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DEUXIEME CONSEIL DE

DISCIPLINE

1 er AVRIL 2010

Sous la rectrice Anne SANCIER-CHATEAU Puis le recteur Jean-Louis MUCCHIELLI

r AVRIL 2010 Sous la rectrice Anne SANCIER-CHATEAU Puis le recteur Jean-Louis MUCCHIELLI MISE A LA

MISE A LA RETRAITE D’OFFICE

LANDEL Guy 25, rue du Général Leclerc 02300 CHAUNY. Professeur Certifié de Physique Site Internet : www.guylandel.com

Chauny, le 2 février 2010

Madame le Recteur Académie d’Amiens

20, Boulevard d’Alsace-Lorraine

80063 Amiens Cedex 9

Lettre recommandée avec avis de réception 1A 031 201 8693 7

Objet : Demande du document intitulé « Rapport disciplinaire »

Suite au conseil de discipline bidon et truqué du 21 septembre 2001 manigancé par le rectorat d’Amiens, j’ai été déplacé d’office du lycée Gay-Lussac de Chauny au collège Gérard Philipe de Soissons à compter d’octobre 2001.

Par lettre recommandée en date du 29 janvier 2010, vous m’apprenez qu’un deuxième conseil de discipline va se réunir le jeudi 1 er avril 2010 !

En conséquence, sauf s’il s’agit d’un poisson d’avril, je vous demanderais de bien vouloir m’envoyer, à mon adresse personnelle, une copie du rapport disciplinaire que vous devez transmettre aux membres de la commission administrative paritaire des professeurs certifiés, siégeant en formation disciplinaire le 1 er avril prochain.

LANDEL Guy.

LANDEL Guy 25, rue du Général Leclerc 02300 CHAUNY. Professeur Certifié de Physique Site Internet : www.guylandel.com

Chauny, le 18 février 2010

Madame le Recteur Académie d’Amiens

20, Boulevard d’Alsace-Lorraine

80063 Amiens Cedex 9

Lettre recommandée avec avis de réception 1A 030 774 4835 5

Objet : Convocation devant le conseil de discipline le 1 er avril 2010 Demande de 100.000 euros au titre de dommages et intérêts pour harcèlement moral Réf : Votre LR+AR en date du 29 janvier 2010.

I – Historique des faits

Suite au conseil de discipline bidon et truqué du 21 septembre 2001 manigancé par le rectorat d’Amiens, j’ai été déplacé d’office du lycée Gay-Lussac de Chauny au collège Gérard Philipe de Soissons à compter d’octobre 2001.

Par lettre recommandée en date du 29 janvier 2010, postée le 1 er février et reçue le 2 février 2010, vous m’apprenez qu’un deuxième conseil de discipline va se réunir le jeudi 1 er avril 2010 !

II – Analyse des faits

Comme vos prédécesseurs, suite à votre nomination à la tête du rectorat d’Amiens en novembre 2008, vous avez pris la décision de saisir le comité médical de l’Aisne pour, je vous cite : « vérifier mon aptitude physique à l’exercice des fonctions enseignantes ».

Face à mon refus de me soumettre à une nième expertise médicale chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier, antenne de l’hôpital psychiatrique de Prémontré dans l’Aisne, vous avez décidé d’engager à mon encontre une nouvelle procédure disciplinaire au motif, je vous cite, de : « refus d’obéissance caractérisé ».

Dois-je vous rappeler que cette décision annoncée sous forme de menace dans vos courriers en date des 12 et 25 juin 2009 n’est qu’une poursuite du harcèlement moral orchestré par les cinq (5) recteurs vous ayant précédé à la tête du rectorat d’Amiens depuis l’an 2000 comme en témoigne l’inventaire suivant :

1

vous ayant précédé à la tête du rectorat d’Amiens depuis l’an 2000 comme en témoigne l’inventaire

Année scolaire 2000/2001

1. 13 octobre 2000 :

Point de départ du harcèlement moral : La lettre torche-cul répugnante du proviseur JAILIN au recteur MORVAN (Lettre obtenue seulement le 23 mars 2001 suite à un recours devant la CADA). En effet, le recteur a été obligé de m’envoyer cette lettre suite à l’intervention de la CADA (Voir lettre du recteur en date du 23 mars 2001, Référence DPE/003261, adressée au Président de la Commission d’Accès aux documents administratifs dans laquelle il joint la copie de la fameuse lettre torche-cul répugnante du proviseur JAILIN !)

2. 13 novembre 2000 :

Lettre du recteur m’informant de la saisine du comité médical départemental afin de statuer sur mon aptitude à l’enseignement !

3. 13 novembre 2000 :

Lettre du recteur à l’Inspecteur d’académie lui demandant de saisir immédiatement le comité médical départemental afin qu’il se prononce sur mon aptitude à l’enseignement !

4. 13 novembre 2000 :

Lettre du recteur au médecin conseil REIMERINGER l’informant de l’obligation d’avoir un rapport écrit du médecin chargé de la prévention

5. 27 novembre 2000 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

6. 29 novembre 2000 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le vendredi 8 décembre 2000 à Laon !

7. 4 décembre 2000 :

Lettre de la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) me demandant de me mettre en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

8. 22 décembre 2000 :

Lettre du centre médico-psychologique de Tergnier me fixant un rendez-vous chez le docteur MARGAT le jeudi 11 janvier 2001!

9. 12 janvier 2001 :

Lettre de la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) me demandant de prendre un autre rendez-vous chez le docteur MARGAT, n’ayant pas été à celui du 11 janvier 2001 (lettre assortie de menaces financières !)

10. 30 janvier 2001 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie au recteur l’informant qu’en absence d’expertise, le comité médical départemental ne pourra pas statuer !

11. 15 mars 2001 :

Lettre du recteur me demandant de justifier mes absences aux expertises et m’informant du maintien de la saisine du comité médical départemental concernant la vérification de mon aptitude à enseigner !

12. 15 mars 2001 :

Lettre du recteur à l’Inspecteur d’académie lui demandant de maintenir la procédure de vérification d’aptitude à l’enseignement !

13. 22 mars 2001 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le jeudi 5 avril 2001 !

14. 23 mars 2001 :

2

chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le jeudi 5 avril 2001 !

Lettre du recteur MORVAN m’envoyant la lettre torche-cul répugnante que lui avait adressé le proviseur JAILIN le 13 octobre 2000 (Lettre obtenue suite au recours devant la CADA)

15.

30

mars 2001 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le vendredi 13 avril 2001 à Laon !

16.

10

avril 2001 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le jeudi 10 mai 2001 !

17.

15

mai 2001 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie au recteur l’informant que le comité médical

départemental est dans l’impossibilité de statuer, ne m’étant pas présenté chez le docteur MARGAT le 10 mai 2001 !

18.

30

mai 2001 :

LR+AR du recteur MORVAN m’informant qu’une procédure disciplinaire était engagée en raison de mon comportement et de mes actes contraires aux obligations de fonctionnaire de l’Etat !

Année scolaire 2001/2002

19. 29 août 2001

LR+AR du recteur MORVAN me convoquant devant le Conseil de discipline le

21 septembre 2001 au rectorat d’Amiens !

Conseil de discipline au rectorat d’Amiens le 21 septembre 2001 !

Ayant été déplacé d’office au collège Gérard-Philipe de Soissons suite au conseil de discipline manigancé par le rectorat d’Amiens, l’année scolaire 2001/2002 a été le cadre d’un harcèlement financier incessant de la part des services du rectorat avec de nombreuses mises en demeure de menaces de retrait de salaire !

Année scolaire 2002/2003

20.

13

septembre 2002 :

Lettre du recteur m’informant de la saisine du comité médical départemental afin de statuer sur mon aptitude à l’enseignement !

21.

13

septembre 2002 :

Lettre du recteur à l’Inspecteur d’académie lui demandant de saisir immédiatement le comité médical départemental afin qu’il se prononce sur mon aptitude à l’enseignement !

22.

13

septembre 2002 :

Lettre du recteur au médecin conseil REIMERINGER l’informant de l’obligation d’avoir un rapport écrit du médecin chargé de la prévention

23.

20

septembre 2002 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

24.

8 octobre 2002 :

 

Lettre du Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) me demandant de me

mettre en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

25.

15

novembre 2002 :

3

de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT ! 25. 15 novembre 2002

Lettre de l’Inspecteur d’académie au recteur l’informant que je me suis présenté à aucune expertise médicale que ce soit chez le docteur VILLETTE ou le docteur MARGAT !

26. 18 novembre 2002 :

Lettre du centre médico-psychologique de Tergnier me fixant un rendez-vous chez le docteur MARGAT le vendredi 22 novembre 2002 !

27. 22 janvier 2003 :

LR+AR du recteur m’informant qu’une nouvelle procédure disciplinaire était engagée

28. 9 avril 2003 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le mercredi 7 mai 2003 à Laon !

29. 7 avril 2003 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le jeudi 15 mai 2003 !

30. 9 avril 2003 :

LR+AR du recteur LEROY m’informant qu’il avait décidé de m’infliger la sanction disciplinaire du blâme avec inscription au dossier assortie d’une suspension de salaire !

31. 15 avril 2003 :

Lettre du centre médico-psychologique de Tergnier me fixant un nouveau rendez-vous chez le docteur MARGAT le vendredi 16 mai 2003 !

Requête en annulation n° 0301431 enregistrée au Tribunal administratif d’Amiens en date du 2 juillet 2003 contre la décision de suspension de mon salaire par le recteur LEROY.

Année scolaire 2003/2004

32. 5 décembre 2003 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

33. 16 décembre 2003 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le vendredi 9 janvier 2004 à Laon !

34. 12 janvier 2004 :

Lettre du Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) me demandant de me mettre en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

35. 16 janvier 2004 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le vendredi 13 février 2004 !

36. 10 mars 2004 :

LR+AR du recteur me demandant de justifier, par retour du courrier, mon défaut de présentation chez le docteur MARGAT le 13 février 2004 !

37. 16 avril 2004 :

LR+AR du recteur me demandant de justifier, par retour du courrier, mon défaut de présentation chez le docteur MARGAT le 13 février 2004 avec menaces à l’appui !

Année scolaire 2004/2005

38. 6 octobre 2004 :

Lettre de la rectrice CAMPION à l’Inspecteur d’académie lui demandant de relancer la procédure de vérification d’aptitude devant le comité médical départemental !

4

lui demandant de relancer la procédure de vérification d’aptitude devant le comité médical départemental ! 4

39.

21 octobre 2004 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

40.

26 octobre 2004 :

Lettre du Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) me demandant de me mettre en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

41.

15 novembre 2004 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le lundi 29 novembre 2004 à Laon !

42.

13 décembre 2004 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le vendredi 14 janvier 2005 !

43.

26 janvier 2005 :

LR+AR de la rectrice me demandant de justifier, par retour du courrier, mon défaut de présentation chez le docteur MARGAT le 14 janvier 2005, me somme de prendre contact avec le docteur MARGAT sous un délai de 8 jours ! A défaut, interruption du versement de ma rémunération !

44.

16 février 2005 :

LR+AR de la rectrice CAMPION m’informant qu’elle a décidé de suspendre le versement de ma rémunération jusqu’à ce que j’obtempère, conformément à la circulaire Fonction Publique n° 1711,34/cms et 2B 9 du 30 janvier 1989 !

45.

29 avril 2005 :

LR+AR de la rectrice me rappelant que le versement de ma rémunération sera rétabli dès lors que j’aurai accepté de me soumettre aux expertises médicales diligentées par le comité médical départemental, dans le cadre d’une vérification d’aptitude physique à l’emploi !

46.

29 août 2005 :

LR+AR de la rectrice me rappelant encore une fois que le versement de ma rémunération sera rétabli dès lors que j’aurai accepté de me soumettre aux expertises médicales diligentées par le comité médical départemental, dans le cadre d’une vérification d’aptitude physique à l’emploi ! Pour ce faire, il m’appartient de prendre rendez-vous auprès du docteur MARGAT à TERGNIER !

Requête en annulation n° 0500814-1 enregistrée au Tribunal administratif d’Amiens en date du 24 mars 2005 contre la décision de suspension de mon salaire par la rectrice CAMPION.

Requête n° 0301431 rejetée par le tribunal administratif d’Amiens par jugement en date du 28 juillet 2005 !

Année scolaire 2005/2006

Absence de lettre de harcèlement m’intimant l’ordre d’aller me faire psychanalyser chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier !

Par jugement en date du 19 janvier 2006, reçu le 8 mars 2006, le Tribunal administratif d’Amiens a annulé la décision illégale du recteur CAMPION du 16 février 2005 (requête n°0500814-1) !

Année scolaire 2006/2007

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la décision illégale du recteur CAMPION du 16 février 2005 (requête n°0500814-1) ! Année scolaire 2006/2007

Absence de lettre de harcèlement m’intimant l’ordre d’aller me faire psychanalyser chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier !

La Cour administrative d’appel de Douai a annulé le jugement du Tribunal administratif d’Amiens du 28 juillet 2005 (dossier n° 0301431) par arrêt en date du 27 juin 2007 !

Année scolaire 2007/2008

Absence de lettre de harcèlement m’intimant l’ordre d’aller me faire psychanalyser chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier !

Année scolaire 2008/2009

Reprise du harcèlement moral en fin d’année scolaire le 12 juin 2009 !

47.

12 juin 2009 :

LR+AR de la rectrice SANCIER-CHATEAU m’informant de la saisine du comité médical départemental de l’Aisne pour vérifier mon aptitude physique à l’exercice des fonctions enseignantes !

48.

15 juin 2009 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le lundi 22 juin 2009 à Laon !

49.

17 juin 2009 :

Lettre de l’Inspectrice d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

50.

25 juin 2009 :

LR+AR de la rectrice me mettant en demeure de me rendre à la nouvelle convocation du docteur VILLETTE le vendredi 3 juillet 2009 ! A défaut une nouvelle procédure disciplinaire sera engagée !

51.

14 septembre 2009 :

Lettre de la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) me demandant de prendre contact avec le docteur Luc MARGAT du centre médico- psychologique de Tergnier !

52.

Courrier non daté :

Lettre du centre médico-psychologique de Tergnier me fixant un rendez-vous chez le docteur MARGAT le vendredi 25 septembre 2009 !

53.

23 novembre 2009 :

Lettre du Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) me demandant de me mettre à nouveau en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

54.

29 janvier 2010 :

LR+AR de la rectrice me convoquant devant le conseil de discipline le jeudi 1 er avril 2010 au rectorat d’Amiens !

Cette avalanche de lettres dont dix sept (17) en recommandé avec accusé de réception constitue un véritable harcèlement moral qui dure depuis près de dix (10) années orchestré par les différents recteurs qui se sont succédé à la tête du rectorat d’Amiens, à savoir Alain MORVAN, Michel LEROY, Marie-Danièle CAMPION, Tanneguy LARZUL, Ahmed CHARAÏ et vous-même ! Je n’ai répondu à aucune de ces différentes convocations malgré les nombreuses menaces d’intimidation de toutes sortes et malgré toutes les mesures de rétorsion manigancées par le rectorat : conseil de discipline le 21 septembre 2001, blâme en 2003, suspension de salaire de

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manigancées par le rectorat : conseil de discipline le 21 septembre 2001, blâme en 2003, suspension

8 mois en 2003, suspension de salaire de 16 mois en 2005, menaces de radiation des cadres, nombreuses mises en demeure, nombreuses menaces de sanction disciplinaire, magouilles et mensonges pour interdire mon retour légitime au lycée Gay-Lussac de Chauny en 2005, 2006 et 2008 lors des mutations intra-académiques !

Pourquoi une telle insistance et une telle impuissance depuis près de 10 ans ?

Tout simplement parce que les ordres successifs et répétitifs d’aller me faire psychanalyser chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier, antenne de l’hôpital psychiatrique de Prémontré dans l’Aisne, sont tous illégaux et ne reposent sur aucun fondement juridique ! Depuis 10 ans, le rectorat a saisi de nombreuses fois le comité médical départemental pour « vérifier mon aptitude physique à l’exercice des fonctions enseignantes » et à chaque fois le comité médical lui a répondu qu’il lui était impossible de statuer sur mon cas, ne m’étant jamais présenté chez le fameux docteur Luc MARGAT ! (en effet, d’après les textes officiels, le comité médical départemental ne peut statuer en l’absence d’un rapport du médecin de prévention).

Or, concernant la demande de vérification de l’aptitude physique, la circulaire n° 1711, 34/CMS et 2B 9 du 30 janvier 1989, dans son article 6.11.1.stipule, je cite :

« A l'exception d'un congé ordinaire de maladie de moins de douze mois consécutifs, le bénéficiaire d'un congé de maladie ne peut reprendre ses fonctions si son aptitude à l'exercice des fonctions n'a pas été vérifiée. Le fonctionnaire est alors examiné par un médecin agréé suivant des modalités prévues par arrêté. Le comité médical doit ensuite donner un avis favorable. »

Le rectorat sait pertinemment ou alors si ce n’est pas le cas, je lui conseille de changer de conseiller juridique, que cet article ne me concerne pas, n’ayant jamais totalisé douze mois consécutifs de congé ordinaire de maladie !

De même, le décret n°86-442 du 14 mars 1986, décret relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, précise dans son article 7 :

« Les comités médicaux sont chargés de donner à l'autorité compétente, dans les conditions fixées par le présent décret, un avis sur les contestations d'ordre médical qui peuvent s'élever à propos de l'admission des candidats aux emplois publics, de l'octroi et du renouvellement des congés de maladie et de la réintégration à l'issue de ces congés.

Ils sont consultés obligatoirement en ce qui concerne :

1. La prolongation des congés de maladie au-delà de six mois consécutifs ;

2. L'octroi des congés de longue maladie et de longue durée ;

3. Le renouvellement de ces congés ;

4. La réintégration après douze mois consécutifs de congé de maladie ou à l'issue d'un congé

de longue maladie ou de longue durée ;

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douze mois consécutifs de congé de maladie ou à l'issue d'un congé de longue maladie ou

5.

L'aménagement des conditions de travail du fonctionnaire après congé ou disponibilité ;

6. La mise en disponibilité d'office pour raison de santé et son renouvellement ;

7. Le reclassement dans un autre emploi à la suite d'une modification de l'état physique du

fonctionnaire, ainsi que dans tous les autres cas prévus par des textes réglementaires. »

Le rectorat sait pertinemment ou alors si ce n’est pas le cas, je lui conseille à nouveau de changer de conseiller juridique, qu’aucun des 7 alinéas de cet article 7 du décret 86-442 du 14 mars 1986 ne me concerne !

Il y a donc de votre part, une volonté délibérée de me nuire en me harcelant, comme l’ont déjà fait vos cinq (5) prédécesseurs et cela dans l’illégalité la plus totale. L’argument fallacieux que vous utilisez pour justifier le conseil de discipline du 1 er avril 2010, à savoir le « refus d’obéissance caractérisé » ne repose sur aucun fondement juridique.

La loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droit et obligations des fonctionnaires, dans son article 28 stipule :

« Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. »

Manifestement l’ordre donné à maintes reprises, de manière obsessionnelle, pendant une dizaine d’années, de me soumettre à une expertise médico-psychologique chez le docteur MARGAT au centre d’hygiène mentale de Tergnier ne peut s’assimiler, loin s’en faut, à une demande d’exécution d’une tâche relative à mes obligations de service, mais constitue plutôt une mesure de harcèlement totalement répréhensible selon l’article 6 quinquiès de cette même loi.

Ayant démontré plus haut que l’ordre donné par le rectorat d’aller me faire expertiser chez le docteur MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier, ne reposant sur aucun texte de loi, est manifestement illégal, il en découle que mes refus répétés ( une cinquantaine de fois en l’espace de 9 ans) ne constituent en aucune façon une faute professionnelle.

Déjà le recteur LEROY utilisait le même artifice de défense totalement erroné dans son courrier qu’il m’a adressé le 16 avril 2004 :

« Depuis votre nomination au collège Gérard-Philipe de SOISSONS, le 10 octobre 2001, vous

avez fait valoir de très nombreux arrêts de maladie. En conséquence, j’ai procédé à plusieurs reprises à la saisine du comité médical départemental afin que cette instance se prononce sur votre aptitude à l’enseignement. Vous avez à chaque fois refusé de vous soumettre à ces contrôles. Je tiens à vous rappeler que l’article 28 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 dispose que le fonctionnaire « doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique ». Ce refus constitue un manquement à votre devoir d’obéissance. »

Puis, le recteur CAMPION a fait de même dans son courrier qu’elle m’a adressé le 16 février 2005 :

« Vous étiez convoqué le 14 janvier dernier chez le docteur MARGAT à TERGNIER, dans le cadre d’une vérification d’aptitude physique à l’enseignement.

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chez le docteur MARGAT à TERGNIER, dans le cadre d’une vérification d’aptitude physique à l’enseignement. 8

Dans la mesure où vous ne vous êtes pas rendu à cette convocation, je vous ai mis en demeure par courrier ci-dessus référencé, de justifier ce défaut de présentation et de prendre directement l’attache de ce médecin, sous un délai de huit jours, pour convenir d’un autre rendez-vous. A ce jour, vous n’avez pas satisfait à ma demande.

En conséquence, j’ai l’honneur de vous informer que je suspends le versement de votre rémunération à compter de la notification du présent courrier, et jusqu’à ce que vous obtempériez, conformément à la circulaire Fonction Publique n°1711,34/cms et 2B 9 du 30 janvier 1989. »

Suite à ces manœuvres illégales du rectorat (Suspension de mon salaire pendant 16 mois !) le Tribunal administratif d’Amiens n’a pas retenu le système de défense du recteur et a annulé sa décision de suspension de salaire, la jugeant illégale ! [dossier n° 0500814].

Enfin, dois-je rappeler qu’en droit, le principe « Non bis in idem » doit être respecté. Le Parlement européen a adopté le 12 avril 1989, dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, la définition suivante du principe : « Nul ne peut être poursuivi ou condamné en raison de faits pour lesquels il a déjà été acquitté ou condamné »

Or, j’ai été sanctionné plusieurs fois pour le même motif :

Ainsi, le recteur MORVAN dans son rapport disciplinaire présenté devant le conseil de discipline du 21 septembre 2001 faisait déjà état de « mon refus d’obéissance caractérisé ». Dans le paragraphe II-Les faits reprochés à Monsieur LANDEL, il est écrit en page 7/8, à propos de la fameuse lettre torche-cul répugnante du proviseur JAILIN, je cite :

« En réponse aux sollicitations du proviseur, au cours de l’année scolaire 2000-2001, les services rectoraux ont demandé que le comité médical départemental statue sur l’aptitude de l’intéressé à enseigner. Monsieur LANDEL a été convoqué deux fois par le Comité médical départemental afin de rencontrer un expert qui devait rendre un avis sur son aptitude à exercer. Monsieur LANDEL a refusé une première fois de se rendre chez l’expert, le 11 janvier 2001. Le 15 mars 2001, le recteur adresse un courrier à Monsieur LANDEL, lui enjoignant de justifier son absence au rendez-vous fixé par l’expert chargé de statuer sur son aptitude à enseigner. La saisine du Comité médical départemental a été maintenue, mais, Monsieur LANDEL a refusé une seconde fois de se rendre à la nouvelle convocation. »

De même, le recteur LEROY m’avait infligé la sanction disciplinaire du blâme pour les mêmes motifs. L’arrêté en date du 9 avril 2003 mentionne :

« VU le courrier en date du 15 novembre 2002 de Monsieur l’Inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale de l’Aisne signalant que l’intéressé ne s’est pas présenté le 11 octobre 2002 à la convocation du docteur VILETTE, médecin chargé de la prévention et que l’intéressé n’a pas pris contact avec le docteur MARGAT, chargé de l’expertise demandée le 8 octobre 2002 par le Comité médical départemental de l’Aisne. »

Puis le recteur CAMPION a suspendu mon salaire illégalement pendant 16 mois et cela pour les mêmes motifs (Voir ci-dessus courrier du 16 février 2005).

Depuis l’an 2000, trois recteurs m’ont déjà infligé deux sanctions disciplinaires (Conseil de discipline le 21 septembre 2001 et blâme en avril 2003) et deux sanctions financières (8 mois de suspension de salaire par le recteur LEROY en 2003 et 16 mois de suspension de salaire

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sanctions financières (8 mois de suspension de salaire par le recteur LEROY en 2003 et 16

par le recteur CAMPION en 2005) pour le même motif, à savoir « refus d’obéissance » comme vous dites.

III – Conclusion

Depuis l’an 2000, la cinquantaine d’ordres manigancés par le rectorat me demandant d’aller me faire expertiser chez le docteur MARGAT étant manifestement illégaux, votre convocation devant le conseil de discipline le 1 er avril 2010, pour la deuxième fois après celui du 21 septembre 2001, constitue à nouveau une violation de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et principalement son article 6 quinquiès :

« Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont

pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération :

1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ;

2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ;

3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés.

Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus.

Conformément aux dispositions de l’article 19 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires, je cite : « Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents »

Conformément aux dispositions de l’article 1 du décret n°84-961 du 25 octobre 1984, je cite :

« L'administration doit dans le cas où une procédure disciplinaire est engagée à l'encontre

d'un fonctionnaire informer l'intéressé qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel et de tous les documents annexes (…). »

Conformément aux dispositions de l’article 2 du décret n°84-961 du 25 octobre 1984, je cite :

« L'organisme siégeant en Conseil de discipline lorsque sa consultation est nécessaire, en

application du second alinéa de l'article 19 de la loi susvisée du 13 juillet 1983, est saisi par un rapport émanant de l'autorité ayant pouvoir disciplinaire (…). Ce rapport doit indiquer clairement les faits reprochés au fonctionnaire et préciser les circonstances dans lesquelles ils se sont produits. »

Conformément aux dispositions de l’article 3 du décret n°84-961 du 25 octobre 1984, je cite :

« Le fonctionnaire poursuivi peut présenter devant le Conseil de discipline des observations écrites (…). »

Par lettre recommandée avec avis de réception en date du 2 février 2010, je vous ai demandé de bien vouloir m’envoyer une copie du rapport disciplinaire que vous devez transmettre aux

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2010, je vous ai demandé de bien vouloir m’envoyer une copie du rapport disciplinaire que vous

membres de la commission administrative paritaire des professeurs certifiés, siégeant en formation disciplinaire le 1 er avril prochain.

Si nécessaire, je me réserve le droit de répondre à ce document dès réception de celui-ci.

En accord avec l’article 3 du décret n°84-961 du 25 octobre 1984, je vous demande de porter à la connaissance de tous les membres de la commission administrative paritaire des professeurs certifiés siégeant en formation disciplinaire le 1 er avril 2010 mes observations écrites contenues dans cette lettre. En outre, je vous demande de faire lire cette lettre devant le conseil de discipline suite à la lecture de votre rapport disciplinaire.

En conclusion, je vous demande la somme de 100.000 euros [Cent mille euros] de dommages et intérêts pour récidive en matière d’illégalité, d’abus de pouvoir, de harcèlement moral et de préjudice subi en violation de l’article 6 quinquiès de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

LANDEL Guy.

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et de préjudice subi en violation de l’article 6 quinquiès de la loi n° 83-634 du

LANDEL Guy 25, rue du général Leclerc 02300 CHAUNY

Chauny, le 4 mars 2010

Monsieur le Président

De la Commission d'Accès Aux Documents Administratifs 35, rue Saint-Dominique

75700 PARIS 07 SP

Lettre recommandée avec avis de réception 1A 037 231 1799 4

Objet : Demande de copie du document « Rapport disciplinaire » relatif au conseil de discipline du 1 er avril 2010.

Monsieur le Président,

Par courrier recommandé avec avis de réception 1A 031 201 8693 7 en date du 2 février 2010, j’ai demandé au recteur de l’académie d’Amiens de bien vouloir me communiquer une copie du document intitulé Rapport disciplinaire. | Pièce jointe |

N’ayant aucune réponse de la part du rectorat depuis plus d’un mois, j'ai l'honneur de saisir votre Commission d'une demande d'avis sur le refus par le recteur de me communiquer le document cité en objet.

Dans l'attente de l'avis de votre Commission, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma considération distinguée.

PJ : 2

LANDEL Guy

- LR+AR du recteur en date du 29 janvier 2010

- LR+AR au recteur en date du 2 février 2010

LANDEL Guy 25, rue du général Leclerc 02300 CHAUNY

Chauny, le 11 mars 2010

Monsieur le Président De la Commission d'Accès

Aux Documents Administratifs 35, rue Saint-Dominique

75700 PARIS 07 SP

Lettre recommandée avec avis de réception 1A 030 774 4836 2

Objet : Demande de copie des deux documents « Attestation médicale » et « Rapport des supérieurs hiérarchiques »

Monsieur le Président,

Par courrier recommandé avec avis de réception 1A 037 231 1901 1 en date du 16 février 2010, j’ai demandé au recteur de l’académie d’Amiens de bien vouloir me communiquer une copie des deux documents intitulés Attestation médicale et Rapport des supérieurs hiérarchiques mentionnés dans son courrier au tribunal administratif d’Amiens en date du 2 février 2010.

En date du 3 mars 2010, pour seule réponse à ma demande des deux documents cités en objet, le recteur m’envoie une copie d’une lettre adressée à l’Inspectrice d’académie de l’Aisne datée du 12 juin 2009 !

En conséquence, n’ayant pas du tout reçu les deux documents demandés, j'ai l'honneur de saisir votre Commission d'une demande d'avis sur le refus par le recteur de me communiquer les deux documents cités en objet.

Dans l'attente de l'avis de votre Commission, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma considération distinguée.

PJ : 3

LANDEL Guy

- LR+AR au recteur en date du 16 février 2010

- LR+AR du recteur d’Amiens en date du 3 mars 2010

- Lettre du recteur à l’Inspectrice d’académie de l’Aisne en date du 12 juin 2009

LANDEL Guy 25, rue du général Leclerc 02300 CHAUNY

Vos Réf : L3/464/FA

Chauny, le 17 mars 2010

Monsieur le Président De la Commission d'Accès

Aux Documents Administratifs 35, rue Saint-Dominique

75700 PARIS 07 SP

Objet : Demande de copie des deux documents « Attestation médicale » et « Rapport des supérieurs hiérarchiques »

Monsieur le Président,

Par courrier recommandé avec avis de réception 1A 037 231 1901 1 en date du 16 février 2010, j’ai demandé au recteur de l’académie d’Amiens de bien vouloir me communiquer une copie des deux documents intitulés Attestation médicale et Rapport des supérieurs hiérarchiques mentionnés dans son courrier au tribunal administratif d’Amiens en date du 2 février 2010.

En date du 3 mars 2010, pour seule réponse à ma demande des deux documents cités en objet, le recteur m’envoie une copie d’une lettre adressée à l’Inspectrice d’académie de l’Aisne datée du 12 juin 2009 !

En date du 12 mars 2010, votre courrier en réponse m’invite à renouveler ma demande après avoir attendu le délai d’un mois sans réponse.

En conséquence, à ce jour, n’ayant pas encore reçu les deux documents demandés, j'ai l'honneur de saisir votre Commission d'une demande d'avis sur le refus par le recteur de me communiquer les deux documents cités en objet.

Dans l'attente de l'avis de votre Commission, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma considération distinguée.

LANDEL Guy

LANDEL Guy 25, rue du Général Leclerc 02300 CHAUNY.

Professeur Certifié de Physique

Chauny, le 19 mars 2010

Monsieur le recteur De l'académie d'Amiens

20, Boulevard d'Alsace-Lorraine

80063 Amiens Cedex 9

Lettre recommandée avec avis de réception n° 1A 030 774 4839 3

Objet : Demande de copie du rapport médical concernant le dernier contrôle médical réalisé en octobre 2007 ayant conclu au bien-fondé de l’arrêt de travail prescrit.

Par courrier en date du 3 mars 2010, vous m’envoyez une copie de votre lettre de demande de saisine du comité médical départemental aux fins de vérification de mon aptitude physique à l’enseignement, adressée le 12 juin 2009 à Madame l’Inspectrice d’Académie, Directrice Des Services Départementaux de l’Education nationale de l’Aisne.

Dans ce courrier, vous écrivez je cite :

« Le dernier contrôle médical, réalisé en octobre 2007, avait conclu au bien-fondé de l’arrêt prescrit. »

En conséquence, je vous demanderais de bien vouloir m’envoyer une copie du rapport médical du médecin ayant conclu « au bien-fondé de l’arrêt prescrit. »

LANDEL Guy.

LANDEL Guy 25, rue du Général Leclerc 02300 CHAUNY. Professeur Certifié de Physique Site Internet : www.guylandel.com

Chauny, le 26 mars 2010

Monsieur le Recteur Académie d’Amiens

20, Boulevard d’Alsace-Lorraine

80063 Amiens Cedex 9

Lettre recommandée avec avis de réception 1A 030 774 4840 9

Objet : Rapport disciplinaire - Convocation devant le conseil de discipline le 1 er avril 2010 Réf : Votre lettre recommandée avec accusé de réception en date du 3 mars 2010

Par lettre recommandée en date du 3 mars 2010, postée le 8 mars 2010 et reçue le 9 mars 2010, en réponse à mon courrier en date du 2 février 2010, vous m’envoyez une copie du rapport disciplinaire relatif au conseil de discipline du 1 er avril 2010.

Veuillez trouver en pièce jointe ma réponse à votre rapport daté du 2 mars 2010 sous forme de contre-rapport.

En accord avec l’article 3 du décret n°84-961 du 25 octobre 1984, je vous demande de porter à la connaissance de tous les membres de la commission administrative paritaire des professeurs certifiés siégeant en formation disciplinaire le 1 er avril 2010 ce contre-rapport. En outre, je demande qu’il soit lu devant le conseil de discipline suite à votre rapport disciplinaire.

LANDEL Guy

PJ : Contre-rapport au rapport disciplinaire rectoral (24 pages)

CCOONNTTRREE -- RRAAPPPPOORRTT

CCOONNSSEEIILL DDEE DDIISSCCIIPPLLIINNEE DDUU 11 eerr AAVVRRIILL 22001100

AAUU RREECCTTOORRAATT DDAAMMIIEENNSS

Madame Anne SANCIER-CHATEAU a été rectrice d’Amiens du 19 novembre 2008 au 16 février 2010. Monsieur Jean-Louis MUCCHIELLI est recteur d’Amiens depuis le 16 février 2010.

II IINNTTRROODDUUCCTTIIOONN

Ce contre-rapport est la réponse au rapport disciplinaire envoyé par le recteur MUCCHIELLI en date du 3 mars 2010 suite à ma demande en date du 2 février 2010.

IIII

AANNAALLYYSSEE DDUU RRAAPPPPOORRTT DDIISSCCIIPPLLIINNAAIIRREE

II

– 1 / Concernant l’ordre du jour

L’ordre du jour est libellé en ces termes, je cite :

« Refus d’obéissance caractérisé à son supérieur hiérarchique et conséquences qu’il convient de tirer du refus de Monsieur LANDEL de se soumettre aux contrôles médicaux diligentés pour vérifier le bien-fondé des arrêts maladie successifs produits par l’intéressé. »

Je m’insurge contre cet ordre du jour mensonger qui n’a rien à voir avec les motifs ayant conduit la rectrice SANCIER-CHATEAU à convoquer un conseil de discipline pour le 1 er avril 2010 énoncés en page 5 sur 7 dans le paragraphe IV / LES FAITS REPROCHES A MONSIEUR LANDEL.

En date du 12 juin 2008 (en fait 2009), la rectrice SANCIER-CHATEAU m’envoie une lettre recommandée qui m’annonce : « J’ai l’honneur de vous informer qu’eu égard à la succession

des arrêts de travail produits depuis 2001, j’ai décidé de saisir le comité médical de l’Aisne, pour vérifier votre aptitude à l’exercice des fonctions enseignantes. Je vous demande en conséquence de répondre aux convocations médicales qui vous seront adressées dans le cadre de ce contrôle. »

Puis, par lettre recommandée en date du 29 janvier 2010, la rectrice énumère très lisiblement les refus de ma part, au nombre de quatre (4), ayant justifié, selon elle, la convocation du conseil de discipline, à savoir :

1. Refus de présentation à la convocation du docteur VILLETTE, médecin de prévention, le 22 juin 2009 à Laon.

2. Nouveau refus, malgré une mise en demeure de la rectrice, de me rendre à une nouvelle convocation chez le docteur VILLETTE, le 3 juillet 2009 à Laon.

3. Refus de me rendre chez le docteur psychiatre Luc MARGAT le 25 septembre 2009, au centre médico-psychologique de Tergnier, antenne de l’hôpital psychiatrique de Prémontré dans l’Aisne.

4. Refus de donner suite au courrier du Médecin Inspecteur de la D.D.A.S.S. de l’Aisne en date du 23 novembre 2009 me demandant de prendre à nouveau rendez-vous chez le docteur MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier !

Je constate que les trois convocations énumérées ci-dessus ne concernent nullement une quelconque vérification du bien-fondé des différents arrêts de travail établis par mon médecin traitant pendant cette période et cela pour deux raisons majeures :

D’une part, les deux rendez-vous diligentés par le docteur VILLETTE ne peuvent en aucun cas être destinés à vérifier le bien-fondé de mes arrêts de travail car d’après les textes de loi, le médecin de prévention n’a aucune compétence ni aucun pouvoir pour effectuer une telle vérification ! (Voir décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique, articles 11, 15, 24 et 26).

D’autre part, toujours concernant le médecin de prévention VILLETTE, le fait de me fixer un rendez-vous le vendredi 3 juillet 2009, premier jour des vacances d’été, alors que mon arrêt de travail allait du jeudi 2 juin 2009 au jeudi 2 juillet 2009, démontre bien que cette convocation pour le 3 juillet 2009 ne pouvait en aucun cas être destinée à vérifier le bien- fondé d’un quelconque arrêt de maladie, qui en fait n’existe pas !

De même, concernant la troisième convocation chez le docteur MARGAT le vendredi 25 septembre 2009, convocation émanant du Centre médico-psychologique de Tergnier et déposée dans ma boîte aux lettres à mon domicile de Chauny le mardi 22 septembre 2009, l’intitulé du motif de convocation est très explicite, à savoir, je cite :

« Monsieur le Docteur MARGAT a été chargé par la DDASS de vous rencontrer au sujet de votre Congé Longue Maladie. »

En conséquence, pour être conforme à la réalité, l’ordre du jour devra être libellé en ces termes :

« Refus d’obéissance caractérisé à son supérieur hiérarchique et conséquences qu’il

convient de tirer du refus de Monsieur LANDEL de se soumettre à la vérification de son aptitude physique à l’exercice des fonctions enseignantes »

II – 2 / Concernant le paragraphe II-2 Notation administrative en page 2 sur 7

Je demande que toutes les notations administratives des années 1993/1994 à 2001/2002 soient supprimées, n’ayant rien à voir avec le sujet de l’ordre du jour. D’ailleurs, pourquoi commencer par l’année 1993/1994 alors que j’étais au lycée Gay-Lussac de Chauny depuis l’année 1987/1988 ? De même, pourquoi mentir aux commissaires paritaires en écrivant à la fin du paragraphe, en page 3 sur 7 :

« Monsieur LANDEL étant ensuite placé en congé de manière continue, il n’a plus été

évalué. » C’est un mensonge et cela pour deux raisons. D’une part, ce n’est pas à partir de l’année scolaire 2002/2003 que j’ai été placé en congé de manière continue, hormis les vacances scolaires, mais bien dès mon déplacement d’office du lycée Gay-Lussac de Chauny au collège Gérard Philipe de Soissons, soit dès le 8 octobre 2001 ! D’autre part, malgré mon absence manifeste au collège de Soissons, couverte par des arrêts de travail de mon médecin traitant, le principal du collège de l’époque, Jean Pierre Paul, a continué de me noter de façon totalement irresponsable avec la bénédiction des différents recteurs de l’époque qui violaient leurs propres circulaires !

Quant au principal du collège de Soissons, il a réussi dans un premier temps à me noter deux années de suite, de façon ubuesque, sans jamais m’avoir vu ! C’est très fort ! Puis après m’avoir vu une petite semaine au collège en décembre 2003, il a récidivé, dans le délire et l’irresponsabilité, avec toujours la bénédiction du rectorat ! En effet :

Année scolaire 2002/2003 : collège Gérard-Philipe de Soissons : 37/40 (-1)

Ponctualité/Assiduité : M ; Activité/Efficacité : M ; Autorité/Rayonnement : M [M pour MEDIOCRE !] Appréciation générale :

« M. LANDEL est toujours en situation de refus de rejoindre son poste. Une baisse de note est justifiée et ce sans rapport annexe.» [Illégal car la baisse de note doit être justifiée par un rapport]

Année scolaire 2003/2004 : collège Gérard-Philipe de Soissons : 35/40 (-2)

Ponctualité/Assiduité : M ; Activité/Efficacité : M ; Autorité/Rayonnement : M Appréciation générale :

« UNE BAISSE DE NOTE S’IMPOSE – VOIR RAPPORT JOINT. »

Année scolaire 2004/2005 : collège Gérard-Philipe de Soissons : 01/40 (-34 !!!)

Ponctualité/Assiduité : M ; Activité/Efficacité : M ; Autorité/Rayonnement : M Appréciation générale :

« Absent depuis le début de l’année avec certificats médicaux successifs.»

Année scolaire 2005/2006 : PAS DE NOTATION ! [Voir explication plus loin]

Concernant les notations administratives émanant aussi bien du principal du collège de Soissons que du recteur, les requêtes en annulation auprès du Tribunal administratif d’Amiens furent très nombreuses :

Requête n°0201252 du 26 juin 2002 : Projet de notation administrative 2001/2002. rejetée par jugement en date du 21 février 2006

Requête

Requête n°0301199 du 5 juin 2003 : Projet de notation administrative 2002/2003. rejetée par jugement en date du 28 juillet 2005

Requête

Requête

0302181

du

14

octobre

2003 :

Refus

de

communication

avis

de

notation

2001/2002. Requête rejetée par jugement en date du 21 février 2006

Requête n°0400673 du 19 mars 2004 : Demande en annulation de la notation année 2002/2003. Notation annulée par jugement en date du 2 février 2006

Requête n°0401228 du 28 mai 2004 : Demande en annulation de la notice de notation administrative 2003/2004. Notation annulée par jugement en date du 2 février 2006

Requête n°0401630 du 13 juillet 2004 : Demande en annulation de la notation 2003/2004 du recteur en date du 21/05/2004. Notation annulée par jugement en date du 2 février 2006

Requête n°0402950 du 13 décembre 2004 : Demande en annulation de l’avis de notation 2003/2004. Requête rejetée par jugement en date du 8 novembre 2005

Requête n°0501612 du 16 juin 2005 : Notice annuelle de notation administrative 2004/2005. Requête rejetée par ordonnance du 12 décembre 2005

Requête n° 0501933 du 18 juillet 2005 : Notation administrative 2004/2005. Par jugement en date du 1 er février 2007, le Tribunal décide qu’il n’y a pas lieu de statuer

Requête n°0502992 du 23 novembre 2005 : Document relatif à ma notation administrative 2004/2005. Décision implicite du principal de Soissons rejetée par jugement en date du 28 mars 2006

Requête

2005/2006. Requête rejetée par jugement du 7 décembre 2006

0600228

du

25

janvier

2006 :

Notice

annuelle

de

notation

administrative

C’est à partir de l’année 2005/2006 que je n’ai plus été noté par le principal du collège Gérard Philipe de Soissons ! L’explication est la suivante : suite à une nième requête auprès du Tribunal administratif d’Amiens [Requête n° 0600228 du 25 janvier 2006 : Notice annuelle de notation administrative 2005/2006], la rectrice CAMPION a fini par abdiquer et a abandonné tout harcèlement. En effet, dans son mémoire adressé au Tribunal administratif d’Amiens en date du 3 avril 2006, elle semble enfin reconnaître toute l’illégalité de la procédure adoptée pendant plusieurs années, en écrivant :

« Monsieur LANDEL, étant absent du collège Gérard-Philipe de SOISSONS pour raison de

maladie depuis le 15 décembre 2003, il ne lui a pas été établi de notice annuelle de notation administrative pour cette année scolaire. »

N’ayant été au collège Gérard-Philipe de Soissons qu’environ une petite semaine en décembre 2003, le principal du collège Gérard-Philipe de Soissons, Jean Paul Pierre n’aurait pas dû me noter en 2001 / 2002, en 2002 / 2003, en 2004 / 2005 et en 2005 / 2006. Or, ce principal, m’a noté de façon totalement irresponsable et ubuesque.

Ce qui est plus grave encore c’est que les différents recteurs de l’académie d’Amiens qui se sont succédés depuis septembre 2001, à savoir Monsieur MORVAN pendant l’année scolaire 2001/2002, Monsieur LEROY pendant les deux années scolaires 2002/2003 et 2003/2004 puis enfin Madame CAMPION pendant les trois dernières années scolaires 2004/2005, 2005/2006 et 2006/2007 n’ont pas respecté leurs propres circulaires ni les circulaires ministérielles qui sont très claires à ce sujet : « l’enseignant qui a été éloigné de son poste pendant toute l’année scolaire, pour raison de santé, n’est pas noté. »

Tous les trois ont approuvé et repris à leur compte les appréciations illégales et scandaleuses du principal de SOISSONS, ce qui prouve aisément que la collusion était notoire et que le harcèlement était organisé par le rectorat d’Amiens.

NOTATION 2001/2002 [Requêtes n° 0201252, 0302181, 0402296]

Le recteur LEROY, dans son mémoire en réponse au Tribunal administratif en date du 5 septembre 2002 (Requête n° 0201252) finit par admettre : « Lorsqu’un agent public bénéficie de congés de maladie attestés par des certificats médicaux, l’autorité administrative ne peut se fonder sur cette absence régulière du service pour diminuer la note administrative. Cet état de fait a justifié, dans le cas présent, le retrait de la proposition attaquée du dossier administratif de l’intéressé. »

Par contre, le Tribunal adopte une position contraire dans son jugement en date du 21/02/2006 concernant la même requête !

NOTATION 2002/2003 [Requêtes n° 0301199, 0400673, 0402297]

Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté ma requête n° 0301199 par jugement du 28 juillet

2005

Par contre, le même Tribunal administratif d’Amiens a annulé toutes les notations 2002/2003

émises par le principal de Soissons et le recteur LEROY, par jugement en date du 2 février

2006 (requête n° 0400673) !

Donc, en l’espace de 6 mois, le même Tribunal administratif d’Amiens a pris deux décisions totalement contradictoires ! Difficile à comprendre et à admettre !

NOTATION 2003/2004 [Requêtes n° 0401228, 0401630, 0402231, 0402950]

Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté ma requête n° 0402950 par jugement du 8 novembre 2005

Par contre, le même Tribunal administratif d’Amiens a annulé toutes les notations 2003/2004 émises par le principal de Soissons et le recteur LEROY, par jugement en date du 2 février

2006 (requêtes n° 0401228 et 0401630) !

Donc, en l’espace de 3 mois, le même Tribunal administratif d’Amiens a pris deux décisions totalement contradictoires ! Difficile à comprendre et à admettre !

NOTATION 2004/2005 [Requêtes n° 0501612, 0501933, 0502992]

Suite à la notice annuelle de notation administrative année scolaire 2004/2005 complètement farfelue et délirante émise par le principal de pacotille du collège Gérard-Philipe de Soissons en date du 27 janvier 2005 et trouvée pour la première fois dans mon casier du collège le 6 avril 2005, j’ai immédiatement réagi en envoyant d’une part une lettre recommandée au recteur en date du 13 avril 2005 pour une demande de révision en CAPA de ma note administrative de 1.0 ( UN ) sur 40 et d’autre part une réponse adressée au harceleur de Soissons en date du 7 avril 2005.

En réponse à ma lettre du 13 avril 2005, la rectrice CAMPION, dans son courrier en date du 27 avril 2005, a rappelé une fois de plus le contenu des circulaires relatives à ce sujet qui stipulent clairement que « l’enseignant qui a été tenu éloigné de son poste pendant toute l’année scolaire, pour raison de santé, n’est pas noté. Il n’y a pas report de la note de l’année précédente.»

La rectrice CAMPION confirmera ses propos dans un autre courrier en date du 23 mai 2005 :

« Absent du service depuis la rentrée scolaire 2004, aucune note administrative ne vous a été attribuée au titre de l’année scolaire 2004/2005. »

Malgré l’illégalité de la procédure, le principal du collège de Soissons s’est amusé à me noter de façon totalement irresponsable et farfelue de 2001 à 2005, relayé et approuvé par les différents recteurs MORVAN, LEROY et CAMPION malgré les circulaires ministérielles et rectorales en vigueur qui stipulent clairement que je ne devais pas être noté !

En conclusion, je demande que toutes les notations administratives des années 1993/1994

à 2001/2002 [paragraphe II-2 Notation administrative, pages 2 sur 7 et 3 sur 7] soient supprimées, n’ayant rien à voir avec le sujet de l’ordre du jour.

II – 3 / Concernant le paragraphe II-3 rapports d’inspection et rapport de visite

En page 3 sur 7 il est fait état des deux rapports d’inspection des deux IPR de Sciences

Physiques du 20 janvier 1995 et du 23 mars 1998 ainsi que du rapport de visite du 3 mars

2000.

D’une part, ces trois rapports sont relatifs à la période 1995/2000, période antérieure au premier conseil de discipline du 21 septembre 2001 ! D’autre part, c’est une reprise puisée dans le rapport disciplinaire relatif à ce conseil de discipline en page 4/8 et 5/8 déjà soumis aux commissaires paritaires réunis en formation disciplinaire à Amiens le 21 septembre 2001 !

En vertu du principe « Non bis in idem » je demande que tout le paragraphe II-3 en page 3 sur 7 soit purement et simplement supprimé du rapport disciplinaire de ce deuxième conseil de discipline 2010.

II – 4 / Concernant III / HISTORIQUE DE LA SITUATION ACTUELLE

En page 4 sur 7, le premier alinéa, je cite :

« Jusqu’en 1995, la manière de servir de Monsieur LANDEL ne fait l’objet d’aucun signalement. A compter de cette date, sa relation avec son Proviseur se détériore, puis ses relations avec ses collègues de sciences-physiques, qui deviennent rapidement conflictuelles (des propos injurieux et un comportement physique agressif lui sont reprochés). »

Ces propos sont un copié collé des propos contenus en page 5/8 du rapport disciplinaire du conseil de discipline 2001 dans le paragraphe II-Les faits reprochés à Monsieur LANDEL.

En vertu du principe « Non bis in idem » je demande que le premier alinéa en page 4 sur 7 soit purement et simplement supprimé du rapport disciplinaire de ce deuxième conseil de discipline.

De même, en page 4 sur 7, le deuxième alinéa, je cite :

« Il refuse à plusieurs reprises d’assurer des missions liées à son statut. En 1995/1996, attribution de moyennes situées entre 2,5/20 et 5,5/20 à l’ensemble de ses élèves et refus de remplir des bulletins scolaires du 3° trimestre et des livrets du BAC – En 1997/1998, notation de 18/20 à tous les élèves d’une classe – En 2000/2001, refus d’assurer certains cours (TP) avec tracts justifiant cette décision sur le tableau de la salle des professeurs. »

Ces propos sont un copié collé des propos contenus en page 6/8 du rapport disciplinaire du conseil de discipline 2001 dans le paragraphe II-Les faits reprochés à Monsieur LANDEL, paragraphe : Il refuse d’assurer certaines des obligations liées au statut de professeur

En vertu du principe « Non bis in idem » je demande que le deuxième alinéa en page 4 sur 7 soit purement et simplement supprimé du rapport disciplinaire de ce deuxième conseil de discipline.

Encore, en page 4 sur 7, le troisième alinéa, je cite :

« Il ne respecte plus son obligation de réserve (tracts, lettre ouverte au proviseur, pétition auprès des élèves).

Ces propos sont un résumé des propos contenus en pages 6/8 et 7/8 du rapport disciplinaire du conseil de discipline 2001 dans le paragraphe II-Les faits reprochés à Monsieur LANDEL, paragraphe : Il ne respecte plus son obligation de réserve

En vertu du principe « Non bis in idem » je demande que le troisième alinéa en page 4 sur 7 soit purement et simplement supprimé du rapport disciplinaire de ce deuxième conseil de discipline.

Toujours, en page 4 sur 7, le quatrième alinéa, je cite :

« Le comité médical départemental de l’Aisne est saisi pour la première fois au cours de l’année scolaire 2000/2001 pour vérifier l’aptitude à exercer ses fonctions de Monsieur LANDEL, qui refuse de se rendre par deux fois aux convocations devant le médecin expert. »

Ces propos sont un résumé des propos contenus en page 7/8 du rapport disciplinaire du conseil de discipline 2001 dans le paragraphe II-Les faits reprochés à Monsieur LANDEL, paragraphe : Il ne respecte plus son obligation de réserve

En vertu du principe « Non bis in idem » je demande que le quatrième alinéa en page 4 sur 7 soit purement et simplement supprimé du rapport disciplinaire de ce deuxième conseil de discipline.

Enfin, dans ce même paragraphe en page 4 sur 7, il est fait état, je cite :

« Le 26 septembre 2002, Monsieur LANDEL est rappelé à son obligation de réserve par le Recteur, suite à sa diffusion le 15 septembre 2002 au lycée Gay-Lussac de CHAUNY d’un courriel mettant en cause l’honnêteté du proviseur et des membres du conseil de discipline. Convoqué deux fois par le Secrétaire Général et le Directeur des Ressources Humaines, Monsieur LANDEL ne se rend pas aux rendez-vous du 4 juillet et du 3 octobre 2002. »

Il est nécessaire de donner quelques explications supplémentaires concernant cet épisode parachuté par le recteur dans ce rapport !

Le message en question était destiné à l’époque à faire connaître mon site internet nouvellement créé. De plus ce message internet n’a pas été envoyé uniquement au personnel du lycée Gay-Lussac de Chauny mais à plusieurs centaines d’enseignants et de chefs d’établissement de l’académie d’Amiens.

Le message était le suivant :

INFORMATION

A cause de faux témoignages :

Du proviseur du lycée Gay-Lussac de Chauny, De l’inspectrice pédagogique régionale (IPR) de Sciences Physiques de l’académie d’Amiens, Et de 3 « collègues » de Sciences Physiques du lycée Gay-Lussac de Chauny dont un représentant syndicaliste, tous volontairement présents lors de mon conseil de discipline du 21 septembre 2001 au rectorat d’Amiens, j’ai été injustement déplacé d’office dans un collège de ZEP de Soissons après 14 années de service au lycée Gay-Lussac de Chauny, pour de prétendues « casse de matériel de TP » et « attitude agressive ».

N’ayant jamais mis les pieds dans ce collège, étant en arrêt maladie, mon combat, à l’heure actuelle, est ma réintégration au lycée Gay-Lussac de Chauny.

Pour en savoir plus sur cette incroyable affaire, vous pouvez consulter mon site Internet personnel : www.guylandel.fr.st [Actuellement www.guylandel.com]

Chauny, Septembre 2002 LANDEL Guy [Professeur Certifié de Physique]

Le proviseur du lycée Gay-Lussac de Chauny, Marc JAILIN a répondu aux chefs d’établissement en leur envoyant le jeudi 19 septembre 2002, le message mail suivant :

« Cher collègue,

Vous avez été destinataire d’un message vous incitant à vous connecter sur un site « Guy LANDEL ». Je tiens à vous signaler qu’en mon nom et au nom de mes collègues du Lycée Gay Lussac, j’ai porté plainte pour diffamation et que Monsieur Le Recteur nous a apporté son soutien et l’assurance juridique de ses services. Je tiens également à remercier tous ceux qui m’ont apporté leur soutien.

Le Proviseur du Lycée Gay Lussac,

Marc JAILIN »

Ce même proviseur, par lettre au recteur Michel LEROY en date du 1 er octobre 2002, écrit :

« Monsieur le Recteur,

Pour information, veuillez trouver ci-joint, le document toujours diffusé dans Chauny à cette date (le 1/10/2002) par Monsieur Landel. L’ensemble de Chauny et ses environs sera donc ainsi quadrillé. Veuillez agréer mes salutations respectueuses. »

En date du 9 octobre 2002, j’envoie au recteur LEROY une lettre de mise au point pour le mettre au courant de quelques vérités évidentes.

En date du 27 février 2003, j’écris à Madame le Doyen des Juges d’Instruction à Laon pour lui demander si effectivement une plainte pour diffamation avait été déposée par le proviseur du lycée Gay-Lussac de Chauny.

En date du 25 mars 2003, Madame le Doyen des Juges d’Instruction me répond de prendre contact avec Monsieur le Procureur de la République.

En date du 26 mars 2003, j’écris à Monsieur le Procureur de la République pour les mêmes motifs. J’attends toujours une réponse !

En résumé, qu’il y ait eu plainte ou non du proviseur du lycée, au final il n’y a eu aucune suite judiciaire contre moi concernant cette affaire !

En conséquence, je demande que ce paragraphe relatif au dernier conseil de discipline 2001 soit supprimé, n’ayant rien à voir avec le sujet de l’ordre du jour, d’autant plus que le dernier alinéa, à savoir « Convoqué deux fois par le Secrétaire Général…… » n’a aucune relation avec ce qui précède : Voir explication ci-dessous, courriers du recteur MORVAN en date du 27 juin 2002 page 13 sur 23 et du recteur LEROY en date du 26 septembre 2002 page 14 sur 23.

1. Concernant l’historique de mes arrêts de travail depuis 2001

Enfin, pour finir avec ce paragraphe, en pages 4 sur 7 et 5 sur 7, concernant tout l’historique de mes absences au collège Gérard Philipe de Soissons d’octobre 2001 à ce jour, il est nécessaire et fondamental de bien distinguer les deux sortes de contrôle pouvant être effectuées par l’administration rectorale.

D’une part, il y a les contrôles effectués par un médecin agréé, à la demande du rectorat, contrôles destinés à vérifier le bien-fondé des arrêts de maladie en vertu de l’article 25 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 :

« Pour obtenir un congé de maladie, ainsi que le renouvellement du congé initialement accordé, le fonctionnaire doit adresser à l'administration dont il relève, par l'intermédiaire de son chef de service, une demande appuyée d'un certificat d'un médecin, d'un chirurgien- dentiste ou d'une sage-femme.

L'administration peut faire procéder à tout moment à la contre-visite du demandeur par un médecin agréé ; le fonctionnaire doit se soumettre, sous peine d'interruption du versement de sa rémunération, à cette contre-visite.

Le comité médical compétent peut être saisi, soit par l'administration, soit par l'intéressé, des conclusions du médecin agréé. »

Et d’autre part, il y a les demandes de vérification d’aptitude aux fonctions enseignantes. Dans ce cas, l’administration rectorale, avec le concours de l’Inspection académique, saisit le Comité médical départemental de l’Aisne pour avis. Mais pour que ce dernier puisse donner son avis au rectorat, il faut nécessairement, d’après les textes de loi, un rapport écrit du médecin de prévention. Depuis l’année 2000, date du début du harcèlement, le médecin de prévention est le docteur Monique VILLETTE de Laon et le comité médical départemental est représenté par le psychiatre Luc MARGAT du centre médico-psychologique de Tergnier, antenne de l’hôpital psychiatrique de Prémontré dans l’Aisne.

Dans le premier cas, la procédure étant légale, (le rectorat pouvant demander à un médecin agréé par lui, suite à chaque arrêt de travail, de vérifier le bien-fondé du congé de maladie ordinaire), je n’ai jamais refusé ce type de contrôle.

A l’inverse, dans le second cas, la procédure déclenchée chaque année, voire plusieurs fois par an, par le recteur, est tout à fait illégale, aucun texte de loi n’autorisant ce dernier à agir de la sorte et à me harceler, depuis bientôt 10 ans, au moyen de toutes sortes de manœuvres illégales ! En effet, comme le reconnaît à juste titre le recteur dans son rapport (page 5 sur 7), n’ayant jamais totalisé six mois d’arrêts de travail consécutifs depuis 2001, le Comité médical est dans l’impossibilité de se réunir pour statuer sur mon cas !

2. Inventaire des convocations à un examen médical par un médecin agréé

Vendredi 22 novembre 2002 à 14h00 chez le Dr. Jean-Claude COTTIGNIES à Tergnier

Vendredi 20 décembre 2002 à 20h00 chez le Dr. Alain TEXIER à La Fère

Vendredi 24 janvier 2003 à 21h00 chez le Dr. Alain TEXIER à La Fère

Mardi 18 mars 2003 à 15h00 chez le Dr. Jean-Claude COTTIGNIES à Tergnier

Vendredi 4 avril 2003 à 20h00 chez le Dr. Alain TEXIER à La Fère

Vendredi 16 mai 2003 à 20h00 chez le Dr. Alain TEXIER à La Fère

Mardi 16 septembre 2003 à 16h30 chez le Dr. Yves DESRUELLE à La Fère

Jeudi 4 décembre 2003 à 16h30 chez le Dr. Yves DESRUELLE à La Fère

Lundi 15 mai 2006 à 16h30 chez le Dr. Yves DESRUELLE à La Fère

Mercredi 14 juin 2006 à 14h chez le Dr. Giovanni SERIO [Psychiatre] à Soissons

Mercredi 10 octobre 2007 à 14h15 à domicile par le Dr. Yves DESRUELLE de La Fère

Vendredi 19 octobre 2007 à 9h15 chez le Dr. Yves DESRUELLE à La Fère

Vendredi 26 octobre 2007 à 14h30 chez le Dr. Yves DESRUELLE à La Fère

Lundi 19 novembre 2007 à 15h à domicile par le Dr. DE MUIZON de Chauny

3. Inventaire des mises en demeure avec menaces d’intimidation

Suite à mon déplacement d’office en octobre 2001 au collège de Soissons, le recteur MORVAN, me menaça sans arrêt pour essayer d’obtenir de mon médecin traitant des arrêts de travail pendant les congés scolaires dans le seul but de totaliser les six (6) mois consécutifs d’arrêts de maladie nécessaires pour qu’il puisse légalement saisir le comité médical départemental. La liste est édifiante :

14 novembre 2001

LR+AR du recteur MORVAN me menaçant de retenue sur traitement pour absence de justification (certificat de guérison ou d’aptitude à la reprise) pendant les vacances de la Toussaint (du 29 octobre au 4 novembre 2001).

21 décembre 2001

MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN : « Vous n’avez pas justifié votre absence depuis le 16 décembre 2001. Je vous demande donc de régulariser votre situation dans les meilleurs délais. Sans justificatif de votre part, je me verrai contraint d’opérer une retenue sur traitement. »

11 janvier 2002

DEUXIEME MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN avec arrêté pour service non fait du 16 décembre 2001 au 31 décembre 2001, 15/30èmes de retenue sur traitement effectué sur le mois de février 2002 [les vacances de Noël débutaient le 23 décembre 2002].

Mesure d’intimidation mise à exécution : retrait de 1272,83 € sur mon salaire de février 2002. Suite à mon intervention au Tribunal administratif d’Amiens, sans attendre le jugement, le recteur me reverse mon dû (1272,83 €) sur mon salaire du mois d’avril 2002. Bizarre !

19 février 2002

MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN : « Vous n’avez pas justifié votre absence depuis cette date [7 février 2002]. Je vous demande donc de régulariser votre situation dans les meilleurs délais. Sans justificatif de votre part, je me verrai contraint d’opérer une retenue sur traitement. »

Menace de retenue sur traitement pour absence à compter du 8 février 2002 [les vacances d’hiver débutaient le 2 février pour finir le 18 février 2002].

1 er mars 2002

MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN me menaçant de retenue sur traitement pour absence de justification (certificat de guérison ou d’aptitude à la reprise) pendant les vacances d’hiver (du 8 février 2002 au 17 février 2002).

20 mars 2002

LR+AR du recteur MORVAN : « Vous n’avez pas justifié votre absence depuis cette date [14 mars 2002]. Je vous demande donc de régulariser votre situation dans les meilleurs délais. Sans justificatif de votre part, je me verrai contraint d’opérer une retenue sur votre traitement. »

29 mars 2002

DEUXIEME MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN : « Vous n’avez toujours pas justifié votre absence depuis cette date [14 mars 2002]. Sans justificatif de votre part, je me verrai contraint d’opérer une retenue sur votre traitement. »

19 avril 2002

MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN : « Vous n’avez pas justifié votre absence depuis cette date [30 mars]. Je vous demande donc de régulariser votre situation dans les meilleurs délais. Sans justificatif de votre part, je me verrai contraint d’opérer une retenue sur traitement. »

Menace de retenue sur traitement pour absence de justification d’absence à partir du 31 mars 2002 [les vacances de Printemps débutaient le 31 mars 2002 et finissaient le 14 avril 2002].

3 mai 2002

MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN : « Je vous demande donc de bien vouloir régulariser votre situation administrative pour la période comprise entre le 30 mars 2002 et le 15 avril 2002. Sans justificatif de votre part, je me verrai contraint d’opérer une retenue sur traitement pour les deux périodes considérées. »

Menace de retenue sur traitement pour l’absence de justificatif du 8 février 2002 inclus au 17 février 2002 inclus [vacances d’hiver] et deuxième menace de retenue sur traitement pour l’absence de justificatif du 30 mars 2002 au 15 avril 2002 [vacances de Printemps].

31 mai 2002

MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN : « Vous n’avez pas justifié votre absence depuis cette date [14 mai 2002]. Je vous demande donc de régulariser votre situation dans les meilleurs délais. Sans justificatif de votre part, je me verrai contraint d’opérer une retenue sur traitement. »

27 juin 2002

MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN : « Vous n’avez pas justifié votre absence depuis cette date [14 juin 2002]. Je vous demande donc de régulariser votre situation dans les meilleurs délais. Sans justificatif de votre part, je me verrai contraint d’opérer une retenue sur traitement. »

27 juin 2002

Par courrier déposé dans le casier de mon épouse au lycée Gay-Lussac de Chauny fin juin 2002, le recteur MORVAN convoque mon épouse et moi-même à un entretien au rectorat de l’académie d’Amiens le jeudi 4 juillet 2002 à 18 heures (salle 203 – 2 ème étage) pour être reçus par Madame Brigitte BRUSCHINI, Secrétaire Générale d’académie, Monsieur Gérard CARON, Directeur des relations et des ressources humaines et Monsieur Thierry LOUBIERE, Chef de la division des personnels enseignants.

[Il est à noter que Madame Brigitte BRUSCHINI présidait mon conseil de discipline au nom du recteur le 21 septembre 2001!]

15 juillet 2002

MISE EN DEMEURE [LR+AR] du recteur MORVAN : « Vous n’avez pas justifié votre absence depuis cette date [29 juin 2002]. Je vous demande donc de régulariser votre situation dans les meilleurs délais. Sans justificatif de votre part, je me verrai contraint d’opérer une retenue sur traitement. »

Les vacances d’été commençaient le 29 juin 2002 et je devais fournir un congé de maladie pendant ces vacances !!! UN COMBLE !

Bien entendu, je n’ai jamais fourni un tel document depuis ma « nomination » au collège Gérard-Philipe de Soissons. Malgré tout, le recteur n’a pas mis ses menaces à exécution !

26 septembre 2002

[LR+AR] du recteur Michel LEROY [le recteur MORVAN ayant été nommé recteur de Lyon] m’écrit entre autre : « Vous ne vous êtes pas présenté à un entretien prévu au rectorat avec Madame BRUSCHINI, secrétaire générale d’académie et Monsieur CARON, directeur des relations et des ressources humaines le jeudi 4 juillet 2002. Je vous informe que cet entretien est reporté au jeudi 3 octobre 2002 à 17 heures et je vous demande d’y assister. »

Bien entendu, j’ai décliné une nouvelle fois l’invitation !

26 novembre 2002

[LR+AR] du recteur LEROY : « Par ailleurs, l’avis d’arrêt de travail, établi du 4 novembre 2002 au 23 novembre 2002 étant un avis initial et non la prolongation de l’arrêt précédent, je constate l’irrégularité de votre situation administrative entre le 24 octobre 2002 et le 3 novembre 2002.

Je vous informe que j’ai décidé de procéder au titre de ces deux situations, à une retenue sur traitement de 20/30èmes pour la période du 15 octobre 2002 au 3 novembre 2002. » [Les vacances de la Toussaint débutaient le 26 octobre 2002 pour finir le 4 novembre 2002].

9 avril 2003

[LR+AR] du recteur LEROY qui m’informe des décisions suivantes :

Sanction disciplinaire du blâme avec inscription au dossierdu recteur LEROY qui m’informe des décisions suivantes : Suspension immédiate de mon salaire pour défauts

Suspension immédiate de mon salaire pour défauts de présentation le 18 mars 2003 au cabinet du docteur COTTIGNIES et le 4 avril 2003 au cabinet du docteur TEXIER, médecins agréés, chargés de procéder aux contre-visites médicales.Sanction disciplinaire du blâme avec inscription au dossier Requête en annulation n° 0301431 enregistrée au Tribunal

Requête en annulation n° 0301431 enregistrée au Tribunal administratif d’Amiens en date du 2 juillet 2003 contre la décision de suspension de mon salaire par le recteur LEROY.

Requête n° 0301431 rejetée par le tribunal administratif d’Amiens par jugement en date du 28 juillet 2005 !

La Cour administrative d’appel de Douai a annulé le jugement du Tribunal administratif d’Amiens du 28 juillet 2005 (dossier n° 0301431) par arrêt en date du 27 juin 2007 !

4. Inventaire des convocations à une expertise médicale en vue de la réunion du Comité médical départemental

Dès octobre 2000, alors que j’étais toujours en activité au lycée Gay-Lussac de Chauny, le recteur MORVAN a décidé de saisir le comité médical de l’Aisne pour, je cite : « vérifier mon aptitude physique à l’exercice des fonctions enseignantes ».

Année scolaire 2000/2001

1. 13 octobre 2000 :

Point de départ du harcèlement moral : La lettre répugnante du proviseur JAILIN du lycée Gay-Lussac de Chauny au recteur MORVAN (Lettre que j’ai fini par obtenir 5 mois plus tard, le 23 mars 2001 suite à une procédure acharnée).

2. 13 novembre 2000 :

Lettre du recteur m’informant de la saisine du comité médical départemental afin de statuer sur mon aptitude à l’enseignement !

3. 27 novembre 2000 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

4. 29 novembre 2000 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le vendredi 8 décembre 2000 à Laon !

5.

4 décembre 2000 :

 

Lettre de la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) me demandant de me mettre en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

6.

22

décembre 2000 :

 

Lettre du centre médico-psychologique de Tergnier me fixant un rendez-vous chez le docteur MARGAT le jeudi 11 janvier 2001!

7.

12

janvier 2001 :

 

Lettre de la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) me demandant de prendre un autre rendez-vous chez le docteur MARGAT, n’ayant pas été à celui du 11 janvier 2001 (lettre assortie de menaces financières !)

8.

15

mars 2001 :

Lettre du recteur me demandant de justifier mes absences aux expertises et

m’informant du maintien de la saisine du comité médical départemental concernant la vérification de mon aptitude à enseigner !

9.

22

mars 2001 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le jeudi 5 avril 2001 !

10.

23

mars 2001 :

Lettre du recteur MORVAN m’envoyant la lettre répugnante que lui avait adressée le proviseur JAILIN le 13 octobre 2000 (Lettre obtenue suite au recours devant la CADA)

11.

30

mars 2001 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le vendredi 13 avril 2001 à Laon !

12.

10

avril 2001 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le jeudi 10 mai 2001 !

13.

30

mai 2001 :

LR+AR du recteur MORVAN m’informant qu’une procédure disciplinaire était engagée en raison de mon comportement et de mes actes contraires aux obligations de fonctionnaire de l’Etat !

Année scolaire 2001/2002

14. 29 août 2001

LR+AR du recteur MORVAN me convoquant devant le Conseil de discipline le

21 septembre 2001 au rectorat d’Amiens !

Conseil de discipline au rectorat d’Amiens le 21 septembre 2001 !

Ayant été déplacé d’office au collège Gérard-Philipe de Soissons suite au conseil de discipline manigancé par le rectorat d’Amiens, l’année scolaire 2001/2002 a été le cadre d’un harcèlement financier incessant de la part des services du rectorat avec de nombreuses mises en demeure de menaces de retrait de salaire !

Année scolaire 2002/2003

15.

13 septembre 2002 :

Lettre du recteur m’informant de la saisine du comité médical départemental afin de statuer sur mon aptitude à l’enseignement !

16. 20 septembre 2002 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

17. 8 octobre 2002 :

Lettre du Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) me demandant de me mettre en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

18. 18 novembre 2002 :

Lettre du centre médico-psychologique de Tergnier me fixant un rendez-vous chez le docteur MARGAT le vendredi 22 novembre 2002 !

19. 22 janvier 2003 :

LR+AR du recteur m’informant qu’une nouvelle procédure disciplinaire était engagée

20. 9 avril 2003 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le mercredi 7 mai 2003 à Laon !

21. 7 avril 2003 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le jeudi 15 mai 2003 !

22. 9 avril 2003 :

LR+AR du recteur LEROY m’informant qu’il avait décidé de m’infliger la sanction disciplinaire du blâme avec inscription au dossier assortie d’une suspension de salaire !

23. 15 avril 2003 :

Lettre du centre médico-psychologique de Tergnier me fixant un nouveau rendez-vous chez le docteur MARGAT le vendredi 16 mai 2003 !

Année scolaire 2003/2004

24. 5 décembre 2003 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

25. 16 décembre 2003 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le vendredi 9 janvier 2004 à Laon !

26. 12 janvier 2004 :

Lettre du Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) me demandant de me mettre en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

27. 16 janvier 2004 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le vendredi 13 février 2004 !

28. 10 mars 2004 :

LR+AR du recteur me demandant de justifier, par retour du courrier, mon défaut de présentation chez le docteur MARGAT le 13 février 2004 !

29. 16 avril 2004 :

LR+AR du recteur me demandant de justifier, par retour du courrier, mon défaut de présentation chez le docteur MARGAT le 13 février 2004 avec menaces à l’appui !

Année scolaire 2004/2005

30. 21 octobre 2004 :

Lettre de l’Inspecteur d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

31. 26 octobre 2004 :

Lettre du Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) me demandant de me mettre en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

32. 15 novembre 2004 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le lundi 29 novembre 2004 à Laon !

33. 13 décembre 2004 :

LR+AR de l’Inspecteur d’académie me demandant de me rendre chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier le vendredi 14 janvier 2005 !

34. 26 janvier 2005 :

LR+AR de la rectrice me demandant de justifier, par retour du courrier, mon défaut de présentation chez le docteur MARGAT le 14 janvier 2005, me somme de prendre contact avec le docteur MARGAT sous un délai de 8 jours ! A défaut, interruption du versement de ma rémunération !

35. 16 février 2005 :

LR+AR de la rectrice CAMPION m’informant qu’elle a décidé de suspendre le versement de ma rémunération jusqu’à ce que j’obtempère, conformément à la circulaire Fonction Publique n° 1711,34/cms et 2B 9 du 30 janvier 1989 !

36. 29 avril 2005 :

LR+AR de la rectrice me rappelant que le versement de ma rémunération sera rétabli dès lors que j’aurai accepté de me soumettre aux expertises médicales diligentées par le comité médical départemental, dans le cadre d’une vérification d’aptitude physique à l’emploi !

37. 29 août 2005 :

LR+AR de la rectrice me rappelant encore une fois que le versement de ma rémunération sera rétabli dès lors que j’aurai accepté de me soumettre aux expertises médicales diligentées par le comité médical départemental, dans le cadre d’une vérification d’aptitude physique à l’emploi ! Pour ce faire, il m’appartient de prendre rendez-vous auprès du docteur MARGAT à TERGNIER !

Requête en annulation n° 0500814-1 enregistrée au Tribunal administratif d’Amiens en date du 24 mars 2005 contre la décision de suspension de mon salaire par la rectrice CAMPION.

Année scolaire 2005/2006

Absence de lettre de harcèlement m’intimant l’ordre de me soumettre à une expertise psychiatrique chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier !

Par jugement en date du 19 janvier 2006, reçu le 8 mars 2006, le Tribunal administratif d’Amiens a annulé la décision illégale de la rectrice CAMPION en date du 16 février 2005 (requête n°0500814-1) !

Année scolaire 2006/2007

Absence de lettre de harcèlement m’intimant l’ordre de me soumettre à une expertise psychiatrique chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier !

Année scolaire 2007/2008

Absence de lettre de harcèlement m’intimant l’ordre de me soumettre à une expertise psychiatrique chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier !

Année scolaire 2008/2009

Reprise du harcèlement moral en fin d’année scolaire le 12 juin 2009 !

38. 12 juin 2009 :

LR+AR de la rectrice SANCIER-CHATEAU m’informant de la saisine du comité médical départemental de l’Aisne pour vérifier mon aptitude physique à l’exercice des fonctions enseignantes !

39. 15 juin 2009 :

Lettre du docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, me fixant un rendez- vous le lundi 22 juin 2009 à Laon !

40. 17 juin 2009 :

Lettre de l’Inspectrice d’académie m’informant que le comité médical départemental est saisi pour émettre un avis sur mon aptitude à exercer mes fonctions !

41. 25 juin 2009 :

LR+AR de la rectrice me mettant en demeure de me rendre à la nouvelle convocation du docteur VILLETTE le vendredi 3 juillet 2009 ! A défaut une nouvelle procédure disciplinaire sera engagée !

42. 14 septembre 2009 :

Lettre de la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) me demandant de prendre contact avec le docteur Luc MARGAT du centre médico- psychologique de Tergnier !

43. Courrier non daté :

Lettre du centre médico-psychologique de Tergnier me fixant un rendez-vous chez le docteur MARGAT le vendredi 25 septembre 2009 !

44. 23 novembre 2009 :

Lettre du Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) me demandant de me mettre à nouveau en rapport avec le centre médico-psychologique de Tergnier (02700) pour une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT !

45. 29 janvier 2010 :

LR+AR de la rectrice me convoquant devant le conseil de discipline le jeudi 1 er avril 2010 au rectorat d’Amiens !

Cette avalanche de lettres dont dix sept (17) en recommandé avec accusé de réception constitue un véritable harcèlement moral qui dure depuis près de dix (10) années orchestré par les différents recteurs qui se sont succédé à la tête du rectorat d’Amiens, à savoir Alain MORVAN, Michel LEROY, Marie-Danièle CAMPION, Tanneguy LARZUL, Ahmed CHARAÏ, Anne SANCIER-CHATEAU, Jean-Louis MUCCHIELLI !

Il est indéniable que toutes ces convocations chez le docteur psychiatre MARGAT ne sont nullement destinées à vérifier le bien-fondé de mes différents arrêts de travail. A titre d’exemple, parmi tant d’autres, considérons la lettre recommandée avec accusé de réception

de l’Inspecteur d’académie de l’Aisne, en date du 13 décembre 2004 qui a pour objet, je cite : « Convocation en expertise pour vérification d’aptitude. » Le contenu de la lettre est le suivant :

« Afin que le Comité Médical Départemental puisse émettre un avis concernant la vérification d’aptitude demandée par le Rectorat, je vous demanderais de bien vouloir vous rendre

LE VENDREDI 14 JANVIER 2005 à 15 heures

Chez le Docteur MARGAT, au centre médico-psychologique, 12 rue de la Libération à Tergnier, afin que celui-ci puisse vous expertiser.

Il est indispensable que vous vous présentiez à ce rendez-vous. »

Or, à cette époque, un premier arrêt de travail (de prolongation) a été établi par mon médecin traitant pour la période allant du 7 décembre 2004 au 17 décembre 2004. Puis suivirent les vacances de Noël du samedi 18 décembre 2004 au lundi 3 janvier 2005 pour lesquelles je n’ai fourni aucun arrêt de travail, étant en congé officiel ! A la rentrée scolaire 2005, mon médecin établit un nouvel arrêt de travail (initial) pour la période allant du 3 janvier au 3 février 2005.

En conséquence, lorsque l’Inspecteur d’académie, le 13 décembre 2004, me convoque chez le docteur MARGAT le 14 janvier 2005 pour m’expertiser, il ne peut s’agir d’une vérification du bien-fondé ou non de mon arrêt de travail, celui-ci se terminant le 17 décembre 2004 !

De même, lorsque la rectrice SANCIER-CHATEAU, par LR+AR en date du 25 juin 2009, me met en demeure avec menace à l’appui de me rendre à la nouvelle convocation du médecin de prévention, le docteur VILLETTE, le vendredi 3 juillet 2009, il ne peut s’agir en aucun cas d’une vérification du bien-fondé ou non de mon arrêt de travail, ce dernier se terminant le 2 juillet 2009, les vacances officielles d’été commençant le 3 juillet 2009 !

Il est indéniable que toutes ces convocations sont illégales et c’est pour cette raison que je n’ai jamais obtempérer malgré les nombreuses menaces d’intimidation de toutes sortes et malgré toutes les mesures de rétorsion manigancées par le rectorat : conseil de discipline le 21 septembre 2001, nombreuses mises en demeure en 2001/2002 et 2002/2003 avec menaces de retrait de salaire, blâme en 2003, suspension de salaire de 8 mois en 2003, suspension de salaire de 16 mois en 2005, menaces de radiation des cadres, nombreuses mises en demeure, avec menaces de sanction disciplinaire, magouilles et mensonges pour interdire mon retour légitime au lycée Gay-Lussac de Chauny en 2005, 2006 et 2008 lors des mutations intra- académiques, conseil de discipline programmé pour le 1 er avril 2010 !

II – 5 / Concernant les CONCLUSIONS [du rapport rectoral]

Dans ses conclusions, en page 6 sur 7, le recteur se réfère aux textes de loi [lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-16 du 11 janvier 1984] ainsi qu’au décret n°86-442 du 14 mars 1986 en mélangeant volontairement, parfois en les dénaturant, les différents articles de ces textes juridiques dans le seul but de semer la confusion et de faire admettre son raisonnement scabreux.

Le recteur écrit : « En refusant de se rendre à ces différentes convocations, Monsieur LANDEL a manifestement contrevenu à cette obligation envers son supérieur hiérarchique,

dont l’ordre n’était emprunt d’aucune illégalité.

En effet, l’article 34 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 (…) prévoit que : « Lorsqu’un chef de service estime, au vu d’une attestation médicale ou sur le rapport des supérieurs hiérarchiques, que l’état de santé d’un fonctionnaire pourrait justifier qu’il lui soit fait application des dispositions de l’article 34 (3° ou 4°) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, il peut provoquer l’examen médical de l’intéressé dans les conditions prévues aux alinéas 3 et suivants de l’article 35 ci-dessous (…) »

D’après les dispositions de l’article 34 (3° ou 4°) de la loi du 11 janvier 1984 concernant le congé de longue maladie ou le congé de longue durée, il n’est donc aucunement indispensable d’attendre un délai de six mois consécutifs pour saisir le comité médical, si le supérieur hiérarchique estime que cela est nécessaire au vu des attestations médicales fournies par le fonctionnaire. »

Les dispositions de l’article 34 (3° ou 4°) de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 mentionnent que le fonctionnaire en activité a droit :

« 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qu'elle présente un caractère invalidant et de gravité confirmée (…)

4° A un congé de longue durée, en cas de tuberculose, maladie mentale, affection cancéreuse, poliomyélite ou déficit immunitaire grave et acquis (…) »

Ayant démontré ci-dessus que la cinquantaine de convocations en expertise chez le docteur Luc MARGAT d’octobre 2000 à ce jour était totalement illégale n’ayant jamais totalisé six mois consécutifs de congés de maladie ordinaire, le recteur change subitement de stratégie en voulant me faire bénéficier soit d’un congé de longue maladie soit d’un congé de longue durée !

Pourquoi une telle initiative philanthropique de sa part après 2158 jours d’arrêt de travail depuis 2001 ? Tout simplement pour pouvoir enclencher légalement le processus de réunion obligatoire du comité médical départemental. En effet, d’après l’article 7 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, les comités médicaux sont chargés de donner à l'autorité compétente, dans les conditions fixées par le présent décret, un avis sur les contestations d'ordre médical qui peuvent s'élever à propos de l'admission des candidats aux emplois publics, de l'octroi et du renouvellement des congés de maladie et de la réintégration à l'issue de ces congés.

Ils sont consultés obligatoirement en ce qui concerne :

1. La prolongation des congés de maladie au-delà de six mois consécutifs ;

2. L'octroi des congés de longue maladie et de longue durée ; (…)

En date du 26 janvier 2005, la rectrice CAMPION m’écrivait :

« Depuis votre nomination au collège Gérard-Philipe de SOISSONS, le 10 octobre 2001, vous avez fait valoir de très nombreux arrêts de maladie.

Conformément aux dispositions de l’article 7 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, le comité médical départemental doit obligatoirement être consulté, en ce qui concerne notamment la prolongation des congés de maladie au-delà de six mois consécutifs.

En conséquence, j’ai saisi ladite instance médicale, afin qu’elle se prononce sur votre aptitude physique à l’enseignement et qu’elle envisage la possibilité de vous faire bénéficier d’un congé de longue maladie ou de longue durée, dans l’hypothèse où votre état de santé justifierait l’attribution de l’un de ces congés.(…) »

A l’époque en 2005, la rectrice CAMPION croyait bien pouvoir appliquer le 1. puis dans la

foulée le 2. ! Cinq ans plus tard, en 2010, après la convocation au conseil de discipline du

1 er avril 2010, par la rectrice SANCIER-CHATEAU, le nouveau recteur, contraint et forcé change de stratégie : ne pouvant plus appliquer le 1. il se rabat sur le plan B, le 2.

Mais le recteur oublie (oubli volontaire ?) de citer les deux premiers alinéas de l’article 35 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, à savoir :

« Pour obtenir un congé de longue maladie ou de longue durée, les fonctionnaires en

position d'activité ou leurs représentants légaux doivent adresser à leur chef de service une demande appuyée d'un certificat de leur médecin traitant spécifiant qu'ils sont susceptibles de bénéficier des dispositions de l'article 34 (3° ou 4°) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée.

Le médecin traitant adresse directement au secrétaire du comité médical prévu aux articles 5 et 6 un résumé de ses observations et les pièces justificatives qui peuvent être prescrites dans certains cas par les arrêtés prévu à l'article 49 du présent décret. »

Or, en ce qui me concerne, je n’ai jamais fait la moindre demande au rectorat pour pouvoir bénéficier des dispositions de l’article 34 (3° ou 4°) de la loi du 11 janvier 1984.

De même, mon médecin traitant, le docteur Jean-Marie MENGUY, n’a jamais envoyé à l’administration le moindre document allant dans ce sens !

Pour preuve, une attestation de mon médecin traitant, le docteur Jean-Marie MENGUY, en date du 11 mars 2010, qui certifie :

« 1) que Monsieur Guy LANDEL ne présente pas une maladie donnant droit à l’octroi d’un congé de longue maladie ni ne pouvant être reconnue comme affection de longue durée.

2) qu’il n’a pas été fait de demande de cette sorte ni de ma part ni de la sienne à ma connaissance. » [Voir pièce jointe]

Par contre, par lettre recommandée avec avis de réception en date du 16 février 2010, j’ai demandé à la rectrice SANCIER-CHATEAU de bien vouloir me communiquer les deux documents intitulés « Attestation médicale » et « Rapport des supérieurs hiérarchiques » justifiant une telle initiative de sa part. N’ayant rien reçu de tel dans le courrier en réponse du recteur en date du 3 mars 2010 hormis une nième demande de saisine du comité médical

départemental à l’Inspecteur d’académie (document hors sujet), j’ai saisi la CADA pour une demande d’avis en date du 11 mars 2010 puis une deuxième en date du 17 mars 2010.

Notons au passage, dans ce courrier à l’Inspectrice d’académie en date du 12 juin 2009, un mensonge supplémentaire de la rectrice quand elle écrit, je cite : « Le dernier contrôle médical, réalisé en octobre 2007, avait conclu au bien-fondé de l’arrêt prescrit. »

Or, les trois derniers contrôles effectués en octobre 2007 (énumérés en page 11 sur 25), sont les suivants :

Le mercredi 10 octobre 2007 à 14h15, visite à domicile du Dr. Yves DESRUELLE de La Fère qui a constaté mon absence. Je me suis excusé auprès des services du rectorat pour cette absence par courrier en date du 16 octobre 2007.

Concernant la contre-visite du vendredi 19 octobre 2007 chez le Dr. Yves DESRUELLE, je me suis excusé auprès des services du rectorat pour cette absence par courriers en date du 16 octobre 2007 puis du 15 novembre 2007.

De même, concernant la contre-visite du vendredi 26 octobre 2007 chez le Dr. Yves DESRUELLE, je me suis excusé auprès des services du rectorat pour cette absence par courrier en date du 15 novembre 2007.

En conséquence c’est un mensonge d’écrire de tels propos, aucune des trois contre-visites énumérées ci-dessus n’ayant eu lieu et n’ayant pu, de ce fait, vérifier et conclure au bien- fondé de l’arrêt de travail prescrit du 3 octobre 2007 au 26 octobre 2007 !

C’est pourquoi, par lettre recommandée avec avis de réception en date du 19 mars 2010, j’ai demandé au recteur de bien vouloir m’envoyer une copie du rapport du médecin ayant conclu « au bien-fondé de l’arrêt prescrit ».

Donc, n’ayant jamais demandé au rectorat de pouvoir bénéficier de tels congés (longue maladie ou longue durée), mon médecin traitant n’ayant jamais fourni d’attestation médicale allant dans ce sens, le recteur ne peut en aucun cas prendre de telles initiatives totalement illégales. L’abus de pouvoir rectoral est incontestable.

Le recteur écrit de même en page 6 sur 7 : « Or, Monsieur LANDEL étant placé de manière quasiment continue en arrêt maladie (hors vacances scolaires) depuis le mois d’octobre 2001 et refusant par ailleurs de se soumettre aux contrôles médicaux diligentés par son employeur pour vérifier s’il est en droit de bénéficier des différentes positions de congés de maladie prévues par la loi, qui viennent d’être rappelés il est de fait placé dans une position administrative irrégulière. »

Les propos énoncés ci-dessus par le recteur sont mensongers et contradictoires :

Ils sont mensongers car ce que je refuse depuis novembre 2000, ce sont les expertises psychiatriques chez le docteur Luc MARGAT au centre médico-psychologique de Tergnier, expertises psychiatriques manigancées par le rectorat qui ne peuvent s’apparenter à des contrôles médicaux pour savoir si je peux bénéficier ou non des congés de longue maladie ou de longue durée vu que ni mon médecin traitant ni moi- même avons été à un moment quelconque demandeurs de tels congés !

Ils sont contradictoires car lors de la F.P.M.A. de juin 2008 concernant les mutations intra-académiques, en réponse à la question d’un commissaire paritaire qui s’étonnait que la situation de Monsieur LANDEL puisse perdurer en l’état, le Président Laurent GERIN, au nom du recteur Tanneguy LARZUL rappelle, je cite : « que Monsieur LANDEL est en position régulière, puisqu’il est couvert par des congés de maladie ordinaire, hors les périodes des congés scolaires, et que l’administration ne peut préjuger de la décision du médecin. » [Voir Procès-verbal de la FPMA du 16 juin 2008 sur les mutations intra-académiques]

Il est vraiment curieux d’être en position régulière pendant sept (7) années de 2001 à 2008 après plus de 1700 jours d’arrêts de travail puis subitement d’être en position irrégulière alors que rien n’a changé étant toujours couvert par des congés de maladie ordinaire, hors les périodes des congés scolaires !!!

Le dernier alinéa du paragraphe V-CONCLUSIONS réitère l’intitulé mensonger de l’ordre du jour écrit en page de garde. De plus, ce qui est plus grave, et qui constitue une manipulation de la part du recteur, c’est qu’il soit demandé aux commissaires paritaires de donner leur avis et de voter sur des faits totalement imaginaires et mensongers, voire diffamatoires, à savoir le « Refus d’obéissance caractérisé de l’intéressé et les conséquences qu’il convient de tirer de son refus de se soumettre aux contrôles médicaux diligentés pour vérifier le bien-fondé des arrêts maladie successifs ».

IIIIII CCOONNCCLLUUSSIIOONN

En accord avec l’article 3 du décret n°84-961 du 25 octobre 1984, je demande que ce contre- rapport soit porté à la connaissance de tous les membres de la commission administrative paritaire des professeurs certifiés siégeant en formation disciplinaire le 1 er avril 2010. En outre, je demande qu’il soit lu intégralement devant le conseil de discipline après le rapport disciplinaire du recteur MUCCHIELLI.

En conclusion, je demande aux commissaires paritaires de respecter les points suivants:

A. La rectification de l’ordre du jour inexact de ce deuxième conseil de discipline,

B. Le retrait de toutes les notations administratives contenues dans le paragraphe II-2 Notation administrative, n’ayant rien à voir avec les faits qui me sont reprochés en page 5 sur 7 du rapport disciplinaire,

C. Le retrait de toutes les notations pédagogiques contenues dans le paragraphe II- 3 rapports d’inspection et rapports de visite, n’ayant rien à voir avec les faits qui me sont reprochés en page 5 sur 7 du rapport disciplinaire,

D. Le retrait de toutes les annotations et faits reprochés ayant déjà fait l’objet de la sanction disciplinaire du déplacement d’office lors du premier conseil de discipline du 21 septembre 2001, en vertu de la règle « Non bis in idem » qui signifie en français « Pas deux fois pour la même chose ».

Et de se prononcer uniquement sur les faits qui me sont reprochés par le recteur, énoncés en page 5 sur 7 du rapport disciplinaire, à savoir :

A. Le refus de me soumettre à la vérification de mon aptitude physique à l’exercice des fonctions enseignantes ! Je rappelle que cette vérification m’a été demandée une cinquantaine de fois depuis l’an 2000, demandes assorties de toutes sortes de menaces et de sanctions [Voir ci-dessus en pages 14 à 19]. La vérification de mon aptitude physique à l’exercice des fonctions enseignantes a même été demandée par le rectorat tout au long de l’année 2000/2001 alors que j’exerçais au lycée Gay-Lussac de Chauny, sans aucune période d’arrêt de travail !

B. Mon absence à la convocation du médecin de prévention, le docteur VILLETTE, le 22 juin 2009,

C. Ma deuxième absence à la convocation du même médecin, le 3 juillet 2009,

D. Mon absence à la convocation du médecin psychiatre, le docteur MARGAT, le 25 septembre 2009 au centre médico-psychologique de Tergnier, antenne de l’hôpital psychiatrique de Prémontré dans l’Aisne !

Fait à Chauny, le 26 mars 2010

LANDEL Guy

PJ : Certificat médical de mon médecin traitant en date du 11 mars 2010.

LANDEL Guy 25, rue du Général Leclerc 02300 CHAUNY. Professeur Certifié de Physique Site Internet : www.guylandel.com

Chauny, le 2 avril 2010

Monsieur le Recteur Académie d’Amiens

20, Boulevard d’Alsace-Lorraine

80063 Amiens Cedex 9

Lettre recommandée avec avis de réception 1A 030 774 4837 9

Objet : Demande du document « Procès-verbal du Conseil de discipline du 1 er avril 2010 »

Suite au conseil de discipline bidon et truqué du 21 septembre 2001 manigancé par le rectorat d’Amiens, j’ai été déplacé d’office du lycée Gay-Lussac de Chauny au collège Gérard Philipe de Soissons à compter d’octobre 2001.

Par lettre recommandée en date du 29 janvier 2010, vous m’apprenez qu’un deuxième conseil de discipline va se réunir le jeudi 1 er avril 2010 !

Le conseil de discipline s’étant réuni le 1 er avril 2010 au rectorat d’Amiens, je vous demanderais de bien vouloir m’envoyer, à mon adresse personnelle, une copie du procès- verbal de mon conseil de discipline.

LANDEL Guy.

LANDEL Guy 25, rue du Général Leclerc 02300 CHAUNY. Tél : 03 23 52 10 55

Chauny, le 28 avril 2010

Monsieur le Recteur Rectorat d’Amiens

20, Boulevard d’Alsace-Lorraine

80063 Amiens Cedex 9

Lettre recommandée avec avis de réception 1A 030 774 4842 3

Objet : Demande des copies des Certificats médicaux fournis par M. LANDEL Guy ayant justifié votre décision de faire application de l’article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.

Dans votre mémoire en réponse en date du 2 février 2010 adressé au Tribunal administratif d’Amiens concernant le dossier n° 0701657-2, vous avez écrit, en page 2, je vous cite :

« En effet, l’article 34 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 prévoit que « lorsqu’un chef de service estime, au vu d’une attestation médicale ou sur le rapport des supérieurs hiérarchiques, que l’état de santé d’un fonctionnaire pourrait justifier qu’il soit fait application des dispositions de l’article 34 (3° ou 4°) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, il peut provoquer l’examen médical de l’intéressé dans les conditions prévues aux alinéas 3 et suivants de l’article 35 ci-dessous » ».

De même, dans votre rapport disciplinaire en date du 2 mars 2010, concernant mon conseil de discipline du 1 er avril 2010, en page 6 sur 7, vous écrivez, je vous cite :

« En refusant de se rendre à ces différentes convocations, Monsieur LANDEL a manifestement contrevenu à cette obligation d’obéissance envers son supérieur hiérarchique, dont l’ordre n’était empreint d’aucune illégalité.

En effet, l’article 34 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 prévoit que « lorsqu’un chef de service estime, au vu d’une attestation médicale ou sur le rapport des supérieurs hiérarchiques, que l’état de santé d’un fonctionnaire pourrait justifier qu’il soit fait application des dispositions de l’article 34 (3° ou 4°) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, il peut provoquer l’examen médical de l’intéressé dans les conditions prévues aux alinéas 3 et suivants de l’article 35 ci-dessous » ».

Par LR+AR en date du 16 février 2010, je vous avais demandé de bien vouloir m’envoyer une copie des deux documents intitulés attestation médicale et rapport des supérieurs hiérarchiques.

Par LR+AR en date du 3 mars 2010, pour toute réponse à ma demande de ces deux documents, vous m’envoyez une copie de votre lettre de demande de saisine du comité médical départemental, adressée le 12 juin 2009 à Madame l’Inspectrice d’Académie !

Le document envoyé par vos services étant totalement hors-sujet, en date du 17 mars 2010, j’ai saisi la CADA pour une demande d’avis.

Dans son avis n°20101555-EDC du 22 avril 2010, la CADA me répond :

« En réponse à la demande qui lui a été adressée, le recteur de l’académie d’Amiens a informé la commission de ce que la décision de faire application de l’article 34 de la loi n° 84.16 du 11 janvier 1984 vis-à-vis de Monsieur Guy LANDEL, a été prise non pas sur la base d’une attestation médicale ou sur le rapport de supérieurs hiérarchiques, mais sur la base de certificats médicaux fournis par le demandeur lui-même. »

La CADA conclut en ces termes : « Dès lors que de tels documents n’existent pas, la commission ne peut que déclarer sans objet la demande d’avis. »

En conséquence, je vous demanderais de bien vouloir m’envoyer, à mon adresse personnelle, les copies des certificats médicaux fournis par moi-même ayant justifié votre décision de faire application de l’article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.

LANDEL Guy.

LANDEL Guy 25, rue du général Leclerc 02300 CHAUNY

Chauny, le 5 mai 2010

Monsieur le Président De la Commission d'Accès

Aux Documents Administratifs 35, rue Saint-Dominique

75700 PARIS 07 SP

Objet : Demande de copie du document « Procès-verbal du conseil de discipline du 1 er avril 2010 »

Monsieur le Président,

Par courrier recommandé avec avis de réception 1A 030 774 4837 9 en date du 2 avril 2010, j’ai demandé au recteur de l’académie d’Amiens de bien vouloir me communiquer une copie du document intitulé Procès-verbal du conseil de discipline du 1 er avril 2010.

j'ai l'honneur de

saisir votre Commission d'une demande d'avis sur le refus par le recteur de me communiquer le document cité en objet.

N’ayant aucune réponse de la part du recteur depuis plus d’un mois,

Dans l'attente de l'avis de votre Commission, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma considération distinguée.

LANDEL Guy

PJ : LR+AR au recteur en date du 2 avril 2010

LANDEL Guy 25, rue du général Leclerc 02300 CHAUNY

Chauny, le 31 mai 2010

Monsieur le Président De la Commission d'Accès

Aux Documents Administratifs 35, rue Saint-Dominique

75700 PARIS 07 SP

Lettre recommandée avec avis de réception n° 1A 030 774 4838 6

Objet : Demande de copies des documents Certificats médicaux fournis par moi-même au recteur

Monsieur le Président,

Par courrier recommandé avec avis de réception 1A 030 774 4842 3 en date du 28 avril 2010, j’ai demandé au recteur de l’académie d’Amiens de bien vouloir me communiquer les copies des Certificats médicaux fournis par moi-même ayant justifié sa décision de faire application de l’article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.

N’ayant aucune réponse de la part du recteur depuis plus d’un mois, j'ai l'honneur de saisir votre Commission d'une demande d'avis sur le refus par le recteur de me communiquer les documents cités en objet.

Dans l'attente de l'avis de votre Commission, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma considération distinguée.

LANDEL Guy

PJ : LR+AR au recteur en date du 28 avril 2010

LANDEL Guy 25, rue du Général Leclerc 02300 CHAUNY. Professeur Certifié de Physique

Chauny, le 4 juin 2010

Monsieur le Recteur Académie d’Amiens

20, Boulevard d’Alsace-Lorraine

80063 Amiens Cedex 9

Lettre recommandée avec avis de réception 1A 031 201 8691 3

Objet : Demande du document « Arrêté fixant la liste des membres de la Commission administrative paritaire académique concernant le Conseil de discipline du 1 er avril 2010 »

Suite à la réception ce jour du procès-verbal de la commission administrative paritaire académique compétente à l’égard des professeurs certifiés qui a siégé en formation disciplinaire le 1 er avril 2010, je vous demanderais de bien vouloir me communiquer une copie de l’arrêté fixant la liste des membres de la Commission administrative paritaire académique concernant le Conseil de discipline du 1 er avril 2010 » Ce document m’est communicable de plein droit, en conformité avec la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978.

LANDEL Guy.

A v o c a t

a u

MB

B a r r e a u

d e

P a r i s

TRIBUNAL ADMINISTRATIF D’AMIENS

REQUETE ET MEMOIRE

POUR :

Monsieur Guy LANDEL, demeurant 25, rue de Général Leclerc, 02300 - CHAUNY.

CONTRE :

L’arrêté en date du 18 mai 2010 par lequel le Ministre de l’Education Nationale a décidé de lui infliger la sanction de 4 ème groupe de mise à la retraite d’office (Prod. n° 1).

FAITS ET PROCEDURE

I- En fait, Monsieur Guy LANDEL est fonctionnaire du Ministère de l’Education Nationale. Après avoir obtenu le Diplôme d’Ingénieur électricien de l’Ecole d’Electricité Industrielle de PARIS, il a exercé plusieurs fonctions en Algérie en tant qu’ingénieur à la Société nationale de distribution d’eau potable et industrielle (SONADE) puis en tant qu’enseignant à l’Université de CONSTANTINE (1973-1987), avant de revenir en France où il a été affecté en tant qu’enseignant au Lycée Gay-Lussac à CHAUNY.

Au cours de sa carrière, il n’avait jamais rencontré de difficultés avant l’année 2000. Mais, au cours de l’année 2000, il a fait l’objet de graves accusations diffamatoires et infondées qui seront à l’origine de tous les déboires professionnelles qu’il subit depuis.

rappeler

Pour chronologiquement les faits :

1) Par une lettre en date du 13 octobre 2000, le Proviseur du lycée Gay-Lussac de CHAUNY a demandé au Recteur de l’Académie d’AMIENS de lui faire bénéficier d’une "aide psychologique" (Prod. n° 2).

A compter de cette date, le Rectorat de l’Académie d’AMIENS a commencé à harceler Monsieur LANDEL sachant que dès le mois de novembre 2000, une procédure de vérification de son aptitude à enseigner a été ordonnée.

Par lettre en date du 13 novembre 2000, le Recteur de l’Académie d’AMIENS a informé Monsieur LANDEL de la saisine du comité départemental afin de statuer sur son aptitude à l'enseignement (Prod. n° 3 et 4).

Depuis dix ans, le Rectorat de l’Académie d’AMIENS tente d’imposer à Monsieur LANDEL de se soumettre à une expertise médicale chez le Docteur Luc MARGAT, psychiatre, au Centre Médico-Psychologique de TERGNIER, antenne de l’Hôpital Psychiatrique de PREMONTRE dans l’Aisne (Prod. n° 5).

Par lettre en date du 27 novembre 2000, l’Inspecteur d’Académie a informé Monsieur LANDEL que le comité médical départemental avait été saisi pour émettre un avis sur son aptitude à exercer ses fonctions (Prod. n° 6).

Monique

VILLETTE, médecin de prévention, lui a fixé un rendez-vous (Prod. n° 7).

Par lettre en date du 4 décembre 2000, la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) lui a demandé de se mettre en rapport avec le Centre Médico-Psychologique de TERGNIER pour effectuer une contre-visite chez le psychiatre Luc MARGAT (Prod. n° 8).

Par lettre en date du 22 décembre 2000 le Centre Médico- Psychologique de TERGNIER lui a fixé un rendez-vous chez le Docteur MARGAT (Prod. n°

9).

Par lettre en date du 12 janvier 2001, la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) lui a demandé de prendre un autre rendez-vous chez le Docteur MARGAT, en assortissant son courrier de menaces financières (Prod. n° 10).

bien

comprendre

le

contexte,

il

convient

de

Par

lettre

en

date

du

29

novembre

2000,

le

Docteur

2

Par lettre en date du 15 mars 2001, le Recteur de l’Académie d’AMIENS lui a demandé de justifier ses absences aux expertises en l’informant du maintien de la procédure de saisine du comité médical départemental concernant la vérification de son aptitude à enseigner (Prod. n° 11 et 12).

Par lettre en date du 22 mars 2001, l’Inspecteur d’Académie lui a demandé de se rendre chez le docteur MARGAT au Centre Médico-Psychologique de TERGNIER (Prod. n° 13).

Par lettre en date du 23 mars 2001, le Recteur de l’Académie d’AMIENS lui a envoyé, après avis favorable de la commission d’accès aux documents

administratifs, la lettre que lui avait adressée le proviseur JAILIN le 13 octobre 2000. C’est cette lettre qui est à l’origine des problèmes professionnels de Monsieur LANDEL (Prod. n°

14 et 15).

Par lettre en date du 30 mars 2001, le Docteur Monique VILLETTE, médecin de prévention, lui a fixé un rendez-vous (Prod. n° 16).

Par lettre en date du 10 avril 2001, l’Inspecteur d’Académie lui a demandé de se rendre chez le Docteur MARGAT au Centre Médico-Psychologique de TERGNIER (Prod. n° 17).

Par lettre en date du 30 mai 2001, le Recteur de l’Académie d’AMIENS lui a indiqué qu’une procédure disciplinaire était engagée en raison de son comportement et de ses actes qualifiés de "contraires aux obligations de fonctionnaire de l’Etat" (Prod. n° 18).

29 août 2001, le Recteur de l’Académie

d’AMIENS l’a convoqué devant le Conseil de discipline (Prod. n° 19).

Au terme de ce Conseil de discipline, qui s’est tenu le 21 septembre 2001 au Rectorat de l’Académie d’AMIENS, le Recteur de l’Académie d’AMIENS a infligé à Monsieur LANDEL une sanction du deuxième groupe, en prononçant son déplacement d’office au collège Gérard-Philipe de SOISSONS (Prod. n° 20).

2) L’année scolaire 2001/2002 sera le cadre d’un harcèlement financier incessant de la part des services du Rectorat de l’Académie d’AMIENS qui ont adressé à Monsieur LANDEL de nombreuses lettres tantôt de mises en demeure tantôt de menaces de retrait de salaire.

Par lettre en date du 13 septembre 2002, le Recteur de l’Académie d’AMIENS l’a informé de la saisine du comité médical départemental afin de statuer sur son aptitude à l’enseignement (Prod. n° 21).

Par lettre en date du 20 septembre 2002, l’Inspecteur d’Académie l’a informé que le comité médical départemental avait été saisi pour émettre un avis sur son aptitude à exercer ses fonctions (Prod. n° 22).

Par lettre en date du 8 octobre 2002, le Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) lui a demandé de se mettre en rapport avec le Centre Médico- Psychologique de TERGNIER pour une contre-visite chez le psychiatre MARGAT (Prod. n°

23).

Par lettre en date du 18 novembre 2002, le Centre Médico-

Psychologique de TERGNIER lui a fixé un rendez-vous chez le Docteur MARGAT (Prod. n°

24 et 25).

Par lettre en

date du

3

Par lettre en date du 22 janvier 2003, le Recteur de l’Académie d’AMIENS l’a informé qu’une nouvelle procédure disciplinaire était engagée (Prod. n° 26).

Par lettre en date 7 avril 2003, l’Inspecteur d’Académie lui a demandé de se rendre chez le Docteur MARGAT au Centre Médico-Psychologique de TERGNIER (Prod. n° 27).

Par lettre en date du 9 avril 2003, le Docteur VILLETTE, médecin de prévention, lui a fixé un rendez-vous (Prod. n° 28).

Par lettre en date du 9 avril 2003, le Recteur de l’Académie d’AMIENS l’a informé qu’il avait décidé de lui infliger la sanction disciplinaire du blâme avec inscription au dossier, assortie d’une suspension de salaire jugée illégale par la Cour administrative d’appel de DOUAI (Prod. n° 28).

Par lettre en date du 15 avril 2003, le Centre Médico-Psychologique de TERGNIER lui a fixé un nouveau rendez-vous chez le Docteur MARGAT (Prod. n° 29).

Par lettre en date du 5 décembre 2003, l’Inspecteur d’Académie l’a informé que le comité médical départemental a été saisi pour émettre un avis sur son aptitude à exercer ses fonctions (Prod. n° 30).

Monique

VILLETTE, médecin de prévention, lui a fixé un rendez-vous (Prod. n° 31).

Par lettre en date du 12 janvier 2004, le Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) lui a demandé de se mettre en rapport avec le Centre Médico- Psychologique de TERGNIER pour une contre-visite chez le psychiatre MARGAT (Prod. n°

32).

Par lettre en date du 16 janvier 2004, l’Inspecteur d’Académie lui a enjoint de se rendre chez le Docteur MARGAT au Centre Médico-Psychologique de TERGNIER (Prod. n° 33).

Par lettre en date du 10 mars 2004, le Recteur de l’Académie d’AMIENS lui a demandé de justifier, par retour du courrier, son défaut de présentation chez le Docteur MARGAT le 13 février 2004 (Prod. n° 34).

Par lettre en date du 16 avril 2004, le Recteur de l’Académie d’AMIENS lui a enjoint de justifier, par retour du courrier, son défaut de présentation chez le Docteur MARGAT le 13 février 2004 en le menaçant (Prod. n° 35).

Par lettre en date du 21 octobre 2004, l’Inspecteur d’Académie l’a informé que le comité médical départemental avait été saisi pour émettre un avis sur son aptitude à exercer ses fonctions (Prod. n° 36).

Par lettre en date du 26 octobre 2004, le Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) lui a demandé de se mettre en rapport avec le Centre Médico- Psychologique de TERGNIER pour une contre-visite chez le Docteur MARGAT (Prod. n°

37).

Monique

VILLETTE, médecin de prévention, lui a fixé un rendez-vous (Prod. n° 38).

Par lettre en date du 13 décembre 2004, l’Inspecteur d’Académie lui a enjoint de se rendre chez le Docteur MARGAT au Centre Médico-Psychologique de TERGNIER (Prod. n° 39).

Par

lettre

en

date

du

16

décembre

2003,

le

Docteur

Par

lettre

en

date

du

15

novembre

2004,

le

Docteur

4

Par lettre en date du 26 janvier 2005, le Recteur de l’Académie d’AMIENS lui a demandé de justifier, par retour du courrier, son défaut de présentation chez le Docteur MARGAT le 14 janvier 2005 en le sommant de prendre contact avec ce psychiatre sous un délai de 8 jours sous peine d’interrompre sa rémunération (Prod. n° 40).

Par lettre en date du 16 février 2005, le Recteur de l’Académie d’AMIENS l’a informé de sa décision de suspendre le versement de sa rémunération jusqu’à ce qu’il obtempère à sa demande (Prod. n° 41). Cette suspension de salaire de 16 mois a été jugée illégale par le Tribunal administratif d’AMIENS.

Par lettre en date du 29 avril 2005, le Recteur de l’Académie d’AMIENS lui a indiqué que le versement de sa rémunération serait rétabli dès lors qu’il aura accepté de se soumettre aux expertises médicales diligentées par le comité médical départemental, dans le cadre d’une vérification d’aptitude physique à l’emploi (Prod. n° 41).

Par lettre en date du 29 août 2005, le Recteur de l’Académie d’AMIENS lui a indiqué encore une fois que le versement de sa rémunération serait rétabli dès lors qu’il aura accepté de me soumettre aux expertises médicales diligentées par le comité médical départemental, dans le cadre d’une vérification d’aptitude physique à l’emploi. Pour ce faire, il appartenait à Monsieur LANDEL de prendre rendez-vous auprès du Docteur MARGAT (Prod. n° 42).

Par lettre en date du 12 juin 2009, le Recteur de l’Académie d’AMIENS l’a informé de la saisine du comité médical départemental de l’Aisne pour vérifier son aptitude physique à l’exercice des fonctions enseignantes (Prod. n° 43).

Par lettre en date du 15 juin 2009, le Docteur VILLETTE, médecin de prévention, lui a fixé un rendez-vous (Prod. n° 44).

Par lettre en date du 17 juin 2009, l’Inspectrice d’Académie l’a informé que le comité médical départemental avait été saisi pour émettre un avis sur son aptitude à exercer ses fonctions (Prod. n° 45).

Par lettre en date du 25 juin 2009, le Recteur de l’Académie d’AMIENS l’a mis en demeure de se rendre à la nouvelle convocation du Docteur VILLETTE en lui indiquant qu’à défaut une nouvelle procédure disciplinaire serait engagée (Prod. n° 46 et 47).

Par lettre en date du 14 septembre 2009, la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) lui a demandé de prendre contact avec le Docteur MARGAT du Centre Médico-Psychologique de TERGNIER (Prod. n° 48).

Par lettre en date non daté, le Centre Médico-Psychologique de

TERGNIER lui a fixé un rendez-vous avec le Docteur MARGAT le vendredi 25 septembre

2009.

Par lettre en date du 23 novembre 2009, le Médecin Inspecteur de la Santé publique (D.D.A.S.S.) lui a demandé de se mettre à nouveau en rapport avec le Centre Médico-Psychologique de TERGNIER pour une contre-visite chez le psychiatre MARGAT (Prod. n° 49).

Par lettre en date du 29 janvier 2010, le Recteur de l’Académie d’AMIENS l’a convoqué devant le conseil de discipline, qui s’est réuni le 1 er avril 2010 (Prod. n° 50).

5

Par lettre en date du 3 mars 2010, le Recteur de l’Académie d’AMIENS lui a adressé le rapport disciplinaire daté du 2 mars 2010 destiné aux membres de la commission administrative paritaire académique siégeant en formation disciplinaire (Prod. n° 51).

3) Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que durant ces dix dernières années, le Rectorat de l’Académie d’AMIENS s’est acharné sur Monsieur LANDEL pour le contraindre à aller voir un psychiatre. Les nombreuses relances, mises en demeure et menaces du Rectorat, souvent relayées par la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) et divers intermédiaires, afin de le contraindre à consulter le Docteur MARGAT du Centre Médico-Psychologique de TERGNIER, s’inscrivent dans le cadre d’une action concertée savamment orchestrée par le Rectorat de l’Académie d’AMIENS.

II- C’est dans ces conditions que le Rectorat de l’Académie d’AMIENS a décidé le 29 janvier 2010 de traduire Monsieur LANDEL devant le Conseil de discipline pour obtenir son éviction de la fonction publique.

Le Conseil de discipline s’est réuni le 1 er avril 2010 et a entériné par 37 voix sur 38 la proposition du Recteur de l’Académie d’AMIENS de mise à la retraite d’office.

Le 18 mai 2010, Madame Josette THEOPHILE, Directrice des Ressources Humaine s’est crue autorisée de signer directement en sa qualité un arrêté du Ministre de l’Education Nationale décidant d’infliger la sanction de 4 ème groupe de mise à la retraite d’office à l’encontre de Monsieur LANDEL (Prod. n° 1).

C’est l’arrêté attaqué (Prod. n° 1).

DISCUSSION

III- Monsieur LANDEL montrera que l’arrêté attaqué en date du 18 mai 2010 encourt l’annulation en raison des nombreuses illégalités externes (IV) et des nombreuses illégalités internes (V) qui l’entachent.

IV- SUR LES ILLEGALITES EXTERNES QUI ENTACHENT L’ARRÊTE ATTAQUE.

ET

LA

A- SUR L’IRREGURITE QUI ENTACHE LE DEROULEMENT

DU

COMPOSITION

DU

CONSEIL

DE

DISCIPLINE

AU

MOMENT

DELIBERE.

L’arrêté attaqué en date du 18 mai 2010 a été pris au terme d’un Conseil de discipline qui s’est illégalement réuni dans la mesure où certains membres titulaires ont siégé et délibéré avec leurs suppléants.

6

En droit, l’article 5 du décret n°82-451 du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires dispose :

"Les commissions administratives paritaires comprennent en nombre égal des représentants de l'administration et des représentants du personnel. Elles ont des membres titulaires et un nombre égal de membres suppléants". L’article 31 alinéa 1 du décret n° 82-451 du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires ajoute :

"Les suppléants peuvent assister aux séances de la commission sans pouvoir prendre part aux débats. Ils n'ont voix délibérative qu'en l'absence des titulaires qu'ils remplacent".

En l’espèce, il y a eu violation de la loi car le Conseil de discipline, où étaient présents en début de séance 38 membres [dont 19 représentants de l’administration et 19 représentants des agents], était composé de certains membres titulaires qui ont siégé avec leurs suppléants (Prod. n° 53).

L’exposant en veut pour preuve l’arrêté du Recteur d’Académie d’AMIENS en date du 2 novembre 2009 (Prod. n° 54) qui mentionne que :

- parmi les représentants de l’administration, Madame Valérie BERTOUX est la suppléante du Recteur de l’Académie d’AMIENS [titulaire], Monsieur Guy MEITINGER est le suppléant de Monsieur Didier FRANÇOIS [titulaire] et Monsieur Philippe MORGAT est le suppléant de Mademoiselle Daphnée FERET [titulaire];

- parmi les représentants des agents, Monsieur Lucien KLEIN est le suppléant de Monsieur Christophe BOUCHEZ [titulaire] et Mademoiselle Blandine FORE est la suppléante de Monsieur Olivier CAUDRON [titulaire].

Force est de constater qu’il ressort du procès verbal de l’avis de la Commission administrative paritaire académique qui s’est réunie le 1 er avril 2010 que toutes ces personnes ont siégé et ont délibéré ensemble au Conseil de discipline en violation de l’article 31 alinéa 1 du décret n°82-451 du 28 mai 1982 (Prod. n° 53 et 54).

De ce chef, cette irrégularité substantielle devra entraîner l’annulation

de l’arrêté attaqué.

B- SUR L’INCOMPETENCE DE L’AUTEUR DE L'ARRETE

ATTAQUE.

L'arrêté attaqué en date du 18 mai 2010 a été pris par une autorité réputée incompétente (Prod. n° 1).

En droit, il y a incompétence quand une autorité administrative prend une décision sans avoir qualité pour le faire, c’est-à-dire lorsqu’elle n’est ni habilitée juridiquement à se comporter comme elle l’a fait, ni en mesure d’établir sa compétence. L’incompétence est un moyen d’ordre public. C’est le vice le plus grave qui puisse entacher un acte administratif.

7

D’ailleurs le Président Raymond ODENT a eu l’occasion d’écrire

que :

 

"(…) toute autorité administrative qui sort de ses attributions légales

est (

)

incompétente, que l'autorité à la compétence de laquelle elle porte atteinte lui soit

hiérarchiquement supérieure ou inférieure ou lui soit étrangère" (Raymond ODENT,

Contentieux administratif, Les cours du droit, p. 1796).

Il faut savoir que la délégation de signature a un caractère personnel. A ce titre, le Conseil d’Etat a jugé illégale la décision prise par une personne agissant en vertu d'une délégation de signature qui ne la désigne pas nommément mais en raison de sa fonction (CE 30 septembre 1996 Préfet de la Seine-Maritime c/ DJE BONY, Rec. 353).

Une telle irrégularité est sanctionnée d’annulation.

En l’espèce, Madame Josette THEOPHILE, Directrice des Ressources Humaine, ne détient, à la connaissance de l’exposante, aucune délégation de signature émanant de Monsieur Luc CHATEL, Ministre de l’Education Nationale pour prendre une telle décision.

Enfin, il n’échappera pas au Tribunal de céans que dans l’arrêté attaqué, la signature de Madame THEOPHILE n’est pas précédée de la formule administrative classique "pour le Ministre de l’Education Nationale et par délégation".

En l'absence de production de l'arrêté portant délégation de signature, et en l’absence de la formule administrative classique "pour le Ministre de l’Education Nationale et par délégation", il doit être tenu pour acquis que l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente.

De ce chef, l'annulation de l'arrêté attaqué s'impose.

V- SUR LES ILLEGALITES INTERNES QUI ENTACHENT L’ARRÊTE ATTAQUE.

A- SUR LES FAITS MATERIELLEMENT INEXACTS.

faits

matériellement inexacts (Prod. n° 1).

En droit, il convient de rappeler qu’il appartient au Conseil d’Etat de vérifier la matérialité des faits qui ont motivé une décision administrative (CE 14 janvier 1916 CAMINO, Rec. 15). Il s’agit en l’occurrence pour le juge de l’excès de pouvoir de contrôler l’exactitude matérielle des faits sur lesquels est fondée une décision.

En raison du caractère répressif des sanctions disciplinaires, la charge de la preuve incombe à l'administration. Comme l'a indiqué le Président Raymond ODENT :

"En matière disciplinaire et à raison du caractère répressif des décisions prises, la jurisprudence a renversé la charge de la preuve ; une sanction n'est donc légale que si l'exactitude des griefs retenus à rencontre de l'intéressé se trouve établie dans les pièces du dossier soumis au juge administratif (25 janvier 1950, Oublié, P. 24) ou est corroborée par l'instruction (2 mars 1951, Mesure, p. 128) (Raymond ODENT, Contentieux administratif, Tome 1, Dalloz, p. 719 ; Cf. également : Raymond ODENT, Contentieux administratif, Tome 2, Dalloz, p. 676).

L’arrêté

attaqué

en

date

du

18

mai

2010

repose

sur

des

8

Une sanction ne peut être légalement infligée que si l'exactitude matérielle des griefs retenus à l'encontre de l'agent se trouve établie par les pièces du dossier qui résulte de l'instruction (CE 16 juin 1965 MORIN, Rec. 355, CE 8 juin 1966 BANSE, Rec. T. 1011 ; CE 6 décembre 1957 SERRE, Rec. 657).

En l’espèce, pour sanctionner sévèrement Monsieur LANDEL, le Ministère de l’Education Nationale a retenu dans son arrêté en date du 18 mai 2010 les griefs suivants :

"- Considérant que, compte tenu du caractère systématique des manquements de l’intéressé qui, sans évoquer la moindre excuse valable, s’est soustrait aux convocations à l’effet de vérifier son état de santé ; que ces convocations ne présentant pas le caractère de décisions manifestement illégales et de nature à compromettre gravement un intérêt public, M. Landel était tenu de s’y rendre ; que le requérant apparaît, en l’espèce, particulièrement infondé à invoquer un harcèlement de l’administration à son encontre ;

- Considérant en revanche que, par ces manquements délibérés, M. Landel perturbe le fonctionnement du service public de l’éducation et, de manière plus générale porte gravement atteinte à la réputation de l’administration."

faits

Une matériellement inexacts.

En effet, pour justifier une sanction aussi grave que la mise à la retraite d’office, la partie adverse a dénaturé les faits en faisant une présentation partielle et partiale d’une situation pour lui donner l’apparence d’un grief fondé.

En l’espèce, l’avalanche de courriers [dont 17 ont été adressés sous pli recommandé avec accusé de réception] traduit de la part des divers recteurs qui se sont succédés une volonté délibérée et manifeste de nuire à la carrière de Monsieur LANDEL (Prod. n° 2 à 51).

Depuis l’année 2000, le Rectorat de l’Académie d’AMIENS a usé de menaces pour contraindre Monsieur LANDEL à se rendre chez un psychiatre pour tenter d’obtenir la constatation d’une prétendue inaptitude professionnelle de cet agent :

telle

motivation,

totalement

erronée,

repose

sur

des

- interventions écrites du Recteur de l’Académie d’AMIENS ;

- interventions écrites du médecin de prévention ;

- interventions écrites de l’Inspectrice d’Académie ;

- interventions écrites de la Directrice Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.) ;

 

-

interventions écrites du Docteur MARGAT ;

 

-

interventions

écrites

du

Centre

Médico-Psychologique

de

TERGNIER ;

 

-

interventions écrites du Médecin Inspecteur de la Santé publique

(D.D.A.S.S.).

Tout a été savamment orchestré et organisé par le Rectorat de l’Académie d’AMIENS pour tenter de faire passer Monsieur LANDEL pour un malade mental sachant qu’aucune de ces mesures n’était motivée par l'intérêt du service.

9

Monsieur LANDEL a légitimement refusé de se rendre chez un psychiatre parce que le Rectorat de l’Académie d’AMIENS avait un objectif précis : faire constater son aptitude à exercer ses fonctions en lui jetant une tâche psychologique sur sa figure.

A ce titre, il faudra bien que le Rectorat de l’Académie d’AMIENS

justifie les raisons pour lesquelles il a persisté durant dix ans à vouloir imposer à Monsieur LANDEL un examen médical d’aptitude professionnelle chez un psychiatre, en l’occurrence le Docteur MARGAT.

Rien ne peut justifier l’acharnement du Rectorat de l’Académie d’AMIENS que l’ordre du jour du Conseil de discipline qui s’est réuni le 1 er avril 2010 est libellé en ces termes :

"Refus d’obéissance caractérisé à son supérieur hiérarchique et conséquences qu’il convient de tirer du refus de Monsieur LANDEL de se soumettre aux contrôles médicaux diligentés pour vérifier le bien-fondé des arrêts maladie successifs produits par l’intéressé" (Prod. n° 52 et 50).

Un tel passage confirme la lecture pour le moins partiale et partielle avec laquelle le Rectorat de l’Académie d’AMIENS tente de masquer la finalité de la procédure disciplinaire qu’il a engagée. Il est important de relever que l’ordre du jour du Conseil de discipline a été modifié suite à la réception du mémoire de Monsieur LANDEL (Contre-rapport disciplinaire).

Si Monsieur LANDEL a refusé de se rendre chez un psychiatre c’est

pour trois raisons :

- En premier lieu, rien ne pouvait permettre au Rectorat de l’Académie

d’AMIENS de prétendre [et tenter de faire accroire] que Monsieur LANDEL était fragile mentalement au point de ne plus pouvoir assumer l’exercice de ses fonctions.

- En second lieu, ni sa famille ni son médecin traitant n’ont constaté

une déficience mentale ou pour être plus précis et direct un problème de folie. Si Monsieur LANDEL avait été malade au point de ne plus pouvoir exercer ses fonctions, sa prétendue inaptitude aurait certainement été avant tout constatée par son médecin traitant. Or, son administration n’a jamais invoqué le moindre motif légitime qui puisse justifier le fait qu’il soit convoqué chez un spécialiste du corps médical et plus précisément chez un psychiatre.

- En troisième lieu, un tel comportement va à l’encontre des règles qui

régissent et qui garantissent le secret médical, qui est inviolable et sacré (Cour de cass., Crim., 8 mai 1947, Bull. civ. n° 124, Dalloz 1948. 109, JCP 1948. II. 4141 ; Cour de cass., Crim., 22

décembre 1966, Bull. crim. n° 305, Dalloz 1967. 122, JCP 1967. II. 15126 ; Cour de cass., Crim., 5 juin 1985, Bull. crim. n° 218, Dalloz 1988. 106, cité in Code de la fonction publique, éd. 2009, Dalloz, p. 389 ; Cour de cass., Crim., 11 février 1960, Gaz. Pal. 1960. 2. 258 ; Cour de cass., Crim. 24 janvier 1957, Bull. crim. n° 86 ; Gaz. Pal. 1957. 1. 412, Dalloz 1957. 298 ; Cour de cass., 20 janvier 1976, Bull. crim. n° 23, Dalloz 1900 116. 1. 308 ; CE Ass. 22 janvier 1982 Administration Générale de l’Assistance Publique à PARIS, Dalloz 1982. 291, concl. Bruno GENEVOIS ; CE 23 décembre 1988 Banque de France c/ HUBERSCHWILLER, Rec. 464).

Une telle situation est d’autant plus inquiétante que lors du Conseil de discipline, elle a suscité des soupçons chez l’un des membres du Conseil de discipline. Il ressort du Procès-verbal d’avis du Conseil de discipline que :

10

"Madame POLIAKHOVITCH s’étonnant des convocations de Monsieur LANDEL devant un médecin psychiatre, il lui est précisé que ce choix relève de la compétence de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales mais qu’il peut être justifié par le fait que les arrêts de Monsieur LANDEL sont prescrits par un médecin psychiatre."

Madame POLIAKHOVITCH s’est même interrogée sur

"(…) l’objet exact du Conseil de discipline, comprenant mal qu’il se

réunisse (…)".

C’est dire que cette situation est ubuesque et révélatrice du fait que les membres du conseil de discipline n’ont été ni destinataire du rapport disciplinaire ni des pièces du dossier ni du mémoire défense de Monsieur LANDEL. En réalité, le Rectorat de l’Académie d’AMIENS a agi comme si le Conseil de discipline était une chambre d’enregistrement chargée d’entériner les décisions futures du Recteur.

Cependant, lorsque le Recteur a soutenu que le choix de convoquer Monsieur LANDEL relève de la compétence de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales mais qu’il peut être justifié par le fait que les arrêts de Monsieur LANDEL sont prescrits par un médecin psychiatre, il commet une erreur majeure.

En effet, affirmer comme le fait le Président que les convocations de la D.D.A.S.S. devant un médecin psychiatre seraient justifiées par le fait que les arrêts de travail de Monsieur LANDEL seraient prescrits par un médecin psychiatre n’est pas très convaincant et de surcroît particulièrement malhonnête.

Aussi, faut-il rappeler que du mois d’octobre 2001 au mois de juin 2006, soit pendant près de 5 ans, les arrêts de travail de Monsieur LANDEL ont été prescrits uniquement par son médecin référent, le docteur Dominique DUHAMEL, qui est généraliste. D’ailleurs, durant l’année scolaire 2000-2001, le Rectorat de l’Académie d’AMIENS a harcelé Monsieur LANDEL pour qu’il se rende en consultation chez le psychiatre MARGAT alors qu’il n’avait jamais présenté d’arrêts de travail. En effet, Monsieur LANDEL travaillait au Lycée Gay-Lussac de CHAUNY.

Ce n’est, qu’à partir du mois de juin 2006 que les arrêts de travail de Monsieur LANDEL ont été prescrits par un médecin psychiatre, en l’occurrence le Docteur Jean-Marie MENGUY.

En revanche, le harcèlement organisé par le Rectorat de l’Académie d’AMIENS pour obliger Monsieur LANDEL à rencontrer le psychiatre Luc MARGAT a commencé bien avant l’année 2006 et plus précisément depuis l’année 2000.

Il est permis de soutenir au vu de ce qui précède que les griefs

manquent en fait.

De ce chef, l’arrêté attaqué doit être annulé.

B-

SUR

L'ERREUR

MANIFESTE

D'APPRÉCIATION

QUI

ENTACHE L’ARRETE ATTAQUE.

Il est permis de soutenir au vue de ce qui précède que l’arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

En droit, il s’agit de dénoncer une disproportion flagrante entre la sanction infligée et les faits reprochés, qui doit entrainer l’annulation de l’arrêté attaqué.

11

Cette erreur se manifeste lorsque par son interprétation, une administration dénature non seulement les faits existants mais également lorsqu’elle émet une appréciation déraisonnable qui peut être "décelée par le simple bon sens" (Cf. : Marceau LONG, Prosper WEIL, Guy BRAIBANT, Pierre DELVOVE, Bruno GENEVOIS, Les grands arrêts de la jurisprudence administrative, Dalloz, 2007).

Ainsi que l’a écrit le président Raymond ODENT, dans son cours de contentieux administratif, le contrôle de ce type d’erreur

"(…) est destiné à imposer aux autorité administrative et minimum de bon sens et de logique. Il censure les erreurs grossières et les solutions déraisonnables" (Raymond ODENT, Contentieux administratif, Les cours du droit, p. 1996).

C’est notamment le cas lorsque l’autorité territoriale a décidé d’infliger à un agent une sanction disproportionnée (CE 22 novembre 1967 Administration général de l’Assistance Publique c/ CHEVREAU, Dalloz 1969, jurispr. p. 51 ; CE 21 juin 1995 BAS de PARIS, Req. n° 129566 ; CE 5 mai 1995 DAUTRICHE, Req. n° 120890 ; CE 21 juillet 1995 Ministre de l’Intérieur c/ MANGOT, DA 1995, comm. 603 ; CE 6 mai 1996 CH FAUGERES, Req. n° 164832).

En l’espèce, et dès lors que la matérialité des faits n’est pas établie mais surtout que les griefs tendent à sanctionner sévèrement un agent public qui a refusé légitiment de consulter un psychiatre car il était en droit, au nom du secret médical, de refuser que son administration puisse préjuger ou présumer du mal dont il souffre, l’arrêté attaqué procède d’une erreur manifeste d’appréciation.

Déférer en Conseil de discipline un agent puis le sanctionner parce qu’il a refusé de laisser son administration utiliser un subterfuge pour tenter de connaître sa maladie est un acte ignominieux et inadmissible sur le plan de la morale et la légalité.

La sanction attaquée est non seulement injustifiée mais elle est totalement disproportionnée et, de surcroît, entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

De ce chef, l’arrêté attaqué en date du 18 mai 2010 doit être annulé.

C-

SUR

LE

DETOURNEMENT

DE

PROCEDURE

ET

DE

POUVOIR QUI ENTACHENT L’ARRETE ATTAQUE.

L’arrêté attaqué contient une sanction entachée de détournement de pouvoir qui procède elle-même d’un détournement de procédure.

En droit, il convient de souligner le Président Raymond ODENT a eu l'occasion de souligner que :

"Le vice de détournement de pouvoir tient à ce qu'un pouvoir conféré à une autorité a été détourné par cette autorité de l'objet en vue duquel il lui a été attribué ; ce pouvoir a ainsi été utilisé à des fins autres que celles auxquelles il était destiné. (…) Pour déceler le détournement de pouvoir, le juge de l'excès de pouvoir ne peut pas se borner à contrôler la légalité externe ou même seulement la légalité objective de la décision qui lui est déférée, il doit rechercher les mobiles qui ont inspiré l'auteur de cette décision et apprécier si les mobiles étaient juridiquement corrects" (Raymond ODENT, Contentieux administratif, Les cours du droit, p. 2010). En somme, il y a détournement de pouvoir lorsqu'une autorité administrative a agi dans un intérêt autre que l'intérêt général et pour reprendre la formule du Président Raymond ODENT,

12

"(…) il y a détournement de pouvoir lorsqu'une autorité administrative, trahissant l'esprit de la mission qui lui est confiée, utilise ses prérogatives à des fins qui ne sont pas d'intérêt général, donc à des fins illégitimes" (cf. : Raymond ODENT, Contentieux administratif, Les cours du droit, p. 2018).

également

l'annulation. C'est ainsi que le Professeur René CHAPUS a eu l'occasion de préciser que :

"(…) la pratique de l'annulation pour détournement de pouvoir apparaît largement comme destinée à dénoncer la mauvaise foi de l'autorité administrative qui, en connaissance de cause, a détourné de son but le pouvoir qu'elle a exercé" (René CHAPUS, Droit administratif Général, Tome 1, 15 ème éd. Montchrestien, Août 2001, n° 1242, p. 1048).

A cela s’ajoute que le Professeur René CHAPUS a eu l’occasion de

rappeler que

"Du détournement de pouvoir on rapproche souvent une illégalité dite "détournement de procédure", réalisée par le fait de mettre en œuvre une procédure dans un but autre que celui en vue duquel elle est instituée" (René CHAPUS, Droit administratif général, Tome 1, 15 ème éd. Montchrestien, coll. Domat droit public, 2001, n° 1245-3°, p.

Les

actes

pris

dans

l'intention

de

nuire

encourent

1054).

Le doyen Maurice HAURIOU avait présenté le détournement de

procédure comme un cas original d’illégalité, qu’il a qualifié de

"(…) détournement de pouvoir d’une nouvelle espèce" (note Maurice HAURIOU sous CE 17 janvier 1902 FAVATIER et 14 février 1902 LALAQUE, S.

1903.3.97).

inaptitude

médicale, le Rectorat de l’Académie d’AMIENS a décidé de s’enferrer dans une démarche peu constructive en engageant une énième procédure disciplinaire pour tenter d’évincer Monsieur LANDEL de ses fonctions par ce biais.

l’Académie

d’AMIENS en date du 29 janvier 2010 repose sur 4 griefs (Prod. n° 50) :

- Refus de se présenter à la convocation du Docteur VILLETTE, médecin de prévention, le 22 juin 2009 à Laon ;

- Nouveau refus, malgré une mise en demeure du Recteur, de se

rendre à une nouvelle convocation chez le Docteur VILLETTE, le 3 juillet 2009 à LAON ;

- Refus de se rendre chez le Médecin-psychiatre MARGAT le 25

septembre 2009, au Centre Médico-Psychologique de TERGNIER, antenne de l’Hôpital Psychiatrique de PREMONTRE dans l’Aisne ;

- Refus de donner suite au courrier du Médecin Inspecteur de la

D.D.A.S.S. de l’Aisne en date du 23 novembre 2009 lui demandant de prendre à nouveau rendez-vous chez le Docteur MARGAT au Centre Médico-Psychologique de TERGNIER.

C’est hélas ce qu’a vécu quotidiennement Monsieur LANDEL depuis

ET

PROCEDURE" de la présente requête ne font que confirmer les pratiques illégales de harcèlements dont il a toujours été victime (Prod. n° 2 à 51).

En

l’espèce,

constatant

qu’il

n’obtiendrait

pas

une

A ce

titre,

la

lettre

recommandée

du

Recteur

de

10

ans

sachant

que

les

nombreux

courriers

énumérés

dans

la

partie

"FAITS

13

Il est important de préciser que Monsieur LANDEL a récemment

demandé au Recteur de l’Académie d’AMIENS les copies des prétendus certificats médicaux

qui ont justifié la décision de faire application de l’article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier

1984.

Dans son avis n°20101555-EDC du 26 avril 2010, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (C.A.D.A.) a émis l’avis suivant :

"En réponse à la demande qui lui a été adressée, le recteur de l’académie d’Amiens a informé la commission de ce que la décision de faire application de l’article 34 de la loi n° 84.16 du 11 janvier 1984 vis-à-vis de Monsieur Guy LANDEL, a été prise non pas sur la base d’une attestation médicale ou sur le rapport de supérieurs hiérarchiques, mais sur la base de certificats médicaux fournis par le demandeur lui-même.

Dès lors que de tels documents n’existent pas, la commission ne peut que déclarer sans objet la demande d’avis" (Prod. n° 53).

Il est difficile de comprendre comment le Recteur de l’Académie

d’AMIENS peut encore vouloir faire passer Monsieur LANDEL pour un malade mental ou lui reprocher d’avoir légitiment refuser de rencontrer un psychiatre.

C’est uniquement parce qu’il lui était difficile d’obtenir une inaptitude médicale que le Rectorat de l’Académie d’AMIENS a décidé d’évincer Monsieur LANDEL en le sanctionnant par une mise à la retraite d’office.

Un tel détournement de procédure est tout à fait le cas en l’espèce, et ce d’autant plus que la mesure querellée a constitué en réalité le moyen d’éloigner définitivement Monsieur LANDEL de la fonction publique en l’évinçant.

De ce chef, l’arrêté attaqué en date du 18 mai 2010 doit être annulé.

VI- Monsieur LANDEL, a dû, pour assurer la défense de ses intérêts, exposer des frais de justice dont il demande le remboursement pour la somme de 5000 €sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.

PAR CES MOTIFS, et tous autres, l’exposant conclut :

- à l’annulation de L’arrêté en date du 18 mai 2010 par lequel le

Ministre de l’Education Nationale a décidé d’infliger la sanction de 4 ème groupe de mise à la retraite d’office à l’encontre de Monsieur LANDEL (Prod. n° 52).

- à la condamnation de l’Etat à verser à Monsieur LANDEL la somme de 5000 €en remboursement de ses frais de justice,

PRODUCTIONS :

avec toutes conséquences de droit.

A PARIS, le 5 juillet 2010

M B Avocat à la Cour

14

1)- Arrêté du Ministre de l’Education Nationale en date du 18 mai 2010 infligeant la sa