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La deuxième forme de défaisance, c’est le cantonnement des créances en souffrance

dans une structure ad hoc, SPV, dans le but de les isoler et les extraire du bilan de
l’émetteur. A quelques détails près le mot défaisance actif est utilisé pour différencier
ce processus de la titrisation classique qui normalement porte sur des actifs de bonne
qualité

 Les acteurs :
On distingue principalement dans une opération de cantonnement les acteurs
suivants :

L’entité AD-HOC ou SPV (spécial purpose véhicule) :


Selon sa terminologie, elle est créée dans un seul but, de financer la société de
cantonnement pour que cette dernière puisse acheter les actifs nuisibles de
l’établissement en difficulté. Une fois l’objectif atteint elle est dissoute.

La société de cantonnement ou Bad Bank :


Une structure juridique indépendante créée principalement dans le but de récupérer
les actifs non rentables des établissements en difficultés pour une période déterminée,
Cette structure va liquider au meilleur prix et dans les meilleurs délais les actifs repris,
afin de limiter les pertes pour l'actionnaire ou la collectivité. Elle acquiert le statut
d’établissement de crédit en vue de faciliter le rachat des créances en souffrances. Elle
effectue une cession afin de rembourser l’emprunt contracté pour l’achat des actifs. La
structure est vouée à disparaître après quelques années, lorsqu'elle a revendu tous ses
actifs

La société cantonnée ou Le cédant :


C’est un établissement de crédit qui est dans une situation financière fragile lié à la
naissance des provisions pour créances douteuses importantes.

 Les deux types de structures :

Structure public :
On peut mettre en place une structure publique dont l’actionnaire principal est l’Etat, ces
agences publiques rachètent donc les actifs toxiques à des institutions financières publiques
ou privées à un prix généralement supérieur à la valeur de marché .
Structure privée :

Une structure de cantonnement peut naître au sein même de l’établissement en difficulté. En


cas de moins-value lors de la cession des actifs, c’est l’actionnaire qui assure les pertes. Cette
opération permet de nettoyer le bilan de la société en faisant apparaître moins de dettes et
moins d'actifs.

 Description du montage :

Société Les
cantonnée actionnaires
de la société

Prêt à taux
Paiement référentiel
Cession du portefeuille cash
Douteux

Financement du rachat
Société de
AD-HOC
cantonnement

Remboursement via la
Cession des actifs
Paiement des intérêts
Et saisie de biens
Immobiliers

Débiteur

Transaction initial

Flux d’intérêts et ventes des biens immobiliers

La mise en place d’un tel montage s’effectue en plusieurs étapes :


 Tout d’abord, la création d’une Bad Bank (société de cantonnement), afin
d’acheter les créances douteuses auprès de la société cantonnée, en contrepartie
d’un paiement en cash. C’est-à-dire remplacer les actifs risqués par une créance
tout à fait sure.
 Après la société de cantonnement est financée par les entités AD-HOC(SPV), à
travers des prêts qui lui sont accordés de la part des actionnaires de la société
cantonnée. Donc ici on opte pour la structure privée.
 Et c’est ainsi qu’en phase de maturité du montage, c’est la société de
cantonnement qui prend les choses en mains et guide le portefeuille des
créances.
 Vu que cette dernière devienne la propriétaire des créances, elle encaisse des
intérêts de la part des solvens (débiteurs) pour restituer le prêt contracté auprès
des AD-HOCS, à travers la vente des créances ou bien elle saisit les biens
immobiliers.
Un bien immobilier saisit sera revendu au SPV « cette dernière a pour mission
de vendre ces biens dans les meilleurs conditions possibles jusqu’à la liquidité
totale de la structure.
 A l’aboutissement du montage, l’AD-HOC est dissolue, du fait que la société
cantonnée bénéficie de plus de liquidité dans son bilan et que le portefeuille
d’actifs transféré a été intégralement effectué et a permis en revanche le
remboursement précipité de l’emprunt.
 Dans une structure privée, en cas de moins-value, c’est les actionnaires qui
vont payer les pots cassés

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