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Méthodologie de dimensionnement d'un redresseur MLI à prélèvement


sinus

Article · January 1998

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3 authors, including:

Hubert Piquet F. Richardeau


University of Toulouse University of Toulouse / CNRS
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1

METHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT
D'UN REDRESSEUR MLI A PRELEVEMENT SINUS

L. MARROYO*, H. PIQUET**, F. RICHARDEAU**


*
Université Publique de Navarre
**
LEEI-ENSEEIHT, UMR CNRS n°5828
2, rue Camichel - BP7122 - 31071 Toulouse cedex 7
piquet@laplace.univ-tlse.fr

Résumé : A partir d'une analyse fine du fonctionnement d'un redresseur MLI à prélèvement sinus, les auteurs présentent
une procédure de dimensionnement systématique des éléments constitutifs : inductance de filtrage, fréquence de
découpage, bus continu, et condensateur de filtrage. Cette procédure repose sur un ensemble de règles analytiques mêlant
les données du cahier des charges aux caractéristiques du fonctionnement intime du convertisseur (temps mort de
commutation, tension homopolaire haute fréquence par exemple). Des résultats de simulation et des résultats
expérimentaux sont présentés à titre d'illustration.

respectivement les f.e.m et l'impédance totale vues par le


1. INTRODUCTION
redresseur. Un point milieu fictif est introduit côté bus
continu. La loi des mailles appliquée à chacune des phases
Le conditionnement de l'énergie entre un réseau donne :
alternatif et un équipement d'électronique de puissance de
moyenne ou forte puissance, passe de plus en plus par un
redresseur MLI à prélèvement sinus. Les commutations v1n
R L T1 T2 T3
rapides des semiconducteurs utilisés autorisent des i1
u1
C
fréquences de découpages de plus en plus élevées, de E/2 H
v2n
plusieurs dizaines de kHz pour des puissances de plusieurs n i2
R L A
u2 o
dizaines de kW voire plus selon les structures envisagées. R
La bande passante élevée qui en découle procure une bonne v3n
i3
R L E/2 G
maîtrise des courants de ligne et une grande rapidité de u3
E
T4 T5 T6
réglage de la puissance. Dans ce domaine la littérature
porte pour une large part sur les techniques de modulation
et de contrôle au dépend du dimensionnement de ces
convertisseurs. Par dimensionnement nous entendons Figure 1 Schéma et notations du redresseur MLI
"l'estimation", (ou l'aide à l'estimation) la plus fine
possible, de la valeur des éléments constitutifs répondant à d i1
un fonctionnement donné. Cette notion de v1n  Ri1  L u 10  u no
dt
dimensionnement est quelques fois prise en compte lors du
di
choix de certaines modulations permettant de minimiser en v 2 n  Ri 2  L 2 u 20  u no (1)
particulier la tension du bus continu [1] et les pertes par dt
commutation (modulation vectorielle, flat-top, par di
exemple) [2]. v 3n  Ri 3  L 3 u 30  u no
dt
Après une caractérisation fine du convertisseur, où (u10,u20,u30) désigne la tension produite par les
nous exposons dans cet article un ensemble de règles cellules et (uno) la tension homopolaire. Si une commande
analytiques de calcul des principaux éléments constitutifs.
parfaitement adjacente (sans temps mort) est appliquée aux
Celles-ci intègrent d'une part les données du cahier des
charges et d'autre part les spécificités et limites de interrupteurs de chaque cellule, les tensions cellule se
fonctionnement du convertisseur. déduisent directement des fonctions de connexion yj:

2. MODELISATION E
u10  y1
2  1 si T j 1 et T j 3 0
2.1 Mise en équation E 
Le schéma de référence pour toute notre étude est donné en u 20  y2 (2) y j  avec j  1,2,3
2  1 si T 0 et T 1
figure 1. Le redresseur en configuration conventionnelle 3  j j 3
E
bras est raccordé à un réseau d'énergie par des inductances u 30  y3
de liaison. (V1n,V2n,V3n) et (R,L) désignent 2
Dans la mesure où les f.e.m du réseau sont fréquence de rangs impairs (fonction signe). Le
équilibrées avec neutre isolé, la tension homopolaire se développement donne pour la composante fondamentale :
déduit immédiatement des relations (1) et (2) :
4 E Tm
u u u E( y1  y 2  y 3 ) V  - (6)
u no  10 20 30  (3)  Tdec
3 6
Selon les conventions de la figure 1, cette composante est
Le résultat précédent permet de réécrire le système global en opposition de phase avec le courant de ligne
(1) comme suit : correspondant (chute de tension négative). Cette propriété,
tel un effet de surmodulation, sera évidemment à prendre
d i 1 E( 2 y 1  y 2  y 3 ) en compte dans le calcul de la tension continue. Par
v1n  Ri1  L 
dt 6 exemple, un temps mort de 2 s à 10 kHz avec un bus
d i 2 E( 2 y 2  y 1  y 3 ) continu de 700 V crée une chute de tension de 18 V
v 2n  Ri 2  L  (4) (2,5 %). Sachant que l'inductance de raccordement est
dt 6 calculée par rapport à la HF comme nous le verrons par la
di E( 2 y 3  y 2  y 1 ) suite, les harmoniques BF de rang 5, 7 ... sont susceptibles
v 3n  Ri 3  L 3 
dt 6 de produire une distorsion importante sur le courant de
ligne. Cette distorsion peut être minimisée au moyen d'un
Ce système montre bien que la loi d'évolution du courant asservissement rapide des courants. A titre d'illustration, la
dans chacune des phases dépend de l'état des trois cellules figure 3a reproduit un relevé expérimental d'un courant de
simultanément. Bien que seuls deux courants de ligne ligne perturbé par l'introduction d'un temps mort de 2,5 s
soient indépendants, un degré de liberté supplémentaire pour une période de découpage de 112 s. La figure 3b
réside dans le choix de la tension homopolaire [1]. donne la perturbation résultante "vue par la commande" sur
la partie intégrale du correcteur.
2.2 Effet du temps mort
Les durées de commutation non nulles des interrupteurs
cumulées aux temps de propagation des drivers ne
permettent pas une commande parfaitement adjacente. Un
temps mort doit être introduit sous la forme d'un retard de
commande (de 1 à 3 s pour les IGBT) à la fermeture des
interrupteurs de chaque cellule. Comme l'indique la figure
2a, durant le temps mort, la tension cellule n'est plus
imposée par la commande mais dépend du signe du courant
de ligne. Au passage par zéro du courant de ligne une
oscillation de tension à fort dv/dt peut ainsi apparaître. La
figure 2b donne l'erreur de tension  produite par Figure 3 Perturbations dues au temps mort
l'introduction du temps mort Tm. Cette erreur peut être
décrite comme le produit d'une fonction signe par une En intégrant la chute de tension due au temps mort dans le
fonction peigne d'impulsions de rapport cyclique Tm/Tdec : système (4), il vient :

y1 i1 d i 1 E( 2 y 1  y 2  y 3 )
+1
v1n  Ri1  L   1
-1
dt 6
v1o si i1 < 0 di E( 2 y 2  y 1  y 3 )
+ E/2  v 2n  Ri 2  L 2  2 (7)
si i1 > 0 E
dt 6
di E( 2 y 3  y 2  y 1 )
- E/2
v 3n  Ri 3  L 3  3
Tm Tm dt 6
a) -E b)

3. CALCUL DU BUS CONTINU


Figure 2 Tension d'erreur  due au temps mort Tm
A tension réseau et courant de ligne donnés, il s'agit
 Tm   d'établir une règle de calcul de la tension continue
2 Tm h2
  - sgn(i).E 
 Tdec
  h sin(h T ) sin(
Tdec
t   h )

minimale permettant de satisfaire au bon fonctionnement.
Pour cela nous nous plaçons à l'échelle des composantes
 h 1 dec 
(5) fondamentales et considérons les fonctions de connexion Yj
en valeur moyenne sur une période de découpage. Dans le
Le développement de la relation (5) fait apparaître des cas où aucune tension homopolaire n'est injectée dans la
harmoniques haute fréquence (intermodulation entre commande : Y1+Y2+Y3 =0  t, à l'aide de (6) et (7) :
fréquence de modulation et fréquence de découpage), une E
V1  R I 1  jL I 1  V1  Y1 (8)
composante fondamentale et des harmoniques basse 2
avec 0 < |Y| < Ymax du fait des butées de rapport cyclique. 25
Redresseur
Les figures 4a et 4b donnent respectivement le diagramme 20
vectoriel en mode redresseur et en mode onduleur à cos Onduleur

THD (%)
15
unitaire.
10
5
V1 Onduleur
I1 V1n 0
500 550 600 650 700 750 800
E/2 Y1
j LI1 j LContinue
Tension I1
E/2 Y1 I1

Redresseur V1n Figure 5 THDdesV1 courants de ligne en fonction


de la tension du bus continu
V1 a) Onduleur

E/2 Y1 4. CALCUL DE L'INDUCTANCE


j LI1 j LI1
I1 Il s'agit ici de déterminer la valeur minimale de l'inductance
V1n V1 de raccordement permettant de respecter une ondulation
maximale de courant de ligne à l'échelle de la période de
b) Onduleur
découpage d'une part et à l'échelle de la période de
modulation d'autre part.
Figure 4 Diagramme des composantes fondamentales
4.1 Ondulation à la période de découpage
Pour ce qui est de l'ondulation produite à l'échelle de la
Ces deux diagrammes permettent d'établir la relation de période de découpage, l'effet du temps mort ne sera pas pris
dimensionnement suivante : en compte. Ainsi, à partir du système complet (4),
l'évolution du courant sur la phase 1 par exemple repose sur
l'équation suivante :
2
E (V1n  V1 ) 2  ( LI 1 ) 2 (9)
Ymax d i1 E( 2 y1  y 2  y 3 )
L  v1n  (10)
dt 6
A partir des diagrammes précédents, deux propriétés
peuvent être énoncées : où l'on voit bien que l'ondulation du courant fait intervenir
l'état des trois cellules simultanément. Différentes
- à tension et courant donnés, un fonctionnement onduleur simulations ont montré que cette ondulation est maximale
requiert une tension continue supérieure à un mode lorsque la tension réseau de la phase correspondante passe
redresseur (la chute de tension due au temps mort est par zéro. La relation (10) peut alors se simplifier :
positive alors qu'elle est négative en redresseur).

- les vecteurs représentatifs des chutes de tension sont en d i1 E( 2 y1  y 2  y 3 )


quadrature ; à cos  unitaire, c'est essentiellement la chute L  (11)
de tension due au temps mort et la tension réseau qui dt 6
conditionnement la tension minimale du bus continu.
Au passage par zéro de la tension, les rapports cycliques
A titre d'illustration pour : V = 220 V, L = 3 mH, Tm = 3 s sont déduits des fonctions de connexion prises en valeur
moyenne sur une période de découpage :
à 5 kHz, Ymax = 0,95 ; le calcul (9) donne E = 630 V en
redresseur et E = 685 V en onduleur (+ 9 %).
1Ymax sin(0)
Dans le cas où la tension du bus continu est inférieure aux 1  = 0.5
valeurs précitées, les fonctions de connexion atteignent les 2
valeurs de butée et une distorsion des courants à basse 2
1Ymax sin( ) 1 Y
fréquence se produit. A ce titre, la figure 5 donne 3 max 3 / 2
2    0.086 (12)
l'évolution du taux de distorsion du courant de ligne, en 2 2
mode onduleur et redresseur lorsque la tension de bus est 2
comprise entre 500 et 800 V. 1Ymax sin( ) 1Y
3  max 3 / 2
3   0.911
2 2

La figure (6) donne une représentation des fonctions de


connexion et de l'ondulation du courant qui en est déduite.

Ondulation de courant (A)


35
30 Theor.
25 Simul.
y1
+1 20
15
0
Tdec 10
-1
5
Tdec
0
y2
+1 0 5 10 15 20 25

L.Fdec
-1
Tdec Figure 8 Comparaison avec la simulation
y3
+1

4.2 Ondulation basse fréquence due au temps mort


-1 Une deuxième relation peut être établie mais cette fois en
Tdec intégrant l'effet du temps mort sur l'ondulation de courant à
i1
basse fréquence. Il s'agit de trouver une relation reliant
l'ondulation principale ih5 , harmonique de rang 5 du
courant de ligne, aux paramètres de la boucle et du
I redresseur. La figure 9 donne le schéma synoptique avec un
T
correcteur de type PI :

Figure 6 Fonctions de connexion et ondulation de courant


à l'échelle de la période de découpage. Les ih5
vh5 1
porteuses sont identiques pour les trois
modulantes. + pL
-
La figure (7) est un résultat de simulation qui confirme bien
la forme d'onde estimée analytiquement E/2 PI

[A]

Figure 9 Modélisation de la perturbation de temps mort sur


t la boucle de courant - prise en compte de
l'harmonique h5

La fonction de transfert reliant la distorsion ih5 et


l'harmonique dû au temps mort vh5 est donnée par :
Figure 7 Validation par simulation de l'ondulation
i h5 ( p) p
 (14)
A partir des relations (11) et (12) l'ondulation maximale du v h5 ( p) E E
p2L  K p p  Ki
courant à l'échelle de la période de découpage est donnée 2 2
par la relation suivante :
Pour une bande passante de boucle notée BP et pour une
marge de phase de 60°, les paramètres (Kp, Ki) du
I E T correcteur sont :
L  avec T  dec ( 1   2 ) soit :
2T 3 2
2
3L BP L BP
Kp  Ki  (15)
3 E E E E
I  Ymax  (13)
12 LFdec 6.9 LFdec ce qui permet de connaître complétement la fonction de
transfert entre Ih5 et Vh5 :

Cette première relation a été confrontée à des résultats de


i h5 ( p ) p
simulation pour E = 700 V. La figure 8 montre l'excellente
2
 (16)
approximation du résultat analytique. Le tracé montre 3 L BP
v h5 ( p ) 2
p L L BP p 
également qu'il existe une valeur optimale du produit 2 2
LFdec au delà duquel l'ondulation évolue peu. Pour une pulsation réseau notée BF et une bande passante
placée une décade au dessus de cette pulsation, l'amplitude
de l'ondulation ih5 est donnée par : -ic vdc
1
4 ETm Fdec + pC
i h5  (17) -
25 3L BF

Cette relation porte sur l'ondulation basse-fréquence et fait 3V/ 2 E PI'


apparaître le rapport Fdec/L alors que la relation (13),
portant sur l'ondulation haute fréquence, fait intervenir
Figure 11 Modélisation de l'effet d'un impact de charge sur
quand à elle le produit Fdec.L . A titre de validation, la
la tension du bus continu
figure 10 donne une comparaison entre la simulation et le
résultat analytique (17) pour E = 700 V et Tm=3 s et une Les paramètres du correcteur PI' sont calculés pour obtenir
fréquence réseau de 50 Hz. en boucle fermée une bande passante 'BP avec une marge
de phase de 60°. Sous forme littérale nous obtenons :

1,4
Theor. C ' 2BP 3C ' BP
1,2 Ki'  K p' (18)
1 Simul. 2k 2k
ih5 (A)

0,8 avec :
0,6 3V
0,4 k
0,2 2E
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 A l'aide de (18) la fonction de transfert en boucle fermée
donne :
1000 x L/Fdec
vdc ( p) p p
 
Figure 10 Ondulation basse fréquence due au temps mort

ic ( p) C p 2  kK ' p p  kK 'i  '2BP  C
2 3
( 2 p 2  2 p  1)
(19)

2  'BP  'BP

5. CALCUL DU CONDENSATEUR La réponse temporelle à un échelon de charge est donnée,


dans ce cas précis, par la réponse impulsionnelle bien
Il s'agit ici de calculer la valeur minimale du condensateur connue d'un deuxième ordre :
constituant le bus continu du redresseur. Trois critères
principaux peuvent être identifiés pour calculer cet ic
élément : l'effet des courants harmoniques à la fréquence de v dc (t ) e  n t sin n t 1 2  (20)
découpage du redresseur, le déséquilibre éventuel des C n 1  2
  
tensions d'alimentation et enfin l'effet d'un impact de charge avec :
sur le bus continu. Le dernier critère cité fait intervenir la
 ' BP 1 3
bande passante de la boucle de tension (boucle externe) qui n  et  
est au maximum d'une dizaine de Hz pour un réseau 50 Hz, 2 2 2
c'est donc une boucle relativement lente au regard des
boucles de courant. Le calcul du condensateur établi selon La valeur maximale de Vdc est déduite de la réponse
ce critère s'avère donc contraignant et satisfait précédente, elle fait intervenir le produit de la bande
indirectement les critères précédents. Seul ce critère sera passante par la valeur du condensateur :
utilisé dans la suite.
 3

La figure 11 donne le schéma synoptique permettant de 4
v dc  i c e 2 5
(21)
trouver la fonction de transfert entre la tension du bus C ' BP 5
continu perturbée Vdc et un impact de courant de charge
 I c. La figure 12 donne l'évolution de Vdc en fonction du
produit C.'BP pour un échelon de charge de 50 %. Deux
L'application du critère consiste à trouver une règle de courbes sont comparées, l'une déduite de la relation (21),
dimensionnement permettant de relier Vdc à Ic en l'autre issue de simulations. La relation analytique (21) est
fonction de la valeur du condensateur et des paramètres du parfaitement vérifiée sauf pour les faibles valeurs du
correcteur. produit C.'BP. En effet lorsque l'ondulation est trop forte
(faible valeur de C ou de 'BP) les diodes du redresseur
rentrent en conduction et produisent un écrêtage de la
tension du bus continu. Ce phénomène vient donc limiter
l'affaissement de la tension lors d'un impact de charge. (L, Fdec) donné en figure 13. Ce graphique met en évidence
un point d'intersection correspondant à une valeur minimale
d'inductance et de fréquence de découpage
250
(dimensionnement optimal) permettant de satisfaire
Theor. simultanément lesdeux contraintes (23) et (24).
200
Simul.
150
 12 Relation 23
100 Relation 24
10
50 8 Dimensionnement

L [mH]
0 6 optimal de (L, Fdec )
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 4
C  'BP 2
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Figure 12 Ondulation de tension pour un impact de charge
de 50 % - mise en évidence de la conduction des diodes à Fdec [kHz]
fable valeur de C ou de bande passante.
Figure 13 Dimensionnement optimal de (L, Fdec)
6. BILAN ET EXPLOITATIONS Le dimensionnement optimal est donné pour L =1.1mH et
Fdec = 9 kHz. Avec ces valeurs le calcul de la chute de
Les relations de dimensionnement établies précédemment tension due au temps mort est de 16 V contre 34 V pour la
peuvent être exprimées sous forme d'inégalités : chute de tension inductive. Le calcul de la tension de bus
par (22) donne E > 660 V ce qui est bien compatible avec
Tension de bus continu : la valeur prise initialement (E = 685 V). Par itération
successive il serait également possible de trouver un
2 minorant de la tension de bus.
E (V1n  V1 ) 2  ( LI 1 ) 2 (22)
Ymax
Le calcul du condensateur de bus ne pose aucune difficulté
Inductance et fréquence de découpage : puisque les paramètres de la relation (25) sont totalement
découplés de ceux utilisés pour le calcul de L et Fdec. Pour
E L 4 ETm ic = 35 A (échelon de puissance de 50 %) on souhaite
LFdec  (23)  (24) avoir par exemple vcmax = 68.5 V (10 %) avec une bande
6.9i max Fdec 25 3 BF (i h5 ) max passante passante de 10 Hz. Le calcul (25) donne C > 2 mF

Condensateur de bus : CONCLUSION


 3

4 Le dimensionnement d'un redresseur MLI à prélèvement
C ' BP  i c e 2 2
(25)
v c max 5 sinus passe par une analyse fine de son fonctionnement.
Cette analyse doit se faire à l'échelle de la période de
découpage (temps mort, ondulation de courant) et à
Les paramètres inconnus sont au nombre de 4 . Il s'agit de
l'échelle des ondes fondamentales . Sur cette base, 4
la tension de bus E, de l'inductance totale L, de la fréquence
relations de dimensionnement ont été établies et validées
de découpage Fdec et enfin du condensateur C. Les autres
permettant de déduire les 4 inconnues principales du
paramètres sont donnés par le cahier des charges ou en sont
problème : tension de bus, inductance de filtrage, fréquence
déduits. Il est clair que ces 4 inconnues peuvent être
de découpage et condensateur de sortie.
obtenues en résolvant numériquement le système constitué
des 4 équations précitées (relation (22), (23), (24), (25)).
REFERENCES
Dans le cadre de cet article, nous allons plutôt exposer une
méthodologie "pratique" de l'utilisation de ces règles. Pour [1] H. VAN DER BROECK, "Analysis of the Voltage
cela nous prendrons l'exemple suivant : Harmonics of PWM Voltage Fed Inverter Using High
Speed Switching Frequencies and Different Modulation
Réseau 230 V, Imax = 100 A, Tm = 2s, Imax = 10 A Functions", ETEP, Vol. 2, N°6, pp. 341-349, Nov. 1992.
ih5 = 1 A (1 %) Ymax = 0.95, fonctionnement redresseur. [2] A.M. TRZYNADLOWSKI, S. Legowski, "Minimum-
loss Vector PWM Strategy for Three-phase PWM
Pour obtenir un majorant de la tension de bus, la relation Inverter", IEEE Trans. On Power Electronics, Vol. 9, N°1,
(22) est utilisée sans la prise en compte du temps mort. La pp. 26-34, Janv. 1994.
chute de tension inductive a de toute façon un effet quasi [3] L. MARROYO, "Etude de la robustesse d'un redresseur
négligeable en mode redresseur et à cos  unitaire. Nous MLI triphasé en présence de perturbations. Nouvelles lois
obtenons : de commande" (texte en espagnol) , thèse de Doctorat de
E > 684 V, et prenons pour l'exemple E = 685 V. Cette l'Université Publique de Navarre, 1997, disponible au
valeur permet tracer les inégalités (23) et (24) dans le plan LEEI.
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