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Un petit survol sur l’Histoire de France

Les dates et les moments essentiels


Le premier peuple Français :
Les Gaulois font leur apparition suite à la détérioration climatique de la fin de l'âge du bronze danois
vers le Ve siècle av. J.-C. La Gaule Romaine apparaîtra ensuite vers -50 av. J.-C. suite à la guerre des
Gaules (de -58 à -50 av. J.-C.). César se lance à la conquête du reste de la Gaule, et vainc en -52 une
révolte menée par le chef gaulois Vercingétorix appartenant à la tribu arverne.
Site à remarquer : Le plateau de Gergovie, près de Clermont-Ferrand
Le plateau de Gergovie est le monument commémoratif en pierre de Volvic de Jean Teillardle. Il est
situé à quelques kilomètres au sud de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme en Auvergne. C'est
lieu de la bataille de Gergovie, qui a opposé Vercingétorix aux légions romaines de Jules César en 52
av. J.-C.

La France romaine :
La période gallo-romaine va de la conquête de la Gaule par Jules César, suite à la guerre des Gaules, à
la bataille de Soissons (en 486) qui marque l'avènement de la dynastie mérovingienne (Francs) et du
royaume de France.
Site à remarquer :
« la Provence » Nîmes et Arles :
La bataille de Soissons (en 486) : La bataille de Soissons oppose, en 486, Clovis, roi des Francs, à
Syagrius, maître d'un domaine s'étendant de la Loire à la Somme. Ce dernier est vaincu et s'enfuit à
Toulouse chez les Wisigoths ; leur roi Alaric II le livre enchaîné aux envoyés de Clovis venus le
réclamer, et il est exécuté sur l'ordre de ce dernier. Cette bataille marque la fin du dernier vestige du
pouvoir romain en Gaule, et marque l’avènement de la dynastie mérovingienne (Francs) et du
royaume de France.

Les Francs :
476 est la date qui marque la fin de l’empire romain d’occident (mort de l’empereur Romulus
Augustule). Les Francs se sont établis dans le territoire de la Gaule vers 420. Le premier roi connu est
Mérovée qui inaugure la dynastie mérovingienne. Mais le roi le plus important et Clovis qui en 498 se
converti au catholicisme à Reims et marque le début de l’histoire médiévale française.
À remarquer :
La francisque : La francisque est une hache de jet qui fut utilisée par les soldats Francs mérovingiens
et carolingiens entre le Ve et le VIIIe siècle. En Septembre 1940, le Docteur Menetrel chargea le
Capitaine Ehret de concevoir un insigne symbolisant l'unité française. Son choix se porta sur la
francisque dans le désir de rapprocher symboliquement deux périodes dramatiques de notre histoire.
Celle d'il y a 19 siècles où l'arme à deux tranchants était portée par les gaulois et leur Chef
Vercingétorix à l'époque de la première grande épreuve nationale d'où devait sortir notre pays et
celle de 1940 avec le ralliement autour du Maréchal, d'une France plongée dans la souffrance et le
deuil.
La francisque devait être "le symbole du sacrifice et du courage et rappeler une France malheureuse
renaissant de ses cendres". La loi du 16 Octobre 1940 déclara la Francisque "insigne du Maréchal de
France Chef de l'Etat Français."
Important :
Le « Vase de Soisson » : est un épisode concernant Clovis, très populaire, entre l’histoire et la légende
qui nous raconte Saint Grégoire de Tours.
Chaque année, Clovis rétribuait ses soldats en partageant entre eux, le butin qu'ils avaient amassé
après leurs victoires, dans la ville de Soisson.
Une année, l'Evêque de Reims supplia Clovis de lui rendre un vase magnifique que ses soldats avaient
dérobé dans sa ville. Clovis et ses soldats acceptèrent de rendre le vase mais un seul guerrier ne fut
pas d'accord et, furieux, il frappa le vase avec sa francisque. Clovis ne dit rien et rendit à l'Evêque le
vase tout cabossé.
Un an après, Clovis qui passait ses troupes en revue, reconnut le soldat.
Clovis lui reprochant que sa francisque était sale, il s'en saisit et la jeta à terre. Quand le soldat se
baissa pour la ramasser, Clovis lui abattit sa francisque sur la tête en disant : "Voilà ce que tu as fait au
vase de Reims"

À savoir :
L’invasion des Huns : La recherche historique regroupe sous l’expression invasions barbares les
mouvements migratoires des populations essentiellement germaniques, à partir de l’arrivée des Huns
dans l’Est de l’Europe centrale aux environs de 375 jusqu’à celles des Lombards en Italie en 568 et des
Slaves dans l'Empire romain d'Orient en 577, invasions qui entraînèrent le départ des populations
autochtones, leur assimilation ou leur assujettissement aux nouveaux arrivants. Bien qu’ayant eu lieu
au cours de l’Antiquité tardive, ces mouvements migratoires relient cette époque et le Moyen Âge.
La bataille « des champs Catalauniques »: Cette bataille a opposé les forces coalisées, romaines, gallo-
romaines et surtout germaniques, menées par le patrice romain Aetius d'une part, et l'armée
composite de l'Empire des Huns, emmenée par Attila, d'autre part. La bataille qui met aux prises
plusieurs dizaines de milliers de combattants en 451, est une véritable lutte fratricide, entre Goths,
Francs, Huns, Sarmates et autres peuples des steppes, les uns dans le camp romain d'Occident, les
autres dans l'armée d'Attila déjà en retraite après son siège infructueux d'Aurelianum. Elle a été
localisée par la tradition aux environs de l'actuelle Châlons-en-Champagne, près de Duro Catalaunum
à l'époque gallo-romaine, d'où provient le nom des « champs Catalauniques », mais cette localisation
est l'objet de controverses archéologiques.
Cette bataille met fin à l'avancée extrême en Occident de l'Empire hunnique d'Attila, sous
l'hégémonie des Huns des steppes. Après les rois la dynastie Mérovingienne disparaît en 751, Pépin le
Bref, maire du Palais qui exerce le pouvoir véritablement, est sacré roi des Francs, fondant ainsi la
dynastie carolingienne.
Charles Martel : duc et prince des Francs, Il est le fils de Pépin de Herstal, maire du palais d'Austrasie
contrôlant les royaumes de Neustrie et de Bourgogne. Il est également le grand-père paternel de
Charlemagne. Il fut aussi le souverain de facto du royaume des Francs le vainqueur des arabes à
Poitiers en 732.
Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers. Les
vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes au nord des Pyrénées.

L’Empire de Charlemagne

Pépin le Bref inaugure la dynastie carolingienne. Son fils Charlemagne agrandisse considérablement
le royaume des Francs, qui s’étend à la fin du VIIIe siècle sur plus d’un million de kilomètres carrés.
L’immense empire carolingien est contrôlé par une administration centralisée basée à Aix-la-Chapelle,
des comtes représentant Charlemagne dans tout l’empire et étant surveillés par les missi dominici.
Charlemagne, couronné en 800 empereur d’Occident, relance les arts libéraux dans l’éducation, et le
Palais d’Aix-la-Chapelle accueille une activité intellectuelle et artistique de haut niveau. De plus,
Charlemagne initie en France le féodalisme.
- Les missi dominici sont un organe et une charge institués en 789 et renouvelés en 802 par le
pouvoir carolingien. Les missi sont des envoyés spéciaux des souverains carolingiens qui contrôlent
les représentants du pouvoir royal au niveau local. Ils permettent au souverain de hiérarchiser son
administration, de centraliser le pouvoir et sont l'expression d'une idéologie proprement impériale.
Envoyés en collège de deux ou trois - et souvent plus -, comptant en général au moins un comte et un
évêque, ils sont dans un premier temps étrangers au district – missatica - qu'ils administrent. Des
missi extraordinaires représentent l'empereur dans des circonstances spéciales et, éventuellement,
en dehors de leur région d'exercice habituel.
Néanmoins, après la mort de l’empereur, les comtes et les vassaux de celui-ci parviennent peu à peu
à rendre leur fonction héréditaire, et les petits-fils de Charlemagne se partagent l’Empire au traité de
Verdun (843); Charles obtient la Francie occidentale, qui correspond approximativement aux deux
tiers occidentaux de la France actuelle et dont les frontières varieront peu jusqu’à la fin du Moyen
Âge. Le nouveau royaume doit toutefois affronter trois vagues d’invasions différentes aux IXe et Xe
siècles, menées par les musulmans, les Vikings et les Hongrois. À la même époque, les pouvoirs des
anciens comtes continuent d’augmenter tandis que le pouvoir royal diminue; une société féodale se
met en place, caractérisée par sa division en trois ordres: le clergé, la noblesse et le Tiers état ; le
féodalisme.
Un site :
Aix la Chapelle, (Aachen) Renania Wesfalia, Aquisgrán: est une ville d'Allemagne située dans le Land
de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Elle se situe à 5 km de la jonction des frontières de l'Allemagne,
des Pays-Bas et de la Belgique. Aix-la-Chapelle est connue comme ville de résidence de Charlemagne,
les couronnements d'empereurs et aujourd'hui pour son université RWTH. C’est le premier capital de
l’Europe communautaire.
Le roi des Francs et des Lombards, devenu un empereur d'Occident en l'an 800, est considéré comme
un personnage historique fondateur tant en France qu'en Allemagne. Il fut l'un des précurseurs de
l'Europe. L'empire qu'il a bâti s'étendait de l'Elbe aux Pyrénées et de la mer du Nord au centre de
l'Italie. C'est de sa partition que naîtront au fil de l'histoire des pays comme la France, l'Allemagne,
mais aussi les pays de l'actuel Benelux ou encore l'Italie. Charlemagne a introduit une réforme de
l’éducation qui est qualifiée de "Renaissance carolingienne" depuis le 19e siècle. Sous son règne, la
culture et le patrimoine culturel de l’Antiquité ont été redécouverts et régénérés. Charles fit venir de
nombreux savants à sa cour et il encouragea la création d’écoles dans les abbayes et les évêchés.
L’engagement de Charlemagne au profit de l’éducation, de la littérature et de l’art sont à l’origine de
la culture européenne. Il créa également une administration avec une législation et une monnaie
uniques.
Le 28 janvier 814, Charlemagne (Karl der Große) mourait à Aix-la-Chapelle et Aix-la-Chapelle préserve
de nombreux témoignages de l'empereur :
la cathédrale, le tombeau de Charlemagne ou encore la salle du couronnement de l'Hôtel de ville
d'Aix-la-Chapelle ou encore le Centre Charlemagne.
Les Marches : Tout à sa préoccupation d'assurer les frontières de son royaume, Charlemagne n'a de
cesse de contrôler les régions voisines. Lorsque les Francs s'emparent d'une étroite bande de terre
qui, le long du versant méridional des Pyrénées, le roi réalise son souhait de créer une "Marche
d'Espagne". Ce nom de "Marche" est donné à des conquêtes récentes, puis aux comtés (parfois aux
duchés) qui sont fondés sur ces terres situées aux frontières du royaume franc. Dûment fortifiées et
renforcées militairement, ces Marches constituent une barrière efficace contre les invasions. Leur
commandement civil et militaire est confié à des marquis. Sous le règne de Charlemagne, les
frontières sont garanties par les Marches, mais aussi celles d'Espagne, de Bretagne, de Saxe et de
Bavière.
Charlemagne un héros romanesque : La naissance de La chanson de geste, vers 1100.
La Chanson de Roland : est un grand poème racontant les exploits de Roland, neveu de Charlemagne,
notamment la bataille de Roncevaux contre les Sarrasins, dans un dialecte anglo-normand. La plus
ancienne et la plus célèbre de nos chansons de geste. Charlemagne y incarne l’autorité ferme quand il
parle à Roland, l’humanité et la sensibilité lorsqu’il pleure, le courage militaire et le sens de la justice
quand il venge Roland.
Un évènement : Les Serments de Strasbourg (Sacramenta Argentariae)

Un évènement :
Les invasions normandes : 841, les Normands pillent et brûlent la ville de Rouen. Tous les étés ils
envahissaient la côte pour emporter qu'ils pouvaient. Au 911 Charles le Simple abandonna au
chef normand Rollon la partie de la France qui constitua le duché de Normandie.
Charles III le Simple et Robert négocient en 911 le traité de Saint-Clair-sur-Epte par lequel les
Normands de Rollon acquièrent le droit de s'établir aux bouches de la Seine (la future Normandie).
Ce traité, signé à Saint-Clair-sur-Epte, était une convention heureuse, car il mettait fin à des courses
dévastatrices qui duraient depuis un siècle. Les nouveaux maîtres du pays se mêlèrent aux anciens
habitants, oublièrent leur langue, leur férocité, mais gardèrent un peu de cet esprit d’aventure, de cet
amour du gain, qui les avaient poussés à travers tant de pays, et qui leur feront un jour prendre l’Italie
méridionale, un autre jour l’Angleterre.
Un moment important :
La naissance de la féodalité : A la fin de l’Empire de Charlemagne, au 10e siècle, ses héritiers sont
divisés et incapables de faire face à une vague d’invasions venue du Nord avec les Vikings et du sud
par les Sarrazins qui pénètrent en Sicile et en Provence. Les souverains, faute de pouvoir pour
défendre efficacement leurs royaumes décident de charger leurs compagnons, les comtes, leur
surveillance.
Ces nobles, les comtes, vont donc exercer leur pouvoir en leur nom. Des liens étroits vont unir, dans
le cadre de ce contrat, les souverains ou suzerains et les seigneurs concernés, donnant naissance au
système féodal.
Ce système repose à l’origine sur un lien individuel qui s’établit sur un engagement fidèle,
accompagné d’obligations. Les suzerains exigent en premier lieu que les nobles deviennent des
vassaux, c'est-à-dire d’humbles serviteurs. Ils doivent assurer le soutien, l’aide militaire en cas de
guerre. En échange, les comitis reçoivent un bien. Comme c’est une époque où l’on manque d’argent,
où la monnaie circule peu, le bien reçu n’est pas financier mais foncier : le suzerain donne des terres,
le fief ou tenure féodale. Ce donateur se réserve le droit de reprendre le bien concédé si le service
n’est pas ou plus accompli. L’engagement solennel du vassal au service du suzerain donne rapidement
lieu à une cérémonie : l’hommage.

Les Capétiens: En 987, Hugues Capet est élu roi. La monarchie redevient héréditaire, et les Capétiens
régneront sur la France pendant plus de 800 ans, ils sont la deuxième grand dynastie de la France.
Néanmoins, les premiers rois capétiens ne contrôlent directement qu’une portion très faible du
territoire français, appelée le domaine royal, et certains de leurs vassaux sont beaucoup plus
puissants qu’eux.
Au XIIe siècle, le pouvoir royal commence à s’affirmer contre les princes du royaume, mais doit faire
face à partir des années 1150 à la naissance d’un « empire Plantagenêt » regroupant dans un même
ensemble l’Angleterre et le tiers ouest de la France. Le royaume capétien atteint un apogée au XIIIe
siècle, la monarchie reprenant le pouvoir qu’elle avait perdu tandis que l’art et la culture française
s’affirment en Europe :
Philippe Auguste (1180-1223) parvient à conquérir l’essentiel des possessions françaises des
Plantagenêt, mettant temporairement fin à la menace anglaise et agrandissant considérablement le
domaine royal par la même occasion.
Louis IX (1226-1270) se comporte en arbitre de la chrétienté et participe aux septième et huitième
croisades, ce qui l’amènera à être très vite canonisé par l’Église catholique.

Un événement :
La conquête normande de l’Angleterre : est l’invasion du royaume d’Angleterre par le duc de
Normandie, Guillaume le Conquérant, qui a culminé avec la bataille de Hasting en 1066 et qui s’est
traduite par l’appropriation de ce territoire par les Normands.
Cette bataille se prolonge pendant près de cinq ans, jusqu’en 1070. C’est un événement capital dans
l’histoire du Moyen Âge pour plusieurs raisons. Elle a pour conséquence première la réunion du
duché de Normandie et du royaume d’Angleterre sous l’autorité d’un même homme : Guillaume le
Conquérant. Chaque état conservait toutefois sa personnalité, son administration propre. Cette
conquête représente une ligne de partage importante dans l’histoire de l’Angleterre et même de
l’Europe. Le royaume fut en effet complètement bouleversé par l’événement. L’élite anglo-saxonne,
vaincue, disparut au profit d’une autre, venue du continent. Les conquérants apportèrent leur langue
et leur culture. Détaché de l’influence de la Scandinavie, le pays sera dorénavant beaucoup plus
étroitement lié à l’Europe continentale. Surtout, 1066 prépare la montée en puissance de l’Angleterre
qui bientôt intégrera le cercle des monarchies les plus puissantes d’Europe. Enfin, la conquête met en
place les éléments d’un conflit avec la France qui se prolongera jusqu’au XIXe siècle.
Cette épopée militaire du duc de Normandie relève encore aujourd'hui de l’exploit puisqu'elle
demeure à ce jour la dernière conquête réussie de l’Angleterre.

Vous devez savoir :


Les Plantagenêt. Comtes d’Anjou et rois d’Angleterre :
La famille des Plantagenêts est une dynastie de rois du Moyen Age, des rois et des reines aux destins
exceptionnels : ils ont régné sur l’Angleterre et une partie de la France, ils ont combattu les rois de
France, ils sont partis en Croisade, ils ont entretenus la cour la plus brillante d’Europe.
Pendant près de trois siècles, la famille des Plantagenêts va régner sur le royaume anglo-normand
constitué par Guillaume le Conquérant au XIe siècle. Cet état est alors la première puissance
politique, mais c’est un État féodal typique. C’est en Angleterre que les Plantagenêts régnaient en
souverains indépendants, tandis qu’en France, ils étaient les vassaux des Capétiens, situation qui
donna naissance à une rivalité hostile entre les deux dynasties. L’animosité que les Capétiens avaient
manifestée à l’égard de Guillaume le Conquérant dégénéra en une haine à mort envers la maison
d’Anjou.
Henri II rendit à l’Angleterre la puissance qu’elle avait connue sous Guillaume le Conquérant et, dans
une certaine mesure, lui donna la première ébauche de ce qui devait constituer son originalité en
tant qu’état. Il limita l’autorité des barons et les libéra de leurs devoirs de vassaux, mais exigea d’eux
un impôt : « l’argent de l’écu ».
Un événement : 1200, fondation de l’Université de Paris (Philippe Auguste). 1257 fondation de la
Sorbonne par Robert de Sorbon.
Le 15 janvier 1200 est fondée l'Université de Paris à l'initiative de Philippe Auguste. Elle obtient du roi
un statut officiel en 1215. Elle acquiert rapidement un très grand prestige, notamment dans les
domaines de la philosophie et de la théologie.
Constituée comme l’association de tous les collèges parisiens situés sur la rive gauche, elle assurait la
formation de tous les clercs, c’est-à-dire de tous les cadres et agents administratifs des institutions
royales (conseil d’État, parlements, tribunaux, cours des comptes, impôts, etc.) et ecclésiastiques
(enseignement, hôpitaux, libraires, recherche, évêques, abbés).
Comme les autres collèges de l'université, il devait accueillir des pensionnaires pauvres qui y
disposaient de bourses, ainsi que des étudiants non pensionnaires. Le collège est ainsi destiné à sa
fondation à abriter une vingtaine de personnes. À cet effet, Saint Louis donna quelques maisons de la
rue Coupe-Gueule, face à l'hôtel de Cluny, pour y installer les étudiants. Robert de Sorbon, par
l'intermédiaire de Guillaume de Chartres achète et échange rapidement l'ensemble des abords de
cette rue ; en 1260, la majorité du site actuel est aux mains du collège. Il s'agit alors d'un ensemble
épars de bâtiments divers, maisons, granges, etc. disposés dans un jardin.
Un personnage de roman :
Richard Cœur de Lyon (1189-1199).
Fils préféré d'Aliénor d'Aquitaine, Richard 1er, qui sera surnommé Coeur de Lion à la suite de ses
« exploits » en Terre sainte, naît sur le sol anglais mais ne résidera plus que quelques mois dans le
royaume que lui aura légué son père Henri II Plantagenêt. Pendant son règne, il ne passera que
quelques mois dans le royaume d'Angleterre et utilisera toutes ses ressources pour partir en croisade,
puis défendre ses territoires français contre le roi de France, Philippe Auguste, auquel il s’était
pourtant auparavant allié contre son propre père. Ces territoires, pour lesquels il a prêté allégeance
au roi Philippe, constituent la plus grande partie de son héritage Plantagenêt.
Ce chef de guerre aux mœurs brutales et dépourvu de sens politique bénéficie d'une aura
paradoxale, en partie à cause de son surnom, en partie à cause des héros de légende auxquels on
l'associe : Robin des Bois et Ivanhoé.

Une dynastie importante : Les Plantagenêt : comtes d’Anjou, duc d’Aquitaine, ducs de Normandie et
rois d’Angleterre. Geoffroi V et le genêt qui portait dans son chapeau. Henri II- Edouard III, Début de
la Guerre de Cent Ans.
Geoffroi V d'Anjou, dit le Bel ou Plantagenêt fut comte d'Anjou et du Maine et, plus tard, duc de
Normandie. Il est surnommé Plantagenêt à cause du brin de genêt qu'il avait l'habitude de porter à
son chapeau. Son fils Henri II d'Angleterre est le fondateur de la dynastie Plantagenêt des rois anglais.
La tradition nomme guerre de Cent Ans la lutte qui opposa les Valois et les Plantagenêts pour le trône
de France. Depuis 1328, Philippe VI de Valois est roi en vertu de la loi salique qui écarte les femmes
de la succession, mais, en 1337, Édouard III, roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine et fils d'Isabelle de
France, revendique la couronne. La France est alors, à plusieurs reprises, l'objet de tentatives de
conquête de la part des rois d'Angleterre. D'abord querelle d'héritage entre deux clans féodaux, le
conflit prend, au début du Xve siècle, le caractère d'une lutte entre Français et Anglais, notamment
sous l'influence du clan des Armagnacs et de Jeanne d'Arc. Le clan adverse des Bourguignons, un
moment lié aux rois d'Angleterre, se rallie en 1435 à Charles VII. Les deux royaumes sont dès lors
nettement distincts. Au cours du conflit, les Valois s'efforcent de construire un appareil d'État plus
structuré, grâce à des rentrées d'impôts régulières, un embryon d'armée de métier, une
administration plus soumise au roi. L'affaiblissement de la noblesse traditionnelle, décimée par les
batailles et ruinée par la guerre, favorise cette éclosion d'un État royal moderne.

Un autre grand évènement :


Les Croisades
Les croisades du Moyen Âge sont des pèlerinages armés, prêchés par le pape, une autorité spirituelle
de l'Occident chrétien comme Bernard de Clairvaux ou un souverain comme Frédéric Barberousse.
Elles furent lancées pour restaurer l'accès aux lieux de pèlerinages chrétiens en Terre Sainte, autorisés
par les Arabes Abbassides, mais qu'interdirent les Turcs Seldjoucides en 1071 quand ils prirent
Jérusalem aux Arabes. Elles débutèrent en 1095, répondant aussi à une demande de l'empereur de
Byzance inquiet de l'attitude des Turcs.
* La croisade populaire :
La croisade militaire. L´été 1096 Godefroid de Bouillon, duc de Basse Lotharingie, dirige les armées
qui partent pour délivrer Jérusalem.
La création des État latins orientaux. Le 15 juillet 1099 la ville est prise. Le royaume de Jérusalem est
fondé G. de Bouillon ne veut pas être le roi mais l’Avoué du saint sépulcre.
Une première croisade populaire part en 1096 pour se faire massacrer par les Turcs. Une croisade de
barons en 4 itinéraires les suit commandée par Godefroy de Bouillon, Bohémond de Tarente,
Raymond de Saint Gilles et Robert de Flandres. Les premières victoires contre les turcs divisés
permettent aux chevaliers de remporter plusieurs victoires. Puis Jérusalem est prise en 1099, et ses
habitants massacrés. Godefroy de bouillon s’installe à Jérusalem et Quatre États latins sont créés
mais beaucoup de chevaliers rentrent.
Mais les pauvres gens veulent aussi participer. Parallèlement à la croisade des barons se forme une
croisade populaire dont le principal initiateur et prédicateur est Pierre l'Ermite. Il dirige cette armée
de paysans et d'aventuriers avec un simple chevalier du nom de Gautier Sans Avoir.
*La deuxième croisade (1147-48), Louis VII, « pour des prunes ».
La deuxième croisade commença en 1147 après avoir été lancée en décembre 1145 par le pape
Eugène III à la suite de la chute d'Édesse en 1144. Elle s'acheva en 1149 par un échec total pour les
croisés, qui rentrèrent en Europe sans avoir remporté de victoire militaire en Orient.
En arrivant enfin à Jérusalem, Louis VII décide d'attaquer Damas alors que le régent de cette ville
avait conclu une alliance avec les francs.
L'attaque commence le 24 juillet 1148. Les croisés assiègent la ville et la victoire semble facile. Mais la
mésentente des chefs entre les tactiques à adopter permet aux défenseurs de la ville d'attendre
l'arrivée d'une armée de secours. De peur de se retrouver encerclés, les croisés abandonnent la
partie et se replient vers Jérusalem. Cette deuxième croisade n'est finalement qu'une succession
d'échecs et de jalousies entre les chefs croisés.

Des personnages :
Aliénor d’Aquitaine : a été tour à tour reine des Francs, puis d’Angleterre. Duchesse d’Aquitaine, elle
occupe une place centrale dans les relations au xiie siècle entre les royaumes de France et
d’Angleterre : elle épouse successivement le roi de France Louis VII, à qui elle donne deux filles, puis
Henri Plantagenêt, le futur roi d’Angleterre Henri II. Pendant la deuxième croisade (1147-1149),
Aliénor, qui a parcouru l'Aquitaine pour convaincre ses vassaux de participer à l'expédition,
accompagne son mari. Beaucoup de nobles les imitent alors et se font accompagner de leur dame et
leurs chambrières.
On lui attribue à cette époque une aventure avec son oncle et ancien tuteur, Raimond de Poitiers,
prince d'Antioche. Cette révélation aurait persuadé Louis VII de renoncer à une expédition destinée à
reprendre le comté d'Édesse, ce qui, selon les historiens, fut une faute politique.
Saladin : est un guerrier originaire du Kurdistan qui aide son oncle Chîrkouh à s'emparer du pouvoir
en Égypte. À 32 ans, il lui succède comme vizir.
Après avoir réuni l'Égypte et la Syrie, les deux principales parties du monde arabo-musulman, ce
bâtisseur d'empire, au demeurant bon musulman, tourne ses coups contre les Francs installés en
Palestine depuis deux générations, soit près d'un siècle.

Il relève la mystique de la djihad (guerre sainte contre l'infidèle), depuis longtemps tombée en
désuétude, et remporte une victoire décisive sur les chrétiens à Hattîn en 1187. Cette victoire fait
oublier la défaite subie par le même Saladin à Montgiscard deux ans plus tôt. Elle permet aux
musulmans de reconquérir Jérusalem près d'un siècle après son annexion par les croisés (1099).

La créations des Ordres militaires : L’ordre du Temple de Jérusalem et de l’Hôpital de Saint Jean.
L'ordre du Temple était un ordre religieux et militaire issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge,
dont les membres étaient appelés les Templiers.
Cet ordre fut créé à l'occasion du concile de Troyes, ouvert le 13 janvier 1129 à partir d'une milice
appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Il œuvra pendant les XIIe et XIIIe
siècles à l'accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem dans le contexte de la
guerre sainte et des croisades. Il participa activement aux batailles qui eurent lieu lors des croisades
et de la Reconquête ibérique. Afin de mener à bien ses missions et notamment d'en assurer le
financement, il constitua à travers l'Europe chrétienne d'Occident, un réseau de monastères appelés
commanderies. Cette activité soutenue fit de l'ordre un interlocuteur financier privilégié des
puissances de l'époque, le menant même à effectuer des transactions sans but lucratif avec certains
rois ou à avoir la garde de trésors royaux.
Après la perte définitive de la Terre sainte consécutive au siège de Saint-Jean-d'Acre de 1291, l'ordre
fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel. Il fut dissous par le pape
Clément V le 13 mars 1312 à la suite d'un procès e hérésie. La fin tragique de l'ordre mena à nombre
de spéculations et de légendes sur son compte.
L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem est un ordre religieux catholique hospitalier et militaire qui a
existé de l'époque des Croisades jusqu'au début du XIXe siècle.
Son origine remonterait à la fin du XIe siècle dans l'établissement des marchands amalfitains à
Jérusalem et la création d'hôpitaux, d'abord à Jérusalem, puis en Terre sainte, d'où leur nom
d'Hospitaliers. À la suite de donations, ils vont posséder des établissements, prieurés et
commanderies dans toute l'Europe catholique. À l'instar des Templiers, il assume rapidement une
fonction militaire pour défendre les pèlerins qu'il accueille sur les chemins de Jérusalem, puis pour
combattre les Sarrasins aux côtés des Francs de Terre sainte.

La Troisième Croisade 1189-1192. Grégoire VIII prêche la croisade pour délivrer Jérusalem pris par
Saladin. Participent : Richard Cœur de Lyon, comte de Poitou, Henri II d’Angleterre et Philippe
Auguste de France commande les croisés.
Dès que la nouvelle de la perte de Jérusalem est connue en Occident, le pape Grégoire VIII appelle à
une nouvelle croisade.
C'est la "croisade des rois" car les souverains les plus prestigieux d'Occident vont y participer :
l'empereur germanique Frédéric Barberousse, le roi de France Philippe Auguste et le roi d'Angleterre
Richard Cœur de Lion.
Frédéric Barberousse part le premier en 1189. Il traverse rapidement les territoires byzantins car
l'empereur de Byzance avait conclu un traité avec Saladin. Le 18 mai 1189, il s'empare de la ville
d'Iconium en Turquie. Malheureusement,Frédéric se noie dans un fleuve en Anatolie et son armée se
retrouvant sans chef se disperse.
En ce qui concerne les Français et les Anglais. Ils choisissent de ne pas partir immédiatement puisque
Philippe Auguste et l'actuel roi d'Angleterre, Henri II, sont occupés à se faire la guerre. Ce dernier
meurt le 6 juillet 1189, et son fils Richard Cœur de Lion lui succède. Il reprend la promesse de
croisade de son père. Le 4 juillet 1190, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, désormais allié
mais se méfiant l'un de l'autre, partent de Vézelay. Chacun des camps prend un chemin différent.
Sachant politiquement qu'il ne peut se permettre de laisser le royaume de France sans roi, Philippe
Auguste annonce son départ vers l’Europe, laissant Richard Cœur de Lion la charge de poursuivre la
Croisade seul.
Le 2 septembre 1192, le roi d'Angleterre est obligé de conclure un accord avec Saladin. Il s'agit d'une
trêve de 3 ans pendant lesquels les chrétiens auront la liberté de pèlerinage à Jérusalem. Saladin leur
concède également un territoire côtier entre Tyr et Jaffa. Satisfait, Richard quitte la Terre sainte le 9
octobre pour revenir en Occident.
En 1193, Saladin meurt et son empire est partagé entre ses fils et son frère Al-Adel. Les fils se font
directement la guerre et Al-Adel en sort vainqueur, se rendant maître de l’empire ayyoubide. Al-Adel
considère que le Jihad n’a plus de raison d’être, après la prise de Jérusalem, il pratique une politique
de paix avec les Francs, nouant même des relations avec la République de Venise.
La septième croisade (1248): le sultan d'Egypte a repris Jérusalem qui avait été restituée aux
occidentaux suite aux négociations de la 6ème croisade, et a massacré l'armée franque. Louis IX
entreprend donc une expédition au cœur de l'Egypte afin d'attaquer les sarrasins au cœur de leur
puissance, espérant forcer le sultan à céder Jérusalem. Cependant l'ardeur religieuse est moindre,
Louis IX est obligé de forcer un certain nombre de ses proches à prendre la croix avec lui. Il part avec
sa femme Marguerite de Provence et ses deux frères, Robert d'Artois et Charles d'Anjou. Ils ne
parvient pas à son but, car ils fut assaillie en route par les sarrasins et taillée en pièces à Mansourah.
Le frère du roi, Robert d'Artois est tué avec bon nombre de ses chevaliers, le roi et le reste de l'armée
furent faits prisonniers. Après négociation, Louis IX est libéré. Saint Louis passa encore quatre années
en Terre sainte, aidant les principautés franques à réorganiser leur système de défense. Malgré
l'échec de la croisade, Saint Louis gagna le respect et la considération du pape.
La huitième croisade (1270): au XIIIe siècle, l'Europe n'est plus, comme au XIIème siècle, mobilisée
contre les infidèles. Saint Louis n'était pas en accord avec son temps, les bourgeoisies marchandes
avaient compris qu'on ne pourrait déloger ni contenir l'islam, mieux valait s'accommoder de son
existence et entretenir des relations avec lui. Saint Louis voulut tenter une nouvelle fois l'impossible.
Il commença à accumuler l'argent, les vivres et les armes dès 1267. En juillet 1270, il s'embarqua pour
Tunis. Il croyait de son frère Charles d'Anjou, roi de Sicile, que l'émir de cette ville avait l'intention de
se convertir au christianisme. Épuisé par la chaleur et le manque d'eau, le vieux roi mourut devant
Tunis. On a longtemps cru qu'il s'agissait de la peste, mais il semble que ce serait plutôt d'une
dysenterie. Avec cet ultime et dérisoire échec s'achève l'ère des croisades dont Louis IX incarne la
dernière figure.
* La croisade contre les Albigeois
La croisade contre les Albigeois (1208-1229): est une croisade proclamée par l'Église catholique
contre l'hérésie, principalement le catharisme. Dès le XIIe siècle, les textes de l'époque parlent
d'hérésie albigeoise sans que cette région soit plus cathare que ses voisines.
Le catharisme était surtout implanté en Languedoc, lequel était dominé par deux familles, la maison
de Toulouse et la maison Trencavel. N'ayant pas réussi à s'entendre pour faire front, le comte
Raymond VI de Toulouse fait amende honorable et se croise, tandis que Raimond-Roger Trencavel se
prépare à se défendre contre la croisade. Une fois Béziers et Carcassonne prises et le vicomte
Trencavel emprisonné, les croisés désignent l'un des leurs, Simon de Montfort, pour poursuivre la
lutte (1209). Cette croisade évolue rapidement en guerre de conquête, d'abord pour le compte de
Simon de Montfort, puis après la mort de ce dernier (1218) et l'échec de son fils Amaury, pour le
bénéfice de la couronne. Cela n'empêche pas la lutte contre le catharisme, d'abord sous la direction
des évêques locaux, puis sous celle de l'Inquisition (à partir de 1233).
Finalement, les vicomtés de Carcassonne, d'Albi et de Béziers sont annexées au domaine royal en
1226 ; le comté de Toulouse passe à Alphonse de Poitiers, un frère de Saint Louis en 1249 et est
annexé en 1271. Le Languedoc, qui se trouvait au début du XIIIe siècle dans la sphère d'influence du
royaume d'Aragon est entièrement passé à la fin de ce siècle sous celle du roi de France. À cette
époque, le catharisme est éradiqué en Languedoc, et seulement quelques cathares ont pu se réfugier
en Lombardie.
Un moment essentiel de la culture : L’essor de la littérature Courtoise. Les troubadours et les
trouvères. La « Matière de Bretagne ou celtique». La « Légende Arthurienne ». En 1155 le chanoine
anglo-normand Wace écrit Le roman de Brut adaptation libre de L’Historia regum Britanniae de
Geoffroi de Monmouth où l’on racontait l’histoire du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde.

Marie de France : C’est la première femme poète de France et d’Angleterre. Ses fables adaptées
d'Ésope furent lues et imitées du xiie au xviiie siècle. Le romantisme au XIXe siècle redécouvrit
ses lais, contes en vers rédigés en ancien français dans la scripta anglo-normande. Marie de France
appartient à la génération des auteurs qui illustrèrent l'amour courtois en littérature, entre autres par
l'adaptation des légendes orales bretonnes ou matière de Bretagne. Elle est la première femme à
avoir écrit des poèmes en français.
Une œuvre marquante : Tristan et Isseut : légende du Moyen Âge, connue par de nombreuses
versions, en vers ou en prose, aux XIIe et XIIIe siècle. Tristan et Iseut forment le couple légendaire le
plus célèbre en Occident. Leur histoire illustre la force irrésistible de la passion amoureuse, force
symbolisée par le philtre qui leur fait braver l'ordre social, et d'abord le mariage. Elle relate les
principaux moments de la passion légendaire qui lie le chevalier Tristan et l'épouse de son oncle le roi
Marc : le rendez-vous secret épié par le roi, les calomnies des barons et du nain Frocin, Iseut sauvée
des lépreux par Tristan, leur fuite dans la forêt du Morrois, leur séparation quand le philtre d'amour
cesse d'agir, la vengeance de Tristan contre les barons félons.
La naissance du roman : Chrétien de Troyes et le Cycle du Graal. (1135-1190). Lancelot ou le
Chevalier à la charrette, Yvain ou le Chevalier au lion, Perceval. Au XIIIème siècle Le Cycle du Graal
utilise la prose pour la première fois dans le genre romanesque.
Les premiers textes narratifs appelés "romans" sont des traductions plus ou moins fidèles des grandes
œuvres de l'antiquité latine; par exemple l'Alexandre d'Albéric de Pisançon qui est inspiré par le
pseudo-Callisthène. Le roman de Thèbes, Enéas et le roman de Troie connaissaient les mythes
fondateurs de l'antiquité grâce aux œuvres de Virgile, d'Ovide et de Stace. Ces trois œuvres
romanesques eurent une influence considérable sur les romans médiévaux
Un roi remarquable :
Louis IX, Saint Louis, 1226-1270 : plus connu sous le nom de Saint Louis depuis sa canonisation par
l'Église catholique en 1297. Neuvième roi de France issu de la dynastie des Capétiens directs, il est le
cinquième enfant et quatrième fils connu du roi Louis VIII, dit « Louis le Lion » et de la reine Blanche
de Castille. Il gagne la Normandie, L’Anjou, le Poitou, La Maine. Il atténue les excès de la féodalité au
profit de la notion de bien commun et développe la justice royale où le souverain apparaît comme «
le justicier suprême». Saint Louis part se battre avec ses frères Robert d'Artois, Alphonse de Poitiers
et Charles d'Anjou, tout d'abord en Égypte lors de la septième croisade, puis en Tunisie lors de la
huitième croisade, au cours de laquelle il meurt de la dysenterie.
Saint Louis fait aussi construire une nouvelle chapelle qui lui sert, de « monumental reliquaire » et de
« sanctuaire royal ». En 1253, Louis IX cofonde le Collège de Sorbonne, pour maîtres ès arts étudiant
en théologie, à la demande de Robert de Sorbon, son chapelain, confesseur et ami.
La Sainte-Chapelle : La Sainte-Chapelle, dite aussi Sainte-Chapelle du Palais, est une chapelle palatiale
édifiée sur l’île de la Cité, à Paris, à la demande de Saint Louis afin d’abriter la Couronne d’Épines, un
morceau de la Vraie Croix, ainsi que diverses autres reliques de la Passion qu’il avait acquises à partir
de 1239. Elle est la première construite des Saintes chapelles, conçue comme une vaste châsse
presque entièrement vitrée, et se distingue par l'élégance et la hardiesse de son architecture, qui se
manifeste dans une élévation importante et la suppression quasi totale des murs au niveau des
fenêtres de la chapelle haute.

Édifices religieux : Abbaye : monastère ou couvent sous


la direction d'un abbé.
 Église : édifice de prière et de culte chrétien.
Cloître : cour ou enclos entourée de
 Cathédrale : siège de l'évêque.
galeries.
 Basilique : église privilégié par le pape.
Plan type d'une église :
 Abbatiale : église d'un abbaye.
Nef : c'est la partie allongée de l'église
 Chapelle : lieu de culte secondaire. qui mène de la façade jusqu'au chœur.
 Monastère : établissement où vivent Transept : partie croisant certaines
les moins. églises pour leur donner une forme de croix. Les
 Couvent : maison où vivent des extrémités sont appelées bras de transept et le
religieux ou religieuses (les nones). centre, croisant
l'ensemble du bâtiment, croisée de transept.
 Chœur : situé entre la nef et l'abside, c'est la Beaucoup d'églises possèdent des grandes
partie dans laquelle se trouve l'autel principal. orgues.

 Abside : partie arrondie ou polygonale située à Presque touts les grands appartements de la
l'arrière du chœur. France ont une cathédrale.

 Déambulatoire : sorte de bas côté longeant le Les bâtisseurs de cathédrales : corps de métier
chœur et l'abside. (gremios), l'architecte, le tailleur de pierres, les
mçons.
La plupart des églises sont orientées vers l'est.
Beaucoup de cathédrales possèdent un labyrinth.
Beaucoup d'églises possèdent une crypte
(caveau).

L’art roman (XI et XII siècles). L’ordre Cluny (910) les bénédictins XI et XII ème siècle. L’ordre des
Cîteaux (1098-1113, Saint-Benoît et Saint-Bernard.
Cathédrale St-Pierre d'Angoulême (département de la Charente), Basilique Saint-Sernin de Toulouse
(département de la Haute-Garonne), Abbatiale Saint-Austremoine à Issoie (département du Puy-de-
Dôme), Cathédrale Notre-Dame d'Embrun (département des Hautes-Alpes),
L’art gothique (à partir du XII siècle jusqu’au XIV siècle) Cathédrale de Saint Denis (1140).
Cathédrale ND de Rouen (la plus haut de France:151 m, département de la Seine-Maritime),
Cathédrale Notre-Dame d'Amiens (département de la Somme), Cathédrale Notre-Dame de Reims
(département de la Marne), Cathédrale St-Etienne de Bourges (département du Cher), Cathédrale ND
de Chartres (département de l'Eure-et-Loir), Cathédrale Notre-Dame de Paris, Cathédrale Sainte-Croix
d'Orléans (département du Loiret), Cathédrale St-Etienne de Metz (département de la Morselle).
Style gothique méridional : Cathédrale Ste-Cécile d'Albi (cathédrale en briques, fortifiée, département
du Tarn)

Un évènement culturel à portée et littéraire : Le Procès des Templiers.


Le procès de L’ordre du Temple :est une affaire judiciaire internationale du XIVème siècle. L'ordre du
Temple fut accusé en 1307 par la royauté française de divers chefs d'accusation : héressie, simonie,
sodomie, idolatrie, entre autres. Cette affaire a pris une ampleur particulière car elle mettait en cause
un ordre militaire composé de religieux, et également parce qu'elle est une des conséquences de la
lutte entre le roi de France Philippe IV le Bel et le pape Clément V. L'affaire débute au matin du 13
octobre 1307, et se termine vraiment en 1317, lorsque le pape Jean XXII attribua à divers autres
ordres de chevalerie les derniers biens du Temple.

Un fait remarquable :
La papauté à Avignon (1314)
La papauté d’Avignon désigne la résidence du pape en Avignon (France). Cette résidence qui déroge à
la résidence historique de Rome (Italie) depuis Saint Pierre, se divise en deux grandes périodes
consécutives :
 La première, de 1309 à 1378, celle de la papauté d’Avignon proprement dite, correspond à
une époque où le pape, toujours reconnu unique chef de l’Église catholique romaine, et sa cour se
trouvent installés dans la ville d’Avignon au lieu de Rome.
 La seconde, de 1378 à 1418, coïncide avec le Grand Schisme d’Occident où deux papes rivaux
(et bientôt trois) prétendent régner sur la chrétienté, l’un installé à Rome, et l’autre à Avignon.

Un moment crucial, un événement décisif : 1337 début de la Guerre de Cent Ans.


Charles IV, Edouard III, Philippe VI de Valois. Les Plantagenêt et les Valois. 113 ans entre 1337-1453.
Traité de Picquigny entre Louis XI et Edouard IV en 1475
 Le traité de Picquigny est signé le 29 août 1475 entre le roi de France Louis XI et Édouard IV
d'Angleterre à Picquigny en Picardie (situé aujourd'hui dans le département de la Somme). Il met
définitivement fin à la guerre de Cent Ans qui s'était « endormie » en 1453 après la bataille de
Castillon.
Ce traité contente les deux parties : Édouard IV d'Angleterre prétend recevoir ainsi un tribut de la
France, tandis que Louis XI de France affirme fournir une pension à son sujet le roi d'Angleterre. En
fait elle permet surtout à la royauté française de tenir en respect ses seigneurs féodaux, en premier
lieu Charles le Téméraire.
Charles VII proclamé roi à Chinon par Jeanne d’Arc
Le duc de Bedford, régent des royaumes de France et d'Angleterre, met le siège devant Orléans, et
veut poursuivre jusqu'à Bourges pour s'emparer du roi Charles VII. Mais celui-ci s'était d'ores et déjà
réfugié à Chinon. C'est dans le château de Chinon que le 25 février 1429, une jeune fille vient le
trouver et lui demande audience. Elle lui dit : « Gentil dauphin, je te dis de la part de Messire Dieu
que tu es vrai héritier du trône de France. »
Cette jeune fille de seize ans lui affirme qu'elle a eu des visions qui lui ont intimé l'ordre de sauver
Orléans et de le faire couronner roi de France. Charles VII la fait examiner par des ecclésiastiques, qui
se montrent convaincus de sa sincérité et de sa catholicité. Cette jeune fille, qui dit venir
de Lorraine et s’appeler Jeanne d'Arc, pousse Charles à se faire sacrer roi et à lever son armée pour
« bouter les Anglais hors de France. »
Jeanne d’Arc et la libération d’Orléans : 29 avril 1429
L'armée arrive en face de la ville assiégée. Jeanne rencontre le Bâtard d'Orléans, qui est accompagné
de Nicole de Giresme. Le convoi de vivres est chargé sur des chalands en face Chécy et remonte la
Loire jusqu'à Orléans. Jeanne entre à la nuit tombée dans Orléans par la porte de Bourgogne et va
loger en la maison de Jacques Boucher, trésorier du duc d'Orléans.
Les Bourguignons et le Armagnac : nom des deux factions qui, sous Charles VI, s'opposent dans une
guerre civile de 1407 à 1422. L'assassinat du duc Louis d'Orléans (frère du roi de France Charles VI)
par le duc de Bourgogne Jean sans Peur, le 23 novembre 1407, marque le début de la « querelle des
Armagnacs et des Bourguignons ».
Charles VII, engagé dans une patiente reconquête du territoire français, souhaite isoler les Anglais des
Bourguignons. En 1435, il conclut avec Philippe le Bon le traité d'Arras, qui reconnaît l'indépendance
de la Bourgogne. Cet accord met officiellement fin à la guerre et va permettre à Charles VII de
reprendre aux Anglais pratiquement toutes leurs possessions continentales: en 1453, ils ne contrôlent
plus que Calais.
Quelques personnages légendaires et littéraires :
Gilles de Rais, Bertrand de Du Guesclin (Premier à lutter pour ce qui le payait, mercenaire), Le Prince
Noir (le fils aîné d’Edouard III, il a été un grand guerrier). Les Grandes compagnies, la Compagnie
Blanche.
Les Révoltes de la Jacquerie (les Paysans) et d’Etienne Marcel (les bourgeois) (1353) et des
Maillotins 1382, contre fiscalité (Charles VI). Révolte des paysans français contre les nobles, en 1358,
pendant la captivité de Jean II le Bon.
Au XIVe s., les soulèvements paysans étaient dénommées des « effrois » ; cependant, le mot
« jacques » était déjà le sobriquet que les nobles donnaient aux paysans. Le terme de « jacquerie » a
été utilisé pour la première fois en 1572 par Nicole Gilles pour désigner le soulèvement, bref mais
extrêmement violent et meurtrier, des paysans du nord du Bassin parisien (fin mai-fin juin 1358).
Mouvement sans orientation politique, marqué par la haine du noble, la Jacquerie de 1358 ne s'est
pas attaquée aux structures de la société.
Encore un personnage :
Nicolas Flamel (vers 1330 ou 1340, peut-être à Pontoise – 1418 à Paris), est un bourgeois parisien du
xive siècle, écrivain public, copiste et libraire-juré1. Sa carrière prospère, son mariage avec une veuve
ayant du bien, et ses spéculations immobilières lui assurèrent une fortune confortable, qu'il consacra,
à la fin de sa vie, à des fondations et constructions pieuses. Cette fortune, que la rumeur amplifia, est
à l'origine du mythe qui fit de lui un alchimiste ayant réussi dans la quête de la Pierre philosophale
permettant de transmuter les métaux en or. À cause de cette réputation, plusieurs traités alchimiques
lui furent attribués, de la fin du xve siècle au xviie siècle, le plus célèbre étant Le Livre des figures
hiéroglyphiques paru en 1612. Ainsi, « le plus populaire des alchimistes français ne fit jamais
d'alchimie ».
Les Guerres d’Italie : Charles VIII et louis XII. Milanais et Naples. Le Grand Capitaine. Défaite de
Novare l’Italie est perdue pour la France.
Les guerres d’Italie sont une suite de conflits menés par les souverains français en Italie au cours du
xvie siècle pour faire valoir ce qu'ils estimaient être leurs droits héréditaires sur le royaume de
Naples, puis sur le duché de Milan.
http://www.herodote.net/1494_1559-synthese-304.php
1515 François I er roi de France. Le début de la Renaissance.