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B- Poutres en treillis articulés 119

6.4 EXERCICES
Calculer les moments aux appuis et les réactions et tracer les
diagrammes du moment fléchissant et de l'effort tranchant des
poutres continues ci-dessous.
Exercice 6.1

P=2t q=1t/m C=4tm


(1) EI=Cte
(2) (3)

3m 3m 5m 2m

Exercice 6.2

q=1t/m C=3tm q=1t/m

EI=Cte
(0) (1) (2)
2m 3m 3m 2m

Exercice 6.3

P=5t

EI=Cte
(1) (2) (3) (4)

8m 6m 4m 2m

Exercice 6.4

P=12t
q=4.5t/m
q=2t/m

3I 2I I
(0) (1) (2) (3)
12m 4m 4m 4m
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Exercice 6.5

P=2t C=4tm
q=6t/m

(0) (2) EI=Cte


(1)
1m 3m 2m

Exercice 6.6

q P=ql/2

EI=Cte
(1) (2) (3)
l l/2 l/2

Exercice 6.7

P=ql

q q F2=4.8t EI=Cte
(1) F1=2.375t (4)
(2) 2.8t/m (3)
1.5t/m 2.8t/m
1.5t/m l l/2 l/2 1

A B C D E
1m 2m

3m 7m 5m 1m

Exercice 6.8

La section de la poutre, de forme rectangulaire (bxh), varie d'un tronçon à l'autre


comme suit : SAB=20x55 cm2, SBC=25x60 cm2, SCD=25x50 cm2, SDE=25x40 cm2.

Exercie 6.9

5t/m F1=5t F2=10t


2t/m

EI=Cte
(1) (2) (3)
4m 3m 3m 2m
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Exercie 6.10

(1) (2) (3) (4) EI=Cte

l l l a

Exercice 6.11

P=10t q=3t/m q=4t/m

(0) (1) (2) (3) EI=Cte


4.5m 4.5m 6m 12m

Exercice 6.12

P=0.5t
q=0.2t/m (B)

(A)

x1
15m

Soit la poutre représentée ci-dessus dont la rigidité fléxionnelle est


constante et vaut 1200 tm2.
1) Quelle valeur faut-il donner à x1 pour que les moments en A et B
soient égaux.
2) Prenons x1=4 m. On demande de :
2.1) tracer les diagrammes de M et de T,
2.2) calculer la rotation de la section B,
2.3) calculer la flèche de l'extrémité libre de la poutre.
3) La même poutre est libre de toute charge mais son appui B subit
un affaissement de 20 mm. Calculer le moment qui apparaît dans
l'encastrement.
Réponses :
Exercice 6.1 : M1=-1.6 tm, M2=-1.3 tm, M3=-4.0 tm,
R1=1.049 t, R2=2.912 t, R3=3.039 t.
Exercice 6.2 : M0=-2.0 tm, M1g=-0.5 tm, M1d=-2.5 tm, M2=-2.0 tm,
R0=2.5 t, R1=-2t, R2=3.5t.
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Exercice 6.3 : M1=0.27 tm, M2=-0.54 tm, M3=2.16 tm,


R1=-0.10 t, R2=0.55 t, R3=-3.49 t, R4=8.04 t.
Exercice 6.4 : M1=-25.6 tm, M2=-5.5 tm, M3=-6.2 tm,
R0=9.9 t, R1=22.6 t, R2=12.3 t, R3=9.2 t.
Exercice 6.5 : M0=-2.0 tm, M1g=1.3 tm, M1d=-2.7 tm, M2=-1.7 tm,
R0=3.11 t, R1=5.39 t, R2=5.50 t.
Exercice 6.6 : M1=-17ql2/192, M2=-14ql2/192, M3=-11ql2/192,
R1=99ql/192, R2=93ql/192, R3=45ql/192.
Exercice 6.7 : M1=117ql2/72, M2=-4ql2/72,
R1=-51ql/72, R2=15ql/72.
Exercice 6.8 : MB=-11.5 tm, MC=-10.9 tm, MD=-1.4 tm,
RB=16.761 t, RC=19.327 t, RD=8.737 t.
Exercice 6.9 : M1=-7.35 tm, M2=-5.31 tm, M3=-20.00 tm,
R1=10.51 t, R2=15.54 t, R3=20.95 t.
Exercice 6.10 : M1=qa2/52, M2=-2qa2/52, R3=7qa2/52, R4=-
28qa/52.
R1=-3qa/52, R2=12qa/52, R3=-42qa/52,
R4=85qa/52.
Exercice 6.11: M0=0, M1=548.4 kgm, M2=-443.0 kgm, M4=98.4
kgm,
R0=4.00 t, R1=11.10 t, R2=34.95 t , R3=25.95 t.
Exercice 6.12 : x1=3 m, MA=-1125 kgm, MTmax=729 kgm (x=4.42
m),
MB=3600 kgm, RA=884.1 kg, RB=2 615.9 kg,
γB=0.003726 rd, f=2.96 cm, Menc=578 kgm.
Signes : Les poutres considérées étant toutes horizontales, un moment positif
signifie que les fibres inférieures sont tendues, et inversement. Une réaction
verticale positive est orientée vers le haut. Pour les déplacements, une rotation
est positive si la section tourne dans le sens horlogique alors qu'une flèche est
positive quand le déplacement se fait vers le bas.
6.5.4 Exercices
Exercice 6.13 : Poutre en K.
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F1=6t F2=3t
3 4 5 6 5' 4'
2

1 7 8 9 9' 8'
a

10 11 12 13 12' 11'
a a a a a a=2m a a

Déterminer les efforts dans les barres suivantes: 5-6 ; 5-9 ; 6-9 ; 9-13 ; 12-13.
Rép. : N56=-5.44 t, N59=-0.19 t, N69=0.26 t, N913=-0.26 t, N1213=5.44 t.

Exercice 6.14
Calculer les efforts dans les barres.

13
2t

3m 10 11 12

9
2t

3m 5 6 8
4 7

1 2 3

2m 4m 2m

Rép. : N1=N12=-1.5 t, N2=N3=-N11=-2.5 t, N4=-N8=2.7 t, N5=-0.75 t, N6=1.25 t,


N7=N10=N13=0, N9=-0.5 t.

Exercice 6.15
Calculer les efforts dans les barres à l'aide du tracé de Cremona.
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F12 P=20t
D N26

N41 N54 N65


1 2 4m
6m
4 N45 5
6
N14 N53
N34C 3 E
A N43 B
4m 4m 4m

Rép. :
On trace :

1 ) Parallèle à AD (14) à partir de 1 ⎫ ⎧14 → N 14 (compresion)


⎬ ⇒ ( 4 ), sens ⎨
2 ) Parallèle à AC (43) à partir de 3⎭ ⎩43 → N 43 (traction)

3 ) Parallèle à CD (45) à partir de 4 ⎫ ⎧45 → N 45 (traction)


⎬ ⇒ ( 5 ), sens ⎨
4) Parallèle à CE (53) à partir de 3 ⎭ ⎩53 → N 53 (traction)

(3)

5 "14"
(4)
3

4 2

(2)
(1)

F12 P=20t
D N26

N41 N54 N65


1 2 4m
6m
5
4 N45 6
N14 N53
N34C 3 E
A N43 B
4m 4m 4m

F31=10 t F23=10 t
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Exercice 6.16
Déterminer les efforts dans les barres numérotées de 1 à 3.

a
P

1 2

3
30°

Rép. : N1=3.86P, N2=2.45P, N3=-4.46P.

Exercice 6.17
Déterminer les efforts dans les montants 1, 2 et 3 ainsi que
l'expression générale donnant l'effort Nm dans le montant courant
m.
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m
3 2 1 α

P P P P P P P
a a a a a a a

Rép. : N1=0, N2=-P/2, N3=-P, Nm=-P(m-1)/2.


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6.6 SYSTÈMES HYPERSTATIQUES EN TREILLIS ARTICULÉS


Nous allons maintenant appliquer la méthode générale des forces
au calcul des systèmes hyperstatiques en treillis articulés.
Nous avons vu que le degré d'yperstaticité est égal à :
H = b + l − 2n
b = nombre de barres
l = nombre de liaisons
n = nombre de nœuds
L'hyperstaticité peut être interne, s'il y a des barres surabondantes (on parlera
dans ce cas d'inconnues hyperstatiques intérieures) ; externe, s'il y a des liaisons
surabondantes aux appuis (inconnues hyperstatiques extérieures). Souvent les
systèmes hyperstatiques comportent des inconnues hyperstatiques des deux
types.
Pour calculer un système hyperstatique de degré H, il faut effectuer
un nombre équivalent (H) de coupures judicieusement choisies, soit
en enlevant certains appuis, soit en sectionnant des barres sans les
supprimer, soit en combinant les deux (suppression d'appuis +
sectionnement de quelques barres), de façon à obtenir un système
isostatique de base géométriquement stable.
6.6.1 Poutre continue en treillis articulé

r
s

A B

Figure 6.29

Les seules inconnues hyperstatiques de la poutre représentée ci-


dessus proviennent des appuis simples surabondants.
En appliquant la méthode des forces on commence par choisir un
système fondamental par suppression des liaisons surabondantes.
Un premier système fondamental est obtenu par suppression des
deux appuis intermédiaires ; on obtient ainsi une poutre isostatique
et les deux réactions supprimées seront déterminées par application
de la méthode des forces.
Nous pouvons également transformer la poutre en un ensemble de
trois poutres isostatiques en sectionnant les barres r et s. Il faut
noter que les barres r et s sont coupées et non supprimées. Les
efforts normaux dans les barres r et s constituent les inconnues
hyperstatiques.
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Les équations de continuité s'écrivent de façon unique quelque soit


le système fondamental choisi.
Ainsi dans l'exemple cité, les équations de continuité s'écrivent :
⎧⎪δ 11
u X +δ u X +δ = 0
1 12 2 1F
⎨ u
⎪⎩δ 21 X 1 + δ 22
u
X 2 + δ 2F = 0
Les coefficients δ iju et δ iF se calculent par les formules vues
précédemment c'est-à-dire :
b b
n ki n kj
∑ ∫ ( EA ) ∑ ∫ ( EA )
N kF n ki
δ iju = dx δ iF = dx
k = 1 lk k k = 1 lk k

Si EA est constante pour chaque barre, il vient :


b b

∑ ( EA ) ∑ ( EA )
nki nkj N kF nki
δ iju = lk δ iF = lk
k =1 k k =1 k
où :
b = nombre de barres
lk = longueur de la barre k
6.6.2 Poutre en treillis avec montants et diagonales croisées

k-1 k k+1
1 n=H
m+1
m-1

Figure 6.30
Chacun des n panneaux du système comporte une diagonale
surabondante. Le système fondamental (isostatique) s'obtient en
effectuant des coupures dans les n diagonales surabondantes.
Les efforts N1(X1), …, Nk-1, Nk, Nk+1, …, Nn dans les diagonales
sectionnées s'obtiennent à partir des équations générales. Le
système d'équations s'écrit :
⎧δ 11
u
N1 + δ 12
u
N2 +...+δ 1uk −1 N k −1 + δ 1uk N k + δ 1uk +1 N k +1 +...+δ 1nn Nn + δ 1F = 0

⎪................................................................................................
⎪ u
⎨δ k 1 N1 + δ k 2 N2 +...+δ kk −1 N k −1 + δ kk N k + δ kk +1 N k +1 +...+δ kn Nn + δ kF = 0
u u u u u
Int
⎪................................................................................................

⎪δ u N + δ u N +...+δ u N + δ u N + δ u N +...+δ u N + δ = 0
⎩ n1 1 n 2 2 nk −1 k −1 nk k nk +1 k +1 nn n nF

éressons-nous à la kème équation (relative à la diagonale k).


δ uk 1 N 1 + δ uk 2 N 2 +...+δ ukk −1 N k −1 + δ ukk N k + δ ukk +1 N k +1 +...+δ ukn N n + δ kF = 0
Le coefficient général δ uki est donné par :
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∑ ( EA )
nrk . nri
δ uki = lr
r =1 r
nrk = effort dans la barre courante r sous l'action du couple de forces unitaires
appliquées aux lèvres de la coupure de la diagonale k.
nri = effort dans la barre courante r sous l'action du couple de forces unitaires
appliquées aux lèvres de la coupure de la diagonale i.
On montre aisément que les forces unitaires appliquées aux lèvres d'une
coupure quelconque n'introduisent des efforts que dans les six barres appartenant
au panneau correspondant.

Nk-1=1
1
m
m-1

(a)

Nk=1

1
m+1

1
m

(b)

Nk+1=1

1
m+1

(c)

Figure 6.31

Ainsi le coefficient δ uki sera nul dès que k diffère de i de plus d'une
unité.
L'équation générale de continuité s'écrit donc :
δ ukk −1 N k −1 + δ ukk N k + δ ukk +1 + δ kF = 0
Trois efforts normaux apparaissent dans cette équation d'où son
nom de formule des trois N.
Les coefficients δ uk ,k −1 , δ ukk et δ ukk +1 sont obtenus à partir des
expressions simples suivantes :
b 2

∑ ( EA )
n mk . n mk −1 nrk
δ ukk −1 = lm δ ukk = lr (6 termes ≠ 0)
( EA )m r =1 r

n m + 1 k . n m + 1k + 1
δ ukk +1 = l m+1
( EA )m+1
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nmk = effort dans le montant m sous l'action des sollicitations


unitaires appliquées aux lèvres de la coupure de la diagonale k.
nmk-1 = effort dans le montant m sous l'action des sollicitations
unitaires appliquées aux lèvres de la coupure de la diagonale k-1.
nm+1 k = effort dans le montant m+1 sous l'action des sollicitations
unitaires appliquées aux lèvres de la coupure de la diagonale k.
nm-1 k+1 = effort dans le montant m-1 sous l'action des sollicitations
unitaires appliquées aux lèvres de la coupure de la diagonale k+1.
Pour δ ukk , il y a les six barres des panneaux correspondant qui
interviennent.
Effort normal total
H
N k = N kF + ∑X n
i =1
i ki

6.6.3 Exemple d'application

P a P

4
(EA) = identique pour
toutes les barres
a/2 1 3 3' 1'
H = b + l - 2n
2 2'
= 7 + 4 - 10 = 1
a a

Nous avons deux


possibilités de rendre isostatique le système, soit en coupant la
barre 4 soit en enlevant l'appui intermédiaire.
1ère méthode : on supprime l'appui intermédiaire.

Système fondamental (S.F.)


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P P

X1
Système équivalent (S.E.)

Equation de continuité :
δ 11
u
X 1 + δ 1F = 0
avec :
7 7
nk21
∑∫ ∑
1
δ 11
u
= dx = nk21lk
k = 1 lk
( EA )k EA k = 1
et :
7 7

∑∫ ∑N
N kF n k 1 1
δ 1F = dx = kF .nk1 .lk
k =1
( EA )k EA k =1
Calcul des efforts dans les barres.
a) Efforts NkF
Appliquons la méthode des nœuds.
P P
4
y
1 3

x
2
RA=P RA'=P

• Nœud A

N1F ΣFy = 0 ⇔ N 1 F / 2 + P = 0
⇒ N 1F = -P 2
45° ΣFx = 0 ⇔ N 2 F + N 1 F / 2 = 0
N2F
⇒ N 2 F = − N 1F / 2 = P
P

P
Par symétrie on a :
N1F = N1' F et N 2 F = N 2' F
B N4F
• Nœud B
45°
90°

N3F
P 2
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ΣFy = 0 ⇔ − P + ( P 2 ) / 2 − N3F / 2 = 0 ΣFx = 0 ⇔ −( P 2 ) / 2 + N 4 F = 0


⇒ N3F = 0 ⇒ N 4F = − P

Par symétrie N3F = N3'F = 0


b) Efforts nki (i=1)
• Nœud A

B
1 1/2
RA = n11
2 1 3
45°
2
1
A R = A n21
A' 2
X1=1

2
ΣFy = 0 ⇒ n11 =
2
1
ΣFx = 0 ⇒ n 21 =−
2
N.B.: n11 = n1'1 et n21 = n2'1 (par symétrie)

• Nœud B

n41 ΣFy = 0 ⇒ n 31 = − 2 / 2
45°
90°
2
2
n31 ΣFx = 0 ⇔ ( / 2 + n 31 / 2 + n 41 = 0
2
2 ⇒ n 41 = 1

Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau ci-après.

Nk=NkF+
Barre k lk (EA)k NkF nki Nkp.nki.lk n2kilk nki.Xi
nkiXi

1 a/ 2 EA −P 2 2 /2 −aP 2 2 a 2 4 0.828P -0.586P

2 a " P -1/2 -aP/2 a/4 -0.586P 0.414P


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3 a/ 2 " 0 - 2 /2 0 a 2 4 -0.828P -0.828P

4 a " -P 1 aP a 1.172P 0.172P

1' a/ 2 " −P 2 2 /2 −aP 2 2 a 2 4

2' a " P -1/2 -aP/2 a/4

3' a/ 2 " 0 - 2 /2 0 a 2 4

a(2 2 + 3)
∑ −aP( 2 + 2)
2

Les coefficients δ 11
u
et δ 1F s'obtiennent par sommation sur les
colonnes correspondantes. Les sommes obtenues sont ensuite
divisées par EA.
L'équation de continuité s'écrit alors :
1 a 1
( 2 2 + 3 )X 1 − aP( 2 + 2 ) = 0
EA 2 EA
2( 2 + 2 )
d'où : X 1 = P X 1 = 1172
. P
2 2+ 3
L'effort total Nk dans la barre k s'obtient par addition des efforts dus
à F (sollicitation globale externe) et aux inconnues Xi.
N k = N kF + ∑n
i =1
ki . X i

Il est pratique d'ajouter les deux dernières colonnes du tableau


comme indiqué.

2ème méthode : on effectue une coupure dans la barre 4 (Figure 6.32).


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1 3 3' 1'

2 2'

(a) S.F.
P P

X1

(b) S.E.

Figure 6.32

L'équation de continuité ne change pas : δ 11 u


X 1 + δ 1F = 0
Pour déterminer les coefficients δ 11 et δ 1F il faut calculer les efforts
u

dans les barres sous l'action de la sollicitation unité X1=1 et des


forces P (sollicitation générale externe).
a) Efforts NkF (effort dans chaque barre sous l'action des charges extérieures).

P P

R=P/2 R=P R=P/2

Figure 6.33

- La barre 4 qui est sectionnée n'intervient pas dans ce cas.


- On a deux systèmes isostatiques symétriques.
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N1F
1 3
45°
2
N2F
P/2 P/2 P/2

ΣFy = 0 ⇒ N 1 F = − P / 2 et par symétrie N1F = N3F


ΣFx = 0 ⇒ N 2 F = P / 2
⎧⎪ N 1 F = N 3 F = N 1' F = N 3' F = − P / 2
En résumé, on a : ⎨
⎩⎪ N 2 F = N 2' F = P / 2
b) Efforts nki

B B'
X1=1 X1=1
(a)

A C A'

HA'=0

RA=1/2 RC=1 RA'=1/2

X1=1 X1=1
(b)

1 3' 1'
3
2 1 1 2'

1/2 1/2 1/2 1/2

Figure 6.34
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• Nœud A

ΣFy = 0 ⇒ n11 = 2 2 , ΣFx = 0 ⇒ n 21 = −1 / 2

P
1
n11
1 3
A 1 A 45°
2
n21

1/2 1/2 1/2

• Nœud B

2 1 n
B 1 ΣFx = 0 ⇔ −( ) + 1 + 31 = 0
45° 2 2 2
90°
⇒ n 31 = − 2 / 2
n31
2
2 En utilisant la symétrie on peut
résumer les efforts :
2 1
n11 = n1' 1 = , n 21 = n 2' 1 = −
2 2
2
n 31 = n 3' 1 = − , n 41 = 1
2

Nk=MkF
Barre k lk (EA)k NkF nki NkF.nki.lk n2kilk nki.Xi
+nkiXi

1 EA −P / 2 −aP 2 4 0.121P -0.586P


a/ 2 2 /2 a 2 4
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2 a " P/2 -1/2 -aP/4 a/4 -0.086P 0.414P

3 " −P / 2 a 2 4 -0.121P -0.828P


a/ 2 - 2 /2
aP 2 / 4

4 a " 0 1 0 a 0.172P 0.172P

1' " −P / 2 −aP 2 4 a 2 4


a/ 2 2 /2

2' a " P/2 -1/2 -aP/4 a/4

3' " −P / 2 aP 2 4 a 2 4
a/ 2 - 2 /2

a(2 2 + 3)
∑ -aP/2 2

δ 11
u
et δ1F étant connus, on peut calculer X1
P
X1 = , X 1 = 0 .172 P
2 2 +3
On peut vérifier que les efforts dans les barres sont exactement
ceux trouvés avec la première méthode.
6.6.6 Exercice
Calculer les efforts dans les barres de la poutre représentée.
4

5
1 9
3 8 l
6

A 2 7 10 B

P P
l l l

Solution
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S.F.

X2

X1

P S.E. P

Equations canoniques du système :


δ 11
u
X 1 + δ 12
u
X 2 + δ 1F = 0
δ 21
u
X 1 + δ 22
u
X 2 + δ 2F = 0

1- Efforts NkF

C 4 E

1 6 1 N1F
3 8

A B 45°
2 7 10
D F N2F
P P P
RA=P RB=P

• Nœud A

ΣFy = 0 ⇒ N 1 F = − P / 2
ΣFx = 0 ⇒ N 2 F = P
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• Nœud C

N4F
ΣFy = 0 ⇒ N 3 F = P
ΣFx = 0 ⇒ N 4 F = − P
P 2 N3F

• Nœud D

P
N6F ΣFy = 0 ⇒ N 6 F = 0
ΣFx = 0 ⇒ N 7 F = P
P 45°
N7F

P
• Nœud E

P
ΣFx = 0 ⇒ N 9 F = − P / 2
45° ΣFy = 0 ⇒ N 8 F = P
0 N9F
N8F

• Nœud F

P
ΣFx = 0 ⇒ N 10 F = P
N.B.: N5F = 0, car la barre est
P N10F coupée.

2- Efforts nk1
C 4 E

1 6 1
3 8

A 2 7 10 B X1=1
RAX=1
D F
P P

Réactions :
ΣFx = 0 ⇒ R Ax = 1
ΣM / A = 0 ⇒ R By = 0
B- Poutres en treillis articulés 119

et : ΣFy = 0 ⇒ R Ay = 0
• Nœud A

n11 ΣFy = 0 ⇒ n11 = 0


ΣFx = 0 ⇒ n 21 = 1
45°
1 et par symétrie
n21
n 91 = 0 ; n101 = 1
N.B. : n51 = 0, car la barre 5 est coupée.

• Nœud C

n41

ΣFx = 0 ⇒ n 41 = 0
ΣFy = 0 ⇒ n 31 = 0
0
n31

• Nœud D

0 ΣFy = 0 ⇒ n61 = 0
n61 ΣFx = 0 ⇒ n71 = 1

1 45° n71

• Nœud F

n81
ΣFy = 0 ⇒ n 81 = 0
ΣFx = 0 ⇒ n101 = 1
1 n101

3- Efforts nk2
C 4 E
5
X2=1

3 8
6
A 7 B
D F

Réactions :
B- Poutres en treillis articulés 119

ΣFx = 0 ⇒ R Ax = 0
ΣM / A = 0 ⇒ R By = 0
ΣFy = 0 ⇒ R Ay = 0
Seules les barres du panneau central supportent des efforts
différents de 0 (déjà montré précédemment).
n12 = n22 = n92 = n102 = 0
• Nœud C

n42
45°
ΣFx = 0 ⇒ n 42 = −1 / 2
1 ΣFy = 0 ⇒ n 32 = −1 / 2
0
n32
• Nœud D

1
2 n62 ΣFy = 0 ⇒ n62 = 1

0 ΣFx = 0 ⇒ n72 = −1 / 2
n72
• Nœud F

n82 ΣFy = 0 ⇒ n 82 = −1 / 2
1
On vérifie que n102 = 0
1 45° 0
2
B- Poutres en treillis articulés 119

Calcul des coefficients


10
n k21 l k

3l
δ 11
u
= =
k =1
( EA )k EA
10

∑ ( EA )
nk1 .nk 2 l
δ 12
u
= δ 21
u
= lk = −
k =1 k 2 EA
10
n k22 l k 2l( 1 + 2 )
δ 22
u
= ∑ ( EA )
1 k
=
EA
10


N kF . n k 1 3 Pl
δ 1F = lk =
1
( EA )k EA
10


N kF . n k 2 Pl 2
δ 2F = lk = −
1
EA EA
Après simplification, les équations canoniques s'écrivent :
⎡ 1 ⎤
⎢ 3 − ⎥
⎢ 2 ⎥ ⎡ X 1 ⎤ = ⎡ −3 P ⎤
⎢ ⎥ ⎢ ⎥
⎢ − 1 2( 1 + 2 ) ⎥ ⎣ X 2 ⎦ ⎣ P 2 ⎦
⎢⎣ 2 ⎥⎦
d'où :
X 1 = −0 .964 P et X 2 = 0 .152 P
Efforts dans les barres
L'effort total dans la barre k vaut :
2
N k = N kF + ∑n
i =1
ki . X i

ou encore :
N k = N kF + n k 1 . X 1 + n k 2 . X 2 (Voir tableau)

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