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mardi 5 juin 2018 13:09

CHPITRE 1: Intro
CHAPITRE 2: Pathologies CHAPITRE 3: Auscultation et diagnostic Chapitre 4 :
Un ouvrage doit résister au cours du temps aux diverses agressions ou sollicitations, en conservant son
esthétisme. Ces sollicitations englobent:
• Charges mécaniques
Pathologies des structures en béton: 1- Evaluation de l'état de la structure: Restaurer, c’est conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument. La restauration se fonde
Changements de teinte: des salissures, des efflorescences, des taches noires, des fuites de laitance... substance ancienne et de documents authentiques.
• Actions environnementales Rénover, c’est remettre à neuf un ouvrage ou un objet jugé usé. La rénovation peut aller jusqu’à la destruction complè
La durabilité est caractérisée par la capacité de l'ouvrage à: conserver les fonctions d'usage et sa fiabilité et Ecaillages: désagrégation des surfaces de béton provoqué par leur exposition au gel dégel en présence d’humidité ou de sels le choix de la procédure de réparation doit être fondé sur une étude préalable de l’état de la structure. Cette étude comprend
déglaçant des opérations de préparation, une inspection de routine, des essais complémentaires, l’évaluation des résultats et reconstruction
son aspect esthétique. Réhabiliter, c’est améliorer l'habitat existant en le remettre aux normes de confort, d’hygiène et de sécurité au regard
Lixiviation: Elle correspond à un lessivage des hydrates de la pâte de ciment au contact de milieux fluides acides en comparaison l’estimation de l’état de l’ouvrage.
du béton (eaux douces, aux pluies acides…) contemporaines
Eclatement généralisé / localisé: 2- Anamnèse:
La durabilité des pierres: Fissurations: Fentes visibles affectant le béton dans toute son épaisseur. Par convention, la fissure a entre 0.2 et 2mm de largeur. Elle correspond à la collecte des données et des informations sur la structure, notamment sur son histoire, son
La durabilité est liée à la résistance mécanique et la structure poreuse Faïençage: Craquelure superficielle sous forme de fins réseaux de microfissures de largeur inférieure à 0.2mm, disposées en environnement, ses matériaux de construction et les interventions antérieures
mailles régulières fermées, de quelques cm de côté. Il traduit un retrait superficiel trop important ou trop rapide.
3- Auscultation et diagnostic:
Alcali réaction: Une réaction de gonflement interne se produisant, en présence d'humidité, entre des phases minérales mal
- Inspection visuelle: (évaluer les désordres visibles et les zones déradées, identifier les conditions d'expositions qui ont
cristallisées contenues dans certains types de granulats et les alcalins présents dans la solution interstitielle du béton, fortement
causé cela, sélectionner les essais à réaliser et les zones de prélèvement)
basique.
- Essais de bases:
 Facteur A : Mélange granulaire « Potentiellement Réactif » (siliceux réactifs)
Localisation des défauts d'adhérences : localiser les zones avec des cavités
 Facteur B : Teneur en alcalins solubles (Na2O + K2O), exprimée sous forme de
Dureté des surfaces: Duromètre ou bien Scléromètre
Na2O
Localisation des armatures et déterminations de leurs enrobages: On utilise le pachomètre pour localiser les armatures et
équivalents supérieure à un seuil critique ;
évaluer leur enrobage
 Facteur C : Humidité relative supérieure ou égale à 80-85 % dans le béton.
Profondeur de carbonatation: La détermination de la profondeur de carbonatation s’effectue en vaporisant, sur une
surface de rupture fraîche, une solution de phénolphtaléine. Le béton sain vire au rose, tandis que les zones carbonatées
Réaction sulfatique interne: la RSI affecte l’ensemble du béton sans faire appel à une source extérieure de sulfates. Elle se
restent incolores.
manifeste alors par un gonflement du matériau et une fissuration de la structure. Le phénomène de réaction sulfatique interne
Les essais de caractérisations (RSI) résulte de la formation différée d’un minéral dénommé « ettringite » et de formule chimique 3CaO.Al2O3.3CaSO4.32H2O
• porosité et distribution porale:
Teneur en chlorures : Des analyses chimiques en laboratoire sur des échantillons prélevés in situ, permettent de
déterminer la teneur en chlorures par rapport à la masse totale de béton. Les facteurs influençant le choix:
Mesure des largeurs de fissuration :
 Méthode qualitative: application d'un témoin ( témoin de plâtre par exemple)
Densité réelle  Méthode quantitative: utilisation d'une jauge d'extension ou de déplacement d'un fissuromètre)
Densité apparente Cohésion superficielle du béton : l’essai s’effectue in situ sur des zones, choisies en se basant sur les informations recueillies
La porosité ouverte lors de l’inspection visuelle ou sur les résultats des essais de dureté superficielle.
La distribution porale: La morphologie du milieu poreux est déterminée par porosimétrie au mercure qui - Essais complémentaires :
donne une allure de la distribution porale du matériau. Elle fournit le spectre de porosité de la pierre et rend Mesure de vitesse ultrasonore : La mesure consiste à déterminer le temps nécessaire pour qu’une onde ultrasonore parcoure
compte de la distribution volumique des pores en fonction de leur dimension. un échantillon de longueur connue.
Coefficient de saturation Mesure de la corrosion : Détermination de l’état de corrosion de l ‘acier dans le béton : mesure du potentiel de corrosion (Ec)
Coefficient d'absorption d'eau par rapport à un potentiel d’une électrode de référence
Coefficient de capillarité Détermination de la résistance à la compression
Vitesse ultrasonore Détermination de la masse volumique
Détermination de l'absorption d'eau
Les démarches d'évaluation de durabilité: Analyse pétrographique: L'examen fournit des indications quant à la présence de fissures, d’ettringite ou d’une réaction
alcalis-granulats
1) Expérience pratique: le passé comme un guide pour le futur:
Principe: les matériaux utilisés dans une structure, en interagissant avec les matériaux voisins et exposés à
l’environnement réel pendant une période réaliste
2) Essais d’exposition in situ :
Principe: les matériaux sont exposés dans l’environnement réel
La sécurité de l’ouvrage:
3) Essais de vieillissement accélérés:
• La sécurité structurale liée a stabilité de l’ouvrage ou de ses éléments: corrosion avancée des armatures, di
Principe: simulation de l’impact de certains facteurs de dégradations comme : gel-dégel, cristallisation des sels,
imbibition-séchage, choc thermique fissuration sévère, décollement ou du glissement des appuis.
4) Essais de simulation des environnements : • La sécurité générale couvre toutes les autres situations comportant un risque pour les passants ou pour l’e
Principe: combinaison de plusieurs processus de dégradation dans des enceintes climatiques exemple, chute de fragments de béton)
5) Estimateurs et indices de durabilité: La nature et l’ampleur des désordres:
Elles ont une influence sur le choix de la méthode de réparation: la position de la surface endommagée dont
Durabilité des béton : consistance du mortier de ragréage
Les facteurs liés à l’exécution:
• Prescriptions: L’utilisation de matériel facilitant l’accessibilité (échafaudages, nacelles élévatrices, ...) , des horaires de trava
Durée d'utilisation du projet représenter un danger pour la sécurité des personnes, générer des nuisances.
Types de béton Les exigences concernant l’aspect extérieur du béton:
Classes d'exposition Lorsque l’aspect extérieur de l’ouvrage doit être conservé (monument classé, béton architectonique, ...), il y
• Spécifications principales pour la composition et les propriétés du béton: techniques de réparation moins invasives.
Critère n° 1 : Rapport Eeff/Léq
Critère n° 2 : Classe de résistance minimale  Principes 1 et 2 : Protection contre toute pénétration et maitrise de l'humidité:
Critère n° 3 : Teneur minimum en ciment (ou liant équivalent)
Le principe 1 concerne la prévention des agressions liquides et gazeuses et décrit les méthodes pour réduire
Critère n° 4 : Teneur minimale en air
Critère n° 5 : Nature du ciment porosité du béton.
Réduire la perméabilité et la porosité du béton
• Classes d'exposition: - Une imprégnation est un traitement du béton qui réduit la porosité et renforce la surface. Elle bloque l
– X0 : aucun risque de corrosion ou d’attaque (cas des ouvrages intérieurs de bâtiments) ; pores contre toute pénétration d'agents agressifs
– XC1, XC2, XC3, XC4 : classes correspondant au risque de carbonatation - Les revêtements de surface sont des matériaux conçus pour améliorer la surface du béton, afin d'augm
– XD1, XD2, XD3 : classes correspondant au risque de corrosion par les chlorures ; ou la performance aux agents agressifs externes spécifiques
– XS1, XS2, XS3 : classes correspondant au risque de corrosion par les chlorures présents dans l’eau de mer ;
– XF1, XF2, XF3, XF : classes correspondant au risque d’attaque par gel et dégel ;  Principe 3 : Réparation du béton:
– XA1, XA2, XA3 : classes correspondant au risque d’attaques chimiques
• Pour les réparations ponctuelles du béton se font par application manuelle de mortier.
Pour définir et prescrire un béton, deux approches sont désormais à la disposition du prescripteur. • Les réparations par coulage : cas de grandes zones dégradées, réparations d’éléments porteurs difficiles d’a
• L’approche normative et réglementaire : les normes et règlements actuels fixent pour le béton des densité d’armatures. Propriétés principales: la fluidité et la capacité d’enrobage des armatures.
stipulations essentiellement en terme de moyens (nature et dosage des différents constituants, enrobage, • La projection des mortiers: adaptée aux réparations de gros volumes, à l’augmentation d’épaisseur de reco
etc…). armatures et aux chantiers d’accès difficile pour les techniques de coulage ou d’application manuelle.
 L’approche performancielle : les stipulations sont définies en termes de résultats. Cette approche, • un remplacement pourrait être plus économique que la réparation. Il est nécessaire d’assurer la continuité
introduite par la norme NF EN 206-1, ne s’oppose pas à l’approche normative et réglementaire mais la répartition des charges en utilisant des agents d’adhérence.
complète et la renforce.
L’approche performancielle est basée sur les indicateurs de durabilité, Avant la réparation une limitation des zones dégradés doit avoir lieu, puis un nettoyage de la surface par sab

Durabilité des aciers:  Principe 4 : Renforcement structural


Pour le cas d'une structure endommagée ou le cas d'un ajout de charges supplémentaires
Solutions:
- rajouter des barres incorporées ou externes
- rajouter une plaque de renforcement
- Tissus à base de fibres de carbone
- Micro-ciment bi composant
- Résine époxydique
- Précontraint
- Chemisage
- Ajout d’armatures de béton armé:

 Principes 5 et 6 : Augmentation de la résistance physique et chimique


• Des revêtements à base de résine.
• Des imprégnations à base de silicate.
• Des mortiers hydrauliques ou à base d’Epoxy-ciment

 Principe 7 : Préservation ou restauration de la passivité:

Les conditions de corrosion des armatures : une perte de passivité, la présence d'oxygène et la présence
d'une quantité suffisante d'humidité dans le béton

•Si l'armature ne dispose pas d'un enrobage suffisant, l'ajout de mortier ou de béton permettra de réduire
l'attaque chimique (par ex. carbonatation ou chlorures) de l'armature.
• En éliminant le béton dégradé et en reconstituant l’enrobage de l'armature, l'acier est de nouveau
protégé par l'alcalinité du milieu.
• La ré-alcalinisation par traitement électrochimique est réalisé en appliquant un courant électrique entre
l'armature et un système externe composé d'un treillis-anode intégré dans un réservoir électrolytique
placé temporairement en surface du béton.
 Principe 8 : Augmentation de la résistivité électrique
 Principe 9 : Contrôle des zones cathodiques :
Ce principe est basé sur la limitation de la pénétration de l'oxygène dans les zones potentiellement cathodiqu
corrosion. Une des solutions est de limiter la teneur en oxygène par l'utilisation d'un revêtement sur l'acier
 Principe 10 : Protection cathodique
Ce principe est basé sur la limitation de la pénétration de l'oxygène dans les zones potentiellement cathodiqu
corrosion. Une des solutions est de limiter la teneur en oxygène par l'utilisation d'un revêtement sur l'acier
 Principe 11 : Contrôle des zones anodiques
Les revêtements de protection fonctionnent en isolant totalement l'armature de l'oxygène ou de l'eau. Ils pe
composants actifs qui offrent un environnement passif par leur alcalinité.

Les inhibiteurs de corrosion appliqués en surface du béton migrent vers l'armature et forment une couche d
inhibiteurs de corrosion peuvent également être ajoutés sous forme d'adjuvants au béton ou au mortier de r
utilisé pour les travaux de réfection. Il peut être curatif ou préventif.

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