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II.

1 Introduction :
La méthode des éléments finis fait partie des outils de mathématiques appliquées. En
analysenumérique, la MEF est utilisé pour résoudre numériquement des équations aux
dérivées partielles.
Introduite pour les besoins de la mécanique newtonienne, l’équation de Laplace apparaît dans
de nombreuses autres branches de la physique théorique : astronomie,
électrostatique,mécanique desfluides, propagation de la chaleur, diffusion, mouvement
brownien, mécaniquequantique.

II.2 Modélisation par la méthode des éléments finis (MEF) :


La méthode des éléments finis est une méthode incontournable lorsque l'on traite
la modélisation des milieux continus. Son domaine d'application très étendu fait probablement
d'elle le premier outil de conception. Ainsi, appliquée au domaine de l'électromagnétisme, elle
permet d'étudier des problèmes aux formes complexes, avec des matériaux linéaires ou non,
des couplages circuits, du mouvement…etc. Du fait de sa prise en compte des phénomènes
auniveau local, sans injection de connaissance a priori, elle est la méthode à utiliser
pourcomprendre finement les phénomènes physiques en jeu dans un dispositif. L’obstacle
souvent rencontré par cette méthode dans beaucoup d’applications est la prise en compte des
conditions aux limites existant à l’infini : l’utilisation d’un maillage pour approcher
leproblème réel demande un nombre de nœuds important et préjudiciable au temps de
calcul.De plus cette méthode trouve ses limites lorsque le domaine d’étude présente de
singularités.

II.3 Le couplage avec la méthode des éléments finis:


La méthode des circuits électriques magnétiquement couplés qui ne discrétise que les
partiesactives (inducteur, charge amagnétique, etc.), peut être avantageusement couplée à
uneméthode numérique de représentation des milieux non linéaires. Le noyau
ferromagnétiquepeut être modélisé par une méthode analytique basée sur l'introduction de
densités fictives etsuperficielles de courant pour un cas linéaire isotrope est homogène, vue
les caractéristiquesphysiques non linéaires du noyau magnétique la nécessité d’un couplage
avec une méthodenumérique est inévitable. Le couplage tire profit des avantages des deux
méthodes, cela nousoffre l’avantage de limiter le domaine de résolution de ces méthodes aux
seuls domainesconducteurs. Cela engendre la réduction de maillage (non maillage de l’air) et
un gain enespace mémoire et en temps de résolution.
II.3.1 Technique mixte circuits couplés-éléments finis :
On applique la méthode des circuits couplés uniquement dans les enroulements primaire
etsecondaire et sur la frontière du domaine Γ, et on lui associe la méthode des éléments finis
àl’intérieur du domaine Ω.

Figure (II-1) : Discrétisation des enroulements et du noyau

II.3.2 Formulation éléments finis des électromagnétique du noyau :


Le domaine d’étude est décomposé en un nombre fini d’éléments triangulaires qui formentle
maillage. La valeur du potentiel vecteur est déterminée sur tous les sommets (les nœuds)des
triangles. En utilisant des fonctions d’interpolation appropriées, la solution seradéterminée sur
tout point sommet de l’élément.
Pour transformer un système d’équations aux dérivées partielles en une formulation
intégrale,on utilise soit la formulation des résidus pondérés ou encore la méthode
variationnelle. On selimitera dans ce qui suit à présenter la méthode projective de Galerkine.

II.3.2.1 Formulation intégrale :


Nous allons exposer les deux formulations intégrales qui sont le plus couramment utilisées
dans la méthode des éléments finis pour le calcul du champ électromagnétique : formulation
variationnelle et la formulation des résidus pondérés
II.3.2.1.1 Formulation variationnelle :
La méthode variationnelle exige la connaissance au préalable de la fonctionnelle d’énergie
du système a étudié, elle s’exprime par :

F(A)   LdΩ (II-1)


Ω

L = Wc − Wp : Lagrangien construit à partir de la différence entre l’énergie cinétique et


l’énergie potentielle du système à étudier.

Ω : est le domaine d'étude.

Donnée La fonction L par la relation :


B
L   vBdB  JA (II-2)
0

En remplace l’équation (II-1) dans l’équation (II-2) pour obtient la fonction d’énergie F(A) :

B
F(A)   [  vBdB  JA]dΩ (II-3)
Ω 0

v: est la reluctivité magnétique.

B : l'induction magnétique.

J : la densité de courant.

A : le potentiel vecteur magnétique.

La résolution du problème variationnel ainsi défini, revient à minimiser la fonctionnelle


d'énergie F (A), la minimisation est effectuée en utilisant le principe de Rayleigh-Ritz qui
consiste à écrire:
F(A)
0 (II-4)
A
Et :
F(A) F(A) F(A)
  ...  0 (II-5)
A1 A 2 A N
Avec:

N : le nombre de nœuds du domaine d'étude.

Ai : est l'inconnue au nœud i du domaine.

II.3.2.1.2 Méthode des résidus pondérés :


On va définir le résidu R(u)comme étant la quantité s'annulant quand u est la solution du
problème physique :

R  L(A) - f (II-6)

R : Représente le résidu de l'approximation.

L : Opérateur différentiel.

f : Fonction définie sur le domaine d'étude Ω.

A : La fonction inconnue.

La méthode des résidus pondérés consiste àrechercher des fonctions A qui annulent laforme
intégrale globale :

 R  dΩ  0
Ω
i i (II-7)

Ψ i : Fonction de projection définie sur  (fonction de test).

Les facts de A qui d'cancel l'permettent intégrale solutions du système are algébrique Obtenu.
II.4 Discrétisation élément fini :
Devise la zone de solution sur un nombre d’élément finis comme la Figure (II-2):

Figure (II-2) :Un sous-ensemble spécifique


des éléments finis de la gamme est irrégulier

La distribution potentielle des éléments est ensuite reliée entre eux de différents éléments, de
sorte que la possibilité est continue à travers les limites inter-élémentaires. La solution
approximative pour tout la region.

U(𝑥, y) = ∑ U𝑒 (x, y)
𝑒=1

Le plus commun d'approximation pourUe dans un élément est l'approximation polynomiale, à


savoir.

Ue (x, y) = a + bx + cy (II-9)

Pour un élément triangulaire et :

Ue (x, y) = a + bx + cy + dxy(II-10)

Le maillage respecte les règles dites de conformité. Les éléments ne se recouvrent pas et deux
éléments sont voisins, soit par un sommet commun, soit par une arête qu’ils partagent alors
entièrement.
II.4.1Elément de référence:
Les éléments de référence utilisés pour la subdivision du domaine sont des éléments simples,
comme le triangle, le rectangle, le tétraèdre et le parallélépipède, pour lesquels on associe un
système de coordonnées normées, dans le but de définir pour chaque type d'élément, la
fonction d'interpolation associée.

Figure (II-3) : Éléments à deux


dimensions
L’élément de référence est un triangle linéaire, les fonctions d’interpolation sont calculées
comme suit :

Figure (II-4) : Type élément


triangulaire
On pose U1, U2, U3 les valeurs de la fonction respectivement aux nœuds 1, 2, 3, et donnée
pour chaque point une équation :

U(x 1 , y 2 )  a  bx1  cy1  U1


U(x 2 , y 2 )  a  bx 2  cy 2  U 2 (II-11)

{ U(x 3 , y 3 )  a  bx 3  cy 3  U 3

Nous obtenons la relation matricielle suivante:

1 x1 y1 a U1
[1 x 2 y2 ] [b] = [U2 ](II-12)
1 x3 y3 c U3

Alors :

a 1 x1 y1 −1 U1
[b] = [1 x2 y2 ] [U2 ](II-13)
c 1 x3 y3 U3

C
1 x1 y1 
1
 1 x1 y1 
t

 
1 x y 2  
1
 1 x 2 y 2  
 2
det   
1 x 3 y 3   1 x 3 y 3  
 

x 2 y3  y 2 x 3 x 3 y1  y3 x1 x1y 2  y1x 2 
=  y 2  y3 y3  y1 y1  y 2  (II-14)

 x 3  x 2 x1  x 3 x 2  x1 
Calcule déterminant (det) dans cette matricielle :

det = x2 y3 − x3 y2 − x1 y3 + x1 y2 + y1 x3 − y1 x2

det = x2 y3 − x3 y2 − x1 y3 + x1 y2 + y1 x3 − y1 x2 + y3 x3 − y3 x3

= (y2 − y3 )(x1 − x3 ) − (y3 − y1 )(x3 − x2 )(II-15)

On obtient :

det = 2∆= (y2 − y3 )(x1 − x3 ) − (y3 − y1 )(x3 − x2 )

Il est simple de vérifier que la relation inverse est de la forme :

a 1 ξ23 ξ31 ξ12 U1


b
[ ]= [y23 y31 y12 ] [U2 ]
c 2∆ x x13 x21 U3
32

Avec :

∆ :l’aire du triangle.

x𝑖𝑗 = x𝑖 − x𝑗 y𝑖𝑗 = y𝑖 − y𝑗 ξij = x𝑖 y𝑗 − x𝑗 y𝑖

Nous avons trois variables nodales, nous cherchons donc une approximation polynomiale
linéaire de la forme :

a
U(x, y) = [1 x y] [b]
c

ξ23 ξ31 ξ12 U1


1
U(x, y) = [1 x y] [y23 y31 y12 ] [U2 ](II-16)
2∆
x32 x13 x21 U3

ξ23 = x2 y3 − x3 y2 ξ31 = y1 x3 − x1 y3 ξ12 = x1 y2 − y1 x2

y23 = y2 − y3 y31 = y3 − y1 y12 = y1 − y2

x32 = x3 − x2 x13 = x1 − x3 x21 = x2 − x1

Reportons ce résultat dans l’approximation, nous obtenons :


U1
U(x, y) = [N1 N2 N3 ] [U2 ]
U3
1
Avec par permutation circulaire de ijk : Ni = (ξjk + xyjk + yxkj )
2∆

1
N1 = [(x y − y2 x3 ) + (y2 − y3 )x + (x3 − x2 )y]
2∆ 2 3
1
N2 = [(x3 y1 − y3 x1 ) + (y3 − y1 )x + (x1 − x3 )y](II-17)
2∆

1
N3 = [(x y − y2 x2 ) + (y1 − y2 )x + (x2 − x1 )y]
2∆ 1 2

Nous venons de construire les fonctions d’interpolation d’un élément triangulaire quelconque,
si la démarche est simple les calculs le sont moins du fait de la forme quelconque de
l’élément. Enpratique les fonctions d’interpolation sont construites pour des éléments
possédant des propriétésgéométriques permettant de simplifier les calculs. Ce sont les
éléments de référence dontnousprésentons maintenant quelques exemples.

Pour chaque élément du domaine, on a alors :

U1𝑒
U𝑒 (x, y) = [N1𝑒 N2𝑒 N3𝑒 ] [U2𝑒 ]
U3𝑒

1
N1𝑒 = e
(ae1 + b1e x + c12 y)
2∆

1
N2𝑒 = (ae + be2 x + c22 y)
2∆e 2

1
N3𝑒 = (ae + be3 x + c32 y)
2∆e 3

Avec :

ae1 = (x2𝑒 y3𝑒 − y2𝑒 x3𝑒 )b1e = (y2𝑒 − y3𝑒 )c12 = (x3𝑒 − x2𝑒 )

ae2 = (x3𝑒 y1𝑒 − y3𝑒 x1𝑒 )b1e = (y3𝑒 − y1𝑒 )c12 = (x1𝑒 − x3𝑒 )

ae3 = (x1𝑒 y2𝑒 − y1𝑒 x2𝑒 )b1e = (y1𝑒 − y2𝑒 )c12 = (x2𝑒 − x1𝑒 )

1 e e
∆e = (b1 c2 − be2 c1e )
2
II.5 Implémentation de la méthode des éléments finis

La mise en œuvre de la méthode des éléments finis débouche inévitablement sur un logiciel
qui lui est associé. Si, lors des premières tentatives de calcul par la méthode des éléments
finis, on écrivait, pour chaque nouveau problème, un programme différent tenant compte de
sa géométrie particulière, de ses particularités physiques et de ses conditions aux limites, on
s’oriente aujourd’hui vers la réalisation de logiciels généraux dont la structure informatique
est adaptée au traitement d’un grand nombre de problèmes d’un même type.

Ces logiciels ont pratiquement tous la structure représentée sur la figure ci-dessous qui
consiste en un programme séparé en quatre grands blocs : le pré processeur, le mailleur, le
solver et le post processeur.

● Données géométriques.
Pré processeur ● Données physiques
( propriétés).
● Conditions aux limites.

 Discrétisation soit assistée ou


Le maillage
automatique.

alcul
Processeur de calcul ● Assemblage.

ou solver ● Traitement des CL.


● Résolution.

Post processeur ● Graphes

(Exploitation des résultats) ● Visualisation des grandeurs

Organisation du logiciel
II.6 L’équation magnétodynamique par la méthode des éléments finis :
L’équation magnétodynamique régissant le champ magnétique dans une tôle ferromagnétique,
comme illustré dans la figure ci-dessous, soumise à une excitation harmonique de pulsation ω
est la suivante :

Figure(II.5) : Dispositif électro magnétique

1  2H  2H
(  )  jωH  0
σ x 2 y 2

Pour mettre l’équation magnétodynamique en forme intégrale, nous utiliserons la Formulation


des résidus pondérés.

On pose
1  2H  2H
L(H)  ( 2  2 )  jω.H
σ x y
F=0

Le résidu R s’écrit alors :R = L(H) − F

La méthode des résidus pondérés consiste à trouver les fonctions H qui annulent la forme
intégrale suivante :

 ΨR(H)dΩ
Ω

𝛀 : Représente le domaine sur lequel est définie la fonction H , et  une fonction quelconque
définie aussi sur𝛀.

On a à résoudre l’équation suivante :

1  2H  2H
Ω Ψ[ ( x 2  y2 )  jωH]d  0
Cette dernière équation peut s’écrire sous la forme suivante :

1  2H  2H
Ω Ψ[ ( x 2  y2 )  jωH]dxdy  0

1  2H  2H
 
(Ψ 2  Ψ 2 )dxdy  jω  ΨHdxdy  0
Ω
x y Ω

Pour rendre l’équation (II.10) plus simple, il faut calculer le terme :

2H 2H
 (Ψ
Ω x 2
 Ψ
y 2
)dxdy

 2H  2H  2H  2H
 (Ψ
Ω
x 2
 Ψ
y 2
)dxdy  Ω x 2
Ψ dxdy  Ω y2 dxdy
Ψ

On a :

  H  Ψ H  2H
Ψ   Ψ 2
x  x  x x x

Alors :
 2 H   H  Ψ H
Ψ 2  Ψ 
x x  x  x x

De même, on trouve que :

 2 H   H  Ψ H
Ψ 2   Ψ 
y y  y  y y

Alors :

 2H  2H Ψ H   H  Ψ H
Ω Ψ x 2 dxdy  Ω Ψ y2 dxdy  Ω x x dxdy  Ω x  Ψ x dxdy  Ω y y dxdy

  H 
  Ψ 
Ω
y  y 
 2H  2H  Ψ H Ψ H     H    H  
 (Ψ
Ω
x 2
 Ψ
y 2
)dxdy   
Ω 
 dxdy     Ψ    Ψ  dxdy
x x y y  Ω 
x  x  y  y  

On pose:

 H  H 
f Ψ iΨ j
x y

On a:

   H    H 
div( f ) = Ψ   Ψ 
x  x  y  y 

En utilisant le théorème de divergence qui énonce que :

 div(f)dxdy   f .ndΓ
Ω Γ

Où :

 : Est le contour entourant le domaine Ω.

On aboutit à la relation suivante :

   H    H    H  H  
Ω  x  x  y  y  
  Ψ    Ψ   dxdy  Γ  x
 Ψ i  Ψ j ndΓ
y 
 H  H  

= Ψ
Γ  x
i
y
j ndΓ

Comme :

 H  H   H
 i j  n 
 x y  n

Alors :

   H    H   H
  x  Ψ x   y  Ψ y  dxdy   Ψ n dΓ
Ω Γ

D’où :

 2H  2H  Ψ H Ψ H  H
 (Ψ
Ω
x 2
 Ψ
y 2
)dxdy    
Ω 
 dxdy   Ψ
x x y y  Γ
n

L’équation (III.10) devient :

1  Ψ H Ψ H  H
    dxdy   Ψ dΓ  jω  ΨHdxdy  0
σ Ω  x x y y  Γ
n
(III.11)

II..9.2 Application des conditions aux limites :

Dans notre système, la tôle baigne dans champ magnétique dont la valeur est connue, alors, la
condition aux limites qui convient est la condition de Dirichlet :H = C

Tel que C est une constante.

D’où :

H
0
n

L’équation (III.11) se simplifie en :

1  Ψ H Ψ H 
σ 
   dxdy  jω  ΨHdxdy  0
Ω  x x y y 