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Université CHOUAIB DOUKKALI

Faculté polydisciplinaire EL JADIDA

Projet de stage de fin d’études pour l’obtention du Master spécialisé :


Ingénierie Financière et Finance Islamique (IFFI)
Sous le thème

LE FINANCEMENT DES PME MAROCAINES


REALITE ET PERSPECTIVES

Stage effectué à :
L’ENTRPRISE COMATECH , AIT MELLOUL

Préparé et soutenu par :

M. Bazyane MOHAMED
Encadrant pédagogique :

M. LALAOUI BEN CHERIF Sidi Mohamed –Professeur à la faculté polydisciplinaire


ELJADIDA.

Encadrant professionnel :

M.OULHAJ MOHAMED – Responsable clientèle de l’entreprise .

Membres de jury :

Président :

M. BENMAHANE Mustapha, (Professeur à la faculté polydisciplinaire EL JADIDA)

Suffragants :

M. LALAOUI BEN CHERIF Sidi Mohamed, (Professeur à la faculté polydisciplinaire EL JADIDA)

Mme. ABIDI Kaoutar, (Professeure à la faculté polydisciplinaire EL JADIDA)

M. EL MENYARI Younesse, (Professeur à la faculté polydisciplinaire EL JADIDA)

Année universitaire 2017/2018


DIDICACE

Je dédie ce travail à mes très chers parents qui ont toujours été là pour moi, et qui
m'ont donné un magnifique modèle de labeur et de persévérance. J'espère qu'ils
trouveront dans ce travail toute ma reconnaissance et tout mon amour.
Remerciements

Nos sincères remerciements à toute personne qui a contribuée, de loin ou de près, pour mener à
bien de ce rapport.

Nous remercions tout d’abord le corps professorale et administratif de la Faculté


Polydisciplinaire d’Eljadida pour leurs efforts pour donner une formation et un
accompagnement de bonne qualité durant ces deux années universitaires.

Nous adressons ainsi nos remerciements à L’ENTREPRISE COMATECH et notamment à ceux


qui nous ont permis d’effectuer notre stage de fin d’études au sein de cette établissement

Nos remerciements et notre gratitude vont plus particulièrement à :

• M. LALAOUI BEN CHERIF Sidi Mohamed notre tuteur enseignant.


• M. BENMAHANE Mustapha notre enseignant et notre mentor.
Tous ses collaborateurs, et d’autres, avec qui on a été amené à travailler qui ont su nous
expliquer clairement et nous donner de l’information précieuse, nous apprécions principalement
leurs qualités professionnelles telles exigence et efficacité mais aussi leurs qualités humaines,
qui malgré un emploi du temps très chargé, ont su nous accorder de leurs temps et de leurs
expériences pour nous apporter de précieux conseils qui nous ont permis de pouvoir mener à
bien ce rapport. Nous espérons de nouvel avoir l’occasion de nous inspirer de leurs expériences.
Liste des tableaux et figures
Numéro de Contenu Page
figure

Figure 1 : La distribution des pme selon le secteur d’activité 19

Figure 2 : La distribution selon la branche d’activité 20

Figure 3 : La distribution régional des pme. 20

Figure 4 : Le programme Maroc pme .IMTIAZ 45

Figure 5 : La distribution géo-sectorielle des bénéficiaires de programme d’appui 47

Figure 6 : La distribution géo-sectorielle des bénéficiaires de programme d’appui 49

Figure 7: L’évolution de la finance participative 55

figure 8: Le taux moyenne de financement des pme 58

Tableau 1: Le fiche de synthèse de l’entreprise COMATECH 40

Tableau 2 La distribution des pme en nombre et par secteur d’activité 40

Tableau 3 : Les critères d’éligibilité au programme d’aides 46

Tableau 4: Les modalités de dépôt de dossier 46

Tableau 5: Les lignes de crédits international 57


SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE .…………………..…………………..………………...….…. 7

PARTIE 1 : LA PRESENTATION DE L’ENREPRISE COMATECH ET APPROCHE GENERAL


SUR LA PME MAROCAINE ………………………………………..............................................9

INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE ………………………………...………………..9

CHAPITRE 1 : LA PRESENTATION DE L’ENTREPRISE COMATECH ET DEFINITION


DE LA PME MAROCAINE………………………………..……………………………………10

SECTION 1 : LA PRESENTATION DE L’ENTREPRISE COMATECH ……………………….10

SECTION 2 : LES DEFFERENTS APPROCHES SUR LA PME MAROCAINE ……………….15

CHAPITRE 2 : LES MESURES D’AIDE ET CONTRAINTES A L’EVOLUSION DE LA


PME AU MAROC ………………………………………………………………………..……....20

SECTION 1 : LES MESURES D’AIDE A LA PME MAROCAINE……………………………22

SECTION 2 : LES CONTRAINTES DE L’EVOLUSION DES PME MAROCAINES …….……27

PARTIE 2 : LES MODATLITES ET LES DIFFICULTES DE FINANCEMENT DES PME


MAROCAINES………………………………………………………………….…..……………34

CHAPITRE 1 : LES SOURCES ET LES DIFFECULTES D’ACCES AU FINANCEMENT


DES PME MAROCAINES………………………………………………….……………………36

SECTION 1 : LES SOURCES DE FINANCEMENT …………………………………………….36

SECTION 2 : LES DIFFECULTES D’ACCES AU FINANCEMENT …………………………..58

CHAPITRE 2 : LA PRESENTATION DE L’ETUDE ET DES RESULTATS…………….…64

SECTION 1 : LE CADRE GENERAL DE L’ETUDE………………………………………..……64

SECTION 2 : LES RESULTATS ET LES RECEMANDATIONS …………………….…………67

CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE …………………………………………….……...83

CONCLUSION GENERALE……………………….…………………………………….………84

BIBLIOGRAPHIE …………………………………………………………………………...…….85

ANNEXE ………………………………………………………………………...………….…...87

TABLE DES MATIERES ……………………………………………………………………....….99


Résumé :

Les Petites et moyennes entreprises bénéficient d’une multitude de produits de


financement offertes par le système financier marocain, toutefois l’accès au
financement constitue un phénomène complexe et d’actualité. Le dit travail constitue
une opportunité pour signaler une vision critique sur les principaux moyens de
financement des PME marocaines, qui occupe une place décisif dans l’économie
nationale. Ainsi cette étude nous a permis de révéler des mécanismes de la politique
publique afin d’accompagner et dépasser les difficultés d’accès au financement dont
souffrent les PME.

0 marocaines. La méthodologie suivie consiste en un travail d’analyse des statistiques


de l’OCDE, du ministère de l’industrie, de l’ANPME ainsi que d’autres organismes et
études scientifiques qui ont déjà abordées la question des difficultés d’accès des PME
marocaines au financement.

Mots clé : PME, modes de financement, difficultés d’accès au financement,


politiques Publiques

Abstract:
SMES benefit of a multitude of financing products offered by the Moroccan financial
system, but access to financing is a complex and topical phenomenon. This project is
an opportunity to signal a critical vision on the main means of financing Moroccan
SMES, which occupies a decisive place in the national economy. this study allowed
us to reveal mechanisms of public policy in order to support and overcome the
difficulties of access to financing suffered by Moroccan SMEs. The methodology
followed consists of an analysis of statistics from the OECD, the Ministry of Industry,
ANPME and other scientific bodies and studies that have already addressed the issue
of access difficulties for SMES. Moroccan financing.
Key words: SMES, modes of financing, difficulties of access to financing, public
policy
Introduction Générale

Le financement des petites et moyennes entreprises constitue l’une débats


économiques les plus importants au Maroc.

Les PME sont devenues une composante essentielle du tissu économique, un acteur
fondamental dans le développement de notre pays ; Elles sont non seulement la clé de
la croissance, mais également un levier puissant du secteur privé dont l’impact en
termes de développement n’est plus à démontrer.

Le rôle des PME dans le développement économique et social d’un pays est fortement
reconnu Elles sont des sources, d’innovation et de création des richesses, en général,
ces entreprises représentent plus de 90 % du total des entreprises, génèrent plus de 55
% du PIB (OCDE, 2007, 2015).

L’importance des PME dans l’économie marocaine, se confirme sur le plan statistique.
Elles représentent plus 93% des entreprises, créent 50 % des emplois, contribuent à 20
% au PIB, 30% aux exportations et 40 % à la production (ANPME, 2015).

Ainsi elles se présentent dans tous les secteurs d’activité, et sont essentielles pour la
dynamique économique et sociale des territoires , Cependant, ces entreprises font face
à des difficultés rédhibitoires interne et externe : complexité des procédures, faible
taux d’encadrement, la corruption, la compétition de l’informel, mauvaise gestion,
…etc. ; mais l’accès aux financements reste une difficulté considérable, rende la
croissance des PME marocaines très difficile et les poussent à se pencher sur la survie
au lieu de l’innovation.

Les difficultés auxquelles font fassent nos PME, incitent tous les intervenants à leur
développement à l’élaboration des diagnostics objectifs afin de déterminer les vrais
obstacles et de leur proposer des solutions adéquates permettant à ces entreprises de se
lancer et de jouer le rôle de la locomotive de l’économie. Or, même si les pouvoirs
publics, sont conscients de l’importance des PME, et ont effectués des efforts
importants, tels que la création des dispositifs de soutien (Imtiaz, Moussanada, fonds
de garantie…etc.) et faire des pressions sur les établissements de crédit, l’accès des
7
PME au financement, demeure un problème chronique.

Selon la Banque Africaine de développement (2015), l’accès aux services financiers


des TPME est encore faible, et le Maroc accuse un retard dans ce domaine,

Ce travail est scindé en deux parties, nous présenterons dans la première théorique les
différents définitions de PME marocaine et leurs importance dans l’économie
marocaine, dans la deuxième partie ,les modalités de financement. En et les difficultés
d’accès au financement bancaire, au marché financier et au capital-risque rencontrées
par les PME marocaines. Finalement étude sur les modalités de financement repartie
entre banque et entreprise locale ce forme d’un questionnaire.

8
Partie I : LA PRESENTATION DE L’ENTREPRISE COMATECH ET
APPROCHE GENERALE SUR LA PME MAROCAINE

Introduction de la première partie

La majorité des études en sujet de développement économique nichent de plus en plus


l'inflexion sur l’aptitude potentielle des petites et moyennes entreprises (PME) d'être un
élément de croissance économique. Les raisons sont pour l'essentiel, l’aisance de leur
gestion, la vitesse de leur réaction et leur propension d'adaptation aux récriminations d'un
environnement de plus en plus tranchant. Cependant, ces entreprises au Maroc se
déplaisent encore dans l'exercice de leurs activités à de beaucoup de contraintes liées
particulièrement au monopole des grandes entreprises, des procédures administratives, à
la faiblesse et au dispersion du marché intérieur, ou encore à la empêchement de disposer
des compétences et des qualifications nécessaires. Autant de difficultés qui menacent les
performances économiques et financières de la PME. Celle-ci exige, en vue de jouer
pleinement son rôle de création de richesse, l'adaptation d'une stratégie conforme et
cohérente en matière de promotion et d'soutien.

Le fond de cette partie se limite dans la présentation de stage effectuer et des diverses
définitions de la PME, son rôle dans la vie économique et sociale, ses forces et ses
faiblesses, les mesures d'encouragement mises en œuvre par l'État ainsi que ses moyens
de financement

9
Chapitre 1 : la présentation de l’entreprise COMATECH et définition de la
pme marocaine

Le stage est une étape importante et enrichissante de plusieurs formations. Il permet un


premier contact avec le marché du travail. C’est une période dont laquelle l’étudiant
applique ses théories et améliore ses connaissances.
D’une part, le stage constitue une matière fondamentale de la formation. D’autre part,
il facilite l’intégration dans la vie professionnelle et à perfectionner nos connaissances
afin d’être capable d’affronter le monde du travail.
Au cours de ces mois, j’ai pu participer à des travaux nombreux et diversifiés. Pour
mette en exergue les compétences acquises, notre rapport de stage s’articulera autour
de deux parties : dans un premier, il s’agira de s’attarder sur la présentation générale
de la société et la deuxième sera accorder a analyser de la problématique de
financement des pme marocaines

Section 1 : la présentation de l’entreprise COMATECH

1-1 Présentation d’organisme d’accueil


Descriptif de la société
L’entreprise COMATECH de AIT MELLOUL est une SARL commercial des
installations agricole d’irrigation dans la zone du sud, Cette société est créée en 2015
mais elle n’a déclenchée son travail qu’en 2016.réalisation des études et des analyses
de sol et aussi la distribue des installations d’irrigation importer de la Turek et de
Italie chine …etc.

L’entreprise est construit sur un terrain de :


La superficie totale du bâtiment : 1650 m²
La superficie couverte : 953 m²
L’entrepôt : 144 m²

Présentation des produits de la société :


Les produits qui commercialisent l’entreprise :

✓ Irrigation goutte-à-goutte
✓ Unité de filtration
✓ Unités de pompage

10
✓ Tuyaux et boyaux d'irrigation
✓ Pièces d'irrigation goutte-à-goutte
✓ Anaylse de sol
✓ Travaux d’etudes et d’analyses
1
(Photos de catalogue de la sociétés comatech annexe 1 )

1
(Photos de catalogue de la sociétés comatich annexe 1 ) .
11
Fiche synthétique et L’organigramme général de la société se présente comme suit :

Raison sociale Société COMATECH

Régime juridique SARL

Secteur d’activité Commerce

Ville Ait Melloul

Capital social 600000 DHS

Patente N° 18906867
ICE : 0017260000027
T.PRO : 49845435

Immatriculation au registre du commerce R.C :10711

Siège sociale et usine Km 191 Route de Tiznit

Communication Comatech.ste@gmail.com
05 28243032

Principaux administrateurs Mr. MOHAMED OULHAJ


Mr. MBARAK DEAZ
Mr. ADIL MOULDAR

2
(tableau N 1 L’entreprise comatech figure 2)

2
L’entreprise COMATECH
12
1-2- Description des services au sein de l’entreprise COMATECH
 Direction

C’est un organe qui dirige, planifie l’avenir et qui formule les critères d’appréciation du
fonctionnement de l’entreprise.
Elle définit la stratégie globale de l’entreprise et supervise son exécution. Elle assure à la
fois l’ensemble des taches liées à la gestion et l’organisation de l’entreprise et la
coordination entre les différents services de production et d’administration afin
d’atteindre des objectifs fixés.
 Accueil

La personne chargée d’accueil est appelée à recevoir des communications internes et


externes de la société .Ainsi, elle s’occupe de :
accueil des visiteurs
Classement des dossiers
Réception des commandes
Organisation des réunions
Organisation des voyages

 Service Laboratoire

Ce service effectue des analyses tout au long de différentes types de sol , et contrôle la
qualité des produits importer et la Recherche en partenariat avec institue agronomique
Hassan 2 ait Melloul .
 Service de transport

C’est un service qui consiste à organiser les véhicules au sein de l entreprise Ce service
exige l’utilisation du système GPS qui aide dans le suivi du trajet de chaque véhicule
ainsi que sa localisation géographique ce qui facilite le calcul des kilomètres parcourus et
la quantité du gasoil utilisé.
En ce qui concerne les chauffeurs, ils doivent remplir un rapport dont lequel ils doivent
indiquer :
La date
Ravitaillement gasoil
La distance parcourue pour savoir la moyenne de consommation.

13
En outre, ce service s’occupe de la gestion des stocks des emballages.

 Service Qualité

La qualité c’est donné au client ce qu’il n’a pas encore demandé afin de satisfaire ses
besoins implicites et explicites ainsi ce du personnel.
En ce sens, le service qualité prend en charge la préparation de la société pour la
certification et constitue ainsi l’œil observateur et le détecteur des anomalies de qualité
dans tous les composants de la société.
La politique de qualité
Satisfaire les clients et les consommateurs et être à leur écoute.
Produire et commercialiser les produits de qualité exceptionnelle.
Avoir un personnel compétant, de bon sens, de pleine compréhension et
collaborant au progrès de la société
Améliorer en permanence l’efficacité du système de management et de la
qualité de la société.

 Service commercial

La gestion de ce service, ne se fait plus d’une maniéré isolée mais plutôt via un travail
collaboratif entre les différents départements de l’entreprise. Ainsi, on parle d’une
fonction intégrée ou transversale au sein de toute unité.
Ce service s’occupe de l’encadrement de la force de vente et la mise en place de la
politique commerciale sur le marché ainsi le passage des factures et les bons des autres
services dans un système d’information capable de donner le résultat réel d’une journée
de travail .
1-3-les Taches effectués et compétences acquises

Durant les trois mois passé a l’entreprise COMATECH , l’essentiel de notre travail se
résume dans deux parties :
Dans un premier lieu, nous présenterons les taches effectuées durant la période du stage.
Nous présenterons, dans un second lieu, les compétences acquises ainsi que l’idée de
notre projet, notre stage s’est étalé sur deux phases essentielles :
La première est une phase d’observation qui se résume à une visite de l’ensemble
des structures ainsi que l’observation du déroulement du travail des différents services,
14
lequel ce travail se caractérise particulièrement par un esprit d’équipe et une grande
cohésion entre le personnel.
La deuxième phase est la phase d’exécution des taches qui a commencé
parallèlement à la première phase citée. Les taches exécutées durant notre période de
stage peuvent être réparties en deux catégories :
Des taches à caractère administratif
Des taches à caractère commercial

Durant ce stage, nous étions occupés par l’élaboration des rapports des chauffeurs. La
saisie des demandes, bons de commandes, marchés, bons de sortie.
En outre, nous avons pris en charge la mise à jour des stocks finals des emballages.
Nous avons commencés avec l’équipe de qualité le projet de traçabilité.
C’est une technique qui a pour objet de surveiller la qualité des produits tout au long de
sa chaine de distribution. Ce système aide à détecter le cas d’une anomalie facilement.
Au début, nous avons commencé par la collection des fiches concernant les listes des
clients, fournisseurs, produits…Ensuite, nous avons donné un code pour chaque
catégorie.
AVEC :

Réception des clients et les commandes


La mise à jour des fiches produits et d’ajuster les bons de sortie,
Enregistrement des factures sur ordinateurs
Maitriser un logiciel (GENIE LOG SARL)
Elaboration du rapport des ventes de chaque jour
Classement des fichiers
Gestion des outils de communication (Fax, Téléphone, Lettres…)
Envoie des courriers
Archiver les dossiers administratifs

15
SECTION 2 : LES DIFFERENTS APPROCHES SUR LA PME
MAROCAINE

1- La définition « officielle » de la PME marocaine

Jusqu'en juillet 2002, il n'existait pas de définition "officielle" de la PME au Maroc


Jusqu'alors deux approches prévalaient :

la première, largement répandue, consistait à considérer comme PME


toute entreprise dont le Chiffre d'Affaires était de 75 millions DH.
Une seconde, avait été proposée en septembre 2001 par les auteurs du
document « Vision de l’avenir du Maroc, Quelle vision pour les PME/PMI »
rédigé à l'occasion du projet "Maroc - Vision 2020".
Suite à une réflexion approfondie sur la notion de PME au Maroc et à
partir de la stratification d'un échantillon composé de près de 10 000 entreprises,
ceux-ci proposaient de définir les PME/PMI marocaines sur la base des trois
critères suivants :
Total effectifs : < 200personnes

Chiffres d’affaires : < 50 millions de DH

Total bilan : < 30 millions de DH


Toutefois, la définition de loi 53-00 Dahir n° 1-02-188 du 12 Joumada I 1423 (23
juillet 2002), Bulletin officiel n°5036 du 05 septembre 2002 (cf. BIP n°117- octobre
2002- page 4) formant « charte de la PME », cette catégorie d’entreprises a une
définition officielle. Par ailleurs, les PME doivent répondre aux deux conditions
suivantes :
Avoir un effectif permanent ne dépassant pas 200 personnes,
Avoir réalisé, au cours des deux derniers exercices, soit un chiffre
d’affaires hors taxes inférieur à 75 millions de DH, soit un total de bilan inférieur
à 50 millions de DH.
Cette même charte propose également des critères spécifiques aux entreprises
nouvellement créées (c'est à dire celles qui ont moins de deux années d'existence) Sont
16
considérées comme PME les entreprises ayant engagé un programme d’investissement
initial inférieur à 25 millions de DH et respectant un ratio d’investissement par emploi
inférieur à 250 000 DH.
A l’instar de la définition officielle de la charte des PME, l’ANPME et la CGEM ont adopté
une nouvelle définition unique à l’échelle nationale qui contribue à la cohérence des
dispositifs d’appui aux PME, et qui tient compte uniquement le critère de chiffre d’affaires
pour définir une PME. Sur la base de ce critère, l’ANPME classe les petites et moyennes
entreprises en trois catégories :
 Les très petites entreprises (TPE) : moins de 3 millions de dirham .
 Les petites entreprises (PE) : entre 3 et 10 millions de dirham .
 Les moyennes entreprises (ME) : entre 10 et 175 millions de dirham .

2- La place et le rôle de la PME dans l’économie marocaine


Dans notre économie en voie de développement, la petite et moyenne entreprise sers
sûrement une place de une grande componction vue sa contribution énergique à la
promotion de modération sociale et du évolution économique.

La PME facteur de croissance économique et de promotion sociale

La plus grande difficulté que nous avons rencontrée est comment évaluer l’importance
des PME dans le tissu économique national dont l’existence des statistiques reste
encore largement indéterminée. Sur la base des données fournies par le ministère de
l’industrie, les PME représentent 98,80% de l’ensemble des entreprises marocaines

(tableau ci-après)4.

17
Secteurs d'activité 0à5 6 à 200 > 200 Total
Affaires immobilières 946 308 8 1262
Autres services (y compris jeunesse et sports) 14239 1853 37 16129
Commerce 21354 7185 144 28683
Hôtellerie et restauration 3181 1698 58 4937
Hygiène 1785 324 36 2145
Intermédiaires et auxiliaires du commerce et de l'industrie 3328 1377 25 1247302
Matériaux de construction et travaux publics 8501 4859 213 13573
Services domestiques 22 11 1 34
Transports et communications 4463 1578 68 6109
Sous total 1 57819 19193 590 77602
Bois et ameublements divers 442 267 11 720
Cuir et chaussures 236 292 18 546
Extraction et préparation de minéraux et minerais divers 235 282 7 524
Industrie alimentaire. boissons .tabacs 2105 1573 82 3760
Industrie chimique. parachimique et pharmaceutique 400 516 30 946
Papier et carton. imprimerie. presse et édition 897 536 14 1447
Pêche 37 97 17 151
Pétrole et carburant, combustibles et minéraux solides 20 28 2 50
Textiles et confections 1361 1528 299 3188
Transformation de métaux 3685 1438 63 5186
Sous total 2 9418 6557 543 16518
TOTAL 67237 25750 1133 94120
3 Tableau n°2: Distribution des PME en nombre par secteur d’activité et par effectif ANPME

Les PME jouent depuis longtemps le rôle stimulateur de la création d’emploi et la


réduction du taux de chômage. Elles ne recrutent pas une main d’œuvre fortement
qualifiée et de grande spécialité, mais ces entreprises sont qualifiées des meilleurs
employeurs dans le monde entier.

Au Maroc, les PME devrons jouer un rôle crucial dans la création d’emploi.
Cependant les statistiques sur la situation de l’emploi dans les entreprises marocaines,
sont lacunaires voire inexistantes ce qui rendent difficile l’évaluation de la
contribution des PME à la création d’emplois. Néanmoins, les données existantes

3
SOURCE L’ANPME (annexe 1)
18
fournissent quelques indications varient en précision d’un organisme à l’autre. De
manière générale les PME marocaines, contribuent à la création de plus de 50 % de
l’emploi (ANPME, 2015).4

Selon une étude de la Ministère de l’Economie et Finance en 2015, le secteur


industriel emploi 500 000 personnes - aujourd’hui (fin 2015) en compte 577 983
personnes le secteur du commerce emploi 888 000 personnes (hors informel) et le
secteur des services compte près de 600 000 personnes. Les statistiques actualisées se
limitent au secteur industriel. Dans ce secteur les PMI emploient 199 553 personnes
soit 34,5 % par rapport aux grandes entreprises (65,5 %).
En termes de chiffre d’entreprises, le poids de la PME représente 98% de la composition
du tissu productif national. La part des PME est de plus de 90% dans toutes les branches
d’activité sauf celle de la production et distribution d’électricité, gaz et eau, où cette
participation est uniquement de 0,2%.

5
Figure n 1 LA DISTRIBUTION des pme selon lesecteur d’activité

La collaboration des PME dans la création de la valeur ajoutée globale est de 21%. Cette
participation est très transitoire allant de 0,2% pour la branche de la production et

4
ANPME 2015
5
Source la ministre de l’économie rapport publier 2015
19
distribution d’électricité, gaz et eau, à 73% pour la branche de l’immobilier et services
aux entreprises. Elle s’élève à 20% dans le cas des industries manufacturières.
En terme de nombre d’entreprises, le tissu des PME est composé d’abord par les activités
de commerce et réparations (30%), suivies des activités de l’immobilier et services aux
entreprises (22%) , et des industries manufacturières (15%).

6
Figure n 2 RrépartitiondesPME par branched’activitééconomique

Bien que la part de 15% dans la population des PME, Les industries manufacturières engendrent
la plus grande valeur ajoutée avec une participation de 37%. Elles sont suivies des activités de
commerce et réparations (19%) et de l’immobilier et services aux entreprises (13%). Un
développement économique modéré a besoin d’une politique d'aménagement du territoire qui ne
peut être atteint qu'avec le concours actif des PME dont l'intégration à un tissu économique
préexistant est plus facile que celle de la grande entreprise. L'implantation dans les différentes
régions du Maroc contribuera efficacement à la valorisation des richesses et des potentialités et à
l'amélioration des conditions de vie des populations locales. (FIGURE N 4SELON LES REGIONS)

7
Figure n 3 Les statistique de la direction national des statistiques

6
l’agence national ANPME annexe 2
7 la direction national des statistiques
20
Les données statistiques de la direction national des statistique montre que la grande
Casablanca regroupe 41% des PME-PMI, les régions de Tanger-Tétouan 9%, de Rabat-
Salé-khémisset 8%, de Meknes-Fés 9% et que les 33% demeurantes se repartissent sur
les 14 dernières régions.

21
Chapitre 2 : Les Mesures d’aides et contraints a l’évolution de la pme
marocaine
Dans la situation actuel, pointé par une dynamique d'ouverture internationale sans
précédant, la actualisation de la compétitive des PME marocaines est un choix
stratégique dont le succès dépend notamment de la fondation par les pouvoirs publics
d'un cadre institutionnel approprié a promotion, de coordination et d'accompagnement.

Section 1 : les mesures d’aides aux pme marocaines


1-Cadre institutionnel de la promotion des PME au Maroc :

La principale mesure préconisée par la charte des PME est la mise en place d’une
institution de promotion et de soutien spécifique à la PME.

« L’Agence nationale de promotion des PME »un organe public de coordination,


d’impulsion et de soutien aux actions visant la création et le développement des PME.

De par leur place prépondérante dans le tissu économique national et leur rôle
déterminant dans une croissance forte, durable et génératrice d'emplois, les petites et
moyennes entreprises « PME » sont au centre de la politique de développement
économique et sociale au Maroc.

La création de l'Agence Nationale pour la Promotion de la Petite et Moyenne


Entreprise « ANPME », conformément à la Loi 53-00 formant Charte de la PME en
Novembre 2002, répond à cet objectif, en ce sens qu'elle vise à doter les PME d'un
outil performant pour la mise en œuvre du programme national de la modernisation
compétitive des entreprises. Pour assurer son rôle de catalyseur et de fédérateur des
énergies et des ressources engagées dans le processus de la modernisation compétitive
des entreprises, l'ANPME met en place les moyens, les conditions et les supports
nécessaires à l'accompagnement personnalisé des chefs d'entreprises dans leurs efforts
de modernisation et de renforcement de leur compétitivité.

Selon l’article 7, 8, 9,10 et 11 de la loi n°53-00(annexe 2) formant la charte des PME


au Maroc, la promotion réside dans la création d’un conseil national consultatif de la
PME, ou siégeront des représentants d’organismes publics et privés.

22
Cette agence est une institution d’association d’utilité économique ayant pour mission
d’assurer les prestations de service d’assistance technique, de conseil spécialisé en
faveur PME
Les articles 12,13, et 15 sont consacrés à instaurer des mesures d’incitation à la
promotion

des PME ; à savoir la Prise en charge par l'Etat d'une partie des dépenses engagées par
la très petite et la petite entreprise en matière de prestations de services d'information,
de conseil, d'assistance technique, d'expertise et de formation en gestion d'entreprise,
ainsi que les dépenses engagées par les PME aux titre de leurs projets d'extension et de
modernisation.
Mais aussi la Prise en charge par l'Etat d'une partie des dépenses d'aménagement de
terrains ou de locaux professionnels destinés aux PME..

La Mobilisation d'un pourcentage de 20% minimum des dotations budgétaires


annuelles faisant l'objet des marchés publics en faveur des PME.

Ainsi Les axes stratégiques d'intervention de l'Agence portent sur :

La promotion du partenariat et des réseaux des PME ;


Le soutien aux structures d'appui des PME ;
Le renforcement du secteur de la consultance locale ;
L’instauration d'une écoute permanente des PME ;
L’adoption d'une stratégie de communication et de proximité ;
la mise en place d'une politique active de coopération et de partenariat ;
la participation et l'implication accrue dans l'amélioration de
l'environnement de la PME.

2-Les mesures d’ordre financier, foncier et administratif

Peuvent bénéficier d'une prise en charge par l'Etat d'une partie des dépenses afférentes
aux prestations de services qui leur sont rendues en matière d'information, de conseil,
d'assistance technique, d'expertise et de formation en gestion de l'entreprise, les PME
en cours de création ainsi que celles qui justifient de trois années d'activité au plus et
23
qui remplissent les conditions suivantes :

a) Lorsqu'il s'agit de création d'une entreprise, le promoteur doit présenter


une étude préliminaire du projet qui doit être retenue;
b) Pour les entreprises nouvellement créées : le programme d'investissement
initial global ne doit pas excéder cinq millions de dirhams et le ratio
d'investissement par emploi doit être inférieur ou égal à cent mille dirhams ;
c) Pour les entreprises existantes : l'entreprise doit avoir pour les deux derniers
exercices un effectif permanent employé ne dépassant pas cinquante personnes et
justifier pour lesdits exercices :
Pour les entreprises existantes : l'entreprise doit avoir pour les deux
derniers exercices un effectif permanent employé ne dépassant pas cinquante
personnes et justifier pour lesdits exercices : soit d'un total de bilan annuel
n'excédant pas dix millions de dirhams
soit d'un chiffre d'affaires annuelles hors taxes n'excédant pas quinze
millions de dirhams.

Peuvent également bénéficier d'une prise en charge d'une partie des dépenses
afférentes aux actions qu'elles engagent en vue de :

l'amélioration de la qualité de leurs produits et services par un processus de


certification de la qualité, de normalisation ou d'acquisition de nouvelles
technologies

la recherche-développement et l'innovation dans le but de mettre au point de


nouveaux produits ou de nouveaux procédés et la constitution de
groupements ou d'associations de PME dont l'objet est l'accès à la commande
publique et aux marchés extérieur

La charte des PME propose un cadre juridique et institutionnel spécifique à cette


catégorie d’entreprises, marqué par la mise en place de structures en charge de la
promotion des PME, par l’allégement et la simplification des procédures juridiques et
administratives, ainsi que par l’octroi de mesures incitatives pouvant être résumées
comme suit :
24
Aides aux prestations de service :

Prise en charge partielle des dépenses relatives aux prestations de services


d’information, de conseil, d’assistance technique, d’expertise, et de formation en
gestion de l’entreprise.
Prise en charge partielle des dépenses liées à la recherche –
développement et l’innovation.
Prise en charge partielle des dépenses engagées pour la constitution des
groupements et associations de PME dont l’objet est l’accès à la commande
publique et aux marchés extérieurs.

Aides au fancier:

Prise en charge partielle des dépenses liées à l’aménagement par les


promoteurs des terrains et locaux professionnels destinés aux PME. Création de
pépinières d’entreprises et de parcs technologiques en vue d’accueillir les PME
innovantes ou utilisant des technologies avancées.

Accès aux marches publics :

Réservations d’une part minimum de 20% au profit des PME et


groupements de PME (directement ou par sous-traitance) dans les marchés
publics.

Accès au financement:

Création de fonds de garantie et de cautionnement mutuel


Création de fonds collectifs et de sociétés d’investissement en capital, ainsi
que de sociétés régionales de financement des PME destinées au financement des
petites et très petites entreprises.
Constitution d’organismes de crédit mutuel et coopératif.

Incitations fiscales:

Réduction de 25% de l’IGR dans la limite d’un plafond de 20.000 DH pour


les personnes physiques qui souscrivent en numéraire au capital d’une PME,

25
d’une société régionale de financement, ou d’un organisme de financement en
capital au profit des PME.

Déduction par les personnes physiques ou morales des dons faits aux
associations d’utilité économique pour les PME dans la limite de 50 ù de ces
dons, et entre 1,5 % et 3 % du revenu imposable, selon qu’il s’agit d’une
personne physique ou morale.
Exonération sur 10 années de la TVA sur matériels, outillages, biens
d’équipement, et prestations de services pour les Groupements d’Intérêt Economique
constitué exclusivement par des PME

3-Dispositions relatives au financement des PME :

3-1- Fonds collectifs d'investissement en capital


La Société d'Investissement en Capital est une société anonyme (SIC) qui a pour objet
exclusif la gestion d'un portefeuille composé pour une part supérieure à la moitié de son
actif total, de valeurs mobilières sous forme de prises de participations dans le capital de
sociétés de capitaux ayant la qualité de PME au sens de l'article premier de la présente
loi, non inscrites à la cote de la bourse des valeurs.

Cette prise de participations ne peut dépasser un pourcentage du capital de la société


émettrice et de l'actif total de la société d'investissement.

Les conditions d'émission, de souscription et de rachat des actions de la SIC par ses
souscripteurs ou actionnaires sont fixées par ses statuts conformément à la législation qui
lui est applicable.
3-2- Les Sociétés régionales de financement

Des sociétés régionales de financement des PME peuvent être créées en application de
l'article 10, 3e alinéa du dahir portant loi n° 1-93-147 du 15 moharrem 1414 relatif à
l'exercice de l'activité des établissements de crédit et de leur contrôle et de la présente loi.
Les sociétés régionales de financement des PME exercent leurs Activités dans le cadre
de la
région, telle que définie par la loi n° 96 relatives à l'organisation de la région, Elles ont
pour objet exclusif l'octroi de prêts destinés au financement des besoins d'investissement
26
et d'exploitation des PME.

Les sociétés régionales de financement des PME qui réalisent au moins 75% de leur
activité, dans des provinces ou préfectures dont le niveau de développement justifie une
aide particulière de l'Etat, peuvent être autorisées à émettre des emprunts avec la garantie
de l'Etat.

Ils peuvent assurer


Aide à la création d’entreprises
Le CRI se charge d’accomplir les tâches suivantes :

1. Attribution du Certificat Négatif pour la dénomination ou l’enseigne de


l’entreprise.
2. Inscription à la Taxe Professionnelle et déclaration d’Existence Fiscale.
3. Immatriculation au Registre de Commerce.
4. Affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale

Appui et aide aux investisseurs


Il procure aux investisseurs toutes les informations utiles pour l'investissement régional.
Etudie toutes les demandes d'autorisations administratives ou prépare tous les actes
administratifs, nécessaires à la réalisation des projets d'investissement dans les secteurs
industriels, agro-industriels, miniers, touristiques, artisanaux et d'habitat, lorsqu'il s'agit
d'investissements dont le montant est inférieur à 200 millions de DH, et ce, afin de
permettre au Wali de la région de délivrer les autorisations ou de signer les actes
administratifs afférents à ces investissements.
Etudie, pour les investissements concernés par les secteurs précités, mais dont le montant
est égal ou supérieur à 200 millions de DH, les projets de contrats ou de conventions à
conclure avec l'Etat.
3-3-Organismes de crédit mutuel et coopératif

Est considéré comme établissement de crédit mutuel et coopératif, toute coopérative


constituée conformément à la loi n° 24-83 fixant le statut général Des coopératives et les
missions de l'Office du développement de la coopération, par dérogation aux dispositions
de ses articles premier et 13, par des PME répondant à la définition de la présente loi et
dont l'objet est l'exercice au profit exclusif de ses membres de l'activité d'établissement de
crédit telle que définie par le dahir portant loi n° 1-93-147 du 15 moharrem 1414.
27
Section 2 : les obstacles à l’évolution des pme marocaines
1- Les obstacles d’ordre interne :

Les obstacles intrinsèques à la croissance des PME sont divers, en plus des contraintes
qui tiennent aux techniques de gestion de l’entreprise et le manque de formation.
L’absence de commercialisation et de marketing et les contraintes liées à la capacité des
entrepreneurs à relever les défis de la compétitivité, face a l’ouverture des frontières qui
limitent l’efficacité et la viabilité de l’entreprise.
1-1- Manque de formation :

Pour s’ajuster à l’environnement économique en pleine mutation, les PME sont appelées
à bénéficier de savoir et de savoir-faire pour renforcer les capacités managériales et
l’efficience de leurs employés. Dés lors, l’apprentissage de la performance commence par
la formation.

Selon les déclarations des promoteurs de PME, les centres de formation professionnelle
ne fournissent pas suffisamment de main s’œuvre qualifiée sur le marché du travail ce qui
crée un déséquilibre entre l’offre et la demande formulée par les sociétés. Cette pénurie
est encore plus ressentie par les PME qui n’ont pas les capacités d’offrir les
rémunérations proposées par les grandes unités.

A part quelques exceptions, les PME n’ont pas de techniciens bien formés ou des cadres
de maîtrise. Ceci handicape l’entreprise au niveau de la formation des ouvriers comme au
niveau de la productivité.
2-2- Les employeurs face au recrutement :

La PME face aux grandes entreprises se trouve confrontée à une forte concurrence en
termes de salaires, les cadres même nouvellement diplômés des universités, instituts et
grandes écoles ne sont OAS toujours attirés par la PME. Celle-ci ne peut pas toujours
satisfaire leurs demandes salariales et avantages proposés par les grandes unités.
On peut dire qu’il n’y a pas vraiment de gestion du personnel, les PME marocaines sont
soumises à deux problèmes importants : d’une part elles doivent faire face à la non
qualification du personnel, et d’autre part à l’absence d’une politique salariale. Ces deux
contraintes paraissent avoir comme principale cause, la faible rémunération et le manque
de promotion dans les PME.

28
3-3-Absence de commercialisation :

Les PME marocaines souffrent d’une absence aigue de réseaux de commercialisation


organisés et bien structurés. Cette anomalie entraîne un déséquilibre entre deux pôles de
l’entreprise qui doivent être normalement être liés d’une manière organique à savoir : la
Production et la Commercialisation.

Cependant, des procédés de commercialisation traditionnels et archaïques existent ; les


promoteurs distribuent eux même leur produit, dans leur voitures personnelles, soit aux
grossistes, soit directement aux détaillants. Ceci explique les faiblesses sous-jacentes
notamment leur ignorance des besoins du marché et les possibilités d’écoulement du
produit ou des débouchés potentiels, il ne peut, en tout cas, en être autrement, en raison
de la faiblesse des moyens financiers.
Le promoteur d’une PME ne pourrait se permettre le luxe d’implanter des points de
vente à travers tout le pays et financer les moyens de promotions de publicité et de
transport excessivement cher.

4-4-Faiblesse de Marketing :

L’incapacité des PME à poursuivre des efforts de promotion et de publicité, à mettre en


place l’esprit d’innovation, de recherche et de développement et à élaborer des études de
marché, les rend vulnérables face à la concurrence des unités plus puissantes et mieux
organisées. En effet les raisons sont multiples. Il y’a le respect de la faiblesse des moyens
financiers qui rejaillit à tous les niveaux et qui ne facilite pas aux PME l’acquisition d’un
équipement et d’un outillage performant permettant l’amélioration de la qualité du
produit.

Vu l’échelle relativement modeste de leurs opérations, la plupart des PME pratiquent un


marketing des « niches », ou il s’agit de vendre à un segment de marché bien déterminé
et de petite taille. Les tendances globales et les tendances cycliques des perspectives
générales du secteur commercial sont certainement d’utiles indicateurs généraux, mais
elles sont de moindre importance pour ces entreprises qu’une identification précise des
segments de marché et des clients.
En outre, la publicité est trop chère. Les tarifs affichés par les organes des masses média
sont chers, les PME ne peuvent y accéder et restent alors à l’ombre, ignorées du grand
public.
29
2-Les obstacles d’ordre externe :
2-1-Les obstacles financiers :
Les taux d’intérêts des crédits destinés aux PME sont jugés trop élevés.
Malgré ça les entreprises recourent au financement bancaire par manque d’alternative, ce
qui menace leur compétitivité et par conséquent leur capacité de remboursement se
trouve risquée.
Un autre obstacle est celui du délai d’octroi du crédit tardif, il demande la patience de
l’entrepreneur, ainsi la période qui sépare la phase de la constitution et la remise des
dossiers et la phase de déblocage des fonds peut aller jusqu’à plusieurs mois ; ce qui peut
constituer une menace à la situation financière l’entreprise, beaucoup d’entrepreneurs se
plaignent des lourdeurs bureaucratiques qu’ils rencontrent auprès des banques.
2-3- Les obstacles législatifs :

Le droit des sociétés

Les normes législatives qui régissent le droit des sociétés et les règles qui organisent les
rapports de travail au sein de l’entreprise ne reconnaissent aucune particularité à la PME.
Le droit des sociétés prescrit des sanctions pour el non accomplissement d’un certain
nombre de règles de procédures, tant en ce qui concerne les formalités à remplir lors d la
constitution des sociétés que celles à effectuer au cours de leur fonctionnement ou lors de
leur dissolution.
La législation sociale

Les législations comportent de nombreuses dispositions dont le respect des prescriptions


dépasse non seulement les capacités matérielles de la PME (c’est le cas de la
représentation du personnel au sein de l’entreprise , du mode de règlement des conflits
collectifs, de la flexibilité dans les horaires du travail , de la couverture sociale des
salariés) , mais aussi va à l’encontre des mesures libérales prises par les pouvoirs publics
depuis les années 1980 (c’est le cas des procédures de licenciement pour motif
économique « d’ordre conjoncturel ou structurel » qui sont complexes en raison de
l’enchevêtrement des autorités compétentes et du fait que les motifs de refus
d’autorisation de ces licenciements par le gouverneur
Le rôle de la formation

La formation des ressources humaines mérite une attention importante ,si les dépenses
30
publiques consacrées à l’éducation sont relativement importantes au stade de
développement ou se trouve le Maroc, une orientation axée d’avantage sur l’éducation de
base et sur l’initiative visant à améliorer les opportunités pédagogiques pour les femmes,
en particulier celles du milieu rural, aura un effet compensatoire en terme de croissance.
Les PME n’ont pas les moyens d’organiser des séances d’alphabétisation (comme le font
maintenant les grandes entreprises). Elles ne peuvent pas non plus libérer leur ouvrières
et ouvriers pendant les heures de travail pour assister aux séances d’alphabétisation. A cet
égard, une compagne de lutte contre l’analphabétisme soutenue par des dons de solidarité
est menée depuis quelques temps par les pouvoirs publics et des ONG.
Le code des douanes :

Si la procédure de la « déclaration unique de marchandise » améliore considérablement la


lourdeur des formalités douanières, celles qui organisent les modalités des exportations et
des importations sont souvent interprétées de façon restrictive par les agents douaniers
quand à la classification et l’évolution des marchandises, ce qui freine les initiatives.
La législation comptable et fiscale :

Le plan comptable est considéré par les professionnels comme un document complexe et
inadapté pour les PME. Les obligations en termes de production d’informations
financières sont globalement lourdes pour les PME. Les investisseurs n’estiment que la
complexité du système fiscale marocain même souvent à la confusion et à de nombreuses
erreurs dans les déclarations.
Il en résulte, que le processus complexe des déclarations fiscales impose aux
investisseurs de recourir aux services des fiduciaires et de cabinets de conseils. Pour les
PME, le coût de ces conseillers est très élevé et aggrave considérablement leurs capacités
financières.
Ceci incite bon nombre d’entre elles à l’évasion fiscale, engendrant d’importantes pertes
dans les recettes publiques
2-4- Les obstacles juridiques et administratifs :

Le problème le plus fréquemment mentionné par les investisseurs au cours de chaque


étape du processus de démarrage de l’investissement est le manque de transparence des
procédures.

31
Une telle situation est due à l’enchevêtrement des compétences entre les différentes
administrations, mais parfois au sein d’une même administration. Ce phénomène est
perceptible dans l’ensemble des administrations et il surgit entre les différents
départements ministériels et entre leurs services extérieurs (les délégations régionales).
Là ou le problème l’enchevêtrement des compétences prend le plus d’ampleur, c’est à
l’occasion du jeu de navette auquel se livrent les autorités communales et leur autorité de
tutelle (province ou préfecture) dans l’étude d’un dossier ou l’octroi d’une autorisation
pour la réalisation ou l’extension d’un projet de PME.

A l’enchevêtrement des compétences, il faut ajouter les interprétations divergentes des


procédures légales, parfois subjectives voir même abusives de la part des agents de
l’administration. Ceci incite les entrepreneurs, et particulièrement les PME, soit à faire
valoir leur demande par des moyens occultes, soit à poursuivre leur projet en marge des
normes et procédures légales, c’est-à-dire de manière informelle, ce qui n’est pas
favorable à la croissance de leur activité, car cela leur interdit de répondre à des appels
d’offres ou de fournir des biens ou des prestations de services à des clients qui demandent
des factures. Cependant, le recours pour excès de pouvoir contre les décisions
administratives entre à peine dans les mœurs des citoyens marocains et la lenteur du
système juridictionnel continue à peser négativement sur la promotion des affaires

32
Conclusion de la première partie

Le financement constitue la pièce maîtresse pour la création et le développement de


l’entreprise, il est tributaire de la conjonction d’un ensemble de facteur, comme la
politique générale du gouvernement pour promouvoir la politique industrielle et l’emploi,
ou la politique monétaire et financière qui réglemente les dispositions des banques à venir
en aide aux entreprises.
En fin, on peut conclure que la PME marocaine souffre encore de l’insuffisance des
ressources de financement, soit les ressources internes ou externes, malgré toutes les
Politiques d’encouragement mis à la disposition de ce genre d’entreprise (petite et
moyenne entreprise).
Les petites entreprises ont besoin d’améliorer leurs compétences de gestion, leur capacité
de recueil d’informations et leur base technologique. Il incombe aux pouvoirs publics
d’améliorer l’accès des PME au financement, aux infrastructures d’information et aux
marchés internationaux. Assurer un cadre réglementaire, juridique et financier propice à
l’entreprenariat et par conséquent à la création et au développement des petites
entreprises doit être une priorité.
Le manque de financement est un obstacle majeur à la croissance des petites entreprises.
La variance des caractéristiques de rentabilité, de survie et de croissance des PME est
beaucoup plus large que celle des grandes entreprises, ce qui suscite des problèmes
particuliers pour leur financement.
Les dirigeants des petites entreprises n’ont souvent pas d’expérience en matière
commerciale ou de gestion d’entreprise. Les premières phases de la croissance sont
marquées par l’incertitude, aussi bien sur le plan de la production que sur celui de la
commercialisation.
Les petites entreprises innovantes opèrent dans des environnements extrêmement
complexes et en mutation rapide et s’appuient essentiellement sur des actifs immatériels.
Elles ont souvent des difficultés à obtenir des financements, car les banques et les
institutions traditionnelles de prêt ne sont pas disposées à prendre des risques.

33
Partie II : MODALITES ET DIFFICULTES DE FINANCEMENT DES PME
AU MAROC

Introduction de la deuxième partie

La grand importance des petites et moyennes entreprises pour l’économie d’un pays, que
ce soit en termes d’emploi , d’innovation ou de participation aux exportations , conduis à
porter une attention distinctive aux modalités dans lesquelles s’opère le financement de
leur création, et de leur développement. La spécificité de ces entreprises (taille,
actionnariat …) limite en effet a priori leur accès aux marchés financiers et les rend plus
dépendantes du financement que les grandes entreprises.
Des financements sont nécessaires pour les aider à créer et étendre leur activité,
développer de nouveaux produits, et investir dans de nouvelles recrues ou de nouveaux
sites de productions. De nombreuses PME naissent d’une idée formulée par une ou deux
personnes qui investissent leur propre argent. Mais une fois la réussite est au rendez-
vous, toutes les PME en croissance ont à un moment ou à un autre besoin d’investir pour
se développer ou innover d’avantage. C’est à ce moment là que, souvent, se pose le
problème de l’obtention de financement auprès des banques, des marchés financiers, ou
d’autres bailleurs de crédits, qui sont beaucoup moins ouverts à leurs demandes qu’à
celles des entreprises de plus grande taille.
Les pouvoirs publics ont pris ces dernières années une série de mesures favorables au
financement des PME. Le renforcement des fonds propres de ces entreprises a fait l’objet
de différentes initiatives prises souvent en partenariat avec les organismes de
financement. Dans le même temps le marché du capital-risque et du capital
investissement s’est développé venant compléter la palette des investissements de
financement à la disposition des PME au Maroc
Les PME disposent de deux formes de financement ; on a d’un coté le financement
interne c’est–a dire le financement par les fonds propres, et d’un autre coté les
financements externes par des organismes financiers.

34
Chapitre I- les sources et les obstacles de financements des pme marocaines
Les pouvoirs publics ont pris ces dernières années une suite des mesure adaptés au
financement des petites et moyennes entreprises, la consolidation des fonds propres de
ces entreprises a fait l’objet de multiples décisions prises fréquemment en partenariat
avec les établissements de crédits et de financement. Dans le même temps le marché du
capital-risque et du capital investissement s’est étendu venant parachever la palette des
investissements de financement à la disposition des PME au Maroc
Section 1 : les sources de financement des pme marocaines
1-Les sources de financement interne :
Le financement interne, appelé aussi autofinancement ; consiste pour l’entreprise, à
utiliser ses propres ressources (bénéfice, réserves) pour Financer son activité. Cette
aspect représente le choix et l’indépendance de la PME envers les autres.
Par son activité, l’entreprise survient à libérer des recettes découlant des ventes de
produits qu’elle fabrique, c’est par l’excédent de recettes que l’entreprise arrive à garantir
la croissance de son activité.
1-1 - l’autofinancement
L’autofinancement joue un rôle fondamental dans le développement de l’entreprise. Il
permet d’assurer la croissance de l’actif économique sans recours à des tiers et sans
entraîner des charges financières directes : intérêts et remboursements.
L’autofinancement participe directement au processus cumulatif de croissance qui naît du
fait que tout nouvel investissement accroît par sa rentabilité et son amortissement,
l’autofinancement des périodes à venir.
L’autofinancement est aussi égal à la marge d’autofinancement diminuée de dividendes.
Cette marge est celle qu’on désigne généralement par ; cash flow.
Les mesures de l’autofinancement
L’autofinancement constitue l’un des moyens de financement traditionnel des moyennes
et petites entreprises ; dont il prend source des éléments suivant :
Les réserves
Elles représentent l’autofinancement accumulé par l’entreprise à partir de ses bénéfices
appelés : autofinancement de croissance, Il s’agit des bénéfices non distribués, elles
correspondent à une partie du surplus monétaire retenu par l’entreprise.
Réserves légales : les entreprises doivent prélever chaque année sur les bénéfices
35
réalisés une part pour constituer ce qu’on appelle : le fond de réserve. Ce prélèvement est
obligatoire, il a pour rôle de maintenir la fixité du capital et donne ainsi une garantie
supplémentaire aux créanciers de l’entreprise. Cette réserve peut suite d’une
augmentation du capital être transformée en capital social et peut servir à éponger une
perte.
Réserves statutaires ou contractuelles : elles résultent d’un contrat et dans le cas
des sociétés anonymes elles Résultent des statuts. Ces réserves sont constituées à
l’occasion de l’affectation des bénéfices, elles ne peuvent être distribuées qu’avec
l’accord de l’assemblée générale Extraordinaire.
Réserves facultatives : elles ne sont pas prévues par la loi, par les statuts ou par les
clauses contractuelles. Elles résultent parfois d’événements pouvant tirer bénéfices à
l’entreprise et desquelles on profite pour constituer cette réserve
L’amortissement
L’amortissement est la mesure d’une dépréciation subie par les immobilisations, c’est
une charge déductible de l’assiette imposable, donc permet à l’entreprise d’avoir des
ressources supplémentaires, c’est pourquoi les financiers préfèrent voir dans
l’amortissement le mécanisme de financement interne voire la possibilité de roulement
des immobilisations. L’amortissement permet donc de compenser la dépréciation des
immobilisations, il est considéré comme moyen de remplacer les immobilisations au
moment ou elles cessent d’être utilisables. Du point de vu financier, l’amortissement est
une ressource qui s’intègre dans l’ensemble des ressources de l’entreprise et se forme
d’une façon continue, il n’est pas affecté exclusivement au remplacement.
Ainsi, l’autofinancement de l’entreprise aura en ressource principale cet amortissement
qui, en attente du financement du renouvellement de l’immobilisation pour laquelle il est
constitué, sera utilisé à l’accroissement de l’ensemble des ressources financières.
Les provisions
Toutes les dotations aux provisions ne font pas partie de l’autofinancement, seules les
provisions à caractère de réserve c’est-à-dire constituées sans objet précis ou très
aléatoire sont comprises dans le calcul de l’autofinancement.
Il faut donc écarter les provisions, qui ne sont pas fait que des charges à terme comme
provisions pour créances douteuses et provisions pour dépréciation des stocks.

36
Le report à nouveau RAN
Il est constitué par le montant des bénéfices des exercices antérieurs qui n’ont pas été
distribués ou affectés à un compte de réserve.
Avantages de l’autofinancement :
Les avantages de l’autofinancement sont représentés par les ressources annuelles ainsi
dégagées, dont l’accumulation au sein d’une entreprise peut permettre :
La reconstitution, la modernisation, voire même l’accroissement des capacités de
production.
La substitution progressive des capitaux propres à l’endettement externe
onéreux.
L’attention des frais financiers en même temps que le renforcement de
l’autonomie financière.

Mais il faut noter, que l’autofinancement peut parfois avoir des inconvénients.

Inconvénients de l’autofinancement:
Il est l’une des principales sources de financement internes de PME marocaines, mais il
ne faut pas oublier que le recours systématique à cette pratique comporte des
inconvénients :
l’inconvénient le plus grave provient du fait que l’autofinancement n’est
perçu qu’à travers le critère de la gratuité. Cette dernière pousse les PME souvent à
commettre un certain nombre de négligences dans le choix des investissements.
Autrement dit, les PME qui utilisent l’autofinancement ne font que de perdre et
gaspiller les ressources retenues.
Un autofinancement trop important peut avoir comme méfait de geler des
fonds dont la PME n’a pas besoin. Ces fonds s’ils sont attribués aux actionnaires,
pourraient alimenter le marché financier et par conséquent le financement de
développement d’autres entreprises ce sont des raisons pour lesquelles la PME ne
peut pas se contenter de la capacité de l’autofinancement pour réaliser la croissance
souhaitée, et ainsi ne peut assurer sa compétitivité.
Les capitaux propres apportés par l’entreprise elle- même :
Pour financer ses opérations d’investissement, d’exploitation, et même le décalage
existant entre le lancement de l’activité et l’acquis des recettes éventuelles, la PME doit
37
faire un apport sous forme de fonds(en numéraire ou en nature) préalable même au
démarrage. Après avoir définir ces capitaux propres apportés, on fera le traitement des
deux manières d’augmentation de ceux-ci.
Définition des capitaux propres apportés :
Les capitaux sont considérés comme étant le moteur de la naissance et du démarrage de
la PME, c’est l’argent nécessaire pour créer une PME, pour assurer sa croissance, et son
bon fonctionnement.
On peut donc définir les capitaux propres de l’entreprise comme des fonds qui sont à sa
disposition de façon permanente jusqu’à sa liquidation. Ils proviennent des apports des
associés, des bénéfices non distribués et des corrections d’évaluation de l’actif. C’est la
situation nette comptable.
Ainsi, une entreprise ne peut jamais exister et réaliser ses opérations (approvisionnement,
rémunération du personnel…) sans avoir un patrimoine propre à elle. Autrement dit, un
apport personnel et un apport d’associé vont être obligatoire. Ces fonds ne peuvent être
affectés que dans des cas exceptionnels : augmentation, réductions effectuées en
amortissement de pertes ou dissolution de la société.
Les formes d’augmentation des capitaux propres :
Une augmentation du capital peut être de plusieurs façons et la modification qu’elle
apporte à la structure financière de l’entreprise est différente selon qu’elle a pour objet un
apport en numéraire, un apport en nature .
L’augmentation du capital en numéraire :
L’augmentation du capital par rapport en numéraire est un procédé qui est couramment
utilisé en matière de financement des investissements , pour assurer l’augmentation de
son capital en numéraire, la PME fait appel soit à des actionnaires déjà en place, soit à
des actionnaires nouveaux. C’est pour cette raison que les PME ne recourent à l’apport en
numéraire que si les disponibilités des actionnaires en place le permettent vu les
problèmes posé par l’ouverture de leurs capitaux à des tiers.
L’augmentation du capital en nature :
C’est un apport non pas sous forme d’argent, mais un apport de biens matériels tel que les
marchandises, le mobilier…etc.
Donc un tel apport permet non seulement une augmentation du passif, mais aussi de
l’actif par l’augmentation des différents emplois que représentent les biens apportés. Il en
38
résulte que la structure financière de l’entreprise n’est pas forcement amélioré par une
opération de ce genre.
Cette forme d’augmentation assure aux PME un financement indirect de leur activité en
leur permettant à la fois :
L’augmentation ou le renforcement des capitaux propres apportés déjà.
L’augmentation de l’actif de l’entreprise, elle peut se manifester sous différentes
formes : apport d’un terrain, des constructions, du matériel,…etc.
On peut dire que les capitaux propres apportés présentent pas mal d’avantages :

ils constituent la source de financement la plus stable, du fait de leur durée


et de la possibilité de n’être affectés que dans des cas exceptionnels.
ils préservent l’autonomie et l’indépendance vis-à-vis de l’extérieur.
Les comptes courants associés :
L'utilisation de comptes courants d'associés, qui consiste pour ces derniers à prêter de
l'argent à leur société sous la forme d'un compte courant, est une pratique répandue qui
comporte de nombreux avantages, aussi bien pour la société elle-même que pour les
associés prêteurs.
En effet, cette méthode, simple et nécessitante très peu de formalités administratives
Constituent à la fois un mode de financement efficace pour la société et un placement
financier intéressant pour les associés.
En d’autres termes, ce sont les dirigeants qui avancent de l’argent ou laissent à la PME
les sommes qu’ils tirent de leur activité. Par assimilation aux autres sommes
précédemment citées, les comptes courants associés assurent à la PME des capitaux
permanents. Et par conséquent, des avantages ainsi que des inconvénients submergent.
Les avantages des comptes courants associés :
Ce système présente pour la société une plus grande souplesse, puisqu'il ne
nécessite pas de modification du statut social de la société (contrairement à une
augmentation du capital social). Il s'accompagne en outre de très peu de formalités,
ce qui n'est pas négligeable.
L’avantage majeur de l'utilisation des prêts sous forme de compte courant
d'associé pour la société est que celle-ci aura la possibilité de déduire les intérêts
versés aux associés de ses bénéfices imposables.
39
comparés aux placements banquiers, le système de compte courant
d'associé leur permettra d'une part de récupérer à tout moment les avances
consenties à la société.

Les cessions d’éléments d’actifs :


Les cessions de certains éléments d’actif (titre de placement, matériels, locaux,
terrains…etc.) apportent un appoint financier appréciable, quand elles s’opèrent soit dans
un contexte de modernisation ou de renouvellement de biens d’équipement, soit lors
d’une extension dans le cadre d’une nouvelle unité (changement de locaux d’exploitation
par exemple).
Les prélèvements sur le fonds de roulement :
Lorsque le fond de roulement d’une affaire est supérieur à ses besoins d’exploitation
(trésorerie excédentaire) de celle-ci peut en prélever certaines sommes pour réaliser des
investissements.
En revanche, si la PME n’arrive pas à couvrir les charges nées de l’exploitation et que le
besoins en fonds de roulement s’accroît de jour au lendemain ; elle lui reste, pour
surmonter les problèmes liées au financement, d’aller au-delà des ses ressources internes,
c’est-à-dire aux différentes possibilités d’approvisionnement de la liquidité, secteur
bancaire, marché financier…. Et définitivement, les sources de financement externes
2-Les sources de financement externe :

Le financement interne est habituellement insuffisant pour garantir l’ensemble des


besoins de l’entreprise. Les entreprises en général investissent plus qu’elles n’épargnent
ce sont des agents économiques à déficit de financement solliciteurs des capitaux.
Au Maroc, comme dans tous les pays en voie de développement, les entreprises souffrent
de l’insuffisance des capitaux internes, donc elles recourent généralement aux capitaux
externes pour s’équiper, c'est-à-dire pour se doter des terrains, et des bâtiments
nécessaires à leur exploitation et constituer leur outillage. Les capitaux étrangers sont
constitués des fonds mis à la disposition de la société par des tiers à surplus de
financement moyennant un engagement qui est souvent accompagné de certaines
garanties. Ces capitaux sont variés et hétérogènes quand à leur origine, ils comprennent
essentiellement les emprunts bancaires, les emprunts obligatoires, et le crédit bail.

40
1 - le financement par le système bancaire

L’investissement dont dépend la croissance économique du pays, nécessite de la part de


l’entrepreneur un effort financier, intellectuel et physique, devant l’importance des
montants exigés par cette opération, et vu l’insuffisance des fonds propres des PME qui
constituent la base du tissu industriel marocain, le recours au système bancaire apparaît
nécessaire pour le financement d’équipement d’entreprise.
Les types de crédits les plus fréquents
Le crédit a moyen terme direct :
Ce type de financement a pour objectif le financement direct de tout projet
d’investissement relatif à la création extérieure ou modernisation des équipements de la
société.
Le financement maximum est de 70% du coût total de l’investissement y compris le
fonds de roulement. La durée du crédit est de 7ans pour le moyen terme et de 7 à 12 ans
pour le long terme.8
Ce type de financement peut être associé à d’autres sources de financement par crédit ou
à un financement par des capitaux à risque.
Le crédit à moyen terme réescomptable :
Bank al Maghreb, continue à favoriser les crédits à moyen terme réescomptable finançant
les investissements, à la différence de tous les autres crédits d’équipement bancaires
encouragés par les autorités monétaires qui privilégiaient surtout les investissements
productifs ou tournés vers l’export, le crédit à moyen terme PME, lui est ouvert à tous les
secteurs d’activité notamment les activités de service.
Son objectif est de promouvoir l’investissement dans tous les domaines, en permettant à
la fois une création importante d’emploi, et une amélioration très sensible des produits et
des services nationaux à différents niveaux.
Ainsi, le taux attrayant varie aujourd’hui entre 8% fixe offert par certaines banques et
11% en fonction des établissements bancaires. A ce taux, s’ajoute parfois une
commission d’étude (forfaitaire ou en pourcentage de l’autorisation avec un
plafonnement, lui-même variant en fonction de l’établissement du crédit concerné).
Cette commission dépasse rarement 0,20%.

8
Source la banque bopulaire annexe 2
41
Le crédit à moyen terme non réescomptable :
Ce type de crédit est consentit dans le cadre d’opération spécifique, ne pouvant être
admises au réescompté, en faveur des personnes ou des entreprises présentant un intérêt
de clientèle important. Cette catégorie de crédit intéresse les promoteurs toutes les fois
qu’un projet n’est pas éligible dans la procédure simplifiée accélérée.
Les cautions et avals à l’équipement :
Les cautions et avals à l’équipement sont ceux que les banques marocaines accordent en
faveur d’un établissement bancaire ou d’un fournisseur extérieur pour faciliter à leurs
clients (investisseurs), l’obtention d’un crédit acheteur ou d’un crédit fournisseur du pays
exportateur des biens d’équipement.
Ces cautions portent généralement sur la somme globale du crédit consenti par la banque
ou la firme étrangère ainsi que sur la durée qui peur être a moyen ou à long terme.
Le crédit bail « le leasing » :
Le leasing est un mode de financement relativement proche des crédits à moyen terme
réescomptable. Il intervient très peu dans le financement des PME par rapport aux autres
formes de financement.
C’est une formule d’origine Anglo-saxonne qui a été introduit au Maroc dans les années
60 mais qui a pris depuis une certaine ampleur. Les sociétés de leasing ont pour
technique d’acquérir des matériaux à la demande d’un entrepreneur, puis de le lui louer
pendant une période déterminée convenue avec lui généralement de 3 à 5 ans.
Le rôle de leasing dans le financement des PME
Au Maroc, « le leasing interviendrait d’avantage dans le financement de programmes
d’investissement de grandes unités de production soit à titre principal ou complémentaire
». Les PME par comparaison aux entreprises de grandes tailles utilisent peu ou rarement
ce mode d financement. Il faut préciser que la mise en place des mécanismes d’octroi de
crédit et des faciliter accordées par les organismes financiers n’ont pas influencé le
recours des PME au leasing.
Les avantages du leasing :
A cause de l’insuffisance de fonds propres de PME et les obstacles que trouvent ces
dernières dans la recherche des ressources externe, le crédit bail apparaît donc comme un
moyen de financement adéquat. Il permet le financement des investissements industriels
de transport et le matériel informatique. Parmi les avantages de leasing on trouve :
42
 sur le plan des procédures : le crédit- bail est caractérisé par une rapidité
appréciable des décisions et de formalités, due à la limitation des circuits d’étude et des
organes d’intervention.
 sur le plan financier : la différence du crédit bancaire, le financement par le
biais du leasing peut être réalisé à hauteur de 100% du montant demandé. Ainsi, la
société ne risque pas d'affecter et de faire recours à sa trésorerie pour financer son activité
d'extension.
Financement calculé sur la base du montant HT ; De même le financement
demandé sera calculé sur la base du montant HT puisque la TVA sera avancée au profit
de l'Etat et récupérée sur les loyers mensuels.
Avec cet avantage, le leasing permet à la société de ne pas supporter la charge de la
TVA et de l'étaler sur la période de location.
le crédit-bail n’alourdit pas les immobilisations figurant à l’actif du bilan,
les loyers correspondants étant simplement enregistrés en charges d’exploitation.

Les inconvénients du leasing :


On reproche généralement au leasing :
De rendre difficile les financements d’exploitation bancaires (crédits de
fonctionnement) dans la mesure ou l’entreprise locative ne peut offrir aux banques des
garanties sur les biens dont elle n’est pas propriétaire et dont elle n’a que la jouissance.
3- L’agence national de promouvoir des PME ANPME

L’Agence Nationale pour la Promotion de la Petite et Moyenne Entreprise (ANPME) a


été créée en 2002 en vertu de l’article 56 de la loi n°53-00 formant Charte de la petite et
moyenne entreprise (PME) en remplacement de l’Office de développement industriel
(ODI). C’est un établissement public placé sous la tutelle du Ministère de l’Industrie, du
Commerce et des Nouvelles Technologies (MICNT). Sa mission consiste à œuvrer pour
la promotion, le développement et la mise à niveau des PME.
La mise en œuvre des missions de l'ANPME est passée par deux phases :
- La première phase s'étend de la date de sa création en 2002 jusqu’en 2008.
L’activité de l’Agence se limitait alors à apporter un appui technique et financier aux
PME en difficulté.
Les financements provenaient de l’aide internationale, notamment celle de l’Union
43
Européenne dans le cadre du programme MEDA ;
- La seconde phase est marquée par la mise en œuvre du Pacte National pour
l’Emergence Industrielle (PNEI), signé devant Sa Majesté le Roi en 2009, qui constitue le
référentiel ayant servi à la signature du cadre contractuel Etat/ANPME 2009-2015 pour le
renforcement de la compétitivité des PME. Ce dernier a pour principe directeur sous-
jacent l’autonomisation progressive du financement des activités d’appui aux PME. Il
prévoit en particulier que l’ANPME puisse bénéficier d’une dotation de 600 millions de
dirhams à verser dans un Fonds d’Appui à la Compétitivité des Entreprises (FACE).
L’année 2009 constitue un tournant décisif dans la stratégie de l’ANPME où elle est
passée du rôle de simple organe d’assistance technique et de conseil aux PME en
difficulté à celui d’accompagnateur du tissu économique national dans son ensemble,
dotée de moyens financiers publics importants dont elle assure la gestion. La mission de
contrôle de la gestion a permis de déceler des insuffisances concernant les divers aspects
institutionnels, organisationnels et opérationnels liés au fonctionnement de cette agence.
A ce titre, la Cour des comptes recommande un ensemble d’actions dont l’application
serait susceptible d’améliorer la gestion de l’ANPME.
Dans le cadre de sa mission d’appui à la compétitivité des PME, l’Agence gère plusieurs
programmes qui peuvent être classés en cinq catégories essentielles détaillées ci-dessous
IMITIYAZ
Une des mesures prises par le pacte national de l’émergence industrielle (PNEI) est le
programme Imtiaz. Ce dernier a comme objectif d’aider les PME à renforcer leurs actifs
corporels et incorporels. Il prévoit d’accompagner 50 entreprises à fort potentiel chaque
année sur la période 2009-2015 en leur attribuant une prime à l’investissement matériel et
immatériel qui couvre 20% du montant total de l’investissement et peut atteindre la
somme de 5millions de dirhams

44
9
Figure 6 Hassan EL ARIF le journal économiste

Ce programme, initié par Maroc PME, cible les PME opérant dans le secteur industriel,
ayant réalisé un chiffre d’affaires compris entre 10 MDH et 200 MDH pendant les 3
dernières années. Il cible aussi les PME en amorçage d’activité appartenant aux
écosystèmes ciblés par l’Etat à savoir:
Automobile
Aéronautique
Industries mécaniques, métallurgiques
Industries électriques et électroniques
Fabrication de matériaux de construction
Industrie pharmaceutique
Industrie chimie parachimie
Textile & Habillement
Cuir
Pour bénéficier de ce programme, vous devez: Etre inscrit au registre de commerce et en
situation régulière vis-à-vis de l'administration fiscale et de la CNSS; Réaliser un chiffre
d'affaires annuel hors taxe compris entre 10 et 200 MDH; Avoir un plan de croissance sur
3 ans.

9
Source Hassan EL ARIF le journal économiste www.leconomiste.com/article/898827-programmes-de-soutien-aux-pme-le-d-tail-des-
dispositifs-de-mise-niveau
45
LES CRITERES D’ELIGIBILITES SELON L’ANPME

10
(TABLEAU 3 CRITERE D’ ELIGIBILITES )

LES MODALITES DE DEPOT

11
TABLEAU 4 les modalités de dépôt

10
SOURCE L’ANPME
46
 Accompagner de manière volontariste les PME disposant d’un projet de
développement à travers l'octroi d'une prime à l'investissement matériel et/ou
immatériel.
 Financer 20% de l'investissement total plafonné à 5 millions de dirhams par
projet et l’autofinancement du bénéficiaire est fixé à 20% minimum de
l'investissement total
 Sélectionner les PME bénéficiaires dans le cadre d’une compétition nationale
d’investissement

12
Figure5 La repartions geo –sect des beneficaires

MOUSSANADA
Il vise à accompagner les PME dans leurs projets de développement et à renforcer leur
compétitivité, à travers une approche innovante permettant à l’entreprise de sélectionner,
à partir d’une liste de prestations prédéfinies, qui répondent à ses besoins spécifiques.

L’objectif du programme Moussanada

Le programme Moussanada vise à accompagner 700 entreprises par an dans leur


démarche de modernisation et d'amélioration de leur productivité, notamment, dans le
cadre de plans de progrès comprenant plusieurs actions d’accompagnement pour

11
Source l’ANPME
12
Source hassan sadiq anpme rapport (annexe 2)
47
améliorer leurs performances et leur productivité et les appuyer pour accéder à de
nouveaux marchés.

L’offre de services Moussanada

L’offre Moussanada est constituée de plusieurs packs de services couvrant tous les
besoins des entreprises. Ce programme prend en charge 60% à 80% des coûts de
prestations de services, dans le cadre d’actions non planifiées ou planifiées dans un plan
de progrès, l a contribution financière de Moussanada est plafonnée à 1 millions de
DH par entreprise. L’entreprise peut réaliser deux plans de progrès,Cette offre comprend
un ensemble de plus de 50 services répartis dans les catégories suivantes :

 Stratégie de développement et investissement (notamment diagnostics stratégiques


et plans d’affaires) ;

 Affaires en famille et transmission d’entreprises ;

 Comptabilité et finance (comptabilité analytique, contrôle de gestion, etc.) ;

 Progrès et pilotage des performances (coaching opérationnel, management des


risques, etc.) ;

 Développement durable (audit des coûts énergétiques, etc.) ;

 Qualité et labellisation (certifications, audits, etc.) ;

 Gestion des ressources humaines et développement des compétences


(restructuration des RH, coaching, etc.) ;

 Productivité et maîtrise des coûts ;

 Production et logistique (diagnostique industriels, gestion, assistance technique,


etc.) ;

 Innovation et développement technologique (formulation, développement et mise


en œuvre de projets d’innovation) ;

 Accès au marché (études de marché, analyse de l’offre exportable, etc.) ;

 Système d’information (diagnostique et assistance à la mise en œuvre de solutions).

48
Comment bénéficier du programme ?

Les entreprises qui souhaitent bénéficier de l’appui du programme Moussanada


doivent remplir un formulaire et le soumettre à l’ANPME avec les pièces justificatives
nécessaires.

L’entreprise bénéficiaire s’engage ainsi à réaliser soit un plan de progrès comprenant des
actions structurantes, planifiées sur une période de 3 ans, soit une ou deux actions
d’accompagnement au maximum, non planifiées dans le cadre d’un plan progrès.

Après l’envoi du dossier complet par l'entreprise, l'ANPME statue sur l’éligibilité de
l’entreprise (dans un délai de 10 jours ouvrables). Elle valide ensuite le contrat de
prestation de service Entreprise-Prestataire et élabore la convention de partenariat
ANPME-Entreprise (dans un délai de 10 jours ouvrables).

Enfin, elle valide les livrables conformément à la convention de partenariat ANPME-


Entreprise et le paiement correspondant aux prestations (dans un délai de 10 jours
ouvrables).

13 Figure 6 la distribution géo-sectorielle des bénéficiaires

Sur la période 2013-2015, ce sont ainsi 805 entreprises qui ont pu bénéficier du
programme, dont 469 pour l’année 2012, à travers la mise en œuvre de 1270
actions moussanada, dont 633 pour l’année 2012. On est donc toujours en deçà de
l’objectif fixé de 700 entreprises soutenues.

13
Source ANPME
49
Les principaux domaines d’appui ont été la qualité et labellisation (31% des actions), le
système d’information (27%) et la productivité (20%). Les principaux secteurs qui ont
bénéficié de ces appuis sont les services aux entreprises (18%), le textile/habillement et
cuirs (16%), la Chimie et parachimie (14%), le commerce et réparation d’automobiles et
d’articles domestiques (11%), les industries métallurgiques et mécaniques (11%) et le
BTP (9%). L’essentiel de ces appuis a été demandé par des entreprises localisées dans la
région du Grand-Casablanca (60%)

Intilak: Un programme dédié aux startups


Le dispositif de financement Intilak est destiné aux start-up en phase de démarrage, ayant
un fort potentiel de développement et porteuses de projets de valorisation des résultats de
recherche et des projets innovants, orientés marché. Intilak permet de couvrir jusqu’à
90% des dépenses liées au projet de développement dans la phase post-création,
plafonnées à 1 million de DH. Pour être éligible au dispositif, l’entreprise doit remplir un
certain nombre de conditions telles qu’une ancienneté inférieure à 2 ans, être
majoritairement détenue par des personnes physiques ou filiales de PME.

PTR: Dispositif de financement de l’innovation


Aux côtés de Intilak , le dispositif de financement PTR (Prestation Technologique
Réseau) a pour mission de soutenir les entreprises qui s’engagent dans un programme
d’innovation. En clair, PTR est dédié au financement des diagnostics technologiques ou
de prestations, relevant d’une démarche d’innovation ou à contenu technologique. PTR
permet également de financer des programmes d’amélioration de la compétitivité tant en
ce qui concerne l’organisation, les procédés ou les produits d’une entreprise. PTR
s’adresse également à toute entreprise qui souhaite conforter ou augmenter son chiffre
d’affaires ou de booster sa rentabilité. En pratique, ce programme, qui est dédié aux
entreprises réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions de DH TTC, permet de
couvrir les dépenses éligibles à hauteur de 75%, plafonnées à 100.000 DH TTC. Les
entités opérant dans le conseil, l’assistance ou encore le transfert de technologies sont
exclues du champ d’application .

Inmaa: Un programme pour améliorer la productivité


Inmaa (Initiative marocaine d’amélioration) est un programme de transformation
opérationnelle. Le ministère du Commerce et de l’Industrie a identifié 800 entreprises

50
potentielles, totalisant 75% du chiffre d’affaires du secteur de l’industrie et 50% des
emplois. L’accompagnement s’articule autour de trois objectifs: augmentation de la
productivité de 25%, réduction des coûts unitaires de 20% et des délais de production de
50%. La mise à niveau via Inmaa vise à générer 1 à 1,5% de PIB additionnel d’ici fin
2016. Soit environ 10 milliards de DH. Pour l’heure, 5 entreprises ont finalisé le
programme de transformation opérationnelle. 64 autres unités sont inscrites. Dès juin
2014, elles devraient engranger 1,14 milliard de DH de PIB additionnel.

Rawaj:
Parmi les mesures du programme Rawaj, l’Initiative pour l’émergence de champions
nationaux. Un dispositif destiné aux PME à fort potentiel, qui souhaitent développer un
réseau de magasins à travers le pays ou à l’échelle internationale. Dans ces conditions, les
enseignes font face à de nouvelles contraintes en termes de logistique, de système
d’information, de marketing… Le programme Champions nationaux permet de financer
l’expertise nécessaire à hauteur de 70%, plafonné à 4 millions de DH. Une prime non
remboursable.

Le Crédit Jeunes Promoteurs


vise les diplômés de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle. Il a
financé à 90% les projets Jeunes Promoteurs agrées avec des taux d’intérêt de 5% pour
les prêts de l'Etat et de 9% pour ceux bancaires. Il a été remplacé par le dispositif
"Création de la Jeune Entreprise" (convention de coopération du 19 février2003) garantit
à 85% par l'Etat.

Le Fonds pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes


contribue à hauteur de 90% au financement des projets admis dont le montant maximal
est de 1 million de dirhams.
Le microcrédit
qui se base sur le principe de l'économie solidaire, vise l'encouragement et la promotion
de la micro-entreprise. La contribution du Fonds Hassan II pour le Développement
Economique et Social (100 millions de dirhams en 2000), après la réglementation de
l’activité (avril 1999), a renforcé les capacités financières des principales institutions
financières.

51
LES PRODUITS DES BANQUES PARTICIPATIVES

La finance islamique a des atouts à faire valoir pour les PME» dernières années, au a
finance islamique a Ces vu du contexte économique difficile, les analystes se sont tournés
vers les moyens de financement alternatifs parmi lesquels la finance islamique occupe
une place de choix.
Cette nouvelle option a ré-cemment été discutée à l’occasion d’un workshop organisé
par l’Association marocaine pour les professionnels de la finance participative Tous
s’accordent sur le fait que ce nouveau mode de financement couramment utilisé dans les
pays du Moyen-Orient gagne du terrain aussi bien dans le monde arabe qu’en Occident.
De récentes analyses réalisées en Grande-Bretagne démontrent que la finance islamique
permet aux entreprises de bénéficier de services tels que les comptes courants, même si
son potentiel est important pour d’autres activités comme la gestion de fonds de
roulement, le financement du poste achat, le financement à l’export, le crédit-bail sur les
équipements ou le financement des immobilisations.14article de la conferance bource
casablanca
La finance participative constitue, ces dernières années, un champ concurrentiel
important au niveau du système bancaire des divers pays du monde. Elle représente un
nouveau mode de financement reposant sur le partage des pertes et des profits. En 2015,
la banque centrale marocaine a mis en vigueur la loi bancaire qui régule le
fonctionnement des banques participatives sur le marché financier marocain.

D’après les expériences des pays mettant en place ce modèle de finance, il s’avère que la
finance participative permet de répondre aux besoins financiers des acteurs économiques
exclus du marché bancaire, ou ceux qui n’apprécient pas les produits et les services
offerts par les banques classiques. C’est un enrichissement de l’économie par
l’augmentation du taux de bancarisation des citoyens et la croissance des projets des
entreprises plus spécialement celles de petite et moyenne dimension PME qui trouvent
des entraves à l’accès au financement par les banques conventionnelles.

210 à 240 millions de dollars, c’est le potentiel de financements participatifs des PME
marocaines estimé aujourd’hui. Une étude récemment menée par le cabinet Finéopolis

14
Sharia Compliant, AMFP, en partenariat avec la Bourse de Casablanca. Placée sous le thème du«financement des
PME/PMI par des
52
relève le potentiel que présente aujourd’hui ce type de financements pour cette catégorie
d’entreprises.
Les avantages de la finance participative

Si ce mode de financement est à l’heure actuelle encore en cours de montage au Maroc, il


n’en demeure pas moins que les experts mettent déjà en relief les différents avantages
que ce dernier présent pour la PME. Parmi ces avantages, les experts citent
l’élargissement de l’offre de financement destinée à la PME avec l’arrivée de nouveaux
opérateurs, la capacité d’offrir tous les produits nécessaires au financement de la PME.
Ce mode de financement permettrait également une levée de barrières pour l’accès à une
catégorie de PME «unserved» «under-served» et présenterait une nouvelle capacité de
mobilisation. Il présente également une nouvelle approche à la banque entreprenante et
entrepreneuriale adaptée au segment PME avec notamment un financement raisonné qui
répond à la problématique de dimensionnement. Il améliore aussi l’approche au risque
en intégrant l’approche transactionnelle. «Dans les pays où la finance islamique est en
train de prendre ; la PME est un segment prioritaire», note-t-on auprès des experts de
Finéopolis.
Cette offre de produits, qui a tendance à présenter des similarités par rapport aux produits
de la banque conventionnelle, arrive aujourd’hui à couvrir le préfinancement du projet,
l’acquisition d’actifs et les besoins d’expansion des PME avec cependant une certaine
particularité. «Si l’entreprise a besoin d’acquérir un actif ou un équipement dans l’immé-
diat, la banque islamique prend en charge le rôle de commerçant revendeur ou
propriétaire loueur», explique un expert de la finance islamique. Dans le cas d’une
entreprise exprimant un besoin d’acquérir un actif ou un équipement en cours de
construction ou de fabrication, la banque islamique prend en charge le rôle
«d’entrepreneur fabriquant» par le biais des produits comme la Moudharaba, la
Moucharaka et le Istisna’a. Dans ce rôle d’entrepreneur, il est a priori et théoriquement
possible que la banque islamique parvienne à financer des opérations que la banque
conventionnelle juge inacceptables en termes de taux d’endettement et ainsi apporte la
solution à la PME endettée, alors sans garanties et sans sureté réelles. C’est sur ce point
qu’au Maroc précisément ce mode de financement pourrait gagner du terrain au regard de
la conjoncture actuelle et du besoin pressant en financements de certaines petites
53
structures qui éprouvent aujourd’hui de grandes difficultés à se faire financer par les
banques conventionnelles. Pour l’heure, la machine est activée, la loi bancaire devant
instituer la mise en place de la finance islamique dans le royaume est en ce moment
même en cours de discussion pour une finalisation qui pourrait se faire dans les prochains
jours.15 L’echo

Une approche spécifique

Pour rapprocher les intérêts des deux parties, une approche spécifique devra néanmoins
être adoptée, notamment en prenant en compte les spécificités de cette catégorie
d’entreprises. Ainsi, une offre qui pourrait être élaborée pour une PME devrait, selon les
recommandations de l’étude, prendre en compte l’ensemble de la chaîne de valeur.
Considérées comme un «Mass Market», les stratégies du segment PME devraient donc
prendre en compte l’ensemble des éléments de la chaîne de valeur, de la segmentation,
des canaux de distribution, le marketing mix, les processus, l’organisation. Dans ce sens,
un premier filtre de segmentation pourrait être de la cible prioritaire, ceci dans le but
d’optimiser les coûts d’acquisition de clients.

Par ailleurs, au regard du contexte concurrentiel, les banques participatives peuvent


adopter une approche à la fois «audacieuse et graduée et ceci passe par une offre de
produit simple, complète et compétitive». Cette offre peut se segmenter en trois à savoir
une offre simple qui permettra une meilleure compréhension des produits des clients mais
aussi des ressources de la banque et permettra aussi d’installer une confiance au niveau
de la conformité charia. Une offre complète peut également être présentée dans le but de
répondre à des besoins précis notamment en termes de financement des investissements
ou encore de services financiers de base. Enfin, une offre plus compétitive peut être
présentée sur le marché avec pour mots d’ordre le prix et la qualité de service pour une
PME. Tous les schémas se dessinent aujourd’hui pour les banques désireuses d’investir
sur ce créneau. Le potentiel semble confirmé et la mise en œuvre serait déjà dans les
starting blocs.

15
La sources article journal l’echo Edition pme
54
Chiffres clés

32% Des PME dans la région MENA (Maroc inclus) sont exclues du circuit bancaire à
cause du manque d’offres conformes à la charia

20,5%Des PME marocaines considèrent la conformité à la charia de leurs opérations


financières comme étant importante

92,7% Des PME marocaines pourraient considérer de travailler avec les banques
participatives
16
Figure 7 l’évolution des fonds participative

LES PRODUITS PROPOSER

La PME peut recourir aux financements structurés conformes Sharia Compliant pour
répondre à divers besoins de financement : financement a court terme (murabaha, salam,
istisna, etc.), financement immobilier en leasing (ijaara) et financement de projets
(mudaraba, musharaka, wakala, etc.). Il s’agit d’instruments financiers qui ne sont pas
basés sur le commerce de dette mais sur les actifs et qui reposent sur deux principes
simples : asset-backing et partage des risques. On passe ainsi de la notion actif-passif à
celle de risque et partage. La structuration de ces produits nécessite bien évidemment le
respect de certaines règles : analyse économique, structuration financière, montage
juridique et validation conformité.

16
Source le massoulusion.com le journal l’ echo
55
Les lignes de crédits internationales

Dans le cadre de coopération économique et financière internationale, le Maroc signe des


accords avec d'autres pays ou organismes internationaux, en vue d'accorder des crédits
plus avantageux (taux d'intérêt moins élevé, différés plus importants...).Toutefois, ces
lignes exigent des critères d'éligibilité, portant généralement sur la taille, le secteur
d'activité

Intitulé et objet de la ligne de Critères d'éligibilité Contact


crédit
LIGNE DE CREDIT -Entreprise de droit marocain, à fort potentiel - crédit agricole,
FRANÇAISE de développement, notamment à l'exportation. BCP, BMCE,
BMCI, Crédit du
Crédits pour achat de biens et - entreprises ayant réalisé au cours des deux Maroc
services d'origine française exercices soit un chiffre d'affaire annuel HT
n'excédant pas 75 millions de DH, soit un total - Ministère des
bilan ne dépassant pas 50 millions de dh finances
LIGNE DE CREDIT - PME de droit marocain ou sociétés mixtes - Crédit Agricole,
ITALIENNE Maroco-italiennes ayant résidence au Maroc et BCP, BMCE,
qui ont réalisé au cours des deux derniers BMCI, Crédit du
Crédits finançant l'achat exercices soit un chiffre d'affaires annuel HT maroc.
d'équipements productifs, le n'excédant pas 75 millions de DH,soit un total
transfert de technologie, les bilan ne dépassent pas 50 millions de DH ; - Ministère des
licences et les brevets industriels. finances et
Les biens et services acquis - Université et centres de recherche privatisation
doivent être d'origine italienne développant des projets pilotes dans le secteur
de l'innovation technologique et de la -Unité de promotion
protection de l'environnement des Investissements
LIGNE DE CREDIT - PME _ PMI privées marocaines ou PME - Crédit Agricole,
PORTUGAISE mixtes Maroc portugaises ayant réalisé au BCP, BMCE,
cours des deux derniers exercices soit un BMCI, Crédit du
Crédits ouverts à toutes les chiffre d'affaires annuel HT n'excédant pas 75 Maroc
entreprises mixtes Maroc Millions de DH,soit un total bilan ne dépassant
portugaises en création ou en pas 50 millions de DH. - Ministère des
développement, pour l'achat de finances et
biens et services d'origine Privatisation
portugaise.
LIGNE DE CREDIT - entreprise marocaine exportatrice - BMCE BANK
ALLEMANDE
(Direction
Ligne de crédit « acheteur » dotée Financement des
de 50 millions d'euros, destinée à Projets)
financer les importations des biens
d'équipements d'origine
européenne

56
Ligne Ligne Ligne Ligne allemande
française italienne portugaise
Quantité Crédit max. 2.286.735,26 2.065.825 € 2.000.000 € 85%max du montant
finançable € du contrat
d'exportation
Crédit min. 152.449,09 € 52.000 € -
Financement 15% HT 20% 15%

Part local
conditions Taux d'intérêts 5,25%HT 5,25% HT 5,25% HT Libor ou Euribor +
marge (possibilité de
de crédit taux fixe).
Durée de 6 à 12 ans 6à 12 ans 8 à 16 ans 5 à 12 ans

Remboursement
Différé 4ans 4 ans 2 ans -

remboursement Trimestriel Trimestriel Semestriel -

ou semestriel, ou
semestriel,

17
tableau 5 les lignes international de credits

Les lignes de crédits étrangères destinées au PME se caractérisent, jusqu'à 2004(10), par
une sous utilisation :

 la méconnaissance de ce dispositif de financement par la plupart des PME


Marocaines.
 La ligne portugaise n'a jamais été débloquée.
 La ligne PME/PMI française est engagée à hauteur de 50%. Son
décaissement effectif est de 35% contre seulement 10% débloqués par le
FASEP-garantie.
 La ligne italienne est engagée à hauteur de 25% avec un taux d'utilisation
limité à 7%.
 La ligne espagnole PME/PMI est utilisée à hauteur de 12% alors que la
ligne espagnole de partenariat n'a jamais été utilisée.

Section 2 : Les difficultés d’accès des PME au financement


17
www.cfcim.org/magazine/22000
57
1-le système bancaire marocain
Le système bancaire marocam se distingue par un certain nombre de caractéristiques.
C’est un système d'encadrement (taux d'emprunt et plafond de crédit fixé par décisions
administratives, politiques de crédits sélectifs imposées aux banques, etc.). Il est dominé
par des stratégies de cartel. Ceci se reflète dans le comportement des banques face au
crédit : faible pourcentage de prêt en rapport avec les dépôts, priorité nette aux prêts à
court terme pour les banques commerciales, taux de profit très élevé par rapport au
capital, degré de concentration et de centralisation élevé, faible prise de risque, etc. De
plus, les marchés financiers sont encore peu développés.

18
Figure n 8 le taux moyenne de financement

Cette très faible participation du secteur bancaire dans le financement des besoins en
trésorerie et/ou investissement des PME s’explique principalement par :
l'existence d'une asymétrie de l'information entre la banque et l'emprunteur.
La mauvaise qualité des dossiers de crédit.
Le manque de transparence des états financiers sont autant d'éléments provoquant la
réticence des banques à financer les PME.
Seul un tiers des entreprises fait appel à des auditeurs externes pour la certification de
leurs comptes.
Le couvrement des banques contre le risque de défaut des PME, en imposant des taux
d'intérêt élevés, des coûts de traitement, de gestion et de suivi des dossiers de crédit
onéreux et des garanties réelles importantes.

18
Sources of arabe bank 2011
58
En conséquence, le comportement des banques et des PME ne favorise pas l'efficience du
marché de crédit. C’est, la conjonction de ces deux facteurs provoque une situation où les
PME ne peuvent se financer en externe et où les banques ne peuvent réinjecter l'épargne
collectée.

19
tableau n 6 des éléments opposant banque – entreprise

19
Enquête bcp 1996
59
2-Asymétrie d’information et rationnement de crédit des PME

L’asymétrie d’information désigne la distribution inégale de l’information entre deux


agents économiques appelés les insiders et les outsiders. Les insiders sont les agents
internes (ou l’entreprise), en possession de l’information pertinente et stratégique sur
l’avenir et les perspectives de l’entreprise qui n’est pas à la possession des apporteurs des
capitaux (outsiders). Cette distribution inégale de l’information conduit les banquiers à
rationner certaines catégories des PME réputées plus opaques.
L’analyse du rationnement de crédit est compliquée par la multitude des définitions.
Selon Stiglitz et Weiss (1981)20, il y a rationnement de crédit lorsque un emprunteur
(personne, entreprise) est disposé à accepter les conditions de financement (taux d’intérêt,
garanties,...etc.) établies par le prêteur (banque) et que le prêt lui est refusé ; ou il y a
rationnement de crédit lorsque certains emprunteurs se voient systématiquement refuser
du prêt demandé.

Selon Jaffee et Russell (1976)21, le rationnement est fondé sur le montant de prêt
demandé, où le montant obtenu est moins que celui est demandé.

Ce qui rend ces entreprises plus exposées au rationnement de crédit. En effet, le


banquier, pour prendre la décision d’octroi ou de refus de prêt, et pour réduire les risques
liés à cette opération, il investit dans la collecte de l’information pertinente sur
l’entreprise (document comptable, projet à financer,...etc.). Or, dans les PME et les
entreprises nouvellement crées, la production de l’information est réduite à son
niveau minimum. Ces entreprises, ont seulement des actifs immatériels (projet,
promesses, expérience de l’entrepreneur,…etc.) auxquels s’ajoute le manque des
garanties suffisantes (Beck et al, 2008)22. L’absence d’information fiable et objective sur
les PME, conduit amplifier les asymétries informationnelles entre PME et les banques

20
Source analyse (Taux d’intérêt et rendement de la banque)
21
Source The Quarterly Journal of Economics, 1976, vol. 90, issue 4, 651-666
22
Source IT Services are Business Services. In a customer-centric, digital world
60
3-Les exigences des prêteurs

Plusieurs études ont analysé les aspects de la relation banque-entreprise, les facteurs qui
déterminent l’accès des PME au financement, et les conditions applicables à ce
financement (St-Pièrre et Nazik, 2011, Wu, Song et Zeng 2008)23. Ainsi en relève dans
ces études, que certaines entreprises ont plus de difficultés pour obtenir un financement
que d’autres. Sur ce point, les avis sont multiples tels que de Berger et Udell (1992)24,
Hiller et Ibrahimo (1993), St- Pierre (2004)…etc., toutefois, il faut recourir à l’étude
empirique pour la validation .

Donc les difficultés de financement, sont la conséquence des décisions d’affaires, sont
liées à l’importance des risques dans certaines PME, ou certaines PME, n’ont pas les
caractéristiques pour obtenir le financement recherché, l’absence du capital humain,
l’importance de l’équipe sont des facteurs déterminants dans l’accès au capital. La
volonté de l’entreprise à donner des biens en garantie, est un moyen de connaitre sa
capacité à montrer sa solvabilité, et sont des moyens de réduction de risque moral .
Les entreprises dont les difficultés de financement sont importantes dans les entreprises
de petite taille, de savoir et celles ayant un grand risque évalué par la banque, dans notre
études empiriques sur le taux d’intérêt, les exigences en matière de garantie, la relation
banque-entreprise et sur le rationnement de crédit, ont analysé l’impact de la durée de la
relation avec la banque sur les conditions de prêt.
On peut constater que les entreprises qui fournissent moins de garantie et bénéficient des
taux d’intérêt préférentiels, sont celles qui entretiennent une relation de longue durée
avec la banque. De cette divergence de point de vue, il est de haute importance de
déterminer dans quelle mesure, certaines catégories des PME sont désavantagées dans
leurs accès au financement. Malheureusement il est difficile de mesurer directement les «
difficultés de financement ». En revanche, le problème que pose l’analyse des difficultés
de financement des PME, est de montrer dans quelle mesure une ou des variables
données, tels que le chiffre d’affaires, le secteur, R&D,…etc., influent sur l’accès au
financement et/ou sur les conditions d’obtention du financement. Dans cette perspective,
il faut pencher sur la détermination des critères appliqués par les banques pour refuser
des demandes de financement et accepter d’autres.

23
Source La recherche en finance entrepreneuriale - Érudit
24
Source Journal of Political Economy, 1992
61
De façon générale, les PME présentent des caractéristiques à la base des contraintes
financières, Ces contraintes de financement, sont globales et non attachées aux formes de
financement. Les facteurs communément reconnus, sont la taille de l’entreprise, la
concentration de la propriété et de la gestion, la méfiance à l’ouverture du capital, la
dépendance économique et financière à l’égard des fournisseurs et clients, confusion
entre patrimoine du propriétaire et de l’entreprise. Ces caractéristiques et autres, rendent
les PME plus opaques, et constituent des sources réelles de difficulté de financement en
fonds propres et en crédit, susceptibles de freiner leur croissance, Cependant nous
pouvons diviser ces facteurs en quatre groupes homogènes :

la relation banque-PME,
les caractéristiques de l’entreprise,
les caractéristiques de l’entrepreneur
Les études bien qu’elles soient révélateurs ne sont pas concluantes, elles prennent
comme variables dépendantes refus de prêt, taux d’intérêt, garanties demandées,…etc.,
en fonction des facteurs pouvant motiver l’accès d’une PME au financement. Ainsi, les
études ont produit des résultats divergents, à cause des choix des facteurs, des problèmes
de contexte et d’échantillonnage.

4-L’absence d’un marché boursier pour les PME marocaines

Le financement des PME par le marché boursier reste assez peu développé au Maroc. Il
est très restrictif, la loi ne permet qu’aux sociétés anonymes d’émettre les titres,
l’émission des billets de trésorerie (minimum de 100 000,00 dhs), s’ils sont accessibles à
certaines catégories des PME, les exigences en matières de communication, de
transparence et de gouvernance financière ne sont pas respectées par les PME, à cause du
manque des moyens. En revanche, la majorité des PME ne disposent même pas les
caractéristiques pour accéder au troisième compartiment mis en place depuis 2000, et les
conditions sont très élevées par rapport aux spécificités des PME marocaines.

62
En résumé, le facteur institutionnel constitue un grand obstacle d’accès au marché
boursier pour les PME marocaines, il se manifeste par la complexité des règles et des
exigences hors les capacités des PME, même si des allégements fiscaux ont étaient
entretenus.

63
Chapitre 2 : Présentation de l’étude, des résultats et recommandations

Dans les différents stades de leurs développements, les petites et moyennes entreprise
manifeste un besoin chronique des fonds mais vue les insuffisances de ces derniers et
afin de soutenir l’existence et développement, elles se sont diriger vers le financement
externe représenté par un environnement financier diversifiés et le côté national ou
international.
En dépit de cette multitude de source de financement, les PME marocaines ont eu
presque la même tendance de recourir le plus souvent au secteur bancaire, ce qui a
permis la naissance et le développement de certaines relations entre les banques et les
PME. Donc quelle est l'ampleur de cette relation ? Quel est son effet sur l'économie
nationale ?
Pour répondre à ces questions, et pour mieux assiéger la problématique de financement
des PME, notre étude a été menée suivant un aspect quantitative consistant à la
préparation puis l'administration de deux questionnaires suivis d'une analyse et
explication des résultats, le premier adressé aux PME, contenant des questions sur
plusieurs volets à savoir le financement, la formation, le fonctionnement interne, le
foncier, la fiscalité et l'environnement externe est ce pour comprendre l'ensemble des
obstacles qui entravent son développement, et avoir une vue d'ensemble sur la PME au
Maroc. Le deuxième est adressé aux banques afin d'identifier leur relation et leur
comportement envers les PME.

Section I : le cadre général d’étude

1- L’échantillon choisi

La question qui se manifeste à propos de tout représentant est celle de sa


représentativité. Il y a toujours une ambiguïté. Il faut être prudent pour décider dans
quelle mesure les conclusions établis sur un échantillon peuvent être acceptables pour
toute la population. Des risques d'erreurs existent toujours.
Notre enquêtes a été réalisée sur la base d'un échantillon de vingtaine petite et
moyenne entreprise éparpillées sur la région d’agadir et doukkala abda et opérants
dans divers secteurs:

64
17 PME dans le secteur industriel.

3 PME dans le secteur agricole.

5 PME dans le secteur de services

L’échantillon sur lequel nous avons basé pour la réalisation de cette enquête est un
échantillon de attirance qui respecte la rigueur académique nécessitée pour de telles
études, il permet néanmoins par sa taille de 25 entreprises de rationaliser une idée et
certaines capacités générales sur l'état présent de la PME marocaine.
Un travail en profondeur demande des moyens très importants et des facilités de la part
des dirigeants des PME. A ce propos, il faut signaler que notre attention était
d'enquêter à travers un contact direct avec les dirigeants, mais on s'est heurté à des
problèmes énormes. Parfois, il nous a été difficile, voir impossible, de pénétrer dans
certaines entreprises. Autrement dit, le questionnaire est déposé auprès d'un
responsable qui nous demande de revenir ultérieurement ce qui rend presque
impossible le dialogue direct.
La réalisation de notre enquête, nous a permis d'une part de éprouver les spécificités
des PME spécialement sa structure fortement centralisée et la difficulté d'accès aux
renseignements pour tout intéressé notamment le chiffre d'affaires, elle nous a permis
pareillement de constater que la majorité des entreprises ont un esprit de méfiance
quant à la réponse aux questions , cet état de fait témoigne les complications que
rencontre la recherche scientifique dans notre pays.
Cependant, il nous a fallu faire un préalable aperçu, même bref, sur la manière
d'élaboration des questionnaires aussi bien sur leur efficacité que sur leur limites.
Dans ce cadre nous allons présenter les étapes poursuivies pour réaliser les
questionnaires.
2-les questionnaires
Dans la réalisation des deux questionnaires adresses aux banques et entreprise nous
avons combiné les questions de fait et les questions d'opinion, et du point de vue
forme ont a combiné entre questions ouvertes laissant la liberté de répondre à la
personne interrogée et d'autres fermées en leur proposant une liste de réponses parmi
lesquelles elle doit choisir celle qui paraît plus explicative de son opinion.

65
1- Questions fermée
Chaque question est suivie d'une liste de notes parmi lesquelles on peut citer :

 Déterminer un nombre de réponses convenables (ce nombre n'est pas

imposé)

 Déterminer la réponse convenable.

 Classer toutes les réponses proposées.

 Classer toutes les réponses convenables.

Il est facile d’écorcher de telles questions, toutefois, il faut être avisé quant aux
réponses imprévues qui peuvent être un indicateur quant à la non-exhaustivité de la
liste proposée.
2- Questions ouvertes
Ce type de questionnaires sont souvent proposées lors du processus de préparation des
questionnaires et ce pour essayer de limiter les réponses qui seront présentées dans les
questions fermées. Mais la réalisation des questionnaires demande le mélange entre les
deux types de questions, car se contenter à des questions fermées crée une certaine
uniformité à celui qui répond aux questionnaires et qui voit le manque de son opinion
personnelle et se baser strictement sur des questions ouvertes pose beaucoup de
problèmes au niveau de dépouillement.
Ce pendant, la vérité est tellement contrebalançant, la plupart des questions de nos
questionnaires sont fermées pour économiser le temps pour ceux qui répondent au
détriment des questions ouvertes dont les réponses peuvent nous donner une
interprétation globale sur la manière de voir les choses chez les dirigeants des PME et
les banquiers

Section 2 : les résultats et les recommandations

Dans cette section on procédera a la présentation des résultats de l'enquête est la


présentation des questionnaires, premièrement nous analysants les résultats obtenus a
partir de traitement des informations collecter et en suite on va mettre en évidence le

66
nombre de relations entre les petites et moyennes entreprise et leurs moyennes de
financement et en fin nous dressant certaine nombres de recommandations pour un
développement meilleur pour cette catégorie

1- L'analyse du questionnaire adressé au PME

Quels types de besoins de financement avez-vous?

La majorité des petites et moyennes étudier (68%) ont un besoin d'investissement,


tandis que le besoin d'exploitation et a la hauteur de 24 et seulement 8% ont exprimé
un besoin de rénovation.

De combien l'autofinancement peut couvrir vos besoins de financement ?

La grand part des entreprises enquêtées dégagent une capacité d'autofinancement qui
couvre environ 50 % de leur besoin, seul trois n'ont pas besoin de combler leur
financement par le système externes et usent 100 % à leur fonds propres.

Acceptez- vous l'entrée de nouveau actionnaire en cas de difficultés financières?

67
La majorité des entreprises enquêtées refuse l'accès des actionnaires en cas de
difficulté ou besoin de financement, cela peut s'expliquer par la mentalité des gérants

Financement bancaire:

Recourez-vous au financement bancaire ? Accédez-vous facilement au crédit


bancaire ?

Recours au financement bancaire

Oui Non

Accès difficile Accès facile

Effectif 16 6 3

Fréquence 64% 24% 12 %

La majorité enquêtées expédient aux crédits bancaire qui reste un moyen de


financement principale pour faire face à l'insuffisance des fonds propres dont six
trouvent un accès difficile à ce dernier à cause du taux d'intérêt élevé, l'excès de
68
garanties et le manque d'information, et 3 % des entreprises usent à leurs propres
moyens.

Quelle est la forme de crédit la plus demandée ?

On déduit que le crédit la plus demandé par les entreprise enquêté est le crédit à court
terme (45%), suivi des crédits à moyen terme (41%). Par contre le recours aux crédits
à long terme reste timide avec un faible taux de 14%.

Quelle banque avez-vous choisi pour financer votre projet ?

Banque Nombre En %

AttijariWafa banque 5 25 %

BMCE 8 36 %

BMCI 2 9%

Banque Populaire 3 14 %

Crédit agricole 2 9%

Total 20 100 %

On déduits facilement que la BMCE dispose de la majorité des clients avec une
nombre de 36%. Attijari Wafa banque se place dans le deuxième rang avec un taux de
23%, la banque populaire occupe le troisième avec un taux de 14% , la BMCI, la le
crédit agricole sont en dernier avec un pourcentage de 10%.

69
Sur quels critères vous étiez basés pour choisir votre banque ?

Les critères de choix de la banque

Durée plus longue Taux d'intérêt moins élevé Peu de garantie Qualité de
service

Effectif 3 9 4 6

Fréquence 14% 41% 18% 27%

Le taux d'intérêt reste le critère pour le choix de la banque par les PME, mais vu
l'indifférence des taux proposer par les banques, les entrepreneurs se basent sur la
caractère de service avec un taux de 27%, suivi de peu de garantie avec un taux de
18% et la durée plus longue avec un taux de 14%.

Etes- vous client de plusieurs banques ? Si oui, pour quelles raisons?

A certaine grandeur, l'entreprise a besoin de plusieurs sources pour bien traiter sa


structure financière 85% des PME qui usent au financement bancaire préfèrent
plusieurs banques) afin de maîtrise de la faciliter de caisse et donc accroître le niveau
de leur activité, avoir la opportunité d’accumuler un certain montant de crédit
supérieur à celui qu'elles pouvaient obtenir au prés d'une seule banque et enfin
bénéficier d'une qualité de service variable.

Trouvez- vous que la garantie exigée par la banque est raisonnable ?

Plus de 91% des PME qui usent le financement bancaire trouvent que la garantie
exigée n'est pas judicieux.

70
Accédez-vous à d'autres moyens de financement autre que la banque ?

Moyen de Nombre Fréquence%


financement

Capital risque 0 0%

Leasing 17 68 %

Micro crédits 0 0%

Ligne internationale 0 0%

Pour placer en exactitude les méthodes financiers accorder aux la PME, le tableau ci-
dessus peut montrer certaines sources de financement mises en place pour maintenir
leurs structure financier. Par ailleurs, il se voit clairement que la multitude des PME
adoptent au leasing pour financer leurs activités alors qu'il y a un manque d'accès aux
autres moyens à savoir le capital risque, les micro crédits et le financement par les
lignes internationales et ce est dû à la ignorance et la complexités de ces moyens.

VOLET 3: FONCTIONNEMENT INTERNE

Disposer vous des services suivants ?

Les services Nombre Fréquence%


Service comptable 25 100%
Service financier 12 48%
Service technique 7 28%
Service de GRH 6 24%
Service de qualité 5 20%
Service de contrôle de gestion 1 4%
Service d'audit interne 1 4%
Service marketing 0 0%
Service commercial 16 64%

71
L'absence du service marketing et aussi la même chose du service de contrôle de
gestion et l'audit interne dans la plus part des entreprise interviewées peuvent être
étalées par le fait que la grand majorités des dirigeants pensent avoir une connaissance
suffisante de leurs entreprises pour les contrôler et les développer sans avoir recours à
des systèmes qui pourraient nuire l'efficacité et l'esprit d'initiative.

En revanche on remarque que les dirigeants ont commencé à comprendre le rôle que
peut jouer le financier dans le développement des affaires de la société. C'est pour
cette raison 48% des PME ont instauré ce service en parallèle du service de
comptabilité.

Avez-vous réalisé une étude prévisionnelle sur le marché avant la création


de votre entreprise ?

étude prévisionnelle la création de l'entreprise

Oui Non

Effectif 23 2

Fréquence 92% 16%

Pour pourvoir, maintenir et fidélisé et aussi conserver la clientèle, et pour réaliser un


maximum de bénéfice toutes entreprise doit connaître son rôle et son marche. 92%
des interviewés ont effectué une étude prévisionnelle sur le marché avant le lancement
de leur affaires.

72
Pensez-vous à exporter vos produits ?

Exportation des produits

Oui Non

Effectif 3 22

Fréquence 12% 88%

Le résultat de l’insuffisance des moyens financiers, et l’omission d'un cadre


réglementaire spécialisée encourageant l'exportation, les PME préfèrent de se
contenter au marché local

Accordez- vous une importance aux recherches et développement ?

Le service de recherche et développement inexistants dans les entreprises enquêtées,


sauf quatre sociétés qui ont exprimé leurs déterminations de retenir un budget à ces
derniers en vue de se démarquer et gagner des brevets d'invention dans leur secteur
d'activité.

Compte tenu de votre situation actuelle, quel est le but de votre entreprise?

Objectif de la Nombre Fréquence%


PME

Survivre 12 48 %

Etre une 3 12%


entreprise
citoyenne

Augmenter la 22 88%
part de marché

73
Les entreprises cherchent à augmenter leur part du marché et dominer les contraintes
et obstacles ainsi que 12 sociétés essayent de survivre et tenir leur niveau actuel.

VOLET 5 : FISCALITE ET L'ENVIRENEMENT EXTERNE

Quels sont à votre avis les problèmes fiscaux que rencontrent les PME ?

Les Problème fiscaux rencontrées par les PME

Multitude Manque d'un Domaine de Manque de spécialiste


d'impôts cadre l'imposition en fiscalité
spécifique à la forfaitaire
PME

Effectif 13 6 2 4

Fréquence 52 % 25% 8% 16%

La masse des impôts forme la principale contrainte attrapée par les PME enquêtée,
suivi par le manque d'un cadre fiscal spécifique à la PME avec un taux de 25%. Le
manque de spécialiste en fiscalité pour corriger et adapter les choix fiscaux de la PME
constitue lui aussi un handicap avec un taux de 16% , en revanche le domaine de
l'imposition forfaitaire a connu un recul important 8%, cela revient au recours des
PME aux services des fiduciaires et aux différentes améliorations qu'a connu la
fiscalité marocaine.

Quels sont à votre avis les problèmes qui freinent le développent de la PME?

74
La complication de la réglementation demeure le premier obstacle qui entrave la
croissance de la PME avec un taux de 80%, suivi de la corruption (60%) qui devenu
un vrai fléau qui fulmination la société marocaine. Le absence de transparence et le
manque d’assistance de l'Etat s'arrangent avec un taux de 25% tandis que la
conséquence de la mondialisation reste minimal.

Que suggérez- vous pour résoudre la problématique de financement des


PME au Maroc ?

Plus de 75% des sociétés n'ont pas répondu à cette question, les autres ont fourni les
recommandations si déçu :

- l'application d'un taux d'intérêt bas.

- Concevoir une banque pour les PME.

- La formation d'une nouvelle formule de garantie moins contraignante à leurs


investissements.

- réduire le taux d'impôt sur les sociétés (IS) pour encourager l'autofinancement.

- délivrée des subventions et des avantages fiscaux aux PME

2-L'analyse du questionnaire adressés aux banques

Les banques enquêtées sont :

Attijari wafabanques
BMCE
Banque populaire
Crédit agricole

Quelle est la relation que vous entretenez avec les PME ? Assurez vous des services
de conseil et d'assistance envers les PME ?

La nature de la relation entre les Banques et les entreprises est une

75
relation « cliente »et quelquefois une relation de partenariat mais sans toutefois
omettre le service d'assistance, d'accompagnement et de conseil fournie au profit de
toutes les entreprises et non seulement aux PME.

Y a t- il un département ou une cellule au sein de votre banque réservée uniquement


aux PME ?

Toutes les banques interviewées ont affirmé qu'elles disposent d'une cellule réservée
aux PME

Sur quels critères êtes-vous basé pour octroyer un crédit aux PME ?

La majorité des établissements de crédits exigent des cautions et des garanties pour
donner des crédits aux PME, la banque marocaine de commerce extérieur demande on
plus des cautions solidaires, des hypothèques et des nantissements sur fond de
commerce.

Quels sont les types de crédits fréquemment sollicités par les PME ?

On peut facilement remarquer la supériorité des crédits à court terme sur les autres
crédits. En effet les banques financent les PME à hauteur de 100% quant il s'agit de ce
type de crédit, ce pourcentage baisse de 16% pour les crédits de Moyen terme et de
33% pour les crédits à long terme.

76
Généralement on constate un usage assez accentué des crédits à court terme, par
rapport aux crédits à moyen et long terme. Y a t- il une crainte d'octroyer des crédits à
long terme ?

La majorité des banques ont exprimé leur crainte d'octroyer des crédits à long terme car ce
type de crédit présente un risque très élevé

Quel est le pourcentage de financement de l'affaire d'une société ?

Toutes les banques enquêtées peuvent accorder un financement des projets des PME à hauteur
de 80%.

Quelles sont les garanties que vous exigez en contre partie ?

Afin d’éviter les risques de non paiement de la part des PME, les banques sollicitent des
garanties suivantes :

des garanties réelles


hypothèques
nantissement sur fond de commerce

Quelles sont les lignes nationales offertes par votre banque au service des PME ?

Les lignes nationales sont les plus utilisées par les pme à titre d'exemple :

La ligne d'escompte commercial, ligne de crédit documentaire, ligne de financement

Des importations, cautions diverses.

Y a t-il une préférence pour le financement par Les lignes étrangères ?

Toutes les banques ont indiqué qu'il n'y a aucune faveur pour le financement par Les lignes
étrangères.

Quel est le pourcentage des PME adhérentes à ce type de financement ?

Nul proportion n'est nanti, la majorité des banques ont concordé que ce type de financement
se limite aux PME ayant appris pour un matériel de provenance étranger.

Quelles sont vos intentions concernant la qualité des crédits octroyés aux PME en l'an
2010 ?

Les grandes majorités des banques ont affirmé que les crédits seront meilleurs avec l'entrée
des banques étrangères.

Que suggérez-vous pour résoudre la problématique de financement des PME auMaroc ?

77
Pour de résoudre la problématique de financement des PME au Maroc, l'assortiment des
banques enquêtées ont suggéré plusieurs recommandations :

- Dynamiser une relation de partenariat entres la confédération générale des entreprises


marocaines, les banques et organismes de promotion et d'investissement (CRI, ODI, CDG).

- Encourager les PME qui ont un statut de SARL de se transformer à des sociétés
anonymes.

- Encourager les regroupements des PME

- Plus de transparence dans la présentation des dossiers de crédits

3- Recommandations

3-1Recommandations pour améliorer les choix des moyens de financement par


les PME national

Les petites et moyenne entreprises participent à la dynamique de la productivité dans


tous les pays du monde, mais leur fonction est peut être aussi plus grand dans les pays
émergents, par exemple au Maroc elles aident a conservation le contrôle national sur
l'économie,
Ce sont donc les PME qui assureront l'indépendance économique du pays.
Si les PME sont l'avenir du Maroc, force est de reconnaître qu'elles vivent dans un
milieu économique particulièrement opposé surtout dans le domaine financier, c'est
possiblement dans ce domaine que le désavantage compétitif des PME est le plus
marqué.
Rappelons-le : les besoins des PME sont spécifiques pour être elles même flexibles,
elles doivent avoir des partenaires qui le sont aussi .Or, à ce jour, le système financier
marocain n'est pas véritablement organisé pour répondre à toutes les demandes des
PME. Que faire ?
Pour sortir de cette impasse, il y a six réformes qu'il faut prioritairement mener à bien :
Première recommandation

Les PME subissent du manque de capitaux propres, ce qui participe à bousculer leur
endettement et donc, leurs frais financiers. Pour agrémenter ce défi à savoir, le
réconfort de leurs fonds propres, nous procurons les points suivants :

78
Consolider les fonds propres des PME.
Stimuler les réinvestissements des bénéfices et l'auto- financement par la mise en
œuvre d'une fiscalité adapté aux résultats et à la réévaluation des bilans.
Exonérer les droits d'enregistrement sur augmentation de capital par capitalisation de
compte courants d'associés et de dettes dans une approche de restructuration de bilans.

Deuxième recommandation

L’ouverture d'une banque des PME ne doit pas être vue comme un sujet de
concurrence excessive vis à vis du système bancaire marocain.
La banque spécialiste des PME doit cohabiter de façon parfaitement correcte avec des
banques ordinaires. Les formes de crédit allouées par les banques des PME doivent
être adaptées sur le plan du montage juridique (en matière des garanties notamment) et
aussi sur le plan des procédures l'octroi, mais une banque des PME ne doit pas se
contenter de l'octroi de crédit, elle construit son avantage compétitif par rapport aux
autres banques sur la fourniture de services financières adaptés aux PME.
Il y a deux domaines d'intervention de la banque des PME auxquels il faut donner une
absolue priorité, ce sont d'une part, l'intervention en fonds propres et d'autre part
l'octroi de garanties.
Alors, le Maroc doit structurer une véritable culture de l'entreprise et rattraper son
retard en matière de financement des PME et pour cela, et face à la concurrence
internationale qui s'intensifie, le temps presse, il faut créer une banque des PME
(BDPME) très vite
Troisième recommandation

La rétribution des PME marocaines sollicite la dynamisation de la bourse de


Casablanca, celle-ci ne peut se stimuler que lorsque les entreprises marocaines, et plus
spécialement les PME, seraient cotées en bourse. Aujourd'hui la participation du
marché boursier au financement des PME est maigre malgré les améliorations fiscales
qui repoussent l'introduction à la bourse .Ainsi, nous percevons, jusqu'à présent,
purement dix PME existant à différents secteurs sont cotées en bourse, elles
représentent 12,5% du sommes des entreprises cotées et seulement 0.1% des PME
nationales .Par ailleurs, une seule entreprise spécialisée dans les nouvelles

79
technologies de l'information a été cotée en 2001 sur ce nouveau marché .
Expliquer les bienfaits d'une introduction en bourse à travers les moyens de
communications (tv-radio-les journaux).
Convaincre les dirigeants des PME que l'ouverture du capital ne leur fait pas perdre le
contrôle de la société.
Revoir les exigences d'introduction en bourse jugées sévères et les rendre plus
adaptées aux PME Marocaines.

Quatrième recommandation

Actuellement, le métier du capital risque au Maroc se définit par un vide juridique, ce


qui détourne l'apparition de nouvelles sociétés du capital risque. Dans ce cadre nous
persuadons les points suivants :
 Mise en place d'un cadre juridique pour engendrer une confiance entre les
acteurs du capital risque et résoudre certains problèmes tels que le
problème lié à la législation fiscale.
 Établir des compagnes de promotion du capital risque en faveur des
dirigeants des PME à travers des visites de salons professionnels et des
mailings personnalisés.

Élargir l'offre à toutes les PME et ne se limiter pas aux seules PME innovantes

Cinquième recommandation

L’achèvement de locaux en faveur des jeunes promoteurs à la recherche


d'implantation, et avec des exigences logiques.

La réalisation des zones industrielles aux jeunes par les collectivités locales tout en
ralentissant une part de ces zones à cette catégorie d'entrepreneurs. Réserver une part
des marchés publics aux jeunes promoteurs par la moyenne d'une sensibilisation de
certain organisme public.

La réalisation d'un guichet unique a la place les centres régionaux d'investissement qui
n'ont pas réussi à répondre à leurs besoins pour que le financement de leurs projets
d'investissement ne traîne pas

80
Traiter les jeunes promoteurs de façon égalitaire.

3-2 recommandations générale

Les avis Les recommandations ou précédentes constituent des conditions nécessaires


pour la modernisation des PME mais elles ne sont pas satisfaites, il faut que l'Etat
marocaines préposent des améliorations pour réaliser un vrai commencement des PME
marocaines qui sont par nature moins développée pour résister à des difficultés stables.
La conscience des facteurs qui simulent les mobilités de création et de disparition des
PME, ainsi que les éléments constituant leur force et les éléments de découragement,
nous a aidés à citer quelques appuis qui peuvent couvrir à leurs problèmes.
Première recommandation

La définition récente de la charte de PME de 2002, ne nous parait pas adaptée car la
taille d'une entreprise est fortement liée à son domaine d'activité, elle ne sépare pas
entre petite et moyenne PME.
Nous aspirons donc de fixer des accès en fonction de l'activité de l’entreprise, ils
seraient sélectionnés après une large consultation des organisations professionnelles
concernées et révisable sur demande justifiée.
Deuxième recommandation

L'estimation des procédures administratives a mis en évidence la nécessité d'améliorer


l'efficacité de l'administration par la simplification de son progression et de renforcer
son rôle de guide, l'objectif étant de diminuer le temps et les ressources que les chefs
d'entreprise simulent à accomplir les diverses procédures administratives, les leviers
d'action pour le progrès sont multiples et se déclinent à plus au moins long terme.

Troisième recommandation

Les marchés publics jouent un rôle décisif dans le développement et le réussite des
PME, pour cela nombreux mesures doivent être capturer pour leurs fournir une part
importante de l'achat public et l'accès aisé et facile à des nouveaux marchés
internationaux. De ce fait nous proposons les suggestions suivantes :

81
 Réserver une quotte- part (de 30 à 40%) des marchés publics aux PME.
 Inciter les PME au regroupement : ce procédé est sous utilisé par les
PME alors que dans des cas il pourrait constituer pour elles une alternative intéressante
à la sous traitante ou à l'allotissement, tout en offrant de meilleures garanties
d'exécution de marché pour le donneur d'ordre.
Quatrième recommandation

Le compétition que le Maroc doit relever est celui d'entrer dans l'économie du savoir,
s'il veut accabler de nouveaux marchés, car plus la scansion de recherche et
développement est plus cruelle, plus la part à l'exportation est très élevée, donc avoir
sa morceau dans le commerce mondial

Cinquième recommandation

Inciter les petites et moyenne entreprise qui réalise la production et l’exportation , On


ne peut pas repasser le point de l'export sans citer les PME allemandes qui constituent
l'exemple réussi sur le plan mondial, En conséquence elles exécutent 14% de leur
chiffre d'affaires à l'exportation (30 % du PIB).
A l’éclairage de cette action nous inspirons les recommandons suivantes :
- Réformer la connaissance des marchés étrangers et des conditions
d'implantation.
- Renforcement de taille des entreprises par des mesures qui favorisent
l'embauche et l’aisance en matière de droit social, car 90% des PME marocaines
ont moins de 10 salariés.
- Donnez confiance aux PME et les reconnaître à leur juste valeur.
- Coordonner les efforts des organismes de promotion des exportations, adapter
leurs missions aux spécificités de la PME et réformer le statut des cadres qui y
travaillent

82
Conclusion de la deuxième partie

L'appréciation de financement des entreprises marocaines montre un empêchement


d'accès de ces dernières au premier rang au crédit bancaire et notamment aux crédits
d'équipement et ce bien que l'augmentation de la part des crédits à moyen terme dans
l'encours total des banques. Et Après la sous utilisation du marché boursier et aussi la
déficience d'utilisation des moyens de financement alternatif (le capital risque et le
crédit baille, micro crédit).
Pour faire Face à cette situation et pour protéger la mise à niveau et améliorer la
compétitivité des PME assujetties aux exigences de libre échange, des efforts
supplémentaires visant la promotion des fonds privés au service de la PME méritent
d'être mis en œuvre. Ces efforts devraient converger vers l'appui de son financement
par la mobilisation des fonds bancaires, la dynamisation du capital risque et la
consolidation voire la révision du rôle de la bourse, des institutions de micro crédits,
des sociétés de leasing.

83
CONCLUSION GENERALE

La place qu'elles occupent dans l'économie et principalement dans le secteur industriel


dans les pays en voie de développement comme le notre, Les PME énormément
répandues d'après les études et les observations éprouvent beaucoup plus de faiblesses
et ceux pour nombreuse raisons, soit internes, c'est à dire propres à l'entreprise, soit
externes attachées à son environnement.
Dans notre pays, l'action de promotion des PME est très récente, dans ces dernières
décennies que les pouvoirs et les autorités l'ont optée pour dénouer les problèmes
socio-économiques (Chômage- l'exode rural...).
Donc, il faut inciter les PME, cependant l’important obstacle qui empêche son
développement reste le problème de financement, soit par la faiblesse des moyens de
financement, soit par la complexité des procédures à suivre pour octroyer des crédits.
En revanche les efforts menés par les organismes nationaux et internationaux pour
dresser un climat favorable aux PME, il reste beaucoup à faire de la part de l'Etat et de
la part des bailleurs des fonds tant que les PME réclament une assistance financière
accrue, l'assouplissement des procédures et la diversification des techniques bancaires.
Le nouvel ordre économique international, marqué par la Mondialisation de
l'économie (systèmes productifs, marchés, biens et services, capitaux et main-d’œuvre)
impose des règles de gestion (planification et contrôle) plus strictes aux entreprises,
catégories, tailles et secteurs confondus.
Dans un tel contexte turbulent et incertain, les frontières technico-économiques et
sociopolitiques des entreprises, n'est pas clairement définies, sont devenues
d'avantages flous et perméables. Ce qui était éprouvé défaille, ce qui était clair
s'embrouille et ce qui était maîtrisé se rebelle .L'action de l'entreprise sur son
environnement devient encore malaisée.
La PME doit faire face à une compétitivité multidimensionnelle impliquant toutes ses
fonctions et domaines d'activités. Elle doit s'organiser pour mieux agir, exploiter
rationnellement ses ressources, diffuser à grande échelle ses produits, anticiper le
comportement des différents intervenants et faire défendre ses intérêts dans le but de
continuer à assurer son existence

84
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrage :
• Azzouzi, B. (1997), « PME et stratégie de développement au Maroc »,
AlmaarifAljadida.
• Baker, M. Wurgler, J. (2002), « Market Timing and Capital Structure », Journal of
Finance, [enligne]. Disponible sur : http://www.nber.org/papers/w8750.pdf
(consulté le 20/09/2014).
• Jean Louis Megnien et Adnane Chmanti : "Guide de la bourse au Maroc ", 1ère édition
1997
• Nadine Jolis : "compétence et compétitivité", édition 1998
• Najib IBN Abdeljalil : " évaluation & financement des investissements de
l'entreprises" , 1er édition 2002.
• B. AZZOUZI, « PME marocaine : de la promotion au développement », ALINMAA,
n°8-9, 1990.

Articles :
• communique de presse bource de Casablanca (Casablanca, le 19 mai 2015)
• la vie économique les pme en souffrance (11/3/2018)
• E-borsa news LA NEWSLETTER DE LA BOURSE DE CASABLANCA (Mai - Juin
2015 - N° 13)
• LES ÉCO PME - JEUDI 29 MAI 2014

Rapports ET études:
• LE FINANCEMENT DES PME ET DES ENTREPRENEURS 2018 : TABLEAU DE
BORD DE L’OCDE
• LE FINANCEMENT DE LA PME EN FINANCE ISLAMIQUE Halsaâ BENZHA –
Ribh Finance JOB : mp DIV : 90mpJ p. 1 folio : 1 --- 17/3/08
• LES PROGRAMMES D’APPUI A LA COMPETITIVITE DES PME Date: 25-9-
2013 Hanane SADEQ
• Attijariwafa bank dar al mokawil LES PROGRAMMES D’APPUI
• Programmes de soutien à l’investissement de croissance IMTIAZ/ISTITMAR
CROISSANCE NOTE D’INFORMATION (maroc pme)
• ANPME PROGRAMMES IMTIAZ & MOUSSANADA Casablanca 25 Septembre
2013
• observatoire des métiers de la banque, des métiers de qualification et de l’égalité entre
les femmes et les hommes dans les banques, mars 2014
• The Economist Intelligence Unit Limited « The disruption of banking»,2015
• Les PME au Maroc Éclairage et Propositions (ministère de l’économie Direction de la
Politique Économique Générale
• Conjoncture N° 985 - 15 octobre - 15 novembre 2016 w

85
• Eclairage sur la situation des pme marocaine Oussama TILFANI Chargé d’étude
INFORISK – Mai 2011
Mémoires:
• Mémoire en ligne (le financement des pme marocaines) annasse taqi 2008
• Financement externe des PME-PMI marocaines Nihad DINE-DINE Doctorante
au Laboratoire de Recherche en Comptabilité-Management-Audit Ecole Doctorale
Economie et Gestion, FSJES-Oujda
• La situation des PME au Maroc : état des lieux et propositions Travail établi par :
Mlle Bouchra Fakiri M. Ahmed Zerrad M. Yassine El Mahfoudi Décembre 2015
• financement des pme marocaine (Les pme et le développement local par Mostafa
DABDOUB Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales -Casablanca
- Maroc - Master national en économie de développement territorial et
management local 2013.
.
Lois et réglementations:
• LOI N° 53-00 FORMANT CHARTE DE LA PETITE ET MOYENNE
ENTREPRISE Dahir n° 1-02-188 du 12 joumada I 1423 (23 juillet 2002) B. O. n°
5036 du 15/09/2002

Les sites web :


• www.leconomiste.com/article/898827-programmes-de-soutien-aux-pme-le-d-tail-
des-dispositifs-de-mise-niveau
• www.academia.edu/RegisterToDownload#UploadPapers
• http://fr.financialislam.com/la-finance-islamique.html
• www.casablancabourse.com/BourseWeb/.../Rapport2015
• www.chambredesrepresentants.ma/fr/system/files/documents/depp_fr.pdf
• https://www.finances.gov.ma/Docs/DB/2017/depp_fr.pdf
• https://www.lecho.be › Opinions › Carte Blanch
• www.memoireonline.com/10/09/2818/m_Limpact-de-la-structure-financiere-des-
entreprises-marocaines-sur-leurs-performances0.html

86
ANNEXE 1

Dans le cadre de la préparation « Financement des PME au Maroc :»pour l'obtention


du Master Spécialisé en ingénierie financière et finance islamique. Nous vous prions
de contribuer à l'enrichissement de cette étude toute en remplissant le questionnaire
suivant, avec notre ferme engagement d'assurer une grande confidentialité des
informations fournies.

Merci d'avance pour votre collaboration

IDENTIFICATION DE L'ENTREPRISE

Dénomination sociale ......................................................

Siège social :....................................................................................................

Forme juridique :.......................................................................................... Activité


principale :..........................................................................................

Nombre des employés ..........................................................................................

Chiffre d'affaires :..............................................................................................

Date de création :................................................................................................ Responsable


contacté ...........................................................................................

Poste occupé : ...................................................................................................

VOLET 1 : FINANCEMENT DES PME

Quels types de besoins de financement avez-vous?

Besoin d'investissement Besoin d'exploitation

Besoin de rénovation

L'autofinancement

De combien l'autofinancement peut couvrir vos besoins de financement ?

De 0% à 25% De 25% à 50%

De 50% à 75% De 75% à 100%

Acceptez- vous l'entrée de nouveau actionnaire en cas de difficultés financières?

.........................................................................................................................

87
financement bancaire

Recourez-vous au financement bancaire ?

Oui Non

Accédez-vous facilement au crédit bancaire ?

Oui Non

Si non pourquoi ?

......................................................................................................................

Quelle est la forme de crédit la plus demandée ?

Crédit à long terme

Crédit à moyen terme

Crédit à court terme

Quelle banque avez-vous choisi pour financer votre projet ?

.....................................................................................................................

Sur quels critères vous étiez basés pour choisir votre banque ?

Peu de garantie

Taux d'intérêt moins élevé qualité de service

Etes- vous client de plusieurs banques ?

Oui Non

Si oui, pour quelle raison?

.......................................................................................................................................................
Avez-vous bénéficié de l'assistance de votre banque dans l'étude de votre projet
d'investissement ?

.......................................................................................................................................................

Trouvez- vous que la garantie que exige la banque est raisonnable ?

Oui Non

Autres moyens de financement


88
Accédez-vous à d'autres moyens de financement autre que la banque ?

Oui Non

Si oui, les quels ?

Ligne internationale de financement

Micro crédits

Crédit bail

Capital risque

Bourse

Autres ............................................................ ...................................................

Si non, pourquoi ?

Réticence Manque d'information

Méconnaissance de ces moyens

Etes-vous au courant de la création d'un troisième compartiment pour les PME en


bourse ?

Oui Non

Pensez-vous à introduire votre entreprise en bourse ?

Oui Non

Si non, pourquoi ?

Capital minimum Coût d'introduction

Ouverture d'un pourcentage du capital Autres ................................... ..........

Si oui, quels sont les objectifs envisagés (par ordre préférence) par cette introduction?

Reconnaissance dans le secteur professionnelle

Diversification de l'offre financier et bancaire

Opportunité de croissance externe

89
VOLET 2 : FORMATION

Comment jugez-vous le niveau de formation de votre personnel ?

Très satisfaisante satisfaisante

Peu satisfaisante Pas du tout satisfaisante

Disposez- vous d'une politique de formation du personnel ?

Oui Non

Que pensez-vous du niveau de formation des nouveaux recrutés ?

Leur formation est très théorique Manque de communication

Autres...............................................................................................................

VOLET 3 : FONCTIONNENT INTERNE

Disposer vous des services suivants ?

Service comptable Service de qualité

Service financier Service de contrôle de gestion

Service technique Service d'audit interne

Service de GRH Service marketing

Avez-vous réalisé une étude prévisionnelle sur le marché avant la création de votre
entreprise ?

Oui Non

Pensez-vous à exporter vos produits ?

Oui Non

Accordez- vous une importance aux recherches et développement ?

Oui Non

Compte tenu de votre situation actuelle, quel est le but de votre entreprise?

Survivre Augmenter la part de marché

Etre une entreprise citoyenne Autres..............................

90
VOLET4 : FONCIER

D'après vous quelles sont les entraves fonciers les plus fréquentes ?

Indisponibilité de terrains indisponibilité des parcs industriels Hausse des prix de locaux
Absence d'un vrai programme d'aménagement

Zone industrielle non adaptées aux besoins des entreprises

Autres...............................................................................................................

L'emplacement choisi est-il conforme avec la nature de votre activité ?

Oui Non

VOLET 5 : FISCALITE ET L'ENVIRENEMENT EXTERNE

Quels sont à votre avis les problèmes fiscaux que rencontrent les PME ?

Manque d'un cadre spécifique à la PME Manque de spécialiste en fiscalité

Multitude d'impôts Domaine de l'imposition forfaitaire

Administration fiscale bureaucratique Autres.......................................

Quels sont à votre avis les problèmes qui freinent le développent de la PME?

Bureaucratie administrative Manque de transparence

Corruption Complexité de réglementation

Difficulté d'accès au marché local Manque de soutien de l'ÉTAT

Effet de la mondialisation Faible pouvoir d'achat


Autres.........................................................................................................

Que suggérez- vous pour résoudre la problématique de financement des PME au


Maroc ?

.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................

91
Questionnaire pour les banques

Dans le cadre de la préparation « Financement des PME au Maroc :»pour l'obtention du


Master Spécialisé en ingénierie financière et finance islamique. Nous vous prions de
contribuer à l'enrichissement de cette étude toute en remplissant le questionnaire suivant, avec
notre ferme engagement d'assurer une grande confidentialité des informations fournies.

Merci d'avance pour votre collaboration

La relation banque-PME du point de vue banque

Identification de l'agence bancaire :

Nom de l'agence bancaire :

L'adresse :

Quelle est la relation que vous entretenez avec les PME ?

Partenariat clientèle autres

Si autres, veuillez préciser SVP ?

........................................................................................................................
........................................................................................................................

Assurez-vous des services de conseil envers les PME ?

Oui Non

Y a t- il un département ou une cellule au sein de votre banque réservée uniquement aux


PME ?

Oui Non

Assurez-vous des services d'assistance envers les PME ?

Oui Non

Le comportement des banques envers les PME

1) les critères d'octroi d'un crédit

Sur quels critères êtes-vous basé pour octroyer un crédit aux PME ?

Confiance garantie Autres

Si autres veuillez les précisez SVP ?


.........................................................................................................................
92
2)les crédit bancaires

Quels sont les types de crédits fréquemment sollicités par les PME ?

Court terme moyen terme long terme

Quel est le pourcentage de financement de l'affaire d'une société ?

........................................................................................................................

3) les risques et garanties

Quelles sont les garanties que vous exigez en contre partie ?

.........................................................................................................................

Généralement on constate un usage assez accentué des crédits à court terme, par
rapport aux crédits à moyen et long terme. Y a t- il une crainte d'octroyer des crédits à
long terme ?

.......................................................................................................................................................

4)l'usage des lignes de financement

Quelles sont les lignes nationales offertes par votre banque au service des PME ?

.......................................................................................................................................................

Y a t-il une préférence pour le financement par Les lignes étrangères ?

Oui Non

Si oui veuillez les précisez ?

........................................................................................................................

Quel est le pourcentage des PME adhérentes à ce type de financement ?

........................................................................................................................
.............................................................................................................................

5) l'évaluation de financement par la banque

Les différents instruments de financement utilisés par les PME ont-ils donné le résultat
escompté ?

.......................................................................................................................................................

Quelles sont vos intentions concernant la qualité des crédits octroyés aux PME en l'an
2017 ?

93
.......................................................................................................................................................

Que suggérez-vous pour résoudre la problématique de financement des PME au


Maroc ?

.......................................................................................................................................................

ANNEXE 2
LES PROGRAMMES DE FINANCEMENT

94
95
L’entreprise COMATECH .catalogue

96
97
TABLE DES MATIERES

DEDICACE…………………………………………………………………………………..……………1

REMERCIEMENTS……………………………………………………………………………….………2

LISTE DES FIGURES……………………………………………………………………………….…….3

RESUME, ABSTRACT……………………………………………………………………………………4

SOMMAIRE ……….………………………………………………………………………………………5

INTRODUCTION GENERALE ………………………………………………………………..7

PARTIE 1 : LA PRESENTATION DE L’ENREPRISE COMATECH ET APPROCHE


GENERAL SUR LA PME MAROCAINE ……………………………………………………...9

INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE………………………………………………..9

CHAPITRE 1 : LA PRESENTATION DE L’ENTREPRISE COMATECH ET DEFINITION


DE LA PME MAROCAINE …………………………………………………………………....10

SECTION 1 : LA PRESENTATION DE L’ENTREPRISE COMATECH………………..……10

1. LA PRESENTATION DE L’ORGANISME D’ACCEUIL……………………………...10


2. LA DESCRIPTION DES SERVICES DE L’ENTREPRSE ………………………….…13
3. LES TACHES EFFECTUES ET LES COMPETANCES AQUISES……………….......14
SECTION 2 : LES DIFFERENTS APPROCHES SUR LA PME MAROCAINES …………....16

1. LA DEFINITION OFFICIELLE DE LA PME MAROCAINE ……………………...….16


2. LA PLACE ET LE ROLE DE LA PME DANS L’ECONOMIE NATIONAL ……...….17
CHAPITRE 2 : LES MESURES D’AIDES ET CONTRAINTES A L’EVOLUSION DE LA
PME AU MAROC ………………………………………………………………………………22

SECTION 1 : LES MESURES D’AIDE AUX PME MAROCAINES………………………..22

1. LE CADRE INSTITUTIONNEL DE LA PROMOTION DES PME MAROCAINES....22


2. LES MESURES D’AIDE D’ORDER FINANCIER ,FONCIER ET
ADMINISTRATIF………………………………………………………………………23
SECTION 2 : LES CONTRAINTES DE L’EVOLUSION DES PME MAROCAINES ………27

1. LES OBSTACLES D’ORDER INTERNE ……………………………………...………27


2. LES OBSTACLE D’ORDER EXTERNE …………………………………...………….29
PARTIE 2 : LES MODATLITES ET LES DIFFICULTES DE FINANCEMENT DES PME
MAROCAINES………………………………………………………………………………….34

INTRODUCTION DE LA DEUXIEME PARTIE ………………………………….…………34

98
CHAPITRE 1 : LES MODALITES DE FIANCEMENT DES PME MAROCAINE ……...…..35

SECTION 1 : LES SOURCES DE FINANCEMENT ………………………….………………35

1. LES SOURCE DE FINANCEMENT INTERNE ………………….……………………35


2. LES SOURCES DE FINANCEMENT EXTERNE………………………………...……40
3. L’AGENCE NATIONAL DE PROMOVOIRE DES PME ANPME ……………….…43
SECTION 2 : LES DIFFECULTES D’ACCES DES PME AU FINANCEMENT DES ………58

1. LE SYSTEME BACAIRE MAROCAINE ………………………………………….…..58


2. L’ASYMTRIE D’INFORMATION……………………………………………………..60
3. LES EXIGENCES DES PRETEURES………………………………………………..…61
4. L’ABSENCE D’UN MARCHE BOURCIER……………………………………………62
CHAPITRE 2 : LA PRESENTATION DE L’ETUDE ET DES RESULTATS…………...……64

SECTION 1 : LE CADRE GENERAL DE L’ETUDE………………………………….………64

1. LE CHANTILLION CHOISI ………………………………………………………..…..64


2. LE QUESTIONNAIRE …………………………………………………………….……65
SECTION 2 : LES RESULTATS ET LES RECEMANDATIONS ………………...…………..67

1. L’ANAYSE DE QUESTIONNAIRE ADRESSE AUX PME ……………………….….67


2. L’ANA LYSE DE QUESTIONNAIRE ADRESSE AUX BANQUES………..
3. LES RECEMANDATION
CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE…………………………………………………83

CONCLUSION GENERALE……………………………………………………………………84

BIBLIOGRAPHIE ………………………………………………………………………………85

ANNEXE ………………………………………………………………………..………………87

TABLE DES MATIERES ………………………………………………………………………99

99