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Risques et Précautions Liés au Matériel

UTILITÉS
CIRCUITS DE RÉFRIGÉRATION
D8 -3
Ingénieurs en
Sécurité Industrielle

I - RÔLE D’UN CIRCUIT DE RÉFRIGÉRATION ........................................................................... 1

II - DIFFÉRENTS TYPES DE CIRCUITS ....................................................................................... 1

1 - Circuits ouverts.............................................................................................................................1
2 - Circuits fermés .............................................................................................................................2
3 - Circuits semi-ouverts.................................................................................................................... 3

III - DESCRIPTION DES TOURS DE RÉFRIGÉRATION................................................................ 5


1 - Différents types ............................................................................................................................ 5
2 - Tours à tirage naturel ...................................................................................................................5
3 - Différents types de tours à tirage mécanique............................................................................... 7
4 - Technologie des tours à tirage mécanique ................................................................................11

IV - EXPLOITATION DES TOURS DE RÉFRIGÉRATION À TIRAGE MÉCANIQUE ................... 15

1 - Contrôle de la quantité de chaleur évacuée............................................................................... 15


2 - Fonctionnement hivernal ............................................................................................................ 15

V - ENTARTRAGE ET LUTTE CONTRE L’ENTARTRAGE.......................................................... 16

1 - Explication du phénomène .........................................................................................................16


2 - Lutte contre l’entartrage .............................................................................................................16

VI - CORROSION ET LUTTE CONTRE LA CORROSION............................................................ 17

1 - Explication du phénomène .........................................................................................................17


2 - Lutte contre la corrosion .............................................................................................................18

VII - ENCRASSEMENTS DES CIRCUITS ET LUTTE CONTRE L’ENCRASSEMENT .................. 19


1 - Explication du phénomène .........................................................................................................19
2 - Lutte contre l’encrassement .......................................................................................................19

VIII - LE RISQUE LÉGIONELLOSE DANS LES TOURS DE RÉFRIGÉRATION ............................ 21


1 - Définition .................................................................................................................................... 21
2 - Risques dans l’industrie .............................................................................................................21

IX - SUIVI DE LA QUALITÉ DE L’EAU D’APPOINT ET DE L’EAU RECIRCULÉE ....................... 23

Ce document comporte 24 pages


EN TOU - 02444_B_F - Rév. 4 27/06/2005

 2005 ENSPM Formation Industrie - IFP Training


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I- RÔLE D’UN CIRCUIT DE RÉFRIGÉRATION


Un circuit de réfrigération doit fournir de l’eau froide à des échangeurs de chaleur dans lesquels des produits
chauds sont refroidis ou condensés. À la sortie de ces échangeurs l’eau s’est réchauffée.

L’eau du circuit doit subir un conditionnement pour :

- protéger les équipements contre la corrosion


- prévenir la formation de dépôts entartrants qui diminuent les performances des échangeurs
- empêcher la croissance de micro-organismes d’algues, dont la prolifération peut conduire à
des bouchages (fouling) et à l’apparition de bactéries sulfatoréductrices

Ce traitement de l’eau est assuré par une injection de produits spécifiques et complété par une filtration totale
ou partielle.

II - DIFFÉRENTS TYPES DE CIRCUITS


Parmi les procédés de réfrigération utilisés dans l’industrie, on distingue trois types de circuits :

- les circuits ouverts


- les circuits semi-ouverts
- les circuits fermés

1- CIRCUITS OUVERTS
Dans un circuit ouvert l’eau froide est prélevée dans une rivière, un forage, en mer ou dans un réseau
de distribution ; ne passe qu’une seule fois dans l’appareil à refroidir puis est rejetée dans le milieu
environnant.

Produits à refroidir
Retour
Mer
Eau Rivière
chaude
.....
Mer ÉCHANGEURS
DE CHALEUR
D MTE 3007 A

Rivière
.....

Circuit ouvert

Les vitesses de circulation sont généralement élevées et de ce fait l’accroissement de température est
faible. Il faut néanmoins lutter contre l’entartrage aux points chauds, lorsqu’on utilise des eaux
fortement minéralisées.

Pour les eaux de rivières ou de forage, on injecte généralement une faible concentration en réactif à
base de phosphate, et pour les eaux de mer ou d’étang fortement chargées en chlorures, on utilise
uniquement du chlore pour éviter la prolifération des algues, des moules dues à la chaleur et la
lumière.

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Les avantages sont la simplicité d’exploitation, le faible coût d’investissement.

Les inconvénients sont les coûts de consommation (taxe au prélèvement) et de rejets (taxe de rejet +
taxe thermique) élevés, la dépense en produits.

2- CIRCUITS FERMÉS
Dans un circuit fermé l’eau circule en boucle fermée ; une source froide, généralement un
aéroréfrigérant élimine la chaleur prise au procédé.

Eau chaude Produit à refroidir

AÉRORÉFRIGÉRANT ÉCHANGEURS

D MTE 3008 A
Eau froide
POMPE DE
CIRCULATION

Circuit fermé

Mis à part les fuites il n’y a pas de consommation autre que le remplissage du circuit. Ceci nécessite
un conditionnement chimique de l’eau fortement dosé.

Pour éviter les risques de gel en hiver, de l’eau glycolée est souvent utilisée.

Les avantages sont l’impact faible sur l’environnement, le coût de l’eau et des réactifs négligeable et
le peu de contrôles à effectuer.

Les inconvénients sont un coût de construction élevé, une consommation électrique importante et un
abaissement de température dans l’aéroréfrigérant limité.

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3- CIRCUITS SEMI-OUVERTS
L’eau chaude à la sortie des échangeurs est refroidie dans une tour de réfrigération par contact
direct avec l’air ambiant. L’eau ruisselle sur un corps d’échange (garnissage), pour être en contact
avec l’air, est recueilli dans un bassin de récupération, reprise par des pompes de circulation et
renvoyée dans le circuit.

Eau chaude Produit à refroidir

ÉCHANGEURS

TOUR DE
RÉFRIGÉRATION

Eau d'appoint Eau froide


Réactifs

POMPE DE
CIRCULATION

D MTE 3009 A
BASSIN D'EAU FROIDE
Purges

Circuit semi-ouvert

Le transfert de chaleur de l’eau à l’air ambiant s’effectue par convection et par évaporation d’une
partie de cette eau jusqu’à saturation de l’air en humidité.

Selon la température et l’humidité de l’air à l’entrée du réfrigérant, 5 % à 15 % de la chaleur sont


évacués par convection.

La consommation d’eau représente quelques pourcents du débit recyclé et correspond :

- à l’évaporation
- à l’entraînement de gouttelettes (entraînement vésiculaire)
- aux purges de déconcentration
- à des prélèvements directs (en principe interdit) et aux fuites

L’eau d’appoint doit généralement être traitée avant d’être admise dans le circuit
(décarbonatation, …).

L’eau recirculée est conditionnée en permanence :

- filtration (≅ 5 %) pour limiter la concentration en matières en suspension


- injection de polyphosphates contre l’entartrage
- injection de polyphosphonates de zinc contre la corrosion
- injection de chlore ou eau de javel contre les bactéries

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Les avantages sont la possibilité de gros débits, une faible consommation d’eau d’appoint, une
consommation réduite de réactifs, et une meilleure protection contre la corrosion et l’entartrage que
dans le cas des circuits ouverts.

Les inconvénients sont une surface au sol assez importante, des frais d’investissement et de
maintenance assez élevés et une plus grande servitude de contrôle. Les panaches de vapeur d’eau
par temps froid ont de plus un impact visuel sur l’environnement non négligeable.

La figure ci-dessous illustre le schéma de principe d’un circuit semi-ouvert.

CONDITIONNEMENT
DE L'EAU
Eau d'appoint (H2 SO4, bactéricide, inhibiteurs
traitée de corrosion, phosphates)
TOURS DE
RÉFRIGÉRATION

5 à 10 % du débit
POMPES DE
LC CIRCULATION
FILTRATION RO

BASSIN
D'ASPIRATION
BY-PASS
D MTE 3010 A

ÉCHANGEURS

Schéma de principe d’un circuit semi-ouvert

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III - DESCRIPTION DES TOURS DE RÉFRIGÉRATION

1- DIFFÉRENTS TYPES
Les tours de réfrigération sont classées suivant le mode de circulation de l’air (tirage naturel, tirage
mécanique) et la façon dont il est distribué (contre-courant, courant croisé).

Le type de ruissellement de l’eau sur le garnissage (ruissellement à film et ruissellement à gouttes) est
un autre critère de classement.

Selon les débits d’eau à refroidir, l’une de ces différentes technologies est retenue pour l’élaboration
des tours.

2- TOURS À TIRAGE NATUREL


Pour des débits d’eau recirculée supérieurs à 10000 m3/h on utilise des tours en béton à tirage naturel
de structure hyperbolique. Leur hauteur peut atteindre 180 m et leur diamètre 160 m.

Ce type de tours est utilisé dans les grosses centrales thermiques, les centrales nucléaires et certaines
usines chimiques ou pétrochimiques.

L’air se réchauffe au contact de l’eau et par différence de pression (due à la différence de densité entre
l’air chaud à l’intérieur de la tour et l’air froid à l’extérieur) circule naturellement du pied de la structure,
à claire voie, vers le sommet.

Le tirage est amélioré en augmentant la hauteur des tours au-dessus du garnissage.

• Tour à contre-courant

Système de
1 distribution
d'eau chaude
2 Coque

3 Bassin
d'eau froide
Conduite
4
d'eau chaude Air

5 Dispersion

Station de
6
pompage
Eau chaude

Garnissage
D MTE 3013 A

Eau froide
Air Air

Tour de refroidissement à contre courant Eau chaude


Eau froide
1 2 3 4 5 6

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D MTE 145 A
La hauteur de garnissage est très faible par rapport à la hauteur de la tour.

Le vent a une influence directe sur le fonctionnement.

• Tour à courants croisés

L’eau est distribuée au-dessus du garnissage, l’air circule horizontalement, croisant ainsi la dispersion
de l’eau. Ce type de tour est assez peu sensible aux effets du vent latéral.

Les avantages sont un encombrement au sol, ramené au débit d’eau, relativement faible, un entretien
limité des entraînements vésiculaires faibles.

Eau chaude
Air
D MTE 3011 A

Garnissage

Eau froide

Tour de refroidissement à courants croisés

Les inconvénients sont l’impact visuel sur l’environnement dû à leur esthétique discutable et les
abondants panaches de vapeur d’eau générée.

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3- DIFFÉRENTS TYPES DE TOURS À TIRAGE MÉCANIQUE


a - Circulation de l’air

Le tirage est assuré mécaniquement au moyen de ventilateurs. Il peut être forcé ou induit.

Le tirage est forcé lorsque le ventilateur installé latéralement au pied de tour refoule l’air à l’intérieur
de celle-ci.

Air

Eau

Air

D MTE 1259 A
Eau

Tour à tirage forcé

Séparateur de gouttelettes
AIR HUMIDE SATURÉ
Tube de distribution
d'eau

Exemple de surface
d'échange de type
à éclaboussement
Arrivée
d'eau chaude
Pulvérisateur

Air
Air
Air
Bassin de récupération
Groupe
D MTE 143 A

moto-ventilateur
Surface d'échange
en polypropylène

Tour de réfrigération à tirage forcé

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Le tirage est induit lorsque le ventilateur, disposé au sommet de la tour, aspire l’air à travers le
garnissage. La circulation de l’air s’effectue à contre-courant ou à courants croisés avec l’eau.

Eau

Air

Air
Eau

D MTE 1259 B
Tour à tirage induit Tour à tirage induit
à contre courant à courants croisés

AIR HUMIDE

Séparateur
de gouttelettes
Groupe
moto-ventilateur Arrivée
eau chaude

Bac d'arrivée
d'eau chaude

Pulvérisateur
Surface
d'échange Air
PVC
Sortie
eau froide
D MTE 141 A

Appoint Air
d'eau
Air

Bassin de récupération

Tour de réfrigération à tirage induit et à contre-courant

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AIR HUMIDE SATURÉ

Groupe
Orifice de dispersion moto-ventilateur
Bac d'arrivée
Arrivée d'eau chaude
d'eau
chaude Air

Exemple de surface
de type à
éclaboussement
Séparateur (ou à gouttes)
de gouttelettes
Persiennes
Sortie
eau froide

Appoint Bassin de récupération


d'eau

D MTE 142 A
Surface d'échange
en bois ou polypropylène

Tour de réfrigération à tirage induit et courants croisés

Dans le réfrigérant à contre-courant l’air froid entrant en partie basse est en contact avec de l’eau
déjà refroidie et l’air réchauffé est en contact avec de l’eau chaude.

Dans le réfrigérant à courant croisé, l’air froid entrant à la partie supérieure du garnissage est en
contact avec l’eau chaude, à la partie inférieure l’air réchauffé est partiellement en contact avec de
l’eau déjà refroidie.

Il en résulte une meilleure utilisation de l’air dans l’échange à contre-courant ce qui entraîne dans la
majorité des cas un moindre coût d’investissement.

Dans les tours à tirage mécanique, la vitesse de l’air à l’intérieur du garnissage est beaucoup plus
importante qu’en tirage naturel. L’échange thermique est meilleur et permet une diminution importante
des dimensions.

En contre partie un dispositif dévésiculeur empêchant l’entraînement des gouttelettes d’eau est
indispensable.

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b - Ruissellement de l’eau

Le ruissellement de l’eau sur le garnissage est de type film et consiste à réaliser le contact air-eau sur
des surfaces planes ou ondulées (striées, alvéolées, perforées) où l’eau ruisselle en film.

D MEQ 1825 A
Garnissages de type film

Il peut également être de type à gouttes (“Splash”, à éclaboussement). Dans ce cas, il consiste à
diviser l’eau en fines gouttelettes sur des structures entrecroisées ou par pulvérisation dans des
tuyères.

D MEQ 1826 A

Garnissages de type à gouttes

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4- TECHNOLOGIE DES TOURS À TIRAGE MÉCANIQUE


a - Tours à tirage induit en circulation en contre-courant : pour les débits importants
(quelques milliers de m3/h)

Le ou les ventilateurs d’extraction, dont le diamètre peut atteindre 14 m, sont installés en sommet de
structure. Ils se trouvent donc dans l’air humide ambiant et exigent des matériaux résistant à la
corrosion humide. L’eau à refroidir est admise par des diffuseurs pulvérisateurs sur une section de la
partie supérieure de la tour en-dessous des séparateurs de gouttelettes.

L’air est admis à claire voie, à la partie inférieure et débouche en-dessous du garnissage. Celui-ci peut
être de type film ou à gouttes.

Un bassin de rétention recueille l’eau refroidie qui par débordement rejoint la fosse d’aspiration des
pompes de circulation.

Ces tours sont d’une hauteur raisonnable (10 à 12 mètres) et s’intègrent bien dans un site industriel.
Elles occupent par contre une grande surface au sol par m3 /h d’eau refroidie. Les panaches d’air
saturé et de gouttelettes sont canalisés verticalement et bien dispersés.

Ces tours peuvent être équipées de persiennes orientables (louvres) pour régler le débit d’air.

b - Tours à tirage induit et à courants croisés pour les débits moyens

La tour est plus compacte car l’air est admis par deux faces latérales, et est orientée par des
persiennes sur des caissons horizontaux traversés par l’eau descendante. L’air reprend son chemin
ascendant au centre de la tour, rencontre des séparateurs de gouttelettes et est évacué au sommet de
tour. Pour la même surface au sol, les débits sont plus faibles du fait de l’encombrement de la
cheminée d’évacuation, mais la rétention d’eau vésiculaire est plus performante.

Le garnissage est uniquement de type à gouttes.

c - Tours à tirage forcé pour les débits plus faibles

Dans cette technologie c’est l’air froid ambiant qui est poussé vers la tour par un groupe de
ventilateurs, de diamètre maximal 4 m, au-dessus du bassin de rétention. L’air est réparti sur toute la
section de la tour et s’échappe par le sommet. La structure est compacte, mais la longueur de chaque
tour est limitée pour conserver une bonne répartition de l’air sur toute la section. Cette technologie est
donc réservée pour les débits inférieurs à 1000 m 3 /h. Ces tours sont souvent entièrement
préfabriquées.

Des grillages relativement fins doivent être installés à l’aspiration des ventilateurs pour limiter
l’introduction de matières solides légères dans le bassin de rétention de la tour. Ces grillages doivent
être nettoyés périodiquement pour conserver les performances de réfrigération.

Elles présentent l’inconvénient d’avoir une évacuation d’air humide contenant des gouttelettes d’eau
débouchant à faible vitesse au sommet de la structure et se rabattant facilement par grand vent sur les
structures proches et le sol environnant.

Elles nécessitent une étanchéité en partie basse entre la tour et le bassin.

Elles sont plus sujettes l’hiver à la formation de glace à proximité des ventilateurs.

De plus leur niveau sonore est supérieur à celui des appareils précédents.

Toutefois, elles offrent l’avantage d’une très bonne accessibilité du moteur et des pales du ventilateur
qui sont entraînées directement.

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d - Éléments constitutifs

• Supports

L’ossature poteaux et poutres est réalisée en béton armé dans les grands réfrigérants. Pour des
réalisations de moindre importance, le bois traité est généralement utilisé.

• Garnissage

Autrefois en bois sous forme de lattes (dispositifs gouttes) ou de voliges (dispositif film) puis en
amiante-ciment ; aujourd’hui les garnissages gouttes sont constitués de “caillebotis” de propylène ou
de PVC, les garnissages film sont en PVC.

• Distribution

L’arrivée d’eau chaude se faisant dans un bac principal puis était répartie dans de petits bacs avant
d’être distribuée sur le garnissage.

Aujourd’hui la distribution et la pulvérisation de l’eau est réalisée dans des dispositifs “ajutages-
disperseurs” réglable en débit.

D MTE 3016 A

Exemple de distributeurs d’eau

• Séparateurs de gouttelettes (dévésiculeurs)

Ils sont réalisés en lames standard en PVC extrudé.


D MTE 3019 A

Séparateurs de gouttelettes

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• Persiennes (Louvres)

Les réfrigérants à courants croisés produisant, de par leur fonctionnement des nuages de gouttes
d’eau sur toute la hauteur de chute, doivent comporter des persiennes à la périphérie pour éviter les
entraînements hors du bassin.

Elles sont réalisées en plaque de béton, ou en matière plastique.

Elles génèrent une perte de charge supplémentaire côté air et favorisent les formations de glace en
hiver.

• Ventilateurs

Ce sont des ventilateurs hélicoïdes. Les pales sont en polyester armé de fibres de verre ou en tôle
d’aluminium.

La transmission avec le moteur s’effectue par poulies et courroies trapézoïdales ou par réducteur à
renvoi d’angle.

D MTE 3018 A
D MTE 3017 A

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e - Températures entrée-sortie de l’eau

• Contraintes Process

Les températures entrée-sortie de l’eau de réfrigération dépendent de la température froide à obtenir


côté produit dans les échangeurs et du débit d’eau.

Lors de la conception des échangeurs une différence de température de 15°C entre sortie produit et
entrée eau est généralement utilisée.

t t

Produit
t1
10°C
à approche
15°C

D MTE 3012 A
Eau t2

En outre, la température de l’eau chaude ne doit pas dépasser 50°C pour des problèmes de corrosion
et de dépôts.

• Contraintes climatiques

La température minimale de l’eau refroidie dépend de la température humide de l’air.

L’approche est la différence de température entre la température de l’eau refroidie et la température


humide de l’air.

Une approche de 5°C à 6°C est généralement prise en compte lors du design d’une tour.

Une approche trop faible entraîne un coût d’investissement trop important.

Une approche trop grande entraîne une température d’eau froide élevée et des débits d’eau plus
importants.

f - Températures entrée-sortie de l’air

La température T1 entrée de l’air dépend des conditions climatiques.

La température T2 sortie air saturé est considérée égale à la température moyenne de l’eau.

t 1 + t2
T2 =
2

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IV - EXPLOITATION DES TOURS DE RÉFRIGÉRATION À TIRAGE MÉCANIQUE

1- CONTRÔLE DE LA QUANTITÉ DE CHALEUR ÉVACUÉE


Les variations climatiques du site et les changements côté fluides à refroidir nécessite de contrôler la
quantité de chaleur évacuée par les tours de réfrigération.

Cela entraîne :

- l’emploi des moteurs à 2 vitesses ou à vitesse variable


- l’arrêt ou mise en service des moteurs sur certaines cellules
- le réglage de l’ouverture des louvres
- la modification de l’orientation des pales des ventilateurs (très rarement utilisé)

2- FONCTIONNEMENT HIVERNAL
Lorsque la température de l’air tombe en-dessous de 0°C, il peut se former de la glace sur les entrées
d’air et même sur le garnissage risquant de conduire à la destruction de la tour par effondrement.

En plus des méthodes précédentes, d’autres modes d’action sont possibles suivant l’acuité du
problème et les équipements prévus :

- fonctionnement inverse du ventilateur pendant un temps relativement court (par exemple


20 minutes toutes les 3 heures)

- by-pass partiel de la tour par rejet direct de l’eau chaude dans le bassin afin d’augmenter
la température de l’eau

- mise en service de serpentins de vapeur sur l’entrée d’air

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V- ENTARTRAGE ET LUTTE CONTRE L’ENTARTRAGE

1- EXPLICATION DU PHÉNOMÈNE
Les sels solubles de calcium et de magnésium très présents dans les eaux de surface et les nappes
phréatiques ont tendance à précipiter lorsque la température de l'eau augmente. Les principaux dépôts
entartrants sont le carbonate de calcium CaCO3, le sulfate de calcium CaSO4 et les silico aluminates
de calcium et de magnésium.

Les dépôts de ces sels sont très adhérents et induisent trois types d'inconvénients dans les circuits de
réfrigération :

- formation d'une pellicule sur la surface des tubes d'échangeurs. Cette pellicule qui a
une conductibilité thermique beaucoup plus faible que celle de l'acier, augmente donc
considérablement la résistance de conduction de l'échangeur et réduit le coefficient de
transfert de l'appareil

- réduction des sections de passage lorsque l'eau de recirculation passe à l'intérieur


des tubes d'échangeur. Cette réduction de section se traduit par un accroissement des
pertes de charge de l'appareil entartré et donc une chute brutale de débits d'eau qui
entraîne à la fois un mauvais refroidissement du fluide procédé et une élévation locale
de la température d'eau de refroidissement. L'élévation de la température d'eau
favorisant l'entartrage, on se trouve alors devant un phénomène auto-aggravant qui
conduit à la mise hors service de l'échangeur pour détartrage

- promotion de la corrosion. Certaines corrosions se développent par aération


différentielle de la surface métallique, la couche de tartre étant, dans un premier temps,
discontinue sur la surface d'échange, favorise ce type de corrosion et peut conduire à
un percement du faisceau tubulaire

2- LUTTE CONTRE L'ENTARTRAGE


Lorsque qu'on chauffe une eau naturelle, le premier sel à précipiter est le carbonate de calcium
provenant de la décomposition du bicarbonate de calcium selon la réaction équilibrée suivante :
D CH 1565 B

Ca(HCO3)2 CaCO3 + H2O + CO2

Le CO2 présent dans la solution donne à l'eau des caractéristiques différentes selon sa concentration.

En contrôlant le pH plutôt basique (via un indice, appelé Indice de RYZMAR maintenu entre 6 et 6,5),
on diminue fortement la précipitation du carbonate de calcium.

L'injection d'inhibiteurs adaptés permet d'obtenir une couche assez régulière de carbonate de calcium
dans l'ensemble du circuit couche qui joue également le rôle de couche protectrice de corrosion.

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VI - CORROSION ET LUTTE CONTRE LA CORROSION

1- EXPLICATION DU PHÉNOMÈNE
La corrosion métallique consiste en la disparition partielle du métal par réaction chimique avec le
milieu environnant. Il existe diverses formes de corrosion, mais, dans le cas des circuits de
réfrigération, la corrosion la plus critique est celle de la corrosion électrochimique du fer par l'eau.

En effet le fer a tendance à s'ioniser à l'état de Fe2+ en présence d'eau, cette ionisation libérant deux
électrons par atome de fer ionisé :

Fe → Fe++ + 2e–

Les électrons ainsi libérés parcourent le métal et vont créer une charge négative à quelque distance
des ions ferreux. En présence d'oxygène et d'eau, ils donnent naissance à des ions hydroxydes OH–
d'après la réaction :
1
2e– + O + H2O → 2 OH–
2 2

La recombinaison des ions Fe++ et de OH– donne des hydroxydes de fer Fe (OH)2 et Fe (OH)3 qui se
déposent au niveau de la première apparition des ions ferreux.

O O Dissous dans
2 2 l'électrolyse
Eau de refoidissement
H2O
Réaction à l'anode Réaction à la cathode
Fe++ + 2OH- Fe (OH)2 1/2 O2 + 2e O2-
4 Fe (OH)2 + 2H2O + 2O2 O2- + H2O 2OH-
4 Fe (OH)3
Fe++

D MAC 016 A

e
e

Paroi en acier Anode ferrite ou Fe Cathode


• composant de l'eau
• inclusion
• impureté

Une pile électrique avec anode et cathode est ainsi amorcée et la réaction va se poursuivre.

La présence de dépôts (boue, tartre ou bactéries mortes ou vivantes) favorise le phénomène par
aération différentielle de surfaces de métal voisines, les ions Fe++ se forment sous le dépôt humide et
les électrons migrent vers une surface mieux aérée.

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2- LUTTE CONTRE LA CORROSION


La lutte contre la corrosion consiste à placer l'eau de recirculation à pH légèrement acide (pH de 6.5 à
7) de façon à supprimer le risque d'entartrage, alors que dans le procédé de stabilisation le pH était
plutôt basique. Bien entendu, les deux traitements ne peuvent coexister, et le choix doit être fait entre :

– protection des circuits par stabilisation (inhibiteurs d'entartrage)


– protection des circuits pour inhibiteurs de corrosion

Les principaux inhibiteurs de corrosion utilisé en traitement d'eau recirculée sont les chromates, le zinc
et les dérivés azotés.

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VII - ENCRASSEMENTS DES CIRCUITS ET LUTTE CONTRE L’ENCRASSEMENT

1- EXPLICATION DU PHÉNOMÈNE
Hormis les dépôts de tartre ou d’hydroxydes de fer, d’autres sources d’encrassements possibles
existent :
– apport de matières en suspension, minérales, colloïdales ou organiques par l'eau
d'appoint même prétraitée.
– pollution de l'eau recirculée par des fluides procédés (hydrocarbures en raffinerie de
pétrole)
– développement de matières vivantes algues ou bactéries en particulier lors des
périodes chaudes
– produits de dégradation du béton des tours et du bassin de refroidissement
– etc.

2- LUTTE CONTRE L'ENCRASSEMENT


Si l'apport de matières organiques provient essentiellement de l'eau d'appoint, on est amené à
effectuer un traitement de l'eau d'appoint qui peut consister en :
– un traitement à la chaux qui a pour avantage de diminuer également le TAC de l'eau
d'appoint et donc de l'eau recirculée
– une clarification avec coagulation et filtration sur filtre à sable
– une chloration préalable pour détruire les cellules vivantes et éviter la prolifération en
circuit
Si les matières en suspension se développent en circuit, les traitements doivent être appliqués au
circuit lui-même.
Une des solutions les plus efficaces es t la filtration dérivée consistant à traiter systématiquement
une faible partie de l'eau recirculée (5 à 10%) selon le schéma de principe suivant :

vers tours de
refroidissement
Na 2 CO 3 effluent de lavage

Lait de chaux

FC
Ballon Filtre
Eau circuit
de à
chaude dérivé maturation sable
BASSIN DE
COAGULATION

lavage
acide inhibiteur
D MTE 144 A

Eau retour vers


BASSIN
D'ASPIRATION

Cette filtration dérivée permet d'abaisser considérablement voire d'annuler les purges de
déconcentration en continu.

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Les autres solutions dépendent de la nature des salissures. Il s’agit :

– de dispersants organiques
– de composés tensioactifs
– de biocides
– ou de traitement de chloration par de l’eau de Javel

• Lutte contre la pollution par les hydrocarbures

En cas de percement d'un échangeur à hydrocarbures amenant une pollution significative de l'eau
recirculée, il y a lieu de prendre les précautions urgentes suivantes :

– augmenter les purges après s'être assuré de la possibilité de retraitement des eaux
polluées

– isoler si elle existe la filtration dérivée et procéder à sa dépollution

– augmenter l'eau d'appoint et évacuer par débordement les hydrocarbures du bassin de


rétention des tours de refroidissement

– rechercher l'échangeur fuyard et l'isoler côté eau dès que possible

– une fois la fuite maîtrisée, augmenter le traitement dispersant et tensioactif, réduire


l'eau d'appoint et refermer les purges le temps du dispersement des hydrocarbures

– lorsque la teneur en hydrocarbures est revenue dans des limites raisonnables, réduire
les purges d'appoint pour renouveler l'eau en circulation

– faire une injection de biocide

– réappareiller la filtration dérivée après s'être assuré de la dépollution

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VIII - LE RISQUE LÉGIONELLOSE DANS LES TOURS DE RÉFRIGÉRATION


1- DÉFINITION
La légionellose est une infection respiratoire provoquée par des bactéries appelées “légionella
pneumophila” ou “legionelles”. Ces bactéries prolifèrent dans l’eau douce entre 25 et 45°C. Les
infections occasionnées peuvent être de deux formes :

- une infection à caractère bénin : la fièvre de Pontiac, il s’agit d’un syndrome pseudo-grippal
qui se guérit sans traitement au bout de 2 à 5 jours

- une infection pulmonaire grave appelée “maladie du légionnaire” ou “légionellose”


Environ 500 cas sont déclarés chaque année en France, et 15 % sont mortels

La légionellose est une maladie à déclaration obligatoire depuis 1987.

Le mode de transmission se fait par inhalation d’eau contaminée diffusée en fines gouttelettes ou
aérosols (taille < 5 µm). Les bactéries pénètre dans les alvéoles pulmonaires et détruisent les
macrophages pulmonaires.

2- RISQUES DANS L’INDUSTRIE


Les différentes sources de contamination sont :

- les réseaux collectifs d’eau chaude sanitaire (douche, …)


- les tours de réfrigération
- les climatisations

a - Facteurs favorisant le contamination

• La température

Les bactéries se multiplient dans une eau comprise entre 25 et 45 °C. Elles survivent en deçà de 25°C
et se multiplient au delà . Au dessus de 50 à 60°C, leur destruction survient.. Lorsqu’il existe des
zones de circuits avec eau stagnantes (bras mort) et/ou une boucle d’eau chaude inférieure à 50°C, le
risque de présence de légionelles est important.

• Le biofilm (entartrage ou corrosion)

Les légionelles se développent et se fixent sur des dépôts (tartre, corrosion). Elles s’organisent en
formant un biofilm avec d’autres micro-organismes, favorisant ainsi leur prolifération. Ce biofilm
protège les légionelles en limitant l’action des biocides, permettant ainsi la contamination de grandes
parties du circuit.

• La vitesse de circulation des fluides (hydraulique)

Toutes vitesses lentes voire nulles favorisent la prolifération des légionelles.

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b - Prévention sur les tours de réfrigération

• Généralités

– Vidange complète, nettoyage mécanique ou chimique et désinfection des circuits d’eau, des
garnissages et des parties périphériques avant chaque remise en service, au moins une fois par
an.
– Mise en place d’un programme de suivi de la qualité des eaux (types d’analyses et fréquence des
contrôles)
– Tenue d’un livret d’entretien des tours
– Protection du personnel exposé (masque P3, gants, …)
– Analyses annuelle (une au moins) et actions correctives :

- concentration < 103 Unités Formant Colonies par Litre (UFC/l) : entretien et suivi normal
- entre 103 et 10 5 UFC/l : mise en œuvre de mesures pour retrouver une concentration
normale
- 105 UFC/l : arrêt obligatoire de l’installation, information de l’inspection des installations
classées, mesures de désinfection.

• Implantation des tours

– Prévoir une distance importante entre les tours et la population environnante.


– Éviter la proximité de fenêtres et de prises d’air.
– Tenir compte des vents dominants.

• Conception des tours

– Choisir des pompes et des sections de tuyauteries favorisant une vitesse suffisante pour éviter la
formation d’un biofilm.

– Sélectionner les matériaux en fonction de la qualité de l’eau (diminution des risques de corrosion)

– Prééquiper le réseau en points d’échantillonnages.

– S’assurer du bon fonctionnement du dévésiculeur des tours (l’entraînement en aérosols peut être
réduit jusqu’à 0,0003 % du débit de recirculation).

– Favoriser la dispersion du panache de vapeur (survie des légionelles réduite en cas de longue
durée de transport dans l’air).

• Entretien des tours, traitement de l’eau

– Contrôler le bon état de fonctionnement et la propreté des dévésiculeurs.

– Contrôler le bon fonctionnement des répartiteurs d’eau sur le corps d’échange (toute la surface du
corps doit être arrosée).

– Nettoyer la distribution d’eau de la tour.

– Nettoyer le bassin.

– Nettoyer la crépine d’aspiration.

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• Traitements et contrôle

Le traitement de l’eau se fait au moins une fois par an et après chaque arrêt de longue durée. Le chois
du traitement dépend de la conception de l’installation et de son environnement :

- traitement préventif : il vise à maintenir la concentration en légionelles dans l’eau à un


niveau acceptable

- traitement curatif : traitement à caractère momentané en cas de contamination ou de


déclaration de cas de légionelloses

Différents traitements existent :

- la chloration
- le traitement thermique
- la bromation
- la technique cuivre-argent
- le traitement au dioxyde de chlore
- le traitement à l’ozone
- les bactéries de synthèse
- les biodispersants
- la filtration

Le contrôle du traitement se fait par détermination de la contamination microbiologique, soit par


recherche spécifique de légionelles, soit par évaluation de la contamination totale (une forte
contamination totale peut être due à un entretien défectueux et donc un risque de présence de
légionnelles, par contre une faible contamination totale n’assure par l’absence de légionelles).

Par ailleurs, d’autres paramètres sont surveiller tels que :

- suivi de la température sur l’ensemble du réseau


- suivi de la corrosion et de l’entartrage
- consommation en eau et en réactif
- contrôle des postes de dosage des réactifs
- contrôle des filtres
- contrôles analytiques sur l’eau d’appoint et l’eau de circuit.

IX - SUIVI DE LA QUALITÉ DE L'EAU D'APPOINT ET DE L'EAU RECIRCULÉE


Pour pouvoir suivre la qualité du traitement, il est nécessaire de suivre en parallèle la qualité d'eau d'appoint
et la qualité de l'eau recirculée et de vérifier que les taux de concentration sont cohérents. Les analyses à
effectuer quotidiennement dans chacun des deux courants sont : pH, TAC, teneurs en calcium et en chlore,
concentration en inhibiteurs.

Il est prudent de prévoir des analyses bihebdomadaires des autres caractéristiques telles que : sulfates, SiO2,
Fer, matières en suspension, DCO, teneur en hydrocarbures, COT, comptages bactériens qui permettent de
déceler toute anomalie et de réagir en temps utile.

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