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Sujet :

Dimensionnement d’un mur de soutènement

Année universitaire
2017/2018

Réalisé par : -Meryem BNI


- Imad Bel-fakih

Encadrée par : Mme A.CHEHLAFI

Génie civil -1- 2017/2018


Sommaire :
Introduction………………………………………………3

Chapitre 1: Conception et présentation de données…………....4

Chapitre 2 : Etude de stabilité d’un mur en maçonnerie……….5

Chapitre 3 : Etude de stabilité d’un mur en béton armé………11

Génie civil -2- 2017/2018


Introduction
Un ouvrage de soutènement est une construction
destinée à prévenir l’éboulement ou le glissement d’un talus
raide. Les ouvrages de soutènement sont essentiellement
employés, soit en site montagneux pour protéger les
chaussées routières contre le risque d’éboulement ou
d’avalanches, soit en site urbain pour réduire l’emprise d’un
talus naturel, en vue de la construction d’une route, d'un
bâtiment ou d’un ouvrage d’art. II existe deux grandes
classes d’ouvrages de soutènement :
-les murs de soutènement qui sont composés
d’une paroi résistante et d’une semelle de fondation. C’est le
cas des murs en béton armé en «T renversé» ou des murs-
poids, qu’ils soient en maçonnerie (briques, pierres,…) ou
formés d’éléments spéciaux (murs Peller, gabions
métalliques).
- Les écrans de soutènement qui sont composés
seulement d’une paroi résistante

Exemples :

 Rideau de palplanches formé de profilés métalliques


emboîtés les uns dans les autres et fichés dans le sol,
 Paroi moulée en béton armé,
 Mur en terre armée avec parement composé d’écailles en
béton.

Génie civil -3- 2017/2018


Chapitre 1 : Conception et présentation de données

Après réalisation de la fondation généralement en béton armé, la maçonnerie


est montée suivant les règles de l'art . Ce type d’ouvrage le plus classique et le plus
ancien. Il est en béton ou en maçonnerie. Ce sont des ouvrages rigides.

Données:

Poids spécifiques du mur de maçonnerie :

γm=24KN
m3

Remblai compacté de sable :

γs=18KN φ′ = 35° c ′ = 10 KPa


m3

La couche de fondation d’argile :

γa=18KN φ′ = 25° c ′ = 0 KPa


m3

Génie civil -4- 2017/2018


Chapitre 2 : Etude de stabilité d’un mur en maçonnerie
1. Pré-dimensionnement des épaisseurs :
A partir de la poussée des terres, pour un mur à parement
intérieur vertical, l’épaisseur minimale B de la base du mur est donnée par :

𝛄𝐬 𝐚 𝛑
𝐁 = 𝐡. √ 𝐭𝐠( ) avec 𝐚 = − 𝛗′
𝟑.𝛄𝐦 𝟐 𝟐

AN : a=55° donc B=1,5m et b=0,3m

2. Dimensionnement :
a. Calcul des forces:

On effectue tous les calculs pour un mètre de mur

 Poussée des terres horizontales

La contrainte horizontale  est supposé proportionnelle à la contrainte verticale


v

On obtient donc une répartition de contrainte croissante le long du mur de


soutènement telle que :

𝝈𝒉 (𝒛) = 𝑲𝒂 . 𝝈𝒗 (𝒛) = 𝑲𝒂 . 𝜸 . 𝒛
𝝅 ∅
Avec 𝑲𝒂 : coefficient de poussée actif 𝑲𝒂 = 𝒕𝒈𝟐 ( − )
𝟒 𝟐

∅ est appelé l’angle interne de frottement.

L’effort résultant P est donc toujours situé au 1/3 – 2/3 de la hauteur du mur . Sa
valeur – pour une largeur b - est :

𝟏 𝟐
𝑷=
𝟐
𝝈𝒉 (𝒛). 𝒉𝒃 = 𝟏𝟐 𝑲𝒂 . 𝜸 . 𝒉 𝒃

Génie civil -5- 2017/2018


𝝅 𝟑𝟓
AN: 𝑲𝒂 = 𝒕𝒈𝟐 ( − ) = 𝟎. 𝟐𝟕
𝟒 𝟐

1 𝟐 1
Donc P=2 𝑲𝒂 . 𝜸 . 𝒉 𝒃 = 2 *0,27 *18*5 2 *1 =60,75KN

La force de poussée résultante est P=60,75 KN

 Poids propre du mur :


W1 = γm ∗ S avec W1=0,8 ∗ 4,5 ∗ 24 = 86,4 KN
(2−0.8)∗4,5
W2= ∗ 24 = 64,8KN
2

W=W1+W2=151,2 KN
 Poids propre de la semelle :

Ws=γm ∗ S =24*0,5*2,5=30 KN

Poids spécifiques du mur de maçonnerie : γm=24KN


m3

b. Justification de la stabilité externe

 Le glissement :
𝑪 𝒃′ 𝑽 𝒕𝒈𝝋′
Il faut vérifier que Rh≤ ̅̅̅̅
𝑹𝒉 = +
𝜸𝒈𝟐 𝜸𝒈𝟏

Avec:
 Rh :Compression horizontale des actions.
 𝑪 :Cohésion du sol de fondation

Génie civil -6- 2017/2018


 𝒃′ Largeur du sol compressé sous la semelle
 𝝋 Angle de frottement interne du sol sous la semelle du mur
 𝑹𝒗 Composante verticale des actions de calcul
 𝜸𝒈 Coefficient de sécurité vis-à-vis du glissement

133,2∗tg(25)
̅̅̅̅
Rh = = 51,76 Or Rh=60,75 KN ≥ 51,76
1,2

La stabilité au non glissement n’est pas vérifié

W1=86,4 KN W2=64,8KN Ws=30 KN


181,2∗tg(25)
̅̅̅̅
Rh = = 70,41KN
1,2

Rh+60 ,75≤ ̅̅̅̅


R h =70,41

Donc la condition au non glissement est vérifiée

 Le renversement

Cette justification est basée sur une hypothèse de rupture possible du mur par
renversement de celui-ci autour de l'arête inférieure aval de sa fondation. La
justification vis-à-vis de ce mode de rupture consiste donc généralement à
s'assurer, pour chaque combinaison d'actions considérée, que :

 Mr : Le moment de renversement

Mr = 1,5

 Mpoussée =1,5*60,75*1,67 =152,18 KN.m/ml

Ms : Le moment stabilisant

Ms =1,35 (M1+M2+Msemelle) = 1,35*(86,4*0,65 + 64,8*1,45 +30*1,25

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Ms =253,287 KN.m/ml

Ms
= 1,66 > 1,5
Mr

Donc la condition de non renversement est vérifiée

 Poinçonnement

L’état-limite ultime est destiné à éviter le poinçonnement du sol de fondation.


Dans son principe cette justification consiste à vérifier que la contrainte normale
appliquée au sol de fondation, aux trois quart de la largeur comprimée sous la
semelle n'excède pas une fraction de la contrainte normale à rupture

(𝒒′𝒖 −𝒒′𝟎 ) 𝒊𝜹
𝒒′ 𝒓𝒆𝒇 ≤ + 𝒒′𝟎
𝜸𝒒

 𝒒′𝒖 ∶est la contrainte de rupture du sol sous charge verticale centrée.


 𝒒′𝟎 ∶est la pression verticale effective du sol à l’aval de la semelle
 𝒊𝜹 ∶est un coefficient minorateur tenant compte de l’inclinaison δ sur la
verticale de la résultante des charges sollicitant la fondation.
 𝜸𝒒 ∶est le coefficient partiel de sécurité pris généralement égal à 3

Calcul de 𝐪′𝐮 :

𝑞𝑢′ = 0,5 ɣ2 B Nɣ(φ) + ɣ1 D Nq(φ) + C Nc(φ)

Le sol sous le mur est caractérisé par φ=23 donc on a :

𝑞𝑢′ = 0,5 *18*2,5*8,1+18*1*10.7+10*20,7 =581,85 KPa

Calcul de 𝐪′𝟎 ∶

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En pratique pour les soutènements q'o est généralement négligée

𝑞0′ = 0

Calcul 𝐢𝛅 ∶

Le sol sous la base de la semelle est un sol cohérent C=0 KPa dans
ce cas on a :

𝛿 2 𝐻 60,75
𝑖𝛿 = (1 − ) 𝛿 = 𝑡𝑔−1 ( ) = 𝑡𝑔−1 ( )=13,9°=14°
90 𝑉 244,62

14 2
Donc 𝑖𝛿 = (1 − ) = 0,71
90

Calcul de 𝐪′ 𝐫𝐞𝐟 :
𝑀
Détermination de l’excentrement 𝑒 =
𝑉

V=W1+W2+Ws =86,4+64,8+30=181,2 KN

Le moment M/A
h
M/A =P* − W1 ∗ 0,45 − W2 ∗ 1,45 − Ws ∗ 1,25
3

M/A = -69,09

Donc e=0,38

′ 𝑉
On sait que 𝑞𝑟𝑒𝑓 =
𝐵−2𝑒

′ 181,2
Alors 𝑞𝑟𝑒𝑓 = = 104,13 𝐾𝑃𝑎
2,5−2∗0,38

On a donc 𝑞′ 𝑟𝑒𝑓 = 104,13 ≤ 137,7 𝐾𝑃𝑎

Génie civil -9- 2017/2018


D’où la condition de non poinçonnement est vérifiée

Génie civil - 10 - 2017/2018


Chapitre 4 Etude de stabilité d’un mur en béton armé

Le problème des murs poids est pour que les hauteurs de soutènement
supérieure à 4 m, il faut mettre en œuvre des volumes de matériaux importants, donc
des contraintes importantes au sol, on a alors recours au mur de soutènement souple,
faisant intervenir les poids du sol à l’arrière de celui-ci pour assurer une part de
stabilité.

Les murs en béton armé peuvent avoir des formes diverses et être réalisés
de multiples façons : Mur en «T renversé» classique

I. PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉPAISSEURS

Génie civil - 11 - 2017/2018


II. DIMENSIONNEMENT DU MUR DE SOUTENEMENT

o Calcul des forces :

On effectue tous les calculs pour un mètre de mur

 Poids propre du mur :


e0 +e1 0,4+0,3
W1= ∗ h ∗ ρbéton = ∗ 4,6 ∗ 25 = 40,25KN
2 2

 Poids propre de la semelle :

Ws=b ∗ e2 ∗ ρbéton = 1,7*0,4*25=17KN

 Terre en amont (sur le talon )

P1=(b - b1- e1)*h*γ = 1,6 ∗ 4,6 ∗ 18 = 132,48 KN

 Poussée des terres horizentale


h2 4,62
P2=Ka* γ ∗ = 0,27 ∗ 18 ∗ =51,42 KN
2 2

o Stabilité Externe :
 Le glissement

𝑪 𝒃′ 𝑽 𝒕𝒈𝝋′
Il faut vérifier que Rh≤ ̅̅̅̅
𝑹𝒉 = +
𝜸𝒈𝟐 𝜸𝒈𝟏

Rh=P2=51,42 KN et V=W1+Ws+P1= 40,25+17+132,48=189,73 KN

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𝟏𝟖𝟗,𝟕𝟑∗𝒕𝒈(𝟐𝟓)
̅̅̅̅
𝑹𝒉 = = 𝟕𝟑, 𝟕𝟐 KN
𝟏,𝟐

On a donc Rh≤ ̅̅̅̅


𝑹𝒉

Donc la condition de non glissement est vérifiée

 Le renversement :

 Le moment de renversement : Mr

Mr = 1,5 *Mpoussée =1,5*51,42*1,67 =128,8KN.m/ml

 Le moment stabilisant Ms :

Ms =1,35 (M1+Ms+Mp) = 1,35*(40,25*0,64+ 17*1,25 +132,48*1,7)

Ms =367,5KN.m/ml

𝑴𝒔
= 𝟐, 𝟖 > 𝟏, 𝟓
𝑴𝒓

Donc la condition de non renversement est vérifiée

 Poinçonnement

L’état-limite ultime est destiné à éviter le poinçonnement du sol de


fondation. Dans son principe cette justification consiste à vérifier que la
contrainte normale appliquée au sol de fondation, aux trois quart de la largeur
comprimée sous la semelle n'excède pas une fraction de la contrainte normale à
rupture
′ −𝑞′ ) 𝑖
(𝑞𝑢
𝑞′ 𝑟𝑒𝑓 ≤ 0 𝛿
+ 𝑞0′
𝛾𝑞

𝑞𝑢′ = 0,5 ɣ2 B Nɣ(φ) + ɣ1 D Nq(φ) + C Nc(φ)

Le sol sous le mur est caractérisé par φ=23 donc on a :

Génie civil - 13 - 2017/2018


𝑞𝑢′ = 0,5 *18*2,5*8,1+18*1*10.7+10*20,7=581,85 KPa

Calcul de 𝐪′𝟎 ∶

En pratique pour les soutènements q'o est généralement négligée

𝑞0′ = 0

calcul 𝐢𝛅 ∶

Le sol sous la base de la semelle est un sol cohérent C=0 KPa dans ce cas on a :

𝛿 2 𝐻 60,75
𝑖𝛿 = (1 − ) 𝛿 = 𝑡𝑔−1 ( ) = 𝑡𝑔−1 ( )=13,9°=14°
90 𝑉 244,62

14 2
Donc 𝑖𝛿 = (1 − ) = 0,71
90

Calcul de 𝐪′ 𝐫𝐞𝐟 :
𝑀
Détermination de l’excentrement 𝑒 =
𝑉

V =189,73 KN

Le moment M/A
𝒉
M/A =P* − 𝑾𝟏 ∗ 𝟎, 𝟕 − 𝑾𝒔 ∗ 𝟏, 𝟐𝟓 − 𝟏𝟑𝟐, 𝟒𝟖 =36,275
𝟑

36,275
𝑒= = 0,2 m
189,73


𝑉
𝑞𝑟𝑒𝑓 =
𝐵 − 2𝑒


189,73
𝑞𝑟𝑒𝑓 = = 90,34𝐾𝑃𝑎
2,5 − 2 ∗ 0,2

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On a 𝑞′ 𝑟𝑒𝑓 = 90,34 ≤ 137,7 𝐾𝑃𝑎

Donc la condition de non poinçonnement est vérifiée

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