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ONDOUA ELLA Godfroid Yaoundé, le 27 mai 2015.

Ingénieur Principal des Travaux


des Télécommunications
Hors Echelle
Tél : 2 42 00 04 35
6 76 00 79 91
e-mail : ondouaeg@hotmail.com
ondouaeg@yahoo.fr. A LA TRES HAUTE ATTENTION DE
SON EXCELLENCE MONSIEUR PAUL BIYA,
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
S/C DE MONSIEUR HENRI EYEBE AYISSI,
MINISTRE DELEGUE A LA PRESIDENCE CHARGE DU
CONTROLE SUPERIEUR DE L’ETAT,
Yaoundé.

Objet : Nécessité impérieuse de prendre des mesures conservatoires dans le cadre de la protection de
la fortune publique.

Excellence, monsieur le Président,

Nous avons l’honneur de venir très respectueusement auprès de votre haute bienveillance, vous
recommander la prise de mesures conservatoires énergiques, dans le cadre de la protection de la fortune
publique, autrement, l’essentiel des mesures prises dans ce cadre se révèleront finalement comme des
coups d’épée dans l’eau, du fait de leur incapacité à prévenir les détournements massifs de deniers
publics, qui se poursuivent allégrement, les principaux concernés étant visiblement résolus à poursuivre
la perpétration de leurs sales besognes, quitte à devoir un jour en répondre devant les juridictions
compétentes, une perspective qui, au vu de leurs agissements, reste une simple hypothèse d’école, à la
concrétisation on ne peut plus hypothétique.

Il ne serait en effet pas superflu de rappeler solennellement, pour que nul n’en ignore, que la seule
manière pour les institutions de la République de sauvegarder efficacement la fortune publique, quand
des cas hautement litigieux sont portés à leur haute attention, consiste à prendre rapidement des mesures
conservatoires car, point n’est besoin d’être diplômé des institutions universitaires mondiales les plus
réputées, pour comprendre qu’aucune procédure judiciaire tardive n’a la capacité de permettre à un Etat
de recouvrer la totalité des fonds dilapidés dans des projets ouvertement exécutés en marge de la
législation et/ou de la réglementation, à l’instar de ceux relatifs à la réhabilitation technique de la CRTV
et la migration du Cameroun de l’analogique au numérique, à la mise en œuvre d’un réseau GSM/3G/4G
par CAMTEL, à la mise en œuvre d’un réseau national de télécommunications d’urgence par le
MINPOSTEL, à la mise en œuvre d’une liaison optique sous-marine « CSM-NBN » par CAMTEL dans le
cadre du « Programme NBN », etc.

Il convient en effet de rappeler que, dans bon nombre de ces projets aux montants astronomiques, les
rétro-commissions appelées à être perçues par quelques individus qui, en aucun cas, ne verront leurs
noms apparaître dans quelque procès que ce soit, entre autres du fait que la Justice se contente jusqu’à
présent de ne s’intéresser qu’aux actions des Maîtres d’ouvrages, ignorant religieusement toutes
les processus menant par exemple à la préparation des projets de Décrets soumis au Chef de
l’Etat pour l’amener à autoriser le MINEPAT à signer des conventions de prêts au nom du
Cameroun avec des Etablissements de Crédit, dans lesquelles on retrouve généralement, tapis
dans l’ombre, les vrais commanditaires desdits forfaits, dont les Maîtres d’ouvrages sus évoqués
ne sont généralement que de simples pions sur un échiquier, du menu fretin, en somme.

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Cela étant, à titre d’illustration de la lenteur de l’action des pouvoirs publics en réaction à nos diverses
dénonciations, nous allons, brièvement, revenir sur les cas particuliers de CAMTEL, du MINPOSTEL et
du MINCOM susvisés, dont nous reproduisons ci-dessous, in extenso, quelques extraits significatifs par
nous adressées à la fois à l’exécutif, au législatif et au judiciaire, des dénonciations qui n’empêchent pas
pour autant les principales structures incriminées de continuer à dilapider, paisiblement, et massivement,
les deniers publics.

A noter que toutes les pièces justificatives auxquelles il est fait allusion dans les extraits susvisés
ont déjà été remises aux institutions concernées, en même temps que les dénonciations en
question, raison pour laquelle il serait superflu de devoir encore les joindre à la présente
contribution.

I. De la réhabilitation technique de la CRTV et la migration du Cameroun de


l’analogique au numérique
Avant d’en arriver à la reproduction de l’extrait y relatif, commençons par déplorer vigoureusement la
compétition malsaine qui règne actuellement dans ce domaine avec, sans que cela soit exhaustif :

1. Le MINCOM ISSA TCHIROMA et ses complices, dont ceux de StarTimes, qui procèdent déjà
pratiquement au déploiement des infrastructures relatives à la migration du Cameroun vers la
Télévision Numérique Terrestre (TNT), alors même que ledit volet ne figure nullement dans le
périmètre du marché relatif à la Réhabilitation Technique de la CRTV à eux officiellement attribué,
dont il convient par ailleurs de souligner à grands traits le caractère illégal de l’exécution, aucun
Ordre de Service ne pouvant régulièrement être délivré à un prestataire préalablement à la
signature officielle du Contrat y relatif.

En effet, comme nous le soulignions dernièrement, la réglementation en matière de passation


des marchés publics est soigneusement foulée aux pieds, en particulier avec la délivrance de
l’Ordre de Service au prestataire, alors que le contrat n’est toujours pas signé, et qu’aucun
financement n’est encore disponible, d’après les déclarations du Ministre ISSA TCHIROMA
devant la représentation nationale, à l’occasion de la séance de « Questions au gouvernement »
ayant précédé la clôture de la 1ère session législative de l’année 2015 et ce, en violation
flagrante des dispositions pertinentes de l’alinéa (5) de l’article 7 du Décret N° 2004/275
du 24 septembre 2004 portant Code des Marchés Publics, qui stipule ce qui suit :

ARTICLE 7.-

(4) Le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué est tenu de s’assurer de la mise en
place et de la disponibilité du financement avant le lancement de la consultation.

Toutefois, l’Autorité chargée des Marchés Publics peut accorder des dérogations expresses dans
des cas de marchés pluriannuels, de projets dont l’exécution est tributaire d’une campagne ou
d’une saison et de projets pour lesquels la période s’écoulant entre le vote de la loi de finances
de l’année ou l’autorisation de mise en consommation du budget voté par le Conseil
d’Administration, et la date de démarrage effectif des prestations est insuffisante pour le
lancement des consultations.

(5) Dans les cas de dérogations visés à l’alinéa (4) ci-dessus, la signature de l’ordre de service
de démarrage des prestations est conditionnée par l’existence des financements.

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2. La CRTV, avec probablement, derrière elle, le Comité CAM-DTV, résolument décidés à procéder
au déploiement d’un réseau TNT expérimental, quand bien même ils devraient pour cela le
faire ailleurs qu’à Yaoundé et Douala – où, paraît-il, le MINCOM aurait formellement interdit
quelque expérimentation que ce soit – une expérimentation dont les équipements seraient même
déjà acquis et importés depuis belle lurette, et dont le déploiement devra visiblement se faire
parallèlement à celui de StarTimes qui, lui, débute déjà par Yaoundé et Douala. Quand on sait
que la raison d’être du déploiement d’un réseau TNT expérimental réside dans la nécessité d’une
détermination, sur site, des paramètres appelés à être pris en compte dans le déploiement du
reste du réseau en question, et que cela n’a de sens que si les équipement utilisés dans
l’expérimentation sont identiques à ceux qui seront utilisés dans l’extension du réseau à
l’ensemble du territoire, il y a logiquement non seulement des raisons de se demander à qui
profite le crime, mais aussi la raison fondamentale qui justifie la passivité des pouvoirs
publics devant cette compétition malsaine, qui fera date dans l’histoire de la migration des
pays vers la TNT ;
3. La poursuite parallèle de l’installation de nouveaux émetteurs TV analogiques par la CRTV,
y compris ceux du projet « REDCOM ZOFT » prétendument inclus dans le projet de
StarTimes, alors même que l’Etat est en train de débourser la bagatelle de 110 milliards de
FCFA pour la réhabilitation des infrastructures analogiques de la même CRTV, un projet
qui, inéluctablement, intègre les centres de diffusions concernés, qui verraient ainsi les
émetteurs neufs à peine déployés en régie par la CRTV devoir impérativement être
remplacés par ceux déployés par StarTimes, à moins que ce ne soit là qu’une façon de
brouiller les cartes, et distraire subrepticement le budget initialement consacré au projet
« REDCOM ZOFT » ;
4. La ferme résolution de la même CRTV à poursuivre son marché de déploiement de sa « Station
Côtière » à Douala, en marge des marchés relatifs à sa réhabilitation technique et à la
migration au numérique qui, logiquement, devraient prendre en compte l’ensemble des
investissements relatifs à ladite migration ;
5. Etc.

Les questions qu’il conviendrait logiquement de se poser, devant cette situation où les luttes de
clans prennent visiblement le pas sur l’intérêt général, sont celles de savoir pourquoi les pouvoirs
publics assistent, amorphes, à cette dilapidation solennelle de la fortune publique, et qui devra,
en définitive, supporter les coûts supplémentaires et totalement injustifiés afférents aux
infrastructures ainsi inutilement déployées par les différents protagonistes quand, au bout du
compte, viendra le moment de dresser le bilan de ces opérations de Réhabilitation technique de
la CRTV et de Migration du pays vers la télévision numérique terrestre.

Il convient d’ailleurs, en passant, de souligner que, d’après nos investigations, StarTimes cible en réalité
une couverture de 75% de la population, et non 75% du territoire comme nous le croyions au
départ, ce qui devrait l’amener à cibler principalement les agglomérations les plus peuplées, et
signifier qu’en pratique, le nombre de centres de diffusion nécessaires pour couvrir 75% du
territoire comme le tablait le Comité CAM-DTV, sera très peu différent des 124 centres de diffusion
prévus par ledit Comité.

Il y a par conséquent, parmi les non-dits du projet de StarTimes, plusieurs dizaines de centres de
diffusion supplémentaires cachés, tout comme des coûts d’investissement supplémentaires
avoisinant ceux du projet de CAM-DTV, ce qui pourrait très bien ramener le coût d’investissement
global du projet de StarTimes à un montant réel de loin supérieur aux 200 milliards de FCFA du
projet de CAM-DTV.

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Par ailleurs, en tenant compte du fait que les charges d’exploitation, au bout de 10 à 15 ans, font
généralement 03 à 04 fois les coûts d’investissement, il faudrait d’ores et déjà prévoir qu’il va
falloir consacrer plus de mille milliards de FCFA pour garantir le fonctionnement du réseau TNT à
mettre en place pour les quinze (15) prochaines années, auxquels il faudrait ajouter les charges
d’exploitation engendrées par les équipements analogiques pendant toute la durée du
« Simulcast », qui pourrait s’étendre à une bonne dizaine d’années, si le projet du ministre ISSA
TCHIROMA et Compagnie venait à prospérer.

Il faudrait en effet tenir compte du fait qu’avec le projet de StarTimes, comme avec celui de CAM-
DTV, le cas échéant, la portée des émetteurs sera considérablement réduite, ce qui va se traduire,
pour la plupart des ménages, y compris ceux des villes comme Yaoundé et Douala, par la
nécessité de recourir aux antennes extérieures, du fait des faibles caractéristiques de propagation
et de pénétration des fréquences utilisées par les émetteurs TNT concernés.

Parallèlement, cela se traduira obligatoirement, pour l’Etat, par un alourdissement considérable


des subventions qu’il va falloir accorder aux ménages, afin de leur permettre de s’équiper en
dispositifs appropriés de réception de la TNT, sous peine de transformer cette dernière en un
privilège réservé aux seuls nantis, ce qui ramènerait notre pays à plusieurs années en arrière,
avec la réduction drastique de la proportion des ménages ayant accès à la télévision.

D’un autre côté, si l’Etat n’a pas pu permettre à la CRTV de maintenir convenablement la
couverture télévisuelle analogique, avec quelques 35 à 38 centres de diffusion, faute de moyens
suffisants, il lui sera davantage difficile de maintenir un réseau de diffusion comprenant plus de
124 centres de diffusion, étant entendu qu’il faudrait bien déployer des dizaines de centres de
diffusion supplémentaires, pour parvenir à couvrir les 25% du territoire non couverts par les
projets de StarTimes ou CAM-DTV.

Autant donc se résoudre d’ores et déjà à faire face à la réalité, à savoir que, pour l’Etat, les deux
(02) solutions susvisées sont toutes aussi suicidaires l’une que l’autre, car elles font la preuve
d’un manque cruel de réalisme de la part de leurs concepteurs, dont la réflexion se limite au niveau
des seuls coûts d’investissement.

A contrario, notre contreproposition, avec son maximum éventuel de 55 centres de diffusion,


cible, elle, une couverture effective de 100% du territoire national, avec une réduction drastique
des coûts d’investissement, des charges d’exploitation, et des subventions à consentir par l’Etat
pour l’équipement des ménages en dispositifs appropriés de réception de la TNT, le réseau étant
conçu de manière à permettre à la plupart des ménages situés à une certaine distance des centres
de diffusion, parmi lesquels ceux des périmètres urbains des villes de Yaoundé et Douala, et de
leur périphérie, de recevoir la TNT avec une antenne intérieure, ce qui fera autant d’antennes
extérieures et de mâts d’antennes de moins à subventionner pour le trésor public.

Comme on peut le constater, à la lumière de ce qui précède, il est encore temps pour l’Etat de
prendre la bonne décision, en mettant un terme au bricolage que s’apprête à entreprendre
StarTimes, et en procédant au déploiement du réseau TNT tel que nous l’avons conçu.

Cela étant, comme annoncé plus haut, voici un extrait de la dénonciation par nous dernièrement faite
auprès des institutions de l’exécutif, du législatif et du judiciaire, au sujet de la Protection de la fortune
publique et des droits du consommateur dans le cadre de la migration vers la TNT :

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« Du détournement de deniers publics programmé
Pour démontrer qu’il y a absolument un détournement de deniers publics programmé dans cette affaire,
nous allons raisonner à la manière de la mise en œuvre des réseaux de téléphonie mobile, qui sont des
réseaux sans fils, au même titre que les réseaux de télévision.

La détermination du coût moyen d’une station relais, qui englobe les coûts relatifs aux autres
composantes du projet, dont les coûts peuvent être considérés comme négligeables, comparativement à
ceux des stations relais, pris globalement, – qui peut dans ce cas être assimilée à un centre de diffusion
– s’obtient en divisant le coût d’investissement total du projet par le nombre total de stations ou centres
de diffusion.

Ainsi, le Cameroun voudrait débourser 110 milliards de FCFA, pour la réhabilitation technique de la CRTV,
qui comporte 38 centres de diffusion existants (Cf. article de MUTATIONS ci-dessus). Cela correspond à
un coût d’investissement moyen de 110 milliards de FCFA : 38 = 2,895 milliards de FCFA par centre
de diffusion. Voilà, sauf erreur d’appréciation de notre part, les termes dans lesquels le contrat a été
signé avec StarTimes.

Contre toute attente et, il est vrai, sous la pression constante exercée par notre contreproposition, tout
comme par toutes les autres voix qui s’élèvent pour dénoncer ledit processus, quatorze (14) centres de
diffusion analogiques supplémentaires sont ajoutés dans le projet et ce, à enveloppe budgétaire
constante, sous le fallacieux prétexte que « dans le cadre du projet de redynamisation de la
communication dans les zones frontalières (Redcom Zoft), l’on va construire 14 autres centres,
ce qui fait un total de 52 centres. Donc on ne peut pas réhabiliter la Crtv sans parler de construire
ces centres » (Cf. article de MUTATIONS ci-dessus). Sans compter que, sous prétexte de « remercier
le Chef de l’Etat pour lui avoir personnellement attribué le contrat, le prestataire va assurer
gratuitement la migration numérique des villes de Yaoundé et Douala », d’après les déclarations du
Ministre ISSA TCHIROMA devant la représentation nationale.

Résultat des courses, en négligeant les coûts d’investissement des équipements devant servir à assurer
la migration numérique des villes de Yaoundé et Douala qui, faut-il le préciser, partageront les mêmes
sites que les équipements analogiques « réhabilités » par StarTimes, le nombre total de centres de
diffusion passe de trente-huit (38) à cinquante-deux (52).

En conséquence, le coût d’investissement moyen par centre de diffusion lui, passe à 110 milliards
de FCFA : 52 = 2,115 milliards de FCFA, ce qui fait une différence nette de près de 780 millions de
FCFA par centre de diffusion et ce, dans le même projet, alors que les 14 centres de diffusion en
question doivent être créés de toutes pièces (bâtiments, infrastructure pylônes, alimentation en
énergie, voies d’accès, acquisition et bornage des terrains, etc.), contrairement aux 38 centres de
diffusion existants qui, eux, doivent seulement subir une réhabilitation technique. C’est tout dire.

Comme si cela ne suffisait pas, voilà que le Comité CAM-DTV, officiellement chargé de la migration du
Cameroun vers la TNT, se propose de mettre en œuvre, à son tour, 124 centres de diffusion, dont 52
co-localisés avec ceux sus évoqués. Compte tenu du fait que ces derniers vont inévitablement partager
l’infrastructure nouvellement réhabilitée et/ou construite qu’ils trouveront en place, en procédant de la
même manière que ci-dessus, à savoir en négligeant le coût des équipements à installer dans les 52
centres co-localisés par rapport à ceux des nouveaux centres à créer, la variation du coût moyen par
centre de diffusion à créer sera très peu sensible.

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Ainsi, en considérant uniquement les 72 nouveaux centres de diffusion à créer de toutes pièces,
pour un coût d’investissement global de 200 milliards de FCFA – si nos informations sont exactes
– on se retrouvera avec un coût moyen d’investissement par centre de diffusion de 200 milliards
de FCFA : 72 = 2,778 milliards de FCFA par centre de diffusion.

Il convient de souligner, à grands traits, que tout cela ne permettra d’atteindre qu’une couverture
de 75% du territoire, le cas échéant, ce qui signifie qu’il faudrait prévoir des coûts
d’investissements supplémentaires non négligeables, pour couvrir les 25% du territoire restants.

Notre contreproposition, par contre, prévoit une couverture cible de 100% du territoire, avec un
nombre de centres de diffusion compris entre 35 et 55 (Cf. propositions sus évoquées) et ce, pour
une enveloppe financière prévisionnelle de 70 milliards de FCFA, au maximum, notre approche
s’appuyant sur la planification de 55 centres de diffusion, avec suppression de tous ceux desdits
centres de diffusion qui, dans la pratique, ne s’avéreront pas nécessaires, au cas où les zones
concernées parviendraient à être couvertes à partir d’autres centres de diffusion environnants.

Ainsi, le coût d’investissement total, tout comme le coût d’investissement moyen par centre de
diffusion, dans ce cas, dépendront principalement de certains facteurs, parmi lesquels, sans que
cela soit exhaustif :

1. Le nombre définitif de centres de diffusion retenus, sur le terrain. Ainsi, moins il y en aura,
moins l’enveloppe globale sera élevée ;
2. La validation par le Chef de l’Etat de certaines options envisagées [Cf. Passage du
Cameroun à la télévision Numérique Terrestre, et Réhabilitation Technique de la CRTV,
(Pièce N° 4), ci-jointe].

Par ailleurs, notre contreproposition est conçue de manière à réduire les incertitudes éventuelles
à la portion congrue, ce qui fait toute la différence avec celles du Ministre ISSA TCHIROMA et de
ses amis, qui sont truffées de zones d’ombres, voire d’incongruités, techniquement comme
financièrement, tel que démontré par tout ce qui précède.

Dans le pire des cas, il faudrait dépenser 70 milliards de FCFA pour déployer 55 centres de
diffusion, à raison d’un coût d’investissement moyen de 70 milliards de FCFA : 55 = 1,273 milliard
de FCFA par centre de diffusion. »

II. De la mise en œuvre d’un réseau GSM/3G/4G par CAMTEL


Nous venons, avec consternation, faut-il le préciser, de tomber sur la dépêche de l’Agence Ecofin dont la
teneur suit :

« Cameroun : Huawei a lancé la construction du réseau GSM de l’opérateur télécoms


Camtel

- jeudi, 21 mai 2015 12:01

(Agence Ecofin) - Détenteur de la 4ème licence Gsm du Cameroun depuis le mois de septembre 2014,
l’opérateur historique des télécoms, Camtel, a choisi l’équipementier chinois Huaweï avec lequel il est en
partenariat depuis plusieurs années sur le téléphone filaire, pour construire son réseau GSM à travers le
pays, a-t-on appris de sources internes à l’entreprise.

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Avec le concours de deux sous-traitants locaux, l’équipementier Huawei a d’ailleurs lancé les installations
depuis bientôt un mois dans la ville de Yaoundé, la capitale camerounaise. «Les deux sous-traitants
feront les installations sur 30 sites dans la ville de Yaoundé. Les premiers essais ont même déjà eu lieu,
et tout est parfait. Après Yaoundé, ce sera le tour de la ville de Douala. Ce n’est qu’après ces deux étapes
qu’on devrait s’attaquer au reste du pays», explique une source proche du dossier.

Analysant l’attribution à Camtel d’une licence GSM assortie des technologies 3 et 4G, la Banque
mondiale, dans un rapport daté de novembre 2014 révélé par la presse camerounaise, émet de sérieuses
réserves quant aux capacités de cet opérateur public à pouvoir rentabiliser cette technologie. «Camtel se
contente d’offres minimum et de mauvaise qualité. L’entreprise n’a pas su exploiter la technologie CDMA
(avec le Ctphone notamment, Ndlr) qui est équivalente à la technologie 3G», tranche l’institution de
Bretton Woods. Et de poursuivre : «l’attribution, probablement sans contrepartie financière en raison sans
doute de la dégradation des finances de l’entreprise, d’une licence 3G à Camtel, semble exclusivement
politique, sachant que Camtel ne semble pas avoir des compétences humaines pour mettre en œuvre un
réseau de qualité ».»

Il convient de souligner, pour que nul n’en ignore, que CAMTEL vient ainsi d’engager l’Etat dans le
déploiement d’un réseau qui, à terme, nécessitera des coûts d’investissement de plus de mille
milliards de FCFA, sans compter les charges d’exploitation qui, elles, feront 03 à 04 fois plus, soit
en tout plus de 05 mille milliards de FCFA et ce, en dépit de la sortie de la Banque mondiale sus
évoquée, tout comme de nos récurrentes mises en garde à l’Etat qui, en restant passif,
hypothèque son propre avenir.

Il ne serait par ailleurs pas superflu de s’interroger sur la nature du contrat qui lie ainsi CAMTEL et sa
complice habituelle Huawei :

1. S’agit-il d’un marché gré-à-gré, autorisé contre tous avis contraires par l’Autorité en charge des
marchés publics, ou d’un marché passé unilatéralement par le DG de CAMTEL en violation des
dispositions du Code des Marchés, comme ce dernier en a l’habitude ?
2. D’où proviennent les financements y relatifs, à moins que CAMTEL n’ait réussi le tour de force
de berner quelques investisseurs, qui ne tarderaient d’ailleurs pas à s’en mordre les doigts, plus
tôt qu’ils n’oseraient le soupçonner, le cas échéant ?
3. Comment l’Etat compte-t-il s’y prendre pour procéder au remboursement des emprunts
concernés, le moment venu, étant entendu que la possibilité pour CAMTEL elle-même d’y
parvenir peut, d’ores et déjà, à juste titre, être considérée comme un évènement impossible ?
4. Etc.

Dans tous les cas, personne, de l’exécutif, du législatif, ou du judiciaire, ne pourra prétendre que
l’on ne l’avait pas suffisamment mis en garde, afin de prévenir la survenue de ce désastre programmé,
tel que cela a déjà été le cas dans bien d’autres pays, à l’instar du Nigeria voisin, avec NITEL et MTEL ;
de la Guinée Conakry, avec SOTELGUI ; de la RDC avec la SCPT, etc. ; étant formellement entendu que
le problème des entreprises publiques de télécommunications ne réside pas tant dans les
technologies par elles déployées que dans la capacité des structures managériales mises en
œuvre à relever les défis auxquels elles sont confrontées.

Il convient d’ailleurs de relever, pour que nul n’en ignore, qu’aucune structure publique ayant commis
l’erreur de trop embrasser, en déployant parallèlement les technologies des familles CDMA et
GSM, ne peut se targuer de s’en être sortie. Et ce n’est pas CAMTEL, dont le management ne brille
pas particulièrement par son ingéniosité, et qui s’y engage dans un environnement

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techniquement, législativement et réglementairement défavorable, y compris pour des Groupes
de télécommunications à la réputation universellement établie, qui prouvera le contraire.

Ainsi, en laissant poursuivre la commission dudit forfait par CAMTEL, au su et au vu de tous, l’Etat
devrait parfaitement savoir à quoi s’en tenir, quand viendra le moment de faire les comptes.

Cela étant, nous continuons notre démarche citoyenne, en reproduisant, à titre de rappel, l’extrait de la
Communication des pièces justificatives de notre dénonciation de David NKOTO EMANE et Cie
par nous produite devant le Tribunal Criminel Spécial, dont la teneur suit :

« Du retrait de la licence GSM/3G attribuée à CAMTEL


Il y a visiblement fort à faire pour faire comprendre à l’Etat qu’il n’est pas dans son intérêt de laisser
CAMTEL, de nouveau, dilapider des centaines de milliards de FCFA dans le déploiement d’un réseau
GSM/3G/4G, comme il vient de le faire dans le déploiement d’un réseau CDMA. Cette situation a déjà
largement été expliquée par nos soins, entre autres à travers le dossier de preuves des forfaitures du
Directeur Général de CAMTEL par nous remis à monsieur le Procureur Général près le Tribunal Criminel
Spécial, dont une copie vous était adressée sous couvert du CONSUPE, et l’autre au Contrôle Supérieur
de l’Etat lui-même.

Il se trouve toutefois que, à force de voir certaines entreprises publiques engloutir chaque année des
subventions astronomiques, vous auriez fini par instruire le ministre des Finances de demander aux
Directeurs Généraux de quatre entreprises du portefeuille de l’Etat de « solliciter les services des agences
de notation financière, pour évaluer leur risque de crédit, afin de pouvoir lever des capitaux sur différents
marchés, dans l’optique de réaliser leurs projets d’investissements », tel que le rapportait, entre autres,
une dépêche de l’Agence Ecofin datée du vendredi 27 décembre 2013 [Cf. dépêches Quatre entreprises
publiques camerounaises vont faire un premier pas vers le marché des capitaux, (Pièce N° 21), Le
régulateur du marché financier du Cameroun déconseille à l’Etat d’emprunter pour ses entreprises, (Pièce
N° 40), Cameroun : les entreprises publiques obtiennent de «piètres résultats», selon le FMI, (Pièce N°
41), Après Camtel, Camwater, la SCDP et le PAD vont évaluer leur risque de crédit chez Bloomfield,
(Pièce N° 42), ci-jointes].

Ce qui alors pouvait sembler constituer un exploit, à savoir, réussir à obtenir une notation acceptable de
la part d’une Agence de Notation, a fini par être transformé pratiquement par le Directeur Général de
CAMTEL, en vieil habitué des combines les plus inimaginables, en un vulgaire jeu d’enfant.

En passant, il en a profité pour prétexter qu’il lui fallait absolument disposer d’une licence de GSM/3G,
pour que ladite Agence de Notation consente à évaluer le risque de crédit de CAMTEL [Cf. dépêche La
Cameroon Telecommunications espère pouvoir lever des fonds grâce à sa licence de mobile, (Pièce N°
22), ci-jointe]. Ainsi, grâce à cette évaluation, il a pu obtenir une licence derrière laquelle il courait depuis
près de dix (10) ans déjà.

La licence en poche, il fallait maintenant convaincre l’Agence en question qu’elle devait lui attribuer une
notation respectable, ce qui fut aisément fait, moyennant certainement quelques transactions tout aussi
inavouées qu’inavouables. Sous les tropiques, rien n’est apparemment impossible.

C’est ainsi que ladite Agence, toute honte bue, attribua à CAMTEL les notes « AAA, avec perspective
stable sur le court terme », et « BBB, avec perspective stable sur le long terme » [Cf. dépêche Bloomfield
attribue la note BBB à l’opérateur public des télécoms camerounais Camtel, (Pièce N° 23), ci-jointe], de
quoi faire pâlir d’envie l’Etat du Cameroun lui-même. Ceux quoi croient que l’on ne peut pas tout

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tropicaliser n’ont qu’à bien se tenir [Cf. dépêche Kenya: la firme d'audit Deloitte épinglée dans un
scandale de manipulation du bilan d'une entreprise, (Pièce N° 72), ci-jointe].

Devant cette imposture, la Banque Mondiale a fait une sortie [Cf. dépêche Cameroun : la Banque
mondiale doute des capacités de Camtel à rentabiliser le mobile et la 3G, (Pièce N° 24), ci-jointe], dont
l’extrait ci-après d’une dépêche de L’AGENCE ECOFIN fait l’économie :

(Agence Ecofin) - Dans un rapport daté de novembre 2014 et dont des extraits ont été révélés le 3
décembre 2014 par l’hebdomadaire camerounais Repères, la Banque mondiale émet des réserves sur
la capacité de la Cameroon Telecommunications (Camtel), l’opérateur historique des télécoms, à
rentabiliser la technologie 3G qu’elle exploitera dès 2015 grâce à la licence de mobile que lui a délivré le
gouvernement camerounais cette année. «Camtel se contente d’offres minimum et de mauvaise qualité.
L’entreprise n’a pas su exploiter la technologie CDMA (avec le Ctphone notamment, Ndlr) qui est
équivalente à la technologie 3G», tranche l’institution de Bretton Woods dans son rapport. Fort de ce
postulat, poursuit la Banque mondiale, «l’attribution, probablement sans contrepartie financière en
raison sans doute de la dégradation des finances de l’entreprise, d’une licence 3G à Camtel
semble exclusivement politique, sachant que Camtel ne semble pas avoir des compétences
humaines pour mettre en œuvre un réseau de qualité».

Cette mise en garde de la Banque Mondiale, qui aurait pu amener tout autre gouvernement que celui de
notre pays à stopper les velléités de CAMTEL, semble laisser ce dernier de marbre. Après tout, l’essentiel
c’est que l’on arrive à emprunter autrement qu’à travers la Exim Bank of China, puisque vous ne
sembleriez pas disposé à laisser CAMTEL recourir à ladite Banque pour obtenir les centaines de milliards
de FCFA nécessaires. Pour les acolytes du Directeur Général de CAMTEL, peu importe d’ailleurs
d’où vient l’argent, l’essentiel étant qu’ils arrivent à en empocher la plus grande partie. Tant pis
pour le contribuable, à qui reviendra la charge de le rembourser soit directement, soit à travers
les richesses de notre sous-sol, le moment venu.

A preuve, cette interview accordée au site Internet INVESTIR AU CAMEROUN (IC) par monsieur Olivier
DICOH de l’Agence de Notation BLOOMFIELD (OD) [Cf. dépêche Olivier Dicoh de Bloomfield : «le statut
de société d’Etat de Camtel lui confère un confort particulier», (Pièce N° 52), ci-jointe].

IC : La majorité des facteurs positifs de votre notation est constitué d’éléments de contexte, de
l'environnement des télécoms (potentiel du secteur, confiance de l'Etat), qui sont périphériques
par rapport aux performances de Camtel en tant qu'entité (lourd endettement, trésorerie exsangue
et résultat d’exploitation en chute libre). Ces éléments de l'environnement autour de Camtel
peuvent-ils véritablement diluer les performances de l'entreprise elle-même?

OD : Une appréciation de la qualité de crédit de Camtel ne se base pas uniquement sur ses états
financiers, mais sur son caractère stratégique pour l’Etat dans sa vision du développement du
secteur. Ainsi, une société qui ne réalise pas de performances financières extraordinaires ou qui ne
présente pas des «états financiers reluisants» peut bénéficier d’une bonne qualité de crédit, qui peut
reposer sur sa capacité à accéder à des sources alternatives de trésorerie (flexibilité financière), l’intérêt
stratégique de la société pour l’actionnaire ou même pour un pays.

En de termes moins savants, cela signifie, ni plus, ni moins, que BLOOMFIELD considère que les
performances de CAMTEL importent peu car, si l’entreprise n’arrive pas à rembourser, c’est l’Etat
du Cameroun qui le fera.

Nécessité impérieuse de prendre des mesures conservatoires dans le cadre de la protection de la fortune publique. Par M. ONDOUA ELLA G., IPTT Hors Echelle. P 9 | 16
Visiblement donc, on n’a pas du tout évolué dans le bon sens. Au contraire, on pourrait même
s’apercevoir que la situation a plutôt empiré car, si CAMTEL, en allant sur des marchés financiers
avec des notes tropicalisées, doit emprunter à des taux d’intérêts nettement supérieurs à ceux
pratiqués par la Exim Bank of China, pour qu’en fin de compte c’est à l’Etat que le remboursement
de ladite dette revienne, on ne voit pas du tout à quoi tout cela aura servi.

Raison de plus pour que l’Etat, s’apercevant de la supercherie, se décide enfin à mettre fin à cette
mascarade car, maintenant qu’il est en possession de toutes ces informations, il ne pourra pas
prétendre demain qu’il ne savait pas à quoi s’en tenir au sujet de la mise en œuvre de ce fameux
réseau GSM/3G de CAMTEL, quand viendra le moment d’établir les responsabilités.

Il faut avouer que nous avons eu la faiblesse de croire, à un moment, que le fait d’envoyer CAMTEL
évaluer son risque de crédit devant les Agences de Notation était une manière de prendre quelques
mesures conservatoires, afin de juguler un peu l’hémorragie financière qui y avait cours, le temps de
permettre à la Justice de s’occuper de son cas car, est-il besoin de le rappeler, l’histoire retiendra que
monsieur David NKOTO EMANE est l’individu qui aura causé le plus de dégâts à notre pays, en
termes de détournements massifs de deniers publics et de malversations en tous genres.

Peut-être était-ce bien là votre intention en prenant cette décision, mais force est de reconnaître
que le système a le don de réduire à néant tous vos efforts, dans ce cas particulier comme dans
bien d’autres, l’intérêt général ayant depuis longtemps cédé le pas à toutes sortes d’intérêts
particuliers. Tout est ainsi consciencieusement mis en œuvre pour vous faire faillir à votre noble
mission à la tête de notre pays et, la seule personne qui est capable de mettre un terme à de tels
agissements, c’est vous-même, entre autres en démasquant tous les complices de ce monsieur,
et en les poursuivant devant les tribunaux de la république, car il en va de ce que la postérité
retiendra de votre séjour à la magistrature suprême de notre pays.

Cela étant, rappelons fort opportunément que nous avons déjà eu à remettre à monsieur le Procureur
Général Près le Tribunal Criminel Spécial un dossier suffisamment fourni contre ce monsieur – un dossier
dont copie vous a été acheminée à travers le CONSUPE – un dossier suffisamment accablant, pour lui
permettre de passer le restant de ses jours derrière les barreaux.

Nonobstant cela, ce monsieur est toujours en poste, entrain de continuer son entreprise de sabotage à
la tête de CAMTEL. Et, comme si cela ne suffisait pas, il peut même s’offrir le luxe de continuer à narguer
tout le monde, à commencer justement par la Justice, en se permettant de passer sur les ondes de la
CRTV radio, dans l’émission « DIMANCHE MIDI » du 22 février 2015, pour déclarer, pour que nul n’en
ignore, ce qui suit :

« Jusqu’aujourd’hui ma conscience ne me reproche rien du tout. (…) Je suis tranquille. Ma


conscience ne me reproche absolument rien ».

Et, pour permettre à ceux qui n’auraient pas été à l’écoute de ladite émission de se rattraper, il fait publier
la même interview par l’hebdomadaire ESSINGAN, dans son édition N° 016 du 18 mars 2015 sous le
titre « Accusations de détournement : La riposte de Nkoto Emane ».

Ces déclarations traduisent d’ailleurs à souhait, si besoin en était, le degré d’immoralité qui caractérise
l’intéressé car, voici ce que rapporte l’AGENCE ECOFIN, dans une dépêche datant du lundi 27 octobre
2014 [Cf. dépêche Bloomfield attribue la note BBB à l’opérateur public des télécoms camerounais Camtel,
(Pièce N° 23), ci-jointe] :

Nécessité impérieuse de prendre des mesures conservatoires dans le cadre de la protection de la fortune publique. Par M. ONDOUA ELLA G., IPTT Hors Echelle. P 10 | 16
« Selon la fiche de notation de Camtel, dont l’agence Ecofin a eu copie, cette note découle de facteurs
positifs tels que le fait pour Camtel d’être «un acteur incontournable dans le développement du secteur»
des télécoms, qui «est d’un intérêt stratégique pour l’Etat» du Cameroun, qui détient Camtel à 100%. En
plus, souligne Bloomfield, fort de ce que le secteur des télécoms dans le pays recèle un «potentiel de
croissance» important, l’Etat manifeste sa confiance envers cet opérateur des télécoms, confiance encore
matérialisée il y a quelques semaines par l’attribution de la 4ème licence de mobile du pays à Camtel, déjà
exploitant exclusif de la téléphonie fixe.

Au demeurant, Bloomfield note que la situation financière de Camtel est caractérisée par «une structure
financière fragile, des cash-flows insuffisants» et, surtout, un «déficit chronique de trésorerie né d’un
besoin en fonds de roulement important, accentuant la flexibilité et la dépendance financière» de
l’entreprise. De ce point de vue, les états financiers de l’entreprise au 31 décembre 2013 révèlent un
déficit de trésorerie de 4,9 milliards de francs Cfa, contre 3,2 milliards de francs Cfa en 2012.

Les mêmes états font apparaître un endettement abyssal, estimé à 141,2 milliards de francs Cfa à
fin décembre 2013 (contre 91,7 milliards en 2012), malgré un résultat net d’un peu plus de 3 milliards
de francs Cfa enregistré en fin d’année. Résultat net par ailleurs essentiellement tiré par le résultat hors
activités ordinaires (5,2 milliards de francs Cfa) ».

Ce que ne fait pas ressortir BLOOMFIELD dans cette notation, peut-être bien parce que CAMTEL s’est
bien gardée de mettre ces informations accablantes à sa disposition, c’est qu’en plus des 141,2 milliards
de FCFA susvisés, il y a, en outre, au minimum :

1. Les 99 milliards de FCFA du crédit Exim Bank of China, pour le « Programme NBN », ainsi
que les intérêts y relatifs, en supposant qu’il aura obtenu des exonérations financières de la
part de l’Etat, s’agissant des taxes liées audit projet qui, autrement, s’élèveraient à
29.524.610.000 FCFA [Cf. dépêche 3 milliards de FCFA supplémentaires pour déployer la fibre
optique, (Pièce N° 43), ci-jointe] ;
2. Les 3 milliards de FCFA empruntés auprès de la Standard Chartered Bank Cameroon et ce,
aval l’aval de l’Etat, pour le déploiement des liaisons optiques urbaines du « Programme NBN »
[Cf. dépêche 3 milliards de FCFA supplémentaires pour déployer la fibre optique, (Pièce N° 43),
ci-jointe].
3. Etc.

Ce qui, en réalité, ramène la dette réelle de CAMTEL, au minimum, à 243,2 milliards de FCFA.

Cela dit, s’agissant de l’intérêt stratégique que revêtirait CAMTEL pour l’Etat, il faut avouer, à la
décharge de BLOOMFIELD, qu’elle n’avait certainement pas vu venir les autorisations illégales
données aux opérateurs privés pour la pose des réseaux de transport par le ministre BIYITI BI
ESSAM, ce qui rend encore plus caduques toutes ses appréciations, tout comme les notes
attribuées complaisamment à CAMTEL.

Comme on peut le constater, il faut vraiment avoir la conscience tranquille :

1. pour devoir emprunter 3 milliards de FCFA pour assurer l’exécution d’un des volets d’un projet
de 128 milliards de FCFA comme si, après avoir emprunté autant d’argent, il était logique que
l’on se retrouve en train d’exécuter certaines rubriques du projet en dehors de l’enveloppe initiale,
ce qui prouve, soit que l’on ne dispose d’aucune expertise, au point d’être surpris que certains
aspects du projet aient été oubliés, soit que l’on essaie intentionnellement de multiplier les coûts
du projet à l’infini, en s’appropriant le principe selon lequel il n’y a pas de petit profit ;

Nécessité impérieuse de prendre des mesures conservatoires dans le cadre de la protection de la fortune publique. Par M. ONDOUA ELLA G., IPTT Hors Echelle. P 11 | 16
2. pour solliciter l’aval de l’Etat pour un montant aussi ridicule pour une société opérant dans un
domaine aussi porteur que les télécommunications [Cf. dépêche 3 milliards de FCFA
supplémentaires pour déployer la fibre optique, (Pièce N° 43), ci-jointe]. En effet, on imagine mal
une entreprise telle que MTN solliciter l’aval de sa maison-mère, pour contracter un emprunt de
3 milliards de FCFA, qui pourrait, au trop, relever d’un simple découvert ;
3. pour générer une dette abyssale de 243,2 milliards de FCFA, à laisser à la charge du
contribuable, et déclarer arrogamment que « Ma conscience ne me reproche absolument
rien », sous réserve, naturellement, que l’on en ait une.

Naturellement, tout cela s’opère avec la complicité agissante de l’Etat, dont le ministre des
Finances s’est même permis de rassurer tout le monde, lors de la signature de la convention de prêt
avec la Standard Chartered Bank Cameroon, en rappelant que si CAMTEL ne parvient pas à
rembourser les 3 milliards de FCFA, l’Etat s’en chargera.

Comme on peut le constater, avec consternation, dans notre pays, il y a longtemps que le ridicule
ne tue plus.

En attendant de voir comment tout cela va se terminer, nous profitons de la présente occasion pour
solliciter, solennellement, de la Justice camerounaise et/ou des autres institutions interpellées,
qu’elles prennent chacune leurs responsabilités, en prenant des mesures conservatoires pour
prévenir une distraction massive supplémentaire de deniers publics, entre autres à travers une
ordonnance du Juge interdisant formellement le déploiement d’un réseau GSM/3G par CAMTEL.»

III. Des pertes afférentes au Projet de Câble Sous-marin NBN (CSM – NBN) de
CAMTEL (Extrait de la Communication des pièces justificatives de mes dénonciations de
M. David NKOTO EMANE et Compagnie au Tribunal Criminel Spécial le 13 octobre 2014)

« Le Cameroun dispose déjà de deux points d’atterrissement de câbles sous-marins à fibres optiques, à
savoir le SAT-3 et le WACS. En projet, il y a le câble ACE, qui devra être mis en place par le Groupe
ORANGE, à l’instar de ce qu’a fait le Groupe MTN pour le câble WACS, et le câble MainONE, qui fait
partie des projets du ministère des P&T [CF. Le Cameroun vise Main One, son troisième câble sous-
marin à fibre optique (Pièce N° 83), Le Cameroun va se connecter au câble sous-marin à fibres optiques
MAIN ONE (Pièce N° 84), France Télécom – Orange annonce la mise en service du câble sous-marin
ACE pour les 13 premiers pays (Pièce N° 85)].

A noter, en passant que FUNKE OPEKE, la CEO (DG) de MainONE et Jean-Pierre BIYITI BI ESSAM, le
Ministre des Postes et Télécommunications, ont même déjà signé, le 14 août 2012 à Yaoundé, un
mémorandum d’entente (MOU) au sujet du câble sous-marin MainONE.

En effet, ces deux alternatives (MainONE et ACE) pourraient mieux garantir et ce, à moindre coût, la
redondance de la connectivité du pays avec les autres pays de la CEEAC en particulier, et avec le reste
du monde en général, comparée à celle qui voudrait que CAMTEL installe un 5ème point d’atterrissement
(CSM-NBN) indépendant, et totalement injustifié sur le plan économique, l’exploitation des deux (02)
points d’atterrissement existants (SAT-3 et WACS), tout comme celle des deux (02) autres en projet,
devant naturellement lui revenir.

D’autre part, la maintenance des câbles sous-marins susvisés, à savoir SAT-3, WACS, ACE et MainONE
relève naturellement de la responsabilité des consortiums concernés, contrairement à celle de son câble
CSM-NBN, qui devrait lui revenir alors que, non seulement elle ne dispose ni de la logistique, ni de
l’expertise nécessaires pour réparer un câble en mer, mais en outre, les dépenses colossales

Nécessité impérieuse de prendre des mesures conservatoires dans le cadre de la protection de la fortune publique. Par M. ONDOUA ELLA G., IPTT Hors Echelle. P 12 | 16
indispensables à la maintenance d’une pareille infrastructure ne se justifient pas, économiquement
parlant, qui plus est, pour une entreprise disposant déjà potentiellement de quatre (04) points
d’atterrissement à la charge de consortiums à la compétence éprouvée en la matière.

Par ailleurs, les coûts de la bande passante sur les câbles sous-marins devant inévitablement subir une
baisse drastique du fait de la concurrence qui est en passe de s’installer dans ce domaine, la différence
avec ceux pratiqués sur les liaisons optiques terrestres, à l’instar du Central African Backbone (CAB),
devrait être relativement faible et, peut-être bien même à l’avantage des câbles sous-marins
internationaux, qui bénéficieront en plus des économies d’échelles.

Il convient par ailleurs de souligner que, d’après la récente actualité en la matière, l’Etat s’est offert le
point d’atterrissement du câble WACS de Limbe à environ 14,11 milliards de FCFA, sous réserve de la
totale transparence de Jean Pierre BIYITI BI ESSAM dans ladite transaction [Cf. Cameroun: 14 milliards
de F pour booster les capacités de la Fibre optique (Pièce N° 88), L’Etat camerounais rétrocède le câble
sous-marin Wacs à l’opérateur public Camtel (Pièce N° 89), Cameroun - Télécommunications: Comment
l’Etat s’est offert le WACS (Pièce N° 92)].

Il n’est donc pas économiquement justifiable que CAMTEL, à qui revient l’exploitation des deux (02)
câbles déjà opérationnels, et à qui reviendra celle des deux (02) autres en projet, au lieu de s’employer
à faire rentabiliser les lourds investissements déjà consentis, et à les amortir dans des délais
économiquement raisonnables, s’emploie plutôt à vouloir déployer un cinquième point d’atterrissement,
dont la viabilité et de pérennité ne bénéficient d’aucune garantie.

En effet, CAMTEL tente actuellement de dilapider 30.000.000 dollars HT/HD, soit quelques
15.000.000.000 FCFA HT/HD (Dollar à 500 FCFA) [CF. Paiement de mes arriérés et droits (Pièce N° 17),
Price Summary for Cameroon NBN Project (Pièce N° 82), Contrat NBN (Pièce N° 78), Décision N°
399/DG Portant création d’un Programme désigné « National Brodband Network » (Pièce N° 80),
Décision N° 052/DG Portant désignation des Chef de Projet du Programme NBN « National Brodband
Network » (Pièce N° 81)] et ce, pour le seul volet « Part étrangère » du Contrat (OFFSHORE), ce qui est
déjà largement supérieur aux 14,11 milliards de FCFA susvisés pour le câble WACS, compte non tenu
des prestations relatives à la « Part Locale » du Projet (ONSHORE), et des autres coûts supplémentaires
inévitables, à l’instar des droits de douane, de la TVA, des prestations à réaliser localement qui ne sont
nullement incluses dans l’enveloppe du projet, comme à l’accoutumée [Cf. Cameroun -
Télécommunications: 3 milliards de FCFA supplémentaires pour déployer la fibre optique (Pièce N° 27)].

A la lumière de ce qui précède, il ressort que la tentative de dilapidation des fonds publics y est flagrante.
En conséquence, il serait vivement indiqué que le Tribunal ordonne l’annulation pure et simple de
ce volet CSM-NBN, sous peine de laisser près d’une vingtaine de milliards de FCFA partir en
fumée, au nez et à la barbe de la Justice camerounaise.».

IV. Des surfacturations afférentes au projet de mise en œuvre d’un Réseau


national de Télécommunications d’urgence par le MINPOSTEL (Extrait de la
Communication des pièces justificatives de mes dénonciations de M. David NKOTO EMANE
et Compagnie au Tribunal Criminel Spécial déposée au TCS le 13 octobre 2014)

« Du fait de la scandaleuse faculté de David NKOTO EMANE à transformer de l’or en boue sus dénoncée,
le MINPOSTEL Jean Pierre BIYITI BI ESSAM a profité des performances ridicules de CAMTEL, pour
s’engouffrer dans la brèche ainsi ouverte, et lui arracher la mise en œuvre d’un réseau national de
télécommunications d’urgence, ainsi que les montants colossaux y afférents.

Nécessité impérieuse de prendre des mesures conservatoires dans le cadre de la protection de la fortune publique. Par M. ONDOUA ELLA G., IPTT Hors Echelle. P 13 | 16
En effet CAMTEL, bras séculier de l’Etat dans le domaine des télécommunications dont l’expertise, s’il y
en avait eu une, aurait dû commencer par intégrer dans son réseau des dispositifs permettant une gestion
harmonieuse des communications électroniques d’urgence et ce, sur toute l’étendue du territoire
national, et amener ce dernier à exiger des opérateurs GSM d’en faire autant, car c’est aux opérateurs
qu’il revient normalement de mettre en œuvre, en synergie les uns avec les autres, un réseau national
de télécommunications d’urgence [Cf. Contribution à la relève de certains des défis auxquels notre pays
est confronté (Pièce N° 76), Extension du 117, numéro d’urgence de la Police congolaise, dans les
départements de Pointe-Noire & du Kouilou (Pièce N° 70)].

La nature ayant par essence horreur du vide, le Ministère des P&T a saisi la balle au bond, pour s’engager
dans la mise en œuvre d’un réseau national de gestion des catastrophes à coups de centaines de
milliards de FCFA, lui qui n’est pourtant pas un opérateur, ne dispose ni de l’expertise nécessaire pour
gérer un réseau de télécommunications, ni de celle nécessaire pour rédiger les spécifications techniques
d’un véritable réseau national de communications électroniques d’urgence, tel que cela se fait sous
d’autres cieux [Cf. Cameroun: Télécommunications - Controverse autour d'un marché de 224 milliards de
FCFA (Pièce N° 66), Cahier des charges de la mise sur pied d’un Réseau national des
télécommunications d’urgence au Cameroun (Pièce N° 73), Contribution à la relève de certains des défis
auxquels notre pays est confronté (Pièce N° 76), Extension du 117, numéro d’urgence de la Police
congolaise, dans les départements de Pointe-Noire & du Kouilou (Pièce N° 70), Avis International à
Manifestation d’intérêt N° 00000045/AIMI/MPT/SG/DIR Du 29 Juin 2012 pour la présélection des
entreprises spécialisées en vue de la construction du Réseau National des Télécommunications
d’Urgence du Cameroun (Pièce N° 74), Mise en place du réseau des télécommunications d’urgence: Le
Cameroun recherche des entreprises spécialisées dans le domaine (Pièce N° 71), 77 milliards pour la
construction d’un Réseau de télécommunications d'urgence (Pièce N° 86), 104,2 milliards de FCfa
d’Eximbank et de la BID pour développer la pêche, l’élevage et les Télécoms au Cameroun (Pièce N°
87)] et ce, dans le secret espoir de pouvoir le balancer à CAMTEL, une fois les 224 milliards de FCFA
qu’il compte dilapider dans cette affaire épuisés.

Ainsi, sous le fallacieux prétexte que ce sont les officiels chinois qui auraient demandé de confier
ledit marché à ZTE, lors de la dernière visite officielle du Chef de l’Etat en Chine – ce qui ne signifie
d’ailleurs pas nécessairement que c’est eux qui ont demandé à ce fournisseur de multiplier le coût
de l’offre de HUAWEI, pour les mêmes prestations, par cinq (05), et encore moins que c’est le Chef
de l’Etat, en personne, qui leur a recommandé de procéder ainsi – le ministre Jean Pierre BIYITI
BI ESSAM et ses complices ont résolument opté de dilapider 224 milliards de FCFA, en attribuant
ledit contrat à ZTE, alors que l’autre équipementier chinois, HUAWEI, n’en réclamait que 45
milliards de FCFA [CF. Nécessité impérieuse de mettre un terme à la tentative de CAMTEL de mettre
en œuvre un réseau GSM (Pièce N° 62), Contribution à la relève de certains des défis auxquels notre
pays est confronté (Pièce N° 76), Extension du 117, numéro d’urgence de la Police congolaise, dans les
départements de Pointe-Noire & du Kouilou (Pièce N° 70), Avis International à Manifestation d’intérêt N°
00000045/AIMI/MPT/SG/DIR Du 29 Juin 2012 pour la présélection des entreprises spécialisées en vue
de la construction du Réseau National des Télécommunications d’Urgence du Cameroun (Pièce N° 74),
Mise en place du réseau des télécommunications d’urgence: Le Cameroun recherche des entreprises
spécialisées dans le domaine (Pièce N° 71), Zambie: une facture du chinois ZTE gonflée de 13 à 210
millions de dollars ! (Pièce N° 63), Zambie: le gouvernement résilie le contrat controversé avec le chinois
ZTE (Pièce N° 64), Cameroun : polémique autour de l’attribution d’un marché des télécoms à la société
chinoise ZTE (Pièce N° 65), Cameroun: Télécommunications - Controverse autour d'un marché de 224
milliards de FCFA (Pièce N° 66), Chinafrique : donner un poisson ou apprendre à pêcher ? (Pièce N°
69)].

Nécessité impérieuse de prendre des mesures conservatoires dans le cadre de la protection de la fortune publique. Par M. ONDOUA ELLA G., IPTT Hors Echelle. P 14 | 16
Devant cette tentative intrépide du ministre Jean Pierre BIYITI BI ESSAM et ses complices de
parrainer une surfacturation d’au moins 179 milliards de FCFA et ce, sur le dos du pauvre
contribuable, il serait vivement indiqué que le Tribunal Criminel Spécial ordonne la suspension
immédiate dudit contrat, dont un premier MOU a déjà été signé avec ZTE, le temps pour le
MINPOSTEL de justifier les raisons l’ayant amené à parrainer une aussi scandaleuse et évidente
forfaiture.»

Il convient de relever, en passant, qu’au stade actuel, avec la seule première phase de mise en
œuvre dudit réseau, le Contrat attribué à ZTE, d’un montant de 77,8 milliards de FCFA, comporte
déjà une surfacturation de l’ordre de 32,8 milliards de FCFA, comparativement aux 45 milliards de
FCFA de l’offre de HUAWEI pour réaliser la totalité du projet. Il y a par conséquent lieu de
s’interroger sérieusement sur l’incompréhensible passivité de l’Etat dans cette affaire.

Conclusion
Au vu du manque visible d’efficacité de l’action des pouvoirs publics, en particulier en ce qui concerne la
capacité des actions par eux certainement déjà mises en œuvre à juguler les détournements massifs de
deniers publics afférents à nombre de grands projets, nous recommandons très respectueusement aux
trois (03) pouvoirs institutionnels ayant en charge les destinées de notre nation, à savoir l’exécutif, le
judiciaire et le législatif, sans que cela soit exhaustif, de :

1. Prendre dorénavant des mesures conservatoires, en vue d’une prompte sauvegarde de la


fortune publique, tant à l’issue des procédures de vérifications d’urgence du CONSUPE, des
enquêtes préliminaires du Tribunal Criminel Spécial – qui, en pareils cas, gagneraient à revêtir
un caractère particulièrement prioritaire – que des enquêtes des Rapporteurs de la Commission
des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale, toutes actions appelées à converger vers
la prévention des détournements massifs de deniers publics en question, prévenir valant, plus
que jamais, mieux que guérir ;
2. Poursuivre dorénavant tous les principaux intervenants, de l’initiation d’un projet, à
l’ensemble du processus aboutissant à la présentation du projet de Décret soumis au Chef
de l’Etat, en vue d’autoriser le MINEPAT à signer les conventions de prêts y relatives au
nom de l’Etat, cheminement dans lequel se cachent, sournoisement, bon nombre des
bénéficiaires occultes des rétro-commissions incriminées, qui sont généralement de loin
supérieures aux montants réellement consacrés à la réalisation effective des projets concernés ;
3. Poursuivre, de la même manière, tous les principaux intervenants de la chaîne de
passation des marchés, parmi lesquels, sans que cela soit exhaustif, les commissions de
passation des marchés et les sous-commissions y impliquées, le MINMAP et ses
structures compétentes, tout comme l’Autorité en charge des marchés publics qui, contre
toute attente assiste, amorphe, à la dilapidation massive de la fortune publique à travers les
marchés incriminés, y compris en cas d’insubordination caractérisée de quelques Maîtres
d’ouvrages et/ou de mise en évidence de cas flagrants de trafic d’influence ;
4. Poursuivre effectivement et ce, avec la plus grande fermeté, les partenaires étrangers
activement impliqués dans ces transactions frauduleuses, à l’instar de :

 Exim Bank of China, qui continue sournoisement de sur-endetter notre pays, à l’instar du cas
de CAMTEL, dont elle est particulièrement consciente de l’irréversible insolvabilité, mais qu’elle
continue néanmoins de financer, dans le secret espoir de permettre ainsi à la Chine de
faire ultérieurement main basse sur les richesses de notre sous-sol, en contrepartie de
l’incapacité programmée de notre pays à s’acquitter desdites dettes dans les délais
contractuels ;

Nécessité impérieuse de prendre des mesures conservatoires dans le cadre de la protection de la fortune publique. Par M. ONDOUA ELLA G., IPTT Hors Echelle. P 15 | 16
 Huawei, ZTE, StarTimes, etc., réputés ailleurs dans le monde, pour les deux premiers, pour
leurs prix imbattables sur le marché mais qui, dans le cas particulier des pays africains,
ne se privent nullement d’entrer joyeusement dans le jeu des prévaricateurs nationaux, et
de participer activement aux détournements massifs de deniers publics orchestrés par
ces derniers.

Le Cameroun gagnerait, par conséquent, à suivre l’exemple de bon nombre d’autres pays, qui n’hésitent
pas à infliger de lourdes sanctions pécuniaires à celles des multinationales convaincues de spoliation des
Etats concernés, à l’instar du cas de certaines grandes Banques occidentales, dont le cas est évoqué
dans le document ci-joint (Cf. Évasion fiscale, fraudes et manipulations : découvrez le casier judiciaire de
votre banque), qui ne constitue qu’un cas particulier des sanctions infligées aux structures convaincues
de pratiques frauduleuses.

Dans l’espoir que notre contribution recevra toute l’attention qu’elle mérite de votre part, et que le
CONSUPE, la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale, et le Tribunal Criminel
Spécial auront effectivement les mains libres pour faire toute la lumière sur les faits par nous y dénoncés,
nous vous prions, Excellence monsieur le Président, de bien vouloir recevoir les assurances de notre
totale disponibilité à vous apporter notre concours dans la concrétisation de votre rêve d’être celui qui
aura apporté la prospérité au Cameroun.

ONDOUA ELLA G.
Copies à :
 Rapporteur Général/Commission des Finances et du Budget, S/C Président de l’Assemblée
Nationale
 CONSUPE
 Procureur Général près le TCS
 Président du TCS

PJ :
 Évasion fiscale, fraudes et manipulations : découvrez le casier judiciaire de votre banque

Nécessité impérieuse de prendre des mesures conservatoires dans le cadre de la protection de la fortune publique. Par M. ONDOUA ELLA G., IPTT Hors Echelle. P 16 | 16