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18/11/2010

Acoustique du bâtiment

Pr Omar DEBBARH

Acoustique du bâtiment

0- INTRODUCTION
I- CARACTERISTIQUES PHYSIQUES D’UN BRUIT
II- PROPAGATION SONORE EN CHAMP LIBRE
III- PROPAGATION SONORE EN ESPACE CLOS
IV- TRAITEMENT ACOUSTIQUE DES LOCAUX
V- TRANSMISSION DES BRUITS AERIENS

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0- INTRODUCTION

• Qualité d’un local


• Acoustique

I- CARACTERISTIQUES PHYSIQUES
D’UN BRUIT
I-1- Le son
I-2- Grandeurs caractéristiques du son
I-2bis- Equation de propagation d’une onde
acoustique
I-3- Intensité et puissance acoustiques
I-4- Niveaux acoustiques
I-5- Analyse des bruits stables

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I- CARACTERISTIQUES PHYSIQUES
D’UN BRUIT(suite)

I-6- Composition de deux niveaux


I-7- Analyse statistique des bruits instables
I-8- La sensation des bruits
I-9- Pondération
I-10- Courbes NR
I-11- Mesure des bruits

I-1- Le son
Lame vibrante

P0
c
0

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I-2- Grandeurs caractéristiques du son


I-2-1- Pression acoustique
I-2-2- Fréquence et longueur d’onde

I-2-1 Pression acoustique

p(t) = P(t) - P0

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I-2-2 Fréquence et longueur d’onde


1 2 c
T    cT 
f  f

sn

s(f)

Bruit quelconque 9

I-2bis-Equation de propagation d’une


onde acoustique
1-2bis-1- Equation différentielle
1-2bis-2- Onde plane progressive
1-2bis-3- Onde sphérique progressive

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1-2bis-1- Equation différentielle


Propagation unidirectionnelle (onde plane)

u (0,t) = um.cos(ωt)
 T  T uT 
 Eqn de continuité :   0 1
t x

Eqn d' Euler : du P

T T   T 2
dt x

1-2bis-1- Equation différentielle (suite)


PT, ρT, uT : grandeurs « totales »
(valeurs à l’équilibre + perturbation)
PT  P0  p ; T   0   ; uT  u
p  P0 ;    0 ; u  c

  u
 Eqn de continuité :   0 0 3
t x

Eqn d' Euler : u p

 0  0 4
t x

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1-2bis-1- Equation différentielle (suite)


PT dPT d
Transforma tion isentropiq ue :  cste   T 5
 T PT T
PT dPT p
Célérité du son dans l' air : c2     6
T d T 
C' est l' hypothèse de l ' acoustique linéaire

2 p 1  2 p
3, 4 et 6    0 7  Equation de propagation
x 2 c 2 t 2
 2u 1  2u
On trouve de même pour u et  :  0
x 2 c 2 t 2
2  1 2 
 0
x 2 c 2 t 2

1-2bis-1- Equation différentielle (suite)


  
Dans le cas tridimensionnel général :   0.V  0 3'
t

V  
0  p  0 4'
t
1 2 p
L' équation de propagation devient : Δp  2 2  0 7'
c t

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1-2bis-2- Onde plane progressive


La solution générale de 7  est de la forme :
 x  x
p x, t   G  t    H  t  
 c  c
Onde progressive H  0 :
 x
 x  j  t   
p x, t   pm cos   t    Re  pm e  c  
 c  
 2
 pm cost  Kx  K  : nombre d ' onde
c 
 x
j  t  
Représentation complexe : ~
p  pm e  c 

1-2bis-2- Onde plane progressive


(suite)
~ ~
4  0 u  p  0 4c 
t x
~
u ~p 
Or  j u et~ j ~ p
t x c
Donc ~ p x, t    0 c u~  x, t  ( p et u sont en phase )
~
p
Impédence acoustique : Z  ~   0 c (ici, nombre réél)
u
Z  400 (SI) pour l' air

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1-2bis-3- Onde sphérique progressive


1   2 p  1  2 p
Propagation isotrope : r  0
r 2 r  r  c 2 t 2
 2  pr  1  2  pr 
  2 0 7' '
r 2 c t 2
 r
A j  t  
Solution de la forme : ~ p r , t   m e  c 
r
~  
~ 2
4'   0 u  12  pr  0 4' '
t r r
1  j ~
 u~ r , t   1   p r , t   déphasage entre u~ et ~
p
 0 c  Kr 
c
Impédence acoustique : Z  0 complexe
j
1
Kr

I-3- Intensité et puissance acoustiques

Intensité acoustique

avec

Puissance acoustique W   I n .d S
S 18

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I-4- Niveaux acoustiques


I-4-1- Loi de Weber-Fechner
I-4-2- Niveau d’intensité acoustique:

I-4-3- Niveau de pression acoustique:

I-4-4- Niveau de puissance acoustique:


W
L W  10. log10 dB
W0
19

I-4-5- Exemples de niveaux de pression

20

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I-4-5- Exemples de niveaux de pression (suite)

21

I-5- Analyse des bruits stables

I-5-1- Principe de l’analyse


I-5-2- Analyse d’octave
I-5-3- Bruits de référence

22

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I-5-1- Principe de l’analyse


Analyser un bruit : rechercher la distribution du
niveau Lp en dB en fonction de la fréquence des
sons qui le compose (Analyse fréquentielle)
transformation de Fourier

- Hauteur
Analyse - Timbre
- Intensité
23

I-5-2- Analyse d’octave


Une bande d'octave:
Intervalle de fréquence [f1 - f2 ] tel que:

Une bande de tiers d'octave:


Intervalle de fréquence [f1 - f2 ] tel que:

fréquence médiane :

24

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I-5-2- Analyse d’octave(suite)


• 10 bandes d’octave de fréquences médianes normalisées:
31,5 - 63 - 125 - 250 – 500 - 1000 - 2000 - 4000 - 8000- 16000

• 30 bandes de 1/ 3 d’octave de fréquences médianes :


25 - 31,5 - 40 - 50 - 63 – 80…. 800 - 1000 – 1250.…12500 -16000 - 20000

25

I-5-2- Analyse d’octave(suite)

26

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I-5-2- Analyse d’octave(suite)

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I-5-3- Bruits de référence

a) Bruit blanc

b) Bruit rose

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I-5-3- Bruits de référence (suite)

c) Bruit routier

Fréquence 125 250 500 1000 2000 4000


(Hz)
Niveau L1000+6 L1000+5 L1000+1 L1000 L1000 -2 L1000 -8
(dB)

29

I-6- Composition de deux niveaux

Différence entre 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
deux niveaux (dB)
Valeur à ajouter 3 2.6 2.1 1.8 1.5 1.2 1 0.8 0.6 0.5 0.4
au niveau le plus
fort (dB)

30

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I-6- Composition de deux niveaux


(suite)

31

I-6- Composition de deux niveaux


(suite)

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I-7- Analyse statistique des bruits


instables

33

I-8- La sensation des bruits

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I-9- Pondération

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I-9- Pondération (suite)

f (Hz) 31.5 63 125 250 500 1000 2000 4000 8000 16000
Pond A -39.4 -26.2 -16.1 -8.6 -3.2 0 1.2 1 -1.1 -6.6

36

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I-9- Pondération (suite)

Exemple: Bruit routier

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I-10- Courbes NR

NR=36
Lp=41 dB(A)38

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I-11- Mesure des bruits

39

Exercices

40

20
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Exercices (suite)

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II- PROPAGATION SONORE EN CHAMP


LIBRE
II-1- Source ponctuelle omnidirectionnelle
II-2- Source ponctuelle directive
II-3- Atténuation atmosphérique
II-4- Atténuation due aux écrans

42

21
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II-1- Source ponctuelle


omnidirectionnelle

W
I r  
4 .r 2
1
LI r   LW  10. log
4 r 2

43

II-2- Source ponctuelle directive

W
I r ,  ,    Q  ,  .
4 .r 2
Q  ,  
LI r ,  ,    LW  10. log
4 r 2
Diagramme de directivité
d’un haut parleur
44

22
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II-3- Atténuation atmosphérique

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II-4- Atténuation due aux écrans


II-4-1- Les phénomènes acoustiques
II-4-2- Abaque de Meakawa

46

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II-4-1- Les phénomènes acoustiques

diffraction
réflexion

transmission

Onde incidente absorption

47

II-4-2- Abaque de Meakawa

48

24
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II-4-2- Abaque de Meakawa (suite)

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III- PROPAGATION SONORE EN ESPACE CLOS

III-1- Réverbération
III-2- Niveau sonore en espace clos
III-3- Temps de réverbération
III-4- Mesure du coefficient de Sabine

50

25
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III-1- Réverbération

51

III-1- Réverbération (suite)


Q .W 4W
Intensité directe : I d  Intensité réverbérée : I r 
4 r 2 R
S t .A S .
Cons tan te du loca l : R   t
St  A 1  
Surface totale des parois : S t  S i

Aire d ' absorption équivalent e : A    i .S i

Coefficien t d ' absorption moyen :  


A
   .S
i i

St S i

 Q 4
I  I d  I r  L I  LW  10 log  2
 
 4 r R

52

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III-2- Niveau sonore en espace clos

53

III-2- Niveau sonore en espace clos


(suite)

54

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III-3- Temps de réverbération

0.16 V
Tr 

 St ln 1   
0.16 V 0.16 V
TS  
A St  s 55

III-3- Temps de réverbération (suite)


Remarques
• αs : coefficient d’absorption de Sabine

• Si α est petit (α < 0.2) alors: -ln(1-α) ≈ α


 αs ≈ α et Tr ≈ Ts
• Tr dépend de la fréquence considérée

56

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III-3- Temps de réverbération (suite)

Tr faible Architecture moderne : Tr élevé

57

III-4- Mesure du coefficient de Sabine

58

29
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III-4- Mesure du coefficient de Sabine (suite)

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IV- TRAITEMENT ACOUSTIQUE DES


LOCAUX

IV-1- Acoustique géométrique


IV-2- Acoustique ondulatoire
IV-3- Acoustique statistique

60

30
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IV-1- Acoustique géométrique

a) Energie suffisante en tout point d’écoute


b) Distribution homogène du champ acoustique
c) Eviter les échos

61

IV-1- Acoustique géométrique (suite)


a)

62

31
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IV-1- Acoustique géométrique (suite)

b)

Les formes convexes diffusent les ondes acoustiques

Les formes concaves focalisent les ondes acoustiques


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IV-1- Acoustique géométrique (suite)

c) Echo:
Séparation totale du son direct SO et du son réfléchi SMO
S

O
M

Echo Δt > 1/15 sec SMO-SO > 22m

Si L > 11 m alors on met un absorbant sur le mur de fond

64

32
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IV-2- Acoustique ondulatoire

n  1,2,3....
m  1,2,3....
p  1,2,3....

Densité des modes propres :


4πVf 2
N  Δf .
c3

65

IV-3- Acoustique statistique

IV-3-1- Choix des durées de réverbération


IV-3-2- Choix des matériaux absorbants
a) Les matériaux fibreux
b) Les panneaux fléchissants
c) Les résonateurs
IV-3- 3- Autres critères

66

33
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IV-3-1- Choix des durées de réverbération

67

IV-3-1- Choix des durées de réverbération


(suite)

68

34
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IV-3-2- Choix des matériaux absorbants


a) Les matériaux fibreux

• Ce sont des matériaux constitués de pores


ouverts : laines de verre, feutres, moquettes,
mousses. Une partie des ondes acoustiques
incidentes est absorbée par ces pores.

• Ils absorbent préférentiellement aux


fréquences élevées (2000 à 4000 Hz).

69

IV-3-2- Choix des matériaux absorbants


b) Les panneaux fléchissants
membrane

•Fréquence f0 de résonance faible

•absorbent essentiellement aux faibles fréquences


(125 à 500 Hz).

70

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IV-3-2- Choix des matériaux absorbants


c) Les résonateurs

•Fréquence de résonance:

•Exemple: panneau perforé

•absorbent essentiellement aux médium(500 à 2000 Hz)


71

IV-3-2- Choix des matériaux absorbants


d) Détermination des surfaces
0.16 V 0.16 V
Tr opt   A   Si i 
A Tr opt

•On choisit judicieusement les Si et αi pour avoir Tr opt

•On peut combiner les différentes solutions pour


couvrir toutes les fréquences

•On pose les matériaux aussi uniformément que


possible en évitant que deux surfaces parallèles
demeurent réfléchissantes
72

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IV-3-2- Choix des matériaux absorbants


d) Détermination des surfaces (suite)

73

IV-3-2- Choix des matériaux absorbants


d) Détermination des surfaces (suite)

Matériaux poreux

74

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IV-3-2- Choix des matériaux absorbants


d) Détermination des surfaces (suite)
Membranes et résonateurs Plafond

cloison
75

IV-3- 3- Autres critères


Basés sur l’analyse impulsionnelle de la source:

Bon entre -3dB et 3dB


Adapté à la musique

Bon à partir de 45%


Adapté à la parole

Tient compte en plus du bruit de fond, bon si>0.45


76

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Exercice 1

77

Exercice 2

78

39
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Exercice 2 (suite)

79

Exercice 3

80

40
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Exercice 3 (suite)

81

Exercice 3 (fin)

82

41
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V- TRANSMISSION DES BRUITS


AERIENS
V-1- Définitions
V-2- Indice d’affaiblissement des parois simples
V-3- Indice d’affaiblissement des parois multiples
V-4- Indice d’affaiblissement moyen d’une paroi
composite
V-5- Influence des transmissions latérales

83

V-1- Définitions
V-1-1- Les bruits gênants

• Les bruits d’impact


• Les bruits d’équipement
• Les bruits aériens
- b.a. intérieurs
- b.a. extérieurs

84

42
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V-1-2- Les parois


a) Parois homogènes (Ex: mur de 15 cm de béton)
Parois hétérogènes (Ex: enduit plâtre de 2 cm,
10 cm de béton, enduit plâtre de 2 cm)
b) Parois simples, uniques (homogènes ou hétérogènes)
Parois multiples (plusieurs éléments désolidarisés)
c) Parois continues (simples ou multiples)
Parois discontinues, composites (Ex: mur avec porte
en bois)
85

V-1-3- Facteur de transmission et


indice d’affaiblissement

86

43
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V-1-4- Isolement acoustique brut

Le niveau sonore L2 dans le local de réception dépend


de la transmission directe de la paroi, mais aussi des
transmissions indirectes des parois latérales et de
l’intensité réverbérée.
L’isolement acoustique brut:
Db  L1  L2
L1 niveau sonore dans le local d’émission

87

V-1-5- Isolement acoustique normalisé


C’est l’isolement si la pièce de réception avait
une aire d’absorption équivalente normalisée:
A0 = 10 m2 , ce qui revient à corriger Db:
A A
Dn  Db  10 log  L1  L2  10 log
A0 A0

On peut définir aussi Dn par rapport au temps de


réverbération normalisé T0 = 0.5 sec
T
Dn  Db  10 log
T0
88

44
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V-1-6- Mesure de l’indice d’affaiblissement

•R mesuré en laboratoire
•Locaux d’émission et réception séparés par un joint de
dilatation pour éliminer les transmissions latérales
•On tient compte du champ réverbéré
A A
R  L1  L2  10 log  Db  10 log
S S
89

V-1-7- Indice d’affaiblissement global


• Caractérise le pouvoir d’isolation phonique d’une paroi
(exprimé en dB(A))
• Dépend de la nature du bruit émissif:
Rrose : pour cloison séparant deux locaux
Rroute : pour façade

Spectre de L1 (rose ou route) et de R par bande de fréquence


Spectre de L2 ( L2 = L1 – R en prenant A=S)
R global = L1 global pondéré – L2 global pondéré
Pour une même valeur de L1 : Rrose > Rroute
90

45
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V-1-7- Indice d’affaiblissement global


(suite)
Exemple:
mur en béton de masse surfacique mS = 200 kg/m²

• Emission: bruit rose de 80 dB/oct, soit 86 dB(A)


Rrose = 46.4 dB(A)
• Emission: bruit routier de 86 dB(A)
Rroute = 41.3 dB(A)

91

V-2- Indice d’affaiblissement des


parois simples
V-2-1- Evaluation théorique de l’indice
d’affaiblissement
V-2-2- Résultats expérimentaux

92

46
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V-2-1- Evaluation théorique de l’indice


d’affaiblissement
V-2-1-1-Fréquence de coïncidence
et fréquence critique
• cf : vitesse de propagation des
ondes de flexion
1 E
c f  2 .h. f 2 4

12  1  2 

93

V-2-1- Evaluation théorique de l’indice


d’affaiblissement (suite)
• c/sinθ : vitesse de la trace de l’onde aérienne sur
la paroi
c
• coïncidence: cf 
sin 

f 
c2
.
12  1  2  
→ 2 .h. sin 2  E
• Fréquence critique pour θ = 90° (onde rasante):

fc 
c2
.
12  1  2   f 
fc
2 .h E sin 2 
→ perte d’isolement 94

47
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V-2-1-2-Expression théorique de l’indice


d’affaiblissement
a) Cas d’une onde plane d’incidence θ

η : pertes par rayonnement, pertes internes, pertes par


conduction aux parois adjacentes
95

V-2-1-1-Expression théorique de
l’indice d’affaiblissement (suite)
• f<fc: On a alors (absence d’élasticité)

2
 m  cos  
R θ   10 log s 
 2  0 c 
Pour une onde d’incidence normale (θ=0):
ms 
R θ 0   R 0  20 log
Loi de masse 2 0c
m  2m
théorique: Aux basses fréquences  :   R augmente de 6 dB
ou f  2f  96

48
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V-2-1-1-Expression théorique de
l’indice d’affaiblissement (suite)
fc
f > fc: Il existe une fréquence de coïncidence: f coinc  2
sin coinc
• Si f = fcoinc (θ = θcoinc) alors

L’élasticité dans ce cas est à l’origine du défaut d’isolement.


• Si f > fcoinc (θ > θcoinc) le terme en η est négligeable:

Si f/fc suffisamment grand, l’élasticité renforce R(θ) 97

V-2-1-1-Expression théorique de
l’indice d’affaiblissement (suite)
b) Cas d’un champ d’ondes diffus
(tel que celui existant dans un local réverbérant)
On intègre les résultats précédents sur un ½ plan (-π/2 ≤ θ ≤ π/2):
On trouve l’allure suivante
pour Rd::

98

49
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V-2-1-1-Expression théorique de
l’indice d’affaiblissement (suite)
• f << fc : alors Rd = Ro – 5 dB
Aucune partie de l’énergie ne frappe la paroi dans les
conditions de coïncidence.
→ loi de masse théorique (6dB/octave)

• f > fc : alors

Il existe une fréquence de coïncidence. La partie de


l’énergie correspondante est mieux transmise.
99
→ Rd plus faible mais (9dB/octave)

V-2-1-1-Expression théorique de
l’indice d’affaiblissement (suite)

• f = fc : alors
La courbe présente un minimum à fc . Le passage par ce
minimum constitue la transition entre la loi de masse
théorique (6dB/octave) et celle qui tient compte de
l’élasticité (9dB/octave)

100

50
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V-2-2- Résultats expérimentaux


En réalité, la paroi n’est pas infinie. Il peut y
avoir couplage entre les modes propres du
local d’émission ou de réception et celui de la
paroi → baisse de Rd , essentiellement aux
basses fréquences

101

V-2-2- Résultats expérimentaux (suite)

102

51
18/11/2010

V-2-2- Résultats expérimentaux (suite)

103

V-2-2- Résultats expérimentaux (suite)

104

52
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V-2-2- Résultats expérimentaux (suite)

105

V-3- Indice d’affaiblissement des


parois multiples

V-3-1- Modèle théorique


V-3-2- Modèle expérimental
V-3-3- Comparaison entre indices d’affaiblissements
d’une paroi double et d’une paroi simple de même
masse surfacique

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V-3-1- Modèle théorique

 P 
Raideur k :  k  atm pour l' air 
 d 
1 k(ms1  m s2 ) 1 1 1 
Fréq. de résonance : f 0   60    pourl ' air
d  ms1 ms 2 
2 m s1m s2 107

V-3-1- Modèle théorique (suite)


• Pour f > f0 on trouve théoriquement:

soit une croissance de (18 dB/octave), ce qui ne


reflète pas la réalité car on n’a pas tenu
compte des dimensions finies de la paroi, ni
de l’amortissement interne.

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V-3-2- Modèle expérimental


• f < f0 : alors les deux parements vibrent en phase
→ loi de masse théorique avec ms = ms1 + ms2
2
 m 
R1  f   10 log s   5dB
 2  0c 
• f = f0 : alors les deux parements vibrent en
opposition de phase → R f 0   R1  f 0   d1
La chute d’isolement d1 diminue si le facteur de
pertes η2 de l’isolant augmente (rigidité diminue).
109

V-3-2- Modèle expérimental (suite)

110

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V-3-2- Modèle expérimental (suite)


• f > f0 alors R croît très vite avec la fréquence
R2  f   R1  f   a
a) f0 < f < 3f0 a est donné par la courbe:

b) f > 3f0
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V-3-3- Comparaison entre indices


d’affaiblissements d’une paroi double et d’une
paroi simple de même masse surfacique

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V-4- Indice d’affaiblissement moyen


d’une paroi composite

On définit l’indice d’affaiblissement moyen par:


1
Rm  10 log
m
 m : coefficent de transmission moyen de la paroi tq :

m 
 S
i i

S i

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V-4- Indice d’affaiblissement moyen


d’une paroi composite (suite)

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V-5- Influence des transmissions latérales

m1 : masse surfacique
paroi commune
m2 : masse surfacique
moyenne parois latérales
A
Db  R  10 log  c
m1 S
Si  1 alors c  3 à 4 dB
m2
m1
Si  1 alors c  5 dB construction homogène
m2
m1
Si  1 alors c  6 à 8 dB 115
m2

EXERCICE

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