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Ministère de l’Economie République de Côte d’Ivoire

et des Finances
Union-Discipline-Travail

RAPPORT D’EVALUATION DE LA MISE EN


OEUVRE
DU PLAN DE REFORME DES FINANCES
PUBLIQUES
----------------

----------------

Rapport
Volet marchés publics

Mission des 6 au 16 février 2012

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TABLE DES MATIERES

Liste des abréviations et des acronymes................................................ 3


1. Résumé succinct et analytique ...................................................... 4
2. Rappel descriptif sur l’approche et la conception du plan de
réforme ainsi que sur son contexte ...................................................... 10
3. Conclusions de l’évaluation au niveau de la mise en œuvre du
projet et du progrès atteint en termes de réalisation des objectifs
qualitatifs et quantitatif de chaque axe stratégique ............................. 13
4. Etat d’exécution du plan de réforme ........................................... 18
5. Evaluation du système de passation des marchés ..................... 122
6. Tableau Récapitulatif de l’évaluation OCDE/CAD .................. 208
7. Zones de progression ................................................................. 215
8. Indicateurs de base et Indicateurs de performance ................... 218
9. Mise à jour de la matrice des indicateurs PEFA ....................... 240
10. Risques et contraintes identifiées comme obstacle à la mise en
œuvre du plan de réforme .................................................................. 250
11. Recommandations ..................................................................... 252
12. Plan de réorientation d’amélioration et de renforcement de la
réforme du système de passation des marchés publics ..................... 254
Annexe 1 : Termes de référence de la mission d’évaluation.......... 274
Annexe 2 : Liste des personnes rencontrées ................................... 281
Annexe 3 : Liste des pièces justificatives de mise en œuvre des
activités ........................................................................................... 283
Annexe 4 : Analyse des résultats de l’évaluation PEMFAR 2012
(DMP) ............................................................................................. 285

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Liste des abréviations et des acronymes

AJT Agent Judiciaire du Trésor


ANRMP Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics
CCAG Cahier des Clauses Administratives Générales
CCMP Commission Consultative des Marchés Publics
CGC Conditions Générales du Contrat
CGECI Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire
CMP Code des Marchés Publics
CNCS Comité National de Coordination et de Suivi
COJO Commission d’ouverture et de jugement des offres
CPAR Country Procurement Assessment Review
DAF Direction Administrative et Financière
DAO Dossier d’Appel d’Offres
DGB Direction Générale du Budget
DMP Direction des Marchés Publics
IGE Inspection Générale d’Etat
IGF Inspection Générale des Finances
OHADA Organisation pour l’harmonisation du Droit des Affaires
en Afrique
ONMP Observatoire National des Marchés Publics
PIB Produit Intérieur Brut
PME Petites et Moyennes Entreprises
SIGFIP Système Intégré de Gestion des Finances Publiques
SIGMAP Système Intégré de Gestion des Marchés Publics
SNGRC Secrétariat National à la Gouvernance
SODE Sociétés d’Etat
UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

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1. Résumé succinct et analytique
Le présent rapport qui a fait l’objet d’un exercice de validation complémentaire en mai 2012,
s’inscrit dans le cadre d’un exercice d’autoévaluation à mi-parcours du plan de réforme des
finances publiques entrepris par le Gouvernement, au regard des objectifs fixés et sur la base
du modèle PEFA. Il s’agit de fait d’apprécier les avancées de la réforme au regard des
objectifs et enjeux fixés au moment du lancement de sa mise en œuvre et partant d’apprécier
l’efficacité et le degré de réalisation, tout en relevant les difficultés liées à la mise en œuvre
du plan, en vue de dégager de réorienter les axes stratégiques du plan d’actions dans la
perspective de la prochaine évaluation. L’exercice a également pour objectif de déterminer
pour les autorités ivoiriennes si les indicateurs du point d’achèvement de l’initiative PPTE
sont atteints et sinon les actions qu’il convient encore d’entreprendre. La méthode
d’évaluation reposera sur l’audit de l’autoévaluation réalisée par les autorités ivoiriennes au
début de la mission du Consultant relative à l’état d’exécution du plan de réforme et de
réexaminer les indicateurs PEFA (finances publiques) et OCDE/DAC (marchés publics), au
vu des notations des indicateurs telles que résultant de l’exercice PEMFAR réalisé en 2008 et
de la précédente auto évaluation réalisée en 2010 afin de déterminer d’une part, si les actions
de réforme entreprises depuis cette date sont de nature à modifier lesdites notations, et
d’autres part, la nature des actions pouvant être recommandées aux fins de poursuivre les
efforts de réforme.

Etat d'exécution de la mise en œuvre des réformes

Les réformes ont été mises en œuvre selon les axes stratégiques suivants :

Axe 7. L’amélioration du cadre législatif et réglementaire des marchés publics

Force est de constater que nombre des actions prévues étaient déjà réalisées avant même la
première auto-évaluation de 2010.

En revanche, les réserves mentionnées lors de la précédente évaluation relative aux


convention passées entre personnes morales de droit public, à la participation des entreprises
publiques et au renforcement de la transparence, à travers la publication des PV d’ouverture et
d’évaluation des offres n’ont pas été levées (certains cas de gré à gré non conformes
persistent).

Par ailleurs, sur le plan réglementaire, deux arrêtés importants (relatifs à la création des
cellules de passation des marchés et aux modalités d’application des sanctions) qui sont
fondamentaux dans la mise en œuvre opérationnelle de la réforme, en tant qu’outils de mesure
des performances, bien qu’élaborés, n’ont pas encore été adoptés.

Aussi bien, cet axe de la réforme n’a pas connu de modification substantielle au cours de la
période récente, et d’ailleurs les notes correspondantes du diagnostic n’ont pas évoluées. Il
n’y a pas eu toutefois détérioration des indicateurs depuis la précédente évaluation et
notamment en conséquence des effets de la crise post électorale.

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Axe 8. Le renforcement du cadre institutionnel des marchés publics

Là aussi, force et de constater que la majorité des avancées importantes (et plus
particulièrement le développement d’une fonction de régulation en conformité avec les
exigences des directives UEMOA), pouvant être comptabilisées dans cet axe stratégique
avaient été réalisées avant même la première auto évaluation.

Toutefois, il convient de noter que l’opérationnalisation de ces actions de réforme ou leur


parachèvement s’est poursuivi postérieurement à la première auto évaluation de façon très
concrète ou bien encore se poursuit. C’est ainsi qu’un cadre logistique d’intégration des
études dans le cadre de la programmation budgétaire (SIAPSE) est en train d’être mis en place
auprès de ministères pilote, de même qu’est opérationnalisé progressivement la banque des
données des prix de référence.

Dans le domaine de la clarification des responsabilités de contrôle et de régulation, un cadre


de collaboration a été mis en place entre la DMP et l’ARMP.

Une avancée particulièrement importante a été réalisée récemment à travers l’annexe fiscale
2012 puisqu’elle consacre l’entrée en vigueur de la redevance payable à l’ARMP qui devrait
définitivement finaliser son opérationnalisation et poursuivre ses missions prioritaires de
régulation à travers la mise en œuvre des audits.

En matière de renforcement des capacités, l’examen du rapport du cabinet choisi pour l’étude
de renforcement des capacités, révèle que la stratégie proposée s’inscrit seulement dans le
renforcement de la formation à court et à moyen terme, sans développer un plan de
professionnalisation, ni fixer de cadre de pérennisation de la réforme.

Dès lors, en l’état de ces constatations et du caractère encore non opérationnel des actions de
réforme entreprises, les notes des indicateurs OCDE/DAC n’ont pas varié.

Axe 9. Le renforcement du cadre opérationnel des marchés publics

C’est sans doute sur cet axe fondamental que les efforts les plus importants ont été portés. En
témoigne la notation des piliers trois et quatre qui se sont largement améliorées y compris
depuis la dernière auto évaluation.

Il n’en reste pas moins que des aspects importants de la réforme n’ont pas connu d’avancées,
notamment s’agissant de la fonction de contrôle interne, en terme d’outils et de mécanismes
de contrôle, ; toutefois, au plan opérationnel, la fonction de contrôle externe a été améliorée
par le renforcement des capacités de l’IGF et de la Chambre des comptes qui ont bénéficié de
plusieurs sessions de formation.

Cet axe est fondamental car il permet de crédibiliser l’activité de réforme auprès du secteur
privé et parce qu’il est le seul axe qui dépasse l’examen de la mise en conformité du système
pour s’interroger sur les résultats en terme de performance des activités de réforme à travers la
qualité des biens et services fournis et la certitude que toutes les irrégularités, fraudes et actes
de corruption seront poursuivies et une fois démontrés sanctionnés. C’est tout l’enjeu de
l’optimisation de la dépense publique ; un service de qualité au meilleur prix en faveur des
citoyens.

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Résumé de la notation

Les résultats de l’évaluation sont détaillés dans le corps du présent rapport ; de façon
synthétique, il convient de souligner en termes de notation les progressions suivantes :

 Pilier 1 : Progression de 74 % à 88 % en 2010 (non modifiée en 2012)


 Pilier 2 : Progression de 56 à 75 % en 2010 (non modifiée en 2012)
 Pilier 3 : Pas de variation (58%) ; progression à 73 % e 2012
 Pilier 4 : Progression de 26 à 52 % ; progression à 70 % en 2012

Ecarts de notation avec l’auto évaluation

Il convient de noter la faiblesse des écarts constatés par le consultant avec l’autoévaluation
réalisée par les autorités ivoiriennes :

 Ecarts avec l’autoévaluation (+ 1) par rapport à 165 sous indicateurs)

Ces écarts sont principalement focalisés sur les indicateurs et sous indicateurs suivants :

 Pilier 1 : règles de participation des entreprises publiques


 Pilier 2 : Pas d'écart
 Pilier 3 : déconcentration des fonctions de contrôle et de passation, accès du secteur
privé à la commande publique, cadre d'exécution des décisions rendues contre l'Etat
 Pilier 4 : normes de contrôle interne, effectivité des poursuites et sanctions

Définition de zones de progression de la notation

Il peut d’ores et déjà être déterminé les zones de progression de la notation :

 Normes commerciales, délai de règlement des factures


 Normes de contrôle interne, assurance qualité, évaluation des performances
 STRATEGIE DE RENFORCEMENT DES CAPACITES
 Délégation de compétence, déconcentration des fonctions
 CADRE et EFFECTIVITE DU CONTROLE
 CADRE DE LUTTE ANTI CORRUPTION, EFFECTIVITE DES POURSUITES,
ROLE DE LA SOCIETE CIVILE

Initiative PPTE

Les indicateurs de points d’achèvement de l’initiative PPTE applicable à la matière des


marchés publics sont atteints :

 Le cadre de régulation est opérationnel ;


 La publicité des contrats est assurée sur le portail des marchés publics

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Obstacles à la mise en œuvre des réformes

A l’examen de l’évaluation détaillée, et si nous remettons l’exécution du plan de réforme en


perspective, force est de relever :

- Une sous estimation de l’inter connectivité entre les Piliers (les faiblesses du dispositif
de contrôle influent sur la mise en œuvre effective des nouveaux textes) ; ce point a
affecté la cohérence interne de la réforme ;
- Cette sous estimation a des effets au niveau de l’ordonnancement de la réforme (les
textes réglementaires et institutionnels sont adoptés antérieurement à l’évaluation des
capacités et à la définition de la stratégie de renforcement des capacités ;
ce phénomène nuit inévitablement au programme de décentralisation de la réforme et
à la nécessaire responsabilisation des acteurs ; il peut avoir des effets négatifs sur la
détermination des seuils ;
- L’ensemble du système souffre d’une insuffisance de capacités opérationnelles qui ne
favorise pas la pérennité du système (les spécialistes en passation de marchés ne
bénéficient d’ailleurs d’aucun statut particulier) ;
- Le système est donc resté trop longtemps sous l’influence de l’exécutif au détriment
d’un nécessaire mouvement de professionnalisation de la fonction (phénomène qui
peut affecter la crédibilité de la réforme aux yeux des autres acteurs) ;
- La faiblesse du dispositif de contrôle et l’absence d’effectivité du dispositif de
sanctions jouent enfin un effet négatif ; et enfin,
- La réforme n’a pas été assez axée sur la performance et les résultats.

Recommandations sur la réorientation des axes stratégiques

Les analyses réalisées ont permis de souligner le déficit de planification annuelle de la


passation de marchés publics et de son intégration à l’élaboration du budget général, la
faiblesse du développement de stratégies de renforcement des capacités qui a abouti au
développement de processus de décentralisation encore fragiles, la participation limitée du
secteur privé aux efforts de réforme, le déficit de la fonction de contrôle, et le caractère
systémique de la corruption et ses effets sur les différents piliers des activités de réforme.

Les avancées limitées dans la réforme de la passation des marchés publics sont imputées à
plusieurs facteurs : des liens insuffisants avec les éléments de gestion des finances publiques
et d’audit, une priorisation insuffisante des programmes de réforme pour s’adapter aux
capacités du pays, des méthodologies d’évaluation (indicateurs OCDE) inadaptées, et la non
pertinence des indicateurs.

En effet, les indicateurs de référence OCDE-CAD, tout en se concentrant sur le cadre légal et
réglementaire des quatre piliers du système de passation des marchés publics ne s’attaquent
pas aux failles, et ne prennent pas en compte les interrelations entre les différents piliers, ce
qui aboutit à une absence de priorités et de séquençage adéquat des processus de réforme.

Ces études révèlent aussi que tous ces facteurs sont le fait d’une absence de volonté politique
et insistent sur la nécessité d’analyser le système de passation des marchés publics dans une
optique plus globale, qui tienne compte du contexte politique et économique plus large de la
réforme.

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Aussi bien convient-il d’investir dans les exercices de diagnostic : ces évaluations mettront
au jour : (a) des inefficacités systémiques, (b) des liens de corrélation entre l’ensemble des
volets de la réforme selon les spécificités du pays, et (c) le manque de hiérarchisation des
priorités et l’inadéquation de l’ordonnancement des réformes. Un tel diagnostic permettra une
meilleure gestion des réformes politiques tout en tenant compte des capacités institutionnelles.

Ces exercices de diagnostic doivent être pris en charge par les acteurs nationaux et associer
des évaluations à partir d’indicateurs de performance orientés et améliorés, de modèles de
révision des capacités, intégrés dans des enquêtes plus vastes de gouvernance et de gestion
des finances publiques, des évaluations anti-corruption et des enquêtes de suivi des dépenses
publiques.

Au même titre que les principes édictés dans la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide,
la nouvelle génération de réformes doit ainsi s’inscrire dans le cadre d’un programme qui se
concentre sur les résultats escomptés et selon un ensemble d’indicateurs de progression, en
utilisant différents outils axés sur la mesure des performances, (outil de suivi et d’évaluation
axé sur les résultats, mettant en exergue le lien sous-jacent entre la performance et l’allocation
des ressources).

Dans ce cadre, il est plus particulièrement recommandé d’orienter les activités de réforme
selon les axes suivants :

Le renforcement des capacités du système de passation de marchés publics

Les interrelations entre tous les volets de la réforme, les spécificités du pays, et
l’inscription des réformes

Des systèmes de gestion puissants associant la passation des marchés publics, le budget
et la finance à tous les niveaux établissant des interdépendances entre les domaines clés de la
réforme

La fonction de contrôle considérée comme fonction de production doit être mise au


service d’une logique de performance et de résultats afin de fournir de meilleurs services aux
citoyens et donner, par conséquent, une chance au développement

Aussi bien, s’agit-il de défendre de nouvelles approches en matière de réforme des marchés
publics considérés en tant qu’instruments d’action publique pour tirer profit des programmes
nationaux de développement économique en tenant compte des objectifs sociaux et
environnementaux et renforcer le tissu économique local, notamment les PME, en accord
avec les objectifs de développement du pays.

Cette nouvelle génération de réformes s’appuie en outre sur une approche fondée sur un
séquençage et l’usage de plate-forme dans la mise en œuvre des réformes concrétisées par
des avancées réalistes, prenant en compte la capacité d’absorption du pays, et garantissant
leur appropriation, sur la durée, par les décideurs.

8
Ces recommandations à caractère stratégique et les propositions de réorientation qui s’en
suivent devront être sérieusement débattues au niveau des autorités ivoiriennes dans le cadre
de la finalisation des nouveaux axes stratégiques de la réforme et des matrices d’actions qui
en sont la conséquence.

La mise en œuvre du plan d’actions doit ainsi s’intégrer dans une matrice plus globale,

- favorisant une meilleure gouvernance de l’ensemble des contrats publics ;


- utilisant les ressources naturelles et les marchés publics comme instruments de
développement ;
- axée sur une logique de performance ;
- développant la pérennisation des fonctions de passation des marchés ;
- encadrée par des efforts significatifs en matière de contrôle et de répression ;
- conduite enfin selon un chemin critique en vertu duquel la politique de réforme est
toujours mesurée aux capacités en place ;
- pilotée dans un cadre institutionnel dans lequel pourront être résolus aussi l’ensemble
des problèmes pesant sur sa cohérence externe (et notamment le dialogue avec les
bailleurs de fonds, la division du travail et le cadrage des appuis avec le cycle
budgétaire).

9
2. Rappel descriptif sur l’approche et la conception du plan de
réforme ainsi que sur son contexte

2.1 Contexte et justification

Depuis plusieurs années, le Gouvernement entreprend des actions visant à améliorer la


Gouvernance économique et financière. C’est dans ce cadre qu’à la suite du diagnostic des
finances publiques qui a été organisé du 5 au 29 novembre 2007 et du 24 au 6 février 2008,
selon la méthodologie PEMFAR, en vue d’instaurer les conditions nécessaires à
l’amélioration du système de gestion des finances publiques, un rapport provisoire sur le
système des finances publiques ivoirien a été élaboré. L’appropriation de ce rapport par les
parties prenantes a eu lieu au cours d’un séminaire de restitution et de validation tenu les 16 et
17 juin 2008 à Abidjan et a permis d’identifier un ensemble de mesures assorties d’un plan
d’actions.

Sur la base du plan d’actions, un plan global de réformes des Finances Publiques en vue de
définir un cadre de référence unique, propice à l’intervention des partenaires a été élaboré et
adopté au cours d’un atelier participatif d’élaboration dudit plan organisé du 20 au 24 janvier
2009 à Abidjan. Il a été conduit selon une démarche de planification stratégique participative
définissant 9 axes stratégiques d’amélioration qui sont nécessaires pour impacter le système
de gestion des finances publiques, et ce, compte tenu des faiblesses mises en lumière par le
diagnostic PEMFAR.

Ces axes sont les suivants :

1. Amélioration du cadre juridique et institutionnel du système de gestion des finances


publiques ;
2. Renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques ;
3. Optimisation de l’allocation des ressources ;
4. Renforcement de la discipline budgétaire ;
5. Amélioration de la traçabilité et du contrôle de l’exécution budgétaire ;
6. Développement des mécanismes de redevabilité ;
7. Amélioration du cadre législatif et réglementaire des marchés publics ;
8. Renforcement du cadre institutionnel des marchés publics ;
9. Renforcement du cadre opérationnel des marchés publics.

Après deux années de mise en œuvre du plan global de la réforme, une mission conjointe du
FMI, de la Banque mondiale et de la BAD tenue du 4 au 18 mars 2010, dans le cadre de la
revue annuelle du Programme Economique et Financier, a relevé des avancées significatives.
Cependant, les délais de réalisation des mesures, au regard des objectifs fixés, laissaient
apparaitre des efforts à fournir notamment en ce qui concerne l’amélioration du cadre
juridique et institutionnel du système de gestion des finances publiques, le renforcement de la
transparence dans la gestion des finances publiques, le développement des mécanismes de
redevabilité et le renforcement du cadre opérationnel des marchés publics.

Afin de dynamiser le processus en cours, le Ministère de l’Economie et des Finances avaient


décidé d’organiser une évaluation interne courant 2010.

10
Les conclusions de cette auto-évaluation ont relevé une progression significative qui,
malheureusement, a été freinée par la crise post électorale de 2010. Celle-ci a par ailleurs fait
apparaître de nouveaux besoins d’amélioration et de renforcement communs aux pays en
situation post-conflit.

Compte tenu de l’ampleur des besoins et des défis à relever à court et moyen terme, le
Gouvernement et l’ensemble des bailleurs, ont, au cours de la dernière revue conjointe du
programme économique et financier appuyé par la facilité élargie de crédit, convenu d’un
second diagnostic du système de gestion des finances publiques.

Cette seconde revue devrait permettre de (i) sortir les grands axes de réorientation stratégique,
(ii) actualiser le plan global existant et (iii) définir un plan d’actions prioritaires pour un
système performant qui réponde aux standards internationaux de gestion des finances
publiques. En prélude à cette évaluation convenue entre le Gouvernement et les partenaires au
développement, les autorités ivoiriennes entendent conduire une seconde auto-évaluation qui
devrait capitaliser sur l’auto-évaluation de 2010.

Ce mandat d’auto-évaluation, le second du genre, vise a pour objectif de déterminer, sur la


base du cadre d’analyse PEFA/OCDE, l’amélioration de la qualité de la Gestion des Finances
publiques depuis l’auto-évaluation de 2010. Ce mandat permettra également d’évaluer
l’impact de la mise en œuvre du plan de réforme des finances publiques et de passation de
marchés, d’identifier les problèmes qui subsistent et de définir de nouveaux axes de réformes
et/ou ajustements/’amélioration requis pour les systèmes de gestion des finances publiques et
de passation de marchés.

Cette analyse permettra aussi d’examiner la cohérence interne et externe de la mise en œuvre
de la réforme, c'est-à-dire la concordance des actions pour concourir à la réalisation des
objectifs fixés et apprécier particulièrement la mobilisation des autres partenaires notamment
la BAD, l’UE, le FMI et le degré de leur implication pour la réalisation des activités.

Elle aura enfin pour objectif de déterminer pour les autorités ivoiriennes si les indicateurs du
point d’achèvement de l’initiative PPTE sont atteints et sinon les actions qu’il convient encore
d’entreprendre.

2.2 Méthode d’évaluation

La méthode d’évaluation reposera sur la validation de l’exercice d’autoévaluation réalisée par


les autorités ivoiriennes au début de la mission du consultant par référence aux indicateurs
PEFA (finances publiques) et OCDE/DAC (marchés publics), aux notations des indicateurs
telles que résultant de l’exercice PEMFAR réalisée en 2008, puis d’autoévaluation en 2010
afin de déterminer d’une part si les actions de réforme entreprises depuis cette date sont de
nature à modifier lesdites notations, et d’autres part la nature des actions pouvant être
recommandées aux fins de poursuivre les efforts de réforme.

11
L’étude réalisée a permis l’examen de l’ensemble des documents produits dans le cadre de
l’exécution du Plan de gestion des finances publiques (voir Annexe des pièces justificatives).
Elle s’est poursuivie par des entretiens avec les principaux acteurs de la réforme aussi bien
relevant des institutions officielles que les membres des collectivités locales et des structures
privées impliquées dans la mise en œuvre de la réforme.

2.3 Réserves

La mission du Consultant compte tenu des contraintes de temps n’a pas pour objet de réaliser
un exercice aussi important que celui effectué en 2007/2008 dans le cadre du PEMFAR, mais
de mesurer sur pièces et en réalisant des entretiens en nombre limités si l’autoévaluation et la
notation des avancées du Plan de réforme des finances publiques réalisées par les autorités
ivoiriennes peuvent être validées. Ce sont donc principalement les résultats concrets de la
réforme qui ont été notés, bien évidemment par rapport aux critères de référence de la
méthodologie OCDE/DAC. Cet exercice permet ainsi de définir des axes prioritaires de
réforme dans la perspective de la prochaine évaluation PEMFAR. Elle ne saurait s’y
substituer et valider par anticipation la notation à venir qui dépendra des résultats concrets du
nouvel exercice.

12
3. Conclusions de l’évaluation au niveau de la mise en œuvre du
projet et du progrès atteint en termes de réalisation des objectifs
qualitatifs et quantitatif de chaque axe stratégique
L’objectif du présent paragraphe est de synthétiser les résultats de l’exercice d’autoévaluation
qui s’est déroulée lors de l’un atelier élargi à l’ensemble des acteurs des marchés publics au
début de la mission du consultant.

Cet exercice est bien évidement décliné selon l’ordonnancement des axes stratégiques du Plan
de réforme relatif aux marchés publics, soit :

7. L’amélioration du cadre législatif et réglementaire des marchés publics ;


8. Le renforcement du cadre institutionnel des marchés publics ;
9. Le renforcement du cadre opérationnel des marchés publics.

Toutefois, l’examen de la réalisation des actions de mise en œuvre du Plan de réforme


permettait simultanément d’évaluer un certain nombre d’indicateurs de la méthodologie
OCDE/DAC et dès lors de mesurer l’impact de ces activités la mise en conformité du système
de passation des marchés publics par référence aux standard internationaux et régionaux.

Il n’en demeurant pas moins que tous les indicateurs ne pouvaient être mesurés, notamment
parce qu’ils ne correspondaient pas nécessairement à une activité de réforme ; c’est la raison
pour laquelle nous avons parallèlement et dans un second temps réévalué l’ensemble des
indicateurs.

Axe 7 : Amélioration du cadre législatif et réglementaire des


marchés publics
Cet axe concerne principalement le dispositif réglementaire des marchés publics. Il
correspond principalement au premier pilier de la réforme et s’articulait autour d’une activité
de transposition des directives UEMOA.

Les actions de mise ne œuvre du plan de réforme étaient donc principalement concentrées
autour :

(i) du champ d’application du Code des marchés publics, à travers son extension à
l’ensemble des institutions prévues par la Constitution et la limitation de la nature
et du nombre des dérogations, la limitation des cas de gré à gré, la réglementation
de la participation des entreprises publiques, l’uniformisation des seuils de
passation des marchés,
(ii) de l’amélioration du cadre réglementaire de la passation des marchés, à travers la
finalisation de l’ensemble des textes d’application, des documents standard,
CCAG et manuel de procédure, l’intégration dans le code d’un chapitre spécifique
aux procédures de prestations intellectuelles,
(iii) du renforcement de la transparence, à travers la publication des PV d’ouverture et
d’évaluation des offres.

13
Force est de constater que nombre de ces actions étaient déjà réalisées avant même la
première auto-évaluation de 2010.

Il en était ainsi de l’extension du champ d’application du Code des marchés publics à


l’ensemble des institutions et la limitation de la nature et du nombre des dérogations, la
limitation des cas de gré à gré, l’uniformisation des seuils de passation des marchés, de
l’amélioration du cadre réglementaire de la passation des marchés, à travers la finalisation de
l’ensemble des textes d’application, des documents standard, CCAG et manuel de procédure,
ainsi que de l’intégration dans le code d’un chapitre spécifique aux procédures de prestations
intellectuelles.

En revanche, les réserves mentionnées lors de la précédente évaluation relative aux


convention passées entre personnes morales de droit public, à la participation des entreprises
publiques et au renforcement de la transparence, à travers la publication des PV d’ouverture
et d’évaluation des offres n’ont pas été levées ; certaines feront l’objet d’études déjà
préconisées en août 2010 et qui n’ont pas encore démarré ; d’autres n’ont pas été levées ;
elles ont trait à certains cas de gré à gré maintenus dans le code et non conforme aux
directives UEMOA, au contenu de l’arrêté relatif à l’exécution de crédits budgétaires qui
exclut certains biens ou services du champ d’application du code, ou bien encore au
positionnement du Ministre chargé des marchés publics dans l’architecture institutionnelle de
la réforme.

Par ailleurs, sur le plan réglementaire, deux arrêtés importants (relatifs à la création des
cellules de passation des marchés et aux modalités d’application des sanctions) qui sont
fondamentaux dans la mise en œuvre opérationnelle de la réforme, en tant qu’outils de mesure
des performances, n’ont pas été élaborés ou adoptés. De ce même point de vue, et au-delà du
processus d’adoption des DAO, il conviendrait de déterminer ceux qui sont en charge de leur
élaboration au sein des autorités contractantes.
Aussi bien, cet axe de la réforme n’a pas connu de modification substantielle au cours de la
période récente, et d’ailleurs les notes correspondantes du diagnostic n’ont pas évoluées. Il
n’y a pas eu toutefois détérioration des indicateurs depuis la précédente évaluation et
notamment en conséquence des effets de la crise post électorale.

Axe 8 : Renforcement du cadre institutionnel des marchés publics

Cet axe concerne principalement le dispositif institutionnel des marchés publics. Il correspond
principalement au second pilier de la réforme et s’articulait autour d’une activité de
développement d’un certain nombre d’outils nécessaires à la mise en œuvre d’une
professionnalisation des fonctions de passation et de contrôle des marchés.

14
Les actions de mise en œuvre du plan de réforme étaient donc principalement concentrées
autour :

(i) de l’amélioration de la fonction de planification des marchés, à travers le


renforcement des capacités des autorités contractantes dans l’élaboration des plans
de passation en amont de l’adoption du budget, et l’intégration du budget des
autorités contractantes au SIGMAP,
(ii) de l’institutionnalisation de la fonction de régulation du système de passation des
marchés dans un cadre indépendant, professionnel et paritaire,
(iii) du renforcement de la transparence et de la fiabilité du système, à travers un
instrument de collecte et de diffusion d’informations sur la passation des marchés
développé et accessible,
(iv) de la mise en œuvre d’une stratégie de renforcement des capacités des acteurs du
système, assurant sa pérennité comme celle des actions de réforme.

Là aussi, force et de constater que la majorité des avancées importantes (et plus
particulièrement le développement d’une fonction de régulation en conformité avec les
exigences des directives UEMOA), pouvant être comptabilisées dans cet axe stratégique
avaient été réalisées avant même la première auto évaluation.

Il en était aussi notamment de la fonction de planification, et de l’intégration du budget des


autorités contractantes dans le SIGMAP. Toutefois, il convient de noter que
l’opérationnalisation de ces actions de réforme ou leur parachèvement s’est poursuivi
postérieurement à la première auto évaluation de façon très concrète ou bien encore se
poursuit. C’est ainsi qu’un cadre logistique d’intégration des études dans le cadre de la
programmation budgétaire (SIAPSE) est en train d’être mis en place auprès de ministères
pilote, de même qu’est opérationnalisé progressivement la banque des données des prix de
référence ; l’étude sur la cadre juridique de la maîtrise d’œuvre est également en cours. De
même, l’intégration directe des budgets des autorités contractantes (par les autorités
contractantes) au SIGMAP se poursuit notamment au niveau local à travers la mis en œuvre
du SIGESCOD.

Dans le domaine de la clarification des responsabilités de contrôle et de régulation, un cadre


de collaboration a été mis en place entre la DMP et l’ARMP.

Une avancée particulièrement importante a été réalisée récemment à travers l’annexe fiscale
2012 puisqu’elle consacre l’entrée en vigueur de la redevance payable à l’ARMP qui devrait
définitivement finaliser son opérationnalisation et poursuivre ses missions prioritaires de
régulation à travers la mise en œuvre des audits.

Il y a lieu cependant de compléter le système d’informations mis à disposition du public


notamment en matière de gestion des marchés, notamment s’agissant d’informations à
caractère qualitatif, et dont la fiabilité n’a pas encore été vérifiée en l’état par des audits.

En matière de renforcement des capacités, l’examen du rapport du cabinet choisi pour l’étude
de renforcement des capacités, révèle que la stratégie proposée s’inscrit seulement dans le
renforcement de la formation à court et à moyen terme, sans développer un plan de
professionnalisation, ni fixer de cadre de pérennisation de la réforme.

15
Aussi bien, à ce stade de la mise en œuvre de la réforme, l’absence de statut et d’ancrage
institutionnel des cellules de passation de marchés dans le cadre de l’opérationnalisation de
ces formations reste un problème majeur. Il n’en reste pas moins qu’un programme important
de formation a été initié, y compris en direction du secteur privé.

Dès lors, en l’état de ces constatations et du caractère encore non opérationnel des actions de
réforme entreprises, les notes des indicateurs OCDE/DAC n’ont pas varié. L’accent, bien plus
encore que pour le pilier I doit être mis sur les politiques et les instruments qui assurent la
pérennisation de la réforme (tant sur plan institutionnel qu’en matière de renforcement des
capacités) faute de quoi, l’exercice se réduit à une mise en conformité d’un cadre
réglementaire au niveau de standard internationaux.

Axe 9 : Renforcement du cadre opérationnel des marchés publics


Cet axe concerne principalement le dispositif opérationnel des marchés publics. Il correspond
principalement aux troisième et quatrième piliers de la réforme et s’articulait autour d’une
activité de renforcement des capacités du secteur privé, y compris en encadrant les modalités
de gestion des marchés, et surtout de la mise en œuvre d’une meilleure gouvernance de la
fonction marché à travers le renforcement des fonctions, de contrôle, d’audit, de recours et de
sanctions.

Les actions de mise en œuvre du plan de réforme étaient donc principalement concentrées
autour :

(i) de la fonction marché considérée comme un outil de développement du secteur


privé ivoirien, à travers le renforcement de ses capacités, l’amélioration de son
accès, notamment au niveau des PME et des nouveaux entrants, à la commande
publique,
(ii) de la mise en œuvre efficiente d’une fonction de contrôle déconcentrée et
décentralisée, disposant d’outils opérationnels en termes de gestion de risques, et
mise en œuvre par un personnel dont la performance serait systématique évalué,
(iii) du renforcement des capacités opérationnelles des corps de contrôle externe ou en
charge des audits (IGF, Chambre des comptes, ARMP (en charge également de la
fonction recours),
(iv) de la mise en œuvre d’une politique volontariste de poursuite et de sanctions des
fraudes et actes de corruption, à travers le développement d’outils de détection ou
de dénonciation, impliquant la société civile et plus globalement de la
transposition des conventions internationale de lutte contre la corruption.

C’est sans doute sur cet axe fondamental que les efforts les plus importants ont été portés. En
témoigne la notation des piliers trois et quatre qui se sont largement améliorées y compris
depuis la dernière auto évaluation.

Le dialogue avec le secteur privé s’est ainsi amélioré et des dispositions ont été prises pour
amélioré le cadre d’accès des PME à la commande publique, voire pour réduire certains
obstacles à leur accès à la commande publique, même si le secteur privé continue de subir des
retards considérables en terme de règlement des marchés.

16
Ces efforts doivent connaître des traductions en terme réglementaire. Cela touche aussi au
cadre des partenariats public privé.

Le cadre de catégorisation des entreprises doit être aussi développé.

Il n’en reste pas moins que des aspects importants de la réforme n’ont pas connu d’avancées,
notamment s’agissant de la fonction de contrôle interne ; au plan opérationnel la fonction de
contrôle externe n’a connu aucune avancée s’agissant de l’IGF ou de la Chambre des
comptes ; toutefois, le projet de loi sur la Cour des comptes, comme la mise en œuvre de la
redevance payée par les opérateurs privés attributaires de marchés à l’ARMP constitue des
avancées majeures, pouvant rendre efficiente la fonction de régulation du système à travers la
réalisation des audits ; l’impact de ces avancées devra être testé très rapidement ; les modules
de détection de fraudes (qui doivent être améliorés) et l’organisation de moyens de
dénonciation sur les sites de la DMP comme de l’ARMP sont également des éléments
encourageants, même s’ils ne sont pas accompagnés d’une politique volontariste permettant à
la société civile de s’organiser et d’intervenir efficacement dans le cadre de la lutte contre la
corruption.

La fonction recours a également connu des avancées importantes à travers l’adoption de


l’arrêté sur la cellule recours et l’opérationnalisation de cette fonction au sein de l’ARMP.
Toutefois, et c’est une des faiblesses du système, l’ARMP n’a pas compétence pour régler les
litiges entre les acteurs publics du système en violation de la directive UEMOA ; un texte
devrait en outre être pris permettant à l’ARMP d’annuler les contrats attribués irrégulièrement
dans les deux mois de la publication des contrats.

Il en est de même du cadre de lutte contre la corruption à travers la validation du Plan national
de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, la ratification en décembre 2011 des
conventions internationales es Nations Unies et de l’Union Africaine de lutte contre la
corruption qu’il reste à transposer au plan législatif, et l’adoption de dispositif éthique.

Cet axe est fondamental car il permet de crédibiliser l’activité de réforme auprès du secteur
privé et parce qu’il est le seul axe qui dépasse l’examen de la mise en conformité du système
pour s’interroger sur les résultats n terme de performance des activités de réforme à travers la
qualité des biens et services fournis et la certitude que toutes les irrégularités, fraudes et actes
de corruption seront poursuivies et une fois démontrés sanctionnés. C’est tout l’enjeu de
l’optimisation de la dépense publique ; un service de qualité au meilleur prix en faveur des
citoyens.

L’état d’exécution du plan de réforme est détaillé dans le tableau présenté ci-après.

17
4. Etat d’exécution du plan de réforme

Tableau de suivi d’avancement de la mise en œuvre du PEMFAR


Le tableau ci-après reflète les résultats d’un processus d’auto-évaluation de la partie ivoirienne dans le cadre d’un atelier sur l’état d’avancement de la mise
en œuvre du plan de réforme du PEMFAR sur le volet marchés auquel a été associé le Consultant ; les observations de ce dernier apparaissent en italique
dans la colonne observations ou dans la colonne note OCDE puisqu’il a également été effectué durant cet atelier une évaluation de certains des indicateurs
OCDE/DAC du système de passation des marchés

AXE PI-19. Mise en concurrence, utilisation optimale des ressources et contrôles de la passation des marchés
STRATEGIQUE N° 7 : publics. Réf. : C
AMELIORATION DU
CADRE LEGISLATIF (i) Utilisation d’une méthode compétitive pour la passation des marchés publics dont le montant excède le seuil
ET national établi pour les achats de faible valeur. Réf. : C
REGLEMENTAIRE (ii) Etendue de la justification du recours des modes de passation moins concurrentiels. Réf. : C
DES MARCHES (iii) Existence et fonctionnement d’un mécanisme d’enregistrement et de traitement des réclamations. Réf. : C
PUBLICS

CHAINE DE INDICATEURS SOURCES STRUCTURES PERIO OBSERVATIONS NOTE


RESULTAT DE RESPONSABLE DE DE ETAT
VERIFIIC S/BENEFICIAI REALIS Les commentaires du OCDE
D’AVANCEMEN
ATION RES ATION consultant apparaissent 2012
T
en italique et en rouge

7.1 Le champ Code des JORCI - MEF/CAB 31 mars L’application du code a 3


d’application du Code marchés publics 2009 été effectivement étendue à
des marchés publics est révisé SGG - DGBF/DMP toutes les institutions de Pour
étendu à l’ensemble des Réalisée l’Etat y compris les
institutions prévues par l’Assemblée nationale ; raisons
la Constitution et limite toutefois, le code renvoie à citées
la nature et le nombre un arrêté du Ministre en en
marge,
18
des dérogations charge des marchés la
publics le soin de régler modific
les modalités d’application ation d
des conventions passées la note
entre personnes morales (qui
de droit public ; le texte de passe
cet arrêté en date du 16 de 2 à
janvier 2012 fait déroger 3) ne
ces conventions aux règles nous
normales de concurrence ; paraît
ce ministre est d’ailleurs pas
l’autorité approbatrice de justifié
la convention ; par ailleurs e
les litiges afférents à ces
conventions échappent à
l’ARMP ; il est regrettable
que cet arrêté ait été pris
avant que l’étude
consacrée à cette question
n’ait été finalisée ; par
ailleurs, aujourd’hui, le
seuil d’obligation de
passer marché a été
uniformisé à toutes les
structures y compris les
sociétés d’Etat et les
Fonds (café cacao) ; par
ailleurs, certaines
dépenses se trouvent
exemptées de l’obligation
de passer marché pour des
raisons difficilement

19
explicables (achat de
carburants,
d’alimentation,
maintenance de matériels
informatiques, de
télécommunication,
véhicules ; rémunérations,
d’intermédiaires de
conseils, etc…. (arrêté
relatif à l’exécution des
crédits budgétaires (21
avril 2010) ; aussi bien les
recommandations de la
précédente évaluation
n’ont pas été prises en
compte
7.1.1 Transposer les Code des JORCI - MEF/CAB Janvier Un exemplaire du code des
directives n°4 et n°5 de marchés publics 2009 - marchés publics
SGG - DGBF/DMP Réalisée
l’UEMOA dans le Code révisé Mars
des marchés publics 2009

7.1.1.1 Elaborer un projet Projet de Code DMP - DMP Réalisé


de Code des marchés en 2008 Réalisée
publics révisé

7.1.1.2 Adopter le projet Nouveau Code JORCI ou - MEF/CAB Janvier


de Code des marchés SGG 2009 -
Réalisée
publics Mars
2009

7.2 Les cas de gré à gré Taux de marchés Le rapport - DMP Janvier Dispositions des directives 3
sont limités de gré à gré sur la 2009 - Réalisée prises en compte dans le
inférieur à 20% gestion des Décembr La note

20
de l’ensemble des marchés e 2009 projet de code. est
marchés publics publics confirm
passés disponible à ée
la DMP
Rapport annuel d’activités
2011
Selon les informations
communiquées par la
DMP et figurant sur son
site web, le taux des gré à
gré au premier semestre
2011 était de 20,3 %, soit
en augmentation par
rapport au taux annuel sur
l’année 2010 (7,3 %)
Article 96 du code des
marchés publics
Les cas de gré à gré ont
été effectivement réduits et
sont aujourd’hui plus
conformes aux exigences
des directives ; il reste
cependant le cas de gré en
gré dans des hypothèses
d’investissements
préalables importants qui
ne figurent pas dans les
directives ; il conviendrait
de vérifier la justification
d’une telle dérogation ;

21
Responsabiliser la DMP
dans l’autorisation de gré à
gré
Notons que le recours à
cette procédure est
autorisée par le Ministre
chargé des marchés
publics (article 97 du
CMP) et non par la
structure administrative en
charge du contrôle a priori
(là aussi en contradiction
avec les directives
UEMOA) ; la conséquence
est que le Ministre se
retrouve en position
d’autoriser le recours à la
procédure et parallèlement
d’approuver le marché.

7.2.1 Transposer les Le Code des JORCI - MEF/CAB Janvier Dispositions des directives
directives n°4 et n°5 de marchés publics 2009 - prises en compte dans le
SGG - DGBF/DMP Réalisée
l’UEMOA dans le Code révisé Mars projet de code
des marchés publics 2009

7.2.1.1 Elaborer un projet Le projet de Code DMP - DMP Réalisé


de Code des marchés en 2008 Réalisée
publics révisé

7.2.1.2 Adopter le projet Nouveau Code JORCI ou - MEF/CAB Janvier


de Code des marchés SGG 2009 - Réalisée
publics Mars

22
2009

7.3 La participation des Code des JORCI - MEF/CAB Janvier Le contenu de ces TDR 2
entreprises publiques à marchés publics 2009 - doit permettre également
la concurrence est révisé SGG - DGBF/DMP Mars de résoudre les questions La note
réglementée 2009 Tdr en cours soulevées au point 7.1 ci- est
d’élaboration dessus et relatives aux confirm
conventions passées entre ée
personnes morales de droit
public

7.3.1 Transposer les Code des JORCI - MEF/CAB Janvier Subordonnée à l’étude
directives n°4 et n°5 de marchés publics 2009 -
SGG - DGBF/DMP En instance
l’UEMOA dans le Code révisé Mars
des marchés publics 2009

7.3.1.1 Elaborer un projet Projet de Code DMP - DMP Réalisé


de Code des marchés en 2008 En instance
publics révisé

7.3.1.2 Adopter le projet Nouveau Code JORCI - MEF/CAB Janvier


de Code des marchés 2009 -
SGG En instance
publics Mars
2009

7.4 Les procès verbaux Disponibilité sur Internet, - DMP 30 - Site DMP : 2
d’ouverture et le site Web de la JMP et septembr www.dmp.finances.gou
d’évaluation des offres DMP et dans le Siège des e 2009 v.ci Les
sont publiés Journal des MP AC - Bulletin officiel des conditi
En cours ons
marchés publics
relative
s à la
Les PV ne sont publiés sécurit
mais sont mis à la é et à

23
disposition des la
soumissionnaires de confide
l’appel d’offres ntialité
des
offres
avant
l’ouver
ture
des plis
ne sont
pas
spécifiq
uement
réglem
entées
dans le
code ;
le texte
relatif
aux
cellules
de
passati
on de
marché
s
devrait
réglem
enter
cette
questio
n ; les

24
PV ne
sont
pas
publiés
; un
modèle
type d
PV
serait
en
cours
d’élabo
ration

7.4.1 Transposer les Code des JORCI - MEF/CAB Janvier


directives n°4 et n°5 de marchés publics 2009 -
l’UEMOA dans le Code révisé Secrétariat - DGBF/DMP Mars
Général du Réalisée
des marchés publics 2009
Gouvernem
ent

7.4.1.1 Elaborer un projet Projet de Code DMP - DMP Réalisé


de Code des marchés en 2008 Réalisée
publics révisé

7.4.1.2 Adopter le projet Nouveau Code JORCI ou - MEF/CAB Janvier


de Code des marchés SGG 2009 -
Réalisée
publics Mars
2009

7.5 Le seuil de Arrêté portant JORCI - MEF/CAB 30 3


passation de marchés uniformisation du septembr Réalisée
est uniforme sur le plan seuil de passation Secrétariat - DGBF/DMP e 2009 La
Particulier notatio

25
national pris du Cabinet n ici
du MEF renvoie
au
même
indicat
eur que
le 7.1 ;
elle
n’est
donc
pas
confirm
ée,
même
si
l’unifor
misatio
n des
seuils a
été
mise en
œuvre
par
voie
réglem
entaire

7.5.1 Réaliser une étude Rapport d’étude DMP - DMP Janvier Il n’y a pas eu d’étude.
pour déterminer un seuil disponible 2009 - Réalisée C’est un arrêté qui a été
national juin 2009 pris

7.5.2 Prendre un arrêté Arrêté portant JORCI - MEF/CAB Janvier Réalisée Arrêté n°
portant uniformisation du uniformisation du 2009 - 200/MEF/DGBF/DMP du

26
seuil de passation de seuil de passation Secrétariat - DGBF/DMP Septemb 21 avril 2010
marchés sur le plan est pris Particulier re 2009
national du Cabinet
du MEF

7.6 Le code des Décrets et arrêtés JORCI - MEF/CAB Avril Le code des marchés est 3
marchés publics est d’application du 2009 - appliqué depuis le 01
appliqué Code des SGG - DGBF/DMP Décembr janvier 2010 La note
marchés publics e 2009 est
Secrétariat confirm
Niveau de Particulier ée,
satisfaction des du Cabinet mais la
acteurs du MEF prise
Deux arrêtés sont en
de ces
Autorités cours :
deux
contractante
s - Relatif à la création des arrêtés
cellules de passation est
Enquête de des marchés urgente
satisfaction réalisée - Sanctions (ANRMP) notam
ment eu
égard
au
positio
nnemen
t des
DAAF
et point
focaux
dans le
système
de
passati
on des

27
marché
s (voir
comme
ntaires
ci-
après)

7.6.1 Prendre tous les Décrets et arrêtés JORCI - MEF/CAB Avril Décret n° 2009-259 du 06
décrets et arrêtés d’application du 2009 - aout 2009
d’application du Code Code des SGG - DGBF/DMP Décembr
des marchés publics marchés publics e 2009 Arrêté n°s :
Secrétariat
Particulier 199/MEF/DGBF/DMP du
du Cabinet 21 avril 2010
du MEF
200/MEF/DGBF/DMP du
21 avril 2010
201/MEF/DGBF/DMP du
21 avril 2010
réalisée
202/ MEF/DGBF/DMP du
21 avril 2010
299/MEF/DGBF/DMP du
21 avril 2010
009/MEF/DGBF/DMP du
16 janvier 2012
010/ MEF/DGBF/DMP du
16 janvier 2012
011/ MEF/DGBF/DMP du

28
16 janvier 2012

7.7 Les modèles de Arrêté portant JORCI - MEF/CAB Janvier 3


Dossiers d’Appel modèle de 2009 -
d’Offres sont Dossiers d’ Appel SGG - DGBF/DMP Décembr Cette
approuvés par voie d’ Offres e 2009 validati
Secrétariat En cours de validation à on doit
réglementaire Particulier l’ANRMP notam
du Cabinet ment
du MEF permett
re la
vérifica
tion de
leur
confor
mité
avec
les
Réalisé docume
nts
standar
d
régiona
ux ; il
serait
toutefoi
s
nécessa
ire de
clarifie
r les
respons
abilités

29
quant à
ceux
qui
sont en
charge
de leur
rédacti
on ; ce
devrait
être les
service
s
techniq
ues des
autorit
és
contrac
tantes

7.7.1 Elaborer et valider DAO types DMP - DMP Janvier La mise en œuvre de cette
les DAO types validés 2009 - mesure passe par
septembr l’élaboration préalable des
e 2009 DAO types. Les DAO
En cours
types ont été validés et
transmis à l’ANRMP le 12
septembre 2011 pour
observation

7.7.2 Prendre des décrets Arrêté portant JORCI - MEF/CAB Octobre Les textes seront pris après
relatifs aux modèles de modèles de 2009 - la prise en compte des
SGG - DGBF/DMP En instance
Dossiers d’Appel Dossiers d’Appel Décembr observations de l’ANRMP
d’Offres d’Offres e 2009 et la validation des DAO
Secrétariat

30
Particulier types
du Cabinet
du MEF

7.8 Les méthodes Code des JORCI - MEF/CAB Janvier 3


d’évaluation des marchés publics 2009 -
marchés de prestations révisé SGG - DGBF/DMP Mars Cette
intellectuelles sont 2009 note
prises en compte dans corresp
le Code ond en
fait à
un
indicat
eur (1f)
qui
intègre
d’autre
s
Réalisée élément
s, mais
elle est
correct
e;
Les
Directi
ves
UEMO
A ont
été
transpo
sées
mais

31
pas
complè
tement
; tout
d’abor
d le
Code
autoris
e les
procéd
ures de
passati
on des
marché
s de
prestati
ons
intellec
tuelles
par
voie
d’appel
d’offres
restrein
t en
contrad
iction
avec la
Directi
ve
UEMO
A ; par

32
ailleurs
, il
convien
drait de
précise
r dans
un texte
à
caractè
re
réglem
entaire
s les
cas
dans
lesquel
s il
convien
t de
recouri
r à telle
ou telle
méthod
e de
sélectio
n;
enfin,
la
procéd
ure de
passati
on

33
pourrai
t être
précisé
e
(ouvert
ure,
etc…)

7.8.1 Transposer les Code des JORCI - MEF/CAB Janvier Code des marchés publics
directives n°4 et n°5 de marchés publics 2009 -
l’UEMOA dans le Code révisé SGG -DGBF/DMP Mars Réalisée Articles 98 à 103
des marchés publics 2009

7.8.1.1 Elaborer un projet Projet de Code DMP - DMP Réalisé


de Code des marchés en 2008 Réalisée
publics révisé

7.8.1.2 Adopter le projet Nouveau Code JORCI ou - MEF/CAB Janvier


de Code des marchés SGG 2009 -
Réalisée
publics Mars
2009

7.9 Les cahiers des CCAG adoptés et DMP - MEF/CAB Avril Ils dépendent des DAO 1
clauses administratives disponibles 2009- types
générales sont élaborés - Maîtres d’œuvre décembr Dans la
et/ou actualisés publics e 2009 mesure
où les
- DMP En cours CCAG
sont
intégré
s dans
les
dossier

34
s
d’appel
d’offres
n cours
de
validati
on, la
note
pourra
être
augme
ntée
lors de
la
prochai
ne
évaluat
ion

7.9.1 Prendre un arrêté Décrets relatifs JORCI - MEF/CAB Avril Les textes seront pris après
portant modèle des aux CCAG pris 2009 - la validation des CCAG
SGG - GBF/DMP En instance
CCAG Décembr
e 2009

7.9.1.1 Elaborer et/ou Projets de CCAG DMP - DMP Avril Les Cahiers des Clauses
actualiser les projets de disponibles 2009- Administratives Générales
CCAG Septemb En instance (CCAG) seront actualisées
re 2009 après l’actualisation des
DAO types

7.9.1.2 Procéder à la Projets de CCAG DMP - DMP Avril Les CCAG seront validés
validation des projets de validés 2009 - En instance après la validation des
Septemb

35
CCAG disponibles re 2009 DAO types

7.10 Le manuel de Manuel de DMP - DMP Avril Il reste l’édition qui est 3
procédures est actualisé procédures 2009 - financé par le DGDI.
actualisé Décembr Réalisée Note
disponible e 2009 confirm
ée

7.10.1 Actualiser le Manuel de Le manuel - DMP Avril Le manuel de procédures


manuel de procédures procédures des de 2009 - des marchés publics a été
des marchés publics MP actualisé procédures Décembr élaboré par un consultant.
conformément au est e 2009
nouveau Code disponible à Il a été validé par la DMP
la DMP puis restitué par le
consultant.

Réalisée La cérémonie de restitution


a eu lieu le 12 octobre
2011.

Le cabinet EDICOMS a
été retenu à l’issu de la
consultation lancée par le
DGDI pour l’édition

AXE
STRATEGIQUE N° 8 :
RENFORCEMENT
DU CADRE
INSTITUTIONNEL
DES MARCHES
36
PUBLICS
8.1 Les capacités des Taux de plans de Les projets - DMP 31 1
autorités contractantes passation adossés de budgets décembr
dans l’élaboration des sur une étude des AC e 2010 La note
plans de passation de préalable avait
marchés sont été
renforcées en amont de élevée
DMP à 2 en
l’adoption du budget
2010 ;

(Améli
oration
du
process
us de
planific
En cours ation
notam
ment à
travers
le PIP
et le
cadre
du
CDMT
; la
DMP
est bien
associé
e aux
réunion
s

37
organis
ée au
niveau
du Plan
notam
ment en
matière
d’inves
tisseme
nt
public
et ce en
amont
de
l’adopt
ion du
budget
; les
autorit
és
contrac
tantes
ne
peuvent
passer
de
marché
s qui
n’aient
été
intégré
s dans

38
un plan
de
passati
on ; la
régulat
ion
budgét
aire et
la
révisio
n des
plans
sont
mises
en
œuvre ;
la
réalisat
ion en
cours
d’une
banque
de
donnée
s des
prix de
référen
ce et la
perspec
tive
d’une
obligati

39
on de
réaliser
des
études
préalab
les sont
égalem
ent des
élément
s
favorab
les) ;

elle est
mainte
nue,
compte
tenu
des
nouvell
es
amélior
ations
notable
s
enregis
trées
8.1.1 Réaliser une étude Rapport d’étude DMP - DMP Janvier Le BNETD a été retenu
sur le cadre juridique de 2009 - par entente directe pour
la maîtrise d’œuvre Septemb En cours l’étude.
re 2009
La mission a démarré le
10 novembre 2011. Elle est
40
prévue pour trois (3) mois.

8.1.2 Prendre des textes Décrets et arrêtés JORCI - MEF/CAB Janvier En


réglementaires obligeant 2009 - effet, il
les autorités SGG - DGBF/DMP Décembr Après résultats des études semble
contractantes à réaliser e 2009 que les
Secrétariat
les études préalables à la projets
Particulier
budgétisation des projets Le support PIP à fournir ne
du Cabinet
et organisant la maîtrise par le Ministère du Plan et puissen
du MEF
d’œuvre prenant en du Développement t plus
compte les résultats de être
l’étude intégré
s au
PIP
sans
avoir
fait
En instance
l’objet
d’étude
s
préalab
les,
mais il
n’a pas
été
possibl
e de
vérifier
cette
inform
ation

41
de
façon
suffisan
te

8.1.3 Former les autorités Rapports de DMP - DMP Janvier Il n’y a pas lieu de faire Si, une
contractantes sur formation des AC 2010 - une formation spécifique formati
l’élaboration des plans de juin 2010 on en
passation des marchés matière
d’élabo
Après la mise en place du
ration
budget, les autorités
des
contractantes de par leurs
plans
points focaux établissent
doit
un planning de passation
être
des marchés qu’ils
Réalisé mis en
transmettent à leur
œuvre
correspondant DMP.
et
La DMP se charge ensuite intégré
de renseigner le SIGMAP e dans
les
progra
mmes
de
formati
on

8.2 Les budgets des % de budgets des SIGMAP - DMP Janvier Pas de
institutions, des SODE institutions, 2009 - note
et des collectivités sont SODE et Septemb Réalisée
intégrés au SIGMAP collectivités re 2009 En fait,
saisis dans le cet
élément

42
SIGMAP est
intégré
dans un
autre
indicat
eur
(3c)
(les
plans
corresp
ondent
nécessa
irement
à
l’envel
oppe
budgét
aire
disponi
ble
avant
que les
dépens
es ne
soient
engagé
es)
Note
retenue
:3

43
8.2.1 Prendre un texte Texte Le texte est - MEF/CAB Janvier Arrêté n°
réglementaire rendant réglementaire publié au 2009 - 199/MEF/DGBF/DMP du
accessible les budgets rendant Journal - DGBF/DMP juin 2009 21 avril 2010
des institutions, des accessible les Officiel de
SODE et des collectivités budgets des la
au SIGMAP institutions, des République
SODE et des de Côte
collectivités au d’Ivoire
SIGMAP et/ou Réalisée
disponible
au
Secrétariat
Général du
Gouvernem
ent et au
Secrétariat
Particulier
du Cabinet
du MEF

8.2.2 Apporter un appui à SIGESCOD SIGESCOD DOCD Janvier La SNDI est en charge de
la mise en place du interfacé avec le 2009 - mettre en œuvre cette
SIGESCOD SIGMAP et le SIGMAP DMP décembr En cours action avec trois structures
SIGFIP e 2009 pilotes au plus tard fin juin
SIGFIP

8.3 Les fonctions de Code des JORCI - MEF/CAB Janvier 3


contrôle et de marchés publics 2009 -
régulation sont séparées révisé SGG - DGBF/DMP Septemb Note
re 2009 Réalisée confirm
Décret créant ANRMP ée,
l’ANRMP mais il
convien
PV de la 1ère dra de
44
session de l’ clarifie
ANRMP r les
relatio
ns
entre
l’ARM
P et la
DMP
dans
certain
s
domain
es
(format
ion
centrali
sation
de
l’infor
mation,
contrôl
ea
posteri
ori la
réform
e de la
réglem
entatio
n
l’évalu
ation
de

45
l’impac
t de la
comma
nde
publiqu
e,
etc…)

8.3.1 Transposer la Code des JORCI - MEF/CAB Janvier Décret portant création de
directive n°5 de marchés publics 2009 - l’ANRMP : n° 2009-260
l’UEMOA dans le Code révisé SGG - DGBF/DMP Mars du 06 aout 2009
des marchés publics 2009 Réalisée
Secrétariat
particulier
MEF

8.3.2 Mettre en place et Décret créant JORCI - MEF/CAB Janvier L’opér


Opérationnaliser l’ANRMP 2009 - ationna
l’Autorité Nationale de SGG - DGBF/DMP Septemb lité de
Régulation des Marchés Le PV de la 1ère re 2009 l’ARM
session de l’ ANRMP
Publics P sera
ANRMP renforc
ée à
très
réalisée court
terme
par à
travers
la mise
à
disposit
ion de
la

46
redeva
nce de
régulat
ion (cf,
annexe
fiscale
2012) ;
en
effet, le
budget
actuel
de
l’ARM
P ne lui
permet
pas
d’exerc
er ses
mission
s
(notam
ment en
matière
d’audit
) ; ces
élément
s font
partie
d’un
indicat
eur
spécifiq

47
ue qui
sera
évoqué
e dans
le
tableau
diagno
stic

8.4 Le système pour la Informations sur Internet - DMP Janvier 3


collecte et la diffusion la gestion des 2009 -
d’informations sur la marchés publics juin 2009 Note
passation des marchés disponibles sur le mainte
est développé et site WEB nue
accessible d’autan
t que
des
amélior
ations
ont pu
Réalisée être
constat
ées ; le
journal
des
marché
s st
moins
cher et
publié
plus
réguliè

48
rement

8.4.1 Finaliser le site Site WEB Internet - DMP Janvier Portail des marchés publics Des
WEB et développer ses fonctionnel 2009 - « relooké » et développé liens
liens fonctionnels avec le juin 2009 existent
SIGMAP tant
avec le
journal
des
Réalisée en partie
marché
s
publics
qu’ave
c le
SIGMA
P

8.4.2 Publier sur le site Informations sur Internet - DMP Janvier Site DMP : En
WEB les informations la gestion des 2009 - www.dmp.finances.gouv.ci revanc
sur la gestion des marchés publics juin 2009 he les
marchés publics disponibles sur le Site ANRMP : inform
site WEB www.anrmp.ci ations
sur les
référen
La création d’un lien entre tiels de
Réalisée les deux sites est en cours prix ne
sont
pas
opérati
onnelle
s et
celles
sur la

49
gestion
des
marché
s sont
incomp
lètes
(paiem
ents,
récepti
ons,
clôture
des
marché
s,
etc…)

8.5 Le système et les Informations Rapport sur - DMP Janvier 2


procédures de collecte fiables sur les MP la gestion 2009 -
et de suivi des fournies au public des MP décembr Note
statistiques nationales e 2010 mainte
sont complets, mis à DMP nue ; le
jour et accessibles au système
Internet n’intèg
public
re pas
encore
les
Réalisé
référen
tiels de
prix ou
encore
d’
inform
ations

50
à
caractè
re
qualitat
if
(respec
t des
spécific
ations),
et ne
fournit
pas
d’indic
ations
sur la
répartit
ion des
cas de
gré à
gré ;
enfin la
fiabilité
des
inform
ations
n’est
pas
encore
vérifiée
à
travers
des

51
audits

8.5.1 Définir le Formulaire de Site - DMP Janvier Modèle à mettre à


formulaire de collecte de collecte SIGMAP 2009 - disposition par l’UEMOA
statistiques sur les juin 2009
marchés publics
En cours Le Modèle UEMOA est
disponible à l’ANRMP
Il reste à adapter le
SIGMAP à ce modèle

8.5.2 Mettre à jour le Données Site - DMP Janvier


SIGMAP de façon à statistiques SIGMAP 2009 -
produire les données adaptées au juin 2009 Modèle à récupérer à
statistiques adaptées au modèle de En cours l’ANRMP
modèle de rapport rapport UEMOA
UEMOA

8.6 Une stratégie Document de Rapport sur - DMP Janvier La stratégie nationale 1
nationale de stratégie la gestion 2009 – adoptée par la DMP ne
renforcement des nationale des MP Juin comporte pas de plan de Note
capacités en gestion des 2010 renforcement de capacités confirm
marchés publics est Rapport de mise DMP (le profil de carrière, le ée
en œuvre En cours
élaborée et mise en statut et la rémunération
Il est
œuvre des formateurs)
Taux d’exécution ici
des MP mentio
nné que
la
stratégi
e

52
nationa
le a été
élaboré
e par la
DMP ;
or, les
textes
confère
nt à
l’ARM
P la
respons
abilité
stratégi
que en
matière
de
formati
on ;
l’exam
en du
rapport
du
cabinet
SOFRE
CO
permet
de
soulign
er que
la
stratégi

53
e
propos
ée
s’inscri
t
princip
alemen
t dans
le
renforc
ement
de la
formati
on à
court et
à
moyen
terme,
considé
rant
même
que la
mission
n’a pas
pour
objectif
d’élabo
rer de
plans
de
profess
ionnali

54
sation,
ni de
fixer de
cadre
de
pérenni
sation
des
formati
ons
(alors
que tel
était
bien
son
objectif
initial)
; l’une
des
recom
mandat
ions de
la
mission
est
ainsi la
réalisat
ion
d’une
étude
approf
ondie

55
sur la
faisabil
ité
d’une
filière
de
profess
ionnali
sation
de la
fonctio
n
marché
s
publics
; le
rapport
est
ainsi
essenti
ellemen
t
concent
ré sur
les
aspects
formati
on sans
s’attac
her
véritabl
ement

56
d’ailleu
rs aux
cibles
de cette
formati
on liées
aux
nouvell
es
archite
ctures
de la
réform
e ; au-
delà, le
rapport
n’identi
fie ni
l’état
des
capacit
és, ni
les
besoins
de
formati
on (en
terme
quantit
atif et
qualitat
if)

57
issues
de la
réform
e

8.6.1 Réaliser une étude Rapport d’étude DMP - DMP Janvier A ce


d’identification des disponible 2009 - stade
besoins de formation des juin 2009 Le cabinet SOFRECO a de la
différents acteurs été retenu à l’issue de la mise en
consultation lancée par le œuvre
DGDI. de la
réform
L’étude est achevée.
e,
La phase opérationnelle a l’absen
commencé avec la ce de
formation des formateurs. statut
et
d’ancr
Réalisée age
instituti
onnel
des
cellules
de
passati
on de
marché
s dans
le
cadre
de
l’opéra
tionnali
58
sation
de ces
formati
ons est
un
problè
me
majeur
; en
l’état,
le
système
est
toujour
s ancré
sur les
DAAF
et les
points
focaux

8.6.2 Elaborer et Plan de formation DMP - DMP Juillet Le cabinet a réalisé la D’autr
exécuter un plan de et le rapport de 2009 - phase opérationnelle de la es
formation des différents formation des juin 2010 mission (formation des formati
acteurs acteurs formateurs) en deux ons ont
sessions à Bassam : été
Nombre de En cours réalisé
sessions de du 28 novembre au 02 es,
formations décembre 2011 : 30 conjoin
organisées personnes ; tement
ou non
Nombre d’acteurs du 05 au 09 décembre
par la
DMP et
59
formés 2011 : 30 personnes l’ARM
P,
Nombre total de notam
participants formés : 60 ment
dans le
Il reste la phase de
cadre
démultiplication en 2000
de
acteurs.
convent
Le financement de cette ions
phase est soumis au DGDI passées
avec
l’UEM
OA, et
égalem
ent à
destina
tion du
secteur
privé
(70
entrepr
ises)

8.7 Les conditions de Texte portant JORCI - DMP Janvier 0


pérennité du système de statut et ancrage 2009 -
passation des marchés institutionnel des SGG Mars Cette
sont assurées cellules de 2010 activité
Secrétariat , bien
passation de En cours
particulier que
marchés
MEF fondam
Le statut et le entale,
DMP
plan de carrière ne
des spécialistes corresp

60
en PM ond pas
véritabl
ement à
l’un
des
indicat
eurs du
diagno
stic
OCDE/
DAC ;
aucun
projet
de texte
sur les
cellules
de
passati
on ne
nous a
été
transmi
s

8.7. 1 Définir le statut et Texte portant JORCI MEF/CAB Janvier


l’ancrage institutionnel création des 2009 -
des cellules de passation cellules de SGG DGBF/DMP mars Le statut et l’ancrage ne
de marchés passation 2010 En cours sont pas encore définis
Secrétariat MEFP
particulier
MEF

8.7. 2 Mise en place des Texte portant DMP DMP Janvier En instance

61
cellules de passation des statut et ancrage 2009 - La mise en place des
marchés institutionnel des décembr cellules commencera par
cellules de e 2009 une phase pilote. Elle
passation de concernera
marchés pris l’administration centrale.

Le projet de texte est en


cours d’élaboration

AXE
STRATEGIQUE N° 9 :
RENFORCEMENT
DU CADRE
OPERATIONNEL
DES MARCHES
PUBLICS
9.1 Le dispositif de Compétences DMP 31 1
déconcentration et de transférées décembr
décentralisation de la e 2010 Cet axe
passation des marchés Performance des de la
est renforcé au sein des autorités réform
autorités contractantes contractantes en e c
et au niveau des matière de orrespo
passation des MP En cours nd en
autorités de contrôle
fait à
plusieu
rs
élément
s du
diagno
stic

62
OCDE/
DAC ;
force
est de
constat
er que
la
déconc
entrati
on de
la
passati
on au
sein
des
autorit
és
contrac
tantes
ne peut
connaît
re
d’évolu
tion
tant
que les
cellules
de
passati
on ne
sont
pas

63
mises
en
place e
que
leurs
respons
abilités
soient
définie
s avec
précisi
on ; par
ailleurs
, en
matière
de
passati
on, le
disposit
if de la
Directi
ve
UEMO
A
prévoy
ant la
créatio
n de
person
ne
respons
able

64
des
marché
s n’a
toujour
s pas
été
transpo
sé ; de
même,
en
matière
de
contrôl
e, le
positio
nneme
nt du
Ministr
e
chargé
des
marché
s
publics,
autorité
de
contrôl
e et
d’appro
bation,
de
même

65
que les
délégat
ions de
pouvoir
s
résulta
nt de
l’arrêté
précisa
nt les
modalit
és de
délégat
ion de
compét
ences
du
ministr
e
chargé
des
marché
s
publics
n’étaie
nt pas
de
nature
à
renforc
er la
respons

66
abilisat
ion de
la
structur
e
admini
strative
de
contrôl
e en
confor
mité
avec
les
directiv
es
UEMO
A.
9.1.1 Réaliser une étude Rapport d’étude DMP Janvier La stratégie nationale de L’étude
sur l’identification d’un 2009 – renforcement des capacités réalisé
mécanisme de juin 2009 des acteurs élaborée prend e par
renforcement des en compte le renforcement Sofreco
capacités des autorités des capacités des autorités ne
contractantes et des contractantes répond
autorités de contrôle En cours pas à
cet
objectif
Rien n’est fait
Il ya eu des formations
ponctuelles mais pas une
stratégie nationale

67
9.1.2 Prendre un acte Texte MEF/CAB Juillet Apres la mise en œuvre de
réglementaire pour réglementaire 2009 - la stratégie nationale
DGBF/DM En instance
l’adoption du mécanisme Septemb
P re 2009

9.1.3 Organiser des Rapports de DMP Janvier Séminaire organisé à


séminaires de formation formation des 2009 - l’intention des :
à l’attention des acteurs décembr
Administrations, des e 2010 -DAAF et points focaux
Collectivités et des du17 au 19 Août 2011 ;
Autorités de contrôle En cours - des cadres de la
SODEMI 19 au 21 octobre
2011;
-des cadres de la PSP du
09 au 11 novembre 2011

9.2 Les capacités des Qualité des DMP Janvier 1


acteurs publics et prestations des 2010 -
privés sont renforcées acteurs publics et décembr 210 entreprises ont été La note
privés e 2010 formées par la DMP sur les propos
procédures de marchés ée peut
publics être
En ours de amélior
réalisation ée (2) ;
des
L’impact de cette action
progra
reste à mesurer
mmes
de
formati
on ont

68
été
élaboré
es et
beauco
up de
session
s
entrepr
ises
tant
vis-à-
vis des
acteurs
publics
que
privés ;
toutefoi
s, un
meilleu
r
ciblage
des
destina
taires
de la
formati
on
(égale
ment
étendue
au
secteur

69
financi
er) doit
être
opéré
et la
formati
on au
bénéfic
e du
secteur
privé
doit
être
pérenni
sée

9.2.1 Organiser, sur la Rapports de DMP Janvier La phase opérationnelle


base de la stratégie formation des 2010 - (formation des formateurs)
nationale de acteurs décembr est achevée. Elle s’est
renforcement des e 2010 déroulée en deux sessions
capacités, des séminaires à Bassam :
de formation au profit
des acteurs publics et du 28 novembre au 02
privés décembre 2011 : 30
En cours personnes ;
du 05 au 09 décembre
2011 : 30 personnes
Nombre total de
participants formés : 60

70
Il ya eu la formation des
privés (70) personnes dans
le courant de septembre a
décembre 2011

L’ANRMP a reçu un texte


de l’UEMOA qui lui
délègue la fonction de
formation.

Un A.M.I a été lancé par


l’ANRMP pour retenir 20
formateurs qui seront
formées ensuite par elle et
la DMP
L’ANRMP a tenu trois
sessions de formation sur
les directives UEMOA ;
105 acteurs ont été formés
à cet effet.

Les DAAF, les points


focaux, les directeurs
techniques de mairies ont
été formés par l’ANRMP
sur les directives UEMOA

71
Les contrôleurs financiers
seront bientôt formés sur
les directives UEMOA par
l’ANRMP

9.3 Des mécanismes Transparence DMP Janvier Le DGDI est entrain de Cet axe
efficaces de partenariat dans la gestion 2009 - faire un recrutement de n’a pas
public/privé sont des MP est MIPSE décembr consultant pour élaborer la pour
établis et opérationnels améliorée e 2010 loi sur le PPP objectif
Secteur
l’élabo
Le taux privé Le projet de loi sera prêt ration
d’exécution des au plus tard en fin mars d’une
CAB
MP loi sur
les
PPP
(voir
9.6 ci-
dessous
En cours );
toutefoi
s, il
corresp
ond à
un
indicat
eur
OCDE/
DAC
(7a)
dont la
note
peut
être
72
amélior
ée
compte
tenu
des
efforts
faits en
directio
n du
renforc
ement
des
capacit
és du
secteur
privé ;
toutefoi
s, la
pérenni
sation
de cette
activité
,
notam
ment en
directio
n des
PME,
devra
être
vérifiée
lors de

73
la
prochai
ne
évaluat
ion,
notam
ment
s’agiss
ant de
l’impac
t des
résultat
s de
l’étude
réalisé
e sur
l’acces
sibilité
des
PME et
des
nouvea
ux
entrant
s à la
comma
nde
publiqu
e (voir
sur ce
point
les

74
recom
mandat
ions
des
opérate
urs
économ
iques
formulé
es lors
des
session
s de
formati
on)
9.3.1 Réaliser une étude Rapport d’étude DMP CAB Janvier A confier à un consultant
sur les modalités et 2009 -
mécanismes de MIPSE septembr Nécessité de précisions sur
développement de e 2009 Non réalisée les termes de référence de
Secteur cette étude
partenariats publics
privé CAB
privés

9.3.2 Mettre en œuvre les Rapport de mise DMP Octobre


recommandations de en œuvre 2009 -
l’étude MIPSE décembr
e 2010 Non réalisée
Secteur
privé
CAB

9.4 Le cadre juridique Accessibilité des DMP 31 2

75
d’accès des PME à la PME à la MIPSE décembr Réalisé Note
commande publique est commande e 2010 confirm
renforcé publique est Secteur ée ;
améliorée privé voir
explica
tion
dans le
paragr
aphe
précéd
ent

9.4.1 Réaliser une étude Le rapport DMP Janvier


sur l’accessibilité des d’étude 2009 -
PME et des nouveaux MIPSE septembr Le Cabinet SOFRED a
entrants à la commande e 2009 réalisé l’étude
Secteur
publique
privé L’étude relève une
Réalisé insuffisance en matière de
formation
Les recommandations du
consultant prennent en
compte cette insuffisance

9.4.2 Mettre en œuvre les rapport de mise DMP Octobre


recommandations de en œuvre 2009 -
l’étude MIPSE décembr En instance
e 2010
Secteur
privé

9.5 L’accès des Accessibilité des DMP Janvier Cette étude fait partie de 2
Réalisé
nouveaux entrants à la PME à la 2009 - l’étude sur l’accès des
Mêmes

76
commande publique est commande décembr PME à la commande observ
amélioré publique e 2010 publique ations
que
précéd
emment

9.5.1 Réaliser une étude Rapport d’étude DMP Janvier En instance


sur l’accessibilité des 2009 -
PME et des nouveaux MIPSE septembr
entrants à la commande e 2009
Secteur
publique
privé

9.5.2 Mettre en œuvre les Rapport de mise DMP Octobre En instance Après l’étude
recommandations de en œuvre 2009 -
l’étude MIPSE décembr
e 2010
Secteur
privé

9.6 Le cadre juridique Cadre juridique MEF / CAB Octobre Recrutement d’un
de développement des de 2009 - consultant en cours
partenariats publics développement DGBF/DM décembr
privés est mis en place des PPP P e 2010
et opérationnel
Sécurité des
contrats

9.6.1 Réaliser une étude Rapport d’étude MEF/CAB Janvier


sur les modalités et 2009 -
mécanismes de DMP septembr
développement de e 2009
MIPSE
partenariats publics
Secteur

77
privés privé

9.6.2 Mettre en œuvre les Rapport de mise MEF/CAB Octobre


recommandations de en œuvre 2009 -
l’étude DMP décembr
e 2010
MIPSE
Secteur
privé

9.7 Les obstacles à Accessibilité du DMP Janvier Réalisé 2


l’accès du secteur privé secteur privé aux 2009 -
aux marchés des marchés des MIPSE décembr La concurrence est Note
approvisionnements approvisionneme e 2010 suffisante confirm
Secteur ée ; tel
sont levés nts
privé Il ya des contraintes mais est
faibles égalem
ent la
positio
Recommander une étude n du
qui consacre la pratique de secteur
cette action privé,(c
ertains
obstacl
es
relevés
ont en
effet été
levés (r
éférenti
els de

78
prix en
cours
d’opér
ationna
lisation
,renfor
cement
du
disposit
if de
contrôl
e des
offres
anorma
lement
basses,
plus
d’acces
sibilité
aux
caution
s
fournie
s par
les
établiss
ements
financi
ers à
de
meilleu
res

79
conditi
ons,
amélior
ation
des
conditi
ons
d’exige
nces
des
attestat
ions
fiscales
(texte
en
cours
d’élabo
ration),
quelqu
es
efforts
en
matière
d’apur
ement
de la
dette
intérieu
re)
mais il
reste à
réaliser

80
une
étude
sur
cette
questio
n dont
les
résultat
s
devront
confirm
és
l’améli
oration
de la
concur
rence

9.7.1 Réaliser une étude Rapport d’étude MEF/CAB Janvier En cours Au niveau de la DMP, il
sur les modalités et 2009 - n’ya pas de barrière à
mécanismes de DMP septembr l’accès du secteur privé au
développement de e 2009 marchés
MIPSE
partenariats publics d’approvisionnements
privés Secteur
privé

9.7.2 Mettre en œuvre les Rapport de mise DMP Octobre En instance Après l’étude
recommandations de en œuvre 2009 -
l’étude MIPSE décembr
e 2010
Secteur
privé

81
9.8 Le mécanisme de Liste actualisée DMP Janvier 2
catégorisation des des entreprises 2009 -
entreprises est renforcé catégorisées décembr Cette
e 2010 activité
ne fait
pas
l’objet
d’un
indicat
eur
En cours
spécifiq
ue
OCDE/
DAC et
donc
d’une
notatio
n

9.8.1 Elaborer un cadre Texte relatif au MEF/CAB Janvier Le groupement retenu pour
juridique et opérationnel cadre juridique et 2009 - l’étude à l’issue de la
du mécanisme de opérationnel du DGBF/DM décembr consultation lancée par le
catégorisation des mécanisme de la P e 2009 DGDI est ECGTX/AIB.
entreprises catégorisation des
entreprises Le marché a été signé le 7
En cours décembre 2011 et
Mécanisme approuvé le 20 janvier
opérationnel 2012.
la mission durera quatre
(04) mois.

82
9.8.2 Mettre en place un Projet mis en MEF/CAB Janvier Après l’élaboration de
projet d’appui au œuvre 2009 - l’étude
renforcement du DGBF/DM septembr
P En instance
mécanisme de e 2009
catégorisation des
MEMPD
entreprises

9.9 Le dispositif Le Code des MEF/CAB Janvier Les réserves de l’ANRMP 3


réglementaire en marchés publics 2009 – sur le code des marchés
matière d’exécution des révisé - mars publics sont faites et Cet axe
marchés est conforme à DGBF/DM 2009 disponibles à l’ANRMP corresp
la directive n°5 de P ond e
l’UEMOA fait à
l’indica
teur 8a
qui
avait
reçu la
note 2
Réalisée qu’il
n’appa
raît pas
opport
un de
relever
compte
tenu de
la
persist
ance de
retards
de
règlem

83
ents ;
toutefoi
s, un
état de
la
transpo
sition
de la
Directi
ve
UEMO
A a été
réalisé
dans ce
domain
e qui
relève
encore
des
écarts
avec la
réglem
entatio
n
nationa
le ;
l’ARM
P n’a
pas
encore
répond
u aux

84
observ
ations
de
l’Obser
vatoire
régiona
l

9.9.1 Transposer la Le Code des MEF/CAB Janvier La directive n°5 de


directive n°5 de marchés publics 2009 - l’UEMOA a été prise en
l’UEMOA dans le Code révisé DGBF/DM mars compte dans le nouveau
P Réalisée
des marchés publics 2009 code des marchés publics.

9.9.1.1 Elaborer un projet Le projet de Code DMP Réalisé


de Code des marchés en 2008 Réalisée
publics révisé

9.9.1.2 Adopter le projet Le nouveau Code MEF/CAB Janvier


de Code des marchés 2000 -
Réalisée
publics mars
2009

9.10 Le SIGMAP est Le nombre DMP 30 Cette tâche s’effectuera de 1


étendu à toutes les d’autorités septembr façon progressive
autorités contractantes contractantes e 2010 Non,
connecté au cette
SIGMAP En cours notatio
Pas d’évolution n est
erronée
; le
critère
a

85
d’ailleu
rs été
examin
é ci-
dessus
(voir 3c
et 5b) ;
le
SIGMA
P a fait
l’objet
d’exten
sions ;
il reste
cepend
ant à
déconc
entrer
la
fonctio
n de
renseig
nement
de
l’instru
ment
au
niveau
de
certain
es
autorit

86
és
contrac
tantes

9.10.1 Implanter le Le rapport DMP Janvier En cours Le financement est soumis


SIGMAP auprès de d’implantation du 2009 - à l’appui du DGDI
toutes les autorités SIGMAP SNDI décembr
contractantes e 2009

9.10.2 Former les acteurs Le rapport de DMP Janvier En instance Après la mise en place
formation 2010 - effective du SIGMAP
décembr
e 2010

9.11Le cadre juridique Les textes portant DMP Janvier La DMP contrôle 2
du contrôle est renforcé cadre juridique 2009 - l’approbation selon les
et les contrôles interne décembr seuils mais Il n’ya pas de Note
et externe sont effectifs Les rapports de e 2009 contrôle interne mainte
contrôle institutionnalisé. nue
pour
Créer des cellules de les
contrôle interne auprès des raisons
autorités contractantes indiqué
Réalisée es dans
les
précéd
L’ANRMP dispose d’une
entes
méthodologie des audits
évaluat
Le contrôle externe se fait ions et
avec l’IGF, la chambre des par
comptes et l’ANRMP référen
ce à
l’indica

87
teur 9 a
;
toutefoi
s, cet
axe
mélang
e des
élément
s
relevan
t de
plusieu
rs
indicat
eurs en
matière
de
contrôl
e
(cadre
juridiq
ue et
opérati
onnalit
é) ;
cela
étant
dit, le
caractè
re
effectif
du

88
contrôl
e
interne

défaut
de
cellules
de
contrôl
e) et
l’absen
ce
d’opér
ationna
lité de
la
fonctio
n de
contrôl
e
externe
(IGF
(déficit
d’auton
omie),
Chamb
re des
compte
s,
ARMP

défaut

89
de
moyens
financi
ers
approp
riés)
constit
ue une
des
faibless
es
majeur
es du
système
; par
ailleurs
, la
réflexio
n sur la
coordin
ation
de
l’action
des
corps
de
contrôl
e en
cours
doit
être
poursui

90
vie et
traduit
e dans
un
cadre
de
coordin
ation à
caractè
re
réglem
entaire
9.11.1 Transposer la Le Code des MEF/CAB Janvier 2009 - Code des marchés publics
directive n°5 de marchés publics mars 2009
l’UEMOA dans le Code révisé DGBF/DM -Arrêté portant
des marchés publics P organisation et
fonctionnement de la DMP
-Arrêté portant
organisation et
fonctionnement de l’IGF,
Un
-Arrêté portant
projet
Réalisée organisation et
de loi
fonctionnement de la
organi
chambre des comptes
que
-décret portant création de détermi
l’ANRMP nant les
attribut
ions, la
compos
ition,
l’organ

91
isation
et les
modalit
és de
fonctio
nnemen
t de la
Cour
des
compte
s a été
élaboré
et
transmi
s au
gouver
nement
; il doit
être
adopté
dès que
possibl
e par
l’Asse
mblée
Nation
ale ; il
favoris
erait
efficace
ment
l’indép

92
endanc
e de la
fonctio
n de
contrôl
e
externe

9.11.1.1 Adapter le cadre Les nouveaux MEF/CAB Janvier Le


juridique des organismes textes relatifs au 2009 - cadre
de contrôle cadre juridique DGBF/DM septembr d’inter
des organismes P e 2009 vention
de contrôle de
l’IGF
pourrai
t être
réexam
iné afin
de lui
donner
Réalisée plus
d’auton
omie
dans
l’exécu
tion de
ses
fonctio
ns, et
de
dévelo
pper
des
93
relation
s
directes
avec
les
autres
corps
de
contrôl
e
(ARM
P,
Parquet
,
etc….)

9.11.1.2 Intégrer des Des modules de DMP Janvier Elaboré en interne Ces
modules de détection de détection de 2009 - module
fraude dans le SIGMAP fraude sont SNDI septembr s
intégrés au e 2009 devraie
Il reste la conception
SIGMAP nt être
électronique
dévelo
ppés
par des
Réalisé en partie consult
ants
spéciali
sés ; ils
sont
trop
limités
au
contrôl
94
e du
nombre
de
marché
s
obtenus
par
entrepri
se ;
d’autre
s
critères
pourrai
ent y
être
adjoint
s
(absenc
e de
réponse
d’entre
prises
sélectio
nnées,
prix
des
marché
s;
enfin,
les
pource
ntages

95
de
déclenc
hement
d’alerte
s sont
beauco
up trop
élevés

9.12 Les fonctions de Le Code des MEF/CAB Janvier 3


contrôle et d’audit sont marchés publics 2009 -
séparées révisé DGBF/DM septembr Cet
P e 2009 indicat
Le décret créant eur a
l’ANRMP déjà été
examin
Le PV de la 1ère é (4a) ;
session de il reste
l’ANRMP à
clarifie
Réalisée r les
respons
abilités
de la
DMP
en
matière
de
contrôl
ea
posteri
ori et
de

96
l’ARM
P en
matière
d’audit

9.12.1 Transposer la Le Code des MEF/CAB Janvier


directive n°5 de marchés publics 2009 -
DGBF/DM Réalisée
l’UEMOA dans le Code révisé mars
des marchés publics P 2009

9.12.1.1 Elaborer un Le projet de Code DMP Réalisé


projet de Code des en 2008 Réalisée
marchés publics révisé

9.12.1.2 Adopter le Le nouveau Code MEF/CAB Janvier


projet de Code des 2009 -
Réalisée
marchés publics mars
2009

9.12.1.3 Mettre en place Le décret créant MEF/CAB Janvier L’ANRMP est La


et opérationnaliser l’ANRMMP 2009 - fonctionnelle et fonctio
l’Autorité National de DGBF/DM septembr opérationnelle n
ère
Régulation des Marchés Le PV de la 1 P e 2009 d’audit
session de Réalisé
Publics n’est
l’ANRMP pas
opérati
onnelle

9.13 Les audits des Le nombre Chambre Janvier Les audits des marchés 0
marchés publics sont d’audits des MP des 2009 - publics n’ont pas encore
réalisés par la Chambre réalisés Comptes décembr En cours commencé Note
des Comptes e 2010 mainte
MEF/CAB nue :
corresp

97
ond à
l’indica
teur
9b ;
Certes,
mais
ces
audits
sont
égalem
ent de
la
respons
abilité
de
l’ARM
P qui
pour
l’heure
bénéfic
ie
d’une
plus
grande
indépe
ndance
instituti
onnelle
et de
compét
ences
en la
98
matière

9.13.1 mettre à la Les bordereaux DMP Janvier La chambre des comptes


disposition de la de transmission 2009 - va incessamment
Chambre des Comptes des marchés mars demander à la DMP de lui
les marchés approuvés approuvés 2009 transmettre toutes les
copies des marchés
Non entamé approuvés de l’exercice
2008, à l’effet de démarrer
les audits.

Pas d’évolution

9.13.2 Renforcer les Le plan de Chambre Janvier Un plan chiffré de


capacités de la Chambre renforcement des des 2009 - renforcement des capacités
des Comptes capacités Comptes septembr des Magistrats de la
e 2009 chambre des comptes, en
Les rapports de matière de Marchés
formation Publics a été élaboré et
transmise à la coordination
En cours du PEMFAR en vue de sa
prise en charge sur le
DGDI.

Pas de réalisation

9.14 Les capacités La transparence ANRMP Janvier 2


Réalisé
institutionnelles, et la crédibilité 2010
Cette

99
opérationnelles et du système des décembr note
humaines des MP e 2010 n’est
structures de contrôle pas
sont renforcées compré
hensibl
e parce
qu’elle
doit
être
examin
é au
regard
de
l’indica
teur
9b ; il a
déjà été
soulign
é que
l’IGF
comme
la
chambr
e des
compte
s n’ont
pas
reçu à
ce jour
de
formati
on

100
approp
riée,
mais
surtout
ainsi
que
mentio
nné
dans
les
précéd
entes
évaluat
ions ne
dispose
nt ni
des
ressour
ces,
matérie
lles,
humain
es (en
terme
de
capacit
és et de
compét
ences)
et
financi
ères,

101
voire
d’auton
omie,
pour
exercer
ces
contrôl
es

9.14.1 Elaborer et mettre Le plan de DMP Janvier


en œuvre un plan de renforcement des 2009 -
renforcement des capacités des Structures décembr
capacités des structures structures de de contrôle e 2010
de contrôle contrôle non entamée
Les rapports de
formation et le
répertoire des
équipements

9.15 Un mécanisme Le Code des MEF/CAB Janvier 3


opérationnel et marchés publics 2009 -
indépendant de gestion révisé DGBF/DM septembr Note
des litiges en matière P e 2009 confirm
d’attribution est mis en Le décret créant ée
Réalisé
place l’ANRMP
Le PV de la 1ère
session de
l’ANRMP

9.15.1 Transposer la Le Code des MEF/CAB Janvier


directive n°5 de marchés publics 2009 Réalisée
l’UEMOA dans le Code DGBF/DM mars

102
des marchés publics révisé P 2009

9.15.1.1 Elaborer un Le projet de Code DMP Réalisé


projet de Code des en 2008 Réalisée
marchés publics révisé

9.15.1.2 Adopter le Le nouveau Code MEF/CAB Janvier


projet de Code des 2009 -
Réalisée
marchés publics mars
2009

9.15.1.3 Mettre en place Le décret créant MEF/CAB Janvier Le décret portant Création Le
et opérationnaliser l’ANRMP 2009 - de l’ANRMP est adopté. projet
l’autorité Nationale de DGBF/DM septembr d’arrêt
ère
régulation des Marchés Le PV de la 1 P e 2009 é fixant
Publics session de les
l’ANRMP modalit
és de
saisine,
les
procéd
Réalisé ures
d’instr
uction
et de
décisio
n de la
cellule
recours
et
sanctio
ns a été
adopté

103
;
curieus
ement,
il
précise
que les
décisio
ns sont
pronon
cées
par le
préside
nt de la
cellule
; par
ailleurs
, et
c’est
une des
faibless
es du
système
,
l’ARM
P n’a
pas
compét
ence
pour
régler
les
litiges

104
entre
les
acteurs
publics
du
système
en
violatio
n de la
directiv
e
UEMO
A ; un
texte
devrait
en
outre
être
pris
permett
ant à
l’ARM
P
d’annul
er les
contrat
s
attribu
és
irréguli
èremen
t dans

105
les
deux
mois de
la
publica
tion des
contrat
s

9.16 L’accessibilité du Disponibilité de ONMP Janvier 3


public aux informations l’information 2009 -
sur les résultats des nécessaire au DMP juin 2009 Bulletin officiel des Note
marchés publics est public marchés publics confir
renforcée mée
Site web DMP
Il
convie
nt
égalem
ent de
soulign
Réalisé er que
le site
de
l’ARM
P
publie
in
extenso
les
décisio
ns
rendues

106
en
matière
de
litiges

9.16.1 Finaliser le site Le site WEB DMP Janvier


WEB et développer ses fonctionnel 2009 -
liens fonctionnels avec le juin 2009 Réalisé en partie
SIGMAP

9.16.2 Publier sur le site Les informations DMP Janvier Ces


WEB les informations sur la gestion des 2009 - inform
sur la gestion des marchés publics juin 2009 ations
marchés publics disponibles sur le sont
site WEB insuffis
ammen
Réalisé t
complè
tes
comme
indiqué
ci-
dessus

9.17 Le corpus Les textes ratifiés SNGRC Janvier Voir avec le Secrétariat Les
juridique et 2009 - National à la Gouvernance convent
institutionnel de lutte MEF/CAB décembr et de Renforcement des ions
contre la corruption est e 2010 Capacités (SNGRC) adopté
Ministères
renforcé et conforme es par
techniques
aux dispositifs des les
conventions Nations
internationales Unies
et par

107
l’Union
Africai
ne en
matière
de lutte
contre
la
corrupt
ion ont
été
ratifiée
s par le
Préside
nt d e
la
Républi
que en
décemb
re 2011

9.17.1 Ratifier les Les textes ratifiés Secrétariat Janvier Toutefo


conventions du 2009 - is, les
internationales Gouvernem mars textes
ent 2010 transpo
sant les
SNGRC disposit
ifs de
MAE
lutte
Ministère contre
de la Justice la
corrupt
Ministère ion
des devraie
108
Relations nt être
avec les pris
Institutions par
l’Asse
mblée
nationa
le
(corpus
législat
if,
réglem
entaire,
instituti
onnel
et
opérati
onnel) ;
ces
actions
sont
inscrite
s dans
le plan
nationa
l de
bonne
gouver
nance
et de
lutte
contre
la

109
corrupt
ion

9.17.1.1Elaborer les Les projets de Secrétariat Janvier


projets de textes de textes du 2009 -
ratification Gouvernem septembr
ent e 2009
SNGRC
MAE
Ministère
de la
Justice,
Ministère
des
Relations
avec les
Institutions

9.17.1.2 Faire adopter Les textes MEF/CAB Octobre


lesdits textes 2009 -
mars
2010

9.18 Une stratégie de L’indice de SNGRC Janvier Voir avec le SNGRC Cette
lutte contre la perception de la 2009 - politiqu
corruption est élaborée décembr e est

110
et mise en œuvre corruption MEF/CAB e 2010 bien
intégré
e dans
le Plan
Nation
al de
bonne
gouver
nance

9.18.1 Elaborer et mettre Le document de Gouvernem Janvier Il n ya pas de brigade Les


en œuvre une politique politique ent 2009 - nationale de lutte contre la recom
nationale de lutte contre nationale de lutte mars corruption ni d’institution mandat
la corruption dans les contre la 2010 ions
marchés publics et corruption dans formulé
Assemblée
l’enrichissement illicite les marchés es ors
Nationale
publics et de la
l’enrichissement précéd
illicite ente
évaluat
Le nombre de ion
sanctions prises n’ont
pas été
mises
en
œuvre (
Prévoir
dans
l’attent
e de la
prochai
ne
évaluat
111
ion une
action
permett
ant au
SNGR
C
d’établi
r une
banque
de
donnée
s
statisti
ques
des cas
d’irrég
ularités
, de
fraudes
et de
corrupt
ion
constat
és dans
les
structu
res de
passati
on et
de
contrôl
e

112
(poursu
ites,
sanctio
ns).
9.19 Des infractions Code des MEF/CAB Janvier 2
spécifiques sur la marchés publics 2009 -
corruption sont prévues révisé DGBF/DM mars Code des marchés publics Cette
dans le Code des P 2009 action
Articles n° 184 à 187 corresp
marchés publics
ond à
l’indica
teur
12b qui
avait
reçu la
note 3
Réalisée lors de
la
précéd
ente
évaluat
ion ; il
n’y a
pas de
raison
de
réduire
la note

9.19.1 Transposer la Code des MEF/CAB Janvier


directive n°5 de marchés publics 2009 - Réalisée
l’UEMOA dans le Code révisé DGBF/DM mars

113
des marchés publics P 2009

9.19.1.1 Elaborer un Projet de Code DMP Réalisé


projet de Code des en 2008 Réalisée
marchés publics révisé

9.19.1.2 Adopter et Nouveau Code MEF/CAB Janvier


diffuser le projet de Code 2009 -
Réalisée
des marchés publics mars
2009

9.20 Le cadre Décret créant MEF/CAB Janvier Décret portant création de 3


réglementaire de l’ANRMP 2009 - l’ANRMP
détection et de DGBF/DM décembr Note
dénonciation des PV de la 1ère P e 2010 confirm
fraudes est mis en place session de ée ;
l’ANRMP ANRMP cette
et fonctionnel
note a
Transparence et été
crédibilité du amélior
système des MP ée ; en
Réalisé
effet,
Indice de
outre le
perception de la
progra
corruption
mme
retrans
crit
dans le
Plan
Nation
al de

114
bonne
gouver
nance,
les
pouvoir
s de
l’ARM
P qui
peut
s’autos
aisir,
recevoi
r des
dénonc
iations
ont
considé
rablem
ent
renforc
er le
système
;
l’existe
nce de
numéro
vert et
de
possibil
ités de
faire
des

115
dénonc
iations
en
ligne,
comme
le
pronon
cé de
décisio
ns de
l’ARM
MP
sur la
base de
dénonc
iation
confirm
ent les
efforts
faits ;
l’opéra
tionnali
té du
module
de
détecti
on des
fraudes
, le
renforc
ement
des

116
capacit
és
d’enqu
ête et
de
contrai
nte de
l’ARM
P
devrait
permett
re de
renforc
er le
disposit
if

9.20.1 Transposer la Code des - MEF/CAB Janvier


directive n°5 de marchés publics 2009 -
l’UEMOA dans le Code révisé - mars Réalisée
des marchés publics DGBF/DM 2009
P

9.20.1.1 Elaborer un Le projet de Code DMP Réalisé


projet de Code des en 2008 Réalisée
marchés publics révisé

9.20.1.2 Adopter et Le nouveau Code MEF/CAB Janvier


diffuser le projet de Code 2009 -
Réalisée
des marchés publics mars
2009

9.20.1.3 Mettre en place Le décret créant MEF/CAB Janvier Réalisée Le numéro vert de
et opérationnaliser 2009 -
117
l’Autorité National de l’ANRMP DGBF/DM septembr l’ANRMP :
Régulation des Marchés P e 2009
Publics Le PV de la 1ère 800 00 100
session de
l’ANRMP

9.21 Un code d’éthique Le code d’éthique DMP Janvier 3


de lutte contre la 2009 -
corruption est élaboré L’indice de SNGRC décembr Note
perception de la Réalisé confirm
et mis en œuvre e 2010
corruption est ANRMP ée
amélioré

9.21.1 Elaborer et Le décret portant DMP Janvier


adopter un projet de Code d’éthique 2009 -
d’arrêté portant Code de dans les marchés SNGRC juin 2009 Le Code de Déontologie et
Réalisé Charte d’Ethique dans les
Déontologie et Charte publics
MEFP marchés publics sont
d’Ethique dans les
marchés publics adoptés

9.21.2 Diffuser et Le Code DMP Janvier


vulgariser le Code d’éthique est 2009 -
d’éthique disponible auprès septembr
En cours
de tous les e 2009
acteurs du
système

9.22 Les sanctions Le nombre de ANRMP Janvier 2


administratives dans les sanctions prises 2009 -
marchés publics sont et effectivement MEF/CAB décembr Cette
Réalisé note
renforcées et effectives appliquées e 2009
qui
vient se
substitu

118
er à la
note 0
lors de
la
précéd
ente
évaluat
ion
n’est
pas
justifié
e ; ni la
Chamb
re des
compte
s, ni le
Ministè
re de la
justice,
ni
l’ARM
P qui
n’a pas
encore
de
disposit
if
opérati
onnel
en
matière
de

119
sanctio
ns (le
projet
d’arrêt
é pose
d’ailleu
rs des
problè
mes
d’ordre
juridiq
ue
quand
à la
définiti
on des
compét
ences
des
autorit
és
suscept
ibles d
prendr
e des
sanctio
ns) ne
permett
ent de
confirm
er
l’opéra

120
tionnali
té du
disposit
if de
sanctio
ns

9.22.1 Mettre à la Le texte portant SGG Janvier Tel


disposition des organes application des 2009 - n’est
compétents les moyens sanctions DMP mars pas
juridiques et administratives 2010 encore
SNGRC Réalisé
opérationnels dans les marchés le cas
d’application des publics pour la
sanctions administratives Chamb
dans les marchés publics re des
compte
s et
l’ARM
P

9.22.1.1 Ouvrir la saisine Disposition DMP Janvier


à tout sachant afférente à 2009 -
l’ouverture de la septembr N° vert de l’ANRMP : 800
saisine à tout e 2009 00 100
Réalisé
sachant dans le
texte

9.22.1.2 Contrôler Les rapports sur DMP Janvier


l’effectivité de l’exécution des 2009 -
l’application des sanctions Structures mars Réalisé
sanctions de contrôle 2010

121
5. Evaluation du système de passation des marchés

L’évaluation de la qualité du système de passation des marchés en Côte d’Ivoire a été réalisée
selon la méthodologie OCDE/CAD. Cette méthodologie se fonde sur une série d’indicateurs
dits de base relatifs aux principales caractéristiques réglementaires et fonctionnelles du
système de passation des marchés. Il s’agit à travers cette évaluation de définir les axes
principaux d’une stratégie et d’un plan de développement d’amélioration du fonctionnement
du système, ainsi qu’une référence à l’effet de mesurer les progrès enregistrés au fur et à
mesure de l’exécution du plan d’actions de réforme.
Les indicateurs susvisés sont regroupés sous quatre piliers, (Pilier I: Cadre législatif et
réglementaire, Pilier II: Cadre institutionnel et Capacité de Gestion, Pilier III: Opérations
d’achat et pratiques du marché, Pilier IV: Intégrité et Transparence du dispositif de passation
des marchés). Ces indicateurs sont également subdivisés en 54 sous indicateurs évalués selon
des critères précis déterminant leur score entre 0 et 3, ce dernier chiffre représentant le niveau
d’achèvement maximum du standard requis. Le score 2 indique que le système démontre un
niveau de qualité incomplet et nécessite des améliorations. Le score 1 souligne que des efforts
substantiels doivent être réalisés pour atteindre les standards requis et 0 indique l’absence, ou
la non-conformité du système avec les standards requis.

Evaluation détaillée par pilier

Ne seront indiqués ici que les faiblesses persistantes par rapport à la précédente évaluation, et
les progrès réalisés, ainsi que les recommandations y afférentes
Pilier I - Cadre législatif et réglementaire

L’existence d’un cadre réglementaire clair et transparent en matière de passation de marchés


constitue l’un des fondements d’un système de passation des marchés permettant de répondre
aux objectifs d’une gouvernance efficiente de l’usage des deniers publics. Cette exigence
s’exprime à travers le Pilier I des indicateurs de base de la méthodologie OCDE/CAD. Le
Pilier I intègre deux indicateurs et couvre l’ensemble des instruments juridiques gouvernant la
matière, du Code des marchés publics lui-même aux règlements d’application, de procédure et
des documents standards utilisés. Ces indicateurs sont eux-mêmes évalués à travers des sous
indicateurs ou normes de référence qui sont chacun notés séparément.

Indicateur 1: Le cadre législatif et réglementaire de passation des marchés publics est


conforme aux normes convenues et respecte les obligations en vigueur

1.1 Faiblesses du système

Il avait été noté lors de la précédente évaluation que le champ d’application du code devait
être plus strictement circonscrit tant il est vrai que des marchés lui échappaient, parce qu’ils
étaient passés directement entre personnes morales de droit public sans recours aux
procédures de passation compétitives. Il existait d’ailleurs un autre sujet de préoccupation
concernant l’arrêté relatif à l’exécution des crédits budgétaires (21 avril 2010).

122
En effet, certaines dépenses se trouvent exemptées de l’obligation de passer marché pour des
raisons difficilement explicables (maintenance de matériels informatiques, de
télécommunication, entretien et réparation des véhicules ; rémunérations d’intermédiaires de
conseils, etc….).

Par ailleurs, il avait été observé des cas de gré à gré prévus par le code non conformes aux
normes internationales, y compris celles de la Directive UEMOA. Le taux de gré à gré au
premier semestre 2011 était de 20,3 %, soit en augmentation par rapport au taux annuel sur
l’année 2010 (7,3 %).
Au surplus, le recours à cette procédure est autorisée par le Ministre chargé des marchés
publics (article 97 du CMP) et non par la structure administrative en charge du contrôle a
priori (là aussi en contradiction avec les directives UEMOA) ; la conséquence est que le
Ministre se retrouve en position d’autoriser le recours à la procédure et parallèlement
d’approuver le marché.

Enfin, le cadre réglementaire ne définissait pas des règles relatives à la participation des
entreprises publiques qui soient de nature à favoriser une concurrence loyale.

1.2 Recommandations

Au vu des conclusions de l’évaluation, il apparaît nécessaire de finaliser l’étude relative aux


conventions passées entre personnes morales de droit public et à la participation des
personnes morales de droit public aux appels d’offres, et de reconsidérer les dispositions de
l’arrêté relatif aux crédits budgétaires dépensés hors marchés.

La poursuite de la transposition de la Directive UEMOA, en matière de cas de recours au gré


à gré, d’approfondissement de la responsabilisation de la structure administrative de contrôle
nous paraissent également importants.

Nombre de questions pendantes peuvent être réglées dans le cadre de la finalisation du


manuel de procédures (notamment s’agissant des problèmes de confidentialité des offres).

Indicateur 2: Existence de règlements d’application et documentation

2.1 Faiblesses du système

Il convient de souligner que certains arrêtés ne sont pas encore pris (cellule de passation ainsi
qu’en matière de sanctions).

Il avait été aussi noté que les Dossiers d’appel d’offres existaient mais qu’ils n’avaient pas
encore été adoptés sur le plan réglementaire; il en était de même des cahiers des charges qui
étaient soit inexistants, soit antérieur à l’adoption du code des marchés.

123
S’agissant des procédures de prestations intellectuelles, les Directives UEMOA ont été
transposées mais pas complètement ; tout d’abord, le Code autorise les procédures de
passation des marchés de prestations intellectuelles par voie d’appel d’offres restreint en
contradiction avec la Directive UEMOA ; enfin, il conviendrait de préciser dans un texte à
caractère réglementaires les cas dans lesquels il convient de recourir à telle ou telle méthode
de sélection ; la procédure de passation pourrait être aussi précisée (ouverture, etc…)

2.2 Progrès réalisés

La mission du consultant engagé pour l’élaboration des DAO en conformité avec les DAO
standards de l’UEMOA s’est achevée le 15 juillet 2010. Elle intègre la rédaction des CCAG.

2.3 Recommandations

Le manuel de procédure devrait avoir pour objet de finaliser les conditions de mise en œuvre
des procédures de prestations intellectuelles, de même que les questions de confidentialité et
de protection de sécurité des offres des soumissionnaires conformément aux exigences
rappelées ci-dessus. La transposition de la directive UEMOA devrait être parachevée par
l’adoption des textes réglementaires répondant aux exigences rappelées ci-dessus et la
prescription de la publicité des PV d’ouverture et d’évaluation des offres.

124
Le Tableau ci-dessous présente l’évaluation détaillée pour le Pilier I.

Evaluation Conjointe des Indicateurs de Base OCDE/CAD

Le tableau ci-après a été développé à partir du tableau réalisé en 2008 ; il maintient les réserves qui n’ont pas été levées et prend acte des
améliorations constatées tant en 2010 que depuis lors

Commentaires du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR

Pilier I – Cadre législatif et réglementaire

1) Le cadre législatif et réglementaire de


passation des marchés publics est
conforme aux normes convenues et
respecte les obligations en vigueur

Le dispositif national des normes


1-a) Champ d’application et portée du cadre législatives et réglementaires
législatif et réglementaire remplit les critères (a) et (b).
Le dispositif de normes législatives et
réglementaires satisfait à toutes les
conditions suivantes: En revanche, la condition (c) paraît
insuffisamment respectée. 2
(a) il est bien codifié et organisé de façon
hiérarchisée (lois, décrets, règlements, Au plan matériel: Il convient de
procédures) et l’ordre de préséance est relever que le code précise que les
clairement défini. Finaliser les termes de
conventions entre personnes référence de l’étude relative à
(b) Toutes les lois et règlements sont morales de droit public sont régies la pertinence de ce régime
publiés et sont facilement accessibles au par un arrêté du Ministre en charge
125
Commentaires du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
public sans aucun frais. des Marchés Publics. Ledit arrêté dérogatoire
(c) Il prend en compte les biens, travaux et en date du 16 janvier 2012
services (y compris les services de introduit un régime dérogatoire
consultants) relatifs à tous les marchés aux procédures de passation du
financés sur les fonds du budget national. Code qui sont en outre librement
négociées sans appel à la
concurrence, disposition de nature
à restreindre l’étendue du champ
d’application du code. Au
demeurant, ce ministre est
l’autorité approbatrice de la
convention ; par ailleurs les litiges
afférents à ces conventions
échappent à l’ARMP.

Par ailleurs, certaines dépenses se


Revoir l’arrêté correspondant
trouvent exemptées de l’obligation
de passer marché pour des raisons
difficilement explicables (achat de
carburants, d’alimentation,
maintenance de matériels
informatiques, de
télécommunication, véhicules ;
rémunérations, d’intermédiaires
de conseils, etc…. (arrêté relatif à
l’exécution des crédits budgétaires
(21 avril 2010)

126
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
1-b) Méthodes de passation de marchés Les cas de recours en matière de Finaliser la transposition des
gré à gré ont été considérablement directives
réduits, mais le recours au gré à
Le cadre juridique satisfait à toutes les gré en cas d’investissements
conditions suivantes: préalables importants reste
difficilement explicable.

(a) les méthodes de passation de marchés Selon les informations


autorisées sont définies sans ambiguïté à un communiquées par la DMP et
échelon hiérarchique approprié, ainsi que figurant sur son site web, le taux
les conditions dans lesquelles il est possible des gré à gré au premier semestre
de recourir à chacune des méthodes, y 2011 était de 20,3 %, soit en
compris une condition stipulant augmentation par rapport au taux
l’approbation par un fonctionnaire qui est annuel sur l’année 2010 (7,3 %)
tenu responsable. 3
(b) La passation de marchés par voie
d’appel d’offres ouvert constitue la méthode Toutefois, le dispositif
de passation de marchés publics par défaut. institutionnel mis en place restreint
l’étendue des responsabilités Finaliser la transposition des
(c) Le fractionnement des marchés pour
confiées à la Structure de contrôle
limiter la concurrence est interdit. directives
puisque l’autorisation de recourir à
(d) Les normes appropriées d’appel d’offres cette procédure de gré à gré est
ouvert sont spécifiées et sont conformes aux donnée par une autre entité (le
normes internationales. Ministre en charge des marchés
publics).

Cette disposition est en Il faut bien noter que


contradiction avec les principes ces choix ne sont pas
posés par la Directive UEMOA qui fonction des seuils mais

127
Commentaires du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
ont pour objet de responsabiliser la plutôt du type de
fonction de contrôle et non de la marché (travaux,
diluer. La conformité de ce fournitures ou
dispositif avec la Directive prestations). De même,
UEMOA (article 38) se pose. il n y a pas en réalité de
divergence ni
D’autre part, il a été souligné des d’interprétation sur le
divergences d’approche sur le choix de la méthode de
choix de la méthode de passation passation ; il peut s’agir
en fonction de l’analyse de la de divergence
computation des seuils par d’approche en ce qui
référence aux lignes budgétaires de concerne la
marchés, notamment pour les computation du seuil
budgets des collectivités notamment, pour les
décentralisées (y compris semble- budgets des
t-il entre la Direction des Marchés collectivités
Publics et le Trésor), nécessitant décentralisées en raison
une clarification de l’interprétation de la spécificité de leur
de la nomenclature budgétaire. nomenclature
budgétaire.

1-c) Règles relatives aux avis et délais

Le cadre juridique satisfait 3


Le cadre juridique
entièrement aux conditions visées.
répond aux conditions suivantes:

128
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR

(a) il fait obligation d’annoncer


publiquement les projets d’acquisition
autres que les contrats à fournisseur unique
ou les devis.
(b) La publication des projets laisse un délai
suffisant, selon la méthode utilisée, la
nature et la complexité de la commande,
aux soumissionnaires potentiels de se
procurer les documents nécessaires afin de
répondre à l’annonce. Ces délais sont
prolongés lorsqu’il est fait appel à la
concurrence internationale.
(c) Il est exigé la publication des appels
d’offres ouverts dans un au moins un
journal de large diffusion au niveau national
ou sur un site Internet officiel unique sur
lequel sont publiés tous les projets de
passation de marchés publics et qui est
facile d’accès.
(d) Le contenu de la publication fournit
suffisamment d’informations pour
permettre aux soumissionnaires potentiels
de déterminer s’ils sont capables et désireux
de formuler une offre.

1-d) Règles concernant la participation La réglementation remplit les 2

129
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
critères (a) et (b), ainsi que l’une
des autres conditions (en l’espèce,
Le cadre juridique satisfait aux conditions la condition (c).
suivantes:

(a) il établit que la participation de toute Cependant, le cadre réglementaire


entreprise ou fournisseur ou groupe de ne définit pas des règles relatives à
fournisseurs ou d’entreprises est fondée sur Intégrer cette question dans
la participation d’entreprises
la qualification ou est soumise aux accords les termes de référence de
publiques qui soient de nature à
internationaux; requiert dans la mesure du l’étude visée a point 1 (a) ci-
favoriser une concurrence loyale.
possible le recours à des facteurs dessus
On assiste ainsi, s’agissant du
éliminatoires à la sélection pour déterminer BNEDT et du LBTP, à des formes
les qualifications; limite les préférences de commandes réservées qui
nationales en matière de prix, dans le cas où limitent la concurrence.
celles-ci sont autorisées, à un montant
raisonnable (par exemple, à 15 % ou Cette situation est d’ailleurs
moins); et exige la justification des confortée par la désignation
commandes réservées qui limitent la d’unités d’exécution de projets
concurrence. (AGEROUTE, Agence nationale
(b) Il dispose que l’immatriculation, si elle Environnementale) directement
est nécessaire, ne constitue pas un obstacle dans la convention de prêt
à la participation aux appels d’offres et
n’impose pas l’association obligatoire avec
d’autres entreprises. La Directive précitée précise, en
(c) Il prévoit des exclusions en cas activités effet, que les États membres
criminelles ou frauduleuses, d’interdiction s’engagent à ce que la participation
administrative en application de la loi dans d'un soumissionnaire qui est un
le cadre d’une procédure régulière ou organisme de droit public à une

130
Commentaires du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
d’interdiction de relations commerciales. procédure de passation de
(d) Il définit des règles relatives à la marché public ne cause pas de
distorsion de concurrence vis-à-vis Le préfinancement
participation d’entreprises publiques de
de soumissionnaires privés (article évoqué n’est pas propre
nature à favoriser une concurrence loyale. Adapter les DAO e
2). Le code devrait refléter cette à une seule catégorie de
conséquence prestations, il ne
obligation.
conduit pas à des
enchères mais plutôt
constitue une garantie
Par ailleurs, certaines autorités de la bonne exécution
contractantes ont évoqué des du marché et durant
pratiques de préfinancement dans une période (premier
certains marchés ; cette pratique trimestre de l’année
n’est pas réglementée, et même si budgétaire) pour tenir
elle s’inscrit dans un contexte compte de l’incertitude
particulier, elle est susceptible de payement dans cette
d’affecter la concurrence, a fortiori période.
dans un système où le respect des
Ce montant est un taux
délais de paiement n’est pas
fixe connu de tous les
garanti.
candidats à l’appel
d’offres.

131
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR

1-e) Documents d’appel d’offres et Le cadre juridique satisfait 3


spécifications techniques substantiellement aux conditions
visées par cet indicateur. La
Direction des Marchés Publics a
mis au point des documents
Le cadre juridique satisfait aux conditions
standards de « référence »
suivantes:
répondant au sous-indicateur (a).

(a) il définit le contenu minimal des


documents d’appel d’offres et exige que le
contenu soit pertinent et suffisamment L’arrêté n°199/MEF/DGBF/DMP
détaillé pour que les soumissionnaires du 21 avril 2010 en son article 6
soient capables de répondre au besoin. pose l’obligation de faire usage des
DAO types.
(b) Il exige le recours à des spécifications
neutres citant des normes internationales, Les nouveaux modèles de DAO
quand cela est possible. type élaborés sont en cours de
(c) Il exige la reconnaissance de normes validation au niveau de l’ARMP.
équivalentes dans le cas où l’on ne dispose Cette validation doit notamment
pas de spécifications à caractère neutre. permettre la vérification de leur
conformité avec les documents
standard régionaux ; il serait
toutefois nécessaire de clarifier les
responsabilités quant à ceux qui

132
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
sont en charge de leur rédaction ;
ce devrait être les services
techniques des autorités
contractantes

1-f) Critères d’évaluation des offres et


d’adjudication

Le cadre juridique impose que:


3
(a) les critères d’évaluation soient en Le cadre juridique satisfait aux
rapport avec la décision et soient conditions visées par ce sous
précisément définis à l’avance dans les indicateur.
documents d’appel d’offres, de manière à ce
que la décision d’attribution soit prise
uniquement sur la base des critères énoncés

133
Commentaires du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
dans les documents d’appel d’offres.
(b) Les critères qui ne sont pas évalués en
termes monétaires sont dans la mesure du
possible évalués sur la base de facteurs
éliminatoires.
(c) L’évaluation des propositions relatives Inclure dans le manuel de
aux services de consultants accorde procédure un chapitre sur les
suffisamment d’importance à la qualité et critères de choix de chaque
réglemente la manière dont le prix et la méthode de sélection des
qualité sont pris en compte. consultants
(d) Pendant la période d’évaluation, les
informations relatives à l’examen, à la
clarification et à l’évaluation des offres ne
sont pas divulguées aux participants ou à
d’autres parties qui ne sont pas
officiellement parties prenantes au
processus d’évaluation.

1-g) Soumission, réception et ouverture des


plis
Le cadre juridique prend en
compte les conditions visées par
cet indicateur, à l’exception de la
2
Le cadre juridique prend compte les condition (c) qui n’est pas
conditions suivantes: explicitement réglementée dans le
(a) l’ouverture publique des plis selon une code.
procédure définie et réglementée,
immédiatement après la date limite pour la

134
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
remise des offres.
(b) Des registres des séances de
dépouillement des offres sont conservés et
peuvent être consultés.
(c) La sécurité et la confidentialité des
offres sont maintenues avant l’ouverture des Le texte relatif aux cellules de
plis et la divulgation des informations passation de marchés devrait
spécifiques et sensibles pendant le compte- réglementer cette question ;
rendu est interdite. de même que le manuel de
procédure
(d) Le mode de soumission et de réception
des offres par l’administration est bien
défini afin d’éviter le rejet inutile des offres. Par ailleurs, alors que le secteur
privé avait relevé des cas de rejet
lors de l’ouverture des offres en
cas de non fourniture de
l’attestation fiscale, de nouvelles
pratiques sont mises en œuvre à
l’effet d’accepter une attestation
fiscale fournie au plus tard trois
mois avant la date de dépôt des
offres, et même de ne demander
cette attestation qu’à l’attributaire
du marché (un projet est en cours).
Cependant, il convient de noter
que le code des marchés ne répond
pas aux exigences de la Directive
UEMOA en matière de publication

135
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
du PV d’ouverture.

1-h) – Système des Plaintes


La note 3 est maintenue
compte tenu des avancées
Le cadre juridique prend en compte les réalisées, mais il est
dispositions suivantes: indispensable que d’ici la
(a) le droit de réexamen accordé aux prochaine évaluation un arrêté
participants à un processus de passation de soit pris concernant les délais
marchés. de publication des décisions
(b) des dispositions faisant obligation à de l’ANRMP en matière de
l’institution acheteuse de répondre aux Le cadre juridique prend en règlement des différends ; il
demandes de réexamen, assortie d’une compte les critères (a, b et c). En pourrait d’ailleurs l’occasion
3
révision administrative par une autre revanche, le Code ne répond pas à de mieux définir les matières
institution indépendante de l’institution la condition (d). pouvant faire l’objet de
acheteuse qui a le pouvoir d’accorder des recours pour éviter
mesures de réparation, y compris le droit de l’engorgement de l’ANRMP
contrôle judiciaire.
(c) Il définit les matières pouvant faire
l’objet de réexamen. Revoir l’arrêté sur la cellule
(d) Il fixe les délais de publication des de recours de l’ARMP
décisions par l’institution acheteuse et
l’organe de révision administrative.

136
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR

2) Existence de règlements d’application


et documentation

2-a) – Règlement d’application prévoyant


des processus et procédures définis qui ne
sont pas inclus dans les lois de rang
Il existe des règlements complétant
supérieur
et précisant les dispositions de la
loi sur la passation des marchés qui
satisfont aux conditions énumérées
Il existe des règlements complétant et en marge.
précisant les dispositions de la loi sur la
passation de marchés qui satisfont aux
conditions suivantes: 3
La note est confirmée, mais la
prise de deux arrêtés (l’un relatif
(a) ils sont clairs, détaillés et consolidés aux cellules de passation et l’autre Elaborer et adopter les deux
sous la forme d’un ensemble de règlements en matière de sanctions) est arrêtés (l’un relatif aux
disponibles dans un lieu unique et urgente notamment eu égard au cellules de passation et l’autre
accessible. positionnement des DAAF et point en matière de sanctions)
(b) ils sont régulièrement mis à jour. focaux dans le système de
(c) la responsabilité en ce qui concerne leur passation des marchés
conservation est définie.
(d) ils sont clairs et détaillés.

2-b) – Modèles de documents d’appel Des modèles de documents et un


d’offres pour l’acquisition de biens, de minimum de dispositions ou de 3
travaux et de services modèles sont disponibles, mais
l’utilisation de ces documents n’est

137
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
(a) Des modèles d’invitation à pas obligatoire ni réglementée.
soumissionner et de documents d’appel
d’offres sont mis à disposition pour un large Les nouveaux modèles de DAO
éventail de biens, travaux et services acquis type élaborés sont en cours de
par les organismes gouvernementaux. validation au niveau de l’ARMP.
Cette validation doit notamment
(b) il existe un ensemble de dispositions ou
permettre la vérification de leur
de modèles types et obligatoires découlant
conformité avec les documents
du cadre juridique, qui sont destinés à être
standard régionaux
utilisés dans les documents préparés pour
les appels à la concurrence.
(c) Les documents sont tenus à jour et les
responsabilités concernant leur préparation
et leur mise à jour sont clairement définies.
2-c) – Procédures de présélection

Des procédures existent qui régissent la


présélection, à savoir entre autres: Des procédures existent qui
régissent la présélection répondant
à l’ensemble des conditions visées 3
(a) elles prévoient certaines restrictions sur
en marge.
le contenu des critères de présélection qui
se fondent sur les besoins liés au marché
concerné.

(b) Elles prescrivent clairement le recours à


des critères de type acceptable/inacceptable
pour l’application des critères de
138
Commentaires du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
qualification.
(c) Elle fournit des indications sur les
circonstances dans lesquelles il convient de
recourir à une procédure de présélection.

2-d) – Procédures adaptées aux contrats Le code prévoit un chapitre


relatifs aux services ou autres besoins dans spécifique relatif aux marchés de
lesquels les capacités techniques constituent prestations intellectuelles.
un critère clé
Les Directives UEMOA ont été
transposées mais pas
Le cadre juridique et ses règlements complètement ; tout d’abord le
d’application prévoient les dispositions Code autorise les procédures de Finaliser la transposition de la
suivantes: passation des marchés de Directive UEMOA et
prestations intellectuelles par voie 3 actualiser le manuel de
(a) les conditions dans lesquelles la
d’appel d’offres restreint en procédure notamment en
sélection basée exclusivement sur la
matière de choix des
capacité technique est justifiée et les cas où contradiction avec la Directive
UEMOA ; par ailleurs, il méthodes de sélection
les considérations relatives au prix et à la
qualité sont justifiées. conviendrait de préciser dans un
texte à caractère réglementaires les
(b) Des procédures et des méthodologies cas dans lesquels il convient de
claires pour évaluer la capacité technique et recourir à telle ou telle méthode de
pour combiner le prix et la capacité sélection ; enfin, la procédure de
technique dans différentes circonstances. passation pourrait être précisée
(ouverture, etc…)

139
Commentaires du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR

2-e) – Guide ou manuel de l’utilisateur à


l’usage des entités contractantes
Le cadre juridique réunit les
critères visés par cet indicateur. En
effet, des fascicules produits par la
(a) Il existe un manuel unique de passation DMP correspondent au manuel
de marchés qui énonce toutes les requis. 3
procédures pour l’administration correcte
des règlements et lois relatifs à la passation Un manuel consolidé a été élaboré
de marchés. et est en cours d’édition
(b) le manuel est régulièrement mis à jour.
(c) la responsabilité de la tenue du manuel
est clairement définie.

2-f) – Des Conditions générales de contrat


(GCC) concernant les marchés publics de
Les conditions visées en marge ne
biens, travaux et services, conformes aux
sont pas complètement réunies à
dispositions nationales et, le cas échéant,
défaut de GCC pour certains types
aux dispositions internationales
de marchés. Les GCC disponibles,
relatifs aux marchés de travaux, 1
datent de 1986, c'est-à-dire
Les deux conditions suivantes doivent antérieurement au code. On note
s’appliquer: cependant, que de nouveaux
(a) il existe des GCC pour les types de CCAG ont été élaboré et sont
contrats les plus courants et leur utilisation intégrés dans les nouveaux DAO
est obligatoire. élaborés.

140
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INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE Secrétariat du
RECOMMANDATIONS PEMFAR
(b) Le contenu des GCC est généralement
conforme aux pratiques admises au plan
international.

141
Pilier II - Cadre institutionnel et capacités de gestion

Le Pilier II permet de mesurer l’opérationnalité et l’efficience du dispositif réglementaire


notamment au plan institutionnel. Les 3 indicateurs ici évalués sont relatifs aux institutions et
systèmes de gestion considérés comme parties intégrantes de la bonne gouvernance du secteur
public du pays. L’indicateur 3 a trait à l’intégration de la passation des marchés dans le
système de gestion des finances publiques. L’indicateur 4 permet d’évaluer s’il existe un
organe de régulation, ses missions et pouvoirs et l’indicateur 5 apprécie dans quelle mesure le
pays dispose de systèmes d’évaluation et de développement des capacités, et de mesure de la
qualité du système de passation.

Les résultats de l’évaluation du Pilier II peuvent être synthétisés de la façon suivante:

Indicateur 3: Le dispositif de passation des marchés publics est intégré et bien incorporé
dans le système de gouvernance du secteur public

3.1 Faiblesses du système

Il avait été noté lors de la précédente évaluation que les liens avec la planification budgétaire
sont encore insuffisants; il avait été souligné le déficit d’études, au niveau de certaines
autorités contractantes, tant sur le plan technique qu’en termes de coût.

Par ailleurs, l’absence de normes commerciales en matière de traitement des factures avait été
constatée de même que les retards dans le règlement des factures.

3.2 Progrès réalisés

Il faut ici souligner quelques efforts d’amélioration du processus de planification ; Il a été


noté la participation de la DMP dans le cadre de la préparation du PIP et des efforts pour
exiger des études préalables pour finaliser l’intégration des projets dans le PIP.

La réalisation en cours d’une banque de données des prix de référence et la perspective d’une
obligation de réaliser des études préalables sont également des éléments favorables.

3.3 Recommandations

Compte tenue des résultats de l’évaluation, il convient de réglementer l’obligation de réaliser


les études préalables à la budgétisation des projets, et de finaliser le cadre juridique de la
maîtrise d’œuvre ainsi que d’élaborer un texte sur les normes commerciales applicables en
matière de traitement des factures.

Indicateur 4: Le pays est doté d’un organe normatif/réglementaire fonctionnel

4.1 Faiblesses du système

S’agissant de l’ARMP, il avait été noté que son indépendance est assurée par sa composition
paritaire, la multiplicité de ses sources de financement ; son président est élu par le Conseil ;
toutefois, le secrétaire général de l’ANRMP reste nommé par décret et les secrétaires
généraux adjoints par arrêté du Ministre chargé des marchés publics.

142
Le décret précise d’ailleurs que l’ANRMP est un organe rattaché au ministère chargé des
marchés publics ; il conviendra à terme de vérifier les conséquences éventuelles d’un tel
rattachement.

Toutefois, il convient de s’assurer de la qualité des rapports entre la DMP et l’ANRMP dans
la mise en œuvre de certaines missions ; le décret relatif à la DMP lui confère en effet des
missions qui relèvent en partie de la fonction de régulation (formation centralisation de
l’information, contrôle a posteriori la réforme de la réglementation l’évaluation de l’impact de
la commande publique, etc…)
De ce point de vue, il convient de saluer la mise en place d’un cadre de collaboration entre
l’ANRMP et la DMP.

Il doit être aussi relevé que la DMP continue de participer au processus de passation (au
moment des évaluations) de certains marchés et qu’il n’y a pas dès lors séparation entre la
fonction de contrôle et de passation ; cette situation qui selon la DMP relève de l’assistance
aux autorités contractantes doit être résolue ; elle est source de lourdeurs et nuit à la
transparence du système ; en outre, elle ne favorise pas la responsabilisation des autorités
contractantes ; il convient donc d’y remédier à court terme et ce avant la prochaine
évaluation ; la création des cellules de passation comme le recours possible à l’expertise,
voire l’introduction à terme d’observateurs indépendants au stade de l’évaluation peuvent
également répondre au souci de renforcement des capacités mis en avant par la DMP.

Force est de constater un interventionnisme trop important dans la fonction de passation à


travers également l’homologation des décisions de la Commission Administrative de
Conciliation par le Ministre chargé des marchés publics.

4.2 Progrès réalisés

La redevance de régulation payée par les opérateurs privés (0,5 % des marchés) doit être
incessamment mis à disposition de l’ARMP ; elle doit permettre à cette dernière d’assurer
l’exécution des missions qui lui sont confiées (notamment en matière d’audit).

4.3 Recommandations

Des textes d’application pourraient prévoir que la procédure de recrutement des secrétaires
généraux relève du Conseil de régulation.

Il conviendrait de développer un cadre réglementaire pour le recours aux observateurs


indépendants au stade de l’ouverture et de l’évaluation des offres.

Parallèlement, la question de la séparation des fonctions de passation et de contrôle doit être


abordée dans la perspective de faire disparaître progressivement la participation de la DMP
aux Commissions d’évaluation et de revoir le dispositif mis en place à travers la Commission
administrative de conciliation.

La question des compétences spécifiques (notamment en matière de nomination des


personnes responsables des cellules) du Directeur des marchés publics doit être revue
notamment dans le cadre de la rédaction de l’arrêté relatif à la composition des cellules de
passation.

143
Indicateur 5: Existence de capacités de développement institutionnel

5.1 Faiblesses du système

Il avait été noté que le système intégré de collecte et de traitement de l’information relié au
site web de la DMP pourrait être amélioré ; de fait, les informations sur la gestion des
marchés publics (notamment leur exécution) ne sont pas encore disponibles.

En dépit des efforts faits en terme de formation des acteurs, l’absence de véritable stratégie
globale de renforcement des capacités au niveau national et de pérennité des services de
passation (absence de statut véritable des spécialistes en passation de marchés et trop grande
mobilité des agents qui en résulte), de même que celle de mécanismes d’assurance qualité ou
d’évaluation de la performance du personnel sont préoccupantes.

5.2 Progrès réalisés

Des efforts ont été mis en œuvre pour connecter directement les collectivités décentralisées au
SIGMAP et l’opérationnalisation de la banque de données des prix de référence est en cours.

5.3 Recommandations

Il apparaît nécessaire de poursuivre l’intégration des informations dans le système,


notamment en matière d’ouverture et d’évaluation, de paiement et de réception des prestations
et d’informations du système à caractère qualitatif (respect des spécifications). Il convient
aussi d’assurer la connexion au SIGMAP à partir de toutes les autorités contractantes, ce qui
n’est pas encore le cas aujourd’hui, notamment au niveau local
Enfin, il est nécessaire de réaliser une étude aux fins de définir des normes et procédures de
contrôle qualité au sein des autorités contractantes, ainsi qu’un cadre et un programme de
mise en œuvre ; cette étude pourrait à terme être prolongée par une autre étude sur la mise
disposition d’outils aux fins de mesurer l’efficacité de la dépense publique.

La stratégie de renforcement des capacités doit être revue par l’ARMP à l’aune des constats
dressés ci-dessus.

L’adoption d’un texte réglementaire sur les cellules de passation doit être intégrée dans cette
perspective de renforcement des capacités

144
Le Tableau ci-dessous présente l’évaluation détaillée pour le Pilier II.

EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

Pilier II. Cadre Institutionnel et Capacité de Gestion

3) Le dispositif de passation
des marchés publics est
intégré et bien incorporé dans
le système de gouvernance du
secteur public

3-a) – La planification des Les liens avec la


commandes à passer et les planification budgétaire
dépenses associées font partie ont été améliorés.
du processus d’élaboration du
budget et contribuent à la
planification pluriannuelle Les plans correspondent
nécessairement à
l’enveloppe budgétaire 2
Une activité de planification
disponible avant que les
régulière est instituée par une
dépenses ne soient
loi ou un règlement qui:
engagées.
• commence par la
préparation de plans
pluriannuels pour les Il a été noté la
organismes participation de la DMP
gouvernementaux, d’où dans le cadre de la
seront tirés des plans préparation du PIP et

145
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

opérationnels annuels. des efforts pour exiger


• suivi par des plans annuels des études préalables
de passation de marché et pour finaliser Définir un cadre juridique qui
l’estimation des dépenses l’intégration des projets oblige l’autorité contractante à
qui s’y rattachent. dans le PIP. réaliser les études préalables à
la budgétisation des projets
• et débouche sur la
formulation du budget La réalisation en cours
annuel. d’une banque de
données des prix de
Les plans de passation de référence constitue
marché sont élaborés en appui également un élément
au processus de planification et important
d’élaboration du budget.
Toutefois, les entretiens
ont révélé des retards
dans la mise en œuvre
projets alors que les
dotations peuvent ne pas
être reconduites

146
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

3-b) – La loi budgétaire et les


procédures financières
favorisent la passation des
marchés, l’exécution des
contrats et le règlement dans les
délais prévus
La condition (a) est
remplie. Il convient de
(a) Les fonds budgétaires sont relever ici les effets des
engagés ou affectés dans un systèmes informatisées
délai d’une semaine à compter mis en place (SIGFIP et
de l’attribution du contrat pour SIGMAP); en revanche
couvrir la totalité du montant les conditions (b) et (c)
du marché (ou le montant ne sont pas remplies à 1
nécessaire pour couvrir la part défaut de publication des
du marché qui doit être normes commerciales;
exécutée pendant la période les délais d’intervention
budgétaire). des ordonnateurs ne sont
pas fixés
(b) Il existe des normes réglementairement; les
commerciales publiées sur le retards de règlement Préparer un texte sur les
traitement des factures par les sont généralisés. normes commerciales
institutions gouvernementales
applicables en matière de
qui répondent aux obligations
traitement des factures
de paiement rapide énoncées
dans le contrat.
(c) Les règlements sont
autorisés dans un délai de

147
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

quatre semaines après


l’approbation des factures ou
après les certifications
mensuelles pour les règlements
selon l’état d’avancement des
travaux.

148
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

3-c) – Ne pas engager


d’actions d’achat sans crédit
budgétaire

Le système satisfait aux


Les dispositions suivantes conditions (a) et (b)
doivent être en place: visées en marge. C’est la
référence à la loi de
(a) la loi exige la certification finances qui doit être ici
de la disponibilité de fonds 3
rappelée, ainsi que les
avant la publication de textes réglementant le
l’invitation à soumissionner. SIGFIP.
(b) Un système est en place (ex.
interface papier ou électronique
entre les systèmes de gestion
financière et de passation de
marchés) qui garantit
l’application de la loi.

Le dispositif de
3-d) – Des rapports passation de marchés est
d’achèvement systématiques suffisamment intégré
sont établis en vue de certifier avec les systèmes de
l’exécution du budget et pour la gestion financière et 3
comparaison des prestations budgétaire pour fournir
rendues avec la programmation des informations sur
budgétaire l’achèvement de tous les
gros marchés afin de

149
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

permettre de libérer les


fonds restants dans le
but de les affecter à
d’autres fins au cours de
l’exercice budgétaire.

Toutefois, les rapports


ne sont pas
suffisamment
documentés sur les
éléments devant faciliter
la comparaison des
prestations rendues avec
la programmation
budgétaire (pas de
tableau agrégé). Ce
point devra être vérifié
ors de la prochaine
évaluation PEMFAR.

150
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

4) Le pays est doté d’un


organe
normatif/réglementaire
fonctionnel
4-a) – Le statut et le fondement
légal de l’organisme
normatif/réglementaire sont
précisés dans le cadre législatif
et réglementaire Explication Résumée
de la notation au vu
des orientations OCDE
Il existe un organe normatif ou 3
réglementaire ou alors les
fonctions sont clairement Il existe une structure
assignées à différentes unités au chargée des marchés
sein de l’administration, et ces publics qui remplit ce
dispositions sont spécifiées sans rôle : l’ARMP
équivoque dans le cadre
juridique et réglementaire sans
vide ou chevauchement.

4-b) – L’organisme a un Il est à noter que les huit


ensemble de responsabilités fonctions citées dans
définies, qui comprennent, mais l’indicateur subsidiaire
sont clairement 3
ne se limitent pas à:
assignées à une ou à
• fournir des conseils aux plusieurs organismes
entités contractantes; sans créer des vides ou

151
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

• rédiger des amendements des chevauchements


au cadre législatif et dans l’exercice des
réglementaire et aux responsabilités
règlements d’application; (DMP/ARMP)
• assurer le suivi de
l’exécution des marchés Toutefois, il convient de
publics; s’assurer de la qualité
des rapports entre la
• fournir des informations
DMP et l’ANRMP dans
sur les passations de
la mise en œuvre de
marché;
certaines missions ; le
• gérer les bases de données
décret relatif à la DMP
statistiques;
lui confère en effet des
• communiquer des rapports missions qui relèvent en
sur les commandes aux partie de la fonction de
autres parties de régulation (formation
l’administration; centralisation de
• élaborer et soutenir la mise l’information, contrôle a
en œuvre des initiatives posteriori la réforme de
destinées à améliorer le la réglementation
dispositif de passation de l’évaluation de l’impact
marchés publics; et de la commande
• mettre à disposition des publique, etc…)
outils d’exécution et des
documents pour la
formation et le
développement des De ce point de vue, il
capacités de l’équipe convient de saluer la
chargée de l’exécution. mise en place d’un cadre
de collaboration entre

152
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

l’ANRMP et la DMP

L’ANRMP est un
organe spécial
indépendant qui exerce
en toute indépendance la
fonction de régulation
du système ; cette
indépendance est
assurée par sa
4-c) – L’organisation de composition paritaire, la
l’institution, son financement, multiplicité de ses
sa dotation en personnel et le sources de financement ;
degré d’indépendance et son président est élu par
d’autorité (pouvoir formel) dont le Conseil ; toutefois, le 3
il jouit pour l’exercice de ses secrétaire général de
fonctions doivent être suffisants l’ANRMP est nommé
et en rapport avec les par décret et les
responsabilités assignées secrétaires généraux Des textes d’application
adjoints par arrêté du pourraient prévoir que la
Ministre chargé des procédure de recrutement des
marchés publics ; le secrétaires généraux relève du
décret précise d’ailleurs Conseil de régulation
que l’ANRMP est un
organe, rattaché au
ministère chargé des
marchés publics ; il
conviendra à terme de

153
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

vérifier les
conséquences
éventuelles d’un tel
rattachement

L’opérationnalité de
l’ARMP sera renforcée à
très court terme par à
travers la mise à
disposition de la
redevance de régulation
(cf, annexe fiscale
2012) ; en effet, le
budget actuel de
l’ARMP ne lui permet
pas d’exercer ses
missions (notamment en
matière d’audit
La nécessaire séparation
4-d) – Les responsabilités des responsabilités et
doivent également être définies des tâches (en
de sorte à séparer les tâches et particulier, la fonction
les énoncer de façon claire afin de contrôle et de
d’éviter tout conflit d’intérêt et régulation) requise par
intervention directe dans cet indicateur est
l’exécution des opérations de assurée.
passation de marché

154
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

Toutefois, malgré les


décisions prises Etendre la politique de retrait
récemment par la DMP de la DMP des COJO à
(c’est également le fruit l’ensemble des autorités
d’un avis rendu par contractantes
l’ARMP en juillet 2011)
(s’agissant notamment
de l’administration
centrale et des EPN),
cette dernière continue
d’intervenir dans
certaines autorités
contractantes comme
membre de comités de
jugement des offres.

Revoir également la question


des compétences spécifiques
(notamment en matière de
nomination des personnes
responsables des cellules) du
Directeur des marchés publics
dans le cadre de la rédaction
de l’arrêté relatif à la
composition des cellules de
passation

Force est de constater un

155
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

interventionnisme trop
important dans la
fonction de passation à
travers également
l’homologation des
décisions de la
Commission
Administrative de
Conciliation par le
Ministre chargé des
marchés publics

5. Existence de capacités de
développement institutionnel

Il existe un système Poursuivre l’intégration des


intégré présentant les informations dans le système,
caractéristiques décrites notamment en matière
5-a) – Le pays dispose d’un qui fournit des d’ouverture et d’évaluation
système pour la collecte et la informations à jour ainsi que sur la gestion des
diffusion d’informations sur la concernant la majorité marchés publics (paiement et
passation des marchés, des marchés au niveau réception)
3
notamment sur les invitations à de l’administration
soumissionner, les demandes de centrale.
propositions et des informations
sur l’attribution des contrats Le Portail des marchés
publics a été relooké et
développé ; la fonction
synoptique du site
renseigne effectivement
156
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

le public sur l’ensemble


du processus de
passation des marchés ;
l’accès à ces
informations n’est plus
limitée ; les informations
relatives aux plaintes
déposées sont également
accessibles
Le prix du journal des
marchés publics (4.000
FCFA par publication) a
été diminué et sa
publication étendue.

5-b) – Le pays dispose de Le pays dispose en effet


systèmes et de procédures pour d’un système qui remplit
la collecte et le suivi des le critère (a), ainsi que
statistiques nationales sur la deux des autres
passation des marchés conditions.
Il convient cependant 2
d’assurer la connexion Finaliser la connexion du
(a) Il existe un système SIGMAP à l’ensemble des
opérationnel pour la collecte au SIGMAP à partir de
toutes les autorités autorités contractantes
des données.
contractantes, ce qui
La SNDI est en charge de
(b) Le système recueille des n’est pas encore le cas
mettre en œuvre le
données sur la passation des aujourd’hui, notamment
SIGESCOD au niveau de

157
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

marchés selon la méthode au niveau local trois structures pilotes au plus


utilisée, la durée des différentes tard fin juin
étapes du cycle de passation des
commandes, les attributions de
Toutefois, le système
contrats, les prix unitaires pour
n’intègre pas les prix des
les catégories courantes de
biens et services; de ce
biens et services et d’autres
point de vue, il est
informations permettant
important
l’analyse des tendances, des Opérationnaliser rapidement la
d’opérationnaliser
niveaux de participation, de Banque de Données des Prix
rapidement la Banque de
l’efficacité et de l’économie des de Référence
Données des Prix de
achats ainsi que le respect des
Référence ; en outre, il Développer le niveau des
spécifications.
est nécessaire de renseignements de l’outil de
compléter le niveau des collecte en matière de gestion
(c) La fiabilité des informations
informations du système des marchés, ainsi que par des
est élevée (vérifiée par les
à caractère qualitatif informations à caractère
audits).
(respect des qualitatif
spécifications). ;
(d) L’analyse des informations
l’évaluateur a relevé par
est systématiquement effectuée,
ailleurs que le système
publiée et répercutée dans le
SIGMAP ne fournit pas
système.
d’indication sur les
marchés de gré à gré en
fonction des cas les
justifiant, enfin, les
audits n’ont pas encore
été mis en œuvre.

158
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

5-c) – Une stratégie et des Le programme existant


capacités de formation durables ne suffit pas à satisfaire
existent pour fournir une les besoins du système.
formation, des conseils et une
assistance pour le Le pays n’a pas encore
développement des capacités de Développer la stratégie de
véritablement adopté de
l’administration et des renforcement des capacités
stratégie globale de
participants du secteur privé renforcement des
afin qu’ils puissent assimiler les capacités au niveau
règles et règlements, ainsi que national.
la manière dont ils doivent être
appliqués 1
L’examen du rapport du
cabinet SOFRECO
permet de souligner que
Il existe une stratégie de la stratégie proposée
formation et de renforcement s’inscrit principalement
des capacités qui prévoit: dans le renforcement de
la formation à court et à
moyen terme,
(a) des programmes permanents considérant même que la
de formation approfondie d’une mission n’a pas pour
qualité et d’un contenu objectif d’élaborer de
appréciables pour les besoins plans de

159
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

du système; professionnalisation, ni
(b) une évaluation et un de fixer de cadre de
aménagement périodiques en pérennisation des
fonction des données de formations (alors que tel
l’expérience et des besoins; était bien son objectif
initial) ; l’une des
(c) des services consultatifs ou
recommandations de la
un bureau d’aide pour répondre
mission est ainsi la
aux questions posées par les
réalisation d’une étude
entités acheteuses, les
approfondie sur la
fournisseurs, les entreprises et
faisabilité d’une filière
le public.
de professionnalisation
de la fonction marchés
publics ; le rapport est
ainsi essentiellement
concentré sur les aspects
formation sans
s’attacher véritablement
d’ailleurs aux cibles de
cette formation liées aux
nouvelles architectures
de la réforme ; au-delà,
le rapport n’identifie ni
l’état des capacités, ni
les besoins de formation
(en terme quantitatif et
qualitatif) issues de la
réforme

160
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

Au surplus, les cellules


de passation n’ont pas
encore été mises en
place ; leur statut et
Elaborer et adopter l’arrêté sur
ancrage institutionnel ne
les cellules
sont pas encore définis.

En outre, l’absence de
statut véritable des Définir par une étude la cadre
spécialistes en passation professionnel de
de marchés et la trop développement des
grande mobilité des spécialistes en passation de
agents qui en résulte ne marchés
garantit pas le maintien
de capacités au sein des
services de passation des
marchés. Ceci constitue
une des faiblesses
majeures du système.

161
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

Réaliser une étude sur le


développement des normes de
5-d) – Les normes de contrôle contrôle de la qualité en
de la qualité sont diffusées et matière de passation et de
utilisées pour évaluer la contrôle des marchés
performance du personnel et
traiter les problèmes liés au Cette étude pourrait à terme
développement des capacités être prolongée par une autre
étude sur la mise disposition
d’outils aux fins de mesurer
l’efficacité de la dépense
(a) des normes d’assurance Il est à noter que le 0 publique
qualité et un système de suivi système ne prévoit pas
des processus de passation de de mécanismes
marchés et des produits. d’assurance qualité ou
d’évaluation de la
(b) un processus d’évaluation performance du
de la performance du personnel personnel.
fondé sur les résultats et les
comportements professionnels. Aucun audit n’a été
réalisé dans ce domaine
(c) que des audits opérationnels
sont exécutés régulièrement
pour contrôler la conformité
avec les normes d’assurance
qualité.

162
EXPLICATION Commentaires du
INDICATEURS DE BASE NOTE
RESUMEE RECOMMANDATIONS Secrétariat du PEMFAR

163
Pilier III - Opérations d’achat et pratiques du marché

Le Pilier III permet d’apprécier l’opérationnalité et l’efficience du système de passation au


niveau des autorités contractantes. Il prend en compte le fonctionnement du marché lui-même
de la commande publique comme l’un des moyens d’évaluer la qualité du système. Le Pilier
III consiste en trois indicateurs. L’indicateur 6 évalue l’efficacité des opérations d’achat des
autorités contractantes. L’indicateur 7 évalue la fonctionnalité même du marché de la
commande publique. L’indicateur 8 s’intéresse aux mesures de gestion des marchés et aux
dispositions en matière de règlement des litiges.

Les résultats de l’évaluation du Pilier III peuvent être synthétisés de la façon suivante:

Indicateur 6: Les opérations et les pratiques d’approvisionnement du pays sont


efficientes

6.1 Faiblesses du système

Lors de la précédente évaluation, il avait été noté que le niveau d’ensemble des agents
affectés à la passation des marchés souffre des insuffisances du programme de formation et de
renforcement des capacités. Les programmes de formation en direction du secteur privé sont
quasi inexistants, ce qui expliquait la faible notation.

En matière de décentralisation et de déconcentration des fonctions, il avait été relevé que le


dispositif de la Directive UEMOA prévoyant la création de personne responsable des marchés
n’avait toujours pas été transposé ; de même, en matière de contrôle, le positionnement du
Ministre chargé des marchés publics, autorité de contrôle et d’approbation, de même que les
délégations de pouvoirs résultant de l’arrêté précisant les modalités de délégation de
compétences du ministre chargé des marchés publics n’étaient pas de nature à renforcer la
responsabilisation de la structure administrative de contrôle en conformité avec les directives
UEMOA.

Il avait été aussi noté l’absence d’une politique de rétention de documents compatible avec les
lois de prescription en vigueur dans le pays en cas d’enquête et de poursuite pour fraude et
corruption ainsi qu’avec les cycles d’audit et de protocoles de sécurité établis pour assurer la
protection des archives, physique ou électroniques.

6.2 Progrès réalisés

Certes, des études ont été menées en vue de l’adoption d’un programme de renforcement des
capacités. Mais, elles n’ont pas atteint les objectifs requis (l’étude est par trop limitée aux
aspects formation). L’étendue des besoins pourrait être mieux identifiée de même que le
ciblage des destinataires (cadres techniques et secteur financier) de la formation.

Par ailleurs, des normes ont été établies concernant la tenue des dossiers et des documents
relatifs aux transactions et à la gestion des marchés. Toutefois, à ce jour, nous n’avons pas la
preuve de la mise en place opérationnelle de protocole de sécurité au niveau des autorités
contractantes pour assurer la protection des archives tant physiques qu’électroniques.

164
L’arrêté portant organisation des archives sur les marchés publics ne précise pas la nature des
documents pouvant être consultés par le public ni les conditions d’accès à ces documents.
6.3 Recommandations

La nature des formations proposées, au-delà de la familiarisation avec les textes


réglementaires nouveaux, doit être résolument orientée vers une logique de résultats.

Cela suppose un phasage avec un programme et des normes de qualité, connectée avec un
programme d’évaluation des performances, ainsi qu’un ancrage avec un nouveau statut de
spécialiste en passation de marchés ; cette logique de résultat doit être également appréciée en
termes qualitatifs s’agissant des prestations (qualité des prestations, pourcentage de fonds
publics ayant été directement affecté à l’amélioration du service). Les études doivent être
ainsi recadrées dans une perspective plus globale, prenant en compte les interférences entre
les 4 piliers de la réforme.

En matière de stratégie de renforcement des capacités, il sera également fondamental que soit
précisé le profil des responsables par référence aux objectifs de la réforme.

Enfin, en matière de délégation de compétence, il conviendra de réexaminer le projet de texte


d’application sur les délégations de compétence du Ministre chargé des marchés publics, de
prendre un texte d’application sur le pouvoir de signature des marchés et de délégation en
matière d’approbation, et ce en conformité avec les principes de la Directive UEMOA.

Indicateur 7: Fonctionnalité du marché des achats gouvernementaux

7.1 Faiblesses du système

Le secteur privé souffrait de l’inexistence d’une politique et d’un programme de renforcement


des capacités des PME. De même, il convient de relever que les mécanismes de partenariats
publics privés n’étaient pas définis dans un cadre juridique préétabli et fonctionnel.

Par ailleurs, plusieurs contraintes empêchaient son accès aux marchés publics, (concurrence
déloyale liées à des phénomènes de dumping social), trop long délais de règlement,
persistance de difficultés en termes d’accessibilité aux crédits).

Le secteur privé (PME/PMI) avait également relevé l’absence d’un dispositif réglementaire
favorisant ses activités (type Small Business Act – SBA établi aux USA), ainsi qu’en matière
de partenariats public privé. Cette préoccupation semble prise également en compte à travers
le programme « doing business » (constitution des sociétés, fiscalité, accès aux terrains
industriels) ; un plan d’actions a été adopté ; sa traduction réglementaire doit être parachevée.

7.2 Progrès réalisés

La concertation avec le secteur privé s’est poursuivie, notamment sur la réforme du code des
investissements, l’instauration d’un guichet unique et la question de l’indemnisation des
entreprises consécutivement aux évènements survenus.

165
Des études ont été entreprises visant à renforcer l’accès des PME à la commande publique.

De même, le processus d’implantation des partenariats public-privé est en cours, sous la


Comité National en charge de l’implantation des PPP.

S’agissant des obstacles constatés à l’accès au marché, il doit être relevé l’opérationnalisation
en cours de la banque de données des prix de référence.

Une amélioration en cours d’opérationnalisation doit par ailleurs être notée en matière fiscale
(les attestations fiscales ne seront demandées qu’à l’attributaire du marché et non à l’ensemble
des soumissionnaires).

7.3 Recommandations

Il sera ainsi essentiel de mettre en œuvre les recommandations de l’étude sur l’accessibilité
des PME et des nouveaux entrants à la commande publique. Le renforcement des capacités du
secteur privé passe également sans aucun doute par la mise ne œuvre d’un cadre juridique et
opérationnel du mécanisme de catégorisation des entreprises.

La résorption de la dette domestique dépasse bien évidemment le cadre des marchés publics
mais elle est aussi essentielle pour améliorer le fonctionnement de l’ensemble du système.

Indicateur 8: Existence de dispositions relatives à la gestion des marchés et à la


résolution des litiges

8.1 Faiblesses du système

S’agissant des dispositions relatives à la gestion des marchés et à la résolution des litiges,
nombre des dispositions du code étaient conformes à la Directive UEMOA, mais le système
souffrait d’un déficit de capacité en matière de gestion des marchés; si la Côte d’Ivoire
dispose également d’un cadre juridique adéquat pour régler les litiges, notamment en matière
d’arbitrage, force était de constater que les tribunaux judiciaires étaient choisis pour régler les
conflits locaux et que peu de litiges étaient portés devant eux. Toutefois, le dispositif juridique
en place interdit toujours toute exécution de décisions contre l’Etat et même contre les
sociétés publiques.
8.2 Progrès réalisés

La compétence de l’ANRMP en matière d’exécution des marchés est susceptible de régler les
difficultés signalées, mais ce critère pour être satisfait doit être testé au plan opérationnel.

8.3 Recommandations

Il convient de finaliser la transposition de la directive UEMOA notamment en matière de


gestion et d’exécution des marchés et de revoir le dispositif d’exécution des décisions rendues
contre les acteurs publics.

166
Le Tableau ci-dessous présente l’évaluation détaillée pour le Pilier III.

Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

Pilier III. Opérations d’achat et Pratiques du marché

6. Les opérations et les


pratiques
d’approvisionnement du
pays sont efficientes

6-a) – Le niveau de
compétence des responsables
gouvernementaux au sein de
l’entité en matière de
passation de marchés
correspond à leurs
responsabilités en matière La formation proposée, au-
d’approvisionnement Il résultait de l’évaluation précédente delà de la familiarisation avec
que le dispositif remplissait seulement les textes réglementaires
le critère (a) cité en marge. Sans doute 2
nouveaux doit être résolument
(a) Il existe des profils de l’identification d’un profil type (qui orientée vers une logique de
compétences et de pourrait être intégrée à l’étude sur al résultats ; cela suppose un
connaissances définis pour les professionnalisation de la filière) phasage avec un programme et
emplois spécialisés en matière pourrait être améliorée. des normes de qualité,
d’approvisionnement. connectée avec un programme
Toutefois, le programme de formation a d’évaluation des
(b) Les compétences sont été élaboré et est devenu opérationnel y performances, ainsi qu’un
systématiquement mises en compris avec des formations de ancrage avec un nouveau statut
adéquation avec les besoins formateurs ; c’est ce qui justifie de spécialiste en passation de

167
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

de recrutement par le biais l’amélioration de la note. marchés ; cette logique de


d’une procédure ouverte. résultat doit être également
appréciée en termes qualitatifs
(c) Le personnel requis pour s’agissant des prestations
exécuter ponctuellement des (qualité des prestations,
activités de passation de pourcentage de fonds publics
commandes possède les ayant été directement affecté à
connaissances dont il a besoin l’amélioration du service)
pour exercer cette activité ou
a accès à une équipe de Aussi bien, la stratégie de
professionnels pouvant renforcement des capacités
fournir ces connaissances. doit préciser le profil des
responsables par référence aux
(d) Les agents qui sont objectifs visés ci-dessus.
amenés de façon ponctuelle à
exécuter des activités d’achat
possèdent les connaissances Ces études doivent être
dont ils ont besoin pour recadrées dans une perspective
exécuter l’activité ou ont plus globale, prenant en
accès au personnel compte les interférences entre
professionnel pouvant leur les 4 piliers de la réforme.
dispenser ces connaissances. C’est une clé de la
pérennisation de la réforme.

6-b) – Les programmes de


formation et d’information
2
sur la passation des marchés à
l’intention des responsables
gouvernementaux et des

168
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

intervenants du secteur privé


sont conformes à la demande
Il résulte de l’évaluation que le
(a) La conception des programme de formation a été élaboré
programmes de formation et est opérationnel ; il est développé
repose sur un inventaire des soit la DMP, soit par l’ARMP, soit
déficits de compétences afin conjointement et parfois dans le cadre
de correspondre aux besoins de conventions passées avec
du système. l’UEMOA ; il vise aussi le secteur
privé (210 entreprises ont été formées
(b) Des programmes par la DMP sur les procédures de
d’information et de formation marchés publics)
sur la passation de marchés
publics en direction du
secteur privé sont offerts
régulièrement soit par le
gouvernement ou par des
institutions privées.
L’étendue des besoins pourrait être
(c) Le temps d’attente avant mieux identifiée de même que le
l’admission à un stage (pour ciblage des destinataires (cadres
les intervenants du secteur techniques et secteur financier) de la
public ou secteur privé) est formation ; l’ensemble des
raisonnable (par exemple, un préoccupations exprimées au
ou deux trimestres). paragraphe précédent doit être pris en
compte

Il résulte de l’évaluation que le 1


6-c) – Il y a des normes dispositif de passation de marchés

169
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

établies concernant la tenue satisfait non seulement au critère (a),


des dossiers et des documents mais également aux critères (b) et (c) ;
à ce jour, nous n’avons pas la preuve de
relatifs aux transactions et à la
gestion des marchés la mise en place opérationnelle de
protocole de sécurité au niveau des
autorités contractantes pour assurer la
protection des archives tant physiques
(a) le cadre juridique et
qu’électroniques. Toutefois, l’arrêté
réglementaire établit une liste
portant organisation des archives sur les
des dossiers de passation de
marchés publics ne précise pas la nature
marchés qui doivent être
des documents pouvant être consultés
tenus au niveau opérationnel
par le public ni les conditions d’accès à
et de ce qui peut être consulté
ces documents.
par le public, y compris les
conditions d’accès à ces
documents.
(b) Les dossiers doivent
inclure:
• les avis publics relatifs
aux projets d’appels
d’offres
• les documents d’appel
d’offres et addenda
• les documents relatifs au
dépouillement des offres
• les rapports d’évaluation
des offres
• les procédures d’appel

170
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

formelles engagées par


les soumissionnaires et
l’issue de ces recours
• les documents finaux
signés relatifs aux
marchés et les addenda et
amendements y afférents
• la résolution des
contentieux et litiges
• les paiements finaux
• les données relatives aux
décaissements
(conformément aux
exigences du système de
gestion financière du
pays).

(c) Il existe une politique de


rétention de documents qui
est compatible avec les lois de
prescription en vigueur dans
le pays en cas d’enquête et de
poursuite pour fraude et
corruption ainsi qu’avec les
cycles d’audit.
(d) Il existe des protocoles de
sécurité établis pour assurer la
protection des archives,

171
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

physique ou électroniques.

6-d) – Il y a des dispositionsIl résulte de l’évaluation que la Revoir le texte d’application


permettant de déléguer le délégation n’est réglementée qu’en sur les délégations de
pouvoir à d’autres institutions
termes généraux. Toutefois, le système compétence du Ministre
ayant la capacité d’assumer concentre encore les décisions, dans chargé des marchés publics
les responsabilités certaines entités, notamment au niveau
(a) la délégation du pouvoir des ministères, à un échelon élevé,
de décision est décentralisée créant ainsi des lourdeurs et des Prendre un texte d’application
vers les échelons inférieurs retards ; en matière de passation, le sur le pouvoir de signature des
dispositif de la Directive UEMOA marchés et de délégation en
les plus compétents en
fonction des risques associés prévoyant la création de personne matière d’approbation
et des sommes monétaires que responsable des marchés n’a toujours
pas été transposé ; de même, en matière
cela implique.
de contrôle, le positionnement du
(b) La délégation de pouvoirs Ministre chargé des marchés publics, 2
est réglementée par la loi. autorité de contrôle et d’approbation
(c) La responsabilité des affaiblit le principe de
décisions est définie de responsabilisation de la structure
manière précise. administrative de contrôle
La délégation est prévue par le Code et
les règlements en matière de seuil
(dispositif en matière de
décentralisation et de déconcentration)
et tient compte des risques fiduciaires.
Une plus forte responsabilisation des
acteurs est nécessaire; elle doit être
mise en œuvre avec des capacités
172
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

existantes.

7. Fonctionnalité du
marché des achats
gouvernementaux
7-a) – Il existe des Il résulte de l’évaluation qui reflète la
mécanismes efficaces de position du CNCS que le système ne
partenariat entre les secteurs prend en compte le critère (a) cité en
public et privé marge.
(a) Le Gouvernement Le secteur privé a été associé à
encourage un dialogue ouvert l’ANRMP de façon paritaire (4 2
avec le secteur privé et membres sur 12) ; par ailleurs, il est
dispose de mécanismes également associé à divers cadres de
établis et formels pour un dialogues, notamment sur l’initiative
dialogue ouvert avec les ETIE, le CER/DGI (en matière fiscale,
associations ou d’autres l’OCOD, en matière douanière, le
moyens. GACO sur la gouvernance d’entreprise)

173
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

(b) Le gouvernement dispose sur la mise en place d’ un cadre


de programmes visant à réglementaire pour les partenariats
contribuer au renforcement publics privés ; enfin, le cadre de
des capacités des entreprises concertation Etat/secteur privé qui
privées, s’agissant notamment existait a été réactivé depuis 3 ans (une
des petites entreprises, et de matrice de 12 actions prioritaires a été
programmes de formation validée (début 2010) ; dans ce dernier
visant à permettre l’arrivée de cadre le dialogue s’est poursuivi sur la
nouveaux entrants sur le réforme du code des investissements,
marché des achats l’instauration d’un guichet unique et la
gouvernementaux. question de l’indemnisation des
(c) Le gouvernement entreprises consécutivement aux
encourage les partenariats évènements survenus.
publics privés et les
mécanismes sont bien définis
Des études ont été entreprises visant à
dans le cadre juridique pour
renforcer l’accès des PME à la
que de tels arrangements
commande publique ; elles sont
soient possibles. Adopter un cadre
toutefois plus concentrées sur la
réglementaire favorisant
question du renforcement des capacités
l’accès des PME et des
des PME que sur la résolution des
nouveaux entrants à la
obstacles à leurs accès à la commande
commande publique
publique.

Toutefois, il n’y a pas véritablement à


ce stade de dispositif réglementaire
favorisant ces activités (type Small
Business Act – SBA établi aux USA).

174
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

Cette préoccupation semble prise


également en compte à travers le
programme « doing
business » (constitution des sociétés,
fiscalité, accès aux terrains industriels) ;
un plan d’actions a été adopté ; sa
traduction réglementaire doit être
parachevée.

Le secteur privé a aussi bénéficié de


programme de formation. Adopter une loi sur les PPP

Au surplus, les mécanismes de


partenariats publics privés ne sont pas
définis dans un cadre juridique
préétabli, même si un consultant est en
cours de recrutement à l’effet
d’élaborer une loi sur les PPP.

175
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

Il résulte de l’évaluation que le secteur


privé est relativement performant, mais
la concurrence pour l’obtention de gros
marchés se limite à un nombre
7-b) – Les institutions du relativement réduit d’entreprises.
secteur privé sont bien
organisées et capables de Pourtant, par exemple dans le secteur
faciliter l’accès au marché du bâtiment, le secteur privé a noté
l’absence d’entreprise de référence (à
l’image de celles existant au Sénégal,
2
Bénin, Burkina Faso).
Le secteur privé est
compétitif, bien organisé et
capable de participer à la
compétition pour l’obtention Dans la perspective de relance
de marchés publics. importante de l’activité, il convient de
d’examiner les capacités du secteur Renforcer le cadre juridique et
privé à répondre à la demande en cas de opérationnel du mécanisme de
relance importante de l’activité. catégorisation des entreprises
(une étude est en cours)

7-c) – Il n’existe pas Plusieurs contraintes qui empêchaient


d’obstacles systémiques l’accès du secteur privé aux marchés
majeurs (tels que l’accès 2
publics ont été levées, ce qui explique
insuffisant au crédit, les l’amélioration de la note.
pratiques contractuelles, etc.)

176
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

qui limitent la capacité du


secteur privé d’accéder au
marché des La notion d’offres anormalement basses
approvisionnements est consacrée par le Code et explicitée
dans le manuel de procédure

De même, l’opérationnalisation de la
banque des prix de référence est en
cours

Une amélioration doit par ailleurs être


notée en matière fiscale (le délai de
validité des attestations fiscales a été
porté à trois mois au lieu de deux mois
et le pouvoir de signer ces attestations a
été déconcentré)

Les DAO mentionnent en effet que :


- l’attestation de régularité fiscale
(des impôts) n’est pas recevable si
la date de mise à jour (date à
laquelle l’entreprise présente une
situation fiscale régulière) a expiré
de plus de trois (03) mois à la date
d’ouverture des plis
- l’attestation de mise à jour de la
CNPS n’est pas recevable si le délai
de validité normal inscrit sur

177
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

l’attestation a expiré de plus de trois


(03) mois à la date d’ouverture des
plis.

Il convient de noter également les


facilités d’obtention des cautions à des
prix plus abordables auprès des
établissements financiers.

Toutefois, des difficultés subsistent en


termes d’accessibilité aux crédits, de
concurrence déloyale liées à des
phénomènes de dumping social, peu
d’allotissements pour permettre l’accès
des PME aux marchés, pas de pénalités Ces différents points devraient
pour retard de règlements, pas de être solutionnés par l’étude
révision des prix système de évoquée ci-dessus
préfinancement de fait, des retards de
paiement liées aux problèmes de
trésorerie de l’Etat et du niveau
persistant de la dette domestique, qui
fait d’ailleurs l’objet de processus de
titrisation au détriment du secteur privé

178
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

7-d) – Il existe des règles


claires et transparentes pour
déterminer s’il convient de
recourir aux marchés
internationaux ou nationaux,
qui s’appuient sur une saine
appréciation des enjeux
commerciaux et de
développement

(a) Le pays dispose de règles


claires pour déterminer s’il Il résulte de l’évaluation que
convient d’avoir recours aux l’ensemble des conditions citées en 3
marchés internationaux ou marge sont réunies.
nationaux.
(b) Les règles du pays,
lorsqu’il est fait appel à la
participation d’entreprises
étrangères, sont conformes
aux bonnes pratiques et ne
créent pas de barrières (se
reporter à l’Annexe 1 pour
des orientations générales.)
(c) Les règles du pays
permettent la participation de
toute entreprise intéressée,
même lorsqu’il n’est pas fait

179
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

appel à la concurrence
internationale, en accord avec
les obligations juridiques du
pays.

8. Existence de dispositions
relatives à la gestion des
marchés et à la résolution
des litiges
8-a) – Des procédures sont Il résulte de l’évaluation qui reflète la Finaliser la transposition de la
clairement définies position du CNCS que l’ensemble des Directive UEMOA
concernant l’exercice des conditions citées en marge sont réunies
responsabilités de gestion de à l’exception de la condition (e).
marchés et comprennent des
procédures relatives à Toutefois, un état de la transposition de 2
l’inspection et à la réception la Directive UEMOA a été réalisé dans
des biens, travaux et services, ce domaine qui relève encore des écarts
des procédures de contrôle de avec la réglementation nationale ;
la qualité, ainsi que des l’ARMP n’a pas encore répondu aux
méthodes de révision et de observations de l’Observatoire régional
publication rapide des

180
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

avenants de contrats

(a) Les procédures relatives à


la réception des produits
finaux et à la publication
d’avenants aux contrats font
partie du cadre juridique et
réglementaire ou sont
incorporées comme des
dispositions types dans les
contrats.
(b) Les clauses sont
généralement conformes aux
pratiques admises au plan
international (pour les
exemples de bonnes
pratiques, se reporter aux
contrats types des IFI).
(c) Les procédures de contrôle
de la qualité (CQ) des biens
sont bien définies dans les
contrats/documents type ou
dans les règlements. Le CQ
est effectué par des agents
compétents, des sociétés
d’inspection ou des

181
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

établissements d’essai
spécialisés.
(d) La supervision des travaux
de génie civil est effectuée
par des firmes d’ingénieurs
indépendants ou des
superviseurs ou des
inspecteurs gouvernementaux
qualifiés.
(e) Les règlements finaux sont
traités rapidement,
conformément aux
stipulations du contrat.

182
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

8-b) – Les contrats fixent des


procédures de résolution des
litiges qui prévoient un
processus rationnel et
équitable de règlement des
différends survenant pendant
l’exécution du contrat
Il résulte de l’évaluation que le système
satisfait à toutes les règles de pratique
(a) à (e) citées en marge (Acte
(a) Il existe une loi sur Uniforme OHADA en matière
l’arbitrage. d’arbitrage; loi n° 93-671 du 9 août
1993 relative à l’arbitrage).
(b) La loi est conforme aux
pratiques généralement
admises concernant la
neutralité des arbitres,
l’application régulière de la
loi, l’opportunité et le
caractère exécutoire de la Les dispositions contractuelles
sentence. renvoient à la compétence des
(c) Le pays admet comme un juridictions judiciaires pour juger des
usage couramment pratiqué litiges relatifs à l’exécution des
l’arbitrage international pour marchés publics.
les appels d’offres
internationaux.
(d) Les dispositions relatives L’ARMP dispose également d’une
au mode alternatif de compétence potentielle en matière de
règlement des conflits règlement des conflits liés à l’exécution
183
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

(MARC) figurent des marchés


communément dans les
contrats. Il convient de s’assurer que le
(e) Les dispositions relatives mode alternatif de règlement
3 des conflits (MARC) est bien
au MARC sont conformes à
la formulation internationale mentionné dans les nouveaux
standard (pour les bonnes projets de DAO incluant les
pratiques internationales, on modèles de contrats
peut faire référence aux
documents types d’appels
d’offres des IFI).

8-c) – Des procédures existent Il résulte de l’évaluation qui reflète la


pour faire respecter le position du CNCS que le pays ne
jugement issu du processus de satisfait en réalité qu’à deux des 2
règlement des litiges conditions citées en marge (a) et (b).
Les questions relatives au règlement
(a) Le pays est parti à la des marchés restent un problème

184
Commentaires du Secrétariat du
INDICATEURS DE BASE EXPLICATION RESUMEE NOTE
RECOMMANDATIONS PEMFAR

Convention de New York sur majeur; le secteur privé n’a pas


l'exécution des sentences confiance dans le système judiciaire et
arbitrales internationales. craint des représailles en cas de saisine
(b) Le pays est doté de des tribunaux de procédures contre
procédures permettant au l’Etat. L’Agent Judiciaire du Trésor a
vainqueur dans un litige de confirmé la quasi-absence de litiges
solliciter l’application du afférents aux marchés publics.
jugement par la saisine les
tribunaux. Au demeurant, le dispositif juridique en
place interdit toujours toute exécution
(c) Le pays dispose d’un
de décisions contre l’Etat et même
processus pour contrôler cet
contre les sociétés publiques
aspect de la gestion de
marchés et pour traiter les L’opérationnalité de l’ARMP en cette
problèmes relatifs à matière ne peut encore être testée
l’exécution des marchés.

185
Pilier IV - Intégrité et transparence du dispositif de passation de marchés

9. Le Pilier IV couvre quatre indicateurs permettant de mesurer le degré d’intégrité du


système, la qualité des contrôles assurant sa mise en œuvre conformément au cadre
réglementaire et l’efficacité du dispositif anti-corruption. L’indicateur 9 évalue l’efficience
des systèmes de contrôle et d’audit. L’indicateur s’intéresse au mécanisme de règlement des
différends. L’indicateur 11 est relatif à la qualité, l’accessibilité au public des informations sur
le système de passation des marchés, alors que l’indicateur 12 évalue la nature et l’étendue
des dispositions anti-corruption adoptées.

Indicateur 9: Le pays est doté de mécanismes efficaces de contrôle et d’audit

9.1 Faiblesses du système

Il avait été noté qu’il existait des lois et règlements régissant le contrôle interne et externe de
la dépense publique et particulièrement celui des marchés publics. Le nouveau code prévoit la
création de cellules de passation des marchés ; toutefois, elles ne sont pas encore
opérationnelles et il n’a pas été décidé de créer des cellules de contrôle des évaluations au sein
des autorités contractantes ; par ailleurs et ainsi que signalé par ailleurs, le déficit de pouvoir
décisionnel de la DMP affaiblit sa capacité de contrôle. En outre, le contrôle interne a
posteriori (DMP pour les autorités contractantes) et le contrôle externe (Chambre des
Comptes, IGE) n’étaient pas effectifs.

La fonction d’audit indépendant était reconnue, mais elle n’était pas davantage opérationnelle.

La Chambre des Comptes et l’Inspection Générale des Finances n’exerçaient aucun contrôle
sur les marchés publics. Leurs moyens humains et logistiques étaient faibles.

9.2 Progrès réalisés

Une réflexion sur la coordination de l’action des corps de contrôle est en cours.

L’efficience des mécanismes de contrôle pourrait également résulter d’une adjonction au


SIGMAP d’un module de détection des fraudes (en cours de réalisation).

9.3 Recommandations

Il est ici proposer de renforcer les compétences des organes de contrôle (IGF, Chambre des
comptes) en matière de marchés publics (formation, définition de normes de contrôle interne
(incluant un dispositif en matière de gestion des risques) et élaboration d’un manuel de
procédures).

Indicateur 10: Efficacité du mécanisme d’appel

10. 1 Faiblesses du système

L’absence de tout principe de suspension dès la saisine de l’autorité contractante n’est pas
conforme aux bonnes pratiques y compris celles établies par les dispositions de la Directive
UEMOA.

186
Par ailleurs, et c’est une des faiblesses du système, l’ARMP n’a pas compétence pour régler
les litiges entre les acteurs publics du système en violation de la directive UEMOA ; un texte
devrait en outre être pris permettant à l’ARMP d’annuler les contrats attribués irrégulièrement
dans les deux mois de la publication des contrats.

10.2 Progrès réalisés

Le texte de l’arrêté d’application sur les recours a été adopté, mais il ne précise toujours pas
les délais de publication des décisions de l’ARMP.

10.3 Recommandations

Il conviendrait de revoir le dispositif de recours à l’aune des observations indiquées ci-dessus.


Renforcer le cadre juridique relatif à l’exécution des décisions rendues par l’ARMP (mettre
les textes réglementaires en conformité avec les Directives UEMOA en matière de suspension
de procédure, préciser le délai de publication, prévoir un recours contractuel et revoir les
conditions d’exécution des décisions prises contre les acteurs publics).
Indicateur 11: Degré d’accès à l’information

Cet indicateur ne nécessite pas d’observations particulières.

Indicateur 12: Le pays s’est doté des mesures de promotion de l’éthique et de lutte
contre la corruption

12.1 Faiblesses du système

L’évaluation n’a pas permis d’établir la moindre preuve de poursuites et de punition pour
pratiques de corruption. L’ARMP manque de moyens d’investigation indépendants et la
participation de la société civile à la lutte contre la corruption reste faible.

12.2 Progrès réalisés

Le cadre global de la lutte contre la corruption a été validé. Les dénonciations anonymes
peuvent être faites sur les sites de la DMP et de l’ARMP et un module de détection de fraude
intégré au SIGMAP est en cours d’opérationnalisation.

12.3 Recommandations

Il n’y a pas de réforme de la gestion des finances publiques réussie (hormis la production de
textes réglementaires de grande qualité) si sa crédibilité n’est pas affirmée aux yeux de
l’ensemble des acteurs et notamment des citoyens à travers l’effectivité du système répressif.

Il convient d’adopter un texte sur les enquêtes pouvant être menés par l’ARMP de revoir et
d’adopter le projet d’arrêté portant modalités d’application des sanctions.

187
Il nous paraît donc essentiel de prévoir dans l’attente de la prochaine évaluation une action
permettant au SNGRC d’établir une banque de données statistiques des cas de fraudes et de
corruption (poursuites, sanctions), et de renforcer le dispositif réglementaire facilitant la
constitution de partie civile des organes de la société civile en charge de la lutte contre la
corruption, et leur capacités d’intervention en matière d’audit social. Ces activités doivent être
intégrées dans le cadre plus global de la transposition des conventions internationales de lutte
contre la corruption au plan interne.
Il doit par ailleurs être demandé à la Chambre des comptes, en lui en donnant les moyens, de
mettre en œuvre les dispositions des articles 134 et suivants de la loi n° 97-243 du 25 avril
1997 déterminant la composition, l’organisation les attributions et le fonctionnement de la
Cour Suprême relatifs aux fautes de gestion et parfaitement applicable à la matière de
marchés publics (procuration d’avantage injustifié).

188
Le Tableau ci-dessous présente l’évaluation détaillée pour le Pilier IV.

INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du


EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR

Pillar IV. Intégrité et Transparence du système de passation de marchés

9. Le pays est doté de


mécanismes efficaces de
contrôle et d’audit

9-a) – Un cadre juridique, Le dispositif remplit le critère a),


une organisation, une mais les contrôles sont peu
politique et des procédures efficients; les nouvelles
de contrôle interne et dispositions prises en matière de
externe et d’audit des détection des fraudes, sur le rôle de
opérations d’achats l’ARMP sont trop récentes pour
gouvernementaux sont en que leur efficience puisse être
place pour fournir un cadre testée.
de contrôle fonctionnel
2
Force est toute fois de relever que
Le cadre juridique et nombres de projets cofinancés
réglementaire du pays échappent au contrôle des
prévoit: institutions nationales, voire
ignorent tout simplement les
(a) des mécanismes dispositions du code des marchés
adéquats de contrôle et
d’audit indépendant et des
organismes chargés de La fonction interne de contrôle Renforcer le dispositif
superviser la fonction qualité de la passation des marchés institutionnel de passation

189
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
approvisionnement. au sein des autorités contractantes et de contrôle (PRMP,
(b) la mise en œuvre de est assurée par les points focaux et cellule de passation et de
mécanismes de contrôle la Commission d’Ouverture et de contrôle) dans chaque
interne dans les différentes Jugement des Offres. Le autorité contractante
institutions, assortie de positionnement des points focaux
procédures clairement au sein de l’autorité contractante
définies. pose aussi problème (sous
(c) un équilibre adéquat l’autorité du DAF qui est
entre la prise de décision également ordonnateur délégué);
rapide et efficiente et or, l’indicateur souligne bien la
l’atténuation adéquate des nécessité de procédures internes de
risques. contrôle et de gestion qui prévoient
des contrepoids au sein d’un
(d) une évaluation organisme chargé de traiter les
périodique précise des commandes.
risques et des contrôles
adaptés à la gestion des Le maintien de la note ne pourra
risques. être justifié à terme que la mise en
place rapide d’un cadre efficient de
Introduire la fonction et les
passation et de contrôle interne au
outils de « gestion des
sein des autorités contractantes
risques » dans le dispositif

La fonction de contrôle exercée


par la Structure chargée des
marchés publics est affaiblie par le
rôle dévolu au Ministre chargé des
marchés publics dans le cadre du
contrôle de certaines procédures
(gré à gré, liste restreinte, etc….);
190
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
la conséquence est qu’il n’y a pas
dans ces procédures spécifiques de
séparation véritable entre la
fonction de contrôle et
d’approbation des marchés (en
conformité avec la Directive
UEMOA).

Il convient de relever un grand


éclatement des structures de
contrôle. Certaines dépendent
directement de la Direction
Générale du Budget (Contrôle
financier, CRDP, Direction des
Opérations des Collectivités
décentralisées). De son côté,
l’Inspection Générale des
Finances, rattachée au cabinet du
Ministre des Finances a pour
vocation d’effectuer des missions
d’inspection sur toute l’étendue du
territoire. Mais ses capacités en
terme humain et matériel sont
faibles; elle se heurte souvent à de
fortes résistances dans le cadre de
l’exécution de ses missions. Elle
ne dispose d’ailleurs d’aucun de
moyens de coercition. Ses rapports
sont seulement destinés au
Ministre des Finances. Elle n’a
191
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
effectué aucun contrôle sur les
procédures de passation des
marchés publics et les rapports
déposés ces dernières années n’en
traite pas. Il convient de constater
un déficit de coordination de la
fonction de contrôle des marchés
publics avec les missions des
services étatiques en charge de la
fraude douanière et fiscale.

Si la fonction d’audit indépendant


est reconnue, elle n’est pas encore
opérationnelle ni au niveau de la
Chambre des comptes, ni à celui
de l’ARMP

La Chambre des comptes ne


dispose pas des capacités humaines
suffisantes pour exercer sa mission
de façon efficiente.

Dans les quelques années ayant


précédé l’évaluation, ses audits
n’ont pas révélé de faits de fraude
ou de corruption ayant trait aux
marchés publics. Elle n’exerce
aucun contrôle sur les procédures
de passation elle-même et ses
192
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
magistrats n’ont pas encore reçu de
formation adéquate
postérieurement à la mise en
œuvre du nouveau code des
marchés.

9-b) – Une application


effective et un suivi des
constatations et des
recommandations émises
par le cadre de contrôle
offrent un environnement
propice à l’observation des
normes
Aucun audit n’a été réalisé dans les
0
années récentes
Les audits internes ou
externes sont effectués au
moins une fois par an et
une suite est donnée aux
recommandations ou elles
sont appliquées dans les
six mois suivant la remise
du rapport des auditeurs.

193
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR

9-c) – Le système de Il conviendrait de prévoir


contrôle interne fournit des la rédaction sur chaque
Seule la condition a) est remplie. marché d’un rapport
informations actualisées
S’il s’agit ici de la Commission d’achèvement ; un modèle
sur l’observation des
d’Ouverture et de Jugement de pourrait être préparé par
normes pour permettre à la
Offres, c’est le code qui peut l’ARMP
direction de prendre les
correspondre aux dites normes
mesures qui s’imposent L’insuffisance des procédures de
(a) il existe des normes contrôle (notamment dans le suivi
écrites permettant à la régulier des opérations de chantier)
cellule de contrôle interne doit être signalée.
de signaler les problèmes à Il est vrai cependant que le code 1
la direction en fonction de prévoit que chaque cellule de
l’urgence de la question. passation établit chaque année un
(b) Il existe une procédure rapport annuel sur l’ensemble des
établie qui consiste à marchés publics (état d’exécution
communiquer à la des marchés, listes des entreprises
direction des rapports défaillantes, nature des
périodiques et réguliers manquements constatés et compte
pendant toute l’année. rendu des marchés passés par
(c) La périodicité définie et entente directe)
les normes écrites sont
observées.

194
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
9-d) – Les systèmes de Elaborer les procédures de
contrôle interne sont contrôle interne, y compris
suffisamment bien définis un manuel définissant les
pour permettre la critères relatifs à cette
réalisation d’audits de activité
performance Il résulte de l’évaluation que des
procédures existent, mais que leur
observation est inégale. 1
Il existe des procédures de
La réalisation d’audit de
contrôle interne, y compris
performance en l’état du système
un manuel définissant les
n’apparaît pas possible
critères relatifs à cette
activité qui est largement
accessible à tout le
personnel.

9-e) – Les auditeurs sont Il résulte de l’évaluation qu’il Renforcer les capacités de
suffisamment informés des n’existe pas de programme établi la chambre des comptes
dispositions relatives à la de formation des auditeurs internes
passation de marchés et et externes pour assurer qu’ils ont
des systèmes de contrôle une parfaite connaissance des 1
pour effectuer des audits principes, opérations, lois et
de qualité concourant au règlements en matière de passation
respect des normes de marchés; au surplus, à ce jour,
les audits ne sont pas réalisés.

195
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR

10. Efficacité du
mécanisme d’appel
10-a) – Les décisions sont Renforcer et étendre le
arrêtées sur la base des cadre de contrôle de
informations disponibles, l’ARMP
et la décision finale peut
être réexaminée et jugée
par un organe (ou autorité) Il résulte de l’évaluation que le
dotée de pouvoirs système remplit les conditions (a)
d’exécution aux termes de – (c) ci-dessus depuis la création
la loi de l’ARMP et l’adoption de
l’arrêté relatif à la cellule recours.
Cependant, et c’est une des
(a) Les décisions sont faiblesses du système, l’ARMP n’a
rendues sur la base des pas compétence pour régler les 3
éléments d’appréciation litiges entre les acteurs publics du
disponibles soumis par les système en violation de la directive
parties à un organe désigné UEMOA ; un texte devrait en outre
qui a le pouvoir d’émettre être pris permettant à l’ARMP
une décision non d’annuler les contrats attribués
susceptible de recours et irrégulièrement dans les deux mois
ayant un caractère de la publication des contrats
contraignant, à moins
qu’elle soit renvoyée
devant un organe d’appel.

(b) Il existe un organe


d’appel qui a le pouvoir de

196
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
réviser les décisions de
l’institution chargée de
l’examen des plaintes et
émet des décisions sans
appel et exécutoires.

(c) Il y a des délais


indiqués pour le dépôt et
l’examen des plaintes ainsi
que pour l’émission des
décisions, lesquels ne
doivent pas inutilement
retarder le processus de
passation des marchés.

197
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
Renforcer le cadre
juridique relatif à
l’exécution des décisions
rendues par l’ARMP

Les conditions sont remplies sauf


en ce qui concerne les mécanismes
et pouvoirs d’exécution des
décisions qu’il conviendra de tester
au fur et à mesure de leur mise en
œuvre, le texte sur la cellule de
10-b) – Le mécanisme recours ne supprimant pas les
d’examen des plaintes a la obstacles pouvant être levés à Mettre les textes
capacité de traiter réglementaires en
l’encontre de l’exécution des
efficacement les plaintes et décisions rendues contre l’Etat 2 conformité avec les
est un moyen de faire Directives UEMOA
appliquer les mesures de En outre, l’absence de tout
redressement imposées principe de suspension dès la
saisine de l’autorité contractante
est contraire aux dispositions de la
Directive UEMOA.
Le délai de publication des
décisions n’est d’ailleurs pas prévu
Préciser le délai de
publication

198
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
L’ensemble des conditions visées
10-c) – Le système à cet indicateur sont aujourd’hui
fonctionne de manière remplies depuis l’adoption de
impartiale, les effets des l’arrêté sur la cellule recours et 3
décisions étant équilibrés l’examen des preuves de son
et justifiés par les opérationnalité
informations disponibles

10-d) – Les décisions sont


publiées et mises à la
Les décisions sont bien publiées
disposition de toutes les 3
sur le site de l’ARMP
parties intéressées et du
public

10-e) – Le système assure


que l’organe d’examen des
Tel est bien le cas depuis
plaintes jouit des pleins
l’opérationnalisation de l’ARMP et 3
pouvoirs et d’une
de la cellule recours
indépendance totale pour
le règlement des plaintes

11. Degré d’accès à


l’information

199
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
11(a) – Les informations
sont publiées et diffusées
grâce aux supports
disponibles au moyen des
technologies de
l’information, lorsque cela
est possible

Les informations sur la


passation de marchés sont Il résulte de l’évaluation que les
facilement accessibles informations sont publiées dans
dans les media largement des medias (journaux et sur les
diffusés et accessibles. Les 3
sites de la DMP et de l’ARMP) y
informations fournies sont compris les résultats des marchés
centralisées en un lieu et les plaintes
commun. Les informations
sont pertinentes et
complètes. Les
informations permettant
aux parties intéressées de
comprendre les processus
et dispositions relatifs à la
passation des marchés et
de suivre l’issue des
procédures, les résultats et
la performance.

200
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR

12. Le pays s’est doté des


mesures de promotion de
l’éthique et de lutte
contre la corruption
12-a) - Le cadre juridique
et réglementaire pour la
passation des marchés, y Il est ici admis que les conditions
compris les documents citées en marge sont
d’appel d’offres et les substantiellement réunies. Les
documents relatifs aux documents d’appel d’offres
contrats, comprennent des contiennent en effet des
dispositions relatives à la dispositions adéquates sur la
corruption, à la fraude, aux fraude et la corruption. Toutefois,
conflits d’intérêt, et aux il est certain que la loi ou les
comportements contraires règlements relatifs à la passation
à l’éthique et énonce (soit des marchés n’énoncent pas cette 3
directement ou par disposition comme obligatoire et
référence à d’autres lois) ne donnent pas d’instructions
les mesures qui peuvent précises sur la manière
être prises face à de tels d’incorporer cette question dans
comportements les documents d’appel d’offres.

Toutefois, l’adoption des DAO par


La loi ou les règlements voie réglementaire règlera cette
relatifs à la passation des question
marchés énoncent cette
disposition obligatoire et
donnent des instructions

201
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
précises sur la manière
d’incorporer cette question
dans les documents
d’appel d’offres. Les
documents d’appel
d’offres contiennent des
dispositions adéquates sur
la fraude et la corruption.

Il est ici admis que le cadre Il convient de revoir et


juridique et réglementaire renvoie d’adopter le projet d’arrêté
à d’autres lois qui traitent portant modalités
spécifiquement de la question, d’application des sanctions
12-b) – Le système conformément aux exigences du
juridique définit les sous-indicateur. Le même
responsabilités et les traitement est réservé aux
sanctions concernant les conséquences de ces actes.
individus et entreprises 3
jugés coupables de s’être Il doit être ici relevé que le
livrées à des pratiques nouveau Code comporte un titre
frauduleuses ou de spécifique sur la sanction des
corruption violations de la réglementation des
marchés publics ; s’agissant des
agents publics, ce dispositif intègre
notamment les conflits d’intérêt.

L’évaluation n’a pas permis Il nous paraît donc


12- c) – Il y a des raisons
d’établir comme le suggère la 0 essentiel de prévoir dans
de penser que les
méthodologie quelques preuves de l’attente de la prochaine
jugements et les sanctions
poursuites et de punition pour évaluation une action

202
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR

sont exécutés pratiques de corruption (pas de cas permettant au SNGRC


de corruption signalés au niveau de d’établir une banque de
l’administration à travers le données statistiques des cas
système, ou de cas qui ont fait de fraudes et de corruption
l’objet de poursuites (selon l’Agent (poursuites, sanctions), de
Judiciaire du Trésor, l’Inspection sensibiliser les institutions
Générale des Finances et la de contrôle sur la nécessité
Chambre des comptes). Cette de saisir les autorités
situation est aussi liée à l’absence compétentes de tout ca
d’audit des marchés publics et d’irrégularités et de
donc de procédure de détection des renforcer le dispositif
actes de fraude et de corruption. réglementaire facilitant la
constitution de partie civile
L’effectivité du système de des organes de la société
répression fait défaut ; au civile en charge de la lutte
demeurant, le Ministère de la contre la corruption, et leur
Justice a confirmé l’absence de capacités d’intervention en
toutes poursuites pénales sur les matière d’audit social.
années 2008/2010, y compris sur
les faux certificats produits dans le
cadre des appels d’offres ; de fait, Il doit par ailleurs être
les structures de contrôle ne demandé à la Chambre des
saisissent pas les parquets ; le comptes, en lui en donnant
pouvoir judiciaire en tant que tel les moyens, de mettre en
reste faible ainsi que le prouve œuvre les dispositions des
d’ailleurs l’absence de mise en articles 134 et suivants de
œuvre des nouvelles dispositions la loi n° 97-243 du 25 avril
constitutionnelles relatives au 1997 déterminant la
Conseil d’Etat, Cour de Cassation, composition, l’organisation
les attributions et le

203
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR

et Cour des comptes. fonctionnement de la Cour


Suprême relatifs aux fautes
de gestion et parfaitement
applicable à la matière de
marchés publics
(procuration d’avantage
injustifié).

Transposer les conventions


internationales de lutte
Le gouvernement a mis en place contre la corruption au plan
un programme anti-corruption interne
(Plan national de bonne
gouvernance et de lutte contre la
corruption), mais qui manque
12- d) – Il existe des encore d’un dispositif
mesures spéciales pour réglementaire, opérationnel et
prévenir et détecter la institutionnel dédié
2
fraude et la corruption
dans la passation des Des mesures ont été initiées
marchés publics (numéro vert, possibilité de
déposer des dénonciations sur les
sites de la DMP et de l’ARMP,
possibilité de saisir l’ARMP de
faits de fraude, (une étude a été Adopter un texte sur les
réalisée par l’ARMP sur les enquêtes pouvant être
pratiques frauduleuses relatives à menées par l’ARMP
l’utilisation des documents
administratifs dans les marchés

204
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
publics) élaboration d’un module
de détection des fraudes connectés
au SIGMAP (non encore
opérationnel et par trop limité il ne
couvre pas par exemple les cas de
fraudes constatées dans
l’utilisation des documents
administratifs).
Mais l’ARMP manque encore de
moyens d’investigations
indépendants

12-e) – Les parties Faire une étude sur les


Il résulte de l’évaluation qu’il
prenantes (secteur privé, modalités de renforcement
existe plusieurs organisations de la
société civile et de l’action de la société
société civile, notamment en
bénéficiaires ultimes des civile
matière de droits de l’homme, ainsi
achats/utilisateurs finaux)
que d’usagers et de
sont favorables à la
consommateurs regroupées autour
création d’un marché des
de la convention pour la société 2
approvisionnements réputé
civile qui œuvrent dans ce
pour son intégrité et son
domaine, mais leur impact reste
respect de l’éthique
encore limité en raison de
l’absence d’une cadre juridique
d’intervention.
(a) Il existe des
organisations de la société
civile fortes et crédibles

205
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
qui exercent un audit et un
contrôle social.
(b) Les organisations
bénéficient de garanties de
la part du gouvernement
pour exercer leur fonction,
sont assurées de sa
coopération dans leurs
activités et sont
généralement promues et
respectées par le public.
(c) Il y a lieu de penser que
la société civile contribue à
façonner et à améliorer
l’intégrité de la passation
de marchés publics.

Il résulte de l’évaluation qu’il


existe un mécanisme sécurisé de
12-f) – Le pays doit être
dénonciation des cas de fraude, et
doté d’un mécanisme sûr
de comportement contraire à
pour la dénonciation des
l’éthique et de corruption 3
comportements
(modalités de dénonciation
frauduleux, de corruption
anonyme précisées ci-dessus) et
ou contraires à l’éthique
module de détection de fraude en
cours d’intégration au SIGMAP.

206
INDICATEURS DE RECOMMANDATIONS Commentaires du Secrétariat du
EXPLICATION RESUMEE NOTE
BASE PEMFAR
12-g) - Existence de Codes Le Comité d’éthique prévu
de conduite/Codes par le code doit être mis en
d’éthique pour les place
participants intervenant
dans certains aspects des Le dispositif relatif à la
systèmes de gestion des Il existe un code de déontologie et prise de décision et en
une charte d’éthique qui répond 3 matière de divulgation
finances publiques, qui
prévoient également la aux conditions visés dans cet d’informations financières
divulgation des indicateur. devra être précisé
informations par les
acteurs occupant des
postes de décision

207
6. Tableau Récapitulatif de l’évaluation OCDE/CAD

Notes par composante Note


Indicateurs de Base OCED/CAD Globale
a b c d e f g/h

Pilier I – Cadre législatif et


réglementaire

Le cadre législatif et réglementaire


de passation des marchés publics
IB-1 est conforme aux normes 2 2 3 2 3 3 2/1 18/24
convenues et respecte les
obligations en vigueur

Nouvelle Notation Consultant 3 3 2 3 3 2/3 21/24


2
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation 3 3/3 -2


3
(2010)

Pas de
Nouvelle Notation du Consultant
modificat
(Février 2012) 2 3 3 2 3 3 2/3 ion

Autoévaluation (2012) DMP 3 3 3 2 3 3 3/3 Ecart (-2)

Existence de règlements
IB-2
d’application et documentation 3 2 3 1 3 1 13/18

Nouvelle Notation Consultant


3
(Août 2010) 3 3 3 3 1 16/18

Ecarts avec l’autoévaluation


(2010) Aucun
écart

208
Notes par composante Note
Indicateurs de Base OCED/CAD Globale
a b c d e f g/h

Pas de
Nouvelle Notation du Consultant
3 modificat
(Février 2012) 3 3 3 3 1 ion

3 3 3 3 1 Pas
Autoévaluation (2012) DMP 3
d’écart

31/42 (74
RESULTAT PILIER I
%)

Nouvelle Notation Consultant 37/42 (88


(Août 2010) %)

Pilier II. Cadre institutionnel et


capacités de gestion

Le dispositif de passation des


marchés publics est intégré et bien
IB-3
incorporé dans le système de 1
gouvernance du secteur public
1 3 3 8/12

Nouvelle Notation Consultant 1 3 3 9/12


2
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation 0 +4


1
(2010)

Pas de
Nouvelle Notation du Consultant
2 modificat
(Février 2012) 1 3 3 ion

1 3 3 Ecart
Autoévaluation (2012) DMP 1
(+1)

IB-4 Le pays est doté d’un organe 2 3 2 0


normatif/réglementaire fonctionnel 7/12

209
Notes par composante Note
Indicateurs de Base OCED/CAD Globale
a b c d e f g/h

Nouvelle Notation Consultant 3 3 3 12/12


3
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation Aucun


(2010) écart

3 3 3 Pas de
Nouvelle Notation du Consultant
3 modificat
(Février 2012)
ion

3 3 3 Pas
Autoévaluation (2012) DMP 3
d’écart

Existence de capacités de
IB-5 développement institutionnel 2 2 1 0 5/12

Nouvelle Notation Consultant 2 1 0 6/12


3
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation Aucun


(2010) écart

2 1 0 Pas de
Nouvelle Notation du Consultant
3 modificat
(Février 2012)
ion

2 1 0 Pas
Autoévaluation (2012) DMP 3
d’écart

20/36
RESULTAT PILIER II
(56%)

27/36 (75
%)
Nouvelle Notation Consultant
(Août 2010)

Pilier III. Opérations d’achat et


pratiques du marché

210
Notes par composante Note
Indicateurs de Base OCED/CAD Globale
a b c d e f g/h

Les opérations et les pratiques


d’approvisionnement du pays sont
IB-6 efficientes 1 1 1 2 5/12

Nouvelle Notation Consultant 1 1 2 5/12


1
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation 2 3 -1


0
(2010)

2 2 2 8/12 (soit
Nouvelle Notation du Consultant +3, par
2
(Février 2012) rapport à
2010)

1 1 3 Ecart
Autoévaluation (2012) DMP 0
(+3)

Fonctionnalité du marché des


IB-7 achats gouvernementaux 1 2 1 3 7/12

Nouvelle Notation Consultant


(Août 2010) 1 2 1 3 7/12

Ecarts avec l’autoévaluation 2 -1


(2010)

2 2 3 9/12(soit
Nouvelle Notation du Consultant +2, par
2
(Février 2012) rapport à
2010)

3 1 3 Ecart
Autoévaluation (2012) DMP 1
(+1)

Existence de dispositions relatives


à la gestion des marchés et à la
IB-8 résolution des litiges 2 3 2 7/9

211
Notes par composante Note
Indicateurs de Base OCED/CAD Globale
a b c d e f g/h

Nouvelle Notation Consultant 3 2 7/9


2
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation 3 -1


(2010)

Pas de
Nouvelle Notation du Consultant
2 modificat
(Février 2012) 3 2 ion

Autoévaluation (2012) DMP 2 3 3 Ecart (-1)

19/33
RESULTAT PILIER III
(58%)

N’a pas
Nouvelle Notation du consultant
varié

Nouvelle Notation du Consultant 24/33


(Février 2012) (73%)

Pilier IV. Intégrité et


transparence du dispositif de
passation de marchés publics
IB -9 Le pays est doté de mécanismes
efficaces de contrôle et d’audit 1 0 1 1 1 4/15

Nouvelle Notation Consultant 0 1 1 1 5/15


2
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation Aucun


(2010) écart

Pas de
Nouvelle Notation du Consultant
2 modificat
(Février 2012) 0 1 1 1 ion

0 2 1 1 Pas
Autoévaluation (2012) DMP 1
d’écart

IB-10 Efficacité du mécanisme d’appel 0 0 0 0 0 0/15

212
Notes par composante Note
Indicateurs de Base OCED/CAD Globale
a b c d e f g/h

Nouvelle Notation Consultant 2 1 0 3 9/15


3
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation 3 1 -2


(2010)

2 3 3 3 14/15
(soit + 5,
Nouvelle Notation du Consultant
3 par
(Février 2012)
rapport à
2010)

Autoévaluation (2012) DMP 3 3 3 3 3 Ecart (-1)

IB-11 Degré d’accès à l’information 2/3


2

Nouvelle Notation Consultant 3/3


3
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation Aucun


(2010) écart

Pas de
Nouvelle Notation du Consultant
3 modificat
(Février 2012)
ion

Pas
Autoévaluation (2012) DMP 3
d’écart

IB-12 Le pays s’est doté des mesures de


promotion de l’éthique et de lutte 3
contre la corruption 2 0 1 1 0 0 7/21

Nouvelle Notation Consultant 3 0 1 1 3 0 11/21


3
(Août 2010)

Ecarts avec l’autoévaluation 1 2 -2


(2010)

Nouvelle Notation du Consultant 3 0 2 2 3 3 16/21(soit


3
(Février 2012) + 5, par

213
Notes par composante Note
Indicateurs de Base OCED/CAD Globale
a b c d e f g/h

rapport à
2010)

2 2 2 2 2 3 Pas
Autoévaluation (2012) DMP 3
d’écart

13/54
RESULTAT PILIER IV
(26%)

Nouvelle Notation Consultant 28/54


(Août 2010) (52%)

Nouvelle Notation du Consultant 38/54(70


(Février 2012) %)

Résultat 2008 83/165

Résultat 2010
111/165
Résultat 2012

126/165

Postérieurement à l’atelier initial, la DMP a fourni une nouvelle évaluation chiffré des
indicateurs (jointe en annexe) ; le résultat global est quasi identique (+1), même si des
divergences subsistent dans les évaluations de certains indicateurs

214
7. Zones de progression

Les zones de progression les plus significatives de la notation seraient ainsi les suivantes :

Indicateurs de Base Notes par composante


OCED/CAD
Pilier II. Cadre
institutionnel et capacités de
gestion
IB-3
3-b) – La loi budgétaire et les 1
procédures financières
favorisent la passation des
marchés, l’exécution des
contrats et le règlement dans
les délais prévus
(a) Les fonds budgétaires sont
engagés ou affectés dans un
délai d’une semaine à compter
de l’attribution du contrat pour
couvrir la totalité du montant
du marché (ou le montant
nécessaire pour couvrir la part
du marché qui doit être
exécutée pendant la période
budgétaire).
(b) Il existe des normes
commerciales publiées sur le
traitement des factures par les
institutions gouvernementales
qui répondent aux obligations
de paiement rapide énoncées
dans le contrat.
(c) Les règlements sont
autorisés dans un délai de
quatre semaines après
l’approbation des factures ou
après les certifications
mensuelles pour les
règlements selon l’état
d’avancement des travaux.
IB-5

215
5-d) – Les normes de contrôle 0
de la qualité sont diffusées et
utilisées pour évaluer la
performance du personnel et
traiter les problèmes liés au
développement des capacités
(a) des normes d’assurance
qualité et un système de suivi
des processus de passation de
marchés et des produits.
(b) un processus d’évaluation
de la performance du
personnel fondé sur les
résultats et les comportements
professionnels.
(c) que des audits
opérationnels sont exécutés
régulièrement pour contrôler
la conformité avec les normes
d’assurance qualité.
Pilier IV. Intégrité et
transparence du dispositif
de passation de marchés
publics
IB-9
9-b) – Une application 0
effective et un suivi des
constatations et des
recommandations émises par
le cadre de contrôle offrent un
environnement propice à
l’observation des normes
Les audits internes ou externes
sont effectués au moins une
fois par an et une suite est
donnée aux recommandations
ou elles sont appliquées dans
les six mois suivant la remise
du rapport des auditeurs.
9-c) – Le système de contrôle
interne fournit des
informations actualisées sur 1

216
l’observation des normes pour
permettre à la direction de
prendre les mesures qui
s’imposent
(a) il existe des normes écrites
permettant à la cellule de
contrôle interne de signaler les
problèmes à la direction en
fonction de l’urgence de la
question.
(b) Il existe une procédure
établie qui consiste à
communiquer à la direction
des rapports périodiques et
réguliers pendant toute
l’année.
(c) La périodicité définie et les
normes écrites sont observées.
9-d) – Les systèmes de
contrôle interne sont
suffisamment bien définis
pour permettre la réalisation
d’audits de performance
Il existe des procédures de
contrôle interne, y compris un
manuel définissant les critères
relatifs à cette activité qui est
1
largement accessible à tout le
personnel.
9-e) – Les auditeurs sont
suffisamment informés des
dispositions relatives à la
passation de marchés et des
systèmes de contrôle pour 1
effectuer des audits de qualité
concourant au respect des
normes
IB-12
12- c) – Il y a des raisons de 0
penser que les jugements et les
sanctions sont exécutés

217
8. Indicateurs de base et Indicateurs de performance

Les constats opérés relatifs aux modalités opérationnelles de développement du processus de


réforme imposent la réorientation des axes stratégiques de la réforme vers une logique de
performance et de résultats plus que de conformité réglementaire ; au demeurant, faute d’avoir
constitué les éléments visés dans le cadre des indicateurs de base, on voit mal comment le
système mis en place pourrait renseigner les indicateurs de performance qui devront être un jour
évalués en Côte d’Ivoire.

Indicateur de Indicateur de Source Facteurs à


conformité et de base/Indicateur d’information prendre en
performance subsidiaire compte
connexe dans
l’évaluatio
n
1) Le cadre législatif et réglementaire de la passation des marchés publics.

Pourcentage des 1b) - Méthodes de Statistiques Le degré


passations de marchés passation de globales sur la d’utilisation
soumises au cadre marchés. passation des des
législatif (en termes de marchés. procédures
volume et de nombre de d’appel
marchés) en cours d’offres
d’évaluation qui sont ouvert
effectuées par voie comme
d’appel d’offres ouvert. méthode
par défaut
est
représenté
par le
volume des
commandes
passées au
moyen de
cette
méthode.
L’appel
d’offres
ouvert
pourrait
constituer
une
méthode
efficace

218
pour les
marchés de
petite
envergure.
L’on
devrait
s’attendre à
ce qu’un
volume
important
d’achats en
termes
valeur soit
groupé dans
un
pourcentage
relativemen
t faible de
marchés.
Un grand
nombre de
marchés
attribués
par voie
d’appel
d’offres
ouvert peut
entraîner
des coûts
administrati
fs élevés ou
cela
pourrait
indiquer
que les
marchés
sont
intentionnel
lement
maintenus à
des
volumes
réduits
même si le
groupage
des besoins

219
pour obtenir
des marchés
plus
importants
pourrait
donner lieu
à une plus
large
concurrence
(y compris
internationa
le) et
améliorer
les
économies
d’échelle.
Un faible
pourcentage
d’appels
d’offres
ouverts peut
indiquer un
fractionnem
ent des
marchés
pour éviter
le recours à
des appels
d’offres
ouverts.
L’évaluateu
r doit
examiner de
près les
pratiques en
vigueur en
matière de
structuratio
n des
contrats.
1c) – Règles de Échantillon des Le
(a) - Pourcentage publicité et délais. cas de passation pourcentage
des avis d’appels d’offres de marchés. d’appels
ouverts annoncés d’offres
publiquement. ouverts qui
font

220
effectiveme
nt l’objet
d’annonces
doit être
élevé. Si le
pourcentage
d’appels
d’offres qui
ne font pas
l’objet
d’annonce
publique est
supérieur à
5 %, il y a
des raisons
de
s’inquiéter.
Le délai
moyen
accordé
entre
l’annonce et
le dépôt des soumissions doit
(b) – Nombre moyen de jours entre être raisonnable afin de
l’annonce et le dépouillement des offres permettre une préparation
adéquate des offres pour le type
d’approvisionnement
couramment visé dans le cadre
cette méthode. Une moyenne de
quatre semaines ou plus est à
recommander.
Pourcentage de 1d) - Règles Échantillons de Dans la
documents d’appel concernant la cas de passation pratique, il
d’offres ouvert qui participation et la de marchés. est difficile
contiennent des sélection sur des Enquêtes auprès de savoir
dispositions limitant la critères qualitatifs des associations combien de
participation pour des de métier et des soumission
motifs autres que les associations naires
qualifications ou des professionnelles. potentiels
exclusions admissibles. ont été
découragés
par
l’existence
de barrières
à l’entrée.
Un des

221
moyens
indirects de
mesurer
l’ampleur
de ce
problème
consiste à
examiner
un
échantillon
représentati
f de
documents
d’appel
d’offres
pour
identifier le
pourcentage
de
documents
qui
contiennent
des
exclusions
de la nature
de celles
qui sont
décrites.
Pourcentage des 1e) – Documents Échantillons de Un faible
soumissions rejetées au relatifs aux appels cas de passation pourcentage
cours de chaque d’offres et de marchés d’offres
processus. spécifications recevables
techniques. peut
indiquer des
spécificatio
ns
restrictives,
la
fourniture
d’informati
ons
insuffisante
s dans les
documents
d’appel
d’offres,

222
une
application
trop
légaliste des
bases de
soumission
ou
l’incapacité
du marché
de répondre
aux
besoins.
Lorsque les
niveaux de
rejet sont
importants
(ex. plus de
40 %),
l’évaluateur
doit
rechercher
les raisons
fondamenta
les à ces
rejets. Il
convient
d’accorder
une
attention
particulière
aux
typologies
de rejets
(ex.
spécificatio
ns
restrictives,
manque
d’informati
ons dans les
dossiers de
soumission,
respect des
formalités
requises par
les

223
documents

1f) – Critères Échantillons de Le recours


(a) Pourcentage d’évaluation et cas de passation important à
des appels d’offres d’attribution de marchés des critères
donnant lieu à une Enquêtes et subjectifs
évaluation sur des entretiens avec ou non
critères non quantifiables les intervenants quantifiable
ou subjectifs dans les s peut
processus de indiquer des
(b) Idée que se passation de abus dans
fait le public de la marchés l’évaluation
confidentialité des des offres.
procédures d’évaluation La
des offres. confidential
ité ne peut
être
mesurée en
termes
quantitatifs,
mais une
enquête ou
des
entretiens
avec les
soumission
naires et
autres
acteurs de
la société
civile peut
fournir une
bonne
indication
sur cette
question.

224
Pourcentage des offres 1g) – Dépôt, Échantillons de L’absence
ouvertes et enregistrées réception et cas de passation de dossiers
publiquement. dépouillement des de marchés rendant
offres compte de
l’ouverture
publique
des offres
ou le fait de
ne pas
dépouiller
des offres
qui auraient
dû être
ouvertes
publiqueme
nt pourrait
indiquer
que les
contrôles ne
sont pas
effectués de
manière
convenable.
Pourcentage d’affaires 1h) – Mécanisme, Statistiques La sélection
des
échantillons
de cas
fournira
résolues dans le cadre structure et étapes concernant le une
des dispositions définies d’examen des règlement des indication
dans le cadre juridique. plaintes plaintes. sur la
célérité
dans le
règlement
des
plaintes.
2) Règlements d’application et documentation

Pourcentage d’appels 2b) – Documents Échantillons de Lorsqu’il


d’offres qui ont recours à type d’appel cas de passation existe des
des documents type d’offres pour de marchés documents
d’appel d’offres ou à des l’acquisition de type ou
dispositions types. biens, travaux et standard ou
services. un
ensemble
de
225
dispositions
obligatoires
, l’examen
d’un
échantillon
d’appels
d’offres
montrera
leur degré
d’utilisation
actuelle.
Les
résultats
doivent être
analysés de
manière
plus
approfondie
afin de
déterminer
les raisons
qui
expliquent
leur
utilisation
insuffisante.
a) Pourcentage de cas où 2c)– Procédures de Échantillons de L’évaluatio
la présélection a été présélection. cas de passation n de la
utilisée de manière de marchés performanc
appropriée, soumis à e
conformément aux présélection. concernant
prescriptions énoncées cet
dans le cadre juridique. indicateur
b) Pourcentage de cas où doit vérifier
des critères de : a) si la
présélection objectifs de présélection
type est
acceptable/inacceptable généraleme
ont été utilisés, nt utilisée
contrairement à des selon les
critères subjectifs et critères
qualitatifs. établis et b)
si les
critères
utilisés sont
de nature

226
objective et
en rapport
avec le
marché à
l’étude.

Pourcentage d’appels 2f) – Existence et Échantillons de Il faut


d’offres qui ont recours portée des cas de passation s’attendre à
aux GCC, à des Conditions de marchés ce que
dispositions standard ou générales de celles-ci
à des modèles, selon le contrats (GCC) soient
cas. relatives aux largement
marchés publics. utilisées. Il
faudrait un
complémen
t d’analyse
pour
déterminer
les raisons
qui sous-
tendent le
faible taux
d’utilisation
.
3) Intégration et incorporation du dispositif de passation de marchés publics
dans l’ensemble du système de gouvernance du secteur public.

Pourcentage de 3b) – La loi Échantillons de Il faut


règlements effectués d’exécution du cas de passation déterminer
avec retard (ex. Au- budget et les de marchés la raison du
delà des échéances procédures fort
financières pourcentage
permettent une de
certaine paiements
tardifs.

227
définies dans les contrats). rapidité dans la passation des
marchés, l’exécution des contrats
et les règlements.
(a) Pourcentage 3f) – Des rapports Échantillons de cas de Déter
de gros marchés d’achèvement passation de marchés. mine
sans rapports systématiques sont établis Informations disponibles les
d’achèvement. pour la certification de au bureau du Budget raiso
(b) Temps l’exécution du budget et la national. ns
moyen après conciliation des qui
l’achèvement du prestations rendues avec la expli
contrat pour programmation quen
l’établissement budgétaire. t le
des rapports long
d’achèvement. délai
moy
en
(plus
de
six
mois
).
4) Fonctions normatives et réglementaires.

Pourcentage des 4c) – Adéquation de Enquêtes ou entretiens La


personnes l’organisation, du avec les intervenants dans fonct
interrogées qui financement, de la les processus de passation ion
pensent que les dotation en personnel et de marchés régle
passations de du degré d’indépendance ment
marchés sont et du niveau d’autorité aire
effectuées de (pouvoir formel) pour lui doit
manière permettre d’exercer les être
compétente et fonctions énoncées au dotée
en toute point (b). d’un
indépendance. perso
nnel
et
d’un
finan
ceme
nt
adéq
uats
et
jouir
de

228
pouv
oir
form
el
suffi
sant
pour
assu
mer
son
rôle.
Com
me il
peut
se
révél
er
diffic
ile
d’éva
luer
l’adé
quati
on
des
resso
urces
affec
tées
à
cette
fonct
ion
et
son
degré
d’ind
épen
danc
e et
son
nivea
u
d’aut
orité,
un

229
moy
en
indir
ect
d’éva
luer
cet
aspec
t
consi
ste à
recou
rir à
des
enqu
êtes
ou à
des
entre
tiens
sur
l’idé
e que
se
font
les
parti
es
prena
ntes
de la
quali
té du
servi
ce et
du
degré
d’ind
épen
danc
e. Un
faibl
e
nivea
u de
perce

230
ption
de la
quali
té du
servi
ce
pourr
ait
indiq
uer
une
insuf
fisan
ce de
resso
urces
(en
quan
tité
et en
quali
té)
ou
d’ind
épen
danc
e ou
les
deux
à la
fois.
Pourcentage des personnes 4d) – Séparation et Enquêtes ou
interrogées qui pensent que la définition claire des entretiens avec les
fonction réglementaire est responsabilités pour éviter intervenants dans
exempte de conflits. les conflits d’intérêt dans les processus de
l’exécution des opérations passation de
d’approvisionnement. marchés

5. Capacités de développement institutionnel.

L’ère de 5b) – Systèmes et Examen des informations Il


l’information procédures de collecte et publiées afin de exist
de suivi des statistiques déterminer si elles sont à e un
nationales sur la passation jour et exactes. moy
des marchés en
indir

231
ect
d’ap
préci
er
l’imp
ortan
ce
que
le
pays
attac
he au
systè
me, à
l’act
ualit
é des
infor
mati
ons
et à
la
quali
té de
son
fonct
ionn
emen
t.
(a) Nombre 5c) Formation des Examen des statistiques L’év
d’agents capacités en matière de annuelles sur la formation aluat
intervenant dans passation de marchés. eur
la passation des doit
marchés au sein conc
de entre
l’administration r son
atten
tion
sur la
form
ation
form
elle
desti
née à
répo

232
ndre
aux
besoi
ns du
poste
au
profi
t des
perso
nnes
inter
vena
nt
dans
le
proce
ssus
de
passa
tion
des
marc
hés.
centrale qui reçoivent une formation formelle au cours de l’année.
(b) Temps d’attente moyen pour l’admission à une session de formation formelle.

Nombre moyen de jours du 6. Efficacité des Échantillons de Cette


cycle d’approvisionnement de activités et des cas de donn
l’avis d’appel d’offres à pratiques passation de ée
l’attribution du marché d’approvisionnement. marchés fourn
it des
infor
mati
ons
sur la
rapid
ité
glob
ale
du
proce
ssus
de
233
prise
de
décis
ion
et
l’effi
cacit
é du
systè
me.
Pourcentage de contrats trouvés dont 6c) – Normes relatives à Échantillons
les dossiers qui ont été conservés sont
la bonne conservation de cas de
incomplets. des dossiers et passation de
documents liés aux marchés
transactions et à la
gestion des marchés.
7. Caractère fonctionnel du marché des approvisionnements.

Opinion sur l’efficacité des 7a) – Des mécanismes Enquêtes ou Les


mécanismes de dialogue avec efficaces de partenariat entretiens avec avis
les organisations ou entre le secteur public et les intervenants du
institutions pertinentes. le secteur privé dans les secte
processus de ur
passation de privé
marchés et de
la
socié

civil
e
peuv
ent
aider
à
déter
mine
r si
les
méca
nism
es
fonct
ionn
ent
de

234
mani
ère
satisf
aisan
te.

Nombre moyen d’offres 7b) – Les institutions du Échantillons de Les


soumises pendant chacun des secteur privé sont bien cas de faibl
processus organisées et capables passation de es
d’accéder au marché. marchés taux
de
parti
cipat
ion
du
secte
ur
privé
peuv
ent
fourn
ir
une
indic
ation
sur
l’acc
ès ou
sur
d’aut
res
facte
urs
qui
dissu
adent
les
entre
prise
s de
se
lance
r sur
le
marc

235
des
achat
s
gouv
erne
ment
aux.
8. Existence de dispositions relatives à la gestion des marchés et au règlement
des litiges.

Pourcentage de 8a) – Les procédures sont Échantillons de Les


contrats contenant de clairement définies cas de contrats
telles dispositions concernant l’affectation passation de examinés
Éléments contenus des responsabilités de marchés doivent
dans les contrats gestion de marchés fournir
examinés qui indiquent des
que la gestion de informati
marchés est assurée ons sur
comme il convient l’entité
chargée
de la
gestion
du
marché.
Les
dossiers
relatifs
aux
contrats
doivent
fournir
des
éléments
qui
attestent
que les
problème
s liés à la
gestion
des
marchés
sont
traités à
temps.

236
Pourcentage de 8b) – Les contrats Échantillons de Indique
contrats comportant comportent des procédures cas de le degré
des dispositions adéquates de passation de d’utilisati
marchés on du
MARC
concernant les modes alternatifs de résolution de règlement des litiges.
conflits.
9. Efficacité des systèmes de contrôle et d’audit

Nombre de 9b) – Application et suivi Examen des L’exam


recommandations des constatations et rapports d’audit et en des
en instance après recommandations de l’état recom
un an. d’exécution des mandat
mesures ions
recommandées. d’audit
en
instanc
e et de
la
rapidité
dans
l’applic
ation
de ces
recom
mandat
ions
fournir
a des
inform
ations
sur le
niveau
d’impo
rtance
accordé
par le
gouver
nement
à la
mise en
exécuti
on des
conclus
ions

237
des
audits.

Nombre d’opinions avec réserve 9c) – Le système de Examen des rapports


émises par les auditeurs externes qui contrôle interne d’audit et de l’état
sont motivées par des défaillances fournit des d’exécution des
au niveau du contrôle interne et par informations à jour mesures
le fait que les recommandations sur l’observation recommandées.
concernant les contrôles internes des normes pour
restent sans suite. permettre à la
direction de prendre
les mesures qui
s’imposent
Pourcentage des institutions 9d) – Les systèmes Examen des rapports
évaluées qui sont dotées de de contrôle interne d’audit afin de
procédures écrites de contrôle sont suffisamment déterminer le degré
interne. bien définis pour d’utilisation des
permettre la audits de
réalisation d’audits performance.
de performance
10. Efficacité du mécanisme d’appel.

(a) Pourcentage des plaintes traitées 10b) Capacité du Statistiques du


dans les délais prévus dans le cadre système de traiter mécanisme
juridique. les plaintes et de d’examen des
(b) Pourcentage des décisions prises mettre en exécution plaintes.
qui sont mises en exécution. les décisions
rendues.

Pourcentage 10c) – Impartialité du Enquêtes ou L’équit


d’opinions mécanisme d’examen des entretiens avec les é est un
favorables plaintes. intervenants dans indicat
les processus de eur
passation de qu’il
marchés est
préféra
ble
d’évalu
er à
travers
la
percept
ion et
les

238
opinion
s des
utilisat
eurs du
systèm

l’étude.
12. Mesures anti-corruption

Pourcentage de cas 12c) Éléments Statistiques Les accusations


qui se soldent par attestant de la concernant les de corruption
des sanctions ou des mise en poursuites doivent être
exécution des prises au sérieux
jugements et et faire l’objet
d’enquêtes.
Toutefois, il faut
veiller à éviter
de
pénalités. sanctions exercées pour des confondre une allégation
cas de corruption. et un indice avéré de
corruption car c’est
souvent un instrument
politique qui peut faire
l’objet d’abus. La plupart
des instances de lutte
contre la corruption
souhaitent amplifier leur
action en se focalisant
sur les cas graves et sur
la mise en exécution des
jugements ou sanctions.
Pourcentage d’opinions 12d) Enquêtes ou entretiens avec les
favorables exprimées par le Efficacité citoyens et autres parties prenantes.
public sur l’efficacité des des mesures
mesures anti-corruption. anti-
corruption
sur la
passation des
marchés
publics.

239
9. Mise à jour de la matrice des indicateurs PEFA
(applicable aux marchés publics)
Les indicateurs du PEFA relatifs aux marchés publics (PI-19) avaient été lors de l’exercice
2007/2008 résumé dans le tableau suivant :

PI- Mise en concurrence, utilisation optimale des ressources et


M2 C C C C
19 contrôles de la passation des marchés publics

Mise en concurrence, utilisation optimale des ressources et contrôles de la passation de


marchés publics

S’agissant des préoccupations les plus significatives, il avait été noté que le montant des gré à
gré -sans qu’il ne soit possible de préciser s’il s’agit des gré à gré en valeur au-delà du seuil-
(49,7 milliards) et des AOR (14,8 milliards) est supérieur au montant des AOO (57,6
milliards) - les chiffres sont exprimés en milliards de francs CFA. Ce qui donne un
pourcentage de 47 ,5% de marchés passés selon la procédure d’appel d’offres. Ce pourcentage
en-dessous de la moyenne est la conséquence principalement de faits combinés: (i) des seuils
de passation des marchés par AO trop importants et non justifiés pour une partie des entités
publiques (SODE/120 millions, Communes/60 millions, ARCC/500 millions, etc.) alors que
celui des ministères est de 30 millions FCFA; (ii) des critères d’application du gré à gré
encore trop large et favorisant son utilisation; et (iii) la passation de contrats directs entre
personnes morales de droit public qui restreint le champ d’utilisation des méthodes
compétitives.

Il avait été également souligné que plusieurs cas de recours en matière de gré à gré
n’apparaissaient pas ou plus véritablement justifiés (notamment les cas de nécessités
techniques ou d’investissement importants), considérés comme non conformes aux Directives
UEMOA. Il avait été par ailleurs rappelé l’importance de préciser la comptabilisation des gré
à gré dans le système SIGMAP en fonction des cas de recours utilisés et l’absence de tout
audit indépendant.

Enfin, il était noté que le mécanisme réglementaire et institutionnel d’appel des décisions
rendues en matière de plainte et des textes d’application du code n’était pas encore
fonctionnel, (son indépendance n’étant pas d’ailleurs assurée) et que le renseignement du
SIGMAP sur les plaintes et leur traitement restait à développer.

Cette appréciation pouvait être résumée dans le tableau ci-après.

240
Indicateur Note Explication Résumée Nouvelle Explication résumée
note

PI-19. Mise en concurrence, C


utilisation optimale des
ressources et contrôles de la
passation des marchés publics

i) Utilisation d’une méthode C Le pourcentage de La note peut Selon le journal des


compétitive pour la passation marchés passés selon la être élevée à : marchés publics, les
des marchés publics dont le procédure d’appel d’offres appels d’offres ouvert
montant excède le seuil est de 47.5%. Ceci est la B représentent
national établi pour les achats conséquence aujourd’hui 74 % de la
de faible valeur principalement de faits passation pour l’année
combinés (i) des seuils de 2009 contre 17% pour
passation des marchés par les appels d’offres
AO trop importants et non restreint et 9 % pour
justifiés pour une partie les gré à gré ; en
des entités publiques valeur, le pourcentage
(SODE/120 millions, des marchés approuvés
Communes/60 millions, (appréciés en valeur)
ARCC/500 millions, etc.) selon la procédure
alors que celui des d’appel d’offres ouvert
ministères est de 30 est de 50,6 % (en
millions FCFA, (ii) des baisse de 10 % depuis
critères d’application du 2008).
gré à gré encore trop
larges et favorisant son
utilisation et (iii) la
passation de contrats
directs entre personnes
morales de droit public
qui restreint le champ
d’utilisation des méthodes
compétitives.

(ii) Etendue de la justification C Le Code des marchés C La note pourrait être


du recours des modes de prévoit le principe de la élevée à B tant il est

241
Indicateur Note Explication Résumée Nouvelle Explication résumée
note
passation moins concurrentiels primauté de l’AOO, mais vrai que le nombre de
plusieurs cas de recours gré à gré a
en matière de gré à gré considérablement
n’apparaissent pas réduit (encore qu’il est
justifiés et ne sont pas en augmentation de
conformes aux Directives puis 2008) ; toutefois,
UEMOA. Il a par ailleurs le listing produit par la
été noté depuis l’adoption DMP relatif aux cas de
du nouveau code un taux gré à gré pour l’année
préoccupant 2009 ne permet pas
d’augmentation des gré à d’apprécier clairement
gré. En outre, l’absence de les cas de recours et
tout audit indépendant leur conformité avec
n’est pas de nature à les exigences
permettre la vérification réglementaires ; il
de la conformité des semble d’ailleurs que
procédures des marchés nombre d’entre eux
passés selon des modes relèvent d’opérations
moins concurrentiels et de de régularisation
garantir la régulation des
dérapages constatés.
(iii) Existence et C Il existe un mécanisme A La note A pourra être
fonctionnement d’un réglementaire et maintenue lors d la
mécanisme d’enregistrement et institutionnel d’appel des prochaine évaluation
de traitement des réclamations décisions rendues en dès lors que le décret
matière de plainte et des relatif à la publication
textes d’application du des décisions rendues
code ont été pris à cet par l’ARMP sera
effet pour décrire les effectif.
procédures de recours.
Cependant ce mécanisme
n’est pas encore
fonctionnel. En outre, le
renseignement du
SIGMAP sur les plaintes
et le traitement donné

242
Indicateur Note Explication Résumée Nouvelle Explication résumée
note
reste encore a être
développés. Enfin, le
mécanisme existant de
recours et de règlement
amiable des différends
n’est pas indépendant.

243
Toutefois, il convient de noter que la méthode d’évaluation de l’indicateur PEFA a
évolué. Les nouveaux éléments à considérer sont les suivants :

Composantes à évaluer (Méthode de notation M2) :

i) Promotion de la transparence, de l’exhaustivité et de la concurrence par le cadre juridique et


réglementaire.

ii) Recours à des méthodes de passation des marchés faisant appel à la concurrence.

iii) Accès du public à des informations sur la passation des marchés complètes, fiables et en
temps opportun.

iv) Existence d’un organe administratif indépendant chargé de l’instruction des plaintes liées à
la passation des marchés.

La composante(i) permet de juger de l’existence et de la portée du cadre juridique et


réglementaire, les composantes (ii), (iii) et (iv) portent sur le fonctionnement du système.

La méthodologie est donc aujourd’hui la suivante :

244
Élément Critères de base pour les éléments Note Explication résumée

i) Promotion de la transparence, de Le cadre juridique et réglementaire de la B Le cadre juridique remplit toutes les
l’exhaustivité et de la concurrence par le passation des marchés doit : conditions ici visées à l’exception de
cadre juridique et réglementaire i) être organisé suivant une hiérarchie, avec la condition iii) dans la mesure où il
un ordre de préséance clairement établi ; ne s’applique pas à toutes les
ii) être librement et facilement accessible au opérations de passation de marché
public par des moyens adaptés ; faisant intervenir des fonds publics
iii) s’appliquer à toutes les opérations de (conventions passées entre personnes
passation de marché faisant intervenir des morales de droit public, certaines
fonds publics ; dépenses visées dans l’arrêté relatif à
iv) faire de l’appel d’offres par mise en l’exécution des crédits budgétaires)
concurrence la méthode normale de passation
des marchés et définir clairement les
situations dans lesquelles il est possible
d’utiliser d’autres méthodes et comment cela
doit être justifié ;
v) mettre à la disposition du public la totalité
des informations ci-après concernant la
passation des marchés : plans de passation de
marchés publics, opportunités de soumission,
attribution des marchés, et informations sur
le règlement des plaintes concernant la
passation de marchés.
vi) prévoir un processus d’examen
administratif indépendant de la passation des

245
marchés pour répondre aux plaintes déposées
en ce domaine par des participants avant la
signature du marché.

SCORE = A : le cadre juridique remplit les


six conditions énoncées
SCORE = B : le cadre juridique remplit
quatre ou cinq des six conditions énoncées
SCORE = C : le cadre juridique remplit
deux ou trois des six conditions énoncées
SCORE = D : le cadre juridique ne remplit
aucune des six conditions énoncées

ii) Recours à des méthodes de passation des Lorsque des marchés sont attribués par des B Certains cas de gré à gré demeurent
marchés faisant appel à la concurrence méthodes autres que celles qui font appel à la injustifiés et en violation des
libre concurrence, ils sont justifiés directives UEMOA ; de même les
conformément aux obligations juridiques : marchés de prestations intellectuelles
SCORE = A : dans tous les cas. peuvent être lancés directement par
SCORE = B : pour au moins 80 % de la voir d’appel d’offres restreint
valeur des marchés attribués
SCORE = C : pour au moins 60 % de la
valeur des marchés attribués.
SCORE = D : pour moins de 60 % de la
valeur des marchés attribués,
OU aucune donnée fiable n’est disponible.

iii) Accès du public à des informations sur la Les principales informations relatives à la A Toutes les conditions sont ici réunies
passation des marchés complètes, fiables et passation des marchés publics (plans de à travers l’amélioration des
en temps opportun passation de marchés publics, opportunités informations inscrits au SIGMAP et
de soumissions, attribution des marchés, et diffusés sur les sites web de la DMP
informations sur le règlement des plaintes et de l’ANRMP
concernant la passation de marchés) sont
mises à la disposition du public par des

246
moyens adaptés.
SCORE = A: Tous les principaux éléments
d’information relatifs aux marchés passés par
les services administratifs représentant 90 %
des opérations de passation des marchés
publics (en montant) sont complets et fiables
et mis à la disposition du public en temps
voulu par des moyens adaptés.
SCORE = B: Au moins trois des principaux
éléments d’information relatifs aux marchés
passés par les services administratifs
représentant 75 % des opérations de
passation des marchés publics (en montant)
sont complets et fiables et mis à la
disposition du public en temps voulu par des
moyens adaptés.
SCORE = C: Au moins trois des principaux
éléments d’information relatifs aux marchés
passés par les services administratifs
représentant 50 % des opérations de
passation des marchés publics (en montant)
sont complets et fiables et mis à la
disposition du public en temps voulu par des
moyens adaptés.
SCORE = D: L’administration ne dispose
pas d’un système permettant véritablement
de générer des informations fiables sur les
principaux aspects de la passation des
marchés publics,
OU ne met pas systématiquement à la
disposition du public les principaux éléments
d’information relatifs à la passation des

247
marchés publics.

iv) Existence d’un organe administratif Les plaintes sont examinées par un organe A Le système remplit toutes les
indépendant chargé de l’instruction des administratif : conditions depuis l’adoption de
plaintes liées à la passation des marchés i) composé de professionnels expérimentés, l’arrêté sur la cellule recours
publics. ayant une bonne connaissance du cadre
juridique régissant la passation des marchés
publics et comprend des représentants du
secteur privé et de la société civile, ainsi que
des pouvoirs publics ;
ii) ne participe à aucun titre aux opérations
de passation des marchés publics ou au
processus décisionnel concernant
l’attribution des marchés ;
iii) ne facture aucune charge interdisant
l’accès des parties concernées ;
iv) suit des procédures de dépôt et de
règlement des plaintes clairement définies et
mises à la disposition du public ;
v) a le pouvoir de suspendre le processus de
passation des marchés ;
vi) rend des décisions dans les délais
spécifiés par les règles/la réglementation ; et
vii) rend des décisions ayant force exécutoire
pour toutes les parties (sans exclure la
possibilité d’un éventuel recours ultérieur
auprès d’une autorité supérieure externe).

SCORE = A: Le système d’instruction des


plaintes liées à la passation des marchés
publics remplit ces sept critères.
SCORE = B: Le système d’instruction des
plaintes liées à la passation des marchés
248
publics remplit les critères (i) et (ii) et trois
des cinq autres critères.
SCORE = C: Le système d’instruction des
plaintes liées à la passation des marchés
publics remplit les critères (i) et (ii) et un des
cinq autres critères.
SCORE = D: Le système d’instruction des
plaintes liées à la passation des marchés
publics ne remplit pas les critères (i) et (ii) et
un autre critère,
OU il n’existe pas d’organe administratif
indépendant chargé de l’instruction des
plaintes liées à la passation des marchés
publics.

249
10. Risques et contraintes identifiées comme obstacle à la mise
en œuvre du plan de réforme

Le risque réglementaire est clair: aucun texte aussi parfait soit-il n’est de nature à réduire les
risques de fraude ou de dérapage; les tolérances maintenues s’agissant des marchés passés en
dehors du système (alors qu’il s’agit de marchés budgétisés sur les lignes budgétaires à
marchés), les conventions passés entre personnes morales de droit public, les cas de gré à gré
non conformes sont autant de domaines où les risques de dérapage existent; la finalisation de
la transposition de la Directive marchés publics UEMOA peut être l’occasion de les réduire,
mais dans un système où les dispositifs de contrôle, d’audit, de sanction, restent faibles, les
risques associés à la réforme réglementaire restent non négligeables. De ce pont de vue,
d’ailleurs l’étude menée par l’ARMP relative aux délais constatés sur la chaîne de passation
des marchés est très importante ; elle relève ainsi des retards en matière de validation du
DAO, d’ouverture au jugement des appels d’offres, de confection du projet de marché,
et d’avis de Non Objection (A.N.O.). La recommandation principale de cette étude sur les
délais est de mener une autre étude en 2011 pour encadrer toutes les étapes de la procédure
par des délais qui devront être homologuées par un texte réglementaire. Une étude du même
type pourrait être menée en matière d’exécution des marchés.

Le risque institutionnel devra être réévalué rapidement; le SIGMAP est un instrument de


grande qualité, mais ses fonctions de gestion ne sont pas aujourd’hui suffisamment orientées
vers la détection des fraudes potentielles. Entre les mains de la Direction des Marchés Publics,
son accès doit être facilité en vue de son utilisation efficiente pour les organes en charge de
l’audit et de la lutte anti-corruption.
Le risque opérationnel est important; il n’y a pas de bon système de passation des marchés
sans stratégie d’évaluation et de renforcement des capacités, et sans surtout que cette stratégie
ne soit développée dans un cadre réglementaire stable favorisant l’émergence de structures de
passation de marchés pérennes et d’un corps de spécialistes en passation de marchés. Il existe
aussi un risque « secteur privé » si ne se développe pas rapidement un cadre favorisant l’accès
dans des conditions transparentes de ce secteur à la commande publique.
Le risque « intégrité » est majeur: il est la clé de voûte du système et devrait être appréhendé
comme le cœur de la fonction de régulation à défaut de disposer d’un système judiciaire
efficient.

Force est de constater que les avancées du plan de réforme sont importantes et que le cadre
réglementaire et institutionnel s’est largement mis en conformité avec les standard
internationaux et les directives UEMOA ; de ce point de vue, nombre d’actions
recommandées dans la matrice jointe au rapport PEFA ont été réalisées ; il reste toutefois
difficile d’apprécier les résultats qualitatifs de la réforme en terme d’amélioration de la qualité
des services et des prestations ; ce n’est d’ailleurs pas l’objet de cet exercice, par trop limité
dans le temps ; il n’en reste pas moins vrai que les autorités ivoiriennes devraient aujourd’hui
intégrer cette dimension dans la construction de leurs activités de réforme. Ce point sera plus
particulièrement développé dans la section suivante.

250
Il doit être aussi souligné que les délais mentionnés dans la matrice intégrée au rapport
PEMFAR n’ont pas forcément été respectés ; cela n’en réduit en rien la portée de l’effort
considérable qui a été poursuivi, étant entendu d’ailleurs que les structures en charge de sa
mise en vigueur n’avaient pas la maîtrise de l’agenda gouvernemental ; cette période dite de
« sortie de crise » suivi d’une période de crise post électorale n’a certes pas facilité la
programmation des activités selon le calendrier envisagé ; toutefois, la collaboration efficace
mise en œuvre en relation avec les bailleurs a permis des avancées notables.

A l’examen de l’évaluation détaillée, et si nous remettons l’exécution du plan de réforme en


perspective, force est de relever :

- Une sous estimation de l’inter connectivité entre les Piliers (les faiblesses du dispositif
de contrôle influent sur la mise en œuvre effective des nouveaux textes) ; ce point a
affecté la cohérence interne de la réforme ;
- Cette sous estimation a des effets au niveau de l’ordonnancement de la réforme (les
textes réglementaires et institutionnels sont adoptés antérieurement à l’évaluation des
capacités et à la définition de la stratégie de renforcement des capacités ; ce
phénomène nuit inévitablement au programme de décentralisation de la réforme et à la
nécessaire responsabilisation des acteurs ; il peut avoir des effets négatifs sur la
détermination des seuils ;
- L’ensemble du système souffre d’un manque flagrant de capacités opérationnelles qui
ne favorise pas la pérennité du système (les spécialistes en passation de marchés ne
bénéficient d’ailleurs d’aucun statut particulier) ;
- Le système est donc resté trop longtemps sous l’influence de l’exécutif au détriment
d’un nécessaire mouvement de professionnalisation de la fonction (phénomène qui
peut affecter la crédibilité de la réforme aux yeux des autres acteurs) ;
- La faiblesse du dispositif de contrôle et l’absence d’effectivité du dispositif de
sanctions jouent enfin un effet négatif ; et enfin,
- La réforme n’a pas été assez axée sur la performance et les résultats.

251
11. Recommandations

Bien sûr, le plan d’actions a pu être réalisé selon la déclinaison prévue ; mais une réforme
pour être efficiente doit prendre en compte son environnement et le contexte particulier du
pays ; l’intérêt de cet exercice est également de pouvoir bénéficier de l’expérience acquise sur
la dernière décennie qui a été valorisée et réévaluée dans diverses notes à caractère stratégique
développée lors d’un séminaire organisée par la BAD à la fin de l’année 2009.

Il a été ainsi relevé que les systèmes n’avaient pas forcément eu la capacité de poursuivre les
réformes selon le rythme prévu et que la composante « conformité », certes nécessaire, avait
largement pris le pas sur la performance au point de nuire à la priorisation des objectifs et au
séquencement des actions. Il en était d’ailleurs souvent résulté des systèmes parallèles, parfois
favorisés par les bailleurs qui ont affaiblit le renforcement des capacités nationales. Ce
contexte n’a pas favorisé l’adhésion de l’ensemble des acteurs au mouvement de réforme.

En termes de contenu, la réforme s’est également plus concentrée sur la passation que sur
l’exécution des contrats ; peu d’instruments ont été développés pour mesurer les effets sur le
plan économique ou du point de vue de la qualité des prestations et services rendus.

Trop souvent aussi, la réforme de la passation des marchés a été séparée de pans entiers de la
« commande publique », (partenariats, concessions, passés dans des secteurs souvent
sensibles) ; alors que la dette des Etats restait importante (et pesait sur l’exécution des
marchés), le capital de ressources naturelles n’a pas été ou trop peu utilisé comme levier pour
financer l’activité économique intérieure, ainsi que ses acteurs, notamment le secteur privé.

La réforme des marchés publics et de l’ensemble des contrats publics doit donc être réintégrée
dans l’agenda plus global d’amélioration de la gouvernance.

Les effets des phénomènes de corruption, qui présentent un caractère souvent systémique,
n’ont pas été appréhendés, en ce qu’ils influaient largement sur l’ensemble des composantes
du système n’ont challenge et réduisaient la portée des efforts de réforme.

Il apparaît donc nécessaire de maîtriser un tel contexte dans tout effort de réforme. Et les axes
stratégiques de réorientation ainsi que la matrice d’actions nouvelles devraient se lire dans
cette perspective globale.

Au-delà, la perspective de pérennisation des efforts de réforme doit maintenant dominer le


processus ; elle nécessite de mettre en œuvre une seconde génération de réformes où la
logique de résultats et de performance doit prédominer.

Ces nouveaux trains de réforme doivent aussi être conduits selon un chemin critique en vertu
duquel la politique de réforme est toujours mesurée aux capacités en place.

Les marchés publics doivent enfin être conçus comme un instrument de développement ; cette
conception sera la mesure la plus efficace pour convaincre de la nécessité de poursuivre la
lutte contre la corruption ; cette politique aura un effet redistributif immédiat.

252
Une telle politique nécessite aussi de repenser largement le cadre et les moyens
d’intervention de la fonction publique et plus particulièrement des spécialistes en passation
de marchés. Un tel effort ne peut être menée sans des garanties de stabilité, ni d’ailleurs
sans motivations financières ; un véritable corps d’élite de fonctionnaires tant pour la
passation que pour le contrôle ou la régulation doit voir le jour ; cela nécessite des
formations, des filières, des centres de renforcement des capacités, et enfin, un statut.

Un tel plan de réforme doit être piloté ; l’Autorité de Régulation des Marchés Publics est là
pour le développer, mais les enjeux sont tels et le champ d’intervention si large que
l’engagement du gouvernement doit être total. Il est donc préconisé de développer un cadre
de pilotage de la réforme, dans lequel pourront être résolus aussi l’ensemble des éléments
pesant sur sa cohérence externe (et notamment le dialogue avec les bailleurs de fonds,
favorisant la division du travail et le cadrage des appuis avec le cycle budgétaire).

Au terme de cette mission, il est donc proposé au gouvernement de développer de nouveaux


axes stratégiques prenant en compte ce contexte comme cadre de développement des
actions.

253
12. Plan de réorientation d’amélioration et de renforcement de
la réforme du système de passation des marchés publics

9.1 Le nouveau contexte de la réforme

Les activités de transposition des directives UEMOA ne sauraient ignorer les réflexions
stratégiques liées au bilan des activités de réforme, et notamment celles déclinées dans la
déclaration de Tunis du 17 novembre 2009.

A cette occasion, les pays ont reconnu « l’importance des résultats déjà acquis depuis la
Conférence d’Abidjan de 1998, mais également la nécessité de consolider les réformes et de
promouvoir une approche multisectorielle et participative, en intégrant les marchés publics
dans l’ensemble des réformes de l’Etat pour améliorer leur impact économique, notamment
dans les secteurs innovants ».

Il a été également souligné la nécessité de :

- « Consolider, poursuivre et accentuer les réformes des systèmes de marchés publics


existants, afin de les rendre plus performants, efficaces et transparents, en mettant
l’accent sur le développement des capacités institutionnelles et de l’ensemble des
acteurs, et sur l’intégrité des systèmes, en vue de renforcer la bonne gouvernance et la
performance des finances publiques, et obtenir, ainsi, une meilleure qualité des
services rendus aux populations et réduire la pauvreté ;
- « Poursuivre l’amélioration de l’environnement des affaires, afin de faciliter l’accès
du secteur privé, en particulier des petites et moyennes entreprises locales, à la
commande publique ;
- « Améliorer l’impact économique des marchés publics, par la promotion des réformes
des marchés publics de seconde génération impliquant tous les secteurs de l’économie
concernés (justice, fonction publique, secteur financier, etc.) ».

Parallèlement, la BAD a lancé des études qui ont permis de dresser le bilan des efforts de
réforme accomplis depuis le début des années 2000, et de tracer les grandes orientations des
réformes dites de seconde génération.

Ces études ont permis de souligner le déficit de planification annuelle de la passation de


marchés publics et de son intégration à l’élaboration du budget général, la faiblesse du
développement de stratégies de renforcement des capacités qui a abouti au développement de
processus de décentralisation non viables, la participation limitée du secteur privé aux efforts
de réforme, le déficit de la fonction de contrôle, et le caractère systémique de la corruption et
ses effets sur les différents piliers des activités de réforme.

Les avancées limitées dans la réforme de la passation des marchés publics sont imputées à
plusieurs facteurs : des liens insuffisants avec les éléments de gestion des finances publiques
et d’audit, une priorisation insuffisante des programmes de réforme pour s’adapter aux
capacités du pays, des méthodologies d’évaluation inadaptées, et la non pertinence des
indicateurs.

254
En effet, les indicateurs de référence OCDE-CAD, tout en se concentrant sur le cadre légal et
réglementaire des quatre piliers du système de passation des marchés publics ne s’attaquent
pas aux failles, et ne prennent pas en compte les interrelations entre les différents piliers, ce
qui aboutit à une absence de priorités et de séquençage adéquat des processus de réforme.

Ces études révèlent aussi que tous ces facteurs sont le fait d’une absence de volonté politique
et insistent sur la nécessité d’analyser le système de passation des marchés publics dans une
optique plus globale, qui tienne compte du contexte politique et économique plus large de la
réforme.

Aussi bien convient-il d’investir dans les exercices de diagnostic : ces évaluations mettront
au jour : (a) des inefficacités systémiques, (b) des liens de corrélation entre l’ensemble des
volets de la réforme selon les spécificités du pays, et (c) le manque de hiérarchisation des
priorités et l’inadéquation de l’ordonnancement des réformes. Un tel diagnostic permettra une
meilleure gestion des réformes politiques tout en tenant compte des capacités institutionnelles.

Ces exercices de diagnostic doivent être pris en charge par les acteurs nationaux et associer
des évaluations à partir d’indicateurs de performance orientés et améliorés, de modèles de
révision des capacités, intégrés dans des enquêtes plus vastes de gouvernance et de gestion
des finances publiques, des évaluations anti-corruption et des enquêtes de suivi des dépenses
publiques.

Au même titre que les principes édictés dans la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide,
la nouvelle génération de réformes doit ainsi s’inscrire dans le cadre d’un programme qui se
concentre sur les résultats escomptés et selon un ensemble d’indicateurs de progression, en
utilisant différents outils axés sur la mesure des performances, (outil de suivi et d’évaluation
axé sur les résultats, mettant en exergue le lien sous-jacent entre la performance et l’allocation
des ressources).

Dans ce cadre, il est plus particulièrement recommandé d’orienter les activités de réforme
selon les axes suivants :

Le renforcement des capacités du système de passation de marchés publics doit être


une priorité essentielle, avant même de s’attaquer au volet législatif de la réforme. Ceci doit
être renforcé par des stratégies de renforcement des capacités, qui engendrent à terme des
réduction de coûts. Ces stratégies constituent l’outil le plus adapté pour l’ordonnancement
des réformes et influent sur les résultats obtenus lors d’une phase et sur la programmation de
la suivante. Elles mettront en exergue les relations entre le développement des capacités
humaines et les modes d’organisation institutionnelle.

Les interrelations entre tous les volets de la réforme, les spécificités du pays, et
l’inscription des réformes dans un cadre plus complet et global associé au nouveau
programme de gouvernance doivent figurer au cœur du processus de réforme, qui faisait,
jusqu’à présent, la part trop belle aux réformes législatives.

255
Des systèmes de gestion puissants associant la passation des marchés publics, le budget
et la finance à tous les niveaux établissant des interdépendances entre les domaines clés de la
réforme. Les marchés publics doivent ainsi être intégrés au système plus large de gestion des
finances publiques, et ce, comme outil du développement et comme instrument de
redistribution des fruits de la croissance entre toutes les catégories de la population.

La fonction de contrôle comme considérée fonction de production doit être mise au


service d’une logique de performance et de résultats afin de fournir de meilleurs services aux
citoyens et donner, par conséquent, une chance au développement. Il n’y a pas lieu au
demeurant de mettre en œuvre des réformes aux plans législatif ou réglementaire en l’absence
d’une feuille de route pour combattre la corruption, associée à la réduction de la pauvreté et
l’usage transparent des ressources nationales. De fait, des résultats mesurables dans la lutte
contre la corruption en termes de qualité de services et d’utilisation efficiente des deniers
publics permettront au processus de réforme de remporter l’adhésion d’un plus large public.

Les études insistent enfin sur la nécessaire coordination entre les donateurs ainsi que celle
entre les donateurs et l’État, considérées comme essentielles au succès de la réforme des
marchés publics. Des modalités institutionnelles communes doivent être mises au point pour
surveiller la coordination entre les donateurs et les articulations entre les stratégies de
réforme, les politiques du gouvernement et les processus budgétaires. De même, la
surveillance multilatérale doit être renforcée par le biais de mécanismes régionaux.

Aussi bien, s’agit-il de défendre de nouvelles approches en matière de réforme des marchés
publics considérés en tant qu’instruments d’action publique pour tirer profit des programmes
nationaux de développement économique en tenant compte des objectifs sociaux et
environnementaux et renforcer le tissu économique local, notamment les PME, en accord
avec les objectifs de développement du pays. Une telle dynamique va de pair avec la
transformation globale de la fonction de passation des marchés publics, d’une fonction
administrative à une activité stratégique pour l’État et s’inscrit dans le cadre des politiques de
redistribution, axées sur l’augmentation de l’autonomisation économique des groupes sociaux
les plus démunis.

Cette nouvelle génération de réformes s’appuie en outre sur une approche fondée sur un
séquençage et l’usage de plate-forme dans la mise en œuvre des réformes concrétisées par
des avancées réalistes, prenant en compte la capacité d’absorption du pays, et garantissant
leur appropriation, sur la durée, par les décideurs.

La mise en œuvre de ces réformes doit enfin s’inscrire dans un cadre de renforcement de
contrôle et de suivi, un autre outil efficace en vue du séquençage de leur stratégie, pouvant da
fait pallier l’absence de volonté politique. Les indicateurs, ainsi que nous le signalions ci-
dessus, n’ont pas en effet ciblé les failles des systèmes ou des performances escomptées par
les parties prenantes ou les citoyens. On constate ainsi une absence de corrélations entre ces
indicateurs (comme la tarification de la qualité, les achats publics urgents et les retards de
paiement). Il faut également souligner que les évaluations s’efforcent rarement d’élargir leur
champ d’étude au-delà de l’existence d’une institution, à son efficacité et au niveau de mise
en œuvre de ses décisions.

256
Le cadre de contrôle doit dès lors bénéficier d’un ensemble d’indicateurs de performance
SMART (spécifiques, mesurables, appropriés, réalistes et limités dans le temps), axés sur
l’évaluation des performances des systèmes selon des plateformes définies. Ils peuvent être
utilisés au niveau de la réglementation, de la fonction de passation des marchés publics ou de
la gestion des contrats et ils peuvent être interconnectés aux systèmes de gestion des finances
publiques. Dans ce cadre, il conviendra de prendre en compte le rapport final sur les
indicateurs de base sur les marchés publics de l’UEMOA.

Le schéma proposé est représenté ci-dessous par un graphique dynamique pour les
processus de réforme, dont le contenu peut être décliné de la façon suivante :

Sur la base d’un cadre stratégique sectoriel et national axé sur les politiques de lutte contre la
corruption et de gouvernance, avec l’implication de la société civile et du secteur privé, les
capacités du système de marchés publics et des institutions associées sont évaluées afin de
définir une stratégie de renforcement des capacités à mettre en œuvre au sein de chaque
organisation. Sur la base des indicateurs économiques nationaux et des résultats de
l’évaluation des capacités par rapport aux besoins de la réforme, des seuils sont définis en
relation avec les processus de passation des marchés publics (cadre d’application de la loi) et
des processus de contrôle (contrôle préalable et a posteriori). Ce processus trouve sa
traduction dans le cadre institutionnel. D’autre part, les processus de passation des marchés
publics sont identifiés dans des systèmes de gestion informatisés (tout au long de la chaîne du
système de marchés publics) et associés à des outils et des matrices conçus pour faciliter les
PETS et les audits de performance. Leurs résultats sont appliqués au sein du cadre
réglementaire par le biais de révisions permanentes.

Ces recommandations à caractère stratégique et les propositions de réorientation qui s’en


suivent devront être sérieusement débattues au niveau des autorités ivoiriennes dans le cadre
de la finalisation des nouveaux axes stratégiques de la réforme et des matrices d’actions qui
en sont la conséquence.

257
Graphique 1 : Graphique dynamique pour les processus de réforme

Cadre Institutionnel Cadre réglementaire

Seuil de contrôle et de
marchés publics
Stratégie de
Outils Anti-corruption : Systèmes interconnectés et
renforcement des
matrices drapeau rouge et intégrés de gestion des
capacités
PETS marchés publics
Révision des capacités
pour les autorités
contractantes

Evaluation Processus de
des passation des
capacités marchés publics

Cadre de gouvernance Participation de la société civile et du secteur privé Cadre anti-corruption

258
Le graphique ci-dessous propose de traduire le schéma de cette nouvelle génération de réformes qui se concentrent sur les performances et les résultats
en assurant leur lien avec l’allocation des ressources. Les marchés publics deviennent des instruments de développement.
Ce graphique utilise une méthode de chaîne de valeur pour présenter les mesures et les étapes clés à prendre lors de la conception et/ou du suivi des programmes de
réforme des marchés publics (pour les marchés publics axés sur les résultats)
Impact social des
Politique de achats publics
redistribution

Qualité de Résultats des PETS


services

Impact sur la
Développement croissance nationale
de l’économie

Part du budget allouée


Outils de Pratiques du aux entreprises locales
diagnostic, marché
Politiques anti-
d’évaluation, et de Montant des fonds publics
corruption
mesure des détournés, rapatriés à la suite de
performances sanctions
Développement de la
fonction réglementaire % d’irrégularités mises à jour lors
des processus de révision et les
audits
Conformité des
processus de marchés
Part du budget allouée aux processus
publics
de révision, réduction des retards
dans les procédures
Développement de la
fonction de passation
des marchés publics Nombres de cadres en passation des
Diagnostic, marches publics formés et restant à
leur poste pendant x ans

Diagnostics Politiques Objectifs Résultats finaux Résultats finaux

259
12.2 Les propositions de l’atelier

Lors de l’atelier initial qui s’est tenu au tout début de la mission du consultant, un canevas
complémentaire de travail proposant quelques axes de réorientation stratégiques avaient été
définis par la partie ivoirienne ; il est présenté dans le tableau ci-après.

260
Canevas complémentaire de travail (PEMFAR)

Axes stratégiques Progrès réalisés Mesures complémentaires Mesures d’orientation/perspectives


Amélioration du cadre  Amélioration du cadre  Réfléchir à l’intégration des  Renforcer la performance des
législatif et réglementaire des réglementaire conformément aux mesures appropriées résultats (mise en place de système
marchés publics directives UEMOA permettant aux structures de gestion de risque en amont)
 Amélioration de l’adoption du chargées des marchés publics  Mettre en œuvre la stratégie
plan de reforme PEMFAR de s’intégrer dans le schéma nationale de renforcement des
 Préparation des textes de la gestion axée sur les capacités à travers la détermination
résultats du CDMT des besoins institutionnels
Renforcement du cadre  La séparation des fonctions de  Renforcer les capacités de la  Mettre en place un système de
institutionnel des marchés contrôle et de régulation chambre des comptes pérennisation des institutions et des
publics  Création et opérationnalisation de  Mettre en place les cellules de hommes :
l’ANRMP) passation de marchés – mise en œuvre de la reforme qui
 Meilleure accessibilité des  Extension des outils de permettrait la pérennisation de la
informations sur les marchées gestion informatiques à fonction achat (création des
publics : les deux sites internet l’ensemble des assujettis personnes responsables des
DMP et ANRMP sont marchés)
opérationnels et accessibles au
publics
 L’étude pour la définition de la  Stratégie nationale à mettre en  Parvenir à faire des marchés publics
Renforcement du cadre stratégie nationale de place un outil de développement intégrant
opérationnel des marchés renforcement des capacités est la dimension environnementale
publics réalisée (achat public durable)

Difficultés : - Manque d’outils d’évaluation d’indicateurs de performance, de résultats et d’impact ;


- Certaines actions imputées aux structures chargées des marchés publics relèvent de la compétence d’autres structures
(chambre des comptes, Ministères des Affaires Etrangères, Ministère de la Justice, Secrétariat National à la
Gouvernance et de renfoncement des Capacités (SNGRC),…).

261
12.3 PLAN D’ACTIONS PRIORITAIRES
SYSTEME DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS

Axes stratégiques Actions Partie responsable Délai de réalisation Nouvelles orientations Délai de réalisation
recommandées des axes stratégiques
Indicateurs
(conformité) Actions
recommandées
(performance)

Axe 7 : Amélioration du
cadre législatif et
réglementaire des
marchés publics

Pilier I: Cadre législatif et


réglementaire
Champ d’application et Etude sur l’opportunité MEF/DMP/ANRM Juin 2012 Etude d’impact de la Courant 2013
portée du cadre législatif et de maintenir le système P réduction des
réglementaire dérogatoire des procédures non
exemptions concurrentielles sur les
prix et la qualité de
Etude sur la situation Juin 2012 services
des conventions passées MEF/DMP/ANRM
entre personnes morales P
de droit public

Finaliser la
transposition des MEF/DMP/ANRM
directives (cas de gré à P Décembre 2012
gré, etc (voir les

262
propositions de
l’observatoire
Régional)
Règles concernant la Etude sur les conditions MEF/DMP/ANRM Juin 2012
participation publiques et modalités de P
participation des
entreprises publiques
aux appels d’offres
lancés par l’Etat et sur
les avantages
économiques dont elles
peuvent bénéficier

Confidentialité des offres Arrêté portant création MEF/DMP/ANRM Juin 2012


des cellules de P
Soumission, réception et passation
ouverture des plis
Actualiser le manuel de Juin 2012
procédures actualisé MEF/DMP/ANRM
P

Pilier II: Cadre


institutionnel et capacité
de gestion
Planification des Adopter un texte MEF/DMP/ANRM Juin 2012 Etude d’impact de la Courant 2013
commandes réglementaire sur P réduction des coûts, liés
l'obligation de réaliser à la réalisation des
les études préalables à études préalables
la budgétisation des (réduction des
projets avenants)

Opérationnaliser le
programme MEF/DGBF/DMP/

263
d’intégration des études ANRMP Décembre 2012
dans le cadre de la
programmation
budgétaire (SIAPSE)

Finaliser l’étude sur le


cadre juridique de la
maîtrise d’œuvre ; MEF/DMP/ANRM Juin 2012
adopter un texte P
réglementaire afférent
La loi budgétaire et les Préparer un texte sur les MEF/DGBF/DMP/ Juin 2012 Etude sur les retards de Courant 2013
procédures financières normes commerciales ANRMP paiement et leurs causes
favorisent la passation des applicables en matière
marchés, l’exécution des de traitement des
contrats et le règlement factures
dans les délais prévus

Etendre le SIGMAP à MEF/DGBF/DMP/ Juin 2012


l’ensemble des autorités ANRMP
contractantes
(institutions, SODE et
collectivités) et prendre
les mesures budgétaires
(nomenclature) à cet
effet

264
Séparation des fonctions de Transposition des
passation, de contrôle et de directives UEMOA :
régulation1 Finaliser la clarification MEF/DMP/ANRM Juin 2012
des responsabilités de la P
DMP/ANRMP en
matière de formation,
collecte et gestion des
informations et contrôle
a posteriori/audit

Développer un cadre Etude sur la pertinence


réglementaire pour le MEF/DMP/ANRM de l’introduction de
recours aux P Juin 2012 nouveaux acteurs Courant 2013
observateurs (observateurs
indépendants indépendants) dans le
système
Réexaminer l’arrêté
portant modalités de Juin 2012
MEF/DMP/ANRM
délégation de
P
compétences du
Ministre chargé des
marchés publics
Le pays dispose de Opérationnaliser la MEF/DMP/ANRM Juin 2012
systèmes et de procédures Banque de Données des P
pour la collecte et le suivi

1
Indicateur de point d’achèvement (initiative PPTE)

265
des statistiques nationales Prix de Référence
sur la passation des marchés
Publier les résultats de DMP/ANRMP Décembre 2012
tous les marchés et
concessions, y compris
ceux des Sociétés
d’Etat (SODE), dans le
JMP et sur le site Web
des MP2
DMP/ANRMP Décembre 2012
Compléter le SIGMAP
et les sites web
d’informations en
matière de gestion et à
caractère qualitatif
Stratégie et des capacités de Revoir et finaliser le MEF/DMP/ANRM Septembre 2012 Etude d’impact sur la Courant 2013
formation durables plan de renforcement P mobilité des spécialistes
des capacités (besoins, en passation de marchés
profil, statut) (postérieurement à la
mise en place des
cellules) et aux
formations dispensées
Poursuivre les
politiques de formation (% d’agents publics
MEF/DMP/ANRM
de l’ensemble des Mars 2012 intervenant dans la chaîne de
P passation de marchés et
acteurs
toujours en poste ayant suivi
une formation

Durée moyenne de présence


d’un spécialiste en passation
de marchés au sein d’une

2
Indicateur de point d’achèvement (initiative PPTE)

266
autorité contractante)

Normes de contrôle de la Réaliser une étude aux MEF/DMP/ANRM Juin 2012 Réaliser une étude sur Décembre 2012
qualité fins de définir des P l’évaluation des délais
normes et procédures en matière de passation
de contrôle qualité au et d’exécution
sein des autorités
contractantes et
d’évaluation des MEF/DMP/ANRM
performances des P Décembre 2012
personnels

Pilier III : Opérations


d’achat et pratiques du
marché

Indicateurs/Problèmes Actions Partie responsable Délai de réalisation


rencontrés recommandées

Niveau de compétence des Finaliser les textes MEF/DMP/ANRM Juin 2012 Etude d’évaluation des Décembre 2012
responsables d’application sur les P capacités sur plusieurs
gouvernementaux au sein cellules de passation ministères pilote
de l’entité en matière de
passation

Délégation du pouvoir de Revoir le texte MEF/DMP/ANRM Juin 2012


décision décentralisée vers d’application sur les P
les échelons inférieurs les délégations de
plus compétents en fonction compétence du Ministre
des risques associés chargé des marchés
publics

Prendre un texte
d’application sur le

267
pouvoir de signature
des marchés et de
délégation en matière
d’approbation

Mécanismes efficaces de Réaliser une étude sur MEF/DMP/ANRM Juin 2012


partenariat entre les secteurs la définition d’un cadre P/Secteur privé
public et privé réglementaire des PPP
en Côte d’Ivoire
Institutions du secteur privé Finaliser l'étude sur le MEF/DMP/ANRM Juin 2012
organisées et capables de cadre juridique et P/Secteur privé
faciliter l’accès au marché opérationnel du
mécanisme de
catégorisation des
entreprises ; prendre un
texte réglementaire
afférent
Obstacles systémiques Actualiser l'étude sur MEF/DMP/ANRM Juin 2012 Etude d’impact de la Courant 2013
majeurs qui limitent la l’accessibilité des PME P réforme sur l’accès des
capacité du secteur privé et des nouveaux PM et des nouveaux
d’accéder aux marchés entrants à la commande entrants à la commande
publique public (part du budget
alloué aux entreprises
La consacrer par un MEF/DMP/ANRM locales)
texte réglementaire P Décembre 2012

Pilier IV: Intégrité et


Transparence du
dispositif de passation des
marchés
Mécanismes adéquats de Transposer les MEF/DGBF/DMP/ Décembre 2012
contrôle et d’audit Directives UEMOA : ANRMP

268
indépendant et des Renforcer le rôle de la
organismes chargés de DMP dans l’exercice du
superviser la fonction contrôle a priori
approvisionnement
Poursuivre le processus
de retrait de la DMP DMP/ANRMP Décembre 2012
des COJO et
suppression des
pouvoirs de la DMP sur
la désignation sur leur
composition

Adoption du projet de Assemblée


loi sur la Cour des Nationale
comptes Décembre 2012

Revoir le cadre MEF/IGF/DMP/A


juridique d’intervention RMP Décembre 2012
de l’IGF

Renforcer les MEF/DGBF/DMP/


compétences des ANRMP/Chambre Juin 2012
organes de contrôle des comptes/IGF
(DMP/IGF, Chambre
des comptes) en matière
de marchés
publics (formation)

Finaliser le processus et MEF/DGBF/DMP/


prendre un texte ANRMP/Chambre
d’application relatif à la des comptes/IGF Juin 2012

269
coordination des corps
de contrôle

Finaliser un guide sur la


procédure de contrôle MEF/DGBF/DMP/
applicable en matière ANRMP/Chambre Juin 2012
d’audit (ANRMP) des comptes/IGF
Effectivités des audits Lancer et réaliser des ANRMP/Chambre Juin 2012 Etude d’impact sur les Courant 2013
audits des comptes conséquences des audits
(initiation de
poursuites, sanctions,
recouvrement des
amendes, etc….)
Etude d’impact sur
l’optimisation de la
dépense publique (part Courant 2013
de dépense publique
touchant directement le
bénéficiaire du service)

Informations actualisées sur Elargir les cibles de MEF/DGBF/DMP/ Juin 2012


l’observation des normes fraudes potentielles ANRMP/Chambre
mentionnées dans des comptes/IGF
l'étude sur l’adjonction
au SIGMAP d’un
module de détection des
fraudes
Systèmes de contrôle Elaborer les procédures MEF/DGBF/DMP/ Juin 2012
interne sont suffisamment de contrôle interne, y ANRMP/Chambre
bien définis compris un manuel des comptes/IGF
définissant les normes
et critères relatifs à

270
cette activité
Recours Transposition des MEF/DMP/ANRM Décembre 2012 Etude d’impact sur Courant 2013
Directives UEMOA : P l’exécution des
Suspension des décisions rendues
procédures dès que le contre l’Etat
recours est déposé entre
les mains des autorités
contractantes

Réexaminer la
séparation de la
fonction recours entre
deux organes : l’ARMP
et la Commission MEF/DMP/ANRM Décembre 2012
administrative de P/CAC
conciliation

Adopter un texte
permettant à l’ARMP MEF/DMP/ANRM Décembre 2012
d’annuler les contrats P
attribués
irrégulièrement dans les
deux mois de la
publication des
contrats.

Etat des poursuites, Adopter l’arrêté relatif MEF/DMP/ANRM Juin 2012


jugements et sanctions aux modalités P
d’application des
sanctions

271
Prévoir dans l’attente
de la prochaine MEF/DGBF/DMP/
évaluation une action ANRMP/Ministère
permettant au SNGRC de la
Juin 2012
d’établir une banque de Justice/Chambre
données statistiques des des
cas de fraudes et de comptes/IGF/SNG
corruption (poursuites, RC/Société civile
sanctions)

Renforcer le dispositif MEF/DGBF/DMP/


réglementaire facilitant ANRMP/Ministère
la constitution de partie de la
civile des organes de la Justice/Chambre Juin 2012
société civile en charge des
de la lutte contre la comptes/IGF/SNG
corruption RC/Société civile

Initier par la Chambre ANRMP/Chambre


des comptes et des comptes Juin 2012
l’ANRMP des
poursuites en matière
de fautes de gestion, et
irrégularités dans la
passation des marchés
sur la base des résultats
des audits

Revoir le cadre MEF/DMP/ANRM

272
réglementaire relatif à P/Ministère de la
l’exécution des Justice
décisions rendues Décembre 2012
contre l’Etat
Programme de lutte contre Transposition des MEF/DGBF/DMP/ Juin 2012 Etude d’impact sur les Courant 2013
la corruption conventions ANRMP/Ministère procédures pénales
internationales de la initiées (poursuites,
Justice/Chambre sanctions, recouvrement
des des amendes et des
comptes/IGF/SNG préjudices, etc….)
RC/Société civile

La réalisation de ce plan devra être évaluée courant 2013 par une étude d’impact des réformes mesurant ses conséquences en terme
d’efficience sur l’engagement des dépenses publiques conformément aux propositions faites à la section 11 du présent rapport

273
Annexe 1

Termes de référence de la mission d’évaluation

MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

----------------- Union – Discipline – Travail


Comite de Pilotage de la mise en œuvre du Plan --------------

de Reformes des Finances Publiques

MISSION D’AUTO EVALUATION ET DE REORIENTATION DU PLAN DE


REFORMES DES FINANCES PUBLIQUES

TDR

Janvier 2012

274
1- CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Dans le cadre de l’amélioration des systèmes de gestion des finances publiques et de passation
de marchés, le Gouvernement a engagé des processus de réformes de la gestion des finances
publiques qui vont dans le sens du rapprochement aux normes internationales et qui
s’inscrivent dans le cadre des reformes communautaires recommandées par l’UEMOA. Dans
cette optique, un diagnostic des finances publiques a été organisé de novembre 2007 à février
2008, selon la méthodologie PEFA, en vue d’instaurer les conditions idoines pour l’atteinte de
cet objectif.
Les faiblesses décelées ont conduit à l’élaboration d’un plan global de réforme des finances
publique prenant en compte une planification stratégique participative repartie en neuf (9)
axes stratégiques
Ces axes sont les suivants :

1. Amélioration du cadre juridique et institutionnel du système de gestion des


finances publiques ;
2. Renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques ;
3. Optimisation de l’allocation des ressources ;
4. Renforcement de la discipline budgétaire ;
5. Amélioration de la traçabilité et du contrôle de l’exécution budgétaire ;
6. Développement des mécanismes de redevabilité ;
7. Amélioration du cadre législatif et réglementaire des marchés publics ;
8. Renforcement du cadre institutionnel des marchés publics ;
9. Renforcement du cadre opérationnel des marchés publics.

Après deux années de mise en œuvre du plan global de la réforme, une auto-évaluation,
conduite par les autorités, a eu lieu en juillet 2010. Les conclusions de cette auto-évaluation
ont relevé une progression significative qui, malheureusement, a été freinée par la crise post
électorale de 2010. Celle-ci a par ailleurs fait apparaître de nouveaux besoins d’amélioration
et de renforcement communs aux pays en situation post-conflit.
Compte tenu de l’ampleur des besoins et des défis à relever à court et moyen terme, le
Gouvernement et l’ensemble des bailleurs, ont, au cours de la dernière revue conjointe du
programme économique et financier appuyé par la facilité élargie de crédit, convenu d’un
second diagnostic du système de gestion des finances publiques. Cette seconde revue devrait
permettre de (i) sortir les grands axes de réorientation stratégique, (ii) actualiser le plan global
existant et (iii) définir un plan d’actions prioritaires pour un système performant qui réponde
aux standards internationaux de gestion des finances publiques. En prélude à cette évaluation
convenue entre le Gouvernement et les partenaires au développement, les autorités ivoiriennes
entendent conduire une seconde auto-évaluation qui devrait capitaliser sur l’auto-évaluation
de 2010.

275
2- OBJECTIF GENERAL :

Ce mandat d’auto-évaluation, le second du genre, vise a pour objectif de déterminer, sur la


base du cadre d’analyse PEFA et l’OCDE, l’amélioration de la qualité de la Gestion des
Finances publiques depuis l’auto-évaluation de 2010. Ce mandat permettra également d’
évaluer l’impact de la mise en œuvre du plan de réforme des finances publiques et de
passation de marchés, d’identifier les problèmes qui subsistent et de définir de nouveaux axes
de réformes et/ou ajustements/’amélioration requis pour les systèmes de gestion des finances
publiques et de passation de marchés.

3- OBJECTIFS SPECIFIQUES :

- Mettre à jour la présentation générale de la performance de la gestion des finances


publiques, conformément au cadre de mesure de la performance PEFA ;

- Evaluer l’impact du plan de réforme sur la performance des processus et des


institutions du système de gestion des finances publiques ; ceci permettra de
déterminer et d’expliquer le degré d’amélioration/dégradation de la performance en
fonction des notations des indicateurs PEFA, en comparaison avec les résultats de
l’auto-évaluation de 2010 ;

- Juger des avancées enregistrées dans le cadre de la réforme, au regard des objectifs et
enjeux fixés au lancement de sa mise en œuvre. Le plan sera évalué au niveau de la
mise en œuvre des activités sur le terrain et des résultats escomptés en vue d’en
dégager un nouveau plan de réformes d’amélioration et de renforcement du secteur.

- Apprécier l’efficacité et le degré de réalisation des objectifs quantitatifs et qualitatifs


des activités du plan ainsi que des éventuels effets attendus et non attendus y compris
les progrès enregistrés dans le système de gestion des finances publiques en Cote
d’Ivoire ;

- Rendre compte de l’effectivité et la réalité des actions entreprises au titre du plan de la


reforme. La mission étudiera le degré de réalisation des activités, le respect des délais
sur la base de pièces justificatives dument produites par les structures ;

- relever les difficultés liées à la mise en œuvre du plan ;

- identifier les problématiques, les besoins institutionnels et structurels du secteur et


proposer, éventuellement, une réorientation du plan de réforme des finances
publiques.

276
4- RESULTATS ATTENDUS

A la fin de la mission, les résultats suivant sont atteints :

i- Un rapport d’évaluation dit Rapport de Performance de la Gestion des Finances


publiques (RP-GFP) est produit ;
ii- une matrice d’actions de réorientation stratégique des activités est définie ;
iii- l’impact du plan de réforme des finances publiques ainsi que les progrès ont été
évalués ;
iv- les difficultés liées à la mise en œuvre du plan sont identifiées et les preuves factuelles
ainsi que les pièces justificatives des activités réalisées sont disponibles ;
v- Les dispositions particulières pour la mise en œuvre efficiente de la matrice d’actions
sont spécifiées ;
vi- les actions nécessitant des projets sont identifiées.

5- PERIOSE ET DUREE DE LA MISSION

La mission d’évaluation sera conduite par un consultant et se tiendra du 6 au 16 février 2012 à


Abidjan.

6- FINANCEMENT :

Le financement de la mission est pris en charge par le DGDI/BM

7- METHODOLOGIE D’EVALUATION :

L’expert soumettra une méthode d’évaluation claire et précise sur la base des informations
suivante.

7-1. périmètre de l’évaluation :

La mission d’évaluation portera sur les axes stratégiques du Plan de réforme définie au
démarrage de la mise en œuvre et la structure de gestion de la réforme :

277
- le cadre juridique et institutionnel du système de gestion des finances publiques ;
- la transparence dans la gestion des finances publiques ;
- l’optimisation de l’allocation des ressources ;
- la discipline budgétaire ;
- la traçabilité et le contrôle de l’exécution budgétaire ;
- la redevabilité du système de finances publiques ;
- le cadre législatif et réglementation des marchés publics ;
- le cadre institutionnel des marchés publics ;
- le cadre opérationnel des marchés publics ;

7-2. méthode d’évaluation :

La mission comprendra une exploitation de la documentation et toutes autres sources du


système de gestion des finances publiques et de passation de marchés. Au démarrage de la
mission, le consultant aura des séances de briefing et de travail avec les acteurs de la réforme
des finances publiques relevant des institutions officielles et des structures privés, les
différentes directions du Ministère de l’Economie et des Finances ainsi que les Ministères
concernées par le système de gestion des finances publiques. A cours de son intervention sur
le terrain, l’équipe de la mission bénéficiera de l’appui logistique du Cabinet du Ministre de
l’Economie et des Finances et travaillera en étroite collaboration avec le secrétariat Technique
du PEMFAR.
La mission s’achèvera avec une réunion de restitution puis, un atelier de validation du plan de
réforme de la gestion du système des finances publiques et de passation de marchés.

7-3. Livrables et restitution des résultats de l’évaluation :

Au plus tard trois (3) jours après la fin de la mission sur le terrain, le consultant soumettra
pour commentaire au Secrétariat technique du PEMFAR les rapports provisoires de la
mission. Un rapport pour chaque Direction du Ministère de l’Economie et des Finances sera
soumis.
Le rapport final sera transmis au Secrétariat technique du PEMFAR, après la validation du
rapport provisoire en atelier et comprendra les éléments en français non exhaustifs suivants :

1. Un rapport provisoire du diagnostic en français ;

2. Une présentation des résultats de l’évaluation lors de la réunion de restitution ;

278
3. Un rapport final présentant :

a. La liste des abréviations et des acronymes


b. Un résumé succinct et analytique
c. Un rappel descriptif sur l’approche et la conception du plan de réforme ainsi
que sur son contexte ;
d. L’état d’exécution du plan de réforme ;
e. Les résultats et conclusions de l’évaluation au niveau de la mise en œuvre du
projet et du progrès atteint en terme de réalisation des objectifs qualitatifs et
quantitatif de chaque axe stratégique.
f. Une mise à jour de la matrice des indicateurs PEFA
g. Les contraintes identifiées comme obstacle à la mise en œuvre du plan de
réforme ;
h. Une section recommandation ;
i. Enseignement tirés et synergies ;

4. Un plan de réorientation d’amélioration et de renforcement de la réforme du système


de gestion des finances publiques ;

En annexe :

5. Le Plan de réforme des finances publiques et de passation de marchés;


6. Terme de référence de la mission d’évaluation ;
7. Liste des personnes rencontrées ;
8. Liste des pièces justificatives de mise en œuvre des activités ;
9. Méthodologie poursuivie pour l’évaluation

Le rapport ne sera définitivement accepté qu’après validation de l’ensemble des


recommandations à l’atelier de validation des rapports.

1- PROFIL DES CONSULTANTS

Deux consultants seront recrutés :

- Un consultant pour l’évaluation et la réorientation du plan de réforme du


système des finances publiques.
- Un consultant pour l’évaluation et la réorientation du plan de réforme des
marchés publics

279
Qualification requises et compétence des consultants
Formation supérieur en économie/finances publiques ou équivalent de niveau international.

Expérience professionnelle générale :


Avoir une expérience de travail significative aussi bien avec les partenaires au développement
qu’avec l’administration publique en Afrique, de préférence en Afrique francophone.

Expérience professionnelle spécifique :


Justifier d’une expérience d’au moins 10 années dans les activités d’appui à la bonne
gouvernance économique. En particulier dans le domaine des finances publiques;
Avoir une pratique avéré dans la conduite d’évaluation des plan de réforme des finances
publiques et une maîtrise du PEFA;
La connaissance des procédures de la Banque Mondiale serait un atout.
La mission est basée à Abidjan pour une durée de 10 jours calendaires en Côte d’Ivoire. Le
consultant travaillera sous l’autorité du secrétariat technique du PEMFAR. La date de
démarrage de la mission est prévue à partir du 06 février 2012.

2- SUPERVISION :

Le Consultant travaillera sous la supervision du Secrétariat Technique du PEMFAR et sera


payé directement et uniquement selon la procédure de la Banque Mondiale.

280
Annexe 2

Liste des personnes rencontrées

MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE


-----------------
Comite de Pilotage de la mise en œuvre du Plan Union – Discipline – Travail
de Reformes des Finances Publiques
---------------
Secrétariat Technique

MISSION D’AUTO-EVALUATION DU SYSTEME DE GESTON DES FINANCES PUBLIQUES


DU 07 AU 20 FEVRIER 2012

PROJET PROGRAMME DE LA MISSION

JOUR HEURE STRUCTURES LIEU PARTICIPANTS

Rencontre de la Mission avec la Direction DGBF Direction Générale du


10H00-12H00 Budget, DGE
Mardi Générale du BUDGET
07/02/12 Rencontre de la Mission avec la DMP, DGBF DMP, ANRMP, SNGRC,
15H00-17H00
ANRMP, SNGRC

8H30 – 12H00 Direction Générale des Impôts


Direction Générale des Toutes les Directions
Impôts
Mercredi
08/02/12
Ministère d’Etat, Ministère du Plan et du
MEMPD MEMPD, DSRP, DPIP,
15H00-17H00 Développement, Direction du Programme
CDMT
Investissement Public, DSRP, CDMT
Direction Générale des
8H30-12H00
Direction Générale des Douanes Douanes Doaunes
Jeudi
Ministère de la Santé et de l’Hygiène MSHP, un membre de la
09/02/12 14H30-15H30 MSHP
Publique DGBF et de DGTCP
Chambre des Comptes CC CC, un membre de la
16H00-17H00 DGBF, DGTCP et de la
DMP
Rencontre de la Mission avec la Direction DGTCP, deux membres du
8H30-09H30 Générale du Trésor et de la Comptabilité DGTCP DGBF, un membre IGF, un
Publique membre CC, SGG
Inspection Générale des Finances Inspection Générale Inspection Générale des
10H00-12H30 des Finances Finances, un Membre de la
vendredi DGBF, et du Trésor
10/02/12
DGI, IGF, DGD, MA, MEN,
Ministère de l’Agriculture ; Ministère de ième
20 étage immeuble MI, UVICOCI, ADDCI,
l’Education Nationale, Ministère de
SCIAM Coordonnateurs de projet,
15H00-17H30 l’intérieur, Coordonnateurs des projets
société civile ; un Membre
cofinancés, Société Civile, UVICOCI,
de la DGBF et du Trésor,
ADDCI
DMP
DAAF, Secrétariat Général du
Gouvernement, Chambre de Commerce et ième
20 étage immeuble
Lundi d’Industrie de Côte d’Ivoire, Congrégation DAAF, SGG, CCICC,
8H30-12H30 SCIAM
13/02/12 de Grande Entreprise de Côte d’Ivoire CGECI, SNDI
(CGECI) Société Nationale de
Développement Informatique (SNDI)

281
JOUR HEURE STRUCTURES LIEU PARTICIPANTS

Ministère de l’Industrie Ministère Industrie


14H30-15H30 MI, secteur privé
CCIA
Ministère d’Etat, Garde des Sceaux, MEMJ, Ministère de la
16H00-17H00 MEMJ
Ministère de la Justice Défense, un Membre du MI
Formation des Directions du MEF, ième
MEF/CAB 20 étage
8H30-12H30 secrétariat technique, comité de pilotage et MEF, toutes les Directions
Mardi immeuble SCIAM
structures concernés, à la méthode PEFA
14 /02/12 ième
Rencontre avec l’UE, BAD, BM, PNUD MEF/CAB 20 étage
15H00-16H00 UE, BAD, BM, PNUD
immeuble SCIAM
Ministère des Mines, du Pétrole et de Ministère des Mines et M, un Membre du Trésor,
8H30-10H30
l’Energie de l’Energie DGBF et
Mercredi
11H00-12h00 CONFESIP CONFESIP CONFESIP
15/02/12
Direction Générale de l’Economie Direction Générale de DGE, Un Membre DGBF,
15H00-17H00
l’Economie BNETD et Trésor
ième
Jeudi RESTITUTION DU RAPPORT MEF/CAB 20 étage CAB, Ministères et
8H00 -12H00
16 /02/12 PROVISOIRE immeuble SCIAM structures concernées
FIN DE LA MISSION

282
Annexe 3

Liste des pièces justificatives de mise en œuvre des activités

1. Arrêté n°009 MEF/DGBF/DMP du 16 janvier 2012 portant régime des conventions


entre personnes morales de droit public
2. Arrêté n°200 MEF/DGBF/DMP du 21 avril 2010 portant fixation des seuils de
passation, de validation et d’approbation dans la procédure des marchés publics
3. Arrêté n°199/MEF/DGBF/DMP du 21 avril 2010 relatif à l’exécution des crédits
budgétaires
4. Statistiques figurant sur le site web de la DMP
5. Décret n°2009-260 du 6 août 2009 portant organisation et fonctionnement de
l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics
6. Arrêté n°299 MEF/DGBF/DMP du 27 mai 2010 portant attributions, organisation et
fonctionnement de la Direction des Marchés Publics
7. Annexe fiscale 2012
8. Journal des marchés publics en date du 31 janvier 2012
9. Rapport Sofreco sur la stratégie nationale de renforcement des capacités
10. Rapport sur les formations effectuées
11. Etude sur la réalisation d’un module de détection des fraudes à connecter au SIGMAP
12. Arrêté n° 661/MEF/ANRMP du 14 septembre 2010 fixant les modalités de saisine, les
procédures d’instruction et de décision de la cellule recours et sanctions de l’ANRMP
13. Etude diagnostique Plan national de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption
14. Plan national de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption
15. Décisions de ratification des conventions de lutte contre la corruption en date du 6
décembre 2011
16. Charte d’éthique des acteurs publics des marchés publics
17. Arrêté n°106 du 13 juillet 2011 portant code de déontologie en matière de marchés
publics et de délégation de service public
18. Arrêté n° 805 MEF/DGBF/DMP du 19 octobre 2010 portant organisation et
fonctionnement de la Commission Administrative de Conciliation
19. Lettre du directeur des Marchés Publics en date du 16 janvier 2012 notifiant le retrait
de la DMP des COJO
20. Arrêté interministériel n°484 MEF/DGBF/DMP du 9 novembre 2011 portant
organisation des archives sur les marchés publics
21. Rapport d’activité de la DMP pour 2010
22. Synthèse du rapport d’activité de la DMP pour 2011
23. Avis rendu par l’ARMP en juillet 2011 relatif au retrait de la DMP des COJO
24. Note d’informations de la DMP relative aux établissements financiers pouvant délivrer
des cautionnements
25. DAO travaux
26. Trois décisions rendues par l’ARMP en matière de recours et publiées sur le site web
de l’ARMP
27. Projet d’arrêté sur les modalités d’application des sanctions
28. Projet de loi organique déterminant les attributions, la composition, l’organisation et
les modalités de fonctionnement de la Cour des comptes
29. Etude sur la participation des petites et moyennes entreprises aux marchés publics
dans l’UEMOA

283
30. Matrice de suivi du cadre de collaboration ARMP/DMP (décembre 2011)
31. Document d’analyse par l’UEMOA de la conformité du décret n° 2009-259 du 6 août
2009 portant code des marchés publics avec les Directives UEMOA
32. Analyse des résultats de l’évaluation PEMAF par la DMP
33. Tableau Excel de l’évaluation réalisée par la DMP
34. Etude réalisée par l’ARMP relative à l’évaluation des délais sur la chaîne de passation
des marchés
35. Etude réalisée par l’ARMP sur les pratiques frauduleuses relatives à l’utilisation des
documents administratifs dans les marchés publics

284
Annexe 4

MINISTERE DE L’ECONOMIE REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE


ET DES FINANCES Union – Discipline – Travail
---------------------- ----------------------
DIRECTION GENERALE
DU BUDGET ET DES FINANCES
----------------------

DIRECTION DES MARCHES PUBLICS


----------------------

ANALYSE DES RESULTATS DE L’EVALUATION PEMFAR 2012

L’évaluation de 2012 du plan de reformes dans les finances publiques a permis de constater
une amélioration progressive dans l’exécution des actions du système des marchés publics.
Toutes fois, des efforts d’exécution restent à faire au niveau de certains indicateurs. Les
manquements relevés au niveau des piliers I, II, III et IV sont les suivants :

PILIER I

- réglementer la participation des entreprises publiques à la commande publique ;


- rendre accessible au public les procès verbaux et les rapports d’analyse des
commissions d’ouvertures des plis et de jugement des offres.

PILIER II

- l’étude sur le cadre juridique de la maîtrise d’œuvre est entamée mais elle n’est pas
encore finalisée ; elle est en cours d’élaboration par le BNETD qui en est le
prestataire ; le but de l’étude est de budgétiser les projets qui auront fait l’objet
d’études préalables ;

- les outils informatisés de gestion financière et de passation de marchés (SIGFIP et


SIGMAP) fonctionnent avec quelques difficultés. Le SIGMAP n’est pas encore
implanté dans toutes les autorités contractantes ;
- finaliser la banque de données des prix de références et rendre les deux modules
opérationnels ;
- finaliser l’étude sur la catégorisation des entreprises ;
- réaliser une étude sur l’opportunité de créer une filière en passation de marchés ;
- définir le statut et l’ancrage des cellules de passation de marchés ;
- mettre en place les cellules de passation de marchés ;
- mettre en place un système qualité du personnel au sein de la DMP.

285
PILIER III

- la stratégie nationale de renforcement des capacités doit être globale et bien mise de
sorte à intégrer des conseils et une assistance, des programmes permanents de
formation, une évaluation périodique des données de l’expérience acquise, des
services consultatifs ou un bureau d’aide pour répondre aux préoccupations du public ;

- développer une étude sur les modalités et mécanismes de développement de


partenariats publics et privés.

PILIER IV

- renforcement des capacités des organes de contrôle et d’audits ;


- intégrer au SIGMAP un module de détection de fraude.
- élaborer et mettre en œuvre une politique nationale de lutte contre la corruption dans
les marchés publics et l’enrichissement illicite.
Ainsi, avec un taux de 75.75%, le niveau d’achèvement du système de passation des marchés
publics laisse transparaître des insuffisances.

MINISTERE DE L’ECONOMIE
ET DES FINANCES
----------------------

286