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Répertoire de droit pénal et de procédure pénale

 Table des matières


 Bibliographie
 Section 1 - Généralités. Historique. Définitions (1 - 14)
o Art. 1 - Généralités (1 - 3)
o Art. 2 - Historique (4 - 10)
o Art. 3 - Définitions (11 - 14)
 Section 2 - Éléments constitutifs (15 - 31)
o Art. 1 - Attentat (16 - 24)
o Art. 2 - Complot (25 - 31)
 § 1 - Résolution de commettre un attentat (28)
 § 2 - Unité des volontés (29)
 § 3 - Un ou plusieurs actes matériels (30 - 31)
 Section 3 - Actes préparatoires. Délits spéciaux (32 - 35)
o Art. 1 - Actes préparatoires (32 - 34)
o Art. 2 - Délits spéciaux (35)
 Section 4 - Peines applicables (36 - 47)
o Art. 1 - Peines principales (36 - 40)
o Art. 2 - Peines complémentaires (41 - 42)
o Art. 3 - Exemptions de peines (43 - 45)
o Art. 4 - Personnes morales (46 - 47)
 Index alphabétique

Complot

André COLLET
Contrôleur général des armées (CR)

juillet 2001

Table des matières

Section 1 - Généralités. Historique. Définitions, 1 - 14


Art. 1 - Généralités, 1 - 3
Art. 2 - Historique, 4 - 10
Art. 3 - Définitions, 11 - 14

Section 2 - Éléments constitutifs, 15 - 31


Art. 1 - Attentat, 16 - 24
Art. 2 - Complot, 25 - 31
§ 1 - Résolution de commettre un attentat, 28 - 28
§ 2 - Unité des volontés, 29 - 29
§ 3 - Un ou plusieurs actes matériels, 30 - 31

Section 3 - Actes préparatoires. Délits spéciaux, 32 - 35


Art. 1 - Actes préparatoires, 32 - 34
Art. 2 - Délits spéciaux, 35 - 35

Section 4 - Peines applicables, 36 - 47


Art. 1 - Peines principales, 36 - 40
Art. 2 - Peines complémentaires, 41 - 42
Art. 3 - Exemptions de peines, 43 - 45
Art. 4 - Personnes morales, 46 - 47

Bibliographie
C. BECCARIA, Des délits et des peines, G F Flammarion. - B. BOULOC, Pénologie, 1998,
Dalloz. - F. DESPORTES et F. LE GUNEHEC, Le nouveau droit pénal, 1999, Economica. -
J.-P. DOLL, Analyse et commentaire du code de justice militaire, 1966 (suppl. et mise à jour
1968), LGDJ. - T. JOURDAN, Le droit pénal appliqué aux armées, 1995, Ed. La Baule. -
C. PAULIN, Droit pénal général, 2000, Litec.
F. COLCOMBET, Rapport sur le projet de loi portant réforme des dispositions du code pénal
relatives à la répression des crimes et des délits contre la nation, l'État et la paix publique,
Doc. AN 1991, no 2244. - GIUDICELLI-DELAGE, Livre IV. Les crimes et délits contre la
nation, l'État et la paix publique, Rev. sc. crim. 1993.493 . - VITU, Réforme des
dispositions législatives concernant la sûreté de l'État, JCP 1960. I. 1578. - WATIN-
AUGOUARD, Défense et réforme du code pénal, Droit et défense, no 93/1.
Section 1 - Généralités. Historique. Définitions
Art. 1 - Généralités
1. Le complot figure au chapitre II du titre Ier du livre IV du code pénal. Ce chapitre, intitulé
« Des autres atteintes aux institutions de la République ou à l'intégrité du territoire national »,
vise des atteintes spécifiques aux intérêts fondamentaux de la nation. Il comporte trois sections
dont la première est consacrée à l'attentat et au complot, la seconde aux mouvements
insurrectionnels et la troisième à l'usurpation de commandement, à la levée de forces armées
et à la provocation à s'armer illégalement. Toutes ces incriminations tendent au même objectif,
réprimer les infractions particulièrement graves contre la paix intérieure. La législation
antérieure à 1960 les qualifiait d'« infractions à la sûreté intérieure de l'État ». Cette
terminologie a été remplacée par celle de « Crimes et délits contre la sûreté de l'État » par
l'ordonnance no 60-529 du 4 juin 1960. Le nouveau code pénal utilise aujourd'hui celle
d'atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation. V. Intérêts fondamentaux de la nation
(Atteintes aux).
2. De son côté, le code de justice militaire comporte à son article 424 des dispositions
applicables au complot militaire. Celui-ci se distingue du complot incriminé par le code pénal
par un but spécifiquement militaire : porter atteinte à l'autorité du commandant d'une
formation militaire, d'un bâtiment ou d'un aéronef militaire, ou nuire à la discipline ou à la
sécurité de la formation, du bâtiment ou de l'aéronef. Il s'agit d'une infraction d'ordre militaire
qui est incriminée par le code de justice militaire. V. Justice militaire.
3. Les anciens textes étaient dans leur ensemble, depuis longtemps, inadaptés aux temps
actuels. Les rédacteurs du nouveau code pénal ont simplifié le dispositif répressif traditionnel,
les deux infractions d'attentat et de complot occupent aujourd'hui deux articles seulement du
chapitre II, mais le danger social qu'elles représentent leur confère une importance que
souligne la sévérité des peines qui leur sont attachées.
Art. 2 - Historique
4. Le code pénal napoléonien de 1810 prévoyait en son article 86 compris dans une section
intitulée « Des attentats et complots contre l'Empereur et sa famille » trois incriminations :
l'attentat contre la vie ou la personne de l'empereur, l'attentat contre la vie ou la personne des
membres de sa famille, l'offense publique envers la personne de l'empereur ou les membres de
la famille impériale. Ces dispositions, considérées comme implicitement abrogées après la fin
du Second Empire, ne furent pas appliquées aux auteurs des assassinats du Président Carnot
en 1894 (C. assises Rhône, 3 août 1894, Gaz. trib. 3-4 août 1894), ainsi que du Président
Doumer en 1932 (Cass. crim. 20 août 1932, DH 1932.1.121, concl. proc. gén. Matter). Ces
assassinats furent considérés, l'un et l'autre, non comme des crimes politiques contre la sûreté
de l'État qui impliqueraient l'application de peines politiques mais comme des crimes
ordinaires, de droit commun, le chef de l'État ne se confondant plus avec l'institution, et ils
furent punis comme tels. L'article 86 fut explicitement abrogé par le décret-loi du 29 juillet
1939.
5. La notion de complot a été longtemps confondue avec celle d'attentat. Dans l'Ancien droit,
le terme d'attentat désignait tous les agissements coupables dirigés contre l'État et, dans le
souci de préserver l'ordre politique établi, ils étaient sans distinction frappés de la même peine.
Le terme de complot, qui lui était souvent accolé, n'avait pas de sens particulier, il était utilisé
pour désigner les actes qui constituaient les premières manifestations de la volonté criminelle.
C'est ainsi que l'entente des conjurés une fois formée, les premières manifestations de la
volonté criminelle et les actes préparatoires, qualifiés du terme unique d'attentat, se trouvaient
sévèrement punis, parfois à l'égal du crime consommé lui-même, dès lors que la preuve en
était établie. Ce dispositif répressif est demeuré tout le temps de la Révolution et de l'Empire.
6. C'est la loi du 28 avril 1832 qui, pour la première fois, a nettement distingué les deux
notions d'attentat et de complot en les situant à des degrés différents de la pensée criminelle
visant l'autorité de l'État et la paix intérieure. Dans le droit criminel révolutionnaire et le code
napoléonien de 1810, les actes préparatoires à l'exécution du crime d'attentat étaient punis en
tant que tentative comme le crime lui-même, la réforme de la loi de 1832 les a rattachés au
complot dont ils constituent, depuis, une circonstance aggravante.
7. La loi du 24 mai 1834 incriminait à titre spécial des agissements coupables qui jusqu'alors,
du fait de la difficulté de réunir des preuves, échappaient aux poursuites. À la suite de la
révolte des canuts à Lyon, marquée par le pillage des magasins d'armes et le désarmement des
agents de la force publique, la loi instaura un régime très sévère de répression de la
fabrication, du commerce, de la détention et du transport de matériels de guerre, armes,
poudres et munitions. Aujourd'hui, seule figure encore dans cette vieille loi de 1834 la
disposition de l'article 2 concernant la fabrication, la vente ou la détention de la poudre de
guerre et autres poudres, ses autres dispositions ayant été reprises dans le décret-loi du 18 avril
1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions (JO 13 juin ; V. Armes)
8. L'ordonnance no 60-529 du 4 juin 1960 (préc. supra, no 1), prise lors de la guerre d'Algérie
en application de la loi d'habilitation no 60-101 du 4 février 1960, opéra une réforme profonde
des articles du code pénal consacrés aux crimes et délits contre la sûreté de l'État, elle a
notamment fait disparaître la distinction traditionnelle depuis 1789 entre les atteintes à la
sûreté extérieure et les atteintes à la sûreté intérieure et opéré un nivellement des infractions et
des peines. C'est ainsi que l'article 86 de l'ancien code pénal réunit dans la définition de
l'attentat les actes dont le but est « soit de détruire ou de changer le régime constitutionnel, soit
d'exciter les citoyens ou habitants à s'armer contre l'autorité de l'État ou à s'armer les uns
contre les autres, soit à porter atteinte à l'intégrité du territoire national ».
9. La résolution arrêtée par un individu isolé, non extériorisée, de former un complot contre
l'autorité de l'État n'est pas punissable (la pensée est libre et ne peut être réprimée). L'article 87
de l'ancien code pénal incriminait dans un ordre chronologique et croissant de gravité :
d'abord, la proposition faite en public ou en privé et non agréée (par refus ou absence de
réponse) par celui ou ceux à qui elle est adressée de former un complot ; ensuite, le complot
simple ou résolution concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs personnes de commettre
l'attentat ; enfin, le complot dit « aggravé », c'est-à-dire, suivant la définition donnée, le
complot « suivi d'un acte commis ou commencé pour en préparer l'exécution ». Les étapes
parcourues pour atteindre le but recherché par l'attentat constituaient autant de variétés de
complot.
10. Les articles 86 et 93 de l'ancien code précisaient, par ailleurs, que « l'exécution ou la
tentative constitueront seules l'infraction ». Aux termes de l'article 121-5 du nouveau code, la
tentative est constituée dès lors que, manifestée par un commencement d'exécution, elle n'a été
suspendue ou n'a manqué son effet qu'en raison de circonstances indépendantes de la volonté
de son auteur. La tentative d'attentat était punie comme le crime lui-même dans le système du
code pénal de 1810. La réforme de la loi du 28 avril 1832 l'a replacée dans le cadre du droit
commun.
Art. 3 - Définitions
11. L'attentat et le complot sont réunis pour constituer la section Ire du chapitre II du titre I du
livre IV du code pénal, réprimant les autres atteintes aux institutions de la République ou à
l'intégrité du territoire national. Ils font l'objet de deux articles distincts : l'article 412-1 est
consacré à l'attentat et l'article 412-2 au complot.
12. Les notions d'attentat et de complot de l'ancien code pénal sont totalement bouleversées
par le nouveau code pénal. L'article 86 de l'ancien code pénal réprimait trois variétés
d'attentat : les faits de détruire ou changer de régime constitutionnel, d'exciter les citoyens ou
habitants à s'armer contre l'État ou à s'armer les uns contre les autres, de porter atteinte à
l'intégrité du territoire national ; l'article 93 y ajoutait le fait de porter le massacre ou la
dévastation dans une ou plusieurs communes. Les articles 89 à 92 mentionnaient, par ailleurs,
d'autres crimes et délits contre la sûreté de l'État dont l'attentat pouvait s'accompagner :
l'enrôlement et l'armement illégal de troupes, l'exercice illégal d'un commandement militaire
et l'emploi de la force publique contre l'exécution des lois sur le recrutement militaire ou sur la
mobilisation.
13. La définition nouvelle de l'attentat de l'article 412-1 a été réduite de manière à éviter toute
confusion avec celle de terrorisme de l'article 421-1. Elle recouvre concrètement les
agissements de coup d'État et ceux d'entreprise sécessionniste. Les auteurs d'infractions
terroristes ne doivent, en aucun cas, pouvoir bénéficier, par le biais de critères indécis, des
avantages d'ordre moral et d'ordre juridique qui sont attachés au caractère politique de
l'infraction d'attentat.
14. Dans le souci de clarifier et d'alléger l'arsenal répressif protégeant les institutions de la
République et l'intégrité du territoire national, les rédacteurs du nouveau code pénal ont coupé
tout lien entre les incriminations des articles 89 à 92 anciens et celles du complot et de
l'attentat. Ils ont érigé en crimes et délits autonomes les infractions contre la sûreté de l'État en
cause aux articles 412-7 et 412-8 : « De l'usurpation de commandement, de la levée de forces
armées et de la provocation à s'armer illégalement ». L'incrimination de l'ancien article 92
relative à l'emploi de la force publique pour empêcher l'exécution des lois sur le recrutement
militaire ou sur la mobilisation n'a pas été reprise, n'ayant jamais reçu d'application.
Section 2 - Éléments constitutifs
15. Les deux infractions d'attentat et de complot ont en commun de porter atteinte aux mêmes
intérêts fondamentaux de la nation et ont à tous égards le même caractère de crimes politiques.
Ils comportent le même élément moral (le dol spécial) nécessaire pour qualifier l'infraction.
Les incriminations de trahison et d'espionnage sont identiques dans leurs éléments constitutifs,
mais elles se distinguent par la nationalité du coupable (V. Espionnage, Trahison). Les
incriminations d'attentat et de complot sont, au contraire, au regard de la nationalité des
coupables identiques, qu'ils soient Français ou étrangers. Ce sont les faits punissables qui les
différencient.
Art. 1 - Attentat
16. Le nouveau code pénal, à son article 412-1, définit l'élément matériel constitutif de
l'attentat par « un ou plusieurs actes de violence ». Ces actes matériels doivent, par ailleurs,
être d'une gravité telle qu'ils puissent « mettre en péril » les institutions de la République
(L. no 92-1336 du 16 déc. 1992, D. 1993.40) ou porter atteinte à l'intégrité du territoire
national. Ainsi, les rédacteurs du nouveau code pénal, dans leur effort de simplification et de
clarification de l'attentat, se contentent de souligner la gravité des actes de violence.
Désormais, ceux-ci sont seuls pris en compte, les cas de figure de coups politiques non
violents ne comportant aucune effusion de sang et aucun déploiement de force, en sont
distraits. Dans de telles situations, les institutions républicaines ne sont pas en péril et les
autorités disposent de moyens suffisants pour rétablir l'ordre. Le texte précise bien qu'un seul
acte peut caractériser l'infraction.
17. Il y a lieu de relever que l'article 412-1 fait référence aux « institutions de la République »
et au « territoire national ». L'ancien article 86 utilisait le terme de « régime constitutionnel »,
le nouvel article se réfère au régime républicain. L'expression « territoire national » déjà
utilisée englobe le territoire métropolitain, les départements et les territoires d'outre-mer sans
distinction.
18. L'article 412-1 demeure muet sur le but spécial poursuivi par les conjurés, celui-ci ressort
de leurs agissements qui doivent traduire leur intention de porter atteinte aux institutions de la
République ou à l'intégrité du territoire national (V. F. COLCOMBET, Rapport sur le projet de
loi portant réforme des dispositions du code pénal relatives à la répression des crimes et des
délits contre la nation, l'État et la paix publique, Doc. AN 1991, no 2244, p. 58). La définition
de l'attentat soulève une difficulté par rapport à celle du terrorisme (V. Terrorisme) dont le but
est défini à l'article 421-1 : « troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur »
en commettant des actes dont un inventaire exhaustif est donné (al. 1er à 3). Un acte de
violence tel qu'une destruction à l'explosif peut, en effet, relever de l'une ou l'autre
incrimination.
19. L'attentat implique des actes matériels : des paroles, des discours, des écrits, une
proclamation, des cris, une propagande par voie d'affiches ou de journaux ne peuvent
constituer des éléments constitutifs d'un attentat ; ils ressortissent exclusivement de la loi du
29 juillet 1881 sur la liberté de la presse dont l'article 24, alinéa 2, punit d'un emprisonnement
de cinq ans et d'une amende de 300 000 F ceux qui, par des moyens publics, provoquent « aux
crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ».
20. La violence matérielle, physique est l'essence même de l'attentat. Le XIXe siècle nous en a
offert de nombreux exemples, notre époque connaît une recrudescence d'agissements
constitutifs du crime d'attentat émanant de mouvements séparatistes (Corse, Pays basque,
Bretagne, DOM-TOM), parallèlement aux actions violentes de terrorisme dont l'incrimination
relève du titre II du livre IV (art. 421-1 à 422-5). Certains pays, en Amérique latine et en
Afrique, connaissent périodiquement des coups de force (« pronunciamientos ») émanant de
chefs militaires pour s'emparer du pouvoir ou de juntes pour changer le régime en place.
L'atteinte à la vie d'un chef d'État incriminée autrefois comme attentat constitue aujourd'hui en
droit français un meurtre ordinaire, incriminé comme crime de droit commun.
21. L'article 412-1 du nouveau code pénal n'a pas repris l'incrimination « d'exciter les citoyens
ou habitants [c'est-à-dire les étrangers qui résident sur le territoire français] à s'armer contre
l'autorité de l'État ou à s'armer les uns contre les autres » que l'ancien article 86 considérait
comme une variété d'attentat, ainsi que l'incrimination « de porter le massacre ou la
dévastation dans une ou plusieurs communes » qui constituait la section IV de l'ancien code
(art. 93 à 96). Ces derniers faits commis par des individus membres de bandes armées
organisées qui, à toutes les époques et dans tous les pays, sèment la terreur et la désolation, ont
été repris dans divers textes dont ceux incriminant les actes de terrorisme (titre II du livre IV)
et les crimes contre l'humanité (titre Ier du livre III).
22. Par ailleurs, la terminologie utilisée pour l'indication des agissements liés à l'attentat est
différente de l'ancienne : au lieu « de détruire ou de changer de régime constitutionnel »,
l'article 412-1 incrimine le fait de « mettre en péril les institutions de la République ou à porter
atteinte à l'intégrité du territoire national ». On doit observer que la définition de l'attentat de
l'article 412-1 est identique à celle du mouvement insurrectionnel de l'article 412-3 avec la
seule différence de l'intensité de la violence : aux actes de violence de l'attentat correspond la
violence collective du mouvement insurrectionnel (V. Insurrection).
23. L'expression commune utilisée désigne des agissements d'une certaine gravité dont le but
est, suivant le premier terme, le fait de changer le régime républicain (au profit d'un régime
monarchique, bonapartiste, de démocratie populaire ou autre) et, également, tout en
conservant la forme républicaine de l'État, le fait de modifier l'équilibre des structures
existantes en supprimant une assemblée ou en renforçant les pouvoirs d'un organe
constitutionnel ou en remplaçant le président de la République selon le modèle des
« pronunciamientos » sud-américains. Les événements d'avril 1961 durant la guerre d'Algérie
(création de l'OAS et putsch des généraux à Alger pour s'opposer par la force à
l'autodétermination approuvée par référendum) sont une tragique illustration d'actions
violentes mettant en péril les institutions de la République.
24. Le second terme utilisé dans les deux incriminations vise le fait de porter atteinte à
l'intégrité du territoire national, il reprend alors la terminologie de l'article 86 du précédent
code. Il protège la nation contre les menées séparatistes tendant soit à ériger certaines portions
du territoire national en États indépendants soit à effectuer leur rattachement à un autre État
existant. Le territoire national s'entend des départements métropolitains ainsi que des
départements et territoires d'outre-mer qui sont tous partie intégrante de la République
française, malgré les différences de statut juridique.
Art. 2 - Complot
25. Aux termes de l'article 412-2, constitue un complot « la résolution arrêtée entre plusieurs
personnes de commettre un attentat lorsque cette résolution est concrétisée par un ou plusieurs
actes matériels ». Suivant la définition qu'en donnait l'ancien article 87, le complot était un
agissement « ayant pour but les crimes mentionnés à l'article 86, s'il a été suivi d'un acte
commis ou commencé pour en préparer l'exécution ». Cette définition incriminait le fait que la
pratique désignait alors par l'expression « complot aggravé ». Dans un pourvoi contre un arrêt
de la Cour de sûreté de l'État condamnant le prévenu à trois ans d'emprisonnement pour
complot et infraction à la législation sur les armes, la Cour de cassation, considérant que l'acte
incriminé a été « commis ou commencé pour préparer l'exécution du crime », a rejeté le
pourvoi en estimant que tous les éléments légaux de la circonstance aggravante de l'article 87,
alinéa 1er, se trouvaient réunis (Cass. crim. 3 juin 1966, Bull. crim., no 160).
26. Le nouveau code pénal donne du complot à l'article 412-2 une définition plus précise que
celle de l'ordonnance du 4 juin 1960 (préc. supra, no 1). Contrairement à l'incrimination
d'attentat de l'article 412-1 pour lequel les actes de violence doivent être assez graves pour
« mettre en péril » les institutions de la République ou l'intégrité du territoire national, il
adopte pour le complot une formule qui laisse une très large marge d'appréciation aux
tribunaux quant aux actes matériels.
27. Aux termes de la définition légale qu'en donne l'article 412-2, l'existence d'un complot
nécessite la réunion de trois éléments : 1o une résolution de commettre un attentat ; 2o arrêtée
entre plusieurs personnes ; 3o concrétisée par un ou plusieurs actes matériels. Le législateur
entend sanctionner des activités qui sont révélatrices d'un projet criminel dans le but d'éviter
sa réalisation. Le complot apparaît ainsi comme une variété d'incrimination que la circulaire
ministérielle du 14 mai 1993 a appelée « délit-obstacle », tendant vers la commission d'un acte
plus grave : l'attentat.
§ 1 - Résolution de commettre un attentat
28. La « résolution » d'agir doit consister dans la décision prise avec la volonté de s'y tenir de
commettre un ou plusieurs actes de violence définis à l'article 412-1. La résolution autre que
de commettre un attentat ne constitue pas un complot. Il appartient à l'accusation de l'établir
par tous moyens de preuve (écrits, aveux, témoignages). La Cour de cassation a rejeté les
pourvois contre les arrêts de la chambre criminelle de Tamatave dans une accusation de
complot contre la sûreté intérieure de l'État, en considérant qu'était bien établie la résolution
des accusés de commettre un attentat avec pour but de provoquer la guerre civile en incitant
les habitants à « s'armer les uns contre les autres » (expression ancienne abandonnée pour
désigner des combats fratricides de quelque importance pour des motifs religieux, politiques,
idéologiques) et en portant la dévastation et le pillage dans une ou plusieurs communes (Cass.
crim. 12 mai 1950, Bull. crim., no 153, sur le fondement des anciens art. 89 et 91). Il y a lieu
de rappeler qu'avant la loi du 28 avril 1832, la résolution de commettre un attentat constituait
une tentative de ce crime.
§ 2 - Unité des volontés
29. Le deuxième élément constitutif consiste dans la concertation entre plusieurs personnes de
commettre un attentat et dans leur accord sur le but et les moyens. Le code actuel n'incrimine
pas la résolution arrêtée par un individu isolé qui en fait part à d'autres personnes sans
parvenir à les associer à son projet. Mais il ne suffit pas que la résolution ait été concertée
entre plusieurs personnes, il faut encore qu'elle ait été « arrêtée », c'est-à-dire fixée. Cet
élément implique une unité des volontés sur le but immédiat du complot, un accord sur les
moyens à mettre en œuvre pour l'atteindre, au moins pour l'essentiel, ainsi que sur la méthode
à suivre pour l'exécuter. Tant que les conspirateurs diffèrent sur le but et les conditions de leur
action, le complot n'est pas établi. La Cour de cassation a rejeté les pourvois contre un arrêt de
la Cour de sûreté de l'État, les accusés étant reconnus coupables d'avoir, à Versailles, durant la
période de juillet 1961 à mars 1962, arrêté la résolution de commettre un attentat ayant pour
but d'exciter les citoyens à s'armer contre l'autorité de l'État ou à s'armer les uns contre les
autres (C. cass. 24 oct. 1963, Bull. crim., no 293).
§ 3 - Un ou plusieurs actes matériels
30. La résolution criminelle n'est pas en elle-même répréhensible, elle doit être concrétisée,
exprimée par un ou plusieurs actes matériels, seuls punissables. Il n'y a pas d'infraction sans
acte matériel. Le mot « acte » doit être entendu dans son sens le plus strict : physique, réel,
tangible. Les écrits et les discours ne sont pas des actes, les faits de pure propagande par voie
d'affiches ou de presse n'en font également pas partie mais ressortissent à la loi du 29 juillet
1881 sur la presse (art. 24, al. 2, préc. supra, no 19). Cette exigence d'un acte au sens matériel
du terme, préparatoire de l'exécution d'un attentat, était déjà requise sous l'emprise des anciens
textes, le nouveau code ne fait que de s'y conformer. Constituent des actes matériels
concrétisant la résolution de commettre un attentat : la constitution d'un dépôt d'armes, la
confection et la distribution d'uniformes ou de signes extérieurs de reconnaissance (brassards),
la collecte de fonds, l'achat ou le vol de matériels.
31. Peuvent également constituer des actes matériels préparatoires d'un attentat : des
enlèvements, séquestrations, assassinats d'hommes politiques, de tels actes de violence
pouvant par ailleurs relever de textes répressifs du droit commun. Ont été appliquées à bon
droit, par la Cour de sûreté de l'État, à des accusés déclarés coupables de complot contre
l'autorité de l'État, les peines réprimant les crimes d'assassinats et de complicité d'assassinats,
crimes de droit commun commis sur ordre des chefs dudit complot (C. cass. 21 nov. 1963,
Bull. crim., no 328 ; 26 juin 1963, ibid., no 234).
Section 3 - Actes préparatoires. Délits spéciaux
Art. 1 - Actes préparatoires
32. Une distinction essentielle doit être établie entre les agissements préparatoires à
l'exécution du complot et les agissements qui tendent directement à l'exécution de l'attentat.
Dans le premier cas, l'acte préparatoire est un acte équivoque qui laisse entière la faculté
d'abandonner le projet, il n'est pas punissable. Dans le second cas, le commencement
d'exécution traduit la volonté irrévocable de le mener à son terme, il s'agit bien d'un acte ayant
un rapport direct et proche, voire immédiat, avec le crime d'attentat. L'auteur est entré dans la
phase d'exécution de l'infraction. Le commencement d'exécution est assimilé au crime
d'attentat lui-même.
33. La tentative est caractérisée par un commencement d'exécution, elle est réprimée à l'égal
de l'infraction consommée elle-même dès lors qu'elle n'a manqué son effet que par des
circonstances indépendantes de la volonté de ses auteurs (dans le cas d'un désistement
volontaire mettant fin à l'exécution en cours, elle n'est pas punissable ; V. Tentative). Par souci
d'intimidation, le législateur place sur un même pied celui qui commet l'attentat et celui qui n'a
fait que tenter de le commettre.
34. Ces formules théoriques ne sont pas toujours faciles à manier. Il appartient aux tribunaux
d'apprécier sous le contrôle de la Cour de cassation (Cass. crim. 3 juin 1966, Bull. crim.,
no 160). La location d'un local pour y déposer des armes n'est qu'un acte préparatoire qui
laisse encore une marge importante pour un abandon du projet, alors que la distribution
d'armes aux conjurés en prévision du jour prochain de son exécution est bien un
commencement d'exécution. En face d'un acte commencé et non mené à son terme, il est
malaisé d'apprécier la volonté réelle de ses auteurs : s'agissait-il simplement d'un acte
préparatoire ou d'un véritable commencement d'exécution ?
Art. 2 - Délits spéciaux
35. La difficulté d'établir la preuve en matière de complot et d'attentat et de réprimer les
agissements coupables de leurs auteurs a conduit à ériger en délits spéciaux, distincts du
complot, certains actes préparatoires. C'est ainsi que toutes les poursuites engagées après les
mouvements insurrectionnels de 1830 échouèrent en raison de l'impossibilité de démontrer la
véritable intention des insurgés. La loi du 24 mai 1834 a érigé en délits spéciaux, distincts du
complot, certains actes préparatoires. Ainsi, les faits peuvent être réprimés, selon les éléments
de preuve disponibles, soit en actes préparatoires soit en délits spéciaux et, si les deux
qualifications peuvent être retenues, les règles du cumul idéal d'infractions deviennent
applicables. L'ordonnance du 4 juin 1960 a incorporé au code pénal ces dispositions aux
articles 97 à 99 de la section V intitulée « Des crimes commis par la participation à un
mouvement insurrectionnel » et le nouveau code pénal les a reprises à ses articles 412-3 à 412-
6 de la section intitulée « Du mouvement insurrectionnel ». Sa définition demeure très proche
de celle de l'attentat : « actes de violence » pour l'attentat et « violence collective » pour le
mouvement insurrectionnel.
Section 4 - Peines applicables
Art. 1 - Peines principales
36. L'article 412-1 punit l'auteur d'attentat de trente ans de détention criminelle et de
3 000 000 F d'amende (soit 100 000 F par année de privation de liberté). L'article 412-2 punit
l'auteur de complot de dix ans d'emprisonnement et de 1 000 000 F d'amende (selon la même
règle). Lorsque l'une ou l'autre des deux infractions est commise par une personne dépositaire
de l'autorité publique, la peine est aggravée : elle est portée à la détention criminelle à
perpétuité et à 5 000 000 F d'amende pour l'attentat, et à vingt ans de détention criminelle et à
2 000 000 F d'amende pour le complot.
37. Toutes ces peines privatives de liberté sont des peines politiques (qualificatif qui ne figure
pas dans le code pénal de 1992 et que traduit la peine de détention criminelle). Elles ont ce
caractère au regard de l'application des peines et, également, à tous autres égards, notamment,
de l'extradition. V. Intérêts fondamentaux de la nation (Atteintes aux).
38. On doit souligner la sévérité des peines principales frappant les auteurs d'attentat, la
défense de la société face au danger qu'ils représentent exige une telle répression, alors que les
peines frappant les auteurs de complot sont beaucoup moins lourdes. Cette différence est
encore accentuée pour les peines complémentaires dont peuvent être assorties les
condamnations principales. L'attentat et le complot étant des crimes distincts, un accusé peut
être reconnu coupable de l'un et non de l'autre, et l'auteur d'un complot peut être poursuivi
après acquittement ou non-lieu du chef de l'attentat.
39. Dans les deux articles, les peines sont aggravées lorsque l'infraction est commise par une
personne dépositaire de l'autorité publique. On entend par dépositaire de l'autorité publique
toute personne titulaire d'un pouvoir de décision et de contrainte dont elle est investie dans
l'exercice de ses fonctions, qu'elles soient permanentes ou temporaires. Entrent dans cette
définition les membres du Gouvernement, préfets et sous-préfets, fonctionnaires de l'État,
représentants des collectivités territoriales…
40. Pour l'attentat, l'article 412-1 (al. 4) ajoute à la peine de privation de liberté l'application
des dispositions des deux premiers alinéas de l'article 132-23, c'est-à-dire la soumission à une
période de sûreté (V. Peine [Exécution]) excluant le condamné du bénéfice : de la suspension
ou du fractionnement de la peine, du placement à l'extérieur, des permissions de sortir, de la
semi-liberté et de la libération conditionnelle (al. 1er). Sa durée est égale à la moitié de la
peine privative de liberté prononcée ou à dix-huit ans si cette peine est perpétuelle. La
juridiction saisie peut même porter ces durées aux deux tiers de la peine ou, en cas de
détention criminelle à perpétuité, à vingt-deux ans (al. 2). Le nouveau code pénal sanctionne
ainsi très sévèrement le crime d'attentat.
Art. 2 - Peines complémentaires
41. Tout condamné pour un crime ou un délit peut être sanctionné d'une ou plusieurs peines
complémentaires privatives ou restrictives de droits, prononcées en même temps que la peine
principale. L'article 414-5 aggrave les condamnations qui frappent les personnes physiques
coupables d'attentat ou de complot. Aux peines principales des articles 412-1 et 412-2, il
ajoute des peines complémentaires. Elles consistent en : 1o la privation des droits civiques,
civils et de famille ; 2o l'interdiction d'exercer une fonction publique ou une activité
professionnelle ou sociale dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a
été commise ; 3o la confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre
l'infraction ou de la chose qui en est le produit ; à l'exception des objets susceptibles de
restitution ; 4o l'interdiction de séjour. V. Intérêts fondamentaux de la nation (Atteintes aux).
42. Le coupable de nationalité étrangère ou apatride peut, en outre, encourir l'interdiction du
territoire français dans les conditions prévues par l'article 131-30 du code pénal soit à titre
définitif soit pour une durée de dix ans au plus, sans qu'il puisse invoquer l'une ou l'autre des
situations énumérées à cet article.
Art. 3 - Exemptions de peines
43. Le législateur a voulu accorder le bénéfice de l'impunité à un criminel à la condition qu'il
apporte une totale collaboration personnelle aux autorités administratives et judiciaires. Les
rédacteurs du nouveau code pénal ont donc réinscrit les dispositions anciennes en ce sens qui
figuraient déjà dans le décret-loi du 29 juillet 1939 (préc. supra, no 4) et l'ordonnance du
4 juin 1960 (préc. supra, no 8). Une telle récompense demeure réservée aux infractions les
plus dangereuses pour la société : l'attentat et le complot en font partie (avec le terrorisme). Un
certain intervalle sépare le plus souvent la tentative de l'exécution de l'acte coupable, il peut
donner lieu à l'abandon du projet.
44. Deux cas d'exemption de peines sont prévus : pour le cas d'attentat à l'article 414-2 et pour
le cas de complot à l'article 414-3. Dans le premier cas, l'exemption bénéficie à la personne
qui a participé au commencement d'exécution d'un attentat et qui en dénonce l'existence à
l'autorité administrative ou judiciaire. Mais sa récompense est subordonnée à deux conditions :
sa démarche doit être précoce de manière à permettre d'éviter les actes de violence et, par
ailleurs, utile de manière à permettre, le cas échéant, d'identifier les autres coupables. Dans le
second cas, l'exemption bénéficie à la personne qui a participé à un complot si, avant toute
poursuite, elle en révèle l'existence aux autorités compétentes (comme pour l'attentat) et, en
outre, permet l'identification des autres participants (condition plus rigoureuse que pour
l'attentat). L'excuse de dénonciation est obligatoirement prononcée par les juridictions de
jugement sur la demande de l'accusé, de son défenseur ou du ministère public, si les
conditions exigées sont réunies.
45. Offrir l'impunité à celui qui dénonce ses complices fait l'objet de vives critiques. Ce
marchandage légal a ses inconvénients et ses avantages : le principal inconvénient est
d'encourager officiellement la délation, un geste immoral et détestable même entre les
criminels ; le principal avantage est d'éviter l'aboutissement d'un projet criminel : mieux vaut
prévenir un forfait plutôt que d'avoir à le punir (V. C. BECCARIA, Des délits et des peines, G
F Flammarion).
Art. 4 - Personnes morales
46. Les personnes morales, à l'exclusion de l'État, peuvent maintenant être condamnées par les
tribunaux répressifs à certaines peines (V. F. DESPORTES et F. LE GUNEHEC, Le nouveau
droit pénal, 1999, Economica, p. 465). L'article 414-7 prévoit que celles pour le compte
desquelles ses organes ou ses représentants ont commis des infractions de complot ou
d'attentat peuvent être déclarées responsables pénalement dans les conditions prévues par
l'article 121-2. Cette responsabilité pénale des personnes morales n'exclut pas celle des
personnes physiques auteurs ou complices.
47. Une association ou un syndicat peut ainsi encourir une peine d'amende, suivant les
modalités prévues par l'article 131-38, son taux maximum est égal au quintuple de celui fixé
pour les personnes physiques. Il peut aussi encourir les nombreuses peines complémentaires
qui sont mentionnées à l'article 131-39, au premier rang desquelles figure la dissolution.
Index alphabétique
Actes préparatoires
délits spéciaux 32 s.
éléments constitutifs du complot 30 s.

Aéronef 2

Armes 7
armement illégal 8, 12

Atteintes à la sûreté
V. Sûreté (Atteintes à la)

Attentat 5 s., 11 s.
complot
distinction 6, 11
indépendance des poursuites 38
résolution de commettre un attentat 28
coup d'État 13
définition 13
éléments constitutifs V. ce mot
sécession 13
terrorisme (distinction) 13

Bâtiment militaire 2

But 8 s., 18

Chef de l'État 4, 20

Circonstances aggravantes 6
dépositaires de l'autorité publique 36, 39

Code
de justice militaire 2
napoléonien (ancien code pénal) 4 s., 10, 12
pénal (1992) 1 s., 11 s.

Collaboration aux autorités (Exemption) 43 s.

Commandement militaire (Exercice illégal) 12

Commerce d'armes
V. Armes

Complot 11 s.
attentat (distinction) 6, 11
indépendance des poursuites 38
contre l'Empereur 4
définition 11 s.
éléments constitutifs V. ce mot
militaire 2

Confiscation 41

Coup d'État 13

Coup politique (Sans violence) 16

Crime
contre l'humanité 21
politique, de droit commun 4, 13, 15
peine 37

Définition 1 s., 11 s.
ancien code pénal 12

Délits spéciaux
V. Actes préparatoires

Dénonciation 44

Dépositaires de l'autorité publique 36, 39

Détention criminelle 37

Dévastation 12

Discipline militaire 2

Droit commun (Crime)


V. Crime politique, de droit commun

Éléments constitutifs 15 s.
actes préparatoires V. ce mot
attentat 16 s.
actes matériels 19 s.
but 18
institutions de la République (mise en péril) 16
mouvement insurrectionnel (distinction) 22
presse 19
territoire national (atteinte à l'intégrité du) 16, 22
terrorisme (conflit de qualification) 18
violence 16, 20 s.
attentat/complot
éléments communs 15
poursuites (indépendance) 38
circonstances aggravantes V. ce mot
complot 25 s.
actes matériels 30 s.
concertation 29
pluralité d'auteurs 27, 29
presse 30
résolution de commettre un attentat 27 s.
unité des volontés 29
violence 26 s.
crime politique V. ce mot
exemption de peine V. ce mot
nationalité (indifférence) 15
provocation 19

Empire 4 s.

Enrôlement 12

Excitation à s'armer 8, 12, 21

Exemption de peine 43 s.
collaboration aux autorités administratives et judiciaires 43
conditions 44
dénonciation 44
éviter commission du crime 44
identification des auteurs 44

Explosif
V. Armes

Force publique 7, 12

Guerre d'Algérie 23

Historique 4 s.

Institutions de la République (Mise en péril) 16, 22 s.

Insurrection 22

Interdictions
professionnelles 41
de séjour 41
du territoire français 42
Intérêts fondamentaux de la nation 1, 15
provocation à commettre des crimes ou délits 19

Législation 1 s.
code napoléonien 4 s.
loi du 24 mai 1834 7
loi du 28 avril 1832 6
ordonnance du 4 juin 1960 1, 8

Liberté de pensée, d'expression 9, 16, 19, 30

Magasin d'armes 7

Massacre 12

Matériel de guerre 7

Mobilisation 12

Mouvement insurrectionnel 22

Munitions
V. Armes

Nationalité (Indifférence) 15

Ordre public 18

Peines 36 s.
complémentaires 41 s.
confiscation 41
exemption 43 s. V. ce mot
interdictions
professionnelles 41
de séjour 41
du territoire français 42
période de sûreté 40
personne morale 46 s.
politiques (détention criminelle) 37
principales 36 s.
privation des droits civiques, civils et de famille 41

Période de sûreté 40

Personne morale 46 s.

Pillage 7
Politique (Crime)
V. Crime politique, de droit commun

Poudre
V. Armes

Président de la République
assassinat 4, 20

Presse (Loi sur la) 19, 30

Privation des droits civiques, civils et de famille 41

Provocation à commettre des crimes ou délits 19

Putsch 23

Recrutement 12

Régime constitutionnel (Destruction, changement) 12, 17, 22 s.

République
V. Institutions de la République (Mise en péril)

Révolte des Canuts 7

Révolution 5

Sécession 13

Sûreté (Atteintes à la) 1, 8


de l'État 1
intérieure 1
extérieure (distinction) 8

Tentative 6, 10, 28, 32 s.


délits spéciaux 32 s.

Territoire national (Atteinte à l'intégrité du) 8, 12, 16, 22, 24


définition 17, 24

Terrorisme 13, 21
attentat (conflit de qualification) 18

Violence 16, 20 s., 26


attentat V. Éléments constitutifs
complot V. Éléments constitutifs
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