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L3 PAPP 2016-2017

Ondes Electromagnétiques
Travaux Dirigés 2016-2017
Catherine Even, Matthieu Santin, Carole Vouille

TD 1

Rappels

TD 2

Ondes planes dans le vide

TD 3

Energie ; antennes

TD 4

Réflexion d’une onde


électromagnétique sur un
métal
TD 5

Guide d’onde métallique

TD 6

Réflexion totale à l’interface de


milieux diélectriques

TD7
Fibres optiques
L3 PAPP Ondes Electromagnétiques et Applications

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TD 1
Rappels

Millikan(1868-1953) Oersted (1777-1851)

I. Un peu de maths

1. Soient x, y, t, α, k et ω des réels. Soit z le nombre complexe z = e-αx+i(ky-ωt). Quels sont : le module,
l’argument, la partie réelle et la partie imaginaire de z ?

2. Ecrire sous forme réelle le vecteur suivant (A et k’ sont des réels) :


E (r, t) = A(k+ik’) e-αx+i(kz-ωt) uy.

3. Ecrire sous forme complexe le vecteur suivant :


E(r,t) = Acos(kx-ωt)uy + Asin(kx-ωt)uz

4. Calculer les produits vectoriel et scalaire des vecteurs suivants :


 A0 cos(kx − ωt )   B0 sin( kx − ωt ) 
   
A =  A0 sin( kx − ωt )  et B =  − B0 cos(kx − ωt ) 
0   B sin( kx − ωt ) 
   0 

5. Calculer gradient et laplacien de V(r,t) = Ae-αx cos(ky-ωt).

6. Soit E(r,t) = A(k+ik’)e-αx+i(kz-ωt)uy. Calculer sa divergence, son rotationnel et son laplacien.


 πx 
7. Soit le vecteur E(x,y,z) = E0 sin   uz. Calculer le flux de E à travers la surface S, où S est un rectangle
a
situé dans le plan d’équation z = z0, avec 0 < x < a et 0 < y < b.

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II. Un peu d’électrostatique : la goutte d’huile chargée

Millikan découvrit la charge élémentaire grâce à une expérience avec des gouttes d’huile chargées qu’il
réalisa en 1908. Il obtint le prix Nobel en 1923.

On considère une goutte d’huile, de rayon a, ayant une densité volumique de charges ρ. On veut étudier le
champ électrique généré par cette goutte dans le vide. On se place en coordonnées sphériques, la goutte étant
placée à l’origine. On admettra que le potentiel électrique s’écrit sous la forme :
 ρ Q
 6ε (a − r ) + 4πε a
2 2

 0
V (r ) =  pour r ≤ a
0

 Q pour r ≥ a
 4πε 0 r

1. Exprimer le champ électrique E en tout point.


2. Calculer divE et ∫∫ S E.dS, où S représente une sphère centrée de rayon R.
3. Discuter les cas R > a et R < a. Que représente Q ?

III. Un peu de magnétostatique : le fil rectiligne parcouru par un courant

Oersted est le premier à avoir démontré expérimentalement en 1820 qu’un fil parcouru par un courant
générait un champ magnétique, grâce à la déviation d’une boussole placée à proximité du fil. C’est la
première fois qu’est apparu le lien entre électricité et magnétisme, deux disciplines jusqu’alors séparées.

On se place en coordonnées cylindriques de vecteurs unitaires ur, uθ et uz. Un fil rectiligne infini parallèle à
uz, de section circulaire de rayon a, est parcouru par un courant constant I. La densité volumique de courant j
est supposée uniforme sur une section.

1. Après avoir examiné les propriétés de symétrie, donner l’expression du champ magnétique B(r).
Tracer la courbe B(r). Le champ est-il continu en r = a ?
2. Calculer B à r = 1 cm pour I = 1 A et a = 1 mm. Comparer cette valeur à celle de la composante
horizontale du champ magnétique terrestre.

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TD 2
Ondes planes dans le vide

James Clerk Maxwell Cadre permettant de trouver la direction Laser rouge (660 & 635 nm), vert (532 &
d'un signal radio (radiogoniométrie) en 520 nm) et bleu (445 & 405 nm)
détectant sa composante magnétique

I. Application des équations de Maxwell dans le vide

1.
Soit un champ électrique E de la forme E = E0 ei(kz-ωt)ux se propageant depuis un laser dans le
vide.
a) Expliquer pourquoi ce champ E correspond à une onde plane, monochromatique et
homogène. Définir sa longueur d’onde λ, sa fréquence ν et sa période T.
b) Tracer l’allure de E à différents instants, et expliquer pourquoi l’onde est progressive.
c) Cette onde est-elle polarisée ? Si oui, que peut-on dire de sa polarisation ?
d) Déterminer le champ magnétique B correspondant.
e) Représenter les vecteurs E et B en différents points de l’espace à un instant donné,
puis décrire comment ils varient en un point donné au cours du temps.
f) Vérifier les équations de Maxwell pour E et B.

2. Cas général
Soit le champ électrique E d’une onde électromagnétique plane progressive
monochromatique homogène (d’amplitude E0), et polarisée rectilignement selon un
vecteur unitaire u(α, β, γ), de vecteur d’onde k associé.
a) Ecrire en notation complexe le champ E associé à cette onde.
b) Montrer que dans ce cas,
divE = i k . E
rotE = i k ˄ E
∆Ε = − k2 E
c) En utilisant ces relations, écrire ce que deviennent les équations de Maxwell.
d) En déduire que, pour une onde plane progressive caractérisée par un champ E
polarisé rectilignement, les vecteurs (k,E,B) forment un trièdre direct . Exprimer le champ B.
e) Démontrer quelle équation de propagation satisfont E et B, et en déduire la valeur
de k/ω. En déduire le rapport E/B des amplitudes des champs électrique et magnétique. Ces
résultats restent-ils valables pour toute onde électromagnétique ?

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II. Polarisation rectiligne, circulaire et elliptique d’une onde

Une onde électromagnétique n’est pas toujours polarisée rectilignement (en fait, elle n’est
même pas toujours polarisée, à l’instar de la lumière naturelle par exemple) ! D’autres types
de polarisation existent, et peuvent par exemple se trouver dans le commerce, lorsqu’on
achète un laser : la polarisation circulaire, et la plus générale, la polarisation elliptique.
On considère un champ électrique E (Aei(kz-ωt), Bei(kz-ωt+ϕ),0)

Déterminer la polarisation de E (rectiligne, circulaire ou elliptique) dans les cas suivants :


a) ϕ = 0
b) ϕ = π/2 et A = B
c) ϕ = π/2 et A ≠ B
d) 0 < ϕ < π/2 et A ≠ B
e) On se place dans le cas où ϕ = π/2. On place en z = 0 un analyseur dont l’axe
passant fait l’angle θ avec l’axe Ox. Déterminer l’amplitude de l’onde émergente en sortie de
l’analyseur.

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TD 3
Energie - antennes

Une antenne Télé et Une série d’antennes pour RadioTéléscope d’Arecibo


Radio l’astronomie

A. Puissance et ordres de grandeurs



1. Calculer le vecteur de Poynting R pour une onde plane sinusoïdale homogène rectiligne se
propageant le long de l’axe Oz et dont le champ électrique est polarisé selon l’axe Ox
d’amplitude E0. Que représentent physiquement l’amplitude et la direction de ce vecteur ?

Exprimer la norme de R en fonction de E0, c, et µ0 ou ε0.

2. Un petit laser hélium néon (λ = 633 nm) produit typiquement 1 mW dans un faisceau
d’1 mm de diamètre. Estimer l’amplitude des champs électrique et magnétique dans le
faisceau laser.

3. Une station radio émet une puissance moyenne de 105 Watts. Cette émission est uniforme
sur une demi-sphère concentrique avec la station. En un point situé à 10 km de la station,
calculer l’amplitude du champ électrique.

4. Un téléphone portable (1 GHz) émet une puissance de 1 W de façon sensiblement uniforme


dans l’espace. Calculer la puissance rayonnée par unité de surface à 10 cm.

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5. Un satellite TV type DBS émet une puissance de 100 W et couvre un pays comme la
France. Quelle est la puissance reçue sur une antenne ?

6. Un mètre carré de la surface de la Terre sous incidence normale reçoit du soleil un flux
d’énergie de 1,35.103 Watt. La rétine de l’œil ne peut pas supporter une puissance supérieure à
1 mW sans dommage. Peut-on regarder le soleil en face, en l’absence de nuages ? La pupille
peut être assimilée à un cercle de 1 mm de rayon.

B. Le champ émis par une antenne

On considère une antenne placée suivant un axe Oz qui rayonne une onde électromagnétique
sinusoïdale de fréquence ν=87.8 MHz dans le vide. Le champ rayonné a pour composantes
dans une base sphérique :

 1 i 
=Er 2 E0 cos θ k 3  3 3 − 2 2  ei ( kr −ω t )
k r k r 
 1 i 1
=Eθ E0 sin θ k 3  3 3 − 2 2 −  ei ( kr −ω t )
 k r k r kr 
Eφ = 0

où l’exponentielle complexe a pour argument le produit k r et non pas le produit scalaire k r .

Le div et le rot s’expriment, en coordonnées sphériques :

 1 ∂ (r 2 A ) 1 ∂ (sin θ Aθ ) 1 ∂ ( Aϕ )
div A = r
+ +
r 2
∂r r sin θ ∂θ r sin θ ∂ϕ
 1  ∂ (sin θ Aϕ ) ∂Aθ   1  1 ∂Ar ∂ (rAϕ )   1  ∂ (rAθ ) ∂ ( Ar )  
=rot A  −  ur +  −  uθ +  − uϕ
r sin θ  ∂θ ∂ϕ  r  sin θ ∂ϕ ∂r  r  ∂r ∂θ 

1. On veut se placer à une distance r très grande de l’antenne afin de simplifier l’expression
du champ électromagnétique. À quoi faut-il comparer r pour savoir si la distance peut être
considérée comme grande ? Calculer numériquement λ, la longueur d’onde associée à
l’onde. Que devient E au premier ordre en λ/r ?

2. Donner l’expression du champ magnétique B correspondant. Dessiner E et B.

Dans ce cas, que peut-on dire de la structure de l’onde électromagnétique par rapport à une
onde plane se propageant dans le vide ?

3. Exprimer le vecteur de Poynting R associé à cette antenne. Quelle est la signification


physique de la direction et de la norme de ce vecteur ? Quelle est l’unité associée à cette
grandeur ? Dans quelle direction R est-il maximum ? Minimum ?

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4. Calculer la puissance électromagnétique moyenne Pe sortant d’une sphère de rayon L



centrée sur l’antenne (c’est-à-dire le flux de < R > à travers cette sphère). Commenter la
dépendance en L de Pe.


4
on utilisera : sin 3 θ =
0 3

On caractérise une antenne en la comparant à une antenne virtuelle qui aurait la même
puissance moyenne Pe, mais dont le rayonnement serait totalement isotrope. Pour une
direction (θ, φ) de l’espace, on définit alors la directivité d’une antenne D(θ, φ) comme étant
le rapport de la norme du vecteur de Poynting de l’antenne dans cette direction avec celui de
l’antenne virtuelle.

5. Justifier la formule suivante : D = 4πL2 ||< R >|| / Pe . La directivité de l’antenne dépend-
elle de L ? Ce résultat est-il valable pour toutes les antennes ?

6. À l’aide d’un diagramme polaire, représenter la directivité D(θ) de cette antenne dans un
plan horizontal. Pourquoi parle-t-on alors d’antenne omnidirectionnelle ? Cette antenne
est-elle adaptée à son rôle d’antenne émettrice ?

7. De la même façon, tracer la directivité de cette antenne dans un plan vertical. Dans quelle
direction D est-elle la plus forte ? Que vaut D dans la direction de l’axe z ? Calculer
l’angle d’ouverture vertical, c’est-à-dire l’angle qui intercepte les directions où la
directivité vaut ½ Dmax.

D en fonction de θ D en fonction de φ

Diagrammes polaires à compléter.

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8. Voici les courbes de directivité d’une antenne Wifi murale, de la société RadioLabs.
Déterminer les angles d’ouverture horizontal et vertical de cette antenne. S’agit-il d’une
antenne omnidirectionnelle ? Quelle précaution faut-il prendre au moment de
l’installation ? Quel est l’avantage de ce type d’antenne par rapport à une antenne
omnidirectionnelle ?

Antenne RadioLabs

Diagramme de rayonnement de l’antenne, dans le plan horizontal (H-plane) et vertical (E-plane). Les
échelles sont logarithmiques : -3 correspond à –3 dB, c’est-à-dire un facteur ½.

Des liens web :


Comment marchent les satellites : http://electronics.howstuffworks.com/satellite.htm
Quelques notions sur les antennes :
http://www.electronics-tutorials.com/antennas/antenna-basics.htm
Animations sur le GPS :
http://www.sciences.univ-nantes.fr/physique/perso/gtulloue/Meca/Planetes/3spheres.html

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TD4
Réflexion d’une onde électromagnétique sur un métal

I. Réflexion sur un métal parfait et pression de radiation

On suppose dans cette partie que le métal est parfait, c’est-à-dire que sa conductivité est
infinie.
Dans ce cas, l’onde incidente se réfléchit totalement et ne pénètre pas dans le métal (cette
affirmation sera justifiée au B.5).

1. Ecrire les composantes de Ei et Bi .


2. On cherche ici à déterminer la forme de l'onde réfléchie, dont on notera Er et Br les
champs respectivement électrique et magnétique. De plus, on notera E et B les champs
électrique et magnétique de l'onde résultante dans le vide.
a) Rappeler les relations de passage pour le champ électrique à l'interface entre deux milieux
quelconques.
b) Que vaut le champ électrique Et dans un conducteur parfait? En déduire ce que devient la
relation de passage pour le champ électrique à l'interface entre celui-ci et le vide.
c) Déduire de ce qui précède la forme de Er .
d) Ecrire la forme de l'onde résultante E dans le vide.
La tracer à différents instants. De quel type d’onde s’agit-il?
3.
a) Calculer le champ magnétique total dans le vide.
b) Calculer le vecteur de Poynting moyen R dans le vide. Commentaire?
c) Rappeler les relations de passage pour le champ magnétique. En déduire le courant
surfacique jS engendré par l’onde à la surface du conducteur.

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d) Du fait de l’existence de ce courant, quel type de force s’exerce sur la surface ? Pourquoi
parle-t-on de pression électromagnétique (ou pression de radiation) ? Calculer cette pression
en fonction de ε0, et de l’amplitude E0 du champ électrique, après être repassé en notations
réelles.
e) Ordre de grandeur de la force de pression de radiation.
On considère une mince feuille d'aluminium (masse volumique 2.7 g/cm3) d'épaisseur 10 µm
et de surface 1 mm2. Est-il possible de la maintenir en lévitation à l'aide d'un laser ? Quelle
doit-être la puissance de celui-ci?

II. Réflexion sur un métal normal, étude de la profondeur de peau

Une onde électromagnétique plane incidente polarisée rectilignement suivant Ox se propage


suivant l’axe Oz dans le vide. Un métal normal (c’est-à-dire non parfait), de conductivité
électrique σ, est placé sur la partie de l’espace z>0. On cherche à déterminer la nature de
l’onde électromagnétique quand elle pénètre dans le métal.

Dans le cas du métal normal, on fait les hypothèses suivantes :


(a) L’équation de Maxwell-Gauss peut s’écrire dans le métal .
(b) La loi d’Ohm est valable dans le métal
(c) Le champ dans le métal s’écrit sous une forme semblable que celle du vide :
, où est un vecteur réel et parallèle à Ox, mais où peut
être un nombre complexe.

1. Ecrire le champ incident dans le vide (on notera k le module du vecteur d’onde et ω sa
pulsation).

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2. On veut justifier l’hypothèse (a) . Pour cela, on suppose qu’on crée un


supplément de charge de densité volumique dans tout le métal à un instant t=0 et trouver la
loi d’évolution de au cours du temps. Exprimer le temps au bout duquel la charge initiale
devient négligeable.
A.N. : Calculer pour le cuivre ( ). L’hypothèse (a) est-elle justifiée dans
le domaine des radiofréquences ? Des hyperfréquences ?

3. Ecrire les trois autres équations de Maxwell que satisfont dans le métal et et
montrer que dans l’équation de Maxwell-Ampère, on peut négliger un des termes à fréquence
suffisamment basse.

4. A partir de ces équations, trouvez l’équation de propagation pour et en déduire la


relation de dispersion liant et .

5. Exprimer et montrer que est atténuée suivant Oz. Définir la distance caractéristique
pour cette atténuation et justifier l’appellation « épaisseur de peau ».

6. Calculer pour le cuivre pour les fréquences et . Décrire


qualitativement l’onde dans le métal dans ces deux cas (basse fréquence et radio fréquence)
en supposant que le métal a une profondeur de 1 mm selon Oz. En admettant que ,
que se passe-t-il si ?

7. Quelle est la vitesse de phase dans le métal ? La comparer à celle dans le vide.

8. Calculer le champ magnétique associé à dans le métal. En déduire le vecteur de


Poynting dans le métal. Calculer sa moyenne temporelle en z=0 et z=a ? En déduire la
puissance moyenne dissipée dans un métal de longueur et de section unité dans le plan
xOy. Sous quelle forme cette énergie se dissipe-t-elle ?
9. On considère qu’un métal est parfait lorsque . Que deviennent , et ?

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TD 5
Guides d’ondes rectangulaires

Les ondes électromagnétiques ont de nombreux usages courants (radars, télécom, radios, etc…). D’un
point de vue pratique, il est souvent nécessaire de guider l’onde d’un point à un autre (par exemple,
d’un générateur à une antenne, voir la figure suivante). Différents guides sont utilisés, selon la
fréquence, et la puissance de l’onde transmise, ou selon la distance. Nous allons ici nous intéresser
aux guides d’ondes métalliques à section rectangulaire, qui sont utilisés notamment dans la gamme
des micro-ondes sur de courtes distances (alimentation d’antennes, satellites, four à micro-ondes).

Des guides d'onde rectangulaires

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z
On
b

considère ici un guide d’onde rectangulaire constitué de parois métalliques de largeur b et


hauteur a. On cherche la forme des ondes électromagnétiques qui peuvent s’y propager, et les
caractéristiques de cette propagation.

1. On cherche une solution pour E qui soit progressive selon z et stationnaire selon y, de

polarisation selon x. Ecrire la forme de E correspondante. L'onde est-elle TE (transverse
électrique) ? Est-elle plane ?

2. On suppose les parois constituées de métal parfait (conductivité infini). Qu’est-ce que
cela implique pour le transport de l’énergie électromagnétique dans ce guide ? (à vérifier
à la fin de l’exo)

Ecrire les conditions aux limites que doit satisfaire E sur chaque paroi métallique.

Qu'appelle-t-on les différents « modes » du guide ? Dessiner l’allure de E dans un plan
Oxy pour différents modes, puis selon Oz pour le mode 1.

3. Calculer B . L’onde est-elle TM (transverse magnétique) ?
 
En appliquant l’autre équation de Maxwell reliant B et E , déduire la relation liant ω et k.
4. Représenter graphiquement k(ω). Que peut-on dire du nombre de modes possibles en
fonction de ω ? Montrer qu’il existe une pulsation de coupure ωc en dessous de laquelle
aucun mode n’existe. Que se passe-t-il si on essaie d’introduire une onde à une fréquence
telle que ω<ωc ? Y a-t-il alors dissipation d’énergie ?

5. vitesse de phase et vitesse de groupe. On envoie dans le guide une onde qui est la
superposition de 2 ondes planes : E ( x, t ) = E1 e i ( k1 x −ω1 t ) + E 2 e i ( k 2 x −ω2 t ) . Supposons que ω1
et ω2 sont proches d’une fréquence ω0. Ecrire le développement limité de k1 et k2 au
voisinage de ω0.
Montrer alors que l’onde totale peut s’exprimer comme E ( x, t ) = e − ik x E (0, t ' ) .
'

Quelle est donc la vitesse de propagation de l’énergie transportée par cette onde ?
Calculer alors la vitesse de phase vϕ et de groupe vg dans le guide d’onde et montrer
comment les lire directement sur le graphique représentant k(ω).

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6. Les spécifications techniques des


guides d’ondes dans les catalogues
comprennent une gamme de
fréquence d’utilisation. À quoi
correspond cette gamme ? Quelle est
la condition sur a pour qu’il ne puisse
pas y avoir de polarisation
perpendiculaire qui se développe dans
cette gamme ? Commenter les photos
de la page précédente.

Guide d’un four à micro ondes, au-dessus de la


cavité du four. La forme en croix sert à
distribuer la puissance.

A.N : Un four à micro-onde travaille à 2.45 GHz. Déterminer les dimensions d’un guide qui puisse

relier le magnétron à la cavité du four.

7. Calculer le vecteur de Poynting pour en déduire dans quelle direction se propage


l’énergie. Calculer la puissance moyenne à travers une section du guide d’onde. Cette
puissance dépend-elle de z ? En pratique, on ne peut pas considérer le métal comme
parfait : qualitativement, que se passe-t-il alors ?

En réalité, d’autres modes TE peuvent exister, ainsi que des modes TM. Les résultats de ce TD sont
néanmoins valides.

Des liens web:


Cours + applet : http://www.univ-lemans.fr/enseignements/physique/02/electri/guiderec.html
Four à micro-ondes : http://membres.lycos.fr/dkpat/rdet/Web-rdet/dom/dom.html
Visualisation des modes : www.falstad.com/embox/guide.html

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TD 6
Réflexion totale à l’interface de milieux diélectriques

Effet miroir dû à la réflexion totale Fontaine lumineuse : guidage par réflexion totale

Réflexions totales successives

Une onde plane progressive de vecteur d’onde k1 se propageant dans un milieu diélectrique
d’indice n1 (partie z < 0) arrive sur la surface z = 0 la séparant d’un diélectrique d’indice
n2<n1. Le vecteur d’onde k1 fait un angle d’incidence θ1 avec l’axe Oz, et est entièrement
contenu dans le plan yOz, comme représenté ci-dessous.

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Une partie de l'onde est transmise dans la partie 2 de l’espace (z > 0 ) sous forme d’onde plane
progressive de vecteur d’onde k2 également entièrement contenu dans le plan yOz. Par contre,
ce vecteur peut avoir une composante complexe. On le note donc :
k2 = k’2 + i k’’2
où k’2 et k’’2 sont deux vecteurs à composantes réelles contenus dans le plan yOz.

1. Exprimer l’angle critique θc de la loi de Descartes en fonction de n1 et n2. Dans la


suite, on se placera dans le cas d’une réflexion au-delà de l’angle limite θc. Il s’agit
d’une réflexion totale, ce qui implique que k’’2 est non nul.
2. Donner l’équation de propagation dans le milieu 2. A partir de cette équation,
démontrer que la relation de dispersion peut s’écrire sous la forme :
k’2 . k’’2 = 0

(k '2 ) − (k ' '2 ) =  n2ω 


2
2 2

 c 
3. Ecrire les composantes de k1 en fonction de n1, θ1 et ω. Rappeler la condition de
passage pour E en z = 0. En déduire une condition pour les composantes de k2 en
fonction de celles de k1.
4. A partir de cette relation, en déduire que :
nω 
k’2 =  1 sin θ1  uy
 c 
 ω 
k’’2 =  ± n12 sin 2 θ1 − n22  uz
 c 
5. Sachant que le champ électrique est une onde plane polarisée suivant ux dans le
milieu 2, exprimer E2 en fonction de son amplitude E0 en z = 0, de sa pulsation ω,
du vecteur position r et de k2, puis en fonction de y, z, k’2 et k’’2, ω. Cette onde est-
elle homogène ? Progressive ? Si oui, dans quelle direction ? S’atténue-t-elle ? Si
oui, dans quelle direction ? On choisira le signe de la composante de k’’2 selon Oz
pour avoir une situation physique quand z tend vers l’infini.

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6. Définir à partir de l’expression de E2 une profondeur de pénétration δ en fonction


 π
de n1, n2, ω et c. Représenter graphiquement δ quand θ1 appartient à θ c ;  .
 2
Quelle est la situation analogue dans un métal ?
A.N. : calculer δ dans le cas d’une réflexion verre-air, pour θ1 = 45°, une longueur
d’onde incidente λ1 = 0.6 µm (on exprimera θ1 en fonction de n1, ω et c) ;
nverre=1.5
7. Déterminer le champ magnétique dans le milieu 2, noté B2.
8. Calculer le vecteur de Poynting R2 associé à l’onde transmise (on gardera k’2 et k’’2
dans les expressions de R2 sans les développer).
Exprimer la moyenne temporelle de chaque composante de ce vecteur.
En déduire le sens de propagation de l’énergie moyenne associée à l’onde transmise.
Que vaut la puissance moyenne incidente traversant la surface qui sépare les deux
milieux par unité de surface ? Y a-t-il dissipation d’énergie dans le diélectrique ?
Comparer avec un métal non parfait.

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TD 7
Fibres optiques

I. Approche géométrique

On considère une fibre constituée d’un cœur de rayon a et d’indice n0 entouré d’une gaine
d’indice n1 plus faible.

Fibre optique à saut d’indice

1. Un rayon lumineux est envoyé dans la fibre avec un angle θ0. A quelle condition sur θ0
le rayon se propage-t-il dans la fibre par réflexions successives ? On appelle ouverture
numérique de la fibre (ON) la valeur sinθmax, qui définit l’ouverture maximale du cône
de lumière pouvant être propagé par la fibre. Que vaut ON en fonction de n0 et n1 ?
2. Quel est le retard de ce rayon par rapport à un rayon qui se propage suivant l’axe z
pour une même distance d parcourue le long de l’axe Oz ? Quelle déduction peut-on
faire pour le débit possible d’impulsions lumineuses (et donc d’information) qu’on
peut faire passer dans cette fibre ?
A.N. : n0 = 1.5 ; n1 = 1.49 ; d = 1 km

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Fibre optique à gradient d’indice


Dans la réalité, la réflexion de l’onde sur les parois n’est pas totale. Pour diminuer les pertes
d’énergie à chaque réflexion, on réalise des fibres dites « à gradient d’indice », c’est-à-dire
que l’indice n varie avec la distance r à l’axe central de la fibre.
On considère la même fibre, mais l’indice dans le cœur n’est plus constant. Il suit la loi :
 r2 
n(r ) = n0 1 − ∆ 2 
 a 
où a est le rayon du coeur.
1. Déterminer ∆ grâce au raccordement avec la gaine en r = a.
2. Tracer qualitativement l’allure de la trajectoire d’un rayon quelconque.
3. Qualitativement, le retard calculé précédemment pour la fibre à saut d’indice va-t-il
être plus grand ou plus petit ? Le débit sera-t-il amélioré ou non ?

II. Approche électromagnétique

Pour faciliter les calculs, on considère un modèle de fibre optique non cylindrique, c’est-à-dire
une couche infinie de diélectrique d’indice n0 coincée entre deux couches d’indice n1,
d’équations x = ± a. Cette géométrie planaire est aussi utilisée dans certains composants
optiques. On cherche à caractériser la forme de l’onde électromagnétique correspondant à un
champ électrique E se propageant dans la fibre.

1. Ecrire l’équation de propagation satisfaite par le champ E dans les deux milieux
d’indices n0 et n1.
2. On suppose que le champ électrique est progressif selon z, de vecteur d’onde k dans
cette direction, et polarisé selon y. Par contre, on ne sait rien de sa dépendance en x,
qu’on notera f(x). Ecrire l’équation différentielle satisfaite par la fonction f.
3. Quels types de fonctions f peuvent satisfaire cette équation ? Qu’attend-on comme
solution pour f dans le milieu d’indice n0 et dans le milieu d’indice n1 respectivement ?
On utilisera les variables intermédiaires β0 et β1 définies par les relations suivantes :

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L3 PAPP Ondes Electromagnétiques et Applications

n ω nω
2 2

β =  0  − k 2 et β12 = k 2 −  1 
2
0
 c   c 
4. Pour des raisons de symétrie, f doit être soit une fonction paire, soit une fonction
impaire. Expliquer en quoi cela simplifie l’expression de f dans le cœur et dans la
gaine.
5. On ne s’intéresse désormais qu’aux solutions paires. En utilisant les conditions de
passage pour le champ électrique au niveau des interfaces, exprimer f en fonction de k,
β0, β1, ω, a et d’une amplitude E0 dans les deux milieux. Dessiner l’allure du champ
électrique dans une section de la fibre. Les fabricants de fibres optiques fournissent un
« diamètre effectif de mode », qui varie avec la longueur d’onde. A quoi correspond
cette notion ?
6. En déduire le champ magnétique B dans le milieu d’indice n0.
7. Toujours dans le milieu d’indice n0, exprimer le vecteur de Poynting puis sa moyenne
temporelle. En déduire de quelle façon l’énergie se propage dans la fibre.
8. La détermination des modes pouvant se propager dans la fibre ne peut se résoudre
facilement de manière analytique. Il faut donc utiliser une résolution graphique en
c2k 2 aω
utilisant les variables b = 2 2 et V = n02 − n12 . Les courbes de dispersion
ω (n0 − n1 )
2
c
k(ω) sont tracées sur la figure ci-dessous :

Dans quelle gamme de fréquences la fibre est-elle monomode ? Quel est le nombre de
modes pour V = 5 ?

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