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Cours : Traitement des eaux/Prof MAKENGO Etudiant : OMEONGA TP5 /IBTP 2009 -2010

I.B.T.P.

Cours

TRAITEMENTS DES EAUX

(45 HEURES)

Niveau : 2è Ingénieur BTP

Prof : Docteur MAKENGO

Téléphone : 0812143033

Email : makengo236@yahoo.fr

Etudiant : Ir. OMEONGA LUNDEKI

Téléphone : 09 99 35 79 46

Email : omeo_ng@yahoo.fr

ANNEE ACADEMIQUE 2009 – 2010


Cours : Traitement des eaux/Prof MAKENGO Etudiant : OMEONGA TP5 /IBTP 2009 -2010

LE TRAITEMENT DES EAUX

PLAN D'EXPOSE
(par Ir. OMEONGA)

L'eau est une ressource naturelle non renouvelable. Elle est nécessaire à la vie, il est donc
essentiel de la préserver. Quels risques de pollution les activités humaines lui font-elles
courir ? Quelles mesures peut-on prendre pour réduire ces pollutions ? Comment faire pour
la rendre potable ?

1. Une nécessité pour l'environnement

1.1. L'eau, ressource indispensable et menacée

La consommation d'eau ne cesse d'augmenter sous l'effet du développement économique.


Les usages sont multiples : domestiques (cuisine, sanitaire, lave-linge, arrosage des jardins,
etc.), agricoles (irrigation), industriels (refroidissement des centrales nucléaires, fabrication
de la pâte à papier, etc.).
L'eau consommée ne disparaît pas : elle est restituée d'une façon ou d'une autre au cycle
de l'eau. Mais elle n'a plus forcément la même qualité qu'avant d'être consommée :
certains usages polluent l'eau.
Cette pollution a deux conséquences : elle dégrade le milieu naturel aquatique (cours d'eau,
lacs, océans) où certaines espèces disparaissent et d'autres prolifèrent ; elle rend impropre à
la consommation humaine une partie toujours plus importante des eaux douces, à la fois des
eaux de surface (cours d'eau) et des réserves souterraines (nappes phréatiques).

1.2. Le rôle du traitement des eaux

Conformément à l’approche du cours d’Assainissement Urbain/IBTP, on parle de la Nécessité


de traiter les eaux usées, c'est-à-dire les rejeter dans l'environnement telles qu'elles y ont
été puisées. La loi, en France, fait de ce traitement une obligation : toutes les sorties directes
d'égouts dans l'environnement doivent disparaître. Cela ne résout le problème que très
partiellement.
La plupart des pollutions agricoles obligent à chercher d'autres solutions : la pollution par les
engrais (nitrates), par exemple, frappe les eaux des ruissellements (eaux de pluie) qu'on ne
peut collecter.

2. La filière de traitement des eaux

2.1. Les techniques d'épuration

L'eau collectée par les égouts est conduite à une usine de traitement appelée couramment
station d'épuration. Les plus efficaces emploient des techniques nombreuses et parfois
coûteuses. Souvent, les communes s'associent et obtiennent une aide de l'État ou d'autres
collectivités territoriales pour construire et gérer ensemble une station : presque toutes
celles d'Île-de-France sont ainsi raccordées à la station d'Achères.
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Le cours de « traitement des eaux » enseigner à l’IBTP par le prof MAKENGO, doit se baser
sur la maitrise de la Filière de traitement des eaux en vue de permettre à la population de
consommer une eau potable : L'eau est d'abord filtrée par des grilles de plus en plus fines,
qui retiennent tous les déchets solides. Les déchets en suspension (petites particules dans
l'eau) ou solubles (produits entièrement mélangés à l'eau) doivent être séparés par
d'autres méthodes : décantation, floculation, traitement par des bactéries etc...

À la suite de plusieurs filtrages et décantations, l'eau peut être rejetée dans un cours
d'eau. Elle n'est plus dangereuse pour l'environnement, mais elle n'est pas pour autant
potable. Si elle est pompée ensuite pour la consommation humaine, elle devra subir
d'autres traitements (nouveaux filtrages, chlorage, etc.).
Les déchets séparés de l'eau ne sont pas tous des déchets ultimes. Les boues de
décantation, en particulier, sont utilisées comme engrais. Il arrive également qu'on les
laisse fermenter pour produire du méthane, gaz combustible.

NB :

 Les fosses septiques, où les eaux décantent et où des bactéries absorbent les
déchets, remplissent à plus petite échelle le rôle des stations d'épuration

 En RDC, la REGIDESO a l'obligation d'assurer l'approvisionnement des habitations en


eau potable (adduction d'eau),

PLAN DU COURS

(Par le Prof MAKENGO)

Le cours « Traitements des Eaux » que nous étudions comprend 2 grandes parties :

1. Potabilisation des eaux brutes (30h) :


 traitement
o Procédés physico-chimiques des eaux brutes en vue de trouver les eaux potables

2. Dépollution (épuration) des eaux usées (15h) :


 Assainissement
o Procédés biologiques ou la bio filtration eaux rejetés par diverses industries
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PRE REQUIS

Au 19ème siècle, même en Europe, On définissait L’EAU POTABLE comme une eau :

Incolore, Inodore, Limpide, Claire … Mais sans oublier que cette eau pourrait être
dangereuse. Par conséquent on a remarqué des maladies comme « Le Saturnisme » qui est
provoqué par l’eau.

Saturnisme : Manque d’intelligence scolaire ; appelé aussi en lingala : « Goy-goy ».

LA FILIERE DES TRAITEMENTS DES EAUX

La filière des traitements des eaux peut être représentée par le schéma suivant :

Micro tamisage Coagulation Décantation-


Flottation
Retenir ou arrêter les Floculation
grosses particules Séparation des particules
Eliminer la turbidité et (boues et sables) dont la
la couleur dans l’eau densité est supérieure à celle
de l’eau (voir DESSABLEUR)
Colloïdes déstabilisés
et agglomérés « FLOC »

Filtration

Arrêter toutes les particules dont la densité est


inférieure à celle de l’eau (1000 Kg/m3) afin d’obtenir
(2) l’eau clarifiée. A ce stade l’eau doit être débarrassée
des couleurs

Désinfection

Débarrasser l’eau des particules minérales ou


insolubles

Eliminer les germes micro organiques ou


éléments organiques solubles
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Ière PARTIE : POTABILISATION DES EAUX BRUTES

(Procédés physico-chimiques des eaux)

CHAPITRE 0 :

GENERALITES SUR LE TRAITEMENT DES EAUX

Dans les eaux brutes, nous avons trois matières brutes : le solide en suspension, le gaz et le
liquide dissous dans l’eau.

 Origine des eaux brutes.

Avant toute chose, il faut savoir si de quel type d’eau devons-nous traiter ? Est-ce, il s’agit :

1° des eaux souterraines ?

A l’époque, on croyait qu’en creusant un puits on pouvait directement trouver de l’eau


potable. Cette conception n’est pas juste car plusieurs aspects ou analyses ne sont pas mise
en compte : l’étude de bactérie etc.

2° des eaux superficielles ?

Rivières : en amont ou en aval


Fleuves etc.

Les eaux douces peuvent avoir la couleur : « L’or bleu »

L’eau brute tient compte des caractéristiques suivantes :

- La géologie du terrain et l’hydrologie du site.

Q/ Pourquoi la REGIDESO, pour sa station a préféré capter l’eau de la rivière que celle du
fleuve ?

R/ C’est par rapport au coût et à savoir aussi que le fleuve est une voie navigable, une piste
de plaisance, il se passe plusieurs trafics.

 Pour capter l’eau, il faudrait avoir une source d’eau pérenne c’est-à-dire une source
d’eau qui ne se tarit pas en d’autres termes une source d’eau intarissable. Le lac
Tanganyika, par exemple, c’est le lac le plus profond d’Afrique.
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3° des eaux du lac ou eaux de réservoir ?

Eaux de réservoir : ce sont des eaux de centrale hydroélectrique.

Les eaux de lac, avec leurs profondeurs, présente moins de turbidité ; et bien qu’elles soient
très clair doit néanmoins être analyser pour déterminer les implications des bactéries et
autres microbes.

4° des eaux de mer ?

Eaux de mer et océans sont des eaux saumâtres (salées). Ce sont des eaux très difficile à
traiter.

5° des eaux pluviales ?

Il est important de savoir qu’Il existe les normes de la qualité de l’eau potable ; et ces
normes sont éditées par l’OMS ; les normes internationales ; ISO (WHO) ce sont des
normes qui sont publiés au site WWW.WHO.org

Les eaux brutes ne sont pas recommandées à la consommation de l’homme ; pour ce faire,
le traitement des eaux brutes doit être fait pour respecter les normes de la qualité de l’eau
et pour rendre propre les eaux à la consommation humaine.

Sur ce, traiter les eaux brutes implique de répondre aux trois questions suivantes :

Comment ? Avec quoi ? Et Pourquoi ?

Pour tout projet de la Potabilisation des eaux, il faut tout d’abord analyser ces eaux brutes
(analyse organoleptique). Ces différentes analyses se présentent comme suit :

1) Analyses physico-chimiques (ou organoleptiques)


Ce sont ces analyses qui vont nous donner la composition des eaux en substances
minérales, ou gaz dissous ou substances organiques.

o Substances minérales

Par substances minérales, il est question de déterminer si l’eau est acide, basique ou neutre ;
ce sont les valeurs du pH (le Potentiel en Hydrogène), qui nous permetent de déterminer si :

 L’eau est acide c’est-à-dire pH < 14 = acide


 L’eau est basique c’est-à-dire pH > 14 = basique
 L’eau est neutre c’est-à-dire pH = 7 neutre

Les valeurs comprises entre 5,2–7,2 : sont le pH que l’on peut considérer comme les
eaux neutres.
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Ex. : pH = 3 : les eaux acides, ce sont des eaux contenant le fer : Fe2+, Fe3+ (Déferrisation,
eaux agressives, eaux incrustantes / substances organiques).

A côté du pH, il y a la température (t°) (les eaux souterraines) ; est-ce que cette température
favorise la biologie…

- Les procédés biologiques aérobiques


- Les procédés anaérobiques.

2) Analyses bactériologiques

En gaz dissout : l’eau n’est pas méthane (gaz méthane) : on trouve par exemple CH4 au Kivu

 Analyses bactériologiques :

- Surtout dans les agglomérations, Bactéries (microbes)

Totaux (coliformes totaux)


- Coliformes
Totaux (coliformes totaux)

Normes : nous avons des valeurs de concentration, de toxicité ou de dangerosité, pour ne


pas nuire à la santé humaine.

L’OMS a déclaré de 1981 – 1990 : décennies de l’eau potable.

Filière : est un agencement de certains équipement ou procédés (physico-chimiques et


biologiques) qu’on applique lors de la technologie du traitement des eaux. D’une manière
générale, nous avons le schéma ci-après :

Amont
Rivières
Aval
Eaux de surface
Fleuves

Analyses des eaux brutes, en faisant un programme d’échantillonnage et des analyses


horaires journalières. Il est demandé de prendre au minimum 30 valeurs par jour. On fait
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toujours le captage d’eau là ou on veut faire ou construire l’usine où on veut faire le


traitement. Pour le captage, l’amont doit être protégé.

- Prélever 10 échantillons par jour et pendant 30 jours de 8h00’ à 18h00’


- Faire l’analyse statistique, en déterminant les moyennes journalières de ces 10
échantillons. C’est-à-dire par 10. L’analyse moyenne mensuelle en divisant par 30.

A La concentration obtenue, faire la comparaison aux normes, c’est-à-dire commencer


toujours aux normes bactériologiques (comment tuer les bactéries), et dégager l’écart-type.
Ensuite faire les normes physico-chimiques. Dans les normes physico-chimiques. On a :

Eaux-chargées : on fait le micro tamisage c’est-à-dire operation qui consiste à éliminer les
corps étrangers. Les colloïdes (particules fines) par exemple ne peuvent être éliminés par
tamisage en procédant par la Coagulation-Floculation

Qu’est-ce qu’on utilise comme coagulant ?

La décantation

Il y aura toujours quelques particules qui vont rester après le couple décantation – flottation

Viendra la filtration

Objectif de la flottation = Eliminer, raclage des particules qui sont resté en suspension.

Filtration

Filtrées (à sable)

Micro-filtre

Nano filtre

1 A° = 10-9 m ; 1 µ= 10-6 m

Objectif : rendre l’eau limpide, pour opérer la clarification de l’eau ou rendre l’eau claire. A
partir d’ici, savoir que vaut :

Minéraux
Micro polluant
pH = ? ; t° = ? , organiques
Odeurs

Goût métallique
La dureté : retard de savonisation à cause de Ca++, Mg++
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On fait encore

Analyse organoleptique bactériologique.

La désinfection / eau filtrée c’est-à-dire éliminer tout ce qui était infecté.

- Adoucissement (NaOH)
- Précipitation (déferrisation ; démanganisation).
Chlore CCl2 eau javel (V)
Dioxyde de Chlore (VV)
Ozone (la plus utilisée (O3) (VVV)
Et va produire la séparation de l’eau et les précipités (Al2SO4, Mg(OH)2). On fera
ensuite une filtration pour éliminer Al2SO4 et Mg(OH)2. Après la désinfection, l’eau
sera chassée dans un château d’eau ou réservoir de distribution.

N.B. : Chlore résiduel = 0,2 g/l


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CHAPITRE 1 : LE MICRO TAMISAGE

1.1. Principes de micro tamisage

C’est une opération destinée à faire passer un liquide contenant des impuretés à travers une
toile de fils ou de fibres ou encore à travers une membrane poreuse. Durant le passage du
liquide, certains solides sont arrêtés soit directement (par les mailles du micro tamis), soit
indirectement (par les matières solides accumulées sur le micro tamis).

Lors de ce passage les impuretés (particules solides) sont arrêtées par directement par des
mailles de fibres ou fils métalliques du micro tamis. La grandeur des mailles d’un micro tamis
est < 150 µm (1 µm = 10-3 mm)

Les micros tamis peuvent intercepter le plancton et les particules organiques et minérales
assez « grosses » dont la taille est > à celle des ouvertures du micro tamis.

Par contre, les micros tamis n’arrêtent pas :

- Les éléments minéraux fins (argiles)


- Les substances colloïdales, organiques ou minérales.
- Et les substances dissoutes.

Le micro tamisage n’améliore donc pas la turbidité causée et ne modifie pas la couleur de
l’eau.

On utilise principalement les micros tamis pour :

1) Traiter les eaux de lac faiblement contaminées, dont la turbidité est faible et la
couleur peu accentuée. Dans ce cas, le micro tamisage est suivi de la filtration de la
désinfection
2) Réduire la quantité des matières en suspension (les MES) qui peuvent être dans les
eaux usées après épuration.
3) Clarifier les eaux résiduaires industrielles
4) Récolter les algues à la sortie d’un traitement par lagunage.
Ici, le lagunage se définit comme un système d’assainissement qui consiste à drainer
vers le point bas des lagunes

1.2. Aspects théoriques du micro tamisage


Avant d’installer un micro tamis à l’entrée d’une usine de traitement, l’ingénieur doit se
poser un certain nombre de questions, entre autres :
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1. Quelle est la grandeur de la surface filtrante requise ?


2. Quelles sont les pertes de charges initiales (H0) engendrées par le micro tamis ?
3. A quelles vitesses ces pertes de charges vont-elles augmenter ?
4. Quelles pertes de charge maximale peut-on tolérer à travers un micro tamis
encrassé ?
5. Quelle est la durée d’utilisation du micro tamis entre les lavages ?
6. Est-il avantageux d’utiliser un micro tamis rotatif à nettoyage continu ? Si Oui, quelle
doit-être la vitesse de rotation du micro tamis ?
7. Jusqu’à quel point une variation des caractéristiques de l’eau peut-elle affecter les
performances du micro tamis ?

Pour répondre à plusieurs de ces questions ; il faut chercher l’indice de filtrabilité de l’eau ;
(c.-à-d. mesurer l’indice de filtrabilité de l’eau = ?) C’est une mesure du pouvoir colmatant
qui dépend donc du micro tamis (grosseur des mailles) et des caractéristiques de l’eau
(solides en suspension, température).

Encrassé : bouché ou qui a comme contraire filtrant (filtré)

Filtrage a comme contraire colmatage

Comment ?

On mesure cet indice en faisant passer différents volumes d’une eau à travers un micro
tamis et en observant la variation des pertes de charge. Le débit de l’eau, la température, la
concentration : des solides en suspension sont maintenus constant.

Les résultats de ces essais en fonction du volume d’eau micro tamisée est
proportionnelle à la perte de charge. En d’autres termes, la variation des pertes de charge en
fonction du volume d’eau filtré est soumise à la loi du 1er ordre :
𝑑𝐻
= 𝐼 . 𝐻 (1)
𝑑𝛽

Où H : perte de charge engendrée par le micro tamis

β : volume d’eau filtrée par unité de surface du micro tamis. (m)

I : Constante de proportionnalité (ou indice de filtrabilité)

En intégrant (1), on obtient :


𝐻 𝛽
𝑑𝐻
∫ = 𝐼 ∫ 𝑑𝛽 → (2)
𝐻𝑜 𝐻 𝛽𝑜

ln 𝐻 = 𝐼𝛽 + ln 𝐻𝑜 (3)
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1 𝐻
→ I = β ln ( H0)

H0 = perte de charge initiale engendrée par le micro tamis.

(= perte de charge engendrée par un micro tamis propre).

Durée de l’utilisation d’un micro tamis entre deux lavages

Cette durée d’utilisation est fonction des caractéristiques de micro tamis (surface utile,
grosseur des mailles) et des caractéristiques des eaux (température, indice de filtrabilité,
volume d’eau traitée ou débit).

En effet, la notion de température des eaux fait appel au facteur de grille « Cg » qui indique
la perte de charge initiale Ho mesurée à une température de plus de 10° Celsius et à une
vitesse d’approche de 1 m/s (voir de grilleur).

La perte de charge initiale à la température 0 s’écrit :


𝑸
H0 = 𝐀 Cg

La perte de charge initiale à la température T s’écrit :


(𝟗𝑻+𝟐𝟏𝟎)
HT = Hà 10°C 𝟑𝟎𝟎

Ou encore

HT = Hà 10°C (0,03 T + 0,70)

Considérons H (comme une valeur de consigne au temps t)

Alors on a :

H = H0.𝒆𝒕𝜷
𝒕𝑸
Q 𝑄 𝑸
Avec β = A et H0 = A Cg → H = 𝐀 Cg.𝒆 𝑨

Enfin en tirant t dans la formule ci-dessus, on détermine le temps d’utilisation du micro


tamis entre deux lavages « t »
𝑸 𝐇𝐀
t = 𝐀 𝐥𝐧( 𝐐𝐂𝐠 )
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CHAPITRE 2 : COAGULATION – FLOCULATION

L’eau de surface qui passe travers le micro tamis garde encore certaines altérations
(turbidités et colorations) car :

 on y trouve certes des substances inorganiques « minérales » (glaises, argile) qui sont
à la base de la turbidité ;
 on observe aussi les particules organiques très fines et hydroxydes métalliques
Fe(OH)2, Fe(OH)3 qui sont à la base de la couleur de l’eau.

2.1. Intérêt du procédé Coagulation-Floculation

La turbidité et la couleur des eaux sont principalement causées par des particules très
petites, dites particules colloïdales. (les colloïdes ou particules colloïdales) qui peuvent
même traverser un filtre très fin restent en suspension dans une eau de surface durant de
très longues périodes.

Ces particules proviennent de (s) :

 l’érosion de terre (à travers les berges)


 la dissolution des substances minérales
 la décomposition des substances organiques (tout ce qui est faune ou faune, il y a
aussi le carbone 14 ou le carbone 13
 déversements des eaux d’égouts domestiques, des eaux industrielles et agricoles (à
cause de la presence des engrins azotés)

Par ailleurs, leur concentration est très stable, c-à-d. ces particules n’ont pas tendance à
s’agglutiner ou à s’accrocher les unes aux autres.

Pour éliminer ces particules colloïdales (particules très très fines), on a recours aux procédés
de coagulation-floculation.

La coagulation a pour but principal de déstabiliser ces particules en suspension c-à-d.


faciliter leur agglomération. (L’on note par ailleurs que le préfixe Co veut dire avec ou
mettre ensemble)

En pratique, La coagulation est un procédé qui cosiste à injecter et à disperser rapidement


des produits chimiques (=coagulants).

La floculation qui suit la coagulation a pour objectif de favoriser les contacts entre les
particules déstabilisées à l’aide d’un mélange lent (dans un floculateur).

Ces particules s’agglutinent pour former un floc qu’on peut facilement éliminer par les
procédés de décantation et de filtration.
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Question

Pourquoi est-il important que ce procédé de coagulation-floculation soit effectué


correctement ?

Réponse :

Il est très important que les procédés de coagulation et de floculation soient utilisés
correctement. En effet, la production d’un « floc » très petit ou trop léger, entraine une
décantation insuffisante et par conséquent lorsque les eaux arrivent sur les filtres, elles
contiennent une grande quantité des particules de floc qui vont encrasser (colmater)
rapidement ces filtres ; ce qui nécessite des lavages fréquents des filtres.

Par ailleurs, lorsque le « floc » est fragile, il se brise en petites particules qui peuvent
traverser le filtre et altérer la qualité de l’eau produite.

Pour ce faire, l’ingénieur doit certainement se poser les questions suivantes :

1) Quelles sont les caractéristiques des particules colloïdales en suspension et quel est
le degré de leur affinité pour l’eau ?
2) Quelles sont les différents produits et différentes techniques qui permettent de
déstabiliser les particules ? quels sont les différents paramètres influençant la
coagulation (Choix de coagulation et mise en œuvre).
3) Quels sont les différents mécanismes et ouvrages ou appareillages entrant en jeu lors
de la floculation ?

2.2. Caractéristiques des particules en suspension

Il y a lieu de signaler que les particules en suspension ont :

Leur taille
Le diamètre Φ ≤ 1µm
La densité < 265 ;
Le temps de chute
Leur affinité vis-à-vis de l’eau
o les particules hydrophiles
o les particules hydrophobes

Comme nous l’avions ci-haut indiqué, les particules en suspension dans l’eau brute (eau de
surface) proviennent de l’érosion des terres ; de la dissolution des substances minérales ; et
de la décomposition des substances organiques. A cet apport naturel, il faut ajouter le
déversement des eaux d’égout domestiques, industrielles ou agricoles.
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En général, la turbidité de l’eau est fonction :

- Des particules de matières inorganiques (particules de glaises et d’argile).


- Mélange du sable et de la terre qu’on trouve au lit d’une rivière.

Alors que la couleur est imputable à la présence des matières organiques et des hydroxydes
de métal (Fe2O3 ; FeO).

Ce qu’il faut savoir sur les caractéristiques des particules en suspension :

 On peut classer les particules en suspension en fonction de leur « taille ».

Celle dont le Φ > 1µm, la plupart de cas sont des particules de matières organiques ou
inorganiques, qui se déposent facilement, alors que celles dont le Φ < 1µm, sont des
particules colloïdales (et de densité faible) se déposent très lentement.

 On peut classer les particules en suspension en fonction de leur « affinité vis à vis
de l’eau ».

Les particules colloïdales peuvent ou ne pas présenter une certaine affinité pour l’eau : elles
sont soit « hydrophiles », soit « hydrophobes ».

Les particules hydrophiles, déshydratés se dispersent spontanément dans l’eau et sont


entourées des molécules d’eau qui préviennent tout contact ultérieur entre ces particules.

Les particules hydrophobes ne sont pas entourées des molécules d’eau, leur dispersion dans
l’eau n’est pas spontanée ; on doit faciliter cette dispersion à l’aide des moyens chimiques
ou physiques.

Les particules hydrophobes sont en général des particules de matières inorganiques


« (MIES) », alors que les particules hydrophiles sont des matières organiques (MOES).

En fait, peu de particules sont exclusivement hydrophiles ou hydrophobes ; on retrouve


plutôt des particules hydratées différents degrés.

 On peut classer les particules en suspension en fonction de leurs « Charges


électriques ».
Dans une eau de surface, les particules colloïdales possèdent habituellement une charge
électrique négative située à leur surface. Ces charges dites primaires, attirent les ions + en
solution dans l’eau lesquels ions + adhèrent fortement à la particule et attirent à leur tour
des ions – accompagnés d’une faible quantité d’ions +.
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Les ions qui adhèrent fortement à la particule et se déplacent avec elle fortement à couche
liée. Tandis que les ions qui y adhèrent faiblement constituent la couche diffuse. Il y a donc
un gradient électrostatique entre la surface de la particule et la solution.

Le potentiel à la surface de la particule est appelé « POTENTIEL DE NERST » qui varie en


fonction de la distance.

La valeur (a) détermine le « plan de cisaillement » c’est la limite entre la particule de la


solution qui se déplace avec la particule et la partie de la solution qui se déplace
indépendamment de la particule.

a) Pour une particule hydrophobe, ce plan de cisaillement est situé à la limite de la


couche liée ; alors que pour une particule hydrophile ce plan de cisaillement est situé
à la limite extérieure de la couche d’eau liée à la particule.

Le potentiel électrostatique mesuré au plan de cisaillement est appelé POTENTIEL ZÊTA


(pour une particule hydrophobe, ce potentiel est de l’ordre de 50 à 100 mV)

Le potentiel Zêta est responsable du comportement électrostatique des particules


colloïdales.

Le potentiel électrostatique, fonction de la distance ; est par ailleurs influencé par la FORCE
IONIQUE DE L’EAU.

On peut calculer cette force ionique de l’eau à l’aide de l’équation :

𝟏 𝟐
𝝁 = 𝟐 ∑𝑪 . 𝒁
𝒏 𝒏

Concentration
Force Valence de
de l’ion n
ionique l’ion n
(moles/litre
On a remarqué qu’une augmentation de la force ionique avait pour effet de comprimer la
couche diffuse vers la particule.

Dans ce cas, le potentiel électrostatique chute plus rapidement. Ce qui réduit le potentiel
Zêta des particules hydrophobes.

Pour les « particules hydrophiles » il faut plutôt agir sur la couche d’eau liée lorsqu’on veut
favoriser leur augmentation.
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2.3. Coagulation

La charge électrique et la couche d’eau qui entourent les « particules hydrophiles », tendent
à éloigner les particules les ions des autres, et par conséquent, à les stabiliser dans la
solution.

Le but principal de la coagulation est de déstabiliser les particules pour faciliter leur
agglomération.

On peut obtenir cette déstabilisation par 4 manières :

1) La compression de la double couche


2) L’absorption et la neutralisation des charges.

 Absorption : phénomène qui se passe à la surface (extérieure)

 Absorption : phénomène qui passe à la pénétration

3) Emprisonnement des particules dans un précipité


4) Absorption et pontage.

Les principaux coagulants utilisés par déstabilisation les particules et produire un floc sont :

1) Sulfate d’Alumine ou l’alun : Al2(SO4)3 . 14 H2O


2) Aluminate de sodium : NaAlO3
3) Chlorure d’Aluminium : AlCl3
4) Chlorure ferrique : FeCl3
5) Sulfate ferrique : Fe2(SO4)3

Les produits les plus utilisés sont // les sels d’Al et de Fe.

Les produits d’hydrolyse des sels d’Al et de Fe sont des coagulants plus efficaces que les ions
eux-mêmes.

𝐇𝟐𝐎 ⇒ 𝑨𝒍(𝑶𝑯) 𝒆𝒕 𝑭𝒆(𝑶𝑯)


𝟑 𝟑

Hydroxydes insolubles formant

« un précipité »
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Les principales reactions de l’alun

*Al2(SO4)3 . 14H20+3Ca(HCO3)2 ⇌ 2AL(OH)3 + 3CaSO4+6CO2+14H20

*Al2(SO4)3 . 14H20+6NaHCO3 ⇌ 2AL(OH)3 + 3NaSO4+6CO2+14H20

*Al2(SO4)3.14H20+3Na2CO3 ⇌ 2AL(OH)3 + 3Na2SO4+3CO2+14H20

→ La réaction des sels de métaux avec l’eau donne un ensemble de produits complexes qui
par différents moyens, déstabilisent les particules colloïdales et favorisent leur
agglomération.

- On peut montrer à partir des équations chimiques ci-dessus 1mg/l d’Alun réagit avec
0,50 mg/l d’alcalinité (CaCO3 : Calcaire).

Afin d’optimiser la coagulation, il faut tenir compte de plusieurs variables en interrelations


complexes, comme :

- Le pH (potentiel en hydrogène)
- Les sels dissous
- La t° de l’eau
- Le coagulant utilisé
- La turbidité(l’eau trouble qui est chargée de plusieurs particules) & la couleur.

En effet, lorsque la coagulation se produit hors d’une plage de pH optimale.

(pH de 4 à 6 pour les sels de Fe)

(pH de 5 à 7 pour les sels d’Al) ;

Il faut augmenter la quantité de coagulant.

→ les sels dissous peuvent entraîner la modification : - de la plage de pH optimale

- Le temps requis pour la floculation


- La quantité de coagulant requis
- La quantité résiduelle du coagulant dans l’effluent.

→ une diminution de la température de l’eau entraîne une augmentation de la viscosité.


C’est ce qui explique les difficultés de décantation du floc ainsi que le liris et l’entraînement
du floc dans le filtre.

→ Même si le coagulant le plus utilisé est l’Alun, il peut être avantageux de le remplacer par
le « Sulfate ferrique » ce dernier procure en efft à plusieurs eaux (brutes) une plage de pH
optimale que celle due à l’Alun.

De plus, pour un même pH élevé, le sulfate ferrique Fe2(SO4)3 est moins soluble que l’alun.
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→ On ne peut choisir un coagulant et en déterminer la concentration optimale qu’après


avoir effectué des essais en « laboratoire ».

→ Au cours de la coagulation floculation, on procède à un mélange des produits chimiques


en deux (2) étapes :

1ère étape = « mélange rapide », c’est-à-dire énergique et de courte durée (tmax = 120 sec)
pour disposer les produits dans la totalité du volume d’eau à traiter.

Ce mélange se fait par injection des produits dans une zone de forte turbulence ou en
utilisant des équipements de mélange mécanique.

2ème étape = « mélange lent » ayant pour but de favoriser les contacts entre les particules du
floc. Durée du mélange lent égale à 10 minutes max nécessite une vitesse suffisante, mais
pas trop élevée pour ne pas briser les flocs.

→ Lorsque la turbidité augmente, il faut augmenter la quantité de coagulant. Mais cette


augmentation ne se fait pas de faon linéaire en fonction de l’augmentation de la turbidité.
Lorsque la turbidité est très élevée, la quantité de coagulant nécessaire est relativement
faible. Car la probabilité de collision entre les particules est très élevée. Par contre, lorsque la
turbidité est très faible, la coagulation est difficile.

→ Les eaux contaminées par les eaux d’égouts domestiques et/ou industrielles. Ces eaux
exigent des concentrations du coagulant plus importantes que les eaux non contaminées.

→ Lorsque les particules responsables de la couleur sont de nature organique, hydrophiles


elles sont petites et chargées négativement, la couleur résiduelle décroît
proportionnellement avec l’augmentation de la quantité du coagulant utilisé.

Le pH optimale pour l’élimination de la couleur, pH varie entre 4 et 6. Et pour l’élimination


de la turbidité pH varie entre 6,5 et 7,5.

2.4. Théorie de la « Floculation »

La floculation a justement pour but d’augmenter la probabilité des contacts entre particules,
lesquels contacts sont provoqués par la différence des vitesses de ces particules.

Cette différence de vitesses peut être imputable

a) « mouvement brownier » des particules (floculation péri cinétique).


b) Et au déplacement d’une partie du fluide (floculation ortho cinétique).

En cas de floculation péri cinétique, le taux de variation de la concentration des particules


𝒅𝑵 𝟒 𝝈 𝒌 𝜽 (𝑵)𝟐
Fp, s’exprime à l’aide de l’équation : 𝑭𝒑 = − = −
𝒅𝒕 𝟑𝒏
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N : concentration totale des particules en suspension au temps (t)

σ : facteur qui rend compte de l’efficacité des collisions (nombre de collisions effectives par
nombre de collisions totales) une collision effective étant celle qui entraîne l’agrégation de 2
particules.

k : Constante de BOLTZMANN (1,38.10-23 J.K-1).

θ : température absolue (°K)

n : viscosité dynamique de l’eau exprimée en (Pa.seconde) A Pa = 1 N/m²

Après avoir intégré et en posant N=No à t = 0.

On obtient :

𝑵𝒐
𝑵=
𝟒 𝝈 𝒌 𝜽 𝑵𝒐
𝟏+( )𝒕
𝟑𝒏

Par ailleurs, on pose :


𝟑𝒏
𝒕𝟏⁄ =
𝟐 𝟒 𝝈 𝒌 𝜽 𝑵𝒐

𝑵𝒐
𝑵=
𝒕
𝟏 + (𝒕 )
𝟏⁄
𝟐

Où : 𝑡1⁄ = temps nécessaire pour que la concentration des particules en suspension soit
2
réduite de moitié.

B) floculation ortho cinétique (Fo)

Est provoquée par l’agitation de l’eau qui facilite l’agrégation en augmentant la probabilité
des collisions entre les particules.

Or la vitesse du fluide varie dans l’espace et dans le temps.

On caractérise le gradient de vitesse G(S-1) le taux de floculation ortho cinétique est donné
par l’équation :

𝒅𝑵 𝟐 𝝈 𝑮 𝒅𝟑 (𝑵𝑵𝒐)
𝑭𝒐 = − = −
𝒅𝒕 𝟑
σ = coefficient qui tient compte de l’efficacité des collisions.

d = diamètre des particules (m)


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G = gradient de vitesse (S-1)

Après intégration, en posant :

N = No au temps t=0

et N = N au temps t

𝑁 4 𝜋 𝑑3
ln ( )=− 𝜎𝐺𝑡 ( 𝑁𝑜)
𝑁𝑜 𝜋 6

𝟑
𝑭𝒐
Tapez une équation 𝒏 𝑮faisant
𝒅
( )ici.En
=
𝑭𝒑 𝟐𝒌𝜽

Pour obtenir une bonne floculation Fo confondue à Fp.

- Des petites particules, il faut que le gradient de vitesse G soit élevé, c’est-à-dire
l’agitation doit être énergique (brassage).
- Des grosses particules, il faut une agitation relativement faible mais suffisante.

c) Type de floculateurs
1) à écoulement horizontal (= bassin de floculation classique).
2) à voile de boues.

Floculateur à écoulement horizontal VON SMOLUCHWOSKI

𝒅𝑵 𝑮 𝟑
= 𝒏𝟏 𝒏𝟐 (𝒅𝟏 + 𝒅𝟐 )
𝒅𝒕 𝟔

𝑑𝑁
= taux de collisions entre les particules de type 1 et de type 2.
𝑑𝑡

G = gradient de vitesse.

𝑛1 = nombre de particules de type 1

𝑛2 = nombre de particules de type 2

d1 = diamètre des particules de type 1

d2 = diamètre des particules de type 2

→ les particules de type 1 sont celles qui sont responsables de la turbidité et de la couleur ?

→ particules 2 = particules de floc.


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Dans un floculateur classique (ortho cinétique) l’agitation est causée par un ensemble de
pales parallèles à l’axe de rotation, ensemble qui tourne à une vitesse constante.

La puissance développée par ces pales est donnée par :

𝟏
℘= 𝑪𝑫 . 𝑨. 𝝆 𝒗𝟑
𝟐

Si on a plusieurs pales, il faut intégrer les puissances transmises par toutes les pales.

℘ 𝟏⁄
𝑮 = [𝒏 𝜷] 𝟐 β = volume du bassin (m3).

L’intégration de l’équation de VON SMOLUCHWOSKI pour n bassin de floculation installés en


série, on a l’expression suivante :

𝑵𝟎 𝒌𝝋𝑮𝒕 𝒏
= (𝟏 + )
𝑵𝒏 𝒏

n = nombre de bassins de floculation

No et Nn = sont des concentrations des particules de type 1 dans l’affluent du 1 er bassin ;

Nn = sont des concentrations des particules dans l’effluent du nième bassin

K = constante

𝜑 = volume total de floc par unité de volume de

G = gradient de vitesse

t = "temps de rétention" global exprimé en seconde

"ARGAMAN et KAUFMAN" ont constaté que les diamètres des particules de floc peuvent
croître jusqu’à une certaine valeur maximale.

Plus le G croît, plus le dmax des particules de floc est faible.

Les deux personnes ont élaborées une théorie qui tient compte à la fois de l’agrégation et de
l’érosion du floc.
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Ainsi, avec un floculateur de 4 compartiments, et un temps de rétention de 30 minutes et un


gradient de vitesse de 50 S-1.

On peut réduire le nombre de particules en suspension d’un facteur X calculer X.

Il ressort de la formulation de argaman et Kaufman 3 conclusions pratiques à savoir :

1. ∀ G, il existe un temps de rétention minimal au-dessus duquel, aucune floculation n’a


lieu
2. On peut réduire le temps de rétention en augmentant le nombre de comportements
(n≥3)
3. Puisqu’il y a érosion du floc avec le temps dans un milieu tirbulent, il est important de
ne pas allonger la période de floculation.

→ Si par exemple, on veut éliminer les particules de kaolin particules de type 1 se fait avec le
floc d’Aln on calcule le produit de vitesse G* à l’aide de la formule ci-après :

2,8 44 . 105
(𝐺 ∗ ) .𝑡 =
𝐶

G* = gradient de vitesse optimal [S-1]

C = concentration d’Alun [de 0 à 50 mg/l]

K = durée de floculation (en minutes).

2°) Floculation à voie de boues

Dans ce cas, l’écoulement de l’eau (brute) a lieu vers le haut, ce qui permet de maintenir le
voile de boues ou suspension.

Ce voile se trouve dans une zone de faible turbulence où les collisions entre les particules
sont favorables grâce à la forte concentration des boues.

Comme dans un floculateur classique, les collisions entre les particules sont favorisées par le
brassage.
𝑁
HUDSON a utilisé l’équation de VON SMOLUCHWSKI pour montrer que : = 𝑒 (−𝜎 𝐺 𝜑𝑡)/𝜋
𝑁0

N = nombre de particules dans l’effluent

No = nombre de particules dans l’affluent

σ = facteur qui tient compte de l’efficacité des collisions


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G = gradient de vitesse

𝜑 = volume de floc par unité de volume de solution

t = temps de rétention

la vitesse de chute du voile de boues (vv) dans son ensemble est fonction de la vitesse de
chute d’une particule (vp) et selon BOND (1960).
𝑣𝑣 2
= (1 − 2,78 𝜑 ⁄3 )
𝑣𝑝

Floc d’Alun fragile (couleur) → vitesse de chute de bases à 15° C. 0,66 et 1,22 mm/h

Floc d’Alun résistant (turbidité) 1,22 à 1,73 mm/heure.


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CHAPITRE 3 : LA DECANTATION – LA FLOTTATION

3.1. Intérêts de(s) procédé(s)

→ La décantation est un procédé qui intervient au niveau :

- Des usines d’épuration (terme utilisé pour les eaux usées)


- Des usines de traitement d’eaux (dans le cadre des eaux potables)

La décantation pour but d’éliminer les particules en suspension dont la densité est
supérieure à celle de l’eau (d > 1).

Ces particules sont en général des flocs ou des particules résultant de la précipitation après :

- Adoucissement
- Elimination du Fe et Mn

→ Lors de la décantation, les particules s’accumulent au fond du bassin d’où elles seront
extraits au fur et à mesure, et l’eau flottant tout près de la surface est (conduite) orientée
vers les filtres à sable pour subir la "filtration".

→ Si la densité des particules sont inférieure à celle de l’eau, on va appliquer la flottation.

3.2. Phénomène de décantation

Toute particule présente dans l’eau est soumises à deux forces :

Principe de base : ces particules obéissent aux lois classiques de NEWTON et STOCKES.
Lorsqu’une particule chute, sa vitesse augmente jusqu’à ce qu’il y ait équilibre entre les
forces de décantation (poids) et les forces de frottement.
𝑭𝒓 = 𝑭𝒈 − 𝑭𝑫 (𝟏)
Fg
Particule
𝐹𝑔 = (𝜌𝑝 − 𝜌𝐿 )𝑔. ℎ (2)
s
𝐶𝐷 𝐴 𝑝 𝜌𝐿 √𝑝
𝐹𝐷 = (3)
𝜌𝑝 2
𝜌𝐿 𝑑𝑢 𝑙𝑖𝑞𝑢𝑖𝑑𝑒
𝑑√𝑝
𝐹𝑟 = 𝜌𝑝 . 𝑏 . (4)
𝑑𝑡
FD
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Où :

Fg : Force de décantation due à la pesanteur (N)

FD : Force de traînée (N)

Fr : Force résultante (N)

𝜌𝑝 : Masse volumique de la particule (kg/m3)

𝜌𝐿 : Masse volumique du liquide (eau) : (kg/m3)

Φ : diametre apparent de la parois

b : volume de la particule (m3)

CD : coefficient de traînée

Vp : vitesse de chute de la particule (m/s)

t = temps (s)

g = accélération de la pesanteur (m/s²)

n : viscosité

Pour les particules sphériques

𝜋𝑑²
𝐴𝑝 = → (3,5) 𝑑 = 𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒.
4
𝜋𝑑3
𝑏= → (3,6)
6

2
𝑑𝑣𝑝 𝜌 𝑝 −𝜌𝐿 3 𝐶𝐷 . 𝜌𝐿 . 𝑣
𝑝
En combinant ces équations 3.1 à 3.6 on obtient : =( )𝑔 − 4 . (3.7)
𝑑𝑡 𝜌𝑝 𝜌𝑝𝑑

𝑑𝑣
→ La particule chute en accélérant jusqu’à ce que 𝑑𝑡 𝑝 = 0 à l’équilibre cette vitesse

est,

4𝑔(𝜌𝑝 −𝜌𝐿 )𝑑 1⁄
𝑣𝑝 = [ ] 2 (3,8)
3 𝐶𝐷 𝜌𝐿
(NR)
Le coefficient de frottement 𝐶𝐷 est fonction du nombre de REYNOLDS,
et de la forme de la particule
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𝜌𝐿 . 𝑉𝑝 . 𝑑 n : viscosité dynamique de l’eau (Pa.β)


𝑁𝑅 = (3.9)
𝑛

24
𝑁𝑅 ≤ 1 → 𝐶𝐷 = 𝑁 → (3.10)
𝑅

(3.9) et (3.10)
24 𝑛
→ 𝐶𝐷 = 𝜌 (3.11)
𝐿 𝑣𝑝 𝑑 𝒈(𝝆𝒑 . 𝝆𝑳 ) 𝒅²
𝒗𝒑 = (𝟑. 𝟏𝟐)
𝟏𝟖𝒏
(3.8) et (3.11) ⟹l’expression de la loi de STOKES

(3.12) : la vitesse de chute d’une particule

L’épuration de stockes peut être simplifiée en remplaçant les densités ρ par les densités (d)

 ρeau = 1000 Kg/m3 → densité = 1


 ρsable = 2650 Kg/m3 → densité = 2,65
 ρfloc = 1004 Kg/m3 → densité = 1,004

b) 1 ≤ 𝑁𝑅 ≤ 104
24 3
// 𝐶𝐷 = 𝑁 + + 0,34 (3.13)
𝑅 √𝑁𝑅

3 Questions pour l’ingénieur

1) Types de décantation (théorique) ?


2) Mécanisme de décantation des particules discrètes et des particules floculantes.
3) Utilisation des principes de décantation pour concevoir des décanteurs à tubes et
des décanteurs à lamelles.

3.3. Types de décantation

→ Selon la concentration en solides et la nature des particules (densité, dimensions-formes),


on distingue 4 types de décantations :

a) Décantation des particules discrètes ou "individuelles" conservant leurs propriétés


physiques initiales (formes, dimensions et densité) lors de la chute et cette "vitesse
de chute" est indépendante de la concentration en solides. Exemple : type de
décanteur "les dissableux"
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b) Décantation des "particules floculantes". Elles sont caractérisées par l’agglomération


des particules au cours de leur chute ⇒ leurs propriétés physiques se modifient. Type
de décanteur : les décanteurs des usines de traitement d’eaux.
c) La décantation freinée. Elle se caractérise par une concentration élevée des
particules, ce qui entraîne la formation d’une couche des particules et par
conséquent une décantation nette entre les solides décantés et de l’eau surnageant
(flottation). La décantation freinée est celle qu’on observe dans la partie profonde
des décanteurs.
d) Décantation en compression des boues. Ces particules entrent en contact les unes
avec les autres et reposent sur les couches inférieures : "phénomène de
consolidation lent". Exemple : - type de décanteur : « Epaisseurs des boues »

Bassin de décantation idéal (théorique) (expérimental)

Paramètres du bassin

A = aire de la section longitudinale de la zone de décantation (L . 𝜛)

A’ = aire de la section transversale de la zone de décantation (H. 𝜛)

H = profondeur totale de la zone de décantation

Q = débit de l’eau

vH = vitesse horizontale de l’eau (Q/A’)

vp = vitesse de chute d’une particule

vo = vitesse de chute « cible » d’une particule

𝜛 = largeur de la zone de décantation.

→ Toutes les particules dont vp > vo sont éliminées.

Les particules dont vp < vo sont éliminées si et seulement elles pénètrent dans la zone de
décantation à une hauteur < h.

La fraction des particules éliminées est : 𝐹 = 𝐻 (3.14)

La hauteur étant le produit de la vitesse X le temps de rétention.

𝑣𝑝 . 𝑡𝑜 𝑣𝑝
𝐹= = → (3.15)
𝑣𝑜 . 𝑘𝑜 𝑣𝑜
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Le temps de rétention 𝑡0 de n’importe quelle particule qui traverse le bassin.

𝐿
𝑡0 = (3.16)
𝑣𝐻

Par ailleurs, puisque v0 est fonction du débit Q et de l’eau de la section longitudinale A du


bassin.

𝐻 𝐻 . 𝑣𝐻 𝑄
𝑣0 = = = (3.17)
𝑡0 𝐿 𝐴
𝑣𝑝 𝑣𝑝
𝐹= = (3.18)
𝑣0 𝑄⁄
𝐴
Cette formule permet de calculer le rendement d’un bassin de décantation idéal en ce qui
concerne l’élimination des particules dont la vitesse de chute vp est la même.

En réalité, les vp sont différentes et on calcule le rendement global du bassin de décantation


en tenant compte de la distribution de ces vp. la fraction totale des particules éliminées est :

1 𝑓0
𝐹 = (1 − 𝑓0 ) + ∫ 𝑣 𝑑𝑓
𝑣0 0 𝑝 𝑝

→ Dans un bassin de décantation réel, des courants de densité peuvent modifier


l’écoulement de l’eau.

Ce qui peut réduire même de 90% le temps de rétention des particules.

3.4. Décantation des particules floculantes (types II)

Au cours de la décantation, les particules s’agglomèrent à un certain rythme.

Particules plus grosses → particules initiales modification des caractéristiques.

Ce type de décantation se produit dans une solution diluée, des particules dont 𝜌, vp
changent.

La décantation de type II combine la décantation et la floculation en cours et tient compte


de la viscosité dynamique de l’eau.
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3.5. Décantation à tubes.

√3
Forces agissant sur une particule déposée dans un tube incliné à 60° Lorsque 𝐹𝑔 >
2
(𝐹𝑏 + 𝐹𝑓 )

𝐹𝑟 = 𝐹𝑔 (𝑐𝑜𝑠30°) − (𝐹𝑏 + 𝐹𝑓 )

Force de Force de Force de


pesanteur traînée friction

√3
Lorsque 𝐹𝑔 > (𝐹𝑏 + 𝐹𝑓 )
2

√3
Les particules glissent vers le fond du bassin et si 𝐹𝑔 < (𝐹𝑏 + 𝐹𝑓 ), les particules sont
2
entraînées vers la sortie et les filtres.

→ On peut augmenter la capacité des décanteurs en inversant le sens d’écoulement de


l’eau, pour que 𝐹𝐷 agissent dans le même sens que 𝐹𝑔 . C’est ce qui se passe dans les
décanteurs à lamelles.

3.6. Décanteurs à lamelles

Ils sont constitués d’un empêchement des plaques inclinées à 35 par rapport à l’horizontale.

𝐹𝑟 = 𝐹𝑔 (𝑐𝑜𝑠35°) + 𝐹𝐷 − 𝐹𝑓
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CHAPITRE 4 : LA FILTRATION

4.1. Intérêt du procédé (Buts de la filtration)

La Filtration est un procédé physique décliné à clarifier un liquide qui contient les MES (les
solides en suspension) en la faisant passer à travers un milieu poreux constitué d’un
matériau granulaire.

La rétention de ces particules se déroule à la surface des grains grâce à des forces physiques
(frottement, inerties, forces de VAN DER WALLS, détachement par la vitesse de l’eau); Les
solides en suspension sont retenus par le milieu poreux et s’y accumulent et il va falloir
nettoyer ce milieu de façon continue ou intermittente. La plus ou moins grande facilité de
fixation dépend étroitement des conditions d’exploitation du filtre et du type de matériau
utilisé. C’est surtout l’espace inter granulaire définit la capacité de rétention du filtre. Au fur
et à mesure que l’eau passe, cet espace se réduit, le filtre se colmate c.-à-d. les pertes de
charge augmente ; cela implique à dire qu’il faut déclencher le RETROLAVAGE. Et lorsque le
filtre se colmate Une biomasse (boue souvent verte qui développe certaines odeurs) se
développe sur le matériau filtrant.

→ La filtration est un procédé qui est précédée par la coagulation – floculation et


décantation.

La filtration Permet d’obtenir une bonne élimination des particules très fines responsables
de la couleur, de la turbidité et des bactéries,(et indirectement des odeurs et des goûts).

4.2. Matériaux filtrants

Ces matériaux filtrant utilisés sont des granules libres non adhérent les uns aux autres,
insolubles, inattaquable par le liquide filtré ni par les particules solides retenus. Ces
matériaux ou granules libres sont :

 le sable de quart (SiO2) rond, le plus utilisé ici en RDC


 la pierre ponce (pierres poreuses),
 l’hydro anthracite (pour filtres bicouches),
 la pouzzolane (lors de la deferrisation sous pression de l’eau)
 le charbon actif (pour améliorer le gout de l’eau ou les qualités organoleptique ou
encore pour combattre les micropolluants)
Il existe aussi de l’eau traitée avec le charbon actif (il y a 25 ans , rappelez
vous de l’eau en bouteille appelé MAKALA que l’on vendait à Kinshasa)

 les « bio filtres » ou « lits bactériennes immergés » (pour les eaux résiduaires)
 le « biolite » ou le « schiste active »
 le « biodagène » ou l’argile expansée
 le « biostyr » ou en filtre en « polystyrène » ou matériau plus léger que l’eau
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4.3 Les caractéristiques des matériaux des filtrants


a) La granulométrie déterminée par :
- Diamètre effectif (D.E) ou faible effective
- et coefficient d’uniformité du sable (C U)

Il est important de connaitre la taille du diamètre du plus petit et du plus gros grain afin de
déterminer l’homogénéité du matériau.

D.E. : est le diamètre ou la taille qui correspond à l’ouverture oula grosseur des mailles du
tamis qui laisse passer 10% de la masse de l’échantillon (du matériau). Autrement dit la
connaissance de ce paramètre (le diamètre) permet de savoir que 90 % de la masse des
grains ont un diamètre supérieur au D.E

CU : c’est le rapport des ouvertures des mailles laissant passer 60% et celui laissant passer
10%

C’est le rapport entre le diamètre laissant passer 60% de particules et celui laissant 10%

𝐷𝐸60
𝐶𝑈 =
𝐷𝐸10

Soit aussi DE = TE

L’homogénéité du matériau (l’impression d’avoir la même granulométrie ou uniforme) est


respectée si les valeurs suivantes sont satisfait (NFX 11507 voir site www.afnor.org)

 TE ou DE soit > de 3% à 5% la taile du grain le plus fin


 1,35 ≤ C U ≤ 1,40

b) La forme de grains

On distingue les :

 Les grains ronds


 Les grains anguleux
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Ces derniers s’imbriquent moins que les grains ronds et par conséquent les espaces
intérstitielles sont plus grands, la capacité de filtration augmente et les pertes de charge
diminuent.

c) La densité relative de sable

Cette densité est déterminée en appliquant le principe d’Archimède : « tout corps


plongé dans l’eau subit une poussée verticale de bas vers le haut et dont le poids
correspond au volume de l’eau déplacée ».

Densité relative du sable vaut :


𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒
𝛾s = 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑙′ 𝑒𝑎𝑢 𝑑é𝑝𝑙𝑎𝑐é𝑒 (4.1)

𝑚𝑠
𝛾s = (𝑚𝑠+𝑚𝑒)−𝑚𝑠𝑒

Et la masse unitaire seche

ρu : masse de matériau filtrant par unité de volume varie en fonction du degré de


compactage du matériau (ρu min et ρu max) minimale

masse unitaire sèche maximale

d) La porosité (e)

considerons

Bs = Volume des solides.

Bv = volume des vides

BT = volume total du matériau

𝜌u = masse unitaire sèche en matériau

𝛾s = densité relative du sable.

𝐵
La porosité s’écrit : 𝑒 = 𝐵𝑣 (4.2)
𝑇
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En supposant un volume total unitaire (BT = 1)

𝜌u = Bs . 𝛾s . 𝜌 → (4.3)

BT = Bs + Bv → (4.4)
𝜌u
(4.2) + (4.3) + (4.4) ⇒ 𝑒 = 1 − → (4.5)
𝛾s . P

𝐵𝑣 𝐵𝑆 𝐵𝑆
+ =1=𝑒+ → (4.6)
𝐵𝑇 𝐵𝑇 𝐵𝑇
𝑚
𝑑 ′ 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡 𝐵𝑆 = → (4.7)
𝛾𝑠 . 𝑃

m = masse du matériau sec dans la colonne (kg)

𝜌 = masse volumique de l’eau (kg/m3)

𝜋 𝐷² ℎ
Or, 𝐵𝑇 = → (4.8)
4

(4.6) + (4.7) + (4.8) donnent :

𝑚 4
1=𝑒+ . → (4.9)
𝜋𝑆 . 𝑃 𝜋 𝐷² ℎ

𝟒𝒎
Soit 𝒆=𝟏−𝜸 → (𝟒. 𝟏𝟎)
𝑺. 𝛒. 𝝅 𝑫² 𝒉

4.4 - Constitution d’un filtre, - Paramètre de Fonctionnement et


- Contrôle-Régulation de Fonctionnement des Filtres.

Tout Filtre est composé de trois parties :


a) Le fond
b) Le gravier support
c) Le matériau filtrant (sable de quartz)

Le fond doit être suffisamment solide pour supporter le poids de l’eau + le poids du sable +
le poids du gravier. Il doit permettre la collecte et l’évacuation de l’eau filtrée (le plus
souvent par des buselures ou tuyauterie fines incorporées et la répartition uniforme de l’eau
de lavage.
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Le gravier a pour rôle de retenir le sable et d’améliorer la distribution de l’eau de lavage


dans le filtre

On distingue :

- Filtres fermées sous-pression,


Admettant des vitesses de filtration beaucoup plus élévées que celles des filtres
ouverts (entre 5 et 20 m/h) ; la hauteur du sable = 1 m et la perte des charges
correspond à 1,5 bars soit 1,5 Kgf/Cm2.

- Filtres ouverts
Sont généralement en béton et à l’air libre ; leur vitesse de filtration donnant le débit
admissible varie de 5 m à 6 m/ heure pour un matériau unique du type sable et peut
atteindre 10 m/heure pour les filtres bicouches ; la hauteur de matériau est comprise
entre 0,80 m et 1,00 m pour les monocouches ; et entre 1,20 m et 1,50 m pour les
bicouches en épaisseurs égales de matériau. La granulométrie recommandée par le
constructeur est comprise entre 0,70 mm et 1,35 mm pour le filtre.

Le lavage des filtres

- Filtres à sable rapides


-
- Filtres à sable lents → prennent plus d’espace en superficie
- Filtres à terre diatonée → piscines

4.3. Ecoulement de l’eau dans un filtre à sable.

La perte de charge à travers un milieu filtrant est une caractéristique très importante de la
filtration ; elle est de l’ordre de 0,50m à 0,75m lorsque le filtre est propre et elle augmente
lorsque le filtre s’encrasse.

L’équation de CARMAN – KOZENY et celle de ROSE permettent de calculer la perte de charge


d’un filtre propre "lorsque l’écoulement a lieu par gravité". L’équation de Carman – Kozeny
s’écrit :

𝐿 . 𝑉²
𝐻𝐿 = 𝑓 . → (4.11)
𝐷 . 2𝑔

𝐻𝐿 = perte de charge à travers un tube de longueur L

𝑉 = vitesse moyenne d’écoulement du liquide dans le tube


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𝐷 = diamètre du tube

𝑓 = coefficient de frottement

𝑔 = accélération de la pesanteur

Rayon hydraulique Rh

𝐴 (𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑′ é𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡)
𝑅ℎ =
𝑃𝑚 (𝑝é𝑟𝑖𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑚𝑜𝑢𝑖𝑙𝑙é)
𝜋 𝐷² 𝐷
𝑅ℎ d’un tube circulaire, avec 𝐴 = 𝑒𝑡 𝑃𝑚 = 𝜋 . 𝐷 → 𝑅ℎ = → (𝑎. 𝑎)
4 4

De (a.a), on tire D = 4 𝑅ℎ ;

En subdivisant D = 4 𝑅ℎ dans (4.11), on trouve :

𝐿 . 𝑉2
𝐻𝐿 = 𝑓 . → (4.12)
4 𝑅ℎ . 2𝑔

L’on note :
𝐴 𝐿 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑑𝑢 𝑙𝑖𝑞𝑢𝑖𝑑𝑒
𝑅ℎ = . = → (4.13)
𝑃𝑀 𝐿 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑚𝑜𝑢𝑖𝑙𝑙é𝑒

Volume du liquide = volume des vides (volume total X porosité)

Volume du liquide = BT x e
𝑏. 𝑁
= . 𝑒 → (4.14)
1−𝑒

Où b = volume d’une particule

N = nombre des particules

→ surface mouillée (As) = N . a → (4.15)

Où, As = surface de l’ensemble des particules

a = surface d’une particule


𝑏 𝑒
(4.13) + (4.14) + (4.15) ⇒ 𝑅ℎ = 𝑎 . 1−𝑒 → (4.16)

1er cas : le milieu filtrant est composé des particules sphériques de même diamètre d.

𝜋 𝑑3
𝑏= → (4.17)
6
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a = 𝜋 . 𝑑2 → (4.18)

𝑏 𝑑
= → (4.19)
𝑎 6

En réalité, comme toute les particules ne sont pas exactement sphériques, on introduit un
facteur de forme 𝜙, sans dimensions

𝑏 𝑑
=𝜙 → (4.20)
𝑎 6
𝑏 𝐵𝑆
= → (4.21)
𝑎 𝐴𝑆
𝑒 𝑑
(4.20) + (4.21) dans (4.16) s’écrit : 𝑅ℎ = .𝜙 → (4.22)
1−𝑒 6

On peut calculer "la charge superficielle U" qui s’exerce sur un filtre, à l’aide de l’équation de
continuité :

𝑄
𝑈= → (4.23)
𝐴𝑓

où Af = surface totale du filtre et Q = débit

Et la vitesse d’écoulement du liquide dans le filtre est donnée par :


𝑈
𝑉= → (4.24)
𝑒
En additionnant (4.12) + (4.22) + (4.24), on obtient l’équation de CARMAN – KOZENY

𝐿 1−𝑒 𝑈2
𝐻𝐿 = 𝑓1 . 𝜙 . . . → (4.25)
𝑑 𝑒3 𝑔

Où le facteur sans dimension est obtenu à l’aide de la formule empérique :

1−𝑒
𝑓1 = 150 . + 1,75 → (4.26)
𝑅𝑒

Avec
𝜙𝑑𝑈
𝑅𝑒 = → (4.27) ( pseudo nombre de Reynolds)
𝜙

2è cas : le milieu filtrant est homogène et composé des particules de diamètres variés.

𝐿 1−𝑒 𝑈2 𝐴
(4.20) + (4.25) ⇒ 𝐻𝐿 =𝑓1 . 6 . . (𝐵𝑆 ) → (4.28)
𝑒3 𝑔 𝑆
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𝐴𝑆 6 𝑥=1 𝑑𝑥
( )= ∫ → (4.29)
𝐵𝑆 𝜙 𝑥=0 𝑑

𝑑𝑥 = 𝑙𝑎 𝑓𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑑

→ Puisqu’on connait par tamisage, les caractéristiques granulométriques du milieu filtrant,

𝐴𝑆 6 𝑥
= ∑ ∗ → (4.30)
𝐵𝑆 𝜙 𝑑

x = fraction (en masse) des particules retenues entre deux tamis consécutifs.
𝑑1 + 𝑑2
𝑑1 𝑒𝑡 𝑑2 ⇒ = 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑎𝑟𝑖𝑡ℎ𝑚é𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒
2

1⁄
(𝑑1 . 𝑑2 ) 2 : moyenne géométrique

3ème cas : Après nombreux lavages, le milieu filtrant peut être stratifié c’est-à-dire les
particules fines s’accumulent sur le dessus et les grosses particules se concentrent au fond
du filtre tout en ayant la même masse volumique.

En supposant que la porosité € constante dans le milieu filtrant et que le facteur de forme
(𝜑) identique pour toutes les particules, on peut écrire ou dériver l’équation (4.25) :

𝑑𝐻 1 1 − 𝑒 𝑈 2 𝑓1
= . 3 . . → (4.31)
𝑑𝐿 𝜙 𝑒 𝑔 𝑑

𝑓1 et d sont variables.

La perte de charge pour toute l’épaisseur du milieu est donnée par l’équation :
𝐿
1 1 − 𝑒 𝑈 2 𝐿 𝑓1
𝐻𝐿 = ∫ 𝑑𝐻𝐿 = . 3 . ∫ 𝑑 → (4.32)
0 𝜙 𝑒 𝑔 0 𝑑 𝐿

Or, 𝑑𝐿 = 𝐿 . 𝑑𝑥 (𝑑𝑥 = 𝑓𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑑)


𝑥=𝐿
𝑑𝑥
𝐻𝐿 = 𝐾𝐿 ∫ 𝑓1 → (4.33)
𝑥=0 𝑑

Connaissant les caractéristiques granulométriques obtenues par tamisage, on peut écrire :


𝑥
𝐻𝐿 = 𝐾𝐿 ∑ 𝑓1 . 𝑑∗ → (4.34)

Avec 1 1 − 𝑒 𝑈2
𝐾= . . → (4.35)
𝜙 𝑒3 𝑔
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→ L’équation de Rose est de type expérimentale elle fait intervenir le coefficient de traînée.
Il s’applique aux particules sphériques.

a) Lorsque le milieu filtrant est composé des particules de même diamètre d.


1,067 𝐶𝐷 𝑈2 1
𝐻𝐿 = . .𝐿 .𝑑 (4.36)
𝜙 𝑔 𝑒4

𝐶𝐷 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 = 𝑁𝑅 𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑅𝐸𝑌𝑁𝑂𝐿𝐷𝑆 𝑠𝑖 1 ≤ 𝑁𝑅 ≤ 104

24 3
𝐶𝐷 = 𝑁 + + 0,34 ⇒ (4.37)
𝑅 √𝑁𝑅

24
Si 𝑁𝑅 ≤ 1 ⇒ 𝐶𝐷 = (é𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎𝑚𝑖𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒) → (4.48)
𝑁𝑅

𝜑. 𝑈. 𝑑
𝑁𝑅 = ⇒ (4.39)
𝑛

b) Lorsque le milieu filtrant est homogène, mais constitué des particules de diamètres
variés.

1,067 𝐶𝐷 𝑈2 𝑥
𝐻𝐿 = . .𝐿 . 4 ∑ ∗ → (4.40)à 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑟 𝑑𝑒 (4.36)
𝜙 𝑔 𝑒 𝑑

𝑑 ∗ : diamètre géométrique moyenne.

c) Lorsque le milieu filtrant est stratifié.

1,067 𝐿 𝑈 2 𝐶0 . 𝑥
𝐻𝐿 = . . 4 ∑ ∗ → (4.41)
𝜙 𝑔 𝑒 𝑑

Selon CARMAN – KOZENY

- Pour le sable roulé ⇒ ϕ = 0,95 et pour le charbon pulvérisé ϕ = 0,75.


 ROSE propose pour :

→ ϕ sable roulé = 0,80

→ ϕ charbon pulvérisé = 0,60

4.4. Lavage des filtres/et écoulement vers le haut à travers un milieu granuleux.

- Pour laver un filtre, on inverse le sens de l’écoulement lorsque la vitesse ascendante


atteint une valeur critique VC, les particules sont soulevées c’est-à-dire (le lit filtrant
respire, il y a une contraction), elles ne sont plus en contact les unes des autres, elles
adoptent une position d’équilibre par laquelle leur masse dans le liquide est égale à la
force de traînée exercée par celui-ci. Vitesse descendante

Vitesse ascendante
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On dit que le milieu est fluidisé.

→ L’écoulement devient en général turbulent les particules ne sont pus stables et une forte
agitation va favoriser les choses entre les particules, ce qui favorise le détache q
(décollement) des saletés ou impuretés. "micro-agitation ⇒ micro-turbulence"

→ L’Ir doit calculer le degré d’expansion d’un milieu filtrant constitué des particules de
même diamètre.

→ On considère un filtre dont le matériau filtrant a une épaisseur L et dont le fond est
séparé de la crêté des goulottes par une hauteur h.

La pression hydrostatique au fond du filtre est (P.h) lorsque l’écoulement a lieu vers le haut
avec une charge superficielle UL.

Le matériau filtrant prend de l’expansion et occupe une épaisseur (Le). On a alors une
suspension d’eau et de sable d’épaisseur Le surmontée d’une quantité d’eau d’épaisseur (h –
Le) le mélange eau – sable a une ℓ > 1, la pression hydrostatique au fond du filtre devient >
ℓL . h l’augmentation de cette pression est hL . ℓL .

hL = perte de charge dans le filtre.

ℎ𝐿 . 𝜑𝐿 = (𝜑𝑠 − 𝜑𝐿 )(1 − 𝑒𝑒 )𝐿𝑒 → (4.42)

Où, 𝑒𝑒 = la porosité du milieu en extension

ℎ𝐿 = (𝛾𝑠 − 1)(1 − 𝑒𝑒 )𝐿𝑒 → (4.43)


Etant donné que le volume des solides est conservé

𝐿𝑒 (1 − 𝑒𝑒 ) = 𝐿(1 − 𝑒) → (4.44)

Où, e = porosité du milieu au repos on peut donc calculer :

ℎ𝐿 = (𝛾𝑠 − 1)(1 − 𝑒)𝐿 → (4.45)

FAIR et GEYER, ont démontré que le degré d’expansion d’un milieu filtrant est fonction de la
charge superficielle ou vitesse ascendante de l’eau (UL) et la "vitesse de chute des particules"
(Vp).

𝑈𝐿 0,22
𝑒𝐶 = ( ) → (4.46)
𝑉𝑝

𝐿(1−𝑒)
(4.44) + (4.46) → 𝐿𝑒 = 𝑈 0,22 → (4.47)
1−( 𝐿 )
𝑉𝑝
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→ Quand il s’agit d’un milieu filtrant stratifié

On remplace dans (4.46) et (4.47) UL par UC

Charge superficielle critique pouvant fluidiser les plus grosses particules.

𝑈𝐶 = 𝑉𝑝 . 𝑒 4,5 → (4.48)

𝑥
𝐿𝑒 = 𝐿(1 − 𝑒) ∑ → (4.49)
1 − 𝑒𝑒

4.5. FILTRES A SABLE RAPIDES.

Les plus utilisés en potabilisation de l’eau. Dans ce type de filtre, le matériau est maintenu
en place par gravité et l’écoulement de l’eau a lieu de haut vers le bas.

Lorsque le milieu filtrant est encrassé, on lave le filtre en inversant le sens de l’écoulement
de l’eau, le milieu filtrant est alors en expansion et les particules d’impureté beaucoup moins
denses que les grains de sable sont décollés et évacués à l’aide des goulottes de lavage.

→ Les principaux éléments d’un filtre rapide sont :

1°) Le fond de filtre : structure qui sépare le milieu filtrant de l’eau filtrée* ;

→ il doit être suffisamment solide pour supporter le milieu filtrant (une couche d’1 m de
sable et de gravier) et l’eau située au-dessus du milieu filtrant (2m d’eau).

→ il permet en outre de :

- collecter et évacuer les eaux filtrés ;

- distribuer uniformément l’eau de lavage ;

Milieu filtrant
Couche de gravier du sable

Fond

2°) le gravier de support, situé immédiatement au-dessus du fond de filtre, permet :

- De retenir le sable du milieu filtrant


- D’améliorer la répartition de l’eau de lavage dans le filtre
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→ l’épaisseur et les caractéristiques granulométriques de la couche de gravier de support est


fonction des caractéristiques des fonds de filtre et celles du milieu filtrant.

3°) le milieu filtrant (c’est-à-dire le sable ou l’anthracite) doit réunir certaines conditions
certaines propriétés physiques et caractéristiques granulométriques.

Lorsqu’on utilise un filtre constitué d’une seule couche de sable, la charge superficielle
maximale est de 5m/heure. Et, la couche filtrante sera de 0,60 à 0,90m d’épaisseur et sera
composée d’un sable de diamètre effectif de grains varie entre 0,35 et 0,50mm et dont le
coefficient d’uniformité varie de 1,3 à 1,7.

→ après de nombreux lavages, le sable a tendance à se stratifier c’est-à-dire les grains les
plus fins demeurent alors en surface et les impuretés sont arrêtés par la couche supérieur du
filtre qui est rapidement colmaté (bouché).

Pour éviter ce problème, on utilise les "filtres bicouches" c’est-à-dire on a une couche de
sable surmontée d’une couche d’anthracite et alternative q (pour les multicouches).

Les grains d’anthracite qui sont légers et plus gros que ceux du sable vont demeurer au-
dessus du milieu filtrant.

Anthracite

Sable

Ainsi, les petites particules d’impuretés qui traversent la couche d’anthracite seront arrêtées
au niveau de la couche de sable ; tandis que les grosses particules d’impuretés sont
directement arrêtées au niveau de la couche d’anthracite.

NOTE : Les filtres à sable rapides a un temps de rétention de 2h à 10h00.

4.6. Fonctionnement et contrôle d’un filtre à sable rapide.

- Un filtre à sable rapide fonctionne mieux lorsque l’eau à filtrer a subi au préalable une
coagulation – floculation suivie d’une décantation. Les qualités de l’eau filtrée peuvent être
altérées par les facteurs ci-après :

- Les caractéristiques granulométriques du milieu filtrant


- La porosité du milieu filtrant
- L’épaisseur du milieu filtrant
- La charge superficielle

→ l’Ir qui doit contrôle le fonctionnement d’un filtre à sable doit suivre respectivement les
variations de la turbidité et les variations de pertes de charge (le colmatage) c’est-à-dire il
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doit atteindre l’objectif de l’opération "filtration" à savoir produire une eau clarifiée, c’est-à-
dire celle dont la turbidité respecte les normes de (NTU : Norme de Turbidité).

Pour l’eau potable, la turbidité normale est < 5 unités de turbidité mepthelé métrique.

→ la turbidité de l’effluent est influencée par les facteurs suivants :

1) Faible résistance du floc : la turbidité à la sortie du filtre est en général élevée ; et la


période d’utilisation du filtre est courte.
2) Décantation déficiente ⇒ les pertes de charge s’augmentent très rapidement
3) Augmentation de la charge superficielle
4) Augmentation de l’épaisseur du milieu filtrant
5) Remplacement d’une couche de sable par une couche d’anthracite.

 Optimisation de l’utilisation d’un filtre

→ Pour optimiser l’utilisation d’un filtre, on doit le faire fonctionner de telle sorte que
lorsque la turbidité de l’effluent atteint la valeur maximale permise, les pertes de charge
atteignent elles aussi leur limite maximale permise.

 Mécanismes de lavage des filtres

1) Lavage à l’eau seule


2) Lavage à l’eau + l’air
3) Lavage avec brassage auxiliaire
Lavage automatique
4) Lavage avec "effets de jets"

4.7. FILTRES A SABLE LENTS.

Le temps de rétention dans l’ouvrage 10h à 20h c’est-à-dire 72heures.

Avantages

- Permettent de se passer de la coagulation à condition d’envisager une pré-


chloration
- Elimine les bactéries
- On peut se procurer le sable sur place
- On peut surveiller aisément son fonctionnement

Inconvénients :

- occupent des grandes surfaces nécessitant de grandes installations.

- manquent de souplesse d’exploitation


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- exploitations coûteuses si la turbidité (NTU) reste élevée pendant de longues périodes

* nécessitent l’arrêt de l’usine ou de la chaîne de production pendant le nettoyage

* exigent des précautions coûteuses pour la mise en exploitation ou la remise en route après
nettoyage.

4.8. FILTRES SOUS-PRESSION ET FILTRES A TERRE DIATOPMEE

Sous – pression : nécessitent le système de pompage pression de 1000 KPa. Injection d’eau
dans le milieu filtrant à une vitesse excessive.

Diatomée : eaux usées (eaux de piscine destinées à être recyclées).


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CHAPITRE 5. : LA DESINFECTION

5.1. Buts et Principes généraux de la désinfection.

→ Par définition, la désinfection est un procédé de traitement visant à détruire ou éliminer


les micro-organismes (germes) susceptible de nuire à la santé humaine (il s’agit des micro-
organismes ou germes pathogènes contenus dans l’eau préalablement filtrée).

Désinfection ≠ stérilisation

 La désinfection concerne la destruction des germes banales et moins résistant ; elle


est sélective.
 La stérilisation concerne la destruction totale de tous les germes ou micro-
organismes

Pour désinfecter l’eau, on ajoute à l’eau un produit chimique désinfectant qui a des
propriétés germicides et qui fournit une eau bactériologiquement potable.

→ les produits chimiques les plus utilisés sont : le chlore Cl3 (la couleur du chlore est jaune –
vert), le dioxyde de chlore ClO2, et l’ozone O3

→ on utilise aussi le bromure d’hydrogene BH2, l’I2 et le KMnO4(rares)

Pour désinfecter l’eau, on peut également utiliser des moyens (procédés) physiques
suivants :

→ Ébullition (un très bon procédé utilisé depuis le moyen age en industries alimentaires)

→ Ultrasons Peu efficaces pour les petites


quantités d’eaux
→ Ultraviolets

→ Rayon 𝜸 (peu efficace pour les petites quantités d’eaux)

Les critères permettant à l’Ingénieur de choisir un désinfectant.

En tenant compte de certaines conditions particulières

C’est-à-dire - les caractéristiques et usages de l’eau, - les types de micro-organismes à


éliminer, - la qualité du réseau de distribution.

Un désinfectant ou un procédé de désinfection doit répondre aux critères ci-après :

1) Ne pas être toxique pour les hommes et les animaux


2) Etre toxique à faibles concentrations, pour les micro-organismes
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3) Etre soluble dans l’eau


4) Former avec l’eau une "solution homogène"
5) Etre efficace aux temps normaux de l’eau de consommation. (0°C →25°C)
6) Etre stable, afin de favoriser le maintien d’une centaine [ ] résiduelle pendant de
longues périodes de temps
7) Ne pas réagir avec la matière organique autre que celle des micro-organismes.
8) Ne pas détériorer les métaux ni endommager les vêtements lors de la lessives.
9) Eliminer les odeurs
10) Exister en grande quantité et être vendu à un prix abordable.
11) Etre facile à manipuler et ne faire courir aucun danger aux opérateurs
12) Permettre une mesure aisée de la [ ] et partant, un bon contrôle de cell-ci ⇒ 80% de
la désinfection de l’eau dans le monde ⇒ par Cl2.

Inconvénients :

1) Cl2 réagit avec la matière organique de l’eau ⇒ formation des substances


cancérogènes (les Trihalométhanes) ou des odeurs désagréables (= les
chlorophénols).
2) N’élimine pas certains virus et protozoaires. Cl2 est plus puissant que le Cl2 ou l’O3
c’est l’O3 qui présente l’inconvénient d’être "instable".
BM2 et I2 ⇒ utilisées pour désinfecter les eaux de piscines.

→ Le taux de destruction des micro-organismes, est fonction de plusieurs variables :

- La puissance du désinfectant
- La concentration du désinfectant
- Le temps de contact
- La température de l’eau
- Le pH de l’eau
- La [ ] des matières organiques dans l’eau.

→ La loi de CHICK est une loi empirique selon laquelle le taux de destruction des micro-
organismes est proportionnels au nombre de micro-organismes dans l’eau.
𝑑𝑁
= −𝐾𝑁 → (5.1)
𝑑𝑡

Où, N = nombre de micro-organismes dans l’eau

t = temps de contact

K = constante de réaction (S-1)

En intégrant (5.1) avec N=N0 au temps t=0


𝑁
ln 𝑁 = −𝐾𝑡 → (5.2)
0
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2,3 𝑁
Et en tirant t ⇒ 𝑡 = log ( 𝑁0 ) → (5.3)
𝐾

Pour tenir compte de l’influence du temps de contact, on modifie la loi du CHICK.

𝑑𝑁
= −𝐾′𝑡 𝑀′ 𝑁 → (5.4)
𝑑𝑡

Où K’ et M’ sont des constantes

En intégrant (5.4) avec N=N0 au t=0



𝑁 𝑡 𝑀 +1
′ ′
ln = −𝐾 𝑀 +1 = −𝐾 . 𝑡 𝑀 (5.5)
𝑁0

(5.5) ⇒ si M < 1, le taux de destruction décroît avec le temps, et si M > 1, ce taux croît avec
le temps.

→ Pour tenir compte de la [ ] de désinfectant

𝐶 𝑛 . 𝑡𝑝 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 → (5.6)

Où,

C = concentration de désinfectant

𝑡𝑝 = temps de contact requis pour assurer un taux p(ou*ù) d’élimination des


micro-organismes

n = coefficient qui caractérise le type de désinfectant

→ Influence de la t° de l’eau

La variation de la constante K en fonction de la t° satisfait à la relation d’ARRHENIUS,

𝐾 = 𝐶𝑇𝐸 . 𝑒 −(∆𝐻0 /𝑅𝐺 .𝜃) → (5.7)

Où, K = Constante de réaction

𝐶𝑇𝐸 = constante

∆𝐻𝑎 = énergie d’activation (J)

𝑅𝐺 = constante molaire des gaz (8,314 J.mol-1 . K-1)

𝜃 = température absolue (°K)


0,434∆𝐻𝑎 1
log 𝐾 = log𝐶𝑇𝐸 − ( )𝜙 → (5.8)
𝑅𝐺
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En tenant compte de l’influence de la t° sur la constante K.

𝐾𝑇 = 𝐾20 . ∝(𝑇−20) → (5.9)

Où,

𝐾𝑇 = constante de réaction à T°

𝐾20 = constante de réaction à 20°C

∝ = constante déterminée empiriquement.

5.2. Désinfection par le Cl2

Le Cl2 gazeux et les hypochlorites réagissent rapidement dans l’eau qui est le produit actif de
la destruction. Agent désinfectant du chimique.

Réaction du Cl2 gazeux

Cl2 + H2O → HOCl + Cl- + H+ → (5.10)

Réaction de l’hypochlorite de sodium NaOCl

NaOCl + H2O → HOCl + Na+ + OH- → (5.11)

Réaction de l’hypochlorite de calcium

Ca(OCl)2 + 2H2O → 2HOCl + Ca2+ + 2OH- → (5.12)

→ l’acide hydrochloreux est un acide faible qui réagit de la manière suivante :

HOCl ⇌ H+ + OCl- → (5.13)

(5.13) est fonction du pH de l’eau et un pH élevé favorise la libération des ions hypochloreux
OCl-

[𝐻 + ][𝑂𝐶𝑙 − ]
𝐾𝑇 =
[𝐻𝑂𝐶𝑙]
𝐾𝑇 [𝑂𝐶𝑙− ]
Soit [𝐻 + ]
= [𝐻𝑂𝐶𝑙] → (5.14)

𝐾𝑇 = produit de solubilité (constante molaire) → est fonction de la température.

→ le chlore gazeux réagit avec des composés azotés et hydrogénés pour produire le Cl2
combiné sous différentes formes.

HOCl + NH3 → NH2Cl + H20 → (5.15)


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HOCl + NH2Cl → NHCl2 + H20 → (5.16)

HOCl + NHCl2 → NCl3 + H20 → (5.17)

NH2Cl + NHCl2 + HOCl → N20 + 4HCl → (5.18)

4NH2Cl + 3Cl2 + H20 → N2 + N20 + 10HCl → (5.19)

2NH2Cl + HOCl → N2 + H20 + 3HCl → (5.20)

NH2Cl + NHCl2 → N2 + 3HCl → (5.21)

 Comparaison des pouvoirs désinfectants dérivés du chlore.


1) Plus le degré d’oxydation du Cl2 est élevé, plus le pouvoir oxydant du composé ainsi
formé est accru.
ClO2 → +4
HOCl → +1

OCl- → +1

2) Pour comparer les efficacités respectives de divers désinfectant on doit mesurer les
coefficients de mortalité de différents micro-organismes imputables à chacun de ces
désinfectants.
4,6
𝜆=𝐶 → (5.22)
𝑅. 𝑡99

Où, 𝐶𝑅 : constante résiduelle de désinfectant(mg/l)

𝑡99 : temps de contact nécessaire pour éliminer 99% des micro-organismes (en
minutes).

→ Selon le règlement de l’OMS sur l’eau potable, la [ ] du Cl 2 libre doit être de 0,8 mg/l
après 10 minutes de contact.

Où, la [ ] de Cl2 total doit être de 0,2 mg/l après 60 minutes de contact.

Ainsi, lorsqu’on a effectué une surchloration ou lorsqu’il y a eu déversement accidentel de


chlore, il faut procéder à une déchloration,

1°) par des produits sulfurés. Dioxyde de soufre (SO2) ; sulfite de sodium (Na2SO3),

2°) par de charbon activé (c)

SO2 + HOCl + H20 → Cl- + S𝑂42− + 3H+ → (5.23)


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SO2 + NH2Cl + 2H20 → Cl- + S𝑂42− + N𝐻4+ + 2H+ → (5.24)

NaSO3 + Cl2 + H20 → Na2SO4 + 2HCl → (5.25)

C + 2Cl2+ 2H20 → 4HCl + CO2 → (5.26)

C + 2NH2Cl + 2H20 → CO2 + 2N𝐻4+ + 2Cl- → (5.27)

C + 4NHCl2 + 2H20 → CO2 + 2N2 + 8Cl- → (5.28)

5.3. Désinfection par le dioxyde de Chlore ClO2

→ le Cl2 réagit avec certaines substances ou matières organiques ⇒ les organochlorés ou les
sous-produits cancérogènes (trinalométhanes) après 1974, on a commencé à utiliser de plus
en plus le ClO2.

Le Cl2 est moins coûteux que le ClO2.

→ On traite d’abord les eaux avec du ClO2 (eaux contenant trop de matières organiques)
qui désoxyde et désinfecte les matières organiques, ce qui permet d’éliminer une bonne
partie des odeurs et des goûts sans générer de sous-produits cancérogènes.

Ensuite, lorsqu’une fraction importante de la matière organique a été oxydée ou éliminée,


on effectue une post chloration qui permet de maintenir la [ ] résiduelle du Cl 2 dans l’eau
distribuée.

→Propriétés physiques et chimiques du ClO2.

ClO2 est un gaz instable et explosif à t° -40°C qui dégage une odeur irritante. A une [ ] de
0,25 mg/l et à 20°C, sa solubilité est de ………………………

1°) Bien qu’il soit 4 g/l, alors que celle du Cl2 est de 7 g/l, bien qu’il soit très soluble, ClO 2 ne
réagit pas chimiquement avec l’eau.

2°) ClO2 réagit rapidement avec la matière oxydante.

3°) ClO2 ne réagit pas avec l’azote ammoniacal.

4°) ClO2 ne forme pas les trihalométhanes lorsqu’on l’utilise pour désinfecter l’eau contenant
des matières organiques.

5°) ClO2 est plus soluble dans l’eau que le Cl2

6°) ClO2 permet d’éliminer très efficacement les "phénols" des eaux d’égouts dont la
demande biologique en oxygène DBO est > 60 mg/l et pH ≃ 8,5. ClO2 très efficace que
Cl2pour détruire les spores.
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Produit du ClO2 (réaction du chlorite de Na avec le Cl2).

2NaClO2 + Cl2 → ClO2 + NaCl (procédé CIFEC dans les usines de traitements des eaux
potables).

5.4. Désinfectant par l’ozone (O3)

O3 est un gaz bleu, irritant et dangereux à faible [ ] ≃ 0,25 mg/l.

O3 est moins soluble dans l’eau que le Cl2 [ ] = 570 mg/l à 20°C.

→ O3 permet de réduire les odeurs, les goûts, les couleurs et l’élimination des produits à
base de phénols. Déferrisation et démanganaison. O3 On a pouvoir oxydant très élevé.

Pouvoir désinfectant du O3 > 10 à 100 x celui du chlore.

→ * Production de l’O3

O3 est un gaz instable composé des molécules d’oxygène triatomiques.

Puisque O3 se décompose instantanément en O2.

On le produit immédiatement avant son utilisation grâce à l’émission d’un flux électrique
sous haute tension dans une atmosphère contenant de l’air sec c’est-à-dire qu’il y a
production d’ozone lorsqu’on impose une d.d.p élevée (en courant alternatif), avec deux
électrodes entre lesquelles circule de l’air sec ou de l’O2 pur.

→ Les critères que l’Ingénieur doit prendre en considération pour la conception d’un
générateur d’ozone sont :

- La d.d.p
- La fréquence du courant alternatif
- Les caractéristiques du matériau diélectrique (courante diélectrique et l’épaisseur) et
l’espace qui sépare les diélectriques.

→ Dans les conditions optimales de production de l’ozone, on a :

∆E = k . p . L
𝑌
Et, 𝐴 = 𝑘 𝑛 £ ∆𝐸 2 /𝛿

Où,

∆𝐸 = ddp entre les électrodes

p = pression du gaz entre les électrodes


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L = distance entre les élctrodes

Y/A = production d’ozone par unité de surface des électrodes

n = fréquence du courant électrique

£ = constante diélectrique

𝛿 = épaisseur du diélectrique
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CHAPITRE 6. :

QUELQUES TRAITEMENTS (POTABILISATION) PARTICULIERS DES EAUX BRUTES


SPECIFIQUES (EAUX SOUTERRAINES ET EAUX SAUMATRES OU DE MER)

6.1. Adoucissement des "Eaux dures"

Eaux durs → eaux douces « potables »

Par définition, les Eaux durs ce sont des eaux qui Contiennent des concentrations des ions
métalliques bivalents :

Ca2+, Mg2+, Fe2+, Mn2+, Sr2+

Dureté calcique lorsqu’il y a une forte concentration de Ca2+,

Dureté magnésienne lorsqu’il y a une forte concentration de Mg2+,

→ l’origine de la dureté provient essentiellement du contact des eaux souterraines et des


formations rocheuses ( calcaire, Cac03).

→ Les “eaux dures” peuvent être consommés par des “personnes en bonne santé”, dont les
“reins” peuvent encore évacuer ces métaux.

Ces eaux dures consomment plus des "savons de lessive".

→ On peut exprimer les concentrations de tous les ions (cations et anions) en concentrations
équivalentes de CaCO3.

L’expression de la dureté est :

𝑪 𝒙 𝟓𝟎
𝑪[ 𝑪𝒂𝑪𝑶𝟑 ] =
𝑴𝑬
Où,

𝐶[ 𝐶𝑎𝐶𝑂3 ] = Concentration de l’ion (mg/l de CaCO3)

C = Concentration de l’ion (mg/l)

ME = masse équivalente de l’ion (= masse atomique ou masse moléculaire divisée par la


valence).
−−
M.E de [𝑀𝑔++ ] 0 = 24 + 16 = 40 (𝑣𝑎𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑀𝑔 = +2)

D’où provient le nombre 50 ?


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Effet on sait que Caco3 donne 40 + 12 + 48 = 100 g

Et la valence du Cac03 vaut 2 car Ca2+ co32+


𝟏𝟎𝟎
Alors la masse équivalente M E = = 50
𝟐

6.2. Adoucissement des eaux dures.

Nous avons deux procédés à savoir :

1°) Par précipitation

a) procédé d’adoucissement par addition de chaux seulement. CaO = Chaux vice , Ca(OH)2 =
Chaux éteinte

Al2(S04) + Ca(OH)2 + n H2O→ CaCO4 + Al(OH)3

b) procédé par addition de la chaux et de soude

Ca(HCO3)2 + Ca(OH)2 → 2CaCO3 + 2H2O

Na2CO3 + Ca(OH)2 → CaCO3 + 2Na2OH + H2O

NaOH + Ca(HCO3)2 → CaCO3 + Na2CO3+ H2O

c) par addition d’un excès de chaux

Ca(HCO3)2 + Ca(OH)2 → 2CaCO3 + 2H2O

Mg(HCO3)2 + 2Ca(OH)2 → Mg(OH) + 2CaCO3 + 2H2O

Ca(OH)2 + CO2 → CaCO3 + H2O

d) par addition d’excès de chaux et de soude

2°) Par Absorption à la surface et "échangeurs à ions"

Sont des procédés utilisés pour éliminer les « substances humiques » responsables des
odeurs, des goûts de la couleur et les phénols créols phénomènes chimiques (réactions
chimiques).
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Les phénols créols sont des substances toxiques non biodégradables.

Les échangeurs d’ions servent à éliminer les ions de Ca2+, Mg2+, Fe2+ (adoucissement des
eaux)

+ réduction de la concentration des substances azotées et phosphorées. Ca(OH)2, Na(HCO3)

→ On utilise :

a)des "Résines échangeuses d’ions » cations,

b)des "Résines échangeuses d’ions » anions : S042- , HCO3- , OH-

6.3. Elimination du Fer et de Manganèse.

(Procédés de déferrisation et de démanganisation)

Le fer et le manganèse sont des oligo-éléments de l’organisme humainn qui en principe ne


constituent pas un danger pour la santé humaine ; mais ils sont considérés comme des
éléments indésirables et donne un goût métallique à l’eau, salissent ou colorent les
bouilloires « corrosion » (présence des taches rouilles).

En conséquence, une eau contenant des fortes concentrations de fer (Fe 2+, Fe3+) et de
manganèse ( Mn2+) présente les risques de corrosion et d’obstruction des canalisations par
précipitation de dépôts générateurs des piles.

Ces procedés :

- Permet d’éliminer à l’eau un goût métallique désagréable.

Le Fer + le Mn → tacher les tissus lors de la lessive

→ tacher les équipements sanitaires (baignoires, cuvettes en


porcelaine, …)

→ favoriser la croissance des bactéries ferrigineuses.

Types des Procédés de féferrisation et de démanganisation

 Par oxydation (par oxygène) :

4Fe3+ + O2 + 10H20 ⇌ 4Fe(OH)3 + 8H+

2Mn2+ + O2 + 2H20 ⇌ 2MnO + 4H+

:
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 Par chlore

2Fe3+ + Cl2 + 6H20 ⇌ 2Fe(OH)3 + 3Cl- + 6H+

Mn2+ + Cl2 + 2H20 ⇌ MnC + 2Cl- + 4H+

 Par KMO4
 Par ClO2
 Par O3

 Par précipitation sous forme de carbonates

FeCO3 ⇌ Fe2+ + CO32-

MnCO3 ⇌ Mn2+ + CO32-

 Par échangeurs d’ions

Résines échangeurs des cations.

6.4. "Stabilisation de l’eau” (traité selon la filière classique)

C’est ce qu’il faut faire après traitement de l’eau (coagulation, floculation, décantation,
filtration, désinfection) ; l’opération consiste à réajuster le pH si celui-ci est < 6,5 à la sortie
des filtres c’est-à-dire que l’eau est acide avant sa distribution. Il s’agit de la neutralisation
de l’eau par ajout de la chaux (NaOH)

Par dilution avec une H2O potable de manière à amener l’eau à son pH d’équilibre ou pH
de saturation c’est-à-dire un pH pour lequel le CaCO3 contenu dans l’eau ne peut être ni
dissout ni précipité.

6.4. "Fluoruration" et "défluoruration"

1°) Fluoruration des eaux

La Fluoruration des eaux se fait pour prévenir les "caries dentaires" (surtout chez les
enfants). La Fluoruration des eaux se fait par procédé chimique c-à-d ajout de NaF et ajout
de l’hexafluorosilicate Na2SiF6 dans l’eau en vue d’augmenter pourcentage de fluor

2°) Défluoruration des eaux


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En effet l’excès de fluor provoque des piqures de l’email des dents.

La Défluoruration se fait par :

 Absorption par Mg(OH)2


 Précipitation par Ca(OH)2
 Utilisation de l’Alain
 Utilisation des échangeurs d’ions

La méthode simple = dilution de cette eau dans une eau ne contenant pas des ions de fluor.

6.5. Elimination de l’Azote (Nitrates NO3- et Ammonium NH4+)

Par élimination de l’azote ou « dénitrafication », nous éliminons le nitrate et l’ammonium


qui constituent une concentration optimale et exagérée ; ils deviennent désagréables ou
dangereuses pour la santé humaine (probables cas de cancer). Ces eaux de surface sont
polluées du fait de l’utilisation des engrais et des deversements industriels.

1°) Elimination des Nitrates de concentreation optimale se fait par :

 Résines échangeurs d’ions


 Fixation ou Regéneration
 Respiratioin nitratée (procédé biologique)

2°) Elimination des ammonium de concentreation optimale se fait par :

 Oxydation
 Echanges ioniques
 Métabolisme (procédé biologique)

6.6 Elimination des pesticides

Les pesticides sont des micropolluants organiques de synthèse herbicide, fongicides,


algicides, insecticides (engrais agricoles)

La toxicité des pesticides provient de leur grande persistance dans le sol et dans l’eau ; et de
leur bioaccumulation dans ceratins tissus humains → cancers

La plus part des procédés d’élimination des pesticides sont inefficaces

Il y a élimination par Oxydation ou par absorption


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6.7. Dessalement des eaux saumâtres et des eaux de mer

(Contenant les sels marins & la saumure = eaux saumâtres et eau de mer = eaux saumâtres +
les hydrocarbures + les gaz, …)

3 séries de méthodes ou procédés de dessalement.

1°) les procédés qui font intervenir les changements des phases.

Distillation classique
- La distillation
Distillation solaire

- La congélation

2°) les procédés qui utilisent les membranes (de microfiltration ou nano filtration).

- L’électrodialyse
- L’osmose inverse à travers une membrane osmotique.

3°) les procédés qui agissent sur les liaisons chimiques.

- Les échanges d’ions


- L’extraction par solvant sélectif.