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Madame, Monsieur
14/09/2008

Traitement de l’air et climatisation


Les composants et leurs fonctions
par André BAILLY
Directeur du laboratoire de la Compagnie Industrielle d’Applications Thermiques
Michel CLERC-RENAUD
Ingénieur de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon
Conseiller technique CIAT
Emmanuel RUTMAN
Ingénieur de l’École catholique d’arts et métiers de Lyon
Responsable de l’équipe Confort du laboratoire CIAT
et Claude TERNANT
Ingénieur de l’École des hautes études industrielles de Lille (HEI)
Ancien responsable du département Assistance technique de CIAT

1. Centrale de traitement d’air ................................................................. BE 9 271 - 2


1.1 Caisson de mélange .................................................................................... — 2
1.2 Caisson de filtration..................................................................................... — 3
1.3 Batterie chaude ............................................................................................ — 3
1.4 Batterie froide .............................................................................................. — 4
1.5 Caisson de bipasse ...................................................................................... — 7
1.6 Humidificateur ............................................................................................. — 7
1.7 Ventilateur .................................................................................................... — 9
1.8 Récupérateurs d’énergie ............................................................................. — 12
2. Régulation .................................................................................................. — 15
2.1 Capteurs ....................................................................................................... — 15
2.2 Différents types de régulation .................................................................... — 17
3. Réseau aéraulique.................................................................................... — 23
3.1 Gaines........................................................................................................... — 23
3.2 Bouches ........................................................................................................ — 23
3.3 Systèmes de diffusion ................................................................................. — 25
4. Conclusion ................................................................................................. — 25
Notations et symboles .................................................................................... BE 9 270
Pour en savoir plus ........................................................................................... Doc. BE 9 274

n système de conditionnement d’air est généralement composé de trois


U éléments :
— la centrale de traitement d’air traite l’air du point de vue thermique et de la
qualité et met l’air en mouvement ;
— la régulation agit sur différents paramètres pour maintenir les valeurs
mesurées proches du confort désiré ;
— le réseau aéraulique assure les liaisons entre la centrale de traitement d’air
et les locaux desservis. Il sert également, en liaison avec l’extérieur, à l’introduc-
tion et à l’extraction d’air.
Dans cet article, chaque composant de ces trois éléments est décrit en rappe-
lant son rôle et son fonctionnement.

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TRAITEMENT DE L’AIR ET CLIMATISATION __________________________________________________________________________________________________

Ce document fait partie d’un ensemble de quatre articles sur le traitement d’air :
[BE 9 270] Traitement de l’air et climatisation. Généralités
[BE 9 271] Traitement de l’air et climatisation. Les composants et leurs fonctions
[BE 9 272] Traitement de l’air et climatisation. Aspects thermiques et mécaniques
[BE 9 273] Traitement de l’air et climatisation. Aspects acoustiques et physico-chimiques
complétés par un fascicule de documentation
[Doc. BE 9 274] Traitement de l’air et climatisation. Pour en savoir plus

1. Centrale de traitement Air recyclé


d’air
1 2 3 4 5 6 7
Air
Le concepteur détermine la nature et l’ordre des composants de la primaire
centrale de traitement d’air (CTA) en fonction des résultats désirés. Air soufflé
neuf
La figure 1 montre un exemple de composition comprenant :
— un caisson de mélange (1) ;
— un caisson de filtration (2) ;
Figure 1 – Exemple de composition d’une centrale de traitement
— une batterie chaude (préchauffage) (3) ; d’air
— une batterie froide (4) ;
— une batterie chaude (réchauffage) (5) ;
— un humidificateur (6) ;
— un ventilateur (7).

1.1 Caisson de mélange


a volets à lames parallèles
■ Rôle
Le caisson de mélange standard (2 voies) est généralement utilisé
pour réaliser le mélange de deux airs :
— l’air neuf ;
— l’air recyclé.
Il est parfois destiné uniquement à assurer une sélection de cir-
cuit.
Exemple : pour le fonctionnement tout air neuf ou le fonctionne- b volets à lames en opposition
ment tout air recyclé.
Figure 2 – Volets d’un caisson de mélange
Dans certaines installations un peu plus sophistiquées, le caisson
de mélange comporte une troisième voie, qui assure l’écoulement
et le dosage de l’air extrait. Nous l’appelons généralement « caisson
de mélange économiseur ».
Air Air
■ Fonctionnement rejeté repris

Le caisson de mélange standard « 2 voies » comporte, à l’inté-


rieur ou à l’extérieur, des volets dont les lames peuvent être mon- Air
recyclé
tées en parallèle (figure 2 a) ou en opposition (figure 2 b).
Air Air
Le caisson de mélange économiseur à 3 voies permet d’assurer : neuf soufflé

— le dosage et l’extraction d’air vicié ;


— le dosage et l’introduction d’air neuf ;
— le passage de l’air recyclé.
Caisson Centrale de traitement
Les 3 volets sont motorisés et solidaires. de mélange d'air double
Il se monte sur une centrale de traitement d’air double qui est
dotée de deux ventilateurs destinés à assurer le soufflage et la Figure 3 – Exemple de montage d’un caisson de mélange
reprise (figure 3). économiseur

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1.2 Caisson de filtration ● Montage de type 3 à porte amont (figure 4 c) avec cadres uni-
versels et filtres à efficacité de 50 % OPA à 99,99 DOP ou NaCl (clas-
sification CEN 779 : F5 à F9 et CEN 1 822 : H10 à H12).
L’opération de filtration n’a aucune action sur les caractéristiques ● Montage de type 1 et 2 à porte latérale (figure 4 d). Dans certai-
thermiques de l’air. Elle n’apparaît pas sur le diagramme de l’air nes applications, nous retrouvons le montage 1 plus le montage 2
humide. Elle crée une chute de pression sur l’air. Elle fait cependant alliant le préfiltre et le filtre.
partie intégrante d’une centrale de traitement d’air.
■ Définition ■ Classification
Filtrer consiste à éliminer d’un fluide gazeux tout ou partie des Le tableau 2 décrit les différentes qualités des filtres couramment
particules ou aérosols qu’il contient, en les retenant sur une couche installés dans les centrales de traitement d’air.
poreuse appelée « média filtrant ». Le tableau 1 donne les techni-
ques de mesure de l’efficacité d’un filtre.
■ Montage
1.3 Batterie chaude
Les cellules de filtre utilisées sont aux dimensions interna-
tionales : 24 in x 24 in ou 12 in x 24 in soit 610 mm x 610 mm ou
305 mm x 610 mm.
■ Rôle et fonctionnement
Nous indiquons ci-dessous :
— les trois types de montage possibles ; La batterie chaude (figure 5 a) assure le préchauffage ou le chauf-
— les qualités de filtres qui peuvent être sélectionnés pour cha- fage de l’air à l’aide d’un fluide chaud qui peut être de l’eau, de l’eau
que type de montage. surchauffée, de la vapeur, la condensation d’un fluide frigorigène ou
● Montage de type 1 à porte latérale (figure 4 a) avec glissières
des résistances électriques. Durant l’opération de chauffage, l’humi-
comprimables (portée horizontale) et filtres à efficacité de 65 à 90 % dité absolue, ou teneur en humidité w, reste constante. En revanche,
gravimétrique (GRAVI) (classification CEN 779 : G1 à G4). l’humidité relative ε (en %) diminue.
● Montage de type 2 à porte latérale (figure 4 b) avec glissières Nota : ε est utilisé pour désigner la valeur de l’humidité relative sur le diagramme de
l’air humide. Par contre, HR suit l’unité % pour désigner une valeur d’humidité relative
comprimables (portées horizontale et verticale) et filtres à efficacité (% HR).
de 50 à 95 % opacimétrique (OPA) (classification CEN 779 : F5 à F8). (0)

Tableau 1 – Méthodes d’essais des filtres à air


Nature et mode de génération de l’aérosol
Méthode Applications Principe de mesure (1)
d’essai
L’aérosol d’essai est obtenu par dispersion, au L’aérosol d’essai est dispersé dans la section
moyen d’une trompe à air comprimé, d’une d’entrée du banc d’essais. La poussière non
poussière synthétique composée de : retenue par le filtre à l’essai est recueillie sur le
Gravimétrie (GRAVI) Filtres à moyenne — 72 % de silice, filtre de prélèvement. La masse de poussière
efficacité (préfiltre) — 23 % de noir de carbone, recueillie sur le filtre de prélèvement et la masse
de poussière émise sont déterminées par pesée.
— 5 % de linters de coton. La perméance P du filtre est le rapport de ces
La concentration est de 70 mg/m3 deux masses.
L’aérosol d’essai est l’aérosol atmosphérique. La poussière atmosphérique, prélevée au
Le diamètre médian de l’aérosol atmosphérique moyen de deux sondes de prélèvement identi-
est variable d’un lieu à un autre. Il est en général ques, placées en amont et aval du filtre à l’essai,
compris entre 0,5 et 1 µm. La concentration, est recueillie sur deux disques de papier filtre à
variable aussi, est comprise entre 0,02 et très haute efficacité. L’opacité des dépôts de
Filtres à haute 0,3 mg/m3. poussière sur les deux disques de papier est
Opacimétrie (OPA) efficacité mesurée au moyen d’un opacimètre. Les durées
de prélèvement amont et aval sont choisies de
telle sorte que les opacités des deux dépôts
soient voisines.
La perméance P du filtre est le produit du rap-
port des durées de prélèvement et du rapport
des opacités des dépôts.
L’aérosol d’essai est obtenu par vaporisation La concentration de particules DOP est mesurée
DOP (n’est plus Filtres à très haute puis condensation du dioctylphtalate (DOP) qui en amont et en aval du filtre à l’essai à l’aide
peut fournir des particules homogènes d’une d’une cellule photoélectrique.
utilisée depuis 1996) efficacité taille de 0,3 µm. La perméance P du filtre est le rapport des deux
La concentration est de 100 mg/m3. concentrations.
L’aérosol d’essai est composé de particules soli- L’aérosol prélevé en amont et en aval du filtre à
des de chlorure de sodium produit par pulvéri- l’essai sert d’air comburant à un brûleur à gaz
sation d’une solution saline, puis évaporation méthane. L’intensité de la raie « D » du sodium
complète de l’eau des gouttelettes (le diamètre émise par la flamme est mesurée au moyen
NaCl (remplace la Filtres à très haute médian de 0,35 µm est en fait l’arête de l’aérosol
méthode DOP) efficacité d’une cellule photoélectrique. Cette intensité est
cubique). proportionnelle à la concentration en sel de
La concentration est de l’ordre de 5 mg/m3. l’aérosol prélevé.
La perméance P du filtre est le rapport des inten-
sités aval et amont.
(1) La perméance P est le rapport de la concentration de particules en aval et en amont du filtre.

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a filtre en montage de type 1 b filtre en montage de type 2 c filtre en montage de type 3 d filtre en montage de types 1 et 2 associés

Figure 4 – Différents types de montage des filtres

(0)

Tableau 2 – Qualités des filtres


Matière Montage Classification (voir tableau 1 : Tenue au feu Construction
Application méthode d’essai)
Cadre Média
Acier galvanisé Acier galvanisé G1 65 % GRAVI M0 Plan
Préfiltre Carton Fibre de verre 1 G4 90 % GRAVI M3
Plissé
Acier galvanisé Synthétique G4 90 % GRAVI M1
Filtre haute Carton Fibre de verre 2 ou 3 F6 65 % OPA M3 Plissé
efficacité
F7 85 % OPA M3
F8 95 % OPA M3
Acier galvanisé Fibre de verre 2 ou 3 F6 65 % OPA M2 Poches
F7 85 % OPA M3
F8 95 % OPA M3
Acier galvanisé Fibre de verre 2 ou 3 F6 65 % OPA M1 Dièdre profond
ou PVC plissé
F7 85 % OPA M1
F8 95 % OPA M1
Filtre Acier galvanisé Fibre de verre 3 H 10 95 % DOP M1 Dièdre profond
absolu plissé
H12 99,99 % DOP M1
NaCl
Filtre Mousse carbonée 2 ou 3 Conditions ordinaires, absorption moyenne
à charbon Acier galvanisé
actif Charbon 3 Pour conditions industrielles Cassettes

■ Régulation — les résistances à fils nus ; ce sont des fils de faible inertie. Le
La régulation de la batterie à eau se fait : branchement s’effectue sur bornes par bloc précablé.
— soit par variation du débit d’eau. C’est un fonctionnement en La régulation de la batterie électrique peut être réalisée :
répartition (figure 5 b) : — en tout ou rien par action sur un ou plusieurs étages ;
• la température d’entrée d’eau dans la batterie est constante, — en progressif par variation de la tension effective.
• le débit d’eau dans la batterie est variable et la pompe du cir-
cuit général assure la circulation d’eau ;
— soit par variation de la température. C’est un fonctionnement
en mélange ou injection (figure 5 c) : 1.4 Batterie froide
• la température d’entrée d’eau dans la batterie est variable,
• le débit d’eau dans la batterie est constant et assuré par une
■ Rôle et fonctionnement
pompe secondaire.
La batterie froide (figure 6 a) assure le refroidissement de l’air,
■ Batterie électrique avec ou sans déshumidification, à l’aide d’un fluide froid qui peut
La batterie chaude peut être électrique. Elle est alors composée être de l’eau glacée ou glycolée ou par évaporation d’un fluide frigo-
de deux types de résistance : rigène (batterie à détente directe).
— les résistances blindées (figure 5 d) ; ce sont des tubes à ailet- Durant l’opération de refroidissement sans déshumidification,
tes spiralées et en inox. Le branchement s’effectue sur barrettes de l’humidité absolue ou teneur en humidité w reste constante. En
cuivre ; revanche, l’humidité relative ε (en %) augmente.

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Entrée
d'eau chaude

Sen
s de
l'air 2
1
sens de l'air
sens de l'air
Sortie d'eau
Pompe
a batterie chaude alimentée en eau C
NF NO NO

C NF

C voie commune toujours passante


NO voie normalement ouverte
NF voie normalement fermée

b régulation en répartition de c régulation en injection de


la batterie chaude alimentée la batterie chaude alimentée
en eau en eau

d exemple de batterie chaude électrique

Figure 5 – Batterie chaude

Entrée
d'eau

sens de l'air
Sen
s de
l'air
Bac de récupération
des condensats
NF NO

Sortie C
d'eau Pompe de circulation
du circuit général
Écoulement Bac de récupération
Nécessité de des condensats des condensats
prévoir un siphon
a batterie froide alimentée en eau b régulation en répartition de la batterie froide alimentée en eau

Batterie à
sens de l'air détente
sens de l'air Sens de l'air directe
Collecteur d'aspiration
Bac de Pompe de Détendeur
récupération recyclage Distributeur thermostatique
des sur la batterie
condensats NO C Piquage pour
Pompe de raccordement
NF circulation du éventuel de gaz chaud
Moto- Condenseur
circuit général à eau
Brins de distribution compresseur
(ou à air)

c régulation en injection de la batterie d batterie froide à détente directe. Le bac d'évacuation des condensats
froide alimentée en eau n'est pas représenté (à droite, circuit frigorifique de la batterie à détente directe)
C voie commune toujours passante NO voie normalement ouverte NF voie normalement fermée

Figure 6 – Batterie froide

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Durant l’opération de refroidissement avec déshumidification,


l’humidité absolue w diminue, l’humidité relative ε (en %) aug- Pression
mente. atmosphérique

■ Régulation de la batterie froide à eau


La régulation de la batterie à eau se fait :
Bac de réception
— soit par variation du débit d’eau ; c’est un fonctionnement en des condensats A
répartition (figure 6 b) :
• la température d’entrée d’eau dans la batterie est constante,
• le débit d’eau dans la batterie est variable et la pompe du cir-
cuit général assure la circulation d’eau ;
— soit par variation de la température ; c’est un fonctionnement Vers puisard
en mélange ou injection (figure 6 c) : a ventilateur à l'arrêt
• la température d’entrée d’eau dans la batterie est variable, Pression
• le débit d’eau dans la batterie est constant et assuré par la négative
pompe secondaire.
■ Batterie à détente directe
Le froid est produit par changement de phase du fluide frigori- Bac de réception
gène (évaporation) (figure 6 d, partie gauche). La batterie est ali- des condensats B
mentée par un détendeur thermostatique et reliée à un groupe de
condensation comprenant un compresseur et un condenseur
(figure 6 d, partie droite).
■ Évacuation des condensats Vers puisard
Toutes les batteries froides, qu’elles soient à eau ou à détente b au démarrage du ventilateur
directe, sont équipées d’un bac de récupération de condensats.
L’eau condensée sur la batterie est recueillie dans ce bac de récupé- Pression
ration. Celui-ci est raccordé par une tubulure d’évacuation vers un négative
siphon à l’air libre dont la construction est à prévoir dès l’installa-
tion.
Ce siphon permet avant tout le bon écoulement de l’eau et a, en C
Bac de réception B
outre, deux fonctions essentielles : D
des condensats
— dans le cas d’un système en dépression, il empêche l’entrée de
l’air extérieur ;
— dans le cas d’un système en surpression, il évite une perte de
l’air soufflé.
Explication : dans un système en dépression, il se crée une Vers puisard
« pression statique négative » entre la batterie et le ventilateur c ventilateur en régime
(figure 7). En l’absence de siphon, l’air extérieur s’engouffre dans la
tuyauterie et empêche l’évacuation des condensats, jusqu’à ce que Figure 8 – Niveaux d’eau dans le siphon suivant les différentes
la hauteur d’eau dépasse la valeur de cette pression statique néga- phases de fonctionnement du ventilateur
tive.

Or, comme la plupart des bacs de condensats ne peuvent contenir


une telle quantité d’eau, ils débordent et les gouttelettes d’eau sont
Pression généralement entraînées par la vitesse d’air dans le ventilateur, puis
négative Pas d'écoulement dans la gaine. Il faut donc prévoir un siphon.
des condensats
La hauteur nécessaire de ce siphon dépend uniquement de la
« pression statique négative » effective à la surface du bac de récu-
pération.
Bac de réception Pour monter correctement le siphon, nous devons tenir compte
des condensats des trois phases de fonctionnement du ventilateur : ventilateur à
l’arrêt, démarrage du ventilateur, ventilateur en régime.
● Ventilateur à l’arrêt (figure 8 a)
Le niveau de la colonne A sera égal à deux fois la pression néga-
tive existant dans l’appareil en phase de fonctionnement.
● Démarrage du ventilateur (figure 8 b)
Le niveau des condensats B fluctuera au démarrage jusqu’à
atteindre le maximum de dépression (égale à la dépression négative
du système).
L'air extérieur pénètre
dans la tuyauterie ● Ventilateur en régime (figure 8 c)
Le niveau des condensats B sera stabilisé à la valeur de la pres-
Figure 7 – Fonctionnement d’un bac d’évacuation des condensats sion négative du système. La cote C devra être égale à au moins
sans siphon deux fois la valeur de cette pression négative.

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Exemple : — de la vapeur produite :


— dépression 400 Pa soit environ 40 mm CE ; • soit indépendamment dans un circuit de distribution alimenté
— hauteurs A et C : 80 mm, soit hauteur totale D = 160 mm par une chaudière de production de vapeur,
• soit par un dispositif incorporé.
● Conseils de montage :
Le tableau 3 regroupe les différents types d’humidificateur en
— prendre une marge de sécurité pour inclure l’augmentation de
fonction de la source d’humidité.
dépression causée par l’encrassement des filtres ;
— n’utiliser aucune réduction ;
— prévoir un siphon sur l’évacuation ;
— respecter une pente dans le sens de l’évacuation (tuyauterie) ;
1.6.1 Humidificateurs adiabatiques
— prévoir une isolation pour éviter les condensations.
■ Pulvérisation avec recyclage par pompe
Ne jamais raccorder la tuyauterie des condensats sans un écoule-
ment visible. La pulvérisation consiste à propulser et pulvériser mécanique-
ment un jet d’eau (figure 9 a). Avec l’humidificateur à pulvérisation
avec recyclage par pompe, l’eau ne subit aucun traitement thermi-
que. Après un certain temps de fonctionnement, la température de
1.5 Caisson de bipasse l’eau se confond avec la température humide de l’air.
Le rendement (ou efficacité) est fonction :
■ Rôle et fonctionnement — de la finesse des gouttelettes d’eau, donc de la qualité de la
pulvérisation ;
Le caisson de bipasse permet de limiter ou de faire varier la quan-
tité d’air admise sur l’organe traitant. Il peut être monté sur une bat- — du temps de contact entre l’air et l’eau, donc de la dimension
terie chaude, une batterie froide ou un humidificateur. du caisson d’humidification.
Pour influer sur la quantité d’air admise, le caisson de bipasse est L’eau ayant une vitesse de chute donnée et la centrale une hau-
doté d’un jeu de volets à action opposée et peut avoir deux teur limitée, il peut être nécessaire de multiplier le nombre de ram-
utilisations : pes de pulvérisation afin d’augmenter le temps de contact.
— moduler le débit d’air traité, donc assurer en quelque sorte ■ Ruissellement avec recyclage par pompe
une régulation ; la figure 9 d présente un bipasse monté sur un
L’humidificateur à ruissellement avec recyclage par pompe
humidificateur ;
(figure 9 b) fonctionne comme suit :
— permettre une économie énergétique dans certains cas de
séchage ou de forte déshumidification (piscines). — l’eau ruisselle sur un support dont la surface est très
importante ;
— l’air circule à travers l’épaisseur de ce support et se trouve en
contact avec la surface humide ;
1.6 Humidificateur — l’eau s’évapore sous l’effet de la chaleur cédée par l’air.
Comme pour l’humidificateur à pulvérisation, l’humidification est
adiabatique. Ce type d’humidificateur est proposé en deux modèles
■ Rôle et fonctionnement
standards :
L’humidificateur sert à augmenter la teneur en eau de l’air traité, — efficacité à 60 % ;
c’est-à-dire à augmenter l’humidité absolue. Pour qu’il y ait humidi-
— efficacité à 85 %.
fication, il faut un contact étroit et intensif entre l’air et la source
d’humidité. ■ Calcul de la consommation d’eau en recyclage par pompe
Cette source d’humidité peut être : En plus de la compensation due à l’eau évaporée, il est nécessaire
— de l’eau finement pulvérisée et projetée dans le flux d’air où de prévoir un apport d’eau neuve afin de déconcentrer l’eau du bac.
elle se transforme en vapeur. Le changement d’état nécessite un L’apport d’eau ne s’effectue pas grâce au débordement par le trop
apport de chaleur qui sera fourni par l’air traité (chaleur latente de plein du bac. La méthode la plus efficace consiste à créer un débit de
vaporisation) ; purge en continu en aval de la pompe (figure 10).
(0)

Tableau 3 – Différents types d’humidificateur

Types d’humidificateur Fonctionnement Sous-types

Ils utilisent de l’eau qui est ensuite évaporée : la d Humidificateur à pulvérisation avec recyclage

chaleur nécessaire est fournie par l’air qui se par pompe


refroidit et, parallèlement, se charge en vapeur
d’eau. d Humidificateur à pulvérisation à eau perdue
Humidificateurs adiabatiques
La transformation est « adiabatique » : il n’y a pas d Humidificateur à ruissellement avec recyclage
augmentation de l’enthalpie (chaleur totale) mais par pompe
une modification du rapport chaleur sensible/cha-
leur latente apparaît. d Humidificateur à ruissellement à eau perdue

Ils utilisent directement la vapeur d’eau produite d Humidificateur à vaporisation par générateur
par un générateur centralisé (chaudière, sous-sta- centralisé
Humidificateurs à vapeur tion d’un réseau de chauffage) ou par un système
autonome intégré. d Humidificateur à vaporisation par ébullition

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se
ns
de
l'a
ir

Rampe de pulvérisation Séparateur


avec gicleurs de gouttes

Sens de l'air

Contrôle
de niveau

Pompe de recyclage
Électrovanne
d'alimentation

a à pulvérisation avec recyclage pour pompe b à ruissellement avec recyclage par pompe

Rampe de pulvérisation Séparateur


avec gicleurs de gouttes

Sens de l'air

Accessoirement,
contrôleur de
niveau agissant
en sécurité
Électrovanne
d'alimentation
Caisson de bipasse

c à pulvérisation à eau perdue d caisson de bipasse monté sur humidificateur adiabatique

Figure 9 – Humidificateurs adiabatiques

La consommation d’eau est la somme du débit d’eau évaporée et


du débit de purge (figure 10) :

D=E+B

Le débit de purge est fonction de la qualité de l’eau utilisée (pH,


teneur en bicarbonate et en calcium).

Les abaques de la figure 11 permettent de déterminer un facteur


B/E en fonction de l’analyse chimique de l’eau.
sens de l'air E (débit d'eau
évaporée)
Exemple :
— entrée d’air : + 26 ˚C w = 4,2 g/kg AS
— sortie d’air : + 19 ˚C w = 6,9 g/kg AS
— débit d’air : 2 500 kg/h ;
— qualité de l’eau :
• pH : 7,2 D (consommation
• teneur en Ca2+ : 25 ˚Fr (degré français) ou 100 mg/L d'eau)
Ð
• teneur en HCO 3 : 100 mg/L
— débit d’eau évaporée : 10−3 x (6,9 − 4,2) x 2 500 = 6,75 kg/h B (débit de purge)
— B/E = 0,30 (lecture abaque)
— déconcentration : 6,75 x 0,30 = 2,025 kg/h
— consommation d’eau : 6,75 + 2,025 = 8,775 kg/h Figure 10 – Recyclage avec débit de purge

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˚Fr
0,25 2,5 25 250 2 500

Ca2+ (mg/L)
1,0 10 102 103 104 104 103
102

CO32– (mg/L)

HCO3– (mg/L)
Ea
u
in

10 100
a da
pt
ée
5, 2, 1,
0 0 0

1,0 10
lim
en
ta
tio
0,
5

n
B=/

di
E0

re
=,2

ct
05,

e
25

0,1 1,0
0,
1

0,01
6 7 8 9 pH
7,2

Figure 11 – Abaques B/E en fonction de l’analyse chimique de l’eau

■ Pulvérisation ou ruissellement à eau perdue — à électrodes immergées (figure 12 c) ; la variation du débit de


Pendant le fonctionnement de l’humidificateur à pulvérisation ou vapeur étant réalisée par variation du niveau d’eau. L’eau sert de
à ruissellement à eau perdue, l’eau est constamment renouvelée conducteur électrique. L’intensité, donc la puissance électrique, est
(figure 9 c). proportionnelle à la surface mouillée des électrodes.
Si la température de l’eau est sensiblement voisine de la tempéra-
ture humide de l’air, l’humidification est adiabatique.
L’humidification à eau perdue est très onéreuse. La quantité d’eau 1.7 Ventilateur
pulvérisée, donc dépensée, est 10 fois plus importante que la quan-
tité d’eau réellement absorbée, donc consommée.
■ Rôle et fonctionnement
Le ventilateur, ou motoventilateur, permet d’assurer l’écoulement
1.6.2 Humidificateurs à vapeur continu de l’air :
— dans la centrale de traitement d’air elle-même ;
■ Vapeur par générateur centralisé — dans le réseau de distribution d’air, par les gaines de
Avec ce premier type d’humidificateur, la vapeur est produite soufflage ;
indépendamment par générateur centralisé : chaudière, sous-sta- — dans le réseau de reprise d’air, par les gaines d’aspiration.
tion d’un réseau de chauffage... Il se compose de deux éléments principaux (figure 13) :
Le système d’alimentation regroupe (figure 12 a) : — une roue, qui porte les aubes ;
— une enveloppe, ou volute, qui canalise l’air déplacé par cette
— un réseau de canalisations de distribution ;
roue.
— des organes de détente et de régulation ;
— une évacuation de condensats ; Le ventilateur est centrifuge et véhicule l’air comme suit :
— une rampe d’injection (centrale de traitement d’air) ou un diffu- — l’air est aspiré suivant une direction axiale, à travers une ouïe
seur de gaine. d’aspiration :
■ Vapeur par générateur autonome • si la roue est simple, avec un seul orifice d’aspiration, nous
l’appelons ventilateur « simple ouïe »,
Deux types d’humidificateur existent : • si la roue est double, avec deux orifices d’aspiration, nous
— à résistances chauffantes (figure 12 b) ; la variation du débit l’appelons ventilateur « double ouïe » ;
de vapeur étant réalisée par variation de la puissance électrique des — l’air est évacué suivant une direction perpendiculaire à l’axe de
résistances ; rotation, à travers l’orifice de refoulement.

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Tuyau à
Rampe à vapeur
vapeur
Thermostat de Vanne d'alimentation
Connecteur
20 broches sécurité
Filtre à eau Vanne d'arrêt
Contact à flotteur
niveau haut Arrivée
d'eau
neuve
Cylindre
d'ébullition Trop-plein

Vapeur Canalisation Cuve


d'alimentation

Détendeur Résistance
chauffante
Vanne de
vidange

Sac ou seau Contact à


collecteur flotteur
niveau
Régulateur ou bas
Siphon
Manchon de
raccordement

Évacuation Évacuation
des condensats sans contre-
pression

a à générateur centralisé b à résistances

Régulateur

Contacteur

Carte électronique

Rampe de diffusion
Godet de remplissage
et trop-plein
Sonde de niveau haut

Électrodes immergées

Cylindre à vapeur

Vanne d'admission Vanne de vidange

Tamis et diaphragme

c à électrodes

Figure 12 – Humidificateurs à vapeur

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■ Ventilateur basse pression — des aubes inclinées vers l’avant (aubes à action) ;
— une courbe débit-pression relativement plate ;
Les ventilateurs basse pression (figure 14) ont pour caracté- — une puissance absorbée qui baisse rapidement avec le débit
ristiques : d’air ;
— un rendement maximal de 70 % ;
— un fonctionnement silencieux ;
— un débit d’air important pour un faible encombrement.
La figure 14 b montre un exemple de courbes débit/pression d’un
ventilateur basse pression pour de l’air à 15 ˚C et une pression de
Enveloppe 101 325 Pa.
Refoulement ■ Ventilateur moyenne pression
Aspiration
Roue Les ventilateurs moyenne pression (figure 15 a) ont pour
Volute caractéristiques :
— des aubes inclinées vers l’arrière (aubes à réaction) ;
Sens de — une courbe débit/pression inclinée ;
rotation — un rendement important, qui peut aller jusqu’à 80 % pour cer-
tains modèles ;
— un débit d’air peu dépendant des variations de pression de
Aubes l’installation (partie verticale de la courbe).
La figure 15 b montre un exemple de courbes débit/pression d’un
ventilateur moyenne pression pour de l’air à 15 ˚C et une pression
Figure 13 – Ventilateur centrifuge de 101 325 Pa.
Pression totale (Total pressure) (daPa)

Courbe de pression en fonction du débit d'air


pour une vitesse de rotation donnée
110
Puissance sonore
constante
77
100

79
dB
90 1 014
Puissance absorbée
in)

constante
tion) (tr/m

75

80
946
DO
73

71
SO
re)

70
eed rota

887 SO
su

DO
es

)
kW
pr

60 835 69 )(
iec

d
tion (Sp

qmu

be
7

r
nai
aym

so
Pression dynamique (Dynamic pressure) (daPa)

788
14

ab
y(nD

50
er
u(De

747
de rota

12
5

w
uieq

65 Po
iqm

710
10
67

na

63
aym

ée

40
669
ynd

rb
e

odn
Vitess

8
so
sni

61
ab
3

os
7

30 601 rsei
ePs
e
5

nc
2,

Pr
6

59
sa

57
535 55
2

5
is
Pu

20
4

473
5,
11,

423 SO simple ouïe


3

378 DO double ouïe


1

10 334
75
0,

267
5

5
0,

1,

0
1

SO 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18

DO 0 5 10 15 20 25 30 35

Débit d'air (Air flow) [(m3/h) x 1 000]

a roue basse pression b courbes débit/pression d'un ventilateur basse pression

Figure 14 – Ventilateur basse pression

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Courbe de pression en fonction du débit d'air


pour une vitesse de rotation donnée

Pression totale (Total pressure) (daPa)


2 698

r/min)
2 556
240 75

79
ation) (t

77
2 414
220

eed rot

81
73
200 2 272
Puissance sonore

ion (Sp

83 dB
180 constante
2 130

e rotat
160
1 988

ed

71
140 Puissance absorbée

Vitess
1 874 constante

69
120 1 775

67
1 675
100 1 590
SO

65
1 505
80 DO

61
1 339 8 W)
7 ) (k
6 ed

63
60 1 203 5 16 orb
14 abs

59
4 er
1 075 12 w
,5
3 10
e(
Po
40 2 2 8 bé
946
1, 6
7
b sor
835 5 a
51 ce

(Dynamic pressure) (daPa)


747 0,7
4 an
20 3 iss
601 0,5 Pu
0 ,25 1,5
2

Pression dynamique
1
0 SO
DO
40

20 SO simple ouïe
DO double ouïe
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28

Débit d'air (Air flow) [(m3/h) x 1 000]

a roue moyenne pression b courbes débit/pression d'un ventilateur moyenne pression

Figure 15 – Ventilateur moyenne pression

1.8 Récupérateurs d’énergie — le récupérateur « échangeur à plaques » ;


— le récupérateur à caloduc ;
— le récupérateur rotatif.
C’est en hiver que le phénomène est le plus évident. L’air neuf pris
à l’extérieur est à basse température (− 10 ˚C par exemple) et l’air ■ Récupérateur à deux batteries
vicié rejeté vers l’extérieur est à haute température (+ 20 ˚C en con- Il est constitué de deux batteries à ailettes classiques, reliées entre
fort). elles par un circuit dans lequel circule un fluide caloporteur (antigel
Le récupérateur d’énergie (figure 16) est un dispositif qui permet si nécessaire) mis en mouvement par une pompe de circulation
un échange sans contact direct entre les deux airs : l’énergie conte- (figure 17 a).
nue dans l’air extrait est transférée en partie vers l’air introduit. Cet
Une batterie est placée dans le circuit d’air extrait, l’autre dans le
échange génère des économies d’énergie.
circuit d’air introduit. Les circuits d’air et d’eau sont disposés de
Sous le vocable de « récupérateurs d’énergie » sont regroupés manière à obtenir des circulations à contre-courant. Nous préférons
différents types de matériels : utiliser le terme contre-courant plutôt que courant croisé car les bat-
— le récupérateur à deux batteries ; teries des récupérateurs ont généralement un minimum de

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4 nappes. La circulation d’eau s’effectue plus à contre-courant qu’à


courant croisé.

Dispositif de Le dispositif permet beaucoup de souplesse. Les batteries peu-


récupération vent être incorporées dans la centrale de traitement d’air. Dans les
d'énergie cas plus complexes où il n’est pas possible de prévoir une implanta-
Air tion de l’extraction d’air dans le même local que le traitement d’air
rejeté
Local neuf, la jonction peut être hydraulique (figure 17 b).
Extérieur
–10 ˚C/90 % HR climatisé
32 ˚C/40 % HR 20 ˚C/50 % HR (hiver) ■ Récupérateur à caloduc
25 ˚C/50 % HR (été)
Air CTA Le lecteur se reportera utilement à l’article spécialisé [B 9 545]
neuf
dans le traité Génie énergétique [36].
Un caloduc est constitué d’une enveloppe métallique tubulaire
HR humidité relative comportant généralement des ailettes extérieures et contenant un
fluide présent sous deux phases en équilibre (une phase liquide et
une phase gazeuse).

Figure 16 – Principe du récupérateur d’énergie Son fonctionnement est fondé sur un cycle condensation-
évaporation :
— le fluide s’évapore dans la partie chaude (évaporateur) ;
— la vapeur formée va se condenser sur la partie froide
(condenseur) ;
Batterie de Purgeur — le retour du liquide de la partie froide vers la partie chaude se
récupération fait :
de chaleur
• par gravité : la partie condenseur doit se trouver au-dessus de
+20 ˚C
it 50 % HR la partie évaporateur (figure 18 a),
tra
Air ex
• par le biais d’une structure capillaire tapissant la paroi interne
du tube ; dans ce cas, le caloduc peut également fonctionner en
trait
Air ex i position horizontale, une inclinaison faible (7 à 8˚) favorisant le
refroid mouvement (figure 18 b).
Les tubes sont assemblés en batteries, séparés en deux par une
Circulateur
cloison étanche assurant la séparation des deux flux d’air. Les tem-
Soupape de sûreté pératures d’évaporation et de condensation sont très voisines et le
fonctionnement est quasi isotherme. Le transfert a lieu uniquement
Batterie de Vase par le biais de la chaleur latente de changement d’état.
restitution d'expansion
de chaleur ■ Récupérateur « échangeur à plaques »
uf
Air naeuffé C’est un échangeur constitué par empilage de plaques minces
préch parallèles entre lesquelles circulent les deux flux d’air.
L’air extrait cède sa chaleur à l’air introduit à travers les plaques.
uf
Air ne
–10 ˚C
Les flux d’air sont disposés de deux manières (figure 19) :
90 % HR Vidange — soit à courants croisés ;
Remplissage
du circuit — soit à contre-courants.
a batteries à ailettes classiques
■ Récupérateur rotatif
Il est constitué d’une roue, entraînée à faible vitesse (10 à
Ventilateur Ventilateur 20 tr/min). Cette roue comporte un nombre important de petits
de soufflage d'extraction canaux qui laissent passer l’air. Un peu moins de la moitié de la sur-
face frontale est raccordée sur le circuit « air extrait » ; un peu moins
de la moitié de la surface est raccordée sur le circuit « air
Air soufflé Air
Air Air rejeté
introduit » ; une faible surface sert à la zone de purge.
traité
neuf extrait
Eau Au cours de sa rotation, la partie réchauffée par l’air chaud vient
Pompe restituer cette chaleur au flux d’air froid qui le traverse alors
(figure 20 a).
Circuit de transfert Les canaux sont ainsi parcourus alternativement par les deux flux
d'énergie à eau glycolée
d’air.
b centrale d'introduction et d'extraction séparées La roue est généralement équipée d’un « secteur de purge » des-
tiné à limiter le recyclage de l’air extrait. Pour faciliter cette action, il
faut que le circuit « air extrait » soit en dépression par rapport au cir-
cuit « air introduit » (figure 20 b). Le débit de purge ne dépend que
Figure 17 – Récupérateur à deux batteries de la pression différentielle entre les deux circuits.

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Récupération
de chaleur

condensation
Zone de
Sortie d'air Entrée d'air
réchauffé neuf froid
(source froide)

Vapeur

d'évaporation
Transfert de chaleur
(source chaude) Liquide

Zone
eté
Entrée d'air Sortie d'air rej
extrait chaud refroidi Air

a caloduc vertical Secteur de


purge
f
Transfert de chaleur Récupération neu
(source chaude) Cloison de chaleur Air
Moteur
Entrée d'air Sortie d'air
extrait chaud réchauffé
Liquide

Structure
Vapeur
capillaire Courroie
d'entraînement
Liquide

Sortie d'air Entrée d'air


a principe du récupérateur à roue
refroidi neuf froid
(source froide)
Zone d'évaporation Zone de condensation

b caloduc horizontal

Gaine Air rejeté


Sens de
Figure 18 – Récupérateur à caloduc rotation

Air extrait
Flux de
Intérieur purge
Écartement Air extrait
Air neuf
Air neuf
Épaisseur préchauffé
de "plaque" Section
de purge

Air soufflé Air neuf


Air
extrait
Air extrait
refroidi
Air neuf

Extérieur Étanchéité Roue

a échangeur à b échangeur à
courants croisés contre-courant b principe de purge

Figure 19 – Les deux types de récupérateurs « échangeur à plaques » Figure 20 – Récupérateur rotatif

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chaleur. L’un de ces deux métaux est généralement l’invar à très fai-
ble coefficient de dilatation. De ce fait, le bilame, soumis soit au
chaud, soit au froid, s’incurve. Il établit ou coupe le circuit électrique
par l’intermédiaire de contacts fixes et mobiles.
Aimant Réglage
de consigne ■ Sondes de température
La sonde de température pour le traitement d’air utilise le principe
de la variation de résistance électrique en fonction de la tempéra-
ture. Le tableau 4 regroupe les différents types de sondes.
Réglage ■ Sondes d’humidité relative
du seuil
Pastille Les sondes d’humidité relative et les hygrostats utilisent les
de fer mêmes principes :
— type selfique (figure 22 a) : la variation de longueur du maté-
Affichage de consigne
riau hygroscopique déplace un noyau métallique à l’intérieur d’un
entrefer ;
— type résistif (figure 22 b) : la résistance électrique du gel
hygroscopique varie en fonction de l’humidité relative ;
Figure 21 – Thermostat à bilame
— type capacitif (figure 22 c) : les molécules d’eau absorbées par
le diélectrique polymère modifient la valeur de la capacité.
La valeur de la self, de la résistance ou de la capacité est transfor-
mée en une tension continue.
2. Régulation Le tableau 5 compare les différents principes de sonde.

■ Sondes de pression différentielle

2.1 Capteurs Les sondes de pression différentielle et les pressostats utilisent le


même principe. La pression différentielle déplace une membrane.
Ce déplacement change la position du contact ou fait varier la ten-
Nous n’évoquerons ici que les organes utilisés pour la régulation sion de mesure.
en traitement d’air.
■ Sondes de qualité d’air
■ Thermostats Les sondes de qualité d’air mesurent la concentration soit de gaz
Le bilame (figure 21), qui est l’élément sensible, est formé de carbonique, soit de la pollution de l’air (émanations humaines,
deux parties métalliques se dilatant différemment sous l’effet de la fumées, évaporations de cuisine, etc.).
(0)

Tableau 4 – Différents types de sondes de température


Principe Type Explication Particularités
d La résistance diminue lorsque la température augmente
d La variation n’est pas linéaire ; il faut placer une résistance en
CTN Coefficient de température négatif parallèle, mais ce principe diminue la sensibilité (50 Ω/K)

Thermistance d Utilisée par certains constructeurs


d La résistance augmente lorsque la température augmente
CTP Coefficient de température positif d La sensibilité se situe vers 10 Ω/K
d Utilisée pour certains automates
d La résistance augmente lorsque la température augmente
d Sensibilité de l’ordre de 0,39 Ω/K
d Linéarité excellente
Platine pur de résistance 100 Ω d Fidélité et interchangeabilité
PT100 à 0 ˚C
d Raccordement par 4 fils pour s’affranchir de la résistance de
ligne
Métallique
d Chère
d Courant en gestion technique du bâtiment
d La résistance augmente lorsque la température augmente
d Sensibilité de l’ordre de 6 Ω/K
Ni 1 000 Nickel pur de résistance 1 000 Ω à 0 ˚C
d Linéarité bonne
d Utilisée par plusieurs constructeurs pour sa sensibilité

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Ressort Palette Circuit


mobile magnétique Alimentation
Détecteur Alimentation
résistif

Circuit Signal :
électronique tension Circuit Signal :
adaptateur continue électronique tension
conditionneur continue
Mesure du
déplacement
Matériau Surface recouverte
hygroscopique d'un gel hygroscopique

a à effet selfique b à effet résistif

Détecteur Alimentation
capacitif

Circuit Signal :
électronique tension
conditionneur continue

c à effet capacitif

Figure 22 – Sondes d’humidité relative

(0)

Tableau 5 – Comparaison des sondes d’humidité relative


Type Avantages Inconvénients Remarques
d Simple
d Sensible
Selfique d N’est pas détériorée en cas de d Faible précision (5 %) d Est utilisée par certains constructeurs
forte humidité relative
d Étalonnage possible pour combler
la dérive
d Fabrication délicate
d Manque de sensibilité
d Faible précision (5 à 10 %)
d Lorsque le gel hygroscopique
Résistif est saturé, la mesure reste erronée ; d N’est pratiquement pas utilisée en climatisation
le retour à une mesure correcte est lent
d Étalonnage de la dérive très difficile
à réaliser
d Doit être alimentée
par un courant alternatif
d Faible précision (5 %)
d Lorsque le diélectrique est saturé,
d Simple la mesure reste erronée ; le retour
Capacitif d Sensible à une mesure correcte est lent d Est utilisée par certains constructeurs

d Étalonnage de la dérive très difficile


à réaliser

● Les molécules de gaz carbonique sont mises en vibration par ● La sonde de pollution d’air mesure la variation de résistance
les rayons infrarouges modulés de longueur d’onde 4,25 µm. La d’une plaque d’oxyde stannique. Les molécules de cette plaque
sonde mesure la pression acoustique obtenue dont la valeur est chauffée sont oxydées ou réduites modifiant ainsi la conductivité du
proportionnelle à la concentration de gaz carbonique. capteur. La sensibilité est proche de celle de l’odorat humain.

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Emplacements possibles

a local court b local long

Figure 23 – Zone de contrôle de la sonde de présence


Figure 25 – Emplacement d’une sonde d’ambiance

(0)

Deux résistances Tableau 6 – Emplacement à éviter pour une sonde


thermométriques d’ambiance
identiques
Type d’influence Exemples
Vers pont de
Wheatstone d En face d’une fenêtre (soleil)
Chauffage d Au-dessus de la télévision,
d’une lampe, d’un fer à repasser...
Alimentation d Contre une paroi chaude
Air Source de chaleur
étrangère d Derrière une cheminée
d Au-dessus d’un radiateur,
d’un convecteur
Figure 24 – Sonde de vitesse d’air
d Près d’un tuyau de chauffage ou d’eau
chaude sanitaire
■ Sondes de présence d Contre un mur donnant sur l’extérieur
Les sondes de présence utilisent le principe du rayonnement Source de froid d Sur le chambranle d’une porte
infrarouge passif. Toute fluctuation de la radiation infrarouge est étrangère
détectée. La sonde contrôle toute la pièce grâce à plusieurs fais- d Près d’une porte donnant sur un local
plus froid
ceaux rapprochés (figure 23).
d Derrière un tableau
■ Sondes de vitesse
d Derrière un rideau ou une tenture
Les sondes de vitesse (figure 24) utilisent le principe du fil chaud.
Dissimulation d Dans un placard
La vitesse est mesurée en chauffant un détecteur de température de la sonde
soumis au vent. Un autre détecteur de température non ventilé sert
d Dans une niche ou un coin
de référence.
d Sur une étagère
■ Choix de l’emplacement des sondes
d Tuyaux ou gaines électriques encastrés
La condition indispensable pour obtenir une régulation correcte Ventilation parasite arrivant vers (ou) derrière la sonde
est de disposer avant tout de mesures exactes. Même le régulateur (à obturer)
le plus perfectionné ne peut déterminer si le « renseignement »
donné par la sonde est correct ou erroné. La sonde doit être accessi-
ble à tout moment, sa maintenance doit être assurée.
● Les sondes de gaine doivent être placées au centre de la gaine.
● Les sondes d’ambiance doivent être placées à environ 1,5 m du
sol dans la zone de séjour représentative de la pièce. En traitement Si le capteur de température sert de thermostat ou de sonde anti-
d’air, il faut éviter les zones peu ou mal irriguées (figure 25). gel au préchauffage placé au ras de la batterie ou monté dans une
gaine de grande section, il faut utiliser un capteur à capillaire. Toute
Le tableau 6 donne les zones à éviter où la mesure serait modifiée la longueur serpente dans la gaine.
par une influence perturbatrice.
● Les sondes de présence ne doivent pas être directement ou
indirectement (reflets) exposées au rayonnement solaire, aux surfa-
ces chaudes (radiateurs, par exemple) (figure 26 a). Il faut éviter les 2.2 Différents types de régulation
zones mortes (figure 26 b) non captées par la sonde ; un montage
bas est préférable (entre 1,2 et 2 m).
Nous allons aborder individuellement chaque type de régulation
● La sonde de reprise (placée dans la gaine de reprise d’air) doit
(température, humidité, etc.) dans un souci de meilleure clarté. Lors-
être placée proche du local à réguler pour diminuer tout temps mort. que plusieurs régulations agissent sur le même organe (exemple,
● La sonde de soufflage doit être positionnée à une distance mini- température et humidité sur la batterie froide), c’est la plus forte
male après un obstacle (tableau 7). demande qui agit.

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Tableau 7 – Emplacement de la sonde de soufflage en gaine

Obstacle Type de sonde Distance (1)

Température ou 0,5 à 1 m
Ventilateur humidité relative
Vitesse >6D
Température 1à3D
Batterie Humidité relative 5 à 10 D
Vitesse 1D

a la sonde est gênée par des sources de chaleur Température 1m


Humidificateur Humidité relative 1à5m
adiabatique
Vitesse 1D
Température 5 à 10 m
Humidificateur Humidité relative 5 à 10 m
à vapeur
Vitesse 1D
Coude Vitesse >6D
Divergent Vitesse >6D
Piquage Vitesse >6D
Convergent Vitesse 3D
Redresser ou grille Vitesse 1D
Filtre Vitesse 1D
2 ab
(1) D est le diamètre équivalent en gaine rectangulaire = ------------- (a et b sont

1,2 m
a+b
les côtés)

b montage de la sonde de présence

Figure 26 – Emplacement d’une sonde de présence Air neuf


Local

T Sonde
Dans certains cas, des priorités sont données, nous aurons tou- R d'ambiance
jours dans l’ordre : T

— les actions antigels (dans l’ordre : ouverture des vannes sur Sonde
à la reprise
l’eau chaude, fermeture de l’air neuf, arrêt des ventilateurs, ouver-
ture des vannes sur l’eau glacée) ; R régulation
— les actions de limitation de soufflage (fermeture des vannes ou T température
registres concernés) ;
a organes contrôlés en régulation de température
— les actions dues à la qualité de l’air (ouverture de l’air neuf) ;
— les actions dues à la présence (ouverture de l’air neuf) ;

Action progressive
— les actions de régulation.

Les sondes peuvent être placées en ambiance ou en reprise, les Chauffage Zone neutre Rafraîchissement
actions de régulation ne changent pas. Les actions sur les organes
de réglage peuvent être de type progressif ou par tout ou rien.

■ Température Consigne Température

b actions en régulation de température


Le régulateur commande l’organe de froid ou de chaud en fonc-
tion de la température ambiante ou de reprise (figure 27 a). Une
zone neutre entre les deux actions permet d’obtenir deux consignes
différentes (figure 27 b). Figure 27 – Régulation en température

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Tableau 8 – Actions sur les registres en système


économiseur en température seule
Air neuf
Local Comparaison des
Actions sur les registres
températures
RH Extérieure > reprise Modulation du taux d’air neuf selon
TH Sonde
d'ambiance
la demande de chaud
RT Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf selon
TH la demande de froid
Sonde
à la reprise
■ Système économiseur
RH régulation de l'humidité relative
RT régulation de température Le système économiseur permet d’utiliser l’énergie la plus écono-
mique entre l’air repris et l’air extérieur pour répondre aux deman-
TH sonde de température et d'humidité
des des régulations. Un ventilateur d’extraction et un caisson de
a organes contrôlés en régulation de température mélange double effet est ajouté à la composition de la centrale de
et d'humidité relative traitement d’air (cf. figure 3).
En régulation de température seule, la comparaison s’effectue sur
la température (extérieure et de reprise ou ambiante). En régulation
Action progressive

de température et d’humidité, la comparaison s’effectue sur


l’enthalpie. L’enthalpie est calculée par le régulateur à partir des
mesures de température et d’humidité relative. La régulation de
Humidification Zone neutre Déshumidification l’économiseur compare les énergies et place les registres selon les
demandes de régulation. Les tableaux 8 et 9 donnent l’action du
régulateur économiseur en température (tableau 8) et en tempéra-
ture et humidité (tableau 9).
Consigne Humidité relative
■ Débit d’air
b actions en régulation d'humidité relative
La régulation par variation de débit d’air s’appelle aussi à volume
d’air variable (VAV). Elle est économique car :
Figure 28 – Régulation de l’humidité relative
— elle fait varier la puissance du ventilateur (gain sur le coût de
consommation) ;
— le débit est calculé sur le plus fort besoin de froid simultané et
En régulation de température seule, la batterie de chauffage est non sur la somme des besoins maximaux (gain sur le coût d’instal-
placée en premier, elle assure la protection antigel de la batterie lation).
froide.
La régulation de température de la pièce agit :
Dans le cas d’une batterie électrique et d’une batterie à détente — directement sur le débit d’air (figure 30 a, p. 22) ;
directe, il est préférable de placer la batterie à détente directe en pre- — sur la consigne de la régulation de vitesse d’air (figure 30 b).
mier, le rayonnement des résistances pouvant perturber le circuit Ce principe anticipe la réaction et ainsi s’affranchit de toute variation
frigorifique. de la pression d’air dans la gaine.
L’air primaire (figure 31, p. 22) est traité en température (chaud ou
■ Humidité relative froid) et en humidité (humidification). La déshumidification n’est
pas assurée. L’humidification est régulée par une valeur moyenne
La régulation d’humidité relative est généralement accompagnée de tous les locaux. Comme le débit d’air soufflé est variable, il faut
de la régulation de température. Afin de pouvoir maintenir à la fois modifier l’ouverture du registre d’air neuf pour maintenir un taux de
les valeurs de température et l’humidité, la batterie froide doit être renouvellement d’air constant. Cela est réalisé par une régulation de
placée en amont de la batterie chaude (figure 28 a). Une batterie de vitesse d’air.
préchauffage antigel peut être placée en amont de la batterie froide.
Une zone neutre entre les deux actions permet d’obtenir deux con- La variation de débit d’air primaire est régulée par la mesure de la
signes différentes (figure 28 b). pression d’air en gaine de soufflage.
La sonde est placée dans le premier tiers de la gaine. Si la gaine
La batterie froide refroidit et déshumidifie l’air pour maintenir est longue, une seconde sonde, placée en bout de gaine, modifie la
l’humidité. La batterie chaude réchauffe l’air pour maintenir la tem- consigne de la régulation de débit et ainsi économise l’énergie con-
pérature. La figure 29 montre l’évolution de l’air sur le diagramme sommée par le ventilateur.
de l’air humide (cf. aussi figure 11 article [BE 9 270]).
La variation de débit d’air primaire peut être réalisée par :
Si le mélange air neuf-air repris peut avoir une température néga- — un registre ;
tive, une batterie de préchauffage antigel est nécessaire. Elle est — des inclineurs intégrés au ventilateur centrifuge ;
commandée par deux régulations : — une variation en fonctionnement de l’angle des pales du venti-
lateur hélicoïde ;
— en priorité, par la régulation de sortie d’air de la batterie réglée — une variation de la vitesse de rotation du ventilateur (générale-
vers 5 ˚C ; ment par variateur de fréquence).
— en second, par la régulation de la température ambiante ou de La figure 32 (p. 22) compare les puissances absorbées des diffé-
reprise. rents systèmes de variation de débit d’air.

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c)
9
se

45

%
air

0
10

900
35
g

ε=
8

=9
l/k
e

ε=
e

kca

80
c)
eε 70

=
e(
15

se
εe =

lpi

30

air
0
=6

tha
5

/kg
εe

En
50 400

kJ
=4

20
εe = εe =

e(
25

lpi
4
Air

tha
Air 30
soufflé eε =

En
15
10 ambiant

Air
5 mélangé

Sortie
0 batterie
Air chaude
extérieur
-5

Température (°C) - 7 - 6 -5 - 4 - 3 - 2 - 1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34

Volume spécifique 0,760 0,770 0,780 0,790 0,800 0,810 0,820 0,830 0,840 0,850 0,860 0,870

(m3/kg d'air sec)


a cycle d'hiver

c)
se
ir
ga
l/k
kca
20

12
e(

50

c)
lpi

%
se
tha

50
air
11

0
10

ε=
En
e

/kg

90
ε=
e Air

45

kJ

ε=
e Air

80
extérieur

e(

ε=
lpi
e

70
mélangé

tha

=
e

00
6
=6

En
15 εe =
Air
ambiant 40
εe =

3300
eε ==
10
Sortie Air
soufflé 2200
batterie εe ==
froide

Température (°C) 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37

Volume spécifique 0,800 0,810 0,820 0,830 0,840 0,850 0,860 0,870 0,880
(m3/kg d'air sec)

b cycle d'été

Figure 29 – Évolution de l’air sur le diagramme de l’air humide

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Tableau 9 – Actions sur les registres en système économiseur en température et d’humidité relative

Nature de la
Nature de la demande
demande Comparaison
de la régulation Production de froid chère Production de chaud chère
de la régulation des enthalpies
d’hygrométrie
de température

Pas de demande Pas de demande Quelle que soit Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale
la comparaison

Pas de demande Demande Extérieure > reprise Modulation du taux d’air neuf Modulation du taux d’air neuf
d’humidification sur la valeur de la demande sur la valeur de la demande
d’humidification d’humidification

Extérieure < reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale

Pas de demande Demande Extérieure > reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale
de déshumidification
Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf Modulation du taux d’air neuf
sur la valeur de la demande sur la valeur de la demande
de déshumidification de déshumidification

Demande Pas de demande Extérieure > reprise Modulation du taux d’air neuf Modulation du taux d’air neuf
de chaud sur la valeur de la demande sur la valeur de la demande
de chaud de chaud

Extérieure < reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale

Demande de froid Pas de demande Extérieure > reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale

Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf Modulation du taux d’air neuf
sur la valeur de la demande sur la valeur de la demande
de froid de froid

Demande de Demande Extérieure > reprise Modulation du taux d’air neuf Modulation du taux d’air neuf
chaud d’humidification sur la valeur maximale sur la valeur maximale
entre les demandes de chaud entre les demandes de chaud
et d’humidification et d’humidification

Extérieure < reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale

Demande de Demande Extérieure > reprise Air neuf en position minimale Modulation du taux d’air neuf
chaud de déshumidification sur la valeur de la demande
de chaud

Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf Air neuf en position minimale
sur la valeur de la demande
de déshumidification

Demande de froid Demande Extérieure > reprise Air neuf en position minimale Modulation du taux d’air neuf
d’humidification sur la valeur de la demande
d’humidification

Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf Air neuf en position minimale
sur la valeur de la demande
de froid

Demande de froid Demande Extérieure > reprise Air neuf en position minimale Air neuf en position minimale
de déshumidification
Extérieure < reprise Modulation du taux d’air neuf Modulation du taux d’air neuf
sur la valeur maximale sur la valeur maximale
entre les demandes de froid entre les demandes de froid
et de déshumidification et de déshumidification

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Puissance absorbée (%)


tion
Air Local 160
à réac
soufflé ur
Registre il ate
R
140 nt
ve

n
ou

tio
diffuseur tre

ac
T Sonde is
réglable eg

à
d'ambiance 120

ur
R
T

te
Air

la
i
repris 100 nt
Sonde ve
re
à la reprise ist
80 R eg
a régulation de température par variation de débit d'air r
te u
r moe
u s
60 in e tes

re
Inclne vi

ai
àu

ss
Registre ou
ce ce
diffuseur 40 en le né
Air réglable r é qu ri a b u e Inclineur moteur
ef a li q à 2 vitesses
soufflé Local n d pas v au
V ati o ér
20 Vari Pales à e a
Sonde de nc
ssa
vitesse d'air RV R P ui
T Sonde 0
d'ambiance 20 40 60 80 100
Air T Débit (%)
repris
Sonde
à la reprise
Figure 32 – Comparaison des systèmes de variation de débit
b régulation de température par variation de la consigne
de régulation de vitesse d'air
T sonde de température La régulation de qualité d’air permet de maintenir un air sain tout
R régulation de température en minimisant le débit d’air neuf.
V sonde de vitesse et d'air
RV régulation de vitesse d'air
La régulation de qualité d’air en climatisation ne peut pas être
Figure 30 – Régulation de température par variation de débit d’air employée comme système de sécurité.
et par variation de la consigne de la régulation de vitesse d’air
La régulation agit selon le taux de pollution sur le débit d’air neuf :
— par un caisson de mélange air neuf/air repris ;
— par la variation du débit d’air dans le cas d’une centrale de trai-
tement d’air tout air neuf.
Air neuf La commande d’air neuf par la qualité d’air est :
Air
V
T soufflé — prioritaire sur la régulation de température ou humidité ;
RV
— non prioritaire sur le contrôle antigel.
Servomoteur
RT
■ Présence
RH Certains locaux sont occupés de façon aléatoire comme les salles
H de réunion ou de classe, les restaurants, les chambres d’hôtels, les
Air repris bureaux occupés par des personnes se déplaçant beaucoup, etc.
H sonde d'humidité Le chauffage ou le rafraîchissement ne peut pas être programmé
RH régulateur d'humidification de façon optimale. La sonde de présence réagit automatiquement
en cas de présence. Elle est temporisée à l’enclenchement et au
T sonde de température
déclenchement pour éviter toute mise en route ou arrêt intempestif.
RT régulateur de température
V sonde de vitesse d'air Un régulateur reçoit les informations de la sonde de présence et
d’une horloge. Il change la consigne de régulation de température :
RV régulateur de vitesse d'air
— en régime « réduit » (hors occupation possible). La régulation
maintient la salle en hors-gel l’hiver. En été, l’installation est
Figure 31 – Composition de la centrale de traitement d’air primaire arrêtée ;
— en régime « inoccupation » (occupation possible mais pas de
présence), la régulation maintient la salle à une température inter-
■ Qualité d’air médiaire (par exemple 16 ˚C en hiver et 30 ˚C en été) ;
— en régime « occupation » (présence de personnes), la régula-
Dans certains locaux comme les salles de réunions, les cinémas, tion maintient la salle à la température de confort (19/20 ˚C en hiver,
les magasins, les restaurants, les cuisines, etc., l’occupation ou la 25/27 ˚C en été). L’admission du minimum d’air neuf hygiénique est
pollution interne varient fortement. autorisée.

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3. Réseau aéraulique
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Tableau 10 – Matériaux utilisés pour les gaines


Utilisations principales de ce type
Matériau
C’est le maillon important. de gaine
Dans un système de climatisation, l’air joue le rôle de fluide calo- Bois, contreplaqué Rarement utilisé car inflammable, peut
porteur. Il est donc nécessaire d’assurer les liaisons entre les com- être employé pour son esthétique
posants (centrale de traitement d’air, ventilateur d’extraction, etc.) et Matière plastique Gaine circulaire de petit diamètre
les locaux desservis : jusqu’à 350 mm, utilisée pour sa faible
perte de charge mais n’a aucune atté-
— distribution de l’air traité ; nuation acoustique
— reprise de l’air recyclé ; Acier (noir, inoxydable, Utilisé dans toutes les dimensions pour
— évacuation de l’air extrait ; galvanisé) sa rigidité, sa mise en œuvre facile.
Nécessite une isolation thermique. N’a
— amenée de l’air neuf à la centrale de traitement d’air. aucune atténuation acoustique sans
revêtement intérieur
Ces liaisons comportent les éléments suivants :
Aluminium Remplace l’acier pour sa légèreté dans
— des ventilateurs (incorporés ou non dans la centrale de traite- les cas difficiles
ment d’air) ; Panneaux de fibres de Utilisés pour leur légèreté, leur isolation
— des gaines de distribution ; verre thermique et acoustique. Leur fabrica-
tion s’effectue généralement sur le
— des clapets ou registres pour le réglage ou la sécurité ; chantier
— des bouches ou grilles de diffusion, de transfert ou de reprise. Toile ou tissu Utilisé directement dans l’ambiance à
traiter. Sert de diffuseur d’air grâce à ses
Chacun de ces éléments doit être choisi et calculé dans un projet pores
d’ensemble, en tenant compte des impératifs de l’installation.
Béton, briques Utilisés pour les très grosses installa-
tions (dimension de gaines dépassant
2 m). Le béton peut être lisse ou brut de
décoffrage
3.1 Gaines

Le réseau de gaines s’étudie dès le début du projet par un travail Le dimensionnement des gaines se détermine à partir de la
d’équipe : vitesse admissible dans les divers tronçons. Le choix de la vitesse
est lié à des critères techniques (pertes de charge) mais également
— avec l’architecte, au moment de la conception du bâtiment architecturaux et économiques :
(création) ou de l’étude d’implantation (rénovation) ;
— la nature de l’installation :
— avec l’utilisateur, afin de connaître le type de locaux traversés
• confort,
et les ambiances correspondantes (détermination du meilleur
• industrie,
tracé).
• locaux spécifiques (studio d’enregistrement, auditorium,
Le choix du matériau est influencé par différents facteurs : théâtre...) ;
— la position du tronçon :
— la qualité des ambiances traversées (température, humidité, • locaux occupés,
propreté, composition chimique, niveau sonore) ; • gaine technique,
— le prix de revient et les frais d’entretien ; • ateliers ;
— l’incidence du dimensionnement sur les pertes de charge et — les facteurs économiques :
l’énergie dépensée. • choix d’une grande vitesse d’où une section réduite, de fortes
pertes de charge et une consommation électrique élevée,
Le tableau 10 recense les principaux matériaux utilisés pour les • choix d’une petite vitesse d’où une grande section, de faibles
gaines. pertes de charge et une consommation réduite.
Le choix de la section de la gaine (circulaire, rectangulaire ou car- Le tableau 11 donne des valeurs moyennes qui peuvent servir de
rée) dépend : base au niveau de la préétude.

— du type de matériau utilisé ;


— du lieu d’installation (place disponible) ; 3.2 Bouches
— du type de raccordement aux ventilateurs, grilles et bouches.
Les bouches sont des orifices qui permettent d’introduire ou
Les abaques de pertes de charge sont établis généralement pour d’évacuer l’air (figure 33).
des gaines à section circulaire. Pour les autres configurations, nous Le tableau 12 fait apparaître un classement des principales bou-
utilisons la notion de diamètre équivalent (ou diamètre ches en introduction d’air (soufflage). Il est basé sur l’expérience.
hydraulique) :
Les bouches d’introduction (soufflage) se sélectionnent en
2 ab fonction :
D = ------------- — du débit d’air ;
a+b — de la portée de l’air soufflé ;
— des caractéristiques du local ;
avec D diamètre équivalent (mm), — du niveau sonore requis ;
a et b cotes de la gaine (mm). — de la perte de charge admissible ;
— des critères architecturaux et économiques (confort, industrie,
Pour une gaine carrée : D = a. locaux spécifiques, coût).

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Tableau 11 – Vitesses moyennes optimales recommandées dans les différents tronçons d’une installation
de climatisation
Vitesse recommandée
Installations Débit maximal (m/s)
d’air traité
Type Genre Destination Conduit (m3/h) Conduit principal
Conduit
secondaire
500 à 1 000 1à3 1
Appartements,
pavillons, salle 1 000 à 3 000 3à5 1à2
Climatisation de de réunion, local
type individuel ordinateur, 3 000 à 5 000 3à5 1à3
boutique, etc.
5 000 à 10 000 5à7 1à3
Locaux 3à5 1à3
résidentiels
Installations
centralisées Locaux publics 5à7 1à3
Locaux industriels 5 à 10 2à5
Conduit à basse 3à7 3à5
vitesse

Climatisation de Locaux Conduit à 5 à 10 3à5


confort résidentiels moyenne vitesse
Conduit à grande 10 à 20 5 à 10
Installations semi- vitesse
centralisées
Conduit à 5 à 10 3à5
moyenne vitesse
Locaux publics
Conduit à grande 10 à 25 5 à 10
vitesse
Locaux industriels 7 à 12 3à7

Grillage Pare-pluie
antivolatile

Cadre

b grille de soufflage

a prise d'air extérieur ou rejet d'air c grille de reprise d grille de transfert

Figure 33 – Différentes sortes de grilles

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Tableau 12 – Classification des bouches de soufflage

Type de bouche Débit d’air soufflé Q Taux de brassage Différence de Charge sensible Vitesse résiduelle
maximal Q/3 température maximale 0,34 Q ∆t moyenne dans la zone
pour une hauteur maximale entre de confort
de local de 3 m l’ambiance
en nombre et le soufflage en froid
de volumes du local ∆t
(m3/h par m2 par heure
de plancher) (m3/h/m3) (K) (W par m2 de plancher) (m/s)

Grilles (figure 33) 11 à 21 7 8 57 0,125 à 0,175

Bouches linéaires 14 à 36 12 8 98 0,1 à 0,175


(grilles ou diffuseurs
figure 34 a)

Diffuseurs 16 à 90 30 11 330 0,1 à 0,25


plafonniers
circulaires ou carrés
(figure 34 b)

Plafonds perforés 18 à 180 60 11 670 0,005 à 0,15

Les bouches d’évacuation d’air (reprise, extraction, transfert) se — un équilibre qui s’établit entre les couches : la hauteur de la
sélectionnent en fonction : couche de séparation entre air neuf et air pollué varie en fonction du
— du débit d’air ; volume d’air amené pour compenser la charge thermique. Si le
— du niveau sonore requis ; volume d’air neuf augmente, la hauteur de la zone se déplace vers
— de la perte de charge admissible ; le haut (figure 36 c). Il n’y a pas de mélange.
— des critères architecturaux et économiques (confort, industrie,
locaux spécifiques, coût). Le mouvement du flux d’air est quasi unidirectionnel.
La figure 34 c, montre un diffuseur à basse vitesse (< 0,6 m/s).
Lorsqu’il est posé au sol, il permet une diffusion de l’air par déplace- Les débits sont plus importants que pour la diffusion par dilution
ment. En rafraîchissement, il utilise la stratification afin de ne traiter (2 à 5 fois). La température de soufflage est inférieure de celle de
que la hauteur du local où se trouve la zone de confort. l’ambiance de seulement 0 à 6 K. La vitesse de soufflage est faible
(< 0,6 m/s).

■ Particularité des salles propres


3.3 Systèmes de diffusion
Dans les salles propres, le taux d’empoussièrement est contrôlé.
La filtration est dite « absolue ». Le flux d’air est laminaire
Deux systèmes de diffusion sont principalement utilisés en clima-
(figure 37) ou laminaire partiel (figure 38), p. 28.
tisation.
■ Diffusion par dilution ou induction ou mélange
C’est le mode de diffusion le plus couramment utilisé (figure 35).
L’air est introduit à une vitesse suffisante pour :
— se mélanger à l’air du bocal dont il entraîne une partie par
4. Conclusion
induction ;
— atteindre la zone occupée.
Il faut jouer sur les emplacements respectifs du soufflage et de la Suivant le résultat désiré, chaque élément d’un système de condi-
reprise pour obtenir un balayage efficace de la zone à traiter. tionnement d’air peut aller du plus simple au plus complexe :

■ Diffusion par déplacement ou transfert (figure 36) — la centrale de traitement d’air peut être un simple aérotherme
Les principes fondamentaux qui régissent la diffusion par dépla- comme être munie d’un système économiseur ou d’un récupérateur
cement sont : d’énergie ;
— l’action des forces thermiques qui favorise l’effet ascendant de — la régulation peut être composée d’un thermostat comme d’un
l’air chaud par création de couches d’air de densité et de tempéra- automate en relation avec une gestion centralisée ;
ture différentes (figure 36 a) ;
— l’action ascendante de l’air chaud qui entraîne l’air pollué vers — le réseau aéraulique peut se résumer à une bouche ou grille
les couches supérieures hors de la zone d’occupation (figure 36 b) ; comme être équipé d’un système à débit ou volume variable.

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Longueur de fente

a bouche linéaire

b diffuseurs plafonniers

c diffuseurs basse vitesse

Figure 34 – Bouches linéaires, diffuseurs plafonniers et diffuseurs basse vitesse

Air induit

Air
soufflé

Courants
de
convection

Figure 35 – Diffusion par dilution

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a b

Figure 36 – Principe de la diffusion par déplacement avec une visualisation de la couche limite

Plafond diffuseur
Mur diffuseur

Mur de reprise
Faux plancher de reprise

a flux horizontal b flux vertical

Figure 37 – Flux laminaire

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Soufflage
par plafond perforé
Possibilité de jupe directrice
pour canaliser le flux d'air

Figure 38 – Flux laminaire partiel, soufflage par plafond diffuseur et reprise par bouches en périphérie

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