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Définition du SMI :

Le système monétaire international (SMI), selon une définition de Robert Mundell (Prix Nobel
d’économie 1999), est « l'ensemble des mécanismes qui gouvernent les interactions entre les
monnaies et les instruments de crédit des différentes nations, et les moyens de règlement des biens
et des services ». À ce titre, le S.M.I. se situe en amont des régimes de change. Il englobe à la fois
les opérations de règlement des transactions commerciales, mais aussi toutes les opérations
financières, non seulement celles qui sont liées à ces dernières, mais aussi celles qui se développent
de façon autonome entre les nations.
Le système monétaire international (SMI) est généralement défini comme un ensemble de
pratiques, de règles et d’institutions visant à organiser et surveiller les échanges monétaires et les
flux financiers entre les pays.
Ce système se caractérise par un régime de change qui permet à une monnaie nationale d’être
échangée contre une autre, ce qui aboutit à la détermination du taux de change exprimant la
valeur des monnaies entre elles (un étalon de référence).
Pour faciliter l’ajustement des balances des paiements et le financement des transactions
internationales, le SMI permet un approvisionnement en liquidités internationales. Pendant
longtemps, l’or a constitué l’essentiel de ces moyens de paiement. Aujourd’hui, la plus grande
partie de ces liquidités est formée des réserves internationales et les banques commerciales.

Qu'est-ce qu'un régime de change ?


Un régime de change est l'ensemble des règles qui déterminent l'intervention des autorités
monétaires sur le marché des changes, et donc le comportement du taux de change. Il existe une
très grande variété de régimes de change, qui se distribuent entre deux extrêmes : changes fixes et
changes flexibles.

Un régime de change fixe :


Un régime de change fixe suppose la définition d'une parité de référence entre la monnaie
nationale et une devise (ou un panier de devises), à laquelle la banque centrale s'engage à
échanger sa monnaie. Lorsque le marché des changes est libéralisé, le respect de cet engagement
lui impose d'intervenir sur le marché des changes dès que le taux de change s'éloigne de la parité
établie, par l'achat de la monnaie nationale si la monnaie tend à se déprécier sur le marché des
changes, par sa vente dans le cas contraire. Lorsque le marché des changes est contrôlé, la monnaie
est inconvertible, la parité est définie arbitrairement et soutenue artificiellement.

Un régime de change flexible :


Dans un régime de change flexible, à l'inverse, aucun engagement n'est pris au sujet du taux de
change, qui flotte librement (flottement pur), en fonction de l'offre et de la demande sur le marché
des changes. La politique monétaire retrouve alors son autonomie, mais la banque centrale
abandonne le contrôle du taux de change nominal, qui est déterminé sur le marché des changes.
Le flottement s'applique donc, en principe, à un marché des changes libéralisé, même si l'on peut
imaginer un régime de flottement impur encadré par un contrôle des changes.
Définition du Système de Bretton-Woods :
Accords signés en 1944 à Bretton-Woods pour la réorganisation du Système Monétaire
International. Ces accords, ratifiés par 44 pays, visent à rétablir un ordre monétaire international
par la création d'un Fonds monétaire international (FMI) et à favoriser la reconstruction et le
développement économique des pays touchés par la guerre avec la Banque internationale pour la
reconstruction et le développement (BIRD).
Ils font également du dollar la monnaie de référence dans le monde et donc de lier les cours des
devises étrangères au dollar plutôt qu’à l'or. En 1976, les principes de Bretton Woods ont été
abandonnés par tous les membres signataires et les devises du monde avaient de nouveau une
fluctuation libre.
Le nouveau SMI imaginé en juillet 1944 s’articula autour de quatre grands principes, fruits du
compromis anglo-américain :
1. Adoption d’un régime de changes fixes. Chaque pays se devait de défendre une parité fixe,
ou taux central, par rapport à l’or ou au dollar. Cette parité officielle ne pouvait fluctuer que
dans une bande étroite de ±1%.
2. Les contrôles des changes et les tarifs douaniers protecteurs furent bannis, sauf à titre
provisoire et dans l’immédiat après-guerre (retour à la convertibilité totale des monnaies
européennes en 1958).
3. Officiellement, toutes les devises étaient définies par rapport à l’or. Mais dans les faits,
comme les Etats-Unis détenaient en 1945 70% des réserves mondiales d’or, seule la parité-or
du dollar restait crédible. Ce qui explique que même si l’or reste l’étalon de valeur de
référence, de facto, toutes les devises autres que le dollar furent évaluées par rapport à la
monnaie américaine. C’est le système de l’étalon de change-or.
4. Création d’une institution de contrôle et de régulation : le Fonds Monétaire International
(FMI). Le FMI fut le garant du système des taux de change fixes. Les changements de parité
étaient interdits sans son accord. Ils n’étaient normalement autorisés, jusqu’à hauteur de
±10%, qu’en cas de « déséquilibres fondamentaux ».

Les limites du Système de Bretton-Woods _ le paradoxe de Triffin :


La principale difficulté rencontrée par ce Système fut de tenter de concilier deux objectifs
contradictoires. D’un côté, le bon fonctionnement de l’étalon de change-or reposait sur la capacité
des Etats-Unis à défendre la parité-or du dollar. De l’autre, le recours systématique au dollar
comme monnaie internationale obligeait les États-Unis à alimenter le monde en liquidités pour
soutenir la croissance mondiale et éviter les risques de déflation
 La faille du système : le paradoxe de Triffin.
À ses débuts, le système a fonctionné correctement en raison du plan Marshall et de l’afflux de
capitaux américains en Europe. Mais à partir des années 1950, le retour à la croissance et l’essor du
commerce mondial ont nécessité davantage de moyens de paiement internationaux, c’est-à-dire
davantage de dollars. Les engagements extérieurs des Etats-Unis n’ont pas cessé de croître alors
que leurs réserves métalliques diminuaient peu à peu, et que leurs créances sur l’étranger
n’augmentaient pas au même rythme. Leur position en terme de liquidité s’est donc
progressivement dégradée. Leur balance des paiements, qui prend en compte la liquididité de
leurs avoirs et de leurs engagements est donc, tout naturellement en déficit.
Jusqu’en 1964, un doute sérieux s’installe quant à la capacité des Etats-Unis à garantir la valeur
du dollar par rapport à l’or. Cette faille majeure du système de Bretton-Woods est connue sous le
nom de paradoxe de Triffin. Ce paradoxe soulève une question fondamentale pour la construction
d’un SMI : Quel doit être l’étalon monétaire mondial ?
Le plan britannique de 1944 soulignait déjà qu’un système de changes fixes ne pouvait être
crédible qu’avec une véritable monnaie internationale, émise par une autorité supranationale
indépendante. Cette autorité offrirait des crédits suffisants pour financer les déséquilibres, surtout
dans un contexte de libéralisation des contrôles des capitaux multipliant les risques de fuites
spéculatives.
Une telle solution semblait enfin trouvée lorsqu’en 1967, à la conférence de Rio, le FMI créa les
droits de tirage spéciaux (DTS) destinés dans un premier temps à éviter l’insuffisance des
liquidités au plan mondial, puis à se substituer au dollar comme monnaie international.

Le fonctionnement du marché de changes :


Définition : Le marché de changes est le marché sur lequel les intervenants achètent, vendent
les devises donnant lieu à un prix d’équilibre appelé cours de change. A la différence des marchés
boursiers, qui ont une localisation géographique précise, le marché des changes est un marché
global et décentralisé. C’est un marché à deux compartiments :
 Un marché au comptant (change au comptant = Spot) : Une opération de change au
comptant consiste à échanger immédiatement une devise contre une autre. Les usages du
marché font que le dénouement des transactions au comptant s’opère généralement en j+2,
c'est-à-dire qu'elles sont dénouées deux jours ouvrés après la date de négociation.
 Un marché à terme (change à terme = Forward) : une opération de change à terme permet
de fixer des aujourd’hui un cours d’achat ou de vente de devises pour une échéance future
afin d’éliminer le risque de change. Le client fige ainsi les conditions de réalisation de son
opération de change future quelle que soit l’évolution future du marché.
Exemple 1 : Cas de dette (Entreprise Importatrice)
Une entreprise marocaine qui importe des USA 350 000 $ de marchandises payables à 120 J
décide de se couvrir sur le marché à terme.
En partant des données suivantes, calculez le cours de change à terme que sa banque devrait
lui appliquer en supposant que les commissions sont nulles.
 CC : 1$ = 8,8115 - 8,8720 MAD
 Taux d’intérêt annuel sur le $ : 3,75 – 4,25
 Taux d’intérêt annuel sur le MAD : 4.80 – 5.55

Réponse :
Pour calculer le cours des changes appliqué par la banque on procède le montage financier
suivant :
1. Emprunter la monnaie nationale MAD
2. Acheter au comptant les devises $
3. Placement en devise $
 Taux d’emprunt de la monnaie Nationale (MAD) (ie) : 5.55 * 120J /100 * 360 = 0.0185
 Cours d’achat des devises ($) au comptant (CCAchat) : 1$ = 8.8720 MAD
 Taux de Placement des devise ($) (ip) : 3.75 * 120/100 * 360 = 0.0125

S (1+ ip) = 350 000 i : le Taux de placement


S (1+ 0.0125) = 350 000
S = 350 000/1.0125 = 345 679 $
 La somme 345 679 $ correspond à l’achat au comptant par la banque pour satisfaire la
demande à terme 120J de son client.
La contre-valeur du 345 679 $ avec le cours de 8,8720 MAD :
(S * CCAchat) = 345 679 * 8.8720 = 3 066 864 MAD
 Le 3 066 864 MAD la contre-valeur MAD correspondant à l’achat au capital du 345 679 $
(K),
Le montant que vous avez emprunté :
3 066 864 (1+ ie) = 3 066 864 (1 + 0.0185) = 3 123 601 MAD
Résultat :
Le cours de change à terme que la banque peut appliquer pour le compte de son client est de :
CT à 120J : 1$ = 3 123 601 / 350 000
1$ = 8.9245 MAD
Exemple 2 : Cas de créance (Entreprise Exportatrice)
Une entreprise américain disposant d’une créance de 275 000 € payable à 150 jours décide de se
couvrir sur le marché à terme. En partant des données suivantes, calculez le cours de change à
terme que sa banque devrait lui appliquer en supposant que les commissions sont nulles.
 CC : 1$ = 0,9911 - 0.9985 €
 Taux d’intérêt annuel sur le $ : 3,75 – 4,25
 Taux d’intérêt annuel sur le € : 4.75 – 5.25
Réponse :
Pour calculer le cours des changes appliqué par la banque on procède le montage financier
suivant :
1. Emprunt de devises (€)
2. Vente au comptant des devises (€)
3. Placement de la contre-valeur en monnaie nationale ($)

 Taux à emprunter à la banque (€) (ie) : 5.25 * 150J /100 * 360 = 0.02187 €
 Cours Ventes des devises (€) au comptant (CCVente) : 1$ = 0.9985 €
 Placement en monnaie Nationale ($) (ip) : 3,75 * 150/100 * 360 = 0.015625 $
S (1+i) = 275 000 i : le Taux de placement
S (1+0.02187) = 275 000
S = 275 000/1.02187 = 269 113 €
La somme 269 113 € correspond à l’achat au comptant par la banque pour satisfaire la demande à
terme 150J de son client
La contre-valeur du 269 113 € avec le cours de 0.9985 € c.-à-d. :
(S / i) = 269 113/0.9985
= 269 517 $
Le 269 517 $ la contre-valeur € correspondant à l’achat au capital du 269 113 (K)
Le montant que vous avez emprunté :
269 517 (1+i) = 269 517 (1+0.015625) = 273 729 $
Résultat :
Le cours de change à terme que la banque peut appliquer pour le compte de son client est de :
CT à 150J : 273 729 $ = 275 000 €
1$ = 275 000 /273 729
1$ = 1,0046 €
Techniques Externes _ La Couverture sur le Marché à Terme

EXERCICE D’APPLICATION N° 1 :
Le 5 janvier 2013, une entreprise anglaise vend des marchandises à une entreprise française
pour un montant de 685 000 € payables à 9 mois (270 jours).
Craignant une dépréciation de l’euro, le trésorier de l’entreprise anglaise décide de se couvrir contre
le risque de change.
Avant d’arrêter son choix sur la technique la plus appropriée, il consulte les données du marché qui
se présentent comme suit :
a- C.C au 05/01/2013 1£ = 1,6275 – 1,6348 €
b- Cours à terme à 9 mois 1£ = 1,6568 – 1,6815 €
c- Taux d’intérêt annuel :
- sur la £ : 5,15 – 5,85 %
- sur l’ € : 5,50 – 6,15 %
d- Forfaitage : un organisme de forfaitage propose à l’entreprise anglaise de lui racheter sa
créance pour un montant forfaitaire de 460 000 €.
e- l’entreprise française exige un taux d’escompte pour paiement anticipé de 4%.

T.A.F : En partant des données précédentes, et après avoir procédé aux calculs nécessaires, classez
par ordre de préférence les différentes techniques dont dispose l’entreprise anglaise pour couvrir
son risque de change.

Réponse :
Dans notre exemple, on se retrouve avec le cas d’une entreprise exportatrice ( Cas de créance). Pour
procédé aux calculs nécessaires, il faut respecter les étapes suivantes :

 1ère Technique : Couverture au Comptant


Selon la théorie de la parité des taux d’intérêt, on va appliquer la formule suivante :
X1 = ((1 + ib) / (1 + ia)) * X0

 ib (Taux d’Emprunt du €)= (6,15 * 270) /(36 000) = 0,046125 ;


 X0 : 1£ = 1,6348 € ;

 ia (Taux de Placement de £)= (5,15 * 270) /(36 000) = 0,038625


D’où :
X1 = ((1+0,046125)/(1+0,038625))* 1,6348
1£ = 1,6466 €
 2ème Technique : Couverture à Terme ;

1£ = 1,6568 €
 3ème Technique : Forfaitage ;

Le montant du Forfaitag est de 460 000 €


En supposant que 1£ = 1,6275 € ; 1 € = 1/1,6275 £ ; Ou bien 1 €/£ = 1/1,6275
Donc : 460 000 / 1,6275 = 282 642 £

282 642 £ = 685 000 € ce qui implique que :


1 £ = 2,4235 €
 4ème Technique : Escompte pour paiement Anticipé
Calcul du taux d’escompte : (4*270)/36 000 = 0,03
Somme à recevoir : 685 000 * (1 – 0,03) = 664 450 €
Placement au comptant : 644 450 / 1,6275 = 408 264,20 £
On à échanger 685 000 € contre 408 264,20 £
D’où un cours de change égale à : 1 £ = 1,6778 €
EXERCICE D’APPLICATION N° 1 :
Le 5 janvier 2013, une entreprise française vend des marchandises à une entreprise anglaise
pour un montant de 685 000 £ payables à 9 mois (270 jours).
Craignant une dépréciation de livre sterling, le trésorier de l’entreprise française décide de se
couvrir contre le risque de change.
Avant d’arrêter son choix sur la technique la plus appropriée, il consulte les données du marché qui
se présentent comme suit :
a- C.C au 05/01/2013 1£ = 1,6275 – 1,6348 €
b- Cours à terme à 9 mois 1£ = 1,6568 – 1,6815 €
c- Taux d’intérêt annuel :
- sur la £ : 5,15 – 5,85 %
- sur l’ € : 5,50 – 6,15 %
d- Forfaitage : un organisme de forfaitage propose à l’entreprise française de lui racheter sa
créance pour un montant forfaitaire de 480 000 £.
e- l’entreprise anglaise exige un taux d’escompte pour paiement anticipé de 4%.

T.A.F : En partant des données précédentes, et après avoir procédé aux calculs nécessaires, classez
par ordre de préférence les différentes techniques dont dispose l’entreprise française pour couvrir
son risque de change.

Réponse :
Dans notre exemple, on se retrouve avec le cas d’une entreprise exportatrice ( Cas de créance). Pour
procédé aux calculs nécessaires, il faut respecter les étapes suivantes :

 1ère Technique : Couverture au Comptant


Selon la théorie de la parité des taux d’intérêt, on va appliquer la formule suivante :
X1 = ((1 + ib) / (1 + ia)) * X0

 ib (Taux d’Emprunt du £)= (5,85 * 270) /(36 000) = 0,04387 ;


 X0 : 1£ = 1,6275 € ;

 ia (Taux de Placement de €)= (5,50 * 270) /(36 000) = 0,04125


D’où :
X1 = ((1+0,04387)/(1+0,04125))* 1,6275
1£ = 1,6315 €
 2ème Technique : Couverture à Terme ;

1£ = 1,6568 €
 3ème Technique : Forfaitage ;

Le montant du Forfaitag est de 480 000 £


En supposant que 1£ = 1,6275 €
Donc : 480 000 * 1,6275 = 781 200 €
685 000 £ = 781 200 € ce qui implique que :
1 £ = 1,1404 €
 4ème Technique : Escompte pour paiement Anticipé
Calcul du taux d’escompte : (4*270)/36 000 = 0,03
Somme à recevoir : 685 000 * (1 – 0,03) = 664 450 £
Placement au comptant : 664 450 * 1,6275 = 1 081 392,40 €
On à échanger 685 000 £ contre 1 081 392,40 €
D’où un cours de change égale à : 1 £ = 1,5786 €
Techniques Externes _ La Couverture sur le Marché à Terme (Suite)

EXERCICE D’APPLICATION N° 2:
Le 1er mars, une entreprise US vend des marchandises à une entreprise allemande pour un
montant de 200 000 euros payables à 3 mois.
a- CC au 1er mars 1$ = 0,8055 – 0,8244 €
b- cours à terme à 3 mois 1$ = 0,8568 – 0,8815 €
c- Taux d’intérêt annuel :
- sur le $ : 4,75 – 5,05 %
- sur l’€ : 5,20 – 6,55 %
Un organisme de forfaitage propose à l’entreprise de lui racheter sa créance pour un montant de
180 000 €.
Escompte pour paiement anticipé 3.5%.
T.A.F : classez par ordre de préférence les différentes techniques de couverture dont dispose
l’entreprise.

Réponse :
ème
4 Technique : Les Options de Change (ou Options de Devises)

Il existe sur les marchés :


 des Options d’Achat appelées CALL qui donnent à leur acheteur le droit d’acheter un certain
montant de devises à un prix fixe appelé prix d’exercice, durant toute la durée du contrat
(Option Américaine) ou à l’échéance (Option Européenne)
 des Options de Vente appelées PUT qui donnent à leur acheteur le droit de vendre un certain
montant de devises à un prix fixe appelé prix d’exercice, durant toute la durée du contrat
(Option Américaine) ou à l’échéance (Option Européenne).

Application sur les options de change (Option de Vente _ PUT) :


Une entreprise suisse a une créance de 600 000 £ à 150 jours.
Craignant une dépréciation de la devise de facturation, le trésorier de l’entreprise décide d’acheter
une option qui présente les caractéristiques suivantes :
– Prix d’exercice 1£ = 2,4065 FRS
– Prime = 0,12 FRS/£
T.A.F : Déterminer l’attitude de l’acheteur de l’option et le cours effectif dans les 5 hypothèses de cours
au comptant à l’échéance suivantes :
– 1£ = 2,5775 FRS
– 1£ = 2,2615 FRS
– 1£ = 2,3035 FRS
– 1£ = 2,4432 FRS
– 1£ = 2,4065 FRS

Réponse :

hypothèses Attitude de l’Entreprise Cours Effectif


Abondance du PUT : 1£ = 2,5775 - 0,12
1£ = 2,5775 FRS
le CCéch est plus intéressant. 1£ = 2,4575 FRS
Exercice de l’option : 1£ = 2,2615 - 0,12
1£ = 2,2615 FRS
Prix d’exercice est plus intéressant 1£ = 2,2865 FRS
Exercice de l’option : 1£ = 2,3035 - 0,12
1£ = 2,3035 FRS
Prix d’exercice est plus intéressant 1£ = 2,2865 FRS
Abondance du PUT : 1£ = 2,4432 - 0,12
1£ = 2,4432 FRS
le CCéch est plus intéressant. 1£ = 2,3232 FRS
Indifférence : 1£ = 2,4065 - 0,12
1£ = 2,4065 FRS
le CCéch = Prix d’exercice 1£ = 2,2865 FRS

Application sur les options de change (Option d’Achat _ CALL) :

N.B : En garde les mêmes données. A l’inverse du cas de créance (Option de Vente _ PUT), le cas
de dette (Option d’Achat _ CALL), exige la cherche du cours de change le plus bas. Si on reprend
l’exemple en haut :

hypothèses Attitude de l’Entreprise Cours Effectif


Exercice de l’option : 1£ = 2,4065 + 0,12
1£ = 2,5775 FRS
Prix d’exercice est plus intéressant 1£ = 2,5265 FRS
Abondance du CALL : 1£ = 2,2615 + 0,12
1£ = 2,2615 FRS
le CCéch est plus intéressant. 1£ = 2,3815 FRS
Abondance du CALL : 1£ = 2,3035 + 0,12
1£ = 2,3035 FRS
le CCéch est plus intéressant. 1£ = 2,4235 FRS
Exercice de l’option : 1£ = 2,4065 + 0,12
1£ = 2,4432 FRS
Prix d’exercice est plus intéressant 1£ = 2,5265 FRS
Indifférence : 1£ = 2,4065 + 0,12
1£ = 2,4065 FRS
le CCéch = Prix d’exercice 1£ = 2,5265 FRS