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Kambale Kavutirwaki et Ngessimo M.

Mutaka

Dictionnaire kinande-français
Avec index français-kinande

Avec une préface du prof. Claire Grégoire

Collection digitale
« Documents de Sciences humaines et sociales »
© Musée royal de l'Afrique centrale, Tervuren (Belgique) 2012
www.africamuseum.be

Toute citation doit être référencée.


Toute reproduction de cette publication à fin autre que privée ou éducative, que ce soit par impression, photocopie ou
tout autre moyen est interdite sans l'autorisation écrite préalable du Service des Publications du MRAC,
Leuvensesteenweg 13, 3080 Tervuren, Belgique.

ISBN : 978-9-4916-1501-6
Dépôt légal : D/2012/0254/12
i

Kambale Kavutirwaki et Ngessimo M. Mutaka

Dictionnaire kinande-français
avec index français-kinande

Avec une préface du


prof. Claire Grégoire
Musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren)

Musée royal de l’Afrique centrale – Tervuren, Belgique


2012
ii

PRÉFACE

Mgr SIKULI Melchisédech

Parmi les multiples caractéristiques d’un peuple et les éléments véhiculaires de sa culture, nous devons
mentionner la langue maternelle. Qui affirme appartenir à un peuple ne le fera pas avec évidence sans en
connaître la langue maternelle. Celle-ci constitue sans nul doute pour les Nande une des principales
composantes du patrimoine sacré qu’ils tiennent de leurs ancêtres. Il leur revient de la conserver avec fierté
en mettant tout en œuvre pour en faire connaître et valoriser la richesse anthropologique, linguistique et
scientifique.

C’est un devoir sacré pour les parents et les adultes dans chaque famille, puis à l’école, de
transmettre les bonnes manières aux enfants pour qu’ils grandissent en âge et en sagesse en vue de devenir
demain des citoyens respectueux des valeurs qui fondent la dignité de l’homme dans son être et dans son
agir. Ce serait un leurre de croire que les gens de l’extérieur accompliront ce devoir sacré à notre place.
L’une de ces bonnes manières au niveau de la famille est sans nul doute d’enseigner notre langue maternelle
à nos enfants, car celle-ci demeure un élément à ne pas négliger dans les efforts déployés dans tous les sens
pour le développement intégral de la communauté et du pays tout entier.

Une simple visite chez certains peuples des pays voisins nous fait constater avec une heureuse
surprise la parfaite maîtrise par les enfants, non seulement de leur langue maternelle, mais aussi des langues
nationales et/ou officielles. Chez nous, par contre, l’impression serait que, dans certains milieux, la
préférence va à la langue swahili, d’ailleurs mal connue par la plupart, et parlée comme si le kinande était
rabaissant. Ne risquons-nous pas ainsi d’être des déracinés, de nous aliéner et de perdre l’aspect
fondamental de ce qui constitue notre identité propre, condition pour répondre efficacement avec les autres
au rendez-vous enrichissant du donner et du recevoir ? En effet, une personne qui ignore sa langue
maternelle est comparable à un arbre qui manque de racines.

Nous exprimons notre gratitude au professeur Philippe Mutaka pour ce Dictionnaire kinande-français.
Nous encourageons les membres de la communauté yira et autres à accueillir et à consulter cet ouvrage.
Tous y trouveront un outil précieux qui les replonge dans la culture nande. Puisse ce nouveau dictionnaire
constituer un des livres qui nous incitent à l’amour d’instruire nos enfants pour reconstruire la paix, l’unité
véritable et de promouvoir le développement intégral de notre peuple.

+ Melchisédech SIKULI PALUKU


Évêque de Butembo-Beni
iii

Préface

Claire Grégoire

Le Dr Kavutirwaki Kambale a élaboré un important Dictionnaire de sa langue maternelle, le kinande (langue


bantoue, zone D de la classification de Guthrie). Ce travail a été mené avec l’assistance financière et
scientifique de la section de Linguistique du Musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren, Belgique).
Malheureusement, le Dr Kavutirwaki est mort avant d’avoir fini ce travail scientifique. Depuis lors, le
manuscrit du Dictionnaire kinande est resté longtemps dans nos archives en attendant que nous trouvions
une solution adéquate pour le corriger et le publier dans de bonnes conditions.

Avec l’aide du professeur Larry Hyman de l’Université de Californie à Berkeley, et aussi du


D Robert Hedinger de la branche SIL/Yaoundé, nous avons réussi à obtenir la collaboration de Ngessimo
r

Mutaka, qui est un locuteur natif du kinande et également un linguiste (avec un Ph.D. de l’University of
Southern California, Los Angeles), pour qu’il parachève cet important document tout en l’enrichissant avec
des données supplémentaires. La contribution du Dr Mutaka s’est avérée très appréciable avec, notamment,
l’ajout de l’introduction au Dictionnaire, de la section sur les plantes médicinales, des expressions
phrastiques et de nombreuses entrées lexicales.

Nous saisissons cette occasion pour adresser nos sincères remerciements aux nombreux informateurs
qui ont aidé les Dr Kambale Kavutirwaki et Mutaka à collecter le matériel pour ce Dictionnaire. Nous
remercions particulièrement le professeur Francesco Remotti de l’Université de Turin pour avoir fourni un
ticket aller-retour Yaoundé-Entebbe (en Ouganda) qui a permis au Dr Mutaka de collecter des données
supplémentaires à Butembo ; M. Marcel Mutaka, sœur Euphrasie Melonde, le prof. Kamabu Valentin et
M. Kasilongo pour leur contribution à la section sur les plantes médicinales du Dictionnaire ; le Dr Robert
Hedinger pour son travail de correction et de conversion des données du logiciel Shoebox en version Word ;
le prof. Larry Hyman pour ses remarques généreuses sur le contenu du Dictionnaire ; ma collègue, le
prof. Yvonne Bastin, pour l’encadrement du Dr Kavutirwaki lors de la préparation du manuscrit de la
première version du Dictionnaire. Nos remerciements s’adressent également à nos propres autorités du
Musée royal de l’Afrique centrale pour avoir consenti d’investir d’importants moyens financiers pour la
publication de ce Dictionnaire.

C’est avec un véritable plaisir que j’ai appris que Mgr Sikuli Paluku Melchisédech, évêque du diocèse
de Butembo-Beni, a également écrit une préface à ce Dictionnaire afin d’encourager la population nande à
renouer son intérêt tous azimuts à sa culture et à sa langue. Le fait de publier ce Dictionnaire dans la série
des travaux du Musée est notre manière de contribuer également à la culture nande et à l’éducation de ce
peuple.

Claire Grégoire
Chef honoraire de la section de Linguistique
Musée royal de l’Afrique centrale
iv

Sommaire

Introduction au Dictionnaire du kinande : notes grammaticales ……………………. v


0. L’aire nande et ses activités principales ……………………………................................. vi
1. Une présentation succincte de la grammaire du kinande ……………………………….. vii
1.1. Au sujet des entrées du dictionnaire ……………………………….……………………. vii
1.2. Les entrées des formes verbales ……………………………………..…………………… vii
1.3. Les entrées nominales ……………………………………………………………………… viii
1.4. Des entrées potentielles ……………………………………………….………………….. xi
1.4.1. Entrées potentielles ou productives dans les formes nominales …………………… xii
1.4.2. Les formes verbales en -i ̧re dans un temps du passé ………………………………… xii
1.4.3 Les entrées potentielles avec les extensions verbales …………...…………………… xiii
1.4.3.1. Le passif ……………………………………………………………..…………………. xiii
1.4.3.2. Le causatif …………………………………………………………..…………………. xiii
1.4.3.3. Les autres extensions verbales …………………………………..…………………… xiv
1.4.4. Les entrées potentielles avec le réflexif yi- …………………………………………… xvi
1.4.5. Les entrées potentielles avec l’auxiliaire ya- ‘aller’ …………...…………………….. xvii
1.4.6. Les entrées potentielles employant les marqueurs de temps ………………………. xvii
1.5. Quelques considérations phonologiques ………………………………………………… xxv
1.5.1. Les voyelles de base et les voyelles de surface …………………..…………………… xxv
1.5.2. L’interprétation phonétique de certaines consonnes……………..…………………… xxvi
1.5.3. Processus phonologiques ……………………………………………………………….. xxvii
1.5.4. Notes au sujet de deux processus morphologiques ………………………………….. xxx
2. Les cas problématiques et les solutions proposées ………………….……………………. xxxi
2.1. La transcription des voyelles ……………………………………………………………… xxxi
2.2. La transcription de b, bb, g, l, ll, tt, t de Kavutirwaki (1978) .... …………………… xxxii
2.3. La transcription de la nasale palatale -ɲ- différente de ni ̧-a …………………………. xxxii
2.4. La marque de la voyelle ATR dans les entrées lexicales ………..…………………….. xxxii
2.5. La marque des tons dans les idéophones et les onomatopées ….……………………… xxxiii
3. Notes finales …………………………………………………………………………………… xxxiii
4. Références ……………………………………………………………………………………… xxxv

Dictionnaire kinande-français ………………………………………….. 1


Index français-kinande …………………………………………………….………………… 177
Appendice 1 : Expressions phrastiques (cf. ehisimo n’emisyo) …….…………………… 272
Appendice 2 : Les noms nande ……………………………………………………………….. 281
Appendice 3 : Les plantes médicinales …………………………………..………………….. 289
Terminologie des plantes médicinales ………………..…………………… 289
Classification des plantes selon leur usage médicinal …………………… 296
Terminologie des maladies en kinande …………………………………… 298
Traitement de certaines maladies avec des plantes médicinales ………. 300
Appendice 4 : Notes sur le Dictionnaire kinande du point de vue des Bakonzo,
par Philippe Mutaka, Stanley Baluku et Syahuka Muhindo ………………… 305
v

Introduction au Dictionnaire du kinande : notes grammaticales


Ngessimo Mutaka
University of Yaounde 1

Dans cette introduction, je voudrais présenter les points suivants : 1) des principes de la linguistique
moderne qui ont milité pour le choix de la présentation des items lexicaux de ce Dictionnaire ; 2) la
manière dont les cas difficiles ont été traités ; 3) quelques notes au sujet de l’intégration du Lexique nande de
Kavutirwaki (1978) dans le présent Dictionnaire et quelques observations sur le genre de nouvelles données
de ce Dictionnaire que Kavutirwaki a fournies au MRAC de Tervuren1. Mais avant d’aborder ces différents
sujets, je me permets de présenter brièvement l’aire nande ainsi que l’ethnie nande.

0. L’aire nande et ses activités principales


La communauté nande vit dans une région relativement vaste dans la province du Nord-Kivu en République
démocratique du Congo où elle constitue 60 % de la population dans les territoires administratifs de Beni et
Lubero sur une superficie de 25 580 km2. C’est une région qui se trouve à la frontière de l’Ouganda dont elle
est séparée par le lac Idi Amin (ancien lac Édouard) et le mont Ruwenzori à l’est ; elle est limitée par la
forêt dense dans sa partie nord et ouest, et par les territoires administratifs de Walikale, Masisi et Rutshuru
dans sa partie sud. Les deux villes principales de cette région sont Butembo au centre et Beni au nord.
D’autres agglomérations importantes de cette région sont Kayna, Kanyabayonga et Lubero au sud de l’aire
nande ; Oicha et Eringeti au nord.

En ce qui concerne Eringeti, selon la tradition orale, les Nande qui peuplent cette agglomération
sont composés majoritairement des Wanande-Kainama dont les origines remontent à la fin du XVIe siècle
lorsqu’ils ont quitté la région Kitara-Hoima de l’Ouganda et se seraient d’abord installés à Kainama qui
dépendait du territoire d’Irumu dans la Province-Orientale. Par la suite, en 1932, avec la politique de
l’homogénéisation, l’administration coloniale belge entreprit le processus de découpage territorial en
préconisant d’annexer la chefferie des Wanande-Kainama au Kivu en vue de les joindre à leurs frères
‘Wanande Sud’. C’est en 1938 qu’un groupe de trente familles de ces Wanande-Kainama et leur chef
Musubaho Selemani s’installèrent à Eringeti. De 1976 à nos jours, cette contrée d’Eringeti est devenue une
vibrante agglomération commerciale.

1
Kambale Kavutirwaki, qui est à l’origine de ce dictionnaire, est mort en 1998, après avoir confié le
manuscrit du Dictionnaire sur des fiches au Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren. Le travail que
j’ai fait a été de trier et de réorganiser les données de Kavutirwaki en laissant tomber ce que je jugeais
inutile et en enrichissant les données avec d’autres données que j’ai pu obtenir des dictionnaires de Kakule
Tatsopa (1982), de Pauline Fraas (1961), d’un manuscrit inédit de Marcel Mutaka et de la Grammaire de
Guibert Baudet (1948) pour les noms des oiseaux, des arbres et des mammifères. D’autres informations ont
été tirées de Bergmans (1971). Je voudrais exprimer mes remerciements aux nombreuses personnes
anonymes qui ont aidé Kavutirwaki dans sa collecte des données que m’ont remises les linguistes du MRAC.
Comme vous le remarquerez dans le texte, parfois j’emploie ‘nous’ lorsque j’ai l’impression que Kavutirwaki
aurait été d’accord avec mes propos, et j’emploie ‘je’ lorsque j’écris à titre personnel.
vi

Carte de l’aire habitée par les Nande et les Konzo


vii

Nombre de locuteurs nande vivent dans les villes principales du pays, notamment à Goma, Bukavu,
Kisangani, Kinshasa et Bunia. Il existe également des locuteurs nande dans la zone de Walikale, appelés
Bakobo. La population nande est estimée à environ 4 millions d’habitants2. Selon les notes de Kavutirwaki,
les sous-ethnies qu’on retrouve chez les Wanande sont les Baswaga, les Basukali, les Bamate, les Bahira, les
Bakira, les Bahambo, les Bito, les Batangi, les Bahumbe, les Bakumbule, les Batike et les Babinga (voir les
commentaires associés au mot ‘akalandári’ dans le Dictionnaire).

Au plan économique, l’activité principale de l’ethnie nande est probablement le négoce. Butembo,
la ville principale, est essentiellement mercantile et ses commerçants sont en contact étroit avec Nairobi,
Dubaï, Kinshasa, Bukavu, Kisangani, Bunia3, etc. Même dans les campagnes, la population s’adonne au
commerce du café, des pommes de terre, des légumes, du manioc, des bananes, etc.

1. Une présentation succincte de la grammaire du kinande


1.1. Au sujet des entrées du Dictionnaire
Ce sont des mots prononcés en isolation suivis de leurs racines qui constituent les entrées lexicales de ce
Dictionnaire. Notre choix des mots en isolation au lieu des racines lexicales, comme c’est le cas du Lexique
de Kavutirwaki (1978), a été motivé par notre souci de nous adresser avant tout à des lecteurs nande dont
les connaissances en linguistique théorique sont assurément aléatoires. Juste après le mot en isolation, nous
donnons la racine de ce mot par souci de fournir un guide à ceux qui ont des connaissances linguistiques
plus appropriées à l’analyse de ce mot. Par l’emploi du mot ‘racine’, nous voulons dire que pour un mot tel
que eri ̧lekeranıá̧ (qui est le mot en isolation), c’est soit le morphème lek ou le thème verbal lekeran-i ̧ qui
comprend la racine et les extensions (telles que ir, an et i ̧)4. Pour identifier le thème verbal d’un mot, il faut
ignorer les éléments qui précèdent la racine, c’est-à-dire l’augment et le préfixe (eri-). Dans de rares cas,
nous n’identifions pas la racine du mot au cas où celui-ci est un adverbe ou une interjection. En ce qui
concerne les racines verbales, une façon rapide de les identifier est de conjuguer le verbe au futur en
employant ngandi-, c’est-à-dire, ‘je+marque du futur’ ; comme dans ngandi-leker-an-i ̧-a ‘je le laisserai
ainsi’. Pour identifier les racines nominales, on y arrive en mettant le mot au pluriel s’il était au singulier ou
alors en le mettant au singulier s’il était au pluriel. En effet, ce faisant, l’on change tout simplement
l’augment ainsi que le préfixe en laissant la racine du mot inchangée comme dans le mot omubíri (le
corps), emibíri (les corps) : -biri est ainsi la racine nominale du mot.

1.2. Les entrées des formes verbales


Pour ce genre d’entrées, nous employons la forme du verbe à l’infinitif. Selon l’analyse de Hyman et
Valinande (1985), les formes verbales se subdivisent en deux catégories : les verbes de racine à ton haut (H)
(et ceux de racine sans ton sous-jacent) ou à ton bas (B). Les verbes à ton haut se reconnaissent facilement
par le fait qu’ils ont un ton haut sur le préfixe verbal comme dans le mot erí-tum-a ‘envoyer’, à l’inverse de
eri-hum-a ‘frapper’. Nous faisons nôtre l’analyse de Hyman et Valinande (1985) en affirmant que le ton H
du préfixe (représenté par un accent aigu sur la voyelle qui le porte) a comme origine la première voyelle

2
Ce chiffre a été publié sur un site Internet dans un texte intitulé “Memorandum du Kyaghanda Belgique
sur l’agression actuelle de la République démocratique du Congo” du 5 mars 2000.
3
À cause de la guerre en RDC des années 2002-2006, ces activités ont certainement régressé.
4
Le terme technique est ‘base’ mais nous employons le mot ‘racine’ ou parfois ‘radical’ car il est mieux
connu que le mot ‘base’.
viii

de la racine. C’est pour cela que l’entrée lexicale d’un mot tel que erítúma est -túm-, tandis que celle d’un
mot tel que erihúma est -hum-. En d’autres mots, le ton lexical se réalise sur la voyelle précédente.

Nous attirons également l’attention du lecteur sur le ton haut placé sur la pénultième voyelle dans
le mot en isolation, en d’autres mots sur l’avant-dernière voyelle. Un tel ton n’apparaît pas dans l’entrée
lexicale. Hyman et Valinande (1985) considèrent ce ton comme étant de niveau syntagmatique. Pour se
rendre compte que ce n’est pas un ton lexical, on peut observer sa réalisation dans les formes suivantes :

erítúma ‘envoyer’
erítumíra ‘envoyer pour’
erítumiríra ‘envoyer intentionnellement’
erítumirirána ‘envoyer l’un à l’autre intentionnellement’
erítuma Magúlu ‘envoyer Magulu’
erihúma ‘frapper’
erihumíra ‘frapper pour’
erihumiriríra ‘frapper intentionnellement’
erihumirirána ‘s’entre-frapper intentionnellement’
erihumirira Magúlu ‘frapper Magulu intentionnellement’

Comme illustré dans ces mots, le ton haut syntagmatique apparaît chaque fois sur la pénultième voyelle, et,
dans le cas du dernier groupe de mots qui consiste en un verbe suivi de son complément d’objet direct, ce
ton haut syntagmatique apparaît sur le deuxième mot (c’est-à-dire Magúlu).

S’agissant du ton lexical H, il apparaît comme la première partie du ton descendant (haut-bas) au
cas où la racine du verbe commence par une voyelle, comme illustré dans les mots suivants :

̧̂
erımána ̧́
/ ári- ıman-a/ ‘se tenir debout’
eryu̧ ̂gú̧ta / ári- úgu̧ t-a/ ‘se rassasier’

Comme nous l’avons souligné plus haut, le ton H de la racine se réalise sur la voyelle précédente.
Cependant, dans le cas présent, puisque erîmána a deux voyelles identiques, une de ces voyelles s’efface et
le ton bas qui serait apparu sur la deuxième voyelle constitue la deuxième partie du ton descendant.
Autrement dit, le ton descendant est en fait la combinaison du ton haut et du ton bas. Pour le cas de
eryu̧ ̂gú̧ta, la voyelle du préfixe se dévocalise, devient une glide et perd de ce fait sa propriété d’être une
unité porteuse de ton. Le ton lexical H qui serait apparu sur la voyelle du préfixe se reporte sur la voyelle de
la racine en constituant ainsi la première partie du ton descendant.

1.3. Les entrées nominales


La structure de la forme nominale est : augment+préfixe+racine. Comme pour les verbes, nous n’incluons
pas l’augment et le préfixe dans l’entrée lexicale qui suit la forme du mot en isolation. Encore une fois, le
ton haut syntagmatique apparaît sur la pénultième voyelle. Ce ton haut syntagmatique n’est pas indiqué
dans la racine. Cependant, nous tenons à signaler que les tons dans les racines des entrées lexicales des
formes nominales sont plus complexes. En vue d’arriver à interpréter facilement notre transcription de ces
tons, les remarques suivantes s’avèrent nécessaires :
ix

a) Si la dernière voyelle de l’entrée lexicale est suivie par (-L%), cela signifie que le ton haut syntagmatique
ne se réalise pas dans un tel mot. C’est le cas de -káli ̧ (-L%) omu̧ ́kali ̧ ‘femme’ à l’inverse de -káli omúkáli
‘une personne difficile’.
b) Le ton lexical haut se réalise toujours sur la voyelle précédente. Ainsi, pour -káli ̧, le ton haut sur ká se
réalise sur le préfixe mú- dans omu̧ ́kali ̧ ‘femme’.
c) Dans certains mots, le ton lexical haut se réalise sur l’augment au lieu de se réaliser sur la voyelle du
préfixe comme c’est le cas dans ómu̧ lú̧ngu̧ ́lu̧ ‘sauterelle noire’. Comme nous savons que l’entrée lexicale
d’un préfixe n’a pas de ton haut, nous adoptons l’analyse de Mutaka (1994) qui considère un tel ton comme
un ton haut flottant. Nous indiquons le flottement de ce ton en l’écrivant après l’entrée lexicale comme c’est
le cas de : -lungu̧ ́lu̧ ́ H. Le même principe s’applique aussi pour un mot tel que ómwána ‘enfant’. Puisque le
ton haut de l’augment ne peut avoir comme origine la voyelle du préfixe mu-, même si sa voyelle se
dévocalise en une glide w, ce ton haut doit être flottant. L’entrée lexicale du mot ómwána est ainsi -ana H5.

En ce qui concerne les formes nominales dont la racine lexicale commence par une nasale, le ton haut peut
cependant apparaître sur la voyelle de l’augment, tout en ayant comme origine la première voyelle de la
racine, comme c’est le cas du mot émbene ‘chèvre’ dont l’entrée lexicale est -héne (-L%). On parvient à
distinguer un tel ton haut de la première voyelle de la racine du ton haut flottant par l’emploi d’un test
simple en kinande : en plaçant le mot dans une classe différente, de préférence en classe 12, on voit sur
quelle voyelle le ton haut se réalise. Pour s’en convaincre, comparez les mots suivants :

a. émbene (cl. 9) akáhene (cl. 12) ‘chèvre’


b. ómu̧ lu̧ ́ngu̧ ́lu̧ (cl. 3) ákalú̧ngú̧lu̧ (cl. 12) ‘termite’

Si le ton lexical haut est une propriété de la première voyelle de la racine, il apparaît sur la voyelle
précédente du préfixe comme c’est le cas en (a), et, s’il est flottant, il se réalise sur l’augment comme c’est le
cas en (b).

Quant à savoir si une forme se réalise avec un ton haut syntagmatique sur la pénultième voyelle ou si
ce ton haut est lexical (c’est-à-dire un ton haut lié à la voyelle finale dans l’entrée de l’item lexical), on peut
employer le test suivant : on sait qu’en kinande, l’adjectif -li ̧to ‘lourd’ ne porte pas de ton qui peut se
réaliser sur un mot qui précède dans une structure phrastique à l’inverse de l’adjectif -kú̧hi ̧ ‘court’ qui a un
ton haut. Ceci signifie que, lorsque le mot est suivi de cet adjectif dans un groupe de mots (“phonological
phrase”), le ton haut syntagmatique ne se réalise pas. Une autre démarche consiste à employer un
démonstratif tel que ‘celui-ci’ au lieu de l’adjectif -li ̧to ‘lourd’. Les formes suivantes constituent un
échantillon représentatif des formes nominales en kinande. Observez la façon dont elles se différencient
dans les exemples suivants :

5
Si l’on compare ce mot avec eryoêgâ ‘faire un lavement’, on a comme forme intermédiaire du mot erïù-
ogáa. Lorsque la voyelle i devient une semi-voyelle, son ton haut se réalise sur la voyelle au sein de la
même syllabe qui a occasionné la dévocalisation. Ainsi, le ton haut de la voyelle initiale de ómwána ne
peut pas être interprété comme ayant son origine à partir d’une forme intermédiaire telle que omuà-ána.
x

En isolation Lexicales + -li ̧to + ceci Glose


okugúlu -gulu ̧́
okugulu kulıto okugulw’ oku̧ ‘jambe’
omugóngo -gongó ̧́
omugóngo mu̧ lıto omugóng’ oyu̧ ‘dos’
akáhúka -húká ̧́
akáhúka kalıto akáhúk’ aka ‘insecte’
omú̧kali ̧ -káli ̧ omu̧ ́kali ̧ mu̧ lıto
̧́ omu̧ ́kaly’ oyu̧ ‘femme’
omugenda -gendà ̧́
omugenda mu̧ lıto omugend’ oyu̧ ‘lune’
omusíkâ -sikáa ̧́
omusíka mu̧ lıto omusík’ oyu̧ ‘fille’

Tel que présenté dans ces exemples, il est préférable d’employer l’adjectif -li ̧to car la dernière voyelle du
nom qui précède ne s’efface pas comme c’est le cas avec l’emploi du démonstratif ‘ceci’. Bien que les tons de
surface des deux premiers mots soient identiques, ils sont différenciés dans leurs entrées lexicales lorsque
ces mots sont suivis de l’adjectif -li ̧to.

Un autre élément à signaler au sujet des entrées nominales est leur affiliation dans un système de
classes. Chaque nom appartient à un genre qui consiste d’habitude en une paire de classes, c’est-à-dire la
forme au singulier et au pluriel. L’appariement de ces classes se fait de la manière suivante : 1/2, 3/4, 5/6,
7/8, 9/10, 11/14, 11/10, 12/13, 12/19, 15/6. Dans le choix de la forme en isolation, nous avons souvent
opté pour la forme du mot qui apparaît plus fréquemment, par exemple, celle de la classe 4 pour emíkolere
‘manière de faire’ (au lieu de omúkolere). Au cas où le nom est employé dans une seule classe, nous
indiquons cette classe. Le tableau suivant donne le système des classes des préfixes kinande dont les chiffres
qui se réfèrent à une classe donnée apparaissent à côté de l’entrée lexicale du nom en question dans le
Dictionnaire.

Tableau des préfixes de classe en kinande

Numéro de la Préfixe Préfixe Exemple avec l’augment devant le préfixe


Classe nominal verbal
1 Mu- a- omu̧ ́kali ̧ akágendâ ‘la femme part’
2 ba- ba- abákali ̧ bakágendâ ‘les femmes partent’
3 Mu- a- omúti akáterâ ‘l’arbre tombe’
4 mi- yi- emíti yikáterâ ‘les arbres tombent’
5 ri- 6
ri- li- eritúndá rikátogâ ‘le fruit tombe’
6 ma- a- amatúndá akátogâ ‘les fruits tombent’
7 ki- ki- ekitirí kikáterâ ‘le panier tombe’
8 bi- bi- ebitirí bikáterâ ‘les paniers tombent’
9 N- yi- endé yikâmâ ‘la vache bêle’
émbene yikâmâ ‘la chèvre bêle’
yi- ̧́ ́ku̧ yikátibitâ ‘l’antilope court’
eyısu̧
ø- esulú yikálumâ ‘le pénis fait mal’

6
Le préfixe de la classe 5 ri- s’emploie aussi bien pour l’infinitif que pour les nominaux. Cependant, il faut
noter que lorsque l’augment est absent, ri- est remplacé par i- dans les verbes comme le montrent les
exemples suivants : okw’ igénda (oko rigénda) ‘au sujet de partir’ vs. oko rituànda ‘sur le fruit’. Merci à
Larry Hyman (communication personnelle) pour cette observation.
xi

10 N- si- esyondé sikâmâ ‘les vaches bêlent’


esyómbene sikâmâ ‘les chèvres bêlent’
̧́ ́ku̧ sikátibitâ ‘les antilopes courent’
esısu̧
esyosulú sikálumâ ‘les pénis font mal’
11 lu- lu- olu̧ hóti ̧ lukáberâ ‘le haricot est en train de
bouillir’
12 ka- ka- akáhúka kakálakâ ‘l’insecte siffle’
13 tu- tu- otúhúka tukálakâ ‘les insectes sifflent’
14 bu- bu- ̧́ ‘la boisson est chère’
óbwabu̧ bu̧ kálıre
15 ku- ku okúbokó kukálumâ ‘le bras fait mal’
16 ha- ha- halyá halí kísuki ‘il y a une brousse là-bas’
17 ko- ku- okonyu̧ ́mba kuli kanyú̧nyu̧ ‘il y a un oiseau
dans la maison’
18 mo- mu- omonyu̧ ́mba muli mú̧lwana ‘il y a un jeune
garçon dans la maison’
19 hi- hi- ehíhúka hikálakâ ‘les insectes sifflent’
24 e- yi- eBútembo yiri lúhi ‘il y a une guerre à
Butembo’

Il faut remarquer que le préfixe pour le numéral ‘quatre’ est bha- en classe 2 (cf. abandú bháni ‘quatre
personnes’) et bhi- en classe 8 (cf. ebindú bhíni ‘quatre choses’). En outre, le préfixe nominal des
numéraux 2, 3, 4, 5 en classes 4 et 10 est i ̧- ainsi que l’illustrent les exemples suivants :

emi ̧nw’ ıbi


̧́ ̧ri ̧ ‘2 doigts’ (cl. 4) cf. abandú babiri ‘2 personnes’ (cl. 2)
̧̂
ısátu ‘3 doigts’ basátu ‘3 personnes’
̧́ ̧
ıni ‘4 doigts’ bháni ‘4 personnes’
̧̂
ıtánu ‘5 doigts’ batánu ‘5 personnes’
esyómben’ i ̧bi ̧ri ̧ ‘2 chèvres’ (cl. 10) cf. ebiryató bibiri ‘2 chaussures’ (cl. 8)
i ̧sátu ‘3 chèvres’ bisátu ‘3 chaussures’
̧́ ̧ ‘4 chèvres’
ıni bhíni ‘4 chaussures’
itánu ‘5 chèvres’ bitánu ‘5 chaussures’

En ce qui concerne le numéral 10, le préfixe est ı-̧́ lorsque ce nombre apparaît dans sa forme adjectivale.

̧́ ́mi ̧
erıku̧ ‘dix’
̧́ ́mi ̧
abandw’ ıku̧ ‘dix personnes’ (*abandú báku̧ ́mi ̧)
̧́ ́mi ̧ ‘dix chèvres’
esyómben’ ıku̧ ̧́ ́mi ̧)
(*esyómbené sıku̧

1.4. Des entrées potentielles


Étant donné que le kinande est une langue bantoue de type agglutinatif (c’est-à-dire dont les mots se
composent d’un assemblage de morphèmes comme le mot erítumirána ‘envoyer l’un à l’autre’ dont les
morphèmes sont e-ri-tum-ir-an-a), il y a toujours lieu de prévoir des mots formés à partir des racines,
xii

surtout les racines verbales en ajoutant des extensions. Dans ce Dictionnaire, nous n’avons pas voulu inclure
tous les mots potentiels ; nous nous sommes limités à n’inclure que les mots que nous avons jugés plus
usuels. Je voudrais à présent expliquer avec plus de détails ces entrées potentielles de façon à permettre au
lecteur de pouvoir en reconstruire certaines qui n’ont pas été incluses dans le Dictionnaire.

1.4.1. Les entrées potentielles ou productives dans les formes nominales


Vu que la structure de la forme nominale du kinande est : augment+préfixe+racine (pour une forme
nominale non dérivée) ou augment+préfixe+thème (pour une forme nominale dérivée) où le thème se
compose de la racine+extension(s)+voyelle finale, chaque nom a un préfixe de base. C’est par exemple le
préfixe mu- dans o-mú-lúme ‘homme’, ba- dans a-bá-lúme ‘hommes’, ka- dans a-ká-húka ‘insecte’ qui sont
des préfixes de base. Le même nom peut cependant s’employer avec un préfixe secondaire qui est un préfixe
appartenant à une classe différente, notamment la classe 7, 11, 12 pour les mots non dérivés et la classe 1,
3, 4, 14 pour les mots dérivés. Le préfixe secondaire dans les mots non dérivés ajoute une certaine
coloration au nom. C’est ce qu’illustrent les exemples suivants :

a-ká-lúme ‘un petit homme que l’on aime bien’


e-kí-lúme ‘un grand homme que l’on trouve sale’
o-lú-lúme ‘un grand homme que l’on n’aime pas du tout’

Dans les mots dérivés, le préfixe mu- de la classe 1 s’emploie avec le préfixe bu- de la classe 14 pour des
mots abstraits, mu- de la classe 3, et mi- de la classe 4 pour la manière dont une chose est faite.

Bien que chaque mot dérivé puisse employer ces préfixes, tous les mots ne s’en servent pas
effectivement dans la langue. En ce qui concerne le préfixe mu- de la classe 1, j’ai chaque fois retenu ceux
̧́ ̧ ‘soulard’ (du verbe eri-tamíra
dont je crois que l’usage est plus fréquent tel que le mot o-mu̧ -tamıri
‘devenir soûl’) à l’inverse d’un mot tel que o-mu̧ -hu̧ ́mi ̧ ‘frappeur’ (du verbe eri-húm-a ‘frapper’) que
n’importe quel locuteur nande comprendrait mais qu’il n’emploierait pas lui-même d’une manière
fréquente. Pour les mots qui indiquent la manière de faire quelque chose, j’ai chaque fois retenu ceux qui
emploient le préfixe mi- de la classe 4 bien que, chaque fois, j’ai indiqué leur appartenance à la classe 3 et
4. Dans son manuscrit, Kavutirwaki avait beaucoup de mots de la classe 14 avec le préfixe bu- dont le sens
est ‘la récompense qu’on donne à celui qui...’ ; par exemple obu̧ hu̧ ́mi ̧ ‘la récompense que l’on donne à celui
qui frappe’ (du verbe eri-húma ‘frapper’). Bien que le sens soit correct, j’ai l’impression que c’est là un sens
potentiel. Les utilisateurs de ce Dictionnaire ne devraient pas s’imaginer que les locuteurs nande ont
toujours une récompense lorsque les gens frappent ou font une autre chose (dérivée d’un verbe).

1.4.2. Les formes verbales en -i ̧re dans un temps du passé


N’importe quel verbe peut se conjuguer dans un temps du passé avec la désinence -i ̧re. Cependant, il y a des
changements qui interviennent au niveau du radical, selon la longueur des éléments que ce radical contient.
Si le radical comprend plus de deux voyelles, il y a un phénomène qu’on appelle ‘imbrication’ qui s’applique
sur un tel radical se terminant par la consonne n, l, ou r et qui consiste en une réduction du radical de la
manière que je voudrais brièvement illustrer à travers les exemples suivants.

̧́
a. mó-tw-a-tú̧l-ıre ‘nous avons déchiré’ (cf. erí-túl-a ‘déchirer’)
̧́
mó-tw-a-bán-ıre ‘nous avons trouvé’ (cf. erí-bán-a ‘trouver’)
xiii

mó-tw-á-téb-i ̧re ‘nous avons menti’ (cf. eri-téb-a ‘mentir’)


̧́
b. mó-tw-a-hangéne (mótwahangán-ıre) ‘nous nous sommes levés’ (cf. erí-hangána ‘se lever’)
̧́
mó-tw-a-lembére (mótwalembér-ıre) ‘nous avons gardé’ (cf. erí-lembér-a ‘garder’)
̧́ (mótwahangu̧ ́l-ıre)
mó-tw-a-hangwıre ̧́ ‘nous avons détaché’ (cf. erí-hangul-a ‘détacher’)
c. mó-tw-á-hángam-i ̧re ‘nous sommes restés debout’ (cf. eri-hangám-a ‘se tenir debout’)
̧́
mó-tw-a-hakáb-ıre ‘nous nous sommes savonnés’ (cf. erí-haká-ba ‘se savonner’)

Comme illustré dans les exemples en (a), si le radical comprend seulement deux voyelles, ou, mieux encore,
si la base verbale (c’est-à-dire la racine+extension(s)) ne comprend qu’une seule voyelle, la désinence -i ̧re
s’ajoute simplement à la base pour former le temps du passé. Cependant, si la dernière consonne de la base
est une nasale n ou une liquide l ou r, il y a des changements qui s’opèrent dans le radical. Si la dernière
consonne est la nasale n, cette nasale change de place avec la consonne r de -i ̧re, après elle s’efface. Si la
dernière consonne est une liquide, celle-ci s’efface. L’effacement de la liquide dans tous les cas où
l’imbrication se manifeste est accompagné de la coalescence des voyelles ; en d’autres termes, deux voyelles
se combinent pour former une autre voyelle tel qu’illustré dans les formes en (b). Si la dernière consonne
d’une base de plus d’une voyelle est une consonne n’appartenant pas à la catégorie des l, r, n, il n’y aura
jamais imbrication comme illustré dans les formes en (c). Pour plus d’informations sur l’imbrication en
kinande, voir Mutaka (1991).

1.4.3. Les entrées potentielles avec les extensions verbales


Il existe un certain nombre d’extensions verbales productives en kinande. Puisque ces extensions
augmenteraient d’une manière dramatique le volume du Dictionnaire, j’ai jugé opportun de ne pas les
inclure, étant donné que le lecteur averti peut toujours arriver à les reconstituer en suivant un certain
nombre de principes relativement simples que je voudrais expliciter à présent.

1.4.3.1. Le passif
L’extension pour le passif est -u- qui se place tout juste avant la voyelle finale. Cependant, il peut avoir
comme allomorphes -bu- ou -ibu- comme on le constate dans les exemples suivants :

a. eri-hek-u-a [erihekwâ] ‘être porté’ cf. eri-héka ‘porter’


b. erï-ót-ibu-a [eryótebwâ] ‘être allumé’ cf. ery-ôtâ ‘allumer’
̧́
erï-ıt-ibu-a ̧́ ̧bwâ]
[erıti ‘être tué’ ̧̂
cf. er-ıtâ ‘tuer’
c. eri-so-ibu-a [eriswebwâ] ‘être broyé’ cf. eri-swâ ‘broyer’
eri-ne-ibu-a [erinebwâ] ‘être évacué’ cf. eri-nía ‘faire caca’
d. erï-tá-bu-a [erítabwâ] ‘être enterré’ cf. erí-tâ ‘enterrer’
eri-oki ̧-bu-a [eryoki ̧bwâ] ‘être grillé’ cf. ery-okyâ ‘griller’

Pour plus d’informations sur le passif en kinande, voir les commentaires dans la version anglaise de ce
Dictionnaire ou dans Mutaka (en préparation).

1.4.3.2. Le causatif
Le morphème du causatif -i ̧- peut s’employer avec un radical qui n’est pas causativisé, en d’autres mots, un
radical dont la signification est ‘causer quelqu’un à faire quelque chose’ ou ‘faire faire quelque chose à
quelqu’un’. Le morphème -i ̧- se place devant la voyelle finale comme illustré dans les exemples suivants :
xiv

a. á-ri-gul-i ̧-a [eri ̧gu̧ lyâ] ‘faire acheter, vendre’ cf. árigúla ‘acheter’
á-ri-keh-i ̧-a [erıkehyâ]
̧́ ‘rapetisser’ cf. eríkéha ‘diminuer’
b. á-ri-i ̧t-is-i ̧-a [erıti
̧́ ̧syâ] ‘faire tuer’ ̧̂
cf. erıtâ ‘tuer’
á-ri-ót-is-i ̧-a [eryótesyâ] ‘faire allumer’ cf. eryôtâ ‘allumer’
c. á-ri-só-is-i ̧-a [eri ̧ìswesyâ] ‘faire broyer’ cf. eriswâ ‘broyer’
á-ri-ná-is-i ̧-a [eri ̧nesyâ] ‘faire faire caca’ cf. erinía ‘faire caca’

Comme on le voit dans les formes ci-dessus, le morphème du causatif -i ̧- s’insère avant la voyelle finale. Ce
morphème est quelquefois accompagné d’un autre morphème du causatif de la forme -is- ainsi que le
montrent les exemples en (b, c). La voyelle i du morphème du causatif -is- subit le processus de l’harmonie
vocalique ainsi que le montrent les exemples (c) où i se réalise comme e si la voyelle précédente dans le
thème verbal est une voyelle mi-fermée ou mi-ouverte. Tandis que le morphème -i ̧- peut apparaître comme
seule extension dans un thème verbal (voir l’exemple en (a)), le morphème -is- ne peut jamais se réaliser
sans la présence du morphème -i ̧-.

Au cas où le morphème du passif -u- et celui du causatif -i ̧- apparaissent dans une forme, c’est le morphème
du passif -u- qui occupe la position avant la voyelle finale ainsi qu’on peut l’observer dans les exemples
suivants (la forme de base montrant le causatif -i ̧- et le passif -u- est placée entre des barres parallèles) :

eri ̧nesi ̧bwâ ‘faire en sorte qu’on fasse caca’ (cf. eri ̧nesyâ ‘faire faire caca’)
/á-ri-ná-is-i ̧-u-a/ erinebwâ ‘être évacué’
eri ̧gu̧ li ̧bwâ ‘être vendu’ (cf. erigu̧ lyâ ‘vendre, faire acheter’)
/á-ri-gul-i ̧-u-a/ erigulwâ ‘être acheté’

Lorsque le morphème du causatif -i ̧- s’emploie avec le marqueur du temps -ıre,


̧́ le causatif -i ̧- se réalise dans
la position pénultième du thème verbal, en scindant ainsi -i ̧re en deux éléments ainsi que le montre le mot
suivant :
̧́ -e
mó-tu-á-gúl-ır-ı ̧́ [mótwágu̧ ́lıryê]
̧́ ‘nous avons vendu’ (littéralement : ‘nous avons fait acheter’)

Pour une explication de l’analyse des tons de surface dans cette forme, voir Mutaka (1994). Notez
cependant que, bien que le morphème -i ̧- du causatif n’ait pas de ton haut sous-jacent, il doit être analysé
avec un ton haut lorsqu’il apparaît dans le temps du passé avec la désinence -i ̧re. C’est ce ton haut qui se
réalise sur la voyelle pénultième et qui est également la première moitié du ton descendant sur la voyelle
finale, c’est-à-dire le H du ton HB descendant sur la voyelle finale.

1.4.3.3. Les autres extensions verbales


Les extensions suivantes sont relativement productives en kinande selon le verbe avec lequel elles sont
employées : l’applicatif -ir-, le morphème -irir- qui est la marque d’une chose faite intentionnellement et le
morphème du réciproque -an-. D’autres extensions ne sont pas productives en ce sens qu’elles ne
s’emploient qu’avec certains verbes, ce sont : le transitif réversif -ul-, l’intransitif réversif -ukal- et
l’impositif -ik-. Ces extensions sont illustrées dans les exemples suivants :
xv

a. l’applicatif -ir-
erihúma ‘frapper’ erihumïra Kámbale ‘frapper pour Kambale’
erítúma ‘envoyer’ erítumïra Kámbale ‘envoyer à Kambale’
eríláka ‘crier’ erílakira omonyu̧ ́mba ‘crier dans la maison’

b. l’intentionnel -irir-
erihúma ‘frapper’ erihumïrira Kámbale ‘frapper intentionnellement Kambale’
erítúma ‘envoyer’ erítumïrira Kámbale ‘envoyer Kambale intentionnellement’

c. le réciproque -an-
erihumána /á-ri-hum-an-a/ ‘se frapper l’un et l’autre’
erítumirána /á-ri-túm-ir-an-a/ ‘s’envoyer l’un et l’autre’

d. le transitif réversif -ul-


erikingúla /á-ri-king-ul-a/ ‘ouvrir’ cf. erikínga ‘fermer’
erisengúla /á-ri-seng-ul-a/ ‘déballer’ cf. erisénga ‘emballer’
erilogóla /á-ri-lóg-ul-a/ ‘guérir’ cf. erilóga ‘ensorceller’

e. l’intransitif réversif -ukal-


erikingukála /á-ri-king-ukal-a/ ‘s’ouvrir’ cf. erikínga ‘fermer’
erisengukála /á-ri-seng-ukal-a/ ‘se déballer’ cf. erisénga ‘emballer’
erítogokála / á-ri-tóg-ukal-a/ ‘tomber de soi-même’ cf. erítóga ‘tomber’

f. l’impositif -ik-
erikingíka /á-ri-king-ik-a/ ‘être ouvrable’ cf. erikínga ‘ouvrir’
erisengéka /á-ri-seng-ik-a/ ‘être “emballable”’ cf. erisénga ‘emballer’
erilogéka /á-ri-lóg-ik-a/ ‘être “ensorcellable”’ cf. erilóga ‘ensorceller’

Il faut aussi noter que plus d’une extension peut apparaître dans une forme verbale. Le transitif -ul-,
l’intransitif réversif -ukal- et l’impositif -ik- sont toujours près de la racine, tandis que le passif -u- ou le
causatif -i ̧- est toujours près de la finale de la base verbale, c’est-à-dire près de la voyelle finale. En ce qui
concerne l’applicatif et le réciproque, cela dépend du verbe. Voici quelques exemples qui illustrent l’ordre
d’apparition de ces extensions :

eri-king-ul-ir-an-i ̧-a ‘ouvrir’ (par exemple, une porte en même temps que quelque chose d’autre)
erikasaníra ‘faire un effort pour quelqu’un’
eri ̧-hek-er-es-an-i ̧-a ‘porter quelque chose avec autre chose en même temps’
eri ̧-sangul-ir-i ̧-a ‘essuyer sur quelque chose’
̧́
erı-bul-ir-an-i ̧-a ‘faire disparaître quelque chose’
̧́
erı-bul-an-ir-i ̧-a ̧́ lanıá̧ ‘se demander l’un et l’autre’
‘faire demander pour’ (cf. erıbu̧
̧́ li ̧a ‘demander’
erıbu̧
eríbúla ‘se demander’)
xvi

Il est à noter que la séquence -ik-i ̧- (c’est-à-dire, l’impositif -ik- suivi du causatif -i ̧-) traduit l’idée de ‘agir de
concert avec, assister’. Elle rend le verbe transitif. Les exemples suivants illustrent ce phénomène. La voyelle
de -ik- s’harmonise avec la voyelle mi-haute de la racine, et la voyelle du causatif -i ̧- devient une glide (cf.
ekyâ/i ̧kyâ =/-ik-i ̧- a/ dans ces exemples).

erigotséra ‘dormir’ eri ̧gotserekyâ ‘dormir avec quelqu’un (dans le sens de l’aider à dormir)’
eritsónga ‘tailler (du bois)’ eri ̧tsongekyâ ‘aider à tailler (du bois)’
eryu̧ nzâ ‘contrôler les pièges’ eryu̧ nzi ̧kyâ ‘aider à contrôler les pièges (dans le sens d’accompagner la
personne pendant qu’elle va contrôler les pièges)’
erisóma ‘lire’ eri ̧somekyâ ‘aider à lire / assister quelqu’un pendant qu’il lit’
erihéka ‘transporter’ eri ̧hekekyâ ‘aider à transporter’
eribámba ‘tanner’ eri ̧bambi ̧kyâ ‘aider (quelqu’un) à tanner’

Cette séquence -ik-i ̧- n’est pas productive en ce sens qu’elle ne s’obtient qu’avec les verbes qui se prêtent à
̧́
une telle interprétation. Il est possible que le verbe erıwati ̧kyâ ‘aider’ dérive de la racine -wat- de eríwáta
‘tenir’ et de cette séquence -ik-i ̧- qui s’est cristallisée comme partie de la racine -watiki ̧- pour signifier
‘aider’ ; en d’autres termes, la signification originale de ce verbe pourrait avoir été ‘aider à tenir’, une
̧́
signification qui, par ailleurs, peut s’obtenir si le locuteur interprète ce mot erıwati ̧kyâ à partir de la
structure profonde /e-ri-wát-ik-i ̧-a/ et non de /e-ri-wátiki ̧-a/.

Il faut aussi remarquer que certaines extensions se sont cristallisées sur la racine, de telle sorte que,
si celle-ci venait à être détachée de l’extension, cette racine n’aurait aucun sens. Voici des exemples qui
illustrent ces racines :

̧́
erıkesyâ /á-ri-káàs-i ̧-a/ ‘passer la nuit’ cf. *eríkésa
erisangána /á-ri-sang-an-a/ ‘rencontrer’ cf. *erisánga
erítobóla /á-ri-tob-ul-a/ ‘enfoncer’ cf. *erítóba
erigotséra /á-ri-gots-ir-a/ ‘sommeiller’ cf. *erigótsa

1.4.4. Les entrées potentielles avec le réflexif yi-


La racine de tout verbe transitif peut être précédée du réflexif -yi- si le sens qui en résulte traduit l’idée
d’une action du verbe qui se reflète sur son agent. Pour qui s’intéresse à l’analyse des tons, le réflexif -yi- ne
se comporte pas comme un marqueur d’objet, bien que sa position dans le complexe verbal soit celle du
marqueur de l’objet. Pour des commentaires plus élaborés à ce sujet, voir la version anglaise de ce
Dictionnaire. Je me limite dans cette version à donner quelques exemples illustratifs :

̧́ ̧bu̧ ndabu̧ ndyâ


a. erıyi /á-ri-yï-búndabund-i ̧-a/ ‘se faire marcher lentement’
̧́ ́bu̧ ndabu̧ ndyâ /á-ri-mu-búndabund-i ̧-a/ ‘le faire marcher lentement’
b. erımu̧
c. eríbundabúnda /á-ri-búndabund-a/ ‘marcher lentement’

Comme le montrent ces exemples, on s’attendrait à ce que le ton haut de la racine -búnd- se propage sur la
voyelle du réflexif et du préfixe verbal -ri- de la même façon qu’il se propage sur les deux voyelles
précédant la racine en (b). Mais l’on observe que ce ton haut apparaît sur le préfixe -ri- en (a) comme si la
voyelle du réflexif yi- était en fait la première voyelle de la racine du verbe.
xvii

1.4.5. Les entrées potentielles avec l’auxiliaire ya- ‘aller’


Toute racine verbale peut être précédée de l’auxiliaire ya- pour donner au complexe verbal le sens de ‘aller
faire quelque chose’.

a. eriyahúma ‘aller frapper’ (cf. erihúma ‘frapper’)


eriyamuhúma ‘aller le frapper’
eriyátúma ‘aller envoyer’ (cf. erítúma ‘envoyer’)
eriyámútúma ‘aller l’envoyer’

Ainsi que le montrent les exemples ci-dessus, on pourrait supposer que ya- est simplement un marqueur de
temps ou d’aspect indiquant le futur. À l’inverse du réflexif yi-, ya- se comporte comme un marqueur de
temps par rapport au comportement du ton dans le complexe verbal. Cependant, certaines formes du temps
du passé suggèrent plutôt un comportement différent de celui des marqueurs de temps ainsi que le montrent
les exemples suivants :

̧́
a. mótwatu̧ ́mıre ‘nous avons envoyé’ ̧́
*mótwayatu̧ ́mıre
mótwáhu̧ ́mi ̧re ‘nous avons frappé’ *mótwayáhú̧mi ̧re
b. mótwáyi ̧r’iyátúma ‘nous sommes allés envoyer’
mótwáyi ̧r’iyahúma ‘nous sommes allés frapper’

Ces formes indiquent clairement que ya- est plutôt un auxiliaire, que c’est sur lui que se greffe le marqueur
de temps -i ̧re (simplifié dans cette forme comme -i ̧r- à cause de la forme du verbe qui suit). En réalité, la
forme du verbe qui suit est l’infinitif avec un marqueur de temps ya- dans lequel la consonne de l’infinitif
eri- a été effacée. En d’autres termes, la forme ‘nous avons envoyé’ est en fait mótwáyi ̧re eriyátúma.

Il faut en outre remarquer que le ton se comporte normalement lorsque l’auxiliaire ya- est utilisé
dans la racine d’un verbe qui commence par une voyelle. Il faut comparer à ce propos une forme où le
̧́
réflexif yi- est utilisé comme dans erıyowâ/eri-yi-óu̧ -a/ ‘s’écouter, être fier’ et eri ̧yôwâ ‘aller écouter’ où
ya- est utilisé ainsi qu’on le voit dans ces exemples suivants :

a. eri ̧yôwâ /á-ri-ya-óàu̧ -a/ ‘aller écouter’


eri ̧yólobereryâ /á-ri-ya-óàlob-irir-i ̧-a/ ‘aller attendrir’
eri ̧yówanıá̧ /á-ri-ya-óàwan-i ̧-a/ ‘aller embellir’

Ces exemples illustrent le fait que, lorsque la voyelle de ya- s’élide, le ton H de la racine se réalise sur la
̧́
voyelle de cette racine comme la première partie du ton descendant alors que pour erıyowâ, ce ton se
réalise sur la voyelle de la marque de l’infinitif, bien que la voyelle de yi- a été élidée comme celle de ya-.

1.4.6. Les entrées potentielles employant les marqueurs de temps


L’étude de la structure du verbe nande révèle que la langue emploie un nombre limité de morphèmes qui,
en se combinant, forment les marqueurs de temps et d’aspect. Ces combinaisons deviennent alors tellement
multiples qu’il est virtuellement impossible de les mentionner toutes dans un Dictionnaire. Je me limite à
donner la position de ces morphèmes marqueurs de temps telle que signalée dans Valinande (1984), Mutaka
xviii

(1994) et des exemples illustratifs de différents temps tels que suggérés dans un travail inédit de Larry
Hyman avec l’aide de Nzama Valinande.

1) Positions des morphèmes de marqueurs de temps et d’aspect (Valinande 1984, Mutaka 1994)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
a nga na ma bi ri e ne mu ndi ta sya ya
ka
ki
ø
xix

2) Tableaux des différents temps


Dans les tableaux suivants adaptés de Hyman (m. s.), PPA=proposition principale affirmative, PPN=proposition principale négative

Le présent
Signification PPA affirmative Exemples PPN Exemples
globale
instantané -amaa- twâmâgénda si..atá Sítwátagénda
‘nous partons’ ‘nous ne sommes pas partis’
-anámaa- twanámâgénda sí..atá
‘nous partons en effet’
-ká...a tukágendâ sí..li-...a sítuligendâ
‘nous partons’ ‘nous ne partons pas’
habitude -kána...a tukánagendâ sí..li...a
‘nous partons parfois’
progressif -nému- tunémugénda sí..li...a
‘nous sommes en train de partir’
-kiná- tukinágénda sí..kí- Sítukígénda
‘nous continuons à partir’ ‘nous ne partons plus’
xx

Le passé récent
Signification PPA Exemples PPN Exemples
globale
informatif mó..a...i ̧r-e mótwagéndi ̧re mó..téta mótutétagénda
‘nous sommes partis’ ‘nous ne sommes pas partis’
mó..ana...i ̧r-e mótwanagéndi ̧re mó..téta
‘nous sommes partis effectivement’
-a- twágénda mó..téta
‘nous sommes partis’
habitude -ana- twanágénda mó..téta
‘nous sommes partis en effet’
̧́ sya
mó..anásırı ̧́ ̧́ syagénda
mótwasırı ̧́ mó..tétásya- mótutétásyagénda
‘nous sommes venus partir’ ‘nous ne sommes plus partis’
̧́ sya
mó..anásırı ̧́ ̧́ syagénda
mótwanásırı ̧́ mó..tétásya-
‘nous sommes venus partir en effet’
xxi

Le passé lointain
Signification PPA Exemples PPN Exemples
globale
-a- twagenda mó..ta mótutágénda
‘nous étions partis’ ‘nous ne sommes pas partis’
-a-na- twanagenda mó..ta
‘nous étions partis en effet’
-a-na-ya- twanayagenda
‘nous étions allés partir’
Passé lointain mó..a mótwagénda mó..ta
‘nous étions partis’
mó..ana mótwanágénda mó..ta
‘nous étions partis en effet’
mó..ásya mótwásyagénda mó..tasya
‘nous étions venus partir’
mó..anásya mótwanásyagénda mó..tasya
‘nous étions en effet venus partir’
xxii

Le futur
Signification PPA Exemples PPN Exemples
globale
immédiat -kándi- tukándigénda sí...endi sítwandigénda
‘nous partirons’ ‘nous ne partirons pas’
-némwendi- tunémwendigénda sí..endi
‘nous partirons en effet’
lointain kásya...a tukásyagendâ sí..endisya sítwendisyagénda
‘nous partirons un jour’ ‘nous ne partirons pas’
kándisya- tukándisyagénda sí..endisya
‘nous partirons un jour’
némwendisya tunémwendisyagénda
‘nous partirons un jour’
kándisyásya tukándisyásyagénda sí..endisyásya sítwendisyásyagénda
‘nous partirons’ ‘nous ne partirons pas’
kándisyátásyaya tukándisyátásyayagénda sí..endisyásya
‘nous partirons’
xxiii

Le potentiel
Signification PPA Exemples PPN Exemples
globale
recommandable -anga twangagénda sí..anga sítwangagénda
‘nous devrions partir’ ‘nous ne devrions pas partir’
possibilité -angana- twanganagénda sí..anga
‘nous pouvons partir’
nécessité Angatáa twangatâgénda sí..angáta sítwangátagénda
‘nous devrions partir’ ‘nous ne pouvons pas partir’
possibilité future -angasya- twangasyagénda sí..angásya sítwangásyagénda
‘nous devrions partir’ ‘nous ne pouvons plus partir’
anganásya twanganásyagénda sí..angásya
‘nous pouvons encore partir’
angatásya twangatásyagénda sí..angátásya sítwangátásyagénda
‘nous devrions encore partir’ ‘nous ne pouvons plus partir’
probabilité au -anga..i ̧r-e twangagéndi ̧re sí..anga...-i ̧r-e ̧́
sítwangagendıre
passé ‘nous pourrions partir’ ‘nous ne pouvions pas partir’
possibilité au -angana..i ̧r-e twanganagéndi ̧re sí..anga...-i ̧r-e
passé ‘nous pourrions en effet
partir’
contingence -éndi- twéndigénda sí..éndi sítwéndigénda
récente ‘nous serions partis’ ‘nous ne serions pas partis’
contingence au -endi- twendigénda si..endi sitwendigénda
passé ‘nous serions partis’ ‘nous ne serions pas partis’
contingence -éndísya- twéndísyagénda sí..éndisya sítwéndigénda
récente ‘nous partirions’ ‘nous ne serions pas partis’
contingence au -endisya- twendisyagénda sí ..éndisya sítwéndisyagénda
passé ‘nous partirions’ ‘nous ne serions plus partis’
xxiv

Le conditionnel
Signification PPA Exemples PPN Exemples
globale
immédiat -ama- twamagénda amátendi twamátendigénda
‘si nous partons’ ‘si nous ne partons pas’
-téta- tútétagénda
‘si nous ne partons pas’
passé -amábi- twamábigénda -téta-
‘si nous partons’
futur -amásya- twamásyagénda -tétásya- tútétásyagénda
‘si nous partons’ ‘si nous ne partons pas’
futur lointain -amábisya- twamábisyagénda -amátendisya- twamátendisyagénda
‘si nous partons’ ‘si nous ne partons pas’

Le subjonctif
Signification PPA Exemples PPN Exemples
globale
formel ø...-e tugénde sí...ø -e sítugénde
obligatoire ‘partons’ ‘ne partons pas’
hypothétique i...a ítwagénda ísi..a..a ísitwagendâ
‘que nous partions alors’ ‘ne partons pas’

L’impératif
Signification PPA Exemples PPN Exemples
globale
ordre ø... –a genda ísi..a...a ísitwagendâ
‘pars’ ‘ne partons pas’
hortatif ø... –e tugénde sí..-e sítugénde
‘partons’ ‘ne partons pas’
xxv

1.5 Quelques considérations phonologiques

Avant de commenter certains processus phonologiques qui interviennent lorsque différents morphèmes se
joignent pour former un mot, je voudrais brièvement présenter le tableau des voyelles et des consonnes du
kinande.

1.5.1. Les voyelles de base et les voyelles de surface


Les voyelles de base ou voyelles sous-jacentes sont celles qui font partie des entrées lexicales des
morphèmes tandis que les voyelles de surface sont les voyelles qui se réalisent au niveau phonétique. Voici
ces différentes voyelles dans les tableaux suivants.

Voyelles de base Voyelles phonétiques


i̧ u̧ i̧ u̧

i u i u

ɛ ɔ e o

a ɛ ɔ
a

Phonétiquement, il existe 9 voyelles en kinande. Cependant, on peut même estimer ces voyelles phonétiques
au nombre de 10 ou 11 si l’on ajoute la voyelle a7 dans le mot omu̧ ́kali ̧ ‘femme’ et la voyelle u̧ dans le
groupe de mots esyondu̧ ’esi ̧ ‘ces cheveux du bas-ventre’. La raison pour laquelle nous excluons ces deux
voyelles est qu’elles n’apparaissent pas dans beaucoup de mots. Parmi les 9 voyelles phonétiques, 7 d’entre-
elles sont employées de manière contrastive. Autrement dit, ces 7 voyelles ont le statut de phonèmes et elles
peuvent apparaître dans les racines des formes verbales comme dans les exemples suivants :

Infinitif Impératif Entrée lexicale


̧́ ̧́ :ga
erısı ‘laisser’ si ̧ga ‘laisse’ ̧́
/-sıg-/
árísí :ga ‘semer’ siga ‘sème’ /-síg-/
árisɛ́ :ga ‘inciser’ sɛga ‘incise’ /-seg-/
̧́ ́ :ma
erıhu̧ ‘se déplacer’ hu̧ ma ‘déplace-toi’ /-hu̧ ́m-/
árísú :ba ‘ressusciter’ suba ‘ressuscite’ /-súb-/
árísɔ́ :ka ‘traverser’ sɔka ‘traverse’ /-sók-/
árísá :ka ‘rester’ saka ‘reste’ /-sák-/

Nous employons les voyelles e, o indistinctement pour les voyelles mi-fermées ou mi-ouvertes. Il est à noter
que les voyelles phonétiques mi-fermées sont toujours le résultat d’un processus phonologique
d’assimilation dite ‘ATR’.

7
Après examen de ce son à l’ultrason “ultrasound”, Pulleyblank a conclu que cette voyelle a est porteuse du
trait ATR lorsqu’elle se trouve dans un environnement ATR (Pulleyblank, communication personnelle), voir
aussi Gick et al. 2006.
xxvi

1.5.2 L’interprétation phonétique de certaines consonnes


Voici le tableau consonantique du kinande :

p ts th t k
b d g
β f s h
l
ɬ
r
m n ɲ ŋ
w y

Pour des raisons orthographiques, certaines consonnes ont été employées d’une manière particulière. C’est
ainsi que :

b est la consonne bilabiale fricative β ; exemple : eríbwíra ‘raconter’


bh est la plosive bilabiale sonore ; exemple : eríkobhakóbha ‘marcher sans but’
t est la plosive alvéolaire sourde ; exemple : erítúma ‘envoyer’
th est la plosive dentale sourde ; exemple : ethenthera ‘jeu de glissée’
lh est la latérale sous forme d’une tape qui est employée avec les voyelles postérieures.
g est la vélaire fricative sonore ; exemple : erigúla ‘acheter’
ng est d’une part la séquence consonantique du complexe nasal qui est employée à la place de [ŋg] et
d’autre part le complexe nasal vélaire palatalisé comme dans le mot engíma ‘singe’ dans lequel ŋg devient
palatalisée lorsqu’elle précède une voyelle fermée. Notez que la nasale dans le mot engíma est réalisée aussi
comme une palatale.
ny est la nasale palatale qui est aussi employée à la place du signe phonétique [ɲ]
k est l’occlusive vélaire ou l’occlusive vélaire palatalisée lorsqu’elle apparaît devant une voyelle fermée (cf.
ekíndu ‘chose’, akándu ‘une petite chose’8).

8
Bien que k et ng deviennent palatalisées devant les voyelles antérieures fermées, elles ne sont jamais
palatalisées si la séquence ki ou ngi résulte de l’effacement d’une voyelle antérieure non fermée comme
dans les mots áki ̧ba /a-ka-i ̧b-a/ ‘il a volé cela (cette petite chose)’ ; ng’ıba
̧́ /nga-i ̧b-a/ ‘s’il volait’. Dans le
mot áKi ̧ba /a-ki-i ̧b-a/ ‘il l’a volée’ (ici le K répresente la palatale k et ki est le marqueur de l’objet de la
classe 7), la vélaire k reste palatalisée car sa palatalisation provient du fait qu’elle précède une voyelle
antérieure fermée dans la représentation sous-jacente (cf. ki-), avant que la voyelle fermée ne s’efface. Je
signale que les deux k dans áki ̧ba et áKi ̧ba (‘il a volé une petite chose’ vs. ‘il l’a volée’) forment une paire
minimale. Pour plus d’information sur la palatalisation de k, voir Mutaka (en préparation).
xxvii

1.5.3. Processus phonologiques


a. Harmonie ATR
En kinande, il existe un type d’harmonie vocalique appelée ‘harmonie ATR’. Elle a toujours comme origine
une voyelle haute du premier degré d’aperture (indiquée par une cédille au-dessous de la voyelle haute). En
général, cette harmonie ATR va de la droite vers la gauche ainsi que le montrent les exemples suivants :

̧́ ́ma
erıhu̧ ‘se déplacer’ ̧́ mi ̧syâ
erıhu̧ ‘faire déplacer’
árihuma ‘frapper’ eri ̧hu̧ mi ̧syâ ‘faire frapper’
árihɛ́ma ‘mendier’ eri ̧hemesyâ ‘faire mendier’
áríhɔ́ma ‘enduire’ ̧́
erıhomesyâ ‘faire enduire’
áríháma ‘déplacer’ ̧́
erıhami ̧syâ ‘faire déplacer’
árilíma ‘cultiver’ eri ̧li ̧mi ̧syâ ‘faire cultiver’
̧́ ma
erılı ̧́ ‘éteindre’ ̧́ ̧mi ̧syâ
erıli ‘faire éteindre’

Alors que la structure du verbe dans le paradigme de gauche est : ɛri- RACINE+ VF, celle du paradigme de
droite est : ɛri- RACINE + is + i ̧ + VF où VF signifie ‘voyelle finale’. Le morphème du causatif -i ̧- a le trait
[+ATR]. Lorsqu’une forme verbale ne comprend que des voyelles [-ATR], c’est-à-dire des voyelles non
tendues, toutes les voyelles qui précèdent le morphème du causatif -i ̧- acquièrent le trait [+ATR]. Dans le
jargon phonologique, on parle de la propagation du trait [+ATR] de la voyelle -i ̧- du causatif à toutes les
autres voyelles à sa gauche. Dans la suite, la voyelle -i ̧- se dévocalise en une glide y et son ton haut se
réalise comme la première partie du ton descendant de la voyelle finale.

b. La nasale+les alternances consonantiques


Le complexe nasal en kinande résulte souvent de la combinaison de N + C où N est un morphophonème et
C est une consonne. La nasale -N- est le plus souvent le préfixe de la classe 9 des formes nominales ou une
forme pronominale signifiant ‘moi’ dans les formes verbales. Un nom qui emploie cette nasale comme
préfixe, s’il est placé dans une autre classe nominale, par exemple la classe 12, ou si l’on remplace la nasale
-N- par -nyi- ‘moi’ dans les formes verbales, on réussit à déterminer la nature exacte de la consonne du
complexe nasal. En voici une démonstration dans les exemples suivants tirés du Dictionnaire de Kavutirwaki
(1978 :14-15).

a. émbene ‘chèvre’ a-ká-hene ‘une petite chèvre’ /N+h/


émbwâ ‘chien’ a-ká-bwâ ‘un petit chien’ /N+b/
embóno ‘ricin’ a-ka-póno ‘un petit ricin’ /N+p/
mbámbɛ ‘attrape-moi’ nyí-hámb-ɛ /N+h/

b. éndwa ‘guêpe’ a-ká-twa ‘petite guêpe’ /N+t/


ndíndɛ ‘attends-moi’ nyí-rínd-ɛ /N+r/
ndɛ́kɛ ‘laisse-moi’ nyí-lɛ́k-ɛ /N+l/
ndakirɛ ‘crie pour moi’ nyí-lak-ir-ɛ /N+l/

c. énzóka ‘serpent’ a-ká-yóka ‘un petit serpent’ /N+y/


énzúki ‘mouche’ a-ká-yúki ‘petite mouche’ /N+y/
nzumɛ ‘insulte-moi’ nyí-tsum-ɛ /N+ts/
xxviii

nzwíkɛ ‘couvre-moi’ nyí-swík-ɛ /N+s/

d. engíngo ‘lit’ a-ka-kíngo ‘petit lit’ /N+k/


ngábɛrɛ ‘regarde-moi’ nyí-kɛber-ɛ /N+k/
ngwatéko ‘tiens-moi’ nyí-wat-é-ko /N+w/
ngánɛ ‘refuse-moi’ nyí-gán-ɛ /N+g/
La consonne du complexe nasal est toujours sonore ainsi que le montrent ces exemples. Cette consonne peut
dériver de différentes sources telles que spécifiées dans la colonne de droite dans les exemples ci-dessus. Il
faut aussi noter l’assimilation homorganique de la nasale, c’est-à-dire que la nasale N prend la place
d’articulation de la consonne qui suit.

c. L’allongement de la pénultième voyelle


En kinande, la voyelle pénultième est allongée comme dans les exemples en (a) avec quelques exceptions
comme celles de (b). Selon l’analyse de Mutaka (1994) ces exceptions se terminent en fait par la préfinale
-aC- qui, historiquement, est reconstruite comme -ag- ainsi que c’est illustré dans a-ká-sabi ̧ri ̧r-aC-ı-a
̧́
[akásabi ̧ri ̧rayâ] ‘il a l’habitude de demander’. Dans ce Dictionnaire, nous avons ignoré complètement cet
allongement de la voyelle pénultième.

a. erisá :ba ‘demander’


erisab’ etá :ba ‘demander une cigarette’
erisaba Magulú y’ etá :ba ‘demander une cigarette à Magulu’
eri ̧sabi ̧ri ̧ :ryâ ‘avoir l’habitude de demander’
erisihi :rwâ ‘savourer’
b. akásabi ̧ri ̧rayâ /sab-irir-aC-i ̧-a/ ‘il a la sale habitude de demander’
akásihirawâ /-sih-ir-aC-u-a/ ‘il savoure’

Notez qu’il existe un dialecte du kinande parlé dans la région d’Irungu, aux pieds du mont Ruwenzori, où la
forme -ag- est encore employée comme dans les exemples suivants :

Dialecte kinande d’Irungu kinande standard Glose


tukágendága tukágendâ ‘nous partons’
twágúlága twágúla ‘nous avons acheté’

d. La semi-vocalisation et l’effacement de la voyelle


Étant donné que le kinande n’accepte pas une séquence de deux voyelles dans la structure syllabique, une
voyelle haute devient une semi-voyelle lorsqu’elle est suivie d’une voyelle non haute comme le montrent les
exemples suivants :

/e-ri-sab-irir-i ̧-a/ eri ̧sabi ̧ri ̧ryâ ‘avoir la sale habitude de demander’
/e-ri-sih-ir-u-a/ erisihirwâ ‘savourer’

Il faut aussi remarquer qu’une voyelle mi-ouverte suivie d’une autre voyelle mi-ouverte devient également
une semi-voyelle ainsi que le montrent les exemples ci-après :
xxix

ulété omwána --> uléty’ ômwána ‘emmène l’enfant’


ulété ekíseke --> uléty’ ekíseke ‘emmène la canne à sucre’
úhéke ekíseke --> úhéky’ ekíseke ‘porte la canne à sucre’
omúhóko oyu --> omúhókw’oyu̧ ‘ce manioc’
Mbóko ágénda --> Mbókw’ ágénda ‘Mboko était parti’

Lorsque la voyelle basse précède une autre voyelle, elle s’élide comme le montrent les exemples ci-après :

akáheka omwána --> akáhek’ omwána ‘il porte l’enfant’


eri ̧hi ̧mba enyu̧ ́mba --> eri ̧hi ̧mb’ enyu̧ ́mba ‘construire une maison’

Au cas où les deux voyelles sont identiques, une de ces voyelles s’élide (à moins que la première voyelle ne
se soit dévocalisée) ainsi que le montrent les exemples suivants :

eriheka améru --> erihek’ améru ‘porter des bananes mûres’


omúhóko oyu --> omúhók’oyu̧ ‘ce manioc’

Le tableau suivant résume le résultat de la rencontre de deux voyelles dans la structure CVV.

CV1/V2 i̧ i E a o u u̧
i̧ - - Cye Cya Cyo Cyu Cyu̧
i - - Cye Cya Cyo Cyu Cyu̧
e - i Cye Cya Cyo - -
a - - - - - - -
o Cwi ̧ Cwi Cwe Cwa Cwo/- - -
u Cwi ̧ Cwi Cwe Cwa Cwo - -
u̧ Cwi ̧ Cwi Cwe Cwa Cwo - -

Dans ce tableau, le tiret signifie que la première voyelle s’élide. Dans le cas contraire, la première voyelle
devient une semi-voyelle et la deuxième voyelle constitue l’élément nucléaire de la syllabe.

e. La réalisation du ton
Selon l’analyse de Hyman & Valinande (1985) que nous avons adoptée dans ce Dictionnaire, le ton haut se
réalise sur la voyelle qui précède la voyelle sur laquelle elle est associée dans son entrée lexicale. Ainsi,
pour l’entrée lexicale du verbe erítúma, le ton haut est associé à la voyelle -u- (cf. -túm-). Le ton dans la
forme en isolation est le ton de surface (cf. erítúma ‘envoyer’).
Il faut aussi remarquer que le ton haut se place sur la pénultième voyelle et est syntagmatique. Si le
mot est suivi d’autres mots, ce ton haut syntagmatique ne se réalise plus sur la voyelle pénultième du
premier mot, comme le montre cet exemple suivant :

Erítúma ‘envoyer’ erítuma Magúlu ‘envoyer Magulu’


xxx

Notez à ce sujet que le ton haut syntagmatique cible la voyelle pénultième sous-jacente alors que
l’allongement de la voyelle pénultième concerne plutôt la voyelle de la syllabe pénultième. Ainsi, les
exemples suivants se réalisent phonétiquement comme suit :

c. omusí :kâ /o-mu-sikáa/ --> omusí-káa --> [omusí :kâ] ‘une fille’
̧́ :syâ /á-ri-káàs-ı-a/
d. erıke ̧́ --> ̧́
erıkesı á̧ ̧́
--> [erıkesyâ] ‘passer une nuit’

(L’allongement est signalé par deux points après la voyelle qui est allongée. Comme je l’ai dit
précédemment, la notation de l’allongement est ignorée dans ce Dictionnaire.)

1.5.4. Notes au sujet de deux processus morphologiques

a. La réduplication
La réduplication dans les formes verbales est illustrée dans les exemples suivants. Notez le choix des
formes : un verbe à ton H (cf. –túm-), un verbe sans ton, (cf. -hum-), un thème verbal à deux syllabes (cf. –
túma), à trois syllabes (cf. -hum-anga), à une seule syllabe (cf. –lwâ ainsi que –ota qui se comporte comme
une monosyllabe).

Erítúma /eri-túm-a/ erítumatúma envoyer hâtivement


Erítumíra /eri-túm-ir-a/ erítuma.tumíra ‘envoyer hâtivement pour’
Erihúma /eri-hum-a/ erihuma.húma ‘frapper hâtivement’
Erihumánga /eri-hum-ang-a/ erihuma.humánga ‘frapper hâtivement de manière répétée’
erilwâ /eri-lu-a/ erilwalwalwâ ‘combattre hâtivement’
erítwâ /eri-tó-a/ erítwatwatwâ ‘creuser hâtivement’
eryôtâ /eri-ótV-a/ eryótototâ ‘allumer hâtivement’
eryu̧ ̂myâ /eri-ú̧m-i ̧-a/ eryú̧myu̧ myu̧ myâ ‘sécher hâtivement’

Comme illustrée dans ces exemples, la réduplication dans les formes verbales consiste en la préfixation d’un
patron de deux syllabes au thème verbal, lequel patron contient le matériel copié du thème verbal de
gauche à droite, dans le respect de la contrainte de l’intégrité du morphème (Mutaka et Hyman 1990) ; en
d’autres mots, pour une forme telle que erí-tum-ír-a, on dit erí-tuma.tumira au lieu de erítumitumira
dans lequel on risquerait de scinder le morphème de l’applicatif –ir-. Bien que la réduplication soit
productive dans les formes verbales, elle ne s’applique pas dans certaines formes, comme dans l’exemple
suivant :

̧́
mótwıkárá /mó-tu-a-i ̧kal-i ̧rá/ *motwikerekere ‘nous nous sommes assis’
*motwikalakere
*motwikalakali ̧re
(forme utilisée : mótwálwi ̧ré ıtwı
̧́ kala
̧́ ‘nous nous sommes directement assis’)
̧̂
twámıkála /tu-ámá-i ̧kal-a/ ̧́
twámıkalakála ‘nous nous asseyons hâtivement’

Avec la terminaison –i ̧re, l’imbrication s’applique sur la racine de ce verbe (cf. i ̧kal-i ̧re  ikai ̧rá  i ̧kárá).
La forme rédupliquée ne s’utilise pas en cas d’imbrication.
xxxi

La réduplication dans les noms est illustrée dans les exemples suivants :
omúndu /o-mu-ndu/ omundumúndu ‘une véritable personne’
omúlúme /o-mu-lúme/ omúlumélúme ‘un véritable homme’
omú̧kali ̧ /o-mu-káli ̧/ omu̧ ́kali ̧kali ̧ ‘une véritable femme’
omu̧ -lwı ̧̂ /-o-mu-lu-i ̧/ omu̧ lwi ̧mu̧ lwı ̧̂ ‘un véritable combattant’
omulángála (pas de forme rédupliquée) ‘un homme de grande taille’
ekihangabále (pas de forme rédupliquée) ‘une patate douce’

Ainsi que le montrent ces exemples, la réduplication dans les formes nominales consiste en la
suffixation d’un patron de deux syllabes au nom. Si le radical est trop court, le préfixe du mot est également
copié dans la forme rédupliquée. Cependant, on n’obtient pas la forme rédupliquée dans les mots de plus de
deux syllabes. Pour une analyse complète de la réduplication en kinande, voir Mutaka and Hyman (1990).

b. L’inflexion –ite.
L’équivalent du marqueur en proto-bantou du passé –i ̧de ou du perfectif –iite que l’on trouve dans certaines
langues du bantu commun est –i ̧re en kinande (Meeussen 1967, Mutaka and Tamanji 2000 : 173).
Cependant, -ite est encore usité dans deux formes verbales, ery-ambála ‘se vêtir’ et eri-yíra ‘avoir’. Cet
usage est illustré dans les formes suivantes :

(a) eryambála ‘se vêtir’


̧́
nyımbite /nyámbite, úmbite, ámbite, túmbite/twámbite, múmbite /mwámbite, bámbite
‘je porte un habit’, ‘tu portes –’, ‘il porte –’, ‘nous portons –’, ‘vous portez –’, ‘ils portent –’ .
sínyímbite/sínyámbite ‘je ne suis pas habillé’ (en d’autres mots, ‘je suis nu’).

Au lieu de tu-na-ámbál-i ̧re  *tunáàmbárá, on emploie la forme tunáàmbite ‘nous sommes habillés’.

On s’attendrait à ce que le phénomène d’imbrication se manifeste dans cette forme, mais ce n’est pas le cas.
C’est la forme du verbe défectif avec la terminaison –ite qui est plutôt utilisée.

(b) eriyíra ‘avoir’


nyiwíte, uwíte, awíte, tuwíte, muwíte, bawíte
‘J’ai’, ‘tu as’, ‘il/elle a’, ‘nous avons’, ‘vous avez’, ‘ils/elles ont’.
síngwíte/sínyiwíte kíndu ‘je n’ai rien’ (litt. ‘je n’ai pas une chose’).

Au lieu de dire nyí-yír-i ̧r-e, on dit nyiwíte ‘j’ai’ qui utilise la terminaison -ite.

2. Les cas problématiques et les solutions proposées

2.1. La transcription des voyelles


Dans les entrées lexicales, nous employons les voyelles suivantes : i ̧, i, e, a, o, u, u̧ . C’est seulement la
voyelle haute qui est à l’origine de l’harmonie ATR qui est notée avec une cédille comme dans l’exemple
suivant :
eri-tum-irir-i ̧-a pour le mot erıtu̧
̧́ mi ̧ri ̧ryâ ‘envoyer’
xxxii

2.2. La transcription des consonnes b, bb, g, l, ll, tt, t de Kavutirwaki (1978)


Pour des raisons pratiques, nous employons b pour la bilabiale fricative (cf. obúndu ‘nourriture’), g pour la
̧́
vélaire fricative (cf. erigúla ‘acheter’), bh pour l’occlusive bilabiale sonore (cf. erıbhu̧ ́na ‘casser’), lh pour
la latérale sous forme de tape (cf. erílhása ‘jeter’), l pour la latérale (cf. erílása ‘germer’), th pour
l’occlusive dentale sourde (cf. ethenthera ‘sorte de jeu où l’on glisse’), et t pour l’occlusive alvéolaire
sourde (cf. erítúma ‘envoyer’). Nous avons ainsi remplacé les consonnes géminées bb, tt, ll de Kavutirwaki
(1978) par bh, th et lh. En ce qui concerne la latérale sous forme de tape lh, nous avons maintenu le
symbole l quand elle apparaît devant les voyelles antérieures i ̧, i, e étant donné que la latérale l n’apparaît
jamais dans ce contexte. En d’autres mots, une distinction entre la latérale sous forme de tape et la latérale
n’est justifiée qu’avec les voyelles postérieures. En voici une illustration dans les exemples suivants :

a. la latérale [l] b. la tape


erílása ‘germer’ erílhása ‘lancer’
erilóga ‘ensorceler’ elhoho ‘chanvre’
erilúnga ‘saler’ erilhúnga ‘se marier’
c. erileta (= erílhéta) ‘apporter’
̧́ ga
erılı ̧́ (= erılhı
̧́ ga)
̧́ ‘être d’accord’
erilíra (= erilhíra) ‘crier’

2.3. La transcription de la nasale palatale -ɲ- différente de ni ̧-a


L’orthographe de la nasale palatale -ɲ- est ny. Cependant, comme cette transcription crée une certaine
confusion avec la nasale suivie de la voyelle antérieure haute (cf. n-i ̧-a ou n-i-a), nous ne transcrivons pas la
voyelle haute comme une semi-voyelle dans la séquence nia ou ni ̧a.

2.4. La marque de la voyelle ATR dans les entrées lexicales


Comme nous l’avons signalé précédemment, il n’y a que la voyelle haute qui est à l’origine de l’harmonie
ATR qui est marquée avec une cédille dans les entrées lexicales. Par contre, toutes les voyelles hautes qui
portent le trait ATR dans les formes en isolation sont marquées par une cédille. Je voudrais en outre faire
remarquer qu’une semi-voyelle qui dérive de la voyelle haute avec le trait [+ATR] i ̧ retient sa spécificité de
porteur de ce trait ATR même dans son nouvel état de semi-voyelle9.

9
Je voudrais confirmer également ce que Kavutirwaki a déclaré à Claire Grégoire, notamment le fait qu’un
locuteur nande peut percevoir distinctement la qualité phonétique de la semi-voyelle comme porteuse du
trait ATR comme dans eri ̧hekyâ ‘porter’. On a comme l’impression que l’on prononçait encore le son i ̧ dans
la semi-voyelle. Claire Grégoire m’a livré cette information dans une communication personnelle car elle
s’étonnait du fait qu’une semi-voyelle soit considérée comme porteuse du trait ATR. Remarquez par ailleurs
que pour le verbe eryôwána ‘être beau’, si le radical est –owan-, il serait difficile de comprendre pourquoi
la semi-voyelle dans le préfixe ery- porte le trait [+ATR]. C’est pour cette raison que j’ai adopté –ogu̧ an-
comme racine de ce verbe eryôwána. Je tiens aussi à relever que la voyelle e dans la séquence CeCya (où C
signifie ‘consonne’) est invariablement [+ATR] car la semi-voyelle dans cette séquence dérive de la voyelle
i ̧ qui porte justement le trait [+ATR]. En outre, le e dans CeCaya où y dérive de i ̧ a aussi le trait [+ATR]
comme dans le groupe de mots hekaya Kámbale ‘fais porter Kambale’ (forme intermédiaire : -hek-aC-i ̧-a).
xxxiii

2.5. La marque des tons dans les idéophones et les onomatopées


Dans une catégorie restreinte de mots tels que les idéophones et les onomatopées, la marque des tons n’est
pas toujours évidente si le ton haut qui apparaît dans ces mots est aussi le résultat de la règle de
l’anticipation du ton haut sur la voyelle précédente. C’est pourquoi, dans la plupart des cas, nous avons
marqué les tons de surface dans les entrées lexicales de ces mots. Le lecteur du Dictionnaire identifiera
facilement de tels mots en remarquant l’identité de la notation des tons dans les entrées lexicales et dans les
formes en isolation.

3. Notes finales
1. Pour des raisons que je n’ai pas comprises, le ton descendant sur la voyelle finale dans Kavutirwaki
(1978) est noté comme un ton haut comme dans eryaká (au lieu de la forme en isolation eryakâ ‘allumer’).
Un tel ton descendant est tout simplement noté comme un ton descendant dans ce Dictionnaire (cf.
eryakâ).

2. Je voudrais signaler que nous avons intégré la version du Dictionnaire de Kavutirwaki (1978) dans ce
Dictionnaire après avoir corrigé ce que nous avons constaté comme erreurs. Nous avons également ignoré
les lettres qui indiquent le type de ton auquel le nom ou le verbe appartient parce que nous notons les tons
dans les entrées lexicales.

3. Dans notre transcription des entrées lexicales, il reste quelques irrégularités, notamment en ce qui
concerne la voyelle qui est à l’origine de l’harmonie ATR, surtout si la voyelle est longue comme dans -
su̧ nguu ou sungu̧ u ou sunguu̧ pour omu̧ su̧ ngu̧ ̂ ‘un homme blanc’.

4. Étant donné que notre hypothèse de base est que les morphèmes qui apparaissent dans les entrées
lexicales avec une signification similaire doivent être notés de la même manière, nous avons pris soin de
considérer que les extensions -ir-, irir-, uk-, ukal- ne peuvent pas être porteuses du trait [+ATR].
Cependant, il existe certaines formes où nous sommes obligés d’en faire des porteurs du trait ATR comme
c’est le cas dans les exemples suivants :

̧́
a. erıtabu̧ ́la / -tabu̧ l-/ ‘rendre sale’
̧́
erıtabu̧ kála /-tabu̧ kal-/ ‘devenir sale’
b. eritabúla /-tabul-/ ‘déterrer’
eritabukála /-tabukal-/ ‘se déterrer’
c. erisénga ‘emballer’
erisengúla / -seng-ul-/ ‘déballer’
erisengukála /seng-ukal-/ ‘se déballer’

On s’attendrait à ce que -ul- et -ukal- n’apparaissent pas avec le trait [+ATR] dans l’entrée lexicale comme
c’est le cas en (b,c). Cependant, comme c’est une voyelle haute qui est toujours à l’origine de l’harmonie
ATR (à moins que l’on ne propose un trait flottant [+ATR] comme le fait Mutaka (1994) pour certaines
̧́
racines en classe 5, cf. e-rı-sê ‘déchet’), on est forcé d’assigner une voyelle avec le trait [+ATR] pour la
voyelle haute postérieure des exemples en (a).
xxxiv

Un problème similaire se pose avec les tons dans les extensions. Normalement, les extensions
verbales n’ont pas de ton en structure sous-jacente. Cependant, il y a des formes nominales telles que
̧́ hánıá̧ ‘chaleur’ pour lesquelles on est obligé d’assigner un ton haut sous-jacent sur le morphème du
ekıhu̧
causatif -i ̧- pour rendre compte du ton haut de surface sur la voyelle précédente cf. /e-ki-hu̧ ́h-an-ı-a/
̧́ -->
̧́
ekıhuháni ̧a. On s’attendrait normalement à ce qui suit :

Tons sous-jacents : /e-ki-hu̧ ́h-an-i ̧-a/


Propagation du ton H et déliage : ̧́
ekıhuhani ̧a
Ton H pénult. & propag. ATR : ̧́ hanıá̧
ekıhu̧
Forme en isolation : ̧́ hanıá̧ au lieu de ekıhuhánı
*ekıhu̧ ̧́ á̧

5. Dans les radicaux monosyllabiques, il y a d’habitude un ton descendant sur la dernière voyelle comme
̧̂ ‘tuer’, eryu̧ tâ ‘verser’. Lorsqu’on ajoute une extension verbale à la racine, le ton descendant ne se
dans erıtâ
réalise plus sur la voyelle finale ; au contraire, le ton haut syntagmatique se réalise sur la pénultième
voyelle comme prévu. En adoptant l’analyse de Mutaka (1994), nous posons une voyelle fantôme dans les
radicaux monosyllabiques que nous indiquons entre parenthèses dans les entrées lexicales comme dans les
̧́ (-ıtV-)
exemples suivants : -ıt- ̧́ ̧̂ ‘tuer’, -u̧ t- (-u̧ tV-) pour eryu̧ tâ ‘verser’.
pour erıtâ

6. En accord avec la suggestion de Larry Hyman sur la nécessité de différencier la classe 5 des formes
nominales de celle de l’infinitif dans les entrées lexicales pour un besoin de tri de mots, le préfixe eri- des
formes nominales est écrit en gras tandis que eri- des formes verbales est écrit en italique comme dans les
exemples suivants : erísê ‘excrément de rat’, eri ̧lebyâ ‘regarder’.

7. Je voudrais aussi signaler que, bien que les deux versions du Dictionnaire kinande (kinande-English et
kinande-français) utilisent la même banque de données, la version française contient plus d’explications.
Dans la version française, je voulais respecter le vœu de Kavutirwaki qui voulait écrire un dictionnaire
pédagogique faisant ressortir les éléments saillants de la culture nande. Parmi les données du Dictionnaire,
Kavutirwaki avait écrit un article assez fouillé sur les noms propres des Nande. J’ai décidé d’inclure cet
article comme le deuxième appendice au Dictionnaire, tout juste après l’index français-kinande du
Dictionnaire pour la version française et l’index anglais-kinande pour la version anglaise du Dictionnaire10.
Je tiens aussi à attirer l’attention des lecteurs de cette version que la version anglaise contient deux articles
supplémentaires dans les annexes 4 et 5, à savoir, un bref aperçu de la culture nande à travers des photos et
un article de Stanley Baluku sur les plantes curatives chez les Konzo de l’Ouganda.

8. Concernant l’index, les items lexicaux tels que ‘arbre’, ‘oiseau’, ‘maladie’ sont listés avec plusieurs
synonymes. Une signification plus précise de ces synonymes est à rechercher dans le Dictionnaire principal.

10
Je voudrais remercier Mboko Déogratias et Julia Vumilia Vira qui m’ont encouragé à cibler également les
locuteurs Konzo de l’Ouganda qui auraient exprimé un intérêt certain pour ce Dictionnaire lors de la
collecte des données par feu Kavutirwaki. J’ai pensé que les Konzo qui ont en fait des ancêtres communs
avec les Nande de la RDC seraient aussi intéressés de connaître les noms que les Nande portent. En fait, le
kinande (D42 (ou J42) dans la classification de Guthrie) et le Konzo (D41 (ou J41)) sont une même langue
parlée des deux côtés de la frontière RDC-Ouganda. Voir aussi les notes sur le Dictionnaire en appendice
écrites par des collègues bakonzo de l’Université de Makerere, Ouganda.
xxxv

Je tiens à signaler que j’ai parfois édité les notes de Kavutirwaki, surtout lorsque je percevais une
sorte de préjugé à l’égard des gens qu’il appelle ‘les montagnards’ (un mot à connotation péjorative qui
désigne les habitants des montagnes), c’est-à-dire les habitants des régions de Butembo, Luotu, Lukanga,
Musyenene, Kimbulu, Lubero, Masereka, Luofu, Bingi, Kyondo et Kayna par opposition aux ‘gens de la
plaine’, c’est-à-dire les habitants des régions de Beni, Maboya, Bwisega, Mutwanga (d’où il est originaire). Il
y a aussi des mots qui, à mon avis, seraient surtout employés dans sa contrée d’origine. J’ai chaque fois
exclu ces mots du Dictionnaire pour la simple raison que je voulais que ce Dictionnaire réflète le parler de
la plupart des locuteurs nande, et d’une manière particulière ceux des régions de Butembo, Musyenene,
Lukanga, Luotu et Lubero.
Je voudrais aussi remercier les nombreuses personnes qui ont aidé à la réalisation de ce Dictionnaire, et je
voudrais citer plus particulièrement Madame Claire Grégoire et Madame Yvonne Bastin, toutes deux
professeurs et chercheurs en linguistique du Musée de Tervuren (aujourd'hui retraitées), le professeur Larry
Hyman de University of California at Berkeley et Dr Robert Hedinger de la Société internationale de
Linguistique-Yaounde.

Références
Baudet, G. 1948. Éléments de grammaire kinande. Bruxelles : Établissements généraux de l’Imprimerie.
Bergmans, L. 1971. Les Wanande tome II. Croyances et pratiques traditionnelles. Butembo : Éditions A.B.B.
Fraas, P. 1961. A Nande-English and English-Nande Dictionary. Washington : Laubach Literacy Fund.
Gick, B., Pulleyblank, D., Campbell, F. & N. Mutaka. 2006. ‘Low vowels and transparency in Kinande vowel
harmony’, Phonology 23.1 : 1-20
Hyman, L. & N. Valinande. 1985. ‘Globality in the Kinande tone system’. In D. Goyvaerts (ed.) African
Linguistics, 239-260.
Kavutirwaki, K. 1978. Lexique nande-français français-nande. Kinshasa : Éditions du Secrétariat général de
l’Épiscopat au Zaïre.
Meeussen, A. E. 1967. ‘Bantu grammatical reconstructions’. Africana linguistica, 3, Annalen van het
Koninklijk Museum voor Midden-Afrika 61 : 79-121, Tervuren.
Mutaka, N. 1994. The Lexical tonology of Kinande. Munchen : Lincom Europa.
Mutaka, N. 1991. ‘The suffixal tense marker -i ̧re in the Kinande verb stem : evidence for a stratally
organized phonology’, Afrikanistische Arbeitspapiere 25, 157-173.
Mutaka, N. 1995. ‘Vowel harmony in Kinande’, JWAL 25.2 :42-55.
Mutaka, N. (in prep.). Velar stop palatalization in Kinande : a phonological conundrum. Ms., Rutgers
University, New Brunswick. This paper was also presented at the 23rd WALS conference in Buea,
August 7-10, 2002.
Mutaka, N. & L. Hyman. 1990. ‘Syllables and morpheme integrity in Kinande reduplication’, Phonology
7 :73-119.
Mutaka, N. & P. Tamanji. 2000. An introduction to African linguistics. Munich : Lincom Europa.
Tatsopa, K. 1976. Emisyo n’ehisimo [‘Proverbes nande’]. Ms., Goma.
Tatsopa, K. 1982. Kaminya : Nande-Swahili [‘Dictionnaire nande-swahili’]. Ms., Goma.
Valinande, N. 1984. The structure of Kinande. Doctoral dissertation, Georgetown University.
A-a

abagoma (rad. -goma (-L%)) Var. : omugoma ̧́


ahıkwa ndâ le bas-ventre
n. 1/2 un batteur de tambour eryú̧myá ng’ ahísi (rad. ahisí) par terre, très bas ahísísísi très
abagoma devenir une personne qui n’a pas très bas erírir’'ahísi manger à même le sol
honte (litt. : ‘sécher comme les batteurs de ahísísísi adv. sur le sol, vraiment en bas erisu
̧ ̧́
tambours’) rikáhuluk’ ahísísísi l’avion vole trop près du
abárongo (rad. -róngo (-L%)) Var. : omúrongo sol
n. 1/2 les jumeaux ahô là-bas
abátu̧nga (rad. -tu̧ nga (-L%)) Var. : omú̧tu̧ nga ahondata (rad. ahondata (-L%)) adv. 16 en haut
n. 1/2 une parenté, un membre du clan. oyó tásyaseger’ ahondata recule un peu vers le
nı ̧́ mú̧tu̧nga, ímwamúpókerá ndeke celui-là haut
est un membre de notre clan, il faut bien le ahóndına ̧́ adv. 16 là en bas kúmbe
recevoir úlyátásyaseger’ ahóndına ̧́ je souhaite que
abhé interjection qui signifie ‘oui, je vous écoute’ vous reculiez un peu là en bas
et qui s’emploie surtout pour les filles áhosı ̧̂ (rad. -osii ̧) n. 16 partout twabíritsak’
lorsqu’on les appelle. C’est probablement un ékyosı ̧̂ nous avons regardé partout áhosí
emprunt du français ‘abbé’ si son origine est ng’okó wanáhúlá, twabíritsaká yô partout
en relation avec la présence des prêtres où vous l’avez mentionné, nous avons
catholiques qu’on appelle des abbés. Le terme cherché
serait ainsi l’équivalent de ‘père’ car c’est de aka (rad. a-ka-) préfixe de classe 12 qui exprime
cette façon que les missionnaires catholiques le diminutif enyúngu ; akanyúngu une
blancs exigeaient qu’on réponde (‘oui mon marmite, une petite marmite
père’) akábaniámbwâ ̧ ̧
(rad. -bania-mbúa)
aha (rad. aha (-L%)) ici kyéki ̧ aha le voici n. 12/13 plante médicinale
áhakáhulukir’eryúba par là où se lève le akabengeryô (rad. -bengerio) ̧ Var. :
soleil áh’ eri ̧kála là où l’on s’assied ah’ ehi ̧bengeryô n. 12/19 une très petite
ángakwi ̧ra là où il peut se blesser, là où il fenêtre, un trou, un orifice dans un mur à
peut mourir travers lequel on peut voir eri ̧leberery’ omo
ahákê (rad. -hakée) adv. peu, un peu akisı ̧ yá
̧́ kabengeryó síryowéne ce n’est pas bien de
háké íníása encore un peu de temps, il regarder à travers un orifice dans le mur
arrive na hákê jamais (litt. : ‘même pas un akabhalhaya (rad. -bhalhaya (-L%))
peu’) n. 12/13 une maisonnette construite par les
aháku̧hi ̧ (rad. -kú̧hi (-L%)) n. 16 près de ıkeré ̧́ enfants
háku̧ hı ̧́ nage il reste près de chez moi akabhálháya (rad. -bhalháyá) Var. :
aháku̧hiku ̧ ̧ hi ̧ (rad. -kúhikuhi
̧ ̧ (-L%)) adv. près ̧
ehibhálháya n. 12/13 une maisonnette
de, tout près de aháku̧hiku ̧ ̧ hi ̧ aha ici tout construite par les enfants
près akabhali ̧ (rad. -bhali ̧ (-L%)) n. 12 l’alcool
aháli (rad. halí) adv. 16 loin éwetu ni háli chez provenant de la distillation du vin de banane
nous, c’est loin akabholholho (rad. -bholholho (-L%))
áhandi (rad. -ndi H (L%)) Var. : ówundi ébindi n. 12/13 nourriture sèche
n. 16, 1, 8 autre (personne ou chose suivant akábhu̧nwê (rad. -bhú̧nue) n. 12/13 une plante
le préfixe employé) áhandi hándu autre à fleurs violettes, qui donne de petits fruits
part, ailleurs ógundi múndu ; ówundi comestibles
múndu une autre personne ; une autre akábíbu (rad. -bíbú) n. 12/19 une toute petite
personne tache akábíbú k’omó lıso ̧́ une toute petite
ahándu (rad. -ndu) n. 16 l’endroit (là où il y a tache dans l’œil
quelque chose ou quelqu’un) akábisámo̧ ̧́
(rad. -bısamo) n. 12 jeu de cache-
ahányohonyoho (rad. -nyóhonyoho (-L%)) cache
n. 16 un endroit très petit mónálımi ̧́ ré ̧ akábondê (rad. -bóndee) n. 12/13 maigreur
hányohonyoho j’ai tout simplement travaillé Syn. : omu̧ hodokyô
dans un endroit très petit akabúndâ (rad. -bundáa) n. 12 ascite,
ahárahakuti (rad. ráhakuti (-L%)) n. 16 très gonflement du ventre
loin akábunde (rad. -búnde(-L%)) n. 12/19 le bas-
̧́
ahıkwa en bas undagalíry’ ahıkwakwakwa ̧́ ventre
descends en bas, très bas dans le fond akábundu (rad. -búndu (-L%)) n. 12/19 le
akábúno 2 akákorokómbê
renard, le chat sauvage enyú̧mba yabéré avantages qui ne sont pas nécessairement
nga yahıré ̧́ mó kábundu il y a trop de bruit ceux des autres (b) nzariré halyá íní ká
dans la maison (litt. : ‘la maison est devenue wenyu̧ coupe-moi un peu de cette viande,
comme si on y avait préparé un renard’). oui seulement tu ne peux le demander que si
C’est souvent une femme qui prononce cette c’est un des tiens qui tient la viande ; en
phrase à l’adresse des enfants pour les inviter d’autres mots, tu ne peux demander qu’aux
à faire moins de bruit. Au village, une fois tiens
que l’on a tué un renard et qu’on le grille, les akahílóhilo (rad. -hilóhílo (-L%)) n. 12/19
gens doivent nécessairement être nombreux indigestion
autour du feu pour voir comment on prépare akahíndi (rad. -hindi) n. 12 une petite partie,
ce gibier quelque chose à manger
akábúno (rad. -búno) n. 12/19 le bas, le ̧́
akahınga (rad. -hi ̧ngá) n. 12 un tas d’herbes
dessous ; en bas, en dessous erílenger’ akahongera (rad. -hongera (-L%)) n. 12/13
ekábúno disparaître à l’horizon en bas colibri, un petit oiseau
akábwana (rad. -búana (-L%)) n. 12/19 un akáhúka (rad. -húká) n. 12/13 insecte obúhúka
jeune chien bwámbólyâ un habit de très bas prix, un
akabwira (rad. -buira (-L%)) n. 12/19 un fagot habit négligeable (litt. : ‘les insectes sont en
de bois de chauffage train de me tuer’)
akabwıra ̧́ (rad. -bu̧irá) n. 12/19 le lot, la akáhu̧mbálú̧si ̧ (rad. -hú̧mbalúsi)̧ n. 12 sorte de
chance, la part dévolue à quelqu’un ni ver qu’on trouve dans les rivières
kabwıra ̧́ kíwe c’est sa part, c’est son sort, akáhuru (rad. -húru (-L%)) n. 12 diarrhée
c’est son lot akahwâ (rad. -hua) n. 12/19 la cornée, une
akadébe (rad. -debe) n. 12/13 tonneau maladie de la pupille
̧́ di
akadıngı ̧́ ̧ (rad. -di ̧ngídí) n. 12/19 petit akakálhásu̧ (rad. -kalhású̧) n. 12/13 plante
instrument de musique monocorde que l’on médicinale
pose à une épaule et dont on fait vibrer la akákeke (rad. -kéke (-L%)) n. 12/13 un petit
corde avec un petit morceau de coquillage morceau tánzarirá kó kákeke nyókáyékô
akadódo (rad. -dodó) n. 12/13 sentier (tanzarirá kó kákeke ngókáyékô) coupe-
akafu̧lû̧ (rad. -fu̧luu) n. 12/1 pâte de banane moi un petit morceau, que je le grille
akágála (rad. -gálá) n. 12 la force (physique ou akakéléya (rad. -keléi ̧á) n. 12/19 le plus petit
morale) obunya kágála violemment, tambour
brutalement, sans ménagement akaketekete (rad. -ketekete -L%)) n. 12/19
akagese (rad. -gese (-L%)) Var. : ehigese chose inutilisable, négligeable
n. 12/19 l’éléphant mâle solitaire. Plus petit akákindá bálúme (rad. -kínda-bálume)
que l’éléphant femelle, il est très dangereux, n. 12/13 plante médicinale
surtout lorsqu’il est blessé ̧́ (rad. -ki ̧ra) n. 12/19 chose, affaire,
akakıra
akagonéro (rad. -gonero) n. 12 le mépris, le petites choses que l’on emporte sur soi. Parmi
dédain à l’égard d’une personne ces choses minuscules, il y a, entre autres, les
akágu̧lıgu ̧́ ̧́li ̧ (rad. -gúli ̧gúli ̧) n. 12 le sommet de diverses petites amulettes pour sa protection
la tête obúhemú bobwáleta akágu̧ li ̧gu̧ ́li ̧ propre contre des dangers ou pour garder son
c’est le fait d’être avare qui est à l’origine de mari captif afin que son cœur ne se détourne
la partie du sommet de la tête : une pas et n’aille frapper à une autre porte, la
expression adverbiale qui signife couronne du chef mais de moindre
probablement qu’il ne faut pas être avare importance que le embita ̧ Syn. :
akáhalúlo (rad. -hálulo) n. 12/13 une lamelle otu̧ ku̧ ́lú̧ngu̧ tu
en bois dont on se sert pour enlever les restes akákirikíndwâ (rad. -kírikindúa) n. 12/19
de nourriture dans une casserole tétard
akahambáro (rad. -hambaro) n. 12 la panique, akakóbóbu̧ (rad. -kobóbú̧) n. 12/13 épervier
la peur qui nous fait agir précipitamment et akákokolo (rad. -kókolo (-L%)) n. 12 une
de manière irréfléchie akwıre ̧́ kahambaró brochette de viande, de sauterelles
kánéne il a très peur akákolámátwı ̧̂ (rad. -kólamátúi ̧) n. 12/13 un
akahánga (rad. -hangá) n. 12 très dur oyó ni type d’oiseau qui mange les œufs des autres
kahánga en parlant de quelqu’un qui est oiseaux
têtu, très difficile, intraitable akakólókolô (rad. -kolókókloo) n. 12/13 un
akahatabánze (rad. -hatabanzé) n. 12 mois de petit mammifère qui se nourrit de miel
mai dédié aux Kira. Selon Kavutirwaki, leurs akakólólo (rad. -kolóló) n. 12/19 la brochette
proverbes sont : (a) ékyagándá kiryá ná akákongú̧lo (rad. -kóngu̧ lo) n. 12/13 la cheville
bútsemé bwákyo telle case de vieux avec ses akákorokómbe (rad. -kórokombé) n. 12/19 la
joies et plaisirs ; en d’autres mots, chaque chauve-souris
maison, chaque communauté a ses propres akákorokómbê (rad. -kórokombée)
3 akályánzúki
n. 12/19 chauve-souris byasongyâ ‘choses à ramasser’, samedi
akakorotsyô (rad. -korotsio)
̧ n. 12/19 le faucon, ákalángira (rad. -langíra H (-L%)) n. 12/19
l’aigle pupille de l’œil
akákotsyô (rad. -kótsi ̧o) n. 12/19 la viande ̧ (rad. -lapi ̧yee) n. 12 clapier (emprunt
akalapiyê
rôtie au français)
akáku̧lhú̧mbê (rad. -kú̧lhumbée) n. 12/13 un akalê (rad. -lee) n. 12 une cale (emprunt au
type d’arbuste français)
akáku̧ngú̧lhû̧ (rad. -kú̧ngulhúu) n. 12/13 akálegú̧lo (rad. -légu̧lo) n. 12/19 menton
cheville akálembéri ̧ (rad. -lémberi ̧) n. 12/13 un point
akákú̧si ̧ (rad. -kúsi ̧) n. 12/19 nain móbulé noir sur la peau. On croit que chaque
káku̧ si ̧ k’ıku̧
̧́ ́li ̧mu̧ espèce de nain de l’enfer personne doit en avoir
(une insulte qu’une maman adresse à son ákalhángâ (rad. -lhangáa H) n. 12/19 arachide
enfant qui a un mauvais comportement) akalhási (rad. -lhasí) n. 12/19 école (emprunt au
akakutu (rad. -kutu (-L%)) n. 12/19 gecko. français ‘classe’)
Quand un reptile mord quelqu’un et qu’il akalhohô (rad. -lhohoo) n. 12/13 quelque
reste accroché à cette personne, il faut faire chose de mangé erınywa ̧́ akalhohô gober
venir l’oncle maternel (nyokolume ‘la mère akalholhô v. en gobant d’un seul coup erınywa ̧́
homme’) immédiatement. Sa présence fera kalholhô boire quelque chose d’un seul coup
que le gecko quittera le corps de la victime. ̧́ (rad. -lige)
akalıge ̧ n. 12/13 un type de plante à
L’oncle maternel, en arrivant près de son fleurs blanches
neveu, battra du tambour. Ce sont donc les ákalıkú̧ ̧ ku̧ (rad. -likúku̧ H (-L%)) n. 12/19 le
vibrations de ce tambour qui délivreront le pigeon, le biset
neveu de ce parasite malencontreux. Si ça ne akalindéra (rad. -lindera) n. 12/13/19 sorte
réussit pas, on procédera alors à des rites d’arbuste frêle dont on utilise une branche
supplémentaires que l’on peut enfoncer dans l’estomac pour
akalamáta (rad. -lamata) n. 12/13 un petit bois provoquer le vomissement
de chauffage sur lequel se trouve du feu ; une akalindihámba (rad. -lindihambá) n. 12/13
petite bûche obú̧ku̧ bı ̧́ ni kalamáta, oyókaté un type de plante
kalamatirákó syáliminya obu̧ ́ku̧ bí kó ni ̧́
ákalındyetyê (rad. -li ̧ndíetie H) n. 12/19 le
kitsíbu être orphelin est comme une petite moineau
bûche à feu ; celui que cette bûche n’a pas akálisyandê ̧ ̧́
(rad. -lısiandee) n. 12/13 pique-
encore brûlé ne se rend pas compte qu’être bœuf ; c’est un gros oiseau blanc
orphelin est une mauvaise chose akalóle (rad. -lóle) n. 12/19 sorte de bananes de
akalamáta (rad. -lamata) n. 12/13 un type table, petites et de forme plus ronde que les
d’arbuste dont on se sert comme plante bananes plantains
médicinale akálu̧kwélu̧kwê (rad. -lú̧kuelú̧kue) n. 12/19
akalandalánda (rad. -landalanda) n. 12/19 un endroit très éloigné
sorte de plante poussant dans les terrains akálu̧mba (rad. -lú̧mba (-L%)) n. 12/19 la
fertiles nicotine
akalandári (rad. -landarí) n. 12 calendrier. akálumírá habiri (rad. lúmirá hábiri (-L%))
Voici les noms des mois du calendrier suivant n. 12 une sorte d’insecte qui peut mordre des
les notes de Kavutirwaki : kíhembu̧ ́lu deux côtés de son corps (litt. : ‘celui qui mord
‘janvier’, mois de Baswaga ; amáhulule par les deux côtés’)
‘février’, mois de Basukali ; ekihéro ‘mars’, akálumírá habiri (rad. -lúmirá hábiri (-L%))
mois de Bamate ; bútende ‘avril’, mois des n. 12/19 un hypocrite, une personne qui
Báhíra ; ahatabánze ‘mai’, mois des Baki ̧ra ; t’accuse et puis te dénonce auprès de qui elle
bwi ̧segesa ‘juin’, mois des Bahámbo ; t’a accusé. Elle agit ainsi comme l’insecte qui
mugoma ‘juillet’, mois des Bi ̧to ; mu̧ ́tu̧ ́ta porte le même nom
‘août’, mois des Bátángi ; mutoheryô akálúmo (rad. -lúmo) n. 12 une tasse de bière
‘septembre’, mois des Báhumbe ; kikáho akalú̧ndi ̧ (rad. -lundı)̧́ n. 12/13 insecte qui
‘octobre’, mois de Baku̧ mbu̧ le ; mísyenene ravage le haricot sec obu̧ hóti ̧ bu̧ swıré ̧́ mw’
‘novembre’, mois des Báti ̧ke ; kırerembyố̧ akalú̧ndi ̧ les haricots sont pleins d’insectes
‘décembre’, mois des Bábínga. Et les jours de (qui les dévorent)
la semaine sont : tulíré háguma ‘mangeons akályamatólu̧ (rad. -líamatolu̧ ) n. 12/13 type
ensemble’, dimanche ; nyamwingira ‘le d’oiseau qui vit en des endroits où il y a des
premier jour qui entre’, lundi ; twátogere épines (litt. : ‘ce qui mange les épines’)
‘nous sommes tombés sur’, mardi ; lingílingi akályámbóno (rad. -líambóno) n. 12/13 un
‘préoccupations’, mercredi ; sítwámínya type de rat qui vit dans des endroits où
‘nous ne savons pas’, jeudi ; byalengekanyâ croissent les riciniers
‘ce sur quoi il faut réfléchir’, vendredi ; akályánzúki (rad. -líanzúki) n. 12/13 arbuste
akályô 4 akararyô
dont les feuilles sont employées pour les n. 12/19 sorte de renard
plaies akanyamukúnde (rad. -nyamukundé)
akályô (rad. -lío) n. 12 nourriture (ce mot n’a n. 12/13 un type de plante
pas de pluriel) akanyamulhólhóte (rad. -nyamulholhóté)
akályoto (rad. -líoto (-L%)) n. 12/19 une petite n. 12/13 espèce de rongeur de longue taille
chose akanyamu̧lóláti ̧ (rad. -nyamulolátı)̧́ n. 12/13
akambayilha ̧ ̧
(rad. -mbayilha (-L%)) une espèce de chat qui sent très mauvais
n. 12/13 sorte de haricot akanyamulólóte (rad. -nyamulolóté) n. 12/19
akamboso (rad. -mboso (-L%)) n. 12/19 un une odeur émanant de quelqu’un
minuscule ver de terre akanyándóto (rad. -nyandótó) n. 12/13 un type
akambosô (rad. -mbosoo) n. 12/13 mille-pattes de petit oiseau
akambu̧ngu̧ (rad. -mbu̧ ngu̧ (-L%)) n. 12/13 akanyángê (rad. -nyangée) n. 12/13 un gros
cruche sans col oiseau blanc
akámenzéménze (rad. -ménzeménzé) n. 12/13 akanyangúmanya (rad. -nyangumánya (-L%))
maigre ábiríbya kámenzéménze il est n. 12/13 petite plante dont les feuilles sont
devenu très maigre employées pour les plaies
akamongo (rad. -mongo (-L%)) n. 12/19 le akanyangumbáni (rad. -nyangumbaní)
héron, pique-bœuf n. 12/13 plante médicinale
akámú̧mu̧ (rad. -mú̧mu) n. 12/19 moisissure akányege (rad. -nyége (-L%)) n. 12/13 un très
akámu̧ralya (rad. -mú̧ralia̧ (-L%)) n. 12 poivre, petit objet ou une très petite personne
piment akanyıbú̧ ̧̂ (rad. -nyi ̧búu) n. 12/13 un type de
̧́ (rad. -ni ̧ga) n. 12 mal de la gorge (litt. :
akanıga petit oiseau
‘ce qui étouffe’) akanyóbo (rad. -nyobó) n. 12/19 arachide Syn. :
akanıgo ̧́ (rad. -ni ̧go) n. 12/19 ganglion, angine ákalhángâ
akánómbi ̧ (rad. -nómbı)̧́ n. 12/13 un type de ákanyóbo (rad. -nyobó H) n. 12/10 l’arachide
petit oiseau akányohonyoho (rad. -nyóho-nyoho (-L%))
akanyabulembo (rad. -nyabulembo (-L%)) très mince akákalı ̧́ kányohonyoho une
n. 12 une boisson de basse qualité óbwabu̧ (petite) femme très mince
bwabére kanyabulembo la bière est akányóta (rad. -nyótá (-L%)) n. 12 diabète
devenue d’une qualité médiocre akányotonyoto (rad. -nyótonyoto (-L%))
akanyábulémbo (rad. -nyabúlembó) n. 12/19 n. 12/19 très petit
un type d’arbre très dur akanyú̧nyu̧ (rad. -nyu̧nyu̧) n. 12/19 l’oiseau
akanyábungu (rad. -nyabúngu (-L%)) n. 12/19 Syn. : akanyónyu̧
tourbillon. Il est considéré comme le fait d’un akapanga (rad. -panga (-L%)) n. 12/13 pangolin
mauvais esprit provocateur de la folie. Selon akapepyô (rad. -pepi ̧o) n. 1/2 pression i ̧ngyé
les notes de Kavutirwaki, si on ramasse une íwanyılu̧ ̧́ ́syá kw’ akapepyó kagw’ akô je ne
feuille tournoyant dans ce tourbillon et qu’on voudrais pas que tu exerces une grande
la met dans un mélange de sortilège qu’on pression sur moi (litt. : ‘moi que tu enlèves
jette à quelqu’un, celui-ci devient fou sur moi cette pression de toi’)
immédiatement akapípi (rad. -pipí) n. 12/19, 12/13 le sifflet
akanyalú̧ngu̧ (rad. -nyalungú̧) n. 12/19 le akapípî (rad. -pipíi) n. 12 un type d’esprit en
caméléon obúké bw’ akanyalú̧ngu relation avec la circoncision
bobwaleká íkáyíra amálali c’est la petitesse akapúlende (rad. -pulénde (-L%)) n. 12/13 une
du caméléon qui a fait développer en lui des demi-bouteille
yeux qui tournent akapúni (rad. -puní) n. 12/19 une petite houe
akanyámálembe (rad. -nyamálémbe (-L%)) akapúnî (rad. -puníi) n. 12/19 une vieille petite
n. 12/13 un type d’oiseau houe dont on se sert pour planter les haricots
akanyamasyáno (rad. -nyamasianó) n. 12/13 ou pour sarcler
plante médicinale akapu̧ru̧ru̧ (rad. -pururu̧ (-L%)) n. 12/19
akanyámátê (rad. -nyamátée) n. 12/13 plante paludisme, fièvre akapu̧ru̧ru̧ kakámúbugâ il
que les lapins mangent. Une plante tremble de fièvre, il a le paludisme
médicinale akapú̧su̧ (rad. -pusú̧) n. 12/19 chat
akanyaméru̧ (rad. -nyameru̧ ) n. 12/13 particule akapu̧su̧pú̧su̧ (rad. -pusupusú̧) n. 12/19 chat
de la peau akapyégê (rad. -piegée) n. 12/19 le poussin
akanyáméru̧ (rad. -nyaméru̧) n. 12/13 peau de akárabyô (rad. -rábio) ̧ n. 12/19 l’éclair
doigt qui pèle à cause du travail dur akaranda (rad. -randa (-L%)) n. 12/19 expert en
akanyamihóta (rad. -nyamihota) n. 12/13 un quelque chose omu̧ ndw’ oyu̧ ́ ni karandá
type d’oiseau qui a des marques au-dessus k’omo kási ̧ yíwe cette personne est un
des yeux expert dans son travail
akanyámírenge (rad. -nyamírénge (-L%)) akararyô (rad. -rari ̧o) n. 12/13 type de petit
akarathási 5 akátého
oiseau énonce un proverbe et la partie adverse
akarathási (rad. -rathasí) n. 12/19 papier donne la réponse ; si elle ne trouve pas la
(emprunt au swahili) réponse, elle énonce un proverbe à son tour.
akarathô (rad. -rathoo) n. 12 carton (emprunt L’autre partie doit d’abord donner sa réponse
au français) avant d’énoncer à nouveau un autre proverbe
akaráyi ̧ (rad. -rayi ̧) n. 12/13 bassin akásindíbâ (rad. -síndibáa) n. 12/19 un petit
akáróbi ̧ (rad. -róbı)̧́ n. 12/13 oiseau pêcheur écureuil
akárobo (rad. -róbo (-L%)) n. 12/19 une petite ̧́
akasınga ̧
(rad. -singa) n. 12/19 la vieille petite
houe femme du village (qui connaît tous les secrets
akárógonyê (rad. -rógónyee) n. 3/4 plante du village)
qu’on trouve le long des rivières et que akásinímbírâ (rad. -sínimbíráa) n. 12/19 la
mangent les chèvres bergeronnette
akaróthi ̧ (rad. -rothı)̧́ n. 12/19 une carotte akásinini (rad. -sínini (-L%)) n. 12/19 la
(emprunt au français) dysenterie
akaruho (rad. -ruho (-L%)) n. 12 c’est un type de akásinzı ̧ ró̧ (rad. -sınziro)
̧́ n. 12/19 le talon, la
poison que les Wanande croient que les cheville
Rwandais possèdent et qui tue après akásirisíndwâ (rad. -sírisindúa) n. 12/13 tétard
plusieurs jours sans laisser de trace dans le akásísi (rad. -sísí) n. 12/19 petite sauterelle qui
corps de la victime. Il faut reconnaître que sautille dans les prairies
les Wanande se méfient beaucoup de la akasô (rad. kasoo) n. 12 cachot (emprunt au
population rwandaise car ils croient que français) babıri ̧́ ̧mu̧ ́hi ̧r’ omo kasô on l’a déjà
ceux-ci cherchent à éliminer leurs autorités mis au cachot
en utilisant ce poison akasósóni ̧ (rad. -sosónı)̧́ n. 12/13 ortie
ákasánwâ (rad. -sanóa H, sanóo H) Var. : akásosóni ̧ (rad. -sósonı)̧́ n. 12/13 plante
ákasánô n. 12 auriculaire, le petit doigt. Ce rampante irritante au toucher, sorte d’ortie
petit doigt joue un grand rôle dans la akásosónıá̧ (rad. -sósonıa) ̧́ n. 12/13 plante
sorcellerie : ainsi, montrer le petit doigt à médicinale
quelqu’un, c’est lui envoyer le mauvais sort akásowésowê (rad. -sówesówee) n. 12/13 type
et l’ensorceler à distance. Quand on désire de cancer qui se manifeste généralement
porter un fétiche de protection personnelle, dans le pied ou dans la main.
on le fabrique avec divers éléments, certes, Habituellement, un guérisseur traditionnel
mais l’ongle du petit doigt gauche doit y opère en enlevant la partie infectée par ce
figurer impérativement. Dans le même ordre cancer
d’idées, pour éloigner les mauvais esprits akasúku (rad. -sukú) n. 12/19 perroquet ; résine
vengeurs, c’est avec cet ongle du petit doigt d’arbre capable de brûler comme une torche
gauche qu’on opère en l’enterrant dans la akasumbasúmba (rad. -sumbasumba)
maison à la porte d’entrée. On y enterre en n. 12/19 un petit instrument de musique
même temps un éperon de coq (information akásumbasumba (rad. -súmbasumba (-L%))
fournie par les notes de Kavutirwaki) n. 12 instrument de musique
ákasánwê (rad. -sanúe H) n. 12/19 l’auriculaire, akasú̧ndi ̧ (rad. -sundı)̧́ n. 12/19 type d’oiseau
le petit doigt très petit
akásara (rad. -sára (-L%)) n. 12/19 un épervier akáswebebe (rad. -súebebe (-L%)) n. 12/13
qui s’attaque surtout aux poules type de souris
akásaramagánda (rad. -sáramagandá) akaswéndê (rad. -suendée) n. 12/19 syphilis
n. 12/13 type de petit oiseau akásweswê (rad. -súesue) n. 12/19 sommet
akásebere (rad. -sébere (-L%)) n. 12 type de ákatáhıni ̧́ ka̧ (rad. -tahıníka ̧́ H (-L%)) n. 12/19
sauce avec de la viande mais sans huile une partie des tripes d’une chèvre qui est en
akasenzéra (rad. -senzera) n. 12/13 type de soi très petite et qu’on n’arrive jamais à
petit oiseau nettoyer convenablement, tellement ses plis
̧́ si
akasıki ̧ ̧ (rad. -sikísi ̧ (-L%)) n. 12 le vin de sont petits et se recouvrent les uns les autres
bananes fermentées Syn. : oluyímbíyimbi
akasílóngo (rad. -silóngó) n. 12/13 banane à akátále (rad. -tále) n. 12/19 le marché
farine akátálikirira (rad. -tálíkirira (-L%)) n. 12/19
akásimba̧ (rad. -símba (-L%)) n. 12/19 la perchoir
genette, petit animal très rusé dans les contes akátáro (rad. -táro) n. 12/19 habitude
(genetta victoriae) akátátu (rad. -tátú) n. 12/19 un petit doigt de
akásımo ̧́ ̧́
(rad. -sımo) n. 12/19 un dicton, un trop
proverbe, une parabole erıbu̧ ̧́ g’ omó hısi
̧́ ̧mo akátého (rad. -tého) n. 12/13 une mesure (voir
hisahisa ne parler qu’en paraboles. Il existe erítéha ‘puiser (de l’eau)’) erılabi ̧́ ̧ryáhó
un jeu qui consiste à ce qu’une personne kátého exagérer
akátehwa 6 amagalamíra
akátehwa (rad. -téhua (-L%)) n. 12/19 la veut la destinée
couronne du chef akayánge (rad. -yangé) n. 12 petite famine
akátelú̧li ̧ (rad. -téluli ̧) n. 12/19 un épervier akáyege (rad. -yége (-L%)) n. 12/19 petit rat non
Syn. : akásara comestible
akátende (rad. -ténde (-L%)) n. 12/19 le flacon, akayingúlo (rad. -yinguló) n. 12/19 le tamis
le cruchon, la fiole ̧́ ̧ la (rad. -yi ̧túla H(-L%)) n. 12/19 camion
ákayıtu
akathabha (rad. -thabha (-L%)) n. 12/19 à benne basculante Syn. : ákayú̧tu̧la
grenouille Syn. : ekíkere, éndwoléro, éhyu̧yú̧tu̧la
omunzidi akayori ̧ (rad. -yori ̧ (-L%)) n. 12/19 une des
akathébhê (rad. -thebhée) n. 12/19 sceau variétés de rats des champs ou de brousse qui
akathera (rad. -thera (-L%)) n. 12/19 rat rayé, est comestible
comestible akayumbuyumbu (rad. -yumbuyumbu (-L%))
akathirı ̧ sá̧ (rad. -thirisá) ̧ n. 12/19 raccourci n. 12/13 plante médicinale
ngándílab’ omo kathirı ̧ sa
̧́ je passerai par le ákye é non ; exclamation d’étonnement uné
raccourci wályá ? ákyeé avez-vous déjà mangé ? Pas
̧́ (rad. -ti ̧ta) n. 12/19 moment, un instant
akatıta encore ákyé nenyu̧ múyire tugénde allons
akátitı ̧ ryấ̧ (rad. -títirıa) ̧́ n. 12 un jeu d’enfant qui donc !
consiste à toucher quelqu’un pendant qu’on áliyé cependant, mais, néanmoins (litt. : ‘il est
est en train de courir en groupe lui’) ; les autres synomymes peuvent aussi se
akátóli ̧ (rad. -tóli)̧ n. 12/13 un type de petit traduire de la même manière, bálibo ‘ils sont
poisson eux’, tú̧li ̧twé ‘nous sommes nous’, etc. áliwé
akátótsi (rad. -tótsı)̧́ Var. : endótsi n. 12/13, 9 toi aussi (employé comme exclamation, litt. :
espèce de poisson ‘tu es lui’) áli ̧ngyé en ce qui me concerne
akátsáru (rad. -tsáru) n. 12/19 un petit (litt. : ‘il est moi’) Syn. : bálibó, tu̧ ́li ̧twé,
morceau, une petite parcelle d’un tout támbá mú̧linywé,
̧ úliwé
hó kátsarú k’erigabo ̧ donne-moi un petit amábéhi ̧ (rad. -béhi)̧ n. 6 le mensonge
morceau de cette partie de viande amabhetho (rad. -bhetho (-L%)) n. 6 angine
akátsiboro̧ ̧́
(rad. -tsıboro (-L%)) n. 12/13 plante amábhu̧ndú̧gú̧lhu̧ (rad. -bhúndugúlhú̧) n. 6
médicinale colostrum ; premier lait après la mise bas
akatsopolo (rad. -tsopolo (-L%)) n. 12/19 petit d’une vache ou d’une chèvre et qui durcit à
pot en terre cuite qui sert de vase de nuit et la cuisson
dont le bec est allongé (pour le service des amábı ̧̂ (rad. -bıi)̧́ n. 6 excréments humains ou
hommes) ou simplement en forme de cuvette animaux
(pour le service des femmes) amábına ̧́ (rad. -bına) ̧́ n. 6 la danse, un jeu
akátsu̧tsa (rad. -tsú̧tsa) Var. : akatsu̧ ́tsa amábindulê (rad. -bíndulee) n. 6 changement
n. 12/19 un type de coupe de cheveux qui bikábyá byahi ̧k’ okó mábindulé, ıwı ̧́ ká
̧́
consiste à passer la lame de rasoir sur le nga watíníra lorsque les choses changent,
pourtour du crâne. Cette coupe est pratiquée vous êtes très embarrassé (litt. : ‘lorsqu’elles
sur les personnes qui viennent d’avoir une (les choses) arrivent aux changements, vous
forte fièvre ou la malaria descendez comme si vous trébuchiez’)
akatsyâ (rad. -tsia) n. 12/13 type d’oiseau amábirondo (rad. -bírondo (-L%)) n. 6 la danse,
akatsyérérê (rad. -tsi ̧erérée) Var. : ehi ̧tsyérérê un jeu
n. 12/19 ce qui est exigé amábonzo (rad. -bónzo (-L%)) n. 6 huile
akatsyêtsyê (rad. -tsiétsi ̧ ̧ Var. :
é) ̧
ehitsyêtsyê amábú̧yahya (rad. -búyáhia̧ (-L%)) n. 6 lait
n. 12/19 la bergeronnette frais Syn. : amátê, amásabu̧ amatsíyirwa
akátsyoto (rad. -tsíoto (-L%)) n. 12/19/13 une amadédéndu̧ (rad. -dedéndú̧) n. 6 très tôt le
très petite chose matin eríhenda omomadédéndu̧ partir très
akatubungura (rad. tubungura (-L%)) n. 12/19 tôt le matin. Dans le domaine de la
une espèce d’écureuil qui ouvre grandement sorcellerie ou d’autres activités des
les yeux guérisseurs et/ou de leurs clients, ils doivent
akatubungurúra (rad. -tubungururá) n. 12/13 se lever très tôt et ne saluer personne sur leur
écureuil passage sinon leurs sortilèges risquent de
akátula (rad. -túla (-L%)) n. 12/13 type d’arbre perdre de leur efficacité
dont la sève est dangereuse pour l’œil amágála (rad. -gálá) n. 6 la force, les os
akatu̧ngu̧lhu̧sú̧mu̧ (rad. tu̧ngulhusu̧mu) humains, le corps humain ngáyu̧t’ amágála
n. 12/19 l’ail je vais dormir (litt. : ‘je vais verser mes os
akawini (rad. -wini (-L%)) n. 12 sel marin dans le lit’) amágál’ akálumâ j’ai mal
akawira (rad. -wira (-L%)) n. 12 la destinée partout, je suis malade
(litt. : ‘la petite chose qui tombe’) akawira amagalamíra (rad. -galamira) n. 6 le clair de
kámámuwákô c’est son tour ainsi que le lune
̧́
amágálıgálı ̧̂ 7 amálembe
̧́
amágálıgálı ̧̂ (rad. -gálıgálíi
̧́ )̧ adv. 6 d’une ̧
amahinda ̧
(rad. -hinda (-L%)) n. 6 les bracelets
manière où le dos se trouve sur le sol et le que portent les femmes aux pieds. Ces
ventre en haut akágenda mágálıgálı ̧́ ̧̂ il bracelets sont en cuivre et sont assez lourds
marche fièrement en portant sa poitrine en amáhira ̧ (rad. -hıra ̧́ (-L%)) n. 6 le pus
avant ámahírâ (rad. -hiráa H) Var. : ámahírámahírâ
amálikire (rad. -líkire (-L%)) n. 6 une eau n. 6 très rapidement akátu̧ mi ̧k’ omó
bouillie mahírámahírâ il travaille très rapidement
amagambú̧li ̧ (rad. -gambuli)̧ n. 6 les paroles. (comme si quelque chose allait brûler). Ce
Les choses dites et décidées lors de la mot vient du verbe eríhyâ ‘brûler’ et a un
rencontre pour affaire de mariage ou de sens adverbial
commerce amahóndo (rad. -hondo) n. 6 le premier lait de
amaganiryô̧ (rad. -ganiri ̧o) n. 6 pensées la femme qui vient d’accoucher
amagendá músyâ (rad. -genda músia) n. 6 amáhotólo (rad. -hótolo) n. 6 la danse
l’eau de la rivière (litt. : ‘celle qui va dans la amahúha (rad. -huha) n. 6 poumons akwıry’ ̧́
vallée’) amahúha il a des maux de poumons (comme
amagendéro (rad. -gendero) n. 5/6 la conduite, la tuberculose, la coqueluche, la bronchite)
la manière de marcher amáhulule (rad. -húlule (-L%)) n. 6 février
amagéngélégengele (rad. -gengélégéngele ámahwa (rad. -hua H (-L%)) n. 6 le carrefour, la
(-L%)) n. 6 une sorte de danse que les vieux bifurcation. Lieu réputé être le rendez-vous
exécutent lors de la circoncision des jeunes des esprits des mânes et des sorciers, surtout
gens la nuit et aux heures de midi
amagétse (rad. -getse) n. 6 l’eau. obuyingó amahyâ (rad. -hia) n. 5/6 petite parcelle de sol
bw’etu ni magetsy’ âkásendâ notre vie est cultivé erıtw’ ̧́ amahyá w’omw’ iríma
de l’eau qui coule, elle n’a aucune cultiver un champ (litt. : ‘couper des mottes
consistance et s’écoule comme de l’eau de terre dans le champ’)
amáguba (rad. -gúba (-L%)) n. 6 les feuilles de ̧́ ̧ (rad. -mainı
amaıni ̧ )̧́ n. 6 foie (emprunt au
bananier swahili « maini »)
amagú̧ru̧kánıá̧ (rad. -gurúkanıa) ̧́ n. 6 de petites amaısá̧ (rad. -maısá) ̧́ n. 6 la vie (emprunt au
sauterelles swahili « maisha »)
amágú̧ta (rad. -gú̧ta) n. 5/6 l’huile. Terme amakâ (rad. -kaa) n. 6 la force tant physique que
générique surtout utilisé pour l’huile de morale ekinyamakâ avec toutes ses forces
palme amákâ (rad. -káa) n. 6 à la maison, chez soi
ámaha (rad. -ha H (-L%)) n. 6 les suppositions ; ngágend’okó mákâ je vais à la maison
l’espoir ; la pensée, les appréhensions erıkw’ ̧́ amakadi ̧ (rad. -kadi ̧ (-L%)) n. 6 le vin de
ámaha avoir des appréhensions. Les bananes plantains
suppositions, l’espoir, la pensée. Beaucoup de amákaku̧ (rad. -káku̧ (-L%)) n. 6 insultes, choses
gens portent le nom de Maha. Ce nom se terribles à dire Syn. : ebyága
traduirait par Mawazo en swahili. Il signifie amákindi ̧ ̧ (rad. -kíndi ̧ (-L%)) n. 6 foie
que la naissance de l’enfant a été à l’origine amakonga (rad. -konga (-L%)) n. 5/6 un grand
de beaucoup de palabres. Très souvent, le insecte qui ressemble à une sauterelle et
mari soupçonne son épouse d’infidélité : c’est qu’on retrouve surtout dans un incendie
alors la femme qui donne ce nom à l’enfant amákonongo (rad. -kónongo (-L%)) n. 6 une
amahamba (rad. -hamba (-L%)) n. 6 nouvelles maladie des muscles akwıry’ ̧́ amákonongo il
constructions abyá ábirı ̧ hu
̧́ ̧ mira
̧ omo a une maladie des muscles
mahambá mw’ eyísíry’ éryâ il s’est déplacé amáku̧bu̧kê (rad. -kú̧bukee) n. 6 douleur due
pour vivre dans les nouvelles constructions au travail à la main
de ce côté-là amakwangura (rad. -kuangura (-L%)) n. 6 de
amáhenehene (rad. -hénehene (-L%)) adv. 6 la bière qui est bonne à la consommation
comme une chèvre, follement erisat’ précocement
amáhenehene s’amuser comme un fou. Cela amalagáno (rad. -lagano) n. 6 la promesse
se dit des petits enfants qui jouent parfois amálali (rad. -láli (-L%)) n. 6 les yeux qui
comme des fous et qui risquent de se blesser louchent
en jouant ainsi ámale interjection qui s’emploie lorsque
amáhenenge (rad. -hénenge (-L%)) n. 6 la quelqu’un trébuche Syn. : ángeé, mbômbô
poliomyélite amalekáni ̧ (rad. -lekanı)̧́ n. 6 une étoffe noire
amáhéro (rad. -héro) n. 6 la tombe d’une (emprunt à l’anglais « American. »)
grande personnalité, l’arbre planté sur une amálekéro (rad. -lékero) n. 6 l’eau de pluie
telle tombe. D’habitude, cet arbre est entouré recueillie dans un récipient
de broussailles et c’est l’ensemble qui amálembe (rad. -lémbe (-L%)) n. 6 la gauche
s’appelle amáhéro Kaswer’ akáhandik’ omómálembe Kaswera
amalémbo 8 ̧
amasindáno
écrit avec la main gauche des femmes qui consiste à tresser les cheveux
amalémbo (rad. -lembó) n. 6 une sorte de danse en laissant des rayures sur la tête eriluk’
relativement facile amamboto tresser une coiffure avec des
amalénda (rad. -lenda) n. 6 les raies, les rayures rayures dans les cheveux
amálengeneku̧ (rad. -léngeneku̧ (-L%)) n. 6 la amambú̧mba (rad. -mbu̧mba) n. 11/6 les
quatrième qualité de la fabrication du vin de feuilles (de bananiers ou sortes de larges
bananes. Cette dernière qualité porte aussi le feuilles de brousse avec lesquelles on
nom de la rivière la plus proche ou la mieux recouvre la marmite d’aliments)
connue : obhu̧ ́thágu̧ ̂ pour la région de amánaku (rad. -náku (-L%)) n. 6 l’envie de
Mutwanga, obu̧ nyabhelu̧ ̂ pour la région de manger de la viande
Beni, omútinga pour la région de amandagáli ̧ (rad. -ndagali ̧) n. 6 eau
Musyenene, ekísalala pour la region de amandarakwâ (rad. -ndarakua) n. 6 bière à
Butembo. Bref, cela signifie qu’on a passé base de maïs Syn. : amantharakwâ
toute la rivière dans le reste des bananes amangâ (rad. -ngaa) n. 6 sorte de jeu eringâ la
brassées pour obtenir un vin qui ne l’est que noix sèche que l’on emploie pour jouer le jeu
de nom et d’odeur Syn. : enyamê appelé amangâ
amalhonga (rad. -lhonga (-L%)) n. 6 amángúla (rad. -ngúlá) n. 6 sorte de jeu
arrangement de dispute, la paix amángúlhâ (rad. -ngúlháa) n. 6 sorte de jeu
amalhû̧ (rad. -lhu̧u) n. 6 le millet amangungu (rad. -ngungu (-L%)) n. 6 larges
amáli (rad. -lí) n. 6 la droite omundú feuilles dont on se sert pour couvrir les toits
syálihandik’ omómálembe, akáhandik’ des maisons dans les régions de la plaine
omomáli on n’écrit pas avec la main gauche, amángwende (rad. -ngúende (-L%)) n. 6
mais avec la droite l’alcool
ámali une exclamation qui s’emploie lorsque amánınâ ̧́ (rad. -nınaa)
̧́ n. 6 eau prélevée de l’eau
quelqu’un trébuche sur quelque chose surchauffée pour la préparation de la pâte.
̧́ (rad. -liba)
amalıba ̧ n. 6 l’eau Selon Kavutirwaki, on ne peut se laver avec
amáligo (rad. -lígo (-L%)) n. 6, 12 la souffrance, cette eau malgré sa chaleur agréable car cela
la peine. Káligo est un nom donné à un porte malchance, parfois même malheur
enfant né après un accouchement fort amantharakwâ (rad. -ntharakua) n. 6 bière à
difficile et périlleux pour la mère ou bien base de maïs
après une succession d’enfants mort-nés. Ce amánú̧na (rad. -nú̧ná) n. 5/6 la graisse dans un
nom est aussi donné à un enfant naissant animal
alors que le pays connaît beaucoup de amánú̧nia̧ (rad. -nú̧nıá̧ (-L%)) n. 6 la graisse
difficultés amanyotha (rad. -nyotha (-L%)) n. 5/6
amálikire (rad. -álikire (-L%)) Var. : menottes (emprunt au français ‘menottes’)
omwálikire n. 3/6 une eau bouillie, une eau amásabu̧ (rad. -sábu̧ (-L%)) n. 6 le lait
portée à très haute température (d’animal). Le lait humain porte le nom de
amálíro (rad. -líro) n. 6 champ destiné à la amábére Syn. : amátê, amátsíyirwa,
culture des produits vivriers amábú̧yi ̧ahi ̧a
amálule (rad. -lúle (-L%)) n. 6 une surprise. Le ámasakalê (rad. -sakalee H) n. 6 plante
terme est utilisé dans l’expression obúsaki ní médicinale
málule (litt. : ‘la pratique de la médecine amásákwa (rad. -sákúa (-L%)) n. 6 les aisselles
traditionnelle est toujours une surprise’). amasáláli (rad. -salálí) n. 6 un rayon lumineux
Lorsqu’on va chez le guérisseur ou le amasása (rad. -sasá) n. 5/6 jeunes pousses de
féticheur, on ne trouve pas nécessairement ce pomme de terre
à quoi on s’attendait ou que l’on avait prévu. amásasa (rad. -sása (-L%)) n. 5/6 la sève Syn. :
C’est en quelque sorte une surprise grâce à la amátsitsi
sorcellerie amasáta (rad. -sata) n. 6 la danse, le jeu,
amalu̧syô (rad. -lusio)
̧ n. 6 enlèvement, pardon l’amusement
amalu̧syó w’ amalólo le pardon des péchés amaséka (rad. -seka) n. 6 le rire, bruyant le plus
amalwâ (rad. -lua) n. 6 le combat, la bagarre, le souvent
conflit amaséka (rad. -seka) n. 6 plante médicinale
amámba (rad. -ambá (-mambá)) Var. : amásélya (rad. sélıá̧ (-L%)) n. 6 à l’aube, très tôt
esyomámba n. 6, 10 crocodile (emprunt au le matin eríhend’ omo másélyâ commencer
swahili) le voyage très tôt le matin
amambarı ̧̂ (rad. mbarii)̧ n. 6 tromperie, amasénga (rad. -senga) n. 6 les oreillons
jonglerie akákola ebindú bíwé by’ amásígo (rad. -sígo) n. 6 grains pour la
omomambari ̧ masamasâ il fait des choses pépinière
dans la tromperie ̧
amasindáno (rad. -sindanó) n. 6 examens
amamboto (rad. -mboto (-L%)) n. 6 une coiffure (emprunt au swahili)
̧
amasindú̧ka 9 áyô
̧
amasindú̧ka (rad. -sindu̧ka) n. 6 danse en amátsitsi (rad. -tsítsi (-L%)) n. 6 la sève
l’honneur des morts. Seules les femmes amatsíyirwa (rad. -tsiyírua (-L%)) n. 6 lait
exécutent cette danse. Le mot peut aussi Syn. : amásabu̧
signifier le tambour accompagnant la danse amátû (rad. -túu) n. 6 maladie des orteils ; la
en l’honneur du décès d’une femme. grêle
amasını̧́ ̧̂ (rad. -si ̧níi) n. 6 la machine (emprunt amatúngu (rad. -tungú) n. 6 vin de palme
au français) amátwatwâ (rad. -túatua) n. 6 maladie des
amásóngolya (rad. -sóngolia̧ (-L%)) n. 3/6 eau orteils
filtrée, eau pure amátwê (rad. -túe) n. 6 grêle hatóyıré ̧́ mátwê il
amasû (rad. -suu) n. 6 l’urine námákw’ amasû y a de la grêle qui est tombée Syn. : amátwâ
j’éprouve la nécessité d’aller uriner amayélê (rad. -yelée) n. 6 intelligence,
amasú̧la (rad. -su̧ lá) n. 6 envie de manger de la malignité ni mundú w’ amayélê c’est une
viande personne intelligente, c’est quelqu’un de
amasúlhúbha (rad. -sulhúbhá) n. 6 moustache malin
avec de longs poils amayoga (rad. -yoga (-L%)) n. 6 eau
amátamba (rad. -támba (-L%)) n. 6 une ambú̧ki ̧ (rad. –ambu kı)̧́ Quoi ? (litt. : ‘on dit
compétition, une course qui consiste à voir quoi ?’)
qui va arriver le premier ambwee (rad. ambwee (–L%)) il était une fois.
amatándê (rad. -tandée) n. 6 la salive C’est de cette façon que l’on commence un
amátangwa (rad. -tángua (-L%)) n. 6 conte ambwee, hábyá múlumé múgumá
compétition ínawíté mbene yíwe il était une fois, un
amátê (rad. -tée) n. 6 le lait de vache ou de homme avait sa chèvre
chèvre áménge (rad. -enge H) n. 6 l’intelligence
amatendére (rad. -tendere) n. 6 la boue sur (opposée à la stupidité), la malignité
laquelle on glisse obú̧sú̧ bw’omú̧sonı ̧́ ni améni ̧ (rad. -menı)̧́ n. 6 souffrance (emprunt au
matendére la figure des beaux-parents est un swahili « meni ». naloliry’ ̧ oko méni ̧ j’ai
terrain glissant ; en d’autres mots, il ne faut beaucoup souffert (litt. : ‘j’ai vu la
jamais regarder les beaux-parents de face souffrance’)
(peut-être parce qu’on risque de tomber améru̧ (rad. -eru̧ ) n. 6 envie de manger de la
amoureux de sa belle-mère) viande ou du poisson
amatengéra (rad. -tengera) n. 6 type de plante, áméru̧ (rad. -eru̧ H) n. 6 envie de manger de la
grandes herbes viande
amathalhâ (rad. -thalhaa) n. 6 un matelas asi ̧ (rad. asi ̧ (-L%)) v. savoir, connaître. C’est un
(emprunt au français) verbe défectif. L’infinitif est erimínya ‘savoir’
amathékâ (rad. -thekáa) n. 6 le beurre et il se conjugue ainsi : nyi ̧nâsi ̧ je sais, u̧ nâsi ̧
amathóngô (rad. -thongóo) n. 6 un village tu sais, anâsi ̧ il sait, etc. asi ̧ eri ̧gendy’
abandonné, des habitations en ruine omúthoka il sait bien conduire une voiture
amathori ̧ (rad. -thori ̧ (-L%)) n. 6 ictère, le ̧
nyinákwasi ̧ je te connais
patient a des yeux jaunâtres áti (rad. -tí) verbe défectif qui consiste en
amathorı ̧̂ (rad. -thorii ̧) n. 6 jaunisse, ictère l’emploi du marqueur du sujet avec la copule
amathu̧ngú̧lhu̧ (rad. thungulhú̧) n. mycose -ne ‘être’ suivie du marqueur du sujet et le
̧ ti
amatibı ̧́ ̧ (rad. -tibiti ̧) n. 6 eau (terme dérivé du thème -ti, le tout signifiant ‘comment suis-je,
verbe eritibíta ‘courir’, l’eau est considérée comment es-tu’, etc. nyiné nyíti, uné úti,
sous sa forme fluide ané áti, tuné túti, muné múti, bané báti
amatitíro (rad. -titiro) n. 6 une sorte de danse comment suis-je, comment es-tu, comment
pendant laquelle on trémousse des épaules est-il, comment sommes-nous, comment êtes-
amátoléro (rad. -tólero) n. 5/6 de la nourriture vous, comment sont-ils ?
pour les esprits. Ce sont des mottes de pâte ati, uti (rad. -ti (-L%)) v. verbe défectif composé
qu’on met quelque part et que les rats du marqueur du sujet et du radical -ti et qui
mangent, mais on interprète leur disparition signifie ‘dire que’ indi, uti, ati, tuti, muti,
par le fait que ce sont les esprits qui les ont bati je dis que, tu dis que, il dit que, nous
mangées. disons que, vous dites que, ils disent que
amátsandê (rad. -tsándee) n. 6 les souffrances átyátyátyâ (rad. -tíá) comme cela akály’
physiques ou morales naloli ̧ry’ okó átyátyátyâ il peut manger n’importe quoi
mátsandê j’ai beaucoup souffert (litt. : ‘j’ai áyô un mot d’exclamation áyô mú̧sıngo. ̧́ kandi
vu sur les souffrances’) ú̧sıbi
̧́ ré
̧ hayi parbleu ! Où est-ce que tu as été
amátsáro (rad. -tsáro) n. 6 les hanches toute la journée ?
B-b

̧́ ̧ (rad. Bahamúi ̧ti ̧) n. 2 nom propre


Bahámwıti abıri ̧́ ̧hıka,̧́ abwıri ̧́ ̧hıka
̧́ il est déjà arrivé
signifiant ‘on donne à l’assassin’. Ce nom (l’emploi de bwíri est moins commun)
stigmatise l’ingratitude de certains membres ̧ rwı
birwi ̧ ̧̂ adv. difficilement erilangira birwi ̧ rwı̧ ̧̂
de la famille du conjoint ou des voisins qui voir difficilement
ne sont jamais reconnaissants des bienfaits bísalangonto (rad. bisálangoto (-L%)) le
rendus par la mère ou le père désordre eríbyá bísalangoto être mal tenu,
Báhwere (rad. Bahúere (-L%)) n. 2 nom propre être mal habillé, mal peigné
donné à un enfant qui naît après une ̧́ sa
bısı ̧́ adv. superficiellement erilima bısı ̧́ sa ̧́
succession d’autres enfants morts Syn. : travailler superficiellement, en négligeant
Kabu̧tırwáki
̧́ ,̧ Linalyábúta,
̧ Kabáhwere certaines parties du champ
batáhi n. 2 chers amis. C’est le pluriel de táhi. Le biso ̧ biróri ̧ ̧ (rad. -rori)̧ des yeux flous awíté biso ̧
mot a un usage plutôt exclamatif. Il ne peut bi ̧róri ̧ il a des yeux flous
pas s’employer comme sujet d’une phrase, bolóbólo (rad. bolobólo) doucement, lentement,
par exemple, tout comme en français batáhi avec modération et mesure
mwáse mú̧ngwatikaye ̧ chers amis, venez bugogóno (rad. -gogono) n. 14 à jeun erisiba
m’aider bugogóno rester à jeun
batámi ̧ n. 2 parbleu !, marque d’exclamation. Ce busâ (rad. busaa) pour rien erıkwa ̧́ busâ mourir
n’est vraiment pas un nom mais plutôt le pour rien
pluriel de támi ̧. kwé batámi ̧ símulísalá busâ, kisâ (rad. -saa) adj. seul, nu Ngándíry’
mwagéndá parbleu ! Est-ce que vous ne obundu busâ je mangerai la pâte seule
pouvez pas finalement partir ! (c’est-à-dire, je mangerai seulement la pâte)
bhámú̧hwâ peut-être bhámú̧hw’ ômú̧kali ̧ Indi busâ (nyiri busâ) je suis nu, je suis les
wíwe syámwánzire ̧ peut-être que sa femme mains vides
ne l’aime pas busana (rad. busana (-L%)) car, à cause de Syn. :
bhási assez, c’est assez. C’est suffisant kusangwâ
Bhelenzyâ n. Pélagie búsengereme (rad. búsengereme (-L%))
Bhenwâ n. Benoît adv. tordu kyámágendá búsengereme il
bhili ̧ bhi
̧ li ̧ ̧ idéophone silence complet ıwabu ̧́ ̧ gá est tordu (litt. ‘il marche tordu’)
náye. bhili ̧ bhi
̧ li ̧ ̧ tu lui parles. Silence buta (rad. buta (-L%)) Var. : óbuta adv. sans
complet, il ne répond pas óbutahinga le fait de ne pas aller aux
Bhirinâ n. Bernard champs
Bhiri ̧ sı
̧ ta
̧́ n. Brigitte bútébutyâ adv. autrement ú̧ndi ̧ge táhi wage!
Bhíritha n. Berthe bútébutyá ıni ̧́ ngáku
̧ ̧ ́sigá
̧ n'eriyigender’
bhóndê (rad. bhondée) n. 1/2 beau-frère, belle- éwetu accepte-moi mon cher ! Autrement je
sœur, le frère de l’époux. Par contre, la sœur t’abandonne et je m’en vais chez moi.
de l’époux est nommée omúlámu bútsíra (rad. butsírá) sans ngátambá bútsíra
bhwélê seulement un hakiri kindú kíguma kiti kisoméko je me promène sans une chemise
bhwélê il n’y a plus qu’une seule chose butyâ (rad. butia) peut-être maintenant butyá
Bíndu (rad. -Bindu) Var. : Kabíndu n. 8, 12 nom bámáhika ̧ probablement qu’ils arrivent
propre chez les Nande signifiant ‘celui de maintenant
l’abondance’ donné à l’enfant né en temps buyíra (rad. -yira) Var. : buyirayíra n. 14 pour
d’abondance. Si c’est une fille, on l’appelle rien
Nyábingi (‘la mère de l’abondance’) Bwámbale (rad. Buambále (-L%)) n. nom propre
bíngaha (rad. -ngáha (-L%)) aussi grand que donné à l’enfant de sexe mâle né en second
ceci Var. : kíngaha, lúngaha lieu après un enfant de même sexe. Il est
bíngáhi (rad. -ngáhí) combien Halí mbene surtout utilisé en Uganda chez les Konjo,
síngáhi combien de chèvres y a-t-il ? c’est-à-dire les Nande de l’Uganda Syn. :
bíngahô (rad. -ngáhoo) cela suffit Kómbi ̧, Kákómbi ̧, Kámbale, Kámbasu̧
bínganábî (rad. -ngánabíi) beaucoup tuli bandu bwibya (rad. bui ̧bya (-L%)) oubli olúholó
bánganábî nous sommes beaucoup de gens luwíté bwibya la mort provoque l’oubli
̧
Binzéndi ̧ n. Vincent bwıha ̧́ (rad. -ihá) ̧ n. 14 à jeun erisiba bwıha ̧́
Bırá̧ n. nom propre donné à l’enfant de sexe rester à jeun
féminin né en second lieu Syn. : Kábirâ, Byalengeréra (rad. Byalengerera) n. nom
Katsirá-Bwénge propre signifiant les choses visées ou les
bíri , bwíri (rad. -birí-) un infixe du perfectif choses qui arrivent au bon moment. Nom
daredáre 11 ̧
ebiléti ̧
propre donné à un enfant qui naît pendant disette.
une période d’abondance qui succède à une

D-d

daredáre (rad. daredaré) tout de suite et sans ̧́ n. Ludovic


Dofıko
traîner Dolofıná̧ n. Adelphine
dáredáre adv. très vite ámâlw’ínagénda Dólofu̧ n. Adolphe
dáredáre il est parti immédiatement ̧
domidomi ̧ (rad. domi ̧domi ̧ (-L%)) au vrai centre
dedeme (rad. -dedeme (-L%)) très épais múndétahi ̧k'omo domi ̧domi ̧ je ne suis pas
Dikári n. Edgard arrivé vraiment au centre
̧
Dimô n. Edmond

E-e

e interjection marquant la surprise ; préfixe boisson


marquant la direction elúbúla au ciel ebibúya (rad. -buya) n. 7/8 de belles choses
é (rad. e) pref. préfixe eLubéro à Lubero bibuya bisabisâ bonne chance (litt. : ‘bonnes
ebagabaga (rad. -bagabaga (-L%)) Var. : choses seulement’)
esyobagabaga n. 9/10 empressement ̧́
ebıdandabu ̧ (rad. -dándabu̧ (-L%)) n. 8 lie de la
ebagara (rad. -bagara (-L%)) n. 9 éveil exagéré boisson
awíty’ ebagara il est trop éveillé ebígóla (rad. -góla) n. 8 crachat erıtw’ ̧́ ebígóla
ebhángi ̧ (rad. -bhangı)̧́ Var. : esyobhángi ̧ cracher (litt. : ‘couper le crachat’)
n. 9/10 le chanvre Syn. : elhoho ebíhaga (rad. -hága (-L%)) n. 7/8 la lèpre
ebhángi ̧ (rad. -bhangı)̧́ Var. : esyobhángi ̧ ebihaniríro (rad. -haniriro) n. 7/8 croyances
n. 9/10 la banque (emprunt au français) traditionnelles ulínga u̧ sadi ̧kıry'
̧́
ebhéna (rad. -bhená) n. 9/10 grand arbre à partir ebihaniriró byo kutsibutsíbu c’est comme
duquel on fait des planches si vous croyez profondément aux croyances
ebhenzû̧ (rad. -bhenzu̧u) Var. : esyobhenzû̧ traditionnelles
n. 9/10 type de jeu de cerceau ebihása (rad. -hasa) n. 7/8 de grosses incisives
̧́
ebhıkosi ̧ (rad. -bhikósi ̧ (-L%)) n. 8 testicules. Le ebíhémbo (rad. -hémbo) n. 7/8 récompense
mot n’a pas de singulier. C’est sans doute un ebíherábiàhera (rad. -héra (-L%)) n. 7/8
emprunt parties d’un champ cultivées de manière
ebhinda (rad. -bhinda (-L%)) Var. : désordonnée
esyobhinda n. 9/10 une sauce épaisse, un ̧́
ebıkangı ̧́ ryâ
rı ̧́ ̧́ n. 8 faux. Le
(rad. -kángirírıa)
potage épais, une soupe épaisse terme s’emploie dans l’expression eririr’
ebhíni (rad. -ní) n. 8 quatre ̧́
ebıkangı ̧́ ryâ
rı ̧́ feindre de pleurer
ebhirô ̧ (rad. -bhi ̧roo) n. 9/10 bureau (emprunt ebíkenzérâ (rad. -kénzeráa) n. 7/8 feuilles
au français) coupées, généralement par un rongeur. Elles
ebhısi ̧́ ̧ (rad. -bhisı)̧́ n. 9/10 le bus (emprunt au servent de signe pour identifier la présence
français) d’un rongeur dans une zone donnée
ebhunâ (rad. -bhunaa) n. 9/10 un plat de maïs ebikerénge (rad. -kerengé) n. 8 huile sale
ebhú̧nabhú̧na (rad. -bhu̧ nábhu̧ ná) Var. : ebikése (rad. -kese) n. 8 maladie des dents
esyobhu̧ ́nabhu̧ ́na n. 9/10 le fait d’être ebíketsérâ (rad. -kétseráa) n. 7/8 feuilles
affairé coupées spécifiquement par un rongeur
̧́
ebıbhasi ̧
ryô (rad. -bhásirio)̧ n. 7/8 la nourriture ebíkundu (rad. -kúndu (-L%)) n. 8 testicules. Ce
ebíbî (rad. -bíi) n. 8 organes sexuels, l’acte sexuel mot signifie aussi la matière blanchâtre qui
(même avec son conjoint), le péché se trouve sous le prépuce d’un incirconcis
ebibíngu (rad. -bingú) n. 7/8 le chaume pour ebıkya ̧́ (rad. -ıki ̧́ ̧a (-L%)) n. 8 le cou, ce terme
couvrir le toit de la maison englobe la nuque, engóto, et la gorge,
ébibiri (rad. -biri H (-L%)) n. 8 deux erıku̧ ̧́ mí n' omuméro
ébibiri douze (dix et deux) ebilali ̧ syósi ̧ ̧ (rad. -bilalisyosı)̧́ n. 6 bilharziose
ebídanda (rad. -dánda (-L%)) n. 8 lie de la ebiléti ̧ ̧ (rad. -letı)̧́ n. 7/8 pyrèthre
ebimbákambáka 12 ébyála
ebimbákambáka (rad. -mbakámbaká) joie du cœur, la détente, la plaisanterie ní
n. 8 paroles sans valeur akábú̧ga bítsange buyíra, ísiwáhitanâ ce sont tout
ebimbákambáka il dit des choses qui n’ont simplement des plaisanteries, ne vous fâchez
pas de sens pas
̧
ebindu ̧ ngu̧ndú̧ngu̧ (rad. -ndungu̧ ndungu̧ ) ébítshiha (rad. -tsiha) n. 8 le fait d’être sourd
n. 8 bosses sur la voie carrossable ebitsíbu (rad. -tsibu) n. 8 caractère de ce qui est
ebínganábî (rad. -ngánabii) adj. beaucoup mauvais Ambu ebitsibú bínené bikáhwer’
ebindw’ ebyó byabyá bínganábî c’était okó méno On dit que beaucoup de
beaucoup de choses mauvaises nouvelles finissent par perdre leur
ébingi (rad. -ngi H (-L%)) adj. beaucoup, caractère de tristesse lorsqu’on rit à leur sujet
nombreux eBindú bingi beaucoup de choses (Litt. : ‘On dit que beaucoup de mauvaises
Nyábingi Nyabingi, déesse mère de choses se terminent sur les dents’). C’est une
l’abondance remarque que l’on fait quand on s’aperçoit
̧
ebinyánzési ̧ (rad. -nya-N-sés-i)̧ n. 8 orties, sortes qu’on est en train de sourire en entendant
de feuilles auxquelles le corps est très une mauvaise nouvelle
allergique. Le mot est dérivé de erísésa ̧́ ̧ ́tsa (rad. -tsú̧tsá) n. 7/8 épilepsie
ebıtsu
‘provoquer des démangeaisons’. Litt. : ‘celles ̧́ ̧ ́tsi ̧ (rad. -tsútsı)̧́ n. 7/8 plante médicinale
ebıtsu
qui provoquent des démangeaisons sur moi’ ̧́
ebıtswanı ̧́
rya (rad. -tsúani ̧rıá̧ (-L%)) n. 8 une
ebınyı ̧́ nyi ̧́ ̧ (rad. -nyınyı ̧́ )̧́ n. 7/8 détritus de nourriture sans sel
bananes formés des feuilles et des restes de ebiturutúru (rad. -turuturu) n. 8 paroles,
bananes dont on s’est servi pour brasser la démarches, comportements insensés faits
bière pour se vanter
ebirása (rad. -rasá) Var. : amarása n. 8, 6 un ebıtu ̧́ ̧ ́tsa (rad. -tútsa) Var. : omú̧tú̧tsa n. 1, 7
parfum l’épilepsie, un épileptique. Les gens croient
ebirembwȩ̂ (rad. -rembue) n. 8 cheveux lisses que cette maladie est contagieuse ; aussi
ebírunga (rad. -rúnga (-L%)) n. 8 les volcans évite-t-on l’épileptique
ebısakasakı̧́ ̧́
ryâ (rad. -sákasakirıa) ̧́ n. 8 restes ebıyi ̧́ rı
̧ yı
̧́ ri
̧́ ̧ (rad. -yıriyı
̧́ ̧́
rí) n. 8 fausses larmes
de nourriture ̧́
eríry’ebısakasakı ̧́
ryá d’un enfant
ri ̧kálu̧ may’ endâ à force de manger les ebóbo (rad. -bobó) n. 9/10 maïs sec sur la
restes de nourriture, cause des maux de carotte
ventre éboha (rad. -bóha H (-L%)) Var. : esyómboha,
ebısakı ̧́ ̧́
ryâ (rad. -sákir-ıa) ̧́ Var. : ̧́
ebısakırya ̧́ esyóboha n. 9/10 le léopard, une espèce de
n. 7/8 les restes (de la nourriture) renard oyó ní boha cette personne est
ebísanánâ (rad. -sánanáa) n. 7/8 objet visqueux méchante (comme le léopard) ali omondá
ébisátu (rad. -satu H) n. trois ábana basátu y’éboha il est en grand danger (litt. : ‘il est
trois enfants amáku̧ my’ asátu trente, litt. : dans le ventre d’un léopard’)
‘dix trois fois’ eBugánda (rad. -bugandá) n. 24 l’Ouganda
ebísê (rad. -sée) n. 7/8 la bouse (de vache, de twalw’eBugánda nous sommes venus
chèvre) d’Ouganda
ebisibisî (rad. -si-bi-sii) n. 8 mets délicieux. De ébugúmâ (rad. -búgumáa) n. 9/10 une chèvre à
tels mets se mangent chez les gens riches l’âge de mettre bas, une chèvre ou un
ebisibisí ní kábondê avoir l’habitude de mouton corpulent
manger une nourriture délicieuse rend mince ebú̧lengya (rad. -léngia̧ (-L%)) n. 24 Occident,
ebısi ̧́ gali̧ ̧
ryô ̧́
(rad. -sıgaliri ̧ n. 7/8 le reste
o) Bulengya. La région de Muhangi (car c’est de
ébitáno (rad. -tano H) n. 8 cinq ce côté-là que le soleil se couche)
ébitánu (rad. -tanu) n. cinq amáku̧ my’ átánu eburuburu (rad. -buruburu (-L%)) n. 9
cinquante (litt. : ‘dix cinq fois’) bavardage oyú̧ ni mundú w’eburuburu
ebıtekeryô ̧́ (rad. -tékeri ̧o) n. 7/8 appât (voir cette personne aime le bavardage
erítéka « to put »). ebú̧tsú̧bu̧tsu̧ (rad. -butsú̧bútsu̧ (-L%)) n. 9/6 le
ebithuruthúru (rad. -thuruthurú) n. 8 paroles désordre Syn. : kityákityâ
sans valeur Syn. : ebimbákambáka ebwánga (rad. bwánga) vers, du côté de
ebithutha (rad. -thutha (-L%)) n. 7/8 arachides ebwáng’ eBútembo vers Butembo
cuites dans leurs gousses ébwarara (rad. -búarara (-L%)) n. 14/6 un
ebítóle (rad. -tólé) n. 8 la varicelle troupeau, un essaim Syn. : ebwarabwara
ebitsandabu ̧ ̧ (rad. -tsandabu̧ (-L%)) n. 8 se dit ebyága (rad. -aga) n. 7/8 insultes, choses terribles
d’un liquide qui n’est pas limpide, qui à dire
contient des particules en suspension ; une ébyála (rad. -ala H) n. 8 la main ebyalá
eau boueuse ; une bière contenant beaucoup bíguma ; ébyala bibiri une main, deux
de sorgho mains oyó ni mundú w’ ébyala bi ̧rıto ̧́ cette
ebítsangê (rad. -tsángee) n. 7/8 l’amusement, la personne est avare (litt. : ‘c’est une personne
ebyályâ 13 ehu̧rú̧ma
aux mains lourdes’) (emprunt au français)
ebyályâ (rad. -alía) n. 8 la nourriture efyóthofyótho (rad. -fyothófyothó) n. 9/10 la
ebyobyoro (rad. -obioro (-L%)) n. 9/10 plante taquinerie continuelle, incessante u̧ kámbi ̧rá
médicinale kw’efyóthofyótho támí Mon cher, tu me
ébyulúlû (rad. -ululúu H) n. 8 vertige méprises ainsi !
̧́
erıkw’ébyulúlû avoir des vertiges egâ (rad. egaa) oui Var. : ingâ, igâ
edangídalha (rad. -dangidálha (-L%)) n. 9/10 egógoro (rad. -gogóro (-L%)) n. 9/10 un pauvre
colonne vertébrale egu̧láya (rad. -gu̧layá) n. 9 Europe (emprunt au
édebe (rad. -débe (-L%)) n. 9/10 un tonneau, un swahili « Ulaya »)
fût, une touque egu̧ru̧gu̧ru̧ (rad. -guru̧ guru̧ (-L%)) n. 9/10 les
ededeme (rad. -dedeme (-L%)) adj. très épais, tel bruits insolites et dérangeants ndúsáyé
un tissu akadedeme (dim) ekidedeme kw’egu̧ ru̧ gu̧ ru̧ yagu ôte de moi les bruits
(pej.) insolites, laisse-moi tranquille
edénı ̧̂ (rad. -deníi)̧ Var. : esyodénı ̧̂ n. 9/10 une egú̧si ̧ (rad. -gusı)̧́ n. 9/10 un fil (emprunt au
dette (emprunt au swahili) swahili « uzi ») Syn. : ewu̧ ́si ̧
edıngı ̧́ dı ̧́ ̧̂ (rad. -di ̧ngídíi) n. 9/10 petit instrument egú̧siki ̧ ̧ (rad. -gusíki ̧) n. 9/10 un très grand effort
de musique monocorde que l’on pose à une ehagahaga (rad. -hagahaga (-L%)) n. 9
épaule et dont on fait vibrer la corde avec un empressement, le fait d’être trop pressé
petit morceau de fer ou de coquillage. Cet ehagahaga yagu yilabı ̧ ̧́
ryê tu es toujours
instrument a à son extrémité une cruche ou trop pressé (litt. : ‘ton empressement
un morceau de cruche cassée qui amplifie le dépasse’)
son ehámâ (rad. -hamáa) n. 9/10 marteau (emprunt
edomidomi ̧ ̧ (rad. -domi ̧ (-L%)) n. 9/10 au centre à l’anglais)
vraiment nanándi ̧hi ̧k’omo domi ̧domi ̧ je ehángi (rad. -hangí) n. 9/10 la bonne chance, le
serais vraiment au centre bonheur
edongi ̧ (rad. -dongi ̧ (-L%)) n. 9/10 jupe ehémbê (rad. -hembée) n. 9/10 le manguier ; la
édudu (rad. -dúdu (-L%)) n. 9/10 clou mangue
edú̧kâ (rad. -du̧ káa) n. 9/10 le magasin, le centre ehigótso (rad. -gotso) n. 19 le sommeil Syn. :
commercial. Ce terme serait d’origine otu̧ gotséri ̧
étrangère. Il rappelle les commerçants grecs ̧ ̧ ́lhú̧ngu̧tu̧ (rad. -ku̧ lhúngútu (-L%))
ehiku
car c’est eux qui installèrent les premiers n. 12/19 petites choses que l’on emporte
magasins dans la région sur soi. Parmi ces choses minuscules, il y a
éduwéduwê (rad. -dúwedúwee) n. 9/10 un les diverses petites amulettes pour se
oiseau dont le chant ressemble à son nom protéger des dangers ou pour garder son mari
ee oui captif afin que son cœur ne se détourne et
efalısi ̧́ ̧ (rad. -falisı)̧́ n. 9/10 valise (emprunt au n’aille frapper à une autre porte
français) ehilihili (rad. -hilihili (-L%)) n. 9/10 le fait de se
efathıri ̧́ ̧ (rad. -fathirı)̧́ n. 9/10 voiture (emprunt sentir très occupé parce qu’on prépare
au français) l’arrivée de quelqu’un d’important
efelê (rad. -felee) n. 9/10 volant (emprunt au ̧
ehimbu ̧ ru̧mbu̧ru̧ (rad. -mbu̧ rumbu̧ ru (-L%))
français) n. 19 petits bâtons qui servent de bois de
̧ mbi
efilı ̧́ ̧ (rad. -filimbi ̧) n. 9/10 un sifflet chauffage
̧́ ̧ (rad. -fisı)̧́ n. 9/10 l’hyène Syn. : émbiti̧ ̧
efısi ̧́
ehısahálángu ̧ ̂ (rad. -sáhalángú̧u) n. 19 petits
efiyô ̧ (rad. -fiyoo) ̧ n. 9/10 un avion (emprunt au bâtons qui servent de bois de chauffage
français) ehómâ (rad. -homáa) n. 9/10 rhume
efokâ (rad. -fokaa) n. 9/10 un avocat (fruit de ehondwê (rad. -hondue) n. 9/10 sorte de
l’avocatier) ; l’avocatier poisson
efotéye (rad. -foteyé) n. 9/10 fauteuil (emprunt ehongo (rad. -hongo (-L%)) n. 9/10 sacrifice
au français) Yésu áholá mo hongo yetu Jésus est mort
efothô (rad. -fothoo) n. 9/10 la photographie ou par sacrifice pour nous
tout simplement la photo erımy’ ̧́ efothô ehúlâ (rad. -huláa) n. 9/10 un éléphant (terme
prendre une photo ómwan’oyú̧ y’énefothó employé dans la région de Mutwanga) Syn. :
ya nyınya ̧́ cet enfant est véritablement une enzógu̧ étabinduka
copie de sa mère. Elle accuse une forte ehú̧méhu̧me (rad. -hu̧ méhú̧me (-L%)) n. 9/10
ressemblance avec sa mère très vieux ehú̧méhu̧mé y’omú̧kali ̧ une
efukâ (rad. -fukaa) n. 9/10 avocat (emprunt au femme très vieille
français) ehura (rad. -hura (-L%)) n. 9/10 éléphant Syn. :
efwalısi ̧́ ̧ (rad. -fualisı)̧́ n. 9/10. valise (emprunt enzóghu̧ , etyanga, etu̧ pu̧
au français) ehu̧rú̧ma (rad. -hu̧ rumá) n. 9/10 un type de
efwathıri ̧́ ̧ (rad. -fuathirı)̧́ n. 9/10 voiture pomme de terre avec une peau rouge
ehururu 14 ekibhalíya
ehururu (rad. -hururu (-L%)) n. 9/10 sans français)
obstacle, trop librement ebinywá ̧ bikálaba eketekete (rad. -ketekete (-L%)) n. 9/10 un
hururu les paroles passent trop librement arrangement de deux bâtonnets pour faire de
éhyunga (rad. -unga H (-L%)) Var. : ótunga, la musique annonçant l’arrivée du chef
óbunga n. 19 un peu de boisson as’u̧ ́nywé eki- (rad. -ki-) préfixe de classe 7 dont le pluriel
okó tunga viens boire un peu de boisson est bi- de la classe 8 ekíkene ; ebíkene
ékâ (rad. -káa) n. 24 à la maison, au village, au igname ; ignames
domicile ané ékâ (any’ ékâ il est à la ékiba (rad. -ba H (-L%)) n. 7/8 tas de chaume
maison, il est chez lui, il est à son domicile) pour couvrir le toit d’une maison
Syn. : amákâ ekíbabi (rad. -bábi (-L%)) n. 7/8 une feuille
ekagu̧kagu̧ (rad. -kagu̧ kagu̧ (-L%)) Var. : quelconque d’arbre ou d’arbuste, poison
esyokagu̧ kagu̧ n. 9/10 une autorité, un bámúhére kíbabi on lui a donné une feuille
personnage important (empoisonnée)
ekámbi ̧ (rad. -kambı)̧́ n. 9/10 le camp, la ekíbale (rad. -bále (-L%)) n. 7/8 le faux
résidence provisoire quand on chasse ou ekibámbáli (rad. -bambálí) n. 7/8 toute chose
quand on voyage. C’est un mot d’emprunt ayant une forme de plateau, pierre plate
ékánga (rad. -kángá) n. 9/10 menottes obtenue par la fusion d’autres pierres ou
bábirimukan’ omó ngánga on l’a coincé d’autres métaux
avec les menottes ekibambangóma (rad. -bambangoma) n. 7/8
ekangya tálhâ (rad. -kangia̧ talháa) n. 9/10 la la pleine lune Syn. : ekibandangóma
lampe, la torche faite d’un faisceau de ekíbanda (rad. -bánda (-L%)) n. 7/8 champ où
roseaux secs dont on se sert pour éclairer le l’on travaille la parcelle en commun ou seul.
chemin la nuit ou pour chercher quelque Le produit de ces champs travaillés en
chose dans la chambre, dans la maison commun est équitablement distribué entre
ekányâ (rad. -kanyáa) n. 9/10 fourchette (mot ceux qui y ont contribué
d’emprunt au swahili) ekibandagóma (rad. -bandagoma) n. 7/8 la
ekányú̧mâ (rad. -kanyú̧maa) n. 9/10 le derrière pleine lune Syn. : ekibambangóma
de la maison ngálim’ ekányu̧ ́má yage je ekibandangóma (rad. -bandangoma) n. 7/8 la
cultive la place ou le champ situé derrière ma lune
maison ekibánde (rad. -bandé) n. 7/8 un morceau de
ekanzasaka (rad. -kanzasaka (-L%)) n. 9/10 métal
saison sèche ekíbanebane (rad. -bánebane (-L%)) n. 7/8 un
ekánzu (rad. -kanzú) n. 9/10 la soutane objet très beau qui attire l’admiration de tout
abíryambal’ ekánzu il est entré dans les le monde
ordres ou dans la vie religieuse (litt. : ‘il s’est ekíbanza (rad. -bánza (-L%)) n. 7/8
habillé de la soutane’) emplacement d’habitation ; espace dégagé
ekaráma (rad. -karamá) n. 9/10 le gain près d’une maison en vue d’y construire
ekátı ̧̂ (rad. -katıi)̧́ adv. à l’intérieur omó kátı ̧́ ultérieurement
kánéne en pleine nuit erírir’ ekátı ̧̂ ekibátáma (rad. -batámá) n. 7/8 feuille
ekatsukatsu (rad. -tsukatsu (-L%)) n. 12 une sauvage
autorité, un personnage important ekíbátsi (rad. -bátsi) n. 7/8 lamelle de bois de
ekékélê (rad. -kekélée) n. 9/10 une chaise faite construction, carcasse de la hutte que l’on
de lianes sauvages. C’est aussi le nom de monte d’abord sur le sol pour l’ériger ensuite
cette liane dont l’écorce sert à fabriquer des sur les pieux et faire le toit de la case que
nattes selon les notes de Kavutirwaki ̧ l’on couvre de chaume
ekeli ̧ (rad. -keli ̧ (-L%)) n. 9/10 gros serpent vert ekíbaya (rad. -báya (-L%)) n. 7/8 une feuille,
ekéne (rad. -kené) n. 9 cinquante ekén'i ̧bi ̧ri cent une herbe
(litt. : ‘deux cinquante’) ekíbebu (rad. -bébu) n. 7/8 une épreuve du feu
ekenge (rad. -kenge (-L%) kengée) Var. : ekéngê ekibého (rad. -beho) n. 7/8 l’odeur (agréable ou
n. 9/10 okapi désagréable)
ékengélê (rad. -kéngelée) n. 9/10 la cloche, la ekíbete (rad. -béte (-L%)) n. 7/8 un siège
sonnette Syn. : omukénge ̧
ekibétyâ (rad. -betıá̧ (-L%)) n. 7/8 la plaine
ekénya (rad. -kenyá) n. 9/10 sorte de rat de ekibhahása (rad. -bhahasá) n. 7/8 voile de tête,
brousse ou des champs, comestible, venu du un foulard Syn. : ekithambára
Kenya avec les marchandises des ekibhakénge (rad. -bhakengé) n. 7/8 un coup
commerçants de pied
ékerégéte (rad. -kéregété) n. 9 être ekibhakéngê (rad. -bhakengée) n. 7/8 une
intransigeant eríry’ ékerégéte être violent frappe avec le pied
Syn. : eritsatsúha, eri ̧gatsıá̧́ ̧
ekibhaku ̧́li ̧ (rad. -bhakulı)̧́ n. 7/8 une cuvette
ekésê (rad. -kesée) n. 9/10 la caisse (emprunt au ekibhalíya (rad. -bhaliyá) n. 7/8 un type de
ekibhambási 15 ekigémbe
tambour chèvres, moutons, vaches. La mangeoire
ekibhambási (rad. -bhambasí) n. 7/8, 9/10 le ekíbute (rad. -búte (-L%)) n. 7/8 la place où on
mur, l’endroit ombragé du pourtour de la était auparavant omundú syésub’ omó
maison ómwan’ âbírinia omo bhambási kíbuté kígumerera on ne revient jamais à
l’enfant a fait caca autour de la maison (près une même place
du mur) Syn. : epambási ekíbútsi (rad. -bútsi) n. 7/8 le dépotoir d’un
ekibhandíko (rad. -bhandiko) n. 7/8 pièce que forgeron
l’on colle olukímba lw’ íwe lu̧swıré ̧́ mw’ ekíbyâ (rad. -bía) n. 7/8 essaim enzúkí nguma
ebibhandíko son habit est plein de pièces i ̧kátsanday’ekíbyâ une seule abeille
collées détériore tout un essaim Syn. : ekíhémbo
ekibhende (rad. -bhende (-L%)) n. 7/8 café, bar ekíbyê (rad. -bíe) n. 7/8 tas d’herbes brûlées
ekibhóko (rad. -bhokó) n. 7/8 hippopotame dans le champ. Les cultivateurs ou les bergers
̧
ekibhu ̧́ku̧ (rad. -bhukú̧) n. 7/8, 5/6 pli sur une y cuisent dans la cendre des patates douces,
chemise, cahier (pour ce deuxième sens, le des pommes de terre, etc.
mot est un emprunt de l’anglais « book ») ékidaiméne (rad. -daiméne) adj. gras esupu̧
ekíbhulenge (rad. -bhúlenge (-L%)) n. 7/8 éyidaiméne la soupe qui est grasse
instrument de musique fait d’une pièce de ̧
ekidáli ̧ (rad. -dalı)̧́ n. 7/8 une guitare (emprunt
calebasse cassée avec des lames en métal qui au français)
produisent les notes musicales ̧́
ekıdandabu ̧ (rad. -dándabu̧ (-L%)) n 7/8 non
ekíbhulenge (rad. -bhúlenge (-L%)) n. 7/8 une filtré. C’est, par exemple, le vin de banane
boisson de basse qualité qui contient encore beaucoup de miettes de
̧́
ekıbhu ̧ nê (rad. -bhú̧nee) n. 7/8 un infirme, bananes mûres
quelqu’un qui s’est cassé un membre ekidayi ̧ ̧ (rad. -dayi ̧ (-L%)) n. 7/8 pomme de terre
ekíbî (rad. -bíi) Var. : ebíbî, obúbî n. 7/8, 14 une Syn. : ekitsungu
mauvaise chose, un mauvais caractère ekidekura (rad. -dekura (-L%)) n. 7/8 un genre
ú̧ndú̧sáyé k’ obúbí bwawu épargne-moi ton de pomme de terre
sale caractère ekidima (rad. -dima (-L%)) n. 7/8 une grande
ekíbibe (rad. -bíbe (-L%)) n. 7/8 une plantation houe
dans laquelle on a semé des graines ekidimâ (rad. -dimaa) n. 7/8 une grosse houe
ekíbikíro (rad. -bíkiro) n. 7/8 cachette, dépôt dont on se sert pour labourer
ekibinda (rad. -binda (-L%)) n. 7/8 bouillie ekidoadóa (rad. -doadoá) n. 7/8 le dindon, la
ekíbindi (rad. -bíndi (-L%)) n. 7/8 un récipient dinde
ekıbi ̧́ ryô ̧ (rad. -bíri ̧o) n. 7/8 un balai ekidóngô (rad. -dongóo) n. 7/8 le mur fait de
ekíbísi (rad. -bísi) n. 7/8 frais, cru ekikúsá kíbísi matière obtenue par un mélange d’eau et de
du maïs cru amagetsé mábísi l’eau non terre
chauffée, l’eau froide ekifu ̧ ̧́li (rad. -fulı)̧́ n. 7/8 un cadenas (c’est un
ékıbo ̧́ (rad. -ibo ̧ H) n. 7/8 une corbeille, mot d’emprunt au swahili « kufuli »)
récipient en raphia dans lequel on met la ekigâ, ebigâ (rad. -gaa) n. 7/8 engelures,
pâte crevasses sur la plante du pied
ekibombáno (rad. -bombano) n. 7/8 les feuilles ekigága (rad. -gagá) n. 7/8 un joug servant à
à couvrir la marmite tresser un minuscule panier appelé ekıbo ̧́
ekíbúga (rad. -búga) n. 7/8 la cour, le terrain ekigáhi ̧ a̧ (rad. -gahıá̧ (-L%)) n. 7/8 une pile
libre près d’une habitation ; une aire où l’on d’éleusines ou d’une autre sorte de grain
bat le mil, les haricots, etc. ekıgálı ̧́ ̧́
gálı ̧̂ (rad. -gálıgálíi
̧́ )̧ adv. 7 la manière de
ekıbu ̧́ ̧ kú̧lu̧ (rad. -bú̧kulu) n. 7/8 le hibou. Il est se trouver dans une position où le dos est
le symbole des sorciers contre le sol et le ventre tourné vers le haut
ekıbu ̧́ ̧ lıbú̧ ̧́li ̧ (rad. -bú̧libú̧lí) n. 7/8 un arbuste ekigángo (rad. -gangó) n. 7/8 une sorte d’arbre
dont l’écorce sert à faire des cordes ekígáni (rad. -gání) n. 7/8 espèce de rat habitant
ekibúndâ (rad. -bundáa) n. 7/8 lieu où la à proximité des toilettes
femme dort pendant la première semaine qui ekíganye (rad. -gánye (-L%)) n. 7/8
suit l’accouchement. Elle y reste jusqu’à la engourdissement de la jambe
tombée du cordon ombilical. Pour faire ekigánza (rad. -ganza) n. 7/8 paume de la main,
tomber celui-ci, la sage-femme le lie à sa le poignet
racine avec un fil dur appelé olu̧ ́kınga ̧́ et très ekígarambwe (rad. -gárambue (-L%)) n. 7/8
régulièrement oint cette racine d’huile de une chose qu’on a oubliée et qui de ce fait
ricin. Finalement, le cordon tombe de lui- s’est détériorée
même et, ce jour-là, elle peut quitter ce lit et ekigáso (rad. -gasó) n. 7/8 instrument à tout
recommencer ses activités journalières faire
habituelles ekigémbe (rad. -gembé) n. 7/8 un outil de fer
ekíbúngo (rad. -búngo) n. 7/8 l’étable pour les tranchant, une houe
ekigémbê 16 ̧
ekihekeryô
ekigémbê (rad. -gembée) n. 7/8 une grande ekíháha (rad. -háhá) n. 7/8 le poumon
houe, un outil de fer tranchant ̧́
ekıhálya (rad. -hálıá̧ (-L%)) n. 7/8 sacrilège
ekigére (rad. -gere) n. 7/8 la patte de porc, le ekiháma (rad. -hamá) n. 7/8 l’igname
sabot du porc ou du cheval Syn. : ekínóno ekihambángíma (rad. -hamba-ngíma) n. 7/8
ekígére (rad. -gére) n. 7/8 le sabot plante médicinale
̧́ ma
ekıgi ̧ (rad. -gımá̧ (-L%)) n. 7/8 un ekihánda (rad. -handa) n. 7/8 la racine, la
ekigíro (rad. -igiró H) n. 7/8 lieu où l’on souche omúgulú w’enzalá abandú íbakály’
apprend, la chose ou la personne sur laquelle ebihandá by’ esyómbóko pendant la famine
on fait sa première expérience (la grande famine qui obligea les Nande à
ekigogéro (rad. -gogero) n. 7/8 la grosse pierre quitter l’Ouganda au XVIIe siècle pour
plate sur laquelle on écrase le mil ou tout s’installer dans le territoire actuel), les
autre grain hommes mangeaient les souches des
ekigólwa (rad. -golúa (-L%)) n. 7 l’endroit du bananiers qui, seules, résistaient aux criquets
milieu entre les mariés. C’est là que se qui mangeaient toute herbe poussant au sol
couche l’amie de la mariée le jour des noces. ekíhanda (rad. -hánda (-L%)) n. 7/8 le clan, la
C’est une pratique qui ne s’observe plus de lignée erıli ̧́ ̧m’ ekíhanda exterminer la lignée
nos jours ̧
ekihandaku ̧́lhû̧ (rad. -handaku̧ lhúu) n. 7/8
ekígómbo (rad. -gómbo) n. 7/8 un petit plante grimpante dont la racine est
morceau de calebasse dont on se sert pour comestible ainsi que le fruit erítugu
polir un pot fraîchement façonné ekihánde (rad. -handé) n. 7/8 le morceau, la
ekígómbo (rad. -gómbo) n. 7/8 un petit partie
marteau à forme plate dont on se sert pour ekihánga (rad. -hangá) n. 7/8 fosse pour la
polir une houe ou un couteau fraîchement préparation du vin de banane
façonné ekihangabále (rad. -hangabalé) n. 7/8 une
ekigóna (rad. -gona) n. 7/8 le grenier (la petite espèce de patate douce
hutte dans les champs où l’on garde et ekíhangala (rad. -hángala (-L%)) n. 7/8 lézard
conserve les grains) Syn. : émbıso,̧́ ̧́
embıso ekihángo (rad. -hango) n. 7/8 plante médicinale
ekígónyê (rad. -gónyée) n. 7/8 mille ekígónyé ekíhángo (rad. -hángo) n. 7/8 une alliance
kíguma un mille erítw’ekíhángo engager une alliance, un
ekígotoléro (rad. -gótolero) n. 7/8 une pierre pacte sokulu yó kíhangó kyó kw’i ̧ngyê
sur laquelle le forgeron redresse une houe mon grand-père est mon rempart
ekigówa (rad. -gowa) n. 7/8 sorte de canne à ekihángwa (rad. -hangúa (-L%)) n. 7/8 la
sucre d’excellente qualité, fort juteuse et très créature
sucrée ̧
ekiháni ̧ (rad. -hani ̧) n. 7/8 panier servant de
ekígóye (rad. -góyé) n. 7/8 arbre dont l’écorce garde-manger et qui est suspendu à trois
tannée (omu̧ lu̧ ́mbâ) sert de vêtement cordes pour empêcher les souris d’abîmer
ekigúbo (rad. -gubo) n. 7/8 un coup de dent cette nourriture. Parfois, on sert à manger
d’un buffle en fureur aux esprits familiaux dans ce panier et on les
ekigulíro (rad. -guliro) n. 7/8 le collier fait invite à partager le repas quotidien
d’une pièce en cuivre et passant par le cou de ekíhára (rad. -hára) n. 7/8 arc-en-ciel. Un arc-
la femme. Ce collier est signe de noblesse. La en-ciel est considéré comme la manifestation
femme préférée du roi (chef) le porte surtout du serpent d’eau (ENDYOKA) qui boit à deux
lors des grandes circonstances rivières à la fois
ekıgú̧ ̧́ma (rad. -gú̧má) n. 7/8 le fruit, le grain ekiháro (rad. -haro) n. 7/8 une étendue de
eriher’ engu̧ ́má y’ ekikúsâ planter un grain terrain à cultiver ou à bâtir. Mois d’octobre
de maïs ekiháro (rad. -haro) n. 7/8 octobre. Ce mois est
ekíguma (rad. -gúma (-L%)) Var. : énguma, dédié à MUKUMBULE et dont les proverbes
omúguma n. un émbené nguma une chèvre sont : (1) tendá ngu̧ bi ̧ yagu yásyáku̧ li ̧bwa
̧́ ma,
Syn. : ekıgi ̧ ̧
éngima, omú̧yima ̧ nándi occupe-toi toi-même de tes orphelins,
ekigúngo (rad. -gungo) n. 7/8 le déluge, la sinon ils n’auront personne pour s’occuper
tempête, l’inondation d’eux ; (2) kálya ngugúlá kálu̧ mi ̧ra la
ekiguntura (rad. -guntura (-L%)) n. 7/8 le sel nourriture réservée à l’enfant
marin Syn. : akawini ekıharú̧ ̧́tsi ̧ (rad. -hárutsi ̧) n. 7/8 le pian
ekígurúgúnzu (rad. -gúrugúnzú) Var. : ekíharútsi (rad. -hárutsi) n. 7/8 le pian
ekínyurúgúnzu n. 7/8 papillon ekihása (rad. -hasa) n. 7/8 le poignet, la paume
ekígurúnyúnzu (rad. -gúrunyúnzu) Var. : de la main, un morceau de pot en terre cassé
ekínyurúgúnzu n. 7/8 papillon et qui sert à griller quelque chose
ekihâ (rad. -haa) n. 7/8 couplet de chant ekiheka (rad. -heka (-L%)) n. 7/8 camion
ekíhaga (rad. -hága (-L%)) n. 7/8 la lèpre ekihekeryô̧ (rad. -hek-ir-i ̧-o) n. 7/8 tampon sous
ekiháha (rad. -háha) n. 7/8 poumon forme de feuilles ou un habit que l’on met sur
ekihémbe 17 ékihúmbara
la tête ou au dos et sur lequel repose une Beni aux environs de 1940-1945. Ils
charge que l’on porte mettaient des gants munis de griffes de
ekihémbe (rad. -hembé) n. 7/8 haricots léopard, faisaient de grands bonds pour
décortiqués et cuits servant de sauce en guise attraper leurs victimes (ils avaient comme
de viande des pneumatiques pour sauter), sautaient sur
ekihémbo (rad. -hembó) n. 7/8 la ruche les toits des huttes et pénétraient à l’intérieur
ekíhémbo (rad. -hémbo) n. 7/8 la récompense en descendant par le pilier central et
ekíhémbo (rad. -hémbo) n. 7/8 essaim enzúkí massacraient ainsi tous les habitants de la
nguma i ̧kátsanday’ekíhémbo une abeille hutte. Parfois un veilleur l’apercevait et lui
détériore tout un essaim enfonçait une lance pendant sa descente
ekihéro (rad. -hero) n. 7/8 Mars, car c’est le ekihókólo (rad. -hokóló) n. 7/8 type d’arbre qui
mois des ensemencements. Il vient du radical produit de petits fruits amers ekihókóló,
-her- erihéra ‘semer’ momókyangábóga kúngáhí, síkyohawakó
ekíheserere (rad. -héserere (-L%)) n. 7/8 un ̧́
nyınyi ̧ l’arbre aux fruits amers, quand bien
objet rondement et bien fini. Se dit d’un même il grandit très bien, on ne peut pas
enfant qui est très beau et qui attire cueillir ses feuilles comme légumes. C’est
l’admiration de tout le monde aussi une plante médicinale
ekíheséro (rad. -hésero) n. 7/8 la forge ekíhombógólo (rad. -hómbogóló) n. 7/8 la
ekíhéte (rad. -hété) n. 7/8 espèce de gros poisson chenille
ekíhígo (rad. -hígo) n. 7/8 le lange ; tout ce dont ̧́
ekıhondéryâ (rad. -hónderí-a) n. 7/8 la
on se sert pour nettoyer l’enfant quand il a pourriture
fait des selles. Dans les villages, on utilise des ekihóndo (rad. -hondo) n. 7/8 pourriture
morceaux d’étoffes usées, surtout les pagnes eririmá ryáberé mw’ekihóndo le champ
usés des mamans tend à produire des fruits pourris (litt. : ‘le
ekıhi ̧́ hi ̧ ̧ (rad. -hıhí) ̧́ n. 7/8 brouillard champ a de la pourriture’)
ekihílî (rad. -hilíi) n. 7/8 la vipère (cornue ou ekihóndo (rad. -hondo) n. 7/8 un type d’arbre
non) ekihondwê (rad. -hondue) n. 7/8 type de
ekihíndi (rad. -hindi) n. 7/8 un corps sans la marteau en corne d’animal pour emmancher
tête ; un morceau ekihónzo (rad. -honzó) n. 7/8 fièvre récurrente
̧ ndi
ekihi ̧ yı ̧ ri ̧́ ̧ (rad. -hindiyiri ̧) n. 7/8 excrément nayi ̧re yákwi ̧réyo kihónzo je suis allé
dur attraper une fièvre récurrente là-bas
̧́ nga
ekıhi ̧ (rad. -hınga ̧́ (-L%)) n. 7/8 un tas de ekıhu ̧́ ̧ ̂ (rad. -hú̧u) n. 7/8 l’estomac
pierre dans un champ ekíhû (rad. -húu) n. 7/8 peau d’animal
ekíhinga (rad. -hínga (-L%)) n. 7/8 la cuisse, la ekíhúgo (rad. -húgo) n. 7/8 le pays, la terre, le
patte arrière d’un animal domaine
ekíhingíro (rad. -híngiro) n. 7/8 le panier où ekıhu ̧́ ̧ hánıá̧ (rad. -hú̧hani ̧a) n. 7/8 la chaleur
l’on met les produits des champs ekihu ̧ ̧ ́hû̧ (rad. -hu̧húu) n. 7/8 l’épouvantail. On
ekihíno (rad. -hino) n. 7/8 malchance ngáwásá le fabrique en rassemblant des feuilles mortes
muligoló ni kihíno le fait de dire ‘si tu étais de bananiers qu’on lie ensemble. On le place
venu hier’ indique que vous n’avez pas de dans le champ pour effrayer les voleurs
chance ekíhúka (rad. -húká) Var. : ebíhúka n. 7/8 un
ekihínzi (rad. -hinzi) n. 7/8 rhume chronique insecte. Ce terme indique souvent le serpent.
ekıhi ̧́ ri ̧ ngi ̧ ti ̧ ̧ (rad. -híringiti ̧ (-L%)) n. 7/8 un On évite de prononcer le terme ‘serpent’
tronc d’arbre bakálindalindaná íbakáheká parce que, s’il entend ce mot, il risque de
kıhi ̧́ ̧ri ̧ngi ̧ti ̧ ils s’attendent mutuellement car s’enfuir et alors on ne pourra plus le tuer.
ils doivent porter un tronc d’arbre. Dans la C’est pour cela qu’on dit ekíhúka ou même,
case des hommes, il faut toujours amener des si le serpent n’est pas présent, on évite de
troncs d’arbre comme bois de chauffage et, prononcer le terme enzóka et on dit ekíhúka
pour en amener, les hommes doivent pour ne pas l’attirer. On croit que le terme
s’entraider enzóka est porteur de vibrations négatives. Il
ekihi ̧ ta ̧ (rad. -hi ̧ta (-L%)) n. 7/8 mur intérieur vaut toujours mieux l’éviter dans le discours
dans une hutte qui est faite en roseaux ekihu ̧ ̧ la (rad. -hu̧ la (-L%)) n. 7/14 sorte d’insecte
ekihi ̧ ta ̧ ebihı ̧ ta ̧́ (rad. -hi ̧ta (-L%)) n. 7/8 qui creuse des trous dans le sol pour y faire
branches sèches qui servent à allumer le feu du miel
ekıho ̧́ ebıho ̧́ (rad. ıhó) ̧́ n. 7/8 mine de sel ekihulúla (rad. -hulula) n. 7/8 un type d’oiseau
ekíhóhe (rad. -hóhé) n. 7/8 le brouillard, la qu’on trouve dans les vallées
brume ekıhu ̧́ ̧ ma (rad. -hú̧ma (-L%)) n. 7/8 maison
ekihókohóko (rad. -hokóhokó) n. 7/8 l’homme- abandonnée
léopard. On l’appelle aussi ekinyota. Ces ékihúmbara (rad. -humbára H (-L%)) n. 7/8
hommes sévirent surtout dans la région de une pâte pétrie avant l’ébullition de l’eau
ekihúmbê 18 ̧́ ru
ekıkı ̧́ ̧
ekihúmbê (rad. -humbée) n. 7/8 la banane ekikátho (rad. -kathó) n. 7/8 vaccin
plantain ̧
ekikáyi ̧ (rad. -kayı)̧́ n. 7/8 tuile
̧́ ̧ mbıro
ekıhu ̧́ (rad. -hú̧mbiro) n. 7/8 l’aire où l’on ekíkê (rad. -kée-) Var. : akákê, olúkê adj. petit,
bat les graminées (haricots, sorgho, blé) peu, un tout petit peu hakánalwá múnené
ekihúna (rad. -huná) n. 7/8 banane à manger íhasubá múke quand un grand personnage
cuite quitte la chaise, un petit peut l’y remplacer
̧́ ̧́na (rad. -hú̧ná) n. 7/8
ekıhu un trou Syn. : enzirá ngéngéngê un chemin très étroit
ekyú̧na, ebyú̧na ekíkebe (rad. -kébe (-L%)) n. 7/8 socle,
ekíhundu (rad. -húndu (-L%)) n. 7/8 un trou guéridon
(dans un mur, un habit) olukímba lulí mó ekíkeke (rad. -kéke (-L%)) n. 7/8 un morceau
bíhundúbíhundu l’habit est troué de toutes de pot en terre, un morceau de cruche. On
parts s’en sert pour griller les oléagineux (arachide,
ekíhungu (rad. -húngu (-L%)) n. 7/8 l’épervier sorgho, maïs, etc.) ; la casquette des soldats
ekihúnzê (rad. -hunzée) n. 7/8 en grande qui ressemble à un morceau de pot cassé
quantité awíty’ ekihúnzé ky’esyofrángâ il a ekíkene (rad. -kéne (-L%)) n. 7/8 l’igname de
de l’argent en quantité énorme awíty’ couleur jaune tandis que l’igname de couleur
ekíhunzéhunzé ky’esyofrángâ il a une violette s’appelle -su̧ mbu ekısu̧ ̧́ mbu̧ . Cette
quantité énorme d’argent igname jaune est un peu amère tandis que
̧́ ̧́nzo (rad. -hú̧nzo) n. 7/8 une épidémie,
ekıhu l’igname violette est très amère
une peste aviaire ekikénge (rad. -kengé) n. 7/8 la cacahouète (ou
ekíhutalê (rad. -hútalee) n. 7/8 la blessure cacahuète) ekikénge kyáláhuká
toute saignante occasionnée par un mwitsikulu la cacahuète se lance dehors,
instrument tranchant petit-fils
ekíhúte (rad. -húte) n. 7/8 l’abcès ekíkere (rad. -kére (-L%)) n. 7/8 crapaud
ekíhyakíhya (rad. -hía (-L%)) adj. nouveau, omubirí w’ íwe ákú̧ru̧mbu̧kiré ̧ ng’ ów’
frais ebyálya bíhyabíhya de la nourriture ekíkere son corps est rugueux comme celui
fraîche du crapaud
̧
ekihyô (rad. -hi ̧o) n. 7/8 la gifle avec la paume ekikerénge (rad. -kerenge) n. 7/8 la graisse
de la main Syn. : ekithabhi qui flotte sur la soupe ou sur la sauce
ekikâ (rad. -kaa) n. 7/8 le pas erıtw’ ̧́ ekikâ faire ekikeréngê (rad. -kerengée) n. 7/8 la couche de
un pas en avant graisse qui se dépose au-dessus d’une sauce,
ekıkakí̧ ̧
ryô ̧
(rad. -kákirio) n. 7/8 la barrière d’une soupe ou d’un autre aliment qu’on
ekikáli (rad. -kali) n. 7/8 une résidence du roi prépare erigegul’ ekikeréngé ky’okó
ekikáli ̧ ̧ (rad. -i ̧kali ̧) n. 7/8 chez le chef, la múkúbi élaguer la couche de graisse à la
résidence du chef surface du potage ou de la sauce
ékikálı ̧ ̧́ (rad. -kali ̧ré H) n. 7/8 chose difficile,
re ̧ ge
ekiki ̧ (rad. -ki ̧ge (-L%)) n. 7/8 sourcil
difficulté, quelque chose de dur, fort eritun’esyongige ̧ froncer les sourcils Syn. :
(physiquement et moralement) -koherio̧ ekıkoheryô ̧́
ekikamba (rad. -kamba (-L%)) n. 7/8 sac avec ekíkígo (rad. -kígo) n. 7/8 une barrière d’eau
des cordes de chaque côté Syn. : eri ̧bhılı ̧́ ,̧̂ ekikíndo (rad. -kindó) n. 7/8 le rameau du
engunzâ dattier sauvage
ekikanya (rad. -kanya (-L%)) n. 7/8 le cactus, ̧ ndo
ekikı ̧́ (rad. -ki ̧ndó) Var. : ̧́
olu̧ kındo,
une plante qui ressemble au cactus obu̧kındo ̧́ n. 7/8 11/14 le rameau du dattier
ekikányâ (rad. -kanyáa) n. 7/8 un type de sauvage. C’est avec ces rameaux séchés et
plante à fleurs découpés en lamelles qu’on tresse des nattes.
ekıkányi ̧́ a̧ (rad. -kányıá̧ (-L%)) n. 7/8 le don que Celles-ci servent de matelas pour dormir
possèdent certaines femmes de multiplier ou ekıkı̧́ ndo ̧́ (rad. -kındo) ̧́ n. 7/8 le pas, un pas lourd
d’augmenter une petite quantité de dont on entend le bruit
nourriture awíty’ekıkányíá ̧́ éky’obúndu elle ekíkingi (rad. -kíngi (-L%)) n. 7/8 le pilier du lit
a le don d’augmenter la pâte ekíkirágâ (rad. -kíragáa) n. 7/8 porte de bercail
ekıkanyı ̧́ ̧́
rya (rad. -kányirıa) ̧́ n. 7/8 le don ekiki ̧ ri ̧ ryô̧ (rad. -kiriri ̧o) n. 7/8 refrain
qu’ont certaines personnes de faire ekıki ̧́ ri ̧ ryô ̧ (rad. -kíriri ̧o) n. 7/8 cadre du lit
augmenter le volume de nourriture qu’elles posé sur des pieds appelés ebíkingi
préparent ekıkı ̧́ ru ̧́ ̧ (rad. -kíru̧ ) n. 7/8 idiot, muet, stupide,
ekikánzu (rad. -kanzú) n. 7/8 une robe que insensé. Omú̧kıru ̧́ ̧ est le muet, celui qui ne
portent les prêtres (emprunt au swahili parle pas du tout, soit par déficience depuis
« kanzu ») l’enfance, ou qui a perdu la parole
ekikarâ (rad. -kara mwiri ̧máa) Var. : ekikará accidentellement, ou encore l’imbécile, le
mwi ̧rımâ ̧́ n. 7/8 l’éblouissement, l’obscurité taciturne omwátsí mu̧ ́kıru̧ ̧́ une nouvelle
obtenue dans les yeux quand on fixe le soleil insensée eríkolá bú̧ki ̧ru̧ ́kıru̧ ̧́ agir d’une
̧́
ekıko 19 ekikúmbo
manière stupide ̧́
ekıkomu̧ (rad. -kómu̧) n. 7/8 un essaim
̧́ (rad. -ıkó)
ekıko ̧́ ̧́
n. 7/8 la pipe erínyw’ekıko ̧́
ekıkomu ̧́ ky’emısyenene
̧́ un essaim de
fumer la pipe (litt. : ‘boire la pipe’) sauterelles
ekíkoba (rad. -kóba (-L%)) n. 7/8 la corde ̧́
ekıkomu ̧ (rad. -kómu̧) n. 7/8 une masse de sang
̧́
ekıkoheryâ (rad. -kóheri ̧a) n. 7/8 la paupière coagulé erísal’ ebıkomu̧ ̧́ ́ by’omusási vomir
̧́
ekıkoheryá kyage kyámátitimána ma une masse de sang coagulé
paupière tremblote. Lorsque la paupière ekikóna (rad. -kona) n. 7/8 partie de la brousse
tremblote ainsi, on croit que l’on va entendre ou de la forêt dont on a couché les herbes ou
une mauvaise nouvelle, telle que la mort d’un partie de la forêt dont on a coupé les
proche branches. Ce terme désigne aussi les herbes
̧́
ekıkoheryô (rad. -kóheri ̧o) Var. : éngoheryô couchées ou les branches dépouillées sur un
n. 7/8, 9/10 le cil, le sourcil arbre
ekíkoho (rad. -kóho (-L%)) n. 7/8 la toux Syn. : ekíkondo (rad. -kóndo (-L%)) n. 7/8 bout de la
-kóholo ekíkohólo racine que l’on plante eriher’ekíkondó
ekíkohólo (rad. -kóholo) n. 7/8 la toux ky’eri ̧nyangwa planter le bout de la racine
ekikoka (rad. -koka (-L%)) n. 7/8 un genre de du taro
plante avec des feuilles charnues ekikoka ekikondóla (rad. -kondola) n. 7/8 le bourgeon
kikánátw’éngarwê les feuilles d’une plante du haricot ; la patte d’un animal
arrivent aussi à faire casser un pot dur ekíkóngolérâ (rad. -kóngóleráa) n. 7/8 écorce
ekíkokolerê (rad. -kókoleree) n. 7/8 une main enlevée d’un bois sous forme de petites
de bananes écailles, de petits morceaux
ekikokolyô ̧ (rad. -kokoli ̧o) n. 7/8 la croûte ekikóno (rad. -konó) n. 7 impuissant
ísi ̧walu̧ say’ oko kirondá kw’ eki ̧kokolyó ekíkonolê (rad. -kónolee) n. 7/8 la partie d’un
kyákyo n’enlève pas la croûte de la blessure corps qui a été arrachée de manière brusque
ekikókómbe (rad. -kokómbé) n. 7/8 la chauve- et qui en garde encore les traces
souris ekíkonongo (rad. -kónongo (-L%)) n. 7/8
̧
ekikokyô (rad. -koki ̧o) Var. : engokyô n. 7/8, affaiblissement des articulations
9/10 la croûte, les restes brûlés dans la ekikóra (rad. -korá) n. 7/8 l’écaille du serpent
marmite a’'ú̧lu̧ sáy' esyongokyó sy’omo ou du poisson
nyúngu viens enlever les restes brûlés de la ekikoróngo (rad. -korongó) n. 7/8 graisse Syn. :
̧
casserole Syn. : ebikokolyô, ̧ ̧ kû
ebiku ekısabú̧ ̧
ekikóle (rad. -kolé) n. 7/8 le haricot (le grain de ekikóróro (rad. -koróró) n. 7/8 le corbeau
haricot). Le terme ekikóle est surtout ̧
ekikothı ̧́ (rad. -kothi ̧ná) n. 7/8 banane à
na
employé dans la région de Beni tandis que farine
obu̧ hóti ̧ l’est dans la région de Butembo, ekikotso (rad. -kotso (-L%)) Var. : ekotso,
Luotu, etc. Les gens de la plaine (Beni, esyokotso n. 7/8 9/10 le lard
Mutwanga) emploient aussi le terme ekıku ̧́ ̧̂ (rad. -kú̧) Var. : ebíkû̧ n. 7/8 haricot
olu̧sangıda ̧́ emprunté des Konjo de pourri
l’Ouganda Syn. : olu̧ hóti ̧ olu̧ sangıda ̧́ ekıku ̧́ ̧́ba (rad. -kú̧ba) n. 7/8 la poitrine
̧́
ekıkoleryô (rad. -kóleri ̧o) n. 7/8 la lampe (la ekikubokúbo (rad. -kubokubó) n. 7/8 type
lampe torche, le faisceau de roseaux allumés, d’arbre
une lampe tempête) ekıku ̧́ ̧ hi ̧ (rad. -kuhi ̧ (-L%)) Var. : akáku̧ hi ̧
ekíkolwa (rad. -kólua (-L%)) n. 7/8 une flèche omú̧ku̧hi ̧ n. court, petit omútí mú̧ku̧hi ̧ un
erílhas’ ekíkolwa lancer une flèche arbre court
ekíkóma (rad. -kómá) n. 7/8 une feuille d’arbre ekiku ̧ ̧́ku (rad. -ku̧ ku) Var. : ebi ̧kú̧ku̧ esyongú̧ku̧
ou d’arbuste n. 7/8 7/10 saleté sur le corps que l’on peut
ekikómbe (rad. -kombé) n. 7/8 une tasse, une gratter ; l’écorce
coupe Syn. : eri ̧handa ekiku ̧ ̧́ku̧ (rad. -kuku̧ ) n. 7/8 l’écorce omubirí alí
ekıkombóli ̧́ ̧ (rad. -kómboli)̧ n. 7/8 une herbe ko biku ̧ ̧ ku̧bikú̧ku le corps est rugueux
tendre ebiku ̧ ̧ kú̧ by’ erıhere
̧́ les écailles d’un tilapia
ekikomê (rad. -komee) n. 7/8 l’escargot (faisant Syn. : obukágáti
apparition surtout dans les bananeraies après ekıku ̧́ ̧́lo (rad. -kú̧lo) n. 7/8 coquille ; enveloppe
la pluie) dure des fruits
ekikomê (rad. -komee) n. 7/8 traces blanches ekıku ̧́ ̧́lu̧ (rad. -kúlú̧) n. 7/8 enveloppe
de salive chez une personne qui ne s’est pas ekiku ̧ ̧́mbe (rad. -ku̧mbé) n. 7/8 un essaim
lavée le visage le matin d’abeilles ou de tout autre insecte Syn. :
ekikómo (rad. -komó) n. 7/8 le bracelet pour le ekihémbo
bras d’une femme. Il crée un lien avec les ekikúmbo (rad. -kumbo) n. 7/8 l’odeur akâlwá
ancêtres ou avec certains esprits. Ce lien avec ko kakúmbo il dégage une petite odeur
ces êtres confère une grande protection désagréable
̧ ̧ ́mbo
ekiku 20 ̧́
ekıma
̧ ̧ ́mbo (rad. -ku̧mbó) n. 7/8 plante dont la
ekiku ekilálo (rad. -lalo) n. 7/8 le pont eríkwík’
racine est comestible ekilálo construire un pont
ekíkúmo (rad. -kúmo) n. 7/8 le pouce ; le poison ̧
ekilambi ̧
ryô (rad. -lambiri ̧o) n. 7/8 la partie
amuhery’ ekíkúmo il l’a empoisonné (parce inférieure du lit où l’on met les pieds
qu’on met le poison dans le pouce) ekilanga butála (rad. -langa butala) n. 7/8
ekíkumúlâ (rad. -kúmuláa) n. 7/8 une foule plante médicinale. Elle intervient dans le rite
ekíkumúl’ ékyabándu une foule de gens de purification qu’administre le músaki, par
ekikúndâ (rad. -kundáa) n. 7/8 l’étable pour les exemple, lors de l’accouchement des jumeaux
porcs considéré chez les Wanande comme un
̧ ̧ ́ndi ̧ (rad. -kundı)̧́ n. 7/8 un coup de poing
ekiku sacrilège (erilólo)
̧ ̧ ngu̧ (rad. -ku̧ ngu (-L%)) n. 7/8 une houe
ekiku ̧
ekilangı ̧́ ̧ (rad. -langiri ̧) n. 7/8 lunette, l’œil
ri
non tranchante ̧́
ekılangu ̧ (rad. -lángu̧ (-L%)) n. 7/8 une
ekiku̧ ̧ ngû̧ (rad. -ku̧nguu) n. 7/8 un couteau qui personne qui est négligente dans son
n’est pas du tout tranchant comportement, dans la manière de s’habiller
ekikúngúli (rad. -kungúlí) n. 7/8 tertre, obu̧ ́langu̧ langu̧ d’une manière très négligée
monticule endáki ̧ yirí mo bikúngúli eryambalá bu̧ ́langu̧ s’habiller négligemment
kúngúli il y a des inégalités sur la voie ekilayíro (rad. -layiro) n. 7/8 commandement
carrossable Syn. : ekitúndúli ekilayirw’ ekyákatánu : ısi ̧́ ̧wıtâ ̧̂ le
ekiku ̧ ̧ nıha ̧́ (rad. -ku̧niha) n. 7/8 sac cinquième commandement est : ne tue pas
ekıku ̧́ ̧ nıngo ̧́ (rad. -kú̧ningo) n. 7/8 le couvercle, ekílengalenga (rad. -léngalenga (-L%)) n. 7/8
le bouchon oseille sauvage
ekikúsá (rad. -kusáa) n. 7/8 le maïs (l’épi ou la ekiléthi ̧ ̧ (rad. -lethı)̧́ n. 7/8 pyrèthre (un mot
carotte de maïs) emprunté au français)
ekikúyu (rad. -kuyú) n. 7/8 herbe de pâturage ekílhasa (rad. -lhása (-L%)) n. 7/8 la flèche
des vaches et des chèvres. On plante cette Syn. : ekikolwa, omusóna
herbe dans les prairies des fermes Syn. : ekilhópe (rad. -lhopé) n. 7/8 enveloppe
̧́
erıkanda (emprunt au français)
ekíkwanga (rad. -kúanga (-L%)) Var. : ékilhu ̧ ̧ ́ngû̧ (rad. -lhu̧gúu H) n. 7/8 un trou qui
éngwangwa, esyóngwangwa n. 7/8 9/10 était une ancienne habitation des vers
un précipice, un endroit fort escarpé ekilhungulha (rad. -lhungulha (-L%)) n. 7/8 le
ekíkwangúrâ (rad. -kúanguráa) n. 7/8 l’endroit premier habit acheté à une femme après son
où il y avait des tubercules qu’on a récoltés. mariage
C’est là qu’on amène les porcs pour qu’ils se ekili ̧ bı ̧ ro ̧́ (rad. -li ̧biro) n. 7/8 endroit à boucher
nourrissent des restes de tubercules ékilı ̧ mâ ̧́ (rad. -limáa H) n. 7/8 un champ
ekíkwangwıryâ ̧́ (rad. -kúanguirı-a)̧́ n. 7/8 un d’arbres ngátayásenyer’ omó ki ̧lımá ̧́ kyage
champ où on a récolté des tubercules je vais couper du bois dans mon champ
(manioc, patates, pommes de terre, etc.) d’arbres
ekikwémbȩ (rad. -ku̧embée) Var. : ekıli ̧́ mata ̧ ̧́
(rad. -lımata (-L%)) n. 15 bois de
ebi ̧kwémbe n. 7/8 le pagne, le wax chauffage qui brûle difficilement et qui
ekıkyene ̧́ (rad. -kíene (-L%)) Var. : ̧́
ebıbyene dégage beaucoup de fumée. Un morceau de
n. 7/8 lui seul ekıkyene ̧́ kyó nyinályagulâ bois de chauffage
c’est le seul que j’ai acheté ekilı ̧ to ̧́ (rad. -li ̧to) adj 7/8 lourd, quelque chose
ekikyó ̧ (rad. -ikio) ̧ n. 7/8 l’escale, le lieu où l’on de lourd
se repose quand on voyage ekılu ̧́ ̧ mba (rad. -lú̧mba (-L%)) n. 7/8 un essaim,
ekilâ (rad. -laa) n. 7/8, 6 intestin ngáhi ̧n’ amalâ un endroit dans le sol où se trouvent
je nettoie les intestins plusieurs abeilles
ekilâ (rad. -laa) n. 7/8, 6 ceinture pour argent ekilu ̧ ̧́mbi ̧ (rad. -lumbi ̧) n. 7/8 brouillard ebíro
ekilagu ̧ ̧ ̂ (rad. -laguu̧ ) n. 7/8 cyprès, une plante byosı ̧́ sıbyébu̧ ̧́ kaya ki ̧lú̧mbi ̧ il n’y a pas de
médicinale brouillard tous les jours (pour dire : on n’est
ekílala (rad. -lála (-L%)) n. 7/8 le grain de café pas malheureux tous les jours)
qui n’arrivera pas à maturité ekılu ̧́ ̧ mbıro ̧́ (rad. -lú̧mbiro) n. 7/8 un débit de
ekílálâ (rad. -láláa) n. 7/8 la nervure de la palme boisson
qui sert de sommier ekılu ̧́ ̧ mbu̧ (rad. -lúmbu̧ (-L%)) n. 7/8 un arbre
ekilalanyu ̧ ̧ ́ma (rad. -lalanyu̧ ma) n. 7/8 jaune. qui est comme le bambou
C’est la couleur des feuilles mortes prêtes à ekílúndo (rad. -lúndo) n. 7/8 un tas
tomber de l’arbre pour laisser la place aux ekílwâ (rad. -lúa) n. 7/8 ruche
plus jeunes. Le terme vient de deux mots : ekıma ̧́ (rad. -i ̧ma) n. 7/8 village abandonné,
l’un emprunté au swahili « lala » du verbe contrée kiryá ni ̧ ki ̧má kya Kámbale c’est là
« kulála » ‘dormir’ et l’autre nyu̧ ́ma ‘derrière, la contrée de Kambale. En général, on a peur
après’ de tels villages abandonnés car on pense
ekíma 21 ekinyabuyímbi
qu’ils sont hantés par des esprits humains et ̧́
ékında ̧
(rad. -inda H) n. 7/8 le cadavre, la
des êtres invisibles bizarres dépouille mortelle. On a généralement très
ekíma (rad. -kimá) n. 7/8 l’arc-en-ciel peur d’un cadavre car on croit que l’esprit du
̧́
ékıma (rad. -kıma) ̧́ ̧́
Var. : Kıma n. 9 l’arc-en-ciel. mort peut se montrer. Quand un des
Kımá̧ est aussi un nom propre chez les Nande conjoints meurt, le survivant se couche la
signifiant ‘arc-en-ciel qui est le symbole de première nuit le long du cercueil étendu à
l’Esprit maléfique Endyoka’ (l’esprit des terre. Pendant ce temps, tous les amis
eaux, le serpent des eaux), qui se manifeste le pleurent et les femmes, surtout, gémissent, se
plus souvent sous la forme d’une brebis. roulent par terre et pleurent en criant très
Puisque celle-ci s’abreuve à la rivière, elle est fort. Toutes les personnes amies du défunt
auréolée de l’arc-en-ciel. L’Esprit Endyoka gardent cette attitude pendant une semaine :
étant réputé pour sa méchanceté, tout la semaine du deuil. À la fin de cette
homme qui se trouve aux environs de la semaine, le survivant est conduit à la rivière
rivière où il s’abreuve court un malheur. Si où il se baigne en se tournant vers l’aval.
c’est une femme et que par bonheur elle Ensuite, on lui coupe tous les cheveux à ras.
enfante, l’enfant portera le nom de Kıma ̧́ C’est à partir de ce moment qu’on porte les
̧
ekimaráyi ̧ (rad. marayı)̧́ n. 7/8 une prostituée habits de deuil, noirs en général, habits qu’on
ekimáta (rad. -mata) n. 7/8 l’abcès enlèvera le jour de la levée du deuil dans une
ekímatíko (rad. -mátiko) n. 7/8 quelque chose grande réjouissance populaire
de collé ekindánde (rad. -ndandé) n. 7/8 la langue
ekimbata (rad. -bata (-L%)) n. 7/8 le canard, la kinande akábu̧ g’ ekindánde kíwé kyó
cane, l’oie ndeke il parle bien son kinande
ekimbatha (rad. -mbatha (-L%)) n. 7/8 le ̧ ngı
ekindı ̧́ ̧̂ (rad. -ndi ̧ngíi) n. 7/8 boisson
canard, la cane, l’oie alcoolisée obtenue par distillation du vin de
ekimbathî (rad. -mbathii) n. 7/8 la gifle ; un bananes ou de palme
coup donné avec la paume de la main ekíndu (rad. -ndu) n. 7/8 la chose (être
ekímbémbe (rad. -mbémbé) n. 7/8 enseigne inanimé)
pour montrer où trouver de la boisson ekinenembwê (rad. -nenembue) n. 7/8 un type
ekimbi ̧ di ̧ (rad. -mbidi ̧ (-L%)) n. 7/8 chenille de souris
eki ̧mbi ̧di ̧ ki ̧k’ ıt'obúyúyu
̧́ la chenille cause ̧́
ekıngâ (rad. -ki ̧ngáa) n. 9/10 une bicyclette
la peur de la toucher Syn. : -tsukúdu̧ (-L%) etsú̧ku̧du
ekímbungu (rad. -mbúngu (-L%)) Var. : ekíngaha (rad. -ngáha (-L%)) n. 7/8 autant,
akámbungu n. 7/8 une marmite qui est d’une telle quantité ekindú kíngaha une
également utilisée pour distribuer la bière de chose d’une telle quantité
bananes ̧
ekingalu ̧ (rad. -ngalu̧ (-L%)) n. 7/8 sorte de
ekımbu ̧́ ̧ nzángê (rad. mbú̧nzangée) n. 7/8 une grosse banane plantain, sorte de singe
danse à laquelle participent plusieurs habitant dans les bambous
personnes où chacun danse comme il veut ekingalu ̧ ̧ ̂ (rad. -ngaluu̧) n. 7/8 banane à farine
ekíméme (rad. -mémé) n. 7 la personne ekingeli ̧ ̧ (rad. -ngeli ̧ (-L%)) n. 7/8 un lombric,
préférée ; la personne qui jouit de la un gros ver de terre qui ressemble à un
sympathie de tous oyó ni kíméme celui-là serpent
est le préféré parmi tous les autres ekıngı ̧́ ri ̧́ ̧ (rad. -gírı)̧́ n. 7 la taupe. Si jamais on la
ekimera (rad. -mera (-L%)) n. 7/8 gros mangeur voit, c’est signe d’un mauvais présage, tel que
(litt. : ‘la chose qui avale’) la mort très prochaine d’un membre de la
ekimî (rad. -mii) n. 7/8 la rosée famille proche ou large
ekiminyeréro (rad. -minyerero) n. 7/8 un ekingyô ̧ (rad. -ngi ̧o) n. 7/8 mortier
signal. Par exemple, quand on s’en va dans la ekını ̧́ gâ
̧́ (rad. -nıgáa) ̧́ n. 7/8 la colère erıkw’̧́
forêt, on coupe certains arbustes par-ci par- ekını ̧́ gâ ̧́ se fâcher (litt. : ‘tuer la colère’)
là, pour reconnaître son passage au retour ekínimba (rad. -nímba (-L%)) n. 7/8 un
ekiminyikálo (rad. -minyikalo) n. 7/8 un signe, quelconque instrument de musique, un
une apparition appareil de radio
ekimori ̧ ̧ (rad. -mori ̧ (-L%)) n. 7/8 un petit ekinóngwê (rad. -nongúe) n. 7/8 motte de terre
morceau de viande de la peau dure Syn. : ekiróngwê
ekımu ̧́ ̧ ́ga (rad. -mú̧ga) n. 7/8 un pot usé ekinungíra (rad. -nungira) n. 7/8 fourmi noire
ekinabira bágóle (rad. -nabira bagólé) n. 7 ekinungúla (rad. -nungula) n. 7/8 la nausée
type de serpent à peau lisse qui ne mord pas ekínúno (rad. -núno) n. 7/8 la ventouse
ekinabíro (rad. -nabiro) n. 7/8 salle de bain. ekinyábúhû (rad. -nyabúhúu) n. 7/8 un nouvel
Un endroit où l’on se lave habit, généralement un pagne qu’un homme
ekinánde (rad. -nandé) n. 7/8 la langue kinande offre à sa femme comme cadeau
Syn. : ekindánde ekinyabuyímbi (rad. -nyabuyimbí) n. 7/8
ekinyábwanga 22 ̧́ ko
ekırı ̧́
chenille poilue omúnganga ati nyıyapi ̧́ ̧ sáyé
mi ̧ ekipánde le
ekinyábwanga (rad. -nyabúanga (-L%)) n. 7/8 docteur/l’infirmier me demande de faire un
arbre dont le fruit est employé pour faire examen médical de mes excréments
cailler le lait ekipanza (rad. -panza (-L%)) n. 7/8 plante
ekinyábwerere (rad. -nyabúerere (-L%)) n. 7/8 médicinale, utilisée pour soigner le
un genre de rat rhumatisme
ekinyamakâ (rad. -nyamakaa) violemment ekipéndo (rad. -pendó) n. 7/8 un type spécial
ekinyámátwetwê (rad. -nyamátuúetue) n. 7/8 de nourriture qui contient une substance qui
un type d’oiseau attire l’homme au point de le soumettre à la
̧
ekinyámátwı ̧̂ (rad. -nyamátúi ̧) n. 7/8 sorte de femme qui lui a servi cette nourriture.
taro (emprunt au swahili qui signifie : ‘chose
ekínyámbo (rad. -nyámbo) n. 7/8 le pet, la d’amour’). On croit volontiers que si un
vesse homme délaisse sa femme et ses enfants pour
ekinyambóga (rad. -nyambogá) n. 7/8 s’attacher d’une manière aveugle à une autre
banane à farine femme, la plupart du temps une femme
ekinyamuhimba (rad. -nyamuhimba (-L%)) célibataire, c’est que cette femme lui a donné
n. 9/10 le rhume de la nourriture qui contient le kipendo
̧
ekinyámu ̧́nyu̧ (rad. -nyamú̧nyu) n. 7/8 sorte de ̧
ekipetsegu ̧ le (rad. -petsegu̧ le (-L%)) n. 7/8 un
banane tendre qu’on mange avec des légumes idiot
ou du haricot ; le bananier ̧
ekipetsu ̧ (rad. -petsu̧ (-L%)) n. 7/8 singe à peau
ekinyamutsérê (rad. -nyamutserée) n. 7/8 un noire
type d’insecte de couleur verte ekıpı ̧́ pi ̧́ ̧ (rad. -pıpí) ̧́ n. 7/8 type de petit oiseau
ekinyandálo (rad. -nyandalo) n. 7/8 une grande ekipı ̧ te ̧́ (rad. -pi ̧té) n. 7 chef d’équipe des
étendue de champ circoncis. C’est lui qui les conduit dans la
ekinyangóngólo (rad. -nyangongóló) n. 7/8 brousse où ils seront circoncis
mille-pattes erigendá ng’ ekinyangóngólo ekípû (rad. -púu) n. 7/8 la tripe, la paroi de
marcher lentement comme le mille-pattes l’estomac. Allusion au bruitage que cette
ekinyangúsu (rad. -nyangusu) n. 7/8 un lion partie des tripes fait dans la bouche quand on
̧
ekinyawu ̧̂ (rad. -nyawuu̧ ) n. 7/8 un monstre, mange
une personne anormale et sévère qu’on ekıpu ̧́ ̧́pa (rad. -pú̧pá) n. 7/8 l’aile ; la plume d’un
rencontre généralement dans les contes oiseau eripu ̧ ̧ r’ ekıpu
̧́ ̧ ́pá ky’ éngoko arracher
ekinyi ̧ balha ̧ ̧
(rad. -nyibalha (-L%)) n. 7/8 un violemment la plume d’une poule
genre de pomme de terre ekípwa (rad. -púa (-L%)) n. 7 saison sèche
ékinyı ̧ bu ̧́ ̧ ̂ (rad. -nyi ̧búu H) n. 7/8 un type de ekıpya ̧́ (rad. -pıá̧ (-L%)) n. 7/8 une équipe
petit oiseau (emprunt au français)
ekinyora (rad. -nyora (-L%)) n. 7/8 pian, ekírábo (rad. -kirábó) n. 7/8 café, bar
maladie de la peau ekirago (rad. -rago (-L%)) n. 7/8 une natte
ekínyóra (rad. -nyórá) n. 7/8 le pian ekírébe (rad. -rébé) n. 7/8 quelque, quelconque
ekinyota (rad. -nyota (-L%)) n. 7/8 un homme- ekindu kírébe un objet quelconque
léopard Syn. : ekihókohóko ekíréka (rad. -réká) n. 7/8 le motif ; la raison ; la
ekinyotha (rad. -nyotha (-L%)) n. 7/8 un morale
homme-léopard Syn. : ekihókohóko ekíréma (rad. -réma) n. 7/8 l’infirme
ekınyu ̧́ ̧ ́nyo (rad. -nyú̧nyo) n. 7/8 paille à sucer, ekiréngo (rad. -rengo) n. 7/8 mesure, taille
paille servant à brasser la bière et qui devient Syn. : olubû
de ce fait trempée de jus de banane que l’on ekirerê, olulerê (rad. -reree) n. 7/8 ou 11/10
peut sucer feuille sèche de bananier
ekínyurúgúnzu (rad. -nyúrugúnzu) n. 7/8 ekırerembyô ̧́ (rad. -rérembi ̧o) n. 7/8 décembre
papillon (litté. : ‘ce qui pend et qui peut tomber’). Ce
ekinywâ ̧ (rad. -nyu̧a) n. 7/8 le mot ; la parole mois est dédié à l’ethnie Babínga (‘ceux qui
ebinywá ̧ byowénengâ de très beaux mots chassent’) ; c’est comme si c’étaient eux qui
ekinzéku ̧ ̧ mê (rad. -nzekú̧mee) n. 7/8 sorte de chassaient l’année
danse où l’on danse pêle-mêle et ce, avec ekirı ̧ ̧̂ (rad. -rii ̧) n. 7/8 patate douce
beaucoup d’animation ekíri (rad. -rí) n. 7/8 court ekíkobá kírikíri une
ekinzonzo (rad. -nzonzo (-L%)) n. 7/8 bruit de longue corde
tambour pour annoncer la mort d’une ekíribwa (rad. -ríbua (-L%)) n. 7/8 patate douce
personne eríwat’ ekinzonzo battre le (litt. : ‘ce qui se mange’ ékiríbwâ)
tambour en annonçant la mort de quelqu’un ekírikíri (rad. -ríkirí) n. 7 tripe (ce mot
ekipánde (rad. -pandé) n. 7/8 la matière fécale s’emploie seulement au singulier)
qu’on utilise à l’hôpital pour détecter les vers ekırı ̧́ ko
̧́ (rad. –rıko) ̧́ n. 7/8 feu de funérailles.
dans le ventre avec l’emploi du microscope C’est un grand feu qui est allumé dans la
̧ ko
ekirı ̧́ 23 ekísamba
parcelle d’une famille qui a perdu un de ses ̧
eritoberya omundú y’okó kíruma; ní
membres. Les hommes passent la nuit dehors kíruma kikáronda mu̧tobéri ̧
autour de ce feu pendant la nuit. Cela peut ekirúnda (rad. -rundá) n. 7/8 sorte de patate
durer jusqu’à trois jours douce
̧ ko
ekirı ̧́ (rad. -ri ̧ko) n. 7/8 une rigole atogéry’ ̧ ̧́ndi ̧ (rad. rundi ̧) n. 7/8 un hanneton
ekiru
omoki ̧rıko ̧́ il est tombé dans une rigole Syn. : ekírúndo (rad. -rúndo) Var. : omúrúndo n. 7/8,
omugéndê 3/4 tas ekírundó ky’amabwê un tas de
̧́ ma
ekıri ̧ (rad. -rıma ̧́ (-L%)) n. 7/8 quelque chose pierres
de noir ekírya-máyi (rad. -ría mayí) n. 7/8 un petit
ekıri ̧́ mata ̧ (rad. -rımata ̧́ (-L%)) n. 7/8 bûche serpent qu’on appelle ‘mangeur d’œufs’
éteinte ekiryáto (rad. -riato) n. 7/8 soulier
ekiri ̧ mba ̧ (rad. -ri ̧mba (-L%)) n. 7/8 une hutte ekísâ (rad. -sáa) Var. : ekísa n. 7/8 part de
pour jeunes gens. C’est une maison où les nourriture sur un plat ou dans un bol
jeunes gens ou jeunes filles dorment ekisábo (rad. -sabo) n. 7/8 une femelle privée
ensemble de fertilité à cause d’un excédent de graisse
ekírími (rad. -rími) n. 7/8 la flamme ̧́
ekısabu ̧ (rad. -sábu (-L%)) n. 7/8 la graisse
ekirimira-bágóle (rad. -rimira-bagólé) n. 7/8 animale normalement contenue dans la
type de serpent Syn. : ekírya-máyi queue du mouton ou de la brebis et qu’on
ekirímo (rad. -rimo) n. 7/8 la saison (saison garde avec de la farine dans une cruche pour
sèche ou saison des pluies), l’année awíte la conservation. Quand on prépare des
birimó bíngáhi quel âge a-t-il ; combien haricots, on coupe une partie de cette queue
d’années a-t-il ? omúgulú w’ekirímo qu’on met dans les haricots. Cet ajout
pendant la période de culture (la saison améliore le goût
pluvieuse) ekısagí̧ ̧
syô (rad. -ságis-i-.) Var. : ̧́
ekısayi ̧syô
ekırı ̧́ mu ̧́ ̧ (rad. -rímu̧) n. 7/8 esprit, double de n. 7/8 un objet qui effraie erıherekó ̧́ ní
l’homme ou double d’animal, principalement ̧́
kısayi ̧
syô l’épouvantail fait pour effrayer
du chien eri ̧hi ̧ká kw’ebırı ̧́ mu̧
̧́ être possédé ekisaháni ̧ ̧ (rad. -sahanı)̧́ n. 7/8 une marmite de
par les esprits eri ̧lu̧ sy’ oko mundú basse taille. Le mot est un emprunt au
kw’ebıri ̧́ ̧mu̧ ôter les mauvais esprits de swahili
quelqu’un. Il y a des guérisseurs qui ont l’art ekísáka (rad. -sáká) n. 7/8 le buisson ni kísáka
de calmer ces mauvais esprits et de les kyowéne, náho kyoswıré ̧́ mw’amáhwa
enlever momentanément de la personne c’est un bon buisson mais plein d’épines
possédée ekísáki (rad. -sákí) n. 7/8 une main de bananes
ekırı ̧́ mu ̧́ ̧ (rad. -rımu̧ ̧́ ) n. 7/8 l’ogre (dont parlent ekísakíro (rad. -sákiro) n. 7/8 un tatouage
plusieurs contes) ekísakisaki (rad. -sákisaki (-L%)) n. 7/8 une
ekiríndi (rad. -lindi) n. 7/8 le manche d’un outil broussaille de ronces
ékiri ̧ ndi ̧ ko ̧ (rad. -rindiko ̧ H (-L%)) n. 7/8 piège ekísalala (rad. -sálala (-L%)) n. 7/8 une chute
ekırı ̧́ ngo ̧́ (rad. -rıngo) ̧́ n. 7/8 la roue d’eau, la cascade, la cataracte
ekiri ̧ pi ̧ ̧ (rad. -ri ̧pi (-L%)) n. 7/8 quelque chose de ekísalangoto (rad. -sálangoto (-L%)) Var. :
noir bísalangoto n. 7/8 en désordre, la mauvaise
ekiríro (rad. -riro) n. 7/8 le deuil ; les pleurs tenue, le désordre eríbyá bísalangoto être
mwána, lek' ekiriro enfant, cesse de pleurer mal tenu, mal habillé, mal peigné
ekıri ̧́ si ̧ rani ̧ o̧ (rad. -rísiranio̧ (-L%)) n. 7/8 de la ekisalhu ̧ ̧ ̂ (rad. -salhu̧u) n. 7/8 le chimpanzé
nourriture qui accompagne autre chose ekısáli ̧́ ̧ (rad. -sálı)̧́ n. 7/8 gésier Lorsqu’on égorge
ekıri ̧́ si ̧ rya ̧ (rad. -rísiri ̧a (-L%)) n. 7/8 banane à une poule pour un visiteur, on doit toujours
bière lui donner le gésier. C’est de cette façon qu’il
ekiri ̧ yô ̧ (rad. -ri ̧yoo) n. 7/8 crayon (emprunt au sait que la poule a été égorgée pour lui. Et
français) s’il y a plusieurs personnes qui partagent la
ekírô (rad. -iróo) n. 7/8 jour, nuit ályas’ omó nourriture avec un poulet, on identifie celui à
kírô il est venu la nuit ukándisyagendá kıró ̧́ qui appartient le poulet lorsqu’il prend le
ki ̧ quel jour partirez-vous ? háberé hábyá gésier wanáhırı ̧́ ry’
̧́ ̧́
ekısálı ̧́ ky’ omo mbóka
kíro ki ̧rı ̧́ rıná,̧́ ámáhóla un jour quelconque, kwéhi Avez-vous le gésier dans la marmite ?
il est mort ekísálo (rad. -sálo) n. 7/8 la vomissure
ekirónda (rad. -ronda) n. 7/8 la blessure ; la ekisalû̧ (rad. -saluu̧ ) n. 7/8 le chimpanzé
plaie ekisamáli ̧ ̧ (rad. -samali)̧ n. 7/8 une personne
ekiróngwê (rad. -rongúe) n. 7/8 une boule de qui regarde d’une manière fixe et quelque
boue séchée qui peut servir de projectile peu hébétée. Ce mot est employé avec une
ekíruma (rad. -rúma (-L%)) n. 7/8 ce que l’on connotation négative
mange en commun mais que chacun devra ekísamba (rad. -sámba (-L%)) n. 7/8 un combat
rembourser à la communauté par la suite corps à corps, le judo
ekísambányúmu 24 ̧́ ki
ekısı ̧́ ̧
ekísambányúmu (rad. -sámba-nyúmú) n. 7/8 ̧
ekisangu̧ liryó
̧ ̧ n. 7/8 l’essuie-
(rad. -sangulirio)
plante médicinale main (ou les essuie-mains) ; tout ce dont on
ekísambíro (rad. -sámbiro) n. 7/8 l’échelle ; se sert pour essuyer (herbes, torchons, etc.)
l’escalier ekísanza (rad. -sánza (-L%)) n. 7/8 le rameau, la
ekísámbo (rad. -sámbo) n. 7/8 le fétiche, branche
l’amulette (qui préserve du mauvais sort). Un ekísara (rad. -sára (-L%)) n. 7/8 la serpette, la
petit objet muni d’un pouvoir spirituel de faux
protection et d’offensivité. Un homme ̧
ekisárángu ̧ tu̧ (rad. -sarángú̧tu (-L%)) n. 7/8
malade est supposé rempli de ces objets haillon Syn. : omusángi
qu’un de ses ennemis lui a jetés dans le corps. ekisarasára (rad. -sarasara) n. 7/8 une bouillie
Et quand le malade va chez le féticheur, ce très légère
dernier les lui arrache de la façon suivante : ekísasakala (rad. –sásakala H) n. 7/8 une botte
il tatoue le malade. Puis il s’en va derrière sa de paille sèche
hutte. Là, il prend différents objets disparates ekisasamíra (rad. -sasamira) n. 7/8 face, figure
(petits ossements, arêtes de poisson, cailloux, Syn. : obu̧ ́sû̧
petits paquets fermement liés, etc.), il met ekisatíro (rad. -satiro) n. 7/8 cour de récréation
tout cela dans sa bouche. Il est dès lors ̧́
ekısayi ̧
syô (rad. -sagisi ̧o) Var. : ̧́
ekısagi ̧syô
interdit de lui adresser la parole. Il arrive n. 7/8 objet utilisé pour effrayer, pour faire
avec un paquet de haillons ou de pailles. Il peur
applique ce paquet sur une des incisions du ekísegésége (rad. -ségesége) n. 7/8 écorce
malade et y met une ventouse. Il fait juteuse du bananier. À défaut d’eau pour se
semblant de sucer les objets maléfiques. Il laver les mains ou la figure, on peut s’en
crache tout ce qu’il avait furtivement servir
introduit dans sa bouche et déclare que ce ekısehyá̧ (rad. -séhi ̧a (-L%)) n. 7 la flatterie, la
sont ces objets-là qu’un ennemi a introduits caresse, le fait de rendre une conversation
dans le corps. D’où la maladie dont il souffre. très intéressante awíty’ ekısehya ̧́ il est
C’est aussi la raison pour laquelle il est attrayant par son parler. Ce dernier trait
strictement interdit de toucher la sacoche du s’applique surtout au débiteur qui, par des
féticheur. Sinon, on risque d’emporter la paroles mielleuses, détourne l’attention de
malchance avec soi. Quand le médecin son créancier jusqu’à faire oublier à celui-ci
indigène aura ainsi prétendu avoir arraché le litige pour lequel il s’est déplacé
du corps du malade les objets maudits, il lui ekíseke (rad. -séke (-L%)) n. 7/8 la canne à sucre
fera quelques prescriptions : ne mangez plus erínyungutir’ekíseke sucer une canne à
de tel animal, n’approchez plus votre femme sucre
pour des rapports intimes, etc., jusqu’à ekisémbe (rad. -sembé) n. 7/8 fougère
nouvel ordre. Ces prohibitions sont arborescente
accompagnées de certains médicaments tirés ekisénge (rad. -senge) n. 7/8 le mur de
des racines de certaines plantes. Parfois, et l’intérieur de la maison qui sépare les
ceci est fort fréquent, on interdit à tous les chambres
membres de la famille du malade tout ekísengúlâ (rad. -sénguláa) n. 7/8 l’araignée
rapport sexuel (information recueillie des ekíserume (rad. -sérume (-L%)) Var. :
notes de Kavutirwaki) ekíseruma n. 7 un dialecte nande parlé du
ekisambulére (rad. -sambuleré) n. 7/8 un côté de Bingi et de Kitsombiro
̧
haillon Syn. : omusángi, ekisárángu ̧ tu̧ ekísése (rad. -sésé) n. 7/8 éponge fabriquée par
ekísanánâ (rad. -sánanáa) n. 7/8 un bruit les guêpes et dans laquelle on trouve le miel
confus ekısési ̧́ ̧ (rad. -sésı)̧́ n. 7/8 ce qui chatouille
ekísanda (rad. -sánda (-L%)) n. 7/8 la ekisido (rad. -sido (-L%)) n. 7/8 pou Syn. :
taquinerie, la blague, la plaisanterie ekisito
ekísandê (rad. -sándee) n. 7/8 un type de petit ekisı ̧ ká̧ (rad. -sika) ̧ n. 7/8 l’écorce de bananier
oiseau sèche servant de corde oyútéwátingirw’omó
ekísandé-ngalika ̧ (rad. -sánde-ngáli ̧ka (-L%)) mbóko syáliminya abáli ̧mu̧ ́ batwa bi ̧sıka ̧́
n. 7/8 un type d’oiseau celui qui n’a jamais rencontré de choses
ekisándo (rad. -sando) n. 7/8 le pied étranges dans une bananeraie ne se rend
ekisanga (rad. -sanga (-L%)) n. 7/8 l’île, le jamais compte que même les esprits viennent
marais couper des écorces sèches de bananier. C’est
̧́
ekısanganı ̧́
kyâ (rad. -sánganíkıa)̧́ n. 7/8 bûche un conseil adressé aux gens qui discutent
̧
ekisangı ̧́ (rad. -sangi ̧dá) Var. :
da olu̧ sangıdá̧ pour discuter
n. 7/8 11/14 haricot. Ce terme est surtout ekısı ̧́ kí̧ ̧ (rad. -síkı)̧́ n. 7/8 la souche (reste d’un
employé dans la plaine et en kikónjo Syn. : arbre ou d’un arbrisseau qu’on a coupé et qui
obu̧ hóti ̧, obukóle reste planté dans le sol). Il y a une devinette
ekisiko 25 ekitáka
qui dit : omú̧kalı ̧́ mú̧ku̧hi ̧ akábuga pelure, l’épluchure de pommes de terre
bálıkyábo ̧́ la femme courte termine ses ̧́ ̧ káli ̧ (rad. -sú̧kali) n. 7/8 un type de petit
ekısu
compagnes. Il faut répondre : ‘la souche car oiseau
c’est tout le monde qui se cogne dessus’ ekísuki (rad. -súki (-L%)) n. 7/8 la brousse
ekisiko (rad. -siko (-L%)) n. 7/8 le gorille ̧́ ̧ la (rad. -sú̧la (-L%)) n. 7/8 sorte de rat non
ekısu
̧́ mba
ekısi ̧ (rad. -sımba ̧́ (-L%)) n. 7/8 un serviteur comestible
ekísimbiri (rad. -símbiri (-L%)) n. 7/8 petit ̧́ ̧ ́li ̧ (rad. -súlı)̧́ n. 7/8 maladie de la peau de la
ekısu
lambeau sur un habit qu’il faut raccommoder tête
̧
ekisimbi ̧ ryô
ri ̧ (rad. -simbiriri ̧o) n. 7/8 l’appui ekísúli (rad. -súli) n. 7/8 un gros oiseau au
ekısı ̧́ mi ̧́ ̧ (rad. -sími ̧) n. 7/8 la chique erilol’ plumage noir
ekısı ̧́ mi ̧́ ̧ enlever une chique. Quand ̧ ̧ máno (rad. -su̧ mano) n. 7/8
ekisu un champ
quelqu’un a trop de chiques à ses orteils, on abandonné parce qu’il n’est plus fertile
prend une quantité de racine de bananier ̧́ ̧ mbu̧ (rad. -sú̧mbu (-L%)) n. 7/8 plante
ekısu
putréfiée qu’on lie aux orteils pour toute la grimpante dont on mange la racine. Cuite,
nuit. Le matin, toutes les chiques se trouvent cette racine est de couleur violette. L’igname
gonflées et s’arrachent alors très facilement de couleur violette
ekísindi (rad. -síndi (-L%)) n. 7/8 l’écureuil ekisúna (rad. -suna) n. 7/8 sein d’une jeune fille
ekısi ̧́ ngánı ̧ ̧́
kyâ (rad. -sínganíkıa) ̧́ n. 7/8 le ali ̧mú̧lasy’ ebisúna elle commence à avoir
brandon (avec ou sans flamme) des seins (sur sa poitrine)
ekısi ̧́ raho ̧ (rad. -síraho (-L%)) n. 7/8 espèce de ekisu̧ ̧ ngu̧su̧ngû̧ (rad. -sungu̧sungu̧u) n. d’une
plante sauvage, laiteuse, dont se nourrissent manière civilisée, à la manière des Blancs
les chèvres. Les feuilles de cette plante ekísúno (rad. -súno) n. 7/8 pincement
produisent de la mousse ekisupa (rad. -supa (-L%)) n. 7/8 cache-sexe
ekísísi (rad. -sísí) n. 7/8 le criquet Syn. : olúbete, omu̧ bi ̧ndo
ekisito (rad. -sito (-L%)) n. 7/8 la tique (qui ekisúsu (rad. -susu) n. 7 l’orge
pénètre dans la peau) ; la puce ou le puceron ekısu ̧́ ̧ su̧ (rad. -súsu̧ (-L%)) n. 7/8 un gonflement
(qui saute dans les cheveux) Syn. : ekisido sur la peau nakwıré ̧́ biringá bısú̧̧ su̧ ́
ekisóhi ̧ ̧ (rad. -sohi ̧) n. 7/8 serpent strié by’omóbu̧ ́su̧ ̂ j’ai des sortes de gonflements
ekísokéro (rad. -sókero-) n. 7/8 le gué (endroit sur mon visage
de la rivière où le niveau de l’eau est assez ekisu ̧ ̧ sú̧ti ̧ (rad. -susuti ̧) n. 7/8 sorte d’arbre qui
bas pour qu’on puisse traverser à pied) ne devient pas géant
ekisokólo (rad. -sokolo) n. 7/8 le bâton du ekíswa (rad. -súa (-L%)) n. 7/8 taré, abîmé,
voyageur ou du vieillard pourri eki ̧hóti ̧ kíswa un haricot pourri
ekisolhóbha (rad. -solhobhá) n. 7/8 couche de ekíswaba (rad. -súaba (-L%)) n. 7/8 patate
terre bien gonflée douce très avancée en âge et qui n’est plus
ekisoli ̧ ̧ (rad. -soli ̧ (-L%)) n. 7/8 carotte de maïs douce Syn. : ekíswabala, ekíswagala
ekisolu ̧ ̧ (rad. -solu̧ (-L%)) n. 7/8 carotte de maïs ekíswagala (rad. -súagala (-L%)) n. 7/8 vieille
(terme employé à la frontière de l’Ouganda) patate douce Syn. : ekíswabala, ekíswaba
Syn. : ekikúsâ ekiswalyâ̧ (rad. -suali ̧a) n. 7/8 sorte d’arbre qui
ekısólu ̧́ ̧ (rad. -sólu̧ ) n. 7/8 souche de bambou ne devient pas géant
ekisóma (rad. -soma) n. 7/8 feuille de haricot ekíswíri (rad. -súirí) n. 7/8 un type de petit
servant de légume oiseau
ekisoméko (rad. -someko) n. 7/8 la chemise ekisyâ (rad. -sia) n. 7/8 la calebasse
Syn. : esimı ̧ si ̧́ ̧ ekitabíro (rad. -tabiro) n. 7/8 un trou dans
ekısomeryâ ̧́ (rad. -sómerıá̧ (-L%)) n. 7/8 épine lequel on met les bananes pour les faire
de certaines herbes mûrir et les préparer ainsi à être brassées
ekısonéryâ ̧́ (rad. -sónerıa) ̧́ n. 7/8 une épine pour la fabrication de la bière
ekisosáno (rad. -sosano) n. 7/8 l’image, la ekitábo (rad. -tabó) Var. : ekitábu n. livre (mot
photo, l’apparence, la ressemblance d’emprunt au swahili « kitabu »)
ekisosanó ky’ omú̧lımu ̧́ ̧ une idole (litt. : ekitábu (rad. -tabu) n. 7/8 livre (mot d’emprunt
‘l’image d’un esprit’) au swahili)
ekísosomolê (rad. -sósomolee) n. 7/8 un ekítága (rad. -tágá) n. 7/8 la préférée oyó ni
morceau de bois allumé kítága kíwé kwenene celle-là est vraiment
ekisu ̧ ̧ ̂ (rad. –su̧ u) n. 7/8 le moineau sa préférée
ekısu ̧́ ̧ ̂ (rad. -sú̧u) Var. : ekisu ̧ ̧ ̂ n. 7/8 le moineau ekítahátáha (rad. -táhatáha) n. 7/8 toile
ekísû (rad. -súu) n. 7/8 corde employée pour d’araignée
conduire les chèvres ; corde employée pour ekitahura (rad. -tahura (-L%)) n. 7/8 plante
attraper le gibier médicinale
ekisubalíro (rad. -subaliro) n. 7/8 la vessie ekitáka (rad. -taka) n. 7/8 la terre ; le domaine
ekísugu (rad. -súgu (-L%)) n. 7/8 l’écorce, la ekitaká kyage mon domaine, ma propriété
̧́
ekıtaku̧ ́nyo 26 ̧́
ekıtsámbi ̧
̧́
ekıtaku̧ ́nyo (rad. -táku̧nyo) n. 7/8 de la haricots pelés Syn. : ekihémbe
nourriture mâchée, le reste de la nourriture ekíthosa (rad. -thósa (-L%)) n. 7/8 sorte de
mâchée grand champignon comestible erírir’obundú
ekítálo (rad. -tálo) n. 7/8 van Syn. : olúgálê bw’omó kíthosa manger la pâte dans la
ekítambala (rad. -támbala (-L%)) n. 7/8 racine sauce de ce gros champignon
du bananier pourri ekithotha (rad. -thotha (-L%)) n. 7/8 un
ekítambi (rad. -támbi (-L%)) n. 7/8 chemin plat marécage Syn. : ethingi ̧ thı ̧ ngi
̧́ ,̧ obútimba
ekítámbo (rad. -támbo) n. 7/8 membre du corps ̧́ ̧ lhanga (rad. -thú̧lhanga (-L%)) n. 7/8
ekıthu
humain ou d’animal plante médicinale
ekítanda (rad. -tánda (-L%)) n. 7/8 le séchoir ̧ ̧ ́li ̧ (rad. -thulı)̧́ n. 7/8 un fusil de chasse
ekithu
(disposé au-dessus du foyer, où l’on sèche le ekithumbúra (rad. -thumburá) n. 7/8 un
bois de chauffage ; on y garde aussi certaines beignet
réserves alimentaires : poissons, viandes ekithúnga (rad. -thungá) n. 7/8 un panier de
boucanées, etc.) taille moyenne et qui a un manche au-dessus.
ekitánga (rad. -tangá) n. 7/8 une chèvre Il est plus grand qu’une corbeille et plus petit
tachetée qu’un panier. Le mot est un emprunt au
ekitangatánga (rad. -tangatanga) n. 7/8 un swahili
pélage tacheté ekíthurúgúnyu (rad. -thúrugúnyú) n. 7/8 une
̧
ékitasi ̧
mba (rad. -tasimba ̧ H (-L%)) n. 7/8 enflure suite à un coup reçu ; abcès
plante employée pour la guérison des plaies ekíti (rad. -tí) n. 7 le placenta ; l’arrière-faix.
ekitata (rad. -tata (-L%)) n. 7/8 colline ekíti (rad. -tí) n. 7/8 la feuille
ekítege (rad. -tége (-L%)) Var. : ebítege n. 7/8 ekítígo (rad. -tígo) n. 7/8 l’épaule
jambes arquées erihek’ebítígo être fier, marcher fièrement
ekítego (rad. -tégo (-L%)) n. 7/8 un piège (litt. : ‘porter les épaules’)
ekítehéro (rad. -téhero) n. 7/8 endroit où l’on ekitíkótiko (rad. -tikótíko (-L%)) n. 7/8 un
puise l’eau potable monstre, un miracle
ekítéko (rad. -téko) n. 7/8 un tas d’excréments ekıti ̧́ mı ̧ ryâ ̧́ (rad. -tímiryıa) ̧́ n. 7/8 pelure de
humains patate ou de pomme de terre
̧
ekitémbekali ̧ (rad. -tembékali ̧ (-L%)) n. 7/8 ekıtı ̧́ na ̧́ (rad. -tına) ̧́ n. 7/8 une jeune plante
une sorte de plante dont l’écorce sert pour eri ̧nyangwa lirimúlasá kw’ ebıtı ̧́ ná̧ le taro
fabriquer les cordes. Cette écorce est commence à produire de jeunes plantes
glissante dans sa partie intérieure ekítinga bagéndi ̧ (rad. -tínga bagendi)̧ n. 7 un
̧
ekitémbekalya (rad. -tembékali ̧a (-L%)) n. 7/8 mirage
type de plante dont l’écorce sert à fabriquer ekitı ̧ ngı ̧́ ri ̧́ ̧ (rad. -tingírı)̧́ n. 7/8 engourdissement
des cordes au pied
ekítemê (rad. -témee) n. 7/8 une parcelle qui a ékitı ̧ ngı ̧́ ri ̧́ ̧ (rad. -tingírı ̧́ H) n. 7/8
été débroussaillée engourdissement de la jambe
ekiténde (rad. -tendé) n. 7/8 la civette. Cet ekıti ̧́ ngı ̧ tı ̧́ ngi ̧́ ̧ (rad. -tıngitı
̧́ ̧́
ngí) n. 7/8 souche
animal apparaît souvent dans les contes mais ekitı ̧ ngu ̧́ ̧ (rad. -tingú̧) n. 7/8 une portion (d’un
il est moins malin que la genette (akási ̧mba) champ)
ekítendere (rad. -téndere (-L%)) n. 7/8 le rocher ekıti ̧́ nı ̧ nı̧́ ̧̂ (rad. -tıniníi) ̧́ Var. : ebıti ̧́ ̧nını̧́ ̧̂ n. 7/8
ekítenende (rad. -ténende (-L%)) n. 7/8 aloe gencive
vera Syn. : éngaka.- ekitíri (rad. -tiri) n. 7/8 le panier
ekıtengyá̧ (rad. -téngia̧ (-L%)) n. 7/8 un petit ekítobo (rad. -tóbo (-L%)) n. 7/8 un trou
épervier erıtobo ̧́ un grand trou (dans un habit)
ekitetê (rad. -tetee) n. 7/8 le roseau ekıtobu ̧́ ̧ (rad. -tóbu̧ (-L%)) n. 7/8 motte (de
ekitétéya ̧ (rad. -tetéyá) n. 7/8 hutte terre, de sang coagulé)
ekithabhi (rad. -thabhi ̧ (-L%)) n. 7/8 la gifle ekítóle (rad. -tólé) n. 7/8 boule de pâte. On
eríh’ omundú y’ ekithabhi donner une gifle coupe la pâte avec la main droite, on en fait
à quelqu’un une petite boule qu’on troue avec le pouce,
ekithábhu (rad. -thabhú) n. 7/8 livre (emprunt puis on puise un peu de sauce avant d’avaler
au swahili « kitabu ») le tout
ekithambála (rad. -thambalá) n. 7/8 le châle, le ekítoléro (rad. -tólero) n. 7/8 le jabot ekítoleró
mouchoir de tête sí kyélibawâ on ne mange pas le jabot
ekithambára (rad. -thambará) n. 7/8 voile de ekitota (rad. -tota (-L%)) n. 7/8 un marais
tête ekitsalhu ̧ ̧ ̂ (rad. -tsalhuu̧) n. 7/8 un fantôme
ekithı ̧ bhó̧ (rad. -thi ̧bhó) n. lame de rasoir ekitsali ̧ ̧ (rad. -tsali ̧ (-L%)) n. 7/8 petit pois
ekithı ̧ ka ̧́ (rad. -thi ̧ká) n. 7/8 banane de couleur ekıtsámbi ̧́ ̧ (rad. -tsámbi ̧) n. 7/8 le cœur des
mauve bananes plein de petits grains, le reste des
ekithondóro (rad. -thondoro) n. 7/8 sauce de bananes mêlées à la paille et ayant servi dans
̧́
ekıtsandabu̧ 27 ekitundíro
la fabrication du vin de bananes Syn. : l’incirconcis. Son synonyme est :
ekíkambíkámbi, ekıtsambı ̧́ ̧́
tsámbi ̧ oyú̧tabwéne (celui qui n’a pas encore trouvé
̧́
ekıtsandabu ̧ (rad. -tsándabu̧ (-L%)) n. 7/8 un (sous-entendu : ‘les rites de circoncision’), le
liquide trouble et pas limpide contenant des prépuce
particules en suspension ; se dit ainsi de l’eau ekítsule (rad. -tsúle (-L%)) n. 7/8 mauvais
boueuse, de la bière contenant beaucoup de regard erilol’ ekítsule regarder d’un mauvais
sorgho œil
ekitsangáro (rad. -tsangaro) n. 7/8 une tache ekítsulê (rad. -tsúlee) n. 7/8 un regard de
sur la peau d’un animal ou sur un habit travers souvent confondu avec
ekitsangarotsangáro (rad. l’ensorcellement
-tsangarotsangaro) n. 7/8 un pelage fort ekítsulê (rad. -tsúlee) n. 7/8 motte de terre
tacheté qu’on coupe avec une houe
ekitsanúlo (rad. -tsanulo) n. 7/8 un peigne ̧ ̧ ́mbi ̧ (rad. -tsumbi)̧ n. 7/8 le récipient
ekitsu
(emprunt au swahili « kichanuo ») dans lequel on prépare la pâte Syn. :
ekitsatsamíro (rad. -tsatsamiro) n. 7/8 le ekitsumbíro
miroir ekitsumbíro (rad. -tsumbiro) n. 7/8 le récipient
ekítsege (rad. -tsége (-L%)) n. 7/8 un dans lequel on prépare la pâte Syn. :
champignon vénéneux ekítsege kikásalayâ eki ̧tsu̧ ́mbi ̧
le champignon vénéneux fait vomir ̧́ ̧ ́mi ̧ (rad. -tsú̧mi)̧ n. 7/8 la malédiction que
ekıtsu
ekítsembo (rad. -tsémbo (-L%)) n. 7/8 reste de l’on prononce à l’égard de quelqu’un, une
troncs de bananiers insulte
ekítsemesyô (rad. -tsémesi ̧o) n. 7/8 plaisir, joie, ekitsungu (rad. -tsungu (-L%)) n. 7/8 pomme de
bonheur Syn. : etsémê terre Syn. : erindíwa, omu̧ dáyi ̧
ekítsemétsemê (rad. -tsémetsémee) n. 7 une ekıtsú̧ ̧ ́ri ̧ (rad. -tsú̧ri ̧) n. 7/8 celui qui fait bien
joie excessive, un immense plaisir, un son travail mais pas celui d’un autre
bonheur sans fin ékitsu ̧ ̧ ́tsû̧ (rad. -tsu̧tsúu H) n. 7/8 ombre,
ekitsíbu (rad. -tsibu) n. 7/8 une mauvaise chose l’ombrage ; le double, l’esprit esyóngoko
oyúté mú̧li ̧sya wá mbene syámínya enzibú syámábi ̧sam’ omó ki ̧tsu̧ ́tsu̧ ́ ky’omúti les
n’ enyólo celui qui n’est pas un berger de poules s’abritent sous l’ombre de l’arbre
chèvres ne peut savoir celle qui est mauvaise móngálangir’ éki ̧tsu̧ ́tsu̧ ́ kyagu ;
et celle qui est facile à garder bámámuheká kw’ ékitsu ̧ ̧ ́tsû̧ j’ai vu ton
ekitsiga (rad. -tsiga (-L%)) Var. : kitsiga n. 7 double, on lui a enlevé son double
bonne chance ; heureusement kitsiga ekıtswaní̧ ̧
rya (rad. -tsuanirıá̧ (-L%)) n. 7/8 sans
móngásyákúbanâ heureusement que je suis sel eríry’ ekıtswani ̧́ ̧rya manger une
venu te visiter nourriture sans sel
ekítsiha (rad. -tsíha (-L%)) Var. : ebítsiha n. 7/8 ekítswê (rad. -tsúe) n. 7/8 la tête du poisson
la sourde oreille eríyih’ ebítsiha faire la cuit ; morceau résultant de fragmentations
sourde oreille obútsiha la surdité, ekítswê (rad. -tsúe) n. 7/8 morceau erıtwá ̧́ mó
l’entêtement bítswé bítswê couper en petits morceaux
ekítsímo (rad. -tsímo) n. 7/8 le placenta Syn. : ekihíndi
ekítsíndo (rad. -tsíndo) n. 7/8 euphémisme, le ekitû (rad. -tuu) n. 7/8 le paquet áheki ̧re bitú
fait d’éviter un mot et d’employer un autre bibiri il porte deux paquets
car le mot original fait allusion aux beaux- ekitu ̧ ̧ ̂ (rad. -ituu̧) n. 7/8 nuage
parents. Par exemple, quand un père ekitulége (rad. -tulege) n. 7/8 petit de taille
s’appelle Balyáge, au lieu de dire ‘venez éngokw’ éyanásá mo katulegé yámâbíkúla
manger’ (mwáse mulyê), la femme de la poule qui est arrivée en étant encore petite
ménage dira : mwáse múmére (‘venez a maintenant grandi
avaler’) ekitu ̧ ̧ lhû̧ (rad. -tulhuu̧ ) n. 7/8 étang
ekitsira (rad. -tsira (-L%) -tsira) Var. : ekitsíra ekıtu ̧́ ̧ ́li ̧ (rad. -tú̧li) n. 7/8 le tour de quelqu’un nı ̧́
n. 7/8 l’île ̧́ ̧ li ̧ kyagu c’est ton tour
kıtu
ekitsira-mbalabála (rad. -tsira-mbalabalá) ekítúlu (rad. -túlú) n. 7/8 un panier de forme
n. 7/8 une banane à farine carrée en bambou
ekítsitsi (rad. -tsítsi (-L%)) n. 7/8 le brandon ekitu ̧ ̧ mbeniȩ (rad. tumbeni ̧e (-L%)) n. 7/8 une
ekítsomongóbo (rad. -tsómongobo) n. 7/8 chèvre tachetée Syn. : ekitánga
éponge ekıtu ̧́ ̧ mbi ̧ (rad. -túmbi ̧ (-L%)) n. 7/8 la chaise, le
ekıtsú̧ ̧ ́ko (rad. -tsú̧ko) n. 7/8 le membre (du fauteuil, le tabouret ekıtu ̧́ ̧ mbı ̧́ ky’ ómwami
corps) le trône (litt. : ‘la chaise du roi, la chaise du
ekitsukuru (rad. -tsukuru (-L%)) n. 7/8 chef’)
rhubarbe ekitundíro (rad. -tundiro) n. 7/8 le marché, la
ekitsu ̧ ̧ le (rad. -tsu̧ le (-L%)) n. 7/8 1/2 place du marché Syn. : akátále
ekitúndúli 28 ekú̧ru̧tu̧
ekitúndúli (rad. -tundúlí) n. 7/8 tertre, sans que personne n’y touche ou ne la chasse
monticule, place surélevée par rapport au sol, ekiyígo (rad. -yigo) n. 7/8 la molaire
généralement en terre entassée pouvant ekíyiha (rad. -yíha (-L%)) n. 7/8 pet omundw’
servir d’autel pour les sacrifices aux esprits ámányamb’ ekíyiha quelqu’un vient de
Syn. : ekikúngúli péter (litt. : ‘vient de péter un pet’)
̧́ ̧ ndu̧lıro
ekıtu ̧́ (rad. -tú̧nduliro) n. 7/8 mortier, ekíyimbya (rad. -yímbia (-L%)) n. 7/8 un piège
ce sur quoi on écrase quelque chose qui a été mal dressé
ekıtú̧ ̧ nga (rad. -tú̧nga (-L%)) n. 7/8 clan, famille, ekiyína (rad. -yina) n. 7/8 endroit où poussent
lignée, postérité oyó nı ̧́ w’okó kıtu̧ ̧́ nga ky’ les champignons, la champignonnière
etu celui-là est des nôtres (il est de notre ekıyı ̧́ ra ̧́ (rad. -yıra)̧́ n. 7/8 un type de pomme de
famille, clan, lignée) terre
ekıtu ̧́ ̧ ritu ̧ ̧ ́ri (rad. -túri ̧turi ̧) n. 7/8 à l’aveuglette ̧́ ra
ekıyı ̧́ (rad. -yıra) ̧́ n. 7/8 langue maternelle,
eríkolá kıtu ̧́ ̧ ritu
̧ ̧ ́ri ̧ agir à l’aveuglette kinande, kikonzo (pour les Konzo)
ekíturúgúnyu (rad. -túrugúnyú) n. 7/8 un ekiyi̧ ta ̧ (rad. -yita ̧ (-L%)) n. 7/8 la cloison Syn. :
gonflement sur la peau (d’une personne, d’un ekisénge
animal, d’une plante, d’un légume, etc.) ekiyónga (rad. -yonga) n. 7/8 bout velu de la
ekitu ̧ ̧́si ̧ (rad. -tusı)̧́ n. 7/8 une pomme de terre queue servant de fanion pour chasser les
cuite sans avoir été épluchée mouches. Ce sont surtout les chefs qui s’en
ekítúta (rad. -tútá) n. 7/8 insecte servent. Les Rwandais l’utilisent dans leurs
ekítúta (rad. -tútá) n. 7/8 une mode dans la danses
taille des dents ekohókohô (rad. -kohokóhoo) n. 9/10 l’eau
ekitúti (rad. -tutí) n. 7/8 monticule, colline, tas dans laquelle un os a été longuement cuit et
(de pommes de terre) Syn. : ekitata qui sert à accompagner la pâte en guise de
ekitútu (rad. -tutu) n. 7/8 la chaleur sauce. On préfère l’os d’éléphant, allusion au
(accablante) fait que lorsqu’on mange la pâte avec cette
ekítutu (rad. -tútu (-L%)) n. 3/4 entonnoir fait sorte de sauce, on ne cesse de tousser et de
de feuilles de bananier toussoter à cause de cette eau
ékitu ̧ ̧́tû̧ (rad. -tu̧ tuu H) n. 7/8 l’ombre ékohókohô (rad. -kohokóhoo H) n. 9/10 eau
ekitwâ (rad. -tua) n. 7/8 une montagne, une dans laquelle un os a été cuit et qui sert à
colline ekíhugó ky’ebitwá ng’eBútembo accompagner la pâte en guise de sauce Syn. :
une région montagneuse comme Butembo ekohókohô
ekítwámúsánzi (rad. -túamúsánzi) n. 7/8 un ekóli ̧ (rad. -kolı)̧́ n. 9/10 épervier
type de rat ekolóngo (rad. -kolongó) n. 9/10 type de coq
ekítwetwê (rad. -túetue) n. 7/8 blé, restes de avec de longues pattes
blé ou de millet qu’on ramasse après la ekolu̧ko (rad. -kolu̧ ko (-L%)) n. 9/10 courge
récolte dont on mange les pépins
ekitwiga (rad. -tuiga (-L%)) n. 7/8 crinière ekonzê (rad. -konzee) n. 9/10 congé (emprunt
d’animal, joug, quelque chose qu’on met au français)
autour du cou ekópô (rad. -kopóo) n. 9/10 gobelet (un emprunt
ekıtwi ̧́ kalíro
̧ (rad. -tu̧ ́ikaliro) n. la pierre du mot swahili « kópo »)
d’achoppement ; l’endroit où l’on se cogne le ékoroto (rad. -kóroto (-L%)) n. 9/10 rien
pied síhakirí n’ékorotó n’ékoroto il n’y a
ekíwatábálúme (rad. -wátabálúme) n. 7 un absolument plus rien qui reste
bébé de deux mois (litt. : ‘ce que les hommes ekulápo (rad. -kulapó) n. 9/10 une épingle
peuvent tenir en main’). L’idée est que c’est ekú̧lhû̧ (rad. -ku̧ lhúu) Var. : esyokú̧lhû̧ n. 9/10
plus difficile pour un homme de tenir à la la tortue
main un nouveau-né. Il faut attendre qu’il ekú̧limu ̧ ̧ (rad. -lımu̧ ̧́ (-L%)) n. 15 le séjour des
grandisse un peu pour qu’un homme puisse morts, le lieu où séjournent les esprits des
le tenir d’une manière confortable morts, dans les profondeurs de la terre
ekíwe (rad. -iwé) pron. 7 le sien ekiryató kíwe ; ekú̧lû̧à (rad. -ku̧lúu) n. 9/10 la tortue
ebiryató bíwe sa chaussure, ses chaussures ekú̧nde (rad. –ku̧ ndé) n. 9/10 un petit haricot
ekiyamba (rad. -yamba (-L%)) n. 7/8 le cactus blanc de la grandeur d’une graine de soja.
ekiyange ̧ (rad. -yange (-L%) (-i ̧ange)) Var. : Selon le père trappiste Vitchomo Védaste, il
akayange n. 7/8 famine ábutáw’omo constitue un médicament efficace contre le
̧
kiyange paludisme
ekiyáthurwê (rad. -yathúrue) n. 7/8 un petit eku̧niha ̧ (rad. -ku̧niha ̧ (-L%)) n. 9/10 porc
rongeur sauvage
ekıyi ̧́ bhu̧ ̧ ́ngyâ (rad. -yíbhungi ̧a) n. 7/8 une ekúrâ (rad. -kuráa) n. 9/10 destinée
chèvre réservée à l’esprit malin ou au ekú̧rú̧rû̧ (rad. -ku̧ rúrúu) n. 9/10 cobaye
mauvais esprit. Elle peut se promener partout ekú̧ru̧tu̧ (rad. -kurútu̧ (-L%)) n. 9/10 un jeu de
ekwabha 29 ékyatsinge
doigts. Il consiste en ceci : deux jeunes gens femmes ainsi que les jeunes gens non encore
joignent leurs doigts, souvent l’index, et une circoncis n’y sont pas admis ékyagándá
troisième personne les sépare kiryá ná bútsemé bw’ ákyo À chaque hutte
ekwabha (rad. -ku̧ abha (-L%)) Var. : appelée Kyaganda ses plaisirs propres
esyokwabha n. 9/10 le porc Syn. : engulúbe ékyage (rad. -age H )-L%)) pron. 7 pour moi
ekwángâ (rad. -kuangáa) Var. : esyokwángâ ekyó ni ̧ ki ̧rı ̧́ kyage c’est ma patate douce
n. 9/10 bâton de manioc obó ni bundú bwage c’est ma pâte
ékwenene (rad. -kúenene (-L%)) n. 9 la vérité ní ékyagu (rad. -agu H (-L%)) pron. 7 le tien
kwenene ; sí kwenene c’est vrai ; c’est faux ekikúsá kyagu kyêkyô voilà ton maïs (litt. :
ekwerekwére (rad. -kuerekueré) n. 9/10 ‘maïs tien est là’)
feuilles de taro qui servent de légumes ékyaka (rad. -aka H (-L%)) n. 7/8 envie de
ekyábo (rad. -abó) n. 7/8 fétiche. Selon les notes fumer une cigarette ou de prendre du tabac
de Kavutirwaki, c’est l’ensemble des choses ̧́
erıkw’ ékyaka avoir envie de fumer
spirituelles mais concrétisées en certains ékyakakala (rad. -akakala H (-L%)) n. 7/8 la
objets qui ont été introduits dans un corps lumière
humain et qui provoquent la maladie ou la ekyáko (rad. -ako) n. 7/8 brosse à dents
malchance. Comme cela est d’origine ekyaleka (rad. e-ki-a-lek-a (-L%)) c’est la raison
spirituelle, il n’y a que le féticheur qui peut pour laquelle ekyaleka kyêkyó c’est la
les retirer d’un corps humain malade. Le raison pour laquelle… (façon dont les contes
féticheur introduit discrètement divers petits se terminent. L’expression introduit la morale
objets disparates (morceaux d’ossements, de de l’histoire racontée)
peaux, etc.) dans une petite touffe de feuilles ekyáli (rad. -alí) n. 7/8 la couche d’une femme
ou dans un petit ensemble de tissus qui a accouché et sur laquelle elle doit rester
(omu̧ ru̧ ́mba) qu’il tient à la main. Il vient jusqu’à la tombée du cordon ombilical du
faire une incision sur le malade. Sur bébé ; là où reste la poule
l’incision, il applique sa petite touffe d’herbes ékyalu̧mba (rad. -alumba H (-L%)) n. 7/8 un
et, sur celle-ci, il place son cornet et fait essaim de fourmis rouges
semblant de sucer fort des saletés qui se wamákoly’omókyalu̧ mbá ísiwásaga
trouveraient dans le corps. Après un certain éminogo ikándilwámô si vous touchez à
moment d’invocation aux esprits, il enlève l’essaim des fourmis rouges, n’ayez donc pas
son cornet et déballe le petit paquet en peur des fourmis qui en sortiront. C’est un
prétendant que toutes les saletés causes de conseil donné aux gens pour qu’ils soient
tous les revers sont à présent contenues dans responsables de leurs actes
cette touffe d’herbes. Le féticheur prescrit ékyamba (rad. -amba H (-L%)) n. 7/8 sorte de
aussi des remèdes et dicte de nouveaux fruit comestible se trouvant dans la forêt
comportements afin de guérir complètement ékyambana (rad. -ambana H(-L%)) n. 7/8 une
le malade. Il peut exiger que le malade banane géminée
prenne un bain qui le purifie. À propos de ce ékyambatana (rad. -ambatana H (-L%)) Var. :
bain, notez également que la coutume veut ékyambana n. 7/8 deux bananes collées
que lors d’un deuil, la famille éprouvée se ékyambatítî (rad. -ambatitíi H) n. 7/8 une
lave dans la rivière en se tournant non vers banane géminée Syn. : ékyambana
l’amont comme d’habitude, mais vers l’aval. ekyámúbatúko (rad. –e-ki-a-mu-bátuko)
Ce bain pris à la fin de la semaine du deuil n. 7/8 une petite pâte tukábitsumba
purifie cette famille de toute impureté que le ekyámúbatúko nous avons préparé un peu
défunt aurait pu laisser sur elle Syn. : eri ̧rógo de pâte (litt. : ‘celui d’un petit pas d’un
ekyábo (rad. -abó) pron. 7 leur ekindú kyábo ; enfant’)
ebi ̧rı ̧́ byábo leur chose ; leurs patates ekyámbo (rad. -ambo H) Var. : ékyámbo n. 7/8
ekyábu̧ (rad. -abu̧ ) n. 7/8 le fumier, le dépotoir, un appât
généralement derrière la hutte et où l’on jette ékyanga (rad. -anga H (-L%)) n. 7/8 pâte froide ;
les ordures erígus'omundú y' ekyábu̧ une pâte qui n’a pas été bien préparée
enterrer quelqu’un. Littéralement, jeter ékyangúlúlu (rad. -angulúlú H) n. 7/8 plante
quelqu’un au fumier (car le cimetière était médicinale
généralement dans la bananeraie derrière la ékyanzê (rad. -anzee H) n. 7/8 un type de
hutte, et c’est là que l’on enterrait les morts). serpent non venimeux
Le nom propre Kyábu̧ désigne un enfant dont ékyasásâ (rad. -asasáa H) n. 7/8 la mâchoire ; le
la naissance est en relation avec le décès en palais (partie de la bouche)
famille ou au village ékyaswa (rad. -asua H (-L%)) n. 7/8 l’entrée ou
ékyagándâ (rad. -agandáa H) n. 7/8 hutte de la sortie du village, selon que celui dont on
rencontre pour les hommes ; la case de parle entre au village ou en sort
réunion pour les anciens du village. Les ékyatsinge (rad. -atsinge H (-L%)) n. 7/8 les
ékyenyu̧ 30 émbálu
orties (plante dont les feuilles contiennent un elengalénga (rad. -lengalengá) n. 9/10 plante
liquide irritant) comestible utilisée comme légume
ékyenyu̧ (rad. -enyu̧ H (-L%)) pron. 7 le vôtre elhoho (rad. -lhoho (-L%)) n. 9/10 chanvre
ebisandó byenyu̧ ; ekíhanda kyenyu̧ vos elhú̧lhû̧ (rad. -lhu̧ lhúu) n. 9/10 sorte d’herbe
pieds ; votre famille vénéneuse qui enivre les poissons de la
ekyesa (rad. -esa (-L%)) n. 7/8 instrument sur rivière
lequel on joue un jeu ̧
elipandâ (rad. -pandaa) n. 5 indépendance
ékyetu (rad. -etu H (-L%)) pron. 7 le nôtre (emprunt au français)
ekindú kyetu ; enyú̧mba yetu notre chose ; eliríngi (rad. -ringí) n. 5 un champ non défriché
notre maison ̧
elisakwâ (rad. -sakua (-L%)) n. 5 un genre de
ekyéya (rad. -eyá) n. 7/8 la plume d’un oiseau, le petit rongeur
poil ̧
elisérefu ̧ (rad. -seréfu̧ (-L%)) n. 5 réservoir
ekyobê (rad. -obee) n. 7/8 la courge (emprunt au français)
ékyógo (rad. -ogo H) n. 7 bruit nyılu ̧́ ̧ sáyé kw’ eliseri ̧ ̧
fáli ̧ (rad. -serifalı)̧́ n. 5 réservoir
ékyogo laisse-moi tranquille (litt. : ‘ôte de (emprunt au français)
moi le bruit’) elısóle ̧́ (rad. -sólé) Var. : erısóle ̧́ n. 5/6 type
ékyólo (rad. -olo H) n 7/8 la chose facile síhalí d’oiseau
kyólo, u̧ kábu̧ g’ ékyoló íkyabya kitsíbu il elongo (rad. -longo (-L%)) Var. : esyolongo
n’y a pas de chose facile, vous dites quelque n. 9/10 type d’antilope
chose de facile et cela devient un problème élyéru (rad. -eru H) n. 5/6 la banane mûre
ekyóna (rad. -ona H) n. 7/8 un piège de forme emagamaga (rad. -magamaga (-L%)) n. 9/10
conique fait d’arbustes entrelacés une hâte exagérée
wamayáhiga oko ngáyí, ıwatátsu̧ ̧́ ̧́ lyá
k’ ıbu̧ emalhumálhu (rad. -malhumalhu) n. 9/10
nga yinê byóna si vous allez chasser un armoire (emprunt au français)
gorille, assurez-vous d’abord qu’il y a des emanditsî (rad. -manditsii) n. 9/10 C’est une
pièges. C’est un conseil qui invite les gens à insulte qui en fait signifie ‘imbécile’ mais qui
réfléchir avant d’agir est un emprunt du français ‘nom de chien’.
ekyóndo (rad. -ondó) n. 7/8 la boue úléke Ce sont les colonisateurs belges qui
erínyíhaká kw’ebyóndo cesse de me mettre employaient ce terme à l’égard des Noirs
de la boue embâ (rad. -mbaa) n. 9/10 impair ebindú ni
ékyondólo (rad. -ondoló) n. 7/8 faible, faiblard mbâ les objets sont impairs
ékyondonda (rad. -ondonda H (-L%)) n. 7/8 embakabáno (rad. -mbakabano) n. 9/10
une personne très lente savon (voir eríhakába ‘se savonner’)
ékyosê (rad. -osee H) n. 7/8 une amulette faite embakuha (rad. -mbakuha (-L%)) n. 9/10
d’un crin de queue d’éléphant dans lequel on don venant de ma part Syn. : embakuhere
a enfilé un petit morceau de bois troué, un embakuhere (rad. -mbakuhere (-L%))
petit os, ou une petite boule de résine séchée n. 9/10 le don
ékyuka (rad. -uka H (-L%)) n. 7/8 la vapeur émbakumbaku (rad. -mbakumbaku (-L%))
désodorisante n. 9/10 bordure ıkere ̧́ okó mbakumbaku y'
ékyúma (rad. -uma H) n. 7/8 un métal, le fer omu̧ yı ̧̂
ekyúmba (rad. -umbá) n. 7/8 chambre embalabála (rad. -mbalabalá) n. 9/10 la fleur
ekyú̧na (rad. -u̧ ná) n. 7/8 un trou du bananier d’où sortira le régime de
ékyungúlúlu (rad. -ungulúlú H) n. 7/8 un type bananes
de plante grimpante qui produit des courges embalamyâ (rad. -mbalamia) ̧ n. 9/10 un genre
sauvages de pomme de terre
ekyúsa (rad. -usá) Var. : ekyúsâ n. 7/8 un enfant émbale (rad. -mbále (-L%)) n. 9/10 un coin du
unique foyer
ekyú̧si ̧ (rad. -usı)̧́ n. 7 période de funérailles qui embáli ̧ (rad. -pali ̧) n. 9/10 la fourmi rouge.
dure souvent trois jours à compter du jour du Parfois, il peut arriver qu’on soit réveillé en
décès du défunt pleine nuit par une colonne de fourmis
ékyú̧si ̧ (rad. -u̧ si H) n. 7 période de funérailles rouges. On les brûle alors avec des braises
qui dure en général trois jours après la mort incandescentes ou on les saupoudre de
d’un individu omúgulú w’ékyu̧ sı ̧́ abandú cendres. Pour se préserver d’une nouvelle
síbalirimâ pendant la période de funérailles, invasion, on répand des cendres tout autour
on ne va pas aux champs omúgatá syówa de la maison
kyú̧si ̧ le paresseux devient excité à l’idée embálu (rad. bálú) Var. : esyómbálu n. 9/10
qu’il y a une période de funérailles pendant route, chemin large
laquelle il est défendu d’aller aux champs émbálu (rad. -bálú) n. 9/10 le chemin, le sentier,
elákhi ̧ (rad. -lakı)̧́ Var. : esyoláki ̧ amaláki ̧ la route
n. 9/10 9/6 cent mille émbálu (rad. -bálú) n. 9/10 type d’arbre
embambalyô 31
embambalyô (rad. -mbambalio) ̧ Var. : n. 9/10 le petit espace entre deux objets
esyombambalyô n. 9/10 bâtons pour fixer la émbátsi (rad. -bátsi) n. 9/10 manche en bois
paille sur le toit d’une maison émbátso (rad. -bátso) n. 9/10 sorte de hache
embanatahyâ (rad. -mbanatahi ̧a) n. 9 le que l’on emploie pour fabriquer le mortier ou
souhait de se marier. Le fait de souhaiter la pirogue
trouver une fiancée un jour ou d’en chercher émbatu (rad. -bátu (-L%)) n. 9/10 constipation
une. C’est souvent quand on a un problème erıkw' ̧́ émbatu être constipé
qu’on émet un tel souhait émbáya (rad. -háyá) Var. : akáháya esyómbáya
embanda (rad. -mbanda (-L%)) n. 9/10, 9/2 la n. 9/10 le bouc aká ni káháya kándi kwéhi ̧
rivale dans le mariage. Les épouses du à qui appartient ce jeune bouc ?
polygame se nomment ainsi. Une femme embéba (rad. -beba) n. 9/10 le rat ; la souris.
mariée nomme ainsi la maîtresse éventuelle Les rats sont de plusieurs types. En voici des
de son mari exemples : Syn. : émbule, erisáka, ̧ erisúngu,
embandáno (rad. -bandano) n. 9/10 l’heureux émbebahene, omukora, omúsúsu,
hasard de se rencontrer eriyir’ embandáno akanyori ̧, oluthera, ekısu̧ ̧́ la, engotsi ̧,
avoir la chance de trouver toujours les gens ekígáne, éndolo, omukumbi, ekényâ
en train de manger. On peut se procurer cette émbebahene (rad. -bébahene (-L%))
chance chez les féticheurs. Si on désire n. 9/10 un rat qui a des poils noirs
rencontrer une personne chez elle, en route embebula (rad. -mbebula (-L%)) n. 9/10 le gril,
on lie une herbe sur son orteil à soi en le réchaud à braises sur lequel on grille la
disant : ‘Ne pars pas, je viens !’ Et, viande ou sur lequel on cuit les aliments
effectivement, on rencontre cette personne-là émbeherwa (rad. -béherua (-L%)) n. 9/10 la
qui attend et dira : ‘C’est donc toi qui m’a peur, la crainte ; le trac erıkw’ ̧́ émbeherwa
ligoté pour que je ne me déplace pas.’ On avoir peur, éprouver de la crainte erıyi ̧́ ̧kwi ̧rá
peut aussi lier deux herbes ensemble dès mbeherwa
qu’on commence le voyage, en prononçant émbeherwâ (rad. -béherua) n. 9 appréhension
les mêmes paroles, et le résultat est ̧́
erıkwá mbeherwâ avoir des appréhensions,
heureusement le même avoir peur
embándwa (rad. -bandúa (-L%)) n. 9/10 une émbého (rad. -bého) Var. : amábého n. 9/10, 6
prêtresse, une servante des esprits le froid (état de l’atmosphère quand elle est
émbanebane (rad. -bánebane (-L%)) froide), la fraîcheur eriy’ omó mábého aller
n. 9/10 une chose qui est très belle dehors pour avoir de l’air frais
émbangale (rad. -bángale (-L%)) Var. : embéki ̧ (rad. -beki ̧) n. 9/10 la corde qui, passant
akábangale n. 9/10 le bélier. Se dit aussi par la tête, retient la charge que l’on porte
d’un homme impulsif et belliqueux sur le dos
embánge (rad. -mbangé) Var. : esyombánge embéki ̧ (rad. -heki ̧) n. 9/10 habit pour porter
n. 9/10 un espace entre les dents l’enfant Syn. : enzombê
embángi (rad. -bangí) n. 9/10 un grand espace émbéku̧ (rad. -hékú̧) Var. : esyómbéku̧ n. 9/10
entre deux dents le hoquet erıkw’ ̧́ esyómbéku̧ avoir le
embangúlâ (rad. -mbanguláa) n. 9/10 petite hoquet. Si on a le hoquet, c’est qu’il y a
plante dont les feuilles sont employées pour quelque part un individu qui dit du mal de
les maux de gorge votre personne
embángulê (rad. -bángulee) n. 9/10 un grand embekyô (rad. -pekio) ̧ n. 9/10 la corde dont on
espace entre les dents se sert pour porter une charge sur le dos. Ce
embanowa (rad. mbanowa (-L%)) n. 9/10 terme dérive probablement de erihéka
poils des oreilles ‘porter’. Dans ce cas, sa représentation sous-
embanú̧li ̧ (rad. -hanuli ̧) n. 9/10 tribut jacente est e-N-hek-i ̧o
embanúlo (rad. -hanulo) n. 9/10 le tribut (une émbémba (rad. -hémba) Var. : akáhémba
partie de la récolte ou du bétail que l’on esyómbémba n. 9/10 la chaux, l’argile de
donne au chef dont on occupe une parcelle différentes couleurs pour peindre les murs
de terre) erilih’embanúlo payer une émbene (rad. -héne (-L%)) Var. : esyómbene
compensation n. 9/10 la chèvre eríry’okó mwaná
émbarábálimu ̧ ̧ (rad. -mbárabálímu̧ ) kw’esyómbene obtenir la dot en chèvres en
n. 9/10 espace entre deux dents considéré mariant sa fille. Pour épouser une fille, il faut
comme une marque de beauté apporter dix chèvres à son père ou bien
émbarákú̧kû̧ (rad. -bárakúkú̧u) n. 9/10 type l’équivalent de ces chèvres en monnaie
d’insecte qui vit dans un rocher émbenehene (rad. -hénehene (-L%))
émbása (rad. -hásá) Var. : akáhása esyómbása n. 9/10 le chevreau. Aussi petite soit-elle,
n. 9/10 la hache toute chèvre rentre en ligne de compte pour
émbatatania̧ (rad. -hátatani ̧a (-L%)) le calcul de la dot qui est de dix chèvres
embére 32 ̧́
émbolımbo
embére (rad. -mbere) n. devant contre un mur branlant ou contre un autre
émberekereryô (rad. -hérekererio)
̧ arbre ou un bananier qui risque de tomber ou
n. 9/10 le contrefort. S’utilise pour tout objet de céder sous le poids de son régime
que l’on place contre un autre pour que celui- ̧ ngi
émbiri ̧ ti ̧ ̧ (rad. -píringiti ̧ (-L%)) n. 9/10
ci ne tombe pas. Le terme s’utilise surtout l’éléphantiasis. On pense que cette maladie
pour les bananiers est le résultat de la sorcellerie
emberéngi ̧ (rad. -mberengı)̧́ n. 9/10 genre de embíríri (rad. -mbirírí) souvent, plusieurs tours
maïs dont les graines ont des crevasses Var. : esyombíríri
embétya (rad. -petıá̧ (-L%)) Var. : eki ̧bétya, embírírimbíríri (rad. mbírírimbíríri) n. 9
esyombétya n. 9/10 la faim Syn. : enzála plusieurs façons obúkama ni mbírírimbíríri
embígâ (rad. -bigáa) n. 9/10 une grande le fait d’exercer la fonction d’un chef se fait
quantité de mwákátsumb’ embígá de différentes manières
y’ebyályâ il a préparé une grande quantité ̧́ (rad. -bıro)
émbıro ̧́ n. 9/10 la suie omú̧hu̧kı ̧́
de pâte syábulá kó mbıro ̧́ il ne manque jamais de
̧́ (rad. -bıgáa)
émbıgâ ̧́ n. 9/10 la pluie suie sur celui qui prépare
émbígâ (rad. -bígáa) n. 9/10 un morceau de pâte embıta ̧́ (rad. -bi ̧ta) Var. : esyombıta ̧́ n. 9/10 la
que l’on offre à quelqu’un ; le terme peut couronne, le diadème. Pour le porter, on doit
aussi signifier ‘pluie’ dans le langage être investi officiellement chef, selon un
littéraire, selon les notes de Kavutirwaki ̧ rituel traditionnel accompagné de sacrifices,
embíhi (rad. -pihí) n. 9/10 constipation erikw’ ̧ de victuailles, de bombance et de danse
embıhi ̧́ ̧ être constipé émbita ̧ (rad. -bıta ̧́ (-L%)) n. 9/10 le complot, le
émbihi (rad. -mbíhi (-L%)) n. 9 dyspepsie, secret
malaise dû au fait d’avoir trop mangé la émbita ̧ (rad. -bıta ̧́ (-L%)) n. 9/10 la couronne
veille (du roi) ; le diadème
émbiko̧ (rad. -bıko ̧́ (-L%)) n. 9/10 le rein émbiti ̧ ̧ (rad. -bíti ̧ (-L%)) n. 9/10 l’hyène
embikyô̧ (rad. -pikio) ̧ n. 9/10 provisions, embitírâ (rad. -mbitiráa) n. 9/10 roseau sec
nourriture que l’on porte quand on voyage dans la brousse. On utilisait de tels roseaux
embimbáno̧ (rad. -hi ̧mbano) n. 9/10 la maison. pour brûler les voleurs
Le mot dérive de eri ̧hımba ̧́ ‘construire’ embógo (rad. -bogó) n. 9/10 buffle
embinda (rad. -mbinda (-L%)) n. 9/10 lieu de émbógo (rad. -bógó) n. 9/10 le buffle
circoncision émbohérérâ (rad. -boheréráa) n. 9/10 une
embíndi (rad. -hindi) Var. : esyombíndi plante qui croît sous forme de corde
n. 9/10 moitié, une partie ukándímba embóka (rad. -mboka) n. 9/10 la sauce, les
embindí y’ekíseke vous allez me donner une légumes. Mot d’emprunt au swahili « mboka »
partie de la canne à sucre unámbé ko lérw’ emboká yéri ̧re cette fois, les légumes
kahíndi donne-moi une petite partie de ça ont bien grandi. Notez que l’on cultive toutes
embíndi (rad. -mbindi) Var. : esyombíndi sortes de légumes dans la région de
n. 9/10 les hanches. Les hanches de la femme Masereka, Luotu, Kitsuku, Mageria : des
doivent être larges et osciller quand elle carottes, des choux-fleurs, des fèves, des
marche. C’est là un des critères de la beauté oignons, etc. Ce sont tous ces légumes qu’on
d’une femme en général appelle mbóka. Cependant, par extension,
embındwa ̧́ (rad. -pi ̧ndúa) n. 9/10 une aiguille mbóka signifie aussi la viande. Quand bien
sımbu ̧́ ̧ ́lıréki
̧́ ̧ mwábul’ ̧́
embındwa la même les légumes sont employés pour la
personne qui se targuait de ne manquer de sauce, la meilleure sauce qu’un Munande
rien manquait d’une aiguille. C’est un conseil apprécie est la viande. C’est pour cela qu’il
qui invite les gens à rester humble. On a appelle la viande la sauce par excellence
toujours besoin de l’autre car on ne peut pas émbóko (rad. -bókó) n. 9/10 le bananier erısi ̧́ ̧gá
tout avoir mw’ embóko survivre à une maladie
embınga ̧́ (rad. -mbinga) ̧ Var. : esyombınga ̧́ mortelle. On plante un bananier dans la
n. 9/10 sentiments eriyir’ amátsuró tombe qui était destinée à accueillir votre
w'esyombınga ̧́ avoir de mauvais sentiments, dépouille mortelle quand on voit que votre
ne pas avoir plaisir état est désespéré
embıngu ̧́ ̧ (rad. -mbingú̧) n. 9/10 amulette sous emboléwa (rad. -mbolewá) n. 9/10 engrais
forme de peau de civette ou de genette ebísé by’ esyondé ni mboléwa yá kwenene
attachée par la bouche à un bâtonnet les excréments des vaches constituent un
embıngu ̧́ ̧ (rad. -mbingú̧) n. 9/10 sifflet véritable engrais
embirı ̧ ki ̧́ ̧ (rad. -mbirikı)̧́ n. 9/10 une brique embolhogo (rad. -mbolhogo (-L%)) n. 9/10 une
(emprunt au français) plante grimpante
émbiri ̧ ki ̧ ri̧ ryô ̧ (rad. -hi ̧rikiriri ̧o H) n. 9/10 un émbolımbo ̧́ (rad. -mbóli ̧mbó) n. 9/10 une sorte
appui. L’étai, la perche fourchue placée d’abeille
embóma 33 embu̧tu̧tu̧
embóma (rad. -poma) n. 9/10 la vipère. Les couleur grise
Nande ne mangent pas la vipère, embúlhúku (rad. -pulhúkú) n. 9/10 antilope
contrairement aux habitants de la forêt émbú̧li ̧ (rad. -bú̧li) n. 9/10 le mouton, la brebis.
émbondékâ (rad. -mbondekáa) n. 9/10 calme C’est l’animal préféré pour les offrandes aux
embondwê (rad. -mbondue) n. 9/10 un type de esprits supérieurs (Nyábingi par exemple,
gros poisson qui est une déesse mère de l’abondance)
émbóno (rad. -bono) Var. : esyómbóno n. 9/10 embúlo (rad. -pulo) n. 9/10 un grand marteau
le ricinier, le ricin qui peut peser 5kg
embude (rad. -pude (-L%)) n. 9/10 légumes embú̧lú̧li ̧ (rad. -mbulúlı)̧́ n. 9 aller au deuil (le
erírir' embudé y’oko kítóle manger la pâte terme est employé dans l’expression eriy’
avec des légumes embu̧ ́lu̧ ́li ̧) eriy' embú̧lu̧ ́li ̧ aller à un deuil
embu̧de (rad. -pu̧ de (-L%)) n. 9/10 une grande embúlúli (rad. -pulúlí) n. 9/10 étincelle
fatigue où l’on se sent comme meurtri omomuliró mwámálw’ esyombúlúli il y a
embu̧d’ ikámbu̧gâ je crève de fatigue (litt. : des étincelles qui viennent du feu
‘la grande fatigue me finit’) émbu̧lu̧lu̧kya (rad. -púluluki ̧a (-L%))
émbúga (rad. -búga) n. 9/10 une affaire grave n. 9/10 récompense pour celui qui ramène un
̧́
erıtw’ embúga causer une affaire grave (par objet perdu
exemple un incendie, tuer, rendre une fille embumbâ (rad. -pu̧ mbaa) n. 9/10 cuisson de
enceinte) quelque chose (viande, poisson, champignon)
émbuhérére (rad. -búheréré) n. 9/10 un type de à la cuvée
plante grimpante qui ressemble à une corde. embú̧mba (rad. -pu̧ mba) n. 9/10 une mèche
On s’en sert comme corde car elle peut fumante
s’étendre sur une longue distance embu̧mbi ̧ (rad. -mbumbi ̧ (-L%)) n. 9/10 petit
émbuhérérê (rad. -búherérée) n. 9/10 une singe noir et blanc
plante grimpante qui peut servir de corde embúmbúli (rad. -mbumbúlí) n. 9/10 poussière
embu̧hirı ̧ ri
̧́ ̧ (rad. -buhiriri)̧ n. 9/10 une abeille qui se dépose sur un objet longtemps
qui voltige à la porte ou à l’intérieur de la délaissé, une étincelle éteinte olu̧ hi ̧mbó
maison pour annoncer la visite de quelqu’un loswıré ̧́ kw’ esyombúmbúli le mur est plein
(voir eribuhiríra ‘souffler constamment’) de poussière
émbuhu (rad. -púhu (-L%)) n. 9/10 moisissure émbú̧mo (rad. -pú̧mo) n. 9/10 le front Syn. :
omwátsy’ alíkó mbuhu une nouvelle obú̧sû̧
étrange à peine croyable émbu̧nda (rad. -bú̧nda (-L%))
embu̧hú̧ma (rad. -mbuhu̧ ma) n. 9/10 la mousse Var. : akábu̧ nda n. 9/10 mollet
qui pousse dans la forêt en dessous de grands embúndu (rad. -mbundu) n. 9/10 un fusil
arbres émbu̧nê (rad. -pú̧nee) n. 9/10 la coupure,
embu̧hú̧ma (rad. -pu̧ huma) n. 9/10 éponge, l’entaille ; la brèche
mousse embunga (rad. -mbunga (-L%)) n. 9/10 vache
embu̧hú̧mo (rad. -pu̧humo) n. 9/10 éponge, embunge (rad. -mbunge (-L%)) n. 9/10 sorte de
mousse. En la prenant, il en sort de la poisson des rivières ou des ruisseaux ayant
poussière sous forme de fumée une ou deux moustaches. L’anguille
embu̧ka (rad. -pu̧ ka (-L%)) n. 9/10 la bague, émbungu (rad. -búngu (-L%)) Var. : akábungu
l’anneau au doigt. Les contes Nande parlent n. 9/10 le corbeau Syn. : ekikóróro
souvent de la bague magique émbupúrû (rad. -púpurúu) n. 9/10 un petit fruit
embú̧ka (rad. -bu̧ka) n. 9/10 un anneau très délicieux qui vient d’une herbe sauvage
émbu̧kákâ (rad. -mbukakáa) n. 9/10 moisi, embúrundu (rad. -mburúndu (-L%))
humidité esyongímba syábiryasirá n. 9/10 trou de pomme de terre
kw’émbukák’ omori ̧sandu̧ ́ku̧ les habits ont émburundu (rad. -mbúrundu (-L%))
moisi ou sont devenus humides dans la valise n. 9/10 un trou dans une pomme de terre
embu̧kú̧li ̧ (rad. -bukuli)̧ n. 9/10 la souris. Ce causé par des vers
terme désigne la souris qui vit dans les embúrúru (rad. -purúrú) n. 9/10 un petit fruit
habitations humaines et que l’on ne mange Syn. : émbupúrû
pas. Ces souris agissent parfois comme les émbúto (rad. -búto) n. 9/10 la semence, la
véhicules des esprits en ce sens que ce sont graine omu̧ panzi ̧ mutsibú akáyipanzirá
elles qui en fait mangent les petits morceaux mbúto le mauvais disperseur disperse
de viande que l’on offre à ces esprits embu̧tsáno (rad. -pu̧tsano) n. 9 lit (du verbe
émbú̧la (rad. -bú̧la) n. 9 la pluie émbu̧lá eripu̧ ̧ ́tsa ‘mettre en désordre’ ; en effet,
yámâwâ il pleut (la pluie tombe) akábu̧ lá pendant la nuit, on met le lit en désordre)
k’ábanabáto une légère pluie (litt. : ‘une Syn. : engíngo, engotséro, omúsésa
petite pluie pour jeunes filles’) embu̧tu̧tu̧ (rad. -pututu̧ (-L%)) n. 9/10 une
émbule (rad. -búle (-L%)) n. 9/10 une souris de personne trop silencieuse
émbutwê 34 emíkomere
émbutwê (rad. -bútue) n. 9/10 une des variétés n. 3/4 manière de surprendre
de rats de brousse ou des champs emíbúrurukire (rad. -búrúrukire (-L%))
émbu̧yırı ̧́ ri ̧́ ̧ (rad. -bú̧girírí) n. 9/10 un type de n. 3/4 la manière de pousser en grande
guêpe qui fait beaucoup de bruit. Ce mot quantité et de façon accélérée. Se dit des
peut aussi se réferer à une personne qui parle herbes, des cheveux, de la barbe ou des
beaucoup. Il dérive de erıbu̧ ̧́ ga ‘parler’ enfants qui grandissent vite
émbu̧yırı ̧́ rı ̧́ ̧̂ (rad. -bú̧yiriríi) n. 9/10 une abeille emíbwekere (rad. -búekere (-L%)) Var. :
qui voltige à la porte ou à l’intérieur de la emíbwékere n. 3/4 la façon de prêter
maison pour annoncer la visite de quelqu’un emídúndire (rad. -dúndíire (-L%)) n. 3/4
Syn. : embu̧ hi ̧rıri ̧́ ̧ manière de faire se trémousser le postérieur
émbwâ (rad. -búa) Var. : esyómbwâ n. 9/10 le emígábanire (rad. -gábánire (-L%)) n. 3/4
chien manière de faire une scission
émbwarara (rad. -búarara (-L%)) n. 9/10 le emígábire (rad. -gábíre (-L%)) n. 3/4 manière de
désert Syn. : émbwerere partager
embwéra (rad. -mbuera) n. 9/10 solitude emígémbere (rad. -gémbére (-L%)) n. 3/4
émbwéra (rad. -mbuera H) Var. : esyómbwéra mode de coiffure, manière de couper les
embwérâ n. 9/10 la nostalgie. Le mal du cheveux
pays natal, l’envie de revoir ce pays ou de emígéndere (rad. -géndére (-L%)) n. 3/4 façon
revoir une ou plusieurs personnes chères à de marcher, conduite awíte mígénderé míbî
son cœur erıkw’ ̧́ embwérâ avoir de la il a une mauvaise conduite
nostalgie emígéndero (rad. -géndéro (-L%)) n. 3/4 la
émbwerere (rad. -búerere (-L%)) n. 9/10 désert. conduite awíte mígéndero mibuyá
Ce terme est surtout utilisé dans la région de anganakú̧hi ̧kyâ il a une bonne conduite, il
Beni, Mutwanga. Dans la région de Butembo, peut t’épouser
Luotu, Masereka, on utilise émbwarara ̧́
emıgérya (rad. -gérıá̧ (-L%)) n. 3/4 manière de
Syn. : émbwarara goûter
émbwerérê (rad. -búererée) n. 9/10 une sorte ̧́
emıgéryâ (rad. -gérıa) ̧́ n. 3/4 manière de goûter
de plante rampante à une nourriture ou à une boisson pour voir
émbwı ̧̂ (rad. -púi ̧) Var. : olú̧pwî esyómbwı ̧̂ n. 9 si elle est à point. La manière d’essayer une
11/10 les cheveux blancs esyómbwı ̧́ sí femme pour voir si elle fait bien l’amour
búsyakúlu cheveux blancs n’est pas emíhábire (rad. -hábíre (-L%)) n. 3/4 paroles ou
vieillesse. Ce n’est pas parce qu’on a des gestes outrageants à l’égard d’un être
cheveux blancs qu’on est vieux supérieur
émbyani ̧ (rad. -mbíani ̧ (-L%)) n. 9 le ciel, le emíhakabire (rad. -hákabire (-L%)) n. 3/4 la
paradis manière d’enduire, la manière de mettre sur
emíbágire (rad. -bágíre (-L%)) n. 3/4 la manière soi les produits de beauté
de partager un morceau de viande emíhangamire (rad. -hángamire (-L%))
emíbakulire (rad. -bákulire (-L%)) n. 3/4 la Var. : emíhángamire n. 3/4 la manière de se
manière d’intercepter tenir debout ; la manière de donner conseil
emíbámbire (rad. -bámbíre (-L%)) n. 3/4 la au chef, au roi
manière de tanner ; la façon d’étendre et de emíhége (rad. -hége) n. 3/4 testicule
fixer avec des chevilles une peau pour la faire emíherehere (rad. –hérehere (-L%))
sécher n. 3/4 feuilles sauvages
emíbángire (rad. -bángire (-L%)) n. 3/4 la façon emíholere (rad. -hólere (-L%)) n. 3/4 manière
de tailler (surtout les dents) de mourir emíholere ní míhandá míhanda
emíbere (rad. -bére (-L%)) n. 3/4 la coutume ; il y a plusieurs manières de mourir
une habitude emıhu ̧́ ̧ hire ̧ (rad. -hú̧hire (-L%)) n. 3/4 manière
emíbhobholere (rad. -bhóbholere (-L%)) d’avoir chaud
n. 3/4 manière de croquer emíkákâ (rad. -kákáa) n. 4 puissant, musclé ní
emıbhu ̧́ ̧ kire ̧ (rad. -bhú̧kire (-L%)) n. 3/4 kílumé ky’ emíkákâ c’est un homme fort
manière de fumer (litt. : ‘c’est un homme avec des muscles’)
emíbihire (rad. -bíhire (-L%)) n. 3/4 manière de emíkalangire (rad. -kálangirè) n. 3/4 la
mentir manière de griller quelque chose
emíbikire (rad. -bíkire (-L%)) n. 3/4 manière de emıkı ̧́ ̧̂ (rad. -kíi ̧) n. 3/4 rhumatisme ; les veines
faire un cocorico emíkolerê (rad. -kóleree) n. 4 actions, manières
̧́ ni
emıbi ̧ re ̧ (rad. -bínire (-L%)) n. 3/4 manière de d’agir, façon d’agir emíkolere yíwe
danser sínátanzáyô je n’ai pas aimé sa façon d’agir
emıbí̧ si ̧ rȩ (rad. -mıbísire ̧́ (-L%)) n. 3/4 manière emíkomere (rad. -kómere (-L%)) n. 3/4 la
de cacher, camoufler manière de repasser un habit ou de lier un
emıbu ̧́ ̧ liki ̧ ri ̧ rani
̧ a̧ (rad. -bú̧likirirani ̧a (-L%)) chien, la façon de tanner
emíkóndere 35 emínánulire
emíkóndere (rad. -kóndére (-L%)) n. 3/4 la manière de faire le devin ou le médium, le
technique employée pour abattre les arbres résultat obtenu grâce au médium, au devin.
̧
emikórómbi ̧ (rad. -korómbı)̧́ n. 3/4 traces de On emploie aussi le terme emílágule
saleté après le travail emíláhire (rad. -láhíre (-L%)) n. 3/4 manière de
emıkú̧ ̧ bırya ̧́ (rad. -ku̧ ́birıá̧ (-L%)) n. 3/4 jurer
nourriture à moitié cuite emíláhukire (rad. -láhúkire (-L%)) n. 3/4 la
emıku ̧́ ̧ ́dire ̧ (rad. kú̧dire (-L%)) n. 3/4 la façon dont la cacahuète est éjectée
technique, la manière de faire l’amour. Il n’y emílalamire (rad. -lálamire (-L%)) n. 3/4
a pas de techniques raffinées comme telles. manière de regarder en haut
On ne connaît que deux manières de faire cet emílalire (rad. -lálire (-L%)) n. 3/4 manière de
acte : (a) la méthode dite ‘missionnaire’ couver
(l’homme couché sur la femme étendue) (b) emílámbikire (rad. -lámbíkire (-L%))
la méthode du cheval (la femme accroupie n. 3/4 manière d’étendre quelque chose
inclinée et l’homme la couchant par derrière) emílámire (rad. -lámire (-L%)) n. 3/4 la
emıku ̧́ ̧ kamire (rad. -kú̧kamire (-L%)) n. 3/4 la guérison
manière de s’agenouiller, la génuflexion emílándulire (rad. -lándúlire (-L%))
emíkukumbire (rad. -kúkumbire (-L%)) n. n. 3/4 manière de se découdre, la partie de
la manière de soulever l’habit qui se découd
emíkulire (rad. -kúlire (-L%)) n. 3/4 la manière emílasire (rad. -lásire (-L%)) n. 3/4 manière de
d’arracher quelque chose, le fait de grandir, germer
de pousser en hauteur ̧́
emılébererya (rad. –lébérer-i ̧-a (-L%)) n
emíkumbatire (rad. -kúmbatire (-L%)) n. 3/4 3/4 la curiosité, la façon de chercher à tout
la manière d’embrasser voir et à tout observer
emıku ̧́ ̧ mbu̧lire ̧ (rad. -kú̧mbulire (-L%)) emílékulire (rad. -lékúlire (-L%)) n. 3/4 façon
n. la manière de révéler de rendre son dernier souffle, la manière de
emíkumire (rad. -kúmire (-L%)) n. 3/4 la tomber en syncope
manière de rassembler les choses emílhasire (rad. -lhásire (-L%)) n. 3/4 la
emıku ̧́ ̧ ndu̧kire ̧ (rad. -kú̧ndikire (-L%)) n. 3/4 manière de jeter un projectile
manière de faire un nœud dans une corde, emílhémbukire (rad. -lhémbúkire (-L%))
manière de lier une corde n. 3/4 le fait de devenir visqueux
emıku ̧́ ̧ ndu̧lê (rad. -kú̧ndulee) n. 3/4 manière de emilherémo (rad. -lheremo) n. 3/4 bâtons
délier ou de défaire quelque chose qui était employés dans un champ pour que la plante
auparavant lié de haricot s’enroule sur eux Syn. :
emíkungire (rad. -kúngire (-L%)) n. 3/4 emihandíro
manière de corriger emílíndirire (rad. -líndírire (-L%)) n. 3/4 la
emíkungutire (rad. -kúngutire (-L%)) manière d’attendre, l’attente
n. 3/4 manière d’épousseter emílire (rad. -líre (-L%)) n. 3/4 manière de
emıku ̧́ ̧ ngu̧tsiri ̧ rȩ (rad. -kú̧ngutsirire (-L%)) manger. La manière de manger une
n. 3/4 manière de bercer un enfant qui nourriture ordinaire ou la manière de manger
pleure symboliquement ou mystiquement la chair
emıku ̧́ ̧ nyire ̧ (rad. -kú̧nyire) n. 3/4 manière de humaine
plier quelque chose emílumangire (rad. -lúmangire (-L%))
emıku ̧́ ̧ nziki ̧ ri̧ re ̧ (rad. -kú̧nzikirire (-L%)) n. 3/4 manière de mordre partout
n. 3/4 manière de bercer un enfant emílumire (rad. -lúmire (-L%)) n. 3/4 manière
emíkúrugutire (rad. -kúrúgutire (-L%)) de mordre ; la façon de ressentir la
n. 3/4 manière de frotter souffrance
emıku ̧́ ̧ tire ̧ (rad. -kú̧tire (-L%)) n. 3/4 manière de emılu ̧́ ̧ ́mirya
̧ (rad. -lú̧míri ̧a (-L%)) n. 3/4 le fait
se blottir pour se cacher, façon de se cacher pour une fête ou pour une danse d’être
en se blottissant animée
emıku ̧́ ̧ tu̧lire ̧ (rad. -kú̧tulire (-L%)) n. 3/4 emílúngire (rad. -lúngíre (-L%)) n. 3/4 manière
manière de cueillir les fruits de saler
emíkwésere (rad. -kúesére (-L%)) n. 3/4 emílyatire (rad. -líatire (-L%)) n. 3/4 manière
manière de fouiller de marcher
emíkwikire (rad. -kúikire (-L%)) n. 3/4 manière emimı ̧ rá̧ (rad. -mi ̧ra) Var. : ebi ̧mıra
̧́ n. 4, 8 la
de barrer une rivière morve, le mucus du nez
emılábu ̧́ ̧ (rad. -lábú̧) n. 4 eau sale emímumire (rad. -múmire (-L%)) n. 3/4
emíláganire (rad. -lágánire (-L%)) Var. : manière de fermer la bouche ou les mains
amáláganire n. 3/4 3/6 la promesse, la emínábire (rad. -nábíre (-L%)) n. 3/4 manière
manière de se promettre mutuellement de se laver
emílágulire (rad. -lágúlire (-L%)) n. 3/4 emínánulire (rad. -nánúlire (-L%)) n. 3/4
emínere 36 ̧́ si
emısi ̧ re
̧
manière de tirer ou d’étirer quelque chose Syn. : emihandíro
emínere (rad. -nére (-L%)) n. 3/4 manière de ̧́ ki
emırı ̧́ ̧ (rad. -lıki
̧́ )̧ n. 3/4 la plante de patate
déféquer douce. Notez que cette plante est comme une
̧́ gi
emını ̧́ re
̧ (rad. -nıgíre
̧́ (-L%)) n. 3/4 manière corde ngáyaher’ emıri ̧́ ̧ki ̧ kyage je m’en vais
d’étrangler, la manière de tordre mettre les boutures des plantes de patate
eminimini (rad. -minimini (-L%)) n. 9/10 douce dans le champ (litt. : ‘je vais semer
travail sans relâche eminimin’ ikátwa ̧ mes cordes, je vais semer mes plantes de
múgúsu trop de travail coupe la serpette. patates douces’)
Ceci signifie que lorsqu’on travaille, il faut ̧́ (rad. -mi ̧sá) n. 9/10 la messe (emprunt au
emısa
parfois prendre du repos swahili « misa »)
̧́ ni
emını ̧́ re ̧ (rad. -nıníre ̧́ (-L%)) n. 3/4 manière de emísabê (rad. -sábee) n. 4 prières
suinter emísábê (rad. -sábée) n. 4 la prière, le contenu
emínogere (rad. -nógere (-L%)) n. 3/4 manière de la prière omúsábé w’eriking’olutári lwa
d’être bien moulu, bien labouré, bien écrasé Nyamuhanga la prière de fermeture de
emınú̧ ̧ ́nire ̧ (rad. -nú̧níre (-L%)) n. 3/4 manière l’autel de Dieu
d’exsuder de la graisse emísabikíro (rad. -sábikiro) n. 4 la manière de
emínyambire (rad. -nyámbire (-L%)) tremper dans l’eau obúsabikíro le lieu où
n. 3/4 manière de lâcher un pet l’on trempe quelque chose dans de l’eau
emínyégere (rad. -nyégére (-L%)) n. 3/4 emísabire (rad. -sábire (-L%)) n. 4 la manière de
manière de dépouiller prier
emínyényetere (rad. -nyényétere (-L%)) emísambire (rad. sámbire (-L%)) n. 4 la
n. 3/4 manière de briller manière de monter, la manière de faire son
eminyúrúru (rad. -nyurúrú) n. 3/4 des bananes plaidoyer au tribunal
mûres dont on se sert pour fabriquer de la emísánzire (rad. -sánzire (-L%)) n. 4 la manière
boisson. Ce sont des bananes dont l’intérieur d’étendre
donne l’impression qu’elles sont glissantes emísarómísáro (rad. -sáromúsáro) n. 4/3
emınywí̧ ̧ (rad. -nyú̧ire (-L%)) n. 3/4 manière
re plusieurs lignes qui ont coupé quelque chose
de boire ou plusieurs branches d’un seul tronc d’arbre.
emıpali ̧́ ̧
ryô (rad. -páliri ̧o) n. 3/4 manière de Le terme est souvent utilisé au pluriel
cligner emísátire (rad. -sátíre (-L%)) n. 4 la manière de
emípángire (rad. -pángíre (-L%)) n. 3/4 danser, de jouer, de s’amuser
manière de camper emísekere (rad. -sékere (-L%)) n. 4 manière de
emípánzukalire (rad. -pánzúkalire (-L%)) sarcler
n. 3/4 manière dont quelque chose s’est emísékere (rad. -sékére) n. 4 manière de rire,
ouvert de sourire, de rigoler. Le rire, le sourire, la
emípáratsire (rad. -párátsire (-L%)) n. 3/4 rigolade
manière d’entrelacer les roseaux pour le emíséngere (rad. -séngére (-L%)) n. 3/4
cadre d’une maison manière d’emballer ou de lier
emípénehere (rad. -pénéhere (-L%)) emíséngulire (rad. -séngúlire (-L%))
n. 3/4 manière de se foutre de n. 3/4 manière de déballer ou d’ouvrir un
emıpı ̧́ kapi ̧́ ̧ re
ki ̧ (rad. -pıkapi ̧́ ̧kire (-L%)) n. 3/4 paquet
la palpitation emísenyere (rad. -sényere (-L%)) n. 3/4
emıpi ̧́ ki ̧ re ̧ (rad. -pıkire ̧́ (-L%)) n. 3/4 l’adresse manière de couper du bois ou de chercher
dans le tir du coup des roseaux secs pour alimenter le feu
emıpi ̧́ mi ̧ re ̧ (rad. -pımire ̧́ (-L%)) n. 3/4 manière emíseserê (rad. -séseree) n. 3/4 la manière de
de mesurer, d’oser s’intercaler
emípípire (rad. -pípíre (-L%)) n. 3/4 manière de emísésere (rad. -sésére (-L%)) n. 3/4 la façon de
glorifier faire le lit
emıpı ̧́ tsi ̧́ re ̧ (rad. -pıtsíre ̧́ (-L%)) n. 4 manière emısi ̧́ mbi ̧ ̧ (rad. -sımbire
re ̧́ (-L%)) n. 3/4 manière
pour un malade d’agiter ses membres de gémir ou de geindre
emípónere (rad. -pónére (-L%)) n. 3/4 manière emísíndulire (rad. -síndulire (-L%))
de montrer son mécontentement n. 3/4 manière de creuser en déracinant
emípótere (rad. -pótére (-L%)) n. 3/4 manière emısí̧ ngi ̧ re ̧ (rad. -sıngire
̧́ (-L%)) n. 3/4 manière
d’écraser de gagner
emípupire (rad. -púpire (-L%)) n. 3/4 manière emísingire (rad. -síngire (-L%)) n. 3/4 manière
de frapper avec un bâton d’être intronisé comme roi
emıpu ̧́ ̧ ́ru̧ru̧kire ̧ (rad. -pu̧ ́rúrukire (-L%)) emısı ̧́ ni ̧́ ki ̧ rya
̧ (rad. -síníkiri ̧a (-L%))
n. 3/4 manière de s’envoler n. 3/4 manière de montrer les dents
emirerémo (rad. -reremo) n. 3/4 étai, bâton emısı ̧́ sa ̧́ (rad. -sısá)̧́ n. 3/4 le muscle, le tendon
pour aider à dresser la plante du haricot emısi ̧́ si ̧ re
̧ (rad. -sısire
̧́ (-L%)) n. 3/4 manière de
emísóhere 37 émyumê
couper les cheveux emísúnulire (rad. -súnúlire (-L%)) n. 3/4
emísóhere (rad. -sóhére (-L%)) n. 3/4 manière manière de détacher, de désserrer ou de
de pêcher, de juger, de comploter laisser échapper quelque chose
emísóholere (rad. -sóhólere (-L%)) n. 3/4 emísúnzire (rad. -súnzi ̧re (-L%)) n. 3/4 manière
manière de détacher un maïs de sa tige ou de bouder ou de se gonfler d’orgueil
d’étirer un membre emíswere (rad. -súere (-L%)) n. 3/4 manière de
emísokere (rad. -sókere (-L%)) n. 3/4 manière moudre
de franchir (la rivière) ̧́ ri
emıswi ̧ re ̧ (rad. -sú̧irire (-L%)) n. 3/4 manière
emísokolere (rad. -sókolere (-L%)) n. 3/4 de frapper
manière de becqueter emísyalagandire (rad. -síalagandire (-L%))
emísokongolere (rad. -sókongolere (-L%)) n. 3/4 manière de se reposer
n. 3/4 manière de becqueter à plusieurs emísyekeluhire (rad. -síekluhire (-L%)) n. 3/4
reprises le vieillissement
emísólere (rad. -sólére (-L%)) n. 3/4 manière de ̧
émisyô (rad. -sio̧ H) n. 3/4 légende, parabole,
payer les impôts proverbe
emísólolere (rad. -sólolere (-L%)) n. 3/4 emıtabú̧ ̧ (rad. -tábu̧ (-L%)) n. 4 eau trouble, eau
manière de trier sale
emísólomere (rad. -sólómere (-L%)) emítambi (rad. -támbi (-L%)) n. 4 jambes
n. 3/4 manière de récolter arquées
emísómbolere (rad. -sómbólere (-L%)) emitángi ̧ ̧ (rad. -tangi)̧ n. 3/4 banane mûre pour
n. 3/4 manière de trier ou de choisir la fabrication du vin de bananes
ebísómbolere les détritus, ce qui a été rejeté emítegekerê (rad. -tégekeree) n. 4 manières
après le triage d’agir
emísóndere (rad. -sóndére (-L%)) n. 3/4 emitémbe (rad. -tembé) n. 3/4 bandes striées
manière de vouloir ou de désirer d’écorce dont on se sert pour tresser des
emísóndolere (rad. -sóndólere (-L%)) paniers
v 3/4 manière de conduire un groupe emitotô (rad. -totoo) n. 4 les excréments d’un
d’hommes ou un troupeau oiseau
émisónı ̧ á̧ (rad. -sonıá̧ H) Var. : émi ̧sóni ̧a n. 3/4 emıtu ̧́ ̧ ndatu̧ndırya ̧́ (rad. -túndátundirıá̧
̧́
larmes erıtogongy’ émi ̧sóni ̧a pleurer (litt. : (-L%)) n. 3/4/ eau sale
‘faire couler les larmes’) emitúndírâ (rad. -tundíráa) n. 4 eau sale ; eau
̧́
emısonokeryô (rad. -sónokerio)̧ n. 3/4 manière trouble
de révéler un secret emitu ̧ ̧́ta (rad. -tu̧ ta) n. 4 traces sur le corps
emísononokere (rad. -sónonokere (-L%)) causées par la chaleur provenant du feu
n. 3/4 manière de tomber goutte à goutte emítwana (rad. -túana (-L%)) n. 4 mode de
emísósanire (rad. -sósánire (-L%)) n. 3/4 cheveux
manière de ressembler à emólı ̧̂ n. 24 dehors, en brousse ngáy’emólı ̧̂ je vais
̧́
emısósekani ̧
rya (rad. -sósékanirıá̧ (-L%)) v. au champ. Les gens de Buholu disent :
manière de trouver une ressemblance avec, ngáki ̧mâ, litt. : ‘je descends’. Comme ils
manière de confondre habitent les montagnes, quand ils vont au
emísúbalire (rad. -súbálire (-L%)) n. 3/4 champ, ils descendent généralement
manière d’uriner emondemonde (rad. -mondemonde (-L%))
emísubire (rad. -súbire (-L%)) n. 3/4 manière de être gravement malade
ressusciter, de reprendre emongimongi ̧ ̧ (rad. -mongimongi
̧ ̧ (-L%))
emísubulire (rad. -súbulire (-L%)) n. 3/4 n. 9/10 les poils qui croissent sur les doigts
manière de retourner ou sur les orteils (source : Dictionnaire de
emísúkulire (rad. -súkúlire (-L%)) n. 3/4 Tatsopa)
manière de découvrir quelqu’un en lui ôtant emongo (rad. -mongo (-L%)) n. 9/10 le héron,
la couverture ou les habits un gros oiseau blanc
emísumbire (rad. -súmbire (-L%)) n. 3/4 ému̧mu̧ (rad. -múmu̧ (-L%)) n. 9/10 l’idiot, le
manière de soulever une charge ou d’élever muet, l’imbécile ému̧ mu̧ ́ y’omwána un
la voix enfant idiot obú̧mu̧ mu̧ mu̧ mu̧ à la manière
emísúmbire (rad. -súmbíre (-L%)) n. 3/4 d’un muet
déclaration, proclamation emútého (rad. -mu-tého) n. 24 à la rivière, à la
emísúnamire (rad. -súnámire (-L%)) source eriy’emútého aller à la source (pour
n. 3/4 manière de s’accroupir puiser de l’eau)
emísungire (rad. -súngire (-L%)) n. 3/4 manière émyaya (rad. -ái ̧a (-L%)) n. 3/4 bailler erıtw’ ̧́
de se fiancer, les fiançailles émyaya bailler
emísunire (rad. -súnire (-L%)) n. 3/4 manière de émyumê (rad. -umee H) n. 4 deux personnes de
pincer, manière dont les seins poussent force égale
enábî 38 ̧́ ̧
endıhi
enábî (rad. -nabíi) n. 9 mal eríkola nábî agir mal il n’y a pas de mauvais danseur au xylophone
erilol’ oko nabî souffrir, en avoir vu erírya ̧́ ma
endásısi ̧ ̧́
(rad. -ndasísıma (-L%))
nábî mal manger ómwi ̧ra wage ámángoly’ n. 9 glouton (litt. : ‘le ventre qui ne remercie
oko nábî mon mari me fait souffrir pas’)
énaga (rad. -nága (-L%)) n. 9/10 la pipe endata (rad. -ndata (-L%)) en haut
enándwéhô (rad. -nandúehóo) n. 9/10 un éndatu (rad. -ndátu (-L%)) n. 9 six
̧
témoin (litt. : ‘j’étais là’ nyinálwé hô) éndawara (rad. -ndáwara (-L%)) n. 9/10 type de
énanga (rad. -nánga (-L%)) n. 9/10 un banane à manger, cuite
instrument de musique monocorde, arc endê (rad. -tee) n. 9/10 vache
musical éndegetege (rad. -tégetege (-L%)) n. 9/10 le
endâ (rad. -taa) Var. : akatâ n. 9/10 ventre endá chien
yámálúma mon ventre fait mal endégéyâ (rad. -ndegéyáa) n. 9/10 genre de
énda (rad. -tá) Var. : esyónda n. 9/10 le pou petit oiseau. Il est possible que ce soit cet
̧
endábálisya (rad. -tabálísia̧ (-L%)) n. 9/10 la oiseau qui, pendant la journée, chante :
partie rougeâtre du foie ingyé múlumélumé ngáhi ̧mba lyáki ̧ ‘moi
endábo (rad. -tabo) n. 9/10 un endroit où l’on qui suis un vrai homme, pourquoi dois-je
enfouit les grains de maïs en vue de les construire un nid’, et, la nuit tombée, il se
rendre mous. Ces grains de maïs sont lamente en chantant : nyıkerȩ́ bú̧kú̧li ̧mu i ̧yô
employés pour la préparation d’une boisson ‘je vis dans de mauvaises conditions’. Il
qu’on appelle amantharakwâ attend jusqu’à ce qu’un oiseau de bonne
endakála (rad. -ndakala) n. 9/10 le versant de volonté l’invite dans son nid.
la colline où les patates peuvent bien germer éndehe (rad. -téhe (-L%)) n. 9/10 fruit sauvage
erilim’ ebi ̧rı ̧́ by’oko ndakála cultiver les comestible, poussant à une faible hauteur du
patates sur le versant de la colline sol. Son écorce de forme conique est de
endakála (rad. -ndakalá) n. 9/10 anguille, type couleur rouge vif. Il est plein de petits grains
de poisson au jus sucré
éndakala (rad. -tákala (-L%)) Var. : éndekê (rad. -tékee) n. 9 le bonheur, l’aisance
esyóndakala akátakala. n. 9/10 petit fruit éndekérâ (rad. -ndékeráa) n. 9/10 type d’oiseau
amer qui chante à chaque heure
endále (rad. -talé) n. 9/10 lion éndéko (rad. -téko) n. 9/10 un endroit de
éndale (rad. -ndále (-L%)) n. 9/10 lion stockage éndekó y’abándu endroit où
éndále (rad. -tále) Var. : esyóndále akátále beaucoup de gens sont rassemblés
n. 9/10 lion Syn. : esımbấ̧ éndéko (rad. -téko) n. 9/10 petite quantité de vin
endáli (rad. -talí) n. 9/10 un lion de banane que la personne qui l’a brassé pose
endalíko (rad. -taliko) n. 9/10 endroit où l’on et partage avec ses amis après que les gens
enfouit les bananes pour les faire mûrir (pour qui sont venus consommer cette boisson
la préparation de la bière) soient partis
endálo (rad. -talo) Var. : esyondálo akatálo endekû̧ (rad. –ndeku̧u) n. 9/10 sorte de jeu,
n. 9/10 la pièce du piège posée à terre et qui sorte de danse
déclenche tout le mécanisme quand le gibier endéndéru̧ (rad. -ndendérú̧) n. 9/10 une mousse
y pose sa patte glissante
éndambálú̧si ̧ (rad. -támbalúsi ̧) n. 9/10 un petit endéngi ̧ (rad. -tengi ̧) Var. : akaténgi ̧ n. 9/10 une
insecte en forme de poisson que l’on trouve tasse pour mesurer. On s’en sert pour puiser
dans l’eau la boisson de la cruche
endámbi ̧ (rad. -tambi ̧) Var. : esyondámbi ̧ endéngo (rad. -ndengo) n. 9/10 la mesure (ce
akatámbi ̧ n. 9/10 le temps, la durée eríbug’ mot dérive de olu-léngo ‘la mesure’)
ahandú ho ndámbi ̧ passer du temps quelque endengwe (rad. -ndengue (-L%)) n. 9/10
part plante médicinale
éndambi (rad. -támbi (-L%)) Var. : esyóndambi endétsa (rad. -ndetsa) n. 9/10 type de plante
n. 9/10 côté éndambí y’olukímba le côté de dont les feuilles servent à la fabrication du
l’habit taleby’ ohó lútambi regarde à côté médicament pour les yeux
éndambírâ (rad. -támbiráa) Var. : endétse (rad. -tetse) Var. : esyondétse akatétse
esyóndambírâ n. 9/10 hirondelle n. 9/10 un type d’herbe sauvage dont on sait
endánda (rad. -tanda) n. 9/10 la provision de retirer une fine tige qui sert à enlever des
nourriture pour la route parasites de l’œil
éndandalire (rad. -tándalire (-L%)) Var. : éndétse (rad. -tétse) n. 9/10 une herbe sauvage
akátandalire, esyótandalire n. 9/10 table endibíto (rad. -tibito) n. 9/10 la course; la fuite
endánga (rad. -tangá) n. 9/10 guêpe ̧́ ̧ (rad. -ndihi ̧) Var. : esyondıhi
endıhi ̧́ ̧ n. 9/10 dû,
éndara (rad. -tára (-L%)) Var. : esyóndara le prix ngákúleter’endi ̧hı ̧́ yagu je t’apporte
n. 9/10 xylophone éndara sírí kó múlimba ton dû
̧
endiko 39 endwíro
̧ (rad. -tiko
endiko ̧ (-L%)) n. 9/10 la rate ; le endu̧gú̧to (rad. -ndu̧guto) n. 9/10 feu de la
porc-épic forge
̧ (rad. -tıko
éndiko ̧́ (-L%)) n. 9/10 la rate endú̧hi ̧ (rad. -tu̧ hi) n. 9/10 la fatigue
̧ (rad. -tıko
éndiko ̧́ (-L%)) n. 9/10 le porc-épic éndu̧lhu̧lhu̧ma (rad. -ndúlhulhu̧ ma (L%)) n. 9
endimáno (rad. -ndimano) n. 9/10 la houe (ce solitude ngákwi ̧r’ ómwagé mó
terme vient du verbe erilíma ‘cultiver’) ndu̧ lhu̧ lhu̧ ma je me sens solitaire chez moi
̧
éndimetı ̧́
mê ̧́
(rad. -tımeti ̧
mée) n. 9/10 la endúlu (rad. -tulu) n. 9/10 la bile
personne qui agit sottement à la manière endulutúlu (rad. -tulutulu) n. 9/10 herbe
d’un aveugle rampante dans la brousse dont les feuilles
éndına ̧́ (rad. -tına) ̧́ ̧́
Var. : esyóndına n. 9/10 la servent de savon de lessive
partie basse de quelque chose endu̧lu̧tú̧lu̧ (rad. -tulutulu̧ ) n. 9/10 une sorte de
endíndo (rad. -tindo) Var. : akatíndo n. 9/10 plante à épines
fosse pour la préparation du vin de bananes. éndu̧lya (rad. -túlia̧ (-L%)) n. 9/10 la fin, le
On place les bananes dans une fosse et on les terme, la conclusion, l’aboutissement de
recouvre de feuilles de bananiers pour les quelque chose
faire mûrir tályá bwabu̧ mwáhíndul’ éndu̧lyô (rad. -túli ̧o) n. 9/10 l’horizon, la fin
endindó mw’ isínda la personne qui ne boit eri ̧hi ̧k’ okóndu̧ lyó y’ omu̧ ́sıtu̧ ̧́ arriver à la
jamais de bière a transformé la fosse à limite de la forêt
bananes en tombeau éndú̧mo (rad. -tú̧mo) n. 9/10 une grosse noix
énditı ̧ rı
̧́ ̧̂ (rad. -ndıtiríi) ̧́ n. 9/10 un type d’oiseau qu’on emploie pour jouer un jeu qu’on
éndogoba (rad. -tóngoba (-L%)) Var. : appelle amangâ
esyótongoba, esyóndongoba n. 9/10 un endú̧ndi ̧ (rad. -tundı)̧́ Var. : esyondú̧ndi
récipient dans lequel on place quelque chose akatu̧ ́ndi ̧ n. 9/10 le gain (fruit du
et que l’on porte au dos commerce)
éndókwê (rad. -tókúe) Var. : esyóndókwê endúndi (rad. -ndundí) n. 9/10 richesse
n. 9/10 une jeune pousse de colocase omundú w’endúndi un homme riche
éndoléro (rad. -tóleró) n. 9/10 grenouille Syn. : endú̧ndú̧li (rad. -tundúlı)̧́ Var. : esyondú̧ndú̧li ̧
ekíkere akatu̧ ́ndu̧ ́li ̧ n. 9/10 un nombre incalculable
endólo (rad. -tolo) n. 9/10 un genre de rat de choses awíty’ endu̧ ́ndu̧ ́lı ̧́ y'ebíndu
éndolo (rad. -tólo (-L%)) Var. : akátolo n. 9/10 vraiment, il a énormément de choses !
une sorte de rat comestible ngákúhá baná éndú̧ngo (rad. -tú̧ngo) Var. : esyóndú̧ngo
ng’éndolo puisses-tu avoir des enfants n. 9/10 le dernier-né de la famille. Il possède
comme le rat (c’est une forme de bénédiction un pouvoir magique dans certains milieux.
car avoir une nombreuse progéniture pour les C’est ainsi qu’à Mutwanga (chez feu
Nande est une bénédiction) Kavutirwaki), pour qu’il ne pleuve pas le
endombi ̧ (rad. -ndombi ̧ (-L%)) n. 9/10 la lettre, jour, on demande à cette personne de mettre
et par extension le secrétaire, l’écrivain une papaye verte dans les cendres du foyer
éndondo (rad. -tóndo (-L%)) Var. : akátondo très tôt le matin
n. 9/10 aubergine éndungu (rad. -túngu (-L%)) Var. : esyóndungu
éndondoléro (rad. -tótolero) n. 9/10 une petite ekítungu n. 9/10 les hanches
pierre sur laquelle on écrase le mil ou des éndúsu (rad. -túsú) n. 9/10 un petit fruit rouge
noix qui vient d’un arbre sauvage esyóndúsú
endónga (rad. -tongá) n. 9/10 queue de banane, sy’oko mútúsu oyú̧ sısı ̧́ hi
̧́ re
̧ les petits fruits
queue de patate douce de cet arbre, appelés omútúsu, sont
éndótsi (rad. -ndótsí) n. 9/10 un type de gros succulents
poisson énduta (rad. -ndúta (-L%)) n. 9/10 plante
endúbi (rad. -tubi) n. 9/10 le sac (plein de médicinale
quelque chose : sel, haricots, farine, etc.), un éndu̧yi ̧ (rad. -túyi ̧ (-L%)) n. 9/10 un pilier
paquet fait de fibres ou d’écorces de omúlumé yó ndu̧yı ̧́ y’omonyú̧mba l’homme
bananiers et servant à emballer des haricots est le pilier de la maison
ou autre chose endwâ (rad. -ndua) n. 9/10 mariage, fête de
éndu̧gabami (rad. –tú̧gabami (-L%)) mariage ngáy’ okondwâ je vais au mariage
n. 9/10 une vache éndwa (rad. -túa (-L%)) n. 9/10 guêpe
éndugula (rad. -ndúgula (-L%)) n. 9/10 un type éndwágo (rad. -ndúago) n. 9/10 plante
d’oiseau médicinale
éndugunda (rad. -ndúgunda (-L%)) n. 3/4 ̧
éndwikala (rad. -tú̧ikala (-L%)) Var. :
arbuste épineux (l’arbre mâle, seul, est esyóndwi ̧kala, ekıtwi ̧́ ̧kala n. 9/10 une pièce
épineux) sur laquelle on trébuche
endúgúta (rad. -tugútá) n. 9/10 sorte de fruit endwíro (rad. -luiro) n. 9/10 un champ de
sauvage bataille. Le mot vient de eri-lwâ /e-ri-lu-a/
éndwoléro 40 éngéro
‘se battre’ wa ngogá ngé syáy’ omo ndwíro débat et se défend. Jadis, on ne l’attrapait
une personne avec peu de cils ne va pas au que par piège, jamais au moyen d’une arme
champ de bataille. C’est un conseil donné eríkalá ng’éngaraya être sévère comme un
pour inviter les gens à ne pas s’engager dans cochon sauvage
une affaire dangereuse engarayı ̧́ y’ómwisi (rad. -karayi ̧ y'ómwisi)
éndwoléro (rad. -túolero) n. 9/10 une n. 9 le brûlant du soleil, le vif du soleil, en
grenouille plein soleil de midi mwákás’ omo ngarayı ̧́
endyoka (rad. -tioka ̧ (-L%)) Var. : esyondyoka y'ómwisi il est arrivé en plein soleil de midi
n. 9/10 le serpent d’eau. Selon la croyance, éngarwê (rad. -kárue) n. 9/10 un pot dur, un
c’est un mauvais esprit qui a la forme d’un métal dur
gros serpent d’eau ; celui qui regarde ce ̧́
éngasıryâ ̧́
(rad. -gásirıa) n. 9/10 petite pierre
serpent sera malade ou même mourra dans la ovale dont on se sert pour écraser le mil
journée éngáta (rad. -gáta) Var. : esyóngáta n. 9/10
engábi (rad. -gabi) n. 9/10 espèce d’antilope coussinet abálumé ní ngáta, yikánátogá
éngábi (rad. -gábí) n. 9/10 espèce d’antilope ̧́
ıwásóngyá yindi les hommes sont comme
engabíro (rad. -gabiro) n. 9/10 une part de des coussinets, s’ils tombent, vous en
terrain qui vous est dévolue ramassez un autre
engábo (rad. -kabo) n. 9/10 le bouclier. Il est engátikatikâ (rad. -katíkatikaa) n. 9/10 un type
formé de roseaux très minces et très petits, de plante qui croît sur d’autres plantes
secs, serrés et finement liés avec des fils (source : Dictionnaire de Tatsopa)
appelés olú̧kınga ̧́ engayi ̧ (rad. -ngayi ̧ (-L%))
engabuma (rad. -ngabuma (-L%)) n. buffle n. 9/10 gorille. Il ressemble à l’homme et
éngaha (rad. -káha (-L%)) n. 9/10 la calebasse habite dans les bambous sur les grandes
dans laquelle on fait cailler le lait hauteurs
éngaka (rad. -ngáka (-L%)) n. 9/10 l’écaille d’un éngebe (rad. -kébe (-L%)) Var. : esyóngebe
animal ou d’un reptile n. 9/10 la vie éngebe yitabáhwa la vie
éngaka (rad. -ngáka (-L%)) n. 9/10 aloe vera éternelle
Syn. : ekítenende éngeke (rad. -kéke (-L%)) Var. : esyóngeke
éngalagándírâ (rad. -ngálagandíráa) n. 9/10 n. 9/10 une coupe au talon qui a séché pour
sorte de pomme de terre longtemps exposée celui qui ne porte pas de chaussures
au soleil et qui, de ce fait, est devenue engéko (rad. -kekó) n. 9/10 morceau d’arbre
verdâtre dont le bout est en feu et que l’on couvre de
éngali ̧ (rad. -gáli ̧ (-L%)) n. 9/10 très jeune et très cendre pour pouvoir réactiver le feu le
beau, très reluisant éngali ̧ngalı ̧́ y’omú̧kali ̧ lendemain oyu̧ ́tsemi ̧ré syátába ngéko celui
une très jeune femme très belle qui est heureux ne garde pas le feu dans la
̧
engalingali ̧ (rad. -ngali ̧ngali ̧ (-L%)) cendre pour le raviver le lendemain
n. 9/10 très jeune et très beau engalingalı ̧ ̧́ éngéko (rad. -kéko) n. 9/10 feu (pour le jour
y’omú̧kali ̧ suivant) oyú̧tsemiré syátábá ngéko une
éngamatayíri (rad. -ngamatayiri H) personne heureuse ne garde pas le feu pour
n. 9/10 banane à bière le jour suivant
engámi (rad. -kami) n. 9/10 la verrue engémbe (rad. -gembe) n. 9/10 omoplate
engána (rad. -gana) n. 9/10 une nasse éngému (rad. -gémú) n. 9/10 la redevance qu’on
énganda (rad. -ngánda (-L%)) n. 9/10 buffle paie au chef
engánga (rad. -kangá) n. 9/10 la pintade engendéro (rad. -gendero) Var. : esyongendéro
engánga yısı ̧́ hi ̧́ ̧ré kúlab’ éngoko la pintade n. 9/10 la chaussure, la sandale
est plus délicieuse que le poulet engéndo (rad. -gendo) n. 9/10 fois (marquant le
engáno (rad. -kano) n. 9/10 blé degré de fréquence)
énganza (rad. -kánza (-L%)) Var. : ebíkanza éngerégése (rad. -kéregésé) n. 9/10 les
n. 7/8 9/10 le sorgho qui a servi dans et pour castagnettes (instrument de musique)
la fermentation de la bière et que l’on boit éngerégésê (rad. -kéregésée) n. 9/10 sorte de
avec cette bière ou qui reste au fond de la nourriture
calebasse ; la lie de la bière Syn. : engeréko (rad. -ngereko) n. 9/10 une couche
omúhemba ajoutée à quelque chose hi ̧r’oko lu̧ hi ̧mbó
engánzabısı ̧́ ki ̧́ ̧ (rad. -kanzá-bisíkı)̧́ n. 9/10 un kw’engerekó y’ebyóndo ajoute au mur une
type d’oiseau (litt. : ‘j’aime les troncs d’arbre couche de boue
coupés’) éngeréko (rad. -géreko) n. 9/10 une couche
éngaraya (rad. -kárai ̧a (-L%)) n. 9/10 sorte de supplémentaire hi ̧r’okolu̧ hi ̧mbó kw’
petit cochon sauvage. Celui-ci ne pardonne éngerekó y’ebyóndo ajoute au mur une
guère. Quiconque le blesse, quand bien couche de boue
même portant une lance dans son corps, il se éngéro (rad. -kéro) Var. : esyóngéro n. 9/10
éngero 41 éngolú̧ko
entonnoir en boue qu’on place à la bouche du séchée et tannée, elle sert d’habillement. Ce
soufflet dans une forge terme signifie aussi le morceau d’étoffe qui
éngero (rad. -kéro (-L%)) Var. : esyóngero aide à porter l’enfant sur le dos de sa mère.
n. 9/10 dans les champs erigy’ éngero aller Ainsi, un homme qui rend enceinte une fille a
aux champs erisib’ éngero rester longtemps le devoir de lui acheter cette étoffe qu’on
aux champs appelle encore aujourd’hui engobı ̧́
éngeru (rad. ngeru H (-L%)) n. 24 au champ y’omwána (la peau, c’est-à-dire l’étoffe de
ngáy’ éngeru je vais au champ Syn. : emólı ̧̂ l’enfant)
engéte (rad. -geté) n. 9/10 la sandale. Peut éngobolê (rad. -kóbolee) n. 9/10 une dentition
signifier aussi ‘chaussure’ par extension. présentant des espaces vides, avec des dents
Autrefois, avant l’arrivée de l’homme blanc, qui manquent
les chasseurs, afin d’éviter les piqûres des éngodoko (rad. -kódoko (-L%)) n. 9/10 la lie. La
aiguilles, mettaient aux plantes des pieds des bière qui reste au fond de la calebasse, de la
semelles dures et grossières provenant de la cruche ou de la bouteille. Celui qui
peau de certains animaux (éléphants, buffles, consomme cette lie est obligé de payer la
etc.) tournée suivante ou de faire la préparation
engétse (rad. -getse) n. 9/1. l’océan ; la mer ; le du prochain vin (de bananes, de bananes
lac ; l’étang. On raconte qu’il y a des esprits plantains, etc.)
supérieurs (à l’homme) dans chacune de ces éngodokwê (rad. -kódokue) n. 9/10 la lie
étendues d’eau. Le nom spécifique de cet engóga (rad. -goga) n. 9/10 la petite pierre ronde
esprit est endyoka ‘le serpent d’eau’. Les servant à écraser les grains sur la meule
pêcheurs racontent que, parfois, ils voient cet engogéro (rad. -gogero) n. 9/10 petite pierre
esprit se dresser comme une colonne en ronde pour écraser les grains sur la meule
pleine mer ou en plein lac engóhe (rad. -kóhe) n. 9/10 le cil ; le fil ; la
̧ (rad. -kike
engike ̧ (-L%)) n. 9/10 le criquet. Les corde (plus fine que le ekíkoba)
esyongike ̧ tombant en grande quantité sur eriluk'engóhe tisser un fil
une région y causent la famine et la disette éngoko (rad. -kóko (-L%)) n. 9/10 poule
car ces insectes mangent toute herbe éngokolumé yamalangir’omu̧ gení ákasá
poussant sur le sol. C’est, entre autres, ce qui yiti ng’ end’ engábo kwésı ̧́ ıni ̧́ ̧yábi ̧sáma
fut à l’origine des migrations des Nande de quand le coq voit un hôte arriver, il dit qu’il
l’Ouganda vers la région qu’ils occupent va chercher un bouclier alors qu’en fait, c’est
actuellement depuis plusieurs siècles pour se cacher. Car ce sont les coqs qu’on
éngíli (rad. -kílí) n. 9/10 une variété de cochon égorge pour faire les repas des hôtes de
sauvage marque. Notez aussi que lorsqu’un enfant
éngíma (rad. -kímá) n. 9/10 le singe dans ses part en visite et que, là-bas, on lui prépare
différentes variétés une poule, il est de coutume qu’il rapporte le
énginga (rad. -nginga H (L%)) adv. quand bien dos de cette poule au papa resté à la maison
même n’ énginga unálwére, ukábyá (sans doute pour qu’il évalue la grandeur et
íwunámúkol’ oko mi ̧bıri ̧́ ̧ quand bien même la qualité de cette poule)
tu es malade, tu continues à faire des travaux éngokólâ (rad. -kókoláa) n. 9/10 le coude, une
engíngo (rad. -kingo) n. 9/10 le lit Syn. : main du régime de bananes
omúsésa, embu̧ tsáno, engotséro erísumb’éngokólâ soulever le coude
̧́ (rad. –kisá)
engısa ̧ n. 9/10 une amulette. tangu̧lyá ngokólá ngum’ éy’obúbugu
L’amulette est censée être dotée d’un pouvoir vends-moi une main du régime de bananes
surhumain. On croit qu’elle peut repousser plantains
les influences néfastes ou attirer l’influence éngokólê (rad: -kókolee) n. 9/10 une main du
bienfaisante régime de bananes u̧ ́ngu̧ ́láyé ngokole
engíti (rad. -ngití) n. 9/10 un imbécile nyi ̧ri ̧tó nguma vends-moi une main du
éngitsi (rad. kítsi (-L%)) n. 9/10 la peur, régime de bananes
l’angoisse, la crainte, les remords eríhitá éngokolume (rad. -kókolume (-L%))
mw’ éngitsi avoir grand peur, sous-entendu, n. 9/10 le coq (litt. : ‘la poule homme’)
jusqu’à en avoir la diarrhée éngolámwisi (rad. -kólamúisi (-L%))
engóba (rad. -koba) n. 9/10 peau d’une n. 9/10 une grande chaleur émanant du soleil
personne éngóle (rad. -kólé) Var. : esyóngóle akákóle
éngoba (rad. -góba (-L%)) n. 9/10 la peau, le n. 9/10 l’échasse
derme éngob’éyomunwé yámáhonokála la éngólo (rad. -kólo) Var. : olúkólo n. 9/10 ou
peau du doigt s’est écorchée 11/10 une grosse igname
engóbi ̧ (rad. -gobi ̧) n. 9/10 la peau d’un animal, éngolu̧ (rad. -kólu̧ (-L%)) n. 9/10 cicatrice
la couche superficielle de l’enveloppe qui ̧́
erıkw’ éngolu̧ avoir une cicatrice
recouvre le corps humain. Quand elle est éngolú̧ko (rad. -kólu̧ ko) Var. : akákolu̧ ́ko
engóma 42 énguka
n. 9/10 cicatrice le considère comme tout autre oiseau. Quand
engóma (rad. -goma) n. 9/10 le tambour, le tam- on l’attrape, on le mange Syn. : ékokótéra,
tam, période de la lune quand elle est à ses esyókokótéra
trois quarts et ressemble ainsi à un tambour. éngongótérâ (rad. -kókotéráa) Var. :
Les enfants qui naissent pendant cette esyóngongótérâ, akákokótérâ n. 9/10 le
période portent le nom de Kagóma omúti perroquet Syn. : akasúku
abú̧yıre
̧́ akálwáko ngom’ ıbi ̧́ ri
̧ ̧ un arbre qui éngongótérâ (rad. -ngóngotéráa) n. 9/10 un
résonne bien produit deux tambours. C’est oiseau qui fait son nid en creusant un trou
une façon de dire qu’une famille qui élève dans l’arbre, à l’aide de son bec
bien ses enfants ne manque pas de les donner engoni ̧ (rad. -koni ̧ (-L%)) n. 9/10 le gourdin
facilement en mariage éngonokwê (rad. -konokwé) n. 9/10 le bruit fait
éngombamú̧ko (rad. ngómbamu̧ ko) par les articulations des doigts
n. 9/10 hoquet, douleur aux côtes après la éngonókwê (rad. -kónokúe) n. 9/10 bruit fait
fatigue par les articulations des doigts
engómo (rad. -komó) n. 9/10 bout de bois éngoó Ah, je vois. C’est là une façon d’accepter
planté dans le sol et sur lequel on attache des quelque chose A: wanábíríryá ? B: ee! A:
ovins, bovins et caprins éngoó A : avez-vous vraiment mangé ? B :
éngómo (rad. -kómo) n. 9/10 un bâton sur oui. A : Ah ! je vois Syn. : éngo, égo, égoó
lequel on attache un porc ou une chèvre éngopa (rad. -kópa (-L%)) n. 9/10 serpette qui
engómómbu̧ (rad. -komómbú̧) n. 9/10 type de sert à émonder les bananeraies
champignon éngorákórâ (rad. -kákorakóráa) n. 9/10 une
engómómu̧ (rad. -komómú̧) n. 9/10 type de patate douce avec une peau rouge
champignon éngorokotsya (rad. -kórokotsi ̧a) n. 9/10 le
engómú̧mu̧ (rad. -ngomúmú̧) n. 9/10 pousse de balai
champignon éngorosya (rad. -kórosia̧ (-L%)) n. 9/10 la
éngóna (rad: -kóna n. 9/10 jus, sève, surtout rature, la faute
lorsqu’on parle de la sève qui se trouve dans engorotsyô (rad. -korotsi ̧o) n. 9/10 une
le café frais qu’on décortique. Ce terme égratignure
s’emploie aussi lorsqu’il s’agit du liquide éngórwê (rad. -górúe) n. 9/10 petit temple
visqueux qui se forme au bout du pénis avant destiné à Nyabingi ̧ Au bout de ce temple, on
l’éjaculation construit le ru̧swami ̧ (petite annexe destinée
engondábú̧tú̧ku̧ (rad. -konda-bú̧tuku) au fils de Nyabingi nommé Ntónde)
n. 9/10 un coq. Ce mot dérive de erikónda éngote (rad. -ngóte (-L%)) n. 9/10 plante
abattre (un arbre) et de obú̧tu̧ ́ku̧ jour, nuit médicinale
engondê (rad. -kondee) n. 9/10 quelque chose engóto (rad. -goto) n. 9/10 la nuque
de périmé eri ̧kongomy’engóto faire le gros coq, faire le
engónde (rad. -kondé) n. 9/10 le coin fier Syn. : ebıkyá̧
engóndo (rad. -gondó) n. 9/10 le pic en bois engóto (rad. -goto) n. 9/10 racine de paille que
pour cultiver ou pour planter les enfants aiment sucer
engondóle (rad. -kondolé) n. 9/10 un genre de engotséro (rad. -gotsero) n. 9/10 le lit Syn. :
patate douce engíngo, omúsésa, embu̧ tsáno
engóndoméryâ (rad. -kondóm-ir-ı-a) ̧́ engotsi (rad. -gotsi (-L%)) n. 9/10 une espèce de
n. 9/10 une patate douce généralement singe
grande et tordue. Le mot vient du verbe engotsi ̧ (rad. -gotsi ̧ (-L%)) n. 9/10 une espèce de
eri ̧kondomyâ courber obúhanya ni rat des champs et de brousse
mughandá wá bíribwa byó bitébulá ko éngótsi (rad. -ngótsi) n. 9/10 un genre de rat
ngóndoméryâ le malheur est comme un engótsya (rad. -kotsıá̧ (-L%)) n. 9/10 babouin
fagot de patates douces dans lequel ne éngubakuba (rad. -kúbakuba (-L%))
manque jamais une patate tordue n. 9/10 une guitare
engónga (rad. -konga) n. 9/10 une bouteille engúbi (rad. -ngubi) n. 9/10 le cor, la trompette
éngónga (rad. -kónga) n. 9/10 gourde éngú̧bi ̧ (rad. -kú̧bi ̧) n. 9/10 l’orphelin (celui qui
̧́
mútwalir’eyısandé ngé y'omo ngónga a perdu l’un de ses parents ou les deux, ou
apporte-lui un peu de jus frais de bananes encore celui qui a perdu la personne qui le
dans cette gourde protégeait et le soutenait)
engongolyô (rad. -ngongolio) ̧ n. 9/10 noix qui éngu̧bu̧ (rad. -kú̧bu (-L%)) n. 9/10 une tête
provient d’un arbre de la forêt. On lui complètement rasée
attribue la qualité de rendre l’homme plus énguha (rad. -kúha (-L%)) Var. : esyónguha
viril sexuellement akákuha n. 9/10 le pou, la tique
éngongótéra (rad. -kóngotérá) n. 9/10 le énguka (rad. -ngúka (-L%)) n. 9/10 faisan, un
perroquet. On ne le domestique pas mais on oiseau très joli au plumage vert et rouge
engú̧ku̧ 43 engwê
engú̧ku̧ (rad. -nguku̧) n. 9/10 saleté du corps méchant, même vos proches parents se
omu̧lwan’oyú̧ oswıré ̧́ kw’esyongu̧kú̧ kundi détournent de vous
syálinab’okomubíri ce garçon est plein de engú̧ndu̧kıro ̧́ (rad. -ku̧ ndúkiro) n. 9/10 le nœud
saleté car il ne se lave jamais le corps défait
éngu̧ku̧ (rad. -kú̧ku (-L%)) Var. : esyóngu̧ ku̧ éngúnga (rad. -kúnga) Var. : esyóngúnga
n. 9/10 cicatrice n. 9/10 klaxon
éngukubê (rad. -kúkubee) n. 9/10 type de éngungútâ (rad. -kúngutáa) n. 9/10 farine
nourriture oyúkandíry’ okó ngukubé yo éngu̧nú̧nû̧ (rad. -kú̧nunúu) Var. :
mu̧ kónı ̧́ akámu̧ ́si ̧mbi ̧kayâ celui qui esyóngu̧ nú̧nu̧ ̂ n. 9/10 une étoile eryú̧waná
mangera de la nourriture d’un malade doit ng’ éngu̧ nu̧ ́nu̧ ̂ être belle comme une étoile
feindre de partager ses souffrances engu̧nu̧nú̧ko (rad. -ku̧ nunuko) n. 9/10 la
éngula (rad. -gúla (-L%)) n. 9/10 substance source
rouge provenant de certains arbres et dont on éngu̧nu̧nú̧ko (rad. -kú̧nunuko) n. 9/10 source
oint le corps lors des cérémonies rituelles d’eau
éngula (rad. -gúla (-L%)) n. 9/10 progéniture éngu̧nyıro ̧́ (rad. -kú̧nyiro) n. 9/10 la rotule
éngu̧la (rad. -kú̧la (-L%)) Var. : esyóngu̧ la engunza (rad. -gunza (-L%)) Var. : esyongunza
akáku̧ la n. 9/10 l’héritier. Tout ce qui n’est akagunza n. 9/10 le sac à provision que l’on
pas hérité est donné aux esyóngu̧ la qui s’en porte sur soi
occuperont et cela, notamment, pour le cas engurámo (rad. -guramo) n. 9/10 mauvaise
des enfants réputation déc. enyonyú̧ ya háli yikákwá ̧
éngú̧la (rad. -kú̧la) n. 9/10 descendant ngurámo il n’y a que quelqu’un qui vient de
éngúla (rad. -ngúla) n. 9/10 une substance loin qui se marie avec une personne de
rouge provenant de certains arbres et dont on mauvaise réputation
oint le corps lors des cérémonies rituelles éngurubébê (rad. -ngurubebée) n. 12/13 type
éngúla (rad. -ngúla) n. 9/10 plante médicinale de petit oiseau
éngulê (rad. -kúlee) n. 9/10 un couteau sans éngurúgúsu (rad. -ngúrugúsú) n. 9/10 petite
manche plante à fleurs violettes
éngulhabha (rad. -ngúlhabha (-L%)) engurúgútu (rad. -kurugútú) n. 9/10 la carcasse
n. 9/10 la corne Syn. : erıhembȩ́ engúsu (rad. -ngusu) n. 9/10 pilier omúlumé yó
engu̧lhú̧ngu̧lhu̧ (rad. -ku̧ lhukú̧lhu (-L%)) ngusú y’ omonyú̧mba l’homme est le pilier
n. 9/10 manioc déjà pilé de la maison
éngu̧lıngo
̧́ (rad. -gú̧lingo) n. 9/10 petite pierre énguta (rad. –gúta (-L%)) n. 9/10 vieillesse,
naturellement polie dont on se sert pour sagesse, maturité obúkulu ní nguta la
moudre sur une meule vieillesse est signe de sagesse, de maturité
éngulu (rad. -ngúlu (-L%)) Var. : esyóngulu éngu̧tu̧ (rad. -kú̧tu (-L%)) n. 9/10 une vache sans
akángulu n. 9/10 la nouvelle, la renommée cornes
engulúbe (rad. -gulube) n. 9/10 le porc ; le engwaki ̧ (rad. -ngwaki ̧ (-L%)) Var. :
cochon esyongwaki ̧ akangwaki ̧ n. 9/10 une sorte
engulukíra (rad. -gulukira) n. 9/10 l’étincelle de tambour, généralement grand et dont on
engulukíro (rad. -gulukiro) n. 9/10 l’étincelle se sert pour convoquer les grandes
éngu̧lu̧mania̧ (rad. -gúlumani ̧a (-L%)) assemblées
n. 9/10 la lumière (qui brille et scintille) engwáli (rad. -kualí) Var. : esyongwáli
éngú̧ma (rad. -gú̧má) n. 9/10 semence akakwáli n. 9/10 la perdrix
éngu̧mbê (rad. -gúmbee) n. 9/10 petit pot en engwalima (rad. -kualima (-L%)) n. 9/10 champ
terre cuite sans col et avec une ouverture improductif
étroite qui sert à conserver la graisse des engwándâ (rad. -kuandáa) n. 9/10 motte de
chèvres ou des moutons et le miel purifié pâte prise sans sauce mais avec un peu de
éngumbu (rad. -ngúmbu (-L%)) n. 9/10 viande ou de poisson
nostalgie, envie de manger une nourriture éngwángi ̧ (rad. -kúangi)̧ Var. : olú̧kwángi
spécifique n. 9/10 ou 11/10 la perle, le collier de perles
engú̧me (rad. ku̧ mé) n. 9/10 coup de poing ou d’un autre métal précieux. Les chefs, les
eríh'omundú y'engú̧me donner un coup de reines ou les nobles se parent de ces objets
poing à quelqu’un éngwangwa (rad. -kúangua (-L%)) n. 9/10 le
engú̧mê (rad. -ku̧ mée) n. 9/10 le coup de poing précipice, l’érosion
éngunámíra (rad. -ngúnamírá) n. 12/13 un type éngwatáno (rad. -wátano) Var. : akáwatáno
de petit oiseau esyóngwatáno n. 9/10 tambour Syn. :
engúndi (rad. -kundi) n. 9/10 cordon ombilical éngwatíro
ómwana mutsibú akáyikula ngúndi un éngwatíro (rad. -wátiro) Var. : akáwatíro
enfant méchant s’arrache lui-même le cordon esyóngwatíro n. 9/10 le tambour
ombilical. Une façon de dire que si l’on est engwê (rad. -ngue) Var. : esyongwê n. 9/10 le
engwéle 44 ényenze
léopard type d’arbre très dur
engwéle (rad. -kuelé) n. 9/10 unique ábu̧tir’̧ enyagenge (rad. -nyagenge (-L%)) n. 9/10
engwélé y’omwána elle a donné naissance à banane à manger cuite
un seul enfant ̧ ryô
enyakiri ̧ (rad. -nyakiriri ̧o) n. 9/10 petites
éngwendese (rad. -kuendes-) n. 9/10 rouge brindilles qui aident à allumer un feu
eri ̧getsé ry’éngwendese le lac de la enyakota (rad. -nyakota (-L%)) n. 9/10 lettre de
mauvaise chance l’alphabet, la syllabe (c’est un néologisme)
engwénye (rad. -nguenyé) n. 9/10 plante enyakurimba (rad. nyakurimba (-L%))
médicinale n. 9/10 poils sur les orteils
éngwethese (rad. -kúenthese (-L%)) enyáma (rad. -nyama) n. 9/10 l’animal ; la bête ;
n. 7/8 un genre de pomme de terre la viande ekinyáma le léopard
engwíndi (rad. -nguindi) n. 9/10 un petit bâton ényamalere (rad. -nyámalere (-L%))
engwínínî (rad. -kuiníníi) n. 9/10 le derrière n. 9/10 un type de sauterelle
d’une femme qui est assez développé enyamapyéke (rad. -nyamapieké) n. 9/10 très
̧
éngwiramusángo (rad. -ku̧ ́ira-musango) pauvre
n. 9/10 une amende. C’est un mot composé enyambúrúru (rad. -nyamburúrú) n. 9/10
qui dérive de erıku̧ ̧́ a ‘mourir’, et de banane à manger cuite
omusángo ‘une faute grave’ enyamê (rad. -nyamee) n. 9/10 jus de banane
éngwiri ̧ kwi
̧ ̧ ̧ (rad. -kúirikuiri
ri ̧ ̧ (-L%)) de première qualité Syn. : obútútsi
n. 9 sans aucune tache síkulwé n’ enyaméri ̧ (rad. -ameri)̧ n. 9 le serpent d’eau
éngwi ̧ri ̧ki ̧ri ̧ il n’y avait pas de tache sur ça appelé aussi endyoka
éngyakyâ (rad. -kíakia) Var. : amákyakyâ n. 9 enyámúkuru (rad. -nyamúkúru (-L%))
le matin omúngyakyángyakyâ très tôt le n. 9/10 haricot trop vieux et dur à cuire
matin ekíkyakyákyakyâ très tôt le matin. Ce enyámúlera (rad. -nyamúléra (-L%))
terme s’utilise surtout pour les débuts de n. 9/10 une flûte
voyage vers un pays lointain ou pour les enyámúlere (rad. -nyamúlére (-L%))
débuts de travaux dans les champs n. 9/10 la flûte
̧́
enımba (rad. -ni ̧mba) n. 9/10 sève solidifiée qui enyámútutu (rad. -nyamútútu (-L%))
apparaît sur l’extérieur de certains arbres n. 9/10 un type de gros poisson
eníndi (rad. -nindi) n. 9/10 bâton sur le soufflet. enyána (rad. -nyana) n. 9/10 le petit de la vache
Il y en a deux dont on se sert pour activer le ényana (rad. -nyána (-L%)) n. 9/10 veau
soufflet dans une forge enyangaka (rad. -nyangaka (-L%)) n. 9/10 une
énındó̧ (rad. -nındo)̧́ n. 9/10 le nez sorte de singe
enô (rad. enoo) ici ebwángá bweno, ebwángá enyángóle (rad. -nyangólé) n. 9/10 l’échasse
bwenô vers ici, de ce côté-ci enyangúsu (rad. -nyangusu) Var. :
enókâ (rad. enokáa) ici à la maison ekinyangúsu n. 9/10 7/8 le lion
enombı ̧̂ (rad. -nombii)̧ n. 9/10 une espèce enyángwángi ̧ (rad. -nyangúangı)̧́ n. 9/10 maïs
d’antilope à épis de couleurs différentes
enthakú̧ri (rad. -thakuri ̧) n. 9/10 porc enyánza (rad. -nyanzá) n. 9/10 banane à bière
enthebha (rad. -nthebha (-L%)) Var. : enyáru̧kú̧kû̧ (rad. -nyarú̧kukúu) n. 9/10 animal
esyontheba n. 9/10 un jeu qui se joue avec que l’on retrouve dans les contes
une planche de 16 ou 18 trous Syn. : ényarúnyátsi (rad. -nyárunyátsí) n. 9/10 un
eyisímbi type de serpent
enthelebha (rad. -ntelebha (-L%)) n. 9 chéloïde, enyaru̧tu̧tû̧ (rad. -nyaru̧tutuu) n. 9/10 un gros
excroissance sur l’oreille suite à une infection oiseau noir, avec houppe. Cet oiseau est
liée à l’oreille percée considéré comme un oiseau de mauvais
enthelhebha (rad. -thelhebha (-L%)) présage
n. 9/10 une excroissance à l’oreille suite à enyása (rad. -nyasá) n. 9/10 une amulette en
une infection survenue après qu’on l’ait forme de corde utilisée comme bracelet ou
percée comme ceinture ; un mollusque
entúrúru (rad. -nturúrú) n. 9/10 de la mauvaise enyáwáligo (rad. -nyawálígo (-L%))
boisson n. 9/10 la lettre, le message, le courrier
enúndu (rad. -nundu) n. 9 la fine poussière enyawasara (rad. -nyawasara (-L%))
provenant d’un bois rongé n. 9/10 sorte d’antilope
énu̧nga (rad. -nú̧nga (-L%)) n. 9/10 source d’eau ényenze (rad. -nyénze (-L%)) Var. :
enyábírenge (rad. -nyabírénge (-L%)) esyónyenze n. 9/10 cancrelat ényenzé
n. 9/10 un genre de pomme de terre ngulu sırí̧ ̧kwa mata un cancrelat âgé n’a
enyabokyô (rad. -nyaboki ̧o) n. 9/10 plante jamais d’abcès (pour dire qu’une personne
médicinale d’âge mûr est à l’abri de beaucoup de
enyábulémbo (rad. -nyabúlembó) n. 9/10 un dangers auxquels succombent les plus jeunes
enyóndo 45 enzóli ̧
manquant d’expérience) victuailles que l’on sacrifie soit à Dieu soit
enyóndo (rad. -nyondo) n. 9/10 un marteau aux esprits
ényongéro (rad. -nyóngero) n. 9/10 le mamelon énzéru (rad. -nzéru) n. 9 blanc
(d’une femme), le pis (d’une bête laitière) énzerwê (rad. -tsérue) n. 9/10 un type de
enyónyu̧ (rad. -nyonyu̧ ) n. 9/10 l’oiseau Syn. : maladie de la peau. Elle consiste au fait que
enyu̧ ́nyu̧ des parties de la peau perdent leur noirceur
ényonzo (rad. -nyónzo (-L%)) Var. : et le corps devient très laid akwır’ ̧́ énzerwê
esyónyonzo n. 9/10 la corbeille il a une maladie de la peau (litt. : ‘il meurt de
ényoro (rad. nyóro (-L%)) n. 9/10 outil pour la la maladie de la peau appelée nzerwê’)
décoration des pots, une roulette souple ̧́ ̧ (rad. -yigu̧ ) Var. : obu̧ yıgu̧
enzıgu ̧́ n. 9/10
végétale. Ce mot dérive probablement du ennemi obu̧ yıgu̧ ̧́ inimitié
verbe eri ̧nyorosyâ ‘polir’ enziko (rad. -siko (-L%)) n. 9/10 la
ényóta (rad. -nyóta) n. 9/10 la soif eríkw’ blennorragie ngákúh’enziko puisses-tu
enyóta avoir soif attraper la blennorragie (parole dite comme
enyú̧ma (rad. -nyu̧ ma) n. derrière as’ enyu̧ má une insulte)
syage viens derrière moi erigenda bu̧ ́nyu̧ ́má énzindabúlímê (rad. -nzíndabulímée)
nyu̧ ́mâ marcher en reculant n. 9/10 un oiseau mâle, à grande queue
enyú̧ma (rad. -nyu̧ ma) n. 9/10 punaise que l’on noire, toujours en compagnie d’une bande
trouve dans le lit d’autres oiseaux qui sont ses femelles Syn. :
enyú̧mba (rad. -nyu̧mbá) n. 9/10 la maison, la enzirámukinde
hutte, la case enzındú̧ ̧ kya (rad. -tsindúki ̧a (-L%))
ényúmu (rad. -nyúmú) n. 9/10 la fourmi noire ̧́
Var. : akatsındu̧ kya n. 9/10 le vin de banane
̧́
erıkwá áw’ akányúmu (erıkw’ ̧́ amerú̧ áw’ que l’on apporte de très bon matin à un noble
akányúmu) être friand de viande enzíni (rad. -tsini) n. 9/10 le vagin
enyúngu (rad. -nyungú) n. 9/10 la casserole, la enzíra (rad. -yira) Var. : esyonzíra, oluyíra
marmite akayíra n. 9/10 le chemin
enyúnzu (rad. -nyunzu) n. 9/10 l’os des hanches eritunungul’ámesó ng’ omu̧ nı ̧́ w’ oko nzíra
ényunzu (rad. nyunzu (-L%)) n. 9/10 une ouvrir grand les yeux comme quelqu’un qui
personne gravement malade et très émaciée fait son grand besoin à côté de la route
énzaba (rad. -tsába (-L%)) n. 9/10 une cicatrice énzirámírâ (rad. -tsíramíráa) Var. :
naturelle sur le corps ; une petite partie du akátsirámírâ esyónzirámírâ n. 9/10 le
corps où la couleur est plutôt rose ou blanche python
̧
énzaisayi ̧ (rad. nzái ̧sayi ̧ (-L%)) n. 9/10 un type enzirámukinde (rad. -yiramúkinde (-L%))
de serpent venimeux, vert n. 9/10 sorte de moineau akákalı ̧́
énzakáno (rad. -sákano) n. 9/10 une chose k’enzirámukinde, la femelle de ce type
écrite, une lettre, l’évangile d’oiseau esyonzirámukinde sorte de
enzála (rad. -yala) n. 9 la faim námákw’ enzála moineau qui vit en bande ; le mâle a une
j’ai faim longue queue noire
enzále (rad. -tsalé) n. 9/10 buffle Syn. : émbógo enziyı̧ ̧́ n’enziyi ̧ ̧ adv. beaucoup
enzáli (rad. -tsali) n. 9/10 un buffle enzobóli ̧ (rad. -soboli ̧) n. 9/10 un grand
énzalima ̧ (rad. -tsáli ̧ma (-L%)) n. 9/10 maigre tambour. Litt. : ‘celui qui clarifie le message’.
ámâbíbyá nzali ̧ma il est devenu maigre Un tambour de grandeur moyenne par lequel
enzalinzáli (rad. nzalinzalí) n. 9/10 bassin on commence lorsqu’on joue sur les tambours
enzáma (rad. -sama) n. 9/10 le pauvre Syn. : énzobóli ̧
(dépourvu de moyens matériels), le énzóga (rad. -yóga) n. 9/10 le grelot que l’on met
malheureux aux pieds ou aux bras du danseur
enzatsa (rad. -nzatsa (-L%)) n. 9/10 une variété enzógu̧ (rad. -nzogu̧ (-yogu̧ )) Var. : esyonzógu̧
de singe n. 9/10 l’éléphant Syn. : ehúlâ, étabinduka,
énzégo (rad. -tségo) n. 9/10 bois de support etyanga
pour le bananier obu̧tsipa ̧ óbulímw’ énzégo énzóka (rad. -yóka) n. 9/10 le serpent erıkw’ ̧́
síbweter’ omw' ihúnga un bananier avec un esyónzóka avoir des vers parasites
support ne tombe pas sous le coup du vent énzokómbi ̧ (rad. -nzókombi ̧) n. 9/10 chenille
énzegulíro (rad. -tséguliro) n. 9/10 bois qui énzole (rad. -yóle (-L%)) Var. : esyónzole
soutient un bananier dont le régime de ekíyole n. 9/10 le tatouage. Il a un rôle
bananes risque de le faire tomber ornemental mais quand il recouvre la
enzénzê (rad. -nzenzée) n. 9/10 un genre poitrine et le ventre de la femme, il joue
d’instrument de musique aussi un rôle d’excitant sexuel
énzéro (rad. -yéro) Var. : esyónzéro ekíyéro enzolhóka (rad. -tsolhoka) n. 9/10 gonflement
n. 9/10 un animal blanc : une chèvre sur le soulier ou sur le pneu
blanche, une poule blanche. Ce sont ces enzóli ̧ (rad. -yoli ̧) n. 9/10 le rêve, le songe. On
enzombê 46 epóso
croit beaucoup aux choses apparues dans les epagarapagara (rad. -pagarapagara (-L%))
rêves, parfois on va en chercher la n. 9 en hâte, sans trop se contrôler
signification chez les médiums omúlumy’oyú̧ akákol’ebindú by’omo
enzombê (rad. -nzombee) n. 9/10 un morceau pagarapagara cette personne fait des choses
d’étoffe employée pour porter l’enfant sur le en hâte sans pouvoir se contrôler
dos epakupaku (rad. -pakupaku (-L%)) n. 9 en hâte
enzondo (rad. -tsondo) n. 9/10 un petit bâton awíty’ epakupaku il fait des choses en hâte
qu’on enfonce dans le trou du rat pour sans bien se contrôler Syn. : epagarapagara
essayer de le faire sortir ou voir s’il y a un rat epálasú̧ru̧ (rad. -palásurú̧) n. 9/10 un emploi
à l’intérieur journalier (emprunt au français ‘par jour’)
enzongóli ̧ (rad. -songoli ̧) n. 9/10 vin de palme epámbâ (rad. -pambáa) n. 9/10 le coton
de meilleure qualité préparé sans eau epambási (rad. -pambasí) n. 9/10 pourtour
énzoto (rad. -sóto (-L%)) adv. en diagonale ombragé de la maison le long du mur
émbu̧lá yikáwá mó nzoto la pluie tombe en epandê (rad. -pandee) n. 9/10 paiement dans un
diagonale. Ce genre de pluie passe même par club
les fenêtres car elle tombe en diagonale epapî (rad. papii) n. 9 rien eririmá ryabırı ̧́ kw’
̧́
enzu̧dú̧lhu̧ (rad. -tsudulhú̧) n. 9/10 culotte omó mbu̧ ́la síhakirí n’ epapî le champ a été
enzugúndo (rad. -sugundo) n. 9/10 var. : détruit par la pluie. Il n’y a rien qui ait
esyonzugúndo sifflet subsisté
enzú̧ke (rad. -tsu̧ké) Var. : esyonzú̧ke akatsú̧ke epasyô (rad. -pasio) n. 9/10 la pension
n. 9/10 une double calebasse (emprunt au français)
énzúki (rad. -yúkí) Var. : esyónzúki akáyúki epata (rad. -pata (-L%)) Var. : esyopata n. 9/10
n. 9/10 mouche la boisson qui n’est pas bonne
énzú̧ko (rad. -tsú̧ko) n. 9/10 commencement, epénzi ̧ (rad. -penzı)̧́ n. 9/10 pinces (emprunt au
début français)
énzu̧kwámú̧témı ̧́ (rad. –tsú̧kua mu-témi)̧ n epérese (rad. -perése (-L%)) n. 9/10 fraise
9/10 une banane qui commence à mûrir. Le (emprunt au français)
mot vient de erıtsu̧ ̧́ ́ka ‘commencer’ et epésê (rad. -pesée) n. 9 une maladie de la peau,
omu̧ ́témi ̧ ‘faucille’ Syn. : énzu̧ kwámúgúsu le zona
énzu̧kwámúgúsu (rad. –tsú̧kua mu-gúsú) epétâ (rad. -petáa) n. 9 maladie de l’enfant qui
n. 9/10 une banane qui commence à mûrir. l’empêche de déféquer
Le mot vient de erıtsu ̧́ ̧́ka ‘commencer’ et ̧ pı
epili ̧ li ̧́ ̧ (rad. -pilipili)̧ n. 9/10 poivre, piment
omúgúsu ‘couteau’ Syn. : énzu̧ kwámú̧témi ̧ (mot d’emprunt au swahili)
enzu̧mbirya ̧ (rad. –sumb-ir-i ̧-a (-L%)) ̧́ ̧̂ (rad. -piríi) Var. : epıri
epırı ̧́ ̧ n. 9/10 habit de
n. 9/10 un grand tambour. Le terme vient de deuil
eri ̧su̧ mbi ̧ryâ ‘parler d’une manière solennelle epiri ̧ pı̧ ri ̧́ ̧ (rad. -piripirı)̧́ n. 9/10 poivron (mot
et avec autorité’ d’emprunt au swahili) Pili ̧ pı
̧ li
̧́ ̧ Pilipili
enzumbu (rad. -nzumbu (-L%)) n. 9/10 plante (pepper) : nom propre donné à un individu
rampante dont les feuilles sont employées au caractère difficile et intraitable
comme savon epísipísi (rad. -pisípisí) n. 9 très petit síhakirí
enzúmwâ (rad. -nzumúa) n. 9/10 un conseil n’ epísipísi il n’y a presque plus rien
énzúmwâ (rad. -tsúmúa) n. 9/10 un conseil, un epitsô ̧ (rad. -pi ̧tsoo) n. 9/10 le pigeon domestique
mot d’ordre ; une parole significative pleine (ce terme est un emprunt au français)
de sagesse epóno (rad. -pono) n. 9/10 entêtement,
enzú̧namıryâ ̧́ (rad. sunámirıa) ̧́ n. 9/10 patate désintéressement
douce dont une partie est visible à la surface epónolya (rad. -ponóli ̧a (-L%)) n. 9/10
énzungule (rad. -nzúngule (-L%)) n. 9/10 type beaucoup de récolte oyó awíte epónolya le
de gros poisson champ de celui-là produit toujours beaucoup
énzunúnû (rad. -tsúnunúu) n. 9/10 un type de de récolte
fleur de brousse epopô (rad. -popoo) n. 9/10 le tatouage de la
énzururu (rad. -nzúruru (-L%)) n. 9/10 la neige figure consistant en une pointe que l’on
énzu̧su̧ (rad. -súsu̧ ) n. 9/10 petite boule pratique sur la joue erísak’epopô faire un
contenant de la farine dans la pâte qui n’a tatouage sur la joue
pas été bien pétrie epopolına ̧́ (rad. -popoli ̧ná) n. 9/10 pagne strié
enzwébê (rad. -nzuebée) n. 9/10 un petit oiseau de couleurs différentes
à plumage très joli : rouge, vert et noir eporô (rad. -poroo) Var. : esyoporô n. 9/10
enzwikáno (rad. -suikano) n. 9/10 couverture poireau
en peau d’animal qui sert à couvrir un enfant epóso (rad. -posó) n. 9/10 la nourriture
au dos Syn. : engóbi ̧ d’animaux
enzyatsyâ (rad. -tsiatsia) n. 9/10 lapin epóso (rad. -posó) n. 9/10 samedi
epotomoniô̧ 47 ̧
eribánda
epotomoniô̧ (rad. -potomonio)
̧ n. 9/10 porte- bonheur est un malheur
monnaie (emprunt au français) eríbála (rad. -bál-) v. intr. être sauvé ; échapper à
epú̧lâ (rad. -pu̧ láa) n. 9/10 sorte de petit singe un danger mortel ; se tirer d’affaire
epúlhúkû (rad. -pulhúkúu) n. 9/10 antilope ̧́
erıbali ̧sy'omúndu faire échapper quelqu’un
epulî (rad. -pulii) n. 9/10 un tube de bambou eríbála (rad. -bál-) v. intr. guérir ekirondá kyage
pour attiser le feu kyabíríbála ma blessure est déjà guérie
epúlúngû (rad. -pulúngúu) n. 9/10 un gros eríbaláma (rad. -bálam-) v. intr. aller en visite
oiseau chez un ami et y séjourner quelques jours.
epúndâ (rad. -pundáa) n. 9/10 l’âne (un emprunt Quand on rend visite à un parent lointain, on
au swahili) lui apporte quelque chose, généralement un
epu̧rıka ̧́ (rad. -pu̧ riká) n. 9/10 une jeune plante régime de bananes, un panier de manioc, un
de pomme de terre petit sac de haricots, etc. L’hôte visité remet
epu̧su̧pú̧su̧ (rad. -pusu̧pusú̧) n. 9/10 le chat quelque chose dans ce panier en retour
epwítsi (rad. -puitsí) adv. gratuitement ályámbá eríbalangúla (rad. -bálangul-) v. trans. griller à
mo pwítsi il me l’a donné gratuitement moitié eríbalangul’ ekikúsâ griller une
eradiyô ̧ (rad. -radi ̧yoo) n. 9/10 la radio carotte de maïs
(emprunt au français) erıbale ̧́ (rad. -bále (-L%)) n. 5/6 minerai de fer,
erángi ̧ (rad. -rangı)̧́ n. 9/10 couleur (emprunt au pierre dont on extrait le fer par fusion
swahili) ̧́
erıbale (rad. -bále (-L%)) n. 5/6 le cal ; la
erıbâ ̧̂ (rad. -ıb- ̧́ (-ıbV-))
̧́ v. voler, dérober. callosité ; le durillon dans la paume de la
Autrefois, les voleurs étaient sévèrement main quand on a beaucoup travaillé avec un
punis. On liait leurs mains derrière le dos et instrument dur
on les emballait dans des feuilles de eríbalíka (rad. -bálik-) v. trans. placer à un
bananiers sèches, puis on y mettait le feu. endroit élevé
Cette coutume a disparu avec la colonisation. ̧́
erıbalyâ (rad. -bál-i-)̧ v. intr. faire échapper
oyó bakégay’ okó mú̧hiti ̧ ̧ yó mwıbi ̧́ ̧ c’est ̧́
erıbaly’ akanyú̧nyu̧ laisser échapper un
celui qu’on attrape en flagrant délit qui est le oiseau
voleur erıbalyô ̧́ (rad. -báli ̧o) n. 5/6. le cal ; la callosité ;
̧́
erıbabalyâ (rad. -bábali ̧) v. clignoter des yeux le durillon dans la paume de la main quand
̧́
Syn. : erıpalapalyâ on a beaucoup travaillé avec un instrument
eríbabayíra (rad. -bábayir-) v intr. marcher ici dur
et là eribámba (rad. -bamb-) v. trans. couvrir avec la
eribága (rad. -bag-) v. partager eribag’émbene peau, couvrir avec une large feuille de
partager une chèvre parmi les membres de la bananier eribamb’ engóma fabriquer un
famille tambour en y mettant une peau sèche
eribága (rad. -bag-) v. trans. manquer de respect eribamb’ enyúngu couvrir une marmite qui
eríbága (rad. -bág-) v. trans. Dépecer ; écorcher est pleine de nourriture pour la cuisson
une bête eribámba (rad. -bámb-) v. trans. tanner, étendre
eríbagalíra (rad. -bágalir-) v. porter sur les et fixer la peau d’un animal avec des
épaules chevilles pour la faire sécher
eríbagukála (rad. -bágukal-) v. intr. venir eribambáma (rad. -bambam-) v. s’étendre par
précipitamment terre eribambam’ ahísi s’étendre par terre
eríbagúla (rad. -bágul-) v. trans. prendre à la eríbána (rad. -bán-) v. trans. Trouver ; rendre
main visite, parvenir à avoir, à obtenir, passer les
eríbakabáka (rad. -bákabak-) v. sécher à moitié rites de circoncision eriyábána aller rendre
olukímba lú̧lyafulhawá ̧́ ̧
nıki visite omúlwan’ oyu̧ ́ syábánıre ̧́ ce garçon
lwámábakabáka l’habit qui a été lavé est n’est pas circoncis (litt. : ‘ce garçon n’a pas
déjà à moitié sec encore trouvé’, sous-entendu les rites de
eríbakíra (rad. -bákir-) v. agoniser, être sur le circoncision)
point de rendre le dernier souffle eríbána (rad. -buán-) Var. : eríbwána v.
námábakir’ omó mbého je souffre circoncire. La circoncision constitue non
grandement du froid seulement une opération corporelle mais un
eríbakúla (rad. -bákul-) v. trans. Intercepter, ensemble de rites et l’initiation à la vie. Elle
saisir au vol eríbakulíra intercepter pour se pratique loin dans la forêt et est exécutée
eríbakulirwâ (rad. -bákuliru-) v. être le par des spécialistes en éducation et formation
bénéficiaire de quelque chose qui a été de l’homme ainsi qu’en méthodes opératoires
intercepté et cliniques erıbani ̧́ ̧'omwána circoncire un
erıbála ̧́ (rad. -bálá) n. 5 une personne méchante, enfant
terrible, insoumise, une personne qui inspire eribánda ̧ (rad. -banda) n. 5/6 la plaine
la terreur obútsemé bungi n’ıbála ̧́ trop de (étendue de pays plat ou faiblement ondulé,
eríbánda 48 eríbelegénda
généralement assez vaste, et moins élevée non consommés chauds ngábasá n’embého
que les pays environnants : la plaine de la je crève de froid omundú akábyá ábíhólá,
Semliki, la plaine de la Rwindi) ebitsibú omubirí akábasâ lorsque quelqu’un meurt,
̧́
bılól’ i ̧bánda que les choses malheureuses son corps devient raide
s’en aillent dans la plaine mu̧ ny’i ̧bánda eríbasangúla (rad. -básangul-) v. marcher vite,
l’habitant de la plaine. Ce sont les Mbuba et faire aisément ses premiers pas
les Talingȩ qui habitent la plaine. Ils sont mal eríbasúla (rad. -básul-) v. intr. faire le premier
considérés et, pour un Nande, se marier avec pas (se dit pour les enfants qui marchent
eux est très déconseillé, on croit qu’ils pour la première fois)
mangent la chair humaine comme les ogres eríbatangúka (rad. -bátanguk-) v. presser son
qui sont supposés habiter la plaine pas, se dépêcher batanguká tu̧ ́hıke ̧́ presse
eríbánda (rad. -bánd-) v. couper ton pas pour que nous arrivions
ekyowayibanda síkyélumâ la blessure que ̧́
erıbatangu ̧ ky’ omúndu faire se dépêcher
vous avez vous-même causée ne fait pas mal ; quelqu’un
en d’autres mots, lorsqu’il vous arrive un eribátsa (rad. -bats-) v. trans. tailler un morceau
malheur dans ce que vous aurez vous-mêmes de bois en forme de pointe ; couper certaines
choisi, il ne faut pas vous plaindre. Par parties d’un arbre eri ̧batsi ̧ranıá̧ entailler
exemple, si vous tombez sur un conjoint quelque chose d’autre avec ce qu’on a
intraitable, il ne faut pas vous plaindre car l’intention d’entailler
vous l’avez librement choisi vous-mêmes eríbatúka (rad. -bátuk-) v. intr. avancer en
eríband’omo ngóma battre le tambour sautillant ; se lever brusquement et s’en aller
eríband’okó byála applaudir (litt. : ‘battre omwaná alimúbatúka le bébé commence à
sur les mains’ eríband'ahísi cultiver (litt. : marcher en sautillant
‘frapper par terre’) eríyibánda se blesser eríbatúla (rad. -bátul-) v. intr. commencer à
eribandána (rad. -bandan-) v. trans. rencontrer marcher (pour un bébé) ómwaná alimwasá
quelqu’un par hasard ákábatúla le bébé commence à marcher
eríbandánga (rad. -bándang-) v. frapper (litt. : ‘l’enfant vient il marche’)
plusieurs fois ; découper eríbandang’ eríbéba (rad. -béb-) v. trans. brûler les poils d’une
omunwé w’ okó mútwê frapper plusieurs bête
fois le doigt sur la tête eríbeberéra (rad. -béberer-) v. faire mal
eríbandangir’enyamá y’okó múti se servir ekirondá kyámábeberéra la blessure fait
du bois pour découper la viande mal
eríbandánga (rad. -bándang-) v. trans. entailler eríbeberéra (rad. -béberer-) v. trans. griller à
en plusieurs endroits moitié
̧́
erıbandangu ̧ tsyâ (rad. -bándangutsi ̧-) v. eríbebukála (rad. -bébukal-) v. intr. être brûlé,
voler la récolte dans le champ d’autrui. C’est avoir la peau brûlée
par exemple aller dans un champ de maïs et eríbebúla (rad. -bébul-) v. trans. griller, brûler
y voler quelques carottes les poils d’un animal lors de la cuisson
̧
eribandanı á̧ (rad. -bandani ̧-) v. trans. joindre eríbéga (rad. -bég-) v. couper une partie de la
eribandwâ (rad. -bandu-) v. intr. se dit de pâte de manioc soit pour la mettre de côté,
quelqu’un sur qui l’on applique des fétiches soit pour la manger immédiatement
pour qu’il échappe au mauvais sort et, ce eribegéra (rad. -beger-) v. trans., intr.
faisant, il exécute une sorte de danse en s’habituer ; être habitué à ómwan’ oyú̧
tournant sur lui-même ou bien en tournant angábégérwákô on peut s’habituer
autour de la case ou encore autour du facilement à cet enfant
village. Se dit aussi de quelqu’un (surtout eríbegúla (rad. -bégul-) v. partager (de la pâte
d’un enfant) qui fait le fou u̧ ́bándırwê ̧́ kwê en la mangeant)
es-tu devenu fou ? (à cause de la drôle de eribéha (rad. -beh-) v. intr. dégager une odeur
danse que tu effectues) (sentir)
eribánga (rad. -bang-) v. trans. limer les dents en ̧
eribehekereryâ ̧ v. blâmer,
(rad. -behekereri-)
pointe rendre quelqu’un responsable de
eríbangúka (rad. -bánguk-) v. intr. agir vite, eri ̧behekerery’ omundú yolúbanza rendre
aller vite, se hâter, être leste quelqu’un responsable d’une affaire grave
eríbaníka (rad. -bánik-) v. être disponible, être eribeherwâ (rad. -beheru-) v. détester, subir une
trouvable, se trouver ekindw’ ekyó odeur
kikábanik’eBútembo cette chose peut se ̧́
erıbeku ̧ ́béku̧ (rad. -béku̧béku̧) n. 5/6 la
trouver à Butembo bronchite, la douleur d’une personne qui
eríbarúra (rad. -bárur-) v. trans. castrer endé souffre de bronchite
yi ̧barwıre ̧́ un taureau castré eríbelegénda (rad. -bélegend-) v. intr. être très
eríbása (rad. -bás-) v. durcir. Se dit des aliments rassasié
eribembéra 49 ̧
eribhu̧ ́bha
eribembéra (rad. -bember-) v. sacrifier, rendre regarder très soigneusement
tiède eribember’ abálimu ̧ ̧ sacrifier aux eríbhélha (rad. -bhélh-) v. trans. fendre (du bois
esprits, faire le culte des esprits eribember’ avec une hâche)
amagétse rendre l’eau tiède ̧
eribhelhû̧ (rad. -bhelhuu̧ ) n. 5/6 goître
eribéra (rad. -ber-) v. intr. bouillir (être en ̧
eribhéndê (rad. -bhendée) n. 5/6 la
ébullition) plaisanterie, la blague ; maladie qui consiste
erıbére ̧́ (rad. -bére) n. 5/6 le sein, le lait de la au gonflement des testicules ingyé ̧ síndy’
mère (pour les humains) erínyony’ okw’ ibhéndé ̧ lyagu je ne veux pas de tes
okw’íbére téter au sein blagues
eríberwâ (rad. -bér-u-) v. sembler námáberwá ̧́
erıbhendekyâ (rad. -bhéndeki ̧-) v. déprécier
nganyılámí̧ ̧re c’est comme si j’étais guérie quelqu’un, diminuer l’importance de
(litt. : ‘je semble comme une personne quelqu’un
guérie’) ̧́
erıbhesyâ (rad. -bhési-) ̧ v. saisir, prendre
̧
eriberyâ (rad. -ber-i-) ̧ v. trans. bouillir quelque chose avec ses mains
eríbetabéta (rad. -bétabet-) v. intr. marcher eríbhétha (rad. -bhéth-) v. frapper avec la main
lentement ou avec un bâton
̧́
erıbetyâ (rad. -béti ̧-) v. verser un liquide d’un eribhetyô ̧ (rad. -bheti ̧o) n. 5 la plaine
coup eribhı ̧ lı ̧́ ̧̂ (rad. -bhilıi)̧́ n. 5/6. le sac d’un vieillard
eríbhabhayíka (rad. -bhábhayik-) v. intr. parler eríbhínda (rad. -bhínd-) v. intr. être rassasié à
sans but alyahó akábhabhayika buyíra, l’excès
síhaly’ oyúkámúhulikirira il est là en train eríbhínga (rad. -bhíng-) v. intr. s’occuper de
de parler dans le vide, il n’y a personne qui eríbhingán’ebíndu s’occuper des affaires
fait attention à ce qu’il dit ̧́
erıbhobholyâ (rad. -bhóbholi ̧-) v. croquer
eríbhahúka (rad. -bháhuk-) v. intr. se casser ̧́
erıbhobholy’ ̧́ ́ha croquer un os
erıku̧
eríbhahúlha (rad. -bháhulh-) v. trans. briser ̧́
erıbhobhongolyâ (rad. -bhóbhongoli-) ̧
eríbhahul’ esaháni ̧ briser l’assiette v. trans. concasser avec les dents
eríbháka (rad. -bhák-) v. trans. se dit d’un feu eríbholhobhónya (rad. -bhólhobhony-)
qui prend directement et immédiatement sur v. trans. prendre en décevant quelqu’un.
un toit en pailles ou dans un champ d’herbes Akásond’ erínyíbholhobhony’ esyofurángá
sèches eríbhak’ omu̧ ́syenene prendre au vol syage il veut me prendre mon argent en me
une sauterelle décevant
eríbhakána (rad. -bhákan-) v. intr. se battre, en eríbholhongóka (rad. -bhólhongok-)
venir aux mains v. crépiter
eríbhalhagása (rad. -bhálhagas-) v. intr. durcir ̧
eribholyâ (rad. -bholi ̧-) v. trans. boire ; fumer
esyónzwirí syámábhalhagas’ okó mútwê eribhóndo ̧ (rad. -bhondó) n. 5/6 vin de palme
les cheveux deviennent durs sur la tête eribhondóha (rad. -bhondoh-) v. intr. être
eríbhalhangúka (rad. -bhálhanguk-) v. fatigué
crépiter (se dit pour les céréales qu’on grille) eribhónga (rad. -bhong-) v. intr. lorgner
eríbhalhúka (rad. -bhálhuk-) v. intr. se briser, omusík’olyá ábéger’ erinyibhongéra cette
être éjecté à partir d’un objet dur sur lequel fille aime me lorgner (probablement car elle
on s’est cogné est amoureuse de moi)
eríbhandukála (rad. -bhándukal-) v. intr. être eribhoro ̧ (rad. -bhoro (-L%)) n. 5/6 un type de
endommagé (se dit d’une assiette faite en pomme de terre de forme ronde Syn. :
métal) esaháni ̧ yabíríbhandukála l’assiette ̧
eribhorothási
est endommagée (en tombant par exemple eribhorothási ̧ (rad. -bhorothasí) n. 5/6 un type
sur le sol) de pomme de terre de forme ronde
eríbhandúla (rad. -bhándul-) v. trans. eribhótha (rad. -bhoth-) v. concasser
endommager (une assiette faite en métal) eribhothabhótha (rad. -bhothabhoth-)
eríbhandul' esaháni ̧ endommager l’assiette v. trans. détruire. Se dit de quelque chose qui
(par exemple en la faisant tomber sur un est creux ómwaná abíribhothabhoth’
objet dur) ekópô l’enfant a détruit le gobelet
̧́
erıbhandyâ (rad. -bhándi ̧-) v. trans. voler eribhothokála (rad. -bhothokal-) v. intr. se
eríbhangalhálha (rad. -bhángalhalh-) détruire. Se dit de quelque chose qui est
v. intr. être très éveillé ómwan’ oyu̧ ́ creux ekópó yabíribhothokála le gobelet
abhangalére cet enfant est très éveillé s’est détruit
̧́
erıbhasyâ (rad. -bhási-) ̧ v. manger eribhu ̧ ̧́bha (rad. -bhu̧bh-) v. intr. se ramollir. Ce
eríbhatíka (rad. -bhátik-) v. trans. plaquer terme donne une idée de vieillesse, quelque
quelque chose sur eríhbatik’ebyóndó chose qui a duré ou s’était posé et qui se
by'oko lu̧ hımbo ̧́ plaquer la boue sur le mur ramollit enyamá yabıri ̧́ ̧bhu̧ bhi ̧r’ omo
̧́
erıbhelelesyâ (rad. -bhélelesi ̧-) v. trans. épier, magétse la viande s’est déjà ramollie dans
̧
eribhu̧ bhu̧thyâ 50 ̧́ na
erıbı ̧́
l’eau discernement, la cohésion du groupe social,
̧
eribhu̧ bhu̧thyâ (rad. -bhubhuthi-)̧ v. trans. faire clanique est mise en danger. Cette correction
remplir de nourriture la bouche de quelqu’un provoque parfois un choc psychologique chez
̧́
erıbhu̧ ́ka (rad. -bhú̧k-) v. trans. fumer en mettant l’enfant. Celui-ci sait pertinemment qu’il ne
le tabac entre les incisives et la lèvre ment pas, donc qu’il rapporte la vérité toute
inférieure. Ce sont surtout les femmes qui nue. Et voici que ses parents qui, à ses yeux,
fument de la sorte sont des gens sérieux et recommandables, lui
eribhu ̧ ̧́ku̧ (rad. -bhukú̧) n. 5/6 cahier (emprunt disent qu’il ment alors qu’il ne ment pas.
à l’anglais « book ») C’est seulement plus tard qu’il comprendra
eríbhulhubhúta (rad. -bhúlhubhut-) que c’est la manière indue de parler qu’on
v. intr. marcher comme si on était très fatigué appelle ‘mentir’. Par exemple, quand j’avais
akágendá ákáyibhulhubhúta il marche (Kavutirwaki rapporte) dix ans, mes parents
comme s’il était très fatigué disaient d’une grand-mère qu’elle était
̧́
erıbhu ̧ lhu̧nganıá̧ (rad. -bhúlhungani-)̧ sorcière et qu’elle était jalouse de voir
v. mélanger pêle-mêle grandir tous mes frères et sœurs. Un jour, elle
eribhulyâ (rad. -bhuli-) v. trans. boire Syn. : me présenta des carottes de maïs. Je me
erınywâ ̧́ souvins qu’il pourrait y avoir du poison.
̧́
erıbhu ̧ ́na (rad. -bhú̧n-) v. trans. briser, casser Alors je lui dis que je les emporterai pour les
erıbhu ̧́ ̧ n’ ebikúsa récolter les maïs erıbhu ̧́ ̧ n’ manger avec tel autre membre de famille. À
okugúlu briser sa jambe. Il y a des peine avais-je quitté sa hutte que je jetai tout
guérisseurs qui parvenaient à guérir des os le paquet. Mais voici qu’elle me suivait
cassés. Pour Kavutirwaki, qui a vécu cette subrepticement et vit mon geste qui lui fit de
expérience, il croit que le guérisseur, en la peine. ‘Pourquoi fais-tu cela ?’, me
l’occurrence un certain Balyage de demanda-t-elle. ‘Mais, lui dis-je, on dit que
Mutwanga, se fait aider par ses ancêtres qui vous empoisonnez les gens.’ ‘Qui vous a dit
en fait transmettent le pouvoir de rassembler cela ?’ ‘Mes parents’, lui répondis-je. Quand
et de guérir de tels os cassés mes parents furent mis au courant de
eríbhúnda (rad. -bhúnd-) v. intr. s’accroupir, se l’incident, ils s’empressèrent d’aller démentir
reposer après un repas copieux le fait et je subis une très sévère correction.
̧́
erıbhungyâ (rad. -bhúngi ̧-) v. faire du bruit J’étais donc puni pour avoir ‘menti’ malgré
̧́
erıbhu ̧ nıka ̧́ (rad. -bhú̧nik-) v. intr. se briser ma bonne foi
ómwan' ábhu̧nıkı ̧́ ry'
̧́ okó kúbóko l’enfant eríbihirwâ (rad. -bíhiru-) v. être l’objet d’un
s’est brisé le bras mensonge
eribhu ̧ ̧ réthe (rad. -bhu̧ rethé) n. 5/6 brouette ́ ̧ hyâ
erıbi ̧ (rad. -bíhi ̧-) v. trans. abîmer, détruire
̧́
erıbhu ̧ thabhú̧tha (rad. -bhú̧thabhu̧ th-) v. intr. eríbíka (rad. -bík-) v. intr. chanter, faire un
marcher avec le dos voûté, doucement et cocorico. Se dit du coq
comme si on voulait se rendre invisible. Ce eríbíka (rad. -bík-) v. trans. mettre de côté, mettre
sont les sorciers qui marchent de la sorte la en dépôt, poser
nuit ; marcher péniblement sous le poids de eríbikúla (rad. -bíkul-) v. confesser ses fautes.
l’âge Ceci s’applique surtout pour la jeune mariée
eribhwaya ̧ (rad. -bhuaya (-L%)) n. 5 un type de en difficulté d’accouchement : si elle avoue
danse où les gens dansent deux à deux tous ses amants, elle accouchera sans peine.
eríbíba (rad. -bíb-) v. trans. semer à la volée Elle est ainsi forcée et obligée moralement de
eribı ̧ ga ̧́ (rad. -big-) ̧ v. lutter ; être en pleine forme faire connaître les noms de tous ceux qui ont
omúty'ámâbıga ̧́ l’arbre est en pleine forme couché avec elle. Cette interrogation est
eribi ̧ gabı ̧ ̧́ (rad. -bi ̧gabi ̧g-) v. pousser avec
ga menée par les vieilles femmes eríbikul’
fertilité (comme les mauvaises herbes) ebíti amalólo confesser ses péchés
byámábi ̧gabi ̧g’ omoririmá lyage l’herbe eribímba (rad. -bimb-) v. intr. gonfler sa poitrine
grandit bien dans mon champ. Dans la région d’orgueil et s’avancer comme transporté par
de Lukanga, on peut plutôt entendre le terme le vent
eribigabíga et, dans la région de Bunyuka, le ́ ̧ mba
erıbı ̧́ ̧́
(rad. -bımb-) v. intr. gonfler, être gonflé
terme eribegabéga. Tous ces mots semblent (augmenter de volume sous l’action d’une
donc être des synonymes cause quelconque) erıbi ̧́ ̧mbyâ faire gonfler
eríbíha (rad. -bíh-) v. intr. devenir mauvais, erıbı́ ̧ na ̧́ (rad. -bın-)̧́ v. intr. danser. Se dit de la
mentir ; raconter ou dire des choses danse des sorciers pendant la nuit. On croit
inexistantes ; rapporter ce que l’on a entendu que ceux-ci, ou plus exactement les femmes
dire et cela, sans discernement, car toute sorcières, se rassemblent la nuit pour
vérité n’est pas bonne à dire. C’est là un vice élaborer leurs plans néfastes ou pour
qu’on punit sévèrement dans la famille, car si apprêter et manger la chair humaine et qu’à
les enfants agissent de la sorte sans nul cette occasion, ils (elles) dansent
eríbindingúla 51 eríbugu
macabrement ̧
eriboli ̧ (rad. -boli ̧ (-L%)) n. 5/6 brousse
eríbindingúla (rad. -bíndingul-) v. trans. tourner eríbologónda (rad. -bólogond-) v. posséder
une chose plusieurs fois quelque chose en propre
eríbindúka (rad. -bínduk-) v. intr. se retourner eribómba (rad. -bomb-) v. trans. couvrir avec des
la tête ou le corps tout entier eríbindukir’ feuilles eribombóla découvrir en enlevant
omu̧ kalı ̧́ y’ omo ngíngo se tourner vers la les feuilles qui recouvrent des aliments dans
femme dans le lit eríyibindukáko tourner une marmite, enlever le couvercle
sur soi-même eribombéka (rad. -bombek-) v. cacher
́ ̧ ndu
erıbi ̧ ̧ kyâ (rad. -bínduk-i ̧-) v. trans. retourner momentanément dans un coin eriyibombéka
erıbí̧ ̧ndu̧ ky’ enyamá y’ omo nyúngu se mettre en retrait
retourner la viande dans la marmite ̧
eribomberyá (rad. -bomber-i ̧-) v. trans. étendre
eríbindúla (rad. -bíndul-) v. trans. mettre sur sur eri ̧bombery’ olúkómá lw’oko nyúngu
l’autre côté, inverser, retourner quelque étendre une grande feuille de bananier sur la
chose marmite
́ ̧ ndu
erıbi ̧ ̧ likannı
̧ á̧ (rad. -bíndulikani ̧-) eríbónda (rad. -bónd-) v. intr. être maigre
v. trans. tourner plusieurs fois eribondéra (rad. -bonder-) v. intr. être calme,
eribínga (rad. -bing-) v. trans. chasser (faire être apaisé (après qu’on se soit emporté)
partir en chassant devant soi mais sans eribonderéra être très calme et ne plus
nécessairement effrayer) eribingir’ omó bouger eriyi ̧ bondereryâ
̧ rester trop calme
kítego chasser de sorte que le gibier entre comme si l’on n’existait plus
dans le piège eribonderéra (rad. -bonderer-) v. intr. se calmer,
eríbínga (rad. -bíng-) v. vagabonder dans le sens être paisible
de chercher un partenaire sexuel illicite ̧
eribonderyâ (rad. -bonderi ̧-) v. trans. calmer,
eribi ̧ nganı ̧ á̧ (rad. -bingani ̧-) v. chasser devant coucher (l’herbe)
soi sans nécessairement effrayer eribóndo ̧ (rad. -bondo) Var. : eribhóndo̧ n. 5/6
erıbí ̧ ni ̧ ryâ ̧ (rad. -bíniri-) ̧ v. préparer pour le palmier sauvage, les fibres issues de ce
erıbi ̧́ ̧ni ̧ry’ ómwaná y’ obusára préparer de palmier
la soupe pour le bébé eribondóha (rad. -bondoh-) v. intr. maigrir,
eribı ̧ rátugu ̧́ (rad. -bi ̧rátúgu (-L%)) n. 5/6 un devenir maigre progressivement
œuf de poule non fécondé eribongóla (rad. -bongol-) v. trans. enlever la
eríbirikíra (rad. -bírikir-) v. trans. appeler peau d’une bête égorgée obúbongolê le fait
quelqu’un pour qu’il vienne lire le nom de de dépouiller un animal de sa peau
quelqu’un sur une liste eriboróga (rad. -borog-) v. mourir
eribirirwâ (rad. -ibirir-u-) v. trans. oublier eríbóta (rad. -bót-) v. ramasser, glaner
erıbi ́ ̧ ryâ ̧ (rad. -bíri ̧-) v. trans. balayer (une maison, eríbotabóta ramasser ici et là erıbotereryấ̧
une cour, etc.) glaner avec soin, ramasser avec soin
erıbı ́ ̧ sa ̧́ (rad. -bıs-) ̧́ v. trans. cacher (soustraire à la eríbotoléra (rad. -bótoler-) v. trans. prendre
vue, mettre dans un lieu où on ne peut eríyibotoléra prendre pour soi-même
trouver) erıbotsyô ̧́ (rad. -bótsi ̧o) n. 5/6 la laitue. Sorte
erıbi ́ ̧ sáma ̧ (rad. -bısam-) ̧́ v. intr. se cacher, ne plus d’herbe que l’on donne aux femmes ayant
paraître en public pendant un certain temps récemment accouché pour qu’elles aient
erıbi ́ ̧ semukála ̧ ̧́
(rad. -bısemukal-) v. intr. sortir ̧́
beaucoup de lait Syn. : erıhotsyô
de sa cachette, paraître en public après un erıbu ̧́ ̧̂ (rad. -bú̧u) n. 5 la cendre erisosá ng’ erıbu ̧́ ̧ ̂
certain temps d’absence ressembler à de la cendre, être très malade et
erıbi ́ ̧ su ̧ ̧ ́la (rad. -bısul-) ̧́ v. trans. montrer ce qui avoir un corps méconnaissable
était caché ́ ̧ ̧ ́ga (rad. -bú̧g-) v. trans. Dire, parler erıbu̧
erıbu ̧́ ga
eribóba (rad. -bob-) v. intr. être mouillé de ndi ndi ndi bégayer
manière à ce que la chose (généralement une eríbúga (rad. -búg-) v. trans. Finir, terminer oyó
peau) devienne molle et malléable ámábug’ olwíwe celui-là est arrivé à son
eribobyâ ̧ (rad. -bob-i-) ̧ v. mouiller, faire mouiller terme, il est mort eríbug’ obuyíngo terminer
eribógo ̧ (rad. -bogo) n. 5 la fertilité du sol, la la vie
bananeraie eri ̧bógo la bananeraie, la ́ ̧ ̧ gabú̧ga (rad. -bú̧gabu̧ g-) v. intr. délirer
erıbu
plantation des bananiers eríbugabugána (rad. -búgabugan-) v. intr. être
eribóga (rad. -bog-) v. intr. Déborder, être fertile répandu partout
eríbóha (rad. -bóh-) v. lier eríbohokála se délier erıbú ̧ ̧ gána (rad. -bú̧gan-) v. gronder erıbu ̧́ ̧ ganá
eríbohóla (rad. -bóhol-) v. trans. délier, libérer n’omwána gronder un enfant
(un prisonnier) eríbugiríra (rad. -búgirir-) v. parachever,
eribóla (rad. -bol-) v. intr. pourrir múbuli terminer complètement
mundw’ ábóli ̧re pourriture d’homme (ceci eríbugu (rad. -búgu (-L%)) n. 5/6 la banane
est une injure) plantain
eríbugúla 52 eríburugúnda
eríbugúla (rad. -búgul-) v. trans. ramasser une eríbumba (rad. -búmba (-L%)) n. 5 l’argile
chose perdue que l’on aperçoit par terre eríbúmba (rad. -búmb-) v. créer
eribúha (rad. -buh-) v. trans. souffler dans un cor eríbumb’enyúngu fabriquer un pot avec de
eribuh’ engúbi souffler dans un cor l’argile eríbumbúla défaire ce que l’on a
eribuh’omo mulíro souffler dans le feu fabriqué avec de l’argile
(pour l’activer) kálúme buh’omó li ̧ko petit eribumbubána (rad. -bumbuban-) v. intr. se
homme, souffle dans le feu reposer akábumbubaniray’ ̧ omútimá w’
eribuhiríra (rad. -buhirir-) v. souffler lentement omó kitsu̧ ̧ ́tsû̧ il fait reposer son cœur dans
et doucement leká nyíbúhiriry’ oko l’ombre, il se repose à l’ombre
kirondá kyagu laisse-moi souffler lentement eribúndâ (rad. -bundáa) n. 5/6 le ventre,
sur ta blessure. En général, lorsqu’un enfant l’estomac awíty’eribúndá línganábî il a un
se blesse, son gardien souffle lentement sur gros ventre Syn. : endâ
sa blessure eríbúnda (rad. -búnd-) v. intr. S’accroupir (dans
eribúka (rad. -ibuk-) v. trans. se souvenir de un lieu pour digérer à la suite d’un repas
quelque chose, se rappeler quelque chose copieux)
eríbúka (rad. -búk-) v. intr. se réveiller, être eríbundabúnda (rad. -búndabund-) v. intr.
originaire de Abandú bakándisyábuk’omó marcher lentement
ngyakyâ les gens se réveilleront le matin ́ ̧ ̧ ndabu̧ndyâ (rad. -búndabund-i ̧)
erıbu
eríbuku (rad. -búku (-L%)) n. 5 reconnaissant, Var. : erıbu ̧́ ̧ ndyabu̧ndyâ v. trans. porter
de bonne conduite oyú̧ ni mundú quelque chose de lourd et s’avancer avec
w’eríbuku cette personne est d’une conduite eríbundáma (rad. -búndam-) v. s’accroupir
appréciable eríbundamíra s’accroupir sur, faire l’amour
eribu ̧ ̧ kyâ (rad. -ibuk-i ̧-) v. trans. rappeler avec embene yi ̧nábu̧ ndámıré ̧́ halyâ la
namibirirwá ıwanyı ̧́ ̧́ ́kyâ si j’oublie,
bu̧ chèvre se repose (dort) là-bas
rappelle-le moi eríbundamíra (rad. -búndamir-) v. tomber sur
́ ̧ ̧ kyâ (rad. -búk-i-)̧ v. trans.
erıbu saluer (en eríbundamir’ omúndu tomber sur quelqu’un
souhaitant la santé, la prospérité à Syn. : eritsundamíra
quelqu’un), réveiller eríbundayíra (rad. -búndayir-) v. intr. marcher
eríbúla (rad. -búl-) v. trans., intr. manquer de, comme si l’on faisait traîner le ventre
manquer quelque chose qu’on cherchait, ne eríbundungúla (rad. -búndungul-) v. trans.
pas être là lorsqu’il le faudrait, être absent, tournoyer (les yeux) eríbundungul’ améso
faire défaut tournoyer les yeux
́ ̧ ̧ likı
erıbu ̧ rá̧ (rad. -bú̧likir-) v. intr. être eríbúnga (rad. -búng-) v. intr. se promener (aller
agréablement surpris námábu̧ li ̧ki ̧rá d’un lieu à un autre pour se détendre,
ómwana wagé ínátók’ oko masindáno je prendre l’air), partir pour rendre visite à
suis agréablement surpris d’apprendre que quelqu’un
mon enfant a réussi aux examens eríbungúla (rad. -búngul-) v. transvaser
erıbú ̧ ̧ liki ̧ ri ̧ ranı
̧ á̧ (rad. -bú̧likirirani-)̧ eríbungul’ óbwabu transvaser la bière dans
v. trans. surprendre en arrivant à l’improviste un autre récipient
eríbulíra (rad. -búlir-) v. traîner eríbulir’ omó ́ ̧ ̧ nu̧kála (rad. -bú̧nukal-) v. intr. revenir chez
erıbu
mu̧ ́lú̧mbo traîner longtemps dans un débit soi après un voyage ámábu̧ nu̧ kal’ átyâ il
de boissons revient bredouille
eríbulirána (rad. -búliran-) v. intr. disparaître erıbú ̧ ̧ nú̧la (rad. -bú̧nul-) v. trans. revenir sur sa
(cesser d’être visible) décision erıbu ̧́ ̧ nu̧l’ omútíma changer de
erıbu ́ ̧ ̧ lu̧nganıá̧ (rad. -búlungani ̧-) v. trans. décision
mélanger sans faire la moindre attention erıbu ́ ̧ ̧ nu̧lyâ (rad. -bú̧nuli ̧-) v. ramener chez soi
̧́ lu̧ nganıá̧
Syn. : erıtu̧ wámábu̧ nu̧ ly’ ıba ̧́ wage tu ramènes mon
eribúlúngû (rad. -bulúngúu) n. 5/6 la noix de ̧́ nu̧ ly’ omútíma revenir sur ses
mari erıbu̧
palme décisions. Litt. : ‘faire revenir le cœur, faire
eríbulungúka (rad. -búlunguk-) v. crépiter faire marche arrière au cœur’
ekikúsá kyámábulungúka le maïs crépite erıbu ́ ̧ ̧ nzú̧la (rad. -bú̧nzul-) v. trans. émietter,
(sur les braises) briser
erıbu ́ ̧ ̧ lu̧ngú̧ta (rad. -bú̧lungut-) v. tomber en erıbu ́ ̧ ̧ nzu̧ngu̧kála (rad. -bú̧nzungukal-)
ruines, en décadence v. intr. réduire en miettes, émietter eki ̧rı ̧́
erıbu ́ ̧ ̧ lyâ (rad. -búl-i-)̧ v. trans. questionner kyámábu̧nzu̧ngu̧kálir’ omó byála la patate
quelqu’un avec l’idée qu’il doit fournir une douce est réduite en miettes dans les mains
réponse erıbu̧ ̧́ lyá sı ̧́ bu̧ ́kıru̧
̧́ s’informer n’est eríburugúnda (rad. -búrugund-) v. intr. marcher
pas idiot (c’est-à-dire que l’on peut à petits pas. S’utilise pour certains jeux,
questionner même sur des événéments qui certaines danses, certains rites religieux. Se
semblent évidents) dit du sorcier qui rôde autour du village pour
eríburugúnya 53 erídémba
chercher ses sortilèges répand dans la maison
eríburugúnya (rad. -búruguny-) v. déborder de eribwága (rad. -buag-) v. intr. tomber en syncope
fertilité ou de santé ahandw’ eribwarabwára (rad. -buarabuar-) v. aller
áhabu̧ ru̧ gu̧ ́nyıre ̧́ une place qui est très fertile partout dans la maison pour voir ce qui s’y
eriburúra (rad. -burur-) v. intr. écumer cache
eribururíra (rad. -bururir-) v. intr. écumer sur ̧
eribwayâ (rad. -buagi ̧-) Var. : eri ̧bwagyâ v.
eribururir’ ahísi écumer par terre répandre, faire déborder Syn. : eritswagyâ ̧
eribururúka (rad. -bururuk-) v. intr. pousser en eribwê ̧ (rad. -bu̧e) n. 5/6 la pierre, le caillou, le
grande quantité et de manière accélérée. Se roc, le rocher
dit par exemple des mauvaises herbes, des eribwéka (rad. -buek-) v. prêter eriyibwéka
cheveux, de la barbe ou des enfants qui s’emprunter
grandissent vite eríbwíra (rad. -búir-) v. trans. dire à eríbwira
eríbúta (rad. -bút-) v. donner naissance, Kámbalé y’ omwátsi dire une nouvelle à
procréer, enfanter erıbú̧ ̧ tabu̧tanıá̧ se Kambale eríbwiriríra réprimander en public
multiplier par plusieurs naissances, eríbwiríka (rad. -búirik-) v. être capable
générations d’entendre conseil súlíbwiriká kwéhí!
eríbutáma (rad. -bútam-) v. intr. s’accroupir akábu̧ li ̧ katyowa kaków’ omútw’
eríbutam’ ahísi s’accroupir par terre ̧́ ̧aly’okó lıko
ıni ̧́ tu n’entends pas conseil : une
eríbutatála (rad. -bútatal-) v. intr. s’étonner brebis qui n’entend jamais conseil entend
grandement lorsque sa tête est en train d’être grillée au
erıbu ̧́ ̧ ́ti ̧ (rad. -búti ̧) n. 5/6 poule-mère feu
móbakángereráyw’ ıbu̧ ̧́ ́ti ̧ on a égorgé une eríbwiriríra (rad. -búiririr-) v. trans. dire les
poule-mère pour moi là-bas quatre vérités à quelqu’un
eribu ̧ ̧́tsa (rad. -bu̧ ts-) v. intr. mettre en désordre eríbyâ (rad. -bé-) v. intr. être, devenir, habiter ; ce
eribu ̧ ̧ tsyô (rad. -butsio) ̧ n. 5/6 carence en lait verbe sert aussi d’auxiliaire eríbyá mwami
pour une femme qui accouche devenir un chef eríby' áho exister (litt. : ‘être
eríbutúka (rad. -bútuk-) v. intr. apparaître là’) akándisyáby’ agénda quand il partira
soudainement eríbutukir’ omúndu (litt. : ‘il sera il part’) twáberé twagénda
apparaître à quelqu’un quand nous sommes partis
eríbutukála (rad. -bútukal-) v. intr. apparaître erídaimána (rad. -daiman-) v. se coaguler
soudainement esú̧pu̧ yámádaimána la sauce se coagule
eríbutukíra (rad. -bútukir-) v. intr. apparaître à omusasy’ámádaimána le sang se coagule
eríbutúla (rad. -bútul-) v. trouver erídálha (rad. -dálh-) v. intr. rebondir émbugá
eríbututúla (rad. -bútutul-) v. avoir une grande ikádalhâ le malheur arrive soudainement
progéniture (litt. : ‘le malheur rebondit’
́ ̧ ̧ tyâ (rad. -búti ̧-) v. faire mettre au monde,
erıbu erídaukála (rad. -dáukal-) v. sortir brusquement
faire mettre bas, faire accoucher erídaukala oko kitwâ descendre
́ ̧ ̧ tyâ (rad. -bút-i-)̧ v. trans.
erıbu enfanter, précipitamment d’une colline
accoucher, procréer, faire accoucher, faire eridedéma (rad. -dedem-) v. intr. reluire, briller.
enfanter erıbu̧ ̧́ ty’ émbene faire enfanter une Se dit de quelque chose (une cruche) ou
chèvre erıbu̧ ̧́ ti ̧sy’ émbene faire en sorte d’une personne (une fille) qu’on a oint,
qu’une chèvre accouche d’huile de ricin de préférence
erıbú ̧ ̧ yâ (rad. -bú̧g-i-)̧ v. trans. faire du bruit. Le eridedemána (rad. -dedeman-) v. intr. être trop
verbe dérive de erıbu ̧́ ̧ ́ga ‘parler’ erıbu ̧́ ̧ y’ mou, avoir beaucoup d’eau
eki ̧dháli ̧ faire résonner la guitare akábu̧ gay’ ̧
eridedemesyâ (rad. -dedemesi ̧-) v. trans. rendre
akagomá kó ndeke il sait faire résonner le important u̧ káyi ̧dedemesaya nábí nawe toi
petit tambour aussi tu aimes te rendre important
eribuyáha (rad. -buyah-) v. être gai, être ̧́
erıdegu ̧ ́ma (rad. -dégu̧ m-) v. agoniser
satisfait de, être content námábuyahá erideı ̧ ̧̂ (rad. -deii)̧ n. 5/6 banane tendre qu’on
n'omwátsy’oyô je suis content de cette cuit à l’eau Syn. : eritı ̧ mo,
̧́ ̧
ekinyámu ̧ ́nyu̧
nouvelle eridekyâ ̧ (rad. -deki ̧-) v. trans. cuire (de la pâte)
eribu ̧ ̧ yahisyâ ̧ (rad. -buyahisi ̧-) v. rendre eri ̧deky’ ekítóle cuire de la pâte, mélanger
heureux, content, rendre gai, amuser l’eau avec la farine de manioc à l’aide une
eríbuyíra (rad. -búyir-) v. couvrir spatule
eríbuyiríra (rad. -búyirir-) v. être parfait, ̧́
erıdelyâ (rad. -déli-)̧ v. intr. échouer dans un jeu
terminer complètement eridémba (rad. -demb-) v. cajoler eridemb’
eríbwabúla (rad. -búabul-) v. mettre bas en omu̧ ́kali ̧ flatter une femme pour qu’elle
parlant du chien accepte de faire l’amour avec vous
eribwága (rad. -buag-) v. intr. répandre, déborder erídémba (rad. -démb-) v. cajoler
amagetsé ámábwag’omo nyu̧ ́mba l’eau se erídemb’omwána cajoler un enfant
̧
eridembyâ 54 ̧
erigábo
̧
eridembyâ ̧ v. trans. louer, flatter
(rad. -demb-i-) prépare les repas, et parfois on les y
k’u̧kátadembay’ omú̧kalı ̧́ wawu tu aimes consomme aussi. La volaille et certains
vraiment flatter ta femme membres de la famille y logent
erídésa (rad. -dés-) v. trans. décorer, dessiner ̧ ̧ bhálha (rad. -fu̧ bhalh-) v. intr. se décolorer,
erifu
̧́
erıdeu ̧ ́ma (rad. -déu̧ m-) Var. : erıdegu̧ ̧́ ́ma v. perdre sa couleur esyongímba
battre. Se dit du battement du cœur dans les syabırí̧ ̧fu̧ bhalir’ omo magétse les habits ont
derniers moments de sa vie omútim’ perdu leur couleur dans l’eau
ákinádeú̧mâ le cœur bat encore ; en d’autres ̧ ̧ ́lha (rad. -fu̧l-) v. trans. laver les habits. Ce
erifu
mots, il n’est pas encore mort mot est un emprunt car le son ‘f’ n’existe pas
eridínga (rad. -ding-) v. osciller, être balloté par dans les mots nande eri ̧fu̧ lha esyongímba
le vent olúseke lukádingâ le roseau est en laver les habits Syn. : erisukúla
train d’osciller erifúmbu (rad. -fumbú) n. 5/6 mystère ekyó
eridi ̧ ngyadi ̧ ̧
ngyâ ̧
(rad. -dingiadingi ̧
-) wámányíbwirá n’ifúmbu ce que tu me dis
v. trans. faire osciller est un mystère. Ce n’est pas du tout clair
erıdódo ̧́ (rad. -dódó) n. 5/6 graisse, huile sur la akábug’ omo mafúmbu masamasâ il ne
sauce, la soupe, dans le haricot cuit et bien parle jamais clairement de façon qu’on puisse
huilé le comprendre du premier coup. Il en fait un
erídódo (rad. -dódo) n. 5/6 la graisse de la grand mystère
viande. L’huile sur la sauce, la soupe. Le erífumbúla (rad. -fúmbul-) v. découvrir,
terme est surtout utilisé au pluriel recouvrer, retrouver quelque chose de perdu
eridodomána (rad. -dodoman-) v. être trempé Stanley mwâfúmbúl’ ekóngô Stanley
eridokyâ̧ (rad. -doki ̧-) v. tourner la pâte dans la découvrit le Congo
marmite erífurukúta (rad. -fúrukut-) v. oser, braver
eridónga (rad. -dong-) v. se ramollir. Se dit des akáfurukutawá lindi cette personne est trop
fruits qui sont mûrs ou de la viande dure qui, téméraire
en cuisant, devient tendre erífwathúra (rad. -fúathur-) v. photographier
̧́
erıdongodyâ (rad. -dóngodi ̧-) v. trans. gober (emprunt au français) omundú
eridu ̧ ̧ dú̧ma (rad. -du̧ dum-) v. plonger syáfwathurefwathúrê, akáyikoler'ebíwe
eri ̧du̧ du̧ m’ eri ̧handá ry’omó rırega ̧́ plonger un homme n’imite pas tous les jours, il agit
la coupe dans la calebasse personnellement
erıdu ̧́ ̧́ku̧ (rad. –dúkú̧) n. 5/6 type de danse erífyethúra (rad. -fíethur- fáthur-) Var. :
pendant laquelle les danseuses se erífathúra v. photographier
trémoussent tout en étant courbées erîgâ (rad. -íg- (-ígV-)) v. apprendre, étudier
eridúnda (rad. -dund-) v. faire un mouvement de eríg’amasáta apprendre à danser
ressort allant de haut en bas et donnant une erigába (rad. -gab-) v. trans. partager, diviser
sensation de confort. Se dit d’une auto, d’un omundú akály’ eri ̧gabó bakámugabirâ un
fauteuil, d’une personne qui fait trembler son homme mange la part qui lui est dévolue. En
derrière, c’est-à-dire une belle femme ; d’autres termes, il faut se contenter de sa part
dandiner et ne pas avoir de jalousie vis-à-vis des autres
eridu ̧ ̧ ́nga (rad. -du̧ ng-) v. trans. mélanger omúlumé syáligan’ eri ̧gabó ríwe un
plusieurs liquides, remuer un objet dans un homme ne refuse jamais la part qui lui est
liquide impartie
́ ̧ ̧ ́sa (rad. -dú̧s-) v. intr. mourir
erıdu erigabána (rad. -gaban-) v. partager entre soi,
erídwíka (rad. -dúik-) v. trans. faire l’amour se diviser en plusieurs, faire scission
̧́
erıfafani ̧
syâ (rad. -fáfanisi ̧-) v. confondre avec ̧
erigábo (rad. -gabo) n. 5/6 une part de viande,
Syn. : eri ̧sosekanıá̧ un morceau de viande prêt pour la cuisson
erifanána (rad. -fanan-) v. ressembler à (mot ou déjà cuit. Quand une famille abat une
d’emprunt au swahili) Syn. : erisósa chèvre ou un porc, elle le partage entre tous
erífatúra (rad. -fátur-) v. trans. photographier les membres de la famille pour que tous, à
(emprunt au français) cette occasion, aient de la viande. Ce partage
erifi ̧ fi ̧ a̧ (rad. -fi ̧fi ̧-) v. ternir est statué selon le degré de parenté. Par
́ ̧ fı
erıfi ̧ ya ̧́ (rad. -fífi ̧y-) v. ternir nábi ̧rıfí̧ ̧fıya ̧́ Náhó exemple, l’oncle ou la tante mangera toujours
kerá nábya mubuy’ókwaho j’ai terni. le cou. On partage un tout petit peu de tout
Avant, j’étais vraiment belle, plus que (celui qui aura le cou aura aussi un morceau
maintenant d’estomac, un morceau d’intestin, de foie,
erifı ̧ kấ̧ (rad. -fikáa) n. 5/6 cuisinière. Le pluriel, etc. La tête est réservée au chef de famille.
amafíka, signifie ‘la cuisine’ ané omo On la cuit quelques jours plus tard, dans une
mafıkâ ̧́ il/elle est à la cuisine. La cuisine est feuille de bananier. Le chef de famille la
une maisonnette construite derrière la mange soit chez lui, soit dans la hutte des
maison principale. Dans la cuisine, on anciens. Les femmes ne peuvent y toucher,
erigága 55 erigása
comme pour les sauterelles, la poule, les parler erigambul’omwátsi raconter une
œufs, le lait. Mais ces coutumes se dégradent. histoire omú̧kali ̧ wagu akágambulá ndeke
Les femmes mangent de tout aujourd’hui omútimá íni ané omondâ ton épouse
omundú akálya eri ̧gabó bakámusoherâ raconte les histoires calmement
une personne mange la part qui lui est erígambwâ (rad. -gámbu-) v. être de trop, ce
dévolue dont on a assez et qu’on laisse traîner ou
erigága (rad. -gag-) v. se gâter. Se dit de la qu’on rejette
nourriture qui devient aigre après un certain erigána (rad. -gan-) v. trans. refuser (ne pas
temps séparant la cuisson de la manducation accepter) námágan'erigendá nagu je refuse
eriyir’ ekıgayi ̧́ ̧a avoir une main qui rend la de faire l’amour avec toi
nourriture aigre lorsqu’on la touche ̧
erigána (rad. -gana) n. 5/6 cent
erigagíra (rad. -gagir-) v. grincer des dents ̧
erigánga (rad. -gangá) n. 5/6 un sacrilège
erígagíra (rad. -gágira-) v. trans. parler erígagir’ ̧
eríkol’erigánga commettre un sacrilège.
̧
ebinywâ parler de quelque chose avant d’en Quand on en commet, on doit subir des rites
avoir parlé aux hommes dans un tribunal de purification pour qu’il soit effacé et qu’on
̧
erigagi ̧
ryâ (rad. -gagiri ̧-) v. avoir la mauvaise ne doive plus le compenser par un malheur.
main qui fait gâter toute nourriture que l’on Le sacrilège peut être involontaire. C’est tout
touche ce qui viole la loi naturelle, la loi normale, le
erígalagánda (rad. -gálagand-) v. intr. se cours normal des choses. Engendrer des
promener par ci par là sans but précis jumeaux, par exemple. Ce terme est plus fort
erigaláma (rad. -galam-) v. intr. se coucher sur que erilólo ‘le péché’ que l’on peut confesser
le dos afin qu’il s’efface
erigalamukála (rad. -galamukal-) v. intr. erígánga (rad. -gáng-) v. être en surplus et
dégringoler (descendre précipitamment d’une traîner sans être consommé obundú
hauteur) bwámágánga la pâte est de trop et on ne la
erigalíka (rad. -galik-) v. mettre sur le dos consomme pas entièrement
erigalik’ engobı ̧́ y’ émbené y’ahísi étendre erígangagánga (rad. -gángagang-) v. errer, être
la peau d’une chèvre par terre pour la sécher indigne de confiance
erigalikiríra (rad. -galikirir-) v. étendre par eriganíra (rad. -ganir-) v. refuser omúkali ̧
terre expressément erigalikirir’ éngokó syáliganir’ ıba ̧́ la femme ne refuse jamais à
y’oko mulíro étendre la poule sur le feu en son mari de faire l’amour eriganir'omo
vue de brûler son duvet et la rôtir tu̧gotséri ̧ rester dans le sommeil
erígalikiríra (rad. -gálikirir-) v. mettre sur le eriganiríra (rad. -ganirir-) v. rester collé,
dos quelqu’un ou quelque chose de manière refuser avec force et détermination amátsitsi
consciente et voulue avec détermination abíriganirir’oko kisoméko le jus de banane
erígalikirir’éngokó y’oko mulíro étendre la (qui est comme de la colle) est resté collé sur
poule sur le feu pour la rôtir ou, si elle n’est la chemise
pas ouverte, c’est pour brûler le duvet qui y ̧
erigani ̧
ryâ ̧ v. penser, réfléchir,
(rad. -ganiri-)
reste après le déplumage méditer, cogiter u̧ kágani ̧rayákı ̧́ nagu?
erigalikwâ (rad. -galik-u-) v. être étendu par ngágani ̧rayá bínéne à quoi penses-tu ? Je
terre par quelqu’un d’autre pense à beaucoup de choses (sous-entendu :
̧
erigali ̧
ranı á̧ (rad. -galir-an-i ̧-) v. trans. contrarier, c’est pourquoi je suis passif)
̧
fâcher ísiwagali ̧
ranaya mú̧lıkyenyu
̧́ ̧ il ne eriganúla (rad. -ganul-) v. reprendre
faut pas contrarier votre compagnon connaissance après un épuisement résultant
erigalirwâ (rad. -galir-u-) v. intr. se fâcher d’un long moment sans avoir mangé ; se
erigalwâ (rad. -galu-) v. souffrir Syn. : eryagalwâ raviver
̧
erigalyagalyâ (rad. -gali ̧-) v. étendre par terre, eriganyagánya (rad. -ganyagany-) v. bien
se rouler eri ̧yi ̧galyagaly’ ahísi se rouler par connaître son métier
terre, se coucher par terre sur le dos et eriganyíra (rad. -ganyir-) v. avoir de la pitié, de
bouger dans divers sens la miséricorde, du pardon ; être sensible au
̧
erigalyagalyâ (rad. -gali ̧agali-) v. rouler par malheur d’autrui. Pardonner un mal
terre quelconque qu’on nous fait
erígámba (rad. -gámb-) v. être beau erigánza (rad. -ganz-) v. trans. compter,
omusík’oyú̧ agámbıre ̧́ cette fille est très calculer, énumérer
belle eriganzíka (rad. -ganzik-) v. être comptable
erígámba (rad. -gámb-) v. intr. être de trop. Se óbutágánzika ce qui est innombrable
dit de la nourriture obundú erigarámba (rad. -garamb-) v. négliger, laisser
bwámányígámba j’ai trop de pâte (je n’en pourrir
peux plus de manger) erigása (rad. -gas-) v. trans. dire wámágasá ki ̧ ?
erigambúla (rad. -gambul-) v. intr. causer, wámágasa mwátsı ̧́ ki ̧ ? que dis-tu ? Que
erígasáma 56 ̧
erigéngélégengele
racontes-tu comme nouvelle ? bruits grinçants. Se dit uniquement des dents
erígasáma (rad. -gásam-) v. intr. s’étonner en ̧
erigegeryâ ̧ v. laisser (un champ en
(rad. -gegeri-)
ouvrant la bouche à cause de l’émotion friche) eri ̧gegery’ eriríma laisser un champ
erígasukála (rad. -gásukal-) v. être étranglé, en friche
mourir. Avoir quelque chose qui coince dans erígegúla (rad. -gégul-) v. partager (de la pâte
la gorge en la mangeant)
erígáta (rad. -gát-) v. être paresseux. La paresse erígelegénga (rad. –gélegeng-) v. être oisif,
est un grand vice, surtout pour les femmes. Il sentir une certaine paresse en soi qui pousse
s’agit surtout de rester sans un travail à ne pas faire quelque chose
acharné à la maison : entretien de la maison, erigelúla (rad. -gelul-) v. écumer, séparer du
préparation de la nourriture pour le mari, les liquide par filtration ou tout simplement en
enfants et les visiteurs, le soin des habits et déversant le liquide flottant erigelul’
de ce qui la concerne à la maison. Une fille amágú̧ta obtenir de l’huile de palme en
paresseuse risque de ne pas trouver un l’écumant
candidat au mariage. Pour l’homme, être erigémba (rad. -gemb-) v. raser, couper les
paresseux, c’est ne pas savoir travailler pour cheveux. Quelques jours après le deuil, tous
subvenir à tous les besoins de sa famille : les individus qui ont connu le défunt sont
champs, chasse, pêche, construction de la obligés de se raser la tête afin de faire
case et tout ce qui est nécessaire pour la disparaître les cheveux qu’il a vus et qu’il ne
famille doit plus voir de l’au-delà où il continue à
erígatáha (rad. -gátah-) v. être paresseux vivre
erigatsagátsa (rad. -gatsagats-) v. intr. manger erigembwâ (rad. -gemb-u-) v. se faire couper les
sans appétit cheveux. On se fait couper les cheveux soit
erigatsangúla (rad. -gatsangul-) v. trans. ouvrir par mode, soit lors d’un deuil. Quelques jours
grand les yeux erigatsangul’ améso ouvrir après un deuil, tous les individus qui ont
grand ses yeux connu le défunt sont obligés de se raser la
erigatsúka (rad. -gatsuk-) v. changer de couleur, tête afin de faire disparaître les cheveux qu’il
devenir terne a vus et qu’il ne doit plus voir de l’au-delà où
̧
erigatsyâ (rad. -gats-i ̧-) v. effrayer. Causer une il continue à vivre
terreur quelconque chez un individu erigemúla (rad. -gemul-) v. payer une
̧ gatsyâ
eriyi ̧ se rendre farouche redevance. Payer une partie de sa récolte au
erigáya (rad. -gay-) v. trans. refuser d’accepter chef eriyigemúla payer une redevance pour
une chose parce qu’on la juge trop petite une faute, un sacrilège qu’on a commis. Cette
(nourriture, morceau de viande), ou parce redevance peut être en nature ou en espèces
qu’on est fâché à la suite d’une réprimande. erigénda (rad. -gend-) v. trans. aller quelque
Un enfant qui agit de la sorte est laissé pour part, marcher, effectuer un voyage eri ̧gendy’
compte et on ne s’occupe plus de lui. Cela lui ̧
éngulu; erigendy’ omwátsi faire courir la
apprendra à accepter tout, sinon il mourra de nouvelle
faim dans ce milieu où l’on n’a pas à gaspiller erigénda (rad. -gend-) v. mourir omu̧ koni ̧
la nourriture wetw’ágéndi ̧re notre malade est mort (litt. :
erigebwâ (rad. -gebu-) v. le fait de se faire ‘notre malade est parti’)
couper les cheveux. Ce terme s’emploie erigendagénda (rad. -gendagend-) v. avoir une
principalement pour la coupe des cheveux mauvaise conduite
lors d’un deuil erigendéka (rad. -gend-ik-) v. intr. aller bien
erigéga (rad. -geg-) v. limer, raser avec une lame. (pour les affaires) ebindú byagu
Faire quelque chose de manière à lui enlever binámútagendéka kwê? est-ce que vos
la couche extérieure erigeg’ engobı ̧́ affaires marchent bien ?
y’émbene enlever la peau d’une chèvre erigenderána (rad. -genderan-) v. s’aggraver.
abattue et tendue pour le séchage erigeg' olukímba lwámágenderána la déchirure
olúnyála couper l’ongle, limer l’ongle dans l’habit s’aggrave
erigegéna (rad. -gegen-) v. tamiser un liquide ̧
erigendyâ (rad. -gendi ̧-) v. faire marcher.
pour en faire couler la lie à l’extérieur eri ̧gendy’omwána faire marcher l’enfant, lui
obútsemy’ obúgégene une joie pure, apprendre à marcher eri ̧gendy’omundú
inaltérée y’omw'’áni faire marcher quelqu’un à quatre
erigegenúla (rad. -gegenul-) v. trans. filtrer pattes
erigegenul’ amágú̧ta filtrer l’huile en la erígengagénga (rad. -géngageng-) v. être
laissant couler dans un récipient en petite parfait ; être homme de parole, être honnête,
quantité généreux
erigegéra (rad. -geger-) v. avoir une sensation ̧
erigéngélégengele (rad. -gengélégéngele
désagréable des dents lorsqu’on entend des (-L%)) n. 5/6 sorte de danse exécutée par les
erígenyangukála 57 erigondóka
vieux lors de la cérémonie de circoncision. Le erigobagobána (rad. -gobagob-an-) v. intr.
terme est employé au pluriel s’entrelacer
amagéngélégengele erigobéka (rad. -gobek-) v. trans. cacher dans un
erígenyangukála (rad. -gényangukal-) v. coin
se fissurer erigobóla (rad. -gobol-) v. intr. causer un délit,
erígenyengúka (rad. -gényenguk-) v. intr. se causer une grande catastrophe léro
briser, se fissurer ekisandó námábigobóla malheur à moi car je viens de
kyámágenyengúka le pied se fissure causer une catastrophe ! Par exemple, rendre
erigeragéra (rad. -gerager-) v. être honnête, enceinte la fille d’autrui ou tuer quelqu’un
être droit ̧
erigoboleryâ (rad. -goboleri ̧-) v. causer des
erigeragerána (rad. -gerageran-) v. être répandu dommages à autrui
partout. Remplir un lieu. Se dit par exemple erigóga (rad. -gog-) v. trans. écraser sur une
pour une inondation où l’eau se répand meule Syn. : eriswâ
partout et remplit tout. Se dit aussi pour une ̧́
erıgóle (rad. -gólé) n. 5/6 un type de gros
foule immense d’hommes abandú poisson, rouge et blanc
bámágerageran’ omókíbúga les hommes erigólo ̧ (rad. -golo) n. 5/6 le soir
remplissent la cour ̧
erigologólo (rad. -gologolo) n. 5/6 le soir
erigeréka (rad. -gerek-) v. faire remonter un proche de la nuit. Pour le salut à ce moment
liquide à la surface Syn. : erítyoméka de la journée, on dit kúti bonjour (litt. :
erígeréka (rad. -gérek-) v. écumer, faire ‘quoi ?’ ou ‘quelle nouvelle ?’), wásibi ̧ re
̧ as-
remonter à la surface d’un liquide (l’eau, par tu passé la journée en étant... ?, wábu̧ ́kıre ̧́
exemple) un autre liquide plus léger (l’huile, es-tu réveillé ? Celui-ci est le salut du matin
par exemple) eríyigeréka remonter à la ou de celui qu’on rencontre à n’importe quel
surface (en parlant de l’huile) (-yi- = un moment de la journée ou de la nuit mais
réflexif) qu’on n’a plus vu depuis longtemps
erigeréra (rad. -gerer-) v. enfermer. Maintenir à ̧
ngándyas' omwigologólo je viendrai le soir
l’intérieur émbu̧ lá yámányigeréra la pluie erigolokála (rad. -golokal-) v. se redresser. se
me maintient à l’intérieur dit des arbres qui étaient penchés et qui
̧
erigerereryâ (rad. -gerereri ̧-) v. imiter reprennent leur position initiale
eri ̧gererery’ ému̧ mu̧ imiter un muet, faire erigolóla (rad. -golol-) v. trans. faire pencher une
comme si l’on était muet branche ou un arbuste en tirant vers soi
̧
erigereryâ (rad. -gereri-) ̧ v. imiter erigololóka (rad. -gololok-) v. intr. être incliné.
oyowagereráy’énzoká mwâhónóká Se dit des arbres mais aussi des êtres
kw'endâ celui qui imita le serpent eut son humains qui commencent à fléchir sous le
ventre écorché, c’est pourquoi il faut imiter poids de l’âge
avec circonspection erigololokála (rad. -gololokal-) v. se redresser.
̧
erigereryâ (eriríma) (rad. -gegeri-)̧ Se dit des arbres qui étaient penchés et qui se
v. trans. laisser en friche (un champ) redressent
erigeryâ ̧ (rad. -geri ̧-) v. goûter aux aliments pour erigomba ̧ (rad. -gomba (-L%)) n. 5/6 le
voir s’ils sont cuits ou assez salés omúlumé tambour, un grand tambour dont on se sert
syáli ̧gerayâ un homme ne goûte jamais aux pour convoquer les gens chez le chef ou le roi
aliments de cette manière, sinon il ne fera pour un grand rassemblement balimúwata
que goûter aux filles et aux femmes sans ̧
amarigomba (amagomba) ils jouent déjà les
jamais se décider à cohabiter définitivement grands tambours
avec l’une d’elles eri ̧gery’ obúkulê palper la erígómba (rad. -gómb-) v. trans. prier tugómbé
grossesse d’une femme Nyamuhanga prions Dieu
erigésa (rad. -ges-) v. moissonner eriges’obúlo erígómba (rad. -gómb-) v. intr. tomber en faillite
moissonner le mil, moissonner en coupant les omu̧ ́kaly’ oyu̧ ́ ámabınyı ̧́ gombesyâ
̧́ cette
tiges des céréales (mil, blé) car, dans la femme m’a fait tomber en faillite
montagne, on cultive le blé, le riz erígombóla (rad. -gombol-) v. trans. redresser
erigi ̧ gi ̧ mána̧ (rad. -gigi ̧man-) v. être blasé, (une houe) erígombol’ eyısu̧ ̧́ ́ka redresser
rester sans aucune envie de faire quelque une houe, réparer une houe
chose et, de ce fait, garder une certaine erigomóka (rad. -gomok-) v. intr. être rassasié
froideur Syn. : eri ̧hu̧ hu̧ mána erigomóra (rad. -gomor-) v. trans. battre
erıgi ̧́ syâ̧ ̧ v. enseigner
(rad. -íg-is-i-) erigónda (rad. -gond-) v. intr. être fatigué, être
erıgo ̧́ (rad. -gó) Var. : erigô ̧ n. 5/6 la cuisse, la vaincu námásalá nagónda je suis déjà
jambe fatigué
erigóba (rad. -gob-) v. être pris (piégé) dans un erigondóka (rad. -gondok-) v. intr. tourner
engrenage enyamá yámágob’omóméno la erigondok’orukúmba tourner dans un
viande reste prise dans mes dents tournant
̧
erigondyâ 58 ̧ ̧ myâ
erigu
̧
erigondyâ ̧ v. trans.
(rad. -gondi-) vaincre, battre
convaincre erigulíra (rad. -gulir-) v. trans. acheter pour
erigonéra (rad. -goner-) v. mépriser, sous- erigulir’omu̧ ́kalı ̧́ y’olukímba acheter un
estimer omu̧ ́kalı ̧́ w’íwé ábirimugonéra sa habit à la femme
femme l’a déjà méprisé pour de bon erigulúka (rad. -guluk-) v. intr. voler (se déplacer
erigonéra (rad. -goner-) v. être rassasié. Se dit dans l’air au moyen d’ailes) Náméy’
lors d’un repas copieux, quand on ne sait plus amáhungú ıni ̧́ agu
̧ ̧ ́lu̧kire
̧ je suis arrivé trop
rien manger. Autrement dit, c’est quand on tard (litt. : ‘je rencontre les éperviers déjà
mange au-delà de son appétit envolés’)
̧
erigoneryâ (rad. -goneri ̧-) v. être rassasié erigulukíra (rad. -gulukir-) v. sauter sur (d’une
erigónga (rad. -gong-) v. donner un cadeau, manière sauvage et précipitée) ekisoro
généralement à une femme, pour l’amadouer kyámágulukir' émbene le léopard saute sur
avec l’intention de l’épouser ou de s’en faire la chèvre
une amie erigu ̧ ̧ lu̧kyâ (rad. -guluki-)̧ v. trans. tamiser
erigongéra (rad. -gonger-) v. être fatigué eri ̧gu̧ lu̧ ki ̧ry’ enganó y’ oko rihúngá kw'
̧
erigongyâ (rad. -gongi ̧-) v. trans. convaincre, eyıhyâ ̧́ tamiser le blé à l’extérieur à l’aide du
subjuguer, affaiblir vent
erigonyóka (rad. -gonyok-) v. intr. tourner erigulumikíra (rad. -gulumikir-) v. être brûlé
erígónza (rad. -gónz-) v. trans. goûter erigulumíra (rad. -gulumir-) v. intr. être en feu,
̧́
tanyıgonzesy’ oko byályá byagu laisse-moi prendre feu ekísuki kyámágulumíra la
goûter à ta nourriture brousse prend feu
erigoragóra (rad. -goragor-) v. intr. devenir erigulumiríra (rad. -gulumirir-) v. être consumé
crépusculaire par le feu enyú̧mba yage yámágulumiríra
erigorána (rad. -goran-) v. intr. affluer ma maison a été consumée par le feu
erıgósi ̧́ ̧ (rad. -gósi)̧ n. 5/6 une maladie de la erigu ̧ ̧ lu̧miri ̧ ri
̧ bwâ
̧ (rad. -gulumir-ir-ibu-)̧ v.
peau consistant en de petits boutons être consumé complètement
erígosóla (rad. -gósol-) v. trans. donner au erigu ̧ ̧ lu̧mú̧ka (rad. -gu̧ lumuk-) v. désespérer,
visiteur quelque chose en retour de ce qu’il a quitter brusquement une assemblée ou sa
apporté erígosol’omu̧ géni ̧ donner un présent famille parce qu’on n’a pas gain de cause
au visiteur en retour de ce qu’il a apporté. erigu ̧ ̧ lyâ (rad. -guli ̧-) v. vendre eri ̧gu̧ ly’ émbene
C’est l’habitude chez les Nande. On peut vendre une chèvre. Et jamais : vendre sa fille
aussi dire erısu ̧́ ̧ by’omo kitíri ‘remettre dans ́ ̧ ̧́ma (rad. -gú̧m-) v.
erıgu supporter
le panier’. On peut remettre des biens en ̧́ m’omútíma supporter l’insupportable
erıgu̧
nature (de la nourriture qu’on sait rare chez erigu ̧ ̧ mangiryâ ̧ (rad. -gumangiri ̧-) v. malmener
le visiteur) ou en espèces (de l’argent, mais en poussant ici et là
pas nécessairement l’équivalent) erigu ̧ ̧ máta (rad. -gu̧ mat-) v. remplir la bouche
̧́
erıgosyâ (rad. -gósi-) ̧ v. regarder avec de mauvais de nourriture erigu ̧ ̧ mat’ eríbugu fourrer une
yeux banane plantain dans la bouche. Se dit des
erígotóla (rad. -gótol-) v. trans. redresser (la ogres qui, d’après les contes, avalaient leurs
houe) erígotol’ eyısu̧ ̧́ ́ka redresser la houe victimes d’une seule bouchée
erigotséra (rad. -gotser-) v. dormir erigu ̧ ̧ matyâ (rad. -gumati ̧-) v. faire avaler
erigotser’otúlo, erigotser’otu̧ gotséri ̧ dormir quelque chose à quelqu’un d’une seule
̧
ehigotserı ̧́ hikámwi
̧ ̧
bâ il s’endort (litt. : ‚le bouchée en lui remplissant la bouche de cette
sommeil le vole’) úgótsere mirembe dors en nourriture
paix ngándigotserá yó bibiri je passerai erigumbáha (rad. -gumbaha) v. devenir stérile.
deux nuits là-bas La stérilité est un défaut intolérable chez la
erigóya (rad. -goy-) Var. : erígóya v. se balader, femme. Elle provoque un divorce immédiat
aller en pirogue ou bien la femme stérile autorise son époux à
erígóya (rad. -góy-) v. se balader, aller en pirogue avoir des relations matrimoniales avec une
erigúla (rad. -gula) v. acheter erigul’ émbene de ses sœurs fertiles. La stérilité est causée
acheter une chèvre. Bien que la dot soit par un esprit malveillant ou un sorcier
élevée (dix chèvres), son équivalent en erigumbahyâ ̧ (rad. -gumbahi ̧-) v. causer la
argent fluctue avec la monnaie ; mais on ne stérilité chez une personne, par exemple en
dira jamais ‘acheter une fille’ l’ensorcelant
́ ̧ ̧ lınga
erıgu ̧́ (rad. -gu̧ling-) v. arrondir erıgu ̧́ ̧ ling’
̧ erigumbána (rad. -gumban-) v. devenir stérile
enyúngu arrondir de la terre glaise pour en ngyônó nágúmbene voici que je suis devenu
faire une marmite. Le terme s’utilise stérile
également dans le sens figuré ‘je vais erigu ̧ ̧ miryâ ̧ (rad. -gumir-i ̧-) v. pousser, bousculer
t’arrondir‘ ̧́
ngándíkú̧gu̧ lınga táhi je erigu ̧ ̧ myâ (rad. -gumi ̧-) v. supporter, tenir
t’arrangerai, mon cher, pour dire : je vais te ferme, inébranlable eri ̧gu̧ my’ omútíma tenir
erigúnda 59 erihahamúka
le cœur inébranlable poule à une ou plusieurs chèvres
erigúnda (rad. -gundá) n. 5/6 un orage erihabíra (rad. -habir-) v. dire quelque chose de
̧ ̧ ́nda (rad. -gu̧nd-) v. intr. vieillir (en parlant
erigu déplacé à
d’un objet) erihabúka (rad. -habuk-) v. être sauvé d’une
̧ ̧ ndagu̧ndyâ (rad. -gundagund-i ̧-)
erigu v. catastrophe (physique ou morale). Être sauvé
faire la bordure d’un habit en zigzag d’un grand dénuement námáhabúka léro,
erigundíra (rad. -gundir-) v. trans. saisir, prendre kundi wámâsâ cette fois-ci je suis sauvé car
erigundirána (rad. -gundiran-) v. intr. se battre tu viens
erigúndu (rad. -gundu) n. 5/6 désobéissance, ̧
erihabu ̧ kyâ (rad. -habuki ̧-) v. recevoir un
manque d’égards. Le fait d’être têtu awíty’ visiteur, sauver eri ̧habu̧ ky’ omu̧ géni ̧
erigúndu il est têtu recevoir une visite d’un hôte chez soi
erigundúka (rad. -gunduka) v. intr. devenir fou erihabúla (rad. -habul-) v. corriger
erigúndwê (rad. -gundúe) n. 5/6 un combat eríhabwâ (rad. -hábu-) v. être donné
d’enfants erihabyâ̧ (rad. -hab-i-) ̧ v. faire un faux-pas en
erigúnga (rad. -gunga) Var. : olugúnga n. 5/6, parlant, faire un lapsus linguae léro
11/6 feuille de bananier. On s’en sert pour wámáhabyâ cette fois, tu fais un faux-pas en
couvrir les aliments dans la maison, comme parlant. Ceci n’exige pas un payement en
parapluie, ou comme literie pour les feuilles compensation, comme pour erihába. Si l’on
sèches a commis un lapsus linguae, il suffit de
erigúnga (rad. -gung-) v. délirer, devenir fou, redresser immédiatement son erreur en
être extravagant wámâgúnga kwéhìí? est-ce demandant qu’on soit excusé. Cela se fait en
que tu es devenu fou ? Se dit de quelqu’un poussant un ‘há! múngányire hélas!
qui était normal et qui devient brusquement pardonnez-moi
fou à la suite d’une maladie erigungá ly’ eríhagalála (rad. -hágalal-) v. être dressé, être
amagétse une tempête dru esulú yámáhagalála le pénis est dru,
erigungagúnga (rad. -gungagung-) v. perdre dressé ukányihagalalá kúti comment te
tout équilibre tiens-tu ainsi debout à côté de moi ?
erígungagúnga (rad. -gúngagung-) v. perdre ̧́
erıhagalalyâ (rad. -hágalali ̧-) v. tenir droit,
tout équilibre tenir dru erıhagalaly'esúlú̧ tenir le pénis
erigungáma (rad. -gungam-) v. confesser Syn. : droit, dressé erıhagalaly’ ̧́ omútwê tenir sa
eríbikúla tête toute droite avec fierté
erigu ̧ ̧ ́nza (rad. -gu̧nz-) v. finir, terminer. Pour eríhagáma (rad. -hágam-) v. se dresser taleby’
Kavutirwaki, ce terme est surtout employé en ebitwá ebyámáhagamá birya regarde ces
plaine Syn. : eríbúga monts qui se dressent là-bas
erígúsa (rad. -gús-) v. trans. jeter, abandonner ̧́
erıhagamyâ (rad. -hágami ̧-) v. tenir élevé
erígus’ ámesó w’ahísi regarder par terre à ̧́
erıhagamy’ emi ̧nywâ tenir les lèvres en
cause de la honte (litt. : ‘jeter les yeux par haut
terre’) eríhagáta (rad. -hágat-) v. porter
erígúsa (rad. -gús-) v. lancer (une énigme) ̧́
erıhagatyâ (rad. -hágat-i ̧-) v. trans. faire porter
erígus' obúsindi donner une énigme à un objet en le tenant avec la main au-dessus
laquelle on doit répondre, sinon on est battu de la tête erıhagaty’ ̧́ omu̧ ́kalı ̧́ y’ ekitíri faire
erígusánga (rad. -gúsang-) v. jeter ici et là, porter à la femme un panier
disperser erihagúka (rad. -haguk-) v. battre rapidement
́ ̧ ̧ su̧kaliryâ
erıgu ̧ ̧ v. écraser sur
(rad. -gúsukalir-i-) (en parlant du cœur)
̧́ su̧ kali ̧ry'omútwé w’ ahísi écraser la
erıgu̧ erihagu ̧ ̧́ka (rad. -hagu̧ k-) v. palpiter omútim’
tête par terre ámáhagú̧ka mon cœur bat rapidement. Le
́ ̧ ̧ su̧kalyâ (rad. -gúsukali ̧-) v. écraser
erıgu cœur subit un choc lors d’une mauvaise
erígusungúla (rad. -gúsungul-) v. aiguiser nouvelle. Souvent, des vibrations, même
erígusungul’omúgúsu aiguiser la serpette lointaines, font palpiter le cœur. On dit que
erıgu ̧́ ̧ ́ta (rad. -gú̧ta) Var. : amágú̧ta n. 5/6 l’on s’en doutait bien car le cœur, depuis le
l’huile, particulièrement l’huile de palme moment de l’incident, ne cessait de palpiter
eríhâ (rad. -há-) v. donner eríh’omundú erihagukíra (rad. -hagukir-) v. se précipiter sur
y’émbene donner une chèvre à quelqu’un erihagukir’ ebyályâ se précipiter sur la
nyíhe donne-moi umba donne-moi nourriture
erihába (rad. -hab-) v. commettre un outrage ; erihagu ̧ ̧ kyâ (rad. -haguk-i-)̧ v. faire sursauter
prononcer une parole qui choque et pour erihagu ̧ ̧ ky’ omútíma faire sursauter le cœur
laquelle il faut une réparation rituelle. Cette erihahamúka (rad. -hahamuk-) v. parler
erreur se situe au niveau de la parole. Pour la précipitamment sans arrêt (surtout pendant
réparer, on paie suivant la gravité de le sommeil) ebi ̧nywá by’ erihahamúka les
l’erreur ; cette compensation peut aller d’une paroles lancées dans la colère et sans
̧
erihahu̧ kyâ 60 erihána
contrôle ̧́
erıhali ̧
syâ ̧ v. intr.
(rad. -hálisi-) se vanter
̧
erihahu̧ kyâ (rad. -hahuki-)̧ v. trans. faire palpiter omu̧lwan’oyú̧ akáhalisaya ̧ nábî ce garçon
eri ̧hahu̧ ky’omútíma faire palpiter le cœur se vante un peu trop (litt. : ‘ce garçon vante
eríháka (rad. -hák-) v. peindre, mettre une mauvais’)
couleur sur eríhak’ émbembá y’oko eríhalúla (rad. -hálul-) v. raser, polir, râper,
lu̧ hımbo ̧́ peindre le mur avec de la chaux raboter
eríháka (rad. -hák-) v. intr. être en état de ̧́
erıhalu ̧ likyâ ̧ (rad. -hálul-ik-i-) ̧ v. trans. aider à
gestation, en parlant des animaux. émbene polir, aider à enlever les restes de nourriture
yage yámáháka ma chèvre est en état de leká ngáku̧ ́halu̧ li ̧kay’ enyúngu laisse-moi
gestation t’aider à nettoyer la casserole
eríhakába (rad. -hákab-) v. enduire eríhakab’ érihálwâ (rad. -halúa H) Var. : ámahálwâ
amágú̧ta s’enduire d’huile. En général, on (-ahul-) n. 5/6 le surnom, le sobriquet (le
souhaite que la peau d’une femme soit claire. mot dérive probablement de la racine -ahul-
Ainsi, les mûlatresses sont considérées dans eryâhúla ‘nommer’)
comme des femmes très belles ̧
erihalyâ (rad. -hali ̧-) v. intr. commettre un
eríhakabána (rad. -hákaban-) v. intr. se battre sacrilège. Ainsi, par exemple, quiconque met
̧́
erıhakabyâ (rad. -hákab-i ̧-) v. trans. enduire au monde un monstre commet un sacrilège et
̧́
erıhakaby’omundú y’amágu̧ ́ta enduire doit de ce fait procéder à des réparations
quelqu’un d’huile rituelles pour effacer cet outrage. Le même
eríhakaháka (rad. -hákahak-) v. peindre partout terme s’utilise pour ceux qui manquent
de manière désordonnée eríhakahak’ d’égards à l’endroit des beaux-parents. Ils
émbembá y’oko lu̧ hımbo ̧́ mettre la chaux doivent aussi payer un dédommagement
partout sur les murs de la maison ̧́
erıhalyâ (rad. -háli ̧-) v. abîmer, faire pourrir
eríhakíra (rad. -hákir-) v. trans. mettre les ̧́
erıhaly’émbene ̧́
yıkérı ̧́
rwê faire pourrir la
détritus (ebınyı ̧́ nyí̧ )̧ qui ont servi à brasser la viande de chèvre en ne la boucanant pas
bière tout autour de la pirogue à bière pour erihámba (rad. -hamb-) v. trans. saisir, prendre,
préparer sa fermentation recevoir son salaire
eríhakíra (rad. -hákir-) v. trans. dissimuler les pis erihámba (rad. -hamb-) v. tenir, attraper
d’une vache avec la bouse pour empêcher le nabírihamb’ekíkohólo j’ai attrapé la toux
veau de sucer le lait erihamba̧ (rad. -hamba (-L%)) Var. : amahamba
eríhakúla (rad. -hákul-) v. trans. enlever la n. 5/6 les nouvelles constructions
chaux ayireyi ̧ ̧
kal’omo mahamba il est allé
̧́
erıhakyâ (rad. -hák-i ̧-) v. engrosser, causer une s’installer dans les nouvelles constructions
grossesse chez un animal erıhaky' ̧́ émbene (dans le nouveau quartier)
rendre une chèvre enceinte erihambúla (rad. -hambul-) v. intr. se causer un
erihála (rad. -hal-) v. intr. résister malheur, causer un grand préjudice. Par
eríhála (rad. -hál-) v. polir, rendre lisse, raser (un exemple : tuer, mettre enceinte une jeune
terrain) eríhal’olupágo rabotter, polir une fille
planche erihamúla (rad. -hamul-) v. dire d’une personne
̧́
erıhalalu ̧ ́ka (rad. -hálalu̧ k-) v. courir très vite qu’elle est dure ou méchante
eríhalámba (rad. -hálamb-) v. louer, surestimer erihamul’omúndu dire d’une personne
les forces, les mérites, les capacités de qu’elle est dure ou méchante
quelqu’un eríhalamba Nyamuhanga eríhamúla (rad. -hámul-) v. trans. provoquer
glorifier Dieu, le magnifier, le surestimer l’abondance de nourriture par la parole
eríhálha (rad. -hálh-) v. avoir la diarrhée eríhamúla (rad. -hámul-) v. permettre, autoriser
enyamá yıháli ̧́ ̧re de la viande pourrie ekíro ki ̧hamwıre ̧́ le jour autorisé
erihalíka (rad. -halik-) v. maltraiter, oser se eríhamulíra (rad. -hámulir-) v. intr. autoriser,
mesurer eriyihalik’okó ̧́ ̧
mwıbi oser permettre ekíro kihamwıre ̧́ le jour autorisé
s’attaquer à un voleur ̧́
erıhamyâ (rad. -hámi-) ̧ v. dresser, se redresser
̧
erihali ̧
kanı á̧ (rad. -halikani-)̧ v. exagérer dans par orgueil
le nombre d’épouses, en avoir trop, en avoir erihána (rad. -han-) v. trans. conseiller Erihan’
partout omundú yó ndeke bien conseiller quelqu’un.
̧́
erıhalikanı á̧ (rad. -hálikan-i ̧-) v. exagérer dans Pratiquement, toute l’éducation chez les
le nombre d’épouses, en avoir trop, en avoir Nande repose sur l’ensemble des conseils
partout. Le peuple nande d’autrefois était qu’un individu reçoit dès sa naissance. Cette
polygame. Mais une polygamie légale pédagogie informelle prend quand même une
abákali ̧ báháli ̧kanıbwê ̧́ trop de femmes forme didactique admirable lorsqu’on sait
pour un seul homme, lesquelles femmes sont qu’elle est étayée par les récits des contes que
plutôt considérées comme des concubines et l’individu (enfant ou adulte) écoute tous les
non des épouses soirs autour du feu ; et, d’autre part,
erihanána 61 erihanúla
lorsqu’on sait que pendant plusieurs mois le kahánga cette personne est un homme ou
jeune homme séjournera dans la forêt pour la femme de fer, une personne très difficile,
circoncision rituelle au cours de laquelle une intraitable
formation est donnée de manière plus eríhánga (rad. -háng-) v. attacher eríhang’
systématique et plus ordonnée émbené y’omókíkoba attacher une chèvre
erihanána (rad. -han-an-) v. se conseiller avec une corde
mutuellement omúlumé n’omú̧kali ̧ eríhangabála (rad. -hángabal-) v. être
bakáhananâ les époux se conseillent turbulent, être agité et bruyant et quelque
mutuellement Syn. : erihanangána peu désobéissant (pour l’enfant)
erihanangána (rad. -hanangan-) v. se conseiller ̧́
erıhangahangyâ (rad. -hángahang-i ̧-) v.
mutuellement ne pas savoir sur quel pied danser. Être
erihánda (rad. -hand-) v. trans. planter en ̧́
perturbé erıhangahangy’omútima avoir le
enfonçant avec une certaine insistance cœur perturbé
erihand’ omútíma être endurant, persévérer erihangáma (rad. -hangam-) v. intr. se tenir droit
(litt. : ‘planter le cœur’) erihand’ oko de manière impeccable, se tenir droit à côté
mundú kw’ erıso ̧́ fixer quelqu’un du regard de quelqu’un qui travaille sans l’aider dans
erihand’ amárwı ̧́ w’ ahísi s’agenouiller son travail
(litt. : ‘planter les genoux au sol’) erihand’ ̧
erihangamyâ (rad. -hangam-i ̧-) v. faire dresser,
emırı ̧́ hi ̧́ ̧ être inamovible, s’installer d’une faire tenir debout, droit ; faire redresser
manière permanente (litt. : ‘planter les ̧
Syn. : erikokolomyâ
racines’) eríhangána (rad. -hángan-) v. intr. se lever
erihanda ̧ (rad. -handa (-L%)) n. 5/6 le gobelet lorsqu’on était couché ou assis. Se dit aussi
̧́
erınyw' amahand’ abiri boire deux gobelets de quelqu’un qui était très malade et qui, à
de bière présent, commence à se lever. Se dit
̧
erihandabu ̧́ka (rad. -handabu̧k-) v. intr. ne également d’un homme devenu riche
savoir que faire, chercher de fausses raisons ̧́
erıhanganı á̧ (rad. -hángan-i-)̧ v. redresser
pour se défendre, être aux abois quelqu’un ou quelque chose qui était tombé
̧
erihandabu ̧ kyâ (rad. -handabu̧ k-i ̧-) erihangíka (rad. -hangik-) v. trans. créer. Se dit
v. trans. malmener eri ̧handabu̧ ky’omúndu uniquement de Dieu Nyamuhanga
malmener quelqu’un physiquement ou mwáhángik’ ekíhúgo Dieu a créé la terre
moralement erihangikwâ (rad. -hangik-u-) v. être créé
erihandíka (rad. -handik-) v. trans. écrire twahangikáwa na Nyamuhanga nous avons
erihandik’ebharúha écrire une lettre été créé par Dieu Créateur
erihandikíra (rad. -handikir-) v. écrire à eríhangíra (rad. -hángir-) v. mettre des étais
erihandikira mugalá wábó y’ebharúha (arbustes) sur les plants de haricots
écrire une lettre à son frère erihángo̧ (rad. -hango) n. 5/6 un bois en forme
̧
erihandi ̧ ri
ki ̧ ryâ̧ (rad. -handikiriri-)̧ v. accuser de fourche
injustement et ce, avec insistance et fermeté eríhangúla (rad. -hángul-) v. trans. détacher
eri ̧handi ̧ki ̧ri ̧ry’ omundú y’obwıbi ̧́ ̧ accuser ukándinyíhangulir’ émbene yage táhi vous
injustement quelqu’un de vol et ne pas tenir allez détacher ma chèvre, mon cher
compte de ses explications justificatives erihangwâ (rad. -hangu-) v. être prédestiné
erihandíra (rad. -handir-) v. trans. mettre des ekindw’ekyó kılwé ̧́ ki ̧nyi ̧hangi ̧rwê cette
étais pour soutenir les plantes rampantes chose m’était prédestinée
(haricots, ignames, etc.) ̧́
erıhangyahangyâ ̧
(rad. -hángiahangi ̧
-) v.
erihandukála (rad. -handukal-) v. intr. quitter ni ne pas savoir sur quel pied danser, être
mundú syálihandukal’omo nyu̧ ́mba c’est ̧́
perturbé erıhangyahangy’omútíma avoir le
une personne qui ne quitte jamais la maison cœur perturbé
erihandu ̧ ̧ kyâ (rad. -handuki ̧-) v. réprimander erihaníka (rad. -hanik-) v. trans. suspendre,
facilement pendre oyó ni ̧ muhanikı ̧ ̧́ w’omúhemba
erihandúla (rad. -handul-) v. trans. inciser pour celui-là est la personne qui suspend le sorgho
ôter ce qui est solidement planté (pour dire qu’il est de grande taille)
erihánga (rad. -hang-) v. trans. faire le beau eriháno ̧ (rad. -hano) n. 5/6 le conseil, la bonne
temps par un rite quelconque, par exemple parole táhulikirira eri ̧hanó rino: akábu̧ li ̧
en sifflant dans une corne spéciale, mettre katôwá kaków’omútwé ınaly’okó ̧́ ̧́
lıko
une papaye dans les cendres du foyer écoute ce conseil : une brebis qui n’entend
erihánga ̧ (rad. -hangá) n. 5/6 racine d’une pas entend seulement lorsque sa tête est sur
plante sauvage, racine servant de fétiche le feu. C’est une manière d’apprendre aux
̧́
erıhir’omo mundú mw’amahánga enfants à suivre les conseils de leurs
ensorceler quelqu’un, lui mettre des fétiches supérieurs
dans le corps afin de le subjuguer oyó ni erihanúla (rad. -hanul-) v. trans. payer le tribut,
erihanúla 62 ̧
erihembu̧ ́ lo
réparer un méfait en payant quelque chose, yámâháya, mbíno halı ̧́ mwıbi ̧́ ̧ mon chien
réparer un sacrilège, une offense quelconque. aboie, il y a peut-être un voleur
Quand, par exemple, on a prononcé par erihayaháya (rad. -hayahay-) v. aboyer à
mégarde le nom d’un beau-parent, on doit lui plusieurs reprises émbwá yámáhayahayá
apporter une poule kwéhi ̧ yabéréki ̧ le chien aboie à plusieurs
erihanúla (rad. -hanul-) v. décrocher ce qui est reprises, qu’y a-t-il ?
pendu ou suspendu eríhayíka (rad. -háyik-) v. servir de support
eríhára (rad. -hár-) v. intr. avoir la diarrhée omúty’oyú̧ wáhayıkı ̧́ ry'embóko
̧́ léro cette
eriharangúra (rad. -harangur-) v. trans. ouvrir fois-ci, c’est cet arbre qui sert de support à ce
largement les yeux eriharangur’ améso bananier
ouvrir largement ses yeux erihayíra (rad. -hayir-) v. trans. gronder, parler à
eriharáta (rad. -harat-) v. intr. poursuivre. Se dit quelqu’un d’un ton élevé et fâché
dans l’expression eriharata okó mwıbi ̧́ ̧ ̧́
erıhebhereryâ (rad. -hébhereri-)̧ v. intr.
‘poursuivre un voleur’ demander avec les yeux, particulièrement
eríharúra (rad. -hárur-) v. trans. égratigner lorsqu’on a faim et qu’on est prêt à manger
̧
eriharu ̧ tsyâ (rad. -haruts-i ̧-) v. égratigner n’importe quoi
omúsaly’ámányi ̧haru̧ tsyâ la lamelle du ̧́
erıhedu ̧ ́ka (rad. -hédu̧ k-) v. intr. se trémousser à
roseau m’égratigne l’aide du tronc, danser
erihása (rad. -has-) v. trans. se dit du coq qui erihegúla (rad. -hegul-) v. mettre de côté
chante aux premières lueurs du jour éngoko ̧́
erıhehelyâ (rad. -héheli-)̧ v. intr. balayer très
yámáhas’ obu̧ ́tu̧ ́ku̧ le coq annonce le début bien wé yôyó wabırı ̧́ hehely’
̧́ enyu̧ ́mba je
du jour en chantant vois que vous avez bien balayé la maison
erihása (rad. -has-) v. commencer. Se dit du coq (litt. : ‘toi là tu as nettoyé la maison’)
qui chante aux premières lueurs du jour. Les erihehéra (rad. -heher-) v. intr. être doux,
voyageurs pour un très long trajet se malléable. Se dit de tout objet qui était dur
réveillent à ce signal et commencent leur auparavant (cordes, peaux, etc.)
voyage. Les cultivateurs également ̧
eriheheryâ (rad. -heheri ̧-) v. trans. asperger,
commencent à travailler à ce signal mouiller u̧ tsú̧ky’ éri ̧hehery’ omúsabúká
erihas’eriríma commencer un nouveau ímówagénda commencez par asperger la
champ plante avant de partir
eríhasáma (rad. -hásam- (-gásam-)) Var. : erihéka (rad. -hek-) v. trans. porter (supporter le
erígasáma v. intr. S’étonner en ouvrant la poids de) erihek’omó mútíma apprendre
bouche par cœur (litt. : ‘porter par cœur’)
eriháta (rad. -hat-) v. éplucher, peler, décortiquer erihéma (rad. -hem-) v. trans. quémander,
eríhatatána (rad. -hátatan-) v. intr. être mendier
compressé, être trop serré eríhémba (rad. -hémb-) v. trans. récompenser,
émbatatany’éyobuhyá búnéne l’étroitesse rémunérer
de la fosse à attraper le gibier erıhembȩ́ (rad. -hémbe (-L%)) n. 5/6 corne
̧́
erıhatatanı á̧ (rad. -hátatani ̧-) v. mettre les gens eríhemberéra (rad. -hémberer-) v. trans. flatter
dans une situation où ils se sentent serrés omu̧ ́kali ̧ syálíkó hemberéra on ne flatte pas
eríhátha (rad. -háth-) v. être au plus chaud de la une femme (litt. : ‘la femme n’a pas à flatter’)
guerre olúhi lwámáhátha la guerre est à son En d’autres mots, quand bien même vous
point culminant lwámáhátha la situation flattez une femme, elle finira toujours par
empire, en parlant d’un ménage qui en arrive vous causer des problèmes
aux mains, ou en parlant de la guerre qui erihembúka (rad. -hembuk-) v. intr. guérir
arrive à son point culminant omu̧ konı ̧́ ámábyas’ ákahembúka le malade
erihatikána (rad. -hatikan-) v. intr. persévérer, commence à guérir
poursuivre sans relâche, tenir opiniâtrement erihembu ̧ ̧ ́lo (rad. -hembu̧ lo) n. 5 janvier. Selon
à une idée les notes de Kavutirwaki, ce mois est dédié
erihati ̧ ̧
kanı á̧ (rad. -hatikan-i-)̧ v. forcer, sommer aux Swága, un des clans nande. Selon lui, ses
eri ̧hati ̧kanı ̧́ ’ómwaná y’ebyályâ forcer un proverbes sont : (a) enzirá síríbwira
enfant à manger eri ̧hati ̧kani ̧ omundú mu̧ géndi ̧ le chemin n’avertit jamais le
y'omu̧ ́kali ̧ insister pour que l’homme prenne voyageur du danger qu’il rencontrera (b)
la femme embu̧ ku̧ lı ̧́ sítsúm’úkáhalá kíbanza la souris
eríhatíra (rad. -hátir-) v. être calé, caler, ne maudit jamais celui qui racle la cour. Ces
s’enliser deux proverbes se situent en début d’année.
̧́
erıhati ̧
ryâ (rad. -hátir-i ̧-) v. trans. faire bloquer, Ce début est comme les premiers pas sur un
faire enliser olóndo mólwahatıry’ ̧́ omútoka chemin. Il se pourrait que des dangers se
la boue a fait enliser l’automobile présentent tout au long de celui-ci, mais il
eriháya (rad. -hay-) v. aboyer émbwá yage ne vous en avertira jamais. Il en est de même
erihemúka 63 eríherúka
pour l’année qui commence. Son début régulièrement pratiquée par les agents
(janvier) ne saurait nous prédire tout ce qui sanitaires du temps colonial
se passera le long de son déroulement. Ce eríheréka (rad. -hérek-) v. trans. placer dans le
début d’année est comme un endroit que l’on champ un objet qui agit par magie contre le
débroussaille pour en faire une cour voleur ngándikúheréka táhi mon cher, je
erihemúka (rad. -hemuk-) v. éprouver une t’arrangerai
honte publique à cause d’une attitude, un ̧́
erıherekereryâ (rad. -hérekereri-) v. placer un
geste, acte ou vêtement indécent, être contrefort à un objet pour l’empêcher de
embarrassé Syn. : erıhu̧ ̧́ tahu̧ ́ta tomber
erihemúla (rad. -hemul-) v. trans. déshonorer ̧́
erıheréko (rad. -héreko) n. 5/6 un épouvantail.
eríhénda (rad. -hénd-) v. partir très tôt le matin, Objet parfois composite et effrayant que l’on
partir avant l’aube place dans le champ afin que des voleurs ne
̧́
erıhenenge (rad. -hénenge (-L%)) Var. : touchent pas aux fruits (moisson) du champ.
amáhenenge n. 5/6 la poliomyélite On peut le faire comme ceci : on place dans
eríhenengúka (rad. -hénenguk-) v. être brisé en un ensemble de pailles un os quelconque, un
plusieurs morceaux, avoir les membres brisés crâne d’homme, et d’autres objets avec ces
de fatigue os : une petite houe usée ou une serpette
eríhenengúla (rad. -hénengul-) v. trans. briser usée, des morceaux de haillon, etc.
en plusieurs petits morceaux, frapper en ̧́
erıherekyâ (rad. -héreki-) ̧ v. placer
battant momentanément son bétail chez autrui pour
erihenenúla (rad. -henenul-) v. rendre ridicule qu’il s’y multiplie et y prospère. Ainsi, on
en public, déshonorer en dévoilant par évite de susciter la jalousie de ceux qui nous
exemple un défaut de quelqu’un qui était verraient trop riche en bétail. Lorsque le
jusqu’alors inconnu du public bétail s’est ainsi développé, l’éleveur a droit à
eríhenéra (rad. -héner-) v. trans. frapper un certain nombre de têtes d’animaux
violemment en écrasant la victime sous un ̧́
ngándıhereky’ éngoko yagy’ eyi ̧ je vais
poids quelconque nery’ámáhener’omwátsi, placer cette poule chez autrui pour qu’on
ámáhener’omwátsi et alors il raconta la l’élève là-bas
nouvelle, il raconta la nouvelle d’une eríheréra (rad. -hérer-) v. trans. sacrifier
manière pathétique eríherera Nyamuhangá y’émbené nyéru
eríhengéka (rad. -héngek-) v. mettre de travers, sacrifier au Dieu créateur une chèvre blanche
écarter ̧́
erıhereranı á̧ (rad. -hérerani-)̧ v. être dans le
eríhengéma (rad. -héngem-) v. intr. incliner. Ne voisinage de ábahererénıȩ́́ bakáwati ̧kanayâ
pas être droit, être incliné. Se dit d’un arbre les voisins s’entraident nyi ̧hererénıȩ́́
qui ne pousse pas droit, ou d’un projectile n’omúsyakúlu je suis dans le voisinage de
qui n’atteint pas son objectif mon vieux ‘papa’
eríhengemúla (rad. -héngemul-) v. redresser ce ̧́
erıhereryá (rad. -héreri-) ̧ v. trans. mettre
qui était courbé quelque chose dans la main de quelqu’un,
̧́
erıhenı á̧ (rad. -héni ̧-) v. intr. être blanc, être donner
propre. Se dit du corps humain qui, grâce à erıhéro ̧́ (rad. -héro) Var. : amáhéro n. 5/6 (on
certains produits, devient clair, se dit aussi utilise plutôt le pluriel amáhero) le
de tout ce qu’on lave et qui devient propre cimetière. Il est situé dans un bosquet. Celui-
eríhénya (rad. -hény-) v. raconter ci est supposé hanté par tous les esprits des
l’invraisemblable, casser eríheny’omwátsi morts qui y rôdent. On a peur d’aller au
raconter une histoire avec force eriheny’ cimetière seul. Parfois on offre des sacrifices
omúndu frapper quelqu’un sur les tombes, surtout lorsqu’il s’agit du
erihéra (rad. -her-) v. trans. planter,semer cimetière d’un chef. On y tue des poules ou
eríhéra (rad. -hér-) v. intr. se perdre, périr, des chèvres. Il est supposé que les esprits des
s’égarer trépassés sucent ce sang. On laisse sur la
eríhéra (rad. -hér-) v. sacrifier Syn. : eríheréra tombe les ustensiles que le défunt utilisait de
erıhére ̧́ (rad. -héré) n. 5/6 le tilapia son vivant car, dans le monde des esprits, ils
eríhérê (rad. -héree) n. 5/6 un type de poisson continuent à utiliser leurs propres ustensiles.
syn. : eri ̧kokê Sur la tombe, on plante un arbre appelé
̧́
erıherebu ̧́ka (rad. -hérebu̧ k) v. avoir un ventre omugóma comme signe distinctif de
vide à cause de la faim l’endroit où repose un tel ou un tel
̧́
erıherebu ̧ kyâ (rad. -hérebuki-)̧ v. rendre le eríherúka (rad. -héruk-) v. intr. aller dans la
ventre vide à cause de la faim maison nuptiale, se marier. Après
̧
eriherebyâ (rad. -herebi ̧-) v. déplacer les objets à l’achèvement de la dot, au soir du jour fixé,
l’extérieur afin de tuer les souris se trouvant un cortège formé des membres des deux
dans la maison. Cette coutume était familles et de tous les amis des futurs époux
̧́
erıheryâ 64 ̧ mbu
erihi ̧ ̧ kála
se forme, ces derniers en tête, et progresse à nettoyer l’enfant Syn. : eríhíga
partir de la maison paternelle de la fiancée erihihúla (rad. -hihul-) v. trans. changer
vers la résidence du futur mari. On chante, quelque chose de place, pour qu’il y ait un
on danse, on proclame dans les chants les espace libre kúmbe úlyahihula ebıtu̧ ̧́ mbı ̧́
qualités de l’un et de l’autre. Pendant ce by’ omonzíra il serait mieux d’enlever les
temps, et longtemps encore après la fin du chaises du passage Syn. : erihigúla
cortège, la tante maternelle de l’homme se ̧ hyâ
erihi ̧ (rad. -hihi-) ̧ v. rendre non tranchant
tient à côté de la jeune fille, lui transmet erihi̧ hy'omuhámba
̧ rendre un couteau non
conseils et façons d’agir dans sa nouvelle vie tranchant
de mariée, sans oublier certaines techniques ̧ ka
erihı ̧́ (rad. -hi ̧k-) v. intr. arriver, ensorceler
pratiques relatives à l’acte conjugal qu’elle va eri ̧hi ̧k’ oko múndu ensorceler quelqu’un.
devoir faire pour la première fois. Car à la fin L’ensorcellement est considéré comme une
de la procession, lorsque la jeune fille entre possession du sorcier par son esprit sur la
sous le toit du jeune homme, en ce moment personne ensorcelée. Par exemple, quand on
précis, le mariage est conclu. Donc, comme souffre d’une hémiplégie, on dit que le
ils vont devoir faire leur première union sorcier est venu s’installer dans une partie de
matrimoniale, si la jeune fille est encore votre corps et que c’est pour cela que cette
vierge, le drap blanc sur lequel ils dorment partie est paralysée. Ainsi donc, l’esprit
sera inévitablement taché de rouge. Ainsi, au envoie son double, son esprit (identique à
lever, tous les anciens du village attendent à lui-même)
l’extérieur pour être témoins de la virginité erıhi ̧́ ka ̧ (rad. -hıka ̧́ (-L%)) n. 5/6 le foyer où l’on
de la mariée. Si tel est le cas, le jeune homme prépare la nourriture
sera obligé de récompenser les parents de sa erihi̧ kahi ̧ ̧
kána (rad. -hi ̧kahi ̧kan-) v. intr. être au
jeune femme. Il leur payera une chèvre pour complet, convenir parfaitement
avoir aussi bien su garder la virginité de leur erihi ̧ kána ̧ ̧
(rad. -hikan-) v. se convenir ingye ̧
fille. Cette description concerne uniquement n’omu̧kály oyú̧ twámáhikána ̧ cette femme
le premier mariage entre un jeune homme et et moi, nous nous convenons
une jeune fille erihi ̧ keréra ̧ (rad. -hi ̧kerer-) v. dire les quatre
̧́
erıheryâ (rad. -hér-i ̧-) v. trans. perdre quelque vérités à quelqu’un d’une manière tranchante
chose ou quelqu’un, aller très loin de manière et assez sèche
qu’on ne vous retrouve plus erihi ̧ kyâ ̧ (rad. -hiki-) ̧ v. épouser, se marier Syn. :
eríhésa (rad. -hés-) v. trans. forger, travailler le ̧
eritahyâ
fer erihi ̧ kyâ ̧ (rad. -hi ̧ki ̧-) v. recevoir des visiteurs
erihéta (rad. -het-) v. produire des fruits eri ̧hi ̧ky'abagéni ̧ recevoir des visiteurs
erihetúka (rad. -hetuk-) v. intr. monter, grimper, erihi ̧ máta ̧ (rad. -hi ̧mat-) v. trans. presser, masser,
escalader erihetuk‘'obwíruka escalader une frictionner eri ̧hi ̧mat’okugúlu masser la
montée jambe
erihı ̧ ̧̂ (rad. -hii)̧ n. 5 moisissure erihímba (rad. -himb-) v. intr. s’annoncer (se dit
erıhı ̧́ ga ̧́ (rad. -hıga) ̧́ Var. : amáhıga ̧́ n. 5/6 les de la pluie qui s’annonce) émbu̧ lá
pierres du foyer. Le foyer est constitué de yámâhímba la pluie s’annonce
trois pierres entre lesquelles on allume et erihı ̧ mba ̧́ (rad. -hi ̧mb-) v. trans. bâtir, construire.
alimente le feu sur lequel on pose la marmite Voici comment on construit un mur en pisé :
eríhíga (rad. -híg-) v. trans. chasser (a) on plante des pieux ou des sticks de bois
eríhíga (rad. -híg-) v. vouloir, souhaiter eríhig’ dans des trous assez profonds (b) autour des
erigénda vouloir partir eríhigir’ ówundí pieux on lie des paires de roseaux de part et
y'etsémê souhaiter le bonheur à quelqu’un d’autre (c) dans l’espace vide entre les
eríhíga (rad. -híg-) v. trans. nettoyer (le caca de roseaux et les sticks de bois on met de la
l’enfant) boue (d) on égalise toute la surface en
́ ̧ gahi
erıhi ̧ ̧
ganı á̧ (rad. -hígahigani-) v. chasser enduisant le tout avec une autre quantité de
partout, ne pas laisser quelqu’un en paix boue plus molle (e) quand le tout est bien
erihigukála (rad. -higukal-) v. intr. se retirer sec, on l’enduit avec du kaolin ou de la chaux
momentanément pour laisser passer un autre bien blanche (f) on construit une petite
erihigúla (rad. -higul-) v. trans. changer quelque clôture de roseaux de plus ou moins un mètre
chose de place, pour qu’il y ait un espace de hauteur pour empêcher les chèvres de
libre Syn. : erihihúla venir se frotter contre les murs et les
erihı ̧ ha ̧́ (rad. -hih-) ̧ v. intr. être pâle (en parlant détériorer
du teint) erihimbíka (rad. -himbik-) v. ressentir un début
erihı ̧ ha ̧́ (rad. -hi ̧h-) v. devenir non tranchant de maladie, un début de fièvre
eríhíha (rad. -híh-) v. trans. nettoyer l’enfant erihi ̧ mbu ̧ ̧ kála (rad. -hi ̧mbukal-) v. intr. se
quand il a fait caca Eríhih’ ómwána démolir enyu̧ ́mba yage yi ̧ri ̧mu̧ hi ̧mbu̧ kála
̧ mbu
erihi ̧ ̧ ́la 65 eríhobóla
ma maison commence à se détruire erihingukála (rad. -hingukal-) v. se tenir à
̧ mbu
erihi ̧ ̧́la (rad. -himbul-)
̧ v. démolir l’écart un moment
eri ̧hi ̧mbu̧ l' enyu̧ ́mba démolir une maison erihingúla (rad. -hingul-) v. disculper
erihína (rad. -hin-) v. échouer olugendó erihiníra (rad. -hinir-) v. intr. faire un faux pas
lwámâhína le voyage vient d’échouer, il en marchant, marcher clopin-clopant
n’aura plus lieu ̧ noléra
erihi ̧ (rad. -hi ̧noler-) v. trans. piétiner,
erihı ̧ na ̧́ (rad. -hin-) ̧ v. trans. débarrasser les tripes écraser sous les pieds ou sous les doigts,
de leur bouse (en pressant les intestins entre écraser quelque chose avec n’importe quoi
les doigts de haut en bas) erihi ̧ nongóla
̧ (rad. -hi ̧nongol-) v. trans. écraser
erihı ̧ na ̧́ (rad. -hi ̧n-) v. avoir une figure triste, entre deux masses
fâchée erihíra (rad. -hir-) v. intr. tonner obu̧ ́tu̧ ku̧ ́
erihı ̧ nda ̧́ (rad. -hi ̧nd-) v. trans. cogner, fermer, bwámâhíra le ciel tonne
être le dernier (en fermant le rang) erihi ̧ nd’
̧ erıhi ̧́ ra ̧ (rad. -hıra ̧́ (-L%)) Var. : amáhira ̧ n. 5/6
okugulú kwokwibwê ̧ cogner le pied contre le pus ekirondá kyámâsá mó máhira ̧ la
une pierre eri ̧hi ̧nd’ olú̧yi ̧: fermer la porte plaie produit du pus
eri ̧hi ̧nd’ omulóndo fermer le rang, en étant ́ ̧ ra
erıhı ̧́ (rad. -hır-) ̧́ v. mettre, placer, déposer
le dernier erıhi ̧́ ̧r’ enyúngú y'okó lıko ̧́ mettre la
erihi ̧ ndána ̧ (rad. -hi ̧ndan-) v. trans. rencontrer, marmite sur le feu Syn. : erítéka
être au complet esyómbene syámáhindána ̧ eríhiri (rad. -híri (-L%)) n. 5/6 le crabe. Les
les chèvres (de la dot) sont au complet Nande ne mangent pas en général ce crustacé
erihi ̧ ndanı ̧ á̧ (rad. -hi ̧ndani ̧-) v. trans. obtenir le et on a tendance à considérer les ethnies de
nombre requis nabírísalá nahi ̧ndani ̧a la plaine, comme les Mbuba, Talinga, Pere,
esyómbené sy’ omu̧ tahyô j’ai finalement Pakombe, arriérées car elles se nourrissent de
obtenu le nombre requis de chèvres pour la ces crustacés
dot erihiríka (rad. -hirik-) v. trans. essayer, oser,
erihindúka (rad. -hinduk-) v. intr. devenir, tenter de erihirik’ erihı ̧ mba
̧́ essayer de
changer enyamá yámáhinduka múndu construire
l’animal devient un homme ́ ̧ ri
erıhi ̧ ki ̧ rı ̧ ra ̧́ (rad. -hırikirir-) ̧́ v. soutenir,
erihindúla (rad. -hindul-) v. trans. retourner, empêcher de tomber en mettant un appui
mettre dans l’autre sens Syn. : eríbindúla erıhí̧ ̧ri ̧ki ̧ri ̧r’ enyúngu mettre quelque chose
erihi ̧ ndu ̧ ̧́la (rad. -hindul-) ̧ v. trans. ouvrir contre la marmite pour l’empêcher de tomber
erihi̧ ndu̧ ̧ l' omulángo ouvrir la porte eríhiririkána (rad. -híririkan-) v. être empressé
erihínga (rad. -hing-) v. trans. échanger de faire quelque chose
erıhi ̧́ nga ̧ (rad. -hınga ̧́ (-L%)) n. 5/6 une dent erıhí ̧ ri ̧ ri ̧ kanı ̧ á̧ (rad. -híririkani ̧-) v. presser
superposée suite au fait que l’on a eu peur quelqu’un de faire quelque chose rapidement
d’arracher la dent de lait Syn. : eríhalíka
eríhínga (rad. -híng-) v. aller au champ pour erıhi ́ ̧ syâ ̧ (rad. -hısi ̧́ -) ̧ v. trans. brûler, avoir de la
cultiver ou pour récolter, aller exécuter boisson ahisı ̧ rye ̧́ bisyá bíngáhi combien de
n’importe quel travail calebasses de bière a-t-il obtenu ? (litt. :
eríhínga (rad. -híng-) v. faire sien. Se dit des ‘combien de calebasses a-t-il brûlé’) erıhi ̧́ ̧sy’
poisons ou des médicaments homéopathiques óbwabu̧ avoir de la boisson
eríhing’obúti chercher un poison erıhi ́ ̧ syâ ̧ (rad. -hısi ̧́ ̧-) v. trans. être en ovulation, en
eríhing'obú̧baly’ óbw’ ekıku ̧́ ̧́ba chercher un parlant des animaux comme la chèvre
médicament pour traiter la poitrine erıhi ́ ̧ syâ ̧ (rad. -hısi ̧́ -) ̧ v. trans. chasser un sorcier
eríhingána (rad. -híngan-) v. être condamné à erıhi ̧́ ̧sy’ omu̧ loyı ̧́ w'oko mulhongo chasser
cause de námáhingana ná mu̧ ́kalı ̧́ wage je un sorcier du village. Pour cela, on brûlait
suis condamné à cause de ma femme. On tout simplement sa case
m’en veut, par exemple parce qu’elle est très erıhi ̧́ ta ̧ (rad. -hıta ̧́ (-L%)) n. 5/6 un grand coup de
belle vent
erihi ̧ nganı ̧ á̧ (rad. -hingani-)̧ v. trans. s’échanger eríhíta (rad. -hít-) v. intr. avoir la diarrhée
tu̧ kándi ̧hi ̧ngani ̧ esyómbene nous allons eríhitána (rad. -hítan-) v. se fâcher, être en colère
échanger des chèvres eri ̧hi ̧ngani ̧ olukímba erıhi ́ ̧ tanı ̧ á̧ (rad. -hítan-i ̧-) v. trans. mettre en
échanger un habit colère
́ ̧ nganı
erıhi ̧ á̧ (rad. -híngan-i ̧-) v. condamner erihitúka (rad. -hituk-) v. intr. monter,
eríhingíra (rad. -híng-ir-) v. aller au champ escalader, grimper Syn. : erihetúka
eríhingir' emólı ̧̂ aller au champ erıhi ́ ̧ tyâ ̧ (rad. -híti-) ̧ v. donner gratuitement
erihi ̧ ngohı ̧ ̧́
ngo (rad. -hi ̧ngohi ̧ngo) n. 5/6 un eríhóba (rad. -hób-) v. mendier de la nourriture
grand troupeau awíty’ eri ̧hi ̧ngohi ̧ngó de porte à porte Syn. : erihóba, eríhópa
ly’esyómbené n’esyondê il possède un eríhobóla (rad. -hóbol-) v. trans. frapper. La
grand troupeau de chèvres et de bovins signification originelle du mot est : retirer le
̧́
erıhodokyâ 66 erihubikiríra
prépuce du pénis ubyáhó ngándikúhobóla peau à une bête égorgée
reste là, je vais te taper eríhongóla (rad. -hóngol-) v. mettre la bière
̧́
erıhodokyâ (rad. -hódoki ̧-) v. faire le creux de dans des cruches très tôt le matin
l’abdomen ̧
erihongyâ (rad. -hong-i ̧-) v. faire fâner
erihóha (rad. -hoh-) v. être humide eri ̧hongy’ olúkómá lw’oko mulíro faire
erihohóla (rad. -hohol-) v. décortiquer faner une feuille de bananier sur le feu
̧́
erıhohyâ (rad. -hóhi-) ̧ v. rendre humide ̧́
erıhonı á̧ (rad. -hóni-)̧ v. trans. créer une crevasse
eríhokomóla (rad. -hókomol-) v. jouer de la ou un pli sur un outil comme la houe, la
flûte avec beaucoup d’adresse serpette ou la machette
eríhóla (rad. -hól-) v. mourir, trépasser, décéder. ̧́
erıhonı á̧ (rad. -hóni ̧-) v. intr. désirer sans
On croit que l’on ne meurt pas réellement nécessairement obtenir abandú
mais que l’esprit continue à vivre à côté du banámú̧honery’ oko byályâ il y a des gens
corps. La preuve en est qu’au cimetière on qui désireraient avoir de la nourriture (litt. :
dépose les objets que le décédé utilisait ‘des gens sont en train de désirer sur la
(casseroles, assiettes, autres instruments ou nourriture’)
objets). On lui offre aussi à manger eríhonóka (rad. -hónok-) v. se blesser
eríholána (rad. -hólana) v. intr. s’apaiser. Se dit légèrement en produisant une égratignure
de la guerre ulinde mupáka olúhi luholánê eríhonokála (rad. -hónokal-) v. perdre la
attends jusqu’à ce que la guerre s’apaise croûte de la blessure ekirondá
eríholéra (rad. -hól-er-) v. trans. aimer beaucoup kyámáhonokála la blessure perd sa croûte
(litt. : ‘mourir pour’) námáholer’ oko musík’ eríhonóla (rad. -hónol-) v. enlever la croûte sur
oyu̧ j’aime vraiment beaucoup cette fille une plaie, relever le prépuce pour les
(litt. : ‘je meurs pour cette fille’) incirconcis
eríholóka (rad. -hólok-) v. devenir froid, devenir eríhonongóka (rad. -hónongok-) v. avoir des
tiède Syn. : erihu ̧ ̧ hirı
̧ rá̧ égratignures eyısu ̧́ ̧ ká yabíríhonongóka la
̧́
erıholokyâ (rad. -hólok-i-) ̧ v. trans. refroidir, houe a maintenant des égratignures, elle
attiédir n’est plus tranchante
̧́
erıholyâ (rad. -hól-i ̧-) v. tuer, faire mourir ̧́
erıhonongyâ (rad. -hónongi ̧-) v. trans. rendre
eríhóma (rad. -hóm-) v. fermer à clé, fermer en peu tranchant erıhonongy’ ̧́ ̧́ ́ka rendre
eyısu̧
utilisant le cadenas eríhomer’ ómwaná y’ la houe peu tranchante omuhámba
omonyú̧mba enfermer l’enfant dans la abíríhonongok’ omomabwê le couteau est
maison devenu peu tranchant suite au fait qu’on l’a
eríhóma (rad. -hóm-) v. trans. coller la boue employé sur des pierres
eríhom’ epotó y’okonyu̧ ́mba coller la boue erihoromóka (rad. -horomok-) v. parler d’une
sur le mur de la maison manière précipitée
eríhomahomána (rad. -hómahoman-) erihoróra (rad. -horor-) v. égratigner
v. intr. serrer (les plantes) wámányíhoror’ omó nyala syagu tu
̧
erihombyâ (améso) (rad. -hombi-)̧ v. trans. m’égratignes avec tes ongles Syn. : eríharúra
tenir les yeux baissés par honte ou timidité eríhóta (rad. -hót-) v. intr. avoir de la jalousie
eríhomokála (rad. -hómokal-) v. intr. se décoller eríhotóka (rad. -hótok-) v. intr. dégonfler
enyu̧ ́mba yabíríhomokalá kw’ epoto la eríhotóla (rad. -hótol-) v. danser Syn. : erisáta
maison a perdu la boue qui lui est collée erıhotolê ̧́ (rad. -hótolee) Var. : amáhotolê
eríhomoléra (rad. -hómoler-) v. détacher n. 5/6 la danse Syn. : amáhotole
eríhomoler’embwâ détacher un chien et le ̧́
erıhotsyô (rad. -hótsio) ̧ n. 5/6 la laitue ; sorte
laisser partir d’herbe que l’on donne aux femmes ayant
erihónda (rad. -hond-) v. intr. pourrir récemment accouché pour qu’elles aient
erihondéra (rad. -honder-) v. traiter un malade beaucoup de lait Syn. : erıbotsyô ̧́
avec des pratiques et des méthodes eríhubahúba (rad. –húbahub-) v. intr. fouiner
traditionnelles erihu ̧ ̧ bhelelyâ (rad. -hu̧bheleli-)̧ v. intr. regarder
erihóndo ̧ (rad. -hondó) n. 5/6 une varieté de comme un malheureux, regarder avec le
crabe regard d’une personne malheureuse qui
̧
erihondyâ (rad. -hond-i ̧-) v. faire pourrir attend une aide quelconque u̧ lwahó
erihónga (rad. -hong-) v. intr. se fâner, se flétrir u̧ káhu̧ bhelelaya nábi sors de là, avec ton
erihongéra (rad. -honger-) v. être fatigué regard d’un malheureux qui attend de l’aide
eríhongóka (rad. -hóngok-) v. commencer un erihubíka (rad. -hubik-) v. trans. crier fort,
voyage móngámúhongokererâ je suis venu chanter fort.
très tôt le matin à cause de lui erihubikiríra (rad. -hubikirir-) v. trans. se
̧́
erıhongokyâ (rad. -hóngok-i ̧-) v. faire partir, précipiter pour expliquer une chose sans en
faire lever quelqu’un pour le voyage être informé
erihongóla (rad. -hongol-) v. trans. enlever la erihubikiríra (rad. -hubikirir-) v. crier fort,
̧ ̧ du̧dú̧ka
erihu 67 ̧ ̧ mbıka
erihu ̧́
chanter fort erihubikirir’ olwímbo chanter reconnaissance pour la réussite de
fort l’accouchement
erihu ̧ ̧ du̧dú̧ka (rad. -hu̧ duduk-) v. s’enfoncer eríhulukíra (rad. -húluk-ir-) v. intr. apparaître
dans un marais, s’enliser ebitíkótiko móbikátúhulukirâ des choses
́ ̧ ̧ du̧dú̧ka (rad. -hú̧duduk-) v.
erıhu s’affaisser étranges nous sont apparues
ekitaká kyámáhu̧ du̧ dú̧ka la terre s’affaisse ́ ̧ ̧ lu̧kyâ (rad. -húluk-i ̧-) v. trans. faire sortir
erıhu
erihu ̧ ̧ du̧du̧kála (rad. -hu̧dudukal-) v. intr. erihulúla (rad. -hulul-) v. trans. récolter (le
s’enfoncer de soi-même haricot), prendre une liane, une tige
erihugúta (rad. -hugut-) v. intr. s’enfuir quelconque et tirer dans la main en
́ ̧ ̧ ́ha (rad. -hú̧h-) v. intr. avoir chaud (dans son
erıhu détachant les gousses ou les graines
lit) erihulúla (rad. -hulul-) v. trans. ronfler en
eríhúha (rad. -húh-) v. se dit de la rivière, ou dormant
éventuellement de la pluie qui fait du bruit erihululíra (rad. -hululir-) v. ingurgiter, boire
avec ses eaux une liqueur, une boisson d’un coup à l’aide
eríhúha (rad. -húh-) v. fuir, s’enfuir d’une paille qu’on appelle omúseke, aspirer
erihu ̧ ̧ hirı ̧ ra
̧́ (rad. -hu̧ hirir-) v. intr. être froid (se erihu ̧ ̧ lu̧mú̧ka (rad. -hu̧ lumuk-) v. intr. partir
dit des liquides ou de l’atmosphère), être brusquement en étant fâché. Très souvent, ce
renfermé, réservé, timide terme s’applique aux femmes qui, fâchées,
erihu ̧ ̧ hú̧ka (rad. -huhu̧k-) v. être empressé de quittent le toit conjugal et partent se réfugier
faire quelque chose et cela, de manière sous le toit paternel. Mais le jour où elles
précipitée et irréfléchie eri ̧huhu̧ ki ̧r’ ebyályâ regagnent le domicile matrimonial, elles
se précipiter sur la nourriture devront apporter un dédommagement à leurs
erihuhúla (rad. -huhul-) v. drainer, traîner maris, une poule si la séparation n’a été que
derrière soi pour débarrasser un lieu de quelques jours ; si la séparation a été de
eríhuhúla (rad. -húhul-) v. trans. exécuter, faire longue durée, ce dédommagement peut aller
avec courage eríhuhul' omu̧bıri ̧́ ̧ exécuter un jusqu’à une chèvre
travail avec courage erihúma (rad. -hum-) v. trans. cogner, frapper
erihu ̧ ̧ hú̧ma (rad. -hu̧ hum-) v. gonfler obu̧ hóti ̧ d’un coup rapide et sec
bwámáhu̧ hu̧ ́ma les haricots gonflent ́ ̧ ̧́ma (rad. -hú̧m-) v. intr. déménager
erıhu
erihu ̧ ̧ hu̧mána (rad. -hu̧ human-) v. être déprimé, eríhúma (rad. -húm-) v. grogner, pousser un cri
être renfermé de mécontentement ou de désaccord
erıhú ̧ ̧ hyâ (rad. -hú̧hi-)̧ v. chauffer erıhu ̧́ ̧ hy’ eríhúma (rad. -húm-) v. intr. ronronner
amagétse chauffer l’eau omuthéré w’omúthok’oyú̧ syátáhumá
erıhu ́ ̧ ̧ ́ka (rad. -hú̧k-) v. trans. cuire, préparer à ndeke le moteur de ce véhicule ne ronronne
manger pas bien
erihu ̧ ̧ kahú̧ka (rad. -hu̧ kahu̧ k-) v. battre eríhumána (rad. -húman-) v. intr. être bouché,
rapidement. Se dit du cœur omútim’ être obstrué énindo ̧ yage yámáhumána
ámáhu̧kahú̧ka le cœur bat très vite mon nez est bouché
erıhu ́ ̧ ̧ kú̧la (rad. -hú̧kul-) v. trans. servir à manger erihumánga (rad. -humang-) v. cogner, frapper
en enlevant la nourriture de la casserole et en à plusieurs reprises
la déposant dans les plats erıhú ̧ ̧ manía (rad. -húman-i ̧-) v. trans. boucher,
erihu ̧ ̧ lahu̧lyâ (rad. -hulahuli ̧-) v. ajouter petit à ̧́
obstruer erıhumani ̧ omúlenge obstruer la
petit voix
eríhulikiríra (rad. -húlikirir-) v. écouter eríhumatangána (rad. -húmatangan-) v.
attentivement, tenir compte des conseils être serré
donnés émbulikirire maison (le mot dérive eríhumayíra (rad. -húmayir-) v. haleter
du verbe) Syn. : eryôwâ erihúmba (rad. -humb-) v. glaner erihumb’
erihu ̧ ̧́lo (rad. -hu̧ lo) n. 5/6 une part de nourriture obu̧ hóti ̧ glaner des haricots
que l’on donne à quelqu’un erıhu ́ ̧ ̧́mba (rad. -hú̧mb-) v. battre du mil, du
erıhu ̧́ ̧́lo (rad. -hú̧lo) n. 5/6 l’écume haricot, du blé, du sorgho erıhu ̧́ ̧ mb’obu̧hóti ̧
eríhulúka (rad. -húluk-) v. sortir de la maison, se battre les haricots erıhú̧̧ mb’ engáno battre le
montrer à l’extérieur, sortir de son lit ou blé (pour enlever les graines)
après l’accouchement. Faire les relevailles erıhu ́ ̧ ̧ mbánga (rad. -hú̧mbang-) v. battre
pour une femme qui a accouché. Cette plusieurs fois
cérémonie a lieu dès que le cordon ombilical erihumbéra (rad. -humber-) v. intr. faire nuit, se
de l’enfant est tombé. On fait porter à la dit de la nuit qui tombe ou de la lumière qui
nouvelle mère une natte descendant de la s’éteint, s’éteindre omulirw’ ámáhumbéra le
tête aux pieds en passant par le dos. Sur la feu s’éteint
tête, elle porte un plat de viande ou de poulet erihu ̧ ̧ mberyâ (rad. -humberi ̧-) v. trans. éteindre
qu’elle va offrir à la sage-femme en signe de erihu ̧ ̧ mbıka ̧́ (rad. -hu̧ mbik-) v. trans. cuire dans
̧́ ̧ mbú̧la
erıhu 68 ̧́ ̧ tahu̧tyâ
erıhu
des feuilles sur les braises se précipiter sur le plat de nourriture (se dit
́ ̧ ̧ mbú̧la (rad. -hú̧mbul-) v.
erıhu frapper surtout des enfants dans une famille
violemment erıhu̧ ̧́ mbu̧ l’ omúndu rosser un nombreuse)
homme eríhungu (rad. -húngu (-L%)) n. 5/6 un petit pot
́ ̧ ̧ mbú̧la (rad. -hú̧mbul-) v. trans. ne pas
erıhu rarement utilisé. Le terme désigne aussi la
payer erıhu̧ ̧́ mbu̧ l’ omúndu ne pas payer la partie inférieure de la corbeille, c’est-à-dire la
dette de quelqu’un partie sur laquelle repose la corbeille
́ ̧ ̧ mbu̧líra (rad. -hú̧mbulir-) v. tomber
erıhu erihungukála (rad. -hungukal-) v. partir
̧́ mbu̧ li ̧r’ omútwé w’ ahísi tomber sur
erıhu̧ momentanément
la tête erihu ̧ ̧ ngu̧kalyâ (rad. -hungukali ̧-) v. cacher,
erihu ̧ ̧ mbyâ (rad. -humbi ̧-) v. cesser eri ̧hu̧ mby’ mettre de côté
eríryâ cesser de manger erihungúla (rad. -hungul-) v. trans. placer de
erihumíra (rad. -humir-) v. trans. cogner côté momentanément pour mettre à l’abri,
erıhú ̧ ̧ mu̧kála (rad. -hú̧mukal-) v. tomber en dérober furtivement
ruines, se désagréger olu̧ hi ̧mbó ́ ̧ ̧ ngyâ (rad. -húngi ̧-) v. trans. faire tourner
erıhu
lwámáhu̧ mu̧ kála le mur se désagrège, il erıhú̧̧ ngy’ akaswéndé kútsy’ akapípi faire
tombe en ruines tourner en l’air le sifflet qui annonce et invite
erıhu ́ ̧ ̧ múla (rad. -hú̧mul-) v. broyer, frapper très les jeunes gens à la circoncision rituelle. Ce
fort moment est redouté par les femmes et les
erıhu ́ ̧ ̧ mú̧la (rad. -hú̧mul-) v. trans. piler jeunes filles, car les jeunes gens agissent mal
erıhú̧̧ mu̧ l’ omúhóko piler le manioc envers elles avant de se retirer dans la forêt
eríhumúla (rad. -húmul-) v. soupirer omútim’ où ils passeront une longue période de
ámáhumulikána le cœur soupire formation au cours de la circoncision rituelle.
erıhu ́ ̧ ̧ mu̧ngú̧la (rad. -hú̧mungul-) v. trans. Ils peuvent même aller jusqu’au viol.
chercher ici et là en déplaçant des objets ̧́ ̧ ngyahu̧ngy’ amátwı ̧̂ tourner les
erıhu
eríhumwâ (rad. -húmu-) v. être satisfait parce oreilles ici et là. Avoir la tête en l’air
qu’on en a eu de trop erıhu ̧́ ̧ nu̧ (rad. -húnu̧ (-L%)) Var. : amáhu̧ nu̧
erihúna (rad. -hun-) v. trans. s’abstenir de ̧́
n. 5/6 le taro, la colocase Syn. : erınyangwa
répondre à quelqu’un ́ ̧ ̧ nu̧ngú̧la (rad. -hú̧nungul-) v. découvrir en
erıhu
erihúnda (rad. -hund-) Var. : erihund’ otúlo ôtant le couvercle à plusieurs reprises ou sur
v. trans. dormir profondément (litt. : ‘enterrer plusieurs choses
le sommeil’) erihununukála (rad. -hununukal-) v. intr. se
erihúnda (rad. -hund-) v. intr. se ramollir. Se dit défaire (en parlant d’un fil qui se défait de
des cossettes de manioc qui ont été trempées lui-même)
dans de l’eau en vue de les préparer à la erıhú ̧ ̧́nza (rad. -hú̧nz-) v. trans. frapper, battre
prochaine étape qui est le séchage. Une fois erihúra (rad. -hur-) v. traverser ou casser de part
sèches, ces cossettes peuvent être broyées et et d’autre Syn. : erihúla
moulues pour devenir la farine de manioc erihurubána (rad. -huruban-) v. trans. tirer
omuhók’ abírihundá ndeke les cossettes de brutalement, traîner quelque chose par terre
manioc se sont bien ramollies eríhurúmba (rad. -húrumb-) v. emporter avec
erihúnda (rad. -hund-) v. obstruer erihund’ un certain empressement et une certaine
olu̧ hımbo ̧́ obstruer les crevasses dans le mur force physique
erihundíra (rad. -hundir-) v. enfouir erihundir’ erihurumúra (rad. -hurumur-) v. mettre bas
ekirı ̧ ̧́ ky’omó lıko ̧́ enfouir une patate douce prématurément, avorter
dans les cendres du feu erihundir’omúhóko eríhurungána (rad. -húrungan-) v. intr. être
entasser les cossettes de manioc qui ont été transpercé de part et d’autre, être ouvert des
préalablement trempées dans de l’eau deux côtés
pendant trois jours afin de les sécher et de les erıhu ́ ̧ ̧ ru̧nganıá̧ (rad. -húrungan-i ̧-) v.
rendre prêtes à être broyées pour servir de transpercer de part et d’autre
farine de manioc. C’est une telle farine dont erihurúta (rad. -hurut-) v. intr. ronfler
on se sert pour faire la pâte de manioc erihu ̧ ̧ ru̧tyâ (rad. -hurut-i ̧-) v. faire ronfler
erihundukála (rad. -hundukal-) v. intr. erıhu ́ ̧ ̧ tahú̧ta (rad. -hú̧tahu̧ t-) v. intr. chercher
déboucher d’un air désemparé. Se dit de quelqu’un qui
erihundúla (rad. -hundul-) v. déboucher cherche partout en se baissant, regardant ici
erihúnga (rad. -hungá) n. 5 le vent erihúnga et là et ne trouvant rien, agir avec une
lyámálába le vent souffle (litt. : ‘le vent extrême inattention jusqu’au point de se
passe’) rendre ridicule, être tellement honteux qu’on
erihúnga (rad. -hung-) v. trans. tresser (du fil) ne sait plus où mettre la tête
erihung’ engóha tresser le fil erıhu ́ ̧ ̧ tahu̧tyâ (rad. -hú̧tahut-i ̧-) v. rendre
erihu ̧ ̧ ́nga (rad. -hu̧ ng-) v. rafler eri ̧hu̧ ng’ebyályâ quelqu’un ridicule aux yeux des autres en lui
eríhutála 69 ̧́
erıkaku̧
faisant exécuter des tâches risibles (patates douces, ignames, etc.) erıtw’ ̧́
eríhutála (rad. -hútal-) v. se blesser avec un amahyá w’omwiríma travailler de façon à
instrument tranchant former des monticules dans le champ
́ ̧ ̧ talyâ (rad. -hútal-i ̧-) v. blesser omuhámbá
erıhu eríhyá (rad. -hí-) v. intr. cuire, brûler, avoir des
̧́ talyâ le couteau me blesse
ámányıhu̧ brûlures ou des callosités aux mains en
eríhutangála (rad. -hútangal-) v. être blessé à travaillant. Avoir des champignons dans son
plusieurs endroits vagin après un acte sexuel
́ ̧ ̧ tangalyâ (rad. -hú̧tangal-i-)̧ v. blesser
erıhu erikâ ̧ (rad. -ikV-) ̧ v. intr. descendre ngándiki ̧ rá ̧
partout mwámwıtı ̧́ ry’
̧́ ábi ̧mu̧ ́hu̧ tangaly’ hano je vais descendre ici (de la voiture)
omó rıtu̧ ̧́ ́mo il l’a tué après l’avoir blessé ̧́
erıkabakabyâ (rad. -kábakab-i ̧-) v. réprimander,
partout avec la lance gronder wámátásyángabakaby’ úti batáhi
́ ̧ ̧ ́tha (rad. -hú̧th-) v. intr. claquer, crépiter,
erıhu comment se fait-il que tu me grondes ainsi ?
exploser, se dit d’une bombe ou d’une balle eríkabangúra (rad. -kábangur-) v. ouvrir les
qui éclate. Se dit aussi des grains de maïs qui yeux plusieurs fois en raison d’un vif
claquent sur les braises quand on les grille sentiment de honte eríkabangur’ ámesó
embundú yámáhu̧ ́tha il y a un coup de fusil ng'omu̧ nı ̧́ w’ oko nzíra ouvrir les yeux
́ ̧ ̧ thánga (rad. -hú̧thang-) v.
erıhu crépiter comme celui que l’on surprend en train de
ekikúsá kyámáhu̧ thánga le maïs crépite satisfaire ses grands besoins sur la route
erıhú ̧ ̧ thangíka (rad. -hú̧thangik-) v. intr. claquer Syn. : -tubungur- eritubungúra
plusieurs fois ̧́
erıkabanguryâ (rad. -kábangur-i-) ̧ v. faire
erıhu ́ ̧ ̧ thyâ (rad. –hú̧th-i ̧-) v. shooter, tirer, faire ouvrir plusieurs fois les yeux à quelqu’un
claquer suite à un vif sentiment de honte
erihuthúka (rad. -huthuk-) v. apparaître ̧́
erıkabhi ̧
syâ (rad. -kábhisi ̧-) v. nier ce que
soudainement l’autre dit d’une manière ferme
erihututúla (rad. -hututul-) v. trans. jouer de la eríkabhúla (rad. -kábul-) v. diviser
flûte erihututula enyámúlere jouer à la eríkabukála (rad. -kábukal-) v. intr. sortir
flûte brusquement et se montrer de manière
eríhwa (rad. -húa (-L%)) Var. : amáhwa n. 5/6 inattendue
l’épine. Pour dire qu’une situation est bonne erikabúra (rad. -kabur-) v. arracher avec les
et belle mais pleine de dangers, on cite racines sans les endommager, couper
l’expression ni kísáka kyowéne náho erikabur’omu̧nyóku (w’omó méno)
kyoswıré ̧́ mo máhwa c’est un bon buisson, arracher un morceau de viande (avec les
mais plein d’épines. Il faut donc beaucoup de dents)
prudence et de clairvoyance eríkabúra (rad. -kábur-) v. trans. couper d’une
eríhwâ (rad. -ho-) v. intr. être fini, être terminé manière abrupte
esyofuránga syámányíhwéra je n’ai plus erikadi̧ ̧ (rad. -kadi ̧ (-L%)) n. 5/6 vin de bananes
d’argent (litt. : ‘l’argent est terminé sur moi’) plantains. On laisse les bananes mûrir
̧
erihwedelyâ (rad. –huedeli-) ̧ v. intr. paraître complètement, puis on les découpe en
faible à cause de la maladie morceaux qu’on laisse fermenter dans l’eau.
erihwéka (rad. -huek-) v. intr. se dit de la femme Ce vin est très capiteux et sert de matière
ou de la fille qui part à la recherche d’un première pour la fabrication de l’alcool
homme pour forniquer et qui y reste comestible appelé akabhali ̧
longtemps, vivre en concubinage eríkadúla (rad. -kádul-) v. intr. fixer un prix
erihwényê ̧ (rad. -huenyée) n. 5/6 type de rat élevé eríkadul’ omundú y’ omo béyi ̧ fixer
eríhwerekeréra (rad. -húerekerer-) v. maigrir, un prix élevé à quelqu’un
être consumé, devenir trop maigre omuliró eríkága (rad. -kág-) v. trans. refuser de donner
ámáhwerekeréra le feu se consume omubirí Eríkag’ ómwaná y’ ekíndu refuser de
wage abéré ng’ ahwerekerére je me sens donner quelque chose à l’enfant
faible (litt. : ‘mon corps est comme s’il est erikakála (rad. -kakal-) v. intr. être très irrité
faible’) erikákáma̧ (rad. -kakámá) n. 5/6. la sève Syn. :
eríhweréra (rad. -hóererer-) v. intr. finir, être amátsitsi
fini, être exterminé complètement eríkakamána (rad. -kákaman-) v. sécher, se
̧́
erıhwetsyá (rad. -húetsi ̧-) v. trans. frapper, battre raidir
fort avec un bâton ̧́
erıkaki ̧
ryâ (rad. -kákiri ̧a) v. protéger, faire écran
erıhwi ̧́ ̧ ri
ri ̧ kanı
̧ á̧ (rad. -húiririkani-)̧ v. faire erıkakí̧ ̧
ry’ omú̧kali ̧ protéger une femme
succéder des travaux sans relâche, travailler (contre un danger)
sans s’arrêter en passant d’une tâche à une erıkaku ̧́ ̧ (rad. -káku̧ (-L%)) Var. : amákaku̧
autre n. 5/6 des injures, des paroles fâcheuses et
erihyâ (rad. -hia) Var. : amahyâ n. 5/6 la plate- très injurieuses mw’ákámúbwir’ amákaku̧ il
forme dans laquelle on plante quelque chose lui a lancé des paroles très injurieuses
eríkakulána 70 erikandúla
eríkakulána (rad. -kákulan-) v. avoir les tout (toute banane mais surtout la banane
premiers rapports sexuels plantain, la banane à bière ou la banane
̧
erikakyâ (rad. -kaki ̧-) v. trans. tirer tendre) Syn. : eríbugu, éki ̧nyámu̧ ́nyu̧ ,
eri ̧kaky’omuméro aspirer très fort à la paille eki ̧thıka ̧́
et avaler beaucoup de bière de la calebasse eríkamathána (rad. -kámathan-) v. être épais,
ou de la cruche devenir épais, se coaguler
erikála (rad. -kal-) v. trans. boucaner, sécher à la eríkamathíka (rad. -kámath-ik-) v. coller à
fumée erikal’enyáma boucaner la viande ̧́
erıkamathi ̧
ky’omundú y’okó mú̧kali ̧ faire
erikála ̧ (rad. -i ̧kal-) v. intr. habiter, s’asseoir coller une femme à un homme
eri ̧kalá hágumá n’ abábú̧ti ̧ habiter avec les eríkámba (rad. -kámb-) v. déprécier Syn. :
parents eripóna
erıkála ̧́ (rad. -kála) n. 5/6 le charbon, la braise eríkamúka (rad. -kámuk-) v. intr. être
eríyitonger’ okw’ıkála ̧́ critiquer quelqu’un partiellement sec (habit, viande, terrain)
alors qu’il est présent à notre insu ou le Syn. : eríkamukála
critiquer devant un des siens que nous eríkamukála (rad. -kámukal-) v. s’égoutter, être
ignorons et qui lui rapportera tout partiellement sec tel un habit que l’on a
eríkála (rad. -kál-) v. être fort, être sévère, être trempé, la viande qu’on boucane, un terrain
méchant, être intransigeant, être têtu Oyó après la pluie. Cela signifie aussi mourir
akalakálıre ̧́ celui-là est un têtu ou un subitement sans une longue maladie ou un
intransigeant omu̧nyokw’ oyú̧ akalakálire ̧ accident
cette chair est dure olúhi lw’ ámakála la eríkamúla (rad. -kámul-) v. trans. tordre,
guerre est à son point culminant étrangler eríkamul’olukímba tordre un
eríkalakála (rad. -kálakal-) v. être dur, ardu, habit
résistant. Commencer à acquérir de la force ̧́
erıkamu ̧ tsyâ (rad. -kámutsi ̧-) v. trans. traire
lorsqu’on est resté longtemps malade complètement une chèvre ou une vache sans
ómwan’ álimúkalakála l’enfant commence laisser de lait pour son enfant
à devenir fort ̧́
erıkamyâ (rad. -kámı-) ̧́ v. serrer davantage, être
̧́
erıkalakalyâ (rad. -kálakal-i ̧-) v. fortifier éveillé et très attentif à tout, ne rien laisser
eríkalánga (rad. -kálang-) v. trans. griller échapper erıkamy’ ̧́ ekíkoba serrer davantage
eríkalang’ ákalhángá kútsy’ enyáma griller une corde
des arachides ou frire de la viande erikána (rad. -kan-) v. trans. lier fort, étirer,
eríkalayíra (rad. -kálayir-) v. trans. bien rétrécir en serrant
entretenir un champ de bananiers erıkandá̧ (rad. -kánda (-L%)) n. 5 gazon des
esyómbóko ní mbókó ısi ̧́ ̧kaláyıre ̧́ un champ vaches, hyperhemia Syn. : ekíkúyu
de bananiers n’a de valeur que s’il est bien erikandáma (rad. -kandam-) v. être coagulé, se
entretenu (litt. : ‘les bananes sont des coaguler. Se dit de la graisse, du lait. Être
bananes quand on les entretient’) eríkalayir’ rigide ékindá ̧ kyabírikandamána le cadavre
esyómbóko travailler dans un champ de est devenu rigide
bananiers erikandána (rad. -kandan-) v. devenir gros,
eríkalayíra (rad. -kálayir-) v. trans. sécher (au épais, congelé, gélatineux comme de la
soleil) eríkalayira olukímbá lw’okó mwisi graisse
sécher l’habit au soleil ̧
erikandanyâ (rad. -kandan-i ̧-) v. rendre épais,
eríkalhabhása (rad. -kálhabhas-) v. intr. devenir rendre quelque chose gros, épais comme de
sec engobı ̧́ yakalhabhásıre ̧́ la peau de la la graisse
chèvre est devenue trop sèche et dure eríkandayíra (rad. -kándayir-) v. désirer
eríkalíha (rad. -kálih-) v. intr. être amer endulú ardemment eríkandayir’olugéndo désirer
yi ̧kalıhı̧́ rȩ́ la bile est amère ardemment voyager
̧́
erıkali ̧
hyâ (rad. -kálih-i ̧-) v. rendre amer ou eríkandayiríra (rad. -kándayirir-) v. intr.
mettre trop de sel wámákalihy’ ̧ ebyályâ tu insister nyinámúkandayirir’erigend’
rends les mets amers, tu mets un peu trop de eBútembo je voudrais vraiment partir à
sel dans la nourriture Butembo
̧́
erıkalyâ (rad. -kál-i ̧-) v. fortifier, rendre méchant, erikandíra (rad. -kandir-) v. trans. avoir la
rendre intraitable nostalgie de, désirer revoir quelqu’un ou son
eríkáma (rad. -kám-) v. trans. brasser, traire, pays natal erikandir’ omúndu, erikandir’
extraire en pressant eríkam’óbwabu̧ brasser ekíhugo k’ íwe désirer revoir quelqu’un,
la bière eríkam’'émbene traire une chèvre avoir la nostalgie de revoir son pays natal
̧́
erıkamahyâ (rad. -kámahi ̧-) v. donner erikandukála (rad. -kandukal-) v. être en état
l’impression d’être riche erıyi ̧́ ̧kamahyâ se d’être débarrassé de ses herbes. Se prêter
donner l’impression qu’on est riche aisément à cette opération
erıkamáta ̧́ (rad. -kámata) n. 5/6 la banane erikandúla (rad. -kandul-) v. désherber,
eríkánga 71 erikanyukála
débarrasser un champ des herbes coupées erikangiríra (rad. -kangirir-) v. trans. montrer,
kandul’ erirímá ngandiher’ ómo bu̧hóti ̧ dévoiler ce qui était caché
débarrasse le champ de ses herbes coupées erikangirir’oyú̧bi ̧samıre ̧́ dévoiler celui qui
afin que je plante les haricots était caché
eríkánga (rad. -káng-) v. intr. briller, être ̧
erikangi ̧ ryâ
ri ̧ (rad. -kangirir-i ̧-) v. enseigner,
reluisant eríkangá ng’ éngu̧ nu̧ ́nu̧ ̂ briller apprendre eri ̧kangi ̧ri ̧ry’ ómwaná y’ emítsyé
comme une étoile omú̧kali ̧ oyú̧ akángıre ̧́ yowéne apprendre à l’enfant de bonnes
cette femme est vraiment belle, elle est habitudes
éclatante de beauté eríkangúla (rad. -kángul-) v. étrenner. Quand tu
̧́
erıkangabanı á̧ (rad. -kángabani ̧-) v. étinceler, portes un habit pour la première fois, tes
être brillant olukímb’ olu̧ ́ lu̧ kangabénıȩ́ cet amis te disent : lungúnya! makú̧ta mbıli ̧́ ̧ na
habit brille de propreté sénge! ‘nouveauté, deux pièces de monnaie
̧́
erıkangabasanı á̧ (rad. -kángabasani-)̧ v. et un centime’ et tu es obligé de payer
briller. Se dit par exemple d’une femme qui quelque chose à ces amis-là, ne fût-ce qu’un
est très belle erıkangabasanı ̧́ á̧́ ng' eryúba verre de bière
briller comme le soleil ̧
erikangyâ (rad. -kangi ̧-) v. trans. montrer
eríkangagatána (rad. -kángagatan-) v. quelque chose à quelqu’un eri ̧kangy’
devenir rigide, être dur esabhu̧ ́ni ̧ omu̧ genı ̧́ y’' enzíra montrer le chemin au
yámákangagatanir’ okó mwisi le savon visiteur ou à l’étranger
durcit au soleil erikanı̧ á̧ (rad. -kani-)̧ v. intr. parler, bavarder,
eríkangalamála (rad. -kángalamal-) v. causer eri ̧kani ̧á n’omu̧ ́kali ̧ converser avec
briller une femme, solliciter une femme
eríkangalamána (rad. -kángalaman-) v. erikaníra (rad. -kanir-) v. attendre quelqu’un de
se tenir droit dans le chemin, obstruer le pied ferme erikanir’omúndu attendre
passage eríkangalaman’omo nzíra obstruer quelqu’un de pied ferme pour le gronder
le chemin par sa présence erikani ̧ ̧
ryanı á̧ (rad. -kanirani-)̧ v. parler entre
eríkangáma (rad. -kángam-) v. être intraitable, soi eri ̧kani ̧ryanıá̧́ háguma se parler entre
se tenir coi Syn. : eríkangagatána plusieurs personnes ensemble
eríkangamíra (rad. -kángamir-) v. boire au erikanúka (rad. -kanuk-) v. intr. mourir
goulot, boire directement à un récipient brusquement. On attribue une mort aussi
(calebasse, cruche, casserole, marmite) subite et brusque à l’action d’un esprit
eríkangamir’oko nyúngu boire directement malveillant envoyé par le sorcier ou
à la marmite quelqu’un ayant mauvais cœur pour venir
eríkangamúka (rad. -kángamuk-) v. être trop étrangler et liquider cette malheureuse
joyeux et de ce fait trop entreprenant, être personne
sans gêne ómwan’oyu̧ ́ akangamú̧kıre ̧́ cet erikánya (rad. -kany-) v. intr. augmenter, être
enfant est très éveillé abondant obundú bwámâkánya la pâte
̧́
erıkangamu ̧ kyâ (rad. -kángamuk-i-)̧ v. augmente de quantité, contrairement à ce
rendre très éveillé, trop entreprenant que l’on avait prévu awıty’ ̧́ ̧́
ekıkánya elle a
eki ̧su̧ ngú̧ ki ̧kánkangamu̧ kayâ la civilisation le don de faire augmenter la pâte qu’elle
occidentale rend les enfants trop éveillés prépare
eríkangamúla (rad. -kángamul-) v. dresser les eríkánya (rad. -kány-) v. trans. manger sec sans
oreilles émbwá yikákangamul’ amátwı ̧̂ le sauce ni viande. Lorsqu’on mange la pâte et
chien dresse les oreilles que la sauce vient à manquer, pour
̧́
erıkangamyâ (rad. -kángam-i ̧-) v. ériger, dresser demander un supplément, on dit à la cuisine :
̧́
erıkangamy’erı ̧́ ́mo ériger la lance en signe
tu̧ éngokolume yasámbırého ̧́ ‘le coq a renversé
de protestation la sauce en marchant dans le plat’
̧
erikanganı á̧ (rad. -kangani ̧-) v. montrer, pointer erikanyayíra (rad. -kanyayir-) v. augmenter en
du doigt erikangani ̧ ̧ omundú y’enzíra nombre, se trouver à plusieurs tout d’un coup
montrer le chemin à quelqu’un erikanyayíra (rad. -kanyayir-) v. intr. briller
eríkangarára (rad. -kángarar-) v. être d’une manière exagérée kundy’ómwisy’
turbulent, étourdi, avoir la tête en l’air et ámákanyayírá, émbu̧ l’ íkándiwâ comme il
agir sans réflexion ómwan’ábiríkangarára y a trop de soleil, il va pleuvoir (litt. : ‘car la
l’enfant est devenu impossible à contrôler lumière brille trop, la pluie tombera’)
̧́
erıkangararyâ (rad. -kángarar-i-) ̧ v. rendre eríkanyayíra (rad. -kányayir-) v. intr. accablant.
quelqu’un étourdi, se moquer de Se dit du soleil. Se dit aussi d’un grand
̧́
erıkangarary’ omwána se moquer de nombre, fourmiller esyómbene
l’enfant, le ridiculiser syámákanyayir’omw’' iríma les chèvres
eríkangátsa (rad. -kángats-) v. punir en fourmillent dans le champ
frappant fort Syn. : -húetsi ̧- erıhwetsyâ ̧́ erikanyukála (rad. -kanyukal-) v. se briser, se
̧́
erıkanzagu̧ lyâ 72 erikekéna
casser pour tout habillement neuf
̧́
erıkanzagu̧ lyâ (rad. ̧
-kánzaguli-) v. trans. erikatíka (rad. -katik-) v. trans. tendre (un arc)
manger eríkatsánga (rad. -kátsang-) v. couper en petits
̧́
erıkanzakanzyâ (rad. -kánzakanzi ̧-) morceaux
v. trans. manger ̧́
erıkátsi ̧ (rad. -kátsi ̧) n. 5/6 le martyr
̧́
erıkánzi ̧ (rad. -kánzi ̧) n. 5/6 la banane, banane erikatúla (rad. -katul-) v. trans. détacher ce qui
plantain Syn. : eríbugu est lié et attaché ensemble erikatul’
erikára (rad. -kar-) v. trans. forcer une personne ékyambatana détacher les deux bananes
à s’exécuter, obliger collées ensemble dès la germination. Une
erikarába (rad. -karab-) v. intr. se laver (les femme enceinte ne peut pas manger de telles
mains) Syn. : erinába bananes de peur qu’elle n’enfante des
erikarabúra (rad. -karabur-) v. rouer de coups jumeaux collés également l’un à l’autre
erikarabur’ómwaná y’omo makófi ̧ rouer erikatulána (rad. -katulan-) v. se séparer,
un enfant de coups divorcer
eríkaragása (rad. -káragas-) v. finir eríkéba (rad. -kéb-) v. intr. regarder en arrière ou
eríkaragas’eriríma; eríkaragas’ ekíribwa à côté sans se retourner complètement mais
terminer (de travailler) un champ, terminer en tournant uniquement la tête
de manger une patate douce eríkebéra (rad. -kéber-) v. trans. regarder en
eríkaragáta (rad. -káragat-) v. intr. être rude au arrière ou à côté sans se retourner
toucher (normalement à cause de la saleté). complètement mais en tournant uniquement
Rester collé (adhérer à une chose) ebyályá la tête eríkeber’omú̧kali ̧ regarder
byámákaragatira' omo nyúngu la attentivement une femme et l’aimer
nourriture reste collée dans la marmite ̧́
erıkebu ̧ liryâ
̧ (rad. -kébulir-i ̧-) v. jeter un coup
eríkaragáta (rad. -káragat-) v. intr. marcher d’œil rapide, porter occasionnellement un
dans des conditions difficiles eríkaragat’ regard sur
olugendó lw’ omó mwisi poursuivre un eríkéda (rad. -kéd-) v. trans. se moquer de
voyage sous un soleil brûlant quelqu’un en le dédaignant
eríkaragatíra (rad. -káragatir-) v. intr. coller à ̧
erikédê (rad. -kedée) n. 5/6 singe
ebi ̧kokyó byabíríkaragatir’ omonyúngu les ̧́
erıkedu ̧́la (rad. -kédu̧ l-) v. se moquer de
restes de nourriture sont collés au fond de la quelqu’un en le dédaignant par un geste des
marmite yeux beaucoup plus accentué que dans le cas
erikaráma (rad. -karam-) v. intr. être méchant, de eríkéda
s’énerver eríkéha (rad. -kéh-) v. intr. diminuer ebyályá
eríkarasúka (rad. -kárasuk-) v. être rude au byámákéha la nourriture diminue, elle est
toucher, être dur à manger esıságá ̧́ insuffisante
si ̧karasu̧ ́kıre
̧́ les légumes verts sont durs à eríkehakéha (rad. -kéhakeh-) v. décroître,
manger diminuer progressivement mónakehakehıry’ ̧́
erikása (rad. -kas-) v. étrangler, serrer ebyályâ (erıkehi ̧́ ̧
akehi ̧
a) j’ai diminué
erikas’erıku̧ ̧́ ́ndo serrer un nœud erikas’ progressivement la nourriture (faire
áméno serrer les dents, claquer des dents diminuer)
erikása̧ (rad. -kasa) n. 5/6 morceau de viande ̧́
erıkehyâ (rad. -kéh-i ̧-) v. diminuer de volume ou
cuite wámáhu̧ ku̧ la makasá mánené de nombre erıkehy’ ̧́ oko bu̧ hóti ̧ diminuer la
mánéne vous sortez de trop gros morceaux quantité de haricots
de viande eríkéka (rad. -kék-) v. couper eríkek’ omó
erikáta (rad. -kat-) v. trans. tendre erikat’obútâ músarángáti couper avec un morceau de
tendre l’arc erikat’ omúbanga arquer ou roseau sec en guise de couteau
courber un arbuste qui sert à resserrer la eríkekána (rad. -kékan-) v. devenir petit,
corde devant servir à attraper le butin dans le diminuer
piège (voir -talo endálo) ̧́
erıkekehyâ (rad. -kékeh-i-) ̧ v. diminuer,
erikatána (rad. -katan-) v. pron. se séparer après décroître en parlant, par exemple, d’un
avoir été amis, ou avoir habité ensemble montant d’argent
eríkátha (rad. -káth-) v. avoir un nouvel habit. Ce eríkekelúha (rad. -kékeluh-) v. vieillir (surtout
mot s’applique surtout aux femmes qui, pour d’aspect physique, se dit d’une femme). Pour
s’habiller avec une nouvelle pièce de pagne, l’homme, on dit erísyekelúha ou
vont acheter un wax qu’elles coupent avec erísyakelúha
des ciseaux pour fabriquer les diverses pièces ̧́
erıkekelu ̧ hyâ (rad. -kékeluhi-)̧ v. rendre vieux.
de leur habillement (blouse, pagne principal, Se dit des femmes
pagne secondaire, pagne pour la tête). Ce erikekéna (rad. -keken-) v. intr. craquer. Se dit
terme vient du swahili standard « kukáta » d’un arbre dont le vent fait craquer les
‘couper’. Aujourd’hui ce terme s’applique branches. Se dit aussi de tout ce que le vent
̧
erikekyâ 73 eríkerebúla
fait craquer avant que ça ne s’écroule (mur, eríkengéta (rad. -kénget-) v. trans. couper avec
pont, etc.) une machette, une hache eríkenget’omúti
̧
erikekyâ (rad. -keki ̧-) v. couper le bord couper un arbre
soigneusement avec une lame fine eri ̧keky’ ̧
erikeni â̧ (rad. -ken-i ̧-) v. faire craquer omú̧si ̧ki ̧
olukímba couper soigneusement les mwákákenay’ enyu̧ ́mba le tremblement de
bordures d’un habit avec une lame fine terre a fait craquer la maison
eríkelébha (rad. -kélebh-) v. blaguer, jouer, eríkenyegúka (rad. -kényeguk-) v. se briser, se
s’amuser, se moquer de, faire un tour à démembrer. Se dit surtout d’un régime de
quelqu’un bananes dont les mains se défont et se
̧́
erıkelebhyâ (rad. -kélebh-i ̧) v. intr. parler fort détachent Syn. : erímenyengúka
abálumé bali ̧mú̧kelebhery’ okó bwabu̧ les eríkenyengukála (rad. -kényengukal-) v.
hommes sont en train de parler à voix haute être en train de se fissurer ekitaká
au sujet de leur boisson kirimúkenyengukalá busaná n’ ómwisí
eríkeléma (rad. -kélem-) v. tourner en dérision, múnéne le sol est en train de se fissurer à
se moquer de, parler beaucoup pour les cause de la grande chaleur
femmes eríkenyúka (rad. -kényuk-) v. se détacher, être
eríkemakeméra (rad. -kémakemer-) v. détaché d’un tronc d’arbre ou d’un régime de
défier bananes eríbugu lyakenyu̧ ́kıre ̧́ une banane
erikembȩ (rad. -kembe (-L%)) n. 5/6 instrument s’est détachée du régime
de musique constitué d’une petite caisse de eríkenyúla (rad. -kényul-) v. trans. détacher
résonance saisissable dans la main pendant d’un tronc d’arbre ou d’un régime de bananes
qu’avec les pouces on appuie sur des petites eríkenyul’ omútahí w’okó múti détacher
barres de fer fixées sur la caisse de résonance une branche d’un arbre Syn. : -kónol-
et qui forment la gamme. Les sons sont rudes eríkonóla
et très métalliques. Cet instrument est eríkénza (rad. -kénz-) v. trans. couper avec tout
d’origine étrangère instrument tranchant, procéder à une
erikéna (rad. -ken-) v. intr. craquer, produire un cérémonie rituelle pour la jeune mariée qui
bruit de craquement constate qu’elle est enceinte (on lui met une
eríkendéra (rad. -kénder-) v. intr. être troublé natte pliée sur le dos, on lui fait porter une
par le bruit corbeille de vivres, et puis on la conduit dans
̧́
erıkenderyâ (rad. -kénder-i-) v. déranger par les champs où elle se met à couper quelques
un bruit. Demander quelque chose à plantes d’une manière assez svelte et rapide.
quelqu’un sans relâche ngenderayého laisse- Puis elle revient à la maison. Le sens de cette
moi tranquille cérémonie est de dire à la fille que même si
eríkénga (rad. -kéng-) v. trans. respecter, avoir elle est enceinte, elle ne cessera pas les
des égards envers quelqu’un travaux des champs ; le verbe signifie aussi :
eríkeng’omúkwê; eríkeng’omú̧sóni ̧ être enceinte de deux mois. Lorsque une
respecter le beau-fils, respecter le beau- femme est dans cet état, on fait une
parent. C’est une grande qualité à cérémonie qui consiste à lui faire porter une
promouvoir dès le plus jeune âge chez les natte sur le dos et on avance en dansant
Nande eríkenz’ embóko couper un bananier
̧́
erıkengalyâ (rad. -kéngali ̧-) v. intr. limer eríkenzénga (rad. -kénzeng-) v. couper en
erıkenge ̧́ (rad. -kénge (-L%)) n. 5/6 le strabisme, plusieurs petits morceaux
l’œil qui louche erıkw’ ̧́ ̧́
erıkenge avoir un erikéra (rad. -ker-) v. trans. égorger
œil qui louche erike’rémbene égorger une chèvre. Quand
̧́
erıkengelyâ (rad. –kéngeli ̧-) v. limer, avec l’idée quelqu’un égorge une chèvre, il en donnera
de faire briller un tout petit peu à tous les membres de sa
eríkengemeréra (rad. -kéngemerer-) v. famille eríby’omo kerakerwa être entre
regarder attentivement en cherchant à voir et deux décisions, indécis, entre deux feux
à connaître ce qui ne doit pas être vu ou erıkérá ̧́ mbú̧la (rad. -kérá mbú̧la) n. 5/6 eau de
connu. Regarder furtivement pluie qui reste dans les rigoles
eríkengemerer’obu̧ ́sonı ̧́ bw’ omúndu erikerakerwâ (rad. -kerakeru-) v. être indécis
regarder furtivement le sexe de quelqu’un qui eríkereberéra (rad. -kéreberer-) v. être ou rester
le laisse à découvert par mégarde et que l’on seul longtemps i ̧ngyé yônó nákereberere
aperçoit et cherche à voir plus explicitement voici que j’ai été délaissé ou voici que je n’ai
̧́
erıkengemereryâ (rad. -kéngemerer-i-) ̧ v. pas trouvé de conjoint
̧́
regarder vers erıkengemerery’ey’ omundw’ ̧́
erıkerebereryâ (rad. -kérebereri-) v. faire
ákásirâ regarder par où quelqu’un vient traîner quelqu’un de manière qu’il reste seul
̧́
erıkengeretani â̧ (rad. -kéngeretani ̧-) v. très longtemps
rendre froid, glacé eríkerebúla (rad. -kérebul-) v. ne pas prêter
̧́
erıkerebu̧ lyâ 74 ̧́ rána
erıki ̧
attention, douter ngáby’ íngákerebúla je eríkikukáàla (rad. -kíkukal-) v. intr. s’éclaircir
doute continuellement en parlant du temps nuageux Obú̧tu̧kú̧
̧́
erıkerebu ̧ lyâ (rad. -kérebuli ̧-) v. faire douter bulimúkikukála le temps commence à
̧́
erıkerebu̧ ly’ omúndu faire douter quelqu’un s’éclaircir
eríkeregéta (rad. -kéreget-) v. ronger, grincer eríkikúla (rad. -kíkul-) v. déboucher
des dents embu̧ ku̧ lı ̧́ yámákereget’ oko ́ ̧ ma
erıkı ̧́ (rad. -kım-) ̧́ v. intr. descendre
lu̧hımbo ̧́ la souris est en train de ronger le ́ ̧ mu
erıki ̧ ̧ kála (rad. -kımukal-) ̧́ v. descendre d’un
mur sommet d’une manière précipitée et rapide
̧
erikérérê (rad. -kerérée) n. 5/6 la fraise erıki ̧́ ̧mu̧ kalyâ faire descendre
sauvage précipitamment
erıkerérê ̧́ (rad. -kérerée) Var. : amákerérê erıkí ̧ myâ ̧ (rad. -kımi ̧́ ̧-) v. trans. descendre
n. 5/6 mûre de ronce, mûrier sauvage Syn. : quelque chose erıki ̧́ ̧my’ endımo ̧́ descendre
̧
erikérérê une orange
eríkereréra (rad. -kérerer-) v. rester éveillé toute erikı ̧ na ̧́ (rad. -kin-) ̧ v. intr. être noir, être sale
la nuit obu̧ ́tu̧ kú̧ bwámákereréra passer une olukímba lwámâkına ̧́ l’habit est sale
nuit blanche ̧́
erıkínda (rad. -kínd-) v. trans. renverser erıki ̧́ ̧nd’
̧́
erıkerereryâ (rad. -kérerer-i ̧-) v. veiller, rester omúndu renverser quelqu’un dans un
éveillé, passer une nuit blanche. Le cas combat corps à corps
s’applique surtout dans les soirées, les erikínga (rad. -kingá) n. 5/6 le sortilège (artifice
veillées de deuils. Rester éveillé assez de sorcier, de guérisseur). Un acte mystérieux
longtemps pour diminuer un tant soit peu la dont on ne comprend pas la portée et la
durée d’une nuit qui paraîtrait interminable signification mais qui produit néanmoins des
̧́
erıkesyá (rad. -kési ̧-) v. intr. dormir, passer la effets visibles. Un tabou erıhi ̧́ ̧r’oko mundú
nuit mwâkésyá yó bisátu il y a passé trois kw’erikínga lancer un tabou à quelqu’un
jours erikínga (rad. -king-) v. trans. fermer
erikéta (rad. -ket-) v. transgresser sítulitok’ eriking’olú̧yi ̧ fermer la porte. La porte peut
eriket’ eki ̧nywá kíwe nous ne réussissons être faite en planches avec deux vitres dans
pas à transgresser sa parole la partie supérieure. La porte primitive de
eriketá yomó yindi (rad. -ket-) v. être payé huttes était faite en une seule claie, qu’on
double, récompenser poussait avec un pied et les mains pour la
eríkétsa (rad. -kéts-) v. trans. ronger, manger (en glisser le long du mur. On pouvait y mettre
parlant d’un rongeur) aussi un cadenas. Mais, généralement, il
eríkíga (rad. -kíg-) v. trans. barrer Eríkig’ suffisait de la glisser dans la porte pour
amagétse barrer l’eau empêcher que des serpents ou d’autres
́ ̧ gakı
erıki ̧ ga ̧́ (rad. -kıgaki ̧́ ̧g-) v. tomber à la guerre animaux n’y pénètrent et y fassent des dégâts
eríkíka (rad. -kík-) v. trans. mettre de travers, eríkingiritána (rad. -kíngiritan-) v. sécher, avoir
barrer Eríkikir’ ómwaná y’ obusára la mère grand froid, être glacé Syn. :
met la paume de sa main sur la lèvre ̧́
erıkengeresanı ̧́
a, ̧́
erıkengeregeregesanı ̧́
a,
inférieure du bébé et y verse de la bouillie erıgeretanı ̧́ á̧
pour que l’enfant la boive Eríkik’ ólu̧ ́si ̧ eríkingirigitána (rad. -kíngirigitan-) v.
barrer la rivière (pour que l’on ramasse du sembler stupide
poisson en aval de cette rivière devenue alors erikingukála (rad. -king-ukal-) v. s’ouvrir de
sèche) soi-même
eríkikána (rad. -kíkikan-) v. être endigué erikingúla (rad. -king-ul-) v. trans. ouvrir (la
sínyasy’ólu̧ sy’ olu̧ ́ ngalwanákikikana je ne porte)
sais pas si nous arriverons vraiment à eriki ̧ nı ̧ á̧ (rad. -ki ̧ni ̧-) v. salir, noircir
endiguer cette rivière erıkı ̧́ nza ̧́ (rad. -kınza) ̧́ n. 5/6 l’os
eríkikíka (rad. -kíkik-) v. être mis de travers, être erıki ́ ̧ nzı ̧ ka ̧́ (rad. -kınzik-) ̧́ v. mettre en travers
retenu, être arrêté, empêché erıki ̧́ nzi ̧ k’omútí
̧ w’omó mbálu mettre un
erikikikána (rad. -kikikan-) v. qui peut être bois en travers du chemin
endigué, barré ̧́
sınyasy' ólu̧ sy'olú̧ eriki ̧ nzu ̧ ̧ kála (rad. -ki ̧nzukal-) v. intr. s’écrouler,
ngalwanákikikána je ne sais pas si nous s’ébouler. Se dit d’un terrain qui s’éboule lors
arriverons vraiment à endiguer cette rivière d’un tremblement de terre ou lors des
́ ̧ ki
erıki ̧ ri̧ ryâ ̧ (rad. -kíkirir-i ̧-a) v. entraver, grandes pluies
mettre des étais, empêcher Syn. : erıki ̧́ ri
̧ ryâ
̧ eriki ̧ nzu ̧ ̧ ́la (rad. -kinzul-) ̧ v. trans. couper un
erıkí ̧ ki ̧ ryâ
̧ (rad. -kíkir-i-)̧ v. soutenir en mettant gros morceau de motte de terre omukíngi
des étais erıki ̧́ ̧ry’ embóko mettre un étai à ámáki ̧nzu̧ kála le mur du champ dégringole
un bananier pour le soutenir et l’empêcher de erikı ̧ ra ̧́ (rad. -i ̧kir-) v. atterrir. Se dit des oiseaux et
tomber, surtout à cause du poids du régime des avions
de bananes erıki ̧́ rána ̧ ̧́
(rad. -ıkiran-) v. devenir calme, être
̧́ ranı
erıki ̧ á̧ 75 erikokokála
calmé omútim’ ámıki ̧́ rána
̧ léro cette fois les trois pierres du foyer sur lesquelles on
mon cœur est calmé pose le pot ou la marmite
́ ̧ ranı
erıki ̧ á̧ (rad. -kírani ̧-) v. soulager, consoler, erikóba (rad. -kob-) v. danser une certaine danse
faire cesser les pleurs, calmer Mú̧ki ̧rani ̧a à la file indienne. Cette danse est destinée à
nom de l’esprit consolateur. Il est aussi chasser les mauvais esprits
employé comme nom propre eríkóba (rad. -kób-) v. aller ici et là sans but
erıki ̧́ rani ̧ â̧ (rad. -ıkiraní̧ ̧ v. trans. calmer
-) précis, comme un chien Syn. : eríkóbha.
eriki ̧ ri ̧ ryâ ̧ (rad. -ikiriri-) ̧ v. accepter eriki ̧ ri
̧ ryá
̧ eríkóbha (rad. -kóbh-) v. intr. se promener sans
likáhwa lu̧ ́ba accepter ou dire oui est chose but précis
vite faite. Il faut dire oui pour éviter toute eríkobhakóbha (rad. -kóbh-) v. se promener
discussion sans but
erikiro (rad. -kiro (-L%)) n. 5/6 place pour les eríkobóla (rad. -kóbol-) v. faire tomber les dents
ordures dans laquelle on jette les vieilles Syn. : erikobóla
feuilles mortes ̧
erikófi ̧ (rad. -kofı)̧́ n. 5/6 la gifle eríh’ erikófi ̧ ̧
eríkirúka (rad. -kíruk-) v. trans. sauter, passer donner une gifle
au-dessus de. Il est impoli de passer au- ̧́
erıkoherereryâ (rad. -kóherereri ̧-) v. faire un
dessus des pieds d’un grand personnage clin d’œil exprès
eríkiruk’ekıhu̧ ̧́ ́na sauter un trou ̧́
erıkohereri ̧
bwâ (rad. -kóhereri ̧bu-) v. être
́ ̧ ru
erıki ̧ ̧ kanıá̧ (rad. -kírukani-)̧ v. traverser l’objet d’un clin d’œil suite à l’intérêt d’une
énzoká yêryá yámákiru ̧ ̧ kanıá̧ voilà le tierce personne
serpent qui traverse le chemin ou qui passe ̧́
erıkohereryâ (rad. -kóhereri ̧-) v. faire un clin
de part et d’autre d’œil pour son propre profit, son propre
erıkí ̧ ru ̧ ̧ kyâ (rad. -kíruk-i ̧-) v. faire traverser avantage
erıki ̧́ ̧ru̧ ky’ómwaná y’okó lú̧si ̧ aider l’enfant ̧́
erıkoheryâ (rad. -kóheri ̧-) v. trans. cligner de
à traverser la rivière l’œil pour faire signe erıkohery’ ̧́ omú̧kali ̧
eriki ̧ ryâ ̧ ̧
(rad. -ikiri ̧ v.
-) déposer par terre cligner de l’œil pour faire signe à une femme,
i ̧ki ̧ray'ékibó ky’ ahísi dépose la corbeille par généralement pour l’inviter à une aventure
terre amoureuse
erıki ̧́ ryâ ̧ (rad. -ıkiri ̧́ ̧-) v. laver erıki ̧́ ̧ry’omó bu̧ ́sû̧ erikohô ̧ (rad. -kohoo) n. 5/6 l’ogre (dont on
se laver la figure parle dans les contes), un bois qu’on creuse
erıki ̧́ ryâ ̧ (rad. -kíri-) ̧ v. calmer, surtout calmer un pour en faire un récipient, quelqu’un de dur,
enfant qui pleure en le portant sur le dos et d’intraitable, de difficile. Les hommes
en produisant de petites secousses, on lui léopards sont aussi appelés ainsi
chante gentiment : 1) omwána omwána erikohô ̧ (rad. -kohoo) n. 5/6 sac en bois dans
dıya ̧́ ulembéré ndekê ô cher enfant, cher lequel on porte la sauce
enfant, garde bien les enfants ; 2) mwána eríkohóla (rad. -kóhol-) v. intr. tousser soit parce
mwán' ukálirá ki ̧ ee u̧káliraki ̧ ee? qu’on a la toux, soit pour signaler sa présence
ukáliráki ̧ kóyo wagú áyiréhi ̧ ô enfant, ô quelque part
enfant, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ̧́
erıkohyâ (rad. -kóhi ̧-) v. intr. fermer et ouvrir
pleures-tu, où serait ta maman ? On répète rapidement les yeux, cligner
ces chansons jusqu’à ce que l’enfant se calme eríkóka (rad. -kók-) v. trans. frapper
ou s’endorme eríkok’omundú y’okó mútwê frapper
erıki ́ ̧ syâ ̧ (rad. -kísi-) ̧ v. venger end’ ú̧ngisaye ̧ va quelqu’un sur la tête
me venger erikokê ̧ (rad. -kokee) n. 5/6 le tilapia Syn. :
eríkíta (rad. -kít-) v. aller à côté dans le sens ̧́
erıhére
physique ou moral butakita sans s’écarter du ̧́
erıkokeranı ̧́ (rad. -kókerani-) v. se souhaiter
-a
chemin la bienvenue mutuellement, se recevoir
erıki ́ ̧ tanyâ ̧ (rad. -kítani ̧-) v. se croiser en chemin mutuellement à la maison, s’appeler
eríkitíra (rad. -kítir-) v. quitter sa route pour mutuellement de loin (de colline à colline)
aller quelque part eríkitir’omú̧bú̧ti ̧ rendre eríkokobíka (rad. -kokobik-) v. intr. faire le
visite à un parent le long du chemin cocorico. Le cocorico est le réveil du village.
erıki ́ ̧ tsı ̧ ka ̧́ (rad. -kıtsik-) ̧́ v. trans. mettre en Quand on doit voyager et qu’on veut se lever
travers tôt, on se réveille au premier chant du coq.
erıko ̧́ (rad. -ıko) ̧́ Var. : améko n. 5/6 foyer Et comme celui-ci chante à peu près toutes
érıko ̧́ (rad. -iko ̧ H) Var. : áméko, améko n. 5/6 les heures, les gens se basent sur ce chant
endroit où l’on fait du feu pour la cuisson de pour lire l’heure (évidemment, ils regardent
la nourriture. Au sujet des trois pierres du en même temps la position du soleil)
foyer, il existe la devinette suivante : si l’un erikokokála (rad. -kokokal-) v. se détacher de
de mes trois frères part en voyage, nous ne eríbugu ryámákokokal’okó búbugu la
mangeons plus. Qui est-ce ? Réponse : ce sont banane se détache de son régime
erikokóla 76 eríkomóla
erikokóla (rad. -kokol-) v. trans. gratter la croûte de bananiers ne se détruit pas
d’une surface, détacher Erikokol’ enyúngu eríkoleréra (rad. -kólerer-) v. faire expressément
gratter la croûte dans une marmite erikokol’ eríkolerer’ekíndu faire quelque chose
amábugu détacher des mains de bananes expressément (même si c’est défendu de le
plantains de leur régime faire)
erikokoléka (rad. -kokolek-) v. enlever (la peau ̧́
erıkoleryâ (rad. -kóleri ̧-) v. trans. éclairer avec
extérieure) olu̧himbó
̧ lw‘ enyú̧mba la lumière physique ou spirituelle abálimu ̧ ̧́
lulimukokoléka le mur de la maison perd bángoleraye nímínyé nga nıki ̧́ ̧ que les
son revêtement omubirí wage esprits m’éclairent pour que je sache ce que
alimukokoléka mon corps pèle c’est
eríkokolóma (rad. -kókolom-) v. se tenir droit, ̧
erikólhô (rad. -kolhóo) n. 5/6 coup de doigt sur
par orgueil la tête d’autrui eríh’ ómwaná y’ eri ̧kólhô
̧́
erıkokolomu ̧ ́ka (rad. -kókolumu̧k-) eríkolhóbha (rad. -kólhobh-) v. frapper du
v. intr. commencer à s’évanouir doigt et de préférence par la frange du doigt
̧
erikokolomyâ (rad. -kokolomi ̧-) v. se vanter replié
̧́
erıkokolomyâ (rad. -kókolomi ̧-) v. dresser, erikolobóka (rad. -kolobok-) v. travailler
redresser, faire saillir erıkokolomy’ ̧́ omútwê comme un esclave
dresser la tête haute par orgueil ̧́
erıkolu ̧ ́ka (rad. -kólu̧ k-) v. intr. avoir une
erikokóma (rad. -kokom-) v. intr. marcher le cicatrice ómwan’oyú̧ akákolu̧ka nábî cet
dos voûté pour faire le fier enfant a habituellement de vilaines cicatrices
eríkokongóla (rad. -kókongol-) v. trans. enlever ̧́
erıkolyâ (rad. -kól-i ̧-) v. trans. faire arriver à bon
un à un eríkokongol’ ámerú w’oko bu̧ tımo ̧́ ̧́
port erıkoly’omundú y’ékâ faire arriver
enlever les bananes du régime une à une quelqu’un chez lui (ou chez soi)
̧́
erıkokotyâ (rad. -kókoti ̧-) v. trans. arranger, eríkóma (rad. -kóm-) v. intr. repasser un habit,
réparer erıkokoty’ ̧́ ekítego fabriquer un battre l’écorce d’un arbre appelé
piège omukímbakímba pour faire un tissu
̧́
erıkokyâ (rad. -kóki ̧-) v. recevoir quelqu’un chez eríkom’ olukímba repasser un habit
̧́
soi erıkoky’omu̧ géni ̧ recevoir un visiteur eríkóma (rad. -kóm-) v. intr. être éclatant de
chez soi. Souhaiter la bienvenue à celui qui beauté omubirí w’'íwe abíriyákomerá yô
nous arrive en lui disant tunéko ‘nous y son corps est devenu éclatant de beauté là-
sommes’. Souvent on emprunte le terme bas
swahili « karíbu » ‘sois le bienvenu’ eríkóma (émbwá) (rad. -kóm-) v. trans.
eríkóla (rad. -kól-) v. trans. travailler, faire un attacher un chien
ouvrage eríkol’omu̧ bıri ̧́ faire un travail erikombamíga (rad. -kombamig-) v. agir dans
ísiwákol’okó mu̧ ́kali ̧ wá bene ne touche un total libertinage
pas la femme d’autrui, c’est-à-dire ne couche ̧́
erıkombereryâ (rad. -kómbereri ̧-) v. lécher
pas avec la femme d’autrui kol’okó nindo ̧ complètement
(tu̧l’ okó nindo) ̧ cache ta nudité, litt. : ̧́
erıkombogorotyâ (rad. -kómbogoroti-) ̧ v.
‘touche le nez’ eríkol’ okó mwána toucher consommer tout entièrement. Se dit de la
un enfant, sur la tête par exemple. Ce geste nourriture. Ne rien laisser du tout
est mal vu parce que des gens mal eríkombóla (rad. -kómbol-) v. substituer
intentionnés l’utilisent pour jeter le mauvais eríkombol’omundú y’omó mu̧ ́lıki ̧́ ̧ faire
sort ou envoyer des vibrations négatives. sortir quelqu’un de la prison
C’est toujours mal vu de toucher la tête de ̧́
erıkombyâ (rad. -kómbi-) ̧ v. trans. vider
l’enfant d’autrui complètement un récipient en mangeant tout
eríkóla (rad. -kól-) v. arriver eríkol’ekú̧li ̧mu aller ce qu’il contient, lécher
aux enfers eríyikol’ omo muméro introduire eríkomeréra (rad. -kómerer-) v. devenir beau
son doigt dans la gorge afin de provoquer un de corps
vomissement eríkomeréra (rad. -kómerer-) v. clouer, crucifier
eríkóla (rad. -kól-) v. briller, être lumineux, être Syn. : eríkongomeréra
clair ómwisy’ ámákóla le soleil brille eríkomogóla (rad. -kómogol-) v. enfoncer en
̧́
erıkolakolyâ (rad. -kólakol-i ̧-) v. toucher martelant, insister sur quelque chose en
quelque chose plusieurs fois erıkolakoly’ ̧́ disant la vérité eríkomogol’omwána
omunwé w’' omó múkubi tourner son doigt conseiller un enfant avec une grande
dans la soupe insistance
erikoléra (rad. -koler-) v. émonder, élaguer (les eríkomóla (rad. -kómol-) v. trans. répudier
bananiers, par exemple) esyómbóko syáli ̧ry’ eríkomol’omu̧ ́kali ̧ répudier une femme
ekísará n’omu̧ koléri ̧ les bananiers ont eríkomóla (rad. -kómol-) v. cuire un récipient
mangé la serpe avec la personne qui les pour le rendre imperméable et non poreux
élague. C’est une façon de dire qu’un champ eríkomol’enyúngu cuire une marmite
̧́
erıkomyâ 77 ̧́
erıkosyâ
fraîchement modelée Syn. : eríkwangúla de donner une patate douce à un enfant. On
̧́
erıkomyâ ̧ v. trans.
(rad. -kóm-i-) rendre lisse la lui montre, puis on la cache derrière le dos
̧́
erıkomy’ enzíra emprunter un sentier juste au moment où il veut s’en saisir
plusieurs fois eríkongóta (rad. -kóngot-) v. intr. toquer
eríkóna (rad. -kón-) v. trans. faire coucher eríkongot’okó lu̧ ́kyô toquer (frapper) à la
l’herbe, débarrasser un arbre de ses branches porte
erikónda (rad. -kond-) v. abattre (un arbre) ̧́
erıkongotsyâ (rad. -kóngotsi-) ̧ v. intr. devenir
eriyikonderá kw’emigógo vivre longtemps très maigre et de ce fait être près de la mort
(litt. : ‘faire tomber les arbres qu’on coupe eríkonokála (rad. -kónokal-) v. intr. se détacher
sur soi’) erikond’ omúti abattre un arbre d’un tronc d’arbre, d’un régime de bananes,
̧́
erıkondolu ̧ ́ka (rad. -kóndolu̧ k-) v. intr. devenir du tronc du corps humain omútahy’
très maigre et très faible. Le terme laisse ámákonokála
entendre que l’on atteint cet état parce qu’on eríkonóla (rad. -konol-) v. trans. arracher les
est consumé par le chagrin feuilles d’un arbre, d’un arbuste, briser d’un
erikondóma (rad. -kondom-) v. intr. être courbé coup
̧
erikondomyâ (rad. -kondom-i ̧-) v. trans. faire eríkonongóka (rad. -kónongok-) v. intr.
courber s’affaiblir, se sentir très faible
eríkónga (rad. -kóng-) v. cogner, heurter eríkonongóla (rad. -kónongol-) v. détacher les
erikóngô ̧ (rad. -kongóo) n. 7/8 morceau de branches d’un tronc d’arbre, détacher les
bois dont on se sert pour marcher ou pour bananes d’un régime de bananes
frapper quelque chose eríkópa (rad. -kóp-) v. trans. émonder une
eríkongobóla (rad. -kóngobol-) v. trans. enlever bananeraie (en coupant les feuilles qui sont
le manche (d’une houe) eríkongobol’ devenues jaunes)
eyısu̧ ̧́ ́ka enlever le manche de la houe erikóra (rad. -kor-) v. enlever les écailles du
erikongóla (rad. -kongol-) v. rassembler des poisson
gens erikongol’ abandú b’oko mu̧yı ̧̂ ̧́
erıkorogosanı á̧ (rad. -kórogosani-) ̧ v.
rassembler les gens du village pour une tâche importuner, provoquer
déterminée eríkorogóta (rad. -kórogot-) v. trans. prélever,
erikongóla (rad. -kongol-) v. écorcher gratter Eríkorogot’ omungosó womw’
erikongol’ eki ̧ku̧ ku̧ ́ ky‘okó múti enlever ̧́ ́ha prélever la moelle d’un os
ıku̧
l’écorce d’un arbre omúty’oyú̧ eríkorogot’enyúngu gratter la marmite
akákongoleka c’est facile d’enlever l’écorce ̧́
erıkorokotsyâ (rad. -kórokotsi-) ̧ v. parfaire,
de cet arbre fignoler jusqu’aux moindres détails, bricoler
̧́
erıkongolu ̧ ́ka (rad. -kóngolu̧ k-) v. intr. devenir ̧́
erıkorokotsy’omu̧ ̧́ ̧ parfaire un travail
bıri
très mince jusqu’aux moindres détails
erikongolwâ (rad. -kongol-u-) v. être écorché ̧
erikoromanı á̧ (rad. –koromani ̧-) v. faire souffrir
erikongóma (rad. -kongom-) v. s’enorgueillir, à l’extrême
faire le gros dos ̧́
erıkorombotyâ (rad. –kóromboti-) ̧ v. racler les
eríkongoméra (rad. -kóngomer-) v. clouer restes dans une casserole erıkoromboty’ ̧́
eríkongomer’ éndu̧ yi ̧ fixer solidement un enyúngu racler le fond de la casserole Syn. :
poteau eríkorogóta
eríkongomeréra (rad. -kóngomerer-) ̧́
erıkorongyâ (rad. -kórongi ̧-) v. trans. dissoudre,
v. trans. fixer solidement, clouer Syn. : du sel par exemple
eríkomeréra erikoróra (rad. -koror-) v. trans. nettoyer un
eríkongomóka (rad. -kóngomok-) v. intr. champ, une cour erikoror’ eriríma nettoyer
appeler d’une voix forte un champ
eríkongomóka (rad. -kóngomok-) v. intr. ̧
erikororyâ (rad. -koror-i ̧-) v. trans. égratigner
enlever le manche (d’une houe) eyısu̧ ̧́ ká avec quelque chose (ongle, morceau de bois
yabíríkongomóka la houe n’a plus de etc.), tracer une ligne erikorory’ ̧ omundú y’
manche omo mugóngo égratigner quelqu’un au dos
eríkongomóla (rad. -kóngomol-) v. trans. eríkósa (rad. -kós-) v. pécher, enfreindre un
enlever le manche (d’une houe) interdit
eríkongomol’ eyısu̧ ̧́ ́ka enlever le manche de eríkósa (rad. -kós-) v. s’exciter esulú yámákósa
la houe le pénis est en état d’érection
̧
erikongomyâ (rad. -kongomi-) ̧ v. relever eríkósa (rad. -kós-) v. se déclencher en parlant
̧
fièrement erikongomy’omútwê relever la de la gachette d’un piège qui se défait en
tête et la tenir haute fièrement ayant attrapé le gibier ou sans en avoir
erikongoni̧ â̧ (rad. –kongoni ̧-) v. montrer un attrapé erıkosy’ ̧́ ekítego déclencher la
objet puis le retirer sans le donner gachette d’un piège
eri ̧kongoni ̧’ ómwaná y’ eki ̧ri ̧ faire semblant ̧́
erıkosyâ (rad. -kós-i ̧-) v. trans. avoir une
̧́
erıkosyâ 78 ̧ ̧ ́ku̧lhû̧
eriku
érection omusík’oyú̧ ámálek’ inakósyâ ̧ ́ ̧ ̧ bú̧la (rad. -kú̧bul-) v. trans. raser la tête (à
erıku
cette fille cause une érection en moi ras) ; rite de deuil consistant à raser toute la
̧́
erıkosyâ (rad. -kós-i ̧-) v. trans. faire déclencher tête une semaine après la mort, abîmer sıtu̧ ̧́ lı ̧́
un piège pour que le gibier soit attrapé twasi ̧swâ on ne nous a pas encore fait le rite
erikóta (rad. -kot-) v. intr. mûrir, devenir très de la coupe de cheveux abırı ̧́ ku̧
̧́ bu̧ la
vieux, durer longtemps dans la vie humaine, emítibito yage il a abîmé mes plantes de
animale ou végétale taro
eríkótha (rad. -kóth-) v. trans. frapper d’un coup eríkubúla (rad. -kúbul-) v. trans. réprimander
sec et rapide Syn. : eríkubungúla
erikóti ̧ ̧ (rad. -kotı)̧́ n. 5/6 une veste (emprunt à eríkubulíra (rad. -kúbulir-) v. couvrir
l’anglais « coat ») eríkubulir’okó lúmekeké kw’embuléte
eríkotokála (rad. -kótokal-) v. être détaché couvrir le bébé avec la peau de chèvre
Syn. : erítahúka eríkubungúla (rad. -kúbungul-) v. trans. tourner
eríkotóla (rad. -kótol-) v. trans. cueillir et retourner une chose, crier sans cesse sur
erikótsa (rad. -kots-) v. lécher, frire erikots’ quelqu’un pour le reprendre omu̧ ́kalı ̧́
okw’ ıku̧ ̧́ ́ha lécher l’os w’akákubungúlo une femme qui aime
̧́
erıkotsyâ (rad. -kótsi ̧-) v. rôtir gronder les gens
̧
erikotyâ (rad. -kot-i ̧-) v. laisser grandir, laisser erıku ̧́ ̧ bya (rad. -kúbi ̧a (-L%)) n. 5/6 plante
pousser erikoty’ ̧ esyondéru̧ laisser pousser médicinale
la barbe eriku ̧ ̧ ́da (rad. -ku̧d-) v. faire l’amour Syn. : erítéta
erikoyóla (rad. -koyol-) v. pisser ómwaná ́ ̧ ̧ ́da (rad. -kú̧d-) v. trans. forniquer, faire
erıku
mwákáyikoyolerák’omo ngíngo l’enfant a l’amour
pissé sur lui-même dans le lit eriku ̧ ̧ dú̧ma (rad. -ku̧ dum-) v. être courbé
́ ̧ ̧́ba (rad. -kú̧b-) v. intr. être trop peu cuit
erıku normalement sous le poids de l’âge ou d’une
erıku ̧́ ̧ b’ otúlo perdre son sommeil erıku ̧́ ̧ bá maladie
tô (otúlo) perdre une partie de son sommeil, ́ ̧ ̧ gaku̧ganıá̧ (rad. -kúgakugani-)̧ v. trans.
erıku
rester éveillé sans dormir, avoir des malmener
insomnies omu̧ konı ̧́ mwákálek’ ıtwaku̧ ̧́ bá erikúha (rad. -kuh-) v. intr. chercher péniblement
tô nous n’avons pas pu dormir de la nuit à ngákuhir’omúthoka je travaille dur pour
cause du malade acheter une voiture
eríkúba (rad. -kúb-) Var. : eríkub’ obúháka erıku ̧́ ̧́ha (rad. -kú̧ha) n. 5/6 l’os
v. trans. discuter en parole sans en venir aux eríkuhakuhána (rad. -kúhakuhan-) v. trans.
mains malmener
eríkúba (rad. -kúb-) v. intr. grimper eríkub’ erikuhíra (rad. -kuhir-) v. couvrir avec le sol
okómúti grimper sur un arbre erikuhir’ebitsungu couvrir les pommes de
eríkubánga (rad. -kúbang-) v. arroser, jeter de terre dans un champ avec de la terre
l’eau sur eríyikubangá kw’amagétse se erıkú ̧ ̧ hyâ (rad. -kú̧hi-)̧ v. raccourcir, abréger
laver rapidement (litt. : ‘jeter de l’eau sur soi- eriku ̧ ̧ ́ka (rad. -ku̧k-) v. intr. forcer
même’) eríkubang’ amagetsé w’ oko mawâ anámu̧ ku̧ kaku̧ ́k’ oko lu̧ ́yi ̧ il essaie de forcer
arroser les fleurs la porte
erıku ̧́ ̧ bebe (rad. -kú̧bebe (-L%)) n. 5/6 un type eriku ̧ ̧ ́ka (rad. -ku̧ k-) v. intr. devenir sale
de plante avec des épines qui croît dans un ekisomekó kyage kyabıri ̧́ ̧kú̧ka ma chemise
marais est déjà très sale
erıku ̧́ ̧ bere (rad. -kú̧bere (-L%)) Var. : eriku ̧ ̧ ́ka (rad. -ku̧k-) v. trans. semer en
amáku̧ bere n. 5/6 le lait d’une femme qui a rapprochant les plantes les unes des autres
perdu son enfant qui suçait encore. Litt. : ‘le eríkúka (rad. -kúk-) v. trans. ramasser
lait du mort’ (amáberé w'omú̧kû̧) erıku ́ ̧ ̧ káma (rad. -kú̧kam-) v. intr. s’agenouiller
eríkubhána (rad. -kúbhan-) v. intr. convenir erıkú̧̧ kam’émberé sy’ ómwami s’agenouiller
parfaitement ekisomekó kyámákubhaná ne devant un chef
pantalô la chemise convient parfaitement au eriku ̧ ̧́ke (rad. -ku̧ké) n. 5/6 un fruit non mûr
pantalon erıku ́ ̧ ̧ kehyâ (rad. -kúkehi ̧-) v. raccourcir, abréger
eríkubhítha (rad. -kúbhith-) v. trans. verser ̧́ kehy’ ekisoméko raccourcir la chemise
erıku̧
brusquement le contenu d’un vase eriku ̧ ̧́ko (rad. -ku̧ ko) n. 5/6 intelligence,
́ ̧ ̧ bu̧kála (rad. -kú̧bukal-) v. être dans un
erıku troupeau
état tel que l’on a la tête rasée, être confus, erıku ̧́ ̧ ku̧ (rad. -kú̧ku (-L%)) n. 5/6 la bosse, le
honteux goitre olu̧himbó
̧ lwáberé kó
eríkubukála (rad. -kúbukal-) v. intr. venir de, máku̧ kúmáku̧ ku̧ le mur a des bosses partout
surgir móbule omu̧ ́si ̧ngw’oyu̧ ́ eríkukubála (rad. -kúkubal-) v. intr. être étonné,
akákubukalirá hayi kwéhi ̧ d’où vient cette s’étonner
satanée personne ? eriku ̧ ̧́ku̧lhû̧ (rad. -ku̧ kúlhuu) n. 5/6 un fruit non
̧ ̧ kú̧ma
eriku 79 eríkunamíra
mûr eríkumakumíra (rad. -kúmakumir-) v.
̧ ̧ kú̧ma (rad. -ku̧kum-) v. porter une charge
eriku rassembler des objets dispersés, avoir de
lourde l’habileté professionnelle, du savoir-faire
eríkukúmba (rad. -kúkumb-) v. trans. soulever eríkumayíra (rad. -kúmayir-) v. intr. avoir de la
une charge renommée
́ ̧ ̧ ku̧mbıra
erıku ̧́ (rad. -kú̧kumbir-) v. parler très erikúmba (rad. -kumb-) v. intr. sentir (mauvais
lentement en général) erikumbá ndeke; erikumba
́ ̧ ̧ kyâ (rad. -kú̧k-i-)̧ Var. : erıku
erıku ̧́ ̧ ky’ améno nábi; erikumba tsutsutsu sentir bon, sentir
v. trans. perdre les dents de lait mauvais, sentir très mauvais omusasy’'
eríkúla (rad. -kúl-) v. intr. croître, grandir ákákumbâ le sang provoque une sensation
eríkúla (rad. -kúl-) v. arracher, déraciner de fraternité. Des gens d’une même famille
eríkul’omúhóko arracher le manioc eríkul’ sentent instinctivement qu’ils ont un lien
omúti déraciner un arbre commun et se connaissent
eríkulánga (rad. -kúlang-) v. arracher, déraciner ́ ̧ ̧ ́mba (rad. -kú̧mb-) v. trans. tenir fermé (la
erıku
en plusieurs endroits ou plusieurs fois main, la bouche) erıku̧ ̧́ mb’ ebyála;
́ ̧ ̧ lhu̧kú̧ma (rad. -kú̧lhukum-) v. marcher en
erıku ̧́ mb’ obúno tenir la main fermée,
erıku̧
étant courbé garder la bouche fermée
́ ̧ ̧ lhu̧lhú̧mba (rad. -kú̧lhulhumb-) v. intr.
erıku erikumbagála (rad. -kumbagal-) v. intr.
s’accrocher en étant suspendu dégringoler eribwé ̧ ryámákumbagal’ oko
̧́ ̧ lhu̧lhu̧mb’ okó múti s’accrocher en se
erıku kitwâ la pierre dégringole de la montagne
balançant sur un arbre (de la colline)
erıkú ̧ ̧ lhú̧ma (rad. -kú̧lhum-) v. intr. murmurer ́ ̧ ̧ mbáta (rad. -kú̧mbat-) v. trans. embrasser,
erıku
erıku ́ ̧ ̧ lú̧ka (rad. -kú̧luk-) v. intr. quitter les tenir serré autour de sa poitrine
champs après le travail eríkumbáta (rad. -kúmbat-) v. embrasser, tenir
erıku ́ ̧ ̧ lu̧kyâ (rad. -kú̧luk-i-)̧ v. apporter à la serré autour de sa poitrine
maison eríkumbatíra (rad. -kúmbatir-) v. trans.
erikulúla (rad. -kulul-) v. tirer erikulul’omú̧ki ̧ embrasser Syn. : eríkumbáta
fumer la pipe (litt. : ‘tirer la fumée’) erikumbíra (rad. -kumbir-) v. intr. indisposer
eríkululíra (rad. -kúlulir-) v. devenir très vieux. quelqu’un par une odeur ou non omúsang’
Se dit de tout être vivant éngokolume yage ámángumbíra les fleurs m’envoient leur
yámákululíra mon coq devient trop vieux parfum bien odorant amarásí w'omú̧kalı ̧́
erikululúka (rad. -kululuk-) v. intr. marcher à ámátukumbíra le parfum de la femme sent
quatre pattes (pour les enfants avant leurs eríkumbíra (rad. -kúmbir-) v. trans. travailler en
premiers pas) vue d’une récompense
eriku ̧ ̧ lu̧lu̧kyâ (rad. -kululuk-i ̧-) v. faire ramper eríkumbiríra (rad. -kúmbirir-) v. travailler
un enfant pour une récompense eríkumbirir’omu̧ ́kali ̧
erıku ́ ̧ ̧ lu̧ngú̧tha (rad. -kú̧lunguth-) v. passer et travailler chez un homme pour avoir sa fille
repasser pour ramasser les dernières petites en récompense eríkumbirir’esyofuráng’
choses que l’on doit emporter ésyerigul’ omúthoka travailler pour pouvoir
erıku ́ ̧ ̧ lyâ (rad. -kúl-i ̧-) v. faire grandir obtenir de l’argent pour payer un véhicule
eriku ̧ ̧́ma (rad. -ku̧ m-) v. ramper sur ses genoux erıkú ̧ ̧ mbú̧la (rad. -kú̧mbul-) v. trans. révéler un
pour supplier ou implorer eri ̧ku̧ m’ okw’ secret, trouver la clé de l’énigme, ouvrir
isínda ramper sur la tombe (comme font les quelque chose que l’on tenait fermé.
sorcières) erıku ̧́ ̧ mbu̧l’ébyála ouvrir la paume de la
eríkúma (rad. -kúm-) v. trans. rassembler, mettre main
ensemble, réunir eríkumir’obuyíngo eriku ̧ ̧ mbyâ (rad. -kumb-i ̧-) v. faire sentir,
souhaiter le bonheur, bénir quelqu’un répandre une odeur amarásy’ámáku̧ mby’
eríkúma (rad. -kúm-) v. trans. refuser enyú̧mba le parfum fait sentir la maison
eríkum’omundú y’okó bwabu̧ refuser de erıku ̧́ ̧́mi ̧ (rad. -kúmi)̧ n. 5/6 dix omu̧tahyó nı ̧́
donner de la boisson à quelqu’un mben’ ıku ̧́ ̧́mi ̧ la dot consiste en dix chèvres
erıku ́ ̧ ̧ makú̧ma (rad. -kú̧maku̧m-) v. chercher eríkumúla (rad. -kúmul-) v. trans. rassembler
quelque chose dans des coins et recoins en se endá ukumúly’ ebíti by’ omoririma va
tenant le dos courbé et en essayant de ne pas amasser l’herbe dans le champ
divulguer le fruit de ses recherches. C’est ce eriku ̧ ̧ ́na (rad. -ku̧ n-) v. trans. pousser, bousculer
que font les guérisseurs pour préparer leurs eríkunáma (rad. -kúnam-) v. intr. laisser voir ses
sortilèges organes sexuels par mégarde. Quand
eríkumakúma (rad. -kúmakum-) v. rassembler quelqu’un se trouve dans cet état, on lui dit :
kumakum’abandú bagu tugéndy’ oko lúhi kol’ okó ni ̧ndo ‘touche ton nez’ (c’est pour
rassemble tes hommes, nous partons à la lui dire de bien se tenir)
guerre eríkunamíra (rad. -kúnamir-) v. s’asseoir
erikúnda 80 erikurugúta
drôlement en faisant voir par mégarde ses anus sur le sol en guise d’insulte à quelqu’un
parties génitales eriku ̧ ̧ ngu̧niry’ ̧ omúndu maudire quelqu’un
erikúnda (rad. -kund-) v. trans. enterrer en faisant passer son anus à soi sur le sol tout
eriku ̧ ̧́nda (rad. -ku̧ nd-) v. trans. enfouir, enterrer en prononçant des paroles négatives. Quand
quelque chose (sauf un cadavre d’homme c’est un père qui maudit ainsi son enfant, le
pour lequel on dit erítâ), faire une fausse malheur frappe inévitablement celui-ci
couche. Une femme qui fait continuellement eríkungúta (rad. -kúngut-) v. trans. secouer,
des fausses couches est parfois accusée de enlever la poussière
sorcellerie ; on dit que c’est elle qui mange ́ ̧ ̧ ngu̧tsiri
erıku ̧ ryâ
̧ (rad. -ku̧ ́ngutsiriri ̧-) v. trans.
tous ses enfants bercer un enfant qui pleure pour qu’il soit
eriku ̧ ̧́nda (rad. -ku̧ nd-) v. avoir un accouchement apaisé
long et pénible. Quand une jeune épouse se ́ ̧ ̧ ngu̧tú̧ka (rad. -kú̧ngutuk-) v. intr. tomber
erıku
trouve dans cet état, les sages-femmes lui en lambeaux
demandent de nommer à haute voix tous ses eriku ̧ ̧ ngyâ (rad. -kungi-)̧ v. hululer, appeler en
amants. Mais avouons que certains poussant des youyous. Ce terme s’utilise
interdisent à leurs jeunes maîtresses de les uniquement pour les humains
citer et préfèrent la mort à cette trahison. erıkú ̧ ̧ ngyâ (rad. -kúngi ̧-) v. appeler en sifflant
L’enfant qui naît s’appelle Kahongya ou après avoir mis ses doigts pour former un
Mu̧hongya sifflet
́ ̧ ̧́nda (rad. -kú̧nd-) v. intr. et trans. se saoûler
erıku erıku ́ ̧ ̧ nınga ̧́ (rad. -kú̧ning-) v. trans. boucher
̧́ nd’ óbwabu̧ se saoûler avec la bière
erıku̧ avec un bouchon
́ ̧ ̧ ndıka
erıku ̧́ (rad. -kú̧ndik-) v. trans. lier, faire un erıku ́ ̧ ̧ ningı ̧ ra ̧́ (rad. -kú̧ning-ir-) v. trans. couvrir
nœud (un récipient en mettant un couvercle)
erıku ̧́ ̧ ́ndo (rad. -kú̧ndo) n. 5/6 le nœud (de eríkunukála (rad. -kúnukal-) v. tomber de soi-
corde), la pomme d’Adam même (en parlant des arbres et des pierres)
erıkú ̧ ̧ ndu̧kála (rad. -ku̧ndukal-) v. intr. se délier, omúty’ ámákunukála l’arbre tombe
se défaire ómwamy’ ámákunukála le chef tombe, il
erikundúla (rad. -kundul-) v. trans. déterrer perd sa situation
erikundul' ebi ̧rı ̧̂ déterrer des patates douces eríkunúla (rad. -kúnul-) v. trans. déraciner,
erıku ́ ̧ ̧ ndú̧la (rad. -kú̧ndul-) v. délier, défaire arracher, mettre de côté, déplacer (une
erıku ̧́ ̧ ndu̧l' omú̧lıki
̧́ ̧ délier la corde grosse pierre, un gros objet, une grosse
eríkúnga (rad. -kúng-) v. trans. conseiller, dire à masse)
quelqu’un de ne pas faire quelque chose en eríkunungúka (rad. -kúnunguk-) v. être
lui disant très souvent kóko ‘attention’ ébranlé, tomber enyu̧ ́mba yaku̧ nu̧ ngu̧ ́kıré ̧́
eríkungakúnga (rad. -kúngakung-) v. busaná n’omu̧ ́si ̧ki ̧ la maison s’est écroulée à
empêcher quelqu’un à plusieurs reprises de cause du tremblement de terre
faire une bêtise, conseiller sans cesse erıku ́ ̧ ̧ nu̧ngú̧la (rad. -kú̧nungul-) v. trans.
eríkungána (rad. -kúngan-) v. se conseiller soulever le couvercle de plusieurs ustensiles
mutuellement, s’empêcher mutuellement de pour voir ce qu’ils contiennent, déboucher
faire des bêtises abáguma bakákunganâ les eríkunungúla (rad. -kúnungul-) v. trans.
gens d’une même famille se conseillent déraciner, renverser en tenant la chose par en
mutuellement de ne pas commettre de fautes bas eríkunungul’ amabwé w’omó mbálo
erikungíra (rad. -kungir-) v. trans. couvrir de déterrer et enlever les pierres de la route
terre ou de poussière, enfoncer erikungir’ eriku ̧ ̧ nu̧nú̧ka (rad. -ku̧nunuk-) v. intr. sourdre,
eki ̧rı ̧́ ky’ omwıbu̧ ̧́ ̂ couvrir la patate douce de sortir de terre, poindre à l’horizon. Se dit des
poussière pour la cuire sources, des champignons, du soleil, des
eriku ̧ ̧ ngiryâ ̧ (rad. -kungiri ̧-) v. hululer, appeler étoiles qui pointent à l’horizon
de loin erıku ́ ̧ ̧ ́nya (rad. -kú̧ny-) v. trans. plier
eriku ̧ ̧ ngu̧mána (rad. -ku̧nguman-) v. rester Erıku ̧́ ̧ ny’amagúlu plier les jambes
inactif, hébété et ayant l’air peu malin erıku ́ ̧ ̧ nziki ̧ rı
̧ rá̧ (rad. -ku̧nzikirir-) v. trans. bercer
erıku ́ ̧ ̧ ngu̧mána (rad. -kú̧nguman-) v. intr. avoir erikúra (rad. -kur-) v. trans. tirer, traîner
froid eríkuru (rad. -kúru (-L%)) Var. : amákuru
eríkungumúla (rad. -kúngumul-) v. trans. vider n. 5/6 les nouvelles, l’histoire du passé
un récipient en versant le contenu soit par omúsakí w’amákurú w’ekíhúgo
terre soit dans un autre vase erikurubána (rad. -kuruban-) v. trans. tirer avec
eriku ̧ ̧ ngu̧nıá̧ (rad. -kunguni-)̧ v. nettoyer l’anus une certaine force et une certaine barbarie
sur le sol eri ̧ku̧ ngu̧ ni ̧ry’ omúndu insulter erıku ́ ̧ ̧ ru̧gú̧sa (rad. -kú̧rugus-) v. intr. être rugueux
quelqu’un (litt. : ‘essuyer son derrière à son ebitsungu byábi ̧rıku̧ ̧́ ru̧ gu̧ ́sa les pommes de
égard’) terre ont déjà une peau rugueuse
eriku ̧ ̧ ngu̧niryâ ̧ (rad. -kunguniri-) v. essuyer son erikurugúta (rad. -kurugut-) v. trans. frotter
̧́ ̧ ru̧gú̧ta
erıku 81 erikyambulíka
erikurugut’ ebisándo frotter les pieds (pour ̧
erikwalhu̧ ́ka (rad. -kualhu̧k-) v. intr. trébucher
les laver) Syn. : erikurúta et, par conséquent, être dans un état
́ ̧ ̧ ru̧gú̧ta (rad. -kú̧rugut-) v. devenir très sale,
erıku temporaire de perte de connaissance
être rude et laid eríkwáma (rad. -kúam-) v. trans. suivre,
erikurumbúka (rad. -kurumbuk-) v. intr. être poursuivre
rude et laid, ne pas être très beau ̧́
erıkwamani ̧
syâ (rad. -kúamanisi ̧-) v. trans.
erikurumbútsi (rad. -kurumbutsi) n. 5/6 une accompagner
banane mangée sans accompagnement ̧́
erıkwangu ̧ kára (rad. -kúangu̧kar-) v. s’ébouler,
erikurúta (rad. -kurut-) v. trans. frotter se dit de la terre qui cède pour former un
́ ̧ ̧́sa (rad. -kú̧s-) v. rester nain
erıku précipice
erıkú ̧ ̧ syâ (rad. -kúsi ̧-) v. avorter eríkwangúra (rad. -kúangur-) v. récolter des
erıku ́ ̧ ̧́ta (rad. -kú̧t-) v. intr. se cacher derrière tubercules (manioc, patates douces, etc.)
quelque chose eríkwangur’ebíribwa récolter des patates
erıku ́ ̧ ̧ takú̧ta (rad. -kú̧taku̧t-) v. intr. aller par-ci douces
par-là, sans trouver de solution, en s’exposant ̧
erikwararyâ (rad. -kuarari ̧-) v. écrire, tracer une
aux moqueries des autres ligne Syn. : erihandíka
erıku ́ ̧ ̧ taku̧tyâ (rad. -ku̧ taku̧ ti ̧-) v. trans. rendre ̧
erikwaryâ (rad. -kuari ̧-) v. faire marcher
très humble omúlumy’oyú̧ wámángwarya ndámbi ̧ táhi tásalá
akáyiku ̧ ̧ taku̧taya cet homme se rend très wandeká mbolere tu me fais marcher depuis
humble (au point d’être stupide) longtemps, laisse-moi enfin en paix
erikutíra (rad. -kutir-) v. cacher très fort, enfouir erıkwékwe ̧́ (rad. -ku̧ ́ekeku̧ e (-L%)) Var. :
dans le sol asi ̧ eríkutir’ebi ̧nywâ il sait amákwékwe n. 5/6 éclats de rire erisek’
cacher les choses amákwékwe rire aux éclats
erıku ́ ̧ ̧ tú̧ka (rad. -kú̧tuk-) v. intr. s’arracher d’un erikwésa (rad. -kues-) v. trans. fouiller un tas
danger en s’enfuyant, se détacher d’un tronc, d’herbes, un tas de fumier pour chercher
s’éteindre complètement omulirw’ quelque chose
ámáku̧ tu̧ ́ka le feu s’éteint tout à fait erikwesakwésa (rad. -kuesakues-) v. défaire,
erıku ́ ̧ ̧ tu̧kála (rad. -kú̧tukal-) v. tomber d’un déranger ómwan’ âbírikwesakwes’ engíngo
arbre, d’une branche l’enfant a déjà défait le lit
erıku ́ ̧ ̧ tu̧kyâ (rad. -kú̧tuk-i ̧-) v. exterminer, brûler erikweta ̧ (rad. -ku̧ eta (-L%)) n. 5/6 le repos
complètement ̧́ ̧ tu̧ky’
erıku enyú̧mba eríkwíka (rad. -kúik-) Var. : eríkwik’ olú̧si ̧
consumer une maison par le feu v. trans. barrer une rivière eríkwik’ekilálo
erıku ́ ̧ ̧ tú̧la (rad. -kú̧tul-) v. trans. arracher, construire un pont eríkwik’engíngo monter
détacher, cueillir un lit
erıku ́ ̧ ̧ tu̧ngú̧ka (rad. -kú̧tunguk-) v. s’émietter eríkwíka (rad. -kúik-) v. intr. produire beaucoup
ekikúsá kyámáku̧ tu̧ ngu̧ ́ka la carotte de ebitsungu byakwıkı ̧́ re
̧́ oko kirimó kino il y
maïs s’émiette (les grains tombent les uns a eu une bonne moisson de pommes de terre
après les autres) cette saison (litt. : ‘les pommes de terre ont
erıku ́ ̧ ̧ tu̧ngu̧kála (rad. -kú̧tungukal-) v. produit beaucoup cette saison’) ebyályá
s’émietter ekikúsá kyámáku̧ tu̧ ngu̧ kála les bikákwiká omúgulú w’omukéne il y a
grains de maïs s’émiettent, ils tombent les beaucoup de nourriture lors de la bonne
uns après les autres saison de moisson
erıku ́ ̧ ̧ tu̧ngú̧la (rad. -kú̧tungul-) v. enlever les eríkwinakwína (rad. -kúinakuin-) v. marcher
graines (de maïs, du café) drôlement à cause d’un trop large postérieur
eríkuyíra (rad. -kúyir-) v. trans. finir de tresser ̧́
erıkwirwâ (rad. -ku̧ ́ir-u-) v. devenir veuf ou
(une corbeille) eríkuyir’ ékıbo ̧́ faire la veuve
finition de la corbeille ̧́
erıkwi ̧
syâ (rad. -kúisi ̧-) v. avorter, avoir un
erıkwâ ̧́ (rad. -ku̧ ́-) v. intr. mourir, être blessé, mort-né
avoir une maladie erıkw’obuhére ̧́ avoir la erikyâ ̧ (rad. -iki-) ̧ v. trans. mettre en bas, déposer
gale erıkw’obu ̧́ ̧ lıge
̧́ avoir pitié erıkwa ̧́ busâ eriky’̧ amagetsé w’ ahísi mettre l’eau par
subir une perte, ne rien obtenir pour quelque terre (cela suppose que l’on portait l’eau sur
chose ̧́
erıkw’ esyónyê dedaigner la tête) eri ̧ky’ omundú y’ obúbugu aider
̧́
erıkw’otúkunzu ̧́
avoir honte erıkw’amágála quelqu’un à déposer sur le sol un régime de
avoir plusieurs maladies à la fois erıkw’ ̧́ bananes eri ̧kyá nga watíníra être abasourdi
esyómbéku̧ avoir le hoquet erıkw’ ̧́ ekını ̧́ gá̧ eríkyâ (rad. -ké-) v. intr. faire beau temps
être fâché erıkw’ ̧́ ólu̧sú̧sû̧ avoir des vertiges obú̧tu̧kú̧ bwámákyâ la nuit est claire, donc
̧́
erıkw’ enzála avoir faim erıkw’amábı ̧́ ̧̂ avoir il fait jour obu̧ ́sú̧ bukére un visage joyeux et
envie de déféquer (faire caca) erıkw’ ̧́ amasû lumineux kyámákyá éé comment-ça va ?
avoir envie de pisser erıkw’esyónyu̧ ̧́ nza suer (salut matinal)
̧́
erıkw’enyóta avoir soif erikyambulíka (rad. -kiambulik-) v. exécuter ce
̧́
erıkyekyâ 82 ̧
erilegaleyıá̧
qu’on demande de faire, être fidèle et loyal attraper
erikyambulik’okw’ ıba ̧́ ryowéne c’est bien erilambáma (rad. -lambam-) v. s’étendre sur
d’être fidèle à son mari quelque chose erilambam’ oko ngíngo
̧́
erıkyekyâ (rad. -kíeki ̧-) v. couper le bord s’étendre sur le lit
soigneusement avec une lame fine erıkyeky’ ̧́ erilambíka (rad. -lambik-) v. trans. étendre
olukímba couper soigneusement les bords ̧
erilambu ̧ kalyâ (rad. -lambukali ̧-) v. trans. tuer
d’un habit avec une lame fine ̧
erilambyâ (rad. -lambi-) ̧ v. trans. allonger (les
erílába (rad. -láb-) v. intr. passer outre, dépasser jambes)
̧́
erılabanganı á̧ (rad. -lábangani ̧-) v. intr. aller erilánda (rad. -land-) v. trans. coudre ában’
dans tous les sens ábomondá nguma bakálandanákô les
erílabukíra (rad. -lábukir-) v. intr. dépasser la enfants issus d’un même ventre (d’une même
période propice de la récolte ou du sarclage famille) doivent s’occuper les uns des autres
d’un champ eriland’okó mwána surveiller l’enfant ebíti
erilága (rad. -lag-) v. trans. saluer en partant. Se byámábilandir’oko nyú̧mba les herbes
dit de celui qui part et qui salue ou de celui rampent jusque sur la maison
qui reste et qui salue le partant. L’expression erilandalánda (rad. -landaland-) v. ramper sur
que l’on utilise est la suivante : u̧ sigálé énzoká yámálandaland’oko lu̧ hımbo ̧́ le
búholo reste en paix ; ugéndé búholo pars serpent rampe le long du mur
en paix ; ou tout simplement búholo paix erílandamiríra (rad. -lándamirir-) v. poursuivre
erilagála (rad. -lagal-) v. intr. tomber l’un après sans relâche, faire une sommation, forcer
l’autre, en grand nombre, par exemple pour quelqu’un à exécuter un ouvrage
les feuilles omúsang’ ámálagála les fleurs erilandúla (rad. -landul-) v. trans. découdre
tombent abandú bámálagála les hommes erilangíra (rad. -langir-) v. trans. voir
tombent les uns après les autres dans une erílangúla (rad. -lángul-) v. trans. tuer, faire
guerre tomber
erilagána (rad. -lagan-) v. pron. se promettre ̧́
erılangyâ (rad. -láng-i-) ̧ v. intr. faire redresser
mutuellement son pénis, désirer avoir des rapports sexuels
erilagúla (rad. -lagul-) v. trans. faire le devin, erílása (rad. -lás-) v. intr. germer ebíti byalásıry’ ̧́
chercher à déterminer celui qui est le omoriríma des herbes ont poussé dans le
coupable dans une affaire (mort, maladie, champ
calamité, etc.) erilagul’omu̧kóni ̧ chercher erílasúka (rad. -lásuk-) v. intr. pleurer en criant.
celui qui a ensorcelé le malade Se dit des pleureuses lors du deuil
erilahíra (rad. -lahir-) v. intr. jurer, faire un erílasukála (rad. -lásukal-) v. mourir
serment. Actuellement on a emprunté une brusquement
expression swahili : « Múngu móya » ‘Dieu eriláta (rad. -lat-) v. trans. ne pas aimer,
unique’. Cette expression est accompagnée dégoûter erilat’ omo byályâ ne pas aimer la
d’un geste du doigt qui fait un trait à la nourriture
gorge : c’est-à-dire que le Dieu unique me tue erilayíra (rad. -lagir-) v. trans. envoyer (un
si je mens. Donc, il n’y a pas à discuter. Ce message ou un messager) Ce verbe dérive de
que je dis est vrai comme il est vrai que Dieu erilága ‘envoyer un message’
est unique súlilahir’ ebíkwangwá úté erilayiríra (rad. -layirir-) v. trans. maudire
wakumbagála vous ne parlez pas d’une erilebéka (rad. -lebek-) v. trans. envoyer en
manière regrettable des descentes tant que faisant porter par quelqu’un
vous n’êtes pas encore tombé ̧
erilebereryâ (rad. -lebereri-)̧ v. regarder par
erilahúka (rad. -lahuk-) v. intr. être éjecté curiosité, faire le curieux, chercher à voir des
eríláka (rad. -lák-) v. intr. crier erílakir’ omúndu choses qu’on ne doit pas voir emılébererya ̧́
crier vers quelqu’un pour lui demander la curiosité, la façon de chercher à tout voir
secours et à tout observer
̧́
erılakyâ (rad. -láki-) ̧ v. trans. frapper, battre erilebyâ ̧ (rad. -lebi-) ̧ v. trans. regarder
erílaláma (rad. -lálam-) v. intr. regarder en haut attentivement
erílalíra (rad. -lálir-) v. trans. couver erılega ̧́ (rad. -léga (-L%)) n. 5/6 la cruche. On
̧
erilalyâ (rad. -lali ̧) v. trans. couper du bois frais l’emploie pour garder l’eau
eriláma (rad. -lam-) v. intr. guérir, échapper à une eríléga (rad. -lég-) v. trans. accuser à tort
catastrophe, trouver à manger contre toute eríléga (rad. -lég-) v. intr. rester accroché
attente enyonyú̧ yage yalégiry’ ̧ omó múti mon
erilamáta (rad. -lamat-) v. intr. brûler, oiseau reste accroché dans l’arbre
s’enflammer erilegaléga (rad. -legaleg-) v. intr. être détendu
̧
erilamatyâ (rad. -lamati ̧-) v. trans. allumer erilegaleyı ̧ á̧ (rad. -legalegi ̧-) v. assouplir,
erilámba (rad. -lamb-) v. trans. guetter, épier, détendre eri ̧legaley’ ekíkoba détendre la
attendre soigneusement pour pouvoir corde
̧́
erılegemereryá 83 erilengeréra
̧́
erılegemereryá ̧
(rad. -légemereri-) v. trans. erilembéra (rad. -lember-) v. intr. tomber en
mettre (une cruche en-dessous d’un jet d’eau syncope
pour qu’elle se remplisse) erılegemerery’ ̧́ erílembéra (rad. -lémber-) v. trans. garder (un
̧́
erırega ry’okó músalala mettre la cruche enfant) et l’élever
sous le jet d’eau ̧́
erılembesanı á̧ (rad. -lémbesani ̧-) v. trans. flatter
erilegeréra (rad. -legerer-) v. intr. être sur le ̧́
erılembesanı á̧́ ómwaná ímwágan’ ísyalíra
point de tomber flatter l’enfant pour qu’il ne pleure plus
erílegeréra (rad. -légerer-) v. intr. être sur le erilembúka (rad. -lembuk-) v. intr. être
point de tomber visqueux. Se dit des sauces, des médicaments
̧́
erılegereryâ (rad. -legereri ̧-) v. mettre une chose liquides, etc.
dans une situation telle qu’elle soit sur le erilemwâ (rad. -lem-u-) v. se trouver battu, se
point de tomber trouver dans l’état de ne pas réussir ce que
erílehéma (rad. -léhem-) v. intr. devenir l’on a entrepris, échouer
handicapé unámundisyásalá wálehemer’ erílendéra (rad. -lénder-) v. intr. se promener,
omobihandikó byaw’ebi ̧ vous finirez par partir en voyage, se balader ómwanamúto
devenir handicapé à cause de vos écrits (litt. : wage ábery’ ákálendéra ma fille a
‘vous finirez pas être handicapé dans les commencé à se promener (avec de mauvais
écrits de vous ici’) garçons)
eriléka (rad. -lek-) v. trans. Cesser, laisser erílenderéra (rad. -lénderer-) v. se promener,
eriléka (rad. -lek-) v. trans. laisser (verbe employé aller visiter quelqu’un
comme auxiliaire) kısi ̧́ ̧ u̧ ́léke nyigénde je ̧́
erılenderyâ (rad. -lénderi) v. faire promener
vous en prie, laissez moi partir ̧́
erılenderery’ omu̧ genı ̧́ y’omo mu̧ yı ̧̂ faire
erıléka ̧́ (rad. -léká) Var. : amáléka n. 5/6 eau de visiter le village au visiteur
pluie recueillie du toit de chaume ̧́
erılendyâ (rad. -léndi ̧-) v. trans. influencer
eríléka (rad. -lék) v. stagner amagetsy’ ámálek’ quelqu’un à tel point qu’il oublie ce qu’il
omo butála l’eau stagne dans la cour avait à faire, faire rêver
erilekéra (rad. -leker-) v. trans. jeter, pondre erilénga (rad. -leng-) v. trans. ensorceler, jeter
erileker’ ebísugú by’ oko kyábu̧ jeter les une maladie, une infirmité, un mauvais sort
épluchures sur le fumier sur quelqu’un
erílekéra (rad. -léker-) v. trans. recueillir l’eau de erilénga (rad. -leng-) v. trans. mesurer, rationner
pluie qui tombe du toit erileng' obu̧hóti ̧ mesurer la quantité de
erílekéra (rad. -léker-) v. pondre haricots
twámábiyámúlekéra nous venons de erílénga (rad. -léng-) v. dépasser. Souvent, ce
l’enterrer, nous venons de le jeter (ce sens est terme résume tout état de supériorité dans
sujet aux variations dialectales, selon tous les domaines nabírimúlengákô je l’ai
Kavutirwaki) déjà dépassé en tout eríleng’oko múndu
erilekúla (rad. -lekul-) v. intr. mourir, rendre le dépasser quelqu’un en distance, en taille, en
dernier souffle avoirs, etc.
̧
erilekyâ (rad. -leki ̧-) v. séparer des personnes erílénga (rad. -léng-) v. disparaître à l’horizon
qui se battent, concilier, réconcilier ámâbílénga il a disparu derrière l’horizon
omu̧ ́lékya celui qui intervient entre les ̧
erilengekanı á̧ (rad. -lengekani ̧-) v. trans. penser,
combattants pour qu’ils s’entendent réfléchir
̧́
erılelémba (rad. -lélemb-) v. intr. se pendre, se erílengemererwâ (rad. -léngemereru-)
balancer éhyaná hikánzá v. intr. s’embrouiller
híkányilelembákô les petits enfants aiment móngálengemererawá indí mu̧ nábwi ̧ré ni ̧
se pendre à mon cou Syn. : erílerémba yéngâ je me suis embrouillé en pensant
̧́
erılelembyâ (rad. -lélemb-i ̧-) v. trans. pendre, qu’aujourd’hui c’est dimanche
laisser pendre ngándigendá ̧́
erılengemeryâ (rad. -léngemer-i ̧-) v. intr.
̧́ nálelembı
ınyi ̧ ̧́
ry’ engunza je vais partir en décevoir omúlwana abıri ̧́ mu
̧ ̧ ́lengemeryâ le
laissant pendre mon sac (dans mes mains) garçon a déjà réussi à le décevoir (en lui
eriléma (rad. -lem-) v. intr. ne pas réussir quelque racontant des paroles suaves)
chose de lourd, ne pas finir une tâche lourde ̧
erilengéra (rad. -lengera) Var. : amalengéra
ebyályá byámányiléma je n’arrive pas à n. 5/6 le coucher de soleil
terminer ce repas car il y en a beaucoup trop erilengeréra (rad. -lengerer-) v. trans. prévoir
erilémba ̧ (rad. -lembá) Var. : erirémba ̧ n. 5/6 juste. Viser juste erilengerer’ ebyályâ
une zébrure sur la peau d’un animal, d’un prévoir juste ou viser juste l’heure du repas.
serpent ou sur le plumage Se dit des pique-assiettes. Voici comment ces
erílémba (rad. -lémb-) v. trans. traiter avec pique-assiettes agissent. Ils entendent que
délicatesse, caresser erílemb’omú̧kali ̧ traiter telle famille pile le manioc. Quand ils
une femme avec délicatesse, la cajoler n’entendent plus les coups de pilon, ils se
erílengúka 84 ̧ ndi
erili ̧ kyâ
̧
disent qu’on est en train de tamiser la farine. boucher okú̧tú kwage kwálıbene ̧́ mon
Il est évident qu’après cela, on se mettra à oreille s’est bouchée
chauffer l’eau de la pâte. Ainsi donc, après un ́ ̧ batangána
erıli ̧ (rad. -lıbatangan-)̧́ v. intr.
laps de temps jugé suffisant pour faire s’embrouiller
bouillir l’eau, ils se présentent et on leur erili ̧ bu ̧ ̧ ́la (rad. -li ̧bul) v. trans. payer une amende
souhaite la bienvenue. Chez les Nande, oyu̧ ́kali ̧bu̧ li ̧rá mú̧kalı ̧́ wíwe syálíbya náye
quiconque arrive à l’heure du repas doit une personne qui paye une amende à sa
nécessairement prendre part à ce repas s’il le femme ne reste pas longtemps avec elle. Un
désire. Être pique-assiette est néanmoins très tel couple finit par se séparer
mal vu par la societé nande erili ̧ bu ̧ ̧ ́la (rad. -li ̧bul) v. trans. révéler
erílengúka (rad. -lénguk-) v. intr. se renverser. ́ ̧ ga
erılı ̧́ (rad. --lıg-) ̧́ v. trans. accepter, être d’accord
Se dit d’un homme assis et dont la chaise erilíha (rad. -lih-) v. trans. payer, dédommager
cède erilih’omundú y’émbene payer à quelqu’un
erilengulíra (rad. -lengulir-) v. guérir la une chèvre pour le dédommager ou pour
personne qu’on avait soi-même ensorcelée compenser une erreur à son égard
̧́
erıùlengyâ (rad. -léng-i ̧-) v. trans. faire erili ̧ hi ̧ kyâ ̧ (rad. -lihiki ̧-) v. trans. aider quelqu’un
disparaître à l’horizon à payer ukánzabá ng’u̧ kándi ̧syanyi ̧li ̧hi ̧ky’
̧́
erılenzyalenzyâ (rad. -lénz-i ̧-) v. trans. négliger, okó bwab’ obu̧ tu me supplies comme si tu
en parlant de la nourriture allais m’aider à payer cette bière
eriléra (rad. -ler-) v. intr. planer en parlant de erilíka (rad. -lik-) v. trans. faire bouillir l’eau
l’épervier (pour préparer la pâte)
erílerémba (rad. -léremb-) v. être suspendu. erilı ̧ ka ̧́ (rad. -li ̧k-) v. faire bouillir l’eau,
Pour les gens qui se pendent, on emprunte le généralement pour préparer la pâte
mot swahili et on dit eríyitundíka ‘se eri ̧li ̧k’obúndu mettre de la farine sur de
pendre’. Ce qui est une très grave erreur. Si la l’eau bouillante en vue de préparer la pâte
pendaison a raté, la personne coupable doit erilı ̧ ka ̧́ (rad. -lik-) ̧ v. intr. perdre pour de bon
offrir une chèvre aux villageois, qu’ils esyofrángá syage syabıri ̧́ ̧lıka
̧́ mon argent
mangeront avec un certain cérémonial est perdu pour de bon
accompagné de divers rites erılí ̧ kyâ ̧ (rad. -lík-i-) v. trans. aider quelqu’un à
eríleréta (rad. -léret-) v. flotter, épier (c’est manger ngándıli ̧́ ̧ri ̧ky’ ómwána je vais aider
comme si on flottait sur quelqu’un) l’enfant à manger (en mangeant avec lui). Ce
eríléta (rad. -lét-) v. trans. apporter, ramener, mot dérive du verbe eríryâ ‘manger’
donner erılı ́ ̧ ma ̧́ (rad. -lım-) ̧́ v. trans. exterminer
erílhása (rad. -lhás-) v. trans. atteindre avec un erılı ́ ̧ ma ̧́ (rad. -lım-) ̧́ v. intr. éteindre
projectile, jeter un projectile erıli ́ ̧ malı ̧ ̧́
ma (rad. -lımali ̧́ ̧m-) v. intr. être ébloui,
erílhóbha (rad. -lhóbh-) v. trans. pêcher être aveuglé
erílhobhéka (rad. -lhóbhek-) v. trans. tremper, erilı ̧ mba ̧́ (rad. -limb-) ̧ v. trans. cacher la vérité,
faire fermenter le manioc dans l’eau tromper
erílhobhek’ esyongímba tremper les habits erili ̧ mbalı ̧ ̧́
mba (rad. -li ̧mbali ̧mb-) v. trans. parler
erilhombóka (rad. -lhombok-) v. intr. être faible d’une manière floue de façon à cacher la
omu̧ ́kaly'oyu̧ ́ álhómboki ̧re nábî cette vérité akáli ̧mbali ̧mb’ omwátsi il ne raconte
femme a l’air d’être très faible pas clairement la nouvelle (sous-entendu, car
erilhu̧ ̧ lhu̧mána (rad. -lhu̧lhuman-) v. intr. il cherche à cacher la vérité)
bouder et garder un froid glacial dans ses erili ̧ mbu ̧ ̧ syâ (rad. -limbus-i ̧ ̧
a) v. surprendre en
attitudes, être blasé arrivant d’une façon inopportune et à
erilhu ̧ ̧ lhu̧manıá̧ (rad. -lhu̧ lhuman-i ̧-) l’improviste en vue de décrouvrir un secret
v. trans. causer ou provoquer un état blasé erili ̧ mbyâ ̧ (rad. -li ̧mbi ̧-) v. trans. guetter, épier
chez quelqu’un (pour surprendre)
́ ̧ ̧ lhú̧mba (rad. -lhú̧lhumb-) v. intr. être
erılhu erili ̧ mu ̧ ̧́la (rad. -limul-) ̧ v. trans. rembourser (la
suspendu, être accroché dot) erili ̧ mu ̧ ̧ l’ esyómben’ ésyomu̧tahyô
erílhulhúmba (rad. -lhúlhumb-) v. soulever et remettre les chèvres de la dot
porter ómwanyá w’erikikur’ ahísi, erıli ́ ̧ myâ ̧ (rad. -lımi ̧́ ̧) v. trans. tromper quelqu’un
ulhulhúmbé kyô au lieu de le tirer par terre, erıli ̧́ ̧m’ esyofránká sy'oko múndu tromper
soulève le et porte le ! quelqu’un en lui prenant son argent
erilhúnga (rad. -lhung-) v. se marier erıli ́ ̧ myâ ̧ (rad. -lím-i-) ̧ v. trans. éteindre erılimy’ ̧́
erilhu ̧ ̧ ́ta (rad. -lhu̧t-) v. intr. s’abîmer en parlant omulíro éteindre le feu
de la boisson erilínda (rad. -lind-) v. trans. attendre
erilı ̧ ba
̧́ (rad. -li ̧b-) v. trans. couvrir un trou,