séminaire de Vaugirard
classique.
Ecclésiastiques du Séminaire de Saint-
Sulpice de Montréal
Messieurs de Saint-Sulpice En plus de leur rôle dans le domaine de l'éducation, les Sulpiciens contribuent à la circulation de

Prêtres de Saint-Sulpice l'imprimé à Montréal. Ils fondent l'Oeuvre des bons livres, en 1844, et la Bibliothèque Saint-Sulpice, en

Sulpiciens 1915.

Les Sulpiciens traversent difficilement la crise des années 1930 et en mai 1937, l'Assemblée législative
1641 – de la province de Québec fait adopter une loi qui prévoit le règlement d'une partie de leurs dettes par le
gouvernement. Des immeubles sont cédés en compensation de ces paiements.

Bibliothèque / littérature / édition (Arts,


culture et communications) Au cours du XXe siècle, les Sulpiciens poursuivent leur travail de missionnaires et de formateurs des
Communauté religieuse (Religion) prêtres à Montréal, dans l'Ouest canadien, ainsi que dans plusieurs parties du monde, dont l'Amérique
Enseignement (Éducation) centrale, l'Amérique du Sud et le Japon.
Société de prêtres diocésains (Religion)
© Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Notices COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours:


Statut Catégorie Autorité Date bibliographiques : répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
Ancien collège du Mont-Saint-Louis D'ALLAIRE, Micheline. Les communautés religieuses de Montréal. Les
Inventorié --
communautés religieuses et l'éducation à Montréal, 1657-1900. Vol. 2.
Bibliothèque Saint-Sulpice Montréal, Éditions du Méridien, 2002. 276 p.
Calvaire d'Oka DESLANDRES, Dominique, John Alexander DICKINSON et Ollivier
Chapelle du Grand-Séminaire-de- HUBERT. Les Sulpiciens de Montréal: une histoire de pouvoir et de
Montréal discrétion, 1657-2007. Montréal, Fides, 2007. 670 p.
Les Sulpiciens de la Province canadienne. Les Sulpiciens de la Province
canadienne [En Ligne]. http://www.sulpc.org/hist.html
En 1641, Jean-Jacques Olier de Verneuil fonde, à Paris, la Compagnie des prêtres du Saint-Sacrement
THÉRIAULT, Michel. « Sulpiciens ». Institut Historica-Dominion.
Collection d'objets du site et du Grand séminaire de Vaugirard. L'année suivante, cette compagnie devient la Compagnie de Saint- L'encyclopédie canadienne [En ligne].
archéologique de la Chapelle-Notre- Sulpice, du nom de la cure parisienne du fondateur. La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice se http://www.thecanadianencyclopedia.ca/
Dame-de-Bon-Secours consacrera essentiellement à la formation des prêtres, au service paroissial et à l'éducation. s.a. Les Prêtres de Saint-Sulpice au Canada : grandes figures de leur
Objets de la crypte du Grand- histoire. Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1992. 430 p.
Séminaire-de-Montréal
Par son rôle dans la Société Notre-Dame de Montréal, Jean-Jacques Olier est à l'origine de
Aiguière Multimédias disponibles Images (1)
l'établissement d'une colonie à Ville-Marie (Montréal), en 1642. Conséquemment, en 1657, Olier envoie en ligne : Vidéos (0)
Aiguière à ablutions
quatre sulpiciens à Ville-Marie pour ériger un séminaire, ce qu'ils font sur la rue Saint-Paul. Ils assurent
Audio (0)
aussi le service spirituel de la paroisse de Notre-Dame.

En 1663, les Prêtres de Saint-Sulpice, déjà propriétaires de la seigneurie de Saint-Sulpice, font


Plaque de la basilique Notre-Dame de l'acquisition de la seigneurie de l'Île-de-Montréal. À partir de ce moment, ils multiplient leurs efforts pour
Montréal (1)
développer l'île et activer son peuplement. Ils concèdent les terres, dirigent l'aménagement du territoire
Plaque de la première résidence des
et le creusage de canaux de navigation, exploitent des moulins, soutiennent financièrement des
messieurs de Saint-Sulpice
communautés religieuses et créent plusieurs paroisses qu'ils desservent. Ils mettent aussi sur pied des
Plaque de la seigneurie de Saint-
Sulpice missions pour évangéliser les Amérindiens, comme celle de la Montagne qu'ils déménagent par la suite
Plaque du Séminaire de Saint-Sulpice au Sault-au-Récollet et dans la seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes.

En 1683, les Sulpiciens établissent leur séminaire sur la rue Notre-Dame, près de l'église paroissiale.
Ce bâtiment servira également de manoir seigneurial, de presbytère et de couvent. Les Sulpiciens
Baile, Joseph-Alexandre (1801 – 1888)
fondent également un séminaire à Port-Royal en 1685 et desservent les colons français et les
Campion, Augustin-Siméon
Amérindiens d'Acadie.
(1811 – 1886)
Charbonnel, Armand-François-Marie de
(1802 – 1891) À la suite de la Conquête britannique, les autorités coloniales interdisent aux Sulpiciens de Montréal de
Déat, Antoine (1696 – 1761) recruter en dehors de la colonie, mais avec l'accord tacite du gouverneur, des sulpiciens français
viennent toutefois grossir leurs rangs. En 1767, les Messieurs de Saint-Sulpice en profitent pour fonder
le premier collège classique de Montréal.

120 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

architecturale. Le lieu comporte des édifices de fonctions et de styles variés. Les deux tours (1685)
faisaient à l'origine partie d'un ensemble défensif. Leurs dimensions, l'épaisseur des murs et leur toit
conique hexagonal rappellent l'architecture militaire du XVIIe siècle. Le Grand Séminaire (1855-1857) et
le Collège de Montréal (1868-1871) illustrent l'influence de l'architecture classique dans la conception
des édifices conventuels au XIXe siècle. Ils en témoignent par l'ordonnance horizontale et verticale
Inscrit au Registre du patrimoine culturel symétrique des ouvertures, par les dimensions réduites de ces dernières aux étages supérieurs de
même que par l'ornementation constituée de frontons, de chaînes d'angle et de pilastres doriques. Le
toit mansardé percé de lucarnes, construit en 1875 pour ajouter un étage à l'ensemble, rappelle la
popularité du style Second Empire dans le dernier quart du XIXe siècle. Par ailleurs, l'Ermitage
(1911-1913) est inspiré du style Beaux-Arts. Il s'y rattache par son parement clair en brique vernissée et
ses larges fenêtres cintrées ainsi que par sa partie centrale surmontée d'un fronton cintré inscrit dans un

Domaine de la Montagne fronton triangulaire. Les édifices du domaine montrent donc l'évolution de l'architecture de la Nouvelle-
France jusqu'au XXe siècle.

Montréal Le domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice présente également un intérêt pour sa valeur paysagère.
L'aménagement s'inscrit dans la tradition classique française. Cette manière de s'approprier le sol se
traduit notamment par les travaux de nivellement qui ont accentué les talus naturels. Ces talus,
Montréal
notamment celui de la rue Sherbrooke, assurent intimité, sécurité et tranquillité au collège de Montréal
© Pierre Lahoud 2004 en le dissimulant au regard des passants. Le bassin de forme longitudinale, bordé d'arbres centenaires
Patrimoine de la Nouvelle-France et d'un étroit chemin qui permet d'en faire le tour, relève également de la tradition des jardins à la
Patrimoine religieux (Culte) française. Tous ces éléments confèrent au site patrimonial une valeur paysagère particulière.
Patrimoine religieux (Mission éducative)
Patrimoine religieux (Vie quotidienne) Le domaine présente en outre un intérêt pour sa valeur archéologique. Des fouilles ont mis au jour des
Le domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice est un vaste ensemble institutionnel constitué à partir de
vestiges du fort de la Montagne. Divers éléments témoignent également des activités domestiques et
1675. Il comprend les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice (1685), le Grand Séminaire
agricoles menées à l'extérieur du fort. Les cartes et les plans anciens relatifs à ce site ainsi que les
Christianisme (Catholicisme (rite latin)) (1855-1857), le Collège de Montréal (1868-1871), la résidence des Petites Soeurs de la Sainte-Famille
investigations sur le terrain laissent présager un potentiel archéologique encore très important,
(1909), la maison mère de la congrégation des Petites Filles de Saint-Joseph (1910-1911), l'Ermitage
susceptible d'apporter des renseignements sur l'occupation par les Amérindiens ainsi que sur l'évolution
(1911-1913), de même que plusieurs bâtiments secondaires et dépendances. Le terrain, de forme
de la mission établie par les Sulpiciens au XVIIe siècle.
irrégulière de près de douze hectares, est bordé par un muret de pierre le long de la rue Sherbrooke. Il
est aménagé en parterres devant les entrées principales du Grand Séminaire et du Collège de Montréal.
Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2007.
Un long bassin (1801) bordé par un sentier et encadré d'arbres se trouve à l'ouest du Grand Séminaire.
Un petit boisé couvre la partie nord de cette section du domaine. De grandes aires de sports et de loisirs
Comprend :
couvrent le reste de la superficie. Le terrain est délimité par la rue Sherbrooke au sud, l'avenue Atwater
Tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-
Sulpice à l'ouest, les propriétés de l'avenue Docteur Penfield au nord et les propriétés du chemin de la Côte-
Ancienne maison des employés des-Neiges à l'est. Le domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice est situé sur le flanc sud du mont Royal,
dans l'arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal. Les éléments caractéristiques du domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice liés à ses valeurs historique,
Caveau
architecturale, paysagère et archéologique comprennent, notamment :
Chaufferie
Ce bien est classé site patrimonial. Il comprend les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice, - l'implantation sur le flanc sud du mont Royal;
classées immeubles patrimoniaux. Un site archéologique inscrit à l'Inventaire des sites archéologiques - la présence des tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice, du Grand Séminaire, du Collège de
du Québec, celui du Fort de la Montagne, est associé au lieu. Montréal, de la résidence des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, de la maison mère de la
Compagnie des prêtres de Saint- congrégation des Petites Filles de Saint-Joseph ainsi que de l'Ermitage;
Sulpice (1641 – ) - Occupant - les dépendances, dont les logements pour les employés, l'ancienne écurie, la chaufferie, les entrepôts,
les garages ainsi que les structures pour les jeux de balle au mur;
- la présence du site archéologique du Fort de la Montagne;
- les caractéristiques des tours, dont leur volume (notamment la forme cylindrique et le toit conique
Bourgeau, Victor (1809 – 1888) -
Architecte / concepteur Statut Catégorie Autorité Date hexagonal à larmier retroussé), les matériaux (dont la maçonnerie en moellons, les chambranles en
Bourget, Ignace (1799 – 1885) Classement Site patrimonial Ministre de la Culture et des 1982-05-26 pierre de taille et la couverture en bardeaux de cèdre), les ouvertures rectangulaires au même aplomb,
Communications comme les fenêtres à petits carreaux ainsi que les portes dotées d'une fenêtre à petits carreaux, la
Lemieux, Paul-Marie (1902 – vers 1969)
- Architecte / concepteur croix, la girouette et le coq;
Leprohon, Étienne-Alcibiade - les caractéristiques du Grand Séminaire et du Collège de Montréal, dont leur volume, notamment le
(1842 – 1902) - Architecte / concepteur
plan du Grand Séminaire (formé du corps central, de la chapelle, de l'aile ouest et de l'aile arrière) d'une
élévation de cinq étages, le plan du Collège de Montréal (formé du corps central, de l'aile avant, de la
chapelle et de l'aile est) d'une élévation de quatre étages et demi, le soubassement surhaussé, le toit
Le domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique.
mansardé et le toit à deux versants droits, les matériaux (la maçonnerie en pierre de taille, la couverture
La propriété rappelle le rôle majeur des Sulpiciens dans l'histoire de Montréal. Les prêtres de Saint-
en tôle ainsi que les éléments architecturaux et ornementaux en bois et en pierre), les ouvertures
Sulpice arrivent à Ville-Marie (Montréal) en 1657. Ils se font missionnaires et éducateurs. En 1663, ils
disposées symétriquement, dont les portails (dotés d'une porte à double vantail surmontée d'une large
deviennent les seigneurs de l'île. Pour développer leur seigneurie et activer son peuplement, ils
imposte vitrée), les fenêtres rectangulaires à carreaux de dimensions décroissantes aux étages
concèdent des terres, dirigent l'aménagement du territoire, soutiennent les communautés religieuses,
supérieurs, les fenêtres cintrées, les lucarnes à pignon et les oeils-de-b¿uf, l'ornementation, notamment
créent et desservent plusieurs paroisses. Ils établissent notamment une mission amérindienne sur le
les frontons, les pilastres doriques, les entablements, la corniche, les bandeaux et les chaînes d'angle;
flanc sud du mont Royal. Les Messieurs de Saint-Sulpice demeurent seigneurs de l'île de Montréal
- les caractéristiques de l'Ermitage, dont le volume, notamment le plan rectangulaire, l'élévation d'un
jusqu'en 1840, année de l'abolition du régime seigneurial à cet endroit. À partir de ce moment, ils sont
étage, le toit à deux versants droits et les pignons, les matériaux, entre autres le parement en brique
chargés par l'évêque de la formation du clergé catholique de tout le diocèse, fondé en 1836. Ils font
vernissée ainsi que les éléments ornementaux et architecturaux en bois, les ouvertures, dont le portail
ériger le Grand Séminaire à cette fin, dans leur domaine de la Montagne. Le site rappelle donc le rôle de
central (encadré de pilastres et d'un fronton interrompu), les portails des murs pignons (composés de
premier plan joué par les Sulpiciens dans l'histoire de Montréal, du XVIIe au XIXe siècle.
portes jumelées inscrites sous un arc cintré), les fenêtres cintrées à carreaux et les rosaces,
l'ornementation, dont le fronton cintré interrompu inscrit dans un fronton triangulaire, la corniche à
Le domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur
denticules, les pilastres et les clefs décoratives;
- les caractéristiques des autres bâtiments et dépendances, dont leurs volumes (les plans

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 121
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

rectangulaires, les élévations d'un à trois étages ainsi que les toits plats, mansardés, à croupes ou à
deux versants droits), les matériaux, dont la maçonnerie en pierre, les parements en brique ainsi que les
éléments architecturaux et ornementaux en bois, en tôle et en pierre, les ouvertures, dont les portes Region administrative : Montréal
larges, les fenêtres rectangulaires et les lucarnes à pignon, ainsi que l'ornementation sobre constituée
MRC : Montréal
principalement par les chambranles et les corniches;
- l'aménagement en terrasses; Municipalité : Montréal
- les parterres devant l'entrée principale du Grand Séminaire et devant celle du Collège de Montréal;
Arrondissement Ville-Marie
- le bassin de forme longitudinale bordé d'arbres et d'un étroit chemin;
municipal :
- les alignements d'arbres;
- les espaces gazonnés pour les sports et les loisirs. Adresse : rue Sherbrooke Ouest

Latitude : 45° 29' 38.0"

Longitude : -73° 35' 9.0"

L'histoire du domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice est étroitement associée à la création par les Désignation cadastrale
Sulpiciens d'une mission amérindienne dans leur domaine seigneurial au pied du mont Royal. Fondée
Désignation
en 1675, la mission prend d'abord la forme d'un village amérindien entouré d'une palissade. Au début Circonscription foncière Division cadastrale secondaire Numéro de lot
des années 1680, on y recense des cabanes d'écorces et quelques maisons en charpente, une
Montréal Cité de Montréal Absent 1716-1
chapelle, une école et une résidence pour les missionnaires. (quartier Saint- 1716-2
Antoine) 1717-6-1
1717-9
En 1685, François Vachon De Belmont (1645-1732), sulpicien chargé de la mission, fait construire un 1717-ptie 6
1718-2
fort en pierre pour protéger la mission des attaques fréquentes des Iroquois. L'ouvrage défensif inclut 1718-4
deux tours cylindriques, aussi utilisées comme résidence et comme école. La mission est fermée en 1719-11
1719-ptie 25
1705. Quelques familles affectées aux travaux de la ferme, des jardins et des vergers occupent les 1720-115
lieux. 1720-131
1720-207-1
1720-207-2
1720-207-ptie 1
Les Sulpiciens demeurent seigneurs de l'île de Montréal jusqu'en 1840, année de l'abolition du régime 1720-207-ptie 2
seigneurial à cet endroit. À partir de ce moment, ils sont chargés par l'évêque de la formation du clergé 1720-208
1720-209
catholique de tout le diocèse, fondé en 1836. Ils envisagent d'abord la démolition de leur couvent du 1720-210
Vieux-Montréal pour bâtir un nouvel édifice, mais optent finalement pour la construction du Grand 1720-211
1720-212
Séminaire dans le domaine de la Montagne. L'architecte John Ostell (1813-1892) est engagé pour 1720-213
1720-214
dessiner les plans du bâtiment, érigé de 1855 à 1857. 1720-215-1
1720-215-2
1720-216
En 1862, le Collège de Montréal situé dans le Vieux-Montréal, dirigé par les Sulpiciens et comptant 1720-217
plusieurs centaines d'élèves, est réquisitionné pour loger des soldats britanniques. Les collégiens 1720-218
1720-ptie 207
déménagent alors au Grand Séminaire. En 1868, Henri-Maurice Perrault (1828-1903) reçoit le mandat 1720-ptie 211
1720-ptie 212
de dessiner les plans du nouveau Collège de Montréal, adjacent au Grand Séminaire. Perrault respecte 1720-ptie 215
le parti architectural choisi par Ostell. Le corps principal est achevé en 1871, et l'aile avant est érigée de
1875 à 1877. À ce moment, Perrault change le toit à deux versants droits du Grand Séminaire pour un
Code Borden
toit mansardé. La chapelle du collège, conçue par les architectes Victor Bourgeau (1809-1888) et
Alcibiade Leprohon (1842-1902), est construite de 1881 à 1884, à l'arrière du bâtiment. BiFj-6

De 1900 à 1902, le corps principal du Grand Séminaire est prolongé vers l'ouest. Cette fois, c'est
Maurice Perrault (1857-1909) qui se charge des travaux. Il respecte, lui aussi, l'ordonnance
architecturale choisie par ses deux prédécesseurs.

La chapelle du Grand Séminaire, devenue trop petite au début du XXe siècle, est complètement Liens Internet : memoirenf.cieq.ulaval.ca
transformée de 1904 à 1907. Le lieu de culte de style Beaux-Arts, créé par l'architecte Jean-Omer patrimoine.ville.montreal.qc.ca
Marchand (1873-1936), est à l'époque considéré comme l'oeuvre architecturale la plus achevée de la
Notices Archéotec inc. Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice. Intervention
ville. archéologique pour la localisation et l'identification d'une voûte en pierre.
bibliographiques :
Site archéologique du Fort de la Montagne BiFj-06. Montréal, Direction
En 1940, un dernier ajout est fait au Grand Séminaire avec la construction, à l'arrière de l'édifice, d'une de Montréal, Ministère de la Culture et des Communications, 2004. 34 p.
aile voûtée dessinée par l'architecte Paul-Marie Lemieux (1902-1969). L'aile est du collège, aussi Beaupré et Michaud, architectes. Domaine du Fort de la Montagne :
étude et mise en valeur de la zone 1. Texte du rapport préliminaire.
appelée pavillon des Anciens, est finalement érigée en 1959. Montréal, 1984. 30 p.
Beaupré et Michaud, architectes. Empreintes et reliefs du Domaine de la
Le domaine des Sulpiciens comprend également d'autres édifices et installations. Notons, entre autres, Montagne. Étude des valeurs patrimoniales des propriétés des Prêtres
le grand bassin creusé dans la partie ouest vers 1801. En 1870, la maison des employés est élevée. La de Saint-Sulpice et Collège Marianopolis. Montréal, Beaupré et Michaud,
architectes, 2006. s.p.
résidence des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, responsables de la cuisine et de la lingerie, est
Beaupré et Michaud, architectes. Site du patrimoine du Mont Royal:
érigée en 1909. La maison mère de la congrégation des Petites Filles de Saint-Joseph, qui effectuent principes et critères de restauration, d'insertion et d'intervention.
des travaux ménagers pour les membres du clergé, est bâtie à l'extrémité ouest du domaine en 1909 et Montréal, Beaupré et Michaud, architectes, 1989. 113 p.
1910. Enfin, entre 1911 et 1913, l'Ermitage, un édifice multifonctionnel, est édifié dans le style Beaux- BISSON, Pierre-Richard. Commentaires sur le rapport de la Commission
Arts. des biens culturels du Québec intitulé « L'Avenir du Mont-Royal ». s.l.
2004. s.p.

Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice sont classées en 1974. Elles bénéficient d'une aire de
protection depuis 1975.

Le domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice est classé en 1982.

122 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

BISSON, Pierre-Richard. L'îlot Thompson-Sparrow-Gleneagles-Trafalgar


à Montréal. Étude patrimoniale. Montréal, Ministère de la Culture et des
Communications, 1986. 184 p.
BISSON, Pierre-Richard. « Le véritable caractère du cimetière Notre-
Dame-des-Neiges ». ARQ. No 127 (2004), p. 9-10.
CASAVANT, Germain. « Domaine et tours du fort des messieurs de
Saint-Sulpice ». Commission des biens culturels du Québec. Les Inscrit au Registre du patrimoine culturel
chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec.
Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 129-134.
Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des
biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
DES ROCHERS, Jacques. La ferme sous les noyers. Évolution du site :
forme et usages du paysage. . Montréal, Direction de Montréal, ministère
de la Culture et des Communications du Québec, 2006. 19 p. Fort de la Montagne
Ethnoscop inc. Domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice (BiFj-6) et Tours des Sulpiciens
Collège Marianopolis, Montréal : évaluation du patrimoine
archéologique. Montréal, Groupe Carnidal Hardy, Ville de Montréal et Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-
Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2006. 85 p. Sulpice
LAPIERRE, Diane. Le Grand Séminaire. Montréal, Ministère des Affaires
culturelles, service de l'inventaire , 1978. 137 p.
Montréal
PINARD, Guy. « Le fort de la Montagne ». PINARD, Guy. Montréal, son
histoire, son architecture. Montréal, Les Éditions La Presse, 1988, p.
259-268.
THIFFAULT, Claude. État de situation sur les bois de l'arrondissement Montréal
historique et naturel du mont Royal. Montréal, Ministère de
l¿Environnement du Québec, 2003. 19 p.
Ville de Montréal. Évaluation du patrimoine urbain : Arrondissement de 1685 (Construction)
Ville-Marie. Montréal, Service de la mise en valeur du territoire et du
patrimoine, 2005. 168 p.
Patrimoine de la Nouvelle-France
Multimédias disponibles Images (1)
en ligne : Vidéos (0)
Audio (0) Services et institutions (Installations de Jean-François Rodrigue 2004, © Ministère de la Culture et des Communications
défense militaire)

Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice sont deux constructions cylindriques en moellons


érigées en 1685. Pourvues de meurtrières et coiffées d'un toit conique hexagonal couvert de bardeaux
de cèdre, ces tours formaient à l'origine les bastions sud-est et sud-ouest d'un fort construit par les
Fait partie de : Sulpiciens sur le flanc sud du mont Royal. Les tours sont aujourd'hui situées en bordure de la rue
Domaine des Messieurs-de-Saint-
Sherbrooke, dans l'arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal.
Sulpice
Comprend :
Temple maçonnique de Montréal Ces biens sont classés immeuble patrimonial. Les tours bénéficient d'une aire de protection et font
Collège de Montréal partie du domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice, classé site patrimonial. Des sites inscrits à
l'Inventaire des sites archéologiques du Québec sont associés au lieu.

Compagnie des prêtres de Saint-


Sulpice (1641 – )

Statut Catégorie Autorité Date

Beaupré, Pierre - Architecte / Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des 1974-11-20
concepteur Communications
Michaud, Josette - Architecte /
Désignation Lieu historique national du Commission des lieux et 1970-01-01
concepteur (Canada) Canada monuments historiques du
Vachon de Belmont, François Canada
(1645 – 1732)
Délimitation Aire de protection Ministre de la Culture et des 1975-05-12
Communications

Classement Situé dans un site patrimonial Ministre de la Culture et des 1982-05-26


Communications

Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice présente un intérêt patrimonial pour leur valeur


historique. Érigées en 1685, ces tours sont, avec le vieux séminaire de Saint-Sulpice et la maison Saint-
Gabriel, les plus anciennes constructions en pierre de la région de Montréal qui subsistent. Elles
témoignent des origines religieuses de Ville-Marie et, plus particulièrement, de l'oeuvre missionnaire et

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 123
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

éducatrice des Sulpiciens et de la congrégation de Notre-Dame. Leurs fonctions successives depuis En 1685, lors de la reprise des hostilités franco-iroquoises, François Vachon de Belmont (1645-1732)
trois siècles rappellent les mutations de l'activité sulpicienne sur les flancs du mont Royal : mission dote la mission d'un fort en pierre à quatre bastions, au coeur duquel se trouvent une résidence en
amérindienne et ouvrage défensif au XVIIe siècle; lieu de villégiature et exploitation agricole au XVIIIe pierre de deux étages et ses dépendances. Une grange-abri pour la population amérindienne est
siècle; complexe institutionnel à partir du milieu du XIXe siècle. Ainsi les tours, après avoir logé les ajoutée vers 1689. Malgré leurs fonctions défensives, les deux tours arrière sont affectées à des
religieuses et l'école de la mission, sont transformées en dépendances agricoles puis, pour l'une d'elles, activités agricoles; les deux tours avant sont utilisées par les soeurs respectivement comme résidence
en chapelle de la résidence-château. Elles survivent à la démolition de la résidence et du fort vers 1860, et comme école. En 1694, un incendie détruit le village amérindien et la chapelle. On érige alors dans
lors de la construction du Grand Séminaire de Montréal. l'enclos une église en pierre adossée à la courtine sud. Les Amérindiens quittent néanmoins la mission
de la Montagne, qui est fermée en 1705.
Les tours présente également un intérêt pour leur valeur historique et architecturale comme témoins de
l'architecture militaire du XVIIe siècle. Il s'agit de la plus ancienne structure défensive encore debout sur Le fort sert désormais de maison de campagne pour les Sulpiciens et est au coeur de leur exploitation
l'île de Montréal. Construites dans le contexte de la deuxième guerre iroquoise (1684-1700), les tours agricole. Entre 1694 et 1731, la résidence-château est agrandie par l'ajout de deux ailes et une nouvelle
constituent les témoins d'un ensemble défensif formé d'un enclos en pierre bastionné. Elles occupaient grange en pierre, dotée de deux greniers et de deux pressoirs à cidre, est construite. À la même
chaque coin du fort et leurs meurtrières permettaient de couvrir l'angle du flanc extérieur du bastion époque, une boulangerie est probablement bâtie à côté de la tour est. Les tours avant semblent
opposé. Par leurs dimensions, par l'épaisseur des murs et par leur toit conique hexagonal à égout maintenant vouées à des activités agricoles et auraient même hébergé les fermiers à l'emploi des
retroussé couvert à l'origine d'ardoise, ces ouvrages répondent aux principes de l'architecture militaire Sulpiciens. Au tournant du XIXe siècle, le fort et le domaine connaissent d'autres modifications. En
d'alors. Leur implantation sur un talus au pied du mont Royal conférait une excellente position défensive 1797, la chapelle est démolie et une ouverture est percée dans la courtine sud. On procède au
à l'ensemble. Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice sont également associées à François terrassement de la partie sud de l'enceinte et à l'aménagement d'un nouveau parterre devant l'entrée de
Vachon de Belmont (1645-1732), responsable de la mission de la Montagne, cinquième supérieur des la résidence. Les murs du fort sont aussi réparés, les planchers et les ouvertures des tours sont
Sulpiciens, concepteur du fort et de la résidence-château ainsi que de divers ouvrages d'architecture et modifiés; il est probable que le bardeau remplace alors l'ardoise couvrant les tours. En 1825, la
de génie civil. résidence-château est exhaussée d'un étage et coiffée d'un toit en pavillon percé de deux lucarnes. La
même année, une petite chapelle est installée dans la tour est. Au début du XIXe siècle, la maison de
Les tours présente aussi un intérêt pour leur valeur archéologique. Des fouilles ont mis au jour plusieurs campagne et son cadre enchanteur font l'objet de nombreux commentaires élogieux.
vestiges architecturaux du fort. Il s'agit notamment de sections des courtines sud et ouest, des
fondations de la chapelle et de vestiges de sa toiture, ainsi que des fondations, du perron en fer à Après 1850, l'urbanisation et les responsabilités éducatives des Sulpiciens entraînent la disparition du
cheval et d'une voûte de la résidence-château. Ont aussi été mis au jour des éléments qui témoignent fort. De 1854 à 1857, les prêtres font construire le Grand Séminaire de Montréal sur leur domaine de la
des activités domestiques et agricoles menées à l'extérieur du fort proprement dit : fondations d'un four Montagne; un peu plus tard, le Collège de Montréal est érigé au même endroit. Les Sulpiciens
à pain attenant à la tour sud-est, de même que d'un bâtiment agricole et d'un segment des murs du implantent le nouveau complexe institutionnel à l'emplacement du fort et de la résidence-château. Dès
domaine construits à l'ouest du fort. Enfin, aux composantes d'un système de drainage s'ajoutent les 1854, les tours arrière, les dépendances et une partie de la muraille sont démolies; la résidence et la
traces de travaux successifs de terrassement et de voies de circulation. courtine sud disparaissent à leur tour en 1860. Seules les tours sud-est et sud-ouest survivent et
contribuent à orner les jardins et le parterre du Grand Séminaire. La tour sud-est conserve sa vocation
Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2005. de chapelle pendant près d'un siècle; elle est incendiée en 1921. Les deux tours semblent ensuite avoir
surtout servi de remises.

Les deux tours sont classées en 1974 et bénéficient d'une aire de protection depuis 1975. Le domaine
des Messieurs-de-Saint-Sulpice est classé en 1982. À la même époque, les Sulpiciens commandent
des études historiques, architecturales et archéologiques et élaborent des projets de mise en valeur du
Les éléments caractéristiques des tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice liés à leurs valeurs
domaine. Les tours sont restaurées entre 1984 et 1986 selon les études des architectes Josette
historique, architecturale et archéologique comprennent, notamment :
Michaud et Pierre Beaupré, du bureau Beaupré et Michaud.
- leur emplacement sur un talus au pied du mont Royal;
- la présence de foyers témoignant des fonctions résidentielles et scolaires des lieux entre 1685 et 1705;
- leur volume, dont la forme cylindrique et le toit conique hexagonal;
- leurs matériaux, dont la maçonnerie de moellons, les chambranles en pierre de taille, la charpente en
pin de la toiture et la couverture en bardeaux de cèdre;
- les ouvertures de la tour est du même aplomb, comprenant une fenêtre à guillotine à petits carreaux
Region administrative : Montréal
ainsi qu'une porte dotée d'une fenêtre à petits carreaux et d'une fenêtre latérale;
- les ouvertures de la tour ouest, comprenant une fenêtre à guillotine à petits carreaux et une porte MRC : Montréal
dotée d'une fenêtre à petits carreaux du même aplomb ainsi qu'une fenêtre à battants à petits carreaux;
Municipalité : Montréal
- la croix couronnant la tour ouest;
- la girouette et le coq couronnant la tour est, Ville-Marie
Arrondissement
- les sections des courtines sud et ouest; municipal :
- les fondations de la chapelle et les vestiges de sa toiture;
Adresse : 2065, rue Sherbrooke Ouest
- les fondations, le perron en fer à cheval et une voûte de la résidence-château;
- les fondations d'un four à pain attenant à la tour sud-est; Latitude : 45° 29' 36.82"
- les fondations d'un bâtiment agricole et d'un segment des murs du domaine construits à l'ouest du fort;
- des composantes d'un système de drainage ainsi que les traces de travaux successifs de
Longitude : -73° 35' 5.65"
terrassement et de voies de circulation à l'intérieur du fort.

Désignation cadastrale

Désignation
Circonscription foncière Division cadastrale secondaire Numéro de lot

Montréal Cité de Montréal Absent 1720-207-1


L'histoire du fort des Messieurs de Saint-Sulpice est étroitement associée à la création par les (quartier Saint-
Antoine)
Sulpiciens d'une mission amérindienne sur leur domaine seigneurial au pied du mont Royal. Fondée en
1675, la mission prend d'abord la forme d'un village amérindien entouré d'une palissade. Au début des
Code Borden
années 1680, on y recense un peu plus de 200 personnes, des cabanes d'écorce et quelques maisons
en charpente, une chapelle, une école tenue par les religieuses de la congrégation de Notre-Dame et BiFj-6
une résidence pour les missionnaires.

124 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

Liens Internet : archive.canada.icomos.org

Notices Archéotec inc. Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice. Intervention


bibliographiques : archéologique pour la localisation et l'identification d'une voûte en pierre.
Site archéologique du Fort de la Montagne BiFj-06. Montréal, Direction Inscrit au Registre du patrimoine culturel
de Montréal, Ministère de la Culture et des Communications, 2004. 34 p.
Beaupré et Michaud, architectes. Domaine du Fort de la Montagne :
étude et mise en valeur de la zone 1. Texte du rapport préliminaire.
Montréal, 1984. 30 p.
CASAVANT, Germain. « Domaine et tours du fort des messieurs de
Saint-Sulpice ». Commission des biens culturels du Québec. Les
chemins de la mémoire. Monuments et sites historiques du Québec. Montréal
Tome II. Québec, Les Publications du Québec, 1991, p. 129-134. Les espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal sont des parties d'un ensemble conventuel et
Commission des biens culturels du Québec. Répertoire des motifs des institutionnel aménagées à partir de 1855. Ces espaces comprennent le grand escalier central, la
biens classés et reconnus (document interne). Québec, 2003. s.p.
Montréal réserve de la bibliothèque et la chapelle des employés. Le grand escalier central est un escalier à
ETHNOSCOPE INC. Le domaine des Messieurs de Saint-Sulpice
(BiFj-6). Synthèse et orientations en matière d'archéologie. Montréal, montées divergentes qui dessert les cinq étages du bâtiment. Entièrement fait de bois, il est doté d'un
Ministère de la Culture et des Communications, Direction régionale de garde-corps à balustres. La réserve de la bibliothèque s'étend aussi sur cinq niveaux formés par une
Montréal, 1994. s.p. 1855 – 1857 (Construction)
structure suspendue, en acier. Les deuxième et troisième niveaux ont un centre dégagé et ouvert sur le
HAREL, J.-Bruno. « Le Domaine du Fort de la Montagne (1666-1860) ». premier niveau complètement occupé par les rayonnages. Ils sont séparés des deux niveaux supérieurs
s.a. Montréal : artisans, histoire, patrimoine. Montréal, Fides, 1979, p.
17-38. Patrimoine religieux (Mission éducative) par un plancher. Ces quatrième et cinquième niveaux présentent la même organisation que les trois
LAPIERRE, Diane. Dossier sur le Grand Séminaire. 1911-2065 rue niveaux inférieurs. Pour sa part, la chapelle des employés est une pièce de petites dimensions
Sherbrooke ouest, Montréal. Montréal, Ministère des affaires culturelles, présentant un plan rectangulaire et couverte d'une voûte surbaissée. Elle est dotée d'un décor peint
Direction générale du patrimoine, 1978. s.p. Christianisme (Catholicisme (rite latin))
représentant, entre autres, un treillis et des vignes.
LITALIEN, Rolland, dir. Le Grand Séminaire de Montréal de 1840 à 1990
: 150 années au service de la formation des prêtres. Montréal, Éditions
du Grand Séminaire de Montréal, 1990. 462 p. Non applicable Ces espaces sont classés immeuble patrimonial. Ces éléments font aussi partie du domaine des
s.a. Grand séminaire de Montréal, 1840-1940. Montréal, Frères des Messieurs-de-Saint-Sulpice, classé site patrimonial. La chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal est
écoles chrétiennes, 1940. 168 p. aussi classée immeuble patrimonial.

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en ligne : Vidéos (0)
Audio (0)

Fait partie de :
Grand Séminaire de Montréal Statut Catégorie Autorité Date

Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des 2016-11-10


Communications

Statuts antérieurs
Compagnie des prêtres de Saint-
Avis d'intention de classement, 2015-11-17
Sulpice (1641 – ) - Occupant

Inventorié --

Haskell, Samuel Stevens


(vers 1871 – 1913) - Architecte /
concepteur
Marchand, Jean-Omer (1873 – 1936) -
Architecte / concepteur
Les espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal présentent un intérêt patrimonial pour leur
Ostell, John (1813 – 1892) - Architecte /
concepteur valeur historique reposant sur leur association avec la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice. Cette
société de vie apostolique, qui se consacre essentiellement à la formation des prêtres, au service
paroissial et à l'éducation, s'établit à Montréal en 1657. Les Sulpiciens y érigent rapidement un
séminaire et assurent le service spirituel. Les prêtres de Saint-Sulpice deviennent en outre propriétaires
de la seigneurie de l'Île-de-Montréal en 1663. Ils multiplient dès lors leurs efforts pour activer le
peuplement de l'île. En 1685, François Vachon de Belmont (1645-1732) fait notamment construire un
fort en pierre au pied du mont Royal. L'ouvrage défensif sert aussi de résidence et d'école. Les
Sulpiciens demeurent seigneurs de l'île de Montréal jusqu'en 1840. À partir de ce moment, ils sont
chargés par l'évêque de la formation du clergé catholique de tout le diocèse, fondé en 1836. Ils
entreprennent alors la construction du Grand Séminaire dans le domaine de la Montagne, près des
tours du fort du XVIIe siècle. L'architecte John Ostell (1813-1892) est engagé pour dessiner les plans du
bâtiment, érigé de 1855 à 1857. Le grand escalier central, qui dessert les cinq étages du bâtiment, date
de cette époque. L'espace qui servira de chapelle des employés jusqu'en 1970 est aussi présent dès la
première construction. Une importante campagne de travaux a cours au séminaire, de 1904 à 1907,
selon les plans de l'architecte montréalais Jean-Omer Marchand (1873-1936) et de son associé,
l'américain Samuel Stevens Haskell (1871-1913). C'est notamment à ce moment qu'est aménagée la
réserve de la bibliothèque. Les espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal témoignent donc de
la vocation d'enseignement des Sulpiciens et de l'évolution des besoins de cette institution, où plus de 6
000 prêtres auraient été formés depuis le milieu du XIXe siècle.

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 125
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

Les espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal présentent également un intérêt patrimonial chapelle des employés jusqu'en 1970 date aussi de la fin des années 1850. Cependant, son décor peint
pour leur valeur architecturale. Le grand escalier central à volées divergentes, en bois, a peu est effectué plusieurs décennies plus tard par le sulpicien Pierre Dupaigne (1872-1953). Ce décor,
d'équivalents au Québec. Il se distingue par sa monumentalité, sa cage ouverte sur cinq étages et la inspiré des catacombes romaines, présente notamment un motif de treillis et de vigne.
qualité de sa facture. La chapelle des employés, aménagée au sous-sol du corps central du séminaire,
est dotée d'un décor peint inspiré des catacombes romaines. Ce décor est l'oeuvre du sulpicien Pierre Une vaste campagne de travaux de réaménagement a cours, de 1904 à 1907, selon les plans de
Dupaigne (1872-1953). Il est constitué, notamment, d'un motif de treillis et de vigne sur la voûte, de l'architecte montréalais Jean-Omer Marchand (1873-1936) et de son associé, l'américain Samuel
motifs végétaux tels que des palmes et des branches d'olivier sur les murs, d'autres motifs chrétiens Stevens Haskell (1871-1913). Les transformations touchent en premier lieu la chapelle, complètement
anciens comme des poissons, ainsi que d'inscriptions latines apposées sur des panneaux peints. Ce remaniée, à laquelle on a ajouté une nouvelle sacristie et une entrée. C'est également à ce moment
type de décor est inusité dans l'architecture religieuse québécoise. La réserve de la bibliothèque est qu'est réaménagée la bibliothèque, au-dessus de la nouvelle entrée de la chapelle. Aussi conçue par
aménagée sur cinq niveaux. À l'origine, les trois niveaux inférieurs étaient utilisés par le Grand Marchand, cette réserve s'élève sur cinq niveaux formés d'une structure suspendue, en acier. À
Séminaire et les deux niveaux supérieurs, par le Collège de Montréal. Cette utilisation initiale explique la l'origine, les trois niveaux inférieurs sont utilisés par le Grand Séminaire et les deux niveaux supérieurs,
configuration des lieux. Ainsi, les deuxième et troisième niveaux ont un centre dégagé et ouvert sur le par le Collège de Montréal. Ils sont aujourd'hui tous consacrés à la réserve du Grand Séminaire.
premier niveau complètement occupé par les rayonnages. Ils sont séparés des deux niveaux supérieurs
par un plancher. Ces quatrième et cinquième niveaux présentent la même organisation que les trois Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice sont classées en 1974 et elles bénéficient d'une aire
niveaux inférieurs. Par ailleurs, la structure suspendue des rayonnages et des planchers, en acier, de protection depuis 1975. Le domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice est pour sa part classé en 1982.
constituait une nouveauté technologique au moment de sa construction, en 1907. En 1990, les volées de l'escalier menant au premier étage sont restaurées.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2016. Les espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal, plus précisément le grand escalier central, la
réserve de la bibliothèque et la chapelle des employés, sont classés en 2016, en même temps que la
chapelle, l'entrée de celle-ci, la sacristie et la crypte. Des objets de la crypte (loculi, croix, panneaux en
bois et cadres) sont en outre classés au même moment.

Les éléments caractéristiques des espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal liés à leurs


valeurs historique et architecturale comprennent, notamment :
- les caractéristiques du grand escalier central desservant cinq étages, dont ses deux volées par étage
(une première volée droite, centrale, et une seconde à montées divergentes), les paliers formant un
Region administrative : Montréal
corridor le long des murs de cage, le départ évasé, les repos en planches, les limons menuisés à motifs
curvilignes, les garde-corps à balustres, les poteaux de départ et d'arrivée des volées, la main courante MRC : Montréal
menuisée (plus inclinée à l'arrivée des volées), les astragales faisant retour, la sobriété de
Municipalité : Montréal
l'ornementation des murs de cage (constituée principalement de plinthes et d'encadrements de portes
menuisés), les colonnes d'ordre dorique et les traces d'usure sur les marches; Arrondissement Ville-Marie
- les caractéristiques de la réserve de la bibliothèque, dont le plan presque carré, l'élévation sur cinq municipal :
étages, le regroupement des trois premiers étages, le centre ouvert et dégagé des deuxième et
Adresse : 2065, Rue Sherbrooke Ouest
troisième étages offrant une vue sur le premier étage, le regroupement des quatrième et cinquième
étages, le centre ouvert et dégagé du cinquième étage offrant une vue sur le quatrième étage, la Désignation cadastrale : Lot 1 064 788
structure suspendue des rayonnages et des planchers, faite en acier, les garde-corps métalliques
ceinturant le dégagement central des deuxième, troisième et cinquième étages, l'escalier en vis en
fonte;
- les caractéristiques de la chapelle des employés, dont sa localisation au sous-sol du Grand Séminaire,
son plan rectangulaire de petites dimensions, l'élévation d'un étage, la voûte surbaissée, les portes en
bois (une à panneaux percée de deux ouvertures cintrées ornées de vitraux, l'autre ornée de motifs
chrétiens), la fenêtre rectangulaire de petites dimensions fermant une baie cintrée, les retraits dans les
murs (inscrits sous des arcs cintrés ou surbaissés), ainsi que le décor peint (comportant, entre autres,
un motif de treillis et de vigne sur la voûte, des motifs végétaux, dont des palmes et des branches
d'olivier, d'autres motifs chrétiens, dont des poissons, ainsi que des inscriptions latines).

Les espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal résultent des modifications apportées au fil du


temps à une institution dirigée par les Sulpiciens. La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, qui se
consacre essentiellement à la formation des prêtres, au service paroissial et à l'éducation, est
étroitement liée à l'histoire de Montréal. En effet, dès 1657, quatre sulpiciens s'établissent à Montréal,
érigent un séminaire et assurent le service spirituel de la paroisse Notre-Dame. Les prêtres de Saint-
Sulpice deviennent en outre propriétaires de la seigneurie de l'Île-de-Montréal en 1663. Ils multiplient
dès lors leurs efforts pour activer le peuplement de l'île. En 1685, François Vachon de Belmont
(1645-1732), supérieur de la Compagnie en Nouvelle-France, fait notamment construire un fort en pierre
au pied du mont Royal. L'ouvrage défensif sert aussi de résidence et d'école.

Les Sulpiciens demeurent seigneurs de l'île de Montréal jusqu'en 1840, année de l'abolition du régime
seigneurial à cet endroit. À partir de ce moment, ils sont chargés par l'évêque de la formation du clergé
catholique de tout le diocèse, fondé en 1836. Ils entreprennent alors la construction du Grand Séminaire
dans le domaine de la Montagne, près des tours du fort du XVIIe siècle. L'architecte John Ostell
(1813-1892) est engagé pour dessiner les plans du bâtiment, érigé de 1855 à 1857. Plusieurs espaces
intérieurs de cette époque ont été conservés au fil du temps, notamment le grand escalier central, un
escalier à montées divergentes qui dessert les cinq étages du bâtiment. L'espace qui servira de

126 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

associés à la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, qui a fortement contribué au développement de


Montréal, en rappelant la mémoire d'un grand nombre de sulpiciens décédés depuis la seconde moitié
du XVIIe siècle.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2016.


Inscrit au Registre du patrimoine culturel

Les éléments caractéristiques des objets de la crypte de la chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal


liés à leur valeur historique comprennent, notamment :
- les matériaux, dont le bois peint;
Montréal
Les objets de la crypte du Grand-Séminaire-de-Montréal sont des biens mobiliers liés à la - les caractéristiques des croix peintes en noir, dont la hampe et la traverse aux extrémités terminées en
commémoration funéraire. Ces objets en bois comprennent des croix, des panneaux, des cadres et des pique, la base cubique aux côtés tronqués, la plaque en forme d'écu placée sur la hampe sous la
Montréal loculi. Les croix peintes en noir sont constituées d'une hampe et d'une traverse dont les extrémités se croisée et portant des inscriptions blanches (noms, dates et lieux de naissance et de décès);
terminent en pique, et d'une base cubique aux côtés tronqués. Une plaque en forme d'écu est placée - les caractéristiques des panneaux peints en noir, dont leur forme rectangulaire complétée dans la
sur la hampe, sous la croisée, et porte des inscriptions en blanc, notamment le nom du défunt, ses lieux partie supérieure d'une plaque plus étroite surmontée d'une croix, ainsi que les inscriptions peintes en
Patrimoine funéraire
et dates de naissance et de décès. Les panneaux, aussi peints en noir et portant des inscriptions en blanc (notamment des noms de sulpiciens et l'année de leur décès);
Patrimoine religieux
blanc, rappellent les noms et l'année de décès de sulpiciens inhumés dans la crypte. Les cadres noirs - les caractéristiques des cadres noirs, dont leur forme rectangulaire et les inscriptions en noir sur fond
présentent des versets de la Bible, en latin, inscrits en noir sur fond blanc. Les loculi sont des meubles blanc de versets de la Bible, en latin;
Christianisme (Catholicisme (rite latin)) en bois constitués de cases où sont placés les restes des défunts. Peinte de couleur claire, chaque - les caractéristiques des loculi, dont la division des meubles en 48 cases (six de large et huit de haut),
case porte une plaque noire en forme d'écu surmonté d'une croix où sont indiqués, en blanc, le nom, les les plaques noires en forme d'écu surmonté d'une croix et portant des inscriptions en blanc (nom du
dates de naissance et de mort ainsi que le lieu du décès du défunt. défunt, dates de naissance et de mort, lieu du décès) placées sur chaque case.

Ces biens sont classés objets patrimoniaux. La crypte dans laquelle ils se trouvent fait partie de la
chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal, classée immeuble patrimonial et incluse dans le domaine
des Messieurs-de-Saint-Sulpice, classé site patrimonial.
Fait partie de :
Grand Séminaire de Montréal Les objets de la crypte du Grand Séminaire de Montréal sont directement liés à l'histoire des Sulpiciens.
La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, qui se consacre essentiellement à la formation des prêtres,
au service paroissial et à l'éducation, joue un rôle fondamental dans le développement de Montréal. Dès
1657, quatre sulpiciens s'y établissent, érigent un séminaire et assurent le service spirituel de la
Compagnie des prêtres de Saint- paroisse Notre-Dame. Les prêtres de Saint-Sulpice deviennent en outre propriétaires de la seigneurie
Sulpice (1641 – ) - Propriétaire Statut Catégorie Autorité Date
de l'Île-de-Montréal en 1663. Ils multiplient dès lors leurs efforts pour activer le peuplement de l'île. En
Classement Objet patrimonial Ministre de la Culture et des 2016-11-10
Communications 1685, François Vachon de Belmont (1645-1732) fait notamment construire un fort en pierre au pied du
mont Royal. L'ouvrage défensif sert aussi de résidence et d'école.
Statuts antérieurs
Avis d'intention de classement, 2015-11-17
Les Sulpiciens demeurent seigneurs de l'île de Montréal jusqu'en 1840, année de l'abolition du régime
seigneurial à cet endroit. À partir de ce moment, ils sont chargés par l'évêque de la formation du clergé
catholique de tout le diocèse, fondé en 1836. Ils entreprennent alors la construction du Grand Séminaire
dans le domaine de la Montagne, près des tours du fort du XVIIe siècle. L'architecte John Ostell
(1813-1892) est engagé pour dessiner les plans du bâtiment, érigé de 1855 à 1857. La première crypte
est aménagée en 1873, sous la première chapelle de l'institution. Les sépultures sont marquées par des
Les objets de la crypte du Grand Séminaire de Montréal présentent un intérêt patrimonial pour leur
croix de bois.
valeur historique reposant sur leur fonction commémorative et leur association avec la Compagnie des
prêtres de Saint-Sulpice. Cette société de vie apostolique, qui se consacre essentiellement à la
De 1904 à 1907, une vaste campagne de travaux a lieu pour agrandir et réaménager certaines parties
formation des prêtres, au service paroissial et à l'éducation, est fondée à Paris quelques années avant
du Grand Séminaire. Ce chantier, exécuté selon les plans de l'architecte montréalais Jean-Omer
de s'établir à Montréal, en 1657. À leur arrivée, les Sulpiciens érigent rapidement un séminaire et
Marchand (1873-1936) et de son associé, l'américain Samuel Stevens Haskell (1871-1913), touche
assurent le service spirituel. Les prêtres de Saint-Sulpice deviennent en outre propriétaires de la
notamment la chapelle, complètement remaniée et dotée d'une nouvelle sacristie et d'une nouvelle
seigneurie de l'Île-de-Montréal en 1663. Ils multiplient dès lors leurs efforts pour activer le peuplement
entrée. La réserve de la bibliothèque est également aménagée à ce moment.
de l'île. En 1685, François Vachon de Belmont (1645-1732) fait notamment construire un fort en pierre
au pied du mont Royal. L'ouvrage défensif sert aussi de résidence et d'école. Les Sulpiciens demeurent
En 1907, la crypte est agrandie. Quelques années plus tard, en 1913, les dépouilles des sulpiciens
seigneurs de l'île de Montréal jusqu'en 1840, année de l'abolition du régime seigneurial à cet endroit. À
décédés depuis 1661 et inhumés sous la basilique Notre-Dame de Montréal, dont François Dollier de
partir de ce moment, ils sont chargés par l'évêque de la formation du clergé catholique de tout le
Casson et François Vachon de Belmont, sont exhumées et transportées dans la crypte du Grand
diocèse, fondé en 1836. Ils entreprennent alors la construction du Grand Séminaire dans le domaine de
Séminaire. Des panneaux de bois portent l'inscription des noms des sulpiciens reposant dans la crypte,
la Montagne, près des tours du fort du XVIIe siècle. L'architecte John Ostell (1813-1892) est engagé
tout comme des croix en bois et des plaques individuelles sur les loculi.
pour dessiner les plans du bâtiment, érigé de 1855 à 1857. La crypte est aménagée sous la chapelle en
1873, selon les plans des architectes Victor Bourgeau (1809-1888) et Étienne-Alcibiade Leprohon
Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice sont classées en 1974 et elles bénéficient d'une aire
(1842-1902). Celle-ci est conçue pour que les défunts y soient enterrés, et non placés dans des
de protection
chapelle depuis 1975.
des employés, Le domaine
la réserve de lades Messieurs-de-Saint-Sulpice
bibliothèque et le grand escalierest pour sa part classé en 1982.
central.
espaces aménagés hors sol. Des croix en bois marquent le lieu d'inhumation des sulpiciens. Une
importante campagne de travaux a cours au séminaire, de 1904 à 1907, notamment dans la chapelle
qui est agrandie et complètement réaménagée selon les plans de l'architecte montréalais Jean-Omer
Marchand (1873-1936) et de son associé, l'américain Samuel Stevens Haskell (1871-1913). La crypte
est aussi agrandie en 1907. En 1913, les dépouilles des sulpiciens décédés depuis 1661 et reposant
jusque-là sous la basilique Notre-Dame, y sont déplacées, notamment celles de François Dollier de
Region administrative : Montréal
en Nouvelle-France.
Casson (1636-1701) Des
et decroix noires
François individuelles
Vachon évoquent
de Belmont la mémoire
(1645-1732), de supérieurs
deux certains sulpiciens inhumés
de la Compagnie
dans la crypte. De plus, les restes d'autres prêtres ont été placés dans des loculi, qui sont également MRC : Montréal
identifiés individuellement. Des tableaux, peints en noir, dressent la liste des sulpiciens décédés qui
reposent dans la crypte, notamment ceux qui avaient d'abord été inhumés sous la basilique. Des cadres Municipalité : Montréal

présentant des versets de la Bible viennent compléter l'ensemble. Les objets de la crypte sont donc
Adresse : 2065, rue Sherbrooke Ouest

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 127
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

1657 à Montréal. Les Sulpiciens y érigent aussitôt un séminaire et assurent le service spirituel de la
paroisse Notre-Dame. Ils sont aussi les seigneurs de l'île de Montréal. À partir de 1840, l'évêque de
Montréal leur confie la formation du clergé catholique de tout le diocèse. Ayant besoin de plus d'espace,
les Sulpiciens feront construire, de 1855 à 1857, le Grand Séminaire de Montréal dans leur domaine de
la Montagne, près des tours d'un fort du XVIIe siècle. Ce bâtiment est érigé selon les plans de
Inscrit au Registre du patrimoine culturel
l'architecte John Ostell (1813-1892). La crypte est aménagée sous la chapelle en 1873, selon les plans
des architectes Victor Bourgeau (1809-1888) et Étienne-Alcibiade Leprohon (1842-1902). Au tournant
du XXe siècle, les Sulpiciens souhaitent réaménager certaines parties du Grand Séminaire. Cette vaste
campagne de travaux a finalement lieu de 1904 à 1907. À cette occasion, la chapelle est agrandie et
complètement réaménagée. La chapelle et le choeur sont inversés, deux fenêtres sont ajoutées, et plus
d'espace en hauteur est dégagé par l'élimination du dortoir qui était situé au-dessus de l'ancienne
Chapelle de Saint-Sulpice chapelle. La sacristie actuelle date aussi de cette époque, tout comme l'entrée de la chapelle; elle est
séparée du lieu de culte proprement dit par des grilles. La crypte est également agrandie en 1907. Six

Montréal ans plus tard, les dépouilles des sulpiciens décédés depuis 1661 et reposant jusque-là sous la basilique
Notre-Dame de Montréal sont transportées dans cette crypte plus vaste. La chapelle du Grand
Séminaire rappelle donc le rôle joué par les Sulpiciens dans l'histoire de Montréal jusqu'au XXe siècle.
Montréal
La chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur
© Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003 architecturale. Le lieu de culte a été réaménagé selon les plans de l'architecte montréalais Jean-Omer
1904 – 1907 (Construction)
Marchand (1873-1936) et de son associé, l'américain Samuel Stevens Haskell (1871-1913). Marchand
est le premier Canadien diplômé de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, en 1903. Il y
Patrimoine religieux (Culte) avait rencontré Haskell au cours des années 1890. La chapelle qu'ils conçoivent pour les sulpiciens est
marquée de l'influence beaux-arts. Ce style architectural se caractérise notamment par des
La chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal est un lieu de culte catholique aménagé de 1904 à 1907 compositions monumentales et symétriques, la hiérarchisation des espaces et les nombreuses
Christianisme (Catholicisme (rite latin))
dans un bâtiment plus ancien. La chapelle est constituée d'une nef rectangulaire allongée et d'un choeur références aux styles architecturaux historiques. L'architecture de la chapelle du Grand Séminaire
en hémicycle plus étroit, séparés par un arc triomphal. La nef est couverte d'un plafond à charpente aurait, entre autres, été inspirée d'églises à plan basilical de Florence, tandis que la disposition des

Services et institutions (Chapelles apparente peinte, tandis que le choeur est surmonté d'une voûte en berceau terminée par un cul-de- stalles reprend un aménagement courant dans les abbayes et monastères européens. Le décor du lieu
conventuelles) four. Les murs de la nef, couverts de pierre de Caen de couleur claire, sont percés de fenêtres cintrées de culte, particulièrement élaboré dans le choeur, se distingue notamment par l'arc triomphal délimitant
élancées pourvues de vitraux. Une oeuvre peinte couvre toute la partie supérieure des murs du choeur. la nef et le choeur, la charpente de bois apparente peinte et le pavement de mosaïques. Il s'agit de l'un
Les planchers sont en mosaïques, de différentes couleurs pour la nef et blanches pour le choeur. Des des plus beaux exemples de chapelle d'inspiration beaux-arts au Québec et l'une des plus importantes
stalles en bois menuisé sont disposées en trois rangées de chaque côté de la nef. Un orgue occupe la réalisations de Marchand.
tribune arrière inscrite sous un arc cintré monumental.
La chapelle présente aussi un intérêt patrimonial pour sa valeur artistique. Plusieurs artistes et artisans
Une grande pièce rectangulaire donne accès au lieu de culte. Cette entrée est séparée de la chapelle ont participé à la fabrication des éléments du décor. La chapelle est notamment dotée de douze vitraux
Fait partie de :
par une large ouverture à arc surbaissé dotée de grilles en fer forgé. La sacristie, aménagée à côté de confectionnés par le peintre verrier Gustave Pierre Dagrant (1839-1915). La fresque « Présentation de
Grand Séminaire de Montréal
l'entrée de la chapelle, est une pièce rectangulaire à plafond plat dont l'ornementation est constituée la Vierge au temple » qui orne toute la partie supérieure du choeur est l'oeuvre de l'artiste montréalais
principalement de boiseries et d'armoires intégrées en bois. La crypte, aménagée sous la chapelle, est Joseph Saint-Charles (1868-1956). Les grilles en fer forgé qui séparent l'entrée de la chapelle de la nef
une pièce rectangulaire sans ornementation, peinte en blanc, comportant deux rangées de piliers et des ont été produites par Henri Regaudie, un artisan français dont le frère, Pierre-Louis Regaudie
Compagnie des prêtres de Saint- ouvertures à arc surbaissé. (1865-1920), était sulpicien.
Sulpice (1641 – ) - Occupant

Ce bien est classé immeuble patrimonial. La protection s'applique aux intérieurs de la chapelle et de son Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, 2016.
entrée, à la sacristie et à la crypte. Des biens mobiliers conservés dans la crypte sont classés objets
patrimoniaux. La chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal fait aussi partie du domaine des Messieurs-
Haskell, Samuel Stevens
(vers 1871 – 1913) - Architecte / de-Saint-Sulpice, classé site patrimonial, et d'autres espaces intérieurs du Grand Séminaire sont aussi
concepteur classés.
Marchand, Jean-Omer (1873 – 1936) -
Architecte / concepteur Les éléments caractéristiques de la chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal liés à ses valeurs
historique, architecturale et artistique comprennent, notamment :
- la présence d'un lieu de culte, d'une pièce d'entrée pour celui-ci, d'une sacristie et d'une crypte;
- l'aménagement intérieur de la chapelle, dont la nef rectangulaire allongée surmontée d'un plafond à
Inventaire des lieux de culte du charpente apparente, le choeur en hémicycle plus étroit surmonté d'une voûte en berceau terminée par
Québec (2003 - 2004) Statut Catégorie Autorité Date
un cul-de-four, la tribune d'orgue supportée par des colonnes et inscrite sous un arc cintré;
Classement Immeuble patrimonial Ministre de la Culture et des 2016-11-10
Communications - les matériaux, dont la pierre de Caen de couleur claire des murs de la nef et du choeur, le pin de la
Colombie-Britannique peint et décoré à la feuille d'or de la charpente, le chêne des stalles, les
Statuts antérieurs
Avis d'intention de classement, 2015-11-17 mosaïques colorées du pavement de la nef, les mosaïques blanches du pavement du choeur, le marbre
vert des colonnes, le marbre blanc des escaliers du choeur et de l'autel, la pierre et le stuc des éléments
Inventorié -- ornementaux;
- les ouvertures, dont les fenêtres cintrées de la nef ornées de vitraux et les fenêtres jumelées à arc
surbaissé de petites dimensions disposées de part et d'autre du choeur;
- les éléments ornementaux de la nef et de la tribune arrière, dont la frise peinte dans la partie
supérieure des murs (comportant des bandes horizontales, des motifs géométriques et des inscriptions),
les arcs et l'imposte décorative reliant les fenêtres, les croix en relief en pierre de Caen et les panneaux
La chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique en stuc encastrés constituant le chemin de croix;
reposant sur son association avec les Sulpiciens. La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, qui se - l'arc triomphal séparant la nef et le choeur, formé de deux colonnes à chapiteau d'ordre corinthien
consacre essentiellement à la formation des prêtres, au service paroissial et à l'éducation, s'établit dès supportant un entablement se prolongeant dans le choeur, et d'un arc cintré orné de denticules;
- les éléments ornementaux du choeur, dont le retable en pierre (formé de pilastres à chapiteaux d'ordre
composite et d'un entablement présentant une architrave à denticules et une frise à motifs végétaux), la

128 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES PROVINCIALES

fresque « Présentation de la Vierge au temple » ornant la partie supérieure des murs et les motifs peints
Cette protection s'applique, entre autres, à l'enveloppe extérieure de la chapelle.
de la voûte;
- les éléments fixes intégrés au décor, dont le maître-autel en pierre de Caen (doté de colonnes et orné
La chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal est classée en 2016. Ce classement s'applique à
de mosaïques), les stalles en chêne menuisé disposées en trois rangées de chaque côté de la nef et les
l'intérieur de la chapelle proprement dite, de même qu'à l'entrée de cette chapelle, à la sacristie et à la
candélabres encadrant l'escalier menant au choeur;
crypte. D'autres espaces intérieurs du Grand Séminaire (chapelle des employés, réserve de la
- l'orgue de la maison Guilbault-Thérien;
bibliothèque et grand escalier central) et des objets de la crypte (loculi, croix, panneaux en bois et
- les caractéristiques de l'entrée de la chapelle, dont son plan rectangulaire, le plafond plat divisé en
cadres) sont classés au même moment.
larges sections rectangulaires par des poutres transversales, la large ouverture cintrée dotée d'une
porte en bois à double vantail et donnant accès à la sacristie, la large ouverture à arc surbaissé dotée
de grilles en fer forgé et donnant accès à la chapelle, les trois portes rectangulaires (deux en bois), les
fenêtres rectangulaires à carreaux et l'autel de Notre-Dame des Victoires (comportant un gisant de saint
Vital);
- les caractéristiques de la crypte, dont son aménagement sous la chapelle, son plan rectangulaire
Region administrative : Montréal
terminé par une section en hémicycle située sous le choeur, le plafond plat divisé en larges sections
rectangulaires par des poutres transversales et peint en blanc, les deux rangées de piliers en brique MRC : Montréal
crépis, les murs peints en blanc, le sol en terre, l'allée centrale en dalles de béton, la porte en bois à
Municipalité : Montréal
double vantail inscrite sous un arc surbaissé et les fenêtres à arc surbaissé;
- les caractéristiques de la sacristie, dont son plan rectangulaire, le plafond plat, la porte en bois à Ville-Marie
Arrondissement
double vantail surmontée d'une imposte vitrée et encadrée de larges moulures, la porte rectangulaire en municipal :
bois à simple vantail, les fenêtres rectangulaires, les armoires intégrées en bois dotées de portes à
Adresse : 2065, Rue Sherbrooke Ouest
panneaux (certaines vitrées), les boiseries de la partie inférieure des murs.
Latitude : 45° 29' 37.9"

Longitude : -73° 35' 3.5"

La chapelle du Grand Séminaire de Montréal est le deuxième lieu de culte de cette institution dirigée par Désignation cadastrale : Lot 1 064 788
les Sulpiciens. La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, qui se consacre essentiellement à la
formation des prêtres, au service paroissial et à l'éducation, est étroitement liée à l'histoire de Montréal.
En effet, dès 1657, quatre sulpiciens s'établissent à Montréal, érigent un séminaire et assurent le
service spirituel de la paroisse Notre-Dame. Les prêtres de Saint-Sulpice deviennent en outre
propriétaires de la seigneurie de l'Île-de-Montréal en 1663. Ils multiplient dès lors leurs efforts pour
activer le peuplement de l'île. En 1685, le sulpicien François Vachon de Belmont (1645-1732) fait
notamment construire un fort en pierre au pied du mont Royal. L'ouvrage défensif sert aussi de
résidence et d'école.

Les Sulpiciens demeurent seigneurs de l'île de Montréal jusqu'en 1840, année de l'abolition du régime
seigneurial à cet endroit. À partir de ce moment, ils sont chargés par l'évêque de la formation du clergé
catholique de tout le diocèse, fondé en 1836. Ils entreprennent alors la construction du Grand Séminaire
dans le domaine de la Montagne, près des tours du fort du XVIIe siècle. L'architecte John Ostell
(1813-1892) est engagé pour dessiner les plans du bâtiment, érigé de 1855 à 1857.

Dès 1899, les prêtres de Saint-Sulpice songent à transformer la chapelle. Quelques années plus tard, ils
confient le projet d'agrandissement et de réaménagement du lieu de culte à même les murs existants à
l'architecte montréalais Jean-Omer Marchand (1873-1936) et à son associé, l'américain Samuel
Stevens Haskell (1871-1913). Ayant tous deux étudié à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de
Paris, où ils se sont rencontrés, ces derniers conçoivent un bâtiment fortement teinté de l'influence
beaux-arts. L'architecture du lieu aurait notamment été inspirée des églises florentines telles que San
Miniato al Monte et Santa Croce, tandis que la disposition du mobilier reprend un aménagement courant
dans les abbayes et monastères européens.

Au cours de cette campagne de travaux, qui s'étend de 1904 à 1907, l'entrée et le choeur de la chapelle
sont inversés, le lieu est agrandi par l'ajout de deux fenêtres et le choeur est aménagé dans une abside
en hémicycle. Le dortoir situé au-dessus de l'ancienne chapelle est aussi éliminé pour donner plus de
hauteur à cet espace cultuel. Plusieurs artistes sont mis à contribution pour compléter le décor de la
chapelle, dont l'artiste canadien Joseph Saint-Charles (1868-1956), pour la fresque du choeur, et le
peintre verrier français Gustave Pierre Dagrant (1839-1915), pour les vitraux.

C'est aussi à ce moment que sont aménagées la sacristie et l'entrée de la chapelle. La grille en fer forgé
qui sépare l'entrée de la chapelle est l'oeuvre d'Henri Regaudie, un artisan français dont le frère, Pierre-
Louis Regaudie (1865-1920), était sulpicien. C'est également en 1907 qu'est agrandie la crypte située
sous la chapelle, aménagée d'abord en 1873. Les dépouilles des sulpiciens décédés depuis 1661 et
reposant jusque-là sous la basilique Notre-Dame de Montréal sont exhumées et transportées dans la
crypte en 1913.

Les tours du Fort-des-Messieurs-de-Saint-Sulpice sont classées en 1974 et elles bénéficient d'une aire
de protection depuis 1975. Le domaine des Messieurs-de-Saint-Sulpice est pour sa part classé en 1982.

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 129
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

pour l'ouvrir à la colonisation. À l'extérieur de la ville


naissante, le territoire est divisé en concessions, défriché et
consacré à l'agriculture.

Les sulpiciens se réservent un domaine sur le flanc sud du


AIDE NOUVELLE RECHERCHE
mont Royal. Il correspond sensiblement aux terrains compris
RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE actuellement à l'ouest de la rue Guy, au nord du boulevard
René-Lévesque, à l'est de la rue Wood, dans Westmount et
au sud du Boulevard, aussi dans Westmount. Le domaine,
FICHE DU SECTEUR nommé fort de la Montagne, comprend un fort en bois, une
ferme, des vergers, des vignobles et une carrière de pierre.
Fort de la Montagne
En 1677, un premier missionnaire, Guillaume Bailly, s'établit
Identification au domaine pour évangéliser les Amérindiens. En 1684, le
sulpicien François Vachon de Belmont dessine les plans d'un
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire. nouveau fort. Construit en maçonnerie, il est de forme
rectangulaire, flanqué de quatre tours aux angles. Au centre
Nom du secteur :
Fort de la Montagne de cette enceinte, on érige une maison pour les
missionnaires.
Arrondissement ou ville : Entre 1694 et 1706, les Amérindiens quittent progressivement
Ville-Marie (Montréal)
la mission de la Montagne pour la mission du Sault-au-
Récollet, près de la rivière des Prairies. La maison des
Localisation : missionnaires devient alors une résidence de campagne pour
Plan de localisation
les sulpiciens.

Architecture
Le Grand Séminaire, le Collège de Montréal et l'ancienne maison mère de la congrégation des petites
filles de Saint-Joseph occupent ce secteur situé sur le flanc sud du mont Royal. Sur la rue Sherbrooke
Ouest, deux tours datant de 1684, vestiges du mur d’enceinte du fort de la Montagne, marquent l’entrée
Édifice militaire (bâtiment Élément d'aménagement
de ce site riche en histoire. Un boisé et un long bassin d'eau font partie des attraits paysagers du secteur. modifié pour accueillir un paysager
nouvel usage)
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.

1840-1909

Développement du milieu urbain


Accès au Grand Séminaire depuis la rue Le Collège de Montréal, vu de la rue Le parterre avant du Collège de Montréal En 1840, les sulpiciens concluent une entente avec l’évêque
Sherbrooke Ouest Sherbrooke Ouest ©Ville de Montréal, 2006 du diocèse de Montréal, Monseigneur Ignace Bourget, et
©Ville de Montréal, 2006 ©Ville de Montréal, 2006 obtiennent la responsabilité de la formation des futurs prêtres
du diocèse. En 1854, ils démolissent les tours nord-ouest et
nord-est du fort de la Montagne afin de construire le Grand
Un voisinage, son histoire Séminaire. La maison des sulpiciens (l'ancienne maison des
missionnaires) demeure en place entre les deux ailes du
Séminaire jusqu’en 1860. En 1878, le Grand Séminaire de
Montréal devient le siège de la Faculté de théologie, d'abord
1642-1839 rattachée à l'Université Laval (implantée aussi à Montréal à
cette époque) et ensuite à l'Université de Montréal.

Développement du milieu urbain Entre 1868 et 1871, le Collège de Montréal est construit pour
En 1642, la Société Notre-Dame de Montréal fonde Ville- l'éducation des garçons, directement à l'est du Grand
Marie afin de créer, en pays amérindien, une communauté Séminaire. Les bâtiments jumeaux ont chacun une cour avant
catholique exemplaire. Les sulpiciens, arrivés en 1657, ouverte sur la rue Sherbrooke Ouest. Le Collège est conçu
prennent la paroisse en charge et deviennent, en 1663, par l'architecte Henri-Maurice Perrault, qui aura aussi le
seigneurs de l’île. Ils planifient le développement du territoire mandat de prolonger le corps principal du séminaire vers

130 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

l’ouest, entre 1875 et 1877. recyclée et on construit un grand ensemble résidentiel


attenant. En septembre 1997, le Collège de Montréal,
jusqu'alors un établissement strictement masculin, reçoit ses
Architecture premières étudiantes. L'année suivante, l'institution fait
construire un gymnase à l'extrémité est du secteur.

Collège / université Collège / université Aujourd'hui, la propriété appartient toujours aux sulpiciens, ce
qui est remarquable. D'importants travaux effectués pour
restaurer les tours (entre 1984 et 1986) et le bassin (entre
2000 et 2004) permettent la mise en valeur de ces vestiges,
parmi les plus anciens de Montréal.
1910-1960

Développement du milieu urbain


À cette époque, le Grand Séminaire forme un grand nombre Bibliographie
de prêtres dont plusieurs deviennent évêques. Plusieurs
anciens séminaristes seront nommés cardinaux, dont Paul-
Émile Léger et Jean-Claude Turcotte.
Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du secteur,
En 1910, la maison mère de la Congrégation des petites filles veuillez consulter les sources suivantes :
de Saint-Joseph est construite à l’extrémité ouest du secteur.
Cette congrégation, fondée en 1857 par Rose de Lima Dauth, BAnQ, Cartes et plans
offre aux membres du clergé certains services d’utilité Beaupré Michaud, Fort de la Montagne (1984)
matérielle comme la confection d’habits ecclésiastiques ou la CBC, Chemins de la mémoire (1990-99), Vol.2, pp.129-134
réalisation de travaux ménagers. Elles viennent CUM, Couvents, pp.86-87 et pp.140-155
principalement en aide aux sulpiciens du Grand Séminaire. FEC, Grand Séminaire (1940)
FPRQ, Inventaire lieux de culte (http://www.patrimoine-religieux.qc.ca/)
Au cours des années suivantes, quelques nouveaux pavillons Grand Séminaire de Montréal (http://www.gsdm.qc.ca/gsm_gsm.php)
sont construits sur la propriété des sulpiciens dont l'Ermitage, Lapierre, Grand Séminaire (1978), p. 294
aménagé dans la partie nord-est du site en 1911, par le Litalien, Grand Séminaire (1990)
Collège de Montréal. L'aile du Centenaire est construite à Marsan, Montréal en évolution (1994), pp.185-197
l’arrière du séminaire en 1940 et le pavillon des anciens est Petites Filles de Saint-Joseph (http://www.pfsj.ca/pfsj_hist.php)
érigé à l'extrémité est du Collège en 1959. Pinard, Montréal, histoire architecture, Tome 2, pp. 259-283
Rémillard, Styles et bâtiments, p.86
Ville de Montréal, évaluation Ville-Marie (http://ville.montreal.qc.ca/portal
/page?_pageid=2240,2893649...)
Architecture

Édifice religieux (bâtiment Collège / université


modifié pour accueillir un
nouvel usage)
Avertissement :

Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour
obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire,
1961 à aujourd'hui communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de
Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Développement du milieu urbain


Au cours de cette période, l'influence de la Révolution
tranquille se fait sentir. Le séminaire accueille moins de
prêtres. C'est plutôt le Collège de Montréal, avec ses
nombreux étudiants, qui fait du secteur un lieu vivant et Droits réservés, 2002-2017
animé. Données mises à jour le 26 août 2010

La vocation du secteur se transforme à partir de 1971, avec le


déménagement de la Congrégation des petites filles de Saint-
Joseph à Pierrefonds. En 1988, l'ancienne maison mère est

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 131
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Aile ouest du Grand Séminaire, 2065, rue Sherbrooke


Ouest
Aile du Centenaire du Grand Séminaire, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
AIDE NOUVELLE RECHERCHE Bâtiment secondaire du Grand Séminaire, 2121, rue
Sherbrooke Ouest
RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE Chapelle du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
FICHE DU BÂTIMENT Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal.,
Identification 2065, rue Sherbrooke Ouest

Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.


Secteur d'intérêt patrimonial :
Fort de la Montagne

Localisation :

Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice Toit en poivrière d'une des tours
©Ville de Montréal, 2002 ©Ville de Montréal, 2002

Tour sud-est du fort des Messieurs de Saint-


Sulpice
©Ville de Montréal, 2002

Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.

Nom du bâtiment :
Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice

Autres appellations :
Tours du fort Belmont
Tours du fort de la Montagne

Adresse civique :
2065, rue Sherbrooke Ouest Construction
Date de construction initiale :
Arrondissement ou ville : vers 1684-1686
Ville-Marie (Montréal)

Nom du concepteur de la
Ensemble : construction initiale : François Vachon de Belmont
Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal (sulpicien -- constructeur)
comprenant aussi François Vachon de Belmont (1645-1732), prêtre, sulpicien, missionnaire,
maître d’école, curé de la paroisse Notre-Dame, seigneur de l’île de
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest Montréal, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice de 1701 à 1732 et vicaire
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue général de l’évêque de Québec. Il voit à la réalisation des plans et à la
construction du séminaire de la rue Notre-Dame, du fort de la Montagne, de
Sherbrooke Ouest la façade de l’église Notre-Dame, de la chapelle de la congrégation des
Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Ouest hommes et il restaure les caves et le toit du Séminaire.
Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke
Ouest
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576, Nom du propriétaire constructeur :
chemin de la Côte-des-Neiges Les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal
Chaufferie du Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke (propriétaire de 1684 à aujourd'hui)
En 1663, le roi de France accorde au supérieur du Séminaire de Saint-
Ouest Sulpice à Paris la seigneurie de l'île de Montréal. En tant que seigneurs de
Bassin du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Montréal, les Messieurs de Saint-Sulpice se réservent un vaste domaine au
Sherbrooke Ouest pied de la montagne et décident en 1676 d'établir sur ces mêmes terres
une mission pour évangéliser les Amérindiens.

132 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le


Histoire 1975-05-12 (juridiction provinciale)

Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories
Évolution du bâtiment suivantes :

Situées sur le flanc sud du mont Royal, les tours sont les derniers symboles du fort construit à partir de Immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle (juridiction municipale)
1684 selon les plans de François Vachon de Belmont. Ce fort en maçonnerie est de forme rectangulaire,
Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort de la Montagne (juridiction
flanqué de quatre tours aux angles. Au centre de cette enceinte, on construit une maison pour les
municipale)
missionnaires sulpiciens. Les tours ont des meurtrières en raison de leur fonction militaire mais les sœurs
de la Congrégation de Notre-Dame s’en servent comme école (tour sud-ouest) et résidence (tour sud-
est).

À partir de 1824, on transforme la tour sud-est en chapelle. Elle fait l’objet d’un incendie en 1921. L’usage Bibliographie sur l'immeuble
de la tour sud-ouest est inconnu mais elle a probablement servi de dépôt, selon des fouilles
archéologiques.
Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
Les tours nord-ouest et nord-est du fort de la Montagne sont démolies en 1854 au moment de la veuillez consulter les sources suivantes :
construction du Grand Séminaire, mais on conserve la maison des sulpiciens jusqu’en 1860 entre les
CBC, Chemins de la mémoire (1990-99), vol. 2, pp. 129-134
ailes en U du Grand Séminaire.
CUM, Architecture militaire (1982), pp. 52-57
Lahaise, Edifices conventuels (1980), pp. 275-295
Les deux tours conservées sont classées à titre de monuments historiques par le gouvernement du
Litalien, Grand Séminaire (1990)
Québec en 1974.
MCCCFQ, Dossiers divers
Pinard, Montréal, histoire architecture, tome 2, pp. 259-275
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 23 mars 2004 ) Travaux 1
Date des travaux : 1984
Fin des travaux : 1986
Restauration ou recyclage du bâtiment. Numéros de référence
Restauration des tours.
Bâtiment :
9839-12-6740-01
Concepteur de la transformation :
Beaupré et Michaud (architectes)
Propriété :
9839-12-6740

Lecture architecturale Avertissement :


Symbole d’une longue occupation du sol par les sulpiciens, ces tours sont parmi les plus vieux bâtiments
sur notre territoire. En effet, les tours, toujours visibles de la rue Sherbrooke, sont les derniers vestiges du Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour
fort des Messieurs de Saint-Sulpice. Elles faisaient partie à l’origine d’un ensemble de quatre tours obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire,
reliées entre elles par une enceinte de pierre visant à protéger les occupants de ce lieu. D’une hauteur de communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de
43 pieds chacune et coiffées de toits en poivrières, les deux tours sont munies de meurtrières, ce qui Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.
confirme cette fonction militaire initiale même si elles n’ont jamais vraiment servi à cette fin.

Droits réservés, 2002-2017


Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment Données mises à jour le 21 janvier 2013

Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le
19 octobre 2012, par les statuts suivants :

Immeuble patrimonial classé sous le nom de Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice


Anciennement un monument historique classé (1974-11-20) (juridiction provinciale)

Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé)


(2012-10-19).
Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 133
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Secteur d'intérêt patrimonial :


Fort de la Montagne

Localisation :
AIDE NOUVELLE RECHERCHE

RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

FICHE DU BÂTIMENT
Identification
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.

Grand Séminaire de Montréal Grand Séminaire de Montréal


©Ville de Montréal, 2002 ©Ville de Montréal, 2002

Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.

Nom du bâtiment :
Grand Séminaire de Montréal

Adresse civique : Construction


2065, rue Sherbrooke Ouest
Date de construction initiale :
1854-1857
Arrondissement ou ville :
Ville-Marie (Montréal)
Nom du concepteur de la
construction initiale : John Ostell
Ensemble :
Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal (architecte)
Né à Londres, John Ostell (1813-1892) s'établit à Montréal en 1834 après
comprenant aussi avoir reçu une formation d’architecte et d’arpenteur en Angleterre. Dès son
arrivée à Montréal, il mène de front ces deux métiers pour devenir, d’une
Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice, 2065, rue part, l’arpenteur des sulpiciens et, d’autre part, l’un des architectes les plus
Sherbrooke Ouest importants de Montréal durant les années 1836-1856. Outre le Grand
Séminaire, il conçoit un grand nombre d’édifices montréalais comme la
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest
maison des douanes de la place Royale, 150 Saint-Paul Ouest
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue (1836-1838) et l’immeuble de la faculté des arts du McGill College, 805
Sherbrooke Ouest Sherbrooke Ouest (1839-1843). Durant la seconde partie de sa vie active, il
Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Ouest délaisse l’architecture et devient un homme d’affaires prospère.
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576,
chemin de la Côte-des-Neiges
Chaufferie du Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Nom du propriétaire constructeur :
Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
Ouest (propriétaire de 1854 à aujourd'hui)
Bassin du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641.
Sherbrooke Ouest À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la
Aile ouest du Grand Séminaire, 2065, rue Sherbrooke formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien
Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait
Ouest jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la
Aile du Centenaire du Grand Séminaire, 2065, rue Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation
Sherbrooke Ouest de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les
Bâtiment secondaire du Grand Séminaire, 2121, rue sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la
seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet
Sherbrooke Ouest aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en
Chapelle du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue construisant notamment des infrastructures routières et des moulins. C’est
Sherbrooke Ouest à la demande de monseigneur Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens
Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal., renouent avec leur vocation d’origine en acceptant la responsabilité de la
formation des futurs prêtres du diocèse de Montréal.
2065, rue Sherbrooke Ouest

134 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Typologie d'origine : L’édifice original est parfaitement symétrique, avec un corps central et des pavillons latéraux qui forment
Édifice religieux
un plan en forme de U autour d’un jardin.

Construit en pierre grise de Montréal, le Grand Séminaire affiche la sobriété et l’austérité caractéristiques
du néoclassicisme. L’édifice de trois étages sur rez-de-chaussée possède un comble mansardé qui a
Histoire remplacé le toit à deux versants d’origine. Les baies sont sobrement encadrées de chambranles de
pierre, les arêtes sont ornées de chaînages d’angle, et un bandeau en pierre de taille marque chacun des
étages, soulignant ainsi l’horizontalité de l’édifice. La travée centrale et les murs pignons de chaque aile
Évolution du bâtiment
latérale possèdent un fronton dont le tympan est percé d’un œil-de-bœuf.
Les sulpiciens occupent ce site dès 1676. D'abord simple mission vouée à l’évangélisation des
Amérindiens, elle deviendra à partir de 1685 un ensemble architectural englobant un ouvrage défensif La chapelle du Grand Séminaire, agrandie et transformée en 1903, est un élément très important de ce
avec courtines et tours, ainsi que des habitations, une chapelle et des installations agricoles. La mission complexe architectural. Située dans l’aile est du séminaire, elle a été prolongée de près de douze mètres
amérindienne quitte le site en 1692 pour s’établir au Sault-au-Récollet. Dès lors, le fort des Messieurs de tout en conservant la même composition architecturale à l’extérieur. Il faut souligner la grande qualité du
Saint-Sulpice devient un lieu de repos pour les sulpiciens. décor intérieur de style Beaux-Arts, avec ses stalles en chêne disposées de chaque côté de l’allée
centrale et sa voûte enrichie par une toile marouflée de Joseph Saint-Charles.
Grâce à l’entente conclue en 1840 entre l’évêque du diocèse de Montréal, monseigneur Ignace Bourget,
et les sulpiciens, ces derniers obtiennent la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse.
Les séminaristes sont accueillis dans un nouvel édifice érigé en 1854 d’après les plans de John Ostell, Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment
dans l’enceinte démantelée de l’ancien fort des sulpiciens, dont seulement deux tours subsistent encore
aujourd'hui. Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le
19 octobre 2012, par les statuts suivants :
En 1875, on procède au prolongement du corps principal du séminaire vers l’ouest par la construction
d’une nouvelle aile, et on modifie le profil de la toiture en adoptant le toit à la Mansart. Ces modifications Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé)
sont effectuées selon les plans de l’architecte Henri-Maurice Perrault. L’aile ouest est de nouveau (2012-10-19).
prolongée en 1900. En 1903, l’ancienne chapelle des séminaristes de 1864 est remplacée par une Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)
nouvelle chapelle plus spacieuse, dessinée par les architectes Marchand et Haskell. Une nouvelle aile,
nommée l’aile du Centenaire, est construite à l’arrière du séminaire en 1940. Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le
1975-05-12 (juridiction provinciale)

Transformations majeures : Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories
(dernière mise à jour le 8 avril 2005 ) Travaux 1 suivantes :
Date des travaux : 1875
Fin des travaux : 1877
Immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle (juridiction municipale)
Toit à deux versants remplacé par un toit mansardé.
Concepteur de la transformation : Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort de la Montagne (juridiction
Henri-Maurice Perrault (architecte)
municipale)
Travaux 2
Date des travaux : 1903
Fin des travaux : 1907
Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.
Reconstruction et transformation de la chapelle des séminaristes Bibliographie sur l'immeuble
Concepteur de la transformation :
Marchand et Haskell (architectes) Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :
Travaux 3
Date des travaux : 1990 CBC, Chemins de la mémoire (1990-99), vol. 2, pp. 129-134
Restauration ou recyclage du bâtiment. CUM, Couvents, pp. 140-155
Restauration de la chapelle du Grand Séminaire et ajout d’un nouvel orgue
CUM, Dossiers du répertoire, Grand Séminaire et Collège de Montréal
DBC en ligne, Jean-Jacques Olier
Concepteur de la transformation : Diocèse de Montréal XIXe siècle (1900), pp. 60-64
Claude Beaulieu et Gilles Lavigueur (architectes)
Dubuc, Collège de Montréal (1996)
Grand Séminaire (1940)
James, John Ostell
Lapierre, Grand Séminaire (1978)
Litalien, Grand Séminaire (1990)
Lecture architecturale Marsan, Montréal en évolution (1994), pp. 185-197
Maurault, Saint-Sulpice (1930)
Étant fortement inspiré par le courant néoclassique en vogue depuis le début du XIXe siècle au Canada, Pinard, Montréal, histoire architecture, tome 2, pp. 259-283
John Ostell reprend les principales caractéristiques de ce style pour la construction du Grand Séminaire. Rémillard, Styles et bâtiments, p. 86

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 135
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Numéros de référence

Bâtiment :
9839-12-6740-03

AIDE NOUVELLE RECHERCHE


Propriété :
9839-12-6740 RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

FICHE DU BÂTIMENT
Avertissement : Identification
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour Nom du bâtiment :
obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire, Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal.
communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de
Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.
Autre appellation :
Grand escalier central, chapelle des employés et
réserve

Droits réservés, 2002-2017


Données mises à jour le 6 décembre 2016 Adresse civique :
2065, rue Sherbrooke Ouest

Arrondissement ou ville :
Ville-Marie (Montréal)

Ensemble :
Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal
comprenant aussi

Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice, 2065, rue


Sherbrooke Ouest
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue
Sherbrooke Ouest
Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Ouest
Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke
Ouest
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576,
chemin de la Côte-des-Neiges
Chaufferie du Collège de Montréal, 1931, rue
Sherbrooke Ouest
Bassin du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
Aile ouest du Grand Séminaire, 2065, rue Sherbrooke
Ouest
Aile du Centenaire du Grand Séminaire, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
Bâtiment secondaire du Grand Séminaire, 2121, rue
Sherbrooke Ouest
Chapelle du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
Sherbrooke Ouest

Secteur d'intérêt patrimonial :


Fort de la Montagne

136 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Construction nouvelle chapelle plus spacieuse, dessinée par les architectes Marchand et Haskell. Une nouvelle aile,
nommée l’aile du Centenaire, est construite à l’arrière du séminaire en 1940.
Date de construction initiale :
1855-1857
Transformations majeures :
Nom du concepteur de la (dernière mise à jour le 6 décembre 2016 ) Travaux 1
construction initiale : John Ostell Date des travaux : 1904
(Architecte -- Concepteur) Fin des travaux : 1907
Reconstruction partielle ou totale du bâtiment.
Né à Londres, John Ostell (1813-1892) s'établit à Montréal en 1834 après
C'est au cours d'une importante campagne de travaux menée par les
avoir reçu une formation d’architecte et d’arpenteur en Angleterre. Dès son
architectes Jean-Omer Marchand et Samuel Stevens Haskell que la
arrivée à Montréal, il mène de front ces deux métiers pour devenir, d’une
réserve de la bibliothèque est aménagée
part, l’arpenteur des sulpiciens et, d’autre part, l’un des architectes les plus
importants de Montréal durant les années 1836-1856. Outre le Grand
Séminaire, il conçoit un grand nombre d’édifices montréalais comme la Concepteur de la transformation :
maison des douanes de la place Royale, 150 Saint-Paul Ouest Marchand et Haskell (Architectes)
(1836-1838) et l’immeuble de la faculté des arts du McGill College, 805
Sherbrooke Ouest (1839-1843). Durant la seconde partie de sa vie active, il
délaisse l’architecture et devient un homme d’affaires prospère.

Nom du propriétaire constructeur : Lecture architecturale


Compagnie des Prêtres de Saint-sulpice
(propriétaire de 1663 à aujourd'hui) Les espaces intérieurs du Grand Séminaire présentent un intérêt patrimonial en raison du grand escalier
La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641.
À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la
central, de la chapelle des employés et de la réserve de la bibliothèque. Le grand escalier à volées
formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien divergentes en bois a peu d’équivalents au Québec. Il se distingue par sa monumentalité, sa cage
Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait ouverte sur cinq étages et la qualité de sa facture. La chapelle des employés, aménagée au sous-sol du
jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la corps central du séminaire, est dotée d’un décor peint inspiré des catacombes romaines, ce qui est
Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation
de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les inusité dans l’architecture religieuse québécoise. Ce décor est l’œuvre du sulpicien Pierre Dupaigne. La
sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la réserve de la bibliothèque est aménagée sur cinq niveaux. À l’origine, les trois niveaux inférieurs étaient
seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet utilisés par le Grand Séminaire et les deux niveaux supérieurs, par le Collège de Montréal. La structure
aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en
suspendue des rayonnages de planchers, en acier, constituait une nouveauté technologique au moment
construisant notamment des infrastructures routières et des moulins. C’est
à la demande de monseigneur Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens de sa construction en 1907.
renouent avec leur vocation d’origine en acceptant la responsabilité de la
formation des futurs prêtres du diocèse de Montréal.

Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment


Typologie d'origine :
Édifice religieux
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le
19 octobre 2012, par les statuts suivants :

Immeuble patrimonial classé sous le nom de Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-


Histoire Montréal (2016-11-10).

Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé)


Évolution du bâtiment (2012-10-19).
Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)
Les sulpiciens occupent ce site dès 1676. D'abord simple mission vouée à l’évangélisation des
Amérindiens, elle deviendra à partir de 1685 un ensemble architectural englobant un ouvrage défensif Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le
avec courtines et tours, ainsi que des habitations, une chapelle et des installations agricoles. La mission 1975-05-12 (juridiction provinciale)
amérindienne quitte le site en 1692 pour s’établir au Sault-au-Récollet. Dès lors, le fort des Messieurs de
Saint-Sulpice devient un lieu de repos pour les sulpiciens. Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie
suivantes :
Grâce à l’entente conclue en 1840 entre l’évêque du diocèse de Montréal, monseigneur Ignace Bourget,
et les sulpiciens, ces derniers obtiennent la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse. Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort de la Montagne (juridiction
Les séminaristes sont accueillis dans un nouvel édifice érigé en 1854 d’après les plans de John Ostell, municipale)
dans l’enceinte démantelée de l’ancien fort des sulpiciens, dont seulement deux tours subsistent encore
aujourd'hui.

En 1875, on procède au prolongement du corps principal du séminaire vers l’ouest par la construction Numéros de référence
d’une nouvelle aile, et on modifie le profil de la toiture en adoptant le toit à la Mansart. Ces modifications
sont effectuées selon les plans de l’architecte Henri-Maurice Perrault. L’aile ouest est de nouveau Bâtiment :
9839-12-6740-13
prolongée en 1900. En 1903, l’ancienne chapelle des séminaristes de 1864 est remplacée par une

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 137
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Propriété :
9839-12-6740

Avertissement :
AIDE NOUVELLE RECHERCHE

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obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire,
communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de FICHE DU BÂTIMENT
Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.
Identification
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.

Nom du bâtiment :
Droits réservés, 2002-2017 Chapelle du Grand Séminaire de Montréal
Données mises à jour le 6 décembre 2016

Adresse civique :
2065, rue Sherbrooke Ouest

Arrondissement ou ville :
Ville-Marie (Montréal)

Ensemble :
Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal
comprenant aussi

Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice, 2065, rue


Sherbrooke Ouest
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue
Sherbrooke Ouest
Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Ouest
Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke
Ouest
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576,
chemin de la Côte-des-Neiges
Chaufferie du Collège de Montréal, 1931, rue
Sherbrooke Ouest
Bassin du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
Aile ouest du Grand Séminaire, 2065, rue Sherbrooke
Ouest
Aile du Centenaire du Grand Séminaire, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
Bâtiment secondaire du Grand Séminaire, 2121, rue
Sherbrooke Ouest
Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal.,
2065, rue Sherbrooke Ouest

Secteur d'intérêt patrimonial :


Fort de la Montagne

Construction
Date de construction initiale :
1855-1857

138 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Nom du concepteur de la Date des travaux : 1904


John Ostell Fin des travaux : 1907
construction initiale : Reconstruction partielle ou totale du bâtiment.
(Architecte -- Concepteur) Reconstruction et transformation de la chapelle des séminaristes
Né à Londres, John Ostell (1813-1892) s'établit à Montréal en 1834 après
avoir reçu une formation d’architecte et d’arpenteur en Angleterre. Dès son
arrivée à Montréal, il mène de front ces deux métiers pour devenir, d’une Concepteur de la transformation :
part, l’arpenteur des sulpiciens et, d’autre part, l’un des architectes les plus Jean-Omer Marchand (Architecte -- Concepteur)
importants de Montréal durant les années 1836-1856. Outre le Grand
Séminaire, il conçoit un grand nombre d’édifices montréalais comme la
Travaux 2
maison des douanes de la place Royale, 150 Saint-Paul Ouest
Date des travaux : 1990
(1836-1838) et l’immeuble de la faculté des arts du McGill College, 805
Fin des travaux : 1990
Sherbrooke Ouest (1839-1843). Durant la seconde partie de sa vie active, il
Restauration ou recyclage du bâtiment.
délaisse l’architecture et devient un homme d’affaires prospère. Restauration de la chapelle du Grand Séminaire et ajout d'un nouvel orgue

Concepteur de la transformation :
Nom du propriétaire constructeur : Claude Beaulieu et Gilles Lavigueur (Architectes)
Compagnie des Prêtres de Saint-sulpice
(propriétaire du 1663-01-01 à aujourd'hui)
La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641.
À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la
formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien
Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait
jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment
Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation
de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le
sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la
seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet
19 octobre 2012, par les statuts suivants :
aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en
construisant notamment des infrastructures routières et des moulins. C’est Monument historique classé sous le nom de Chapelle du Grand-Séminaire-de-Montréal et
à la demande de monseigneur Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens objets de la crypte (2016-11-10).
renouent avec leur vocation d’origine en acceptant la responsabilité de la
formation des futurs prêtres du diocèse de Montréal. Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé)
(2012-10-19).
Typologie d'origine : Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)
Édifice religieux
Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le
1975-05-12 (juridiction provinciale)

Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie
Histoire suivantes :

Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort de la Montagne (juridiction


Évolution du bâtiment municipale)
Les sulpiciens occupent ce site dès 1676. D'abord simple mission vouée à l’évangélisation des
Amérindiens, elle deviendra à partir de 1685 un ensemble architectural englobant un ouvrage défensif
avec courtines et tours, ainsi que des habitations, une chapelle et des installations agricoles. La mission
amérindienne quitte le site en 1692 pour s’établir au Sault-au-Récollet. Dès lors, le fort des Messieurs de Numéros de référence
Saint-Sulpice devient un lieu de repos pour les sulpiciens.
Bâtiment :
9839-12-6740-12
Grâce à l’entente conclue en 1840 entre l’évêque du diocèse de Montréal, monseigneur Ignace Bourget,
et les sulpiciens, ces derniers obtiennent la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse.
Propriété :
Les séminaristes sont accueillis dans un nouvel édifice érigé en 1854 d’après les plans de John Ostell, 9839-12-6740
dans l’enceinte démantelée de l’ancien fort des sulpiciens, dont seulement deux tours subsistent encore
aujourd'hui.

En 1875, on procède au prolongement du corps principal du séminaire vers l’ouest par la construction Avertissement :
d’une nouvelle aile, et on modifie le profil de la toiture en adoptant le toit à la Mansart. Ces modifications
sont effectuées selon les plans de l’architecte Henri-Maurice Perrault. L’aile ouest est de nouveau
Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour
prolongée en 1900. En 1903, l’ancienne chapelle des séminaristes de 1864 est remplacée par une
obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire,
nouvelle chapelle plus spacieuse, dessinée par les architectes Marchand et Haskell. Une nouvelle aile,
communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de
nommée l’aile du Centenaire, est construite à l’arrière du séminaire en 1940.
Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 6 décembre 2016 ) Travaux 1 Droits réservés, 2002-2017
Données mises à jour le 29 septembre 2017

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 139
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Secteur d'intérêt patrimonial :


Fort de la Montagne

AIDE NOUVELLE RECHERCHE Localisation :

RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

FICHE DU BÂTIMENT
Identification
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.

Aile ouest du Grand Séminaire de Montréal


©Ville de Montréal, 2002

Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.

Nom du bâtiment :
Aile ouest du Grand Séminaire

Adresse civique :
2065, rue Sherbrooke Ouest
Construction
Arrondissement ou ville : Date de construction initiale :
Ville-Marie (Montréal) 1875-1877

Ensemble : Nom du concepteur de la


Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal construction initiale : Henri-Maurice Perrault
comprenant aussi (architecte)
Fils de menuisier, Henri-Maurice Perrault (1828-1903) rejoint la firme
Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice, 2065, rue d’architecte de son oncle, l’architecte John Ostell, pour une collaboration
Sherbrooke Ouest qui durera six ans (1850 à 1856). Durant cette période, il apprend les
rudiments du métier d’architecte, notamment sur le chantier du palais de
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest justice de Montréal (1851). Il aura par la suite une importante production
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue architecturale, parmi laquelle on compte l’hôtel de ville de Montréal, 275
Sherbrooke Ouest Notre-Dame Est (1874-1878), et le bureau de poste de la rue Saint-
Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Ouest Jacques (1873, démoli). Son fils, Maurice Perrault, et son associé, Albert
Mesnard, reprendront à leur compte la firme d’Henri-Maurice Perrault en
Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke
1880.
Ouest
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576,
chemin de la Côte-des-Neiges Nom du propriétaire constructeur :
Chaufferie du Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
Ouest (propriétaire de 1854 à aujourd'hui)
La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641.
Bassin du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la
Sherbrooke Ouest formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien
Aile du Centenaire du Grand Séminaire, 2065, rue Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait
Sherbrooke Ouest jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la
Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation
Bâtiment secondaire du Grand Séminaire, 2121, rue
de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les
Sherbrooke Ouest sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la
Chapelle du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet
Sherbrooke Ouest aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en
construisant notamment des moulins. C’est à la demande de monseigneur
Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal., Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens renouent avec leur vocation
2065, rue Sherbrooke Ouest d’origine en acceptant la responsabilité de la formation des futurs prêtres
du diocèse de Montréal.

140 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Typologie d'origine : Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé)
Édifice religieux (2012-10-19).
Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)

Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le


1975-05-12 (juridiction provinciale)
Histoire
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories
suivantes :
Évolution du bâtiment
Immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle (juridiction municipale)
Grâce à l’entente conclue en 1840 entre l’évêque du diocèse de Montréal, monseigneur Ignace Bourget,
et les sulpiciens, ces derniers obtiennent la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse. Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort de la Montagne (juridiction
Les séminaristes sont accueillis dans un nouvel édifice érigé en 1854 d’après les plans de John Ostell, municipale)
dans l’enceinte démantelée de l’ancien fort des sulpiciens, dont seulement deux tours subsistent encore
aujourd'hui.

En 1875-1877, on procède au prolongement du corps principal du séminaire vers l’ouest par la


construction d’une nouvelle aile de 31 mètres, et l’on modifie le profil de la toiture en adoptant le toit à la Bibliographie sur l'immeuble
Mansart. Ces modifications sont effectuées selon les plans de l’architecte Henri-Maurice Perrault. L’aile
ouest est de nouveau prolongée de 24 mètres en 1900-1902 d’après les plans de Maurice Perrault.
Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 8 avril 2005 ) Travaux 1 CBC, Chemins de la mémoire (1990-99), vol. 2, pp. 129-134
Date des travaux : 1900 CUM, Couvents, pp. 140-155
Fin des travaux : 1902 CUM, Dossiers du répertoire, Grande Séminaire et Collège de Montréal
Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.
Diocèse de Montréal XIXe siècle (1900), p. 294
Agrandissement de l’aile vers l’ouest
Dubuc, Collège de Montréal (1996)
Concepteur de la transformation : Grand Séminaire (1940)
Maurice Perrault (architecte) Lapierre, Grand Séminaire (1978)
Litalien, Grand Séminaire (1990)
Marsan, Montréal en évolution (1994), pp. 185-197
Maurault, Saint-Sulpice (1930)
Pinard, Montréal, histoire architecture, tome 2, pp. 259-283
Lecture architecturale Rémillard, Styles et bâtiments, p. 86

Henri-Maurice Perrault (aile de 1875-1877) et Maurice Perrault (agrandissement de 1900-1902)


respectent l’ordonnance et la composition architecturale établies par John Ostell pour le Grand
Séminaire. Comme dans le cas de l’édifice original, l’architecture de l’aile ouest s’inspire du courant Numéros de référence
néoclassique, qui se caractérise par une symétrie rigoureuse du plan et des élévations ainsi que par
l’utilisation d’éléments de l’architecture classique tels que les pilastres et les frontons. L’édifice est Bâtiment :
9839-12-6740-09
construit en pierre grise de Montréal extraite à même la propriété. Il est constitué de trois étages sur rez-
de-chaussée et est coiffé d’un comble à la Mansart, seule entorse à la rigueur néoclassique de
l’ensemble. Ce type de toiture, issu du courant Second Empire popularisé dans les années 1870, permet Propriété :
9839-12-6740
l’utilisation maximale de l’espace sous les combles, tout en conférant une certaine élégance au bâtiment,
puisqu’il donne davantage de monumentalité à son couronnement.

Lors de la construction de l’aile ouest, Henri-Maurice Perrault modifie par la même occasion le profil de
Avertissement :
toutes les toitures existantes du Grand Séminaire afin d’harmoniser l’ensemble. Les toitures à versants à
faible pente sont donc entièrement remplacées par des toitures mansardées percées de lucarnes à
Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour
pignon, ce qui créé une synthèse intéressante entre l’architecture néoclassique et le style Second
obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire,
Empire.
communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de
Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment


Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le Droits réservés, 2002-2017
19 octobre 2012, par les statuts suivants : Données mises à jour le 3 septembre 2012

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 141
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Secteur d'intérêt patrimonial :


Fort de la Montagne

AIDE NOUVELLE RECHERCHE


Localisation :
RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

FICHE DU BÂTIMENT
Identification
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.

Aile du Centenaire du Grand Séminaire


©Ville de Montréal, 2002

Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.

Nom du bâtiment :
Aile du Centenaire du Grand Séminaire

Adresse civique :
2065, rue Sherbrooke Ouest

Construction
Arrondissement ou ville :
Ville-Marie (Montréal) Date de construction initiale :
1940

Ensemble :
Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal Nom du concepteur de la
comprenant aussi construction initiale : Paul-Marie Lemieux
(architecte)
Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice, 2065, rue Fils de l’architecte Ludger Lemieux, Paul-Marie Lemieux (1902-1969) a
Sherbrooke Ouest d’abord fréquenté l’École polytechnique et l’École des beaux-arts de
Montréal avant d’aller étudier l’architecture à l’École nationale supérieure
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest des beaux-arts de Paris, de laquelle il est diplômé en 1930. À son retour à
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue Montréal, il s’associe avec son père pour former l’agence d’architectes
Sherbrooke Ouest Ludger et Paul-M. Lemieux et conçoivent notamment le marché Atwater,
110-154 Atwater (1932). À la suite du décès de Ludger Lemieux en 1953,
Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Ouest
Paul-Marie poursuit sa carrière sous son propre nom.
Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke
Ouest
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576, Nom du propriétaire constructeur :
chemin de la Côte-des-Neiges Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
Chaufferie du Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke (propriétaire de 1676 à aujourd'hui)
Ouest La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641.
À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la
Bassin du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien
Sherbrooke Ouest Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait
Aile ouest du Grand Séminaire, 2065, rue Sherbrooke jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la
Ouest Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation
de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les
Bâtiment secondaire du Grand Séminaire, 2121, rue sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la
Sherbrooke Ouest seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet
Chapelle du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en
Sherbrooke Ouest construisant notamment des moulins. C’est à la demande de monseigneur
Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens renouent avec leur vocation
Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal., d’origine en acceptant la responsabilité de la formation des futurs prêtres
2065, rue Sherbrooke Ouest du diocèse de Montréal.

142 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Typologie d'origine :
École
L’aile rectangulaire érigée en 1940 est coiffée d’une coque voûtée en béton armé soutenue par des
fermes arquées. L’architecte Paul-Marie Lemieux avait expérimenté l’utilisation de ce type de charpente
quelques années plus tôt, en 1932, lors de la construction du marché Atwater, qu’il avait conçu avec son
père et associé, Ludger Lemieux. Afin qu’il puisse s’harmoniser avec les autres ailes du Grand
Histoire Séminaire, le bâtiment est revêtu de pierre de taille, et un bandeau de pierre sépare les deux étages. La
symétrie de la composition, clairement exprimée, détermine la disposition et le rythme des ouvertures
rectangulaires ou à arc surbaissé. À l’intérieur, on perçoit avec plus de force l’empreinte rationaliste de la
Évolution du bâtiment
construction grâce, notamment, à sa structure apparente en béton qui définit clairement les travées de
Grâce à l’entente conclue en 1840 entre l’évêque du diocèse de Montréal, monseigneur Ignace Bourget, l’espace interne.
et les sulpiciens, ces derniers obtiennent la responsabilité de la formation des futurs prêtres du diocèse.
Les séminaristes sont accueillis dans un nouvel édifice érigé en 1854 d’après les plans de John Ostell,
dans l’enceinte démantelée de l’ancien fort des sulpiciens, dont seulement deux tours subsistent encore Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment
aujourd'hui.
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le
Entre 1868 et 1900, le Grand Séminaire est agrandi à diverses reprises. Une nouvelle aile, nommée l’aile 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
du Centenaire, est construite à l’arrière du complexe en 1940 selon les plans de l’architecte Paul-Marie
Lemieux. L’aile du Centenaire compte à l’origine une salle de récréation au rez-de-chaussée et une salle Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé)
d’exercice à l’étage, utilisées par les séminaristes. (2012-10-19).
Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)

Autres occupants marquants Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le
Propriétaires : Corporation du Collège de Montréal 1975-05-12 (juridiction provinciale)
(propriétaire de 1994 à aujourd'hui)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories
suivantes :
Transformations majeures :
(dernière mise à jour le 23 novembre 2004 ) Travaux 1
Date des travaux : 1881 Immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle (juridiction municipale)
Fin des travaux : 1883
Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment. Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort de la Montagne (juridiction
Construction de la chapelle du collège située dans une aile arrière municipale)

Concepteur de la transformation :
Victor Bourgeau et Alcibiade Leprohon (architectes)

Travaux 2 Bibliographie sur l'immeuble


Date des travaux : 1959
Fin des travaux : 1960
Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.
Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
Construction du pavillon des Anciens
veuillez consulter les sources suivantes :
Concepteur de la transformation : CBC, Chemins de la mémoire (1990-99), vol. 2, pp. 129-134
Duplessis, Labelle et Derome (architectes)
CUM, Couvents, pp. 140-155
CUM, Dossiers du répertoire, Grand Séminaire et Collège de Montréal
Travaux 3
Date des travaux : 1994 Dubuc, Collège de Montréal (1996)
Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment. Grand Séminaire (1940)
Construction du centre sportif Lapierre, Grand Séminaire (1978)
Litalien, Grand Séminaire (1990)
Concepteur de la transformation : Marsan, Montréal en évolution (1994), pp. 185-197
Jodoin, Lamarre, Pratte et associés (architectes)
Pinard, Montréal, histoire architecture, tome 2, pp. 259-283

Numéros de référence
Lecture architecturale
Bâtiment :
L’aile du Centenaire est un bel exemple de synthèse entre la tradition et la modernité en architecture. En 9839-12-6740-10
effet, ce type de construction, dont on peut dire qu’il relève du classicisme moderne, allie un système
constructif en béton armé tout à fait moderne et une enveloppe extérieure classique qui emploie un Propriété :
langage architectural et des matériaux traditionnels. 9839-12-6740

Droits réservés, 2002-2017


Données mises à jour le 3 septembre 2012 2017-10-

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 143
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Chapelle du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue


Sherbrooke Ouest
Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal.,
2065, rue Sherbrooke Ouest

AIDE NOUVELLE RECHERCHE


Secteur d'intérêt patrimonial :
RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE Fort de la Montagne

FICHE DU BÂTIMENT Localisation :


Identification
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.

Bâtiment secondaire du Grand Séminaire


©Ville de Montréal, 2002

Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.

Nom du bâtiment :
Bâtiment secondaire du Grand Séminaire

Autres appellations :
Étable du Grand Séminaire
Garage du Grand Séminaire
Hangar du Grand Séminaire

Adresse civique :
2121, rue Sherbrooke Ouest Construction
Date de construction initiale :
1880
Arrondissement ou ville :
Ville-Marie (Montréal)
Nom du propriétaire constructeur :
Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
Ensemble :
Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal (propriétaire de 1676 à aujourd'hui)
La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641.
comprenant aussi À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la
formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien
Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice, 2065, rue Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait
Sherbrooke Ouest jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation
de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la
Sherbrooke Ouest seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet
Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Ouest aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en
construisant notamment des moulins. C’est à la demande de monseigneur
Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke
Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens renouent avec leur vocation
Ouest d’origine en acceptant la responsabilité de la formation des futurs prêtres
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576, du diocèse de Montréal.
chemin de la Côte-des-Neiges
Chaufferie du Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke
Typologie d'origine :
Ouest Bâtiment agricole
Bassin du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
Aile ouest du Grand Séminaire, 2065, rue Sherbrooke
Ouest Commentaire sur la construction
Aile du Centenaire du Grand Séminaire, 2065, rue
Sherbrooke Ouest Il est difficile d’identifier avec précision l’usage d’origine de ce bâtiment utilitaire pour lequel il existe bien

144 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

peu de sources écrites. Dans certaines sources, on fait mention du mot étable, ce qui suggère l’existence
d’un cheptel de bovins, chose assez peu probable à la fin du XIXe siècle, alors que les animaux Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
domestiques étaient plutôt gardés à la ferme sous les noyers, située tout près. On sait, par ailleurs, que veuillez consulter les sources suivantes :
le bâtiment a servi de hangar, de garage et peut-être d’écurie.
CBC, Chemins de la mémoire (1990-99), vol. 2, pp. 129-134
CUM, Couvents, pp. 140-155
CUM, Dossiers du répertoire, Grand Séminaire et Collège de Montréal
Dubuc, Collège de Montréal (1996)
Histoire Grand Séminaire (1940)
Lapierre, Grand Séminaire (1978)
Litalien, Grand Séminaire (1990)
Évolution du bâtiment Marsan, Montréal en évolution (1994), pp. 185-197
Maurault, Saint-Sulpice (1930)
L’édifice du Grand Séminaire (1854) ainsi que celui du Collège de Montréal (1868-1871), auxquels
Pinard, Montréal, histoire architecture, tome 2, pp. 259-283
plusieurs ailes se sont greffées au fil du temps, constituent le principal ensemble architectural du site.
Cependant, une série de bâtiments secondaires viennent compléter le complexe initial du Grand
Séminaire et du Collège de Montréal. On retrouve la chaufferie et la résidence des employés (1870), le
hangar (1880), la résidence des sœurs (1909) et l’Ermitage (1911-1913), tous érigés à l’intérieur de
l’enceinte des prêtres de Saint-Sulpice. Numéros de référence

Bâtiment :
Le mur d’enceinte en moellons qui ceinture toute la propriété est érigé en 1870. Le hangar, construit en 9839-12-6740-11
1880, est érigé contre ce mur d’enceinte et fait corps avec lui. Le bâtiment utilitaire sert à différents
usages, dont celui de garage. Durant les années 1970 et 1980, il est de nouveau transformé dans le but
Propriété :
d’être converti en résidence, puis en espaces de bureaux. 9839-12-6740

Lecture architecturale Avertissement :

Faisant corps avec le mur d’enceinte du Grand Séminaire bordant la rue Sherbrooke, ce bâtiment Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour
secondaire est caractéristique des structures utilitaires que l’on rencontrait au XIXe siècle sur les grandes obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire,
propriétés religieuses de Montréal. Construit en pierres à moellons, le bâtiment de plan rectangulaire d’un communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de
seul étage est coiffé d’une mansarde percée de lucarnes. La façade symétrique comporte des fenêtres Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.
encadrées par des chambranles en pierres de taille, et des chaînages d’angle marquent les arêtes du
bâtiment. Cette architecture n’est pas sans rappeler l’aile ouest du Grand Séminaire, érigée trois ans plus
tôt d’après les plans de l’architecte Henri-Maurice Perrault, et témoigne d’un souci d’harmonisation de
l’ensemble des constructions. Les travaux de restauration réalisés dans les années 1980 ont permis Droits réservés, 2002-2017
d’uniformiser la façade de ce bâtiment secondaire avec celle du mur d’enceinte en utilisant une pierre à Données mises à jour le 3 septembre 2012
bossages identique et un appareillage semblable.

Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment


Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le
19 octobre 2012, par le statut suivant :

Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé)


(2012-10-19).
Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)

Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie
suivantes :

Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort de la Montagne (juridiction


municipale)

Bibliographie sur l'immeuble

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 145
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Secteur d'intérêt patrimonial :


Fort de la Montagne

Localisation :
AIDE NOUVELLE RECHERCHE

RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

FICHE DU BÂTIMENT
Identification
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.

Bassin du Grand Séminaire


©Ville de Montréal, 2002

Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.

Nom du bâtiment :
Bassin du Grand Séminaire de Montréal

Adresse civique :
2065, rue Sherbrooke Ouest Construction
Date de construction initiale :
Arrondissement ou ville : 1801
Ville-Marie (Montréal)

Nom du concepteur de la
Ensemble : construction initiale : Antoine-Alexis Molin
Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal (prêtre de Saint-Sulpice)
comprenant aussi Antoine-Alexis Molin naît à Lyon en 1757 et arrive au Canada vers 1794,
avec d’autres sulpiciens, ayant été chassé de la France après la Révolu
française. Il réalise, à titre d’économe de la Compagnie des prêtres de
Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice, 2065, rue
Saint-Sulpice de Montréal, les plans du Collège de Montréal (1806) de la
Sherbrooke Ouest rue du Collège (maintenant rue Saint-Paul) et supervise divers travaux p
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest les sulpiciens dont la réfection du fort des messieurs à partir de 1796.
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue
Sherbrooke Ouest
Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Ouest Nom du propriétaire constructeur :
Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
Ouest (propriétaire de 1801 à aujourd'hui)
La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 164
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576, À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la
chemin de la Côte-des-Neiges formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien
Chaufferie du Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n
jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la
Ouest Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondatio
Aile ouest du Grand Séminaire, 2065, rue Sherbrooke de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par le
Ouest sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la
Aile du Centenaire du Grand Séminaire, 2065, rue seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet
sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en
Sherbrooke Ouest construisant notamment des moulins. C’est à la demande de monseign
Bâtiment secondaire du Grand Séminaire, 2121, rue Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens renouent avec leur vocation
Sherbrooke Ouest d’origine en acceptant la responsabilité de la formation des futurs prêtre
Chapelle du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue du diocèse de Montréal.

Sherbrooke Ouest
Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal., Typologie d'origine :
2065, rue Sherbrooke Ouest Élément d'aménagement paysager

146 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Commentaire sur la construction


Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment
La date de construction exacte du bassin actuel n’est pas clairement établie. Un premier bassin aménagé
vers 1675 se trouvait à l’intérieur du fort alors qu’un deuxième, construit vers 1685, était situé à Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le
l’extérieur. Deux bassins sont représentés sur un plan datant de 1694 et dessiné par François Vachon de 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
Belmont. Un troisième bassin aurait été aménagé entre 1731 et 1747. En 1801, Antoine-Alexis Molin note
Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé)
dans le Cahier des dépenses extraordinaires qu’un bassin existait déjà et qu’il ferait des travaux de
(2012-10-19).
nettoyage avant de le modifier. Chose certaine, c’est Antoine-Alexis Molin qui a donné au bassin son
Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)
aspect actuel.
Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le
1975-05-12 (juridiction provinciale)

Histoire Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories
suivantes :

Évolution du bâtiment Immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle (juridiction municipale)

Les sulpiciens occupent ce site dès 1676 où ils établissent une mission vouée à l’évangélisation des Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort de la Montagne (juridiction
Amérindiens. À quelques installations sommaires s’ajoutent graduellement un ouvrage défensif avec municipale)
courtines et tours ainsi que des habitations, une chapelle et des bâtiments agricoles. La mission
amérindienne quitte le site en 1692 pour s’établir au Sault-au-Récollet. Dès lors, le fort des messieurs de
Saint-Sulpice devient un lieu de repos pour les sulpiciens.
Bibliographie sur l'immeuble
En 1801, Antoine-Alexis Molin donne au bassin sa configuration actuelle. À cette époque, le bassin longe
un verger, et un kiosque dédié à la Vierge le borne à son extrémité ouest. La construction du Grand
Séminaire en 1854 n’affecte pas la configuration du bassin. Le bassin a subi plusieurs campagnes de Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
restauration, dont la dernière, vers 2000, a permis de le remettre en état après des années d’abandon. veuillez consulter les sources suivantes :

CBC, Chemins de la mémoire (1990-99), vol. 2, pp. 129-134


Transformations majeures : CUM, Couvents, pp. 140-155
(dernière mise à jour le 18 novembre 2004 ) Travaux 1 CUM, Dossiers du répertoire, Grand Séminaire et Collège de Montréal
Date des travaux : 1980 Dubuc, Collège de Montréal (1996)
Restauration ou recyclage du bâtiment.
Réfection du bassin en béton
Lapierre, Grand Séminaire (1978)
Litalien, Grand Séminaire (1990)
Travaux 2 Marsan, Montréal en évolution (1994), pp. 185-197
Date des travaux : 2000 Maurault, Saint-Sulpice (1930)
Fin des travaux : 2004 Pinard, Montréal, histoire architecture, tome 2, pp. 259-283
Restauration ou recyclage du bâtiment.
Remise en état du bassin

Concepteur de la transformation :
Beaupré et Michaud et Maurice Lamoureux (architectes) Numéros de référence

Bâtiment :
9839-12-6740-08

Propriété :
Lecture architecturale 9839-12-6740

Le bassin du Grand Séminaire est un plan d’eau mesurant 158,5 mètres de long par 7,6 mètres de large
situé dans la partie nord-ouest du Grand Séminaire et bordé d’arbres centenaires. Il présente une
configuration allongée et se termine à chaque extrémité par un hémicycle. Le caractère formel et la Avertissement :
géométrie rigoureuse du bassin sont issus de la tradition des grands jardins classiques français avant
l’engouement pour les aménagements plus pittoresques influencés par le courant romantique. Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour
obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire,
Le bassin est alimenté par des sources d’eau provenant de la montagne qui se drainent ensuite vers le communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de
réseau d’égout municipal. Il s’agit d’un élément d’aménagement paysager exceptionnel en raison de son Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.
ancienneté mais aussi de son caractère unique au centre de l’un des plus vieux jardins conventuels de
Montréal.

Droits réservés, 2002-2017


Données mises à jour le 3 septembre 2012

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 147
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Sherbrooke Ouest
Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal.,
2065, rue Sherbrooke Ouest

AIDE NOUVELLE RECHERCHE


Secteur d'intérêt patrimonial :
Fort de la Montagne
RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

Localisation :
FICHE DU BÂTIMENT
Identification
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.

Collège de Montréal
©Ville de Montréal, 2002

Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.

Nom du bâtiment :
Collège de Montréal

Autre appellation :
Petit Séminaire de Montréal

Adresse civique :
1931, rue Sherbrooke Ouest
Construction
Arrondissement ou ville : Date de construction initiale :
Ville-Marie (Montréal) 1868-1871

Ensemble : Nom du concepteur de la


Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal construction initiale : Henri-Maurice Perrault
comprenant aussi (architecte)
Fils de menuisier, Henri-Maurice Perrault (1828-1903) rejoint la firme
Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice, 2065, rue d’architectes de son oncle, l’architecte John Ostell, pour une collaboration
qui durera six ans (1850 à 1856). Durant cette période, il apprend les
Sherbrooke Ouest rudiments du métier d’architecte et conçoit avec son oncle le palais de
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest justice de Montréal, 85-155 Notre-Dame Est (1851). Parmi les nombreux
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue autres édifices qu’il a conçus de façon individuelle, notons l’hôtel de ville de
Montréal, 275 Notre-Dame Est (1874-1878), et l’ancien bureau de poste de
Sherbrooke Ouest
la rue Saint-Jacques (1873, démoli). Son fils, Maurice Perrault, et son
Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke associé, Albert Mesnard, reprendront à leur compte la firme d’Henri-
Ouest Maurice Perrault en 1880.
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576,
chemin de la Côte-des-Neiges
Chaufferie du Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Nom du propriétaire constructeur :
Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
Ouest
(propriétaire de 1676 à 1994)
Bassin du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est créée en France en 1641.
Sherbrooke Ouest À l’origine, la vocation des sulpiciens est principalement orientée vers la
Aile ouest du Grand Séminaire, 2065, rue Sherbrooke formation des prêtres par la mise sur pied de séminaires. Le sulpicien
Ouest Jean-Jacques Olier, étroitement lié à l’histoire de Montréal malgré qu’il n’ait
jamais foulé le sol de la Nouvelle-France, est l’un des fondateurs de la
Aile du Centenaire du Grand Séminaire, 2065, rue Société de Notre-Dame de Montréal. Celle-ci est à l’origine de la fondation
Sherbrooke Ouest de Ville-Marie en 1642. La paroisse de Notre-Dame est desservie par les
Bâtiment secondaire du Grand Séminaire, 2121, rue sulpiciens à partir de 1657, qui deviennent ensuite propriétaires de la
Sherbrooke Ouest seigneurie de l’île de Montréal en 1663. Leur statut de seigneurs permet
aux sulpiciens d’être actifs dans le développement de l’île de Montréal en
Chapelle du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue construisant notamment des moulins. C’est à la demande de monseigneur

148 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Ignace Bourget, en 1840, que les sulpiciens renouent avec leur vocation
d’origine en acceptant la responsabilité de la formation des futurs prêtres
du diocèse de Montréal. Lecture architecturale

Typologie d'origine : Pour la construction du Collège de Montréal, l’architecte Henri-Maurice Perrault reprend le même
École langage architectural que celui du Grand Séminaire, auquel il se rattache. Nous retrouvons la même
disposition des volumes et des baies ainsi qu’une utilisation semblable de l’ornementation classique. Par
la disposition des ailes, Henri-Maurice Perrault crée une deuxième cour dans la partie est de l’ensemble
conventuel de la rue Sherbrooke.
Histoire
Construit en pierres grises de Montréal, le collège affiche la sobriété et l’austérité caractéristiques du
néoclassicisme. L’édifice de trois étages sur rez-de-chaussée possède un toit à deux versants. Les baies
Évolution du bâtiment sont sobrement encadrées de chambranles en pierres, les arêtes sont ornées de chaînages d’angle, et
un bandeau en pierres de taille marque chacun des étages, soulignant ainsi l’horizontalité de l’édifice. La
Les sulpiciens occupent ce site dès 1676. D'abord simple mission vouée à l’évangélisation des travée centrale et les murs pignons de chaque aile latérale possèdent un fronton dont le tympan est
Amérindiens, elle deviendra à partir de 1685 un ensemble architectural englobant un ouvrage défensif percé d’un œil-de-bœuf. Malgré le fait que le collège et le séminaire aient été construits à des époques
avec courtines et tours, ainsi que des habitations, une chapelle et des installations agricoles. La mission différentes, une harmonie architecturale se dégage de l’ensemble.
amérindienne quitte le site en 1692 pour s’établir au Sault-au-Récollet. Dès lors, le fort des Messieurs de
Saint-Sulpice devient un lieu de repos pour les sulpiciens.

Le Grand Séminaire est érigé en 1854 d’après les plans de John Ostell. En 1868-1871, le Collège de Intérêt et protection patrimoniale du bâtiment
Montréal, aussi appelé Petit Séminaire, est construit dans le prolongement est du Grand Séminaire selon
les plans de l’architecte Henri-Maurice Perrault. Cette construction est la réponse à la réquisition par Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le
l’armée, en 1862, de l’ancien collège situé dans le Vieux-Montréal. On érige ensuite une série de 19 octobre 2012, par les statuts suivants :
bâtiments secondaires pour subvenir aux besoins du Collège. Notons, entre autres, la chaufferie et la
Situé dans le site patrimonial du Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice (classé)
résidence des employés (1870), une chapelle dans l’aile arrière du collège (1881-1883) et l’Ermitage
(2012-10-19).
(1911-1913). Un important agrandissement, le pavillon des Anciens, est construit en 1959-1960 dans le
Anciennement un site historique classé (1982-05-26) (juridiction provinciale)
prolongement est du corps principal, et un centre sportif est érigé en 1994.
Situé dans l'aire de protection des Tours du Fort-des-Messieurs de Saint-Sulpice depuis le
1975-05-12 (juridiction provinciale)
Autres occupants marquants
Propriétaires : Corporation du Collège de Montréal
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans les catégories
(propriétaire de 1994 à aujourd'hui)
suivantes :

Transformations majeures : Immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle (juridiction municipale)


(dernière mise à jour le 23 novembre 2004 ) Travaux 1
Date des travaux : 1881 Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Fort de la Montagne (juridiction
Fin des travaux : 1883 municipale)
Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.
Construction de la chapelle du Collège située dans une aile arrière

Concepteur de la transformation :
Victor Bourgeau et Alcibiade Leprohon (architectes) Bibliographie sur l'immeuble
Travaux 2
Date des travaux : 1959 Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
Fin des travaux : 1960
Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.
veuillez consulter les sources suivantes :
Construction du pavillon des Anciens
CBC, Chemins de la mémoire (1990-99), vol. 2, pp. 129-134
Concepteur de la transformation : CUM, Couvents, pp. 140-155
Duplessis, Labelle et Derome (architectes) CUM, Dossiers du répertoire, Grand Séminaire et Collège de Montréal
Diocèse de Montréal XIXe siècle (1900), pp. 60-64
Travaux 3 Dubuc, Collège de Montréal (1996)
Date des travaux : 1994 Lapierre, Grand Séminaire (1978)
Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.
Litalien, Grand Séminaire (1990)
Construction du centre sportif
Maurault, Saint-Sulpice (1930)
Pinard, Montréal, histoire architecture, tome 2, pp. 259-283
Concepteur de la transformation :
Jodoin, Lamarre, Pratte et associés (architectes)

EVOQ ARCHITECTURE Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 149
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Numéros de référence

Bâtiment :
9839-12-6740-04

Propriété : AIDE NOUVELLE RECHERCHE


9839-12-6740
RETOUR AUX RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

FICHE DU BÂTIMENT
Avertissement :
Identification
Ce site Web a été produit pour des fins d'information et n'a pas de valeur légale. Pour Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.
obtenir de l'information officielle sur un statut de protection légale ou réglementaire,
communiquez directement avec l'arrondissement ou la ville concernés et la Direction de
Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Droits réservés, 2002-2017 Chaufferie du Collège de Montréal


Données mises à jour le 3 septembre 2012 ©Ville de Montréal, 2002

Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.

Nom du bâtiment :
Chaufferie du Collège de Montréal

Adresse civique :
1931, rue Sherbrooke Ouest

Arrondissement ou ville :
Ville-Marie (Montréal)

Ensemble :
Fait partie de : Ensemble du Grand Séminaire de Montréal
comprenant aussi

Tours du fort des Messieurs de Saint-Sulpice, 2065, rue


Sherbrooke Ouest
Ermitage, 1931, rue Sherbrooke Ouest
Résidence des soeurs de la Sainte-Famille, 1931, rue
Sherbrooke Ouest
Collège de Montréal, 1931, rue Sherbrooke Ouest
Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke
Ouest
Résidence des employés du Collège de Montréal, 3576,
chemin de la Côte-des-Neiges
Bassin du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
Aile ouest du Grand Séminaire, 2065, rue Sherbrooke
Ouest
Aile du Centenaire du Grand Séminaire, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
Bâtiment secondaire du Grand Séminaire, 2121, rue
Sherbrooke Ouest
Chapelle du Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue
Sherbrooke Ouest
Espaces intérieurs du Grand-Séminaire-de-Montréal.,
2065, rue Sherbrooke Ouest

150 Grand Séminaire de Montréal | Plan directeur du Campus du Fort de la Montagne | 9099-17-01 | 4 juin 2018 EVOQ ARCHITECTURE
8.0 ANNEXES RECONNAISSANCES MUNICIPALES

Secteur d'intérêt patrimonial :


Fort de la Montagne Séminaire et du Collège de Montréal, dont la chaufferie.

En 1909, on agrandit la chaufferie par la construction d’un appentis, et on démolit la cheminée en 1985.
Localisation : Le bâtiment principal de la chaufferie a aussi servi, au fil des années, d’écurie, de boutique, de dépôt et
d’atelier de menuiserie.

Autres occupants marquants


Propriétaires : Corporation du Collège de Montréal