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Rapport de stage d’adaptation EVEIL CONSEIL 2016-2017 L’analyse du système fiscal marocain Effectué par :
Rapport de stage d’adaptation EVEIL CONSEIL 2016-2017 L’analyse du système fiscal marocain Effectué par :

Rapport de stage d’adaptation EVEIL CONSEIL

2016-2017

L’analyse du système fiscal marocain

Effectué par : ELYADI Amine n°3567

Encadrante pédagogique : Mme BAMOUSSE Zineb

Encadrante professionnelle : Mme BALHASSIL Saida

Rapport de stage d’adaptation

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EVEIL CONSEIL

REMERCIEMENTS Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, il me semble opportun de commencer ce
REMERCIEMENTS Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, il me semble opportun de commencer ce

REMERCIEMENTS

Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, il me semble opportun de commencer ce rapport par des remerciements à ceux qui m'ont fait part de leurs connaissances, qui ont contribué à l'évolution et à la performance de mon travail.

Au premier rang, mon encadrante universitaire, mon professeur Mme BAMOUSSE, à qui j'adresse mes vifs remerciements, pour ses directives efficaces et ses conseils judicieux, me permettant l'élaboration d'un rapport de stage en bonne et due forme.

Je tiens à remercier vivement le Directeur Général du fiduciaire EVEIL CONSEIL, Monsieur LOUZAOUI Abdelfettah, pour son accueil chaleureux au sein de son organisation.

Au terme de ce travail, je tiens à exprimer ma profonde gratitude et mes sincères remerciements à mes tuteurs de stage à la fiduciaire EVEIL CONSEIL, Mme BALHASSIL Saida, pour le temps précieux qu'elle m'a consacré, pour l'intérêt qu'elle a porté à l'objet de mon étude, pour la qualité de leur suivi durant toute ma période de stage, pour leur investissement dans l'enrichissement de cette expérience professionnelle.

l'enrichissement de cette expérience professionnelle. Je voudrais aussi remercier toute l'équipe du

Je voudrais aussi remercier toute l'équipe du fiduciaire. J'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes admirables, de par leur amabilité et leur disponibilité, qui ont fait l'essentiel afin de m'intégrer à leur équipe et à me venir en aide à chaque instant :

Mesdames FAOUZI, KHALIR et RADKI et Monsieur BENNANI …

Je vous remercie tous infiniment.

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EVEIL CONSEIL

SOMMAIRE INTRODUCTION GENERALE 5 Partie I : Identification de la fiduciaire 6 Partie II :

SOMMAIRE

SOMMAIRE INTRODUCTION GENERALE 5 Partie I : Identification de la fiduciaire 6 Partie II : Aperçu

INTRODUCTION GENERALE

5

Partie I : Identification de la fiduciaire

6

Partie II : Aperçu général sur la fiscalité marocaine

8

Chapitre I : Notions générales sur l’impôt

9

Section 1 : Définition et fonction de l’impôt

9

A- Définition

9

B-

Fonction

9

Section 2 : Assiette, liquidation et recouvrement de l’impôt

10

A- L’assiette de l’impôt

10

B-

Liquidation de l’impôt

11

C- Recouvrement de l’impôt

11

Section 3 : Classification des impôts

11

A- Classification administrative

11

B- Classification économique

12

C- Classification technique

12

Section 4 : Incidence et répercussion de l’impôt

13

A- Principes

13

B- Elasticité de la demande par rapport au prix

13

C- Nature des impôts

13

Chapitre II : Le système fiscal marocain

13

Section 1 : Les impôts directs

14

A- Fiscalité directe

15

B- La fiscalité des bénéfices industriels et commerciaux

16

Section 2 : Les impôts indirects

18

A- La taxe sur la valeur ajoutée

19

B- Les droits de douane

19

C- Les taxes intérieurs de consommation

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D- Les droits d’enregistrement

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Partie III : Aspect pratique du système fiscal marocain 22 Chapitre I : Le contrôle
Partie III : Aspect pratique du système fiscal marocain 22 Chapitre I : Le contrôle

Partie III : Aspect pratique du système fiscal marocain

22

Chapitre I : Le contrôle comptable des charges fiscales

22

Section 1 : Le contrôle des charges relatives aux opérations à l’impôt sur les

sociétés

22

Section 2 : Le contrôle des charges relatives à l’impôt sur le revenu salarial

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Section 3 : Le contrôle des charges relatives aux opérations soumises à la tva

29

Chapitre II : Présentation des formalités et des procédures à accomplir

33

Section 1 : Etablissement des déclarations fiscales

33

A- Formalités faites durant le mois de juillet

33

B- Formalités à accomplir durant des délais précis

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Section 2 : Contrôle effectué par l’administration fiscale

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A- La notification de la rectification de la base imposable

36

B- La procédure de recours devant la commission locale de taxation

37

C- Le recours devant la commission nationale de recours fiscal

37

Chapitre III : Changements de la fiscalité marocaine entre 2012 et 2016

38

Section 1 : Changements effectués en 2012

38

Section 2 : Changements effectués en 2013

41

Section 3 : Changements effectués en 2014

46

Section 4 : Changements effectués en 2015

48

Section 5 : Changements effectués en 2016

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CONCLUSION GENERALE

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Introduction générale L’évolution de l’environnement économique mondial nécessite une réadaptation permanente de
Introduction générale L’évolution de l’environnement économique mondial nécessite une réadaptation permanente de

Introduction générale

L’évolution de l’environnement économique mondial nécessite une réadaptation permanente de l’ensemble des composantes de la politique économique. La fiscalité, en tant que composante essentielle de cette politique, ne peut échapper à cette règle.

Cependant, et avec la détérioration de la situation économique au niveau mondial, le Maroc, comme plusieurs pays du tiers mode, a choisi l’endettement auprès du système financier international, et ce malgré les courtes périodes de remboursement et l’élévation des taux d’intérêts. Le pays s’est trouvé devant l’impossibilité d’honorer ses engagements à temps, ce qui a conduit les organismes créanciers (la banque Mondiale et le FMI) à imposer des plans d’ajustement structurel dont la réforme fiscale était la plus important. Celle-ci visait essentiellement à accroître le produit de la fiscalité, à réaliser l’équité sociale et à faire du système financier un outil de développement.

Avec les réformes entreprises dans ce domaine, le Maroc est doté d’un système fiscal cohérent et maniable, en mesure de répondre aux exigences de cette réadaptation permanente, réadaptation qui crée, évidemment, un environnement nouveau pour l’ensemble des entreprises et des opérateurs économiques et accentue leur besoin d’informations en la matière.

Dans ce cadre, le présent rapport vient pour traiter le thème du « fiscalité des entreprises » parce que d’une part, la fiscalité occupe une place primordiale dans la vie des entreprises, et les problèmes qui s’y rattachent sont tellement importants qu’ils puissent nuire à ses activités normales. Et d’autre part, parce que la maîtrise de la fiscalité avec les multiples caractéristiques qu’elle présente est une condition essentielle pour réussir sa carrière de gestionnaire.

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Partie I : Identification de la fiduciaire « Eveil Conseil » existe depuis le 1er
Partie I : Identification de la fiduciaire « Eveil Conseil » existe depuis le 1er

Partie I : Identification de la fiduciaire

« Eveil Conseil » existe depuis le 1er juin 2006, sous forme d’une SARL de deux associés dont un est le directeur général Mr LOUZAOUI Abdelfettah.

Fiche signalétique :

Raison sociale

EVEIL CONSEIL cabinet fiduciaire

Forme juridique

SARL

Date de constitution

01/06/2006

Registre de commerce

151823

Numéro de patente

31860243

Affiliation a la CNSS

7322184

Téléphone

0522

61 64 64

Fax

0522

61 64 65

Adresse

Lot Asawab n°6 bd fouarat hay mohamadi

casablanca

Capital

20.000,00

Identifiant Fiscale

1642577

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EVEIL CONSEIL

Les activités du cabinet sont axées principalement sur la fourniture de services portant sur :
Les activités du cabinet sont axées principalement sur la fourniture de services portant sur :

Les activités du cabinet sont axées principalement sur la fourniture de services portant sur :

L’assistance juridique, Fiscale, sociale et comptable des entreprises

La tenue de tous travaux de comptabilité

Le conseil en droit des affaires et la rédaction de tous actes juridiques

La tenue, l’organisation, la gestion comptable et financière

L’organisation administrative, industrielle et commerciale

L’organisation des séminaires et la formation du personnel

Le conseil juridique, social et fiscal

Le conseil et l’évaluation des entreprises

La participation de la société, par tous moyens à toutes entreprises ou sociétés créées ou à créer, pouvant se rattacher à l’objet social, notamment par voie de création de sociétés nouvelles, d’apports, fusions, alliances ou sociétés en participation

Toutes opérations commerciales, industrielles, mobilières, immobilières et financières pour le compte exclusif de la société, se rattachant directement ou indirectement à l’objet social ou susceptibles d’en favoriser la réalisation et le développement

Organigramme :

Direction générale Mr Abdelfettah LOUZAOUI Secrétaire personnel Mme Houda Faouzi Chef comptable Mme Saida
Direction générale
Mr Abdelfettah
LOUZAOUI
Secrétaire personnel
Mme Houda Faouzi
Chef comptable
Mme Saida Balhassil
Comptable
Comptable
Comptable
Mr. Mouaad
Mlle Chaimaa Radki
Mlle Fouzia khalir
Bennani

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Partie II : Aperçu général sur la fiscalité marocaine Le Maroc comme tous les pays
Partie II : Aperçu général sur la fiscalité marocaine Le Maroc comme tous les pays

Partie II : Aperçu général sur la fiscalité marocaine

Le Maroc comme tous les pays en voie de développement, c’est souvent trouvé confronter à de grandes difficultés pour la mise en place d’un système fiscal qui puisse d’une part assurer un minimum de ressources stables en raison surtout de la faiblesse de l’épargne intérieur et d’autre part qui puisse permettre un développement économique et social équilibré.

Le système fiscal marocain était caractérisé d’une part, par son caractère hybride où coexistent des impôts modernes tels que : l’impôt sur les bénéfices professionnels et des impôts très anciens tels que : la patente. Il se caractérise d’autre part, par l’importance de la fiscalité directe sur la fiscalité indirecte et par l’existence de nombreux impôts cédulaires, sources de complexité et d’inégalité.

Le 20 décembre 1982, la chambre des représentants a adopté une loi cadre (dahir n°1-8338 du 23 avril 1984. BO n°3531 du 2 mai 1984) relative à la réforme fiscale. Cette loi a défini des objectifs fondamentaux et les limites de cette réforme :

- En effet, corriger les disparités de l’ancien système et instituer toutes mesures de nature à prévenir et supprimer la fraude et l’évasion fiscale dans le cadre d’une procédure légale garantissant les droits des contribuables.

- Promouvoir et consolider les finances des collectivités locales en tenant compte des exigences économiques et sociales dans le cadre d’une justice sociale conformément à l’esprit de la charge communale de 1976 sans pour autant porter atteinte aux mesures tendant à encourager l’investissement. En outre la réforme a concerné des impôts directs sur les revenus des personnes physiques et morales, la taxe sur les produits et la taxe sur les services. En effet, la loi cadre 1982 a prévu l’institution d’un impôt général sur les revenus des personnes physiques et un impôt sur le revenu des personnes morales dénommées respectivement IR et IS.

L’IR s’est substitué pour les personnes physiques :

- Au prélèvement sur les traitements publics et privés, les indemnités et émoluments, les salaires, les pensions et les rentes viagères.

- A la taxe urbaine, pour les revenus locatifs.

- A l’impôt sur les bénéfices professionnels.

- A l’impôt agricole.

- A la contribution complémentaire sur le revenu global des personnes physiques.

- A la taxe sur les produits des actions et parts sociales, les revenus assimilés pour les revenus perçus par les personnes ayant leur résidence au Maroc et qui déclinent leur identité à l’organisme payeur.

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L’IS s’est substitué pour les sociétés et autres personnes morales : - A l’IBP (impôt
L’IS s’est substitué pour les sociétés et autres personnes morales : - A l’IBP (impôt

L’IS s’est substitué pour les sociétés et autres personnes morales :

- A l’IBP (impôt sur les bénéfices professionnels).

- A l’impôt agricole.

- A la taxe urbaine ou les revenus locatifs.

D’autre part, afin d’éviter l’effet cumulatif des taxes sur le CA à chaque stade de production et de commercialisation, la taxe sur les produits et la taxe sur les services ont été remplacé par la taxe unique TVA.

Chapitre I : Notions générales sur l’impôt

Section I : Définition et fonctions de l’impôt

A- Définition :

Sans s’étendre sur les théories périmées d’après lesquelles l’impôt serait le prix des services rendus par l’Etat ou la prime d’assurance payée par les citoyens pour jouir en sûreté de leur droit. On définit l’impôt comme étant « une prestation pécuniaire requise des contribuables par voie publique à titre définitif et sans contrepartie en vue de la couverture des charges publiques » L’idée que l’impôt sert non seulement à la couverture des charges mais aussi à « interventions publiques dans la vie du rôle monétaire de l’Etat » D’autres ajoutent l’idée que l’impôt est un instrument de répartition des charges publiques en fonction « des facultés contributives des citoyens » Quelle que soit la définition reconnue, il est de fait que si l’objectif principal de l’impôt est bien d’alimenter les caisses publiques, il a souvent un but complémentaire fort important, la neutralité fiscale fait place de nos jours à l’interventionnisme fiscal qui se manifeste dans de nombreux domaines.

B- Fonctions :

L’évolution de l’impôt a été caractérisée par la diversification de ses fonctions :

1-La rentabilité fiscale :

La productivité financière d’un système fiscal passe par sa généralité, sa pluralité, son automaticité, sa stabilité et son élasticité.

La généralité : L’impôt est dit général, si elle touche tous les contribuables qui ont une capacité contributive.

La pluralité : La multiplicité des impôts à la différence de l’impôt unique permet à l’Etat d’appréhender la totalité des contribuables.

L’automaticité : L’augmentation du taux de l’impôt permet d’augmenter sa recette.

La stabilité : l’impôt est stable s’il se trouve intact face à des phénomènes exogènes.

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 L’élasticité : Un impôt est élastique, si son rendement augmente en cas d’expansion économique.
 L’élasticité : Un impôt est élastique, si son rendement augmente en cas d’expansion économique.

L’élasticité : Un impôt est élastique, si son rendement augmente en cas d’expansion économique.

2-L’égalité sociale Tout système fiscal doit être juste ou le moins injuste possible. Cependant deux positions sont adoptées : L’égalité devant l’impôt et l’égalité par l’impôt.

L’égalité devant l’impôt : Cette égalité repose sur 2 principes ; l’universalité (l’impôt doit être supporté par tous) et la proportionnalité (un taux constant quel que soit le niveau de revenu)

L’égalité par l’impôt : est conditionnée par la progressivité (le taux d’imposition varie avec la base imposable) et la sélectivité (l’impôt doit tenir compte de l’importance du revenu à imposer, de la nature des besoins, en fonction de la réforme des entreprises…)

3-L’évolution économique La conception de neutralité de l’impôt est aujourd’hui dépassée pour céder la place à l’action par l’impôt sur les structures économiques, ainsi, l’impôt permet de mettre en œuvre une politique de relance ou une politique de stabilisation selon la conjoncture économique et selon les objectifs visés par les autorités. Si l’on vise l’expansion économique, on peut faire de l’impôt un facteur incitatif à la consommation, à l’investissement, à l’emploi… De même, on peut faire de l’impôt un instrument efficace si on vise une politique de stabilisation ou si on veut encourager des secteurs d’activité au détriment de la dissuasion.

Section II : Assiette, liquidation et recouvrement de l’impôt

A- l’assiette de l’impôt

L’assiette de l’impôt peut être étendue de 2 façons :

Soit la base elle-même de l’impôt c à d la matière imposable à laquelle s’applique l’impôt.

Soit l’action d’asseoir c’est-à-dire à d d’établir l’impôt.

L’assiette de l’impôt comporte essentiellement l’évaluation de la matière imposable par

laquelle divers procédés sont appliqués.

a) Evaluation administrative

L’évaluation par l’administration fiscale consiste à déterminer la base imposable de l’impôt selon des techniques adaptées à chaque catégorie d’impôt et dont le trait commun est n’exige pratiquement du contribuable aucune déclaration ou formalité particulière.

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b) La retenue à la source La retenue à la source au profit du trésor

b) La retenue à la source

b) La retenue à la source La retenue à la source au profit du trésor constitue

La retenue à la source au profit du trésor constitue non seulement un procédé d’assiette mais aussi de recouvrement de l’impôt.

c) Déclaration contrôlée

Déclaration effectuée par le contribuable sur une base réelle d’imposition:

Elle peut être soumise au contrôle de l’administration.

d) Les forfaits

Le forfait consiste à déterminer une base approchée de l’impôt en accord entre l’administration et le contribuable dans une perspective de simplification des obligations incombantes à celui-ci.

B- La liquidation de l’impôt

La liquidation de l’impôt est le calcul du montant à payer en général par application à la base du taux approprié. Bien qu’on puisse la considérer comme une opération distincte, la liquidation fait partie d’assiette. Dans cette conception l’assiette au sens large est la détermination de la somme à payer.

C- Le recouvrement de l’impôt

Le recouvrement est l’opération qui consiste à faire rentrer l’impôt dans la caisse du trésor. Il intervient après l’assiette et la liquidation et constitue une opération séparée qui peut être confiée à un service distinct de celui de l’assiette.

Section III : Classification des impôts A- Classification administrative

La distinction des impôts directs et indirects permet de dégager une notion très importante celle du fait générateur de l’impôt. Certains qualifient d’impôts directs, ceux qui mettent en jeu une personne, et d’impôts indirects, ceux qui s’appliquent à des objets ou à des actes.

Pour d’autres, l’impôt direct se caractérise par la permanence des faits auxquels il se réfère ce qui explique qu’il est généralement perçu par voie de « rôle ». L’impôt direct frappe des situations stables. L’impôt indirect au contraire frappe des faits inter-mi-temps constatés au jour le jour.

Dans une autre conception voisine de la précédente c’est le fait générateur (càd le fait à l’occasion duquel la matière fiscale est frappée) qui détermine le caractère direct ou indirect de l’impôt. Si le fait générateur est fixe (existence d’une certaines situations) ou survient à des dates fixes (Perception de revenus au cours d’une certaine période) Il s’agit d’un impôt direct.

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Si le fait générateur survient à des dates non fixes mais fortuit ou dépendant de
Si le fait générateur survient à des dates non fixes mais fortuit ou dépendant de

Si le fait générateur survient à des dates non fixes mais fortuit ou dépendant de la volonté des contribuables, il s’agit d d’un impôt indirect. D’une manière générale, les impôts sur le revenu et les impôts sur le capital qui atteignent les contribuables eux-mêmes auxquels ils sont directement réclamés, sont considérés comme des impôts directs. Les impôts de consommation, les taxes sur le CA sont au contraire des impôts indirects.

B- Classification économique

Dans les comparaisons des charges fiscales qui grèvent les contribuables, on distingue en général 3 catégories d’impôt suivantes :

1- Impôt sur le revenu

Il existe au Maroc 2 grandes catégories d’impôt sur le revenu, en fonction du statut juridique du contribuable :

-L’IR : Qui constitue un impôt sur le revenu proprement dit lequel est dû par les personnes physiques et représente près de 15% du total des recettes fiscales. -L’IS : Qui représente un peu plus de 10% du total des recettes fiscales. Ces 2 impôts présentent la caractéristique d’être des impôts généraux frappant le revenu global du contribuable.

2- Impôt sur la dépense

Il frappe la totalité de dépenses réalisées par les consommateurs. Ces impôts comprennent : la TVA, les droits de douane, les TIC (taxes intérieures à la consommation).

3- Impôt sur le capital ou la fortune

Ce type d’impôt n’existe pas au Maroc. Cependant, il existe une série d’impôts sur le capital qui n’osent pas dire leur nom. Ces impôts qu’on appelle assez souvent les impôts spéciaux sur le capital qui différent de l’impôt sur le capital dans le sens fortune personnelle.

Les taxes sur les automobiles (vignette,

les quelques droits d’enregistrement, droits des

mutations constituent des exemples de ces impôts spéciaux.

),

C- Classification technique

La distinction faite entre entreprise et ménage est celle effectuée par la comptabilité nationale. En matière fiscale, la distinction est parfois difficile à opérer pour délimiter les champs d’application de la fiscalité des entreprises et celles des ménages, car certains impôts relèvent des 2 fiscalités :

IR, TVA par exemple. Cependant, on arrive quand même à faire cette distinction puisqu’il se trouve qu’un certain nombre d’impôt ne sont payés que par les entreprises tels que : L’IS, Patente, d’autres tels l’IR sur les revenus salariaux entrent dans la catégorie fiscalité des ménages.

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Section IV : Inc idence et répercussion de l’impôt A- Principes D’une manière très générale,

Section IV : Incidence et répercussion de l’impôt

A- Principes

IV : Inc idence et répercussion de l’impôt A- Principes D’une manière très générale, l’incidence et

D’une manière très générale, l’incidence et la répercussion de l’impôt peut s’entendre de leurs effets sur l’économie. Mais, d’un point de vue très technique, on peut distinguer l’incidence de la répercussion, rechercher l’incidence ou la « percussion » d’un impôt, c’est déterminer celui qui en supporte effectivement la charge càd « le point de chute de l’impôt ». L’incidence est directe, si, c’est celui qui paie l’impôt qui en supporte le poids réel, l’incidence est indirecte e cas de répercussion. Elle est de fait que les contribuables cherchent d’une manière générale à transférer à autrui la charge de l’impôt établie à leur nom : c’est la répercussion de l’impôt. La possibilité de répercussion dépend en général de la loi de l’offre et de la demande. Le problème posé est de savoir dans quelle mesure un impôt peut être incorporé dans les prix des marchandises ou des services. Cette possibilité de répercussion dépend d’une part de l’élasticité de la demande par rapport au prix, d’autre part de la nature des impôts.

B- Elasticité de la demande par rapport au prix

La possibilité de répercussion de l’impôt dépend pour une part de l’élasticité de la demande par rapport au prix. Or, celle ci varie selon la nature des produits : faible pour les biens de première nécessité, forte pour les biens non essentiels à l’existence. Si la demande d’un produit est peu élastique, il y aura répercussion de l’impôt incorporé dans le prix de revient sur la consommation qui ne peut réduire sa demande.

C- Nature des impôts

La répercussion est en général plus facile pour les impôts qui frappent la dépense lesquelles sont légalement inclus dans les prix de vente et supportés en définitive par les consommateurs, alors que pour le cas des impôts directs, cette répercussion s’avère plus difficile à opérer. La répercussion de l’impôt est un problème essentiel qui s’impose avant toute modification du système fiscal, c’est un problème fort délicat dont la solution, une fois trouvée, ne reste pas toujours exacte, mais doit être révisée à tout moment d’après la conjoncture économique. Tel doit être l’objectif de tout système fiscal qui vise entre autres une équité sociale devant l’impôt.

Chapitre II : Le système fiscal marocain

« Il existe un rapport certain entre le système fiscal d’un pays déterminé et les réalités qui l’entourent et si nombres de facteurs particuliers à chaque milieu national conditionnent puissamment le choix des techniques d’imposition, on peut à l’inverse par un aménagement particulier de fiscalité agir sur le milieu pour en transformer les données» Ces propos de Claude Palozzoli reflète l’état du système fiscal marocain qui le fruit de conjugaison d’un ensemble d’éléments propre au contexte du Maroc.

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3 séries d’apports successifs sont à l’origine de la fiscalité marocaine actuelle : - Le
3 séries d’apports successifs sont à l’origine de la fiscalité marocaine actuelle : - Le

3 séries d’apports successifs sont à l’origine de la fiscalité marocaine actuelle :

- Le premier est relatif au Maroc avant le protectorat.

- Le deuxième est relatif au Maroc sous protectorat.

- Le troisième est celui du Maroc indépendant.

Nous mettons l’accent essentiellement sur la fiscalité actuelle. A l’instar de toute fiscalité moderne, les impôts conçus et appliqués au Maroc ont pour objectif primordial d’alimenter le trésor public, l’impôt y constitue, en effet, la principale ressource publique : le rôle financier de l’impôt demeure fondamental.

Par ailleurs, l’impôt est utilisé au Maroc comme instrument de politique économique et sociale. En effet, la fiscalité marocaine ne paraît pas être en parfaite adéquation avec les structures économiques et sociales du pays. Ce qui atténue ses effets positifs sur l’économie du pays car l’impôt à un rôle limité dans l’orientation de l’activité économique et dans la redistribution des richesses dans le sens de plus grande justice. Justice qui n’est atteinte de par les caractéristiques du système fiscal marocain.

Caractéristiques du système fiscal marocain

- C’est un système en plein mutation : un régime cédulaire puis mixte, il tend vers un régime général d’imposition ;

- Il est dominé par la fiscalité indirecte ;

- Il est caractérisé par une dualité de régimes : il contient un régime général et un régime particulier sous forme de mesures exceptionnelles contenues dans les codes d’investissement ;

- Les libéralités fiscales y prennent une place de choix et tendent vers l’extension notamment avec les codes d’investissement ;

- L’absence d’un impôt sur la fortune ;

- L’absence d’un code général des impôts réunissant toutes la législation fiscale ;

- C’est un système peu cohérent. Son application donne lieu à des difficultés pour une administration dont les moyens de travail restent limités en comparaison avec les tâches qui lui incombent ;

- L’inadéquation du poids de la fiscalité avec l’importance respective des secteurs de l’activité économique, les secteurs agricoles restent nettement sous imposés par rapport à leur place dans l’économie du pays.

L’analyse de ce système nous conduira à envisager d’abord les impôts directs et les impôts indirects.

Section I : Les impôts directs

La fiscalité directe au Maroc joue u rôle beaucoup moins important que la fiscalité indirecte. Et à l’intérieur de la fiscalité directe, les impôts sont de variables fortunes. Les productifs des impôts directs sont ceux qui portent essentiellement sur les secteurs salariaux du commerce et de l’industrie. Par contre, les revenus issus de l’agriculture, de la spéculation immobilière et financière reste notoirement sous imposés et ce malgré l’importance des capitaux drainés dans ce secteur.

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Les impôts directs marocains sont :  La taxe urbaine  La taxe sur les

Les impôts directs marocains sont :

Les impôts directs marocains sont :  La taxe urbaine  La taxe sur les profits

La taxe urbaine

La taxe sur les profits immobiliers TPI

La patente

L’Impôt sur les sociétés

L’impôt sur le revenu

La taxe sur les produits des actions ou parts sociales et revenu assimilés

La taxe de licence sur les débits de boissons

A- Fiscalité directe

La fiscalité immobilière a été conçue pour atténuer la spéculation immobilière et pour drainer des ressources importantes vers les budgets des collectivités locales. Elle comprend la taxe urbaine et la TPI.

1- La taxe des services communaux

La taxe de services communaux est établie annuellement au lieu de situation des immeubles soumis à cette taxe, au nom du propriétaire ou de l’usufruitier et à défaut, au nom du possesseur ou de l’occupant sur :

- les immeubles bâtis et les constructions de toute nature ;

- le matériel, outillage et tout moyen de production relevant de la taxe professionnelle.

Cette taxe s’applique :

- à l’intérieur du périmètre des communes urbaines ;

- dans les zones périphériques desdites communes telles que ces zones sont définis par les dispositions de la loi n°12-90 relative à l’urbanisme précitée ;

- dans les centres délimités, désignés par voie réglementaire ;

- dans les stations estivales, hivernales et thermales dont le périmètre de taxation à la taxe d’habitation est délimité par voie réglementaire.

2- La taxe sur les profits immobiliers

Instituée par le dahir n°1-77-372 du 30 novembre 1977 portant loi de fiance pour l’année 1972.

Cette taxe est établie sur les profits réalisés par les personnes physiques à l’occasion de la vente d’immeubles situés au Maroc ou de la cession de droit réel immobilier portant sur de tels immeubles. La TPI s’applique également au profit constaté ou réalisé à l’occasion de :

- L’apport en société d’immeubles ou de droits réels d’immobiliers ;

- La cession à titre onéreux ou de l’apport en société d’action ou de parts sociales nominatifs émis par les sociétés qui ont pour objectif d’accorder à leur membres la jouissance de la fraction d’immeuble correspondante à leurs droits sociaux ;

- L’échange considéré comme une double vente portant sur les immeubles, les droits réels immobiliers ou les actions ou parts sociales.

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- Partage d’immeuble en indivision avec soulte : la taxe s’applique alors qu’au profit réalisé
- Partage d’immeuble en indivision avec soulte : la taxe s’applique alors qu’au profit réalisé

- Partage d’immeuble en indivision avec soulte : la taxe s’applique alors qu’au profit réalisé sur la cession partielle qui donne lieu à la soulte. Elle est due par le cédant.

B- La fiscalité des bénéfices industriels et commerciaux

1- La taxe professionnelle

Il s’agit d’un impôt payé en contrepartie du droit d’exercer une profession donnée. C’est un impôt indiciaire puisque l’administration se base sur certains signes extérieurs révélateurs de l’importance de l’activité. Ces signes portent essentiellement sur :

- La nature et les conditions d’exercice d’une profession ;

- L’importance des éléments de production ;

- La valeur locative actualisée des locaux et installations professionnelles.

C’est un impôt de type forfaitaire ne tenant pas compte ni du CA ni de celui du résultat de l’entreprise mais de la valeur locative.

Les assujettis à l’impôt de patente : toute personne ou société de nationalité marocaine ou étrangère qui exerce au Maroc une profession, une industrie ou un commerce non compris dans les exceptions déterminées par dahir.

Les principales conditions d’impossibilité sont :

- L’activité doit revêtir un caractère habituel dans le temps ;

- Le contribuable doit exploiter son activité pour son propre compte ;

- La profession doit être exercée dans un but lucratif ;

- L’activité doit être exercée au Maroc.

Toutefois sont exemptés de la taxe professionnelle, bien qu’exerçant une profession inscrite aux tarifs :

- une personne physique qui travaille dans la fonction publique ;

- un exploitant agricole, pour les ventes réalisées en dehors de toute boutique ou magasin, la manipulation et le transport des récoltes et des fruits provenant des terrains que vous exploitez ainsi que la vente des animaux vivants que vous élevez et des produits de l’élevage dont la transformation n’a pas été réalisée par des moyens industriels.

Il ne faut pas oublier que toute activité professionnelle nouvellement créée est temporairement exonérée de façon totale pendant une période de 5 ans à compter de l’année du début de la dite activité et que dans le cas où le domicile fiscal ou le siège social se situent dans l’ex province de Tanger et exerçant une activité principale dans le ressort de ladite province il y a réduction permanente de 50%.

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L’IP comprend : - Une taxe proportionnelle sur la valeur locative des installations professionnelles -

L’IP comprend :

L’IP comprend : - Une taxe proportionnelle sur la valeur locative des installations professionnelles - Une

- Une taxe proportionnelle sur la valeur locative des installations professionnelles

- Une taxe variable sur des éléments caractéristiques de certaines professions

2- L’impôt sur les sociétés

L’I.S. s’applique obligatoirement aux produits, bénéfices et revenus des :

- sociétés quels que soient leur forme et leur objet (exclusion des sociétés de fait ne comprenant que des personnes physiques et des sociétés immobilières dites transparentes et des GIE);

- établissements publics et autres personnes morales réalisant des opérations à caractère lucratif ;

- associations et organismes légalement assimilés;

- Fonds créés par voie législative ou par convention ;

- centres de coordination de sociétés non résidentes ;

L’I.S. s’applique sur option irrévocable aux sociétés en nom collectif, aux sociétés en commandite simple ne comprenant que des personnes physiques ainsi qu'aux sociétés en participation.

Les sociétés, qu’elles aient ou non un siège au Maroc, sont imposables à raison de l’ensemble des produits, bénéfices et revenus se rapportant aux biens qu’elles possèdent, à l’activité qu’elles exercent et aux opérations lucratives qu’elles réalisent au Maroc, même à titre occasionnel et dont le droit d’imposition est attribué au Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition en matière d’impôts sur le revenu.

3- L’impôt sur les revenus

L’IR s’applique aux revenus et profits des personnes physiques et des personnes morales n’ayant pas opté pour l’IS.

Sont concernés :

- les revenus professionnels ;

- les revenus provenant des exploitations agricoles ;

- les revenus salariaux et revenus assimilés ;

- les revenus et profits fonciers ;

- les revenus et profits de capitaux mobiliers.

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Sont assujetties à l’IR : - les personnes physiques qui ont au M aroc leur

Sont assujetties à l’IR :

Sont assujetties à l’IR : - les personnes physiques qui ont au M aroc leur domicile

- les personnes physiques qui ont au Maroc leur domicile fiscal, à raison de l’ensemble de leurs revenus et profits, de source marocaine et étrangère ;

- les personnes physiques qui n’ont pas au Maroc leur domicile fiscal, à raison de l’ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine ;

- les personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent des bénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d’imposition est attribué au Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition en matière d’impôts sur le revenu.

Une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsqu’elle a au Maroc son foyer d’habitation permanent, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours.

Sont considérés comme ayant leur domicile fiscal au Maroc les agents de l’Etat qui exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission à l’étranger lorsqu’ils sont exonérés de l’impôt personnel sur le revenu dans le pays étranger où ils résident.

L’IS et l’IR seront traités d’une manière exhaustive dans la deuxième partie.

Section II : Les impôts indirects

La fiscalité indirecte marocaine représente les 2/3 de la fiscalité dans notre pays. Les impôts indirects continuent en effet d’occuper une place privilégiée dans notre politique fiscale.

Cette suprématie s’explique par plusieurs facteurs dont notamment :

- La difficulté des pouvoirs publics à saisir les gros revenus par la fiscalité directe ;

- L’hégémonie des intérêts de certaines catégories sociales au sein des pouvoirs législatifs, ce qui leur permet d’orienter la fiscalité en leur faveur;

- La facilité de mettre en œuvre les impôts de la consommation ;

- Le rendement élevé assuré par les impôts indirects.

La fiscalité indirecte comprend 4 volets :

- La taxe sur la valeur ajoutée TVA ;

- Les droits de douane ;

- Les taxes intérieures à la consommation ;

- Les droits d’enregistrement et de timbre.

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A- La taxe sur la valeur ajoutée La taxe sur la valeur ajoutée qui est

A- La taxe sur la valeur ajoutée

A- La taxe sur la valeur ajoutée La taxe sur la valeur ajoutée qui est une

La taxe sur la valeur ajoutée qui est une taxe sur le chiffre d’affaires, s’applique aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant de l’exercice d’une profession libérale, accomplies au Maroc, ainsi qu’aux opérations d’importation.

Une opération est réputée faite au Maroc :

- s’il s’agit d’une vente, lorsque celle-ci est réalisée aux conditions de livraison de la marchandise au Maroc ;

- s’il s’agit de toute autre opération, lorsque la prestation fournie, le service rendu, le droit cédé ou l’objet loué sont exploités ou utilisés au Maroc.

Le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée est constitué par l’encaissement total ou partiel du prix des marchandises, des travaux ou des services.

Toutefois, les contribuables qui en font la déclaration avant le 1er janvier ou dans les trente (30) jours qui suivent la date du début de leur activité, sont autorisés à acquitter la taxe d’après le débit, lequel coïncide avec la facturation ou l’inscription en comptabilité de la créance.

Cependant, les encaissements partiels et les livraisons effectuées avant l’établissement du débit sont taxables.

Les contribuables placés sous le régime de l’encaissement et qui optent pour le régime des débits, sont tenus de joindre à leur déclaration la liste des clients débiteurs éventuels et d’acquitter la taxe y afférente dans les trente (30) jours qui suivent la date d’envoi de ladite déclaration au service local des impôts dont ils relèvent.

Lorsque le règlement des marchandises, des travaux ou des services a lieu par voie de compensation ou d’échange ou lorsqu’il s’agit de livraisons, le fait générateur se situe au moment de la livraison des marchandises, de l’achèvement des travaux ou de l’exécution du service.

B- Les droits de douane

Les droits de douane sont payés soit à l’entrée soit à la sortie d’une marchandise. Ils jouent un rôle de plus en plus important tant dans la politique économique que fiscale des pays en voie de développement. Ces derniers sont en effet des politiques basées essentiellement sur le commerce extérieur. La fiscalité douanière joue en fait un double rôle, l’un économique et l’autre financier. Sur le plan économique, les droits de douane peuvent constituer un élément important de protection de la production nationale grâce à l’institution de taux prohibitifs sur les produits importés ou à leur interdiction pure et simple.

Au niveau financier, les droits de douane peuvent alimenter de manière substantielle le trésor d’un Etat qui importe une diversité de produits.

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Au Maroc, la politique douanière a tergiversé selon la conjoncture entre le rôle économique et
Au Maroc, la politique douanière a tergiversé selon la conjoncture entre le rôle économique et

Au Maroc, la politique douanière a tergiversé selon la conjoncture entre le rôle économique et la fonction financière.

L’idée de droit de douane fut posée dans l’acte d’Algésiras en 1906 et une administration des douanes et impôts indirects a été créée en 1918. Mais, c’est le dahir du 9 octobre 1977 dénommé code des douanes et impôts indirects qui constitue le texte de base dans ce domaine. Il a été modifié à la lumière de la politique économique suivie par l’Etat depuis cette date.

Les droits de douane se compose actuellement : droits d’importation, du prélèvement fiscal à l’importation et des droits de sortie sur les miniers. Cependant, le législateur a prévu des régimes spéciaux qui atténuent l’application des droits de douane dans certains cas (l’admission temporaire, l’entrepôt, le transit…)

Les droits de douane représentent presque le 1/3 des recettes fiscales. Cependant, avec l’adhésion du Maroc au GATT relayé par l’OMC, ces droits ont subis et subiront encore des modifications dans le sens d’une ouverture du pays à l’échange extérieur.

C- Les taxes intérieures de consommation (TIC)

LES TIC sont prélevées sur les produits de large consommation. Elles sont très rentables pour le budget et procurent à l’Etat au moyen 15% des recettes fiscales. Elles sont très onéreuses et comprennent les taxes suivantes :

- Impôts sur les tabacs ;

- La taxe sur les produits pétroliers ;

- La taxe sur les bières ;

- Prélèvement sur les produits des jeux de hasard ;

- Taxe sur le sucre, les produits sucrés…

- Taxe sur les vins et alcools ;

- Taxe sur les boissons gazeuses et limonades

D- Les droits d’enregistrement

Ils trouvent leur origine dans l’acte d’Algésiras de 1906 et ils sont institués par le dahir qui constitue le texte de base en la matière. Les droits d’enregistrement relèvent aussi bien de la fiscalité personnelle que la fiscalité des entreprises. Dans le premier cas ils frappent les mutations de la fortune des particuliers. Dans le second cas, ils touchent les mutations réalisées par les entreprises ainsi que les actes de la société. On envisagera les droits d’enregistrement et les droits de timbre.

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1- Droits d’enregistrement Ils sont dues généralement à l’occasion d’une procédure qualifiée de «formalité

1- Droits d’enregistrement

1- Droits d’enregistrement Ils sont dues généralement à l’occasion d’une procédure qualifiée de «formalité

Ils sont dues généralement à l’occasion d’une procédure qualifiée de «formalité d’enregistrement» celle-ci est une opération à caractère fiscal. Sont obligatoirement assujettis à la formalité et aux droits d’enregistrement, alors même qu’à raison du vice de leur forme ils seraient sans valeur :

Toutes conventions, écrites ou verbales et quelle que soit la forme de l’acte qui les constate, sous seing privé ou authentique (notarié, adoulaire, hébraïque, judiciaire ou extrajudiciaire) portant :

o

mutation entre vifs, à titre gratuit ou onéreux, tels que vente, donation ou échange d’immeuble ou de droit réels de propriété, nue propriété et cession de part.

o

bail à rente perpétuelle de biens immeubles, bail emphytéotique, bail à vie et celui

dont la durée est illimitée ;

o

bail, cession de bail, sous-location d’immeubles, de droits immobiliers ou de fonds

de commerce.

Tous actes sous seing privé ou authentiques portant :

o

constitution ou mainlevée d’hypothèque, cession ou délégation de créance hypothécaire ;

o

constitution, augmentation de capital, prorogation ou dissolution de sociétés ou de groupements d’intérêt économique, ainsi que tous actes modificatifs du contrat ou des statuts ;

o

cession d’actions des sociétés cotées en bourse ;

o

partage de biens meubles ou immeubles ;

o

antichrèse ou nantissement de biens immeubles et leurs cessions.

Les actes ci-après, constatant des opérations autres que celles visées ci-dessus :

o

Les actes authentiques ou sous seing privé établis par les notaires ou fonctionnaires chargés du notariat, ainsi que les actes qu’ils y annexent auxdits actes ou qu’ils reçoivent en dépôt ;

o

Les actes d’adoul et de notaires hébraïques

o

Les décisions de justice

2- Les droits de timbre

Le fait générateur est l’acte écrit et non le fait juridique comme les droits d’enregistrement.

Sont soumis aux droits de timbre, quelle que soit leur forme, tous actes, documents, livres, registres ou répertoires, établis pour constituer le titre ou la justification d’un droit, d’une obligation ou d’une décharge et, d’une manière générale, constater un fait juridique ou un lien de droit.

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Les photocopies et toutes autres reproductions obtenues par un moyen photographique, établies pour tenir lieu
Les photocopies et toutes autres reproductions obtenues par un moyen photographique, établies pour tenir lieu

Les photocopies et toutes autres reproductions obtenues par un moyen photographique, établies pour tenir lieu d’expéditions, extraits ou copies, sont soumises au même droit de timbre que celui afférent aux écrits reproduits.

Partie III : Aspect pratique du système fiscal marocain

Cette partie sera consacrée à l’analyse du processus fiscal établis par les sociétés : les astuces et les déclarations, les difficultés et les erreurs qui peuvent en intervenir et les moyens utilisés pour les éviter et/ou réduire leurs conséquences.

Ainsi, la relation avec l’administration fiscale nécessite une bonne gestion de manière à avoir une bonne image de l’administration fiscale.

L’organisation des comptes et les procédures comptables utilisées donnent une idée sur la qualité des informations comptables produites par le service comptabilité et dont l’usure sera indispensable à toute personne intéressée par l’activité de l’entreprise (le gestionnaire et le fisc).

Chapitre I : Le contrôle comptable des charges fiscales

Section I : Le contrôle des charges relatives aux opérations à l’impôt sur les sociétés

Définition :

L’impôt sur les sociétés est un impôt qui frappe les bénéfices réalisés au Maroc, par les personnes morales suivant un barème, sauf cas spéciaux, abstractions faites des sociétés de personnes qui sont imposables à l’IR au nom du principal associé. L’imposition des résultats de l’entreprise est établie annuellement à la date de clôture de l’exercice, à l’issu des travaux d’inventaire.

Les entreprises soumises à l’IS : (ART 2)

Sont soumises à l’IS les sociétés quelle que soit leur forme et leur objet à l’exclusion des SNC, des SCS, des sociétés de fait et des sociétés à objet immobilier ainsi que les établissements publics.

Détermination de la base imposable :

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Le résultat fiscal de chaque exercice comptable est déterminé d’après le résultat comptable rectifié, en
Le résultat fiscal de chaque exercice comptable est déterminé d’après le résultat comptable rectifié, en

Le résultat fiscal de chaque exercice comptable est déterminé d’après le résultat comptable rectifié, en intégrant les charges non déductibles fiscalement et en déduisant les produits exonérés totalement ou partiellement selon la formule suivante :

Résultat fiscal : résultat comptable + les réintégrations les déductions

Les produits imposables : se ventilent comme suit (Art 6) :

1. Le chiffre d’affaire constitué par les recettes et les créances acquises sur livraison de produit,

prestations de service et sur travaux immobiliers

2.

Les produits accessoires et les produits financiers

3.

Le prix de revient des travaux à des biens immobilisés effectués par la société pour elle-même

4.

Les profits réalisés sur les cessions d’éléments de l’actif soit en cours soit en fin d’exploitation

5.

Les subventions, les primes et les dons de l’Etat, des collectivités locales ou des tiers

Signalons que certains produits financiers et exceptionnels présentent certaines restrictions d’imposition à savoir : les plus-values sur cession des éléments d’actif et les produits de participation.

Les charges fiscales déductibles sont (Art 7) :

1.

Les achats de matières et de produits

2.

Les frais de personnes et les charges sociales y afférentes

3.

Les frais généraux engagés pour l’exploitation

4.

Les frais d’établissement

5.

Les impôts et taxes supportés par la société à l’exception de l’IS

6.

L’amortissement des biens corporels et incorporels qui se déprécient par le temps ou par

l’usage

Cependant la loi a subordonné cette déduction à la condition que les biens en question soient inscrits dans un compte de l’actif immobilisé, et que leur amortissement soit régulièrement constaté en comptabilité. Ainsi, le coût d’acquisition des véhicules de transport de personnes a été limité à 200.000 dh, fiscalement déductible sur 5 ans avec un taux d’amortissement de 20%. De même que lorsque ces véhicules sont utilisés par les entreprises dans le cadre d’un contrat de crédit-bail ou de location, la part de redevance ou du montant de la location supporté par l’utilisateur et correspondant à l’amortissement sur la partie du prix supérieur à 200.000 dh au taux de 20% par an n’est pas déductible pour la détermination du résultat fiscal.

7. Les provisions constituées pour faire face à la dépréciation des éléments de l’actif, à des

charges ou des pertes probables

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8. Les dos e argent ou en nature aux associations reconnues d’utilité publique ou à
8. Les dos e argent ou en nature aux associations reconnues d’utilité publique ou à

8. Les dos e argent ou en nature aux associations reconnues d’utilité publique ou à des œuvres sociales de bienfaisance dans la limite de 2% du chiffre d’affaire hors taxe 9. Les frais financiers tels que les agios et les intérêts bancaires, ainsi que les intérêts servis aux associations en rémunération du CA 10. Les pertes relatives à l’exploitation.

Les taux de l’IS :

l’IS est un impôt dont le barème actuel est comme suit :

RF imposable

Taux de l’IS

]0 , 300000]

10%

]300000 , 1000000]

20%

]1000000 , 5000000]

30%

Au-delà de 5000000

31%

D’autre part, les avantages accordés par la loi fiscale aux entreprises nouvellement créées, leur permet de bénéficier d’une exonération totale pendant les trois premières années d’existence.

Comptabilisation :

Les avances versées par la société par compensation avec le montant de l’impôt sur les résultats de l’exercice en cours sont portées au débit du compte :

3453: Acomptes sur impôt sur les résultats. Une fois l’IS calculé à la fin de l’exercice, il est comptabilisé au débit du compte :

6701 : Impôt sur le résultat

par le crédit du compte :

4453 : Etat- impôt sur les résultats

En fin, un état de rapprochement est fait entre l’IS dû et les acomptes payés. Le reliquat est inscrit dans le crédit du compte :

4453 : Etat- impôt sur les résultats.

Déclaration de l’IS (Art 27) :

Les entreprises doivent adresser à l’inspecteur des impôts directs et taxes assimilées, une déclaration de leur résultat fiscal établie sur un imprimé modèle fourni par l’administration, dans les 3 mois qui suivent la date de clôture de chaque exercice comptable.

Paiement de l’IS :

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Une fois les régular isations fiscales effectuées, l’ IS est déterminé sur la base du
Une fois les régular isations fiscales effectuées, l’ IS est déterminé sur la base du

Une fois les régularisations fiscales effectuées, l’IS est déterminé sur la base du résultat fiscal multiplié par le taux équivalent. L’impôt à payer est comparé avec les acomptes provisionnels payés par la société sous la forme des avances acquis au trésor public à concurrence du montant de l’IS établi à la clôture de l’exercice. S’il s’avère que le montant de l’IS dû est supérieur à celui des acomptes versés, la société doit acquitter le reliquat dans les trois mois qui suivent. Dans le cas contraire, l’excédent d’impôt versé est imputé d’office sur le premier acompte provisionnel échu.

Le contrôle des charges :

Le contribuable cherche toujours à déclarer le résultat fiscal qu’il veut faire apparaître en minimisant les charges d’une manière fictive. Pour y remédier, la loi a imposé le respect des obligations suivantes :

La tenue d’une comptabilité régulière permettant l’établissement des états de synthèse ;

L’établissement des inventaires de stocks détaillés pour les marchandises, matières et produits divers existants dans l’entreprise, vu les erreurs et les falsifications qui peuvent se produire à ce niveau, donnant lieu à des majorations ou des minorations de la valeur réelle des stocks ;

La conservation des documents comptable pour une durée de 10 ans ;

La justification de chaque dépense à l’aide des pièces justificatives probantes portant le n° d’identification fiscale, le n° de patente etc.;

L’établissement de factures pré numérotées selon une série continue et la tenue des registres imposés par des législations particulières ;

Le règlement des montants supérieurs à 10.000 dh par chèque, effet de commerce, procédé magnétique de paiement ou virement bancaire ;

La limitation des prélèvements personnels de fonds sur la trésorerie de l’entreprise ainsi que le règlement des dépenses personnelles ou de factures non liées à l’exploitation ;

Le rattachement des charges et des produits à l’exercice concerné, faute de quoi, ils subiront un traitement fiscal allant à l’encontre des intérêts de l’entreprise. A cet effet, et pour bénéficier de leur déductibilité, il est recommandé de constituer des provisions pour les charges qui seront supportées par l’entreprise et dont les factures ne sont pas encore parvenues. Ces dernières une fois reçues donneront lieu à une régularisation de ces charges.

Section II : Le contrôle des charges relatives à l’IR salarial

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La régularisation des salaires impose à l’entreprise, en sa qualité d’employeur, diverses obligations en vertu
La régularisation des salaires impose à l’entreprise, en sa qualité d’employeur, diverses obligations en vertu

La régularisation des salaires impose à l’entreprise, en sa qualité d’employeur, diverses obligations en vertu du contrat de travail. Cet acte oblige l’employé à mettre son activité professionnelle au service de son employeur (l’entreprise) qui lui verse en contrepartie le salaire. Sur le plan fiscal, l’opération de paie du personnel est source de distribution de revenus salariaux qui sont soumis à l’IR et qui oblige les entreprises à :

1- Respecter la périodicité du paiement des salaires imposée par la loi, ce qui implique la nécessité d’établir à la fin de chaque période, les calculs justifiant l’opération de aie au regard des différents partenaires 2- Tenir les documents de la paie : le livre de paie, les bulletins de paie et les fiches individuelles des salaires, pour servir à toute fin de contrôle et de vérification 3- Retenir à la source les paiements dus au titre de l’IR et de la participation salariale aux cotisations sociales dont elle est redevable à l’égard de l’Etat et des organismes sociaux

4- Respecter les obligations :

- d’ordre administratif : déclarations fiscales et sociales, bordereaux de versement.

- d’ordre comptable : la tenue de la comptabilité s’impose dans la mesure où les paiements dus de l’opération de aie sont exigibles dès qu’ils sont constatés dans la comptabilité de l’entreprise.

Calcul de l’IR sur les revenus salariaux :

Définition des revenus salariaux (Art 65) :

L’IR appliqué aux revenus salariaux concerne toute sorte de rémunérations perçues par le salarié en raison de l’existence d’un contrat de travail liant l’employé à son employeur. Ainsi, sont considérés comme revenus salariaux les éléments suivants :

- Les traitements et salaires : Sont les revenus perçus par des personnes placées dans état de subordination ;

- Les indemnités et les émoluments : Les indemnités désignent les sommes d’argent destinées

à réparer un dommage ou un préjudice subi ou à compenser certains frais spéciaux ou la

qualité d’un service rendu. Les émoluments désignent l’ensemble des rémunérations versées

à des personnes dans certaines professions tel que les honoraires servis à certains membres

de professions n’exerçant pas des activités patentables (avocats, médecin,…), les rémunérations attribuées aux membres du directoire et du conseil de surveillance des sociétés pour leur fonction de direction et de surveillance.

- Les pensions : Ce sont les allocations périodiques versées par les organismes de retraites en vertu d’un contrat d’adhésion individuel des salariés à un régime de retraite complémentaire durant leur vie active ;

- Les rentes viagères : Ce sont les sommes d’argent versées à date fixe par une personne appelée débirentier à une autre personne bénéficiaire pendant toute la vie de ce dernier en vertu d’un contrat qui lie les deux parties ;

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- Les avantages en argent et en nature : ils constituent des compléments de salaire
- Les avantages en argent et en nature : ils constituent des compléments de salaire

- Les avantages en argent et en nature : ils constituent des compléments de salaire : exemple les frais de voyages, les frais médicaux, le loyer, les dépenses d’eau et d’électricité, les frais de téléphone…

La détermination du salaire brut imposable :

Le salaire brut imposable est obtenu en déduisant su salaire brut les éléments suivants :

1- Les indemnités destinées à couvrir des charges réelles engagées dans l’exercice de la

profession

2-

Les prestations, les allocations et indemnités à caractère social servis par l’employeur au

profit du personnel en sus de la rémunération salariale

3-

Les revenus de transfert servis par les organismes sociaux.

La détermination du salaire net imposable (Art 68)

Le salaire net est obtenu après avoir retranché du salaire brut imposable les déductions sur salaire suivantes :

a- Les frais professionnels évaluées à un taux forfaitaire de 20% du montant global des rémunérations obtenues, exclusion faites des avantages en argent ou en nature. Le plafond maximal des déductions est limité à 30000 dh annuellement.

b-

Les cotisations à la sécurité sociale évaluées au taux de 4,48% pour la cotisation à la CNSS et 2% pour l’AMO du salaire brut imposable et dont le plafond est 6000dh

c-

La cotisation retraite complémentaire dans les limites de 6% du salaire brut imposable

d- La part salariale des cotisations aux assurances groupe couvrant des risques de maladie,

de maternité, d’invalidité et de décès

e-

Remboursement en principal et intérêts normaux des prêts contractés pour l’acquisition ou la construction de logement économique pour des personnes dont le revenu est limité à 31200dh par an

f-

Les intérêts des emprunts obtenus pour l’acquisition ou la construction des logements principaux dans la limité de 10% des salaires nets imposables.

Calcul de l’IR brut :

L’impôt est obtenu en multipliant le salaire net imposable, par un taux prédéterminé par le barème de taux progressifs suivant :

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Barème mensuel : TRANCHE DU SNI TAUX SOMME A DEDUIRE [0, 30000] 0% 0 ]30000

Barème mensuel :

TRANCHE DU SNI

TAUX

SOMME A DEDUIRE

[0, 30000]

0%

0

]30000 , 50000]

10%

3000

]50000 , 60000]

20%

8000

]60000 , 80000]

30%

14000

]80000 , 180000]

34%

17200

Au delà de 180000

38%

24400

34% 17200 Au delà de 180000 38% 24400 Calcul de l’I R net : L’I R

Calcul de l’IR net :

L’IR est obtenu après avoir déduit de l’IR brut les charges familiales (30 dh par personne).

Recouvrement de l’impôt (Art 70) :

L’impôt sur les revenus salariaux est payable par voie de retenue à la source pour le compte du trésor public. Le règlement se fait par versement spontané, à effectuer le mois suivant la date de paiement des salaires.

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Section III : Le contrôle des charges relatives aux opérations soumises à la TVA Définition
Section III : Le contrôle des charges relatives aux opérations soumises à la TVA Définition

Section III : Le contrôle des charges relatives aux opérations soumises à la TVA

Définition :

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect aux opérations industrielles, commerciales, artisanales ou relevant de l’exercice d’une profession libérale accomplie au Maroc, ainsi qu’aux opérations d’importation. C’est une taxe déclarative, payée par versement spontané et collectée pour le compte de l’Etat.

Le fait générateur : (Art 10)

Le fait générateur est constitué par l’encaissement total ou partiel des prix des marchandises, des

travaux ou des services relatifs à une période donnée (mois ou trimestre). Toutefois, les redevables peuvent à leur demande être autorisés à acquitter la taxe d’après le débit (après facturation ou l’inscription de la créance en comptabilité). Le solde de la période résulte ainsi :

Solde : TVA exigible- TVA récupérable La déclaration doit dégager soit :

- La TVA due : payée par le contribuable dans les conditions de délai fixées par la loi ;

- Le crédit de TVA : L’excédent de la TVA déductible au titre de la période est à déduire de la TVA exigible sur déclaration de la période suivante.

Détermination de la base imposable :

Le chiffre d’affaire comprend outre des marchandises, des travaux ou des services, les recettes accessoires qui s’y rapportent, et les droits et taxes y afférentes à l’exception de la TVA. Toutefois, ne sont pas soumises à la TVA, bien qu’elles fassent partie du chiffre d’affaire, les ventes portant sur les produits situés hors champ d’application, exonérés ou vendus en suspension de la taxe. D’autre part, les personnes qui exercent à la fois des activités passibles de la TVA et des activités non passibles ou exonérées ou imposées différemment au regard de la TVA, peuvent déterminer le montant imposable de leur chiffre d’affaire sur la base d’un accord préalable avec l’administration fiscale.

Principe de déduction de la TVA (Art 17-18) :

Le principe est le suivant :

La TVA qui a grevé les éléments du prix d’une opération imposable est déductible de la TVA applicable à cette opération.

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Le droit à déduction de la TVA sur les charges prend naissance à l’expiration du
Le droit à déduction de la TVA sur les charges prend naissance à l’expiration du

Le droit à déduction de la TVA sur les charges prend naissance à l’expiration du mois suivant celui du paiement partiel ou intégral de la facture, ou de l’établissement des quittances de douanes pour les produits importés. Cependant, ce délai n’est pas exigé pour ce qui est des immobilisations amortissables, bénéficiant du droit à déduction sous les conditions suivantes :

1- L’inscription de ces biens dans un compte d’immobilisation ; 2- Leur conservation pour une période de 5 ans ; 3- Leur utilisation dans la réalisation des opérations soumises à la TVA ou exonérées.

Par ailleurs, n’ouvre pas droit à déduction la taxe ayant grevé :

a- Les biens, les produits, matières et services non utilisés pour les besoins de l’exploitation ; b- Les immeubles et locaux liés à l’exploitation ; c- Les véhicules de transport de personnes à l’exclusion de ceux utilisés pour les besoins du transport public ou du transport collectif du personnel de l’entreprise ; d- Les achats et les prestations revêtant un caractère de libéralité ; e- Les frais de mission, de réception ou de représentation ; f- Les produits pétroliers non utilisés comme combustibles, matières premières ou agents de fabrication ; g- Les opérations effectuées dans le cadre de certaines professions libérales.

Le taux de la TVA :

Le taux de la TVA est fixé à 20% et concerne tous les produits et services assujettis à la TVA. Quant aux taux réduits, il s’agit des taux de 7%, 10% et 14% applicables à des charges spécifiques.

La justification des charges (Art 37) :

Les personnes effectuant des opérations soumises à la TVA, sont tenues de délivrer aux acheteurs ou clients assujettis à l’IS, à la TVA ou l’IGR des factures ou mémoires tirés d’une série continue. Le contenu de la facture varie selon est ce qu’il s’agit des ventes ou services rendus à des personnes agissant dans le cadre de leur activité professionnelle ou à des particuliers.

1- Cas des ventes de prestations redues à des professionnels :

En sus des indications d’ordre commercial, les factures ou mémoires doivent comporter les renseignements ci- après :

- le numéro d’identification de la société à la TVA, à l’impôt des patentes et à l’IS ;

- Les noms, les prénoms ou raisons sociales des acheteurs ou des clients ;

- La qualité, la désignation précise et le prix unitaire des marchandises ou des produits vendus et des services rendus ; - Les montants de la taxe réclamée en sus du prix ou comprise dans le prix en cas d’assujettissement à la TVA. En cas d’exonération, la mention de la taxe est remplacée par l’indication de l’exonération ou du régime suspensif sous lequel les opérations facturées ont été réalisées ainsi que les références aux textes d’exonération ou de suspension ;

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- Les modalités et les références de paiement indiquées sue le double de la facture
- Les modalités et les références de paiement indiquées sue le double de la facture

- Les modalités et les références de paiement indiquées sue le double de la facture ou sur les relevés périodiques des factures.

2- Cas de ventes ou de prestations rendues à des particuliers :

En ce qui concerne les ventes effectuées par les assujettis à des particuliers, la loi prévoit que le ticket de caisse peut tenir lieu de la facture. Le ticket doit comporter les indications suivantes :

1- La date de l’opération 2- L’identification du vendeur ou de prestataire de service 3- La désignation du produit ou de service 4- La quantité et le prix de vente taxe comprise ou hors taxe, avec la mention apparente de la taxe Par ailleurs, lorsqu’il s’agit des prestations de services, les assujettis sont obligés de leur délivrer des factures ou mémoires.

La comptabilisation de la TVA :

Le traitement de la TVA intervient tout d’abord en relation avec les opérations génératrices de la taxe : les achats et les ventes soumises à la TVA, ensuite lors de la liquidation de l’impôt sur les opérations effectuées. La TVA est exigible à l’Etat sur déclaration périodique des ventes et des achats ouvrant droits à déduction. D’autre part, l’analyse en termes de dettes et de créances de la TVA constatée sur factures repose sur le principe de la neutralité de la taxe par rapport aux résultats de l’entreprise. A cet effet, la TVA collectée sur les ventes constitue une dette à comptabiliser au crédit du compte 4455 : Etat- TVA facturée, tandis que la TVA ayant grevé les achats ouvrant droit à déduction représente une créance et est comptabilisée dans le débit du compte 3455 : Etat- TVA récupérable.

La déclaration de la TVA (Art 26-27) :

L’imposition des redevables à la TVA s’effectue soit sous le régime de la déclaration mensuelle, applicable aux redevables dont le CA est supérieur à 1.000.000 dh, soit sous le régime de la déclaration trimestrielle applicable dans le cas contraire. Cette déclaration établie le règlement définitif des dettes et des créances comptabilisées au titre des opérations rattachées à la période déclarée. Elle se traduit par des mouvements de virement entre compte de créances et de dettes qui constatent :

Le retrait des montants déclarés comptabilisés comme suit par :

- Le débit du compte 4455 : Etat- TVA facturée ;

- Le crédit du compte 3455 : Etat- TVA déductible

Le règlement définitif de la situation à la fin de période déclarée selon ce qu’il s’agit de :

- TVA due comptabilisée au crédit du compte 4456 : Etat- TVA due ;

- Crédit de TVA comptabilisé au débit du compte 3456 : Etat- crédit de TVA

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Paiement et remboursement de la TVA : Le paiement de la TVA est constaté en

Paiement et remboursement de la TVA :

Le paiement de la TVA est constaté en comptabilité par :

- Le débit du compte 4456 : Etat- TVA due.

- Le crédit des comptes de paiement.

4456 : Etat- TVA due. - Le crédit des comptes de paiement. S’agissant de remboursement du

S’agissant de remboursement du crédit de la TVA, il ne peut avoir lieu que dans les cas suivants :

- Les opérations réalisées sous le bénéfice des exonérations ;

- Les opérations réalisées sous le bénéfice du régime suspensif ;

- La cessation des activités taxables.

N.B : Quel que soit le solde de la période, la déclaration de la TVA doit être déposée dans les délais prévus par la loi.

Le contrôle des charges :

La détermination de la TVA nécessite un contrôle rigoureux des charges supportées au titre des opérations réalisées par la société. Si cet impôt encourage la lutte contre les ventes sans factures, il peut développer une autre forme de fraude qui est les factures sans ventes, en se faisant délivrer des factures fictives afin de déduire et les charges, pour minimiser la base imposable, et la TVA pour gonfler la TVA récupérable.

Le contrôle doit donc commencer par la vérification de certains comptes pour mesurer le degré du respect des limites prévues par le législateur quant à la nature des charges comptabilisées et les moyens de leur règlement. De ce fait, la TVA déductible concerne uniquement les charges relatives à une opération d’exploitation, et ne serait alors déductible sur les charges supportées au titre des opérations à caractère civile ou située hors champs d’application de la TVA. En outre, lorsque l’entreprise réalise des opérations imposables partiellement, un % de déduction, dit prorata d’imposition, est calculé et doit être pris en considération.

Ce prorata s’obtient ainsi :

CA sur opérations imposables (TTC) + CA sur opérations exonérées (TTC)

Numérateur + CA sur opérations situées hors champ d’application de TVA+ CA sur opérations exonérées sans droit à déduction

D’autre part, la loi relative à la TVA exige que le règlement des dépenses dont le montant est supérieur ou égal à 10.000 dh doit être justifié par chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement ou par virement bancaire, faute de quoi, la fraction de la taxe à déduire ayant grevé ces dépenses ne serait supérieure à 50%, d’où la nécessité de contrôler le montant des charges en HT, le compte caisse et le compte courant.

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Chapitre II : Présentation des formalités et des procédures à accomplir Section I : Etablissements
Chapitre II : Présentation des formalités et des procédures à accomplir Section I : Etablissements

Chapitre II : Présentation des formalités et des procédures à accomplir

Section I : Etablissements des déclarations fiscales

A- Formalités faites durant le mois de Juillet :

Durant la période du stage, on a participé à l’accomplissement des formalités concernant les taxes et les impôts suivants :

Paiement des retenus à la source par le cabinet au titre de l’impôt général sur les revenus ;

Déclaration des salaires et versement des cotisations avant la date indiquée dans le bordereau de la CNSS ;

Concernant la TVA : Le mois de juillet et selon la loi sur la TVA doit faire l’objet de la déclaration inhérente au mois de juin. Tout retard est pénalisé par une majoration de paiement tardif.

1. Déclaration de la TVA récupérable: pour effectuer ce travail o doit passer par les étapes suivantes :

Achats réglées en espèces : Dans le compte achats en espèces, on peut trouver l’ensemble des factures du mois précédant qui sont concernés par la déclaration, on doit rassembler la TVA pour lesquelles la société a payé une TVA ouvrant droit à déduction.

Aussi, on doit photocopier ces factures et mettre le tampon du TVA récupérée mentionnant le mois concerné par cette déclaration et le numéro surtout les factures originales ainsi que les photocopies.

Achats réglées par chèques ou traites: à partir des avis ou relevés bancaire du mois de la déclaration, on doit trouver les encaissements ayant supporté une TVA avec droit à déduction, voir le fournisseur concerné par cette opération pour trouver les factures inhérentes au mois. Dès qu’on a les factures, on doit suivre la même démarche utilisée pour les achats réglés en espèces.

TVA sur les opérations bancaire : La TVA relative à ce genre de TTVA est au taux de 7% ; elle frappe les intérêts et les commissions prélevées par la banque au titre d’escompte des effets, des découverts.

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La démarche de la déclaration est la suivante : A partir du grand livre on

La démarche de la déclaration est la suivante :

La démarche de la déclaration est la suivante : A partir du grand livre on dégage

A partir du grand livre on dégage les opérations bancaires concernant la période de la déclaration, calculer la somme de la TVA prélevée, en outre de l’état de rapprochement bancaire du mois précédant celui de la déclaration.

On doit ajouter les sommes non prises en considération dans la déclaration précédente.

Le montant de la TVA récupérable doit être calculé pour chaque banque par un sous- compte identifiant une d’entre elles.

Ainsi on procède au calcul de ces déclarations et on les résume dans une fiche récapitulative (voir annexe).

2. TVA facturée: Afin de calculer la TVA facturée de la période d’avril et mai, on doit procéder par une analyse détaillée des divers encaissements de la société pendant cette période, ainsi le travail sera comme suit :

Encaissement par l’intermédiaire de la banque :

Dans les relevés bancaires de chaque banque pour la période concernée, on trouve:

- Les recettes reçues suite à une vente par chèque ou par virement bancaire ;

- Les recettes versées dans le compte bancaire de la société suite à l’escompte des effets dont l’échéance n’est pas encore venue (crédit d’escompte) ;

- Les recettes impayées.

N.B : pour les effets classés dans un classeur ordonné selon la banque, on travaille avec les effets

de commerce qui sont échus. (Échéance de paiement de ces effets). Pour chaque catégorie des recettes (chèques, crédits d’escompte, les effets), on doit enregistrer les informations se rapportant aux ventes impayées à savoir le n° et date de la facture, la nature du règlement ainsi que l’échéance s’il s’agit d’un effet sur une fiche spéciale (voir annexe)

Les ventes en espèces :

Il s’agit des ventes concernant le même mois et qui font l’objet de la TVA facturée (collectée pour le fisc par l’intermédiaire des sociétés). Sur un tableau qui récapitule l’ensemble des recettes nécessaires au traitement et à la liquidation de la TVA, les effets impayés doivent être pris en valeur négative, car ils sont calculés parmi les effets échus, sans être encaissés. Cependant, les crédits d’escompte ne sont pas pris en compte car leur échéance n’est pas encore venue. Enfin, on peut établir la déclaration finale sur la fiche de déclaration puisque tous les éléments nécessaires sont rassemblés.

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B- les formalités à accomplir dans des délais précis 1- IGR : a- Déclaration de
B- les formalités à accomplir dans des délais précis 1- IGR : a- Déclaration de

B- les formalités à accomplir dans des délais précis

1- IGR :

a- Déclaration de l’identité fiscale :

A souscrire dans les 30 jours suivant la date du début d’activité, soit celle de la première source

de revenu.

b- Déclaration d’existence :

A souscrire dans les trois mois suivant la date du début de l’activité professionnelle.

c- Déclaration de cessation des cessions :

A souscrire par les contribuables qui cessent l’exercice d’une activité professionnelle qui cèdent

tout ou partie de leur patrimoine ou de leur clientèle et ce dans un délai de 45 jours.

2- TVA :

a- Déclaration d’existence :

A souscrire dans les 30 jours du début de l’activité.

b- Déclarations modificatives :

Lorsque les changements interviennent dans la situation de l’entreprise (changement d’activité, transfert du siège social).

c- Déclaration de cessation :

A fournir dans le mois qui suit la date de cessation ou de cession.

3- l’impôt sur les sociétés :

a- Déclaration d’existence :

La société qu’il opte pour l’IS ou non, doit déposer une déclaration d’existence dans les trois mois qui suivent leur constitution.

b- acomptes prévisionnels :

Pour les exercices ouverts, à compter du 1er janvier 1998 :

Il y a 4 acomptes prévisionnels à parts égaux et dont l’impôt dû au titre du dernier exercice est la référence de base.

c- transfert du lieu d’imposition

En cas de transfert à l’intérieur du Maroc du siège ou du principal établissement de la société, cette dernière doit aviser par écrit l’inspecteur des impôts directs du lieu où elle est imposée dans le mois suivant celui du transfert.

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Section II : Contrôle effectué par l’administration fiscale Lorsque l’administration fiscale constate des
Section II : Contrôle effectué par l’administration fiscale Lorsque l’administration fiscale constate des

Section II : Contrôle effectué par l’administration fiscale

Lorsque l’administration fiscale constate des irrégularités graves de nature à mettre en doute la valeur probante de la comptabilité, elle peut procéder à un contrôle sur place pour s’assurer de

l’exactitude des déclarations souscrites, après avoir adressé à l’entreprise un avis au moins de 15 jours avant. Il s’agit essentiellement des infractions suivantes :

- Délivrance ou production de factures fictives

- Production d’écriture comptable faute ou fictive

- Vente sans facture de manière répétitive

- Soustraction ou destruction des pièces justificatives comptables légalement exigible

- Dissimulation de tout ou partie de l’actif du redevable.

Ces moyens sont utilisés en vue de se soustraire à sa qualité de redevable, au paiement de l’impôt, ou en vue d’obtenir des déductions ou des remboursements.

Une fois le contrôle terminé, deux situations peuvent se présenter :

1- Soit que les comptes sont réguliers, et dans ce cas l’administration doit en aviser le redevable par lettre recommandée avec accusé de réception. 2- L’administration procède à la rectification des bases imposables et engage la procédure de rectification qui traverse les étapes suivantes :

A- La notification de la rectification de la base imposable :

La rectification de la base imposable doit être notifiée au contribuable concerné, par lettre recommandée mentionnant :

- Les motifs de redressements

- La nature et le montant détaillé des redressements envisagés

Le contribuable est tenu de produire des observations dans un délai de 30 jours après la réception de la notification. Il peut accepter les bases d’imposition retenues comme il peut contester et en aviser l’inspecteur dans un délai de 30 jours. Au cas où celui-ci considère la contestation non fondée, le contribuable peut saisir la commission locale de taxation dans un mois.

L’administration quant à elle, peut demander communication des originaux ou délivrance d’une reproduction sur support magnétique ou sur papier de ce qui suit :

Les livres de paie et documents dont la tenue est rendue obligatoire par les lois en vigueur

Les documents comptables ou les services détenus par les administrations de l’Etat ou tout organisme soumis à son contrôle

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B- La procédure de recours devant la commission locale de taxation Cette commission se compose
B- La procédure de recours devant la commission locale de taxation Cette commission se compose

B- La procédure de recours devant la commission locale de taxation

Cette commission se compose :

D’un magistrat président ;

D’un représentant du gouverneur, de la préfecture ou de la province ;

Le chef de service local d’assiette des taxes sur le chiffre d’affaire ;

Un représentant du contribuable, appartenant à la branche professionnelle la plus représentative de la société.

Une fois saisie, la commission peut statuer au cours d’une seconde réunion lorsque 3 de ces membres au moins, dont le président et le représentant de contribuable sont présents.

C- Le recours devant la commission nationale de recours fiscale:

Lorsque le contribuable ou l’administration fiscale estiment non fondée la décision de la

commission locale de taxation, ils peuvent adresser une requête à la commission nationale de recours fiscal. Cette commission qui siège à Rabat se compose des membres suivants:

5 magistrats désignés par le premier ministre sur proposition du ministre de la justice

25 fonctionnaires désignés par le premier ministre sur proposition du ministre des finances

100 personnes du mode des affaires, choisis parmi les personnes physiques membres des organisations professionnelles les plus représentatives.

Les différents dossiers sont traités en sous commissions qui se compose chacune :

d’un magistrat président ;

de deux fonctionnaires ;

de deux représentants des contribuables.

La décision de la CNRF peut être contestée par l’administration ou le contribuable dans un délai de 60 jours.

Le système fiscal national qui protège le contribuable contre l’abus de pouvoir de l’administration, repose sur le principe de la déclaration spontanée. En contrepartie, celle-ci dispose d’un pouvoir de contrôle tout en garantissant au contribuable de se soumettre tout redressement fiscal à une commission locale de taxation et en cas de non- satisfaction par la décision de celle-ci, à la commission nationale de recours fiscal.

Par ailleurs, et en plus des sanctions ordinaires prévues par la loi en cas de défaut ou de retard dans le dépôt des déclarations fiscales ou de versement d’impôt et qui se limitent dans les paiements des amendes et majorations, les poursuites pénales en matière fiscale visent à exercer un effet

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dissuasif pour lutter contre les manœuvres frauduleuses. Il s’agit essentiellement de l’amende qui varie entre
dissuasif pour lutter contre les manœuvres frauduleuses. Il s’agit essentiellement de l’amende qui varie entre

dissuasif pour lutter contre les manœuvres frauduleuses. Il s’agit essentiellement de l’amende qui varie entre 5000 dh et 30.000 dh, ainsi, qu’une peine d’emprisonnement dont la durée est comprise entre 1 et 3 mois, et qui n’est prononcé que dans le cas où le contribuable commet une infraction avant l’expiration des 5 années qui suivent sa première condamnation à l’amende pécuniaire.

Chapitre III : Changements de la fiscalité de 2012 à 2016

Section I : changement de la fiscalité en 2012

Impôt sur le Revenu

Imposition des revenus de capitaux mobiliers de 15% du prix de cession des valeurs mobilières au lieu de 20%.

Les contribuables imposés aux taux libératoires sont désormais dispensés du dépôt de la

déclaration du revenu global. La condition du délai de 8 ans est étendue aux contrats individuels ou collectifs d’assurance/retraite et aux contrats d’assurance sur la vie ou de capitalisation conclus avant 2009. Et ce au lieu du délai traditionnel de 10 ans. La sanction est, également, atténuée en

cas de taxation d’office. Ainsi, pour les profits immobiliers, la base d’imposition est égale au prix de cession des biens immeubles diminué de 20% au lieu de 10%

Mesures communes à l’IR et à l’IS

Exonération des entreprises exerçant dans les zones franches, pour les opérations réalisées entre

elles ou avec les autres entreprises installées dans les autres zones, de l’IS et de l’IR pendant les 5 premières années. Durant les 20 années suivantes, un IS à 8,75% ou un abattement de 80% de l’IR

sont appliqués.

Prorogation de la durée du bénéfice des avantages fiscaux accordés aux entreprises qui

exercent leurs activités dans la zone franche du port de Tanger de 1 an, ces entreprises auront

ainsi un sursis de paiement de l’IS et de l’IR jusqu’au 31 décembre 2013.

Institution de l’obligation pour les entreprises soumises à l’IS ou à l’IR, selon les régimes du résultat net réel ou simplifié, déclarant un résultat nul ou déficitaire, de produire un état précisant l’origine de ces résultats.

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Taxes sur la valeur ajoutée  Exonération de la TVA des films documentaires ou éducatifs

Taxes sur la valeur ajoutée

Taxes sur la valeur ajoutée  Exonération de la TVA des films documentaires ou éducatifs en

Exonération de la TVA des films documentaires ou éducatifs en vue de favoriser le développement des investissements dans le secteur cinématographique.

Reconduction de l’exonération de la TVA à l’importation en faveur des équipements et matériels destinés exclusivement au fonctionnement des associations de micro-crédit jusqu’au 31 décembre 2011.

Les films cinématographiques et leur distribution ainsi que les recettes brutes provenant des

spectacles cinématographiques ont été soumis, à l’intérieur et à l’importation, au taux de 20% avec droit à déduction en matière de TVA au lieu de l’exonération sans droit à déduction. L’adoption de l’imposition au taux de 20% a été accompagnée par une suppression de toutes les

taxes parafiscales grevant le secteur. A rappeler que cette mesure ne concerne pas les films à caractère documentaire et éducatif, pour lesquels l’exonération sans droit à déduction a été maintenue.

Exonération de la TVA, avec droit à déduction, à l’intérieur et à l’importation, pour l’acquisition des biens, matériels et marchandises accordée à la fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales des préposés religieux, au lieu de l’exonération sans droit à déduction.

Octroi du droit à déduction au gasoil et au kérosène utilisé pour le transport aérien.

Suppression de la formalité d’exonération de la TVA sur les appareillages destinés aux personnes à besoins spécifiques.

Exonération de la TVA avec droit à déduction, des médicaments anticancéreux et des médicaments antiviraux des hépatites B et C au lieu de l’exonération sans droit à déduction.

Exonération de la TVA avec droit à déduction des opérations de fournitures de biens et de services effectuées à l’intérieur et entre les zones franches d’exportation.

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Droits d’enregistrement  Relèvement du taux du droit d’enregistrement de 3 à 4% pour les

Droits d’enregistrement

Droits d’enregistrement  Relèvement du taux du droit d’enregistrement de 3 à 4% pour les terrains

Relèvement du taux du droit d’enregistrement de 3 à 4% pour les terrains nus ou comportant

des constructions destinées à être démolies et réservés à la réalisation de lotissement ou la construction de locaux. Cette hausse est, également, appliquée à l’acquisition des locaux construits par les personnes physiques ou morales, destinés à usage d’habitation, commercial, professionnel ou administratif. Il est à noter que la première vente de logements sociaux et de ceux à faible valeur immobilière reste soumise au taux de 3%.

Suppression de la condition de conservation du terrain dans l’actif pendant 10 ans pour

bénéficier de l’exonération des droits d’enregistrement sur les acquisitions de terrains nécessaires

à la réalisation de leur projet d’investissement.

Mesures communes à la TVA et aux droits d’enregistrement

Les opérations effectuées par les entreprises à l’intérieur et entre les zones franches sont hors

champ de la TVA. Ces entreprises bénéficient d’une exonération des droits d’enregistrement sur les acquisitions de terrains. Ceci, sans condition de conservation du terrain dans l’actif pendant 10

ans

Droits de douane

Mise en place d’un régime fiscal particulier en faveur des mises à la consommation, sur le

territoire assujetti, de certaines marchandises en provenance des zones franches d’exportation.

Modification des quotités de la taxe intérieure de consommation sur les boissons alcoolisées :

Relèvement de la quotité de la TIC applicable aux bières autres que les bières sans alcool,

de 800 à 900 dirhams l’hectolitre

Alignement de la quotité de la TIC applicable aux vins à 500 dirhams l’hectolitre, en

supprimant les différentes catégories de vins (vins ordinaires, vins mousseux et vins autres).

Relèvement de la TIC applicable à l’alcool éthylique ainsi qu’aux autres alcools susceptibles

de recevoir les applications de l'alcool éthylique de 10 500 à 15 000 dirhams l’hectolitre

d'alcool pur

La suspension de la perception du droit d’importation applicable au blé du 1er Mai au 31 Décembre 2012, et au blé du 1er au 31 Mai 2012

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Section II : changement de la fiscalité en 2013 Impôt sur les Sociétés  Relèvement
Section II : changement de la fiscalité en 2013 Impôt sur les Sociétés  Relèvement

Section II : changement de la fiscalité en 2013

Impôt sur les Sociétés

Relèvement du seuil d’exonération des coopératives, qui exercent une activité de transformation de matières premières, de 5.000.000 dirhams à 10.000.000 dirhams hors TVA.

Institution d’un régime fiscal pour les opérations de prêt de titres visant une neutralité fiscale en leur faveur, aucun produit de cession n’est pris en considération pour la détermination du résultat fiscal imposable à l’impôt sur les sociétés chez le prêteur.

Instauration d’un régime fiscal pour les opérations de titrisation visant la neutralité fiscale en faveur des opérations de cession et de rétrocession d’actifs immobilisés, réalisées entre l’établissement initiateur et les fonds de placements collectifs en titrisation (F.P.C.T) dans le cadre d’une opération de titrisation en tant qu’outil de financement des projets d’investissement de grande envergure.

Institution d’un taux d’IS réduit de 10% applicable aux PME réalisant un bénéfice fiscal

inférieur ou égal à 300.000 dirhams. De même, les sociétés imposées au taux réduit de 17,5% peuvent bénéficier du taux de 10% lorsqu’elles réalisent un bénéfice fiscal inférieur ou égal à 300.000 dirhams.

La prorogation de la réduction de l’IS pour les opérations d’introduction en bourse, par

ouverture ou augmentation du capital, réalisées entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre

2016.

Prorogation du régime particulier des fusions pour une période de quatre ans, allant du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2016.

Institution d’une contribution sociale de solidarité sur le bénéfice net comptable sur la base des taux présentés dans le tableau suivant :

Bénéfice net comptable (en dirhams)

Taux appliqué

De 15 à moins de 25 millions

0,5%

De 25 à moins de 50 millions

1%

De 50 à moins de 100 millions

1,5%

100 millions

2%

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Impôt sur le Revenu  Prorogation, jusqu’au 31 décembre 2016, du délai d’exonération de l’IR

Impôt sur le Revenu

Impôt sur le Revenu  Prorogation, jusqu’au 31 décembre 2016, du délai d’exonération de l’IR de

Prorogation, jusqu’au 31 décembre 2016, du délai d’exonération de l’IR de l’indemnité de

stage mensuelle brute plafonnée à 6.000 dirhams versée au stagiaire, lauréat de l’enseignement supérieur ou de la formation professionnelle, recruté par les entreprises du secteur privé.

Encouragement de l’épargne salariale à travers l’institution d’un dispositif fiscal incitatif en faveur du plan d’épargne entreprise (PEE) bénéficiant de :

l’exonération de l’abondement accordé aux salariés dans le cadre d’un PEE et ce, dans la

limite de 10% de leurs salaires annuels imposables ;

l’exonération des revenus et profits générés dans le cadre du PEE sous réserve de

conserver les versements et les produits capitalisés dans le cadre du PEE pendant une période égale au moins à 5 ans à compter de la date de l’ouverture du plan. Le montant des versements effectués par le contribuable dans ledit plan ne doit pas dépasser 600 000 dirhams.

Relèvement du taux de l’abattement forfaitaire applicable aux pensions de retraite de 40% à

55% à compter du 1er janvier 2013. En effet, le bénéfice de l’abattement de 55% est accordé aux prestations servies au bénéficiaire sous forme de rente viagère au terme d’un contrat individuel ou collectif d’assurance retraite. Quant à celles servies sous forme de capital ou de rente certaine, elles bénéficient de l’abattement de 40%.

Relèvement du taux de l’impôt retenu à la source en matière de produit des actions, part sociales et revenus assimilés de 10% à 15%.

Relèvement de la limite d’âge des enfants, de 25 ans à 27 ans pour bénéficier de la réduction pour charge de famille. Cette disposition s’applique aux déclarations du revenu global déposées à compter du 1er janvier 2013.

Application du taux de 20% de manière non libératoire au titre des émoluments et salaires bruts versés aux salariés qui travaillent pour le compte des sociétés ayant le statut « Casablanca Finance City ».

Prorogation, jusqu’au 31 décembre 2014, des mesures d’encouragement en faveur des

contribuables identifiés pour la première fois auprès de l’administration fiscale, en s’inscrivant

au rôle de la taxe professionnelle à partir du 1er janvier 2013, et qui exerçaient des activités dans le secteur informel. Ils ne sont imposables que sur la base des revenus acquis et des opérations réalisées à partir de la date de leur identification.

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 Réduction de la période d’occupation d’un immeuble ou partie d’immeuble de 8 à 6
 Réduction de la période d’occupation d’un immeuble ou partie d’immeuble de 8 à 6

Réduction de la période d’occupation d’un immeuble ou partie d’immeuble de 8 à 6 ans

prévue pour le bénéfice de l’exonération de l’IR/profits fonciers au titre de l’habitation principale.

A compter du 1er Janvier 2013, la Loi de Finances 2013 a complété les dispositions de

l’article 65 du CGI, relatif au prix d’acquisition à considérer en cas de cession d’immeubles, acquis par héritage, en précisant que :

le prix d’acquisition par le de cujus à titre onéreux du bien hérité par le cédant augmenté des dépenses d’investissement visées à l’article 65 du CGI y compris les dépenses de restauration et d’équipement ou son prix de revient en cas de sa construction par le de cujus ;

ou à défaut, la valeur vénale des immeubles au moment de leur mutation par voie d’héritage ou de donation au profit du de cujus, qui est déclarée par l’héritier cédant, sous réserve des dispositions de l’article 224 du CGI.

Institution d’une contribution sociale de solidarité sur les revenus sur la base des taux présentés dans le tableau suivant :

Revenu(s) net(s) d’impôt (en dirhams)

Taux appliqué

De 360 000 à 600 000

2%

De 600 001 à 840 000

4%

> 840 000

6%

Mesures communes à l’IR et à l’IS

Relèvement du taux de l’IS ou de l’IR retenu à la source en matière de produits des actions, parts sociales et revenus assimilés de 10 à 15%.

Modification des dispositions relatives à l’infraction aux obligations de déclaration en

matière des rémunérations versées à des tiers par l’application d’une majoration de 15%, au

lieu de 25%, sur le montant des rémunérations versées ou sur les montants correspondant aux renseignements incomplets ou aux montants insuffisants .

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Taxe sur la valeur ajoutée  Reconduction de l’exonération, de la TVA sans droit à

Taxe sur la valeur ajoutée

Taxe sur la valeur ajoutée  Reconduction de l’exonération, de la TVA sans droit à déduction,

Reconduction de l’exonération, de la TVA sans droit à déduction, des opérations de crédit

effectuées par les associations de micro crédit ainsi que de l’exonération à l’importation des

équipements et matériels destinés exclusivement à leur fonctionnement jusqu’au 31 décembre

2016.

Exonération de la TVA à l’intérieur et à l’importation, des biens, matériels, marchandises et services acquis par la Fondation Mohammed VI pour l’Edition du Saint Coran.

Relèvement du seuil du chiffre d’affaires annuel exonéré des coopératives de production de 5 millions de dirhams à 10 millions de dirhams hors TVA sans droit à déduction.

Réduction du taux applicable aux tourteaux destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de basse-cour de 10% à 7%.

Prorogation de la taxation à l’importation au taux réduit de 10% des veaux destinés à

l’engraissement jusqu’au 31 décembre 2014. L’octroi de ce taux réduit sera accordé aux mêmes

conditions prévues pour le bénéfice du droit d’importation minimum de 2 ,5%.

Exonération de certains biens importés par les administrations chargées de la sécurité

publique relevant du Ministère de l’Intérieur. Cette exonération de la TVA à l’importation s’applique aux opérations d’importation, des engins, équipements et matériels militaires,

armes, munitions ainsi que leurs parties et accessoires, effectuées à compter du 1er janvier

2013.

Institution d’un régime particulier de taxation sur la marge des opérations de vente ou de

livraison des biens d’occasion effectués par le commerçant revendeur dont le chiffre d’affaires est supérieur à 2 000 000 de dirhams.

Remplacement de la TVA sur la livraison à soi-même de construction pour l’habitation

principale par une contribution de 60 dirhams le m² couvert au profit du Fonds d’Appui à la

Cohésion Sociale. L’exonération est maintenue pour les habitations personnelles dont la superficie couverte est inférieure ou égale à 300 m².

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Droits d’enregistrement  Exonération des droits d’enregistrement aux actes de constitution et d’augmentation de

Droits d’enregistrement

Droits d’enregistrement  Exonération des droits d’enregistrement aux actes de constitution et d’augmentation de

Exonération des droits d’enregistrement aux actes de constitution et d’augmentation de

capital des sociétés ayant le statut "Casablanca Finance City" (C.F.C.), à l’instar de ce qui est

prévu pour les banques et les sociétés holding offshore, ainsi que les sociétés installées dans les zones franches d’exportation.

Elargissement de l’exonération des Fonds de placements collectifs en titrisation (F.P.C.T.) aux

actes de rachats postérieurs par les établissements initiateurs, d’actifs immobiliers ayant fait l’objet d’une cession antérieure dans le cadre d’une opération de titrisation, du fait que cette cession revêt un caractère provisoire dans le mécanisme de titrisation.

Institution d’un droit fixe de 1.000 DH sur les constitutions et les augmentations de capital des sociétés au lieu du droit proportionnel de 1% lorsque le capital souscrit n’excède pas 500.000 dirhams.

Mesures communes à tous les impôts et taxes

Exonération des centrales syndicales de tout impôt et taxes pour les biens meubles et

immeubles nécessaires aux centrales syndicales pour l’exercice de leur activité et pour les transferts par des personnes physiques à titre gratuit de leurs fonds et bien immatriculés en leur nom à la propriété des dites centrales syndicales.

Prorogation des avantages accordés aux logements à faible valeur immobilière qui réalisent un projet de construction de logements à faible valeur immobilière (140 000 DH), à l’instar de ce qui est prévu pour le logement social (250.000 DH).

Annulation totale des pénalités, majorations de retard et frais de recouvrement des impôts,

droits et taxes prévues par le Code Général des Impôts, ainsi que ceux ayant été supprimés ou intégrés dans ledit code, mis en recouvrement, en sus du principal, antérieurement au 1 er janvier 2012 et demeurés impayés au 31 décembre 2012, à condition que les contribuables concernés acquittent spontanément le principal des impôts, droits et taxes susvisés avant le 31 décembre 2013.

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Section III : changement de la fiscalité en 2014 Taxe sur la valeur ajoutée Suppression
Section III : changement de la fiscalité en 2014 Taxe sur la valeur ajoutée Suppression

Section III : changement de la fiscalité en 2014

Taxe sur la valeur ajoutée

Suppression de la règle du décalage d’un mois pour la récupération de la TVA

Le droit à déduction de la TVA prenait naissance à l'expiration du mois suivant celui du paiement partiel ou intégral des factures. Ce décalage, très contesté par les opérateurs économiques, affectait injustement la trésorerie des entreprises. A partir du 1er janvier 2014, la règle du décalage d’un mois est supprimée : le droit à déduction de la TVA prend donc désormais naissance à l’expiration du mois du paiement total ou partiel des factures ou d’établissement des quittances en douane.

Pour lisser l’impact négatif sur la trésorerie de l’Etat (le montant global de TVA déductible du mois de décembre 2013 s’élevant à environ 3 milliards de dirhams [1 000 dirhams = 89 euros NDLR]), un régime transitoire est instauré selon lequel le montant de TVA grevant les acquisitions (hors biens d’investissement) du mois de décembre 2013 sera déductible par cinquième sur une période de cinq années à compter du 1er janvier 2014. Cette mesure d’étalement ne concerne que les entreprises dont le montant de TVA déductible est supérieur à 30 000 dirhams.

Remboursement du crédit de TVA cumulé

Le crédit de TVA cumulé au 31 décembre 2013 (et né à compter du 1er janvier 2004) est désormais éligible au remboursement selon certaines modalités qui seront définies par décret. Il est rappelé qu’auparavant, le principe était le non remboursement de ce crédit de TVA cumulé.

Cette réforme, très attendue par les opérateurs, présente néanmoins un bémol :

l’administration pourra, dans le cadre d’une telle demande de remboursement, procéder à des rectifications, même si les délais de prescription sont dépassés.

Instauration d’un système d’auto-liquidation

Les entreprises non-résidentes ne disposant pas d’établissement au Maroc et y réalisant des opérations imposables, sont tenues de désigner un représentant fiscal qui s’engage à déclarer et payer la TVA pour leur compte. Sans supprimer cette obligation, la loi de Finances pour 2014 instaure un régime d’auto-liquidation de la TVA, en l’absence de désignation du représentant fiscal. Dans ce cas, le client établi au Maroc sera redevable de la TVA qu’il devra déclarer et acquitter sur sa propre déclaration.

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 De même, à défaut de désignation d’un représentant fiscal, le client marocain non assujetti
 De même, à défaut de désignation d’un représentant fiscal, le client marocain non assujetti

De même, à défaut de désignation d’un représentant fiscal, le client marocain non assujetti (c’est-à-dire réalisant des opérations hors champ de la TVA) sera dorénavant tenu de procéder au recouvrement de la TVA due au nom et pour le compte de la personne non résidente par voie de retenue à la source

Taux réduit unique de TVA de 10%

Toujours dans un souci de simplification, la Loi de Finances pour 2014 supprime les taux réduits de 7% et 14% en faveur d’un taux réduit unique de 10% et étend le champ des opérations imposées au taux de droit commun.

Ainsi certains biens et services anciennement soumis au taux de 7% ou 14% ou encore exonérés sont désormais taxés à 10% (opérations de restauration fournies par l’entreprise à son personnel, matériels à usage agricole, etc.) ou 20% (margarines et graisses alimentaires, véhicules utilitaires, engins et filets de pêche, etc.).

Impôt sur le Revenu

Neutralité fiscale de certains apports de titres réalisés par des personnes physiques

Le nouveau régime consiste en un sursis d’imposition des plus-values réalisées par des personnes physiques lors de l’apport, à une société holding résidente soumise à l’impôt sur les sociétés, des titres de capital détenus dans une ou plusieurs sociétés, sous réserve du respect de certaines conditions : évaluation des titres par un commissaires aux apports, engagement de conservation des titres par la holding bénéficiaire pendant au moins 4 ans, engagement de l’apporteur de payer la plus-value en sursis lors de la cession ultérieure des titres de la holding, obligations déclaratives.

Cet instrument de gestion patrimoniale provisoire (il concerne les apports effectués entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2015) devrait favoriser les restructurations et transmissions d’entreprises familiales, bien que l’administration a déjà précisé qu’il sera mis fin au sursis en cas d’échange de titres dans le cadre d’une fusion et de donations de titres. Cette limitation du champ d’application du sursis est regrettable. De même, une mesure similaire de neutralité des opérations de restructuration était attendue en matière d’impôt sur les sociétés.

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Section IV : changement de la fiscalité en 2015 Impôt sur les sociétés La Loi
Section IV : changement de la fiscalité en 2015 Impôt sur les sociétés La Loi

Section IV : changement de la fiscalité en 2015

Impôt sur les sociétés

La Loi n° 10-44 relative au statut «Casablanca Finance City » (CFC), telle que modifiée par la Loi n° 68-12 promulguée le 12 juin 2014, autorise désormais les entreprises dont l’activité est éligible au statut CFC à ouvrir un bureau de représentation dans la zone dédiée. Cette possibilité est offerte à l’ensemble des sociétés financières ou non financières pouvant prétendre au statut CFC, à l’exception des sociétés holding. La Loi de finances pour 2015 vient préciser le régime fiscal applicable aux bureaux de représentation des sociétés non résidentes ayant le statut CFC. Ainsi, ceux-ci seront soumis au même régime fiscal que celui applicable aux sièges régionaux ou internationaux.

Pour rappel, les sièges régionaux ou internationaux ayant le statut CFC sont soumis à l’IS au taux de 10% sur leur résultat fiscal, déterminé selon les règles suivantes (article 8-VI du Code Général des Impôts (CGI)) :

- en cas de bénéfice, celui-ci est constitué par le montant le plus élevé entre le résultat fiscal tel que calculé selon les règles de droit commun, et le montant de 5% des charges de fonctionnement desdits sièges ;

- en cas de déficit, la base imposable est égale à 5% des charges de fonctionnement du siège.

Impôt sur le revenu

• Régime d’impôt sur le revenu (IR) des revenus tirés de sociétés à prépondérance immobilière cotées (articles 20, 61, 66, 127 et 133 du CGI)

Jusqu’à 2015, les revenus perçus par des contribuables soumis à l’IR et provenant de parts de sociétés à prépondérance immobilière rentraient dans la catégorie des revenus fonciers. Dans le même sens, les plus-values réalisées à l’occasion de la cession de parts de sociétés à prépondérance immobilière étaient considérés comme des profits fonciers.

Sans complètement supprimer la règle ci-dessus, la Loi de finances pour 2015 introduit une distinction entre les sociétés à prépondérance immobilière cotées et celles non cotées. Ainsi, les revenus et profits provenant de parts détenus dans des sociétés à prépondérance immobilière cotée relèveront désormais de la catégorie des revenus et profits de capitaux mobiliers.

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Les revenus et profits découlant de parts de sociétés immobilières non cotées restent soumis aux
Les revenus et profits découlant de parts de sociétés immobilières non cotées restent soumis aux

Les revenus et profits découlant de parts de sociétés immobilières non cotées restent soumis aux règles régissant les revenus et profits fonciers.

• Modalités de déclaration et de paiement de l’IR relatif aux revenus et profits de capitaux mobiliers de source étrangère (articles 25, 84, 152, 153, 173 et 174 du CGI)

Jusqu’à 2015, les contribuables résidents au Maroc qui percevaient des revenus et réalisaient des profits de capitaux mobiliers de sources étrangères devaient s’acquitter spontanément de l’impôt dans le mois suivant celui de leur perception. Selon les termes de la Loi de finances pour 2015, les contribuables devront désormais acquitter spontanément de l’impôt avant le 1er avril de l’année suivant celle au cours de laquelle ils ont perçu lesdits revenus.

Par ailleurs, la Loi de finances pour 2015 précise que dans le cas de titres déclarés auprès d’une banque ou d’un intermédiaire financier au Maroc, la retenue à la source doit être versée par la banque ou l’intermédiaire financier auprès duquel le contribuable concerné a effectué sa déclaration. Le paiement doit intervenir avant le 1er avril de l’année suivant celle au cours de laquelle les revenus ont été perçus.

Enfin, l’obligation déclarative des profits de capitaux mobiliers, à laquelle devait se soumettre les intermédiaires financiers conformément à l’article 84 du CGI, vise désormais également les banques.

• Déductions sur le revenu global imposable (article 28 du CGI)

La Loi de finances pour 2015 a rehaussé le plafond de déductibilité de primes et cotisations se rapportant aux contrats individuels ou collectifs d’assurance retraite à 10% du revenu global imposable (contre 6% auparavant).

Lorsqu’un contribuable dispose uniquement de revenus salariaux, il peut déduire le montant des cotisations correspondant à son ou à ses contrats d’assurance retraite dans la limite de 50% de son salaire net imposable.

Pour le contribuable qui possède à la fois des revenus salariaux et des revenus relevant d’autres catégories, il est possible de déduire le montant des cotisations correspondant à son ou à ses contrats d’assurance retraite soit dans la limite de 50% de son salaire net imposable perçu régulièrement au cours de son activité, soit dans la limite de 10% de son revenu global imposable.

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Toutefois, la déduction dans la limite de 10% visée ci- dessus n’est pas cumulable avec
Toutefois, la déduction dans la limite de 10% visée ci- dessus n’est pas cumulable avec

Toutefois, la déduction dans la limite de 10% visée ci-dessus n’est pas cumulable avec celle des régimes de retraite prévus par le régime des pensions civiles, des pensions militaires, du régime collectif d’allocation de retraite et du régime de sécurité sociale.

La Loi de finances pour 2015 précise que les avances dont bénéficie l’assuré avant le terme du contrat et/ou avant l’âge de cinquante ans sont considérées comme un rachat et sont imposables par voie de retenue à la source au taux progressif prévu à l’article 73 du CGI, et sans abattement.

• Régime d’IR applicable aux salariés d’entreprises ayant le statut CFC (article 73 du CGI)

Jusqu’à 2015, les salariés d’entreprises étaient soumis sur leurs salaires au taux d’IR de 20% libératoire, sans possibilité d’option pour le barème progressif de l’IR. Or, cette situation s’avérait désavantageuse pour les salariés dont la tranche marginale d’imposition est inférieure à 20%.

La Loi de Finances pour 2015 introduit cette possibilité d’option. Les salariés qui travaillent pour le compte de sociétés ayant le statut CFC peuvent désormais demander à leur employeur, sur option irrévocable, d’être imposés selon le barème progressif de l’IR prévu à l’article 73-I du CGI.

Taxe sur la valeur ajoutée

• Exonérations sans droit à déduction (article 91 du CGI)

La Loi de finances pour 2015 a abrogé l’exonération de TVA qui visait les opérations de crédit foncier et de crédit à la construction se rapportant aux logements sociaux.

• Extension de la période d’exonération des biens d’investissement (articles 92 et 123 du CGI)

Les entreprises assujetties à la TVA pouvaient faire l’acquisition en exonération de TVA de biens d’investissement à inscrire en compte d’immobilisation pendant une période de 24 mois à compter de la date du début d’activité.

La Loi de Finances pour 2015 fait passer cette période d’exonération de 24 à 36 mois pour les achats à l’intérieur et à l’importation.

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Droits d’enregistrement • Droits proportionnels (article 133 du CGI) Les cessions de parts dans les

Droits d’enregistrement

• Droits proportionnels (article 133 du CGI)

• Droits proportionnels (article 133 du CGI) Les cessions de parts dans les groupements d’intérêt

Les cessions de parts dans les groupements d’intérêt économique et les cessions d’actions ou de parts sociales dans les sociétés autres que les sociétés immobilières et à prépondérance immobilière non cotées en bourse sont désormais soumises à des droits d’enregistrement au taux de 4% (contre 3% auparavant).

Section V : changement de la fiscalité en 2016

Impôt sur les sociétés

Charges non déductibles

Jusqu’à l’entrée en vigueur de la LF 2016, les dépenses afférentes aux charges visées à l’article 10-I (A, B et E) ainsi que les dotations aux amortissements relatives aux immobilisations (pour lesquelles le montant facturé est égal ou supérieur à 10 000 dirhams), dont le règlement n’était pas justifié par chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement, virement bancaire, procédé électronique ou par compensation avec une créance à l’égard d’une même personne, à condition que cette compensation soit effectuée sur la base de documents dûment datés et signés par les parties concernées et portant acceptation du principe de la compensation, n’étaient déductibles qu’à concurrence de 50% de leur montant.

La LF 2016 a modifié cette règle, puisque ces charges ne sont désormais déductibles que dans la limite de 10 000 dirhams par jour et par fournisseur sans dépasser 100 000 dirhams par mois. Les dotations aux amortissements susvisées ne sont quant à elles plus déductibles.

La Direction générale des impôts (DGI) a précisé dans la Note circulaire n°726 relative aux dispositions fiscales de la LF 2016 que "Les montants de dix mille (10 000) dirhams et de cent mille (100 000) dirhams précités s’entendent, taxe sur la valeur ajoutée comprise."

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Instauration d’un barème proportionnel en matière d’impôt sur les sociétés selon des tranches de bénéfices
Instauration d’un barème proportionnel en matière d’impôt sur les sociétés selon des tranches de bénéfices

Instauration d’un barème proportionnel en matière d’impôt sur les sociétés selon des tranches de bénéfices

Antérieurement au 1er janvier 2016, le taux normal de l’impôt sur les sociétés était fixé à 30%.

La loi de finances 2016 a instauré des taux d’impositions sur les sociétés proportionnels selon le barème suivant :

MONTANT DU BÉNÉFICE NET EN DIRHAMS

TAUX

Inférieur ou égal à 300 000 DH

10%

De 300 001 à 1 000 000 DH

20%

De 1 000 001 à 5 000 000 DH

30%

Au-delà de 5 000 000 DH

31%

Les établissements de crédit et organismes assimilés, Bank Al Maghrib [banque centrale], la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), les sociétés d’assurance et de réassurance demeurent imposables au taux de 37%.

La DGI a précisé dans la note circulaire n°726 précitée que le bénéfice net fiscal s’entend du bénéfice imposable déterminé après imputation des déficits reportables.

Les plus-values de cession réalisées par des sociétés étrangères qui sont imposables au Maroc sont soumises à ce barème selon les informations que nous avons pu obtenir de la DGI. Ce point fera certainement l’objet d’une précision écrite.

Impôt sur le revenu

Suppression des dispositions relatives au bénéfice de la déduction des intérêts de prêt pour l’acquisition d’un logement destiné à l’habitation principale dans le cadre d’indivision.

Jusqu’à présent, en cas d’acquisition de logements dans le cadre de l’indivision, les dispositions de l’article 28-II du CGI prévoyaient la déductibilité du montant des intérêts ou du montant de la rémunération convenue d’avance, dans la limite de 10% du revenu global imposable, pour chaque co- indivisaire, à concurrence de sa quote-part dans l’habitation principale.

Désormais, la déductibilité du montant des intérêts n’est plus limitée à concurrence de la quote-part dans l’indivision.

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Taxe sur la Valeur Ajoutée Suppression de l’accord préalable pour la déterm ination du prorata
Taxe sur la Valeur Ajoutée Suppression de l’accord préalable pour la déterm ination du prorata

Taxe sur la Valeur Ajoutée

Suppression de l’accord préalable pour la détermination du prorata de déduction

La LF 2016 a modifié l’article 104-I du CGI. En effet, la détermination du prorata annuel de déduction lorsque des entreprises englobent des secteurs d’activité réglementés différemment au regard de la taxe sur la valeur ajoutée peut être effectuée distinctement pour chaque secteur, sans que l’accord de l’administration fiscale ne soit requis.

Remboursement de la TVA grevant les biens d’investissement.

On rappelle, qu’avant le 1er janvier 2016, le remboursement de la TVA était accordé aux contribuables réalisant des opérations exonérées ou en suspension de taxe en vertu des dispositions des articles 92 et 94 du CGI.

La LF 2016 a élargi le champ d’application du remboursement de la TVA pour couvrir les biens d’investissement à l’exception du matériel, mobiliers de bureau et des véhicules de transport de personnes autres que ceux utilisés pour les besoins de transport public ou de transport collectif du personnel.

Ainsi, à compter du 1er janvier 2016, la taxe grevant les biens d’équipement, matériel et outillages acquis par les contribuables, ouvre droit au remboursement conformément aux nouvelles dispositions codifiées au nouvel article 103 bis du CGI, à l’exclusion de ceux acquis par les établissements et entreprises publiques.

Ce nouveau dispositif est applicable aux biens d’investissements acquis à compter du 1er janvier 2016.

Opérations exclues du droit à déduction

Le premier paragraphe de l’article 106-II est modifié comme suit par la LF 2016 :

"N’est pas déductible la taxe ayant grevé les achats, travaux ou prestations de services dont le montant dépasse dix mille (10 000) dirhams par jour et par fournisseur dans la limite de cent mille (100 000) dirhams par mois et par fournisseur, et dont le règlement n’est pas justifié par chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement, virement bancaire, procédé électronique ou par compensation avec une créance à l’égard d’une même personne, à condition que cette compensation soit effectuée sur la base de documents dûment datés et signés par les parties concernées et portant acceptation du principe de la compensation."

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Mesures communes entre l’IS et l’IR Suppression de l’imputation de la cotisation minimale en matière
Mesures communes entre l’IS et l’IR Suppression de l’imputation de la cotisation minimale en matière

Mesures communes entre l’IS et l’IR

Suppression de l’imputation de la cotisation minimale en matière d’IS et d’IR au titre des revenus professionnels et agricoles

Avant l’entrée en vigueur de la LF 2016, l’article 144 du CGI prévoyait que la cotisation minimale acquittée au titre d’un exercice déficitaire, ainsi que la partie de la cotisation minimale qui excédait le montant de l’impôt acquitté au titre d’un exercice donné, soient imputées sur le montant de l’impôt qui excédait celui de la cotisation minimale exigible au titre des exercices suivants jusqu’au troisième exercice qui suit l’exercice déficitaire ou celui au titre duquel le montant de ladite cotisation excède celui de l’impôt.

La LF 2016 a modifié les dispositions de l’article 144-I-E du CGI en supprimant le mécanisme précité d’imputation de la cotisation minimale.

La suppression de l’imputation de la cotisation minimale est applicable au titre des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2016.

La mise en œuvre de ce dispositif posant un problème au regard du principe de non-rétroactivité de la loi, l’Ordre des Experts Comptables a attiré l’attention de la DGI, qui a précisé qu’à titre transitoire, le crédit de la cotisation minimale se rapportant aux exercices ouverts avant 2016 demeurait imputable au titre des exercices suivants jusqu’au troisième exercice qui suit l’exercice déficitaire ou celui au titre duquel le montant de ladite cotisation a excédé celui de l’impôt.

Obligation de mentionner l’identifiant commun de l’entreprise (ICE) sur les factures ou documents en tenant lieu délivrés aux clients

La LF 2016 prévoit l’obligation pour tous les contribuables de mentionner leur ICE sur les factures ou les documents en tenant lieu qu’ils délivrent à leurs clients, ainsi que sur toutes les déclarations fiscales prévues par le présent code.

En vertu de la circulaire du 14 janvier 2016, la DGI a décidé d’accorder aux contribuables un délai supplémentaire allant jusqu’au 30 juin 2016 pour se conformer à cette obligation.

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Conclusion générale En guise de conclusion, le domaine de fiscalité est un champ très vague,
Conclusion générale En guise de conclusion, le domaine de fiscalité est un champ très vague,

Conclusion générale

En guise de conclusion, le domaine de fiscalité est un champ très vague, surtout que le contrôle des charges fiscales et la lutte contre les phénomènes de fraude et d’évasion fiscale restent délicats, malgré les efforts fournis par les pouvoirs publics pour mettre fin à ces fléaux.

Certes, le fisc est le seul compagnon fidèle de l’entreprise durant toutes les étapes de sa vie. Entre les droits de timbre, la taxe d’édilité, la taxe urbaine, la patente, la TVA, l’IR, l’IS, les entreprises se trouvent face à une panoplie d’impôt qu’il faut payer.

L’Etat cherche à alimenter son budget et à faire contribuer à ces charges toutes les catégories d’entreprise, abstraction faite de leur état financier. Cette situation les pousse à dissimuler une partie de leur bénéfice ou de se placer en déficit structurel, surtout qu’elles sont inconscientes de l’aspect social de l’impôt.

Le fisc quant à lui, essaie d’assurer le contrôle de la manière la plus efficace que possible, mais se trouvent devant les barrières insurmontables surtout que les entreprises sont fortes dans l’art de minimiser l’impôt. Alors, les autorités n’avaient qu’à mettre en place des législations punissant tout acte de fraude. Mais est ce que la sanction pénale est toujours suffisante ?

Si elle arrive à limiter le nombre de ces actes, elle ne pourra jamais les éliminer de façon définitive. La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale nécessite tout d’abord l’énoncé des textes législatifs rigoureux, clairs et complets qui prennent en compte que la comptabilité ne reflète pas toujours la réalité, ainsi qu’une large compagne de sensibilisation au rôle social et économique que joue l’impôt.

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