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2016

LA REGLEMNETATION HSE

M.BOUDJELLALI
SONATRACH IAP HASSI MESSAOUD
22/09/2016
La réglementation
Santé, sécurité & Environnement

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Historique

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L’Algérie a l’instar des autres pays arabes, africains et méditerranéens a connu au cours de
son histoire jusqu’à la veille de la colonisation française plusieurs systèmes juridiques
(coutumier, religieux) et au final, deux systèmes juridiques ont émergé :

Le système islamique est la source principale en matière de droit familial, ainsi que
certains textes, dont ceux relatifs aux biens wakfs. Ce système a inspiré, par
ailleurs, certaines dispositions du Code civil, à propos de la séance contractuelle, de
la dernière maladie et du droit de préemption etc.

L’autre système dit romano germanique, a inspiré, sous l’influence du droit français,
l’ensemble des règles des autres branches du droit, tel le droit pénal, le droit
commercial et le droit fiscal…

Ce système du droit français semble être dominant, puisque le système islamique


ne concerne que les questions relatives au droit de la famille.

Ainsi, se manifeste l’originalité du droit algérien : un droit composite, qui soulève en même
temps, le problème d’une possible cohabitation entre deux systèmes juridiques.

Historique de la Santé Sécurité au travail

3000 av JC à Babylone – Code d’Hammurabi

 En cas de négligence, un surveillant est puni si un ouvrier se blesse au


travail
 Exécution du maçon qui construit une maison qui s’écroule en tuant une
personne

1802 en Angleterre : premiers règlements industriels

1875 en Angleterre : loi sur les explosifs

1974 en Angleterre : loi sur la santé et sécurité

1989 en UE : Directive (89/391/CEE) santé et sécurité

1996 en UE : Directive (96/82/CEE) sur la maîtrise des risques Seveso II qui met
l’accent sur le besoin d’un Système de Gestion de la Sécurité pour la maîtrise des
risques Majeurs impliquant des substances dangereuses (Annexe 3)

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Historique du processus NORMATIF

XIX et début XXème : les standards de sécurité sont établis au travers des lois
britanniques (inspection, machines…) ;

Post 2ème de guerre mondiale : accélération de l’intégration de la sécurité dans le


monde professionnel principalement sous forme technique et par l’ingénierie ;

1996 : BS 8800 anglais : guide des systèmes de management de la santé et


sécurité.

1996 : publication de la norme ISO 14001relative au management de


l’environnement

1997 : foisonnement des référentiels développés par les organismes certificateurs


après le succès de l’ISO 9001/14001

Avril 1999 : 13 organisations (organismes de certification internationaux +


organismes de normalisation britannique) développent les spécifications OHSAS
18001

Février 2000 : publication du guide OHSAS 18002, lignes directrices

Mai 2000 : refus de l’ISO de développer une norme internationale de la sécurité (en
France, la sécurité du personnel est considérée, par un certain nombre
d'administrations de notre pays, du ressort exclusif du droit du travail)

Juillet 2007 : la version de 1999 est revue pour devenir une norme nationale
britannique BS OHSAS 18001 : 2007

2015 : publication de la dernière version de l’ISO 14001- 2015.

1er septembre 2016 : ISO/PC 283 norme internationale ISO 450001 système de
management de la santé et sécurité au travail.

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Chapitre : Introduction au droit

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INTRODUCTION AU DROIT

Qu’est-ce le droit?

Pour une majorité de personnes, sans doute, le droit est ce qui ordonne, ce qui
interdit.

Une autre perception du droit est liée à la contrainte, à la sanction.

En tout les cas l’adoption de règles implique l’existence d’un groupe de personnes.

Aucune société ne peut vivre dans le désordre.

Comme il n’existe pas d’ordre social spontané et que penser ainsi, aboutirai à
l’anarchie, le droit a pour fonction générale : assurer l’ordre public et social.

Comme la plupart des règles, la règle juridique est une formule générale et abstraite :

 Une formule générale, c’est-à-dire applicable à un nombre indéterminé de cas


(et non pas prévue pour un cas particulier).

 Une formule abstraite, c’est-à-dire prévue pour un nombre indéterminé de


personnes (et non pas pour une personne en particulier).

L’origine de la règle de droit.

La question est : d’où vient la règle juridique ?

Depuis longtemps les philosophes du droit disputent la question :

 Selon la théorie du droit naturel, les règles de conduite des hommes sont
intemporelles et universelles car elles appartiennent à la nature humaine et à
la nature des choses. En les inscrivant dans une loi, le législateur ne fait que
reproduire ces règles du droit naturel pour les rendre obligatoires.

 Selon les positivistes, la règle juridique ne peut exister que si elle est adoptée
par un organe compétent, le législateur. Seule compte la cohérence du
système juridique organisé selon le degré d’importance (hiérarchie) des règles
(Constitution, loi, arrêté, ordonnance).

Quelle que soit l’école suivie, dans une démocratie, la loi est adoptée par le peuple
ou par ses représentants. Ces représentants adoptent une loi lorsque le besoin s’en
fait sentir dans la société.

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La force contraignante : la règle juridique indique ce qui doit être fait ; elle énonce un
comportement obligatoire, ce qui implique une sanction/punition ou une
sanction/réparation lorsque la règle n’est pas respectée.

Le droit est un phénomène vivant. Les règles naissent, vivent, meurent, évoluent
dans leur contenu, parce que la société et les hommes qui la composent, évoluent.

Parce que les rapports humains sont complexes, le droit est complexe.

Le Droit recouvre donc plusieurs notions. Comme toute science, le droit a aussi son
langage.

La science juridique emprunte parfois au langage usuel son vocabulaire mais le sens
en est parfois différent, plus large ou plus restreint. Les mots ont parfois aussi deux
sens.

Il en est ainsi du mot "droit". Il y a le Droit, qu'on serait tenter d'écrire avec une
majuscule et les droits, avec une minuscule :

1. tantôt, on entend par droit, l'ensemble des règles juridiques, ce qu'on appelle "le
droit objectif" (LAW);

Le Droit Objectif : C’est l’ensemble des règles juridiques (‫) القانون‬.

2. tantôt, on entend par droit, telle ou telle prérogative dont une personne est titulaire,
dont elle est le sujet, on parle alors des "droits subjectifs" (RIGHTS).

Les Droits Subjectifs : C’est l’ensemble des prérogatives dont une personne
est titulaire (‫) الحقوق‬.

Le droit recouvre, donc, deux ensembles différents qui diffèrent profondément, même
s'ils se situent en relation.

En effet, l'objet du droit objectif est de délimiter les droits subjectifs des personnes.

Il ne faut pas perdre de vue que le droit a pour but d'organiser la vie en société, donc
de régir des personnes qu'on appelle sujets de droit. Dans ce second sens, le droit
est envisagé de façon plus concrète et particulière.

La définition du droit peut alors être complétée comme suit :

1. LE DROIT OBJECTIF

Définition : « Ensemble des règles de conduites juridiques qui gouvernent la vie des
personnes en société et dont l’inobservation est sanctionnée par les pouvoirs
publics ».
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La règle de droit

La règle de droit est une règle de conduite sociale dont le respect est assuré par
l’autorité publique.

Cette règle existe dès lors qu’il y a déjà deux personnes, dès lors qu’une société
existe. Dans ce sens, « UBI SOCIETAS, IBI IUS ».

Caractères de la règle de Droit

La règle de droit a, notamment, un caractère obligatoire, général, permanant et


coercitif.

Caractère obligatoire : Pour tous ceux à qui elle s’applique, la règle de droit est un
ordre, un précepte au bon soin de celui qui doit l’appliquer. La Règle de droit
ordonne, défend, permet, récompense ou punit. Elle ne consiste pas dans des
conseils adressés aux citoyens.

Caractère général : Elle est abstraite et ne vise pas un groupe ou une catégorie des
gens. Elle s'applique, sans distinction, à toutes les personnes (Droit pénal) ou une
catégorie spécifique de personnes (le droit commercial s’applique aux commerçants,
le droit de travail s’applique aux employeurs et salariés) et non à une personne
nommément désignée. En effet, la règle de droit est toujours formulée de manière
générale et Impersonnelle.

Caractère permanent : Cette règle ne prétend pas à l’éternité. Il y a un


commencement (la promulgation) et une fin (l’abrogation, la caducité,…). La
permanence n’est rien d’autre qu’une applicabilité constante pendant son existence.
La règle s’applique chaque fois que les conditions de son application sont réunies.
Peu importe que cette application soit fréquente ou non.

Caractère coercitif : Les sanctions de la règle de droit sont, en principe, confiées à


la puissance publique. Elle, seule, peut recourir à la force pour faire respecter la
règle ou le droit, l’appliquer Manu militari.

C’est la question de l’Etat de droit. « PATERE LEGEM QUEM IPSE FECISTI »


(Respecte la loi que tu as faite toi-même).

Dans un Etat de droit, l’Etat est le Premier à respecter ses lois.

Parce qu’il est censé la connaître, le citoyen ne peut justifier une entorse à la
loi par sa méconnaissance de la règle.

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Contenu de la discipline de droit

Le droit classique comprenait le Droit privé et le Droit public.

A ces deux branches, il a été ajouté le droit économique et social, appelé aussi
« Droit des affaires ».

Le droit Objectif est subdivisé en sous ensembles :

 Le droit commercial : ensemble des règles qui régissent l’activité


commerciale.
 Le droit fiscal : ensemble des règles qui régissent la relation entre
l’administration des impôts,
 Le Droit Social : ensemble des règles qui régissent la relation entre
l’employeur et le l’employé.
 Le Droit Bancaire : ensemble des règles qui organisent tous se qui en
relation avec l’activité bancaire.
 Le Droit Constitutionnel : ensemble des règles qui organisent l’Etat
 Le Droit Administratif : ensemble des règles qui organisent l’activité
administrative dans un Etat.

 Droits Subjectifs : - Droit d’éducation, - Droit de Santé, - Droit de voter …

Critère de classification : Droit Privé / Droit Public

Le Droit public est constitué de l’ensemble de règles relatives aux rapports entre
l’Etat avec lui-même, ou entre l’Etat et les particuliers. Ce droit comprend,
notamment :
‐ Le Droit constitutionnel ;
‐ Le Droit administratif ;
‐ Le Droit fiscal ;
‐ Le Droit International Public.

Le Droit privé est l’ensemble des règles qui régissent les rapports entre les
particuliers. Le Droit privé comprend, entre autres :
‐ Le Droit civil ;
‐ Le Droit rural ;
‐ La législation industrielle ;
‐ Le Droit International Privé.

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LES BRANCHES DU DROIT PRIVE

LE DROIT CIVIL

C'est le droit commun privé normalement applicable à tous les rapports du droit
privé. Il comprend le droit des personnes (état et capacité), le droit des biens
(propriété et droits réels principaux), le droit de la famille (couple et enfants), le droit
des obligations, le droit des contrats spéciaux, le droit des régimes matrimoniaux, le
droit des successions, le droit des libéralités et le droit des sûretés.

LE DROIT DES AFFAIRES

Il a pour vocation de réglementer la vie des affaires. Il regroupe plusieurs disciplines.

A. Le droit commercial : c’est l'ensemble des règles de droit privé applicables aux
commerçants et aux actes de commerce

B. Le droit des sociétés : ensemble de règles régissant la formation, le


fonctionnement et la dissolution des sociétés.

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C. Le droit de la concurrence : ensemble de règles régissant les rapports entre
agents économiques dans leurs activités de recherche et de conservation d’une
clientèle dans un cadre concurrentiel.

D. Le droit bancaire : ensemble des règles applicables aux opérations de banque et


aux personnes qui les accomplissent à titre professionnel.

E. Le droit de la propriété intellectuelle : ensemble de règles relatives à la


propriété littéraire et artistique et à la propriété industrielle.

LE DROIT SOCIAL

Il se divise principalement en deux disciplines.

A. Le droit du travail : ensemble des règles qui régissent les relations individuelles
de travail (les rapports entre l’employeur et les salariés) et les relations collectives de
travail (les rapports entre Les employeurs et les syndicats et représentants du
personnel)

B. Le droit de la sécurité sociale : ensemble des règles qui organisent la protection


des individus contre les risques sociaux (maladie, maternité, invalidité, accident du
travail, maladie professionnelle).

LE DROIT JUDICIAIRE PRIVE

Cette discipline réglemente, d’une part, le déroulement procédural des instances


civiles (la procédure civile) et, d’autre part, l’organisation et la compétence des
différentes juridictions civiles (tribunal de première instance, cour d'appel, cour
suprême...).

LE DROIT INTERNATIONAL PRIVE

Le droit international privé est l’ensemble des règles juridiques qui régissent les
rapports d’ordre privé (droit des personnes, droit de la famille, droit des successions,
droit des contrats, droits des sociétés etc.) à caractère international c'est-à-dire que
les parties sont de nationalités différentes, résident dans des pays différents ou sont
liées par des engagements pris dans un pays autre que leur pays de résidence.

LES BRANCHES DU DROIT PUBLIC

Le droit public regroupe l’ensemble des dispositions réglementant d’une part la


constitution, le fonctionnement et l’organisation des institutions publiques et, d’autre
part, les rapports entre la puissance publique et les personnes privées.

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LE DROIT CONSTITUTIONNEL

Il regroupe l'ensemble des règles qui président à l'organisation politique de l'Etat et à


son fonctionnement ainsi que celui de l’ensemble des institutions publiques. C’est le
droit constitutionnel qui permet de déterminer la nature du régime politique d’un Etat
(Monarchie constitutionnelle, présidentiel, régime parlementaire …).

LE DROIT ADMINISTRATIF

Il a pour objet principal d'organiser les rapports que les autorités administratives
(Etat, régions, collectivités et communes) entretiennent avec les particuliers. Il établit
les règles applicables aux rapports entre l’administration et les personnes privées.

LE DROIT DES FINANCES PUBLIQUES

Il détermine les modes d’utilisation de l’ensemble des ressources de l’Etat et des


collectivités locales (ressources et dépenses de l'Etat et des collectivités publiques).

LE DROIT FISCAL

C'est l'ensemble des règles qui déterminent le mode de calcul et de recouvrement


des différents impôts et taxes que l'Etat peut réclamer aux particuliers et aux
entreprises.

LE DROIT INTERNATIONAL PUBLIC

Il étudie les rapports entre les Etats et les organisations internationales. Elle inclut
notamment le droit des traités (conventions internationales, accord internationaux…).

LE DROIT PENAL

Entendu au sens large, le droit pénal a pour objet l’étude du phénomène criminel
révélé par des agissements de nature à créer un trouble pour la société. Il se divise
en plusieurs matières dont :

A. Le droit pénal général : il définit les éléments constitutifs des infractions et


détermine les sanctions applicables.

B. La procédure pénale : elle est constituée par l’ensemble des règles organisant le
déroulement du procès pénal (de la phase policière au jugement).

C. La criminologie : elle permet l’étude du phénomène criminel dans sa réalité


sociale et individuelle (étude des causes et des conséquences de la criminalité).

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LE DROIT SUBJECTIF.

Définition

Les droits subjectifs ont toujours une personne pour titulaire. Ils naissent du fait que
la règle de droit objectif confère aux individus les prérogatives (les libertés) appelées
«Droits individuels ».
Ce sont ces droits individuels que l’on appel « Droits subjectifs ».

« Subjectifs » puisqu’ils ont un sujet à la tête. Le sujet est une personne physique ou
morale.

Exemples :

 Le code de la famille (droit objectif) reconnaît au père le droit d’exercer son


autorité parentale sur ses enfants (droit subjectif) de même le droit civil
reconnaît aux personnes le droit de propriété.

 "Le droit reconnaît le droit de vote à toute personne majeure".

Les Droits Subjectifs Extrapatrimoniaux

Définition : par droits subjectifs extrapatrimoniaux ont entendent des droits dont est
propriétaire un titulaire de droit mais qui ne fait pas partie de patrimoine. Ils n’ont pas
une valeur pécuniaire (sous forme d’argent), c-.ad qu’ils ne sont pas évaluable en
argent ce sont des droits liés à la vie de la personne, ils évoluent au fur et à mesure
de l’évolution de la personne concernée.

Exemple : 1. Les Droits de la personnalité (le droit à un nom) : ce sont des droits
liés à la personnalité de la personne, ce sont des droits qui naissent (naissance),
avec la personne.

Le Droit de la famille :

Définition : Ce sont des droits dont dispose un individu suite à son appartenance à
une famille.
Exemple : - Droits des Conjoints (marie et femme).
- Droits des enfants (entretenir, la garde, paiement de la pension
alimentaire, l’éducation).

Les Droits professionnels :

Définition : Ce sont des droits dont dispose une personne donnée et qui sont liés à
sa profession.

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Exemple : -Un salarié à Droit à un salaire.
-Un salarié à Droit à une information.
-Un salarié à Droit à un congé.

Les Droits civiques :

Définition : les droits civiques ce sont des droits dont dispose une personne, et qui
sont liés à son appartenance à un Etat donné ou à une nation, en tant que citoyen.

Exemple :
-Droits politiques (le vote,)
-Droit d’être candidat à l’élection)
-Droits économiques (droit de propriété, droit d’entreprendre un
commerce).
-Droits sociaux (Droit du travail-Droit de grève)

Les Droits Subjectifs patrimoniaux

Définition :

Ce sont des droits subjectifs qu’ont une valeur patrimoniaux ils sont évaluable en
argent, ils sont pécuniaire, et peut faire des transactions (vente, allocation, échanger,
donation gratuite).

Les Droits intellectuels : ce sont des droits qui sont liés au côté intellectuel (-
Innovation, -Production,…), ils font partie de la création de l’esprit.

- Droits de propriété commerciale : Droits subjectifs patrimoniaux à un caractère


commercial (le nom commercial).
- Droits de propriété industrielle : Ex : les brevets d’inventions, les marques
industrielles.
- Droits littéraires et artistiques : Domaine de l’art (Ex : -Les Droits de peintre sur ces
tableaux, -Les Droits d’un chanteur sur ces chansons).

Les Droits personnels :

Définition : les droits dont dispose une personne sur une autre personne (Droit de
créance), Ce sont des droits que peut demander une personne à une autre
personne.

Exemples : - Le loyer à un locataire. – Un vendeur à un acheteur, ce dernier peut


demander le transport de sa Marchandise. – Un prêteur peut demander le
remboursement de sa dette à un emprunteur.
Les droits personnels : sont des droits exercés directement sur une personne en lui
demande d’exécuter une obligation.

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Les Droits réels :

Définition : par opposition aux Droits personnels, les Droits réels porte sur une
chose qui permet à sont titulaire d’exercer sur son bien un certain nombre de
prérogatives.

Alors les personnels mettent une personne face à une autre personne, Les Droits
réels mettent une personne face à un bien, en distingue entre plusieurs types et
formes de droits réels.

Les Droits réels principaux :

Droit de propriété :

Biens meubles corporels (Voiture, Ordinateur, …)


Biens meubles incorporels (fond de commerce,…)
Biens immeubles (Terrain nu, Appartement, maison,…)
- Droit de Cession de ce Bien.
- Droit d’échange de ce Bien.
- Droit de Donation de ce Bien.
- Droit de location de ce Bien.

c-.ad que l’ensemble des avantages de la propriété (Cession, échange, donation,


location), appartient à une seule personne.

Sources des droits Subjectifs

Les Droits subjectifs ce sont des droits dynamiques (droits qui bougent = plein
mouvement), ils ont une évolution dans le temps (début et fin). Les titulaires des
Droits subjectifs ce sont nous (physique ou morale).

d’où vient les droits subjectifs.

Il ya « 2 » sources :

- Les Sources qui dépendent de la volonté de la personne physique ou morale.


- Les Sources qui ne dépendent pas de notre volonté (évènements, aléa,…).

Les Droits Subjectifs : ce sont des droits qui changent de titulaire et ce sont des
droits qui ont une fin. ‫نهاية‬

Section 1 : Les Actes juridiques :

Définition : l’acte juridique peut être définit comme une déclaration de volonté ou
de plusieurs personnes, destinée à créer des droits et des obligations.

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La Classification des actes

Actes unilatéral : est un acte qui provient d’une seule personne (une seule volonté),
qui donne naissance à des droits et des obligations.

Exemples : - Donation (‫ )الهبة‬: Acte juridique unilatéral, c’est pas un contrat,

-Testament : (‫ )الوصية‬: une personne décide de donner un bien à


quelqu’un

Actes bilatéral : est un contrat qui est la manifestation de volonté d’au moins 2
personnes.

Exemple :
-Contrat de vente (Acheteur et Vendeur).
-Contrat de location (propriétaire et locataire).
-Contrat de travail (employé et employeur).

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La fonction HSE

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Dans ce chapitre nous allons définir les activités suivantes :

Santé au travail et médecine de travail

Hygiène au travail ou hygiène industrielle

Sécurité au travail

Sécurité industrielle

Environnement

La santé au travail : (Occupationnel Health) :

C’est jouir d’un état optimal de bien-être physique, mental et social dans son
travail;

C’est protéger la vie et la santé de celles et ceux qui travaillent mais aussi protéger
les enfants d’effets néfastes qu’ils pourraient subir par l’intermédiaire de leurs
parents;

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C’est aussi protéger celles et ceux qui ont fini de travailler et qui sont en droit de
profiter de leur retraite sans que leur travail ne les ait handicapé d’une manière ou
d’une autre;

A l’heure actuelle les disciplines qui constituent la base essentielle de la santé au


travail sont :

 La médecine de travail : L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) désigne


la médecine du travail comme étant une activité multidisciplinaire qui soutient
et protège la santé des travailleurs dans le but de contrôler les accidents et
les maladies en réduisant les conditions de risque.

 Veille non seulement aux conditions physiques du travailleur mais aussi


au facteur psychologique;
 Se focalise sur l’homme au travail pour prévenir les maladies
professionnelles;
 Pour maintenir et promouvoir le plus haut degré de bien-être physique,
mental et social des travailleurs en tenant compte de leur aptitudes
physiologiques et psychologiques.

 L’ergonomie : Le mot vient du grec ergon (travail) et nomos (lois, règles).


Peut donc être définie comme la science du travail ayant pour objet
l’adaptation du travail à l’homme (amélioration des conditions de travail).

 L’hygiène et la sécurité au travail

Hygiène du travail ou Hygiène industrielle

Le développement de l’hygiène du travail, appelée initialement hygiène industrielle, a


commencé au début du 20ème siècle dans les pays anglo-saxons.

Sur le plan réglementaire, l’hygiène du travail a été reconnue comme étant l’une des
disciplines de base de la santé et de la sécurité au travail.

Selon la définition du Bureau International du Travail (BIT), l'hygiène du travail est la


science et l'art de détecter, d'évaluer et de maîtriser les nuisances et les facteurs de
l'environnement professionnel qui peuvent altérer la santé et le bien-être des
travailleurs et des membres de la communauté.

L’hygiène du travail est l’ensemble des procédures destinées à contrôler les


facteurs environnementaux susceptibles de nuire à la santé dans le contexte du
travail.

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L’hygiène du travail se veut donc d’identifier, d’évaluer et, le cas échéant, d’éliminer
les agents biologiques, physiques et chimiques qui se trouvent au sein d’une
entreprise ou d’une industrie pouvant occasionner des maladies chez les travailleurs.

Au sens plus ample, l’hygiène industrielle englobe également l’étude des niveaux
sonores ou de l’éclairage des locaux de travail. L’exposition à des bruits très
intenses ou le manque de lumière pour travailler peut affecter l’ouïe et les yeux du
travailleur.

Nous retiendrons donc que l’essence de l’hygiène industrielle est préventive dans la
mesure où son principal objectif est de garantir le bien-être dans le lieu de travail tout
en évitant de tomber malade.

L'objectif de la médecine et de l'hygiène du travail est donc le même, avec une


approche différente néanmoins : protéger la santé et le bien-être de toute personne
qui travaille.

L’hygiène au travail se concentre sur l'environnement professionnel pour en


appréhender tous les risques potentiels et la médecine du travail s'occupe du
travailleur et des effets potentiels de ses conditions de travail sur sa santé.

L’hygiène industrielle ou hygiène du travail se résume à l’anticipation,


l’identification, l’évaluation et la maîtrise des risques pour la santé dans le milieu de
travail : son but ultime est de protéger la santé et le bien-être des travailleurs.

L’hygiène industrielle met à contribution deux techniques principales : l’investigation


et le diagnostic.

L’investigation se traduit par la recherche des causes à des effets observés ou


anticipés, soit par l’inspection des lieux de travail, de l’entretien préventif ou une
enquête sur les incidents ou les accidents.

Quant au côté diagnostic de l’hygiène industrielle, il consiste à l’aide d’observations


et de données recueillies dans les milieux de travail, à définir les sources de risque,
la gravité du risque et les moyens nécessaires pour le réduire à un niveau
acceptable ou l’éliminer complètement.

Le tandem médecin du travail & hygiéniste est donc un binôme incontournable pour
gérer correctement les chroniques.

Des comités d'hygiène au travail sont constitués dans les établissements occupant
au moins cinquante salariés et ont pour mission de contribuer à la protection de la
santé et de la sécurité des salariés de l'établissement ainsi qu'à l'amélioration des
conditions de travail.

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La sécurité au travail :

Intimement liée à la santé au travail, la sécurité au travail est une démarche


pluridisciplinaire qui vise à supprimer ou à réduire les risques d'accidents
susceptibles de se produire lors de l'exercice d'une activité professionnelle.

Le concept de sécurité au travail appuie son existence sur un postulat de départ


assez simple :

 toute activité professionnelle engendre des risques pour la sécurité d'un


travailleur, à des degrés plus ou moins élevés.

La sécurité industrielle

Elle consiste à maitriser voire minimiser les risques au sein de l’organisme, et à


garantir la sécurité des biens et des personnes, étant donné qu’il s’avère que les
activités industrielles présentent des dangers inhérents devant être contrôlés.

Les risques majeurs de l’industrie sont liés aux accidents, lesquels peuvent avoir un
impact important sur l’environnement et nuire à des régions entières outre
l’emplacement où est basée l’entreprise dans laquelle les sinistres ont lieu.

La sécurité industrielle s’engage donc à la protection des travailleurs (avec les


vêtements nécessaires, par exemple) et leur pilotage (suivi) médical, la mise en
place de contrôles techniques et la formation ciblée sur la maîtrise des risques.

Il y a lieu de mentionner que la sécurité industrielle est toujours relative puisqu’il est
impossible de garantir qu’aucun accident n’ait lieu.

Quoi qu’il en soit, elle a pour principale mission de travailler dans le but de prévenir
voire d’éviter les sinistres.

La sécurité industrielle consiste à prévenir des événements dont la gravité pourrait


être élevée, même si leur probabilité a priori est faible.

Les industries dont il est question ici sont confrontées à des dangers : phénomènes
physicochimiques qui peuvent diverger, énergie cinétique d’un train, haute tension
électrique. . .

Ces dangers entraînent des risques, c’est-à-dire la possibilité de dommages aux


personnes, à l’environnement et aux biens.

Un aspect très important de la sécurité industrielle est l’usage de statistiques


permettant de mieux comprendre quels sont les secteurs les plus touchés
concernant les accidents pour ainsi prendre des précautions toutes particulières dans
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ce sens. De toute façon, tel que mentionné ci-haut, la sécurité absolue ne peut
jamais être garantie.

L’innovation technologique, la substitution des machines, la capacitation des


travailleurs et les inspections habituelles sont quelques-unes des activités liées à la
sécurité industrielle.

Ce que l’on vise, en matière de sécurité industrielle, est l’absence d’évènement. Il


s’agit d’éviter que se produisent des événements aux conséquences potentielles
jugées inacceptables. Cependant, cette absence n’est jamais gagnée une fois pour
toutes.

Sécurité industrielle, sécurité du travail : deux domaines complémentaires

• la prévention des risques technologiques ;


• la prévention des accidents du travail.
• Il existe d’ailleurs une séparation légale de fait entre ces deux domaines
complémentaires, pour lesquels les autorités de contrôle ne sont pas les
mêmes.
• La sécurité industrielle est visée à la fois par l’anticipation des situations non-
souhaitables,
• par la définition de règles permettant de les éviter et de les gérer, par le
développement d’une culture de sécurité qui marque les pratiques
quotidiennes, par la mise en place de conditions
• techniques et organisationnelles favorisant en conditions réelles des
opérations sûres, et par une remontée d’informations sur la réalité de
l’exploitation.

Les risques issus des technologies, des produits ou de leurs productions, mais
aussi des comportements humains et des organisations, posent des questions
sociétales de fond qui évoluent au gré des attentes de la société

Environnement

La norme ISO 1400 définit l’environnement comme suit :

environnement [environment]

"Milieu dans lequel un organisme fonctionne, incluant l'air, l'eau, la terre, les
ressources naturelles, la flore, la faune, les êtres humains et leurs interrelations".
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La notion d’environnement naturel est souvent désignée par le seul mot
environnement :

L’environnement ne concerne pas uniquement le patrimoine naturel qui concerne


l’air, l’eau, l’atmosphère, les roches, les végétaux, les animaux (la biodiversité), et
l’ensemble des phénomènes et interactions s’y déroulant, c’est-à dire, comme tout ce
qui entoure l’Homme et ses activités.

Le mot environnement est à différencier du mot nature.

La nature désigne l’ensemble des éléments naturels, biotiques et abiotiques,


considérés seuls, alors que la notion d’environnement s’intéresse à la nature au
regard des activités humaines, et aux interactions entre l’homme et la nature.

Il ne faut pas confondre l’environnement et l’écologie qui est la science ayant pour
objet les relations des êtres vivants avec leur environnement, ainsi qu’avec les autres
êtres vivants, c’est-à-dire, l’étude des écosystèmes.

Enfin, ne confondons pas l’environnement et le développement durable qui est un


mode de développement qui répond aux besoins des générations du présent sans
compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

L’environnement conduit à envisager plusieurs logiques de gestion de l’espace dont


le but est le bien-être de la société et de l’homme. La réalisation de cet objectif
dépend de facteurs multiples économiques, écologiques, historiques, culturels et
esthétiques.

La notion d’environnement s’intéresse à la nature au regard des activités humaines,


et aux interactions entre l’homme et la nature.

Les missions de la santé au travail :

• Conduire les actions dans le but de préserver la santé physique et mentale


des travailleurs tout au long de leur parcours professionnel ;
• Conseiller les employeurs, les travailleurs sur les dispositions et mesures
nécessaires afin d’éviter ou de diminuer les risques professionnels,
d’améliorer les conditions de travail, de prévenir ou de réduire la pénibilité
au travail;
• Assurer la surveillance de l’état de santé des travailleurs en fonction des
risques concernant leur sécurité et leur santé au travail, de la pénibilité au
travail et de leur âge ;
• Participer au suivi et contribuer à la traçabilité des expositions
professionnelles et à la veille sanitaire.

Seront pris en charges simultanément par :

24
 Le médecin du travail, le chargé de l’hygiène & de la sécurité au
travail :

Les missions de l’hygiène du travail :

• L'hygiène du travail se concentre sur l'environnement professionnel pour en


appréhender tous les risques potentiels.
• la médecine du travail s'occupe du travailleur et des effets potentiels de ses
conditions de travail sur sa santé.
• Les connaissances et les compétences nécessaires à l'exercice de ces deux
professions relèvent de sciences fondamentalement différentes, et ne
peuvent être maîtrisées par une seule personne.
• En d'autres termes, le tandem médecin-hygiéniste est un binôme
incontournable pour gérer correctement les risques professionnels
chroniques.

Le Médecin du travail a pour mission :

- L’amélioration des conditions de vie et de travail dans l’entreprise ;


- L’adaptation des postes, des techniques et des rythmes de travail à la santé
physique et mentale;
- La protection des travailleurs contre l’ensemble des nuisances, et
notamment contre les risques d’accidents du travail ou d’exposition à des
agents chimiques dangereux ;
- L’hygiène générale de l’établissement ;
- L’hygiène dans les services de restauration ;
- La prévention et l’éducation sanitaires dans le cadre de l’établissement en
rapport avec l’activité professionnelle ;
- La mise en place ou la modification de l’organisation du travail de nuit.

25
Les missions de la sécurité industrielle

Etablir un diagnostic sur la qualité des matériaux et équipements ;


Identifier et isoler les substances à risques ;
Identifier et évaluer les type de risques : explosion, incendie, détérioration... ;
Mettre en place les moyens d’intervention en cas de sinistres (incendie -
explosion,..) ;
Mettre en place un plan de prévention et d’évacuation ;
Former et informer les employés et les sensibiliser à la prévention des
risques ;
Effectuer une veille technologique et réglementaire ;
Collaborer avec tous les services de l’entreprise

Les missions de l’environnement

Il s’assure du respect des réglementations environnementales par l’organisme et


veiller à la qualité de l’environnement ;
Il mesure et prévoit l’impact des activités sur l’environnement ;
Il propose des solutions adaptées afin de limiter la pollution notamment de l’air et
de l’eau, de réduire les nuisances sonores et limiter les déchets.
Il met en place des mesures préventives et curatives
Il doit faire respecter les réglementations sur les pollutions émises par les
entreprises (déchets, incidences sur la qualité de l'air et de l'eau, nuisances et
bruit...)
Il émet des propositions concrètes pour mettre au point des technologies «
propres ».
Il est chargé de sensibiliser le personnel à la lutte contre les pollutions
Il propose des solutions de recyclage des déchets et de protection de
l’environnement

26
Chapitre :
Les sources du droit algérien

27
LA SOURCE DE LA REGLE DE DROIT
Les sources de la règle de droit sont l’ensemble des mécanismes par lesquels
s’établissent les règles de droit. Il existe des sources axiologiques et celles formelles.

Dans le présent contexte, seules les sources formelles nous intéressent, il s’agit de :
‐ La loi
‐ La coutume
‐ La jurisprudence et
‐ La doctrine

La loi et la coutume sont les sources directes tandis que les autres sont des sources
indirectes dans le système romano-germanique.

Dans celui Anglo-Saxon, c’est la jurisprudence qui occupe le haut de la hiérarchie


des règles.

SOURCES DE DROIT
SOURCES DIRECTES SOURCES INDIRECTES
SOURCES SOURCES
SOURCES MODERNES
TRADIOTIONNELLES INTERPRETATIVES
RELIGION LOI JURISPRUDENCE
TRAITES
COUTUME DOCTRINE
INTERNATIONAUX
DECRETS
ARRETES

28
La Coutume : appelée également « Orf ‫» العرف‬, est définie comme une règle (la
répétition dans le temps), qui proviennent des usages, des pratiques et les habitudes
d’une population donnée. La Coutume doit se prolonger dans le temps, c-ad elle doit
incarnée (avoir) ; Actuellement, la coutume n’a plus son poids et sa valeur comme
source traditionnelle de la règle juridique.

La Loi : c’est la 1ère source moderne du droit positif, la loi fait partie de la
compétence du parlement, autrement dit la 1ère fonction du parlement.

Le règlement : le règlement est la 2ème source moderne du droit positif, « 3 »


autorités on le droit de créer de loi à travers le règlement sous 3 formes différentes
Les Décrets (qui provient du 1er ministre : Aujourd’hui le chef du gouvernement)
Les arrêtés ministériels ou interministériels (qui proviennent des ministres).

La Doctrine (‫ )الفقه‬: c’est la 1ère source interprétative, la doctrine qu’est définie


comme l’ensemble des travaux, des réflexions et des commentaires qui proviennent
des Spécialistes de Droit à l’occasion de l’interprétation d’une loi donnée.

Il s’agit des interprétations faites par les spécialistes de droit, à titre d’exemple les
professeurs universitaires, le juges, les juristes, les avocats, …

La doctrine n’est pas une source directe du droit positif (c’est une source indirecte),
mais l’ensemble des interprétations sont prisent en considération par le parlement au
moment de la création de la règle de Droit.

La Jurisprudence (‫ )قضاء االجتهاد‬: la jurisprudence peut être définie comme l’ensemble


des solutions jurisprudentielles, c-.ad les jugements (‫ )األحكام‬et les arrêtés (‫)القرارات‬,
prononcés par l’ensemble des juridictions d’un pays.

Définitions

La constitution

Etymologie : du latin cum, ensemble, et statuo, fixer, établir.

Une constitution est la loi fondamentale d'un Etat qui définit les droits et
les libertés des citoyens ainsi que l'organisation et les séparations du pouvoir
politique (législatif, exécutif, judiciaire).

La constitution est le texte fondamental qui fixe l'ossature organisationnelle et


fonctionnelle de l'Etat.

Elle détermine la forme de l'Etat, la forme du régime politique et les droits


fondamentaux (droit au travail, liberté d'opinion, droits politiques…).

29
Elle précise l’articulation et le fonctionnement des différentes institutions qui
composent l’état (Conseil constitutionnel, Parlement, gouvernement,
administration,..).

La constitution se situe au sommet du système juridique de l'Etat dont elle est le


principe suprême.

Toutes les lois, décrets, arrêtés et traités internationaux doivent être conformes aux
règles qu'elle définit.

Définition de Loi

Etymologie : du latin lex, loi, droit écrit.

Le mot loi est un terme générique pour désigner une règle, une norme,
une prescription ou une obligation, générale et permanente, qui émane d'une autorité
souveraine (le pouvoir législatif) et qui s'impose à tous les individus d'une société.

Son non respect est sanctionné par la force publique.

Par extension, la loi est l'ensemble des lois. Elle est la principale source du droit.

Une loi organique est une loi relative à l'organisation et au fonctionnement


des pouvoirs publics.

Votée par le parlement, elle précise ou complète les dispositions de la Constitution qui a
fixé les principes généraux.

On distingue d'une part, les lois constitutionnelles qui définissent les droits
fondamentaux, fixent l'organisation des pouvoirs publics et les rapports entre eux,
les lois organiques qui structurent les institutions de la République et pourvoient aux
fonctions des pouvoirs publics (p. e le statut de la Magistrature) et d'autre part, les
lois ordinaires

Les lois constitutionnelles modifient la Constitution. Elles sont adoptées, après une
procédure législative spécifique, par le Congrès ou par référendum.

Les lois organiques ‫ القوانین العضویة‬précisent et appliquent des articles de la


Constitution qui y renvoient expressément.

Elles se placent entre la constitution et la loi ordinaire. On leur reconnait d’une part
une valeur supra-législative ; Les lois ordinaires doivent être conformes à leurs
dispositions ; D’autre part une valeur infra-constitutionnelle. La loi organique est
votée par le parlement selon une procédure plus lourde en raison de l’importance de
son objet.
30
La loi ordinaire : ‫ ; العادي القانون‬il existe :

La loi parlementaire : qui est une loi votée par le parlement dans la matière que la
constitution lui réserve et selon la procédure législative classique, voir l’article 122 de
la constitution.

Les ordonnances : ‫ األوامر‬:

Etymologie : du latin ordinare, mettre en ordre, ranger, disposer, donner un ordre


Dans un souci d’efficacité et de rapidité la constitution a prévu la possibilité du
Président de la République de légiférer des lois qui prennent l’aspect d’ordonnance,
l’article 124 de la constitution énonce en effet qu’en cas de vacance de l’APN ou
dans les périodes d’intersession du parlement, le Président de la République peut
légiférer par ordonnance.
En cas d’état d’exception défini par l’article 93 de la constitution, le Président peut
légiférer par ordonnance.
En cas de non adoption de la loi de finance dans un délai de 75 jours, le Président
de la République promulgue le projet du gouvernement par ordonnance.

Les règlements : ‫ التنظيمات‬:

Il s’agit des règles de droits écrites qui émanent du pouvoir exécutif. Les règlements
sont pris sur le fondement de l’article 125 de la constitution, l’exécutif dispose du
pouvoir réglementaire et assure l’exécution des lois.

Il convient de distinguer plusieurs catégories :

Décrets du Président de la République : ‫ الرئاسية المراسيم‬:

Etymologie : du latin decretum, décision, arrêt, sentence.

Ils sont en quelque sorte au sommet de la hiérarchie des règlements.

Les règlements autonomes : ‫ المستقلة التنظيمات‬:

Sont pris par le Président sur le fondement de l’article 125/1 qui attribue une
compétence réglementaire au Président dans les matières autres que celles réservés
à la loi, les règlements pris par le Président prennent l’aspect de décret présidentiel.

Décret exécutif du Premier Ministre : ‫ التنفيذية المراسيم‬:

Le Premier Ministre dispose du pouvoir réglementaire et assure l’exécution des lois.


Le pouvoir règlementaire complète et précise une disposition législative.

Les arrêtés : ‫ اإلدارية القرارات‬:

Ils sont au dernier de la hiérarchie des normes. Il existe diverses sortes d’arrêtés
selon le niveau de l’autorité dont ils émanent.
31
Un arrêté est un acte administratif, à portée générale ou individuelle, émanant
d’une autorité ministérielle (arrêté ministériel ou interministériel) ou d'une
autre autorité administrative (wilaya, commune, établissement public à caractère
administratif).

Signé par un membre du pouvoir exécutif dans le cadre de ses compétences


légales, l'arrêté est une décision écrite exécutoire, prise en application d'une loi,
d'un décret ou une ordonnance afin d'en fixer les détails d'exécution.

La règle impérative : ‫ اآلمرة القاعدة‬:

C’est une règle qui ordonne de faire ou de ne pas faire quelque chose. Elle est
conçue pour protéger un intérêt public, c’est une règle d’ordre public. Son
inobservation entraine des sanctions ex : la règle qui impose aux commerçants de
payer les impôts.

Définition de l’instruction

C’est un texte définissant les modalités de l’application des lois et des décrets ou
détermine des règles de l’organisation et le fonctionnement des administrations
publiques émanant des responsables administrateurs aux administrés subordonnés,
de président de république, de ministre, de wali, de directeur,,,,.

Définition de la circulaire

Jouant un rôle majeur dans les relations de l'Administration avec les Administrés, la
circulaire est une instruction de services écrites adressées par une autorité
supérieure à des agents subordonnés en vertu de son pouvoir hiérarchique, elle est
souvent de durée limitée.

LES SOURCES DU DROIT ALGERIEN

De quoi s’agit-il lorsqu’on parle de source du droit ? on distingue :

Les Sources matérielles : Ce sont les sources historiques auxquelles remonte la


création de la règle juridique.

Sources formelles : Ce sont les cadres et les formes dans lesquels on trouve la
règle de droit, c’est la référence d’où provient la règle juridique applicable sur une
situation donnée.

32
A - les sources principales :

Article premier de code civil algérien détermine les sources de droit civil et ses
branches en stipulant : « la loi régit toutes les matières auxquelles se rapporte la
lettre ou l’esprit de l’une de ses dispositions.

En absence d’une disposition légale le juge se prononce selon les principes du droit
musulman et à défaut selon la coutume. Le cas échéant, il a recours au droit naturel
et aux règles de l’équité».

La législation : C’est l’ensemble des textes juridiques écrits adoptés par le pouvoir
législatif principal (parlement) et exceptionnel (l’exécutif) de l’état.

La constitution : Dans sa définition formelle, c’est le document contenant les règles


constitutionnelles. Dans son sens objectif, c’est l’ensemble des règles de droit
déterminant la forme de l’état, les pouvoirs et leurs prérogatives et leurs rapports, les
droits et les devoirs des citoyens.

b- Les traités internationaux : Ce sont les accords et les conventions écrits passés
entre les sujets de droit international, états et organisations internationales et
mouvements de libération nationale.
En Algérie, le président de la république conclut et ratifie les traités internationaux, il
signe également les accords d’armistice et les traités de paix, sur lesquels il recueille
l'avis du Conseil Constitutionnel. Il les soumet immédiatement à l'approbation
expresse de chacune des chambres du Parlement.

Dans le même contexte, les accords d’armistice, les traités de paix, d’alliance et
d’union, les traités relatifs aux frontières de l’état, ainsi que les traités relatifs au
statut des personnes et ceux entrainant des dépenses non prévues au budget de
l’état, sont ratifiés par le président de la république après leur approbation expresse
par chacune des chambres du parlement.

S’agissant de la place des traités internationaux dans la hiérarchie des normes, les
traités ratifiés par le président de république dans les conditions prévues par la
constitution sont supérieurs à la loi.

La loi : Ce sont les textes juridique émanant du parlement par ses deux chambres,
haute (l’assemblée populaire nationale APN) et basse (le conseil de la nation CN).
D’autant plus, la loi désigne dans son sens large le droit objectif.

Il existe en droit algérien deux formes de loi :

 Loi organique :

C’est une loi élaborée par des procédures spéciales et porte sur des matières
revêtant une importance car il détermine généralement le fonctionnement des
organes étatiques.
33
La loi organique exige l’adoption par la majorité absolue des députés et à celle des
trois quarts des membres du conseil de la nation. Elle est soumise à un contrôle de
conformité par le conseil constitutionnel.
Il relève à la loi organique selon la constitution algérienne, en principe, les domaines
suivants:
- l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics, - le régime électoral,
- la loi relative aux partis politiques, - la loi relative à l’information,
- les statuts de la magistrature et l’organisation judiciaire, - la loi cadre relative aux
lois de finances, - la loi relative à la sécurité sociale.

 Loi ordinaire :

La constitution algérienne détermine à l’article 122 le domaine de la loi, c.-à-d. les


matières auxquelles le parlement est compètent pour légiférer, en laissant les autres
questions au pouvoir règlementaire de l’exécutif.

Hiérarchie des normes juridiques

La hiérarchie des normes est un classement hiérarchisé de l'ensemble


des normes qui composent le système juridique d'un Etat de droit pour en garantir
la cohérence et la rigueur.

Elle est fondée sur le principe qu'une norme doit respecter celle du niveau
supérieur, la mettre en œuvre en la détaillant.

Dans un conflit de normes, elle permet de faire prévaloir la norme de niveau


supérieur sur la norme qui lui est subordonnée.

Ainsi, une décision administrative doit respecter les lois, les traités internationaux et
la Constitution.

Formulée par Hans Kelsen (1881-1973), théoricien du droit et auteur de la "Théorie


pure du droit", la notion de hiérarchie des normes juridiques ne peut prendre tout
son sens que si son respect est contrôlé par une juridiction.L'expression pyramide
des normes (ou pyramide de Kelsen) est à la fois un synonyme du concept
de hiérarchie des normes, tel que l'a formulé le théoricien du droit, américain
d'origine autrichienne, Hans Kelsen (1881-1973), ainsi qu'une représentation
graphique montrant l'empilement hiérarchisé des différents blocs qui la composent.

34
35
Définition de judiciaire

Etymologie : latin judiciarius, relatif à la justice, judiciaire, venant de judicium, action


de juger, jugement, tribunal.

Adjectif :

 qui a trait à la justice, qui est relatif à la justice, à son organisation ou à


sonadministration. (Ex : police judiciaire)
 qui se fait en justice, par autorité de justice, qui découle d'une décision de
justice. (Ex : enquête judiciaire)

Le pouvoir judiciaire

Le pouvoir judiciaire a pour mission de contrôler l'application de la loi, de


l'interpréter en examinant la concordance entre une situation concrète et la loi en
elle-même, de sanctionner son non respect. Il arbitre les litiges qui lui sont soumis
relativement à l'application de la loi.

Il est constitué d'une organisation judiciaire (tribunaux) et des magistrats (juges) qui
s'appuient sur les textes de lois édictés par le pouvoir législatif pour rendre ses
décisions.

Le pouvoir judiciaire est aussi la faculté de pouvoir trancher des litiges.

Le circuit d'adoption d'une loi


L'initiative des lois appartient concurremment au gouvernement (premier ministre) et
aux membres du Parlement (représentants et conseillers).

Ainsi, on distingue entre un projet de loi et une proposition de loi selon son initiateur :

 Le projet de loi et le texte émanant du gouvernement.


 La proposition de loi et le texte émanant d'un ou plusieurs membres du
parlement(Les propositions de lois, pour être recevables, sont déposées par
vingt (20) députés).

L'initiative de la proposition des textes appartient aux membres du Gouvernement.

Il reste entendu que le Président de la République et le Premier ministre ont le


pouvoir de proposer directement tout dispositif juridique jugé utile à la réalisation des
objectifs de l'Etat et du Gouvernement.

Les textes initiés par les membres du Gouvernement sont soumis à la concertation,
préalablement à leur adoption.

36
Du côté gouvernemental, c'est au Premier ministre que la Constitution a confié le
droit d'initiative en matière législative, c'est donc naturellement autour de lui que la
préparation des projets de lois doit s'organiser.

Il est évident qu'au sein du Gouvernement, il appartient à chaque ministre, dans le


cadre de ses attributions, de préparer les projets de textes législatifs.

Processus :

1. Lorsqu'un membre du Gouvernement prend l'initiative d'un projet de loi :

 il élabore un projet de texte qu'il soumet pour avis aux ministres qui seront
concernés par son application.
 Lorsqu'un accord est intervenu, le ministre concerné le transmet au secrétariat
général du Gouvernement (SGG) avec les lettres d'accord des différents
ministres concernés ou le relevé de décision établi à la suite d'une réunion
interministérielle.
 Le secrétariat général du Gouvernement transmet le projet au Conseil d’Etat à
la section administrative compétente.
 Après examen du texte, le Conseil d’Etat envoie son avis au SGG.
 Le projet de loi est révisé éventuellement en fonction des observations
formulées par le Conseil d’Etat après une réunion de mise au point présidée
par le secrétaire général du Gouvernement.
 Le secrétaire général du Gouvernement propose au Premier ministre et au
président de la République l'inscription à l'ordre du jour d'un prochain conseil
des ministres.
 Après délibération en Conseil des ministres, le secrétaire général du
Gouvernement assure la procédure de dépôt. Le projet de loi est transmis à
l'une ou l'autre des assemblées (le choix de l'assemblée appartient au
Gouvernement) accompagné d'un décret de présentation qui indique
l'assemblée devant laquelle le texte est déposé et le ministre pilote du texte.

Le vote de la loi

Tout projet ou proposition de loi, pour être adopté, doit faire l'objet d'une délibération
successivement par l'Assemblée Populaire Nationale et par le Conseil de la Nation.

La discussion des projets ou propositions de lois par l'Assemblée Populaire


Nationale porte sur le texte qui lui est présenté.

Le Conseil de la Nation délibère sur le texte voté par l'Assemblée Populaire


Nationale et l'adopte à la majorité des trois quart (3/4) de ses membres.

En cas de désaccord entre les deux chambres, une commission paritaire, constituée
des membres des deux chambres, se réunit à la demande du Premier ministre pour
proposer un texte sur les dispositions objet du désaccord.
37
Le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG)

Le Secrétariat Général du Gouvernement est un organe permanent de la Présidence


de la République chargé essentiellement de la coordination de l'activité juridique
gouvernementale.

C'est à lui que revient le mérite d'avoir instauré et veillé au respect, par voie de
circulaires et d'instructions, agissant sous le timbre de la Présidence du Conseil, des
procédures et aspects d'élaboration des textes législatifs et réglementaires en termes
de techniques de rédaction juridique, de terminologie, de respect des normes et des
procédures de consultation interministérielle

L’organisation judiciaire algérienne

L’organisation judiciaire en Algérie est définit par la loi organique n° 05-11 du 17


juillet 2005 relative à l'organisation judiciaire.
L'organisation judiciaire comprend l'ordre judiciaire ordinaire, l'ordre judiciaire
administratif et le tribunal des conflits.
 L'ordre judiciaire ordinaire comprend la Cour suprême, les cours et les
tribunaux.
 L'ordre judiciaire administratif comprend le Conseil d'Etat et les tribunaux
administratifs.

La loi organique du 30 mai 1998 a doté le Conseil d'Etat d'une compétence judiciaire
classique et d'une compétence consultative originale.

Le système judiciaire algérien est constitué de trois parties : le tribunal ; la cour et la


Cour Suprême.

Les tribunaux : Ils sont au nombre de 210, il s'agit des juridictions du premier degré.
Ils sont constitués en sections : section civile, section commerciales, section sociale,
etc. ...

Les cours : Elles sont au nombre de 48 : C'est devant elles que s'exerce l'appel des
jugements des tribunaux

La Cour Suprême : La Cour Suprême est compétente pour statuer sur les pouvoirs
en cassation formés contre les arrêts et les jugements rendus en dernier ressort par
les cours et les tribunaux

38
Les principes qui caractérisent l’organisation judiciaire algérienne
 Le droit d’ester en justice est garanti par la Constitution.
 Tous les citoyens sont égaux devant la loi

Le système judiciaire algérien se caractérise par le double degré de juridiction


(tribunaux – cours) avec au sommet de la pyramide la cour suprême à laquelle la
Constitution confère le rôle d’organe régulateur de l’activité des cours et tribunaux de
l’ordre judiciaire.
Elle assure l’unification de la jurisprudence à travers le pays et veille au respect de la
loi.
Le système judiciaire algérien se caractérise depuis la Constitution de 1996 par la
dualité de juridiction (l’ordre judiciaire et l’ordre administratif).

En ce qui concerne la dualité judiciaire, on distingue :


 Juridiction du droit commun : Statue dans les affaires civiles, personnelles,
sociales, commerciales et pénales.
 Juridiction administrative : Statue dans les affaires et contentieux administratifs.
Les conflits de juridiction entre les juridictions du droit commun et les juridictions
administratives sont réglés au Tribunal des conflits.

Toute personne qui s’estime lésée par les agissements de l’administration ou un


établissement public à caractère administratif a le droit de recourir aux juridictions de
l’ordre administratif pour obtenir réparation (c’est ce qui ressort de la loi n°98-01 du
30 mai 1998 relative aux attributions et au fonctionnement du conseil d’Etat).

L’action d’ester en justice s’effectue en deux degrés :


Par rapport à la juridiction normale :
 Tribunaux du premier ressort : statuent dans les affaires civiles, sociales,
commerciales, foncières et pénales (contraventions, délits et mineurs)
conformément aux jugements en premier ressort permettant l’appel. Ils statuent,
exceptionnellement, dans quelques procès cités ci-dessus avec des jugements
qui ne sont pas susceptibles d’appel, soit par la banalité du contentieux ou du
caractère non dangereux de l’infraction soit en référé.
 Cours : Juridictions de second degré : statuent en appel des jugements en
premier ressort rendus par les tribunaux de premier degré, suite à des décisions
définitives. Elles statuent aussi comme juridiction de premier et dernier degré
comme dans les affaires criminelles.
Par rapport à la juridiction administrative :
 Les tribunaux administratifs (locaux ou régionaux) sont des juridictions de
premier ressort. Ils statuent dans les affaires administratives où l’Etat, la Wilaya,

39
les Communes ou les établissements publics à caractère administratif sont
parties, exception faite pour quelques affaires où la compétence relève toujours
de la juridiction du droit commun.

 Conseil d’Etat : Il est saisi en premier et dernier ressort, en appel et en recours


en cassation.

En matière pénale, l’article 29 du code de procédure pénale confie au Ministère


public l’exercice de l’action publique. A ce titre, les magistrats du parquet requièrent
au nom de la société l’application de la loi à l’encontre des auteurs des infractions à
la loi pénale.
La saisine des tribunaux répressifs peut intervenir par voie de citation directe,
d’instruction ou de flagrant délit… avec cependant, une possibilité reconnue aux
victimes des infractions de mettre en mouvement l’action publique par le biais de la
plainte avec constitution de partie civile devant le juge d’instruction et la citation
directe devant le tribunal délictueux.

En tant que juge du droit, la cour suprême vérifie la régularité des décisions de
Justice par rapport à la loi. Elle peut, soit confirmer la décision de Justice objet du
pourvoi, soit l’infirmer et dans ce cas, renvoyer l’affaire devant la juridiction
compétente. Mise à part la représentation des institutions publiques par leurs
services contentieux.

Le Conseil constitutionnel est l'organe juridictionnel suprême de la République


algérienne. Il est composé de 12 membres désignés pour un mandat unique de huit
ans, et est régi, entre autres, par les articles 183 et suivants de la Loi no 16-01 du 26
Joumada El Oula 1437 correspondant au 6 mars 2016 portant révision
constitutionnelle.

Le Conseil constitutionnel veille au respect de la Constitution et il est aussi juge des


élections législatives et présidentielles et de la surveillance des référendums.

40
Chapitre : objectifs de la réglementation

41
Objectif 1 : l’obligation

Nous avons vu que le la réglementation est obligatoire sous peine de sanction.

"Nul n'est censé ignorer la loi".

Toutes les Lois décrivent, dans un chapitre dédié, toutes les sanctions encourus par
les intervenants en cas de non application de la loi.

Objectif 2 : exigence d’un SME

La mise en place d’un système de Management Environnementale selon la norme


ISO 14000 exige de l’organisme d’établir une politique environnementale ou seront
définit les engagements du top management de l’entreprise.

Ces engagements doivent être :

 appropriée à l'entreprise
 comporte un engagement :
- d'amélioration continue
- de prévention de la pollution
- de conformité aux exigences légales et autres

 donne un cadre pour définir les objectifs et cibles environnementaux


 documentée
 mise en œuvre
 tenue à jour
 communiquée à tous les niveaux et
 disponible publiquement

La norme ISO 14001

42
Chronologie de mise en place d’un SME

Élaborer une politique environnementale

Réaliser une analyse environnementale

Identifier les exigences légales, réglementaires et autres applicables

Déterminer les objectifs et cibles et établir un programme de management


environnemental

Mettre en place un système permettant l’atteinte de ces objectifs

Mesurer, surveiller et traiter les problèmes

Évaluer l’efficacité de ce système

Identification des exigences légales et autres

Identification des exigences légales, réglementaires et autres (pas seulement


des textes) imposés par la norme.

Analyse des textes applicables (au sens le plus large) pour en extraire les
exigences applicables

Objectif : vérifier la conformité de l’organisme

43
Détermination des objectifs & cibles

A partir des aspects environnementaux significatifs qui génèrent des impacts


significatifs

En tenant compte des :


 Exigences légales, réglementaires et autres
 Avis des parties intéressées (plaintes en particulier)
 Exigences commerciales
 Exigences financières
 Options techniques et technologiques
 Exigences opérationnelles

L’organisme doit surveiller en permanence la conformité de ses activités sur son


périmètre aux textes réglementaires et légaux lui étant imputables. Cette veille
réglementaire est effectuée par le groupe réglementation.

D’autres exigences sont également à prendre en compte, si elles existent ou si elles


apparaissent : ce sont celles des parties intéressées.

La veille réglementaire est définie à travers une procédure :

De plus, pour pouvoir apprécier les performances environnementales de l’entreprise


et pour pouvoir fixer les priorités, il convient de comparer les résultats de la collecte
de l’information avec des références.

Les références légales doivent faire l’objet d’une attention particulière et être
rassemblées dans un recueil de la législation.

Il s’agit de recueillir les permis et autorisations, la réglementation applicable à


l’entreprise (en matière de déchets, de pollution atmosphérique, de rejets d’eaux
usées, de bruit...) et d'autres exigences non légales (tels que les engagements
sectoriels ou les codes de bonnes pratiques, les contrats ou accords particuliers, …).

Il conviendra aussi de rédiger une procédure pour assurer le suivi et la mise à jour de
cette réglementation de manière régulière.

Sur base de la comparaison des données recueillies lors de la collecte de


l’information avec les impositions réglementaires, il est possible de mettre en
évidence les points faibles de l’entreprise et de définir certaines priorités.

ACTION A METTRE EN OEUVRE

Etablir, mettre en œuvre, et tenir à jour une procédure de gestion de la


réglementation environnementale pour toutes les activités en général

44
COMMENTAIRES

Il s’agit des dispositions prises par l’entreprise pour assurer sa veille règlementaire
environnementale afin de répondre aux obligations de protection de l’environnement,
qui lui sont faites concernant ses activités et services liés. (L’entreprise est par
ailleurs responsable de sa veille, juridique, technique, santé et sécurité au travail…)
Ces règles comportent au moins :

Les sources d’information

La ou les personnes de l’entreprise en charge de collecter les différents textes


applicables aux activités et services de l’entreprise : légaux, techniques, juridiques,
autres…

Les moyens d’analyse des textes, et d’identification des NC

La fréquence de mise à jour du tableau

Les modalités de diffusion (circuit de l’information aux personnes concernées), à qui


diffuse-t-on et comment diffuse-t-on les textes ?...

La première étape d’un Système de Management Environnemental : l’analyse


environnementale.

Considérée comme l’étape cruciale mais également comme la plus longue dans la
mise en place d’un SME, l’analyse environnementale sert de base à la détermination
d’objectifs d’amélioration et à un programme d’actions.

Il s’agit d’un « état des lieux » environnemental initial qui se déroule en 5 grandes
étapes dont les résultats permettront d’évaluer l’influence des activités d’une
entreprise sur l’environnement.

L’analyse est alimentée par des données qualitatives mais aussi quantitatives qui
prennent en compte l’aspect réglementaire lié aux différentes activités de
l’entreprise.

45
Hiérarchisation des aspects environnementaux
III.3.2.1. Les critères de hiérarchisation des aspects environnementaux

La hiérarchisation des aspects environnementaux est basée sur 3 critères :

 La maîtrise (M) de l’entreprise sur la gestion de l’aspect par la mise en place


de dispositifs, procédures, consignes ou formation visant à réduire ou
supprimer l’aspect.
 La criticité (C) de l’aspect
 La conformité réglementaire (R) liée à l’aspect environnemental

La conformité réglementaire (R)

Conforme… C
Non Conforme NC
Non Défini (l’entreprise ne connaît pas la situation réglementaire le jour de ND
l’identification de l’aspect, absence de mesure ou manque d’information
pour cet aspect)
Sans Obligation Réglementaire applicable au site SOR

46
Identification des exigences légales et autres exigences

Les exigences légales imposées par le référentiel portent sur l’ensemble des textes
réglementaires.

il s’agit de textes tels que : les arrêtés, les lois, décrets, ordonnances et code de
l’environnement.

L’identification des exigences légales se décline en deux étapes :

L’identification des rubriques de la nomenclature des installations.

C’est par le biais des rubriques (Installations Classées) auxquelles est soumis le site
qu’une grande partie des exigences réglementaires vont être identifiées.

Ces informations ont été accessibles via le dossier d’autorisation l’entreprise.

Les différents textes identifiés comme applicables au site, sont répertoriés dans un
fichier (Excel) pour être étudiés plus minutieusement afin d’évaluer leur conformité.

Ce fichier doit être mis jour régulièrement selon les évolutions réglementaires ou
activités du site suivant une procédure définie.

Titre Description A/NA/I Statut


1.4 - Dossier installation classée
L'exploitant doit établir et tenir à jour un dossier comportant les documents suivants :
•le dossier de déclaration dont la mention des dispositions prévues en cas de sinistre,
relatif aux prescriptions générales applicables aux ICPE
•les plans tenus à jour,
sous rubrique n°2515, "Broyage, concassage, criblage,
•le récépissé de déclaration et les prescriptions générales,
ensachage, pulvérisation, nettoyage, tamisage, mélange de
•les arrêtés préfectoraux relatifs à l'installation concernée, pris en application de la législation relative A NC
pierres, cailloux, minerais et autres produits minéraux
aux installations classées pour la protection de l'environnement, s'il y en a,
naturels ou artificiels"
•s'ils existent, les résultats des dernières mesures sur les effluents et le bruit, les rapports des visites,
•les documents prévus aux points 3.5, 3.6, 4.7, 5.1, 7.4 du présent arrêté.
Ce dossier doit être tenu à la disposition de l'inspecteur des installations classées.

En pratique, l’analyse environnementale doit couvrir 4 aspects:

L’identification et l'analyse des problèmes environnementaux qui pourraient découler


des activités menées sur le site,

Exemple de question à se poser : quels sont les substances et les déchets produits
sur le site ?

L’identification des pratiques opérationnelles et procédures de management déjà en


place,
Exemple de question à se poser :

47
Quelle est la société responsable du traitement des déchets toxiques, comment ces déchets sont-ils
stockés sur le site ?

L’identification de l’historique des accidents environnementaux ainsi que toutes les


amendes, peines, mesures de prévention ou de lutte contre la pollution qui en
découlent,

Exemple de question à se poser :


Quels ont été les derniers accidents et quelles ont été les actions prises suite à ceux-ci ?

L’identification et le respect des prescriptions législatives et réglementaires en


vigueur.
Exemple de question à se poser :
l’entreprise est-elle en possession des permis nécessaires pour le déversement de ses eaux usées ?.

48
CADRE LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE

SANTE & SECURITE AU TRAVAIL


& ENVIRONNEMENT

49
L'Etat algérien dans sa Constitution assure à tous les citoyens le droit à la
protection, à la sécurité et à l'hygiène dans le travail.

Tout un arsenal juridique est constitué afin d'assurer ce droit constitutionnel.

La Loi n° 16-01 du 6 mars 2016 - Journal officiel n° 14 du 7 mars 2016, portant


sur la révision constitutionnelle définit des dispositions réglementaires relatives
à la fonction HSE.

Dans le cadre de la nouvelle constitution il y a lieu de noter l’ajout de nouvelles


dispositions comme les articles 19 & 68 et l’amendement d’autres :

Art. 19. (nouveau) — L'Etat garantit l'utilisation rationnelle des ressources


naturelles ainsi que leur préservation au profit des générations futures.

L'Etat protège les terres agricoles.


L'Etat protège également le domaine public hydraulique.
La loi détermine les modalités de mise en œuvre de cette disposition.

Comme l’indique le dernier point de l’article 19, l’Etat aura à proposer et promulguer
une Loi (organique) expliquant et détaillant comment devra être l’utilisation
rationnelle des ressources naturelles. Il en est de même pour les deux autres
dispositions (protection des terres agricoles et du domaine hydraulique).

Art. 68. (nouveau) — Le citoyen a droit à un environnement sain.

L'Etat œuvre à la préservation de l'environnement.


La loi détermine les obligations des personnes physiques et morales pour la
protection de l'environnement.

Ici également l’Etat aura à proposer une Loi pour déterminer les dispositions de cet
nouvel article

Art. 69 (amendé) — Tous les citoyens ont droit au travail.

Le droit à la protection, à la sécurité et à l'hygiène dans le travail, est


garanti par la loi.
Le droit au repos est garanti ; la loi en détermine les modalités d'exercice.
Le droit du travailleur à la sécurité sociale est garanti par la loi.
L'emploi des enfants de moins de seize (16) ans est puni par la loi.
L'Etat œuvre à la promotion de l'apprentissage et met en place les politiques
d'aide à la création d'emplois.

50
Ce droit est définit par la Loi n°88-07 du 26 janvier 1988 relative à l’hygiène, à la
sécurité et à la médecine du travail.

Art. 74. — Nul n'est censé ignorer la loi.


Toute personne est tenue de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de
la République.

Loi n° 05-07 du 28 avril 2005 relative aux hydrocarbures.

La loi définit des exigences réglementaires applicables à toutes les entreprises


opérant dans le domaine des hydrocarbures à savoir :

Art. 13. — L'autorité de régulation des hydrocarbures est chargée notamment de


veiller au respect :

 ……………………. ;
 ……………………. ;
 de la réglementation en matière d'hygiène, de sécurité industrielle et
d'environnement et de prévention et gestion des risques majeurs ;
 …………………… ;

Art. 16. — Outre les dispositions prévues par les lois et règlements en vigueur
concernant la sécurité industrielle, les activités régies par la présente loi doivent
être conduites par les contractants et opérateurs de manière à prévenir tous risques
qui leur sont inhérents.

Art. 17. — Dans l'exercice des activités, objet de la présente loi, est observé le plus
strict respect des obligations et prescriptions afférentes :
 à la sécurité et à la santé des personnels ;
 à l'hygiène et à la salubrité publique ;
 aux caractéristiques essentielles du milieu environnant terrestre ou maritime,
 aux intérêts archéologiques ;
 au contenu des lois et règlements en vigueur en matière de protection de
l'environnement.

Art. 18. — Toute personne doit, avant d'entreprendre toute activité objet de la
présente loi, préparer et soumettre à l'approbation de l'autorité de régulation des
hydrocarbures une étude d'impact environnemental et un plan de gestion de
l'environnement comprenant obligatoirement la description des mesures de
prévention et de gestion des risques environnementaux associés auxdites activités
51
conformément à la législation et à la réglementation en vigueur en matière
d'environnement.

L'autorité de régulation des hydrocarbures est chargée de coordonner ces études


en liaison avec le ministère chargé de l'environnement et d'obtenir le visa
correspondant aux contractants et opérateurs concernés.

Art. 45. — Le contractant doit satisfaire notamment aux normes et standards


édictés par la réglementation en matière de :

 sécurité industrielle,
 protection de l'environnement,
 technique opérationnelle.

52
Chapitre : santé au travail, l’Hygiène et sécurité au travail

La diversité des sujets et préoccupations se rapportant à la sécurité et la santé au


travail fait que la législation qui l’encadre relève de plusieurs domaines juridiques.

Droit du Travail: Règles générales d’hygiène, de sécurité, médecine du travail,


organisation de la prévention, contrôle, appui technique (organismes de
prévention).

 Le principal texte de référence en vigueur en la matière est la loi 88-07du 26


janvier 1988 relative à l’hygiène, la sécurité et la médecine du travail

Droit Social : Régime de sécurité sociale (assurance accidents du travail et


maladies professionnelles), promotion et financement de la prévention des risques
professionnels;

 Le principal texte de référence en vigueur en la matière est la loi 83-13du


2 juillet 83, relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles.

L’initiation de règlements se rapportant à la SST et à la réparation des accidents du


travail et des maladies professionnelles, dans les deux domaines ci-dessus cités,
est une attribution du Ministre chargé du travail de l’emploi et de la sécurité sociale.

Toutefois, pour certaines questions elle est, selon le cas, partagée avec d’autres
membres du gouvernement ou laissée à d’autres.

Il en est ainsi:

 de certains textes traitant d’aspects administratifs et/ou opérationnels, relatifs


à la gestion de la médecine du travail, ou de prévention sanitaire sur les lieux
de travail (exemple liste des travaux où les travailleurs sont fortement
exposés aux risques professionnels, prévention des risques liés aux
rayonnements ionisants, etc..) qui sont conjointement pris avec le Ministre
chargé de la santé, étant entendu que les questions de santé au travail
s’inscrivent dans le cadre de la politique de santé publique, en vertu de la loi
85-05relative à la protection et à la promotion de la santé.
 de nombreux autres textes en rapport avec les questions de SST et relevant
de législations particulières (code des transports, code de l’environnement,
code minier..) initiés par d’autres départements ministériels que celui du
travail

53
La Loi 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations du travail.

Article 1er. - La présente loi a pour objet de régir les relations individuelles et
collectives de travail entre les travailleurs salariés et les employeurs.

Art 5. - Les travailleurs jouissent des droits fondamentaux suivants :

 …..;
 …..;
 …..;
 …..;
 hygiène, sécurité et médecine du travail;
 …..;
 …..;
 …...

OBLIGATIONS DES TRAVAILLEURS

Art 7. - Les travailleurs ont les obligations fondamentales suivantes au titre des
relations de travail :

 ……;
 ……;
 ……;
 observer les mesures d'hygiène et de sécurité établies par l'employeur en
conformité avec la législation et la réglementation;
 accepter les contrôles médicaux internes et externes que l'employeur peut
engager dans le cadre de la médecine du travail ou du contrôle d'assiduité;
 participer aux actions de formation, de perfectionnement et de recyclage que
l'employeur engage dans le cadre de l'amélioration du fonctionnement ou de
l'efficacité de l'organisme employeur ou pour l'amélioration de l'hygiène et de
la sécurité;
 …..;
 …..;
 …...

La Loi 85-05 du 19 février 1985 relative à la protection et la promotion de la


santé.

La loi 85-05 a été modifiée et complétée plusieurs fois à savoir par les lois citées ci-
dessous :

Loi 90-17-09 du 19 juillet 1990 complétant et modifiant la Loi 85-05.


Loi 98-09 du 19 aout 1998 complétant et modifiant la Loi 85-05.
Loi 08-13 du 20 juillet 2008 complétant et modifiant la Loi 85-05.
54
TITRE I : PRINCIPES ET DISPOSITIONS FONDAMENTAUX
Chapitre I : Principes fondamentaux

Article 1er : La présente loi a pour objet de fixer les dispositions fondamentales en
matière de santé et de concrétiser les droits et devoirs relatifs à la protection et à la
promotion de la santé de la population.

Article 2 : La protection et la promotion de la santé concourent au bien être physique


et moral de l’homme et à son épanouissement au sein de la société, et constituent,
de ce fait, un facteur essentiel du développement économique et social du pays.

Article 3 : Les objectifs en matière de santé visent la protection de la vie de l’homme


contre les malades et les risques, ainsi que l’amélioration des conditions de vie et
de travail, notamment par :
- Le développement de la prévention ;
- La distribution de soins répondant aux besoins de la population ;
- La protection sanitaire prioritaire des groupes à risque ;
- La généralisation de la pratique de l’éducation physique, des
sports et des loisirs
- L’éducation sanitaire.

TITRE II : SANTE PUBLIQUE ET EPIDEMIOLOGIE

Chapitre I : Dispositions générales

Article 29 : Il est fait obligation à tous les organes de l’Etat, aux collectivités locales,
entreprises, organismes, et à la population, d’appliquer les mesures de salubrité,
d’hygiène, de lutte contre les maladies épidémiques, de lutte contre la pollution du
milieu, d’assainissement des conditions de travail, de prévention générale.

Article 30 : Les normes et règles applicables à l’ensemble des secteurs du pays


dans les domaines de la salubrité, de l’hygiène, de la prévention, de l’éducation
sanitaire, sont définies par voie réglementaire.

Chapitre II : Mesures de protection du milieu et de l’environnement

Chapitre VI : Mesures de protection en milieu du travail

Article 76 : La protection sanitaire en milieu de travail a pour but d’élever le niveau


de la capacité de travail et de création, d’assurer une prolongation de la vie active
des citoyens, de prévenir les atteintes pathologiques engendrées par le travail, d’en
diminuer la fréquence, de réduire les cas d’invalidité et d’éliminer les facteurs ayant
une influence nocive sur la santé des citoyens.
Les modalités d’application du présent article sont précisées par voie réglementaire.

55
Chapitre VIII : Protection et promotion de la santé par l’éducation physique et
sportive

Article 84 : Les collectivités locales, les organismes et entreprises doivent prévoir


dans les projets de construction, l’installation de structures et d’équipements de
culture physique et de sport appropriés,

Chapitre X : L’éducation sanitaire

Article 97 : L’éducation sanitaire a pour but de contribuer au bien être de la


population par l’acquisition des connaissances nécessaires, notamment en matière:
- d’hygiène individuelle et collective;
- de protection de l’environnement;
- de nutrition saine et équilibrée;
- de prévention des maladies et des accidents;
- de consommation des médicaments;
- de lutte contre les pratiques nocives;
- de promotion de l’éducation physique et sportive;
Article 98 : L’éducation sanitaire dans le monde du travail vise à créer les conditions
d’hygiène et de sécurité nécessaires à la prévention des risques et maladies
professionnelles.

La Loi 88-07 du 26 janvier 1988 relative à l’hygiène, la sécurité et à


la médecine du travail.

Applicable à tous les employeurs, cette loi définit les voies et moyens pour assurer
aux travailleurs les meilleures conditions d’hygiène, de sécurité et de médecine du
travail, à travers un ensemble de dispositions traitant de règles générales d’hygiène,
de sécurité, et de médecine du travail, de formation et d’information, d’organisation
de la prévention, de financement et de contrôle.

La loi 88/07désigne les personnes responsables (employeur et ses structures), les


organes de concertation (Commission paritaire d’hygiène et sécurité, Comité
d’hygiène et de sécurité inter-entreprises), ainsi que la structure d’exécution (Service
d’hygiène et de sécurité en milieu de travail).

Parmi les principales dispositions de cette loi, nous relevons ceci:

 L’organisme employeur est tenu d’assurer l’hygiène et la sécurité aux


travailleurs,
 La médecine du travail constitue une obligation pour l’employeur. Elle est à la
charge de celui-ci,
56
 La médecine du travail a une fonction essentiellement préventive et
accessoirement curative.
 Tous les travailleurs sont soumis à des examens médicaux obligatoires,
 Les représentants des travailleurs sont obligatoirement associés aux décisions
relatives aux activités de médecine du travail au sein de l’entreprise.

Le contrôle de l’application des dispositions législatives et réglementaires relatives à


l’hygiène, la sécurité et la médecine du travail est dévolu à l’inspection du travail et la
loi 90-03 du 06 février 1990 relative à l'Inspection du travail détermine les missions et
compétences de l'inspection du travail ainsi que ses attributions.

Chapitre I : Objet champs d’application

Article 1 : La présente loi à pour objet de définir les voies et les moyens ayant pour
but d’assurer aux travailleurs les meilleures conditions en matière d’hygiène, de
sécurité et de médecine du travail, et de désigner les personnes responsables et
Organisme Employeurs chargés de l’exécution des mesures prescrites.

Article 2 : Les dispositions de la présente loi sont applicables à tout Organisme


Employeur quel que soit le secteur d’activité auquel il appartient.

Chapitre II : Règles générales en matière d’hygiène et de sécurité en milieu de


travail

Article 3 : L’organisme employeur est tenu d’assurer l’hygiène et la sécurité aux


travailleurs.

Chapitre III : Règles générales en matière de médecine du travail

Article 12 : La protection de la santé des travailleurs par la médecine du travail est


partie intégrante de la politique nationale de santé.

Dans le cadre des missions telles que définies par la législation en vigueur, la
médecine du travail dont la double mission est préventive, essentiellement, et
curative, accessoirement, a pour but :

 De promouvoir et maintenir le plus haut degré de bien être physique et mental


des travailleurs dans toutes les professions et en vue d’élever le niveau des
capacités de travail et de création ;
 De prévenir et protéger les travailleurs des risques pouvant engendrer des
accidents ou des maladies professionnelles et de tout dommage causé à
leur santé ;
 De placer et maintenir les travailleurs dans un emploi convenant à leurs
aptitudes physiologiques et psychologiques et, en règle générale, adapter le
travail à l’homme et chaque homme à sa tâche.
57
 De réduire les cas d’invalidité et assurer une prolongation de la vie active des
travailleurs ;
 D’évaluer le niveau de santé des travailleurs en milieu du travail ;
 D’organiser les soins d’urgence aux travailleurs, la prise en charge des
traitements ambulatoires, le traitement des maladies professionnels et à
caractère professionnel ;
 De contribuer à la sauvegarde de l’environnement par rapport à l’homme et à
la nature ;

Article 13 : La médecine du travail constitue une obligation de l’organisme


employeur. Elle est à la charge de celui-ci

Chapitre IV : Règles générales en matière de formation et d’information

Article 19 : L’instruction, l’information et la formation relatives aux risques


professionnels constituent une obligation qui s’impose à l’organisme employeur. Les
représentants des travailleurs sont obligatoirement associés à toutes ces activités.

Chapitre V : organisation de la prévention

Article 26 : Chaque fois que l’importance de l’organisme employeur ou la nature de


ces activités l’obligent, il est obligatoirement crée un service d’hygiène et de sécurité
en milieu du travail.
Ce service sera placé, autant que possible, sous la responsabilité et le contrôle d’un
personnel ayant acquis une formation adéquate dans le domaine de l’hygiène et de
la sécurité.
Les conditions de création, d’organisation et de fonctionnement des services
d’hygiène et de sécurité en milieu du travail ainsi que leur attribution sont fixés par
voie réglementaire.

Chapitre VII : Contrôle

Article 34 : Si un membre de la commission d’hygiène et de sécurité ou un préposé


à l’hygiène et à la sécurité, ou le médecin du travail, ou tout travailleur, constate qu’il
existe une cause de danger imminent, il en avise immédiatement les responsables
de la sécurité, ou le responsable d’unité, ou leurs représentants ou leurs remplaçants
dûment mandatés, à l’effet de prendre rapidement les mesures nécessaires et
appropriées.

58
La Loi 83-13 du 02 juillet 1983, relative aux accidents du travail et
aux maladies professionnelles.

Cette loi institue un régime unique en matière d’accidents du travail et de maladies


professionnelles.

Elle concerne les accidents du travail et les maladies professionnelles auxquels


sont exposés les travailleurs.

Tout travailleur affilié aux assurances sociales est bénéficiaire des dispositions de
cette loi. A ce titre, elle porte sur la réparation des accidents du travail, des
maladies professionnelles, la rééducation fonctionnelle et la réadaptation
professionnelle.

En matière d'accidents du travail:

La loi 83-13 du 02 juillet 1983 relative aux accidents du travail et aux maladies
professionnelles:

 définit l'accident du travail.


 définit l’accident du trajet;
 fixe les procédures de déclaration de l'accident et les obligations qui pèsent
sur l'employeur et le salarié en la matière;
 fixe les procédures d'instruction du dossier;
 fixe les procédures de constatation des lésions;
 définit les modalités d'indemnisation et les taux y afférents.

Les décrets

Les décrets présidentiels et exécutifs représentent les textes d’application des lois.

Le Décret exécutif n 93-120 du 15 mai 1993 relatif à l’organisation de la


médecine du travail

Article 1 : Le présent décret, pris en application de l’article 45-1 de loi n 88-07 du 26


janvier 1988 et de l’article 76 de la loi n° 85-05 du février 1985 susvisées, a pour
objet de fixer les règles générales d’organisation et de fonctionnement de la
médecine du travail au sein, de tout organisme employeur tel que prévu à l’article 2
de la loi n° 88-07 du janvier 1988 relative à l’hygiène, à la sécurité et à la médecine
du travail ,

Le texte réglementaire décrit comment est organisée la médecine du travail au sein


de l’entreprise, définit les prérogatives du médecin du travail et détaille comment se
fait le contrôle des différents activités du médecin du travail, à travers les 04
chapitres cités ci-dessous :

59
Chapitre I : Organisation et financement de la médecine du travail

CHAPITRE II : Prérogatives du médecin du travail

Chapitre III : Auxiliaires médicaux et soins d’urgence

Chapitre IV : Contrôle des activités de médecine du travail

Le Décret exécutif n° 02-427 du 3 Chaoual 1423 correspondant au 7 décembre


2002 relatif aux conditions d’organisation de l’instruction de l’information et de
la formation des travailleurs dans le domaine de la prévention des risques
professionnels.

Article 1 : En application des dispositions de l’article 22 de la loi n°88-07 du 26


janvier 1988, susvisée, le présent décret a pour objet de fixer les conditions
d’organisation de l’instruction de l’information et de la formation des travailleurs dans
le domaine de la prévention des risques professionnels.

Article 2 : L’instruction, l’information et la formation à la prévention des risques


professionnels ont pour objectif de prévenir les travailleurs sur les risques
professionnels auxquels ils peuvent être exposés les mesures de prévention et les
précautions à prendre pour assurer leur propre sécurité ainsi que celle des autres
personnes exerçant sur le même lieu de travail et dans leur environnement immédiat.
Elles visent également à prévenir l’éventualité des accidents en milieu de travail.

Article 3 : L’employeur est tenu d’organiser au profit des travailleurs des actions
d’instruction d’information et de formation notamment sur :

 les risques liés aux différentes opérations entrant dans le cadre de leur travail,
ainsi que les mesures à prendre et les moyens à mettre en oeuvre pour se
protéger ;

 les dispositions à prendre en cas d’accident ou de sinistre ;

 les actions prévues ci-dessus constituent des éléments obligatoires du


programme annuel de l’entreprise en matière de prévention des risques
professionnels.

Le Décret exécutif n° 96-98 du 17 Choual 1416 correspondant au 6 mars 1996


déterminant la liste et le contenu des livres et registres spéciaux obligatoires pour les
employeurs

60
Article 1er : En application des dispositions de l’article 156 de la loi n° 90-11 du 21
avril susvisée, le présent décret a pour objet de déterminer la liste et le contenu des
livres et registres spéciaux obligatoires pour les employeurs,

Article 2 : Nonobstant les dispositions législatives et réglementaires en vigueur et


notamment celles relatives au registre des observations et mises en demeure de
l’inspection du travail, prévu par l’article 8, (alinéa 3) de la loi n° 90-03 du 6 février
1990 susvisée, les livres et registre spéciaux obligatoires pour les employeurs sont :

 le livre de paie,
 le registre des congés payés,
 le registre des personnels,
 le registre des travailleurs étrangers,
 le registre des vérifications techniques des installations et équipements
industriels,
 le registre d’hygiène et sécurité et de médecine du travail,
 le registre des accidents du travail,

En plus de ces principaux décrets il y a lieu de citer :

Le Décret présidentiel n° 05-117 du 2 Rabie El Aouel 1426 correspondant au 11


avril 2005 relatif aux mesures de protection contre les rayonnements ionisants.

Le Décret présidentiel n° 07-171 du 16 Joumada El Oula 1428 modifiant et


complétant le décret présidentiel n° 05-117 du 2 Rabie El Aouel 1426
correspondant au 11 avril 2005relatif aux mesures de protection contre les
rayonnements ionisants

Le Décret exécutif n° 09-321 du 19 Chaoual 1430 correspondant au 8 octobre


2009 modifiant le décret exécutif n° 99-95 du 3 Moharram 1420 correspondant
au 19 avril 1999 relatif à la prévention des risques liés à l’amiante.

Le Décret exécutif n° 05-08 du 27 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 8


janvier 2005 relatif aux prescriptions particulières applicables aux substances,
produits ou préparations dangereuses en milieu de travail.

Le Décret exécutif n° 05-09 du 27 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 8


janvier 2005 relatif aux commissions paritaires et aux préposés à l’hygiène et à
la sécurité.

Le Décret exécutif n° 05-10 du 27 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 8


janvier 2005 fixant les attributions, la composition, l’organisation et le
fonctionnement du comité inter-entreprises d’hygiène et de sécurité.

61
Le Décret exécutif n° 05-11 du 27 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 8
janvier 2005 fixant les conditions de création, d’organisation et de
fonctionnement du service d’hygiène et de sécurité ainsi que ses attributions.

Le Décret n°91-05 du 19 janvier 1991 relatif aux prescriptions générales de


protection applicables en matière d’hygiène et de sécurité en milieu de travail

Les Arrêtés
L’Arrêté interministériel n° 033 du 9 juin 1997 fixant la liste des travaux ou les
travailleurs sont fortement exposés aux risques professionnels

L’Arrêté interministériel du 28 Rajab 1422 correspondant au 16 octobre 2001 fixant le


contenu, les modalités d’établissement et de tenue des documents obligatoirement
établis par le médecin du travail

L’Arrêté interministériel du 28 Rajab 1422 correspondant au 16 octobre 2001 fixant le


rapport type du médecin du travail

L’Arrêté du 28 Rajab 1422 correspondant au 16 octobre 2001 fixant les normes en


matière de moyens humains, de locaux et d’équipement de services de médecine du
travail

L’Arrêté du Rajab 1422 correspondant au 16octobre 2001 fixant les modalités


d’application des dispositions de l’article 30 du décret exécutif n 93-120 du mai 1993
relatif à l’organisation de la médecine du travail

62
CHAPITRE : LA SECURITE INDUSTRIELLE

La Loi n° 04-20 du 13 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 25 décembre 2004


relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes
dans le cadre du développement durable.

Art. 10. — Constituent des risques majeurs pris en charge par des dispositifs de
prévention de risques majeurs au sens des dispositions de l'article 5 ci-dessus, les
risques suivants :

 les séismes et les risques géologiques,


 les inondations,
 les risques climatiques,
 les feux de forêts,
 les risques industriels et énergétiques,
 les risques radiologiques et nucléaires,
 les risques portant sur la santé humaine,
 les risques portant sur la santé animale et végétale,
 les pollutions atmosphériques, telluriques, marines ou hydriques,
 les catastrophes dues à des regroupements humains importants.
Le Décret exécutif n° 14-349 du 8 décembre 2014 fixant les conditions de mise en
conformité des installations et des équipements relevant des activités hydrocarbures.

Le Décret exécutif n° 09-335 du 20 octobre 2009 fixant les modalités d’élaboration et


de mise en œuvre des plans internes d’intervention par les exploitants des
installations industrielles.

Le Décret exécutif n° 15-71 du 11 février 2015 fixant les conditions et modalités


d’élaboration et d’adoption des plans particuliers d’intervention pour les installations
ou ouvrages

Le Décret exécutif n° 90-246 du 18 août 1990 portant réglementation des appareils


à pression de vapeur. (N° JORA : 036 du 22-08-1990)

Le Décret exécutif n° 03-451 du 7 Chaoual 1424 correspondant au 1er décembre


2003 définissant les règles de sécurité applicables aux activités portant sur les
matières et produits chimiques dangereux ainsi que les récipients de gaz
sous pression.

Le Décret exécutif n° 90-245 du 18 août 1990 portant réglementation des appareils


à pression de gaz. (N° JORA : 036 du 22-08-1990)

63
Le Décret exécutif n°10-19 du 26 Moharram 1431 correspondant au 12 janvier 2010
modifiant et complétant le décret exécutif 03-451 du 7 Chaoual 1424 correspondant
au 1er décembre 2003 définissant les règles de sécurité applicables aux activités
portant sur les matières et produits chimiques dangereux ainsi qu’aux récipients de
gaz sous pression.

Le Décret exécutif n°06-138 du 16 Rabie El Aouel 1427 correspondant au 15 avril


2006 réglementant l’émission dans l’atmosphère de gaz, fumées, vapeurs, particules
liquides ou solides, ainsi que les conditions dans lesquelles s’exerce leur contrôle.

Le Décret exécutif n°94-43 du 30 janvier 1994 fixant les règles de conservation des
gisements d’hydrocarbures et de protection des aquifère.

64
CHAPITRE : L’ENVIRONNEMENT

Loi n° 03-10 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 19 juillet 2003


relative à la protection de l'environnement dans le cadre du développement
durable.

Cette loi a pour objet la mise en œuvre d'une politique nationale de protection de
l'environnement dans le cadre du développement durable.

Elle fixe les principes fondamentaux et les règles de gestion de l'environnement: la


protection, la restructuration et la valorisation des ressources naturelles; la
restauration des mileux endommagés, la prévention et la lutte contre toute forme de
pollution et nuisance; l'amélioration du cadre et de la qualité de la vie, la promotion
de l'utilisation rationnelle des ressources naturelles disponibles.

Elle est formée par 114 articles répartis en 8 titres, à savoir: Dispositions générales
(I); Instruments de gestion de l'environnement (II); Prescriptions de protection
environnementale (III); Protection contre les nuisances(IV); Dispositions particulières
(V); Dispositions pénales (VI); Recherche et constatation des infractions (VII);
Dispositions finales (VIII).

La gestion de l'environnement se base sur l'organisation d'un système d'information,


sur la définition de normes environnementales, sur la planification, sur l'évaluation
des incidences environnementales des projets de développement, sur la définition de
régimes juridiques particuliers et sur l'intervention des individus et des associations
au titre de la protection de l'environnement.

La loi institue les prescriptions de protection de la diversité biologique, de l'air et de


l'atmosphère, de l'eau et des milieux aquatiques, de la terre et du sous-sol, des
milieux désertiques, de la mer et du cadre de vie.

Elle institue aussi les prescriptions de protection contre les nuisances (substances
chimiques, nuisances acoustiques).

Loi 05-12 du 28 Joumada Ethania 1426 correspondant au 4 août 2005 relative à


l'eau (code des eaux).

Ordonnance n09-02 du 29 Rajab 1430 correspondant au 22 juillet 2009


modifiant et complétant la loi n05-12 du 28 Joumada Ethania 1426
correspondant au 4 août 2005 relative à l’eau.

65
Loi n° 99-09 du 28 juillet 1999 relative à la maitrise de l’énergie.

Loi n°01-19 du 12 décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle et à


l’élimination des déchets.

Loi n°07-06 du 25 Rabie Ethani 1428 correspondant au 13 mai 2007 relative à la


gestion, à la protection et au développement des espaces verts.

Loi n° 10-02 du 29 juin 2010 portant approbation du Schéma National


d'Aménagement du Territoire.

Décret exécutif n° 07-144 du 2 Joumada El Oula 1428 correspondant au 19 mai


2007 fixant la nomenclature des installations classées pour la protection de
l.environnement

-145 du 2 Joumada El Oula 1428 correspondant au 19 mai


2007 déterminant le champ d.application, le contenu et les modalités d.approbation
des études et des notices d.impact sur l.environnement.

Décret exécutif n° 10-73 du 21 Safar 1431 correspondant au 6 février 2010 relatif à la


protection quantitative des nappes aquifères

Décret exécutif n° 06-198 du 4 Joumada El Oula 1427 correspondant au 31 mai


2006 définissant la réglementation applicable aux établissements classés pour la
protection de l’environnement.

En application des dispositions des articles 19, 23 et 24 de la loi n°03-10 du


19 juillet 2003, le présent décret a pour objet de définir la réglementation
applicable aux établissements classés pour la protection de l'environnement
et, notamment, les régimes d'autorisation et de déclaration d'exploitation des
établissements classés, leurs modalités de délivrance, de suspension et de
retrait, ainsi que les conditions et modalités de leur contrôle.

Décret exécutif n° 15-09 du 23 Rabie El Aouel 1436 correspondant au 14 janvier


2015 fixant les modalités d’approbation des études de dangers spécifiques au
secteur des hydrocarbures et leur contenu.

66
Décret exécutif n° 06-138 du 16 Rabie El Aouel 1427 correspondant au 15 avril 2006
réglementant l’émission dans l’atmosphère de gaz, fumées, vapeurs, particules
liquides ou solides, ainsi que les conditions dans lesquelles s’exerce leur
contrôle.

Décret exécutif n°06-104 du 29 Moharram 1427 correspondant au 28 février 2006


fixant la nomenclature des déchets, y compris les déchets spéciaux dangereux.

Le présent décret a pour objet, en application des dispositions de l'article 5 de


la loi n° 03-10, de fixer la nomenclature des déchets, y compris les déchets
spéciaux dangereux, classifiés en 4 classes, notamment: déchets ménagers
et assimilés, inertes, spéciaux et spéciaux dangereux.

Décret exécutif n° 06-141 du 20 Rabie El Aouel 1427 correspondant au 19 avril 2006


définissant les valeurs limites des rejets d’effluents liquides industriels.

Décret exécutif n° 03-410 du 10 Ramadhan 1424 correspondant au 5 novembre


2003 fixant les seuils limites des émissions des fumées, des gaz toxiques et des
bruits par les véhicules automobiles.

Décret exécutif n° 05-495 du 24 Dhou El Kaada 1426 correspondant au 26 décembre


2005 relatif à l’audit énergétique des établissements grands consommateurs
d’énergie.

Décret n° 83-509 du 20 août 1983 relatif aux espèces animales non domestiques
protégées,

Décret présidentiel n° 05-119 du 2 Rabie El Aouel 1426 correspondant au 11 avril


2005 relatif à la gestion des déchets radioactifs.

Décret exécutif n° 02-372 du 6 Ramadhan 1423 correspondant au 11 novembre


2002 relatif aux déchets d’emballages.

Décret exécutif n° 05-315 du 6 Chaâbane 1426 correspondant au 10 septembre


2005 fixant les modalités de déclaration des déchets spéciaux dangereux

Décret exécutif n° 08-148 du 15 Joumada El Oula 1429 correspondant au 21 mai


2008 fixant les modalités d’octroi de l’autorisation d’utilisation des ressources en eau.

Décret exécutif n° 10-142 du 23 mai 2010 modifiant le décret exécutif n° 07-207 du


30 juin 2007 réglementant l’usage des substances qui appauvrissent la couche
d’ozone, de leurs mélanges et des produits qui en contiennent

67
Chapitre

La veille réglementaire &


L’évaluation de la conformité réglementaire

68
Attention à ne pas confondre "Identification des Exigences légales" et "Veille
Réglementaire".

1. Veille réglementaire

La veille réglementaire, qui constitue l’étape préalable, est à distinguer de


l’évaluation de conformité, étape finale qui intervient logiquement après la phase
d’identification des exigences applicables.

Les référentiels ne donnent pas de définition normative de la veille réglementaire,


toutefois ils en spécifient les exigences.

La veille réglementaire peut être définie comme le processus formalisé


d’identification et de mise à jour des exigences légales applicables.

"Faire d'une contrainte un levier" : C'est ce que nous proposent les référentiels de
management qui par leurs exigences, méthodologiques mais également de résultats
invitent ou contraignent (selon que l'on se place du côté de la contrainte ou du
levier !) les organisations à structurer leur démarche d'identification et de prise en
compte de leurs "obligations de conformité" (nouveau terme issu du FDIS ISO
14001.v2015).

Comme tous les processus, celui-ci engage des ressources et met en jeu des
interfaces.

Les données d’entrées du processus de veille réglementaire sont :

 l’ensemble des textes législatifs et réglementaires algériens, y compris les


conventions internationales ratifiées ;

 la situation et le contexte géographique de l’organisation y compris les


attentes des parties intéressées ;

 la nature des activités, procédés, produits, services et matières mis en œuvre,


ainsi que les caractéristiques spécifiques de l’organisation (taille, effectif, etc.).

En conclusion la veille réglementaire est un processus permanent par duquel


l’organisme identifie la législation qui lui est applicable et qui aboutira à l’identification
des exigences réglementaires à chacune des activités de l’organisme.

69
Identification des exigences légales

Cette exigence méthodologique repose sur les étapes principales suivantes :

 identification des textes applicables sur le périmètre défini au préalable,


 détermination des exigences et obligations de conformité : au delà des textes,
il s'agit là d'analyser la nature et le fond de chacun des textes afin d'en
dégager les prescriptions applicables,
 évaluer et enregistrer la conformité de son activité, son exploitation au regard
de ces exigences.

L'exigence de résultat repose quant à elle sur l'engagement formel de conformité de


la direction de l'entreprise au travers de sa politique en Hygiène Sécurité
Environnement (HSE).

La satisfaction à ces exigences, pour les entreprises certifiées ISO 14001 et/ou
OHSAS 18001, vont pousser les entreprises à trouver des solutions pour organiser et
tracer son processus de veille réglementaire HSE.

2. Évaluation de conformité
Le processus d’évaluation de conformité est celui qui suit directement le processus
de veille réglementaire.

70
Les données de sortie du processus de veille réglementaire constitueront donc les
données d’entrées de l’étape d’évaluation de conformité.

Il s’agit alors d’évaluer pour chacune des exigences applicables la conformité


des installations, procédés, infrastructures de l’organisation et de statuer sur la
conformité.

En effet, un texte peut contenir une, voire des centaines d’exigences.

Si le texte lui-même est applicable, il se peut que toutes les exigences ne soient pas
applicables à l’entreprise.

Extrait des référentiels ISO 14001 et OHSAS 18001 traitant de la


veille réglementaire
1. La veille réglementaire

Exigences légales et autres exigences selon la norme ISO 14001 v. 2004 (pt 4.3.2)

L’organisme doit établir et tenir à jour, une (des) procédure(s) pour :

a. identifier et avoir accès aux exigences légales applicables et autres exigences


auxquelles l’organisme a souscrit relatives à ses aspects environnementaux, et
b. déterminer comment ces exigences s’appliquent à ses aspects environnementaux.

L’organisme doit s’assurer que ces exigences légales applicables et autres


exigences applicables auxquelles l’organisme a souscrit sont prises en compte dans
l’établissement, la mise en œuvre et la tenue à jour de son système de management
environnemental.

Dans la dernière Version de la norme révisée 2015 en phase finale de projet (FDIS
ISO 14001 v. 2015) le chapitre a été modifié comme suit :

Chapitre 6.1.3 – Obligations de conformité (FDIS ISO 14001 v. 2015)

L’organisme doit :

a. identifier et avoir accès aux obligations de conformité relatives à ses aspects


environnementaux ;
b. déterminer de quelle manière ces obligations de conformité s’appliquent à
l’organisme.
L’organisme doit tenir à jour des informations documentées sur ses obligations de
conformité.

Il en est de même pour la veille réglementaire relative au référentiel OSHAS 18001


pour la santé et la sécurité au travail
71
Chapitre 4.3.2 – Exigences légales et autres exigences selon le référentiel OHSAS
18001 v. 2007

L’organisme doit établir, mettre en oeuvre et tenir à jour une (des) procédure(s) pour
identifier et accéder aux exigences légales et autres en matière de SST applicables à
sa situation.

L’organisme doit veiller à ce que ces exigences légales et autres exigences


auxquelles l’organisme se conforme soient prises en compte dans l’établissement, la
mise en œuvre et la tenue à jour de son système de management de la SST.

L’organisme doit tenir à jour ces informations.

L’organisme doit faire part des informations pertinentes sur les exigences légales et
autres aux personnes travaillant sous son contrôle, ainsi qu’aux autres parties
intéressées pertinentes.

2. Exigences relatives à l’évaluation de conformité

Chapitre 4.5.2 – Exigences relatives à l’évaluation de conformité selon la norme


ISO 14001 v. 2004

4.5.2.1 – En cohérence avec son engagement de conformité, l’organisme doit établir,


mettre en œuvre et tenir à jour une (des) procédure(s) pour évaluer périodiquement
la conformité aux exigences légales applicables.

L’organisme doit conserver des enregistrements des résultats de ces évaluations


périodiques.

4.5.2.2 – L’organisme doit évaluer sa conformité aux autres exigences auxquelles il a


souscrit. L’organisme peut vouloir combiner cette évaluation avec l’évaluation de
conformité réglementaire décrite en 4.5.2.1 ou établir une (des) procédure(s)
séparées.

L’organisme doit conserver des enregistrements des résultats de ces évaluations


périodiques.

Dans la nouvelle version de la norme révisée 2015 (FDIS ISO 14001 v. 2015) le
chapitre a té récrit comme suit :

Chapitre 9.1.2 – Évaluation de la conformité L’organisme doit planifier et mettre en


œuvre un processus pour évaluer la conformité avec ses obligations de conformité.
L’organisme doit :
a. déterminer la fréquence à laquelle la conformité sera évaluée ;
b. évaluer la conformité et entreprendre des actions si nécessaire ;

72
c. maintenir la connaissance et la compréhension de son état de conformité aux
obligations de conformité.
L’organisme doit conserver des informations documentées comme preuves du ou
des résultats d’évaluation de la conformité.

Conclusion

A partir des « exigences » de ces référentiels, voici ci-dessous les exigences que
doit satisfaire tout organisme visant la certification ISO 14001et/ou OHSAS 18001 en
matière de veille réglementaire et d’évaluation de conformité :

Etablir un « processus » (selon la v. 2015) décrivant l’organisation de la veille


réglementaire et des autres exigences mis en place dans l’organisme ainsi que
l’évaluation de leur conformité ;

S’assurer de l’accès aux exigences légales applicables, de leur compréhension


et de leur prise en compte dans les systèmes de management environnemental
et santé-sécurité au travail ;

Mettre en œuvre et tenir à jour ce processus :

 en identifiant et tenant à jour les exigences légales applicables et autres


exigences ;
 en évaluant périodiquement la conformité aux exigences légales et aux autres
exigences ;
 en tenant à jour les enregistrements des résultats des évaluations
périodiques.

L’analyse de ces exigences appelle les commentaires suivants :

Le processus de veille et d’évaluation de conformité exigé ne se limite pas aux


seules exigences légales (obligations de conformité) applicables mais s’étend
également aux « autres exigences auxquelles l’organisme a souscrit ». Ce terme
n’est pas repris explicitement dans la version 2015 de l’ISO 14001.

L’évaluation de conformité doit être menée à une périodicité spécifiée.

C’est-à-dire qu’à l’issue d’une première évaluation, un texte et les exigences


applicables qu’il contient doivent faire l’objet d’une réévaluation périodique.

73
Les facteurs clé de succès du processus de veille réglementaire

A/Fiabiliser les sources d'information

Le constat actuel est que l'information est abondante, souvent gratuite et dispersée.

Mettre en place un processus de veille HSE, c'est par définition organiser un circuit
d'informations et de données fiables qui permettra :

 d'établir une base initiale de données réglementaires applicables à


l'entreprise, d'anticiper les contraintes réglementaires à venir
 d'évaluer l'impact de ces contraintes sur l'ensemble de l'organisme, que ce
soit en termes de procédés, de budget, d'organisation, de technique, de
formation, etc.

Identifier les acteurs internes et externes et les compétences associées

Il est fondamental d'identifier les acteurs (structures) qui auront un rôle à jouer dans
le processus de veille réglementaire HSE.

De cette identification dépendront l'organisation et la structure à mettre en place.

Quels sont les acteurs internes et/ou externes susceptibles d'avoir des attentes ou
d'être "intéressés" par rapport à mon processus de veille réglementaire HSE ?

Parmi les acteurs internes :

 La direction de l'entreprise ou membres du comité de


direction intéressés par les changements réglementaires susceptibles
d'impacter la stratégie de l'entreprise.

Les autres fonctions ou services de l'organisme :

 le service HSE,
 les structures (moyens généraux, maintenance, travaux neufs)
souvent les plus concernées par les évolutions réglementaires
 La direction financière, des ressources humaines.

Quels sont les structures susceptibles de fournir des données ?

Le principale structure responsable et fournisseur des textes réglementaires en


Algérie est :

Le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG) à travers son site WEB

Il suffit à la structure (ou le responsable) de la veille réglementaire de consulter


régulièrement le site web et de télécharger les journaux renfermant des textes
réglementaires concernant une ou plusieurs structures de l’entreprise.

74
L’imprimerie officielle du journal Officiel de la République Algérienne
(JORA)

Cette même structure pourrait s’abonner afin de recevoir régulièrement tous les
journaux officiels publiés.

D’autres structures peuvent être fournisseur de ces textes réglementaires à savoir :

 L’Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH) ;


 La Direction Générale de l’Environnement ;
 La Direction Centrale HSE du Groupe Sonatrach ;
 La Direction Centrale Juridique du Groupe Sonatrach ;
 Conseil national d’Hygiène et de Sécurité et de médecine du travail ;
 ……

Repérer rapidement les exigences applicables et les vulgariser en vue de leur


communication

A quelle exigence réglementaire l'entreprise doit-elle satisfaire et quelle en est la


conséquence "opérationnelle", financière, organisationnelle ?

L'objectif final est bien celui-là, à ne pas perdre de vue lorsque l'on se lance dans la
construction d'une veille réglementaire HSE.

Il faut tendre à la simplification, la vulgarisation et la communication aux personnes


concernées.

Conclusion

Les normes de management fournissent une "méthode" afin d'organiser la


veille réglementaire.

La mise en place d'une veille réglementaire HSE structurée, pro-active, adaptée


à l'entreprise, ses activités et son contexte, en vue d'en faire un socle de son
système de management peut constituer un véritable levier d'anticipation et
d'ouverture sur de nouveaux marchés et permet de développer une relation
pérenne et de confiance avec l'ensemble des parties prenantes de
l'organisation : employées, clients, actionnaires, riverains, institutionnels.

75
Vérification de la conformité avec la réglementation en vigueur

Cette étape consiste à évaluer la conformité des activités et des conditions de travail
de l’entreprise avec les exigences réglementaires.

L’évaluation réglementaire peut se faire par deux approches :

- par texte (thématiques bruit, air, machines,….)

- par activité (machine, îlot de fabrication, atelier,…).

L’approche par texte est la plus simple et permet d’être le plus exhaustif possible.

Elle consiste à évaluer la conformité ou la non conformité HSST de l’entreprise avec


les exigences des textes recensés lors de l’étape précédente.

La méthode proposée consiste à synthétiser, dans un premier temps, les exigences


réglementaire dans des tableaux.

Un tableau pourra être créé pour chacun des thèmes (risques chimique, bruit,
…) abordés dans ces textes.

L’ensemble des grilles constitue ainsi un recueil d’exigences que l’entreprise doit
respecter

A l’aide de ces tableaux, vous pouvez évaluer, dans un second temps, pour chaque
activité, si :

- elle n’est pas concernée par la prescription ;


- elle est conforme à la prescription ;
- elle est non conforme à la prescription.

L’analyse de la conformité réglementaire, permet de classer l’activité conforme ou


non-conforme.

Le responsable propose alors des actions correctives ou des mesures


compensatoires pour résoudre les non-conformités.

A titre d’exemple, une trame de tableau est donnée ci-dessous :

76
A titre d’exemple, une trame de tableau est donnée ci-dessous :

(1) Indiquer le numéro de l’article du texte

(2) Résumer l’exigence à respecter

(3) Noter « SO » pour « sans objet », « C » pour « conforme » et « NC » pour « non


conforme »

(4) Si l’activité est conforme, indiquer les dispositions actuellement prises et mises en
place pour respecter l’exigence

(5) et (6) Si l’activité est non conforme, noter les écarts observés et les actions
correctives à mettre en œuvre afin de mettre l’installation en conformité. Si la mise en
conformité n’est pas possible, indiquer les mesures compensatoires à prendre pour
minimiser l’écart.

(7) Délai de mise œuvre de l’action corrective

(8) Date et signature du vérificateur de l’action

Une fois ce travail terminé, la même démarche est à suivre pour analyser la
conformité des activités avec les exigences réglementaires des autres textes
recensés lors de la première étape.

Pour chaque activité, vous pourrez ainsi constituer un dossier contenant :

- la liste des textes applicables ;


- les grilles d’analyse de la conformité ;
- la liste des actions à mettre en œuvre (plans d’actions).

Ces tableaux doivent être mis à jour à chaque modification de l’activité ou lors de la
parution de nouveaux textes réglementaires.

Nota : cette étape représente un travail long et laborieux.

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