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Risée de tous, problème délicat pour ceux qui en sont victimes, les hémorroïdes sont une

pathologie courante, généralement simple à résoudre. Mais si les traitements ne suffisent pas
toujours, les interventions chirurgicales classiques restent douloureuses. Que peut-on attendre
des nouvelles techniques opératoires ?

Les hémorroïdes, affection banale, se manifestent par des douleurs, par une tuméfaction et parfois de
petits saignements au niveau de l’anus.

Ce sont des dilatations des veines de l’un des deux réseaux du canal anal, l’un étant à la source des
hémorroïdes externes l’autre des internes.

Si l’on ne connaît pas exactement la part du facteur congénital, on sait en revanche que ce sont des
facteurs externes qui permettent l’apparition des hémorroïdes : sports, constipations, grossesse
(après 35 % des accouchements)…

Hygiène alimentaire

Le traitement de base, c’est une meilleure hygiène alimentaire, afin de régulariser le transit intestinal
car la constipation et la diarrhée aggravent les symptômes : par exemple manger plus des fibres -
légumes, céréales complètes -, augmenter la quantité d’eau quotidienne, en particulier le matin,
prendre son temps aux toilettes, éviter les excitants coliques (café), et ceux qui favorisent la crise
hémorroïdaire, tels l’alcool et les épices.

Des études cliniques ont montré que certains médicaments utilisés dans le traitement de l’insuffisance
veineuse sont efficaces, sans que l’on connaisse exactement leur mode d’action.

Selon le stade de crise où vous vous trouvez, votre médecin pourra vous prescrire des anti-
inflammatoires, des anesthésiques locaux, ainsi que des substances huileuses favorisant l’excrétion, à
appliquer localement sous forme de pommade ou de suppositoire.

Le traitement chirurgical

La première possibilité d’opération est légère et n’est pas destinée à détruire les hémorroïdes, mais à
les protéger des étirements, afin de conserver leur rôle. Ensuite, si cela est réellement nécessaire,
dans 10 % des cas environ, on procède à l’ablation des hémorroïdes, toujours en dehors des crises.
Bien qu’efficaces, ces interventions provoquent des douleurs majeures, entraînant parfois des
hospitalisations prolongées et nécessitant des soins locaux quotidiens jusqu’à cicatrisation complète.

Mirage sur la technique de Longo ?

En 1997, un Italien, M. Longo, présente une technique de ligature élastique nouvelle, à laquelle il
donne son nom, qui permettrait de diminuer le temps d’arrêt de travail - trois à quatre jours -, la
fréquence des complications hémorragiques et les douleurs post-opératoires. Du fait de la faible durée
d’hospitalisation et de l’absence de soins à domicile, les patients ainsi opérés se disent satisfaits de
cette technique sans suite douloureuse. "Toutefois, souligne le Dr Benoît Maury, proctologue, outre le
peu de recul sur les avantages à long terme de cette technique, plusieurs médecins ont pu constater
des hémorragies secondaires après le 10ème jour, une rupture de l’attache ainsi que des récidives de
l’extériorisation des hémorroïdes. Contrairement à la technique de Milligan-Morgan, dite du Saint
Mark's Hospital, la plus utilisée et décrite depuis 1937, celle de Longo nécessite une pince spéciale, à
usage unique, de la modique somme de 2 500 Francs et… non remboursée !" Toutes raisons pour ne
pas inciter les chirurgiens à l’utiliser.

Que choisir ?
Seul votre médecin, gastro-entérologue proctologue (spécialisé dans les problèmes d’hémorroïdes)
pourra vous expliquer à quel stade vous en êtes et vous proposer les solutions adéquates.

Commencer par les méthodes d’hygiène élémentaires relève du bon sens, poursuivre par des
traitements médicaux légers est plus prudent, et l’opération ne doit être envisagée que lorsque les
autres méthodes ont échoué et que la gêne devient handicapante. En effet, l’ablation des hémorroïdes
n’est pas une opération anodine car des complications, parfois graves, peuvent apparaître, telles que
le rétrécissement anal ou l'incontinence.

Perline

Hémorroïdes : une nouvelle technique chirurgicale


Un Français sur deux sera victime d'hémorroïdes après 50 ans. Dans les cas les plus importants, le
traitement passe obligatoirement par une opération chirurgicale. Mais celle-ci n'a pas bonne presse
auprès des malades : douleurs post-opératoires, immobilisation pendant trois semaines.
Une nouvelle technique venue d'Italie devrait grandement améliorer ce traitement et rassurer les
personnes concernées. Il s'agit de l'anopexie rectale, également appelée hémorroïdopexie mécanique
ou technique de Longo, du nom de son inventeur. Schématiquement, il s'agit de placer une agrafe
circulaire sur la muqueuse rectale, qui va empêcher les hémorroïdes de sortir. L'opération dure une
quinzaine de minutes, en anesthésie locale ou générale. L'agrafe est expulsée naturellement dans le
mois suivant.
Les avantages sont nombreux : cette technique n'entraîne aucune lésion sur le sphincter ou le canal
anal. Ainsi, les douleurs post-opératoires sont beaucoup moins importantes. De plus le séjour en
hôpital ne dépasse pas deux jours et la reprise du travail peut se faire au bout de deux semaines.
Certes, quelques effets indésirables existent. De plus, cette technique est encore récente : le recul
reste faible pour évaluer le succès à long terme.

Source : communiqué de la compagnie Ethicon

Un français de plus de cinquante ans sur deux a été victime d’hémorroïdes. Aussi gênant que
fréquent, ce problème très intime est trop souvent l’objet de tabous. En parler relève parfois
d’une mission impossible tant on craint que l’équipe de la pharmacie n’offre pas assez de
confidentialité, d’écoute et de discrétion. Les hémorroïdes sont une dilatation des veines de la
zone anale (anus et rectum) et du tissu les entourant, un phénomène semblable aux varices qui
peuvent apparaître sur les jambes.

Produites par des dilatations dont la grosseur est variable d’un individu à l’autre, les hémorroïdes
peuvent être internes (à l’intérieur de l’anus) ou externes (sur le pourtour de l’anus) en fonction de leur
localisation. Elles constituent des structures anatomiques normales et ne revêtent un aspect
pathologique que lorsqu’elles évoluent vers une maladie hémorroïdaire.
Signes et symptômes des maladies hémorroïdaires
La démangeaison, l’irritation, les saignements pendant ou après les selles constituent le trio de
symptômes habituel des hémorroïdes. Les saignements sont généralement faibles et ne se
remarquent que très peu sur les sous-vêtements ou sur le papier-toilette.

La douleur n’est pas un élément accompagnant obligatoirement les maladies hémorroïdaires, mais
elle accompagne généralement leurs complication, qui peuvent être une thrombose interne ou externe
en fonction de l’emplacement des vaisseaux affectés.

Traitées efficacement, les hémorroïdes ne sont pas dangereuses d’un point de vue médical, mais la
thrombose peut après quelques jours s’ulcérer et saigner.

En cas de saignement, prévenez votre médecin qui pourra grâce à un examen local (anuscope)
classer les hémorroïdes en fonction de leur position anatomique. Très souvent, votre praticien ne se
contentera pas de ce constat et vous prescrira d’autres examens complémentaires, car ce type de
saignements peut également être le premier signe d’un cancer du rectum.

Traitement et prévention

En général, les hémorroïdes se soignent efficacement à l’aide de traitement simple, qui atténuent la
douleur et réduisent l’inflammation. Il conviendra également de veiller à réguler le transit intestinal en
luttant contre la constipation. Enfin, une attention particulière doit être accordée à l’hygiène de la
région anale, sans toutefois tomber dans l’excès, le savon pouvant être la cause d’irritation.

Il existe d’autres traitements en cas de complications :


 Les injections sclérosantes, qui provoquent la sclérose des vaisseaux hémorroïdaires grâce à
l’injection d’une substance irritante. Cette technique permet de soulager rapidement le
patient ;
 La photo-coagulation par infrarouges, qui agit sur les vaisseaux en fixant la muqueuse ;
 Les ligatures élastiques, qui provoquent par strangulation une dévitalisation des tissus et
permet ensuite leur destruction par une autre technique (par congélation par exemple) ;
 Enfin, si la maladie hémorroïdaire est à un stade très avancé, on peut envisager une
intervention chirurgicale sous anesthésie locale ou générale en fonction de l’acte à effectuer.

Prévenir l’apparition d’hémorroïdes grâce à une alimentation soignée

Les aliments permettant de prévenir la constipation et la formation d’hémorroïdes sont les légumes
frais, les fruits, les crudités et les légumineuses. Buvez suffisamment d’eau (soit 1,5 litre à 2 litres par
jour).

Une alimentation saine et riche en fibre, faible en matière grasse, en sel et en pâtisseries est à
conseiller.

Il convient d’éviter les viandes, les plats épicés, l’alcool, le café et le thé. L’idéal est d’opter pour un
régime végétarien jusqu’à disparition des symptômes.

Test de détection de sang dans les selles


La présence de sang dans les selles est un symptôme invisible à l'oeil nu. Pourtant, elle permet
de suspecter la survenue de polypes voire de cancer du côlon. Diagnostiqué tôt, ce cancer
peut être aisément guéri, mais faute de dépistage précoce, plus de la moitié des malades en
décèdent. En attendant la mise en place d'un dépistage de masse, des tests à domicile sont
désormais disponibles en pharmacie.

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A qui s'adresse ce test ?


La présence de sang dans les selles est l'un des premiers symptômes de
plusieurs maladies gastro-intestinales : hémorroïdes, lésions, fistules, polypes,
colites, tumeurs du côlon ou du rectum…

Avec plus de 36 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, le


cancer du gros intestin (côlon et rectum) est le plus fréquent des cancers. Près
de 16 000 Français en meurent chaque année.

La détection des cancers du côlon s'appuie notamment sur le test Hemoccult II,
qui révèle la présence de sang dans les selles après examen en laboratoire.

Attendu depuis plusieurs années, un dépistage de masse tarde à venir. En


attendant, des tests de dépistage à domicile sont disponibles en pharmacie.
Compte-tenu de la survenue généralement tardive de ce cancer, il est recommandé aux personnes de
plus de 45 ans tous les ans ou tous les deux ans.

Deux tests sont actuellement disponibles :

 Hémocheck® des laboratoires Matara Diagnostics ;


 Polypes du côlon - Test de prévention des laboratoires Protex Care.

Comment ça marche ?
La présence de sang dans les selles est mise en évidence grâce à une réaction chimique colorée qui
révèle la présence d'hémoglobine

Ce test ne nécessite aucune restriction alimentaire. Néanmoins, il ne doit pas être utilisé en cas de
constipation, de saignements d'hémorroïdes ou en période de règles. Deux jours avant de pratiquer
ce test et pendant toute la période du test, il convient d'éviter les médicaments contenant de l'aspirine,
des anti-inflammatoires, des crèmes ou pommades rectales. Afin de commencer le dépistage, il est
nécessaire de bien uriner pour éliminer toutes interférences liées à la composition de l'urine.

La spécificité et la sensibilité de ces tests sont comparables à celles du test le plus utilisé
(Hemoccult®) et leur simplicité d'emploi reste bien supérieure.

Comment utilise-t-on ces tests ?


Découvrez les spécificités de chacun de ces produits.

Hémocheck®

Temps de réalisation du test : 2 à 5 minutes

Aucune manipulation n'est nécessaire. Trois étapes rapides sont au programme :

1 - Contrôle de la qualité de l'eau : Jeter un premier feuillet-test dans la cuvette des toilettes à la
surface de l'eau pour contrôler qu'aucune réaction ne se produit. Cette première étape permet de
vérifier que l'eau ne contient pas des substances chlorées qui peuvent interférer avec ce test. Si le test
de qualité de l'eau n'est pas concluant, il faut tirer plusieurs fois la chasse et réessayer. En cas de
nouvelle déconvenue, reportez l'expérience de deux ou trois jours ;

2 - Dépistage du sang dans les selles : Après être allé à la selle, il suffit de jeter un feuillet-test dans
la cuvette des toilettes et d'attendre deux minutes pour voir si une croix verte apparaît au centre du
feuillet ;

3 - Contrôle de validité du test : après avoir tiré la chasse d'eau, diluer le contenu du sachet de
contrôle dans l'eau de la cuvette. Jeter ensuite le dernier feuillet pour contrôler qu'on obtient bien une
réponse positive.