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VERBATIM

7 Parlons de la France avec François Hollande


Chapitre 1
LE REVE FRANÇAIS
LES DEFIS DE LA CRISE
« Premier défi : la crise accélère les mutations. Celle que nous venons de traverser n’est pas
mondiale, elle est occidentale. Née aux Etats-Unis à travers les excès du capitalisme finan-
cier, elle s’est diffusée à l’ensemble des pays développés, mais a laissé intacts les émer-
gents : la Chine, l’Inde, le Brésil, et beaucoup de pays qui, il y a encore quelques années,
étaient regardés avec condescendance comme en voie de développement. Bref le centre du
monde s’est décalé, et nous ne sommes plus en son cœur. » (page 14)
« Les classes populaires sont passées de la lutte des classes à la lutte contre le déclasse-
ment. » (page 16)

LA CRISE DE LA PENSEE SOCIAL- DEMOCRATE


« La pensée de crise traduit souvent la crise de la pensée. Les libéraux sont devenus des ré-
gulateurs, les contempteurs du modèle français ses plus zélés adorateurs, les orthodoxes
du marché parfait les promoteurs d’un Etat prodigue. » (page 18)

« C’est l’état d’urgence qui a suscité l’urgence de l’Etat. Quand le capitalisme financier n’a
plus d’argent, rien de mieux que d’aller le chercher comme prêteur en dernier ressort. »
(page 18)

LA GAUCHE DOIT GAGNER LA BATAILLE IDEOLOGIQUE


« Aussi, la question fondamentale posée à la gauche est celle de son identité. Il n’y a pas
de conquête politique durable, si elle n’est pas précédée d’une victoire dans la bataille des
idées. » (page 19)

LES VALEURS DE LA GAUCHE


« Etre de gauche c’est croire en l’égalité fondamentale entre tous les êtres humains, quel-
que soit leur origine, leur couleur, leur sexe ou leur statut social. » (page 19)

LE REVE FRANÇAIS
« C’est l’égalité, pas seulement la justice sociale, mais aussi l’équité intergénérationnelle.
C’est l’accomplissement personnel ; c’est bien plus que l’égalité des chances, c’est la chan-
ce de l’égalité, l’égalité des capacités, l’égalité des conditions pour réussir sa vie, l’égalité
entre les territoires. » (page 20)

Parlons de la France avec François Hollande 8


« Voilà ce qu’est le « Rêve français ». C’est une double confiance : dans l’avenir personnel,
national, européen, mondial, et dans la démocratie qui doit être plus forte que les marchés,
l’argent et les religions. » (page 20)

LA DEMOCRATIE DE LA REUSSITE
« Ce contrat doit fixer l’objectif : la démocratie de la réussite, c’est-à-dire la possibilité pour
chacune et chacun d’accomplir son destin, tout en contribuant au succès de son pays, et
donc de réconcilier la promotion individuelle, que nous cherchons pour nous et pour nos
enfants, avec le redressement de la Nation, c’est-à-dire le vivre ensemble . » (page 21)

Chapitre 2
LA JEUNESSE
LES FAIBLESSES DE NOTRE SYSTEME EDUCATIF
« L’école française est finalement trop et trop tôt sélective. Elle est l’une des meilleures du
monde pour une moitié des enfants et l’une des plus mauvaises pour l’autre. » (page 27)
« Je reviendrai sur la célèbre citation de Paul Nizan « Je ne laisserai pas dire que 20 ans
est le plus bel âge de la vie ». Et bien, je considère à l’inverse que dans la France que nous
voulons, 20 ans doit être le plus bel âge de la vie ! » (page 34)

Chapitre 3
LA REDISTRIBUTION
FAIRE LE CHOIX DE LA VERITE
« Réussir demain exige au préalable de dire aujourd’hui la vérité. Je suggère de proscrire
deux attitudes. La première relève du déni de réalité : « cacher cette dette que je ne saurais
voir ». Ce réflexe existe à droite. Celle-ci est soumise à la tentation de l’irresponsabilité et
au vertige de l’illusion : croire que, la crise finie, tout redeviendra comme avant. » (page 41)
« La deuxième attitude, tout aussi condamnable, est le déni de volonté. Puisque tout serait
devenu plus complexe, mieux vaudrait rester immobile. » (page 42)

LA REFORME FISCALE, UN ENJEU MAJEUR DE 2012


« Le débat n’est donc pas de savoir si les impôts vont augmenter ou pas ; la question est de
savoir lesquels et qui va les payer ? » (page 42)

9 Parlons de la France avec François Hollande


« L’histoire de la République est aussi une histoire fiscale : la Révolution française est née
d’une aspiration à l’égalité devant les charges publiques ; les états généraux avaient été
convoqués à cette fin ; puis, le programme de Belleville, à la fin du second empire, avec
Gambetta et Clémenceau, ouvrait la perspective de l’impôt sur le revenu et il a d’ailleurs
fallu plus de 50 ans pour qu’un Ministre des finances, Caillaux, finisse par l’introduire. En-
fin, ce fut la bataille pour l’imposition des patrimoines avec, en 1981, la création de l’impôt
sur la fortune. Bref, longtemps le progrès fut associé à la justice fiscale. » (page 43)

UN IMPOT CITOYEN
« Face à ce constat, il faut une nouvelle donne autour du principe suivant : taxer tous les
revenus sans distinction d’origine qu’ils proviennent du capital ou du travail, qu’ils soient
tirés de l’activité ou des transferts. Tous les revenus doivent être soumis à l’impôt et de la
même manière, avec les mêmes hiérarchies de taux. » (page 44)

Chapitre 4
LA COMPETITIVITE
LE PROGRES ET LA CROISSANCE
« Le progrès ne peut plus être simplement l’accumulation de biens ou même de services ;
il doit prendre en compte le bien-être et la promotion personnelle. Il appréhende la santé,
comme l’espérance de vie ou l’environnement. Il ne se réduit pas à tels ou tels agrégats
monétaires ou à des indicateurs de production ou de revenus. » (page 60)
« La croissance découle de cette démarche. C’est elle qui traduit le progrès. La croissance,
c’est ce qui a été créé quand on retire tout ce qui a été supprimé ou détruit. » (page 60)

Chapitre 5
L’ECOLOGIE
« L’écologie constitue une formidable opportunité pour nos économies : la transition éco-
logique est une contrainte positive, promouvoir le développement durable reste une formi-
dable chance. » (page 68)

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Chapitre 6
LA GOUVERNANCE EUROPEENNE ET MONDIALE
LE DECLASSEMENT DE L’EUROPE
« C’est la France qui a le plus à pâtir de ce déclassement de l’Europe. L’Allemagne a ce
qu’elle voulait. L’Union est élargie et le grand marché est l’espace qui lui assure ses excé-
dents. Or la France est en doute par rapport au projet européen. Le temps du gaullisme est
loin: une petite Europe qui permettait à la France de croire à sa grandeur, celui de l’utopie
monétaire de François Mitterrand aussi. » (page 74)

LA GOUVERNANCE EUROPEENNE
« Le débat sur l’Europe fédérale ou intergouvernementale est derrière nous. En revanche ce
qui est devant nous, c’est la capacité de l’Europe à décider. » (page 75)

L’AFGHANISTAN
« Nous devons désormais tirer les conséquences de la conférence de Kaboul de juillet 2010
par laquelle la communauté internationale a apporté son soutien à l’objectif du président
Hamid Karzaï d’assumer la sécurité du pays d’ici à la fin de 2014. Cela devrait désormais
être la position de la France qui devrait donc entamer un retrait de ses troupes d’Afghanis-
tan d’ici à la fin de 2014. » (page 78)

LE DEVELOPPEMENT
« Nous devons passer de la politique de l’aide au développement à celle du développement
partagé. Ce dont ont besoin les pays du sud ce n’est pas d’une allocation universelle mais
de partenariats renforcés construits autour de projets communs. » (page 79)

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