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LP-ACQ Année Universitaire : 2017/2018

UNIVERSITE CADI AYAAD


FACULTE DES SCIENCES SEMLALIA

Sous le thème

La Validation des méthodes d’analyses de


MgO et de Cd

Période de stage: Du 07/02/2018 au 07/04/2018

Réalisé par: Encadré par :


KAMAL
KAMAL Otmane
Otmane Mr. Chafiq BAYANE
EL
EL HAIMER
HAIMER Abdelilahe
Abdelilahe Mr. Aziz RAJA
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Remerciements
A Mr ROMANE responsable de la filière ACQ :

Nous vous présentons notre haute reconnaissance


pour tous les efforts que vous déployer pour cette
formation. Veuillez trouver ici l’expression de notre
profond respect et notre sincère reconnaissance.
A notre Encadrant:
Mr. Aziz RAJA
Nous vous remercions d’avoir accepté vivement de
diriger notre travail. Vous nous avez fait l’honneur
de nous proposer un intéressant sujet et de suivre
pas à pas l’évolution de notre travail, avec
beaucoup de patience et de bienveillance. Votre
aide a été indispensable dans le démarrage et
l’accomplissement de cette étude. Grâce à
l’étendue de votre connaissance et une
disponibilité à tous les instants, vous nous avez
prodigué d’innombrables conseils précieux et
critiques pertinentes.
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Vous trouvez ici l’expression de notre profonde


gratitude, notre respect et nos sincères
remerciements.
Sans oublier Mr OUADI, Mr SABRI, Mme
HNICHI, Mr DLIA, Mr ERRAHJ et tout le personnel
du laboratoire.

Aux membres du jury :

Nous tenons à remercier tout particulièrement et à


témoigner toute notre reconnaissance à nos
professeurs, pour leurs conseils enrichissants
durant toute la formation.
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Sommaire
Introduction………………………………………………………………………………….1
Partie 1 : Présentation du Groupe OCP
Partie 2 : Présentation du laboratoire du contrôle qualité
I. Présentation du laboratoire de contrôle qualité…..………………..………..………7
1. Organigramme du laboratoire …………………...……………………………..…8
II. Les activités du laboratoire………………………..……………..………..………8
1. La réception des échantillons ………………………..…………………………… 8
2. Préparation des échantillons ………………………….………………………….. 9
3. Les analyses physiques………………………………….………………………..11
a) Détermination de l’humidité…………….….……………………...…11
4. Les analyses chimiques………………………………….………………….……12
a) Dosage de BPL par spectrométrie…………………….…………………...…12
b) Dosage du SiO2 par gravimétrie………………………..………………….…12
c) Dosage du CO2 par méthode volumétrique…………….…….………………12
d) Dosage du MgO par spectrométrie d’absorption atomique….……………....13
e) Dosage du Cd par spectrométrie d’absorption atomique…….……………....13

Partie 3 : Projet de fin d’étude


I. Introduction……………………………………………………………………..14
1. Méthode d’analyse de Mg par spectrométrie d’absorption atomique…....14
2. Méthode d’analyse de Cd …………………………………………..…17
3. Description de la spectrométrie d’absorption atomique…………………18
II. La validation d’une méthode d’analyse……………………………………....19
1. Définition………………………………………………………………….…19
2. Critères de validation…………………………………………………...……19
2.1.Le domaine d’application de la méthode…………………………..….…20
2.2.La linéarité……………………………………………………………….20
2.3.La sensibilité………………………………………………………….….20
2.4.La limite de détection……………………………………………………20
2.5.La limite de quantification…………………………………………….…20
2.6.La justesse………………………………………………………………..20
2.7.La fidélité……………………………………………………….………..21
2.7.1. La répétabilité…………………………………………………….21
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2.7.2. La reproductibilité…………………………………………….….21
3. Termes utilisés pour exprimer la précision des mesures……………………..21
III. Traitement du sujet……………………………………………………………….23
1. Validation de la méthode d’analyse du MgO par spectrométrie d’absorption
atomique…………………………………………………….………………… 23
a) La linéarité…………………………………………………………….23
b) La sensibilité……………………………………………………..……23
c) La limite de détection…………………………………………………24
d) La limite de quantification……………………………………….……24
e) Fidélité……………………………………………………………..….25
1.e) La reproductibilité………………………………………………………..25
2.e) La répétabilité………………………………………………………….…25

f) La justesse……………………………………………………………26
g) La robustesse…………………..…………………………………......28
2. La validation de la méthode d’analyse du Cd ……………………………………...29
a) La linéarité………………………...……………………………….…29
b) La sensibilité………………………………...…………………….… 29
c) La limite de détection…………………………………………………30
d) La limite de quantification………………………...………………….30
e) La fidélité………………………………...…………………………...31
1.e) La répétabilité…………………………………………………….……....31
2.e) La reproductibilité……………………………………………………......31

f) La justesse………………………………………………………………………..32
g) La robustesse……………………………………………………………………..33
Conclusion…………………………………………………………………………………...36
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LISTES DES TABLEAUX ET DES


FIGURES
Figure 1 : Gisements marocains des phosphates

Figure 2 : Organigramme du laboratoire

Figure 3 : Diviseurs à rifles

Figure 4 : Quartage manuel

Figure 5 : Broyeur a disque

Figure 6 : Schéma de procédure de préparation des échantillons

Figure 7 : Humidimètre

Figure 8 : spectrométrie d’absorption atomique

Figure 9 : carte de control

Figure 10 : carte de control

Tableau 1 : Les Résultats de la limite de détection de MgO


Tableau 2 : Les Résultats de la répétabilité de MgO
Tableau 3 : Les Résultats de la reproductibilité de MgO
Tableau 4 : Les Résultats de la justesse de MgO
Tableau 5 : Les Résultats de la robustesse
Tableau 6 : Les Résultats de la limite de détection de Cd
Tableau 7 : Les Résultats de la répétabilité de Cd
Tableau 8 : Les Résultats de la reproductibilité de Cd
Tableau 9 : Les Résultats de la justesse de Cd
Tableau 10 : Les Résultats de la robustesse
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La liste d’abréviations
OCP : office chérifien des phosphates.
BPL: Bonne phosphate of lime.
MgO: oxyde de magnésium.
Cd : cadmium
CO2: dioxyde de carbone.
La(NO3) : Nitrate de lanthane.
HClO4 : Acide perchlorique.
SAA: Spectromètre d’absorption atomique.
HNO3 : acide nitrique.
HCL : acide chlorhydrique.
SiO2 : dioxyde de silicium.
LD : la limite de détection.
LL : la limite de linéarité
LQ : La limite de quantification.
CV : le coefficient de variation.
DAP : di ammonium phosphate.
TSP : triple super phosphate.
MAP : mono ammonium phosphate.
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Introduction

C’est avec enthousiasme que nous avons effectuons notre formation du ACQ
au sein de la faculté des sciences semlalia Marrakech.

Dans le but d’une formation complète et adéquate, nous somme appelées à


réaliser un stage de fin d’étude afin de développer nos connaissances et pouvoir
répondre aux exigences du marché d’emploi.

C’est dans ce contexte que nous avons accompli notre stage de deux mois au
sein du Groupe OCP de YOUSSOUFIA où nous avons approfondi nos
compétences dans le domaine d’analyses physico-chimiques du phosphate.

Au cours de notre stage, nous avons réalisé une série d’analyses, le dosage
de BPL, dosage de cadmium par spectrométrie d’absorption atomique, dosage de
CO2, dosage de la silice, dosage de MgO par spectrométrie d’absorption
atomique. Toutes ces analyses sont effectuées sous la direction du personnel du
laboratoire du Groupe OCP de YOUSSOUFIA.

Dans la première partie de ce rapport, nous présenterons les différentes


unités du laboratoire d’analyses physico-chimiques de l’OCP, puis nous
expliquerons les différentes tâches que nous avons accomplies. Dans une
seconde partie, nous exposerons le déroulement de notre projet de fin d’études
intitulé : Validation des méthodes d’analyses MgO et Cd. Dans ce projet, nous
allons énumérer et présenter les différentes étapes utilisées pour la validation
d’une méthode d’analyse selon la norme Internationale Iso 17025.

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Partie 1 :
Présentation du groupe Office Chérifien
de Phosphate

Activités :
Office Chérifien des phosphates, un des leaders mondiaux sur le marché du phosphate et
ses dérivés, OCP opère sur les cinq continents et dispose d’une des plus importantes réserves
de phosphates au monde. Avec plus de 90 ans d’expérience dans la mine et 45 ans en chimie,
OCP offre l’une des plus larges gammes de roche pour divers usages.

Premier exportateur de phosphate brut et d’acide phosphorique dans le monde et l’un des
principaux exportateurs d’engrais phosphatés, OCP joue un rôle central dans ses régions
d’implantation et emploi directement près de 20000 personnes, ce qui le place dans le peloton
de tête des plus grands employeurs du Royaume.

Première entreprise industrielle au Maroc, OCP contribue substantiellement au


développement de l’économie nationale par le biais de ses exportations (24 %des exportations
nationales). En outre, OCP apporte un soutien indéfectible à l’agriculture marocaine en
général et aux PME en particulier, dont le développement impacte significativement la
richesse nationale. [5]

Trois catégories de produits :


OCP maîtrise toute la chaîne de création de valeur de l’industrie phosphatière : extraction
et traitement du minerai, transformation de cette matière première en un produit liquide
intermédiaire, l’acide phosphorique, et fabrication des produits finis par concentration et
granulation de cet acide ou par purification : engrais, acide phosphorique purifié.

 Le phosphate brut :
Le phosphate brut est exploité pour son contenu en phosphore, La teneur du
phosphate en phosphore, mesurée en pourcentage de P2O5 (pentoxyde de phosphore),
détermine sa qualité. Elle varie de 5% à 45%. A moins de 30%, le plus gros de la

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production, le minerai subit un premier traitement sous forme de lavage, séchage ou


enrichissement à sec.
 L’acide phosphorique :
Il est obtenu par réaction de l’acide sulfurique avec le calcium de phosphate. La teneur
moyenne du produit intermédiaire ainsi obtenu après concentration est de 52% de
P2O5. L’acide phosphorique purifié est, lui, destiné à des applications alimentaires et
industrielles.
 Les engrais :
OCP produit quatre types d’engrais à partir de l’acide phosphorique : le DAP qui est
l’engrais le plus courant, le TSP, le MAP et le NPK.[5]

OCP, locomotive de l’économie nationale :


Le Groupe joue un rôle économique et social important dans les cinq régions du
Royaume où se trouvent ses trois centres miniers et ses deux centres industriels. Il y crée
richesses et emplois en sous-traitant auprès d’un réseau dense d’entreprises qu’il contribue
souvent à créer [5].

Historique :
Les phosphates marocains sont exploités dans le cadre d’un monopole d’état confié
dès 1920 à l’Office Chérifien des phosphates, devenu Groupe OCP en 1975 et Société
Anonyme le 22 janvier 2008. Mais c’est le 1er mars 1921 que l’activité d’extraction et de
traitement démarre à Boujniba, dans la région de Khouribga.

En 1965, avec la mise en service de Maroc Chimie à Safi, le Groupe devient également
exportateur de produits dérivés. En 1988, il franchit une nouvelle étape en lançant la
fabrication et l’exportation d’acide phosphorique purifié.

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Figure 1: Gisements marocains des phosphates. [3]

OCP en Bref :
Fiche d’identité
 Création de l’OCP : 1920
 Création du Groupe OCP : 1975
 Naissance de OCP SA : 2008
 Réserves de phosphates : 20 milliards de tonnes sur un total mondial de 50 milliards
 Production : phosphates et dérivés phosphatés (acide phosphorique, engrais)

Site de Production :
 Phosphate : Kouribga, Ben guérir, Youssoufia, Boucraa-Laayoune
 Dérivés : Safi, Jorf Lasfar
 Ports d’embarquement : Casablanca, Jorf Lasfar, Safi, Laayoune
 Effectifs : 18000 dont 6% ingénieurs et équivalents.

Les chiffres clés en 2010 :


Phosphates et produits dérivés

 Production marchande de phosphate (en millions de tonnes) : 24,45


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 Production de phosphate (en millions de tonnes) :27,16


 Part du Groupe OCP dans le total des exportations marocaines : 33% (en valeur)
 Parts de marché à l’international
 Phosphates : 40%
 Acide Phosphoriques : 38,4%
 Engrais : 8,4%

Statut juridique :
L’OCPSA est une société anonyme de nature commerciale et industrielle. Le législateur a
tenu de le doter d’une organisation lui permettant d’agir avec les mêmes libertés que les
grandes entreprises avec lesquelles se trouve en concurrence. Remarquant que la seule
actionnaire en OCPSA est l’état marocain dirigé par un président Directeur Général, nommé
par le Dahir Royal qui est contrôlé par un conseil d’administration qui représente l’intérêt
permanent de l’état, ce conseil d’administration est présidé par le premier ministre.

L’OCPSA est inscrit au registre du commerce, et soumis aux mêmes obligations que
n’importe quelle entreprise privée (bilan, CPC, états de synthèse, patente….). Chaque année
l’OCPSA participe au budget de l’état par versement de ses dividendes. Son personnel est régi
par le statut du 1er janvier 1973 [5].

Présentation l’OIG :
L’organisation des Exploitations Minières de Gantour (OIG) est une des cinq Directions
du Groupe OCP chargées de l’extraction et du traitement de phosphates. Elle dispose de :

 Deux centres de production :

 Le centre de Youssoufia qui est en exploitation depuis 1931.


 Le centre de Ben guérir, qui est en exploitation depuis 1980.

 Directions de traitement :

 Usine de calcination:
La calcination est une opération de traitement thermique. Le minerai est porté à une
température suffisamment élevée, essentiellement comprise entre 750°C à800°C afin
d’assurer l’élimination des matières organiques adhérant aux grains phosphatées, et d’autre
part la décomposition des carbonates contenus dans ces grains.

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 Usine de laverie:
L’usine de laverie Gantour est une nouvelle usine installée récemment (en 2004) dans le
but de valoriser les couches phosphatées pauvres en BPL ; par procède de lavage-flottation ;
afin de produire une qualité marchande (teneur en BPL supérieure à celle du minerai extrait et
d’un profil de qualité supérieure) et satisfaire les besoins des clients.

 Usine de séchage:
Le séchage du phosphate clair dans des fours cylindriques rotatifs en vue de réduire son
taux d’humidité. [5]

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Partie 2
Présentation du laboratoire et ses
activités :

Le laboratoire de contrôle qualité relève du service Gestion de flux Gantour. La mission


principale est de contrôler la qualité des produits aux différents stades opératoires et de mettre
à la disposition des exploitants les analyses pour piloter convenablement son installation.

Le laboratoire de contrôle qualité a une importance capitale qui est de contrôler la qualité
au niveau des processus d’extraction, traitement et expédition.

Le laboratoire de contrôle qualité a pour mission de contrôler la qualité du phosphate


avant et après traitement afin de pouvoir estimer quantitativement la valorisation de ces
traitements et répondre à une clientèle de plus en plus exigeante.

Le laboratoire de contrôle qualité est chargé de recevoir et d’analyser les divers


échantillons expédiés directement de la mine et du traitement spécifique dans les usines de
séchage, de calcination et la laverie [1].

I. Présentation du laboratoire de contrôle qualité :


Le laboratoire de contrôle qualité est constitué essentiellement des locaux suivants:

 Salle de préparation et stockage des échantillons


 Salle des analyses chimiques.
 Salle de pesage et spectrophotomètre UV visible.
 Salle de l’absorption atomique
 Salle de stockage des acides.
 Bureau de chef du laboratoire.
 Secrétariat techniques.

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1. Organigramme du laboratoire :
Le laboratoire est organisé comme suit :

Chef du laboratoire

Responsable de la qualité Adjoint du chef du laboratoire

Les chimistes

Secrétariat technique Préparateur

Figure 2 : Organigramme du laboratoire. [1]

II. Les activités du laboratoire :

1. La réception des échantillons :


 Vérifier la conformité des échantillons s’appuyant sur : Référence (la date, l’origine et
la nature des phosphates), l’emballage.
 Enregistrer les données nécessaires dans un cahier et logiciel LIMS de réception (date
de prise, date de réception, l’heure d’arrivée, l’origine…).
 Trier les échantillons selon les critères suivants :
 Nature de phosphate (sec ou humide, claire…).
 La source (train/camion/ laverie/calcination/séchage).
 Codifier les échantillons.
 Enregistrer les données dans un cahier et logiciel LIMS de préparation et prélèvement
[1].

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2. Préparation des échantillons :


Après la classification des échantillons selon leurs critères, pour avoir un échantillon
représentatif ayant les mêmes caractéristiques que le lot de départ par la bonne
homogénéisation, le phosphate subit un ensemble de traitement avant d’être analyser :

 quartage
 séchage
 broyage

Le quartage du phosphate :
C’est la division de l’échantillon. Il consiste à bien homogénéiser l’échantillon.
 Quartage mécanique :
Elle se fait à l’aide d’un diviseur à rifles, (figure 3).

Figure 3 : Diviseurs à rifles. [1]

Le diviseur à rifles est un instrument formé par juxtaposition d’un certain nombre de
couloirs entre 12 et 20 inclinés au moins à 45°, se déversant alternativement vers la gauche et
la droite d’une façon adéquate [1].
 Quartage manuel:

Figure 4 : Quartage manuel. [1]


Elle se fait pour le produit humide après leur criblage (échantillon pour analyser) suivant
la demande. Cette méthode consiste à bien homogénéiser. On le devise en quatre parties. On
élimine à chaque fois les deux diagonalement opposées, et on refait l’opération plusieurs fois
jusqu’à l’obtention d’un échantillon final représentatif, (figure 4).

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Remarque :

Le quartage ou la division mécanique se font d’autant de fois jusqu’à atteindre un


échantillon d’environ 150g. Qui subit un séchage et un broyage (selon les analyses
demandes). Le reste de l’échantillon est conservés comme un échantillon témoin.

Séchage du phosphate :
L’échantillon doit être séché pour éliminer l’eau et faciliter le broyage, normalement il
doit subir un étuvage dans une étuve à 105°C pendant 4 à 5 heures. Mais en cas d’urgence des
résultats des analyses, le séchage s’effectue sur une plaque chauffante [1].

Broyage du phosphate :
Le but principal du broyage est de réduire les dimensions des grains et faciliter l’attaque
des phosphates par les différents acides utilisés pour la mise en solution des échantillons à
analyser [1].

Chaque échantillon séché passe au broyage qui s’effectue à l’aide d’un broyeur à disques,
(figure 5).

Figure 5 : Broyeur a disque. [1]

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En bref : la procédure de préparation des échantillons est présentée dans le schéma suivant :
(figure 6).

2. Salle des analyses chimiques :


Dans cette salle se font les analyses des échantillons préparés, elle dispose d’instrument et

deméthodes d’analyses adéquates, on cite :

 Dosage du phosphore BPL : Méthode spectrophotométrique.


 Dosage du MgO : Spectroscopie d’absorption atomique.
 Dosage du Gaz Carbonique: Méthode volumétrique.
 Dosage de SiO2: Méthode Gravimétrique.
 Analyse granulométrique par voie sèche et humide.
 Dosage du Cadmium : Spectroscopie d’absorption atomique.

Détermination de l’humidité des

Figure 6 : Schéma de procédure de préparation des


échantillons. [1]

3. Les analyses physiques :


a. Détermination de l’humidité :
Pour déterminer la teneur en H2O d’un échantillon de phosphate non broyé.

Humidité par Humidimètre à rayons IR :

La détermination de l’humidité du phosphate


par l’humidimètre est la plus utilisée vue
qu’elle est plus commode, légère et rapide.

Figure 7 : Humidimètre. [1]


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4. Les analyses chimiques :


a. Dosage du BPL par spectrophotométrie :
Principe:
Les ions ortho phosphoriques forment avec les ions vanadiques et molybdiques un
complexe jaune qui font l’objet du dosage spectrophotométrique à une raie d’analyse de 430
nm [1].

L’intérêt de la détermination du BPL :


C’est la teneur de la roche en phosphore, mesurée en pourcentage de P2O5 qui détermine
sa qualité.

b. Dosage de SiO2 par gravimétrie :


Principe :
Dosage gravimétrique basé sur l’insolubilisation de la silice par attaque à l’acide
chlorhydrique en présence du nitrate d’aluminium ou acide borique pour complexer le fluor.
Filtration du précipité, calcination et pesée [1].

L’intérêt de la détermination du SiO2 :


La présence de la silice dans le phosphate est comprise entre 4 et 8 %.

Si la quantité de SiO2 est supérieure à 8%, le bouchage des pores des filtrats au niveau de
production de l’acide phosphorique provoque une chute de rendement.

c. Dosage du gaz carbonique par une méthode volumétrique :


Principe:
L’attaque du phosphate par l’acide chlorhydrique 50%, en récipient fermé permet de
mesurer le volume gazeux dégagé le gaz carbonique (CO2) selon la réaction :
CaCO3 + 2HCl CO2 + CaCl2 + H2O

A l’aide du Calcimétre de Bernard.

Pour le phosphate calciné, le dégagement de l’hydrogène sulfuré est empêché par addition de
sulfate de Cuivre [1].

L’intérêt de la détermination du gaz carbonique :

Le dosage de gaz carbonique est très important pour contrôler l’effet de la mousse due à
la propagation de ce gaz sur l’attaque chimique.

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La formation de la mousse peut entrainer des réductions de performances des procédés ou


bien de pertes de productivité dues à un arrêt de fabrication ou à une diminution de la cadence
de production.

d. Dosage du MgO par spectrophotométrie d’absorption atomique :


Principe:

Mise en solution de l’échantillon par attaque d’acide perchlorique à l’aide d’un


spectrophotomètre d’absorption atomique dans une flamme air-acétylène en présence d’un
tampon spectral au nitrate de lanthane et à une longueur d’onde de 285.2 nm [1].

L’intérêt de la détermination du MgO :

Le magnésium a fait l’objet de plusieurs travaux en vue de son effet majeur sur la
production d’acide phosphorique surtout en augmentant la viscosité de cet acide. Le qui a par
conséquent, la difficulté de son acheminement (pompage) et la chute de rendement de procédé
de filtration par perte de P2O5 liés au magnésium.

e. Dosage du cadmium par spectrophotométrie d’absorption atomique :


Principe :

Mise en solution de l’échantillon par attaque d’acide perchlorique.


Mesure de la teneur en cadmium à l’aide d’un spectrophotomètre d’absorption Atomique dans
une flamme air-acétylène et à une longueur d’onde de 228.8 nm [1].

L’intérêt de la détermination du Cadmium :


Le cadmium est une substance toxique est fortement absorbé par les matières organiques
dans les sols. Quand le cadmium est présent dans les sols cela peut extrêmement dangereux,
car la consommation par l’intermédiaire de la nourriture va augmenter.

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Partie 3 :
partie expérimentale
Validation de la méthode d’analyse de MgO et Cd par
spectrophotométrie d’absorption atomique.

I. Introduction :
Le magnésium ou bien le monoxyde de magnésium (MgO), est un élément chimique
présent en quantité sur terre. Il entre dans la composition des roches sédimentaires comme les
gisements phosphatés et pour ces derniers il classé parmi les impuretés.

Le cadmium est une substance toxique est fortement absorbé par les matières organiques
dans les sols. Quand le cadmium est présent dans les sols cela peut extrêmement dangereux,
car la consommation par l’intermédiaire de la nourriture va augmenter.

Les phosphates (par suite l’acide phosphorique) qui sont répandus massivement dans le
sol doivent par conséquence contenir le moins d’impuretés qui sont pénalisantes pour
l’utilisation ultérieure de l’acide telles que (Cd, Mg ...) Et doivent être éliminées [4].

1. Méthode d’analyse de magnésium par absorption atomique


a. Principe:
Mise en solution de l’échantillon par attaque perchlorique. La mesure de la teneur en
magnésium par spectrophotométrie d’absorption atomique, dans une flamme air-
acétylène, en présence d’un tampon spectral (nitrate de lanthane LaNO3) à une longueur
d’onde de 285,2 nm [1].

b. Domaine d’application:

La méthode est applicable à l’acide phosphorique, phosphate, engrais et gypse dont les
teneurs ne dépassent pas 16% en MgO [1].

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c. Appareillages :
• Spectrophotomètre d’absorption atomique piloté par un logiciel du fabricant, équipé
d’un brûleur air-acétylène et une lampe à cathode creuse au magnésium, réglé sur la
longueur d’onde de 285,2 nm ;

• Matériel courant du laboratoire ;

• Balance de précision à 0,1 mg près ;

• Plaque chauffante [1].

d. Réactifs :
 Acide perchlorique d= 1,67
 Nitrate de lanthane La(NO3)3 à 5%.

e. Mode opératoire :

 Mise en solution :

 Introduire la prise d’essai dans un bêcher de 250mL. Imbiber avec quelques millilitres
d’eau distillée puis ajouter 15 mL d’acide perchlorique.
 Couvrir le bêcher avec un verre de montre et chauffer sur plaque chauffante jusqu’à
disparition des fumées blanches.
 Laisser refroidir puis transvaser quantitativement dans une fiole jaugée de 250 mL,
jaugé avec de l’eau distillée et homogénéiser.

 Filtrer sur papier filtre plissé sec, en prenant soin de rincer le bêcher avec les premiers
millilitres du filtrat.
 A partir de l’aliquote, on prélève un volume de 5 mL qu’on introduit dans une fiole
jaugée de 100 mL.
 Compléter au trait de jauge avec de l’eau distillée et homogénéiser.
 Essai de contrôle :
Il est exigé de vérifier la validité de la méthode en effectuant la détermination du MgO,
dans les mêmes conditions que l’essai, sur l’échantillon de contrôle interne.

 Essai à blanc :

Effectuer, parallèlement au dosage, un essai à blanc en suivant le même mode opératoire


que l’échantillon.

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f. Analyse par spectrophotomètre d’absorption atomique


 Préparation des étalons

 Solution mère certifiée de concentration 1g/l


 On préparer une solution fille de concentration 20mg/l à partir de la
solution mère certifiée. Pour cela, on met 20ml de la solution mère dans
une fiole de 1L et on complète jusqu’au trait jauge avec l’eau distillée.
 Standard (fiole de 500ml)
 Etalons

Témoins T0 T1 T2 T3 T4
Réactifs
Solution fille à 20mg/l en Mg (mL) 0 5 10 15 20
𝐿𝑎(𝑁𝑂3 )3 (mL) 20 20 20 20 20
𝐻𝐶𝑙𝑂4 (mL) 1 1 1 1 1
Concentration de Mg en (µg/mL) 0 0.2 0.4 0.6 0.8

 Passage à l’appareil :
 Intensité de la lampe : 4 mA
 Fente monochromateur : 0.5 nm
 Longueur d’onde : 285,2 nm
 Mode : Absorbance
 Flamme : air-acétylène
 Hauteur du brûleur : maximum de sensibilité

g. Expressions des résultats :


 Calcul
La concentration massique en µg/ml de Mg est donnée directement par le logiciel selon
l’expression suivante :

Cm
% MgO = 2,075 x
PE

Cm : concentration de Mg en µg/mL.

PE : Prise d’essai en g.

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2. Méthode d’analyse du Cd:


a) Principe :

Mise en solution de l'échantillon par attaque perchlorique.


Mesure de la teneur en Cadmium à l’aide d'un spectrophotomètre d'absorption atomique
dans une flamme air acétylène et à une longueur d'onde de 228,8 nm [1].
b) Domaine d’application :

Phosphates minéraux naturels, acide phosphorique, engrais et gypses dont les teneurs
en Cd ne dépassent pas 0,2 %.

c) Appareillage :

 Balance à 0,1 mg près.


 Plaque chauffante.
 spectrophotomètre d'absorption atomique.
d) Réactifs :

 acide perchlorique HClO4 pour analyse a d=1,67.


.
e) Mode opératoire :
 mise en solution
 on pose 2g de phosphate finement broyé et préalablement séché dans une étuve ;
 introduire la prise d'essai dans un bécher de 250 mL, et on ajoute 25 mL d'acide
perchlorique ;
 chauffer sur un plaque chauffante ;
 laisser refroidir et transvaser quantitativement dans une fiole jaugée de 100 ml
 homogénéiser et filtrer sur papier filtre plissé;
 Essai de contrôle :
Il est exigé de vérifier la validité de la méthode en effectuant la détermination du Cd, dans
les mêmes conditions que l’essai, sur l’échantillon de contrôle interne.

 Essai à blanc :

Effectuer, parallèlement au dosage, un essai à blanc en suivant le même mode opératoire


que l’échantillon.

17
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f) Préparation des étalons

A partir d’une solution mère de concentration 1 g/L en cadmium, on prépare une solution fille
de 10 μg/mL qui nous servira à la préparation de 4 solutions standards.

Témoins T0 T1 T2 T3 T4
Réactifs
Solution fille à 0 6.25 12.50 25 37.50
10µg/mL en Cd (mL)
𝐻𝐶𝑙𝑂4 (mL) 18.5 18.5 18.5 18.5 18.5

Concentration de Cd 0 0.25 0.5 1 1.50


en (µg/mL)

g) Expression des résultats :

La teneur en Cd exprimée en % est donnée par l’expression :

𝑪𝒅 (𝒑𝒑𝒎) = ( Cm − Cm 0) × V0⁄E
𝜇𝑔
Cm = Concentration massique en ⁄𝑚𝐿de la solution à analyser.

𝜇𝑔
𝐶𝑚0 = Concentration massique en ⁄𝑚𝐿 de l'essai à blanc;

E = masse de la prise d’essai en g.

V0= Volume en ml d’enfilage après attaque (100 mL).

3. Description de la spectrométrie d’absorption atomique : [4]

Définition de la méthode :
Figure 8 : spectrométrie d’absorption atomique. [1]
18
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La spectrométrie d’absorption atomique (SAA) est basée sur le principe que les atomes
libres peuvent absorber la lumière d’une certaine longueur d’ondes.

L’absorption de chaque élément est spécifique. Aucun autre élément n’absorbe sa


longueur d’ondes.

La détermination spectroscopique d’espèces atomiques peut seulement être réalisée à


partir d’un échantillon a l’état gazeux, dans lequel les atomes individuels comme l’Ag, l’Al,
l’Au, le Fe et le Mg sont nettement séparés les uns des autres [4].

Spectrophotomètre :
Un spectrophotomètre d’absorption atomique comprend généralement 6 composants
principaux :

 La source lumineuse (lampe à cathode creuse)


 Le bruleur atomiseur
 Le monochromateur ou disperseur
 L’amplificateur
 Le détecteur
 L’afficheur ou enregistreur des données

II. La validation d’une méthode d’analyse :

1. Définition :
est un ensemble d’opérations nécessaires pour prouver que le protocole est suffisamment
exacte est fiable pour avoir confiance dans les résultats fournis et ceci pour un usage
déterminé [1].

2. Critères de validation :
Généralement, la validation complète d’une méthode quantitative doit couvrir les critères
suivant :

 Domaine d’application.
 Linéarité.
 La sensibilité.
 La limite de détection.
 La limite de quantification.
 La justesse.

19
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 La fidélité.
 la robustesse.

On propose maintenant des définitions de quelques normes relatives à ces critères :

Le domaine d’application de la méthode :


Pour une analyse quantitative, le domaine d’application d’une méthode est déterminé
en examinant des échantillons avec des concentrations de substances différentes.

La linéarité :
Définis la capacité d’une méthode à obtenir des valeurs proportionnelles à la
concentration de l’analyte.

La Sensibilité :
La sensibilité à une concentration donnée correspond au rapport de la variable de la
grandeur mesurée à la valeur correspondante de la concentration de l’élément à doser.
La limite de détection d’une méthode (LDM) :
La limite de détection d’une méthode est la plus basse concentration pour un composé
analysé dans une matrice réelle qui, lorsqu'il subit toutes les étapes d’une méthode complète,
incluant les extractions chimiques et le prétraitement, produit un signal détectable avec une
fiabilité définie statistiquement différent de celui produit par un « blanc » dans les mêmes
conditions.
La limite de quantification d’une méthode (LQM) :
La limite de quantification d’une méthode est la concentration minimale qui peut être
quantifiée à l’aide d’une méthode d’analyse avec une fiabilité définie. En prenant comme
niveau acceptable et de précision 10 fois la limite de détection.
La justesse :
La justesse à un niveau donné correspond à l’étroitesse de l’accord entre la valeur
certifiée par un organisme reconnu et le résultat moyen qui serait obtenu en appliquant trois
fois le procédé expérimental (n = 3 replica). La justesse se mesure, à un niveau donné de
concentration, dans la zone quantifiable pratique de la méthode. Elle s’exprime par l’erreur
relative [2] :

20
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ju ste sse(%)  100 e rre u rre l ati ve


V0  Vs
e rre u rre l ati ve(%)   100
Vs

V0 : moyenne des valeurs observées.


Vs : valeur suggérée.
La fidélité :
La fidélité à un niveau donné correspond à l’étroitesse de l’accord entre les résultats
obtenus en appliquant le procédé expérimental à plusieurs reprises (n = 10 replica) dans des
conditions déterminées. Selon les conditions d’exécution de l’essai, cette caractéristique
s’exprime sous forme, de répétabilité ou de reproductibilité pour une méthode.

Répétabilité :
La reproductibilité à un niveau donné correspond à l’étroitesse de l’accord entre les
résultats individuels successifs obtenus sur le même échantillon soumis à l’essai dans le même
laboratoire et dans les conditions suivantes : même analyste, même appareil, même jour.

La reproductibilité :

La répétabilité à un niveau donné correspond à l’étroitesse de l’accord entre les résultats


individuels obtenus sur le même échantillon soumis à l’essai dans le même laboratoire et dont
au moins l’un des éléments suivants est différent : l’analyste, l’appareil, le jour.
La robustesse :
Les cartes de contrôle permettent de visualiser la stabilité des résultats d’analyses dans le
temps. Pour vérifier cela nous avons effectué plusieurs essais dans plusieurs jours.

3. Termes utilisés pour exprimer la précision des mesures :


La moyenne

La moyenne ou moyenne arithmétique est la quantité obtenue en divisant la somme des


résultats individuels des différentes prises par le nombre de mesures effectuées

∑X
X =
n

X : Moyenne de l’échantillon

21
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X : Valeur de l’échantillon

n: nombre d’essai

La Variance:

La dispersion des valeurs Xi autour de leur moyenne est obtenue en calculant la variance.


∑𝑛𝑖=1 (𝑋 − X )
s² =
𝑛−1

X : Moyenne de l’échantillon
X : Valeur de l’échantillon

n: nombre d’essai

Ecart type:

Ecart type de l’échantillon, qui est une mesure de précision égale à la racine carrée de la
variance.


∑n
√ i=1 (X − X ) ²
s=
n−1


X : Moyenne de l’échantillon
X : Valeur de l’échantillon
n : nombre d’essai

Le coefficient de variation:

Permet d'apprécier la représentativité arithmétique par rapport à l'ensemble des donnés

S
C.V  100
X


X : Moyenne de l’échantillon

S: Ecart type2

22
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III. Traitement du sujet :

1. Validation de la méthode d’analyse de MgO par spectrométrie


d’absorption atomique :

a. Linéarité :

La courbe d’étalonnage représente l’absorbance en fonction de la concentration du


Magnésium.
Dans ce cadre on va donner les résultats, la courbe d’étalonnage d’élément à étudier, le
coefficient de corrélation et l’équation de la courbe de régression.
Il est préférable d’avoir un coefficient de régression |𝑟| > 0.9995
Abs = 0.908Conc + 0.0000

Concentration Absorbance
%
0,1000 0,0816
0,2000 0,1707
0,4000 0,3717
0,8000 0,7098
1,0000 0,8995

Interprétation
On a trouvé pour cette analyse un coefficient de régression |𝑟| = 1.000 qui est évidemment
supérieur au seuil décrit précédemment, par conséquent la linéarité est obtenue.

b. Sensibilité :
Le rapport entre l’absorbance et la concentration d’un étalon.
∆𝑨
𝒔 = 𝒑𝒆𝒏𝒕𝒆 =
∆𝑪

Application numérique :
(0,8995 - 0,0816)
S 0,9080
(1,0000- 0.10000)

23
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Interprétation
En trouve que la sensibilisé égale cste dons il est linière
c. Limite de détection :

Tableau 1 : Les Résultats de la limite de détection


Blanc % MgO
1 0,0042
2 0,0051
3 0,0072
4 0,0053
5 0,0042
6 0,0057
7 0,0076
8 0,0038
9 0,0071
10 0,0067
Moyenne 0,0057
Max 0,0076
Min 0,0038
Ecart type 0,0014
CV 24,47
Cette valeur a été déterminée en prenant 3 fois l’écart type d’une série de n mesures (n=10) de
la solution d’essai à blanc dans des conditions de répétabilité.
𝐋𝐃 = 𝐄𝐜𝐚𝐫𝐭 𝐭𝐲𝐩𝐞 × 𝟑 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟏𝟒 × 𝟑 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟒𝟐

Interprétation
La valeur 0.0042 c’est la basse valeur que l’appareil SAA peut détecté.

d. Limite de quantification :
En prenant comme niveau acceptable et de précision 10 fois la limite de détection, les valeurs
de la limite de quantification sont comme suit :

LQ= Ecart type × 10 = 0.0014×10=0.014

Interprétation
La valeur 0.014 est la valeur minimal quantifie par l’appareil SAA

24
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e. Fidélité :
1.e ) Répétabilité :

Les paramètres de répétabilité ont été déterminés sur une série de 10 mesures déterminées
dans des conditions de répétabilité (les résultats sont donnés dans le tableau 2) :

Tableau 2 : Les Résultats de la répétabilité

N d'essai % MgO
1 0,61
2 0,63
3 0,66
4 0,67
5 0,62
6 0,65
7 0,66
8 0,62
9 0,67
10 0,65
Ecart type 0,02
CV % 3,47
Moyenne 0,64
LS 0,67
LI 0,61

Interprétation
Le coefficient de variance est inférieur à 5% donc la répétabilité est prouvée pour cette
méthode.

2.e ) Reproductibilité :

Fidélité issue des répétitions de la détermination dans un laboratoire sur un même échantillon
des différentes conditions.

25
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Tableau 3 : Les résultats de la reproductibilité

le 20/03/2018 le 21/03/2018
N d'essai % MgO N d'essai % MgO
1 0,68 1 0,67
2 0,63 2 0,62
3 0,63 3 0,68
4 0,66 4 0,64
5 0,66 5 0,67
6 0,66 6 0,64
7 0,63 7 0,65
8 0,64 8 0,66
9 0,62 9 0,67
10 0,63 10 0,62
Moyenne 0,64 Moyenne 0,65
Ecart type 0,02 Ecart type 0,02
CV % 3,04 CV % 3,30
LS 0,68 LS 0,69
LI 0,60 LI 0,61

Interprétation :
D’après le tableau ci-dessus on constate que le coefficient de variance de l’échantillon de
contrôle est inférieur à 5%, donc la reproductibilité est prouvée pour cette méthode.

Puisque la méthode est prouvée répétable et reproductible donc elle est fidèle.
f. Justesse :

C’est le critère le plus intéressant lors de chaque opération de validation d’une méthode
d’analyse, elle consiste d’assurer la justesse de la méthode au moyen d’un matériau de
référence certifiée dont les valeurs sont données par l’organisme de certification. Et pour cela
on a passé 3 essais (SAA matières de références certifiés) par le spectrophotomètre
d’absorption atomique.

26
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Tableau 4 : les résultats de la justesse

Essais % en MgO
1 0,39
2 0,39
3 0,4
Moyenne 0,3933333
Min 0,39
Max 0,4
Ecart type 0,0057735
CV% 1,4678397

Intervalle de tolérance :

Teneur en MgO Teneur en MgO donnée par le certificat par

le produit certifié

0,39% 0,40 ± 0 ,01%

𝟎.𝟑𝟗 −𝟎.𝟒𝟎
Erreur relatif =│ │= 0.025
𝟎.𝟒𝟎

Justesse = 100 – 0.025

Justesse = 99.975 %

Plus la justesse est très proche de 100%, plus la méthode et juste.

Interprétation des résultats :


La comparaison de la teneur en MgO donnée par les résultats des essais du produit certifié
par rapport à la valeur moyenne trouvée montre que la teneur en MgO est bien incluse
dans l’intervalle de tolérance (0.39 – 0.41) donnée par les essais du produit certifié : la
justesse de la méthode est prouvée.

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g. La robustesse :

Ces résultats sont représentés dans le tableau et la carte de contrôle dans l’intervalle
de confiance 95% :

Tableau 5 : les résultats de la robustesse

jours essai moyenne LI LS


1,00 0,39 0,40 0,37 0,42
2,00 0,41 0,40 0,37 0,42
3,00 0,39 0,40 0,37 0,42
4,00 0,38 0,40 0,37 0,42
5,00 0,39 0,40 0,37 0,42
6,00 0,40 0,40 0,37 0,42
7,00 0,38 0,40 0,37 0,42
8,00 0,39 0,40 0,37 0,42
9,00 0,42 0,40 0,37 0,42
10,00 0,39 0,40 0,37 0,42
11,00 0,40 0,40 0,37 0,42
12,00 0,39 0,40 0,37 0,42
13,00 0,40 0,40 0,37 0,42
14,00 0,41 0,40 0,37 0,42
15,00 0,39 0,40 0,37 0,42
16,00 0,42 0,40 0,37 0,42
17,00 0,38 0,40 0,37 0,42
18,00 0,40 0,40 0,37 0,42
19,00 0,41 0,40 0,37 0,42
20,00 0,39 0,40 0,37 0,42

0.43 % en MgO
0.42 essai
0.41
0.40 moyenne
0.39 LI

0.38 LS

0.37 LI1

0.36 LS1
LI2
0.35
LS2
0.34
Les jours
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

Figure 9 : carte de control

28
LP-ACQ Année Universitaire : 2017/2018

Interprétation des résultats :


D’après les 8 testes (annexe) que nous avons applique, on trouve que les teste
est négatif.
Conclusion :

Après avoir justifié tous les critères de validation de la méthode, on peut dire
que la méthode d’analyse MgO par spectromètre d’absorption atomique est
valide et que les résultats obtenus sont fiables.

2. Validation de la méthode d’analyse de Cd par spectrométrie


d’absorption atomique :
a. Linéarité :
La courbe d’étalonnage représente l’absorbance en fonction de la concentration du
Cadmium.
Dans ce cadre on va donner les résultats, la courbe d’étalonnage d’élément à étudier, le
coefficient de corrélation et l’équation de la courbe de régression.
Il est préférable d’avoir un coefficient de régression de r² > 0.9995.
On a trouvé pour cette analyse un coefficient de régression r² = 0,9999 qui est évidemment
supérieur au seuil décrit précédemment, par conséquent la linéarité est obtenue.
Concentration Absorbance
0,1000 0.050
0,2000 0.100
0,4000 0,198
0,8000 0,247
1,0000 0,484

Quant à l’équation de régression on trouve :

Abs = 0.48206 + 0.0000

b. Sensibilité :
∆𝑨
𝒔 = 𝒑𝒆𝒏𝒕𝒆 =
∆𝑪
Application numérique :
(0.484 - 0,05)
S 0,48206
(1- 0.1)

29
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Interprétation
En trouve que la sensibilisé égale cste dons il est linière
c. Limite de détection :
Tableau 6 : Les Résultats de la limite de détection

Blanc Cd ppm
1 1,12
2 1,13
3 1,16
4 1,1
5 1,13
6 1,14
7 1,11
8 1,16
9 1,12
10 1,17
Moyenne 1,13
Max 1,17
Min 1,10
Ecart type 0,02
CV 2,04

Cette valeur a été déterminée en prenant 3 fois l’écart type d’une série de n mesures (n=10) de
la solution d’essai à blanc dans des conditions de répétabilité.
𝐋𝐃 = 𝐄𝐜𝐚𝐫𝐭 𝐭𝐲𝐩𝐞 × 𝟑 = 𝟎, 𝟎𝟐 × 𝟑 = 𝟎, 𝟎𝟔 ppm en Cd

Interprétation
La valeur 0,06 c’est la basse valeur que l’appareil SAA peut l’a détecté.

d. Limite de quantification :
En prenant comme niveau acceptable et de précision 10 fois la limite de détection, les valeurs
de la limite de quantification sont comme suit :

LQ=0.02×10=0.2 ppm en Cd

Interprétation
La valeur 0.2 est la valeur minimal quantifie par l’appareil SAA

30
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e. Fidélité :
1.e ) Répétabilité :

Les paramètres de répétabilité ont été déterminés sur une série de 10 mesures déterminées
dans des conditions de répétabilité (les résultats sont donnés dans le tableau 6) :

Tableau 7 : Les Résultats de la répétabilité

N° d'essai Cd ppm
1,00 16,38
2,00 16,22
3,00 15,93
4,00 16,72
5,00 16,38
6,00 16,59
7,00 15,89
8,00 16,89
9,00 15,30
10,00 15,65
Moyenne 16,20
Ecart type 0,50
LS 17,19
LI 15,20
CV 3,08

Interprétation
Le coefficient de variance est inférieur à 5% donc la répétabilité est prouvée pour cette
méthode.

2.e ) Reproductibilité :

Fidélité issue des répétitions de la détermination dans un laboratoire sur un même échantillon
des différentes conditions.

31
LP-ACQ Année Universitaire : 2017/2018

Tableau 8 : Les résultats de la méthode de reproductibilité

27/03/2018 28/03/2018
N° d'essai Cd (ppm) N° d'essai Cd (ppm)
1 16,11 1 16,06
2 15,87 2 15,62
3 15,33 3 15,93
4 15,60 4 16,16
5 16,03 5 15,76
6 15,56 6 15,84
7 16,32 7 16,22
8 16,21 8 16,16
9 15,62 9 15,76
10 15,89 10 16,15
Moyenne 15,85 Moyenne 15,97
Ecart type 0,30 Ecart type 0,21
LS 16,46 LS 16,39
LI 15,25 LI 15,54
CV 1,92 CV 1,33

Interprétation :
D’après le tableau ci-dessus on constate que le coefficient de variance de l’échantillon de
contrôle est inférieur à 5%, donc la reproductibilité est prouvée pour cette méthode.

Puisque la méthode est prouvée répétable et reproductible donc elle est fidèle.
f. Justesse :

C’est le critère le plus intéressant lors de chaque opération de validation d’une méthode
d’analyse, elle consiste d’assurer la justesse de la méthode au moyen d’un matériau de
référence certifiée dont les valeurs sont données par l’organisme de certification. Et pour cela
on a passé 3 essais (EC) par le spectrophotomètre d’absorption atomique.

32
LP-ACQ Année Universitaire : 2017/2018

Tableau 9 : les résultats de la justesse

Essais Cd ppm
1 20,67
2 21,02
3 20,94
Moyenne 20,88
Ecart type 0,15
CV% 0,72

Intervalle de tolérance :

Teneur en Cd Teneur en Cd donnée par le certificat par le

produit certifié

20.88ppm 20 ± 1ppm

𝟐𝟎.𝟖𝟖 –𝟐𝟎
Erreur relatif =│ │= 0.044
𝟐𝟎

Justesse = 100 – 0.044

Justesse = 99.956 %

Plus la justesse est très proche de 100%, plus la méthode et juste.

Interprétation des résultats :


La comparaison de la teneur en Cd donnée par les résultats des essais du produit certifié
par rapport à la valeur moyenne trouvée montre que la teneur en Cd est bien incluse dans
l’intervalle de tolérance (20 -21) donnée par les essais du produit certifié : la justesse de la
méthode est prouvée.

g. La robustesse :

Ces résultats sont représentés dans le tableau et la carte de contrôle dans l’intervalle
de confiance 95% :

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LP-ACQ Année Universitaire : 2017/2018

Tableau 10 : les résultats de la robustesse

jours essai moyenne LI LS


1,00 20,25 20,11 19,12 21,10
2,00 20,68 20,11 19,12 21,10
3,00 20,87 20,11 19,12 21,10
4,00 19,56 20,11 19,12 21,10
5,00 20,11 20,11 19,12 21,10
6,00 19,42 20,11 19,12 21,10
7,00 20,66 20,11 19,12 21,10
8,00 20,25 20,11 19,12 21,10
9,00 19,64 20,11 19,12 21,10
10,00 19,53 20,11 19,12 21,10
11,00 20,23 20,11 19,12 21,10
12,00 19,58 20,11 19,12 21,10
13,00 20,92 20,11 19,12 21,10
14,00 20,36 20,11 19,12 21,10
15,00 19,45 20,11 19,12 21,10
16,00 19,92 20,11 19,12 21,10
17,00 19,62 20,11 19,12 21,10
18,00 20,65 20,11 19,12 21,10
19,00 20,35 20,11 19,12 21,10
20,00 20,16 20,11 19,12 21,10

0.43 ppm en Cd
0.42
essai
0.41

0.40 moyenne
0.39 LI

0.38 LS
LI1
0.37
LS1
0.36
LI2
0.35
LS2
0.34
Les jours
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

Figure 10 : carte de control

34
LP-ACQ Année Universitaire : 2017/2018

Interprétation des résultats :


D’après les 8 testes (annexe) que nous avons applique, on trouve que les teste
est négatif.

Conclusion :

Après avoir justifié tous les critères de validation de la méthode, on peut dire que la
méthode d’analyse Cd par spectromètre d’absorption atomique est valide et que les
résultats obtenus sont fiables.

35
LP-ACQ Année Universitaire : 2017/2018

Conclusion

Au cours de notre stage, nous avons eu l'occasion de réaliser


une activité très importante concernant la validation d'une
méthode d'analyse.

Dans cet objectif, nous avons réaliser ce travail en épissant par


plusieurs étapes.
En général cette validation complète d une méthode
quantitative doit couvrir les critères suivant :
 On a trouvé pour cette analyse un coefficient de
régression |𝑟| = 1.000 , par conséquent la linéarité est
obtenue.
 On a trouvé que la sensibilité est constante donc il est
linière.
 On a trouvé que la valeur minimal détecté est 0,0042
pour MgO , et 0,06 pour le Cd.
 On a trouvé que la valeur minimal quantifié est 0,014
pour MgO , et 0,2 pour le Cd.
 On a trouvé que le coefficient de variance de l’échantillon
de contrôle est inférieur à 5%, donc la méthode est
prouvée répétable et reproductible donc elle est fidèle.
 On a trouvé que la justesse est très proche de 100%,
donc la méthode est juste.

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LP-ACQ Année Universitaire : 2017/2018

Pour conclure, d'après les résultats que nous avons trouvés


notre méthode est validée.

Bibliographie :

[1] Documentation du laboratoire d’analyse et contrôle qualité.

[2] Cour de qualité S5

Web-Graphie :

[3] file:///C:/Users/HP/Downloads/DR12VMC_protocole_val_chimie.pdf

[4]https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:3n4VMgCukHUJ:h
ttps://fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%25C3%25A9trie_d%2527absorption_ato
mique+&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=ma

[5] http://www.ocpgroup.ma/fr/customers/products/acid#onglets1

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LP-ACQ Année Universitaire : 2017/2018

La Annexe

8 tests pour vérifier que la robustesse de la méthode est acceptable.

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