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27/07/2016 Traitement des eaux usées — Wikipédia

Traitement des eaux usées
Le traitement des eaux usées est l’ensemble des procédés visant à
dépolluer l’eau usée avant son retour dans le milieu naturel ou sa
réutilisation. Les eaux usées sont les eaux qui à la suite de leur
utilisation domestique, à leur utilisation commerciale ou industrielle
sont de nature à polluer les milieux dans lesquelles elles seront
déversées. C'est pourquoi, dans un souci de protection des milieux
récepteurs, des traitements sont réalisés sur ces effluents collectés par le
réseau d'assainissement urbain. L'objectif des traitements est de réduire
l'impact des eaux usées sur l'environnement. Les eaux traités sont
1 Bassins utilisés dans une usine de
parfois réutilisées. On parle de recyclage des eaux usées .
traitement des eaux usées (ici vides)
À l'échelle mondiale, le traitement des eaux usées constitue le premier de la ville d'Albury en Australie.
enjeu de santé publique : plus de 4 000 enfants de moins de 5 ans
2
meurent chaque jour de diarrhées liées à l’absence de traitement des eaux et au manque d’hygiène induit .

Les traitements peuvent être réalisés de manière collective dans une station d'épuration ou de manière
individuelle. La plupart des procédés intensifs de traitement fonctionnent selon les mêmes processus de base,
mais des différences plus ou moins importantes peuvent exister dans la manière de mettre en place ces
processus. Le traitement se divise généralement en plusieurs étapes.
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Il existe également des procédés dits extensifs de traitement plutôt adapté aux charges réduites . On distingue
les cultures libres : lagunage ; et les cultures fixées : Infiltration­percolation, filtre planté, marais filtrant à
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écoulement vertical ou horizontal .

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Sommaire
1 Histoire
2 Prétraitement
2.1 Dégrillage et tamisage
2.2 Dessablage
2.3 Dégraissage
3 Traitement primaire
4 Traitement secondaire
4.1 Traitement par voie biologique
4.1.1 Traitement des composés organiques
4.1.2 Nitrification
4.1.3 Dénitrification
4.2 Traitement par voie physico­chimique
4.3 Déphosphatation
5 Traitement tertiaire
5.1 Traitement bactériologique
5.2 Traitement bactériologique par rayonnement UV
5.3 Traitement par voie physico­chimique
6 Traitement quaternaire
6.1 Élimination des micropolluants
7 Notes et références
8 Bibliographie
9 Voir aussi
9.1 Articles connexes
9.2 Liens externes

Histoire
Des hommes préhistoriques ont disposé leurs campements près de cours d'eau, l'eau leur servant comme
boisson, moyen de transport, source d'énergie mais aussi comme moyen d'assainissement. Durant l'Antiquité,
les eaux usées des agglomérations sont collectées et évacuées par des égouts et parfois traitées par
phytoremédiation, comme les Romains utilisant les plantes des marais pour leur Cloaca Maxima ou se servant
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des eaux usées comme engrais .

Au Moyen Âge, le développement anarchique des villes rend difficile la mise en place de réseaux d'égouts.

Le traitement des eaux usées est historiquement récent et est lié à la croissance démographique importante dans
les villes consécutive à la révolution industrielle. La décomposition des matières organiques est étudiée dans les
années 1920, ce qui permet de développer l'épuration biologique.

Prétraitement
Le prétraitement consiste en trois étapes principales qui permettent de
supprimer de l'eau les éléments qui gêneraient les phases suivantes de
traitement. Toutes les stations d'épuration ne sont pas forcément
équipées des trois, seul le dégrillage est généralisé, les autres sont le
dessablage et le déshuilage.

Dégrillage et tamisage

Article détaillé : Dégrillage.
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Le dégrillage et le tamisage permettent de retirer de l'eau les déchets insolubles tels que les branches, les
plastiques, serviettes hygiéniques, etc. En effet, ces déchets ne pouvant pas être éliminés par un traitement
biologique ou physico­chimique, il faut donc les éliminer mécaniquement. Pour ce faire, l'eau usée passe à
travers une ou plusieurs grilles dont les mailles sont de plus en plus serrées. Celles­ci sont en général équipées
de systèmes automatiques de nettoyage pour éviter leur colmatage, et aussi pour éviter le dysfonctionnement de
la pompe (dans les cas où il y aurait un système de pompage).

Dessablage

Le dessablage permet, par décantation, de retirer les sables mélangés dans les eaux par ruissellement ou amenés
par l'érosion des canalisations. Ce matériau, s'il n'était pas enlevé, se déposerait plus loin, gênant le
fonctionnement de la station et provoquant une usure plus rapide des éléments mécaniques comme les pompes.
Les sables extraits peuvent être lavés avant d'être mis en décharge, afin de limiter le pourcentage de matières
organiques, la dégradation de celles­ci provoquant des odeurs et une instabilité mécanique du matériau.

Dégraissage

C'est généralement le principe de la flottation qui est utilisé pour
l'élimination des huiles. Son principe est basé sur l'injection de fines
bulles d'air dans le bassin de déshuilage, permettant de faire remonter
rapidement les graisses en surface (les graisses sont hydrophobes). Leur
élimination se fait ensuite par raclage de la surface. Il est important de
limiter au maximum la quantité de graisse dans les ouvrages en aval
pour éviter par exemple un encrassement des ouvrages, notamment des
canalisations. Leur élimination est essentielle également pour limiter les
problèmes de rejets de particules graisseuses, les difficultés de
décantation ou les perturbations des échanges gazeux.
Déshuilage par écumage des graisses.
Le dessablage et le déshuilage se réalisent le plus souvent dans un
même ouvrage : les sables décantent au fond de celui­ci tandis que les graisses remontent en surface.

Le déshuilage peut aussi se faire par coalescence. Ce procédé permet un niveau de déshuilage hors­norme.

Traitement primaire
Article détaillé : Traitement primaire de l'eau.

En épuration des eaux usées, le traitement primaire est une simple décantation qui permet de supprimer la
majeure partie des matières en suspension. Ce sont ces matières qui sont à l'origine du trouble des eaux usées.

L'opération est réalisée dans des bassins de décantation dont la taille dépend du type d'installation et du volume
d'eau à traiter. De la même manière, le temps de séjour des effluents dans ce bassin dépend de la quantité de
matière à éliminer et de la capacité de l'installation à les éliminer

La décantabilité des matières dans un bassin est déterminée par l'indice de Mohlman. Cet indice est déterminé
chaque jour dans les stations d'épuration importantes afin de vérifier le bon fonctionnement du système.

À la fin de ce traitement, la décantation de l'eau a permis de supprimer environ 60 % des matières en
suspension, environ 30 % de la demande biologique en oxygène (DBO) et 30 % de la demande chimique en
oxygène (DCO). Cette part de DBO supprimée était induite par les matières en suspension. La charge organique
restant à traiter est allégée d'autant.

Les matières supprimées forment au fond du décanteur un lit de boues appelé « boues primaires ».

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Le traitement primaire des eaux usées domestiques tend à disparaître en France avec la généralisation du
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traitement secondaire à boues activées qui comporte déjà une étape de décantation . C'est notamment le cas
lorsque les effluents sont régulièrement dilués par des eaux de pluie et donc moins décantables. Il est alors plus
économique de se passer de traitement primaire et de surdimensionner le traitement secondaire.

Traitement secondaire
Le traitement secondaire se fait le plus couramment par voie biologique. Une voie physico­chimique peut la
remplacer ou plus souvent s'y ajouter pour favoriser la floculation et coagulation des boues ou permettre, par
exemple, la fixation des phosphates .

Traitement par voie biologique

Articles connexes : Boue activée, Lagunage, Lit bactérien, Biofiltre et Fosse septique.

Traitement des composés organiques

Le traitement biologique le plus simple consiste à éliminer les composés organiques tels que sucres, graisses et
protéines. Ceux­ci sont nocifs pour l'environnement puisque leur dégradation implique la consommation de
dioxygène dissous dans l'eau nécessaire à la survie des animaux aquatiques. La charge en polluants organiques
est mesurée communément par la DBO5 (demande biologique (ou biochimique) en oxygène sur cinq jours) ou
la demande chimique en oxygène (DCO). Les bactéries responsables de la dégradation des composés
organiques sont hétérotrophes. Pour accélérer la dégradation des composés organiques, il faut apporter
artificiellement de l'oxygène dans les eaux usées.

Nitrification

Si les réacteurs biologiques permettent un temps de contact suffisant entre les effluents et les bactéries, il est
possible d’atteindre un second degré de traitement : la nitrification. Il s’agit de l’oxydation de l’ammoniaque en
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nitrite, puis en nitrate par des bactéries nitrifiantes . L’ammoniaque est un poison pour la faune piscicole. Les
bactéries nitrifiantes sont autotrophes (elles fixent elles­mêmes le carbone nécessaire à leur croissance dans le
CO2 de l’air). Elles croissent donc beaucoup plus lentement que les hétérotrophes. Une station d'épuration doit
d’abord éliminer les composés organiques avant de pouvoir nitrifier. (Voir aussi : Cycle de l'azote)

Dénitrification

Une troisième étape facultative consiste à dénitrifier (ou dénitrater) les nitrates résultants de la nitrification.
Cette transformation peut se faire en pompant une partie de l’eau chargée de nitrates de la fin de traitement
biologique et la mélanger à l’eau d’entrée, en tête de traitement. La dénitrification se passe dans un réacteur
anoxique, en présence de composés organiques et de nitrates. Les nitrates sont réduits en diazote (N2) qui
s’échappe dans l’air. Les nitrates sont des nutriments qui sont à l’origine de l’envahissement d’algues dans
certaines mers, en particulier la Mer du Nord. La dénitrification se fait généralement sur les petites stations
d'épuration dans le même bassin que la nitrification par syncopage (arrêt de l'aération, phase anoxie). Cette
étape tend à se généraliser pour protéger le milieu naturel.

Traitement par voie physico­chimique

Il regroupe l'aération et le brassage de l'eau mais aussi une décantation secondaire (dite aussi clarification).

À partir de ce dernier élément, l'eau clarifiée est rejetée (sauf traitement tertiaire éventuel) et les boues
décantées sont renvoyées en plus grande partie vers le bassin d'aération, la partie excédentaire étant dirigée vers
un circuit ou un stockage spécifique.

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Le traitement secondaire peut comporter des phases d'anoxie (ou une partie séparée en anoxie) qui permet de
dégrader les nitrates.

Déphosphatation

Le traitement du phosphore est généralement demandé sur les stations supérieures à 10 000 équivalent habitant.
Il peut être demandé sur des plus petites stations d'épuration suivant la sensibilité du milieu récepteur.

Cinq types de traitement sont possibles :

le traitement physique : utilise des filtres ou des membranes afin d'enlever le phosphore ;
le traitement chimique : il s'agit de réaction des sels formant des précipités insolubles au fond du bassin.
D'autres composés chimiques tel que le calcium ou le fer peuvent être utilisés. Cette méthode reste assez
coûteuse et peut augmenter légèrement le volume de boue à traiter et la consommation d'oxygène ;
un traitement combinant les méthodes chimiques et physiques ;
l'EBPR (enhanced biologial phosphorous removal) qui consiste à l'accumulation de phosphore par des micro­
organismes, sous forme de polyphosphate par exemple.

Acinetobacter spp. est une bactérie potentiellement responsable de cette accumulation de phosphore et est
désignée sous le nom de « PAO » (phosphorous accumulating organisms). L'EBPR est utilisé selon une
configuration anaérobie ­ aérobie, et malgré le fait que ce système soit assez cher à mettre en place, il est
favorable à l'environnement et rentable à long terme. La compréhension de ce processus biologique doit être
poursuivie notamment via des études FISH (Fluorescence in situ hybridization) sur les actinobactéries, et via
des expériences faites en laboratoire à l'aide de bio­réacteurs reconstituant les conditions naturelles de cette
accumulation de phosphore à travers des bactéries comme A. phosphatis, qui est utilisée à hauteur de 85 % dans
les bio­réacteurs. La technique de PCR­DGGE permet également d'aider à la compréhension de ce process
d'autant plus qu'elle est très répandue, qualitative et semi­quantitative pour l'évaluation de la communauté
7, 8
microbienne  ;

le traitement biologique : un traitement biologique complété par un traitement physico­chimique est souvent
utilisé.

Le phosphore est indispensable aux réactions biologiques liées au traitement de la pollution carbonée et azotée.
Il s'agit alors d'assimilation biologique. Cette assimilation correspond à un ratio de 1 g de phosphore pour 100 g
de carbone.

Si l'on inclut dans le traitement un bassin anaérobie, cette assimilation biologique peut être augmentée. Les
bactéries, placées dans des conditions de potentiel redox très bas, surassimilent le phosphore par rapport à leur
besoin. C'est ce que l'on appelle le traitement biologique du phosphore. Les bactéries peuvent relarguer le
phosphore surassimilé si elles sont placées durablement dans des conditions de redox plus hautes. À l'inverse, si
elles sont extraites rapidement du traitement, c'est une méthode de traitement sans réactif du phosphore.

Ce traitement est généralement insuffisant pour atteindre les niveaux de rejet exigés en sortie de station. Dans
ce cas, on doit le compléter par un traitement physico­chimique. Ce traitement physico­chimique est obtenu par
précipitation du phosphore avec des sels métalliques (chlorure ferrique sauf exception) (voir aussi : Cycle du
phosphore) ;

réaction du chlorure ferrique avec le phosphore :

FeCl3 + NaH2PO4 → FePO4 + NaCl + 2HCl

Traitement tertiaire
Traitement bactériologique

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Le traitement tertiaire n'est pas toujours réalisé. Cette étape permet de réduire le nombre de bactéries, donc de
germes pathogènes présents dans l'eau traitée. Elle peut être demandée pour protéger une zone de baignade, un
captage d'eau potable ou une zone conchylicole. Ce traitement peut être réalisé par ozonation, par un traitement
aux UV ou pour des petites capacités de station d'épuration par une filtration sur sable (sable siliceux et de
granulométrie spécifique).

Traitement bactériologique par rayonnement UV

Il existe une certaine variété de systèmes sur le marché. Le principe traditionnel de désinfection par
rayonnement UV consiste à soumettre l'eau à traiter à une source de rayonnements UV en la faisant transiter à
travers un canal contenant une série de lampes submergées. Depuis quelques années, l'on trouve aussi, surtout
pour les petites stations de traitement des eaux usées, un système basé sur des réacteurs monolampe, qui offre
des avantages au niveau de la maintenance et des coûts d'utilisation.

Traitement par voie physico­chimique

Le traitement tertiaire inclut un ou plusieurs des processus suivants :

désinfection par le chlore ou l'ozone (pour éliminer les germes pathogènes) ;
neutralisation des métaux en solution dans l'eau : en faisant varier le pH de l'eau dans certaines plages, on
obtient une décantation de ces polluants.

Traitement quaternaire
Élimination des micropolluants

Les procédés de traitement listés ci­dessus ne permettent pas d'éliminer les micropolluants des eaux traitées. On
désigne par micropolluants les composés traces présents dans les eaux à des concentrations très faibles (de
l'ordre du microgramme ou du nanogramme par litre) et qui même en concentrations infimes peuvent exercer
un effet nocif sur les organismes aquatiques. Par exemple: les résidus médicamenteux, les hormones, les
9
pesticides ou encore les cosmétiques .

En Suisse, à la suite de l'entrée en vigueur en 2015 d'une modification de la loi fédérale et de l'ordonnance sur
la protection des eaux rendant obligatoire l'élimination d'au moins 80% des micropolluants en sortie de station
d'épuration, de nombreux projets pilotes ont été mis en place pour tester les techniques d'élimination des
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micropolluants .

Deux méthodes de traitement ont été retenues :

le contact avec du charbon actif : mis en œuvre sous forme de charbon actif en poudre (CAP), en grain (CAG)
ou en micrograin (µ­CAG) ;
l'ozonation continue des eaux usées traitées à la sortie du traitement par voie biologique.

Un dosage de CAP d'environ 18 mg/l ou une ozonation de 0,6 à 1,0 g O3/g DOC sont nécessaires pour
11
l'élimination des micropolluants .

Notes et références
1. Les eaux usées utilisées en agriculture (http://www.irstea.fr/nos­editions/dossiers/eau/agriculture­economie­irrigation),
surirstea.fr
2. Appel de l'OCDE à investir dans le traitement des eaux usées (http://infos­eau.blogspot.com/2009/01/locde­appelle­investi
r­dans.html), sur infos­eau.blogspot.com
3. Office International de l’Eau, Procédés extensifs d’épuration des eaux usées adaptés aux petites et moyennes collectivités,
Luxembourg, Office des publications officielles des Communautés européennes, 2001, 40 p. (ISBN 92­894­1690­4, lire en
ligne (http://ec.europa.eu/environment/water/water­urbanwaste/info/pdf/waterguide_fr.pdf))

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4. Anne­Cécile Bras, « Les plantes : ces dépolluants extraordinaires ! », émission C'est pas du vent sur RFI, 5 novembre 2011
5. Fonctionnement d'une station d'épuration à boues activées (http://www.ademe.fr/partenaires/boues/pages/f14.htm), sur
ademe.fr
6. NH4 → NO2 par nitrosomonas ; NO2 → NO3 par nitrobacter.
7. Kais Jaziri, Magali Casellas et Christophe Dagot, « Comparing the effects of three pre­treatment disintegration techniques
on aerobic sludge digestion: biodegradability enhancement and microbial community monitoring by PCR–DGGE »,
Environmental Technology, vol. 33,  1er juin 2012, p. 1435­1444 (ISSN 0959­3330 (http://worldcat.org/issn/0959­3330&la
ng=fr), PMID 22856319 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22856319),
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Le charbon actif dans le traitement des eaux résiduaires (http://www.chemvironcarbon.com/fr/applications/tra
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