Vous êtes sur la page 1sur 69

Pr.

KHUON PICHITH

Tissu épithélial 2014 1


 Au terme de ce cours, l'étudiant est capable de:

1. donner la définition du tissu épithélial.


2. donner la définition de l’épithélium de revêtement.
3. connaître les caractéristiques structurales fondamentales du tissu épithélial.
4. connaître les spécialisations structurales responsables de la cohésion des cellules
épithéliales.
5. connaître les spécialisations structurales témoins de la polarité des épithéliums.
6. connaître les trois critères pour faire la classification morphologique des épithéliums de
revêtement.
7. connaître les différents types de l’épithélium de revêtement.
8. donner les définitions des cellules sécrétrices, des cellules glandulaires, des glandes
endocrines et des glandes exocrines.
9. connaître l’histogénèse des glandes.
10. connaître la structure générale des glandes endocrines.
11. connaître les caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules glandulaires endocrine
en fonction de la nature chimique de l’hormone sécrétée.
12. connaître la structure générale des glandes exocrines.
13. connaître les caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules glandulaires exocrines
en fonction de la nature chimique du produit de sécrétion.
14. connaître les 3 modes classiques d’extrusion du produit de sécrétion des glandes
exocrines.

Tissu épithélial 2014 2


 Le tissu épithélial est un
ensemble de cellules
juxtaposées, solidarisées par
des systèmes de jonction et
séparées du tissu conjonctif
par une membrane basale.

 Les épithéliums établissent


une barrière entre deux
milieux de nature différente.

Tissu épithélial 2014 3


1. les épithéliums de revêtement => forment la
surface du corps ainsi que le revêtement des
cavités de l'organisme.

2. les épithéliums glandulaires => constituent des


éléments glandulaires.
a) regroupés en organes: foie, glandes salivaires, glandes
endocrines,
b) associés à un épithélium de revêtement: les glandes de la
muqueuse respiratoire ou digestive,
c) les éléments unicellulaires dans un épithélium de
revêtement: cellules caliciformes,
d) les éléments pluricellulaires dans un épithélium de
revêtement : cavité nasale,

Tissu épithélial 2014 4


Tissu épithélial 2014 5
 C’est un tissu fait de
cellules étroitement
juxtaposées qui
revêt la surface
extérieure du corps
et les cavités de
l’organisme.

Tissu épithélial 2014 6


I. Spécialisations structurales responsables de la cohésion des cellules
épithéliales :

a) Schématiquement, ces systèmes d’attache ou de jonction intercellulaires sont :

1) plus ou moins étendus :

− type “macula” = un système de jonction limité à une petite surface circulaire de


forme discoïde (moins étendus).

Tissu épithélial 2014 7


I. Spécialisations structurales
responsables de la cohésion
des cellules épithéliales (suite) :

a) Schématiquement, ces
systèmes d’attache ou de
jonction intercellulaires sont :

1) plus ou moins étendus (suite) :

− type “zonula” = un système de


jonction sous forme d’une bande
qui s’étend sur une grande longueur
correspondant à toute la
circonférence de la cellule (plus
étendus).

Tissu épithélial 2014 8


I. Spécialisations structurales
responsables de la cohésion des
cellules épithéliales (suite) :

a) Schématiquement, ces systèmes


d’attache ou de jonction
intercellulaires sont :

2) plus ou moins serrés :

− type “adhaerens”, les membranes plasmiques


des deux cellules adjacentes séparent l’une
de l’autre d’une distance de 150 à 200 Å
(moins serrés),

− type “occludens”, les membranes plasmiques


des deux cellules adjacentes sont totalement
jointives (plus serrés).

Tissu épithélial 2014 9


I. Spécialisations structurales responsables de la
cohésion des cellules épithéliales (suite) :

 Théoriquement: 4 types fondamentaux de systèmes de


jonction :

1) la macula adhaerens (ou “desmosome”);

2) la macula occludens;

3) la zonula adhaerens;

4) la zonula occludens;

Tissu épithélial 2014 10


I. Spécialisations structurales responsables de la cohésion des cellules
épithéliales (suite) :

b) En pratique  le plus souvent :

1) macula adhaerens (desmosomes),


− sont disséminées sur les faces des cellules épithéliales,
− entrent en contact avec les cellules adjacents.

 Les caractéristique du desmosome de structure discoïde :


1. On trouve un épaississement du feuillet interne de la membrane plasmique de
chacune des deux cellules intéressées;
2. il y a une zone fibrillaire dense située dans le cytoplasme de chacune des deux
cellules un peu en retrait de l’épaississement de la membrane et parallèle à lui;
3. il y a aussi la fréquente convergence à son niveau de faisceaux de tonofilaments
cytoplasmiques;
4. on trouve la présence d’une (ou de plusieurs) fines lignes denses qui s’étendent
dans l’espace intercellulaire, parallèlement aux deux membranes plasmiques.

Tissu épithélial 2014 11


(2)

(4)

(1)

(3)

Tissu épithélial 2014 12


I. Spécialisations structurales responsables de la
cohésion des cellules épithéliales (suite) :

b) En pratique (suite) :

2) des « complexes de jonction » :

− sont situés au niveau des faces latérales des cellules


épithéliales près de leur pôle apical et uniquement près
de la surface libre de l’épithélium,

− sont constitués par la succession de trois systèmes de


jonction élémentaires (de la surface vers la profondeur) :
− zonula occludens;
− zonula adhaerens;
− macula adhaerens.

Tissu épithélial 2014 13


II. Spécialisations structurales témoins de la polarité
des épithéliums :

− Epithéliums de revêtement jouent un rôle comme une


frontière entre l’organisme avec le milieu extérieur ou le
milieu intérieur, donc leur face basale n’est pas
équivalente à leur face apicale. Il existe une polarité
fonctionnelle de l’épithélium,

− La surface basale de tout épithélium repose sur le tissu


conjonctif sous-jacent par l’intermédiaire d’une lame
basale et sa surface apicale entre en contact soit avec le
monde extérieur, soit avec le contenu liquidien des cavités
de l’organisme.

Tissu épithélial 2014 14


II. Spécialisations structurales témoins de la polarité des
épithéliums (suite) :

1. pôle apical
2. face latérale
3. pôle basal
4. membrane basale

Tissu épithélial 2014 15


II. Spécialisations structurales témoins de la polarité des épithéliums (suite):

a) Spécialisations structurales de la surface basale des épithéliums :

1. la membrane basale :
− se trouve entre la surface basale des épithéliums et le T.C. sous-jacent,

− elle est visible en microscopie optique après imprégnation argentique et coloration par le PAS,

− en microscopie électronique on trouve trois types d’élément :

1) une lame basale continue, de 500 - 800 Å d’épaisseur, de structure finement filamentaire
qui suivent le contour de la membrane plasmique du pôle basale des cellules,

2) de fines fibres de réticuline sont situées dans

3) une substance fondamentale mucopolysaccharidique (sous-jacentes à la lame basale).

Tissu épithélial 2014 16


II. Spécialisations structurales témoins de la polarité des
épithéliums (suite) :

a) Spécialisations structurales de la surface basale des épithéliums


(suite) :

2. Des hémidesmosomes :

− se rencontrent au niveau de la face basale de la membrane plasmique des cellules


épithéliales,

− reposent sur la lame basale.

3. La membrane plasmique du pôle basal :

− Il y a des profondes invaginations qui augmentent les surfaces d’échange.

Tissu épithélial 2014 17


Tissu épithélial 2014 18
Tissu épithélial 2014 19
II. Spécialisations structurales témoins de la
polarité des épithéliums (suite) :

b) Spécialisations structurales de la surface apicale


des épithéliums :

− la surface libre (ou apicale) de nombreux épithéliums


présente des spécialisations structurales :
1. absorption,
2. protection,
3. mouvement …

Tissu épithélial 2014 20


A. Trois critères :

1) Le nombre de couches
cellulaires :

a) une seule couche de cellules =


épithéliums simples,

b) 2 ou plusieurs couches de
cellules = épithélium stratifiés,

c) 2 ou 3 épaisseurs de noyaux,
mais que chaque cellule
s’insère par son pôle basal sur
la lame basale = épithélium
pseudo-stratifiés.

Tissu épithélial 2014 21


A. Trois critères (suites):

2) La forme des cellules (1):

a) Les épithéliums simples :

1. Cellules aplaties = épithélium


pavimenteux simple,

2. Cellules à peu près aussi hautes


que larges: épithélium cubique
simple,

3. Cellules plus hautes que larges


= épithélium prismatique (ou
cylindrique) simple.

Tissu épithélial 2014 22


Épithélium pavimenteux Épithélium pavimenteux
simple simple

Tissu épithélial 2014 23


Épithélium cubique simple Épithélium cubique simple

Tissu épithélial 2014 24


épithélium prismatique simple épithélium prismatique simple

Tissu épithélial 2014 25


A. Trois critères (suites) :

2) La forme des cellules (2):

b) Les épithéliums stratifiés:

1. Les épithéliums pavimenteux


stratifiés:

− Les cellules des couches profondes


sont cubiques,

− Elles s’aplatissent de plus en plus au


fur et à mesure que l’on se rapproche
de la surface,

− Les cellules les plus superficielles sont


très aplaties.

Tissu épithélial 2014 26


A. Trois critères (suites) :
2) La forme des cellules (3):

b) Les épithéliums stratifiés:

2. Les épithéliums cubiques stratifiés :


− les cellules de toutes les couches sont grossièrement cubiques,
− très rares et ne se voient que dans les canaux excréteurs de certaines glandes.

Tissu épithélial 2014 27


A. Trois critères (suites) :
2) La forme des cellules (4) :

b) Les épithéliums stratifiés :

3. Les épithéliums prismatiques


stratifiés :

− les cellules des couches


profondes sont
grossièrement cubiques,

− les cellules des couches


superficielles sont
prismatiques (ou
cylindriques).

Tissu épithélial 2014 28


A. Trois critères (suites) :

2) La forme des cellules (4):

c) Les épithéliums
pseudostratifiés:

1. l’épithélium prismatique
pseudo-stratifié :

− toutes les cellules reposent sur


la lame basale,

− certaines ont une forme


pyramidale = cellules basales,

− d’autres sont plus hautes que


larges et atteignent la lumière.

Tissu épithélial 2014 29


A. Trois critères (suites) :

2) La forme des cellules (5) :

c) Les épithéliums pseudostratifiés


(suite) :

2. Epithélium de type urinaire :

− C’est une variété spéciale


d’épithélium pseudostratifié, dit
« épithélium polymorphe »,

− toutes les cellules sont sur la lame


basale,

− les cellules qui atteignent la surface,


ont une base effilée mais la partie
apicale est bombée et volumineuse.

Tissu épithélial 2014 30


A. Trois critères (suites) :

3) Les spécialisations (ou différenciations) des cellules qui le


composent (1):

a) Certaines cellules ne présentent pas de différenciation notable.

b) Des cellules engagent dans un processus sécrétoire de type très varié :


1. cellules muqueuses : (cellules à sécrétion du mucus),
− à pôle muqueux ouvert (cellules caliciformes) (ex. : épithélium intestinal),
− ou à pôle muqueux fermé (ex. : épithélium gastrique).

2. des cellules élaborent de la kératine (kératinocytes) (Ex.: épiderme),

3. des cellules élaborent du pigment (mélanocytes) (Ex: épithélium pigmentaire de la rétine),

4. des cellules sécrétrices (Ex.: canaux excréteurs de certaines glandes).

Tissu épithélial 2014 31


A. Trois critères (suites) :

3) Les spécialisations (ou


différenciations) des cellules qui le
composent (2) :

c) Des cellules ciliées (Ex. :


épithélium des voies
respiratoires) :

− Au niveau de leur rangée apicale il y


a des corpuscules basaux,

− qui donnent la naissance de 9 paires


de tubules périphériques et la paire
de tubules centraux qui constituent
l’axe des prolongements
cytoplasmiques = les cils.

Tissu épithélial 2014 32


A. Trois critères (suites) :

3) Les spécialisations (ou différenciations) des cellules qui le composent (3) :

d) Des cellules spécialisées dans les phénomènes d’absorption possèdent des microvillosités à leur
pôle apical :

1. Microvillosités banales :
− Ce sont des petites expansions cytoplasmiques peu nombreuses, de longueur et de disposition
irrégulières.
− Elles se trouvent au niveau de nombreux épithélium.

2. « Plateau strié » :
− C’est un grand nombre de microvillosités rectilignes de même calibre (80 - 90 µ),
− Elles sont disposées parallèlement de façon très ordonnée.

3. « Bordure en brosse » :
− Les arrangements des microvillosités sont plus longues et moins régulièrement disposées que dans le
« plateau strié ».

4. stéréocils » :
− Ce sont des microvillosités très longues et flexueuses vues en microscopie optique.
− Elles ne comportent pas de filaments centraux et bien parallèles à leur base, deviennent très sinueuses
et entremêlées à leur extrémité.

Tissu épithélial 2014 33


Tissu épithélial 2014 34
A. Trois critères (suites) :

3) Les spécialisations (ou différenciations) des cellules qui le


composent (4) :

e) des cellules spécialisées dans les phénomènes d’excrétion :


− Il existe des profondes invaginations de leur membrane plasmique
à leur pôle basal,

f) des cellules nerveuses ( ex. : épithélium olfactif),

g) des cellules sensorielles (ex. : épithélium des bourgeons du


goût).

Tissu épithélial 2014 35


Au total, lorsque l’on veut définir morphologiquement
un épithélium de revêtement, trois qualificatifs
se rapportent respectivement aux trois critères précédents doivent être
employés

Tissu épithélial 2014 36


Épithéliums
glandulaires

Tissu épithélial 2014 37


A. Définitions.

1. CELLULES SÉCRÉTRICES (cellules glandulaires) :

‒ Ce sont des cellules qui synthétisent et qui rejettent en dehors d’elle des
molécules dont elle ne tire pas elle-même.

‒ Il y a plusieurs étapes de déroulement :

1) l’ingestion des matériaux nécessaires à l’édification du produit de


sécrétion,

2) l’accumulation intracellulaire inconstante du produit de sécrétion,

3) rejet du produit de sécrétion.

Tissu épithélial 2014 38


A. Définitions.

2. CELLULES GLANDULAIRES(1).

a) Les épithéliums glandulaires:

– Les cellules glandulaires se groupent en épithélium


glandulaire.

– Ces épithéliums glandulaires se groupent en amas de taille


variable et en association avec du tissu conjonctif richement
vascularisé pour former des glandes.

Tissu épithélial 2014 39


A. Définitions.

2. CELLULES GLANDULAIRES (2).

b) Les cellules glandulaires des épithéliums de revêtement.

– Les cellules glandulaires restent dans l’épithélium de revêtement :

‒ soient isolées « glandes unicellulaires »,

‒ soient groupées en petit nombre « glandes intra épithéliales »,

‒ soient formées la totalité du revêtement « épithélium sécrétoire ».

Tissu épithélial 2014 40


Tissu épithélial 2014 41
A. Définitions.

3. GLANDES ENDOCRINES ET EXOCRINES

a) Les glandes endocrines


− déversent leur produit de sécrétion (appelé hormone)
directement dans le sang sans canal excréteur.

b) Les glandes exocrines


‒ déversent leur produit de sécrétion dans le milieu extérieur ou
dans un organe creux par un ou des canaux excréteurs
(exception des cellules glandulaires exocrines des épithéliums
de revêtement).

Tissu épithélial 2014 42


Les 2 grandes
variétés de
glandes :
glandes
exocrines et
glandes
endocrines

Tissu épithélial 2014 43


B. HISTOGENESES.

− Les épithéliums glandulaires procèdent de la différenciation d’un


bourgeonnement d’un épithélium de revêtement embryonnaire.

− Ce bourgeon épithélial plein s’enfonce dans le mésenchyme sous-


jacent.

− Pour une glande exocrine, ce bourgeon épithélial se creuse


secondairement et l’épithélium glandulaire reste relié par le canal
excréteur à l’épithélium de revêtement.

− Pour une glande endocrine, le bourgeon épithélial perd toute


connexion avec l’épithélium de revêtement et se retrouve entouré
de tous côtés par le mésenchyme.

Tissu épithélial 2014 44


Schéma
de
l’histogénèse
des
glandes

Tissu épithélial 2014 45


C. RÉGULATION.

‒ L’activité d’une cellule glandulaire dépend de facteurs


génétiques et de facteurs exogènes.

‒ Ce sont :

‒ une régulation humorale (agissant par l’intermédiaire des


nombreux capillaires sanguins irriguant les glandes),

‒ une régulation nerveuse (par des fibres efférentes du système


nerveux végétatif).

Tissu épithélial 2014 46


A. Structure générale.

1. Les GLANDES ENDOCRINES MACROSCOPIQUEMENT OU


MICROSCOPIQUEMENT ONT INDIVIDUALISÉES EN 3
éléments constitutifs de base :

a) les cellules épithéliales sécrétrices (ou cellules glandulaires


homogènes );

b) un stroma de tissu conjonctif, fait de fibroblastes et de


fibres de collagène;

c) de très nombreux capillaires sanguins de type fenêtré.

Tissu épithélial 2014 47


A. Structure générale (suite).
2. Dans certains organes on trouve des CELLULES
GLANDULAIRES ENDOCRINES DISPERSÉES DANS DES
EPITHELIUMS DE REVÊTEMENT (cellules argentaffines de
l’épithélium intestinal par exemple)

3. Des CELLULES NEUROSÉCRÉTRICES :

‒ cellules nerveuses possédant un rôle de sécrétion glandulaire


endocrine,

‒ situées principalement dans l’hypothalamus.

Tissu épithélial 2014 48


B. Caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules
glandulaires endocrines en fonction de la nature
chimique de l’hormone sécrétée.

1. LES CELLULES ENDOCRINES A SECRETION POLYPEPTIDIQUE, PROTEIQUE


OU GLYCOPROTEIQUE.

a) Sur le plan morphologique. (le développement préférentiel des


organites impliqués dans la synthèse et l’exportation des protéines)

‒ Nucléole toujours volumineux ;


‒ Réticulum endoplasmique granulaire très développé ;
‒ Appareil de Golgi important ;
‒ Présence de grains de sécrétion.

Tissu épithélial 2014 49


B. Caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules glandulaires endocrines
en fonction de la nature chimique de l’hormone sécrétée (suite).

1. LES CELLULES ENDOCRINES A SECRETION POLYPEPTIDIQUE, PROTEIQUE


OU GLYCOPROTEIQUE (suite).

b) Sur le plan cytophysiologique (succession des événements) :

‒ La cellule puise les matériaux nécessaires à la fabrication de la molécule hormonale dans le


sang (acides aminés).

‒ Au niveau des ribosomes bordant le réticulum endoplasmique granulaire qu’à lieu la synthèse
des chaînes polypeptidiques.

‒ Au fur et à mesure de leur synthèse au niveau des ribosomes, les protéines pénètrent
directement dans les citernes du réticulum endoplasmique granulaire.

‒ En suite elles gagnent l’appareil de Golgi, où elles sont concentrées et mises en paquets sous la
forme de grains de sécrétion.

‒ Les grains de sécrétion s’approchent de la membrane plasmique de la cellule et le contenu de


ces grains peut être déversé sans rupture de la membrane plasmique (phénomène d exocytose).

Tissu épithélial 2014 50


B. Caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules glandulaires endocrines
en fonction de la nature chimique de l’hormone sécrétée (suite).

Tissu épithélial 2014 51


B. Caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules glandulaires endocrines
en fonction de la nature chimique de l’hormone sécrétée (suite).

2. LES CELLULES ENDOCRINES SÉCRÉTRICES D’AMINES


BIOGÈNES (catécholamines, sérotonine, mélatonine).

a) Sur le plan morphologique.


‒ La présence de grains de sécrétion se présentant, en microscopie
électronique, sous forme de petites vésicules arrondies entourée par
leur membrane et contenant en leur centre un granule très dense
séparé de la membrane par un halo clair (« vésicules à cœur dense »).

b) Sur le plan cytophysiologique.


‒ La synthèse des hormones à partir d ’acides animés puisé dans le
sang (tyrosine pour les catécholamines, tryptophane pour la
sérotonine et la mélatonine),
‒ les enzymes nécessaires à ces synthèses sont formés au n/v des
ribosomes,
‒ le produit de sécrétion est rejeté par phénomène d’exocytose.

Tissu épithélial 2014 52


B. Caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules glandulaires endocrines
en fonction de la nature chimique de l’hormone sécrétée (suite).

Schéma de l’aspect ultra structural d’une cellule chromaffine de la médullosurrénale

Tissu épithélial 2014 53


B. Caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules glandulaires endocrines
en fonction de la nature chimique de l’hormone sécrétée (suite).

3. LES CELLULES ENDOCRINES SECRETRICES


D’HORMONE STEROÏDES (corticoïdes, androgènes,
estrogènes, progestérone, etc.).(1)

a) Sur le plan morphologique (3 points)

1) le réticulum endoplasmique lisse : très abondant,

2) les mitochondries : très nombreux possédant des crêtes


tubulaires et non lamellaires dans la majorité,

3) des vacuoles lipidiques (liposomes) : fréquents et parfois même


très abondantes, (aspect spongieux en microscopie optique
« spongicytes »).

Tissu épithélial 2014 54


B. Caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules glandulaires
endocrines en fonction de la nature chimique de l’hormone sécrétée
(suite).
3. LES CELLULES ENDOCRINES SECRETRICES D’HORMONE STEROÏDES
(corticoïdes, androgènes, estrogènes, progestérone, etc.).(2)

b) Sur le plan cytophysiologique.

1) Les enzymes permettant la synthèse des hormones stéroïdes à partir du cholestérol


du sang sont localisées principalement :
‒ dans les mitochondries pour les unes,
‒ dans le réticulum endoplasmique lisse ou à son voisinage pour les autres.

2) Le produit de sécrétion n’apparaît pas sous forme figuré et les modalités de son
extrusion ne donnent pas lieu à des phénomènes morphologiquement observables
(les liposomes ne sont pas des grains de sécrétion mais sont des réserves d ’esters de
cholestérol).

3) La nature lipidique des molécules d’hormones stéroïdes leur permet peut-être de


franchir la membrane plasmique de la cellule, sans qu’un phénomène d’exocytose
soit nécessaire.

Tissu épithélial 2014 55


B. Caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules glandulaires
endocrines en fonction de la nature chimique de l’hormone sécrétée
(suite).

Schéma d’aspect
schématique des principales
caractéristiques
ultra structurales
communes à
la plupart
des cellules
de la
corticosurrénale

Tissu épithélial 2014 56


B. Caractéristiques morpho-fonctionnelles des cellules
glandulaires endocrines en fonction de la nature
chimique de l’hormone sécrétée (suite).

4. LES CELLULES ENDOCRINES SECRETRICES D’IODOTHYRONINES


(Hormones thyroïdiennes T3 et T4)

‒ Les cellules thyroïdiennes (ou thyréocytes) sécrétrices


d’iodothyronines (T3 et T4 ) ont une morphologie et une
cytophysiologie très particulières.

Tissu épithélial 2014 57


A. STRUCTURE GÉNÉRALE.
1. LA GRANDE MAJORITÉ DES
GLANDES EXOCRINES
COMPORTENT UN CANAL
EXCRÉTEUR ET UNE PORTION
SÉCRÉTRICE COMPOSÉE DE
PLUSIEURS CELLULES.

a) la forme du canal excréteur:

1) glandes « simples » (où le canal


excréteur est un tube unique),

2) glandes « composées » (où le


canal excréteur est ramifié).

Tissu épithélial 2014 58


A. STRUCTURE GÉNÉRALE.

b) la forme de la portion sécrétrice:

1) glandes « tubuleuses » où la portion


sécrétrice a la forme d’un tube
allongé) :
– droites,
– contournées,
– ramifiées;

2) glandes « acineuses », où la portion


sécrétrice à la d’une petite sphère à
lumière réduite;

3) glandes « alvéolaires », ou la portion


sécrétrice a la forme d’un sac arrondi
à lumière important.

Tissu épithélial 2014 59


A. STRUCTURE GÉNÉRALE.

2. IL EXISTE QUELQUES EXCEPTIONS OU LE CANAL EXCRÉTEUR FAIT


DÉFAUT.

– Le produit de sécrétion directement déversé dans le milieu extérieur (ou


dans une cavité en continuité avec lui).

– Ce sont des cellules glandulaires au niveau de l’épithélium :

a) Les glandes unicellulaires ( ex. les cellules muqueuses caliciformes


dans l ’épithélium intestinal );

b) Les glandes intra épithéliales ( ex. au niveau de l’épithélium urétral );

c) Les épithéliums sécrétoires ( ex. l’épithélium de surface de l’estomac ).

Tissu épithélial 2014 60


Les cellules glandulaires des épithéliums de revêtement

Tissu épithélial 2014 61


Les glandes unicellulaires

Tissu épithélial 2014 62


B. CARACTÉRISTIQUES MORPHO-FONCTIONNELLES DES CELLULES
GLANDULAIRES EXOCRINES EN FONCTION DE LA NATURE
CHIMIQUE DU PRODUIT DE SÉCRÉTION.

1. LES CELLULES EXOCRINES SÉCRÉTRICES DE PRODUITS


PROTÉIQUES PURS :

– des cellules dites «séreuses» (cellules acineuses du pancréas,


cellules parotidiennes, cellules principales de l’estomac, etc.).

– Les mécanismes cytophysiologiques de synthèse,


d’accumulation intracellulaire et de rejet = à ceux des cellules
endocrines sécrétant des hormones polypeptidiques ou
protéiques pures.

Tissu épithélial 2014 63


Schéma de l’ultra-structure d’une cellules acineuse pancréatique

Tissu épithélial 2014 64


B. CARACTÉRISTIQUES MORPHO-FONCTIONNELLES DES CELLULES GLANDULAIRES
EXOCRINES EN FONCTION DE LA NATURE CHIMIQUE DU PRODUIT DE SÉCRÉTION
(suite)

2. LES CELLULES EXOCRINES SÉCRÉTANT DES MUCUS.

 Des cellules dites « muqueuses » (cellules caliciformes, cellules à pôle muqueux


fermé de l’épithélium gastrique, très nombreuses glandes du tube digestif, de
l’arbre trachéo-bronchique et du tractus uro-génital, etc.).

 Les mucus :
– des produits visqueux riches en mucopolysaccharides ou mucoprotéines,
– les processus cytophysiologiques = à ceux des cellules endocrines sécrétant des
hormones glycoprotéiques.

 En microscopie optique → un aspect « clair » grâce à l’abondance des grains de


sécrétion de mucus, contrairement à l’aspect « sombre » des cellules séreuses.

Tissu épithélial 2014 65


Schéma de l’ultrastructure d’une cellule muqueuse caliciforme
A droite, vues en coupe transversales aux niveau A et B

Tissu épithélial 2014 66


B. CARACTÉRISTIQUES MORPHO-FONCTIONNELLES DES CELLULES
GLANDULAIRES EXOCRINES EN FONCTION DE LA NATURE CHIMIQUE DU
PRODUIT DE SÉCRÉTION (suite)

3. LES CELLULES EXOCRINES DE CERTAINES GLANDES.

a) Des cellules glandulaires sébacées :


– sécrétant au niveau de la peau un produit riche en graisse (le sébum);
– les cellules sont éliminées avec leur produit de sécrétion remplissant entièrement leur cytoplasme (glande
« holocrine »).

b) Des cellules glandulaires des glandes mammaires :


– sécrétant le lait;
– l ’extrusion des composants protéiques se fait par exocytose, les composants lipidiques forment des
globules éliminés avec la couronne cytoplasmique (glande « apocrine »).

c) Des cellules glandulaires bordantes des glandes fundiques de l’estomac :


– sécrétant de l’acide chlorhydrique sous forme d’ions franchissant la membrane plasmique invaginée à
l ’intérieur de la cellule en longs canalicules bordés de microvillosités.

Tissu épithélial 2014 67


Les 3 modes classiques d ’extrusion du produit de sécrétion des glandes exocrines

Tissu épithélial 2014 68


excrétion mérocrine excrétion apocrine excrétion holocrine

Tissu épithélial 2014 69

Vous aimerez peut-être aussi