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LES MÉTHODES

D’ESSAIS NON
DESTRUCTIFS
NORMES
I E
AFNOR
P H
ASSOCIÉES
R A
O G
Normes actuellement en vigueur.
D I
NF EN ISO 5579
Essais non destructifs -
RADIOGRAPHIE/
RADIOSCOPIE NUMÉRIQUE
IQI
NF EN ISO 19232–1 R A
Contrôle radiographique
des matériaux métalliques NF EN 14784-1 Essais non destructifs - Qualité
au moyen de film et de rayons X Essais non destructifs – d’image des radiogrammes -
et gamma - Règles de base Radiographie industrielle Partie 1 : Détermination de
numérisée avec plaques-images au l’indice de qualité d’image
NF EN 12681 phosphore – Partie 1 : à l’aide d’indicateurs à fils
Fonderie - Contrôle par Classification des systèmes.
radiographie (en projet ISO/DIS 16371-1) NF EN ISO 19232–2
Essais non destructifs - Qualité
NF EN ISO 17636-1 NF EN 14784-2 d’image des radiogrammes -
Contrôle non destructif des Essais non destructifs – Partie 2 : Détermination de
assemblages soudés - Contrôle par Radiographie industrielle l’indice de qualité d’image
radiographie - Partie 1 : numérisée avec plaques-images à l’aide d’indicateurs à trous
Techniques par rayons X ou au phosphore – Partie 2 : Principes et à gradins
gamma à l’aide de film généraux de l’essai radiographique,
à l’aide de rayons X et gamma, NF EN ISO 19232-3
NF EN ISO 11699-1 Essais non destructifs - Qualité
des matériaux métalliques
Essais non destructifs - Film d’image des radiogrammes -
pour radiographie industrielle - NF EN ISO 17636-2 Partie 3 : Classes de qualité
Partie 1 : classification des Contrôle non destructif des d’image
systèmes de films pour assemblages soudés - Contrôle par
radiographie industrielle radiographie - Partie 2 : NF EN ISO 19232–5
techniques par rayons X ou gamma Essais non destructifs - Qualité
NF EN 25580 d’image des radiogrammes -
à l’aide de détecteurs numériques
Essais non destructifs - Partie 5 : Détermination de
Négatoscopes utilisés en
radiographie industrielle -
NF EN 13068-3 l’indice de flou de l’image
à l’aide d’indicateurs de qualité
 Découverte il y a plus de 100 ans, la radiographie
Essais non destructifs - (radiographic testing en anglais) est une méthode d’END,
Exigences minimales Contrôle par radioscopie - d’image duplex à fils
couramment employée pour contrôler l’intégrité d’un
Partie 3 : Principes généraux
de contrôle par radioscopie matériau ou sonder le cœur d’une pièce, et qui ne cesse
à l’aide de rayons X et gamma d’évoluer.
EditionCOFREND_Mars2016

des matériaux métalliques

Texte élaboré par la COFREND en collaboration avec Patrick Bouvet (CTIF).


Crédit photos : Groupe Institut de Soudure/S. Meyer, CTIF.

GOUVERNANCE ORGANISATION CERTIFICATION ET SCIENTIFIQUE ÉVÉNEMENTIEL


DIRECTION PROFESSIONNELLE QUALIFICATION ET TECHNIQUE ET COMMUNICATION

Confédération Française pour les Essais Non Destructifs


Maison des END - 64 Rue Ampère - 75017 Paris - France
cofrend@cofrend.com - Tél. : +33(0)1 44 19 76 18 - Fax : +33(0)1 30 16 24 54

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RADIOGRAPHIE
VISUALISER LES  Domaines
MANQUES DE MATIÈRE d’application
DU VOLUME DE La radiographie est utilisée
L’OBJET CONTRÔLÉ industriellement pour contrôler
la santé interne d’une pièce.
Elle permet de détecter tout type
de cavité ou de matériaux étrangers
Principe de Mode d’examen écrans photostimulables est désignée par l’acro-
nyme anglais CR (Computed Radiography) qui signi-
inclus dans la pièce.
Les discontinuités planes sont
fonctionnement Les techniques utilisant des films ou des écrans
fie « radiographie assistée par ordinateur ».
révélées lorsque le rayonnement
photostimulables passent par une image latente D’autres types de détecteurs permettent d’obtenir est parallèle au plan de l’indication.
La radiographie est une méthode d’essai non des- obtenue lors de l’exposition aux rayonnements. directement un radiogramme numérique. Ils sont
tructif qui consiste à obtenir une image de la densité La taille des discontinuités
utilisés avec des installations en poste fixe com-
de matière d’un objet traversé par un rayonnement Les films argentiques sont développés manuel- détectables dépend de l’épaisseur
portant un système de manutention à distance
électromagnétique X ou gamma. L’image est obte- lement ou dans une machine automatique. Le ra- traversée.
qui permet de faire varier la position de l’objet (ou
nue grâce à un détecteur qui est soit : diogramme obtenu est un négatif comportant des
d’une zone de celui-ci) par rapport à la source de La sensibilité de la méthode est plus
noircissements plus ou moins importants selon la
un film argentique, quantité de rayonnements transmis. Le noircisse-
rayonnements. Les objets à contrôler peuvent être limitée pour des matériaux denses
  

observés par l’opérateur soit en temps réel avec et épais.


un écran photostimulable à mémoire réutilisable, ment du film est caractérisé par sa densité optique
l’enregistrement éventuel d’une video (radiosco- La radiographie est utilisée pour
traduisant sa capacité à absorber la lumière. Le
un ensemble de détecteurs numériques. pie), soit en différé sur des images obtenues après
film est observé sur un négatoscope possédant le contrôle des soudures ainsi que
traitement d’acquisition. L’observation des images
une source de lumière intense. Les manques de pour rechercher des imperfections
Le principe de la méthode est basé sur l’absorp- numériques en différé permet de leur appliquer
matière de l’objet apparaissent en sombre sur le de fonderie. Elle est également très
tion différentielle du milieu en fonction du numéro une opération d’optimisation des contrastes ou des
radiogramme.
atomique des atomes le composant et de la masse traitements d’images (filtres mathématiques). Le dé- utilisée pour vérifier l’intégrité des
volumique. Tout manque de matière induira une L’image latente des écrans photostimulables est tecteur qui était initialement un amplificateur de bril- structures composites.
plus faible absorption et donc, localement, une plus révélée grâce à un lecteur-numériseur. Dans ce lance couplé à une caméra optique est aujourd’hui
forte densité optique sur le film ou un niveau de gris cas, l’image radiographique est dématérialisée et remplacé par un ensemble de capteurs numériques
plus élevé dans le cas des images numériques. se présente sous la forme d’un fichier numérique assemblés le plus souvent sous la forme d’un pan-
défini par sa taille en nombre de pixels et son neau plat. Cette technique radiographique permet-
En radiologie industrielle, les rayons X sont produits
codage en niveaux de gris. Pour que l’écran pho- tant d’obtenir directement des images numériques
par un tube à rayons X (le plus souvent) ou par un
tostimulable puisse être réutilisé, après lecture de est désignée par l’acronyme anglais DR (Digital Ra-
accélérateur de particules pour les applications à
l’information, les composés sensibles au rayon- diography) qui signifie « radiographie numérique ».
haute énergie. Les sources de rayonnement gam-
nement sont ramenés dans leur état énergétique
ma utilisées industriellement sont l’iridium 192, le Pour le contrôle automatisé de grandes structures
stable : c’est l’opération d’effacement. Les lec-
cobalt 60 et le sélénium 75. aéronautiques des caméras type DTC (CCD en an-
teurs-numériseurs sont principalement de deux
La radiographie est une méthode qui permet de glais) de très haute résolution (de l’ordre de 31 µm)
types : les systèmes demi-lune ou ceux à cassette.
visualiser les manques de matière du volume de sont parfois employées. Elles peuvent être asso-
Ces derniers sont moins fragiles et plus adaptés à
l’objet contrôlé, sur une image à deux dimensions. ciées à un réseau de fibres optiques positionnées
une utilisation industrielle mais ne permettent pas
Il existe une technique d’examen basée également à l’entrée du détecteur.
de suivre la courbure des pièces. Les images nu-
sur l’absorption des rayonnements électromagné- mériques obtenues peuvent subir des traitements
tiques qui permet d’obtenir les densités de matière d’images afin de faciliter la détection des indica-
par éléments de volume : la tomographie. tions. Cette technique radiographique utilisant des
En raison du caractère ionisant des rayons X ou
Gamma, des consignes strictes de radioprotection
doivent être appliquées.

INTÉRÊTS L’intérêt majeur de la radiographie réside dans l’obtention d’une image bien définie de
l’uniformité de matière d’une pièce. La détection des indications contrastées est facile
Principe de la Radiographie
DE LA et une distinction des différents types d’indications est possible. Par rapport aux méthodes
MÉTHODE ultrasonores, elle est relativement tolérante aux états de surface et à la structure interne
du matériau. Elle est applicable à tous les types de matériaux (aluminium, acier, alliages
cuivreux, titane, composites,..). Les limites de la méthode sont liées aux coûts des installa-
tions et des consommables ainsi qu’aux dangers des rayonnements ionisants imposant une
réglementation et des consignes strictes.