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Synthèse : La théorie de l'Agence

Travail réalisé par : Encadré par :

❖ Rim JALLOUL (4628), Finance 1


M. Hicham MEGHOUAR
❖ Ikhlass ZOUKCHI (4333), Finance 1
❖ Ghita RAMY (4315), Finance 1
❖ Faycal CHKAIR (4381), Finance 2
❖ Nissrine BENCHEKROUN (4571), Finance 2
❖ Mehdi MGARI (5074), Finance 2

2017-2018

:
Plan:
Introduction

Axe 1 : Fondements de la Théorie de l’agence:

Axe 2 : Problématique de la Théorie de l'agence:

Axe 3 : Les courants et les apports de la Théorie de l'agence:

Axe 4 : Limites de la théorie de l'agence

Conclusion

Sources

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Introduction :

Depuis la fin du siècle dernier, le système capitaliste a connu plusieurs évolutions. Parmi ces
évolutions il y a le développement d’entreprises du type managérial caractérisées par la diffusion de
l’actionnariat et la séparation des fonctions de propriété et de décision. La théorie de l'agence ou
théorie des mandats remet en cause le postulat représentant l'entreprise comme un acteur unique pour
mettre l'accent sur les divergences d'intérêts potentielles entre les différents partenaires (dirigeants,
actionnaires et créanciers...). Le comportement de l'entreprise résulte dès lors d’un processus complexe
d'équilibrage qui occasionne un certain nombre de coûts appelés coûts d'agence et qui sont nécessaires
pour que les dirigeants, par exemple, adoptent un comportement conforme à l'intérêt des actionnaires
qui les ont mandatés. La théorie de l'agence ou des mandats correspond donc à une tentative de mise
en parallèle de la théorie financière et de la théorie des organisations.

Axe 1: Fondements de la théorie d’agence :

A- Définition :

La définition la plus classique d’une telle relation d’agence est celle donné dans un article fameux de
Jensen et Meckling (1976) « Nous définissons une relation d’agence comme un contrat par lequel une
ou plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne (l’agent) pour exécuter en son nom
une tâche quelconque qui implique délégation d’un certain pouvoir de décision à l’agent ».

B- Importance :

• Le caractère dynamique
• L'objectif est d'optimiser ces relations en minimisant les coûts d'agence
• Les dirigeants disposent d'avantage d'informations que les autres contractants

Axe 2 : Problématique de la théorie d’agence :

Une relation d’agence se définit comme un contrat dans lequel ce que l’on appelle « le principal » (par
exemple l’actionnaire ou un supérieur hiérarchique) délègue à un agent un droit décisionnel ; le
principal aura donc recours aux services de l’agent pour accomplir, en son nom, une tâche quelconque.
Une relation d’agence se caractérise par deux éléments : l’asymétrie d’information qui traduit le fait
que les deux parties ne disposent ni d’une information parfaite, ni des mêmes informations ; et le
risque d’aléa moral qui correspond à la possibilité que l’une des parties adopte un comportement
différent de celui qui est attendu. Les efforts alors consentis pour que l’agent, qui dispose d’un pouvoir
décisionnel, se comporte conformément aux objectifs fixés par le principal, constituent des coûts
d’agence.
Les coûts d’agence sont de trois ordres : les dépenses de surveillance engagées par le principal pour
orienter le comportement de l'agent, les coûts supportés par l'agent pour signaler le bon déroulement
du mandat, et la perte dite « résiduelle » qui correspond à l'écart incompressible entre le résultat de
l'action de l'agent pour le principal et ce qu'aurait donné un comportement de maximisation effective
du bien-être du principal.
L’exemple classiquement cité pour illustrer la relation d’agence est celui qui lie les propriétaires de
l’entreprise (les principaux) et ses dirigeants (les agents) : les détenteurs du capital confient en effet à
l’équipe dirigeante le soin de conduire les activités de l’entreprise, en espérant que cette gestion
permette de maximiser les intérêts des premiers, c’est-à-dire de maximiser des dividendes. Or les
dirigeants, qui disposent généralement d’une information plus complète sur l’état de l’entreprise,

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poursuivent aussi leurs propres intérêts. Ils chercheront par exemple à maximiser leur salaire, et feront
des choix en matière d’allocation des ressources qui ne correspondent pas nécessairement aux attentes
des actionnaires ou qui s’inscrivent dans une temporalité différente.
Puisque les intérêts individuels des actionnaires et des dirigeants apparaissent divergents, des
mécanismes d’incitation peuvent être mis en place pour les réconcilier. On pense par exemple à
l’existence d’un conseil d’administration et à la présence d’actionnaires aux assemblées générales qui
leur permet d’exprimer leur voix quant aux opérations stratégiques envisagées par l’équipe dirigeante,
ou à la distribution de stock-options et au développement de l’actionnariat salarié qui conduit à offrir
une rémunération sous la forme d’actions de l’entreprise, ou encore à la mise en place d’un système de
rémunération des dirigeants intégrant une part variable en fonction des performances financières
(comptables ou boursières) de l’entreprise.
Si la théorie de l’agence reste principalement entendue comme une théorie financière en lien avec la
gouvernance d’entreprise, son champ d’application s’étend pourtant à un périmètre plus large : la
relation d’agence décrit en effet aussi bien la tension entre propriétaire et dirigeant, que celle entre
manager et salarié, ou toute autre relation de coopération entre des individus animés par des
motivations divergentes.

Axe 3 : Les Courants et les Apports de la Théorie de l'Agence :

A- La théorie normative : La théorie normative de l’agence ou simplement ; la théorie principal-


agent qui s’intéresse à la définition des contrats optimaux, vise ainsi à proposer des mécanismes afin
de réduire les coûts des conflits liés aux contrats.
B- La théorie positive (TPA): La théorie positive (Jensen et Meckling, 1976), vise à comprendre
le fonctionnement des organisations et plus précisément des sociétés par action, ainsi elle consiste à
montrer la supériorité des formes d’organisation économiques et financières du capitalisme
contemporain. Par conséquent, la théorie positive d’agence s’applique, en particulier à l’architecture
de l’organisation et à la gouvernance de l’entreprise. Les apports de la théorie d’agence ce sont fait
beaucoup plus sentir à travers les contributions de la théorie positive de l’agence. En effet, les
apports les plus significatifs de la théorie qui ont été abordé par Jensen se font sentir aux domaines
de la gouvernance d’entreprise mais aussi des domaines de contrôle de gestion et de la Gestion des
Ressources Humaines.
A/ Théorie de l’architecture organisationnelle:
• L’allocation des droits décisionnels à l’intérieur de l’organisation ; tels que cette allocation peut
entraîner une partition des droits décisionnels entre les « droits liés à la gestion de la décision », qui
comprennent les droits d’initier et de mettre en œuvre l’allocation des ressources, et ceux liés au
« contrôle de la décision » qui concernent la ratification et la surveillance des décisions.
• La conception du système de contrôle, en distinguant :
– Le système d’évaluation et de mesure de la performance ;
– Le système d’incitation qui permet de spécifier la relation entre la mesure de la performance et ses
conséquences en termes de sanctions et de récompenses. C’est la cohérence et la complémentarité
entre ces deux (ou trois) dimensions qui sont censées déterminer le niveau d’efficience
organisationnelle.
B/ Gouvernance d’entreprise : La gouvernance d’entreprise repose sur l’idée selon laquelle il est
indispensable, afin de maximiser la richesse de mettre en place des systèmes susceptibles de
résoudre les conflits non prévus dans des contrats initiaux entre les différents stakeholders. (HART
1995). Le système de gouvernance en T.A. tend aussi bien à limiter les coûts d’agence résultant de la
relation d’agence qu’à réduire les comportements opportunistes des dirigeants.

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- Gestion des ressources humaines : Jensen a fait des Ressources Humaines un de ses thèmes de
recherches les plus privilégiés et a cherché pendant ses recherches de prendre en comptes les
enseignements de l’économie du travail et des Ressources Humaines mais également ceux de l’Ecole
des Ressources Humaines dans le domaine de comportement. Jensen cherchait finalement
d’instaurer un modèle de comportement humain. En 1994, Jensen et Meckling ont consacré un
article à la «nature de l’homme» où ils ont également présenté leur modèle qu’ils ont baptisé REMM
(Resourceful, Evaluative, Maximizing Model ).

Axe 4 : Limites de la Théorie de l'Agence :


- La théorie de l’agence refuse toute idée selon laquelle la firme reposerait sur un principe
hiérarchique qui représente la base de toute firme capitaliste. Ceci conduit à un conflit entre la
réalité et la théorie.
- Les coûts d’agence ne peuvent être optimaux car ils sont destinés à être contestés par les parties
prenantes lorsqu’elles prennent conscience qu’ils existent des formes concurrentes supérieures.
- La firme est réduite à des relations interindividuelles ce qui a conduit à une dilution complète de la
notion même de la firme.
- La notion de conflit ne doit pas être prise dans un sens agressif comme l’a pris la théorie d’agence.
Le fait que les intérêts ne coïncident pas dans une relation ne signifie pas pour autant qu’un des
acteurs cherche à exploiter l’autre partie.
- La minimisation de coût d’agence peut être non applicable soit parce que les co-contractants ne
peuvent pas être informés, soit ces parties ne cherchent pas même à s’informer en raison des coûts
de l’information.

Conclusion :
Dans cette étude, nous avons pu tirer un aperçu sur une des théories des organisations : la théorie de
l'agence. Cette théorie qu’on appelle aussi théorie mandat considère l’entreprise, contrairement à
l’économie traditionnelle, comme une entité active mettant en relation plusieurs agents aussi bien
en interne, qu’en externe, c’est ainsi pourquoi lorsque l’on parle d’une entreprise en T.A on
l’interprète comme étant un nœud de contrats. Dans cette perspective, la théorie d’agence traite les
problèmes entretenus et propose des mécanismes de contrôle et d’incitation.

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Sources :
• Théorie de l'Agence - cloudfront.net
• http://gdlyon.pagesperso-orange.fr/SocioOrganAgence.htm