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CDC 1 2008

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2- Gestion des fourrières


La commune de Salé compte quatre fourrières qui sont la fourrière Bab Sebta à Lamrissa, les fourrières
de Hssaine et Laâyayda et la fourrière Kouass Bettana. Les droits de fourrière perçus par la Commune
sont passés de 216.075 DH en 2004 à 151.430,00 DH en 2007.
La gestion des fourrières a fait l’objet des observations suivantes :
Importantes défaillances • au niveau des formalités de mise en fourrière. En effet, il a été constaté
que la mise en fourrière de certains véhicules ne se traduit pas systématiquement par l’établissement
de bons de mise en fourrière. Ce constat a été établi pour sept véhicules au niveau des fourrières
de Kouass Bettana et Laâyayda;
• Absence de tout enregistrement au niveau de la fourrière de Laâyayda;
• L’enregistrement est limité aux véhicules sortants seulement aux fourrières Bab Sebta et Kouass
Bettana. En effet, les registres tenus par ces fourrières comportent les enregistrements relatifs à
ces véhicules uniquement et ce pour le calcul et l’application des droits de fourrière;
• Mauvaises conditions de mise en fourrière : ceci ne permet nullement une conservation adéquate
de l’état de la carrosserie et de la mécanique des véhicules, ni une protection suffisante contre les
actes de vol;
• La Commune est autorisée normalement à la mise en vente des véhicules après 13 mois de
leur immobilisation et après 15 jours pour les motocyclettes. Toutefois, il a été constaté qu’elle
accuse des retards importants (pouvant atteindre plusieurs années) pour la mise en vente de
voitures ou de motocyclettes. L’état de ces matériels se détériore avec le temps, surtout à cause
des conditions de mise en fourrière décrites plus haut. Ceci se répercute inévitablement sur leur
valeur à la vente. A titre d’illustration, les recettes réalisées, par la vente aux enchères publiques de
36 voitures (27 novembre 2007) et 46 vélos (7 décembre 2006) n’ont pas dépassé respectivement
262.680 DH et 18.150 DH.

Il est recommandé à la Commune de :


• OEuvrer pour améliorer les procédures et mécanismes de mise en fourrière et ce à
travers
• L’obligation de la délivrance préalable des bons de mise en fourrière;
• L’établissement séance tenante d’un descriptif sommaire des équipements du véhicule;
• L’enregistrement exhaustif et dans un ordre chronologique de toute entrée de véhicules
sur un registre
consignant les informations relatives au type du véhicule, sa date d’entrée, sa date de
sortie et les droits
perçus;
• Améliorer les conditions de séjour des véhicules et de leur gardiennage;
• Optimiser la gestion des ventes aux enchères publiques.

• Insuffisance des études préalables


Aux termes des dispositions de l’article 4 du décret n°2.98.482 du 30 décembre 1998, le maître d’ouvrage
est tenu, avant tout appel à la concurrence ou toute négociation, de déterminer aussi exactement que
possible les spécifications, notamment techniques, et la consistance des prestations.
Le non respect de cette obligation a conduit, dans certains marchés examinés, au bouleversement de
leur économie ou à la non réalisation de certaines prestations fixées initialement.
La commune urbaine de Salé ne procède pas à la conclusion d’avenants ou à l’émission des ordres de
service en cas d’augmentation dans la masse des travaux.
Tel est le cas du marché n°77/CUS /06, relatif à la construction d’un marché au quartier Said Hajji pour
un montant de 1 851 726,44 DH, qui a connu plusieurs modifications au niveau de sa réalisation, ce qui
a entraîné la programmation d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de l’ordre de 800.000,00DH
au titre de l’exercice 2008.
Sur un autre registre, le marché n°80/CUS/2006, relatif à la construction d’un foyer féminin à
l’arrondissement de Laâyayda pour un montant de 890 289,29 DH, dont les travaux ont commencé
le 14/03/2007 pour un délai de six mois, se heurte à des difficultés de réalisation, qui peuvent être
résumées comme suit :
• Changement de l’objet du marché par un simple procès verbal de réunion tenue au siège de la
Commune le 21/04/02008. En effet, il a été décidé la réadaptation du projet de construction
du foyer féminin pour le transformer en siège d’arrondissement, avec comme motif le fait que
l’encorbellement de l’entrée principale de la construction du foyer féminin empiète sur la parcelle
mitoyenne dont le propriétaire est le président de l’arrondissement de Laâyayda. Ce dernier a
bénéficié, le 28/09/2007, d’une dérogation pour le déplacement d’une voie, lui permettant de
réaliser un projet de lotissement et d’une station de service.

2- Marchés des travaux de voirie


Le contrôle des procédures d’exécution et de suivi des commandes relatives aux travaux de voirie, a
permis de relever les observations suivantes :
• Des paiements en dépassement de la valeur des travaux exécutés
La vérification des dossiers techniques de certains marchés, ainsi que la vérification de la réalisation
effective des travaux payés aux entrepreneurs, ont permis de relever des paiements dépassant la valeur
des travaux exécutés, et ce, en violation des dispositions de l’article 56 du CCAGT.

Marché n° Ecart
• Contrôle et audits internes des marchés
Aux termes des dispositions de l’article 86 du décret n°2.98.482 du 30 décembre 1998, les contrôles
et audits sont obligatoires pour les marchés dont les montants excèdent cinq millions de dirhams. Or,
la Cour régionale a constaté que certains marchés, bien qu’ils dépassent ce seuil, n’ont pas fait l’objet
de contrôle. Il s’agit entre autres du marché n° 26 /DT / 2002 d’un montant de 7 985 636,16 DH,
du marché n°21/CUS/2007 d’un montant de 6 752 676,00 DH et du marché n°28/CUS /2007 d’un
montant de 8 071 998, 00 DH.

3- Marchés d’aménagement des espaces verts


L’examen des marchés relatifs à l’aménagement des espaces verts, ainsi que le contrôle de la réalisation
effective des prestations y afférentes, ont permis de relever les observations suivantes :
• Paiement de prestations non exécutées
La vérification du marché n°43/CUS/2006 relatif aux travaux d’aménagement de la pépinière
municipale de Salé (tranche 2), pour un montant de 209 851,20 DH a permis de constater que des
prestations, d’un montant de 18.240,62 DH ont été payées sans qu’elles soient exécutées. (Peinture
laquée sur placard, peinture polyuréthane sur mur en intérieur, placard en sapin rouge, revêtement du
sol en granito poli).
• Paiement des prestations ne figurant pas dans le cahier de prescriptions spéciales au prix
des prestations initiales
La Cour régionale a relevé, lors du contrôle des travaux réalisés, le non respect des dispositions de
l’article 51 du CCAGT en cas de prescription des travaux supplémentaires. C’est ainsi que la Commune
a prescrit des travaux ne figurant pas dans le cahier de prescriptions spéciales, sans arrêter de nouveaux
prix et sans conclusion d’un avenant, sachant que les nouvelles prestations de par leur nature, sont
moins coûteuses que celles initialement arrêtées. C’est le cas, notamment, des opérations ci-après :

A cet effet, la Cour régionale note qu’un procès verbal de chantier, établi le 26/08/2008, soit après
le contrôle de matérialité effectué par la Cour régionale, invite l’entreprise à remplacer les tubes en
PVC75 par les PVC 96 prévus dans le cahier des prescriptions spéciales.
La Cour Régionale recommande à la Commune de :
• Réaliser les études techniques préalables au lancement des projets;
• Respecter les procédures d’engagement et d’approbation préalables à l’exécution des
marchés publics;
• Respecter les dispositions du décret n°2-99-1087 du 04 mai 2000 approuvant le CCAGT,
notamment
concernant le lancement des travaux supplémentaires sur ordres de services et la
conclusion d’avenants
pour la fixation des nouveaux prix;
• Assurer la formation continue des ressources humaines chargées de la supervision, du
contrôle, du suivi et
de la surveillance de l’exécution technique, administrative et financière des projets
communaux.

1. Faiblesse des contrôles exercés en matière d’urbanisme:

2. Infractions aux dispositions des lois, des règlements et des documents


d’urbanisme.
• Réalisation de la voie Abdelkhaleq Torres à Tabriquet sur une zone RS (réserve stratégique)
en l’absence d’un plan d’aménagement et sans l’acquisition des parcelles de terrains
situées sur cette voie
En effet, la zone RS est une zone d’aménagement placée sous surveillance foncière, non équipée
et destinée à l’extension future de l’agglomération. Toute construction y est interdite pour ne pas
compromettre l’aménagement ultérieur de la zone et ce jusqu’à l’homologation d’un plan d’aménagement
ou d’un plan de lotissement couvrant l’ensemble ou partie de la zone.
L’ouverture de cette voie, à défaut d’un plan sectoriel et sans le recours à une procédure d’acquisition des
parcelles de terrains situés sur la voie, risque fort d’engendrer un contentieux aux lourdes conséquences
financières pour la Commune alors même que celle-ci souffre d’un lourd fardeau financier à cause de
pareils actes pris dans le passé.
• Réalisation de constructions publiques en l’absence des permis de construire et parfois
même en dépit de l’avis défavorable de la commission chargée des constructions
En infraction aux dispositions de l’article 40 de la loi 12-90 relative à l’urbanisme, des constructions ont
été réalisées ou en cours de réalisation par la Commune, la Préfecture ou des départements ministériels
en l’absence de permis de construire délivrés par les services de cette Commune.
A cet égard, le président du conseil communal n’a pas veillé au respect des lois et règlements
d’urbanisme et n’a pas assuré le recouvrement des montants correspondant à la taxe sur les opérations
de construction.
Il est à signaler que malgré que ces constructions aient fait l’objet de demandes d’autorisations à la
Commune et aient été soumises à la procédure d’instruction, certaines parmi elles ont été entamées
ou achevées bien qu’elles n’aient pas satisfait les observations de la commission des projets de
constructions et qu’elles aient fait l’objet de lettres de rejet envoyées à l’organisme concerné. Ces cas
concernent sept projets réalisés par le département de l’Enseignement, un projet du Ministère de la
santé, trois équipements de la commune urbaine de Salé et sept projets de la préfecture.

D’autres constructions ont reçu l’avis favorable mais elles ont été entamées ou même achevées en
l’absence d’autorisations de construire. Ces cas concernent le département de l’Enseignement (cinq
projets), le Ministère de la Santé (quatre projets) et la Commune (un projet).
• Construction d’un ensemble immobilier sur le domaine public communal
Dans le cadre du programme « villes sans bidonvilles », un ensemble immobilier Al Sanabil a été
construit par Al Omrane sur le domaine public du lotissement Hay Rahma. La Cour régionale rappelle
que le domaine public communal ne peut être utilisé pour la construction d’un ensemble immobilier
que s’il a été procédé à son déclassement.
Octroi de • dérogations sans le respect des formes et procèdures préscrites pour le
changement des plans d’aménagement
Des dérogations ont été accordées sans le respect des formes et procédures prescrites par l’article 26 de
la loi n° 12-90 relative à l’urbanisme, et sans se conformer aux règlements des plans d’aménagement.
Il convient de rappeler à cet égard que seules les dispositions prévues par le plan d’aménagement en
application des paragraphes 1°, 9° et 11° de l’article 19 de la loi n° 12-90, peuvent faire l’objet d’une
modification particulière à l’occasion d’une demande de création d’un lotissement ou d’un groupe
d’habitations, mais dans les conditions fixées par le plan d’aménagement.
Sur les exercices 2004 à 2008, 20 % des autorisations de lotissement ont été accordées par dérogation
aux prescriptions des plans d’aménagement.
La multiplication des dérogations (14 dérogations en matière de lotissements et 4 en matière de
construction), outre le grief juridique signalé par la Cour régionale, risque de rompre l’équilibre
population- équipements publics souhaité par les plans d’aménagement et même de rendre caduques
les dispositions de ces plans d’aménagement, si ce phénomène gagne en ampleur.
➤➤Changement de l’affectation édictée par le plan d’aménagement
La Cour régionale a noté que plusieurs espaces réservés aux équipements publics ont connu des
changements d’affectation. Ainsi, à la place de deux établissements d’enseignement public, 18 espaces
verts et 12 équipements publics réservés à des services publics, des constructions ont été autorisées ou
même exécutées, parfois par de simples plans de recollement autorisés par l’ex commune de Lamrissa
sur des terrains réservés à l’administration de la sûreté nationale.

La Cour régionale recommande à la Commune de :


• Veiller au respect de l’obligation d’obtention du permis de construire, de l’acquittement de
la taxe sur les
opérations de construction avant le lancement des travaux de constructions que ce soit par
les opérateurs
privés ou publics;
• Conditionner toute intervention dans les zones classées Réserves stratégiques par sa
conformité aux
prescriptions des plans sectoriels approuvés.

3- Non soumission de la plupart des lotissements à la formalité de la réception


définitive
La Commune n’a pas procédé à la réception définitive d’au moins vingt lotissements et ensembles
immobiliers, après une année de leurs réceptions provisoires.
La Cour régionale rappelle que la réception définitive et l’établissement du procès verbal de cession
dûment signé entre la Commune et le lotisseur sont nécessaires pour la récupération, au profit du
domaine public, des voiries, réseaux et espaces verts inclus dans le lotissement et leur enregistrement sur
les livres fonciers. Le respect de cette procédure permet aussi de s’assurer qu’il n’y a pas de malfaçons
dans ces domaines

1. Non acquisition de l’assiette foncière nécessaire à la réalisation des équipements


communaux prévus par les plans d’aménagement
La Commune n’a pas procédé à temps au recensement des terrains prévus par les plans d’aménagement,
à la détermination de leur superficie, à l’estimation des prix d’acquisition ou de location, en vertu des
propositions des commissions d’expertise. Elle n’a pas préparé les budgets prévisionnels nécessaires à
leur acquisition et elle n’a pas établi de planning d’acquisition échelonné sur les exercices budgétaires
successifs depuis la publication des plans d’aménagement.
Le résultat en est la non réalisation de 360 équipements communaux prévus par les plans
d’aménagement.
L’accord de principe pour l’expropriation des terrains destinés à recevoir des équipements publics
prévus par les plans d’aménagement, n’a été donné par le conseil communal qu’en date du 28 mars
2008. Or, à cette date, le plan d’aménagement de Laâyayda a déjà expiré tandis que ceux de Lamrissa
et Bettana ont expiré en date du 15 novembre 2008.
Entre mars et juillet 2008, la commission d’expertise a pu établir ses propositions de prix d’acquisition,
lesquelles propositions devaient être soumises, accompagnées de la liste des terrains à acquérir, à la
délibération du conseil communal, dans le cadre de sa session d’octobre 2008 en vue d’obtenir son
accord définitif pour leur acquisition. Cette démarche intervenue quasiment à l’expiration des plans
d’aménagement de Laayayda, Lamrissa et Bettana, a compromis la réalisation des 178 équipements
qu’ils ont prévus.
L’application des prix proposés par les commissions d’expertise aux terrains situés sur les
arrondissements de Hssaine et Tabriquet et destinés à recevoir des équipements communaux en vertu
des plans d’aménagement respectifs, nécessite la mobilisation d’au moins 222.831.000,00 DH et ce,
dans un délai de 8 mois pour Tabriquet et de 29 mois pour Hssaine, avant l’expiration de leurs plans
d’aménagement respectifs.

2. Non expropriation des terrains privés situés sur les voies d’aménagement
L’exécution des marchés de voirie se fait en l’absence d’études préalables permettant d’identifier
notamment les propriétaires des parcelles de terrains situées sur les voies objets de marchés de voirie
en vue de leur acquisition.
L’absence d’arrêtés d’alignement n’a pas permis à la division du patrimoine de procéder à l’expropriation
de ces parcelles moyennant des prix intéressants pour la Commune. Elle a permis au contraire, aux
propriétaires desdites parcelles d’engager des recours en indemnisation et d’obtenir gain de cause auprès
du tribunal administratif (12.029.400,00 DH d’indemnités prononcées par le tribunal administratif
sans compter les intérêts et les affaires de contentieux en cours).
La Commune se trouve alors astreinte à indemniser des propriétaires alors qu’elle aurait pu acquérir
ces parcelles à des prix intéressants, si les procédures juridiques étaient correctement menées, et elle
aurait pu, en plus, procéder à la perception de la contribution des riverains aux dépenses d’équipement
et d’aménagement.
En outre, le non respect de cette procédure est à l’origine du retard qu’accuse la réalisation de certains
projets de voirie à cause notamment de l’opposition des propriétaires comme le montre le tableau
suivant :

Par ailleurs, la Commune a contracté le marché n° 98/CUS/2006 d’un montant de 565 000,00 DH
pour l’élaboration des études nécessaires à l’établissement des plans d’arrêtés d’alignement de certaines
voies urbaines. L’analyse du marché a permis de relever que la plupart des voies qui y sont désignées
sont situées sur le plan sectoriel Al Mouhit homologué le 16/08/2005. Seule une faible partie des voies
prévues par les plans d’aménagement a été intégrée dans ce marché. La Cour régionale a noté que dix
voies seulement ont fait l’objet d’arrêtés d’alignement contre au moins 57 voies réalisées en l’absence
de ces arrêtés.
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7. Décharge publique d’Ouled Berjal


Cette décharge dont l’exploitation remonte à 1972, est située à l’intérieur du périmètre urbain de la
ville de Kénitra sur la rive droite du Oued Sebou. Elle s’étend sur une superficie de 10 hectares et longe
la RS 206 sur 700 mètres. Son exploitation pose de nombreux problèmes à savoir :
• Elle constitue une menace sérieuse pour la santé publique parce qu’elle se trouve à 250 mètres
du lit de l’oued Sebou , au dessus d’une nappe phréatique à moins de trois mètres de profondeur
et à proximité d’une conduite d’eau potable alimentant la ville de Kénitra. S’ajoute à cela la nature
sableuse du sol, ce qui facilite l’infiltration du lixiviat dans la nappe phréatique;
• Ladite décharge se trouve également à proximité du port de Kénitra, de la zone industrielle et des
quartiers résidentiels et connaît le développement des activités de pâturage, ce qui constitue un
danger potentiel pour la santé publique;
• La construction de baraques à l’intérieur de la décharge par des personnes s’adonnant à la collecte
des déchets recyclables et à leur commercialisation;
• La Commune de Kénitra a convenu le 05/10/2005 avec un groupement de sociétés (convention
n° 22/2005) pour le réaménagement et la gestion de la décharge précitée pour un montant de
100 DH par tonne de déchets traités sur la base d’une quantité annuelle de 120.000 tonnes.
Ce contrat est conclu pour une durée de 10 ans. Les obligations du groupement se résument
au réaménagement du site et la construction de deux bassins pour accueillir les déchets et leur
traitement y compris les équipements nécessaires à l’exploitation. La Cour régionale des comptes
a relevé à ce propos les observations suivantes :
--L’article 27 de la convention stipule que la formule de révision des prix, y compris l’élément fixe,
peut être modifiée ce qui est susceptible de remettre en cause l’équilibre financier et le principe
de la concurrence.
--Le délai de réalisation des travaux de réaménagement a été fixé à trois mois à compter de la date
de l’ordre de service de commencement des travaux (10/07/2006), en vertu des dispositions de
l’article 4 de la convention. Les investigations sur place en date du 08/07/2008, ont montré que
les travaux de réhabilitation de la décharge publique ne sont pas encore terminés, ce qui impose
l’application des pénalités de retard fixées à 1/1000 du montant du projet, à hauteur de 10% de

ce montant, et éventuellement la mise en demeure de l’exploitant pour honorer ses engagements


sous peine de résiliation du contrat surtout que la durée du retard a dépassé deux ans.
--Le président de la Commune a fait valoir dans sa réponse que le retard dans la réalisation des
ouvrages est dû à l’opposition de certains propriétaires à la construction de bassins et de clôtures
sur leurs terres ce qui a amené la Commune à charger l’exploitant d’aménager un seul bassin au
lieu de deux prévus initialement sans réviser les clauses financières du contrat.

La Cour régionale des comptes attire l’attention de la Commune sur le fait que la réduction
de moitié de la
masse des travaux à la charge de l’exploitant conduit à une réduction des investissements
demandés dans les
mêmes proportions. De même que la capacité d’accueil d’un seul bassin ne peut pas
suffire pour accueillir les
déchets pendant la durée du contrat, fixée à 10 ans.