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Royaume du Maroc Secrétariat d'Etat auprès du Ministère de l'Energie, des Mines, de l'Eau et
Royaume du Maroc
Secrétariat d'Etat auprès du Ministère de l'Energie, des Mines, de
l'Eau et de l'Environnement, chargé de l'Eau et de l'Environnement
Département de l'Environnement
Etat de l’Environnement du Maroc
2010
Sommaire   Liste des Figures 3 Liste des tableaux 4 Liste des Abréviations 3 Introduction

Sommaire

 

Liste des Figures

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Liste des tableaux

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Liste des Abréviations

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Introduction

 

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I. Etat de l’environnement

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I.1

Milieux physiques

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I.1.1 Air

 

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I.1.2 Eaux marines

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I.1.3 Eaux continentales

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I.1.4 Sol

 

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I.2. Territoires et Patrimoines naturels

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I.2

1

Littoral

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I.2.2 Forêt

21

I.2. 3 Zones humides

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I.2.4 Oasis

 

24

I.2.5. Biodiversité

26

 

I.2.6. Déchets

27

 

I.2.7. Santé-Environnement

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II. Diagnostic de la gouvernance environnementale

30

 

II.

1. Cadre institutionnel

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II.

2. Cadre légal

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II.

3. Cadre financier

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III.

Programmes nationaux de mise à niveau environnementale

33

III.1 Programme National d’Assainissement liquide et d'épuration des Eaux Usées en milieu urbain et périurbain (PNA) :

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III.2 Programme National d’Assainissement liquide en milieu rural :

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III. 3 Programme National de gestion des Déchets Ménagers et assimilés (PNDM) :

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III.4 Programme national de lutte contre les émissions polluantes atmosphériques

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III.5 Programme de dépollution industrielle :

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III.6 Programme national de mise à niveau environnementale des écoles rurales (PNER)

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III.7 Programme National de mise à niveau environnementale des Mosquées et des Ecoles Coraniques (PNMEC)

III.7 Programme National de mise à niveau environnementale des Mosquées et des Ecoles Coraniques (PNMEC)

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III.8 Programme « Amélioration du cadre environnementale de vie des populations»

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III.9 Programme d'Aménagement d'Espaces Récréatifs dans les Forêts :

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III.10 Programme national de protection et de valorisation de la Biodiversité :

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III.11 Projets pilotes

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IV. Outils d’observation, de surveillance et de prévention

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IV.1 Observation de l’Environnement

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IV.2 Laboratoire National de l’Environnement

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VI.3 Etudes d'impact sur l'environnement (EIE)

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V. Renforcement du cadre juridique

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VI. Mécanisme de financement et outils d’incitation

45

VI.1 Fonds National de l’Environnement (FNE)

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VI. 2 Fonds de Dépollution Industrielle (FODEP)

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VI.3 Mécanisme de Développement Propre (MDP)

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VII. Mesures d’accompagnement

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VII.1 Communication, sensibilisation et éducation environnementale

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VII.2 Programme d’éducation environnementale dans les écoles rurales

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VII.3 Accès du public à l’information

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VII.4 Coopération internationale

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VIII. Conclusion

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Liste Bibliographique

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Liste des Abréviations - AEP : Alimentation en eau potable - AEPI : Alimentation en

Liste des Abréviations

- AEP : Alimentation en eau potable

- AEPI : Alimentation en Eau Potable et Industrielle

- CGEM: Confédération Générale des Entreprises du Maroc

- CNEDS : Centre National d’Elimination des Déchets Spéciaux

- EIE : Etude d’impact sur l’environnement

- FEM : Fonds pour l'Environnement Mondial

- HCEFLCD : Direction Régionale des Eaux et Forêts et de la Lutte Contre la Désertification

- FAO : Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture

- FODEP : Fonds de Dépollution industrielle

- HCP : Haut Commissariat au Plan

- IAA : Industrie Agro-alimentaires

- IDE : Investissement Direct Etranger

- IDH : Indice de Développement Humain

- INDH : Initiative Nationale pour le Développement Humain

- MCI : Ministère du Commerce et de l’Industrie

- MDP : Mécanisme pour un Développement propre

- MES : Matière en suspension

- OMS : Organisation Mondiale de la Santé

- ONEP : Office National de l’Eau Potable

- ONG : Organisation non gouvernementale

- OREDD : Observatoire Régional de l'Environnement et du Développement durable

- PNA : Programme National d'Assainissement Liquide et d'Epuration des Eaux Usées

- PNABV : Plan National d’Aménagement des Bassins Versants

- PNDM : Programme National des Déchets Ménagers

- PNEEI : Programme National d’Economie d’Eau en Irrigation

- PNRC : Plan National de lutte contre le Réchauffement Climatique

- PNER : Programme national de mise à niveau environnementale des écoles rurales

- PNMEC : Programme National de mise à niveau environnementale des Mosquées et des Ecoles Coraniques

- PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

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Liste des Figures Figure 1 : Evolution du parc automobile 7 Figure 2 : Répartition

Liste des Figures

Figure 1 : Evolution du parc automobile

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Figure 2 : Répartition des émissions de polluants par secteur d'émissions dans la Région du Grand Casablanca

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Figure 3 : Evolution de la flotte côtière

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Figure 4 : Pêche Maritime Nationale

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Figure 5 : Evolution pluviométrique

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Figure 6 : Evolution du ratio des ressources en eau par habitant (m3/hab/an)

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Figure 7 : Evolution du volume d’eaux usées

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Figure 8: Qualité des eaux de surface

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Figure 9 : Qualité des eaux souterraines

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Figure 10 : Répartition des terres de cultures

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Figure 11 : Evolution des superficies cumulées de parcs nationaux crées

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Figure 12 : Corrélation entre la qualité de l’air et la prévalence de certaines maladies

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Figure 13: Aménagement récréatif de la vallée l’oued Nfifikh (Benslimane)

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Liste des tableaux

 

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Tableau 1: Rejets liquides par branche industrielle (Mm3) Tableau 2 : Déchets industriels dangereux (t/an)

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Introduction Le Maroc a connu lors des dernières décennies un essor économique soutenu grâce au

Introduction

Le Maroc a connu lors des dernières décennies un essor économique soutenu grâce au développement des secteurs socio-économiques vitaux notamment l’agriculture, l’industrie, la pêche, le développement urbain, les infrastructures et le tourisme. Cependant, ce développement n’a pas manqué d’induire des répercussions négatives sur la qualité de l'environnement.

Les problèmes de l’environnement ne cessent de prendre de l’ampleur à diverses échelles territoriales et le diagnostic et les analyses développées autour de l’évaluation de l’état de l’environnement soulignent la gravité de cet état au Maroc. Cette situation est marquée par une dégradation intense des ressources naturelles et du cadre de vie des populations due à la pollution de l'air, des eaux continentales et marines, à la désertification des sols, à la dégradation des forêts, de la biodiversité, du littoral, aux nuisances des décharges sauvages, etc. Cet état alarmant a des incidences négatives sur la santé des populations ainsi que sur le processus de développement économique en raison de l'épuisement de certaines ressources naturelles nécessaires pour assurer le développement durable du pays. Il va sans dire que le coût social et économique des dommages liés à l’inaction en matière de protection de l’environnement traduit l'ampleur de cette dégradation.

Certes des avancées ont été enregistrées sur les plans institutionnel, réglementaire, technique et des incitations, permettant de doter le pays d’outils de gestion de l’environnement. Néanmoins, les impératifs écologiques en rapport avec le développement socio-économique exigent le renforcement substantiel des actions entreprises à différents échelles territoriales, d’ordre bien curatif que préventif dans cadre d’une approche stable et intégrée.

Le diagnostic environnemental objet de ca rapport, relate les problématiques majeures auxquelles est confronté l’environnement au Maroc. Il reprend aussi les initiatives entreprises par le Département de l’Environnement dans une perspective d’infléchir la tendance à la dégradation des milieux et ressources naturelles en vue de la maintenir à des seuils critiques acceptables.

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I. Etat de l’environnement Une analyse de l’état de l’environnement par évaluation précise des pressions

I. Etat de l’environnement

Une analyse de l’état de l’environnement par évaluation précise des pressions qu’il subit nécessite des outils de mesure et de suivi continu des indicateurs environnementaux, sociaux et économiques. Néanmoins, au stade de connaissance actuelle, des estimations par appréciations concertées et des hypothèses logiques ont été retenues comme base d’analyse.

I.1 Milieux physiques

I.1.1 Air

La pollution de l’air est un sujet sensible puisqu’il touche à la fois la santé des personnes et des intérêts économiques importants. Il est aussi un sujet complexe car, d’une part, les différents polluants ont des sources hétérogènes, ils n’ont pas les mêmes effets et n’appellent pas toujours les mêmes solutions et, d’autre part, leurs localisations et leurs provenances sont par nature variables. En outre, certaines pollutions dépassent le cadre national comme celles qui contribuent à l’effet de serre ou qui résultent des déplacements de polluants sur de longues distances.

Ainsi, l’augmentation des besoins énergétiques nécessaires pour le développement industriel et urbain pose des problèmes à deux échelles :

- au niveau local, il s’agit de la pollution urbaine (industrielle/source fixe et automobile/source mobile) perçue par tous, en raison de ses manifestations évidentes sur la qualité de vie et la santé des populations, notamment dans les grandes agglomérations et les zones industrielles ;

- au niveau planétaire, il s’agit de l’effet de serre qui est à l’origine des changements climatiques et de l’appauvrissement de la couche d’ozone.

Pollution urbaine due au transport :

La pollution causée par le transport touche l’ensemble des grandes villes et axes routiers. Le parc automobile national a connu une croissance considérable ces dernières années passant de 1,6 millions de véhicules en 2000 à 2,3 millions en 2008, soit un taux d’accroissement supérieur à 5% par an.

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Cette évolution du secteur de transport contribue à la pollution de l’air à travers l’émission

Cette évolution du secteur de transport contribue à la pollution de l’air à travers l’émission de gaz toxiques tels l’oxyde d'azote (NOx) avec 35.000 t/an, le dioxyde de soufre (SO2) avec 21.000 t/an, le dioxyde de carbone (CO2) avec 7 millions t/an et les particules en suspension avec 5.000 t/an. Il est estimé que le parc automobile marocain est responsable de 50 à 60% de cette pollution. Les niveaux les plus élevés des indices de pollution sont enregistrés au niveau de Casablanca qui subit environ 30% de la pollution due au transport.

qui subit environ 30% de la pollution due au transport. Figure 1 : Evolution du parc

Figure 1 : Evolution du parc automobile

L’état vétuste des véhicules dont l’âge de la majorité dépasse les 10 ans, le manque d’entretien des moteurs qui peuvent produire jusqu'à 10 ou 15 fois plus de particules et d’hydrocarbures qu'un moteur correctement entretenu sont aussi des facteurs qui amplifient cette pollution. La qualité des carburants (essence riche en plomb et gasoil riche en soufre) a joué un rôle déterminant dans l’augmentation des émissions automobiles jusqu’à la date d’utilisation du carburant propre.

L’utilisation accrue de la voiture personnelle pour le déplacement urbain et les problèmes de fluidité de la circulation dans les grandes villes ne font qu’augmenter la pollution atmosphérique, d’autant plus que la part du gasoil dans le parc automobile national est de plus en plus importante.

Pollution industrielle :

Les villes de Safi, Jorf Lasfar, Casablanca, Kénitra et Mohammedia souffrent d’une pollution atmosphérique remarquable due au secteur industriel et énergétique qui comprend environ 7900 unités dont 34% sont abritées au niveau de la ville de Casablanca. Ces installations industrielles incluent les industries chimiques et para-chimiques, les industries du textile et de cuir, les industries agroalimentaires, les industries électriques et électroniques et les industries métalliques et métallurgiques. Quant aux installations énergétiques, il s’agit des centrales thermiques et raffineries des produits pétroliers.

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Autres sources de pollution : - les activités artisanales, comme l’activité de poterie, les hammams

Autres sources de pollution :

- les activités artisanales, comme l’activité de poterie, les hammams et les fours traditionnels qui utilisent des combustibles riches en polluants atmosphériques ;

- l’utilisation du bois de feu en milieu rural

- les décharges sauvages qui sont à l’origine d’émanations de méthane et autres gaz polluants.

d’émanations de méthane et autres gaz polluants. ; La pollution de l’air atteint localement des seuils

;

La pollution de l’air atteint localement des seuils critiques :

Pour le dioxyde de soufre, on note depuis 2004, plusieurs dépassements de la norme annuelle pour la protection des écosystèmes préconisant 20µg/m 3 , principalement au niveau du site industriel d’AÏn Sebaâ.

Pour les poussières, la norme pour la protection de la santé préconisant 50µg/m 3 a été dépassée au niveau de certaines zones urbaines impactées par le trafic routier, depuis 2003.

Pour l’ozone, le seuil horaire d’information (200µg/m3) a été dépassé plusieurs fois, au niveau de plusieurs sites à Casablanca, surtout en période d’été. Le site industriel de Aïn Sebâa souffre également de cette pollution photochimique où le seuil d’alerte préconisant 400 µg/m3 a été dépassé 184 fois en 2009.

Des études éco épidémiologiques ont montré qu’à Casablanca, la pollution de l’air a causé des augmentations notables d’apparition de certaines maladies (asthme, bronchites, infections respiratoires chez les enfants moins de 5 ans, conjonctivites) ainsi que du taux de mortalité.

Les effets de la pollution se font sentir aussi sur le capital naturel. En effet, le dioxyde de soufre a un impact négatif sur les forêts et les lacs.

de soufre a un impact négatif sur les forêts et les lacs. Figure 2 : Répartition

Figure 2 : Répartition des émissions de polluants par secteur d'émissions dans la Région du Grand Casablanca

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I.1.2 Eaux marines L’espace maritime national, plus vaste que l’espace terrestre (710 000 km 2

I.1.2 Eaux marines

L’espace maritime national, plus vaste que l’espace terrestre (710 000 km 2 ), correspond à 66 000 km 2 pour les eaux territoriales et 1 170 000 km 2 pour la zone économique exclusive. L’écosystème marin joue un rôle stratégique capital sur le plan économique et social. En effet, il assure une grande partie des protéines d’origine animale, procure des emplois directs importants. La mer fournit également une grande part de matières premières pour certaines industries (engrais, conserverie de poisson, farine de poisson, produits pharmaceutiques, aliments pour bétail, etc.).

Cependant, les eaux marines sont exposées à plusieurs sources de pollution causée principalement par :

Les rejets des eaux usées domestiques :

Les eaux usées des villes côtières d’un volume d’environ 415 Mm3/an (55%) sont rejetées directement dans le milieu marin sachant que les zones côtières abritent les grandes agglomérations avec plus de 60% de la population urbaine.

Les rejets industriels :

Le milieu marin est le principal récepteur des rejets industriels puisque plus de 80% des industries sont concentrées sur le littoral. Les rejets industriels de Jorf Lasfar, de Safi, de Mohammedia et de la région de Aïn Sebaâ Sidi Bernoussi constituent un réel danger et une source de contamination par les métaux lourds, notamment le cadmium, le plomb et le mercure dont l’impact sur la biodiversité marine est incontestable.

La pollution marine est aussi aggravée par des accidents dus aux activités industrielles tout le long du littoral. Un cas de déversement de pétrole au large de Mohammedia a provoqué une marée noire de 3 km2 qui a atteint les bords de Bouznika. De même, 550 tonnes d’acide phosphorique ont été déversées dans le port de Jorf Lasfar, à la suite d’une défaillance des installations de l’usine Maroc Phosphore.

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Branche d’industrie Rejets liquides industrielles (Mm 3 )  Industrie chimique et para-chimique 931

Branche d’industrie

Rejets liquides industrielles (Mm 3 )

Industrie chimique et para-chimique

931

Industrie textile et cuir

16.5

Industrie agro-alimentaire

40.7

Industrie mécanique, métallurgiques et électriques

0.2

Tableau 1: Rejets liquides par branche industrielle (Mm3)

Déchets industriels dangereux

256 000 t/an

Secteur de chimie-parachimie

40 %

Secteur textile-cuir

33%

Tableau 2 : Déchets industriels dangereux (t/an)

Le trafic maritime :

Les rejets des bateaux et des ports d’embarcations exercent une pression importante sur le milieu marin. En effet, le transport maritime le long des côtes marocaines consiste en le passage quotidien d’environ 240 navires à travers le Détroit de Gibraltar et 360 navires qui longent les côtes atlantiques.

Par ailleurs, la surpêche exerce une pression importante sur les ressources halieutiques dont les quantités produites ont une tendance à la baisse malgré l’augmentation continue de la flotte côtière qui compte plus de 2540 bateaux en plus 17 670 bateaux artisanales. L’acidification et l’augmentation de la température des eaux marines liées au changement climatique influencent aussi les conditions de vie en mer et causent une réduction quantitative et qualitative de ses ressources halieutiques.

les conditions de vie en mer et causent une réduction quantitative et qualitative de ses ressources
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2 550 2 500 2 450 2 400 2003 2004 2005 2006 2007 Figure 3
2 550 2 500 2 450 2 400 2003 2004 2005 2006 2007
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Figure 3 : Evolution de la flotte côtière

I.1.3 Eaux continentales

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2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

Figure 4 : Pêche Maritime Nationale (Quantité en Mille tonnes)

Le Maroc se situe parmi les pays qui ont relativement bien réussi la gestion des ressources en eau. Cependant, ce constat ne doit pas occulter les problèmes qui subsistent et qui risquent de s’aggraver et de compromettre la durabilité du développement si des mesures appropriées ne sont pas prises à court terme pour les pallier.

L’eau est rare et mal répartie dans le temps et dans l’espace:

Les apports en eau de surface ont variés durant les dernières décennies entre 5 milliards m 3 (année la plus sèche) et 47 milliards de m 3 (année la plus humide)

7.4% de la superficie du pays reçoit 51% du potentiel en eau de surface

Le taux des ressources en eau naturelle par habitant varie de 1800m3/hab/an dans les bassins humides du nord à 400 m3/hab/an (valeur bien en deçà du seuil de pénurie d’eau) dans les bassins du centre du Maroc et 100 m3/hab/an dans les bassins arides du sud.

Déséquilibre important du bilan ressources-besoins dans certains bassins, notamment dans l’Oum Erbia où le déficit en eau atteint 1.5 milliards de m 3 /an. Une projection de la demande en eau au rythme actuel, comparée à celle des ressources en eau mobilisables et sans mesures significatives pour la gestion de la demande en eau, conduirait à un écart de l’ordre de 2 milliards de m3 à l’horizon 2030 entre les ressources et les besoins.

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La rareté de l’eau est synonyme de graves impacts négatifs sur les systèmes de production,

La rareté de l’eau est synonyme de graves impacts négatifs sur les systèmes de production, la santé et plus particulièrement sur l’environnement et le développement durable.

sur l’environnement et le développement durable. Figure 5 : Evolution pluviométrique Figure 6 : Evolution du

Figure 5 : Evolution pluviométrique

Figure 6 : Evolution du ratio des ressources en eau par habitant (m3/hab/an)

L’eau souterraine souffre d’une surexploitation accrue depuis les années 80 :

La surexploitation des nappes engendre un déstockage des réserves de plus de 900 millions m 3 /an. En cause, le développement hydro-agricole, conjugué aux impacts des sécheresses ayant sévi au Maroc depuis les années 80.

Une baisse généralisée du niveau des nappes en a résulté accompagnée par le tarissement des sources et khettaras comme c’est le cas dans les bassins du Saiss et Souss, ainsi que l’assèchement des lacs naturels.

L’eau est menacée par toutes les formes de pollution

L’eau est menacée par toutes les formes de pollution L’insuffisance en matière d’assainissement liquide et
L’eau est menacée par toutes les formes de pollution L’insuffisance en matière d’assainissement liquide et

L’insuffisance en matière d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées est l’une des principales causes de la dégradation de la qualité des eaux de surface et souterraines. En effet, plus de 90% des eaux usées qui totalisent 750 Mm 3 /an sont rejetées dans le milieu naturel sans traitement préalable. De même, une grande partie des déchets est mise en décharges non contrôlées, souvent dans ou en bordure des lits des cours d’eau et dans des zones où les ressources en eau sont vulnérables.

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Figure 7 : Evolution du volume d’eaux usées

2010 2020 Figure 7 : Evolution du volume d’eaux usées Les rejets liquides industriels ainsi que

Les rejets liquides industriels ainsi que les rejets des activités artisanales, accentuent la pollution de la majorité des bassins hydrographiques.

La pollution prononcée du bassin du Sebou témoigne de la pression engendrée par ces rejets chargés en métaux lourds et en sels toxiques qui à défaut de traitement risquent de compromettre le projet de la future station d’épuration de Fès.

L’usage irrationnel des engrais et pesticide contribue également à la pollution des eaux souterraines, notamment par les nitrates qui dépassent les normes OMS à l’aplomb des périmètres irrigués dans le Tadla, Chaouia, Berrechid, Meskala-Kourimate, Temara, etc.

Globalement, la qualité des eaux est dégradée au niveau de plus de 40% des stations de mesures et des lâchers d’eau à partir des barrages d’environ 200 Mm 3 /an sous forme de débit écologique sont réservés pour améliorer cette qualité dans les tronçons critiques.

3 /an sous forme de débit écologique sont réservés pour améliorer cette qualité dans les tronçons
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Figure 8: Qualité des eaux de surface 14
Figure 8: Qualité des eaux de surface 14

Figure 8: Qualité des eaux de surface

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Figure 9 : Qualité des eaux souterraines 15
Figure 9 : Qualité des eaux souterraines 15

Figure 9 : Qualité des eaux souterraines

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L’eau est sous-valorisée et gaspillée Les pertes en eau sont évaluées à :  près

L’eau est sous-valorisée et gaspillée

Les pertes en eau sont évaluées à :

près de 4 milliards de m 3 /an dans les réseaux d’irrigation et à la parcelle ;

près de 400 millions m 3 /an dans les réseaux d’alimentation en eau potable ;

près de 415 millions de m 3 /an d’eau usée rejetée en mer. Ces rejets représentent non seulement une source de pollution des eaux marines mais aussi une perte potentielle d’eau douce valorisable après traitement ;

perte en mer en année humide : 16 milliards de m 3 en 2008/2009.

I.1.4 Sol

: 16 milliards de m 3 en 2008/2009. I.1.4 Sol Les sols constituent une ressource naturelle

Les sols constituent une ressource naturelle et le support de l’ensemble des activités économiques. Leur rôle est particulièrement déterminant en agriculture et assure en même temps des fonctions écologiques de premier ordre dont le maintien de la végétation, le drainage et l’infiltration de l'eau entre autres.

le drainage et l’infiltration de l'eau entre autres. Figure 10 : Répartition des terres de cultures

Figure 10 : Répartition des terres de cultures

Le Maroc dispose d’environ 9 M ha de surface agricole utile (SAU), auxquelles il faut ajouter quelques 65 M ha de terres de parcours et environ 9,7 M ha de forêts. Les superficies irriguées totalisent 1.5 M ha, ce qui représente à peu près 16% de la SAU.

Près de la moitié des terres cultivables sont situées dans des zones recevant une pluviométrie annuelle moyenne inférieure à 400 mm. Cette pluviométrie ne permet qu’un système de culture précaire à haut risque, basé sur l’alternance céréale/jachère. Les 50% restants, où les

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conditions climatiques sont relativement favorables, sont cultivés principalement en céréales, légumineuses, fourrages

conditions climatiques sont relativement favorables, sont cultivés principalement en céréales, légumineuses, fourrages et arbres fruitiers.

Les ressources en sol sont peu renouvelables à l’échelle d’une génération humaine. À côté de ce constat, les sols marocains sont généralement fragiles à cause de leur faible teneur en matière organique, inférieure à 2% (même dans les zones humides) et sont soumis à des facteurs de dégradation naturels ou anthropiques. En effet, à côté de l’agressivité climatique, les activités humaines exercées sur les sols sont la cause majeure de toutes formes de dégradation: physiques, chimiques et biologiques.

Ces processus de dégradation touchent l'ensemble du territoire mais avec une intensité variable selon les régions et selon la nature d’occupation du sol ou de son mode d’exploitation. De même, on peut distinguer les dégradations permanentes, ou irréversibles, de celles que l’on peut considérer comme provisoires ou réversibles, quand les fonctions du sol peuvent être réhabilitées dans un délai raisonnable et à un coût acceptable.

La dégradation des ressources en sol résulte des effets synergiques du climat, de l’agressivité de certaines conditions naturelles, et surtout des activités humaines exercées sur des sols généralement fragiles et peu fertiles.

L’urbanisation :

La structure spatiale du foncier a subi une profonde transformation durant le quart du siècle dernier suite à l’accroissement démographique. Ceci se traduit par une urbanisation rapide et souvent mal raisonnée dans les zones périphériques des moyens et grands centres urbains et ce, au détriment des terres agricoles généralement les plus productives.

Le taux d'urbanisation, qui n'était que de l'ordre de 20% en 1936, est passé à 29,3% en 1960 et à 51.3% en 1994. Il est actuellement estimé à 55% et il est prévu qu’il atteindra près de 70% à l’horizon 2025. Selon l’étude réalisée par le Centre Royal de Télédétection Spatiale (1998) et le Ministère de l’Agriculture (2004), la superficie urbanisée est estimée entre 3000 et 5000ha/an (dont 1000 ha/an sont des terres agricoles).

(2004), la superficie urbanisée est estimée entre 3000 et 5000ha/an (dont 1000 ha/an sont des terres
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Elle concerne en particulier les périmètres d’irrigation situés à la périphérie des centres urbains, notamment

Elle concerne en particulier les périmètres d’irrigation situés à la périphérie des centres urbains, notamment dans les régions de Gharb, du Tadla et du Haouz, ainsi que les périmètres maraîchers de petite et moyenne hydraulique situés aux alentours des villes de Fès, Rabat, Salé, Meknès, Tétouan, Marrakech et Casablanca.

L’érosion hydrique et éolienne

L’érosion hydrique qui touche plus de 10 millions d’ha, s’exprime de manière significative dans les montagnes du Rif et du pré-Rif où la dégradation spécifique dépasse souvent 4000 tonnes/km 2 /an. Ce phénomène ne se limite pas seulement à la perte importante des sols mais provoque aussi un envasement des barrages par les sédiments, ce qui se solde par une réduction de leur capacité de stockage. On estime une réduction annuelle d’environ 60 millions de m 3 qui correspond à une perte de possibilité d'irrigation moyenne d’environ 6000 ha/an.

L’érosion éolienne est l’un des principaux facteurs naturels de la dégradation des sols marocains, surtout dans les paysages arides du sud. Elle touche des milliers d’hectares et demeure assez intense dans le Sud et le Sud-Est du pays. Elle est aggravée par la dégradation des milieux naturels liée aux activités humaines.

des milieux naturels liée aux activités humaines. Ses manifestations sont spectaculaires en zones arides et
des milieux naturels liée aux activités humaines. Ses manifestations sont spectaculaires en zones arides et

Ses manifestations sont spectaculaires en zones arides et sahariennes, ce qui génère la désertification et l’ensablement d’habitats originaux tels que les oasis sahariennes. De même, l’ensablement, qui résulte de l’érosion éolienne constitue la principale manifestation de la désertification dans les zones du littoral et les régions du Sud et de l’Oriental.

La salinisation des sols

La salinité est assez prononcée dans les zones arides, à forte évaporation, et dans les périmètres irrigués où l’usage des engrais et pesticides n’est pas rationnalisé et la trilogie irrigation salinité – drainage n’est pas maîtrisée. Cette salinisation affecte prés de 500 000 ha et cause des pertes importantes en matière de productivité des sols. L’utilisation des engrais en agriculture est évaluée à 8500 tonnes d’azote. Cette

productivité des sols. L ’utilisation des engrais en agriculture est évaluée à 8 500 tonnes d’azote
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quantité connaîtra un accroissement de presque 80 % et sera en 2015 de l’ordre de

quantité connaîtra un accroissement de presque 80 % et sera en 2015 de l’ordre de 15 200 tonnes. Ainsi, ce phénomène est amené à prendre de l’ampleur avec l’extension des superficies irriguées et l’intensification agricole, notamment dans le cadre du Pan Maroc Vert.

La perte en matière organique

Compte tenu que les sols marocains contiennent un taux moyen de matière organique de 1,3% et que la superficie des terres cultivables est de 9 millions d’hectares, le patrimoine global en matière organique est de 351 millions de tonnes sur une couche de 20cm. L’intensification de l’agriculture, couplée à une mauvaise gestion des résidus de récoltes, a engendré des pertes importantes du patrimoine humique du sol. La perte décadaire moyenne en zones irriguées a été estimée en moyenne à 20%.

La pollution minière

De nombreuses substances minières sont exploitées, notamment, le phosphate, le plomb, le zinc et le cuivre. La contamination localisée (sites contaminés) est la plus fréquente. Elle touche des zones délimitées autour des sites miniers et des zones urbaines dotées d’activités industrielles.

La production du plomb était assurée en grande partie par les districts miniers de la haute Moulouya (Aouli Mibladen Zeïda) et, aujourd’hui, la majorité de ces districts sont abondonnés sans réhabilitation. Ceci est la conséquence de l’absence, dans le code minier marocain, de dispositions obligeant tout titulaire d’actes miniers de prendre des mesures nécessaires de réhabilitation des sols.

La désertification

La désertification est un fléau qui résulte des processus de dégradation des sols et de la perte de leur fertilité, des facteurs d’agressivité climatique et de la dégradation du couvert végétale, voire sa disparition. Les grands traits du climat marocain dont la variabilité et la faiblesse des précipitations, et la fréquence élevée des événements de sécheresses et d’inondations, présentent la cause majeure d’amplification de la désertification.

de sécheresses et d’inondations, présentent la cause majeure d’amplification de la désertification. 19
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En outre, les activités humaines liées à la pression démographique en constituent les causes les
En outre, les activités humaines liées à la pression
démographique en constituent les causes les plus directes. Il
s’agit du surpâturage, de la déforestation, du régime foncier et
des modes d'irrigation…
Il
est
estimé
que
95%
du
sol
national
est
menacé
de
désertification.

I.2. Territoires et Patrimoines naturels

I.2

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Littoral

Long de 3500 km, le littoral est l’une des grandes richesses du pays. Riche en paysages et en sites naturels, Il recèle un potentiel biologique important, une flore et une faune riches et variées, des sites naturels exceptionnels.

En effet, le Maroc est le pays d’Afrique du Nord le plus riche en zones humides dont quatre, en zone côtière, sont inscrites RAMSAR en 1980 ; il s’agit des réserves naturelles de Sidi Boughaba, de Merja Zerga ; de Khnifiss et d’Afennourir. La façade maritime compte trois parcs littoraux : le parc national d’Al-Hoceima, celui de Souss massa et de celui de Dakhla. La région d’Essaouira contient une grande réserve littorale : la réserve des îles d’Essaouira classée réserve depuis 1980.

des îles d’Essaouira classée réserve depuis 1980. De par ses richesses, le littoral recèle un potentiel

De par ses richesses, le littoral recèle un potentiel économique considérable pour le développement et il est à cet effet soumis à diverses pressions :

et il est à cet effet soumis à diverses pressions :  Le littoral lieu d’implantation

Le littoral lieu d’implantation des grandes villes : Le littoral accueille plus de 60% de la population urbaine avec une concentration particulière dans un axe de 130 km allant de Kénitra à Casablanca et regroupant 35 % de la population urbaine et sur une profondeur de 10 à 20 Km. Entre Tanger et Safi, les densités vont de 100 à 400 Habitants par Km2.

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 Le littoral, site d’accueil des plus grandes zones industrielles : Plus de 80% des

Le littoral, site d’accueil des plus grandes zones industrielles : Plus de 80% des industries sont situées dans les zones côtières. Ces unités concernent les industries chimiques à Safi et Jorf Lasfar, pétrochimiques à Mohammédia et Casablanca, sidérurgiques à Nador et alimentaires à Kénitra et Agadir.

Le littoral, accueille l’essentiel des infrastructures touristiques : la politique touristique a fait du balnéaire une option prioritaire durant les trente dernières années, le littoral a connu des aménagements touristiques importants. Ce développement soutenu du tourisme balnéaire porte préjudice aux habitats et milieux naturels et aux reboisements (en particulier sur la côte méditerranéenne, et à Agadir qui possède près du quart de la capacité hôtelière du pays).

Le littoral, espace menacé par les rejets domestiques et industriels : le front de mer subit toutes les formes d’agression notamment en ce qui concerne les rejets directs des eaux usées domestiques et industrielles générées par l’urbanisation et l’industrialisation accélérées des zones côtières planifiées ou spontanées.

Le littoral, espace menacé par l’extraction anarchique du sable côtier : la dégradation des dunes et l'érosion consécutive des plages, conséquences d'une demande croissante en matériaux de construction et de l’insuffisance en matière de contrôle de l’extraction illicite des sables, constituent une problématique majeure du littoral marocain.

constituent une problématique majeure du littoral marocain. I.2.2 Forêt La forêt marocaine, présente de nombreux

I.2.2 Forêt

La forêt marocaine, présente de nombreux atouts en rapport avec sa grande diversité biologique et
La forêt marocaine, présente de nombreux atouts en rapport
avec sa grande diversité biologique et son impact sur
l’équilibre socio-économique du pays. Outre son importance
économique directe, elle contribue à l’économie nationale
par sa capacité de protection de la biodiversité, des
ressources en eau et des sols contre l’érosion et la
désertification. Elle joue, en outre, un rôle social en offrant
des espaces récréatifs et éducatifs de plus en plus sollicités
pour l’épanouissement de la population.
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En 2006, la superficie forestière est évaluée à 9,7 millions ha. Si l’on considère uniquement
En 2006, la superficie forestière est évaluée à 9,7 millions ha.
Si l’on considère uniquement la superficie des formations
forestières (non compris l’alfa) qui est de près de 6.4 M ha, le
taux moyen de boisement du pays est de l’ordre de 9%, ce qui
est
en
deçà
du
taux
optimal
(15
à
20%)
nécessaire
à
l’équilibre écologique environnemental.
Le secteur forestier participe à la création d’emplois à hauteur
de 100 millions de jours de travail par an. Il est à noter que les

prélèvements directs effectués par les populations rurales sous forme d’usages (bois de feu, parcours, fruits…) sont estimés à près de 4,8mrds Dh/ an.

Toutefois, le patrimoine forestier est fragilisé par diverses pressions anthropiques :

Exploitation du bois de feu : le bois combustible constitue la deuxième source d'énergie utilisée au Maroc après le fuel et représente 30 % du bilan énergétique national. La consommation annuelle porte actuellement sur l'équivalent de 10 Mm3 alors que la production est estimée à 3.millions de m 3 /an. L’écart entre les deux chiffres correspond à des prélèvements illicites qui mettent en danger la pérennité des écosystèmes forestiers, déjà atteints par l’absence de régénération naturelle.

Parcours de forêt et droits d'usage: dans de nombreuses régions du pays, le parcours en forêt constitue la source principale de revenu des populations. La réduction des surfaces des terres de parcours et l'abandon des pratiques pastorales (transhumance, parcours de jachère, etc.), ont conduit au surpâturage, au tassement du sol, à l'absence de régénération naturelle et au vieillissement des boisements. La charge pastorale est 4 à 5 fois supérieure aux capacités fourragères des parcours en forêt.

Incendies de forêts: l’analyse de la situation des incendies de forêts au Maroc durant les cinq dernières décennies fait ressortir une superficie moyenne de près de 3000 ha/an dévorée par le feu, avec un maximum en 1983 (11300 ha) et un minimum en 2002 (600 ha). Le nombre d’incendies et les superficies incendiées en forêts marocaines sont jugées relativement élevés, eu égard au taux de boisement moyen du pays (9%), à l’aridité du climat et aux contraintes rendant extrêmement difficile la reconstitution des espaces boisés.

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à l’aridité du climat et aux contraintes rendant extrêmement difficile la reconstitution des espaces boisés. 22
 Expansion démographique : malgré la diminution de la proportion de la population rurale nationale
 Expansion démographique : malgré la diminution de la proportion de la population rurale nationale

Expansion démographique : malgré la diminution de la proportion de la population rurale nationale (50 % en 2004 contre 65% en 1971), ce pourcentage reste important dans les zones forestières principales, comme c'est le cas des provinces suivantes : Azilal (85 %), Essaouira (83 %), Kénitra (54%), Khénifra (53 %), Chefchaouen (88 %) et Al Hoceima (72 %). L'éclatement de l'habitat, la forte densité de la population dans ces

zones (Rif, Haut-Atlas et Souss) et le faible niveau de revenu conduisent à une pression continue sur les ressources forestières. L’urbanisation et le défrichement pour la recherche de nouvelles terres de cultures affectent annuellement

une superficie de 4.800 ha.

Conditions climatiques :

les écosystèmes forestiers sont fragilisés davantage par les

conditions climatiques sévères régnant au Maroc rendant la majeure partie de son territoire soumise à un climat semi-aride à aride ou saharien.

I.2. 3 Zones humides

Le Maroc jouit d’une richesse importante de zones humides qui se subdivisent en lacs naturels, lagunes, embouchures, marais, marécages, etc. 120 lacs naturels importants sont inventoriés à l’échelle nationale, dont la majorité est située entre les deux chaînes montagneuses du Moyen Atlas et du Haut Atlas. Sur le littoral, on trouve des lagunes et des marais côtiers et

d’embouchures.

Quatre zones humides marocaines ont été classées en 1980, par la Convention de RAMSAR comme sites d’importance internationale en tant qu’habitats pour les oiseaux : Khnifiss, Sidi Boughaba, Merja Zerga, et Aguelmam Afenourir. Une vingtaine d’autres sites ont été inscrits dernièrement sur la liste RAMSAR.

Zerga, et Aguelmam Afenourir. Une vingtaine d’autres sites ont été inscrits dernièrement sur la liste RAMSAR.
Zerga, et Aguelmam Afenourir. Une vingtaine d’autres sites ont été inscrits dernièrement sur la liste RAMSAR.
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Les zones humides con tinentales sont importantes à plus d’un titre ; elles favorisent, en

Les zones humides continentales sont importantes à plus d’un titre ; elles favorisent, en effet :

l’alimentation des nappes d’eau souterraines ;

la régulation des crues et l’atténuation des impacts des changements climatiques ;

le maintien d’une grande biodiversité floristique et faunistique ; des milliers d’oiseaux migrateurs transitent par ces zones humides;

des activités économiques et de loisirs ; etc.

Ces zones humides ne sont pas à l’abri des grandes menaces qui pèsent sur leur fonctionnement, et mettent en jeu leur équilibre et leur pérennité. On estime que 50% des zones humides ont été perdues durant les 50 dernières années, d'autres sont menacées et nécessitent une intervention urgente, notamment la connaissance de leur fonctionnement hydrologique et hydrogéologique et l’identification de leurs plans de protection et de valorisation.

Les principales contraintes qui pèsent sur les zones humides sont liées essentiellement à :

la régression notable des sources d’alimentation causée par la surexploitation des nappes et la sécheresse, comme c’est le cas des lacs dans le causse d’Ifrane.

les droits d’usages et les conflits d’utilisation entre les populations riveraines ;

la pollution par les rejets domestiques et industriels ainsi que par les engrais et les pesticides ;

sur

l’exploitation

à

des

fins

touristiques

sans

tenir

compte

de

l’impact

l’environnement ;

les prélèvements de sable qui sont à l'origine de pertes de biodiversité dans plusieurs sites, notamment au niveau de la Basse Moulouya, dans les bords dunaire des zones humides de Sidi Moussa-Walidia et à l'embouchure du Loukkos où des fabriques artisanales de briques sont installés.

I.2.4 Oasis

Les oasis du Maroc se situent dans les zones arides où les précipitations ne dépassent guère 200 mm/an. L’espace oasien compte 1,7 millions d’habitants, soit près de 5% de la population du pays, sur une superficie de 115 563 Km2.

Par leurs diversités culturelle et architecturale, les oasis offrent des paysages exceptionnellement riches et variés. Elles possèdent des atouts et des potentialités qui sont à

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la base du développement de nombreuses activités humaines telles que l’agriculture, le parcours, le tourisme
la base du développement de nombreuses activités
humaines telles que l’agriculture, le parcours, le
tourisme et l’artisanat. Cependant, ces potentialités
se situent dans un contexte environnemental fragile
et contraignant. Les conditions climatiques sévères,
la faible capacité de résilience et la rareté de l’eau
ont amené l’homme à y pratiquer un système de
production traditionnel et vivrier.
Les systèmes oasiens connaissent aujourd’hui une
multitude de problèmes tels que l'abandon des
pratiques agricoles traditionnelles qui perdent leur
productivité à cause de la salinisation du sol, de la
pénurie de l'eau d'irrigation ou de la dégradation
de sa qualité, de l’ensablement et de la
désertification, etc.

Le désert, l'eau et les plantes, notamment le palmier dattier, constituent les composantes principales des oasis. Ces oasis abritent une civilisation millénaire et un savoir-faire traditionnel pour la mobilisation de l’eau et pour la gestion des ressources naturelles. Un savoir-faire en matière d’agriculture a été développé dans ces milieux vulnérables dont l’équilibre devient de plus en plus fragile : adoption d’un système intensif à 3 étages de végétation associé à l’élevage, l’association agriculture - artisanat, la pratique d’une agriculture orientée vers des cultures et des variétés à forte valeur commerciale et la diversification des activités extra- agricoles.

L’action anthropique sur les ressources naturelles déjà fragilisées par l’effet des périodes récurrentes de sécheresse, des attaques pathogènes des palmiers (Bayoud), peut être résumée comme suit :

La prolifération aberrante et incontrôlée des pompages a causé une dégradation prononcée de certaines oasis.

La décomposition des sociétés traditionnelles : les oasis sont inséparables des structures sociales qui les ont façonnées et gérées pendant des siècles avec beaucoup de rigueur et d’attention et d’un sens élevé de la valeur de l’eau. Or ces sociétés se sont décomposées et l’entretien des oasis est tombé en déshérence. Le développement anarchique du pompage témoigne aussi de cette décomposition de la société traditionnelle.

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 Le blocage à la recomposition du système : les sociétés oasiennes n’ont pas pu

Le blocage à la recomposition du système : les sociétés oasiennes n’ont pas pu se recomposer ; elles ont été bloquées par la déperdition démographique et par l’inadaptation du droit traditionnel au changement. L’indivision bloque toute remise en ordre foncière.

Ces problèmes portent atteinte à l’intégrité des écosystèmes oasiens et entraînent à terme la diminution de leurs biens et services, et par la suite la dégradation du niveau de vie et la déstabilisation sociale et culturelle des communautés locales.

I.2.5. Biodiversité

La biodiversité marocaine est riche et diversifiée et revêt une importance écologique particulière, caractérisée par une grande diversité des écosystèmes (forestiers et steppiques, saharien et désertiques, agricoles, marins et côtiers, zones humides continentales, grottes…).

La flore marocaine compte environ 7000 espèces connues. La faune marocaine dont environ 24000 espèces ont été identifiées jusqu'à présent, peut être considérée comme relativement riche et variée comparée à celles d'autres pays voisins.

Le taux global des espèces rares et endémiques est de 11% pour la faune et de 25% pour les plantes vasculaires, taux presque sans égal au niveau de tout le bassin méditerranéen. Les régions montagneuses du Rif et des Atlas représentent les sites les plus importants en matière d’endémisme.

les sites les plus importants en matière d’endémisme. Figure 11 : Evolution des superficies cumulées de

Figure 11 : Evolution des superficies cumulées de parcs nationaux crées

Le Plan Directeur des Aires Protégées, élaboré en 1996, avait identifié 160 Sites d'Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) classés pour leurs valeurs écologique, scientifique, socio- économique ou patrimoniale, en proposant le classement en parcs nationaux d'une dizaine d'entre eux. Répartis sur une superficie de 2,5 millions d’ha, ces SIBE représentent presque la totalité des écosystèmes naturels du pays,

superficie de 2,5 millions d’ha , ces SIBE représentent presque la totalité des écosystèmes naturels du
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répartis sur une superficie de près de 770.000 ha (Souss-Massa, Toubkal, Tazzeka, Ifrane, Talassemtane, Al

répartis sur une superficie de près de 770.000 ha (Souss-Massa, Toubkal, Tazzeka, Ifrane, Talassemtane, Al Hoceima, Khenifis, Haut Atlas oriental, Iriqui et Khénifra)

Les ressources naturelles dont dispose le Maroc sont certes d'une grande qualité, mais restent fragiles et surtout insuffisamment protégées. La déforestation, les incendies, l’élevage et le surpâturage, la littoralisation, l’urbanisation et l’industrialisation, l’agriculture, la surpêche, le tourisme, le transport, l’introduction d’espèces exotiques, sont autant de facteurs menaçant qui portent atteinte à la biodiversité.

Environ 2,5% et 23% respectivement de la faune et de la flore répertoriés sont menacés de disparition.

et de la flore répertoriés sont menacés de disparition. I.2.6. Déchets Les activités socio-économiq ues couplées

I.2.6. Déchets

Les activités socio-économiques couplées à l’accroissement démographique et aux changements dans le mode de consommation génèrent une production importante de déchets solide. La production des déchets solides ménagers s’élève actuellement à près de 18 000 tonnes/jour, soit en moyenne 0,75 kg/hab/jour (0.3 kg/hab/jour en milieu rural et de 1,2 kg/hab/jour en milieux urbain et périurbain).

et de 1,2 kg/hab/jour en milieux urbain et périurbain). Les déchets industriels sont estimés à 1,6

Les déchets industriels sont estimés à 1,6 millions t/an dont 256 000 t/an de déchets dangereux. Leur répartition par région montre que le Grand Casablanca en produit environ 37%. Les secteurs de la chimie-parachimie et du textile-cuir produisent respectivement 40 et 33% du gisement de ces déchets. Quant aux déchets médicaux dangereux, ils sont évalués à 6600 t/an dont 37 % sont produits à Casablanca et Rabat. Ces déchets dangereux sont souvent stockés dans des décharges publiques et leur mode d’élimination laisse à désirer.

La gestion des déchets ménagers demeure problématique presque pour toutes les collectivités locales. Les quantités importantes de déchets produites, l’insuffisance financière, les lacunes d’ordres organisationnel, institutionnel et de gestion, le déficit en matière de personnel qualifié, les infrastructures insuffisantes et le faible niveau d’éducation

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Le

nombre

de

parcs

nationaux

ne

dépasse

pas

10

parcs,

environnementale constituent les éléments importants de cette problématique. Il en résulte une pression importante

environnementale constituent les éléments importants de cette problématique. Il en résulte une pression importante sur l’environnement et des impacts négatifs sur les ressources naturelles, sur le cadre de vie et sur les conditions sanitaires des populations.

Le taux moyen de la collecte des déchets est estimé à environ 70% en milieu urbain. La collecte en milieu rural est peu, voire non organisée. 75% des déchets sont acheminés vers des décharges sauvages sans aucun traitement préalable et sans aménagement des sites réceptacles. En effet, on compte plus de 300 décharges sauvages contre quelques décharges contrôlées. Le recyclage informel est pratiqué dans des conditions précaires par environ 15000 récupérateurs exposés de ce fait, à plusieurs risques de maladies.

Les insuffisances en matière de gestion des déchets entraînent des répercussions négatives sur l’environnent en l’occurrence la pollution des ressources en eau superficielles et souterraines, la prolifération de rongeurs, le dégagement d’odeurs nauséabondes, l’atteinte à la santé des citoyens, la dégradation des paysages et des espaces urbains et périurbains, la contamination du sol et l’atteinte à la fertilité des terrains agricoles, les risques d’incendies et d’explosions, etc.

agricoles, les risques d’incendies et d’explosions, etc. I.2.7. Santé-Environnement La dégradation de l’état de

I.2.7. Santé-Environnement

La dégradation de l’état de l’environnement contribue à l’augmentation de la morbidité liée aux maladies sensibles à l’environnement telles que les maladies respiratoires, les maladies à transmission vectorielle, le cancer…

Cette relation est démontrée par les statistiques mondiales ci-après : la dégradation de l’environnement causerait 24% des maladies d’une manière générale, et plus de 33% des maladies affectant les enfants de moins de cinq ans en particulier.

On estime aussi que près du tiers des décès et des maladies dans les régions les moins développées sont provoquées par l’environnement, et que 85 catégories de maladies et de lésions sont imputées aux différentes formes de pollution.

Au Maroc, des études éco-épidémiologiques réalisées à Casablanca en 2000 et à Mohammedia 2002 ont confirmé les impacts sanitaires de certains polluants atmosphériques en termes de prévalence de maladies respiratoires et cardio-vasculaires.

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Figure 12 : Corrélation entre la qualité de l’air et la prévalence de certaines maladies
Figure 12 : Corrélation entre la qualité de l’air et la prévalence de certaines maladies

Figure 12 : Corrélation entre la qualité de l’air et la prévalence de certaines maladies

De même, l’insuffisance voire l’absence de l’assainissement liquide notamment en milieux périurbain et rural engendre des impacts négatifs sur la santé de la population et sur leur cadre de vie. En effet, plus de 95% de la population rurale est non raccordée à un système d’assainissement adéquat dont 35% dispose d’un bloc sanitaire élémentaire générant plus de nuisances en matière d’hygiène et de salubrité que de bienfaits. Cette situation est d’autant plus inquiétante si l’on considère le taux d’accès à l’eau potable des populations rurales qui avoisine 80% dont 27% est assuré par branchement individuel induisant l’augmentation de la production des eaux usées et par conséquent la pollution et les risques sanitaires qui en découlent.

Par ailleurs, la pollution minière, notamment l’exploitation des phosphates générant des poussières abondantes et riches en silice, exposent les travailleurs en mines ainsi que la population avoisinante aux maladies pulmonaires telle que la silicose.

L’exposition prolongée à certains produits chimiques en l’occurrence les polychlorobiphényles (PCB) et les produits phytosanitaires agricoles peuvent générer à terme des problèmes de santé très graves pour leurs usagers.

Il est important de signaler que malgré les actions de protection de l’environnement réalisées par le Département de l’Environnement depuis sa création, ainsi que par les autres départements ministériels et les communes, la dégradation se poursuit.

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II. Diagnostic de la gouvernance environnementale II. 1. Cadre institutionnel Il convient de noter que

II. Diagnostic de la gouvernance environnementale

II. 1. Cadre institutionnel

Il convient de noter que le domaine de l´environnement relève d'une multitude de départements ministériels, d'établissements publics, semi-publics et privés qui représentent d’une manière directe ou indirecte des institutions de gestion, de coordination ou de consultation en matière d’environnement. Cette diversité des responsabilités présente à la fois des avantages et des inconvénients.

Au titre des avantages, elle permet une certaine spécialisation sectorielle dans le management (eau, forêt, aménagement de l’espace…) et surtout une vision macro- économique qui répond à la pluridisciplinarité du champ d'action. En effet, la diversité des activités anthropiques appelle à une diversité des moyens et par conséquent à une variété de gestionnaires. Le concours de tous les secteurs d'intervention est plus que nécessaire à ce niveau.

Au titre des inconvénients, cette gestion, "transversale" et "mutli-actionnaire", présente une série d’obstacles qui se caractérise par une dispersion des efforts et porte le risque récurent d'un "pouvoir pluri-céphalique" ayant pour conséquence éventuellement un manque d'harmonie et de concertation dans la prise de décision ainsi qu’un risque de désengagement certaines responsabilités.

Le Département de l’Environnement, créé en 1992, est chargé d’élaborer et de mettre en œuvre la politique du gouvernement dans le domaine de la gestion de l’environnement. Il est aussi, de par ses prérogatives, appelé à intervenir en matière de coordination des actions de protection de l’environnement à l’échelle nationale. Cependant, dépourvu de représentations territoriales et de moyens d’action directe, son champ d’intervention est resté pendant longtemps cantonné aux actions d’animation, de promotion et de sensibilisation en faveur de la protection de l’environnement.

Le Maroc ayant fait le choix de la décentralisation, les prérogatives de la mise à niveau environnementale sont du ressort des Collectivités Locales d’après la charte communale. Néanmoins, le transfert des compétences vers les collectivités locales n’a pas été assorti d’un transfert de ressources suffisantes à même de leur permettre d’assurer une gestion rationnelle et durable de l’environnement locale.

Pour remplir sa mission, et assurer la coordination nécessaire avec les autres départements ministériels, le Département de l'Environnement organise des sessions périodiques du Conseil National de l’Environnement (CNE), organe d'orientation et de coordination de l'action gouvernementale en matière de protection de l'environnement. D'autres Conseils et Comités

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interministériels sont animés par d’autres départements sectoriels et permettent d'appuyer le Département de

interministériels sont animés par d’autres départements sectoriels et permettent d'appuyer le Département de l’Environnement et le CNE sur des thèmes prioritaires : Conseil Supérieur de l'Eau et du Climat (CSEC), Conseils d'Administration des Agences de Bassins, Conseil National des Forêts, Conseil National pour la Sauvegarde et l'Exploitation du Patrimoine Halieutique, Comité Consultatif des Parcs Nationaux, Conseil National de la Chasse, Comité National de la Pêche, Comité National sur la Lutte Contre la Désertification, Comité National sur la Bio- sécurité, Comité Interministériel sur le Tourisme , etc.

L’absence d’organismes publics spécialisés chargés de la protection et de la régulation environnementale représente une insuffisance du système national de gestion de l’environnement. En effet, les pays les plus avancés dans ce domaine (Allemagne, Suisse, Canada, USA, Tunisie…) ont fait le choix très tôt de mettre en place des agences spécialisées de protection de l’environnement qui veillent au respect de la réglementation sur l'environnement et assurent la gestion de certains services environnementaux (assainissement liquide, déchets ménagers, déchets dangereux…).

Les insuffisances du système de gouvernance se résument par une multiplication des intervenants, un manque de cohérence et l’absence d’une police administrative. Il est donc plus que nécessaire de mettre en place une gouvernance adaptée aux défis à relever d’un secteur à mission de service public hautement sensible.

II. 2. Cadre légal

Le Maroc s'est engagé dans le processus de développement durable au niveau international et il a affirmé sa volonté d'œuvrer activement en faveur d'une meilleure gestion de l'environnement en signant et ratifiant les principaux traités et conventions internationaux. Il s'agit notamment de la Convention Cadre sur les Changements Climatiques, de la Convention sur la Diversité Biologique, de la Convention de lutte contre la Désertification, de la Convention Ramsar, etc.

En interne, le cadre légal a été renforcé ces dernières années et plusieurs lois et règlements ont été adoptés permettant d’accompagner les actions des différents acteurs responsables de la gestion de l’environnement. Ces outils juridiques ont institué un ensemble de principes fondamentaux de développement durable (pollueur/payeur, responsabilité, prévention,…) et ont édicté des normes à observer pour une gestion environnementale viable. Il s’agit en l’occurrence de :

La loi 10-95 sur l’eau qui définit le cadre juridique de la politique gouvernementale de l’eau.

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 La loi n°11- 03 relative à la protection et à la mise en valeur

La loi n°11-03 relative à la protection et à la mise en valeur de l’environnement qui a pour objet d'édicter les règles de base et les principes généraux de la politique nationale dans le domaine de la protection et de la mise en valeur de l'environnement.

La loi n°12-03 relative aux études d’impacts sur l’environnement qui concerne l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement.

La loi n°13-03 relative à la lutte contre la pollution de l’air qui a pour but de prévenir et de limiter les émissions de polluants dans l’air.

La loi n°28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination qui a pour finalité de jeter les bases d’une politique « déchets ».

Le Décret du 2 décembre 2005 relatif au contrôle des produits de la mer et des eaux douces de point de vue hygiène et qualité

Le Décret n° 2-05-1533 relatif à l’assainissement autonome.

Le Décret n° 2-07-253 portant classification des déchets et fixant la liste des déchets dangereux.

Le Décret relatif à la gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques.

Le Décret relatif aux prescriptions techniques et aux procédures administratives applicables aux décharges contrôlées

Le Décret relatif aux normes de qualité de l’air.

D’autres projets de lois et règlements sont en cours d’adoption, en l’occurrence :

Le projet de loi n°13.09 relatif aux énergies renouvelables.

Le projet de loi relatif à l’efficacité énergétique.

Le projet de loi relatif aux aires protégées.

Le projet de loi relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages

Le projet de décret relatif aux valeurs limites générales des émissions gazeuses.

Le projet de décret relatif aux mouvements transfrontières des déchets.

En dépit de ces avancées notables, l’arsenal juridique environnemental national demeure à ce jour incomplet. Plusieurs domaines sont soit insuffisamment ou pas du tout réglementés. Il s’agit essentiellement des domaines du littoral, du sol, du bruit, des établissements classés, des carrières, du droit à l’information environnementale,…

Par ailleurs, la mise en œuvre des lois environnementales reste souvent liée à l’élaboration de textes d’application qui exigent des délais considérables pour leur adoption et publication. En effet, plusieurs lois demeurent dépourvues de l’essentiel des textes réglementaires qui

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rendraient leurs dispositions effectives. De même, l’efficacité et l’opérationnalité de ces textes sont fonction

rendraient leurs dispositions effectives.

De même, l’efficacité et l’opérationnalité de ces textes sont fonction de la capacité de tous les acteurs à exercer pleinement et judicieusement leurs prérogatives et attributions en matière de police administrative de contrôle environnemental, un autre maillon faible du processus de protection de l’environnement.

II. 3. Cadre financier

Les ressources financières restent insuffisantes, notamment quand il s’agit des collectivités locales qui ne peuvent faire face à la demande environnementale en tant que service public sachant que la protection durable implique des planifications à très long terme et des plans cohérents et coordonnés à l’échelle nationale nécessitant des budgets conséquents pour leur mise en œuvre. C’est donc à l’Etat d’assurer ce service.

Il est donc indispensable de consacrer un budget conséquent pour réparer les dommages causés aux différents milieux naturels et à l’environnement en général, d’instaurer un système de redevance (en appliquant le principe de pollueur/payeur) pour alimenter le Fonds National de l’Environnement et le Fonds de Dépollution Industrielle et d’introduire le principe de l’écotaxe.

III. Programmes nationaux de mise à niveau environnementale

La protection de l’environnement dépend étroitement de la conduite collective mobilisant tous les acteurs locaux selon un mode partenarial en vue d'une planification, une gestion et un suivi mieux intégrés et durables de l’environnement. D’où la pertinence de l’approche partenariale adoptée avec les acteurs locaux pour la réalisation des programmes environnementaux. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des conventions cadre conclues devant Sa Majesté le Roi, en avril 2009, entre les 16 Régions du Royaume et tous les Départements ministériels concernés.

C’est ainsi que des portefeuilles de projets ont été élaborés et concertés avec les régions. Ils s’articulent autour de l’assainissement liquide en milieu urbain et rural, la gestion des déchets ménagers domestiques et dangereux, la protection de la qualité de l’air, la dépollution industrielle, l’amélioration du cadre environnemental de vie des citoyens, la protection et la valorisation de la biodiversité et l’éducation environnementale.

III.1 Programme National d’Assainissement liquide et d'épuration des Eaux Usées en milieu urbain et périurbain (PNA) :

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A l’état actuel, plus de 90% des eaux usées urbaines et périurbaines qui totalisent 750
A l’état actuel, plus de 90% des eaux usées urbaines et
périurbaines qui totalisent 750 Mm 3 /an sont rejetées
dans le milieu naturel sans traitement préalable. Pour
remédier à cette situation, le Programme National
d’Assainissement liquide a été révisé en 2008, afin
d’améliorer le rythme de son exécution, y intégrer
l’épuration jusqu’au niveau tertiaire avec la réutilisation
des eaux usées traitées et récupérer les eaux usées
rejetés en mer.
Ainsi, les objectifs assignés à ce programme révisé sont
les suivants :
 atteindre un
taux de
raccordement
global au
réseau d’assainissement en milieu urbain de 75%
en 2015, de 80% en 2020 et de 100% en 2030 ;
 rabattre
la
pollution
domestique
de
50%
en
2015, de 80% en 2020 et de 100% en 2030 ;
 traiter jusqu’au niveau tertiaire les eaux usées et
les réutiliser à 100% en 2030.
 Améliorer
le
rythme
d’exécution
et
de
réalisation des projets.
Selon le montage financier adopté, les opérateurs
assurent 70% et l’Etat 30% y compris la contribution des
Communes et éventuellement des Agences de Bassins
Hydrauliques (ABH).

A l’échéance 2015, ce programme permettra de réhabiliter et de renforcer le réseau d’assainissement dans 173 centres, et de réaliser 159 stations d’épuration des eaux usées.

Cependant, l’atteinte des objectifs escomptés est tributaire du développement des capacités de mise œuvre de ce programme par les opérateurs directs de service, notamment l’ONEP et les Régies ainsi que les Bureaux d’Etudes et les Entreprises de travaux. C’est ainsi que le Département de l’Environnement a mis en place une structure technique pour l’exécution des projets d’assainissement afin d’augmenter la cadence des réalisations.

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III.2 Programme National d’Assainissement liquide en milieu rural : En milieu rural, le taux actuel

III.2 Programme National d’Assainissement liquide en milieu rural :

En milieu rural, le taux actuel de raccordement à un système d’assainissement adéquat collectif ou individuel est insignifiant (1.6%). Cette situation est encore plus préoccupante si l’on considère le taux d’accès à l’eau potable des populations rurales qui avoisine 80% dont 27% par branchement individuel.

Ainsi, le programme national d’assainissement liquide en milieu rural, en cours de préparation, a pour objectif de résorber le retard accusé dans ce domaine par rapport aux efforts déployés en matière d’approvisionnement en eau potable dans le cadre du PAGER et de contribuer à l’amélioration des conditions sanitaires des populations rurales et à la préservation du milieu naturel. Il consiste à :

rechercher les solutions appropriées du mode d’assai nissement en tenant compte des spécificités du milieu rural marocain ;

réaliser

des

projets

d’assainissement

rural

et

d’épuration

des

eaux

usées

au

profit

de

1300

communes rurales comprenant environ 30 000 douars et abritant 13,5 millions d’habitants ;

adapter les modes de gestion et mettre en place des partenariats pour assurer la pérennité des actions réalisées ;

sensibiliser à l’hygiène et à la salubrité publique.

Les objectifs assignés à ce programme sont :

publique. Les objectifs assignés à ce programme sont :  atteindre un taux de raccordement au
publique. Les objectifs assignés à ce programme sont :  atteindre un taux de raccordement au

atteindre un taux de raccordement au réseau d’assainissement de 40% en 2015, de 70% en 2020 et de 90% en 2030 ;

rabattre la pollution domestique de 30% en 2015, de 50% en 2020 et de 90% en 2030 ;

réaliser des stations d’épuration avec réutilisation des eaux usées au niveau des centres ruraux.

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III. 3 Programme National de gestion des Déchets Ménagers et assimilés (PNDM) : Le PNDM

III. 3 Programme National de gestion des Déchets Ménagers et assimilés

(PNDM) :

Le PNDM consiste à doter 350 villes et centres urbains de décharges contrôlées, réhabiliter et fermer 300 décharges non contrôlées et améliorer les services de collecte et de nettoiement pour 300 communes, à travers la délégation de la gestion de ces services à des opérateurs professionnels. Pour une mise en œuvre réussie, il a été revu en 2008 et une nouvelle vision de ce programme a été adoptée, basée sur le

renforcement du partenariat local et la réalisation des plans directeurs provinciaux de gestion des déchets ménagers. Ses objectifs fixés pour différents horizons se résument comme suit :

atteindre un taux de collecte de 80% en 2015, de 90% en 2020 et de 100% en 2030;

réaliser des décharges contrôlées des déchets ménagers et assimilés au profit de 130 et 350 villes et centres urbains respectivement en 2015 et en 2020(100%) ;

fermer et réhabiliter 120 décharges sauvages en 2015 et 300 en 2020(100 %) ;

professionnaliser la gestion de ce secteur dans les agglomérations présentant un intérêt économique pour les opérateurs privés et un coût supportable pour les communes ;

développer la filière de « tri-recyclage-valorisation», avec des actions pilotes de tri, pour atteindre un taux de 10 % de recyclage en 2015, avec des actions pilotes de tri à la source.

A l’échéance 2015, le PNDM permettra de mettre en place 43 décharges contrôlées et de fermer et réhabiliter 68 décharges sauvages.

le PNDM permettra de mettre en place 43 décharges contrôlées et de fermer et réhabiliter 68
le PNDM permettra de mettre en place 43 décharges contrôlées et de fermer et réhabiliter 68
le PNDM permettra de mettre en place 43 décharges contrôlées et de fermer et réhabiliter 68
le PNDM permettra de mettre en place 43 décharges contrôlées et de fermer et réhabiliter 68
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III.4 Programme national de lutte contre les émissions polluantes atmosphériques Le programme n ational de

III.4 Programme national de lutte contre les émissions polluantes atmosphériques

Le programme national de lutte contre la pollution de l’air, en cours de préparation, vise à ramener ses niveaux à des seuils respectant les normes de qualité afin de contribuer à la protection de la santé des populations. Il définira dans le cadre d’une approche intégrée les mesures complémentaires à mettre en place au niveau des différents secteurs (transport, énergie, industrie, environnement, etc) portant sur les aspects organisationnel, juridique, technique, de surveillance et de contrôle de la qualité de l’air. Ce programme permettra d’aboutir à des plans d’action territoriaux dont la mise en œuvre contribuera à la réduction de la pollution de l’air, notamment dans les villes de Casablanca, de Safi, de Tanger, Tétouan, etc.

L’amélioration de la connaissance de l’état de la qualité de l’air par le renforcement du réseau national de surveillance et la réalisation des cadastres des émissions atmosphériques au niveau des grandes villes est un axe fondamental dans ce programme prioritaire. Ainsi, il est prévu de mettre en place 40 nouvelles stations, en plus des 21 déjà existantes, afin de généraliser ce réseau à toutes les grandes villes d’ici 2012.

III.5 Programme de dépollution industrielle :

Le programme de dépollution industrielle consiste à inciter les entreprises industrielles et artisanales à réaliser des investissements de dépollution par le traitement ou l’élimination des déchets liquides, solides ou gazeux, faire des économies en ressources naturelles et utiliser des technologies propres.

Le fonds de dépollution industrielle (FODEP) dédié à ce programme est renforcé en moyens financiers permettant d’engager plus de projets de dépollution industrielle, notamment dans les zones jugés prioritaires telles que le bassin du Sebou et les régions du centre.

Des Plans de Prévention des Risques liés à la gestion des produits chimiques dangereux ont été élaborés dans plusieurs zones et unités industrielles pour réduire les risques liés à la gestion de ces produits et assurer la sécurité de la population. La préparation d’un Système d’Information Géographique sur les risques majeurs à l’échelle nationale est en cours.

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III.6 Programme national de mise à niveau environnementale des écoles rurales (PNER) Le Programme national

III.6 Programme national de mise à niveau environnementale des écoles rurales (PNER)

Le Programme national de mise à niveau environnementale des écoles rurales est élaboré conjointement avec le Ministère de l’Education Nationale dans le but d’améliorer les conditions environnementales de scolarisation des élèves ruraux tout en introduisant les principes d’une éducation environnementale.

Ce programme vise à :

réaliser des systèmes d’approvisionnement en eau potable au niveau de 15000 écoles ;

mettre en place des installations sanitaires au niveau de près de 18000 écoles, ainsi que des clôtures vertes ;

créer des clubs de l'environnement et organiser des sessions de formation au profit du corps enseignant.

Environ 4720 écoles bénéficieront de ce programme d’ici 2015

4720 écoles bénéficieront de ce programme d’ici 2015 III.7 Programme National de mise à niveau environnementale

III.7 Programme National de mise à niveau environnementale des Mosquées et des Ecoles Coraniques (PNMEC)

Le Programme National de mise à niveau environnementale des mosquées et des écoles coraniques est élaboré conjointement avec le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques dans le but d’améliorer les conditions sanitaires des établissements religieux en milieu rural dont la majorité est dépourvue d’eau potables et d’assainissement. Ainsi, il est prévu de doter 8200 mosquées et 90 écoles coraniques de dispositifs d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement avec l’organisation de sessions de formation sur l’éducation environnementale au profit des Imams et Fkihs.

environnementale au profit des Imams et Fkihs. Environ 2300 établissements bénéficieront de ce programme

Environ 2300 établissements bénéficieront de ce programme d’ici 2015.

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III.8 Programme « Amélioration du cadre environnementale de vie des populations» Ce Programme dont l’objectif

III.8 Programme « Amélioration du cadre environnementale de vie des populations»

Ce Programme dont l’objectif est la sensibilisation, par l’action, à l’amélioration de la qualité environnementale des espaces urbains dans une vision de développement urbain durable. Il porte sur l’élimination des points noirs, la création et l’entretien des espaces verts et récréatifs, l’organisation de campagnes de nettoiement des artères et des rues, l’embellissement des villes, l’organisation de campagnes de collecte et d’élimination des sacs en plastique.

III.9 Programme d'Aménagement d'Espaces Récréatifs dans les Forêts :

Ce programme a pour objectifs de :

contribuer à l’amélioration du cadre environnemental des populations ;

rendre ces forêts plus accueillantes pour le public par des aménagements récréatifs adéquats et respectueux de l’environnement.

créer un espace de culture et d’éducation environnementale.

Il s’agit de réaliser des espaces récréatifs au sein d’une vingtaine de forêts durant la période 2010-2015, notamment dans les forêts de la Maâmora et de Bouskoura (Casablanca), le parc de Nfifekh (Benslimane), l’aire de Chellalate (Mohammedia) et la source Vittel (Ifrane).

Légende: ® Parcours de santé Chemin pédestre Randonnée VTT Passerelles Barrière/ etrée Parking Aire de
Légende:
®
Parcours de santé
Chemin pédestre
Randonnée VTT
Passerelles
Barrière/ etrée
Parking
Aire de repos/jeux
Kiosque d'information
Bloc sanitaire
Aire de pétanque
Miradore
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170
0
340 Kilometers
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Figure 13: Aménagement récréatif de la vallée l’oued Nfifikh (Benslimane) III.10 Programme national de protection
Figure 13: Aménagement récréatif de la vallée l’oued Nfifikh (Benslimane) III.10 Programme national de protection

Figure 13: Aménagement récréatif de la vallée l’oued Nfifikh (Benslimane)

III.10 Programme national de protection et de valorisation de la Biodiversité :

Ce programme vise à améliorer les connaissances sur la diversité biologique et en assurer une gestion durable tout en accordant une attention particulière aux espèces endémiques et menacées d’extinction ainsi qu’aux écosystèmes rares. Dans ce cadre, les projets suivants sont programmés en 2010 :

Conservation de la biodiversité à Jbel Gourougou et Lagune Marchika et à l’embouchure de la Moulouya ;

Protection et de valorisation des écosystèmes terrestre, marin et côtier et zones humides de Laayoune et Boujdour ;

Protection de l’oasis de Figuig.

terrestre, marin et côtier et zones humides de Laayoune et Boujdour ;  Protection de l’oasis
terrestre, marin et côtier et zones humides de Laayoune et Boujdour ;  Protection de l’oasis
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III.11 Projets pilotes Il est envisagé de convertir les sièges du Département de l’Environnement, de

III.11 Projets pilotes

Il est envisagé de convertir les sièges du Département de l’Environnement, de la Direction Générale de l’Hydraulique, de la Météorologie Nationale et de l’Agence du Bassin Hydrauliques du Bouregreg et de la Chaouia Côtière en bâtiments écologiques. Les actions prévues par ces projets pilotes, consistent en l’économie de l’eau et de l’énergie, l’utilisation des énergies renouvelables, le tri des déchets pour le recyclage du papier et les plantations rafraichissantes qui renvoient davantage la lumière du soleil.

Dans le cadre de la mise en place d’une éthique écologique urbaine, il s’est avéré nécessaire de lancer un projet pilote de mise en place d’un système de management environnemental dans la ville de Benslimane, visant à évaluer l’impact des activités humaines sur les milieux naturels et mettre à niveau leur gestion environnementale, et ce, dans une vision de développement durable qui permettra d’aboutir à la certification ISO 14001 de ces villes.

IV. Outils d’observation, de surveillance et de prévention

IV.1 Observation de l’Environnement

Afin de relever les défis liés à la protection du patrimoine écologique, le besoin en information et en données sur la réalité de l’état de l’environnement est accru pour l’aide à la prise de décision eu égard à la diversité des problématiques environnementales d’une part, et la multiplicité des acteurs et intervenants d’autre part.

Ainsi, dès la mise en place de l’autorité gouvernementale en charge de l’environnement, une réflexion en matière d’observation de l’environnement, en particulier sur les aspects organisationnels, a débouché en 2000 sur l’institutionnalisation de l’Observatoire National de l’Environnement du Maroc (ONEM), en tant que Division au sein de la Direction des Etudes de la Planification et de la Prospective.

L’ONEM a pour rôle d’assurer le suivi permanent de l’état de l’environnement afin d’en améliorer les connaissances et de développer des outils d’aide à la prise de décision en matière de protection de l’environnement et du développement durable.

Pour ce faire, les missions qui lui ont été dévolues s’articulent autour de la gestion de l’information environnementale et le reporting, notamment l’élaboration du rapport national de l’Etat de l’environnement et du rapport national des indicateurs de développement durable.

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Par ailleurs, il est nécessaire d’adapter les priorités, le mode d’intervention et le cadre institutionnel

Par ailleurs, il est nécessaire d’adapter les priorités, le mode d’intervention et le cadre institutionnel au nouveau contexte et particulièrement à travers la mise en place d’une nouvelle organisation et de structures et organes déconcentrés à même d’assurer efficacement la surveillance et la prévention des problèmes environnementaux.

La mise en place des Observatoires Régionaux de l’Environnement et de Développement Durable (OREDD) en partenariat avec les 16 Régions du Royaume, permettra de construire des mécanismes qui participeront à une nouvelle architecture institutionnelle locale favorisant la création d’espace pour l’interaction, la coordination et la convergence. Ils permettront par ailleurs, d’assurer un suivi permanent de l’état de l’environnement et de mesurer les résultats et la performance des actions correctives initiées par les programmes de mise à niveau environnementale. Ils auront pour rôle également de développer la prospective pour prévenir les tendances des milieux naturels en rapport avec les projets de développement et définir les orientations stratégiques d’un développement local durable.

stratégiques d’un développement local durable. Observatoire National de l’Environnement (ONEM) OREDD de

Observatoire National de l’Environnement (ONEM)

durable. Observatoire National de l’Environnement (ONEM) OREDD de la Région Chaouia Ouardigha OREDD de la Région

OREDD de la Région Chaouia Ouardigha

(ONEM) OREDD de la Région Chaouia Ouardigha OREDD de la Région Marrakech-Tensift Al Haouz OREDD de

OREDD de la Région Marrakech-Tensift Al Haouz

de la Région Chaouia Ouardigha OREDD de la Région Marrakech-Tensift Al Haouz OREDD de la Région

OREDD de la Région Sous Massa Daraa

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Les OREDD qui constitueront le prolongement de l’Observatoire National sont appelées donc à devenir de

Les OREDD qui constitueront le prolongement de l’Observatoire National sont appelées donc à devenir de véritables outils d’aide à la prise de décision au service des autorités locales dans la perspective de mettre en œuvre la stratégie environnementale. Le plan d’action de leur mise en place comprend les activités suivantes :

- Mise à disposition du local par la Wilaya ou par le Conseil Régional ;

- Equipement en matériel informatique et bureautique et la réalisation des études nécessaires, notamment l’élaboration du rapport régional sur l’état de l’environnement et la mise en place d’un système d’information régional de l’environnement, par le Département de l’environnement.

Jusqu’à présent, huit OREDD sont installés à Marrakech, Benslimane, Ifrane, Oujda, Agadir, Guelmim, Beni Mellal et Tanger Tétouan et dont 5 sont déjà opérationnels. Les autres seront mis en place durant 2011.

IV.2 Laboratoire National de l’Environnement

De même, la restructuration du Laboratoire National de l’Environnement et sa redynamisation en tant qu’établissement de référence en matière de surveillance de la pollution des milieux naturels contribuera à l’amélioration de l’état de connaissance de l’environnement.

de l’état de connaissance de l’environnement. D’autre part, la mise en place des Services Extérieurs
de l’état de connaissance de l’environnement. D’autre part, la mise en place des Services Extérieurs

D’autre part, la mise en place des Services Extérieurs est nécessaire pour l’opérationnalisation des actions de proximité et pour renforcer l’inspection et le contrôle. Ainsi, les bases d’une représentation territoriale dotée de moyens humains et matériels nécessaires, à même de répondre aux sollicitations et attentes des acteurs régionaux et locaux et d’assumer le rôle de police administrative, seront mises en place à terme.

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VI.3 Etudes d'impact sur l'environnement (EIE) Les études d'impact sur l'environnement (EIE) permettent

VI.3 Etudes d'impact sur l'environnement (EIE)

Les études d'impact sur l'environnement (EIE) permettent d'évaluer à priori, les répercussions des projets d’investissement sur l'environnement en vue de prévoir les mesures nécessaires pour les atténuer. La Loi n° 12-03 a institué un Comité National et des Comités Régionaux qui ont pour mission d’examiner les EIE et de donner leur avis sur l’acceptabilité environnementale des projets d’investissement. En outre, elle stipule que chaque projet soumis à l’EIE doit faire l’objet d’une enquête publique dans le but de permettre à la population concernée de prendre connaissance des impacts éventuels du projet sur l'environnement et de recueillir leurs observations et propositions y afférentes.

La parution en novembre 2008, des décrets d’application de cette loi, portant attributions et fonctionnement du comité régional des EIE et fixant les modalités d’organisation et de déroulement de l’enquête publique relative aux projets soumis aux EIE, marque une nouvelle étape dans le processus de décentralisation de la gestion de l’environnement avec la prise en considération de l’avis de la population concernée. Cela nécessite un effort soutenu pour le renforcement des capacités des intervenants et l’adoption d’une démarche structurée du processus d’évaluation des EIE. A cet égard, le Département de l’Environnement a entrepris une démarche de régionalisation s’articulant autour de deux axes :

Axe organisationnel :

o

diffusion auprès des Walis des Régions et Gouverneurs des Provinces et Préfectures d’une circulaire d’information conjointe entre le Secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement (SEEE) et le Ministre de l’Intérieur, précisant le rôle des autorités locales dans le processus EIE ;

o

publication d’un arrêté du SEEE par lequel il délègue aux Walis des Régions la signature des décisions d’acceptabilité environnementale pour les projets dont le montant d’investissement est inférieur ou égale à 200 millions de dirhams ;

o

mise en place des comités régionaux à travers la désignation de leurs membres permanents par décisions des Walis des Régions.

Axe technique :

o

développement d’outils de travail standardisés à mettre à la disposition des comité régionaux en l’occurrence, des Manuels des procédures de gestion des activités d’instruction des dossiers et des travaux desdits comités, un Guide général d’évaluation des rapports des EIE et des Directives sectorielles définissant les principaux éléments qui doivent être intégrés aux termes de référence de l’EIE ;

o

organisation de sessions de formation pour le renforcement des capacités des membres des comités régionaux.

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V. Renforcement du cadre juridique Pour assurer la durabilité des avancées sociales et économiques dans

V. Renforcement du cadre juridique

Pour assurer la durabilité des avancées sociales et économiques dans le cadre d’un développement durable, il est primordial de parachever le cadre juridique national et le rendre plus effectif. Ainsi, des efforts sont consentis pour :

Accélérer le processus d’examen et d’adoption des textes d’application des lois environnementales dans le but de leur donner plein effet. Ces projets de texte concernent des domaines fondamentaux touchant directement la santé et le cadre de vie des citoyens. Il s’agit respectivement des domaines de l’eau, de l’air et des déchets.

Organiser et développer la fonction de veille juridique afin d’ouvrir des pistes de réglementation nouvelles susceptibles d’accroître l’effectivité du droit de l’environnement dans notre pays.

De même, l’adhésion de notre pays aux différents traités, accords et conventions internationaux, sa détermination à participer aux efforts volontaristes de la communauté internationale en vue d’une meilleure préservation de l’environnement mondial, exigent des pouvoirs publics des efforts supplémentaires de mise à niveau et de rapprochement de la législation marocaine de la législation internationale.

Il est de ce fait urgent de renforcer le cadre légal environnemental du pays à travers l’adoption de lois essentielles telles que la loi sur le littoral et la loi sur le sol.

VI. Mécanisme de financement et outils d’incitation

Une attention particulière est accordée au développement des instruments économiques et financiers destinés à drainer les ressources financières supplémentaires nécessaires à la réalisation de projets publics ou privés de protection de l’environnement et à recouvrir les coûts des opérations de traitement et d’élimination des pollutions. Parmi ces instruments, il y a lieu de citer le Fonds National de l’Environnement, le Fonds de Dépollution Industrielle et le Mécanisme de Développement Propre (MDP).

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VI.1 Fonds National de l’Environnement (FNE) Le Fonds National de l’Environnement (FNE) est un instrument

VI.1 Fonds National de l’Environnement (FNE)

Le Fonds National de l’Environnement (FNE) est un instrument financier incitatif institué par la loi n° 11-03 relative à la protection et à la mise en valeur de l’environnement. Ce Fonds est créé sous forme d’un Compte d’Affectation Spécial (CAS) et dont l’ordonnateur est l’autorité gouvernementale chargée de l’environnement.

Le FNE a pour objet :

La contribution au financement des programmes de dépollution des eaux domestiques (Plan National d’Assainissement) et industrielles ;

La contribution au financement des programmes de gestion des déchets solides ;

La prévention et la lutte contre la pollution atmosphérique ;

La contribution au financement des projets pilotes d’environnement.

VI. 2 Fonds de Dépollution Industrielle (FODEP)

Le développement du secteur industriel national a donné un élan à l’économie nationale, il a toutefois contribué dans certaines zones à la dégradation de l’environnement, compromettant ainsi le développement durable auquel aspire notre pays.

C’est pour infléchir cette tendance, que le Maroc a mis en place, avec l’appui de la coopération allemande, le Fonds de Dépollution industrielle (FODEP). Le FODEP est un instrument incitatif qui encourage la mise à niveau environnementale à travers un appui technique et financier des entreprises industrielles ou artisanales. Le FODEP finance des projets portant sur

- La mise en place d’installations de réduction et d’élimination de toutes les formes de pollution liquide, solide ou gazeuse.

- La réalisation de projets assurant l’économie des ressources notamment l’eau et l’énergie à travers le changement des procédés et l’utilisation des technologies propres

Depuis sa création, le FODEP a agréé environ une centaine de projets de dépollution pour un montant global de prés de 500 MDH dont 190 MDH représentent la contre-partie de l’Etat qui est financée par des dons de la KFW.

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Par ailleurs et afin d’assurer la synergie entre les programmes en cours, un intérêt particulier

Par ailleurs et afin d’assurer la synergie entre les programmes en cours, un intérêt particulier sera accordé aux demandes d’appui qui convergeront et soutiendront les objectifs du Programme National d’Assainissement.

VI.3 Mécanisme de Développement Propre (MDP)

Le MDP est un mécanisme de flexibilité mis en place dans le cadre du Protocole de Kyoto permettant aux pays développés d’obtenir des crédits de réduction des émissions en finançant des projets de réduction des émissions des gaz à effet de serre dans les pays en développement.

Ainsi, ce mécanisme permet de mobiliser une partie des financements nécessaires à l’investissement de projets relevant des secteurs suivants : Déchets, Efficacité énergique, Energies renouvelables et Reboisement.

Actuellement, le Maroc dispose d’un portefeuille d’une soixantaine de projets à différents stades de développement, dont 5 sont enregistrés et une quinzaine en cours de validation.

De même, un programme concernant la fiscalité environnementale est en cours de préparation afin de mettre en place un système d’écotaxe adapté au contexte socio- économique et contribuant à alléger la charge des dépenses supportées par l’état dans le domaine de préservation de l’environnement. Ce programme figure d’ailleurs parmi les recommandations de la 6ème session du Conseil National de l’Environnement qui a eu lieu en mai 2009, et dont les travaux se sont focalisés sur l’examen des outils nécessaires au renforcement des cadres institutionnel, réglementaire et économiques au service de la protection de l’environnement.

VII. Mesures d’accompagnement

Certes, la protection durable de l’environnement requiert le renforcement de l’action des différents acteurs publics à l’échelle nationale et locale, néanmoins, l’atteinte des résultats escomptés demeure tributaire de l’activation d’un ensemble de leviers à même de rendre cette action plus efficace et plus durable.

VII.1 Communication, sensibilisation et éducation environnementale

Pour accompagner sa stratégie de mise à niveau environnementale, le Maroc déploie un effort important en matière d’information, de sensibilisation et d’éducation à

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l’environnement, et ce dans l’objectif de faire participer activement les différents acteurs dans la mise

l’environnement, et ce dans l’objectif de faire participer activement les différents acteurs dans la mise en œuvre des programmes environnementaux et inculquer des valeurs et des éthiques écologiques, car la sensibilisation et l’éducation à l’environnement sont à la base de l’évolution de toute culture écologique à différentes échelles sociales. Divers canaux sont régulièrement employés au service de ces objectifs. De même, que les différents moyens et les nombreuses occasions sont exploitées pour plaidoyer en faveur de l’intégration de l’éthique environnementale dans les comportements et les attitudes.

VII.2 Programme d’éducation environnementale dans les écoles rurales

Le Programme National de Mise à Niveau Environnementale des Ecoles Rurales, qui prévoit l’approvisionnement en eau potable et d'assainissement de ces écoles, consacre un axe important à la réalisation d'activités d'éducation environnementale à travers la création de clubs de l'environnement dans ces écoles ainsi que la formation des formateurs en matière d'éducation environnementale. Un financement de 4 MDH est réservé annuellement pour l’exécution des actions prévues dans ce cadre. Ainsi, il a été réalisé ce qui suit:

La création de 300 clubs environnementaux dans les écoles rurales couvertes par le programme, à travers l'équipement de ces clubs par le matériel informatique, audio-visuel et pédagogique nécessaires.

Le renforcement des capacités des cadres éducatifs chargés des clubs d’environnement dans les écoles rurales à travers l'organisation de 16 sessions de formation régionales, avec la participation de 500 bénéficiaires.

à travers l'organisation de 16 sessions de formation régionales, avec la participation de 500 bénéficiaires. 48
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Par ailleurs, une convention de partenariat en matière d’éducation et de sensibilisation a été signée

Par ailleurs, une convention de partenariat en matière d’éducation et de sensibilisation a été signée avec la Société Nationale de la Radio et Télévision Marocaine, relative à la production et la diffusion de capsules et magazines dédiées à l’environnement, afin de renforcer l’action

dans le domaine de la sensibilisation et la mobilisation en faveur de l’environnement.

VII.3 Accès du public à l’information

En vue de sensibiliser les différents acteurs de la société, qu’ils soient entreprises, ONG ou simples citoyens, aux problématiques et enjeux environnementaux et obtenir leur adhésion à la politique de protection durable de l’environnement, le Maroc déploie plusieurs canaux et outils pour leur assurer un accès facile et approprié aux informations environnementales. Ainsi, en sus de son site web qui fournit un large éventail d’information d’ordre technique et juridique, des rapports et des publications périodiques sont diffusés régulièrement. Les sessions du Conseil National de l’Environnement et ses rapports thématiques constituent une source d’information supplémentaire au bénéfice du public. En outre, un projet de loi relatif à l’accès à l’information environnementale et à la prise de décision dans le domaine de l’environnement est dans le circuit d’adoption. Il a pour objectifs de :

Faciliter l’accès du public à l’information et

l’environnement ;

aux

documents

ayant

trait

à

Garantir une diffusion aussi large que possible de toute information relative à l’environnement ;

Prendre en considération le principe de la participation du public au processus décisionnel en matière d’environnement.

Cependant, pour que le droit d’accès du public à l’information environnementale soit une réalité, il est essentiel que cette information soit disponible et de bonne qualité. D’où l’intérêt de la mise en place des Observatoires Régionaux de l’Environnement et de Développement Durable.

VII.4 Coopération internationale

L’intérêt porté aux questions environnementales est à la fois récent dans la culture moderne et partagé, à des proportions différentes, par l’ensemble des pays de la planète. Ainsi, les développements scientifiques et techniques qui lui sont associés connaissent une grande dynamique de coopération entre pays pour échanger sur les meilleures méthodes, outils et pratiques de protection de l’environnement. De même, des financements conséquents sont mobilisés à l’échelle internationale pour soutenir les pays en développement à contrer les

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problématiques environnementales et à asseo ir les bases d’une gestion intégrée et durale de l’environnement.

problématiques environnementales et à asseoir les bases d’une gestion intégrée et durale de l’environnement. Le Maroc n’est pas en reste, la coopération internationale y représente un levier de développement important et un appui incontournable à sa politique. Elle permet notamment :

La mobilisation de financements additionnels pour la mise en œuvre des ses programmes de mise à niveau environnementale (prêt de politique de développement pour les secteurs de l’eau, des déchets ménagers, d’agriculture, du transport , octroyés par la Banque Mondiale, projets de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique avec l’appui du Fonds Mondial pour l’Environnement, appui de l’Union Européenne au Programme National d’Assainissement liquide et à la dépollution industrielle…).

Le transfert de technologie et de savoir faire ainsi que le renforcement de ses capacités institutionnelles et humaines, dans le cadre de la coopération multilatérale et bilatérale, pour préparer les conditions favorables pour assoir les bases du développement durable.

VIII. Conclusion

En optant pour le choix d’un développement durable et responsable comme orientation stratégique de son propre développement, le Maroc affirme sa volonté de relever les défis environnementaux de ce troisième millénaire. Ce choix est dicté au niveau national, non seulement par la rationalisation nécessaire de la gestion des ressources, gage du développement socio-économique futur du pays, mais également et surtout en raison d’un souci d’amélioration continue de la qualité de vie des citoyens.

Certes, le plan d’action prioritaire 2010-2015, permettra de mettre à niveau l’espace environnemental et de lui assurer une protection durable, néanmoins, face à l’ampleur des problèmes environnementaux et l’importance des investissements requis, il devient nécessaire de se doter d’une stratégie nationale de protection de l’environnement intégrée et efficiente garantissant la mise en cohérence des divers plans et programmes environnementaux sectoriels ou régionaux.

Cette stratégie permettra en outre, de proposer le type d’organisation optimal pour des secteurs spécifiques, en l’occurrence les déchets et l’assainissement liquide, qui mobilisent des financements importants et requièrent une technicité pointue et une célérité dans l’action.

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Liste Bibliographique - Banque Mondiale, 2003- Evaluation du coût de la dégradation de l'environnement. -

Liste Bibliographique

- Banque Mondiale, 2003- Evaluation du coût de la dégradation de l'environnement.

- Banque Mondiale, Mai 2008- Revue Stratégique du Programme National d’Assainissement.

- Haut Commissariat au Plan, 2010- Annuaire Statistiques du Maroc.

- Instruments juridiques au service de la protection de l’environnement au Maroc (2009).

- Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement, Octobre 2001- Communication Nationale Initiale à la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

- Ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, 2008- Stratégie Énergétique National « Horizon 2030 ».

- Ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement ,2004- Stratégie nationale pour la conservation et l’utilisation durable de la Diversité Biologique.

- Objectifs du Millénaire pour le développement, Rapport National, 2009-.

- Observatoire National de l’Environnement du Maroc ,2001- Rapport sur l’Etat de l’Environnement Marocain (REEM).

- Observatoire National de l’Environnement, 2003- Test Marocain des Indicateurs de Développement Durable.

- Observatoire National de l’Environnement, 2006- Rapport National des Indicateurs de Développement Durable.

- Quatrième rapport national sur la diversité biologique.

- Recueil des lois relatives à la protection de l’environnement (2010).

- Stratégie de proximité du Département de l’environnement (2009).

- Secrétariat d’Etat auprès du Ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de l’Environnement Département de l’Environnement, Novembre 2009- Plan national de lutte contre le réchauffement climatique.

- Secrétariat d'Etat Chargé de l'Environnement, Direction de la Surveillance et de la Prévention des Risques, 2002- Pollution atmosphérique au Maroc : Situation en 2002.

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