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Est-ce que les États Unis doivent intervenir à la politique intérieure de plusieurs pays du

monde au nom de la démocratie et la paix ?

Camila Redin

Plan 1

Thèse : Les États Unis ne doivent pas intervenir à la politique intérieure de plusieurs pays du
monde au nom de la démocratie et la paix

Plan 2

Argument 1 : D’abord, en droit international le principe de non-intervention, c’est-à-dire le droit


de tout État souverain à conduire ses affaires et les autres États sont tenus d’éviter l’ingérence
extérieure en considérant que l’intervention est une opération matérielle, est un principe
coutumier universellement applicable (Benedetto, 2014). Si un acteur étranger interfère sur la
souveraineté d’un autre pays il sera en train de violer la condition d’indépendance que le droit
international lui reconnaît comme partie de leur souveraineté (Nations Unies, 2000).

Exemple 1 : Prenons le cas de l’attaque chimique en Syrie. Le 4 avril 2017, sur la ville
rebelle de Khan Cheikhoun en Syrie, faisant 72 morts et plus de 170 blessés. Deux jours
après cet événement, le 6 avril au soir, les États-Unis, ont procédé à une intervention
militaire sur une base aérienne syrienne. L’intervention, faite avec 59 missiles, a été
justifiée par le Président des États-Unis Donald Trump comme étant un intérêt de la
sécurité nationale étatsunienne. Par ailleurs, Donald Trump accuse le régime syrien de
Bachar Al Assad d’être responsable de cette attaque, cette dernière ayant eu lieu sur
une ville rebelle. L’intervention militaire des États-Unis a suscité de nombreuses
réactions au sein de la communauté internationale, invoquant une violation des normes
de droit international (Craveia & Le Roux, 2017)

Argument 2 : Ensuit, les États-Unis ont émergés comme une puissance dominante et ils ont
cherché le pouvoir sous toutes ses formes ; territoriales, commerciales, politiques, culturel et
militaire. Les États-Unis ne sont pas protecteurs de la paix car la présence militaire mondiale
donne une projection plus claire sur l’interventionnisme mondial (Hamel, 2016). Sous
l’administration de Bush, le 11 de septembre 2001, est donc passée d’une politique étrangère
qui a été fondée sur « la guerre contre le terrorisme (Al-Qaida) ». Il en faut conclure la politique
contre le terrorisme

Argument 3 : Finalement, Donald Trump est considéré par la communauté international comme
un président violente, impulsif et instable qui met le pays en danger. Selon le New York Times il
pourrait conduire les États-Unis sur le chemin de la Troisième Guerre Mondiale (Mareschal,
2017). L’instabilité et impulsivité du président américain rendre le risque d’avoir tension et
instabilité sur la communauté internationale. Le gouvernement américain ne doit pas assumer
l’autorité sur les inconvénients internes des pays au nom de la paix car l’improvisation et la
désorganisation de l’administration Trump (Tassé, 2017).

Exemple 3 : Nous sommes dans une période de tension entre les États-Unis et la Corée
du Nord après Kim Jong-Un avait-il menacé aux États-Unis de destruction totale. Comme
réponse á cet menace Donal Trump a répondu « Kim Jong-un de Corée du Nord, qui
est clairement un fou qui ne craint pas d'affamer et de tuer son peuple, va être
mis à l'épreuve comme jamais ! (LePoint, 2017)». Les menaces répétées contre
les deux pays ont fait le Conseil de Sécurité des Nations Unis se souci sur
l’inaccomplissement du principe sur la non-prolifération.

Références
APF. (2017, Septembre 12). Après la Corée du Nord, Trump prêt à attaquer le Venezuela.
Récupéré sur http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/08/12/apres-la-coree-
du-nord-trump-pret-a-attaquer-le-venezuela

Benedetto, C. (2014). Le principe de non-intervention. Récupéré sur http://www.sfdi.org/wp-


content/uploads/2017/07/Principe-de-non-intervention.pdf

CIJ. (2014). AFFAIRE DIJ DÉTROIT' DE CORFOU (FOND). Récupéré sur http://www.icj-
cij.org/files/case-related/1/1646.pdf

Courrier International. (2017, septembre 19). États-Unis. Souveraineté, Iran et Corée du Nord
au menu du premier discours de Trump à l’ONU. Récupéré sur
https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-souverainete-iran-et-coree-
du-nord-au-menu-du-premier-discours-de-trump-lonu

Craveia, C., & Le Roux, R. (2017, avril 10). Intervention militaire des États-Unis en Syrie : quelles
implications au regard du droit international ? Récupéré sur
https://www.lepetitjuriste.fr/droit-international/intervention-militaire-etats-unis-
syrie-implications-regard-droit-international/

LePoint. (2017, septembre 22). Donald Trump et Kim Jong-un : la guerre des mots. Récupéré
sur http://www.lepoint.fr/monde/coree-du-nord-kim-promet-de-faire-payer-cher-a-
trump-22-09-2017-2158854_24.php

Mareschal, E. (2017, Octobre 9). L'inconséquence de Trump «pourrait mener à la Troisième


Guerre mondiale». Récupéré sur
http://www.lefigaro.fr/international/2017/10/09/01003-20171009ARTFIG00129-l-
inconsequence-de-trump-pourrait-mener-a-la-troisieme-guerre-mondiale.php

Nations Unies. (2000, septembre 27). LE RESPECT DE LA SOUVERAINETE NATIONALE OPPOSE A


L'INGERENCE HUMANITAIRE DEVANT L'ASSEMBLEE GENERALE. Récupéré sur
http://www.un.org/press/fr/2000/20000927.ag1072.doc.html

Tassé, L. (2017, septembre 5). La Corée du Nord et l’incompétence de Trump. Récupéré sur
http://www.journaldemontreal.com/2017/09/05/la-coree-du-nord-et-lincompetence-
de-trump