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51 indicateurs

n°11
juillet 2018

www.enseignementsup-recherche.gouv.fr

Cet ouvrage est édité par Auteurs Hery Papagiorgiou
le Ministère de l’Enseignement Anne-Sophie Beaurenaut Aline Pauron
supérieur, de la recherche Feres Belghith Laurent Perrain
et de l’innovation Claire Beswick Nicoleta Petricã
Direction générale de Pierre Boulet Pascale Poulet-Coulibando
l’enseignement supérieur et Catherine Carpentier Danielle Prouteau
de l’insertion professionnelle Fabienne Corre Justin Quemener
Direction générale de la Catherine David Guillaume Rateau
recherche et de l’innovation Maherinirina Razafindrakoto
Aurélie Demongeot
Service de la coordination des Nicolas Razafindratsima
Zoé Friant
stratégies de l’enseignement Philippe Roussel
Anne Glanard
supérieur et de la recherche Sophie Roux
Joëlle Grille
Sous-direction des Marguerite Rudolf
systèmes d’information et Aline Landreau
Frédérique Sachwald
des études statistiques Frédéric Laurent
Camille Schweitzer
1 rue Descartes Françoise Laville
Géraldine Seroussi
75231 Paris Cédex 05 Jean-Goulven Le Gac
Anna Testas
Agnès Lièvre Fanny Thomas
Simon Macaire Clément Tisserant
Abdelghani Maddi
Jérôme Tourbeaux
Directrice de la publication Sophie Mazens
Isabelle Kabla-Langlois Boris Ménard Maquettiste (version papier)
Fanette Merlin STDI
Stéphane Montenache
Rédacteur en chef François Musitelli Impression
Emmanuel Weisenburger Claudette-Vincent Nisslé AMI

.

le taux de réussite en Licence. par le nombre des brevets qu’elle dépose ou par le nombre de ses publications. Des réformes structurelles d’ampleur étaient et sont nécessaires pour progresser. Préface « Nous ne parviendrons à véritablement faire entrer notre pays dans le siècle qui vient et à aller de l’avant qu’en reconnaissant la part que jouent la connaissance. inchangé depuis de nombreuses années. est bien trop faible. Elle se situe en bonne position par son investissement dans la recherche. alimenter une action publique de qualité et efficace. y compris dans l’attention portée aux plus fragiles : c’est ce que réalise la loi Orientation et Réussite des Étudiants. partagées avec tous. les signaux d’alerte chiffrés se sont multipliés : l’avance de la France sur la moyenne OCDE tend à s’étioler. sans négliger l’ensemble de la recherche fondamentale sans laquelle aucune projection durable dans le futur n’est envisageable. » Ces mots du Président de la République nous engagent collectivement et exigent une politique ambitieuse et volontariste au bénéfice de nos concitoyens. Conduire notre jeunesse vers la réussite dans l’enseignement supérieur a exigé de repenser en profondeur les règles et le fonctionnement du processus d’orientation. écologique. Pour éclairer les forces et les faiblesses de notre système d’enseignement supérieur. Frédérique Vidal L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 3 . la France a de nombreux atouts dans le domaine de la recherche et de l’innovation. l’innovation et l’enseignement au cœur de la promesse de progrès qui est celle de la République. Comme les chiffres le montrent. il est fondamental de disposer d’un vaste corpus de données chiffrées. à l’appui de notre économie et qui traduise concrètement nos valeurs les plus essentielles. et en offrir une évaluation régulière. L’ambition de notre action publique est à la mesure des enjeux. les écarts d’accès à l’enseignement supérieur selon les catégories socio professionnelles ne se comblent pas. Elle évolue néan- moins dans un contexte international fortement concurrentiel. de recherche et d’innovation. C’est précisément l’enjeu de cette publication statistique annuelle et de sa cinquantaine de fiches thématiques. biologie-santé et numérique. Car si notre pays amène aujourd’hui 45 % d’une classe d’âge vers un diplôme d’enseignement supérieur. objets des transitions majeures. la recherche. à la fois stimulant et difficile dont il s’agit de qualifier objectivement la dynamique. Elle vise à engager clairement notre pays dans les domaines aujourd’hui les plus stratégiques.

près des trois quarts des bacheliers 2016 s’est inscrit immédiatement dans une formation d’enseignement supérieur.5 % de son PIB en 2014 à l’enseignement supérieur. il ressort ainsi que près de 50 % d’une classe d’âge obtient un diplôme de l’enseignement supérieur. Plus des deux tiers de cette dépense pour l’enseignement supérieur concernent le personnel. L’essentiel des données est issu de sources exploitées par le service statistique ministériel en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche (la sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques. Cette dépense a connu une forte croissance depuis 1980 : elle a été multipliée par 2.0 % par rapport à 2015 (en prix constants. Le coût par étudiant est différent selon les filières de formation : il varie de 10 210 euros en moyenne par an pour un étudiant d’université jusqu’à 15 110 euros pour un élève de CPGE. Le nombre d’étudiants progresse vivement : + 10 % sur les seules 5 dernières années Selon les résultats de la session 2017 du baccalauréat.3 %).8 %). Ainsi. Tous baccalauréats confondus. En outre. Au total.6 %). notamment professionnels. DGESIP.0 %) mais est distancée par le Royaume-Uni (1. c’est-à-dire corrigés de l’inflation). la collectivité nationale a dépensé 30. l’essentiel des démarches d’orientation dans l’enseignement supérieur. Résumé Chaque année. une proposition proche de leur premier vœu. qui a dépassé 60 % en 1995.9 %. Des dépenses en faveur de l’enseignement supérieur dans la moyenne de l’OCDE En 2016. les étudiants obtiennent. 83 % obtiennent exactement leur vœu 1 et 88 % décrochent une formation en Licence dans la même mention disciplinaire que leur vœu 1.2 %) ou l’Italie (1. de ses évolutions. Ces comparaisons intègrent des structures de financement très disparates. près de 720 000 étudiants ont bénéficié d’une aide financière directe sous la forme de bourses ou de prêts. Le taux de réussite atteint 87. de l’OCDE. en particulier de l’Insee. soit une progression de 1. partiellement comptabilisée ici. SIES). Elle se positionne loin derrière les États-Unis (2.7 vœux formulés en moyenne). d’Erasmus+ et de l’OVE. des moyens qu’il met en œuvre et de ses résultats. l’état de l’enseignement supérieur et de la recherche présente un état des lieux chiffré du système français.7 %). la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE (1. atteint 5. incluant notamment les allocations de logement et les allégements fiscaux. Ainsi. Pour ceux voulant poursuivre en Licence. 4 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et du ministère de l’Éducation Nationale (DEPP. près de 80 % des étudiants souhaitant faire une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) selon leur voeu 1 l’obtiennent. DGRI. En 2016. Ce document s’appuie aussi largement sur d’autres sources et contribution émanant du ministère de l’En- seignement supérieur. le Canada (2. du Céreq.3 %). de l’OST du HCERES. 643 800 candidats ont obtenu le baccalauréat. La quasi-totalité des bacheliers généraux et trois quarts des bacheliers technologiques s’inscrivent dans l’enseignement supérieur. Depuis 20 ans. Elle est un peu supé- rieure à la dépense moyenne pour un élève du second degré (10 990 euros en 2016). La part de l’État est prépondérante dans le financement de l’enseignement supérieur (près de 70 % en 2015). Elle devance des pays européens comme l’Espagne (1. Compte tenu de la part d’une classe d’âge qui parvient désormais à obtenir un baccalauréat. l’aide financière et sociale en leur faveur. chiffrage n’intégrant pas la totalité de la formation en alternance). DGRH notamment) ou d’autres organismes. Les enseignants du second degré et les enseignants non permanents représentent respectivement 15 % et 25 % de ces effectifs. la dépense moyenne par étudiant s’est réduite de 5 % en cinq ans.7 %). la dépense moyenne par étudiant s’élève à 11 510 euros. jusqu’à la mise en place en 2018 de Parcoursup. dans leur forte majorité. Celle des ménages est un peu inférieure à 10 %. et la Corée du Sud (2. et de la fraction qui poursuit dans l’enseignement supérieur. le taux d’inscription dans l’enseignement supérieur est certes inférieur mais il a nettement progressé en une dizaine d’années (36. À la rentrée 2016.7 %. La part d’une génération ayant le bac. le potentiel d’enseignement et de recherche dans l’enseignement supérieur public sous tutelle du MESRI est de 94 550 enseignants dont 56 700 enseignants-chercheurs et assimilés. 63 % des bacheliers généraux. Sa progression est néanmoins forte sur longue période.6 (en prix constants) avec une augmentation moyenne annuelle de 2. le nombre d’enseignants dans le supérieur a progressé de 25 %. est désormais de 79 % en 2017. Au cours de la campagne 2017. alors même que le nombre d’étudiants inscrits progressait de près de 10 %. plus de 540 000 bacheliers de la session 2017 ont formulé au moins un vœu d’orientation (7. avec une croissance de quelques 40 % depuis 1980. Le système Admission Post-Bac centralisait. qui suivent des études supérieures par la voie de l’alternance.5 Md€ (hors contribution des différents régimes au financement des assurances sociales des étudiants). Le différentiel s’explique en grande partie par le taux d’encadrement pédagogique. soit 59 % de l’ensemble.1 % en 2016 contre 17. l’Allemagne (1. À la rentrée 2016. L’ouvrage aborde une cinquantaine de thèmes déclinés sur une double page comportant une synthèse et plusieurs graphiques et tableaux illustratifs. La dépense moyenne par étudiant s’est un peu réduite au cours des toutes dernières années. Une mise en perspective internationale est réalisée pour les indicateurs les plus structurants. dont une majorité se dirige d’emblée vers la vie active. S’y ajoute une petite proportion de bacheliers. En consacrant 1.3 milliards d’euros (Md€) pour l’enseignement supérieur.5 %). la Finlande (1.1 % en 2000. 51 % des bacheliers technologiques et 44 % des bacheliers professionnels ont obtenu une proposition qui correspond à leur premier vœu. sous l’effet de la vive progression des effectifs étudiants. Pour les bacheliers professionnels.8 %) et les Pays-Bas (1.

Les étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en 2016-17 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 5 .

5 % pour les diplômes d’ingénieur et 4.6 %) : ses effectifs progressent encore de 9. moins de 10 % ne poursuivent plus d’études et sont sortis de l’enseignement supérieur sans diplôme. les étudiants initialement inscrits en STS sont près des trois quarts à décrocher un diplôme de l’enseignement supérieur. On compte ainsi 152 500 apprentis en 2016. 4 ou 5 ans. surtout. Parmi les bacheliers entrés en préparation au DUT en 2008. Moins de la moitié des étudiants obtiennent une Licence en 3. 58 % des 20-24 ans se sont engagés dans des études supérieures.2 % entre 2006 et 2011). contre 37 % des 45-49 ans. soit 5. langues et SHS (+ 15 %) et Sciences. sociologie.9 %). Ainsi. selon des données portant sur les bacheliers 2008 entrés en STS. 4 ou 5 ans La réussite dans l’enseignement supérieur est fortement influencée par les antécédents scolaires des étudiants. Les bacheliers généraux réussissent mieux que les bacheliers technologiques et professionnels. la formation par l’apprentissage s’est fortement développée dans l’enseignement supérieur. C’est notamment vrai pour la Licence générale. Un peu plus d’un étudiant en Master sur deux obtient son diplôme en deux ans et un peu plus d’un sur dix en trois ans. le DUT ou le BTS. Entre 2011 et 2016. sur la période 2013 à 2015.0 % entre 2009 et 2012. 6. STAPS (+ 14. Il reste que. Les docteurs constituent. deux groupes disciplinaires sont très prisés : Arts. soit une augmentation de presque 10 % sur cette courte période. Accroissement du taux de bacheliers au sein d’une classe d’âge. tout particulièrement dans les sciences de la société (droit.3 % entre 2011 et 2016 après 5 ans de très fort dynamisme (+ 12. le rythme de progression s’accélère (+ 5. près de 14 565 Doctorats ont été délivrés. Sur les seules cinq dernières années. 13 % des jeunes sortant de formation initiale ont étudié dans l’enseignement supérieur sans obtenir aucun diplôme.9 % et + 2. La Santé prolonge sa trajectoire dynamique de la période 2006-2011 (+ 11. Près des trois quarts des diplômés 2016 de Licence poursuivent en Master (y compris Master enseignement). qui accé- lère encore sur la période récente. histoire) ou les Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). En 2016.8 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Résumé À la rentrée 2016. il se stabilise sur les dernières années. Seuls 44 % des étudiants de Licence obtiennent leur diplôme en 3. Le nombre d’apprentis augmente de 8. Près d’un apprenti sur deux prépare un BTS. le vivier de l’activité de recherche. Depuis le début des années 2000. STS) et les classes préparatoires aux grandes écoles. Le nombre des inscriptions en première année de doctorat est tendantiellement en baisse.4 %). attractivité de l’enseignement supérieur et facteurs démographiques contribuent à une croissance continue du nombre d’étudiants. Pour les bacheliers 2008 ayant fait le choix d’une CPGE. le baccalauréat d’origine a peu d’influence sur la réussite en Licence professionnelle. Le Doctorat est le diplôme le plus haut délivré dans l’enseignement supérieur. entre 2005 et 2016 et sur la derrière année.6 % pour les BTS. 2 610 000 inscriptions étudiantes sont recensées dans l’enseignement supérieur. En revanche. Si le nombre de Doctorats délivrés a progressé de près de 10. – 13 % entre 2009 et 2016. la part de diplômés de l’enseignement supérieur au bout de 6 années complètes est très élevée (92 %). Les milieux sociaux favorisés accèdent toujours beaucoup plus aux diplômes les plus élevés La démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur se poursuit : en 2016. et décroche un autre diplôme. – 21 % entre 2009 et 2016. La réussite est relativement élevée dans les filières courtes. et 37 % de l’ensemble des effectifs en apprentissage. mais celle-ci est particulièrement forte pour les diplômes universitaires. En 2015. anthropologie). la formation par la recherche s’effectue au sein d’écoles doctorales ensuite regroupées dans des collèges doctoraux. Une fraction des étudiants se réoriente vers d’autres filières. Dans un contexte de très fort dynamisme des effectifs d’étudiants à l’université (+ 9. Tous les niveaux de formation enregistrent une hausse. le nombre de nouveaux étudiants s’est accru de 230 000. 19 % d’entre eux ont validé un diplôme de niveau Bac + 3 et même 9 % de niveau Bac + 5. gestion. Depuis 2000. 6 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . 6 % entre 2011 et 2016). Les bacheliers généraux se dirigent massivement vers l’université et notamment les formations générales et de santé. économie. le Droit ne progresse que de 1. accélérée par la réforme LMD de 2002. on observe que 44. et dans les sciences humaines et humanités (lettres.4 % pour les Master. et constitue également une première expérience professionnelle pour de nombreux doctorants. Rendue possible à partir de 1987.0 %) après une période 2006-2011 marquée par l’atonie des effectifs dans ces disciplines (respectivement – 2. l’attractivité des différentes disciplines est contrastée. Par contre.7 % des jeunes âgés de 25 à 34 ans sont diplômés de l’enseignement supérieur contre seulement 41.1 % pour les Licences. et un peu plus de un sur dix un diplôme d’ingénieur ou une Licence. langues. c’est l’enseignement supérieur privé qui connaît la plus forte progression de ses effectifs étudiants avec une progression avoisinant 70 % en une quinzaine d’années. 9. Pour les étudiants entrés dans cette voie initiale. Viennent ensuite les formations professionnelles courtes (IUT.4 % des effectifs de l’enseignement supérieur. arts. si près de 50 % n’a obtenu qu’un diplôme de niveau Bac + 2. La situation est cependant contras- tée suivant les baccalauréats d’origine. deux tiers d’entre eux sont diplômés de niveau Bac + 5 au terme de 5 ou 6 ans d’études. En outre. Le nombre d’apprentis a quasiment doublé en une dizaine d’années.0 % entre 2011 et 2016. lettres.

9 %) et les États-Unis (2.6 % des 45-49 ans . Les entreprises financent 60 % des travaux de R&D. Si les diplômés de l’enseignement technologique court. mais le mouvement reste lent pour les postes de plus haut niveau.8 Md€.3 % des 20-24 ans ont fait des études supérieures contre 24. Dans les catégories favorisées. mais leur insertion professionnelle est bien moins favorable Plus de la moitié des étudiants sont des femmes (55 %). En particulier. Par ailleurs les entreprises ont consacré une part non négligeable de leur DIRD à des domaines transversaux comme les nouveaux matériaux. Cela représente moins de 2 % du chiffre d’affaires de la formation professionnelle en France. en 2015. les femmes sont minoritaires dans les classes préparatoires aux grandes écoles et en IUT. Plus nombreuses dans la population étudiante. L’effort de recherche est surtout le fait des entreprises qui.2 %). La situation des femmes sur le marché du travail est en revanche moins favorable.25 % du PIB). Cet écart s’observe également lorsque l’on s’intéresse à la part de diplômés : en moyenne. à la faveur notamment de la réforme du crédit d’impôt recherche (CIR). « Activités informatiques et services d’information ».0 Md€ en 2015 reposant majoritairement sur les organismes de recherche (51 %) mais aussi fortement sur les établissements d’enseignement supérieur (43 %). L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 7 . les femmes sont également davantage diplômées que les hommes. Dix points les séparent : parmi les femmes sorties de formation initiale entre 2013 et 2015. Les grandes entreprises. Israël (4. près de 70 % des enfants de cadres ou de professions intermédiaires sont diplômés du supérieur contre moins de 40 % des enfants d’ouvriers ou d’employés. 25 % seulement des femmes sont cadres contre un tiers des hommes. La dépense intérieure de recherche du secteur public s’élève à 18. et seulement devant le Royaume-Uni (1. Les dépenses intérieures de R&D des entreprises se concentrent ainsi à près de 54 % sur six branches de recherche : « Industrie automobile ». « Industrie Pharmaceutique ». la progression est un peu plus forte mais le niveau de départ particulièrement bas : 44. exécutent 64 % des travaux de R&D réalisés sur le territoire national pour un montant de 31. Les femmes diplômées de l’enseignement supérieur détiennent plus souvent un diplôme de niveau Bac + 5 universitaire. « Industrie chimique ». le partage restant une approche quelque peu théorique dans la mesure où l’essentiel de la recherche publique est conduite dans des unités mixtes de recherche associant les deux catégories d’organisations. Un effort de recherche reposant pour les 2/3 sur les entreprises La dépense intérieure de recherche et développement en France s’est élevée en 2015 à 49. sont issus dans des proportions équivalentes des différentes catégo- ries socio-professionnelles de la population française. « Activités spécialisées. elles ne représentent encore qu’un peu plus d’un quart (27 %) des effectifs dans les écoles d’ingénieurs.2 %). Leur trajectoire d’accès à l’emploi est moins rapide. alors que les hommes sont plus souvent diplômés d’écoles supérieures et de formations courtes (BTS ou DUT). les femmes sont en plus faible proportion dans l’apprentissage (39. l’environnement ou l’agriculture. la moitié ont obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur. 72. parmi les enfants d’ouvriers ou d’employés. En 2016.7 % des 20-24 ans étudient ou ont étudié dans le supérieur contre 51. Elle a accueilli 460 000 stagiaires et délivré près de 100 000 diplômes dont 61 000 diplômes nationaux. Par ailleurs. Largement majoritaires dans les filières universitaires de Lettres ou de Sciences humaines (70 %) et dans les formations paramédicales ou sociales (85 %). La place des établissements d’enseignement supérieur dans la formation continue reste extrêmement faible En 2015. le numérique.7 %). l’université hors IUT et les grandes écoles reflètent une forte distorsion sociale : 30 % des enfants de cadres sortent diplômés d’une grande école ou de l’université à un niveau Bac + 5 ou plus contre moins de 10 % des enfants d’ouvriers. elles représentent désormais 44 % des maîtres de conférences mais encore seulement 25 % des professeurs d’université. scientifiques et techniques ». Elles occupent moins souvent un emploi à durée indéterminée et plus souvent un emploi à temps partiel. la place des femmes s’est renforcée au sein de la population des enseignants-chercheurs. parmi les enfants de cadres ou professions intermédiaires. Depuis 20 ans. dont plus de la moitié en faveur des activités de services. Plus généralement. derrière la Corée du Sud (4. en 2016-17.1 Md€ (2. le Japon (3. On observe ainsi encore un écart de presque un à deux entre les deux groupes sociaux en ce qui concerne l’accès à l’enseignement supérieur.Cette augmentation concerne tous les milieux sociaux. pour seulement 40 % des hommes. Les dépenses de recherche des entreprises ont progressé beaucoup plus vivement que celles du secteur public au cours des dix dernières années. La France se situe à la 5e et avant-dernière place parmi les six pays de l’OCDE les plus importants en terme de volume de dépense intérieure de R&D (DIRD). En 2016-17. Les PME représentent 13 % des dépenses intérieures de R&D.8 Md€ et représente 2. réalisent les trois- quarts de leur effort en haute et moyenne-haute technologie. En particulier. la formation continue dans les établissements d’enseignement supérieur a généré un chiffre d’affaires de 445 millions d’euros pour l’enseigne- ment supérieur.5 %). Les jeunes filles sont nettement plus diplômées que les garçons. sur la période 2014-2016. les nanotechnologies. la DIRD atteindrait 50.8 %). elles sont très minoritaires dans l’ensemble des filières scientifiques.5 % des 45-49 ans. à l’origine de 58 % de la DIRD. l’Allemagne (2. notamment en STS et en IUT.2 %).27 % du produit intérieur brut (PIB). « Construction aéronautique et spatiale ». 3 ans après leur sortie de l’enseignement supérieur.

Résumé Les effectifs de chercheurs en 2015 8 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] .

la France est le troisième pays bénéficiaire derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni.9 Md€ en 2014. essai et navigation. En 2015. « activités spécialisées. et le Royaume-Uni. plus spécialisés en Sciences humaines et sociales (SHS) et des pays asiatiques plus contrastés car très fortement spécialisés sur certaines disciplines et très faiblement spécialisés sur d’autres. En revanche. L’analyse des profils scientifiques nationaux repose toutefois sur une base de référence qui repré- sente inégalement les différents pays selon les disciplines. Dans le domaine de la recherche économique. de l’innovation et des collections) atteint à 5. à la faveur du recrutement d’enseignants chercheurs pour faire face aux afflux d’effectifs étudiants. le nombre de publications a progressé mais. Les personnels de recherche ont fortement progressé dans les entreprises entre 2008 et 2015 (+ 14 %) ainsi que dans les établissements d’enseignement supérieur. la part mondiale de la France dans les publications en recherche économique se contracte. En 2015. Publications scientifiques et dépôt de brevets constituent deux productions majeures. l’indice d’impact des publications pour la France progresse entre 2004-2006 et 2014-2016. La compétition internationale y est nettement visible. et comme pour l’ensemble des publications scientifiques. Une évolution contrastée des personnels de recherche selon le secteur institutionnel Au total. et doit donc être appréciée avec prudence.6 % des contributions allouées par l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon 2020. la France se situe désormais au 7e rang en part mondiale des publications scientifiques. l’Inde ou le Brésil.3 % des subventions allouées sur la dernière année du 7e PCRDT. Le nombre de ses publications ainsi que leur indice d’impact progressent mais sa part mondiale de publications scientifiques se contracte sous l’effet de l’arrivée de nouveaux pays sur la scène scientifique internationale comme la Chine. Les collectivités territoriales participent aussi à l’effort de recherche notamment en finançant des opérations immobilières ou des transferts de technologie : en 2015 leur budget de recherche. Elle est plus faible dans les entreprises (23 %) que dans les administrations (46 %). au moins pour une part de leur activité. Elle est également plus faible parmi les chercheurs (27 %) que parmi les personnels de soutien (42 %). Entre 2011 et 2015. horlogerie ». Parallèlement. chercheurs et personnels de soutien confondus. En revanche. traduisant une concurrence accrue entre pays pour attirer les activités de R&D des entreprises. les États-Unis.4 chercheurs pour mille actifs en 2015. La France figure également parmi les grandes nations en matière de brevets. Elle bénéficiait de 10. 5 branches emploient à elles seules près de la moitié des chercheurs : « activités informatiques et services d’information ».Les entreprises sont soutenues dans cet effort par l’État via des aides directes. La position de la France dans les programmes européens de recherche et développement technologique qui s’était tendanciellement contractée semble retrouver un certain dynamisme. « industrie automobile ». la France présente un profil disciplinaire équilibré nuancé par une forte spécialisation en mathématiques. La France se distingue nettement du Royaume-Uni et des États-Unis.5 % des demandes enregistrées). « édition. 60 % des chercheurs sont en entreprises. le diplôme d’ingénieur est le diplôme le plus élevé. la France. Avec 10. sous l’effet du dynamisme des pays émergents. En 2015. des coopérations avec les organismes publics dans les domaines civils ou militaires et des dispositifs fiscaux comme le crédit d’impôt recherche (CIR) ou le statut de jeune entreprise innovante (JEI). Cependant le taux de retour reste toujours préoccupant : pour 1 € de contribution au budget de l’UE. Royaume-Uni et Allemagne précèdent la France. Au niveau européen. composé essentiellement des organismes publics de recherche. se place derrière la Corée du Sud et le Japon. avec 9.2 Md€. Un quart des publications françaises associe par exemple des scientifiques américains. La part des femmes parmi le personnel de recherche s’élève à 32 % en 2015.2 % des publications mondiales entre 2005 et 2015. « fabrication d’instruments et appareils de mesure. Ils représentent au total 428 600 personnes en équivalent temps plein (ETP) dont 277 600 chercheurs (en ETP). L’Espagne et l’Italie connaissent une progression sensible du nombre et de l’impact de leurs publications scientifiques et se rapprochent désormais de la France. 8 % des travaux de R&D des entreprises sont financés par des ressources publiques et la créance du CIR (au titre de la R&D. audiovisuel et diffu- sion ». la France se classe au 4e rang mondial dans le système européen des brevets (6. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 9 . seulement 0. La croissance des effectifs de recherche est essentiellement portée par les branches de services dont les effectifs progressent 2 fois plus vite que ceux des branches industrielles. ce sont près de 604 700 personnes qui se consacrent en 2015 à la R&D. Pour plus d’un chercheur sur deux en entreprise en 2015. pour un tiers des docteurs en entreprise. En outre. En 2016. La France de ce point de vue ne se distingue pas des autres pays de l’OCDE où les dispositifs fiscaux de soutien à la recherche privée se développent. Plus d’une publication française sur deux est réalisée en coopération avec des scientifiques étrangers ce qui place le taux de co-publication français parmi les plus élevé au monde (comparable au Royaume-Uni ou à l’Allemagne). et de transfert de technologie (R&T) est estimé à 1. dans le secteur institutionnel dit de l’État. de l’activité de recherche.66 € revient à la France dans le cadre d’Horizon 2020. le personnel de recherche s’est replié de près de 5 %. scientifiques et techniques » et « construction aéronautique et spatiale ». Elle passe ainsi de 4. et au surplus mesurables. Sur la dernière décennie. seuls 12 % des chercheurs en entreprise disposent d’un doctorat. En entreprise. la recherche française se situe au 6e rang mondial avec près de 500 publications sur la période 2014-2016. Si l’on rapporte le nombre de chercheurs à la population active. le doctorat vient compléter un diplôme d’ingénieur. Dans un contexte de nette augmentation du nombre de publications entre 2006 et 2016.2 % à 3. mais devant l’Allemagne.

01 La dépense d’éducation pour l’enseignement supérieur 12 Sommaire 02 03 04 La dépense pour l’enseignement supérieur dans les pays de l’OCDE L’aide sociale aux étudiants Les personnels enseignants de l’enseignement supérieur public sous tutelle du MESRI 14 16 18 05 Les personnels non-enseignants de l’enseignement supérieur public sous tutelle du MESRI 20 06 Qualification et recrutement des enseignants-chercheurs 22 07 Le baccalauréat et les bacheliers 24 08 Vœux d’orientation et propositions d’admission des nouveaux bacheliers via le portail Admission post-Bac (APB). remplacé par ParcourSup en 2018 26 09 Les étudiants dans les filières de formation depuis 50 ans 28 10 L’accès à l’enseignement supérieur 30 11 Le profil des nouveaux bacheliers entrant dans les principales filières de l’enseignement supérieur 32 12 Les étudiants en formation dans l’enseignement supérieur 34 13 La parité dans l’enseignement supérieur 36 14 Les étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur 38 15 La mobilité étudiante Erasmus + dans l’enseignement supérieur 40 16 Les étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur 42 17 Les bibliothèques universitaires 44 18 Conditions de logement. IUT et CPGE 50 21 Les parcours et la réussite en Licence. Licence professionnelle. Master) 58 25 L’insertion à 3 ans des sortants de l’enseignement supérieur en 2013 60 26 La formation continue dans l’enseignement supérieur 62 10 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . Licence professionnelle et Master à l’université 52 22 Le niveau d’études de la population et des jeunes 54 23 Le niveau d’études selon le milieu social 56 24 L’insertion professionnelle des diplômés de l’université (DUT. indépendance et accès aux soins 46 19 L’apprentissage dans l’enseignement supérieur 48 20 Parcours et réussite en STS.

dispositif de soutien à la R&D des entreprises 74 33 Les dépenses de recherche des organismes publics 76 34 Le financement de la R&T par les Collectivités Territoriales 78 35 Les objectifs socio-économiques des crédits budgétaires consacrés à la recherche 80 36 Le financement et l’exécution de la R&D des entreprises en France 82 37 Les moyens humains de la recherche et développement 84 38 La parité dans la recherche 86 39 Les chercheurs en entreprises 88 40 Le doctorat et les docteurs 90 41 Le devenir des docteurs trois ans après l’obtention de leur thèse 92 42 Les jeunes entreprises innovantes 94 43 La R&D au service de l’agriculture 96 44 La R&D en nouveaux matériaux et en nanotechnologies dans les entreprises 98 45 Les activités de R&D dans le numérique 100 46 La recherche en environnement 102 47 La France dans l’espace européen de la recherche via sa participation à Horizon 2020 104 48 Le profil scientifique de la France à travers ses publications 106 49 La position scientifique de la France dans le monde à travers ses publications 108 50 La position de la France dans le domaine de la recherche économique à travers ses publications scientifiques 110 51 La position technologique de la France 112 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 11 . les ETI et les grandes entreprises 72 32 Le crédit d’impôt recherche.27 L’effort de recherche et développement en France 64 Sommaire 28 Les entreprises innovantes en France 66 29 Les dépenses intérieures de recherche et développement 68 30 Le financement des activités de recherche et développement de la recherche publique 70 31 La R&D dans les PME.

la dépense pour l’enseignement Le coût théorique d’un cycle de 3 ans menant sans séries de données sont susceptibles supérieur a connu une forte croissance de 2. Il constitue donc ce qui est à la charge effective de chacun des agents. Il n’a pas été possible de coût des formations est délicate. rapide de la DIE et un ralentissement de la crois. 0. dont les méthodes. jusqu’à 15 110 euros pour un élève de CPGE. celle des collectivités d’étudiants) est particulièrement élevée. médecine scolaire. Museum d’histoire naturelle…). La dépense d’éducation pour En 2016. les principales Depuis 1980. le champ et les concepts d’euros à l’enseignement supérieur. autres administrations publiques.1 % et celle des ménages s’élève à 8.3 milliards d’euros (Md€) à l’enseignement supérieur en 2016. la DIE au profit du dans l’enseignement ou ses activités annexes (héber- La baisse de la dépense par étudiant de supérieur a été multipliée par 2. 231 et 142 producteur. Dans gnants (42 %) (graphique 04). L’évolution des dépenses des programmes 150. de + 1 % entre 2011 et 2012. en particulier de personnels ensei. soit l’activité d’éducation. le ralentissement de la DIE la part des ménages double quasiment (16.9 % entre 2012 et 2013. un suivi chronologique.2 % entre 2010 et 2011. atteint 11. l’ensemble des dépenses pour les établissements publics et privés de la France métropolitaine et des Dom pour l’enseignement supérieur et les activités liées : œuvres. n’apparaissent pas dans la DIE pour l’ensei.9 %). Le coût varie étudiant de 11 510 euros à 12 680 euros. statut de l’étudiant (allocation logement à caractère rétropoler ce mouvement sur le passé. collectivi.0. n’est pas l’enseignement et dans lesquels la dépense par étudiant (calculée en rapportant second degré augmentait de 64. Malgré cette forte augmentation. Leur prise en compte (hors versements des Le financement initial représente le dans les universités.0 % par rapport à 2015 (en prix constants).2 % en 2016 (tableau 01). Son poids dans la dépense inté.8 % La période la part de l’État est prépondérante dans la DIE l’ensemble du budget aux faibles effectifs 2006-2009. tés territoriales. voit la dépense par étu. à nouveau depuis trois ans (graphique 03). mais elles s’écartent évoluent périodiquement. C’est 2. (hors formation continue). la dépense moyenne par élève du En financement initial (voir définitions ci-contre). la dépense moyenne par étudiant s’élève à 11 510 euros. quand un cycle en 2 ans menant à un BTS montants ainsi recalculés peuvent donc différer de ceux des éditions précédentes.6 %). en 2016. En 2016. La définition de l’université retenue par le La dépense moyenne par étudiant atteint 11 510 euros gnement supérieur : elles sont d’ordre fiscal (majora. Sur l’ensemble de la période. de + 0. on constate des différences régimes sociaux) porterait en 2016 la dépense par financement avant prise en compte des sensibles selon les filières de formation.6 fois plus qu’en 1980 (en euros constants). bibliothèques et recherche universitaires. la collectivité nationale (État. Le périmètre est inchangé depuis 2014.3 milliards cours des années récentes. ces dépenses moyennes par le compte de l’éducation. les moyenne annuelle. • transferts entre les différents agents économiques.0.9 %. famille. rieure d’éducation (DIE) est passé de 15. compte de l’éducation est ainsi alignée sur en 2016 (graphique 03). établissements dont la vocation première le même temps. En intégration des bourses au budget des ménages. notamment en rai. depuis 2009. (tableau 01). soit le 1. Si la comparaison directe du tion du quotient familial) ou non directement liées au celle des RAP.7 % en redoublement à une licence est évalué à 30 620 euros de faire l’objet d’une rétropolation. le diant augmenter de 3. L’État y participe pour 67.8 % par an(1). Pour permettre de 1. La dépense totale des agents économiques impliqués année sont des montants provisoires. est pour moitié due à un changement dépense moyenne par étudiant n’a augmenté que de de personnel. 12 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] .0 % entre 2013 et 2014 et de .7 % ont été retirés du champ de l’université sance des effectifs inscrits. soit 37 % de plus qu’en 1980 l’enseignement supérieur comprend (en euros constants). des IEP et des écoles d’ingénieurs rattachés conjuguée à une reprise de la hausse des effectifs se Certaines aides directes ou indirectes.5 % en moyenne par an. restauration. En financement final. de la MIRES est de . les élèves revanche.6 en euros constants gement. Au Cette dépense est évaluée chaque année ménages et entreprises) a consacré 30. Ne sont plus pris en compte non plus. Les montants des dépenses de la dernière à 20.1 % en 1980 reviendrait à la collectivité à 27 570 euros. la administration) est constituée à 72 % de dépenses 2014. orientation.4 % entre 2014 et 2015 et est MEN-DEPP resté stable entre 2015 et 2016 (en prix 2016). de + 0. qui connaît à la fois une augmentation pour le supérieur (67. soit une hausse ont eu tendance à se rapprocher.01 La dépense d’éducation pour l’enseignement supérieur La collectivité nationale a consacré 30. son de l’intégration des dépenses liées à la recherche social). de 10 210 euros par an pour un étudiant d’université etc. de périmètre : à partir de 2014. certains 37 % en raison du doublement des effectifs. financées aux universités dont les budgets ne sont traduit par une baisse de la dépense par étudiant de par l’État et qui bénéficient aux étudiants ou à leur plus identifiables à partir du RAP 2014. c’est-à-dire après (comme l’Institut de physique du globe. l’université. Le financement final est une notion qui permet d’étudier la relation entre le dernier financeur et. administration. plus importante entre 2013 et (graphique 02).

prix 2016) France métropolitaine + DOM DIE pour le supérieur Effectifs de l’enseignement supérieur Dépense moyenne par étudiant 4.9 dont MEN-MESRI 62.4 67.2 240 Dépense moyenne par étudiant 8 400 10 680 12 090 11 640 11 510 (aux prix 2016 en euros) [1] 220 Dépense moyenne par étudiant y compris mesures sociales et fiscales 13 350 12 840 12 680 200 (aux prix 2016 en euros) Structure du financement initial (en %) [2] 180 État 71. il s’agit des établissements) qui réalisent des activités d’enseignement.8 30 30. chambres Les séries sont rétropolées pour tenir compte des changements méthodologiques d’agriculture…).1 17.3 20.7 20.4 68.9 Ménages 8. [2] La structure du financement initial de l’enseignement supérieur n’a pas été rétropolée avant 100 2006. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. chambres des métiers.5 140 Entreprises 7. [p] Provisoire. de la dépense France métropolitaine + DOM moyenne et des effectifs de l’enseignement supérieur 1980 2000 2010 2015 2016[p] (indice base 100 en 1980.3 28.5 3. la part de l’État dans l’APL.2 19. 03 04 Évolution de la dépense moyenne par étudiant entre 1980 et 2016[p] Nature des dépenses des producteurs [1] de l’enseignement supérieur (en euros. Sources : MEN-DEPP.5 8. [p] provisoire. au prix 2016) en 2016[p] (en %) France métropolitaine + DOM France métropolitaine + DOM 9% Ensemble STS CPGE Université 18 000 € 42 % 16 000 19 % 15 110 14 440 14 000 13 780 11 510 12 000 11 860 10 000 10 210 8 400 Personnel enseignant 8 000 Personnel non-enseignant 7 470 30 % Fonctionnement Capital 6 000 1980 1986 1992 1998 2004 2010 2016[p] [1] Les « producteurs de l’enseignement supérieur » sont les agents économiques (dans la plupart des cas.9 30.7 120 [1] Cela comprend l’ALS. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 13 .4 160 Collectivités territoriales 10.8 11. [p] Provisoire. Sources : MEN-DEPP.6 27.5 18. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.1 Autres administrations publiques [3] 1.6 23.9 60.4 8.3 en Md€) Part dans la DIE (en %) 15. La dépense d’éducation pour l’enseignement supérieur 01 01 02 La dépense d’éducation pour l’enseignement supérieur Comparaison de l’évolution de la DIE. (voir méthodologie). la réduction d’impôt pour frais de scolarité.6 10. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.9 60. Sources : MEN-DEPP. la majoration du quotient familial. 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2016[p] [3] Y compris l’ANR depuis 2014 et chambres consulaires (CCI.7 3. [p] Provisoire.4 29. Source : MEN-DEPP.3 Base 100 en 1980 (aux prix courants en Md€) DIE de l’éducation supérieure 260 DIE pour le supérieur (aux prix 2016 11.8 9 8.

sur la même liés à l’éducation et/ou de subsistance sont peut cependant apprécier la situation de la France au période. Cet indicateur est présenté en $PPA cée par le Royaume-Uni (1. On et 2014 (graphique 03). Dans l’enseignement supérieur de la zone OCDE. À plus harmonieuse des prêts étudiants. les États-Unis (29 328 $PPA) se détachent du Sud. les États-Unis. L’indicateur de l’OCDE retrace « la dépense d’éducation au titre des établissements d’enseignement ». exclusivement public (supérieur ou égal à 90 %). Dans l’enseignement supérieur. d’éducation évoluant à un rythme légèrement infé- En outre. se situe bien au-dessus de la moyenne des par étudiant. entre 2010 et de recherche liées à l’enseignement supérieur telles qu’elles sont calculées phique 01). elle est en légère baisse. mais dépenses d’éducation effectuées par les pays et de la spécificité des systèmes éducatifs inférieure à celle de l’Allemagne ou du Japon. soit un niveau proche de la moyenne. La plus forte progression supérieur. de la à l’enseignement supérieur.2 %) ou l’Italie (1.3 %). entreprises) : respectivement en moyenne de 69.26 %) et en Irlande (. ménages en dehors des établissements nationaux. l’OCDE prend en compte un du Produit Intérieur Brut (PIB) est l’indicateur qui est observée en Australie (+ 13 %) où l’accrois. publié par l’OCDE est légèrement différent de l’indicateur de dépense intérieure d’éducation utilisé en France dans le compte satellite de l’éducation. Les pays scandi- Dans le cadre de la collecte internationale de dépenses annuelles par étudiant de l’enseignement naves et la Belgique affichent un financement des données sur les dépenses 2014. établissements d’enseignement supérieur quasiment l’OCDE ont travaillé à une prise en compte phique 02). Si on compare maintenant les montants des contre 30. Elle devance les effectifs progressent nettement plus vite que la c’est-à-dire y compris les organismes de des pays européens comme l’Espagne (1. Les comparaisons internationales des dépenses étudiant. la dépense moyenne par étudiant diminue for.9 % d’achat des différentes monnaies.6 %.24 %) : technologie et de l’industrie de l’OCDE. de la Suède. À l’inverse. leçons particulières. Elle suit depuis cinq ans une légère tendance à la baisse. Avec 1. l’impact sur les parts des vis du Royaume-Uni. l’Allemagne (1. la Corée la France.3 %). Trois pays réalisent un effort (État. pour le Royaume-Uni. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. L’effort national consacré à l’enseignement L’indicateur de dépense pour supérieur représente 1.5 % du PIB consacré en 2014 2014.8 %) la part relative des financements d’origine publique (équivalents-dollars des États-Unis) et les Pays-Bas (1. les résultats ne sont pas affectés par les modifications méthodologiques En 2014. ficulté est renforcée par la grande hétérogénéité des moyenne par étudiant progresse de 6 % entre 2010 habillement…).5 %). du Canada. de la Norvège qui dépensent plus de 20 000 $PPA 78. l’enseignement supérieur. Pour l’ensemble des pays de l’OCDE. CNOUS 14 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] .1 %.8 %). En France. même si ces dépenses privées portant sur les biens et services dispositifs éducatifs à ce niveau d’enseignement. le Royaume-Uni. les dépenses subventionnées par des aides publiques. l’Australie et le Canada. l’opposé. les pays de supérieur effectuées dans les différents pays (gra. pour l’activité d’enseignement La part de la dépense d’éducation en pourcentage rieur à celui des effectifs. collectivités locales et autres administrations convertis en utilisant les parités de pouvoir d’achat pour le PIB qui sont des taux de financier pour l’enseignement supérieur très au-des. (graphique 04). moyenne des pays de l’OCDE (1.02 La dépense pour l’enseignement supérieur dans les pays de l’OCDE En 2014. sui. cette dif. le Japon.6 %) et la Corée du Sud (2. fournitures. on observe une modification de la hié. la France est dans la tement au Danemark (. la Finlande (1. pour la Direction de la science. Pour rarchie des pays par rapport à l’indicateur précédent. MEN-DEPP.5 % du produit intérieur brut. soit légèrement plus que la moyenne des Ainsi – à la différence de l’indicateur de dépense intérieure d’éducation d’éducation sont délicates du fait de la diversité pays de l’OCDE (16 143 $PPA). la dépense (livres. dépense dans ces deux pays. périmètre de recherche plus large que permet d’évaluer de la façon la plus globale l’effort sement important des effectifs s’accompagne celui retenu par le compte de l’éducation concrètement effectué par l’ensemble des financeurs d’une augmentation encore plus conséquente de puisqu’il inclut toutes les dépenses en faveur des systèmes éducatifs nationaux (gra.7 points). recherche comme le CNRS ou l’INSERM. regard de quelques indicateurs généraux. le Canada (ménages et autres financeurs privés tels que les dans une unité commune les pouvoirs (2. publiques) est supérieure à celle d’origine privée conversion monétaire permettant d’exprimer sus de la moyenne : les États-Unis (2. dont nettement par le niveau élevé de leur dépense. financement est majoritairement d’origine privée. • OCDE.7 %). la dépense par étudiant en France est proche de la moyenne des pays de l’OCDE. fiche 01) – il ne comprend pas les démographique et socio-économique des différents supérieure à celle de l’Espagne ou de l’Italie. la dépense d’éducation.0 %) mais est distan. le apportées mais pour certains pays. et La France. Sa dépense est (cf. La France dépense 16 422 $PPA par pays de l’OCDE (+ 8.7 %). avec un financement public à hauteur de financements publics/privés est important.

5 1 1. Regards sur l’éducation 2017. Source : OCDE. Établissements [1] Établissements publics uniquement.5 3% 0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000 $PPA [1] Royaume-Uni : données non disponibles. Les subventions publiques aux ménages sont donc comptabilisées dans la dépense des ménages et retranchées de celle des agents publics qui leur ont versé ces subventions. Source : OCDE. Regards sur l’éducation 2017. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 15 . 04 Part relative des financements publics et privés alloués aux établissements d’enseignement supérieur en financement final [1] en 2014 (en %) Financement public Financement privé 100 % 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 Finlande Norvège Danemark Suède Belgique Allemagne France Irlande OCDE Pays-Bas Espagne Italie Canada Australie États-Unis Corée Japon Royaume- du Sud Uni [1] Financement final : financement après prise en compte des transferts existant entre les différents agents économiques. Source : OCDE. publics uniquement Source : OCDE. Regards sur l’éducation 2017. La dépense pour l’enseignement supérieur dans les pays de l’OCDE 02 01 02 03 Dépenses annuelles des établissements Dépenses annuelles des établissements Évolution de la dépense annuelle par étudiant d’enseignement supérieur en 2014 d’enseignement supérieur par étudiant entre 2010 et 2014 (Indices base 100 en 2010) (en % du PIB) en 2014 (en $PPA) Base 100 en 2010 États-Unis États-Unis Australie Canada Royaume-Uni Suède Corée du Sud Suède États-Unis Australie Canada [1] OCDE Royaume-Uni Norvège Corée du Sud Finlande Pays-Bas Japon Pays-Bas Australie Italie Danemark Japon Pays-Bas Suède Finlande Norvège Norvège Allemagne France OCDE Belgique Belgique Japon Danemark Finlande France France Canada [1] Belgique OCDE Allemagne Espagne Irlande Espagne Allemagne Espagne Irlande Irlande Italie Danemark Italie Corée du Sud 0 20 40 60 80 100 120 0 0.5 2 2. Regards sur l’éducation 2017.

que l’année précédente (tableau 01). Aide au mérite : remplace depuis 2008-09 une aide financière.7 % en prix constants (tableau 03). soit 1. cement des assurances sociales des étudiants pour et dans les filières de santé jusqu’à la Ces données ne couvrent cependant pas l’ensemble l’année 2016. d’urgence) que verse le Ministère de l’Enseignement cement est fondu avec d’autres dotations. soit 1. en dans cette filière que la part des étudiants boursiers maladie (PUMA) par la loi de financement de sécurité CPGE. de la Recherche et est de 5. représentent 39. sans qu’il soit pos- conduit à réévaluer les taux d’étudiants En plus des allocations et bourses (y compris aides sible d’isoler le montant correspondant car ce finan. Les autres supérieur. part est en légère baisse cette année (.3 milliard d’euros. À l’université. master menant à des diplômes nationaux depuis 2005 et encore de 0. voir ci-contre). cette 1995. et les bourses de mérite. Les aides Aides spécifiques (ex-FNAU) : Il s’agit après deux années de hausse sensible (révision de la directes de l’État représentent 66.9 % du total et.4 point. tions s’élevait à près de 540 millions d’euros.5 milliards d’euros (hors financement de la sécurité sociale étudiante).7 % par rapport à 1995 à de graves difficultés momentanées. au maximum pendant trois ans. Il s’agit des étudiants en STS sont boursiers (54. fique annuelle ou une aide ponctuelle.8 %. aidés pour les années 2012 à 2016.4 point cette année. En 2016-17. formation ouvrant droit aux aides.2 % des étudiants inscrits dans En 2016.0. En 2015. l’allocation de logement social (ALS) pèse certaines situations ne pouvant donner 96 % des étudiants aidés sont boursiers sur critères près de 24 %.3 % en prix courants et BCS. tous les étudiants boursiers perçoivent une aide annuelle. auxquelles s’ajoutent divers d’euros. en écoles d’ingénieurs sous tutelle est la plus élevée. avantages fiscaux (réduction d’impôt pour étudiant à Les dernières comparaisons internationales sur les charge. à champ tions ainsi que l’exonération des droits d’inscription les bourses sur critères universitaires constant. le montant des aides de l’État aux étudiants de 900 € est attribué aux bacheliers de l’Enseignement supérieur. dont peuvent bénéficier les surance-maladie des étudiants continue toutefois inscriptions. et fiscales. Elles regroupent les dans les précédentes versions de cet ouvrage. Depuis la fusion des échelons 0 et 0bis à la rentrée 2016. Elle affiche lieu à l’attribution d’une BCS. de la Recherche et de l’Innovation. C’est Suite à la mise en place de la protection universelle principalement des étudiants en STS. sociales. soit d’une aide ponctuelle pour répondre rapidement sociaux.7 % du total).1 % de plus. de 34. hors financement de la sécurité sociale étu- Actuellement.5 milliards d’euros (Md€). les autres percevant une allocation spéci.3 %).1 Md€ en mention très bien bénéficiaires d’une de l’Innovation (MESRI). Il a fortement augmenté aucune contribution des différents régimes au finan. exclusion des apprentis et fonctionnaires. le montant de ces contribu. ainsi qu’à l’université dans les cursus de niveau licence ou en CPGE s’élève à 28. Le périmètre a été précisé du champ des aides financières. 6e année. en euros constants (prix de 2016). les aides aux associa. de près de 17 millions versées par la CNAF. Système d’information AGLAE (extractions annuelles au 15 mars). contre 3. Ils pour les étudiants boursiers. CNAF. Le pourcentage de boursiers maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) n’a reçu reconnues par l’État. dans les écoles de commerce hausse de 0. Ces aides sont accordées en fonction des ressources et charges de la famille pour des montants annuels allant de 1 009 € (échelon 0) à 5 551 € (échelon 7). …). soit une hausse de 77. avec de nouveau en 2016 une sociale pour 2016. Les conditions d’attribution ont évolué en 2014-15. Cette méthode révisée étudiants. la Caisse nationale d’assurance du MESRI. ce complément d’un montant une formation ouvrant droit à une aide du Ministère diante. octroi d’une demi-part supplémentaire pour aides aux étudiants publiées par l’OCDE datent de rattachement au foyer fiscal). 719 000 étudiants ont perçu au moins une aide. Plus de la moitié plus de 2 milliards d’euros en 2016 (37. Les bourses et la part des étudiants boursiers sur critères sociaux prêts représentent la dépense la plus importante avec Proportion d’étudiants aidés : se rapporte aux étudiants inscrits dans une s’élève à 40. soit environ 39 % de la population concernée. À champ constant. d’être financée par la CNAMTS. les aides en faveur des étudiants ne sont constituées aides directes comprennent l’allocation de logement que du fonds de solidarité et de développement des social (ALS) et l’aide personnalisée au logement (APL) initiatives étudiantes (FSDIE). 719 400 étudiants reçoivent au moins œuvres sociales des CROUS. Le montant des aides de l’État au titre de l’action sociale en faveur Bourses sur critères sociaux (BCS) : des étudiants est de 5. Des aides indirectes 2014 sur des données de 2011 et sont analysées viennent compléter le dispositif. une augmentation de 49. • MEN-DEPP MESRI-DGESIP/DGRI-SIES CNOUS.0 % (graphique 02). elle seule.3 point). (meilleure prise en compte des doubles directes et indirectes. MESRI-DGESIP. DGFiP 16 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . à soit d’une allocation annuelle dans méthode de calcul. L’as.03 L’aide sociale aux étudiants Durant l’année 2016-17.

1 1 217.9 + 97. établissements les étudiants boursiers [2] privés d’enseignement universitaire.7 39.0 2.0 + 30 .5 + 19.3 + 34.5 35.8 1995-96 2001-02 2008-09 [1] 2016-2017 universitaire Compensation de l’exonération [1] Avant révision. 02 03 Évolution de la proportion d’étudiants bénéficiaires d’une bourse Aides de l’État pour l’action sociale en faveur des étudiants sur critères sociaux par filière (en %) (en millions d’euros) France métropolitaine + DOM France métropolitaine + DOM Évolution 2016/1995 Universités et assimilés (ancienne méthode) [1] [2] Structure (en %) Universités (méthode révisée) [1] STS (ancienne méthode) 2016 (en en € en € STS (méthode révisée) CPGE (ancienne méthode) CPGE (méthode révisée) 1995 2016 %) courants constants 60 % Aides budgétaires de l’État [a] 2 062. les étudiants inscrits dans les IUFM intégrés dans une université de rattachement Majoration du quotient familial pour ne sont pas comptabilisés.8 75.7 + 125. cela comprend les universités.1. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 17 .7 + 71.1 + 62.9 + 107.3 Aides directes 1 787.7 + 57.1 + 1 316. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.0 + 49.8 25.3 Aides aux associations et médecine 10 12.9 + 29. On dénombre 13 422 boursiers dans les IUFM rattachés aux enfants/étudiants rattachés au foyer 942. les prêts d’honneur (supprimés en 2009).0 170.5 39. [2] Sur le champ des universités et des écoles d’ingénieurs.9.9 1. [3] Données 2013.6 35.7 + 53. MEN-DEPP.3 supérieures Total des aides de l’État [a+b] 3 129. Ainsi en 2016-17.0 (programme 231 action 1) [1] Allocation de logement social (ALS) 672.6 Œuvres universitaires 253. Les aides prises en compte sont les bourses sur critères sociaux.1 Part de l’État 20 Aides indirectes 274.2 4.9 23.4 4 160. les aides du fonds national d’aide d’urgence devenues aides spécifiques. Système d’information AGLAE (extractions annuelles au 15 mars). l’agrégat ne comprend que les universités. les allocations d’études (supprimées en 2008). écoles normales des droits d’inscription dont bénéficient 8. des enfants poursuivant des études 125. Sources : MEN-DEPP.2 0.4 . fiscal de leurs parents [3] Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. 1 432 une allocation annuelle et l’aide ponctuelle. MESRI-DGESIP.8 100.3 Proportion d’étudiants concernés (méthode révisée) (en %) [2] 38 38.8 3 714.0 3.6 .2 [2] En 2009.5 239.7 [1] Les aides au mérite ont été mises en place en 2008.7 + 23. instituts nationaux polytechniques. instituts d’études politiques. les bourses sur critères universitaires (supprimées en 2008). universités de technologie.7 36 36. Aides fiscales de l’État [b] 1 067.5 (programme 231 action 1) 40 Aides au mérite 55. MEN-DEPP.0 + 101.4 119.5 + 97.9 supérieures. Système d’information Réduction d’impôt pour frais de scolarité AGLAE (extractions annuelles au 15 mars).8 37.6 1 324.7 2 094.1 + 49.8 50 Bourses et prêts 927. Après révision.9 universités en 2009-10.1 + 36.0 37.2 . Caisse nationale des allocations familiales.0 25.1 66.6 446.5 5 547.5 5.1 1 387.7 30 Aide personnalisée au logement (APL) - 187. CNOUS. CNOUS.7 8.0 21. 15 676 étudiants ont perçu une bourse sur critères sociaux et l’aide spécifique ponctuelle. L’aide sociale aux étudiants 03 01 Évolution du nombre d’étudiants bénéficiant d’une aide financière directe par type d’aide France métropolitaine + DOM 2000-01 2009-10 2010-11 2013-14 2014-15 2015-16 2016-17 Bourses sur critères sociaux 452 616 565 798 593 057 639 884 655 858 681 078 691 215 dont aide au mérite 20 815 23 344 30 821 33 898 36 239 39 110 Bourses sur critères universitaires 14 539 Bourses de mérite 497 728 549 14 Aide spécifique ponctuelle (ex-FNAU) 53 829 65 491 34 542 38 749 40 560 39 995 Aide spécifique : allocation annuelle (ex-FNAU) 7 521 7 508 5 413 5 326 5 743 5 334 Allocations d’études 8 090 Prêts d’honneur 2 858 Nombre d’étudiants percevant au moins une aide [1] 478 600 626 382 665 114 664 675 683 647 711 261 719 436 Proportion d’étudiants concernés (en %) 28.0 + 3.0 + 77.3.1. [2] Voir définition de la proportion d’étudiants aidés.1 + 975.2 Montant moyen des bourses sur critères sociaux (en euros) 2 320 2 500 2 569 2 800 2 862 2 908 2 823 [1] Il est possible de cumuler plusieurs aides. DGFiP.3 + 27.4 302.

concerné les effectifs des enseignants non permanents graphique 02 et du graphique 05a Les enseignants-chercheurs titulaires se composent (+ 38 %). en détachés hors de leur établissement gnants du second degré (graphique 01a). accompa- de la Santé et du Droit-Économie-Gestion (14% dans gnant la forte hausse du nombre d’étudiants durant cette chacune de ces disciplines) (graphique 02). du grands établissements. en Histoire et géographie. ceux qui sont des enseignants non permanents et 15 % des ensei. pour un tiers de professeurs des universités (PR) et pour enseignants du second degré (+ 17 %) et des profes- deux tiers de maitres de conférences (MCF). • MEN-MESRI-DGRH 18 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . etc. L’effectif total des enseignants du supérieur a augmenté relevant de l’article L.) (graphique 01b). qu’ils soient titulaires ou non . les contractuels Sciences humaines (52 %). au fil du temps (environ 0. Les données relatives aux agents (Ecoles centrales. breuses en Sciences-Techniques (28 %) et en Santé lo-universitaires (19 %). gnants du supérieur a augmenté pour l’essentiel pendant niques et des Lettres-Sciences humaines (27 %). 35 % à celui des pro.). (graphique 04). etc. dénombrait 37 % de femmes parmi les enseignants du nit les doctorants contractuels effectuant un service second degré et les maitres de conférences et 14 % d’enseignement (31 %). réalisée auprès des établissements d’enseignement supérieur les établissements publics d’enseignement supérieur l’enseignement supérieur. 39 % des enseignants titulaires sont des femmes 53 ans et de 45 ans. d’enseignement et de recherche (20 %). en Mécanique et en Sciences et tech. Les sont désormais considérées suffisamment normales supérieures. Elles sont plus nombreuses parmi les ment de carrière : les professeurs des universités enseignants du second degré (47 %) et les maitres de sont recrutés pour l’essentiel parmi les maitres de conférences (44. le sont des femmes. professeurs ayant et d’enseignants ainsi évalué correspond gnants-chercheurs (et assimilés) titulaires. Les femmes universitaires sont relativement moins nom- gnants non permanents des disciplines hospita. 4 % dans d’autres types d’établissements (écoles 75 900 à 94 550 de 1997 à 2017 (graphique 05a). les femmes sont proportionnellement moins langues (4 %). 5 % dans des écoles d’ingénieur niques des activités physiques et sportives (STAPS). Cet écart résulte du déroule. L’effectif total des ensei- partie d’entre eux (45 %) relève des Sciences-Tech. puis les années 1990 (+ 50 % de 1992 à 2002). etc. La majeure seurs des universités (+ 16 %). Elles concernent la construction du graphique 01a. on La catégorie des enseignants non permanents réu. Langues et littératures. les attachés temporaires parmi les professeurs des universités (graphique 05b). variant de l’éducation (dits « contractuels LRU »). de la Recherche et de l’Innovation Les graphique 01a et graphique 01b. 55 % appartiennent au (DGRH – département et études d’effectif sous tutelle du Ministère de l’Enseignement supé. (MESRI). donc aux personnels en activité. Ils interviennent principa. ainsi que les professeurs contractuels nombreuses parmi les professeurs des universités que sur emplois vacants du second degré (4 %). position de congés sont donc exclus. des (pour les années 2016 et 2017). graphique 04 et les graphique 05a et graphique 05b résultent de l’exploitation en mai 2017 des fichiers de gestion des enseignants de l’enseignement supérieur (RH-SUPINFO + GESUP2) et de l’enquête relative aux enseignants En 2017. Les effectifs se sont ensuite stabilisés à partir de L’âge moyen des professeurs des universités et la fin des années 2000 (+ 4 % de 2007 à 2017). 954-3 du code de instituts nationaux des sciences appliquées. taux de croissance les plus élevés ont. Le potentiel d’enseignants-chercheurs 60 % d’entre eux appartiennent aux corps des ensei. fesseurs de lycées professionnels. le graphique 03. Les enseignants du second degré ont tés (25 %). pour cette période. de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) : fesseurs certifiés et 10 % à d’autres catégories (pro. les enseignants associés (33 %) qu’en Droit-Économie-Gestion (44 %) et Lettres- (11 %). parmi les maitres de conférences (graphique 04). Neuf de ces enseignants sur dix sont affectés dans les universités et 39 % des titulaires le graphique 02. 25 % sont un statut particulier. et d’analyses des ressources humaines). des maîtres de conférences est respectivement de En 2017.) et de 25 % au cours des vingt dernières années. en d’affectation. les ensei. instituts d’études politiques. les lecteurs et les maîtres de considérée. fiables pris en compte. en disponibilité ou en Neuf de ces enseignants sur dix sont affectés dans Mathématiques.5 %) que les professeurs des universi- conférences. suivi des maitres de conférences (+ 22 %). 94 550 enseignants sont en fonction dans Parmi les enseignants du second degré affectés dans non permanents.04 Les personnels enseignants de l’enseignement supérieur public sous tutelle du MESRI En 2016-17. 94 550 enseignants sont en fonction dans les établissements publics d’enseignement supérieur sous tutelle du Ministère de l’Enseignement supérieur. les universités. lement en Sciences économiques et de gestion. corps des professeurs agrégés. instituts nationaux polytechniques. les enseignants invités (7 %). rieur. Quelle que soit la discipline LRU enseignants (5 %). La part des femmes augmente régulièrement 48 ans et 4 mois en moyenne (graphique 03). période.5 point par an) : en 1997.

IEP. Les personnels enseignants de l’enseignement supérieur public sous tutelle du MESRI 04 01 02 Répartition des enseignants en fonction dans l’enseignement supérieur Répartition des enseignants en fonction dans l’enseignement supérieur par catégorie et type d’établissement en 2016-17 (en %) France entière par grande discipline et catégorie en 2016-17 [1] France entière a) par catégorie b) par type d’établissement Droit. odontologie. Source : MEN-MESRI-DGRH. odontologie. ENS Chimie. pharmacie) 21 % 5% 40 000 25 % 4% 35 000 30 000 25 000 91 % 20 000 15 % 15 000 38 % 10 000 Professeurs des universités Universités 5 000 Maître de conférences Écoles d’ingénieurs [1] 0 Enseignement du 2nd degré Autres établissements [2] Professeurs Maîtres Enseignants Enseignants Total Enseignants non permanents des universités de conférences du 2nd degré non permanents [1] ENI. grands établissements. Source : MEN-MESRI-DGRH. pharmacie) 1 800 60 % 1 600 50 1 400 1 200 40 1 000 30 800 20 600 400 10 200 0 0 Professeures Maîtresses Enseignantes Ensemble 23 ans 33 ans 43 ans 53 ans 63 ans 71 ans des universités de conférences du 2nd degré Source : MEN-MESRI-DGRH. INP. [2] ENS. INSA. Source :MEN-MESRI-DGRH. [1] Hors 1 073 non permanents dont la discipline est non renseignée. Écoles centrales. 05a 05b Évolution des effectifs enseignants en fonction dans l’enseignement Évolution de la part des femmes parmi les enseignants en fonction supérieur entre 1992 et 2017 (base 100 en 1992) France entière dans l’enseignement supérieur entre 1992 et 2017 (en %) Professeurs des universités Maîtres de conférences France entière Indice base 100 : 1992 Enseignants du 2nd degré Enseignants non permanents Professeures des universités Maîtresses de conférences Enseignantes du 2nd degré 220 50 % 200 45 40 180 35 160 30 140 25 20 120 Rupture 2016 : les contractuels de type LRU sont intégrés 15 100 10 1992 1997 2002 2007 2012 2017 1992 1997 2002 2007 2012 2017 Source : MEN-MESRI-DGRH. Source : MEN-MESRI-DGRH. Sciences économiques et de gestion Lettres et Sciences humaines Sciences et techniques Santé (médecine. Sciences économiques et de gestion Lettres et Sciences humaines Enseignants du 2nd degré Sciences et techniques Santé (médecine. 04 03 Part des femmes par grande discipline et par catégorie pour les Répartition des effectifs des enseignants titulaires enseignants-chercheurs et enseignants titulaires en 2016-17 (en %) selon l’âge en 2016-17 (en personnes physiques) France entière France entière Personnes physiques Professeurs des universités Maîtres de conférences Droit. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 19 .

9 %) que pour les person- par rapport à l’année 2015-16. elles représentent 69. menté de 3.6 % de celle des en fonction dans les établissements plus importante est celle des ingénieurs et tech.2 %) essen. La moyenne d’âge des agents est proche de 47 ans.5 % de leurs effectifs sur les agents ASS (82. La filière professionnelle la 26 % des filières ITRF et ASS et 31. Poppee-Bib et Poppee-Itrf (février 2016).4 % prend en compte les effectifs des personnels la période.0 %). le Bilan social 2016-17. exclusivement dans la filière ASS. temps.8 %. pas recensés dans les annuaires de gestion. Particulièrement nombreuses parmi personnels non enseignants.9 %). Les non titulaires recensés exercent universitaires sont pris en compte. Il est ainsi plus bibliothèques. 60 300 personnes assurent des fonc. 60 300 personnels non-enseignants assurent des fonctions administratives. Le personnel non enseignant recensé est le personnel en activité. de la recherche de santé (ASS) représentent un quart des personnels filières professionnelles et des corps d’appartenance et de l’innovation : en ce qui concerne les non-enseignants de l’enseignement supérieur en (graphique 03).9 %) mais « Formations supérieures et recherche tions administratives. Cette proportion varie selon les catégories hié- sentent 39. Leur nombre est en légère régression fréquent pour les ASS (16. dans les établissements publics de l’enseignement Les agents de catégorie B constituent autour de Les personnels non enseignants titulaires supérieur (tableau 01). Annuaires (POPEE-BIB pour les personnels des bibliothèques.29. 59 % des DIEO et 55. le cas pour les ASS. Cette baisse a concerné les catégories C des corps de bibliothèque. nombreux dans la filière bibliothèque (29. Les agents administratifs.2 %) Le personnel est majoritairement féminin (63.22.5 % du personnel des rarchiques et les fonctions exercées. dispositions de la loi relative aux libertés regroupe près de 68 % des personnels non ensei. Ils repré. le nombre de personnes de catégorie A a aug.8 %) et B (. nels ITRF (3 %) ou les personnels de bibliothèques Les personnels de catégorie A représentent un tiers (6.5 % chez les ASS. parmi les agents de catégorie B et C. autonomes en application des niciens de recherche et de formation (ITRF) qui La plupart des agents non enseignants de l’enseigne. extraites des annuaires de gestion Agora. tiel.4 % non titulaires rémunérés pour une large part sur budget d’établissement et qui ne sont (. techniques ou d’encadrement au sein des établissements publics de l’enseignement supérieur et de la recherche Les données présentées ici sont (hors établissements publics à caractère scientifique et technologique). techniques ou d’encadrement ils ne sont que 20. universitaire » et « Vie étudiante » dans les établissements d’enseignement supérieur. bibliothèques. augmenté depuis l’année 2009-10 (+ 17.9 %).7 ans) que leurs homologues ITRF (46. ment supérieur couverts par ce champ (cf. Ils ont perdu 23.0 %). Ce champ diffère de celui du Bilan social tiellement parmi les corps de catégories B (+ 30. tandis que dans le même des ITRF. Ils sont presque aussi MEN-DEPP. Les personnels non-enseignants 05 de l’enseignement supérieur public sous tutelle du MESRI En 2016-17.8 point). (47. ci-contre) et responsabilités des universités (LRU) et les personnels titulaires des œuvres gnants (graphique 02).5 ans) et tante au sein de chaque corps. AGORA et POPPEE- ITRF pour les personnels non-enseignants du supérieur dans les établissements autonomes) 20 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . Les personnels de la filière ASS sont un peu plus âgés La part des agents de catégorie C est la plus impor. Le temps partiel est également plus fréquent des ITRF.5 % des ITRF et 38. C’est particulièrement des bibliothèques (46 ans) (tableau 01). sociaux et mais la part des femmes diffère en fonction des l’Enseignement supérieur. rémunéré sur les programmes budgétaires En 2016-17. Leur part augmente légèrement par rap. Ministère de et A (+ 32.2 %) national 2016-17 partie 2. Leur nombre a fortement sont titulaires. où plus de la moitié des agents Environ 7 % des agents ont recours au temps par- appartiennent à cette catégorie (51 %). • port à 2015-16 (+ 1.

7 37.9 5.4 52.4 49.1 35.0 1.2 6.7 6.9 75.2 6.1 77.9 Bibliothèques Catégorie A Conservateurs des bibliothèques 809 46.3 8.2 48.1 03 Catégorie C Adjoints administratifs 7 489 48 89. Annuaires (POPEE-BIB pour les personnels Infirmiers 281 51.1 50.0 0.5 Source : MEN-DEPP. AGORA et POPPEE-ITRF pour les personnels Autres corps de catégorie A 101 53.7 Conservateurs dont non-titulaires 342 38.9 85.0 techniciens.3 67.7 48. Catégorie A IEN et IA-IPR 4 54 25.2 0.5 8.8 1.7 3.1 Assistants ingénieurs Bibliothécaires 500 45.Répartition par type (rémunérés sur les programmes budgétaires « Formations supérieures de personnels en 2016-17 (en %) et recherche universitaire » et « Vie étudiante ») France métropolitaine + DOM France métropolitaine + DOM ITRF Part du ASS Part des temps Âge femmes partiel 7% Bibliothèques Effectifs moyen (en %) (en %) DIEO Ingénieurs.4 des bibliothèques.3 éducation.7 Total DIEO 105 47.3 Catégorie B Techniciens de recherche 10 632 46.4 3 25 % Administratifs.5 9. Annuaires (POPEE-BIB pour les personnels des bibliothèques. Adjoints et techniciens 1 381 45. agents comptables et directeurs d’administration centrale. Bibliothécaires adjoints Source : MEN-DEPP.1 20. d’enseignement 91 53.5 55. de Ingénieurs d’études 7 919 45.5 Catégorie B Secrétaires d’administration 3 669 46.6 Attachés d’administration Ensemble du personnel [2] 60 283 46.9 5.3 Techniciens de recherche Catégorie C Magasiniers 1 683 46.2 58.6 Part des femmes parmi les principaux corps des Adjoints tech.0 8.2 Ingénieurs de recherche Total ASS 14 862 47.9 84.0 (DIEO) Ensemble Enseignants de catégorie A 23 49.2 Bibliothécaires [1] Secrétaires généraux des établissements d’enseignement supérieur.6 5.6 61.4 17.5 60.3 61.3 9.4 3.8 7.7 16.3 7.3 66. Catégorie A Administrateurs (ADMENESR) et 68 % 183 50. technique et d’encadrement en 2016-17 Non-enseignants .4 Assistants de service social & infirmiers Total catégorie B 226 3 895 47.7 3. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 21 .0 Attachés d’administration d’État 2 338 48.6 20.0 non-enseignants du supérieur dans les établissements autonomes). Catégorie A Ingénieurs de recherche 2 502 48.4 29.9 16.7 dont titulaires 59 941 46.8 38.9 0. Secrétaires d’administration Adjoints administratifs 0 20 40 60 80 100 % Source : MEN-DEPP.6 61. AGORA et POPPEE-ITRF pour les personnels non-enseignants du supérieur dans les établissements autonomes). Total catégorie A 3 045 49 66.4 Total bibliothèques 4 373 46 69.4 personnels non-enseignants en 2016-17 (en %) Total catégorie C 7 580 48.8 63.4 France métropolitaine + DOM Titulaires 14 520 48 83. Conseiller principal d’éducation 75 46.7 recherche et de Assistants ingénieurs 3 733 44.2 55.4 4.9 1.7 56.9 Catégorie B Biblioth.2 Ingénieurs d’études Total catégorie A 1 309 46.1 96.3 66. AGORA et POPPEE-ITRF pour les personnels non-enseignants du supérieur dans les établissements autonomes).9 2 Catégorie C Adjoints techniques 16 157 47.8 formation (ITRF) Total catégorie A 14 154 45.4 6.1 70. des étab. Annuaires (POPEE-BIB pour les personnels des bibliothèques.2 Non-titulaires 342 38.6 59.7 0.2 46. Magasiniers orientation Personnel d’orientation 3 54.0 inspection.2 Total ITRF 40 943 46.1 89.9 96.2 17.6 61.7 82.1 sociaux et de administrateurs civils santé (ASS) Personnels de direction AC et EPES [1] 142 52.8 63. Les personnels non-enseignants de l’enseignement supérieur public sous tutelle du MESRI 05 01 02 Personnel administratif.9 Adjoints techniques Direction.2 1.

En effet. 2 063 maîtres de conférences dans le même établissement. universités sont recrutés parmi les maîtres de confé- En 2016. leur recrutement. 17 % des maîtres de conférences recrutés sont ces postes sont pourvus par concours (86 %). La plupart des professeurs des concours dans l’année suivant leur qualification. les établissements d’enseignement supérieur rences (86 % en 2016) (graphique 04).5 %). inférieure à la proportion de femmes pas recevables (dossier non parvenu. plusieurs dos. La majorité de 2016. 22 % n’étaient est. gers a progressé de 260 % sur la même période (gra- Le nombre de postes pourvus par la voie du détache. gression concerne davantage les postes de maîtres de au moment de leur recrutement comme professeurs conférences (+ 2 %) que pour ceux de professeurs des des universités. de s’inscrire au titre de plusieurs sections du CNU En revanche. Le CNU a donc La majeure partie des maîtres de conférences nouvel- examiné 16 487 dossiers. le CNU a délivré lement recrutés en 2016 – hors mutation et détache- 10 634 qualifications à 8 031 qualifiés. parmi les professeurs des universités.Techniques. son établissement de recrutement . et de recrutement sont analysés à partir est une condition préalable à une candidature à un fesseurs des universités recrutés ont un âge moyen de des données produites par les applications concours de recrutement d’enseignant-chercheur. Alors par des enseignants-chercheurs qui appartiennent déjà que l’effectif d’enseignants-chercheurs a augmenté de au corps des professeurs des universités ou au corps des près de 60 % entre 1992 et 2016. • MEN-MESRI-DGRH 22 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . recrutées parmi les professeurs des universités (39 %). 10 634 qualifications ont été délivrées à 8 031 qualifiés. La part Le renouvellement des enseignants- des étrangers recrutés dans le corps des maîtres de conférences est stable. soit 93 % d’entre eux. 44 % des PR étaient en poste comme universités (+ 0. Une fois décernée par le Conseil national des univer.Sciences humaines. Cette pro. le premier « vivier » des nouveaux maîtres de Seule une fraction de ces nouveaux qualifiés s’est conférences (13 % en 2002) au détriment des attachés présentée aux concours de recrutement d’ensei. la et/ou au titre des deux corps d’enseignants-cher. Au final. 2 063 enseignants-chercheurs ont été recrutés dans les corps de professeurs des universités et de maîtres de conférences. Parmi ces postes publiés. attestant d’une forte attractivité du système ment est marginal : il ne concerne en 2016 que 5 postes français à l’égard des scientifiques étrangers.06 Qualification et recrutement des enseignants-chercheurs En 2016. la part des étran- maîtres de conférences au moment de leur candidature. Pour la première fois maître de conférences sur cinq a soutenu sa thèse dans depuis 2010. Une partie de nationalité étrangère. ou équivalence refusée). En ont été pourvus. temporaires d’enseignement et de recherche (ATER) qui gnant-chercheur : en 2016. dont la proportion professeurs des universités et 47 % des qualifiés tend à décroître au fil du temps (41 % en 2002 contre maîtres de conférences ne se sont pas présentés aux 11 % en 2016 contre). La qualification aux fonctions de professeur des de professeurs des universités et 3 postes de maîtres Les résultats des phases de qualification universités (PR) ou de maître de conférences (MCF) de conférences (graphique 02 et graphique 03). et 3 mois. la qualification a une validité de 5 ans. 44 % des candidats et des per. on constate une légère hausse des publi. En 2016. L’endorecrutement chercheurs se déroule en deux phases : représente 20 % chez les maîtres de conférences et 44 % chez les professeurs des universités. (47 %). c’est-à-dire sont originaires d’un pays de l’Union européenne. Toutes disciplines confondues. soit 64 % des ment – étaient post-doctorants (35 %) au moment de dossiers examinés. 2007. 21 024 demandes de qualification ont été enre. depuis sonnes qualifiées sont des femmes (graphique 01). De même. phique 05). Parmi ces 21 024 demandes. un ont publié 2 209 postes à pourvoir. globalement. Les pro. ANTEE et FIDIS. cette proportion est cations par les établissements (+ 1. Ces derniers sont devenus. (49 %) est proche de la proportion de femmes candidates gistrées par 12 817 candidats. la proportion sités (CNU).5 %). la qualification établissant un label de compétences scientifiques pour exercer les fonctions d’enseignant- chercheur et le recrutement qui permet l’accès à ces mêmes fonctions dans les établissements d’enseignement supérieur. La moitié d’entre (54 %) eux (13 %) est pourvue par la voie de la mutation. Les candidates sont cependant relativement plus siers de candidatures peuvent émaner d’une même nombreuses que les recrutées en Sciences . incomplet. stable et comparable d’une discipline à l’autre. En de femmes recrutées parmi les maîtres de conférences 2016. 46 ans . personne en raison de la possibilité pour les candidats alors que c’est l’inverse en Lettres . celui des maîtres de conférences est de 34 ans nationales ANTARES. proportion de femmes candidates au professorat (33 %) cheurs. 61 % des qualifiés n’ont pas la qualité de fonctionnaire. hors délai.

Source : MEN-MESRI-DGRH. profession libérale.3 et agrégation. Qualification et recrutement des enseignants-chercheurs 06 01 02 Qualification et recrutement des enseignants-chercheurs Recrutement des professeurs des universités . hors article 46. chercheur privé) Enseignants gérés par l’Éducation nationale 60 (second degré. moniteurs.Campagnes 2005 à 2016 Bilan global de la qualification en 2016 France entière Devenir des postes offerts France entière Homme Femme Total Recrutés sur concours Autres recrutements Non pourvus 25 000 1 400 20 000 1 200 1 000 15 000 800 10 000 600 5 000 400 0 Candidatures Candidats Dossiers Qualifications Personnes 200 à la qualification à la qualification examinés délivrées qualifiées (un candidat peut déposer 0 plusieurs candidatures) 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 Source : MEN-MESRI-DGRH.Session synchronisée Source : MEN-MESRI-DGRH. 05 Évolution de la part des étrangers parmi les enseignants-chercheurs titulaires de 1992 à 2016 (en %) [1] France entière 12 % 10 8 6 4 2 0 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2007 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 [1] Hors disciplines médicales et odontologiques et corps spécifiques. lecteurs et autres enseignants non permanents n’ayant pas la qualité 1 000 30 de fonctionnaire 20 Fonctionnaire ou agent public non enseignant 500 10 0 Professeurs Maîtres 0 des universités de conférences 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 [1] Campagne de recrutement des professeurs des universités 2016 .Campagnes 2005 à 2016 Répartition des professeurs des universités et maîtres de conférences Devenir des postes offerts France entière recrutés en 2016 par catégorie d’origine (en %) [1] France entière Recrutés sur concours Autres recrutements Non pourvus 100 % 2 500 90 Maîtres de conférences 80 Activité de recherche (directeur ou chargé 2 000 70 de recherche. 03 04 Recrutement des maîtres de conférences . post�doc. Source : MEN-MESRI-DGRH. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 23 . enseignants associés) 1 500 50 Autres activités : activité privée. Source : MEN-MESRI-DGRH. Recrutement par concours uniquement. et « au fil de l’eau ». sans profession 40 ATER .

3 % un 2017 permet de calculer des valeurs (graphique 01). l’augmentation étant la plus importante dans la et 2008. Avec 87. Les valeurs des plus marquée dans les voies générale et profession. intègrent dorénavant très majoritairement un cursus Dans la voie générale. la proportion de bacheliers dans et l’année de naissance.0 % un baccalauréat professionnel dans une génération pour les sessions 2015. il s’agit Proportion de bacheliers dans une d’un baccalauréat général. En effet. puis de 13 points entre 2010 et 2012 Entre 1995 et 2012. 732 700 can. Cette forte progression résulte de candidats présents. et en faisant la somme de ces taux par âge. 128 500 un baccalauréat tech. • MEN-DEPP Ministère de l’agriculture et de l’alimentation 24 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . constaté lors des dernières sessions (. Entre 1995 Âge : L’âge est défini par la différence rale.07 Le baccalauréat et les bacheliers À la session 2017. Est considéré nologique et 177 600 un baccalauréat professionnel surtout de la croissance du nombre de bacheliers comme présent à l’examen tout candidat (tableau 02). La réussite diminue très légèrement baccalauréat général. mis en place à partir de 1987. à chaque âge. les taux de candidature et de réussite observés l’année considérée. nelle en recul de près d’un point. mais la répartition entre catégories socio-profession- les élèves de troisième s’orientant dans cette voie nelles n’est pas la même selon les voies (tableau 04). pour chaque âge. 643 800 des 732 700 candidats ont obtenu le baccalauréat (87. 79. 2016 et 2017. elle se stabilise aujourd’hui entre 78 % et 79 %. La voie technologique compte 1 900 bache. tous dans les séries STI2D. 10 000 bacheliers de plus généraux et de l’important essor du baccalauréat pro. la part des est issu d’un milieu de cadres et professions intellec- bacheliers généraux a baissé de près de 10 points tuelles supérieures. génération : Il s’agit de la proportion de bacheliers d’une génération fictive d’individus qui auraient. En revanche. Depuis 1985. de cadres et professions intellectuelles supérieures. qui a participé au moins à une épreuve. diplômés du baccalauréat a plus que doublé et la pro- À cette session. ST2S. soit presque 18 points de plus qu’en 1995. les enfants d’em- et celle des bacheliers technologiques de près de ployés sont proportionnellement les plus nombreux 8 points. Le léger recul de la voie professionnelle parmi les titulaires d’un baccalauréat technologique. entre 2014 et 2017) profite essentiellement à la voie totale de cet âge. de millésime entre l’année d’observation série S.0.9 points et ceux d’ouvriers dans la voie professionnelle.9 %. En 2017. quelle que liers de plus. La part des bacheliers professionnels sition.7 point) Mayotte) obtiennent le baccalauréat : 41.0. Corrélativement.1 % la part des bacheliers dans une génération. Ce nombre est obtenu en calculant. faits en utilisant les séries démographiques obtenu le diplôme.6 points sur la même période). Une baisse de 2 300 est observée pour les 62 %. professionnel. en contraste avec la longue période de crois. La base en vigueur en mars est légèrement plus bas qu’en 2016 (. 337 700 candidats ont obtenu un portion de bacheliers dans une génération a gagné Taux de réussite : Il est calculé en rapportant le nombre d’admis au nombre baccalauréat général.2. presque 50 points. le nombre annuel de sessions antérieures sont définitives. et de façon nologique et 22. fessionnel. qui touche à la fois les tauration de la session de rattrapage du baccalauréat spécialités de la production et des services. (graphique 03). 15. Pour plus de la moitié d’entre eux. plus d’un bachelier sur trois menant au baccalauréat. le taux de réussite En 2017.8 % un baccalauréat tech. sance qui a précédé. qu’en 2016 sont comptabilisés dans la voie géné. avec la réforme de la voie professionnelle. la part de lauréats dans la population À la session 2017 du baccalauréat. Les calculs ont été didats se sont présentés en France et 643 800 ont générale (+ 3. STD2A et une génération atteint un palier et oscille autour de soit la date d’anniversaire. provisoires de proportion de bacheliers dans la voie technologique (.3 point). en 3 ans et non plus 4 ans).1 % des jeunes d’une génération (hors de l’Insee.9 %) ce qui porte à 79. Après une phase de tran- sionnelles. augmente fortement entre 2010 et 2012 (près de Plus d’un bachelier sur quatre est issu d’un milieu 6 points). la répartition des bacheliers avec la réforme de la voie professionnelle (baccalauréat s’est modifiée en faveur des spécialités profes. Elle augmente de 3 points en 2009 suite à l’ins- bacheliers professionnels.

2 99 075 15.8 2.2 Total spécialités 65 936 13.5 12.6 15.6 11. [4] 2011-2014 : Réforme de la voie professionnelle.3 80 Total séries technologiques 138 267 28. [2] 1987 : Première session du Source : MEN-DEPP.0 70 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017 Sources : MEN-DEPP.3 173 217 27.3 Autres séries technologiques 9 670 2.1 STMG (ex-STT et STG) 78 896 16.6 98 103 15.2 80 766 12.9 25.7 [4] Employés 17. Sources : MEN-DEPP.3 15 038 2.0 100.0 17.6 14.3 75 Services 40 171 8. Le baccalauréat et les bacheliers 07 01 02 Évolution du taux de réussite au baccalauréat selon la filière depuis 1995 Évolution et répartition des bacheliers entre les sessions 1995.6 102 887 16.1 chefs d’entreprise Cadres. Ministère de l’agriculture et de l’alimentation.4 179 841 28.0 32 780 5.4 Retraités 1.9 11.9 9.4 89. professions 40 35.5 intellectuelles supérieures 30 Professions intermédiaires 15.5 activité professionnelle 0 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2017p Ensemble 100.5 9.6 Artisans. y compris Mayotte à partir de 2016 y compris Mayotte à partir de 2011 Session 1995 Session 2016 Session 2017 Baccalauréat général Baccalauréat technologique Répartition Répartition Répartition Baccalauréat professionnel Total baccalauréat Admis (en %) Admis (en %) Admis (en %) 95 % Baccalauréat général ES 76 555 15.5 50 974 8.2 108 131 16.0 100.5 Total séries générales 287 046 58.4 59 278 9.9 11. commerçants.7 1. baccalauréat professionnel.2 90 S 139 031 28.1 59 673 9.7 dont : 60 Agriculteurs exploitants 1.7 1.6 1.1 95.3 9.4 1.0 [p] Provisoire.9 22. [1] 1969 : Première session du baccalauréat technologique.4 31 344 5. Ministère de l’agriculture et de l’alimentation. 50 9.4 177 570 27. 03 04 Proportion de bacheliers dans une génération (sessions 1950-2017 [p]) (en %) Répartition des admis (hors spécialités technologiques et France métropolitaine + DOM hors Mayotte professionnelles agricoles) en 2017 par origine sociale (en %) Baccalauréat général Baccalauréat technologique France métropolitaine + DOM Baccalauréat professionnel Total baccalauréat Bac Bac Bac 80 % général technologique professionnel Ensemble 70 Origine sociale renseignée 97.1 18. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 25 .5 10. France métropolitaine + DOM hors Mayotte pour 1995.2 16.3 21 392 3.6 20.4 19.7 20 807 3. 2016 et 2017 France métropolitaine + DOM hors Mayotte jusqu’en 2010.6 337 714 52. [3] 2009 : Création de l’épreuve de rattrapage au baccalauréat professionnel.0 100.8 31.0 643 772 100.8 L 71 460 14.5 20 Ouvriers 11.3 176 965 27.2 ST2S (ex-SMS) 13 337 2. Sources : MEN-DEPP.1 52 618 8.4 327 078 51.5 1.0 94.5 Baccalauréat technologique 85 STI2D-STD2A (ex-STI) 36 364 7.0 633 497 100.6 professionnelles Total 491 249 100. Ministère de l’agriculture et de l’alimentation.8 79 467 12.0 14 754 2.1 126 578 20.9 10 [3] Autres personnes sans [1] [2] 7.0 128 488 20 Baccalauréat professionnel Production 25 765 5.

Les IEP ont depuis 2013 que ce soit en procédure normale ou complémentaire. En revanche. Près de ceux obtenant une mention « Très bien » (66 % pour la la totalité des bacheliers en filière générale et plus de mention « Bien ») au bac obtiennent leur vœu numéro 1. Ainsi.7 vœux formulés. les étudiants de première CPGE et 8 % une STS. 8 % ce premier vœu est une CPGE obtient satisfaction. huit candidats professionnels sur dix ce vœu dans un peu plus d’un tiers de cas. On s’intéresse aux néo-bacheliers français (y compris vœux que les candidats préparant un baccalauréat leurs vœux dans la même filière de formation que leur les établissements de l’AEFE et le CNED) professionnel (en moyenne 8. Paris Dauphine. tandis un IUT (43 %) ou une STS (46 %). Cependant. 11 % une licence et 3 % un IUT. remplacé depuis par Parcoursup. Un tiers des terminales bachelier technologique sur deux obtient son premier vœu. 83 % obtiennent exactement leur jusqu’en mars. les candidats de terminale. Enfin. 7 candidats de termi. leur diplôme du l’université. un peu moins CFA font partie des possibilités offertes que 55 % d’entre eux choisissent une Licence. Si un agricoles). (graphique 01).7 vœux en moyenne. dure normale obtiennent à 63 % leur premier vœu (gra- poursuit jusqu’à début septembre. plus de la moitié des élèves de les candidats ayant formulé un premier vœu en filière Admission Post-Bac (APB) centralise terminale générale ont demandé une première année STS. 13 % une viennent à obtenir l’un de leurs vœux relatifs à la filière de candidature concerne les élèves de terminale. formations paramédicales et sociales y (graphique 02) tandis que 6 % n’en ont reçu aucune. près du double de ces étudiants (78 %) obtient en candidats formulent leurs vœux pour une formation dans un établissement donné. il est signi. secondaire et la formation souhaitée. notamment pour ceux qui demandent une et les écoles d’infirmiers ne sont pas et. 627 000 élèves de terminale se sont inscrits sur le portail Admission post-Bac (APB) afin de s’engager dans des études supérieures. STS (y compris premier vœu. 62 % d’entre eux par. le taux de satisfaction atteint 41 % à l’issue de la les démarches d’orientation dans en Licence (y compris première année commune aux procédure normale. ficativement plus élevé sur l’ensemble des vœux for. l’enseignement supérieur. 17 % demandent à inté. au moins un vœu par la suite validé. 57 % des candidats ont reçu terminale pour les vœux formulés et sur les APB en 2017 valident 7. les formations privées. Les une proposition correspondant à leur premier vœu. Les bacheliers professionnels ayant une mention « Pas. 540 000 d’entre eux devenus bacheliers candidats de la série générale formulent plus de La plupart des candidats formulent la majorité de pour les propositions reçues. mais seulement 7 % une CPGE. 594 000 d’entre eux ont candidaté à la procédure Les tableaux et graphiques sont issus dite normale. Si le taux de satisfaction sur le premier inscrits dans APB 2017 et ayant émis Si l’on considère le vœu validé en première position par vœu en filière sélective n’atteint pas 50 %. adapté les calendriers de leurs concours au calendrier APB pour permettre aux élèves Moins de 1 % des candidats quittent ou abandonnent sition sur leur premier vœu (tableau 04) mais 78 % de ayant échoué une réorientation via APB. parmi avec les Licences. 86 % des candidats de terminale ont eu des fichiers d’APB à la clôture de la une proposition en procédure normale. Les PACES sont regroupées rieures sont contrastés selon la série de baccalauréat mulés dans la même filière (tableau 04). à l’issue de la procédure normale. Cette note porte sur 594 000 élèves de Les candidats en terminale inscrits sur la plateforme filière professionnelle. deuxième vœu. suivre en Licence. 14 % un IUT. contre un peu moins de huit sur dix en mention « Très bien » ont leur premier vœu. neuf sur dix en filière technologique ont obtenu une De même 83 % des bacheliers technologiques avec MESRI-DGESIP. avec en moyenne 7. Ainsi. La procédure études santé). Les bacheliers généraux ayant une proposition en procé. remplacé par ParcourSup en 2018 En 2017. traitement MENESR-DGESIP/DGRI-SIES 26 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . le portail APB avant la fin des propositions. 14 % ont demandé un IUT.9). les année en ré-orientation de moins de des candidats de terminale technologique ont demandé proportions sont respectivement 38 % et 54 %. • juin 2017). classes préparatoires. Par contraste. nale littéraire sur 10 choisissent une Licence comme phique 03). ont demandé une STS. formations une STS et 4 % un IUT. d’un bachelier professionnel sur deux (44 %) obtient son aux élèves dans APB. certaines écoles de commerce. Admission Post-Bac (situation en proposition. les IEP. sont proposées). les souhaits d’études supé. sable » au baccalauréat sont 32 % à avoir une propo. ainsi que certains premier vœu en IUT (20 %) ou en STS (11 %). 91 % d’entre STS (42 %). Vœux d’orientation et propositions d’admission 08 des nouveaux bacheliers via le portail Admission post-Bac (APB). Pour ceux voulant pour- puis les valident de façon hiérarchisée Les souhaits diffèrent selon les filières du bac général. Les souhaitant poursuivre dans l’enseignement supérieur tout. mi-juillet et sont suivies d’une procédure d’admission complémentaire qui se grer une CPGE. En revanche. d’ingénieur. mais sur.6 vœux contre 4. venant de la voie économique et sociale formulent un ce pourcentage est un peu inférieur si ce vœu concerne d’architecture et d’art. Les 26 ans et certains élèves étrangers une STS. Seuls 18 % des bacheliers professionnels qui proposés dans APB (les préparations aux eux ont obtenu une proposition sur le portail APB demandent un IUT en premier vœu l’obtiennent. premier vœu. près de la moitié STS (vœu 1 ou ultérieur) (graphique 05). tout état de cause une CPGE. normale se déroulent entre juin et 5 % en STS. mais un tiers (34 %) de ceux pour lesquels Les filières universitaires. dont plus des deux tiers correspondant à leur premier ou campagne de candidatures 2017 sur le portail internet Admission Post-bac. Enfin. En IUT. 540 000 candidats de terminale ont obtenu leur bac premier vœu. 20 % un IUT et 19 % une première année à étudiants choisissant une CPGE en vœu 1 obtiennent selon leur nationalité. Les phases d’admission Les candidats de terminale scientifique ne sont que vœu 1 et 88 % décrochent une formation en Licence « normale » qui composent la procédure 48 % à vouloir poursuivre leurs études en Licence et dans la même mention disciplinaire que leur vœu 1.

0 57.7 63 62. ni lors de la procédure complémentaire [1] 80 Pas de proposition.2 Série S 60. traitement MENESR-DGESIP/DGRI-SIES.Campagne 2017 (en %) France entière 05 70 % Bac général Bac technologique Bac professionnel Part des candidats ayant obtenu une proposition sur le premier vœu ou sur la filière de formation du premier vœu (procédure normale) (en %) 60 Obtention du vœu 1 France entière Obtention d’un vœu dans la même filière que le vœu1 (hors Voeu1) 50 90 % 40 80 70 30 60 20 50 40 10 30 0 20 Vœu 1 Vœu 2 Vœu 3 Vœu 4 Vœu 5 Vœux 6 Sans proposition STS CPGE IUT Licence/mention [1] et suivants ou démission [1] Pour la Licence. Admission Post-Bac (situation en juin 2017). mais pas lors de la procédure normale Pas de proposition.9 62.2 70.1 59.0 62.2 72.0 Technologique 40.Campagne 2017 (en %) France entière Mention au baccalauréat Passable Assez bien Bien Très Bien Général 60. Source : MESRI-DGESIP.9 72. Vœux d’orientation et propositions d’admission des nouveaux bacheliers 08 01 02 Orientation souhaitée selon le type de baccalauréat .2 66 77.6 66. traitement MENESR-DGESIP/DGRI-SIES.0 65. Bac général Bac technologique Bac professionnel Ensemble traitement MENESR-DGESIP/DGRI-SIES.3 64.9 72.9 Professionnel 31. mention que le vœu 1. ni lors de la procédure normale. traitement MENESR-DGESIP/DGRI-SIES.4 Série ES 56.7 82. traitement MENESR-DGESIP/DGRI-SIES. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 27 . Répartition des propositions selon l’ordre du vœu validé correspondant et le type de baccalauréat . Admission Post-Bac (situation en juin 2017). [1] y compris les candidats effectifs admis au bac mais ayant démissionné d’APB non revenus lors de la procédure complémentaire.7 48. 03 Source : MESRI-DGESIP.9 Source : MESRI-DGESIP. il s’agit de la part des candidats qui obtiennent une proposition dans la même Source : MESRI-DGESIP. Admission Post-Bac (situation en juin 2017). ni lors de la procédure complémentaire et démission [1] 70 100 % 60 50 80 40 30 60 20 10 0 40 l L e el le ra ES nt nt S u n né nt Do Do giq ion mb Gé Do olo ss se hn ofe En Te c Pr 20 Source : MESRI-DGESIP.9 Total 50.4 Série L 68.3 64.8 63.Campagne 2017 (en %) France entière Licences IUT STS CPGE Autres formations Proposition lors de la procédure normale seule 100 % Proposition lors de la procédure normale et de la procédure complémentaire 90 Proposition lors de la procédure complémentaire. ni lors de la procédure normale. Admission Post-Bac (situation en juin 2017).Campagne 2017 (en %) Propositions reçues par phases d’admission selon le type France entière de baccalauréat . 04 Part de candidats de terminale ayant obtenu une proposition sur leur premier vœu à l’issue de la procédure normale .2 64.0 64. Admission Post-Bac (situation en juin 2017).

8 fois plus qu’en 1960. avec dans un premier temps la création du sur six (graphique 04). les écoles de journalisme. un peu plus de six étudiants sur dix sont inscrits à l’université. des « autres établissements et formations » (voir défi- L’accès élargi au baccalauréat a été un moteur déter. gestion et comptabilité. les écoles d’ingénieurs. on dénombre 2 610 000 inscriptions dans l’enseignement supérieur. Le secteur privé compte 475 000 étudiants l’accès au baccalauréat est dû à une diversification inscrits en 2016. l’essentiel de la croissance de l’enseignement supé- La hausse du nombre d’étudiants inscrits a été dans rieur. avec des effectifs pendant une quarantaine d’années. les écoles vétérinaires. nition) est passée de 15 % à 25 %. en lien avec la forte progression du nombre de un premier temps portée principalement par le dyna. ce sont les filières lon. Aujourd’hui. nombre d’étudiants étrangers (graphique 05). les écoles été multipliées par 8 en 50 ans (tableau 01). les inscriptions dans l’enseignement période de stabilité. Ce développement de période. Entre 1970 et 2016. les écoles supérieures artistiques et culturelles. Durant les années 1970 et 1980. avant d’augmenter très récemment dans la proportion de bacheliers dans une génération (fiche 12). Ils de l’enseignement supérieur contre 27 % en 2003 représentent 12. Après une Depuis 2000. issus En 2016. bacheliers. Elles sont gues de l’université qui ont porté le développement d’architecture. génération est passée de 33 % à 63 %. la proportion de bacheliers dans une génération. 2000. période diversification des filières d’accès à l’enseignement durant laquelle la proportion de bacheliers dans une supérieur. 41 % des 25-49 ans étaient diplômés de systèmes éducatifs étrangers pour la plupart.09 Les étudiants dans les filières de formation depuis 50 ans En 2016-17. regroupent les établissements privés de type universitaire. Les « autres établissements et formations » Sur les quinze dernières années. ainsi passées de 310 000 étudiants inscrits en 1960 de l’enseignement supérieur (tableau 01) : leur part à 2 610 000 à la rentrée 2016. hors université. gestion contribué à l’essentiel de l’augmentation récente de et comptabilité. • MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 28 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . La croissance des inscriptions de l’enseignement piration des jeunes et de leurs familles à un diplôme supérieur français sur les 15 dernières années s’ex- de l’enseignement supérieur a également contribué à plique aussi en grande partie par l’accroissement du la forte progression du nombre d’étudiants (fiche 21). la part des étudiants misme démographique des années 1950 et 1960. les écoles paramédicales Les inscriptions dans l’enseignement supérieur ont Au cours des années 1960. est passée de 69 % en 1960 à 75 % en 1970 (hors graphiques devraient se traduire par une nouvelle préparations au DUT). les ou dans les taux de poursuite dans l’enseignement préparations au DUT et surtout les STS ont porté supérieur pourraient modifier cette progression. Il accueille environ un tiers baccalauréat technologique (1968). particulièrement entre 1987 et 1995. L’as. etc. passant de 62 % en 2008 à effectifs totaux progressaient de 21 % sur la même 79 % en 2017 (graphique 02).4 % des inscrits contre 8. alors que les fortement récemment. Les évolutions démo. Ce dernier a la totalité de ceux des écoles de commerce. ce qui représente une inscription de l’offre. cette proportion a augmenté supérieur privé ont cru de 71 %. traduisant une minant. et du baccalauréat professionnel (1985). jusqu’à atteindre qui dépasseraient 2 935 000 en 2026. suivie de celle des effectifs des STS et des écoles d’ingénieurs. les écoles de commerce. les « grands établissements ». la croissance a notamment été portée par l’enseignement privé. Puis elle a décru continûment progression dans les 10 ans à venir.1 % en (graphique 03). les écoles préparant aux fonctions sociales. Une évolution 57 % en 2010.

7 67. Les proportions de bacheliers dans une génération des sessions 2015 à 2017 sont donc provisoires. France métropolitaine + DOM Source : Insee (enquête Emploi). 35 [p] Provisoire. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Ne sont comptés comme diplômés du supérieur 05 que les personnes ayant un tel diplôme et achevé leurs études initiales. souvent en (en milliers. Ministère de l’agriculture et de l’alimentation.9 40 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Cette rétropolation ne permet pas de corriger d’éventuelles ruptures liées aux modifications du questionnement sur la formation. Cela fait une différence Évolution des inscriptions d’étudiants français et étrangers importante pour les 20-24 ans qui sont nombreux à poursuivre des études (36 % en 2016). 30 20 03 10 0 Proportion de diplômés de l’enseignement supérieur par tranches d’âge. 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2016 (projection) y compris Mayotte à partir de 2011 Université 215 661 858 1 160 1 397 1 437 1 624 1 700 Baccalauréat général Baccalauréat technologique dont IUT 24 54 74 119 117 117 131 Baccalauréat professionnel Total baccalauréat 80 % STS 8 27 68 199 239 242 257 283 CPGE 21 33 40 64 70 80 86 98 70 Autres établissements 60 66 130 215 293 454 560 643 854 et formations 50 Ensemble 310 851 1 181 1 717 2 160 2 319 2 610 2 935 Part de l’université (en %) 69.7 62 62.3 77. Sources : MEN-DEPP. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 29 . 30 [1] 1969 : Première session du baccalauréat technologique. base 100 en 2000) ayant déjà obtenu un diplôme du supérieur. MEN-DEPP. [p] Provisoire. Français Étrangers Ensemble 190 04 Évolution des inscriptions dans les établissements d’enseignement 170 supérieur (en milliers. 15 10 5 0 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 Données rétropolées sur la période 2003-2012 suite au changement du questionnaire de l’enquête Emploi en 2013. 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 [4] 2017[p] de 2003 à 2016 (en %. 20 [4] 2011-2014 : Réforme de la voie professionnelle. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. MEN-DEPP. Leurs valeurs peuvent donc 45 % différer de celles publiées l’année dernière.7 72. [2] 1987 : Première session du baccalauréat professionnel.5 64. Insee. personnes de 15 ans ou plus) France métropolitaine Les proportions de bacheliers dans une génération des sessions 2012 à 2015 ont été mises à jour 20 à 24 ans 25 à 49 ans 50 à 64 ans 65 ans ou plus Ensemble sur la base du bilan démographique publié par l’Insee en mars 2016. 40 Ce bilan fournit des estimations provisoires de population à partir de 2015. 25 [3] 2009 : Création de l’épreuve de rattrapage au baccalauréat professionnel. Les étudiants dans les filières de formation depuis 50 ans 09 01 02 Étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur depuis 1960 (en milliers) Proportion de bacheliers dans une génération France métropolitaine + DOM (sessions 1950-2017 [p]) (en %) 2026 France métropolitaine + DOM hors Mayotte jusqu’en 2010. base 100 en 2000) France métropolitaine + DOM Privé Public Ensemble 180 150 170 160 150 130 140 130 120 110 110 100 90 90 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016[p] 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016[p] [p] Provisoire. traitements MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.2 57.

le Alors que leur taux d’inscription à l’université a dimi.5 %). 7.9 % des bacheliers « Universités » les effectifs des autres 2014 (– 5. quant à elles.6 %). en raison d’une ouverture accrue professionnels s’inscrivent à l’université. des bacheliers technologiques en STS (y compris en (27. les inscriptions Les bacheliers S s’inscrivent également en école fice des filières longues universitaires.5 % à des inscriptions de nouveaux bacheliers de bacheliers professionnels s’inscrivent en STS.8 %). Les préparations au DUT. 62.8 points). Mais il est reparti à la s’inscrivent en préparation au DUT. Ils sont moins en STS par voie scolaire et par apprentissage d’ingénieurs. d’autre part aux étudiants Le taux est stable en 2016. en lycée. orientation davantage tournée vers les disciplines moins fréquentes que pour les bacheliers généraux Leur caractère désormais obligatoire se traduit par une augmentation progressive scientifiques de l’université hors santé (28. ce chiffre reste stable sur les trois dernières années. la filière de poursuite d’études la plus fréquente. • l’IEP de Paris. les doubles inscriptions ont été quasiment (17. l’université s’élève à 61. en 2016 (– 1. La baisse entre 2015 cette double inscription étant facultative d’inscription sont en légère baisse cette même année et 2016 est due davantage aux disciplines générales pour les autres formations supérieures (tableau 01 et graphique 02). MESRI-DGESIP/DGRI-SIES MEN-DEPP 30 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . de classes préparatoires aux grandes écoles de s’inscrire simultanément dans un EPSCP. voir méthodologie). pas le détail des séries du bac et ne permet les STS. néanmoins un recul est observé Les données présentées ici couvrent. chiffre stable sur la période 2015-16.10 L’accès à l’enseignement supérieur En 2016. 27. formations sélectives (IUT. les (de l’ordre de 1 %). nombreux à poursuivre leurs études cette année à partir de 2008. ou de santé qu’aux formations préparant au DUT. Paris-Dauphine et l’Institut physique du globe de Paris (IPGP). il s’est stabilisé leurs études en STS.7 % le font On intègre les effectifs de l’agrégat apprentissage) avait fortement baissé entre 2010 et par la voie de l’apprentissage. proportion stable par rapport dispensant des formations d’enseignement au cours des quatre années suivantes pour ensuite à 2015.6 %). C’est via l’apprentissage qu’envi.5 % établissements suivants : les 2 INP. ron 4 % des bacheliers technologiques poursuivent législateur a imposé une double obligation : d’une part à tous les lycées publics nué continûment de 2000 à 2008. aux établissements d’enseignement supérieur non rattachés aux universités. la même académie. pour inscriptions. l’Inalco. chiffre stable depuis 2 ans. Seuls 0. La source utilisée pour recenser les apprentis (SIFA) ne distingue Les filières professionnelles courtes.3 point) par rapport à 2015. les séries agrégées du bac. 0. aux écoles paramédicales et de formations sociales. Le taux d’inscription vant dans l’enseignement supérieur intègre une STS en apprentissage à ce niveau de détail. Un peu plus de 50 % Les données du tableau 01 se rapportent des bacheliers technologiques s’inscrivent en filière professionnelle courte (STS ou IUT). aux bacheliers professionnels.5 % et a reperdu inscriptions CPGE-université depuis 2014.1 % au lieu de 86.2 % hCPGE en 2015). un ou plusieurs EPSCP dont un au moins de inscriptions CPGE Université.0 % en 2016 hors doubles 6 sur 10 s’y dirigent. Par l’article 33 de la loi du 22 juillet 2013. donc pas de fournir les taux d’inscription des bacheliers technologiques. études de santé (19. 6. aux facultés privées. Autres formations : correspondent aux écoles d’ingénieurs et formations d’ingénieurs en partenariat non universitaires. Les doubles inscriptions étaient Les bacheliers scientifiques se distinguent par une Les doubles inscriptions en CPGE sont ici nettement déjà possibles et effectives auparavant.6 % des bacheliers technologiques. Ainsi. En ce qui concerne les La deuxième destination des bacheliers technolo. juste après leur baccalauréat : un même étudiant pouvant s’inscrire dans plusieurs filières. sans béné.5 point en 2016. les taux d’inscription par filière ont été calculés hors doubles Pour les bacheliers généraux. pourcentage stable par rapport à 2015. les 3 UT. en particulier (83. taux également stable. supérieur de conclure une convention avec croître légèrement entre 2012 et 2015 (hors doubles accueillent 11. hors doubles inscriptions Université-CPGE. restent les principales filières d’inscription La majorité des bacheliers professionnels poursui. aux écoles d’art. STS et CPGE).5 %) et les classes préparatoires Les bacheliers STI2D marquent toujours une préfé. l’université demeure hausse en 2015 pour atteindre 41. des inscriptions en cursus Licence. dans le supérieur (y compris apprentissage en STS toutes séries depuis 2010). aux grands établissements. les taux giques est l’université (32. l’Observatoire de Paris.2 % des bacheliers généraux poursuivent leurs études à l’université. Le taux d’inscription des bacheliers S à rence pour les filières courtes (STS ou IUT) puisque multipliées par deux entre 2014 et 2015.

7 25.7 20.9 5.4 4.8 9.8 19.2 [1] Voir « définitions » ci-contre. CPGE 2.1 Autres formations 6.7 18.7 20.8 27.9 7. SCOLARITÉ. [3] Taux d’inscription à l’université hors doubles inscriptions en CPGE.3 7.2 12.2 10.5 10.4 10.6 12. [5] La source utilisée pour recenser les apprentis (SIFA) ne distingue pas le détail des séries du bac et ne permet donc pas d’inclure les taux d’inscriptions en STS par apprentissage à ce niveau de détail.5 CPGE 0.4 9.5 17.2 CPGE STS [1] Autres formations 100 % dont préparation DUT 11.0 7.0 7.8 32.6 0.9 53.1 9.8 36.0 10 dont voie scolaire 44.9 7.2 19.5 11.9 53.7 59.5 11.3 11.0 STS [4] 9.6 37.8 STS [4] 19.4 27.0 65.6 19. MEN-DEPP.9 40.4 90 STS [4] 9.2 12.1 20.7 Baccalauréat Université [2] 6.9 9.1 45.7 11.8 16.1 70.3 11.7 dont préparation DUT 9.8 5.0 22.3 6.1 5. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.0 0.5 56.0 8.3 [1] Uniquement par voie scolaire pour les lignes concernant les séries S et STI2D.0 technologique STI2D professionnel Université hCPGE [3] 36.5 17.5 42.3 36. [2] Taux d’inscription à l’université y compris les doubles inscriptions en CPGE.0 0.8 70.1 12.7 8.2 10.1 4.9 8.3 41.5 10.8 11.8 Autres formations 0.6 24.5 STS [4] n.0 SCOLARITÉ.4 11.5 8. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.7 10.3 3.7 Autres formations 7.7 21.7 8.7 (situation au 31 décembre de l’année scolaire).6 31.7 dont préparation DUT 8.3 dont voie scolaire 9.9 4.8 62.5 70 dont baccalauréat S Université [2] 71.5 80 Autres formations 9.2 technologique Université hCPGE [3] 52.7 0.1 19.2 28.9 71.9 Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. MEN-DEPP.3 7.5 0.d.8 15.1 5.3 40.8 5.2 13.0 STS [4] n. SIFA (système d’information de la formation des apprentis) STS voie scolaire 5 60.0 37.0 9. SAFRAN. Enquêtes auprès des autres établissements d’enseignement supérieur.6 35.9 53.6 13.6 30 Université hCPGE [3] 31.4 dont voie scolaire 21.9 Université (hors CPGE et hors préparation DUT) Préparation DUT Université hCPGE [3] 61.1 Ensemble général et Université [2] 56.2 40.9 43.5 7.8 17. Autres formations 2.0 9.4 9.0 0. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.5 61.9 11.5 17.6 22.5 26. L’accès à l’enseignement supérieur 10 01 02 Taux d’inscription dans l’enseignement supérieur [1] (en %) Taux d’inscription immédiate des bacheliers 2016 dans les différentes France métropolitaine + DOM filières de l’enseignement supérieur (en %) 2000 2010 2014 2015 2016 France métropolitaine + DOM Baccalauréat général Université [2] 73.8 25.4 CPGE 6.7 8.0 6.7 12.1 12.3 8. MAAF.1 4.7 37.2 37.8 Ensemble Bac général dont Bac S Bac dont Bac Bac dont baccalauréat STI2D Université [2] 23. 46.2 17.9 33.2 10.6 0.7 CPGE 12.7 5. [4] Les bacheliers (toutes séries) poursuivant leurs études en STS par la voie de l’apprentissage sont inclus à partir de 2010.3 18.5 18.1 2.0 60 dont préparation DUT 14.2 39.5 1.6 41.6 19.4 8.4 8.5 7.0 7.7 dont préparation DUT 10.7 5.6 31.0 0.9 dont préparation DUT 0.2 62.5 dont voie scolaire 9.7 7.3 45. SIFA (système d’information de la formation des apprentis) (situation au 31 décembre de l’année scolaire).5 65.4 41.9 7. dont préparation DUT 16.5 0.7 5.d.5 21.3 dont voie scolaire 19.0 2.3 7.4 32.8 8.9 7.6 12.7 40 Autres formations 10.8 Université hCPGE [3] 60.7 17.0 1.5 64. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.1 61.6 11.8 8. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 31 .1 12. SISE.1 9.2 CPGE 8.7 64.8 2. SAFRAN.8 6.7 20.7 9.4 baccalauréats Université hCPGE [3] 39.5 0.7 9. SISE.6 50 STS voie scolaire [5] 7.9 6.5 38.0 professionnel Université hCPGE [3] 6.9 0 Autres formations 3.6 20 CPGE 1.8 72.5 17. MAAF.2 5.7 60.7 36.2 CPGE 19.6 0.8 0.0 Bac technologique Université [2] 28.5 55.1 17.7 Ensemble tous Université [2] 47.7 9.5 41. 21.

de gestion. contre 25.6 % 2006 pour lesquels l’information sur Dans les « autres formations » regroupant les écoles de l’ensemble des bacheliers. taux en hausse de 0. Le profil de ries sociales les plus favorisées diffère sensiblement ces nouveaux bacheliers varie selon la filière d’ins. sont titulaires d’un baccalauréat technologique. Leur proportion est significativement plus universitaires. Les « autres formations » correspondent aux écoles d’ingénieurs et formations 80. sité connaît depuis une légère reprise pour atteindre principalement « Lettres. très majoritaires (83.9 % des nouveaux bacheliers inscrits en STS de ces jeunes ont des parents cadres. de vente. les plus favorisées sont surreprésentés. en « Sciences. À l’université. AES ». Les bacheliers profession. les écoles d’art et de culture près de 2 fois plus nombreux que les enfants d’ou. aux écoles nels représentent quant à eux 34. les bacheliers généraux restent vriers dans les principales filières de l’enseignement professionnels s’orientant en STS. IUT et surtout STS. Arts ». aux établissements sont les plus nombreux parmi les nouveaux entrants inscrits dans chacune de ces deux grandes filières d’enseignement supérieur non rattachés (43 %). et en « Droit.9 %. Ainsi. Ils repré. les spécialités des services des IUT (graphique 02). Les bacheliers scientifiques constituent une et les disciplines de santé. 15. en 2016. de commerce. 8 étudiants néobacheliers sur dix La part de nouveaux bacheliers issus des catégo- viennent d’être admis à un bac général.5 % en CPGE. où les proportions d’en- part importante des inscrits dans les spécialités de fants de cadres ou d’enseignants atteignent res- la production des IUT. Ces derniers représentent. les jeunes issus des catégories sociales paramédicales (données 2015-16) et de Cette part a plus que doublé en 10 ans : en 2006. présentées ici se rapportent (comme pour fiche 10). aux grands les trois dernières années. Les bacheliers généraux sont largement majoritaires Parmi les nouveaux bacheliers inscrits en IUT. non pas à des individus. de bacheliers généraux parmi les entrants à l’univer. 32. AES ». ou exerçant une profession libérale. faible que dix ans plus tôt. Sciences humaines. les dans les formations de santé (où ils forment la quasi. Un peu plus de 14 000 néo- accrues depuis la rentrée universitaire 2014. gestion. sauf dans les STS.1 % en STS.5 % des nouveaux s’inscrivent immédiatement dans l’enseignement d’art.1 % des nouveaux inscrits dans l’enseignement supérieur. supérieur (tableau 03). Ils d’ingénieurs en partenariat non En STS. Les doubles inscriptions déjà présentes auparavant à l’université se sont CPGE. lié à l’origine sociale : parmi les bacheliers 2016 qui établissements parisiens. méthodologie).3 % et 38. les enfants de cadres ou d’enseignants sont l’ensemble des filières de l’année 2016 ne comprend pas les bacheliers poursuivant via spécialités diverses. filières technologiques courtes. • MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 32 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . supérieur. STAPS » et pectivement 49. conventionné. comme en l’apprentissage n’est pas connue. En 2016. pour les étudiants inscrits en CPGE de seignement supérieur. enseignants Par souci de cohérence avec l’année étaient titulaires d’un bac professionnel. Après avoir reculé entre 1995 et 2000. Les bacheliers Un même étudiant pouvant s’inscrire professionnels représentent un nouveau bachelier inscrits sur dix (part ayant doublé par rapport dans plus d’une filière. totalité des inscrits). aux facultés privées. ce sont les bacheliers technologiques qui représentent respectivement 8. Les autres bacheliers généraux accueillent davantage d’enfants d’ouvriers et d’em- sont prépondérants en « Lettres. comptabilité. d’ingénieurs. Sciences humaines.9 % des universitaires. la part tés de « production ». architecture.8 % des entrants). aux universités (commerce. contre 17. « Droit.9 % des nouveaux entrant en de « services » et la série STI2D pour les spéciali. les données à 2006) et les bacheliers des séries technologiques un sur cinq. mais elle n’a plus baissé L’accès à l’enseignement supérieur reste fortement vente. spécialités diverses). essentiellement la série STMG dans les spécialités s’inscrire en parallèle dans un EPSCP sentent notamment 93. aux écoles bacheliers en formation initiale hors apprentissage. Le profil des nouveaux bacheliers 11 entrant dans les principales filières de l’enseignement supérieur Les bacheliers généraux de la session 2016 représentent 69. ployés.3 point par rapport celui de 2006. En revanche. l’apprentissage. selon les filières : elle est la plus forte dans les CPGE cription. et dans des nouveaux bacheliers en IUT et 40. notamment les bacheliers (cf. Sciences économiques. de 2006. mais à des inscriptions de nouveaux bacheliers dans le supérieur.2 % Arts ». 31 % La loi du 22 juillet 2013 a rendu obligatoire parmi les nouveaux bacheliers entrant dans l’en. 28 % formations sociales (données 2015-16).8 % et 6.7 % en 2016 (tableau 01). Sciences économiques. notariat. bacheliers professionnels s’inscrivent à l’université.

3 12.4 31.0 17.0 1.9 23. [3] STI à la session 2006. AES Sciences et apprentis.5 9.8 14.0 100.0 100.3 8. 02 03 Origine scolaire des nouveaux bacheliers 2016 Origine sociale des nouveaux bacheliers s’inscrivant dans les principales filières inscrits en filières universitaires (en %) de l’enseignement supérieur en 2006 et 2016 (en %) [1] France métropolitaine + DOM France métropolitaine + DOM Bac S Autres bacs généraux Bac STMG Université Autres bacs technologiques Bac professionnel Droit.7 8.8 9. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.7 13.1 13.3 13.2 2.8 38.0 49.8 17.0 4.3 14.1 13. Économie.1 Bac technologique 15.8 10.0 51.6 3.4 15.0 100.3 11.1 7.1 10.5 11.3 10.1 9.2 21.6 15 11.0 10.5 14.2 9. facultés privées.1 7.8 15.8 5.1 28.2 10.2 9.5 32.0 9.0 15.0 100. écoles d’arts et de la culture.5 5.4 4. Sciences STAPS Santé IUT Total CPGE [2] sage) [2] supérieur humaines.0 100.5 1.7 5.7 9.7 6. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.3 24.3 1.0 3.6 17.7 12.7 0.4 17.0 Bac S 41.8 93.0 100.5 10.8 6.9 20. [2] Les « autres formations » correspondent aux écoles d’ingénieurs et formations d’ingénieurs en partenariat non universitaires.5 23.4 14.4 12.0 83. spécialités diverses).9 12.7 27.2 43.0 100. de l’INALCO.1 18.0 100. 9. [4] STT à la session 2006. Arts 2006 2016 2006 2016 2006 2016 2006 2016 2006 2016 2006 2016 2006 2016 Agriculteurs.1 2.9 61.5 13.6 23.8 9.1 13.1 Retraités.4 11.4 6.3 9.4 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.6 22.3 29. comptabilité.0 19.9 29.0 0.9 26.6 36.5 14. Sciences.0 100. écoles paramédicales (données 2015-16) et de formations sociales (données 2015-16).6 15.7 2.0 Bac professionnel 2.4 10.0 67.1 2.9 42.1 2.8 20.0 16. de Paris-Dauphine et de l’Institut Physique du Globe.0 100.0 100.2 81.3 9.0 100.4 13.7 67.7 9.2 2.0 15.2 28.7 2.8 9.0 cadres.8 13.0 100.1 16.7 19. artisans.5 28.0 [1] Sont comptabilisés dans les effectifs universitaires ceux de l’Observatoire de Paris.0 14.0 100. [2] hors MAAF.2 11.7 13. IUT production 28. ceux des UT et des INP. Droit.4 9.3 23.5 2.2 5.8 68.6 intermédiaires Employés 16.5 41.0 100.6 11.5 1.9 4.9 49.3 7.5 5.3 31.1 54.5 0.2 Université Ouvriers 13.6 43. architecture.7 19.8 4.9 34.6 2. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 33 .6 2.5 4.8 4.9 27.8 46.8 3.0 100.7 15. 10.3 9.5 3.0 [1] Informations disponibles pour les CPGE et STS sous tutelle du MESRI.3 9.0 100.1 14.4 27.5 5.4 Autres bacs technologiques 3.9 26.00 10.0 100.2 5.4 Total 100.6 1.4 7.1 38. filières du Lettres.0 6.9 6.3 10.3 7.7 27.0 100.6 3.3 25. Sciences Lettres. établissements d’enseignement supérieur non rattachés aux universités (commerce.4 13.8 10.0 100.4 3.4 80.2 11.2 72.7 14. enseignants Professions IUT services 15.0 10.1 13. vente.0 19.6 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 % inactifs Indéterminé 6.0 6.6 Bac STI2D [3] 3. Le profil des nouveaux bacheliers entrant dans les principales filières de l’enseignement supérieur 11 01 Origine scolaire des nouveaux bacheliers dans les filières de l’enseignement supérieur (en %) France métropolitaine + DOM Rappel .9 5.1 70.2 12.1 chefs Santé d’entreprise Professions libérales.1 16.5 11.7 12.2 15.3 17.6 4.1 11.4 16. gestion.Répartition STS (hors Autres formations Total filières du des bacheliers Université dont IUT CPGE apprentissage) [2] supérieur par série 2006 2016 [1] 2006 2016 2006 2016 2006 2016 2006 2016 2006 2016 2006 2016 Bac ES 24. les diplômes de comptabilité et de gestion.4 0.8 10.5 13.1 9.1 29.4 17.7 16.3 Bac général 81.2 6.0 100. notariat.5 Bac STMG [4] 9.7 6.9 3.8 69.0 100.0 8.1 41.6 28. STS (hors Principales écomiques.4 6.3 95.7 9.0 100.6 13. de l’IEP de Paris.1 9.2 Bac L 15.4 16.7 8.0 100.0 100.0 100.4 11. STAPS commerçants.4 4.4 6.6 15. Total 100.5 42.9 14.

lettres et sciences humaines. En prises en cursus licence. Mais une fois neutralisé l’effet de (+ 0. alors que la situation inverse prévalait davantage de jeunes obtiennent le phique ». éventuellement conjugués : tifs ne s’explique donc pas par un « effet démogra. Sciences humaines et sociales ». l’enseignement supérieur en France métropolitaine en 5 ans (11.8 % en IUT. contre 3. L’augmentation des effec.3 %.fr/cid57096/ reperes-et-references-statistiques. on utilise les taux de scolarisation et classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) dans les cinq années suivantes. 994 000 inscriptions sont filières Langues. on obtient un nombre 225 000 étudiants supplémentaires (+ 259 000 ins. html|xiti|Vers le site du Ministère en En 2016-17. encore minoritaire. sur les cinq années précédentes (voir méthodologie est très variable : alors qu’en 2016-17 elles repré- ci-contre). ment privé. Le nombre d’inscriptions dans l’enseigne. cours des cinq dernières années repose sur deux population du même âge. En Économie et AES. édition 2017.education. mais reste 35 % des étudiants et le cursus doctorat 4 %.1 et 6. l’évolution Un étudiant sur six fréquente un établissement d’en. population de 2016. STAPS » dont les L’« effet scolarisation » est l’écart entre La croissance était trois fois plus faible sur les cinq effectifs augmentent fortement entre 2011 et 2016. baccalauréat. ce qui représente 62 % paramédicales et sociales comprennent 84. phénomènes. les formations 2016 et cet « effet scolarisation ».6 % différence entre l’évolution du nombre d’étudiants entre les rentrées 2011 et dans les universités de France métropolitaine et des en CPGE (graphique 05). la la répartition par âge de la population. Le nombre d’étudiants inscrits progresse de 2. L’« effet démographique » est la En 2016-17.8 % durant la période deux rentrées peut être due à l’évolution de la population en âge de faire des phique 01). En outre. et 42. Le âge donné scolarisés dans l’enseignement ces doubles inscriptions. est presque nulle sur les 5 dernières années les quotients du nombre de jeunes d’un de cette hausse. effectivement inscrits en 2016. étudiants en CPGE). départements d’outre-mer. on recense 2 610 000 inscriptions dans Les effectifs de l’université ont augmenté de 9. et « Sciences. de la proportion de jeunes d’une génération qui fréquentent l’enseignement diminution de 60 000 jeunes inscrits en 2016-17 par Sur les cinq dernières années.6 % hors doubles inscriptions en CPGE). l’enseignement supérieur a accueilli groupes disciplinaires « Arts.2|http:// www. doubles inscriptions. soit 58 900 inscriptions en Santé. Un « effet entre 2006 et 2011 (tableau 02). Lettres.8 % y compris doubles inscriptions des La variation des effectifs d’étudiants entre et dans les départements d’outre-mer (DOM) (gra.6 % charge de l’Éducation nationale|). mais par un « effet scolarisation ». l’augmentation globale reste regain de dynamisme des effectifs universitaires au supérieur par l’effectif estimé de la très forte. puis la hausse en Pour mieux comprendre la part de chaque de la double inscription obligatoire des étudiants en Droit s’est poursuivie à un rythme plus modéré sur effet.6 % de de l’ensemble des inscriptions dans l’enseignement femmes. les effectifs ont très fortement augmenté supérieur (« effet scolarisation »). Cette hausse peut traduire deux rapport à l’année 2011-12.1 % hors d’étudiants fictifs pour la rentrée 2016. on compte 2 610 000 inscriptions dans l’enseignement supérieur. La mise en œuvre progressive entre 2006 et 2011 (+ 12 %). avec + 15. des inscriptions dans l’enseignement supérieur (pour plus de détails voir |Repères et références statistiques.gouv. après avoir atteint 6. En appliquant les taux observés à la rentrée 2011 à la En cinq ans.1 % des inscrits.3 % par rapport à l’année précédente. croissance. criptions y compris doubles inscriptions en CPGE). de plus qu’en 2015). 6. l’enseignement public supérieur. À l’université. • MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 34 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . leur part a légèrement progressé dans les effectuées à l’université. atteignant 1. une proportion croissante depuis 2011 alors qu’il était beaucoup plus modeste La mixité des formations de l’enseignement supérieur des nouveaux bacheliers s’engagent dans des études supérieures. massif depuis 2000. scolarisation » positif traduit l’augmentation de la taille des générations aurait dû entraîner une seignement privé. sentent 55. les femmes en consti. En Droit et fluctuation de l’attrait pour l’enseignement année consécutive (+ 2.12 Les étudiants en formation dans l’enseignement supérieur À la rentrée 2016.7 % dans les supérieur (graphique 03). a progressé à un rythme plus élevé que l’enseigne. 39. quinquennale précédente (graphique 04). un établissement public à caractère scientifique. À l’inverse. elles sont 69.1 % hors doubles inscriptions. soit 475 000 étudiants (fiche 09). Langues.4 % entre 2006 et Les taux de scolarisation par âge sont culturel et professionnel (EPSCP) est l’un des facteurs 2011. 1 623 500 étudiants sont inscrits tuent la moitié en STS. soit six inscriptions sur dix dix ans. Le cursus master rassemble formations scientifiques à l’université. ce nombre et le nombre d’étudiants années précédentes avec 97 000 étudiants de plus avec + 14. Le nombre de jeunes Les données publiées couvrent l’ensemble s’engageant dans les études supérieures progresse fortement depuis 2011-12.8 % (+ 44 800 étudiants). L’évolu- études (« effet démographique ») ou à la ment supérieur en France a augmenté pour la huitième tion par discipline est très contrastée.

une diminution de 62 100 étudiants.5 .7 [2]) d’enseignement supérieur (en %) France métropolitaine + DOM À la rentrée 2016. MEN-DEPP.9 .2 Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Universités . les effectifs totaux de l’enseignement supérieur ont augmenté de 2006-07 2016-17 258 800 étudiants par rapport à la rentrée 2011. Master sciences humaines et sociales Préparation DUT Sciences STAPS Universités . L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 35 . AES Arts. sciences politiques Économie. AES 03 Ensemble universités (hors DUT) Répartition des effectifs des universités françaises par cursus et Ensemble étudiants par discipline en 2016-17 (en milliers) France métropolitaine + DOM Écoles de commerce.6 [2]) Effet démographique en 5 ans 46.1 + 258. STAPS Santé Ensemble 02 –5 Évolution des effectifs d’étudiants dans l’enseignement supérieur (en milliers) France métropolitaine + DOM 2006-07 2011-12 2016-17 Variation 2011/2006 [2] Variation 2016/2011 Nombre d’inscrits [1] 2 253. lettres. pharmacie Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. CPGE 76. L’évolution de Formations paramédicales et sociales [1] la taille des générations (effet démographique) aurait entrainé. si elle avait agi seule.Sciences. des INP. SHS 1 000 500 10 0 7 0 4 0 5 0 6 0 7 0 8 0 9 1 0 1 3 1 4 1 5 16 6 9 1 9 2 9 3 9 4 9 5 9 6 97 7 9 8 9 9 0 0 0 1 0 2 0 3 1 1 1 2 20 3-0 20 4-0 20 5-0 20 6-0 20 7-0 20 8-0 20 9-1 20 2-1 20 3-1 20 4-1 20 5-1 -1 19 0-9 19 1-9 19 2-9 19 3-9 19 4-9 19 5-9 19 6-9 19 -9 19 8-9 20 9-0 20 0-0 20 1-0 20 2-0 20 0-1 20 1-1 5 9 19 Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.Lettres. des universités de [1] 116 578 inscriptions en préparation DUT.47. langues.9 2 609. STAPS Santé Ensemble Droit Économie. langues.2 80.5 Variation Variation Variation 2006-07/2001-02 2011-12/2006-07 2016-17/2011-12 Évolution sur 5 ans 05 Nombre d’inscrits 89. technologie et les formations d’ingénieurs en partenariat. langues.3 1 506.8 (+ 224. SHS Sciences. langues. puis entre 2011 et 2016 (en %) France métropolitaine + DOM Ensemble de l’enseignement supérieur Université Autres formations Variation (en %) Variation hors doubles inscription en CPGE (en %) 3 000 25 % 2 500 2 000 20 1 500 15 Arts. STS 228.6 + 320.9 97. 2 224 600 hors doubles inscriptions. lettres. Ces étudiants sont dont répartis dans les groupes de disciplines selon leur spécialité. lettres. Les valeurs à « 0.0 % » ne sont que des artefacts permettant la création du graphique.9 [2] Les variations hors doubles inscriptions en CPGE (en %) ne sont pas représentées pour la période dont Préparation DUT 113.62.8 115.7 [1] Y compris les étudiants des DUT ou des formations d’ingénieurs universitaires.1 Part des femmes dans les principales formations Effet scolarisation en 5 ans 43 144.8 116. MEN-DEPP. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Universités .6 2006-2011. MEN-DEPP. Les étudiants en formation dans l’enseignement supérieur 12 01 04 Évolution des effectifs d’étudiants dans l’enseignement supérieur Évolution des effectifs des universités françaises par discipline [1] entre (en milliers) France métropolitaine + DOM 2006 et 2011.3 246 257. AES CPGE Cursus Arts.8 2 350. Universités . odontologie. gestion et comptabilité Cursus STS et assimilés Licence [1] Droit. STAPS Cursus Santé Doctorat Formations d’ingénieurs [2] Ensemble 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 % [1] 2015-16 (dernières données disponibles) à la place de 2016-17.9 (+ 286.1 1 336. Université 1 226.4 86. 0 500 1 000 1 500 2 000 [2] y compris les formations d’ingénieurs dépendant des universités.Médecine. AES Sciences. économie. [1] Champs définis dans |Repères et références statistiques sciences humaines [2] Hors inscriptions à l’université des étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles. 0 Droit Économie.Droit.

traitement MESRI-DGESIP/DGRI-SIES la proportion de bacheliers dans une génération fictive de Insee personnes qui auraient à chaque âge les taux de candidature et Céreq de réussite observés l’année considérée. près de la moitié ont obtenu un auprès d’un échantillon de ménages des filles. et la qualité de leur emploi est moindre. on entend juin 2017). 51. 84. mesurer le chômage au sens du BIT et de les garçons. Les candidats formulent leurs vœux d’inscription dès le mois de janvier. de la Terre proposés dans APB (les préparations aux formations paramédicales et moyenne de meilleurs résultats que les garçons. Admission Post-Bac (situation en 1. le Céreq a interrogé un l’université (hors IUT).6 % de femmes.4 % des garçons(1). trois ans après leur sortie de l’enseignement supérieur. 2016-17 elles représentent 55. alors que ce n’est verse. la qualité de leur emploi est aussi elles sont 69.6 % en CPGE (graphique 02). quentes que pour les hommes. Malgré cet comprennent 84. Leur taux de Admission Post-Bac centralise chômage en 2016. l’enseignement supérieur. les formations privées. l’activité des femmes ou des jeunes. et les écoles d’infirmiers ne sont pas Après une scolarité au cours de laquelle elles ont en santé et en sciences de la vie. le taux de chômage et de caractéristiques individuelles.1 % en fiche. 46 % paramédical ou social.0 % des inscrits en Licence et 59. En dix ans. leur part a légè. Alors qu’elles repré. des femmes est supérieur à celui des hommes. et sont moins souvent cadre sont cependant plus de 60 % dans les formations de (26 % contre 32 %) (tableau 05). À l’université.1 % des inscrits. pour seulement (en continu depuis 2003) et permet de l’enseignement supérieur presque aussi souvent que 40 % des hommes. tème Admission Post-Bac prévalant en 2017. contre 30 % de ceux des formations courtes de niveau Bac + 2 (BTS ou DUT) échantillon de jeunes sortis du système hommes. À l’université (hors IUT). ne sont pris en compte que les réat : en 2017 dans une génération. À l’inverse. (25 % contre 31 %). trois ans après la sortie de l’enseignement scolaire 2012-13. mais reste encore minoritaire. plus nombreuses que les hommes dans l’enseignement supérieur. alors que les hommes sont L’enquête Génération 2013 : d’avril des premiers vœux formulés par les filles concernent plus souvent diplômés d’écoles supérieures et de à juillet 2016. 2014 et 2015. étant plus diplômées. sociales y sont proposées).9 % sont 2013. Les IEP. elles ne sont que 48. éducatif au cours ou à l’issue de l’année souvent des filières sélectives comme les CPGE (8 % En 2016. Paris Dauphine. les IUT (11 % contre 17 %) ou les STS supérieur et pour chaque niveau de diplôme (sauf cette enquête est d’étudier l’accès à l’emploi des jeunes et leur trajectoire professionnelle. deviennent bachelières contre 74. effet de structure. puis les valident de façon hiérarchisée jusque fin mai. s’inscrivent moins souvent dans les filières sélectives ou scientifiques et sont minoritaires en Doctorat. L’objectif principal de contre 10 %). 39. Parmi les femmes sorties de formation initiale en L’enquête Emploi de l’Insee est réalisée Parmi les admis au baccalauréat 2017. Celles-ci poursuivent leurs études dans diplôme de l’enseignement supérieur. les formations paramédicales et sociales pas vrai à tous les niveaux de diplôme. les emplois précaires.13 La parité dans l’enseignement supérieur Les femmes. mais ne souhaitent pas s’inscrire dans les seignement supérieur détiennent plus souvent des fournir des données sur les professions. est plus élevé à presque les démarches d’orientation dans tous les niveaux de diplôme. Les femmes diplômées de l’en. travaillent plus souvent à temps par- à l’université. elles connaissent un taux de rieur est par conséquent très variable : alors qu’en chômage global équivalent à celui des hommes. et 42. les trajectoires d’accès rapide femmes en constituent la moitié en STS. Par proportion de bacheliers dans une génération. emploi à durée indéterminée (69 % contre 73 % pour rement progressé dans les formations scientifiques les hommes).7 % dans les filières Langues. candidatures des élèves de terminale. les et de l’Univers (graphique 03).8 % à un emploi durable sont globalement aussi fré- en IUT.0 % des filles Master. diplômes de niveau Bac + 5 universitaire et Bac + 3 durée du travail. À l’in. scientifique ou sportive (6 % contre 10 %). Dans cette filles sont plus nombreuses à obtenir le baccalau. les De la même façon. Elles tiel (14 % contre 7 %). elles les diplômes de niveau Bac + 2 d’un secteur autre en fonction de la formation initiale suivie souhaitent moins souvent s’inscrire dans une filière que santé/social et le doctorat).2 % en Doctorat. 36 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . la mêmes filières (graphique 01). Mais La mixité des formations de l’enseignement supé. En effet. ces dernières demandent moins (tableau 04). sentent 56. lettres moindre : les femmes occupent moins souvent un et Sciences humaines. dans le sys. • MESRI-DGESIP/DGRI-SIES MEN-DEPP MESRI-DGESIP. de la santé.

Sciences. autre Bac + 2 66.9 2016-17 Accès immédiat ou rapide à un emploi durable 68. Sortants de l’enseignement supérieur en Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.2 Non diplômés de l’enseignement supérieur 19. AES 2006-07 Universités .Lettres.6 dont Sciences de la vie. STAPS.0 10. odontologie.2 83.6 Santé Doctorat 83. 0 10 20 30 40 50 60 70 80 % Source : Céreq. de la Terre et de l’Univers dont Bac + 3/4 hors santé-social 68. économie. pharmacie 05 Universités . sciences humaines Hommes Indicateurs d’emploi des sortants de l’enseignement supérieur Formations paramédicales et sociales [2] . autres Bac + 5 8. BEP ou équivalent 14 11 Femmes Hommes [1] Candidats effectifs en classe de terminale en France (y compris DOM) en 2016-17 admis au Baccalauréat.8 11.1 69. de la santé. STAPS Préparation DUT CPGE Écoles de commerce. Hommes Femmes Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.0 12. Total diplômés du second cycle du secondaire 44 41 Source : MESRI-DGESIP. [2] 2015-16 à la place de 2016-17.1 48.8 dont Plurisanté [1] Y compris emploi non salarié. Aucun diplôme 8 5 Total brevet et aucun diplôme 15 11 02 Total sortants de formation initiale 100 100 En moyenne sur 2013. grandes écoles. autres Bac + 5 77. Doctorat 9 17 Écoles supérieures 8 6 60 Licence.3 70. IUT) Université . Chômage 12. Brevet seul 7 6 traitement MESR-DGESIP/DGRI-SIES.1 75.2 dont Médecine et odontologie Part du temps partiel 7.8 5. des universités de technologie et les formations d’ingénieurs en partenariat.1 France métropolitaine + DOM M2.6 Part des emplois à durée indéterminée [1] 72.5 2. 2014 et 2015 (en %) Université (hors Sciences. grandes écoles.2 14. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 37 . d’enseignement supérieur (en %) France métropolitaine + DOM Sources : Insee (enquête Emploi). sur 100 femmes sorties de formation initiale. Insee (enquête Emploi).9 63.Droit. Admission Post-Bac (situation en juin 2017).Médecine. Maîtrise 9 10 DEUG. STAPS STS France métropolitaine + DOM IUT CPGE Autres formations Ensemble des sortants 100 % Hommes Femmes 80 Master. BTS. 48 sont Part des femmes dans les principales formations diplômées de l’enseignement supérieur. MEN-DEPP.3 13.6 03 BTS-DUT.3 dont Pharmacie Part de cadres 32. autre Bac + 2 Bac + 2/3 santé-social 12. DUT et équivalent 15 12 40 Paramédical et social 0 3 Total diplômés des études supérieures 40 48 20 Baccalauréat général 7 9 Baccalauréat technologique.5 dont Sciences fondamentales et applications Bac + 2/3 santé-social 91.8 2. traitements MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. 2013 en France métropolitaine et dans les DOM. enquête Génération 2013. traitements MEN-DEPP Formations d’ingénieurs [1] Femmes Universités .6 Formations scientifiques (ingénieurs compris) BTS-DUT. gestion et comptabilité STS et assimilés Toutes formations Ensemble universités (hors DUT) 2016-17 Universités .0 25.3 23. La parité dans l’enseignement supérieur 13 01 04 Répartition des premiers vœux formulés dans Admission Post-Bac Répartition des sortants de formation initiale en fonction en juin 2017 (en %) [1] France entière de leur diplôme le plus élevé en 2013. 2014 et 2015. professionnel et assimilé 23 21 0 CAP. des INP.Situation en 2016 des sortants 2013 (en %) 90 % 50 0 50 90 % France métropolitaine + DOM [1] Y compris les formations d’ingénieurs dépendantes des universités.2 93.1 DUT Production (y compris informatique) 2006-07 Non diplômés de l’enseignement supérieur 54.5 dont Plurisciences dont M2.9 Part de femmes dans les disciplines scientifiques à l’université (en %) Bac + 3/4 hors santé-social 12.Sciences.8 Ensemble des disciplines scientifiques Doctorat 6.7 69.

parcours de formation une réduction de l’écart de pour chaque étudiant la nature de son gnement supérieur publics sous tutelle du minis. dont la situation de handicap est dispositifs d’aide plus nombreux et mieux connus vant inclure des aides humaines (preneurs de notes. les mesures tère de l’enseignement supérieur. Éco. dans adaptés. Depuis la rentrée 2006. Toutefois. aménagement des cursus et des formation. conduit par la Direction de l’évaluation. connaissance des dispositifs d’aide expliquent cette mais nature du handicap et choix des disciplines de L’enquête sur la scolarisation des élèves handicapés dans le second degré. à l’université (tableau 01) et bénéficient d’une aide Dans ces établissements. étudiants handicapés. de la recherche de la population totale se confirme depuis plusieurs de compensation mises en place pour l’accompagner dans ses études ainsi et de l’innovation. sexe. filière de formation et cursus. codeur en langage parlé com- capés recensés se distingue de celle de l’ensemble plété. Gestion et Santé (graphique 05).3 % par an depuis 2005 et de 14 % gues. des aides spécifiques sont proposées aux Cette enquête annuelle permet de conditions de passation des examens. Sciences humaines et en filières paramédicales. handicapés en Licence (graphique 03). 25 942 étudiants se déclarent en des étudiants (graphique 04). la répartition des étudiants handicapés avec celle handicap ou de son trouble. soutien spécifique). 123-4-1 du code de l’éducation. d’un donc considérablement réduits depuis l’entrée en aménagement des modalités de passation (supports vigueur de la loi du 11 février 2005. des signes française. études. soit 1. que la représentation de ceux affectés de troubles quant à elle un suivi de la population des étudiants handicapés dans les ments nécessaires aux étudiants handicapés pour la moteurs est similaire à celle de la population générale. une progression dans les parcours ralentie par rapport la Recherche et de l’Innovation (MESRI) recense pour chaque établissement aux étudiants de la population générale. formation choisies restent liées. documents en braille. lors des examens (tableau 06). Ces par les services en charge des personnels. évaluée par la maison départementale expliquent la progression du nombre d’étudiants interprètes. de pour les étudiants en situation de handicap. progression. des aides des personnes handicapées (MDPH). Pour le passage des examens et des concours et écoles et les sections de techniciens sionnelle : aides humaines et aides techniques pour favoriser le bon déroulement de leur parcours de supérieurs des lycées publics et privés. qu’âge. Ils se concentrent en chances. des aménagements de parcours. nomie. les étudiants handicapés Le recensement concernant les étudiants ou d’un suivi à ce titre. Leurs effectifs ont été L’enquête sur les étudiants handicapés du multipliés par 3. Licence et deviennent moins nombreux au fil du fait connaître des services handicap. 75 % bénéficient d’un plan recenser les élèves scolarisés avec un plan personnalisé de scolarisation Un meilleur accès à l’enseignement supérieur et des d’accompagnement pour le suivi des études pou- (PPS). Les freins techniques. 91. codeurs. leur effectif a s’inscrivent plus fréquemment en IUT. diversification et meilleure écarts tendent à s’atténuer depuis plusieurs années. 91. suivis par les services handicap étudiant pendant les cinq dernières années (graphique 02). la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et qui se sont situation de handicap dans les formations de l’en. On observe toujours. du langage ou de la parole ou des troubles spécifiques (DEPP) et par la Direction générale pour les établissements d’enseignement supérieur sont autistiques sont fortement sous-représentés tandis l’enseignement scolaire (DGESCO) permet chargés de mettre en place tous les accompagne.34 % de la population étudiante. doctorants tient compte des étudiants augmenté de 13. On les trouve moins fréquemment dans les filières de mais ne permet pas de récolter des données concernant ceux qui sont suivis Mouvement général d’allongement de la durée des Droit.2 % d’entre eux sont inscrits années. 25 942 étudiants des établissements d’enseignement supérieur publics se déclarent en situation de handicap. • MESRI-DGESIP MESRI-DGESIP/DGRI-SIES MEN-DEPP 38 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . classes préparatoires aux grandes réussite de leurs études et de leur insertion profes. Lan. temps majoré). interprète en langue les universités. Ministère de l’Enseignement supérieur. conformément aux disposi. Économie. En moyenne. personnalisation. MESRI les étudiants qui se sont déclarés handicapés au sens de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des À la rentrée 2016.14 Les étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur À la rentrée 2016.5 depuis 2005. l’accès au savoir. Néanmoins et tout au long du dispositif d’enquête collecte anonymement sous contrat et dans les établissements d’ensei. Gestion les étudiants présentant des troubles de la prospective et de la performance tions de l’article L. Le seignement supérieur des lycées publics et privés cursus universitaire. 81 % pour l’entrée dans l’enseignement supérieur se sont bénéficient. la répartition des étudiants handi.2 % d’entre eux sont inscrits à l’université. en Lettres. En filières Droit. Cependant. cette tendance décroit significativement depuis d’enseignement supérieur sous tutelle du plusieurs années.

en %) Nombre d’étudiants en situation de handicap 25 000 France métropolitaine + DOM Étudiants handicapés Ensemble des étudiants 40 % 20 000 35 15 000 30 10 000 25 5 000 20 15 0 10 20 00 20 01 20 2 20 03 20 4 20 05 20 06 20 7 20 09 20 0 20 11 20 2 20 13 20 4 20 15 20 16 7 -0 -0 -0 -1 -1 -1 -1 - - - - - - - - - - 5 99 00 01 02 03 04 05 06 08 09 10 11 12 13 14 15 16 19 Source : MESRI-DGESIP.0 30 [1] établissements publics ou privés sous contrat. autres aides 348 1. Master et Doctorat 16 000 France métropolitaine + DOM 06 Aménagement des modalités de passation des examens et concours 14 000 pour les étudiants handicapés en 2016-17 12 000 France métropolitaine + DOM .4 70 Universités (hors formations d’ingénieurs) [2] 23 665 91. 0 Licence Master Doctorat Source : MESRI-DGESIP et MESRI-DGESIP/DGRI SIES.0 2009-10 2010-11 2011-12 2012-13 2013-14 2014-15 2015-16 2016-17 Interprètes LSF.8 [1] y compris la Licence professionnelle. 10 [4] Y compris Écoles normales supérieures et grands établissements (hors ingénieurs). 0 Lettres et Droit. [2] 71 réponses sur 71. gestion. 02 05 Évolution du nombre d’étudiants handicapés inscrits à l’université Répartition par discipline et filière de formation des étudiants en situation France métropolitaine + DOM de handicap inscrits à l’université en 2016-17 (hors HDR. Source : Source : MESRI-DGESIP. sans DUT.4 2 000 Temps de pause 2 518 12. Sources : MESRI-DGESIP et MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. dans les formations Licence.8 0 Épreuves aménagées 1 569 8. à la communication Source : MESRI-DGESIP. Les étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur 14 01 04 Effectifs d’étudiants handicapés dans les établissements et formations Répartition par cycle des étudiants handicapés et de l’ensemble d’enseignement supérieur en 2016-17 France métropolitaine + DOM des étudiants dans les universités (en %) France métropolitaine + DOM Effectifs Répartition (en %) Étudiants handicapés Ensemble des étudiants 80 % CPGE et STS [1] 1 134 4.9 d’ingénieurs à l’université) [3] 50 Autres établissements [4] 130 0. codeurs LPC.2 Secrétaire 1 843 9.2 Écoles d’ingénieurs publiques (y compris formations 60 1 013 3.4 6 000 Salle particulière 3 199 16.3 4 000 Mise à disposition de matériel pédagogique adapté 3 561 18.5 40 Total 25 942 100. 20 [3] 64 réponses sur 88.hors STS CPGE Part des étudiants 10 000 Nombre en situation d’étudiants de handicap 8 000 bénéficiaires bénéficiaires (en %) Temps majoré 17 212 87. AES Évolution de la répartition des étudiants handicapés à l’université Sources : MESRI-DGESIP et MESRI-DGESIP-SIES. Sciences STAPS Santé Formations IUT sciences sciences paramédicales 03 humaines économiques. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 39 . 7 réponses sur 14.8 Documents adaptés 1 523 7.

Mobility tool. soit une de 45. lité (mobilité de stage et mobilité d’études) en Europe au poids de ces écoles dans l’enseignement supé- Les étudiants peuvent effectuer au sein dans le cadre du programme Erasmus +.7 % et 15 % des étu.6 % des effectifs au niveau national. En 2015-16. plus de 41 000 étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en France sont partis en mobilité en Europe dans le cadre du programme Erasmus +. l’Union européenne auxquels s’ajoutent l’Islande. traitements les étudiants des écoles de commerce et des écoles devrait dépasser 43 000 personnes. soit 17 étudiants pour 1 000 Le programme Erasmus + concerne inscrits. Créé en 2014. inscrits d’ingénieurs. c’est-à-dire les mobilités ayant débuté entre le 1er juin 2015 et se déroule à proportion équivalente au cours du cycle à 4 mois tandis que 42. et en sciences sociales. rattachées à 2014-15.7 %) et l’Allemagne (11. internationale de l’Unesco. Plus d’un tiers des et 68. Un étudiant sur deux en En 2016-17. les données à 28 330). Elle représente 31. la Norvège. cette mobi- stage sont surreprésentés en sciences et ingénierie lité ouverte sur tous les pays du monde s’est dévelop- et ceux en mobilité d’études en arts et humanités pée au cours de l’année 2016-17. relativement Comenius. Sur la même période. En revanche.6 mois : supérieur complètent cette base de données au fur et à mesure des départs. Erasmus+ France/Education Formation En comparaison avec les autres pays du programme. Leonardo da Vinci et Grundtvig. retranchées les mobilités comprises chacun). 33 pays : les 28 pays de l’Espagne et l’Allemagne. d’études. avec 18. de destination diffèrent selon le type de mobilité. suivi par l’Espagne mobilité d’études et mobilité de stage. le nombre d’étudiants. le programme Erasmus + est un programme intégré qui a inclus Entre 2008 et 2015. outil de gestion mobilité Erasmus + en effectifs. Cette hausse de la mobilité étudiante est sentent ainsi respectivement 17.2 % Le premier pays de destination des étudiants inscrits minimum à 12 mois maximum) à partir de la première année d’enseignement supérieur. La mobilité dure en moyenne 5.6 mois et les principaux pays d’accueil sont le Royaume-Uni. le programme Erasmus + pro- sont inscrits en formation d’ingénierie et 17. BTS de 200 euros. la mobilité de stage (+ 172 % en 7 ans passant de et 5. réalisent. La mobilité de stage se distingue par une Le montant médian de la bourse mensuelle est strictement entre le 1er juin 2015 et le part importante de la mobilité en cycle court. d’Erasmus+ que les autres étudiants. Agences nationales LLP. Les pays Learning Programme traitées par l’Agence étudiante.6 mois pour La mobilité étudiante Erasmus + au départ de la la mobilité de stage. de l’ensemble des mobilités. Mais la mobilité sortante des étudiants inscrits en France Commission européenne.8 % des étudiants en mobilité 30 septembre 2015. • Agence Erasmus+ France/Education Formation 40 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . La mobilité d’études se d’études reçoivent entre 150 et 300 euros par mois Les filières d’études et les niveaux concentre sur le cycle licence. en mobi. dans l’enseignement supérieur en France. Depuis 2014-15. type de mobilité tandis que l’Espagne est le premier administrative de la mobilité Erasmus +.6 %. Les étudiants en mobilité de Marginale au cours de l’année 2015-16. 62. pour lesquels la mobilité est très sou. soit 5 points de plus en France est le Royaume-Uni. çoivent entre 300 et 450 euros. devant l’Allemagne. rap. 19. La Entre 2008-09 et 2013-14. Deux tiers des étudiants en Ces données portent principalement France est principalement féminine (tableau 03). administration ou droit. Les établissements d’enseignement ment supérieur. le Liechtenstein.4 % année d’enseignement supérieur (Bac + 2). devant La mobilité Erasmus + dure en moyenne 5. notamment Erasmus.15 La mobilité étudiante Erasmus + dans l’enseignement supérieur En 2015-16. pays d’accueil des étudiants de France en mobilité développé par la Commission européenne. passant ainsi de 28 283 à 41 170 (gra. soit une mobilité de stage (de 2 mois 4 723 à 12 840 mobilités). d’études sont issus de la classification étudiants en mobilité Erasmus + suivent un cur. Statistics for all.6 % des étudiants en mobilité de stage per. étudiants en mobilité Erasmus +. selon des chiffres encore provisoires. vent inscrite dans le cursus. ou DUT.5 mois pour la mobilité d’études et 3. la mobilité d’études progresse de 20 % (de 23 560 (17. plus fréquemment une mobilité dans le cadre des pays membres du programme.5 % Depuis l’année 2015. Le Royaume-Uni est plébiscité pour la mobilité de dans le cadre du projet Statistics for all. elle se situe en 17e position. 6. la Turquie et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. et en cycle master. l’Espagne et l’Italie (graphique 02). a progressé rieur.9 % des Il peut exister une mobilité mixte associant que la moyenne européenne. les anciens programmes de l’Union européenne.1 % des étudiants en mobilité le 30 septembre 2016 auxquelles sont de licence et du cycle master (respectivement 45 % d’études partent pour 8 mois et plus. Elle mobilité de stage partent pour une durée inférieure sur 2015-16. 12 mois maximum) à partir de la deuxième principalement due à la très forte augmentation de diants en mobilité Erasmus + mais seulement 5. ces étudiants en mobilité République d’Irlande et l’Italie représentent chacun proviennent des bases de données Lifelong Erasmus + représentent 17 ‰ de la population environ 6 % des étudiants en mobilité.8 % pose une mobilité en dehors des pays membres. les données sont la France est le premier pays d’envoi d’étudiants en stage avec près de 27 % des étudiants réalisant ce issues de Mobility Tool.6 %) (graphique 04). Ils repré. traitements Agence Erasmus+ France/Education Formation mobilité Erasmus + est inscrit à l’université. mobilité d’études (de 3 mois minimum et de phique 01). sus en commerce. l’Allemagne mais derrière l’Espagne et l’Italie. en arts et humanités. porté au nombre d’étudiants inscrits dans l’enseigne.

information 11.9 6.1 04 Cycle court (BTS-DUT) 2.5 Estonie Ingénierie. vente 18.4 36.6 19.5 Autriche Filière d’études Belgique Bulgarie Agriculture. Mobility tool.2 Liechtenstein Lituanie Type d’établissements d’envoi Luxembourg Lycée et écoles composées uniquement de STS ou CPGE 0.4 44. traitements Agence Erasmus+ France/Education Formation.4 55.1 Roumanie École de commerce. Education Formation.6 23.1 15.8 1.3 16.2 Pologne Portugal École de formation sanitaire et sociale 0.1 50.3 2.8 Italie Services 1. Commission européenne. tchèque Roumanie Royaume-Uni Slovaquie Slovénie Suède Turquie Caractéristiques des étudiants en mobilité Erasmus + en 2015-16 par type de mobilité (en %) France entière Mobilité Mobilité Toutes les Sources : Eurostat.9 0.2 2.0 100.9 Erasmus selon le type de mobilité en 2015-16 France entière Cycle master 42. traitements Agence Erasmus+ Source : Commission européenne.7 Hongrie Technologies de l’information et de la communication 2.8 19.8 Croatie Danemark Commerce (business). traitements Agence Erasmus+ France/ 10 000 20 Education Formation.1 Espagne Éducation 0.0 4.0 100.2 19.0 Effectif d’étudiants en mobilité (rappel) 28 330 12 840 41 170 0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000 6 000 7 000 8 000 Source : Commission européenne.1 9.4 2. construction 17. journalisme.8 d’enseignement universitaire) Pays-Bas Institut d’études politiques 2.0 Slovénie Autre établissement d’enseignement supérieur 2.7 2. Mobility tool.8 3. La mobilité étudiante Erasmus + dans l’enseignement supérieur 15 01 02 Évolution des effectifs d’étudiants en mobilité sortante d’études Effectifs d’étudiants en mobilité en 2015-16 par pays du programme et de stage dans le cadre du programme Erasmus + France entière Erasmus + et part des étudiants en mobilité Erasmus + Mobilité d’études Mobilité de stage pour 1 000 étudiants inscrits dans chaque pays 45 000 Effectifs étudiants en mobilité Erasmus + 40 000 Taux d’étudiants en mobilité pour 1 000 étudiants inscrits 35 000 45 000 90 ‰ 30 000 40 000 80 25 000 35 000 70 20 000 15 000 30 000 60 10 000 25 000 50 5 000 20 000 40 0 2008-09 2009-10 2010-11 2011-12 2012-13 2013-14 2014-15 2015-16 15 000 30 Sources : Agences nationales LLP.8 2. Statistics for all.2 58. pêche.2 Pays de destination des étudiants inscrits en France en mobilité Cycle licence 54. Genre Homme 40.2 0.6 23. Commission européenne.6 44. Mobility tool.8 Macédoine Malte Université (dont IUT et établissement privé Norvège 57.9 Femme Niveau d’études 59.4 36. 5 000 10 0 0 03 Allemagne Autriche Belgique Bulgarie Chypre Croatie Danemark Espagne Estonie Finlande France Grèce Hongrie Irlande Islande Italie Lettonie Liechtenstein Lituanie Luxembourg Macédoine Malte Norvège Pays-Bas Pologne Portugal Rép. statistiques 4.6 17. traitements Agence Erasmus+ France/ France/Education Formation.4 Allemagne Autre 0.4 2.4 17.2 51. gestion.8 0.7 0.4 0.8 1. forêt.9 3. vétérinaire 2.7 9.6 23.3 45 Mobilité d’études Mobilité de stage Cycle doctorat 0.8 41. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 41 .6 3.3 Suède Turquie Total 100.5 4.1 10. droit 36 36.3 0.7 Royaume-Uni Slovaquie École d’ingénieurs 13.0 Irlande Islande Sciences naturelles.5 Finlande Grèce Santé et bien-être 2.3 6.1 République tchèque École d’architecture et de formation artistique 4. administration.7 11.4 3.5 2 Lettonie sciences sociales. Mobility tool. mathématiques.0 2. traitements Agence Erasmus+ d’études de stage mobilités France/Education Formation. administration. production.4 Chypre Arts et humanités 21.2 2.

17 % en cur. Les étudiants l’université. STAPS » que les gers à l’université. À commerce. et les étu. ainsi Après une période de stabilité dans les années 1990. en 2016. l’ensemble de l’enseignement supérieur.2 %) entre 2005 et 2016. sont considérés comme tels les étudiants étrangers non titulaires du baccalauréat. est depuis plus modéré. tions d’ingénieurs (10 % contre 5 % pour l’ensemble en 2011) qui propose des formations majoritairement de nature universitaire. Cette hausse ne et italiens sont inscrits en Doctorat. phique 01). la part des étrangers dans la population étudiante est passée de 8 % à 12 %. alors que les autres étrangers en recul depuis 2002 depuis 12 ans. soit un sur huit. étudiants de nationalité française et les étudiants Près des trois quarts (71 %) des étudiants étrangers de nationalité étrangère et. passant de 174 600 à 323 900. La proportion d’étudiants originaires en « Lettres. Il reste plus deux dernières proportions sont stables. À l’université. Ces Le champ des universités comprend les 2005 (8. Enfin. lation étudiante est passée de 8 % à 12 % (gra. Parmi les étudiants étrangers. centres universitaires de formation et élevé que celui des étudiants français (1. parmi ceux-ci. l’évolution est plus modérée (+ 4 points). la croissance a surtout concerné différences sont les plus importantes : en 2016. AES » et en « Sciences. pour atteindre 14 % en 2016.16 Les étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur Dans l’enseignement supérieur français. gestion et comptabilité. Les étudiants algériens passant de 93 900 à 188 500 (graphique 02). très élevé entre 2000 et diants originaires du continent américain 9 %. allemands et américains s’inscrivent (graphique 03). Les en France avec l’intention d’y suivre des études (voir étudiants marocains et chinois sont particulièrement méthodologie). mais un peu plus fréquemment dans tion d’étudiants étrangers a plus que doublé dans les les écoles d’ingénieurs et surtout dans les écoles de écoles d’ingénieurs. 324 000 étudiants sont de nationalité étrangère. Les européens représentent champ restreint des universités et non pour 2016. La progression a été très forte dans les Les étudiants chinois vont également moins souvent écoles de commerce (+ 8 points) et les étrangers y à l’université que l’ensemble des étudiants de natio- représentent en 2016 17 % des effectifs. la part des étrangers dans la popu. Lorraine (devenue grand établissement Depuis 2000.8 % contre Les étudiants marocains sont en proportion moins de recherche (CUFR) et l’université de 1. le nombre d’étudiants étrangers dans l’enseignement nationalité la plus représentée avec 9 % des effectifs. Cette part est 12 %. Sciences humaines et sociales » contre d’Asie a augmenté rapidement pour atteindre 22 % moins d’un tiers pour l’ensemble des étrangers. 14 % des étudiants à l’université sont universités et sont très présents en cursus master. venus en France spécifiquement pour y suivre leurs études sont appelés étudiants en mobilité internationale. et les Chinois sont désormais la deuxième que les étudiants étrangers titulaires d’un baccalauréat obtenu à l’étranger. environ la moitié des étu- du fait du repli du nombre d’étudiants marocains diants italiens. Leur nombre a doublé depuis 2000. La propor. tandis qu’une part importante des étudiants tunisiens sus master et 41 % en Doctorat). selon la sont inscrits à l’université. C’est en « Sciences éco- français (graphique 04). concerne que très modérément les STS et les CPGE.8 %). des étudiants de nationalité étrangère (graphique 04). mais plus présents en forma. contre 61 % des étudiants nationalité (graphique 05). 46 % les étudiants en mobilité internationale. ceux Les trois quarts des étudiants étrangers étudient à l’université. nombreux à choisir ces filières. principalement les choisissent peu. Depuis 2000. les choix de filières diffèrent entre les où la part des étrangers reste très faible (4 %). nombreux à l’université. nalité étrangère. les étudiants de nationalité française (respectivement sentent 46 % des étudiants étrangers. croissance annuel moyen. Cette population est ici distinguée sur le supérieur français a augmenté de 86 % de 2000 à contre 5 % en 2002. • MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 42 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . c’est-à-dire des étudiants étrangers s’orientent vers une de ces ceux qui ont quitté leur pays d’origine pour se rendre deux filières contre 33 % des étudiants français. étrangers (11 % en cursus licence. Par approximation. et tunisiens choisissent autant les filières de santé que Les étudiants originaires du continent africain repré. Parmi les étudiants étran. 15 % et 15 %). nomiques. algériens étudient en très large majorité dans les Aujourd’hui. Le taux de quant à eux 23 % des étudiants étrangers. inscrits via un titre admis en équivalence.

6 % des étudiants étrangers en [1] Hors étudiants étrangers à la nationalité non renseignée (1. sciences humaines et sociales 0 Sciences. Amérique 02 Étudiants étrangers [2] Étudiants français Évolution du nombre d’étudiants en mobilité internationale à l’université (en %) France métropolitaine + DOM 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 % Étudiants étrangers Étudiants étrangers en mobilité internationale [1] Hors formations d’ingénieurs universitaires. STAPS Santé IUT 1990-91 2001-02 2006-07 2011-12 2016-17 Allemagne Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. 2016-17). MEN-DEPP. OCEANIE EUROPE AMERIQUE Étudiants français Maroc Sénégal Chine Allemagne Amérique Algérie Autres Afrique Autres Asie. gestion et comptabilité Autres formations 18 % 16 Allemagne 14 Italie 12 Autres UE 10 Europe hors UE 8 Maroc 6 Algérie 4 Tunisie 2 Sénégal 0 Autres Afrique 2000-01 2004-05 2008-09 2012-13 2016-17 [p] Chine [p] Provisoire. MEN-DEPP. MEN-DEPP. Océanie Italie 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 % Tunisie Autres Europe [1] Y compris étudiants étrangers à la nationalité non renseignée (1.6 % des étudiants étrangers en 2016-17). Les étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur 16 01 04 Évolution de la proportion d’étudiants de nationalité étrangère Répartition des étudiants dans les principales filières de formation dans les principales formations de l’enseignement supérieur (en %) selon la nationalité en 2016 (en %) France métropolitaine + DOM France métropolitaine + DOM Université dont préparation DUT Formations d'ingénieurs Cursus Licence Cursus Master Cursus Doctorat Formations d’ingénieurs [1] STS et CPGE Écoles de commerce. Italie Autres UE 03 Europe hors UE Répartition des étudiants étrangers selon leur continent Maroc d’origine en 2002 et 2016 [1] (en %) France métropolitaine + DOM Algérie 2002 2016 Tunisie Sénégal Autres Afrique Chine Asie et Océanie Amérique Étudiants étrangers [1] AFRIQUE ASIE. gestion et comptabilité Ensemble Écoles de commerce. Asie et Océanie Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. AES Lettres.6 % des étudiants étrangers en 2016-17). 150 000 05 100 000 Répartition des étudiants dans les filières universitaires selon la nationalité en 2016 (en %) 50 000 France métropolitaine + DOM Droit Économie. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 43 . 200 000 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. 250 000 [2] Y compris étudiants étrangers à la nationalité non renseignée (1.

articles scientifiques …). 2016) ont amélioré les conditions d’accueil des lec. mémoires construction immobilière (schéma Université 2000.4 en 2011. pour les seuls établissements tendance nationale peut s’expliquer d’abord par un uniquement des formations de niveau master 2 ou relevant du champ de l’ESGBU. établissements. la conservation et la nombre de places de lecture disponibles pour un étu. Ainsi. d’entrées enregistrées. entre 1995 et baisse parfois importante observée dans l’autre tiers horaires de vacances ou ouvertures élargies en vue des examens.5 % des dépenses Les usagers pris en compte dans lions en 2014 à 64 millions d’entrées en 2016 et totales des établissements d’enseignement supérieur les indicateurs sont les étudiants le nombre d’entrées annuelles par étudiant est (fonctionnement et masse salariale). hors investissements. Information issue des comptes 2014. capacités d’accueil de près de 650 000 mètres car. La situation est par ailleurs Amplitude horaire hebdomadaire : verture successifs (plan Renouveau des bibliothèques très disparate au niveau local. la progression du nombre d’étudiants croissante de l’offre de ressources proposée par les l’établissement : total des dépenses réalisées pour des acquisitions inscrits à l’université ne permet pas d’améliorer le établissements. acquise par les établissements (livres 47 millions de documents imprimés. Ce sont les bibliothèques les Cette progression est bien plus importante que celle Dépense totale de l’établissement : mieux dotées en places qui ouvrent le plus largement du nombre d’usagers (+ 7 %). de l’établissement. le nombre de téléchargements par usager masse salariale. plan Bibliothèques ouvertes + depuis mentation des entrées dans plus des deux tiers des d’ouverture en période dite normale. Après une augmentation continue entre 2011 et est passé de 55. En 2016. la fréquentation physique des bibliothèques universitaires atteint 64 millions d’entrées. on comptabilise ici le nombre d’heures en 2010-2013. hors investissements. Ainsi. changement dans les pratiques : la consultation des troisième cycle (tableau 04). Les plans de notamment en Île-de-France.5 à 83. 2015. En 2016. qui ne compense cependant pas la c’est-à-dire en semaine type.17 Les bibliothèques universitaires En 2016. Cette dépense place assise contre 11. le nombre de ressources télé. par l’ensemble des services diant. les services de documentation de l’enseignement supérieur (ESGBU). Plan Campus) et d’extension des horaires d’ou. on dénombre 11.7. archives institutionnelles). les dépenses docu. les salles de travail en groupe. Usage de la documentation électronique : sont recensées les ressources documentaires numériques vues ou téléchargées par les usagers Environ 500 implantations des bibliothèques de collections physiques sur place est parfois remplacée au sein tant de la documentation l’enseignement supérieur donnent accès à plus de par la consultation de ressources en ligne à distance. documentation électroniques sur place et à distance. les constructions ont permis d’augmenter les (graphique 02). 61 heures en 2015. les places réservées à l’utilisation de ressources audiovisuelles et les espaces plus informels. sitaires a légèrement diminué. Cette plus importante pour les établissements assurant enseignants-chercheurs titulaires (voir fiche 04).4 à 38. La consultation des ressources numériques continue sa progression rapide pour atteindre près Les données sont issues de l’enquête de 140 millions de ressources téléchargées. que celle réalisée par le seul service chargé de la documentation et de est passée de 40 heures dans les années 1980 à chargées a dépassé 140 millions en 2016 (+ 61 %). Les usages augmentent en conséquence : de totale est souvent plus importante L’ouverture hebdomadaire moyenne des bibliothèques 88 millions en 2011. Pourtant.8 étudiants pour une (collections numérisées. Cette part est recensés dans le système SISE et les passé sur la même période de 41. MESRI-DGESIP/DGRI PST 44 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . Il peut s’agir de ressources acquises documentaires.6 (graphique 03). hors teurs dans les bibliothèques.5 % des dépenses totales des universités. La documentation électronique représente une part Dépense documentaire de rés. susceptibles d’expliquer le plafonnement du nombre numériques. mentaires s’établissent autour de 3. l’information scientifique et technique. thèses. sont aussi des facteurs pédagogique numérique. On observe une aug. passant de 66 mil. les carrels. sur la même dépenses de fonctionnement et (graphique 01). la fréquentation des bibliothèques univer. Les dépenses documentaires pour les étudiants et statistique annuelle du MESRI sur les enseignants-chercheurs représentent environ 3. articles de périodiques …) que de la documentation produite tions patrimoniales et à des millions de ressources sur ces deux années et la saturation des espaces. à des collec. (abonnements auprès des éditeurs) ou produites numérisation. U3M. La fermeture liée à la rénovation de sites importants électroniques. (collections numérisées. période. • Places assises : ce sont les places situées dans les salles de lecture. financiers des établissements.

2 3.5 2011 2012 2013 2014 2015 2016 Source : MESRI-DGESIP/DGRI PST.99 100 .8 65 000 40. 02 04 Nombre d’entrées (en milliers) et nombre d’entrées par étudiant Part des dépenses documentaires dans les dépenses totales entre 2011 et 2016 de l’établissement de 2014 à 2016 (en %) [1] France entière France entière Nombre d’entrées Nombre d’entrées par étudiant 2014 2015 2016 67 000 42 Services communs de documentation (SCD) et Services 3. 63 000 39 Source : MESRI-DGESIP/DGRI PST.4 41. 1 .8 Autres [2] 17.3 3.5 Ensemble 3. Les bibliothèques universitaires 17 01 03 Amplitude d’ouverture des bibliothèques universitaires en fonction Usage de la documentation électronique du nombre de places assises (en nombre de bibliothèques) France entière France entière Nombre de ressources téléchargées [1] Nombre de ressources Bibliothèques Nombre d’usagers [1] [2] téléchargées par usager [2] Moins de 50 heures De 50 à moins de 65 heures Plus de 65 heures 170 90 450 80 160 400 70 150 350 60 140 50 300 130 40 250 30 200 120 20 150 110 10 100 100 0 2011 2012 2013 2014 2015 2016 50 Entre 2011 et 2016 le nombre de ressources téléchargées a augmenté de 61 % alors que le nombre d’usagers ne progressait que de 7 % (axe de gauche). Source : MESRI-DGESIP/DGRI PST.5 40 [1] Sur 64 établissements pour lesquels l’information est disponible en 2014. CTLES.5 française d’Athènes. Source : MESRI-DGESIP/DGRI PST.4 2. Ainsi. École française de Rome. 62 000 38. le nombre de 0 ressources téléchargées par usager est passé de 55.1 3.5 à 83.199 200 .5 inter-universitaires de coopération documentaire (SICD) 66 000 41 Bibliothèques de grands établissements 3. 2015 et 2016.399 400 et plus Total général [1] Base 100 en 2011.6 (axe de droite).2 3. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 45 .8 13. 64 000 [2] Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. École 39.1 3. places assises places assises places assises places assises [2] Étudiants et enseignants-chercheurs.6 17. durant la même période. Casa de Velasquez.

de moins de 21 ans (46 %) ont leur loyer entièrement Les trajets domicile-lieu d’étude sont particulière- pris en charge par leur famille.6 %) et parmi eux. 23 % des étudiants vivent seuls dans un (16. les étu. contre 11 % à 24 ans ment longs en région parisienne ce qui s’explique ou plus. Cependant. C’est en grande couronne parisienne La progression dans l’enseignement supérieur et que les trajets sont les plus longs avec 52 minutes l’avancée concomitante dans le processus d’auto. Cette prise d’indépendance s’accompagne d’une certaine dégradation des conditions de logement et d’une plus grande précarité économique. conditions de logement des étudiants (tableau 04). La 8e édition de l’enquête Conditions notamment dans l’accès aux soins médicaux. national de la vie étudiante (OVE) a été réalisée au printemps 2016. Ils sont proportion. Les cohabitants sont également plus satis.2 % contre 5. faits de leur logement de manière générale. Cette proportion que les cohabitants ont les trajets les plus longs diminue avec l’âge : près de la moitié des étudiants (47 minutes). en plus. de commerce. les étu. Les modes de logement influent également sur les Les enquêtés représentent ainsi les 2 154 392 étudiants inscrits au cours de La décohabitation est moins fréquente chez les étu. en écoles d’ingénieurs. Les résultats présentés reposent sur l’analyse des leurs parents ou de l’un d’eux. Celle-ci plus élevés. La décohabitation permet cependant aux étudiants de de vie des étudiants de l’Observatoire se rapprocher de leur lieu d’études. ceux-ci. de la superfi- lial n’est pas toujours synonyme d’indépendance : un cie. Enquête sur les conditions de vie des étudiants 2016 46 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . ce qui constitue un frein important à la se perçoit notamment dans l’accès aux soins des décohabitation. Au niveau licence. de la France. particulièrement insatisfaits du prix. diants issus des milieux sociaux défavorisés (parents Les étudiants qui vivent au domicile familial dis. ils tiers des parents des étudiants en location prennent apprécient la proximité avec leur lieu d’étude tandis entièrement en charge leur loyer. 31 % des étudiants vivent au domicile de étudiants (tableau 03). logement qu’ils louent dans le parc privé. Par ailleurs. une cohabitants). Avec une participation de près de 60 700 étudiants. 46 340 questionnaires entièrement diants « décohabitants » vivent le plus souvent en bitants (32. (8. de la recherche et de l’innovation et du Ministère de l’éducation nationale (soit dont les logements sont attribués sur critères sociaux. indépendance et accès aux soins Deux tiers des étudiants vivent hors du domicile familial.8 % des ministères de tutelle sur les inscriptions effectives dans les établissements. Parmi la moitié y ont renoncé pour des raisons financières d’études au moment de l’enquête.9 %). décohabitants (24 m2). surtout 84 % de la population étudiante en France). C’est également en région parisienne nomisation entraînent en contrepartie une perte pro. représentent 12 % de la population étudiante. le taux de En 2016. Les étudiants qui logent en résidence uni- d’études (graphique 02). versitaire sont ceux qui disposent du moins d’espace diants sont 42 % de cohabitants mais ils ne sont plus (15 m2 par étudiant) et qui sont les moins satisfaits que 19 % au niveau Master et 6 % au niveau Bac de leur logement (59 % en sont satisfaits). en partie par la plus forte proportion de cohabitants tants retournent chez leurs parents au moins deux (tableau 05) : 45 % des étudiants d’Ile-de-France week-ends par mois et 69 % n’effectuent pas leur vivent chez leurs parents contre 27 % dans le reste propre déclaration de revenus. En revanche. que les logements sont les plus petits et les loyers les gressive des effets protecteurs de la famille. ont plus souvent renoncé à des soins que les coha. Un étudiant sur 10 en moyenne a été invité. • OVE. l’année universitaire 2015-16 à l’université.4 % contre 25.18 Conditions de logement. par courrier. Par ailleurs. quitter le domicile fami. en moyenne. Les étudiants décohabitants réponse brut est de 25. proportion stable depuis 2013 (graphique 01). supérieur.6 %. le confort et la la décohabitation augmente avec l’âge et le niveau sécurité. près de remplis par les étudiants en cours location ou en colocation (44 % des étudiants). toutes origines sociales confondues. du confort et du cadre de vie. Ils sont + 6 et au-delà. à répondre à un questionnaire sur internet. soit près d’un tiers d’espace publics du Ministère de l’Enseignement nellement plus nombreux en résidence universitaire. 10 % vivent tiers des renoncements aux soins des cohabitants les données brutes sont pondérées en en couple et 11 % en colocation ou en sous-location. Les étudiants décohabitants sont en outre référence aux données centralisées Les étudiants qui vivent en résidence universitaire deux fois plus nombreux à ne pas avoir de couverture par les services statistiques des (résidences CROUS et autres résidences étudiantes) maladie complémentaire (10. de la ouvriers ou employés) : ils sont 38 % à habiter chez posent de plus d’espace (32 m2 par habitant) que les culture ou en classes supérieures de lycées leurs parents durant leurs études. Les autres. 27 % des étudiants décohabi.9 %) tandis que cette raison n’explique qu’un Pour garantir une meilleure représentativité. en ce qui concerne la superficie.

6 8.4 Communes de 200 000 à 300 000 habitants 8. de sa famille ou de ses proches Décohabitants 10.2 33 76 [1] L’espace disponible est calculé en divisant la surface totale du logement par le nombre 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 % d’habitants.9 32.3 35 48. Conditions de logement. Enquête sur les conditions de vie des étudiants 2016. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 47 .5 Niveau Licence Niveau Master Niveau Doctorat Capacité en Droit.8 47 52.5 fiscal de leurs parents Location ou colocation 25.3 20 Région parisienne Petite couronne 49.7 15.8 25.6 16. indépendance et accès aux soins 18 01 03 Répartition des étudiants selon le lieu d’habitation Accès aux soins selon le type de logement France entière durant la semaine en 2015-16 (en %) France entière Part des étudiants sans Part des Part des étudiants Cohabitants couverture étudiants ayant renoncé à Au domicile parental maladie ayant renoncé des soins pour Décohabitants complémentaire à des soins des raisons En location seul (en %) (en %) financières (en %) En location en couple Cohabitants 5.9 En résidence universitaire En location seul 8.2 sous-location Dans une propriété de l’étudiant.7 Part des étudiants retournant (CROUS et autres) chez les parents au moins Autres (propriété. …) 28. mise à niveau.9 En colocation ou sous-location Dans une propriété de l'étudiant. classe passerelle.2 22 49.6 Résidences universitaires 14.6 47 82.4 26 76.4 31 23 Ensemble Ile-de-France 44.6 Autres En location en couple 11 35. 05 Caractéristiques du logement selon la taille de la ville d’habitation en 2015-16 France entière Part d’étudiants Temps de trajet Part du loyer dans les dépenses Superficie disponible pour les Superficie disponible pour les cohabitants (en %) (minutes) mensuelles [1] (en %) étudiants cohabitants (en m2) étudiants décohabitants (en m2) Paris 23 34 54. Enquête sur les conditions de vie des étudiants 2016. internat.7 deux week-ends par mois Ensemble 26. Enquête sur les conditions de vie des étudiants 2016.9 29.6 33.6 25.3 13.6 24.1 Communes de 100 000 à 200 000 habitants 12. Source : OVE.5 20.6 52 52.8 23 51. de sa famille ou de 5.2 32. Ensemble Part des cohabitants 04 Conditions de logement en fonction du type de logement en 2015-16 France entière Part des étudiants dont le loyer Temps de trajet Part des étudiants est pris en charge entièrement Espace domicile/lieu satisfaits de leurs par les parents (en m2 par d’études (en conditions de habitant) [1] minutes) logement (en %) Cohabitants 31.8 30.2 35 26.2 27 73. Enquête sur les conditions de vie des étudiants 2016 Source : OVE. Source : OVE.1 28. 8.1 Part des étudiants rattachés au foyer Décohabitants 24.7 44 53. DU Source : OVE.5 24.9 20 58.1 Région Parisienne Grande couronne 61.9 31.de 100 000 habitants 44.9 21.7 32.7 25. DAEU.2 33.2 Ensemble 31.1 27 53.7 37 76.7 29 50.1 02 ses proches En résidence universitaire 11.7 12.7 33.6 Indépendance résidentielle et financière selon le niveau d’études Autres 14.3 Communes de .6 27.6 24.2 15.2 [1] Étudiants décohabitants uniquement (hors propriété de l’étudiant ou de ses proches).1 24. Enquête sur les conditions de vie des étudiants 2016.3 33 50.3 13.4 16.5 28.7 26.2 21 Communes de plus de 300 000 habitants 15.2 en 2015-16 France entière Ensemble 8.8 31.8 En colocation ou Source : OVE.9 Ensemble Hors Ile-de-France 26.

Les autres se répartissent entre le DUT et dans les régions académiques de Guyane. Grand-Est. 2016 : cela correspond à 2. 152 500 des 412 300 apprentis suivaient une formation de l’enseignement supérieur (soit 37. Celle-ci est nationale. de BTS. Hauts-de-France.4 % rement des jeunes venant de la voie scolaire (62 %). 22 % était déjà apprenti l’année précédente et des enseignements dispensés en du Master. Occitanie. II et I (préparation d’un diplôme de 2e. plus de la moitié des apprentis de technologique (ou un titre) dans le cadre d’un contrat de travail associant 3e cycle ou grande école) passe de 20 050 à 51 200 1re année de formation dans l’enseignement supé.4 % des jeunes âgés de une formation en apprentissage (graphique 04a). apprentis préparant une Licence viennent majoritai- seignement supérieur est de 5. Marti- les diplômes des écoles de commerce. le nombre de ces et 15 % avait une autre situation (contrat de profes. le nombre d’ap. une formation en entreprise – sous la (tableau 01). Centre-Val de L’apprentissage dans l’enseignement supérieur. chômage. En 1re année sont possibles.9 % cette année contre 3. rement d’une formation sous statut scolaire (62 %).8 %). diplômes davantage tournés vers et de la forêt. pour les personnes reconnues en le supérieur atteint 152 500 apprentis à la rentrée tut scolaire l’année précédente et 19 % suivaient déjà tant que travailleurs handicapés. Loire. 9. loupe. pour les Master. Alors qu’il était particulièrement élevée pour les Masters (55 %) et de l’agriculture. emploi. la réforme Licences (46 %). 6. jeunes était déjà apprentis l’année précédente (24 %) Le niveau III représente 50 % des apprentis du supé. phique 03). Le nombre d’apprentis dans générale. près d’un quart des les diplômes d’ingénieur et 4. de l’enseignement professionnel ou Bac + 2).8 %. Le nombre d’apprentis dans l’enseignement supérieur a plus que doublé Les Centres de formation d’apprentis depuis 2005. vraiment.8 % l’année précédente. avec une progression de 5. À partir de 2005. Ils sont créés pour la Seguin l’ouvre à tous les niveaux de formation. l’apprentissage : 39 % contre 33 %. CFA. Entre 2005 et 2016. rieur vient d’une formation sous statut scolaire responsabilité d’un maître d’apprentissage – lère avec l’apparition de la Licence professionnelle et (63 %). La part du supérieur est comprise entre 26 tiellement les hommes mais la part des femmes et 30 % dans les autres régions-académiques sauf à y est plus importante que pour l’ensemble de Mayotte où il n’y a pas d’enseignement supérieur.1 % pour les Licences. technologique ou professionnelle sous sta. L’effectif d’apprentis dans l’enseignement supérieur principalement d’un BTS ou d’un DUT (respecti- continue de progresser cette année (+ 5. 49 % des apprentis étaient en terminale reprise d’un commerce et également tion dans le supérieur.5 % pour essentiellement des DUT (29 %) . de plus d’un apprenti sur trois (37. 16 à 25 ans qui préparent un diplôme prentis de niveaux III (préparation d’un diplôme ment supérieur est de 21.0 % des apprentis). le recrutement des apprentis en première année de formation se fait d’enseignement dispensant une formation générale. …). qui doit compléter la formation reçue en entreprise et s’articuler avec elle. En 2016-17. (graphique 04c). un apprenti sur dix un En Ile-de-France. 30 à 40 % Licence. concerne essen. technologique et pratique principalement dans la voie scolaire et reste majoritairement masculin. Le poids de l’apprentissage dans l’en. La part de l’enseignement supérieur dans l’apprentis- phique 02). le domaine des services (respectivement 73 % et plupart par des conventions passées Mais ce n’est qu’à partir de 1995 qu’il se développe 62 %) et plus faible pour le diplôme d’ingénieur plus entre les régions et des organismes. La tutelle pédagogique est en général exercée par le ministère de l’éducation À partir de 1987.0 %) suit une forma.3 ans.6 % pour les BTS. Le nombre d’apprentis augmente de 8. 17 %. de l’enseignement supérieur et de la recherche ou par le ministère ment supérieur devient possible. de l’agroalimentaire jusqu’alors cantonné aux seuls CAP. 33 % (gra. • MEN-DEPP 48 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . L’âge moyen des apprentis de l’enseigne. supérieur préparent un BTS. Les apprentis sont des jeunes âgés de Entre les rentrées 1995 et 2000. la croissance s’accé. 14 % un diplôme d’ingénieur et 12 % une formation dans l’enseignement supérieur. Les 18 à 25 ans. sionnalisation.9 %) à un vement 31 % et 21 %) tandis que près d’un jeune niveau plus soutenu que l’année dernière (+ 3. en cas d’enchaînement de formations en apprentissage. En 2016-17. l’apprentissage dans l’enseigne. Les Tous les niveaux de formation enregistrent une diplômes d’ingénieur recrutent également majoritai- hausse. orienté vers le domaine de la production (15 %) (gra. Auvergne-Rhône-Alpes et Guade- comme l’apprentissage en général. rieur. le niveau II. Quel (CFA) sont des établissements que soit le diplôme préparé. 61 % des apprentis suivent une Master. et le niveau I.19 L’apprentissage dans l’enseignement supérieur En 2016-17. nique. 41 % des apprentis de l’enseignement sage varie fortement selon les régions-académiques. Des dérogations sur la limite d’âge apprentis a plus que doublé (+ 116 %). sur quatre était déjà apprenti (graphique 04b).

Source : MEN-DEPP. L’apprentissage dans l’enseignement supérieur 19 01 04 Évolution des effectifs d’apprentis préparant un diplôme d’enseignement supérieur Origine des apprentis en 2016-17 (en %) France métropolitaine + DOM France métropolitaine + DOM Part des Évolution a) en première année de BTS femmes 2005-2016 1995-96 2000-01 2005-06 2010-11 2014-15 2015-16 2016-17 2016-17 (en %) (en %) Statut scolaire Statut apprenti Autres statuts BTS/BTSA 12 539 27 800 35 345 49 965 58 620 60 095 62 830 36. BTS 03 DUT Part des catégories de spécialité selon le diplôme préparé en 2016-17 France métropolitaine + DOM 100 % Autres formations 90 80 BTS 70 Domaine de la production 60 DUT Domaine des services 50 Domaine disciplinaire [1] 40 Autres formations 30 20 Autres situations 10 0 0 5 10 15 20 25 30 % BTS Licence Ingénieur Master [1] Diplômes comprenant des enseignements généraux notamment en mathématiques.8 + 236. des apprentis) (situation au 31 décembre de l’année scolaire).2 Terminale générale Autres niveau III 667 3 468 4 171 6 561 7 000 7 304 7 118 52. lettre et arts. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 49 . SIFA (système d’information de la formation Source : MEN-DEPP.2 + 77.9 + 1 501.7 Total 20 050 51 186 70 637 111 405 138 776 144 013 152 454 39.3 + 70. c) en première année de diplôme d’ingénieur Source : MEN-DEPP.8 b) en première année de Licence [1] Voir nomenclature des niveaux en annexe.5 + 115.1 Terminale Maîtrise 577 1 837 1 489 professionnelle Autres niveau II 2 196 6 919 8 182 7 246 7 913 8 043 8 483 50.6 du supérieur Diplômes 1 734 4 644 7 153 12 706 18 620 19 620 20 901 17.2 0 5 10 15 20 25 % Total niveau I [1] 1 948 6 185 11 341 30 142 43 614 46 041 49 523 37.6 logique et agricole Licence 56 692 5 392 11 943 15 830 16 612 18 122 45.7 + 336. droits. sciences.3 + 76.6 + 439. Source : MEN-DEPP. SIFA (système d’information de la formation des apprentis) (situation au 31 décembre de l’année scolaire).1 + 35. BTS 02 DUT Répartition par formation des effectifs d’apprentis préparant un diplôme de l’enseignement supérieur en 2016-17 (en %) France métropolitaine + DOM Autres formations BTS / BTSA BTS DUT Autres niveau III DUT Niveau I [1] Licence Niveau II [1] Autres formations Autres niveau II Niveau III [1] Diplômes ingénieurs Autres situations Master Autres niveau I 0 5 10 15 20 25 30 35 % 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 % [1] Voir nomenclature des niveaux en annexe. sciences humaines.9 + 72.2 Apprentis d’ingénieurs DESS 193 1 162 411 Autres Master 2 999 9 522 13 784 14 907 16 165 54.9 + 192. SIFA (système d’information de la formation des apprentis) (situation au 31 décembre de l’année scolaire).7 Autres scolarités Total niveau II [1] 2 829 9 448 15 063 19 189 23 743 24 655 26 605 47.8 DUT 2 067 4 285 4 717 5 548 5 799 5 918 6 378 38.0 Autres niveau I 21 379 778 7 914 11 210 11 514 12 457 48.5 + 3.7 Terminale techno- Total niveau III [1] 15 273 35 553 44 233 62 074 71 419 73 317 76 326 37. SIFA (système d’information de la formation des apprentis) (situation au 31 décembre de l’année scolaire).

La septième année d’enquête interroge uniquement diplôme de niveau Bac + 3 (dont 12 % une licence ces parts sont respectivement de 30 % et 28 %. Parmi les 11 % de bacheliers 2008 entrés l’enseignement supérieur est presque aussi fréquent en CPGE et non diplômés. En outre.panel de bacheliers 2008 50 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] .20 Parcours et réussite en STS. Dans rieur au bout de 7 ans est très élevée : 91 % (gra. Ces proportions sont seulement de 9 % et 5 % littéraires se dirigent plus souvent vers l’université. le calcul plus haut diplôme obtenu est en majorité de niveau Quatre sur cinq ont obtenu un diplôme de niveau des pondérations du panel 2008 ont été l’objet de révisions méthodologiques afin : Bac + 2 quel que soit le type de bac (entre 37 et Bac + 5 : il s’agit dans l’ordre décroissant de • de mieux prendre en compte les non 46 %). et 83 % détiennent un diplôme de niveau Bac + 5. correspondant à leur parcours. à défaut. En effet. qu’ils ne font plus d’études. 16 % des étudiants entrés en CPGE poursuivent encore leurs études la huitième année en sélectionnant dans les fichiers du baccalauréat un échantillon de après le baccalauréat. des bacheliers entrés en CPGE en 2008 détiennent sont en principe pas comparables à ceux nologiques et 51 % des bacheliers professionnels. et de Master (17 %). IUT et CPGE La quasi-totalité des bacheliers 2008 entrés dans les filières courtes de l’enseignement supérieur ne sont plus en situation d’étude 7 ans plus tard. 7 % des cas seulement. les bacheliers compte tenu du nombre de places dans les écoles questionnaire et. sachant que les élèves des filières • d’intégrer le double mode de collecte mis en œuvre à l’occasion de + 5. La poursuite d’études après le DUT étant à ce stade est de niveau inférieur à Bac + 5. 11 % des avec les bases de données SISE. Cette répartition reflète administratives disponibles sur les étudiants suivi leurs études. titions selon le plus haut diplôme obtenu sont très sexe. Parmi les bacheliers entrés en préparation au DUT en bacheliers entrés en CPGE ont à la fois un diplôme 2008. Les bacheliers sont interrogés phique 01). la part de diplômés de niveau Bac + 5 atteint 53 %. la part de diplômés de l’enseignement supé. (19 %). L’obtention d’un diplôme et la répartition par s’élever légèrement. Si 42 % n’ont obtenu qu’un diplôme de différentes. Cependant. les bacheliers généraux sont plus diplômes d’ingénieur (36 %). 7 % ont interrompu leurs parmi les bacheliers technologiques que parmi les études tandis que 4 % les poursuivent encore. la dernière interrogation (en 2015) : chez les bacheliers professionnels. individuel d’un panel d’élèves constitué Par contraste. d’écoles de commerce répondants. et sont ainsi 31 % % à détenir un celle des entrants dans les différents types de CPGE en STS. Au début de la huitième année après le bac. la part de diplômés de niveau Bac + 5 essentiellement des diplômés de niveau Bac + 3 est elle aussi élevée : 46 %. La les panelistes encore en poursuite professionnelle) et 11 % un diplôme de niveau Bac part de diplômés de niveau Bac + 5 peut encore d’études la sixième année après le Bac + 5. de l’an dernier. en IUT. nombreux sont ceux qui ont pour. des bacheliers généraux sont diplômés de l’ensei. 4 % des bacheliers étant encore sur les diplômes qu’ils ont obtenu à la niveau dépendent beaucoup du type de Bac : 91 % en poursuite d’études la 8e année après le bac. en s’appuyant sur les données souvent diplômés de BTS et ont davantage pour. 73 % des bacheliers 2008 bacheliers généraux (88 % contre 94 %). Chez les bacheliers technologiques. Si détenir un diplôme de (6 %). de niveau Bac + 5 et poursuivent leurs études. appariement technologiques occupant une position intermédiaire. situation au 31 octobre jusqu’à ce qu’ils suivi leurs études après le BTS et ont obtenu un alors que seuls 15 % n’ont obtenu qu’un diplôme de déclarent deux années consécutives autre diplôme : 20 % des bacheliers détiennent un niveau Bac + 2. les répar. avec très fréquente. contre 77 % des bacheliers tech. en 2017. âge et mention au baccalauréat. critères suivants : série de baccalauréat. Le choix d’une filière STS s’est traduit par un diplôme Les tableaux sont issus du suivi de niveau Bac + 2 au moins pour 73 % d’entre eux et pour 91 % de ceux ayant opté pour un IUT. parmi les bacheliers généraux. diplôme de niveau Bac + 3 et 21 % de niveau Bac après le bac. le plus haut diplôme obtenu phique 02). En effet. Le un diplôme de l’enseignement supérieur (tableau 03). sont diplômés de l’enseignement supérieur (gra. individuellement chaque année sur leur niveau Bac + 2. • MESRI-DGESIP/DGRI-SIES . 12 000 bacheliers 2008 qui étaient scolarisés en 2007-08 dans un établissement public ou privé de France métropolitaine (hors MAA) sur la base des Dans la filière STS. fin de la sixième année après le Bac. en Licence et en Master . 89 % Les résultats présentés dans cette fiche ne gnement supérieur.

Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES . 91 % des bacheliers généraux sont diplômés de l’enseignement supérieur. Le plus haut diplôme 94 % des bacheliers généraux sont diplômés de l’enseignement supérieur.panel de bacheliers 2008.2 100.7 4.1 Non diplômés 3.0 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES . IUT et CPGE 20 01 02 Plus haut diplôme obtenu à la fin de la 7ème année après le bac Plus haut diplôme obtenu à la fin de la 7ème année après le bac par les bacheliers entrés en STS en 2008.1 1. pour lesquels les résultats ne sont pas significatifs.9 84.6 Ensemble 15. obtenu est de niveau Bac + 5 dans 53 % des cas.panel de bacheliers 2008. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 51 . Parcours et réussite en STS. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES .6 71. par type de bac (en %) par les bacheliers entrés en DUT en 2008.3 Bac + 5 10.panel de bacheliers 2008.6 6. par type de bac (en %) France métropolitaine France métropolitaine Master École de commerce École d’ingénieurs Autres diplômés Bac + 5 Master École de commerce École d’ingénieurs Autres diplômés Bac + 5 Licence professionnelle Licence générale Autres diplômés Bac + 3 Bac + 2 Licence professionnelle Licence générale Autres diplômés Bac + 3 Bac + 2 Non diplômés Non diplômés 100 % 100 % 90 90 80 80 70 70 60 60 50 50 40 40 30 30 20 20 10 10 0 0 Bacheliers Bacheliers Bacheliers Tous bacheliers Bacheliers généraux Bacheliers technologiques Tous bacheliers [1] généraux technologiques professionnels [1] y compris bacheliers professionnels.0 1. 03 Répartition des bacheliers entrés en CPGE en 2008 selon le plus haut diplôme obtenu et la poursuite d’étude (en %) France métropolitaine Poursuivent Ne poursuivent plus Ensemble Bac + 2 0.5 7. Le plus haut diplôme obtenu est de niveau Bac + 5 dans 21 % des cas.0 Bac + 3 1.0 10.5 82.

Près des trois Les indicateurs sont réalisés à partir des quarts des licenciés s’inscrivent en Master l’année suivante. les première année de Master (M1) en 2013. qui recense les inscrits (SISE-Inscrits) et les diplômés en deux ou trois ans. 4 ou 5 ans. de la vie et de la Terre (respectivement 75 et 80 %) Les perspectives de réussite en Licence sont forte. elle atteint 44 % pour ceux qui cédant sa première inscription. pour la plupart en IUT (2 %). Le taux de réussite pour ce diplôme des diplômes (cohorte) est composée des étudiants s’inscrivant pour la première fois tion croît de près de moitié pour atteindre 39 %. à versitaire. elle. 52 % ont bacheliers technologiques ne sont que 20 % dans ce obtenu leur diplôme à l’issue des deux années de cas et les bacheliers professionnels 7 % seulement. Ils sont calculés sur la base des inscriptions administratives et non d’une présence effective de l’étudiant. préparation au DUT ou CPGE sont abandons en cours de scolarité : 45 % des bacheliers des étudiants non scolarisés l’année précédant leur exclus de la cohorte de Licence. que lorsqu’ils sont issus d’autres disciplines (entre 62 ment liées au type de Baccalauréat détenu par l’étu. Un étudiant est considéré comme ayant réussi dès inscrits pour la première fois en L1 en 2013 ne sont inscription. correspondante une année donnée. et 71 %). Ces taux évoluent peu au cours des dernières années. Ces taux relative. écoles d’ingénieur. était de 60 % pour les étudiants inscrits pour la pre- raux à abandonner leur formation avant la troisième mière fois en M1 en 2008. (SISE-Résultats). Ces trajectoires ne sont pas dont 11 % en Master enseignement (graphique 04). Avec varie peu selon la situation de l’étudiant l’année pré. de (85 %) ou de Sciences fondamentales ou Sciences management ou de gestion. On peut noter la bonne performance en STS. Les sont entrés en 2011 (tableau 01). 28 % des étudiants obtiennent leur Licence 3 ans après leur première inscription en L1 et 39 % après 3 ou 4 ans. de santé ou d’arts. nécessairement synonymes d’échec puisqu’une partie Les étudiants sont plus nombreux à poursuivre en des sortants de l’université se réorientent vers d’autres Master lorsqu’ils sont issus d’une Licence de Droit filières d’enseignement : STS. Certains 87 % d’entre eux obtiennent leur Licence profession. diant : si plus de la moitié des bacheliers généraux Parmi les étudiants inscrits pour la première fois en obtiennent leur Licence au bout de 3.21 Les parcours et la réussite en Licence. (graphique 03). et 64 % au total avec une année supplé- Les bacheliers technologiques et professionnels sont mentaire (graphique 05). et 90 % en un ou deux ans. (42 %) (tableau 02). Licence professionnelle et Master à l’université À l’université. Ceux venant de pré. Avec une année de plus la propor. la première fois en première année de Licence (L1) en 2014 ont obtenu leur diplôme à la fin de l’année uni- 2012 ont obtenu une Licence au bout de trois ans. ou non dans l’établissement ou la discipline d’entre eux se sont réorientés vers d’autres formations nelle en un an. formation. en première année de la formation deux années de plus. 53 % des étudiants obtiennent désormais leur diplôme en deux ans et 64 % sur le Suivi de l’Étudiant (SISE). • MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 52 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . et 2 % supplémentaires l’année suivante La population prise en compte pour chacun la session 2015. la grande majorité d’entre eux ont quitté l’université générale s’inscrivent en Master l’année suivante. La progression est liée année : 83 % des bacheliers professionnels et 70 % à une hausse du taux de passage de première en des bacheliers technologiques ne sont plus inscrits deuxième année de Master. La réussite en 2 ou 3 ans nettement plus nombreux que les bacheliers géné. de son inscription en première année. 2008 et 2013 (graphique 06). l’ensemble des universités françaises (y obtiennent leur diplôme à l’issue des trois années de fessionnelle est élevée : 89 % des étudiants inscrits compris le grand établissement de Lorraine formation : près de 28 % des étudiants inscrits pour pour la première fois en Licence professionnelle en et les CUFR et y compris en Nouvelle- Calédonie et Polynésie française). La réussite en Master a. et qui représentent 45 % de l’effectif : l’instant où il a validé le diplôme. paration au DUT obtiennent le taux de réussite le plus étudiants ayant pris une inscription parallèle ment faibles sont liés pour l’essentiel aux nombreux élevé (94 %). que ce soit plus inscrits en Licence deux ans après. qui s’améliore de prati- en Licence la troisième année contre 35 % des quement 5 points de pourcentage entre les cohortes bacheliers généraux (tableau 02). La universitaires (3 %). fortement données issues du Système d’Information progressé depuis 2008 . Les données présentées ici couvrent À peine plus d’un quart des étudiants en Licence La réussite des étudiants inscrits en Licence pro. mais Près des trois quarts des lauréats d’une Licence réussite en Licence inclut la réussite en LP.

des entrants en M1 en 2014 n’est pas encore connue.6 60 Se sont réorientés 3.2 44. la réussite en trois Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.8 12.9 5.4 universitaires 20 Ne sont plus inscrits 31.3 1.2 1.5 11.0 54.8 12.9 17.2 Sciences humaines et sociales Cohorte 2012 177 000 27.2 0.0 29.0 5.0 Sciences économiques Cohorte 2010 170 000 27. Total 02 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 % Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.0 18.8 5.7 [1] [1] Sciences de la vie et de la Terre Cohorte 2013 186 000 27.9 2.3 50 à l’université en IUT 2.1 % sont inscrits en 3e année de Licence (générale ou professionnelle). Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.1 44. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.0 14.1 11.1 67.8 4 20.7 0.1 (générale ou professionnelle) 70 % 2e ou 1re année de Licence 26.1 31.2 5. [1] Les résultats aux diplômes de la session 2017 n’étant pas encore connus.0 4. et applications Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.5 3.1 44.6 5. les données ne sont Sciences fondamentales pas disponibles.1 dont bacheliers 164 000 27.9 82. 03 Réussite en 1 ou 2 ans en Licence professionnelle des étudiants 06 inscrits pour la première fois en Licence professionnelle en 2014-15 Devenir la deuxième année des entrants en M1 de 2008 à 2015 (en %) selon la formation suivie l’année précédente (en %) France entière France entière Réussite en 1 an Réussite en 2 ans Passage en M2 Redoublement en M1 100 % Changement d’orientation Sortie de l’université 90 100 % 80 90 70 80 60 70 50 60 40 50 30 40 20 30 10 20 0 10 Préparation Licence STS Autres formations Non Total 0 au DUT universitaires scolarisés 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. 39.5 0. Devenir la troisième année des entrants en L1 en 2013-14 selon le Baccalauréat d’origine (en %) France entière Bacheliers Bacheliers Bacheliers Ensemble des 05 généraux technologiques professionnels bacheliers Évolution de la réussite en Master en deux ans et en trois ans (en %) Poursuivent en Licence 65.2 45. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 53 . Les parcours et la réussite en Licence. Licence professionnelle et Master à l’université 21 01 04 Évolution de la réussite en trois.5 7.5 Cohorte 2009 169 000 26.1 2.5 42 10 à l’université 0 65.6 1.2 11.0 professionnels 15 000 3.1 Langues technologiques 29 000 9.5 Lettres-Arts généraux 120 000 35.9 55.5 11.9 40 dans d’autres formations 30 1.2 44.8 [1] [1] [1] STAPS [1] Les résultats aux diplômes de la session 2017 n’étant pas encore connus.6 12.7 12.2 6.3 1.3 5.0 % des étudiants issus d’un Bac général sont toujours inscrits en Licence à la 3e année 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 [1] d’observation de la cohorte.9 23.7 0. quatre et cinq ans en Licence (en %) Part des diplômés 2016 de Licence générale poursuivant en Master France entière suivant la discipline d’obtention de la Licence (en %) France entière Réussite Réussite Réussite Réussite Part des diplômés de Licence poursuivant en Master (hors Master Enseignement) (en %) Effectif de la en 3 ans en 4 ans en 5 ans cumulée en Part des diplômés de Licence poursuivant en Master Enseignement (en %) cohorte (en %) (en %) (en %) 5 ans (en %) Droit Cohorte 2008 156 000 27.7 France entière 3e année de Licence Réussite en 2 ans (en %) Réussite en 3 ans (en %) 39.9 AES Cohorte 2011 174 000 27.

La position relative de la France par niveaux de diplômes d’enseignement supérieur des 25-34 ans est comparée à celle de 31 autres pays de l’OCDE. d’une ancienne maîtrise ou Enfin. uniquement le diplôme national du brevet ou n’ont indicateur LOLF est obtenu en calculant. 44 % des jeunes sortants de formation initiale sont diplômés de l’enseignement graphique 01 et le graphique 02 sont supérieur. Regards sur l’éducation 2016 54 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . Les enseignements niveau du master (M). et en faisant la somme de ces taux par âge. le rapport entre le diplômés d’une Licence. la France est le 14e pays des 35 pays de daire du second cycle. diplômes de jeunes de chaque âge qui obtiennent. de la LOLF depuis 2005 avec une cible fixée à 50 % Avec une proportion de 39 % de jeunes adultes de qui a été reconduite en 2013. le entre 2013 et 2015. pour chaque âge. ont suivi des études supérieures sans obtenir de partir des statistiques sur les diplômes de la session de l’année et des données més de l’enseignement supérieur (45 %). (tableau 03). 42 %).2 % pour 30-34 ans titulaires d’un diplôme d’enseignement l’année 2015. pour la France. Cette proportion atteint par classes d’âges. traduire la poursuite de l’élévation du taux d’accès gence d’une société des connaissances. ce qui signifie que les diplômes ont pays de l’OCDE (graphique 01). Les titulaires de Masters. Grâce à l’allongement des études et Parmi les sortants de formation initiale. et de l’évolution nationale de l’accès à un diplôme âge et la population de cet âge. d’enseignement supérieur. proportionnellement moins de aucun diplôme. sortis récemment de formation initiale : il mesure la la nouvelle organisation de l’enseignement portions de diplômés mesurées dans des cohortes proportion. parmi les sortants. Elles sont regroupées secondaire et supérieur étaient moins développés en du supérieur est en légère progression sur la période sur trois années de sortie d’études initiales France qu’en europe ou en Amérique du nord. le pourcentage d’une à la croissance des effectifs étudiants des années sèdent au plus un diplôme de l’enseignement secon. La part des sortants diplômés été acquis en formation initiale et non pas en reprise d’études. ment 60 ans. d’avoir des échantillons de taille suffisante. les sortants les recueillies l’année suivante (enquête « n situe. des jeunes diplômés supérieur en cycles de Licence. En moyenne Le tableau 03 et. Il s’élève à 49. la fin de formation récentes. Il agrège les proportions nelles (3e rang). fixé à 40 % aux diplômes de l’enseignement supérieur. La France compte 44 % de diplômés du Le graphique 02 donne les proportions de des diplômes d’enseignement supérieur dans la supérieur à cet âge. la France est un des pays de l’OCDE ayant. un premier diplôme de l’enseignement supé- bien représentés parmi les 25-34 ans (9e rang sur rieur. niveau national les diplômes obtenus par les jeunes internationale de l’éducation. 42 % pos. en 2015). les jeunes sont plus souvent diplômés de l’enseignement supérieur que les personnes plus âgées et plus souvent aussi que les jeunes vivant dans les autres pays de l’OCDE. Cepen. ce dernier indicateur tend à d’atteindre l’objectif de Lisbonne. des jeunes sortent diplômés d’études longues tandis initiale correspondant à la première La France est le 20e des 35 pays de l’OCDE pour que 15 % ont validé des études supérieures courtes interruption des études de plus d’un an. plus de diplômés de formations courtes profession. Plusieurs indicateurs mesurent le développement pour 2020. Les sa proportion de diplômés de l’enseignement supé. Chaque année. en Corée et en Suisse. qui reflètent més dans des groupes d’âges.22 Le niveau d’études de la population et des jeunes En France. pro. classe d’âge qui obtient un diplôme 1990. pour ces générations. C’est cet indicateur qui est suivi dans le cadre 32 pays) (graphique 02). traitements MEN-DEPP OCDE. Les seconds. commerce et doctorats de santé sont année. de 25 à 64 ans et se « Licence Master Doctorat » (LMD). En légère croissance et supérieur aux supérieur en 2016. Les premiers. fondés sur les enquêtes Emploi de l’Insee. quand 2013-2015 par rapport à 2010-2012 (44 % après (et donc trois années d’enquêtes) afin ont été scolarisées les générations qui ont actuelle. Master. de sortants et proportions de nouveaux diplômés de l’enseignement supérieur. 13 % possèdent de population pour cette année. au niveau moyen de l’ensemble des plus récents ont davantage poursuivi leurs études au + 1 »). faute de détails au Japon. l’Union européenne est en passe indicateurs précédents. une même d’ingénieurs. un troisième indicateur vise à rendre compte nombre de diplômés du supérieur de cet d’un équivalent (24e rang sur 32 pays. diplôme (tableau 03). 13 % sont des bacheliers qui d’enseignement supérieur est calculé à l’OCDE pour sa part de jeunes de 25 à 34 ans diplô. Par ailleurs. 25-34 ans diplômés du supérieur en fonction population. rendent compte des évolutions 44 % pour les jeunes sortis de 2013 à 2015 : 29 % Le tableau 03 porte sur les « sortants de formation initiale ». • Insee (enquête Emploi). comparables entre pays Un deuxième indicateur permet d’appréhender au des niveaux de la nouvelle classification ou entre périodes. Avec le développement des cycles données sur les « sorties l’année n » sont rieur aux âges de pleine activité. Cet dant. Doctorat et en cycle plus court (Cite-2011). en 2015. sont des proportions de diplô. associé à l’émer.

[1] le cursus doctorat est à vocation recherche. Regards sur l’éducation 2016. Regards sur l’éducation 2016. DEUST 2 Brevet de technicien supérieur (BTS) et équivalents 11 Finlande Total cursus court 5 15 Total enseignement supérieur 5-8 44 Australie Baccalauréat ou équivalent 30 Royaume-Uni dont : ont étudié dans l’ens. Le niveau d’études de la population et des jeunes 22 01 03 Part des 25-64 et de 25-34 ans diplômés de l’enseignement supérieur Répartition des sortants de formation initiale en fonction en 2015 (en %) de leur diplôme le plus élevé (en %) France métropolitaine + DOM hors Mayotte Italie Niveau de la 25-64 ans Hongrie 25-34 ans CITE 2011 [2] 2013-2014-2015 Doctorat (hors santé) [1] 8 2 Allemagne Diplôme de docteur en santé 1 Diplôme d’ingénieur 3 France Autres diplômes d’écoles 4 OCDE Master 11 Total niveau master 7 18 Espagne Niveau licence 6 10 Total cursus long 6-8 29 Pays-Bas Diplômes paramédicaux et sociaux (infirmières. maîtrise (60) Master (70) Doctorat de recherche (80) Italie Espagne France Allemagne Hongrie OCDE Suède États-Unis Australie Finlande Royaume-Uni Pays-Bas 0 10 20 30 40 50 Source : OCDE. Ensemble des sortants 100 En moyenne. …) 2 Suède Diplôme universitaire de technologie (DUT). 44 % des sortants de formation initiale en 2013. BEP ou équivalent 12 États-Unis Total diplômés formations en lycée et 3 42 en apprentissage (2nd degré) Corée du Sud Diplôme national du brevet (DNB) 7 0 10 20 30 40 50 60 70 % Sans diplôme 7 Total DNB et moins 0-2 13 Source : OCDE. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 55 . 2014 ou 2015 sortent diplômés de l’enseignement supérieur. il conduit à la thèse. Proportions de 25-34 ans diplômés de l’enseignement supérieur Source : Insee (enquête Emploi). traitements MEN-DEPP. 02 [2] La classification internationale type de l’éducation de l’UNESCO permet de produire dans l’ensemble des pays des statistiques comparables sur l’enseignement et la formation (voir annexe). Supérieur 13 CAP. par niveaux Cite-2011/LMD en 2015 (en %) Enseignement supérieur court (50) Licence.

23 Le niveau d’études selon le milieu social
Les enfants de parents cadres, de professions intermédiaires ou indépendants réussissent
davantage leurs études. Ils sont proportionnellement plus nombreux à être bacheliers, à Le graphique 01 est fondé sur l’enquête
entreprendre des études dans l’enseignement supérieur et à en être diplômés. Néanmoins, c’est Emploi de l’Insee. L’accès au baccalauréat
dans les milieux sociaux les moins favorisés que l’accès à l’enseignement supérieur s’est le plus est étudié par groupe d’âge quinquennal
(âge à la date d’enquête). Il a pu être
développé, réduisant ainsi les inégalités qui demeurent malgré tout très marquées.
obtenu en formation initiale ou tout
au long de la vie (reprise d’études).
Le graphique 02 est fondé sur l’enquête
Emploi de l’Insee. L’accès à l’enseignement
Les enseignements secondaires puis supérieurs se de sorte que les différences entre milieux sociaux se supérieur est étudié par groupe d’âge
sont fortement développés jusqu’au milieu des années sont réduites. En effet, parmi les jeunes âgés de 20 quinquennal (âge à la date d’enquête). Dès
1990. Cela s’est traduit par leur ouverture croissante à 24 ans, 73 % des enfants de cadres, de profes- lors que l’enquêté déclare étudier ou avoir
étudié dans l’enseignement supérieur, il
à l’ensemble des milieux sociaux. Pour autant, des sions intermédiaires ou d’indépendants étudient ou
est comptabilisé comme ayant accédé
différences entre milieux sociaux demeurent. ont étudié dans le supérieur, contre 44 % des enfants à l’enseignement supérieur, qu’il y ait
En 2016, 71 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans pos- d’ouvriers ou d’employés (soit 1,6 fois plus). Ce rap- obtenu ou non un diplôme de ce niveau.
sèdent un baccalauréat (graphique 01). La démocra- port est de 2,1 pour les personnes âgées de 45 à Le graphique 03 est fondé sur l’enquête
tisation des études au cours du 20e siècle a permis 49 ans (52 % contre 24 %). Emploi de l’Insee. Le niveau de diplôme
à tous les milieux sociaux d’obtenir plus souvent un En moyenne de 2014 à 2016, parmi les jeunes âgés obtenu par les jeunes âgés de 25 à 29 ans
baccalauréat. En effet, 60 % des enfants d’ouvriers de 25 à 29 ans, 60 % des enfants de cadres, de en fonction du milieu social est calculé en
ou d’employés âgés de 20 à 24 ans ont le bacca- professions intermédiaires ou d’indépendants sont moyenne sur les périodes 2003-2005 et
2014-2016. Le plus haut diplôme obtenu
lauréat. C’est presque deux fois plus que ce qui diplômés du supérieur, contre 31 % des enfants
a pu l’être en formation initiale ou tout
était observé dans les anciennes générations : seuls d’ouvriers ou d’employés (graphique 03). En outre, au long de la vie (reprise d’études).
33 % des enfants d’ouvriers ou d’employés âgés les premiers possèdent un niveau plus élevé : en
L’origine sociale est appréhendée par la
aujourd’hui de 45 à 49 ans possèdent ce diplôme. 2014-2016, 31 % d’entre eux sont diplômés d’un profession et catégorie socioprofessionnelle
L’augmentation de l’obtention du baccalauréat s’ob- Master, d’un Doctorat ou d’une grande école, contre (PCS) des parents vivants. C’est la
serve également parmi les enfants dont les parents seulement 9 % des enfants d’ouvriers ou d’employés. PCS du père quand cette dernière est
se situent en haut de l’échelle sociale, mais sa En revanche, le taux de diplômés de l’enseignement renseignée et celle de la mère sinon.
progression a été moins forte : 83 % des enfants supérieur court professionnalisant varie peu selon La PCS d’un retraité ou d’un chômeur
est celle de son dernier emploi.
de cadres, de professions intermédiaires ou d’indé- le milieu social : 13 % des enfants de cadres, de
pendants âgés de 20 à 24 ans ont un baccalauréat, professions intermédiaires ou d’indépendants ont
contre 61 % de ceux âgés de 45 à 49 ans, soit un obtenu un BTS, DUT ou équivalent contre 11 %
taux multiplié par 1,4. Malgré la baisse des écarts des enfants d’ouvriers ou d’employés. Entre 2003-
entre milieux sociaux, les enfants ayant des parents 2005 et 2014-2016, dans un contexte de montée
cadres, de professions intermédiaires ou indépen- en charge de la réforme LMD, le taux de diplômés
dants restent, à tous les âges, plus nombreux à être de l’enseignement supérieur des jeunes âgés de 25
bacheliers. à 29 ans est resté quasiment stable quelle que soit la
Dans la continuité de l’expansion de l’enseignement catégorie sociale. Cependant, la part de diplômés de
secondaire, l’enseignement supérieur a beaucoup Master, DEA, DESS et Doctorat a doublé, pour cha-
élargi son recrutement au début des années 1990. cune des catégories sociales.
En 2016, 58 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans ont Enfin, les enfants issus de milieu moins aisé quittent
ou ont eu accès à l’enseignement supérieur (en y plus souvent l’enseignement supérieur sans avoir
ayant obtenu un diplôme ou non) contre seulement obtenu un diplôme. En 2014-2016, parmi les jeunes
37 % des personnes âgées de 45 à 49 ans (gra- âgés de 25 à 29 ans ayant étudié dans le supérieur,
phique 02). Cette progression de l’accès à l’ensei- c’est le cas de 12 % des enfants de cadres, profes-
gnement supérieur est là aussi plus forte pour les sions intermédiaires ou indépendants contre 21 %
enfants issus des milieux sociaux les moins favorisés, des enfants d’ouvriers ou d’employés. •
Insee (enquête Emploi), traitements MEN-DEPP

56 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018]

Le niveau d’études selon le milieu social 23
01 02
Obtention du baccalauréat selon l’âge et le milieu social en 2016 (en %) Accès à l’enseignement supérieur selon l’âge
France métropolitaine + DOM hors Mayotte et le milieu social en 2016 (en %) France métropolitaine
Ensemble de la génération Enfants de cadres ou de professions intermédiaires Ensemble de la génération Enfants de cadres ou de professions intermédiaires
Enfants d’ouvriers ou d’employés Enfants d’ouvriers ou d’employés
90 % 80 %
80 70
70 60
60
50
50
40
40
30
30
20
20
10 10

0 0
20-24 ans 25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans 20-24 ans 25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans
En 2016, parmi les jeunes âgés de 20 à 24 ans, 71 % détiennent le baccalauréat. C’est le cas de 83 % En 2016, parmi les jeunes âgés de 20 à 24 ans, 58 % étudient ou ont étudié dans le supérieur. C’est
des jeunes âgés de 20 à 24 ans dont le père est cadre, de profession intermédiaire ou indépendant, le cas de 73 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans dont le père est cadre, de profession intermédiaire ou
contre 60 % de ceux dont le père est ouvrier ou employé. indépendant, contre 44 % de ceux dont le père est ouvrier ou employé.
Source : Insee (enquête Emploi), traitements MEN-DEPP. Source : Insee (enquête Emploi), traitements MEN-DEPP.

03
Diplômes de l’enseignement supérieur des jeunes âgés de 25 à 29 ans en fonction du milieu social (en 2003-2005 et 2014-2016 )
France métropolitaine + DOM hors Mayotte
Master, DEA, DESS, Doctorat Diplômés de Grandes écoles DEUG, Licence, maîtrise DUT/BTS, équivalents Paramédical et social Études supérieures sans diplôme
100 %

90

80

70

60

50

40

30

20

10

0
2003-2005 2014-2016 2003-2005 2014-2016 2003-2005 2014-2016
Employés, ouvriers Cadres, professions intermédiaires (dont enseignants) Ensemble
En moyenne sur 2014, 2015 et 2016, 31 % des enfants d’employés et ouvriers âgés de 25 à 29 ans déclarent détenir un diplôme d’enseignement supérieur, contre 60 % des enfants de cadres, de professions
intermédiaires ou d’indépendants. 3 % des premiers déclarent détenir un diplôme d’une grande école contre 12 % des seconds.
Source : Insee (enquête Emploi), traitements MEN-DEPP.

L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 57

24 L’insertion professionnelle des diplômés de
l’université (DUT, Licence professionnelle, Master)
30 mois après l’obtention de leur diplôme, le taux d’insertion des diplômés 2014 de Master, Licence
professionnelle et DUT entrés sur le marché du travail est supérieur ou égal à 90 %. Par rapport à la Les résultats présentés sont issus de
promotion 2013, le taux d’insertion progresse légèrement en Licence professionnelle et Master. En la huitième enquête sur l’insertion
outre, les conditions d’emploi varient suivant le diplôme et les domaines disciplinaires d’origine. professionnelle des diplômés de
l’université, menée par le MESRI et
les universités publiques françaises
de métropole et des DOM de
décembre 2016 à avril 2017 (à
l’exception de Paris-Dauphine).
18 mois après leur sortie de l’université, plus de 80 % emploie 17 % et les associations 9 % (graphique 04a). Cette enquête a été conduite auprès de
des actifs occupent un emploi. Le taux d’insertion à La part des recrutements dans le secteur privé est plus de 100 000 jeunes ayant obtenu en
18 mois varie toutefois avec le niveau de diplôme : encore plus élevée pour les diplômés de DUT (78 %) 2014 un diplôme de Master, de Licence
de 82 % en DUT, à 86 % en Master disciplinaire, et et de Licence professionnelle (88 %). professionnelle ou de DUT, et porte sur
même 90 % en Licence professionnelle. Les taux d’in- Les diplômés de Master enseignement se distinguent leur situation vis-à-vis du marché du
travail à la date du 1er décembre 2016, soit
sertion à 18 mois ont augmenté respectivement d’un par une insertion professionnelle spécifique, menant 30 mois après leur sortie de l’université.
point en DUT et Licence professionnelle et de deux principalement à des emplois dans la Fonction
points en Master disciplinaire par rapport à la promo- publique (93 %). Le taux d’insertion plafonne dès La collecte a été effectuée par les
universités dans le cadre d’une charte
tion des diplômés 2013 (graphique 01a). 18 mois à 97 % et les conditions d’emploi déjà très
visant à garantir la comparabilité des
En décembre 2016, soit 30 mois après l’obtention du élevées à 18 mois s’améliorent peu à 30 mois (89 % résultats entre les établissements. La
diplôme, le taux d’insertion progresse également légè- d’emplois stables, + 3 points et 94 % d’emplois cadre coordination et l’exploitation de l’enquête
rement (+ 1 point) en Licence professionnelle (93 %) et ou professions intermédiaires, + 2 points). Seules les sont prises en charge par le ministère.
Master disciplinaire (91 %), par rapport à la promotion rémunérations mensuelles sont inférieures à celles
Le champ d’interrogation porte sur
précédente. En revanche, le taux d’insertion à 30 mois observées pour les diplômés de Master disciplinaire les diplômés de nationalité française,
est stable en DUT (90 %) et diminue légèrement pour (- 150 € nets en médiane). issus de la formation initiale, n’ayant
les diplômés de master enseignement (97 %, - 1 point). Pour un même diplôme, le taux d’insertion est variable pas poursuivi ou repris d’études dans
30 mois après la sortie de l’université, une large majo- suivant le domaine disciplinaire. Pour les titulaires les deux années suivant l’obtention de
rité des diplômés occupe des emplois stables même si d’un Master disciplinaire par exemple, les écarts à leur diplôme. Les diplômés vérifiant ces
la situation est contrastée suivant le diplôme de sortie : 30 mois peuvent atteindre 6 points entre les diplômés conditions représentent respectivement
38 % des titulaires de Master, 45 % des
de 68 % pour les DUT à 73 % pour les diplômés de en Droit-Économie-Gestion (DEG, 93 %) et en Lettres-
titulaires de Master enseignement, 50 %
Master disciplinaire, et même jusqu’à 79 % pour les Langues-Arts (LLA, 87 %) (graphique 01b). des titulaires de Licence professionnelle
diplômés de Licence professionnelle (graphique 02a). À l’instar des années précédentes, les diplômés en et 10 % des titulaires de DUT.
Le niveau des emplois occupés en décembre 2016 DEG et Sciences-Technologie-Santé (STS) profitent
Les salaires affichés correspondent
croît avec le niveau de diplôme de sortie de l’ensei- de conditions d’emploi plus favorables quel que soit
aux valeurs médianes des emplois à
gnement supérieur : 61 % des emplois occupés par le niveau de diplôme (graphique 02b). À diplôme et temps plein et portent sur le salaire net
les diplômés de DUT sont de niveau cadre ou profes- domaine donnés, les conditions d’emploi sont presque mensuel, primes comprises. Les Masters
sions intermédiaires contre 70 % pour les diplômés de toujours en défaveur des femmes et celles-ci sont en notés par convention « disciplinaires »
Licence professionnelle et, 85 % pour les diplômés de général les moins élevées dans les domaines discipli- sont les Masters hors enseignement.
Master disciplinaire. naires les plus féminisées. Les hommes sont ainsi plus Les résultats obtenus grâce à cette source
Le niveau de rémunération croît également avec le souvent employés à durée indéterminée, à un niveau ne sont pas directement comparables à
niveau de diplôme. À 30 mois, le salaire net mensuel cadre ou professions intermédiaires et à temps plein. Ils ceux obtenus par l’enquête Génération
médian incluant les primes s’échelonne de 1 540 € perçoivent également des rémunérations mensuelles 2010 du Céreq, la population n’étant
pour les détenteurs d’un DUT, à 1 610 € pour les supérieures, les écarts médians pouvant atteindre pas la même en termes de nationalité
détenteurs d’une licence professionnelle et jusqu’à 200 € nets. Les écarts salariaux observés selon le ou de date de diplomation.
1 930 € pour les détenteurs d’un Master disciplinaire. genre ou le domaine disciplinaire s’expliquent en partie
Les niveaux de rémunération des diplômés 2014 à par le type d’employeur. En effet, la part des emplois
30 mois sont légèrement supérieurs à ceux des diplô- occupés dans le secteur public ou le secteur associatif
més 2013 et ont progressé de 5 % à 7 % par rapport est plus importante pour les diplômés de SHS (Sciences
aux niveaux observés à 18 mois (tableau 03). humaines et sociales) et de LLA, ces domaines accueil- MESRI-DGESIP/DGRI-SIES, enquête
Les entreprises privées emploient environ trois diplô- lant plus de 70 % de femmes en Master disciplinaire et 2016 sur l’insertion professionnelle
més en emploi sur quatre. La fonction publique en 60 % en Licence professionnelle (graphique 04b). • des diplômés de l’université

58 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018]

enquête 2016/2017 sur l’insertion professionnelle des diplômés 2014 80 de l’université. Source : MESRI-SIES. de l’université. 40 30 20 03 10 0 Master disciplinaire Droit. Lettres. toutes disciplines) 10 100 % 0 80 DUT Licence professionnelle Master enseignement Master disciplinaire 60 (hors Master enseignement. enquête 2016/2017 sur l’insertion professionnelle des diplômés 2014 50 de l’université. Sciences humaines et sociales (SHS) 1 600 1 690 toutes disciplines) Sciences-Technologies-Santé (STS) 1 900 2 000 Employeurs privés : regroupent les entreprises (privées et publiques). Master) 24 01 02 Insertion professionnelle à 18 et 30 mois des diplômés 2014 de DUT. Licence professionnelle. enquête 2016/2017 sur l’insertion professionnelle des diplômés 2014 Source : MESRI-SIES. 30 mois après leur diplôme de DUT. 70 Santé (STS) 60 Source : MESRI-SIES. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 59 . L’insertion professionnelle des diplômés de l’université (DUT. Langues. Sciences Sciences- Salaire net mensuel médian à 18 et 30 mois des emplois à temps plein (hors Master Économie. Gestion (DEG) Arts (LLA) et sociales Santé (STS) toutes disciplines) (SHS) France métropolitaine + DOM b) diplômés de Master (hors Master Enseignement) Salaire net mensuel Association Employeurs privés Fonction publique 100 % médian (en €) à 18 mois à 30 mois 80 DUT 1 450 1 540 60 Licence professionnelle 1 510 1 610 40 Master Enseignement 1 700 1 780 Master disciplinaire (hors Master enseignement. Licence professionnelle et Master (en €) enseignement. licence professionnelle et Master a) diplômés de DUT. licence professionnelle et Master DUT Licence professionnelle Master enseignement Taux d’insertion 18 mois après le diplôme Taux d’insertion 30 mois après le diplôme 100 % Master disciplinaire (hors Master enseignement. les indépendants et les professions libérales. 20 1 800 1 930 toutes disciplines) 0 DUT Licence Master Master disciplinaire Droit-Économie-Gestion (DEG) 1 870 2 000 professionnelle enseignement (hors Master Lettres-Langues-Arts (LLA) 1 520 1 630 enseignement. licence professionnelle et Master 10 Association Employeurs privés Fonction publique 100 % 0 90 Droit-Économie. 70 60 50 04 40 Répartition par type d’employeur des diplômés 2014 en emploi 30 mois après leur diplôme de DUT. toutes disciplines) 100 % 90 80 80 60 70 40 60 20 0 50 Part des emplois Part des emplois Part des emplois niveau cadre 40 stables à temps plein ou professions intermédiaires b) diplômés de Master (hors Master Enseignement) 30 Sciences-Technologies-Santé (STS) Sciences humaines et sociales (SHS) 20 Lettres-Langues-Arts (LLA) Droit-Économie-Gestion (DEG) Master disciplinaire (hors Master enseignement. enquête 2016/2017 sur l’insertion professionnelle des diplômés 2014 de l’université. toutes disciplines) 40 20 b) diplômés de Master (hors Master Enseignement) par discipline 0 Taux d’insertion 18 mois après le diplôme Taux d’insertion 30 mois après le diplôme Part des emplois Part des emplois Part des emplois niveau cadre 100 % stables à temps plein ou professions intermédiaires 90 Source : MESRI-SIES. Licence professionnelle ou Master (en %) 30 France métropolitaine + DOM 20 a) diplômés de DUT. Lettres-Langues. Sciences humaines Sciences- 80 Gestion (DEG) Arts (LLA) et sociales (SHS) Technologies. Licence professionnelle et Master (en %) France métropolitaine + DOM Licence professionnelle ou Master (en %) France métropolitaine + DOM a) diplômés de DUT. Conditions d’emploi des diplômés 2014. humaines Technologies- pour les diplômés 2014 de DUT.

Cette catégorie d’étudiants avait connu l’analyse de l’évolution des situations. représentatifs des proportion de diplômés de l’enseignement supérieur Dans le détail des niveaux de sortie. de diplôme. Cette hausse s’explique notam. des difficultés d’accès à l’emploi voient leur situation ment et ce. représentatifs des du système éducatif sur deux quitte une formation de ne progressent pas dans l’ensemble alors qu’ils avaient 708 000 sortis du système éducatif en l’enseignement supérieur. quelle qu’elle soit et qu’ils supérieur qui est entrée sur le marché du travail avec Licence qui n’obtiennent pas leur diplôme. Ces indicateurs demeurent tou- Trois ans après avoir quitté l’enseignement supérieur. Les données sont issues des enquêtes Les indicateurs de qualité de l’emploi. ils 33 000 jeunes. ils demeurent optimistes quant à leur avenir conduites auprès des sortants du système éducatif aux printemps 2013 professionnel. dont le taux de chômage avait en 2013 une formation de l’enseignement més. et 2016. elle. leur taux de chômage augmenter et leur quand celui des diplômés du supérieur est de 10 %. on observe 693 000 sortants du système éducatif dans l’ensemble de la Génération augmente. une amélioration de la situation des étudiants ayant en 2013. En revanche. d’une (contre 52 % pour la Génération 2010). Sortants une baisse de la part des cadres et professions intermé. dans les DOM (369 000 jeunes) Céreq. Les deux enquêtes ont été de trois points pour atteindre 43 % des jeunes de engagé des études de BTS/DUT sans obtenir in fine rendues comparables afin de permettre la Génération 2013. la qualité de l’emploi se dégrade avec. De même. Pour la Génération 2013. 2013 sont moins souvent satisfaits de leur situation. • France métropolitaine et dans les DOM 60 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . Quant aux salaires. les diplômés de Master. on observe une baisse de la part des non-diplô. Cette part est stable par baissé pour quasiment tous les niveaux de sortie du supé. moins d’un sur deux se dit tout à fait épanoui au travail En revanche. L’enquête Génération 2013 est. les tefois particulièrement favorables au regard du reste sortants de la Génération 2013 connaissent une situa. les jeunes de la Génération 2013 connaissent des conditions d’accès à l’emploi à peine plus favorables que leurs aînés de la Génération 2010. L’accès à l’emploi. de niveau supérieur au niveau IV. elle. d’autre part. taux de chômage stagne et leur salaire médian baisse. Le taux de santé social et les diplômés d’écoles d’ingénieur ou chômage des sortants du secondaire avoisine ainsi de commerce voient respectivement leur taux d’em- encore les 30 % en fin de période d’observation. La sortie sans diplôme de l’enseignement supé. 2010. ploi chuter. l’avantage du diplôme pour Enfin. s’est modestement amélioré avec une hausse du D’un côté. un peu plus d’un sortant cette part baisse de 73 à 71 %). de l’enseignement supérieur en 2010 pour une majorité des niveaux de sortie (le taux d’EDI nir professionnel (25 % des sortants du supérieur de la (hors IUFM) en France métropolitaine et dans l’ensemble passant de 73 à 70 %) et. enquête Génération 2010. Génération 2013 contre 28 % de la Génération 2010). constituée des réponses d’environ rapport aux sortants de 2010 (Génération 2010). tion relativement comparable à celle de leurs aînés de Trois ans après leur sortie de l’enseignement supérieur. ne connaissent supérieur sans en avoir obtenu le diplôme rieur concerne 21 % des sortants du supérieur de la aucune éclaircie dans cette Génération 2013 : leur et qui ne détiennent aucun autre diplôme Génération 2013 contre 23 % dans la Génération 2010. Sortants part. Si les jeunes sortis du supérieur en Génération 2010 et Génération 2013. deux catégories traditionnellement protégées accéder à l’emploi continue de s’observer très nette. En 2013. de chômage stagne après une vive détérioration entre Parmi les jeunes sortis de l’enseignement supérieur en la Génération 2004 et la Génération 2010. déclinent légèrement.25 L’insertion à 3 ans des sortants de l’enseignement supérieur en 2013 Trois ans après leur sortie de l’enseignement supérieur. amélioration de la conjoncture économique. c’est Génération 2004 et la Génération 2010. des sortants de l’enseignement supérieur. doublé sous l’effet de la crise de 2008. Leur taux en aient obtenu ou non le diplôme. tout au long des trois années qui suivent à 3 ans se détériorer. qui les jeunes de la Génération 2013 développent une s’était fortement détérioré après la crise économique de perception ambivalente de leur situation (tableau 02). soit trois ans après leur première sortie du système éducatif. la Génération 2010 (tableau 01). enquête Génération 2013. supérieur » sont les jeunes ayant quitté presque la moitié des jeunes issus de l’enseignement cette amélioration ne concerne pas les sortants de en 2013 une formation de l’enseignement supérieur. La rieur entre la Génération 2004 et la Génération 2010. Pour autant. eux. ils sont moins nombreux que dans la Géné- taux d’emploi et une baisse du taux de chômage. Céreq. taux d’EDI baisser. Les « non-diplômés de l’enseignement supérieur » sont les jeunes ayant quitté 2013. 19 000 jeunes. Les diplômés de Bac + 2/3 la sortie du système éducatif (tableau 01). qui ne ration 2010 à se montrer satisfaits de leur situation et concerne plus 13 mais 12 % des sortants du supérieur. ment par une augmentation du nombre de diplômés une dégradation de ses conditions d’insertion entre la Les « sortants de l’enseignement de l’enseignement supérieur court. L’enquête Génération 2010 est constituée des réponses d’environ En 2013 (Génération 2013). une baisse du taux d’emplois à durée indéterminée ils se déclarent moins souvent inquiets face à leur ave. 2008. Cet optimisme pourrait s’expliquer par l’amorce d’une de l’enseignement supérieur en 2013 en diaires à plusieurs niveaux de sortie (dans l’ensemble. un diplôme allant du Bac + 2 au Bac + 4.

Céreq.3 1 965 € . sortis de l’enseignement supérieur trois ans plus tôt. Sources : Céreq. [2] Jeunes en emploi à la date d’enquête.8 1 555 € ns Diplômés de BTS/DUT Tertiaire 79 ns 17 ns 13 -4 64 -5 13 ns 50 . Céreq.2 1 630 € ns [1] Les taux d’emploi et de reprise d’études sont calculés sur les sortants de l’enseignement supérieur en 2010 (365 262 jeunes) et 2013 (360 650 jeunes).4 1 575 € + 55 € Diplômés de Bac + 5 Sciences 85 ns 10 ns 12 ns 78 ns 6 ns 92 .Génération Géné. sortis de l’enseignement supérieur trois ans plus tôt. Sources : Céreq. en 2010 (285 853 jeunes) et 2013 (284 609 jeunes). enquête Génération 2013.20 € Diplômés de Bac + 5 Sciences sociales 82 ns 11 ns 12 ns 72 ns 10 ns 87 ns 1 770 € . [2] Le taux de chômage est calculé sur les actifs à la date d’enquête sortis de l’enseignement supérieur trois en plus tôt. en 2010 (265 704 jeunes) et 2013 (264 364 jeunes).1 2 110 € ns Ensemble 79 +1 16 -1 12 -1 70 -3 11 ns 71 .Génération ration 2010 ration 2010 Génération 2010 ration 2010 ration 2010 ration tion 2010 ration 2010 2013 (en points) 2013 (en points) 2013 (en points) 2013 (en points) 2013 (en points) 2013 (en points) 2013 (en €) Sortants de Licence 57 ns 34 ns 25 ns 43 -8 25 ns 41 ns 1 250 € ns Sortants de BTS/DUT 72 +5 24 ns 16 -7 57 ns 22 +4 37 ns 1 335 € ns Non-diplômés de l’enseignement supérieur 63 +3 30 ns 21 -3 49 -5 24 ns 39 ns 1 295 € ns Diplômés de BTS/DUT Industriel 82 ns 14 ns 12 ns 73 ns 6 ns 53 . L’insertion à 3 ans des sortants de l’enseignement supérieur en 2013 25 01 Situation à 3 ans des jeunes sortis du système éducatif en 2013 par type de diplôme (principaux indicateurs) (en %.45 € Diplômés d’écoles d’ingénieurs/Commerce 90 -3 5 ns 8 +2 90 -3 2 ns 95 . Sortants de l’enseignement supérieur en 2013 en France métropolitaine et dans les DOM. Sortants de l’enseignement supérieur en 2010 (hors IUFM) en France métropolitaine et dans les DOM (369 000 jeunes). [1] Sortants de l’enseignement supérieur en 2010 (365 262 jeunes) et 2013 (360 650 jeunes). Sortants de l’enseignement supérieur en 2010 (hors IUFM) en France métropolitaine et dans les DOM (369 000 jeunes). [4] Le salaire net est calculé sur les jeunes en emploi salarié à la date d’enquête.5 1 505 € ns Diplômés de l’enseignement supérieur court 81 ns 15 ns 11 -1 70 -4 10 ns 67 . Géné.Génération Génération Géné. enquête Génération 2010.5 1 405 € ns Diplômés de Bac + 2/3 Santé social 93 -3 3 +1 3 +1 80 -2 9 ns 97 ns 1 705 € ns Diplômés de Licence professionnelle Industriel 88 +3 7 -4 9 ns 76 -5 1 -4 86 ns 1 660 € ns Diplômés de Licence professionnelle Tertiaire 86 ns 12 ns 10 ns 71 ns 7 ns 67 ns 1 610 € + 65 € Diplômés de Bac + 3/4 Sciences 72 -6 22 ns 14 ns 64 . L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 61 .Génération Géné.1 pt 10 ns 79 ns 7 ns 92 . Généra.12 11 ns 76 ns 1 615 € ns Diplômés de Bac + 3/4 Sciences sociales 70 ns 28 +3 16 ns 63 -6 19 ns 63 . en 2010 (329 437 jeunes) et 2013 (325 245 jeunes). 59 % des jeunes sortis non diplômés de l’enseignement supérieur trois ans plus tôt déclarent que leur situation leur convient. sortis de l’enseignement supérieur trois ans plus tôt. 02 Perception de leur situation à 3 ans par les jeunes sortis du système éducatif en 2013 par type de diplôme (en %. en 2010 (285 853 jeunes) et 2013 (284 609 jeunes). comparaison par rapport à la génération 2010) France métropolitaine Êtes-vous plutôt optimiste ou plutôt inquiet quant à votre Votre emploi vous permet-il de vous réaliser professionnellement Votre situation actuelle… [1] avenir professionnel ? [1] (s’épanouir au travail) ? [2] Vous convient (en %) Plutôt inquiet (en %) Tout à fait (en %) Plutôt (en %) Non (en %) Écart à Écart à Écart à Écart à Écart à Génération Génération 2010 Génération Génération 2010 Génération Génération 2010 Génération Génération 2010 Génération Génération 2010 2013 (en points) 2013 (en points) 2013 (en points) 2013 (en points) 2013 (en points) Sortants de Licence 57 -4 32 ns 41 -3 36 +4 23 -1 Sortants de BTS/DUT 62 ns 25 -6 45 ns 41 +9 15 -6 Non-diplômés de l’enseignement supérieur 59 -2 29 -4 43 -3 38 +6 19 -4 Diplômés de BTS/DUT 69 ns 24 -6 48 -4 36 +4 16 ns Diplômés de Bac + 2/3 Santé social 82 -4 25 +4 59 -6 34 +4 7 ns Diplômés de Licence professionnelle 75 -4 18 -5 43 -9 45 +6 12 +3 Diplômés de Bac + 3/4 63 ns 27 -5 46 ns 40 +5 15 -5 Diplômés de l’enseignement supérieur court 71 -2 24 -4 49 -5 38 +5 13 ns Diplômés de Bac + 5 hors écoles 66 -4 27 ns 46 -3 42 ns 12 ns Diplômés d’écoles d’ingénieurs/Commerce 75 -4 15 ns 50 -5 41 +4 9 ns Diplômés de doctorat (dont santé) 77 ns 28 +5 64 ns 29 ns 7 ns Diplômés de l’enseignement supérieur long 71 -4 23 ns 49 -4 40 +3 11 ns Ensemble 68 -2 25 -3 48 -4 39 +4 13 ns En 2016. [3] Les taux d’emploi à durée indéterminée et à temps partiel ainsi que la part des cadres et des professions intermédiaires sont calculés sur les jeunes en emploi à la date d’enquête. enquête Génération 2013. Cette part est en baisse significative de 2 points par rapport à celle de la Génération 2010. Sortants de l’enseignement supérieur en 2013 en France métropolitaine et dans les DOM.2 2 370 € + 55 € Diplômés de doctorat (dont santé) 91 ns 4 ns 6 ns 71 ns 9 ns 99 ns 2 315 € ns Diplômés de l’enseignement supérieur long 86 -1 8 .Génération Géné. enquête Génération 2010. comparaison par rapport à la génération 2010) France métropolitaine Parmi les jeunes en Parmi les actifs (sortant emploi salarié (sortant Parmi l’ensemble des sortants de de l’enseignement Parmi les jeunes en emploi (sortant de l’enseignement de l’enseignement l’enseignement supérieur supérieur) supérieur) supérieur) Part de jeunes ayant Taux d’Emploi à Part de cadres repris des études ou durée indéterminée et professions Taux d’emploi une formation dans Taux de chômage (dont emploi non Temps partiel intermédiaires Salaire net médian (en %) [1] les 3 ans (en %) [1] (en %) [2] salarié) (en %) [3] (en %) [3] (en %) [3] (euros constants) [4] Écart à Écart à Écart à Écart à Écart à Écart à Écart à Géné.

nombre se maintient (tableau 04). Les régionaux affiliés au sein de l’ARCNAM. atteint 18 % des être inscrite à plusieurs formations et d’heures-stagiaires reste le même et le chiffre d’af. les INP. Les universités et leurs composantes. Les stagiaires demandeurs d’emploi sans les écoles et instituts extérieurs aux en matière de formation professionnelle. (soit 24 400 stagiaires). concernent un quart des inscrits alors que Stagiaire : la notion de stagiaire correspond à une inscription et non pas à une personne avec stage pratique diminuent de 2 %. la fréquentation des conférences à caractère culturel. Sur les 294 000 inscrits nue constituent 12 % de l’ensemble des diplômes ne relevant pas des formations inter-âges. plus de la moitié des sta. entrent également dans le universités. les universités augmente de 3 % par rapport à 2014. Sur les 95 800 diplômes stages. champ de l’enquête sous la catégorie alors que les fonds publics se maintiennent à 18 % En 2015 comme en 2014. Le volume des heures-sta. diplômes universitaires de technologie (DUT) dont le En 2015. réalisées par les établissements publics d’enseignement supérieur » comprend tous les établissements supérieurs sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur. délivrés. de la Recherche et de l’innovation et dont la mission est de proposer des En 2015. Au CNAM. constituent de moins qu’en 2014. essentiellement des entre l’université et les entreprises. inscrits (graphique 05). physique. établissements ». initiale ou continue. • MEN-DEPP 62 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . dont stagiaires payants inscrits à leur initiative (particu. II et I Parmi ceux-ci. les IEP de Paris et de province et l’IAE de 58 millions en face à face pédagogique (tableau 01). sentent 71 % des ressources des établissements stagiaires. La troisième catégorie se compose du CNAM et de ses centres Le chiffre d’affaires des formations proposées par nal (33 %) soit un diplôme d’université (21 %). et passe à 47 % (graphique 03) alors que la part des la catégorie « Universités ». les Écoles normales supérieures et quelques grands établissements. Dans les aucune aide représentent 31 % des demandeurs universités. supérieur a accueilli 460 000 stagiaires soit 3 % congé individuel de formation) gagne quatre points les universités de technologie. faires baisse de 7 % Tous établissements confondus. dans l’établissement et les heures-stagiaires mation continue des universités de niveau III. soit une légère baisse de 1 % par rapport à 2014. multiplié par la durée moyenne des pédagogique et 30 en stage pratique. la part des fonds privés atteint 76 % d’emploi accueillis en formation continue. compter comme autant de stagiaires. mation continue à l’université dont 65 700 au titre Les diplômes nationaux délivrés en formation conti- des conférences inter-âges. des demandeurs d’emploi se maintient à 13 % des rattachées. menté de 9 % en 2015. « Écoles d’ingénieurs et autres (tableau 02). le nombre d’une durée moyenne de 29 heures. incluant le temps passé en stage pratique. On distingue les heures-stagiaires pédagogiques correspondant au face à face Les IUT accueillent 11 % des stagiaires de la for. entreprises ou particuliers. Le champ couvert l’enquête n° 6 sur le Elle représente moins de 2 % du chiffre d’affaires de la formation professionnelle en France. la formation continue a généré un chiffre d’affaires de 445 millions d’euros pour l’enseignement supérieur public. repré. L’INALCO et giaires reste stable avec 70 millions d’heures. « Bilan des actions de formation continue Elle a accueilli 460 000 stagiaires et délivré près de 100 000 diplômes dont 61 000 diplômes nationaux. liers hors inter-âges) perd deux points (31 %) et celle Paris ainsi que les écoles d’ingénieurs Les fonds privés. 34 % de des inscrits à la préparation d’un diplôme national niveau I (Master et diplômes d’ingénieur). Ceux-ci représentent 17 % Licences professionnelles et maîtrises). 9 % de et 38 % des contrats de professionnalisation signés niveau IV et 7 % de niveau III. Le nombre de diplômes délivrés dans le cadre de Heures-stagiaires : cette unité de mesure la durée moyenne des formations baisse de 1 heure la formation continue universitaire (y compris les correspond au nombre de stagiaires pour s’établir à 152 heures : 122 heures de nature diplômes complets dans le cadre d’une VAE) a aug. 64 % sont des diplômes nationaux (61 100). Une personne physique peut le nombre d’auditeurs diminue de 3 %. giaires préparent soit un diplôme ou un titre natio. la formation continue dans l’enseignement de formation. tous types de formation confon- des salariés stagiaires inscrits à divers titres (plan dus. stages courts qualifiants. 358 200 stagiaires étaient inscrits en for. la part nationaux délivrés. contrat de professionnalisation ou formations d’enseignement supérieur.26 La formation continue dans l’enseignement supérieur En 2015. 51 % sont de niveau II (Licences. d’une durée moyenne de Le nombre d’inscrits et celui des heures-stagiaires 31 heures. en euros courants.

7 publiques dont 6.6 2.1 6.4 13.0 293.8 3.9 Masters professionnels 5 714 6 753 31 4 5 745 6 757 + 17.0 36.9 0.5 3.3 53.8 0.14.9 de leurs agents Masters indifférenciés 8 430 7 148 139 108 580 559 9 149 7 815 .8 0. Source : MEN-DEPP.5 Total niveau I 16 543 17 997 798 835 1 685 1 670 19 026 20 502 + 7.2 3.2 5. DEUST 557 827 557 827 + 48.8 Pouvoirs publics : pour la formation 30.7 Autres organismes DESS-DRT 12 0 12 0.0 0.7 16.1 16.5 6.2 Source : MEN-DEPP.6 1.0 7.3 0.1 associés (arcnam) Ensemble FCU 445 459 897 58.2 15.0 8.3. 03 05 Répartition par type des publics de stagiaires en formation continue Répartition des stagiaires selon le type de formations suivies dans les universités.7 15.4 35.8 27.0 9.6 50.8 27.5 17.2 317.1 Pouvoirs publics : Masters ingénieur 149 200 59 87 208 287 + 38.9 0.79.0 0.1 3.7 2.4 Autres ressources 9.5.DNTS 2 130 2 119 13 10 2 143 2 129 .4 37.2 26.8 Répartition Répartition professionnelles 2014 2015 2014 2015 2014 2015 Valeur (en %) Valeur (en %) Maitrises-Master 1 3 845 5 254 3 845 5 254 + 36.4 HDR 7 55 15 0 0 22 55 + 150.4 45.8 33.4 DUT.9 77.6 67.4 9.6 (dont VAE) Total 286.0 127.2 3.5 99. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 63 .1 71.1 56.3 0.9 établissements publics Évolution Total 326 376 954 43.6 6.3 Sous-total entreprises Total niveau II 22 829 25 713 34 18 4 907 5 259 27 770 30 990 11.6 3.9 78.5 83.8 23.2 3.2 97.2 35. Source : MEN-DEPP.3 87.1 124.5 23.7 de formation Doctorat 78 193 6 1 63 52 147 246 + 67.2 5.7 100.0 54.9 22.8 100.3 113.6 8.0 3.5 1.3.0 445.6 2. bilans.1 12.0 Particuliers et stagiaires 66. UT et INP (en %) France entière dans les universités France entière Plan de formation (a) Diplôme national et titre RNCP Diplôme d’université Formations courtes Conférences inter-âges Prestations d’accompagnement (VAE.5 Masters recherche 437 546 9 7 446 553 + 24.2 199.5 02 Total niveau IV 5 965 5 643 5 965 5 643 .6 12.0 41.0 10.83.4 12. et autres associés Total niveau III 3 122 3 120 7 812 844 3 941 3 964 + 0.0 (IUT inclus) et autres associés Écoles d’ingénieurs et autres INP et UT établissements (ARCNAM) Total 32 18 719 2.0 paramédicaux niveau III Écoles régionaux Universités.7 70.6 39.6 36.4 1.4 67.0 Total 48 459 52 473 839 853 7 404 7 773 56 702 61 099 + 7.7 3.8 3.3 111. UT et INP 294 358 235 39.2 4.7 3.8 30.5 DAEU B (scientifique) 819 733 819 733 .1 11.8 Titres RNCP niveau I 240 643 25 22 325 401 590 1 066 + 80.3 1.8 0. DELF-DALF 176 297 176 297 + 68.8 13.2 11.1 3.6 15.2 27.9 18.2 Pôle emploi Capacité médecine 293 354 293 354 + 20.0.4 21.1 Autres ressources Diplômes d’ingénieurs 309 342 133 195 571 521 1 013 1 058 + 4.2 5.0 Capacité en droit 268 54 268 54 .0 Source : MEN-DEPP.6 Entreprises 89.9 36.6 55.4 2.0 OPCA 60.0 DCG 4 11 4 11 + 175.9 4.8 155.7 120.8 20.0 1.1 221.9 70.0 2014 2015 Licences 15 118 15 816 1 1 1 164 1 163 16 283 16 980 + 4.5 1.6 8.4 0.5 9.0 32.8 22.7 149.6 5.6 11.7 12.9 2014/2015 Répartition 2014 2015 2014 2015 2014 2015 2014 2015 (en %) 2015 (en %) CNAM et centres régionaux 119 82 943 15.6 Fonds publics 52.4 16.1 2.8 25.1 Fonds privés 216.3 3. La formation continue dans l’enseignement supérieur 26 01 04 Données globales sur la formation continue Diplômes nationaux délivrés en formation continue dans l’enseignement supérieur en 2015 France entière selon le type d’établissement France entière Chiffre Heures-stagiaires Heures-stagiaires CNAM et d’affaires pédagogiques avec stage pratique Écoles centres (en M€) Stagiaires (en millions) (en millions) Universités d’ingénieurs régionaux Universités.3 17.0 0.5 UT et INP établissements (ARCNAM) Total Licences 3 699 4 417 22 1 1 827 2 304 5 548 6 722 + 21.6 CNAM et Diplômes centres 63 30 63 30 .1 70.2 0.7 4.3 27.7 et OPCA DESCF-DSCG 30 5 30 5 .5 Origine du chiffre d’affaires (en M€ courants) France entière Titres RNCP niveau III 372 144 7 799 834 1 178 978 -17 1.8 Titres RNCP niveau II 163 215 11 16 1 916 1 792 2 090 2 023 .0 203.1 4.4 66.9 25.5 16.0 0.1 9.0 51.6 12.0 69.9 DAEU A (littéraire) 4 702 4 559 4 702 4 559 .3 27.3 2.3 44.2 449.5 315.2 0.0 15.6 de publics spécifiques Mastères MBA 156 144 373 396 146 137 675 677 + 0.52.7 41.4 21.4 1.5 0.10.5 pour la formation 15.1 dont Régions 28. commerçants) 0 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 % 2014 2015 Source : MEN-DEPP. autres) Congés individuels de formation (b) 140 000 Contrats de professionnalisation (c) 120 000 Ensemble salariés (a + b + c) 100 000 Demandeurs d’emploi aidés (d) 80 000 Autres demandeurs d'emploi (f) 60 000 Ensemble demandeurs d’emploi (d + f) 40 000 Individuels payants hors Inter-âges 2014 2015 20 000 Autres (professions libérales.7 1.8 120.5 20.8 3.2 Masters enseignement 700 1 602 8 15 708 1 617 + 128.2 DEUG.8 100.

1 % en volume par rap. entre 2014 3 % fixé par l’UE dans le cadre de la stratégie europe en compte des personnels effectuant des travaux de R&D au sein de ces et 2016.9 %). aux travaux de R&D exécutés sur le Parallèlement.3 %). administrations. la contribution finan.7 % en moyenne annuelle dans les administrations. la DIRD nistrations comme pour les entreprises.7 %).4 % en moyenne annuelle) alors que la DIRD par l’OCDE. du PIB (graphique 03). Depuis 1995. à une meilleure prise Sur les trois années les plus récentes.8 %). la France est en deçà de l’objectif de pour les CHU. ros (Md€). selon les données provisoires. Le montant (ESA). les données 2014 et 2015. donc à interpréter avec prudence. Ces agrégats sont construits principalement à partir des résultats des enquêtes de 49. le PIB croît en 2016 (+ 1.8 Md€.27 % du PIB et de développement expérimental (R&D) englobent les travaux de création en 2015. la DIRD augmente de 0. la croissance annuelle moyenne Uni (1. En conséquence. derrière la Corée du Sud branche Transports et Entreposage (R26). départements pement (R&D) effectués sur le territoire national.9 %). correspondant à 2. et les Les évolutions de cette branche sont les évolutions calculées sur une plus longue période.6 point à celle du PIB (+ 1.1. l’Italie et l’Espagne. États-Unis (2. En 2015.2 % par an. 0. la dépenses de recherche (+ 0. de 3. soit à un rythme deux fois supérieur à la progression du PIB.27 L’effort de recherche et développement en France Entre 2005 et 2015. Il affecte enregistrée s’agissant des entreprises. L’écart (2. ce est encore plus important s’agissant de l’évolution de développement (DNRD) qui correspond que l’on appelle la dépense nationale de recherche et la DNRD avec.3 %) et la Finlande administrations (+ 2. pour les entreprises.2 %). En France. La DIRD représente 2. La rupture de série en 2014 est due. En 2015. enquêtes réalisées En 2016. dans la mesure où Avec 2. Deux grands indicateurs sont utilisés : En 2015. R&D diminuerait (2. en volume de la DIRD atteint 2. ne progresserait pas (+ 0. Un changement méthodologique pour le calcul du PIB a été effectué en mai une légère croissance des travaux de R&D qu’elles naux.7 Md€) représentent 8. Selon le manuel de Frascati. hormis les grands groupes industriels comme 2014 (PIB base 2010) en France et dans effectuent (+ 0.8 milliards d’euros. Le dynamisme consacrent la part la plus importante de leur PIB à est plus important au niveau des entreprises que des la R&D. notamment la Suède (3. l’Union européenne (UE) et le Centre européen les calculs d’évolution des dépenses de la DIRD atteindrait ainsi 50. soit la dépense intérieure de recherche et dévelop. Pour les admi. situe à la 5e et avant-dernière place parmi les six pays En 2015 est intervenue une restructuration lution des dépenses des entreprises (+ 0. la croissance en moyenne annuelle des 2020 et aussi de son propre objectif dans le cadre de établissements. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES OCDE 64 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . l’Allemagne (2. ce sont des pays de taille économique moyenne qui sion deux fois supérieure à celle du PIB. du fait d’une évo.2 %. en volume (voir EESR11_Annexe_7).5 %) inférieure à celle de DIRD (graphique 05).2 Md€).4 % pour les R&D réalisés en France ou à l’étranger.7 %). • la dépense intérieure de recherche et les entreprises sont les principaux financeurs des cière des entreprises au financement de la R&D est développement (DIRD) qui correspond activités de R&D (schéma 01). Cette évolution contraste avec (4. françaises vers l’étranger (7. en réalisant 59 % de la DNRD.4 %) tandis qu’une stagnation serait Airbus Group. de R&D entre la France et l’étranger. Les principaux intervenants internatio.8 % en moyenne annuelle contre 1. rieure en 2015. atteint 53.1 Md€ et l’effort de pour la recherche nucléaire (CERN).27 % de la richesse les financements reçus de l’étranger et des organi- annuelles sur les moyens consacrés à nationale (PIB). une progression au financement par des entreprises ou des administrations françaises des travaux de développement (DNRD). supérieure à celle des administrations (graphique 04). Les administrations enregistreraient deux cas). d’accroître la somme des connaissances pour de nouvelles applications. Entre 2005 et 2015. le financement de travaux de R&D par des d’évolution entre les entreprises et les administrations • la dépense nationale de recherche et entreprises ou des administrations françaises.1 %).8 % entre du financement de la DIRD. les travaux de recherche et dévelop. rédigé Ce dynamisme a été porté par les entreprises (+ 2. représentent en 2015 une dépense organisations internationales (tableau 02). annuelles réalisées auprès de chaque secteur institutionnel. Ils sont inférieurs aux administrations. Les entreprises en réalisent 64 % dépenses des administrations et des entreprises sur la R&D sont issues d’enquêtes (tableau 02). L’écart entre le montant de la DIRD et celui de la territoire national (métropole. Elle se DIRD s’accroît également fortement. le solde avec en 2016 et 2017 pour l’exercice 2015.25 % du PIB).27 % du PIB consacré à la recherche inté. la dépense intérieure de recherche et développement expérimental (DIRD) a progressé de 2.4 %.7 Md€ dans les port à 2015). soit une progres. et seulement devant le Royaume.5 %) serait inférieure de la stratégie nationale de la recherche (SNR). y compris les pement (DIRD). l’étranger est largement négatif (. En volume. sont l’Agence spatiale européenne la plupart des pays de l’OCDE. le Japon (3. DNRD représente le solde des échanges en matière d’Outre-mer et collectivités d’Outre-mer) quelle que soit l’origine des fonds . Les entreprises exécutent 64 % des travaux de R&D réalisés sur entrepris de façon systématique en vue le territoire national. les activités de recherche progresse de 1. c’est-à-dire corrigée de sations internationales (3.3 %).3 milliards d’eu. Au sein de l’Europe. soit 49. contre + 1.4 %) et de de l’OCDE les plus importants en terme de volume importante d’une entreprise de la celle des administrations (+ 0.0 % la R&D dans les entreprises et dans les l’évolution des prix.

1981 1986 1991 1996 2001 2006 2011 2016 Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.9 administrations [2] [1] Résultats semi-définitifs. [3] Résultats définitifs.6 63. L’effort de recherche et développement en France 27 01 02 Financement et exécution de la R&D en France en 2015 [1] Financement et exécution de la R&D en France de 2012 à 2016 France entière France entière FINANCEMENT 2012 2013 2014 [3] 2015 [4] 2016 [5] DNRD = 53. [2] Estimation. Ressources (en M€ courants) 3 534 3 735 3 734 3 799 Dépenses (en M€ courants) 5 552 5 750 7 090 7 214 03 Solde (en M€ courants) .5 dans les principaux pays de l’OCDE en 2015 [1] 6 Israël 2 1 Corée du Sud Japon 0 0. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 65 .2 018 .43 0.3 415 Rupture de série : la rupture de série en 2014 est due à une meilleure prise en compte des Évolution de la part de la dépense intérieure de R&D personnels effectuant des travaux de R&D au sein de ces établissements.43 % du PIB aux prix courants (en M€) 46 519 47 362 48 927 49 839 50 099 DIRD aux prix 2010 (en M€) 45 557 46 025 47 273 47 634 47 699 Administrations (41 %) Entreprises (59 %) 2.1 Md€ DIRDE = 31.2 015 .8 Md€ en % du PIB [1] 2.5 % 10 000 [1] Intègre les révisions substantielles de certains PIB dues à la comptabilisation des dépenses de R&D en investissement en application depuis 2014 des préconisations du système européen des 5 000 comptes (SCN 2008).82 % du PIB 1.24 2. changement méthodologique et base 2010.4 36. Évolution de la DIRD  en volume Ratio DIRD/PIB 12 % 2.23 2. Principaux indicateurs de la science et de la Sources : Insee.4 administrations [2] Étranger Étranger Financement de la R&D aux prix courants (en M€) 48 537 49 377 52 283 53 253 Administrations (36 %) Entreprises (64 %) DNRD aux prix 2010 (en M€) 47 533 47 983 50 515 50 897 DIRDA = 18.99 % du PIB 1.6 64.43 2.27 2. Insee.28 2.3 59. dans le PIB (1981-2016) France entière [1] PIB en juin 2014.5 Md€ 0.5 1 1.6 Md€ en % du PIB [1] 2.1 DNRD des en % de la DNRD 40.8 Md€ DNRDE = 31.5 3 3. 10 8 2 05 Dépense intérieure de R&D en pourcentage du PIB 4 1.3 356 .7 63.5 59 60. Évolution du PIB en volume [4] Résultats semi-définitif. enseignement supérieur et institutions sans but lucratif).5 % Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.6 DIRD des en % de la DIRD 35.5 2 2. technologie (2017-1).5 Suède –2 Taïwan –4 0 Allemagne 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2016 Finlande Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.43 % du PIB DIRD des entreprises en % de la DIRD 64.5 41 39.5 4 4.3 36. [3] Dépenses en capital exclues (toutes ou en partie). Échanges internationaux de R&D aux prix courants (en M€) Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.3 Md€ Exécution de la R&D 2.33 2.4 35.7 40. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. [2] Administrations publiques et privées (État.9 Md€ 0.9 Md€ DNRD des entreprises en % de la DNRD 59. Insee.6 Md€ 4.25 DNRDA = 21.33 2.6 63. États Unis [3] OCDE [2] 04 France Évolution de la DIRD et de la DNRD des entreprises Chine et des administrations (en M€ aux prix 2010) (1981-2016) France entière Pays Bas DIRDE DIRDA DNRDA DNRDE EU28 [2] 35 000 Canada 30 000 Royaume Uni 25 000 Italie Espagne DIRDE/PIB 20 000 DIRDA/PIB Fédération de Russie 15 000 0 0.4 36. [5] Estimations. OCDE.45 % du PIB 2.

il lui est nettement supérieur trices innovent plus souvent que les autres : c’est le (67 %). L’innovation technologique correspond à l’innovation en produits (biens ou prestations de services) ou en procédés ou à des activités d’innovation dans ces Au cours des années 2012 à 2014. etc. de recyclage. (CIS 2014) est menée dans tous les pays membres de l’Union européenne. pour 62 % d’entre l’information et communication (23 %) et l’industrie marketing (modification de l’apparence ou du mode de vente des produits. activités de soutien aux entreprises. Elle est supérieur à celui de la moyenne de l’Union euro. soit de licences et les travaux d’ingénierie moins de la moitié (48 %) ont innové (tableau 01). le est le plus innovant : 71 % des sociétés ont innové et 57 % des sociétés innovantes). l’utilisation (ou entreprises individuelles) actives de À champ sectoriel constant. 2012-2014 et couvre le champ des sociétés giques en marketing. champ sectoriel constant entre les enquêtes 42 %). Ces bénéfices ont été réalisés aussi à l’exception des activités vétérinaires Le taux d’innovation technologique augmente (41 %.) ou en introduit un nouveau produit et. financières. L’enquête communautaire sur l’innovation d’un tiers des sociétés (30 %) ont développé des lières. contre France au cours des années 2012 à 2014 est administratifs et de soutien. les activités immobilières. La part de sociétés innovantes augmente avec en innovation technologique et innovation la taille de celles-ci. Les activités tés marchandes de 10 salariés ou plus implantées tés non exportatrices (graphique 03). le commerce de détail. technologiques constituent le cœur de l’innovation et Le chiffre d’affaires lié à la vente de produits nou- L’innovation non technologique concernent 31 % des sociétés. En particulier. Les sociétés des transports et entreposage et de l’in. cas de seulement 19 % des sociétés innovantes de l’hébergement-restauration. c’est le commerce et la réparation d’automobiles. 2014. la part de sociétés inno. alors qu’en Allemagne. parmi les socié. pour le marché ou pour la société. cas de 66 % d’entre elles. les industries extractives et autres des sociétés ont innové en procédés. Le secteur de l’information et de la communication est le secteur L’innovation (au sens large) se décompose le plus innovant (71 % des sociétés ont innové). ■ Insee. contre 49 %) (graphique 05). les sociétés exporta. Le technologique est relativement stable (43 %. elles. les innovations ou national (51 % contre 22 %).). d’énergie. 19 % des sociétés ont (graphique 04). Par ailleurs. À l’inverse. deux fois plus que celles dont le marché est régional et de R&D dès lors qu’ils sont entrepris Directement liées à la production. l’hébergement et la restauration. d’équipements. sectoriel identique entre les pays européens également plus élevée parmi les sociétés apparte. de matière ou d’émission de CO2 10 salariés ou plus implantées en France vantes est en hausse : elle atteint 57 % entre 2012 et par unité produite ou encore amélioré les processus métropolitaine et DOM. 21 % manufacturière. Un peu moins (21 %) et inférieur à 10 % dans les activités immobi. un peu moins de la moitié ont innové entre 2012 et 2014. contre 40 % des socié.28 Les entreprises innovantes en France Parmi les sociétés marchandes de 10 salariés ou plus implantées en France. non technologique. une société pouvant combiner plusieurs catégories d’innovation. Le champ 78 % parmi celles de 250 salariés ou plus. l’information-communication. que celles-ci aient conduit ou non à une innovation. par exemple. Il est relativement plus élevé dans et de prise de décisions. d’innovation incluent l’acquisition de en France et faisant partie du champ de l’enquête plus de la moitié des sociétés exportatrices se sont machines. représente correspond à l’innovation en organisation aux innovations ou à des activités d’innovation en 12 % du chiffre d’affaires de l’ensemble des sociétés (méthodes d’organisation du travail produits ou en procédés. pour développer ou mettre en œuvre une innovation en produits ou procédés. bien au sein de l’entreprise qu’au niveau de l’utilisa. 2014. CIS 2014 et CIS 2012 est obtenu en excluant du champ de l’enquête CIS 2014 Le secteur de l’information et de la communication dustrie sont les plus actives dans ce domaine (59 % la construction. Elles correspondent veaux. des secteurs principalement marchands non agricoles. contre pectivement 38 % et 28 % des sociétés innovantes). tement inférieur à la moyenne européenne (36 %). entre 2012 et 2014 et 60 % ont réalisé des innova. et des activités administratives et autres contre 37 %). un peu engagées dans des innovations technologiques. ce produit est nouveau pour le marché. En Espagne. tandis que le taux d’innovation non tion ou de la consommation par l’utilisateur final (res. innovations non technologiques relatives aux modes Pour 45 % des sociétés innovantes entre 2012 et L’enquête CIS 2014 porte sur les années d’organisation et 23 % des innovations non technolo. l’innovation a généré un bénéfice environ. communautaire sur l’innovation CIS 2014. etc. nemental : elle a réduit. contre 53 % entre 2010 et 2012 (tableau 02). de logiciels. À secteur et taille identiques. il est net- contre 43 % pour les sociétés indépendantes). péenne (UE28) à champ sectoriel identique (56 % est proche de celui de CIS 2012. la part de socié. les holdings tions technologiques. nant à un groupe ou à un réseau d’enseignes (54 %. domaines. enquête Innovation CIS 2014 66 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . tés innovantes augmente avec la taille de celles-ci : Le taux d’innovation des sociétés implantées en les activités juridiques et comptables et toutes les activités de services 45 % parmi les sociétés de 10 à 19 salariés. d’eau.

5 30. 0 Innovation Innovation Innovation Innovation en produits 04 au sens large technologique en produits nouveaux pour le marché 36 % des sociétés exportatrices ont innové en produits.4 26.8 13. réparation d'automobiles et de motocycles 40 Transports et entreposage 30 Construction 20 Activités de services administratifs 10 et de soutien Hébergement et restauration 0 i gne bourg e-Un France ys-Bas Suè de UE 28 Itali e gne gne manie ma Esp a Polo Activités immobilières Alle Lux em yaum Pa Rou Ro Champ : pour la France.8 47 34.7 39. Hébergement et 45.2 50 soutien Ensemble 47.5 8. marchandes et exploitantes de 10 salariés ou plus relevant 0 5 10 15 20 25 % [1] Y compris les holdings.7 22 70 % techniques Activités de services 60 administratifs et de 36. 10 Source : Insee.5 30. du champ de l’enquête CIS 2014. en % du nombre de sociétés) France métropolitaine + DOM (entre 2010-2011-2012 et 2012-2012-2014.3 13.1 16. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 67 . marchandes et exploitantes de 10 salariés ou plus relevant du champ Transports et des enquêtes CIS 2012 et CIS 2014 à champ constant. enquête communautaire sur l’innovation 2014 (CIS 2014).8 … innovantes non technologiques 42 43 Commerce.1 23.9 37. enquête Innovation CIS 2012.5 50. sauf divisions 75 et 82 de la NAF rév. enquête Innovation CIS 2014.4 13. enquête Innovation CIS 2014.6 25.3 13.1 36.2 France métropolitaine + DOM Activités spécialisées.9 37. 20 [1] Y compris les holdings.9 (2012-2013-2014.1 23. Nouveaux pour le marché ou pour la société Nouveaux pour le marché Information et communication 05 Industrie manufacturière.1 40 Champ : sociétés actives.5 22. … innovantes technologiques 37 41 59. en % du nombre de sociétés) Activités immobilières 48. scientifiques et techniques 70 % Ensemble 60 Activités financières et d’assurance [1] 50 Commerce.6 41. enquête Innovation CIS 2014. Source : Insee.2 30.9 20.4 27. Les entreprises innovantes en France 28 01 02 Répartition des sociétés innovantes par catégorie d’innovation Évolution de la proportion de sociétés innovantes dans les sociétés (2012-2013-2014.3 25.2 21. non exportatrices. exportatrices ou non Activités financières et d’assurance [1] 49.6 30.9 14.3 19.4 35.1 13.7 28.2 31.5 20. enquête Innovation CIS 2014.7 10.6 14. marchandes et exploitantes de 10 salariés ou plus des secteurs principalement 30 marchands non agricoles.7 d’automobiles et de motocycles Champ : sociétés actives.3 16.7 entreposage Sources : Insee.8 25. … innovantes en organisation 34 35 réparation … innovantes en marketing 25 25 44.4 19.9 24 industries … innovantes en produits 24 28 extractives et autres … innovantes en procédés 24 27 Construction 37.7 25 32.5 20.8 18.5 25.8 33.1 16 24. Sociétés exportatrices Sociétés non exportatrices scientifiques et 52. Insee.4 communication Innovation parmi les sociétés. Source : Eurostat. en % du nombre de sociétés) Innovations non France métropolitaine + DOM Tous types Innovations technologiques technologiques 2010-2011-2012 2012-2013-2014 d’innovation Produits Procédés Ensemble Organisation Marketing Sociétés… Industrie … innovantes au sens large 53 57 manufacturière. en % du chiffre d’affaires total) France métropolitaine + DOM Source : Insee. en % du nombre de sociétés) Activités spécialisées.6 11. À champ sectoriel identique entre les pays européens. 39.5 23. à l’exception des activités vétérinaires et des activités administratives et autres activités de soutien aux entreprises (sections B à N.2 14.2 03 restauration Information et 70.5 59.7 29. contre seulement 12 % des sociétés Chiffre d’affaires lié aux produits innovants (2012-2013-2014. industries Proportion de sociétés innovantes dans l’Union européenne extractives et autres (2012-2013-2014. sociétés actives.9 22. 2).

L’ensemble des branches de services regroupe 22 % lisent. les établissements publics à EPA et les services ministériels (y compris La position de l’industrie automobile connaît des caractère scientifique et technologique (EPST). la la DIRD. Pour les comparaisons mique depuis 2011. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 68 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . dans les comparai. Pour le secteur « primaires. est effectuée dans les organismes de ou privées) et l’étranger (y compris construction aéronautique et spatiale (11 %).0 % le CNES. de en Corée du Sud (78 %). dans une moindre mesure. En 2016. la part des entreprises dans l’exécution d’autre part auprès des administrations. la dépense intérieure de recherche et En 2015. les autres EPIC représentant ensemble 5 % branches d’activité économique par an en volume. contre une croissance de 0. les EPIC. du fait d’une légère augmentation. L’enquête est exhaustive l’évolution en volume de la DIRD (+ 0. Par rapport à 2014. Ces 32 branches de recherche sont construites en volume par an pour les branches des industries Enfin. trie pharmaceutique (10 %). Le secteur institutionnel de évolutions irrégulières depuis 2007. recherche (51 % de la DIRDA en 2015). l’indus. Dans le secteur réalisées par le service statistique du public. française révisée en 2008 (NAF rév. (MESRI) à la Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques (SIES).8 milliards à celle des branches des industries manufacturières. scientifiques et techniques. scientifiques et techniques qui repré. les sentent chacune 7 % et l’industrie chimique (6 %). internationales. les dépenses de 5 %. Les établissements publics à caractère indus. multidisciplinaire. réalisent 30 % de la DIRDA. l’Inra. entreprises. au la Défense). l’enseignement supérieur et les informatiques et services d’information et les activités (43 %).9 Md€. Ils sont l’enseignement supérieur est composé des 2015 le même niveau de dépenses qu’en 2008. l’évolution en moyenne annuelle nique effectuée dans les CHU et les CLCC représente est de 0.2). des entités susceptibles de réaliser constants.8 milliards d’euros (Md€).4 %. établissements d’enseignement supérieur et exécute 17 % de la DIRDA. les branches de recherche sur 32 totalisent plus de ou les fondations. triel et commercial (EPIC).4 %) sons internationales. d’une part auprès des entreprises (privées ou publiques). institutions sans but lucratif (ISBL). pharmacie.4 M€ à prix constants) et. La recherche publique. le CNRS est rattaché au l’industrie pharmaceutique diminuent depuis 2008. Entre 2012 et 2015. il est pour les entreprises ayant des dépenses de la hausse des dépenses des entreprises (+ 0. six branches de recherche (automobile. aux États-Unis (72 %) et et échantillonnée pour les autres. activités informatiques et services d’information et Les données sont issues des enquêtes chimie) concentrent la moitié de la dépense intérieure de R&D des entreprises. de la Recherche et de l’innovation administrations. phique 04). En revanche. la DIRD serait stable (+ 0. le secteur associatif (4 %) et enfin les minis. Ce L’enquête auprès des entreprises est 31. recherche est aussi très concentrée dans les EPIC. de la DIRD des administrations (+ 0. réa. gie. EPIC) exécutent 54 % de la dépense intérieure de R&D des Ministère de l’Enseignement supérieur. développement des entreprises (DIRDE) s’élève à des travaux de R&D en France s’élève à 64 %. secteur de l’enseignement supérieur. les organisations internationales). spécialisées.0. En 2015. éner. et de la stagnation de celle des entreprises (. Six est assurée par les organismes publics de recherche l’enseignement supérieur. construction ». au nombre de douze.0 %) .5 % à prix constants) en Allemagne (69 %) – laquelle est au niveau de L’enquête réalisée auprès des (tableau 01). avec 14 % de la DIRDA pour le CEA civil et 3 % pour R&D est répartie selon une ou plusieurs En moyenne annuelle. 5 % et l’Inserm. au Royaume-Uni (66 %) et se situe au niveau de la territoire français. ainsi que les activités sements d’enseignement supérieur et de recherche L’État. d’une concentration importante (tableau 02). de recherche (universités et grandes écoles). les établis. celle des administrations (+ 0. administrations interroge l’ensemble en volume). En 2015. la recherche effectuée dans les établissements à partir de la nomenclature d’activité manufacturières. d’enseignement supérieur y compris la recherche cli. 21 % de la DIRDA. pour leur part. celle des adminis. pourcentage est légèrement inférieur à celui observé réalisée auprès d’environ 11 000 entreprises exécutant des travaux de R&D sur le trations (DIRDA) à 18.1 Md€. La de taille très hétérogène : le CNRS. tères et les autres établissements publics (1 %) (gra- Ce secteur comprend les EPST. les organismes de recherche (EPST.1 % la moyenne des pays de l’OCDE (graphique 03). ISBL sont regroupés sous l’expression « administrations » ou « secteur public ». soit une évolution presqu’équivalente 43 % de la DIRDA pour un montant de 7. la dépense intérieure de les branches de services sont très dynamiques. elles progressent de 4. L’activité de Dans le secteur institutionnel des de la DIRDE soit 6. qui représente 36 % de entreprises (qu’elles soient publiques ment : l’industrie automobile (14 % de la DIRDE). aéronautique et spatial. d’euros.3 % de la DIRDA. les la moitié du potentiel de recherche et développe. entreprises françaises ne couvre pas tout le champ La répartition de la DIRDE dans les principales technologique et industriel national : une part non Les cinq secteurs institutionnels retenus branches bénéficiaires de la recherche témoigne négligeable de la R&D technologique de haut niveau dans les statistiques internationales sont : l’État (y compris la Défense).8 %) résulte moyenne des pays de l’UE28. à prix Il faut toutefois prendre garde. construction aéronautique et spatiale est très dyna- des CHU et des CLCC. activités spécialisées. au fait que la recherche des des travaux de recherche et développement expérimental.9 % nettement inférieur à celui observé au Japon et intérieures de R&D supérieures à 0. Elle atteint en nombre de huit.29 Les dépenses intérieures de recherche et développement En 2015. En revanche. bénéficiaire(s) des travaux de R&D.

9 + 4. Branches de services [2] 6 941 21.2 + 0.5 . les branches de recherche sont décrites à l’aide de la Nomenclature d’activité Italie française révisée 2 (NAF rév. [2] Depuis 2008. Activités spécialisées. publics de recherche [3] Défense exclue (toute ou principalement).3 en volume [1] (en %) Dépense intérieure de R&D des entreprises Industrie automobile 4 368 13.8 + 6.7 0.8 0. enseignement supérieur et institutions sans but lucratif.5 + 0. Autres branches des industries [1] Évalué sur la base de l’évolution du prix du PIB révisé en 2014 (base 2010).8 + 5.6 et techniques Télécommunications 1 167 3. 2 161 6.8 aux prix courants (en M€) 30 041 30 590 31 133 31 756 31 866 Construction aéronautique et spatiale 3 571 11.8 + 8.9 Édition. [3] Évolution moyenne annuelle en volume sur les 3 dernières années.2 0.4 non compris ailleurs en volume [1] (en %) Fabrication d’équipements électriques 1 024 3.7 aux prix 2010 (en M€) 29 420 29 726 30 080 30 351 30 339 Industrie pharmaceutique 3 023 9. enseignement supérieur et institutions sans but lucratif.1. 1 475 4. 4 322 13.9 1 2.2 1 ns 0. Activités informatiques et services [4] Résultats semi-définitifs. pour les Centres hospitaliers Fabrication d’équipements universitaires (CHU).0 [3] Résultats définitifs. scientifiques Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.1 Rupture de série : la rupture de série en 2014 est due. cartes électroniques. construction dans l’OCDE en 2015 (en %) Total 31 756 100 + 1.2 + 2. Ministères et autres établissements [2] Dépenses en capital exclues (toutes ou en partie). essai et navigation.3 Canada [1] Résultats semi-définitifs.8 .0 taux de croissance annuel Industrie chimique 1 819 5. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.8 + 2.6 0.9 d’information [5] Estimations.7 .2.6 .6 + 1.1 manufacturières [2] État. EU 28 France 04 Royaume-Uni La dépense intérieure des acteurs de la recherche publique Finlande en 2015 (en M€) France entière Allemagne Hors EPST EPST OCDE Institutions sans but lucratif Suède Établissements d'enseignement supérieur États-Unis [2] et de recherche Corée du Sud CNRS Japon EPST (hors CNRS) Israël [3] EPIC 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 % [1] État.1.9 0 Fabrication instruments et appareils de en volume [1] (en %) 1 696 5.9 de communication de R&D au sein de ces établissements.4 ordinateurs.Primaire.1.7 2. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 69 .1. énergie.0 03 Autres branches de services 568 1.3 + 4.5 0.0. Principaux indicateurs de la science et de la technologie (2017-1). 2 148 6.4 .3 Dépense intérieure de R&D des administrations [2] mesure. équipements périphériques aux prix 2010 (en M€) 16 137 16 299 17 193 17 283 17 360 Fabrication de machines et équipements taux de croissance annuel 1 073 3.7 Part de la DIRD exécutée par les entreprises et les administrations Dépense intérieure de R&D des entreprises 1 467 4.7 + 2.0 Espagne Dépense extérieure de R&D des entreprises 9 429 + 6. à une meilleure prise en compte des personnels effectuant des travaux 977 3.1 .4 . Pays-Bas Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.2). horlogerie aux prix courants (en M€) 16 478 16 772 17 794 18 083 18 234 Composants.1 Branches des industries manufacturières [2] 23 349 73. Les dépenses intérieures de recherche et développement 29 01 02 Exécution de la R&D en France par les entreprises et les administrations Répartition de la DIRDE par branches utilisatrices France entière de la recherche en 2015 (en M€) [1] France entière 2012 2013 2014 [3] 2015 [4] 2016 [5] DIRDE 2015 Évolution Dépense intérieure de R&D Répartition moyenne annuelle aux prix courants (en M€) 46 519 47 362 48 927 49 839 50 099 par en volume sur les aux prix 2010 (en M€) 45 557 46 025 47 273 47 634 47 699 Montant branches 3 dernières années (en M€) [2] (en %) 2012-2015 (en %) taux de croissance annuel 1.6 + 0. diffusion 897 2. 0 2 000 4 000 6 000 8 000 Source : OCDE.9 1 1. audiovisuel.

que viennent entre autres des redevances de la propriété et de la dépense extérieure de recherche et dans les organismes de recherche (72 %) du fait du intellectuelle. En 2015. interministérielle recherche et enseignement supé. de dons et legs et de prestations de ser. 13. Ceux-ci couvrent la R&D effectuée sources contractuelles (contrats. public. conventions. développement expérimental. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 70 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . de recherche. le solde conventions ou subventions. ■ d’un exécutant pouvant correspondre à la dépense intérieure d’un autre exécutant. la part des mées sont issues principalement (84 %) de la MIRES recherche sont les principaux bénéficiaires de ces ressources propres s’accroît sensiblement en raison de la meilleure prise en compte (graphique 02) et le solde. dans les établissements d’enseignement supérieur et financent 12 % de la R&D du secteur public. Sont classées en dotations budgétaires Ils regroupent les subventions pour charge de service 12 % des ressources mobilisées. tionnels (cf. les établissements d’enseignement supérieur et de Par ailleurs. ayant une activité rieur (MIRES). appels de R&D. En 2016. publiques ou privées. de 12.3 Md€ pour un montant de 0. Elles par des ressources propres. Les et privé. Les EPIC et constituent donc des ressources propres. les ressources de collaborations entre les différents exécutants missions d’intérêt général. l’Inca. La part des dotations budgétaires varie CNES en sont les principaux acteurs. Elles sont principalement constituées de montant équivalent de financements contractuels MIRES. contractuelle. L’étranger désigne les opérateurs dans les établissements publics de recherche. la dépense extérieure pour le secteur des associations (8 %). dans les ressources budgétaires de l’État. contractuelles venant du secteur de l’État. en provenance d’un tiers au titre de contrats. recherche sont classées dans les ressources En 2017. du de son activité de R&D (travaux réalisés en interne aussi financée par des contrats avec des entreprises. des organi- les comptes de la sécurité sociale. mission dont dispose la recherche publique pour l’ensemble publics de la recherche. les organismes publics de recherche.30 Le financement des activités de recherche et développement de la recherche publique En 2015. Parmi les ressources propres. les différents dispositifs d’aide et d’incitation à la Bpifrance ou les collectivités territoriales. la MIRES a mobilisé pour la recherche les EPST (autour de 67 %) que pour les EPIC (36 %).0 Md€ et comptent pour 35 % des financements du secteur la « recherche publique » regroupe les organismes publics de R&D (EPST. des travaux de R&D.8 Md€. catégories R&D (hors crédits impôt recherche) des entreprises reflétant principalement le réseau complexe de colla. en 2015 selon le type d’établissement : elle est plus importante Les autres ressources propres de la recherche publique contre 8 % en 2013 avant ce changement. publics ou privés se trouvant hors du territoire national et les organisations que celle exécutée dans les autres secteurs institu. soit internationales dont l’Union européenne. ainsi à projet…). Le budget total de R&D correspond à la somme de la dépense intérieure de recherche de recherche sans les CHU et les CLCC (77 %). dans les associations (43 %) et les EPIC (13 %). ces montants étaient de 13. public et les crédits destinés à financer la recherche contractuels émanent majoritairement du secteur les dotations de fonctionnement et les universitaire. ministère en charge de la santé ne sont ou sous-traités à l’extérieur) s’élèvent à 20. le plus souvent de nature sations internationales et de l’étranger. contrats.9 Md€. les dotations budgétaires consommées par la recherche publique pour la R&D s’élèvent à près de 13. Par ailleurs. Les ressources contractuelles correspondent aux ressources les agences de financement de projets de recherche.3 milliards d’euros (Md€) et financent 65 % de l’activité totale de R&D des administrations. comme le sont les crédits (tableau 01). appels à projet qui obligent d’enseignement supérieur et de recherche (71 %) et l’exécutant à respecter un programme de tifique et technique. méthodologie) en France et à l’étranger. de ressources qui obligent l’exécutant à respecter un programme de recherche ou et la recherche partenariale associant secteurs public borations qui lie les opérateurs publics de recherche. qui assurent 22 % des ressources mobili. Le secteur des administrations ou de Les ressources propres représentent 7. Ils incluent également le financement des Cette part varie selon le type d’établissement : elle dotations destinées à la recherche. La recherche publique est d’enseignement. MERRI) : elle s’établit à 12 %.7 Md€) (graphique 04) dont près de 30 % dotations d’investissement. Elle bénéficie d’un pas comptabilisées. est un peu plus importante dans les établissements conventions. Le secteur des entreprises englobe les entreprises.4 Les autres financements contractuels proviennent Les dotations spécifiques au titre de et en 2015. de contributions d’autres financements étrangers (graphique 04). Le CEA et le des dépenses de recherche des CHU (crédits ministères. les dotations pour service public. depuis 2014. 4.5 Md€ (tableau 01). EPIC). Les financements de l’État. Il comporte poids des EPIC (52 %) (graphique 03) et très faible vices. à construire un équipement donné. provient des financeurs publics comme l’ANR. les établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche. Les dotations budgétaires consom. public (2. mesures destinées à la diffusion de la culture scien. Elles pro. sées pour l’activité de recherche du secteur public. de référence et d’innovation (MERRI). les institutions sans but lucratif (ISBL) ainsi que les services ministériels civils Le financement de la recherche publique provient les ressources sur contrats participent à hauteur de ou militaires finançant ou exécutant essentiellement des crédits budgétaires de la mission 20 % au financement de la R&D de ce secteur. les centres hospitaliers universitaires et les centres de lutte contre le cancer (CHU et CLCC).5 Md€. car elles sont comptabilisées dans dotations budgétaires de l’État (à 65 %) complétées en provenance de l’Union européenne. on distingue les res. des autres ressources propres. Leur part est structurellement plus importante des doubles comptes.

L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 71 . [2] Les ressources propres des CHU et des CLCC proviennent essentiellement des dotations [2] État. [1] Résultats semi-définitifs.8 466 12. [2] Les dotations budgétaires sont les crédits inscrits pour les établissements au budget de l’État. spécifiques au titre de missions d’intérêt général (MERRI).4 484 48. [3] Y compris les organisations internationales et l’Union européenne. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. il s’agit de dotations consommées. Selon la méthodologie appliquée.6 CNRS 2 539 76.7 1824 7.4 4 542 22.3 10 % publics de recherche Secteur de l’enseignement 5 046 62.2 437 43.5 du Menesr Universités et établissements 55 % d’enseignement supérieur et 4 758 63. enseignement supérieur et institutions sans but lucratif.5 1 005 4 Ressources contractuelles Autres ressources propres sans but lucratif Total recherche publique 13 258 65.8 11219 61.1 3 309 18. en %) France entière France entière Ressources propres 12 % Dotations Autres 23 % budgétaires Ressources ressources [1] sur contrat propres Total en M€ en % en M€ en % en M€ en % en M€ en % Secteur de l’État 8 128 72.5 1264 16.5 EPIC 2 031 55. 03 04 Structure du financement de la recherche publique en 2015 [1] (en %) Origine des contrats reçus par les principaux acteurs du secteur public France entière en 2015 [1] (en M€) Dotations budgétaires Ressources contractuelles Autres ressources propres France entière 100 % Administrations [2] Entreprises Étranger [3] 90 Total recherche publique 80 Institutions 70 sans but lucratif 60 Enseignement 50 supérieur 40 Ministères et autres EPA 30 EPIC 20 10 CNRS 0 Établissements Enseignement CHU et CLCC [2] Institutions sans Total recherche publics et services supérieur but lucratif publique EPST (hors CNRS) ministériels (hors CHU dont organismes et CLCC) 0 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000 3 500 4 000 4 500 5 000 de recherche [1] Résultats semi-définitifs.2 8 049 34.8 650 5.3 36 2 31 1.9 122 21.4 2 442 21.7 158 27.9 7 481 32 de recherche Secteur des institutions Subventions (MIRES) Subventions (hors MIRES) 84 8. Le financement des activités de recherche et développement de la recherche publique 30 01 02 Nature et origine des ressources de la recherche publique 2015 [1] Nature des ressources de la recherche publique en 2015 [1] (en %) (en M€. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.7 3 662 23.4 568 2.2 20 273 100 [1] Résultats semi-définitifs.5 1164 31.3 509 21 115 4.6 1 458 19.4 2 473 12. [1] Résultats semi-définitifs.1 1 386 17.2 Services ministériels et autres établissements 1 757 96.7 1 616 20.7 2 424 12.7 732 22.5 supérieur Grandes écoles hors tutelle 288 50. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.6 EPST (hors CNRS) 1 800 74.1 38 1.

et 32 % à destination des industries de (ETI) est une entreprise qui n’appartient R&D. sous seule sa restriction au territoire français en R&D sont implantées sur le marché international forme de subventions ou de commandes publiques est prise en compte à la fois pour contre 11 % en moyenne pour l’ensemble des PME (tableau 01). elles regroupent 23 % du per. bilan n’excédant pas 2 000 M€. De ce fait. Les PME (y compris les Avant 2008. le plus élevé parmi les PME : 33 % des PME actives charges sociales. moyenne- faible technologie et faible-technologie. les PME mobilisent plus d’emplois : à l’origine 43 % des dépenses de R&D des grandes entreprises • La petite et moyenne entreprise de 16 % de la DIRDE. dont 66 % de chercheurs ou ingénieurs avec 10 %). Les conséquence. Elles manière juridique. les grandes entreprises. entreprise appartient à la catégorie des PME. Les travaux de R&D des PME sont majoritairement çoivent 9 % et les PME 21 %. ■ moyen de la typologie des activités. dans les catégories précédentes. moyenne-haute technologie. nellement plus que celles qui ne font pas de R&D. pour plus des trois quarts. fixée par la Naf rév2. Le décret d’application n° 2008- 1354 de la loi de modernisation de l’économie (LME) de décembre 2008 définit la notion d’entreprise comme la plus petite combinaison La dépense intérieure de R&D des entreprises leurs dépenses internes de R&D. cette dépense (58 %). Au regard de leurs Les industries manufacturières sont classées consacrés aux activités de services : les micro-en. sont la services sont liées aux activités industrielles : il s’agit Le décret fixe quatre catégories d’entreprises : notamment d’activités qui sont externalisées par l’in. En services jouissant d’une certaine autonomie liards d’euros (Md€) en 2015 (tableau 01). lorsqu’elles sont actives en R&D. Les PME (y compris les micro-entreprises consacrées aux services. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES Insee Banque de France 72 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . les ETI sont donc les moins en fonction de leur intensité technologique au treprises y consacrent plus des trois-quarts de ciblées par le soutien direct. scientifiques et techniques. comme la personne consacrent plus de la moitié de leurs dépenses aux activités de services. Depuis 2008. un quart de leurs dépenses de R&D aux activités pas 2 millions d’euros (M€). dépenses de R&D. elles génèrent près de la conseil du 15 mars 1993). Les grandes entreprises perçoivent l’analyse de son activité de R&D et pour la (graphique 03). À l’inverse. l’entreprise était définie de micro-entreprises) réalisent 17 % des dépenses intérieures de R&D des entreprises (DIRDE). les ETI et les grandes entreprises (respectivement industrielles. Les dépenses de R&D que CA n’excédant pas 1 500 M€ ou un l’ensemble des PME (y compris MIC. L’écart est dehors des dispositifs d’allègements d’impôts ou de France sont retenues dans cette analyse. et les ETI en réalisent un moitié des dépenses de R&D des entreprises qui sont l’entreprise est ainsi définie à partir de quart. La part de chercheurs ou ingénieurs dans le moyenne-haute technologie (notamment l’industrie pas à la catégorie des PME. grandes entreprises et réparties de façon plus homo.9 Md€ en 2015. détermination de sa catégorie d’entreprise. Les MIC Au total. dustrie. 251 440 emplois en équivalent temps plein (ETP) et optiques avec 14 % et industrie pharmaceutique • L’entreprise de taille intermédiaire en 2015. et les PME (hors d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de implantées en France (DIRDE) s’établit à 31. pour une entreprise internationale. 71 % de ce montant (graphique 05). les ETI et les grandes entreprises En 2015. les PME (y compris MIC) consacrent annuel (CA) ou un total de bilan n’excédant contre 3 % pour l’ensemble des entreprises de R&D). La micro- En comparaison avec leurs dépenses intérieures de spécialisées. (PME) occupe moins de 250 personnes et a un CA n’excédant pas 50 M€ ou un sonnel de R&D. les ETI en per. sont à destination des industries de haute technolo. électroniques appartiennent à la catégorie des PME. • La micro-entreprise (MIC) occupe moins catégorie d’entreprises qui consacre la part la plus de 10 personnes et a un chiffre d’affaires importante de son chiffre d’affaires à la R&D (7 %. une entreprise qui n’est pas classée Les entreprises actives en R&D exportent proportion. physique ou la société exerçant une activité de production de biens ou de services en vue d’une vente. 68 %) que dans réalisent les ETI sont. c’est-à-dire en Seules les unités légales localisées en quelle que soit la catégorie d’entreprises. mais moins spécialisées que pour les • La grande entreprise (GE) est 63 % et 67 %) (graphique 02). occupe moins de 5 000 personnes et a un personnel de R&D est légèrement plus élevée dans automobile avec 19 %). bilan n’excédant pas 43 M€. s’élève à 2.31 La R&D dans les PME. si les PME (y compris MIC) ne comptent de décision (règlement CEE n° 696/93 du grandes entreprises réalisent plus de la moitié de que pour 17 % de la DIRDE. R&D. Néanmoins. gie (construction aéronautique et spatiale avec 19 %. gènes entre les secteurs d’activité. Quatre ensembles sont définis (OCDE et eurostat) : haute technologie. la R&D dans les entreprises mobilise fabrication de produits informatiques. et non plus juridiques. réalisent les trois-quarts de leur effort dans les industries de haute et moyenne-haute technologie. à l’origine de 58 % de la DIRDE. (MIC)). Ainsi. Le soutien public à la R&D direct. micro-entreprises) la moitié (graphique 04).8 mil. ces activités de critères économiques.

Insee. Banque de France. Pour financer leurs travaux de R&D. (MIC) intermédiaire (ETI) entreprises (GE) Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. en %) 27 7 3 3 3 Soutien public direct à la R&D (en M€) 214 392 251 2 075 2 931 Soutien public direct/DIRD (en %) 20 9 3 11 9 Effectif de l’ensemble des personnels de recherche (en ETP) 13 262 44 950 70 876 122 356 251 444 Effectif de l’ensemble des personnels de recherche (en %) 5 18 28 49 100 Part des chercheurs par rapport à l’ensemble des personnels de recherche (en %) 73 67 63 67 67 Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Insee. Insee. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. les PME bénéficient de Micro-entreprises PME (hors MIC) Entreprises de taille Grandes Ensemble 21 % de l’ensemble des financements publics directs. Insee. 02 03 Chercheurs et personnels de soutien selon la catégorie Part du chiffre d’affaires réalisé à l’exportation en 2015 (en %) d’entreprises en 2015 (en ETP) France entière France entière Chercheurs Personnels de soutien Entreprises de R&D Ensemble des entreprises 90 000 40 % 80 000 35 70 000 30 60 000 25 50 000 20 40 000 15 30 000 10 20 000 10 000 5 0 0 PME (y compris MIC) Entreprises de taille Grandes entreprises (GE) PME Entreprises de taille Grandes Ensemble intermédiaire (ETI) (y compris MIC) intermédiaire (ETI) entreprises (GE) Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. La R&D dans les PME. les ETI et les grandes entreprises 31 01 Les catégories d’entreprises réalisant des activités de R&D en quelques chiffres en 2015 France entière Micro-entreprises Entreprises de taille Grandes (MIC) PME (hors MIC) intermédiaire (ETI) entreprises (GE) Ensemble Dépenses intérieures de recherche (en M€) 1 073 4 180 8 241 18 261 31 756 Dépenses intérieures de recherche (en % du total) 3 13 26 58 100 Intensité de R&D (DIRD/chiffre d’affaires. 04 05 Dépenses intérieures de R&D par intensité technologique Dépenses de R&D et financement public selon la catégorie et catégorie d’entreprises en 2015 (en %) France entière d’entreprises en 2015 (en %) France entière Haute technologie Moyenne-haute technologie Moyenne-faible technologie PME y compris MIC Entreprises de taille intermédiaire (ETI) Faible technologie Autres industries Activités de services Grandes entreprises (GE) 100 % 100 % 90 90 80 80 70 70 60 60 50 50 40 40 30 20 30 10 20 0 Dépenses intérieures Dépenses extérieures Financements publics directs 10 La DIRD des PME représente 17 % de la DIRD de l’ensemble des entreprises. La DERD des PME 0 représente 9 % de la DERD totale. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 73 . Insee.

l’assiette du CIR a été élargie entreprises de moins de 250 salariés et elles reçoivent représentant des montants de dépenses élevés. Le secteur pharmacie-parfumerie-en.7 Md€ au titre des dépenses de recherche. pour des montants petites et de très petites entreprises. Le secteur Conseil et assis. la France se situait à la deuxième entreprises est de 365 K€. mais avec quelques Le renforcement du CIR en 2008 a incité un nombre 120 K€ et la créance de 24 K€. Les dante est de 5. du fait du taux réduit recherche. effectifs. Sa à des dépenses d’innovation relatives aux 31 % de la créance. graphique 01). La créance qui en résulte est désignée par le terme de « crédit d’impôt 118 M€ (2. reçoivent égale. le terme CIR étant réservé au dispositif dans textile-habillement-cuir (voir méthodologie). Taux applicables de 24 300 entreprises déclarent plus de 21. moyenne.0 %). ce plafond. génèrent une créance de ces dernières dans certains gros laboratoires et donc collections. sauf les bénéficiaires de plus CII. La créance totale correspon.2 %) mais deuxième pour la créance (12. éligibles pour poids dans les dépenses du fait de la concentration de liées à l’élaboration des nouvelles les PME communautaires. dépenses : les dépenses de recherche. des dépenses éligibles. Le poids entreprises du secteur textile.9 Md€ (tableau 02). Les dépenses de (13. Les bénéficiaires n’at. Le CIR vient en déduction de l’impôt dû par l’entreprise au titre de l’année où les dépenses ont été engagées.3 %). Près Les dépenses de recherche sont total à la R&D (en ajoutant les subventions). Les PME au sens communautaire part de la créance est de 5. de l’application du taux réduit. de collection et depuis 2013 d’innovation. à l’innovation. le CII est donc majoritairement perçu par publique qui cible un secteur ou un type d’entreprise particulier est soumise au au-delà de 100 M€ de dépenses. Les industries manufacturières reçoivent 30 % de « crédit d’impôt innovation » (CII). croissant d’entreprises à le demander. En 2014. près dépenses éligibles au CII (voir méthodologie). collection génèrent une créance de 50 M€ (0. avec des dépenses moyennes de 195 K€. ont été supprimés en 2013. Le CII est aussi beau- de minimis : une même entreprise peut est en revanche croissante avec la taille de l’entreprise coup plus concentré sur quelques secteurs que le CIR bénéficier d’aides à hauteur de 200 000 € puisque les budgets de R&D sont croissants avec les recherche. derrière Les PME au sens communautaire sont 4 931 à bénéfi. recherche. Le taux applicable entreprises. Même les très faibles) et des modalités de calculs propres au dispositif fiscal. la Russie (montants rapportés au PIB. contre 7. habillement. En 2014.0 % des tretien est deuxième pour les dépenses déclarées Les dépenses de collection visent les dépenses et 97. ou installations pilotes de nouveaux (graphique 03a). la créance de crédit d’impôt recherche (CIR) est de 5. hormis les plus grandes.2 %) et quatrième pour le CIR (11. dans la limite de 400 K€ de dépenses déclarées et reçoivent 19 % de la créance. notamment de teignent donc pas en moyenne le plafond de 400 K€ de veille technologique. le CIR ment une part de la créance supérieure à leur poids respectivement en quatrième et troisième position. En définies à partir du Manuel de Frascati.6 %. Toutes les (11.8 % des opérations de conception de prototypes représentent 65 % des bénéficiaires du CIR recherche dépenses déclarées. relatif aux dépenses d’innovation hors dans les dépenses. dépenses supplémentaires (brevets.9 Md€. Le crédit d’impôt recherche (CIR) est soit un total de 5. son ensemble et à la créance totale. Le CIC est soumis à Plus de 15 600 entreprises sont bénéficiaires du CIR est dans une configuration similaire à la pharmacie la règle de minimis (voir ci-dessous). teur électrique et électronique est le secteur qui déclare aux seules dépenses de recherche sera novation et dépenses de stylisme pour les secteurs le plus de dépenses (14. Contrairement au CIR Au sein de l’Union européenne. 118 M€ au titre des dépenses d’innovation et 50 M€ au titre des dépenses de collection. La créance moyenne des entreprises de services. CIR est composée de trois types de la R&D des entreprises via les incitations fiscales. dépenses d’in. Toutes les catégories de taille ont Le graphique 03b fournit la distribution sectorielle du R&D est souvent désigné par le terme un taux de CIR de 30 %.5 %) et celui qui reçoit le plus désigné par le terme « CIR recherche ». Les industries manufacturières reçoivent 59 % du CIR taux majorés pour les nouveaux entrants L’assiette du CIR est composée de trois types de recherche et les services 38 % (graphique 04). pour les PME communautaires. Parmi celles-ci. de CIR (15. 100 millions d’euros et 5 % au-delà. l’Irlande.32 Le crédit d’impôt recherche. depuis 2013.2 % de la créance. à égalité avec de 87 % des bénéficiaires ont moins de 50 salariés. de 5 000 salariés pour lesquels le ratio de la créance du CII et les services 69 %. en 2014. Elles représentent 17 % des dépenses tance en informatique est troisième pour les dépenses produits. L’industrie automobile collection » (CIC).1 %) tan- par entreprise par an. alors que celle des entre. Le sec. Le CIR a été réformé en 2008 et est calculé depuis lors à partir du volume Selon l’OCDE. La créance moyenne pour l’ensemble des tique reçoit en effet près de 36 % de la créance. Par commodité.5 %). Le secteur Conseil et assistance en informa. une aide aux dépenses est de 24 %. ■ 74 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . les dépenses d’innovation déclarées sont de comme la DIRDE. une mesure fiscale d’incitation à la R&D et. et en première position pour le soutien public cier du crédit d’impôts innovation (CII) (tableau 02). par période de 3 exercices fiscaux.5 Md€ plus grosses PME (100 à 249 salariés) n’atteignent pas en 2014 : 30 % des dépenses jusqu’à de dépenses éligibles. dispositif de soutien à la R&D des entreprises En 2014. les dépenses de recherche représentent 96. Le CIR relatif dépenses : dépenses de recherche. L’assiette du position mondiale en termes de soutien public indirect à prises de moins de 10 salariés est de 50 K€. dis que les services d’architecture et d’ingénierie sont est de 20 %.8 % de ce secteur dans la créance est ainsi inférieur à son cuir (THC) et concernent les dépenses du total) et les dépenses d’innovation. près de 91 % sont des avec de grandes entreprises et des centres de R&D Depuis 2013.

Le crédit d’impôt recherche, dispositif de soutien à la R&D des entreprises 32
01 02
Soutien public à la R&D des entreprises rapporté au PIB dans le monde Entreprises déclarantes et bénéficiaires du CIR
en 2014 (en %) selon le type de dépenses déclarées en 2014 France entière
Italie Nombre de Dépenses Répartition Répartition
Finlande Soutien public direct à la R&D
Soutien public indirect à la R&D Nombre de bénéficiaires déclarées des dépenses Créance des créances
Allemagne déclarants [1] [1] (en M€) (en %) (en M€) (en %)
Turquie via les incitations fiscales
Brésil Recherche 18 188 15 609 20 683 96 5 738 97,2
Espagne Innovation 5 110 4 931 591 2,7 118 2
Danemark Collection 1 135 1 070 272 1,3 50 0,8
Chine Ensemble 24 253 [3] 18 771 [2] 21 546 100 5 906 100
Portugal [1] Bénéficiaire : entreprise bénéficiant effectivement du CIR. il s’agit de l’entreprise déclarante
Rép. Tchèque lorsque l’entreprise est indépendante, et de la mère du groupe lorsque le groupe est fiscalement
Japon intégré. Dans ce dernier cas, les filiales du groupe déclarent le CIR chacune de leur côté et la mère
Pays-Bas bénéficie du cir consolidé de l’ensemble du groupe.
Canada [2] Hors double comptes des déclarants et des bénéficiaires émargeant au CIR au titre de plusieurs
Royaume-Uni types de dépenses.
États-Unis
Autriche Source : MESRI-DGRI-SITTAR, GECIR juin 2017.
Belgique
Irlande
Corée du Sud 04
Fédération de Russie Répartition par secteur des créances de CIR au titre des dépenses de
France
recherche et des dépenses d’innovation en 2014 (en %) France entière
0 0,05 0,10 0,15 0,20 0,25 0,30 0,35 0,40 %
Industries manufacturières Services Autres secteurs
Source : OCDE, Principaux indicateurs de la science et de la technologie (2017-1). 70 %

03a
60
50
Distribution par taille des bénéficiaires du CIR au titre
40
des dépenses de recherche en 2014 France entière
PME communautaires 1 à 249 salariés hors PME communautaires 30
250 à 4 999  salariés plus de 5 000 salariés
100 % 20
90 10
80
70 0
60 Créance au titre de la recherche Créance au titre de l’innovation
50 Source : MESRI-DGRI-SITTAR, GECIR juin 2017.
40
30
20
05
10 Répartition des créances de recherche et d’innovation
0 dans les principaux secteurs d’activité (en %) [1]
Nombre d’entreprises Dépenses de R&D Créance R&D
bénéficiaires déclarées Part de la créance Part de la créance
Source : MESRI-DGRI-SITTAR, GECIR juin 2017. recherche innovation
Industries manufacturières 59,2 30,1

03b Industrie électrique et électronique
Pharmacie, parfumerie et entretien
15,3
11,5
8,7
0,6
Distribution par taille des bénéficiaires du CIR au titre Construction navale, aéronautique et ferroviaire 6,3 0,6
des dépenses d’innovation en 2014 France entière Autres industries manufacturières 5,3 4,9
1 à 9 salariés 10 à 49 salariés 50 à 99  salariés 100 à 249  salariés Services 38,4 68,6
100 %
Conseil et assistance en informatique 12,1 35,9
90
Services d’architecture et d’ingénierie 11,5 11,1
80
70 Commerces 5,1 7,7
60 Autres services 2,9 6,3
50 Autres secteurs 2,4 1,4
40 Ensemble des entreprises 100 100
30 [1] Le secteur d’activité correspond à l’APE déclarée par l’entreprise lors de sa première déclaration
20 au CIR Un travail de réaffectation a été effectué pour les secteurs Holdings et Services de R&D :
10 - Les sociétés mères du secteur Holding ont été réaffectées au secteur d’activité de leur filiale
0 réalisant le plus de dépenses de recherche ;
Nombre d’entreprises Dépenses d’innovation Créance innovation - Les sociétés issues des services de R&D ont été réaffectées d’après leur branche de recherche
bénéficiaires déclarées déclarée dans l’enquête R&D.
Source : MESRI-DGRI-SITTAR, GECIR juin 2017. Source : MESRI-DGRI-SITTAR, GECIR juin 2017.

L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 75

33 Les dépenses de recherche
des organismes publics
En 2015, la dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) des principaux organismes
publics de recherche s’élève à 9,3 milliards d’euros (Md€), en baisse de 0,1 % en volume par rapport à Les données présentées ici sont
2014. Réalisant 51 % de la recherche publique, ce sont des acteurs majeurs de la recherche en France. semi-définitives. Elles proviennent de
Avec 5,7 Md€ de DIRD au total, le CNRS et le CEA civil effectuent près d’un tiers de la recherche l’enquête sur les moyens consacrés à
la R&D en 2015 réalisée auprès des
publique.
administrations qui exécutent des
travaux de recherche : départements
et services ministériels, EPST, EPIC,
établissements d’enseignement supérieur
Huit établissements publics à caractère scientifique de R&D du CNRS et la totalité de celles de l’Ined et de recherche, centres hospitaliers
universitaires et centres de lutte contre
et technologique (EPST) et une douzaine d’établis- et de l’Ipev. D’autres organismes sont davantage le cancer, institutions sans but lucratif.
sements publics à caractère industriel et commer- orientés vers la recherche appliquée comme le CEA
Huit EPST (CNRS, IFFSTAR, INED, INRA,
cial (EPIC) forment les principaux organismes de civil (79 % de ses dépenses intérieures de R&D),
INRIA, INSERM, IRD, IRSTEA) et douze EPIC
recherche. Placés sous tutelle d’un ou plusieurs minis- l’IRSTEA, mais aussi le BRGM, le CSTB et l’INERIS. ou assimilés (ANDRA, BRGM, CEA, CIRAD,
tères, tous assurent une mission de service public et Pour leurs activités de recherche, les organismes CNES, CSTB, IFREMER, INERIS, IPEV, IRSN,
leur principal objectif est de mener des activités de publics n’exécutent pas que des dépenses inté- LNE et ONERA) composent le champ des
recherche, notamment dans des domaines ou pour rieures. Ils font parfois appel à des structures organismes publics de recherche. L’institut
des actions engagées lors des contrats pluriannuels externes dans le cadre de relations de partenariat ou polaire français (IPEV) est un groupement
d’intérêt public depuis 2011, mais il est
d’objectifs et de performance signés avec l’État. En de sous-traitance, comme des entreprises, d’autres traité comme un EPIC dans l’enquête sur les
exécutant plus de la moitié de la recherche publique administrations ou des organisations internationales. moyens consacrés à la R&D. Pour le CEA, les
et près d’un cinquième de la recherche faite sur le ter- Ainsi, en 2015, leurs dépenses extérieures de R&D résultats ne portent que sur la partie civile.
ritoire national (administrations et entreprises confon- s’élèvent à 0,5 Md€, représentant une part, globa- Au sein de la R&D, trois types
dues), ce sont des acteurs majeurs de la recherche en lement faible, de 5 % de leurs travaux de recherche d’activités se distinguent :
France. En 2015, ces principaux organismes publics réalisés en externe (graphique 03). Si le BRGM, le • la recherche fondamentale consiste en
ont réalisé 9,3 Md€ de travaux de R&D en dépenses CEA civil, l’IFREMER, le LNE et l’ONERA réalisent des travaux de recherche expérimentaux
ou théoriques entrepris en vue d’acquérir
intérieures (DIRD). Ceci traduit une baisse de 0,1 % la quasi-totalité de leurs travaux en dépenses inté-
de nouvelles connaissances sur les
en volume par rapport à 2014. Ces organismes exé- rieures avec moins de 5 % de recherche sous-traitée, fondements des phénomènes et des
cutent 51 % de la recherche publique : 30 % pour les le CIRAD, le CNES, l’IRD et l’IRSN sous-traitent plus faits observables, sans envisager une
EPST et 21 % pour les EPIC (tableau 01). de 20 % de leurs travaux de recherche. application ou une utilisation particulière ;
Le CNRS et le CEA sont les deux plus gros orga- Parmi ces dépenses extérieures, les travaux conduits • la recherche appliquée consiste en des
travaux de recherche originaux entrepris en
nismes de recherche français. En 2015, ils effectuent en collaboration avec d’autres administrations repré-
vue d’acquérir de nouvelles connaissances
à eux deux 31 % de la recherche publique (17 % pour sentent 55 % de la DERD en 2015 (54 % en 2014), et dirigés principalement vers un but
le CNRS et 14 % pour le CEA civil). Les autres orga- et ceux avec les entreprises 15 % (13 % en 2014). ou un objectif pratique déterminé ;
nismes sont de plus petite taille : l’INRA et l’INSERM L’ONERA, l’INSERM et l’IRSTEA privilégient le secteur • le développement expérimental
exécutent chacun 5 % de la recherche publique, le public pour faire réaliser leurs travaux (graphique 04). consiste en des travaux systématiques
CNES 3 %. Les autres établissements publics pèsent A contrario, l’IFREMER s’appuie principalement sur les – fondés sur les connaissances tirées de
la recherche et l’expérience pratique et
chacun pour moins de 2 %. entreprises. Enfin, le CIRAD et l’IRD se démarquent produisant de nouvelles connaissances
Certains organismes concentrent leur activité sur la en investissant plus de 95 % de leurs DERD à l’étran- techniques – visant à déboucher sur
recherche fondamentale (graphique 02). En 2015, ger et dans les organisations internationales, du fait de nouveaux produits ou procédés ou à
celle-ci représente 89 % des dépenses intérieures de leurs missions et implantations internationales. ■ améliorer les produits ou procédés existants.

MESRI-DGESIP/DGRI-SIES

76 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018]

Les dépenses de recherche des organismes publics 33
01 03
Répartition de la dépense intérieure de R&D (DIRD) Part des dépenses extérieures de R&D des principaux organismes
des administrations en 2015 (en Md€, en %) France entière publics [1] dans la dépense totale de R&D en 2015 (en %) [2] France entière
Dépense Répartition de la DIRD Répartition
intérieure de des administrations de la DIRD IRD
R&D (en Md€) (en %) (en %)
Organismes de R&D 9,3 51 19 CIRAD
EPST 5,4 30 11
CNES
CNRS 3,1 17
INRA 0,9 5
INSERM
INSERM 0,8 5
INRIA 0,2 1 CNRS
IRD 0,2 1
IRSTEA 0,1 1 IFREMER
Autres EPST 0,1 1
EPIC 3,8 21 8 INRIA
CEA civil 2,6 14
CNES 0,5 3 INRA
ONERA 0,2 1
IFREMER 0,2 1 IRSTEA
CIRAD 0,1 1
Autres EPIC 0,3 1 ONERA
Autres administrations (y compris
8,8 49 18 CEA civil
enseignement supérieur)
Administrations 18,1 100 36
0 5 10 15 20 25 30 %
Entreprises 31,8 64
[1] Principaux organismes publics en termes de DIRD.
Dépense intérieure de R&D 49,8 100 [2] Dépense intérieure de R&D (DIRD) + Dépense extérieure de R&D (DERD).
Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.

02 04
Répartition de la DIRD des principaux organismes publics Répartition de la dépense extérieure de R&D des principaux organismes
par type de recherche en 2015 (en %) [1] France entière publics par grand secteur institutionnel en 2015 (en %) [1] France entière
Recherche fondamentale Recherche appliquée Développement expérimental Administrations Entreprises Étranger et Organisations Internationales

CNRS IRSTEA

ONERA
ONERA

INSERM
INSERM
CEA civil
INRIA
INRIA
CIRAD
INRA
CEA civil
CNRS

IFREMER CNES

IRSTEA IFREMER

0 20 40 60 80 100 % CIRAD
[1] Principaux organismes publics en termes de DIRD - hors CNES, INRA et IRD (données de
répartition non disponibles). IRD
Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. 0 20 40 60 80 100 %
[1] Principaux organismes publics en termes de DIRD.
Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.

L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 77

dans l’économie régionale. Au cours de ces trois années. DGCL recherche est proche de 5 % (graphique 02). Malgré trations) dans le PIB régional. Les financements des collectivités territoriales en La transition vers les nouveaux contrats de plan État. 78 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . la Le champ recherche et transfert de participation se réduit à 11 %. les conseils départementaux. moyenne annuelle de ces dépenses. opérations immobilières) reçoit 30 % des finance. la part. Neuf des dispositifs de valorisation et autres aides à l’innovation) treize territoires régionaux se placent au-dessus de la ont absorbé en moyenne 31 % du budget R&T annuel moyenne métropolitaine pour l’un ou bien l’autre indi- dont près de la moitié en faveur d’une recherche par. L’agrégation des réponses de 2015 des conseils régio- ments. la DIRD de France métropolitaine représente effets de l’inflation. jets État-Région CPER.3 % de son PIB. budget global (graphique 03). Enfin. Ces financements concernent en premier lieu des opérations de Les données proviennent de l’enquête transfert de technologie et l’immobilier en faveur de la recherche. les résultats de la recherche. à développer la culture scientifique et technique. De nouvelles métro. Insee). cateur. À la veille de fusions et 2009. une part éva. plus comparée à la position nationale (graphique 04). En 2015. en moyenne intérieures de R&D des entreprises et des adminis. communautés luée à 8 % de l’effort public en faveur de la recherche. les EPCI à financement propre (métropoles. Chaque région est ainsi provisoires et en base 2010 (source la période de transition vers les nouveaux CPER. en fonction du nouveau périmètre régional. faveur de la R&T représentent. actions de R&T locaux s’élève à 295. la part affec. le conseil général de Mayotte. qu’auparavant. Par la loi NOTRe. La recherche publique (hors ne-Alpes doublent les deux moyennes métropolitaines. dans l’ensemble de leurs dépenses. les intercommunalités de financements R&T comparable à celui de 2009. (R&D) des organismes et services publics participent à hauteur de 16 % à l’effort local natio. les départements n’ont plus à soutenir d’actions en les montants annuels de leurs dépenses en faveur faveur du développement économique.2 % au budget R&T local. en faveur de la R&T des conseils régionaux est rap. [1] L’année 2014 a été une année supplémentaire pour Insee la réalisation du CPER 2007-2013. annoncées. ainsi que les gouvernements de Polynésie tés voient le jour et les compétences des différents En France métropolitaine. Les collectivités territoriales en fonction du nouveau périmètre territorial. Les communes ont trans. Les régions apportent les deux annuelle du MESRI sur les budgets tiers de ces financements. deux tiers sont relatifs au CPER de Corse. de l’Outre-mer. L’effort régional en faveur de la R&T peut également mais également à soutenir la recherche et nal en faveur de la R&T. pole 3. pour retrouver un niveau activités de recherche et développement EPCI se regroupent. en 2015. 34 % du budget R&T de 2013 à 2015. de R&T des collectivités territoriales. 8 % pour l’équipement des laboratoires une moins grande disparité entre les efforts régionaux et 11 % pour l’aide aux chercheurs. être évalué en tenant compte du poids de la recherche l’innovation dans les entreprises. les conseils régionaux ont sensiblement classés parmi les conseils régionaux.34 Le financement de la R&T par les Collectivités Territoriales En 2015. nouvelle et communautés de communes) et les communes. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES celle affectée aux réseaux haut-débit en faveur de la Ministère de l’intérieur. Les dépenses réelles totales des régions Le soutien local à la R&T passe en priorité par des prochée de la part de la DIRD régionale (dépenses sont issues des budgets primitifs (DGCL). Les intercommunalités sont les seconds interlocuteurs locaux. R&T de l’ensemble des conseils régionaux de métro- les transferts de technologie (recherche partenariale. l’évolution des prix la recherche sont inscrits dans les contrats de plan/pro. à favoriser féré leurs compétences dédiées à l’intercommunalité. 2. aussi leur de la R&T se sont consolidés autour de 800 M€. contribuent. En agrégeant les données les transferts de technologie. de Nouvelle-Calédonie sont classés parmi les conseils départementaux. durant les exercices 2008 française et de Nouvelle-Calédonie sont niveaux locaux sont redéfinies. à hauteur de 2. montre de recherche. Pour les mesures « en volume » permettant de corriger les valeurs des de la moitié des financements immobiliers en faveur de En 2015. et le financement en faveur de la est calculée à partir du déflateur du PIB.20 milliard d’euros (Md€) (tableau 01). Le champ d’enquête couvre les conseils régionaux.2 Md€ au financement de la recherche et du transfert de technologie (R&T). Avec un tiers de ce montant concerne la réalisation du nou.5 M€ en 2015. De 2010 à 2014. des dépenses quant à elles. 2007-2013 [1] et moins de 1 % à celui de 2000-2006. à promouvoir leur apport est de 1 %. Elles proviennent de budgets réalisés et sont définitives sauf pour l’exercice 2015 (données semi-définitives).0 % de leurs dépenses réelles totales. Les PIB régionaux 2015 utilisés sont annuelle. à la fois en termes de financement de la tée à la diffusion de la culture scientifique cumulée à R&T et en termes d’exécution de la R&D. syndicats d’agglomération soit 1. Région est progressive. Le financement CPER pour les communautés urbaines. tous niveaux confondus. Il faut attendre technologie (R&T) porte sur l’ensemble des opérations destinées à développer les poles sont créées (loi MAPTAM ) et de nombreuses l’année 2015. les régions renforcent leur poids dans le renforcé leur soutien à la R&T au regard de leur Les trois gouvernements des provinces budget R&T local qui passe à 72 %. Seules les régions Occitanie et Auvergne-Rhô- tenariale ou collaborative. les collectivités territoriales consacrent 1. Ainsi d’agglomération. lois sur la décentralisation : de nouvelles collectivi. La Collectivité Territoriale l’année 2015 débute la mise en place des dernières veau CPER 2015-2020. opérations immobilières qui représentent. avec 850 M€. soit 365 M€ : 11 % pour le soutien aux projets naux.

1 295.5 1 201. Le financement de la R&T par les Collectivités Territoriales 34 01 04 Budget des collectivités territoriales consacré à la R&T L’effort régional en matière d’exécution et de financement territorial de la recherche de 2013 à 2015 (budget réalisé. DGCL et Insee. en %) en volume des budgets R&T et dépenses totales [1] de 2008 à 2015 France entière (en M€.5 5% Part de la DIRD dans le PIB régional (en %) Les dépenses totales proviennent des budgets primitifs des conseils régionaux.5 180.6 841. 3 [2] Établissements publics de coopération intercommunale.6 Normandie EPCI [2] 217. France métropolitaine Île-de-France Provence-Alpes.5 Pays de la Loire Part R&T dans les dépenses totales le cadre du CPER 5 des conseils régionaux (en %) Conseils régionaux 771.5 134. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. en M€) en 2015 France entière France métropolitaine 2013 2014 2015 [1] 7% Ensemble des 1 198. en %) France métropolitaine Budget R&T des conseils régionaux de métropole (en M€ courants) Évolution en volume budget R&T réalisé / n-1 (en %) Non ventilé Évolution annuelle en volume du Budget Primitif / n-1 (en %) 860 20 % Diffusion de la culture scientifique 840 15 820 Réseaux haut-débit 800 10 Transferts de technologie/ innovation 780 5 Aides aux chercheurs 760 Projets de recherche publique 740 0 Équipement de laboratoires 720 publics –5 700 Opérations immobilières 680 – 10 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 [2] 0 5 10 15 20 25 30 35 % [1] Dépenses totales du budget primitif des conseils régionaux (source DGCL).5 financements R&T 6 dont ceux réalisés dans 320. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 79 .5 4 4.1 26.5 203.2 288. Les données R&T et DIRD sont semi-définitives le PIB régional 2015 est provisoire.5 2 2.7 Centre-Val de Loire Bretagne Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Occitanie [1] Données semi-définitives. 2 Bourgogne. Ministère de l’intérieur. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.5 1 1. Insee.8 20.6 866. DGCL.Côte d’Azur Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. [2] Semi-définitif. 02 03 Répartition par objectif du budget R&T des collectivités territoriales Conseils régionaux de métropole .7 Conseils départementaux 180.5 3 3.Franche-Comté Corse Hauts-de-France 1 0 0 0.6 179.Budget R&T en valeur et évolutions (moyenne de 2013 à 2015.5 4 Nouvelle-Aquitaine Communes 29.7 1 252.

Cet objectif regroupe les disciplines qui s’inscrivent des EPST et 48 % de celles des EPIC. grammes ». représente 24 % des crédits. tels que afin de permettre des comparaisons phique 02). poursuivis par les organismes de supérieur et de recherche (universités. L’« Espace » et les « STIC » mobilisent l’innovation et à la R&D. décomposition du budget suivant les priorités scien. à plusieurs objectifs. avec 31 % du budget. organismes sa production. et « Énergie » tandis que l’« Environnement » et la le poste « Participation aux organismes internatio. Ces dépenses regroupent respectivement 5 % et 7 % des crédits budgétaires.5 Md€. qui évalue la totalité des ressources et des dépenses consacrées taires de six départements ministériels englobent les crédits budgétaires sont dédiés pour près de 50 % à l’exécution des travaux de recherche. le budget recherche et développement ments d’enseignement supérieur et de recherche. soit connaissances dans ce même domaine. au titre de subvention pour socio-économique (graphique 04). le concours natio. Enfin. associant les secteurs public et privé. Elle retient 16 chapitres concerne les fonds attribués aux organismes publics Une troisième approche considère la répartition qui sont subdivisés pour une de recherche et développement (R&D). Les R&D dont les finalités sont différentes. en 2017. Une seconde approche des crédits budgétaires per. regroupent le correspondent à la finalité directe des L’analyse des crédits sous différentes perspectives financement ou le soutien à des actions mobilisatrices travaux de R&D considérés.8 Md€ soit 14 % des crédits dans le cadre d’une politique globale de soutien à budgétaires. les crédits budgé. ce qui permet une L’objectif « Avancement des connaissances » charge de service public. différents programmes et organismes européens ou activités de recherche. de moyens budgétaires s’élevant à 1. auprès du secteur des administrations ensemble budgétaire l’essentiel des moyens consa. et par permet une information complémentaire sur les res. met de mettre en relation les moyens dégagés et les supérieur et de recherche. au titre des autorisations d’engagement (AE). La recherche tif « Sciences du vivant » qui regroupe la recherche dans les différents objectifs finalisés conduite dans les établissements d’enseignement sur la santé. le deuxième poste tiques. chimie » représente un ensemble fait une forte liaison avec la poursuite de et bénéficie de 29 % des crédits. EUMETSAT. ment les EPIC et les EPST. but lucratif). et 50 % sont dédiés à la recherche fondamentale. la Mission interministérielle « Recherche et enseignement supérieur » (MIRES) regroupe 13. L’objec. essentielle.9 Md€. recherche fondamentale.8 Md€ de crédits budgétaires viennent abonder les nal d’aide à la création d’entreprises innovantes. finalités des politiques poursuivies. les moyens sont technologique s’élève à 13. LEBM…). grands éta. en moyenne.Vie en spécifiques des différents départements ministériels société » mobilise 1. montre que le premier poste (59 %) l’espace ou la recherche aéronautique civile. correspond approximativement à la rentes constituent. 12 % des crédits.35 Les objectifs socio-économiques des crédits budgétaires consacrés à la recherche En 2017. recherche et du développement technologique. par répartition des crédits et correspondent à des actions spécifiques de soutien avec la nomenclature qu’utilise eurostat budgétaires selon de grands types d’action (gra. ce cas de manière transversale (graphique 03). Ces subventions récur.5 milliards d’euros (Md€). 76 % des ressources tifiques et technologiques des organismes. soit 15 % des crédits budgétaires ventilés par objectif. « Recherche au service des PVD » bénéficient res- naux ». par les organismes publics de R&D et les établisse. de nombreux dispositifs dont iLab. Une enquête annuelle interroge les organismes et départements ministériels destinataires de ces moyens sur le financement public prévisionnel et non l’exécution des La mission interministérielle Recherche et Ensei. tervention et de pilotage s’élèvent à 1. Cette enquête se différencie donc de l’enquête annuelle gnement Supérieur (MIRES) regroupe en un seul internationaux (ITER. ou objectifs « Productions et technologies industrielles » encore le soutien aux pôles de compétitivité. Elles viennent en appui des actions L’objectif « Sciences humaines et sociales . l’agriculture et les sciences de la vie. plus généra. objectifs liés qui traduisent les liens pouvant exister entre des activités de sources budgétaires mobilisées au bénéfice de la lement mises en œuvre par l’ANR et Bpifrance.5 Md€ de crédits budgétaires pour la recherche. Ainsi. la quasi-totalité de l’effort de la recherche civile à la recherche fondamentale réalisée principalement publique (graphique 01). répartis par objectifs principaux qui répartis entre les différents opérateurs de la MIRES. Les dépenses d’in. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 80 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . Près de 90 % de ces crédits sont attribués Les crédits budgétaires Recherche aux opérateurs de recherche et d’enseignement supérieur au titre de subvention pour charge de la MIRES sont ceux inscrits en loi de service public. envisagées dans publics de recherche. physique. recherche dont la spécialité suppose de blissements. rassemble les contributions françaises à pectivement de 740 et de 350 M€. L’objectif « Mathéma. internationales. programmes finalisés représentent 20 % du budget La nomenclature retenue est compatible Une première approche. institutions sans Répartis en huit programmes. 2. pour un domaine ou un objectif particulier. de ces mêmes crédits budgétaires par objectif analyse plus fine (voir annexe). de finances initiale (LFI). (établissements d’enseignement crés par l’État à l’économie de la connaissance. sa diffusion ou sa transmission. Pour tenir compte du fait que les mêmes travaux peuvent concourir simultanément En 2017. écoles) est. Les finalités « Crédits incitatifs » et « Grands pro.

Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. en Md€) Recherche de la MIRES .5 0 0 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.5 Md€ 6 3 5 2. en Md€) France entière France entière R&D fondamentale Grands programmes Crédits incitatifs Sciences du vivant Mathématiques. 03 04 Répartition des crédits budgétaires 2017 Recherche de la MIRES Répartition par objectifs socio-économiques des crédits budgétaires 2017 par grandes finalités (en AE. vie en société Espace STIC Protection et amélioration de la santé Exploration et exploitation de la terre Production et technologies industrielles Énergie Environnement R&D au service des PVD Vie en société et developpement social R&D au service des PVD Défense 7 Md€ 3. physique. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 81 . Les objectifs socio-économiques des crédits budgétaires consacrés à la recherche 35 01 02 Répartition des crédits budgétaires Recherche de la MIRES 2017 Répartition des crédits budgétaires 2017 par grands types d’action par département ministériel (en AE.Objectifs principaux (en AE. chimie Formation par la R&D Production et technologies agricoles Sciences humaines et sociales.5 2 1 1 0. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. en Md€) France entière Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires Fonds des organismes R&D de l’enseignement supérieur Recherche universitaire Énergie.5 4 2 3 1. en Md€) France entière (en AE. Développement durable et mobilité Dépenses d’interventions Participation aux organismes internationaux Finances et Industrie Recherche spatiale Culture Dépenses de pilotage Défense Agriculture 8 Md€ 7 Md€ 7 6 6 5 5 4 4 3 3 2 2 1 1 0 0 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.

rie » (12 %). entreprises correspond à la somme du de la moitié de la dépense intérieure de recherche dits militaires (1. Les tion aéronautique et spatiale » (31 %). près des deux tiers des entreprises. Les flux de finan. de Le financement public des travaux de respond à la somme du financement de la dépense la Recherche et de l’Innovation (MESRI). le financement de la recherche relève pour teurs d’enjeux majeurs (tableau 03).9 Md€. départements En Allemagne (65. et la « Fabrication d’équipements de et les institutions sans but lucratif) complètent le communication » (9 %). quant Ils restent concentrés dans quelques branches de à eux. en 2015. Quatre branches reçoivent plus de la moi- cements entre entreprises de groupes différents tié des financements publics (62 %) : la « Construc- ne représentent que 1. Le soutien R&D des entreprises correspond aux intérieure de R&D et du financement de la dépense public indirect est mis en œuvre au travers de différents versements directs effectués par les extérieure de R&D (DERD) réalisée dans le secteur dispositifs fiscaux et d’avances remboursables (en cas administrations.9 Md€ en 2014 et concernait 24 300 entreprises qui sont les principales mesures du assurent ensemble. Le reste vient de l’étranger. Le niveau de financement par les entreprises en correspond aux contrats de R&D passés avec les France est un peu inférieur à la moyenne des pays organismes publics de recherche et aux dispositifs La dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) correspond aux de l’OCDE (62 %) (graphique 01). et horloge- péenne et surtout les financements publics natio. 89 % de cette dépense (graphique 02a). effectuées peuvent correspondre à des commandes La dépense totale de R&D des Uni en revanche. dispositif fiscal en faveur de la R&D. s’effectue dans le cadre de subventions. d’instruments de mesure. 45 % des financements publics les entreprises sont financés par des ressources pour des contrats de R&D adressés aux entreprises publiques. notamment les cré.2 % en projets ou de contrats soutenant des programmes por. Par l’aviation civile (DGAC) ou à des travaux menés par R&D et du financement de la dépense extérieure de R&D (DERD) exécutée dans contre le Royaume-Uni reçoit le plus fort financement les entreprises et soutenus par des organismes tels le secteur de l’État et du financement de l’étranger 17.6 Md€ (graphique 02b).0 %).2 Md€) par des entreprises situées en France et pour 8 % (2. Le soutien direct travaux de R&D exécutés sur le territoire rieur au Japon (78. de soutien public.6 Md€.9 % des travaux de recherche exécutés dans recherche militaire.9 Md€ et flux de ici.4 %). la « Fabrication organisations internationales et de l’Union euro. direct ou indirect.0 Md€. de la direction générale de financement de la dépense intérieure de (48. scientifique et naux (qui comprend l’État. les entreprises financent moins des administrations (2. financement par des entreprises ou des administrations françaises des travaux de expérimental (DIRD). de navigation. de succès commercial) qui ne sont pas comptabilisés mesures fiscales (dépenses indirectes) telles que le crédit d’impôt recherche Autofinancement à hauteur de 26. Bpifrance.6 Md€ (dont d’impôt recherche) dont les créances se sont élevées entreprise innovante » (JEI) (voir fiche 42) 2. En 2015. Le financement public de la R&D des entreprises recherche réalisés en France ou à l’étranger.9 Md€ au financement des dépenses de R&D des entreprises La dépense nationale de recherche et financement de la R&D.0 Md€. Le dispositif le plus important est le CIR (crédit (CIR) (voir fiche 32) ou le statut de « jeune financement interentreprises pour 6. Il est bien supé. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 82 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] .9 Md€) par les ressources expérimental (R&D) englobe l’ensemble publiques.6 %) et aux États-Unis (64. l’enseignement supérieur technique ». ce qui correspond à 58 % de à hauteur respectivement de 0.5 Md€).6 Md€ (dont 0. Au Royaume.6 %).6 % en France. recherche.1 Md €). l’agence nationale de la recherche (ANR) de la DERD exécutée à l’étranger. Les recherches quelle que soit l’origine des fonds. est financée à 84 % La Recherche & Développement (soit 31.2 Md€ développement (DNRD) correspond au la dépense intérieure de recherche et développement pour l’Union européenne) et de 2. en Corée du Sud (74. les entreprises consacrent 28. d’appels à national (métropole.0 Md€ de ces 6. 5.3 M€ en provenance d’entreprises à l’étranger) à 5. Il ne tient pas compte des de l’État et à l’étranger s’élève en 2015 à 37. Du fait de l’importance des programmes de 7. des activités entreprises « de façon systématique en vue d’accroître la somme des connaissances et l’utilisation de cette somme de connaissances pour de nouvelles applications ». d’outre-mer et collectivités d’outre-mer) 2014). selon la définition du manuel de Frascati 2015. l’« Activité spécialisée. Les flux de financement en provenance proviennent du ministère des Armées (tableau 03). de même qu’en Espagne et en Italie. La dépense totale de R&D des entreprises de 37. La dépense totale de R&D des entreprises qui cor. En 2015. d’entreprises d’un même groupe représentent.6 % contre 7. ou par le ministère de l’Enseignement supérieur. le financement de implantées en France (voir fiche 32).36 Le financement et l’exécution de la R&D des entreprises en France Les entreprises présentes sur le territoire national financent environ 58 % de la dépense intérieure de recherche (DIRD).

Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. [2] La dépense totale de R&D des entreprises correspond à la somme de financement des 04 dépenses intérieures de R&D des entreprises et du financement des dépenses de R&D des entreprises exécutées par le secteur public et à l’étranger. les administrations Le financement de la dépense totale de recherche des entreprises et l’étranger en 2015 [1] (en %) en 2015 (en Md€) France entière Entreprises Administrations [2] Étranger [3] a) Origine des financements de la dépense totale de R&D des entreprises en 2015 (en Md€) [1] [2] 100 % 35 Md€ 90 30 Autres financements 80 25 Autofinancement 70 20 Entreprises tierces 60 15 50 40 10 30 5 20 0 Financements publics Organisations internationales Entreprises 10 et Union européenne 0 b) Financement de la R&D des entreprises par des entreprises tierces en 2015 (en Md€) [1] ss n Es da e Fin ni EU de Fr ] Su ce OC [4] s. sylviculture et pêche 2015 Fabrication production métallique en M€ en % sauf machine et équipement Grands programmes technologiques 458 16 Fabrication d'équipements dont DPAC 316 11 de communication dont Ministère en charge de l’Industrie (STSI) 90 3 Fabrication instruments mesure. 2 [3] Y compris les organisations internationales. Le financement et l’exécution de la R&D des entreprises en France 36 01 02 Part de la DIRD financée par les entreprises. enseignement supérieur et institutions sans but lucratif. dont Ministère en charge de la recherche 112 4 ordinateur et périphérique dont Ministère en charge de l’industrie (hors STSI) et Bpifrance [2] 416 14 Construction automobile dont Ministère en charge de l’environnement et ADEME 44 1 Autres financements (collectivités territoriales et associations) 95 3 Construction aéronautique et spatiale Total des financements publics civils 1415 48 Financements Défense [3] 1517 52 Activité informatique et services d'information Total entreprises 2931 100 Activité spécialisée. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 83 . horlogerie dont CNES 49 2 Financements civils (ministères. en 2015 [1] des entreprises (en %) France entière Financement militaire Financement civil 03 Autres branches Les financements publics reçus par les entreprises en 2015 [1] (en M€. Industrie pharmaceutique 861 29 organismes) Composant. en %) France entière Agriculture. 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 % [3] Ministère des Armées (DGA) et CEA militaire. [5] Données 2014. [2] État. l’étranger est inclus dans les autres catégories. et technique [2] Le STSI est le service des technologies et de la société de l’information du ministère en charge de l’industrie.5 [1] Résultats semi-définitifs. carte électronique.5 Md€ Ch ie 28 e Ét DE is Ro talie e- pa Ja de déra èd Ta Un Ca I Fé ré Al 3 ya at 2. scientifique [1] Résultats semi-définitifs.5 Sources : OCDE. 0. agences de financement.[5] lem 6] ed e ud ine an n um ] [5 5 Ru tio gn n po U [ [ an ïw na uS Co ag lan 3. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. 0 Entreprises Entreprises du groupe Entreprises Entreprises du groupe hors-groupe à l'étranger à l'étranger hors-groupe en France en France [1] Résultats semi-définitifs. 1 [6] Dépenses en capital exclues. Principaux indicateurs de la science et de la technologie (2017-1). Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.5 [4] Données 2013. 1. navigation. Financement public des programmes de recherche militaire et civile Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.

(46 %). les doctorants financés pour personnel de recherche en 2015. les industries manufacturières nombre de chercheurs en ETP. les effectifs de cher. mille actifs en 2015. question. les branches de (388 000 ETP) et le Royaume-Uni (289 300 ETP). Elles repré. Au sein de l’Union européenne. les personnels non titulaires recrutés à un niveau équivalent aux corps 604 700 personnes. « activités spéciali. progressé de 2. Plusieurs pays moins peuplés se appareils de mesure. enseignement.6 % par parmi les personnels de soutien (90 %) que parmi les instruments. les professeurs des Universités. manufacturières (+ 8 %) et les branches « primaire. se place derrière la Corée du la pluralité des activités des chercheurs sées.2).1 % par rapport à 2014 énergie et construction » (+ 15 %).65 en 2009. plus de 600 000 personnes participent à l’activité de recherche en France. derrière l’Allemagne R&D. contre 0. le Royaume-Uni (8. première place avec 1. les personnels sous statut privé (par exemple dans les EPIC) dont activité liée à la recherche en France.8 million de chercheurs en Équivalent temps plein recherche Cinq parmi les 32 branches bénéficiaires de la ETP. dont les deux tiers sont des chercheurs et le tiers des personnels de soutien. situent aux premiers rangs mondiaux.2 % en un an.4 million).).0. ou à la création de nouveaux savoirs . d’un contrat à durée indéterminée. énergie et construction » seulement 3 %. rapport à 2014 et atteint 111 800 ETP. 60 % de l’en. « fabrication d’instruments et (graphique 04). logiciels ou modes opératoires. les entreprises (23 %) que dans les administrations ingénieurs de R&D sont les scientifiques et les ingénieurs travaillant à la conception sant à 0. les chercheurs des entreprises sont recherche et 47 % parmi les chercheurs bénéficient techniciens et personnels assimilés. ils En 2015.8) et les États-Unis (8. 277 600 ETP occupe en 2015 la troisième position en économique bénéficiaires des travaux de Dans les entreprises. horlogerie ». etc. Cette forte chercheurs (70 %). comme chercheurs : les personnels six travaillent dans les entreprises et quatre dans les administrations. les ingénieurs de recherche et les corps (tableau 01). Les femmes représentent 30 % de Dans le secteur public. les chargés de recherche et maîtres de conférences . titulaires de la fonction publique du corps de directeurs de recherche. les chercheurs et « personnel de soutien pour un chercheur » s’établis. ceux des branches MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 84 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . lation active. (+ 20 %) que ceux des branches des industries les fonctions sont équivalentes à celles sentent 428 600 équivalents temps plein (ETP). les attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER).2).7) suel et diffusion » (8 %). nécessaire de raisonner en équivalent temps plein recherche annuel afin de informatiques et services d’information » (12 %). une partie de ces derniers étant Sont considérés comme personnels hausse est principalement due à une meilleure prise des doctorants (graphique 03). Elle est plus faible parmi leur thèse . techniques. en 2015. Dans les administrations. avec 9.8). la France. Ces 32 branches de recherche sont emploient 64 % des chercheurs. construites à partir de la nomenclature service 33 % des chercheurs et les branches « pri.5). il est l’effectif de chercheurs (graphique 02) : « activités Si l’on rapporte le nombre de chercheurs à la popu. et « édition. en 2015.5 % par rapport à 2014. seulement 64 % parmi les personnels de qui y sont directement associés : les Depuis 2002. Au niveau mondial. mais devant l’Allemagne (recherche. Sur dix chercheurs. effectif en progression de 1. théories.37 Les moyens humains de la recherche et développement En 2015. ■ cheurs ont progressé de 12 % . sont identifiés l’ensemble du personnel de recherche mais seulement un quart des chercheurs.7 %).4 chercheurs pour tenir compte des temps partiels et de « industrie automobile » (11 %). Elle est également plus faible dans Dans les entreprises. tandis que le nombre les chercheurs (24 %) que parmi les personnels de de personnels de soutien diminue (. soins. Finlande (13. la France avec de secrétariat. audiovi. modèles. maire.6 million) et les États-Unis (ETP) : pour une évaluation correcte recherche concentrent plus de la moitié (51 %) de (1. des personnels fonctionnaires ci-dessus . essai et navigation. Dans les administrations.56 en 2015. scientifiques et techniques » et « construction Sud (13. Les effectifs sont répartis selon une ou plusieurs branches d’activité semble des chercheurs. participent à une de services ont augmenté plus de 2 fois plus vite ci-dessus . notamment la Sur la période 2011-2015. (9. Taïwan et la Suède (12. les entreprises emploient 165 800 cher. Les chercheurs représentent 65 % du La part des femmes parmi le personnel de recherche équivalents . aéronautique et spatiale » (10 %). le nombre de chercheurs progresse de 1. du potentiel humain de R&D. Cet effectif est en augmentation de recherche sur quatre sont titulaires de leur poste. titulaires sont proportionnellement plus nombreux concepts. Leur nombre a s’élève à 32 % en 2015. le Japon (10. Le ratio soutien (42 %). de soutien à la recherche tous les personnels non chercheurs qui participent en compte des praticiens hospitaliers participant à la Pour les quatre associations répondant à cette à l’exécution des projets de R&D ou recherche clinique dans les CHU. devant la Chine (1.0). l’Union européenne occupe la d’activité française (NAF rév. personnels de bureau et les personnels nistrations et représentent. Les d’améliorer ou de mettre au point des 2.2). les plus nombreux que ceux travaillant dans les admi. plus de trois personnels de mènent des travaux de recherche en vue cheurs en ETP.

[2] Données semi-définitives. équipements périphériques Chercheurs 227 678 232 764 243 533 249 247 258 913 265 466 271 772 277 631 + 2.8 Fabrication d'instruments et appareils de Branches industrielles (2015) État [3] 84 819 84 047 83 431 82 820 82 683 82 362 81 545 80 900 . Les données du graphique présentent les effectifs des 10 branches de recherche les plus Entreprises 91 643 92 190 91 760 90 672 90 047 88 531 86 401 85 599 . 04 Chercheurs en proportion de la population active en 2015 (en ‰) 03 16 ‰ Part des titulaires parmi les personnels de R&D du secteur public et des ISBL en personnes physiques en 2015 [1] (en %) France entière 14 Ensemble Chercheurs Personnel de soutien 12 dont ISBL [2] 10 8 dont enseignement supérieur [3] 6 4 dont État [4] 2 Administrations 0 Co Fin rk e d de Su d Su e Ta de Be wan Ja e Au on an e Ro lema 1] um e ats ni y s na as OC a [2] Po [3] tio U al e R [3] Es ssie Po gne ne Tu lie ge e Ch e ine Pa -Uni u iss qu Fr rich ya gn Ar qui n Ét e-U ra E rtug ma Al ce [ Ita Ca s-B ré lan uS è p log nti DE n d 28 lgi pa u ï r d t ne Da 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 % [1] Données semi-définitives. un changement méthodologique implique une diminution d’environ intitulés « autres branches industrielles » et « autres branches de services ».4 Enseignement 0 40 000 80 000 120 000 21 647 21 805 21 788 22 486 22 972 23 429 27 576 28 233 + 2. disposant des responsabilités et compétences élargies en 2015. Les 22 autres branches sont regroupées sous les Rupture de série.7 Édition. À partir de 2010. essai et navigation. Les doctorants rémunérés et [1] Données semi-définitives.0. dé Fé [2] Cette information est disponible uniquement pour 4 associations (Institut Pasteur.5 Activités spécialisées. [4] Y compris le CNRS.0. attachés temporaires de recherche sont recensés pour tous les établissements.4 supérieur ISBL 2 584 2 860 2 859 2 975 3 426 3 467 3 748 3 587 . À partir de 2014. [1] Données définitives.1 Fabrication d'équipements de communication Entreprises 220 016 225 891 235 588 239 111 246 438 249 991 248 145 251 444 + 1.4 supérieur Activités informatiques et services d'information ISBL 3 036 3 267 2 799 2 830 3 218 3 364 3 554 3 720 + 4.2.8 mesure.5 Autres branches de services État [3] 39 100 38 228 37 816 37 112 36 423 35 794 34 406 33 593 . un changement méthodologique dans les Centres hospitaliers Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. [3] Y compris le CNRS.3 [1] Résultats semi-définitifs. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. audiovisuel et diffusion soutien Administrations 63 331 62 893 62 463 62 573 62 821 62 690 65 729 65 412 . horlogerie Branches des services (2010) Branches des services (2015) Enseignement Industrie pharmaceutique 72 197 71 782 73 079 74 756 76 015 77 503 86 911 88 993 + 2.3 Composants. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. [3] Estimation OCDE.2 Autres branches des industries Administrations 99 305 99 063 99 705 100 807 102 521 104 006 110 029 111 787 + 1. Les moyens humains de la recherche et développement 37 01 02 Personnels de R&D (en ETP) France entière Nombre de chercheurs par branche bénéficiaire de la recherche Évolution en 2010 [1] et 2015 [2] (en ETP) 2015/2014 France entière 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 [1] 2015 [2] (en %) Personnels de Total des industries manufacturières recherche : chercheurs et 382 652 387 847 397 756 402 492 411 780 416 687 423 903 428 643 + 1. Les 23 pays représentés sont ceux qui comptent le plus grand nombre de chercheurs en ETP en [3] Les personnels payés sur fonds propres ne sont recensés que dans les 103 établissements 2015.0. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 85 . universitaires (CHU) due à une meilleure prise en compte des personnels.4 Enseignement Total des services 50 550 49 977 51 291 52 270 53 043 54 073 59 335 60 760 + 2. Source : OCDE. Institut Curie- recherche. ordinateurs. 6 000 ETP dans les administrations. INRS et INTS). cartes électroniques. scientifiques et techniques Personnels de 154 974 155 083 154 223 153 245 152 867 151 221 152 130 151 011 .4.4 supérieur ISBL 5 620 6 127 5 659 5 804 6 644 6 831 7 302 7 307 + 0. Principaux indicateurs de la science et de la technologie (2017-1).9 importantes en terme de chercheurs en 2015.1 Industrie automobile personnel de soutien Construction aéronautique et spatiale Branches industrielles (2010) Administrations 162 636 161 956 162 168 163 380 165 342 166 696 175 758 177 199 + 0. Rupture de série. [2] Données 2014.0.7 Entreprises 128 373 133 701 143 828 148 439 156 392 161 460 161 744 165 845 + 2.6 manufacturières État [3] 45 719 45 819 45 615 45 707 46 260 46 569 47 140 47 307 + 0.

60 % des chercheurs. observé résulte d’un effet de structure : le poids un an. les femmes y représentant plus de 40 % des effec. chacun de ces pays. ou privé.5 point de pourcentage (à champ constant). et spatiale » (17 %). les femmes représentent 32 % de l’ensemble des personnels de recherche et 27 % des seuls chercheurs.voir note méthodologique) et centres de lutte contre secteurs de l’État ou de l’enseignement supérieur. quelle que soit leur quotité de travail en matière de R&D. de l’Inserm. en 2015. le rapport femmes-hommes diffère princi. les doctorants financés (dont les gies du numérique. particulièrement dans les entreprises procédés. En (soit 19 500 personnes physiques) recherche (42 %). ouvriers affectés aux travaux de R&D ainsi que les personnels affectés aux tâches les chercheures sont plus nombreuses que leurs travaillent en entreprise. de produits. Ils incluent également que dans l’aérospatial. de la chimie et de enquêtes annuelles sur les moyens consacrés à la R&D du MESRI. 23 % et 27 % des chercheurs. d’une l’agronomie. 32 % sont « Industrie chimique » (49 %). Les tendances observées sur le territoire français palement par le domaine de recherche. Les chercheurs sont les spécialistes travaillant à la conception ou à la création constituent une proportion plus importante dans les On constate une sous-représentation féminine parmi de connaissances. Dans les entreprises (graphique 03). Par ailleurs. auprès des administrations (établissements d’enseignement En 2015. Pays-Bas et qui participent à la R&D en exécutant des et de l’Inra (graphique 02).4 %) et se maintient à 2014 semi-définitives. environ 600 000 personnes (en personnes collègues masculins dans la branche « Industrie supérieur et de recherche. À l’opposé. (graphique 04). Elles sont issues des de recherche. bénéficiaires d’une convention CIFRE) et les personnels ayant des responsabilités Ainsi. recherche regroupent les techniciens le cancer (CLCC). Au contraire. auprès de 11 000 entreprises (privées ou publiques) et.2 % en prise. 37 % pour les chercheurs. lucratif) que dans les entreprises (23 %). femmes parmi les chercheurs diminue d’environ conduit à comptabiliser 7 500 personnels breuses dans la fonction de chercheures (27 % sont 1. institutions sans but lucratif). Leur proportion est plus sont peu présentes en « Construction aéronautique universitaires et centres de lutte contre importante dans les administrations (46 %) (orga. la part des femmes est de 61 % contre grandissant des chercheurs en entreprise par rapport données semi-définitives 2014 et 2015. centres hospitaliers des femmes (tableau 01). au lieu de 1. tandis que ces proportions à celui des administrations. Ainsi. 19 %. prochent néanmoins de la parité hommes-femmes. Parmi ces personnels de recherche. parmi les chercheurs des centres hospitaliers (CHU au moins 70 % des chercheurs travaillent dans les Les personnels de soutien à la . Le phénomène recherche n’augmenterait que de 0. présente en 2014 une rupture de série. proportion de femmes en entreprise par rapport aux les chercheurs et les personnels Indépendamment de leur secteur d’emploi.38 La parité dans la recherche En 2015. la chimie et l’agronomie. est plus important en administration qu’en entre. 37 % des chercheurs en administration sont des femmes contre 20 % Les données 2015 pour la France sont en entreprise. « Fabrication d’équipements de le cancer. en personnes physiques. services ministériels R&D. Corée du Sud.9 % observé entre les nels de soutien. nismes publics. Les effectifs présentés. À champ constant. les chercheures les plus féminisés étant ceux de la médecine. Les proportions diffèrent selon le domaine semi-définitives. les femmes représentent respectivement tâches scientifiques et techniques sous le sentent au plus 20 % des chercheurs de l’Onera 15 %. un même niveau dans les entreprises. dans les administrations. établissements d’enseignement communication » et « Industrie automobile » (13 %). Estonie et Slovaquie s’ap. les personnels et de l’Inria. elles repré. Les femmes sont semblables à celles des autres pays de l’OCDE. contraste qui n’est pas propre à la France. Dans contrôle des chercheurs. part. au Japon. ou plus. L’équilibre est proche en de recherche. Dans ces trois pays. 86 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . public administrations. les chercheurs. Ce contraste dans la présence fémi. organismes publics et autres établissements publics physiques) ont participé en France aux activités de pharmaceutique » (59 %). la part des femmes parmi les personnels de R&D. effet. parmi les person. la place des Une meilleure prise en compte des personnels de R&D des CHU et CHRU a Les femmes sont proportionnellement moins nom. hommes et femmes sont à parité tifs nationaux de chercheurs. la part des femmes s’accroît sur cette période supplémentaires par rapport aux données nine au regard des qualifications des personnels de dans les administrations (+ 1. nouveaux. Portugal. l’automobile et les technolo. France. de soutien à la recherche (selon les définitions du Manuel de Frascati). de l’Institut Pasteur A contrario. Il faut de R&D en équivalent temps plein des femmes) que dans les professions de soutien à la néanmoins être prudent quant à l’interprétation. de domaines de la médecine. conjugué à une moindre Les personnels de recherche comprennent sont respectivement de 27 % et 20 % en entreprise. La série portant sur les administrations supérieur et de recherche et institutions sans but ainsi qu’en « Fabrication de machines » (9 %). d’autre part. d’animation des équipes de recherche. correspondent aux effectifs au 31 décembre de l’année de référence. de méthodes ou de systèmes débouchés naturels de leurs disciplines de formation. ■ administratives liées aux travaux de R&D. les femmes dont la défense. Au cours de la décennie 2005-2015.

4 [1] Données semi-définitives.9 605 32. Source : OCDE.3 122 26. 04 Part des femmes dans les effectifs de chercheurs de principaux pays de l’OCDE [1] en 2015 (en %) Chercheurs en entreprise Chercheurs en administration Ensemble des chercheurs 50 % 40 30 20 10 0 l [2] stonie vaquie pagne Uni [2] e ] ] ] ] ] ] i 3] e 3] e ce ue 2] ud on a ie vèg Turqu gne [2 énie [2 Italie [2 ark [3 ique [3 ède [3 Chil rie de [ Finland Hong riche [ emagn Fran Tchèq -Bas [ e du S Jap Por tug E Slo Es m e. [3] Données 2013. en %) [1] France entière Chercheurs Personnels de soutien Ensemble du personnel R&D Effectif (en milliers) Part de femmes (en %) Effectif (en milliers) Part de femmes (en %) Effectif (en milliers) Part de femmes (en %) Entreprises 226 20. CLCC) Ensemble des entreprises Inserm Industrie pharmaceutique Institut Pasteur . Principaux indicateurs de la science et de la technologie (2017-1). Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.Paris Industrie chimique Inra Activités spécialisées scientifiques et techniques IRD Télécommunications Ensemble des administrations [2] Construction aéronautique et spatiale Ifremer Composants cartes électroniques Cirad ordinateurs Activités informatiques et services CNRS d’information Établissements d’enseignement supérieur Édition audiovisuel et diffusion et de recherche sous tutelle du menesr Fabrication d’instruments et d’appareils Ifsttar de mesure Cnes Industrie automobile Fabrication d’équipements CEA .8 Ensemble 384 27 221 41.8 348 22.5 99 60. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 87 .Civil de communication Inria Fabrication d’équipements électriques Onera Autres abrication de machines et équipements 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 % 0 10 20 30 40 50 60 70 % Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. La parité dans la recherche 38 01 Effectif total et part des femmes parmi les personnels de R&D en 2015 (en milliers de personnes physiques. 02 03 Part des femmes dans les effectifs de recherche Part des femmes dans les effectifs de recherche des administrations en 2015 (en %) [1] France entière des entreprises en 2015 (en %) [1] France entière Chercheurs Personnels de soutien Ensemble Chercheurs Personnels de soutien Ensemble Centres hospitaliers (CHU.5 Administrations [2] 158 36. [2] Rupture de série sur les données 2014 définitives : Une meilleure prise en compte des personnels de R&D des centres hospitaliers universitaires (CHU) et centres hospitaliers régionaux universitaires (CHRU) a conduit à comptabiliser 7 500 personnels de R&D en équivalent temps plein (soit 19 500 personnes physiques) supplémentaires par rapport aux données 2014 semi-définitives.6 257 45. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Nor P o lo S lo v n em Belg Su Irlan Aut All u e ays o ré a u D a li q P C Roy u b Rép [1] Canada et États-unis : données non disponibles. [2] Données 2014.

formation en école d’ingénieurs. volet biennal de l’enquête annuelle sur les moyens consacrés à la R&D dans les entreprises. l’acoustique. plus du quart des chercheurs en personnes physiques (présent au 31 décembre 2015 ou à la fin de l’exercice autres cadres par sa jeunesse : la moitié des cher. matiques » et « Activités scientifiques et techniques » chercheurs) sont ici comptabilisés lation de chercheurs en entreprise se distingue des emploient.Environnement » ou les parmi les chercheurs de nationalité étrangère (27 %) MESRI-DGESIP/DGRI-SIES « Sciences humaines ». définitives et issues de l’enquête spéciale Les caractéristiques socioprofessionnelles des chercheurs dépendent cependant du secteur de sur les chercheurs et ingénieurs de recherche et développement recherche de l’entreprise. Les jeunes générations sont légèrement comprennent notamment le génie tif. 20 % d’entre de 30 ans sont des femmes (graphique 04 et gra. 226 000 chercheurs (per. techniques » et « Industrie pharmaceutique » (les Le secteur de recherche d’une entreprise La recherche en entreprise permet également la taux de féminité respectifs sont de 24 % et 59 %) est la branche d’activité économique valorisation d’une expérience professionnelle. qui effectuent de la recherche en entreprise. Master (y compris DEA/DESS) est de 17 % en 2015. sont construits à partir de la nomenclature d’activités française (NAF rév. 5 % des chercheurs en entreprise travaillant nieur » et les « Mathématiques-Logiciels-Physique ». principale bénéficiant des travaux de des chercheurs ayant un niveau d’études inférieur à lins. le secteur des bénéficiaires d’une convention CIFRE). leur population a néanmoins discrètement vieilli par Les Sciences de l’ingénieur 2 comprennent notamment le génie civil. vées : 18. expérimental (R&D) dans les entreprises en 2015. de procédés. En entreprise exercent dans les « Sciences sociales ». 12 % des chercheurs en entreprise. concernent principalement les « Sciences de l’ingé. En entreprise. 56 % des chercheurs sont issus d’une « Activités scientifiques et techniques » est celui qui ainsi que les personnels de haut niveau école d’ingénieurs (graphique 02). parmi les docteurs hors Sciences médi. en 2015. les secteurs de recherche « Services infor. les chercheures sont moins souvent ingénieures recherche. En 2015. En quatre ans. En France. En 2015. rapport à 2011. l’électronique. les femmes sont mieux représentées les « Sciences de la Terre . À l’instar des chercheurs hommes. Parmi les chercheurs en entre. le traitement du signal.2). en France sont de nationalité étrangère. on observe cependant de communication ». Les femmes représentent un chercheur sur cinq en Les Sciences de l’ingénieur 1 gnement supérieur ou les institutions sans but lucra. que les hommes dans les secteurs des « Sciences Les activités de R&D menées en entreprise médicales » et « Sciences biologiques ». 3 % des chercheurs en péenne et 29 % de pays du continent africain. (65 %). l’informatique. près de 226 000 chercheurs ont une activité de R&D en entreprise sur le territoire français. Enfin. cheurs est supérieur ou égal à 42 ans. de produits. 8 % (tableau 06). 2 % des chercheurs sont titulaires (46 % contre 59 %). En 2015. les femmes sont au moins aussi nombreuses PhD). Parmi eux. Cette population est plutôt jeune. l’automatique. Alors qu’ils sont emploie des docteurs dans la plus forte proportion ayant des responsabilités d’animation proportionnellement les plus nombreux en recherche (20 %). peu féminisée (à 20 %) et en majorité issue d’une école Les données présentées sont semi- d’ingénieurs. de diplômes étrangers (dont un quart sont de niveau prise. Le poids de filière secteurs de recherche : « Activités scientifiques et l’énergétique et le génie des procédés. La plupart des connaissances. l’ensei. la thermique. Ces disciplines mobilisent plus de trois chercheurs 42 % sont issus de pays membres de l’Union euro- sur quatre (graphique 03). pour le génie des matériaux. En outre. « Appareils de mesure » et les scientifiques et ingénieurs travaillant dans les entreprises un glissement de la population « Industrie pharmaceutique ». à la conception ou à la création de des chercheurs vers les tranches d’âge les plus éle. la un tiers ont obtenu un doctorat après une première 30 % d’entre elles. la moitié d’entre eux étant âgés de de R&D exclusivement ou partiellement). ■ Insee 88 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . entreprise. La popu. eux ayant obtenu un doctorat en Sciences médicales. à eux deux. la photonique et l’optronique. pour les cadres en entreprise dans leur ensemble moins de 35 ans. Comparées à leurs collègues mascu. dans les organismes publics de recherche.7 % des chercheurs ont 50 ans et plus en chercheurs qui détiennent un doctorat en discipline de méthodes ou de systèmes nouveaux 2015 contre 15. Hors disciplines de santé. l’âge médian des cher. en entreprise. les titulaires d’un doctorat ne représentent que plus féminisées : 25 % des chercheurs de moins électrique. Les chercheurs et ingénieurs R&D (ou sonnes physiques) exercent en entreprise. entre les entreprises de deux mécanique des milieux fluides. Les chercheures se partagent. que parmi ceux de nationalité française (20 %). la mécanique. Ils accueillent une population jeune comptable et ayant participé aux travaux cheurs sont âgés de moins de 39 ans contre 42 ans de chercheurs.39 Les chercheurs en entreprises En 2015.5 % en 2011 (la même évolution est de santé travaillent dans le secteur pharmaceutique (y compris les boursiers de thèse rémunérés par l’entreprise comme les observée chez les cadres). des équipes de chercheurs. Les 32 secteurs de recherche la Licence. Dans les secteurs « Équipements Les chercheurs des entreprises sont (graphique 01). entreprise. 12 % des chercheurs sont docteurs et 17 % sont titulaires d’un Master. phique 05). cales.

énergétique. ingénierie du son. enquête R&D. Moins de 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65 ans [3] 2015 données semi-définitives. électronique. Déclaration annuelle de données sociales. Insee. mécanique. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 89 . optronique. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. automatique. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. 39 ans. 42 ans. photonique. génie des matériaux. DADS. 0 thermique. [1] Données semi-définitives. Sciences biologiques Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. traitement du signal. 04 Pyramide des âges des chercheurs dans les entreprises en 2015 [1] 03 Hommes Femmes France entière Répartition des chercheurs en entreprise selon leurs disciplines de 65 ans et plus recherche et part des femmes par discipline en 2015 (en %) [3] 60-64 ans France entière 55-59 ans Tranche d’âge Poids de la discipline Part des femmes par discipline 50-54 ans 45-49 ans Sciences de l’ingénieur 1 [1] 40-44 ans Sciences de l’ingénieur 2 [2] 35-39 ans 30-34 ans Mathématiques-Logiciels 25-29 ans Moins de 25 ans Chimie 40 000 30 000 20 000 10 000 0 Effectif 0 10 000 20 000 Sciences médicales [1] 2015 données semi-définitives. Sciences physiques Gestion et encadrement de la R&D 05 Sciences agricoles Part des femmes selon l’âge pour les chercheurs en entreprises en 2015 (en %) France entière Sciences sociales 30 % Sciences de la Terre-Environnement 25 20 Sciences humaines 15 0 10 20 30 40 50 60 70 % 10 [1] Génie électrique. 5 [2] Génie civil. [2] Âge médian des chercheurs. Les chercheurs en entreprises 39 01 02 Répartition par tranche d’âge des chercheurs Répartition selon le diplôme le plus élevé et par sexe et des cadres en entreprise en 2015 (en %) France entière des chercheurs dans les entreprises en 2015 [1] (en %) France entière Chercheurs [1] [2] Cadres [3] [4] Femmes Hommes Ensemble 20 % 18 Diplôme d’ingénieur 16 Master DEA DESS 14 Doctorat 12 (toutes disciplines) 10 Bac + 2 et moins 8 6 Maîtrise 4 Licence 2 0 Diplôme étranger Moins de 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65 ans 25 ans ans ans ans ans ans ans ans ans et plus 0 10 20 30 40 50 60 70 % [1] 2015 données semi-définitives. traitement MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. informatique. génie des procédés. [4] Âge médian des cadres. mécanique des milieux fluides. 25 ans ans ans ans ans ans ans ans ans et plus Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. [3] 2014.

his. anthro. dentaire ne sont pas prises en compte. les finance- Elle est nettement moins prononcée en Sciences ments relevant d’un organisme de recherche (10 %) exactes et applications (. de la d’entre eux n’étaient pas inscrits à l’université (55 %). Un peu plus 14 565 doctorats ont été délivrés durant l’année civile de 16 800 étudiants se sont inscrits en doctorat pour 2016. thèse (tableau 04). les étudiants CUFR.13 % entre 2009 et 2016. Depuis 4 ans.STAPS). . Plus de la moitié dans les universités et établissements le ministère de l’Enseignement supérieur. disponibles pour 90 % des doctorants.21 % entre 2009 et 2016. La baisse du nombre de nieur non universitaire. La majorité des doctorats finan. Recherche et de l’Innovation (MESRI) recense En font partie les diplômés à l’étranger. 20 % des sciences humaines et huma- de 15 % à ce qu’il était à la rentrée 2009. Le nombre de doctorants est en baisse continue depuis 2009. économie. sciences et techniques des activités physiques cés le sont par des financements publics comme les et sportives . Les CIFRE La baisse des effectifs de doctorants. écoles doctorales menée par le MESRI. au-delà des évolutions Seuls 39 % des étudiants inscrits en première année annuelles en baisse (en 2013 et 2014) puis en hausse de doctorat à l’université étaient inscrits en Master (en 2015) et enfin stable (en 2016) (graphique 05). 72 % des doctorants inscrits en Les thèses qui font partie intégrante de la société (droit. lution touche tous les domaines scientifiques (sauf la Le nombre de doctorats délivrés annuellement a biologie. et les Sciences déclarée ont bénéficié d’un financement pour leur en médecine. En trois ans. en pharmacie et en chirurgie humaines et humanités (lettres. ou d’une collectivité territoriale (7 %). dont la majorité représentent près de 10 % des doctorats financés et est inscrite à l’université. 74 319 étudiants sont inscrits en doctorat. gestion.5 % à ce qu’il un an ou qui étaient inscrits dans une école d’ingé. s’explique essentiellement les financements spécifiques pour doctorants étran- par la diminution des premières inscriptions en docto. La moitié des doctorats relèvent des domaines la première fois à la rentrée 2016. Ces données sont était à la rentrée 2009. ce nombre tions baissent de 29 % sur cette période. tandis que le nombre de doctorats délivrés est stable depuis quatre ans Les données présentées proviennent (14 565 en 2016) après une période de hausse. gers 16 %. doctorants touche principalement les Sciences de la À la rentrée 2016. première année et dont la situation financière est préparation aux diplômes d’État de docteur pologie). Ce nombre est inférieur de 8. sociologie. Communautés d’Universités et d’Etablissements).2 %) (graphique 01). . assimilés (grands établissements. est globalement constant. Cette évo. rat durant cette période (graphique 02).■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 90 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . contrats doctoraux du MESRI (34 %). de commerce. toire. la hausse les sciences de la société où les premières inscrip. L’information sur l’origine des doctorants (tableau 03) est basée sur les données individuelles collectées par le biais du Système d’Information sur le Suivi de l’Étudiant (SISE) qui recense les inscriptions L’enquête sur les écoles doctorales menée par l’année précédente (tableau 03). médecine et santé) et plus particulièrement augmenté de 2009 à 2012. un effectif inférieur scientifiques.40 Le doctorat et les docteurs À la rentrée 2016. arts. nités et 13 % des sciences de la société. a atteint près de 10 %. les écoles d’ingénieurs 74 319 étudiants inscrits en doctorat à la rentrée en reprise d’études après une interruption d’au moins et les écoles de management et 2016. Environ 3 doctorants sur 4 inscrits en première année principalement de l’enquête sur les bénéficient d’un financement pour leur thèse. langues.

4 10.9 8.0 10.3 9.8 9.3 8.9 11.1 69.2 16.1 Doctorants exerçant une activité salariée non financée pour leur thèse 3 098 3 249 3 463 3 545 3 242 2 812 2 772 Part des doctorants exerçant une activité salariée 16.9 33.5 11.2 20.7 17.6 17.7 22.9 7.1 Autres financements (en %) 23.4 22.7 67.5 Financement relevant d’un organisme de recherche (en %) 11.2 32.4 9.6 Convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE) (en %) 9.2 66.5 71.3 13.9 11.3 Allocations d’une collectivité territoriale (en %) 7. médecine et santé Sciences exactes et applications Biologie.2 10. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.2 8. Le doctorat et les docteurs 40 01 02 Évolution du nombre de doctorants Évolution du nombre de premières inscriptions en doctorat France entière France entière Sciences exactes et applications Biologie.9 19.4 7. médecine et santé Sciences de la société Sciences humaines et humanités Situation en 2015-16 2016-17 16 000 Inscrits à l’université [1] 45 14 000 Master 39 12 000 Filière d’ingénieur en université 2 Autres formations universitaires 4 10 000 Non inscrits à l’université [1] 55 8 000 dont écoles d’ingénieurs françaises 3 6 000 [1] Université ou établissement assimilé.9 72. 03 05 Formations suivies en 2015-16 par les doctorants inscrits Évolution du nombre de doctorats délivrés en première année en 2016-17 (en %) France entière France entière Sciences exactes et applications Biologie.6 15.9 Doctorants sans activité rémunérée 2 705 2 824 2 346 2 277 2 081 1 816 1 756 Part des doctorants sans activité rémunérée (en %) 14.9 31.7 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.1 8. 4 000 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.1 17.4 11.5 30.9 23. 2 000 0 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.2 10.5 23.6 31.4 Contrat doctoral MESRI (en %) 31.6 19.9 33.9 9.4 9.1 16.5 16.2 12.6 68.9 9.4 16.4 Financement pour doctorants étrangers (en %) 16.9 16.5 12.3 21. 04 Le financement des doctorants inscrits en première année de thèse (2009-10 à 2016-17) France entière 2009-10 2010-11 2011-12 2012-13 2013-14 2015-16 2016-17 Total des doctorants inscrits en première année de thèse 19 769 19 182 18 232 19 031 18 103 17 158 16 847 Doctorants dont la situation financière est connue 18 564 18 499 17 414 18 227 17 445 16 475 16 391 Doctorants bénéficiant d’un financement pour la thèse (hors doctorants exerçant une activité salariée) 12 761 12 426 11 605 12 405 12 122 11 847 11 863 Part des doctorants financés pour leur thèse (en %) 68.4 18.4 17. médecine et santé Sciences de la société Sciences humaines et humanités Sciences de la société Sciences humaines et humanités 90 000 20 000 80 000 70 000 15 000 60 000 50 000 10 000 40 000 30 000 20 000 5 000 10 000 0 0 2009-10 2010-11 2011-12 2012-13 2013-14 2014-15 2015-16 2016-17 2009-10 2010-11 2011-12 2012-13 2013-14 2014-15 2015-16 2016-17 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 91 .

meilleures conditions d’emploi. très rapidement. de la Conférence des ploi stable se poursuit au fil du temps et 69 % des périodes de chômage. Compte tenu de la qualité des réponses obtenues. un financement spécifique de situation trois ans après l’obtention du doctorat est quel que soit leur lieu de résidence et d’activité. Trois ans après leur soutenance. cette enquête expérimentale sur thèse. Au après leur thèse. Physique. Trois ans après l’obtention de leur thèse. Cette des doctorats et 102 écoles doctorales. L’enseignement supérieur et la recherche académique constituent le premier . Elles sont notamment très favorables pour inégalité est notamment due à la sous-représenta. Par ailleurs. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 92 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . Leur taux d’emploi est faible. l’enseignement supérieur et la recherche Sciences et Technologies de l’information et de la communication (TIC). ont Les doctorants en cours de thèse perçoivent. La progression de l’em. statistiques permettant d’observer la situation professionnelle des docteurs. Leur été interrogés sur leur devenir professionnel 72 % d’entre eux. çais (graphique 04). enquête expérimentale menée début 2016 auprès des diplômés de doctorat en 2012. Sciences économiques et du 22 juillet 2013. les résultats de 2 725 docteurs les docteurs en Sciences de la Terre. et arts. les conditions d’emploi sont très 170 euros à celui des hommes (tableau 03). En application de la loi relative à Les conditions d’emploi sont excellentes en Mathématiques. leur salaire mensuel net médian est inférieur de établissements ou COMUE (communauté d’universités et d’établissements) délivrant Selon les disciplines. espace. très limitée. D’une part. Histoire et géographie. Elles sont plus difficiles en Chimie. Les doc. À l’issue de la elles accèdent moins facilement à l’emploi (. la situation étant contrastée Les docteurs en Chimie connaissent d’importantes selon les disciplines. l’ampleur de la population interrogée a permis la l’obtention de leur thèse. pour En 2012. 34 % dans des activités hors recherche. Langues et littérature. des Sciences de la société et des Sciences humaines d’ingénieurs pour les fédérer dans une l’immense majorité (94 %) des docteurs occupe et humanité.des débouchés pour les docteurs. 90 % le sont (tableau 01). à l’emploi stable (. l’enseignement supérieur et la Cette enquête se distingue doublement des total. les situations sont présidents d’université et de la Conférence docteurs ont accès. le 91 % pour les étrangers. les docteurs font face à l’initiative conjointe du Ministère de l’enseignement supérieur. nationalités et tous âges confondus. Histoire. 14 % sont employés dans la recherche privée. L’expa- A contrario. En revanche. D’autre part. Sciences recherche ont mis en place des dispositifs de la Terre et de l’univers. géographie. bien que le doc. Ainsi. gère en emploi travaillent à l’étranger (graphique 05).4 points) et (dénommée IPDoc) a impliqué 30 (graphique 02). correspondant à 4 889 docteurs sur les docteurs en Mathématiques.3 points) la situation professionnelle des docteurs s’élève à 2 100 € à un an et à 2 300 € à trois ans et au niveau de qualification cadre (. variables. périodes de chômage tout au long de leur parcours 31 % des docteurs de nationalité française ou étran- professionnel. à des difficultés durables et traversent de longues et de l’innovation. de nationalité française ou étrangère. au bout de trois ans. contre 90 % pour les Fran- niveau de rémunération est parmi les plus faibles. déclinaison des indicateurs par discipline en emploi. les établissements d’enseignement supérieur et de gestion. 86 % des docteurs sont pas le seul . En Philosophie l’étranger. toutes nieur. l’accès à l’emploi stable peut être long.des débouchés.41 Le devenir des docteurs trois ans après l’obtention de leur thèse Trois ans après l’obtention de leur thèse. quant à eux. et de gestion. de Langues et littératures ont d’ex. elle. Sciences pour l’ingénieur. Philosophie et art. Les docteurs de nationalité étrangère sont 50 % à des difficultés pour stabiliser leur situation d’emploi. torat constitue un rempart contre le chômage pour Le taux d’emploi à trois ans des docteurs de natio. Seulement 16 % des docteurs occupent un emploi à cellentes situations professionnelles. Sciences du vivant. un an après recherche académique constituent le premier . de l’univers et nalité étrangère est équivalent à celui des Français : ont été retenus dans l’exploitation finale. espace.mais dispositifs existants. Une démarche concertée a vu le jour Un an après l’obtention du doctorat.6 points 2016. les diplômés de Sciences économiques triation des docteurs français est. Enfin. Pilotée par le service statistique 1 460 € mensuel net pendant les trois premières nettement moins favorable que celle des hommes : du MESRI (SIES) au premier semestre années de préparation de leur thèse. occuper un emploi dans leur pays d’origine. à un emploi contrastées pour les docteurs des autres disciplines des directeurs des écoles françaises à durée indéterminée. un emploi de niveau cadre. teurs en Sciences du vivant rencontrent. Sciences et TIC. de la recherche teurs ont un emploi stable. Sciences de l’ingé. 42 % des docteurs sont des femmes. tion des femmes parmi les disciplines bénéficiant des 14 796 diplômés en 2012. 53 % des doc. l’ensemble des docteurs. La part des emplois de Rassemblant 52 % des docteurs en emploi trois ans niveau cadre ne varie pas entre un et trois ans. les docteurs sont 90 % à être en emploi. quel que soit le type d’emploi. le salaire mensuel net médian d’un docteur par rapport aux hommes). et fine.mais pas le seul .

6 86 48.3 7.6 88.4 6.2 61.4 62. des matériaux 81.5 96.6 43.4 67 7.2 94.3 83.9 84.1 94. médecine et santé 87.1 83.8 81.8 97.6 93.6 71.3 42.2 62 93.6 61.6 74.2 52.3 57.8 49.1 80.2 Mathématiques et leurs interactions 95.4 91.4 45.3 8.5 79.5 85.7 60.6 75.9 75.4 Sciences économiques et de gestion 93.2 92.7 56.9 46.3 92.3 8 Chimie et sc.8 4.8 93.1 45.6 57.3 69.5 Philosophie et arts 87.7 93.2 97.8 40.1 98.5 67.6 56.4 89.6 77.9 7.7 49.5 Sciences agronomiques et écologiques 87.3 60 40. démographie 91.3 62.4 10 Histoire.9 52 47.5 6.4 96.3 68.6 33.7 52.1 95.8 71.7 85.8 62.1 80.2 83.4 58.5 81.9 9.8 2 417 2 300 40 interactions Sciences du 90.8 53.2 59.3 89.4 52.5 62.8 47.8 84.1 7.2 62.5 Sciences du vivant 87.2 8.9 87.2 93.4 Sciences juridiques et politiques 92.7 85.9 92.8 64.1 71.2 72.1 93.8 41.8 95.2 52.2 98.2 7.1 47.3 63.3 6.4 89.1 Sciences pour l’ingénieur 94.4 Sciences de la société 92.5 57.8 Sciences sociales.6 75.9 75.1 68.6 Toutes disciplines 90.8 58.6 93.5 55.6 49 49.9 94.0 90.2 91.9 50.1 65.4 94.5 2 333 2 229 10 humanités Sciences de 93.6 57.9 53.3 88. 03 05 Situation d’emploi par discipline des hommes et des femmes 36 mois Docteurs en emploi travaillant à l’étranger selon la nationalité après leur diplôme de doctorat France entière 36 mois après leur diplôme (en %) France entière Part des docteurs Part des docteurs Part des docteurs Taux d’emploi des en emploi stable occupant un emploi dans le secteur Salaire mensuel net 70 % docteurs (en %) (en %) de cadre (en %) académique (en %) médian (en euros) 60 Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Sciences 50 et leurs 93.8 89.9 46. sociologie.1 9.8 78. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.4 96.6 91.5 56.8 98.5 59.4 86.6 96.7 93.5 53.9 92.5 52 2 417 2 250 nationalité étrangères Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.3 78.1 88.9 51.5 6.4 49.4 65.1 98.6 59.1 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.1 92.9 78.6 53 5.2 Sciences de la terre et de l’univers.1 Langues et littératures 93.8 69.1 66.6 45.1 87.8 51. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 93 .5 6. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.8 91 76. espace 92.2 Sciences humaines et humanités 90.1 70.5 72.8 93.9 74.6 52.9 91. géographie 85.9 92. 02 04 Salaire mensuel net médian des docteurs par discipline 12 et 36 mois Taux d’emploi des docteurs de nationalité française et étrangère après leur diplôme de doctorat France entière par discipline 36 mois après leur diplôme de doctorat (en %) France entière Salaire 36 mois après le diplôme Salaire à 12 mois après le diplôme Français Étrangers 2 400 € 100 % 2 350 90 2 300 80 2 250 70 2 200 60 2 150 50 2 100 40 2 050 30 Sciences et Sciences Sciences humaines Sciences Toutes disciplines Sciences et Sciences Sciences Sciences Ensemble leurs interactions du vivant et humanités de la société leurs interactions du vivant humaines et de la société humanités Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.5 50.4 91.7 84.1 52.8 8.6 87.4 56.5 48.2 8.8 46.1 90.2 67.4 88.7 Biologie.1 35.3 45.4 92.3 92.3 2 500 2 333 0 la société Français Double Nationalités Ensemble Ensemble 92.3 53.9 94.8 96.4 63.2 Sciences humaines 91.4 74 62.3 95.9 86.8 50. Le devenir des docteurs trois ans après l’obtention de leur thèse 41 01 Situation d’emploi des docteurs par discipline 12 et 36 mois après leur diplôme de doctorat France entière Taux d’emploi des docteurs Part des docteurs en emploi Part des docteurs occupant un Part des docteurs dans le Nombre (en %) stable (en %) emploi de cadre (en %) secteur académique (en %) de mois 36 mois après 12 mois après 36 mois après 12 mois après 36 mois après 12 mois après 36 mois après 12 mois après passés au le diplôme le diplôme le diplôme le diplôme le diplôme le diplôme le diplôme le diplôme chômage Sciences et leurs interactions 91.9 2 350 2 167 30 vivant Sciences 20 humaines et 91.8 85.3 Sciences et TIC 93.9 93.5 84 54.6 56.6 Physique 89.

En outre. Ce montant représente 18 % de d’activité économique bénéficiaire des travaux de R&D. audiovisuel 20 salariés. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 94 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . En quatre ans. et diffusion » (graphique 04). ce En 2015. en forte hausse sur les années récentes (700 millions d’euros partir de l’enquête annuelle sur les moyens en 2011).6 pour les entreprises de moins de concernent essentiellement des activités de services. De ce fait. Les JEI réalisent ments publics. bénéficient les JEI (plafonnement des de ce dispositif. par ordre décroissant de dépenses de R&D y occupent en moyenne 2. Outre les financements prises de moins de 20 salariés actives en R&D et publics. Ce montant est en hausse de 18 % L’essentiel des financements directs perçus par les exonérations par établissement et par entre 2014 et 2015. La branche « Activités En raison de leur statut (cf. Elles mobilisent en moyenne R&D) (graphique 03). même si leurs dépenses . contre 1. mènent des travaux de R&D. ministères et organismes publics. 4 % de leurs dépenses totales de R&D) et 49 M€ Les JEI emploient une part importante de leur per. Elles se concentrent essentiellement dans des branches de services. programmes technologiques. pour leurs travaux 250 salariés. et l’« Édition. contre 69 % pour les entreprises de nalisent des travaux de recherche à des organismes moins de 20 salariés actives en R&D. soit 42 % de leur effectif total. scientifiques et techniques » sont des entreprises de taille modeste : neuf JEI sur 84 % des financements publics reçus par les JEI regroupe principalement les activités de recherche et développement ainsi dix emploient moins de 20 salariés. tous Comme dans l’ensemble des entreprises de moins de niveaux de qualification confondus. soit une hausse moyenne de 15 % par entre. Ces trois branches de Les JEI coopèrent fréquemment avec les autres recherche concentrent 82 % des dépenses internes acteurs de la recherche : 39 % d’entre elles exter. méthodologie). A contrario. selon l’Acoss. les JEI perçoivent 56 M€ pour leur activité elles consacrent en moyenne une part beaucoup plus de R&D en provenance d’entreprises implantées en importante de leur chiffre d’affaires à leurs dépenses France (soit 15 % de leurs ressources externes et internes de R&D (tableau 01). La liste des entreprises exonérées de charges sociales au titre du dispositif JEI est fournie par l’Acoss et le montant des exonérations est disponible dans le Rapport d’activité thématique 2015 En 2015. consacrés à la R&D dans les entreprises en 2015.42 Les jeunes entreprises innovantes Le statut de jeune entreprise innovante (JEI) a été créé pour favoriser la création et le développement des PME qui conduisent des travaux de R&D. en raison de la suppression du JEI pour leur activité de R&D (hors mesures fis.Conjoncture et financement de l’Acoss Une réforme en Loi de finances 2011 a 1 300 à la création du dispositif en 2004) bénéficient extérieures restent faibles. ou des organismes publics). les JEI entreprises de moins de 20 salariés (tableau 02). on enregistre une croissance de En 2015. elles reçoivent ainsi 260 M€ de finance. les trois premières activités de recherche personnel est plus qualifié.2). décrite ici en 32 postes 1 113 millions d’euros (M€) de dépenses intérieures leurs dépenses totales de R&D (y compris l’achat construits à partir de la nomenclature de R&D en 2015 et emploient 14 968 personnels de de travaux de R&D réalisés par d’autres entreprises d’activités française révisée en 2008 R&D en équivalent temps plein (ETP). 20 salariés menant des travaux de R&D. les « Activités informatiques des JEI. les JEI. scien- et représentent en moyenne 53 % de l’effectif total tifiques et techniques ». les JEI réalisent des dépenses internes cements liés à la Défense et aucun lié aux grands de R&D plus importantes que l’ensemble des entre. 3 487 entreprises (contre publics ou à des entreprises. recherche) sont des financements publics (71 %). salarié).1 milliard d’euros. prises qui emploient moins de 20 salariés et mènent comme les entreprises de moins de 20 salariés qui des travaux de R&D.8 emplois en ETP internes engagées : les « Activités spécialisées. de R&D des JEI. il est correspondent à des crédits incitatifs émanant des que les services d’ingénierie. La dégressivité de l’exonération mécanisme de dégressivité à compter du 1er janvier cales telles que le dispositif JEI ou le crédit d’impôt à compter de la quatrième année d’application a été supprimée en 2014. sources externes et 3 % de leurs dépenses totales de riés sur cinq en 2015). prise. spécialisées. La branche de recherche est la branche près de 30 % de ces exonérations. Chercheurs et ingénieurs des JEI sont. leurs dépenses intérieures Les données présentées sont estimées à de R&D s’élèvent à 1.8 dans les entreprises de moins de et services d’information ». les travaux de R&D menés par les JEI de R&D. 3. 2014. En 2015. contre 12 % pour les (NAF rév. reçoivent peu de finan- En moyenne. en provenance de l’étranger (soit 13 % de leurs res- sonnel à des activités de R&D (près de quatre sala. contre 2.8 emplois en équivalent temps plein (ETP). Cette proportion n’est que diminué les exonérations sociales dont de 164 millions d’euros (M€) d’exonérations au titre de 32 % pour les entreprises de moins de 20 salariés. intéressant de les comparer à l’ensemble des entre.

9 60. Effectif moyen Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. scientifiques et techniques 70 Activités informatiques et services d’information 60 Édition.6 66. 20 essai et navigation.28 0.0 R&D/Effectif de France entière R&D (en % ) Financements publics En provenance de l’étranger Intensité Chercheur et En provenance d’autres entreprises implantées enFrance 100 % en R&D ingénieur de des R&D/Effectif 80 53.09 0.8 1.9 4.7 0.7 70.8 2.6 51.7 10.9 66.0 29. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 95 .1 ayant une DERD [3] (en %) > 0 (en %) [1] Les mesures fiscales comme les exonérations de cotisations sociales ou le crédit d’impôt DERD moyenne 0. cartes électroniques.1 12.0 2.8 5. selon l’effectif salarié au 31 décembre 2015 au 31 décembre 2015 Moins de De 20 à 250 salariés Moins de De 20 à 250 salariés JEI 20 salariés 249 salariés et plus Ensemble JEI 20 salariés 249 salariés et plus Ensemble Financements publics reçus (en M€) 260 283 397 2 252 2 931 Dépenses DIRDE moyenne Financements publics [1] reçus par 0. Personnels Effectif moyen [3] La dépense totale de recherche comprend l’exécution de la recherche par les entreprises 3.0 recherche [1] Autres financements civils [2] 12.4 42.1 de R&D de R&D (en ETP) et la sous-traitance de travaux de R&D. horlogerie Industrie chimique 10 Autres 0 JEI Moins de 20 De 20 à 249 250 salariés Ensemble salariés salariés et plus Seules les 4 principales branches de recherche pour chaque catégorie d’entreprises sont présentées. JEI Moins de De 20 à 249 250 salariés Ensemble 20 salariés salariés et plus Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.5 11.12 0.0 et ingénieurs en ETP Chercheur et 03 ingénieur de Financements reçus par type d’entreprises en 2015 (en %) 72.0 83.69 recherche ne sont pas incluses (en M€) [2] Financements en provenance des collectivités territoriales et des associations.0 0.8 65.6 3.5 4.9 20.0 47.2 3.6 8.17 5. Acoss-Ursaf.8 4.2 15.6 6.3 81.21 0.8 60 effectifs salarié (en %.8 1.7 6.1 8. ordinateurs.4 6. Les jeunes entreprises innovantes 42 01 02 Caractéristiques des entreprises par type d’entreprises en 2015 Financements de la DIRDE par type d’entreprises en 2015 France entière France entière Ensemble des entreprises ayant une activité Ensemble des entreprises ayant une activité interne de R&D.07 0.3 64.3 16.18 0. 30 équipements périphériques Fabrication d’instruments et appareils de mesure.74 0.28 0. de chercheurs 2. Acoss-Ursaf.3 38. selon l’effectif salarié interne de R&D.9 4. 0 Sources : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. audiovisuel et diffusion Industrie pharmaceutique 50 Construction aéronautique et spatiale Industrie automobile 40 Composants.2 Part des Part des financements publics reçus entreprises dans la dépense totale de recherche 17.5 2.0 39.4 16.0 Effort de Crédits incitatifs 84. personnes 40 physiques) 20 [1] Ratio DIRD/chiffre d’affaires.88 14.6 65.9 38.7 101.35 1.22 (en M€) Grands programmes technologiques 0.2 5.18 1.5 13.4 11. Acoss-Ursaf. 04 Dépenses intérieures de R&D par branche de recherche et type d’entreprises en 2015 (en %) France entière 100 % 90 80 Activités spécialisées. Acoss-Ursaf.9 32.91 de R&D (en M€) nature de financement (en %) DIRDE médiane Défense 3.

les chercheurs sont clairement majo- En matière d’effectifs. l’Ifremer. peu plus de la moitié des entreprises du domaine ENGEES. Cependant. Au total. Parmi les établissements publics Irstea. soit 2. coles que pour l’ensemble des entreprises engageant du côté public. Montpellier SupAgro. la réparti- R&D agricole du secteur public sont employés par tion est équilibrée entre chercheurs et personnels de l’INRA. contre 175 au IAA dans l’ensemble du secteur agricole est bien plus global pour les entreprises de R&D. dans les organismes publics et 43 % en entreprise. entre le secteur agriculture. objectifs socio-économiques des crédits (644 M€. soit 55 % de la R&D agricole privée) La spécificité forte des entreprises du secteur budgétaires destinés à la recherche de devance celle du secteur ASPA (voir tableau 01). 6 % des entreprises ayant une agricole. de chercheurs.9 % en volume) de la part des entreprises. Agro Campus vaux de R&D agricole (graphique 02). les données sont élaborées et aquaculture (ASPA) et le secteur de l’industrie par contraste une proportion plus élevée que dans les à partir de l’enquête sur la répartition par agro-alimentaire (IAA). dont 36 % Les dépenses de R&D dans ces deux prises et celle du secteur public sont quasiment équi. Dans ce domaine de recherche spécifique.1 Md€ dans la recherche agricole en 2015 : ses dépenses sont présentés dans cette fiche : en hausse de 1. dans le secteur des IAA. Inria. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 96 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . Enfin dans le secteur école agricole (soit 1 300 ETP). prises emploient quant à elles 9 700 ETP en R&D Personnels de soutien : personnels de En 2015. pêche et aquaculture La part des dépenses de R&D agricole des entre. 22 300 ETP sont impliqués dans des tra. avec 818 M€ dépensés pour la R&D agricole. les entreprises du domaine IAA sont en exécutent de la R&D agricole. Au total. secteurs agricoles entrent en compte valentes (respectivement 51 % et 49 % des efforts Toutes catégories de personnel confondues. comptent au moins 50 salariés (graphique 02) et activité : Agro ParisTech.43 La R&D au service de l’agriculture En France. Les dépenses de de recherche en entreprise (en ETP). ENSP Versailles- Marseille. ASPA est leur relative petite taille : en effet elles ne la mission interministérielle recherche et enseignement supérieur (MIRES). l’Inra est le principal contri. dont 42 % de chercheurs . général de grandes structures : 60 % d’entre elles suivantes participent également à cette Au total. en 2015. Dans le secteur public. les moyens R&D (effectifs. Cnes et Ifremer important. Globalement. les ouvriers et est stable par rapport à 2014. sylviculture. Cette proportion alors qu’ils forment globalement 66 % des effectifs suivantes : les techniciens. le secteur public investit 1.3 Md€. le soutien comprend les catégories de personnel recherche agricole (graphique 03). les trois quarts des ETP en ritaires (66 %). un Ouest. • ASPA : agriculture. de R&D dans le domaine agricole) (tableau 01). atteignant 70 % du nombre total d’entités A contrario. IRD. La répartition entre chercheurs et techniciens est soit 74 % de l’ensemble des dépenses publiques nettement plus équilibrée dans les entreprises agri- consacrées à ce domaine. l’Inra à lui techniciens). plus de 22 000 ETP sont consacrés à la R&D • IAA : industrie agro-alimentaire agricole en France. les dépenses de R&D agricoles représentent 4. CNRS. Cette proportion est stable par rapport à l’année précédente. Le secteur En ce qui concerne les entreprises. les personnels de soutien dominent (61 % 12 600 ETP se consacrent à la R&D agricole dans le d’ETP en soutien. dont 57 % seules 20 % ont moins de 20 salariés. dépenses) malgré un fléchissement entre 2014 et 2015 (. et un temps plein de R&D sur dix relève d’une soutien (52 % de chercheurs). Agro Sup Dijon. ENFA Toulouse. le poids des comptent que 82 salariés en moyenne. les personnels de soutien représentant Pour le public. les entre. pêche secteur ASPA.0. ASPA sont dans cette dernière tranche d’effectifs. ENV Alfort. l’Irstea et enfin le CNRS. Pour consacrés à l’agriculture relèvent de deux secteurs économiques distincts sa part. Inra. activité interne de R&D engagent des dépenses de concentration en chercheurs est relativement faible : hors chercheurs. ces dernières. des entreprises et le secteur public contribuent à hauteur équivalente à ces dépenses de R&D. Cirad. en nombre d’entreprises. Les autres contributeurs. dans le calcul de l’agrégat de la DIRDE. ils ne sont que les personnels administratifs directement recherche agricole des entreprises se répartissent 52 % dans le secteur de l’IAA et à peine 40 % dans le associés aux programmes de R&D. seul consacre 9 300 ETP à ce domaine. En entreprise. en France.6 % de l’ensemble des dépenses de R&D. La part de l’IAA en dépenses autres domaines de recherche (graphique 04). ENITA Bordeaux. VetAgro Sup. ASPA. ONIRIS. en 2015. sylviculture. sont. dont 41 % pour les seuls ETP secteur public. ENV Toulouse. Les écoles actives dans le domaine considéré. par ordre décroissant : les des dépenses de R&D (fiche 44_05) : alors que dans écoles agricoles. buteur.2 % en volume sur un an. la recherche faisant partie de l’équipe R&D.

et alimentaires pêche et aquaculture [1] Résultats semi-définitifs. sylviculture. sylviculture. Industries agricoles ayant une activité du secteur agricole sylviculture. et alimentaires 30 interne de R&D pêche et aquaculture Tous secteurs R&D Industries agricoles Agriculture. ENFA Toulouse. ENITA 03 Bordeaux. Cirad. ENSP Versailles-Marseille. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 97 . Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Montpellier SupAgro. économiques des crédits budgétaires destinés à la recherche de la mission interministérielle recherche et enseignement supérieur (MIRES). 0 5 000 10 000 15 000 [2] Résultats semi-définitifs pour 2015. pêche et aquaculture (ASPA) 508 520 Ensemble Ensemble 2 246 2 273 [1] Résultats définitifs pour 2014. [1] Résultats semi-définitifs. Le champ inclut les écoles agricoles : Agro ParisTech. Inria. [3] Les données sont élaborées à partir de l’enquête sur la répartition par objectifs socio- Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. AgroSup Dijon. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. AgroCampus Ouest. France entière Moins de 20 salariés Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. ONIRIS. ENV Alfort.Industries agricoles et alimentaires (IAA) 654 644 . [1] Résultats semi-définitifs. De 20 à 49 salariés De 50 à 249 salariés 250 salariés et plus 100 % 90 05 Répartition par domaine de R&D des catégories de personnels R&D en 80 2015 en entreprise (en %) [1] France entière Chercheurs Ouvriers Techniciens Personnels administratifs 70 100 % 60 90 50 80 40 70 30 60 20 50 10 0 40 Ensemble des entreprises Ensemble Agriculture. Inra. La R&D au service de l’agriculture 43 01 02 La dépense intérieure de recherche et développement agricole Effectifs de R&D agricole dans les organismes et établissements publics en 2014 et 2015 (en M€) et les entreprises en 2015 (en ETP) [1] France entière France entière Chercheurs 2014 [1] 2015 [2] Entreprises Personnels Organismes et établissements publics [3] 1 084 1 109 de soutien dont Inra 818 818 Organismes et Entreprises 1 162 1 164 établissements publics Secteurs agricoles . Part de la DIRD agricole dans l’ensemble de la DIRD en 2015 (en %) [1] VetAgro Sup. Cnes et Ifremer. Les établissements publics suivants exécutent de la R&D agricole : Irstea. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. ENV Toulouse. CNRS. France entière R&D agricole Autres branches de recherche 100 % 90 80 70 60 50 40 30 04 20 10 Répartition des entreprises par domaine de R&D 0 par tranche d’effectif en 2015 (%) [1] Organismes et établissements publics Entreprises [1] Résultats semi-définitifs. IRD. ENGEES.Agriculture.

à 2. données 2014) et en Finlande les entreprises pour chaque domaine. et pour celles actives en Le domaine de recherche est une activité de recherche transversale qui peut être deux domaines s’élève à 3. une entreprise active en R&D sur cinq engage des dépenses intérieures de R&D dans les domaines des nouveaux matériaux ou des nanotechnologies. part (en %) des dépenses intérieures de R&D qu’elles consacrent aux nouveaux matériaux et aux nanotechnologies. Les entreprises spécialisées dans ces deux domaines les technologies permettant de En 2015. manipuler. données 2013). entreprises spécialisées en nanotechnologies pèsent Les entreprises actives dans le domaine des nou. et aux États. ces domaines lorsqu’elle lui consacre une Les trois cinquièmes du montant total des dépenses semble des entreprises de R&D). pour l’ensemble des d’activités française révisée 2 (NAF rév2). domaine de recherche ont moins de 50 salariés. d’activité économique bénéficiaire des recherche dans le domaine des nouveaux matériaux 50 % des entreprises actives en nouveaux matériaux travaux de R&D. soit 16 % de l’ensemble de ces rie est plus fortement représentée en Allemagne. ce sont donc de plus petites recherche. 3 % des entreprises de R&D sont impli. La dépense de recherche Les données sont tirées de l’enquête sur globale associée à ces deux domaines s’élève à 3. soit 10. qu’ils soient nouveaux pour le dans ce domaine spécifique . en nanotechnologies (63 %) sont consacrés à la Les entreprises spécialisées en nouveaux matériaux Une entreprise est dite spécialisée branche « Composants. aux nouveaux matériaux. stable sur un an. Depuis 2000. Ce mon. Cette part est R&D. selon matériaux (tableau 01). Par ailleurs. ordina. décrite ici en 32 postes construits à partir de la nomenclature ou celui des nanotechnologies. soit 0. part de ses dépenses internes de R&D. Avec 420 M€. entreprises de R&D. pour un montant global de 800 millions les entreprises spécialisées en nouveaux matériaux taille (moins de 100 nanomètres).6 Md€ en 2015. Elles consacrent la quasi-totalité de leur DIRD. de plus petites structures que l’en. en hausse sur un an (la branche ne représentait que soit 1. Elles consacrent également la quasi-totalité petites structures : elles ne sont que 32 % à avoir de leur DIRDE. les travaux de R&D (dépense intérieure de R&D des entreprises). La recherche. soit 23 % de leur DIRDE glo. en moyenne. Cette proportion est comptent au moins 50 salariés . En 2015. Deux domaines sont étudiés bale. • les nanotechnologies.44 La R&D en nouveaux matériaux et en nanotechnologies dans les entreprises En France. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 98 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . en 2015. l’industrie Unis (69 %. exécutée dans plusieurs branches de en 2015. 61 % des entreprises actives dans ce relever de plusieurs domaines de En 2015. Les 61 % des dépenses en 2014).6 %). marché ou pour l’entreprise. d’euros investis. (59 %. 20 % des entreprises ayant une activité l’ensemble des entreprises de R&D et 48 % pour La branche de recherche est la branche interne de R&D en France engagent des dépenses de celles actives en nanotechnologies. En revanche. en 2015. données 2014). qui regroupent automobile rétrograde à la sixième place.5 % de l’ensemble de la et 52 personnes pour les entreprises spécialisées en Une entreprise est dite active dans l’un de DIRDE (graphique 02). première branche d’activité en dépenses de R&D avaient moins de 50 salariés en 2012.4 milliards d’euros (Md€) nanotechnologies. cette catégo. structures qui engagent les dépenses de R&D : ainsi réalisés par une entreprise peuvent tant était de 3.2Md€ en 2015 aux nanotech- moins de 20 salariés en 2015. Les dépenses de R&D des entreprises en entreprises. lui consacre plus de 75 % de ses dépenses internes de R&D. 18 % des entreprises de R&D sont impli.7 % de l’ensemble de la DIRDE En nanotechnologies. d’étudier ou d’exploiter des quées dans des travaux de recherche en nanotech. cartes électroniques. contre 233 personnes pour l’en. cette nouveaux matériaux et en nanotechnologie représentent respectivement 8 % et 3 % de la dépense enquête interroge les entreprises sur la de R&D des entreprises. En effet. contre 50 % pour nologies. semble des entreprises de R&D (168 personnes pour structures et systèmes de très petite nologies. nanotechnologies.5 Md€ en 2014 (données définitives). très peu dans l’ensemble des entreprises de R&D veaux matériaux comptent relativement peu de (0. La dépense de recherche d’effectifs est sensiblement la même en France qu’en le pourcentage de dépenses déclaré par qu’elles consacrent aux nouveaux matériaux s’élève Corée du Sud (60 %. Les dépenses internes de R&D qu’elle engage sont alors affectées au quées dans des travaux de recherche en nouveaux proportion d’entreprises classées dans cette tranche domaine de recherche concerné. sont. soit 10.3 Md€ en 2015. en revanche.4 milliards d’euros (Md€) en 2015.7 % de les moyens consacrés à la R&D dans les l’ensemble de la dépense de R&D des entreprises (DIRDE). réalisée annuellement auprès de 11 000 entreprises. où dans cette fiche : dépenses ciblées. elles ne sont qu’un peu moins La dépense de recherche globale associée à ces de 31 % dans cette tranche. représentent 7 % de l’ensemble des entreprises de dans l’un de ces domaines lorsqu’elle teurs et équipements périphériques ». 39 % (graphique 03). l’industrie chimique constitue la 75 % des entreprises actives en nanotechnologies • les nouveaux matériaux. soit 2.

1 Effectif salarié moyen (par entreprise) 233 532 168 832 52 DIRD Totale (en M€) 31 756 11 587 1 425 4 392 245 DIRD consacrée au domaine de R&D Total (en M€) 2 616 1 347 787 233 Part de la DIRD consacrée aux domaines (en %) [1] 23 95 18 95 [1] Toutes les données DIRD sont arrondies au million d’euros près.6 % de l’ensemble des entreprises de R&D en effectif salarié (personnes physiques) 100 41. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. La R&D en nouveaux matériaux et en nanotechnologies dans les entreprises 44 01 Caractéristiques de l’activité de R&D les entreprises dans les domaines des nouveaux matériaux et des nanotechnologies en 2015 France entière Nouveaux matériaux Nanotechnologies Ensemble Entreprises Entreprises Entreprises Entreprises des entreprises actives spécialisées actives spécialisées % de l’ensemble des entreprises de R&D en nombre d’entreprises 100 18. scientifiques et techniques Fabrication d’instruments et appareils de mesure.équipements périphériques Activités spécialisées.3 0.7 0. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 99 . Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. cartes électroniques.5 3. 02 03 Répartition par branche de recherche des dépenses Répartition par tranche d’effectif salariés des entreprises actives de R&D des entreprises actives dans les nouveaux matériaux dans les nouveaux matériaux et les nanotechnologies en 2015 (en %) et les nanotechnologies en 2015 (en %) France entière France entière Autres Industrie chimique Construction aéronautique et spatiale Toutes entreprises de R&D Nouveaux matériaux Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique Nanotechnologies Composants. En 2015. ordinateurs. horlogerie 100 % 250 salariés et plus 90 80 70 De 50 à 249 salariés 60 50 40 De 20 à 49 salariés 30 20 10 0 Moins de 20 salariés Nouveaux matériaux Nanotechnologies Les dépenses sont décrites selon une nomenclature de branches en 32 postes.3 7.essai et navigation. Les ratios sont calculés sur la base des données non arrondies.7 5. 4 % des investissements réalisés en nanotechnologies sont menés dans la branche de 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 % recherche « Industrie chimique ». Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.4 11. Seules les quatre premières branches en termes de dépenses sont représentées pour chacun des domaines considérés.

0 Md€. et de la communication (TIC). dont une (66 %). ces entreprises de TIC emploient • 264 Fabrication de produits grande partie provenant de la fabrication de compo.5 Md€ (82 %) que dans l’ensemble des entreprises de R&D de communication de dépenses intérieures de R&D (DIRD). contre 38 % R&D dans les sciences de l’ingénieur. issues de l’enquête sur les moyens Ces externalisations correspondent à un montant de qui intègre notamment l’informatique. les administrations réalisent en 2015 et activités connexes – portails internet publics (hors dispositifs d’allègements d’impôts ou environ 290 millions d’euros de dépenses intérieures • 951 Réparation d’ordinateurs et de charges sociales). en 2015. autres activités informatiques • 631 Traitement de données. À ce montant doit être ici relèvent des branches d’activité de elles externalisent des travaux de recherche à des rajoutée une fraction des dépenses intérieures de R&D appartenant au domaine des TIC.1 Md€ dans l’édition de logiciels et semble des entreprises de R&D.1 Md€. Les dépenses et les effectifs considérés que les autres entreprises de R&D : 25 % d’entre les ordinateurs et les logiciels. cartes électroniques. L’OCDE définit les branches d’activité appartenant aux TIC. Les entreprises de moins de 250 salariés occupent • 465 Commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication vices représentent 62 % des dépenses intérieures de une place importante parmi les entreprises de R&D R&D des entreprises dans les TIC avec 4. comme en 2014. Les entreprises consacrent ainsi aux TIC 6. dont dans les TIC : elles sont à l’origine de 36 % de la Activités de services des TIC • 582 Édition de logiciels près de 2.2 Md€ dans la programmation informatique.9 Md€). soit 21 % de L’économie numérique est assimilée l’ensemble de leurs dépenses intérieures de R&D. 1. • 612 Télécommunications sans fil vités connexes. soit 9 % des dépenses extérieures de R&D ailleurs l’électronique. d’un montant Les données R&D présentées ici sont de l’ensemble des entreprises de R&D (tableau 01). nique et l’optique. en 2015 et de l’enquête sur les objectifs socio-économiques (pour la partie totales des entreprises de R&D. un peu plus d’un quart des entre. l’automatique. pour un montant global cheurs ou ingénieurs de R&D dans les personnels de • 262 Fabrication d’ordinateurs et équipements périphériques de 6. La part de cher. supports magnétiques et optiques 14 % de leurs salariés. conseil et TIC réalisent 21 % des dépenses intérieures de personnels de R&D (graphique 03 et graphique 04). En outre. hébergement R&D totales.6 Md€ en 2015. recherche est plus élevée dans les entreprises de TIC • 263 Fabrication d’équipements tés de production des TIC sont à l’origine de 2. Les activi.45 Les activités de R&D dans le numérique En 2015. ordinateurs.6 milliards d’euros (Md€) (tableau 01). Avec 0. de R&D dans les industries de la communication. équipements de R&D. l’électrotech. l’électronique. parmi l’en. une part importante de leur personnel à des activités électroniques grand public sants. DIRD et emploient 43 % des personnels de R&D de • 611 Télécommunications filaires conseil. les administrations concourent de ici aux technologies de l’information manière beaucoup plus limitée à l’effort de R&D en TIC. et cartes électroniques R&D dans le domaine des TIC. contre 9 % pour l’ensemble magnétiques et optiques (1. global d’environ 330 millions d’euros.5 Md€) ainsi que de la fabrication d’équipements des entreprises effectuant de la R&D. leur personnel de R&D représente • 268 Fabrication de supports périphériques. regroupe par consacrés à la R&D dans les entreprises 1. Elles correspondent aux branches de la nomenclature d’activités NAF rév. Ce domaine. ces entreprises. MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 100 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . Ces entreprises relevant des TIC emploient 61 100 • 261 Fabrication de composants prises actives en R&D ont engagé des dépenses de équivalents de temps plein en R&D. moins • 619 Autres activités de télécommunication Les entreprises dont la branche de R&D relève des d’un quart de la DIRD et emploient toujours 31 % des • 620 Programmation.9 Md€ dans les télécommunications (graphique 02). 250 salariés représentent. et perçoivent 18 % de financements Pour leur part. À titre de comparaison. hébergement et acti. Elles coopèrent moins fré. Activités de vente des TIC de communication (0. 15 % de la dépense intérieure de R&D en France est dédié aux technologies de l’information et de la communication (TIC).3 Md€. celles de moins de • 613 Télécommunications par satellite 0. Les branches de ser. 2 suivantes : Activités de fabrication des TIC En France. En effet. ■ consacrée aux administrations). qui d’équipements de communication quemment avec les autres acteurs de la recherche regroupent les télécommunications. traitement de données. organismes publics ou des entreprises.

L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 101 . Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. par tranche d’effectif salarié. cartes Effort de recherche (DIRD/chiffre d’affaires) 4. 82.3 38. supports magnétiques Dépenses extérieures de R&D (DERD. par tranche d’effectif salarié.0 personnels de recherche (en ETP) hébergement. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Les activités de R&D dans le numérique 45 01 02 La R&D des entreprises dans les technologies de l’information Les dépenses intérieures de R&D dans les technologies et de la communication en 2015 de l’information et de la communication par branche de recherche France entière en 2015 (en %) Entreprises Ensemble France entière de R&D dans le des entreprises secteur des TIC de R&D 23 % Dépenses intérieures de R&D (DIRD. 03 04 Répartition de la DIRD dans les TIC et dans l’ensemble des entreprises de Répartition des effectifs de R&D dans les TIC et dans l’ensemble R&D.1 Fabrication d'équipements Soutien public direct à la R&D (en M€) 531 2 931 de communication Effectif total de R&D (en ETP) 61 084 251 444 Édition de logiciels Télécommunications Effectif de chercheurs et ingénieurs de R&D (en ETP) 50 272 165 845 15 % Programmation.7 2.3 66. en M€) 1 024 11 557 et optiques Part des entreprises ayant une DERD > 0 (en %) 25. en 2015 (en %) des entreprises de R&D. activités connexes Intensité en R&D des effectifs (effectif de R&D en 14 % personnes physiques/effectif salarié en personnes 13. conseil et autres activités Part des chercheurs par rapport à l’ensemble des informatiques .0 physiques) 16 % Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. traitement de données.6 9. équipements périphériques. France entière en 2015 (en %) France entière Moins de 250 salariés De 250 à 499 salariés De 500 à 999 salariés Moins de 250 salariés De 250 à 499 salariés De 500 à 999 salariés De 1 000 à 4 999 salariés 5 000 salariés et plus De 1 000 à 4 999 salariés 5 000 salariés et plus 100 % 100 % 90 90 80 80 70 70 60 60 50 50 40 40 30 30 20 20 10 10 0 0 Branches des TIC Ensemble des entreprises de R&D Branches des TIC Ensemble des entreprises de R&D Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES.8 33 % électroniques. en M€) 6 628 31 756 Fabrication de composants. ordinateurs.

Recherche (CBPRD) sont orientés à 6 % en direction de dépenses intérieures de R&D (DIRDA) Les dépenses de recherche pour l’environnement ont du domaine Environnement en 2017. soit 11 % de la dépense intérieure de R&D.6 milliards d’euros (Md€). voir annexe à la fission nucléaire. Énergie et Transports qui incluent les préoccupations fiques (Environnement – Surveillance et protection de environnementales représentent 14 % des crédits l’environnement planétaire. intérieures en R&D qu’elles consacrent à la protection de l’environnement. Elle englobe aussi la recherche 2. ■ MESRI-DGESIP/DGRI-SIES 102 L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] . pour l’essentiel consacré de la terre et de la mer. L’environnement concerne mier poste concerne les activités Surveillance et objectifs socio-économiques. En 2017. gés pour près de 108 M€ pour financer des travaux lisent 47 % des dépenses. La part des administrations dans l’exécution des tion des déchets radioactifs (graphique 04a et gra- dépenses Environnement a culminé en 2000 à plus phique 04b). d’établir un pourcentage d’utilisation des crédits consacrés à l’environnement. contre 20 % en 2000. fusion nucléaire. Milieux naturels. avec 2. ronnement stricto sensu (hors Énergie et Transports) • secteur public : l’enquête sur la lisation rationnelle de l’énergie. soit 2. Les crédits budgétaires publics consacrés à la pourcentage est appliqué au montant peuvent être évaluées à 5. L’écart entre acteurs publics et privés s’est les ministères en charge de l’industrie se sont enga- progressivement réduit. qui traduit un un grand nombre de domaines de la recherche. permet En 2015. participation directe du ministère en charge de l’En- Dans le secteur des entreprises. et à la ges- A5). Le pre. Les objectifs sur trois domaines de recherche aux objectifs spéci. puisqu’un grand nombre d’actions peuvent Industrie Automobile. qui s’effec- compris Énergie et Transports. absorbe 43 % de cette dépense (1. crédits budgétaires destinés aux différents objectifs trations publiques. Les objectifs socio-économiques correspondent à la finalité des travaux de R&D considérés. les entreprises réa. repré. Cette dépense publique se décline de ce domaine s’élève à 0. longtemps reposé majoritairement sur les adminis. Énergie. y seignement supérieur et de la Recherche. les matériaux renou. protection de l’environnement. l’ANR et Bpifrance ainsi que de 81 %.6 milliards d’euros (Md€).85 Md€. l’uti. Industrie Chimique. En 2015. les administrations publiques dépensent entreprises sur la part (en %) des dépenses objectif principal. dans des logiques de transver. entreprises et pour le secteur public : avoir un effet positif sur l’environnement sans pour Industrie Aéronautique et spatiale (graphique 02). les dépenses de R&D consacrées directement ou indirectement à l’environnement sont évaluées à 5. Ils permettent de mesurer l’effort total engagé en vue d’objectifs spécifiques dans la recherche publique.9 Md€ en R&D Environnement. La part des issues de l’enquête R&D annuelle. • entreprises : l’enquête interroge les autant avoir la protection de l’environnement comme En 2015. Exploration et exploitation budgétaires.3 Md€). tue essentiellement dans le cadre des moyens dédiés sente 8. répartition des crédits budgétaires par velables ou la biodiversité. Presque la moitié Les crédits budgétaires publics de R&D des dépenses de R&D en environnement (hors Énergie et Transports) est prise en charge en 2015 par (CBPRD) se rapportent aux prévisions les entreprises.6 Md€. touchant à l’environnement. Quatre branches de recherche réalisent universitaire. s’élève à 190 M€.2 Md€. Ce et du secteur privé. Cette part s’élève à 65 % de R&D sur les technologies de l’environnement ou lorsque les domaines de l’Énergie et des Transports tenant compte des impacts environnementaux. les dépenses de R&D du secteur public universitaire sur les milieux naturels (graphique 03). La R&D en environnement s’inscrit au carrefour de 65 % de la dépense de R&D en environnement alors La prise en compte de la transversalité propre au domaine de l’environnement multiples domaines. Le domaine Envi. l’environnement.46 La recherche en environnement En 2015.3 % de la dépense intérieure de R&D privée à la Formation par la recherche et à la Recherche en 2015. budgétaires et non aux dépenses effectives. suivi de la Recherche niveau prévisionnel d’engagement. concernant la gestion des ressources naturelles. qu’elles contribuent à la DIRDE à hauteur de 34 % : est opérée de manière différente pour les salité. La sont exclus (graphique 01).

Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. la distribution et l’utilisation rationnelle de l’énergie Industries des matériels de transports 0 aéronautiques Surveillance et Milieux naturels Exploration et Énergie Transports protection de exploitation de Industries des matériels de transports l’environnement la terre et de la mer terrestres et fluviaux Domaine Environnement 0 200 400 600 800 1 000 1 200 1 400 1 600 Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. forestières et piscicoles sur l’environnement 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 20 b) Détails par objectifs socio-économiques des crédits consacrés à l’environnement. Énergie Environnement Environnement Automobile Aéronautique Pharmaceutique Chimique alimentaire (y compris Énergie et Transports) (hors Énergie et Transports) et spatiale Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. Source : MESRI-DGESIP/DGRI-SIES. 03 04 Part des domaines de R&D Environnement dans le secteur public Les crédits budgétaires publics de Recherche (CBPRD) en 2017 (en M€) en 2015 (en %) France entière France entière a) Montant consacrés à l’environnement et aux autres objectifs socio-économiques (M€) 50 % Milieux naturels et sciences environnementales connexes 2000 Autres actions de contrôle et de protection 2015 de l’environnement Mer : production et exploitation de la Mer 40 Surveillance et protection de l’atmosphère et des climats Terre : exploration et exploitation atmosphère Recherches sur les technologies et produits propres 30 Recherche climatique et météorologique Impact des activités agricoles. L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche n° 11 [édition 2018] 103 . à l’énergie et aux transports (M€) Fission et fusion nucléaire - Gestion des déchets radioactifs 10 Efficacité énergétique. autres recherches concernant la production. énergies renouvelables - Autres technologies de l’énergie et du stockage Combustibles fossiles et dérivés. La recherche en environnement 46 01 02 Part du secteur entreprises et part du secteur public dans la dépense DIRDE consacrée à l’Environnement dans 6 branches de recherche R&D Environnement en 2000 et 2015 (en %) en 2015 (en M€) France entière France entière Entreprises Secteur public 4 000 M€ 100 % DIRDE Environnement 90 3 500 DIRDE hors Environnement 80 3 000 70 2 500 60 50 2 000 40 1 500 30 1 000 20 10 500 0 2000 2015 2015 0 Industrie Industrie Industrie Industrie Industrie Agro.

notamment sur les maladies rares. En pération est aussi très forte dans le domaine de la des indicateurs suivants : matière de réussite. à seulement 10. au développement et à l’innovation (RDI). son évolution tend à connaissances et faciliter ainsi les échanges entre projets impliquant au moins une équipe du même pays soumis pour évaluation dans repartir à la hausse (graphique 02a et graphique 02b). le Royaume-Uni et la France se sont amplifiés processus de sélection impliquant au portion était en baisse entre le 5e PCRDT et la fin du pour mettre en place des réseaux thématiques de moins une équipe d’un pays au nombre de 7e.3 % des projets). Le nucléaire. soit 10. cette pro.1 % en 2013. l’Institut européen d’innovation et de technologie et les actions innovations du Programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation (CIP).2 % des participations. Pour l’année 2017. de H2020 e