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Emploi : Ecueils,

pièges et erreurs
Les exemples à
ne pas suivre

à l’usage de tout ceux qui ont


besoin de savoir ce qu’ils ne
doivent pas faire, ce qu’ils doivent
éviter.
1 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :
L’INGÉNIEUR EN RIEN

IVAN L. s’est inscrit à une formation CV. Il se tient en


retrait. Après une matinée, il avoue n’avoir rien compris.

L’important n’est pas la forme du CV mais son contenu.

Nous lui expliquons que le contenu doit pouvoir être lu et


compris. Il doit donc être bien structuré.

De plus, son CV le représente également : si son curriculum


est professionnel, le recruteur se construira une image
professionnelle de lui.

Il se lève, un instant d’hésitation puis il pose les deux


mains sur la table et se penche en avant.

Cette position, il a du souvent l’utiliser en réunion pour


imposer ses idées. Mais elle donne à l’assurance de
l’ingénieur une toute autre signification : elle exprime de
l’agressivité.

Calmement, il nous dit alors : «j’ai jamais eu de CV,


pourquoi en aurais-je un aujourd’hui. J’ai mon diplôme. Je
suis Ingénieur ».

2 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :
DE MAUVAIS CONSEILS

Qui vous conseille ? Vous êtes vous posé la question ?

Jérôme P. arrive avec son CV tout frais imprimé. Il est sorti,


il n’y pas deux heures, de l’imprimante du pôle emploi de
son village.

Son CV est globalement mauvais. Rien d’étonnant 8 CV sur


10 sont mal rédigés : ils ont été pour la plupart copiés sur
Internet, ou sur le CV d’un ami.

Le sien est bâti sur un modèle qui se veut esthétique, il y a


quantité de typographies, des couleurs, une présentation
originale et même des schémas : son CV est illisible.

Impossible de lui faire entendre raison, il « l’aime » ce CV :


c’est - une véritable création artistique. Mais surtout, et
c’est là que le bas blesse, la conseillère du pôle emploi l’a
construit avec lui.

Quoi que nous lui disions, il se retranche derrière cette


dame qu’il considère comme une référence, « elle travaille
au pôle emploi, c’est leur métier ! »

Ce cas n’est pas une exception. Il peut s’agir du conseiller


d’une association ou du pôle emploi, de l’expert interviewé
lors d’une émission de TF1 ou de l’oncle de la famille qui a
réussi (…celui qui travaille depuis 30 ans dans la même
banque et a rédigé son premier et seul CV en … 1971).

3 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
Non seulement les avis sur les CV et les lettres de
motivation sont souvent mauvais, mais de plus ils
divergent à chaque fois : nous avons tous, experts ou non,
une opinion sur question.

Le demandeur d’emploi se voit donc confronté à quantités


de conseils qui, la plupart du temps, sont contradictoires.

Une seule solution : jouez l’arbitre et tirez de chaque


conseil ce que vous pouvez utiliser (y compris de ce livre).

Jérôme n’a pas changé son CV, il est depuis plus d’un an
sans emploi. Evidemment ce n’est pas son CV le coupable,
c’est la crise. Quant à la conseillère, elle est toujours là avec
ses certitudes.

L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :


LA FATIGUE ET LA LASSITUDE

Pamela H. est l’exemple même de la fille décidée. Elle


aurait un travail avant octobre. Dès le mois de mai, soit
deux mois avant la fin de ces études, elle se lance dans sa
recherche.

CV mal rédigé, lettre de motivation insipide et surtout une


politique d’envoi désastreuse. Elle s’est basée, comme la
majorité des futurs diplômés, uniquement sur son diplôme.
Elle ne s’est pas posé la question du secteur dans lequel

4 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
elle aurait pu travailler, ni celle de la taille des entreprises,
encore moins celle du statut.

Plus de 200 CV envoyés en deux semaines, quelques suivis


téléphoniques non préparés, et la voilà en juillet
démoralisée : elle n’a pas eu une seule entrevue.

L’approche quantitative peut être un recours mais elle doit


reste une « approche-chance », une opportunité
supplémentaire. L’important pour les jeunes diplômés est
de jouer la carte qualitative. Ils doivent se différencier,
mettre en valeur leurs traits de caractères, leur énergie,
leur capacité à innover…

L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :


BATMAN TREBUCHE AUSSI !

Bruce, pourquoi tombe-t-on ?


Pour apprendre à se relever.
Daniel Waters

Batman, le contre exemple de l’identité numérique ?

Pourquoi pas : nous portons tous en nous une cape de


super héros - prêt à défendre des causes ou des principes.
En recherche d’emploi, cette facette de sauveur peut nous
jouer de mauvais tours.

5 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
A chaque séminaire, je suis confronté à un de ces
supermen. Tantôt là pour sauver la langue française de
l’influence des mails et des textos, tantôt engagés pour le
monde libre, tantôt pourfendeurs du WEB et de ses
vicissitudes, sans oublier les « anti-microsoft ».

Nathalie est l’une d’elle. Professeur à la recherche d’un


autre emploi, elle postule dans le secteur de la formation
pour adulte. Elle a 48 ans. Trop âgée pour être encore
considérée comme dynamique et trop jeune pour être à
plaindre, elle a tout à prouver.

Pourtant elle n’a aucune chance de se faire engager comme


formatrice: son refus des nouveaux modes de
communication la stigmatise dans son âge. Elle a beau
argumenter son rejet de la logique FaceBook et des
langages texto et mail, à notre époque postuler sans
adresse mail dans son secteur n’est plus envisageable.

Le job de Batman est de sauver Gotham. Ce n’est pas le


vôtre : votre boulot est de trouver un emploi. Ne vous
trompez pas de combat.

Même si la recherche d’emploi n’est ni juste, ni même


logique, accepter les règles du jeu, cela reste le seul moyen
de tirer les bonnes cartes.

Et si, comme beaucoup, au fil de désillusions (j’étais


pourtant le meilleur et le moins cher !) ou de claques (trop
vieux !), vous pensez à renoncer, rappelez-vous, comme
Bruce Wayne alias Batman, que si l’on tombe, c’est pour
apprendre à se relever.

6 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :
LE MAUVAIS PRODUIT & LA MAUVAISE
PERSONNE

Leider nicht von mir


Johannes Brahms

André H. a réussi : il a eut son job. Comment ? Il a étudié ce


que nous avions vu en séminaire. Il s’est exercé, s’est
amélioré et est devenu un pro du marketing du soi.

Mais il a oublié une règle fondamentale de la vente : « On


ne vend qu’une fois un mauvais produit à la mauvaise
personne ».

Il a imposé son engagement. Mais dès le premier jour, il


s’aperçoit qu’il n’est pas la bonne personne au bon endroit.

Cela fait maintenant plus de 6 mois qu’il occupe son poste :


il n’a pas voulu ou n’a pas osé expliquer son erreur à son
supérieur. Comment expliquer à sa famille qu’il renonçait à
un temps plein1 ?

A force de travail, il s’est mis à niveau mais le job ne


l’intéresse en rien. Pourtant la motivation est essentielle
non seulement pour la qualité des tâches effectuées mais
également pour le bien être du collaborateur.

1De plus dans la plupart des pays, les travailleurs qui renoncent
à leur emploi perdent leur droit aux allocations de chômage.

7 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :
SAVOIR SUPPORTER LES CRITIQUES

Rachid M. a envoyé son CV et sa lettre par mail à un


recruteur. Son mail d’introduction cite une connaissance
commune qui lui a fournit les coordonnées mail du
recruteur.

Le recruteur constate, un peu dépité, la médiocre qualité


du CV et de lettre de candidature. Par respect pour leur
ami commun, il répond au candidat sur le ton de l’humour
qu’il devrait recommencer ses documents car ils ne sont
pas bons.

Rachid n’a malheureusement pas l’habitude de ces mails à


émoticônes où l’on se dit les choses franchement puis on
clôture par un Smiley pour dédramatiser.

Il se sent insulté et répond par un mail incendiaire et


grossier. Depuis son mail fait le tour de la toile : il s’est créé
malgré lui une bien sulfureuse réputation.

L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :


LES EXPERTS ONT SOUVENT TORT

Carine C. regarde par la fenêtre. L’air triste, elle fixe


l’horizon. Plus de six mois se sont écoulés depuis ses
premiers envois. Et aucune réponse.

8 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
Son CV est pourtant calqué sur un modèle conseillé par le
pôle emploi. Sa lettre de candidature a été corrigée et
validée.

Plus de six cents cinquante courriers ont été expédiés et


pas une seule réponse…

Carine a commis deux erreurs assez courantes :

− Elle s’est focalisée sur les envois papiers alors


que la tendance est au courrier électronique.
C’est bien connu, les candidatures par courriers
classiques s’égarent, se jettent ou s’oublient au
bas d’une pile sur un bureau ;

− Elle n’a pas effectué de suivi. Elle aurait dû


adapter sa démarche, modifier son CV et
réécrire sa lettre de candidature.

Après 10 refus, il est impératif de repenser votre CV et


votre lettre de candidature. Après 30, il faut modifier son
approche, sa méthode ou ses choix de supports.

9 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :
UNE QUESTION D’INDÉPENDANCE

Aurore s’est présentée en avance pour un poste de


responsable administratif dans un centre de formation
dans le secteur de l’aviation. Malgré ses 25 ans, elle
donnait l’impression d’être une jeunette, fraîchement
sortie de l’école.

Le côté inhabituel et qui attira l’attention du recruteur,


c’est qu’elle était accompagnée par sa mère. Non
seulement celle-ci l’avait conduite au centre, mais elle
l’avait ensuite accompagnée au secrétariat et s’était
adressée à la secrétaire sans laisser sa fille « placer » un
mot. Elle attendit dans le couloir avec elle que le recruteur
la reçoive et patienta devant la porte. Quand l’entretien fût
achevé, elle récupéra sa fille et ensemble elles repartirent
comme elles étaient arrivés : la fille silencieuse et la mère
soliloquant.

Passé les questions usuelles sur le parcours et la


motivation de la candidate, le recruteur l’interrogeât sur
son arrivée : ce poste nécessitait en effet une personne
responsable qui, souvent seule, devait être apte à prendre
certaines décisions de manière autonome.

Aurore eut bien du mal à se défendre. Plutôt que


d’argumenter, elle opta pour la vérité : sa mère était
envahissante. Elle eut finalement la place.

10 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :
LE VIEL HOMME AMER

Monsieur « Je sais tout », c’est ainsi que le groupe avait


surnommé Jean-Claude C. Ses années d’expériences, ses
formations multiples et ses compétences techniques
l’avaient dopé: il avait un avis sur tout. Que ce soit en
comptabilité (sa fonction), en organisation, en
communication, en négociation et même en stratégie ou en
gestion des stocks, il savait comment faire mieux que les
autres.

Il faut admettre que ses explications et les propositions


qu’il avançait étaient pertinentes.

Mais en entretien, il n’arrivait pas à s’imposer. Il agaçait


certains recruteurs et effrayait la majorité d’entre eux.
Dans leur esprit, ce monsieur-là allait dès son arrivée tout
remettre en question, vouloir tout réorganiser et,
conséquemment, mettre toute l’entreprise sans dessus
dessous.

Pour les plus expérimentés, il est indispensable d’opter


pour une position de repli modeste. Vous devez apparaître
comme la solution à une question ou à un manque. Un
besoin ou un problème cherche un résultat. Voilà
l’équation. Jean-Claude lui pointait d’autres problèmes. Il
apportait des solutions à des questions que personne
n’avait envie de poser.

11 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
L’EXEMPLE À NE PAS SUIVRE :
SE FAIRE VOLER SES IDÉES

C’est ce qui est arrivé à Julien K. mais cela pourrait être


l’histoire de beaucoup.

Julien a une expérience de plus de 20 ans: il a œuvré dans


beaucoup d’organismes internationaux et dirigé des
équipes et des projets importants.

C’est quelqu’un d’organisé et de méthodique. Il n’a rien


d’un rêveur. Sa particularité : il est créatif. Face à des
problèmes, il peut sortir des sentiers battus et proposer
d’autres voies. Sa capacité à rester rationnel a toujours
rassuré ses employeurs : jamais il ne prendra des risques
insensés. C’est un vrai gestionnaire.

Après des années à l’étranger, il revient en Belgique.


Depuis plus de 6 mois, il cherche un emploi. Trop vieux
mais surtout trop cher, il ne parvient pas à se replacer
classiquement. Il change alors de tactique : il élabore un
concept nouveau. Rien de révolutionnaire, il adapte une
des méthodes qui lui a permit de se tirer d’affaire d’une
mauvaise situation en Argentine. Il l’applique à un secteur
en expansion, celui de l’environnement, en chiffre les
investissements et surtout les retombées.

Cette idée a été très vite adoptée par deux firmes


auxquelles il l’avait présentée chiffres, graphiques et
documents à l’appui. Toutes deux l’ont mis en place… mais
avec de jeunes universitaires moins exigeants et plus
dociles.
12 Extraits de
“Se vendre avec succès”,
François MEULEMAN,
DUNOD, 2010
Protégez donc vos idées et vos projets : sachez vous -
rendre indispensable et méfiez-vous : les entreprises sont
parfois moins honnêtes, moins éthiques qu’elles ne le
disent.

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Meuleman-Se-vendre-efficacement

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Meuleman-CV-methode-brutale

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DUNOD, 2010

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