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fond en quelque sorte, au profit d’un dénoument heureux »1.

Ce qu’il faut vraiment soulignier c’est le fait que le conte oriental est paru dans une
époque qui dépend beaucoup de la réalité, de la vraisemblence ce qui fait de l’imaginaire
seulement une source d’amusement et de plaisir. Par voie de conséquence, le conte voltairien
est fondé sur la vraisemblance2…
Avant tout, Zadig est un conte oriental, une matière que Voltaire a su très bien exploiter : le
second Memnon (1749), le Blanc et le Noir (1764), la Princesse de Babylone (1768) et Le
Crocheteur borgne, publié en 1774.
Tout comme Antoine Galland -mais d’une manière ironiqe maintenant-, l’épître
dédicatoire de Zadig est adressé à une dame de la haute société qui serait selon René Pomeau
madame de Pompadour : « Epître dédicatoire de Zadig à la sultane Sheraa par Sadi3 ».

« Ouloug aimait mieux la lecture de Zadig ; mais les sultanes aimaient mieux les Mille
et un. « Comment pouvez-vous préférer, leur disait le sage Ouloug des contes qui sont sans
raison et qui ne signifienr rien ? C’est précisement pour cela que nous les aimons », répondaient
les sultanes ».4
Ce passage témoigne certainement l’ironie voltairienne regardant la lecture des Mille et
une Nuits vu comme un roman de pure imagination qui a une faiblesse- celle de rejeter la raison
c’est-à-dire le sens philosophique. A l’égard du conte oriental, Voltaire semble être critique en
évoquant de manière péjorative les « contes des Mille et Une Nuits » au moment où il veut
« dénoncer quelque monstrueuse absurdité »5
Le conte philosophique respecte en vérité la structure traditionnelle d’incipit d’un
conte : « Du temps du roi Moabdar il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né
avec un beau naturel fortifié par l’éducation ». Cette première phrase de Zaig sert d’équivalent
pour « il y avait une fois » de Mille et une Nuits à la différence que dans le cas de Voltaire les
actions sont ancré dans un lieu concret et se déroulent dans une certaine époque : Voltaire joue
avec la réalité et la fiction pour que le lecteur soit capable de trouver parmi l’imagination une

1
maghiaru, p. 100.
2
Amaside, la héroine du conte Le taureau blanc sert comme la porte-parole de Voltaire et définit le conte : « Je
veux qu'un conte soit fondé sur la vraisemblance, et qu'il ne res semble pas toujours à un rêve. Je désire qu'il
n'ait rien de trivial ni d'extravagant. Je voudrais surtout que, sous le voile de la fable, il laissât entrevoir aux yeux
exercés quelque vérité fine qui échappe au vulgaire. Voir Voltaire, Le taureau blanc,
3
4
Voir sur ce sujet également Georges May,
5
Voltaire dans ses contes, p. 183.
révélation universelle mais aussi pour caché ses vrais intentions- de caricaturiser la vie
monarchique française.
le conte trouve sa génèse dans une opposition avec la mort6
Le récit voltairien est situé à Babylone et l’auteur nous présente Zadig, un homme avec
« un beau naturel fortifié par éducation » : c’est l’Homme voltairien
Etre heureux représent une imposibilité naturelle pour le héros de Voltaire et ce désir
reste esquissé par le Divine Providence : en tout cas, Zadig devient un novice qui va parcourir
un chemin révélateur -il n’est pas un initié mais surtout celui qui sait le fonctionnement de la
raison et il veut seulement entendre les jeux du destin. Ainsi, la bonheur des hommes demandé
par Zadig est détruite par la force destructrice du destin : Sémire, l’objet de son désir,
De ces amours échoués, Zadig préfère tirer une sagesse.
Zadig préfère trouver le bonheur non pas dans ses amour échoué (Sémire, Azora) mais dans
l’étude de la nature, seule qui pourrait alimenter ses conceptions sur la philosophie de
l’homme : « Rien n’est plus heureux, […] qu’un philosophe qui lit dans ce grand livre que Dieu
a mis a nos yeux. Les vérités qu’il découvre sont à lui ; il nourrit et il élève son âme, il vit
tranquille ; il ne craint rien des hommes, et sa tendre épouse ne vient point lui couper le nez ».
l »esthétique du nez
Aouique on connaît la valeur de la parole dans les Mille et une nuits, Voltaire insiste
aussi sur la force du détail, Zadig étant un « prévoyant » qui sait tout démontrer sans voir rien :
la fonctin exercé par l’acuité de voir, d’observer le monde tient d’une extrême précision de
Zadig telle qu’elle est décrite dans le passage liée à la perdre du cheval et de la chienne. Il est
sur que ce passage est emprunté par Voltaire d’une traduction française de Voyages et
aventures des trois princes de Serendip œuvre traduit par le chevalier de Mailly en 1719 elle-
même étant une traduction de l’italien faite à Venise par Michele Tramezzimo, deux siècle en
avant en 1557. En se promenant dans le bois, Zadig voit venir vers lui un eunuque qui lui
demande s’il navait pas vue la chienne de la reine de Babylone. D’après un court moment de
temps, Zdevant Zaadig il apparaît un autre homme, « le grand veneur » qui lui demande s’il
nvzit pas vu un cheval. Quoique les détails sur ces animaux fut trè riches est argumenté, Zadig
avait nier le fait de voir ces animaux : voir a dans ce passage une fonction révélateur d’une
telle mesure qu’il peut nous donner des détails précieux sur la pensée de Zadig : il faut constater
que pour les servants du roi, voir c’est croire -ce qui est valable toujours pour la téologie du
christianisme- et les explications donnés par Zadig restent un nonsens qui serait démontrer dans

6
analiza 1001 zadig
l’argumentation savante et convaincante donnée devant les juges qui sont obligés « dans la
douloureuse nécessité de réformer leur arrêt »- c’est la force du pouvoir de la société qui
ressemble avec Les Nuits. Mais le pessimisme de Voltaire ne s’areête ici (car ni la réalité ni la
fiction ne li permet) : Zadig devait aquitter une dette de quatre cents once et gracié par le roi,
il est toutefois « condamné » à payé trois cent quatre-vingt-dix-huit onces d’or pour « les frais
de justice » : c’est l’injustice qui est peinte ici et qui mène Zadig à s’enfermer dans une sollitude
pour ne rencontrer « que ce soit » car il devient « dangereux quelquefois d’être trop savant ».
Une lois du Zoroastre qui défend de manger du griffon du suscite une discussion
aprinsa : « Comment défendre les griffons, disaient les uns, si cet animal n’existe pas ». Bref,
c’est un conte qui explique la morale et surtout la vérité qui est cherché et expliquer pour le
faire entendre par les hommes.
La dualité du bonheur et du malheur est présente dans le conte voltairien
le dernier chapitre « à la fin de chapitre on procède à un sorte de distribution des prix, entre les
partenaires sympathiques de l’action » Heuvel
Voltaire décide de changer et de refaire le texte de Memno et pris la décision de changer
aussi le npm de son protagoniste « médiocrement oriental », en Zadig qui a deux signification
concernant l’onomastique : en arabe « Saddyk » c’est-à-dire « le véridique » et en hébreu
« Zadik » ou « Tsadik » qui signifie « le juste »7.
C’est grâce à l’Anglais Hyde et à son ouvrage en latin, Veterum Persarum et Parthorum
et Medorum religionis historia que Voltaire peut pénétrer dans les mistères de la religion
iranienne de Zoroastre structuré sur l’opposition entre le Bien et le Mal.
L’Envieux était l’incarnation du principe du Mal- Arimaze. La fonction du Mal dans
l’œuvre de Voltaire
Voltaire a choisi de placer l’action de Zadig parce que l’Orient est devenu un synonyme
avec le fatalisme
Le texte du conte est peu descriptif et suggère d’un manière ou d’une autre « quelque
chose de semblable à Versailles »8

Le passage où Zadig devient le premier ministre et gouverne le pays comme avait fait le roi
Salomon : c’est un autre moment où Voltaire intervient pour parodier l’épisode biblique du
jugement de Salomon :

7
Voir l’Introduction faite par René Pomeau dans Voltaire, Micromégas,
8
Voir l’Introduction faite par René Pomeau dans Voltaire, Micromégas,
« Une fille fort riche avait fait une promesse de mariage à deux mages, et, après avoir
reçu quelques mois des instructions de l’un et de l’autre, elle se trouva grosse.Ils voulaient tous
deux l’épouser. […] Eh bien! […] je reconnais pour père de l’enfant celui des deux qui lui
pourra donner la meilleur éducation. »
Tout comme le petit Jésus, Zadig pars en Egypte pour échapper à la mort prononcé par
le roi de Babylone qui est jaloux de sa femme- et devient un esclave acheté par un marchand
arabe nommé Sétoc. C’est le moment où il y a un changement de pouvoir entre le Dominé et
le Dominateur, le changement produit par le hasard :
[…] Un marchand arabe nommé Sétoc, y mit l’enchère ; mais le valet, plus
propre à la fatigue, fut vendu bien chèrement que le maître. On ne faisait pas de comparaison
entre ces deux hommes. Zadig fut donc esclave subordonné à son valet ».
Le comique a ses premières manifestations dès l’incipit du texte dans les conversations
à Babylone qui semble avoir en réalité des liens avec le Versailles.
Voltaire dénonce en effet les méfaits de la monarchie à travers des personnage
fantastique situé dans un décor oriental étrange, fantasmé.
Le décor oriental :
c’est dans le chapitre troisième nommé « Le chien et le cheval » où Voltaire illustreun
décor oriental par la dimension spatiale -Zadig se retire dans une maison de campagne sur les
bords de l’Euphrate-, par les personnages bien évidemment -l’eunuque de la reine qui
soupçonne Zadig pour le vol-, les institutions comme le tribunal de Babylon ou la religion car
Zadig est conduit devant le grand Desterham.
malgré tout, les juges de Desterham ne débattent pas et en plus sont tous d’accord de
condamner Zadig pour n’avoir vu « la chienne respectable de la reine, ni le cheval sacré du roi
des rois » : ce comportement revoie à la société de Voltaire
En tout cas, il faut voir dans Zadig des similarités avec les Mille et une nuits concernant
la infidélité féminine scène de la rencontre avec le pécheur où Zadig a retrouvé un qui est plus
malheureux que lui « dès que l’on trouve plus malheureux que soi-même notre douleur est
apaisée » Dans le chapitre quinnzième témoigne la rencontre de Zadig avec un pecheur et
il semble avoir la même réaction que le roi Schachzenan avait rencontre le génie dans le récit
cadre des Mille et Une Nuits : : « A quelque lieues du château d’Arbogad, il […] Zadig se
trouva sur le bord d’une petite rivière, toujours déplorant sa destinée, et se regardant comme le
modèle du malheur. Il vit un pêcheur couché sur la rive, tenant à peine d’une main languissante
son filet, au’il semblait abandonner, et levant les yeux vers le ciel. « Je suis certainement le
plus malheueux de tous les hommes, disait le pêcheur. Zadig et aussi le médecin Douban
Voltaire ridiculise la médecine : Zadig souffert un abces dans l’œil et les docteurs
prédisent qu’il va absolument perdre sa vue en spécifiquant le jour et le heure de cette
perdre : « « » » » Malgré cela, deux jours après l’abcès est soigné et les docteurs en plus
écrivent un livre où ils épreuvent que « nu tebuia sa se repare singur »
La démytification de la religion est évidente : Voltaire ne cesse d’attribuer à la religion
-représenté par celle de manipulateur de cette religion de Zoroastre et que « les savants sont
dangereux »9- une valeur ironique et plus spécifiquement à la croyance qu’il ne faut pas manger
du griffon (un animal fantastique). Cette loi rappelle en tout cas
d’éprouver l’inexistence de chercher la vérité dans l nonsens
Cador un ami « qui vautt bien que cent preêtre » 80
« A quoi tient le bonheur! Tout me persecute dans ce monde, jusq’aux êtres qui
n’existent pas » 80
l’homme « en qui habita la sagesse »
« une consolation sensible » 104 i a vedea atatia oameni réunis « il lui paraissait que l’univers
était une grande famille qui se rassemblait à Balzora »104

L’annalyse douwième chapitre- le souper


les superstitions des hommes : le Chaldéen croit dans un poisson Oannès, l l’Egyptien un
bœuf , le Chinois les symboles du Li et Tien et le Grec le concept du chaos la forme et la matère
du tout

la tolerance de Zadig: « Mes amis, vous alliez vous quereller pour rien, car vous êtes tous du
même avis. […] je suis sûr qu’il [le Grec] admet aussi un Etre supérieur, de qui la forme et la
matière dépendent »10

CONTE ORIENTAL

Voltaire de Gilbert Guislain Charles Tafanelli

9
p. 79.
10
107
Voltaire n’est pas l’inventeur d’un nouveau genre narratif car « à l’insta du roman, le conte est
anonyme et son genre n’est pas considéré comme noble, contrairement à l’épopée et à la
tragédie qui mettent en scène de nobles passions, par une poésie bien réglée »11

L’épître dédié commence de maière très « convenue » « Charme des prunelles, tourment des
cœurs, lumières de l’esprit […] »12 la nature de ce manuscrit est incertaine ce qui montre que
l’auteur originel ne peut pas être connu

le sous-titre de Zadig est Histoire orientale ce qui fait allusion à un cadre exotique où l’action
se déroule à Babylon, en Egypte et en Perse en Arabie et à Bassore sur le golfe arabo-persique.
L’histoire de Zadig est presarat cu figures mythiques, des animaux fabuleux et figures mistique
comme celui de l’ange Asrael et Jesrad. Les aventures fantastiques de Zaig sont rendu
brievement sous la forme d’un sous(titre très court articulé définit : « Le borgne », « Le nez »,
« Les disputes et les audiences », « La femme batue » etc. des petits paraboles elle-mêmes.

Les aventures fabuleuses de Zadig peuvent être comparées avec celles de Sindbad le
marin qui malgré toutes les épreuves

« il y a horiblement de mal sur la terre »13

le « bonhomme » vieillard de la fin de Candide : celui qui travaillait dans le jardin d’Eden pour
s’éloignier de ces « trois grands maux : l’ennui, le vice, et le besoin ». L’image du vieillard turc
ne peut pas signifier autre chose que l’Orient et tout principalement la Turquie semble être le
nid d’une culture despotique mais qui propose un modèle de la sagesse.

Aadig est la lumière il « se contentait d’zvoir le style de la raison »

l’exil,l’errance, le désespoir, le retour à Babylone²

L’ascension de Zadig est de chaque fois altéré par le mal mais la dernière phase d’ascension
est très favorable puisaqu’elle représent le mariage avec Astarté.

la vision caricaturale du despotisme oriental présentée dans Montesquieu L’Esprit des lois 1748

Voltaire est l’adversaire des religions et des croyances qui sont dans Zadig ridiculisé et il prône
dans Zadig le déisme en particulier au chapitre XII intitulé « Le souper ».C’est l’idée d’un

11
Gilbert Guislain, p. 103
12
13
Candide, 241
créateur non révélé qui est commun. Les rites sont discrédités : les rituels qui interdisent la
consommation de certains animaux, la coutume de brûler les veuves sur le bûcher

« Zadig apprit qu’on lui avait fait son procès en son absence, et qu’il allait être brûlé à petit
feu » chapitre XII

Ces comportements des hommes relèvent de « passions déréglées » qui doivent être corriger
par la quête de la vérité, du raison

dégradation humaine dans la coutume du bûcher : Sétoc déclarera -comme un représentant de


la collectivité : « Qui de nous osera changer une loi que le temps a consacré ? le fait que Sétoc
en même temps comme un « ancien abus » c’est-à-dire l’impassivité des hommes et la faiblesse
de ceux-ci.

A la recherche…du bonheur et de la raison

l’innocence de Zadig au début du conte détruite par la sucession de l’intervention de mal et de


l’infidélité des femmes -qui présente des similarité avec la femme du prince persan de Mille et
Une Nuits : Sémire est infidèle et Azora préfère Cador Zadig

Les actions de Zadig sont contestées car le héros teint toujours de (trop) connaitre et son
malheur vient paradoxellement de son raison ce qui lui provoque l’errance

« préfère de « sauver un coupable que de condamner un innocent »

Zadig devient une victime de sa destinée : le mal est métamorphoé dans Orcan qui a ravi
Sémire, Arimaze qui complote contre lui et Arbogad qui est un brigand

Au chapitre 8 Zadig réfléchit sur sa propre destinée :

« Qu’est-ce donc que la vie humaine ? O vertu! ) quoi m’avez-vous servi ? […] Tout
ce que j’ai fait de bien a toujours été pour moi une source de malédictions, et je n’ai été élevé
au comble de la grandeur que pour tomber dans le plus horrible précipice de l’infortune »

C’est au chapitre XVII qu’un ermit masqué sous l’ange Jesrad, accompli des mauvaises
actions : il vole, incendie une maison et assasine le neveu d’une femme. Pour expliquer ses
faits sous les traits de l’ange Jesrad, qu’il « n’y a point de mal dont il ne naisse un bien » c’est-
à-dire que

Voltaire est l’adepte de la philosophie de Leibniz meême si le Mais de Zadig le contreariza le


meilleur des mondes possibles
l’humanité qui est comparé avec « des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome
de boue »