Vous êtes sur la page 1sur 21

Eléments de sexologie

sommaire
Eléments de Sexologie
§1 Généralités
§2 Fonctionnement sexuel habituel
Dr C. Rollini, CdC adjoint
CGPS
§3 Anamnèse sexologique
SAULP - HUG
§4 Les Dysfonctions sexuelles et leurs
Traitements

Octobre 2004

1 2

Généralités
Sommaire
Généralités
z Aborder la sexualité, pourquoi?
z Nos réticences et celles du patient
z Quand en parler
z Comment en parler
Chapitre 1

3 4
Notions de sexualité, pourquoi Nos réticences et celles du patient
faire?

z Informer en sachant à partir de quelles z 80% des médecins n’abordent pas spontanément ce
connaissances, idéologies, limites sujet en croyant que les patients en seront gênés
z Anxiolyse de part la démystification du sujet z 80% des patients trouveraient adéquat que leur
z Meilleurs prise en charge de ces problèmes médecin aborde la sexualité
fréquents z Seul 30% environ des patients osent en parler avec
leur médecin

5 6

Quand en parler Comment en parler

z Lors d’un premier contact avec un patient (fait partie de z Etre à l’écoute des allusions des patients
l’anamnèse de base) z En parler et questionner le plus simplement et
z A l’occasion d’un « check-up » ouvertement possible, mais avec tact
z Avant toute prescription medicamenteuse z Faire préciser au patient le problème afin d’exclure les
z Lors d’étapes de vie tq adolescence, ménopause, etc interprétations et fantasmes du patient et du
z Tous les 5 à 10 ans si patient avec FRCV thérapeute

7 8
Comment en parler
Précautions Fonctionnement sexuel habituel
z Evoquer le fait qu’il peut être un peu gênant d’aborder
le sujet, tout en dédramatisant
z Etre au clair sur les raisons pour lesquelles le patient
nous parle de ce problème, qu’attend-il du médecin
z Savoir gérer la distance affective dans la relation
médecin-patient (le contre-transfert) Chapitre 2
z Avoir des connaissances de base sur la physiologie
et sa propre sexualité
z Proposer un moment ad hoc (ultérieur si le sujet est
abordé « sur le palier »)
9 10

Fonctionnement sexuel habituel Généralités


Sommaire Anatomo-physiologie normale

z Généralités
z Les 4 phases de la réponse sexuelle féminine
et masculine
z Les différents modes d’excitation sexuelle

11 12
Généralités Généralités
Le sentiment identitaire Le sentiment identitaire

z Le sentiment identitaire de l’homme se développe z Le sentiment identitaire de la femme repose sur le


autour de la fonction pénienne (probablement en désir sexuel qu’elle se voit capable d’éveiller chez
compensation du fait de ne pas pouvoir enfanter) l’homme, pas sur sa « fonctionnalité sexuelle »
z Ainsi la dysfonction pénienne est une dysfonction z La confirmation de pouvoir enfanter en étant enceinte
reproductive et sexuelle avec un sentiment de z La confirmation de pouvoir être mère en accouchant
vulnérabilité important d’un enfant vivant

13 14

Généralités Généralités
Fantasmes hommes-femmes
Globalement, Fantasmes masculins:
1. Fellation
z Pour la femme, la réaction sexuelle est une réaction 2. Coït
psycho-physiologique agissant sur l’ensemble de
l’organisme avec sur le plan génital une …
prédominance clitoridienne (cf p. 20) 17.Rencontre romantique
z 15% des femmes ont un « point G » càd un résidu de
cellules prostatiques (le Fascia d’Halban) très Fantasme féminins:
sensitives
z Pour l’homme par contre, il y a une focalisation 1. Rencontre romantique
pénienne 2. Coït
15 16
Généralités Les 4 phases de la réponse
Différences hommes-femmes sexuelle (modèle de Master & Johnson 1966)

Hommes: -directement au but z Excitation


-pétrissage plutôt que caresses z Plateau
-visuel > imaginaire
z Orgasme
Femmes: -abord indirect / préliminaires
z Résolution
-caresses plutôt que pétrissage
-imaginaire > visuel
Note: orgastie = décharge physiologique et
orgasmie = décharge psychologique

17 18

Courbe de réponse/excitation Phase 1 c/o la femme


sexuelle Excitation
z Sentiments érotiques, zones érogènes multiples, haute
densité de récepteurs sensitifs clitoridiens
z Récepteur vaginaux à la pression/ percussion mais
pas sensitifs ni thermo-algiques
z Excitation non limitée par l’élément hormonal
(Testostéone)
z Lubrification (10 à 30 sec après le début de la
stimulation sexuelle)
z Vasocongestion (yc seins, érection des mamelons)
z Myotonie
z Manifestation neurovégétatives
19 20
Phase 2 c/o la femme Phase 3 c/o la femme
Plateau Orgasme

z Vasocongestion génitale et du corps z Nécessité d’un plus grand état d’excitation sexuelle
z Aréoles tumescentes que l’homme pour l’atteindre
z Les lèvres passent du rose au rouge z Contraction de la plate-forme orgasmique (au début
z Adaptation des petites lèvres et du vagin à la toutes les 0,8 sec, puis s’espace) avec probablement
pénétration (plate-forme orgasmique) plus grande jouissance que l’homme
z L’utérus complète un mouvement ascendant
z Le clitoris est moins saillant et plus accolé au pubis

21 22

Phase 3 c/o la femme Phase 4 c/o la femme


Orgasme Résolution

z Relâchement de la tension z Absence de décharge de Noradrénaline et donc de


z Contractions de l’utérus variables, de même que le phase réfractaire, d’où une disponibilité sexuelle
sphincter rectal et urétral (note: risque de FC) physiologique plus grande et continue (enchaînement
z Erythème, tachycardie et TA à leur acmé des phases 1-4 quasi à volonté) et orgasmes multiples
possibles
z Nécessité d’un apprentissage pour atteindre l’orgasme
vaginal
z Aspect cortical de la sexualité féminine

23 24
Phase 1 c/o l’homme Phase 2 c/o l’homme
Excitation Plateau

z Excitation sexuelle limitée vers le haut z Nécessité de « tenir » et « retenir » entre 2 limites
z Excitation limitée par l’élément hormonal z L'éjaculation se passe en deux temps :
(Testostérone) Le premier temps, ou phase pré expulsive,
z Le mécanisme de l'érection est un mécanisme correspond à la mise en tension du sperme dans
involontaire. Pour avoir une bonne érection il ne faut les voies génitales postérieures. Cette phase est
pas avoir peur d'en avoir une mauvaise, et il faut se perceptible par l'homme, contrôlable et
laisser aller à l'érotisme qui émane de l'autre réversible.
en oubliant son sexe. Toute concentration de
l'esprit, sur autre chose qu'un stimulus érotique,
empêchera l'érection de se produire.
25 26

Phase 3 c/o l’homme Phase 4 c/o l’homme


Orgasme Résolution

z Niveau d’excitation nécessaire moins élevé que pour la z Existence d’une phase réfractaire
femme
z L'éjaculation se passe en deux temps :
Le deuxième temps est la phase expulsive, elle
correspond à l'expulsion du sperme. Cette phase
est incontrôlable et irréversible car il s'agit d'un
réflexe. On ne peut pas agir sur un réflexe qui
s'est déclenché !

27 28
Les différents modes d’excitation Mode « archaique »
sexuelle

z Mode « archaique » z S’apparente au mode de l’enfant et à l’étape de la


psycho-motricité
z Mode « archaico-mécanique »
z Utilisation uniquement des récepteurs profonds de la
z Mode « mécanique » musculature, sans les mains
z Mode « ondulatoire » z Augmentation de l’excitation par contractions
z Mode « en vague » musculaires et mouvements rythmés
z Tensions musculaires très fortes surtout au niveau
des cuisses et des fesses (hypertonie)
z Respiration thoracique parfois bloquée

29 30

Mode « archaico-mécanique » Mode « mécanique »

z Stimulation parfois avec la main par frottements et z Exclusivement par le toucher rapide d’une zone
pressions (vulve, pénis) précise du corps (par exemple clitoris)
z Sinon assez proche du mode « archaïque » : z Focalisation de l’attention sur cette partie précise du
– utilisation préférentielle des récepteurs profonds de corps (pénis, clitoris ou son pourtour)
la musculature z Rigidité musculaire, peu de mouvements corporels
– grandes tensions musculaires (hypertonie), voire opistotonos
– respiration thoracique, parfois bloquée z Respiration thoracique
z Excitation sexuelle en dents de scie

31 32
Mode « ondulatoire » Mode « en vague »

z Certaine lenteur dans les rythmes z Variation dans les rythmes


z Fluidité et mouvance z Variation dans les tensions musculaires:
z Excitation en ondulation – Fluidité
z Permet de durer, mais difficultés à conclure – Tensions musculaires puissantes par moment
z Grande volupté des sensations et sentiments z Excitation en vague: phénomène de résonance
z Favorise le champ de conscience z Canalisation de l’excitation sexuelle vers l’orgasme

33 34

Anamnèse sexologique
Sommaire
Anamnèse Sexologique
z Généralités
z Anamnèse sexologique (notions de base)
z Anamnèse sexologique spécifique
z Conclusion
Chapitre 3

35 36
Généralités Anamnèse sexologique
Les 5 cercles

z Dans près de 50% des cas la demande peut être z Biologique


masquée, d’où la nécessité d’être systématique dans
la prise d’anamnèse
z Intrapsychique
z Pour le spécialiste et le non spécialiste, une z Couple
simplification du modèle bio-psycho-social en 5 cercles z Famille
peut être utile
z Social

37 38

Anamnèse sexologique Anamnèse sexologique


Les 4 étapes de l’activité sexuelle Informations « classiques »
Modèle selon Kaplan (1977-1979) z Données personnelles (yc culture et religion)
z ATCD médicaux/ chirurgicaux/ (yc sexuels)
z Désir z Allergies, toxiques et médicaments
z Excitation z Status clinique et paraclinique
z Orgasme z Status psychiatrique

39 40
Anamnèse sexologique Anamnèse sexologique
Spécifique Spécifique
z Motif de consultation/ problème sexuel* z Tentatives de résolution du problème précédentes?
– Excès z Quelles attentes? Que se passera-t-il si guérison?
– Défaut/ Douleur
z Trouble du Désir
z Contrat de soins s’il y a lieu
z Trouble de l’Excitation
z Trouble du Plaisir/ Orgasme
Note 1: tenir compte de bénéfices secondaires éventuels
z Depuis quand (I ou II) Note 2: déculpabiliser
z Orientation sexuelle
z Circonstances de survenue, constant?
z Impact sur la vie sentimentale/ de couple
z Impact sur la vie quotidienne et sociale
41 42

Les Dysfonctions Sexuelles


Les Dysfonctions Sexuelles Sommaire
et leurs Traitements
z Quelques chiffres
z Classifications
z Les dysfonctions les plus fréquentes et leurs
traitements
Chapitre 4 z Les autres dysfonctions

43 44
Quelques chiffres Quelques chiffres

z Environ 10% maximum des troubles sexuels sont z 60 voir 80% des hommes seraient atteint d’E.P. à des
d’origine organique degrés variables
z Presque la moitié des dysfonctions peut être dû à un z Les troubles de l’érection (D.E.) sont aussi très
manque d’information et d’éducation dans ce domaine fréquents (20 à 50%) mais varient beaucoup avec l’âge
z 50% est d’origine psychologique z Les D.E. sont responsables de 10% des mariages non
consommés
z Le vaginisme est responsable de 90% des mariages
non consommés

45 46

Classifications Classifications

z Chez l'homme : z Chez la femme :


z Il s'agit soit de troubles de l'érection soit de troubles de l'éjaculation:
z Le vaginisme : Le vaginisme est l'impossibilité constante ou pratiquement constante pour une femme d'être pénétrée par son partenaire,
z Les troubles de l'érection.
du fait d'une peur incontrôlable de la pénétration. Le vaginisme contrairement à la dyspareunie existe presque toujours depuis les
z L'impuissance : C'est l'impossibilité d'obtenir une érection suffisante pour permettre la pénétration ou pour permettre une relation sexuelle satisfaisante.
Le terme d'impuissance recouvre des tableaux cliniques différents : premières tentatives de rapports.
z -absence totale d'érection lors d'une tentative de pénétration avec une ou un partenaire. z La dyspareunie : c'est la douleur liée à la pénétration. La pénétration est possible contrairement au vaginisme mais elle est douloureuse.
z -érection insuffisante pour permettre la pénétration. Secondairement la dyspareunie peut conduire à un tableau clinique proche du vaginisme.
z -érection instable ou capricieuse au cours du rapport avec parfois une érection correcte durant les préliminaires mais qui s'effondre lors de la z L'anorgasmie ou la frigidité : c'est l'impossibilité pour la femme d'obtenir un orgasme. Cette anorgasmie peut être totale, aussi bien par
tentative de pénétration ou lors de changement de position durant l'acte sexuel. pénétration que par caresses clitoridiennes, ou partielle c'est à dire uniquement par pénétration ou uniquement par caresses
z L'érection douloureuse : Il s'agit de douleurs survenant lors de l'érection. C'est assez rare et elle se rencontre habituellement dans un contexte évocateur clitoridiennes.
d'infection locale (au niveau du prépuce du gland ou du périnée) ou de maladie de Lapeyronie.
z L'érection déviée ou maladie de Lapeyronie : Il s'agit d'une déviation avec une courbure de la verge plus ou moins importante et qui peut-être z
douloureuse. Cette affection peut être congénitale (c'est à dire qu'elle existe depuis toujours) ou secondaire après une période sans problème. Il ne faut z Dans les deux sexes :
pas rattacher à la maladie de Lapeyronie toutes les petites déviations de la verge en érection qui sont fréquentes et qui ne s'accompagnent ni de douleur
ni d'une courbure marquée de la verge en érection. z Il s'agit soit d'une diminution de l'appétit sexuel soit plus rarement d'une exacerbation du désir sexuel.
z Les troubles de l'éjaculation : z L'anaphrodisie : c'est l'absence de désir sexuel chez la femme comme chez l'homme. Cette absence de désir peut être primaire (c'est à
z L'éjaculation prématurée ou précoce : Il y a éjaculation précoce (ou prématurée) lorsque l'homme ne peut pas contrôler durablement son excitation et dire qu'elle existe depuis toujours) ou secondaire à des relations sexuelles insatisfaisantes.
lorsque son éjaculation survient involontairement. Parfois l'éjaculation survient avant même la pénétration mais le plus souvent après moins d'une z La nymphomanie : c'est l'exacerbation du désir chez la femme. Chez l'homme on parlera de Don Juanisme.
vingtaine de va et vient dans le vagin de la partenaire.
z L'anéjaculation : c'est l'absence d'éjaculation à l'extérieur de la verge. Cette anéjaculation peut-être totale (aussi bien par masturbation que lors de la
pénétration) ou partielle ne survenant que lors de la pénétration. Cette absence d'éjaculation à l'extérieur du corps ne veux pas dire absence totale
d'éjaculation car il existe des éjaculations qui se font dans la vessie (dites éjaculations rétrogrades) et qui ne sont donc pas extériorisées. On peut
rattacher cliniquement l'éjaculation retardée (difficulté pour éjaculer) à l'anéjaculation. L'anéjaculation n'est pas toujours synonyme d'absence d'orgasme
(l'éjaculation rétrograde s'accompagnant habituellement d'un orgasme).
z L'éjaculation douloureuse : Il s'agit d'une douleur survenant uniquement lors de l'éjaculation et qui se rencontre très souvent dans un contexte d'infection
actuelle ou ancienne au niveau loco-régional (voies urinaires, prostate, vésicules séminales etc..).
z L'anorgasmie : c'est l'absence d'orgasme lors de l'éjaculation, c'est à dire que l'homme ne ressent pas de plaisir lors de l'éjaculation. Le plus souvent
l'homme ne ressent pas les contractions musculaires de l'urètre et des muscles du pelvis qui accompagnent l'éjaculation. Parfois il peut ressentir ces
contractions comme étant douloureuses et ainsi ne pas avoir d'orgasme (l'orgasme étant le plaisir psychique qui accompagne les contractions
musculaires lors du réflexe orgasmique).
z

47 48
Les dysfonctions les plus E.P.
fréquentes Définition

z Ejaculation prématurée ou précoce (E.P.) z Il y a E.P. lorsque l'homme ne peut pas contrôler
z Dysfonction Erectile (Impuissance ou D.E.) durablement son excitation car son éjaculation survient
z Dyspareunie involontairement.
z Vaginisme

49 50

E.P. E.P.
Epidémiologie Etiologies et DD

z L’E.P. est le motif de consultation le plus fréquent en z Origine psycho comportementale : mauvaise
sexologie : 30% de la population masculine souffre habitude de masturbation, durant l'adolescence, ayant
de cette dysfonction et, en sexologie, sept pour seul but d'évacuer très rapidement une
consultants sur dix présentent une E.P. tension sexuelle, sans faire durer
z Très forte tension émotionnelle incontrôlable lors des
rapports sexuelles.
z Le stress, l'anxiété, la fatigue peuvent aussi être
responsables d'une éjaculation précoce.
z Enfin, un conflit relationnel avec la partenaire peut
aussi être responsable d'une éjaculation précoce.
51 52
E.P. E.P.
Etiologies et DD Etiologies et DD

z Souvent l’E.P. survient d'abord épisodiquement z Ainsi, l'anxiété, la peur de l'échec, la peur de ne pas
z Mais cela risque fort de se reproduire de plus en plus être performant, une trop forte tension émotionnelle
incontrôlable, sont les causes le plus souvent
souvent et, ensuite, de se répéter à chaque rapport. retrouvées à l'origine de l'éjaculation précoce ou
En effet, dès qu'une éjaculation précoce se produit à prématurée.
plusieurs reprises consécutives, la peur de l'échec et z Les causes organiques d'une E.P. sont très rares :
le stress seront, à eux seuls, des causes au cours d'une infection urinaire, une éjaculation
entretenant la dysfonction. prématurée passagère est fréquente. Les hommes
qui présentent un phimosis (impossibilité de découvrir
le gland) souffrent aussi, très souvent, d‘E.P.

53 54

E.P. Traitement de l’E.P.


Complications

z L’E.P. est très souvent responsable d'un sentiment de z le traitement comportemental de l'éjaculation précoce
honte vis à vis de sa partenaire, d’une démotivation s'appliquera à la phase pré expulsive de
progressive et d'une dévalorisation de sa propre l'éjaculation.
image. En l'absence de traitement, l’évolution peut
conduire à une impuissance psychologique, du seul
fait des échecs répétés.

55 56
Traitement de l’E.P. D.E.
Définition

Le patient devra apprendre : z L'impuissance est, soit l'impossibilité d'obtenir une


z A diffuser son excitation à tous les niveaux de son
érection de rigidité suffisante, pour permettre la
pénétration sans l'aide manuelle de la partenaire, soit
corps et ne pas la concentrer seulement sur son sexe. l'impossibilité de maintenir une érection rigide et stable,
z A jouer avec son sexe en érection, seul ou avec un lors de changements de positions ou en cours de
partenaire, afin de maîtriser sa tension émotionnelle. pénétration (augmentation volume min. de 65%).
z A reconnaître facilement la phase pré expulsive de z En l’absence de partenaire: lors d'une excitation
l'éjaculation, afin de maîtriser l’ excitation, pour ne pas sexuelle suffisante, la verge, en position debout, doit
passer à la phase expulsive qui est irréversible. atteindre l'horizontale, et en position allongée, elle
doit remonter en direction de l'ombilic, sans aide
manuelle. Ceci durant au moins 2 minutes dans
diverses positions.
57 58

D.E. D.E.
Epidémiologie Etiologies et DD

z 40 à 50% des hommes ont eu une « panne » En cas d’érection matinale de bonne qualité ou avec
z Pour environ 20% c’est un problème mais seul 3% d’autres partenaires, des étiologies psychologiques
sont probable et à évoquer:
consultent pour cela
z L'angoisse de la performance : certains hommes se
doivent d'être performants à tout prix, même si leurs
désirs n'est pas au rendez-vous
z Le désintérêt érotique pour la partenaire
z L’anxiété, la fatigue, le stress sont aussi très souvent
responsables de pannes sexuelles, yc dépression
z Causes plus profondes tq éducation stricte ou conflit
inconscient
59 60
D.E. D.E.
Etiologies et DD Etiologies et DD

La peur d'un nouvel échec, favorisera la D.E. pour z Ainsi la composante psychologique est une des
deux raisons: clés du problème chez tout homme souffrant d'une
z D'une part la peur de l'échec sera responsable d'une D.E. même si l’étiologie est organique
sécrétion d'adrénaline, qui est une substance z La fragilité psychologique, essentiellement par manque
inhibitrice de l'érection et, même plus généralement, de de confiance en soi, d'un homme souffrant d'une
la réaction sexuelle en totalité. impuissance organique, pourra accentuer cette
z D'autre part le patient aura son esprit focalisé sur son impuissance, et même, la faire perdurer après
sexe, ce qui diminuera la réceptivité de son cerveau au guérison de la cause organique.
message érotique venant de sa partenaire, créant ainsi
sa propre impuissance.
61 62

D.E. D.E.
Etiologies et DD Etiologies et DD
En cas d'érection insuffisante (matinale, lors de z Médicaments ou toxiques (25% des cas)
masturbation ou quelle que soit la partenaire) ou d’une – par baisse de TA: antiHTA, diurétiques,
diminution de l’érection avec le temps, il faudra exclure
une cause organique: anorexigènes, etc
– par action centrale: antiHTA, psychotropes et
z Vasculaire (diabète, FRCV et trouble CV, syndrome du
vol pelvien, etc) toxiques tq OH, etc
z Neurologique (lésion système autonome, tumeurs – par effet antiandrogène direct: spironolactone,
cérébrales frontales, SEP, etc) cimétidine, acétate de cyprotérone, etc
z Endocrinienne (hypoandrogénie, tumeurs – Par effet antiandrogène indirect: oestrogènes, NL,
hypophysaires, dysthyroïdies, hypercorticisme, etc) etc
z Locale/ interventions chirurgicales (par dyspareunie,
63 maladie de La Peyronie, etc) 64
D.E. D.E.
Etiologies et DD Investigations

z Avec l’âge ont note de possible « presbyérectie » avec z Une impuissance, soupçonnée d'être organique,
retard d’érection et nécessité de stimulation plus devra impérativement faire l'objet d'examens
intense, etc médicaux approfondis (examen clinique, bilan
z La Fraction libre de Testosterone augmente la sanguin, doppler des artères et veines de la verge,
sensibilité aux stimuli érotiques dosages hormonaux et autres examens selon les cas).
z Si l’activité sexuelle diminue, la fraction libre diminue z Lorsqu'il s'agit d'une impuissance d'origine
d’où une diminution de la libido psychologique, il est inutile de pratiquer ces
examens.

65 66

D.E. Traitement de la D.E.


Conséquences

z La dévalorisation de sa propre image peut entraîner un z Dans tous les cas, qu'une impuissance soit organique
trouble de l’humeur ou psychologique, un traitement comportemental
z De plus des difficultés de couple peuvent apparaître seul (s'il s'agit d'une impuissance d'origine
du fait que la partenaire craint de ne plus séduire et de psychologique), ou en complément d'un traitement
réveiller l'angoisse de son partenaire lors d'une médical (en cas d'une impuissance organique), sera
approche sexuelle ! nécessaire pour restaurer plus rapidement la confiance
en soi, et par la même une érection correcte. A
proposer donc en 1ère intention.
z Les traitements médicamenteux ne seront utilisés
habituellement qu’en complément!

67 68
Traitement de la D.E. Dyspareunie
Définition

Le traitement comportemental permettra, étape par z La dyspareunie est la douleur que ressent une femme
étape, de rétablir une communication érotique et lors de la pénétration, ou lors des mouvements de va
sensuelle avec la/le partenaire, à affronter et vient de la verge dans le vagin.
positivement et progressivement des situations z Dite superficielle, si la douleur survient au début de la
anxiogènes, à se déconditionner de la situation pénétration et profonde dans le cas contraire.
d'échec, à retrouver confiance en soi, et retrouver z Une dyspareunie profonde est plus souvent d'origine
un comportement positif "gagnant". organique, qu'une dyspareunie superficielle.
z Contrairement au vaginisme, la dyspareunie est en
général secondaire, c'est à dire qu'elle survient après
une période plus ou moins longue sans problèmes
69 70

Dyspareunie Dyspareunie
Epidémiologie Etiologie et DD

z Fréquence difficile à évaluer z Les mycoses vaginales récidivantes.


z Les infections du col utérin.
z L'atrophie vulvo-vaginale post ménopausique.
z Les kystes de l'ovaire.
z L'endométriose.
z Les utérus rétroversés (dans certaines positions)
z Les déchirures périnéales voir épisiotomies (rare)
z Enfin, parfois, le point de départ de la dyspareunie est
d’origine psychologique, expression somatique d'un
conflit avec le partenaire.
71 72
Dyspareunie Dyspareunie
Etiologies et DD Investigations

Souvent après traitement d’une cause organique (par z Bilan gynécologique complet indispensable
exemple une mycose) on note une sorte de
conditionnement avec une douleur persistente ou
récidivente d’étiologie psychologique.

73 74

Traitement de la Dyspareunie Vaginisme


Définition

z Traiter une éventuelle cause organique z Impossibilité d’être pénétrée


z Composante psychiatrique (qu’elle soit la cause initiale z Consultation lors de conflit de couple ou de désir
ou secondaire) à prendre en charge par un tratement d’enfant car souvent sexualité externe épanouie
comportemental (désensibilisation progressive de possible
l’anxiété liée à la pénétration et à la crainte de z Partenaire en général gentil doux et..peu pénétrant
nouvelles douleurs) = déconditionnement z En général primaire contrairement à la dyspareunie

75 76
Vaginisme Vaginisme
Epidémiologie Etiologie et DD

z Difficile à évaluer z En général non organique


z Exclure une malformation vulvo-vaginale

77 78

Vaginisme Traitement du Vaginisme


Etiologies et DD
Les causes psychologiques les plus fréquentes: z Traitement comportemental avec découverte de son
z Education dévalorisante en ce qui concerne la corps et déconditionnement
sexualité, interdits (interdit de la nudité, des caresses z Traitement de la peur quasi « phobique » de la
affectueuses parentales, de la masturbation etc.). pénétration avec contraction du corps et
z Culpabilité liée à des attouchements incestueux ou involontairement des muscles entourant le vagin
pédophiles durant l'enfance.
z Premier rapport sexuel particulièrement douloureux ou
psychologiquement traumatisant.
z Toutes violences sexuelles quel que soit l'age.
z Plus rarement, longue période de dyspareunie qui
pourra évoluer vers un vaginisme.
79 80
Traitements
Remarque générale Références et Bibliographie

C’est le modèle (ou le médicament) qui doit z Enquête Ipsos Elly Lilly 2003
s’adapter à la demande et aux besoins du patient et
non l’inverse (par exemple si le problème principal se
situe au niveau du couple, utiliser des techniques de
thérapie systémique en intégration avec les autres
tratements)

81 82