Vous êtes sur la page 1sur 1

DÉBAT : Le cas du témoin de Jéhovah—POUR

Termes à définir
Poignarder : a) l’action qui consiste de frapper avec un poignard, une arme pointue
b) l’action de « X » est non-provoqué—c’est-à-dire « Y » n’a rien fait pour
provoquer l’attaque de « X »
Témoin de Jéhovah : un humain dévoué à la religion du Témoignage de Jéhovah et
qui mène sa vie en accordance avec les doctrines introduites et instaurées par sa re-
ligion
Transfusion sanguine : une opération qui consiste à introduire du sang provenant des
sources externes au corps par intraveineuse afin d’offrir la soutenance à la vie d’un
patient
Arguments à présenter
1. « X » devrait être accusé de meurtre parce que ses actions étaient intrinsèquement
nocives.
L’intention de « X » était tout à fait de blesser « Y » ; il a pris un couteau et il lui a
percé avec ce couteau. Peu importe le résultat désiré, le résultat réel est la mort de
« Y ». Ainsi, il y a très peu de preuve qui montre que les intentions de « X » n’étaient
pas meurtrières en nature. En fin compte, c’est le résultat, et NON l’intention qui
devrait déterminer sa culpabilité.

2. La décision de « Y » de ne pas accepter la transfusion n’est pas le suicide. Le blâme


repose tout à fait entièrement sur « X ».
La situation de « Y » est comparable à l’exemple suivant : si un patient avec un ordre
NPR (Ne Pas Ressusciter) est en soins intensifs et il souffre une complication médi-
cale qui résulte en une mort que le docteur aura pu remédier, le patient ni le docteur
n’est coupable de meurtre ou de suicide. Le choix personnel du patient (dans ce cas,
« Y ») de nier les services médicaux ne soulève pas la culpabilité de « X » et ne consiste
pas de suicide.

3. Le fait d’accepter la transfusion sanguine serait une infraction sur les croyances
religieuses de « Y », un rejet de ses valeurs.
Les doctrines instruites par une religion font autant partie de l’âme d’une personne
fervente et religieuse que ses valeurs et son code moral. Il n’est pas approprié ni jus-
tifié qu’il devrait sacrifier partie de son âme afin de préserver sa vie en raison des
actions d’une autre personne.

4. Il n’y a aucune garantie que la transfusion sanguine fonctionnera.


De ce fait, le Témoin Jéhovah n’aurait pas préservé sa vitalité ET il aura compromis
les valeurs instruites à lui par sa religion.

5. Légalement, « X » est coupable.


Le Code Criminel Canadien cite dans la sous-section 267 (a)&(b) que « toute per-
sonne, qui, en commettant un crime, (a) porte ou menace d’utiliser une arme ou (b)
qui blesse un autre est coupable d’une offense passible de poursuites. »