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Les valeurs mobilières

Les valeurs mobilières constituent une catégorie particulière de biens du droit commercial. Une valeur
mobilière est une catégorie de titres financiers, qui peut être soit un titre de propriété (action), soit un
titre de créance (obligation)

Elles sont émises par les sociétés anonymes, c’est-à-dire les sociétés par actions. Il existe trois sortes
de valeurs mobilières :

 Les actions qui sont décrites représentatif des parts sociales constituent autant de fraction du
capital social ;
 Les obligations qui sont des titres de créances émis par la société qui désire emprunter de
l’argent et les délivre à ses prêteurs ;
 Les parts de fondateurs ou parts bénéficiaires représentatives de rémunération particulière
versée aux fondateurs pour les services qu’ils ont pu rendre, soit lors de la constitution, soit
en cours de vie sociale.

SECTION 1 : les traits communs aux valeurs mobilières

Les valeurs mobilières sont des titres, c’est-à-dire des écrits qui confèrent à leurs possesseurs des
droits variant selon qu’il s’agit actions, obligations, ou de parts de fondateur.

Ces droits sont des droits mobiliers, d’où l’appellation « valeurs mobilières ». On les utilise pour le
placement de l’épargne et ils font l’objet de mesures de protection en faveur des épargnants. De plus,
les valeurs mobilières peuvent faire l’objet de spéculations notamment par les titres cotés en Bourse.
Les caractères communs aux valeurs mobilières résident d’une part dans le régime de transmission est
autre part dans les règles relatives à leur forme.

PARAGRAPHE 1 : LE CARACTERE NEGOCIABLE ET INDIVISIBLE DES VALEURS MOBILIERES

Un titre est dit négociable lorsqu’il se transmet sans qu’il y ait lieu d’observer les formalités de la
cession de créances en droit civil. En matière de cession de créanciers civile, il y a lieu en effet de
procéder à une signification de la cession au débiteur cédé ou de lui faire reconnaître l’existence de la
cession dans un acte authentique.

Cette négociabilité des titres présente l’avantage de la rapidité de la transmission. De plus, par la
négociation du titre, le cessionnaire acquiert un droit entièrement détaché de la personne qui s’étend,
contrairement au droit commun de la cession de créance où le cessionnaire ne peut acquérir par la
cession plus de droit que n’en avait le cédant.

Le caractère indivisible des titres est également commun à ces trois catégories de valeurs mobilières.
Cela veut dire qu’à l’égard de la société, l’exercice des droits liés au titre est indivisible, c’est-à-dire que
cet exercice des droits ne peut se partager entre plusieurs titulaires.

PARAGRAPHE 2 : LA FORME DES VALEURS MOBILIERES

Les valeurs mobilières peuvent revêtir des formes différentes : les titres au porteur et les titres
nominatifs.

• Le titre au porteur ne porte pas le nom du titulaire, mais seulement un numéro d’ordre. C’est
une chose corporelle mobilière. La négociation se fait par la simple remise matérielle du titre,
dénommée « tradition ». Cette transmission par tradition peut être un danger en cas de perte ou de
vol du titre. Ce qui justifie le recours possible une procédure d’opposition en cas de perte ou de vol tu
titre.

• Le titre nominatif porte le nom du titulaire. Il est transmis par l’opération de transfert, c’est-à-
dire par l’inscription sur le registre de la société du nom de cessionnaire accompagnée de la radiation
du cédant. Le droit qui résulte du transfert est représenté par « un certificat nominatif », simple
instrument de preuve, mais le porteur sera payé de ses dividendes sur présentation du titre ou d’un
coupon détaché du titre

SECTION 2 : LES ACTIONS

L’action c’est le droit de l’assuré dans une société de capitaux, c’est le titre qui matérialise ce droit. Il
y a alors incorporation du trois dans le titre.

Les modalités de négociation varient selon qu’il s’agit d’actions au porteur ou d’actions nominatives.
La libre négociabilité des actions peut être limitée : soit par des restrictions légales, soit par des
restrictions statutaires, soit par des restrictions conventionnelles.

PARAGRAPHE 1 : DISTINCTION DES ACTIONS SELON LEUR ORIGINE ET LEUR FORME

A- Actions de numéraires et actions d’apport

Les actions de numéraires ont leurs montants versés en espèces. La libération du quart de leur montant
est obligatoire à la souscription. Le reste pouvant être échelonné dans un délai maximum de cinq ans.
Les actions non libérées entièrement sont obligatoirement nominatives. Dans cette hypothèse, il est
interdit de procéder à une augmentation du capital et d’émettre des emprunts obligataires.

B- Actions au porteur et actions nominatives

Les actions d’apport sont des actions remises contre des apports en nature. Leur libération intégrale
est obligatoire la constitution de la société. Elles sont soumises à la procédure de vérification des
apports en nature, elles ne sont négociables que deux ans après la constitution de la société.

PARAGRAPHE 2 : DISTINCTION DES ACTIONS SELON LES DROITS CONFERES

A- Actions ordinaires et actions de priorité

Le principe est que des apports égaux confèrent des trois égaux, la loi prévoit néanmoins la possibilité
d’actions assorties d’avantages par rapport aux autres. Deux hypothèses justifient de tels avantages
reconnus en cours de vie sociale : privilèges conférés aux anciens actionnaires d’une société
prospèrent qui accueillent de nouveaux actionnaires, nouveaux actionnaires exigeant des avantages
pour souscrire à une augmentation de capital d’une société en difficulté. Ces privilèges peuvent
prendre deux formes : privilèges d’ordre pécuniaire et privilèges relatives aux droits de vote

B- Actions de capital et actions de jouissance

Normalement, le remboursement de l’action se fait à la dissolution de la société pour les actions de


capital. Dans la pratique, l’amortissement du capital est possible par le remboursement de l’action au
nominale. L’action devient une action de jouissance. Son titulaire conserve la qualité d’associé, mais
n’a plus le droit ni aux premiers dividendes, ni à la reprise des apports à la dissolution. Une telle
opération est peu utilisée à cause de la lourde taxation fiscale qui la frappe au même titre que
distribution de bénéfices.

PARAGRAPHE 3 : LES DROITS INDIVIDUELS DE L’ACTIONNAIRE


A- Droit de faire partie de la société

Par la souscription, l’actionnaire devient membre de la société. Le priver de cette qualité s’analyse en
une expropriation. Il en découle que les statuts ne peuvent pas prévoir l’exclusion d’un associé par
l’assemblée générale. Cette exclusion peut toutefois être prononcée en cas de manquement à
l’engagement de libérer le titre.

B- Droit de concourir à l’exercice du pouvoir délibérant

Tout actionnaire a le droit de vote, inhérent à la propriété de l’action. Le droit à l’information est un
complément et une protection de ce droit de vote. Certaines législations étrangères prévoient
l’existence d’actions sans droit de vote s’agissant de bailleurs de fonds intéressés par la participation
aux bénéfices en s’occuper du fonctionnement de la société.

Les statuts peuvent déterminer les conditions d’exercice du droit de vote. Mais la renonciation à ce
droit est impossible. La loi comme la jurisprudence prévoit la nullité des conventions ayant ont pour
objet ou pour effet de porter atteint au libre exercice du droit de vote.

C- Droits au bénéfice et aux résultats

D- Droits de négocier les actions et de sortir de la société

Toute clause qui supprime le droit de négociation est nulle. Constituent toutefois des exceptions,
l’impossibilité de négocier les actions de garantie déposées par les administrateurs, et l’impossibilité
de négocier les actions en cours des deux années suivant la constitution. Le libre exercice du droit de
négociation est limité par les clauses d’agrément donnant au conseil d’administration ou à l’assemblée
générale le droit d’agréer la personne du cessionnaire des actions nominatives. De telles clauses sont
souvent complétées par une clause de préemption autorisant le conseil d’administration d’acquérir le
titre par préférence à la personne désignée cessionnaire. La jurisprudence exige alors que l’acquisition
des titres se fasse un juste prix correspondant à la valeur réelle.

SECTION 3 : Les obligations

PARAGRAPHE 1 : GENERALITES

Ce sont des titres de créance à long terme délivré par les sociétés commerciales à leurs prêteurs, les
obligations sont des titres négociables à montant généralement les faits.

Les principales caractéristiques des obligations sont les suivantes : titres de créances négociables, de
longue durée dans la limite supérieure à celle de la société. Les obligations d’un même emprunt ont le
même nominal, la même échéance, et le même revenu.

PARAGRAPHE 2 : REGIME JURIDIQUE DE L’OBLIGATION

A- Catégories d’obligation

En principe, elles ont le même régime que les actions. Une obligation donne droit à la perception d’un
revenu annuel fixe, préciser lors de l’émission de l’emprunt.

Les dépréciations monétaires présentant de multiples inconvénients ont entraîné la création de


différentes sortes d’obligations :

• les obligations à primes, émises au-dessous du nominal est remboursées au nominale, ou


émises au nominale et remboursées au-dessus du nominal ;
• les obligations à lots, émise avec prime et donnant lieu à l’attribution par tirage au sort une
somme importante suivant un tableau dressé à l’avance ;

• les obligations indexées dont le taux de remboursement est affecté d’une clause indiciaire
protégeant le souscripteur contre les dévaluations monétaires ;

• les obligations participantes donnant droit à un intérêt fixe avec une participation aux
bénéfices de la société ;

• les obligations privilégiées assorties de trois de gage sur certaines valeurs de la société ;

• les obligations hypothécaires, gagées sur les immeubles sociaux ;

• les obligations transformables en action.

B- Forme et taux des obligations

Le titre doit porter certaines mentions obligatoires : valeur nominale, numéro d’ordre, montant de
l’émission et des garanties spéciales, montant non encore amorti des obligations d’emprunt antérieur,
coordonnées de la société. Le taux des obligations est un montant librement fixé.

C- Emission et souscription des obligations

• émission : toute société par action peut émettre des obligations ; il en est de même pour l’État
et les collectivités publiques. La société doit avoir son capital entièrement libéré, établi le bilan de son
premier exercice. La société émettrice doit publier une notice portant des mentions relatives à ses
coordonnées, à l’emprunt lancé et aux emprunts antérieurs. De plus elle doit respecter l’égalité entre
les souscripteurs d’un même emprunt.

• Souscription : c’est l’engagement de verser à la société le montant des titres souscrits au taux
d’émission convenu. Les conditions de l’emprunt obligataire étant publiées par la société, la
souscription vaut acceptation de ces conditions. Les souscripteurs sont liés vis-à-vis de la société si
l’emprunt est un crédit intégralement souscrit.

D- Paiement et négociation des obligations

• paiement : contrairement aux actions, il n’y a pas de minimum légal de versement, en général,
le titre est payable à la souscription. Les dates et modes de versement sont fixés discrétionnairement
par la société. Il n’a pas une obligation de garder la forme nominative avant la libération intégrale, mais
cette forme est adoptée pour la commodité du recouvrement des derniers versements.

• Négociation des obligations : elle s’opère par les modes habituels de transmission : tradition,
transfert, endossement. Il est possible d’effectuer une vente à crédit d’obligations.

PARAGRAPHE 3 : LE GROUPEMENT D’OBLIGATAIRES

Pour la défense des intérêts communs des obligataires d’un même emprunt, la pratique a créé des
groupements d’obligataires, consacrés par la suite par la loi. Lors d’une émission d’obligataires, il y a
un emprunt unique fractionné entre une multitude de créanciers. Ces derniers forment une masse qui
regroupe obligatoirement tous les souscripteurs d’un même emprunt. Il en découle l’existence de
plusieurs masses d’obligataires correspondant aux différents emprunts de la société. Ces masses ne
sont pas des personnes morales, mais sont toutefois habilités à ester en justice pour la défense des
intérêts collectifs des obligataires.

A- AG des obligataires
Les assemblées générales peuvent prendre des décisions ordinaires relatives à l’exécution du contrat
de prêt (paiement des intérêts, remboursement) ou les décisions extraordinaires (changement de la
situation juridique de la société, modification du contrat d’émission). Les décisions d’une assemblée
générale ne sont exécutoires qu’après l’homologation par le tribunal de première instance saisi par la
société, le représentant de la masse, ou de simples obligataires.

B- Représentants de la masse

Ils sont désignés par l’assemblée générale extraordinaire de la masse ou à défaut, par le tribunal civil
à la demande de la société ou d’une minorité d’obligataires. Les attributions de ces représentants sont
fixées par l’assemblée générale ou par le tribunal. Il s’agit essentiellement de la convocation des AG,
de l’exécution des décisions, des actions en justice, de la défense des intérêts des obligataires en cas
de faillite de la société. Leur rémunération est fixée par l’assemblée générale de la masse et imputée
sur le budget de la société. Dans la pratique, si la société exécute normalement le contrat, la masse
n’intente aucune action.

SECTION 4 : Les parts de fondateurs

Ce sont des titres négociables donnant droit à une part fixe ou proportionnelle des bénéfices
éventuellement à une part fixe proportionnelle sur l’actif net après la liquidation. Les parts de
fondateurs ne confèrent pas la qualité d’associé, elles n’ont pas de valeur nominale. Elles sont créées,
soit la constitution (parts de fondateurs), soit au cours de vie sociale (parts bénéficiaires). Elle vise à
rémunérer les concours des fondateurs sous forme de participation aux bénéfices à venir.

PARAGRAPHE 1 : REGIME JURIDIQUE DES PARTS DE FONDATEURS

La forme des parts de fondateurs est fixée par la société : titre nominatif, au porteur, à ordre. La société
détermine leur nombre, leur attribution et les droits accordés.

Lorsque la création intervient en cours de vie sociale, elle nécessite une modification des statuts et des
vérifications. La remise des parts est faite à titre gratuit et correspond à une rémunération de services
difficiles à évaluer pécuniairement.

L’émission de parts de fondateurs est interdite aux sociétés civiles, aux sociétés de personnes et aux
SARL. Elle est soumise à une formalité spéciale de publicité.

La négociation des parts de fondateurs s’opère différemment suivant la forme du titre. Comme les
actions d’apport, elles ne sont pas négociables au cours des deux premières années d’émission.

Le partage des bénéfices s’exerce de la façon suivante : après la constitution de réserves légales
statutaires, et le prélèvement du premier dividende des actionnaires, ainsi que la constitution de
réserves, les fonds de prévoyance, le solde est réparti entre le conseil d’administration, et les porteurs
de parts. En cas de liquidation, les porteurs de parts ont également droit à une fraction de l’actif net.

PARAGRAPHE 2 : RAPPORTS DES PORTEURS DE PARTS AVEC LA SOCIETE

Le groupement des porteurs de parts est organisé en une masse. Il s’agit d’un groupement suis generis,
formé par les porteurs et soumis au même régime que la masse des obligataires. L’Assemblée générale
des porteurs exerce certaines compétences en cours de vie sociale : droit de veto pour les
modifications de l’objet ou de la forme de la société, modification du régime des parts, voix
consultative en cas de dissolution anticipée de la société. Les représentants de la masse assistent aux
AG des actionnaires avec voix consultative, et veillent au respect de leurs droits.

SECTION 5 : Notions sur les bourses de valeurs


La bourse de valeurs est un marché de valeurs mobilières. Les valeurs mobilières sont négociées dans
une bourse, et c’est pour cela qu’elles sont appelées titres de bourse.

L’existence d’un marché des titres permet la négociation. Outre la souplesse et l’accessibilité des
placements offerts aux détenteurs de capitaux, la bourse est un marché financier permettant aux
sociétés de se procurer des ressources par la pratique des emprunts obligataires et des augmentations
de capital.

PARAGRAPHE 1 : ORGANISATION DE LA BOURSE

Le marché des valeurs mobilières présence trois caractère essentielles :

• les négociations sont toujours effectuées sans apport de titres sur le marché. Les titres sont
vendus et achetés par simple désignation de leur quantité et de leur qualité ;

• les vendeurs et acheteurs n’entre pas en rapport et ne traite que par intermédiaire ;

• Les porteurs de titres qui font des opérations sur ce marché, ne cherche parfois qu’à spéculer,
à réaliser un gain sur une différence de cours, sans avoir l’intention de conserver les titres achetés.

Une valeur est négociée au marché officiel des agents de change lorsqu’elle a fait l’objet une admission
à la cote. Les valeurs mobilières inscrites à une cote d’une bourse de valeurs ne peuvent être négociées
que par l’intermédiaire des agents de change auprès de cette bourse. Pour les actions et les obligations
des sociétés commerciales, la décision d’admission est prise par une commission des opérations de
bourse, après avis de la chambre syndicale des agents de change. La demande d’admission est alors
présentée par l’intermédiaire d’une banque, avec le concours d’un agent de change.

La commission des opérations de bourse a deux catégories d’attribution :

• elle joue un rôle important dans le fonctionnement des organismes qui font publiquement
appel à l’épargne, en surveillant notamment les informations que ces organismes doivent fournir au
public ;

• elle a pour mission d’assurer le bon fonctionnement des marchés des valeurs mobilières et des
produits financiers. Elle possède des attributions étendues en matière réglementaire. Elle peut
prendre des règlements pour le fonctionnement des marchés. Elle peut formuler des propositions de
modifications aux lois et règlements relatifs aux bourses de valeur et au statut des agents de change.
Elle décide l’admission des valeurs nouvelles à la cote. Elle donne aussi son avis à la création ou à la
suppression des bourses de valeurs et des offices d’agent de change, pour l’introduction sur le marché
national de valeurs mobilières étrangères. Son avis peut ou doit être sollicité par les autorités
judiciaires à l’occasion de poursuites relatives à des infractions mettant en cause des sociétés qui font
publiquement appel à l’épargne ou des infractions commises à l’occasion des opérations de bourse.

La commission peut recevoir de tout intéressé les réclamations, pétitions et plaintes qui entrent par
leur objet dans sa compétence. Elle peut recueillir toutes informations utiles auprès de tiers ayant
accompli des opérations pour le compte d’une société. Elle peut ordonner des publications
rectificatives dans le cas où des inexactitudes ou omissions auraient été relevées dans les documents
publiés par leur société.

Les agents de change sont des officiers ministériels nommés par décret qui sont en même temps des
commerçants. Il exerce sur la place où ils ont été nommés, un privilège pour les opérations de bourse
sur les valeurs côté. Les agents de change exercent un monopole sur la négociation des valeurs
mobilières en bourse.
PARAGRAPHE 2 : LES OPERATIONS DE BOURSE

Les opérations de bourse consistent dans des ventes et achats de valeurs mobilières par l’intermédiaire
des agents de change. Les parties ne se connaissent pas, les intermédiaires traitent entre eux dans les
formes fixées par le règlement de la bourse. Les opérations sont surveillées par l’autorité publique
représentée par la chambre syndicale et la commission des opérations de bourse. Il existe deux
mécanismes des opérations de bourse à savoir le marché à règlement immédiat et le marché à
règlement mensuel.

• Le marché à règlement immédiat est celui dans lequel le prix est payé et les titres libérés
immédiatement ;

• Le marché à règlement mensuel est celui dans lequel le vendeur ne s’engage à livrer les titres
et l’acquéreur a payé le prix qu’à la fin du mois.

L’opération d’achat ou de vente en règlement mensuel se ramène à une opération de comptant différé
lorsque l’opérateur dispose des fonds nécessaires pour régler son achat ou des titres qu’il s’est engagé
à Liffré. Elle devient spéculative, au contraire, lorsqu’elle est effectuée à découvert, parce que le
vendeur ou l’acheteur ne dispose pas de titres de fonds nécessaire à l’exécution de son marché.

Il appartient la chambre syndicale d’arrêter la liste des valeurs qui peuvent donner lieu à des marchés
à règlement mensuel.

On appelle cours de bourse le prix atteint par une valeur mobilière au cours d’une séance de la bourse
et publiée à la cote après la séance. Ces cours dépendent de l’offre et de la demande. Il s’agit d’un
marché global, les volontés individuelles ne déterminent pas souverainement les prix.

L’ordre de bourse est le mandat donné à un agent de change par un de ses clients d’avoir à vendre ou
acheter à la bourse une valeur déterminée. Cet ordre est obligatoire pour l’intermédiaire, qui ne peut
pas refuser son concours. Il doit être exécuté suivant les conditions des opérations de bourse. L’ordre
n’est par conséquent valable que s’il est donné à l’intermédiaire qui a le pouvoir légal de faire
l’opération. L’ordre peut être donné à un remisier qui l’apportera à l’intermédiaire compétent. Il est
souvent transmis par les banques pour le compte de leurs clients.

Traditionnellement, l’agent de change, fait pour le compte de son client, mais en son nom personnel,
une vente ou un achat d’une certaine quantité de titres considérés comme des choses fongibles. Il agit
donc comme commissionnaire. D’autre part, un agent de change peut également intervenir comme
vendeur ou acheteur pour son compte personnel lorsqu’il fait la contrepartie des ordres de ses clients.