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NS

e  ‐ U
ci n
e
éd
 M
BIOLOGIE MOLÉCULAIRE
lt éd
e
a cu
 ‐ F
rs
te u
 a u
es PAES
d d
or
cc 2010-2011
l 'a
n s 
sa Dr. NAÏMI
it e  
erd
t
n in
ti o
d uc
p ro
Re
NS
e  ‐ U
ci n
PLAN DU COURS  M
éd
e
e
lt éd
u
ac
F d’hérédité
z Bases essentielles de la notion
rs  ‐
teu
z Structure et Organisation  a u du Génome humain
es
d d
z Réplication du cgénome r
co
 s l'a
z Expression andu génome
  s
it e
– Transcription
e rd et Traduction
t
n in
– tRégulation
i o de l’expression du génome
c
odu
epzr Maintenance du génome
R
– Mutations et Systèmes de réparation
NS
 ‐ U e
ci n
Organisation du génome nucléaire  M
éd
e
de
lt é
u
F ac
z Organisation physique/spatiale s  ‐ du génome nucléaire
ur
– Différents niveaux de compaction
e
t du génome
 a u
s
e et rôle dans l’expression génique
– Variabilité de la compaction  d
rd
– Régulation épigénétique cco de la compaction
 s l'a
z Organisation an
fonctionnelle du génome nucléaire
  s
it e
– Différences
e rd entre procaryotes et eucaryotes
int
– Nature
n  et rôles des séquences transcrites non codantes
ti o
c
odu– Nature et roles des séquences non transcrites
epr
R
Le génome nucléaire eucaryote
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• ≠ces d’organisation physique et spatiale  ‐ U e
ci n
e
– Le génome procaryote: cytosolique, circulaire éd et nu
e M
(absence de protéines de structure) é d
ult
a c
– Le génome eucaryote nucléaire:s linéaire, ‐ F associé à des
ur
protéines de structure favorisant ut sa compaction (histones)
e
s  a
• Deux mètres d’ADN contenus  d e dans un noyau de 10 µm
rd
• Régions peu compactées cco et accessibles: Euchromatine
 s l'a
• Régions très compactées an et inactives: Hétérochromatine
  s
it e
– Hétérochromatine rd
te
 in
• Hétérochromatine constitutive, permanente (centromères, télomères)
o n
cti
• dHétérochromatine
u facultative, variable
p ro – Inactivation de l’X
Re
– Gènes dont l’expression est réprimée avec la différenciation cellulaire
Généralités sur le noyau S
N
• Fonctions principales  ‐ U e
– Stockage, Réplication et Transcription du génome ci n
e
éd
• Structure du noyau de M
– Délimité par une double membrane, interrompue lt é par pores
cu
a
– Contient un ou plusieurs nucléoless ‐ F
ur
• Site d’expression des gènes d’ARNr t (Chr. 13,14,15, 20 et 21)
e
 a u
– Architecture nucléaire maintenue es par les lamines
d d
• Lamines, rôle dans l’organisation or du génome
c c
• Progéria: Maladie liée  s l'a anomalie lamine Î Vieillissement accéléré
an
  s
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re Lamines
Organisation physique du génome
• Des protéines permettent la compaction de l’ADN
– Histones: chargées positivement (riches lysine et arginine)
• Histone H2A, H2B, H3 et H4: Nucléosome
• Histone H1: Solénoïde
– Autres protéines = Charpente du chromosome
• Boucles de chromatine
• Rosettes de boucles
Boucle Charpente
Rosettes
Solénoïde Charpente

ADN
Histone H1

Nucléosome
Organisation physique du génome
• Le nucléosome, premier niveau de compaction
– Octamère d’histones: dimère d’H2A, H2B, H3 et H4
– Deux tours d’ADN: ~145 paires de bases (pb)
– ADN linker, entre les nucléosomes: ~ 55 pb
• Forme la fibre de chromatine (10 nm de diamètre)
– « collier de perles »
Microscopie électronique

Nucléosome

ADN linker
Organisation physique du génome
NS
• Le solénoïde, second niveau de compaction  ‐ U
ne ci
– Hélice de 30nm de diamètre e
éd
e M
– Association de six nucléosomes/tour grâced à l’histone H1
lt é
a cu
 ‐ F
rs Fibre chromatinienne
te u
 a u
es Solénoïde
d d
r
cco
 s l'a
Nucléosomes an
  s
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re
Solénoïde
Organisation physique du génome
NS
• Les boucles de chromatine  ‐ U
i ne
– Le solénoïde s’attache par séquences d’ADN appelées d ec SAR
(Scaffold Attachment region) sur la charpente é protéique
e M
d
é autonome
– Chaque boucle délimite une région d’ADN lt
a cu
c.à.d. dont les gènes sont régulés de  ‐ F façon autonome
rs
• Les séquences SARs = rôle d’insulateurs,
teu c.a.d qui isolent une
région d’ADN du reste du génome  a u
es
– La charpente est constituée d d entre autre par les lamines
or
cc
Boucle d’euchromatine
 l 'a
n s
  sa
it e
e rd
Solénoïde t
 in
i o n
t
d uc
p ro
Re
Lamines
Charpente
Organisation physique du génome
NS
• La compaction de l’ADN est variable  ‐ U
i ne
– Euchromatine = Fibre de chromatine de 10nm dec
é
– Hétérochromatine = Niveaux de compactione  supérieurs M
é d
ult
2 nm ac
 ‐ F
rs ADN nu
teu
 a u
es
d d
Euchromatine or 10 nm
cc
 s l'a 30 nm
an 300 nm
  s
it e
e rd
nt
n i
Hétérochromatine
ti o
d uc 700 nm
p ro
Re
Variabilité de la compaction de l’ADN
S N
• Au cours du cycle cellulaire  ‐ U
e
ci n
– Interphase: ADN répliqué et transcrit pour préparer e division
éd
Î il est sous forme relâchée (euchromatine) e M
é d
ult
• Phase G1, S et G2 ac
 ‐ F
– Mitose (M): Chromosomes répartis s
r entre cellules filles Î
te u
 a u
l’ADN est sous forme condensée es (hétérochromatine)
d d
• Prophase, métaphase, oanaphase, r télophase
cc
 l 'a
Mitose n s Interphase
  sa
it e
e rd
nt
n i S
ti o G1
c
odu
p r M G2
Re
Variabilité de la compaction de l’ADN
NS
• Elle est visible sur le caryotype métaphasique  ‐ U
i ne
– Les chromosomes sont classés grâce à des colorants d ec qui
révèlent une alternance de bandes caractéristique é
e M
• Bandes G (Giemsa, régions A/T riches) et Bandes é d R sont en miroir
lt
• = Alternance de régions Hétérochromatiques a cu / Euchromatiques
‐ F
rs 
teu Charpente
 a u A/T riche
es
d d
or G
cc
 s l 'a Hétéro-
an chromatine
  s
it e R
rd Euchromatine
te
 in
i o n
t
d uc G
p ro
Re
Bandes G (-), Bandes R (+)
Bandes G (+), Bandes R (-)
Variabilité de la compaction de l’ADN
NS
• Elle est visible dans le noyau interphasique ‐ U
i ne
– L’hétérochromatine est à la périphérie du noyau ec
éd
– L’euchromatine est plutôt au centre du noyau e M
é d
• Il existerait un compartiment central dédié uàltl’expression génique
a c
• Î Organisation spatiale du génome ‐ F
rs 
teu
 a u
es
d d
or
cc
 l 'a
Euchromatine n s
  sa
t e
Hétérochromatine rdi Nucléole
te
 in
i o n
t
d uc
p ro
Re
Organisation spatiale du génome
NS
• Notion de territoire chromosomique  ‐ U e
i n
– Chaque chromosome à territoire défini dans lednoyau ec
é
– Entre les territoires, domaines interchromosomiques e M
é d
lt
a cu
 ‐ F
rs
teu
 a u
es
d d
or
cc
 l 'a
n s
  sa
t e Territoires
di
te r Domaine chromosomiques
n in Interchromosomique
ti o
c
du organisation joue un rôle dans l’expression génique
– Cette
o
epr
R
Organisation spatiale du génome
N S
• Elle joue un rôle dans l’expression géniquee ‐ U
cin
– Les domaines interchromosomiques contiennent d e les
é
enzymes de la machinerie de transcription e M / maturation
é d
– Les boucle de chromatine décompactées ult et riches en
c
a de ces domaines
gènes (euchromatine) sont à proximité ‐ F
rs 
teu
 a u Territoire
es
d d
r
cco
 s l'a
an
  s Domaine
Machinerie it e
Transcription e rd Interchr.
int

ti o
c
odu
epr
R
Territoire
Régulation de la compaction de l’ADN
S
UN
• Variants d’histones  ‐
ne
ci
e
• Modifications épigénétiques éd
e M
– Ne changent pas la séquence de l’ADNté d
cul
– Affectent l’expression des gènes Fa
s  ‐
– Sont transmissibles au cours edes ur divisions cellulaires
ut
– Font intervenir s  a
 d e
• Modifications post-traductionelles rd des histones
cco
• Méthylation de l’ADN  l'a
n s
• ARNs non codant
  sa
it e
e rd
nt Modifications
n i
ti o épigénétiques
c
odu
epr
R
Modifications des histones S
• Réversibles, nombreuses: « code » des histones UN
e  ‐
– Acétylation (K), méthylation (K/R), phosphorylation… ci n
d e
• Méthylation ou Acétylation sont mutuellement exclusives
é
e M
é d
– Enzymes nombreuses, spécifiques ud’un lt résidu donné
• Histone acétyltransférases (HAT) ou déacétylases F ac (HDAC)
s  ‐
r
• Lysine méthyltransférases et déméthylases…
teu
 a u
– Concernent surtout l’extrémité es N-terminale de H3 et H4
d d
• Méthylation / Acétylation or ont ~ un rôle opposé
cc
 l 'a
s
nChromatine fermée Chromatine ouverte
  sa
ADN rdit
e
te
 in
i o n
t
d uc • Déacétylation H3/H4 • Acétylation H3/H4
o
epr • Méthylation Lysines • Déméthylation Lysines
R
(Ex: H3K9)… (sauf H3K4)…
Queue des histones
Méthylation de l’ADN S
• Survient sur les cytosines suivies d’une guanine UN
e  ‐
– Séquence CpG fréquente promoteur des gènes: i n
c ilôts CpG
e
éd
e M
é d
Cytosine ult 5-méthylcytosine
F ac (m5C)
s  ‐
ur
te
• Fait intervenir des ADN eméthyl-transférases u
s a
d d
– Méthylation de maintenance or (division cellulaire): DNMT1
cc
– Méthylation de novo  s l'a(développement): DNMT3a, DNMT3b
an
  s
• Stable et transmissible
dit e lors de la division
ter
– DNMT1: inFixe l’ADN hémi-méthylé et méthyle l’autre brin
i o n
ct
odu Réplication DNMT1
p r
R e
Méthylation de l’ADN S
UN
• Î Formation +/- irréversible d’hétérochromatine e  ‐
ci n
– Initie une cascade aboutissant au recrutement e
éd de HP1
(Heterochromatin protein 1) e M
é d
• Fixation de MeCP2 (Methyl-CpG binding protein ult 2)
a c
 ‐ F
• Recrute HDAC et H3K9 MTase: déacétylation rs et méthylation H3K9
te u
• Fixation HP1, recrute HDAC etauH3K9 MTase Î Diffusion signal
es 
DNMT HDAC d d H3K9 MTase HP1 etc.…
or
cc
 l 'a
n s
  sa
it e
e rd
nt
n i
tio
Groupe cacétyl
odu
• Son
epr maintien après réplication permet d’assurer
R
la transmission des états chromatiniens
Importance de l’épigénétique S
N
• Développement et différenciation cellulaire  ‐ U
ne ci
– Expression mono-allélique des gènes soumiséàd empreinte e
• Gènes dont une seule copie, paternelle ou maternelle, e M s’exprime
é d
lt
– Inactivation de l’X par son hyperméthylation a cu
 ‐ F
– Répression des gènes inutiles aux rs cellules différenciées…
teu
• Adaptation à l’environnement  a u
es
– Signaux environnementaux d d modulent l’expression génique
or
cc
notamment par l’intermédiaire  l 'a de l’épigénétique
n s
a
• Anomalies épigénétiques t e   s Î Maladies
di
– Rares maladies te r liées à un défaut d’empreinte parentale
 in
– Cancer i o n
t
d uc
– pObésité
ro et diabète
R–e Vieillissement…
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
S
• ≠ces d’organisation à l’échelle chromosomique ‐ U N
e  
– ≠ces d’organisation physique Î ≠ces d’expression ci ngénique
e
éd
• ≠ d’organisation à l’échelle des gènes
ces
e M
é d
– Génomique comparative d’organismes ultséquencés
EucaryotesF ac
Procaryotes s  ‐
ur
te
 a u
es
d d
r
cco
•  s l'a
an
  s
it e
e rd
nt
H. Influenzae (1995)
n i Levure (1996) C. Elegans (1998) Homme (2003)
ti o
c
– Questions posées
odu
epr• ≠ces génétiques fondamentales entre procaryotes et eucaryotes ?
R
• Information génétique supp. pour coordoner un être multi⊄ ? R
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• ≠ces d’organisation à l’échelle des gènes  ‐ Ue
ci n
Eucaryotes e
éd
Procaryotes e M
Unicellulaires
é d
Pluricellulaires
E. Coli ult
S. Cerevisiae C. Elegans c Homme
F a
s  ‐
r
teu
s  au
 d e
rd
cco
'a
Régions codantes n s l
Régions transcrites Régions non transcrites
sa
e   it
non codantes

erd
– ≠ces de nombre nt de gènes ?
n i
o
cti
– ≠cesuproportion séquences codantes / taille du génome ?
od
epr
R
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• Nombre de gènes / taille des génomes  ‐ U
i ne
Taille Génome Nombre dec
Organisme é Rapport
(10 bases)
6 Gènes e M
é d
Procaryotes (E. coli) 4.6 ~ 4000
lt ~ 1000
cu
Levure (S. cerevisiae) 12 a
F~ 6,000 ~ 2000
 ‐
s ~ 14,000
Ver (C. elegans) 100 r ~ 7000
teu
Homme 3 000  a u ~ 30,000 ~ 100 000
es
d  d
or
– Nombre de gènes ~ entre cc Procaryotes et Eucaryotes
 l'a
– Rapport Gènes/Taille s
n génome ↑ Eucaryotes multicellulaires
  sa
t e
• Î ≠ proportion
ces
rdi génome codant / taille génome
te
– Procaryotes:  in majoritaire / Eucaryotes: minoritaire
i o n
• En ct
d u proportion, plus de séquences transcrites non codantes
p r•o Et plus de séquences non transcrites, intergéniques
Re – Procaryotes: Un gène toutes les 1000 bases
– Homme: Un gène toutes les 100 000 bases
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• Les séquences transcrites non codantes reflètent e  ‐ U
les ≠ d’organisation des gènes
ces ci n
e
éd
– Le génome procaryote: e M
é d
• Gènes compacts (absence d’introns) et regroupés lt en unités de
u
régulation (cf. modèle de l’opéron lactose) F ac
s  ‐
Séquence Groupe de e ur
gènes Séquence
régulatrice ut régulatrice
ADN s  a
 d e
rd
– Le génome eucaryote: cco
 s l'a
• Gènes morcelésan (présence d’introns), régulés individuellement
  s
it e Gène unique
erd
Séquence Séquence
t
n inrégulatrice Exons Introns régulatrice
t
ADNi o
d uc
p ro
Re • Les introns sont transcrits (ARNm prémature) puis éliminés
• Introns Î Plus de séquences transcrites non codantes par gène
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• Les séquences non transcrites reflètent lese ‐≠Uces
de taille des régions intergéniques cin
d e
é
– Le génome procaryote: e M
é d
• Peu de régions intergéniques lt
cu
• Densité élevée de gènes (un gène toutes a
F les 1000 bases)
s  ‐
r
ADN teu 200Kb
a u
e s 
– Le génome eucaryote:ord d
cc
• Vastes régions intergéniques
 l'a
s
ngènes (un gène toutes les 100 000 bases)
• Densité faible des sa
t e   
• Gène noyésdidans un « désert »
ter
ADN n in 200Kb
ti o
uc
•rodRégions intergéniques = ADN « poubelle » ?
ep
R
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• Régions intergéniques = Séquences répétées  ‐ U
i ne
(50% du génome humain) ec
éd
– Séquences répétées dispersées (45%) =eTransposons  M
é d
• Capables de se déplacer dans le génome =ulgènes t « sauteurs »
– Auraient favorisé l’évolution, plupart inactifs F ac aujourd’hui
s  ‐
– Découverts initialement chez le maïs ur (Barbara Mc Clintock, 1947)
te
 a u
s
e normal
Gène
d d
r
cco
 s l'a Pigment
an
  s Gène muté
it e
e rd
int

ti o
uc Transposon
od
epr – Les transposons peuvent inactiver un gène au point d’insertion
R
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• Régions intergéniques = Séquences répétées  ‐ U
i ne
– Séquences répétées dispersées (45%) = Transposons ec
éd
• Transposons à ADN: Séquence d’ADN coupée et Mintégrée ailleurs
de
• Rétrotransposons = Se déplacent par l’intermédiaire t é d’un ARN
l
– L’ARN est rétro-transcrit en ADN avant l’intégration a cu dans l’ADN cible
  F
‐ virus à ARN)
(le même mécanisme est utilisé par les rs
te u
– Aboutit à une multiplication du nombre u de copies du transposon
s a
 d e
rd
Transcription
cco
 l 'a
n s Reverse transcriptase (Rtase)
  s
ARNm
a
it e
e rd
nt
n i ADN Intégration
ti o
c
odu
epr
R – Rétrotransposon autonome = Code sa propre reverse transcriptase
– Rétrotransposon non autonome = Utilise celle d’un autre transposon
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
S
• Régions intergéniques = Séquences répétées  ‐ UN
ne
– Séquences LINE (Long Interspersed RepeatedeSequence) ci
• Rétrotransposons autonomes éd
e M
• 850 000 copies de 6-8 kb Î soit 20% génome é d
ult
• Prototype, séquences L1, seules séquences
F ac encore actives
s  ‐
ur ARNm L1
te
 a u
es ORF1p
d d
r
ORF1p: Se lie à l’ARNm cco
 s l'a
ORF2p: Rtase et Endonucléase an
  s
it e
e rd
int ORF2p

– Séquencesti o SINE (Short Interspersed Repeated Sequence)
uc
od
p r• Rétrotransposons non autonomes
Re • 1 500 000 copies de 100-300 b Î 15 % génome
• Prototype, séquences Alu, abondantes dans introns des gènes
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• Régions intergéniques = Séquences répétées e  ‐ U
ci n
– Séquences répétées en tandem: (5%) e
éd
• Classées par la taille totale de la séquence, motif e  M
répété ~ 1-100pb
é d
lt
• Séquences satellites (100 000-10 millions a cupb):
 ‐ F
– Retrouvées au niveau de chaque centromère rs (rôle structural)
teu
• Minisatellites (100-100 000 pb),  a udeux types:
es
– Séquences polymorphesd(nombre  d de répétitions variant entre individus),
or
appelées VNTR (Variable cc Number of Tandem Repeats)
 l 'a
» Considérées s
n comme points chauds de recombinaison
  a
 s télomères: motif TTAGGG répété sur 3-20 kb
– Séquences it edes
erd
int
» Protègent l’extrémité des chromosomes

ti o
• Microsatellites ou STR (Simple Tandem Repeats) (10-100pb)
c
odu » Répétition de di-, tri- ou tétra-nucléotides
epr
R » Erreurs de réplication fréquentes Î points chauds de mutation
» Instabilité Î Maladies (Ex: maladies par expansion de triplets)
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
N S
• Rôle des régions intergéniques = Évolutione ‐ U
cin
Î Création de nouveaux gènes / brassage é d ed’exons
e  M
(Exon Shuffling) é d
lt
– Par transposition d’exons d’un gène a cuà un autre
 ‐ F
• Un exon peut-être mobilisé par les transposons rs qui l’encadrent
te u
 a u
es
Transposons
d d
r
Gène 1 cco
 s l'a
an
  s
it e
e rd
n t Site d’insertion
n i
ti o
uc
Gène 2
od
epr
R
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• Rôle des régions intergéniques = Évolutione ‐ U
cin
Î Création de nouveaux gènes / brassage éd ed’exons
e M
(Exon Shuffling) é d
lt
– Par recombinaison entre séquences a curépétées
 ‐ F
• Séquences Alu contenues dans les uintrons rs de gènes ≠
te
 a u
es
d
Alu
d  Alu
Gène 1 or
cc
 l 'a
Gène 2 n s
  sa
t e Alu Alu
di
te r Double crossing-over
 in
i o n
t
d uc
p ro
Re
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• Rôle actuel des Introns  ‐ U
e
ci n
– Augmenter le nombre de protéines issues d’un e
éd seul gène
• Choix des exons inclus dans l’ARNm peut varier e M
(épissage alternatif)
é d
lt
a cu
 ‐ F
rs
teu
 a u
es
d d
or
cc
 l 'a
n s
  sa
• Un exon code it esouvent pour un domaine protéique
d
er Protéines ≠ par combinaison de ≠ domaines
• Un gène tÎ
n in
io
– Chezctl’homme, 30 000 gènes Î 200 000 protéines ≠
odu
p r• C’est nombre de protéines ≠ qui reflèterait la complexité des
Re eucaryotes, et notamment de l’homme
≠ces entre Génome eucaryote/procaryote
NS
• Séquences répétées intergéniques  ‐ U e
ci n
e
– Sont à la base de l’évolution des espèces Méd
de
• Grâce aux transpositions, aux recombinaisons lt é ou aux mutations
a cu
 ‐ F
rs
teu
 a u
es
d d
or
cc
 l 'a
n s
  sa
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re
– Peuvent favoriser l’apparition de maladies génétiques
NS
 ‐ U e
ci n
Réplication du génome eucaryote  M
éd
e
de
lt é
u
F ac
z Caractéristiques générales s  ‐ de la réplication
ur
te
z Mécanismes biochimiques s  a u de la réplication
 d e
– L’initiation de la réplication
rd
cco
 l 'a
– L’élongationnsde la réplication
  sa
t
– La terminaison
i e de la réplication
e rd
nt
n i
z La iofidélité de la réplication
t
d uc
p ro – Mécanismes assurant la fidélité de la réplication
Re
– Accumulation de Mutations et Cancer
Caractéristiques de la réplication
NS
• Elle est couplée au cycle cellulaire  ‐ U
i ne
– Une cellule qui se divise doit répliquer son ADN ec
éd
e  M
– Chaque cellule fille hérite d’une copie d’ADN é d identique
ult
Phase S Fac
(Réplication) s  ‐
2n chromosomes à une ur 2n chromosomes à deux
chromatide (molécule d’ADN) te
 a u chromatides sœurs
es
d  d
r
Interphase
o
cc
G1  l 'a G2
n s
  sa
it e Phase M
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re 2n chromosomes
à une chromatide
Caractéristiques de la réplication
NS
• Elle doit être parfaitement fidèle  ‐ U
i ne
– Cette fidélité repose sur la complémentarité ddes ec bases
é
e M
James Watson et Francis Crick (1953): é d
lt
« La complémentarité des bases suggère un a cu Squelette
F
possible mécanisme de copie du génome » rs ‐ sucre-phosphate

teu Bases appariées


 a u (liaison hydrogène)
es
d d
r
cco
l 'a Brins parents
n s  Incorporation
  sa
e de nucléotides
dit
te r
 in
o n
cti Brins
d u
p ro fils
Re
Caractéristiques de la réplication
NS
• Modèles possibles de réplication  ‐ U
i ne
– Modèle semi-conservatif (Watson, Crick) : ec
éd
• Chaque molécule contient un brin parent et un nouveau e Mbrin
é d
– Modèle conservatif: ult
F ac
• Une molécule intacte, une molécule contenant s  ‐ deux nouveaux brins
ur
– Modèle dispersif: te
 a u
es
• Chaque molécule = mélange de dfragments originaux et néosynthétisés
rd
cco
Modèle l 'a ½ de molécules
 
semi-conservatif
ans entièrement nouvelles
e   s
dit
Modèle te
r
in ¾ de molécules
conservatif n  entièrement nouvelles
ti o
d uc
p ro
Re Modèle Aucune molécule
dispersif entièrement nouvelle
Caractéristiques de la réplication
NS
• Expérience de Meselson et Stahl (1958)  ‐ U
i ne
– Afin de permettre la distinction entre brins parents et fils: ec
é d
• Bactéries cultivées en présence de l’isotope lourd e15 M N puis léger 14N
é d
• Extraction d’ADN à chaque division (20mn) etulanalyse t de sa densité
F ac
s  ‐
ADN
ur
te
Culture avec
Bactérie
 a u
l’isotope
15 N
es
d  d
or Culture avec
cc l’isotope N
14

 l 'a
n s
  sa
it e
e rd
nt
n i Temps 0 20 minutes 40 minutes
ti o
d uc Centrifugation
o
epr
R Lyse et
extraction ADN
Caractéristiques de la réplication
NS
• Les résultats prouvent le modèle semi-conservatif:  ‐ U
i ne
– 1ère division e c
éd
• Bande intermédiaire = molécules constituées pouremoitié  M de 14N et 15N
é d
– 2ème division ult
F ac
• Nouvelle bande = molécules constituées s  ‐uniquement de 14N
ur
Début te
1ère division 2ème division
 a u
es
d d
or
cc
 l 'a
n s
  sa
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc ≠ Modèle ≠ Modèle
ro
ep conservatif dispersif
R
Caractéristiques de la réplication
S
• Polarisée comme l’ADN ( sens 5’-3’) et nécessite: ‐ U N
 
e dNTPs
– Une matrice, une polymérase, des amorces, des ci n
e
• La polymérase n’ajoute les nucléotides qu’à une extrémité éd 3’-OH
e M
• Î La matrice est lue sens 3’-5’ car la polymérase d
é copie sens 5’-3’
lt
HO 3’ 5’
a cuHO 3’ C 5’
C G P
 ‐ F G P
ADN matrice O
O Amorce rs O O
P
teu P
T  a u T
A
O
P
es A
O
P
O
d  d O
P
o r P
A T Pac
c A T
O  l ' O
P
O
a ns ADN polymérase P O
P
C e   s C
G it P G P
O e rd O O
t O
P
n Ain P

ti o 3’ OH A T P P
Ouc O O
P
P d T
p ro A O
P P P P

Re A 3’ OH
O OH O
P P
5’ dNTPs 5’
Étapes de la réplication
• Étape d’initiation: NS
 ‐ U e
– Formation des bulles de réplication ci n
d e
• La réplication initiée en de multiples sites: Origines é
e M de réplication
• Des hélicases séparent les brins parents: Fourches é d de réplication
ult
• Elles progressent dans les deux sens enFdéplaçant ac les nucléosomes
s  ‐
• Les brins séparés sont stabilisés par r
teu RPA (Replication Protein A)
 a u
Bulle de réplication
es
d dréplication
Origine
Fourche o r Fourche
cc
 s l'a Progression
an
  s
it e
e rd
t Origines multiples
 in
i o n
ADN
t
d uc
p roChromatides sœurs
Re
Étapes de la réplication
NS
• Étape d’initiation:  ‐ U
i ne
– Synthèse des amorces fournissant les extrémités ec 3’-OH
éd
• Hybrides ARN/ADN, complémentaires des brinsdeparents  M
lt é
• Synthétisées dans le sens 5’-3’ par l’ADNacpolymérase u α (primase)
 ‐ F
• La réplication se fait dans le sens 5’-3’ s
r donc, au niveau d’une fourche
te u
– Un brin sera synthétisé dans le u
 asens de la fourche: brin direct
e s
– L’autre sera synthétisé en  d
d sens opposé: brin tardif
r
cco
l 'a h èse
n s  e syn
t

  sa en sd -OH

it e parents S
Brins
e rd
int Brin tardif
n  Brin direct
ti o HO-

d uc Déplacement
p ro de la fourche Se
ns
R e de
syn
th è
se
Étapes de la réplication
NS
• Étape d’élongation:  ‐ U
i ne
– Les dNTPs (dATP, dGTP, dCTP et dTTP) correctement ec
éd
appariés sont reliés un a un à l’extrémité 3’-OH e M des amorces
é d
• Î liaisons 3’-5’ phosphodiester par les ADN ultpolymérases δ et ε
a c
• Roles respectifs inconnus, forment un dimère  ‐ F à chaque fourche
rs
• Synthèse du brin direct continue àtpartir eu d’une amorce unique
 a u
• Synthèse du brin tardif par fragments es discontinus (Okazaki, 200pb)
d
det  à mesure de l’avancée de la fourche
– Amorces produites au fur r
cco
 s l'a
an
  s
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re
– Brin direct d’une fourche = Brin tardif de l’autre fourche, et inversement
Étapes de la réplication
N S
• Étape d’élongation:  ‐ U
i ne
– Amorces dégradées (RNAse H1 et FEN1), brèches ec comblées
é d
(polymérase δ/ε) et les fragments reliés (ADN  Mligase)
e
d de réplication
Sens global de lt é
Origine
u
réplication
F ac Brin direct Brin tardif
s  ‐
ur
2
RPA maintient les
3 te
Le brin direct est
 a u
brins dissociés synthétisé en e scontinu
d d Brin tardif Brin direct
r
co
1
L’ hélicase ouvre c
la double hélice  s l'a Brin direct
a n
ADN   s Brin tardif
5′
it e Fourche de réplication
Parental 3′
erd Amorce 2
int 1
La polymérasen α
4 3′

t i
synthétise l’amorce o d’un 4
3 5′
c
du d’Okasaki
5ème fragment
o
p r 7 La DNA ligase relie
R
5
e 6 1er et 2ème fragment
Polymérase δ-ε: Synthèse du RNAse H1 et FEN1 dégradent
4ème fragment avant le 5ème l’amorce du 2ème fragment
Étapes de la réplication
NS
• Étape de terminaison:  ‐ U e
ci n
– La réplication des télomères pose un problème e
éd
• A l’extrémité 5’ du brin fils de chaque chromatide, e M la dégradation
é d
de l’amorce ARN/ADN la plus distale laissecupersister lt une brèche
F a
s ‐
r
teu
 a u
es
d d
o r
cc
 l 'a
n s
  sa
t e
i comblée,
• Si elle n’est rdpas
te
 in
– Î raccourcissement progressif des télomères à chaque division
i o n
t
d u–c Lorsque ce raccourcissement atteint un seuil critique, la cellule arrête
p ro de se diviser et devient sénescente
Re » Le nombre de divisions qu’une cellule effectue est limité
(limite de Hayflick) et est lié à la longueur de ses télomères
Étapes de la réplication
NS
• Étape de terminaison:  ‐ U
i ne
– Elle nécessite une enzyme appelée télomérasedec
é
• Possède une activité de type reverse transcriptase e M
d
– Lui permet la synthèse d’ADN à partir d’ARN lté
a cu
• Et un ARN matrice complémentaire des  ‐ Frépétitions télomériques
rs
– La télomérase va s’apparier au t u
ebrin parent et l’allonger
 a u
• Une amorce plus distale pourra s
e s’apparier au brin parent allongé
d d
r
• La brèche du brin fils sera
cco comblée (polymérase δ/ε et ligase)
 s l'a
an
  s
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re
Étapes de la réplication
NS
• Étape de terminaison:  ‐ U
i ne
– Elle nécessite une enzyme appelée télomérasedec
é
• La plupart des cellules de l’organisme n’en possède M
e  pas et leurs
d
édivisions
télomères se raccourcissent jusqu’à arrêt des lt
a cu
 ‐ F Arrêt des divisions
r s
teu
 a u
– Les cellules mortes ne sont dplus es remplacées, et l’organisme vieillit
r d
co
– La durée de vie d’un corganisme serait liée à la longueur des télomères
 l 'a
s longévité et nombre de divisions max. des cellules
» Corrélation nentre
a
Tortue e  s 175 ans
Homme dit 120 ans
te r
Poulet
in 30 ans
n Souris 3 ans
ti o
uc 25 50 75 100 125
d
p ro Nombre de divisions
Re • Les cellules souches, germinales ou cancéreuses ont une activité
télomérase et se divisent à l’infini (~ cellules immortelles )
Fidélité de la réplication
NS
• Trois mécanismes agissant séquentiellement:  ‐ U
i ne
– La sélection des bases complémentaires dedla ec matrice
é
• Assurée par le site actif des ADN polymérases M
eα  et δ/ε
é d
• Il ne fonctionne que lorsque la géométrie de lt
a cu la paire de base
formée est conforme au principe de scomplémentarité  ‐F
ur
– L’adénine avec la thymine, la guanine te avec la cytosine
 a u
– Sinon, les angles et la géométrie s
e des bases sont modifiés et le site actif
 d
d pas
de l’enzyme ne fonctionne r
cco
Association purine-pyrimidine scorrecte  l'a Association purine-pyrimidine incorrecte
an
  s
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re
Fidélité de la réplication
NS
• Trois mécanismes agissant séquentiellement:  ‐ U
i ne
– L’activité de correction d’épreuve (proofreading) ec
éd
• Uniquement assurée par l’ADN polymérase δ/εde M
lt é
– Et par la polymérase répliquant l’ADN mitochondrial cu (Polγ)
F a
– La polymérase α ne possède pas cessactivités:  ‐ les amorces synthétisées
r
seront dégradées et peuvent contenir teu des erreurs
 a u
• La correction d’épreuve est liée es à l’activité 3’-5’ exonucléasique
d  d
– Lui permet de «revenircosur r ses pas» pour exciser un nucléotide erroné
'ac
– Celui-ci est ensuite s l remplacé selon la complémentarité des bases
an
  s
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re
Fidélité de la réplication
NS
• Trois mécanismes agissant séquentiellement:  ‐ U
i ne
– Le système MMR (Mutation Mismatch Repair) ec
éd
• Système de détection et réparation des mésappariements  M
e
• Assure la correction des erreurs échappanttéàdla polymérase
ul
• Procaryotes, constitué de trois protéines c
a formant des homodimères
  F
‐ qui active MutH
– MutS reconnait la lésion et recrute MutL rs
e u
t qui clive spécifiquement le brin fils
» MutH est une endonucléase u
s  a
» L’ADN bactérien est méthylé
 d e mais le brin fils ne l’a pas encore été
– Le brin est dégradé jusqu’à rd la lésion (exonucléase) puis resynthétisé
cco
 s l'a
an
  s
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re
Fidélité de la réplication
NS
• Trois mécanismes agissant séquentiellement: e  ‐ U
ci n
– Le système MMR (Mutation Mismatch Repair)éd e
e M
• Chez les Eucaryotes, le système s’est diversifié é d
u lt
– On connait 6 homologues de MutS (MSH1 F acà MSH6), 4 homologues de
s  ‐
MutL (MLH1, MLH3, PMS1, PMS2) umais r pas d’homologue de MutH
ute
» MSH2-MSH6 reconnait substitutions  a et insertions / délétions 1-2nt
e s
» MSH2-MSH3 reconnait  d
d insertions / délétions de taille supérieure
or
cc
– Reconnaissance du
 s l'abrin fils liée à la présence des fragments d’Okazaki
an
• Grâce a ces trois s
   mécanismes séquentiels,
it e
e rd
– La réplication int du génome (6.10 9 nt) se fait ~ sans erreur

ti o
uc
• Sélection bases: Laisse échapper 1 erreur tous les 105 nt
d
p ro
Re • Proofreading: En corrige 99%. Il reste 1 erreur tous les 10 nt
7

• Système MMR: En corrige 99,9%. Il reste 1 erreur tous les 1010 nt


Fidélité de la réplication
NS
• L’inactivation du système MMR  ‐ U e
i n
– Î Accumulation de mutations et apparitionédde ec cancers
• Gènes système MMR = Gènes suppresseur de e M
tumeurs
é d
lt
– Ce type de gènes fonctionne sur un mode
a cu récessif
– Les deux copies doivent être inactivées  ‐ F pour l’apparition des KC
rs
1ère mutation teu 2ème mutation
 a
Perte
u
es
 d
d’hétérozygotie
d
or
cc
 l 'a
n s
Cellulesaprédisposée +/- Cellule cancéreuse -/-
e   
– La 1 mutation
ère dit peut-être héritée (MSH2 ou MLH1 surtout)
te r
 in
i o n
• Î Prédisposition au syndrome de Lynch ou syndrome HNPCC
t
d uc
(Hereditary non polyposis colon cancer): colon, estomac, ovaires…
o
epr – Toutes les cellules de l’individu sont hétérozygotes
R
– La 2ème mutation, constante, ne survient que dans certains tissus
NS
 ‐ U e
ci n
Transcription des gènes eucaryotes  M
éd
e
de
lt é
u
F ac
z Vue générale de la transcription s  ‐
ur
te
z Transcription des gènes s  a u codant les protéines
 d e
– Structure des gènes rd codant les protéines
cco
 l 'a
– Les éléments ns d’un promoteur
  sa
– La machinerie it e basale de transcription
e rd
nt
n i
– Initiation, élongation et terminaison de la
ti o
c
odu transcription
epr
R – La maturation des transcrits primaires
Vue générale de la transcription
NS
• Les gènes = Unités fonctionnelles du génome  ‐ U
i ne
– Au niveau d’un gène, le brin sens est celui portant ec
éd
l’information, le brin antisens son brin complémentaire e M
é d
lt
• Transcription = Synthèse d’ ARNac~ au brin sens u
 ‐ F
– Utilise le principe de complémentarité rs des bases (F. Crick)
te u
 a u
s ADN ARNm Protéine
 d e
d N-terminus
r
Réplication ADN cco
 s l'a
n
Transcription
a
  s
it e
rd Brin
te sens
 inARN
i o n
ct
odu Traduction
p r
Re
C-terminus
Protéine
Vue générale de la transcription
NS
• Transcription = Synthèse d’ ARN ~ au brin sens  ‐ U
i ne
– Une ARN polymérase ec
éd
• Utilise le brin antisens comme matrice, lu danse le M sens 3’-5’
é d
• Fonctionne dans le sens 5’-3’ ult
a c
F
• Relie les rNTPs qui y sont appariés (Π‐liaisons 3’-5’ phosphodiester)
rs
• Ne nécessite pas d’amorce teu
 a u
es
d d Transcription
ARN polymérase or (5’-3’)
Brin sens cc
 s l'a
an
3’   s 5’
5’ it e 3’
e rd
Brin antisensint 3’ ATP
(matrice)n  rNTPs GTP
ti o
ARN
d uc CTP
5’ pro UTP
R e
Vue générale de la transcription
NS
• Transcription = Synthèse d’ ARN ~ au brin sens  ‐ U
i ne
– Trois ARNs polymérases, trois catégories dedegènes c
é
• Gènes de classe I transcrits par l’ARN POL I e  M
é d
– Les ARNs ribosomaux (ARNr) 5.8S, 18S et 28S
ult
a c
• Gènes de classe II transcrits par l’ARN   F
‐ POL II
rs
– Les ARNs messagers
te u
– Les petits ARNs nucléolaires s(snoARNs, a u small nucleolar)
e
 ddes ARNr
» snoARNs : maturation rd
cco
– Les petits ARNs nucléaires 'a (snARNs, small nuclear) sauf U6
 l
» snARNs : a ns
maturation des ARNm
s
   (régulation post-trancriptionnelle)
– Les microARNs
it e
rd
eclasse III transcrits par l’ARN POL III
• Gènes de nt
n i
i o ARNs de transfert (ARNt)
– tLes
d u–c L’ARNr 5S
p ro
Re – Le snRNA U6
Vue générale de la transcription
N S
• Différences entre procaryotes et eucaryotes ‐ U
i ne
Cellule procaryote. En l’absence de noyau, Cellule eucaryote. L’ARN ec subit une
transcription et traduction sont simultanées maturation avant édd’être traduit
dans le cytosol e M
ADN é d
ult
a c Noyau
TRANSCRIPTION
‐ F
ARNm
rs 
Ribosome teu
TRADUCTION  a u TRANSCRIPTION ADN

es
Polypeptide d d
r Pre-ARNm

cco MATURATION

 s l'a ARNm
n
  sa
it e ARNm
ADN
e rd Ribosome
Ribosomes t
n in TRADUCTION

ti o
ARN polymérases ADN
c Polypeptide

Ribosome et o du
epr
polypeptide
R
ARNm
Structure d’un gène Î une protéineS
• L’unité de transcription UN
e  ‐
– Ensemble de séquences transcrites, pas forcément cin traduites
d e
• Débute au 1er exon (nt noté +1), s’arrête ~ au site  de é polyadénylation
e M
• Les signaux ATG et Stop délimitent la séquence d
é qui sera traduite
lt
– Amont et aval de ces signaux: 5’-UTR et 3’-UTR a cu (UnTranslated Region)
 ‐ F
• Le promoteur rs
teu
 a u
– Séquences en amont ou eneaval s de l’unité de transcription
d d
• Nécessaires à l’initiation ode r la transcription et à sa régulation
cc
 l 'a
n s
  sa
it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re
Structure d’un gène Î une protéineS
• Le promoteur UN
 ‐ e
– Le cœur du promoteur ci n
d e
• Situé à proximité immédiate du site d’initiation de  la é
e Mtranscription
• Il comprend diverses séquences quasi constantes é d (TATA box,..)
lt
u transcription
Î Assemblage de la machinerie basaleacde
 ‐ F
Éléments du Cœur du rpromoteur s
teu
 a u
es
d  d
o r
c
c Initiator ; DPE: Downstream Promoter Element
BRE: TFIIB Recognition Element;  l 'aInr:
n s
– Le promoteur eproximal   sa et distal
dit
• Respectivement
te r situés entre les positions –50 à –200 et plusieurs kb
en amont n in voire en aval du gène
ti o
• Combinaison
uc de séquences variable d’un gène à l’autre
d
p•roFixent des facteurs de transcription (FT) spécifiques
Re – Qui facilitent ou réduisent l’assemblage de la machinerie basale
– Et déterminent quand et à quel taux un gène doit être transcrit
Machinerie basale de transcription
NS
• Constituée par:  ‐ U
i ne
– L’ARN Polymérase II ec
éd
• Complexe multiprotéique, dizaine de sous-unités chez  M les eucaryotes
de
– Le domaine CTD (Carboxy-Terminal Domain),éspécifique de l’ARNPII
lt
a cu
» Motif de phosphorylation (Tyr-Ser-Pro-Thr-Ser-Pro-Ser) répété 50x
 ‐ F
• Incapable seule de se fixer à l’ADN et d’initier rs la transcription
te u
– Assistée des facteurs généraux a u de transcription
s  
• TFII A, B, D, E, F et H, chacun e
 d constitué de plusieurs sous-unités
r d
• Ils permettent notamment la
ccoliaison à l’ADN de l’ARNPII et son activation
l'a
 sMachinerie
an basale
FT spécifiques te  
s
di
te r
 in
i o n
t
d uc
p ro
Re Gène
Promoteur proximal Cœur
Initiation de la transcription
NS
• Assemblage et activation de la machinerie basale  ‐ U
i ne
– Débute par la fixation de TFIID sur la boîte TATA ec
éd
• S’y fixe par sa sous-unité TBP (TATA Binding Protein)  M
de
– Autres composants de TFIID appelés TAF (TBP-Associated é Factors)
lt
– Les autres complexes sont ensuiteFarecrutés cu
s  ‐
• TFIIA et TFIIB qui recrute TFIIF et l’ARN ur Pol II
te
u
 aSite d’initiation
IID
es
d d
TATA r
cco
IIA  s l'a
IIB IID an
s
   IIB
i t eIIA

e rd
nt TATA

n  i
IIF
ti o
d uc
RNAIIP
IID

p ro IIB
IIF

Re
IIA
TATA
TATA RNAIIP
Initiation de la transcription
NS
• Assemblage et activation de la machinerie basale  ‐ U
i ne
– Les autres complexes sont ensuite recrutés ec
éd
• TFIIE et TFIIF sont enfin recrutés  M
e
d (PIC)
• L’ensemble forme le complexe de préinitiation é
ult
– La transcription débute grâce à TFIIH F ac
s  ‐
• Son activité hélicase ouvre la double urhélice (Îbulle de transcription)
te
• Son activité kinase phosphoryle u
 ala sérine en position 5 du CTD de
s
l’ARNPII: le PIC est activé d(synthèse  de des premiers nucléotides)
o r
IID c
cIIF
 l
IIB 'a
IIA s
n RNAIIP
   s a
TATA
TATA

it e
IIE
e rd
int 4 Initiation de la transcription
IIH
n  IID
ti o IIF
uc IIA
IIB IIE
IIH
d
p ro TATA
TATA RNAIIP

Re
Complexe de préinitiation (PIC)
Élongation de la transcription
NS
• Des facteurs d’élongation sont recrutés  ‐ U
i ne
– Le facteur NELF (Negative Elongation Factor) ec
éd
• Il met l’ARN Pol II qui vient juste de quitter le promoteur  M en pause
de
• Ceci permet la mise en place de la coiffe sur t él’ARNm naissant
l
– Coiffe = Modification qui protège l’ARNm de a cula dégradation
 ‐ F
– La maturation de l’ARNm est ainsi estrscouplée à l’élongation
teu
– Le facteur P-TEFb (Positive  Transcription a u Elongation Factor)
es
• Il phosphoryle la sérine en position
d d 2 du CTD Î L’ARN Pol II repart
or
cc
 s l 'a Pause
an
  s
it e
e rd Reprise
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re Coiffe
Terminaison de la transcription
NS
• À peu près au niveau du signal de polyadénylation e  ‐ U
i n
– Chez les eucaryotes, il n’y pas de séquenceédsignalant ec à la
polymérase où arrêter précisément la transcription e M
é d
ult
– Elle s’arrête lorsque les enzymes Fde ac clivage du transcrit
s  ‐
primaire qui l’accompagnent rencontrent ur les signaux de
te
polyadénylation  a u
es
d d
– Pour un gène donné, cl’arrêt or se produit de 0,5 à 2kb après
'ac
ces signaux (longueur  l
ans variable des transcrits primaires)
e   s
dit
ter
n in
ti o
d uc
p ro
Re
Maturation des transcrits primaires
NS
• Doivent tous être modifiés pour être fonctionnels e  ‐ U
ci n
(sauf les ARNm des histones) éd
e
e M
– La coiffe (modifications de l’extrémité é5’) d
ult
• Protège le transcrit de la dégradation, augmentant F ac sa durée de vie
s  ‐
• Nécessaire à sa reconnaissance par urla machinerie traductionnelle
te
 a u
– La polyadényation (ajout d’une es queue polyA en 3’)
d d
• Elle ralentit aussi sa dégradation or par des exonucléases
cc
 l 'a
– L’épissage (excision ans des introns)
e   s
• Met bout à bout
dit la séquence codante des différents exons
ter Suite de 50-250
n
 i Nucléotide à Guanine nucléotides à Adénine
o n
cti
du
MATURATION
o
Suite ininterrompue d’exons
p r 5′ 3′
Re G P P P 5′ UTR 3′ UTR AAA…AAA

Codon Codon Queue Poly-A


Coiffe Start Stop
La coiffe de l’ARNm
N S
• Ajout d’un nucléotide à guanine à l’extrémité e  ‐ U5’
ci n
– Deux activités enzymatiques liées à la même eprotéine
éd
• L’activité ARN-5’-triphosphatase élimine le phosphate e M γ du transcrit
é d
• L’activité Guanylyl-transférase relie un GTP ult son phosphate α au
par
F ac
s ‐
phosphate β du transcrit (liaison 5’-5’ rtriphosphate)
teu
• Ajout de groupes méthyle  a u
es
d d
– Deux enzymes différentes or
cc
'a
 lN7 du nucléotide ajouté
• Méthylase de l’azote n s
sa
   du ribose des deux premiers nucléotides
• Et 2’-O-methylase it e
e rd
nt
n i
ti o
d uc
p ro
Re
La coiffe de l’ARNm
NS
e  ‐ U
ci n
e
éd
e M
lt éd
u
F ac
s  ‐
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s  au
 d e
rd
cco
'a
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erd
t
n in
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p ro
Re
L’épissage de l’ARNm
NS
• Il nécessite:  ‐ U
e
ci n
e
– Des séquences introniques ~ constantes (=édconsensus)
e  M
• Site donneur (GU) et accepteur (AG) au début é d et à la fin de l’intron
ult
• Avant la fin de l’intron, suite de pyrimidine F ac et site de branchement
s  ‐
(= Adénine de la séquence PyNPyPuAPy) ur
te
 a u
es
d d
r
cco
 s l'a
an
  s
it e
e rd
nt
– et les ribonucléoprotéines U1, U2, U4, U5 et U6
n i
ti o
d uc
• Complexes enzymatiques qui assurent l’épissage
p ro
Re • Constituées de protéines communes et spécifiques
• Et des snRNAs correspondants
L’épissage de l’ARNm
NS
• Rôle des ribonucléoprotéines  ‐ U e
ci n
e
– U1 et U2 se fixent au site donneur et de branchement éd
e M
é d
– U4, U5 et U6 interagissent avec U1 etulU2 t
F ac
• Ce qui rapproche les exons s  ‐
ur
te
 a u
es
d d
r
cco
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  s
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Re
L’épissage de l’ARNm
NS
• Rôle des ribonucléoprotéines  ‐ U e
ci n
e
– Deux réactions de transestérification éliminent éd l’intron
e M
• Clivage exon-intron en 5’, liaison 5’- 2’ phosphodiester é d entre la
lt
ude
guanine du site donneur et l’adénine du site a c branchement
 ‐ F
(l’intron forme un lasso) rs
e u
t 5’ phosphodiester entre exons
• Clivage intron-exon en 3’, liaison  a u3’-
es
d d
r
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Re
L’épissage de l’ARNm
NS
• Un autre complexe aide à la détection des nexons
e  ‐ U
eci
– Les séquences des introns peuvent être très éd longues
e M
– « Cross-exon recognition complex » lté d
cu
a
• Établit un pont entre U1 et U2 de part et‐ Fd’autre de l’exon
rs 
• Comprend des protéines liées au site teu accepteur, à la suite de
 a u
pyrimidines et aux séquenceseESE s (Exonic Splice Enhancer)
Intron N d d Exon N+1 Intron N+1
or
cc
 l 'a
n s
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i t e
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Re
L’épissage de l’ARNm
NS
• Des exons peuvent être exclus de l’ARNmine  ‐ U
ec
– L’épissage alternatif augmente la diversité d
édes protéines
e M
produites à partir d’un pré-ARNm é d
lt
a cu
• 200 000 protéines sont produites par 30  ‐ F000 gènes
r s
• Protéines de fonctions analoguesuou teu totalement différentes
s  a
• Des facteurs d’épissage spécifiques  d e d’un tissu Î Protéine spécifique
d
de ce tissu à partir d’unccgène or présent dans toutes les cellules
 s l'a
an
  s
it e
e rd
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Re
La polyadénylation de l’ARNm
NS
• Nécessite plusieurs séquences  ‐ U e
ci n
– Séquence de polyadénylation AAUAAA e
éd
e M
– Séquence de clivage du messager CA é d
ult
• La queue Poly(A) (suite ~250 nucléotidesaàc adénine) lui sera ajoutée
 ‐ F
– Séquence GU-riche rs
teu
 a u
es
d d
or
cc
 l 'a
n s
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Re
La polyadénylation de l’ARNm
NS
• Séquence GU-riche fixe CstF (Cleavage Stimulating ‐Factor) U
i ne
– Active les protéines CFI et CFII (Cleavage Factor) ec
éd
• Site de clivage reconnu par CFI et CFII qui dle e Mcoupent
lt é
• Séquence de polyadénylation AAUAAA cu fixe CPSF
F a
(Cleavage and Polyadenylation Specificity s  ‐ Factor)
ur
– Active la poly(A) polymérase (PAP) aqui te
  u synthétise la queue poly(A)
es
– Cette synthèse est accélérée par  d PABPII (PolyA Binding Protein II)
rd
cco
 l 'a
n s
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it e
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n i
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Re
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PACES ‐ UFR Médecine – Université Nice‐Sophia Antipolis ‐ Année universitaire 2010‐2011