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Masarykova univerzita v Brně

Filosofická fakulta
Ústav románských jazyků a literatur

Diminutifs dans les contes de fée français


Diplomová práce

Vedoucí diplomové práce: Vypracovala:

Doc.PhDr.Ladislava Miličková Csc. Petra Sedlinská

1
Prohlašuji, že jsem diplomovou práci vypracovala samostatně a
použila jen pramenů, které cituji a uvádím v seznamu
literatury.

V Brně, dne 27.4.2006 ………………………………

2
Děkuji tímto vedoucí mé diplomové práce Doc.PhDr.Ladislavě
Miličkové Csc. za trpělivost při mém vedení a za cenné
připomínky k práci.

3
Table des matières
I. Avant-propos..............................................5

II. Les mots affectifs.......................................7


II.a. Procédés sémantiques.................................7
II.b. Procédés morphologiques..............................9
II.c. Procédés syntaxiques.................................9
II.d. Procédés stylistiques................................9
II.e. Procédé par l´intonation............................10
II.f. Procédés rhétoriques................................10
II.1. L´EMPLOI DES MOTS AFFECTIFS..............................10
III. Les diminutifs.........................................12
III.1. LE SENS DES DIMINUTIFS..................................12
III.2. LA VALEUR DES DIMINUTIFS................................13
III.3. L´EMPLOI DES DIMINUTIFS.................................14
III.4. L´EMPLOI DES DIMINUTIFS DANS LES CULTURES À TRAVERS LES ÉPOQUES16
III.5. LA FORMATION DES DIMINUTIFS..............................18
III.5.a. Les suffixes diminutifs..........................18
III.5.b. Les préfixes diminutifs..........................22
III.5.c. L´adjectif „petit“...............................22
III.6. LES TYPES DE DIMINUTIFS.................................23
III.7. LES DIMINUTIFS DANS LA LITTÉRATURE........................25
IV. Les diminutifs dans les contes de fée...................26
IV.1. CONTES EN VERS, CONTES EN PROSE...........................26
IV.2. LES BOTTES DE SEPT LIEUES................................47
IV.3. HISTOIRE D´UN CASSE-NOISETTE..............................57
V. Conclusion...............................................71

VI. Bibliographie...........................................74
Grammaires...............................................74
Dictionnaires.............................................74
Livres élaborés...........................................75

4
I. Avant-propos

Dans le présent mémoire, nous allons nous occuper de la


recherche sur les diminutifs dans les contes de fée français.

Les diminutifs seront d´abord présentés dans le cadre des mots


affectifs, dont ils forment une partie remarquable. Les
diminutifs seront examinés de certains points de vue, on prend
en considération le domaine de la vie qu´ils représentent, leur
origine, changements de sens à travers les époques et leur
classification finale en ce qui concerne le type, le sens et la
valeur.
A la fin du mémoire, nous allons faire une évaluation de la
fréquence de l´emploi d´une certaine forme de diminutif,
synthétique ou avec l´emploi de l´adjectif „petit“, du domaine
de la vie qu´il représente et la fréquence de l´apparition d´un
certain type de diminutif.

Comme les diminutifs représentent le phénomène qui est


propre aux contes de fée, nous les avons pris en tant que
matériel littéraire. Les livres qui font l´objet de notre
recherche furent écrits dans différentes époques. Le premier
recueil de contes, écrit par Charles Perrault, s´appelle Contes
en vers, contes en prose et fut publié à la fin du XVIIe
siècle. Le deuxième livre disponible s´appelle Les bottes de
sept lieues, créé par Marcel Aymé en 1943. Le dernier conte de
fée est une des oeuvres d´Alexandre Dumas qui l´a intitulé L
´histoire d´un casse-noisette et qui fut publié pour la
première fois en 1844.

Pour pouvoir analyser les diminutifs selon les critères


mentionnés ci-dessus, nous allons consulter les dictionnaires
tels que Le Petit Robert, dictionnaire de la langue française

5
Larousse et les dictionnaires étymologiques, pour pouvoir
traiter du point de vue étymologique, tels que Dauzat ou
Larousse.

6
II. Les mots affectifs

Nous savons que les différentes dispositions d´âme, la joie, la


douleur, l´ironie etc. influencent la prononciation des mots. A
côté de l´accent émotionnel, il y a aussi un emploi émotionnel
des mots. Une situation d´esprit particulière peut leur donner
une valeur assez différente de leur valeur ordinaire.
Ils existent des mots dont le côté affectif est aussi important
que leur contenu sémantique. La résonnance affective peut être
exprimée par les procédés divers:
sémantiques;
morphologiques;
syntaxiques;
stylistiques;
par l'intonation;
par les procédés rhétoriques.

II.a. Procédés sémantiques

La valeur affective du mot dû au procédé sémantique domine dans


le contenu sémantique du mot. C'est le cas surtout des
interjections comme ah! aïe! aou! hélas! etc. La valeur de l
´interjection est précisée par l´intonation qui lui donne sa
couleur, son relief, c´est-à-dire l´expression la plus exacte
de l´émotion. Une seule interjection peut avoir plusieurs
"acceptions", Ducháček1 y ajoute un exemple: ah! peut exprimer
la joie, la surprise, l'admiration, la crainte, la douleur et
la détresse.
Elles servent aussi à appeler (eh!), à interroger (hein?), à
faire marcher les bêtes (hue!), selon Dauzat2.
La valeur affective est aussi dominante dans les jurons et dans
les injures.
1
O. Ducháček, Le précis de sémantique française, p. 83
2
A. Dauzat, Précis d´histoire et de la langue française, p. 220

7
La valeur affective est bien expressive aussi dans les mots
empreints d'ironie. L´ironie donne souvent à un mot un sens
opposé à celui qu´il a ordinairement. Nyrop3 le justifie par l
´exemple, mérite peut acquérir momentanément le sens de
démerite dans la phrase: il sera traité selon ses mérites. L
´ironie joue un rôle dans le langage euphémique qui se sert
volontiers d´expressions antiphrastiques. On utilise souvent
cette manière pour désigner des titres d´honneur, des mots
magnifiques et nobles, des personnes méprisables ou des choses
basses.
Ensuite ce sont les mots facétieux qui disposent d´un caractère
affectif. Ces mots sont doués de sens pour plaisanter et faire
rire.

Les traits affectifs forment une partie importante dans le


contenu sémantique des diminutifs. De nombreux diminutifs sont
laudatifs: oiselet, garçonnet, fleurette; Charlot, Louison,
mais ils peuvent être depréciatifs (femmelette, oison).
Šabršula4 mentionne dans son Úvod do francouzské stylistiky que
les diminutifs ont deux valeurs: affective et objective. On ne
les distingue que dans les situations contextuelles. Avec
koníček en tchèque on peut désigner malý kůň ou kůň auquel on
éprouve une sympathie ou un sentiment de pitié.

L´emploi de quelques figures sémantiques comme l´hyperbole ou


la métaphore est un autre procédé sémantique servant à exprimer
les sentiments. Ce sont les mots dont le contenu sémantique
comporte une importante composante affective désignant les
sentiments (joie, tristesse, amour, haine, colère), certaines
qualités (gai, triste, amoureux ), les états d'âme (gaieté,
détresse, dépression).

3
K. Nyrop, La grammaire historique de la langue française, p. 94
4
J. Šabršula, Úvod do francouzské stylistiky, p. 43

8
II.b. Procédés morphologiques

Parmi les procédés morphologiques qui ajoutent aux mots une


valeur affective appartiennent: certains cas de dérivation
(singe - singer), l'addition d'un complément (jolie à croquer),
les préfixes renforcants (archifou) et les suffixes laudatifs
et péjoratifs (Anne - Annette, gras - grassouillet, papier -
paperasse).

II.c. Procédés syntaxiques

Le procédé syntaxique qui sert à exprimer une nuance affective


des mots concerne l'ordre des mots dans la phrase,
c´est-à-dire l'antéposition des adjectifs qui trahit souvent
une affectivité ou une appréciation morale, par exemple
plaisant personnage.

II.d. Procédés stylistiques

Les procédés stylistiques qui permettent de relever la valeur


affective de certaines expressions sont les procédés comme:

- la mise en valeur de l'epithète: ce diable de Robert;


- l'emploi de mots d'une autre couche de la langue, par exemple
on peut remplacer obscène par cochon, etc.;
- la transposition de la sphère humaine dans celle des animaux
ou vice versa: bouche - gueule .

II.e. Procédé par l´intonation

9
Nous avons enfin à notre disposition l'intonation au sens le
plus large du mot: la modulation, la force et la hauteur de la
voix, le tempo, etc.
Sous l'influence de l'intonation, l'élément affectif peut
devenir dominant dans le contenu du mot où l'élément notionnel
peut s'effacer plus ou moins ou bien même complètement de sorte
que le mot ayant primitivement un sens plein peut devenir
interjection: tiens!.

II.f. Procédés rhétoriques

Ils existent d´autres manières encore par lesquelles les mots


peuvent gagner une résonnance affective comme par exemple par
l'emploi euphémique et plus encore par le dénigrement des
anciens euphémismes (saoul) dont quelques uns sont même devenus
injures (garce).
Une autre cause de l'origine de la nuance affective des mots
consiste dans leur emploi des acceptions inaccoutumées.
Pour exprimer, par exemple, son admiration à propos d'une
chose, on dit:"Il a eu un succès boeuf!".

II.1. L´emploi des mots affectifs

Il est manifesté que l'affectivité joue un rôle bien différent


selon le milieu et les circonstances.
Dans une communication scientifique, les mots sont, en général,
sans valeur affective qui, au contraire,
abondent souvent dans les discours démagogiques des
politiciens, dans les oraisons et parfois même dans la langue
de la conversation, car, en racontant des événements, on laisse
parfois deviner ses sentiments, ses passions, ses émotions, ses
goûts, etc.

10
Quand on est ému et on veut manifester son émotion ou bien la
provoquer chez son interlocuteur, on remplace des mots
dépourvus d'affectivité par des mots touchants, bouleversants,
pathétiques etc. Selon Ducháček5 on peut, par exemple,
remplacer l'adjectif étonné par ébahi, interloqué, consterné,
médusé, pétrifié, exprimant divers degrés et diverses sortes de
l'étonnement. Ébahi évoque l'idée de l'homme qui reste bouche-
bée, interloqué insiste sur l'impossibilité pour le locuteur de
dire mot, consterné marque une grande intensité de la surprise,
pétrifié et médusé indiquent que la personne étonnée est restée
immobile comme si elle était changée en pierre ou fascinée par
le regard de la Méduse.

Si l´on emploie certains types de mots, à propos desquels nous


avons constaté une certaine résonnance affective, dans des
constatations objectives, leurs valeurs affectives
affaiblissent considérablement.
Un affaiblissement analogue est encore plus compréhensible dans
le groupe de mots dont le sens est soit positif, soit négatif
d'après le contexte et la situation dans lesquels ces mots sont
utilisés, par exemple fameux (un héros fameux - un fameux
imbécile).

Ducháček6 est convaincu que le sens péjoratif peut être motivé


par la forme, c´est justifié par le fait que par exemple le mot
arsouille fait penser à souiller avec lequel il est, peut-être,
étymologiquement apparenté. On pourrait expliquer par
l'inluence de ce mot, du mot andouille (emplyoé pour désigner
un imbécile) et de mots analogues que le suffixe -ouille
devient péjoratif de sorte que les mots derivés à l'aide de ce
suffixe (par exemple berdouille) sont aussi depréciatifs.
Le caractère péjoratif de -ouille, appuyé par l'effet
acoustique, a pu provoquer l'effet péjoratif reconnu au suffixe
5
O. Ducháček, Le précis de sémantique française, p. 85
6
O. Ducháček, Le précis de sémantique française, p. 87

11
-aille (pretraille, valetaille ) et, avec ce dernier, peut-être
meme celui d'autres suffixes avec -a-:
-ard (richard);
-âtre (bellâtre, écolâtre);
-asse (lavasse, paperasse);
-ace (populace);
-aud (finaud, pataud).

III. Les diminutifs

III.1. Le sens des diminutifs

Les diminutifs ont deux sens. Primo, ils sont employés pour la
signification des objets petits; ex. maisonnette contre maison,
(ici la petitesse désigne les dimensions différentes entre les
deux objets), ce qui est leur sens objectif, logique. Secundo,
le diminutif peut désigner la relation émotionnelle du locuteur
avec l´idée, qui est pleine de tendresse, ex. maman, c´est le
sens subjectif ou affectif.

Si un diminutif exprime quelque chose de plus petite, il porte


souvent un côté affectif ex. maisonnette et par contre le sens
affectif contient une nuance de la petitesse ex. maman. Selon
Dvořák le mot tchèque sluníčko ne peut pas porter le sens
objectif parce que c´est une notion unique et aucune
comparaison n´est possible. Il ne porte que le sens affectif.

Dvořák dit que le sens purement affectif sans nuance de la


petitesse portent les diminutifs comme masíčko, vodička,
vínečko. Par contre on n´utilise pas de diminutifs pour les
mots comme pepř, sůl etc. parce qu´il n´y a pas de relation
émotionnelle entre nous et ces objets-ci.

12
On suppose que l´idée diminutive porte d´abord sens objectif
(de la petitesse) suivi par l´affectivité (la tendresse, la
douceur).

III.2. La valeur des diminutifs

Selon Nyrop7, les diminutifs abaissent à un degré inférieur le


sens du mot dont ils dérivent; c´est pourquoi ils s´emploient
beaucoup dans le langage enfantin et dans toutes les
expressions tendres, caressantes et câlines. En ce cas-là, on
peut parler de la valeur laudative.

L´idée de la petitesse implique celle de faiblesse.


Ordinairement ce qui est petit est aussi peu solide, faible,
maladif et par là inhabile. C´est pourquoi les suffixes
diminutifs finissent quelquefois par devenir dépréciatifs. Les
suffixes comme: -in (galantin), -on (marmiton), –ot (vieillot)
ont parfois une valeur péjorative.

Par contre, Dvořák8 affirme que le suffixe –on à propos des


noms propres est un cas particulier, parce qu´il y porte la
valeur diminutive (Marion, Fanchon, Perron, Milon , etc.).

Autrefois se produit le sens péjoratif en ironisant le


diminutif avec le côté affectif "gentil, joli", c´est-à-dire
on prononce le contraire de ce qu´on sent ex. Quel gentil
petit garçon!. On peut aussi ironiser le diminutif par rapport
à son sens objectif.

III.3. L´emploi des diminutifs

7
K. Nyrop, La grammaire historique de la langue française, t. III p. 69
8
J. Dvořák, Deminutiva v románských jazycích, p. 52

13
Si on affirme que chaque expression a un côté intellectuel
(objectif, logique) et affectif (subjectif) on peut dire qu´
auprès des diminutifs le sens affectif est en domination par
rapport au sens objectif.
Les personnes et les objets qui nous entourent, avec lesquels
on est en contact courant, sont en certaine relation avec nous,
ils nous sont plus familiers que les autres. C´est la raison
pour laquelle on les appelle différement que les autres. Pour
exprimer cette relation plus familière convenait le diminutif
qui désignait la petitesse. Cependant à ce
sens-là s´est joint le côté affectif plein de tendresse et
douceur qui a commencé à dominer et est devenu particulier au
diminutif. Et depuis là, les diminutifs désignaient même les
objets dont les dimensions n´étaient pas du tout petites. Les
diminutifs suivants en sont exemples: couteau, abeille, soleil.

En consultant l´oeuvre de E.Wölflin9 et A.Gatscha10, Dvořák11 a


rangé les diminutifs qui ont remplacé les mots de base en latin
vulgaire et qui représentaient les groupes de mots suivants (-
culus, a, um ; -ulus, a, um – sont les suffixes diminutifs du
latin vulgaire):

- membres de la famille : adulescentulus, paterculus,


matercula, fraterculus, sororcula;
- parties du corps : auricula, cerebellum, en français
oreille, cerveau;
- animaux : agnellus, cornicula, cuniculus, asellus, capella,
haedillus à comparer avec agneau, corbeau, corneille, oiseau,
abeille;
- outils: acucula, cultellus, corbicula, falcula, verruculum,
cisellum à comparer avec aiguille, couteau, corbeille, verrou,
ciseaux, faucille;

9
E. Wölflin, Bemerkungen über das Vülgärlatein
10
A. Gatscha, Die altprov. und altfranzös.Diminutiva mit besonderer Berücksichtigung des Genus des Primitivs
11
J. Dvořák, Deminutiva v jazycích románských, p.5

14
- nature: soliculus, arbuscula, nidulus, hortulus à comparer
avec soleil.

Les mots cités au-dessus, qui se sont formés des diminutifs en


latin vulgaire, ne contiennent plus de nuance diminutive dans
le français présent.

Pourtant que les mots du groupe suivant disposent d´une forme


diminutive, ils n´ont plus de nuance diminutive qu´ils avaient
autrefois.

Sauf le petit d´un animal les mots en forme diminutive s


´employaient aussi pour désigner le mâle, où le côté affectif
domine le côté objectif. Il faut considérer que l`animal
reproducteur est ordinairement bien plus précieux que la
femelle et demande des égards particuliers de la part des
cultivateurs. Nyrop12 donne quelques exemples des diminutifs à
l´origine :
- taureau venant de tor ;
- mulet vient de mul ;
- verrat venant de ver
qui ont déjà disparu de l´usage.
- cochon est dérivé du féminin coche ;
- dindon est dérivé du féminin dinde.

Les expressions en forme diminutive désignent aussi des pièces


de vêtements ou des accessoires d´après la partie du corps où
on les porte, par exemple collet, bracelet ou corset.

A propos des mots du groupe suivant, les expressions sont


considérés comme les diminutifs du point de vue de la forme
même du contenu sémantique.

12
K. Nyrop, La grammaire historique de la langue française, t.III p. 69

15
Les diminutifs sont très fréquents au cas des noms propres
(Charlot, Louison, Jacqueline; Karlíček, Petříček, Vašíček en
tchèque) et dont porteurs sont en relation familière avec le
locuteur.
On emploie les diminutifs très souvent pour désigner les fleurs
ex. violette en français contre viola en latin. Ce qui est
important pour la dénomination, c´est la forme et couleur de
leurs pétales, similarité à un objet ou un autre trait
remarquable, Dvořák13 présente l´exemple en tchèque slzičky,
srdíčka, mečíky .

III.4. L´emploi des diminutifs dans les cultures à travers les


époques

En latin classique on voit les diminutis seulement chez les


auteurs dont la manière d´expression est plus proche du langage
populaire. Dvořák14 dit que les diminutifs abondaient dans les
comédies de Plautus, parce qu´il utilisait le langage populaire
qui est riche en mots affectifs. Il y a par contre des
écrivains classiques qui évitent cette manière expressive de s
´exprimer. Leur langage est stylisé, objective, dépourvu des
traits affectifs. C´est à voir par exemple chez Cicero, dans
ses oraisons judiciaires, et chez Horace ou Virgile.
Le latin vulgaire est par contre abondant en diminutifs et
généralement en mots avec une résonnance affective. Nyrop15 dit
que dans le latin vulgaire beaucoup de mots simples du latin
classique avaient été ramplacés par les dérivés diminutifs, qui
seuls ont survécu en français. Exemples: auris – auricula –
oreille; sol – soliculus – soleil; genu – genuculum – genou.

Les langues romanes qui se sont formées du latin vulgaire


avaient repris la formation des diminutifs mais celles-ci se
diffèrent encore entre elles-mêmes quant à la quantité des
13
J. Dvořák, Deminutiva v jazycích románských, p. 51
14
J. Dvořák, Deminutiva v jazycích románských, p. 52
15
K. Nyrop, La grammaire de la langue française, t.III p. 69

16
diminutifs. Le français en dispose moins que l´italien ou l
´espagnol mais en roumain foisonnent dans la plus grande
abondance.

La raison pour laquelle il existe moins de diminutifs dans une


langue que dans l´autre, s´explique par le fait que l´histoire,
mentalité et culture de chaque nation sont différentes. La vie
intellectuelle d´une société se reflète dans sa langue.
Certains gens sont spontannés, peu touchés par culture, ils ont
la vie émotionnellement plus riche et cela se reflète dans l
´affectivité de leur conduite. Les autres gens dont la vie les
mène à cultiver le côté rationnel, ils évitent l´affectivité et
cette propriété est visible à leur manière de vie même leur
langage.

Professeur M. Huchon16 dit que l´époque de la Rennaissance a


connu une vaste croissance de la formation des diminutifs, et
surtout par la dérivation. C´est l´école de la Pléïade, surtout
Pierre de Ronsard17 ou Remi Belleau, qui les avait
reintroduits. Le destin des diminutifs était surtout à cette
période touché par divers bouleversements, quelques-uns les
glorifiaient, les autres les bannissaient. Certains suffixes
ont été récuserés, comme -et, par des linguistes principaux
tels que Malherbe.
Le XVIe siècle est le siècle de grands changements concernant
le vocabulaire français. Maints emprunts lexicaux des autres
langues romanes étaient éxécutés, même la création de nouveaux
mots, c´est-à-dire des néologismes, où les diminutifs sont
inclus.
Depuis cette époque-là, la majorité des suffixes diminutifs s
´emploie jusqu´à nos jours.

16
M. Huchon, Le français de la Rennaissance, p. 76
17

17
III.5. La formation des diminutifs

III.5.a. Les suffixes diminutifs

La formation des diminutifs se réalise par la dérivation


suffixale, au moyen des suffixes diminutifs, c´est-à-dire par l
´addition d´un seul suffixe. Par la dérivation suffixale on
peut obtenir d´un substantif un substantif diminutif, d´un
verbe un verbe diminutif même d´un adjectif un adjectif
diminutif. La dérivation peut causer le changement de catégorie
lexicale, cela veut dire que par exemple le substantif
allumette est dérivé du verbe allumer, ou l´autre substantif
grisette s´est formé par la dérivation de l´adjectif gris.

En ce qui concerne la formation des diminutifs, Nyrop18


mentionne aussi la superdiminution qui se fait par composition
de deux suffixes diminutifs. Cet enchaînement de suffixes
existait déjà en latin (agnicellulus) et il est assez général
dans toutes les langues romanes. Dans le vieux français on a
ront-rondel-rondelet, arc-archet-archelet ou cotte-cottillon-
cottillonnet. La superdiminution peut se former par le
redoublement d´un diminutif, c´est-à-dire la présence de l
´adjectif "petit" et le diminutif.

Maintenant nous pouvons examiner les suffixes diminutifs


existant dans la langue française contemporaine où il faudrait
mentionner leurs sources qui existaient en latin ou en latin
vulgaire.
Dans le latin, nous trouvons les suffixes diminutifs suivants:
1. -ulus, -a, -um 2. -ellus, -a, -um 3. -culus, -a, -um.

18
K. Nyrop, La grammaire historique de la langue française, t. III p. 66

18
Dans le latin vulgaire ces suffixes-ci avaient été modifiés et
d´après Grevisse19 ils ont survécu en français contemporain
sous cette forme:
- eau (lat. –ellum) autrefois –el/-elle (agnel) dans l
´ancienne langue mais dans la langue moderne ne s´est pas
conservé. Exemples: moineau, cuisseau, jambonneau. Ce
suffixe apparaît encore sous les formes suivantes: -ceau
(lionceau),
- ereau (lapereau), -eteau (louveteau), -isseau (arbrisseau).
- elet/-elette (lat. –ellum) composé de –el et –et (vieux fr.
drap, drapel), s´emploie à propos des adjectifs et noms.
Exemples: aigrelet, côtelette, goutelette, oiselet. Bracelet
est d´après Grevisse considéré comme diminutif, mais
Šabršula20 y est en opposition.
- et/-ette (lat. –ittam), à propos des noms et adjectifs comme
archet, jouet, coffret, fourchette, sonnette, fillette.
- ille/-eil,le (lat. –iculam), exemples: faucille, brindille.
- in/-ine (lat. –inum, -inam) pour désigner les noms et
adjectifs parfois aussi péjoratifs. Exemples: enfantin,
limoisin, moulin, alpin, argentine, chevaline, plaisantin,
etc. Ce suffixe est aussi à voir en forme de: -otin
(diablotin).
- on (lat. –onem) désignant les personnes, animaux, choses
comme espion, ânon, bouchon, veston, Madelon, Marion, Nanon,
etc. Mots empruntés de l´italien avec une valeur
augmentative: ballon, canon, million, mousqueton. Ce suffixe
apparaît aussi sous les formes suivantes: -ron/-eron
(aileron, moucheron, chaperon); -eton (caneton); -illon
(négrillon); -ichon (cornichon).
- ot/ -otte/ -ote (lat.vulgaire –ottum, -ottam, -ittum,
-ittam). Exemples: pâlot, billot, Pierrot, menotte.

19
M.Grevisse, Le bon usage. Grammaire française avec des remarques sur la langue française d´aujourd´hui, 9e
édition, p.84
20
J. Šabršula, Základy francouzské lexikologie, p. 83

19
- elle (lat. –ellum); exemples: ruelle, poutrelle, libelle.
- iche :suffixe dialectal( lat. –icius); exemples: barbiche,
caniche.
- cule (lat. –culum); exemples: molécule, monticule. Les mots
avec ce sufixe sont restreints aux sous-systèmes spécials ou
scientifiques, surtout dans la terminologie médicale:
ventricule (komora srdeční), animalcule (živočich
mikroskopických rozměrů), pédoncule (řapík)21.
- ule (lat. –ulum); exemples: plumule, veinule.

En ce qui concerne les adjectifs, M.Grevisse22 cite les


suffixes diminutifs ou approximatifs, souvent aussi péjoratifs:
- et; exemple: propret;
– elet; exemple: aigrelet;
– in ; exemple: blondin, libertin, enfantin;
– ot; exemple: pâlot, jeunot, bellot.

Pour les verbes M. Grevisse23 et J. Dubois24 présentent les


suffixes suivants:
- ailler/-iller/-ouiller (lat. –culare), exemples: rimailler,
tournailler, criailler, mordiller, chatouiller;
– asser ; exemple: rêvasser, traînasser;
– eter/-oter (dérivation nominale: -et,-ot), exemples:
voleter, tacheter, grignoter, becqueter;
- iner (lat. –inare), exemples: trottiner, dodeliner
– ocher; exemple: flanocher, effilocher;
- onner (dérivation nominale –on), exemples: chantonner,
tâtonner, griffonner, mâchonner, etc.;
– oter; exemples: vivoter, pianoter;
Il faut ajouter que l`emploi de ces verbes est parfois
péjoratif.

21
J. Šabršula, Základy francouzské lexikologie, p. 84
22
M. Grevisse, Précis de gramaire francaise, p. 21
23
M. Grevisse, Précis de grammaire francaise, p. 22
24
J. Dubois, Dérivation suffixale, p. 45

20
En examinant la dérivation suffixale de plus près, nous
constatons plusieurs changements en premier lieu ceux des
consonnes finales, par ex.:
blanc - blanchet,-ette; sac-sachet
arc – arceau
boeuf – bouvet; canif-canivet
long - longuet
enfant – enfançon

et d`autres changements ortographiques:

l ll: col-collet, fol-follet


ll l: salle- salon
n nn: patron-patronnet
r rr: char-charrette, fer-ferret
s ss: bas-basset
t tt: grelot-grelotter
tt t: cotte-cotillon etc.

III.5.b. Les préfixes diminutifs

Šabršula25 présente deux préfixes diminutifs:


- mini (d´origine latin) dont l´usage s´est élargi dans les
années soixante dans le vocabulaire comme: mini-jupe, mini-
robe et mini-promenade.
- micro qui apparaît surtout dans la terminologie spéciale.
Exemples: microampère, microanalyse, mirobalance,

25
J. Šabršula, Základy francouzské lexikologie, p. 85

21
microclimat, microque, microcosme, micro-économie,
microfarad, microfiche, microfilm, microglossaire,
micromodule, micro-organisme, microphotographie,
microsillon, microspore, microthermie ,etc.

III.5.c. L´adjectif „petit“

Avec les suffixes et préfixes cités ci-dessus, l´adjectif


"petit" s´emploie aussi très fréquemment. En ce qui concerne la
fréquence de l´emploi des mots en français, l´adjectif "petit"
occupe une entre la 65e et la 72e position, comme le présente
Šabršula26. Cet adjectif français représente un cas particulier
par rapport aux équivalents dans les autres langues latines,
comme l´italien où „piccolo“ occupe la 165e position ou l
´espagnole avec „pequeňo“ qui occupe la 291e position à propos
de la fréquence de l´emploi des mots.

Šabršula27 dit qu´on peut observer en français une raison


directe entre la regression ou la stagnation quant à la
formation synthétique des diminutifs et une augmentation
continuelle de la fréquence de l´usage de l´adjectif " petit".

III.6. Les types de diminutifs

Dans le français, on distingue différentes types de diminutifs


qui se sont formés à partir des substantifs, adjectifs,
adverbes et verbes.

Primo, nous prenons le groupe de substantifs diminutifs au


coeur duquel nous distingons les types de diminutifs comme: de
vrais diminutifs; les diminutifs sans le mot de base; les

26
J. Šabršula, Základy francouzské lexikologi,e p. 82
27
J. Šabršula, Základy francouzské lexikologie, p. 83

22
emprunts; les pseudodiminutifs et les substantifs diminutifs
dérivés des verbes ou des adjectifs.

Secundo, c´est le groupe de verbes diminutifs dérivés des


verbes. Ensuite nous pouvons rencontrer les adverbes diminutifs
dérivés des adverbes et finalement existent les adjectifs
diminutifs dérivés des adjectifs.

Le groupe des vrais diminutifs dont le sens diminutif est


conservé au plus, est formé par les diminutifs dérivés des
substantifs existant et étant employé à côté de leurs dérivés
diminutifs.

Un autre groupe est formé par les diminutifs sans le mot de


base. Il s´agit des dénominations derivées par un suffixe
diminutif des mots n`existant pas dans la langue actuelle
c`est-à-dire de l`ancien français, du latin ou d `autres
langues. On ne peut pas les classer parmi les vrais diminutifs
pour l`absence de leurs mots de base tout en constatant qu`ils
gagnaient un sens diminutif dans le processus de création ainsi
qu`ils ne sont pas de "faux diminutifs" mais ils gardent
jusqu`à nos jours une nuance diminutive.

Le groupe suivant forment les diminutifs qui avaient été


empruntés aux autres langues comme l´espagnol, l´italien, l
´anglais ou l´allemand.

Ensuite ce sont les pseudodiminutifs qui prennent la forme de


diminutifs mais sans aucune nuance diminutive. Ceux-ci sont
considérés comme les diminutifs de point de vue formel parce qu
´ils sont dérivés de leurs mots de base par des suffixes
diminutifs.

23
Quelques substantifs diminutifs sont formés par la dérivation
des verbes ou adjectifs.
Ils existent aussi des adjectifs diminutifs formés des
adjectifs, des verbes diminutifs dérivés des verbes ou des
substantifs et rarement des adverbes diminutifs provenant des
adverbes.

Dans le cadre de grands groupes cités ci-dessus (substantifs


– sauf les pseudodiminutifs, verbes, adjectifs et adverbes)
nous allons déterminer le sens et la valeur du chaque
diminutif. Le sens peut être objectif ou subjectif. La
subjectivité, l´idée caritative ou laudative, et l´objectivité,
l´idée de la petitesse, sont les aspects qui jouent dans la
différenciation un rôle important. Il faut prendre en
considération que le point de vue subjectif peut donner à un
diminutif une valeur dépréciative ou laudative.
A l´intérieur de grands groupes, nous allons ensuite distinguer
les diminutifs monosémiques, n´ayant qu´un sens, et
polysémiques qui sont doués à côté du sens de la petitesse
aussi d´un sens nouveau gagné au cours du temps.

Les jeunes êtres sont exclus de cette énumération parce qu´ils


ne contiennent plus de notion diminutive de point de vue
linguistique, pourtant qu´ils désignent les petits êtres.

III.7. Les diminutifs dans la littérature

Les diminutifs apparaissaient dans différents genres


littéraires. Dans la poésie, l´emploi des diminutifs a beaucoup
varié dans diverses époques. Au Moyen Age l´emploi des
diminutifs était assez fréquent, nous pouvons l´observer dans l
´oeuvre intitulé Aucassin et Nicolette.
Ensuite les diminutifs sont employés dans la poésie lyrique,
moins dans la poésie épique. Mais ce sont les contes de fée ou

24
l´on trouve les diminutifs le plus souvent. Ceux-ci sont
destinés surtout aux enfants, c´est pourquoi le langage s
´approchant du langage enfantin, qui abonde en diminutifs, y
est employé.

25
IV. Les diminutifs dans les contes de fée

Maintenant nous avons progressé jusqu´à l´analyse des


diminutifs dans les contes de fée, ce qui est en effet l
´objectif de ce mémoire. L´analyse comportera les réponses aux
questions que nous nous sommes posées dans l´introduction.

Nous allons analyser les diminutifs tirés du point de vue de la


forme, par là le degré de la nuance diminutive sera déduit,
cela veut dire que nous allons vérifier ou nier la nuance
diminutive du certain mot.

IV.1. Contes en vers, contes en prose

Nous allons commencer notre analyse par le recueil de contes


qui s´appelle Contes en vers, contes en prose écrits par
Charles Perrault. La première édition collective regroupant les
Contes en vers, contes en prose fut publiée en 1781 chez le
libraire Lamy sous le titre Contes des fées.

La première partie à analyser sont les Contes en vers dont nous


avons ommis Griselidis qui n´est pas un conte mais une
nouvelle. Le conte suivant qui s´appelle Peau d´Ane fut publié
pour la première fois en 1694 chez les Coignard à Paris.

Du conte Peau d´Ane mentionné ci-dessus, nous avons tiré des


substantifs diminutifs, des verbes diminutifs et des adjectifs
diminutifs suivants:

- "…qu´en de certains moments l´esprit le plus parfait peut


aimer sans rougir jusqu´aux marionnettes…" (p.129)
Ce diminutif apparaît dans le domaine de l´art, du théâtre.
Il provient du prénom Marion qui est un diminutif de Marie,

26
parut pour la première fois en 1479. Ici, les "marionnettes"
prennent un sens métonymique28 représentant "le théâtre des
marionnettes". A partir de 1556 il représente petite figure de
bois, de carton, articulée ou non, qu´une personne cachée
derrière une toile fait mouvoir à l´aide de ses mains ou de
fils. Comme le mot "marionnette" porte une nuance de la
petitesse, nous pouvons affirmer qu´il est un vrai diminutif
monosémique de sens objectif.

- „…ne valent pas d´agréables sornettes." (p.129)


Nous pourrions incorporer ce mot-ci dans le domaine du
comportement humain. Il existe depuis 1420 comme le diminutif
de sorne en ancien français (qui signifie « raillerie »).
Le dictionnaire Larousse présente sornette comme «propos
frivoles, extravagants». Il est de caractère d´un vrai
diminutif monosémique, de sens subjectif ayant une valeur
depréciative.

- « …partout y fourmiller une vive abondance de courtisans et


de valets… » (p. 130)
« Fourmiller » se classe dans le domaine des mouvements
intensifs et collectifs. Ce verbe est le résultat de la
dérivation progressive du substantif « fourmi ». Nous parlons
donc du diminutif dérivé d´un substantif avec le trait
diminutif caractéristique.

- „…il avait dans son écurie grands et petits chevaux de


toutes les façons…" (p.130)
Ce mot-là touche le domaine de la faune. Le diminutif dans
cette phrase-là est formé à l´aide de l´adjectif "petit". Il
porte le sens objectif, parce qu´il prend l´idée de la
petitesse.
28
A. Dauzat, Précis d´histoire de la langue française, p. 110. On appelle metonymie l`extension de sens qui
consiste à nommer un objet au moyen d` un terme désignant un autre objet uni au premier par une relation
constante. Il s`agit ici ordinairement du passaga d`une représenatation donnée dans un rapport de contiguïté. Ex.
cotillon désigne d`abord petite cotte de femme, ensuite le sexe.

27
- "…votre miroir, votre toilette…" (p.137)
C´est le domaine de l´aménagement de la maison où appartient le
mot "toilette". "Toilette" a existé à partir de 1352 en tant
que „telette“, diminutif de „tel“. Le dictionnaire Dauzat
présente qu´il signifiait en ancien français petite toile (en
sens "marchande à la toilette"), puis linge placé sur une
table à toilette au XVIe siècle, ensuite action de s´ajuster au
XVIIe siècle. Le sens-ci est celui d´un napperon que l´on
place sur une petite table et sur lequel on met les objets de
toilette, les vêtements de nuit, etc. Ce diminutif-ci
appartient au groupe des vrais diminutifs polysémiques, dans ce
sens-là, de sens objectif à cause de l´idée de la petitesse.

- "…je vous donne encor ma baguette…" (p. 137)


„Baguette“ pourrait se classer dans le domaine des outils.
Ce diminutif est l´emprunt à l´italien „bachetta“ diminutif de
„bacchio“ qui signifie bâton, qui était d´origine latine en
tant que „baculum“. Ce mot apparaissait d´abord dans la
locution "commander à la baguette". Selon le dictionnaire
Larousse, sa signification présente est petit bâton mince,
généralement flexible. Autrefois, „baguette“ pouvait avoir une
nuance diminutive, mais à présent il en est dépourvu. Il n
´existe en plus aucun mot à côté dont „baguette“ pourrait être
dérivé. C´est la raison pour laquelle „baguette“ doit être
prise pour un pseudodiminutif.

- "…la cassette suivra votre même chemin…" (p. 137)


"Cassette" fait partie du domaine des objets de maison. Ce mot
fut dérivé au XIVe siècle de l´ancien français „casse“, qui s
´est formé de „capsa“ en latin signifiant petit coffre. Selon
le dictionnaire Larousse, ce mot signifiait toujours petit
coffre destiné à conserver papiers et objets précieux. Vu son
contenu son contenu sémantique, le mot „cassette“ est un vrai

28
diminutif monosémique, de sens objectif pour l´idée des petites
dimensions.

- "…car, ayant du matin fait sa petite affaire…" (p. 139)


Nous pouvons incorporer le mot "affaire" dans le domaine des
expressions abstraites. Le diminutif s´est formé à l´aide de l
´adjectif "petit". Il n´existe pas de forme synthétique
diminutive du mot "affaire". La présence de "petit" est donc
indispensable pour exprimer la diminution du mot „affaire“.
Il s´agit d´un vrai diminutif monosémique et de sens subjectif,
de valeur caritative.

- "…rangeait dessus ses petits pots…" (p. 139)


"Pot" fait partie du groupe de pièces de la vaisselle. Le sens
diminutif est dû à l´adjectif "petit". Il n´existe pas de forme
synthétique diminutive du mot "pot". C´est un vrai diminutif
monosémique, de sens objectif à cause de l´idée de la
petitesse. Dans ce cas-là, il ne faut pas éliminer le sens
subjectif à cause de la présence du pronom possessif "ses" qui
peut suggérer la valeur affective du diminutif.

- "…et pour bien faire sa galette…" (p. 142)


"Galette" appartient au domaine de la cuisine. Ce mot s´est
créé par la dérivation de "galet" au XIIIe siècle qui est le
diminutif de "gal" en ancien français signifiant "caillou".
„Gal“ paraît être d´origine gauloise. Selon le dictionnaire
Larousse, le mot "galette" désigne gâteau rond et plat, de
pâte feuilleté ou non, fait de farine, de beurre et d´oeufs.
Ce mot de forme diminutive ne contient pas nuance diminutive. C
´est pourquoi nous le considérons comme un pseudodiminutif.

- "…s´enferme seule en sa chambrette…" (p. 142)

29
"Chambrette" peut se classer parmi les objets du domaine des
parties de la maison. A partir de 1190, il apparaît en tant que
le diminutif dérivé de "chambre". Il représente le groupe
des vrais diminutifs monosémiques, de sens objectif dû à l´idée
de la petitesse. Egalement, nous ne pouvons pas mettre à l
´écart le sens subjectif pour la présence du pronom possessif
"sa" évoquant la valeur affective.

- "…l´autre en coupe un petit morceau…" (p. 144)


"Morceau" appartient au domaine des dénominations des petits
fragments. Ce mot diminutif est dû à l´adjectif "petit". Il n
´existe aucune forme dérivée diminutive du mot "morceau", l
´adjectif "petit" y est donc indispensable pour la formation de
la diminution. Nous pouvons affirmer que ce diminutif est un
des vrais diminutifs monosémiques, de sens objectif pour ses
petites dimensions.

- "…ensuite vinrent les grisettes…" (p. 145)


Nous pourrions incorporer ce mot dans le groupe des appelations
des êtres humains. Le mot est dérivé de l´adjectif "gris" à
partir de 1648. Au XVIIe siècle on appelait de cette manière
étoffe commune et ensuite fille de condition modeste, vêtue de
grisette, comme le présente le dictionnaire Larousse.
„Grisette“ se classe parmi les substantifs diminutifs dérivés
de l´adjectif, polysémique, de sens subjectif ayant une valeur
depréciative.

- "…une petite main qui semblait de l´ivoire…" (p. 146)


"Main" appartient au domaine des parties du corps. Pourtant qu
´il existe une forme synthétique diminutive de "main" qui est
"menotte", celle-ci s´emploie surtout dans le langage enfantin
qui ne serait pas demandé dans le contexte-ci.
Le diminutif est dû à l´adjectif "petit". "Petite main" est,
dans ce contexte-là, le vrai diminutif monosémique, de sens

30
subjectif et de valeur laudative. Cela peut être l´expression
de tendresse ou un compliment.

- "…son petit doigt fut entouré…" (p. 146)


Ce mot appartient au groupe des parties du corps. Cette
expression est diminutive à cause de l´emploi de l´adjectif
"petit". Il n´existe d´autre manière à exprimer le diminutif du
"doigt". Dans ce cas-là, il s´agit d´un vrai diminutif
monosémique, de sens subjectif avec la valeur laudative. Comme
à propos du cas précédent, il est évident que la formation de
ce diminutif est influencé par le sentiment de la tendresse.

- "…faisaient peur aux petits enfants…" (p. 147)


"Enfant" touche le domaine des noms des êtres humains.
La forme diminutive est grâce à l´emploi de l´adjectif "petit".
Il n´existe pas de diminutif dérivé du mot "enfant".
Ceci représente de vrais diminutifs monosémiques, de sens
objectif, parce qu´il se réfère à l´idée de la petitesse.

- "…que sous le ciel il n´est point de femelle…" (p. 148)


"Femelle" est un diminutif appartenant au domaine des
dénominations des êtres humains. "Femelle" désigne le nom même
l´adjectif. Le diminutif "femelle" s´est formé du latin
„femella“, qui était le diminutif de „femina“. Il signifiait
petite femme à partir de 1100. Dès 1530, ce mot porte une
nuance péjorative et on l´employait pour femme mauvaise ou
méprisable. L´adjectif „femelle“ désigne ce qui est du sexe
féminin. Dans le contexte de ce conte, „femelle“ désigne femme
au sens burlesque. Ce diminutif est un des vrais diminutifs
polysémiques, de sens subjectif ayant une valeur dépréciative.

Le conte suivant s´appelle Les souhaits ridicules est fut


publié en 1693 dans le Mercure galant.

31
La partie des contes en prose s´appelle Histoires ou contes du
temps passé avec des moralités. Le premier conte à analyser est
La Belle au bois dormant dont la première version parut dans le
Mercure galant en 1697, comme les quatre contes suivants. Tous
les cinq contes se trouvaient d´abord dans un manuscrit de
1695.

Les mots diminutifs en tirés sont suivants:

- "…on donna pour Marraines à la petite Princesse toutes les


fées…" (p. 175),176
« Princesse » touche le domaine des titres de noblesse.
Le diminutif est grâce à l´emploi de « petit ». Il n´existe pas
de forme synthétique diminutive du mot « princesse ».
L´expression « petite princesse » représente les vrais
diminutifs monosémiques, de sens objectif, à cause de l´idée de
la petitesse.

- "…alla jusqu´au haut d´un donjon dans un petit galetas…"


(p. 177)
"Galetas" appartient au domaine des parties de la maison.
Ici, on voit une superdiminution: "galetas" est déjà le
diminutif lui-même, sans avoir de forme diminutive, et il est
juxtaposé de l´adjectif "petit". "Galetas" est donc un
diminutif sans le mot de base. "Petit galetas" est un
superdiminutif monosémique, de sens objectif pour l´idée de la
petitesse.

- "…mais elle en fut avertie en un instant par un petit nain…"


(p. 178)

32
"Nain" est un des appelations des êtres humains et touche d´un
certain point de vue le monde des contes. Le diminutif s´est
formé à l´aide de l´adjectif "petit". Cependant que "nain"
contient en soi-même une idée de petitesse, l´auteur a employé
encore l´adjectif „petit“ pour le distinguer des êtres humains
et pour rassurer le lecteur qu´il s´agit vraiment d´un "tout
petit" nain du règne des contes. "Petit nain" est un vrai
diminutif monosémique dont le sens est objectif.

- "…et on la vit au bout d´une heure arriver dans un chariot…"


(p. 178)
Nous pourrions classer ce mot-ci dans le domaine des machines.
A partir de 1268, c´est „chariot“ qui apparaît à côté de
„char“, dont il s´est formé par dérivation. "Chariot" est
défini dans le dictionnaire Larousse comme voiture à quatre
roues utilisé pour le déplacement et parfois le levage de
charges ou de matériaux sur de faibles distances ou entre
autres petit wagonnet roulant sur un plan incliné. Comme dans
le contexte-là, la signification du mot „chariot“ ne contient
pas de nuance diminutive, il faut le considérer comme un
pseudodiminutif.

- "…les gros matins de basse-cour et la petite Pouffe, petite


chienne de la Princesse,…" (p. 179)
"Pouffe" est le prénom de la chienne, nous pouvons l´incorporer
dans le domaine des noms propres. "Chienne" appartient au
domaine de la faune. Les deux diminutifs se sont formés à l
´aide de l´adjectif "petit". La forme dérivée du nom „Pouffe“
ne serait pas difficile à inventer, mais ici il vaut mieux de
respecter l´auteur qui a préféré l´adjectif "petit". Il n
´existe pas de diminutif dérivé du mot "chienne" .
"Petite Pouffe" est un vrai diminutif du nom propre.

33
"Petite chienne" est un vrai diminutif monosémique, ayant le
sens plutôt subjectif (la chienne lui est très chère), de
valeur caritative.

- "…et qu´il avait couché dans la hutte d´un Charbonnier…"


(p. 182)
"Hutte" est une dénomination pour une maison humble. Ce mot fut
emprunté au moyen haut allemand „hütte“ au XIVe siècle, au XVIe
siècle c´est „hutelette“ qui en fut dérivée.
„Hutte“ désignait toujours une habitation rudimentaire en
torchis ou abri provisoire fait de branchages, de paille et
petite cabane faite de terre, de branches d´arbre, comme le
présente le dictionnaire Quillet.
Pourtant que sa forme originaire n´a presque pas changé et donc
nous ne pouvons pas parler, dans ce cas-là, d´un vrai diminutif
formé par dérivation, il faut le considérer comme un diminutif
d´origine étrangère.

- "…elle ne douta plus qu´il n´eut quelque amourette…"


(p. 182)
"Amourette" se classe parmi les dénominations des relations
interhumaines. Ce mot fut dérivé sous la forme de "amorette" de
"amour" au XIIe siècle. Le dictionnaire Larousse le définit en
tant que amour peu sérieux, passager, sans conséquence . Nous
pourrions le prendre pour un vrai diminutif monosémique, de
sens subjectif ayant une valeur depréciative.

- "Je veux manger demain à mon dîner la petite Aurore."


(p. 183)
"Aurore" est généralement une dénomination pour une partie du
jour, mais dans le contexte de ce conte-ci, „Aurore“ est le
prénom d´une fille.
Le diminutif "petite Aurore" est dû à l´adjectif "petit".

34
"Petite Aurore" est un vrai diminutif, monosémique, de sens
objectif, pour l´idée de la petitesse de l´enfant, ou même
subjectif de valeur depréciative pour l´intention violente du
monstre qui veut dévorer la petite fille.

- "…dans la basse cour couper la gorge à un petit agneau…"


(p. 183)
"Agneau" appartient au domaine de la faune. Le mot "agneau" s
´est formé, au XIIe siècle, de „agnellus“ en latin vulgaire qui
est le diminutif de „agnus“ en latin. Comme il s´agit d´un
petit de la brebis, il faut considérer "agneau" comme le
représentant des jeunes êtres où on ne peut pas constater une
notion diminutive. La juxtaposition de l´adjectif "petit" rend
de cette expression un diminutif et prend le sens subjectif
avec une valeur caritative.

- "Je veux manger à mon souper le petit Jour." (p. 184)


"Jour" prend dans ce contexte une notion d´un nom propre.
Le diminutif s´est formé à l´aide de l´adjectif "petit". Le
"petit Jour" est le prénom d´un petit garçon, nous pourrions
donc prendre ce diminutif pour un des vrais diminutifs
monosémiques, de sens objectif ou même subjectif, de valeur
depréciative pour l´intention violente du monstre qui voulait
dévorer le petit enfant.

- "…et le trouva avec un petit fleuret…" (p. 184)


"Fleuret" se classe dans le domaine des armes. „Fleuret“ s´est
dérivé de „fleur“, puis il a changé de sens parce qu´il désigne
maintenant epée terminé par un bouton comparé à un bouton de
fleur. En 1580, le mot est à remarquer chez Montaigne en tant
que „floret“ qui s´est adapté au mot italien „fioretto“.
Seul "fleuret" n´a pas de nuance diminutive, mais c´est l
´adjectif "petit" qui remplit cette fonction.

35
Comme „fleuret“ a perdu une nuance diminutive et a complètement
changé de sens, il faut le considérer comme un pseudodiminutif.
Avec l´adjectif "petit" nous pouvons constater qu´il s´agit d
´un vrai diminutif monosémique, de sens objectif pour l´idée de
petites dimensions.

- "…et donna à la place du petit Jour un petit chevreau“


(p. 184)
Nous pouvons incorporer "chevreau" dans le domaine de la faune.
Malgré sa terminaison diminutive, "chevreau" ne représente pas
de diminutif. C´est l´adjectif "petit" qui cause une nuance
diminutive de cette expression. "Petit chevreau" est un vrai
diminutif monosémique, de sens subjectif ayant une valeur
caritative.

Ensuite c´est le conte intitulé Le Petit Chaperon rouge qui est


disponible. Il prit la première place dans l´édition en 1697.

Les mots diminutifs qui en furent tirés:

- "Il était une fois une petite fille de village…" (p. 195)
"Fille" appartient au groupe de désignations des êtres humains.
Le diminutif "petite fille" est dû à l´adjectif "petit". Dans
le cas-ci, il s´agit d´un vrai diminutif monosémique, prenant
les deux sens: objectif parce qu´elle était petite; subjectif
parce qu´elle était gentille et tout le monde l´aimait.

- "Cette bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge…"


(p. 195)
"Chaperon" appartient au domaine des vêtements. "Petit
chaperon" est un diminutif grâce à l´emploi de l´adjectif
"petit". Nous pouvons le considérer comme un vrai diminutif
monosémique, de sens objectif à cause de l´idée de la
petitesse.

36
- "Le petit chaperon rouge partit aussitôt…" (p. 195)
Voici une dénomination métonymique d´une fille qui portait un
chaperon rouge. Le "petit chaperon rouge" est un diminutif
grâce à l´adjectif "petit". Il s´agit d´un vrai diminutif
monosémique, de sens objectif, qui désigne une fille portant un
chaperon rouge. Généralement, les noms propres commencent par
un majuscule, mais l´auteur de ce conte-là ne respecte pas ces
règles de l´orthographe.

- "…s´amusant à cueillir des noisettes…" (p. 195)


"Noisette" appartient au domaine des fruits. C´est un diminutif
de "noix" à partir du XIIIe siècle. Selon le dictionnaire
Dauzat, il signifie fruit comestible de noisetier, à coque
ligneuse entouré d´une écorce verte diet "brou" et contenant
une amende riche à huile.
"Noisette" représente un vrai diminutif monosémique, de sens
objectif pour l´idée de la petitesse.

- "…et à faire des bouquets des petites fleurs…" (p. 196)


"Bouquet" se classe dans le groupe de la flore. „Bouquet“
est à partir du XIVe siècle un diminutif de "bosc" en dialecte
normanno-picard, "bosc" est la forme primitive de "bois".
„Bouquet“ signifie tout ce qui se présente en une touffe serré
– arbustes, tiges, fleurs et il signifie aussi petit bois.
"Bouquet" est un des vrais diminutifs polysémiques, de sens
objectif à cause de l´idée de la petitesse.
"Fleurs" font partie du domaine de la flore. Le diminutif
"petites fleures" est formé à l´aide de l´adjectif "petit",
pourtant qu´il existe une forme synthétique diminutive:
„fleurette“ mais ayant un sens figuratif. Dans le cas de
"petites fleurs", il s´agit d´un vrai diminutif monosémique, de
sens objectif.

37
- "Tire la chevillette, la bobinette cherra…" (p. 195)
"Bobinette" fait partie du domaine des outils. "Bobinette", c
´est-à-dire une petite pièce de bois mobile servant autrefois
à fermer les portes, est un diminutif qui fut dérivé de
„bobine“ au XVIIe siècle. L´emploi de „bobinette“ est devenu
plus fréquent à la fin du XVIIe siècle. „Bobinette“ se classe
parmi de vrais diminutifs monosémiques, de sens objectif.

- "Le loup tira la chevillette…" (p. 195)


"Chevillette" appartient au domaine des outils. Ce mot est un
diminutif de „cheville“ à partir du XIIIe siècle. "Chevillette"
est un des vrais diminutifs monosémiques, de sens objectif.

L´autre conte de fée, intitulé La Barbe bleu, est prêt à être l


´objet de notre recherche concernant les diminutifs. Sa
première édition s´est réalisée en 1697 à Paris.

Nous en avons récupéré les diminutifs suivants:

- "…ouvrez tout, allez partout, mais pour ce petit cabinet, je


vous défends d´y entrer…"(p.208)
Nous pouvons incorporer le mot "cabinet" au domaine des parties
de la maison. Le mot "cabinet" est devenu diminutif de "cabine"
au XVIe siècle. "Cabinet" désigne petite pièce d´une
habitation dépendant souvent d´une pièce plus grande. Comme
"cabinet" est un diminutif, la présence de l´adjectif "petit"
est redondante. Dans ce cas-là, nous pouvons constater une
superdiminution. Nous pourrions expliquer la présence de l
´adjectif "petit" par l´accentuation des petites dimensions du
cabinet ou par le côté subjectif, cela veut dire que le
locuteur aurait une prédilection pour ce cabinet-ci.

38
Nous pouvons considérer le mot "cabinet" comme un vrai
diminutif monosémique, de sens objectif ou subjectif pour l
´idée caritative.

- "Pour cette petite clef-ci…" (p. 208)


"Clef" se classe parmi les outils. "Petite clef" est un
diminutif grâce à la présence de l´adjectif "petit". Nous
pouvons l´incorporer dans le groupe des vrais diminutifs
monosémiques, de sens objectif pour l´idée de la petitesse.

- "…des lits, des sophas, des cabinets, des guéridons,…"


(p.209)
Ce mot-ci appartient au domaine de l´aménagement de la maison.
"Guéridon" est le prénom d´un personnage de farce du même nom
du XVIIe siècle. Mais le sens de "guéridon" est, dans le
contexte-ci, différent, c´est qu´il désigne petite table
ronde, à pied central unique. Ce diminutif fait partie du
groupe des diminutifs sans le mot de base.

- "…elle y descendit par un petit escalier…" (p.209)


"Escalier" fait partie du domaine de l´aménagement de la
maison. Le diminutif "petit escalier" est considéré comme
diminutif à cause de l´emploi de l´adjectif "petit".
Ce diminutif est un des vrai diminutifs monosémiques, de sens
objectif parce qu´il s´agit d´un ecalier de petites dimensions.

- "…et même la frotter avec du sablon…" (p.210)


"Sablon" peut appartenir au groupe des outils, produits de
nettoyge. "Sablon" s´est formé du latin „sabulum“ au cours du
XIIe siècle. Selon le dictionnaire Larousse, "sablon" désigne
en terminologie technique sable très fin qui entre dans la
composition du savon minéral et dont on se sert comme abrasif.
Malgré sa forme diminutive (terminaison –on), nous ne pouvons

39
pas constater une nuance diminutive. Étant donné cela, il faut
considérer "sablon" comme un pseudodiminutif.

- "…le pria de lui donner un petit moment…" (p.212)


"Moment" appartient au domaine des mots abstraits.
Le diminutif "petit moment" prend un sens diminutif à cause de
la présence de l´adjectif "petit". L´expression "petit moment"
est un des vrais diminutifs monosémiques, de sens objectif pour
la brieveté d´une période temporelle.

Les contes suivants, Le maître chat ou le chat botté et Les


Fées font une exception quant´à la fréquence des diminutifs,
parce qu´il n´y en a presque pas. Les deux contes furent
publiés en 1697 comme ceux précédents.

Le maître chat ou le chat botté dispose des diminutifs


suivants:

- "…et le maître chat tirant aussitôt les cordons…" (p.222)


« Cordon » appartient au domaine des outils. « Cordon » est le
diminutif dérivé de „corde“ au XIIe siècle. « Cordon » s
´emploie aussi dans la terminologie médicale, ensuite il
désigne rang. Il représente de vrais diminutifs polysémiques,
de sens objectif pour l´idée de petites dimensions.

- "…que vous aviez aussi de pouvoir de prendre la forme des


plus petits animaux…" (p. 225)
"Animaux" font partie du domaine de la faune. Nous considérons
cette expression comme un diminutif pour l´emploi de l´adjectif
"petit". Il n´existe pas de forme synthétique diminutive du mot
"animal". L´expression "petits animaux" est un des vrais
diminutifs monosémiques, de sens objectif.

40
Le conte Les Fées est tout à fait dépourvu de diminutifs.

Le conte suivant s´appelle Cendrillon ou la petite pantoufle


de verre et il fut publié pour la première fois en 1697.

Nous en avons tirés les diminutifs suivants :

- « Cendrillon ou la petite pantoufle de verre »


« Cendrillon » fait partie du domaine des noms propres. On
appelle « Cendrillon» une fille qui par conséquent de ramoner
les fourneaux, est toujours sale de cendre. Pourtant que
„Cendrillon“ est une très jolie fille, son prénom prend une
nuance péjorative et par là il évoque du dégoût. Nous
considérons le nom « Cendrillon » comme un vrai diminutif
monosémique, de sens subjectif ayant une valeur depréciative.

- « …et qui godronnait leurs manchettes… » (p. 246)


Nous incorporons le mot « manchette » dans le domaine des
vêtements. « Manchette » s´est formé par dérivation du mot
« manche » au cours du XIIe siècle. Dans les Notes du livre,
nous apprenons que « manchette » désignait ornement de
batiste, de mousseline ou de dentelle, empesé et ici plissé,
que les hommes et les femmes fixaient aux poignets de leur
chemise ou de leur robe, à l´aide des boutons ou de rubans.
Comme la forme diminutive de « manchette » ne correspond pas à
l´idée de la petitesse, il faut constater qu´il s´agit d´un
pseudodiminutif.

- « …pour dresser des cornettes à deux rangs… » (p. 247)


« Cornette » se classe parmi les coiffures ou accessoires, sa
signification est discutable. Ce mot fut dérivé de « corne » au
cours du XIVe siècle. Selon les Notes en arrière du livre, le
mot « cornette » fait problème. On ne sait pas s´il s´agit d
´une sorte de coiffe, ou de dentelle qu´une coiffeuse et

41
Cendrillon fixent sur la tête des soeurs comme le ferait une
modiste ou d´une sorte de maintes coiffure qui étaient à la
mode autrefois. A cause d´une certaine similitude entre „corne“
et coiffure ou coiffe que « cornette » peut signifier, nous
pouvons affirmer que c´est un vrai diminutif polysémique, de
sens objectif pour l´idée de petites dimensions.

- « On rompit plus de douze lacets… » (p. 247)


« Lacet » appartient au domaine des outils. A partir du XIVe
siècle « lacet » peut être pris pour un diminutif par
dérivation du verbe „lacer“ qui veut dire « serrer ». Dans le
dictionnaire Larousse, il est défini en tant que cordon étroit
qu´on passe dans les oeillets pour serrer un vêtement,
attacher les chaussures.
"Lacet" est donc un diminutif (=cordon) dérivé du verbe
"lacer", monosémique, de sens objectif.

- « …rien ne lui étant resté de toute sa magnificence qu´une


de ses petites pantoufles… » (p. 251)
« Pantoufle » représente le domaine des vêtements. Nous prenons
cette expression pour un diminutif à cause de l´emploi de l
´adjectif « petit ». Nous le prenons pour un vrai diminutif
monosémique, de sens objectif à cause de petites dimensions.

- « …et approchant la pantoufle de son petit pied… » (p.252)


"Pied" est une partie du corps. Ce diminutif est considéré
comme un diminutif pour l´emploi de l´adjectif "petit", il n
´existe aucune autre expression pour exprimer le diminutif de
"pied" qu´en employant l´adjectif "petit". L´expression "petit
pied" représente de vrais diminutifs monosémiques, de sens
objectif. Nous pouvons y observer aussi une certaine
subjectivité, de valeur laudative, évoquée par la présence du
pronom possessif "son" qui peut indiquer un sentiment de
tendresse ou un compliment.

42
Le conte suivant s´appelle Riquet à la houppe dont la première
édition parut en 1698.

Nous y avons trouvé les diminutifs suivants:

- "…qui était bien affligé d´avoir mis au monde un si vilain


marmot…" (p. 261)
"Marmot" est une dénomination de l´enfant, dans ce contexte-ci,
donc nous le classons dans le domaine des appelations des êtres
humains. "Marmot" fut probablement dérivé du verbe "marmotter"
au XVe siècle. Au XVIe siècle "marmot" désignait une figurine
grotesque servant d´heurtoir, mais un siècle
plus tard c´était déjà une dénomination familière pour un
petit enfant, comme le présente le dictionnaire Larousse.
Enfin nous pouvons constater que "marmot" est un vrai diminutif
polysémique, de sens subjectif avec une valeur dépréciative.

- "…qu´il vint au monde avec une petite houppe…" (p. 261)


"Houppe" est une des dénominations pour une coiffure. L
´expression "petite houppe" est prise pour le diminutif à cause
de l´emploi de l´adjectif "petit". "Petite houppe" représente
de vrais diminutifs monosémiques, de sens objectif pour l´idée
de la petitesse.

- "…assisté à la naissance du petit Riquet…" (p. 262)


"Riquet" appartient au domaine des noms propres. Le mot seul a
une forme diminutive (terminaison –et), mais sans connaître le
mot de base duquel il s´est dérivé. Nous pourrions le prendre
pour un diminutif sans le mot de base. La juxtaposition de l
´adjectif "petit" change de situation, du coup nous pouvons
parler d´un diminutif. "Petit Riquet" est un vrai diminutif
monosémique, de sens subjectif pour une nuance câline et à la
fois objectif pour l´idée de la petitesse.

43
- "…elle vit venir à elle un petit homme…" (p. 263)
"Homme" est une dénomination pour un être humain. Le sens
diminutif de "petit homme" est dû à la présence de l´adjectif
"petit". Il n´existe pas de forme synthétique diminutive du mot
"homme". Il s´agit évidemment d´un vrai diminutif monosémique,
de sens objectif pour l´idée de petites dimensions.

Nous allons ensuite analyser, du côté des diminutifs, le conte


appelé Le Petit Poucet, qui fut publié en 1697.

Voici les diminutifs tirés:

- "…que l´on appela le petit Poucet…" (p. 276)


"Poucet" représente généralement une dénomination diminutive d
´un doigt, mais dans le contexte-ci, il signifie le prénom du
personnage principal de ce conte. Le dictionnaire Larousse
présente qu´au milieu du XIe siècle "pouce" signifiait une
mesure de longueur et au XIIIe siècle il reprit une
signification anatomique du latin "pollicem" qui est accusatif
de "pollex". Pour la présence de la terminaison diminutive –et
et de l´adjectif "petit", nous pouvons constater qu´il s´agit d
´une superdiminution. "Petit Poucet" est un vrai diminutif
monosémique, de sens subjectif avec une valeur caritative.
"Petit Poucet" est devenu locution.

- "…où il emplit ses poches de petits cailloux…" (p. 278)


"Caillou" s´incorpore dans le domaine de la nature, précisément
de la minéralogie. "Caillou" est une forme normanno-picarde du
gaulois "caliavo" dont le radical pré-indo-européen du XIIe
siècle "cal" signifiait pierre, rocher. Larousse le décrit
comme morceau de pierre de moyenne ou de petite dimension. Dans
le cas de „caillou“, nous pouvons constater une nuance

44
diminutive et la présence de l´adjectif "petit" cause une
superdiminution. D´ailleurs, nous pouvons le classer parmi de
vrais diminutifs monosémiques, de sens objectif pour l´idée de
la petitesse.

- "…à ramasser les broutilles pour faire des fagots…" (p. 278)
"Broutille" fait partie du domaine de la flore. "Broutille" est
le diminutif dérivé de "brout" à partir du XIVe siècle. Primo,
il signifie menues branches. Figurativement, il porte le sens
des choses de peu d´importance de peu de valeur chose
insignifiante. "Broutille" n´a pas de nuance diminutive sauf sa
forme (terminaison –ille). C´est la raison pour laquelle nous
pouvons considérer le mot comme un pseudodiminutif.
"Fagot" est une des dénominations pour un faisceau de branches,
donc on le classe dans le domaine de la flore.
La forme originelle de "fagot" est "facus" en latin vulgaire
qui s´était formé du grec "phakelos" auparavant. En français
classique, le mot a acquis un sens d´ensemble de nouvelles de
peu d´importance, bagatelles. "Fagot" ne représente pas, en
effet, de diminutif, pourtant qu´il a une terminaison
diminutive (-ot). Il s´agit d´un pseudodiminutif.

- "…puis s´enfuirent tout à coup par un petit sentier…"


(p. 278)
"Sentier" est une des dénominations pour un chemin. "Sentier"
seul contient une certaine nuance diminutive, parce qu´il
désigne petit chemin, pourtant qu´il ne termine pas par une des
terminaisons diminutives. L´expression "petit sentier" porte
une valeur superdiminutive à cause de la présence de l´adjectif
"petit". C´est un vrai diminutif monoséique, de sens objectif
pour l´idée de la petitesse.

- "Ce Pierrot était son fils…" (p. 280)

45
"Pierrot" fait partie du domaine des noms propres. "Pierrot"
est un diminutif par dérivation de „Pierre“ à partir du XVIIe
siècle. On utilisait ce mot pour désigner moinneau ou plus
tard en français populaire pour imbécile, nigaud. "Pierrot" est
aussi le nom d´un personnage de la comédie italienne du XVIIe
siècle. Dans le contexte de ce conte-ci, "Pierrot" est le nom d
´un enfant, nous pouvons donc le considérer comme un vrai
diminutif polysémique, de sens objectif pour l´idée de la
petitesse et à la fois subjectif pour une nuance caritative.

- "…en le jettant par miettes…" (p. 281)


Nous incorporons le mot "miette" dans le domaine des
dénominations des petits fragments. "Miette" fut dérivé de
"mie" qui eût origine en latin "mica" au XIIe siècle. Selon
Larousse, "miette" désigne petite parcelle qui tombe du pain
lorsqu´on le coupe et plus tard son sens s´est généralisé au
fragment d´une chose.
"Miette" est un vrai diminutif monosémique, de sens objectif
pour l´idée de la petitesse.

- "…il vit une petite lueur…" (p. 281)


"Lueur" se classe parmi les dénominations de la lumière. "Petit
lueur" est considéré comme un diminutif pour la présence de l
´adjectif "petit". Il n´existe aucune autre manière à former le
diminutif de "lueur" sauf à l´aide de "petit". "Petite lueur"
est un vrai diminutif monosémique, de sens objectif pour l´idée
de la petitesse.

- "…mais elles avaient les petits yeux gris…" (p. 284)


"Yeux" appartient au domaine des parties du corps. La valeur
diminutive de "petits yeux" est dû à l´emploi de l´adjectif

46
"petit". Il s´agit d´un vrai diminutif monosémique, de sens
objectif.

- "…allons voir comment se portent nos petits drôles…" (p.284)


Le substantif "drôle" représente dans le contexte-ci une des
dénominations pour des gamins. "Petits drôles" porte une valeur
diminutive à cause de l´emploi de l´adjectif "petit". Ceci est
un vrai diminutif monosémique, des deux sens: objectif pour l
´idée de la petitesse, subjectif pour une nuance câline
justifiée par la présence du pronom possessif „nos“.

- "…ou ayant senti les petits bonnets des garçons…" (p. 285)
"Bonnet" appartient au domaine des pièces des vêtements.
Cependant que "bonnet" a une forme d´un diminutif, il ne l
´est pas, il ne le devient qu´avec la présence de l
´adjectif "petit". Là, nous pouvons constater qu´il s´agit
d´un vrai diminutif monosémique, de sens objectif.

IV.2. Les bottes de sept lieues

Maintenant, nous allons rechercher un autre recueil de contes


de fée qui s´appelle Les bottes de sept lieues créé par Marcel
Aymé. Le premier conte qui sera l´objet de l´analyse est
intitulé pareillement comme le recueil, Les bottes de sept
lieues.

Nous en avons tiré les diminutifs suivants :

- « C´était une ombre frêle, au petit visage étroit… » (p. 9)


« Visage » est une partie du corps. Nous pouvons prendre

47
« petit visage » pour un diminutif à cause de la présence de l
´adjectif « petit ». Il n´existe aucune autre manière à
exprimer le diminutif de « visage ». Il s´agit d´un vrai
diminutif monosémique, de sens objectif pour l´idée de la
petitesse.

- « …dit en ôtant sa casquette… » (p. 10)


« Casquette » fait partie du domaine des vêtements. Ce mot est
l´emprunt de l´espagnol « casco » duquel fut dérivé « casque »
au XIXe siècle. Dictionnaire Larousse présente sa signification
en tant que coiffure ordinairement en étoffe, plate et munie d
´une visière. Le mot « casquette » est un des pseudodiminutifs
à cause de l´absence de l´idée de la petitesse ou d´autre
nuance diminutive.

- « …et était allé déposer chez lui sa serviette… » (p. 12)


« Serviette » est un mot appartenant dans le domaine des
textiles. « Serviette » s´est formé par dérivation du verbe
« servir » au début du XIVe siècle. Le dictionnaire Dauzat
donne sa définition en tant que pièce de linge dont on se sert
à table pour la toilette ou dans la salle de bains pour s
´essuyer. « Serviette » est le synonyme de cartable .
Selon le contexte de ce conte, où cette « serviette » est
utilisée à table, nous pouvons prononcer qu´il s´agit du
diminutif dérivé du verbe, polysémique, de sens objectif pour l
´idée de la petitesse.

- « Baranquin, un petit blond très jeune… » (p. 12)


« Blond » , substantif dans ce cas-là, est une des
dénominations pour un être humain. L´adjectif « petit » produit
une nuance diminutive à propos du mot « blond ». Pourtant qu´il
existe encore une autre expression diminutive synthétique de «

48
blond », c´est-à-dire « blondin », l´auteur avait préféré l
´emploi de l´adjectif des raisons inconnues.
Nous pouvons le proclamer un vrai diminutif monosémique, de
sens objectif pour l´idée de la petitesse.

- « La ruelle était sombre… » (p. 16)


« Ruelle » est une dénomination du chemin. « Ruelle » est un
diminutif dérivé de « rue» qui s´est formée du latin « ruga »
signifiant « ride » d´où en latin populaire « chemin ». Au XVe
siècle, ce mot signifiait espace entre le lit et la muraille,
deux cents ans après « ruelle » représente chambre à coucher
où les dames de qualité recevaient. Dans le contexte-ci, il
représente petite rue étroite.
« Ruelle » appartient aux groupe des vrais diminutifs
monosémiques, de sens objectif à cause de l´idée de la
petitesse.

- « ´Bureau champêtre de la reine Hortense´ désignait une


petite table… » (p. 16)
« Table » appartient qu le domaine de l´aménagement de la
maison. « Petite table » est un diminutif grâce à la présence
de l´adjectif « petit », il n´y a pas d´une autre forme
synthétique diminutive du mot « table ». Nous considérons ce
diminutif comme un vrai diminutif monosémique, de sens objectif
à cause de l´idée de la petitesse.

- « …une paire de bottes qu´accompagnait également une petite


pancarte… » (p. 17)
« Pancarte » fait partie du domaine des outils. Cette
expression est devenue diminutif grâce à l´emploi de l´adjectif

49
« petite ». « Petite pancarte » est un des vrais diminutifs
monosémiques, de sens objectif pour l´idée de la petitesse.

- « …qu´elle soufflait par sa bouche une petite buée… »


(p. 18)
« Buée » appartient dans le domaine des phénomènes naturels. L
´emploi de l´adjectif « petite » produit une nuance diminutive
du mot « buée ». Nous pouvons le classer parmi de vrais
diminutifs monosémiques, de sens objectif pour l´idée de la
petitesse.

- « …le marchand était un très petit vieillard… » (p. 18)


« Vieillard » dénomine un être humain. « Petit vieillard » peut
être pris pour un diminutif à cause de la présence de l
´adjectif « petit ». Il n´existe pas un autre mot synthétique
diminutive de "vieillard". Il s´agit d´un vrai diminutif
monosémique, de sens objectif pour l´idée de la petitesse.

- « …des culottes courtes et des bas de cycliste… » (p. 18)


« Culotte » fait partie du domaine des vêtements. « Culotte » s
´est formé par dérivation de « cul » au début du XVIe siècle.
Larousse le définit en tant que vêtement masculin qui couvre
le corps de la ceinture aux genoux, entourant séparément
chaque cuisse. « Culotte » peut être considéré comme un
pseudodiminutif, pour l´absence de la nuance diminutive.

- « …et lui parlait d´une voix de fillette en colère… »


(p. 21)
« Fillette » appartient au domaine des dénominations des êtres
humains. « Fillette » s´est formée par dérivation de « fille »
au début du XIIe siècle, dont l´origine est « filia » en latin.

50
Larousse présente que « fillette » désigne petite fille jusqu
´à l´adolescence. Pour cette idée de la petitesse, nous pouvons
classer « fillette » dans le groupe des vrais diminutifs
monosémiques, de sens objectif.

- « …petite tête ronde et lisse comme une pomme… » (p. 21)


« Tête » est une partie du corps. L´emploi de l´adjectif
« petit » produit une nuance diminutive, il n´existe aucune
autre forme synthétique diminutive de « tête ».
« Petite tête » est un des vrais diminutifs monosémiques, de
sens objectif pour l´idée de la petitesse.

- « …entretenait un petit feu en attendant le retour… »


(p. 23)
« Feu » s´incorpore dans le domaine des phenomènes naturels.
« Petit feu » appartient au groupe des vrais diminutifs
monosémiques, de sens objectif à cause de l´idée de la
petitesse.

- « La pièce était minuscule… » (p. 23)


« Minuscule » est un adjectif désignant le superlatif de petit.
Il s´est formé de « minusculus » en latin au cours du XIXe
siècle, qui est un diminutif de « minor ». Sauf l´adjectif, «
minuscule » peut signifier aussi le nom en tant que petite
lettre, à partir du XVIIe siècle. "Minuscule" fait partie du
groupe des adjectifs diminutifs.

- « Assise sur l´un des deux petits lits… » (p. 23)


Le mot « lit » représente le groupe de l´aménagement de la
maison. « Petit lit » se classe parmi de vrais diminutifs
monosémiques, de sens objectif. Il n´existe pas de diminutif

51
dérivé du mot « lit », c´est pourquoi l´auteur a dû employer l
´adjectif « petit » pour exprimer une nuance diminutive.

- « Je suis la maman du petit Buge, Antoine Buge. » (p. 26)


« Buge » est le nom d´une personne. L´adjectif « petit » porte
une nuance diminutive, c´est pourquoi l´auteur l´a employé pour
produire le diminutif. « Petit Buge » est un des vrais
diminutifs monosémiques, des deux sens: objectif, pour l´idée
de la petitesse du garçon, et subjectif à cause de l´idée
câline du côté du maman.

- « …étaient réunis dans une petite salle… » (p. 28)


« Salle » appartient au domaine de l´aménagement de la maison.
L´emploi de l´adjectif « petit » produit une nuance diminutive
de l´expression. Pourtant qu´il existe une forme synthétique
diminutive du mot « salle », c´est-à-dire « salon », l´auteur a
employé l´adjectif « petit ». Il s´agit d´un vrai diminutif
monosémique, de sens objectif pour l´idée de la petitesse.

- « Elle l´appelait ´Mon petit bambin à sa maman´. » (p. 28)


« Bambin » est une des déniminations pour un petit enfant. Le
mot « bambin » fut emprunté à l´italien en tant que
« bambino » au XVIe siècle. Selon Larousse « bambin » désigne
au langage familier, petit garçon avec une nuance de tendresse.
Par le terme « bambin » on désignait d´abord l´Enfant Jésus.
La présence de l´adjectif "petit" en rend un superdiminutif.
"Petit bambin" est un vrai diminutif monosémique, des deux
sens: objectif pour l´idée de la petitesse et subjectif pour l
´idée de la tendresse.

- « …il alla jouer dans une petite cour… » (p. 39)


« Cour » se classe dans le domaine des parties de la maison.
« Petite cour » est un vrai diminutif monosémique, de sens
objectif pour l´idée de la petitesse. L´emploi de l´adjectif

52
« petit » est nécessaire pour exprimer une nuance diminutive.

- « Il disposait d´éléments variés : caisses, bouteilles,… »


(p. 39)
« Bouteille » est une dénomination pour un récipient. Pourtant
que ce mot s´est formé du latin « butticula » qui est un
diminutif dérivé de « buttis » (=tonneau en français), ne prend
plus de nuance diminutive en français contemporain. Le
dictionnaire Larousse donne sa définition en tant que
récipient en verre, allongé et à goulot étroit, destiné à
contenir des liquides.
Sauf sa terminaison diminutive, « bouteille » n´a rien de
commun avec un diminutif, c´est pourquoi nous le prenons pour
un pseudodiminutif.

- « …boîtes de saumon et de petits pois… » (p. 39)


« Pois » se classe parmi les plantes, c´est-à-dire le domaine
de la flore. « Pois » s´est formé du latin « pisum » au XIIe
siècle et il désigne soit la plante soit le fruit des plantes
légumineuses appelés pois, graines rondes, enfermés dans la
gousse. L´expression « petit pois » existe à partir du XVIe
siècle. Nous pouvons le prendre pour un diminutif qui est
couramment employé à côté du « pois ». « Petit pois » est donc
un vrai diminutif polysémique, de sens objectif pour l´idée de
la petitesse.

- « …il pleurait sous son capuchon… » (p. 44)


« Capuchon » appartient dans le domaine des vêtements.
« Capuchon » s´est dérivé de « cape », d´après « cappuccio » en
italien au XVIe siècle. Le dictionnaire Petit Robert le définit
en tant que partie du manteau ou d´une pélérine qu´on peut
mattre sur la tête ou rejeter en arrière, aussi capuche.
Malgré sa terminaison diminutive –on, le mot « capuchon » dans
le sens du contexte, ne représente pas de diminutif pour l

53
´absence de l´idée de la petitesse même de l´idée de la
tendresse. Nous le considérons comme un pseudodiminutif.

- « …la vie avec cette lucidité de petit jour… » (p. 45)


« Jour » est une dénomination pour une période temporelle.
« Petit jour » n´est pas en effet de diminutif, de point de vue
de sens. Il représente une locution signifiant l´aurore.
« Petit jour » est un pseudodiminutif, pour l´absence de l´idée
de la petitesse.

Le conte suivant prêt à être analysé quant´aux diminutifs, s


´appelle A et B. En comparaison avec le conte précédent, celui-
ci est vraiment pauvre en diminutifs.

- « …des gens qui bredouillent du latin… » (p. 67)


« Bredouiller » est le verbe, synonyme de „bretter“,
„marmotter“ et „bretonner“ – „parler comme un breton“, qui s
´est formé du latin « brittus » au XVIe siècle. Le Petit Robert
le définit en tant que s´exprimer d´une manière confuse et
précipitée, ne pas articuler distinctement. Etant donné cela,
nous pouvons le considérer comme le verbe diminutif dérivé d´un
verbe.

- « M. Roulard, petit homme sanguin… » (p. 67)


« Homme » fait partie du domaine des dénominations pour un être
humain du sexe masculin. « Petit homme » est un diminutif créé
par l´emploi de l´adjectif « petit ». Il n´y a pas d´autre
expression diminutive dérivée de ce mot, c´est pourquoi la
présence de l´adjectif « petit » est nécessaire.
Il s´agit d´un vrai diminutif monosémique, de sens objectif
pour l´idée de la petitesse.

54
Le proverbe est le nom du conte qui suit. Les diminutifs y
apparaissent en nombre abondant.

- « Il penchait la tête sur son assiette… » (p. 74)


« Assiette » fait partie du domaine de la vaisselle. Il s´est
créé du latin vulgaire « assedita » qui est le participe passé
substantivé de « assedere », „asseoir“ en français. Dès sa
formation, « assiette » a changé plusieurs fois du sens :
manière d´être assis ; assiette de la rente ; action de mettre
les plats sur la table ; services d´un repas et depuis le
XVIIe siècle il désigne pièce de vaisselle plate. Malgré sa
forme diminutive, terminaison –ette, « assiette » ne contient
pas de nuance diminutive. C´est pourquoi on le considère comme
un pseudodiminutif.

- « …chercher à tâtons le commutateur. » (p. 76)


„A tâtons“ est un adverbe qui fut à la fin du XIIe siècle
dérivé du verbe „tâtonner“. Selon le dictionnaire Larousse, il
prend la signification telle que en tâtonnant chercher les
obstacles. Des le XVIe siècle, la signification de l´expression
„à tâtons“ a été encore élargie de agir avec hésitation, sans
méthode. Son contenu sémantique fait sentir qu´il y a un
certain degré de la nuance diminutive, tel que avancer par
petits pas. Il ne faut pas oublier de mentionner que son
équivalent „à l´aveuglette“ porte aussi une nuance diminutive.
Etant donné tout cela, nous pouvons prendre l´expression „à
tâtons“ pour un adverbe avec une nuance diminutive.

- « …à me parler de son gamin… » (p. 78)


« Gamin » est une dénomination pour un enfant. Il a pénétré
dans la langue française officielle à partir du dialecte de l
´est au cours du XVIIIe siècle. La racine du mot « gamin » est
d´origine germanique en tant que « gamm » de l´allemand de l
´ouest « Gammel » qui désigne joie bruyante, vaurien. Le

55
dictionnaire étymologique Dauzat le définit en tant que petit
garçon ou fille au début servant d´aide de commissionnaire d
´un artisan ou commercant, ensuite "gamin" désigne petit
enfant qui passe son temps à jouer et à polissonner dans les
rues ou tout simplement enfant adolescent en langage familier.
"Gamin" est un des vrais diminutifs polysémiques, de sens
objectif pour l´idée de la petitesse et aussi subjectif pour
une nuance depréciative.

- « Tirer la charrette et part tous les temps. » (p. 78)


« Charrette » appartient au domaine des machines. Il représente
un diminutif de « char » à partir de la fin du XIIe siècle.
Dauzat définit « charrette » en tant que petite voiture à deux
roues servant à transporter des fardeaux . Ce mot peut être
considéré comme un vrai diminutif monosémique, de sens objectif
à cause de l´idée de la petitesse.

- « …une longue rumeur de drame avec remuement de


bouillottes…» (p. 80)
Dans ce contexte-ci, le mot « bouillotte » se classe dans le
domaine des dénominations du jeu. Le mot « bouillotte » fut
dérivé du verbe « bouillir » à la fin du XVIIIe siècle et
prenait le sens du récipient métallique destiné à faire
bouillir de l´eau, c´est-à-dire bouilloire. Dès le début du
XIXe siècle, ce mot gagne un autre sens, le sens du « jeu » où
« bouillotte » réfère à la rapidité du jeu. Pour l´absence de
nuance diminutive de "bouillotte" au sens de ce contexte-ci, on
peut le prendre pour un pseudodiminutif.

- « …en sortit un cahier de brouillon… » (p. 81)


« Brouillon » fait partie du domaine des dénominations
abstraites. « Brouillon » représente l´adjectif ou le nom, ici
il s´agit du nom et signifie l´ébauche. Au cours du XVIe
siècle, le mot fut dérivé du verbe « brouiller ». Malgré la

56
terminaison diminutive –on, « brouillon » fait partie des
pseudodiminutifs pour l´absence de nuance diminutive.

- « …tantôt le martinet ou bien le nerf de boeuf. » (p. 84)


« Martinet » appartient au domaine des dénominations des
oiseaux. Selon Dauzat, ce mot représente oiseau passereau, à
longues ailes, qui ressemble à l´hirondelle ou chandelier plat
muni d´un manche, d´un crochet et à partir du XVIIIe siècle il
désigne fouet à plusieurs lanières ou cordes. Dans le contexte
du conte-ci, « martinet » prend le dernier sens. Il s´agit d´un
pseudodiminutif pour l´absence de l´idée de la petitesse.

- « Le père eut un petit rire indulgent… » (p. 87)


« Rire » appartient dans le domaine des expressions
émotionnelles de l´homme. « Petit rire » en est le diminutif,
dû à la présence de l´adjectif « petit ». Il n´existe aucune
autre forme synthétique diminutive de « rire », c´est la raison
pour laquelle il a fallu employer l´adjectif « petit ». Il s
´agit d´un vrai diminutif monosémique, de sens objectif à cause
de l´idée de la petitesse.

IV.3. Histoire d´un casse-noisette

Le troisième livre des contes de fée prêt à subir une recherche


quant´aux diminutifs s´appelle Histoire d´un casse-noisette
écrit par Alexandre Dumas et pour la première fois publié en
1844.

Nous en avons tiré les diminutifs tels que :

- « …et à toutes les branches on suspend les joujoux… »


(p. 15)
« Joujou » représente le groupe de dénominations enfantines des
jouets. A partir du XVe siècle, « joujou » était une forme

57
enfantine de jouer ou le jouet, plus tard au XVIIIe siècle l
´expression « faire jojo » était déjà employée. Selon le
dictionnaire Larousse, « joujou » désigne jouet et il s´emploie
dans la locution « faire joujou avec une poupée ». « Joujou »
est un vrai diminutif monosémique, de sens subjectif ayant une
valeur caritative, parce qu´il s´agit de l´expression du
langage enfantin, employée par les enfants même les parents en
parlant à eux.

- « Il avait le visage ridé comme une pomme de reinette… »


(p. 15)
"Reinette" fait partie du groupe des dénominations des pommes.
Ce mot fut dérivé de "reine" au début du XVIe siècle.
"Reinette" est le nom donné à un grand nombre de variétés de
pommes, comme Reinette blanche ou grise, Reinette du Canada
etc. Le dictionnaire Larousse présente que l´emploi de
"reinette" prend une notion métaphorique du mot "rainette", une
espèce de grenouille dont la peau tachetée est remarquable même
auprès de cette variété de pomme. On remarque un croisement
orthographique avec le mot "reine", qui peut l´être parce que
"la reinette" est tenue pour la reine des pommes. Etant donné
tout cela, il faut considérer "reinette" comme un
pseudodiminutif, parce que ce mot n´a qu´une forme diminutive.

- « …quelques mots peu compliqués comme papa, maman, dada,… »


(p. 15)
« Papa » fait partie du groupe de dénominations de père.
« Papa » est d´origine latine sous la forme de « pappus »,
aïeul, à partir du XIIIe siècle. « Papa » même « pappa »
proviennent du verbe « pappare » qui désigne « manger ». On y
observe une forme enfantine par redoublement de labiale -p.
Le dictionnaire Larousse dit que « papa » est le nom donné au
père par les enfants et par ceux qui leur parlent.

58
« Papa » est un vrai diminutif monosémique, de sens subjectif
ayant une valeur laudative.
« Maman » appartient aussi au domaine des dénominations de
mère. « Maman » s´est formé du latin « mamma » au XIIIe siècle.
Comme chez « pappus », nous observons chez « mamma » une
formation enfantine par redoublement. « Maman » désigne mère
dans le langage affectif, surtout celui des enfants. La
nasalisation de –a final s´est faite dans le langage des
adultes au XVIIe siècle. « Maman » représente de vrais
diminutifs monosémiques, de sens subjectif avec une valeur
caritative.
« Dada » est une onomatopée enfantine existant à partir du
début du XVIe siècle. Il désigne « cheval » dans le langage
enfantin ou plaisant. A partir de la fin du XVIIIe siècle,
« dada » représente dans le langage familier une idée chère à
quelqu´un qui le répète fréquemment ; thème de prédilection – c
´est un calque de l´anglais où hobby – horse. « Dada » s´est
formé probablement par redoublement de « da », variante de
« dia » qui est le cri pour exciter les chevaux. Il s´agit d´un
vrai diminutif polysémique, de sens subjectif avec une valeur
caritative.

- « …de sorte qu´ils parlaient bas comme quand on a un petit


peu peur… » (p. 16)
„Peu“ appartient au domaine des adverbes désignant une petite
quantité. Le diminutif „un petit peu“ s´est formé grâce à l
´emploi de l´adjectif „petit“. Pour conclure, l´expression „un
petit peu“ est l´adverbe diminutif de l´adverbe „un peu“.

- « Aussitôt une sonnette retentit… » (p. 18)

59
« Sonnette » fait partie du groupe des appareils. « Sonnette »
fut dérivé du verbe « sonner » au XIIIe siècle. D´après le
dictionnaire Larousse, « sonnette » représentait d´abord
charpente en bois ou en métal utilisé pour le guidage du
mouton dans le battage des pieux, plus tard on employait
« sonnette » pour désigner petit appareil de sondage, formé d
´un treuil qui lève par un câble l´outil de forage,
périodiquement lâchée pour perforer la roche. Dans le domaine
de l´orfèvrerie, « sonnette » désigne un marteau spéciale.
Nous le considérons comme un diminutif dérivé du verbe,
polysémique, du sens objectif pour l´idée de la petitesse, dans
le contexte du conte-ci.

- « …se promener de petits messieurs et de petites dames… » (p.


20)
„Monsieur“ et „dame“ sont les dénominations de société pour
homme et femme. La diminution des expressions „petits
messieurs“ et „petites dames“ est dû à l´emploi de l´adjectif
„petit“. Il n´existe pas de forme synthétique diminutive des
mots „monsieur“ et „dame“. La présence de „petit“ y est donc
nécessaire. Etant donné cela, il faut prendre ces expressions
pour de vrais diminutifs monosémiques, de sens objectif pour l
´idée de la petitesse.

- « …puisque les girouettes qui surmontent… » (p. 20)


Nous pouvons classer le mot « girouette » parmi les appareils.
« Girouette » est l´emprunt à l´ancien scandinavien
« vedrviti » qui a apparu dans l´ancien normand en tant que
« wirewite ». Le dictionnaire Larousse donne sa définition en
tant que plaque légère de forme variable, mobile sur un pivot,
au sommet d´un édifice, qui indique l´orientation du vent, ou
dispositif aérodynamique que l´on utilise sur certains avions

60
légers pour signaler le moment où l´appareil va se trouver en
perte de vitesse, ou depuis le XVIIe siècle en sens figuré
personne changeante, inconstante. Etant donné tout cela, nous
prenons « girouette » pour un des pseudodiminutifs, à cause de
l´absence de nuance diminutive.

- « …et que trois petites dents tombèrent… » (p. 26)


„Dent“ représente le domaine des parties du corps. La présence
de l´adjectif „petit“ rend du mot „dent“ un diminutif. Il n´y a
pas de forme synthétique diminutive du mot „dent“, l´emploi de
l´adjectif „petit“ y est donc indispensable. Il s´agit d´un
vrai diminutif monosémique, de sens objectif pour l´idée de la
petitesse.

- « …à l´instant même débile et tremblotant… » (p. 27)


"Trembloter" est le verbe diminutif qui fut dérivé de
"trembler" au cours du XVIe siècle. Le dictionnaire Larousse le
définit en tant que être soumis à des petites vibrations,
vaciller.

- « …mes chers petits amis… » (p. 29)


„Ami“ est une dénomination d´un être humain. „Petit ami“ est un
diminutif formé par l´emploi de l´adjectif „petit“. A côté de
la signification dans le contexte-ci, „petit ami“ peut être
aussi l´équivalent du mot „partenaire“. Vu la présence du
pronom possessif „mes“ et aussi l´adjectif caritatif „cher“
donne à ce vrai diminutif polysémique un sens subjectif avec
une valeur laudative.

- « …rangés sur les tablettes… » (p. 29)


Selon le contexte de ce conte, « tablette » représente le
domaine des objets de l´aménagement de la maison. « Tablette »
fut dérivé de « table » au début du XIIIe siècle, et signifiait
feuilles de parchemin de papier qu´on portait sur soi et dont

61
on se servait pour prendre des notes. Dans la deuxième moitié
du XVe siècle, « tablette » a changé de sens tel que planche
posée horizontalement et destinée à recevoir divers objets, ou
pièce de bois ou en marbre placée sur les montants d´une
cheminée sur l´appui d´une fenêtre, sur un radiateur. Dans la
terminologie du bâtiment, on appelle par
« tablette » tôle de forme triangulaire, munie de cornières. D
´ailleurs, « tablette » signifie préparation alimentaire
moulée et de forme aplatie. Par rapport au sens que
« tablette » a pris dans ce livre, nous pouvons proclamer qu´il
s´agit d´un pseudodiminutif, pour l´absence de l´idée de la
petitesse.

- « …une grosse chouette dorée… » (p. 31)


« Chouette » appartient au domaine de la faune, concrètement
dans la catégorie des oiseaux. Le mot « chouette » s´est formé
de l´ancien français « çuete » qui était d´origine
onomatopéique. Par croisement de l´ancien français « choe »,
choucas, avec le francique « kawa », corneille. « Chouette »
peut être le nom et l´adjectif aussi. Ici, « chouette »
représente généralement oiseaux rapaces nocturnes qui ne
possèdent pas de plumes en aigrette de chaque côté de la tête.
En tant que l´adjectif, "chouette" signifie beau, fameux et
agréable. Enfin, nous pouvons dire qu´il s´agit d´un
pseudodiminutif qui ne contient pas de nuance diminutive.

- « …boum, boum sonnez, clochettes, sonnez sa dernière heure…»


(p. 32)
« Clochette » fait partie du domaine des outils. Ce mot s´est
formé par dérivation de « cloche » au début du XIIe siècle. A
partir du XVIIe siècle, « clochette » représente corolle de
certaines fleurs rappelant la forme d´une cloche.
« Clochette » est un vrai diminutif, polysémique, de sens
objectif pour ses petites dimensions.

62
- « …des milliers de petites lumières… » (p. 32)
„Lumière“ fait partie du domaine des phénomènes naturels.
„Petites lumières“ est une expression diminutive. Cette
diminution est dû à la présence de l´adjectif „petit“. Nous
considérons l´expression „petites lumières“ comme un vrai
diminutif monosémique, de sens objectif.

- « …sa ceinture tout étincelante de paillettes… » (p. 34)


« Paillette » fait partie du groupe d´objets de décoration.
« Paillette » est un diminutif de « paille » et en fut dérivé
au début du XIIIe siècle. Selon le dictionnaire Larousse,
« paillette » est petite lame très mince, faite de métal
brillant et qu´on applique sur une étoffe pour la faire
scintiller, « paillette » signifie aussi languette servant à
maintenir en place les gouttières pendantes dans les crochets.
Etant donné tout cela, nous pouvons considérer « paillette »
comme un vrai diminutif polysémique, de sens objectif pour ses
petites dimensions.

- « …des piféraris avec leurs musettes… » (p. 35)


« Musette » représente le groupe d´instruments de musique.
« Musette » s´est formé de l´ancien français « muse » au début
du XIIIe siècle. « Musette » est un instrument de musique
champêtre, composé d´un réservoir d´air en forme de sac
alimenté par un soufflet, ou danse pastorale ou il désigne nom
usuel de la musaraigne commune. « Musette » signifie aussi sac
en toile, servant à divers usages et que l´on porte en
bandoulière. Dans le contexte de ce livre-ci, "musette" prend
la signification qui est citée comme première, là-dessus.
« Musette » devrait être pris pour un pseudodiminutif, à cause
de l´absence de nuance de la petitesse.

- « …à laquelle était déjà passé un dindon… » (p. 35)

63
« Dindon » se classe parmi les animaux, il représente donc le
domaine de la faune. Le mot « dindon » s´est formé de
« dinde » au début du XVIIe siècle. « Dindon » signifiait d
´abord le petit de la dinde, puis le mâle d´où s´est produit le
mot « dindonneau ». Comme nous en parlons dans la partie
théorique de ce mémoire, le phénomène grammatical de la
diminution des mots désignant les mâles des animaux domestiques
est dû au fait qu´on considère le mâle comme l`animal
reproducteur et qui est ordinairement bien plus précieux que la
femelle et pour cela il demande des égards particuliers de la
part des cultivateurs. Sauf la signification de l´oiseau, à
partir du XIXe siècle "dindon" signifie aussi dans la langue
familière homme qui se lace facilement berner ou victime d´une
plaisanterie. Vu le contenu sémantique du mot, "dindon" ne
prend pas de nuance diminutive et nous le tenons pour un
pseudodiminutif.

- « …sur un tabouret qui dominait… » (p. 36)


« Tabouret » appartient au domaine des objets de l´aménagement
de la maison. Au cours du XVe siècle, « tabouret » s´est formé
de l´ancien français « tabour », tambour en français, d´après
la forme de l´objet « pelote à aiguilles ». Depuis le XVIe
siècle, « tabouret » représente petit siège généralement à
quatre pieds, sans dossier et sans bras, selon le dictionnaire
Larousse. Comme le présente le dictionnaire, « tabouret »
dispose de petites dimensions, nous pouvons le tenir pour un
vrai diminutif monosémique, de sens objectif.

- « L´un d´eux mit même le feu à son caisson… » (p. 37)


« Caisson » fait partie du groupe d´objets de l´aménagement de
la maison. Au début de XVe siècle, « caisson » s´est formé de «
caixon », emprunté à l´italien « cassone » (qui était l
´augmentatif de « cassa », caisse en français) avec influence
de « caisse ». « Caisson » représentait d´abord petite caisse,

64
plus tard il désignait tête, dans la langue populaire, puis
voiture servant à transporter des munitions d´artillerie, ou
compartiment creux orné de moulures ou de peintures utilisé
comme décor des plafonds et est employé dans la locution
« maladie des caissons » qui touche les scaphandriers
survenant à leur remontée à la surface et due à la libération
d´azote gezeux dans le sang. Selon le sens que « caisson » a
pris dans le contexte-là, nous pouvons prononcer qu´il s´agit d
´un vrai diminutif polysémique, de sens objectif pour l´ideé de
la petitesse.

- « …et qui frappa en plein dans le bataillon… » (p. 37)


« Bataillon » fait partie du groupe de dénominations
militaires. « Bataillon » fut emprunté à l´italien en tant que
« battaglione », qui était l´augmentatif de "bataglia" qui
signifiait le corps de troupe et qui passa ce sens au français
« bataille » aux XIVe jusqu´au XVIe siècle. Selon le
dictionnaire Larousse, « bataillon » désigne unité militaire
composé de plusieurs compagnies. Etant donné cela, nous pouvons
enfin dire que « bataillon », malgré sa terminaison diminutive,
représente le groupe des pseudodiminutifs.

- « …de délicats flocons de soie… » (p. 43)


« Flocon » est une expression désignant la consistance.
« Flocon » s´est formé au début du XIIe siècle de l´ancien
français « floc », qui était « floccus » en latin. Il désigne
petit amas léger d´une matière , à partir du XXe siècle
« flocon » s´emploie pour désigner céréales, légumes réduits
en fines lamelles. Pour l´absence du mot d´origine dont
« flocon » fut dérivé en français, nous pouvons le considérer
comme un diminutif sans le mot de base.

- « …arrivèrent, frétillant et sautillant aussi… » (p. 46)

65
"Frétiller" est un verbe diminutif qui fut probablement dérivé
de l´ancien français "freter", au XIIe siècle, qui signifiait
"frotter". Le dictionnaire Petit Robert le définit en tant que
se remuer, s´agiter par des mouvements vifs et courts. Dès la
fin du XVIIe siècle, "frétiller" désignait aussi s´agiter sous
l´effet d´un sentiment.
"Sautiller" est aussi un verbe diminutif ayant été dérivé de
"sauteler" au XIIIe siècle. Selon le dictionnaire Petit Robert,
"sautiller" signifie avancer par petits sauts , faire de
petits pas en dansant ou s´énoncer de façon décousue, s
´exprimer en courtes phrases.
Les deux verbes sont les verbes diminutifs dérivés des verbes,
polysémiques, de sens objectif pour la petitesse des
mouvements.

- « …lesquels accoururent armés de vergettes… » (p. 46)


"Vergette" appartient au groupe de dénominations des bâtons.
"Vergette" fut dérivé de "verge" au cours du XII siècle.
Selon le dictionnaire Petit Robert, "vergette" prend plusieurs
signification: défaut d´une pierre précieuse, pal diminué d
´épaisseur, brosse à nettoyer les habits ou tige de bois
longue et mince. Dans le contexte de ce livre-ci, le mot
"vergette" a pris le sens cité comme le deuxième. Vu son
contenu sémantique, le mot "vergette" dispose d´une certaine
nuance diminutive, c´est la raison pour laquelle nous pouvons
le considérer comme un vrai diminutif, polysémique, de sens
objectif.

- « …sa petite bouche s´était étendue… » (p. 52)


„Bouche“ représente le domaine des parties du corps humain.
„Petite bouche“ est un diminutif grâce à la présence de l
´adjectif „petit“. Il n´existe pas d´autre forme synthétique du
mot „bouche“. „Petite bouche“ est un vrai diminutif

66
monosémique, de sens objectif pour l´idée des petites
dimensions.

- « …et sa jolie petite barbe… » (p. 69)


„Barbe“ représente le domaine des parties du corps. „Petite
barbe“ est un diminutif du mot „barbe“ grâce à l´emploi de l
´adjectif „petit“. „Petite barbe“ est un des vrais diminutifs
monosémiques, de sens plutôt subjectif avec une valeur
laudative. C´est la présence du pronom possessif „sa“ et encore
l´adjectif „jolie“ qui évoquent une certaine nuance caritative.

- « …et de la lunette d´honneur qu´il devait donner au


premier… » (p. 70)
« Lunette » représente le domaine des outils. « Lunette » fut
dérivé de « lune » à la fin du XIIe siècle. « Lune » désignait
ornement rond ou objets ronds. A partir du XVIIe siècle,
« lunette » représentait partie extérieure de la boîte d´une
montre ou d´une pendule, où est en général serti un verre, à
côté de cela on employait « lunette » pour désigner instrument
d´optique destiné à faire voir d´une manière plus distincte
les objets éloignés, comme le présente le dictionnaire
Larousse. Dans le contexte de ce livre-ci, « lunette » prend le
sens cité ci-dessus comme le dernier. Nous finissons par dire
qu´il s´agit d´un pseudodiminutif pour l´absence de nuance
diminutive dans son contenu sémantique.

- « Arrivé là, sifflotant et grinçant des dents… » (p. 74)


« Siffloter » est un verbe diminutif dérivé de « siffler » au
cours du XIXe siècle. Son contenu diminutif confirme sa
définition présentée par le dictionnaire Larousse: siffler
légèrement, négligement.

- « …et défendit expressément aux trompettes… » (p. 77)


"Trompette" représente le domaine des instruments de musique.

67
"Trompette" s´est formé de "trompe" par dérivation au XIVe
siècle. Le dictionnaire Petit Robert présente que "trompette"
désigne soit instrument à vent ou joueur de trompette, ou dans
la terminologie automobile chacune des parties évasées du pont
arrière d´un véhicule automobile, et dans le langage familier
"trompette" signifie visage ou figure. Dans le contexte-ci, le
mot „trompette“ prend une signification de joueur de trompette.
Etant donné tout cela, il faut considérer „trompette“ pour un
pseudodiminutif dépourvu de nuance diminutive dans son contenu
sémantique.

- « …qu´il y avait passées en guise de bracelets… » (p. 78)


« Bracelet » fait partie du domaine des accessoires.
« Bracelet » fut dérivé de « bras » par dérivation à la fin du
XIIe siècle. A partir de la fin du XIVe siècle, « bracelet »
désigne anneau ornemental encerclant le bras, le poignet ou
même la cheville ou objet quelconque affectant la forme d´un
bracelet. Selon le dictionnaire étymologique Larousse,
« bracelet » était un diminutif de « bras » avec un double
suffixe, au XIIe siècle. Dans le français contemporain,
« bracelet » a perdu une nuance diminutive, c´est la raison
pour laquelle nous le considérons comme un pseudodiminutif.

- « …ils portèrent sur un tapis d´angélique tout parsemé de


pastilles… » (p. 83)
Dans le contexte de ce livre, le mot „pastille“ désigne petit
dessin de forme circulaire, c´est pourquoi nous le classons
parmi les dénominations des formes.
Le mot „pastille“ est d´origine espagnole en tant que
„pastilla“ et apparu dans la langue française au XVIe siècle.
„Pastilla“ s´est formé du latin „pastillum“, qui était le

68
diminutif de „panis“, pain en français. Le dictionnaire Petit
Robert présente de maintes définitions du mot „pastille“ en
tant que petit bonbon de sucre aromatisé de forme ronde ou
préparation médicamenteuse analogue, depuis le début du XIXe
siècle, ou petit pain conique composé de substances odorantes
qu´on brûle pour parfumer l´air.
Vu son contenu sémantique, „pastille“ peut être prise pour un
diminutif d´origine étrangère, polysémique, de sens objectif.

- « Restait à traverser un petit bosquet… » (p. 83)


„Bosquet“ est une dénomination de la forêt, c´est pourquoi donc
nous l´incorporons dans le domaine de la flore. L´expression
„bosquet“ a apparu dans le français à la moitié de XVIe siècle,
ayant été emprunté à l´italien „boschetto“ qui était le
diminutif de „bosc“, bois en français.
Le dictionnaire Petit Robert le définit en tant que petit
groupe d´arbres ou d´arbustes, souvent plantés pour fournir de
l´ombrage ou dans une intention décorative. Pour conclure,
„bosquet“ est un diminutif d´origine étrangère, monosémique, de
sens objectif pour la présence de l´idée de la petitesse.

- « …et surmonté de cent tourelles élégantes… » (p. 86)


„Tourelle“ représente le domaine de l´architecture. Le mot
„tourelle“ s´est formé par dérivation du mot „tour“ au début du
XIIe siècle. Le dictionnaire Petit Robert le définit en tant
que petite tour en haut d´un mur ou d´une tour de château ou
abri orientable, blindé. Vu son contenu sémantique, le mot
„tourelle“ doit être pris pour un vrai diminutif monosémique,
de sens objectif pour la présence de l´idée de la petitesse.

- « …les murs en étaient parsemés de bouquets de violettes… »


(p. 87)
„Violette“ représente le domaine de la flore. „Violette“ peut
être soit le nom ou l´adjectif, ici „violette“ désigne une

69
fleur. „Violette“ s´est formé de l´ancien français „viole“, au
XIIe siècle, qui est d´origine latine en tant que „viola“. Vu l
´introduction théorique sur la page 11 dans ce mémoire où
Dvořák présente que le contenu sémantique des noms des fleurs
porte une nuance diminutive, le mot „violette“ ne peut être
considéré que comme un vrai diminutif polysémique, de sens
subjectif avec une valeur caritative.

- « …d´où venaient ces petites couronnes… » (p. 90)


„Couronne“ représente le domaine des bijoux. L´expression
„petites couronnes“ est un diminutif grâce à l´emploi de l
´adjectif „petit“. Il n´existe aucune autre forme synthétique
diminutive du mot „couronne“. Il faut dire qu´il s´agit d´un
vrai diminutif monosémique, de sens objectif à cause de l´idée
des petites dimensions.

- « …le fiancé revint chercher sa femme dans une petite


voiture… »(p. 92)
„Voiture“ fait partie du domaine des machines. La juxtaposition
de l´adjectif „petit“ donne une nuance diminutive à cette
expression. „Petite voiture“ est donc un des vrais diminutifs
monosémiques, de sens objectif pour l´idée de la petitesse.

70
V. Conclusion

Dans le présent mémoire, nous avons fait une recherche des


diminutifs employés dans les contes de fée. Après les avoir
définis, nous avons établi une classification des types de
diminutifs. En tant que corpus de notre recherche, nous avons
utilisé les ouvrages suivants: Contes en vers, contes en prose
de Charles Perrault, Les bottes de sept lieues écrit par Marcel
Aymé et le dernier est Histoire d´un casse-noisette créé par
Alexandre Dumas.

La recherche de trois livres de contes de fée nous a donné la


présence de cent cinquante-une expressions de forme diminutive.
Nous en avons trouvé environ 24% (37) des diminutifs formés par
l´emploi de l´adjectif „petit“. Le reste des diminutifs avaient
une forme synthétique, c´est-à-dire une forme dérivée avec une
des terminaisons diminutives.

Quant´à la catégorie lexicale, ce sont les substantifs qui sont


en abondance, en chiffres ils représentent cent quarante-deux
mots, c´est-à-dire 94% en total.
Les autres catégories lexicales sont représentées par des
verbes, dérivés du nom ou du verbe, des adverbes et un adjectif
diminutifs. De toutes les expressions tirées des contes, nous
avons trouvé un seul verbe diminutif dérivé du nom, 0,66% du
nombre total, et cinq verbes diminutifs qui étaient dérivés des
verbes, 3,3%. Les adverbes diminutifs y sont représentés par
deux cas, 1,3%. En ce qui concerne des adjectifs diminutifs, il
y en a un seul, 0,66%.

A propos des substantifs diminutifs dérivés du verbe, il y en a


quatre, cela veut dire 2,6% en total.

71
La plus grande partie des diminutifs formels tirés des contes
utilisés, est formée par des substantifs dérivés des
substantifs.
De tous les diminutifs, il y a sept expressions d´origine
étrangère, cela représente 4,6% du nombre total.
Ce sont les mots d´origine espagnole, italienne et allemande.
Les autres expressions sont, dans la plupart des cas, d´origine
française ou ancien française.

Quant´au contenu sémantique des expressions tirées, il y a


soixante-quinze vrais diminutifs, cela veut dire environ 50% du
nombre total des diminutifs.
Dans le cadre des vrais diminutifs, nous avons sélectés environ
84% des diminutifs monosémiques, de sens objectif. Le groupe
des vrais diminutifs monosémiques, de sens subjectif est
représenté par 17%, dont plus grande partie est représentée par
les diminutifs de valeur caritative, il y en a six. A propos de
la valeur dépréciative, il y a trois diminutifs qui en
disposent. A propos des autres quatre cas, la valeur diminutive
était discutable.
En ce qui concerne de vrais diminutifs polysémiques, ils
représentent 16% du nombre total, dont une moitié dispose du
sens objectif et l´autre prend le sens subjectif où deux
diminutifs ont une valeur caritative et les autres deux en ont
depréciative.

Nous avons ensuite trouvé seulement trois diminutifs sans le


mot de base, c´est-à-dire environ 2% du nombre total des
diminutifs.
Comme le dernier arrive le groupe des pseudodiminutifs, qui
représentent 14,5% de la quantité totale des diminutifs.

Pour mettre ce mémoire au point, il faut mentionner que nous


avons fait face aussi au phenomène de la superdiminution qui y

72
apparaît en quatre cas. Nous avons aussi rencontré neuf cas de
la diminution des noms propres.

En ce qui concerne le domaine de vie que nous avons déterminé


à propos de chaque expression, c´est le domaine des appelations
de l´être humain qui est le plus fréquent, 12,5%. Le domaine
des mots concernant la maison ou l´aménagement de la maison
représente le deuxième groupe plus fréquent, 10,6%. Ensuite ce
sont les expressions du domaine des outils ou des instruments,
9,2%, qui font souvent l´objet de la recherche dans ce mémoire.
En abondance apparaissent aussi des domaines comme la faune,
les parties du corps, les vêtements et la flore.

73
VI. Bibliographie

Grammaires

Dauzat, A.: Précis d´histoire de la langue et du vocabulaire


français Librairie Larousse Paris 1949

Dvořák, J.: Deminutiva v jazycích románských. I. vulgární


latina a španělština FF UK knihkupec František Řivnáč KU Praha
1932

Grevisse, M.: Précis de grammaire française, 29e édition


Editions Duculot Paris – Louvain-la-Neuve 1990

Hendrich J.- Radina O. – Tláskal, J.: Francouzská mluvnice


Státní pedagogické nakladatelství Praha 1991

Huchon, M.: Le français de la Rennaissance; Que sais-je? 2e


édition corigée Presses universitaires de France Paris 1988

Nyrop, K.: Grammaire historique de la langue francaise, tome


IIIe Gyldendalske boghandel, Nordisk Forlag Copenhague 1908

Nyrop, K.: Grammaire historique de la langue française, tome


IVe Gyldendalske boghandel, Nordisk forlag Copenhague 1913

Šabršula, J.- kolektiv: Základy francouzské lexikologie Státní


pedagogické nakladatelství Praha 1983

Šabršula, J.: Úvod do francouzské stylistiky I. Státní


pedagogické nakladatelství Praha 1970

Dictionnaires

Dubois, J. – collectif: Le dictionnaire de la langue française


Librairie Larousse Paris 1979

Dubois, J. – Mitterand, H. – Dauzat, A.: Dictionnaire


étymologique et historique du français Librairie Larousse Paris
1993

Quillet, A.: Dictionnaire de la langue française Librairie


Aristide Quillet Paris 1959

Robert, P. et coll. : Le Petit Robert, dictionnaire


alphabétique et analogique de la langue française Paris 2004

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Livres dépouillés

Aymé, M.: Les bottes de sept lieues et autres nouvelles Folio


Junior Edition spéciale Paris 1999

Dumas, A.: L´histoire d´un casse-noisette Diogène éditions


libres Paris 1999

Perrault, Ch.: Contes en vers, contes en prose Librairie


générale française Paris 1990

75