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FASCI CULE N° 2 EOGN AU PROFI T DES CANDI DATS ÉTRANGERS

JUI N 2 01 6
LI V RE 1 - FORM A TI ON TH ÉORI QUE A U COM BA T – 4
A V A N T- PROPOS : CON CEPT D ’ EM PLOI D ES U N I TÉS PROTERRE – 4

1| TERM I N OLOGI E M I LI TA I RE – 5
1.1 ¬ Vocabulaire militaire tactique –5
1.2 ¬ Signes conventionnels –7
1.3 ¬ Commandements aux gestes –11

2| TRI N ÔM E – 14
2.1 ¬ Présentation –14
2.2 ¬ Actes élémentaires –17
2.3 ¬ Missions –22

3| COM POSI TI ON ET COM M A N DEM EN T D U GROUPE – 30


3.1 ¬ Articulation et moyens –30
3.2 ¬ Chef de groupe –33
3.3 ¬ Personnels du groupe –36
3.4 ¬ Préparation et conduite d’une mission –37

4| GROUPE A U COM BA T – 40 2
A V A N T- PROPOS – 40
4.1 ¬ Actes élémentaires –41
4.2 ¬ Missions –47
4.3 ¬ Procédés –61
4.4 ¬ Réactions particulières –65
4.5 ¬ Savoir-faire particulier : tenir un point de contrôle routier –76

5| GROUPE PORTÉ SUR VÉH I CULE – 81


5.1 ¬ Avant-propos –81
5.2 ¬ Déplacements et arrêts –82

6| ORD RES ET M ESSA GES A U COM BA T – 85


6.1 ¬ Ordres et commandements –85
6.2 ¬ Messages –86

Couverture : © DR - Gendarmerie CPMGN


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LI V RE 2 - TOPOGRA PH I E - TRA N SM I SSI ON S – 88

1| D ON N ÉES TH ÉORI QUES FON D A M EN TA LES – 88


1.1 ¬ Généralités et cartes –88
1.2 ¬ Coordonnées géographiques –89
1.3 ¬ Topographie –90
1.4 ¬ Signes conventionnels –90
1.5 ¬ Formes du terrain et leur représentation –94

2| ÉLÉM EN TS D ’ ORI EN TA TI ON – 103


2.1 ¬ Procédés d’orientation sommaire –103
2.2 ¬ Angles et leurs variations –108
2.3 ¬ Boussole –111

3| UTI LI SA TI ON DE LA CA RTE – 113


3.1 ¬ Orientation de la carte –113
3.2 ¬ Point de station –117
3.3 ¬ Identiዾcation d’un point observé –122
3.4 ¬ Mesures sur la carte –122
3.5 ¬ Cartes civiles –137 3

4| A PPLI CA TI ON SUR LE TERRA I N – 142


4.1 ¬ Mesures sur le terrain –142
4.2 ¬ Tour d’horizon –145
4.3 ¬ Étude et croquis d’itinéraire –148

5| CA RTOGRA PH I E URB A I N E – 151


5.1 ¬ Généralités –151
5.2 ¬ Plan topographique urbain –151
5.3 ¬ Initiation à l’orthophotographie –151

6| I D I C SI – 152

7| TRA N SM I SSI ON S – 153


7.1 ¬ Rappels liminaires –153
7.2 ¬ Procédure radiotéléphonique –155
7.3 ¬ Système PR 4 g –163
7.4 ¬ Corail nouvelle génération –176
7.5 ¬ Terminaux en messagerie –178
7.6 ¬ Portatif rubis –180
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LI VRE 1 - FORM A TI ON TH ÉORI QUE A U COM BA T

A VA N T- PROPOS : CON CEPT D ’ EM PLOI D ES UN I TÉS PROTERRE(1)

La formation tactique initiale en gendarmerie est basée sur la structure PROTERRE.


Le concept d’emploi des unités PROTERRE (MIN DEF) édition 2 009 permet à ces unités de béné¿cier d’une plus grande aptitude à réali-
ser des missions communes de l’armée de Terre (MICAT), en prenant en compte le principe de modularité, la possibilité d’emploi d’unités de
métier génériques et les conditions d’engagement de ces unités sur un théâtre extérieur, y compris dans un environnement hostile.
Le concept PROTERRE-MICAT s’applique lors des missions de courte durée (MCD), dans les départements et régions d’outre-mer (DOM-
ROM), en Afrique, en opération intérieure (OPINT) et en opération extérieure (OPEX).
Les MICAT sont dé¿nies comme des missions opérationnelles pouvant être con¿ées en tout lieu aux unités engagées, uniquement dans un
climat de basse intensité, en dehors de leur domaine de spécialité et sans moyens spécialisés.
Les unités PROTERRE ne sont pas destinées à conduire des missions offensives, ni à être projetées dans le cadre d’une entrée en pre-
mier. Même si leur emploi est à privilégier en phase de stabilisation et de normalisation, un engagement en phase d’intervention est tempo-
rairement et localement possible.
Les MICAT comprennent :
▪ cinq missions de sauvegarde (sûreté, sécurité, défense) :
4
◆ surveiller,

◆ soutenir,

◆ boucler un point, un quartier, un secteur, une portion de terrain,

◆ tenir,

◆ interdire ;

▪ cinq procédés d’exécution complémentaires :


◆ escorter (un convoi, un prisonnier, une autorité, des réfugiés…),

◆ patrouiller,

◆ réaliser un point de contrôle,

◆ participer à l’armement d’un point d’évacuation (ressortissants),

◆ participer à une action de contrôle de foule.

(1)
PROTERRE : projection de professionnels de l’armée de Terre, pour accomplir principalement des missions de protection.
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1| TERM I N OLOGI E M I LI TAI RE

1 .1 ¬ V o c a b u l a i r e mi l i t a i r e t a c t i q u e

A CTI ON S Dé ¿ n i t i o n s

• Apporter une aide à une autre unité, spontanément ou sur ordre, par le mouvement ou par le feu.
APPUYER
• À distinguer de soutenir.

Acte essentiel de la manœuvre offensive visant par la combinaison du feu et du mouvement soit à détruire un ennemi déterminé, soit à le
ATTAQUER
chasser des zones qu’il occupe en lui in igeant le plus de pertes possible.

Isoler par un dispositif continu établi le long d’une ligne dé¿nie, une portion de terrain déterminée en vue d’interdire ou, au minimum, de
BOUCLER
signaler tout franchissement de cette ligne par l’ennemi.

Interdire à l’ennemi la libre circulation à l’intérieur d’une zone :


CONTRÔLER UNE ZONE • d’une part, en décelant et en surveillant toute in¿ltration ou mouvement à l’intérieur de cette zone ;
• d’autre part, en agissant contre les personnes ou les véhicules jugés indésirables.

Réagir offensivement, dans le but :


• soit de détruire un ennemi engagé dans une attaque ou, au minimum, de l’arrêter en lui in igeant des pertes et en reprenant sur lui
CONTRE-ATTAQUER
l’ascendant moral ;
• soit de rétablir l’intégrité d’un dispositif en détruisant ou, au minimum, en chassant l’ennemi qui s’y est engagé.

COUP DE MAIN Action brève et violente effectuée par surprise sur un objectif nettement déterminé et de dimension restreinte.

COUVRIR
Prendre l’ensemble des mesures actives ou passives pour renseigner et s’opposer par le feu et le mouvement à une action éventuelle de 5
l’ennemi pouvant menacer le déroulement de l’action principale amie.

DÉFENDRE Empêcher l’ennemi de s’emparer d’un point, d’un bâtiment ou d’une portion de terrain nettement dé¿nie.

DÉTRUIRE Mettre hors de combat un élément ennemi après l’avoir repéré, identi¿é et localisé.

Effectuer une action à base de feux, déclenchée par surprise, sur une formation ennemie en mouvement offensif, pour briser son élan et lui
DONNER UN COUP D’ARRÊT
imposer un arrêt tout en lui in igeant le maximum de pertes.

DONNER L’ASSAUT Effectuer le bond ¿nal de l’attaque ayant pour but l’irruption dans la position ennemie et l’abordage au corps à corps.

ÉCLAIRER Rechercher le renseignement sans engager le combat, pour contribuer à la sûreté rapprochée du chef et de la troupe.

• Accompagner et protéger un ensemble de véhicules ne disposant pas de moyens propres à répondre à une menace et se déplaçant
ESCORTER sur un itinéraire prédé¿ni non sécurisé.
• Dé¿nition OTAN : accompagner et protéger un individu, un groupe d’individus, une organisation, une autre force ou un convoi.
FIXER Exercer sur l’ennemi une pression suf¿sante pour lui interdire tout mouvement ou tout redéploiement de son dispositif.

FREINER Ralentir la progression ennemie sur une direction ou dans une zone par l’action de détachements mobiles, par des feux et par des obstacles.

• Restreindre l’activité ennemie dans une zone ou sur un itinéraire dé¿ni et créer un climat d’insécurité.
HARCELER
• Le harcèlement peut être obtenu par le feu, par des coups de main et des embuscades, par des obstacles battus ou non.

Mission qui consiste pour le groupe à intervenir sur un élément en cours de déplacement à pied ou en véhicule. Cette mission s'exécute sur
INTERCEPTER
renseignement, le groupe agit par embuscade en vue de détruire le détachement ou de lui interdire le passage.

INTERDIRE Empêcher l’ennemi d’avoir accès à telle portion de terrain ou de franchir telle ligne ou d’utiliser tel personnel ou telle installation.
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A CTI ON S Dé ¿ n i t i o n s

Action de combat qui consiste à renseigner en permanence sur la progression d’un ennemi en marche, en maintenant devant lui des élé-
JALONNER ments mobiles qui, sans se laisser identi¿er ni accrocher, saisissent toute occasion de préciser le renseignement et d’in iger des pertes à
l’adversaire.

NEUTRALISER Mettre, à partir d’une position ¿xée, l’ennemi hors d’état d’agir ef¿cacement, pendant un temps déterminé, dans un secteur donné.

PRÉCISER LE CONTACT Déterminer les points et zones où l’ennemi résiste aux actions engagées contre lui, ainsi que les intervalles dans son dispositif.

Procédé d’exécution qui consiste pour un détachement à se porter dans une zone ou un secteur déterminé pour y recueillir des informa-
PATROUILLER
tions ; conduire des activités de combat, d’observation ou de recherche ; af¿rmer ou manifester une présence physique par la force.

Action qui consiste, pour les éléments de tête, à engager le feu avec l’ennemi ou à s’in¿ltrer dans son dispositif en vue de renseigner, de
PRENDRE LE CONTACT
tenir et, éventuellement, de conquérir les points clés utiles à la poursuite des opérations.

RÉALISER UN POINT DE Effectuer le contrôle des mouvements (routier et particulier) militaires ou civils de manière permanente ou ponctuelle, plani¿ée ou inopinée,
CONTRÔLE à partir d’un emplacement sûr et parfois aménagé.

Aller chercher le renseignement d’ordre tactique ou technique, sur le terrain ou sur l’ennemi, sur un point ou dans une zone donnée, en
RECONNAÎTRE
engageant éventuellement le combat.

Soutenir à partir d’une zone ou d’une ligne donnée une unité qui se replie et lui permettre le franchissement de son propre dispositif, puis
RECUEILLIR
la couvrir pendant un certain délai.

RÉDUIRE (une résistance, une


Mettre un élément ennemi hors de combat après l’avoir repéré, identi¿é et localisé.
position)
6
Acquérir et transmettre des informations opérationnelles, tactiques ou techniques, sur les forces adverses ou le milieu, à l’initiative ou pour
RENSEIGNER
répondre à des demandes formulées dans ce but.

ROMPRE LE CONTACT Il s’agit pour un groupe, pris sous le feu, de quitter un poste de combat pour en rejoindre un autre.

S’EMPARER DE S’assurer de la possession d’un point ou d’une zone en détruisant, en capturant ou en chassant l’ennemi qui peut l’occuper.

Intervenir au pro¿t d’une unité par la fourniture de moyens ou de services.


MICAT (1) : mission de sécurisation ou d’assistance consistant à intervenir au pro¿t d’une autre unité, d’un détachement spécialisé, d’un orga-
SOUTENIR nisme ou de la population par la fourniture de moyens ou de services.
( 1)
Missions communes de l’armée de Terre.

Mission ou mesure de sûreté qui consiste à déceler toute activité de l’ennemi en un point, sur une direction ou dans une zone dans le but
SURVEILLER (niveau groupe)
d’alerter et de renseigner.

TENIR Occuper et défendre un point ou un espace de terrain pour empêcher l’ennemi de l’occuper ou de l’utiliser.
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1 .2 ¬ S i g n e S c o n Ve n t i o n n e l S

1 .2 1 ¬ Si g n e s p r i n ci p a u x a y a n t t r a i t a u x u n i t é s

1 .2 1 1 ¬ Ca d r e s e t c o u le u r s
CA D RES D ÉSI GN A TI ON COULEURS

AMI

HOSTILE

INCONNU

NEUTRE

7
1 .2 2 ¬ Nat ur e

I CÔN E N A TURE I CÔN E N A TURE

Infanterie Infanterie mécanisée

Blindé Infanterie motorisée

Artillerie sol-sol Troupe de montagne

Génie ALAT
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1 .2 3 ¬ Va l e u r

Se ct i o n Co m p a g n i e Bat aillon
Tr i n ô m e Gr o u p e Rég i m e n t
Pe l o t o n Esc a d r o n Gr o u p e m e n t

1 .2 4 ¬ I n d i ca t e u r s d ’ u n i t é s

3e groupe du 1er peloton

3 1

1er peloton du 2e escadron


8

1 2

1 .2 5 ¬ Pe r so n n e l

SYM B OLE DESCRI PTI ON SYM B OLE D ESCRI PTI ON

Commandant
Chef de trinôme
d’escadron

Commandant de peloton Combattant (gendarme)

Chef de groupe (CDG) Conducteur

CDG adjoint
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1 .2 6 ¬ A r m em e n t

SYM BOLE D ESCRI PTI ON

Fusil

Fusil arme automatique

Mitrailleuse légère

Mitrailleuse lourde

Lance-grenades

Arme antichar (type ATACS)

Mortier

9
1 .2 7 ¬ D i sp o si t i f s - Li m i t e s - Zo n e s

SYM B OLE D ESCRI PTI ON SYM BOLE D ESCRI PTI ON

1
Dispositif peloton Limite groupes
2

Dispositif groupe Zone ennemie

Dispositif trinôme Zone supposée


(dispositif actuel) ennemie

Dispositif trinôme
(dispositif futur)
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1 .2 8 ¬ Te r r a i n

SYM B OLE D ESCRI PTI ON SYM BOLE D ESCRI PTI ON

Mine Pont

Mine antipersonnel (AP) Point coté

Mine antichar (AC) Obstacle routier

Mine AC à effet dirigé

Champ de mines
0 (600 mines)
60

10
1 .2 9 ¬ M i ssi o n d u g r o u p e

SI GLES D ÉFI N I TI ON S GRA PH I QUES

COUV Couvrir c PROTERRE c

PROTERRE
APP PROTERRE
APP Appuyer
3 1 2 1

s PROTERRE s
SURV Surveiller

<
<

TEN Tenir ENI

RECO
RECO Reconnaître

ECL
ECL Éclairer
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1 .3 ¬ c o mm a n d e me n t S a u x g e St e S

Pour être ef¿cace, la communication par gestes doit respecter les conditions suivantes :
▪ se limiter aux gestes réglementaires connus de tous ;
▪ effectuer des gestes amples et marqués, découpés de la silhouette ;
▪ utiliser, dans la mesure du possible, la main côté réactif pour conserver une aptitude à la riposte.

1 .3 1 ¬ Man œu v r e à pied

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1 .3 2 ¬ Gu i d a g e d e v é h i cu l e

12
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1 .3 3 ¬ Co m m a n d e m e n t s d e r a m e à l ’ a r r ê t

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2| TRI N ÔM E

2 .1 ¬ P r é Se n t a t i o n

Le trinôme est l’association permanente et indissociable (sauf situation particulière [ci-dessous : 2.13 - particularité de l’élément]) de trois
combattants aux rôles complémentaires sous le commandement direct d’un chef de trinôme.
Cette association :
▪ assure la continuité des feux ;
▪ rend plus aisée l’exécution des missions particulières ;
▪ accroît le rendement de l’observation ;
▪ permet l’exécution simultanée de tirs de natures différentes ;
▪ facilite l’application des mesures de sûreté et de protection ;
▪ affermit la cohésion.

2 .1 1 ¬ Rô l e d e s co m b a t t a n t s a u se i n d u t r i n ô m e
Le chef du trinôme :
▪ commande les deux combattants et contrôle la bonne application des consignes concernant les distances, le respect des limites de bond
et des modes de progression ; 14
▪ organise :
◆ la réaction de son trinôme, en cas de prise à partie par l’ennemi,

◆ l’observation par ses personnels, lorsqu’ils se postent.

▪ rend compte au CDG de sa progression pendant laquelle il se place, selon le terrain :


◆ entre ses deux combattants (terrain découpé et couvert),

◆ derrière eux, ce dernier cas restant le plus fréquent (zone de contact ouverte ou bâtie),

◆ en tête (orientation dif¿cile, manque de délais…).

En cas de m ise hors de com bat du chef de t rinôm e, le com bat t ant le plus ancien le rem place.

▪ Le combattant de tête assure la sûreté immédiate et l’observation au plus près. Il recherche tout indice de piège ou de présence ennemie.
▪ Béné¿ciant de l’action du premier, le second combattant et le chef de trinôme assurent l’observation plus lointaine et la sûreté rapprochée.
Le combattant positionné en dernier assure une surveillance vers les hauts ainsi que la liaison avec l’élément qui suit. Si le trinôme est en
dernier échelon, le dernier combattant assure la sûreté arrière.

2 .1 2 ¬ Sp é ci a l i t é
Chaque groupe de combat s’articule autour de deux trinômes :
▪ le trinôme « éclairage » qui progresse généralement en tête ;
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▪ le trinôme « appui » sert sur ordre les armes spéci¿ques (ci-dessous).

2 .1 3 ¬ Pa r t i cu l a r i t é d e « l ’ é l é m e n t »
Pour remplir certaines missions (par exemple : reconnaître un point), le chef de groupe peut récupérer un militaire du trinôme appui pour
renforcer l’autre trinôme. Il peut également intégrer le conducteur dans un des trinômes. Dans ce cas, on ne parlera plus de trinôme mais
d’élément.

2 .1 4 ¬ A r m em e n t d es t r i n ô m e s

2 .1 4 1 ¬ U n it é s P R O T E R R E
Les militaires du trinôme sont armés du FAMAS de dotation. Ils peuvent être équipés d’un armement spéci¿que en fonction de la mission
dévolue :
▪ AT4CS : roquette de 84 mm antiblindé qui est une munition individuelle en coup complet jetable après le tir ;
▪ LRAC 89 mm : lance-roquettes antichar de 89 mm (remplacé progressivement par l’ATCS) ;
▪ MINIMI : mini-mitrailleuse. Arme de neutralisation à tir continu (vitesse pratique de tir : 100 c/mn) ;
▪ AAN F1.

2 .1 4 2 ¬ U n i t é s d e g e n d a r m e r ie
Les trinômes sont armés du FAMAS de dotation.
15
Les trinômes « appui » peuvent mettre en œuvre des armes spéci¿ques :

▶ d e s a r m e s d ’a p p u i à t ir d ir e c t d e p r é c i s i o n ( AT P ) :
▪ HK 417,
▪ FRPL TIKKA ;

▶ d e s a r m e s d ’a p p u i à t ir d ir e c t d e s a t u r a t io n ( AT S ) :
▪ fusil-mitrailleur AAN F1,
▪ mini-mitrailleuse MINIMI ;

▶ d e s a r m e s d ’a p p u i à t ir c o u r b e p r o je c t i l e s e xp l o s i f s ( AT C ) ( e n s u r d o t a t i o n ) :
▪ LG GM G1,
▪ lance-grenades de 40 mm.
En fonction de la mission et du théâtre sur lequel elles interviennent, les unités de gendarmerie peuvent être dotées d’un armement adapté
(les EGM, déployés en Afghanistan, étaient équipés du HK G 36 à la place du FAMAS).
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2 .1 4 3 ¬ P o r t é e s e t c a p a c i t é s d e l ’a r m e m e n t e t d e s g r e n a d e s à f u s i l

A RM EM EN T
calib r e por t ée u t ile de
per for at ion
en m m co m b a t
FA M A S B O 5,56 300 m casques toutes armes à 300 m
H K G3 6 K A 3 5.56 400 m
hk 417 7.62 400 à 800 m
M I N I M I BO F4 5,56 600 m 3,5 mm d’acier doux à 600 m
70 cm de sapin à 3,5 mm d’acier doux à
A A N F1 BO 7,62 600 m
400 m 550 m
61 cm de bois et
200 mm d’acier à 400 m
MI T 12,7 600 à 800 m 65 cm de terre à
(perforante)
550 m (BO)
200 m (sur objectif
A T4 CS 84 1,45 m de béton 600 mm d’acier
mobile)
LRA C 89 315 m 1 m de béton 400 mm de blindage
LG GM G1 56 200 effet perturbateur avec grenade GLI F4.
effet explosif (grenades militaires explosives ou
LBD 40 200
a effet mixte similaires : AP-AV)

16

Gr e n a d e s à m a i n
GREN A D ES A FUSI L
Gr e n a d e s Po r t é e Ra y o n d ’e f ¿ ca ci t é
Offensive modèle F1 Effet de souf e : 5 m
Gr e n a d e s Po r t ée Ra y o n d ’ e f ¿ ca ci t é Pe r f o r a t i o n
Mortel : 9 m
Défensive modèle F1 30 à 50 m
De sécurité : 22 m
Antipersonnel et anti- 10 m et F1A en fonction
Tir vertical : 125 à 300 m 12 mm d’acier Éclats : 100 m
véhicule (APAV) de éclats dangereux du lanceur
Tir tendu : 100 m 360 mm de béton
40 mm modèles F1 100 m Effet de souf e : 5 m
GLI F4
APAV de 40 mm Tir vertical : 360 m maxi Effet irritant par diffusion de gaz CS
396 éclats 35 mm de blindage
modèle F2 Tir tendu : 150 m
Antichar (AC) de 360 mm de blindage
Tir tendu : 75 m
58 mm modèle F2 sous incidence nulle

L’eጀ cacit é des m unit ions dépendant de l’incidence du t ir et de la résist ance des m at ériaux, les pouvoirs de pénét ra-
t ion et de perforat ion m ent ionnés dans les deux t ableaux ci-dessus n’ont qu’une valeur indicat ive.
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2 .2 ¬ a c t e S é l é me n t a i r e S

2 .2 1 ¬ Ra p p e l su r l e s a ct e s é l é m e n t a i r e s d u co m b a t t a n t
Au nombre de trois, les actes élémentaires du combattant constituent les principes de base de l’exécution de toute mission.

2 .2 1 1 ¬ S e d é p la c e r

A CTES RÉFLEX ES OB SERV A TI ON S

Où aller ?
S’ORIENTER
Le nouvel emplacement doit permettre d’être posté.

Par où aller ?
L’itinéraire à emprunter doit être autant que possible un cheminement à l’abri des vues et des coups adverses.
Comment ?
PROGRESSER Le mode de progression est, soit ¿xé par le chef, soit laissé à l’initiative et adapté en fonction du terrain et de l’ennemi.
Quand ?
Sur ordre ou à l’initiative. Si la progression est susceptible d’être observée par l’ennemi, choisir le moment où l’adversaire est sou-
mis au feu ami.

Au cours du déplacement, non seulement en avant et sur les côtés, mais aussi à ses pieds (mines, pièges) et en l’air (ciel, toits,
OBSERVER
arbres).

METTRE EN ŒUVRE SON


ARMEMENT
En cas de surprise, riposter par un mode de tir adapté à la situation (tir instinctif, tir au poser). 17
COMMUNIQUER Avec ses voisins, avec son chef.

RENDRE COMPTE À son chef.

2 .2 1 2 ¬ Progresser
Se déplacer en utilisant le terrain pour échapper aux vues et aux coups de l’adversaire, en recherchant les indices de sa présence. Faire le
choix d’un mode de progression selon la mission et le terrain, mais également adopter une posture adaptée au niveau de menace.
Vis-à-vis d’observateurs, la posture adoptée manifeste également la qualité de la troupe, sa maîtrise de la situation et sa détermination.

Choisir son mode de progression


Marche en sûreté Mode de progression privilégiant la sûreté et recherchant la discrétion visuelle et sonore. Elle doit être ponctuée de pauses brèves
permettant l’écoute et l’observation.
Marche rapide Mode de progression adopté selon l’urgence lorsqu’on se trouve couvert ou appuyé, ou en zone sûre.
Course. Exécution de bonds Mode de progression permettant de franchir un passage dangereux, de progresser par appui mutuel lorsqu’on est à distance d’as-
saut d’un adversaire ou pour se mettre à couvert après avoir été pris à partie.
Ramper et quadrupédie À proximité immédiate de l’ennemi, pour échapper aux vues et aux coups.
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Adapter sa posture
Arme dans le dos Hors du contact, pour garder les mains libres (port de charge…) ou pour manifester une volonté de dialogue (stabilisation). En
contrôle de foule.
Arme devant Posture d’attente af¿chant la détermination (sentinelle, check point).
Patrouille basse Posture de progression en zone d’insécurité, ou à proximité de l’adversaire, permettant une réaction offensive ou défensive quasi
immédiate.
Patrouille haute Idem patrouille basse : zone où la menace peut arriver depuis le haut (zone urbaine, cheminement encaissé…).
Posture contact, tir en déplacement Posture précédant ou suivant le tir debout, permettant le tir en déplacement :
• soit à pas glissés : chercher les meilleurs angles de tir ;
• soit en pas « du rat » : phases d’assaut, sur de courtes distances (quelques dizaines de mètres).

Garder le contact à vue


Quel que soit le mode de progression retenu, ce dernier s’effectue en liaison à vue permanente au sein du trinôme.

Cas du combat de nuit : les déplacements se font en général en colonne par un, avec des distances réduites. Il est important de suivre celui
qui précède et de s’assurer que le suivant garde la liaison.
À chaque arrêt :
▪ s’accroupir pour se confondre avec le sol et s’immobiliser totalement pour écouter ;
▪ contrôler au moment du départ que celui qui suit reprend bien la progression ;
▪ marcher le plus silencieusement possible, en évitant toute lueur ou éclat (l’adversaire peut être en observation).
18
2 .2 1 3 ¬ Se poster
Il s’agit de s’installer en un point du terrain qui remplisse les conditions : VITAL.
▪ Observer (Voir).
▪ Sans être vu (Invisible).
▪ Utiliser son arme (Tirer ou lancer une grenade).
▪ Être si possible abrité (Abri).
▪ Être en liaison avec son chef (Liaison).
Le combattant se poste, soit sur ordre, soit lorsqu’il atteint la limite de bond précisée, soit en cas de rencontre avec l’ennemi.

A CTES RÉFLEX ES OBSERVA TI ON S

S’ORIENTER Choix du poste, en fonction de la mission reçue : observation ou tir.

PROGRESSER Se rendre au poste sans être décelé.

SE CAMOUFLER S’installer sans être vu.

OBSERVER Dans le secteur de surveillance reçu ou bien de sa propre initiative.


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(Pouvoir) METTRE Choisir la position de tir la mieux adaptée (debout, à genou, couché). Si nécessaire, aménager le poste de tir.
EN ŒUVRE SON
ARMEMENT

COMMUNIQUER ET S’assurer de la liaison avec son chef (ou ses camarades).


RENDRE COMPTE

Aménager l’emplacement de combat, en tenant compte des possibilités de tir et d’observation. Au sein du trinôme,
SE PROTÉGER
les combattants se relaient pour aménager le poste et observer.

2 .2 1 4 ¬ U t il i s e r s o n a r m e
Il s’agit de mettre en œuvre son armement dans les conditions du combat en adaptant le genre de tir et éventuellement le type d’arme et de
munitions en fonction des ordres reçus ou de la situation.

EXÉCUTI ON OB SERV A TI ON S

1 - PRÉPARER LE TIR

Identi¿er son secteur de tir :


• Limite gauche ;
Dé¿nir les points caractéristiques du terrain où l’ennemi est susceptible d’apparaître.
• limite droite ;
• ligne d’engagement.

Reconnaître les points favorables au tir. Ceux qui obligeront l’ennemi à manœuvrer et/ou à ralentir.
19
Apprécier les distances : prendre des repères. Dé¿nir les lignes des 100 m, 200 m, 300 m, 600 m (correspondant à la portée des différentes armes).

Préparer son arme : régler ses appuis. Observer son secteur.

Déterminer les éléments de tir :


• distance du but ; Évaluer la correction (vent latéral).
• vitesse de l’objectif.

2 - TIRER

Viser son objectif.


Ouvrir le feu :
Conserver en permanence la maîtrise de la consommation des munitions.
• sur ordre du CDG,
• ou à l’initiative (quand l’autorisation en a été donnée).

Poursuivre le feu : changer d’objectif.

Cesser le feu :
• sur ordre du CDG ;
• quand il devient dangereux pour les amis ;
• quand l’ennemi a disparu.

3 - RENDRE COMPTE

De l’action (détruit, ex¿ltré).


Des possibilités de manœuvre (en mesure de [EMD]).
Des munitions consommées.
Des demandes éventuelles.
De l’état du personnel.
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JUI N 2 01 6
2 .2 2 ¬ A ct e s é l é m e n t a i r e s d e t r i n ô m e
Dans ses actions de combat, le trinôme est amené à exécuter trois actes élémentaires :
▪ se déplacer ;
▪ s’arrêter ;
▪ utiliser ses armes.

2 .2 2 1 ¬ S e d é p la c e r

▶ Fo r m a t io n s
Pour se déplacer, le trinôme utilise les cheminements qui lui permettent de se rendre jusqu’à son objectif sans se faire déceler par l’ennemi.
Le choix de son itinéraire lui est imposé soit par son chef de groupe (CDG), soit par le terrain.
Lors des déplacements, le trinôme garde en son sein, une distance suf¿sante pour conserver la liaison et communiquer tout en respectant
des distances de sécurité (effet des grenades à main ENI).
Pour se déplacer, le trinôme peut utiliser deux types de formations :
▪ colonne simple ou colonne double.
Cette formation permet de progresser rapidement, de nuit, par mauvaise visibilité ou d’utiliser un cheminement ;
▪ ligne.
Cette formation permet au trinôme de franchir une crête ou une route, de couvrir une large zone de terrain et d’aborder une lisière. Elle réduit 20
la vulnérabilité aux tirs adverses exécutés de face.

▶ M od e s d e p r og r e s s io n
Pour franchir une coupure, le trinôme peut utiliser deux modes de progression qu’il adapte à la situation et au terrain :
▪ le tiroir ou « boule de billard ».
Le deuxième pousse le premier et peut ainsi l’appuyer dans sa progression ;
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▪ le perroquet (qui permet une progression plus rapide).
Le premier appui le deuxième et le troisième le dépassent.

2 .2 2 2 ¬ S ’a r r ê t e r 21
Lors d’un arrêt en cours de progression, le trinôme agit par mimétisme. Il se poste à l’imitation du premier combattant.
Lors des arrêts, le trinôme doit prendre garde à :
▪ ne pas s’entasser au même endroit ;
▪ respecter des distances et des intervalles ;
▪ garder la liaison visuelle a¿n de communiquer.
Les cadres d’ordres diffèrent selon la durée de l’arrêt.

▶ Ar r ê t d e c o u r t e d u r é e
Pour arrêter son trinôme à l’endroit où il se situe, sans vouloir privilégier une direction particulière, le chef de trinôme donne l’ordre « Halte ! ».
Pour arrêter son trinôme en privilégiant une direction particulière d’observation, à partir d’un endroit précis, le chef de trinôme donne un ordre
dont le terme mnémotechnique est FAH.

▶ Ar r ê t d e lo n g u e d u r é e
Si l’arrêt se prolonge et selon les ordres donnés par le CDG (ZMSPCP), le chef de trinôme, donne un PMSPCP.
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2 .2 2 3 ¬ U t il i s e r s e s a r m e s
Le trinôme utilise ses armes suivant les consignes de tir données par le CDG suivant la mission reçue et en fonction de la situation.
Le NODF (Nombre, Objectif, Débit, Feu) couvre l’ensemble des moyens « feu » pouvant être mis en œuvre par le trinôme.

2 .3 ¬ m i SSi o n S

Les trinômes agissent toujours dans le cadre du groupe et reçoivent généralement leurs ordres directement du CDG. Ils sont en mesure de
remplir les missions suivantes :
▪ porter un message ;
▪ appuyer ;
▪ neutraliser, détruire ;
▪ assurer la liaison ;
▪ surveiller ;
▪ éclairer ;
▪ couvrir.
Terme mnémotechnique : PANASEC.

2 .3 1 ¬ Po r t e r u n m essa g e 22
2 .3 1 1 ¬ D é f i n i t io n
Cette mission consiste à se rendre auprès d’une unité amie, à lui transmettre un message oral ou écrit, puis à rejoindre son groupe.

TRANSMETTRE LE MESSAGE

REJOINDRE LE GROUPE

UTILISER SES ARMES


UTILISER SES ARMES

SE DÉPLACER

PRÉPARER
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2 .3 1 2 ¬ E xé c u t i o n

COM POSA N TES EX ÉCUTI ON

Étudier l’itinéraire, les points clés du terrain.


PRÉPARER Déterminer les points dangereux.
Mémoriser le message ou le prendre par écrit.
S’orienter.
SE DÉPLACER Observer le cheminement à suivre, prendre des repères.
Progresser en sûreté de point d’observation (PO) en PO.
Riposter.
UTILISER SES ARMES
Si nécessaire, changer d’itinéraire.
TRANSMETTRE LE MESSAGE À l’autorité désignée.
REJOINDRE SON GROUPE Si possible par un autre cheminement qu’à l’aller.
De la remise du message.
RENDRE COMPTE
Des incidents rencontrés.

2 .3 2 ¬ Ap p u y er

2 .3 2 1 ¬ D é f i n i t io n e t p r i n c i p e s
Cette mission consiste, à partir d’une position ¿xée ou de circonstance, à apporter, sur ordre ou de façon spontanée, une aide à un autre
trinôme par des feux antipersonnels ou antivéhicules appliqués sur des objectifs repérés, dans un secteur précisé.
23
Le trinôme qui appuie doit conserver la liaison à vue avec l’élément appuyé.
Ce dernier doit avoir le souci d’être localisé par le trinôme qui l’appuie.

2 .3 2 2 ¬ E xé c u t i o n

COM POSA N TES EXÉCUTI ON

Occuper une position permettant :


• d’observer l’objectif et la position des amis ;
SE POSTER
• d’utiliser ses armes ;
• d’être abrité.
Les mouvements amis et les positions ennemies et rendre compte de
OBSERVER
toute évolution à son chef.
Sur ordre du CDG voire du chef de trinôme (exceptionnel).
APPLIQUER DES FEUX
À l’initiative selon la réaction ennemie.
Sur ordre.
LEVER OU REPORTER LE TIR
À l’initiative, en fonction de la progression de l’élément appuyé.
RENDRE COMPTE
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2 .3 3 ¬ N e u t r a l i se r - Dé t r u i r e

2 .3 3 1 ¬ D é f i n i t io n s e t p r i n c i p e s
NEUTRALISER : mission qui consiste, à partir d’une position ¿xée, à mettre l’ennemi hors d’état d’agir ef¿cacement, pendant un temps déter-
miné, dans un secteur donné.
DÉTRUIRE : mission qui consiste, à partir d’une position ¿xée, à mettre un élément adverse dé¿nitivement hors d’usage ou hors de combat,
selon qu’il s’agit de matériels ou de personnels, dans un secteur donné.
Le trinôme peut agir contre :
▪ un véhicule légèrement blindé ou non ;
▪ des personnels postés ou abrités dans un bâtiment ou derrière un écran ;
▪ des personnels en mouvement non abrités.

2 .3 3 2 ¬ E xé c u t i o n

COM POSA N TES EXÉCUTI ON

OBSERVER Le trinôme est posté et cherche à déceler les emplacements ennemis par la vue et par l’écoute.
DONNER LES ORDRES DE TIR Le chef de trinôme désigne et répartit les objectifs.
Le chef de trinôme indique : 24
• la nature des tirs à effectuer ;
CONDUIRE LE FEU • les armes à utiliser ;
• les distances ;
• les consommations.
RENDRE COMPTE À son CDG des consommations et des résultats obtenus.

2 .3 3 3 ¬ E m p la c e m e n t d e c o m b a t
Dès qu’il s’arrête pour une longue durée, le trinôme, en fonction des délais qui lui sont impartis, aménage le terrain pour observer, utiliser
ses armes avec ef¿cacité et être protégé contre les tirs de l’artillerie et des armes lourdes. Pendant cet aménagement, l’observation est tou-
jours assurée soit au niveau du groupe, soit au sein du trinôme.
Après engagement, le trinôme doit pouvoir s’esquiver ou décrocher pour occuper une position de rechange.
Cette nouvelle position, distante d’au moins 300 m, doit permettre d’échapper aux tirs de neutralisation déclenchés sur la position initiale.

▶ En t e r r a in ou ve r t o u s e m i-ou ve r t
Le trinôme aménage et camou e un emplacement pour trois hommes de telle sorte que chaque combattant soit à vue et puisse communi-
quer de façon discrète avec les deux autres.
L’aspect de la zone environnante ne doit pas être modi¿é.
Cet emplacement doit permettre la mise en œuvre de toutes les armes servies par le trinôme.
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Il est aménagé pour permettre le repos simultané de deux combattants pendant que le troisième veille.
Selon les délais accordés, ces emplacements peuvent être protégés des coups fusants et soigneusement camou és (rondins de bois, terre…).

L’em placem ent de com bat prév u par les t ext es de référence, conçu pour une m ission de longue durée, est diጀ cile-
m ent am énageable sans l’aide de m oyens m écaniques du génie.

▶ Da n s u n b â t im e n t
Le trinôme utilise au maximum les abris naturels. Il aménage son poste de combat en évitant les ouvertures existantes (fenêtres, portes) et :
▪ privilégie les postes reculés au fond des pièces ;
▪ réalise une ou plusieurs meurtrières et camou e les ouvertures ;
▪ consolide son emplacement ;
• à l’intérieur, avec des sacs de terre,
• à l’extérieur, avec de la terre ou des déblais (double paroi ou claies de grillage contre les charges creuses) ;
▪ réalise ensuite un parados(1) contre les éclats d’obus avec des matériaux de récupération (caisses de munitions remplies de terre meuble, etc.),
et des protections grillagées complétées de fosses d’éclatement pour se protéger des jets de grenades ennemies ;
▪ aménage les accès vers le poste du CDG.
Dans tous les cas, le choix de l’emplacement et son aménagement doivent prendre en compte les impératifs liés à la sécurité du service des
armes en espace con¿né (dimension, volume…).
Pour être protégé contre les balles d’armes légères et la plupart des éclats, il faut retenir les épaisseurs suivantes :
25
▪ terre : 100 cm ;
▪ béton armé : 30 cm ;
▪ acier : 4 cm.

2 .3 4 ¬ A ssu r e r l a l i a i so n

2 .3 4 1 ¬ D é f i n i t io n
Cette mission consiste en terrain couvert, par visibilité limitée, à assurer la liaison entre son élément et un élément ami voisin.

2 .3 4 2 ¬ E xé c u t i o n
COM POSA N TES EXÉCUTI ON
Le premier combattant du trinôme progresse en restant en liaison à vue avec l’élément qui le précède.
SE DÉPLACER Le deuxième combattant assure sa protection.
Le troisième combattant, chef du trinôme, conduit le déplacement et garde la liaison à vue avec l’élément voisin.
En cas de nécessité ou à l’imitation de l’élément qui le précède, le trinôme se poste.
SE POSTER Un des combattants conserve la liaison à vue.
Le trinôme observe tout en restant posté.
UTILISER SES La mission initiale n’est pas de combattre. Cependant, le trinôme n’utilise ses armes que lorsqu’il est surpris par
ARMES l’ennemi ou, sur ordre, pour appuyer l’élément de premier échelon.

(1)
Masse de terre ou ouvrage de pieux élevés sur un rempart, une tranchée, pour protéger les défenseurs contre les coups de revers ou dans le dos.
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2 .3 5 ¬ Su r v e i l l e r

2 .3 5 1 ¬ D é f i n i t io n e t p r i n c i p e s
Mission ou mesure de sûreté qui consiste à déceler toute activité ou indice d’activité ennemie en un point, sur une direction ou dans une
zone dans le but d’alerter et de renseigner.
Pour remplir sa mission, le trinôme doit, de jour comme de nuit :
▪ être bien posté ;
▪ être à l’écart d’un point caractéristique ;
▪ observer en permanence ;
▪ pouvoir alerter directement son CDG ;
▪ savoir arrêter un isolé.

2 .3 5 2 ¬ E xé c u t i o n
Le secteur d’observation donné au trinôme par le CDG doit pouvoir être pris en compte par un seul combattant, a¿n de préserver la capa-
cité de durer.

▶ M is s ion d e c o u r t e d u r é e
Le chef de trinôme répartit le secteur de surveillance :
▪ 1re possibilité : 26
◆ l’un des deux combattants assure l’observation à courte distance,

◆ l’autre combattant assure l’observation à longue distance ;

▪ 2e possibilité : le secteur de surveillance est réparti entre les deux combattants en faisant en sorte que chaque secteur se recoupe.

Arrêter un isolé

Observer Se poster
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▶ Su r ve illa n c e d e lon g u e d u r é e
Le guet est simple :
▪ un des combattants surveille le secteur désigné ;
▪ le chef de trinôme et le deuxième combattant poursuivent l’installation, assurent la liaison ou sont au repos, prêts à renforcer la surveillance.

2 .3 6 ¬ Écl a i r er

2 .3 6 1 ¬ D é f i n i t io n e t p r i n c i p e s
Rechercher du renseignement, sans engager le combat, pour contribuer à la sûreté rapprochée du chef et de la troupe.
Le trinôme se déplace à une allure adaptée au terrain et à la menace, par l’itinéraire ¿xé, en progressant de PO en PO en utilisant le terrain.

2 .3 6 2 ¬ E xé c u t i o n
Le trinôme exécute la mission en se répartissant les rôles, avec le souci de suivre la direction ¿xée par le CDG.
▪ Le combattant de tête cherche à déceler la présence de l’ennemi et à éviter les mines ou les pièges.
▪ Le deuxième combattant (qui peut être le chef de trinôme) observe latéralement et au loin et protège le premier.
▪ Le troisième combattant observe latéralement et maintient la liaison avec le reste du groupe.
Le trinôme se porte sur les points particuliers en fonction des ordres donnés par le CDG (crêtes, lisières, carrefours, maisons, ponts, etc.) :
▪ en les abordant par un cheminement dé¿lé ; 27
▪ en étant appuyé par l’autre trinôme ;
▪ en progressant selon un mode adapté au terrain et à la menace ;
▪ en fouillant le point si nécessaire avec le CDG.
Le trinôme se poste et rend compte :
▪ à l’arrivée au point à atteindre ;
▪ à chaque PO ;
▪ lorsqu’il décèle l’ennemi sans être repéré.
À chaque arrêt, prévu ou non, le premier combattant, éclaireur, rend compte (au geste ou à la voix) de ses observations sur l’ennemi ou le
terrain. Même un renseignement négatif « rien à signaler » a de la valeur pour le chef.
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Le trinôme utilise ses armes s’il est surpris à courte distance par l’ennemi. Il riposte par un tir instinctif puis se poste, observe, emd(1) , pour-
suit le tir au poser et/ou rend compte.

Observer emd (1) tirer

Observer emd (1) tirer

Progresser

28

2 .3 7 ¬ Co u v r i r

2 .3 7 1 ¬ D é f i n i t io n
Prendre l’ensemble des mesures actives ou passives pour renseigner et s’opposer par le feu et le mouvement à une action éventuelle de
l’ennemi pouvant menacer le déroulement de l’action principale amie.

2 .3 7 2 ¬ P r i n c i p e s e t d é r o u le m e n t
Les principes et le déroulement sont repris et développés dans les missions du groupe détaillées page 48 du présent fascicule.

(1)
En mesure de…
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2 .3 8 ¬ Ré ca p i t u l a t i f

M I SSI ON S D U TRI N ÔM E ORD RES D U CH EF D E TRI N ÔM E A CTES RÉFLEX ES M A JEURS DU COM B A TTA N T POUR RÉA LI SER LA M I SSI ON
Progresser, observer, apprécier une distance, mettre en œuvre son armement, communiquer,
PORTER UN MESSAGE DPIF- FAH garder la liaison, s’orienter, rendre compte.
Mettre en œuvre son armement, observer, se protéger, désigner un objectif, apprécier une dis-
APPUYER ZMSPCP - NODF tance, se camou er, communiquer, garder la liaison, rendre compte.
Désigner un objectif, observer, se protéger, apprécier une distance, se camou er, mettre en œuvre
NEUTRALISER - DÉTRUIRE ZMSPCP - NODF son armement, communiquer, garder la liaison, rendre compte.
Communiquer, observer, apprécier une distance, progresser, garder la liaison, s’orienter, rendre
ASSURER LA LIAISON DPIF - FAH compte.
Observer, se protéger, désigner un objectif, apprécier une distance, se camou er, communiquer,
SURVEILLER ZMSPCP garder la liaison, rendre compte.
Progresser, observer, s’orienter, désigner un objectif, apprécier une distance, se camou er, com-
ÉCLAIRER DPIF - FAH muniquer, garder la liaison, rendre compte.
Mettre en œuvre son armement, observer, se protéger, désigner un objectif, apprécier une dis-
COUVRIR ZMSPCP - NODF tance, se camou er, communiquer, garder la liaison, rendre compte.
29
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JUI N 2 01 6
3| COM POSI TI ON ET COM M AN D EM EN T D U GROUPE

3 .1 ¬ a r t i c u l a t i o n e t mo y e n S

3 .1 1 ¬ A r t i cu l a t i o n e t m o y e n s d u p e l o t o n p o r t é

3 .1 1 1 ¬ Ar t ic u la t io n

PELOTON PORTÉ ( t y p e FA M A S) EFFECTI F : 18

GROUPE COM M A N D EM EN T
Commandant de peloton 1 FAMAS CORAIL NG 2
Adjoint ou Radio 1 FAMAS CORAIL NG ou PR4G PORTABLE

GROUPE PORTÉ 1
Chef de groupe 1 FAMAS PR4G PORTATIF

Conducteur 1 FAMAS CORAIL NG


8
Trinôme éclairage 3 FAMAS 30
1 FAMAS
Trinôme appui 1 FAMAS avec 1 ATC (1) en surdotation
ATS (2)

GROUPE PORTÉ 2
Chef de groupe 1 FAMAS PR4G PORTATIF

Conducteur 1 FAMAS CORAIL NG


8
Trinôme éclairage 3 FAMAS
1 FAMAS
Trinôme appui 1 FAMAS avec 1 ATC (1) en sur dotation
1 ATP (3)
Voir détail de la répartition de l'armement et des moyens page suivante - Bilan des moyens.
(1)
Arme d’appui à tir courbe projectile explosif.
(2)
Arme d’appui à tir direct de saturation.
(3)
Arme d’appui à tir direct de précision.

En fonct ion de la m ission, les conduct eurs peuvent êt re int égrés dans les groupes à pied.
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3 .1 1 2 ¬ B i l a n d e s m o ye n s

A RM EM EN T

16 FAMAS

18 PA

4 ARMES D’APPUI :

• 1 ATP : Arme d'appui à tir direct de précision :


• HK 417
• FRPL TIKKA
• 1 ATS : Arme d'appui à tir direct de saturation :
• AAN F1
• MINIMI
• 2 ATC (1) : Arme d'appui à tir courbe projectile explosif :
• LGGM G1
• Lance-grenades de 40 mm
(1) Les lance-roquettes à tir direct viennent en remplacement des ATC.

3 .1 2 ¬ A r t i cu l a t i o n e t m o y e n s d u g r o u p e d e co m b a t p o r t é
31

RA D I O V ÉH I CULES

• 3 PR4G • 2 TRM 2000


• 1 portable ou
• 2 portatifs • 2 IRISBUS
ou ou
• 6 CORAIL NG • 4 VL blindés (Type RCA)
ou ou
• 6 TPH 700 • 2 ou 3 VAB (1) (Type Afghanistan)

(1)
2 VAB quand les gendarmes travaillent dans une colonne avec des militaires. 3 VAB
quand les gendarmes travaillent en autonomie.
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JUI N 2 01 6

FAMAS
FAMAS + ATC

Chef de groupe

FAMAS Chef de trinôme FAMAS


Chef de trinôme

32

FAMAS FAMAS

Conducteur

En fonct ion de la m ission, le conduct eur peut êt re int égré dans le groupe à pied.

L’adjoint du chef de groupe ou son remplaçant est le chef du trinôme éclairage.


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JUI N 2 01 6
3 .2 ¬ c h e f d e g r o u Pe

3 .2 1 ¬ Ca p a ci t és n é ce ssa i r e s
Le CDG doit être capable de :
▪ commander au combat ;
▪ former son personnel à son rôle d’exécutant.

3 .2 1 1 ¬ Com m a n d e r a u com b a t

▶ P r in c ip e s
Le CDG doit être capable de commander au combat un groupe de sept hommes, dans le cadre d’une mission du peloton, grâce à :
▪ un raisonnement tactique simple ;
▪ des ordres clairs et précis ;

Le CD G d o n n e u n OI si m p l i ቺ é so u s f o r m e d e SM EPP.

33
▪ la coordination du feu et du mouvement.
Pour cela, il doit :
▪ acquérir les savoir-faire individuels et collectifs, techniques et tactiques du niveau du groupe nécessaires pour conduire, même isolé, des
actions de combat simples de type PROTERRE ;
▪ être capable de réagir rapidement et de faire face à l’imprévu (intelligence de situation) ;
▪ avoir le sens de l’autonomie, du terrain et l’esprit d’initiative.
Une troupe n’est jamais mauvaise… elle obéit comme elle est commandée !
À titre de guide et d’exemple, le CDG doit être en mesure à tout instant de prendre la tête de son groupe lorsque la situation l’exige : orien-
tation dif¿cile, ottement dans l’exécution, assaut, point de contrôle, protection de personnalités, contact avec des organisations…

▶ Co m m a n d e m e n t
En cours d’action, le CDG commande à la voix, par gestes, à l’imitation ou par signaux visuels ou sonores.
▪ Commandements simples répercutant ceux du CDP.
▪ Commandements ré exes déclenchant une réaction instantanée.
▪ Ordres plus élaborés après observation et raisonnement simple.
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JUI N 2 01 6

PRI N CI PE
Le CDG doit t oujours garder à l’esprit qu’il doit , au niveau de son groupe, êt re à m êm e d’ assurer les fonct ions rassem -
blées sous l’acronym e OCAI.
Observat ion.
Couvert ure.
Appui.
Int erv ent ion.
Il peut égalem ent êt re chargé d’une ou de plusieurs de ces fonct ions au proዾt du pelot on.

3 .2 1 2 ¬ F o r m e r s o n p e r s o n n e l à s o n r ô le d ’e xé c u t a n t
Le CDG doit être capable de former son personnel à son rôle d’exécutant au sein du groupe grâce à :
▪ ses capacités personnelles ;
▪ l’application d’une pédagogie basée sur le réalisme et le sens pratique.

3 .2 2 ¬ Rô l e e t r e sp o n sa b i l i t é s

3 .2 2 1 ¬ G é n é r a l it é s
Le CDG reçoit la mission du commandant de peloton, conçoit son exécution et mène l’action.
Convaincu de la nécessité d’accomplir coûte que coûte la mission dans son intégralité, il fait preuve d’initiative. 34
Meilleur combattant du groupe, le CDG est un meneur d’hommes et un exemple pour ses subordonnés.
Son autorité, sa résolution et son sang-froid doivent conduire ses hommes à se dépasser. Il veille à leur maintien en condition ainsi qu’à
la sûreté du groupe. Il organise en particulier leur repos, contrôle l’application des mesures d’hygiène et leur évite toute fatigue inutile.
Le CDG est responsable d’un véhicule et de moyens particuliers pour s’orienter (carte, boussole), observer (jumelles) et communiquer
(radio).
Cette responsabilité s’étend à tous les matériels du groupe. En conséquence, il en contrôle l’entretien en toute occasion.
Pour favoriser l’initiative individuelle, il informe ses subordonnés et a le ré exe du compte rendu.

3 .2 2 2 ¬ R ô le d u c h e f d e g r o u p e
Le chef de groupe :
• doit en perm anence garder à l’ esprit qu’ il doit com m ander en donnant des ordres sim ples, court s et int elligibles ;
• doit rendre com pt e en cas de nécessit é, événem ent nouveau ou m odiዾcat ion de la m ission reçue et lorsque la m is-
sion est rem plie ;
• se posit ionne de m anière à pouvoir facilem ent com m ander son groupe, percev oir lui-m êm e la sit uat ion et évaluer
le t errain.
Il se déplace en perm anence au sein du groupe et évit e de com m uniquer ses ordres à dist ance en hurlant !
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JUI N 2 01 6
3 .2 2 3 ¬ P r é p a r a t io n e t c o n d u it e d e la m is s io n

▶ Su r le p la n m a t é r ie l
Avant le départ, le CDG fait procéder à la préparation du personnel et des matériels de son groupe. Il :
▪ donne un ordre préparatoire et en contrôle l’exécution ;
▪ contrôle le parage et l’état de son véhicule ;
▪ véri¿e le bon fonctionnement :
◆ de son moyen de transmission en effectuant un contrôle radio avec son commandant de peloton,

◆ de l’ensemble des matériels et équipements.

Au moment du départ, il fait prendre les dispositions de combat.

▶ Su r le p la n t a c t iq u e
Le CDG reçoit l’ordre initial du commandant de peloton.
Il étudie sa mission en appliquant le guide de raisonnement opérationnel (GRO).
Il donne un ordre initial à l’ensemble de son groupe de sorte que, parfaitement informés de la mission et de la décision du chef, tous puissent
faire preuve d’initiatives.

▷ En c ou r s d e p r o g r e s s ion e n vé h ic u le
▪ En convoi, le CDG est le chef de bord de son véhicule et prend place, en principe, à côté du conducteur.
35
▪ En toutes circonstances, il veille :
◆ au maintien de la direction ;

◆ à l’exécution des consignes de sécurité ¿xées par le commandant de peloton (guets aérien et terrestre, discrétion radio) ;

◆ au maintien de la liaison avec les autres véhicules du peloton et à la transmission des signaux ;

◆ au comportement du conducteur (vitesse, maintien des distances, fatigue) ;

◆ à la capacité de riposte de ses hommes.

Il est responsable :
▪ des mesures à prendre en cas d’incident ou d’accident ;
▪ du guidage à effectuer pour les manœuvres dif¿ciles (guidage à pied obligatoire).

▷ Lo r s q u e le g r ou p e d é b a r q u e e t c o n d u it u n e a c t io n , le CDG
à vue de l’objectif :
▪ étudie sa mission en suivant le GRO et prend notamment en compte les facteurs terrain et temps,
▪ élabore son ordre en cours d’action. Il y précisera dans le paragraphe exécution la façon dont il a l’intention de remplir sa mission de com-
bat et les consignes particulières,
▪ donne les missions aux chefs de trinômes et se place au sein du groupe de façon à pouvoir commander directement leur action ;
combat avec le trinôme chargé de l’action principale et :
▪ commande directement l’élément chargé de sa destruction face à un ennemi en véhicule,
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▪ dirige l’action des trinômes et, si nécessaire, lance l’assaut à la tête de son groupe face à un ennemi à pied,
▪ commande et conduit le tir,
▪ fait respecter une stricte discipline du feu et suit la consommation en munitions.

▷ En fin d ’a c t io n , le CDG
▪ Fait prendre un dispositif de sûreté rapprochée.
▪ Rend compte de son action en précisant les pertes in igées ou subies.
▪ Demande ou organise l’évacuation sanitaire des blessés.
▪ Demande un recomplètement si nécessaire.

3 .2 3 ¬ Op é r a t i o n s d e sé cu r i t é
En tout temps et en toutes circonstances, le chef de groupe est responsable des opérations de sécurité.
Cette responsabilité est valable dans tous les domaines, et notamment dans celui de l’armement : le CDG doit avoir le souci de véri¿er que
ses hommes entretiennent l’armement et appliquent scrupuleusement les mesures de sécurité.
Le CDG doit effectuer :
▪ périodiquement, une revue d’armement poussée pour relever toute anomalie ou détérioration ;
▪ régulièrement des inspections des armes, et obligatoirement :
◆ après chaque exercice,

◆ après chaque mission.


36
S’il ne peut procéder lui-même à l’inspection, il la fait faire par son adjoint.
Ne jamais oublier que : LA CONFIANCE N’EXCLUT PAS LE CONTRÔLE.

3 .3 ¬ P e r So n n e l S d u g r o u Pe

3 .3 1 ¬ A d j o i n t d u CDG
En règle générale l’adjoint du CGD est le chef du trinôme « éclairage ». Il se tient prêt à remplacer ce dernier si nécessaire (reconnaissance,
élaboration des ordres ou mise hors de combat du CDG).

3 .3 2 ¬ Tr i n ô m e s
Développé dans le paragraphe 2.22 (page 20).

3 .3 3 ¬ Co n d u ct e u r
Le conducteur entretient, conduit et défend son véhicule.
Responsable de l’entretien journalier et hebdomadaire de son véhicule, il effectue à son échelon les opérations prévues par le guide d’en-
tretien (contrôles, graissages…).
Avant le départ, il véri¿e :
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▪ les pleins, l’état et la pression des pneus, le fonctionnement de l’éclairage et des freins ;
▪ la présence du lot de bord, de la trousse d’urgence et de l’extincteur.
En marche, il :
▪ se tient prêt à réagir sans délai aux ordres du CDG ;
▪ surveille le fonctionnement du moteur, contrôle le tableau de bord et rend compte des anomalies.
Le conduct eur peut êt re inclus dans le groupe à pied. Dans ce cas, le CDG le posit ionne en fonct ion de la m ission.

À l’arrêt, il :
▪ poste son véhicule de manière à :
◆ dégager la voie,

◆ le dissimuler aux vues et aux coups,

◆ permettre un nouveau départ rapide ;

▪ procède sur ordre au camou age ;


▪ inspecte son véhicule et rend compte de toute défectuosité constatée ;
▪ se tient prêt en permanence à exécuter les ordres du CDG.
Il effectue les pleins nécessaires (essence, eau, huile), ainsi que les véri¿cations qui lui incombent en ¿n de journée ou à l’occasion des
ravitaillements.
37
Si son véhicule en est doté, il doit être en mesure de servir l’armement de bord.

3 .4 ¬ P r é Pa r a t i o n e t c o n d u i t e d ’ u n e m i SSi o n

3 .4 1 ¬ Gé n é r a l i t é s
Avant d’exécuter une mission, le CDG doit la comprendre et concevoir l’action à entreprendre pour la mener à bien.
En vue de ne pas oublier l’essentiel, le CDG doit toujours avoir à l’esprit l’acronyme OCAI, lui rappelant les principales fonctions à assumer :
▪ Observation ;
▪ Couverture ;
▪ Appui ;
▪ Intervention.
Il doit ensuite commander à bon escient et d’une façon aussi simple que possible pour être à son tour compris de ses subordonnés.
Il doit en¿n renseigner son chef sur la situation ou sur son évolution, a¿n de recevoir de nouveaux ordres ou le soutien dont il a besoin.
Pour conduire sa ré exion, il s’aide du guide de raisonnement opérationnel.
Pour commander, il exprime des ordres ou des commandements.
Pour renseigner son chef, il utilise des comptes rendus.
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Les données de base pour l’action du groupe sont les suivantes :
▪ le cadre espace-temps est toujours extrêmement limité ;
▪ le groupe n’agit que dans un seul compartiment de terrain, celui du peloton ; l’action à mener est toujours simple et le nombre de solutions
réduit ;
▪ l’utilisation des moyens est basée sur l’emploi d’une arme maîtresse ;
▪ les actions offensives sont toujours menées face à un élément ennemi qui est à sa portée.

On considère que l’ENI à d é t r u i r e à la port ée du groupe est du volum e m axim al d’une équipe de t r o i s à q u a t r e
h o m m e s. En prenant en com pt e l’expérience et l’ équipem ent (arm em ent ) de ce dernier. Au-delà de ce v olum e, le
groupe n’est capable que de lui ôt er t out e possibilit é d’ act ion et de l’em pêcher de réagir (ዾxer).

3 .4 2 ¬ Ra i so n n e m e n t o p é r a t i o n n e l

3 .4 2 1 ¬ P r in c ip e s g é n é r a u x

▶ Fa c t e u r s d e r é u s s it e
La réussite de la mission dépend de la capacité de chacun à :
▪ analyser rapidement une situation via le guide de raisonnement opérationnel (GRO) ;
▪ en déduire un effet majeur, dans le respect du cadre légal (connaissance de l’ennemi et utilisation judicieuse du terrain) ; 38
▪ demeurer réceptif à l’environnement, a¿n de détecter les menaces ;
▪ conserver l’initiative du début à la ¿n de la mission ;
▪ dissuader ou anticiper une agression en faisant preuve de détachement et de détermination ;
▪ maîtriser l’ennemi par l’emploi des techniques et des armes, dans le respect des automatismes des mesures de sécurité.

▶ Bou c le d é c is ion n e lle


Toute action en service comporte quatre phases successives qui forment la boucle décisionnelle PEDA.

Ph a se s Ré a l i s a t i o n

1° Perception −−> Renseignement (OI, observation)

2° Évaluation −−> GRO

3° Décision −−> SMEPP

4° Action −−> Ordres


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Le traitement de l’information est un processus dynamique, où les différentes phases s’in uencent sans cesse mutuellement, suivant le
cycle de cette boucle décisionnelle.

PERCEPTION
TRCE TR

TR : temps de réaction
TM : temps de mouvement
ACTION ÉVALUATION TRCE : temps de prise de
contact avec l’environnement

TR
TM
DÉCISION

3 .4 2 2 ¬ G u id e r a is o n n e m e n t o p é r a t io n n e l ( GR O )
Ce guide permet au CDG, en se posant un certain nombre de questions, de comprendre ce qui lui est demandé et de concevoir l’action à
entreprendre pour la mener à bien.
39
Ce raisonnement est mené :
▪ soit au reçu de la mission pour en concevoir le déroulement général ;
▪ soit au moment de la rencontre avec l’ennemi pour élaborer une manœuvre.
Ces deux temps de la ré exion ne sont pas exclusifs l’un de l’autre.

▶ P r in c ip e s
Le CDG doit avoir en permanence à l’esprit les principes suivants :
▪ l’ennemi manœuvre : l’action qu’il vise pour atteindre un but précis l’amène à employer des actions de combat ;
▪ le terrain commande : il conditionne l’exécution de la mission. Le chef doit donc raisonner face à ce terrain ;
▪ le respect des délais est impératif : s’en affranchir compromettrait la manœuvre d’ensemble ;
▪ la réÀexion représente un gain de temps. Même si le temps consacré à l’étude de la mission peut paraître important, cette analyse
constitue une étape décisive de l’action et un des facteurs du succès.

▶ Ap p r o c h e
Les facteurs essentiels du raisonnement opérationnel du CDG doivent être pris en considération simplement, de façon à ne pas encombrer
son esprit alors qu’il est tenu d’agir vite en raison de la proximité de l’ENI et du maintien impératif du rythme de la manœuvre du peloton.
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4| GROUPE A U COM BAT

A VA N T- PROPOS

Dans cette partie du cours, vont vous être présentées les différentes actions de combat du groupe.
LES ACTES ÉLÉMENTAIRES
▪ Se déplacer.
▪ S’arrêter, tomber en garde.
▪ Utiliser ses armes.
LES MISSIONS
▪ Couvrir.
▪ Appuyer.
▪ Surveiller.
▪ Tenir.
▪ Reconnaître.
▪ Éclairer. 40
LES PROCÉDÉS
▪ La patrouille.
▪ L’embuscade.
LES RÉACTIONS PARTICULIÈRES
▪ Réagir sous le feu des armes à tir direct.
▪ Rompre le contact.
▪ S’emparer de :
◆ réduction d’une résistance isolée ;

◆ coup de main.

UN SAVOIR-FAIRE PARTICULIER
▪ Tenir un point de contrôle routier.
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4 .1 ¬ a c t e S é l é me n t a i r e S

Le groupe exécute collectivement les trois actes élémentaires suivants :


▪ se déplacer ;
▪ s’arrêter, tomber en garde ;
▪ utiliser ses armes.
Leur combinaison permet l’exécution des missions du groupe.

4 .1 1 ¬ Se d é p l a ce r
Le groupe se déplace suivant un mode de progression et dans une formation donnés.

4 .1 1 1 ¬ M o d e s d e p r o g r e s s io n
Les différents modes de progression sont :
▪ la marche normale pour progresser loin de l’ennemi ;
▪ le bond collectif pour franchir un passage découvert :
◆ en zone dangereuse,

◆ surveillé ou battu par des feux (dans ce dernier cas, une préparation méthodique du franchissement s’impose) ;

▪ le bond par trinôme ou individuel pour progresser sous le feu (idem ci-dessus).
41
Les bonds sont exécutés au commandement donné à la voix ou aux gestes.

4 .1 1 2 ¬ Fo r m a t io n s
Elles sont utilisées par le groupe en mouvement comme à l’arrêt.
▪ La colonne.
▪ La colonne double.
▪ La ligne.
Le choix n’est pas ¿gé et doit être adapté en permanence au terrain et à la situation.

▶ Co lo n n e
La formation en colonne est adoptée pour :
▪ progresser à bonne allure ;
▪ utiliser un cheminement ;
▪ s’in¿ltrer ;
▪ se déplacer de nuit.
La colonne n’est pas rigide : une distance peut être prescrite entre les trinômes. Elle doit être telle qu’elle laisse le groupe dans la main du
chef.
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De jour, les distances moyennes sont de :
▪ 10 à 15 m entre les trinômes ;
▪ 5 à 10 m au sein du trinôme.
De nuit, ces distances sont réduites en fonction de la visibilité.
Le CDG est en tête lorsque le groupe progresse en dominante vitesse loin de l’ennemi ou en deuxième échelon. Il se place derrière le tri-
nôme de tête lorsque le groupe éclaire (dominante sûreté).
Il peut ponctuellement s’intégrer au sein d’un trinôme.

▶ Co lo n n e d ou b le
Utilisation : il s’agit d’une adaptation de la colonne au terrain qui permet :
◆ de progresser rapidement en terrain propice ou le long d’un chemin, une piste, ou une route ;

◆ de faire face à deux directions en marche et à l’arrêt.

L’intervalle entre les deux colonnes ne doit pas excéder 50 m.


▪ Articulation : plusieurs articulations sont possibles.

Tr i n ô m e s a cco l é s Tr i n ô m e s d é ca l é s

42

t r i n ô m e s su c ce ss i f s Tr i n ô m e s su c ce ss i f s e n q u i n co n ce
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▶ Lig n e
La formation en ligne est adoptée pour :
▪ réduire la vulnérabilité aux feux d’infanterie ENI exécutés de front ;
▪ occuper un abri ou un masque rectiligne ;
▪ franchir une crête, route, coupure ou bande de terrain ;
▪ aborder une lisière ;
▪ donner l’assaut.
L’intervalle moyen entre les militaires peut être de l’ordre de 5 m.
Le CDG se place au centre du dispositif.

Le conduct eur peut consolider un t rinôm e en vue de sa dissociat ion en deux binôm es (t rinôm e appui en part iculier).
43
4 .1 1 3 ¬ P a r t ic u la r it é d e s a g g lo m é r a t io n s
Le développement de l’urbanisation est tel que les localités constituent, de par leur situation géographique, des objectifs à conquérir ou à
défendre.
Le groupe est donc amené à se déplacer en milieu urbain.

▶ Co n g u r a t ion
Les rues sont généralement :
▪ étroites et tortueuses dans les parties anciennes des localités ; elles peuvent être facilement obstruées ;
▪ larges et droites dans les parties modernes ; elles représentent :
◆ pour l’attaquant, une possibilité de pénétration rapide,

◆ pour le défenseur, une possibilité de tir en en¿lade sur une grande distance.

Mais surtout, ces rues sont toujours dessinées entre des constructions plus ou moins hautes qui permettent d’appliquer le principe : « Qui
tient les hauts tient les bas ! ». Prendre garde aux toits, cheminées, fenêtres, etc.
En agglomération, il convient d’ajouter à ce principe : « Se mé¿er des bas ! ». Attention aux soupiraux des caves, aux égouts, tant pour leurs
réseaux de canalisations, que pour leurs accès (bouches d’égouts…).
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▶ Po p u la t ion
Elle peut apporter une aide, mais constitue la plupart du temps une gêne, voire une menace.

▶ P r o g r e s s ion
Les trinômes prennent en compte la troisième dimension et :
▪ progressent le long des murs, en utilisant les arcades, les ruelles… ;
▪ observent la façade opposée ;
▪ peuvent être temporairement imbriqués au moment de la traversée d’un carrefour important ;
▪ se protègent mutuellement, car en agglomération plus que n’importe où, l’ENI est partout.

4 .1 2 ¬ S’ a r r ê t e r , t o m b e r e n g a r d e
Tout arrêt commence par une tombée en garde :
▪ soit en ¿n de bond pendant que le CDG observe son nouveau compartiment de terrain ;
▪ soit sur ordre en ¿n de progression ;
▪ soit pour échapper aux vues et aux coups de l’ennemi.
L’arrêt est commandé par l’ordre « Halte ! » ou « FAH » (voix ou geste) ; les combattants se postent alors sommairement tout en prenant ins-
tinctivement un secteur d’observation.

TOMBER EN GARDE
44

SE DÉPLACER
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JUI N 2 01 6
Dans le cas particulier où une menace se dévoile inopinément, le CDG peut donner simplement comme ordre : « Face à… en garde ! ».
Chaque trinôme se poste alors face à la direction dangereuse, en mesure de recevoir des ordres complémentaires (ordres de tir).

4 .1 2 1 ¬ Ar r ê t d e c o u r t e d u r é e
Si le groupe ne reprend pas sa progression, le CDG jette un dispositif de mise en garde immédiate, en déterminant rapidement les zones
de terrain dans les limites desquelles les trinômes vont se poster a¿n :
▪ d’éviter les surprises ;
▪ de renseigner ;
▪ d’assurer la sûreté rapprochée dans les limites de portée des armes du groupe.

4 .1 2 2 ¬ Ar r ê t p r o l o n g é
Si le stationnement doit se prolonger, le CDG donne des consignes particulières.

RÔLE D U CD G EX ÉCUTI ON

Choisir un dispositif et donner


Placer les trinômes (ZMSPCP).
des ordres.

Observer et écouter. Répartir les missions de guet et préciser les consignes.

Préparer le combat
Préciser les consignes d’ouverture du feu et la nature du tir.
par le feu.
45
Si l’arrêt doit se prolonger, renseigner sur les possibilités d’action et effectuer les comptes rendus
Rendre compte.
d’observation.

S’installer éventuellement. Améliorer la mise en place et aménager le terrain.

4 .1 2 3 ¬ I m p é r a t ifs
Dans tous les cas, le point de station doit permettre, de jour comme de nuit :
▪ de se camou er ;
▪ d’avoir des vues sur le compartiment de terrain ;
▪ de se renseigner ;
▪ de pouvoir appliquer des feux ;
▪ de manœuvrer ;
▪ de quitter rapidement la zone ou de reprendre la progression.

4 .1 3 ¬ Ut i l i se r se s a r m e s
Pour le CDG, combattre consiste à exécuter des actes élémentaires, en coordonnant le feu et le mouvement, dans l’exécution en sûreté
de missions simples.
La conduite du tir par le CDG comporte :
▪ l’identi¿cation et la prise en compte des objectifs ;
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▪ le choix et la répartition des objectifs entre les trinômes ;
▪ l’ouverture du feu au moment opportun ;
▪ la gestion et la consommation des munitions ;
▪ la décision de renouveler le tir sur la même position, d’occuper des emplacements de rechange ou de rompre le contact ;
▪ la décision de cesser le feu ;
▪ le compte rendu des résultats obtenus.
La puissance de feu du groupe débarqué lui confère la capacité de détruire ou de neutraliser tout ou partie d’un ennemi à sa portée en adap-
tant la réaction à la situation du moment :
▪ détruire ou neutraliser un élément ennemi repéré ;
▪ surprendre l’ENI à courte distance ;
▪ réagir à une embuscade (surpris par l’ENI).

4 .1 3 1 ¬ D é t r u i r e o u n e u t r a li s e r u n é l é m e n t e n n e m i r e p é r é
Il s’agit, à partir d’une position favorable, d’appliquer sur un élément ennemi repéré, des tirs précis et entretenus pour le mettre hors de com-
bat, lui ôter toute possibilité d’action et permettre de ce fait le mouvement d’un élément ami.

RÔLE D U CD G EX ÉCUTI ON

Observer.
Localisation de l’élément ennemi.
Le groupe est en garde.
46
Répartir les objectifs et les secteurs de tir aux trinômes.
Donner les ordres et les commandements de tir.
Préciser la position des éléments amis.
Indiquer la nature des tirs à effectuer, les armes à utiliser, les modalités du tir et ¿xer les
consommations.
Conduire le feu. Prendre en compte les réactions adverses et la progression amie (distances de sécurité).
Veiller aux consommations.
Lever ou reporter les tirs.
Position, nature, volume, attitude de l’ENI.
Rendre compte. Actions entreprises et possibilités.
Pertes subies et in igées.
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4 .1 3 2 ¬ S u r p r e n d r e l ’e n n e m i à c o u r t e d i s t a n c e
S’il décèle le premier l’ennemi, le CDG réagit selon les ordres de son commandant de peloton. À courte distance, il exploite au plus vite son
avantage pour ¿xer, neutraliser, détruire ou capturer l’ENI.

RÔLE DU CDG EXÉCUTION


S’il n’a pas été décelé, le groupe :
• prend la formation en ligne ;
Réagir par le feu.
• ouvre le feu (tir au poser déclenché par surprise) ;
• donne éventuellement l’assaut au plus vite.
Le groupe s’efforce alors :
• de compléter ses premières observations ;
• de ¿xer ou de déborder la résistance ennemie ;
à l’issue de l’assaut :
Poursuivre (éventuellement) le combat par le feu ou
• de tomber en garde au-delà de la position ENI ;
s’in¿ltrer.
• d’organiser un dispositif de sûreté ;
• de fouiller ;
• de rassembler les prisonniers, les armes et les documents ;
• de donner les premiers soins.

4 .2 ¬ m i SSi o n S

4 .2 1 ¬ Ca d r e g é n é r a l d ’ e m p l o i
Le chef de groupe se déplace et parle, il : 47
• doit en perm anence garder à l’ esprit qu’ il doit com m ander en donnant des ordres sim ples, court s et int elligibles ;
• doit rendre com pt e en cas de nécessit é, événem ent nouveau ou m odiዾcat ion de la m ission reçue et lorsque la m is-
sion est rem plie ;
• se posit ionne de m anière à pouvoir facilem ent com m ander son groupe, percev oir lui-m êm e la sit uat ion et évaluer
le t errain.

Le groupe agit presque toujours dans le cadre de la manœuvre du peloton. Il peut cependant recevoir une mission particulière limitée dans
le temps et agir de manière autonome.
Le CDG reçoit sa mission du commandant de peloton.
Donnée de vive voix ou par radio, la mission peut se schématiser par un verbe indiquant l’action à accomplir, des compléments précisant
l’objectif, l’ennemi, les modalités de temps, de lieu, de mouvement, etc.
Exemple : surveiller le carrefour situé à tel endroit pour renseigner sur le passage de tout ennemi arrivant de l’Est, et ce jusqu’à nouvel ordre…

4 .2 1 1 ¬ D a n s le c a d r e d u p e lo t o n
Le CDG a comme souci constant :
▪ d’exécuter sa mission intégralement, en respectant les différentes modalités qui lui ont été ¿xées (dans sa lettre), conformément à l’inten-
tion du commandant de peloton (dans son esprit). Face à un incident imprévu, il doit faire preuve d’initiative pour faciliter la manœuvre
du peloton et lui permettre d’atteindre son objectif ;
▪ d’agir en liaison avec les autres groupes, en observant leur progression, en leur fournissant éventuellement les appuis dont ils peuvent
avoir besoin soit sur ordre, soit de sa propre initiative ;
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JUI N 2 01 6
▪ d’assurer la sûreté du groupe en déplacement comme à l’arrêt ; il adapte constamment son dispositif en fonction de l’ennemi et du terrain ;
▪ de rendre compte au commandant de peloton :
◆ de tous renseignements sur l’ennemi, sur les obstacles et, éventuellement, le terrain qui peuvent in uer sur la manœuvre du peloton,

◆ régulièrement de sa position en veillant à être bref et précis.

4 .2 1 2 ¬ D e m a n iè r e a u t o n o m e
Animé par la volonté d’exécuter sa mission, le CDG :
▪ informe ses subordonnés de l’objectif qui lui est ¿xé et de son intention pour favoriser l’initiative individuelle ;
▪ fait lui-même preuve d’initiative en fonction des circonstances ;
▪ agit rapidement et discrètement ;
▪ a le souci d’assurer la sûreté de son groupe, et a le ré exe du compte rendu.

4 .2 2 ¬ M i ssi o n s
Les missions pouvant être assurées par le groupe de combat sont les suivantes :
▪ Couvrir ;
▪ Appuyer ;
▪ Surveiller ; Moyen mnémotechnique : CASTRE.
▪ Tenir ;
48
▪ Reconnaître ;
▪ Éclairer.

4 .2 2 1 ¬ C o u vr i r

▶ Dé n it io n
Prendre l’ensemble des mesures actives ou passives pour renseigner et s’opposer par le feu et le mouvement à une action éventuelle de
l’ennemi pouvant menacer le déroulement de l’action principale amie.

▶ P r in c ip e s
Cette mission, qui consiste généralement en l’installation du groupe en poste de surveillance ou en poste de combat, est toujours ¿xée dans
le cadre d’une manœuvre du peloton (intercepter, détruire, surveiller, reconnaître…).
Il ne faut pas limiter l’exécution de cette mission à la seule composante utiliser ses armes. Des mesures passives peuvent s’avérer suf¿-
santes. L’ENI détecté ne menace pas forcément l’action en cours. Dans ce cas, il s’agira surtout d’observer et de rendre compte.
Cette mission se distingue de celle d’appuyer :
▪ par ses composantes ;
▪ par le fait que la liaison à vue avec l’élément couvert n’est pas systématique ;
▪ par le fait que les secteurs de tir n’évoluent pas en fonction de l’élément AMI ;
▪ par les consignes d’ouverture du feu.
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JUI N 2 01 6
▶ Dé r ou le m e n t

COM POSA N TES RÔLE D U CD G

Rejoint la position ¿xée par le commandant de peloton (CDP).


SE DÉPLACER
Jette un dispositif sommaire : FAH, ZMC.
TOMBER EN GARDE
Reconnaît la position et dé¿nit le dispositif dé¿nitif : GRO.

Place chaque trinôme (ZMSPCP) en précisant :


• le secteur ;
• le guet ;
SE POSTER
• les consignes d’ouverture du feu ;
(poste de combat ou de surveillance)
• la limite que l’ENI ne doit pas franchir ;
• les modalités de rupture du contact (éventuellement).
Fait aménager les postes de combat.
Contrôle et conserve la liaison (généralement par radio) avec l’élément principal, le plus souvent
S’ASSURER DES LIAISONS
commandé par le CDP.
RENDRE COMPTE Transmet toute information susceptible d’intéresser le CDP et/ou le chef de l’élément qu’il couvre.

RÉA GI R

Déclenche et conduit le tir :


• selon les ordres reçus,
UTILISER SES ARMES • à son initiative, sur toute menace contre le déroulement de l’action qu’il couvre,
• en état de légitime défense.
Fait cesser le feu à son initiative, dès que la menace a disparu.
Se replie si possible à l’insu de l’ENI, vers le point de recueil qui lui a été ¿xé. 49
ROMPRE LE CONTACT SUR
Quitte la position avec le dernier trinôme.
ORDRE DU CDP
Au besoin, conduit le déplacement de ses trinômes pour quitter sa position sous le feu ENI.

4 .2 2 2 ¬ Ap p u ye r

▶ Dé n it io n
Apporter une aide à une autre unité, spontanément ou sur ordre, par le mouvement ou par le feu.
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JUI N 2 01 6
▶ Dé r ou le m e n t

COM POSA N TES RÔLE D U CD G

Choisit un dispositif et le fait adopter par ses trinômes. Il doit permettre d’avoir des vues directes sur
l’objectif et d’appliquer des feux en étant soi-même protégé.
Précise dans les consignes :
• le guet ;
TOMBER EN GARDE OU S’INSTALLER
• l’ouverture du feu, éventuellement, l’intensi¿cation du feu (sur quels objectifs, durée) et la levée
du tir ;
• le signal de report ou de levée de tir et les nouvelles limites des secteurs de tir.
Fait aménager les postes de combat.
Fait assurer la permanence de l’observation par la vue et l’ouïe.
OBSERVER
Guide et renseigne l’élément ami.
Conserve la liaison à vue avec l’élément appuyé.
ASSURER LA LIAISON AVEC L’ÉLÉMENT APPUYÉ
Fait adapter les secteurs de tir en fonction de la position de cet élément.
Rend compte à son chef de son installation et de la situation.
RENDRE COMPTE Alerte éventuellement le chef de l’élément appuyé en cas de changement de situation concernant
l’objectif.
Déclenche et conduit le tir :
• sur ordre de son commandant de peloton ;
• en fonction de la réaction ENI ;
• en cas de menace directe contre l’action de l’élément appuyé.
Veille aux distances de sécurité (LRAC 89 mm).
APPLIQUER DES FEUX
Fait intensi¿er le feu selon ses consignes.
Lève ou reporte le tir : 50
• sur ordre ;
• en fonction des consignes reçues ;
• à son initiative.

4 .2 2 3 ¬ S u r ve il l e r

▶ Dé n it io n
Mission ou mesure de sûreté qui consiste à déceler toute activité de l’ennemi en un point, sur une direction ou dans une zone dans le but
d’alerter et de renseigner.

▶ P r in c ip e s
Pour remplir cette mission, le CDG met en place un poste de surveillance.
Cette mise en place réclame la plus grande discrétion. Le groupe doit s’installer le plus loin possible du point ou du secteur à surveiller.
La mission pouvant durer, il faut économiser ses personnels.
Le dispositif doit être adapté en fonction de la visibilité : les emplacements de jour et de nuit doivent être différents en fonction des moyens
de détection et d’observation dont dispose le groupe.
La mission ne comprend pas d’action de feu. L’ENI ne doit pas se douter qu’il est surveillé.
La surveillance se fait par l’ouïe et la vue.
La permanence, la rigueur et la cohérence de l’observation doivent être contrôlées et entretenues.
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JUI N 2 01 6
▶ Dé r o u le m e n t

COM POSA N TES RÔLE D U CD G

PRÉPA RA TI ON
Si la position n’est pas déjà occupée par des amis :
• effectue un déplacement en sûreté avec tout son groupe ;
• jette un dispositif sommaire face à la zone à surveiller.
Si la position est tenue par des amis :
ABORDER LA ZONE ET TOMBER
• effectue un déplacement en sûreté avec tout son groupe ;
EN GARDE
• tombe en garde à proximité de la position ;
• prend contact et s’identi¿e en fonction des consignes du commandant de peloton ;
• récupère le croquis de surveillance ;
• jette un dispositif initial identique à celui du groupe qu’il relève.
Détermine sur le terrain :
• la zone à surveiller (limite gauche, limite droite),
• les points dangereux susceptibles d’être utilisés par l’ENI et les emplacements les plus favorables pour
les surveiller.
EFFECTUER LES • Veille à la sûreté (terrestre et aérienne).
RECONNAISSANCES Arrête un dispositif :
ET ORGANISER • emplacements des trinômes à vue du CDG ;
L’OBSERVATION • emplacements de l’adjoint et le sien ;
• secteurs de surveillance ;
• chemin de repli ;
• zone de ralliement (ZR) du groupe ;
• emplacement de la zone vie (ZV).
EX ÉCUTI ON
51
Place chaque trinôme (ZMSPCP).
Fixe les consignes (ESTOMAC) en précisant :
• les postes de combat en cas de contact avec l’ENI,
• les modalités de transmission des CR,
• un emplacement de repos, si la mission est appelée à durer,
S’INSTALLER
• les modalités en cas de rupture de contact (signal, à quel moment et dans quel ordre),
la ligne d’ouverture de feu immédiate.
Fait effectuer la reconnaissance par rotations de l’emplacement de la ZV, de la ZR et de l’itinéraire de repli.
Fait un croquis d’installation et de surveillance très précis avec des consignes écrites d’alerte et de compte
rendu.

Désigne un élément pour :


• permettre au groupe de rompre le contact si besoin ;
SE COUVRIR
• permettre d’interdire le franchissement par l’ENI d’une ligne précise sur le terrain (ligne d’ouverture du
(éventuellement)
feu [LOF]) ;
• donner les délais nécessaires pour désengager tous les éléments.

Avec le commandant de peloton :


• contrôle la liaison prescrite ;
• effectue et fait effectuer éventuellement une reconnaissance de l’itinéraire entre sa position et celle du
ÊTRE EN LIAISON commandant de peloton.
Avec ses éléments :
• fait mettre en place un système de transmission de l’alerte et prescrit des comptes rendus d’observation ;
• véri¿e que ce système fonctionne.

OBSERVER Fait assurer et véri¿e la permanence de l’observation par la vue et l’ouïe, dans le secteur prescrit.
Donne l’alerte dès le premier contact.
RENDRE COMPTE
Renseigne en temps réel le commandant de peloton sur l’ENI (NVAD).
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▶ Cr oq u is d e s u r ve illa n c e
▷ Cr oq u is d e s u r ve illa n c e d u CDG
Le croquis doit être dessiné en deux exemplaires : un pour le CDG et un pour le CDP.
Le premier exemplaire sera conservé par le CDG et pourra lui servir en cas de relève sur poste par un autre groupe.
Le CDP récupérera le second exemplaire de ses CDG et les fusionnera pour n’en faire qu’un, qu’il dessinera également en deux exemplaires.
Après s’être installé, le CDG élaborera un croquis de surveillance en corrélation avec l’ordre initial (OI) du CDP et le ZMSPCP du groupe.

▷ Élé m e n t s d e va n t a p p a r a ît r e s u r le c r o q u is
▪ Les détails topographiques de la zone concernant le groupe et ses abords ;
▪ le Nord ;
▪ l’ennemi du groupe ;
▪ les éléments du groupe, leurs missions et la position du CDG dans le dispositif ;
▪ les azimuts des différentes limites de secteurs avec les distances correspondantes ;
▪ une LOF (ligne d’ouverture du feu) pour la sûreté du groupe et avec sa distance ;
▪ un baptême terrain avec les distances correspondantes, en fonction des ordres du CDP ;
▪ le chemin de repli du groupe en indiquant l’azimut et la distance jusqu’à la zone de recueil ou de ralliement (ZR) du groupe ;
▪ l’emplacement de la zone vie (ZV), si mise en place ; 52
▪ une légende.
Le CDG peut dater et signer le croquis.

▷ Exe m p le d ’u n c r oq u is d e s u r ve illa n c e
TERRA I N CROQUI S
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JUI N 2 01 6
Découpage du terrain dans la profondeur, s’appuyant sur des points caractéristiques avec un baptême et une distance : L1 : 300 m
Ligne d’ouverture du feu (avec distance) : LOF : 75 m
Chemin de repli :
Zone de ralliement (ZR, avec AZM et distance) :

4 .2 2 4 ¬ Te n ir

▶ Dé n it io n
Occuper et défendre un espace de terrain pour empêcher l’ennemi de l’occuper ou de l’utiliser.

▶ P r in c ip e s
Mission toujours conduite sans esprit de recul.
Pour remplir cette mission, le CDG organise un poste de combat qui :
▪ fait presque toujours partie d’un système général de défense du peloton ;
▪ peut recevoir des appuis et en fournir ;
▪ est si possible camou é aux vues aériennes et terrestres ;
▪ doit prendre appui sur un obstacle et offrir de bonnes vues et des possibilités de tir et de protection ;
▪ est peu accessible aux engins tout terrain. 53

▶ Dé r ou le m e n t
COM POSA N TES RÔLE D U CD G

PRÉPA RA TI ON

Si la position est tenue par des amis :


• effectue un déplacement en sûreté avec tout son groupe ;
• tombe en garde à proximité du point à tenir ;
• prend contact et s’identi¿e en fonction des consignes du commandant de peloton ;
ABORDER LE POINT ET • récupère le plan de feux du dispositif en place ;
TOMBER EN GARDE • jette un dispositif initial identique à celui du groupe qu’il relève.
Si la position n’est pas tenue par des amis :
• effectue un déplacement en sûreté avec tout son groupe ;
• aborde la zone en sûreté ;
• jette un dispositif sommaire face à la direction dangereuse.
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COM POSA N TES RÔLE D U CD G

Détermine :
• les possibilités de l’ENI : voies d’approche, emplacements de tir possibles… ;
• les possibilités que lui offre le terrain : vues, camou age, protection, champs de tir.
En déduit :
• les postes de combat (jour et nuit si nécessaire) de ses trinômes et l’emplacement du véhicule (éventuellement) .
les secteurs de tir, en prenant en compte :
RECONNAÎTRE
• la portée des armes ;
• les couloirs d’in¿ltration à interdire ;
• les appuis à fournir aux groupes voisins ;
• les obstacles à réaliser (pièges et mines) ;
• le(s) chemin(s) de repli ;
• les liaisons à assurer.

Place chaque trinôme et donne un ZMSPCP.


Précise :
• la position des amis les plus proches, leurs secteurs de tir ;
• les missions d’observation ;
DONNER DES ORDRES
• les missions de tir et les conditions d’ouverture du feu ;
ET DES CONSIGNES
• l’ordre d’urgence des travaux à réaliser ;
• la conduite à tenir et les conditions de repli/rupture du contact ;
• le guet aérien ;
• la durée sur zone.

EXÉCUTION
Contrôle l’exécution des ordres et consignes.
Organise le repos de ses hommes. 54
S’INSTALLER
Veille à la qualité des emplacements de combat.
Réalise un croquis d’installation.
OBSERVER Fait assurer la permanence de l’observation.
En temps réel du NVAD de l’ENI, en fonction des consignes reçues.
RENSEIGNER
Des effets obtenus sur l’ENI.
Désigne un élément pour :
SE COUVRIR
• permettre au groupe de rompre au besoin le contact ;
(éventuellement)
• interdire à l’ennemi le franchissement d’une ligne précise sur le terrain.
RÉA CTI ON
Fait déclencher les tirs au moment le plus favorable.
METTRE EN ŒUVRE
Fait respecter la discipline du feu.
SES ARMES
Gère ses munitions et rend compte de sa consommation au commandant de peloton.
De l’installation du dispositif (possibilités d’observation et de tir).
De l’arrivée de l’ENI.
De l’action engagée.
RENDRE COMPTE
Des pertes in igées et subies.
Des consommations.
Des capacités du groupe en ¿n d’action.
Déclenche et conduit le repli si possible à l’insu de l’ENI :
ROMPRE LE CONTACT • soit d’un seul bloc, sous la protection d’éléments amis ;
SUR ORDRE • soit par échelons, si le groupe agit seul ou a été chargé de protéger le repli d’amis ;
Quitte la position avec le dernier trinôme.
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RENDRE COMPTE

RENSEIGNER

OBSERVER

METTRE EN ŒUVRE SES ARMES

S’INSTALLER

SE COUVRIR ROMPRE LE CONTACT

4 .2 2 5 ¬ R e c o n n a ît r e 55
▶ Dé n it io n
Aller chercher le renseignement d’ordre tactique ou technique, sur le terrain ou sur l’ennemi, sur un point ou dans une zone donnée, en
engageant éventuellement le combat.

▶ P r in c ip e s
La zone d’intervention du groupe ne doit pas excéder 200 m.
Selon la situation et le terrain, le groupe sera appuyé par l’autre groupe.
L’action se décompose en deux phases :
▪ une progression par in¿ltration ;
▪ la reconnaissance proprement dite.
Le groupe agit isolément. l’élément du CDG s’in¿ltre vers l’objectif :
▪ par un cheminement ou en effectuant des bonds courts ;
▪ en pro¿tant au maximum des masques que le terrain lui offre pour se protéger autant que possible des vues et des coups de l’ENI ;
▪ appuyé par un élément sous les ordres de l’adjoint.
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Le groupe doit rester dans la main du CDG ; pour cela :
▪ le groupe doit rester dans le même compartiment de terrain ;
▪ l’élément qui déborde doit signaler régulièrement sa position lors de sa progression à l’élément qui appuie, surtout lorsqu’il utilise les
masques du terrain.
Le CDG doit :
▪ avant l’action, se ménager un temps de ré exion (voir GRO) ;
▪ en cours d’action, constater lui-même l’état du terrain, la présence ou l’absence de traces ennemies et pour cela se rendre physiquement
sur les lieux.
La reconnaissance d’un point ne se limite pas au point lui-même, mais elle s’étend aux zones avoisinantes d’où l’ennemi peut intervenir.
Si la reconnaissance est l’objet même de la mission, le CDG doit effectuer lui-même la fouille. Il doit aborder l’objectif en toute sécurité, effec-
tuer une fouille sommaire et tomber en garde au-delà de l’objectif face à la direction dangereuse. Il peut alors effectuer, en toute sécurité,
une fouille plus poussée avec un combattant.

▶ Dé r ou le m e n t
COM POSA N TES RÔLE DU CDG

SE DÉPLACER Progresse rapidement et discrètement jusqu’à un point offrant des vues directes sur l’objectif.

Poste le groupe dès son arrivée sur le site d’observation.


TOMBER EN GARDE
Donne aux trinômes un ordre d’installation sommaire.
56
Recherche tout indice ou activité suspecte sur le point et ses abords.
Ré échit à son action en recherchant sur le terrain :
OBSERVER
• les points forts pour appuyer ;
SE RENSEIGNER
• les repères pour les reports de tir ;
RENSEIGNER
• des itinéraires dé¿lés pour s’approcher en sûreté de l’objectif ;
• les zones d’implantation de l’ennemi et ses possibilités d’accès au compartiment de terrain.

Donne ses ordres à l’élément qui va appuyer (ZMSPCP).


Fixe les conduites à tenir.
Conditions d’ouverture du feu :
• à quel moment ;
• sur ordre ou à l’initiative.
Report ou de lever de tir :
• à quel signal ;
APPUYER • dans quel secteur ;
• nouvelles limites.
Rejoindre :
• quand ;
• à quel signal ;
• par où ;
• jusqu’où ;
• zone de mise en garde.
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COM POSA N TES RÔLE DU CDG

Donne ses ordres à l’élément qui va aborder l’objectif (MOICP).


Précise :
• l’itinéraire de débordement, si possible à l’abri des vues et des coups de l’ENI.
l’abordage de l’objectif :
DÉBORDER • à partir d’où ;
ABORDER ET ÉVENTUELLEMENT • dans quelle formation.
COMBATTRE tomber en garde :
• à quel endroit (au-delà du point à reconnaître) ;
• face à quelle direction.
rencontre avec l’ennemi : ¿xer ou rompre le contact par tel itinéraire jusqu’à tel point de ralliement.
conduit le débordement, en privilégiant la sûreté et la discrétion, et coordonne l’appui.

Fait :
TOMBER EN GARDE • reconnaître rapidement l’objectif (fouille sommaire) ;
FOUILLER • tomber en garde au-delà de l’objectif (coiffe l’objectif) ;
• effectue lui-même une fouille plus poussée, avec éventuellement un élément.

SE RÉORGANISER Rappelle son appui et poste son groupe face à la direction dangereuse.

RENDRE COMPTE Renseigne son chef.

Première phase

200 m (1) maximum


57

SE RENSEIGNER

S
TOMBER EN GARDE
OBSERVER

S
S
RENSEIGNER

SE DÉPLACER
S

(1)
200 m correspondent à la distance d’appui entre la position de l’élément qui appui et le point à reconnaître.
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JUI N 2 01 6
Deuxième phase

tir
TOMBER EN GARDE d e
rt
po
C re

ABORDER FOUILLER

C
APPUYER

DÉBORDER

Troisième phase
58

RENDRE COMPTE
S
S

S
S

SE RÉORGANISER
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JUI N 2 01 6
▶ Re c o n n a is s a n c e d ’u n e m a is o n
Il s’agit de se déplacer aux abords de la maison, puis de l’aborder pour se renseigner sur les caractéristiques des lieux et sur la présence
de l’ennemi a¿n, éventuellement, de le détruire.

▷ P r in c ip e s
Il ne peut y avoir de règles impératives pour pénétrer dans une maison. L’action dépend de la situation (ennemi et terrain), du type d’habi-
tation et des délais ¿xés.
Il convient de rappeler que :
▪ tout bâtiment facilite le jeu de la ruse et des pièges de l’ennemi ;
▪ l’entrée principale est certainement battue ou piégée ;
▪ toutes les mesures doivent être prises pour éviter les pertes.
Il y a toujours intérêt à pénétrer dans une maison par une ouverture située en hauteur (possibilité de grenader les escaliers et les niveaux
inférieurs). Cette action se fait par les toits ou les étages supérieurs (maisons mitoyennes) ou par escalade (maison isolée). Mais au cours
de cette phase, les combattants sont très vulnérables.
L’attitude du groupe diffère selon les renseignements reçus, notamment sur la présence de l’ennemi ou d’habitants. Dès que l’ennemi s’est
manifesté, la reconnaissance se transforme en réduction de résistance.

▷ M od a lit é s p a r t ic u liè r e s d a n s le d é r ou le m e n t
Le CDG doit insister sur certaines phases dans le déroulement de la reconnaissance d’une maison par rapport à la mission de reconnais- 59
sance d’un point.
▪ Observer - Se renseigner
◆ Rechercher les indices de présence de l’ENI ou d’habitants dans et aux abords immédiats de la maison.

◆ Obtenir le maximum de renseignements sur la con¿guration de l’objectif :

∙ ouvertures :
- possibilité de pénétration,
- possibilité de tir de l’adversaire,
∙ itinéraires d’accès,
∙ emplacement le plus favorable pour appuyer la reconnaissance.
▪ Appuyer
Donner des ordres précis à l’élément d’appui :
◆ conditions d’ouverture du feu ;

◆ report ou levée du tir ;

◆ itinéraire d’abordage et point de pénétration de l’élément de reconnaissance.

▪ Déborder - Aborder - Combattre (éventuellement)


Préciser à l’élément de reconnaissance :
◆ le point de pénétration ;

◆ la prise en compte de la cage d’escalier ;

◆ la conduite à tenir en cas de présence d’habitants.


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JUI N 2 01 6
4 .2 2 6 ¬ É c la ir e r

▶ Dé n it io n
Rechercher le renseignement, sans engager le combat, pour contribuer à la sûreté rapprochée du chef et de la troupe(1) .

La dist inct ion avec la m ission reconnaît re est prim ordiale : « sans engager le com bat ».

▶ Dé r ou le m e n t
L’action est menée différemment selon que le groupe progresse à pied ou en véhicule. Le point clé pour l’exécution de cette mission est la
discrétion.

▷ À p ie d

COM POSA N TES RÔLE D U CD G

• Choisit un cheminement discret, à l’abri des vues, et prend des repères pour conserver la direction
générale ¿xée par le commandant de peloton.
• Progresse en sûreté avec discrétion, le plus souvent dans une formation où les distances entre les
SE DÉPLACER
trinômes sont grandes et de PO en PO.
• Adapte en permanence la formation au terrain. 60
• Commande le plus souvent possible par gestes.
• Fait assurer la permanence de l’observation par la vue et l’ouïe.
OBSERVER • Porte particulièrement ses efforts sur les PO, en particulier avant de s’engager dans un nouveau com-
partiment de terrain.

• Rend compte à son chef de toute présence ou de tout indice de présence ENI.
RENSEIGNER
• Renseigne son chef sur le(s) cheminement(s) possible(s) pour remplir sa mission.

RÉACTIONS

UTILISER SES ARMES ET RIPOSTER • Ne fait ouvrir le feu que pour riposter et permettre aux trinômes de se poster.
• Conduit le feu et les déplacements pour dégager ses trinômes pris sous le feu.
• Place ses trinômes le plus rapidement possible hors des coups et des vues.
ROMPRE LE CONTACT
• Quitte la position avec le dernier trinôme.
• Se replie vers un point de ralliement et tombe en garde.

RENDRE COMPTE • Au commandant de peloton après avoir effectué le bilan : personnel, armement, matériel (PAM).

(1)
Il s’agit bien de déceler l’ENI le premier, sans se faire soi-même détecter, de se soustraire à son feu si l’on a été détecté, le but étant d’éviter toute surprise au peloton et de permettre
à son chef de prendre une décision. Cette mission sera donnée au groupe progressant en tête de peloton.
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JUI N 2 01 6
▷ En vé h ic u le
COM POSA N TES RÔLE D U CD G

SE DÉPLACER • Les bonds de PO en PO sont de plus grande amplitude.


• Répartit les secteurs d’observation à partir du véhicule.
À l’arrêt :
OBSERVER • peut faire arrêter le moteur pour améliorer l’observation (l’ouïe), notamment de nuit,
• débarque et reconnaît à pied un point suspect,
• prépare le bond suivant.
Ne fait ouvrir le feu que pour permettre :
RIPOSTER • au véhicule de sortir du secteur de tir ;
• au personnel de débarquer et se poster si le véhicule ne peut se dégager.
RENDRE COMPTE À son commandant de peloton par radio.

4 .3 ¬ P r o c é d é S

4 .3 1 ¬ Pa t r o u i l l e

4 .3 1 1 ¬ O b je t
Procédé d’exécution qui consiste, pour un détachement, à se porter dans une zone ou un secteur déterminé pour :
61
▪ y recueillir des informations ;
▪ conduire des activités de combat, d’observation ou de recherche ;
▪ af¿rmer ou manifester une présence physique par la force.

4 .3 1 2 ¬ P r in c ip e s
Le principe de base de l’exécution doit être la discrétion absolue, d’où :
▪ une adaptation de la formation au terrain et à la situation ;
▪ un retour par un itinéraire différent.

4 .3 1 3 ¬ P r é p a r a t io n

PRÉPA RA TI ON ÉTUD E D U CD G

Étude de la mission GRO


Étudie le terrain, en particulier :
• itinéraire aller-retour (si possible différents) ;
Choix de l’itinéraire
• points de repère ;
• limites de bond et points d’observation.
• Donne un ordre préparatoire (PATRACDR).
Organisation • Choisit l’articulation de son groupe.
• Donne un ordre initial (SMEPP).
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JUI N 2 01 6
4 .3 1 4 ¬ E xé c u t i o n

COM POSA N TES RÔLE D U CD G

Conduit le déplacement en deux phases :


SE DÉPLACER (ALLER) • une approche lointaine : en bloc et en sûreté de PO en PO ;
• une approche immédiate : par bonds courts et coups de sonde.
• Répartit les missions à partir du dernier PO, par un ordre en cours d’action (SMEPP).
EXÉCUTER LA MISSION
• Exécute la mission reçue (généralement surveiller ou reconnaître).
• Conduit le déplacement retour par un itinéraire différent, mais avec les mêmes précautions qu’à l’aller.
SE DÉPLACER (RETOUR)
• Se fait reconnaître en abordant les positions amies, selon les consignes reçues (mot de passe, signal…).
RÉA CTI ON S
RIPOSTER Conduit le feu en cas d’agression et manœuvre pour dégager les trinômes pris sous le feu.
Rejoint un point favorable pour se défendre ou le point de ralliement ¿xé par le commandant de peloton, en utili-
S’ESQUIVER
sant un cheminement à l’abri des vues et des coups.
RENDRE COMPTE À son commandant de peloton par radio, verbalement et/ou par écrit.

4 .3 2 ¬ Em b u sca d e

4 .3 2 1 ¬ O b je t
Il s’agit pour le groupe d’intervenir par surprise, avec un préavis plus ou moins important, contre un élément ennemi à sa portée et en cours
de déplacement. 62
Cette mission s’exécute sur renseignement.
Le groupe agit par embuscade en vue de détruire l’ennemi ou de lui interdire le passage.

4 .3 2 2 ¬ P r in c ip e s
Le CDG étant suf¿samment renseigné sur l’attitude et le volume de l’ennemi, il choisit un emplacement favorable offrant un bon champ de
tir et permettant :
▪ de ne pas être décelé ;
▪ d’observer de loin et de mettre en œuvre simultanément toutes les armes ;
▪ de ralentir et d’isoler l’ENI ;
▪ d’éviter toute possibilité de débordement ;
▪ de pouvoir s’esquiver rapidement et discrètement.
Le dispositif doit comprendre au minimum trois éléments :
▪ alerte + couverture ;
▪ arrêt ;
▪ assaut ;
▪ recueil.
La zone d’installation des trois éléments ne doit pas excéder 100 m a¿n d’assurer une liaison et une communication ef¿cace entre eux.
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JUI N 2 01 6
La réussite de la mission repose sur :
▪ la surprise ;
▪ la brutalité de l’action.

Si l’ ENI se présent e dans une conዾgurat ion dangereuse, une em buscade doit t oujours pouvoir êt re abandonnée sans
at t irer l’ at t ent ion.

4 .3 2 3 ¬ E xé c u t i o n

COM POSA N TES RÔLE D U CD G

PRÉPA RA TI ON
Reconnaît discrètement la zone de l’embuscade.
Articule son dispositif qui comprend :
- un élément d’alerte avec un moyen radio. Mission :
• rendre compte de l’arrivée de l’ennemi, de son volume et de son articulation ;
• mission secondaire : couvrir l’action principale.
- un élément d’arrêt avec moyen radio. Missions :
• stopper la progression de l’adversaire en le détruisant ;
ÉTUDE PRÉLIMINAIRE
• appuyer l’assaut.
- un élément d’assaut avec moyen radio. Missions :
• détruire l’ennemi par le feu et par le choc ;
• fouiller l’ennemi. 63
Si nécessaire :
• un point de recueil avec moyen radio assuré par un autre groupe ou le véhicule du groupe ;
• une couverture assurée par un autre groupe.
EX ÉCUTI ON
Installe son dispositif dans l’ordre :
• 1 alerte ;
• 2 couvertures (si prévue) ;
• 3 arrêt ;
METTRE EN PLACE
• 4 assaut.
Donne les consignes rigoureuses d’ouverture du feu et de report de tir.
Fixe les signaux d’assaut et d’esquive.
Se place à l’endroit qu’il estime déterminant.
À l’arrivée de l’ennemi, selon les renseignements fournis par l’élément d’alerte, décide de déclencher ou
non l’embuscade.
Lorsque l’ennemi est dans la nasse au niveau d'un point déterminé, il fait déclencher le tir par l’élément
d’arrêt et l’élément d’assaut, puis :
DÉTRUIRE - première possibilité :
• lève ou fait reporter le tir de l’élément d’arrêt ;
• fait donner l’assaut.
- deuxième possibilité :
• fait rompre le contact.
Deux possibilités : le CGD :
• jette un dispositif de mise en garde pour tenir la zone ;
• fait décrocher vers le point de recueil dans l’ordre :
RÉORGANISER 1 assaut,
2 arrêt,
3 alerte,
4 couverture (si prévu).
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JUI N 2 01 6
Il rend compte pendant les différentes phases :
• de l’installation ;
RENDRE COMPTE • de l’arrivée et de l’engagement de l’ENI ;
• de l’action conduite, des pertes in igées ou subies ;
• du repli du groupe.

100 m (2) maximum


ALERTE
RECUEIL
(couverture)
ENI

ASSAUT

<
ARRÊT

COUVERTURE (1)

64
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JUI N 2 01 6

4 .4 ¬ r é a c t i o n S Pa r t i c u l i è r e S

4 .4 1 ¬ Ré a g i r so u s l e f e u d e s a r m e s à t i r d i r e ct
Lorsque le groupe est surpris par l’ENI, il doit absolument limiter l’ef¿cacité des tirs de l’adversaire, conserver l’initiative et reprendre l’ascen-
dant sur ce dernier.
La réussite de cette réaction dépendra essentiellement de la réactivité du chef et de son groupe.
Selon la situation, localiser l’origine des tirs et déterminer le volume de l’ENI sont déterminants pour adopter la bonne réaction.
Différentes situations et les réactions les mieux adaptées vont être présentées ci-après :
▪ le groupe se déplace en véhicule :
◆ le véhicule n’est pas détruit,

◆ le véhicule est immobilisé sous le feu ;

▪ le groupe est à pied :


◆ arrêté,

◆ en déplacement :

∙ pris à partie à très courte portée (0 à 50 mètres),


∙ pris à partie à moyenne portée (100 à 300 mètres),
∙ pris à partie à longue distance (au-delà de 300 mètres).
65
4 .4 1 1 ¬ Le g r o u p e s e d é p l a c e e n vé h ic u le

▶ Le vé h ic u le n ’e s t p a s d é t r u it
▪ Accélérer pour sortir le plus vite possible de la zone battue par les feux.
▪ Trouver une position abritée et/ou hors de portée des armes de l’ennemi.
▪ Faire débarquer son groupe en protection rapprochée tous azimuts et, après détermination de la nature, du volume et de la position de
l’ennemi, se tenir prêt à faire riposter son groupe face à cette menace, selon les ordres qui seront donnés par le CDP.
▪ Faire un point très rapide des pertes et un premier CR succinct (incident, ennemi, localisation, nouvelle position du groupe, bilan).
▪ Après un point très précis, faire un CR plus complet avec les bilans et les demandes éventuelles (en particulier MÉTHANE, appuis…).

▶ Le vé h ic u le e s t im m ob ilis é e t p r is s o u s le fe u
▪ Déterminer l’origine des tirs.
▪ Faire débarquer le groupe le plus rapidement possible du bon côté du véhicule.
▪ Faire riposter.
▪ Repérer un abri à proximité immédiate du véhicule et faire ou faire faire le bilan des pertes.
▪ Par appui entre trinômes, faire rejoindre la position repérée.
▪ Rendre compte de la situation et organiser la riposte, en fonction de la mission, des ordres reçus et du volume de l’ennemi.
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JUI N 2 01 6
4 .4 1 2 ¬ Le g r o u p e e s t à p i e d

▶ Le g r o u p e e s t à p ie d e t à l’a r r ê t
Considérant qu’en zone d’insécurité le groupe à l’arrêt est toujours tombé en garde face à la direction dangereuse, ou au pire a adopté un
dispositif de sûreté rapprochée, le CDG a donc déjà donné un ZMSPCP avec des consignes de tir précises. Il doit alors :
▪ Déterminer l’origine des tirs ;
▪ Organiser la riposte en désignant à tous l’ennemi ;
▪ Préciser éventuellement les cadences de tir ;
▪ Réadapter le cas échéant, son dispositif ;
▪ Occuper progressivement des positions de combat et les aménager pour déceler l’ENI, riposter, voire le ¿xer ;
▪ Rendre compte précisément.

▶ Le g r o u p e s e d é p la c e à p ie d
Ce cas, le plus complexe, nécessite d’envisager plusieurs hypothèses. Globalement, dès les premiers tirs ennemis, la réaction individuelle
doit être de se poster, ce qui rend le commandement du groupe plus dif¿cile : le CDG ne voit plus tous ses hommes, chacun d’entre eux a
une vue parcellaire et ne riposte pas forcément dans la bonne direction.
Par conséquent, une réaction rapide et un commandement ferme du CDG doivent pallier les réactions irrationnelles ou l’absence de réac-
tion individuelle.
66
▷ Le g r o u p e e s t p r is à p a r t ie à t r è s c o u r t e p or t é e (0 à 1 0 0 m è t r e s )
C’est le cas de l’embuscade antipersonnel à très courte portée, le plus défavorable. Seule l’intelligence de situation et/ou les ré exes du
CDG prévalent en la matière.
▪ De 0 à 50 mètres
Dans ce cas de ¿gure, la réaction qui va prévaloir en fonction du volume de l’ENI, est de donner l’assaut.

RÔLE D U CDG EX ÉCUTI ON PA R LE GROUPE

• Adopte immédiatement la ligne face à la direction d’où viennent les tirs.


Commande : « face à, en ligne, à l’assaut ! ».
• Riposte par un feu intensif.
• Fait respecter au mieux l’alignement (CDG au centre du dispositif).
• Débouche en ligne.
• Insuf e l’élan.
• Ne cesse le tir qu’après avoir dépassé la position ENI.
• Veille à la permanence du feu.
• Détruit au passage les positions ENI.
• Pénètre et fait dépasser la position ENI.
• Commande : « face à, en ligne, halte ! ».
• Se couvre et donne les secteurs de surveillance et de tir.
• Se poste face à la direction dangereuse, prêt à faire face à une réaction adverse.
• Répartit les objectifs entre les trinômes, tout en assurant la sûreté
du dispositif.
• Fouille la position avec un ou deux éléments et désarme tous les ENI.
• Rassemble les prisonniers, les documents, les armes.
• Se réorganise.
• Donne les premiers soins.
• Place l’ensemble du groupe en garde.
Rend compte :
• de l’action menée, des pertes in igées et subies ;
• du dispositif en ¿n d’action et de la consommation en munitions.
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▪ De 50 à 100 mètres
Dans ce cas de ¿gure, la réaction qui va prévaloir est de riposter et de se poster.
▪ Le chef de groupe doit immédiatement repérer l’origine des tirs et indiquer la direction dangereuse au groupe.
▪ Le trinôme pris sous le feu riposte et se poste.
▪ L’autre trinôme gagne des emplacements de tir en vue de détruire ou de ¿xer l’ennemi.

L’ e n se m b l e d e ce t t e r é a c t i o n n e d o i t p a s e x cé d e r u n e à d e u x m i n u t e s si l e g r o u p e v e u t c o n s e r v e r u n e ch a n ce d e su r v i e .

▷ Le g r o u p e e s t p r is à p a r t ie à m o ye n n e p o r t é e ( 1 0 0 à 3 0 0 m è t r e s )
Soit le groupe est tombé dans une embuscade, soit le groupe est pris à partie par un tir d’interdiction. Dans les deux cas, la réaction du CDG
dépendra du degré d’engagement de son groupe.
a - Le groupe est entièrement pris sous le feu
◆ Les combattants ripostent et se postent.

◆ Le CDG détermine ou se fait préciser l’origine des tirs.

◆ Il désigne l’objectif à tous et donne des ordres de tir.

◆ Il fait l’état de ses pertes.


67
◆ Il rend compte très succinctement.

◆ Il décide très rapidement de changer de position ou de se désengager en déterminant la position à atteindre.

◆ Il donne l’objectif à atteindre, l’itinéraire, parfois le mode de déplacement, en insistant sur l’appui des trinômes.

◆ À partir de sa nouvelle position, il maintient l’observation et le tir sur l’ennemi, en donnant les premiers soins aux blessés.

◆ Il rend compte de manière beaucoup plus précise.

b - Le groupe est en partie pris sous le feu


◆ Le CDG suit la même démarche que précédemment.

◆ Il utilise ses personnels non pris sous le feu pour appuyer ceux qu’il doit désengager en ayant le souci permanent de garder la liaison
à vue et à la voix et d’agir rapidement (penser aux grenades à fusil).
◆ Sur la nouvelle position, il maintient l’observation et les tirs et rend compte précisément.

▷ Le g r o u p e e s t p r is à p a r t ie à lo n g u e d is t a n c e (a u -d e là d e 3 0 0 m è t r e s )
Le groupe n’a pas les moyens organiques de riposter ef¿cacement au-delà de cette distance. Néanmoins, la première réaction pourrait être
de riposter. Le seul souci du CDG doit alors être de mettre son groupe à l’abri le plus rapidement possible. Il doit toujours chercher à déter-
miner l’origine des tirs, a¿n de préciser le renseignement (volume ennemi, nature des tirs [tirs par armes lourdes, tirs de précision]).
On considère que l’ENI à détruire à la portée du groupe de combat est du volume maximum de trois à quatre hommes. Au-delà, le groupe
n’est capable que de lui ôter toute possibilité d’action et de l’empêcher de réagir (¿xer).

Sachant que le groupe de com bat agit t oujours dans le cadre du pelot on, le com m andant de pelot on renseigné sur la
sit uat ion est en m esure de m ont er une m anœuvre pour int erv enir au proዾt du groupe pris sous le feu.
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4 .4 1 3 ¬ Te c h n i q u e s d ’a c t i o n im m é d ia t e ( TAI )

▶ Dé n it io n
Les techniques d’action immédiate regroupent des attitudes et des réactions qui permettent de répondre immédiatement à des situations de
contact avec l’ennemi, sans avoir besoin de donner d’ordre particulier.

▶ P r in c ip e s
Ces techniques reposent sur :
▪ la brutalité de l’action ;
▪ la rapidité de décision du chef de l’élément ;
▪ la rapidité d’exécution des exécutants.
Elles ne remplacent pas les actes ré exes et élémentaires du combattant.
Les TAI ne s’improvisent pas ! Elles nécessitent un entraînement rigoureux et intensif au sein d’une équipe habituée à travailler ensemble.
Au niveau du groupe de combat, un élément comprend au minimum un trinôme et le chef de groupe ou le conducteur.
Vont êtres abordés dans ce paragraphe les techniques du « tube avant » et du « tube arrière ».

▶ Tu b e a va n t
68
▷ Sit u a t ion
Cette technique offensive s’applique lorsqu’un élément :
▪ est pris sous le feu dans un passage ou un espace con¿né ne laissant pas de possibilité de protection et que l’abri le plus proche
se trouve en avant ;
▪ donne un assaut préparé et doit franchir un passage étroit.

▷ Dé r ou le m e n t
Pris sous le feu
▪ Le premier annonce « Contact avant ! Contact avant ! » et riposte spontanément en vidant un chargeur au coup par coup rapide.
▪ Le chef de l’élément après avoir jugé rapidement la situation annonce « Tube avant ! Tube avant ! ».

Tube avant ! Tube avant !

Contact avant ! Contact avant !


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▪ L’élément se met en colonne resserrée dans le couloir de mouvement.
▪ Bleu (une fois son chargeur vide) dégage par la gauche dans le couloir d’attente et reprend sa place en ¿n de colonne.
▪ Rouge ouvre le feu (une dizaine de coups) en progressant vers l’avant dégage par la gauche dans le couloir d’attente et reprend sa place
en ¿n de colonne.

▪ Blanc ouvre le feu (une dizaine de coups) en progressant vers l’avant dégage par la gauche dans le couloir d’attente et reprend sa place
en ¿n de colonne.

69

Procédure répétée jusqu’à rejoindre une protection.


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▶ Tu b e a r r iè r e
▷ Sit u a t ion
Cette technique défensive s’applique lorsqu’un élément est pris sous le feu dans un passage ou un espace ne laissant pas de possibilité de
protection et impose un repli pour rejoindre l’abri le plus proche.

▷ Dé r ou le m e n t
Pris sous le feu
▪ Le premier annonce « Contact avant ! Contact avant ! » et riposte spontanément en vidant un chargeur au coup par coup rapide.
▪ Le chef de l’élément après avoir jugé rapidement la situation annonce « Tube arrière ! Tube arrière ! ».
70

Contact avant !
Contact avant !

Tube arrière !
Tube arrière !

▪ L’élément se positionne en colonne resserrée dans le couloir de mouvement.


▪ Vert lance un fumigène vers l’avant et l’annonce.
▪ Rouge (une fois son chargeur vide) dégage par la gauche dans le couloir d’attente et vient se positionner en ¿n de colonne.
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▪ Blanc ouvre le feu (une dizaine de coups) en reculant dégage par la gauche dans le couloir d’attente et vient se positionner en ¿n de
colonne.

Fumigène !

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Procédure répétée jusqu’à rejoindre une protection.


Le premier combattant qui repère un abri annonce « Abri à 10 mètres ! Abri à 10 mètres ! »
L’élément rejoint la protection.

Abri à 10 mètres !
Abri à 10 mètres !
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4 .4 2 ¬ Ro m p r e l e co n t a ct

4 .4 2 1 ¬ D é f i n i t io n
Il s’agit, pour le groupe pris sous le feu, de quitter un poste de combat pour en rejoindre un autre.

▶ P r in c ip e s
A¿n de garantir la sûreté, ce mouvement est toujours coordonné et exécuté en bon ordre avec le souci constant des appuis :
▪ soit discrètement en pro¿tant d’un moment où l’on échappe aux vues de l’ennemi (fumigène, nuit, brouillard) ;
▪ soit en béné¿ciant de la neutralisation momentanée de l’adversaire par l’application de feux amis.
La rupture de contact se fait alors en combinant le feu et le mouvement (latéral ou vers l’arrière) :
▪ en bloc, si le groupe béné¿cie d’un appui extérieur ;
▪ par trinôme, avec l’appui de ses propres armes.
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4 .4 2 2 ¬ D é r o u le m e n t

RÔLE D U CD G EX ÉCUTI ON

FIXE LE POINT À ATTEINDRE Point de regroupement bien dé¿ni et connu de tous.


ET DONNE L’ORDRE POUR LE PREMIER BOND Tout en poursuivant l’observation et les tirs, se préparent à bondir.
DÉCLENCHE OU FAIT
INTENSIFIER LES TIRS Éventuellement, masque le début du mouvement à l’aide de fumigènes.
(sauf si la discrétion est recherchée)
FAIT SE DÉPLACER
Au signal convenu, par trinômes, en appui mutuel (en tiroir ou en perroquet).
PAR BONDS POUR SORTIR DE LA ZONE BATTUE
Hors d’atteinte des tirs ennemis, poursuit l’observation pour être en mesure d’interdire
FAIT SE REGROUPER ET
toute poursuite.
TOMBER EN GARDE
Fait le point du personnel, de l’armement, du matériel (PAM).
REND COMPTE Nouvelle situation.

Décrochage du groupe en appui mutuel des trinômes

s e d épl ac er

appu y er

73

appu y er

s e d épl ac er

s e d épl ac er

appu y er

s e r eg r o u per
appu y er

s e d épl ac er
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En fonct ion de la sit uat ion, la TAI « t ube arrière » peut êt re engagée par le t rinôm e au cont act .

4 .4 3 ¬ S’ e m p a r e r

4 .4 3 1 ¬ D é f i n i t io n
S’assurer de la possession d’un point ou d’une zone en détruisant, en capturant ou en chassant l’ENI qui peut l’occuper.

4 .4 3 2 ¬ M o d e s d ’a c t i o n
Le groupe agit généralement dans le cadre du peloton. Il peut toutefois agir seul face à un ENI qui le surprend.
En fonction de la réaction de l’ENI, le groupe va mener une action :
▪ en force :
◆ réduction d’une résistance isolée (RRI),

▪ en souplesse :
◆ coup de main.

Dans le cadre de la recherche du renseignem ent , la capt ure de l’ ENI est t oujours préférable, dans la m esure du pos-
sible, à sa dest ruct ion
74

4 .4 3 3 ¬ Ac t io n e n f o r c e : l a r é d u c t io n d ’u n e r é s i s t a n c e i s o l é e

▶ Dé n it io n
Mettre un élément ennemi hors de combat après l’avoir repéré, identi¿é et localisé.

▶ Procédé
Appuyé (généralement par un autre groupe), il s’agit de mener une action à vive allure, sur une courte distance (de l’ordre de 50 m), sans
marquer d’arrêt, en dominant l’ennemi par le feu et le choc, en vue de le détruire ou de le chasser d’une position.
Le groupe donne l’assaut :
▪ sur ordre, dans le cadre du peloton ;
▪ de sa propre initiative (réaction à une prise à partie à courte distance…).
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▶ Exé c u t ion
COM POSA N TES RÔLE D U CD G ET D ES TRI N ÔM ES

Le CDG :
• observe l’objectif ;
détermine :
• l’organisation du groupe,
• élément d’appui (1),
• élément d’assaut,
PRÉPARER • le choix de l’armement et des munitions,
• la base de départ pour l’assaut :
- la plus proche possible de l’objectif,
- à l’abri des vues et, si possible, des coups,
• l’itinéraire de débordement ou le cheminement d’in¿ltration ;
• donne ses ordres à l’appui (1) (ZMSPCP).
(1)
Si l’appui est assuré par le groupe.
Le groupe ou l’élément d’assaut :
PROGRESSER • se déplace sous le feu ou s’in¿ltre, en gardant la liaison avec l’appui ;
• pro¿te des appuis pour parvenir à distance d’assaut.
Parvenu sur la base d’assaut, le CDG :
• fait prendre la formation en ligne ;
PRENDRE LE DISPOSITIF
• précise la direction, l’objectif et la ligne à atteindre ;
• rend compte de sa mise en place et demande l’intensi¿cation, puis le report des tirs d’appui.
Le CDG :
• se place au centre de son groupe ou de son élément ;
• commande « À l’assaut ! ».
Le groupe ou l’élément :
• débouche en ligne : 75
- en tirant,
DÉCLENCHER L’ASSAUT
- en veillant à la permanence du feu ;
• aborde et traverse la position en neutralisant au passage les postes ennemis ;
• tombe en garde au-delà de l’objectif (prêt à faire face à une réaction adverse).
Le CDG :
• répartit les objectifs ;
• fouille lui-même la zone avec un ou plusieurs éléments en fonction de la situation.
Le CDG :
• fait rassembler les prisonniers, les armes et les documents ;
RÉORGANISER • fait donner les premiers soins aux blessés ;
• fait rejoindre l’appui (si ce dernier était assuré par le groupe) ;
• place l’ensemble du groupe en garde.
• De l’action menée, des pertes in igées et subies.
RENDRE COMPTE
• Du dispositif en ¿n d’action et de la consommation en munitions.
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Exemple d’une réduction de résistance isolée par le groupe sans appui d’un autre groupe.

TOMBER EN GARDE

m a50 m
xim
um

FOUILLER

DONNER L’ASSAUT

re
p or
Td
eT
PRENDRE LE DISPOSITIF
Ir

<
APPUYER

OBSERVER
PROGRESSER

4 .4 3 4 ¬ Ac t io n e n s o u p le s s e : l e c o u p d e m a in
76
▶ Dé n it io n
Action en souplesse effectuée par surprise sur un objectif nettement déterminé et de dimension restreinte.

▶ P r in c ip e s
Lorsque le groupe surprend un ENI en stationnement qui se garde mal, le chef de groupe peut, en fonction de sa mission et de l’ambiance,
monter un coup de main pour le détruire ou le capturer.
Les différentes composantes pour l’exécution d’un coup de main sont les mêmes que pour l’assaut, mais dans une ambiance de totale dis-
crétion tant que l’ENI ne vous a pas décelé.
Il s’agit le plus souvent d’une action de précision montée à un échelon supérieur et minutieusement préparée.

4 .5 ¬ S a V o i r - f a i r e Pa r t i c u l i e r : t e n i r u n Po i n t d e c o n t r ô l e r o u t i e r

4 .5 1 ¬ Gé n é r a l i t é s su r l e s p o i n t s d e co n t r ô l e

4 .5 1 1 ¬ O b je t
Il s’agit à partir d’un emplacement sûr, parfois aménagé, d’effectuer le contrôle des mouvements (routiers en particulier), militaires ou civils,
de manière permanente ou ponctuelle, plani¿ée ou inopinée, dans le but d’appliquer les mesures ainsi que les lois, consignes et règlements
qui s’y rapportent.
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JUI N 2 01 6
Dans le cadre du contrôle d’une zone, ces points de contrôle permettent de renseigner le commandement, de contrôler les passages, de
con¿squer du matériel (armement, munitions, appareils de transmission…) et parfois d’arrêter des personnes recherchées.
Un point de contrôle peut également être mis en place pour ¿ltrer les accès à toute installation militaire ou servir à réguler la circulation de
véhicules militaires dans le cadre d’un mouvement important.

4 .5 1 2 ¬ P r in c ip e s
Deux types de point de contrôle peuvent être réalisés :
▪ le « crossing point » : poste de contrôle permanent, situé entre deux zones, sur une ligne de contact entre deux belligérants ;
▪ le « check point » : poste de contrôle temporaire, installé sur un axe qui peut être réduit à un simple barrage routier tenu par un groupe
de combat (ex : un véhicule en travers de la route). Pour être ef¿cace, il devra être installé rapidement et ne pas excéder 45 minutes.
C’est ce deuxième poste de contrôle, le point de contrôle routier, qui va être développé ci-après.

4 .5 2 ¬ Po i n t d e co n t r ô l e r o u t i e r

4 .5 2 1 ¬ É l a b o r a t io n

▶ Ch o ix d e l’e m p la c e m e n t
Le choix de l’emplacement est primordial. Il doit être un point de passage obligé qui interdit les possibilités de contournement et d’esquive.
Il nécessite donc une reconnaissance préalable. L’emplacement exige une bonne visibilité de part et d’autre.
77
Pour ne pas être contourné, il doit être vu au dernier moment, d’où la nécessité de l’implanter dans une courbe, entre deux lignes droites.
Il est préférable qu’il soit situé hors agglomération pour des raisons de sécurité et pour ne pas gêner le tra¿c de proximité.

▶ Sig n a lis a t ion


▷ M a t é r ie lle
Le point de contrôle routier est indiqué par des panneaux de présignalisation trilingues (français, anglais et langue locale) situés à 150 mètres
en avant de la zone de contrôle.

Les enseignem ent s t irés des opérat ions ex t érieures m ont rent que les incident s sont liés pour la plupart à l’ absence de
présignalisat ion adapt ée (en part iculier de nuit ) et à un défaut d’organisat ion des point s de cont rôle (« check point »).

La présignalisation doit aussi avoir pour but d’éviter tout accident causé par la surprise.

▷ Ge s t u e lle
Dès lors qu’un véhicule accède au point de contrôle, il doit être pris en compte et guidé à travers les obstacles. Il est impératif d’utiliser des
gestes clairs a¿n d’éviter toute interprétation du conducteur pouvant amener à une utilisation de la force qui n’aurait pas été nécessaire.
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JUI N 2 01 6
▶ Ob s t a c le s e t p r o t e c t ion s
▪ Chicanes : réparties judicieusement le long du dispositif, les chicanes participent au ralentissement des véhicules qui rentrent et sortent
de la zone de contrôle.
▪ Matériels divers : placés face au poste de combat, herses, chevaux de frises, planches à clous…, associés à une bonne exploitation du
terrain, permettent l’arrêt de véhicules récalcitrants sans recourir à l’ouverture du feu.
▪ Poste de combat : positionné judicieusement, ce poste doit être en mesure d’appuyer les éléments qui contrôlent le véhicule et les passa-
gers en cas d’agression et d’assurer la sûreté éloignée.
▪ Abris de combat : positionnés de part et d’autre de l’axe à chaque extrémité du dispositif, ces abris fournissent des positions de tir d’où la
zone de fouille et les abords du barrage routier peuvent être couverts. Ils doivent être occupés en permanence et doivent fournir un abri
en tout temps contre toute arme à feu.
Le plus souvent, le groupe sera amené à installer un point de contrôle temporaire en utilisant des matériels simples d’organisation du terrain
(chevaux de frise, herses, etc.), ainsi que son véhicule. Dans tous les cas, le schéma d’organisation reste le même.

4 .5 2 2 ¬ Ar t ic u la t io n
Le dispositif s’articule autour de trois éléments incontournables :
▪ présignalisation ;
▪ contrôle fouille ;
▪ arrêt.
Composition, position et missions de ces éléments sont détaillées dans le tableau du déroulement.
78
4 .5 2 3 ¬ P r e s c r i p t i o n s p o u r l e s c o n t r ô le s
Les contrôles se font éventuellement par sondage a¿n de ne pas perturber la circulation. De fait, le contrôle aléatoire des véhicules ne s’ef-
fectue que sur ordre.
Dans le cadre d’une circulation alternée, il faut veiller à ce qu’il n’y ait que le véhicule fouillé dans le point de contrôle.
Il faut adapter le rythme de la fouille en fonction du tra¿c. Créer un embouteillage peut être très dangereux (attente = agressivité).
La zone de fouille est placée de telle manière qu’elle permette une fouille minutieuse des véhicules. Si possible, il faut déterminer une zone
spéci¿que à la fouille du personnel. Cette fouille minutieuse ne s’effectue que dans des cas particuliers (elle nécessite des locaux dif-
férenciés pour hommes et femmes, et du personnel quali¿é adéquat).
Lorsqu’un individu fait preuve d’un comportement suspect, ou si les règles d’engagement l’impliquent, le groupe sera amené à fouiller le
véhicule qui se présente sur le point de contrôle ainsi que ses occupants.
L’effectif du groupe peut paraître insuf¿sant au regard de la fouille d’un véhicule type transport en commun car il faudra surveiller, contrô-
ler, fouiller un grand nombre de personnes et de bagages susceptibles d’être dangereux. Il peut paraître dans ce cas (si la zone ne permet
pas de placer toutes les personnes dans une zone d’attente sous surveillance) indispensable de faire débarquer les passagers avec leurs
bagages avant d’entrer dans le point de contrôle. Il suf¿ra de faire transiter le véhicule et son conducteur puis les personnes une à une à
travers le point de contrôle avant qu’elles puissent réembarquer.
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JUI N 2 01 6
4 .5 2 4 ¬ R é u s s it e d e la m is s io n
La réussite de la mission dépendra en grande partie des facultés intrinsèques du CDG :
▪ à adapter les effectifs de ses éléments et le dispositif en fonction de l’environnement du moment (terrain, menaces, durée) ;
▪ à connaître (se renseigner) et à faire appliquer (renseigner) les règles d’engagement en vigueur ;
▪ à donner des consignes concises et précises (les conditions d’ouverture du feu sont strictes [elles sont données par l’échelon supérieur]) ;
▪ à assurer dans le même temps la sûreté éloignée et la sûreté rapprochée du poste.

Su r u n t e l d i s p o si t i f , l e ch e f d e g r o u p e d o i t v e i l l e r t o u t p a r t i cu l i è r e m e n t à d o n n e r à c h a q u e m i l i t a i r e d u
p o i n t d e co n t r ô l e , d e s c o n d u i t e s à t e n i r p l u s q u e p r é c i se s q u a n t a u x se c t e u r s d e t i r e t a u x co n d i t i o n s d ’ o u -
v e r t u r e d u f e u . Il d o i t s ’ a s su r e r q u ’ e l l e s s o n t b i e n co m p r i se s d e t o u s.

4 .5 3 ¬ Dér ou lem en t

COM POSA N TES RÔLE D U CD G ET DES ÉLÉM EN TS

PRÉPA RA TI ON
Le CDG détermine sur le terrain : 79
• la zone d’action de sa mission ;
RECONNAÎTRE • les points favorables du terrain sur lesquels il s’appuiera ;
• les possibilités d’aménagement du terrain offertes par le milieu ;
• la limite qu’un élément indésirable ne devra pas franchir.
Le CDG articule son groupe en trois éléments :
• un élément de présignalisation ;
ARTICULER • un élément de contrôle et de fouille ;
• un élément d’arrêt de tous les véhicules ou de personnels qui tenteraient de forcer le barrage.
Il assure également la sûreté éloignée du site.
EXÉCUTI ON
S’INSTALLER Le CDG fait aménager le site : postes de combat, chicanes, zones vie, barrages, abris.
• L’élément désigné est chargé de faire ralentir la circulation et de la réguler, de façon à éviter l’engorge-
ment du point de contrôle.
PRÉSIGNALISER • Il rend compte au CDG de ce qui va entrer dans le dispositif (nature, volume, attitude…).
• Il surveille la zone en avant du site et se maintient en mesure de réagir contre toute agression ou tenta-
tive de passage en force.
L’élément désigné fait arrêter le véhicule ou le personnel, fait couper le moteur et descendre les occupants,
CONTRÔLER
leur fait mettre les mains en évidence, véri¿e les pièces d’identi¿cation conformément aux ordres reçus.
Si les ordres reçus le précisent, l’élément de contrôle procède à la fouille du véhicule et des occupants.
FOUILLER
Durant ces deux dernières actions, l’élément assure sa propre sûreté rapprochée.
Les éléments de présignalisation et de contrôle disposent d’un moyen d’alerte, généralement sonore, per-
ALERTER mettant de déclencher la procédure d’arrêt en cas de tentative pour forcer le barrage, ou de protection en
cas d’agression directe par des personnes contrôlées ou par des éléments extérieurs.
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JUI N 2 01 6

Commandé directement par le CDG, l’élément d’arrêt est chargé de stopper, si nécessaire par le feu, toutes
les tentatives pour forcer le barrage. Il dispose de moyens d’arrêt passifs comme les herses, chicanes, fûts,
véhicules…
ARRÊTER
Cet élément assure également la sûreté éloignée du dispositif (l’emploi des armes collectives est particuliè-
rement judicieux dans ce cas).
Les consignes d’ouverture du feu auront été précisées par le commandant de peloton.
Le CDG :
• tient à jour un registre des contrôles effectués, permettant un compte rendu quotidien ;
RENDRE COMPTE
• transmet immédiatement toute information susceptible d’intéresser le commandant de peloton, qui en
aura précisé les limites dans son ordre initial (demande de recherches).
RÉA CTI ON
Le CDG :
• met en place un système de protection de son personnel (abris, postes de combat) que les personnels
RIPOSTER
rejoignent en cas d’alerte ;
• commande le feu en cas d’agression directe contre le site ou l’un de ses éléments, selon les ordres reçus.

▶ Exe m p le d ’u n p o in t d e c on t r ôle à u n s e n s

80
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JUI N 2 01 6

5| GROUPE PORTÉ SUR VÉH I CULE

5 .1 ¬ a Va n t - Pr o Po S

Les missions de combat dévolues à la gendarmerie sur le territoire national, s’inscrivent dans le cadre de la défense opérationnelle du ter-
ritoire (DOT).
Le véhicule employé par la gendarmerie mobile pour l’exécution de ses missions est le TRM 2 000 pour une intervention en métropole et le
B 110 pour les missions dans les territoires et collectivités d’outre-mer.

Pour répondre à la politique internationale de la France, des unités de gendarmerie mobile sont engagées en OPEX, comme récemment
en Afghanistan.
Dans le cadre de cette mission, elles étaient équipées de véhicules de l’avant blindé (VAB), véhicules de groupe utilisés par les unités de 81
combat des autres forces militaires françaises.
Les principes généraux développés dans ce titre restent les mêmes quel que soit le véhicule de groupe utilisé.
Toutefois, il faut prendre en compte le fait que le VAB offre une protection balistique et NRBC non négligeable aux personnels embarqués. Il
permet également, de par son armement embarqué (mitrailleuse 12,7 mm ou AAN F1 en tourelle), de fournir au groupe un appui feu stable
et mis en œuvre rapidement face à plusieurs directions dangereuses.
Les unités de GM engagées actuellement en République Centrafricaine (RCA) sont dotées
de véhicules 4x4 blindés.
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5 .2 ¬ d é Pl a c e m e n t S e t a r r ê t S

5 .2 1 ¬ D é p l ace m en t s
La sûreté immédiate d’un petit détachement en véhicule repose en grande partie sur des mesures préventives à prendre avant le départ,
certaines précautions à respecter pendant le déplacement et des réactions appropriées à adopter.

5 .2 1 1 ¬ M e s u r e s à p r e n d r e a va n t l e d é p a r t
Les mesures à prendre par le CDG portent essentiellement sur :
▪ le parage et l’inspection du véhicule ;
▪ le camou age ;
▪ les aménagements permettant aux combattants de surveiller les abords de l’itinéraire et de réagir ;
▪ l’armement d’autodéfense.

▶ Pa r a g e d u vé h ic u le
OPÉRA TI ON S À EFFECTUER À LA CH A RGE D U TÂ CH ES

• Aménagement du véhicule : enlever les bâches et les ridelles.


• Réalisation du plan de chargement : munitions, outillage, vivres,
Équipement Groupe
sacs.
• Arrimage du chargement. 82
Camou age Groupe Ternir les parties brillantes de la carrosserie.

• Organes essentiels du véhicule.


Conducteur
Véri¿cation • Lot de bord, trousse d’urgence.
CDG
• Fonctionnement du poste radio, état de l’optique.

• Véhicule.
• Personnels du groupe.
Inspection CDG
• Armement, munitions, outils et équipements de protection indi-
viduels, pansements, vivres.
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▶ Dis p o s it io n s d e c o m b a t
Après avoir donné son ordre initial, le CDG :

fait prendre les dispositions de combat :


• les personnels approvisionnent leurs armes et les mettent à la
sûreté ;
fait embarquer le groupe dans l’ordre :
• un trinôme de chaque côté,
• le CDG, en fonction de la place du groupe dans le convoi, se place :
- en cabine comme chef de bord,
- ou dans la caisse avec le personnel et en liaison avec le conducteur ;
fait prendre les mesures de sûreté immédiate :
• les chefs de trinôme font assurer, dans leur secteur de guet, une
surveillance latérale, arrière, vers l’avant et aérienne.

83

5 .2 1 2 ¬ M e s u r e s à p r e n d r e p e n d a n t le d é p l a c e m e n t
Lorsque le groupe n’est pas en premier échelon, il se déplace à la vitesse ¿xée par le commandant de peloton. Le CDG veille au maintien
des liaisons, à la transmission des ordres, à l’application des mesures de sûreté en marche ou lors des arrêts, et fait respecter la distance
le séparant du véhicule qui précède.
Lorsque le groupe est en premier échelon ou isolé :
▪ loin de l’ennemi et jusqu’au point ¿xé par le commandant de peloton, le groupe se déplace à une vitesse compatible avec les mesures de
sécurité et de sûreté ;
▪ en zone d’insécurité, le groupe progresse par bonds successifs, de PO en PO.
Comme pour la progression à pied, chaque nouveau compartiment de terrain mérite une observation. Or, un nouveau compartiment de ter-
rain peut apparaître à chaque virage ou sommet de côte.

▶ En vir a g e
Le poste d’observation en virage a les mêmes impératifs que le PO à pied :
▪ voir ;
▪ être à l’abri des coups, etc.
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Le conducteur du véhicule doit plonger dans le virage pour voir au plus loin, tout en dissimulant la silhouette du véhicule.

▶ En s o m m e t d e c ôt e
Lorsqu’une route coupe une crête, elle présente pour l’ennemi, toutes les caractéristiques d’un point de repère.
Le CDG doit donc s’arrêter à dé¿lement ou, mieux encore, regarder s’il n’existe pas un chemin en aval lui permettant de ne pas stationner
sur ce point particulier.

5 .2 1 3 ¬ R é a c t io n d u g r o u p e

FA CE À M ESURES À PREN D RE

• Stopper immédiatement et momentanément tout mouvement.


Avion - Hélicoptère • Camou er le véhicule aux vues aériennes (arrêt à l’ombre, contre un mur, en sous-bois).
• Alerter le peloton.

• S’arrêter à distance de sûreté.


• Reconnaître à pied.
Obstacle
• Riposter en cas de tirs adverses.
• Rendre compte.

• Accélérer pour sortir de la zone.


Tir de mortier
• Ne jamais s’arrêter sous le feu.

• Alerter tout le personnel.


Épandage chimique


Mettre les masques et les vêtements NRBC.
Quitter la zone.
84
• Rendre compte au commandant de peloton.

5 .2 2 ¬ Ar r êt s
Le groupe en véhicule est appelé à s’arrêter ou à stationner soit en ¿n de bond, soit sur ordre, soit pour échapper aux vues et aux coups de
l’adversaire.
Tout arrêt ou stationnement commence par un débarquement et un tomber en garde.
Il s’agit par la suite, pour le CDG, de mettre en place sur le terrain, face à la direction dangereuse, un dispositif permettant :
▪ d’éviter les surprises ;
▪ d’assurer la défense dans la limite de portée des armes.

RÔLE D U CD G EX ÉCUTI ON

Choisir un dispositif Regrouper ses éléments.

Observer et écouter Préciser les consignes aux guetteurs.

• Dé¿nir les secteurs de tir.


Préparer le combat par le feu • Préciser les consignes d’ouverture éventuelle du feu
et préciser la nature du tir.
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RÔLE D U CD G EX ÉCUTI ON

Si l’arrêt est appelé à se prolonger :


S’installer éventuellement • améliorer la mise en garde et aménager le terrain ;
• faire camou er le véhicule.

Rendre compte

L’arrêt du groupe peut cependant être fortuit ou de courte durée.


Dans ce cas, le CDG choisit un emplacement propice au bord de l’axe et met en place un dispositif léger de sécurité.

6| ORD RES ET M ESSA GES A U COM BA T

6 .1 ¬ o r d r e S e t c o mm a n d e me n t S

Ordre préparatoire -
Ordre initial - SMEPP
PATRACDVR
P Personnel S Situation : générale
A Armement particulière : 85
• Ennemi
T Tenue • AMI
R Radio
M Mission du groupe
A Alimentation
Exécution : Articulation
C Camouflage Missions des éléments
E AMiCaL
D Divers Conduites à tenir
Liaisons
V Véhicules
P Place du groupe dans le dispositif du peloton
R Rassemblement
P Place du chef de groupe et du remplaçant éventuel

Pour un déplacement - DPIF Pour un bond Pour une mission dynamique - MOICP
D Direction Pour un bond M Mission
P Point à atteindre Dans l’ordre O Objectif
I Itinéraire Préparez-vous I Itinéraire
F Formation En avant ! C Conduites à tenir/Consignes
P Place du chef de groupe
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Pour l’arrêt et la reprise des tirs


Pour l’utilisation des armes et grenades - NODF

N Nature (Nombre) Arrêt définitif : « Cessez-le-feu ! »

O Objectif Arrêt momentané : « Halte au feu ! »

D Distance (Débit) Reprise du tir précédent : « Continuez le feu ! »

F Feu ! Reprise du tir sur un nouvel « Nouveaux éléments…


objectif : continuez le feu ! »

Pour s’arrêter - Halte ou FAH Pour un stationnement de longue durée - ZMSPCP


F Face à telle direction / Formation Z Zone d’installation (élément) ou Place (individuel)
A À tel endroit M Mission
H Halte ! S Secteurs de surveillance/de tir
P Point(s) particulier(s)
C Conduite à tenir/Consignes
P Place du chef de groupe

86
6 .2 ¬ m e SSa g e S
METHANE - Compte rendu du CDG ou de son adjoint à leur hiérarchie

Intitulé
Transmission
N° Sigle Réponse de la hiérarchie
Français Anglais du CDG

« Ici Papa-Charlie,
1 M Moi (qui appelle) Me « Papa-Charlie ici Golf 3, parlez »
parlez »

2 E Exacte localisation Exact location of incident « Ligne 2 - zone Bravo - coordonnées xx »

3 T Type d’incident et heure Time and type of incident « Ligne 3 - armes à feu »

4 H Hasard : Risque Hazard in the area « Ligne 4 - néant »

5 A Accessibilité Approach road « Ligne 5 - jalonnement n° 4 »

6 N Nombre et type de blessures Number and type of casualties « Ligne 6 - une victime avec plaie grave à la jambe »

Expected help - Aide attendue « Ligne 7 - demande évacuation médicalisée, parlez » « Ici Papa-Charlie,
7 E et demandée
Expected help
« Golf 3 terminé » reçu »

Dans la colonne « Transmission du CDG », les intitulés « Ligne + n° » font référence aux « nine line » des messages OTAN.
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EVASAN - Message d’évacuation sanitaire Message dépannage


A UNITÉ EGM…

B POSITION Coordonnées métriques A UNITÉ EGM…

• Extrêmement urgent • Nombre


B VÉHICULE (S)
• Type
C URGENCE DEMANDÉE • Très urgent
• Urgent
C POSITION Coordonnées métriques
D BLESSÉ (S) Nombre
• Mécanique
E BLESSÉ (S) Nature des blessures D NATURE DE LA PANNE
• Sortie de route…
• Assis • Moyen de levage
MATÉRIELS DE DÉPANNAGE
F GENRE DE BLESSÉ (S) • Debout E NÉCESSAIRE
• Remorquage
• Couché • Dépannable sur place
• Air • Pouvant rouler
F MOBILITÉ DU VÉHICULE
• Immobilisé
G ÉVACUATION • Terre
• Nautique
• Position
• Souhaitable • Nature
G ENNEMI
• Volume
H ÉQUIPE MÉDICALE • Nécessaire
• Déjà sur place • Attitude
• Aire de poser (coordonnées métriques) • Itinéraire
• Itinéraire conseillé
H ACCÈS À LA ZONE
• Accueil
I ACCÈS SUR ZONE
• Présence ennemie
• Environnement 87
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LI VRE 2 - TOPOGRA PH I E - TRA N SM I SSI ON S

1| D ON N ÉES TH ÉORI QUES FON D AM EN TA LES

1 .1 ¬ g é n é r a l i t é S e t c a r t e S

La terre a sensiblement la forme d’une sphère (c’est un ellipsoïde) de 13 000 km de diamètre et de 40 000 km de circonférence.

1 .1 1 ¬ Ra p p e l s u t i l e s

1 .1 1 1 ¬ E xp r e s s io n d ’u n p o i n t d e l a s u r f a c e t e r r e s t r e
Pour pouvoir exprimer la position de ce point, il a fallu imaginer un réseau de courbes caractéristiques. C’est le réseau formé par les méri-
diens, l’équateur et ses parallèles.

▶ M é r id ie n d ’u n p o in t
C’est la demi-circonférence, allant d’un pôle à l’autre, et passant par ces points. Les méridiens sont convergents aux pôles.
88
Le méridien origine qui passe par l’observatoire de Greenwich près de Londres (Angleterre) est le méridien 0 (zéro).

▶ Pa r a llè le d ’u n p oin t
C’est la circonférence passant par ce point et parallèle à l’équateur. Comme leur nom l’indique, les parallèles le sont entre eux.

▶ Éq u a t e u r
C’est la plus grande circonférence de la terre perpendiculaire à la ligne des pôles. Il la partage en deux hémisphères : le Nord ou boréal, le
Sud ou austral.
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1 .2 ¬ c o o r d o n n é e S g é o g r a Ph i q u e S

▶ Lo n g it u d e d ’u n p oin t
La longitude (L) d’un point est le plus petit arc d’équateur compris entre le méridien de ce point et un méridien pris pour origine.
La longitude est mesurée de 0 à 180°. Elle est soit Est (E) ou positive soit Ouest (W [du mot anglais West : Ouest]) ou négative, suivant la
position du point par rapport au méridien origine.
Exemple : l’Arc de Triomphe à Paris est à une longitude de 2 degrés 17 minutes 42 secondes Est, soit 2° 17’ 42” E ou + (plus) 2° 17’ 42”.

▶ La t it u d e d ’u n p o in t
La latitude (l) d’un point est l’arc du méridien compris entre l’équateur et ce point. Elle est mesurée de 0 à 90°, de l’équateur vers les pôles.
Elle est appelée Nord (N) ou positive ou bien Sud (S) ou négative suivant la position du point dans un des hémisphères.
Exemple : l’Arc de Triomphe à Paris est à une latitude de 48 degrés 52 minutes 26 secondes Nord, soit 48° 52’ 26” N ou + 48° 52’ 26”.
Ces mesures s’expriment en :
▪ degrés
▪ minutes sexagésimales ;
▪ secondes sexagésimales.
Elles s’écrivent : 2° 17’ 42” E 48° 52’ 26” N ou + 2° 17’ 42” + 48° 52’ 26”. 89
MÉRIDIEN D’ORIGINE MÉRIDIEN DU POINT A
GREENWICH

PARALLÈLE DU POINT A

ÉQUATEUR

Attention, certains opérateurs de géolocalisation tels que Google earth donnent d’abord la latitude : 48° 52’ 26” N 2° 17’ 42” E.
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1 .3 ¬ t o Po g r a Ph i e

Opération qui a pour objet de rapporter les détails de la con¿guration d’une portion de terrain à une ¿gure plane, suivant certaines conven-
tions et une échelle choisie.
Cette opération comprend deux parties :
▪ la planimétrie qui détermine les ¿gures naturelles et arti¿cielles du terrain en projection horizontale ;
▪ le nivellement (ou orographie) qui détermine les cotes, c’est-à-dire les altitudes des points par rapport à un plan horizontal.

1 .4 ¬ S i g n e S c o n Ve n t i o n n e l S

Ces signes distinctifs, expliqués dans la légende des cartes ne sont pas à l’échelle. Les objets qu’ils représentent sont en général ampli¿és
et, par suite, le dessin des détails adjacents est plus ou moins erroné.

1 .4 1 ¬ Gé n é r a l i t é s su r l e s ca r t e s, p l a n s e t cr o q u i s
La carte et le plan sont tous les deux des représentations du terrain. Tous les objets qui y sont ¿gurés sont la réduction à une échelle des
objets réels sur le sol. Mais une carte se différencie d’un plan en ce que l’échelle est trop grande pour que tous les objets intéressants y
soient représentés d’après leur véritable taille reproduite à l’échelle.
Les cartes et les plans sont dressés par des moyens réguliers et reposent sur des mesures méthodiques.
Le croquis est un dessin établi rapidement, parfois avec des moyens de fortune, quelquefois même de mémoire ou en fonction de rensei- 90
gnements, et qui est donné sans garantie d’exactitude métrique.

1 .4 2 ¬ D i r e ct i o n s d e r é f é r e n ce

1 .4 2 1 ¬ N o r d g é o g r a p h iq u e

Ce Nord, imposé par la cartographie, est stable. Il se situe sur l’axe de rotation de la terre où convergent les méridiens.
C’est la direction du pôle Nord. Cette direction est indiquée par l’Étoile polaire dans l’hémisphère nord. Sur une carte, elle est indiquée par
la direction des méridiens géographiques (bords droit et gauche du cadre de la carte).
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JUI N 2 01 6
1 .4 2 2 ¬ N o r d d u q u a d r i ll a g e ( U T M , y o u g n )
C’est la direction indiquée par les axes verticaux du quadrillage UTM (du bas vers le haut de la carte).

1 .4 2 3 ¬ N o r d m a g n é t iq u e
Ce Nord (contrairement au Nord géographique) est instable. Il se déplace en permanence dans une zone de l’océan glacial arctique. 91
C’est la direction indiquée par la pointe aimantée (bleue ou rouge selon les modèles) d’une boussole. Le pôle magnétique se trouve actuel-
lement à gauche du pôle Nord (géographique).

1 .4 2 4 ¬ F ig u r a t if
Dans la marge droite de la carte, un ¿guratif représente les trois directions de référence, ainsi que la valeur
des déclinaisons. Sur les cartes IGN 1/25000, le ¿guratif ne comporte pas le nord du quadrillage (UTM).

1 .4 2 5 ¬ R e l a t i o n a n g u l a i r e e n t r e le s 3 n o r d
Les trois Nord déterminent entre eux trois angles :
▪ la déclinaison magnétique ;
▪ la déclinaison ;
▪ la convergence.

▶ Dé c lin a is o n m a g n é t iq u e « D »
C’est l’angle formé par les directions du Nord magnétique et du Nord géographique.
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▶ Dé c lin a is o n « d » UTM
y
GN

C’est l’angle formé par les directions du Nord magnétique et du Nord du quadrillage.

▶ Co n ve r g e n c e « C »

92

C’est l’angle formé par les directions du Nord du quadrillage et du Nord géographique.

1 .4 2 6 ¬ An g l e s f o r m é s p a r l e s t r o i s d ir e c t i o n s d e r é f é r e n c e e t u n e d i r e c t i o n d o n n é e
Les trois directions de référence permettent de déterminer une direction de marche. Celle-ci peut être déterminée par :

▶ Azim u t m a g n é t iq u e : « AZM »
C’est l’angle formé par la direction du Nord magnétique et une direction de marche, mesuré dans le sens des aiguilles
d’une montre.

▶ Azim u t g é o g r a p h iq u e : « AZG »
C’est l’angle formé par la direction du Nord géographique et une direction de marche, toujours
dans le sens des aiguilles d’une montre.
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▶ Gis e m e n t : « G »
C’est l’angle formé par la direction du Nord du quadrillage et une direction de marche, toujours dans le sens des aiguilles d’une montre.

1 .4 3 ¬ Po si t i o n d u N o r d g é o g r a p h i q u e e t d u N o r d d u q u a d r i l l a g e su r l e ¿ g u r a t i f
La position du Nord géographique et du Nord du quadrillage sur le ¿guratif n’est pas toujours identique. Ceci est dû à la position de la carte
dans le fuseau, par rapport au méridien central.
Le Nord magnétique indique en ce moment une position toujours située
à gauche du pôle Nord.

Le Nord du quadrillage reste parallèle au méridien axial qui représente


les Y du quadrillage.
Quant au Nord géographique indiquant le pôle Nord, il se trouve en
parallèle avec le méridien 174° pour la partie gauche et 180° pour la
partie droite du fuseau.
93

Les cart es à « cheval » sur le m éridien cent ral ne com port ent que deux Nord, car le Nord géographique et le Nord du
quadrillage sont confondus.
FASCI CULE N° 2 EOGN AU PROFI T DES CANDI DATS ÉTRANGERS

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1 .5 ¬ f o r m e S d u t e r r a i n e t l e u r r e Pr é Se n t a t i o n

1 .5 1 ¬ Co u r b e s d e n i v e a u

1 .5 1 1 ¬ D é f i n i t io n
La courbe de niveau est la projection horizontale, sur un plan, des intersections du terrain avec des plans horizontaux régulièrement espa-
cés en altitude.
C’est une ligne réunissant tous les points de même altitude qui est représentée sur les cartes par des traits bistre.

La différence d’altitude constante entre deux courbes de niveau successives est appelée « équidistance ».
94
1 .5 1 2 ¬ D iffé r e n t e s c o u r b e s
On distingue trois sortes de courbes de niveau :
▪ la courbe maîtresse (trait épais bistre), toujours cotée en mètres, toutes les cinq courbes. La numé-
rotation est toujours dans le sens de la pente ;
▪ la courbe ordinaire (trait ¿n bistre) ;
▪ la courbe intercalaire (traits pointillés bistre) sert à faire ressortir un mouvement de terrain entre
deux courbes ordinaires. Elle réduit l’équidistance de moitié.
Pour distinguer les cuvettes des sommets, on accompagne les cuvettes d’une èche pointée vers
le fond.
FASCI CULE N° 2 EOGN AU PROFI T DES CANDI DATS ÉTRANGERS

JUI N 2 01 6
1 .5 1 3 ¬ I n t e r p r é t a t io n
Les courbes de niveau dessinent les formes générales du terrain, donnant une idée des masses et des volumes du relief.
▪ Des courbes de niveau concentriques dessinent une bosse (A).
▪ Des courbes de niveau qui s’opposent dessinent un col entre deux pentes et deux versants (B).

A
B

95

L’espacement des courbes de niveau précise l’inclinaison des pentes, et leurs détails les particularités du terrain.
▪ L’absence ou la rareté des courbes de niveau indique un terrain sans relief (C).
▪ À l’inverse, un grand nombre de courbes de niveau indique un relief important (D).
▪ L’équidistance des courbes de niveau varie selon l’échelle de la carte et le relief représenté.

L’ é c r i t u r e d e s a l t i t u d e s su r l e s co u r b e s m a ît r e ss e s d o n n e l e se n s d e l a p e n t e .
FASCI CULE N° 2 EOGN AU PROFI T DES CANDI DATS ÉTRANGERS

JUI N 2 01 6
Le sens d’une pente est toujours perpendiculaire aux courbes de niveau.

F
F

▪ Sur une ligne de crête ou dans un creux, la ligne de pente coupe une ligne de tangente à la courbe de niveau (E).
◆ La ligne de pente coupe les courbes de niveau perpendiculairement (F).

En pratique :
▪ un sentier dont le tracé coupe les courbes de niveau perpendiculairement grimpe ou descend directement dans la pente (G) ;
▪ un sentier dont le tracé coupe les courbes de niveau en diagonale grimpe ou descend au travers de la pente plus ou moins directement
selon l’angle formé (H) ; 96
▪ un sentier dont le tracé est parallèle avec une courbe de niveau est horizontal (I).

G H
FASCI CULE N° 2 EOGN AU PROFI T DES CANDI DATS ÉTRANGERS

JUI N 2 01 6

1 .5 1 4 ¬ P o in t s c ô t é s
Le point côté permet d’indiquer l’altitude précise d’un point particulier (sommet, cuvette, col, con uent…).
Il est représenté par :
▪ un • suivi d’un chiffre : ex : • 331 en 8933(1) ;
▪ une Bne suivie d’un chiffre : ex : Bne 319 en 8735(1) .

97

1 .5 1 5 ¬ Estom pa ge
Ce procédé consiste à ombrer plus ou moins certaines pentes. Pour cela, on suppose que la lumière arrive du Nord-Ouest sous un angle
de 45° sur le relief. Les ombres sont plus ou moins accentuées selon la pente et permettent de faire ressortir le relief des régions acciden-
tées (exemple en 8734).

(1)
Voir chapitre 3.4, paragraphe 3.413, page 127 relatif à l’« identi¿cation d’un carré de 1 km ».
FASCI CULE N° 2 EOGN AU PROFI T DES CANDI DATS ÉTRANGERS

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1 .5 2 ¬ Li g n e s ca r a ct é r i st i q u e s d u t e r r a i n

1 .5 2 1 ¬ Li g n e s d e t a l w e g

▶ P r in c ip e s
Ce sont les lignes basses du relief. 98
Les talwegs(1) , lignes de réunion des eaux, marquent le fond des vallées et sont souvent suivis par les cours d’eau.
Lorsqu’on se déplace le long d’un talweg, le terrain monte à droite et à gauche.

▶ Lo is c o n c e r n a n t le s t a lwe g s
Tout talweg se jette dans un autre talweg et l’ensemble des talwegs d’un même bassin forme un arbre dont le tronc est le cours d’eau
principal.

Lorsque les courbes de niveau forment des mouvements orientés vers le haut, elles forment un talweg dont le centre passe par les extré-
mités des courbes.

(1)
Mot allemand de Tal, vallée et Weg, chemin.
FASCI CULE N° 2 EOGN AU PROFI T DES CANDI DATS ÉTRANGERS

JUI N 2 01 6

1 .5 2 2 ¬ Li g n e s d e fa î t e

▶ P r in c ip e s
Ce sont les lignes hautes du relief.
Les lignes de faîte (également appelées ligne de crêtes) sont des lignes de partage des eaux.
Lorsqu’on se déplace sur une ligne de faîte, le terrain descend à droite et à gauche.

▶ Lo is c o n c e r n a n t le s lig n e s d e fa ît e
Toute ligne de faîte se rattache toujours à une autre ligne de faîte de sorte que toutes les lignes d’un continent ou d’une île forment un seul
faisceau ressemblant à la forme d’un arbre sans tronc. Entre deux rameaux se trouve un talweg.

99

La ligne de faîte séparant deux cours d’eau s’élève quand ceux-ci s’écartent et s’abaisse quand ils se rapprochent. Quand deux talwegs
prennent naissance de part et d’autre d’une ligne de faîte, celle-ci s’abaisse généralement pour former un col. Il existe toujours une ligne de
faîte entre deux talwegs ou dans l’angle formé par deux talwegs.

Tal w eg
l Ig n e d e c r êTe
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JUI N 2 01 6
Lorsque le mouvement des courbes de niveau est orienté vers l’amont, celles-ci forment un mouvement de terrain au milieu duquel passe
une ligne de faîte. Une ligne de faîte ne coupe jamais un talweg.

1 .5 2 3 ¬ Li g n e s d e c h a n g e m e n t d e p e n t e
Elles constituent l’intersection de facettes de pentes différentes.
Lorsqu’on suit une ligne de changement de pente, le terrain monte plus d’un côté qu’il ne descend de l’autre ou vice versa.
Les lignes caractéristiques du terrain sont marquées par un changement de direction des courbes de niveau.
La crête militaire est la ligne de changement de pente en saillant, d’où l’on peut voir le fond de la vallée sans angle mort.

1 .5 3 ¬ Fo r m e s d u t er r a i n

1 .5 3 1 ¬ F o r m e s s im p l e s
▪ La croupe : mouvement de terrain formé par deux versants se réunissant suivant une ligne de faîte inclinée dans le même sens sur toute
sa longueur.

100

▪ La vallée : mouvement de terrain constitué par deux versants qui se réunissent suivant une ligne de talweg.
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JUI N 2 01 6
▪ L’éperon : mouvement de terrain constitué par une croupe prolongée d’un mamelon.

MAMELON
CROUPE

▪ Le col : mouvement de terrain constitué par l’abaissement d’une ligne de faîte dû à sa rencontre avec :
◆ une ligne de talweg (col à simple vallonnement),

101

◆ deux lignes de talweg opposées (col à double vallonnement).


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1 .5 3 2 ¬ Fo r m e s c o m p o s é e s
Ce sont des mouvements de terrain composés de plus de deux versants.
▪ Le mamelon : mouvement de terrain dont les versants s’abaissent de tous les côtés à partir du sommet.

▪ La cuvette : dépression formée par la réunion de plusieurs talwegs sans écoulement super¿ciel.

102
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JUI N 2 01 6
2| ÉLÉM EN TS D’ ORI EN TA TI ON

2 .1 ¬ P r o c é d é S d ’ o r i e n t a t i o n So mm a i r e

2 .1 1 ¬ Av an t - p r op os
Les différents procédés d’orientation développés dans ce chapitre ne sont valables que dans l’hémisphère Nord.
De plus, ces procédés restent sommaires car tributaires du temps et n’ont pas la précision de la boussole.
Ils donnent la direction du Nord géographique à la différence de la boussole qui indique le Nord magnétique.

2 .1 2 ¬ Dé¿n it ion
S’orienter, c’est déterminer l’endroit où l’on se trouve par rapport à des repères.
Les repères les plus courants sont :
▪ les points cardinaux (Nord, Sud, Est, Ouest) ;
▪ la direction du Nord géographique, du Nord magnétique ou du Nord de la carte utilisée.

2 .1 3 ¬ Or i e n t a t i o n d e j o u r à l ’ a i d e d u so l e i l
103
2 .1 3 1 ¬ Le s o l e i l
Quelle que soit la période de l’année, le soleil se trouve :
▪ à 6 heures (heure solaire) dans la direction de l’Est ;
▪ à 18 heures (heure solaire) dans la direction de l’Ouest ;
▪ à 12 heures (heure solaire) dans la direction du Sud.

Le soleil se déplace de la gauche vers la droit e, de 15° par heures.

Trajet apparent du soleil aux différentes saisons.


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JUI N 2 01 6
2 .1 3 2 ¬ P r o c é d é d e la m o n t r e
Faute d’une montre à aiguilles, celle-ci peut être représentée sur une feuille de papier.
Procédé :
▪ mettre la montre à l’heure solaire (heure Zoulou : été - 2h; hiver - 1h; France) ;
▪ la mettre à plat et diriger la petite aiguille vers le soleil.
Résultat : la direction du Nord géographique est donnée par la bissectrice de l’angle formé par :

le m at in l’ap r ès- m id i

le chiffre 12, le centre de la montre et la la petite aiguille, le centre de la montre et le


petite aiguille. chiffre 12.

104

2 .1 3 3 ¬ Procédé des om bres


Tracez sur une feuille de papier deux droites perpendiculaires.
Désignez les extrémités de l’un de ces axes par 6 h 00 et 18 h 00 et les extrémités de l’autre par 12 h 00 et Nord géographique.
Nord géographique

O
18 H 00 06 H 00

12 H 00
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JUI N 2 01 6
En fonction de l’heure solaire (heure Z) divisez la partie de la feuille correspondante en 6 parties égales en partant du centre « 0 ».
Exemple : 15 h 00.
Inscrivez les heures correspondantes.
Nord géographique

O
18 H 00 06 H 00

15 H 00
12 H 00

Placez la feuille sur le sol. Placez un bâton (ou crayon) verticalement, à l’extrémité de la droite 15 h 00. Faire tourner la feuille a¿n d’amener
l’ombre du bâton (ou crayon) sur la ligne 15 – 0
Nord géographique
105

O
18 H 00 06 H 00

15 H 00

12 H 00

▪ La direction du Nord Géographique est indiquée par la droite « 0-Nord ».

2 .1 4 ¬ Or i e n t a t i o n d e n u i t

2 .1 4 1 ¬ Ave c l e s é t o i l e s

▶ L’é t o ile p ola ir e


L’étoile Polaire donne la direction du Nord géographique.
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JUI N 2 01 6
Elle est le « cheval de tête » du Petit Chariot, ou « Petite Ourse », et se situe dans le prolongement des « roues arrières » du Grand Chariot,
ou « Grande Ourse », à une distance égale à cinq écartements de ses roues.
Attention, l’étoile Polaire n’est pas parmi les plus brillantes.

5xL

L
106

▶ Or io n
Orion fait partie des rares constellations immédiatement reconnaissables par leur forme.
Les étoiles les plus brillantes dessinent un grand rectangle avec les étoiles les plus remar-
quables qui sont la géante rouge « Bételgeuse » et la géante bleue « Rigel ». Elle est bar-
rée en son centre par trois étoiles brillantes à l’éclat bleuté qui dessinent le baudrier de ce
chasseur, souvent appelées « Les Trois Rois ».
L’axe formé par les étoiles du centre d’Orion indique en son sommet, le Nord géographique.
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2 .1 4 2 ¬ Ave c l a l u n e
La lune suivant la même courbe que le soleil, se lève à l’Est et se couche à l’Ouest.
Cependant, en fonction de ses phases, elle indiquera le Sud à des heures différentes.

107

Pour savoir si la lune est dans son premier (forme d’un « p ») ou son dernier quartier (forme d’un « d »), il faut joindre les deux pointes du
croissant par un trait imaginaire comme ci-dessous.
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2 .2 ¬ a n g l e S e t l e u r S Va r i a t i o n S

2 .2 1 ¬ Un i t é s d e m e su r e s d ’ a n g l e

2 .2 1 1 ¬ U n i t é s u s u e l le s
L’unité usuelle de mesure d’angle est l’angle droit. Les sous-unités sont :
▪ le degré
▪ le grade (gr.).

▶ De g r é
Il est la 1/90e partie de l’angle droit. Un angle droit vaut 90°.
Les sous-multiples du degré sont :
▪ la minute sexagésimale (1/60 de degré) que l’on désigne par un accent aigu (’) : 1° = 60’ ;
▪ la seconde sexagésimale (1/60 de minute) que l’on désigne par deux accents aigus (’’) : 1’= 60’’.
REMARQUE : les degrés sont parfois notés en écriture décimale.
Exemple : 30,5° ne signi¿e pas 30° et 5’mais 30° et 0,5° = 0,5 x 60 = 30. Finalement 30,5° = 30°30’.
Autre exemple : 45,8° = 45° + (0,8 x 60) = 45°48’. 108
▶ Gr a d e ( g r )
Il est la 1/100e partie de l’angle droit. Un angle droit vaut 100 gr.
Les sous-multiples du grade sont :
▪ le décigrade (dgr) qui vaut la 1/10e partie du grade que l’on désigne par dgr : 1 gr = 10 dgr ;
▪ le centigrade (cgr) qui vaut la 1/100e partie du grade que l’on désigne par un accent grave ( ) : 1 gr = 100` ;
▪ le milligrade (mgr) qui vaut 1/1 000e partie du grade que l’on désigne par mgr : 1 gr = 1 000 mgr.

▶ R a d ia n ( RAD)
À titre d’information, un angle droit vaut ~ /2 rad et un rad équivaut à peu près à 57,3°. Il n’a pas de sous-unité. Le radian n’est pas utilisé
en topographie.
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2 .2 1 2 ¬ U n it é c o m p lé m e n t a ir e
Le millième (µ) est la mille six centièmes partie de l’angle droit. Un angle droit vaut 1 600 µ.
Le millième n’a pas de sous-multiples. Cette sous-unité est commode, car 1 millième est, à peu de chose près, l’angle sous lequel on voit
une hauteur de 1 m à une distance de 1 000 m.

2 .2 2 ¬ Re l a t i o n s e n t r e l e s u n i t é s d ’ a n g l e
1° = 1 gr 11 = 17,78 µ.
1 gr = 0° 54’ = 16 µ.
1 µ = 3’22’’ = 0,0625 gr.

2 .2 3 ¬ Va r i a t i o n d e s a n g l e s f o r m é s p a r l e s t r o i s d i r e ct i o n s

2 .2 3 1 ¬ D é c lin a is o n « d »
109
Cette déclinaison varie avec :
▪ le temps : elle subit des variations annuelles. Actuellement, elle est occidentale, parce que le Nord magnétique se trouve toujours à l’ouest
du Nord géographique ;
▪ le lieu : la déclinaison n’est pas la même sur tous les points de la terre. Elle est indiquée en valeur et en variation sur le ¿guratif de chaque
carte.

2 .2 3 2 ¬ D é c lin a is o n m a g n é t iq u e « D »
Elle subit les mêmes variations que « d ».

2 .2 3 3 ¬ C o n ve r g e n c e « C »
Elle varie au fur et à mesure que l’on s’écarte du méridien central de chaque fuseau, selon que la région représentée ¿gure à l’est ou à l’ouest
de cet axe. Sur celui-ci, elle sera nulle.
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2 .2 3 4 ¬ M i s e à jo u r d e l a d é c l i n a is o n « d »
On peut lire sur le ¿guratif des cartes les valeurs respectives de la convergence et de la déclinaison, exprimées en degrés et en millièmes.
Néanmoins, ces valeurs variant constamment, il convient de calculer leur valeur réelle lors de l’utilisation de la carte.

Valeur moyenne de la
déclinaison magnétique au centre de
la feuille au
1er janvier 1984.
Valeur annuelle de la
déclinaison magnétique : 4' vers l’est.

f Ig u r aTIf d ’ u n e c ar Te Ig n 1/50 000


av ec q u ad r Il l ag e u Tm

Rappel des différents angles formés par les différents Nord et une direction de marche.
110
UTM
y
GN

AZM

D AZ
G
d e
c rc h
e ma
ti o nd
c
Dire
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JUI N 2 01 6
Exemple : calculer la déclinaison « d » au 1er mars 2014 pour la carte dont le ¿guratif est représenté à la page précédente.
Date du ¿guratif : 1er janvier 1984.
Valeur de la déclinaison à la date du ¿guratif : 4° 15’.
Date de mise à jour : 1er mars 2014.
Temps écoulé entre ces deux dates : 30 ans et deux mois.
Variation annuelle de la déclinaison : 4’vers l’Est.
Calcul de la variation de la déclinaison en trente ans :
▪ 4’x 30 (ans) = 120’ = 2°.
2
Calcul de la variation de la déclinaison en deux mois : 4’x = 40”, soit une valeur globale de : 2° + 40” = 2° 40”.
12
er
Valeur de la déclinaison au 1 mars 2013 :
▪ 4° 15’- 2° 40” = 2° 14’ 20”.
La variation étant vers l’Est, l’angle formé par la déclinaison se referme, d’où la soustraction.
Dans la pratique, le résultat est arrondi à 2° 14’.

Tant que le Nord m agnét ique est à l’ Ouest , l’azim ut m agnét ique (AZM) sera t oujours égal à : déclinaison (d) + gise-
m ent (G).
111

2 .3 ¬ b o u SSo l e

2 .3 1 ¬ Gé n é r a l i t é s
Une boussole est un instrument de navigation et d’orientation consti-
tué d’une aiguille aimantée qui s’aligne sur le champ magnétique
de la terre. Elle indique le Nord magnétique.
La boussole SILVA modèle « expédition 4 » en dotation dans les
unités de gendarmerie mobile, comprend :
▪ un boîtier rotatif contenant une aiguille aimantée rouge et sur-
monté d’une bague graduée en millièmes à l’extérieur et en
degrés à l’intérieur ;
▪ une plaquette qui comporte une règle graduée en millimètres et
deux réglettes de lecture directe (échelle 1/25 000 et 1/50 000).
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JUI N 2 01 6
2 .3 2 ¬ Ut i l i sa t i o n
La boussole permet :
▪ l’orientation de la carte ;
▪ la lecture et le report des coordonnées d’un point ;
▪ la mesure d’un azimut et d’un écart angulaire ;
▪ de donner la direction du Nord magnétique.
Pour être précise, la boussole doit être :
▪ tenue ou posée bien à plat ;
▪ éloignée de masses métalliques ou de champs magnétiques.

112
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JUI N 2 01 6
3| UTI LI SA TI ON D E LA CA RTE

3 .1 ¬ o r i e n t a t i o n d e l a c a r t e

Pour être exploitée ef¿cacement, une carte doit être orientée.

3 .1 1 ¬ Dé¿n it ion
Orienter une carte, c’est la placer de telle sorte que ses lignes caractéristiques soient à la fois :
▪ parallèles aux lignes du terrain qu’elles représentent ;
▪ dirigées dans le même sens.

3 .1 2 ¬ Or i e n t a t i o n a p p r o x i m a t i v e

3 .1 2 1 ¬ P a r s u i vi d u d é p l a c e m e n t
La meilleure méthode pour ne pas « perdre le Nord » et garder sa carte orientée consiste à :
▪ suivre régulièrement le déroulement du déplacement sur la carte ;
▪ faire pivoter la carte en correspondance avec chaque changement de direction sur le terrain.
113
3 .1 2 2 ¬ À l ’a i d e d e s a s t r e s
Lorsque le temps le permet, une orientation sommaire de la carte peut être réalisée en utilisant les astres :
▪ trouver le Nord géographique en observant la position du soleil, de la lune ou des étoiles ;
▪ faire pivoter la carte en orientant le Nord géographique (bord et haut de la carte) avec le même Nord repéré dans le ciel.

3 .1 3 ¬ Or i e n t a t i o n p r é ci se
L’exécution de certaines missions nécessite une parfaite connaissance topographique de la zone d’action. Dans ce cas, l’orientation som-
maire de la carte doit être précisée a¿n d’éviter toute erreur.
Trois procédés permettent d’obtenir une orientation précise de la carte :
▪ par parallélisme ;
▪ par alignement de points ;
▪ avec la boussole.
Les deux premières méthodes imposent de connaître approximativement sa position et que la carte soit sommairement orientée a¿n de
retrouver sur cette dernière des points de repère vus sur le terrain.
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JUI N 2 01 6
3 .1 3 1 ¬ P a r p a r a llé lis m e
L’orientation par parallélisme consiste à se servir d’une droite de la planimétrie ou du nivellement.

114
Se trouvant sur une portion de route ou de voie ferrée rectiligne, tourner la carte de telle façon que :
▪ la route ou la voie ferrée sur la carte soit parallèle (ou dans le même alignement) avec la route ou la voie ferrée sur le terrain ;
▪ la direction de marche sur le terrain correspond exactement à celle matérialisée sur la carte par des signes conventionnels.

A TTEN TION À L’ IN V ERSION D E SEN S !


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JUI N 2 01 6
3 .1 3 2 ¬ P a r a lig n e m e n t d e p o in t s
▪ Rechercher sur le terrain deux points caractéristiques « A » et « B » alignés par rapport au point de station.
▪ Identi¿er ces deux points « a » et « b » sur la carte.
▪ En prenant une visée avec une règle ou un crayon, aligner le trait « ab » de la carte avec les points « AB » sur le terrain.

115

3 .1 3 3 ¬ Ave c l a b o u s s o l e
Les méthodes les plus précises pour orienter une carte sont celles utilisant la boussole.
La boussole permet d’orienter la carte quelles que soient la visibilité et la con¿guration du terrain.
Seule la présence de masses métalliques peut perturber l’emploi de la boussole.

▶ En s e s e r va n t d e s lig n e s ve r t ic a le s d u q u a d r illa g e UTM


▪ Calculer la déclinaison « d ». Exemple : 3° 41’.
▪ Af¿cher la valeur de « d » sur la bague du boîtier de la boussole.
▪ Poser la boussole sur la carte. Mettre les côtés du boîtier en parallèle avec les lignes verti-
cales du quadrillage UTM, la èche de direction dirigée vers le haut de la carte.
▪ Faire pivoter l’ensemble carte boussole de manière à amener la pointe rouge de l’aiguille
aimantée en face du zéro de la bague (ou la lettre N).
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JUI N 2 01 6
▶ En s e s e r va n t d u b or d d e la c a r t e (N or d g é og r a p h iq u e )
▪ Calculer la déclinaison magnétique « D ».
▪ Af¿cher la valeur de « D » sur la bague du boîtier de la boussole.
▪ Poser la boussole sur la carte en parallèle avec un des bords verticaux de la carte (Nord géographique), la èche de direction dirigée vers
le haut de la carte.
▪ Faire pivoter l’ensemble carte boussole de manière à amener la pointe rouge de l’aiguille aimantée en face du zéro du limbe.

Lorsque les cart es sont récent es, la valeur de « d » et de « D » est t ellem ent faible qu’elle est , d’ une part diጀ cilem ent
aጀ chable sur la boussole et que d’ aut re part , la correct ion qu’elle représent e est com pensée ou annulée par les écart s
de visée.

▶ En s e s e r va n t d u p oin t « P »

L’échelle des tangentes nécessaire pour appliquer cette méthode n’existe que sur les
cartes « militaires » quadrillées.
▪ Calculer la déclinaison « d » du jour. Exemple : 3°41’.
116
(1)
▪ Repérer cette valeur sur l’échelle des tangentes située en haut à droite de la carte .
▪ Tracer une droite reliant cette valeur au point P qui se trouve en bas du quadrillage
de la carte( 2) .
▪ Af¿cher le zéro sur la bague rotative du boîtier de la boussole en face de la èche
du fond du boîtier.
▪ Placer la boussole sur la carte. Mettre les côtés du boîtier parallèles avec la droite
tracée, la èche de direction dirigée vers le haut de la carte.
▪ Faire tourner l’ensemble carte boussole de manière à amener la pointe rouge de
l’aiguille aimantée en face du zéro de la bague.
▪ Lors du traçage de la déclinaison « d » sur l’échelle des tangentes, ne pas oublier
que 1° = 60’ ; de ce fait, les intervalles entre chaque degré correspondent à 15’ chacun.

(1)
Sur certaines cartes, il y a une deuxième échelle en haut et à gauche.
(2)
Un deuxième point P correspond à la deuxième échelle.
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JUI N 2 01 6
3 .2 ¬ P o i n t d e St a t i o n

3 .2 1 ¬ Bu t
Le point de station consiste à déterminer avec précision sur la carte le point du terrain sur lequel on se trouve.

3 .2 2 ¬ Pr o céd é a p p r o x i m a t i f
Pendant un déplacement sur le terrain, le point de station est déterminé en permanence en suivant attentivement l’itinéraire sur la carte
approximativement orientée.
Cette détermination peut être améliorée en comparant au point de station l’aspect des détails du terrain et la représentation qui en est don-
née sur la carte (planimétrie et nivellement).
Le suivi peut être matérialisé sur la carte en :
▪ pointant les points de passage avec un crayon ;
▪ positionnant le pouce sur le dernier point de passage (carte à grande échelle lors de déplacements sur de courtes distances).
Ce procédé est le meilleur, le plus sûr et le plus ef¿cace lorsqu’au cours d’une marche, on veut suivre un itinéraire ¿xé à l’avance, car il per-
met de situer à chaque instant le point où l’on se trouve.
Toutefois, certaines situations nécessitent une connaissance précise ou une véri¿cation du point de station.

3 .2 3 ¬ Pr o céd é s p r é ci s 117
Plusieurs méthodes, nécessitant une identi¿cation précise des détails naturels ou arti¿ciels (planimétrie, nivellement et orographie) sur la
carte et sur le terrain, peuvent être utilisées :
▪ par alignement ;
▪ par recoupement.
Elles sont différemment appliquées si la carte est orientée avec précision ou non.

3 .2 3 1 ¬ C a r t e o r i e n t é e a p p r o xi m a t i ve m e n t

▶ Pa r a lig n e m e n t d e d e u x p oin t s
En étant sur une ligne caractéristique du terrain (route, ligne de crête, etc.) identi¿ée
sur la carte.
▪ Identi¿er sur la carte deux points alignés sur le terrain (ici un pont et un château).
▪ Tracer sur la carte une droite joignant le pont au château et la prolonger jusqu’à ce
qu’elle coupe la ligne de stationnement (ici la piste).
Le point de station « S » se trouve à l’intersection de la droite et de la piste.
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JUI N 2 01 6
▶ Pa r r e c o u p e m e n t d e t r ois p o in t s a ve c u t ilis a t ion d e p a p ie r -c a lq u e
En étant sur un compartiment de terrain non identi¿able sur la carte (plaine, versant, etc.).
▪ Repérer sur le terrain trois points caractéristiques « E-F-G », identi¿és sur la carte.
▪ Placer une feuille de papier-calque sur une planchette ou sur un carton rigide.
▪ Tracer un point « S » au centre du calque. Sans bouger ce dernier, viser successivement avec une règle les trois points « E-F-G ».
▪ Tracer au crayon les trois directions obtenues.

118
▪ Placer le calque sur la carte et par tâtonnement, faire passer les trois droites par les mêmes points « E-F-G » identi¿és sur la carte.

Lorsqu’il y a coïncidence parfaite, le point « S » du calque correspond au point de station sur la carte.
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JUI N 2 01 6
3 .2 3 2 ¬ C a r t e o r i e n t é e a ve c p r é c i s i o n

▶ Pa r a lig n e m e n t a ve c u n p oin t
Étant sur une ligne caractéristique du terrain (route, ligne de crête, etc.) identi¿ée sur la carte.
Exemple : vous êtes sur une route.
▪ Orienter la carte.
▪ Identi¿er sur la carte un point caractéristique du terrain (ici une éolienne).
▪ À l’aide d’une règle, effectuer une visée entre le point du terrain et sa représentation sur la carte.
▪ Tracer un trait de manière à couper la route.
Le point de station « S » est l’intersection du trait et de la route.

119

▶ Pa r r e c o u p e m e n t d e p oin t s
▷ Ave c d e u x p oin t s
En étant sur un compartiment de terrain non identi¿able avec précision sur la carte (plaine, versant, etc.).
▪ Orienter la carte.
▪ Identi¿er sur la carte deux points du terrain (ici un silo et un calvaire).
▪ À l’aide d’une règle et d’un crayon, matérialiser sur la carte les visées « Gg » et « Hh ».
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JUI N 2 01 6
L’intersection des deux droites indique le point de station « S ».

▷ Ave c t r o is p oin t s
Cette méthode s’applique dans les mêmes conditions et les mêmes circonstances que « le recoupement avec deux points », en utilisant un 120
troisième point d’identi¿cation. Elle est plus précise que la précédente.

L’écart angulaire ent re les point s ut ilisés ne doit êt re ni t rop im port ant ni t rop faible.

3 .2 3 3 ¬ G is e m e n t i n ve r s e
Comme pour l’orientation de la carte, l’utilisation de la boussole pour déterminer le point de station reste la méthode la plus précise. De plus,
la méthode du gisement inverse ne nécessite pas que la carte soit orientée.
Le procédé est le suivant :
▪ relever l’azimut magnétique d’un point « A » ;
▪ transformer le résultat en gisement : G = AZM - « d » ;
▪ calculer le gisement inverse :
◆ en ajoutant à G la valeur de l’angle plat (180°, 3 200 µ, 200 gr), si G est inférieur à cet angle,

◆ en retranchant à G la valeur de l’angle plat, si G est supérieur à cet angle .

▪ afficher le résultat sur le boîtier de la boussole ;


▪ positionner la boussole sur la carte, un des bords (parallèle à la èche de direction) sur le point « A » ;
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JUI N 2 01 6
▪ faire pivoter la boussole pour mettre la èche du boîtier :
◆ en parallèle avec le Nord du quadrillage,

◆ orientée vers ce même Nord.

La èche de direction de la boussole indique le gisement inverse de « A ».


Le gisement inverse peut être mis en pratique pour déterminer le point de station par les procédés :
▪ d’alignement de points ;
▪ de recoupement de points.
Exemple : trouver le point de station « S », sachant que vous êtes sur un chemin identi¿é sur la carte et que vous voyez un point de repère
« P » également identi¿é sur la carte.
Application de la méthode d’alignement de points :
▪ azimut magnétique de « P » : 900 µ ;
▪ transformer en gisement (« d » = 53 µ) : 900 - 53 = 847 µ ; P
▪ gisement inverse : 847 + 3 200 = 4 047 µ ;
▪ mesurer le gisement sur la carte en partant de « P » ;
▪ tracer une droite qui coupe le chemin.
Le point de station « S » est à l’intersection de la droite et du chemin.

121

P
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JUI N 2 01 6
3 .3 ¬ i d e n t i f i c a t i o n d ’ u n Po i n t o b Se r Vé

Peu de points du terrain permettent une observation de tous les détails représentés par la carte. Ces derniers peuvent être masqués par la
végétation, les constructions et les mouvements de terrain.
Pour dé¿nir sur la carte la position d’un point observé « P », il faut :
▪ repérer sur le terrain le point de station S et sa représentation sur la carte ;
▪ orienter la carte ;
▪ se placer face au point « P » (une dépression) ;
▪ tracer sur la carte une droite passant par « S » et « P » ;
▪ identi¿er sur cette direction, en commençant par les plus rapprochés et les plus com-
modes, les détails de planimétrie et de ¿guré du terrain pour arriver à encadrer la posi-
tion du point observé entre plusieurs détails voisins, sûrs et bien indiqués sur la carte.

3 .4 ¬ m e Su r e S Su r l a c a r t e

Les mesures sur la carte permettent de déterminer :


▪ les coordonnées d’un point ;
▪ la distance entre deux points ;
▪ l’altitude d’un point ; 122
▪ le pourcentage d’une pente ;
▪ l’angle entre deux directions.

3 .4 1 ¬ Co o r d o n n é e s UTM d ’ u n p o i n t
Elles s’obtiennent à partir du carroyage des cartes.

3 .4 1 1 ¬ Rappel
Le quadrillage UTM est représenté sur les cartes au 1/50 000 utilisées par les militaires
(quadrillage noir), mais également sur les cartes IGN au 1/25 000 (quadrillage bleu).
Deux différences notoires sont à mentionner. Sur les cartes IGN 1/25 000 :
▪ le ¿guratif ne donne pas la position du Nord UTM ;
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JUI N 2 01 6
▪ le quadrillage UTM est numéroté par les chiffraisons bleues en italique.

123

Ces diዽérences varient en fonct ion de l’ anciennet é de la cart e des séries bleues. Il est donc conseillé de bien lire les
annot at ions ዾgurant dans les m arges et les légendes.

3 .4 1 2 ¬ C a r r o ya g e k i lo m é t r iq u e
Quelle que soit l’échelle de la carte utilisée, le côté d’un carré a toujours une longueur de 1 km. Sur une carte au 1/50 000, ce côté mesure
20 mm.
Les lignes horizontales et verticales qui constituent ce carroyage sont identi¿ées par un numéro.
Sur les cartes militaires :
▪ les numéros des lignes HORIZONTALES sont à quatre chiffres et vont croissant du Sud au Nord (¿g. page 127) ;
▪ les numéros des lignes VERTICALES sont à trois chiffres. Ils vont croissant d’Ouest en Est (¿g. page 127).
Seuls les deux derniers chiffres sont reproduits en gros caractères.

L’équat eur est l’axe des X ou des abscisses. Le m éridien axial est l’axe des Y ou des ordonnées. Les abscisses et ordon-
nées représent ent les coordonnées.
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3 .4 1 3 ¬ M e s u r e d e s c o o r d o n n é e s d ’u n p o i n t
Un point est normalement désigné par ses coordonnées d’identi¿cation qui comprennent :
▪ la désignation de la zone de quadrillage ;
▪ l’identi¿cation du carré de 100 km ;
▪ l’identi¿cation du carré de 1 km ;
▪ les coordonnées métriques.

▶ Id e n t i c a t ion d e la zo n e d e q u a d r illa g e
Chaque zone de quadrillage est identi¿ée par le numéro de fuseau (1 à 60 vers l’Est à partir du méridien 180) et par la lettre d’identi¿cation
de la bande (C à X, I et O exclus du Sud vers le Nord). Exemple : Paris est dans la zone de quadrillage 31 U.

124
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▶ Id e n t i c a t ion d u c a r r é d e 1 0 0 k m

125

Chaque zone de quadrillage est découpée en carrés de 100 km de côté. Chaque carré est identi¿é par deux lettres.
Les lettres se suivent dans l’ordre alphabétique (à l’exception des lettres I et O, comme ci-dessus) de l’Ouest vers l’Est et du Sud vers le Nord.
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▶ Id e n t i c a t ion d u c a r r é d e 1 k m
Un carré de 1 km de côté est identi¿é par les coordonnées kilométriques de son angle Sud-Ouest. Seuls les chiffres en GROS CARACTÈRES
sont énoncés.
Exemple : coordonnées kilométriques du carré dans lequel se trouve l’étang de Salette : 8466.

126

Les coordonnées sont toujours données dans le même ordre : abscisse, puis ordonnée.
Le procédé du BRAS FLÉCHI permet de mémoriser cet ordre.

▶ Co or d o n n é e s m é t r iq u e s
▷ En c on ve r s io n a ve c l’é c h e lle n u m é r iq u e d e la c a r t e
Pour obtenir des coordonnées complètes et précises d’un point (coordonnées métriques), la
méthode la plus juste est la conversion en utilisant l’échelle numérique de la carte.
Exemple : mesurer sur la carte au 1/25 000 les coordonnées du carrefour « P » coté 46.
▪ Prendre les coordonnées indiquées par les valeurs kilométriques du coin Sud-Ouest du car-
reau A, dans lequel se trouve « P » : xA = 56 km et yA = 42 km.
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▪ En plaçant un double décimètre ou la règle graduée de la boussole parallèlement aux axes des « X », mesurer la longueur qui sépare
« P » de l’axe des « Y » passant par A : 33 mm. Transformer cette longueur en distance : 25 x 33 = 825 m. Ajouter cette valeur à xA ; on
obtient en mètres, l’abscisse de « P » : 56825.
▪ En plaçant le double décimètre parallèlement aux axes des « Y », mesurer la longueur qui sépare « P » de l’axe des « X » passant par
A : 26,6 mm.
Cette longueur correspond à une distance de : 25 x 26,6 = 665 m.
Cette valeur ajoutée à yA donne en mètres, l’ordonnée de « P » : 42665.
Les coordonnées du point « P » sont : 5682542665.

▷ En le c t u r e d ir e c t e a ve c la b o u s s ole
Pour donner des coordonnées hectométriques ou décamétriques d’un point, l’utilisation des échelles de mesure af¿chées sur la boussole
est la méthode la plus rapide.
Exemple : mesurer sur la carte au 1/25 000 les coordonnées du carrefour « P » coté 46.

127

▪ Prendre les coordonnées indiquées par les valeurs kilométriques du coin Sud-Ouest du carreau dans lequel se trouve « P » :
x = 56 ; y = 42.
▪ Positionner la boussole sur la carte, la èche de direction orientée et parallèle au Nord du quadrillage.
▪ Amener l’angle de l’échelle de mesure correspondante (ici 1/25 000) de la boussole sur « P », en maintenant les bords de la boussole
parallèles aux axes des « X » et des « Y ».
▪ Lire directement sur l’échelle le résultat :
◆ en hectomètres : x = 8 et y = 6,
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◆ en décamètres : x ≈ 82 et y ≈ 66.
Les coordonnées décamétriques de « P » sont : 56824266.

▷ En le c t u r e d ir e c t e a ve c le r a p p or t e u r
Certains rapporteurs ont des échelles de mesure et une grille au 1/50 000, qui permettent de mesurer directement les coordonnées d’un
point sur les cartes de même échelle en utilisant la même méthode que la lecture avec la boussole.
Le résultat n’est pas aussi précis que celui obtenu par conversion avec l’échelle numérique. Mais pour obtenir des coordonnées décamé-
triques, cette méthode est plus rapide.

▶ Di é r e n t s t yp e s d e c o or d on n é e s
Les coordonnées forment un matricule toujours rédigé sans intervalle, parenthèse, tiret ou virgule.

▷ Co or d o n n é e s c om p lè t e s
Les coordonnées complètes d’un point sont :

31 T CM 50310 41720

FUSEAU BANDE CARRÉ DE 100 KM CARRÉ 1 KM COORDONNÉES MÉTRIQUES


128
Elles s’écrivent : 31TCM5031041720.

▷ Co or d o n n é e s s im p lifié e s
Dans de nombreux cas, toutes les précisions données par le matricule complet ne sont pas indispensables. En fonction de l’application, le
matricule comportera uniquement les éléments nécessaires et s’exprimera de la manière suivante :

31TCM5041 CM503417

31TCM503417 CM50314172

ou uniquement avec des chiffres :

EN MÈTRES (m) : 5031041720 EN DÉCAMÈTRES (dam) : 50314172


10 chiffres 8 chiffres
EN HECTOMÈTRES (hm) : 503417 EN KILOMÈTRES (km) : 5041
6 chiffres 4 chiffres
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Les coordonnées ont t oujours le m êm e nom bre de chiዽres en abscisse et en ordonnée.

RAPPEL : table de conversion

km hm dam m dm cm mm
1 0 0 0 0 0 0
0 0 0 1 0 0 0

1 km = 1 000 m = 1 000 000 cm


Ex em ple :
1 m = 100 cm = 0,001 km

3 .4 1 4 ¬ R e p o r t d ’u n p o in t p a r s e s c o o r d o n n é e s

▶ En c on ve r s io n a ve c l’é c h e lle n u m é r iq u e
Il suf¿t de procéder à l’inverse des indications données au paragraphe 3.413, en reportant toujours les indications chiffrées à partir des lignes
du carroyage indiquées par les deux premiers chiffres des coordonnées.
Exemple : reporter sur la carte au 1/50 000 un point « P » dont les coordonnées sont 4640042250.
▪ Séparer en deux les coordonnées, a¿n de déterminer l’abscisse et l’ordonnée : x 46400 et y 42250. 129
▪ Identi¿er le carré du point « P », en utilisant les deux premiers chiffres de x et de y : 46 et 42.
Convertir les mètres en millimètres :
◆ x = 400 m : 50 m (échelle) = 8 mm ou ;

◆ y = 250 m : 50 m (échelle) = 5 mm ou.

▪ Placer le double décimètre ou la règle graduée de la boussole parallèlement aux axes des « X », la division « O » étant sur l’axe des « Y »
numéroté 46.
▪ Tracer un trait à 8 mm de l’abscisse 46. Ce trait représente l’abscisse du point recherché « 46400 ».
▪ Placer le double décimètre ou la règle graduée de la boussole parallèlement à l’axe des « Y », la division « O » étant sur l’axe des « X »
numéroté 42.
▪ Tracer un trait à 5 mm de l’ordonnée 42. Ce trait représente l’ordonnée du point recherché « 42250 ».
Le point « P » se trouve donc à l’intersection de ces deux traits.

¿g.1
2 3
0 1

0 1 2 3
¿g.2
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▶ Ave c b ou s s ole ou r a p p or t e u r.
Appliquer les procédés dé¿nis dans le paragraphe 3.413.

3 .4 2 ¬ D i st a n ce e n t r e d e u x p o i n t s
Pour obtenir la distance entre deux points sur le terrain, il faut d’abord mesurer la longueur qui sépare ces deux points sur la carte.

Les longueurs m esurées sur une cart e sont approxim at ivem ent (à quelques cent im èt res près) des dist ances horizon-
t ales projet ées au niveau de la m er. Les dist ances m esurées sur la cart e ne t iennent pas com pt e du relief.

3 .4 2 1 ¬ É c h e l le s d e l a c a r t e

▶ Éc h e lle n u m é r iq u e
Elle ¿gure sur toutes les cartes et s’exprime par une fraction 1/N : échelle = longueur sur la carte/distance sur le terrain.
Une échelle 1/50 000 signi¿e qu’il faut multiplier par 50 000 la longueur mesurée sur la carte pour obtenir la distance équivalente sur le terrain.
Exemple : sur une carte à l’échelle 1/25 000, deux points sont éloignés de 7 cm. La distance entre ces deux points sur le terrain est de :
7 cm x 25 000 = 175 000 cm, soit 1 750 m.

▶ Éc h e lle g r a p h iq u e 130
Dans le cartouche de chaque carte se trouve une échelle graphique qui permet d’obtenir une distance sans faire de calculs.

Son emploi est très simple. On mesure sur la carte la longueur recherchée à l’aide d’une bande de papier, d’une ¿celle, d’un compas ou
d’un double décimètre. On reporte ensuite cette distance le long de l’échelle graphique pour obtenir la valeur de la distance sur le terrain.
Exemple : bande de papier utilisée pour relever une longueur sur la carte (bord du papier et repère) et positionnée ensuite le long de l’échelle
graphique.
Résultat : 4 400 m.

repère
bande de papier

3 .4 2 2 ¬ D i s t a n c e s h o r iz o n t a l e s

▶ Dis t a n c e s r e c t ilig n e s
La longueur est mesurée sur la carte avec un double décimètre.
Pour obtenir la distance correspondante sur le terrain, on favorise l’utilisation de :
▪ l’échelle numérique pour des distances importantes ;
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▪ l’échelle numérique ou l’échelle graphique pour de faibles distances.

▶ Dis t a n c e s n o n r e c t ilig n e s
Pour calculer des distances non rectilignes sur une route ou un sentier sinueux, on peut utiliser une ¿celle, une bande de papier ou un brin
d’herbe que l’on adapte (en les pliant) à la ligne courbe dont on souhaite mesurer la longueur sur la carte.
La longueur ainsi obtenue est convertie en distance sur le terrain en :
▪ la mesurant avec un double décimètre et en utilisant l’échelle numérique ;
▪ ou en utilisant directement l’échelle graphique.

3 .4 2 3 ¬ D i s t a n c e s ve r t i c a l e s
Les distances verticales sont calculées de la même façon que les distances horizontales.
Cependant, dans les zones de montagnes ou les zones ayant un relief accidenté, il faut prendre en compte l’augmentation des distances
relatives au dénivelé.
Exemple : la distance mesurée sur une carte au 1/25 000 entre Chamonix et l’aiguille du Midi est de 4 600 m. En réalité, en prenant en compte
le dénivelé important, la distance réelle entre ces deux points est de 5 400 m.

131

3 .4 3 ¬ Alt it u d e d ’u n p oin t
Cette altitude se mesure à partir du modelé du sol et des courbes de niveau.
Le chiffre indiquant la valeur d’une courbe maîtresse est toujours orienté vers l’amont.
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3 .4 3 1 ¬ P o i n t s i t u é s u r u n e c o u r b e d e n i ve a u
▪ Le point « P » est sur une courbe ordinaire. Déterminer la valeur de la courbe par rapport aux courbes maîtresses et aux points cotés en
prenant si nécessaire en compte l’équidistance. Exemple : 130 m (¿g. 1).
▪ Le point « P » est sur une courbe maîtresse ; il prend donc la valeur de l’altitude inscrite sur la courbe 1150 (¿g. 2).

équidistance : 10 mètres
f Ig .1 f Ig . 2

3 .4 3 2 ¬ P o i n t s i t u é e n t r e d e u x c o u r b e s d e n i ve a u
Exemple : déterminer l’altitude du point « P » sur une carte dont l’équidistance est 10 m, sachant qu’il est situé à 5 mm de la courbe de niveau
passant par « A ». La distance séparant « A » de « B » est de 8 mm.

132
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JUI N 2 01 6
▶ Méth ode
▪ Trouver l’altitude de la courbe de niveau passant par « A » en utilisant :
◆ soit l’équidistance (ici, 10 m),

◆ soit une courbe maîtresse cotée (ici, 200),

◆ ou un point coté (ici, 224).

▪ Mesurer la longueur entre :


◆ les deux courbes de niveau encadrant le point « P » (ici, 8 mm),

◆ la courbe de niveau inférieur et le point « P » (ici, 5 mm).

▶ Ca lc u l
5
▪ La distance « AP » = 10 x ( ) = 6,25 m.
8
▪ L’altitude du point « P » est donc : 210 m + 6,25 m = 216,25 m.

3 .4 4 ¬ Po u r ce n t a g e d ’ u n e p e n t e

3 .4 4 1 ¬ P e n t e d ’u n e li g n e
La pente d’une ligne « AB » est le rapport de la différence d’altitude de deux points de cette ligne à la distance horizontale qui sépare ces
deux points sur le terrain.
Elle est, en général, exprimée en pourcentage.
133
La pente est ascendante dans le sens « AB ».
La pente étant descendante dans le sens « BA », on affecte à sa valeur un signe négatif (–).

Exemple : mesurer la pente entre deux points « A » et « B » situés à 450 m de distance, I’altitude de « A » étant de 310 m et celle de « B »
de 490 m.
B-A 490 - 310
La pente de la ligne « AB » est égale à : = = 0,40 ou 40 %
D 450
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3 .4 4 2 ¬ P e n t e d u t e r r a in e n u n p o in t
Le pourcentage de pente en un point s’obtient en évaluant la pente d’une ligne perpendiculaire aux courbes de niveau en ce point.
Exemple : sur une carte au 1/50 000 où l’équidistance est de 10 m, l’intervalle mesuré entre deux courbes consécutives est de 4 mm. La
pente du terrain entre ces deux courbes est égale à :

3 .4 5 ¬ A n g l e en t r e d e u x d i r e ct i o n s
La mesure d’un angle entre deux directions sur la carte s’effectue :
▪ toujours dans le sens des aiguilles d’une montre ;
▪ à l’aide d’un rapporteur (méthode précise) ;
▪ avec la boussole.

3 .4 5 1 ¬ M e s u r e d ’u n g i s e m e n t

134
Le g i s e m e n t e s t l ’ a n g l e f o r m é p a r l e N o r d d u q u a d r i l l a g e e t u n e d i r e ct i o n d e m a r ch e .

Pour mesurer cet angle entre un point « F » (objectif) par rapport à une position « A », il faut procéder comme suit.

▶ R a p p or t e u r
▪Tracer sur la carte une droite reliant « A » et « F » (s’assurer qu’elle est plus longue que le cadre
du rapporteur).
▪ Placer le rapporteur sur la carte.
▪ Orienter les zéros du rapporteur vers le Nord de la carte (GN-y-UTM).
▪ Mettre le trou central sur la position « A » (ici l’église de Bizeneuille).
▪ Mettre en parallèle la croix de centrage « B » et le quadrillage de la carte.
▪ Faire pivoter l’index « C » vers la droite (sens des aiguilles d’une montre) pour l’amener sur la
droite AF.
▪ Lire le gisement sur les cercles extérieurs « D » en grades, millièmes ou degrés (ici 27 gr).
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JUI N 2 01 6
▶ Bou s s o le

▪ Tracer sur la carte une droite reliant A et F (s’assurer qu’elle


est plus longue que la boussole).
▪ Placer la boussole sur la carte :
- le bord de celle-ci en parallèle avec la droite AF,
- le haut de celle-ci dirigée vers le deuxième point (ici F).
▪ Faire pivoter la bague rotative jusqu’à mettre l’aiguille du
cadran :
- en parallèle avec le quadrillage (Nord UTM),
- orientée vers le Nord de la carte.
▪ Lire le gisement sur le cadran de la boussole (ici : 432 mil-
lièmes ou 24 degrés).

135
3 .4 5 2 ¬ R e p o r t d ’u n g i s e m e n t
Il s’agit par exemple, de reporter sur une carte, à partir d’un point « S » un gisement de 230°.

▶ R a p p or t e u r
▪ Placer le rapporteur sur la carte.
▪ Orienter les zéros du rapporteur vers le Nord de la carte.
▪ Placer le trou central du rapporteur sur le point « S ».
▪ Mettre en parallèle la croix de centrage et le quadrillage.
▪ Faire pivoter l’index pour l’amener sur la graduation 230° (attention de bien prendre le cercle extérieur des degrés).
▪ Tracer un repère sur la carte, le long de l’index.
▪ Enlever le rapporteur.
▪ Tracer le gisement passant par « S » et ce repère.

▶ Bou s s o le
▪ Af¿cher sur le cadran de la boussole 230°.
▪ Placer la boussole sur la carte ; le bord de celle-ci en parallèle avec le point « S ».
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JUI N 2 01 6
▪ Faire pivoter la boussole (autour de « S ») jusqu’à mettre l’aiguille du cadran :
◆ en parallèle avec le quadrillage UTM,

◆ orientée vers le Nord de la carte.

▪ Tracer un repère sur la carte avec le bord de la boussole du côté de « S ».


▪ Retirer la boussole et tracer le gisement passant par « S » et ce repère.

3 .4 5 3 ¬ M e s u r e d ’u n é c a r t a n g u l a ir e

▶ R a p p or t e u r
Il s’agit de mesurer l’écart angulaire entre une église « E » et un pont « P » à partir d’un point de station « S ».
▪ Tracer sur la carte un trait du point « S » au point « E ». Effectuer la même opération du point « S » au point « P » (ces traits doivent dépas-
ser le cadre du rapporteur).
▪ Placer le trou central du rapporteur sur le point « S ».
▪ Superposer la ligne des zéros du rapporteur avec la droite « SE ».
▪ Faire pivoter l’index jusqu’à la droite « SP ».
Lire l’écart angulaire sur les cercles extérieurs en grades, millièmes ou en degrés (ici 2 200 µ).

136

▶ Bou s s o le
Voir la mesure d’un écart angulaire sur le terrain au paragraphe précédent.
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JUI N 2 01 6
3 .5 ¬ c a r t e S c i Vi l e S

3 .5 1 ¬ Ca r t e r o u t i è r e

3 .5 1 1 ¬ G é n é r a l it é s
La carte routière n’est pas une carte topographique. En raison de l’échelle employée et de l’importance donnée volontairement à certains
détails de la planimétrie, elle est moins précise que certaines autres cartes, mais indique néanmoins parfaitement les itinéraires et les ren-
seignements relatifs à la circulation et aux distances.
La carte routière existe en plusieurs modèles, mais les plus répandues sont les cartes Michelin et celles de l’Institut géographique national
(IGN).
Ces cartes sont établies d’après les relevés topographiques de l’IGN.

3 .5 1 2 ¬ Ca r a c t é r is t iq u e s

▶ Éc h e lle
L’échelle d’une carte est généralement au 1/200 000, mais également au 1/100 000, 1/250 000 et 1/1 000 000 (cartes nationales ou européennes).

▶ P la n im é t r ie
Les signes conventionnels sont sensiblement identiques à ceux des cartes topographiques, mais légèrement plus gros. Ils sont rassemblés 137
dans une « légende » qui se trouve dans le cartouche de la carte (voir page suivante).
Les distances kilométriques des itinéraires sont indiquées sur les axes routiers. Le moyen rapide mais peu précis pour connaître la distance
à vol d’oiseau entre deux points sur une carte Michelin au 1/200 000 est le suivant :
▪ largeur d’une main = 20 km environ.
La distance partielle est inscrite en petits chiffres sur les axes. Elle est comprise entre deux carrefours secondaires matérialisés par un .
La distance totale est inscrite en gros chiffres sur les axes. Elle est généralement comprise entre deux agglomérations matérialisées par un .
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JUI N 2 01 6
Légende carte routière MICHELIN : 1/200 000 et 1/150 000.

138
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JUI N 2 01 6
▶ Or o g r a p h ie

Le relief n’est pas représenté sur les cartes routières. Les seuls éléments du relief renseignés concernent les pourcentages de pente et
l’altitude de certains points.

▷ Pe n t e
Sur les cartes routières, des èches ont été placées sur les axes, a¿n d’indiquer le sens de montée de la route. Suivant l’importance de la 139
pente, il y en a une, deux ou trois.

▷ Alt it u d e
L’altitude de certains points est indiquée sur les axes routiers selon trois procédés :
▪ un nombre précédé d’un point : • 436 ;
▪ un nombre entre parenthèses placé près du nom de l’agglomération : OUCH (325) ;
▪ un nombre suivi d’un triangle : 574 .

▶ Re n s e ig n e m e n t s c om p lé m e n t a ir e s
Les cartes routières portent, en général, un quadrillage géographique (bleu). Latitudes et longitudes sont annotées en degrés sur le qua-
drillage ou dans la marge en fonction des cartes.
Certaines cartes n’ont pas de ¿guratif précisant la déclinaison magnétique et sa variation.
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JUI N 2 01 6
▶ Or ie n t a t ion
L’orientation de la carte routière peut être obtenue :
▪ par rapport au Nord géographique ;
▪ par alignement des points caractéristiques reconnus.

3 .5 2 ¬ Ca r t e d e r a n d o n n é e

140
Ces cartes éditées pour l’essentiel par l’IGN, sont utilisées pour faire de la randonnée. Elles permettent des déplacements hors des axes
routiers, plus spécialement dans les zones accidentées.

3 .5 2 1 ¬ É c h e l le
Les cartes de randonnée IGN comprennent deux modèles :
▪ la série bleue à l’échelle 1/25 000 (dernière édition en exemple ci-contre) ;
▪ la série orange à l’échelle 1/50 000.

3 .5 2 2 ¬ S ys t è m e s d e c o o r d o n n é e s

▶ Co or d o n n é e s g é og r a p h iq u e s
À l’aide des amorces ¿gurant en marge des cartes, il est possible de reconstituer le quadrillage géographique (degrés/Greenwich ou grades/
Paris) a¿n de déterminer ou de reporter les coordonnées d’un point.

▶ Co or d o n n é e s p la n e s
Les cartes comportent un quadrillage kilométrique (Lambert ou UTM) ou les amorces permettant de le tracer.
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JUI N 2 01 6
3 .5 2 3 ¬ Au t r e s r e n s e i g n e m e n t s
Des informations que l’on ne retrouve pas sur les cartes routières sont précisées sur les cartes de randonnées :
▪ le ¿guratif donnant l’AZM géographique, ainsi que la variation de la déclinaison magnétique ;
▪ des détails orographiques (courbes de niveau, dépressions, points cotés) ;
▪ des détails de planimétrie, d’hydrographie.

3 .5 2 4 ¬ C o m p a t ib i li t é G P S
L’IGN édite aujourd’hui des cartes permettant de lire directement les coordonnées dans un système de coordonnées GPS WGS84(1) .
Ces cartes portent la mention « Compatible GPS ».
Légende carte IGN

141

(1)
Système géodésique mondial qui remplace tous les autres systèmes.
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4| A PPLI CATI ON SUR LE TERRAI N

4 .1 ¬ m e Su r e S Su r l e t e r r a i n

Le travail de préparation effectué sur la carte doit être complété par des mesures faites sur le terrain. Ces opérations comprennent :
▪ l’application de la formule du millième ;
▪ des mesures de distances ;
▪ des mesures de directions.

4 .1 1 ¬ A p p l i ca t i o n d e l a f o r m u l e d u m i l l i è m e
La mise en pratique de la formule du millième offre un triple intérêt en permettant de calculer facilement :
▪ un écart angulaire ;
▪ une distance ;
▪ une dimension.
Pour appliquer cette formule, un moyen pratique peut être employé : inscrire la formule du
millième dans un triangle équilatéral divisé en trois parties :
▪ f (hauteur) se mesure toujours en mètres (m) ;
▪ m (front) se mesure toujours en millièmes (µ) ;
142
▪ D (distance) se mesure toujours en kilomètres (km).
Un moyen mnémotechnique pour se souvenir de cette formule est :
▪ « formule du millième ».
Pour utiliser ce ¿guratif, il suf¿t de cacher la mesure que l’on cherche et de réaliser l’opération décrite entre les deux mesures connues.
Exemples :
▪ Sous quel angle voyez-vous le château d’eau qui se trouve à 200 m et qui mesure 30 m ?
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▪ À quelle distance vous trouvez-vous de la maison qui mesure 7 m et que vous voyez sous un angle de 15 µ ?

▪ Quelle est la longueur du pont qui se trouve à 1 200 m et que vous voyez sous un angle de 15 µ ?

4 .1 2 ¬ M e su r e d e s d i st a n ce s 143

4 .1 2 1 ¬ D o u b le p a s
La mesure d’une distance courte en terrain régulier peut se faire à l’aide de la méthode du double pas.
Cette technique nécessite l’étalonnage de son pas : il faut compter le nombre de doubles pas nécessaires pour parcourir une distance connue
(100 m par exemple) à allure normale. Recommencer cette opération plusieurs fois et faire la moyenne des résultats obtenus.
Exemple : si l’on obtient 63 doubles pas pour une distance de 100 m, pour 117 doubles pas séparant deux points « A » et « B », la distance
sera de : 100 x 117 / 63 = 185,70 m arrondis à 186 m.
La marge d’erreur possible est d’environ 2 % sur un terrain plat au parcours commode.

4 .1 2 2 ¬ Ch a în a g e
Il s’effectue au moyen d’un double décamètre ou d’un ruban métallique étalonné.

4 .1 3 ¬ M e su r e d ’ u n e d i r e ct i o n
Cette mesure s’effectue avec une boussole.

4 .1 3 1 ¬ D é f i n i t io n d ’u n e d i r e c t io n d e m a r c h e
À partir d’une direction de marche dé¿nie sur une carte UTM (gisement), pour dé¿nir une direction de marche sur le terrain (azimut magné-
tique), il faut procéder comme suit :
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JUI N 2 01 6
▪ convertir le gisement en AZM. Actuellement : AZM = d + G ;
▪ sur la boussole : faire pivoter la bague rotative pour amener le chiffre du résultat obtenu en face de la èche de direction ;
▪ faire pivoter la boussole tenue horizontalement, pour amener l’aiguille aimantée en parallèle et dans le même sens que la èche rouge
du boîtier ;
▪ prendre la visée sur le terrain avec la èche de direction de la boussole.

4 .1 3 2 ¬ R e l e vé d ’u n Az i m u t m a g n é t iq u e
Pour relever la direction d’un objectif à partir d’une position sur le terrain, il faut procéder comme suit :
▪ tenir la boussole horizontalement et viser l’objectif avec la èche de direction ;
▪ faire pivoter le boîtier pour amener la èche rouge du boîtier en parallèle et dans le même sens que l’aiguille aimantée ;
▪ lire sur la bague rotative, la division située face à la èche de direction ;
▪ pour reporter cette division sur la carte, la transformer en gisement.

4 .1 3 3 ¬ M e s u r e d ’u n é c a r t a n g u l a ir e

▶ M é t h o d e d ir e c t e
▪ Prendre l’AZM du point le plus à droite.
▪ Faire pivoter la boussole pour aligner la èche de direction sur le point le plus à gauche.
▪ Lire directement la valeur de l’écart angulaire sur la bague du boîtier en face de l’aiguille aimantée. 144
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JUI N 2 01 6
▶ M é t h o d e n o r m a le
Pour mesurer l’écart angulaire entre un point « A » et un point « B » à partir d’une position sur le terrain, il faut :
▪ relever l’AZM du point « A » ;
▪ relever l’AZM du point « B » ;
▪ l’écart angulaire est égal à : AZM « A » - AZM « B ».

▶ M a in é t a lo n n é e
Il peut, dans certains cas, être commode d’utiliser un procédé approximatif mais rapide. La mesure d’écarts angulaires peut être faite à
l’aide de la main étalonnée.
Les valeurs moyennes de la main, bras tendu, sont pour :
▪ le poing : 130 à 170 µ ;
▪ le pouce : 40 µ ;
▪ un autre doigt : 30 µ.
Chacun se doit donc d’étalonner très soigneusement sa main.

4 .2 ¬ t o u r d ’ h o r i z o n

La recherche du renseignement par l’observation nécessite une connaissance approfondie du terrain. 145
Il convient, en particulier, de pouvoir identi¿er à chaque instant les détails du terrain et ceux de la carte, tout en gardant une vision générale
de la zone observée.

4 .2 1 ¬ Dé¿n it ion
Faire un tour d’horizon c’est, à partir d’un point de station (si possible assez élevé) :
▪ identi¿er sur la carte les lignes et les points caractéristiques du paysage (nivellement et planimétrie) ;
▪ situer sur le terrain les lignes et les points caractéristiques mentionnés sur la carte.

4 .2 2 ¬ M o d e o p ér a t o i r e

4 .2 2 1 ¬ O p é r a t i o n s é lé m e n t a i r e s
Trois opérations élémentaires sont à effectuer :
▪ orienter la carte ;
▪ déterminer le point de station ;
▪ déterminer sur la carte les lignes et les points caractéristiques du terrain.
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4 .2 2 2 ¬ Méthode
Pour être ef¿cace, le tour d’horizon doit être exécuté avec méthode :
▪ de la gauche vers la droite à partir d’une direction d’origine ;
▪ du plus près au plus loin ;
▪ du général au particulier.

4 .2 2 3 ¬ Procédé
▪ Diviser le terrain en plusieurs compartiments, en fonction si possible du nivellement.
▪ Repérer les points caractéristiques du terrain sur la carte (clocher, routes…).
▪ À partir de ces points de repère, « accrocher » le reste du paysage, secteur par
secteur.
▪ En cas d’hésitation pour les points secondaires, mesurer leur gisement ou leur écart
angulaire, par rapport à un point de repère connu.
▪ Utiliser la carte pour dé¿nir les parties cachées.
Vous êtes ainsi en mesure de déterminer les zones et les points dangereux pouvant
être favorablement utilisés par l’adversaire.

146
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JUI N 2 01 6
4 .2 3 ¬ D é si g n a t i o n d ’ u n o b j e ct i f
Le moindre indice décelé pendant une phase d’observation doit pouvoir être localisé rapidement a¿n d’être traité ef¿cacement.
La désignation d’un objectif permet de répondre à cette action.
À cet effet, il convient avant tout de :
▪ choisir un point de repère ¿xe proche de l’objectif ;
▪ dé¿nir ce point de repère ;
▪ situer l’objectif par rapport à ce point de repère ;
▪ décrire l’objectif.
Deux procédés de repérage sont particulièrement utilisés.

4 .2 3 1 ¬ M a in

147

▪ Désigner le point de repère : « droit dans la direction de mon bras, le pont ».


▪ Situer l’objectif par rapport au point de repère : « quatre doigts à droite et trois doigts au dessus, la lisière gauche du bosquet ».
▪ Décrire l’objectif : « deux individus allongés qui observent dans notre direction ».

4 .2 3 2 ¬ Ca d r a n h o r a ir e
Un cadran horaire est imaginé autour du point de station. L’observateur occupe le centre du cadran de sorte que la ligne midi-six heures
coïncide avec l’axe d’observation, midi étant vers l’avant.
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Exemple : « à 11 heures, un char arrêté sur la ligne de crête ».

Ce procédé n’est pas précis, mais offre l’avantage de situer un point à observer dans une portion de terrain de faible dimension à l’intérieur
de laquelle il peut être facilement identi¿é. Ce procédé est très pratique lors d’un déplacement en véhicule en prenant l’axe du véhicule
comme référence (midi étant l’avant du véhicule).
148
4 .3 ¬ é t u d e e t c r o q u i S d ’ i t i n é r a i r e

4 .3 1 ¬ Gé n é r a l i t é s
L’exécution d’une mission commence souvent par un déplacement. Que ce soit à pied ou en véhicule, une étude préalable de l’itinéraire sur
la carte permet de déjouer les pièges du terrain et d’arriver dans les meilleures conditions sur le lieu de l’action.
Il s’agit de rechercher sur la carte les renseignements permettant d’exécuter au mieux la mission con¿ée.

4 .3 2 ¬ Ch o i x d ’ i t i n é r a i r e
Que l’itinéraire soit imposé ou laissé à l’initiative, trois facteurs doivent guider l’étude :
▪ le terrain ;
▪ l’orientation ;
▪ les possibilités de l’adversaire.

4 .3 3 ¬ Ét u d e d ’ e n se m b l e

4 .3 3 1 ¬ É t u d e t o p o g r a p h iq u e s u r c a r t e
Cette préparation facilite le déplacement. Elle doit donc se concrétiser par :
▪ le renseignement de la carte ;
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▪ ou par un croquis simpli¿é de l’itinéraire.
Pour cela, il faut :
▪ découper l’itinéraire en tronçons, en prenant toujours une limite identi¿able :
◆ orographie (talweg, crête…),

◆ planimétrie (axe routier, lisière de forêt, cours d’eau…) ;

▪ orienter et évaluer la longueur de l’itinéraire. Deux possibilités :


◆ prendre l’azimut magnétique de chaque tronçon,

◆ prendre comme mains courantes des mouvements ou éléments caractéristiques du terrain (voie ferrée, crête…).

Il faut également :
▪ marquer tous les points caractéristiques du terrain : ils permettront lors du déplacement, de se « recaler » en permanence dans la bonne
direction. Ces points peuvent être « baptisés » par des lettres de l’alphabet ;
▪ marquer les longueurs de chaque tronçon a¿n de mieux apprécier les distances entre les différents points.
L’étude topographique effectuée à partir de la carte, permet de déceler un certain nombre de points défavorables et de dif¿cultés. Il convient
de les marquer sur la carte et de prévoir les variantes (une variante est un itinéraire permettant de contourner une dif¿culté, un point dange-
reux, un obstacle pour reprendre l’itinéraire ¿xé au-delà) en offrant la possibilité d’atteindre son objectif par un chemin différent.

4 .3 3 2 ¬ É t u d e t a c t iq u e
L’étude d’un itinéraire ne se limite pas à la connaissance de ses caractéristiques topographiques. D’autres facteurs doivent être pris en
considération.
149
▶ P r a t ic a b ilit é d e l’a xe
▪ Revêtement, viabilité (période hivernale en zone de montagne, période de crues en territoire outre-mer).
▪ Tonnage supportable et ouvrages d’art emprunté.
▪ Hauteur maxi (sous pont, tunnel, passage souterrain…).
▪ Possibilités de stationnement ou de dégagement.

▶ En vir on n e m e n t
▪ Renseignements sur la population de la région traversée.
▪ Points d’appui sûrs (casernes de gendarmerie, commissariats de police).
▪ Points de ravitaillement (essence, nourriture…).
▪ Points caractéristiques (localités, ponts, carrefours…).

▶ Pe r s o n n e ls e t m a t é r ie ls d e va n t l’e m p r u n t e r
▪ Fatigue (distance, nuit, météo).
▪ Capacité des matériels et leur autonomie.
▪ Tous les impedimenta afférents à la mission (véhicules, bagages…).
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JUI N 2 01 6
▶ Dé la is
Toute mission doit être accomplie en respectant des délais ; elle est parfois déclenchée à une heure précise.
Ces éléments sont à prendre en compte dans l’étude tactique.

4 .3 4 ¬ Ré su l t a t s d e l ’ é t u d e
Il est souvent nécessaire de concrétiser le résultat de cette étude par l’établissement :
▪ d’un croquis d’itinéraire ;
▪ d’une ¿che rédigée.

4 .3 4 1 ¬ C r o q u is d ’it i n é r a i r e
Le croquis d’itinéraire est la mise en forme à la plus grande échelle possible de l’étude d’itinéraire.
Il est utilisé pour une mission de combat à pied et/ou sur une courte distance.
Il n’est pas une reproduction de la carte, mais un recueil de renseignements qui permet de remplir la mission. Si tous les renseignements
utiles doivent y ¿gurer, il faut néanmoins éviter d’accumuler les détails inutiles.
Exemple : reconnaître le pont « B » en partant de la chapelle « A » (croquis page suivante).
Le croquis d’itinéraire peut utilement être complété par une ¿che reprenant, par tronçon, les principaux renseignements établis lors de l’étude
d’itinéraire.
150
4 .3 4 2 ¬ F ic h e r é d i g é e
Cette ¿che complète, si nécessaire, le croquis d’itinéraire ou les renseignements de la
carte.
Elle peut servir d’aide-mémoire au chef de convoi ou de ¿che de route pour les chefs
d’élément et de voiture.
Elle est rédigée selon le plan suivant :
▪ caractéristiques essentielles : itinéraire facile, sûr, rapide, etc. ;
▪ différentes étapes possibles ;
▪ délais pour le parcourir.
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5| CARTOGRAPH I E URBA I N E

5 .1 ¬ g é n é r a l i t é S

Le concept de « cartographie urbaine » ne se limite pas à la seule connaissance de la carte routière. Il prend en compte des données tech-
niques modernes de cartographie que possèdent les services techniques des mairies (réseaux d’égouts, d’assainissement des eaux…).
Les banques de données urbaines (créées à partir des systèmes d’informations géographiques [SIG]) sont de véritables réservoirs de ren-
seignements qu’utilisent déjà la SNCF, EDF/GDF, le service des Eaux, les sapeurs-pompiers, les télécommunications, etc.

5 .2 ¬ P l a n t o Po g r a Ph i q u e u r b a i n

Il s’agit du plan des éléments compris dans l’emprise publique ou à sa proximité immédiate. Ce sont les plans dressés par les villes à partir
des relevés terrain ou de photographies aériennes et complétés à partir de plans fournis par les gestionnaires de réseaux ou par d’autres
services (cadastre…).
La précision planimétrique est inférieure à 5 cm pour les plans au 1/200 et d’environ 10 cm pour les plans au 1/500. La précision altimétrique
est inférieure à 3 cm (plans au 1/200 et au 1/500).
Ils sont rattachés à un système de coordonnées rectangulaires, généralement le système Lambert, de la zone à laquelle appartient la ville.
L’altimétrie s’exprime généralement en altitude par rapport au système de référence dé¿ni par l’Institut Géographique National (IGN).
151
Ces plans sont essentiellement dressés à très grande échelle (1/200) et sont communément appelés « corps de rue ». Mais ils peuvent don-
ner lieu à une généralisation au 1/2 000 voire 1/5 000.

La connaissance de la cart ographie des réseaux d’ égout s et d’assainissem ent de l’eau perm et la recherche du rensei-
gnem ent (lié au t errorism e, par exem ple) dans sa dim ension sout erraine.

5 .3 ¬ i n i t i a t i o n à l ’ o r t h o Ph o t o g r a Ph i e

5 .3 1 ¬ Dé¿n it ion
Technique utilisée depuis de nombreuses années qui consiste à assembler les photographies aériennes ou satellitaires mises à une échelle
précise pour constituer ce que l’on appelle une orthophotographie. Ce document présente l’avantage d’allier la vision objective de la photo-
graphie à la précision du plan.

5 .3 2 ¬ A p p l i ca t i o n

5 .3 2 1 ¬ D o m a in e s
▪ Aménagement du territoire (cartographie des nouveaux aménagements urbains).
▪ Urbanisme.
▪ Environnement.
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JUI N 2 01 6
▪ Agriculture.
▪ Communication.
Les applications concernées sont :
▪ l’étude d’impact ;
▪ la révision du plan local d’urbanisme (PLU) ;
▪ l’analyse du paysage ;
▪ la gestion des aides ;
▪ les plans de prévention ;
▪ l’étude des risques météorologiques.

5 .3 2 2 ¬ Q u e lq u e s p r é c is io n s
Une orthophotographie est une image numérique scannée avec précision sur laquelle chaque pixel a été redressé en fonction de la topo-
graphie du terrain qu’il représente. Cette image est géoréférencée dans un système de coordonnées nationales ou locales.
L’assemblage d’orthophotographies et de données vectorielles permet d’obtenir un document ayant une précision équivalente à un plan
topographique traditionnel avec les atouts d’une photo.

6| I D I C SI 152
IDIC SI pour Insertion Dynamique d’Informations Cartographiques de la Sécurité Intérieure est est une application qui offre de multiples fonc-
tionnalités a¿n de faciliter la réalisation des missions quotidiennes. Il permet d’enrichir le fond de carte mis à disposition par la plate-forme
cartographique, en y ajoutant une ou plusieurs couches constituées selon les besoins :
▪ de limites administratives et de circonscriptions aux niveaux hiérarchiques souhaités ;
▪ de tracés paramétrables (tailles, couleurs) de points, lignes, polygones accompagnés de légendes ;
▪ d’images ;
▪ de différents POI(1) (unités gendarmerie, distributeurs automatiques de billets, etc.) ;
▪ d’import de documents.
IDIC SI inclut également un module de mesure de distance et de surface. Cet outil se trouve sur le site intranet gendarmerie.

(1)
Point Of Interest
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7| TRAN SM I SSI ON S

7 .1 ¬ r a PPe l S l i m i n a i r e S

7 .1 1 ¬ Pr i n ci p e s d ’ é t a b l i sse m e n t d ’ u n e b o n n e l i a i so n
Pour établir et assurer une bonne liaison radio, les principes suivants sont à respecter pour tous les postes. Ils concernent :
▪ l’emplacement ;
▪ l’antenne ;
▪ les connecteurs.

7 .1 1 1 ¬ E m p la c e m e n t
L’emplacement est d’une très grande importance pour la qualité de la liaison. Compte tenu de la situation du moment, il convient de rechercher :
▪ les points hauts (relief, bâtiments) ;
▪ les terrains dégagés (plats ou faiblement ondulés).
Les meilleures conditions se trouvent réunies quand la liaison est prise à vue directe entre les correspondants. Il convient d’éviter :
▪ les forêts et agglomérations ;
▪ les fonds de thalwegs ; 153
▪ la proximité des lignes à haute tension ;
▪ la proximité des masses métalliques (ponts, hangars, véhicules) ;
▪ la proximité des bâtiments importants.
En choisissant son emplacement, l’opérateur n’oubliera pas qu’il doit aussi camou er son antenne.

7 .1 1 2 ¬ An t e n n e
L’antenne doit être installée avant de mettre le poste en marche sous peine de le détériorer. Elle est maintenue verticale.
Si l’unité collective comprend deux antennes, une seule est installée en fonction de l’utilisation du moment (à terre ou à dos) mais en se sou-
venant que la portée est nettement réduite avec l’antenne courte.

7 .1 1 3 ¬ Con n e ct e u r s
Les connecteurs constituent les points délicats de tous les postes radio. Poussières, graviers et brindilles sont soigneusement retirés avant
tout branchement (embase d’antenne, ¿letage de l’antenne, connecteur et prise de combiné).
L’humidité provoque souvent de mauvais contacts. Les connecteurs sont donc séchés avec un chiffon propre. Par temps de pluie, l’embase
d’antenne est fréquemment essuyée.
Tout ce qui se visse doit être serré au maximum.
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7 .1 2 ¬ Vu l n é r a b i l i t é d e s m a t é r i e l s d e t r a n sm i ssi o n s
Tous les systèmes de transmissions ou de traitement sont vulnérables à des degrés divers, aux différentes formes de la menace électronique.
Leur modernisation ne les met pas à l’abri, car les moyens d’attaque, utilisant la même technologie, béné¿cient des mêmes progrès. Même
les liaisons sécurisées ne limitent aucunement la localisation et le brouillage.
La vulnérabilité de nos systèmes provient :
▪ de leur emploi ;
▪ de leur technologie ;
▪ du personnel qui les met en œuvre ;
▪ des installations elles-mêmes.

7 .1 2 1 ¬ Vu l n é r a b i li t é a u x é c o u t e s e t à la lo c a li s a t i o n
Cette vulnérabilité provient d’une sensibilité à l’interception : facilité, donnée à l’adversaire, d’analyser les informations qui circulent sur nos
réseaux de transmissions.
Même si les moyens de transmissions modernes permettent de réduire grandement les risques d’écoute, il est toujours possible de les localiser.
Pour annihiler cette vulnérabilité, certains principes sont à appliquer.

▶ Évit e r la d é t e c t ion
Cela passe par la réduction de la signature électronique qui s’obtient en : 154
▪ appliquant strictement les régimes précisés dans les ordres ;
▪ étant bref sur tous les réseaux ;
▪ établissant des communications de moins de 25 secondes ;
▪ déplaçant fréquemment les PC ;
▪ utilisant le plus possible of¿cier de liaison, téléphone ¿xe civil, estafette, ¿l ;
▪ s’implantant dans les bois, collines, bâtiments… pour faire écran face à la direction de l’adversaire ;
▪ utilisant la puissance la plus faible possible ;
▪ réduisant la taille de l’antenne.

▶ Évit e r l’id e n t i c a t io n
Cela passe par :
▪ le respect des règles de procédure ;
▪ le changement de fréquences et indicatifs selon les prescriptions de l’ordre complémentaire des transmissions (OCT) ;
▪ le bannissement des mauvaises habitudes (manipulations particulières, spéci¿cités d’opérateurs ou d’unités).
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▶ As s u r e r la s é c u r it é d e s t r a n s m is s io n s
▪ Préparer des ordres initiaux clairs et précis.
▪ Tenir compte de l’approbation des relations.
▪ Dates, noms de localités et de personnalités, d’unités et de garnisons coordonnées (par procédés réglementaires de camou age).

7 .1 2 2 ¬ Vu l n é r a b i li t é à l’i n t r u s i o n
L’intrusion hostile sur un réseau nécessite une écoute préalable. La sensibilité aux écoutes conditionne donc la sensibilité à l’intrusion. En
outre la vulnérabilité réside dans :
▪ le non-respect des procédures (authenti¿cation) ;
▪ l’absence de surveillance de l’exploitation ;
▪ la grande complexité et l’absence de cloisonnement des réseaux informatiques et de transmissions ;
▪ l’absence de chiffrement ;
▪ la mise en place de matériels et de logiciels insuf¿samment élaborés ou contrôlés ;
▪ une mauvaise organisation de la sécurité (mots de passe en clair sur des lignes non protégées en télétraitement, télé dépannage à par-
tir du réseau commuté, etc.).

7 .1 2 3 ¬ Au t r e s vu l n é r a b i li t é s
▪ Aux pièges : des dispositifs de piégeage peuvent être mis en place a¿n de rendre les équipements plus vulnérables aux interceptions d’in-
formations ou à perturber le fonctionnement normal des matériels. Cette vulnérabilité est due essentiellement à un défaut de conception 155
ou à un manque de surveillance en cours de construction ou d’entretien.
▪ Aux rayonnements : des rayonnements électromagnétiques incidents provenant du matériel peuvent compromettre la diffusion d’informa-
tions protégées. Les équipements électroniques ou magnétiques, qui ne sont pas mis à l’abri des rayonnements incidents, ne peuvent
donc pas être considérés comme ¿ables.
▪ Une explosion nucléaire à très haute altitude provoque l’apparition d’une onde très brève et très énergétique sur des milliers de kilomètres
carrés dont résulte l’impulsion électromagnétique (IEM) qui peut provoquer la destruction des matériels et/ou le fonctionnement erratique
des systèmes.
La protection contre cette vulnérabilité consiste à :
▪ débrancher les matériels non indispensables ;
▪ fermer les ouvertures des stations en cabine ;
▪ mettre sous abri métallique les matériels réservés.

7 .2 ¬ P r o c é d u r e r a d i o t é l é Ph o n i q u e

La procédure radiotéléphonique a pour but de ¿xer la forme et la succession des différentes parties d’une conversation ou d’un message
devant être acheminé par un moyen de transmission.
Les règles de procédure visent à :
▪ conserver l’exactitude du texte ;
▪ favoriser la rapidité de la transmission ;
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▪ assurer la sécurité de celle-ci.
L’inobservation de ces règles, toute divergence ou fantaisie sont à proscrire car :
▪ elles créent la confusion ;
▪ elles réduisent l’ef¿cacité et la rapidité ;
▪ elles sont causes d’indiscrétion.

7 .2 1 ¬ M e ssa g e

7 .2 1 1 ¬ C o m p o s i t io n
Un message est un texte en langage clair, camou é ou chiffré (sur support papier ou bureautique) auquel ont été adjoints des signaux et
termes de procédure pour permettre sa transmission.
Le message comprend trois parties :
▪ l’en-tête ;
▪ le texte ;
▪ le ¿nal.
Les parties, composants et éléments ont une disposition et un ordre de succession réglementaires que doivent parfaitement connaître les
opérateurs radio.

7 .2 1 2 ¬ D i a g r a m m e s c h é m a t iq u e d u m e s s a g e 156

PA RTI ES COM POSA N TS ÉLÉM EN TS CON TEN US


Procédure d’en-tête. Appel. « Golf 12 ici Alfa 6,
Invitation à prendre message. prenez message ».
Urgence. Urgent ou routine…
Préambule.
En-tête GDH (groupe date-heure). 211030AFEV14.
Autorité d’origine. FM :…
Adresse. Autorité destinataire. TO :… (pour action).
INFO :… (pour information).

Séparation Terme de procédure placé avant (et après) le texte. (BT)


« Arrivée lieu d’emploi - Stop ».
Texte
« Envoyer élément renfort avant la nuit ».
Séparation Terme de procédure placé avant (et après) le texte. (BT)
Final Procédure Instructions ¿nales. « Collationnez ».
¿nale. Indication de ¿n d’émission. « Transmettez à… »
« Parlez (ou) terminé ».
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JUI N 2 01 6
7 .2 1 3 ¬ C o n d it i o n n e m e n t d u m e s s a g e
Opération qui consiste à ajouter au texte, rédigé par une autorité, les indications nécessaires à l’acheminement du message.

▶ Ap p e l
L’appel consiste à identi¿er la ou les station(s) desservant les autorités destinataires du message (pour action et pour information).

▶ Ur g e n c e
L’urgence est toujours portée par l’autorité qui rédige le message. Pour le conditionnement, il s’agit seulement de recopier l’indication portée.

▷ Diffé r e n t s d e g r é s d ’u r g e n c e
▪ (Z) FLASH réservé aux messages de contact initiaux avec l’ennemi et aux messages opérationnels d’extrême urgence concernant le com-
bat. La brièveté est obligatoire. Interrompt la transmission de tout message de degré d’urgence inférieur.
▪ (O) IMMÉDIAT réservé aux messages très urgents relatifs aux situations ayant une incidence grave sur la sécurité des populations ou des
forces nationales ou alliées.
▪ (P) URGENT réservé aux messages concernant la conduite des opérations en cours et d’autres questions importantes et urgentes quand
le degré ROUTINE ne suf¿t pas. C’est le degré le plus élevé qui puisse être attribué à un message de caractère technique ou administratif.
▪ (R) ROUTINE employé pour tous les messages dont la transmission par moyens rapides est justi¿ée, mais dont ni l’urgence, ni l’impor-
tance n’appellent l’attribution d’un degré d’urgence plus élevé.

▷ Dé la is e s t im é s e n fo n c t io n d u d e g r é d ’u r g e n c e 157
Les délais estimés suivants sont admis par l’Organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN).
▪ Flash (Z) : aussi rapide que possible, objectif, un délai inférieur à 10 minutes.
▪ Immédiat (O) : de 30 minutes à 1 heure.
▪ Urgent (P) : de 1 à 6 heures.
▪ Routine (R) : 3 heures à compter du début de la journée de travail suivante.

Avec le d e g r é d ’ u r g e n ce , l’aut orit é m ent ionne égalem ent :


• soit la m ent ion de prot ect ion : non prot égé - diዽusion rest reint e ;
• soit le degré de classiዾcat ion : conዾdent iel défense - secret défense.
Ces m ent ions com plém ent aires ne sont pas t ransm ises en radiot éléphonie.

▶ Gr ou p e d a t e -h e u r e
Le groupe date-heure se compose de six chiffres, d’une lettre, de trois lettres et de deux chiffres.
Exemple : 21 (date) 07 (heures) 30 (minutes) A (lettre fuseau horaire) FEV (lettres mois) 13 (année).
Le groupe date-heure indique le jour et l’heure à laquelle le message a été approuvé par l’autorité d’origine.
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▶ Ad r e s s e
L’adresse comprend :
▪ l’autorité d’origine, c’est-à-dire celle qui a rédigé le message (FROM) ;
▪ l’(ou les) autorité(s) destinataire(s) pour ACTION (TO) ;
▪ l’(ou les) autorité(s) destinataire(s) pour INFO.
Si l’adresse du message est portée en clair, lors du conditionnement l’opérateur remplacera les autorités ou les unités désignées par leur
indicatif respectif.
Il est entendu que certains messages peuvent ne comporter que des destinataires pour action ou même uniquement des destinataires pour
information.

7 .2 2 ¬ Co m m u n i ca t i o n d ’ a u t o r i t é
Aux petits échelons, le tra¿c dans un réseau s’écoule généralement sous forme de communications verbales.
Exemple : « Charlie 3 ici Écho. Effectuer un tir d’appui sur le point coté 421 ».

7 .2 2 1 ¬ C o m p o s i t io n
La communication d’autorité peut se diviser en trois parties :
▪ l’appel ;
▪ la conversation proprement dite ; 158
▪ le ¿nal.

▶ Ap p e l
La communication débute toujours par un appel.
Exemple : « Alpha 25/1 ici Écho 25/1 ». Alpha est la station appelée. Écho est la station appelante.

▶ Co n ve r s a t ion
La conversation est la partie essentielle de la communication.
Pour une bonne compréhension mutuelle, les autorités conversant en radiotéléphonie doivent strictement observer les règles suivantes :
▪ savoir quoi dire : préparer les éléments de la conversation ;
▪ comment le dire :
◆ articuler correctement les mots,

◆ parler sans hurler devant le micro,

◆ être bref et précis.


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▶ Fin a l
Le ¿nal doit obligatoirement ¿gurer à la ¿n de chaque émission. Lui seul permet le fonctionnement en alternat. Il se compose, suivant le cas,
des termes de procédure suivants :
▪ « PARLEZ » = « ¿n de ma transmission ; je vous écoute » ;
▪ « TERMINÉ » = « ¿n de ma transmission ; je n’attends et ne demande aucune réponse » ;
▪ « ATTENDEZ » = « je stoppe ma transmission quelques secondes ».

7 .2 2 2 ¬ R é a c t i o n s d ’a u t o r i t é
Les autorités expéditrices ou destinataires d’un message sont habilitées à prendre certaines initiatives in uant sur la transmission du mes-
sage. Ces actes sont appelés réactions d’autorité. Il s’agit en particulier de :
▪ l’aperçu ;
▪ l’annulation ;
▪ la véri¿cation ;
▪ le silence immédiat.

▶ Ap e r ç u
La demande d’aperçu est spéci¿ée par l’autorité origine à la ¿n du texte du message sous la forme : « Faites l’aperçu ».
L’aperçu est un message réponse rédigé par l’autorité destinataire sous la forme : « Aperçu votre message n°…», qui signi¿e : « j’ai reçu, j’ai
bien compris votre message, je suis en mesure d’exécuter ». 159

▶ An n u la t ion
L’autorité d’origine a, seule, qualité pour annuler un message transmis. L’annulation doit obligatoirement faire l’objet d’un message rédigé
à cet effet.

▶ Vé r i c a t ion
La véri¿cation permet d’obtenir de l’autorité d’origine la con¿rmation de tout ou partie d’un message reçu.

▶ Sile n c e im m é d ia t
Réaction d’autorité permettant d’interrompre instantanément tout tra¿c radio sur le réseau. Il est imposé par l’annonce du terme « Silence ! »
prononcé trois fois après la transmission de l’appel. Le tra¿c sur le réseau ne peut reprendre qu’après l’annonce « Silence suspendu ».
Seule l’autorité desservie par la station directrice peut imposer le silence radio. Dans ce cas, elle doit obligatoirement s’authenti¿er.
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7 .2 3 ¬ Te r m e s d e p r o cé d u r e s
PROCÉD URE SI GN I FI CA TI ON OB SERV A TI ON S
Aucune autre station ne doit,
en principe, interrompre la
communication en cours,
APERÇU J’ai bien compris votre message. Je suis en mesure d’exécuter.
sauf si cette nouvelle com-
munication revêt un carac-
tère d’urgence.
ATTENDEZ Je stoppe ma transmission durant quelques secondes.
Lors du contrôle radio,
ATTENDEZ TERMINÉ Attendez, je stoppe ma transmission pour plus de quelques minutes. « Reçu » signi¿e « Fort et
clair ».
COLLATIONNEZ Répétez-moi cette transmission en entier exactement comme vous l’avez reçue.
CORRECT Ce que vous m’avez transmis est correct.
EXCEPTÉ Le (ou les) destinataire(s) dont la désignation suit immédiatement est (sont) excepté(s) de l’indicatif collectif.
FROM L’autorité ayant établi le texte du message est :…
ICI Cette transmission vient de la station dont la désignation suit immédiatement.
INFO Le message est adressé « pour information » aux destinataires dont la désignation suit.
JE COLLATIONNE Ce qui suit est ma réponse à votre demande de collationnement.
J’ÉPELLE J’épelle phonétiquement le mot avant.
JE RÉPÈTE Je répète la transmission ou la partie indiquée.
LE MOT AVANT Le mot du message auquel je me réfère est celui qui précède.
LE MOT APRÈS Le mot du message auquel je me réfère est celui qui suit.
160
PARLEZ Ceci est la ¿n de ma transmission pour vous. À vous la parole, j’attends une réponse.
PRENEZ MESSAGE Prenez par écrit le message qui suit.
REÇU J’ai bien reçu votre dernière transmission.
RÉPÉTEZ Répétez… (la partie indiquée)
SÉPARATION Indication de séparation entre le texte et les autres parties d’un message. Est représenté par le signe –.
TERMINÉ Ceci est la ¿n de ma transmission. Je n’attends pas de réponse.
TO Le message est adressé pour action aux destinataires dont la désignation suit.
TOUT AVANT La partie du message à laquelle je me réfère est tout ce qui précède.
TOUT APRÈS La partie du message à laquelle je me réfère est tout ce qui suit.

7 .2 3 1 ¬ P r o c é d u r e s i m p l i f ié e
Cette méthode utilisée au niveau peloton et escadron est destinée à simpli¿er l’appel et l’accusé de réception. Elle ne supprime pas la pro-
cédure réglementaire.

▶ Co n d it ion s
Elle est utilisée lorsque les liaisons VHF/UHF sont d’excellente qualité et que les utilisateurs sont parfaitement rodés à la procédure régle-
mentaire. Le réseau est obligatoirement dirigé.
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▶ P r in c ip e
Par convention, l’indicatif de la station directrice (SD) n’est jamais prononcé. Les communications sont établies de la SD vers les stations
secondaires (SS) ou inversement (jamais entre stations secondaires), selon la méthode de l’indicatif unique.
▪ Quand une station secondaire veut appeler la SD : elle transmet seulement son indicatif (le dernier bigramme). La station directrice lui
répond en répétant l’indicatif de la station qui vient d’appeler.
▪ Lorsque la SD veut appeler une de ses SS : elle utilise l’indicatif de cette dernière (dernier bigramme) et la station secondaire appelée
répond en donnant son propre indicatif (dernier bigramme).
▪ Lorsque la SD veut appeler l’ensemble de ses subordonnées : elle utilise l’indicatif (dernier bigramme). Les SS répondent dans l’ordre en
transmettant leur propre indicatif (dernier bigramme).
L’ouverture du réseau et le contrôle radio se font toujours en procédure réglementaire.

7 .2 3 2 ¬ Alp h a b e t p h o n é t i q u e
Quand il est nécessaire d’identi¿er une lettre de l’alphabet, on emploie l’alphabet phonétique suivant :

Ép e l l a t i o n
Let t r e Ép el l a t i o n Ép e l l a t i o n ¿ g u r é e Le t t r e Ép e l l a t i o n
¿gu r ée

A ALFA AL-FA N NOVEMBER NO-VEM-BER

B BRAVO BRA-VO O OSCAR OSS-KAR

C CHARLIE CHAR-LI P PAPA PAH-PAH 161


D DELTA DEL-TAH Q QUEBEC KE-BEK

E ECHO EK-O R ROMEO RO-MI-O

F FOX-TROT FOX-TROTT S SIERRA SI-ER-RAH

G GOLF GOLF T TANGO TANG-GO

H HÔTEL HO-TEL U UNIFORM YOU-NI-FORM

I INDIA INE-DIAH V VICTOR VIK-TOR

J JULIETT DJOU-LI-ETT W WHISKY OUISS-KI

K KILO KI-LO X X-RAY IKSS-RE

L LIMA LI-MAH Y YANKEE YANG-KI

M MIKE MAIK Z ZULU ZOU-LOU


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▶ P r o n on c ia t io n
▪ Nombres : quand ils sont transmis en radiotéléphonie, appliquer, pour leur prononciation, les règles suivantes :

0 Zéro 5 Cinque (trois et deux)

1 Un (tout seul) 6 Sisse (deux fois trois)

2 Deux (un et un) 7 Sète (quatre et trois)

3 Troua (deux et un) 8 Huite (deux fois quatre)

4 Katre (deux fois deux) 9 Neufe (cinq et quatre)

Exemple : transmettre : 1965.


Dire : « 1965 - je prononce : Un (tout seul) - Neufe (cinq et quatre) - Sisse (deux fois trois) - Cinque (trois et deux), 1965 ».
▪ virgule : la virgule doit être prononcée -vir-gu-le-.
Exemple : transmettre : 123,4.
Dire : « 123,4 - je prononce : Un - Deux - Troua - Vir-Gu-Le - Katre ».
▪ séparatif.
Exemple : transmettre les coordonnées suivantes : 365-487.
Dire : « 365-487 - je prononce : Troua - Sisse - Cinque - Tiret - Katre - Huite - Sète ». 162

7 .2 4 ¬ Pr o céd u r e r a d i o t é l é p h o n i q u e
Op é r a t i o n à e f f e ct u e r D i r e à l ’ é m i s si o n En t e n d r e à l a r é ce p t i o n
Ici EDZ7 - Reçu - Parlez.
Prise de contact : Ici NCH4 - Fort et lisible - Parlez.
4KFO - Ici ØTER - Contrôle radio - Parlez…
S’effectue avant d’entreprendre un tra¿c régu- Ici SUW9 - Assez fort et clair - Parlez.
…4KFO - Ici ØTER - Reçu - Terminé.
lier pour s’informer de la qualité des liaisons. Appréciation force et lisibilité des signaux : fort, clair, assez
fort, lisible, faible, déformé, très faible, avec interférence.
Appel préliminaire :
Z7 - Ici H4 - Parlez…
Outre la prise de contact, il peut être nécessaire Ici Z7 - Parlez.
…Ici H4 (transmission de la communication).
de s’assurer que le correspondant est à l’écoute.
W9 - Ici Z7 - Prenez message -
Deux cas :
Annonce d’un message : Parlez…
• W9 n’est pas prêt, dire : Ici W9 - Attendez ;
Avant de transmettre un message à un corres- Ou : J’ai un message (suivi de l’urgence du
• W9 est prêt à recevoir le message : Ici W9 - Envoyez
pondant, il vaut mieux l’annoncer au préalable. message) - Parlez…
votre message - Parlez.
…Ici Z7 - Prenez message, etc.
Les stations secondaires ne répondent rien, mais se règlent
Réglage de réseau : 4KFO - 4KFO - Ici ØTER, ici ØTER -
pour un maximum de réception.
S’effectue avant d’entreprendre un tra¿c, pour Je vais transmettre pour réglage -
La station directrice répète ainsi son propre indicatif durant
assurer que toutes les stations secondaires ØTER - ØTER - ØTER…
20 s environ, puis elle garde la manette du combiné appuyée
sont réglées sur la même fréquence. Terminé.
durant 10 s environ. Fin de l’émission de réglage.
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Ouverture de réseau :
Chaque station secondaire répond dans l’ordre qui lui a été
S’effectue après le « réglage de réseau ». La 4KFO - Ici ØTER - Contrôle radio.
assigné. Si l’une des stations ne répond pas, la station sui-
station directrice s’assure ainsi de la qualité Idem Prise de contact.
vante attend environ 15 s avant d’émettre sa propre réponse.
des liaisons et du bon réglage des appareils.
Accusé de réception
S’effectue à l’issue de la transmission d’un
Z7 - Ici W9 - Reçu - Parlez… Ici Z7 - Terminé.
message pour assurer un correspondant que
son message a été bien reçu.
Z7 - Ici W9 - Répétez…
Ici Z7 - Je répète…
• tout avant tel mot ;
• tout avant tel mot ;
Demande de répétition • tout après tel mot ;
• tout après tel mot, etc. ;
• le mot avant tel mot ;
• parlez.
• le mot après tel mot, etc.
Demande de collationnement
S’effectue à l’issue de la transmission d’un W9 - Collationnez - Parlez… Ici W9 - Je collationne (elle répète intégralement la dernière
message pour s’assurer que le correspondant …Ici Z7 - Correct - Terminé. transmission) - Parlez.
a bien reçu ce message.

La procédure prescrit e ci-dessus ne ዾxe que quelques règles de base. L’ init iat ive et le bon sens perm et t ent , en géné-
ral, de régler les cas part iculiers.

7 .3 ¬ S y St è me Pr 4 g
163
7 .3 1 ¬ I n t r o d u ct i o n
Le programme radio de quatrième génération (PR 4 g) a été créé pour contrer les nouvelles menaces qui pèsent sur les dispositifs de com-
munication dans le contexte actuel de guerre électronique (cf. chapitre 1). Aussi a-t-il fallu inventer un système de radiocommunications tac-
tiques VHF qui soit suf¿samment sûr pour maintenir un régiment en conditions opérationnelles.
Le PR 4 g dispose notamment d’un procédé de chiffrement numérique intégré contre l’écoute, d’un système d’évasion de fréquence qui
empêche la localisation et l’interception et d’une recherche de canal libre contre le brouillage.

7 .3 2 ¬ Em p l o i
Ces programmes radios de quatrième génération constituent la composante principale de systèmes complets de radiocommunications pro-
tégées VHF à haut niveau de protection, de con¿dentialité et d’adaptabilité en fonction de son utilisateur, destinés à assurer les liaisons :
▪ des grandes unités et des éléments organiques du corps d’armée jusqu’au niveau unité élémentaire ;
▪ des systèmes d’armes.
Au sein de la gendarmerie, ils sont utilisés localement à l’EOGN et au CNEFG pour l’instruction « combat infanterie » ou dotent les unités
déployées en OPEX.
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7 .3 3 ¬ Pr é se n t a t i o n g é n é r a l e

7 .3 3 1 ¬ D e s c r i p t i o n g é n é r a le
Le système PR 4 g se compose des éléments suivants :
▪ Les émetteurs-récepteurs ;
▪ les périphériques :

Véhicule :
ER 315

Portatif :
ER 328/350
Aéroporté : ER 323
Véhicule : Portable et débarquable : ER 314
ER 362

◆ d’exploitation :

combiné : CB 56 boîtier télécommande : TL 92


164

◆ d’initialisation :

CDES : centre de CDES : centre de


gestion des élé- duplication des
ments secrets éléments secrets

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DDI : distributeur de données initiales

◆ d’exploitation et d’initialisation : terminal tactique et de gestion des clés (TTGC).

© Gendarmerie/CPMGN
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7 .3 3 2 ¬ C a r a c t é r i s t i q u e s t e c h n iq u e s

▶ Ca r a c t é r is t iq u e s c om m u n e s
▪ Gamme de fréquence : de 30 à 87,975 MHz (2 320 canaux au pas de 25 kHz) ;
▪ Puissance d’émission : de 0,1 à 50 W ;
▪ compatibilité avec les postes de la série 13 (fonctionnement en fréquence ¿xe analogique) ;
▪ limites d’utilisation :
◆ température : de - 40 à + 70 °C,

◆ humidité : 90 % à 40 °C,

◆ étanchéité : 2 h sous 1 m d’eau ou 1 m de sable.

▶ M od e d ’e xp lo it a t ion
▪ Mode RDC (radio de combat) synchrone ou asynchrone.
▪ Mode TDMA (accès multiple à répartition dans le temps).
▪ Mode SAP et SAP HD (service accès paquets, service accès paquets haut débit).
▪ Raccordement automatique à RITA (Réseau Intégré des Transmissions Automatiques) valorisé (raccordement des postes de combat).

▶ M od e d e fo n c t io n n e m e n t
▪ Fréquence ¿xe analogique (FFA) non chiffrée. 165
▪ Fréquence ¿xe numérique (FFN), chiffrée ou non.
▪ évasion de fréquence (EVF), chiffrée ou non.
▪ Recherche de canal libre (RCL), chiffré ou non.
▪ Mode mixte : combinaison EVF et RCL.
▪ Relais dans chacun des modes ci-dessus.
▪ Téléphonie et transmission de données.
Les postes (PR 4 g) ont accès au réseau maillé RITA via l’interface IRRA (Intégration Radio-RITA).

7 .3 4 ¬ Pr é se n t a t i o n d e l ’ ER 3 2 8 p o r t a t i f

7 .3 4 1 ¬ Ca r a c t é r is t iq u e s
▪ Poids : 1 kg.
▪ Puissance : de 0,1 à 1 Watt.
▪ Portée : de 2 à 3 km.
▪ Autonomie : de 24 à 48 heures.
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7 .3 4 2 ¬ D e s c r ip t io n

a n Te n n e

éc r an 2 l Ig n es
b o îTIe r

b aTTer Ie

In d Ic aTe u r d e h au T-par l eu r eT mIc r o


c h ar g e
po u s s o Ir d ’ e f f ac e -
men T d ’u r g en c e

c l av Ier av ec ac c ès
d Ir ec T par To u c h es d e
f o n c TIo n

166

c o n n ec Teu r po u r éq u Ipemen T eT ac c es -
s o Ir es

b o u To n r o TaTIf mar c h e /ar r êT


eT f o r c e d u v o l u me s o n o r e

embas e po u r l a
c o n n ex Io n d e l ’an Ten n e
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JUI N 2 01 6
ER 328 mis en place dans sa housse de transport.

7 .3 4 3 ¬ Fo n c t io n n e m e n t

▶ P r o g r a m m a t ion
167
▷ Ave c c lé d e c r yp t a g e
La programmation de ces ER est effectuée par un gendarme spécialiste SIC qui injecte les clés de cryptage
dans les appareils en utilisant un distributeur de données initiales (DDI) qui doit être récupéré auprès d’un centre
de transmission de l’armée de Terre.

DDI sur portatif ER 328

▷ Sa n s c lé d e c r yp t a g e
Si par suite d’un problème technique les clés de cryptage d’un poste ont été effacées, il est toujours possible de se servir du poste en mode
analogique en entrant les fréquences manuellement car ce mode n’est pas crypté.
Dans cette hypothèse, les postes demandent à l’allumage « n° abonné ? » ou « eff clés » qu’il faut ignorer car non utilisé pour le mode
analogique.
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JUI N 2 01 6
▷ Effa c e m e n t d ’u r g e n c e d e s c lé s
En cas de nécessité (ex : capture par l’ennemi), l’utilisateur peut effacer les clés en appuyant de manière prolongée sur la touche d’efface-
ment d’urgence.

Sur DDI

© Gendarmerie/CPMGN
Sur portable
ER 362
Sur portatif
ER 328

M i se e n m a r ch e
168

Mettre le poste en marche en tournant le bouton rotatif.

© Gendarmerie/CPMGN

Choisir le volume de réception (0, murmure, 1, 2 ou 3). Bouton rotatif sur A = Arrêt du poste.
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▶ Éc la ir a g e d e l’é c r a n
Un appui sur la touche n° 3 offre 15 s d’éclairage de l’écran de lecture.

▶ Ch o ix d u c a n a l
▪ Appuyer sur la touche n° 2 CAN.
▪ Choisir le canal en faisant dé¿ler les canaux à l’aide de la touche .
▪ Valider avec la touche VAL.

▶ Ré g la g e d e la p u is s a n c e d ’é m is s io n
Seule la puissance d’émission du poste peut être réglée :
▪ dans un but tactique (limiter les risques d’écoute de l’ennemi ou au contraire joindre un ami hors de portée) ;
▪ dans un souci logistique : économie de la batterie.
Mise en œuvre :
▪ appuyer sur la touche n° 1 PUI ;
▪ choisir une puissance avec la touche ;
▪ valider.

▶ Pa s s a g e e n é m is s ion 169

© Gendarmerie/CPMGN

Appuyer sur la commande d’alternat du combiné et parler devant le micro. Le témoin d’émission et l’indication de puissance émise sont
visibles sur l’écran.

▶ Sile n c ie u x
Le mode silencieux est réservé au mode analogique RC ou RG.
▪ Appuyer sur la touche n° 7 SERV.
▪ Choisir SIL avec la touche .
▪ Valider.
▪ Choisir une puissance de silencieux avec la touche .
▪ Valider.

© Gendarmerie/CPMGN
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▶ Ac t iva t io n /s u p p r e s s ion d e s b ip s
▪ Appuyer sur la touche n° 7 SERV.
▪ Appuyer sur la touche et alors l’écran af¿che BIPS.
▪ Valider.
▪ Choisir BIPS OUI ou BIPS NON avec la touche .
▪ Valider.

▶ Pa s s a g e e n m o d e a n a lo g iq u e n o n p r ot é g é RC (1)
Appuyer sur la touche n° 9 RC et valider.

▶ So r t ie d u m od e a n a log iq u e ( RC)
▪ Appuyer sur la touche n° 9 RC.
▪ Valider.
Le poste revient en mode numérique.

▶ Ch o ix d ’u n c a n a l a n a log iq u e lib r e
▪ Appuyer sur la touche n° 9 RC.
▪ Entrer une fréquence comprise entre 30 000 et 87 975 kHz.
170
▪ Valider.
Si le poste est déjà en mode RC :
▪ appuyer sur la touche n° 9 RC ;
▪ à l’af¿chage de RC FIN ?, avancer avec la èche jusqu’à RC CHANG ? ;
▪ valider ;
▪ entrer la nouvelle fréquence et valider.

7 .3 4 4 ¬ R e c u e il g é n é r a l

▶ P r in c ip e
En se plaçant sur ce canal RG et en appuyant quelques secondes sur l’alternat, on envoie un signal sur l’écran de tous les postes PR 4 g
à portée radioélectrique, et ce quels que soient leurs canaux programmes ou leurs modes d’exploitation (numérique crypté notamment).
Ces derniers vous répondent en se plaçant à leur tour en canal RG (ou refusent votre appel…).
Cette possibilité n’est pas offerte à un poste dont le cryptage a été ôté (pour cause de prise par l’ennemi…) à moins de connaître la fré-
quence RG et de la rentrer manuellement.
Cette fréquence commune à tous les postes de différents réseaux permet leur interconnexion.

(1)
Recueil canal
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JUI N 2 01 6
▶ M is e e n œ u vr e
▪ Pour émettre :
◆ sélectionner le canal RG,

◆ appuyer sur l’alternat pendant 2,5 secondes.

▪ Pour répondre : sélectionner le canal RG.


▪ Pour sortir : reprogrammer un autre canal ou une autre fréquence.
▪ Pour ne pas répondre à un appel RG : appuyer sur la touche VAL.
Tous les postes à portée radioélectrique reçoivent sur leur écran l’appel RG y compris ceux réglés sur un autre canal et/ou un autre mode
d’exploitation.

▷ Éc la ir a g e d e l’é c r a n d e le c t u r e
Un appui sur la touche n° 3 offre 15 secondes d’éclairage de l’écran de lecture.

7 .3 5 ¬ Pr é se n t a t i o n d e l ’ ER 3 6 2 p o r t a b l e ( V S4 I P)

7 .3 5 1 ¬ Ca r a c t é r is t iq u e s
▪ Poids : 5 kg.

171

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▪ Puissance : de 0,4 à 4 Watt.


▪ Portée : de 15 à 20 km.
▪ Autonomie : de 12 à 24 heures selon le type de batteries utilisées.
▪ Antennes :
◆ courte (ANT210),

◆ longue (ANT211).
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Le portable se porte dans un sac à dos muni de bandes Velcro qui maintiennent le poste. Ce sac dispose aussi de nombreux compartiments
pour les accessoires et pour les effets personnels de l’opérateur radio.

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7 .3 5 2 ¬ D e s c r ip t io n

é c l a ir ag e :
u n a pp u i = 15 s .
d e u x a p p u is = p e r ma n e n T.
emba s e po u r h p
172
éc r an c l av Ier av ec ac c ès po r t ab l e
embas e c o mb In é
d Ir ec T par To u c h es
eT d d I
d e f o n c TIo n

b o u To n e mb a s e Tr a n s mIs s Io n
b o u To n s : pu Is s an c e ,
mar c h e /ar r êT c an al , v o l u me
d e d o n n ées
c ac h e d u po u s s o Ir d ’ef -
f ac emen T d ’u r g en c e
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7 .3 5 3 ¬ M i s e e n œ u vr e - i n s t a l la t io n

Mise en place de la batterie.

173

Rétablissement du circuit en vissant le bouchon du coupe-circuit.

Mise en place de l’antenne par vissage (ne pas oublier de visser l’antenne sur son embase).
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JUI N 2 01 6

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Le combiné se branche indifféremment sur le connecteur A (gauche) ou B (droite). Le haut-parleur portable se branche obligatoirement sur
le connecteur B (droite). Pour mémoire, le DDI se branche sur le connecteur A (gauche).

7 .3 5 4 ¬ Fo n c t io n n e m e n t

▶ P r o g r a m m a t ion
Voir paragraphe 1.343.

▶ M is e e n m a r c h e
▪ Appuyer sur le bouton A/M.
▪ Après une série de tests internes à l’appareil, le mode de commu- 174
nication est NÉF (Numérique à Évasion de Fréquences).
▪ Choisir le niveau sonore de réception avec la touche + VOL - (0,
murmure, 1, 2 ou 3).
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▶ Ch o ix d u c a n a l
Sélectionner le canal à l’aide la touche + CAN -.

▶ Sé le c t io n d e la p u is s a n c e d ’é m is s io n
Choisir la puissance d’émission avec la touche + PUI -.

La puissance REC correspond au m ode r é ce p t i o n se u l e et l’ém ission est alors im possible.

▶ Pa s s a g e e n é m is s ion
▪ Appuyer sur la commande d’alternat du combiné et parler devant le micro.
▪ Le témoin d’émission et l’indicateur de puissance émise sont visibles sur l’écran.
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▶ Sile n c ie u x
▪ Appuyer sur la touche n° 3 SIL.
▪ Choisir aucun ou niv 1, 2 ou 3.
▪ Valider.

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▶ Ac t iva t io n /s u p p r e s s ion d e s b ip s
▪ Appuyer sur la touche n° 7 SERV.
▪ Avec les touches de navigation (8, X, 0), choisir le menu BIPS.
▪ Valider.
▪ Avec la touche , choisir TONALITÉ OUI ou TONALITÉ NON.
▪ Valider.

▶ Pa s s a g e e n m o d e a n a lo g iq u e n o n p r ot é g é (RC) 175
À la mise en marche du poste, il est con¿guré en mode numérique chiffré.
Pour rendre son usage plus simple (instruction), il faut le programmer en mode RC (Recueil Canal) en appuyant sur la touche n° 9 RC et
valider.

▶ So r t ie d u m od e a n a log iq u e ( RC)
▪ Appuyer sur la RC.
▪ Choisir SORTIE et Valider.
Le poste revient en mode numérique.

▶ Ch o ix d ’u n c a n a l a n a log iq u e lib r e
▪ Si le poste est déjà en mode analogique (RC) :
◆ appuyer sur la touche RC,

◆ choisir CHANGE,

◆ entrer une fréquence comprise entre 30 000 et 87 975 kHz,

◆ valider.
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▪ Si le poste est en mode numérique :
◆ appuyer sur la touche RC,

◆ à l’af¿chage de la fréquence programmée, taper directement sur le clavier la fréquence voulue,

◆ valider.

▶ Re c u e il g é n é r a l
Idem § 6.344.

7 .4 ¬ c o r a i l n o u Ve l l e g é n é r a t i o n

7 .4 1 ¬ Pr é se n t a t i o n g é n é r a l e
Le réseau CORAIL nouvelle génération (CORAIL NG) est un réseau cellulaire de radiotéléphonie numérique sécurisé.
Il est interopérable avec l’infrastructure nationale partageable des transmissions (INPT) qui supporte les réseaux
ACROPOL de la Police nationale et ANTARES des services départementaux d’incendie et de secours.
Le réseau CORAIL NG s’appuie sur la couverture radioélectrique assurée par les relais radio de l’INPT.
Il permet notamment :
▪ d’assurer des liaisons chiffrées, individuelles ou de groupe, en mode direct ou relayé, au pro¿t de stations ¿xes,
mobiles ou portatives ; 176
▪ d’accéder à des fonctionnalités destinées à accroître la sécurité des utilisateurs (appel d’urgence) ;
▪ de disposer, à Paris et à Saint-Astier (au pro¿t du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie), d’une
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couverture radioélectrique capable d’absorber d’importants ux de radiocommunication.


Chaque terminal CORAIL NG possède une adresse individuelle qui constitue son numéro d’appel. Le principe d’adressage est analogue à
celui de RUBIS. L’adresse d’un utilisateur est déterminée par la connaissance de son unité et de sa fonction. Constituée de neuf chiffres,
elle se décompose en quatre champs de la manière suivante :
▪ R (réseau de base) : trois chiffres ¿gés (009) identi¿ant le réseau Défense ;
▪ F ( otte) : un chiffre ¿gé (9) identi¿ant la otte gendarmerie ;
▪ S (sous- otte) : deux chiffres identi¿ant la région et l’échelon groupement ;
▪ I (individu) : trois chiffres identi¿ant l’unité et la fonction.
Exemple : adresse du commandant du 3e peloton de l’EGM 21/6 :
RFSI : 009 - 9 - 62 - 130.
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7 .4 2 ¬ Ty p e s d e co m m u n i ca t i o n d e p h o n i e

7 .4 2 1 ¬ C o m m u n ic a t io n s e n m o d e r e l a yé
En mode relayé (communication via un relais radio), il est possible d’établir en phonie :
▪ des communications individuelles entre terminaux de l’INPT ;
▪ des appels de groupe (un appelant et au maximum quatre terminaux appelés choisis individuellement) ;
▪ des conférences ; sur Paris, les conférences permanentes sont propres à la gendarmerie ;
▪ des communications avec un abonné d’une installation téléphonique.

7 .4 2 2 ¬ M o d e r e la i s I n d é p e n d a n t P o r t a b l e ( R I P )
Le RIP offre une couverture radioélectrique sur une zone déterminée. Sur des canaux réservés, son utilisation permet de mettre en œuvre
une bulle tactique (conférence indépendante du réseau INPT et s’appuyant sur la couverture créée par le RIP) en cas :
▪ d’opération coordonnée et ponctuelle (réseau tactique sur un théâtre d’opération…) ;
▪ d’extension de la couverture radio en l’absence d’infrastructure ;
▪ de panne du réseau INPT sur Paris (installation permanente de RIP sur la Tour Montparnasse).

7 .4 2 3 ¬ M o d e d ir e c t
L’utilisation des terminaux en mode direct (talkie-walkie) permet aux utilisateurs de communiquer à portée radio, avec les postes réglés sur
le même canal. 177
Il est employé en l’absence de couverture radio ou pour des missions qui ne nécessitent pas le mode relayé.

7 .4 3 ¬ Fo n ct i o n n a l i t é s

7 .4 3 1 ¬ Ap p e l d ’u r g e n c e
L’appel d’urgence est émis par un utilisateur en cas de danger imminent pour lui-même ou pour autrui :
▪ en mode relayé : l’appel d’urgence déclenche l’ouverture d’une conférence prioritaire et une sonnerie sur les terminaux gendarmerie sous
le relais radio qui assure la couverture ; le centre d’information et de commandement (CIC) départemental de la Police nationale prend en
compte cet appel ; le personnel en dif¿culté s’identi¿e et lui indique sa position ;
▪ en dehors de la couverture d’un relais radio de l’INPT, l’appel d’urgence déclenche une sonnerie sur les terminaux qui se trouvent dans
son environnement immédiat ; tout utilisateur qui reçoit l’appel, entre en communication avec la personne en dif¿culté. En cas de déclen-
chement involontaire de l’appel d’urgence, l’utilisateur signale l’erreur de manipulation au CIC départemental.

7 .4 3 2 ¬ S u r c h i f fr e m e n t
Le surchiffrement permet de n’être écouté que par les utilisateurs dont les terminaux ont sélectionné la même clé privée de chiffrement.
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7 .4 3 3 ¬ Messages de statu t
Le Corail NG offre la possibilité de transmettre des messages de statut. De type SMS, ces textes courts (vingt-quatre caractères maximum)
sont préprogrammés et mémorisés dans le terminal. Cette fonctionnalité simpli¿e la transmission des comptes rendus simples et récurrents
tels que « Départ en service », « Arrivée lieu d’emploi », « Relève effectuée »…

7 .4 3 4 ¬ R e n vo i e t t r a n s fe r t d ’a p p e l
Le renvoi d’appel permet à un poste radio de renvoyer temporairement vers une autre adresse les communications dont il est destinataire.
Le terminal renvoyé demeure utilisable en émission. Un double renvoi est impossible. En revanche, un appel peut être transféré plusieurs
fois successivement.

7 .4 4 ¬ Sécu r i t é

7 .4 4 1 ¬ S é c u r i t é d u s ys t è m e
À l’exception de la conférence de détresse, toutes les communications au sein de CORAIL NG, béné¿cient d’une sécurisation, tant en mode
relayé qu’en mode direct.

7 .4 4 2 ¬ P r é c a u t io n s
Les terminaux CORAIL NG intègrent un composant de chiffrement identique à celui des postes RUBIS. Considérés comme des matériels
sensibles, ils doivent faire l’objet d’une vigilance accrue pour garantir leur intégrité.
En cas de perte ou de vol d’un terminal CORAIL NG, la région d’Île-de-France doit être avisée sans délai. Les éléments d’information à com-
muniquer impérativement sont les suivants :
178
▪ adresse du terminal ;
▪ mode de communication dans lequel se trouvait le poste.
Un compte rendu de perte ou de vol doit ensuite être effectué par message.

7 .5 ¬ t e r m i n a u x e n m e SSa g e r i e

7 .5 1 ¬ Te r m i n a u x d e d o n n é e s d e l a g e n d a r m e r i e ( TD G) , p o st es ¿ x e s
Ce sont des micro-ordinateurs portables ou ¿xes standards assurant les fonctions de terminaux de données, raccordables localement sur
un terminal du système. Ils permettent d’accéder aux services de messagerie en émission et en réception.
Ces micro-ordinateurs fonctionnent actuellement sous environnement Windows 7. lls sont utilisés en brigades.

7 .5 2 ¬ Te r m i n a l i n f o r m a t i q u e e m b a r q u é ( TI E)
La mise en place de terminaux informatiques embarqués permet de disposer, à bord des véhicules d’intervention, d’un moyen
de communication répondant aux besoins opérationnels.
Dans le cadre du lancement du projet « équipement numérique du gendarme et du policier », 470 tablettes avec le sys-
tème d’exploitation Windows 8.1 et les applications gendarmerie associées, ont été déployées à titre collectif en janvier
2015 pour remplacer les TIE.

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JUI N 2 01 6
Le TIE est d’une taille adaptée aux contraintes opérationnelles. Son écran tactile, au format A5, assure une lecture aisée dans des condi-
tions d’utilisation dif¿ciles ; sa fonction d’obscurcissement rapide maximise son caractère tactique lors des missions nocturnes. Le dispositif
d’intégration en véhicule permet une installation rapide et sécurisée.
Pour certaines opérations (contrôles routiers…), il peut être utilisé au plus près des personnes et véhicules à contrôler, grâce à une liaison
sécurisée sans ¿l, dans un rayon d’une vingtaine de mètres autour du véhicule de gendarmerie équipé du support.
L’ensemble TIE se compose d’un équipement informatique et d’un dispositif d’intégration connecté au boîtier émetteur/récepteur (BER)
Rubis. Il est utilisable :
▪ en véhicule, sur un support d’intégration (comme ci-dessus) ou une station d’accueil ;
▪ sans support spéci¿que pour les motocyclettes.
vue avant

1 - mIc r o ph o n e
2 - In d Ic aTeu r d ’éTaT l ed
3 - b o u To n po w er
4 - af f Ic h eu r
5 - To u c h es
6 - c apTeu r s d e l u mIèr e ambIan Te
7 - h au T-par l eu r

179

détail des touches

1 - r o TaTIo n (bas c u l e d u mo d e
po r Tr aIT au mo d e pay s ag e )
2 - s éc u r ITé
3 - ec h ap
4 - en Tr ée
5 - h au T
6 - b as
7 - f o n c TIo n
1 - éTaT d e l a r ad Io s an s f Il
2 - éTaT d u d Is q u e d u r
3 - éTaT d e l a b aTTer Ie
détail des indicateurs d’état LED 4 - éTaT d e l ’al Imen TaTIo n
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Sécurisé par un antivirus, le TIE dispose notamment des logiciels d’exploitation suivants :
▪ la messagerie tactique Rubis (qui permet la consultation des ¿chiers centraux administratifs et judiciaires de recherches, ainsi que l’échange
de messages) ;
▪ l’application personnes signalées recherchées ;
▪ Acrobat Reader qui permet de visualiser les mémentos d’emploi ;
▪ l’applicatif OCTET (outil de contrôle des transports équipés de tachygraphes) au pro¿t des unités spécialisées chargées d’effectuer les
contrôles de chronotachygraphes électroniques ;
▪ le logiciel de visualisation de lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI) (uniquement sur les véhicules équipés du dispositif).
L’installation d’un lecteur 4 en 1 permet la lecture des pièces d’identité de nouvelle génération (passeport, carte professionnelle,…).

7 .6 ¬ P o r t a t i f r u b i S

7 .6 1 ¬ Ca r a ct é r i st i q u e s g é n é r a l e s d u r é se a u r u b i s
RUBIS est un réseau de radiotéléphonie numérique sécurisé.
C’est un réseau :
◆ cellulaire : la couverture est nationale, chaque relais radio couvre une partie du territoire sur laquelle un terminal peut établir une liaison ;

◆ géré au niveau du groupement de gendarmerie départementale ;

◆ sécurisé : les communications ne peuvent être écoutées par un terminal radio non Rubis. Il y a chiffrement de l’information : la trans- 180
mission est chiffrée de bout en bout, en mode direct ou en mode relayé, en phonie comme en transmission de données.
Son emploi est simple :
◆ son utilisation s’apparente à celle d’un radiotéléphone public ;

◆ l’af¿chage d’icônes d’information et un même menu sur l’écran de tous les terminaux Rubis facilitent leur utilisation ;

◆ l’inscription et l’acheminement des communications sont réalisés automatiquement.

La disponibilité opérationnelle est grande grâce à la diversité des services offerts :


◆ le renvoi d’appel ;

◆ le transfert d’appel ;

◆ une interconnexion avec un autocommutateur PABX (Private Automatic Branch Exchange) ;

◆ le rappel possible d’un appel entrant en absence.


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7 .6 2 ¬ Te r m i n a u x d e p h o n i e

7 .6 2 1 ¬ P o r t a t if r u b is
Le portatif RUBIS est un terminal mobile autonome destiné à être utilisé principalement à la main. Il est constitué :
▪ d’un boîtier radio portatif (BRP) ;
▪ d’une batterie ;
▪ d’une antenne.

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7 .6 2 2 ¬ P o r t a t i f d e n o u ve l le s g é n é r a t io n s ( P 3 G ) o u T P H 7 0 0
Le terminal P3G, appelé à remplacer le portatif de 1re génération, est un poste conçu pour des communications « voix et données » sécuri-
sées en conditions extrêmes.
Il permet :
▪ une plus grande liberté d’action lors des interventions à distance du véhicule grâce à la bulle tactique lorsqu’elle est activée 1 ;
▪ une interopérabilité non seulement avec les postes CORAIL NG de 2e génération équipant la gendarmerie mobile mais aussi avec d’autres
réseaux : réseau ANTARES (services de secours), réseau ACROPOL (Police nationale ), réseaux tactiques projetables TOPAZE (utili-
sables en situations de crise, à l’occasion d’un grand événement ou par la Force de gendarmerie européenne).
Les performances radio de ces postes sont améliorées : grande autonomie (treize heures), audibilité excellente, sécurité assurée par un
verrouillage type « code PIN », meilleure ergonomie générale et robustesse.
Les P3G, également appelés commercialement TPH 700, offrent d’excellentes caractéristiques radioélectriques de propagation dans les
zones urbaines et périurbaines.

182

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7 .6 3 ¬ D i f f é r e n t e s co n f é r e n ce s
La conférence met en relation plusieurs utilisateurs localisés dans une zone géographique prédé¿nie (usuellement groupement). Une confé-
rence est désignée par un numéro. Une conférence supra départementale, s’affranchissant des limites du département, est offerte avec la
version V35 IP.
Un terminal qui perd une conférence, la réintègre automatiquement lorsqu’elle est rétablie.
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Un terminal a la possibilité d’établir une communication individuelle sans sortir de la conférence.

7 .6 3 1 ¬ C o n fé r e n c e s o n n a n t e
Numérotée de 2 à 99, elle permet de mobiliser tous les personnels disponibles en vue d’intervenir rapidement face à un événe-
ment grave.
L’appel est signalé par une sonnerie caractéristique, qui ne cesse que lorsque l’utilisateur accuse réception de l’ouverture de la conférence
(ou après 30 secondes). Le terminal radio sonné af¿che le numéro de la conférence. Les terminaux de passage sont également « sonnés ».
Il existe différentes con¿gurations :
▪ la conférence d’appel général supra départementale correspond à un numéro de département (hormis certains cas particuliers). Elle :
◆ offre la continuité des communications au-delà de l’emprise géographique du département (environ une vingtaine de kilomètres dans
les groupements limitrophes),
◆ permet d’alerter tous les postes radio allumés, ainsi que les centres opérationnels et de renseignement de la gendarmerie (CORG)
des groupements limitrophes ;
▪ la conférence 98 (ou conférence EDSR) plus particulièrement utilisée par les escadrons départementaux de sécurité routière, sonne les
terminaux présents sous la couverture des relais du groupement ;
▪ la conférence d’appel d’urgence : déclenchée par appui sur le bouton rouge d’urgence de la télécommande, l’appel est signalé à tous les
abonnés inscrits sous le même relais et vers la station groupement du demandeur par une sonnerie deux tons et le message « SOS » sur
la télécommande. Seul l’opérateur groupement prend la main ;
▪ la conférence 99 ne fait sonner que les terminaux mobiles de la gendarmerie départementale sur le département ;
▪ la conférence 9X (avec X compris entre 1 et 7) permet à chacune des compagnies de disposer d’une conférence ne sonnant que les ter- 183
minaux de la compagnie concernée, ceux de la brigade motorisée (BMO) et du peloton d’autoroute (PA) ainsi que les postes du CORG.

N u m ér o d e
Désig n at ion Co u v e r t u r e Te r m i n a u x c o n ce r n é s
co n f é r en ce
Appel général N° département Supradépartementale Tous
EDSR 98 Départementale Tous
Terminaux mobiles GD 99 Départementale Tous mobiles GD
9 X (X compris
Compagnie Compagnie Compagnie X et EDSR
entre 1 & 7)
Relais sous lequel se trouve Tous les terminaux sous ce relais et ceux
Urgence Urgence
l’émetteur du CORG

7 .6 3 2 ¬ C o n fé r e n c e n o n s o n n a n t e
▪ Numérotée de 100 à 240, elle est destinée principalement à un usage temporaire (opération ponctuelle, service spéci¿que).
Les plus intéressantes d’emploi sont :
▪ la conférence groupement qui est supradépartementale ;
▪ la conférence multigroupements pour certains besoins opérationnels (étape du Tour de France, opération judiciaire…).

7 .6 4 ¬ Gé o l o ca l i sa t i o n
Les terminaux mobiles P3G permettent la connexion d’une antenne GPS, assurant ainsi une possibilité de géolocalisation du terminal par
les opérateurs du CORG.
CENTRE DE PRODUCTION MULTIMÉDIA
DE LA GENDARMERIE NATIONALE
101, avenue Montjovis – CS 81032
87050 LIMOGES – CEDEX
Tél : 05 87 03 81 03 Fax : 05 87 03 81 95

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