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Instructionpréparatoire

Table des matièresInstructionpréparatoire Bibliographie Généralités (1 - 5) Chapitre 1 - Préliminaires (6 - 69) Section 1 -

BibliographieInstructionpréparatoire Table des matières Généralités (1 - 5) Chapitre 1 - Préliminaires (6 - 69) Section

Généralités (1 - 5)Instructionpréparatoire Table des matières Bibliographie Chapitre 1 - Préliminaires (6 - 69) Section 1 - Éléments

Chapitre 1 - Préliminaires (6 - 69) Préliminaires (6 - 69)

Section 1 - Éléments d'histoire utiles à la compréhension de l'institution (6 - 22) Éléments d'histoire utiles à la compréhension de l'institution (6 - 22)

Art. 1 - Tradition du juge d'instruction (6 - 9) Tradition du juge d'instruction (6 - 9)

Art. 2 - Modernité de la notion (10 - 22) Modernité de la notion (10 - 22)

Section 2 - Évolution des caractères généraux de l'instruction préparatoire (23 - 56) Évolution des caractères généraux de l'instruction préparatoire (23 - 56)

Art. 1 - L'instruction préparatoire est en général facultative (24) L'instruction préparatoire est en général facultative (24)

Art. 2 - L'instruction préparatoire est écrite (25 - 28) L'instruction préparatoire est écrite (25 - 28)

Art. 3 - L'instruction préparatoire est secrète (29 - 41) L'instruction préparatoire est secrète (29 - 41)

Art. 4 - instruction préparatoire et collegialité (42 - 56) instruction préparatoire et collegialité (42 - 56)

Section 3 - Le juge d'instruction est maître de la conduite de l'information (57 - 69) Le juge d'instruction est maître de la conduite de l'information (57 - 69)

Art. 1 - Liberté quant au choix des actes et des moyens (58 - 62) Liberté quant au choix des actes et des moyens (58 - 62)

Art. 2 - Liberté d'intervention dans le temps (63 - 66) Liberté d'intervention dans le temps (63 - 66)

Art. 3 - Contrôle juridictionnel mais absence d'injonction (67 - 69) Contrôle juridictionnel mais absence d'injonction (67 - 69)

Chapitre 2 - Saisine du juge d'instruction (70 - 179) Saisine du juge d'instruction (70 - 179)

Section 1 - Différents modes de saisine (71 - 78) Différents modes de saisine (71 - 78)

Art. 1 - Saisine de droit commun (71 - 72) Saisine de droit commun (71 - 72)

Art. 2 - Ancien article 72 du code de procédure pénale (73) Ancien article 72 du code de procédure pénale (73)

Art. 3 - Article 74 du code de procédure pénale (74 - 77) Article 74 du code de procédure pénale (74 - 77)

Art. 4 - Article 74-1 du code de procédure pénale (78) Article 74-1 du code de procédure pénale (78)

Section 2 - Plaintes et avis préalables au réquisitoire introductif (79 - 83) Plaintes et avis préalables au réquisitoire introductif (79 - 83)

Art. 1 - Plaintes préalables (79 - 82) Plaintes préalables (79 - 82)

Art. 2 - Avis préalable (83) Avis préalable (83)

Section 3 - Réquisitoire introductif (84 - 102) Réquisitoire introductif (84 - 102)

Art. 1 - Conditions de forme du réquisitoire (85 - 96) Conditions de forme du réquisitoire (85 - 96)

§ 1 - Personne (86 - 87)

§ 1 - Personne (86 - 87)

§ 2 - Faits (88) § 3 - Écrit daté et signé (89 - 91)
§ 2 - Faits (88) § 3 - Écrit daté et signé (89 - 91)

§ 2 - Faits (88)

§ 3 - Écrit daté et signé (89 - 91)

§ 4 - Pièces jointes (92 - 94)

§ 4 - Pièces jointes (92 - 94)

§ 5 - Autres réquisitions (95 - 96)

§ 5 - Autres réquisitions (95 - 96)

Art. 2 - Conditions de fond du réquisitoire (97 - 100) Conditions de fond du réquisitoire (97 - 100)

Art. 3 - Ouverture de l'information dans une juridiction sans pôle de l'instruction (101 - 102) Ouverture de l'information dans une juridiction sans pôle de l'instruction (101 - 102)

Section 4 - Constitution de partie civile (103 - 143) Constitution de partie civile (103 - 143)

Art. 1 - Spécificité de la saisine (114 - 125) Spécificité de la saisine (114 - 125)

Art. 2 - Recevabilité de la demande (126 - 138) Recevabilité de la demande (126 - 138)

Art. 3 - Abus du droit de se constituer partie civile (139 - 143) Abus du droit de se constituer partie civile (139 - 143)

Section 5 - Refus d'informer (144 - 149) Refus d'informer (144 - 149)

Section 6 - Saisine in rem (150 - 171) Saisine in rem(150 - 171)

Art. 1 - Obligation d'instruire (151 - 152) Obligation d'instruire (151 - 152)

Art. 2 - Objet de l'information (153 - 171) Objet de l'information (153 - 171)

§ 1 - Faits visés au réquisitoire (153 - 160)

§ 1 - Faits visés au réquisitoire (153 - 160)

§ 2 - Coauteurs et complices (161)

§ 2 - Coauteurs et complices (161)

§ 3 - Circonstances du fait (162 - 167)

§ 3 - Circonstances du fait (162 - 167)

§ 4 - Faits non visés au réquisitoire (168 - 171)

§ 4 - Faits non visés au réquisitoire (168 - 171)

Section 7 - Irrévocabilité de la saisine (172) Irrévocabilité de la saisine (172)

Section 8 - Qualification (173 - 179) Qualification (173 - 179)

Art. 1 - Principe de la liberté de qualification (173 - 174) Principe de la liberté de qualification (173 - 174)

Art. 2 - Le principe de la liberté de qualification dépend du respect d'autres principes de procédure (175 Le principe de la liberté de qualification dépend du respect d'autres principes de procédure (175 - 177)

Art. 3 - Exceptions au principe (178 - 179) Exceptions au principe (178 - 179)

Chapitre 3 - Actes que le juge d'instruction peut déléguer (180 - 340) Actes que le juge d'instruction peut déléguer (180 - 340)

Section 1 - Commissions rogatoires (181 - 200) Commissions rogatoires (181 - 200)

Art. 1 - Conditions de fond et de forme des commissions rogatoires (181 - 193) Conditions de fond et de forme des commissions rogatoires (181 - 193)

Art. 2 - Garde à vue sur commission rogatoire (194 - 200) Garde à vue sur commission rogatoire (194 - 200)

Section 2 - Expertise (201 - 231) Expertise (201 - 231)

Art. 1 - Règles traditionnelles (202 - 205) Règles traditionnelles (202 - 205)

Art. 2 - Nomination des experts (206 - 216) Nomination des experts (206 - 216)

Art. 3 - Exécution de la mission (217 - 225) Exécution de la mission (217 - 225)

Art. 4 - Notification des conclusions (226 - 231) Notification des conclusions (226 - 231)

Section 3 - Écoutes téléphoniques et sonorisation (232 - 285) Écoutes téléphoniques et sonorisation (232 - 285)

Art. 1 - Légalité des écoutes téléphoniques (233 - 257) Légalité des écoutes téléphoniques (233 - 257)

§ 1 - Cadre légal des écoutes téléphoniques judiciaires (234 - 254)

§ 1 - Cadre légal des écoutes téléphoniques judiciaires (234 - 254)

§ 2 - « Surveillance téléphonique » et récepteurs de messagerie (255 - 257)

§ 2 - « Surveillance téléphonique » et récepteurs de messagerie (255 - 257)

Art. 2 - Recevabilité des demandes contestant la régularité d'écoutes téléphoniques (258 - 263) Recevabilité des demandes contestant la régularité d'écoutes téléphoniques (258 - 263)

Art. 3 - Écoutes ordonnées par le juge des libertés et de la détention (264 - 266) Écoutes ordonnées par le juge des libertés et de la détention (264 - 266)

Art. 4 - Écoutes illégales (267 - 270) Écoutes illégales (267 - 270)

Art. 5 - Révélation de faits distincts (271 - 273) Révélation de faits distincts (271 - 273)

Art. 6 - Différents procédés de « sonorisation » (274 - 285) Différents procédés de « sonorisation » (274 - 285)

§ 1 - Voix (274)

§ 2 - Domicile, véhicule (275 - 278)

§ 3 - Écoutes de parloir (279 - 284)

§ 4 - Géolocalisation (285)

Section 4 - Audition de témoin (286 - 305) Audition de témoin (286 - 305)

Section 5 - Transport, perquisition, saisies (306 - 340) Transport, perquisition, saisies (306 - 340)

Art. 1 - Principes (306 - 320) Principes (306 - 320)

Art. 2 - Préservation du secret professionnel (321 - 328) Préservation du secret professionnel (321 - 328)

Art. 3 - Préservation du secret défense (329 - 332) Préservation du secret défense (329 - 332)

Art. 4 - Saisies pénales spéciales (333 - 340) Saisies pénales spéciales (333 - 340)

Chapitre 4 - Pouvoirs propres du juge d'instruction (341 - 571) Pouvoirs propres du juge d'instruction (341 - 571)

Section 1 - Mise en examen (343 - 354) Mise en examen (343 - 354)

Section 2 - Interrogatoire de première comparution (355 - 393) Interrogatoire de première comparution (355 - 393)

Art. 1 - Procès-verbal (360 - 366) Procès-verbal (360 - 366)

Art. 2 - Formalités (367 - 391) Formalités (367 - 391)

§ 1 - Identité, faits, qualification (367 - 370)

§ 1 - Identité, faits, qualification (367 - 370)

§ 2 - Assistance d'un avocat (371 - 380)

§ 2 - Assistance d'un avocat (371 - 380)

§ 3 - Notification de la décision du juge sur la mise en examen (381

§ 3 - Notification de la décision du juge sur la mise en examen (381 - 384)

§ 4 - Avis des droits des parties (385)

§ 4 - Avis des droits des parties (385)

§ 5 - Délai d'achèvement de la procédure (386)

§ 5 - Délai d'achèvement de la procédure (386)

§ 6 - Déclaration d'adresse (387 - 388)

§ 6 - Déclaration d'adresse (387 - 388)

§ 7 - Enregistrement audiovisuel (389 - 391)

§ 7 - Enregistrement audiovisuel (389 - 391)

Art. 3 - Article 117 du code de procédure pénale : interrogatoire immédiat (392 - 393) Article 117 du code de procédure pénale : interrogatoire immédiat (392 - 393)

Section 3 - Témoin assisté (394 - 412) Témoin assisté (394 - 412)

Art. 1 - Différents témoins assistés avant la loi du 15 juin 2000 (394 - 396) Différents témoins assistés avant la loi du 15 juin 2000 (394 - 396)

Art. 2 - Témoin assisté depuis l'entrée en vigueur de la loi du 15 juin 2000 (397 - Témoin assisté depuis l'entrée en vigueur de la loi du 15 juin 2000 (397 - 402)

§ 1 - Statut défini par la loi (399)

§ 1 - Statut défini par la loi (399)

§ 2 - Statut choisi par la personne (400 - 401)

§ 2 - Statut choisi par la personne (400 - 401)

§ 3 - Statut octroyé par le juge (402)

§ 3 - Statut octroyé par le juge (402)

Art. 3 - Droits du témoin assisté (403 - 407) Droits du témoin assisté (403 - 407)

Art. 4 - Passage du statut de témoin assisté à celui de personne mise en examen (408 - Passage du statut de témoin assisté à celui de personne mise en examen (408 - 412)

Section 4 - Interrogatoires, auditions, confrontations (413 - 462) Interrogatoires, auditions, confrontations (413 - 462)

Art. 1 - Grands principes (414 - 424) Grands principes (414 - 424)

§ 1 - Définition de l'interrogatoire (414 - 416)

§ 1 - Définition de l'interrogatoire (414 - 416)

§ 2 - Monopole de l'interrogatoire de la personne mise en examen et de l'audition

§ 2 - Monopole de l'interrogatoire de la personne mise en examen et de l'audition de la partie civile (417)

§ 3 - Nécessité d'un interrogatoire au fond (418)

§ 3 - Nécessité d'un interrogatoire au fond (418)

§ 4 - Procès-verbal (419 - 421)

§ 4 - Procès-verbal (419 - 421)

§ 5 - Requalification en cours d'information (422 - 424)

§ 5 - Requalification en cours d'information (422 - 424)

Art. 2 - Formalités préalables aux interrogatoires de la personne mise en examen, aux auditions de la partie Formalités préalables aux interrogatoires de la personne mise en examen, aux auditions de la partie civile et aux confrontations (425 -

451)

§ 1 - Convocation du conseil (425 - 431) Convocation du conseil (425 - 431)

2 - Mise à disposition de la procédure (432 - 437) Mise à disposition de la procédure (432 - 437)

§

3 - Copie de la procédure (438 - 446) Copie de la procédure (438 - 446)

§

4 - Renonciation (447 - 449) Renonciation (447 - 449)

la procédure (438 - 446) § 4 - Renonciation (447 - 449) § § 5 -

§

§ 5 - Nullités (450 - 451)

Art. 3 - Déroulement de l'interrogatoire et de l'audition de la partie civile (452 - 462) Déroulement de l'interrogatoire et de l'audition de la partie civile (452 - 462)

§ 1 - Interrogatoire (452 - 457)

§ 1 - Interrogatoire (452 - 457)

§ 2 - Audition de la partie civile (458 - 459)

§ 2 - Audition de la partie civile (458 - 459)

§ 3 - Confrontation (460 - 462)

§ 3 - Confrontation (460 - 462)

Section 5 - Autres pouvoirs (463 - 487) Autres pouvoirs (463 - 487)

Art. 1 - Mineur victime (463 - 466) Mineur victime (463 - 466)

Art. 2 - Utilisation des fichiers nationaux automatisés (467 - 487) Utilisation des fichiers nationaux automatisés (467 - 487)

§ 1 - Prélèvements (467 - 470)

§ 1 - Prélèvements (467 - 470)

§ 2 - Fichiers (471 - 481)

§ 2 - Fichiers (471 - 481)

§ 3 - Dispositifs techniques centralisés (482 - 487)

§ 3 - Dispositifs techniques centralisés (482 - 487)

Section 6 - Mesures coercitives (488) Mesures coercitives (488)

Section 7 - Restitutions (489 - 504) Restitutions (489 - 504)

Art. 1 - Principes (490 - 493) Principes (490 - 493)

Art. 2 - Demandeurs à la restitution (494 - 496) Demandeurs à la restitution (494 - 496)

Art. 3 - Contentieux de la restitution (497 - 504) Contentieux de la restitution (497 - 504)

Section 8 - Ordonnances (505 - 561) Ordonnances (505 - 561)

Art. 1 - Principes (505 - 509) Principes (505 - 509)

§ 1 - Les ordonnances sont des décisions du juge (505 - 507)

§ 1 - Les ordonnances sont des décisions du juge (505 - 507)

§ 2 - Ordonnances juridictionnelles et ordonnances administratives (508 - 509)

§ 2 - Ordonnances juridictionnelles et ordonnances administratives (508 - 509)

Art. 2 - Avis et notifications (510 - 533) Avis et notifications (510 - 533)

§ 1 - Ministère public (511 - 513)

§ 1 - Ministère public (511 - 513)

§ 2 - Personne mise en examen (514 - 519)

§ 2 - Personne mise en examen (514 - 519)

§ 3 - Partie civile (520 - 526)

§ 3 - Partie civile (520 - 526)

§ 4 - Avocats (527 - 533)

§ 4 - Avocats (527 - 533)

Art. 3 - Appel des ordonnances (534 - 561) Appel des ordonnances (534 - 561)

§ 1 - Ordonnances susceptibles d'appel (535 - 555)

§ 1 - Ordonnances susceptibles d'appel (535 - 555)

§ 2 - Délais d'appel (556 - 560)

§ 2 - Délais d'appel (556 - 560)

§ 3 - Poursuite de l'information (561)

§ 3 - Poursuite de l'information (561)

Section 9 - Supplément d'information (562 - 571) Supplément d'information (562 - 571)

Art. 1 - Principes (562 - 568) Principes (562 - 568)

Art. 2 - Mise en oeuvre (569 - 570) Mise en oeuvre (569 - 570)

Art. 3 - Clôture du supplément d'information (571) Clôture du supplément d'information (571)

Chapitre 5 - Droits des parties (572 - 635) Droits des parties (572 - 635)

Section 1 - Droits du ministère public (574 - 582) Droits du ministère public (574 - 582)

Art. 1 - Droit de réquisition (575 - 577) Droit de réquisition (575 - 577)

§ 1 - Spontanément (576)

§ 1 - Spontanément (576)

§ 2 - Sur communication du dossier (577)

§ 2 - Sur communication du dossier (577)

Art. 2 - Droit d'information et d'appel (578 - 580) Droit d'information et d'appel (578 - 580)

Art. 3 - Droit d'assister à certains actes (581 - 582) Droit d'assister à certains actes (581 - 582)

Section 2 - Droits des parties privées (583 - 635) Droits des parties privées (583 - 635)

Art. 1 - Participation à l'instruction (585 - 634) Participation à l'instruction (585 - 634)

§ 1 - Droit à la mise en examen (585 - 595)

§ 1 - Droit à la mise en examen (585 - 595)

§ 2 - Droit de contester la mise en examen (596 - 598)

§ 2 - Droit de contester la mise en examen (596 - 598)

§ 3 - Droit au respect de la présomption d'innocence (599 - 607)

§ 3 - Droit au respect de la présomption d'innocence (599 - 607)

§ 4 - Droit d'être assisté d'un avocat (608 - 610)

§ 4 - Droit d'être assisté d'un avocat (608 - 610)

§ 5 - Droit de demander des investigations (611 - 624)

§ 5 - Droit de demander des investigations (611 - 624)

§ 6 - Droit d'être informé de l'avancement de l'instruction (625)

§ 6 - Droit d'être informé de l'avancement de l'instruction (625)

§ 7 - Droit de demander à ce qu'il soit mis un terme à l'information

§ 7 - Droit de demander à ce qu'il soit mis un terme à l'information (626 - 628)

§ 8 - Droit de demander une cosaisine (629 - 631)

§ 8 - Droit de demander une cosaisine (629 - 631)

§ 9 - Droit de faire sanctionner l'inaction du juge (632 - 633)

§ 9 - Droit de faire sanctionner l'inaction du juge (632 - 633)

§ 10 - Droits de la personne humaine (634)

§ 10 - Droits de la personne humaine (634)

Art. 2 - Droit de contester l'instruction (635) Droit de contester l'instruction (635)

Chapitre 6 - Nullités (636 - 719) Nullités (636 - 719)

Section 1 - Définitions et principes (637 - 642) Définitions et principes (637 - 642)

Section 2 - Renonciation aux nullités (643 - 646) Renonciation aux nullités (643 - 646)

Art. 1 - Renonciation anticipée (643 - 645) Renonciation anticipée (643 - 645)

§ 1 - Interrogatoires (644)

§ 1 - Interrogatoires (644)

§ 2 - Expertises (645)

§ 2 - Expertises (645)

Art. 2 - Renonciation aux nullités commises (646) Renonciation aux nullités commises (646)

Section 3 - Demandeurs à la nullité (647 - 664) Demandeurs à la nullité (647 - 664)

Art. 1 - Juge d'instruction (648 - 650) Juge d'instruction (648 - 650)

Art. 2 - Procureur de la République (651) Procureur de la République (651)

Art. 3 - Parties (652 - 664) Parties (652 - 664)

Section 4 - Moment où la requête doit être présentée (665 - 673) Moment où la requête doit être présentée (665 - 673)

Section 5 - Attributions de la chambre de l'instruction (674 - 686) Attributions de la chambre de l'instruction (674 - 686)

Art. 1 - Président de la chambre de l'instruction (674 - 679) Président de la chambre de l'instruction (674 - 679)

Art. 2 - Procédure devant la chambre de l'instruction (680 - 686) Procédure devant la chambre de l'instruction (680 - 686)

Section 6 - Nullités présentées postérieurement à l'ordonnance de règlement (687 - 699) Nullités présentées postérieurement à l'ordonnance de règlement (687 - 699)

Art. 1 - Devant la chambre de l'instruction (687 - 689) Devant la chambre de l'instruction (687 - 689)

Art. 2 - Devant les juridictions correctionnelles ou de police (690 - 698) Devant les juridictions correctionnelles ou de police (690 - 698)

Art. 3 - Devant la cour d'assises (699) Devant la cour d'assises (699)

Section 7 - Annulation (700 - 719) Annulation (700 - 719)

Art. 1 - Actes ou pièces annulables (701 - 704) Actes ou pièces annulables (701 - 704)

Art. 2 - Étendue de l'annulation (705 - 708) Étendue de l'annulation (705 - 708)

Art. 3 - Sort des actes annulés (709 - 713) Sort des actes annulés (709 - 713)

Art. 4 - Poursuite de la procédure (714 - 719) Poursuite de la procédure (714 - 719)

Chapitre 7 - Dessaisissement du juge d'instruction (720 - 753) Dessaisissement du juge d'instruction (720 - 753)

Section 1 - Dessaisissements dus aux rapprochements entre les affaires (721 - 728) Dessaisissements dus aux rapprochements entre les affaires (721 - 728)

Section 2 - Dessaisissements liés à la qualité de la personne ou à la nature de l'infraction (729 Dessaisissements liés à la qualité de la personne ou à la nature de l'infraction (729 - 736)

Section 3 - Dessaisissement d'autorité (737 - 753) Dessaisissement d'autorité (737 - 753)

Art. 1 - Dessaisissement par le président du tribunal (737) Dessaisissement par le président du tribunal (737)

Art. 2 - Règlement de juges (738 - 740) Règlement de juges (738 - 740)

Art. 3 - Dessaisissement par la chambre de l'instruction (741 - 743) Dessaisissement par la chambre de l'instruction (741 - 743)

Art. 4 - Dessaisissement par le premier président de la cour d'appel (744 - 748) Dessaisissement par le premier président de la cour d'appel (744 - 748)

Art. 5 - Dessaisissement par la chambre criminelle (749 - 753) Dessaisissement par la chambre criminelle (749 - 753)

§ 1 - Suspicion légitime (749 - 750)

§ 1 - Suspicion légitime (749 - 750)

§ 2 - Sûreté publique (751)

§ 2 - Sûreté publique (751)

§ 3 - Bonne administration de la justice (752)

§ 3 - Bonne administration de la justice (752)

§ 4 - Impossibilité de composer la juridiction ou cours de la justice interrompu (753)

§ 4 - Impossibilité de composer la juridiction ou cours de la justice interrompu (753)

Chapitre 8 - Clôture de l'information (754 - 887) Clôture de l'information (754 - 887)

Section 1 - Notion d'information terminée (754 - 763) Notion d'information terminée (754 - 763)

Section 2 - Procédure antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 5 mars 2007 (764 - Procédure antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 5 mars 2007 (764 - 780)

Art. 1 - Avis à partie (764 - 777) Avis à partie (764 - 777)

Art. 2 - Ordonnance de soit-communiqué (778 - 780) Ordonnance de soit-communiqué (778 - 780)

Section 3 - Procédure issue de la loi du 5 mars 2007 (781 - 792) Procédure issue de la loi du 5 mars 2007 (781 - 792)

Art. 1 - Nouveaux principes (781 - 782) Nouveaux principes (781 - 782)

Art. 2 - Avis à parties et l'OSC: première phase (783 - 789) Avis à parties et l'OSC: première phase (783 - 789)

Art. 3 - Avis à parties et l'OSC: seconde phase (790 - 792) Avis à parties et l'OSC: seconde phase (790 - 792)

Section 4 - Réquisitoire définitif (793 - 798) Réquisitoire définitif (793 - 798)

Section 5 - Ordonnance de clôture (799 - 866) Ordonnance de clôture (799 - 866)

Art. 1 - Examen des charges (799 - 800) Examen des charges (799 - 800)

Art. 2 - Contenu de l'ordonnance de règlement (801 - 810) Contenu de l'ordonnance de règlement (801 - 810)

Art. 3 - Différents types d'ordonnances de règlement (811 - 852) Différents types d'ordonnances de règlement (811 - 852)

§ 1 - Ordonnances de non-lieu (811 - 818)

§ 1 - Ordonnances de non-lieu (811 - 818)

§ 2 - Ordonnance d'irresponsabilité pénale (819 - 825)

§ 2 - Ordonnance d'irresponsabilité pénale (819 - 825)

§ 3 - Ordonnances de renvoi (826 - 852)

§ 3 - Ordonnances de renvoi (826 - 852)

Art. 4 - Notification et voies de recours (853 - 866) Notification et voies de recours (853 - 866)

§ 1 - Notifications (853 - 859)

§ 1 - Notifications (853 - 859)

§ 2 - Appel (860 - 866)

§ 2 - Appel (860 - 866)

Section 6 - Autorité de l'ordonnance de clôture (867 - 887) Autorité de l'ordonnance de clôture (867 - 887)

Art. 1 - Dessaisissement du juge d'instruction (867 - 868) Dessaisissement du juge d'instruction (867 - 868)

Art. 2 - Saisine de la juridiction de jugement (869 - 875) Saisine de la juridiction de jugement (869 - 875)

Art. 3 - Survenance de charges nouvelles (876 - 887) Survenance de charges nouvelles (876 - 887)

§ 1 - Principes (876 - 878)

§ 1 - Principes (876 - 878)

§ 2 - Notion de charges nouvelles (879 - 882)

§ 2 - Notion de charges nouvelles (879 - 882)

§ 3 - Personnes pouvant procéder à la réouverture (883 - 885)

§ 3 - Personnes pouvant procéder à la réouverture (883 - 885)

§ 4 - Compétence pour instruire (886 - 887)

§ 4 - Compétence pour instruire (886 - 887)

Index alphabétique- 885) § 4 - Compétence pour instruire (886 - 887) Mise à jour Instruction préparatoire

Mise à jourCompétence pour instruire (886 - 887) Index alphabétique Instruction préparatoire Christian GUÉRY Magistrat Avocat

Instruction préparatoire

Christian GUÉRY Magistrat Avocat général près la cour d'appel de Fort-de-France

juin 2013 (dernière mise à jour : janvier 2015)

Table des matières

Généralités, 1 - 5

Chapitre 1 - Préliminaires, 6 - 69

Section 1 - Éléments d'histoire utiles à la compréhension de l'institution, 6 - 22 Art. 1 - Tradition du juge d'instruction, 6 - 9 Art. 2 - Modernité de la notion, 10 - 22 Section 2 - Évolution des caractères généraux de l'instruction préparatoire, 23 - 56 Art. 1 - L'instruction préparatoire est en général facultative, 24 Art. 2 - L'instruction préparatoire est écrite, 25 - 28 Art. 3 - L'instruction préparatoire est secrète, 29 - 41 Art. 4 - instruction préparatoire et collegialite, 42 - 56 Section 3 - Le juge d'instruction est maître de la conduite de l'information, 57 - 69

Art. 1 - Liberté quant au choix des actes et des moyens, 58 - 62 Art. 2 - Liberté d'intervention dans le temps, 63 - 66 Art. 3 - Contrôle juridictionnel mais absence d'injonction, 67 - 69

Chapitre 2 - Saisine du juge d'instruction, 70 - 179

Section 1 - Différents modes de saisine, 71 - 78 Art. 1 - Saisine de droit commun, 71 - 72 Art. 2 - Ancien article 72 du code de procédure pénale, 73 Art. 3 - Article 74 du code de procédure pénale, 74 - 77 Art. 4 - Article 74-1 du code de procédure pénale, 78

Section 2 - Plaintes et avis préalables au réquisitoire introductif, 79 - 83 Art. 1 - Plaintes préalables, 79 - 82 Art. 2 - Avis préalable, 83 Section 3 - Réquisitoire introductif, 84 - 102 Art. 1 - Conditions de forme du réquisitoire, 85 - 96

§ 1 - Personne, 86 - 87

§ 2 - Faits, 88

§ 3 - Écrit daté et signé, 89 - 91

§ 4 - Pièces jointes, 92 - 94

§ 5 - Autres réquisitions, 95 - 96

Art. 2 - Conditions de fond du réquisitoire, 97 - 100 Art. 3 - Ouverture de l'information dans une juridiction sans pôle de l'instruction, 101 - 102

Section 4 - Constitution de partie civile, 103 - 143 Art. 1 - Spécificité de la saisine, 114 - 125 Art. 2 - Recevabilité de la demande, 126 - 138

Art. 3 - Abus du droit de se constituer partie civile, 139 - 143 Section 5 - Refus d'informer, 144 - 149 Section 6 - Saisine in rem, 150 - 171 Art. 1 - Obligation d'instruire, 151 - 152 Art. 2 - Objet de l'information, 153 - 171

§ 1 - Faits visés au réquisitoire, 153 - 160

§ 2 - Coauteurs et complices, 161

§ 3 - Circonstances du fait, 162 - 167

§ 4 - Faits non visés au réquisitoire, 168 - 171

Section 7 - Irrévocabilité de la saisine, 172 Section 8 - Qualification, 173 - 179 Art. 1 - Principe de la liberté de qualification, 173 - 174 Art. 2 - Le principe de la liberté de qualification dépend du respect d'autres principes de procédure, 175 - 177 Art. 3 - Exceptions au principe, 178 - 179

Chapitre 3 - Actes que le juge d'instruction peut déléguer, 180 - 340

Section 1 - Commissions rogatoires, 181 - 200 Art. 1 - Conditions de fond et de forme des commissions rogatoires, 181 - 193 Art. 2 - Garde à vue sur commission rogatoire, 194 - 200 Section 2 - Expertise, 201 - 231 Art. 1 - Règles traditionnelles, 202 - 205 Art. 2 - Nomination des experts, 206 - 216 Art. 3 - Exécution de la mission, 217 - 225 Art. 4 - Notification des conclusions, 226 - 231 Section 3 - Écoutes téléphoniques et sonorisation, 232 - 285 Art. 1 - Légalité des écoutes téléphoniques, 233 - 257

§ 1 - Cadre légal des écoutes téléphoniques judiciaires, 234 - 254

§ 2 - « Surveillance téléphonique » et récepteurs de messagerie, 255 - 257

Art. 2 - Recevabilité des demandes contestant la régularité d'écoutes téléphoniques, 258 - 263 Art. 3 - Écoutes ordonnées par le juge des libertés et de la détention, 264 - 266 Art. 4 - Écoutes illégales, 267 - 270 Art. 5 - Révélation de faits distincts, 271 - 273 Art. 6 - Différents procédés de « sonorisation », 274 - 285

§ 1 - Voix, 274

§ 2 - Domicile, véhicule, 275 - 278

§ 3 - Écoutes de parloir, 279 - 284

§ 4 - Géolocalisation, 285

Section 4 - Audition de témoin, 286 - 305 Section 5 - Transport, perquisition, saisies, 306 - 340 Art. 1 - Principes, 306 - 320 Art. 2 - Préservation du secret professionnel, 321 - 328 Art. 3 - Préservation du secret défense, 329 - 332 Art. 4 - Saisies pénales spéciales, 333 - 340

Chapitre 4 - Pouvoirs propres du juge d'instruction, 341 - 571

Section 1 - Mise en examen, 343 - 354 Section 2 - Interrogatoire de première comparution, 355 - 393 Art. 1 - Procès-verbal, 360 - 366 Art. 2 - Formalités, 367 - 391

§ 1 - Identité, faits, qualification, 367 - 370

§ 2 - Assistance d'un avocat, 371 - 380

§ 3 - Notification de la décision du juge sur la mise en examen, 381 - 384

§ 4 - Avis des droits des parties, 385

§ 5 - Délai d'achèvement de la procédure, 386

§ 6 - Déclaration d'adresse, 387 - 388

§ 7 - Enregistrement audiovisuel, 389 - 391

Art. 3 - Article 117 du code de procédure pénale : interrogatoire immédiat, 392 - 393

Section 3 - Témoin assisté, 394 - 412 Art. 1 - Différents témoins assistés avant la loi du 15 juin 2000, 394 - 396 Art. 2 - Témoin assisté depuis l'entrée en vigueur de la loi du 15 juin 2000, 397 - 402

§ 1 - Statut défini par la loi, 399

§ 2 - Statut choisi par la personne, 400 - 401

§ 3 - Statut octroyé par le juge, 402

Art. 3 - Droits du témoin assisté, 403 - 407 Art. 4 - Passage du statut de témoin assisté à celui de personne mise en examen, 408 - 412 Section 4 - Interrogatoires, auditions, confrontations, 413 - 462 Art. 1 - Grands principes, 414 - 424

§ 1 - Définition de l'interrogatoire, 414 - 416

§ 2 - Monopole de l'interrogatoire de la personne mise en examen et de l'audition de la partie civile, 417

§ 3 - Nécessité d'un interrogatoire au fond, 418

§ 4 - Procès-verbal, 419 - 421

§ 5 - Requalification en cours d'information, 422 - 424

Art. 2 - Formalités préalables aux interrogatoires de la personne mise en examen, aux auditions de la partie civile et aux confrontations, 425 - 451

§ 1 - Convocation du conseil, 425 - 431

§ 2 - Mise à disposition de la procédure, 432 - 437

§ 3 - Copie de la procédure, 438 - 446

§ 4 - Renonciation, 447 - 449

§ 5 - Nullités, 450 - 451

Art. 3 - Déroulement de l'interrogatoire et de l'audition de la partie civile, 452 - 462

§ 1 - Interrogatoire, 452 - 457

§ 2 - Audition de la partie civile, 458 - 459

§ 3 - Confrontation, 460 - 462 Section 5 - Autres pouvoirs, 463 - 487 Art. 1 - Mineur victime, 463 - 466

Art. 2 - Utilisation des fichiers nationaux automatisés, 467 - 487

§ 1 - Prélèvements, 467 - 470

§ 2 - Fichiers, 471 - 481

§ 3 - Dispositifs techniques centralisés, 482 - 487 Section 6 - Mesures coercitives, 488 Section 7 - Restitutions, 489 - 504 Art. 1 - Principes, 490 - 493 Art. 2 - Demandeurs à la restitution, 494 - 496 Art. 3 - Contentieux de la restitution, 497 - 504 Section 8 - Ordonnances, 505 - 561 Art. 1 - Principes, 505 - 509

§ 1 - Les ordonnances sont des décisions du juge, 505 - 507

§ 2 - Ordonnances juridictionnelles et ordonnances administratives, 508 - 509 Art. 2 - Avis et notifications, 510 - 533

§ 1 - Ministère public, 511 - 513

§ 2 - Personne mise en examen, 514 - 519

§ 3 - Partie civile, 520 - 526

§ 4 - Avocats, 527 - 533

Art. 3 - Appel des ordonnances, 534 - 561

§ 1 - Ordonnances susceptibles d'appel, 535 - 555

§ 2 - Délais d'appel, 556 - 560

§ 3 - Poursuite de l'information, 561

Section 9 - Supplément d'information, 562 - 571 Art. 1 - Principes, 562 - 568 Art. 2 - Mise en oeuvre, 569 - 570 Art. 3 - Clôture du supplément d'information, 571

Chapitre 5 - Droits des parties, 572 - 635

Section 1 - Droits du ministère public, 574 - 582 Art. 1 - Droit de réquisition, 575 - 577

§ 1 - Spontanément, 576

§ 2 - Sur communication du dossier, 577

Art. 2 - Droit d'information et d'appel, 578 - 580 Art. 3 - Droit d'assister à certains actes, 581 - 582 Section 2 - Droits des parties privées, 583 - 635 Art. 1 - Participation à l'instruction, 585 - 634

§ 1 - Droit à la mise en examen, 585 - 595

§ 2 - Droit de contester la mise en examen, 596 - 598

§ 3 - Droit au respect de la présomption d'innocence, 599 - 607

§ 4 - Droit d'être assisté d'un avocat, 608 - 610

§ 5 - Droit de demander des investigations, 611 - 624

§ 6 - Droit d'être informé de l'avancement de l'instruction, 625

§ 7 - Droit de demander à ce qu'il soit mis un terme à l'information, 626 - 628

§ 8 - Droit de demander une cosaisine, 629 - 631

§ 9 - Droit de faire sanctionner l'inaction du juge, 632 - 633

§ 10 - Droits de la personne humaine, 634 Art. 2 - Droit de contester l'instruction, 635

Chapitre 6 - Nullités, 636 - 719

Section 1 - Définitions et principes, 637 - 642

Section 2 - Renonciation aux nullités, 643 - 646 Art. 1 - Renonciation anticipée, 643 - 645

§ 1 - Interrogatoires, 644

§ 2 - Expertises, 645

Art. 2 - Renonciation aux nullités commises, 646 Section 3 - Demandeurs à la nullité, 647 - 664 Art. 1 - Juge d'instruction, 648 - 650 Art. 2 - Procureur de la République, 651 Art. 3 - Parties, 652 - 664 Section 4 - Moment où la requête doit être présentée, 665 - 673 Section 5 - Attributions de la chambre de l'instruction, 674 - 686 Art. 1 - Président de la chambre de l'instruction, 674 - 679 Art. 2 - Procédure devant la chambre de l'instruction, 680 - 686 Section 6 - Nullités présentées postérieurement à l'ordonnance de règlement, 687 - 699 Art. 1 - Devant la chambre de l'instruction, 687 - 689 Art. 2 - Devant les juridictions correctionnelles ou de police, 690 - 698 Art. 3 - Devant la cour d'assises, 699 Section 7 - Annulation, 700 - 719 Art. 1 - Actes ou pièces annulables, 701 - 704 Art. 2 - Étendue de l'annulation, 705 - 708 Art. 3 - Sort des actes annulés, 709 - 713 Art. 4 - Poursuite de la procédure, 714 - 719

Chapitre 7 - Dessaisissement du juge d'instruction, 720 - 753

Section 1 - Dessaisissements dus aux rapprochements entre les affaires, 721 - 728

Section 2 - Dessaisissements liés à la qualité de la personne ou à la nature de l'infraction, 729 - 736 Section 3 - Dessaisissement d'autorité, 737 - 753 Art. 1 - Dessaisissement par le président du tribunal, 737 Art. 2 - Règlement de juges, 738 - 740 Art. 3 - Dessaisissement par la chambre de l'instruction, 741 - 743 Art. 4 - Dessaisissement par le premier président de la cour d'appel, 744 - 748 Art. 5 - Dessaisissement par la chambre criminelle, 749 - 753

§ 1 - Suspicion légitime, 749 - 750

§ 2 - Sûreté publique, 751

§ 3 - Bonne administration de la justice, 752

§ 4 - Impossibilité de composer la juridiction ou cours de la justice interrompu, 753

Chapitre 8 - Clôture de l'information, 754 - 887

Section 1 - Notion d'information terminée, 754 - 763 Section 2 - Procédure antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 5 mars 2007, 764 - 780 Art. 1 - Avis à partie, 764 - 777 Art. 2 - Ordonnance de soit-communiqué, 778 - 780 Section 3 - Procédure issue de la loi du 5 mars 2007, 781 - 792 Art. 1 - Nouveaux principes, 781 - 782 Art. 2 - Avis à parties et l'OSC : première phase, 783 - 789 Art. 3 - Avis à parties et l'OSC : seconde phase, 790 - 792 Section 4 - Réquisitoire définitif, 793 - 798 Section 5 - Ordonnance de clôture, 799 - 866 Art. 1 - Examen des charges, 799 - 800 Art. 2 - Contenu de l'ordonnance de règlement, 801 - 810

Art. 3 - Différents types d'ordonnances de règlement, 811 - 852

§ 1 - Ordonnances de non-lieu, 811 - 818

§ 2 - Ordonnance d'irresponsabilité pénale, 819 - 825

§ 3 - Ordonnances de renvoi, 826 - 852

Art. 4 - Notification et voies de recours, 853 - 866

§ 1 - Notifications, 853 - 859

§ 2 - Appel, 860 - 866

Section 6 - Autorité de l'ordonnance de clôture, 867 - 887 Art. 1 - Dessaisissement du juge d'instruction, 867 - 868 Art. 2 - Saisine de la juridiction de jugement, 869 - 875 Art. 3 - Survenance de charges nouvelles, 876 - 887

§ 1 - Principes, 876 - 878

§ 2 - Notion de charges nouvelles, 879 - 882

§ 3 - Personnes pouvant procéder à la réouverture, 883 - 885

§ 4 - Compétence pour instruire, 886 - 887

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La responsabilité du fait du fonctionnement défectueux du . - BAILLET, Le juge d'instruction. Une institution
La responsabilité du fait du fonctionnement défectueux du . - BAILLET, Le juge d'instruction. Une institution
La responsabilité du fait du fonctionnement défectueux du . - BAILLET, Le juge d'instruction. Une institution

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Connaître traiter et juger : quelle compatibilité ? RSC 2002. 63 . - DERIEUX Secret de
Connaître traiter et juger : quelle compatibilité ? RSC 2002. 63 . - DERIEUX Secret de
Connaître traiter et juger : quelle compatibilité ? RSC 2002. 63 . - DERIEUX Secret de
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Connaître traiter et juger : quelle compatibilité ? RSC 2002. 63 . - DERIEUX Secret de
Connaître traiter et juger : quelle compatibilité ? RSC 2002. 63 . - DERIEUX Secret de
Connaître traiter et juger : quelle compatibilité ? RSC 2002. 63 . - DERIEUX Secret de
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319

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plus ce qu'elle était !, JCP 2008. I. 187 ; Dernière braderie avant liquidation définitive. Loi du 12 mai 2009 : deux possibilités

; Du cap à la péninsule, Les

nouvelles de renonciation par les parties à certains délais de procédure, AJ pénal 2009. 303

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AJ pénal 2009. 68 . - GOULESQUE, La communication des ; De l'art de naviguer à
AJ pénal 2009. 68 . - GOULESQUE, La communication des ; De l'art de naviguer à
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AJ pénal 2009. 68 . - GOULESQUE, La communication des ; De l'art de naviguer à
AJ pénal 2009. 68 . - GOULESQUE, La communication des ; De l'art de naviguer à
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AJ pénal 2009. 68 . - GOULESQUE, La communication des ; De l'art de naviguer à
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trafic de stupéfiants, Dr. pénal 2008. Étude 6 ; La vie l'air du catalogue, RSC 2009.
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Gaz. Pal. 29-30 sept. 2000, p. 2s. ; Le temps de la 2007. Chron. 1248 .
Gaz. Pal. 29-30 sept. 2000, p. 2s. ; Le temps de la 2007. Chron. 1248 .

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pris qui croyait prendre ? Les dispositifs de sanction et de réflexion est indispensable, AJ pénal
pris qui croyait prendre ? Les dispositifs de sanction et de réflexion est indispensable, AJ pénal
pris qui croyait prendre ? Les dispositifs de sanction et de réflexion est indispensable, AJ pénal
pris qui croyait prendre ? Les dispositifs de sanction et de réflexion est indispensable, AJ pénal
pris qui croyait prendre ? Les dispositifs de sanction et de réflexion est indispensable, AJ pénal
pris qui croyait prendre ? Les dispositifs de sanction et de réflexion est indispensable, AJ pénal
pris qui croyait prendre ? Les dispositifs de sanction et de réflexion est indispensable, AJ pénal
pris qui croyait prendre ? Les dispositifs de sanction et de réflexion est indispensable, AJ pénal

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Nullité de la mise en examen, AJ pénal 2005. 145 . - PRADEL, L'incidence du secret
Nullité de la mise en examen, AJ pénal 2005. 145 . - PRADEL, L'incidence du secret
Nullité de la mise en examen, AJ pénal 2005. 145 . - PRADEL, L'incidence du secret
Nullité de la mise en examen, AJ pénal 2005. 145 . - PRADEL, L'incidence du secret

145

Nullité de la mise en examen, AJ pénal 2005. 145 . - PRADEL, L'incidence du secret

. - PRADEL, L'incidence du secret médical sur le cours de la justice pénale, JCP 1969. I. 2234 ; La mise en état des

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215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
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215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition
215 . - VOUIN, Le malheureux article 105, D. 1974. Chron. 1. Généralités 1 . Définition

Généralités

1 . Définition du mot « instruction ». - L'instruction, c'est tout d'abord l'ordre, la directive donnée par un supérieur à un subordonné et, comme tel, le mot s'utilise habituellement au pluriel : on donne des instructions. C'est alors une forme d'information communiquée en tant que commande. Mais c'est aussi l'acte d'instruire quelqu'un, enseigner, éduquer, même si l'on a abandonné le ministère de l'Instruction publique au profit de celui de l'Éducation nationale. Et c'est à la fois l'ensemble des connaissances acquises par le travail ou l'étude. C'est alors une forme d'information communiquée comme une explication.

2. C'est en ce sens qu'il faut entrevoir le mot « instruction » appliqué au droit : l'instruction en matière civile ou en matière pénale, c'est une mise en état des affaires, c'est-à-dire la clarification préalable nécessaire au jugement. Curieusement, on parle d'instruire un dossier comme si on éduquait ou on renseignait une collection d'écrits, de procès-verbaux, des procès- verbaux qui racontent une histoire. D'ailleurs, le synonyme de l'instruction, c'est l'information. Dire que le juge informe, c'est en fait dire qu'il recueille des informations. Ainsi, le juge d'instruction instruit un dossier qui instruira ceux qui le jugeront.

3. Phase de la procédure pénale dirigée par un juge spécialisé. - L'instruction préparatoire, également appelée information, est une phase de la procédure pénale dirigée par un juge spécialisé (V. Juge d'instruction) qui a pour objet de rechercher l'existence d'une infraction, de déterminer quels en sont les auteurs, de préciser les circonstances dans lesquelles elle a été commise et lorsque cet ensemble d'éléments constitue à l'égard des auteurs des charges suffisantes d'aboutir au renvoi de

ceux-ci devant la juridiction de jugement compétente. Elle peut être aussi définie comme la phase du procès au cours de laquelle l'action publique étant mise en mouvement, des organes judiciaires spécialisés, notamment le juge d'instruction et, le cas échéant, au second degré, la chambre de l'instruction (appelée « chambre d'accusation » jusqu'à l'entrée en vigueur de la loi n o 2000-516 du 15 juin 2000, « présomption d'innocence » [JO 16 juin, rect. 8 juill., Code de procédure pénale Dalloz]. - V. Chambre de l'instruction) recueillent les éléments nécessaires au jugement et décident de la suite à donner à la poursuite (PRADEL, L'instruction préparatoire, 1990, Cujas, p. 8).

4 . L'instruction est l'oeuvre du juge, en général du premier degré. - Elle se distingue par là de l'enquête, oeuvre de police judiciaire (V. Enquête de flagrance et Enquête préliminaire). Elle a été confiée par le code d'instruction criminelle de 1808 (inspiré de l'Ord. de 1670) au juge d'instruction (V. Juge d'instruction).

5. Information menée par le juge d'instruction. - La présente rubrique s'en tient à l'information menée par le juge d'instruction,

Chambre de l'instruction). Certains des actes du juge Appel, Commission rogatoire, Détention provisoire,

le rôle de la chambre de l'instruction étant examiné par ailleurs (V. d'instruction font également l'objet de rubriques distinctes (V.

Expertise, Juge des libertés et de la détention, Nullités de procédure, Mandats, Perquisition - saisie - visite domiciliaire, Restitution et Témoin assisté).

Chapitre 1 - Préliminaires

Section 1 - Éléments d'histoire utiles à la compréhension de l'institution

Art. 1 - Tradition du juge d'instruction

6. Procédure inquisitoire. - La procédure inquisitoire peut être définie comme une procédure dans laquelle le juge peut se saisir lui-même à la différence de la procédure accusatoire dans laquelle ce sont les parties qui mènent le procès pénal devant un juge impartial. Elle est traditionnellement écrite, secrète, non contradictoire et est divisée en plusieurs phases. Dans la première, l'instruction proprement dite, le juge joue un rôle actif dans la recherche des preuves. C'est en effet un principe traditionnel de notre droit judiciaire que les fonctions d'instruction sont à la fois distinctes de celles de poursuite, exercées en principe par le ministère public (V. Action publique et Ministère public), et de jugement. Toutefois, ce principe connaît un certain nombre d'exceptions dont la plus flagrante est sans doute la possibilité donnée au juge des enfants d'instruire l'affaire et de la juger en tout cas dès lors qu'il s'agit de l'audience du juge des enfants. En effet, le Conseil constitutionnel, dans ses décisions des 8 juillet et 4 août 2011, ne permet plus que le juge des enfants, « qui a été chargé d'accomplir les diligences utiles pour parvenir à la manifestation de la vérité et qui a renvoyé le mineur devant le tribunal pour enfants », préside cette juridiction, qu'il s'agisse du tribunal correctionnel pour mineurs ou du tribunal pour enfants (V. Enfance délinquante) Mais on peut noter aussi que le magistrat instructeur jugeait lui-même de la condamnation du témoin récalcitrant jusqu'à l'entrée en vigueur de la loi du 15 juin 2000 (C. pr. pén., art. 109) et qu'il peut désormais condamner la partie civile à une amende dans les conditions fixées par l'article 177-2 du code de procédure pénale. L'article 49, alinéa 2, du même code interdit au juge d'instruction, à peine de nullité, de participer au jugement d'affaires dont il a connu en sa qualité de juge d'instruction (Crim. 27 juill. 1907, DP 1911. 1. 165), ce qui ne peut qu'être renforcé par l'exigence d'un procès équitable posée par l'article 6, paragraphe 1 er , de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (V. Droits de l'homme [Convention européenne]). De la même façon, le juge des libertés et de la détention, institué par la loi du 15 juin 2000, ne peut participer au jugement des affaires dont il a connu (C. pr. pén., art. 137-1).

7 . Ancien droit. - Si la procédure inquisitoire n'est pas absente du procès romain (procédure extra ordinem du Bas-Empire destinée aux esclaves ou aux citoyens de basse extraction), l'instruction préparatoire française trouve ses origines historiques dans la seconde moitié du XIII e siècle à un moment où le pouvoir royal s'affermit et où apparaissent, sous l'égide de la justice de l'Inquisition, des techniques de recherche de preuve en rapport avec les faits reprochés à l'intéressé et non plus basées sur sa pureté (ordalies). Suivant l'exemple du droit canonique, la procédure laïque va introduire puis développer ce type de procédure dans les ordonnances de Blois en 1498, puis de Villers-Cotterets en 1539. L'ordonnance de 1670 va préciser le rôle du lieutenant criminel, ancêtre du magistrat instructeur, qui possède des pouvoirs exorbitants dans une instruction totalement secrète et non contradictoire.

8 . Révolution et période napoléonienne. - Après une période révolutionnaire marquée par l'apparition d'une procédure plus accusatoire, à l'exemple du procès anglais, avec une instruction pénale menée par un juge de paix au premier degré et un directeur du jury au second, on note le retour dès 1801 à un pouvoir fort, et l'amoindrissement corrélatif des pouvoirs du jury, son directeur devenant l'organe essentiel avec la disparition du juge de paix. Le code d'instruction criminelle attribue le titre de juge d'instruction à un magistrat enquêteur agissant sous le contrôle de la chambre du conseil et du ministère public. L'instruction est toujours secrète, non contradictoire et écrite.

9. Du code d'instruction criminelle au code de procédure pénale. - Depuis l'entrée en vigueur du code d'instruction criminelle et jusqu'à l'entrée en vigueur du nouveau code de procédure pénale, les principales réformes ont été les suivantes :

… suppression de la chambre du conseil en 1856 avec acquisition par le juge d'instruction des fonctions juridictionnelles ; … apparition de la défense après un débat conflictuel en 1897 ; … désormais, l'inculpé peut être assisté d'un avocat quand il est entendu par le juge d'instruction ; … l'avocat peut également assister la partie civile à partir de 1921, etc. Le code de procédure pénale entré en vigueur le 2 mars 1959 réaffirme les principes traditionnels avec toujours le maintien de la dualité des fonctions d'enquête et de juridiction. L'instruction préparatoire doit au code de procédure pénale, avec une réglementation plus précise des pouvoirs du juge d'instruction et des droits des parties, un caractère contradictoire plus accentué. Elle lui doit aussi un accroissement sensible du rôle de la chambre d'accusation [de l'instruction], devant laquelle le débat peut être contradictoire (sur l'esprit général de ces réformes, V. BESSON, La police judiciaire et le code de procédure pénale, D. 1958. Chron. 129 ; De quelques aspects essentiels de la nouvelle procédure pénale, D. 1959. Chron. 161. - Adde :

Juge d'instruction).

Art. 2 - Modernité de la notion

10. Accroissement continuel du caractère contradictoire. - L'instruction préparatoire a connu une évolution historique tournée

vers un accroissement continuel du caractère contradictoire de ses méthodes, ce qui fait de l'instruction préparatoire française un mode de mise en état des affaires pénales très particulier, l'institution du magistrat instructeur tendant plutôt à disparaître en Europe. C'est ainsi que le juge d'instruction a disparu en Allemagne en 1974 et plus récemment en Italie, lors de la mise en place, en 1989, d'une procédure de type mixte à tendance accusatoire. Par ailleurs, dans les pays de common law, le juge d'instruction est totalement inconnu, la phase préparatoire du procès pénal étant le plus souvent à la disposition de la police sous la surveillance plus ou moins présente d'un ersatz de ministère public (le crown prosecution service anglais, par ex.).

11. Débats sur la pérennité de la notion. - La France n'a pas été exempte des débats qui ont parcouru l'Europe pour savoir si le

juge d'instruction devait survivre à la modernité. Dès 1945, le professeur DONNEDIEU de VABRES proposait de confier au procureur de la République la recherche des preuves en attribuant au « juge de l'instruction » les fonctions juridictionnelles, mais son projet ne voyait jamais le jour. Quarante-cinq ans plus tard, la commission dite « Delmas-Marty » a aussi proposé la suppression du magistrat instructeur à l'issue d'un travail de fond considérable destiné à remettre à plat les principes de procédure. Le rapport Delmas-Marty n'a pas été suivi d'effet sur ce point. Il semble que l'une des difficultés majeures, d'ailleurs clairement perçue par les membres de la commission, résidait dans la difficulté de supprimer le magistrat instructeur en ce qu'il représentait la garantie d'une instruction des affaires, indépendante du pouvoir politique. Or, le statut du ministère public, appelé à remplacer le juge d'instruction sous le contrôle d'un juge des libertés, offrait, de ce point de vue, moins de garanties. La commission parlementaire qui s'est réunie après le « cataclysme judiciaire » de l'affaire d'Outreau n'a pas touché au principe. Toutefois, en début d'année 2009, le président de la République a annoncé son intention de supprimer la fonction et une commission a déposé en septembre de la même année un rapport, dit « rapport Léger ». À la suite, un avant-projet de réforme du code de procédure pénale a été rendu public, mais on a peu à peu renoncé à l'évoquer plus avant et le juge d'instruction a une fois de plus survécu à cette rude secousse. Il semble demeurer un symbole d'indépendance de fonctionnement de la justice pénale, même si ce fonctionnement a fait l'objet de nombreuses critiques.

12. Juge d'instruction : « Janus » de la magistrature. - Le problème central est posé par le double aspect des pouvoirs que

possède le magistrat instructeur. Le juge d'instruction est un enquêteur puisqu'il dirige la police judiciaire, fait des investigations de nature à aboutir à la découverte de la vérité, réalise lui-même des auditions de témoins, des interrogatoires… De ce point de vue, il est normal qu'il s'implique personnellement dans l'enquête, qu'il en soit au coeur. Mais le juge d'instruction est aussi un juge et la qualité première de celui-ci est d'être impartial et désintéressé. Or, la prise de décisions juridictionnelles telles que le placement en détention provisoire, la délivrance de mandats ou encore le renvoi d'un intéressé devant une juridiction de jugement nécessite une distanciation importante. Juger, c'est mettre à distance. La distanciation peut-elle suivre d'aussi près l'implication ? Avec la meilleure volonté du monde, peut-on oublier son travail d'enquête pour assumer sa mission de juger ? Et cette dernière, par les possibilités coercitives qu'elle comprend, ne peut-elle servir l'enquête d'une façon contraire aux principes éthiques ? Telles sont les questions que pose ce double visage du juge d'instruction, le Janus de la magistrature (GOULESQUE et MICHAUD, Le Janus de la magistrature. Chronique du parquet et de l'instruction, RSC 1974. 666).

13. Garantie d'indépendance. - Mais, en l'état, sa garantie d'indépendance est une garantie importante du traitement égal de

tous devant la loi pénale. Aussi les réformes de ces dernières années n'ont-elles fait que tenter de réduire certains de ses pouvoirs, jugés excessifs. C'est principalement à la détention provisoire que le législateur s'est attaqué. Deux lois ont tenté de créer une collégialité du placement en détention. La première (L. n o 85-1303 du 30 déc. 1985 [D. 1986. 32]), applicable le 1 er mars 1988, créait des chambres d'instruction. Mais, à l'exception de son article 41, relatif au tableau de roulement des juges d'instruction, elle a été abrogée par la loi n o 87-1062 du 30 décembre 1987 (D. 1988. 59), c'est-à-dire avant son entrée en vigueur. Cette loi du 30 décembre 1985, qui créait des chambres de mise en détention, a aussi, avant sa mise en application, prévue pour le 1 er septembre 1989 (L. n o 89-18 du 13 janv. 1989 [D. 1989. 86]), été abrogée par la loi n o 89-461 du 6 juillet 1989 (D. 1989. 224) modifiant le régime de la détention provisoire.

14. Lois du 4 janvier 1993 et du 24 août 1993. - La loi n o 93-2 du 4 janvier 1993 (D. 1993. 134) a mis en place, pour quelques

mois seulement, un autre régime, qui ne devait être d'ailleurs que transitoire : les décisions de placement en détention et de prolongation de la détention étaient du ressort du président du tribunal de grande instance ou de son délégué. C'est effectivement en pratique le plus souvent un juge délégué par le président qui, entre le 1 er mars 1993 et le 1 er septembre de la même année, fut amené à prendre ces décisions. Il est difficile de dire si le système, mal accueilli par les magistrats en général, eût été viable tant il fut tôt supprimé par la loi n o 93-1013 du 24 août 1993 (D. 1993. 467). Certaines incohérences avaient néanmoins pu être mises à jour. Ainsi, le juge d'instruction qui avait perdu les pouvoirs de placement ou de prolongation de la détention conservait celui de répondre aux demandes de mise en liberté et de maintenir en détention. De même, on avait du mal à justifier l'intervention du juge d'instruction pour signer le mandat de dépôt après la décision du juge délégué… Loin de précipiter la mise en place de la réforme qui, selon la loi du 4 janvier 1993, devait entrer en vigueur en 1994 (un régime de collégialité de placement en détention avec échevinage non professionnel), la loi du 24 août 1993 a restauré l'ancien régime et fait recouvrer au magistrat instructeur les pouvoirs qu'il avait momentanément perdus.

15. 1993 : davantage de contradictoire. - Les lois de 1993 ont apporté à l'instruction un caractère plus contradictoire. La loi du

4 janvier 1993, commentée par une circulaire ministérielle du 27 janvier 1993 (D. 1993. 222), a supprimé la notion d'inculpation et donné un fondement législatif à la présomption d'innocence. Dans tous les textes, le mot « inculpé » est remplacé par « personne mise en examen », et le mot « conseil » par « avocat ». Elle a accru les droits des parties qui peuvent désormais solliciter du juge un certain nombre d'actes, le magistrat instructeur devant répondre à ces demandes dans un délai d'un mois (V. infra, n os 611 s. - Sur la notion nouvelle de « droit-action », V. SAINT-PIERRE, Le guide de la défense pénale, 7 e éd., 2013-2014, Guides Dalloz, p. 20, n os 005 s.). D'autres droits nouveaux ont été créés, tel le droit de demander la clôture de l'information (C. pr. pén., art. 175-1), mais la plus importante innovation réside dans le régime

nouveau des nullités qui renforce le rôle joué par la chambre d'accusation [de l'instruction] et son président puisque les

nullités de procédure doivent être présentées par les parties avant la clôture de l'information, l'ordonnance de renvoi devant le tribunal de police ou correctionnel ayant pour effet de purger les vices de la procédure. La loi du 24 août 1993, commentée par une circulaire ministérielle du 24 août 1993 (D. 1993. 474), a modifié et complété la précédente, en renforçant notamment le nécessaire formalisme des demandes des parties (V. LE GUNEHEC, La loi du 24 août 1993. Un rééquilibrage de la procédure pénale, JCP 1993. I. 3720. - DE LAROSIÈRE DE CHAMPFEU, L'instruction préparatoire à l'épreuve des lois des 4 janvier et

24 août 1993. Égalité et responsabilité, Gaz. Pal. 1996. 2. Doctr. 965). La loi du 4 janvier 1993 a également supprimé ce qu'il

était convenu d'appeler les privilèges de juridiction (V. Compétence) prévus par les articles 679 à 688 du code de procédure pénale concernant les poursuites contre les magistrats et certains fonctionnaires ou élus. Le régime actuel français peut donc être considéré comme un régime mixte fondé sur une toile de fond inquisitoriale mais qui développe de plus en plus le principe du contradictoire, encore accru par les innovations de la loi n o 2007-291 du 5 mars 2007 et par celle du 14 avril 2011. Toutefois, l'interrogatoire est encore marqué par de profondes tendances inquisitoriales ; l'avocat ne peut avoir la parole que pour poser les questions que le juge autorise et depuis l'entrée en vigueur de la loi du 15 juin 2000, pour présenter quelques observations (C. pr. pén., art. 120). Enfin, le système français refuse encore à la partie mise en examen le droit à l'accès à la procédure. Ce droit ne peut être exercé que par l'intermédiaire du conseil. Toutefois, l'avocat peut être autorisé sous certaines conditions à remettre copie au client, avec l'autorisation du juge (C. pr. pén., art. 114 et 114-1).

16. Loi du 30 décembre 1996. - La loi n o 96-1235 du 30 décembre 1996 (D. 1997. 97) avait pour objet premier de créer les

conditions d'une baisse de la détention provisoire. Néanmoins, ses dispositions ne devaient pas modifier profondément les conditions de placement en détention ni même les conditions de prolongation de celle-ci. Les principales modifications concernent la définition de l'ordre public (C. pr. pén., art. 144, al. 3, et 179), l'obligation pour le juge d'instruction de motiver son ordonnance de placement en détention provisoire sur le caractère insuffisant des obligations de contrôle judiciaire (C. pr. pén., art. 145), la modification du régime de prolongation en matière correctionnelle (C. pr. pén., art. 145-1) et en matière criminelle (C. pr. pén., art. 145-2), la modification du référé-liberté (C. pr. pén., art. 187-1. - V. Détention provisoire), l'augmentation des pouvoirs de contrôle de la chambre d'accusation (C. pr. pén., art. 220 et 221-2), la possibilité pour les avocats de transmettre une reproduction des copies de pièces obtenues à leur client avec l'obligation pour l'avocat de donner connaissance au juge de la liste des pièces et droit pour ce dernier de s'opposer à la remise.

17. Loi du 15 juin 2000. - Le législateur est à nouveau intervenu par une réforme assez profonde avec la loi n o 2000-516 du

15 juin 2000 (JO 16 juin, rect. 8 juill., Code de procédure pénale Dalloz) touchant à l'instruction préparatoire mais aussi aux

audiences de jugement, à l'exécution des peines, etc. Elle a même, presque incidemment, mis en place une réforme très importante en créant un second degré de juridiction en matière criminelle, alors que le projet était discuté depuis de longues

années. La chambre d'accusation n'est plus le second degré de juridiction obligatoire en matière criminelle et c'est le juge d'instruction qui renvoie directement devant la cour d'assises, la cour d'assises des mineurs ou le tribunal pour enfants pour les mineurs de 16 ans. En conséquence, elle en perd son nom de chambre d'accusation (anciennement chambre des mises en accusation) et devient la chambre de l'instruction. Comme le disait M. BADINTER lors des débats parlementaires (séance du

30 mars au Sénat), le nom idéal n'est pas encore trouvé : on sait en effet que cette juridiction possède des pouvoirs qui

dépassent largement le cadre de l'instruction : extradition, contentieux de l'exécution des peines, etc. La loi du 15 juin 2000, dans la continuité de celles de 1985, 1987 et du 4 janvier 1993, précitées, ôte au juge d'instruction une partie de ses pouvoirs relatifs à la détention. La réforme est plus complète que celle du 4 janvier 1993, puisque seul le juge des libertés et de la détention, nouvellement créé, peut placer en détention, prolonger la détention et rejeter une demande de mise en liberté. Le juge d'instruction constitue toutefois un filtre important puisque le ministère public continue à le saisir de ses réquisitions de placement, de prolongation ou de refus de mise en liberté. Si le juge d'instruction n'entend pas placer ou prolonger la détention, il ne saisit pas le juge des libertés et de la détention (V. toutefois l'art. 137-4, innovation de la loi du 9 mars 2004). S'il entend mettre en liberté la personne, il possède toujours le pouvoir de le faire, sur demande ou d'office. Ce n'est que dans le cas contraire que le juge des libertés et de la détention est saisi (V. Détention provisoire et Juge des libertés et de la détention).

18. Présomption d'innocence. - La loi du 15 juin 2000 renforce encore la présomption d'innocence dont elle a adopté le nom en

consacrant le principe dans un article préliminaire du code de procédure pénale, elle accroît les droits des parties, modifie les règles de mise en examen en exigeant que celle-ci succède forcément à la première comparution et aux explications fournies par la personne, elle étend le statut du témoin assisté et consacre le principe d'un juge des libertés et de la détention chargé

Détention provisoire et

Juge des libertés et de la détention)… L'esprit de la loi consiste à éviter, au moins retarder au maximum, la mise en examen dont on s'est aperçu qu'elle présentait les mêmes connotations sociales négatives que l'ancienne inculpation. La loi n o 2000- 1354 du 30 décembre 2000 (JO 31 déc., Code de procédure pénale Dalloz) a fini de compléter le dispositif en réparant certaines erreurs ou omissions de la loi du 15 juin 2000.

du placement en détention, de sa prolongation et du rejet des demandes de mise en liberté (V.

1 9 . Lois des 4 mars et 9 septembre 2002. - Les lois n o 2002-307 du 4 mars 2002 (D. 2002. 1021) et n o 2002-1138 du 9 septembre 2002 (JO 10 sept., D. 2002. 2584) ont encore modifié le code de procédure pénale dans sa partie relative à

l'instruction préparatoire. Le régime des nullités est modifié par l'introduction d'un mécanisme permettant d'obliger les parties à agir dans les six mois après chaque interrogatoire pour soulever toute nullité portant sur cet interrogatoire ou les actes antérieurs (V. infra, n os 665 s.). La loi du 9 septembre 2002 a modifié les conditions de placement et de prolongation de la

détention provisoire (V.

quels que soient la nature de l'infraction et les antécédents dès lors que la peine encourue est égale ou supérieure à trois ans. La liberté doit désormais être motivée. La procédure de référé-détention, introduite par l'article 148-1-1 du code de procédure pénale, prévoit que lorsqu'une décision de remise en liberté est prise par le juge d'instruction ou par le juge des libertés et de la détention, malgré des réquisitions contraires du procureur de la République, celui-ci dispose d'un délai de quatre heures pour introduire un référé-détention qui suspend l'exécution de la décision. La loi du 9 septembre 2002 prend également des dispositions nouvelles et plus sévères qui concernent les possibilités de placement en détention des mineurs

Détention provisoire). Dorénavant, la détention provisoire est possible en matière correctionnelle

et le contrôle judiciaire sous la forme d'un placement en centre éducatif fermé.

20. Loi « Perben II » du 9 mars 2004. - La loi n o 2004-204 du 9 mars 2004 (D. 2004. 737. - DE LAMY, La loi n o 2004-204 du

9

nécessité de lutter plus activement contre les nouvelles formes de criminalité, AJ pénal 2004. 177 . -GIUDICELLI, La garde à vue après la loi n o 2004-204 du 9 mars 2004, AJ pénal 2004. 261 . - MARIE, La montée en puissance de l'enquête, AJ pénal 2004. 283 . - DALLEST, L'ouverture d'une information judiciaire, une nécessité résiduelle, AJ pénal 2004. 346 ) apporte encore de profonds changements. Elle transpose les dispositions internationales sur le mandat d'arrêt européen, immédiatement applicables, et abroge la loi du 10 mars 1927 sur l'extradition. En ce qui concerne l'instruction préparatoire, elle met surtout en place des règles de compétence et de procédure dérogatoires du droit commun en ce qui concerne ce qui

est appelé la « criminalité organisée ». Ainsi, une liste d'infractions, prévue à l'article 706-73 du code de procédure pénale, permet la mise en place d'une garde à vue de quatre jours, de perquisition de nuit, d'infiltration, de sonorisation dont la loi du

9 mars 2004, très discutée sur ces points, donne le détail. Elle met en place des juridictions interrégionales spécialisées ayant

une compétence concurrente avec celles de droit commun. La loi du 9 mars 2004 supprime l'ordonnance de prise de corps en matière criminelle et copie le régime de détention criminelle sur l'exemple correctionnel en organisant la survie du mandat de dépôt et en introduisant la possibilité pour la cour d'assises d'en délivrer un lorsque la personne comparaît libre (V. infra, n o 844). Elle modifie assez profondément les règles sur les mandats, en introduisant en outre un nouveau mandat : le mandat de recherches (V. Mandats).

un nouveau mandat : le mandat de recherches (V. Mandats ). mars 2004 portant adaptation de

mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, D. 2004. Chron. 1910 . - MOLINS, De la

de la criminalité, D. 2004. Chron. 1910 . - MOLINS, De la 21. Loi du 5
de la criminalité, D. 2004. Chron. 1910 . - MOLINS, De la 21. Loi du 5
de la criminalité, D. 2004. Chron. 1910 . - MOLINS, De la 21. Loi du 5
de la criminalité, D. 2004. Chron. 1910 . - MOLINS, De la 21. Loi du 5

21. Loi du 5 mars 2007 sur l'équilibre de la procédure pénale. - Après l'affaire d'Outreau, plusieurs commissions ont travaillé sur

une nouvelle réforme de la procédure. La commission présidée par le procureur général VIOUT a rendu un rapport dans lequel apparaissait principalement l'idée de créer une audience obligatoire devant la chambre de l'instruction dès lors qu'il y aurait une détention provisoire depuis six mois. La commission parlementaire fit d'autres propositions, et le garde des Sceaux présenta finalement un projet, voté en urgence, qui devint la loi n o 2007-291 du 5 mars 2007 relative à l'équilibre de la procédure pénale (JO 6 mars). Cette loi crée de nouveaux pôles de l'instruction, destinés à permettre une instruction à plusieurs. Elle reprend l'idée d'une audience de contrôle, qui perd toutefois son caractère obligatoire et peut être demandée au président de la chambre de l'instruction dès la fin du troisième mois de détention. La chambre de l'instruction acquiert, lors de cette audience à tendance générale, des pouvoirs exorbitants du droit commun, et notamment celui de donner des injonctions au juge d'instruction. La loi du 5 mars 2007 instaure un principe contradictoire lors de la rédaction d'une expertise et modifie considérablement les règles de clôture de l'information, pour permettre aux parties de discuter la teneur du réquisitoire définitif avant que le juge ne tranche sur le renvoi de la personne (sur le rapport Léger, V. supra, n o 11).

22. Modernité de l'information judiciaire en 2013. - Le législateur national est de plus en plus soumis à la pression qui nous

vient de la Cour européenne des droits de l'homme. Les arrêts Mathéron (CEDH 29 mars 2006, req. n o 57752/00, Mathéron c/ France, RSC 2006. 663, obs. Massias ; JCP 2005. 10091, note Di Raimondo), Medvedyev (CEDH, gr. ch., 29 mars 2010, req. n o 3394/03 , Medvedyev c/ France, AJDA 2010. 648 ; D. 2010. 1386, note Renucci ; D. 2010. 952 , entretien Spinosi ; D. 2010. Point de vue 970, note Rebut ; D. 2010. Point de vue 1390, note Hennion-Jacquet ; RSC 2010. 685, obs. Marguénaud ), Salduz (CEDH, gr. ch., 27 nov. 2008, req. n o 36391/02, Salduz c/ Turquie, JCP 2009. I. 104, chron. Sudre), Danayan (CEDH 13 oct. 2009, req. n o 7377/03 , Danayan c/ Turquie, D. 2009. 2897, note Renucci ; AJ pénal 2010. 27, étude Saas ; RSC 2010. 231, obs. Roets ), Taxquet (CEDH 13 janv. 2009, req. n o 926/05, Taxquet c/ Belgique, D. 2009. 1058, note Renucci ; Just. et cass. 2011. 241, étude Mathon ; RFDA 2009. 677, étude Berthier et Caire ; RSC 2009. 657, obs. Marguénaud , conf. en grande chambre le 16 nov. 2010, mais avec une motivation construite différemment), Brusco (CEDH 14 oct. 2010, req. n o 1466/07 , Brusco c/ France, D. 2010. 2950, note Renucci ; D. 2010. 2425 , édito Rome ; D. 2010. 2696 , entretien Mayaud ; D. 2010. 2783, chron. Pradel ; D. 2010. Point de vue 2850, par Guérin ; RSC 2011. 211, obs. Roets ) et Moulin (CEDH 23 nov. 2010, req. n o 37104/06 , Moulin c/ France) ont très récemment bouleversé le regard porté sur des sujets aussi fondamentaux que le statut du parquet, la garde à vue, la motivation des arrêts des cours d'assises. Le législateur a montré un retard certain à réagir et les imbroglios récents relatifs à la garde à vue (V. Commission rogatoire) en sont l'illustration la plus flagrante. Par ailleurs, il faut parler de la révolution que constitue la nouvelle question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Cette nouveauté capitale a déjà invalidé en tout ou partie ou apporté des modifications pratiques, par le biais des réserves d'interprétation, aux règles de garde à vue (loi antérieure à celle du 14 avr. 2011 et loi du 14 avr. 2011), aux délais de présentation dans le cadre de l'article 803-3 du code de procédure pénale, à celles relatives à l'exécution du mandat d'amener, à l'audition libre, aux avocats désignés en matière de terrorisme, au droit d'appel des parties, à la notification du réquisitoire définitif aux parties, à celle des réquisitions et de l'avis du juge d'instruction sur demande de mise en liberté, au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), à la procédure relative au secret défense, à la rédaction du procès-verbal de présentation devant le procureur de la République ou le juge des libertés et de la détention (JLD), à la réserve du contentieux de la détention provisoire, au remboursement des frais exposés pour sa défense par la partie civile, pour ne citer que ceux relatifs à l'instruction préparatoire, auxquels il faut ajouter les décisions relatives au code des douanes ou à la composition du tribunal pour enfants. C'est dire s'il est désormais insuffisant de suivre la production pourtant pléthorique du Parlement pour savoir comment instruire…

pléthorique du Parlement pour savoir comment instruire… Section 2 - Évolution des caractères généraux de
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Section 2 - Évolution des caractères généraux de l'instruction préparatoire

23. Cette évolution historique a, bien entendu, eu des conséquences sur les caractères généraux traditionnellement attachés

à l'instruction préparatoire, tendant le plus souvent à amoindrir leur côté absolu. On peut toujours dire, néanmoins, que l'instruction possède quatre caractères principaux : elle est, sauf exception, facultative ; elle est secrète ; elle est écrite, mais sans doute de moins en moins ; le juge en est son maître d'oeuvre.

Art. 1 - L'instruction préparatoire est en général facultative

24. L'instruction préparatoire est tantôt obligatoire, tantôt facultative. - Dans ce dernier cas, l'opportunité d'y recourir est laissée

à l'appréciation du ministère public, sous réserve toutefois du droit, pour la victime d'une infraction, de saisir le juge

d'instruction d'une plainte avec constitution de partie civile qui l'oblige à informer (V. infra, n os 103 s. - V.

Action publique).

L'instruction préalable est obligatoire en matière de crime. Elle est, en principe, facultative en matière de délit et de contravention (C. pr. pén., art. 79). En matière de délit, elle est notamment obligatoire pour toute poursuite dirigée contre un mineur pénal (Ord. n o 45-174 du 2 févr. 1945 [D. 1945. 41], art. 5) ; elle l'est également en matière de spéculation illicite (V. Valeurs mobilières et instruments financiers). Lorsqu'elle est obligatoire, le recours à l'instruction présente un caractère substantiel qui a pour conséquence la nullité de tout acte de poursuite accompli postérieurement au moment où s'est révélée la nécessité de ce recours.

Art. 2 - L'instruction préparatoire est écrite

25. Procédure écrite. - À la différence de l'instruction à l'audience, l'instruction préalable est une procédure écrite (C. pr. pén.,

art. 81) ; le juge d'instruction est assisté d'un greffier. La présence de celui-ci est obligatoire à tous les actes d'information ; elle doit être constatée dans l'acte et celui-ci doit porter la signature du greffier (Crim. 11 avr. 1959, Bull. crim. n o 213). De même, la procédure devant la chambre de l'instruction est encore gouvernée par les écrits. Les débats ne suscitaient d'ailleurs, jusqu'à la loi du 5 mars 2007, que des observations sommaires (C. pr. pén., art. 199), alors que les parties avaient pu, précédemment, déposer des mémoires (C. pr. pén., art. 198). Le caractère écrit de l'instruction n'a jamais été modifié, même si l'introduction des moyens audiovisuels permet d'enregistrer les mineurs victimes d'infraction (C. pr. pén., art. 706-52) ou si la visioconférence est désormais consacrée par le code de procédure pénale (C. pr. pén., art. 706-71). L'article 4 de l'ordonnance du 2 février 1945 dispose aussi que « les interrogatoires des mineurs placés en garde à vue visés à l'article 64 du code de procédure pénale font l'objet d'un enregistrement audiovisuel ». Un procès-verbal de toutes ces opérations n'en demeure pas moins indispensable. La loi du 5 mars 2007 prévoit aussi, depuis le 1 er juin 2008, l'enregistrement des interrogatoires en matière criminelle, que ce soit en garde à vue (C. pr. pén., art. 64-1) ou devant le juge d'instruction (C. pr. pén., art. 116-1).

26. Copie de tous les actes et de toutes les pièces. - Il doit être établi une copie de tous les actes d'information ainsi que de

toutes les pièces de la procédure (C. pr. pén., art. 81, al. 2) ; chaque copie est certifiée conforme par le greffier ou l'officier de police judiciaire commis. Toutes les pièces du dossier sont cotées et inventoriées par le greffier au fur et à mesure de leur rédaction ou de leur réception par le juge d'instruction. Il en est alors établi autant d'exemplaires qu'il est nécessaire à l'administration de la justice. Le greffier certifie la conformité du dossier reproduit avec le dossier original. Si le dessaisissement momentané a pour cause l'exercice d'une voie de recours, l'établissement des copies doit être effectué immédiatement, pour qu'en aucun cas ne soit retardée la mise en état de l'affaire prévue à l'article 194. En cas d'omission de cette formalité obligatoire, la chambre d'accusation [de l'instruction], saisie d'un appel relatif à la détention, peut ordonner un supplément d'information pour régulariser la procédure (Paris, 28 janv. 1988, D. 1988. Somm. 359, obs. Pradel) qui n'est pas nulle pour autant (Crim. 30 nov. 1981, Bull. crim. n o 315). L'absence de classement des pièces d'un dossier d'information par ordre chronologique et l'absence de cotation constituent des violations de l'article 81, alinéa 2, du code de procédure pénale. Cependant, ce non-respect, certes regrettable, ne constitue pas une formalité substantielle et une atteinte caractérisée aux droits de la défense. Ceux-ci sont en effet, en matière d'accès au dossier, garantis par les dispositions de l'article 114, alinéa 3, dudit code (Limoges, 27 févr. 1997, BICC 1 er juill. 1997, n o 866). Le double-papier tend de plus à disparaître dans les juridictions pour être remplacé par un double numérique. C'est désormais un CD-Rom que l'on remet dans ces juridictions à l'avocat qui vient consulter le dossier et qui dispose d'un poste informatique pour le faire. De même, les copies des dossiers sont très généralement remises sur support informatique.

27. Défaut de cotation. - Selon une jurisprudence constante mais qui n'est en général pas publiée, le défaut de cotation du

dossier ou d'une pièce n'entraîne pas la nullité de la procédure. La chambre criminelle utilise la formule selon laquelle il en est ainsi dès lors que ce défaut de cotation n'a pu porter atteinte aux droits de la défense. Nous n'avons pas trouvé d'exemple où le défaut de cotation aurait entraîné nullité. En revanche, on a pu voir un juge d'instruction poursuivi disciplinairement pour ne pas s'être assuré de la cotation du double de la procédure alors qu'une partie du dossier original avait été perdue.

28. Disparition de pièces. - Les articles 648 à 651 du code de procédure pénale prévoient le cas de disparition des pièces

originales d'un dossier qu'il n'a pas été possible de rétablir. Tel n'est pas le cas d'une commission rogatoire dont l'original ne figure pas au dossier mais dont l'existence a pu être rétablie par d'autres commissions rogatoires se référant à la précédente,

ce qui justifie le rejet de la demande d'annulation de la procédure (Crim. 10 mars 1993, n o 91-80.936

de la procédure (Crim. 10 mars 1993, n o 91-80.936 , Bull. crim. n o 106).

, Bull. crim. n o 106).

Art. 3 - L'instruction préparatoire est secrète

2 9 . Dire que la procédure est secrète a une double signification. - Le premier aspect constitue une exigence interne à la procédure. Il participe de l'idée affirmée que l'instruction ne doit pas être contradictoire et permettre aux parties d'avoir accès aux pièces de la procédure. La loi du 8 décembre 1897, dont les dispositions ont été à cet égard étendues à la partie civile par la loi du 22 mars 1921 (DP 1921. 4. 6), a levé, au profit des parties assistées d'un conseil, le secret de l'information et ce principe est en recul constant. L'autre aspect concerne la publicité de la procédure par rapport aux tiers. Discuté depuis de nombreuses années, le principe demeure inscrit dans le code de procédure pénale dans son article 11. Nous étudierons dans le présent article 3 le secret de l'instruction sous son aspect externe puisque l'accès des parties à la procédure sera détaillé dans les règles posées pour l'interrogatoire (V. infra, n os 432 s.).

30. Évolution. - Absolu dans l'ancien droit, le principe du secret de l'information, qui avait été aboli par la loi des 16 au

29 septembre 1791, a été considéré comme rétabli par le code d'instruction criminelle. La doctrine et de nombreux arrêts, s'inspirant du système général du code et s'appuyant sur quelques rapprochements de textes, étaient d'accord (HÉLIE, Traité de l'instruction criminelle, t. 4, 1866, Plon, n o 1826. - GARRAUD, Traité d'instruction criminelle, t. 3, 1907-1929, Sirey, n o 768. - Crim. 20 sept. 1847, DP 1848. 1. 20. - Crim. 5 juill. 1855, DP 1855. 1. 432. - Crim. 6 janv. 1893, DP 1893. 1. 102). Aux termes de l'article 11 du code de procédure pénale : « Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète. Toute personne qui concourt à cette

procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines des articles 226-13 et 226-14 du code pénal ». La loi du 9 mars 2004 a introduit un article 11-1, ainsi rédigé : « Sur autorisation du procureur de la République ou du juge d'instruction selon les cas, peuvent être communiqués à des autorités ou organismes habilités à cette fin par arrêté du ministre de la Justice des éléments de procédure judiciaire en cours permettant de réaliser des recherches ou enquêtes scientifiques ou techniques destinées notamment à prévenir la commission d'accidents ou de faciliter l'indemnisation des victimes ou la prise en charge de la réparation de leur préjudice. Les agents de ces autorités ou organismes sont alors tenus au secret professionnel en ce qui concerne ces infractions, dans les conditions et sous les peines des articles 226-13 et 226- 14 du code pénal ». L'article A1 du code de procédure pénale, modifié par le décret n o 2012-597 du 27 avril 2012 et par un arrêté du 24 janvier 2013, donne la liste des autorités ou organismes que le procureur de la République ou le juge d'instruction selon le cas peut, conformément aux dispositions de l'article 11-1, autoriser à se faire délivrer une copie des pièces d'une procédure judiciaire en cours. La loi du 15 juin 2000 a ouvert au ministère public la possibilité de rendre publics certains éléments tirés de la procédure (V. infra, n o 33).

31. Personnes concourant à la procédure. - La première difficulté concerne la liste des personnes qui concourent à la procédure.

S'il n'y a pas de difficulté à y inclure les magistrats, auditeurs de justice, greffiers, officiers de police judiciaire, experts, interprètes, les avocats semblent quant à eux tenus au respect des règles de leur profession (en vertu des règles de droit commun sur le secret professionnel et de l'art. 160 du décret n o 91-1197 du 27 nov. 1991 [D. 1991. 490]), ce qui porte en fait les mêmes conséquences. En revanche, n'y sont pas astreints les personnes mises en examen, les témoins et victimes, la partie civile (Crim. 9 oct. 1978, Bull. crim. n o 263 ; D. 1979. 185, note Chambon ; Gaz. Pal. 1979. 1. 245 ; RSC 1979. 560, obs. Levasseur), la personne civilement responsable et les journalistes. La partie civile peut même produire des extraits du dossier pénal devant une juridiction civile (Civ. 2 e , 21 janv. 1981, Bull. civ. II, n o 13). Le juge d'instruction peut violer le secret de l'instruction lorsqu'il s'agit pour lui de se défendre en justice (Crim. 11 juin 2002, n o 01-85.237 . - Et Crim. 11 févr. 2003, n o 01-86.685 , D. 2004. Somm. 317, obs. de Lamy ). À l'article 11, qui est général, s'ajoutent les dispositions de l'article 98 qui sanctionnent le délit de divulgation de documents saisis (V. Perquisition - saisie - visite domiciliaire). S'y ajoute aussi le délit institué par la loi du 9 mars 2004, modifié par celle n o 2005-1549 du 12 décembre 2005 et prévu par l'article 434-7-2 du code pénal (V. infra, n o 40).

434-7-2 du code pénal (V. infra, n o 40 ). 32. Avocat. - S'il ne concourt
434-7-2 du code pénal (V. infra, n o 40 ). 32. Avocat. - S'il ne concourt
434-7-2 du code pénal (V. infra, n o 40 ). 32. Avocat. - S'il ne concourt

32. Avocat. - S'il ne concourt pas à la procédure au sens de l'article 11 du code de procédure pénale, il résulte de l'article 160

du décret du 27 novembre 1991 que l'avocat ne doit commettre aucune divulgation contrevenant au secret professionnel et doit notamment respecter le secret de l'instruction en matière pénale (V. Secret professionnel). Caractérise le délit de violation du secret professionnel la cour d'appel qui constate que l'avocat de la personne mise en examen a sciemment révélé à une personne étrangère à la procédure le contenu d'un acte couvert par le secret de l'instruction (Crim. 18 sept. 2001, n o 00-86.518 , Bull. crim. n o 179 ; JCP 2001. IV. 2170 ; D. 2001. IR 3171 ). Toutefois, l'avocat mis en examen pour son

activité personnelle, fût-elle en relation avec des faits reprochés à son client, ne saurait, pour arguer de nullité ses auditions et interrogatoires devant le juge d'instruction, invoquer son obligation au secret professionnel et prétendre qu'il devait en être délié par le bâtonnier de l'Ordre ou par son client (Crim. 26 juin 1995, JCP 1995. IV. 2380). Il résulte de l'article 160 du décret du 27 novembre 1991 que l'avocat ne peut communiquer à quiconque, sauf à son client pour les besoins de sa défense, des renseignements concernant des procédures pénales (Crim. 18 déc. 2001, n o 01-84.170 , Bull. crim. n o 273 ; JCP 2002. IV. 1394). Il en est de même lorsque la cour d'appel constate que l'avocat a révélé à un tiers, fût-ce avec l'accord de son client, le contenu de leur entretien avant la première comparution devant le juge d'instruction (Crim. 27 oct. 2004, n o 04-

, Bull. crim. n o 259). C'est désormais l'article 5 du décret n o 2005-790 du 12 juillet 2005 (JO 16 juill., D. 2005. 1991)

81.513

qui dispose que « l'avocat respecte le secret de l'enquête et de l'instruction en matière pénale, en s'abstenant de communiquer, sauf à son client pour les besoins de la défense, des renseignements extraits du dossier, ou de publier des documents, pièces ou lettres intéressant une enquête ou une information en cours. Il ne peut transmettre de copies de pièces ou actes du dossier de la procédure à son client ou à des tiers que dans les conditions prévues à l'article 114 du code de procédure pénale ». Un certain nombre de tempéraments sont apportés à ces principes.

nombre de tempéraments sont apportés à ces principes. 33. Secret non opposable au ministère public. -
nombre de tempéraments sont apportés à ces principes. 33. Secret non opposable au ministère public. -
nombre de tempéraments sont apportés à ces principes. 33. Secret non opposable au ministère public. -
nombre de tempéraments sont apportés à ces principes. 33. Secret non opposable au ministère public. -

33. Secret non opposable au ministère public. - Traditionnellement, le secret n'est pas opposable au ministère public qui, dans

l'exercice des missions que la loi lui attribue, notamment en matière disciplinaire, a qualité pour apprécier l'opportunité de communiquer au juge une procédure judiciaire de nature à l'éclairer (Civ. 1 re , 10 juin 1992, n o 91-17.028 , D. 1994.

Somm. 140

lui confie : jonction des pièces d'une autre procédure à condition qu'elle ait un caractère contradictoire et que les autres parties puissent en débattre (Crim. 11 mars 1964, D. 1964. Somm. 87 ; Gaz. Pal. 1964. 1. 57. - Crim. 26 mai 1976, Bull. crim. n o 186 ; D. 1976. IR 231. - Crim. 30 nov. 1976, Bull. crim. n o 345 ; D. 1977. IR 65), même s'il s'agit d'une information en cours (Crim. 16 mars et 2 oct. 1981, Bull. crim. n os 91 et 256), poursuites à partir de faits établis au cours d'une autre procédure suivie contre un tiers (Crim. 11 janv. 1967, Bull. crim. n o 22), communication de pièces d'une information en cours à une juridiction civile ou commerciale (Com. 15 nov. 1961, JCP 1962. II. 12636, note Gavalda. - Civ. 2 e , 24 oct. 1968, Bull. civ. Il, n o 251. - Civ. 2 e , 21 janv. 1981, Gaz. Pal. 1981. 1. 354). La loi du 15 juin 2000 a consacré ce principe en ajoutant un alinéa à l'article 11 ainsi rédigé : « Toutefois, afin d'éviter la propagation d'informations parcellaires ou inexactes ou pour mettre fin à un trouble à l'ordre public, le procureur de la République peut, d'office et à la demande de la juridiction d'instruction ou des parties, rendre publics des éléments objectifs, tirés de la procédure, ne comportant aucune appréciation sur le bien-fondé des charges retenues contre les personnes mises en cause ». La difficulté est sans doute à la fois de déterminer ce qui constitue un « élément objectif » et de ne rien laisser paraître du « bien-fondé des charges » alors que la simple annonce d'une mise en examen, d'une incarcération, sont autant d'éléments qui peuvent les laisser supposer.

), qui peut puiser dans une procédure les éléments indispensables à l'accomplissement des missions que la loi

à l'accomplissement des missions que la loi 34. Transmission de copies de pièces aux assurances. -
à l'accomplissement des missions que la loi 34. Transmission de copies de pièces aux assurances. -

34. Transmission de copies de pièces aux assurances. - La transmission de copies de pièces aux assurances en matière par

exemple d'accidents de circulation n'est réglée que par une circulaire (Circ. du 5 mai 1977 sur la « simplification et accélération de la communication des procès-verbaux d'accidents de la circulation ». - Sur les modalités de délivrance des expéditions de pièces d'une enquête terminée par une décision de classement sans suite ou d'une information clôturée par une ordonnance de non-lieu, V. C. pr. pén., art. R. 155 et 156). Cette délivrance ne peut jamais porter sur une pièce déclarée nulle et retirée

du dossier en application de l'article 174 du code de procédure pénale. Les juridictions d'instruction et de jugement peuvent communiquer au Conseil de la concurrence, sur sa demande, les procès-verbaux ou rapports d'enquête ayant un lien direct avec des faits dont le Conseil est saisi, ce qui suspend le cours de la prescription. Le Conseil, consulté par les juridictions sur les pratiques anticoncurrentielles, peut donner un avis (C. com., art. L. 463-5, anc. Ord. abrogée et codifiée n o 86-1243 du 1 er déc. 1986, art. 26 [D. 1987. 3]). En imposant aux gardes-chasses nationaux de transmettre aux présidents des fédérations départementales de chasseurs une copie des procès-verbaux d'infractions dressés par leurs soins, le directeur de l'Office national de la chasse méconnaît les dispositions de l'article 11 du code de procédure pénale aux termes duquel « sauf dans les cas où la loi en dispose autrement […] la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète » (CE 8 mars 1999, req. n o 187652 , Assoc. pour la protection des animaux sauvages, D. 1999. IR 108 ).

pour la protection des animaux sauvages, D. 1999. IR 108 ). 35. Exception au profit de
pour la protection des animaux sauvages, D. 1999. IR 108 ). 35. Exception au profit de

35. Exception au profit de la commission d'indemnisation des victimes. - L'article 706-6 du code de procédure pénale dispose

que « la commission [d'indemnisation des victimes] ou son président peut procéder ou faire procéder à toutes auditions et investigations utiles, sans que puisse leur être opposé le secret professionnel. Ils peuvent se faire communiquer copie des procès-verbaux constatant l'infraction ou de toutes les pièces de la procédure pénale, même en cours ». Toutefois, « les renseignements ainsi recueillis ne peuvent être utilisés à d'autres fins que l'instruction de la demande d'indemnité et leur divulgation est interdite ».

36. Enquêtes ou informations en cours. - L'article 11 ne concerne que les enquêtes ou les informations en cours. L'interdiction

commence avec l'ouverture de l'enquête ou de l'information et cesse en même temps qu'elle, notamment devant les juridictions de jugement dont les débats sont publics (V. Instruction à l'audience). Les dispositions des articles 11 et 197 du code de procédure pénale sont sans application après la clôture de l'instruction. Aussi, la partie civile est-elle en droit de communiquer à un tiers, pour les besoins de sa défense dans une procédure civile, les copies des pièces de la procédure pénale (Civ. 2 e , 7 janv. 2010, n o 08-14.378 , Bull. civ. II, n o 3 ; Dr. pénal 2010. Comm. 29).

, Bull. civ. II, n o 3 ; Dr. pénal 2010. Comm. 29). 37. Liberté de

37. Liberté de l'information et secret de l'instruction. - La liberté de l'information est un principe contradictoire avec le secret de

l'instruction et l'articulation des deux semble susciter des difficultés insolubles. La limite à la liberté d'expression est justifiée par les impératifs de protection des droits d'autrui, au nombre desquels figure la présomption d'innocence, par la préservation d'informations confidentielles, ainsi que par la garantie de l'autorité et de l'impartialité du pouvoir judiciaire (Crim. 19 juin 2001, D. 2001. 2538, note Beignier et de Lamy ). Après avoir posé pour directive générale que l'article 11 doit être appliqué avec discernement, l'article C. 24 considère, en s'appuyant sur les articles 38, 3 bis et 39-1 de la loi modifiée du 29 juillet 1881, que la règle du secret doit être assouplie lorsque l'intérêt même de l'instruction le commande (diffusion de renseignements permettant d'identifier un fugitif, de retrouver un objet volé, portraits-robots, appel à d'éventuels témoins invités à se révéler, etc. - V. Presse [Procédure]). Il admet généralement que le procureur de la République fournisse à la presse un communiqué écrit. Mais il rappelle qu'il existe des procédés de divulgation à proscrire en tout état de cause, notamment la pratique de la conférence de presse au cours de l'information. Une autre circulaire du 22 avril 1985 invite les parquets à recourir plus souvent aux communiqués « afin de mettre un terme à la propagation des rumeurs ou de contrevérités ». Nous avons dit que la loi du 15 juin 2000 avait fait entrer dans le code de procédure pénale ce qui ne transparaissait alors que dans des circulaires (V. supra, n o 33). L'article 11 devait être complété par les dispositions de l'article 2 de la loi du 2 juillet 1931 (DP 1931. 4. 289) qui interdisait de publier, avant décision judiciaire, toute information relative à des constitutions de partie civile faites en application de l'article 85 du code de procédure pénale (constitution initiale mettant en mouvement l'action publique). Cette disposition était applicable même si les faits avaient déjà reçu une certaine publicité par d'autres voies (Crim. 15 nov. 1960, Bull. crim. n o 519). Mais un arrêt du 16 janvier 2001 (D. 2001. Somm. 1067 ) a estimé que la loi de 1931 était contraire à l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La loi du 9 mars 2004 en a tiré les conséquences en abrogeant purement et simplement la loi du 2 juillet 1931. Par ailleurs, dans un arrêt Mor contre France (CEDH 15 déc. 2011, req. n o 28198/09 , D. 2012. 100, obs. Lavric ; JCP 2012, p. 26, obs. Pastre-Belda), la Cour européenne des droits de l'homme juge contraire à l'article 10 la condamnation pour violation du secret professionnel d'une avocate qui s'était exprimée dans la presse à propos d'un rapport d'expertise couvert par le secret de l'instruction. La Cour estime que les informations révélées par l'avocate portaient sur une question d'intérêt général liée à la santé publique et que ces informations avaient déjà été largement diffusées par des organes de presse (V. aussi FRANÇOIS, La liberté d'expression de l'avocat confrontée à son obligation de respect du secret professionnel, D. 2012. 667 ).

de respect du secret professionnel, D. 2012. 667 ). 38. Audience publique devant la chambre de
de respect du secret professionnel, D. 2012. 667 ). 38. Audience publique devant la chambre de
de respect du secret professionnel, D. 2012. 667 ). 38. Audience publique devant la chambre de
de respect du secret professionnel, D. 2012. 667 ). 38. Audience publique devant la chambre de
de respect du secret professionnel, D. 2012. 667 ). 38. Audience publique devant la chambre de

38. Audience publique devant la chambre de l'instruction et le juge des libertés et de la détention. - La personne mise en examen

ou son conseil peuvent demander, dès l'ouverture des débats devant la chambre de l'instruction, que ceux-ci se déroulent en audience publique (V. Chambre de l'instruction). Cette disposition, qui n'était valable que pour les débats relatifs à la détention provisoire, a été étendue à toutes les affaires par la loi du 15 juin 2000 (C. pr. pén., art. 199). La publicité est devenue le principe par l'effet de la loi du 5 mars 2007, dont les dispositions sur ce point sont entrées en vigueur immédiatement. La publicité est également la règle lorsque la chambre de l'instruction se réunit pour une audience de contrôle (C. pr. pén., art. 221-3). De même, les débats contradictoires devant le juge des libertés et de la détention, qui pouvaient être

publics si la personne majeure en faisait la demande, sont désormais, depuis le 1 er juillet 2007, publics sauf si le JLD s'oppose

à la demande des parties ou du ministère public (V. Détention provisoire).

39. Sanction de la violation du secret. - La violation du secret de l'instruction n'est pas sanctionnée par une nullité (Crim. 24 avr.

1984, D. 1986. 125, note Cosson). Elle ne peut entraîner l'annulation de la procédure, dès lors qu'elle est extérieure à celle-

; elle ouvre seulement droit, pour celui qui s'en prétend victime, au recours prévu par l'article 9-1 du code civil (Crim. 30 avr. 1996, n o 96-80.829 , Bull. crim. n o 183 ; Gaz. Pal. 1996. 2. Chron. dr. crim. 137). Toutefois, une violation du secret de

l'instruction, si elle est non pas postérieure, mais concomitante à l'accomplissement d'un acte de procédure, est de nature à en altérer la validité, lorsqu'il en est résulté une atteinte aux droits des parties. Justifie sa décision la chambre d'accusation [de l'instruction] qui, après avoir constaté qu'un journaliste accompagnait les policiers lors de la perquisition et des saisies qu'ils avaient filmées, relève que la violation du secret de l'instruction ainsi commise était invoquée, par la personne mise en

ci

relève que la violation du secret de l'instruction ainsi commise était invoquée, par la personne mise

examen, à seule fin d'étayer ses propres déclarations et qu'elle ne pouvait dès lors conduire à l'annulation de la procédure (Crim. 25 janv. 1996, n o 95-85.560 , Bull. crim. n o 51 ; D. 1996. Somm. 258, obs. Pradel ). Si la présence d'un stagiaire non assermenté (en l'espèce stagiaire ENA) lors de l'interrogatoire de première comparution constitue une violation du secret de l'instruction, cette violation n'entraîne pas la nullité de l'acte, le mis en examen ou son conseil n'ayant formulé aucune opposition à cette présence et s'en étant rapportés, devant la chambre d'accusation [de l'instruction], sur la demande

d'annulation présentée par le procureur de la République pour ce motif. L'irrégularité, résultant de la présence d'un tiers, n'a pas porté atteinte aux intérêts du demandeur (Crim. 27 avr. 2000, JCP 2000. IV. 1941). La violation du secret de l'instruction, réalisée par publication de photographies prises par des enquêteurs, constitue un recel résultant du délit commis par un auteur non identifié (Crim. 13 mai 1991, n o 90-83.520 , Bull. crim. n o 200 ; RSC 1992. 312, obs. Delmas-Saint-Hilaire . -

V. BESSON, Le secret de la procédure pénale et ses incidences, D. 1959. Chron. 191. - GRANIER, L'article 11 du code de

procédure pénale [Quelques réflexions sur le secret de l'information], JCP 1958. I. 1453. - LARGUIER, Le secret de l'instruction et l'article 11 du code de procédure pénale, RSC 1959. 313. - VITU, Le principe de publicité dans la procédure pénale, Ann. Fac. Toulouse 1968. 293. - ROMNICIANU, Le secret de l'instruction, thèse, Paris 2, 1973. - NAUT, Le juge d'instruction et son secret,

D. 1977. Chron. 161. - DUPUY, Un irritant problème, le secret de l'instruction, Gaz. Pal. 1978. 2. Doctr. 379. - CHEVALIER,

Quand le silence est d'or, ou les mésaventures d'un juge trop bavard [À propos de l'arrêt de la cour d'appel de Rennes du 7 mai 1979], JCP 1980. I. 2984 ; Justice pénale, police et presse, Journées d'études du 16 mai 1987, ss. la présidence de

ERRERQ, Travaux de l'Institut de sciences criminelles de Poitiers, vol. 7, 1988. - AUVRET, Le journaliste, le juge et l'innocent, RSC 1996. 625 . - DERIEUX, Secret de l'instruction et droit à l'information, LPA 1997, n o 70, p. 6. - LE CALVEZ, L'inculpation et la présomption d'innocence, Gaz. Pal. 31 oct. 1987, p. 2 s. - FARTHOUAT, La présomption d'innocence, Justices, n o 10, 1998,

p. 55 s. - MINET, En finir avec la présomption d'innocence, Libres propos, Gaz. Pal. 2-3 déc. 1994, p. 2 s. - CONTE, Pour en finir

avec une présentation caricaturale de la présomption d'innocence, Gaz. Pal. 2-3 juin 1995, p. 2 s. - MOREAU et NIORE,

Plaidoyer pour la libre communication par l'avocat des éléments d'un dossier pénal d'instruction en cours devant une juridiction étatique ou arbitrale, Gaz. Pal. 3-5 août 2003, p. 2 s.).

étatique ou arbitrale, Gaz. Pal. 3-5 août 2003, p. 2 s.). 40. Révélations d'informations connues du
étatique ou arbitrale, Gaz. Pal. 3-5 août 2003, p. 2 s.). 40. Révélations d'informations connues du
étatique ou arbitrale, Gaz. Pal. 3-5 août 2003, p. 2 s.). 40. Révélations d'informations connues du
étatique ou arbitrale, Gaz. Pal. 3-5 août 2003, p. 2 s.). 40. Révélations d'informations connues du
étatique ou arbitrale, Gaz. Pal. 3-5 août 2003, p. 2 s.). 40. Révélations d'informations connues du

40. Révélations d'informations connues du fait des fonctions. Délit prévu par l'article 434-7-2 du code pénal. - La loi du 9 mars

2004 a prévu un nouveau délit, inséré dans le code pénal sous le numéro 434-7-2, qui disposait : « Sans préjudice des droits de la défense, le fait, pour toute personne qui, du fait de ses fonctions, a connaissance en application des dispositions du code de procédure pénale, d'informations issues d'une enquête ou d'une instruction en cours concernant un crime ou un délit, de révéler, directement ou indirectement ces informations à des personnes susceptibles d'être impliquées, comme auteurs, coauteurs, complices ou receleurs, dans la commission de ces infractions, lorsque cette révélation est de nature à entraver le déroulement des investigations ou la manifestation de la vérité, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende ». Dès l'élaboration du projet, les avocats avaient attiré l'attention du législateur sur les risques que ferait encourir aux barreaux une application qui ne prendrait pas en compte le caractère intentionnel ou non de la révélation. Après la mise en examen et en détention d'un avocat à Toulouse, le législateur est intervenu à nouveau et a modifié le texte par la loi n o 2005-1549 du 12 décembre 2005 (art. 36, I [JO 13 déc.]). La nouvelle mouture incrimine ceux qui révèlent « sciemment ces informations ».

41. Violation du secret des sources. - L'article 2 de la loi de 1881, modifié par la loi du 4 janvier 2010, prévoit désormais que le

secret des sources des journalistes est protégé dans l'exercice de leur mission d'information du public. Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi. Cette atteinte ne peut en aucun cas consister en une obligation pour le journaliste de révéler ses sources. Est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources le fait de chercher à découvrir les sources d'un journaliste au moyen d'investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec un journaliste, peut détenir des renseignements permettant d'identifier ces sources. Au cours d'une procédure pénale, il est tenu compte, pour apprécier la nécessité de l'atteinte, de la gravité du crime ou du délit, de l'importance de l'information recherchée pour la répression ou la prévention de cette infraction et du fait que les mesures d'investigation envisagées sont indispensables à la manifestation de la vérité. Dès lors que l'atteinte portée au secret des sources des journalistes n'était pas justifiée par l'existence d'un impératif prépondérant

d'intérêt public et que la mesure n'était pas strictement nécessaire et proportionnée au but légitime poursuivi, les réquisitions visant à des investigations sur les lignes téléphoniques des journalistes en cause et celles des pièces dont elles étaient le support nécessaire sont annulées (Crim. 6 déc. 2011, n o 11-83.970 , Bull. crim. n o 248 ; JCP 2012, p. 102 ; D. 2012. 17, obs.

4 janvier 2010 s'étant finalement révélée

Lavric ; D. 2012. 765, obs. Dreyer ; RSC 2012. 191, note Danet ). La loi du

assez peu efficace dans la protection des atteintes injustifiées au secret des sources des journalistes, un nouveau projet, transmis au Conseil d'État pour avis en mai 2013, prévoit qu'il ne pourrait être porté atteinte à ce secret que sur autorisation du JLD (Dalloz actualité 21 mai 2013, obs. Fleuriot).

du JLD (Dalloz actualité 21 mai 2013, obs. Fleuriot). Art. 4 - instruction préparatoire et collegialité
du JLD (Dalloz actualité 21 mai 2013, obs. Fleuriot). Art. 4 - instruction préparatoire et collegialité
du JLD (Dalloz actualité 21 mai 2013, obs. Fleuriot). Art. 4 - instruction préparatoire et collegialité

Art. 4 - instruction préparatoire et collegialité

42. Pôles de l'instruction. - La loi du 5 mars 2007 avait prévu qu'au plus tard le 1 er mars 2008 seraient mis en place des pôles

de l'instruction dans certaines juridictions. L'article 52-1 du code de procédure pénale dispose que « dans certains tribunaux de grande instance, les juges d'instruction sont regroupés au sein d'un pôle de l'instruction. Les juges d'instruction composant un pôle de l'instruction sont seuls compétents pour connaître des informations en matière de crime. Ils demeurent compétents en cas de requalification des faits en cours d'information ou lors du règlement de celle-ci. Ils sont également seuls compétents pour connaître des informations donnant lieu à une cosaisine conformément aux articles 83-1 et 83-2. La liste des tribunaux dans lesquels existe un pôle de l'instruction et la compétence territoriale des juges d'instruction qui le composent sont déterminées par décret. Cette compétence peut recouvrir le ressort de plusieurs tribunaux de grande instance. Un ou plusieurs juges d'instruction peuvent être chargés, en tenant compte s'il y a lieu des spécialisations prévues par les articles 704, 706-2, 706-17, 706-75-1 et 706-19, d'organiser l'activité des juges d'instruction au sein du pôle, dans des conditions fixées par décret ».

pour lesquelles plusieurs juges d'instruction sont désignés.

44. Fonctionnement de la juridiction avec pôle : ouverture de l'information. - Il n'existe pas d'obligation d'ouvrir une information

devant plusieurs juges d'instruction en matière criminelle. En revanche, cette information ne peut plus être ouverte devant une juridiction sans pôle. Par ailleurs, l'ouverture de l'information dans les juridictions avec pôle s'accompagne de la possibilité, pour les parties et le procureur de la République, de solliciter une cosaisine dans toutes les affaires. En effet, l'article 83-1 du code de procédure pénale dispose que « lorsque la gravité ou la complexité de l'affaire le justifie, l'information peut faire l'objet d'une cosaisine selon les modalités prévues par le présent article. Le président du tribunal de grande instance dans lequel il existe un pôle de l'instruction ou, en cas d'empêchement, le magistrat qui le remplace, désigne, dès l'ouverture de l'information, d'office ou si le procureur de la République le requiert dans son réquisitoire introductif, un ou plusieurs juges d'instruction pour être adjoints au juge d'instruction chargé de l'information ». Bien que la décision rendue par le président de la juridiction ne soit pas susceptible de voie de recours, la partie ou le procureur peut saisir le président de la chambre de l'instruction (V. infra, n o 52). La cosaisine sollicitée par les parties le sera le plus souvent pendant le cours de l'information (V. infra, n os 50 s.).

45. Fonctionnement de la juridiction sans pôle : ouverture de l'information. - L'article 80 du code de procédure pénale prévoit la

procédure adéquate lorsque le procureur de la République requiert une cosaisine et en matière criminelle : « En matière criminelle, ainsi que lorsqu'il requiert une cosaisine, le procureur de la République près le tribunal de grande instance au sein duquel il n'y a pas de pôle de l'instruction est compétent pour requérir l'ouverture d'une information devant les magistrats du pôle territorialement compétents pour les infractions relevant de sa compétence en application de l'article 43, y compris en faisant déférer devant eux les personnes concernées. Toutefois, le réquisitoire introductif peut également être pris par le procureur de la République près le tribunal de grande instance au sein duquel se trouve le pôle, qui est à cette fin territorialement compétent sur l'ensemble du ressort de compétence de ce pôle, y compris pour diriger et contrôler les enquêtes de police judiciaire ».

46. Si le magistrat instructeur, saisi d'une qualification correctionnelle, estime que les faits sont en réalité de nature criminelle,

que doit-il faire ? Il peut prendre l'interrogatoire de première comparution à condition qu'il notifie à l'intéressé la qualification

choisie par le parquet en début d'entretien et changer d'avis seulement à l'issue de l'interrogatoire. Mais il peut aussi choisir de se dessaisir avant d'avoir accompli tout acte, y compris s'il est saisi sous une qualification correctionnelle par le ministère public. C'est ce qu'une chambre de l'instruction a confirmé : le juge d'instruction d'une juridiction dépourvue de pôle, saisi d'une qualification délictuelle, mais qui estime que les faits ne relèvent pas de sa compétence, doit, avant tout interrogatoire, rendre une ordonnance d'incompétence ab initio (Angers, ch. instr., 13 oct. 2010, AJ pénal 2011. 70, obs. Belfanti ).

instr., 13 oct. 2010, AJ pénal 2011. 70, obs. Belfanti ). 4 7 . Il s'agit

4 7 . Il s'agit donc d'une véritable compétence concurrente qui nécessitera des accords précis entre procureurs de la République, sous l'autorité du parquet général. Il est en effet capital de savoir qui traitera dans les premiers instants une affaire de nature criminelle. S'agissant des affaires de cosaisine, la détermination d'une procédure a priori apparaît plus délicate.

4 8 . Le procureur de la République du lieu du pôle qui a conduit une affaire ne dépendant pas naturellement de sa compétence territoriale peut changer d'avis au moment du défèrement. L'article 80 dispose, en effet, que « si le procureur de la République près le tribunal de grande instance dans lequel il y a un pôle de l'instruction constate qu'une personne est déférée devant lui en vue de l'ouverture d'une information en application du deuxième alinéa du II et qu'il estime qu'aucune information relevant de la compétence du pôle ne doit être ouverte, il peut, avant de transmettre le dossier de la procédure au procureur de la République territorialement compétent, requérir le placement sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire de la personne selon les modalités prévues par le troisième alinéa de l'article 394 et l'article 396. Si la personne est placée en détention provisoire, elle doit comparaître devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance au sein duquel il n'y a pas de pôle de l'instruction au plus tard le troisième jour ouvrable suivant. À défaut, elle est mise d'office en liberté ».

49. Fonctionnement de la juridiction sans pôle pendant le cours de l'information. - Le procureur de la juridiction sans pôle n'est

pas compétent pour suivre une information ouverte près la juridiction du pôle. C'est le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la juridiction du pôle qui « est seul compétent pour suivre le déroulement des informations visées aux alinéas précédents jusqu'à leur règlement ». C'est lui qui assurera par exemple le suivi des mesures coercitives (détention provisoire, contrôle judiciaire, avis de mandat d'arrêt) ou pourra ou non décider de l'opportunité d'étendre la saisine du juge. En revanche, la juridiction de jugement sera celle qui était « naturellement » compétente. Les articles D. 31-1 et D. 31-2, relatifs au dessaisissement du juge de la juridiction sans pôle, ont été ajoutés par un décret n o 2008-54 du 16 janvier 2008.

5 0 . Cosaisine dans le cours de l'instruction. - L'article 80 du code de procédure pénale dispose qu'à tout moment de la procédure, le président du tribunal de grande instance peut désigner un ou plusieurs juges d'instruction cosaisis, soit à la demande du juge chargé de l'information, soit, si ce juge donne son accord, d'office ou sur réquisition du ministère public ou sur requête des parties déposée conformément aux dispositions de l'avant-dernier alinéa de l'article 81. Les parties ne peuvent pas renouveler leur demande avant six mois. Dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande, le président désigne un ou plusieurs juges d'instruction pour être adjoints au juge chargé de l'information.

51. Selon l'article 83-1, « pour l'application du présent alinéa, lorsque l'information a été ouverte dans un tribunal où il n'y a

pas de pôle de l'instruction, le président du tribunal de grande instance où se trouve le pôle territorialement compétent désigne le juge d'instruction chargé de l'information ainsi que le ou les juges d'instruction cosaisis, après que le juge d'instruction initialement saisi s'est dessaisi au profit du pôle ; ce dessaisissement prend effet à la date de désignation des juges du pôle » (C. pr. pén., art. 83-1, al. 2. - V. C. GUÉRY, J'instruisais, tu instruisais… Nous instruisons, AJ pénal 2006. 340

pr. pén., art. 83-1, al. 2. - V. C. GUÉRY, J'instruisais, tu instruisais… Nous instruisons, AJ

).

52.

Rôle de la chambre de l'instruction en matière de cosaisine. - Si le président du tribunal de grande instance saisi par une

partie n'a pas donné suite à la demande qui lui a été présentée et qui tendait à une cosaisine, ou si le juge d'instruction n'a pas donné son accord, le demandeur peut encore saisir la chambre de l'instruction : « lorsqu'elle n'est pas ordonnée selon les modalités prévues par l'alinéa qui précède, en l'absence d'accord du juge chargé de l'information ou, à défaut, de désignation par le président du tribunal de grande instance dans le délai d'un mois, la cosaisine peut être ordonnée par le président de la chambre de l'instruction agissant d'office, à la demande du président du tribunal, sur réquisition du ministère public ou sur requête des parties. Le président statue dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande, qui est déposée conformément aux dispositions de l'avant-dernier alinéa de l'article 81 si elle émane d'une partie ». La chambre peut alors décider, s'il n'y a pas lieu à cosaisine, de renvoyer le dossier au magistrat instructeur saisi. Elle peut aussi procéder au- dessaisissement du juge d'instruction et à la désignation, aux fins de poursuite de la procédure, de plusieurs juges d'instruction. Les décisions du président du tribunal de grande instance, du président de la chambre de l'instruction et de cette dernière sont des mesures d'administration judiciaire non susceptibles de recours. Lorsque la demande de cosaisine concerne une juridiction dotée d'un pôle de l'instruction, c'est le président de la chambre de l'instruction qui est compétent. C'est la chambre elle-même lorsque la demande concerne une juridiction sans pôle. Dans cette dernière hypothèse, toute décision accueillant une telle demande entraînera le dessaisissement du ou des juges saisis.

53. Répartition des tâches entre les magistrats instructeurs jusqu'au 1 er mars 2008. - L'article 83 précisait que le juge chargé de

l'information avait une compétence exclusive en matière de détention et de règlement de la procédure. La chambre criminelle

a précisé qu'encourt la cassation l'arrêt de la chambre d'accusation qui omet de constater d'office la nullité de l'ordonnance de placement en détention provisoire rendue par deux juges d'instruction désignés dans une même information (Crim. 7 juin 2000, n o 00-81.618 , Bull. crim. n o 218 ; D. 2001. Somm. 516, obs. Pradel ). Lorsqu'une personne est déférée et que son placement en détention provisoire est envisagé, le juge adjoint ne peut donc signer l'ordonnance de saisine du juge des libertés et de la détention. Toutefois, selon le dernier alinéa de l'article 84 du code de procédure pénale, le juge qui a été adjoint au juge chargé de l'information peut, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier, le remplacer ou le substituer dans l'accomplissement des actes pour lesquels celui-ci a seul compétence ; c'est donc à bon droit qu'une chambre d'accusation a déclaré valables les ordonnances de placement en détention provisoire prises par le juge d'instruction adjoint, après avoir relevé que le juge chargé de l'information était retenu par la présentation d'autres personnes (Crim. 24 mars

par la présentation d'autres personnes (Crim. 24 mars crim. n o 357. - Crim. 27 févr.
par la présentation d'autres personnes (Crim. 24 mars crim. n o 357. - Crim. 27 févr.

crim. n o 357. - Crim. 27 févr. 2007,

n o 06-89.080 , Gaz. Pal. 25-26 avr. 2007, p. 13). N'a pas à être annulée l'ordonnance de placement sous contrôle judiciaire signée par les deux juges d'instruction chargés de l'affaire (Crim. 18 oct. 2000, n o 00-85.092 , Bull. crim. n o 304. - V. aussi C. GUÉRY, article préc., AJ pénal 2006. 340 ). Cette jurisprudence n'est pas totalement obsolète, mais le texte a été modifié légèrement par la loi du 5 mars 2007.

1998, n o 98-80.008 , Bull. crim. n o 109. - Crim.

2007. 1998, n o 98-80.008 , Bull. crim. n o 109. - Crim. 29 nov. 2000,

29 nov. 2000,

n o 00-86.087

Bull. crim. n o 109. - Crim. 29 nov. 2000, n o 00-86.087 , Bull. 54.

, Bull.

n o 109. - Crim. 29 nov. 2000, n o 00-86.087 , Bull. 54. Répartition des
n o 109. - Crim. 29 nov. 2000, n o 00-86.087 , Bull. 54. Répartition des
n o 109. - Crim. 29 nov. 2000, n o 00-86.087 , Bull. 54. Répartition des

54. Répartition des tâches entre magistrats instructeurs depuis le 1 er mars 2008. - Un nouvel article 83-2, dispose qu'« en cas

de cosaisine, le juge d'instruction chargé de l'information coordonne le déroulement de celle-ci. Il a seul qualité pour saisir le juge des libertés et de la détention, pour ordonner une mise en liberté d'office et pour rendre l'avis de fin d'information prévu par l'article 175 et l'ordonnance de règlement. Toutefois, cet avis et cette ordonnance peuvent être cosignés par le ou les juges d'instruction cosaisis ». On note donc que le seul ajout concerne la qualité exclusive du juge chargé de l'information pour rendre les avis à partie, qui n'existait pas dans le texte précédent. Autre nouveauté, la possibilité pour le juge adjoint de signer cet avis et l'ordonnance de règlement. A contrario, on peut soutenir que la jurisprudence de la chambre criminelle sur l'impossibilité de cosignature d'une ordonnance relative à la détention est confortée (sur une appréciation critique de cette jurisprudence, V. C. GUÉRY, article préc., AJ pénal 2006. 340 ). Aucune disposition légale n'impose, en cas de cosaisine de juges d'instruction, que l'interrogatoire de première comparution soit effectué par le juge chargé de l'information (Crim. 19 août 2009, n o 09-83.942 , Bull. crim. n o 144 ; Dr. pénal 2009, n o 131, note Maron et Haas ; AJ pénal 2009. 454, obs. Lasserre-Capdeville ).

et Haas ; AJ pénal 2009. 454, obs. Lasserre-Capdeville ). 55. Mais le législateur a voulu
et Haas ; AJ pénal 2009. 454, obs. Lasserre-Capdeville ). 55. Mais le législateur a voulu
et Haas ; AJ pénal 2009. 454, obs. Lasserre-Capdeville ). 55. Mais le législateur a voulu

55. Mais le législateur a voulu aller plus loin en accordant des effets à la non-cosignature de l'ordonnance de règlement. En

effet, lorsque l'information a fait l'objet d'une cosaisine, les parties peuvent également, en l'absence de cosignature par les juges d'instruction cosaisis conformément à l'article 83-2, interjeter appel de ces ordonnances. Si les juges d'instruction saisis ne cosignent pas l'ordonnance de renvoi, celle-ci devient donc susceptible d'appel.

56. Répartition des tâches entre magistrats instructeurs à compter du 1 er janvier 2014. - Le premier chapitre de la loi du 5 mars

2007 prévoyait des nouveautés, considérables, qui devaient entrer en application dès le 1 er janvier 2010. Mais cette entrée en vigueur a successivement été reportée au 1 er janvier 2012 puis au 1 er janvier 2014. Le nouvel article 83 du code de procédure pénale est alors ainsi rédigé : « Le président du tribunal ou, en cas d'empêchement, le magistrat qui le remplace, désigne, pour chaque information, une formation collégiale de trois juges d'instruction, dont un magistrat du premier grade exerçant les fonctions de juge coordonnateur. Il peut établir, à cette fin, un tableau de roulement. Ce collège de l'instruction exerce les prérogatives confiées au juge d'instruction par le présent code. Les ordonnances de mise en examen, d'octroi du statut de témoin assisté à une personne mise en examen, de placement sous contrôle judiciaire, de saisine du juge des libertés et de la détention et de mise en liberté d'office, ainsi que les avis de fin d'information, les ordonnances de règlement et de non-lieu doivent être pris de manière collégiale. Les autres actes relevant de la compétence du juge d'instruction peuvent être délégués à l'un des juges d'instruction composant le collège ». C'est donc seulement à partir de 2014, peut-être, que l'on pourra parler d'une instruction collégiale systématique. Ce système supposerait que les plaintes avec constitution de partie civile soient autrement envisagées : la plupart d'entre elles ne sauraient supposer que trois magistrats s'y consacrent. Le nouveau système ne semble avoir qu'une qualité : celle de faire d'un système de collégialité un système fonctionnant à la majorité et qui ne repose plus sur la suprématie mal définie d'un « juge chargé de l'information ».

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Section 3 - Le juge d'instruction est maître de la conduite de l'information

5 7 . Magistrats professionnels et spécialisés. - L'instruction préparatoire est menée par des magistrats professionnels et spécialisés (V. Juge d'instruction). Comme tout juge du siège, le magistrat instructeur est indépendant. Il ne peut recevoir aucune instruction sur la conduite de ses affaires en dehors des principes édictés par le code de procédure pénale, notamment quant aux pouvoirs de la chambre de l'instruction. Depuis la loi du 5 mars 2007, cette dernière peut donner des injonctions au juge d'instruction, en dehors du cadre du supplément d'information, dès lors qu'elle prend une décision lors de l'audience de contrôle (C. pr. pén., art. 221-3).

Art. 1 - Liberté quant au choix des actes et des moyens

58. Le juge d'instruction est maître de la conduite de l'information. - Le principe est affirmé par l'article 81 du code de procédure

pénale, aux termes duquel le juge d'instruction procède, conformément à la loi, à tous les actes de l'information qu'il juge utiles à la manifestation de la vérité (sur le principe, V. CHAMBON, notes ss. Paris, 23 mai 1960 et 11 déc. 1961, JCP 1962.

II. 12692 bis, et Paris, 27 juin 1967, JCP 1968. II. 15337. - Crim. 23 nov. 1965, Bull. crim. n o 246). La loi abandonne à sa

conscience l'appréciation de l'utilité ou de l'opportunité des actes auxquels il procède ou fait procéder, sauf l'obligation, lorsqu'il refuse d'ordonner une mesure requise ou sollicitée de lui, de rendre une ordonnance motivée. Cette obligation se trouve considérablement élargie depuis l'entrée en vigueur des lois de 1993, du 15 juin 2000 et du 5 mars 2007 (V. infra, n os 585 s.).

59. Devoir de loyauté. - Ce principe trouve d'autres limites dans le devoir de loyauté qui doit conduire le juge à prohiber

Preuve) : pièges policiers (Crim. 12 juin 1952,

267 s.), hypnose (Crim. 12 déc. 2000, BICC 530,

n o 226. - V. Aveu). « Dégagé de toute préoccupation autre que celle de parvenir à la manifestation de la vérité, soigneux de ne pas compromettre ni la vindicte publique ni le sort des prévenus, il relèvera avec une sollicitude égale les armes de l'accusation et les instruments de la défense ; en un mot, faisant ses premiers devoirs de l'impartialité et de l'amour de la justice, il instruira toujours scrupuleusement à charge et à décharge » (DUVERGER, Manuel des juges d'instruction, 3 e éd., 1862, I, p. 425). L'exigence d'instruire à charge et à décharge, si elle est communément admise, n'était inscrite dans aucun texte. C'est chose faite depuis la loi du 15 juin 2000 qui a ajouté une phrase à l'alinéa 1 er de l'article 81 : « Il instruit à charge et à décharge ». Ceci consiste, pour le juge d'instruction, à vérifier soigneusement les allégations formulées par les personnes poursuivies, à ne rien prendre pour évidence et à toujours cultiver le doute. Dans les dossiers où la personne reconnaît les faits, le principe réside aussi dans la réalisation, pour la juridiction de jugement, d'un dossier de personnalité consistant. La loi du 5 mars 2007 a ajouté une exigence nouvelle en contraignant le magistrat instructeur à faire figurer dans son ordonnance de renvoi les éléments à charge et à décharge pesant sur chacune des personnes faisant l'objet d'un renvoi devant une juridiction de jugement (C. pr. pén., art. 184).

S. 1954. 1. 69), enregistrements à l'insu des intéressés (V. infra, n os

certains moyens incompatibles avec le respect des droits de la défense (V.

60. Décision souveraine. - Le juge d'instruction décide souverainement des moyens qu'il doit employer pour procéder aux actes

d'instruction utiles à la répression de l'infraction visée aux poursuites. L'officier de police judiciaire ne peut de sa propre initiative mettre fin à sa réquisition alors que sa mission n'est pas achevée. En effet, sous réserve de l'appréciation qui peut être portée dans chaque cas par la juridiction de l'ordre judiciaire compétente, éventuellement saisie à la requête du ministère public, il n'appartient pas à l'officier de police judiciaire de se substituer au magistrat instructeur ou de déférer à des instructions émanant d'autres autorités pour mettre fin à la mission dont il a été investi par ce magistrat (Bastia, 7 oct. 1992, BICC 360, n o 158).

61. Pièces extraites d'une autre procédure. - Rien n'interdit au juge d'annexer à son dossier soit des pièces extraites d'une

autre procédure en cours (Crim. 15 mai 1990, JCP 1990. II. 21541, note Jeandidier. - Crim. 17 juill. 1990, n o 90-82.614 , Bull. crim. n o 286), soit des documents (rapport d'expertise) communiqués par un juge belge instruisant contre des coauteurs

de l'inculpé (Crim. 23 juill. 1985, Bull. crim. n o 275 ; D. 1986. 61, note Chambon), soit un document administratif produit par une partie, fût-il confidentiel, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme relatif au respect de la vie privée, du domicile et de la correspondance (Crim. 18 janv. 1990, Gaz. Pal. 1990. 2. Somm. 374 ; JCP 1990.

IV. 144). Ces pièces valent à titre de simples renseignements et ne portent pas atteinte aux droits de la défense dès lors

qu'elles sont soumises à la discussion des parties, notamment devant la chambre d'accusation [de l'instruction] (Crim. 4 mars 1986, D. 1986. IR 195). La jurisprudence de la chambre criminelle a subi une évolution notable dans l'exigence de contrôle de la régularité de l'établissement des pièces provenant de procédures distinctes et jointes (V. infra, n o 660). S'il est libre d'annexer certaines pièces à son dossier, le juge ne saurait refuser, à défaut de texte l'y autorisant, l'annexion d'un enregistrement sur bande magnétique, réalisé à l'initiative d'une partie, même à l'insu des intéressés. Ces bandes et leur transcription, rendue nécessaire pour leur consultation, constituent seulement des indices (C. pr. pén., art. 427), dont le juge doit apprécier la valeur probante après discussion contradictoire (Crim. 11 févr. 1992, n o 91-86.067 , Bull. crim. n o 66 ; Gaz. Pal. 1992. 2. Somm. 366. - Crim. 15 juin 1993, n o 92-82.509 , Bull. crim. n o 210). Il en est ainsi du procès-verbal d'écoute par un policier dissimulé (Crim. 22 avr. 1992, Gaz. Pal. 1992. 2. Somm. 476), du film obtenu par caméra de

Gaz. Pal. 1992. 2. Somm. 476), du film obtenu par caméra de surveillance d'un caissier (Crim.
Gaz. Pal. 1992. 2. Somm. 476), du film obtenu par caméra de surveillance d'un caissier (Crim.
Gaz. Pal. 1992. 2. Somm. 476), du film obtenu par caméra de surveillance d'un caissier (Crim.

surveillance d'un caissier (Crim. 23 juill. 1992, n o 92-82.721 , Bull. crim. n o 274 ; D. 1993. Somm. 206, obs. Pradel . - Crim. 6 avr. 1994, n o 93-82.717 , D. 1994. IR 155 ; Gaz. Pal. 1994. 2. 489, note Doucet), de l'enregistrement d'une conversation téléphonique pour identification de la voix du correspondant anonyme (Crim. 25 janv. 1994, Gaz. Pal. 1994. 1. Somm. 163). A même été admise la jonction d'un enregistrement d'une conversation entre une femme, partie civile, et son mari qu'elle accuse d'un crime malgré la déloyauté du procédé, pouvant même constituer un délit (Crim. 6 avr. 1993, n o 93-

80.184

constituer un délit (Crim. 6 avr. 1993, n o 93- 80.184 , JCP 1993. II. 22144,
constituer un délit (Crim. 6 avr. 1993, n o 93- 80.184 , JCP 1993. II. 22144,
constituer un délit (Crim. 6 avr. 1993, n o 93- 80.184 , JCP 1993. II. 22144,
constituer un délit (Crim. 6 avr. 1993, n o 93- 80.184 , JCP 1993. II. 22144,
constituer un délit (Crim. 6 avr. 1993, n o 93- 80.184 , JCP 1993. II. 22144,

, JCP 1993. II. 22144, note Rassat).

62. Excès de pouvoir. - Le juge d'instruction commet un excès de pouvoir en usant de l'article L. 263-3-1 du code du travail

pour imposer à un employeur un plan de réalisation de mesures destinées à rétablir les conditions normales d'hygiène et de sécurité du travail (Crim. 24 févr. 1981, D. 1981. 469, note Malaval). Commet un excès de pouvoir le juge d'instruction qui motive une ordonnance juridictionnelle en indiquant, à propos du trouble à l'ordre public invoqué par le ministère public, « que

si ce trouble était exceptionnel et constant au départ de l'information notamment en raison de l'inaction du parquet et du nombre des personnes lésées… ». Ces motifs constituent en effet une critique non déguisée de l'inaction du procureur de la République et il y a lieu de les annuler par cancellation (Rouen, 23 avr. 1997, BICC 457, n o 1057). Cette décision est particulièrement discutable. On ne voit pas en effet en quoi le juge d'instruction commettrait un excès de pouvoir en critiquant l'action du ministère public. C'est en effet fréquemment le cas dès lors que le magistrat ne suit pas les réquisitions du parquet et motive une ordonnance en sens contraire…

Art. 2 - Liberté d'intervention dans le temps

63. Opportunité de l'ordre des opérations. - Le juge procède aux diverses opérations de son information dans l'ordre qu'il estime

opportun ; seule la délivrance du mandat de dépôt, qui ne lui appartient plus, est subordonnée à un interrogatoire préalable (V. Détention provisoire). Il apprécie également le moment de procéder aux mises en examen, sous réserve de ne pas porter atteinte aux droits de la défense, du respect de l'article 105 du code de procédure pénale, et de la réunion d'indices graves ou concordants (depuis la loi du 15 juin 2000. - V. infra, n os 343 s. et 587 s.). Mais il a le droit et le devoir (Crim. 5 mai 1953, D. 1953. Somm. 70. - Crim. 17 oct. 1962, Bull. crim. n o 276) de s'assurer, avant de mettre en examen, de l'existence d'un minimum de charges et, pour s'éclairer, d'ordonner même une expertise (Crim. 4 avr. 1962, JCP 1962. II. 12692, note Doll. - Paris, 7 févr. 1967, JCP 1967. II. 15154, note Chambon).

64. Libre appréciation de la fin de l'information. - Il apprécie, enfin, le moment où son information lui apparaît complète et où le

dossier peut être communiqué aux fins de règlement (Crim. 1 er déc. 1960, D. 1961. 385, note M.R.M.P. - Crim. 17 mai 1966, Bull. crim. n o 150. - Crim. 3 févr. 1967, D. 1967. 341), sans même être tenu d'inculper les personnes désignées dans la plainte avant de pouvoir communiquer sa procédure aux fins de règlement (Crim. 27 déc. 1963, JCP 1964. II. 13543, note Chambon). La chambre criminelle a même affirmé que l'article 81, alinéa 6, ne déroge pas à la règle fondamentale selon laquelle les

juridictions d'instruction ont le droit et l'obligation de clore leur information lorsqu'elles estiment que celle-ci est complète. Il est néanmoins tenu désormais de répondre à la demande de la partie qui, un an ou dix-huit mois après sa première comparution, ou après le délai mentionné par le juge lors de la première comparution, lui demande de clore son information

(C.

pr. pén., art. 175-1).

65.

Contrôle de la durée : « délai raisonnable ». - Lorsqu'un délai de quatre mois s'est écoulé depuis la date du dernier acte

d'instruction nécessaire à la manifestation de la vérité, le président de la chambre de l'instruction peut, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, soit évoquer et procéder dans les conditions prévues par les articles 201, 202, 204 et 205 du code de procédure pénale, soit renvoyer le dossier au juge ou à tel autre, afin de poursuivre l'information (C. pr. pén., art. 221-1). La loi du 15 juin 2000 a créé un article 175-2 qui dispose qu'« en toute matière, la durée de l'instruction ne peut

excéder un délai raisonnable au regard de la gravité des faits reprochés à la personne mise en examen, de la complexité des investigations nécessaires à la manifestation de la vérité et de l'exercice des droits de la défense. Si, à l'issue d'un délai de deux ans à compter de l'ouverture de l'information, celle-ci n'est pas terminée, le juge d'instruction rend une ordonnance motivée par référence aux critères prévus à l'alinéa précédent, expliquant les raisons de la durée de la procédure, comportant les indications qui justifient la poursuite de l'information et précisant les perspectives de règlement. Cette ordonnance est communiquée au président de la chambre de l'instruction qui peut, par requête, saisir cette juridiction conformément aux dispositions de l'article 221-1 ». L'ordonnance prévue à l'article 175-2 relève de l'administration judiciaire et plus particulièrement de la surveillance des cabinets d'instruction par le président de la chambre de l'instruction, elle ne peut donc faire l'objet d'un quelconque recours et son omission ne peut affecter la validité de la procédure (Paris, ch. instr., 20 déc. 2002, D. 2003. Chron. 2511 , par Morvan. - Crim. 15 janv. 2008, n o 07-87.460 , Bull. crim. n o 7 ; D. 2008. 418, note Lavric

07-87.460 , Bull. crim. n o 7 ; D. 2008. 418, note Lavric ; AJ pénal
07-87.460 , Bull. crim. n o 7 ; D. 2008. 418, note Lavric ; AJ pénal
07-87.460 , Bull. crim. n o 7 ; D. 2008. 418, note Lavric ; AJ pénal

; AJ pénal 2008. 145, note Lavric

D. 2008. 418, note Lavric ; AJ pénal 2008. 145, note Lavric ; Dr. pénal 2009.

; Dr. pénal 2009. Chron. 1, obs. Guérin. - V. aussi infra, n o 628).

66. Devoir de célérité. - D'une façon générale, un devoir légitime de célérité doit conduire le juge dans ses investigations et de

nombreux textes du code de procédure pénale forment un carcan procédural dont il ne peut s'affranchir. Néanmoins, il n'est pas rare de trouver des délais relativement peu précis, tel celui de « bref délai » qui règle notamment la notification d'un certain nombre d'actes de procédure. Par ailleurs, sont applicables les articles 5, paragraphes 3 et 5, de la Convention européenne des droits de l'homme qui imposent que la détention provisoire, notamment, ne dépasse pas un délai raisonnable et que le tribunal saisi d'une demande de mise en liberté « statue à bref délai ». La France a été condamnée à plusieurs reprises par la Cour européenne sur ce point (V. Détention provisoire). La Cour européenne retient sa compétence pour exercer son contrôle sur la durée, non seulement de l'instruction à l'audience, mais aussi de l'instruction préparatoire (CEDH 27 août 1992, Tomasi c/ France, D. 1993. Somm. 383, obs. Renucci ). Une durée excessive n'entraîne pas la nullité de la procédure, mais ouvre une voie en indemnité devant la juridiction compétente (Crim. 7 mars et 24 oct.

1989, Bull. crim. n os 109 et 378). Toutefois, depuis l'entrée en vigueur de la loi du 15 juin 2000, le réexamen d'une décision pénale définitive peut être demandé, au bénéfice de toute personne reconnue coupable d'une infraction, lorsqu'il résulte d'un arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l'homme que la condamnation a été prononcée en violation des dispositions de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou de ses protocoles additionnels, dès lors que, par sa nature et sa gravité, la violation constatée entraîne pour le condamné des conséquences dommageables auxquelles la « satisfaction équitable » allouée sur le fondement de l'article 41 de la convention ne pourrait mettre un terme

(C. pr. pén., art. 626-1. - V. Réexamen d'une décision pénale [Suite au prononcé d'un arrêt de la CEDH]). Par ailleurs,

Prescription pénale) :

l'inaction du juge peut être porteuse d'effets juridiques et par exemple, interrompre la prescription (V.

tel est le cas à l'égard de la partie civile qui a été mise dans l'impossibilité d'agir par l'inaction du juge pendant l'instruction

(Crim. 12 juill. 1972, Bull. crim. n o 240). Mais la partie civile peut désormais solliciter du juge des actes d'information et la prescription de l'action publique ne saurait être suspendue à son profit si elle n'use pas de cette faculté. La chambre criminelle, dans un arrêt du 6 février 2007, estime même que la partie civile aurait dû user du moyen qui lui est offert par l'article 221-2 du code de procédure pénale de saisir directement la chambre de l'instruction lorsqu'il s'est écoulé quatre mois depuis le dernier acte d'instruction, dans une hypothèse où le dossier était resté au règlement pendant pl