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Université Chouaı̈b Doukkali Filières : SMA, SMI, SMC, SMP

Faculté des Sciences


Département de Mathématiques
et Informatique

EXERCICES D’ALGÈBRE II

EXAMENS DES ANNÉES UNIVERSITAIRES :


03-04, 04-05, 05-06
PAR : A. HAÏLY

I - Examen du deuxième semestre 03-04.


Exercice 1. (sur 14 points)
On considère la matrice à coefficients réels :
 
α 1 −1
M = 1 1 −α 
−1 −α 1
où α est un paramètre réel.

1 - Calculer le déterminant de M .

2 - Montrer que : detM = 0 ⇔ α ∈ {1, −2}.

3 - Discuter suivant les valeurs de α, le rang de M .

4 - On suppose que α = 0. Montrer que M est inversible puis calculer M −1 .

5 - Discuter et résoudre suivant les valeurs du paramètre m le système suivant :


 −2x1 + x2 − x3 = 1
(S) : x1 + x2 + 2x3 = 1

−x1 + 2x2 + x3 = m

6 - On prend α = 1.

a - Calculer M 2 et montrer qu’il existe λ ∈ R tel que : M 2 = λM .

b - Calculer M k , où k est un entier naturel ≥ 2.

Exercice 2. (sur 6 points)


Soit A ∈ Mn (R), une matrice carrée d’ordre n à coefficients dans R. On note
com (A) la comatrice de A. On se propose de calculer le rang de com(A) en fonction
1
de celui de A. Montrer que :

1 - si rgA = n, alors rg com (A) = n.

2 - si rgA = n − 1, alors rg com (A) = 1.

3 - si rgA < n − 1, alors com(A) est la matrice nulle.

Solution de l’exercice 1.
¯ ¯ ¯ ¯
¯ α 1 −1 ¯¯ ¯ α+2 1 −1 ¯
¯ C +C −C ¯ ¯
1 - On a det M = ¯¯ 1 1 −α ¯¯ 1 =2 3 ¯ α+2
¯ 1 −α ¯
¯
¯ −1 −α 1 ¯ ¯ −α − 2 −α 1 ¯
¯ ¯
¯ α+2 1 −1 ¯¯
L2 −L1 ,L3 +L1 ¯
= ¯ 0 0 −α + 1 ¯¯
¯
¯ 0 −α + 1 0 ¯
D’où detM = (α − 1)2 (α + 2).

2 - D’après 1, detM = 0 ⇔ (α − 1)2 = 0 ou (α + 2) = 0. Par conséquent,


detM = 0 ⇔ α ∈ {1, −2}.

3 - Etude du rang de M :

• Si α ∈/ {1, −2}, alors detM 6= 0, ce qui implique que M est inversible, son rang
est alors égal à 3.
 
1 1 −1
• Si α = 1, M =  1 1 −1 . On remarque que c2 = c1 et c3 = −c1 . Il
−1 −1 1
s’ensuit que rgM = 1.
 
−2 1 −1
• Si α = −2, det M = 0, M =  1 1 2 . On a det M = 0, par suite
¯ −1 2 ¯ 1
¯ −2 1 ¯
rgM ≤ 2. Le mineur extrait de M ¯¯ ¯ = −3 6= 0. Donc rgM ≥ 2. D’où
1 1 ¯
rgM = 2.

4 - Pour α = 0, on a detM = 2 (remplacer α par 0 dans l’expression detM =


(α − 1)2 (α + 2)). Dans ce cas là, detM 6= 0, ce qui entraı̂ne que M est inversible.

On peut déterminer M −1 en résolvant le système général :


   
x1 y1
M Y = X, où X =  x2  et Y =  y2  .
x3 y3

 y2 −y3 = x1
On a Y = M −1 X ⇔ X = M Y ⇔ y1 +y2 = x2

−y1 +y3 = x3
2

 2y2 = x1 + x2 + x3
E1 +E2 +E3
⇔ y1 +y2 = x2

−y1 +y3 = x3

 y2 = 12 (x1 + x2 + x3 )
⇔ y1 = x2 − y2 = 12 (−x1 + x2 − x3 )

y3 = x3 + y1 = 12 (−x1 + x2 + x3 )
 
−1 1 −1
Donc M −1 = 12  1 1 1 
−1 1 1
−1
(On vérifie bien que M M = I3 ).
 
−2 1 −1
5 - La matrice du système est A =  1 1 2 , c’est la matrice M pour
−1 ¡2 ¢1
α = −2, qui est de rang 2. La matrice extraite −2 1
1 1 est une matrice carré d’ordre

2 inversible extraite de M , c’est donc une matrice principale.


¯ ¯
¯ −2 1 1 ¯
¯ ¯
Le système est compatible, si et seulement si, le determinant ∆ = ¯¯ 1 1 1 ¯
¯
¯ −1 2 m ¯
¯ ¯
¯ −2 1 0 ¯¯
(C3 −C2 ) ¯
est nul. On a ∆ = ¯ 1 1 0 ¯¯. D’où ∆ = −3(m − 2). Ainsi ∆ = 0⇔
¯
¯ −1 2 m − 2 ¯
m = 2.

• Si m 6= 2, (S) est incompatible et l’ensemble solution est vide.

• Si m = 2, (S) est compatible et d’après la théorie générale (S) peut être résolu
en considérant les équations principales avec les inconnues principales, les autres
inconnues jouent le rôle de paramètre On a alors :
½
−2x1 + x2 = 1 + x3
(S) :
x1 + x2 = 1 − 2x3
Dans lequel x3 joue le rôle d’un paramètre.

L’ensemble solution est alors S = {(−x3 , 1 − x3 , x3 ) ∈ R3 }

Remarques.

1 - On aurait pu choisir deux autres inconnues principales par exemple x1 et x3 .

2 - On peut aussi résoudre le système directement par élimination successives


des inconnues. On obtient un système triangulaire dont on peut déduire à la fois
les conditions de compatibilité et les solutions.

3
 
1 1 −1
6 - a - pour α = 1, M =  1 1 −1 .
−1 −1 1
 
3 3 −3
On a alors : M 2 =  3 3 −3  = 3.M .
−3 −3 3
b - Montrons par récurrence que M k = 3k−1 M .

C’est vrai pour k = 2. Supposons l’égalité vraie pour k > 2, on a M k+1 =


M M = 3k−1 M.M = 3k−1 M 2 = 3k M . D’où le résultat.
k

Solution de l’exercice 2.
1 - Si rgA = n, detA 6= 0 et A est inversible. Puisque t comA = detA.A−1 , on a
t
comA est aussi inversible. Donc comA est inversible, d’où rg(comA) = n.

2 - Si rgA = n − 1 on a detA = 0. Soit f l’application linéaire canoniquement


associée à A et g celle associée à t comA. Puisque A.t comA = detA.In = 0. On a
f ◦ g = 0. Donc Img ⊂ Kerf . Or dimKerf = n − dimImf = n − rgf = n − rgA =
n − (n − 1) = 1
Comme Img ⊂ Kerf , on a dimImg = 0 ou 1. Or g 6= 0 car A possède au moins
un mineur d’ordre n − 1 non nul. Donc dimImg = 1. d’où rgt ComA = 1.

3 - Si rgA < n − 1, tous les mineurs d’ordre n − 1 de A sont nuls. Or comA est
justement formée par ces mineurs. Donc comA = 0.

II - Examen de rattrapage 03-04.


Exercice 3. (sur 7 points)
On considère le système linéaire suivant :

 mx1 + x2 − x3 = 1
(S) : −x1 − x2 + x3 = −m

2x1 − 4x2 + mx3 = m

1 - Déterminer, suivant les valeurs du paramètre m, le rang du système S.

2 - Pour quelles valeurs de m, S est-il un système de Cramer ?

3 - Discuter et résoudre S.

Exercice 4. (sur 13 points)


 
a b b
On considère la matrice : M =  b a b , où a et b sont des paramètres réels.
b b a
4
1 - Calculer le déterminant de M .

2 - Etudier suivant les valeurs de a et b, le rang de M .


 
0 1 1
3 - Soit J =  1 0 1 . Montrer que J 2 = 2I3 + J, où I3 est la matrice
1 1 0
identique d’ordre 3.

4 - En écrivant M = aI3 + bJ, montrer qu’il existe α et β dans R, tels que


M 2 = αI3 + βM .

5 - Calculer M −1 lorsqu’elle existe.

6 - Soit B = ((1, 0, 0); (0, 1, 0); (0, 0, 1)) la base canonique de R3 . On considère le
système de vecteurs B 0 = ((1, −1, 0); (1, 0, −1); (1, 1, 1)).

a - Montrer que B 0 est une base de R3 .

b - Déterminer la matrice de passage P de B à B 0 et calculer P −1 .

c - Soit u l’endomorphisme de R3 tel que Mat(u, B) = M . Calculer Mat(u, B0 ).

Solution de l’exercice 3.

 
m 1 −1
1 - la matrice du système est A =  −1 −1 1 
2 −4 m
¯ ¯ ¯ ¯
¯ m 1 −1 ¯ ¯ m 1 0 ¯
¯ ¯ ¯ ¯
Son déterminant est ¯¯ −1 −1 1 ¯¯ = ¯¯ −1 −1 0 ¯ = (m − 4)(1 − m)
¯
¯ 2 −4 m ¯ ¯ 2 −4 m − 4 ¯
• Si m ∈
/ {1, 4}, detA est non nul, donc M est inversible. Son rang est égal à 3.

¯ • Si m =
¯ 1 ou m = 4, detA = 0, donc rgA < 3 Le mineur, extrait de A,
¯ 1 −1 ¯
¯ ¯ = 2 6= 0. Donc rgA = 2.
¯ −1 1 ¯

2 - Le système (S) est de Cramer si detA 6= 0, donc si m ∈


/ {1, 4}.

3 - • Si m ∈ / {1, 4}, le système (S) est de Cramer et possède donc une solution
unique (x1 , x2 , x3 ) avec :
∆x1 ∆x2 ∆
x1 = ∆ , x2 = ∆ x3 = ∆x3 , où ∆ = detA = (m − 4)(1 − m) et
¯ ¯ ¯ ¯
¯ 1 1 −1 ¯¯ ¯ 1 1 0 ¯¯
¯ c +c ¯
∆x 1 = ¯¯ −m −1 1 ¯¯ 3= 2 ¯¯ −m −1 0 ¯¯ = (m − 4)(m − 1)
¯ m −4 m ¯ ¯ m −4 m − 4 ¯
5
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
¯ m 1 −1 ¯ ¯ m+1 1 −1 ¯¯ ¯ 0 1−m 0 ¯
¯ ¯ c1 +c2 ¯ l +l ¯ ¯
∆x 2 = ¯¯ −1 −m 1 ¯ =
¯
¯ −1 − m
¯ −m ¯
1 ¯ = ¯¯ −1 − m −m
1 2
1 ¯.
¯
¯ 2 m m ¯ ¯ 2+m m m ¯ ¯ 2+m m m ¯

En developpant par rapport à la première ligne on trouve :


∆y = (1 − m)(m2 + 2m + 2)

¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
¯ m 1 1 ¯ ¯ m+1 1 1 ¯ ¯ 0 0 1 − m ¯¯
¯ ¯ c1 +c3 ¯ ¯ l1 +l2 ¯
∆x 3 = ¯¯ −1 −1 −m ¯ =
¯
¯ −1 − m
¯ −1 −m ¯ =
¯
¯ −1 − m −1
¯ −m ¯¯
¯ 2 −4 m ¯ ¯ 2+m −4 m ¯ ¯ 2 + m −4 m ¯
∆x3 = (1 − m)(5m + 6).
2
La solution du système est donc (x1 , x2 , x3 ) = (−1, m +2m+2 5m+6
m−4 , m−4 ).

• Si m = 1, le rang est égal à 2, le système n’est pas de Cramer.


½ ½
x1 + x2 − x3 = 1 E2 −2E1 x1 + x2 − x3 = 1
(S) ∼ ∼ .
2x1 − 4x2 + x3 = 1 − 6x2 + x3 = −1
D’où x2 = 16 (1 + x3 ) et x1 = 56 (1 + x3 ), (x3 jouant le rôle d’un paramètre).

L’ensemble solution est alors : S = {( 56 (1 + x3 ), 16 (1 + x3 ), x3 ) ∈ R3 }.

• Si m = 4, le rang est égal à 2, le système n’est pas de Cramer.



 4x1 + x2 − x3 = 1
(S) : −x1 − x2 + x3 = −4

2x1 − 4x2 + 4x3 = 4

 4x1 + x2 − x3 = 1
4E2 +E1 ,2E3 −E1
∼ − 3x2 + 3x3 = −15

− 9x2 + 9x3 = 9

 4x1 + x2 − x3 = 1
E3 −3E2
∼ − 3x2 + 3x3 = −15

0 = 54(!)
Le système est donc incompatible. S = ∅

Solution de l’exercice 4.
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
¯ a b b ¯ ¯ a + 2b b b ¯ ¯ a + 2b b b ¯
¯ ¯ c1 +c2 +c3 ¯ ¯ l2 −l1 ,l3 −l1 ¯ ¯
1 - detM = ¯¯ b a b ¯
¯ = ¯ a + 2b a b
¯
¯
¯ = ¯
¯ 0 a − b 0 ¯=
¯
¯ b b a ¯ ¯ a + 2b b a ¯ ¯ 0 0 a−b ¯
(a + 2b)(a − b)2 .

2 - detM = 0 ⇔ a = b ou a = −2b.

• Si a 6= b et a 6= 2b, detM 6= 0, donc M est inversible et rgM = 3.

6
• Si a = b et a = 2b, on a a = b = 0 et M = 0 donc rgM = 0.
 
a a a
• Si a = b et a 6= 0 M =  a a a , on a l1 = l2 = l3 , et M 6= 0. Donc
a a a
rgM = 1 ¯ ¯
¯ a b ¯
¯
• Si a = −2b et a 6= 0, le mineur d’ordre 2 ¯ ¯ = (a − b)(a + b) 6= 0.
b a ¯
Donc rgM ≥ 2. Comme M n’est pas inversible, rgM < 3. D’où rgM = 2.
 
2 1 1
3 - J 2 = J.J =  1 2 1  = 2I3 + J.
1 1 2
4 - M = aI3 + bJ. Donc on a :

M 2 = (aI3 + bJ)2 = a2 I3 + b2 J 2 + 2abJ = a2 I3 + b2 (2I3 + J) + 2abJ.

D’où, M 2 = a2 I3 + 2b2 I3 + b(M − aI3 ) + 2a(M − aI3 ) car bJ = M − aI3 .

Finalement, M 2 = (−a2 +2b2 −ab)I3 +(b+2a)M = (b−a)(a+2b)I3 +(b+2a)M .

On prend α = (b − a)(a + 2b) et β = (b + 2a).

Remarque : on peut déterminer α et β en calculant M 2 directement et en l’iden-


tifiant à αI3 + βM .

5 - M est inversible ⇔ detM 6= 0 ⇔ a 6= b et a 6= −2b.

En multipliant l’égalité M 2 = (b − a)(a + 2b)I3 + (b + 2a)M par M −1 on obtient

1
M −1 = (M − (b + 2a)I3 )
(b − a)(a + 2b)
On trouve après calculs :
 
a+b −b −b
1  −b a + b
M −1 = −b 
(a − b)(a + 2b)
−b −b a + b

1 t
Remarque : On peut aussi utiliser la formule M −1 = detM comM
 
1 1 1
6 - a - La matrice du système B0 dans la base canonique est P =  −1 0 1 
¯ ¯ ¯ ¯ 0 −1 1
¯ 1 1 1 ¯ ¯ 1 1 1 ¯
¯ ¯ l +l ¯ ¯
detP = ¯¯ −1 0 1 ¯¯ 2= 1 ¯¯ 0 1 2 ¯¯ = 3 6= 0. Donc B 0 est une base de R3 .
¯ 0 −1 1 ¯ ¯ 0 −1 1 ¯
b - La matrice P précédente et la matrice de passage de B à B 0 .
Calcul de P −1 .

7

 y1 + y2 + y3 = x1
On a P −1 X = Y ⇔ P Y = X ⇔ −y1 + y3 = x2

− y2 + y3 = x3

 3y3 = x1 + x2 + x3
E1 +E2 +E3
⇔ −y1 + y3 = x2

−y2 + y3 = x3

 y3 = 13 (x1 + x2 + x3 )
⇔ y1 = 13 (x1 − x2 + x3 )

y2 = 13 (x1 + x2 − 2x3 )
 
1 −2 1
D’où P −1 = 13  1 1 −2 
1 1 1
c - D’près les formules de changement de base, on a :
   
1 −2 1 a b b 1 1 1
Mat(u, B 0 ) = P −1 M P = 13  1 1 −2   b a b   −1 0 1 =
1 1 1 b b a 0 −1 1
    
a − b 2b − 2a a−b 1 1 1 a−b 0 0
1 
3
a−b a − b 2b − 2a   −1 0 1 = 0 a−b 0 
a + 2b a + 2b a + 2b 0 −1 1 0 0 a + 2b

III - Examen du deuxième semestre 04-05.

Exercice 5. (sur 7 points)


 
1 1 2 3
On considère la matrice : M =  −1 0 −1 −2 , où α est un paramètre
α 1 2 3
réel.

1 - Déterminer suivant les valeurs de α, le rang de M .

2 - Soit B la base canonique de R4 , B 0 celle de R3 . On considère l’application


linéaire f : R4 → R3 , telle que Mat(f, B, B 0 ) = M .

a - Montrer que f n’est pas injective, ∀α ∈ R.

b - Pour quelles valeurs de α, f est-elle surjective ?

c - On suppose que α = 1. Déterminer une base de Imf et une base de Kerf .

Exercice 6. (sur 13 points)


8
Soit la matrice  
1 −1 −1
A= 1 3 1  ∈ M3 (R)
−1 −1 1
On pose B = A − I, où I est la matrice identique d’ordre 3.

1 - Calculer B, B 2 , puis montrer que B k = B pour tout entier k ≥ 1.

2 - En posant A = I + B, calculer Ak .

3 - Montrer qu’il existe a, b ∈ R, b 6= 0 tels que A2 + aA + bI = 0.

4 - Déduire de la question n◦ 3 que A est inversible et calculer A−1 .


 
1 −2 1
5 - Soit Q =  −1 3 −1 
0 −1 1
a - Montrer que Q est inversible.

b - Montrer qu’il existe une matrice diagonale D ∈ M3 (R) telle que AQ = QD


et que Q−1 AQ = D.
6 - Etudier suivant les valeurs de λ ∈ R le rang de la matrice A − λI.

9
Solution de l’exercice 5.

 
1 1 2 3
1 - Soit M =  −1 0 −1 −2 
α 1 2 3   
1 1 2 3 1 0 2 3
l1 +l2 , l3 −αl1 2c −c
on a rgM = rg  0 1 1 1  2= 3  0 1 1 1 .
0 1 − α 2 − 2α 3 − 3α 0 0 2 − 2α 3 − 3α
Ainsi on a : si α 6= 1, rgM = 3

si α = 1 rgM = 2
2-
On a : dimKerf = 4 − dimImf = 4 − rgf = 4 − rgM = 1ou2 donc f ne peut pa
être injective
b - f est surjective, si et seulement si, rgf = 3. Donc si et seulement si, α 6= 1.

c - Si α = 1, on a dimImf = 2 et dimkerf = 4 − dimImf = 2

Soit B = (e1 , e2 , e3 , e4 ) la base canonique de R4 . f (e1 ) = (1, −1, 1) et f (e2 ) =


(1, 0, 1), f (e1 ), f (e2 ) ∈ Imf et sont linéairement indépendants. Puisque dimImf =
2, (f (e1 ), f (e2 )) est une base de Imf .
 
x
 y 
Soit u = (x, y, z, t) ∈ R4 , on a : (x, y, z, t) ∈ Kerf ⇔ M  
 z =0
 t
 x +y +2z +3t = 0 ½ ½
x +y = −2z − 3t x = −z − 2t
⇔ −x −z −2t = 0 ⇔ ⇔
 −x = z + 2t y = −z − t
x +y +2z +3t = 0
Donc u ∈ Kerf ⇔ u = (−z − 2t, −z − t, z, t) = z(−1, −1, 1, 0) + t(−2, −1, 0, 1).

On pose u1 = (−1, −1, 1, 0), u2 = (−2, −1, 0, 1), alors u1 , u2 ∈ kerf et sont
linéairement indépendants. Donc (u1 , u2 ) est une base de Kerf .

Solution de l’exercice 6.
10
 
0 −1 −1
Soit la matrice 1 - B = 1 2 1 
 −1 −1  0   
0 −1 −1 0 −1 −1 0 −1 −1
B 2 = B.B =  1 2 1  1 2 1 = 1 2 1 
−1 −1 0 −1 −1 0 −1 −1 0
par recurrence on a : B k+1 = B k B = B.B = B.
Pk
2 - D’après la formule du binôme on a : Ak = (I + B)k = m=0 Ckm I k−m B m .
Pk
Puique B 0 = I, et B m = B∀m ≥ 1, on a : Ak = I+( m=1 Ckm )B = I+(2k −1)B.

3 - D’après 2, on a= A2 = I + 3B = I + 3(A − I) = −2I + 3A. Ainsi :


2
A − 3A + 2I = 0.

4 - On a : 2I = 3A − A2 = A(3I − A). Par conséquent A( 12 (3I − A)) = I. Il


s’ensuit que A est inversible et A−1 = 21 (3I − A)
 
1 −2 1
5 - Soit Q =  −1 3 −1 
0¯ −1 1 ¯ ¯ ¯
¯ 1 −2 1 ¯¯ ¯¯ 1 −2 1 ¯¯
¯
a - on a : detQ = ¯¯ −1 3 −1 ¯¯ = ¯¯ 0 1 0 ¯¯ = 1 6= 0 Donc Q est inver-
¯ 0 −1 1 ¯ ¯ 0 −1 1 ¯
sible.
    
1 −1 −1 1 −2 1 2 −4 1
b - On a AQ =  1 3 1   −1 3 −1  =  −2 6 −1  =
 −1 −1  1 0 −1 1 0 −2 1
2 0 0
QD avec D =  0 2 0 
0 0 1
On AQ = QD donc Q−1 AQ = Q−1 QD = D.
6 - rgA − λI = rgQ−1 (A − λI)Q = rg(Q−1 AQ − Q−1 λIQ) = rg(D − λI).

 3, si λ ∈ / {1, 2}
On ainsi rg(A − λI) = 2, si λ = 1

1, si λ = 2.

IV - Examen de rattrapage 04-05.


Exercice 7. (sur 10 points)
On considère le système linéaire suivant :

 x1 + mx2 − x3 = 2
(S) : −2x1 + 2x2 + mx3 = m

x1 + x2 − 2x3 = 4
11
où m est un paramètre réel.

On note A la matrice du système.

1 - Calculer le déterminant de A.

2 - Montrer que (S) est un système de Cramer, si et seulement si,


m 6∈ {0, 5}.

3 - Discuter suivant les valeurs de m le rang de (S).

4 - Discuter et résoudre le système dans les cas suivants :


a - m 6∈ {0, 5}
b -m=0
c -m=5

Exercice 8. (sur 10 points)


 
−1 −1 −1
On considère la matrice : N =  2 −2 −2 .
−1 3 3
1 - Calculer N 2 et montrer que N 3 = 0.

2 - Calculer (I − N )(I + N + N 2 ), où I est la matrice identique d’ordre 3.

3 - On considère la matrice B = I − N . Montrer que B est inversible et calculer


B −1 .

4 - Soit B la base canonique de E = R3 . On considère l’endomorphisme f de E


tel que Mat(f, B) = N .

a - Déterminer une base de Imf et une base de Kerf .

b - Soit u un vecteur de E tel que f◦f (u) 6= 0E . On pose v = f (u) et w =


f (v). Montrer que le système B0 = (w, v, u) est une base de E et déterminer
Mat(f, B0 ).

12
Solution de l’exercice 7.
 
1 m −1
1 - la matrice du système est A =  −2 2 m 
1 1 −2
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
¯ 1 m −1 ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
¯ ¯ c1 +c2 +c3 ¯ m m −1 ¯ l2 −l1 ¯ m m −1 ¯
¯
On a : detA = ¯ −2 2 m ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯=
= ¯ m 2 m ¯ = ¯ 0 2−m m+1 ¯
¯ 1 1 −2 ¯ ¯ 0 1 −2 ¯ ¯ 0 1 −2 ¯
m(m − 5)
2 - On a : (S) est un système de Cramer, si et seulement si, detA 6= 0 ⇔ m 6∈
{0, 5}.

3-
• Si m 6∈ {0, 5}, A est inversible, donc son rang est égal à 3.
¯ ¯
¯ −2 2 ¯¯
• Si m = 0 ou m = 5, det A = 0. Donc, rgA < 3. Le mineur ¯¯ = −4 6= 0.
1 1 ¯
Donc rgA = 2.

4
• Si m 6∈ {0, 5}, le système est de Cramer. S possède donc une seule solution
∆ ∆ ∆
(x1 , x2 , zx3 ) donnée par : x1 = ∆x1 , x2 = ∆x2 et x3 = ∆x3 .

Où ∆ = m(m − 5) est le déterminant du système et :


¯ ¯ ¯ ¯
¯ 2 m −1 ¯ ¯ ¯
¯ ¯ c1 +2c3 ¯ 0 m −1 ¯
∆x1 = ¯¯ m 2 m ¯¯ = ¯¯ 3m 2 m ¯¯ = 3m(2m − 1)
¯ 4 1 −2 ¯ ¯ 0 1 −2 ¯

¯ ¯ ¯ ¯
¯ 1 2 −1 ¯¯ ¯ 1 0 −1 ¯
¯ c +2c ¯ ¯
∆x 2 = ¯¯ −2 m m ¯¯ 2 = 3 ¯ −2 3m m
¯
¯ = −3m
¯
¯ 1 4 −2 ¯ ¯ 1 0 −2 ¯

¯ ¯ ¯ ¯
¯ 1 m 2 ¯¯ ¯ 1 m−1 −2 ¯
¯ c2 −c1 ,c3 −4c1 ¯ ¯
∆x 3 = ¯¯ −2 2 m ¯¯ = ¯ −2
¯ 4 m+8 ¯ = m(m + 7)
¯
¯ 1 1 4 ¯ ¯ 1 0 0 ¯
d’où

3(2m − 1) 3 m+7
S = {( ,− , )}
m−5 m−5 m−5

b - Sim = 0, le rang du système est 2 et 


 x1 − x3 = 2  x2 = x1
(S) : −2x1 + 2x2 + = 0 ∼ x3 = x1 − 2
 
x1 + x2 − 2x3 = 4 x1 + x1 − 2(x1 − 2) = 4
Le système est donc compatible et S = {(x1 , x2 , x1 − 2) ∈ R3 }.

Si m = 5, le rang du système est 2 et on a :


13

 x1 + 5x2 − x3 = 2
(S) : −2x1 + 2x2 + 5x3 = 5

x1 + x2 − 2x3 = 4
 x1 + 5x2 − x3 = 2
e2 +2e1 ,e3 −e1
∼ 12x2 + 3x3 = 9

 −4x2 − x3 = 2
 x1 + 5x2 − x3 = 2
3e3 +e2
∼ 12x2 + 3x3 = 9

0 = 15
Le système est donc incompatible , S = ∅

Solution de l’exercice 8.
    
−1 −1 −1 −1 −1 −1 0 0 0
1 - N 2 = N.N =  2 −2 −2   2 −2 −2  =  −4 −4 −4 
−1 3 3 −1 3 3 4 4 4
N 3 = N 2 .N = 0.

2 - (I − N )(I + N + N 2 ) = I + N + N 2 − N − N 2 − N 3 = I.

3 - Soit B = I −N . On a B(I +N + N 2 ) = I, donc B est iversible et


0 −1 −1
B −1 = I + N + N 2 =  −2 −5 −6 .
3 7 8
4-
a - On a dimImf = rgf = rgN , et puisque N 3 = 0, N n’est pas inversible. Par
suite rgN < 3. Les deux premieres colonnes de N étant linéairement indépendantes,
on a rgf = 2. Considérons les vecteurs u1 = f (e1 ) = (−1, 2, 1), u2 = f (e2 ) =
(−1, −2, 3), alors (u1 , u2 ) est une base de Imf .

3
 On a dimKerf = 1. Soit v = (x, y, z) ∈ R , on a : v ∈ Kerf ⇔ N X = 0 ⇔
 −x −y −z = 0 ½
E −2E x=0
2x −2y −2z = 0 2 ⇔ 1
 z = −y
−x +3y +3z = 0
D’où v = (0, y, −y) = y(0, 1, −1). Le vecteur v1 = (0, 1, −1) engendre Kerf .

b - Montrons que le système B 0 = (w, v, u) est libre. Soient α, β, γ ∈ R, tels que


αw + βv + γu = 0E (∗). Puisque N 3 = 0, on f ◦ f ◦ f = 0
On applique alors f ◦ f à l’égalité ∗. f ◦ f (w) = 0E , f ◦ f (v) = 0E . Donc
γf ◦ f (u) = 0E . Or f ◦ f (u) 6= 0E Donc γ = 0. Il reste αw + βv = 0E (∗∗). On
applique f à ∗∗, on obtient βf (v) = βf ◦ f (u) = 0E . Donc β = 0. Finalement,
αw = 0E . Donc α = 0.

B0 = (w, v, u) est un système libre de 3 vecteurs dans un espace de dimension 3,


donc c’est une base de R3 .
 
0 1 0
On a f (w) = 0E , f (v) = w, f (u) = v. D’où Mat(f, B0 ) =  0 0 1 
0 0 0
14
V - Examen du deuxième semestre 05-06.
Exercice 9. (sur 14 points)
 
α −1 2
On considère la matrice : A =  3 α−4 6  ∈ M3 (R), où α est un
2 −2 α+3
paramètre réel.

1 - Calculer le déterminant de A.

2 - Montrer que : detA = 0 ⇔ α ∈ {1, −1}.

3 - Calculer le rang de A en fonction de α.

4 - On suppose que α = 0. Montrer que A est inversible et calculer A−1 .

5 - Soit f l’endomorphisme de R3 , défini par :


f (x, y, z) = (−x − y + 2z, 3x − 5y + 6z, 2x − 2y + 2z)
a - Montrer que f n’est pas bijectif.

b - Déterminer une base de Imf et une base de Kerf .

c - Discuter et résoudre le système (S) : f (x, y, z) = (1, m, 0), où m est un pa-
ramètre réel.

Exercice 10. (sur 6 points)


Soit M ∈ M3 (R) telle que M 6= 0 et M 3 + M = 0.

1 - Montrer que M 2 + I3 6= 0.

2 - Montrer que ∀λ ∈ R, la matrice I3 + λM est inversible. Déterminer alors son


inverse en fonction de M .

3 - Soit E l’espace des vecteurs colonnes de dimension 3 sur R. On considère


u ∈ E tel que M u 6= 0E et M 2 u 6= −u. On pose v = M u et w = M 2 u.

a - Montrer que B = (u, v, w) est une base de E.

b - Soit φ l’endomorphisme de E canoniquement associé à M . Déterminer Mat(φ, B).

15
Solution de l’exercice 9.
¯ ¯  ¯
¯ α −1 2 ¯ α−1 −1 2 ¯
¯ ¯ C1 +C2 ¯
1 - det A = ¯¯ 3 α − 4 6 ¯ =  α−1
¯ α−4 6 ¯
¯
¯ 2 −2 α + 3¯ ¯ 0 −2 α+3 ¯

α−1 −1 2 ¯¯
L2 +L1
=  0 α − 43 6 ¯¯ = (α − 1)(α2 − 9 + 8) = (α − 1)(α2 − 1) =
0 −2 α+3 ¯
2
(α − 1) (α + 1)

2 - detA = 0 ⇔ (α − 1)2 (α + 1) = 0 ⇔ α ∈ {1, −1}.

3 - • si α ∈
/ {1, −1}, detA 6= 0. Donc rgA = 3.
 
1 −1 2
• Si α = 1, A =  3 −3 6 . On a C2 = −C1 et C3 = 2C1. Donc rgA = 1.
2 −2 4
 
−1 −1 2
• Si α = −1 A =  3 −5 6 . On a d’après 2, A n’est pas inversible, par
2 −2 2 ¯ ¯
¯ −1 −1 ¯
suite rgA < 3. Comme le mineur extrait de A, ¯¯ ¯=8
3 −5 ¯
est non nul, on a rgA = 2.

4 - Si α = 0, detA = 1 6= 0. par conséquent A est inversible. Pour calculer


A−1 , on applique la méthode habituelle qui consisteà résoudre un système linéaire
général.

 −y2 +2y3 = x1
On a A−1 X = Y ⇔ AY = X ⇔ 3y1 −4y2 +6y3 = x2

 2y1 −2y 2 +3y3 = x3
 y1 = −x2 + 2x3  y1 = −x2 + 2x3
E2 −2E3
⇔ −y2 + 2y3 = x1 ⇔ y2 = 3x1 − 4x2 + 6x3 . Ainsi,
 
−2y2 + 3y3 = 2x2 − 3x3 y3 = 2x1 − 2x2 + 3x3
 
0 −1 2
A−1 =  3 −4 6  (Remarquer que pour α = 0 on a : A−1 = A !).
2 −2 3
5-
3
a - Lamatrice de f dans
 la base canonique de R est
−1 −1 2
B =  3 −5 6 , c’est la matrice A pour α = −1 Comme A n’est pas
2 −2 2
inversible pour α = −1, il s’ensuit que f n’est pas bijectif.

b - On a dimImf = rgA = 2, et dimKerf = 3 − 2 = 1.

Les deux premières colonnes de B sont linéairement indépendantes, donc le


système ((−1, 3, 2), (−1, −5, −2)) est une base de Imf .

16
3
Soit
 u = (x, y, z) ∈ R , alors u ∈ Kerf ⇔ f (u) = (0, 0, 0)
 −x −y +2z = 0 ½
−x −y +2z = 0
⇔ 3x −5y +6z = 0 ⇔
 3x −5y +6z = 0
2x −2y +2z = 0
car on a deux inconnues et deux équations principales, la troisième étant une
combinaison des deux autres.
½
z = 2x
On finalement, u ∈ Kerf ⇔
y = 3x
Donc u ∈ Kerf ⇔ u = (x, 3x, 2x) = x(1, 3, 2)

c - Le système est compatible, si et seulement si, le vecteur (1, m, 0) est un vec-


teur de Imf .
¯ ¯
¯ −1 −1 1 ¯¯
¯
Ce qui est équivalent à : ¯¯ 3 −5 m ¯¯ = 0
¯ −2 0 ¯¯
¯ ¯ ¯ 2
¯ −1 −1 1 ¯ ¯ −1 −2 1 ¯¯
¯ ¯ ¯
on a :¯¯ 3 −5 m ¯¯ = ¯¯ 3 −2 m ¯¯ = −4(m − 1).
¯ 2 −2 0 ¯ ¯ 2 0 0 ¯
Donc le système est compatible, si et seulement si, m = 1.

 −x −y +2z = 1 ½
−x −y +2z = 1
Ainsi lorsque m = 1, S : 3x −5y +6z = 1 ⇔ ⇔
 3x −5y +6z = 1
2x −2y +2z = 0
½
x = 12 (z − 1)
y = 12 (1 − 6z)
Par suite, l’ensemble solution est S = {( 12 (z − 1), 12 (1 − 6z), z) ∈ R3 }.

Solution de l’exercice 10.

1 - Supposons que M 2 + I3 = 0, on a M 2 = −I3 = 0. En considérant les


déterminants on aura detM 2 = (detM )2 = det − I3 = −1. Ce qui est impossible
(le carré d’un nombre réel étant toujours positif.

2 - Soit λ ∈ R et X un vecteur colonne non nul tel que (I3 + λM )X = 0. On a


alors : λM X = −X. En multipliant par M à gauche, on obtient λM 2 X = −M X. En
multipliant par λM on obtient λ2 M 3 X = −λ2 M X = M X. Donc (1 + λ2 )M X = 0,
d’où M X = 0 Il en résulte que X = 0. I3 + λM est inversible.

Notons P l’inverse de I3 + λM . On a P (I + λM ) = I. Donc P + λP M = I,


P M + λP M 2 = M , P M 2 + λP M 3 = P M 2 − λP M = M 2
λ
On a (1 + λ2 )P M = M − λM 2 , d’où P = I − 1+λ 2
2 (M − λM ).

3-
a - Soient α, β, γ ∈ R tels que αu + βv + γw = 0. Appliquons M on a αM u +
βM v + γM w = αv + βw − γv = (α − γ)v + βw = 0
17
Donc α = γ et β = 0. Il reste α(u + M 2 u) = 0, comme (u + M 2 u) 6= 0 on a
α = 0.
3 sur R. On considère u ∈ E tel que M u 6= 0E et M 2 u 6= −u. On pose v = M u et
w = M 2 u.

b - Soit φ l’endomorphisme de E canoniquement


 associéà M . φ(u) = v, φ(v) = w,
0 0 −1
φ(w) = −u. Par conséquent, Mat(φ, B) =  1 0 0 
0 1 0
VI - Examen de rattrapage 05-06.
Exercice 11. (sur 12 points)
Sur l’espace vectoriel E = R3 , on considère l’endomorphisme f représenté dans
la base canonique de E par la matrice :
 
−2 8 6
A =  −4 10 6 
4 −8 −4

1 - Calculer (A − 2I3 ).A, et en déduire l’expression de (f − 2IdE ) ◦ f , où IdE


désigne l’application identique de E.

2 - Montrer que Imf ⊂ Ker(f − 2IdE ).

3 - Montrer que ∀y ∈ Imf , on a f (y) = 2y.

4 - Déterminer le rang de f .

5 - Soient u1 , u2 deux vecteurs linéairement indépendants quelconques de Imf ,


et u3 un vecteur non nul de Kerf . On pose C = (u1 , u2 , u3 ).

Montrer que C est une base de E, et déterminer la matrice de f dans cette base.

Exercice 12. (sur 8 points)


Soit V = M2 (R) le R-espace vectoriel des matrices carrées d’ordre 2. On considère
une matrice A ∈ V fixée et on définit l’application :

φ: V −→ V
M 7−→ AM − M A

1 - Montrer que φ est un endomorphisme de V .

2 - φ est-il injectif ? surjectif ? Justifier.

3 - Montrer que ∀M, N ∈ V , φ(M N ) = φ(M ).N + M.φ(N ).

18
4 - Montrer que ∀M, N ∈ Kerφ, on a M N ∈ Kerφ.

5 - On suppose que A = ( 00 10 ). Déterminer une base de Kerφ et une base de Imφ.

Solution de l’exercice 11.


  
−4 8 6 −2 8 6
1 - On a (A − 2I3 ).A =  −4 8 6   −4 10 6 =0
4 −8 −6 4 −8 −4
par suite, (f − 2IdE ) ◦ f est l’application nulle.
2 - ∀y = f (x) ∈ Imf . On a : (f − 2IdE )(y) = 0E . Donc, y ∈ Ker(f − 2IdE ).
Il en résulte que Imf ⊂ Ker(f − 2IdE ).

3 - ∀y ∈ Imf , on a (f − 2IdE )(y) = 0E , donc f (y) = 2y.

4 - Puisque Imf ⊂ Ker(f − 2IdE ), Imf 6= R3 , f¯ n’est donc¯ pas surjective. Il en


¯ −2 8 ¯
résulte que rgf ≤ 2. Comme le mineur d’ordre 2 ¯¯ ¯ = 12 6= 0, rgf ≥ 2.
−4 10 ¯
D’où rgf = 2 .

5 - Soient u1 , u2 deux vecteurs linéairement indépendants quelconques de Imf ,


et u3 un vecteur non nul de Kerf . On pose C = (u1 , u2 , u3 ).

Montrons que C est un système libre. Soient α, β, γ ∈ R tels que αu1 + βu2 +
γu3 = 0E . On compose par f , on a αf (u1 ) + βf (u2 ) + γf (u3 ) = f (0E ) = 0E . Or
f (u1 ) = 2u1 , f (u2 ) = 2u2 et f (u3 ) = 0E
Donc αu1 + βu2 = 0E , u1 , u2 ) étant libre on a α = β = 0, il reste γu3 = 0E ,
donc g amma = 0.

C est libre formé de trois vecteurs dans R3 , donc c’est une base.

une base de E, et déterminer la matrice de f dans cette base.


f (u1 ) = 2u1 , f (u
2 ) = 2u2 etf (u3 ) = 0E , par conséquent
2 0 0
Mat(f, C) =  0 2 0 
0 0 0
Solution de l’exercice 12.
Soit V = M2 (R) le R-espace vectoriel des matrices carrées d’ordre 2. On considère
une matrice A ∈ V fixée et on définit l’application :

φ: V −→ V
M 7−→ AM − M A

1 - Soient M, N ∈ V αβ ∈ R. On a :

φ(αM + βN ) = A(αM + βN ) − (αM + βN )A = α(AM − M A) + β(AN − N A)

19
Par conséquent φ(αM + βN ) = αφ(M ) + βφ(N ).

φ est un endomorphisme de V .

2 - φ n’est pas injectif car φ(I) = 0, où I est la matrice identique. Comme φ est
un endomorphisme, il n’est pas surjectif.

3 - ∀M, N ∈ V , on φ(M N ) = AM N −M N A = AM N −M AN +M AN −M N A =
(AM − M A)N + M (AN − N A) = φ(M ).N + M.φ(N ).

4 - ∀M, N ∈ Kerφ, on a φ(M N ) = φ(M ).N + M.φ(N ) = 0, donc M N ∈ Kerφ.

5 - On prend A = ( 00 10 ).
Soit M = ( xz yt ) ¡ ¢
AM − M A = ( 00 10 ) ( xz yt ) − ( xz yt ) ( 00 10 ) = z0 t−x
−z

Donc φ(M ) = 0 ⇔ t = x, z = 0.

Par suite Kerφ = {( x0 y


x) ∈ V } = Sev < I, A >. (I, A) est une base de Kerφ,
d’où dimKerφ = 2.
¡ 0 ¢
On a dimImφ = dimV −dimKerφ = 4−2 = 2 Les matrices φ({( 10 00 )){ 10 −1 =J
et φ({( 10 20 )){( 00 01 ) = A sont linéairement indépendantes et appartiennent Imφ.
Donc (J, A) est une base de Imφ.

20