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\-\ \

Pov. Thomsen
Professeur en Spé PC au lycée Sainte-Marie à Antony 5i5
i+10

AIIALYSE
1. Espaces yectoriels normés
Séries à termes constants
Dériyation. Intésra(ion
SPÉ • PC • PSI • PT
Résumés de cours
63 exercices et problèmes avec solutions

Coordination: Daniel FREDDN

VILLE DE LYON

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établisse ments d'enseignement, provoque une baisse brutale des
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est aujourd'hui menacée.
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L. 335-2 du Code de la propriété intellectuelle).

© Masson, Paris. 1997

ISBN: 2-225-85531-5

MASSON S.A. 120, bd Saint-Germain, 75280 Paris Cedex 06


TABLE DES MATIÈRES

Introduction . .................................................... 5

1. Espaces vectoriels normés .................................... 7


• Normes et distances
• Suites dans un espace vectoriel normé
• Étude locale d'une application
• Applications continues
Énoncés des exercices et problèmes ................................ 17
Coups de pouce ..... . ...... . ..... .................................. 19
Corrigés ................................. .. ...................... . . 20

2. Séries à termes constants ....... . . . .. . ...................... 31


• Séries réelles ou complexes
• Convergence des séries à termes réels positifs
• Convergence des séries à termes réels ou complexes
• Séries alternées
Énoncés des exercices et problèmes ....... . ............... . ........ 35
Coups de pouce ...................... ... . ............... . . . ........ 38
Corrigés . ..... " .......... . ........................................ 40

3. Dérivation des fonctions vectorielles ....................... 59


• Dérivée en un point
• Fonctions de classe Ck
• Ck-difféomorphismes
Énoncés des exercices et problèmes ... . . . . . .......... . ............. 63
Coups de pouce ........ . ....... . ................................... 68
Corrigés . . ........ . ................... .. .. . ........................ 69
4 Table des matières

4. I ntégration sur un segment des fonctions vectorielles .... 85


• Fonctions en escalier, fonctions continues par morceaux
• Définition de l'intégrale
• Propriétés de l'intégrale
Énoncés des exercices et probl(;me .................. . .............. 89
Coups de pouce ....................................... . ............ 90
Corrigés ........................................................... 91

5. Dérivation et intégration ................... .. . ... .......... 99


• Primitive et intégrale d'une fonction continue par morceaux
• Théorème du relèvement
• Étude globale des fonctions de classe Cl
• Développements limités
Énoncés des exercices et problèmes ...... . .. .. .................... 103'
Coups de pouce ..... .............................................. 106
Corrigés ............................ .. ........... .. ... . .......... 107

6. Intégration sur un intervalle quelconque ................. 123


• Fonctions intégrables
• Normes définies par des intégrales
Énoncés des exercices et problèmes ............................... 127
Coups de pouce ................................................... 131
Corrigés ... .... .................................................. 132

7. Problèmes généraux Énoncés . ........................... 153


Coups de pouce . .. ........ ... ...................... . .............. 161
Corrigés ............ ...... ................ .. ..... .. .. .... ........ 164
INTRODUCTION

Cet ouvrage est le premier d'une série de trois volumes destinés aux
étudiants de seconde année des sections PC, PSI et PT.

Comme dans les autres Flash, vous y trouverez:


- un résumé bref, mais complet, des notions mathématiques actuelle-
ment au programme des concours des grandes écoles scientifiques;
- des exercices variés.
Certains exercices sont des applications directes du cours destinées à
vous familiariser avec les notions étudiées, d'autres demandent plus de
recherche, mais ils sont tous corrigés de façon détaillée et tous les raison-
nements et calculs sont explicités.
Nous sommes en effet convaincus que la réussite aux concours demande
plus l'étude approfondie d'un nombre restreint d'exemples bien choisis,
plutôt qu'un survol superficiel d'un nombre élevé d'exercices;
- des coups de pouce, situés entre les énoncés et les corrigés, vous per-
mettront d'avancer si vous êtes bloqué. Ils sont, bien sûr, à consommer
avec modération; .
- des problèmes généraux qui sont des problèmes donnés aux concours,
mais adaptés aux programmes actuels.

Les éléments de programme, et les exercices associés, spécifiques aux


P SI sont signalés par un • en marge, et les indications concernant les
PT par un •.
Un conseil : quand vous avez terminé un exercice qui vous semble dif-
ficile, n'oubliez pas de le marquer afin de pouvoir le refaire au moment
des révisions.

Nous espérons que ces livres vous aideront de façon agréable et efficace.
Bon courage!
ESPACES
, VECTORIELS
NORMES

• Normes et distances
• Suites dans un espace vectoriel normé
• Étude locale d'une application
• Applications continues

L'essentiel du cours
On étudie des espaces vectoriels sur le corps K avec K = IR ou K = cr: .
• Normes et distances

• Norme
- Définition
Une norme sur un espace vectoriel E est une application N de E dans
IR qui vérifie :
(l)VxEE N(x) ~ 0 ;
(2) Vx E E N(x) =0 ==} x=O;
(3) V), E K Vx E E N (),x) = 1),1 N(x) ;
(4)VXEE VyEE N(x+y)~N(x)+N(y).
On écrit souvent N(x) = IIxii , ou N(x) = IIxilE .
- Propriétés
IIxii = 0 {==} x =0;

Illxii -lIylll ~ { ::: ~ ~:: } ~ IIxli + lIyll .


Le couple (E, N) est appelé espace vectoriel normé.
- Exemples classiques
1. E = K n ; pour x = (Xl, ... ,Xn) E E, on définit:
Nl(x) = Ixt! + ... + Ixnl
Jlxll2 + ... + Ix n l 2
sup {lxll,.·., Ix n !}.
8 Espaces vectoriels normés

2. E = C([a, b], K) étant l'espace vectoriel des fonctions continues sur


[a, b] et à valeurs dans K, pour J E E on pose :
.------
N1(f) = lb IJ(t)1 (ft ; N 2 (f) = lb IJ(t)1 2 dt.
N 1 est la norme de la convergence en moyenne, N 2 la norme de la con-
vergence en moyenne quadratique.
3. E = B(A, F) étant l'espace vectoriel des fonctions bornées définies sur
un ensemble A et à valeurs dans un espace vectoriel normé F, on pose :
Noe(f) = sup IIJ(t)11
tEA

où 1111 désigne la norme dans F.


Noe est la norme de la convergence uniforme .
4. E étant muni d'un produit scalaire (x, y) f---+ (xly) ,

N(x) = J(xlx), xE E
définit une norme appelée norme euclidienne si K = IR et hermitienne si
K = ([;. Les normes N2 des exemples 1 et 2 sont des normes euclidiennes
ou hermitiennes.
Dans la suite, E est un espace vectoriel normé.
*' En PT, on se limitera aux cas E = IRn et E = ([;n .

• Distance associée à une norme


- Définition
La distance entre deux éléments x et y de E est :
d (x, y) = lIy - xII·
- Propriétés
VxE E VYE E d(x,y) ~ 0 ;
VxE E Vy E E d (x, y) =0 {::::=> x = y;
VxE E VYE E d(x,y) = d(y,x) ;
VxE E VYE E Vz E E d(x,y) ~ d(x,y) + d(y,z).
- La distance entre deux parties A et B non vides de E est : .
d(A,B) = inf{d(x,y); x E A, y E B}.
- Le diamètre d'une partie non vide A est:
diamA = sup{d(x,y); xE A,y E A}.
- Si diam A est fini, A est dite bornée.
- Une application J définie sur un ensemble U et à valeurs dans E est
dite bornée si J(U) est une partie bornée de E.
Espaces vectoriels normés 9

• Boules
La boule ouverte de centre a et de rayon r > 0 est:
B(a,r)={xEE; IIx-ali <r}.
La boule fermée:
B(a,r)={xEE; IIx-all~r}.
Exemple: Pour f E E = B([a, b], IR) muni de la norme N oo , BU, r)
est l'ensemble des fonctions 9 dont le graphe est inclus dans le "tuyau" :
{(X,Y)EIR2; a~x~b, If(x)-yl<r} .

• Suites dans un espace vectoriel normé

• Convergence
- Une suite (an)nEN de points de E converge vers lE E si, pour tout
é > 0 , il existe un rang r à partir duquel lIan -lll ~ é , ce qui s'écrit:

Vé>O 3rElN Vn~r lIan-lll~é.


Untel élément l est alors unique; il est appelé la limite de (an) et on
écrit:
lim an = l .
n--++oo
On dit alors que (an) est une suite convergente.
- Dans le cas où E = IR, on définit de plus:
lim an = +00 par: Vk E IR 3 r E 1N 'In ~ r an ~ k ,
n--++oo

lim an
n--++oo
= -00 par: Vk E IR 3 rEIN 'In ~ r an ~ k .

- Opérations algébriques
Si lim an = l et lim bn = l', alors:
n -- +oo n--++oo
lim (an+bn)=l+l',
n--++oo

et, pour À E K :

• Normes équivalentes
A priori, la convergence d'une suite dépend de la norme choisie.
N et N'étant deux normes sur E, pour que toute suite convergente dans
(E, N) soit également convergente dans (E, N'), il faut et il suffit qu'il .
existe a > 0 tel que N' ~ aN .
N et N' sont équivalentes s'il existe a > 0 et a' > 0 tels que N' ~ aN
et N ~ a'N',
10 Espaces vectoriels normés

ou encore si les fonctions ~ et ;, sont bornées sur E \ {O} .

Alors une suite converge dans (E, N) si et seulement si elle converge


dans (E, N').

• Cas d'un espace vectoriel de dimension finie


- Dans un espace vectoriel de dimension finie toutes les normes sont
équi valentes.
- Soit E de dimension finie, (el, ... , es) une base de E. Une suite (an)
dans E s'écrit:
an = al n el + ... + asn es,
où (al n ) , ""., (a sn ) sont des suites dans K.
(an) converge vers l li el + ... + ls es si et seulement si (ajn) converge
O."

vers lj pour tout jE {l, ... ,s}.

Dans la suite du chapitre, les espaces vectoriels sont supposés de dimen-


sion finie .

• Comparaison de suites
Soit (an) une suite dans E et (an) une suite réelle positive.
- S'il existe M > 0 tel que, pour tout n E IN, Ilanli ~ Man, on dit
(an) domine (an) et on écrit an = O(an ) .

- Si, pour tout é > 0, il existe un rang à partir, duquel on a Il an Il ~é an,


(an) est négligeable par rapport à (an) et on écrit an = o( an) .
- Si (an) ne s'annule pas, on a :

an = O(a n ) si et seulement si ( ::) est bornée;

an = o(a n ) si et seulement si lim an = O.


n-t+oo an

Deux suites réelles ou complexes (an) et (b n ) sont équivalentes si,


pour tout é > 0, il existe un rang à partir duquel on a :
lan-bnl~élanl ·
On écrit an '" bn .
+00

Si an ne s'annule pas, an '" bn si et seulement si lim bn = I .


+00 n-++oo an
• Suites de Cauchy
- Une suite (an) dans E est dite de Cauchy si, pour tout é > 0, il existe
un rang r à partir duquel on a lIam - an Il ~ é, ce qui s'écrit:
'ié>O 3rEIN 'im~r 'in~r lIam-anll~é,
Espaces vectoriels normés Il

ou encore:
'rIê > 0 3r E IN 'rIn ~ r 'rIp E IN Ilan +p - anll ~ ê.

- Toute suite convergente est de Cauchy.


En dimension infinie, la réciproque est fausse. Mais:
Dans un espace vectoriel normé de dimension finie sur Il ou CU, une suite
converge si, et seulement si, elle est de Cauchy.

• Suites bornée.'/
- Une suite (au) de E est bornée si l'ensemble {an; nE IN} est borné.
- Toute suite cOllvergente est bornée.
• - De toute suite bornée de /:.,,, on peut extraire une suite convergente
(théorème de Bolzano - Weierstra..'>S) .

• Étude locale d'une application

• Limites
- Définition
Soit E et F deux espaces vectoriels normés et 1 une application de AcE
dans F. Soit a E E adhérent à A et l E F.
1 admet la limite l au point a si, pour tout E: > 0, il existe 6 > 0 tel que
11/(x) -lll ~ ê dès que IIx - ail ~ 6 , ou encore:
'riE: > 0 36> 0 'rIx E A IIx - ail ~ 6 ===} 11/(x) -lll ~ ê.
Cela revient à :
lim II/(x)
x ---< a
-lll = 0,
et on écrit:
lim/(x)=l ou lim/=l.
x-.a a
L'élément l, s'il existe, est unique.
----.:. Continuité en un point
Si 1 admet une limite en a et si a E A, 1 est continue en A.
Si f admet une limite en a f/- A, 1 est prolongeable par contiJ uité en a :
la fonction Î définie de A U {a} dans F par:
Î(x) = {/(X) s~ x E A
l SI X = a
est continue en a.
Lorsque F est muni d'une base (el, ... , es), on peut écrire, pour x E A :
I(x) = ft (x) el + ... + Is(x) es,
où les fonctions h sont définies sur A et à valeurs dans K.
1 admet alors la limite l = li el + ... + ls es en a si, et seulement si,
chacune des fonctions fj admet la limite lj en a.
12 Espaces vectoriels normés

• Extensions de la définition
- Si A = la, +oo[ , on dit que f admet la limite l en +00 si :
'lé> 0 :3 k > a 'Ix ~_ A x ~ k ==} IIf(x) -lll ~ é,
ce qui se note lim f(x)
x---++oo
=l .
On définit de façon analogue lim f(x)
x-+-oo
= l.
- Si F = R, on dit que f admet la limite +00 en a (où a E E est
adhérent à A) si :
'1k E R 36> 0 'Ix E A IIx - ail ~ 6 ==} f(x) ~ k,
ce qui se note lim f(x) = +00 .
x---+a
On définit de façon analogue lim f(x) = -00 .
x---+a
• Opérations sur les limites
Opérations algébriques
Si ÀE K, lim f = l et lim g
a a
= l' , on a:
limU+g)=l+l' et lim(Àf)=Àl.
a a
Composition
Soit E, F et G trois espaces vectoriels normés, des parties ACE et
BeF, des applications f : A --+ B, et g : B --+ F, des points a E E
adhérent à A et b E F adhérent à B.
Si lim f = b et lim g = l, alors lim g 0 f = l .
a b a

Exemple d'utilisation: Pour. déterrrùner la lirrùte éventuelle de h(x) = ~ ~


x- -
2
~ ~ ~
lorsque x tend vers 2" ' on pose u = x - 2" et on a, pour x i- 2" :
-sin (x - ~2) sinu
h(x) = - - - - = - - ,
7r U
x- '2
~ sinu
donc h = gof,Où!(x)=x-2"' et g(u)=---;u-'
Comme limf =0 et limg = -1, on a limh = -1 ,
~ 0 ~

- Composition par une suite


Soit f une application de A dans F et (an) une suite dans A, convergente
vers a adhérent à A. Si lim f = l ,alors lim f (an) = l .
a n---++oo
Exemple d'utilisation: On veut étudier l'existence d'une limite en 0 de la
fonction! de IR- dans R définie par f(x) = sin.!. .
x
Espaces vectoriels normés 13

= = = 0, =0
Posons an
i +21 n 7f
et bn
- i +1 2 n 7f
. On a Hm an
n~+oo
lim bn
n~+oo
et d'autre part J(a n ) = 1 et J(b n ) = -1 ; ce qui entraîne que J n'admet pas
de limite en o.
Si a E A, f est continue en a si, et seulement si, pour toute suite (an)
de points de A convergente vers a, on a lim f(a n ) = f(a) .
n ..... +oo

• Comparaison de fonctions
Soit ACE, f : A --> F , cp : A --> Dl et a un point adhérent à A. On
suppose que cp ne s'annule pa..s sur A \ {a} .
- S'il existe M > 0 et r > 0 tels que, pour tout x E B(a,r) nA, on
ait :

M, Il;~:~II ~
f est dominée par cp quand x tend vers a et on note f(x) = Oa(CP(x)) .

- Si lim f«X)) = 0, on dit que f est négligeable par rapport à cp quand


x ..... a cp X
x tend vers a et on écrit f(x) = oa(CP(x)) .

• Applications continues

• Définition et premières propriétés


- Une application f de A dans F est continue si elle est continue en
tout point de A.
Si F est muni d'une base (el, ... , es) et si
f(x) = ft(x) el + .. . + fs(x)es ,
alors f est continue dans A si, et seulement si, toutes les fonctions fJ le
sont.
- L'ensemble C(A, F) des fonctions continues dans A et à valeurs dans
F est un espace vectoriel.
- L'ensemble C(A, IR) ou C(A, <t) est une algèbre.
- Soit E, F et G trois espaces vectoriels normés, des parties AcE
et BeF, des applications f : A --> B continue dans A et 9 : B --> G
continue dans B.
Alors l'application 9 0 f : A --> G est continue dans A.
- Exemples
1. Une fonction f de A dans F est dite lipschitzienne de rapport k si :
"Ix E E
Vy E E IIf(y) - f(x)1I ~ klly - xii.
Cette définition s'applique également en dimension infinie.
Toute fonction lipschitzienne est continue.
14 Espaces vectoriels normés

2. Les fonctions:
E -+ R Ex E -+ R
et
x 1-> IIxli (x,y) 1-> d(x,y) = Ily - xii
sont continues .

• Parties ouvertes, parties fermées


- Définitions
Une partie A de E est ouverte si, pour tout a E A, il existe r > 0 tel que
B(a,r) cA.
A est fermée si E \ A est ouverte.
Exemples: E et 0 sont en même temps ouvertes et fermées dans E.
Dans E = IR, ~ n'est ni ouvert, ni fermé; la, +oo[ est ouvert, [a, +oo[
est fermé.
- Propriétés
La réunion d'une famille (finie ou non) de parties ouvertes est ouverte;
l'intersection d'une famille finie de parties ouvertes est ouverte.
L'intersection d'une famille (finie ou non) de parties fermées est fermée;
la réunion d'une famille finie de parties fermées est fermée.

Exemple: Pour tout n E N*, An = ] - .!.., .!.. [ est ouvert dans R;


n n
+00
U An = ]-1, l[ est ouvert;
n=l
n
+00

n= l
An = {O} est fermé.

... À part le cas particulier de la page 15, le reste du chapitre n'est pas au
progmmme de PT.
- Points particuliers
Soit A une partie de E .
x est dit intérieur à A s'il existe une boule ouverte de centre x contenue
dans A, soit:
3r > 0 B(x,r) cA.
Un point x E E est dit adhérent à A si toute boule ouverte de centre x
rencontre A, soit:
Vr > 0 B(x,r)nA of 0.
x est adhérent à A si, et seulement si, il existe une suite (an) de points
de A qui converge vers x.
Une partie A est fermée si, et seulement si, pour toute suite de points
de A qui converge dans E, la limite appartient encore à A .

• Images réciproques
- Soit f une application continue de E dans K.
Espaces vectoriels normés 15

L'image réciproque d'une partie ouverte (resp. fermée) de K est une par-
tie ouverte (resp. fermée) de E.
- Exemples
1. Soitf une application continue de E dans R et a E 1R.
-1
L'ensemble {x E E ; f(x) > a} = f (la, +oo[) est ouvert.
- 1
L'ensemble {x E E; f(x) = a} = f ({a}) est fermé.
2. Soit E = Mn(K) ; l'ensemble GLn(K) des matrices inversibles est
- 1
ouvert dans Mn(K) car GLn(K) = f (K*) où
f: Mn(K) -+ K
M 1---> detM
est continue (cf. page 16) .

• Parties compactes
- Définition
Une partie fermée et bornée de E est dite compacte.
Cette définition ne s'applique pas en dimension infinie.
• - Propriété
Une partie A de E est compacte si, et seulement si, de toute suite de
points de A, on peut extraire une suite convergente dans A
- Soit E et F deux espaces vectoriels normés de dimension finie, AcE
et f : A -+ F continue.
Si A est compact dans E, f(A) est compact dans F.
- Cas particulier
U ne fonction f de A dans lR, continue sur un compact ACE est bornée
et atteint ses bornes, c'est-à-dire qu'il existe Xl E A et X2 E A tels que:
f(xI) = sup f(x) f(X2) = inf f(x) .
xEA x EA
• • Continuité uniforme
- Une fonction f : A -+ K est uniformément continue dans A si, pour
tout c > 0, il existe 8 > 0 tel que, pour tous x, y E A :
lIy - xII ::;; 8 ==> If(y) - f(x)1 ::;; c.
Si A est compact, toute fonction f : A -+ K continue dans A y est
uniformément continue .

• Applications linéaires continues


- Toute application linéaire f : E -+ F définie sur un espace vectoriel
normé E de dimension finie est continue. Il existe k > 0 tel que:
VxE E Ilf(x)IIF ::;; kllxllE .
16 Espaces vectoriels normés

- Toute application bilinéaire B : E x F -+ G , où E et F sont des


espaces vectoriels normés de dimensions finie, est continue.
Il existe k > 0 tel que :
V(x,y) E Ex F IIB(x,y)lIc (kllxllE lIyllF .
- Exemples
1. Les applications :
ExE -+ E KxE -+ E
et
(x, y) >-> x +y (>.,y) >-> >.x
sont continues.
2. Si E est un espace vectoriel euclidien, le produit scalaire:
ExE -+ ID.
(x, y) ~ (xly)
est une application continue.
3. Si E est de dimension finie 8, alors C(E) est de dimension 82 et
l'application:
C(E) x C(E) -+ C(E)
(I, g) 1-> go f
est continue.
4. La propriété s'étend à des applications multilinéaires. Si E est de di-
mension finie muni d'une base B = (el, ... , es) , l'application:
En -+ K
(Xl,""X n ) >-> detB(xl,""X n )
est n-linéaire, donc continue.
L'application de Mn(K) dans K: A ~ detA est continue (n-linéaire
par rapport aux colonnes de A) .

• - Norme d'une application linéaire continue


Soit E et F deux espaces vectoriels de dimension finie .
En posant, pour f E C(E, F) :
IIfll = sup IIf(x)!IE,
Ilx l lE~l

on définit une norme dans C(E, F) dite subordonnée aux normes de E


et F. En particulier, si E = F,
Ilfll = sup IIf(x)IIE
IlxllE~l
définit dans C(E) la norme subordonnée à la norme dans E.
Cette norme vérifie:
Vf E C(E) Vg E C(E) IIg 0 fil ( IIgllllfll .
Attention, cette relation n'est pas vérifiée par une norme quelconque
dans C(E) (cf Problème 9).
Espaces' vectoriels normés 17

Les énoncés d'exercices

[I] Pour f E C([O, 1J, IR), on pose NU) = 11 et If(t)1 dt .


Montrez que N est une norme. Est-elle équivalente à la norme de la con-
vergence uniforme?

~ Dans IR 2 normé par N (x, y) = max{lxl, Iyl} , on considère la droite


F = {(x,O); x E IR}.
Déterminez l'ensemble des points de F dont la distance au point (3,2)
est minimale.

rn Dans IR 2 , on pose N(x,y) = sup lx +t;1 .


tER 1+t
1. Montrez que N est une norme.
2. Comparez cette norme à la norme euclidienne e en déterminant le
meilleur encadrement de la forme a N ~ e ~ b N .

[!] Soit A une partie convexe non vide d'un espace vectoriel normé E.
Montrez que l'application x f-4 d(A, x) est convexe.

[Il' Soit E un espace vectoriel normé. Pour toute partie A de E fermée et


non vide, on note dA l'application x f-4 d(A,x).
Montrez que l'application A f-4 dA est injective.

ffiJ Soit E un espace vectoriel normé sur 1R et f : E --4 E une application


bornée sur B (0, 1) et vérifiant f(x + y) = f(x) + f(y) pour tous x et y
appartenant à E.
Montrez que f est linéaire.

ŒJ Soit E = C([O, 1], il) muni de la norme de la convergence en moyenne.


Pour f E E et xE [0, lJ, on pose TU) (x) = fox f(t) dt.
1. Montrez que T est un endomorphisme de E.
2. Déterminez lI(T) = sup N (TU») .
N(f)=l
lI(T) est appelé la norme de l'endomorphisme T.
18 Espaces vectoriels normés

Les énoncés de problèmes ________

~ Théorème du point fixe


Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie, A une partie fermée
non vide de E et f : A -+ A une application lipschitzienne de rapport
k < 1 . On note r
= f 0 ... 0 f .
'-v--'
n fois

1. Montrez que, pour tout Xo E A, la suite (Jn(xo)) converge vers une


limite lE A.
2. Montrez que l est l'unique point fixe de f.
3. Donnez une majoration de IIx n - III .
4. Application. Montrez que l'équation x = 2 + 110 sinx admet une
solution l unique et déterminez l à 10- 4 près.

œ On considère l'espace vectoriel (:n muni d'une norme X >-+ IIXII .


Pour A E Mn(<C) , on, pose N(A) = sup IIAXII.
Ilxll~l

1. Montrez que N est bien définie et que N(A) = ~ulo 1I1~~t .


2. Montrez que A>-+ N(A) est une norme sur Mn(<C) .
3. Montrez que
N(AB) ~ N(A) N(B) .
4. En est-il ainsi pour toute norme sur Mn ({:) ?

5. Dans cette question, on suppose n = 2 et A = ( 3 2+i 1 -2) .


Calculez N(A) dans chacun des deux cas :

6. Déterminez de même N(A) lorsqqe A E Mn(<C) et pour


X = t(Xl, .•. ,xn ),
a) IIXII = max{lxt!, ... , Ixnl} ;
b) IIXII = Ixli + ... + Ixnl·
Espaces vectoriels normés 19

Quelques coups de pouce

rjl Construisez une suite (In) telle que Il/nll = 1 et lim N(In) = O.
t..=J n--++oo

@] Étudiez les variations de e(x, y) si N(x, y) :::; l , ou les variations de


N(x, y) si e(x, y) = 1 .

@] Rappelez-vous des définitions de partie convexe, fonction convexe et


de la distance d'un point à une partie non vide.
Faites une petite figure pour guider le raisonnement.

lliJ Précisez bien les ensembles de départ et d'arrivée.

~ Rappelez-vous de la définition de la multiplication que vous avez ap-


prise à l'école élémentaire, puis étudiez les cas .À = 0, .À E ]N* , .À E 7l~ ,
.À E ~.
Pour .À E IR, considérez une suite rationnelle convergeant vers .À ; vous
serez amené à montrer que 1 est continue.

[1J ·2. Montrez d'abord que /I(T):::; 1 , puis construisez une suite (In) pour
montrer l'inégalité inverse.

ŒJ 1. Étudiez IIxn+l - xnll , puis montrez que (x n ) est de Cauchy.


2. Utilisez la continuité de f.

@J 1. Pour démontrer que la borne supérieure d'un ensemble E est ma-


jorée par M, on démontre que tout élément de E est majoré par M.
2. Vous devez savoir que sup(E + F) :::; sup E + sup F , sinon démontrez
ce résultat à titre d'exercice auxiliaire.
4. Considérez la norme définie par /I(A) = max laij 1 •
',J
5. Cherchez d'abord un majorant de N(A), puis montrez qu'il est atteint
en choisissant X.
6. Inspirez-vous de la question précédente.
20 Espaces vectoriels normés

Les corrections d'exercices ________

cm• Soit E = C([O, 1], R) et f E E ; on a N(f) ~ 0 .

Supposons N(f) = 0 = 1 1 et If(t)1 dt .


Comme la fonction t ....... et If(t)1 est continue et positive, on en déduit:
Vt E [0,1] etlf(t)I = O, d'où f = O.
Pour tout À E R., on a :
1
N(À J) = 1 et lÀ f(t)1 dt = IÀI11 et If(t)1 dt = IÀI N(f) .

Enfin, pour f et 9 appartenant à E, on a :


Vt E R. + g(t)1 ~ et If(t)1 + et Ig(t)l.
et If(t)
En intégrant sur [0,1], on a donc N(f + g) ~ N(f) + N(g) .
N est donc une norme sur E .
• La norme de la convergence uniforme est Ilfli = sup If(t)l.
tE[O , l]

Montrons que la fonction f ....... ~{J) n'est pas bornée.

Pour ceci, il suffit de construire une suite (fn) telle que Ilfnli soit cons-
tante tandis que N(fn) tend vers O.
1 y
Prenons par exemple la fonction fn définie
par:

si tE [0,1 - ~ 1
n
fn(t) = { 0
nt+ 1-n si t E [1 - ~,I 1
n x
On a fn E E, Ilfnli = 1 et o 1
~
n

N(fn) = J~l. et Ifn(t)1 dt ~ J~l. et dt ~ ~ xe,


n n

d'où JL&JL ~ ~,
N(fn) ~ e
ce qui montre que f ....... 1flL n'est pas bornée et
N(f)
donc que les deux normes ne sont pas équivalentes.
N(f) .
Vous pouvez montrer que l7f ~ e -1 ; on dzt que 1111 est plus fine que N.
Espaces vectoriels normés 21

m Posons M = (3,2) et M' = (x,O) .


On a alors d(M, M') = max{lx - 31, 2} ;? 2 et
d(M, M') = 2 {=} lx - 31 ~ 2 {=} xE [1,5].
Ainsi, la distance d(M, M') est minimale pour tout point M' du segment
[AB], où A = (1,0) et B = (5,0).
Cet exemple montre que la géométrie dans un espace vectoriel normé
quelconque peut être très différente de celle d'Euclide!

rn 1. Vérifier que N est une norme ne pose aucune difficulé.


Détaillons la démonstration de l'inégalité triangulaire:

N( x + x 1 , y + y ') lx + x' + t (y + y')1 ./ lx + tyl + Ix' + ty'l


= sup 2 : : : : : : : sup 2
tER 1+t tER 1+t
+ tyl
./
::::::: sup
lx
+ sup Ix' + ty'l ,
tER 1+t2 tER 1 + t 2

donc N((x,y) + (X/,y')) ~ N(x,y) + N(X/,y').

2 .• Première méthode
Étudions la boule unité dans (IR?, N) . On a:
N(x, y) ~ 1 {=} Vt E IR (x + ty)2 ~ (1 + t 2)2
{=} VtEIR (t 2 +yt+l+x)(e- yt+l-x);?0

Vt E 1R { Pl(t) ;? ° ou {Pl(t) ~ °
{=}
P2 (t) ;? ° P2 (t) ~ °
où P 1 (t)=t 2 +yt+l+x et P2(t)=t 2 -yt+l-x.
Soit (x, y) E B(O, 1) . Si P 1 (t) < 0, on a aussi P2(t) < et réciproque-
ment. Les deux trinômes ont donc les mêmes racines et, comme ils ont
°
le même coefficient dominant, ils sont égaux, d'où (x,y) = (0,0).
Pour (x,y) =1= (0,0), on a donc:
N(x,y) ~ 1 { = } Vt E 1R P 1 (t);? ° et P2(t);? O.
Les discriminants sont:
6 1 = y2-4(I+x) et 6 2 =y2-4(1-x).

Donc N(x,y)~1 {=} [y2~4+4x et y2~4-4x].


B(O, 1) est donc l'intersection des intérieurs de deux paraboles (à tracer).
On a donc N(x,y) = 1 =:=} 1 ~ e(x,y) ~ 2,
22 Espaces vectoriels normés

et pour N (x, y) = À:

N(x,y) À
e(x,y) e(x,y)

Donc, en tout !2 -..;::~ N (x,y) ~ 1


e(x,y) -..;:: .
N(x,y)
Pour (x,y) = (1,0), on a = 1
e(x,y) ,

Pour (x,y) = (0,2), on a Nt,y/ =.~,


e x,y 2
donc l'encadrement ne peut pas être amélioré.

• Deuxième -m éthode
On étudie B(O, 1) dans (IR?, e) .
Supposons e (x, y) = 1 ; il existe donc Q tel que (x, y) = (cos Q, sin Q) .
x + ty _ cos Q + t sin Q
P osons 'Pa. (t ) -_ - -2 - 2'
l+t l+t
1 ( ) _ _ t2 sin Q - 2t cos Q + sin Q
alors 'Pa. t - . (1 + t 2)2 .
Supposons sin Q > 0 . On a :
'P~(t) = 0 {::==} tE {tl, t2} ,

où tl = tan i et t2 = - cot i. On en déduit les variations de 'Pa. :

t -00 t2 li +00
1
'Pa - 0 + 0 -

d'où N (x,y)
'Pa
'"
= max {'Pa(tt}, -'Pa (t2)} .
/
'" 0

2 Q . 2 Q
Or 'Pa.(tt} = cos 2 et 'Pa(l2) = -sm 2·
1
Donc, quand Q parcourt ]0,7r[, N(x,y) parcourt [2,1].
PourQ = OOuQ = 7r,ona (x,y) = (1,0) ou (x,y) = (-1,0) et
N (x,y) = 1 .
Comme N (-x, -y) = N (x, y) , on obtient les mêmes résultats pour
Q E]- 7r, 0[.
Espaces vectoriels normés 23

1
En tout, pour e (x, y) = 1, on a 2":( N (x, y):( 1, et on conclut comme
ci-dessus.

[I] Soit xl. X2 E E et ÀI' À2 E IR+ tels que Àl + À2 1 posons


X = ÀIXI + À2X2' Il s'agit de montrer que
d(A, x) :( ÀI d(A, Xl) + À2 d(A, X2) .
Une figure peut donner de bonnes
idées.
Soit t: > 0 . Il existe YI, Y2 E E tels
que:
d(XI, yr) :( d(A, xt) + t:
d(X2, Y2) :( d(A, X2) + t:
Posons y = Àl Yl + À 2 Y2 . Comme A est convexe, y E A et on a :
d(x, y) = IIx - yli = IIÀl (Xl - yr) + À 2 (X2 - Y2)1I
:( Àl d(xl, yr) + À2 d(x2, Y2) :( Àl d(A, xr) + À2 d(A, X2) + t:.
On a donc, pour tout t: >0 :
d(A, x) ~ Àl d(A, Xl) + À2 d(A, X2) + t: ,
d'où d(A, x) :( Àl d(A, Xl) + À2 d(A, X2) .

[~l Notons P* l'ensemble des parties fermées et non vides de E, et F(E, IR)
l'ensemble des applications de E dans R.
Pour A E P., on a dA E F(E, IR) , et il s'agit d'étudier l'application:
cp: P* ----+ F(E, Il)
A 1----> dA
Soit A et B appartenant à P* tels que cp(A) = cp(B) , c'est-à-dire:
\Ix E E d(A, x) = d(B,x) .
En particulier, pour xE B, on a d(A, x) = O.
Comme A est fermé, ceci implique x E A .
En effet, comme d(A, x) = inf {d(a,x); a E A}, il existe une suite (an)
de points de A telle que lim IIx - an Il = 0, donc lim an = x, d'où
n~+~ n~+oo

X E A puisque A est fermé.


On a donc montré que x E B implique x E A , donc BeA.
On montre de même Ac B, donc A = B.
Ainsi: cp(A) = cp(B) ===> A = B , donc l'application cp est injective.
24 Espaces vectoriels normés

ŒJ Montrons, par étapes, que f(>..x) = >..f(x) pour tout>.. E 1R.


a) Si >.. = 0, on a f(O) = f(O +0) = f(O) + f(O) , donc f(Ox) = Of(x).
À

b) Si >.. E lN', on a >..x = LX, d'où par récurrence:


k=l
À À

f(>..x) = f(Lx) = Lf(x) = >..f(x).


k= l k=l

c) Si >.. E 7l', on a f(->..x) + f(>..x) = f(O) = 0 , d'où:


f(>..x) = - f( ->..x) = - (->..) f(x) = >.. f(x) ,
d'après b puisque ->.. E IN'.

d) Si >.. E Q, posons>.. =!? où p E 7l et q E IN', donc q>.. = p . De


q
f(q>..x) = qf(>..x) et f(px) = pf(x) ,

on déduit f(>..x) =!? f(x) = >..f(x).


q
e) Si >. est un réel quelconque, il existe une suite rationnelle (>'n) telle
que lim >'n = >. et donc, pour tout xE E, on a lim (>"nx) = >..x.
n~ +oo n~+~

Or f(>'n x) = >"n f(x) et lim >"n f(x) = >.. f(x) .


n-->+oo

Pour conclure, il suffit de montrer que f est continue, car alors on a :


lim f(>'nx) = f(>..x).
n-->+oo

Comme f(x + h) - f(x) = f(h) , il suffit de montrer que f est continue


en O.
Considérons donc une suite (h n ) dans E convergente vers O. Il existe
alors une suite rationnelle positive (an) telle que:
VnEIN Ilhnll:::;on et lim on=O.
n-++oo

On a donc Il On
h n Il :::; l, soit hn
On
E B(O, 1) .

Comme f est bornée sur B(O, 1) , il existe K > 0 tel que, pour tout n,
on ait II!( hn) Il :::; K . D'après b on a f(h n ) = On f( hn) , d'où:
On On

IIf(hn)ll:::; On Ilf(hn)ll:::;
On
Ko n ,
Espaces vectoriels normés 25

puis Hm
n--++oo
f(h n ) =0.
Ainsi, f est continue en 0, donc continue dans E, et on a bien:
f(Ax) = f( lim (An x ) = lim f(Anx) = lim (Anf(x)=Af(x).
n --+ +oo n --++ oo n--++oo

:;IJ 1. Pour A E IR et f et g dans E, on a:

. T (Af + g) (x) = fox (Af + g) (t) dt = A fox f(t) dt + fox g(t) dt


= (AT(f) + T(g)) (x),
donc T(A f + g) = AT(f) + T(g) .
De plus, si f est continue, on sait que la fonction x
.
1-+ r f(t) dt est de
~
classe Cl (cf chap. 5) donc continue.
Ainsi T est bien un endomorphisme de E .

2. Soit f E E tel que N(f) = 1. On a donc N(T(f)) ~ 1, d'où v(T) ~ 1 .


Pour montrer que v(T) ~ 1, considérons, pour n E ]N*, la fonction définie
par fn(t) = n (1 - t)n-I .

On a N(fn)
.
=n
Jo
rI (1 - t)n - l dt = l,

et T(fn) (x) = n fox (1 - t)n-I dt = 1 - (1 - x)n ,

donc N(T(fn)
.
=
~
rI (1 - (1 _ x)n) dx = 1 _ _1_ .
n+l
1
Ainsi, pour tout n E ]N*, on a v(T) ~ 1 - --, d'où v(T) ~ 1.
n+l
En conclusion: v(T) = 1.
26 Espaces vectoriels normés

Les corrections de problèmes _______

'Œ]1. Posons Xn = fn(xo) , donc Xn +1 = f(xn) pour tout nE Il'J' .


Comme f(A) CA, la suite (xn) est bien définie.
On a IIx2 - xIII = IIf(xd - f(xo)1I ~ kllxl - xoll , et, par récurrence :
IIxn +1 - xnll ~ knllxl - xoll .
'in E IN
Montrons que (xn) est une suite de Cauchy. Pour n et p dans Il'J' , on a :
Ilxn+p - Xn Il (; Ilxn+p - xn+p-III + ... + Ilxn+ 1 - Xn Il
(; (k n + p - I + ... + kn)llxI - xoll

~ kn 1 - k P Il _ Il ~ k n IIxI - Xo Il .
-...;:: 1- k XI Xo -.. ;:: 1- k
Comme lim k n = 0 , pour é > 0 donné, il existe rEIN tel que, pour
n-> +oo
tout n;? r et pour tout p E Il'J' , on ait:
Ilxn+p - Xn Il (; é .

Ainsi (xn) est bien de Cauchy et donc convergente, puisque E est de


dimension fini e.
Posons [ = lim X n ; comme X n E A pour tout n et que A est fermé,
n--+ +CX,l
on a bien [ E A .

2. - Existence
f est continue car lipschitzienne, d'où:
f(l) = f( lim xn) = lim f(xn) = lim Xn +1 = [ ,
n --+ +~ n--+ + ~ n - +~

donc [ est un point fixe de f.


- Unicité
Soit [' un point fixe de f. On a :
Ill' -lll = Ilf(l') - f(l)11 (; k Ill' -lll ,
d'où (1 - k) Ill' - III (; 0, donc l' = l .
- Remarque
On déduit de l'unicité que l ne dépend pas du choix de Xo, ce que l'on
peut vérifier directement. En effet, si x~ = r(x~) et Xn = r(xo), on a
facilement IIx~ -xnll (; knllx~-xoll, d'où le résultat en passant à la limite.

. /"' n Il XI - xoll
3. On avaIt Ilxn+p - xnll : : : : k 1_ k '

d'où, en faisant tendre p tend vers +00, III - xnll (; k n IlxI - :011 .
1-
Espaces vèctoriels normés 27

1
4 .• Soit f l'application de R dans IR définie par f(x) = 2 + 10 sinx.

On a f'(x) = 1~ cosx d'où If'(x)1 ~ 1~ ,


et donc, d'après l'inégalité des accroissements finis:
1
"Ix E IR Vy E IR If(x) - f(y)1 ~ 10 Iy -xl·

f est donc lipschitzienne de rapport ~ < 1 et comme IR est fermé, f


10
admet un point fixe unique.
• Posons Xo = 2 et, pour tout n E lN, Xn+l = f(x n) .

/'(l)nlxl-xol
On a IXn-ll:::::::: - 1 et IX1-Xol = I l . ::::::::-, dou:
-sm2 1/,1 ,-
10 1- 10 10 10
1 )n
IXn - li ~ 91 ( 10 .
Pour obtenir la précision demandée, il suffit de prendre n = 4 .
On obtient X4 ~ 2,08697, d'où l ~ 2,0870.

!]] 1.. Soit A E Mn(<e) ; l'application f de <en dans <en définie par
f(X) = AX est linéaire, donc continue puisque l'espace de départ est
de dimension finie.
Or {X E <en ; IIXII ~ 1} = B(0,1) est borné et fermé, donc compact
(toujours la dimension finie), donc f est bornée sur B(O,l)
Ainsi, l'application N de Mn(<e) dans IR est bien définie.
• Soit X E <en \ {O} ;

on a AX = IIXII A( II~II)' d'où 111;~il = IIA( II~II )11·


Comme I ~II-
IIXII, - 1, on a d one IIAXII
IIXII ~ N(A) ,ou
"" d' -

IIAXII ~
~10 lïXlI"" N(A).

• Réciproquement, soit X E B(O, 1) avec X =1 O.


On a 0 < IIXII ~ 1, d'où IIAXII ~ III;~III
~ IIAXI! ~ IIAXII
et donc N(A) '" llXïf '.;: ~10 lïXlI'
• En tout, on a bien établi l'égalité annoncée.
28 Espaces vectoriels normés

2. Pour tout A E M n ( q;) , N(A) est un réel positif.


Si N(A) = 0, on a AX = 0 pour tout X E q;n donc A = O.
Soit À E (; et A E Mn(q;) ; pour X E q;n tel que IIXII ~ 1, on a :
II(ÀA) XII = IIÀ(AX)II = IÀIIIAXII,
donc sup II(ÀA) XII = sup (I>-IIIAXII) = IÀI sup IIAXII,
UXU(l UXU(l UXU(l
d'où N(ÀA) = IÀI N(A) .
Soit A,B E Mn(<r) ; pour X E <r n tel que IIXII ~ 1, on a:
II(A + B) XII = IIAX + BXII ~ IIAXII + IIBXII ,
donc sup Il (A + B) XII ~ sup (IIAXII + IIBXII)
UXU(l UXU(l
~ sup IIAXII + sup IIBXII,
IIXU(l UXII(l
ou encore N(A + B) ~ N(A) + N(B) .
N est donc une norme sur Mn (<r) .

If') , on a N(A) =
3 . 0 n a vu que, pour A E M n ( "-' ~~ lfXlI
IIAXII ' d" ou,

pour tout X E <r n , IIAXII ~ N(A) IIXII.


Soit A, BE Mn(q;) et XE q;n tel que IIXII ~ 1. On a :

II(AB) XII = liA (BX)II ~N(A) IIBXII~N(A) N(B) IIXII ~N(A) N(B),
donc sup Il (AB) XII ~ N(A) N(B), ou encore:
UXU(l
N(AB) ~ N(A) N(B) .

4. On définit une norme sur Mn (q;) en posant, pour A = (aij) ,


v(A) = max {Iaijl ; (i,j) E {1, ... ,n}2} .
Si A est la matrice dont tous les coefficients sont égaux à 1, on a A 2 = nA.
Comme v(A) = 1 et v(A2) = n, l'inégalité de la question précédente
n'est pas vérifiée par la norme v .

5. a) Soit X = (:~) E q;2 tel que IIXII = max{lxll, IX21} ~ 1.


Xl - 2X2 )
On a AX = ( 3 (2') , donc
Xl + + 1 X2
EspaceS vectoriels normés 29

IIAXII = max{ IXI - 2X21, 13xI + (2 + i) x21 }


~ max{ IXII + 21x21, 31XII + v's IX21}
~ max { 3, 3'+ Vs} = 3+ v's ,

donc N(A) ~ 3 + Vs .

Or, si X= ( 2~i ), on a IIXII = 1 et la seconde composante de AX


IHil
s'écrit Y2 = 3+ v's, d'où IIAXII ~ 3+ v's
puis N(A) ~ 3 + Vs .
En conclusion, on a donc N(A) = 3+ v's .
b) Soit X E ([;2 tel que IIXII = Ixd + IX21 ~ 1 . On a :

IIAXII = IXI - 2X21 + 13xI + (2 + i) x21


~ IXII + 21x21 + 31xtI + v'sIX21
~ 41 xlI + (2 + Vs) IX21
~ (2 + Vs) (IXII + IX21) ~ 2+ v's,
d'où N (A) ~ 2 + Vs .

.or, si X = (~), on a IIXII = 1 et AX = (2~i) d'où IIAXII = 2+Vs


puis N(A) ~ 2 + Vs .
En conclusion, on a donc N(A) = 2+ v's .
6: a) Soit A E Mn{<t) . En s'inspirant de l'exemple de 5.a, on cherche
à montrer que N(A) = max laijl·
• j
L
• Soit XE ([;n tel que IIXII = max{ IXII, ... , IXnl} ~ 1.

On a AX = d'où

IIAXII = max { 1 L aij Xjl } ~ max {Lj laijllxjl} ~ max• { Lj laijl }


• j •
30 Espaces vectoriels normés

donc N(A):::; mtx { L laijl } .


j

• Soit kE{I, . . . ,n} tel que Llakjl=m~x{LIG.ijl} ; posons:


J
. ' J
.
_ akj .
Xj = 1 si akj = 0 Xj - -1-1 SI akj -1- O.
akj
On a alors IIXII = I et la k-ième composante de AX s'écrit:

Yk = LakjXj = L lakjl·
j j

En effet, si akj Î
akj akj -_ 1akj 1, et SI. akj
0 on a a/çj Xj -_ -1--1
-L
== 0 on a
akj
akj Xj = 0 x I = akj .
n n

Donc IIAXII;? L lakjl d'où N(A);? mF {L laijl} .


j=1 j=l
La formule est donc prouvée.

b) Montrons que N(A) = max{Llaijl}.


J .
t

• Soit X E «:;n tel que IIXII = IXll + .. . + IXnl :::; I . On a:

IIAXII = L (1 LaijXji) :::; L L laijllxjl = L (Llaij!) IXjl ·


i j i j j

Soit lE {l, .. . , n} tel que L 1ail 1=


.
max
J.
{L laijl } ; alors
t t

IIAXII :::; L (L laid) IXjl = (L 1ail 1 ) (2: IXjl) = L laill ·


j i j

• Soit X E «:;n tel que


Xj = I si j = 1 x j = 0 si j -1- 1 .

ail )
On a IIXII = 1 etAX = ( ~l

d'où IIAXII = L ail 1 puis N(A);? L


1 laill·

La formule est donc démontrée.


, ,
SERIES A TERMES
CONSTANTS

• Séries réelles ou complexes


• Convergence des séries à termes réels positifs
• Convergence des séries à termes réels ou complexes
• Séries alternées

L'essentiel du cours
• Séries réelles ou complexes

• Sommes partielles et convergence


- Soit (un) une suite réelle ou complexe. La suite (Sn)nEN telle que,
n
pour tout n E ]N', Sn = L Uk est appelée série de terme général Un et
k=O
notée L Un . Les termes Sn sont les sommes partielles de la série.

Si (Sn) converge vers S, on dit que la série L Un converge. S est alors


la somme de la série et on écrit:

Sinon L Un diverge.
- Inversement, une suite (Sn) donnée est la série associée à la suite (un)
telle que:
Ua = Sa
{ \In E ]N'.

• Opémtions algébriques
L'ensemble des séries convergentes dans IR ou ([; est un espace vectoriel.
32 Séries â termes constants

- Si L Un et L V n convergent, alorsL(un + vn) converge et :


+00 -j-OO +00

L( Un + vn) = L Un +L V n.
n=O n=O n=O

- Si L Un converge, alors, pour tout À E K , L À Un converge et :


+00 +00
L(Àun) = ÀLun ,
n=O n=O

• Condition nécessaire de convergence


Si "" Un converge alors lim Un = 0.
~ n --. +oo

La réciproque est fausse; contre-exemple: L ~.


n;;,n
• Cas des séries complexes
Soit Un = an + i f3n où an E IR et f3n E 1R .
L Un converge si, et seulement si, L an et L f3n convergent. Alors:
+00 +00 +00
LUn = Lan +i Lf3n.
n=O n= O n=O

• Convergence des séries à termes réels positifs

• Soit (un) une suite de réels positifs. La suite (Sn) est croissante, donc:
L Un converge si, et seulement si, (Sn) est majorée.
+00
Alors L Un
n=O
= sup Sn
nEN

• Comparaisons
- Soit (Un) et (an) deux suites de réels positifs tels que Un = O(a n ) .
SiL an converge, alors L Un converge.
En particulier, si Un alors L Un et L
"'Vn , Vn sont de même nature.
Ceci n'est plus vrai pour des séries à termes quelconques (cf ex. 3) .
- Comparaison d'une série et d'une intégrale
Soit f : [0, +00[--> IR+ une fonction positive, continue par morceaux et
décroissante.
Séries à termes constants 33

Alors, la série de terme général

Wn = 1~1 f(t) dt - f(n) (n ~ 1)


est convergente. y=j(x)
La série L f(n) converge si, et seule-
n-l n
ment si, f est intégrable sur [0, +oo[ .

" En PT, on énonce: « L f(n) et 10+ 00


f(t) dt sont de même nature ».

Formule de Stirling (cf. Problème 10)

n! rv
+00
v'27rn (!!:)
e
n

- Série de Riemann

'""'
~ net
~ converge si, et seulement si, 0: > 1.
n~l

~ Règle de d'Alembert
SQI't (Un) une sUIte
. stnctement
. . . teIl e que
posItive un +
l'lm - -1 = 1 .
n--4+oo Un

Si l < 1 , alors L Un converge; si l > 1 , alors L Un diverge.


_. Convergence des séries à termes réels ou complexes

• Critère de Cauchy
?oit (un) une suite réelle ou complexe. L
Un converge si, et seulement

si, la suite (Sn) est de Cauchy, c'est-à-dire:

• Convergence absolue
Si L Iunl converge, on dit que L Un converge absolument.

Alors L Un converge et la somme vérifie:

I~unl ~ ~Iunl.
(_1)n-l 1
La réciproque est fausse. L n converge, mais L ~ diverge. i
, 1
n~1 n~l 1

·1,
34 Séries à termes constants

• Exemples
1. Série géométrique

L zn est absolument convergente si et seulement si Izl < 1 ; alors


+00 1
Lz
n=O
n
= 1- z·
Si Izl ? 1 , la série L zn diverge.

2. L;n. converge pour tout z <C et par définition:


n
E
+00
L; =expz.
n

n=O n.

• Produit de Cauchy de deux séries absolument convergentes


.. Ce paragraphe n'est pas au programme en PT.
Soit L Un et L Vn deux séries absolument convergentes à termes réels
ou complexes. La série de terme général Wn défini par :
n

Wn = L Uk Vn - k = L up vq
k=O p+q = n

est alors absolument convergente et on a :

+00 (+00) (+00 )


~wn = ~Un ~Vn .

• Séries alternées

• Définition
Une série L Un à termes réels est alternée si Un U n +1 ~ 0 pour tout
nE IN . En supposant ua ~ 0, on a donc Un = (-l)n an où an = Iunl·
• Critère spécial des séries alternées
Si an est une suite réelle telle que
(an) est décroissante et Hm
n ----+ +oo
an = 0,
alors L( -l)n an converge.

Les suites (S2n) et (S2n+1) sont alors adjacentes et le reste d'ordre n


Séries à termes constants 35

+00
Rn = L (-l)k ak est du signe de (_l)n+l et vérifie:
k=n+l

ce qui s'énonce:
le reste d'ordre n est majoré en valeur absolue par la valeur absolue de
son premier terme; son signe est celui de son premier terme,

+00 (_1)n-l
Exemple d'utilisation: On montre que L n = In2,
n=1
1 1 1 1
On a RIO = li - 12 + 13 - "', IRIOI ~ li et RIO> 0, d'où:

S10 ~ ln 2 ~ SlO + -111 ,

Les énoncés d'exercices

[I] Déterminez la nature de la série de terme général Un dans chacun des


cas suivants:
a) Un = e- n ; b) Un=e - Vn ; c) Un = e- 1/ n ;

1 ln n ln (n 2 )
d) Un = (ln n)lnn e) Un = -; f) Un = ---
n n2

g) Un = VI + ~ -1 ; h) Un =
1
I-cos-
n
i) U
n
n!
=-'
nn'

n3

j) ( arctan n )
Un = arctan (n + 1) ,
36 Séries à termes constants

.1]] Calculez les sommes partielles des séries suivantes. Déduisez-en la na-
ture de la série et, éventuellement, la somme.
1
b) l:)cosot cos nO où oE IR;
a) L
n (n+1);
n~l n~O
1
c) L nx n - 1 où xE]-l,l[; d) L arctan l+n+n 2 ;
n~l n~O
1 7r
e) LIn (1- n2 ) ; f) L Incos-=-
2n
où Ixl <"2;
n~2 n~O

g)
L
n~l
n 4 +:2 +1 .

(_1)n (_l)n
[K] Pour n ? 2 , on pose an = Vii et bn = Vii + ( -1 )n •

Montrez que an +~ bn . Étudiez la nature des séries L an et Lb n .

[!] Déterminez la nature des séries de termes généraux respectifs:

an = cos (7rJn 2 + n+ 1) ;
en = cos (7rn 2 ln n: 1) .

lliJ Étudiez la nature des séries de terme général Un en fonction des


paramètres:
a) Un = lnn+aln(n+1)+bln(n+2);

b) Un = arctan ( (1 + ~ r) - a - ~ ;

("In
c) Un = nO". Jo (sinx).B dx où (3? O.

œ Soit f une fonction décroissante, de [0, +oo[ dans IR+ .


1. On suppose que L f(n) diverge. Montrez que:

tJ(k)
ha
rv
+00 Jo
r f(x) dx.
Séries à termes constants '37

2. On suppose que L f(n) converge et que f est de classe Cl sur R+


. f'(x)
et vérifie hm - f () = O. Montrez que:
0:-+00 x

L
+00
f(k) '"
1+ 00
f(x) dx
k=n+l +00 n

où 1+ n
00
f(x) dx = lim
a--++oo
la n
f(x) dx (cf. chap. 6).

[1] L Un étant une série à termes positifs telle que Uo


n
> 0 , on note
Sn = L Uk . Pour 0: ;?: 0 , on pose V n = ;: .
k=O n
Étudiez la convergence de L Vn suivant celle de L Un et la valeur de 0:.

+00

[ID Soit L an une série convergente à termes positifs; posons bn = L ak .


k=n

Étudiez, selon les valeurs du réel 0: , la convergence de la série L ~:


n
.

Les énoncés de problèmes

œ Soit (an) et (a~) deux suites de réels positifs telles que a~ '" an.
+00

1. Montrez que, si les séries L an et L


a~ convergent, alors leurs
restes d'ordre n, Rn et R~ , sont équivalents.
2. Montrez que, si les séries di vergent, les sommes partielles Sn et S~
sont équivalentes.
3. Application
Déterminez un développement asymptotique à la précision ~ de
n
- - - - - - - - - -

38 Séries à termes constants

'l-,ill Formule de Stirling


On suppose connu le résultat du problème g.
1. Déterminez un développement asymtotique de S(n) = ln (n!) à la
1
précision - lorsque n tend vers +00 .
n
2. Déduisez-en l'existence d'une constante C telle que:
n! '" C
+00
Vii (~)n.
e
3. Déterminez la valeur de C à l'aide de la formule de Wallis :
1 2 x 4 x ... x 2p
fi = lim - -:----::-_ _---:-::---'-----c,-,-
p-->+oo /p 1 x 3 x ... x (2p - 1)

(cf. chap. 6, ex. 12).

Quelques coups de pouce

II] b) et d) Comparez avecL ~


n
.

1
f) Comparez avec , , _ .
~nQ

g) et h) Utilisez un développement limité.


7r 1
j) Rappelez vous que arctan n = - - arc tan -, puis utilisez des déve-
2 n
loppements limités.

œ a) et g) Décomposez la fraction en éléments simples.


b) un = Re [(eilicosBt].
c) Un est la dérivée d'une fonction simple!
d) U ne factorisation dans Un rappelle la formule:
x+y
arctan x + arc tan y = arctan - - - + k7r .
1-xy
e) u n = ln(n+1)+ln(n-1)-2Inn.
f) Appliquez la formule sin 2x = 2 sin x cos x le nombre de fois nécessaire.
Séries à termes constants 39

~ Faites un développement limité de bn .

!J Dans chaque cas, utilisez un développement limité.

~ a) et b) Faites un développement limité du terme général.


c) Utilisez l'équivalence sin x '"" x.
o

;]] 1. Encadrez lk+l f(x) dx .

2. Intégrez - f'(x) ~ é f(x) sur [k, k + IJ et manipulez astucieusement


les inégalités obtenues.

l1J Si 2.: Un converge, déterminez un équivalent simple de Vn •

Si 2.: Un diverge, montrez que:


v ~ [s" dt ~ Sn - Sn-l .
n '.;:: I~
S,,-1
tex '.;:: sex
n- l
Traitez d'abord le cas Ct> 1 , puis Ct = 1 et enfin Ct < 1.

,~ Considérez les cas Ct ~ 0, 0 < Ct < 1, Ct = 1 et Ct >1.


SI' 0 < Ct < 1 ,maJorez
. . ' 1e por t an t sur -
an par une mtegra
-b 1.
~ CX X
1
Si Ct = 1 , cherchez à minorer par une intégrale portant sur
x

Œl 1. et 2. À partir d'un certain rang, on a :


(1 - é)ak ::::;; al.::::;; (1 + é)ak.
3. Encadrez d'abord H(n) par des intégrales pour obtenir un premier
équivalent El(n), puis cherchez un équivalent E2(n) de H(n) - El(n),
et enfin de H(n) - El(n) - E2(n) .

1101 1. Encadrez ln k, puis ln (n!) par des intégrales portant sur lnx.
On obtient alors S(n) = f1(n) + o(n) .
Ensuite, posez SI(n) = S(n) - f(n) et 6 1 (n) = SI(n+ 1) - SI(n), puis
étudiez la série l:
6 1 (n) .
40 Séries à termes constants

On obtient Sen) = h(n) + o(ln n) , puis on recommence:


S2(n) = "', 62(n) = .. ..
3. Exprimez la fraction dans la formule de Wallis à l'aide de factorielles .

Les corrections d'exercices

~ On remarque que toutes les séries sont à termes positifs.


a) 2...:
e- n est une série géométrique de raison q = e- 1 avec Iql · < 1 .
Elle est donc convergente.

b) Comparons '~
" Un et '~
" n12 . En posant qn = -1-'
Un on a :
nr
lnqn = -vn+2Inn,
d'où:
lim ln qn
n~+oo
= -00 ; lim qn = 0 .
n~+~

Par conséquent Un o( -;) .


=
n
Comme L ~2 converge, il en est de même de 2...: Un .

c) On a Hm e- 1/ n = 1 -=1 0 ; la série est donc divergente.


n--->+oo

d) La même méthode qu'en b) conduit à :


lnqn = In(n 2 u n ) = (2lnn -ln(lnn)) Inn,
d'où Hm lnqn = -00 ;
n--->+oo

Par conséquent Un = o( -;) .


n
Comme L ~2 converge, il en est de même de L Un .

ln n 1
e) Pour n ~ 3, on a Un = - >- , d'où la divergence de la série
n n
L Un puisque L ~ diverge.
Séries à termes constànts 41

1
f) Comparons avec 'Ln a :
2lnn
n 2- a ·

3
Pour a = 2 (par exemple), on a donc :
2lnn . 1
qn = -- , d'où lim qn = 0, SOit Un = o(n3 / 2 ).
.jiï n --+ +00
On en déduit la converge~ce de la série puisque 'L n;/2 converge.

1
g) On a Un rv -
n
• Comme L -n1 diverge, la série diverge.

1 1
h) On a Un = 2n2 + o(n2 ) ; la série L Un converge.

i) On sait que
1

(1 + ~r
n
tend vers ~ . Si vous avez oublié cette limite, vous pouvez la retrouver en
e 1
étudiant ln (1 + -n r.
Corinne e- 1 < 1, la série L Un converge.

j) Pour n > 0, on a :
'Ir l 'Ir 1 1
arctan n = - - arctan - = - - - + O( - 3 )
. 2 n 2 n n
'Ir 1 l 'Ir 1 1 1
arctan(n+l) =2- n+ 1 +0(n3 ) = 2- ~+ n2 +0(n 3 )

1
en écrivant _ _1_ - .
n +1 - n (1 + *) --__1(1+_1)-1
n n .

En simplfi
i ant par 2'
'Ir
on 0 b·
tient:
2 1
arctan n 1 - ; ; + O(;J)
Vn = =
arctan (n + 1) 1_ 2. + ~ + 0 ( ~ )
'lrn 'lrn 2 n3
2 224 1 2 1
= (1 - - ) (1 + - - - 2 + -) + 0(-) = 1- ~ + O( -).
'lrn 'lrn 'lrn 'lr 2 n 2 3 n 'lrn 2 n3
42 Séries à termes constants

Par conséquent d'où:

La série L e- t n converge (cf. a), donc la série L Un converge.

œ Cet énoncé est atypique puiqu'il est rare que l'on sache expliciter les
sommes partielles d'une série. Mais quand c'est le cas, il ne faut pas s'en
priver!

a) De la décomposition Un = ~ - _1_, on déduit:


n n+ 1

SN
(1 1)
= ~ ;: - n + 1 = 1 - N + 1 '
N 1
d'où:
+00
LUn= lim SN=l.
N---++oo
n=l

b) On peut écrire Un = Re [(e iO cos of] .


N
En posant T N = L (e iO cos Of, on a donc SN = Re (TN ) .
k=O

• Pour 0".0 (-rr), on a e iO cos 0 i l , d'où:


1 - (e iO cosO)N+1
TN = ----~-~--
1 - e iO cos 0
On en déduit facilement SN , mais pour trouver la somme de la série, il
est plus facile de passer à la limite d'abord.
Comme le i8 cos 01 < 1, on a:
1 - e- iO cos 0
T = lim T N = .1
N---++oo 1 - e tO cos 0 1 - cos 2 0
+00 1 _ cos 2 0
D'où S= L Un = Re (T) = 1 - cos
n=O 2 0
= 1.

• Si 0 == 0 (7r), on a eiO cos 0 = 1 , et la série diverge.

• En conclusion, L Un converge si, et seulement si, 0". 0 (7r) , sa


somme étant alors 1.
Séries à termes constants 43

N
c) La fonction de x définie par SN(X) = L nxn- 1 est la dérivée de la
n=l
N 1 _ xN+l
fonction TN définie par TN(x) = '"" xn = - - - -
~ 1-x
n=O

D ,ou' S N -- TfN ( x ) -_ 1 - (N +(11)x


N + NX N + 1 • 1 1 1
_ x)2 ; pUisque x < ,on a :
+00
s= '""nxn-l
~
= lim
N---++oo
SN = 1
(1 - x)2
.
n=l

On retrouve ce résultat plus simplement à l'aide de la notion de série


entière (cf Tome 2).
1 1
d) On a arctan 1 + n + n 2 = arctan 1 + n (n + 1) , ce qui fait penser

à la formule pour arctan x + arctan y . En effet:


arctan (n + 1) - arctan n = arctan (n + 1) + arctan (-n)
(n+l)+(-n)
= arctan 1- (n + 1) ( -n ) + br
où k = ° car arctan (n + 1) El 0'"2 [
7f
et arctan (-n)
7f
El - 2' °[.
On a donc Un = arctan (n + 1) - arctan n, d'où:
N
SN = L (arctan (n + 1) - arctan n) = arctan (N + 1) ,
n=O
+00
et, par conséquent, ~ Un
'"" = N---++oo
hm
. SN = -7f .
2
n=O

N 2 1 N
e) SN = Lln n n~ =L(In(n+l)+ln(n-1)-2Inn)
n=2 n=2
N N
SN = L (in (n + 1) - ln n) - L (in n - ln (n - 1»)
n=2 n=2
1
= (ln (N + 1) -ln 2) - (ln N -ln 1) = ln (I + N) -ln 2.
Donc:
+00
L Un = lim SN
N---++oo
= - ln 2 .
n=2
44 Séries à termes constants

N N
f) SN = L Un = ln PN où PN = II cos;'" . Comme:
n=O n=O

sin 2x = 2 sin x cos x = 4 sin i i cos cos x = ... = 2N + 1 sin 2~ PN ,

on en déduit:
P sin2x .
1lm P sin 2x
N = x ' puis N = --'
2 N +1 sin- N -++OCJ 2x
2N
et par conséquent:
+00 x (Sin
"'lncos - n = ln - -
2X) .
~ 2 2x
n=O

g) De X 4 + X 2 + 1 = (X 2 + 1)2 - X 2 = (X 2 + X + 1) (X 2 - X + 1) ,
on déduit la forme de la décomposition en éléments simples :
X aX+b cX+d
X4 + X2 + 1= X2 + X + 1 + X2 - X + 1 '
puis la décomposition :
X 1( 1 1)
X 4 + X2 + 1 ="2 X2 - X + 1 - X2 + X + 1 .

et par conséquent :
+OCJ 1
'" 4 n = lim SN =- .
~ n +n2
n= 1
+1 N--++oo 2

@] Comme an = 1 + ~ -1 )n tend vers 1 quand n tend vers +00 , on a


bn .jiï
an rv bn .
+OCJ
On a an = (ltv n où Vn = Jn décroît et tend vers o. D'après le critère
spécial des séries alternées, L an est donc convergente.
D'autre part:
bn = (_l)n
y'n
(1 + (_l)n)
.jiï
-1 = (_l)n
y'n
(1 _ y'n
(_l)n + 0(_1 ))
y'n
1 1
= an - -
n
+ o( -)
n
.
Séries à termes constants 45

On a donc bn= an + W noù W '"


n+00 1
n
Comme L!n diverge avec!n > 0, '~" Wn diverge.

Comme L an converge et L ndiverge, L bndiverge.


W

Conclusion: an +~ b
n n'entraîne pas que Lan et Lbn soient
de même nature lorsque an et bn ne sont pas de signe consta.nt.

Cherchons un développement limité en !n du terme général.

• Jn2+n+1=nJ1+(!+~)
n n
111 1112 1]
=n [1+-(-+-)--(-+-) +0(-)
2 n n2 8 n n2 n2
1 3 1
= n + - + - + O( -) .
2 8n 3 n
On a donc:

an = cos (mr+ ~ + ~: +0(~2)) = -(-ltsin G: +0(~2))


= (_l)n+l 37r + O(~) .
8n n2
On a donc an = (-l)n+l Un + Vn où:
Un = ~: décroît et tend vers 0, ce qui entraîne la convergence de la
série alternée L( _l)n+lun ;
Vn = O( ~) , ce qui entraîne la convergence absolue de L Vn .
n
Donc la série L an converge.
• On peut écrire bn = (_l)n (1 _ 1:n ) n

De ln (1_1:n) = _I:n +0 ((I:n)2), on déduit:

bn = (-1 t exp ( -In n + O( (ln:)2)) = (-1 t ~ (1 + O( (In:)2) )


(_l)n .
= --+On.
n
46 Séries à termes constants

L (-lt
-
n
.
- converge pUIsque -1 d"ecrOi t et ten d vers 0 ;
n

On a an = 0 (( I:n) 2 ) , d'où an = 0(n;/2) , ce qui entraîne la con-

vergence absolue de Lan.

En conclusion, Lb n converge.

,. n+l 1 1 1 1 1
• On peut ecnre ln - - = ln (1 + -) = - - - 2 + - 3 + 0 ( -4) ,
n n n 2n 3n n
• 2 n+l 1 1 1
pUIS n ln - - = n - - + - + 0(-), et enfin:
n 2 3n n2

en = cos (mr - ~ + ~ + 0(~2)) = (-I)nsin (3: +0(~2))


= (_l)n 37rn +a n .

,,",(_I)n~ converge puisque c'est une une série alternée et que 7r


~ 3n 3n
décroît et tend vers O.

De plus, comme an = O( ~) , la série L an converge.


n

Par conséquent, L en converge.

1 2
[§J a) Un = (1 +a+b) Inn+aln(1 + -) +bln(1 +-)
n n
1 1 2 1
= (1 + a + b) Inn + a [-n + O( 2")]
n
+ b [- + O( 2")]
n n
a + 2b
=(l+a+b) Inn+--+a n ,
n

où an =
n
1
0 ( 2" ) ,donc L an converge.

Comme L ~n diverge, la série L Un converge si, et seulement si :


{
l+a+b = 0 ~ { a = -2
a+2b = 0 b=1
Dans le cas où la série converge, vous pouvez calculer sa somme (cf
Exercice 2).
Séries à termes constants 47

b) On peut écrire:
1 1 1 1 ,
ln (1 + -) = - - -22 +0 ( ---:3 ) , ce qui entrame :
n n n n
ln
(1+;;) (1
=exp 1- 2n +O(n2 )
1) =e[1- 2n1+O(n1 2 )]

e 1
=e- 2n +O(n2 )'
Le développement limité d'ordre 1 de arctan x au point e s'écrit:
h
arctan (e + h) = arctan e + - - 2 + O(h 2 )
l+e
et entraîne:

arctan [(1 +.!. r] = arctan e - ( e 2) x .!. + an,


n 21+e n
1
où an = 0 ( "2" ) ,donc ~ an est absolument convergente.
n
On a obtenu:
e 1
Un = (arctan e - a) - [ ( 2) + b] - + an .
2 1 +e n

Comme L .!.n diverge, la série L Un converge si, et seulement si :

arctan e - a o a = arctan e
{ e b {
2 (1 + e2 ) +
o {==} b=- e
2 (1 + e2 )
c) Utilisons l'équivalence sinx"-'x. Soit é > 0, il existe un rang r tel
o
que, pour tout n ~ r , on a :
(1 - é) x f3 ~ (sin x)f3 ~ (1 + é) x f3 ,
d'où:

donc

On en déduit:
1rf3 - 1 1
--x .
{3 + 1 n f3 + 1 - a
48 Séries à termes constants

Comme L ~c:r converge si, et seulement si, a > 1 , la série L Un

converge si, et seulement si, f3 >a .

n
[.ill 1. Posons Sn = L f(k) . Comme f est décroissante on a:
k=O
(k+l
f(k + 1) ~ Jk f(x) dx ~ f(k) ,

d'où en sommant pour k variant de 0 à n - 1:

Sn - f(O) ~ Ion f(x) dx ~ Sn - l ~ Sn ,

f(O)
puis 1 - - - ~
ln
0
f(x) dx
~ 1.
Sn Sn

Comme" f(n) diverge, on a


~
lim Sn
n-++oo
= +00,

d'où Hm
ln
0
f(x) dx
= 1 et donc:
n __ +oo Sn

Sn rv
+00
r
Jo
f(x) dx.

+00
2. Posons Rn = L f(k). En sommant les inégalités de la question
k=n+l
précédente pour k E {n, ... , n + p - 1} , on obtient:
n+p

k=n+l
f(k) ~
L
n
n+p
1
f(x) dx ~ f(n) +
n+p-l

k=n+l
f(k) . L
On en déduit d'abord que la suite croissante p t-+ l
n
n +p
f(x) dx est
bornée par f(n) + Rn, donc convergente.

En posant In = lim
p--+oo
ln
n +p
f(x) dx, on a alors:

Rn ~ In ~ f(n) + Rn .
S'il existe a tel que f(a) = 0, on a f(x) = 0 pour tout x ~ a et donc
Rn = In pour n ~ a .
Séries à termes constants 49

Supposons que f ne s'annule pas, donc que Rn > 0 pour tout n.


On a alors:
In f(n)
1~-~1+--,
Rn Rn

et il suffit de montrer que lim fR(n) = o.


n-->+oo .n

Soit F; > 0 . Comme ·


1lm f'f(x)()
- =
O ·,· 1
,1 eXiste Xo te que, pour tout
00-->+00 x
x ~ Xo , on ait:

1~(~11 ~ ê,

ou encore, puisque f(x) > 0 et f'(x) ~ 0:


- f'(x) ~ êf(x) .
En intégrant sur [k, k + IJ , avec k E lN et k ~ Xo , on en déduit:
(Hl
f(k) - f(k + 1) ~ ê Jk f(x) dx ~ êf(k),

puis
(1 - ê) f(k) ~ f(k + 1) .
Pour n ~ Xo, on a donc pour tout p E Il'J :

(l-ê)f(n) ~ f(n+l)
(1 - ê)2 f(n) ~ f(n + 2)

(l-ê)Pf(n) ~ f(n+p).
D'où en additionnant membre à membre:
p P
f(n) 2)1 - ê)k ~ L f(n + k) .
k=l k= l
+00
O n peut supposer ê < 1 et on a ~(1
~
_ c~)k __ 1 - ê comme somme
k=! ê
d'une série géométrique.
l-ê
En faisant tendre p vers +00, on obtient f(n) - - ~ Rn ,
ê

d'où f(n) ~ _ ê _ .
Rn l-ê
50 Séries à termes constants

En supposant ê < ~, on a donc 0 ~ f~:) ~ 2ê , ce qui démontre la


limite annoncée et donc que

ŒJ 1. Si L Un converge, on a :
+00
lim Sn = S = '""'
n-----t +(X) L-t Uk
k=O

et donc

Comme Un ~ 0 , la convergence de '""' Un entraîne celle de '""' V n .


sa ~sa ~

2. Supposons que '""' Un diverge, soit lim Sn = +00 .


L...t n------.+oo
Sn - Sn-l '- 1
Remarquons que V n = Sa pour n ~ 1 et, puisque t ...... - est
n ta
une fonction décroissante:

a) Supposons a > 1 et montrons que L Vn converge.


Sn dt
On a Vn ~ [ - , d'où en sommant entre n = 1 et n = N :
Sn - l ta
N
'""' V ~
lSN dt -
1
= - _ (SI -a _ 5 1- a ) ~ _ 0 _ .
sl - a
~ n '" S ta a - ION '" a - 1
k= l 0

Ainsi les sommes partielles de L


V n sont majorées, d'où la convergence

de la série puisqu'elle est à termes positifs.

b) Supposons a = 1 et montrons la divergence de L Vn .

On a an =
1- V n

Si Vn ne tend pas vers 0, L Vn diverge.

Si lim Vn = 0 , on a an '" Vn et donc les séries à termes positifs


n ~ +oo +00

L Vn et L an sont de même nature.


Séries à termes constants 51

De an ~ l 8n

8 .. -1
dt
- , on déduit :
t

Comme lim InSN


N--++oo
= +00, on en déduit la divergence de "" an et
~
donc de Lv n .

c) Supposons a < 1 . Comme Sn tend vers +00 , à partir d'un certain


........ ./ Un ........ Un
rang on a Sn ~ 1 et alors S~::::::: Sn et - ~ - .
S~ Sn

La divergence de L ~n entraîne alors la divergence de L ;: .


n n

Conclusion: L n converge si, et seulement si, L Un converge ou


V

si L Un diverge avec a > 1.


&J Posons Vn = ~: .
n
a) Cas a ~ 0
Comme L an converge, on a lim bn
n--++oo
= 0 et, par conséquent, bn ~ 1
à partir d'un certain rang.
On a alors b~ ~ 1 et donc Vn ~ an .

La convergence de L an entraîne alors la convergence de L Vn .

b) Cas 0 < a < 1


Cherchons à majorer les sommes partielles de L Vn .

- i bn
bn+l
dx
-~
ba ~
n
ibn dx
-a
bn+1 X

entraîne:

Donc L Vn est encore convergente.


52 Séries à termes constants

c) Cas a = 1

Comme 1 x
bN+l
1>0 dx
= ln bo - ln bN + 1 tend vers +00 , le raisonnement
précédent n'est plus valable.
Cherchons à montrer la divergence de L Vn . On a :

Vn = bn - bn + 1 = 1 _ bn + 1 .
bn bn

• SI· ( bnb+
n 1 ) ne t en d pas vers 1, (V n) ne t end pas vers 0 , d onc ""'
~Vn

diverge.

• Supposons que lim b + n 1 = 1 . Comme


n-+oo bn

on a v n ) Wn

Or LNibn dx
~ =
l bo dx
~ = lnbo -lnb N + 1 tend vers +00 lorsque
n=O bn+l bN+l

N tend vers +00 .


Par conséquent, L Wn , et donc L Vn , diverge.

d) Cas a> 1
On montre que vn ) ~: à partir d'un certain ~ang, donc L Vn diverge
encore.

Conclusion: L Vn converge si, et seulement si, a < 1 .


Séries à termes constants 53

i.Les corrections de problèmes _______

J Soit E > O. Comme a~ rv an, à partir d'un certain rang r on a:


(l-E)ak ~ a~ ~ (1 +E)ak .
1. Supposons que les séries convergent. En sommant les inégalités pré-
cédentes pour k E {n + l, n + 2, . .. } , où n + 1 ~ r , il vient:
+00 +00 +00
(1 - E) L ak ~ L a~ ~ (1 + E) L ak,
k=n+l k=n+l k=n+l
ou encore :
(1 - E) Rn ~ R~ ~ (1 + E) Rn .
Ainsi, on a bien Rn '" R~,
+00
2. Supposons que les séries divergent, En sommant, pour k variant de
r + 1 à n, les inégalités de départ, on obtient:
n n n

(1 - E) L a. ~ L a~ ~ (1 + E) L ak,
k=r+l k= r+l k =r + l
ou encore:
(1 - E) (Sn - Sr) ~ S~ - S; ~ (1 + é) (Sn - Sr),
et a fortiori :
(1 - ê) Sn - Sr ~ S~ ~ (1 + ê) Sn - S; ,
d'où :
Sr /' S~ /' S;
1-E--:::::::,-:::::::,1+ê+-'
Sn Sn Sn
Sr
C omme . 1·lm -S S;. = 0 , 1'1 eXiste
= l'lm -S . un rang ri à ' d uque 1
partir
n ---+ +oo n n---+>+oo n

on a 0 < S:
S
~
.
ê et 0 < S:
S'
~ é . Pour n ~ max {T, rd , on a donc:
S'
1 - 2E ~ ~ ~ 1 + 2ê
Sn
ce qui montre que Sn rv S~,
+00
3. Application
• J>re~ière étape
Pour k ~ 2 , comme la fonction x f-> ~ est décroissante, on a :
x

1k
k+1 dx
-~-~
X
1
k
1k dx
k- l x
54 Séries à termes constants

En sommant pour k E {1, ... , n} ou k E {2, ... , n}, il vient:


ln(n+ 1)::;:; H(n)::;:; 1 +lnn.
1
Or In(n+l)=Inn+In (1+-) =Inn+o(lnn),donc:
n
H(n) = Inn+ o(lnn) .

• Deuxième étape
Posons Hl(n) = H(n) -Inn et 6 1(n) = Hl(n + 1) - Hl(n) .
On a:
1 1 1 1 1
61(n)=n+l-ln(I+~)=~I+.! -ln(I+~)
n

= ~ (1- ~+o(~)) - (~- 2~2 +O(~2))


1 1
=-2n2 + o (n2 )·

Par conséquent, L61(n) converge et on a:


+00 1 +00 1
L 6 1 (k) '" -"2 L k2 •
k =n k=n
Par ailleurs, on a :
1 1 1 1 1 1 1
---- = k- 1- k.
k k +1 k (k + 1) ::;:; k 2 ::;:; (k - 1) k

En sommant, on en déduit :
1 +00 1 1
;;: : ;:; kL=n
k2 ::;:; n - 1.

1 1
Lorsque n tend vers +00 , comme - - '" - , on a donc
n-l n
+00 1
et par conséquent ~ 61(k) '" - - .
6 2n
k=n

où 1 = lim H1(P).
p--++oo
Séries à termes constàIlts 55

On a donc 'Y - HI(n) = _2-


2n
+o(..!.) , d'où:
n
1 1
H(n)=lnn+'Y+-
2 +0(-). n n
• 7roisiè~e étape

Des encadrements l k
k+1 dx
x3
1
~ k3 ~
l k
k- I
dx
x3 on déduit que:

lim
p-++oo
l n
p
+1 d~ ~
X
f
k=n
k13 ~ lim
p-++oo
l P
n- I X
d~,
d'où

+00 1 1 1
ce qui entraîne 2....::
k3 = 2n2 +0(n2)'
k=n

puis

Par ailleurs,
;56 Séries à termes constants

1 1 1
puis Hl(n) = 'Y + 2n - 12n2 + 0(n 2 ) ,
111
et enfin H(n) = ln n + 'Y + 2n - 12n2 + 0(n 2 ) •

n n
1101 1. Il s'agit d'étudier S(n) = 2:)nk = 2:)nk .
k=1 k=2
• J>re~ière étape
Comme la fonction x 1--+ ln x est croissante, on a :

lk-l
k
ln x dx ~ ln k ~ l k
k
+1 ln x dx ,

d'où, en sommant de 2 à n:

ln lnxdx ~ S(n) ~ ln+l lnx dx ~ ln+l lnx dx,

ou encore:
nlnn-n+1 ~ S(n) ~ (n+1) In(n+1)-n,
soit:
1 ~ S(n)-(nlnn-n) ~ (n+1)ln(n+1)-nlnn.
Comme on a:
1
(n + 1) ln (n + 1) - n ln n - 1 = (n + 1) [ln n + ln (1 + - )] - n ln n
n
1 1
=lnn+(n+1) [-+0(-)] =o(n),
n n
on conclut que S(n) = n ln n - n + o(n) .
• Deuxiè~e étape
Posons SI(n)=S(n)-(nlnn-n) et L~'l(n) = SI(n+1)-SI(n).

On a donc SI(n) -1 = SI(n) -SI(1) =


n-l
L 6. 1 (k). La transformation:
k=1
6. 1 (n) = ln (n + 1) - (( n + 1) ln (n + 1) - (n + 1)) + n ln n - n
= -n ln (n + 1) + n ln n + 1
1
=-n [in n + ln (1 + - )] + n ln n + 1
n
1 1 1 1
=1-nln (1+;) = 1-n[;;- 2n2 +0(n 2 )]
1 1
= 2n + 0(;;) ,
Séries à termes constants 57

montre que la série L ,O'1 (n) diverge et, d'après le résultat du problème
9, on a:
n- 1 1 n-1 1
L L~'l(k) '" 2L k .
k=1 k=1

Pour k;::: 2 , on a lk
k+ 1 dx 1
- ~ - ~
X k
l k

k- 1 X
dx
- , d'où:

r dx l
n-1 1
~ Lk ~
n - 1 dx
J2 x k=2 1 X

puis
n 1
1 + ln n - ln 2 ~ L k ~ 1+ ln (n - 1) ,
k=1

ce qui entraîne t~
k=l
rv ln n, puis S1 (n) '" ~ ln n, c'est-à-dire:
S1(n) = ~ ln n + o(ln n) , d 'où:
1
Sen) = nlnn - n + "2lnn + o(lnn).

• Troisièr,ne étape
! 1
Posons S2(n) = Sen) - (n ln n - n + 2 ln n)
1
et 62(n) = S2(n+ 1) - S2(n) = 61(n) - 2(ln(n+ 1) -Inn)
1 1
= 1 - (n + 2) ln (1 + ;:;)
1 (1 1
= 1- (n+"2) ;:; - 2n2 + 3n1 3 + o(n13 ) )
1 1
= -12n2 +o(n2 )'

Ainsi, L 62(n) converge et, toujours d'après le problème 9, on a :


+00 1 +00 1
L 62(k) '" - 12 L k2 .
k=n k=n
L'encadrement:
11 1 1 1 11
-~-- = ~-~ - ----,
k k +1 k (k + 1) " k2 " (k - 1) k k -1 k
entraîne:
58 Séries à. termes constants

1 +00 1 1
-~""-~-
n "" ~ k 2 "" n-l .
k=n
1 1 1
Comme - - = - + o( -) , on a donc:
n-l n n
~oo 1 1
L L'dk) = -12n + 0(;) .
k=n
+00 p
De "" 62(k) = lim
~ p~+oo
L 62(k) = p~+oo
lim (S2(p) - S2(n)) ,
k=n k=n
1 1
on déduit l'existence de l = lim 8 2(p), puis S2(n) = l
p ~ +oo
+ -12n + o( -)
n
,
et enfin:
1 1 1
S(n) = nln n - n + -2 ln n + l + -2-
1 n
+ o( -n ) .
2. On déduit de la question précédente que:

n! = exp S(n) = nn e- n ,;n el exp (l~n + o(~) )


=C,;n(?!:)n (1+_1
e 12n
+o(.!.))
n
oùC =e l .
On a donc:
n! ~ C,;n (?!:)n .
+00 e

3. D'après la formule de Wallis, on a a p ~


+00
v'1f avec:

1 2x4x···x2p 1 (2x4x·· · x2p)2


ap = .jP 1 x 3 x ... x (2p - 1) = .jP (2p)!
1 22p (p!)2
.jP (2p)!
En utilisant l'équivalent obtenu dans la question précédente, on obtient:
1 2 2p C 2 P (~)2P C
a ~ - ~ _ .
P +00 .jP C VIP (~)2p +00 J2
C
On a donc
.j2
~
~oo
v'1f, ce qui donne C = y'2; , puis la formule de
Stirling:
n! ~ ,/27rn (?!:)n.
+00 e
DÉRIVATION DES [3J
FONCTIONS VECTORIELLES

• Dérivée en un point
• Fonctions de classe ck
• Ck -difféomorphismes

iL 'essentiel du cours
1 est un intervalle de ]R et F un espace vectoriel normé de dimension
finie.
1 ... En PT, on se limitera aux cas F = ]Rn ou F = ({; .

• Dérivée en un point
• Définitions
- Une fonction f : 1 ---+ F est dérivable en a E 1 si le taux d'accroisse-
ment T(t) f(t) - f(a) admet une limite finie en a.
=
t-a
Cette limite est alors la dérivée (ou le vecteur dérivé) de f en a.
Notations:
lim T = f'(a) dd f (a).
= Df(a) =
a t
- Une fonction est dérivable en a si, et seulement si, elle admet au
voisinage de a un développement limité d'ordre un. Ce développement
est alors:
f(t) = f(a) + f'(a) (t - a) + 0 (t - a) .
- Si f est dérivable en a, f est continue en a.
- f est dérivable en a à gauche (resp. à droite) si lim T (resp. lim T)
a- a+
existe; on note:
limT = f~(a) lim T = f~(a) .
a- a+

- Lorsque a est un point intérieur de 1, on a :


f est dérivable en a si, et seulement si, f est dérivable en a à gauche et
à droite avec f~(a) = f~(a) .
60 Dérivation des fonctions vectorielles

_ L'application de IR dans F définie par:


t f-> f(a) + f'(a) (t - a)
est l'application affine tangente de f en a.
L'application linéaire:
dfa: IR --+ F
h 1-+ f'(a) h
est la différentielle de f en a .

• Interprétation cinématique
Si t désigne le temps, la fonction t 1-+ f(t) est un mouvement et f'(a)
est le vecteur vitesse à l'instant a .

• Interprétations géométriques
- Si f'(a) =1- 0, la courbe dans F,
de représentation paramétrique:
t f-> f(t) ,
admet au point f(a) une tangente il.
de représentation paramétrique:
t 1-+ f(a) + f'(a) (t - a) .
y
D.
- Dans le cas où F = IR, le graphe
de f est une courbe dans IR2 • f(a+h)
La tangente D au point d'abscisse a
admet l'équation cartésienne : f(a)
y = f(a) + f'(a) (x - a).

a a+h x

- Soit e = (el, "" en) une base de F. f(t) s'écrit :


f(t) = ft(t) el + ... + fn(t) en,
OÙ les fonctions fj sont définies sur 1 et à valeurs dans K.
f est dérivable en a si, et seulement si, toutes les fonctions fj le sont;
alors:
f'(a) = fUa) el + ... + f~(a) en·
En particulier, si F = Q:; , f est dérivable en a si, et seulement si, Re f
et lm f le sont (ou encore ] l'est aussi). Alors:
f'(a) = (Re f)'(a) + i (lm f)'(a) et (])' (a) = f'(a) .
Dérivation des fonctIons vectorielles 61

• Fonctions de classe Ck
• Définitions
- Si f est dérivable en tout point de l, f est dite dérivable dans l et la
fonction J' de J dans F :
t 1-4 J'(t)
est la dérivée de f.
Si, de pl us, J'est continue, f est de classe Cl dans J.

- Si f' est de classe Cl, f est de classe C2 dans 1 et (f')' = f" est la
dérivée seconde de f.
Pour k E ]N"*, on définit par récurrence les fonctions de classe Ck . La
dérivée k-ième de f est notée:
f(k) = Dkf = dkf .
dt k
f est de classe Cksi, et seulement si, f est dérivable et J' est de classe
Ck - l ; alors f(k) = (f')Ck-l).
f est de classe COO , si f est de classe Ck pour tout k E IN' .

- f est de classe Ck par morceaux dans [a, bJ s'il existe une subdivision
(xo, .. . , x n ) de [a, bJ telle que, pour tout i E {l, ... , n}, la restriction
de f à ] Xi - l, Xi [ soit prolongeable en une fonction de classe Ck sur
[Xi - l,Xi] .

f est de classe ck par morceaux dans 1 si sa restriction à tout segment


de 1 est de classe Ck .

• Propriétés
- Soit f continue dans l et de classe Cl par morceaux.
f est constante dans J si, et seulement si, J'(t) = 0 en tout point où f
est dérivable.
- L'ensemble Ck(I, F) des fonctions de classe Ck sur 1 et à valeurs dans
F est un espace vectoriel.
- Les applications:
Cl(I, F) -> C(I, F) Ck(I,F) --> C(I,F)
et
f 1---+ J' f 1-4 f(k)

sont linéaires; soit pour >. E K et f, 9 E Ck (I , F) :


CV + 9 )(k) = V(k) + g(k).
L'ensemble Ck (I, K) (où K = IR ou IC et 1 ~ k ~ +(0) est une algèbre.
·62 Dérivation des fonctions vectorielles

- Formule de Leibniz
Pour k E IN', f E Ck(I, K) et 9 E Ck (!, F) , on a :
k
(f 9 )Ck) = 2:= Cr fCp) gCk- p) .
p=o
• Autres opérations
- Soit F et G deux espaces vectoriels normés de dimension finie et u
une application linéaire de F dans G.
Si f E Ck(I, F) alors u 0 f E Ck(I, G) et, pour k E IN', on a:
(u 0 f)Ck) = U 0 (fk) .
- Soit F, G et H trois espaces vectoriels normés de dimension finie et
B : F x G --4 H une application bilinéaire.
Si f E Ck(I, F) et 9 E Ck(I, G), alors l'application de 1 dans H définie
par:
t ...... B(J(t),g(t))
est de classe et :Ck ,
d
dt B(J(t),g(t)) = B(J'(t),g(t)) + B(J(t),g'(t)) .

- En particulier, si E est un espace vectoriel préhilbertien sur K de


dimension finie, muni du produit scalaire (x, y) ...... (x 1 y) et si f et 9
appartiennent à Ck(I, E) , l'application de 1 dans K définie par:
t ...... (f(t) 1 g(t))
est de classe Ck , avec:
d
dt (f (t) 1 9 (t)) = (f' (t) 1 9 (t)) + (f (t) 9' (t))
1 .

- Si E est un espace vectoriel euclidien (donc K = Ill), on a :

:t IIf(t)1I 2 = 2(f'(t) 1f(t)) .


Si Ilf(t)1I = 1 pour tout tEl, f(t) et !,(t) sont orthogonaux.
- Soit! et J deux intervalles de Ill, F un espace vectoriel de dimension
finie. Si tp: J ---> 1 et f: 1 ---> F sont de classe Ck , alors f 0 tp est de
classe Ck , avec:
(f 0 tp)' = (f' 0 tp) tp' .

• Ck -difféomorphismes

• Définition
Soit! et J deux intervalles de IR. Un Ck -difféomorphisme de 1 sur J est
une bijection f de 1 dans J telle que f et f - l soient de classe Ck .
Dérivation des fonctions vectorielles 63

. Propriété
Pour qu'une bijection 1: J --+ J de classe Ck soit un Ck-difféomorphisme,
"1 faut et il suffit que!, ne s'annule pas sur Jo
\lors, pour tout U E J , on a :

(f-1)'(u) = f' (f~l(u))


)u encore:

(f
-1)' = l' 01-1
1 (1) _1
= f' 01 0

Les énoncés d'exercices


1

[TI Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie, a > 0 et 1 une


.fonction de [0, a[ dans E, dérivable à droite en 0 et telle que 1(0) = 0 0

n
Déterminez Iim" I( P2)
~
0

n-++oo n
p=l

W Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie et 1 : [0, a[-+ E


une fonction dérivable à droite en 0 et telle que 1(0) =0 0

Déterminez lim
n-++oo~
~ 1(_1_)
n+p
0

p= l

[ J Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie et 1 une applica-


tion continue de Il dans E telle que 1(2x) - I(x) admette une limite
x
l quand x tend vers 00
Montrez que 1 est dérivable en 00
- - - -- - - - --

64 Dérivation des fonctions vectorielles

!j] Soit f : [0, a] --+ R une fonction dérivable telle que


f(O) = 1'(0) = f(a) = °.
Montrez qu'il existe un point de la courbe où la tangente passe par
l'origine.

[[] Soit n E lN avec n ~ 2 . Pour xE [0, n] , on définit:


f(x) = 1 x (x - 1) ... (x - n) 1 .
1
1. Montrez que f atteint son maximum en un point Xn E ]0, '2] .
1
2. Montrez que X n rv -1- .
+00 nn
3. Déduisez-en qu'il existe e >
1
° tel que, pour tout n ~ 2 , on ait
f( ) :( en ..
X n -..;:: Inn

Les énoncés de problèmes

[ill ( D'après les Concours Communs Polytechniques)


Dans tout le problème, on confond polynôme et fonction polynôme et n
désigne un entier naturel non nul.
On appelle f l'application de [0, +oo[ dans R définie par:

Vx E ]0, +oo[ f(x) = e-! et f(O) = o.


1. a) Montrez que f est de classe C oo sur ]0, +oo[ et qu'il existe un
polynôme Pn tel que:
Vx E ]0, +oo[
Montrez que :
(1): Pn+l(x) = (1 - 2nx) Pn(x) + x 2 P~(x) .
Donnez la valeur de Pn(O) et déterminez le degré de Pn .
b) Montrez que f est de classe C oo sur [0, +oo[ .
Dérivation des fonctions vectorielles 65

2. a) Vérifiez que f est solution, sur [0, +00[, de l'équation différentielle:


x 2 y' - y = O.
b) En utilisant la formule de Leibniz donnant la dérivée d'ordre n d'un
produit de deux fonctions, déduisez-en, pour tout entier n ~ 2 :
(2): Pn+l(X) + (2nx -l)Pn(x) +n(n -1)x2Pn _ l(X) = O.
c) Déduisez des relations (1) et (2) , les relations:

(3): Pn(x) = 1 - n(n -1) fox Pn - 1(t) dt


(4): n(n-l)Pn(x)- [(2n-2)x-l]P~(x)+x2p~(x) = 0.
cl) En utilisant les relations précédentes, démontrez par récurrence sur n
que les zéros de Pn sont réels, distincts et séparés par les zéros de Pn+l,
à partir de n = 3 .
3. a) Déterminez Pl puis, en utilisant (3), les polynômes P2, P3 , P4 , et
P5 .

b) En utilisant la relation (4) , déterminez les coefficients du polynôme


Pn.
c) Étudiez les variations de la dérivée quatrième de f sur l'intervalle
[0,1] et déduisez-en:
sup If(4)(x)1 < 700.
xE[O,l]

Remarque
En posant f(x) = 0 pour x < 0, on obtient un exemple de fonction de
classse Coo sur Dl qui n'est pas développable en série entière (cf Tome 2).

li.] Dans tout le problème, a et b sont des réels tels que a < b et f est une
fonction de classe C2 sur [a, b] et à valeurs réelles.
On note M = sup 1!,,(t)l.
t E [a,b]

1. On suppose f(a) = f(b) = 0 . Soit x E [a, b]. Montrez qu'il existe au


moins un réel C x E la, b[ tel que:
f(x) = (x - a) (x - b) !"(c x )
2 .
2. On suppose f(a) = f(b) = 0 . Montrez que:

'<Ix E [a, b] If(x)1 :s;; M (x - ~) (b - x) .

Déduisez-en 1J'(a)1 :s;; M (b2- a) et 1!,(b)l:S;; M (b2- a) .


66 Dérivation des fonctions vectorielles

3. On suppose J(a) = J(b) = o. Pour x E [a, b] , on note:

8(x) = J(x) _ M (x - a)(x - b) .


2
Montrez que 8(x) ~ 0 pour x E [a, b] .
En étudiant sur [a, b] les variations de la fonction 8 , montrez que, s'il
existe Xo E la, b[ tel que 8(xo) = 0, alors 8(x) = 0 pour tout x E [a, b].

4. On suppose J(a) = J(b) = o. En étudiant à nouveau les variations de


-M (b - a)
la fonction 8 introduite en 3, montrez que, si J'(a) = , on
2
a 8(x) = 0 pour tout x E [a, b] .

5. On suppose J(a) = J(b) = 0 ; soit xE la, b[. Pour tE [a, b], on pose:
t-a
~x(t) = J(t) - J(x) - .
x-a
a) Montrez que sup 1~~(t)1 ~ M .
tEla,x]

b) Déduisez-en 1J'(x)1 = I~~(x) + J(x) 1~ 1~~(x)1 + 1J(x) 1


x-a x-a
~ M (x - a) +M (x - a) (b - x) = M (b - a)
2 2(x - a) 2

et, en particulier 1J'(x)1 ~ M (b - a) .


2

c) On suppose M > O. Montrez l'inégalité stricte 1J'(x)1 < M (b2 - a)


(On pourra raisonner par l'absurde).
Dans toute la suite du problème, on suppose M >0.
6. Soit <I>(x) = J(x) - (ax + (3) . Déterminez les réels a et (3 en fonction
de a, b, J(a) et J(b) de façon que l'on ait <I>(a) = <I>(b) = 0 .
Déduisez-en les résultats suivants:
a) Il existe deux trinômes (à expliciter) Tl et T 2 tels que
Tl (a) = T2 (a) Tl(b) = T 2 (b)
"Ix E IR T{'(x) = M et T~'(x) = -M
"Ix E [a,b] Tl(x) ~ J(x) ~ T 2 (x).

b) S'i! existe Xo E la, b[ tel que J(xo) = Tl (xo) (resp. J(xo) = T2(XO) ) ,
on a J(x) = Tl (x) (resp. J(x) = T 2 (x» pour tout x E [a,b].
Dérivation des fonctions vectorielles 67

c) Si x E [a, b] , on a l'encadrement:
f(b) - f(a) _ M (b - a) ~ f'( ) ~ f(b) - f(a) M (b - a)
b-a 2" x" b-a + 2 '
l'encadrement étant strict si x E la, b[.
f(b) - f(a) M (b - a)
Que peut-on dire si J'(a) = b_ a - 2 ?

7. On suppose f(a) > 0 et f(b) > O.


a) Déterminez une condition nécessaire et suffisante (C) pour que
Tl (x) > 0 pour tout x E [a, b].
Vous montrerez que (C) peut s'écrire M < A(a,b,f(a),J(b)) où A est
une fonction simple à expliciter.
b) En étudiant le contre-exemple défini par:
f(x) = 2 + cos x , a = 0 , b = 27r,
montrez que la condition suffisante (C) n'est pas nécessaire pour que
f(x) > 0 pour tout x E [a, b].

8. On suppose f(a) = 0 et f(b) > O.


a) En raisonnant comme en 7, donnez une condition suffisante (C') pour
que f(x) > 0 pour tout x E ]a,b] .

b) En étudiant le contre-exemple défini par:


f(x) = sinx, a = O, b=~,
montrez que (C') n'est pas une condition nécessaire pour que f(x) > 0
pour tout x E la, b] .

9. On suppose f(a) = J'(a) = 0, f(b) > 0 et (C') vérifiée.


Quelle est alors nécessairement la fonction f?
68 Dérivation des fonctions vectorielles

Quelques coups de pouce

II ] Utilisez l'équivalence f(x)


supérieures.
rv xf~(O) lorsque x tend vers °par valeurs

W Utilisez l'inégalité Ilf(x) - f(O) - xf~(O)1I ~ ê x pour X = _1_ .


n+p

:[ID Etudiez f(x)-f(;) en appliquant Ilf(2y)-f(y)-lyll~êlyl de


façon itérative.

@] Étudiez la pente de (OM) où M est un point du graphe.

@] 1. Ramenez-vous à [O,~], puis à ]0, 1[ et enfin à ]O,~] . Vous pourrez


, d.
etu 1er
l'
f ·
1
2. Comparez avec Hn = 1+ - + ... + -1 .
2
n
Encadrez Hn à l'aide de la fonction ln.

@] 1. a) Montrez l'existence de Pn par récurrence sur n .


2. c) Rappelez vous que, si 9 est continue sur l'intervalle I, pour tout
a E I, on a
d
dx Jar g(t) dt = g(x) .

2. d) Supposez que Pn-l admet les racines réelles Zl < Z2 < ... < Zn-2
et appliquez le théorème de Rolle.
3. c) L'expression des coefficients obtenue en 3.b montre que toutes les
racines de Pn sont strictement positives.
Appliquez le résultat de 2.d aux polynômes P3 , P4 et Ps .

~ (t-a)(t-b)
L1.J 1. Dans le cas où x E la, b[ , étudiez cp(t) = f(t) - K 2
avec K bien choisi .
3. Une fonction dérivable sur un intervalle et qui admet un minimum en
un point intérieur, a sa dérivée nulle en ce point.
4. Une fonction monotone qui s'annule en a et en b est nulle sur tout
l'intervalle [a, b] .
5. b) Appliquez la question 2 à 'I/lx .
c) Appliquez la question 3.
Dérivation des fonctions vectorielles 69

6. a) Appliquez la question 2 à la fonction 4> .


b) Appliquez la question 3.
7. a) Exploitez vos connaissances sur les variations d'un trinôme du se-
cond degré.
9. Utilisez la question 6.

Les corrections d'exercices

[I] Soit k = Jd(O) ; quand x tend vers 0 par valeurs supérieures, on a :


J(x) - kx = o(x).
Soit é > 0 et t5 > 0 tel que, pour xE [0, t5] , on ait IIJ(x) - kxll ~ ê x.
1
Soit encore no E lN* vérifiant - ~ {j . Pour n ~ no et pour tout
no
p 1
p E {l, ... , n}, on a 2" ~ - ~ t5 et donc:
n n

n n n

d'où /IL J(:2) - L k :211 ~ L IIJ(:2) - k :211


p=l p=l p= l

~ ~ ~ _ ~ n(n+ 1) ~
""é 0 n2 -
n2 2 ""ê.
p= l
On a donc:

Or ~ k ~ = ~ x n (n + 1) = k (n + 1) ,
o n2p=l
n2 2 2n

donc lim
n--->+oo
~k ~
0 n2
= ~2 et lim
n--->+oo
~
0
J( nP2) = -2k = -21 Jd(O).
p=l p= l
70 Dérivation des fonctions vectorielles

œ Notons l = f~(O). Soit c > 0; il existe f5 E ]0, a] tel que, pour x E [0, f5],
on ait:
IIf(x) -lxll ~cx.
1
Pour nE IN· tel que - - ~ f5, on a donc, pour tout p E {1, ... , n} :
n+1
Il f(-1-) __l_11 ~ _c_ ~ ~ ,
n+p n+p" n+p" n
nI n l n 1 l
d'où IILf(n+p) - L
p= l p=l
n+pll ~ Lllf(n+p) - n+pllp= l

n
~L~n = c.
p= l

Donc, la limite cherchée est celle de t


p= l
_k_, si elle existe.
n +p
n 1
Posons Sn = "" --
~ n +p
et cherchons lim Sn. On a :
n-t+cx:>
p=l

1 n 1
Sn = ~ L 1+~ '
p= l n

donc Sn est une somme de Riemann de la fonction:


[O,lJ --> IR
1
t

d "ou 1·lm S n =
n->+oo
11
0
-dt- = 1n 2 .
1+ t
En conclusion:
n 1
lim "" f ( - ) = (ln2)l.
n->+oo~ n+ p
p=l

Autre méthode

Écrivez I n +p + 1

n+p
dx 1
- ~ -- ~
x n +p
I n +p

n-tp - l
dx
X
puis sommez.

°
~ Soit c > O. Il existe 8> tel que, pour Ixl ~ f5 , on ait:
IIf(2x) - f(x) - xlII ~ c Ixl.
Dérivation des fonctions vectorielles 71

Pour appliquer cette inégalité, écrivons:


n

f(x) - f(2:) = L (!(2k~1) - f(;))


k=l
et
xlI x 1
f(x) - f(-) - x (-
2n 2
+ ... + -)
2n
l = f(x) - f(-) - x
2n
(1 - -)
2 n
l
n

= L (! (2k~ 1) - f (;) - ; l) .
k=1
x
Soit xE [-28,28] ; alors, pour tout k E IN*, on a 2k E [-8,8] et, pour
tout n E ]N"* :

Ilf(x)- f(;) - x(l - 21n) III :( t


k=1
IIf(2:- 1 ) - f(;) - ; III

Or lim -2 =
n--++=
1
n
° et, puisque f est continue en °:
lim f(~) = f(O).
n--++= 2n
En passant à la limite lorsque n tend vers +00 , on obtient donc:
IIf(x) - f(O) - xlII :( € Ixl·
Ainsi f(x) - f(O) - xl = o(x) , ce qui montre que f est dérivable en
° avec 1'(0) = l .

[Il Étudions la pente de la droite (DM) lorsque M varie sur la courbe:

<p(x) = f(x), xE ]0, a] , y


x
et posons cp(O) = °.
cp est alors continue en 0, car
lim f(x) = 1'(0) = 0,
0:--+0 X
donc dans [0, a] , et dérivable dans
]0, a] avec
cp'(x) = xf'(x) ; f(x) .
x c a x
Comme cp(O) = cp(a) , le théorème °
72 Dérivation des fonctions vectorielles

de Rolle implique l'existence de c E ]0, a[ tel que cp'(c) 0, d'où


J'(c) = f(c) .
c
Au point M de la courbe d'abscisse c, la droite (DM) admet la même
pente que la tangente et (DM) est donc la tangente en ce point.

œ 1. f est continue dans [0, n] , donc f est bornée et atteint ses bornes.
Comme f(n - x) = f(x), il existe Xn E [O,~] tel que
f(x n ) = sup f(x).
xE[O,n[

Comme f(x) °
= si x est entier, on a Xn E [0, ?:]
2 \ IN .
n
Or, pour xE [1'2] \lN, on a:

f(x) x X
-----:--- < l ,
f(x - 1) lx -1- ni n+1-x
donc f(x) < f(x - 1), ce qui entraîne Xn E ]0, 1[.
f'(x) ,
PourxE]O,l[,posons g(x) = f(x) = (lnf(x)) .

1
g(x) = ~ + -1- + ... + -1- ,
x x-1 x-n
donc g est décroissante dans ]0, 1[ .
1 1 1 1
Or g( -) = 2 - 2 + -1- + ... + -1- , donc g( - ) ~ 0 .
2 2-2 2-n 2
Comme f'(x n ) = 0, on a g(x n ) = ° et donc Xn
1
~ - .
2
. 1
En conclusIOn Xn E ]0, 2] .
1 1 1 1
2.0na - = + + ... + - - -
Xn -X n +1 -X n +2 -X n +n
Posons Hn
1
= 1 + - + ... +
2
1
-
n
. Comme X n > °,on a donc
1
D'autre part Xn ~ -, donc:
2
1 Il 1 1 1 1
-~T+3+"'+--1 =2{1+-+ ... + - - ) =2(H2n-- H n).
Xn 2" 2 n - 2 3 2n - 1 2
Dérivation des fonctions vectorielles 73

En tout:

Or, pour k E ]N" , on a : l k


k+l dx
-~-,
x" k
1

et, pour k '-


c;;:; 2 : .!. ~~
k
lk-l
k
dx,
X

d'où, en sommant: ln (n + 1) !( Hn !( 1 + ln n. On en déduit:


1 1 1
ln (n + 1) !( - !( 2 (1 + ln (2n) - - ln (n + 1)) !( 2 (1 + -In (n + 1) + ln 2) ,
Xn 2 2
1 1
d'où - ~ Inn, ou encore
Xn +00

3. Pour tout x E [O,n] , on a:


° !( f(x) !( f(x n ) = X n (1- x n ) (2 - x n ) . . . (n - x n ) .

Or, il existe c> °tel que xc ,donc


nn
n !( -1

f(xn) !( n! ~ (1 - x n ) (1 - x n ) ... (1 _ x n ) !( n! ~ .
Inn 2 n Inn
Donc, pour tout x E [0, n] , on a :

f(xn)!( _cn'..
Inn

Les corrections de problèmes _______

[KI 1. a) • Pour x > 0, on peut écrire f(x) = g(h(x)) où


1
h(x)=-- et g(y)=e'J.
x
Comme h est de classe CCXl sur ]0, +oo[ et 9 de classe Coo sur R, f est
de classe CCXl sur ]0, +00[.
l '
74 Dérivation des fonctions vectorielles

• Montrons la propriété (Hn) :

Vx >0 fCn)(x) = Pn(x) e-i


x2n
où Pn est un polynôme.
1 1
Pour n = 1, on a f'(x) = 2"e- x , donc (Hd est vérifiée avec Pl(X) = l.
x

Soit n~ 1 et supposons (Hn) vérifiée, soit fCn)(x) = Pn2(x) e- i ,d'où:


x n

fC n+l)() p~(x)x2n - Pn(x) 2nx2n- l _ .1 Pn(x) _.1 1


x = e x +--e x_
x 4n x2n x2
(1 - 2nx) Pn(x) + x 2P~(x) _.1
-- x 2n +2 e x .

Posons Pn+l (x) = (1 - 2nx) Pn(x) + x 2P~ (x) ;


Pn + l est un polynôme et
f Cn+l)( X) = Pn+l(X)
x2n+2 e
-i ,
donc (Hn +1) est vérifiée.
Par récurrence, on conclut que (Hn) est vraie pour tout n E IN* .
• On a Pl(X) = 1 et
Pn+l (x) = (1 - 2nx) Pn(x) + x2 P~(x) (1).
On en déduit Pn+1(O) = Pn(O) , et donc, pour tout nE IN*, Pn(O) = 1 .
• On a dO Pl = O. Supposons dOPn = n -1.
De do(x2p~) =n et dO(1-2nx)Pn(x))~n,ondéduit dOPn+l~n.
Soit an le coefficient de xn-l dans Pn .
On a donc par hypothèse an =F 0 , et
an+l = -2nan + (n - 1) an = - (n + 1) an,
donc a n + 1 =F 0 et par conséquent dO Pn + 1 = n .
Par récurrence, on a donc, pour tout n E IN· :
dO Pn = n -1.

b) Pour tout n E IN, on a :


1 1 y2n
lim - e- x = lim - =0.
x -ox~ y- +oo ~
x>o
Pour n = 0, on en déduit:
lim f(x) = 0 = f(O) ,
x-a
x>o
Dérivation des fonctions vectorielles 75

donc f est de classe CO sur [0, +00[.


Soit n ~ 1 et supposons f de classe Cn - l sur [0, +00[, donc fCn-l) est
continue en O.
Or lim fCn)(x) = 0; d'après le théorème du prolongement de la dérivée,
x--+O
x>O
fCn-l) est donc dérivable à droite en 0 et fCn) est continue.
Par récurrence, on en déduit que f est de classe Cao sur [0, +oo[ .
1
2. a) Pour x > 0, on a J'(x) = 2" f(x) ,
x
donc x 2J'(x) - f(x) = 0, relation qui reste vraie pour x = 0 ;
ainsi, f est solution de :

sur [0, +oo[ .

b) Pour x> 0, on a f(x) = x 2J'(x) , donc


fCn)(x) = x 2fCn+I)(x) + n 2xfCn)(x) + n (n - 1) fCn - I)(X) ,
pour nE lN* ; d'où, pour x > 0 :
Pn(x) 2 Pn+I(X) 2nx Pn(X) n (n - 1) Pn- l(X)
-x2n
-=x x2n+2 + x2n + x2n- 2 '
d'où Pn(x) = Pn+l(X) + 2nxPn(x) + n(n -1)Pn_I(X)X 2 , ou encore
Pn+l(X) + (2nx -1) Pn(x) + n (n - 1)x 2 Pn-l(X) = 0 (2),
relation qui reste vraie pour tout x E IR, puisque le premier membre est
une fonction polynôme.

c) Des relations (1) et (2), on déduit:


x 2 P~(x) + n (n - 1) x 2 Pn - l (x) = °
et donc, pour x i- 0 puis pour tout x :
P~(x) = -n (n - 1) Pn - l(X) (*) .
Comme Pn(O) = 1 , on a donc:

Pn(x) = 1 - n (n -1) 1 x
Pn - l(X) dx (3).

En dérivant (1), on obtient:


P~+ 1 (x) = -2n Pn(x) + (1 + 2x (1 - n)) P~(x) + x 2 P::(x) .
Or, d'après (*), on a P~+l(X) = -(n+ l)nPn(x); d'où:
n (n - 1) Pn ( x) - [( 2n - 2) x - 1] P~ (x) + X2 P~' (X) = ° (4 ) .
76 Dérivation des fonctions vectorielles

d) Montrons par récurrence la propriété:


(Hn): . les zéros de Pn sont réels et distincts pour n ~ 2.
Pour n = 2, on a dO P2 = 1 ; donc P2 admet un zéro réel unique et (H2)
est vraie.
Soit n ~ 3 et supposons (Hn- 1) vérifiée. Comme dO Pn-l = n - 2, Pn-l
admet n - 2 zéros réels distincts :
Zl < Z2 < ... < Zn-2 .
Pour tout k E {I, ... , n - 3} , en appliquant le théorème de Rolle, il
existe Ctk E ]Zk, Zk+1 [ tel que P~ - l (Ctk) = 0 .
Comme dO P~-l = n - 3, les réels Ctl, ... , Ct n-3 sont toutes les racines
de P~-l et elles sont simples. Ainsi, Ctk est l'unique racine de P~-l dans
]Zb zk+d et P~-l y change de signe, d'où:
P~ _ l(Zk) P~-l(Zk+t} < o.
Or, d'après (1), on a:
Pn(Zk) = z~ P~ _ l(Zk) et Pn(Zk+l) = z~+1 P~-l(Zk+t} .
Comme Zk Zk+l 1= 0 car Pn-l(O) 1= 0, on a :
Pn(Zk) Pn(zk+d < 0,
Donc Pn admet un zéro dans ]Zk, Zk+t!.
Supposons que lim Pn- l(X)
x~+~
= +00, donc lim P~_l(X)
x~+~
= +00.
d'où P~_1(zn - 2) > 0, puis Pn(Zn-2) > O.
Or , d'après (3), x--+
lim+ oo
Pn(x) = -00 .

Donc Pn admet une racine dans ]Zn-2, +00[.


Le raisonnement est analogue dans le cas où lim Pn -
X ---+ +CXl
l = -00 .
On démontre de même l'existence d'une racine de Pn dans] - 00, zt!.
En tout, on a mis en évidence l'existence de n - 1 zéros réels distincts
de Pn , donc (Hn) est vérifiée.
Ainsi, par récurrence, (Hn) est vraie pour tout n ~ 2.
Le raisonnement montre que, pour n ~ 3 , les zéros de Pn sont séparés
par ceux de Pn-l.

3. a) On a déjà obtenu Pl(X) = 1 . D'après (3), on a :


P2(X) = 1 - 2 x I1 x
dt = 1 - 2x
Dérivation des fonctions vectorielles 77

P3(X) = 1 - 3 x 21a x (1 - 2t) dt = 1 - 6x + 6x 2

P 4 (x) = 1 - 4 x 3 x (x - 3x2 + 2x3 ) = 1 - 12x + 36x2 - 24x3


P5(X) = 1-5x4x(x-6x 2+12x3 -6x 4 ) = 1-20x+120x2 -240x3 +120x4 .
n-l
b) Posons Pn(x) = L ak xk . On a donc:
k=O
n-l n-l
P~(x) = 2: k ak xk-l
et P;:(x) = 2: k (k - 1) ak xk-2 .
k=l k=2
En remplaçant dans (4) on obtient:
n-l n- 2
L [n (n - 1) - (2n - 2) k + k (k - 1)] ak xk + 2:(k + 1) ak+l xk = 0,
k=O k=O
D'où, pour k E {O, 1, ... ,n - 2} :
(k+l)ak+l = [(2n-2)k-n(n-l)-k(k-1)]ak
= - (n - k) (n - (k + 1») ak .
Pour k ~ n - 1 , on a donc :

ao = 1 , al = _ n (n - 1) ao , a2 = _ (n - 1) (n - 2) al , ...
1 2
(n-(k-1))(n-k) "
ak=- k ak_l,dou:

(_I)k
ak=~n(n-1) ... n-(k-l)
2 ( )2 (n-k).

c)Ona j(4)(x)=P4(x)e-! si x>O et j(4) (0) =0,


x8

Pour x > 0, j(5)(x) et P5(X) sont de même signe.


Étude du signe de P5 .
Remarquons que, pour tout n ~ 1, le signe de ak est (_I)k,
d'où Pn(x) > 0 pour x ~ O.
Toutes les racines de Pn sont donc strictement positives.
P3 admet deux racines al et a2 telles que 0 < al < a2 .
78 Dérivation des fonctions vectorielles

Or P3(X) = 1 + 6x (x - 1) , donc, pour x ~ 1, on a P3(X) > 0,


d'où °< 01 < 02 < 1 .
P4 admet trois racines {31, {32 et {33 telles que :

°< {31 < 01 < {32 < 0:2 < {33 .


De P4 (1) = 1 et lim P4 = -00 , on déduit rh > 1 .
+00
P5 admet quatre racines ')'1, ')'2, ')'3 et ')'4 telles que :

°< ')'1 < {31 < ')'2 < f32 < ')'3 < rh < ')'4,
d'où le tableau de signe:

° + °
Or Ps(1) = -19 < 0, donc 1 E h3,')'4[.
Dans [0, 1] , on a donc les variations:

x 1
1(5)°+ ')'1

-
')'2

+
')'3

-
1(4)
° / ° ". ° /
° ".

On en déduit
°
M = sup 1/(4)(x)1
xEIO,lj

Par dichotomie, on obtient:


0,0912 < ')'1 < 0,0913 ; 0,174 < ')'2 < 0, 175 0,388 < ')'3 < 0,389 .
Variations de P4
De P~(x) = -12P3 , on déduit:

1
P3
° ')'1 ')'2

+
01 ')'3

-
0:2

+
P'4 -
° +
° -
1 ° °
P4 ". / ".
Dérivation des fonctions vectorielles 79

puis:

1J(4)bdl = f(4)bl) < (0, 0~12)8 e- l / O,0913 P4(0, 0912) < 684

If(4)b2)1 = -f(4)('Y2) < 1 e- l / O,175 [-P4(0 175)] < 496


(0,174)8 '
1
1f(4)b3)1 = f(4)b3) < (0,388)8 e- l / O,389 P4(0, 389) < 55

1f(4)(1)1 = e- l .

En conclusion, on a bien:
sup 1f(4)(x)1 < 700.
xE[O,l]

[fi 1. Si x = a ou x = b, l'égalité est vérifiée pour tout C x E la, b[.


Si x E la, b[ , considérons la fonction définie par:
cp( t) = f (t) _ K (t - a) (t - b) ,
2
où K est choisi tel que cp(x) = 0, ce qui est possible car (x-a) (x-b) =1- o.
On a cp(a) = cp(x) , donc il existe Cl E la, x[ tel que cp'(cd = o.
De même, il existe C2 E lx, b[ tel que cp'(C2) = o.
Comme CP'(Cl) = cp'(C2) , il existe Cx E ]cl, C2[ tel que cp"(cx ) = O.
Or cp"(t) = f"(t) - K, d'où K = f"(c x ) , et donc:
f(x) = (x - a)2(x - b) f"(c x ).

2. Comme 1f"(cx)1 ~ M , on a If(x)1 ~ M (x -~) (b - x) pour tout


xE [a,b].
Il s'ensuit, pour x Ela, bl :
f(x) -f(a) 1 = 1 f(x) 1 ~ M(b-x),
1
x-a x-a 2
puis en passant à la limite pour x tendant vers a par valeurs supérieures :

1f'(a)1 ~ M (b - a) .
2
On montre de même que :
1f'(b)1 ~ M (b - a) .
2
-- -- - _. _~-- - -- - --

80 Dérivation des fonctions vectorielles

3 . 0 n a f( x):. ./. . M(x-a)(x-b)


2 '
donc 8(x) ~ 0 pour tout x E [a, bl. x a Xo b
Supposons qu'il existe Xo Ela, b[ tel 8" - -

que 8(xo) = 0 .
'\.
Comme 8~O, 8 admet un minimum 8' 0
en Xo , donc 8'(xo) = o. '\.
Or 8"(x) = J"(x) - M ~ 0, ce qui + -
donne le tableau ci-contre. 0
8 /' '\.
Donc 8(x) = 0 pour tout x E [a, bl. 0 0

4. On a 8'(x) = J'(x) - M (x _ a; b) .
x a b
M (b - a)
Si J'(a) = 2 ' on a donc 8" -
8'(a) = 0 . 0
On en déduit le tableau de variation 8' '\.
ci-contre. -
Donc 8(x) =0 pour tout x E [a, bl. 0
8 '\.
0

5. a) Comme 1/l;(t) = J"(t) , on a sup 11/l;(t)1 ~ M .


tE[a,x]

b) On a J'(x) = 1/l~(x) + f(x) , donc 1J'(x)1 ~ 11/l~(x)1 + 1f(x) 1·


x-a x-a
Comme 1/l(a) = f(a) = 0 et 1/lx(x) = f(x) - f(x) = 0, on peut appli-
quer le résultat de la question 2 à la fonction 1/lx sur l'intervalle [a, xl ,
ce qui donne :

11/l~(x)1 ~ M (~- a) ,

Comme 1 f(x) 1 ~ M (b - x) , on obtient:


x-a 2
1J'(x)1 ~ M (b - a) .
2

c ) S upposons qu 'i 1eXiste


· Xo E 1a, b[ te1 que If'(xo)1 __ M (b2- a) .
On a donc nécessairement:
Dérivation des fonctions vectorielles 81

f(xo) 1 = M (b - xo) .
1
Xo - a 2
Supposons f(xo) ;:: 0 (quitte à changer f en - f).

Al ors f() - M (b - xo) (xo - a)


Xo - 2 .
D'après 3, O(xo) = 0 et donc O(x) = 0 pour tout xE [a,bl, d'où:
f(x) = M (b - x) (x - a) .
2
Dans ce cas, on obtient:

f'(xo) = -M(xo - a; b) , 1f'(xo)1 = M Ixo _ a; b 1.

M (b - a ) . .
Or 1f'(xo)1 = - - 2 - ; on aurait donc Xo = a ou Xo = b, ce qUi n'est
pas. Ainsi, pour tout x Ela, b[ :
1f'(x)1 < M (b - a) .
2
6. On a <I>(x) = f(x) - (ax + f3) , d'où:
f(b) - f(a)
<I>(a) = 0 { a = b- a
{
<I>(b) = 0 {=} f3 = bf(a) - af(b)
b-a
a) En appliquant la question 2 à la fonction <I> ainsi définie, on a :
1<I>(x)1 ~ M (x - a) (b - x) ,
. 2
d'où Tl(x) ~ f(x) ~ T 2 (x), avec

Tl(x) = M(x-~)(x-b) +ax+f3


{
'Jl( ) M(x-a)(b-x) f3
.L2 X = 2 +ax+
De plus, on vérifie que:
Tl (a) = T 2 (a) = f(a) T{'(x) = M
Tl (b) = T 2 (b) = f(b) T~/(X) =-M

b) Supposons qu'il existe Xo Ela, b[ tel que f(xo) = Tl (xo) .


On a donc <I>( Xo ) = M (xo - a)(xo
2 - b) " d'où d'après 3·.
82 Dérivation des fonctions vectorielles

Vx E [a, b]
Il>(x) = M(x-a)(x-b),
2
et donc f(x)=T1(x).
De même, s'il existe Xo E]a, bl tel que f(xo) = T 2 (xo), alors f(x) = T 2 (x)
pour tout x E [a, b] .

c) D'après 5, on a 1Il>'(x)l:( M (b2- a) .


Or Il>'(x) = J'(x) - a, d'où:
M (b - a) <- 1'( ) <- M (b - a)
a- 2 '" x",a+ 2 '
ou encore:
f(b) - f(a) _ M (b - a) :( J'(x) :( f(b) - f(a) + M (b - a)
b-a 2 b-a 2
pour tout x E [a, b] , l'encadrement étant strict dans la, bl.

Si J'(a) = f(b) - f(a) _ M (b - a) , on a Il>'(a) = _ M (b - a) ,


b-a 2 2
d'où, d'après 4 :
cI>(x) = M(x-a)(x-b),
2
ou encore f(x) = Tl (x) pour tout xE [a,b].

Tl(a) = f(a) > 0


7. a) On a {
Tl(b) = f(b) > 0
Comme Tl est un trinôme du second degré de coefficient dominant
M
2 > 0, on a Tl(x) > 0 pour tout x E [a,b] si et seulement si Tl
est monotone dans [a, b] , ou si Tl atteint son minimum en Xl E [a, bl tel
que Tl(xt} > O.
La condition (C) peut donc s'écrire:

VxE[a,b] T{(x)#O ou 3 Xl E [a, bl

, = M (Xa
On a Tl(x) + b)
- -2- + a, donc:
a a+ b
T{(x) = 0 -<==} X = Xl = - M + -2- .
b-a M::::2If(b)-f(a)l.
Or Xl E [a, b] -<==} lal:( -2- M ~ ~
(b-a)2
Dérivation des fonctions vectorielles 83

21J(b) - f(a)1
• Si M < (b _ a)2 ' on a donc Tl (x) > 0, pour tout x E [a,b].

· 2If(b) - f(a)1
• Supposons M ~ (b _ a)2 , donc Xl E [a, bJ et on a:

0: a +b
T 1(XI) Tl (- M + -2-)
1
- 8M [(b - a)2 M 2 - 4 (J(a) + f(b)) M + 40:2 ]
Donc T 1 (xt} >0 <==} (b-a)2M 2 -4(J(a)+f(b»)M+40:2<0 .

Le discriminant réduit de ce trinôme en M est 6.,' = 16f(a)f(b) > O.


Le trinôme admet donc deux racines distinctes:

Ml = 2 ( .,fJ0) - VJ(b)) 2 , M 2 = 2 ( .,fJ0) + .jJ(b)) 2


(b-a)2 (b-a)2
et T 1 (xt) >0 si et seulement si MEJMI ,M2 [.

Posons Mo = 2If(~~-a~(a)1 . La condition (C) s'écrit alors:

ME JO, Mo[ ou ME JMo, +=[ n JM}, M2 [.


Comme Mo E lM!. M 2 [, tout ceci se résume à M < M2 .

Conclusion
Tl (x) > 0 pour tout x E [a, bl si et seulement si :
2 (J f(a) + .jJ(b))2
M < (b _ a)2

b) Avec f(x) = 2 + cos x pour xE [0,27rl , on a:


f(O) = f(27r) = 3 et J"(x) = -cosx, donc M = 1.
La condition (C) s'écrit ici:

M<2(2~)' 6
7r 2 .

Donc (C) n'est pas vérifiée, mais f(x) > 0 pour tout x .
l
i
8. a) Une condition suffisante pour que f(x) > °dans la, b[ est Tl (x) > O.
Or Tl (a) = O.
Les variations de Tl montre alors que cette condition est équivalente à

1 Xl E J- =, al ou encore:
84 Dérivation des fonctions vectorielles

_~+a+b:S:::a <===} M:S:::~ <===} M:S::: 2f(b)


M 2 ~ ~ b- a ~ (b - a)2
Une condition suffisante pour que f(x) °
> pour tout x Ela, bl est donc:
(C') M ~ 2f(b) .
(b - a)2
b)Soit f(x)=sinx avec xE [O,~l·Ona f(O)=O, M=l et

2f(~) = ~ <1
(~ _ 0)2 7r 2 '

donc (C') n'est pas vérifiée, mais f(x) > ° dans ]O,~] .
9. D'après l'encadrement obtenu en 6. c, on a :
f'(x) ~ f(b) _ M (b - a)
b- a 2

d'où, pour x = a, M >- 2f(b)


/" (b - a)2'

et donc M = (:~(~~2 ' puisque (C') est vérifiée.

Alors J'(a) = :~~ - M (b2- a) , et donc, toujours d'après 6. C :

f(b) 2
f(x) = Tl (x) = (b _ a)2 (x - a) .
INTÉGRATION [1J
SUR UN SEGMENT DES
FONCTIONS VECTORIELLES

• Fonctions en escalier, fonctions continues par morceaux


• Définition de l'intégrale
• Propriétés de l'intégrale

L'essentiel du cours
F désigne un espace vectoriel normé de dimension finie sur K = IR ou ({;.

• Fonctions en escalier, fonctions continues par morceaux

• Cas d'un segment


- Une subdivision d'un segment [a, b] est une suite finie (xQ, ... , xn) de
points de [a, b], strictement croissante et telle que XQ = a et X n = b.
- Une fonction f : [a, b] --> F est dite en escalier s'il existe une subdi-
vision (xQ, ... , x n ) de [a, b] telle que f soit constante dans chacun des
intervalles ] Xi-l, Xi [ pour i E {l, ... , n} .

- f est dite continue par morceaux (ou de classe Ck par morceaux) s'il
existe une subdivision (xQ, ... , xn) de [a, b] telle que la restriction de f à
chacun des intervalles] Xi - l, Xi [, pour i E {l, .. . , n}, soit prolongeable
en une fonction continue (ou de classe Ck ) sur [Xi - l, Xi ] .
- Exemples
La fonction J, de [-1, 1] dans IR, définie par:
X siXE[-l,O]
{
X 1-> X +1 si XE] 0,1]

est continue (et de classe C+ OO ) par morceaux .


86 Intégration sur un segment des fonctions vectorielles

La fonction g, de [-1,1] dans IR, définie par:

si x -=1- 0

si x = 0
n'est pas continue par morceaux.

• Cas d'un intervalle quelconque


- Si l est un intervalle quelconque, f : l --+ F est dite un escalier sur l
si la restriction de f à tout segment de l est une fonction en escalier.
On définit de même la notion de fonction continue par morceaux ou de
classe Ck par morceaux sur un intervalle quelconque.
- L'ensemble des fonctions en escalier sur l (ou continues par morceaux
ou de classe Ck par morceaux) et à valeurs dans F est un espace vectoriel.

• Définition de l'intégrale

• Fonctions à valeurs réelles


- Soit r.p: [a, b] --+ IR une fonction en escalier sur [a, b] associée à la
subdivision (xo, ... ,xn ). L'intégrale de r.p est le réel:

r
J[a,b]
r.p = t
i= l
r.p(Qi) 6Xi ,

où, pour tout i E {l, ... ,n}, on a:


Qi E lXi-l, Xi [ et 6Xi = Xi - Xi-l .

- Soit f: [a, b] --+ IR continue par morceaux. En notant [: l'ensemble


des fonctions réelles en escalier sur [a, b], on a :

sup r r.p = inf r 1j; .


;~~ J [a,b] :~~ J[a,b]
La valeur commune de ces bornes est l'intégrale de f notée r
J[a,b]
f.

• Fonctions à valeurs complexes


Pour f: [a, b] --+ ([: continue par morceaux, on pose:

r
J[a,b]
f = r
J[a,b]
Re f +i r
J[a.b]
lm f .

• Fonctions à valeurs vectorielles


- Soit f : [a, b] --+ F continue par morceaux.
Intégration sur un segment des fonctions vectorielles 87

En notant (el. ... , es) une base de F, on a :


1 = ft el + ... + Is es ,
où les fonctions /j sont à valeurs dans K. Le vecteur :

t( r
j= l J[a,b]
Ij)ej,

, qui ne dépend pas de la base, est appelé l'intégrale de f.

{
On le note encore 1 1·[a,b]

- Si 1 : [a, b] -+ F est en escalier sur [a, b], de subdivision associée


(xQ, ... ,xn ) , on a :

11 t[a,b]
=
i=l
I(ai) D..xi,

où aiE]xi-1,Xi[ et D..xi=Xi-Xi-1 .

. • Propriétés de l'intégrale

1 et 9 sont des fonctions continues par morceaux et à valeurs dans F;


À appartient à K.

• Linéarité
r
J[a,b]
(/+g) = r
J[a,b]
1+ r
J[a,b]
g.

r
J[a,b]
()..j) = À rI.
J[a,b]

Soit G un espace vectoriel normé de dimension finie et u : F -+ G


linéaire, alors:

r 1 (r 1) .
J [a,b]
u 0 = u
J[a,b]

• Inégalités

r
J[a,b]
1 ~ r
J[a,b]
11/11 ~ (b - a) sup
tE[a,b]
II/(t)II.

• Si I(t) = g(t) , sauf en un nombre fini de points de [a, b] , alors:

r
J[a ,b]
1= r
J[a,b]
9
88 Intégration sur un segment des fonctions vectorielles

• Cas des fonctions réelles

- Si f"?:- 0, alors r
J[a,b]
f ~0.

- Si f ~ 9 , alors r
J[a,b]
f ~ r
l[a,b]
9.

- Si f est continue et positive, alors:

r
l[a,b]
f=O~VtE[a,bl f(t)=O.

• Propriétés relatives à l'intervalle


- Notation
Soit 1 c R un intervalle quelconque et f : 1 --+ F une fonction continue
par morceaux. Pour a et b appartenant à l, on note:

1 a
b
f(t) dt = {1 r[a,b] f
f
si

si
a ~b

a> b.
l[b,a]

- Relation de Chasles

V(a,b,c)EI 3 lb f(t) dt = le f(t) dt + lb f(t) dt.

- Invariance par translation

v (a, b) E 12 V k E 1R la+k
b+ k
f (t - k) dt = lb f (
a
t) dt .
Intégration sur un segment des fonctions vectorielles ; 89

Les énoncés d'exercices

. [TI Déterminez les fonctions J, de [a, bJ dans R, continues et telles que

r J(t) dt = M (b - a)
Ja
b
où M = sup J(t) .
tE[a,b]

[Il Soit J: [a, bJ -+ R une fonction continue et positive.


1

Déterminez l = lim
n-->+oo
(r
Ja
b
(J(t)r dt) n

o Soit J et g deux fonctions réelles, positives et continues par morceaux


sur [a, bJ telles que Jg ~ 1 . Montrez que :
rb
Ja J(t) dt 1b g(t) dt ~ (b - a)2 .

, QJ
1
Soit P E IN; étudiez la convergence de la suite de terme général:

. 7r ~ 1
An = Sin - ~ k7r
n k=O 2 +cos-
n

lliJ Pour X E nt \ {-l, 1} , calculez:

!(x) = !arr ln (1 - 2xcost + x 2 ) dt

à l'aide de sommes de Riemann.

[ill Soit JE C ([0, 11, <v). Montrez que:


lim
h-->OJo
t h2 h
+x
2 J(x)dx = ~2 J(O).
h>O

[1J Soit J une fonction de [0,1] dans <V, continue par morceaux. Montrez
que:

lim n
n-->+oo
r xn J(x) dx = ;~f J(x) .
Jo
l
lim
90 Intégration sur un segment des fonctions vectorielles

L'énoncé du problème

~ On considère l'espace vectoriel réel E = C([a, b], R) muni du produit


scalaire:

< fig> = lb f(x) g(x) dx .

Pour kEN, on note Ck la fonction x 1-+ xk . Soit P une fonction


polynôme de degré n ~ 1 , orthogonale à toutes les fonctions Ck pour
k E {O, ... , n - 1} . On se propose de démontrer que P admet alors n
racines distinctes, réelles et toutes situées dans la, b[ .
1. Montrez que P admet au moins une racine dans la, b[ .
2. Montrez que P n'admet aucune racine multiple dans la, b[.
3. Soit {Xl, ... , xr } l'ensemble des racines de P dans la, b[ . Montrez
que r = n.
Pour d'autres exercices et problèmes sur l'intégration, voyez les chapitres
5 à 7 et le tome 2.

Quelques coups de pouce

rn Introduisez M = sup f(t).


tEla,b]

~ Utilisez l'inégalité de Cauchy-Schwarz.

. 7r
Remarquez que sm- - , puis comparez avec des sommes de
n + <Xl n
Riemann.

[[J Vous savez transformer une somme de logarithmes. Puis vous aurez à
utiliser la factorisation de x2n - 1 .

[ill Écrivez f(x) = (t(x) - f(O)) + f(O) .


Intégration sur un segment des fon~tions vectorielles 91

Pour majorer Ifo1 h ~x2


2 (J(x) - f(O)) dx 1, prenez a E [0,1] pour
couper l'intégrale en deux.

ŒJ Considérez la fonction Î définie sur [0, IJ par:


Î(x) = f(x) si x < 1 . Î(I) = lim f(t) ,
t-+ l

puis écrivez Î(x) = U(x) - Î(I)) + Î(I) .


Pour majorer l'intégrale du premier terme, on peut couper l'intervalle
en deux.

Iol ' .. P(x)


~ 2. Etudiez Q(x) = ( )2 où xa est une racine multiple de P dans
x -Xa
Ja,b[ .
= P(x)
3. P osez T(x)
(x - Xl)'" (x - x r )

Les corrections d'exercices

[Il Si f est constante, on a f(t) = M pour tout tE [a,bJ et donc l'égalité


proposée.
Sinon, il existe ta E [a, bJ tel que f(ta) < M. La fonction g(t) = M - f(t)
est alors continue, positive et non identiquement nulle, d'où:

l bg (t)dt > O,
ou encore:
lb f(t) dt < M (b - a) .

L'égalité est donc vérifiée si, et seulement si, f est constante dans [a, b].
92 Intégration sur un segment des fonctions vectorielles

[]] Posons an = (lb a


(J(t)r dt) n pour nE ]N'. et M = sup f(t).
tE[a,b]

On a lb (J(t)r dt::;; Mn (b - a), donc an::;; M (b - a)ït.


1
Soit € > O. Comme lim (b - a)n = 1 , à partir d'un certain rang r on
n->+oo
a:
an ::;;M(l+€).
Cherchons une minoration de an.
Comme f est continue dans un intervalle compact, il existe Xo E [a, b]
tel que f(xo) = M et un sous-intervalle [c, d] C [a, b] où c < d, tels que
xoE[c,d] et f(x)~M-€ pour tout xE [c,d] .
Alors:

puis
1
an ~ (M - é) (d - c)n
en supposant M - é > 0, ce qui est possible car
°
si M = 0 on a an = pour tout n,
et si M > 0 on peut considérer é tel que M > € •

Comme ci-dessus, on dispose d'un rang r' à partir duquel on a :


an ~ (M - é) (1 - é) ~ M - é (1 + M) .
Pour n ~ sup{r, r'} , on a donc:
-€ (1 + M) ::;; an - M ::;; € M ,
ce qui montre que l = lim an = M .
n---++oo

rn En appliquant l'inégalité de Cauchy-Schwarz (cf. chap. 6 ou Flash SUP


Analyse 1 p.116) aux fonctions continues par morceaux et V9, on V7
obtient:

lb f(t) dt lb g(t) dt ~ lb J f(t) g(t) dt ~ lb dt = b - a,

d'où le résultat en élevant au carré .

• Quand n tend vers +00, on a sin ~ '" ~ , donc


n n
Intégration sur un segment des fonctions vectorielles 93

Posons

ou, f() 1
x = -::----
2+cosx '
On sait que, si f est continue par morceaux sur [a, b], aJ~rs :
b n-l
lim ~ Lf(a+ k~) = / f(x) dx
b lb /
n-++oo n k=O n 'a
cf. Flash SVP Analyse 1 p . 116.

On en conclut ici que lim Bn =


n -+ +oo Jor f(x) dx .
• Montrons que Hm An
n-++oo
= n-++oo
Hm Bn . Pour ceci, posons:

n- l 1
6 n = Bn - Cn = ~n '"'
L br
k=n - p+ l 2 + cos-
n
~ / 1 ./
Pour tout k E {n - p + 1, ... , n - 1} , on a 3 ~ br ~ 1,
2+cos-
n
p-l7r 7r
d'où - - - ~ 6 n ~ (p -1) - et par conséquent Hm 6 n = O.
3 n n n-++oo

On a donc lim An
n -+ +oo
= lim Cn =
n -+ +oo
lim Bn =
n -+ +oo Jo r dx
2 + cos x
• Pour le calcul de l rr dx
a 2 + cos x
, le changement de variable

x 2dt 1 - t2
t = tan- dx = 1 + t2 ; cos X = 1 + t 2
2

donne:
r 2 +dxcos x = Jor
Jo
oo 2dt
3 +t 2
[ 1
= 2 J3 arctan J3 a
1 ] +00
= J3'
7r

• Conclusion: Hm An = ~.
n-++oo J3

ŒJ Pour x E lR et t E [0, 7rJ , on a :


'P(x , t) = 1 - 2x cos t + x 2 = (x - cost)2 + sin 2 t,
94 Intégration sur un segment des fonctions vectorielles

donc cp(x,t) > 0 saufsi sint = 0 et cost = x, soit si (x,t) = (1,0) ou


si (x,t) = (-1,11").
En supposant Ixl -=f 1 , la fonction:
t 1-4 ln (1 - 2xcost + x 2 )
est donc continue sur [0,11"] . On a alors !(x) = lim Sn avec
n-t+oo

11" n k1l" 11"


Sn = - LIn (x2 - 2xcos- + 1) = -lnPn
n k=l n n
n k
en posant Pn = rI (x2 - 2x cos : + 1) . Ce produit se transforme:
k=l
n n n
Pn = rI (x _e k,i'") (x _e-
i i ~) = rI (x _e i k,i'") = II (x - Zk),
k=l k=-n k=-n
kojO kojO

où Zk = ei kTr i 2kTr
n = e"""2n est une racine 2n-ième de l'unité.
n-l
On peut donc écrire la factorisation x2n - 1 = II (x - Zk) •
k=-n

On en déduit Pn = (x2n _ 1) x + 1 ,
x-1

puis Sn = ~ ln
n
[( x2n _ 1) xx-1
+ 1] .
Pour Ixl < 1 , on a lim x2n = 0, d'où lim Sn = 0 .
n -t+oo n-t+oo

Pour Ixl > 1 , on écrit:

Sn = ~ ln [X2n(1 __1_) x + 1] = 211" ln Ixl + ~ ln [(1 __1_) x + 1]


n x2n X - 1 n x2n X- 1
donc lim Sn
n -t +oo
= 211" ln Ixl .

Conclusion
si Ixl < 1
!(x) ={ 0
211" ln Ixl si Ixl > 1
Remarques
- La fonction t 1-4 cp(x, t) est encore intégrable lorsque Ixl = 1,
cf. chap. 6.

- Une autre méthode consiste à dériver sous le signe J (cf. Tome 2).
Intégration sur un segment des fonctions vectorielles 95

]J Introduisons 1(0) dans la fonction à intégrer. Pour h > 0, on a :

1 a
1
h2
h
+x
2 / (x)dx = 11
a
h2
h
+x
2 (f(x)-/(O))dx+/(O)
a
h2
h
+x
2 dx .
11
Comme 1 1
a h +x
2
h
2 dx = [ arctan -hX] 1 = arctan -1 , on a :
a n

lim
h-+O
h>O
laa I

h2
h
+ x2
dx = -
1T

2
.

Il suffit donc de démontrer que la première intégrale tend vers 0 quand


h tend vers 0 par valeurs supérieures. Soit a E JO, 1J . On a :

111 h ~ x 2 2 (f(x) - 1(0)) dx 1

~ Jot h 2 h 2 I/(x) - 1(0)1 dx


+x

=r
h h 2 h 2 I/(x) - 1(0)1 dx
+x
+
Lh rI 2 h 2 I/(x) - 1(0)1 dx.
+x
Soit ê > O. Comme 1 est continue en 0, il existe a EJO ..1J tel que, pour
tout xE [O,aJ, on ait I/(x) - 1(0)1 ~ ê et donc:

la a
h2
h
+x
2 I/(x) - 1(0)1 dx ~ ê
la a
h2
h
+x
2 dx

1 h 1
~ ê 1na h2
+x
2 dx = ê arctan -
n
1T
~ -2 ê.

Comme la fonction X 1---+ I(x) - 1(0) est continue dans le segment [0, 1J,
elle y est bornée. Posons M = sup I/(x) - 1(0)1 ; alors:
xE [O~ll

11 h 2 ~ x 2 I/(x) - 1(0)1 dx

~ M 1 a
1

h
2
h
+X
2
1 a
dx = M (arctan -h - arc tan -h)
1T a
~ M (2 - arctan h) .
Or lim arctan -ha = ~2' donc il existe t5 >
h-+O
h>O
°tel que, pour h E JO, t5J ,

on ait:
12-
1T
arctan h ~ al ê .
96 Intégration sur un segment des fonctions vectorielles

En tout, pour h E ]0,6] , on a :

1 Jo
t h2
h
+ x2 (J(x) - f(O) ) dx 1 :s;;
7r
(2" + M) ê ,

ce qui montre que:

lim
h-+OJo
r+x
1
h 2 h 2 (J(x) - f(O)) dx = 0,

d 'où le résultat demandé.

Variante
Pour tout a E ]0, 1] , on a :

r
Jo
1
h2 h
+x
2 f(x) dx = r h +x
Jo
h 2 2 f(x) dx + g(h)

où g(h) = 1a
1
h 2 h 2 f(x) dx. Or
+x

la
o
h2
h
+x
2 f(x)dx =
la 0
h2
h
+x
2 (J(x)- f(O))dx+ f(O)
la
0
h2
h
+x
2 dx .

Comme ci-dessus, on fixe a tel que

r h2 + x2 (J(x) - f(O)) dxl :s;; 2"


1 Jo
h 7r
ê

et on montre que lim


h-+O
h>O
l 0
a h
h +x
2 2
7r
dx = - .
2

Il reste à étudier g(h) . Cùmme la fonction


h
(h, x) 1--+ h2 2 f(x)
+x
est continue sur IR x [a, 1], g est continue sur 1R (cf. tome 2), d'où:
lim g(h) = g(O) = O.
h-+O
h>O
Remarque
Vous pouvez rencontrer ce genre d'exercice sous la forme plus désagréable

Calculer Hm
h-+O 0
h>O
1
h2
h
+x
2 f(x) dx. 1
Il faut alors sentir que le problème se situe en x = 0 pour avoir la bonne
idée d'introduire f(O) .
Intégration sur un segment des fonctions vectorielles 97

11 Considérons la fonction Î définie sur [0,1] par:

Î(x) = f(x) si x < 1 Î(I) = lim f(t) .


t-+'

Î est continue en 1 et l' xn f(x) dx = l' xn Î(x) dx. On a :

l' xn Î(x) dx = l' xn U(x) - Î(I)) dx + Î(I) l' xn dx

et n r' xn dx
Jo
= _n_, donc:
n+ 1
lim nÎ(I)
n-++oo Jor' xn dx = Î(I) .

Majorons le module de la première intégrale; on a, pour a E ]0, 1[ :

Soit ê > 0 ; fixons a tel que, pour tout x E [a, 1], on ait IÎ( x ) - Î(I)1 ~ê;
d'où:

r' xn IÎ(x) -
Ja
Î(I)1 dx ~ êl' a
xn dx ~ êr'
Jo
xn dx = _ê_.
n+ 1
La fonction x 1----+ lÎ(x) - Î(I)1 est continue par morceaux dans [0,1],
donc bornée.
En posant M = sup IÎ(x) - Î(I)1 ' on obtient ensuite:
xE [O,']

h
r xn IÎ(x) - Î(I) 1 dx ~M r xn dx
Jo
= M an+! .
n+l
Comme lim a n +' = 0, nous disposons d'un rang r à partir duquel
n-++oo
Ma n +' ~ê.
Pour n;:::: r , on a alors :

n l, a
A A 1
xn If(x) - f(l) dx ~ - - ~ 2ê ;
n+l
2nê

donc lim n
n-++oo Jo
r'
xn lÎ(x ) - Î(I) 1 dx = 0,

d 'où lim n
n-+ +oo Jo
r' xn f(x) dx = Î(I) = :;,;f
lim f(x) .
98 Intégration sur un segment des fonctions vectorielles

La correction du problème
,

œ 1. On a 0 = < Pico> = 1b

P(x) dx, donc P n'est pas de signe


constant dans la, b[ et admet au moins une racine dans cet intervalle.
2. Considérons Xo une racine multiple de P dans la, b[ et posons:

Q(x) = P(x)
(x - xo)2
Alors Q est une fonction polynôme de degré n - 2 , donc combinaison
linéaire des fonctions Co, Cl, .. . , Cn - 2 , d'où < P 1 Q > = o.

Or < P 1Q > = la
b
(
{p(x))2
X -
)2 dx > 0 puisque c'est l'intégrale d'une
Xo
fonction continue positive et non nulle.
Il y a donc une contradiction et on rejette l'hypothèse formulée .
P n'admet donc aucune racine multiple dans la, b[ .
3. Supposons r < n et posons:
S(x) = (x - xd .. . (x - x r ) .

Comme ci-dessus, on obtient < PIS > = 0 puisque dO S < n .

Le polynôme T(x) = ~gj n'admet pas de racines dans la, b[ et, par
conséquent, est de signe constant. On a alors:

< PIS> = lb S2(x)T(x)dx -=1 o.

Ceci est contradictoire, d'où r = n.


PÉRIVATION
,
ET INTEGRATION

• Primitive et intégrale d'une fonction continue par morceaux


• Théorème du relèvement
• Étude globale des fonctions de classe Cl
• Développements limités

L'essentiel du cours
l désigne un intervalle de IR et F un espace vectoriel normé de dimension
finie sur IR ou ([;.

• Primitive et intégrale d'une fonction continue par morceaux

• Définitions
- Une primitive d'une fonction continue f : l --> F est une fonction
g : l ,..... F , dérivable sur l et telle que g' = f .
- Une primitive d'une fonction f : l --> F continue par morceaux est
une fonction g : l --> F, continue sur l et telle que g'(X) = f(x) en tout
point x où f est continue.
- Exemple
-1 si x < 0 -x+ 1 si x < 0
f(x) = { 0 si x = 0 ; g(x) = Ixl ; h(x) = { 0 si x = 0
1 si x> 0 x+2 si x> o.
g est une primitive de f sur IR.
h vérifie aussi h'(x) = f(x) pour tout x f. 0, mais ce n'est pas une
primitive de f sur IR car elle n'est pas continue .

• Théorème
- Deux primitives d'une même fonction continue par morceaux sur un
intervalle l diffèrent d'une constante.
Attention, le mot intervalle est important.
100 Dérivation et intégration

Exemple Soit f, g et h les fonctions définies sur IR· par:

1 ~ +1 si x < 0
f(x) = ln Ixl g(x) = - h(x) = { ~
x
- +2 si x> O.
x
On a g' = h' = f , mais g - h n'est pas une constante.

• Théorème fondamental
- Soit f : l -t F continue par morceaux et a E J. La fonction ga définie
de J dans F par :
ga(x) = lX f(t) dt,
est une primitive de f sur J.
C'est l'unique primitive de f sur J qui s'annule en a.
- Pour toute primitive h de f, on a :
lX f(t) dt = h(x) - h(a) .
Si f est continue sur J et de classe Cl par morceaux, alors:
f(x) = f(a) + lX !,(t) dt .
• Intégration par parties
Soit u : J -t IR (ou ~) et v : J -t F des fonctions continues sur J et de
classe Cl par morceaux. Alors, pour tous a, b E J , on a :

lb u'(t) v(t) dt = [u(t) v(t)]~ -lb u(t) v'(t) dt.

On utilise souvent cette formule de façon itératiue .

• Intégration par changement de variable


- Soit f: J -t F continue et tp: [a, .Bl-t J de classe Cl; alors:

1 'f'({3)
f(t) dt =
1{3 f(tp(u» tp'(u) du.
'f'(a) a

- Remarques
1. tp n'est pas nécessairement une bijection de [a,.el sur son image.
2. Par contre, si l'on suppose tp croissante, la formule s'étend au cas où
f est seulement continue par morceaux.
3. On est souvent amené à décomposer l'intervalle d'intégration pour
pouvoir employer la bonne substitution (cf Exercice 1).
Dérivation et intégration 101

4. Le changement de variable transforme parfois une intégrale "ordi-


naire" en une intégrale sur un intervalle non borné ou d'une fonction
non bornée (cf. Exercices 1 et 2).
- Cas particulier: changement de variable affine
Pour ramener une intégrale sur [a, bJ à une intégrale
* sur [-1, lJ , posez:
b-a a+b b-a
t = <p(u) = - - u + - - dt = -2-du.
2 2
* sur [0, lJ, posez:
t = <peu) = (b - a) u + a dt = (b - a) du .
Cela facilite souvent le calcul ( cf. Problème 12) .
Vous retrouverez facitement ces formules en déterminant l'équation
de la droite (AB) où A(-l,a) et B(l,b), respectivement A(O,a) et
B(l, b) .

• Théorème du relèvement

On note U l'ensemble des nombres complexes de module l.

• L'application 0 f--+ ë définit une bijection de J - K, K[ sur U \ {-l} .


L'application réciproque arg: U \ {-1} ----; ] - K, K[ est continue.
Pour u = x + iy où x et y sont des réels vérifiant x 2 + y2 = 1 et x i- -1,
on a:
y
arg u = 2 arctan - - .
1+x
• Soit 1 un intervalle de IR et f : 1 ----; U une application de classe Ck
avec k ;? 1 .
Il existe une fonction <p: 1 ----; IR de classe Ck telle que f = ei'P .
Une telle fonction est appelée un relèvement de f.

• Si a E 1 et k E IR tels que f(a) = e ik , la fonction <pet) = k+ i t


r;~~~ du
est un relèvement de f.
l' sur 1 .
. .. d e if
<p est d one une pnmltlve

• Étude globale des fonctions de classe Cl

• Inégalité des accroissements finis


Soit f : [a~ b] ----; F continue sur [a, bJ, de classe Cl sur la, b[ et telle que,
pour tout t EJa, b[, on ait 1I1'(t)11 ~ A . Alors:
Ilf(b) - f(a)11 ~ A (b - a) .
102 Dérivation et intégration

Mais attention, l'égalité des accoissements finis n'est pas valable pour les
fonctions vectorielles; il en est de même du théorème de Rolle .

• Théorème du prolongement de la dérivée


Si f est continue sur [a, b], de classe el sur la, b] et si f' admet une limite
(finie) en a, alors f est de classe el sur [a, b] et donc f'(a) = Hm f' .
a

Si f est continue sur [a, b] , de classe e sur la, b] et si, pour tout
k

r E {l, ... , k} , la fonction fer) admet une limite (finie) en a, alors f


e
est de classe k sur [a, b] .

• Développements limités

• Formules de Taylor
- Soit f : l --+ F de classe en sur 1 et de classe en +1 par morceaux et
soit Xo El; alors, pour tout x E l , on a :
f(x) = Pn(x) + R,-.(x) , où
(xo)
Pn(x) = Ln f(k)
k! (x - xo)
k
est le polynôme de Taylor de f en Xo,
k=O

et Rn(x) = l x

Xo
(x -
n.
1
tt f
(n+I)(
t) dt
. ,
le reste mtegral.

Inégalité de Taylor-Lagrange
Si A est une constante telle que IIf(n+I)(t)ll:( A pour tout tEl, alors:

Il R,-. (x) Il :( (n ~ 1)! lx - xoln+1 .

- Remarque
Pour n = 0, on retrouve l'inégalité des accroissements finis.
- Formule de Taylor- Young
Soit f : 1 --+ F de classe en et soit Xo El; alors, on a :
f(x) = Pn(x) + o((x - xo)n) ,
où Pn est le polynôme de Taylor de f en Xo .
• Intégration d'un développement limité
Si f(x) = Qn(x) + o((x - xo)n) , où Qn est un polynôme en (x - xo) ,
alors:

lxo
r f(t) dt lxor Qn(t)dt+O((x_xo)n+I).
=

/
/
Dérivation et intégration 103

• Dérivation d'un développement limité de Taylor


1
Sif est de classe en sur I, on a :
f(x) = Pn(x) + o(x - xo)n) ,
où Pn est le polynôme de Taylor de f en xo. Alors:
f'(x) = P~(x) + o(x - xo)n - l) .
Attention, t'existence d'un développement limité d'ordre n ~ 2
n'entraîne pas que f soit deux jois dérivable. Par exemple, si
f()
x = x 100. 1
sin x lOO SI. x f=- 0 et f(O) 0
=,
f n'est pas deux fois dérivable en 0, mais admet un développement limité
d'ordre 99 puisque f(x) = 0 + O(X99) .

Les énoncés d'exercices

[!J Pour a > -1 calculez l = r


Jo 1 + a sm x
dx. 2

[!] Pour a > 1 , calculez J = r


Jo 1+asmx
dx.

[[] Étudiez la fonction x f--+ f(x) = 1-


x
2x dt
ln t
et donnez l'allure du graphe.

[Il Étudiez la fonction x f--+ f(x) = . 1x


x2
dt
-1-
nt
et donnez l'allure du graphe.

ŒJ Étudiez la fonction x f--+ f(x) = (3x


J2x e
t dt
+t -
1 et tracez son graphe.

~ Soit f une application de classe e2 de IR dans un espace vectoriel normé


E de dimension finie, telle que f(a) = f(b) = 0 où a < b. Montrez que:

"lb f(t) dt Il ~ (b ~2a)3 M 2

où M2 = sup IIf"(t)ll.
tE[a,b]
104 Dérivation et intégration

ŒJ On pose I(x) = Jo
r t - E(t)
t dt.
Déterminez un équivalent de I(x) quand x tend vers +00.

[§J c
Soit E l'ensemble des fonctions f de oo (1R, 1R) qui vérifient
\/x E 1R f(x+ 1) = f(x).
Considérons l'endomorphisme u de E défini par u(f) = f".
Déterminez le noyau et l'image de u .

101
L.!!.J Pour n E IN , on pose In = j1f e inO dB .
-1f 5 + 4 cos B
a) Montrez que In est réel.
b) Établissez une relation de récurrence entre In , In-l et I n - 2 .
c) Calculez 10 et déduisez-en Il.
d) Calculez In.

1101 Soit f l'application de 1 - n, nI dans ([; définie par:


f (t) = t + sin t + i (1 - cos t) .
1. Déterminez un relèvement 'P de I~:I ·
2. Donnez une interprétation géométrique de 'P .

Les ·énoncés de problèmes

On considère l'intégrale:

G = r /2 -r:-=::======::=d='P=7===;;==
Jo yia cos 'P + b sin 'P
2 2 2 2
où a> b > O.
Dérivation et intégration 105

1. Montrez qu'en posant:


j

. 2a sine
sJncp = ,
(a + b) + (a - b) sin 2 e
on obtient:

2. Montrez qu'il existe deux suites réelles adjacentes (an) et (b n ) telles


que:

'<In E IN'

Exprimez an et bn en fonction de an-l et bn - 1 .


3. Application numérique

Calculez l 'intégrale 1 o
11"/2 dcp
----r::=====~
JI + cos2 cp
à 10- 4 près.

:1121 Soit f : [a, b] ~ 1R continue par morceaux. On note 1= lb f(x) dx ,


a+b b-a
c = - - et r = -- .
2 2
1. Écrivez le polynôme de degré ~2 qui coïncide avec f aux points a,
cet b (polynôme d'interpolation de Lagrange).

2. Calculez Q = lb P(x) dx, après avoir ramené l'intervalle d'intégra-


tion à [-1,1].

3. On cherche une majoration de II - QI en supposant f de classe C4 .


a) Soit H=P+kw,oùkEIR et w(x) = (x-a)(x-c)(x-b).
Montrez qu'il existe k tel que H' (c) = f' (c) .
b) Soit x E [a, b] ; montrez qu'il existe ~ E la, b[ tel que:
f(4)(~)
f(x) = H(x) + 24 (x - a) (x - cnx - b).

c) Déduisez-en que:
II - QI ~K M4 (b - a)5
où M4 = sup If( 4) (x) 1 et K est une constante à déterminer.
xE[a,bJ
106 Dérivation et intégration

Quelques coups de pouce

[I] Attention, le changement de variable classique n'est pas défini sur [0, n] .

œ Pour choisir un changement de variable, relisez si nécessaire Flash SUP


Analyse 1 p. 136.

~ Étudiez soigneusement le domaine de définition de f.


Il peut être utile de considérer une primitive de -Il , même si l'on ne
nt
sait pas l'expliciter.

@] Faites attention à l'étude du domaine de définition.


Même si l'on ne sait pas l'expliciter, il peut être utile d'introduire une
primitive de la fonction à intégrer.
Vous pouvez calculer f(l) par un cl1angement de variable suivi d'un pas-
sage à la limite.

œ Pour le domaine de définition, étudiez 'P(t) = et +t - 1.


1
Pour la dérivabilité, il peut être utile de considérer une primitive de - ,
'P
même si l'on ne sait pas l'expliciter.
Pour l'étude aux bornes, faites des développements limités de ~ .
'P

œ Intégrez deux fois par parties et choisissez astucieusement les cons-


tantes d'intégration.

[1J Exprimez l(x) à l'aide de r


Jo
E(t) dt où n = E(x) .
t
Décomposez cette intégrale par la formule de Chasles, puis appliquez la
formule de Stirling.

[§J 'Pour déterminer lm u, montrez que tout élément 9 de lm u vérifie une


condition qui s'exprime à l'aide d'une intégrale, puis montrez que cette
condition est suffisante.

œ b) Exprimez cos n{} + cos (n - 2) {} à l'aide de cos (n - 1) {}. La division


par 5 + 4 cos {} donne ensuite le résultat.
Dérivation et intégration 107

d) Revoyez, si nécessaire, les résultats relatifs aux suites récurrentes


linéaires du second ordre: Flash SVP Analyse 1 p.23.

mJ 2. Introduisez un arc paramétré.

W
:
,
E' tu d'lez f(O) = 2a cos 0
a + b + (a - b) sin 2 0
et g (0) = arcsin f (0) .

r@ 1. On peut écrire P(x) = QX 2 + (3x + 'Y puis résoudre le système


P(a) = f(a) . . .
Mais il est plus rapide d'obtenir P comme combinaison linéaire de poly-
A (x-c)(x-b)
nomes de la forme (a _ c) (a _ b) .

3. b) Considérez les cas x E {a, c, b} et x ~ {a, c, b} .

Les corrections d'exercices

im
i
Soit f(x) =
1
. 2
1 + a SIn x
. f est continue sur [0,7r] puisque a > -1.

Comme l'expression f(x) dx est invariante par la transformation


x I--t x + 7r , on aimerait poser:
du u2
tanx = cp(x) = u ; dx = 1 + u 2 ; sin 2 x = 1 + u 2 •

Or, cp n'est pas définie sur [0, 7r]. On commence donc par:

1= r/
Jo
2
f(x) dx + r
J"/2
f(x) dx = 2 r/
Jo
2
f(x) dx.

Ceci est évident géométriquement puisque le graphe de x 1--+ sin x est


symétrique par rapport à x = ~ . Pour le prouver par le calcul, posez

y = 7r - x dans l'intégrale 1",,/2


f(x) dx .

On obtient donc:

1= lim 2
A--.+oo
l0
A du
1 + (1 + a) u 2
=2 1+ 0
00
du
1 + (1 + a) u 2
,
108 Dérivation et intégration

r;-;- dv
Puis avec le changement de variable u yI + a = v ., du =
JITa :

1= ~2 [ arctanv ] +00 =~.


7r
o
yl+a l+a

[Il Comme a > 1, la fonction f(x)


.
= 1.
1 +asmx
est continue sur [0,7r] .
La substitution
. 2u
tan =2 = u . dx = 2 du Slnx= - - 2
, 1 +u2 l+u
donne:

J = lim
A--++oo
l
0
A 2du
1+2au+u2
=
1+
0
00
2du
(u+a)2-(a 2 -1)

-
1 [u
ln
+ a - Va 2 - 1] +00 1 a + Va 2 -
ln -------,==
1
- Jlï2=1 u + a + Ja2=1 0 v'a2=1 a- v'a2=1
1 (a+v'a2=1)2 _ 2 ~
c r - 1 ln 1 - ~ In(a+ va~ -1).
ya- - 1 ya- -1

rn •Domaine de définition
1
Posons g(t) = Int pour tE ]0, 1[ U ]1, +oo[ et g(O) = O.
= [0, 1[ U ]1, +00[, donc f est définie pour tout x
g est continue sur !::::.
tel que l'intervalle d'extrémités x et 2x soit inclus dans L:::..
Par conséquent, f est définie sur !::::. = [0, ~[U ]1, +oo[ .
• Variations
Soit G une primitive de g sur [0, 1[. Pour xE [0, ~ [ , on a :
f(x) = G(2x) - G(x) ,
1
donc f est de classe Cl sur [0, 2" [ avec:
1'(x) = 2g(2x) - g(x) ,

donc 1'(0) = °et, pour x E ]0, 2"1 [


1'(x) = ln ~
ln 2x Inx
On montre de même que f est de classe Cl sur ]1, +oo[ avec la même
expression de 1'.
Dérivation et intégration 109

• Limite en +00
Pour x > 1 et t E [x,2x] , on a ln x ~ ln t ~ ln 2x ,

d'où -1
1
2n x
~ g(t) ~ -Il , et en intégrant sur [x,2x] :
nx
x x
- ~ f(x) ~ - (*) .
In2x Inx
On en déduit lim f(x) = +00 .
x--++oo

1
f(x) l , lim f(x) = 0 ;
De plus 2
-1 ~ - - ~ -1-
entrame
n x x nx x--++oo x

donc la courbe C admet une branche parabolique de direction (Ox) .

• Limite en 1+
1
Pour t > 1 , on a 0 < ln t ~ t -1, donc g(t) ~ --, d'où:
t - 1

f(x) ~ [2x
lx
~ = ln
t-1
1
2x
x-1
-11 '
et donc lim f(x) = +00. La courbe C admet donc l'asymptote x = 1.
x--+l
x>l

• Limite en ~-

Pour x E 10,
1
2" [ , on a f(x) = l o
2x
-
dt
ln t
-
lX
0
dt
-.
ln t

Le deuxième terme admet une limite finie en ~ ; étudions le premier.

Quand t tend vers 1 par valeurs inférieures, on a :

Int=ln (l-(1-t)) = -(1-t)+O((1-t)2) = -(1-t)(1+0(1-t)),

d ,où -11
- = - -1- + Ct ( t )
, '
ou Ct est une f ·
onctIOn bornee.
'
nt 1- t

Or lo
2x 1
---dt=ln(1-2x)
1- t
et lim ln (1 - 2x)
x-+ !
= -00 ;
<
on en déduit lim f(x) = -00.
x--+!
<
1
C admet donc une seconde asymptote d'équation x = 2" .
110 Dérivation et intégration

• Tableau des variations et allure de la courbe


y

f'
0
0-
0
...L
2

......
l
-

+00
2
o
+00

+
+00
v
f
\ \/-oc 1(2) o x

L'encadrement (*) donne 1,4 ~ 1(2) ~ 2,9. Un calcul approché de


l'intégrale donne 1(2) ~ 1,92.

[!] • Domaine de définition et variations


1
Posons g(t) = -1- pour t E ]0,1 [U]l, +oo[ et g(O) = 0 .
nt
9 est continue sur D = [0, 1[ U ]1, +00[. Pour tout x ~ 0 , l'intervalle
d'extrémités x et x 2 est inclus dans D; donc 1 est définie sur D.
Soit G une primitive de 9 sur [0,1 [ et sur ]1, + 00[ . Pour tout x E D, on
a I(x) = G(x 2 ) - G(x) .
Comme G est de classe Cl sur D, il en est de même de 1 et on a :

f'( x ) = 2xG'(x 2 ) - G'(x) = 2xg(x 2 ) - g(x) = xl - 1 .


nx
Posons
t- 1
rp(t) = -1 - si t EJO, 1[ U JI, +oo[ ; rp(O) =
nt
° ; rp(l) = 1.

rp est continue sur [0, +oo[ et, comme I(x) = lax rp(t)dt, 1 est de classe
Cl sur [0, +00 [ , avec 1'(0) = rp(O) = et 1'(1) = rp(l) = 1 . °
°
Comme rp(t) > sur ]0, +oo[ ,lest strictement croissante .

• Calcul de 1(1)
La substitution ln t = u, dt = eUdu donne, pour x E D :

I(x) = 1x 21nx

ln
eU
-du =
U
1x 21nx

ln
1
-du+
U
1xln
21nx
- 1u
eU-- d
U

=ln2+ 1 Inx
21nx eU - 1
--du.
U
Dérivation et intégration 111

eU -1
La fonction u f--> - - étant prolongeable par continuité en 0, on a :
u

lim
x--+l
1 21nx

Inx
eU -1
--du=O,
U

d'où lim f(x) = f(1) = ln 2.


x--+l

• Branche infinie
'li

Il existe A > 1 tel que, pour tout u ~ A, on ait ~ ~ e!u


u
Alors, pour ln x ~ A , c'est-à-dire x ~ e , on a :
A

f(x) ~ 1. 21nx

Inx
1
e!udu= - (x 2 -x),
2

d'où lim f(x) = +00 et lim f(x) = +00.


x--++oo x--++oo X

Ainsi, le graphe de f admet une branche parabolique de direction (Gy).


• Allure de la courbe
y

o x

W • Domaine de définition
La fonction t f--> cp( t) = et +t - 1 est strictement croissante et continue
sur IR, avec cp(O) = 0 ; donc 1/1 = .!.cp est définie et continue sur IR·.
/
Or, pour tout x, l'intervalle d'extrémités 2x et 3x est inclus dans IR·,
donc f est définie sur IR· .

• Continuité et dérivabilité
Soit 9 une primitive de 1/1 sur ] - 00,0[ et sur ]0, +oo[ . On a alors
f(x) = g(3x) - g(2x) , donc f est de classe Cl sur JR* avec:
3e 2x - 2e 3x - 1
f'(x) = 3g'(3x) - 2g'(2x) = 31/1(3x) - 21/1(2x) = cp(3x) cp(2x) .
112 Dérivation et intégration

x -00 0 +00
L'étude du signe de cp montre que
h' + 0 -
cp(3x) cp(2x) > 0 pour tout x =f. o.
0
f' est donc du signe de
h / ~
h(x) = 3e 2x - 2e3x
1. - - -
2X X
De h'(x) = 6e (I_e ), on déduit
!' - -
le tableau ci-contre.
f ~ ~
• Étude aux bornes du domaine
- En +00
1
Lorsque t tend vers + 00, on a '!fJ(t) = 0(t 2 ) . On a donc pour x assez

grand If(x)l::;; 12x


3x K
2" dt où K est une constante.
t

Comme 1 3x

2x t
1 1
x
1
2" dt = -2 - -3 '
x
on conclut lim f(x) = O.
x-++oo

L'axe (Ox) est donc asymptote au graphe de f.


Autre raisonnement: comme t 1---+ t12 est . ,
mtegra ble sur [1, +00 [ ,on a :

lim
X-++OO
1 3X
2x
-dt =
t2
lim
x-++oo
(1+ 2x
00
-dt -
t2
i+ 3x
oo
-dt)
t2
=0
.

- En-oo
1
Ona '!fJ~) = ~
(t - 1) (1 +t _ 1)
et 1
Or - - = 0 ( -) quand t tend vers -00 . On a donc :
1- t t

'!fJ(t) = t ~1 ( 1 + O( ~)) =t ~ 1 + a(t) ,


où a(t) = 0(t12 ) quand t tend vers -00 . On en déduit:

f(x) = {3x dt 1 + {3x a(t)dt=ln\3X-l\+ {3X a(t)dt.


J t- 2xJ 2x - 1 Jx
2x 2

Comme ci-dessus, on voit que lim (3x a(t) dt = 0,


x-+-oo J2x
d'où lim f(x) = ln -23 . La droite y = ln
x-+-oo
~2 est donc asymptote.
Dérivation et intégration 113

- En 0
Quand t tend vers 0, on a cp(t) = 2t + O(t 2)
et 'tf;(t) = 21
t
(1+0(t))=~+,B(t)
2t
oùf3estbornéedansunvoisinage
de O. De

f(x) = 1 - +1
2x
3X
dt
2t
3x

2x
,B(t) dt,

on déduit lim f(x)


x -+O
1
= -2 ln -23 puisque lim
13x
x -+ O 2x
,B(t) dt = 0 .

f est donc prolongeable par continuité en 0, avec f(O) = 21 ln 23 ..


Étudions la dérivabilté en O. On a :
cp(2x) cp(3x) '" 4x x 6x = 24x 2 ,
o
1 1
h(x) = 3 (1 + 2x + 2 (2x)2 + o(x 2)) - 2 (1 + 3x + 6 (3x)2 + o(x2)) - 1
= -3x 2 + o(x2) .
On en déduit:
, f'() -3x
l'lm - 2
l lm x = - = - -1 .
x -+ O x -+ O 24x 2 8
1
Comme f est continue en 0, elle y est dérivable avec 1'(0)
8
(théorème du prolongement de la dérivée),

• Allure de la courbe

1 x
°
~ Intégrons deux fois par parties :

1b f (t) dt = [(t + Q) f (t )]: - lb


a (t + Q) l' (t) dt = - lba (t + Q) l' (t) dt
114 Dérivation et intégration

lb f(t) dt = - [C t +2a )2 +,6) !'(t)]: + lb C t +2 a )2 +,6) !,,(t)dt,


où a et ,6 sont des réels arbitraires.
Le terme tout intégré est nul si a et ,6 vérifient:

{=> {a =
---

1
2
a+b

2
,6 = --(b-a)
4

"
Le polynome P(t) =
(t +2a? +,6 s'ecnt
, . alors:

P(t) = ~ [t 2 -(a+b)t+ab] =~(t-a)(t-b).


2 2
Ainsi, pour tout t E [a, bl , on a P(t) ~ 0 , d'où :

Il lb f(t) dt Il ~ lb IP(t)lllf"(t)1I dt

~ M2 lb a IP(t)1 dt = -M2
lb a P(t) dt = M2
(b - a)3
12

ŒJ Pour x > 0, la fonction définie par f( t) = t- ~(t) est continue par


morceaux, donc I(x) est bien définie.
En posant n = E(x) , on a:

I(x) = x - lx o
E(t)
-
t
dt = X -
ln
0
E(t)
-
t
dt -
IX -E(t)- dt .
n t

Or rE~t)dt = "tlk E(t)dt="t(k-1)l k dt


Jo k= l k - l t k=2 k- l t
n
= 2)k - 1) (ln k -ln (k - 1))
k= 2
n n- l
= 2:)k - 1) ln k - L k ln k = n ln n - ln (n!) ,
k= 2 k=l

et ln
x E(t)
- - dt
t
= n
IX -dt = nlnx - nlnn. On conclut donc:
n t
I(x) = x + ln (n!) - nlnx .
Dérivation et intégration 115

D'après la formule de Stirling, on a :

r ( n! ) = 1,
n-2r.roo J2rrn (; ) n

d'où lim [ln (nI) - ln v'2rrn + n ln n - n] = 0 ,


n->+oo

1
ou encore ln (nI) = (n+"2) Inn-n+0(1).
On a donc:
1
1 (x) = x + (n + "2) ln n - n - n ln x + O( 1)
n 1
= (x - n) + n ln ; + "2 ln n + 0 (1) .
x 1
Or 0 ~ x - n ~ 1 et 0 ~ n ln - ~ n ln (1 + -) .
n n
Comme lim nln (1 +
n->+oo
.!.)
n
= 1 , la fonction x 1-+ nln:: est bornée.
n
En tout:
1 lIn 1
l(x) = "2lnn+0(1) = "2lnx+ "2ln; +0(1) = "2lnx+0(1).
1
En conclusion: l(x) '" -lnx.
+00 2

ŒJ • Noyau
On a les équivalences suivantes :
u(J) = 0 -<=> fil = 0 -<=> 1'(x) = a -<=> f(x) = ax + b
où a et b sont des constantes.
Comme f est périodique, on a nécessairement a = O. Donc Ker u est
l'ensemble des fonctions constantes .

• Image
- Supposons 9 E lm u et soit f E E tel que u(J) = g, donc!" = g,
d'où

lxt+ g(t) dt.


1
f'(x + 1) - 1'(x) =

Comme f est périodique de période 1, il en est de même de l' et de f",


donc
J'(x + 1) - J'(x) = 0 et l x 1
+ g(t) dt = 1 1
g(t) dt.
116 Dérivation et intégration

On a donc montré l'implication:

g E lm u ==> fol g(t) dt = O.


- Réciproquement, soit g E E tel que lai g(t) dt = o.
Posons h(x) = a + fox g(t) dt où a est une constante. On a :

h(x + 1) - h(x) = l x l
+ g(t) dt = fol g(t) dt = 0,
d'où h de période 1 et de classe Coo , donc h E E .

Posons encore f(x) = fox h(t) dt , alors :


f(x+ 1) - f(x) = l x
+
l (foU g(t) dt + a) du = fol (foU g(t) dt) du+a.
Posons enfin a = - fol (foU g(t) dt) du.
Alors f E E et u(f) = g . On a donc bien g E lm u .

- Conclusion
lm u = {g E E; fol g(t) dt = O} .
101
L.!!J a) On a Imln =
J1< 5
sin 0
4
,
0 dO = 0, puisque la fonction à integreJ
- 1f + cos
est impaire.
,
Donc In est reel et In = J" - 1f
cos 0 0 dO .
5 + 4 cos
b) On a:
cos nO + cos (n - 2) 0 = 2 cos 0 cos (n - 1) 0 .
En écrivant
1 5
2 cos 0 cos (n - 1) 0 = [- (5 + 4 cos 0) - -] cos (n - 1) 0 ,
2 2
on obtient:
cos nO cos(n-2)O 1 ( ) 5cos(n-1)O
---,---::-+ = -cos n-1 0-- .
5+4cosO 5+4cosO 2 25+4cosO
Dérivation et intégration 117

Puisque
on en déduit que:
i: cos (n - 1) BdB = 0 pour n ~ 2 , en intégrant sur [-'Ir, 'Ir]

ou encore:
5
In + '2 In-l + In-2 = o.
c) On a:

10 = J-'If'If 5 + dB
4 cos B
=2 1"
0
dB
-:c:----:---:;-
5 + 4 cos B
Le changement de variable
B
tan -
2
=t .
'
dB=~2 cosB = 1 +t2
1 - t2
1 +t
donne:

10 = 2 Jo
r+ oo
5
1 2dt
1 - t2 1 + t 2 = 4 Jo
roo dt 4 [
t2 + 9 = 3" arctan 3"
t] +00
0
2'1r
=""3.
+4 1 + t 2
On en déduit:

Il = J-''IIff cosB
5 + 4 cos B
1
dB = -
4
J'If (1 -
-'If
5
5 + 4 cos B
'Ir
) dB = - -
2
5
- 10 = -- .
4 ·
'Ir

d) Les racines de X 2 + ~X + 1 sont -2 et - ~ ; on en déduit:

In =Ct(-2)n+,B( - ~r.
Pour déterminer Ct et {3, prenons n = 0 et n = 1:
2'1r
o
3
2'1r
3 3

En conclusion, on obtient 1 = ( _ ~)n 2'1r .


n 2 3

1101 1. f est de classe COO sur 1 - 'Ir, 'Ir [ et


f' (t) = 1 + cos t + i sin t

/f'(t)/ = J(1 + cost)2 + sin 2t = V2 (1 + cost) = J4COS 2 ~,


118 Dérivation et intégration

t
d'où, puisque cos 2 > 0 :

1J'(t)1 = 2 cos ~ .
On a donc:
2 t . t t
J'(t)
2cos 2+2sln2COS2 t t ,t
1f'(t)1 = 2cos!. =cos 2 +isin 2 =el~,
2
t t
d'où <p(t) = 2 (ou <p(t) = 2 + 2k7r avec k E 'll).

2. Identifions l'ensemble <C à un plan euclidien muni d'un repère or-


thonormal (0, et, -e2) . J est alors une représentation paramétrique d'une
f'(t) -;:;ct
courbe plane et, pour tout t, 1f'(t)1 = l' est le vecteur unitaire de la
tangente orientée au point de paramètre t.
---+ t t t ---+ ---+
Comme T = cos 2 + i sin 2' 2 est donc une mesure de l'angle (el , T) .

-1t o
La courbe est une arche de cycloïde.

Les corrections de problèmes _______

lliJ 1. Considérons la fonction J, de [0, il dans IR, donnée par:

BI---> 2acos8
(a + b) + (a - b) sin 2 B
Dérivation et intégration 119

1 est bien définie sur [0, ~] et de classe COO avec:

1'(0) = 2a cos 0 [(a + b) - (a - b) sin 2 0] .


[(a + b) + (a - b) sin 2 0]2
7r
Dans ] 0, "2 [ , on a l' (0) > 0, donc 1 est strictement croissante. Comme
7r 7r
1(0) = 0 et 1("2) = 1 , on a donc 0 < 1(0) < 1 pour 0 E ]0, "2 [ .

~:e~o~ction g définie par g( 0) = arcsin 1(0) est de classe C dans] 0, ~ [, OO

'(0) _ 1'(0)
g - VI - 1(0)2
2a cos 0 a + b - (a - b) sin 2 0
x 2
V[(a+b)+(a-b)sin20]2-4a2sin20 a+b+(a-b)sin 0

Or [a+b+(a-b)sin20]2-4a2sin20
= (a + b)2 - 2(a 2 + b2) sin 2 0 + (a - b)2 sin 4 0
= (1 - sin 2 0) [(a + b)2 - (a - b)2sin2 0]
= cos 2 0 [(a+b)2 - (a- b)2 sin 2 0] ,
d'où:

'(0) - 2a a+b-(a-b)sin 2 0.
g - X 2
v(a+b)2-(a-b)2sin20 a+b+(a-b)sin 0

Le théorème du prolongement de la dérivée montre que g est de classe


Cl dans [O,~]. La substitution r.p = g(O) donne alors:

a2 cos2 r.p+b 2 sin 2 r.p = a2 _(a 2 _b 2 ) 1(0)2 = a2 (0 +b - (a - b) sin 2 0) 2


a+b+(a-b) sin 2 0
d'où
dr.p 2dO
Va 2 cos 2 r.p + b2 sin 2 r.p v(a + b)2 + (a _ b)2 sin 2 0
dO
120 Dérivation et intégration

dO

J (a; b) cos 2 0 + absin 2 0


dB
Vai cos 2 B + br sin2 0
Comme g(O) = 0 et g( ~) = ~ , on en déduit:

r/ 2 dO
G= Jo Vaîcos20+brsin20

2. Considérons les suites (an) et (b n ) définies par ao = a, bo = b et,


pour tout n E ]N" :

On montre par récurrence que, pour tout n E ]N., on a :


bn- 1 < bn < an < an-l .
La suite (an) est donc décroissante et minorée par b, donc convergente
vers une limite Q.
De même, la suite (b n ) converge vers une limite f3. Or, en passant à la
limite dans (*), on a Q= Q; f3 , d'où Q= f3 .
Ainsi, les suites (an) et (b n ) sont adjacentes et, par récurrence, on a pour
tout nE ]N :

G = ["/2 ---r===::=d='P====;<==
Jo Jan
cos 2 <p + bn sin 2 'P

3. Soit G = r/
Jo
2

VI
d<p
+ cos 2 'P
= ["/2
Jo
---r===;:=d~'P==..=
V2cos 2 <p + sin 2 'P
Considérons les suites (an) et (b n ) définies ci-dessus, avec a = ../2 et
b = l . On a pour tout n :

b;' ~ a;' cos2 <p + b;' sin 2 'P ~ a;' ,


11" 11"
d'où -~G~_·
2an 2bn
On obtient ainsi un encadrement de G dont la longueur est :
Dérivation et intégration 121

Avec n = 2, on a a2 = 1,19815, ~ = 1,19812 et l < 10- 4 ,


d'oùG = 1,311 0 à 10- 4 près.
Remarque: la limite commune des suites (an) et (b n ) est appelée la
moyenne arithmético-géométrique de a et de b.

12
r1ïll
~ 1.
p
osons Pa
( ) _ (x - c)(x - b) _ (x - c) (x - b) .
X - (a _ c) (a _ b) - 2r2
Pa est donc un polynôme de degré 2 tel que:
Pa(a) = 1 , Pa(b) = Pa(c) = O.
D A (x - a)(x - c) _ (x - a)(x - c)
( ) _

e me me Pb x - (b _ a) (b _ c) - 2r2

et c(x) = (x - a) (x - b) = _ (x - a)(x - b) .
P (c-a) (c- b) r2

Le polynôme d'interpolation est alors :


P = f(a)Pa + f(c)pc + f(b)Pb'
2. En utilisant le changement de variable x = rt + c, on obtient:

Q = la
b
P(x) dx = r f 1

- 1
P(rt + c) dt .
Or
P(rt + c'f = f(a2) (rt) (rt - r) - f(c2) (rt + r) (rt - r) + f(b2) (rt + r) (rt)
2r 2r 2r
111
= ("2f(a) - f(c) + "2f(b))t2 + "2 ( - f(a) + f(b))t + f(c),
d'où

[11 P(rt + c) dt = 2 fol [(~f(a) - f(c) + ~f(b))t2 + f(C)] dt

1 4 1
= 3 f (a) + 3 f (c) + 3 f (b),
puis
b -a .
Q = -6- (J(a) + 4f(c) + f(b)) .
tl
3. a) On a H' = P' + kw' et w'(c) i- 0 puisque c est racine simple de
f'(c) - P'( c)
w. Il existe donc k = ( ) tel que H'(c) = J'(c) .
w' c
b) Soit xE [a,b].
122 Dérivation et intégration

• Si x E {a, c, b}, on peut choisir ç arbitrairement puisque, en ces points,


f et H coïncident et w s'annule .
• Si x ri- {a, c, b} , on peut choisir 1 tel que
cp(t) = f(t) - H(t) -1 (t - a) (t - c)2(t - b)
s'annule en x.
cp admet alors les quatre zéros a, b, c et x. Par le théorème de Rolle, on
en déduit que cp' admet trois zéros n'appartenant pas à {a, b, c, x} .
Comme cp'(c) = 0, cp' admet quatre zéros, donc cp" au moins trois, puis
cp(3) au moins deux et cp(4) au moins un .
On dispose donc d'un réel ç tel que cp(4)(ç) = 0 .
Comme cp(4)(t) = f(4)(t) - 4! l, en posant t = ç , on obtient:
f(4) (ç)
1= - - ,
24
puis la formule demandée en posant t = x .

c) On a:

lb
a
(x - a) (x - c) (x - b) dx = r JI (rt -
- 1
r)( rt) (rt + r) dt = 0 ,
puisque la fonction à intégrer est impaire. On en déduit:

1- Q= lb f(x) dx -lb P(x) dx = lb (J(x) - H(x)) dx,

et donc

II - QI ~ ~4lb !(x - a)(x - c)2(x - b) 1 dx.

Or (x - a) (x - c)2(x - b) ~ 0, donc:

./ M4lb
II - QI ~ - 24 a (x -a) (x - c) 2 (x - b) dx.

On a l b
(X - a) (x - c)2(x - b) dx = r i l
l (ri - r) (rt)2(rt + r) dt

d'où II - QI ~ 2~;O (b - a)5 .


Remarque

lb f(x) dx ~ b ~ a (J(a) + 4f(c) + f(b)) est la formule de Simpson.


INTÉGRATION SUR ~
UN INTERVALLE QUELCONQUE

• Fonctions intégrables
• Normes définies par des intégrales

L'essentiel du cours
• Fonctions intégrables
Les fonctions sont définies et continues par morceaux dans un intervalle
1 de IR et à valeurs dans K = IR ou <r: .
• Fonctions positives
- Une fonction 1 : 1 - t IR+ continue par morceaux et positive est dite
intégrable (ou sommable) sur l, lorsqu'il existe A ~ 0 tel que, pour tout
segment 1 de l , on ait 1 1 !( A . Son intégrale sur 1 est alors:

Il = ~~~11
où S est l'ensemble des segments de 1.
+=
- Soit (ln) une suite croissante de segments de 1 telle que U ln = 1.
n=O

f est intégrable sur 1 si, et seulement si, l = Hm


n ..... += JJr 1 est fini; dans
11=
n

ce cas l.

• Fonctions réelles ou complexes


- Une fonction f : 1 - t K continue par morceaux est dite intégmble
(ou sommable) sur 1 lorsque la fonction III l'est.
... En PT, on dit que l'intégrale de 1 est absolument convergente.
124 Intégration sur un intervalle quelconque

- Si K = IR, 1 est intégrable sur I si, et seulement si, 1+ = supU, 0)


et 1- = sup( - 1,0) le sont; on définit:

- Si K = <r, 1 est intégrable sur I si, et seulement si, Re 1 et lm 1 le


sont; on définit:

- Si I est un segment, toute fonction continue par morceaux dans lest


intégrable sur I et la valeur de l'intégrale est celle définie au chapitre 4 .

• Premières propriétés
- Linéarité
L'ensemble Ccm(I, K) des fonctions continues par morceaux, intégrables
sur I et à valeurs dans K est un espace vectoriel.

V/,g E Ccm(I,K)

VI E Ccm(I,K) V>" E K

Comparaison
Soit 1: I -> K continue par morceaux.
S'il existe une fonction <p : I -> IR+ continue par morceaux et intégrable

sur I telle que III ~ <p , alors 1 est intégrable sur I et Il Il ~ 1 <p .
En particulier, si 1 est intégrable sur l, on a :

- Toute fonction continue par morceaux et bornée dans un intervalle I


borné, est intégrable sur I.
Exemple d'utilisation: J(x) = sin.!.. ; 1 =]0, 1]
x
f est intégrable sur 1 et I l JI ~ 1 .

- Soit 1 continue par morceaux sur I = [a, b[ , (où b ~ +00 ).


Si 1 (t) = 0 (<p(t)) lorsque t -> b, avec <p intégrable sur I et positive,
alors 1 est intégrable sur I.
Intégration sur un intervalle quelconque 125

RemaTYJue. On en déduit le critère suivant:


Soit 1= [a, b[ et f et 9 continues par morceaux sur l telles que f(t) '" g(t).
b
Alors f est intégrable sur l si, et seulement si, 9 l'est.
En effet, f '" 9 entraîne f = O(lgl) , donc, si 9 est intégrable, f l'est
aussi et réciproquement.
- Soit f et 9 deux fonctions continues par morceaux dans l et égales,
sauf en un nombre fini de points.

Si f est intégrable sur l, alors 9 est intégrable sur 1 et 1 =1


9 f .

- Cas des fonctions réelles

Si f est intégrable et f ~ 0 ,alors 1~ f 0.

Si f et 9 sont intégrables et f ~ 9 ,alors 1 ~1 f 9.

Si f est continue et positive:


1 f = 0 -<==> 'it E 1 f(t) =0.

• Propriétés relatives à l'intervalle


- Si f est intégrable sur l, f est intégrable sur tout intervalle If C 1
et:
{ f = {XI'f,
JI' JI
où XI' est la fonction caractéristique de If.
- Si 1 = la, b[ (où -oo~a < b~ +00) et cEla, b[, alors f est intégrable
sur 1 si, et seulement si, f est intégrable sur la, cl et sur [e, b[ .
- Soit l = [a, b[ (où b ~ +00 ). Si f est intégrable sur l, alors:

(f = lim
x~
f(t)dt.r
JI x<bbJna

On écrit alors 1 lb
f = f(t) dt .

De même, si f est intégrable sur 1= la, bl (a ~ -00 ), on a :

{ f = (b f(t) dt = !~ (b f(t) dt.


JI Ja x>a Jx
126 Intégration sur un intervalle quelconque

- Si f est intégrable sur l, pour a, b et c adhérents à 1 (finis ou non),


on a:

la f(t) dt -lb f(t) dt

lb f(t) dt le f(t) dt + lb f(t) dt .

• Remarque importante
- Lorsqu'une fonction f est positive sur 1 = [a, b[, elle est intégrable
sur 1 si, et seulement si, la limite lim
x~b
x<b
Jara f(t) dt existe et est finie.

Si 1 = la, b] , f est intégrable sur 1 si, et seulement si, la limite

lim
x--+a
x>a
lb
x
f(t) dt existe et est finie.

1
Exemple. Soit a> 0 et fa(t) = -
il E IR,
ta
. fa est:
intégrable sur [a, +oo[ si, et seulement si, i l > 1 ;
intégrable sur ]0, a] si, et seulement si, i l < 1 .

- Si f est à valeurs quelconques sur 1 = [a, bL lim (X f(t)dt peut exis-


x -+ b
x<b
lna
ter sans que f soit intégrable sur 1. On la note néanmoins lb f(t) dt.

On a, par exemple, 1 o
+= sin t
- - dt
t
'Ir
= -, mais
2
t
sin t
1--+ -
t
n'est pas intégrable

sur ]O,+oo[ (cf. Exercice 4).

... En PT, on dit, dans les deux cas, que l'intégrale converge .

• Normes définies par des intégrales

• Norme de la convergence en moyenne


L'ensemble L~(J, K) des fonctions f: 1 -+ K continues et intégrables
sur 1 est un espace vectoriel.

N 1 (f) = jlfl
définit une norme dans L~(J, K) appelée norme de la convergence en
moyenne.
Intégration sur un intervalle quelconque 127

• Norme de la convergence en moyenne quadratique


L'ensemble L~(I, K) des fonctions f : 1--> K continues sur l et telles
que 1f1 2 soit intégrable sur l, est un espace vectoriel.
Si f et g appartiennent à L~(I, K) , le produit f g est intégrable sur 1.
L'application:

(J, g) 1-4 17 g = (J 1 g)

est un produit scalaire sur L~(I, K) . La norme associée :

N 2 (J) = Jl lf,2
est appelée norme de la convergence en moyenne quadratique .

• Comparaisons
- Pour f et g appartenant à L~(I, K) , on a:
I(J 1g)1 ~ N1(Jg) ~ N2(J) N 2(g) .

I(J 1g)1 ~ N2(J) N 2 (g) est l'inégalité de Cauchy-Schwarz dans l'espace


préhilbertien L~(I, K) .
- Lorsque 1 = [a, b] est compact,
L~(I, K) = L~(I, K) = C (I, K) et, pour f E C (I, K) , on a :
N 2 (J) ~ Vb - a Nao(f),
N 1(f) ~ Vb - a N 2 (f) .

Les énoncés d'exercices

'1J Étudiez l'intégrabilité des fonctions suivantes:


earctan t _ 1
a) f(t) = t sur ]0,1] ;
128 Intégration sur un intervalle quelconque

b) g(t) = arc~ant sur [1,+00[;

c) h(t) = arc::nt sur ]0, +oo[ ;

d) i(t) = arc::nt sur [1, +oo[ ;

a2 b2
e) j(t) = e -tr - e-tr sur ]0, +oo[ ;

f) k(t) = ( t
e - e
t
-t -
1) 1
-2 "2 sur ]0, +oo[ .
t

°
~ Pour a > et (3 réels, calculez:

I(a,(3) = 10+ e- at cos(3tdt


00
et J(a,(3) = 10+ e- at sin(3tdt .
00

[]] Soit f une fonction de [0, +oo[ dans IR, de classe C2 , telle que 12 et
(f") 2 soient intégrables sur [0, +00 [ .
Montrez que (f') 2 est intégrable.

1 [!] Montrez que x 1-+ t sin t dt admet une limite finie en +00, mais que
Jo t
t 1-+
sin t , . , ble sur ]0 , +00 [ .
- - n est pas mtegra
t

[]] Soit a> O. Étudiez suivant les valeurs de x et de y l'intégrabilité sur


[a, +oo[ de la fonction définie par:
..
~ Montrez que la fonction :
t 1-+ ln (sint)
'Ir
est intégrable sur ] 0, "2 [ et calculez son intégrale.

[f] Montrez que la fonction 1 :x 1-+ ln (tan x) est. intégrable sur ] 0, ~ [ et


calculez son intégrale.
Intégration sur un intervalle quelconque 129

ŒJ Soit a °
> et b > O. Calculez les intégrales:

1= 1 +00 e-ax - e- bx
dx et J =
1+ 00 arctan ax - arctan bx
dx .
o x 0 x

(_l)E(t) 1
[Q] Pour t;? 1 soit f(t) = t et g(t) = f(t) +t ln(t + 1)
1. Montrez que les fonctions f et g sont équivalentes en +00.
Sont-elles intégrables sur [1, +00 [ ?

2. Étudiez les limites éventuelles de JX f(t) dt et JX g(t) dt lorsque x


tend vers += .
,110 1 Montrez que
1+ 00 -t
_e_ dt est équivalent à -ln x lorsque x tend vers
o x +t
° par valeurs supérieures.

lliJ Soit f de ]0, a] dans rn. une fonction continue par morceaux, décrois-
sante et intégrable sur ]0, a] .
n
Montrez que
Jor f(t) dt = lim
n--->+oo
Sn où Sn = ~ ~f(k~).
n
k=l
n

1f

Application: Calculez 1a"'I ln (sin t) dt .


X 2n -1
On pourra factoriser X2 _ 1 dans ([; puis dans rn. .

Les énoncés de problèmes

[1]J (D'après le concours Centrale)


1. Pour nE N* et t E [0, v'n] , montrez l'encadrement:
130 Intégration sur un intervalle quelconque

2. Déduisez-en un encadrement de 10 Vn e- t2
dt à l'aide d'intégrales de
'If

la forme Ip = 1o"'! cosP x dx avec p E IN .

3. Déterminez un équivalent de Ip lorsque p tend vers +00 et déduisez-en

la valeur de 10+ 00
e- t2 dt .

]J (D'après le concours X)
1. Soit 9 et h deux fonctions numériques définies, continues et stricte-
ment positives sur l'intervalle [a, +oo[ et dont le quotient admet la limite
1 en +00.
a) On suppose 9 intégrable sur [a, +oo[ .

Montrez que les fonctions x f-+


(+oo
lx g( t) dt et x f-+ 1+ 00
h(t) dt sont

équi valentes lorsque x tend vers +00 .

b) On suppose que 9 n'est pas intégrable sur [a, +00[.

Montrer que les fonctions x f-+ lX g(t) dt et x f-+ lX h(t) dt sont alors

équivalentes lorsque x tend vers +00 .

2. Soit f une fonction numérique définie, strictement positive et de classe


x J'(x)
Cl sur [a, +oo[ . On suppose que lim - f (
) =0.
X- +CXl X

a) Montrez que:
lnf(x) = 0 .
lim
lnx x~+oo

b) Si 0 < -1 , montrez que f est intégrable sur [a, +oo[ et que les

fonctions x f-+1+00 ()
X
xf(x) ,
f t dt et x f-+ - - - sont equivalentes en +00 .
0 +1
c) Si 0> -1, montrez que f n'est pas intégrable sur [a, +oo[ et qu'alors:
r f(t) dt +='" x f(x)
la +1
.
0

d) Montrez par des exemples que, dans le cas où 0 = -1, on ne peut


rien dire concernant l'intégrabilité de f sur [a, +oo[ .
Intégration sur un intervalle quelconque 131

Quelques coups de pouce

Il Cherchez des fonctions équivalentes.

~ Étudiez K = 1 + iJ .
!

@J Intégrez
Jor (J' (t») 2 dt, puis étudiez l'hypothèse x~+ooh
lim r (J' (t)) 2 dt .

[I] Pour démontrer l'existence de la limite de


Jo
r sint t dt , vous pouvez
intégrer par parties pour obtenir un dénominateur en t 2 ; choisissez bien
la primitive de sin t ou n'intégrez que sur JI, x[ .
,
Une autre methode est de transformer
lmr sin t
- - dt en somme partielle
a t
d'une série convergente.
Cette méthode s'applique aussi à r" 1sint tl dt.
Jo
[]] Considérez les cas y > 0, y = 0 et y <0.

[ill Comparez ln sin t et ln t au voisinage de 0+.


Pour le calcul, le changement de variable t = 2u permet d'obtenir une
équation qui donne la valeur de l'intégrale.

ŒJ On peut utiliser ]0, ~ [ = ]0, ~]u[~, ~ [ou f(x) = ln (sinx)-ln (cosx).


t
[§J Étudiez l'intégrale 1 sur [a,,BJ à l'aide de changements de variable et
de la relation de Chasles.

œ Pour étudier JX f(t)dt, prenez le plus grand entier n tel que 2n+1::;x
et exprimez
r
Jl
2n + l
J(t) dt sous la forme d'une somme partielle d'une
série.
132 Intégration sur un intervalle quelconque

; j)] Pour trouver la partie principale de l'intégrale lorsque x tend vers 0,


montrez d'abord que j+oo f(t) dt est bornée, puis intégrez par parties
sur ]0, l[.

] ] On peut écrire f((k+1)~ )~f(t)~f(k~) pour tout t E [k~, (k+1)~],


n n n n
puis intégrer.

12] 1. La fonction x 1-+ eX est convexe.


2. Utilisez des changements de variables trigonométriques.
3. Montrez d'abord que In+l = _n_ In-l .
n+l
On peut en déduire la valeur de In selon la parité de n, mais cela n'est
pas indispensable ici.

1'131 1. Intégrez l'encadrement


(1 - ê) g(t) ~ h(t) ~ (1 + ê) g(t)
sur des intervalles convenables.

2. a) Si a -=1= 0, utilisez 1.b avec 9 = ff' a


et h(x) = -; .
b) Prenez ,BE]a,l[.
c) Prenez ,B E ]-l,a[.

Les corrections d'exercices

[Il Toutes les fonctions proposées sont continues.

a) Quand t tend vers 0, on a earctan t - 1 rv arctan t rv t,


donc f(t) rv 1 .
o
Ainsi f est bornée, donc intégrable sur ]0, 1] .
Intégration sur un intervalle quelconque 133

arctant 7r
b) Quand t tend vers +00 , on a rv - •
t 2t
7r
Comme t 1---+ 2t n'est pas intégrable sur [1, +00[, il en est de même de
la fonction g.
1
c) Quand t tend vers 0, on a h(t) rv - .
t
Comme.!. n'est pas intégrable sur ]0,1], h n'est pas intégrable sur cet
t
intervalle, ni sur ]0, +oo[ .

d) Quand t tend vers +00 , on a Comme t


i(t) rv ~. 1---+ ~2 est
2t 2 t
intégrable sur [1, +oo[ , i est intégrable sur cet intervalle.

e) On suppose a -1 b . On a lim j (t) = 0, donc j est intégrable sur ]0, 1] .


t->O
Quand t tend vers +00 :
-5 a2 1 -~ b2 1
e t =1-(ï+o(t 2 ); e t =1- t2 +o(t 2 )
b2 _a2 1
d'où j(t) == t2 + o(t 2 ) .

Comme t 1---+ t~ est intégrable sur [1, +00[, j est intégrable sur [l, +00 [ .
Donc j est intégrable sur ]0, +oo[ .

f) Quand t tend vers +00 , on a k( t) = 0 (t12 ) , donc k est intégrable


sur [1, +00[. Quand t tend vers 0, on a :
et _ e-\ t2 t2
t = 2 +"3 +o(t 2) = 2(1 +"6) +o(t 2).
t 1 t2 t 1 t2
D'où =-(1--)+o(t 2 ) puis __ = __ +o(t 2),
et - e- t 2 6 et - e - t 2 12
donc lim k(t) = -~ .
t->O 12
Par conséquent, k est bornée et donc intégrable sur ]0,1].
En conclusion, k est intégrable sur ]0, +oo[ .

~ On a le-at cos,8tl ~ e- at . Comme ct > 0, on a eat = O(t~) quand


t tend vers +00 , donc la fonction t1---+ e- est intégrable sur [0, +00[, at
d'où ['existence de l (ct,.8) .
Celle de J (ct,.8) se démontre de la même façon .
134 Intégration sur un intervalle quelconque

Posons K = 1 (a, (3) + iJ (a, (3) . On a :

K = 1 o
+00
e( -
.
0+113) t dt =
[e( -o+i/3) t] +00
-a + i(3 0
-1
-a + i(3 =
a + i(3
a 2 + (32 '
a
d'où I(a,(3) = ReK= 2 (32
a +
(3
et J (a, (3) = lm K = 2 (32
a +
,
1

"ID Comme (J') 2 est de signe constant, il suffi t de montrer que


x 1--4 fox (J' (t)) 2 dt admet une limite finie en +00 . On a :

fox (J'(t))2 dt = [f(t) j'(t)]~ -fox f(t) J"(t) dt.


Comme f et J" sont de carré intégrable sur [0, +00[, f J" est intégrable
sur [0, +00[, donc x 1--4 fox f(t) J"(t) dt admet une limite finie en +00.

Supposons alors (J') 2 non intégrable, donc lim


x--->+oo Jor (J' (t)) 2dt = +00.
D'après la relation ci-dessus, on aurait alors:
lim f(x) j'(x) = +00,
x ---> +oo

d'où lim
Jor f(t) j'(t) dt = +00 .
x --->+oo

Or fox f(t) j'(t) dt = [~ (J(t))2 = ~ ((f(x))2 - J: (f(0))2) .

On aurait donc lim f(x) = +00 ,


x-+oo
ce qui n'est pas, puisque f2 est intégrable sur [0, +oo[ .
En conclusion, (J') 2 est intégrable sur [0, +oo[ .

[j] 1.. Première méthode

La fonction t 1--4 -sin t est contmue


t
. et b ' sur 10, x [ pour tout x >
ornee °,
donc
o t
- l
x sin t .,.
dt est bien definl. On a

l o
x sint d
-
t
t= 11
0
-sint d t+ JX -sint dt
t 1 t
Intégration sur un intervalle quelconque 135

et

r sint dt = [ _ cos t] x _ r co~ t dt = _ cos x + cos 1 _ r co~ t dt .


JI t t 1 JI t x 1 JI t
cost 1
Or ~ = 0(t 2 ) quand t tend vers +00.

Comme :2 est intégrable sur [1, +oo[ , il en est de même de t 1---> c~ t .

En notant l son intégrale on a donc:

lim r cost dt = roo cost dt = l


2 2
x ..... +oo JI t JI t '
d'où ·
1lm
x ..... +oo
lX -sint- d -11 sin t d + -cos- - l .
0
t t -
0
-- t
t 1
1

1
. Donc x 1--->
lX sint dt admet bien une limite finie en +00 .
--
o t
Variante
On peut intégrer par parties sur 10, x[ , à condition de bien choisir la
primitive de sin t :

r sin t dt = [1 - cos t] x _ 1 - ~os t dt = 1 - cos x _ r


1 - ~os t dt. r
Jo t , t 0 Jo t x Jo t
En utilisant
1 - cost 1 1t 2 +0(t 2 )
t + o(t) quand t tend vers 0,
2 = _
t t 2
on termine ensuite comme ci-dessus .

• Deuxième méthode
Pour x > 0, soit n = E(::') E.IN tel que:
'Ir

On a alors:

l
o
x sin t
-dt=
t
l 0
nrr sin t
-dt+
t
lX -sindt t .
nrr t

Pour x > 'Ir , on an> ° et alors :

I l
mr
X sin t
- - dt
t
1
~
lX nrr
1
- dt
t
~
l(n+l l rr
nrr
-
n'lr
1 1
dt = - .
n
136 Intégration sur un intervalle quelconque

On en déduit:
·
1lm
x-t+oo
lX -sintt- d
mr
t = O.
D'autre part

i o
n 11" . t
-sm d t=~
t
'"'
n-l

k=O
1 k11"
(k+I)11". t
-sm d t·
t '
or

l h
(k+l)11" sin t
-
t
dt =
111"

0
sin(t
t+ 71"
+ k7r)
k dt = ( -1) v k
k
,

où Vk =
o t
1+
11" sin t
--k- dt .
71"
..
Appliquons le critère des séries alternées.
Pour tout t E [0,71"], on a:
t+h ~ t + (k + 1) 71" et sint ~ 0,

donc sint ~ sint d'où en intégrant:


t + k7r '/ t + (k + 1)71" '
Vk ~Vk+l,
donc la suite (Vk) est décroissante.
De plus t + k71" ~ k71", donc, pour k ~ l , on a :

Vk ~
Jo
r ~ =~,
k7r k
d'où lim Vk =0.
k-t+oo
+00
Ainsi, la série L( _l)k Vk converge. En notant S sa somme, on a donc:

l
k=O

lim
x-t+oo
l0
x . t
sm dt =
t
lim
n-t+oo 0
n 11" .
Sin
t
t
dt = L
+00 l(n+l)11"

n=O n11"
. t
sm dt = S .
t
sin t ,
2. Montrons que J(t) = -t- n'est pas integrable sur ]0, +00[, en adap-
tant la dernière méthode.

r1 sintl dt ~ r11" 1sintl dt = ~ r Isin(t + k7r)1 dt


Jo t Jo t k = OJo t+k7r
n-ll11" . t n-l
=L k=O 0
~dt=L>k.
t + k71" k=O
Intégration sur un intervalle quelconque 137

Or,pourtEI0,1l"],onat+k1l"~(k+1)1l",d'où 1 ~ 1
t+k7r? (k+1)1l" '

et Vk?'
~ 1
(k+ 1)1l"
r
Jo
sint _ 2
t dt - (k+ 1)1l"
.

1
Comme L k diverge, il en est de même de L Vk , donc:

·
1lm
x-->+oo
lX -sintl-
0
1
t
dt = +00,
sin t
ce qui montre que t 1-+ -t- n'est pas intégrable sur ]0, +001.

Remarque:
+00 sint
- - dt = -
On montre que
t
1l"
2
1 o
(cf Flash SUP Analyse 2 p. 151, ou Tome 2).

[[] Distinguons les cas y = 0, y > ° et y < °.


1. Cas y = 0, soit f(t) = In(l +t X ) •

1 + lX
x ln t
• Si x> 0, on a f(t) +00
tx
- Si x > 1, quand t tend vers +00 on a :
1
f(t) = O(t p ) avec (3 E ]l,xl.
1
Comme t 1-+ tP est intégrable sur la, +oo[ , il en est de même de f.
- Si x E JO, 1J , on a, pour t ;? 1 :
x Int ~ :. .
tx ? t
1
Comme - n'est pas intégrable sur [a, +00[, il en est de même de f.
t
In2 .
• Si x = 0, on a f(t) = 2 donc f n'est pas intégrable.

• Si x < 0, on a f(t) rv tX •
+00
- Si x E 1-1, O[ , comme t X n'est pas intégrable, f n'est pas intégrable.
- Si xE]- 00, -l[, comme t est intégrable, X f l'est aussi.
138 Intégration sur un intervalle quelconque

tX e - ty 1
2. Cas y > o. On a alors f(t) rv
+00
--,
1 + tx
donc f(t) = o( -2) .
t
Or t12 est intégrable sur [a, +00[, donc f l'est aussi.
3. Cas y < o. On a alors au voisinage de +00 :
ln W e- ty ) x ln t - ty rv _--..!:L .
f(t) rv 1 + tx 1 + tx 1 + tx
ty
• Si x > 0, on a f(t) -y t l - x , donc f est intégrable si et
tx
seulement si x > 2 .

• Si x = 0, on a f(t) - t~ donc f n'est pas intégrable ...

• Si x < 0, on a f(t) - ty et f n'est pas intégrable.


Conclusion
f est intégrable sur [a, +oo[ si et seulement si (x, y) vérifie l'une des con-
ditions suivantes:
y >0 ; y = 0 et Ixl > 1 y °
< et x > 2 .

1 @] • Intégrabilité
1

1 La fonction proposée est continue sur ]o,~] et, quand t tend vers °par
valeurs positives, on a ln (sin t) = o( lin tl ) .

Or, t 1-+ ln t est intégrable sur tout intervalle ]0, a] où a > °.


En effet, pour a > °et E E ]O,a[, on a:

la ln t dt = [t ln t - t] ~ = a ln a - a - (tln E - E) ;

et lim(tlnE-E) =0.
,, ~ o
,,>0
Comme la fonction t --> ln t est de signe constant dans un voisinage de
0, elle est intégrable sur ]0, a] .

Ainsi, t ...... ln sin t est intégrable sur ] 0, ~ 1.

• Calcul
.li1
Posons 1 =
. Jor:;; ln sin t dt. Le changement de variable t = 2u donne:
Intégration sur un intervalle quelconque 139
". ".

l 210 ln sin 2u du = 2 10 (ln 2 + lnsin u + ln cos u) du


4 4

~ In2 + 2 lot lnsinudu + 21a t lncosudu.


7r
En posant u = "2 - v dans la dernière intégrale, il vient:

l = "27r ln 2 + 2Jor!J; ln sin udu + 2 Jrrx ln sin v dv JI

7r rrx "4
"2 ln2 + 2 Jo Insinudu
On obtient donc:
7r 7r
1 = "2 ln2 + 21, soit 1 = - "2 ln 2.

[Il • Première m.éthode


f est continue sur ] 0, ~ [ . Quand x tend vers 0 par valeurs positives,
f(x) = O(llnxl)· Comme x 1---+ Ilnxl est intégrable sur JO,aJ pour
a> 0 (cf. exercice 6), f est intégrable sur ] 0, ~] et:
". ".

Jor"4 f(x) dx = lim


",-->0
1"4 f(x) dx .
Q

7r 7r
Remarquons que, pour 0: E ] 0, '4 [, en posant x = "2 - u, dx = -du,
on a:

lrx - "'ln(tanX)dx = -t"'ln(tan (~-v)) dv= ltlnCa~lv)dv


"4 4

=- 1 ".

4
ln (tan v) dv,
d'où

lim
o ~ oJ~
",>0
rrx-", f(x) dx = -
"4
lim
a~O
",>0
1t '"
f(x) dx.

Comme f est de signe constant sur [~, ~ [ , ce résultat montre que f


4 2
est intégrable sur cet intervalle et :
". ". ".

1"'1 f(x) dx = 10"4 f(x) dx + l"'1 f(x) dx = o.


"4
140 Intégration sur un intervalle quelconque

• Deuxième méthode
f(x) = ln (sin x) -ln(cosx).
On montre comme ci-dessus que x t-+ ln (sin x) et X t-+ ln (cos x) sont
intégrables sur ]0, ~ [ . Le changement de variable x = ~ - v dans
71"
2
la"'I ln (cos x) montre l'égalité des deux intégrales.

']] • Calcul de 1
e- ax _ e- bx
Soit f la fonction définie sur ]0, +oo[ par f(x) = ----
x
f est continue et
1
f(x) = 0(x 2 ) quand x --+ +00
f(x) = b - a + 0(1) quand x --+ 0,
donc f est bien intégrable sur ]0, +oo[ .
Pour a > 0 et (3 > 0 , on a :

1 ~ f(x) dx = 1~ _e_
-= dx _ 1~ _e_
- ~ dx

l
a a X a X

laaa~ -e-Ud u - e- U
b (J
= -du

l
U ba U

= l ba e-U

aa
-du-
U a~
b(J e- U
-du.
U

Pour obtenir la valeur de l, il suffit de faire tendre {3 vers +00 et a vers


o. On a:
lim a {3 = lim b {3 = +00 .
~---t+OO f3---t+oo
e- U
Comme u 1-+ - est intégrable sur [l , +00[, on a donc:
u
lim
~---t+oo
l a~
bf3 - u
~ du=O.
U

En supposant a ( b, pour u E [aa, bal , on a:


.,
d'où, en intégrant:
'-

e- ba ln -b (
a
l aa
ba
-e- du ( e- aa ln -b ,
U
U

a
Intégration sur un intervalle quelconque 141

et donc
l = lim
a-+O
1 00

ao U
-1.1
~ du = ln - .
b
a
Remarque
Comme f est de signe constant dans ]0, +oo[ , elle est intégrable si et

seulement si la fonction (a,f3)


quand a tend vers a et 13 vers +00 .
1-+ J: f(x) dx admet une limite finie

Il n'est donc pas indispensable d'étudier l'intégrabilité à priori.

• Calcul de J
. ()
SOlt arc tan ax - arc tan bx
g x = .
x
Comme ci-dessus, pour a > 0 et 13 > a on a :

1 a
{3
g( x ) dx = 1
~
00 arctan x d x b-
X
{3 arctan x d
x. l
~ X
arctanx
La fonction x 1-+
x est intégrable sur
. ]0,1 [ , donc
lim Ibo arctan x dx = a .
~>8 ao x
Supposons a ~ b . Pour x E [af3, bf3] , on a :
arctan af3 ./' arctan x ~ arctan bf3
x ~ x " x '
d'où, en intégrant sur [af3, bf3] :
b
arctan( af3) ln - ~
Ib(3 arctan x dx ~
b
arctan (bf3) ln - .
a a(3 X a
7r
Comme lim arctan(af3) = Hm arctan(bf3) = -2 ' on a donc:
{3-++00 (3-++00

Hm r (3 arctan x dx = ~ ln ~ .
b

(3-++oo}a(3 x 2 a
7r a
g est donc bien intégrable sur ]0, +oo[ et J = "2 ln b .

f9l
~
1. Quand t tend vers +00, on ag(t) = f(t)+o(I), donc f(t) rv
+00
g(t).

On a If(t)1 = ~ . Or ~ n'est pas intégrable sur [1, +00[, donc f n'est


t t
pas intégrable sur cet intervalle.
142 Intégration sur un intervalle quelconque

Il en est de même de g, puisque g '" f . En effet, comme f = O(lgl) ,


l 'intégrabili té de g entraînerait celle de f.

2 .• Étude de lim
x->+oo JI
r f(t) dt .
Soit x > 1 et n E N tel que 2n + 1 :::;; x < 2n + 3 .

Alors J1xf(t) dt = J2n+1 f(t) dt +


lX f(t) dt .
1 2n+ 1
Or 11 X

2n+1
f(t) dt :::;;1 lX 2n+1
-dt :::;; -2- ,
t 2n + 1

donc lim
x->+oo J2n+1
r f(t) dt = 0.

Par ailleurs :

J zn+l
f(t) dt = L
n l Zk+1 (_I)E(t)
t dt
1 k=l Zk - l

= (r2k _ dt + r2k + 1 dt)


~ J
n

2k-1 t J2 k t
n

= L (- ln (2k) + ln (2k - 1) + ln (2k + 1) - ln (2k))


k= l
n 1
= Lin ( 1 - 4k 2 ) •
k= l
1 1
Comme ln (1 - 4k 2 ) -t-:O - 4k 2 et comme la série L - 4k1 2 converge
+00 1
avec ses termes de signe constant, Lin (1 - - 2) converge.
k= l 4k
En notant S la somme de cette série, on a dOlic:

lim
x->+oo
J 1
x
f(t) dt = lim ' " ln (1 - -z) = S.
n->+oo
Tt

L..t
k= 1
1
4k

• Étude de lim
x--->+oo JI
r g(t) dt.
(

On a f x
g(t) dt =
fX f(t) dt + fX dt
1 ( )
1 1 I l nt+l
Intégration sur un intervalle quelconque 143

Or r
JI
dt >-
tln(t+1)/ JI
dt - [ln ( ln (t l) ) r
r (t+l)ln(t+I)- + 1

= ln (In (x + 1)) - ln (ln 2)


Donc lim r g(t) dt = +00.
x--->+oo JI
Remarque
Cet exemple montre que l'équivalence des fonctions f et g n'entraîne pas
celle des intégrales JX f(t) dt et JX g(t) dt ( cf. la remarque analogue
concernant les séries chap. 2, ex. 3).

- t
101 Pour x > 0, la fonction f(t) = _e_ est continue sur [0, +00[.
x +t
De plus, quand t tend vers +00, on a f(t) = O(e- t ) .
Comme t 1-+ e- t est intégrable sur ]0, +00 [ , il en est de même de f.

On a 1+ 00
f(t) dt = 1 1 f(t) dt + J+oo f(t) dt.
Or 11+ 00
f(t) dtl ~ f+oo e - t dt ~ 1+ 00
e- t dt = 1.

D'autre part

1 1 e-t
--dt=
o x+t
[e- t
1 1
In(x+t)]o+J(x) = -ln(x+l)-lnx+J(x),
e

où J(x)
.
= 1 1
e- t ln (x + t) dt vérifie :

IJ(x)1 ~ 11 Iln(x + t)1 dt.

La fonction t 1-+ ln (x + t) change de signe lorsque t = 1- x .


Pour x E 10, 1[ , on a donc:

l11In(x+t)ldt = -11-xln(x+t)dt+ J~xln(x+t)dt

~- l i-x
o
lntdt+
fi
1- x
In(l+t)dt

~ -1 1
ln t dt + 11 ln (1 + t) dt ~ l + ln 2 ,
puisque t 1-+ -lnt est intégrable sur 10, l[ et d'intégrale l (cf. ex. fj).
144 IntégTation sur un intervalle quelconque

Ainsi, J(x) est borné dans un voisinage de O.


1 .
Il en est de même de x 1-+ - ln (x + 1) .
e

En tout 1 o
+00 e-t
- - dt = -lnx + 0(1), donc
x+t

o
1
+00 - t
_e_ dt rv - ln x .
x +t

lI] • Pour k E {l, . . . , n - 1} et t E [k ~, (k + 1) ~] , on a :


n n

d'où, en intégrant sur :


[k~, (k + 1)~]

a ( a) l(k+l)* f(t) dt ~ -af (k -a) ,


- f (k + 1) - ~
n n k* n n
puis en sommant sur {l, ... , n - I}, on a :

~tf(k~)~
n n
rf(t)dt~~~f(k~).
J~ n ~ n
k= 2 n k=l

On a encore:

-a f( -)
n
a
n
~ 1*
0
f(t) dt ,

d'où:

" Sn~ Jorf(t)dt~Sn-~f(a)+


n
{* f(t)dt,
Jo
ou encore:
a !!
°~ Jo( f(t) dt - Sn ~ Jo(n f(t) dt - ~n f(a) .
a
Comme f est intégrable sur ]0, a] , on a lim
n-++oo
{n f (t) dt =
Jo °,
et de même:
lim
n-++oo
~
n
f (a) = °.
Conclusion
lim Sn
n-++oo
=
Jo r f(t) dt .
Intégration sur un intervalle quelconque 145

• Application
La fonction f définie sur ]O,~] par f(t) = ln(sint) est intégrable (cf
ex. 6) . On a ici :
IT n br IT
Sn = 2n Llnsin 2n = 2n InPn
k=1

n
n II . kIT nII-l. kIT
où F n = sm 2n = sm 2n .
k= 1 k=l

Pour déterminer la valeur de ce produit, étudions Q(X) = ~2; ~ Il ,


qui est un polynôme puisque X 2 - 1 divise X 2n - 1 . On a :
n
II (X _e i ~)
- 1 n- l
Q(X) = k(;~11) (X + 1) II (X - e i k;) II (X _ e k; )
i

k = -n+l k= 1

n- 1 . k" . k" n- 1 kIT


= II (X -e1n ) (X _e- 1n ) = II (X 2 -2cos-;- + 1)
k= 1 k=1

= fi [(X - k:)2
k= 1
cos +sin2 k:],
d'où, en posant X = 1 :
n-l [ k k] n- l k
Q( 1) = II (1 - cos ~ ) 2 + sin 2 ~ = II (2 - 2 cos ~ )
n n n
k=1 k= l
n-l
= 4n - 1 II sm. 2 kIT
2n
= 4n - 1 p2

k=1
Or
2n 1 2n z2n-l
Q(l) = lim z - = lim = n,
z~1 z2-1 z~ l 2z

d'où 4 n - 1 p2
n =n , ou encore

On en déduit:
IT (1 'Ir ln n n - 1 IT
Sn =- - ln n - (n - 1) ln 2) = - - - - - x - ln 2,
2n 2 4 n n 2
7T

= - ~2
d'où
Jo['lln(sint) dt = lim Sn
n~+oo
In2.
146 Intégration sur un intervalle quelconque

Les corrections de problèmes _______

1121 1. La fonction exponentielle étant convexe, son graphe est situé au-
dessus de sa tangente en x = O. On a donc:
'Ix E IR 1 + x :::;; eX .
t2 t2 t2
Pour tE [0, fol , on en déduit 1- -:::;; e- n , d'où, puisque 1- - ~ 0 :
n n
(1- t )n :::;;e- t2 •
2
n
On obtient de même
( 1 + -t2)n :::;;e t2 ,
n
puis, en passant aux inverses :
_t2 / ' 1
e ::::::: --...,.--
(1 + t 2
n
r
En tout:
(1 -t2- )n :::::::e:::::::
/' _t2 / ' 1
2
n (1 + ~r
n
2. En intégrant membre à membre, on obtient:

1 vin (1 - -t2 t dt :::;; 1 vin e- t2 dt :::;; 1 v1n dt 2


a n a a (1+~r
n
La substitution .5n = sin x dans la première intégrale donne:

1a
vin t2
{1--tdt =
n a
1~
(1-sin 2 xtfocosxdx
rr
{'l
fo Jo (cosx) n
2 +1
= dx = fohn+1.

La substitution .5n = tan x dans la seconde intégrale donne :

{vin dt (i fo (1 + tan 2 x) dx {'i dx


Jo (1 + t 2r = Jo (1 + tan 2 x)n = fo Jo (1 + tan 2 x)n-l
n

= .;n 1 rr
4 (cosx)2n-2 dx:::;; Vn 1'1 71'

(cœx)2n-2 dx = fo hn-2
Intégration sur un intervalle quelconque 147

En tout:

Vn 12n+l ~ 1,,1n e- t2 dt ( Vn 12n - 2 .


3. En intégrant par parties,on obtient:

Tf

=n 1"'1 (1 - cos x) cos2 n - 1 x dx = n (In - l - In+!) ,

d'où In+l = ~1 In-l, puis:


n+
(n + 1) In+l In = n In In - l,
ce qui montre que la suite n f-+ n In In-l est constante, d'où:
'Ir 'Ir
n In In-l = 1 ft la = 1 x 1 x "2 = "2 .
'Ir
Montrons que In - l rv In. Pour xE [0, -] , on a:
+00 2
cosn + 1 x ( cos n x,
donc la suite (In) est décroissante, soit In+l ( In ( In - l,
d'où, puisque In - l > 0 :
n /' In /'
--:::::::;:--:::::::;:1
n+ 1 In - l
.
1lm In
et donc - - = 1.
n--->+oo In - l

Ainsi, In - l In, d'où l'équivalence nI~


rv
+00 +00 "2'
ou encore In rv [7r. Ainsi:
+00 V~

de même:

On a donc:
lim
n--->+oo
1,,1n
0
2
e -t dt = -
..fi
2
.
148 Intégration sur un intervalle quelconque

Comme e- t2 ~ 0, la fonction x f-+ fox e- t2 dt est monotone.

On a donc de même :
lim
x->+oo Jo
r e- t2 dt = ..fi[ .
2
2
Ainsi, t f-+ e- t est intégrable sur ]0, +(X)[, avec:

fo +OO e _ t2 dt =..fi[

o 2
Remarques
• Les intégrales Ip sont appelées intégrales de Wallis. Leur étude est un
exercice classique qu'il faut bien connaître .

• Pour un autre calcul de fo+oo e- t2 dt, cf. Flash SVP Analyse 2.

·1131 1. a) Comme g(x)


+00 h(x) , on a
rv h(x) = O(lg(x)l) quand x tend

vers +(X), donc h est intégrable puisque 9 l'est.


Soit ê > 0; il existe r ~ a tel que, pour tout t ~ r :
(*) (1 - ê) g(t) ~ h(t) ~ (1 + ê) g(t) ,
d'où en intégrant sur lx, +(X)[, pour x~ r :

(1 - ê) 1x+00 g(t) dt ~ 1+00


x h(t) dt ~ (1 + ê) 1+
00
x g(t) dt,
ce qui montre l'équivalence:

1+00 g(t) dt + 1+00 h(t) dt.


x
~
x

b) En intégrant (*) sur [T,X] pour X ~ T, on a:

(1 - ê) lX g(t) dt ~ lX h(t) dt ~ (1 + ê) lX g(t) dt.


On en déduit:

(1 - ê) lX g(t) dt - (1 - ê) l g(t) dt + l r r
h(t) dt ~ lX h(t) dt

~ (1 + ê) lX g(t) dt + l r
h(t) dt - (1 + ê) l r
g(t) dt,
Intégration sur un intervalle quelconque 149

ou, a fortiori :

(l-é) lX g(t)dt-l
r
g(t)dt~lX h(t)dt~(1+é) lX g(t)dt+ l r
h(t)dt,

ou encore:

l r
g(t) dt lX h(t) dt l r
h(t) dt
(l-é)- ~ ~l+é+----
lX g(t) dt lX g(t) dt lX g(t) dt

Comme 9 est positive et non intégrable, on a Hm lX g(t) dt = +00 .


x------t+oo a

Il existe donc ri ? r tel que, pour tout x ? ri , on ait:

l a
r
g(t) dt
~é et
l a
r
h(t) dt
~ é,

lX g(t) dt lX g(t) dt

et alors:
lX h(t) dt
1-2é~ a ~1+2é .
lX g(t) dt

lX h(t) dt
Ainsi lim a = 1 et donc f"'g(t)dt "" f"'h(t)dt.
"'-++00 lX g( t) dt la +00 la

J'(x) a
2. a) • Cas a -=J O. On a alors f(x) +:0 ;;- .
. . f'(x)
On dispose donc de b? sup{l, a} tel que, pour x? b, on ait f(x) > O.

Comme x 1-+ ~ n'est pas intégrable sur lb, +00[, en appliquant 1. h, on


x
obtient l'équivalence pour x tendant vers +00 :

lb
x f'(t)
-f() dt ""
t
lX b
a
- dt ,
t
ou encore:
lnf(x) -lnf(b) "" alnx - alnb,
150 Intégration sur un intervalle quelconque

d'où lnf(x) '" alnx, c'est-à-dire:


lim lnf(x) = a.
x->+oo lnx
• Cas a = O. Soit ê > 0; il existe r ~ sup{a, 1} tel que, pour t ~ r,
on ait 1 f'(t) 1 ~ ~ ,
f(t) '" t
d'où, en intégrant sur [r, xl, pour x ~ r :

l r
x 1 f'(t) 1
f(t) dt:S;:E(lnx-lnr):S;:clnx,

Or

IX 1 jgj 1 dt ~ Ilx Ijgj dtl = lin f(x) -ln f(r)1

~ Ilnf(x)I-llnf(r)1
d'où IInf(x)l:S;:dnx+lInf(r)l,

ou encore !lnf(X)I:S;:ê+!lnf(r)!.
lnx ln x

Comme lim ln x = +00 , il existe r' ~ r, tel que, pour tout x ~ 1-' ,
x->+OO
on ait:
lnf(r)l:S;:ê et donc lnf(X) 1 ~ 2
I ln x I l nx '" e,
c'est-à-dire:
lim lnf(x) = 0.
x->+ooln x

• Dans les deux cas, nous avons donc montré que lim ln f(x) = a .
x -> +oo lnx
. . Inf(x) ..
b) SOIt ;J Ela, -1[. Comme hm -1-- = a, Il eXiste r tel que, pour
nx
x - '+OO
tout x ~ r , on ait:
lnf(x)~;J d'où f(x):S;:x{3.
lnx '" ,
Comme x f-+ x{3 est intégrable sur [r, +00[, f est intégrable sur ce même
intervalle, donc aussi sur [a, +oo[ .
En intégrant par parties sur [x, yl , on a, pour x :s;: y :

l Y
f(t) dt = Y f(y) - x f(x) -l Y
t f'(t) dt .
Intégration sur un intervalle quelconque 151

Or, pour y ~ r, on a 0 < y J(y) ~ y!3+1.

Comme i3 + 1 < 0, on a lim y!3+ 1


y ~ +~
= 0, donc Hm y J(y)
y ~ +~
=0.
En faisant tendre y vers +00 , on a donc:
r+~ r+~
Jx J(t) dt = -x J(x) - Jx t J'(t) dt,
ou encore:
r+~
Jx (J(t) +tJ'(t)) dt = -xJ(x).

Or lim x J'(x) = a donc Hm x J'ex) + J(x) = a +1


x ~ +~ J(x) , x ~ +~ J(x) ,
d'où x J'(x) + J(x) '" (a + 1) J(x) .
On peut apppliquer 1. a aux fonctions
g(x)=(a+l)J(x) et h(x) = xf'(x)+J(x)
car g est négative, donc h aussi à partir d'un certain rang. On obtient:
r+~ r+ ~
Jx (t J'(t) + J(t)) dt +:0 (a + 1) Jx J(t) dt .

On a donc:
r+~
(a+l) Jx J(t) dt '" -xJ(x),
ou encore:

1x +~ J(t) dt xJ(x)
'" - - - .
a +1
c) Soit i3 E]- 1, a[. Il existe T ~ sup{ a, 1}, tel que, pour x ~ T, on ait:

InJ(x)~i3
~ donc J(x )-;::-' x !3 .
lnx
Comme XI-> x!3 n'est pas intégrable sur [T, +00[, J n'est pas intégrable
sur ce même intervalle, donc J n'est pas intégrable sur [a, +oo[ .
En intégrant par parties, il vient:

lX J(t)dt = xJ(x)-aJ(a)-lXtJ'(t)dt,
ou
lX (tJ'(t) + J(t)) dt = xJ(x) - aJ(a).
152 Intégration sur un intervalle quelconque

En appliquant 1. b aux mêmes fonctions g et h que ci-dessus, on a :

lX (tf'(t) + f(t)) dt '" (a + 1) lX f(t) dt,


et donc:

la
x f(t) dt '" x f(x) - af(a) .
a+ 1
Comme lim
x-++<x> la
t f(t) dt = +00, on en déduit:

r f(t) dt +=
la
rv X
a
f(x) .
+1

d) • Pour x ~ 1 ,posons f(x) = ~ ;f n'est pas intégrable sur ]1, +oo[ .


x
f'(x) 1 . x f'(x)
On a - f () = - -, donc Ilm - f ( ) = -1 .
x x x-++= X

1
• Pour x ~ 2, posons g(x) = x (lnx)2
On a ln g( x) = - ln x - 21n (ln x) , donc :
g'(x) 1 2
g(x) = -;; - x Inx '

d'où encore lim x g'(x) = -1 . Or


x-++= g(x)

r dt r
[1]X 1 1
l2 g(t) dt = l2 t (lnt)2 = - Int 2 = -ln-2 - -ln-x'

donc lim
x-++=
l2
x 1
g(t) dt = -1
n
2'

Comme la fonction g est de signe constant, ceci montre qu'elle est inté-
grable sur [2, +oo[ .

,
PROBLÈMES GÉNÉRAUX ~

Les énoncés de problèmes

II] (D'après les concours communs polytechniques)


I. Questions préliminaires
Dans tout le problème, n désigne un entier fixé, supérieur ou égal à 2.
Dans ]Rn, considéré comme un espace vectoriel normé, on note
n
(et, e;;, ... ,e;:) la base canonique et ê = Let .
i= l
On rappelle que:
- un sous-ensemble K de IR n est convexe si, et seulement si, il vérifie la
propriété suivante:
v (X', 1}) E K 2 "lÀ E [0,1]
- les sous-ensembles compacts de ]Rn sont les sous-ensembles fermés et
bornés.
On admettra que, de toute suite dans un compact K de IRn , on peut
extraire une sous-suite convergente dans K .

Soit K un sous-ensemble convexe et compact de IRn .


Soit f une application linéaire de ]Rn dans 1Rn vérifiant f(K) c K.

À tout élément lt de K, on associe la suite (iLk) définie par:


-----> ----->
Ua = a,
iLk = -1k (lt
+1 + f(lt) + f2(lt)
.
+ ... + fk(lt)) avec k ~ 1,

où fk représente f composée k fois .

1. Montrez par récurrence que la suite (iLk) kEN est une suite d'éléments
de Je.
2. Montrez que lim
k~+oo
[f(iLk) - iLk] = 0.
Déduisez-en qu 'il existe un élément de K invariant par f.
154 Problèmes généraux

On note Kn l'ensemble des vecteurs? = (


Xnl ) de IR n qui vérifient:
X

Vi E {l,··· ,n} o ~ Xi et LXi = 1,


i=l

et Sn l'ensemble des matrices P = (Pij) 1 . / . /


~t,J~n
de Mn(IR) qui vérifient:
n

V(i,j) E {l, ... ,n}2 o ~ Pij et L Pij = 1.


i= l
L'objectif du problème est l'étude d'itérations dans Kn du type:

avec ?(O) élément de Kn et P matrice donnée de Sn .

II. Convergence de la suite ?(k)

Dans toute cette partie, P = (Pij) 1'/' . ./


::::::.:::t,J~n
est un élément fixé quelconque
de Sn.

L a) Montrez que Kn est un sous-ensemble compact convexe de IRn .

b) Montrez que, si ? E Kn , alors PI' est encore dans Kn .


c) Concluez qu'il existe? dans Kn vérifiant PI' = ? .
Un tel vecteur? sera appelé un vecteur invariant par P.
2. Pour tout n entier supérieur ou égal à 2, donnez un exemple de ma-
trice de Sn ayant plusieurs vecteurs invariants dans Kn.
Donnez un exemple de matrice de S2 pour lequel la sui te (? (k)) définie
par (*) ne converge pas.

3. Soit t P la matrice transposée de P. Pour? E IRn , on note:


me?) = min Xi et M(?) = max Xi'
l(;i(;n l(;i(;n r-

Montrez que me?) ~ meP?) et M(?) ~ M (tp?).


4. Soit w = min Pi,j' Montrez que:
l(;i,j(;n

(1 - w) me?) + w M(?) ~ m (t PI')


et
M crP?) ~ (1- w) M(?) +wm(?).
Problèmes généraux 155

Déduisez-en que:
M (tpX') - m (tpX') ~ (1- 2w) (M(X') - m(X')).
. 1
5. On suppose 0 < w < "2' Montrez qu'alors, pour tout vecteur X' E IRn ,
il existe un réel h(X') tel que :
lim t pkX' = h(X') e+ .
k--->+oo

Déduisez-en que la suite de matrices e pk) converge vers une limite à


déterminer en fonction de h(ei), ... , h(e;:) .
6. Concluez que, pour toute matrice P de Sn à coefficients strictement
positifs, il existe un unique vecteur X'(oo) dans Kn tel que pour toute
valeur initiale X'(O) E Kn , la suite (X'(k)) définie par la récurrence
X'(k + 1) = P7(k) converge vers 7(00) .
Exprimez 7(00) en fonction de h(e(), ... h(e;:) .

~ (D'après concours Navale)


Partie 1
1. a) Montrez que, si (un) est une suite strictement positive telle que
la série de terme général Un diverge et si la suite (vn ) converge vers l,
n
LUpv p
p= o
alors la suite de terme général Wn = ~n:--- converge aussi vers 1 .
LU p
p=o
b) La convergence de (w n ) entraÎne-t-elle celle de (v n )?

t
2. Déterminez lim
n --> +oo
(fr
p= l
(1 + ~)) l i n
p

3. a) Montrez que, si (un) et (v n ) sont deux suites strictement positives


et équivalentes, telles que les séries de termes généraux Un et V n diver-
n n

gent, alors les sommes partielles Sn = L Up et S~ = L Vp sont des


p=o p= o
suites équivalentes.
n 1
b) Déduisez-en un équivalent de L k.
k= l
156 Problèmes généraux

4. Étudiez le sens de variation de la suite ('Yn) définie par:


n 1
'Yn =L k- ln n ,
k=1

et montrez qu'elle converge vers une limite 'Y que vous encadrerez par
deux entiers consécutifs.
Calculez 'Y100 et 'Y1 000 •

5. a) Soit Un le terme général d'une série strictement positive telle que,


pour n ~ 1, Un+ 1 = 1 - ~ +vn , où v n est le terme général d'une série
Un n
absolument convergente.
U n +1 À
Montrez que ln - - = -- + W n où Wn est le terme général d'une
nUn

série absolument convergente.

b) Déduisez-en qu'il existe A> 0 tel que Un soit équivalent à ~.


n
1 x 3 x ... x (2n - 1)
c) Étudiez la série de terme général Un = ~--~----~~~~~~
2 x 4 x .. . x 2n X (2n + 2)
6. a) On dit que la série de terme général Un converge au sens de Césaro
., So + S1 + ... + Sn ,~
SI la sUlte an = n 1 converge, ou Sn = ~ Uk •
+ k=O
Prouvez que, si une série converge, alors elle converge au sens de Césaro.
b) On suppose que la série de terme général Un converge au sens de
Césaro et que lim nU n = O. Montrez que la série est convergente.
n--++oo

Partie II

1. Soit la suite récurrente définie par ua et la relation:


"In E IN
Étudiez sa convergence suivant les valeurs de ua et précisez sa limite.
2. a) On suppose que la suite converge mais n'est pas stationnaire et on
pose Vn = -Un' Quelle relation de récurrence vérifie Vn ?
Montrez que Vn est équivalent à v n +1.
. 1 1
b) On pose an = -- - - - . Montrez que (an) converge et déduisez-en
Vn V n -1
un équivalent de vn .
Problèmes généraux 157

c) Quelle est la nature des séries de termes généraux :


. ( 2) et Vn
V n , sm V
Vn ?
.
n

d) Soit bn = an - 1 . Montrez que bn tend vers 0 et trouvez-en un


équivalent.
1
e) Déduisez-en la nature de la série de terme général tn = V n - - .
n
3. Pour quelles valeurs de Ua la suite (un) tend-t-elle vers l'infini?
Montrez qu'alors u;.
est équivalent à U n +l .
. P ln Un . . ,
Prouvez que 1a sUite n = ~ a une ltmlte À, sans chercher a la
calculer .
4. Jusqu'à la fin de la partie II, on suppose Ua > 0 . La limite À est
fonction de Ua seulement.
Montrez que c'est une fonction croissante de Ua , que À > 0 et que, pour
lnun 1
tout n E lN , on a À - - - ::;; - - .
2n 2n u n
~ 1 (-1) n n ?
5. Quelle est la nature des séries de termes généraux - et -=----'---
Un Un

Partie III

1. Étudiez la suite récurrente définie par Ua et la relation:


1 +Un
Vn E IN U n +l = ~ -1.
V 1 +u~

2. Étudiez les séries de termes généraux respectifs u;. et Un .


...
@] (D'après les concours communs polytechniques)
Dans tout le problème, on identifiera un polynôme de IR[X] et la fonction
polynôme de IR dans IR qui lui est associée.

Partie 1

Soit y une fonction, supposée deux fois dérivable, de la variable réelle x,


yi et y" ses dérivées d'ordre let 2; n étant un entier positif ou nul, on
considère l'équation différentielle:
(En): (x 2 -I)y"+2xy' - n(n+l)y = O.
Cette équation est appelée équation de Legendre d'ordre n.

.
1. Étude du cas n = O. On considère donc :
(Ea): (x 2 - 1) y" + 2xy' = O.
158 Problèmes généraux

a) Pour x appartenant à l'un quelconque des intervalles ] - 00, -1 [ ,


] - 1, 1[, ]1, +00[, déterminez la solution générale de (Eo) .
b) Quel est l'ensemble Yo des solutions de (Eo) définies sur IR?
Déterminez celle de ces solutions, soit Po, telle que po(l) = 1 .
2. Étude du cas n = 1. On considère donc:
(Ed: (x 2 - 1) y" + 2xy' - 2y = 0.
a) Déterminez l'ensemble Yl des polynômes solutions de (Ed sur IR et
en particulier l'élément Pl de Yl tel que Pl (1) = 1.
b) Soit f une fonction définie sur D =]- 00, -1[ U ]-1, 1[ u]l, +oo[ et
z la fonction définie sur D* = D \ {a} par z(x) = f(x) .
x
Montrez que, si f est solution de (El) sur chacun des intervalles
] - 00,-1[, ]- 1,1[, ]1,+00[, alors z vérifie sur D* une équation
différentielle du second ordre (E~) à préciser.
Donnez alors, pour x appartenant à l'un quelconque des intervalles
] - 00, -1[, ] - l, 1[, ]1, +00[, la solution générale de (Ed .
3. Étude du cas général. On considère à nouveau:
(En): (x 2 -1)y"+2xy'-n(n+1)y=O,
et on suppose n? 2. On se propose, dans ce cas, de déterminer l'ensemble
Y n des polynômes solutions de (En) sur nt. Soit P défini sur IR par:
P(x) = a q x q + aq-l x q - l + .. . + al x + ao avec a q =1 °.
a) Montrez que, si P appartient à Yn , on a q = n et a n - .1 = a .
Déterminez alors ah en fonction de an pour tout hE {O, 1, ... , n - 2} .
b) Déterminez P2 E Y2 et P3 E Y3 tels que P2 (1) = 1 et P3( 1) = 1.

Partie II
dn [(x2 _l)n]
Soit n E IN; si Tl? l, on note dxn
la dérivée d'ordre n du
d" [(x 2 _1)n]
polynôme (x 2 - 1 r ; si n = 0, on convient de poser
d:);n
" = 1.

1. Montrez qu'il existe un entier Àn à déterminer tel que l'on ait pour
tout n :

d n [(x2- 1t] = ÀnE~) (-1)P(2n-2p)! xn - 2p


dxn ~ p! (n - p)! (n - 2p)! .

où E(~) désigne la partie entière de ~ .


Problèmes généraux 159

d n [(X 2 _1)n]
Montrez que, pour tout n, dxn est solution de (En) sur ffi.

2. On appelle suite des polynômes de Legendre la suite (Pn) dans laquelle


Pn est défini pour tout x réel par:
d n [(x 2 - 1)n]
1
Pn(x) = -n2
dxn
n.1
On a donc en particulier Po(x) = 1 pour tout x.
a) Déterminez Pi(X) pour i E {l, 2, 3} .
b) Pour n ~ 1, calculez Pn(l) et Pn( -1) .

Partie III

Dans cette partie, on se propose de mettre en évidence certaines pro-


priétés de la suite (Pn) précédemment définie. Soit E l'espace vectoriel
sur IR des polynômes à coefficients réels. On pose:

V(P,Q) E Ex E < PI Q >= ill P(x) Q(x) dx.

1. Soit Pr et Ps deux éléments distincts de la suite (Pn) , P; et P;


les polynômes respectivement dérivés de Pr et Ps , et U le polynôme
P: P s - P; Pr.
d[(x 2 - 1) U]
Exprimez dx en fonction de Pr et de PB , puis calculez
< Pr IP > . ..
B

2. a) Montrez, à l'aide d'intégrations par parties, que l'on a :

VPEE < PI Pn > = 2n n!


1 JI
- 1 (1
dnp
- x2)n dxn dx .

Donnez la valeur de < P 1 Pn > dans le cas où le degré de P est stric-


tement inférieur à n.
.
b) Exprimez < Pn 1 Pn > en fonction de In = f
-1
1
(1 - x2)n dx, puis
calculez In et < Pn 1 Pn >.
3. Pour nE ]N"*, on se propose d'établir une relation de récurrence entre
les trois polynômes Pn - I , Pn et Pn+ l .
a) Pour tout n fixé, montrez qu'on peut définir n + 2 réels ao, ... , a n +l
tels que l'on ait pour tout x réel:
n+1
x Pn(X) = Lai Pn+ 1- i (x) .
i=O
160 Problèmes généraux

b) Soit n;? 2 et q E {2, ... , n} ; calculez:

< x Pn-q 1 Pn > = ill X Pn-q(x) Pn(x) dx


et déduisez-en a3, . . ·, an+l .
c) Montrez que les trois polynômes Pn - l , Pn+ l et x Pn n'ont que des
termes de degré impair si n est pair. Déduisez-en la valeur de al .
d) Montrez que ao + a2 = 1 . Calculez ao et donnez alors la relation de
récurrence cherchée entre Pn-l , Pn et Pn + l pour n E IN'*.
4. On considère l'endomorphisme de [ défini par:
<1>(P) = [(1 - x 2 ) P']' .
a) Montrez que, pour (P, Q) E [ x [ , on a :
< <1>(P) 1Q > = < PI <1>(Q) > .
b) En utilisant la base (Pk) kEN de [, déduisez-en que, pour tout n E IN',
Pn est vecteur propre pour <1> .
c) Calculez la valeur propre associée et retrouvez ainsi que Pn est solu-
tion de (En) .

@J (D'après concours ENSAE)


Dans tout le problème, a et b sont deux réels tels que a < b et (u p )
désigne une suite donnée de IR[X] telle que dOup = p pour tout P E IN' .
Soit (Xi)O~i~n E [a,b]n+l tel que Xi <Xi+! pourtoutiE {O, ... ,n-1}
et f une fonction continue de [a, b] dans IR.
On dit que P E IRn[X] est le polynôme d'interpolation de f pour
le support (Xi)O// si, et seulement si, P(Xi) = f(Xi) pour tout
~l~n

i E {O, .. . ,n}.
On identifiera IR n et Mn(IR) .

1. Montrez l'existence et l'unicité de P.


2. On pose A = (Ui(Xj») E M n + 1(IR) , F
U(x) = (Ui(X») E IRn+1 .
Exprimez P(x) en fonction de A, F et U(x) .
3. On suppose dans cette question et dans la question 7 que f est de
classe Cn + l . Montrez que, pour tout x E [a, b] , il existe ç E l tel que:
f(n+ll(ç)
f(x) - P(x) = (n + 1)! II(x - Xi) .
O~i~n
Problèmes généraux 161

4. On définit les polynômes de Tchebycheff Tp(Y) par la relation de


récurrence :
T o(y)=I; T1(y)=y; \lp~1 Tp+l(y)=2yTp(y)-Tp_l(Y)'
Montrez que si y E [-1,1], en posant y = cos 8 ,on a Tp(Y) = cosp8 ;
et que si y ~ 1, en posant y = ch8, on a Tp(Y) = chp8.
5. S?it n ~ 1 et Q un polyn<,?me unitaire de degré n. En considérant
Q - 21 - n Tn aux points cos e n
7r
) avec 0 ~ j ~ n, montrez que:

sup IQ(y)1 ~ 2 1- n .
yE[-l,l]

6. Déduisez-en que:

\In E lN .. inf
(yo, ... ,y,,)E[-l,l],,+l
[su p
yE[-l,lj
il
O(i(n
Iy - Yil]
Montrez que cette valeurbt atteinte pour des valeurs de y à préciser,
lorsque les (Yi)O~i~n sont les racines du polynôme Tn + 1 .
" "
7. Concluez que, pour un choix de (Xi)O(i(n E [a,bt+ 1 à expliciter, le
polynôme d'interpolation P correspondant sera tel que:
(b a)n+l
sup If(x) - P(x)1 ~ 22n+~ ( )' sup If(n+l)(x)l·
xE [<;>,b] n + 1 . xE[a,b]

Quelques coups de pouce

Partie 1

2. Majorez Ilf(ut) - utll en introduisant le diamètre de K.


K étant compact, la suite (ut) admet une sous-suite convergente.
162 Problèmes généraux

Partie II
1. a) Montrez que K est fermé comme intersection de fermés, et borné
en choisissant une norme adaptée à la question.
b) Relisez les propriétés de P.
c) Utilisez le résultat de la question 1.2.
2. Pensez à une symétrie orthogonale.

3. Si Z' = t PX' , encadrez les coefficients Zi.


n
4. Minorez Zi = m + 2:Pji (Xj - m) où m = m (X') .
j = l

5. Montrez que les suites [m(tpkX')]k et [M (tpkX')]k sont adja-


centes.
6. Ramenez-vous à la question précédente en distinguant n = 2 et n :;? 3.

Partie 1

1. a) Écrivez l - € ~ vp ~ l +E pour P:;? r .


b) Cherchez un contre-exemple simple.
2. Étudiez ln an .
k dx ou lk+1 dx .
4. C omparez -kl ,a l
k-1 x k X

5. a) Utilisez un développement limité de ln (1 + x) .


, . (Sa - S) + ... + (Sn - S)
6. a) Ecnvez an - S = .
n+l

b) Écrivez Sn - an
(Sn - S{)
= ---~----'-------'­
+ ... + (Sn - Sn- il
n+1

Partie II
1. Tracez y = f(x) et y = x sur un même graphique.
2. Utilisez le résultat de 1.3.a.
3. Montrez que (Pn) est croissante et majorée.
1
4. Montrez d'abord que ln u n + 1 ~ 2 (ln Un + -) .
Un
Problèmes généraux 163

Partie III

1. Étudiez les variations de f(x) = Jr;.;


l+x
-1 et le signe de f(x) -x.

Tracez le graphe de f et la droite y = x sur une même figure.


2. Dans le cas où Uo > 0, appliquez la méthode de II.2. b.

.
1. a) Calculez y' puis y.
Partie I

2. a) Déterminez le degré d'une éventuelle solution polynomiale de (Et).


b) Sur un intervalle où le coefficient de y" ne s'annule pas, l'ensemble
des solutions est un espace vectoriel de dimension 2.
3. a) Après substitution, vous obtenez un polynôme nul, donc tous ses
coefficients sont nuls.

J Partie II
1. Le calcul donne Àn = n! .
Vous pouvez substituer. Mais il est plus rapide de montrer que la fonc-
tion proposée est colinéaire à P.
2. b) Écrivez la dérivée n-ième du produit (x + l)n(x _l)n .
Partie III
2. b) Un changement de variable et une intégration par parties con-
duisent à une relation de récurrence entre In et In - l .
3. a) En prenant un polynôme de degré 0, un polynôme de degré 1, ... ,
un polynôme de degré n, on obtient une ba.se de Hl,-, [X] .
d) Identifiez les coefficients de xn+l.
4. a) Calculez < <I>(P) 1Q > de façon à obtenir une expression symé-
trique en Pet Q.
c) Considérez les termes ~ degré maximal.

[Il 2. Rappelez-vous que, dans JRn+l, < X 1 y > = t Xy .


3. Si x f/. {xo, .. . , Xn}, posez cp(t) = f(t) - P(t) - C (t - xo) ... (t - Xn)
avec C bien choisi, puis appliquez le théorème de Rolle.
4. Étudiez d'abord le degré de Q - 2 1- n T n .

6. Utilisez un changement de variable affine.


164 Problèmes généraux

,Les corrections de problèmes _ _ _ _ _ __


1

[] Partie 1

1.1. On a ua = ""i.t E K, .
Soit k ;::: 1 et supposons ïLk-i E K,. On peut écrire:

-+ k ---+ 1 Ck)-+
Uk = k + 1 Uk-l + k +1 f (a).

Comme f(K,) c K, , on a fCk)(""i.t) E K, , donc U; E K, puisque K, est


convexe.
Par récurrence, on en déduit que U; E K, pour tout k E lN .
K, étant compact, la suite (ut) admet donc une sous-suite convergente
dans K, .

1.2. Pour k ;::: 1 , on a :

f(ut) _1_ (J(""i.t) + f2(""i.t) + ... + fCk+l) (""i.t))


k+1
ut + _1_ (JCk+l) (""i.t) - ""i.t) .
k+l
K étant borné, notons d = diam K, ; il vient:

donc lim (J(u,:) - -U\) = 0 (*).


k--+oo

Comme K, est compact, nous pouvons considérer une sous-suite (u;;(ki)


de (U;) convergente vers l E K, .
Comme f est linéaire et définie sur un espace vectoriel de dimension
finie, f est continue, donc:
lim f(u;;(ki) = f(l).
k--++oo

Or, d'après la relation (*) , lim


k--++oo
f (u;;(ki) = l .
-+ -+ -+
On a donc l = f( l ) et l est un élément invariant par f.
Partie II

II.1. a) • Montrons que K, est fermé.


On a K, = Sl n S2 n··· n Sn n H ,
Problèmes généraux 165

où, pour i E {l, .. . ,n}, Si = {x E E; Xi ~ O}


n
et H = {X E E ; LXi = l} .
i=1

Or Si = cp! ( [0, +oo[) , où 'Pi est l'application continue x f-> Xi ,


donc Si est fermé.
-1 n
De même H = 'P (1), où 'P = L 'Pi est continue, donc H est fermé.
i=1
L'intersection d'une famille de parties fermées est fermée, donc K est
fermé.
n
• Montrons que K est borné. Avec la norme définie par
1
Ilxll = L IXil ,
i=1
cela est évident puisque, pour tout x E K , on a :
n
IIxli = LXi = 1 .
i=1

Ainsi, K est compact puisque t!orné et fermé dans un espace vectoriel de


dimension finie .
• Soit X', y E Kn et >. E [0,1] ; posons:
Z' = >. X' + (1 - >.) y .
Pour tout i E {l, ... , n} , on a Zi = >. Xi + (1 - >.) Yi ~ 0,
n n n

i=1 i=1 i=1

donc Z' E Kn . Ainsi K est bien une partie convexe de ]Rn.

b) Soit X' E Kn et y = PX'. Pour tout i E {l, .. . ,n}, on a:


n
Yi = LPij Xj ~ O.
j=1

De plus ~Yi = t (~Pij) t Xj = Xj = 1,

donc y E Kn.

c) Soit f E .c(lRn ) de matrice P par rapport à (et, .. . )ë;;).


On a donc f(Kn} C Kn . Comme Kn est compact et convexe, d'après
I.2, f admet un point invariant X' , c'est-à-dire tel que p;t = X' .
166 Problèmes généraux

n.2. Soit 1 la matrice unité d'ordre n. On aIE Sn et tout vecteur de


Kn est invariant par 1.
On suppose n = 2. Soit f la symétrie orthogonale par rapport à la droite
d'équation X2 = Xl. On a :
f(2k) (X') ---+
X

f(2k+1)(X') p 2k + 1 X' PX'

où P = (~ ~) E $2 .
Ainsi, la suite x(k) ne converge pas, sauf pour :t(O) = (~,~) .

n.3. Soit? E Kn et 7 = tp? Pour tout i E {l, . . . ,n}, on a:


n
Zi = LPji Xj .
j=l
Or, pour tout jE {l, . .. ,n}, on a m(?) ~ Xj ~ M(?),
d'où, puisque Pij ;? 0 ,
Pij m (X') ~ Pji Xj ~ Pij M (:t) ,
puis m(?) ~ Zi ~ M(x).
On a donc :
mep?) = min Zi;? m(?) et M CP?) = max Zi ~ M (?).
l~i~n l~i~n
n

II.4. Notons m = m(x) et M = M(7). Comme LPji = 1, on a,


j=l
pour i E {l, ... , n} :
n n

Zi = 2:Pji Xj = m + LPji (Xj - m) .


j =l j=l

Or, pour tout j, on a Xj - m ;? 0, donc:


Tt

Zi;? m + W L(Xj - m) .
j=l
Comme tous les termes de la somme sont positifs et que l'un vaut
M - m, on a:
Zi ;? m + w (M - m) = (1 - w) m +w M ,
donc (1-w)m(7)+wM(7)~m(tp?).

De même Zi ~ M + w (m - M) = (1 - w) M + w m,
donc me P?) ~ (1 - w) M (7) + w m (7) .
Problèmes généraux 167

On en déduit :
M (t PX") - m (t Px)
~ [(l-w)M(x)+wM(x)] - [(l-w)m(T)+wM(T)] ,
donc
M (t PT) - m CPX") ~ (1- 2w) (M (X") - m (x)) .

11.5. On suppose °< w < 2'


1
donc q = 1 - 2w E ]0, 1[. On a :

° Mep?) - mep?)
~ ~ q(M (7) - m (?)),
d'où, par récurrence sur k :
° M (t p k7) - mCpk x )
~ ~ qk(M (x) - m(T)) ,

et donc lim [M(t pk?) - m(t pk?)]


k ..... O
= o.
D'autre part, on sait déjà que, pour tout x :
m(x)~m(tP?:r et M(T)~M(tpx),
donc de même, pour k E lN :
m(tpkx)~m(tpk+1T) et MCPk-X)~M(tpk+l?).

Les suites k 1-+ m (t pk?) et k 1-+ M (t pkT) sont donc adjacentes, et


par, conséquent convergentes vers la même limite h(x) .
Comme tout'es les composantes de (t pk x) appartiennent à l'intervalle
[m Cpk-X), M Cpk-X)] , on en déduit la convergence de chacune vers
h(x) . Ainsi:
lim t pk? = h(X') e+ .
k ..... +oo

Notons xt, ... , ~ les colonnes de t P considérées comme des éléments


de rn. n . Alors
et 'pk X--+ = tpk+l--+ej . J

Ainsi, on a:
lim
k ..... +oo
t pk :2
J
= h( C'"')
J
e+ .
Comme chacune des colonnes de t pk converge dans Rn, il s'ensuit que
converge dans Mn(lR) vers la matrice A dont les colonnes sont
t pk
h(ei) e+, ... ,h(e;:) e+:

A = lim tpk =(
h(~:1) ... h(~))
k ..... +oo
h(ë7) h(ë;;)
168 Problèmes généraux

II.6. Soit P E Sn à coefficients> 0, donc w > o. Pour jE {l, ... , n},


on a:
n

1 = LPij ;? n w .
i=l

Pour n ;? 3, on a donc w < ~ et, de même si n = 2, sauf dans le cas où

Dans ce cas particulier, on a p2 = P donc pk = P'pour tout k.


La suite définie par :t(0) E Kn et :t(k + 1) = P:t(k) est constante.
Dans le cas général, on a w E ] 0, ~ [, donc la suite (t pk) est convergente
et il en est de même de la suite (pk).
Dans tous les cas, la suite (pk) est donc convergente vers:

tA = (h(7) ... h(7))


h(ë;;) h(ë;;)
Comme :t(0) E Kn et :t(k) = pk :t(O) , d'après la question II.1.b,
on a :t(k) E Kn .
Comme Kn est fermé, on a encore :
:t(oo) = lim :t(k) E Kn avec :t(oo) = tA:t(O).
k ~ +oo

Posons :t(O) = (al, . . . ,an ), avec Lai = 1 ; alors:


i=l

h(et) . . . h( et) )
tA:t(O) =( : :
h(ë;;) h(ë;;)
Ainsi, quel que soit :t(0) , on a :
:t(oo) = (h(et), ... ,h(e;:)).

On voit donc directement que :t ( 00) E Kn .


Problèmes généraux 169

Partie 1

1.1. a) Soit é > 0 . Il existe un rang r tel que, pour p ~ r, on ait:


l - é ~ vp ~ l +é ,

d'où, puisque u p > 0 :


(l - é) u p ~ u p v p ~ (l + é) u p .
Pour n > r + 1 , on obtient en sommant:
n n n
(l - é) L Up ~ L u p v p ~ (l + é) L Up.
p=r+l p= r+l p= r+l
n n
Posons Sn = Lu p et An = Lu p v p . L'encadrement précédent s'écrit
p=o p=o l'
alors:
(l- é) (Sn - Sr) ~ An - Ar ~ (l + é) (Sn - Sr) ,
d'où a fortiori :

ou encore:
Sr ./ An ./ Ar
l-é--:::::;:-:::::;:l+E+-'
Sn Sn Sn
Corrune ·
1lm 8n = +00 , on a l'lm -Sr = l'lm -8
Ar = 0'1 . te
,1 eXls
n,->+oo Sn n -> +oo n-++oo n
donc un rang rI à partir duquel on a :

o~ Sr ~é et 0 ~ Ar ~é .
Sn Sn
Pour n ~ max{r, rd, on a donc:

l - 2é ~ ~: ~ l + 2é ,
ce qui entraîne 1·lm -S
An = l'lm Wn = l .
n-++oo n n-+ +<Xl

b) Posons Un = 1 et v n = (-Ir pour tout nE lN. La série L Un et la


suite (v n ) sont divergentes. Et pourtant
n
L(-1)P ~(l + (_l)n)
p=o 2
Wn = n
n+l
LI
p=o
170 Problèmes généraux

1
A

entrame IWn 1 ~ - -
n +1
et lim
n---;+oo
Wn = 0.

Ainsi, la convergence de (w n ) n'entraîne pas celle de (v n ) .

A u.tre méthode
Vous pouvez étudier les an à l'aide de la question 1.1 en posant Un = 1
1
et V n = ln (1 + - ).
n

(IIni)
1.2. Posons an = (1 + -)
ok
. On a
p=l
> 0 et
p
an

1 lin n
ln~ = - Lin (1 + -) = - L (In (p + 1) -lnp)
n p=l p n p=l

=!(In(n+l)-Inl) = In(n+l).
n n
Donc lim Inan = 0, d'où lim ~ = 1.
n~+~ n ~ +oo

1.3. a) Voir chap. 2, ex. 9.


A u.tre méthode
Vous pouvez appliquer la question 1.1 aux suites (un) et (v n ) .

l
Un

n +1
b) Pour n E N*, on a - 1- ~ -dx ~ -1 .
n+l n x n

1 1 1 ln +l dx
Comme - - "" -, on a - "" - .
n + 1 +00 n n +00 n x

ln+l dx Jn+l dx ln+l dx


De L
k=l
n
- =
n X 1
-=In(n+l),ondéduitque
X
L n
-X

diverge.

Il en est donc de même de L ! et l'on a:


n
1
Ln k '" L lk+l d:
n
= ln (n + 1) ,
k=l k=l k

ou encore, puisque ln (n + 1) = ln n + ln (1 + .!..) '" ln n :


n
n 1
L k '" Inn.
k=l
Problèmes généraux 171

1.4. Pour n E IN*, on a:

În
n1
= L k - ln n = L
n lk+1 (-1 - -)1 dx ,
k=l k=l k k x
1 1
donc În ~ 0 puisque ;;:::;; k pour x E [k, k + 1J .

D'autre part:

În+1 - Î n
1
= - - - (ln(n+ 1) -Inn) =
ln+1 ( -1- - 1
-) dx,
n+1 n n+1 x
d'où În+1 - În :::;; 0.
La suite (rn) est décroissante et minorée par 0, donc convergente vers
une limite Î . Comme Î1 = 1 , on a Î E [0,1] .
Une calculatrice programmable donne Î100 ~ 0,5822 et Î1000 ~ 0,5777.

Remarque: Î est appelé la constante d'Euler et on a Î ~ 0,577 216.


"..

1.5. a) Posons an = - -À +vn .~Comme L Vn converge, on a .


hm an =
n n~+oo

o et donc:
Un
ln - -
+1 = ln (1 + an) = an - 1 2
-an + {3n, où (3n = o(a n2 ) .
Un 2

Or an2 = À2
n2
_ 2Àv n +v 2
n n'
donc O:::;;a~:::;; À2
n2
+2IÀllvnl+v~.
Comme L IVn 1 converge, on a, à partir d'un certain rang, IVn 1 :::;; 1 et

alors 0:::;; v~ :::;; Ivnl , d'où la convergence de L v~ .


Comme L2 n
1
converge également, on en déduit la convergence de

L a~ et donc de L l{3nl·

E n posant W n -- vn - 1 2 + (3n, on 0 b tient.


2an ' ·

U n +1 À
In-- = -- +Wn
Un n
et L Wn converge absolument.
n +00
b) Soit Wn = LW p et W = LW p ; alors:
p=l p= l
172 Problèmes généraux

"U
n-l

~ +l =
ln --;:- p
n-l

-À "~ -1 + Wn - 1 ,
p=l P p=l P
ou encore:
ln 'Un -lnul = -À bn-l + Inn) + W n - 1 ,

d'où ln (n>''Un) = -À')'n-l + Wn- 1 •


En faisant tendre n vers +00, on en déduit
d'où lim (n>'u n ) = e->' -y+W .
n--++oo
En posant A = e->' -y+W , on a donc A > 0

1 x 3 x ... x (2n - 1)
c) Avec Un = , on a :
2 x 4 x ... x (2n) x (2n + 2)
1
1+-
u n + 1 = 2n + 1 = 2n = (1 + ~) (1 _ ~ + 0 ( ~ ))
Un 2n + 4 1 2 2n n n2
+-n
3 1
= 1 - 2n + O(n2) ,

donc = 1- ~ +vn où À = -23 et V n


U n+l = O( -;) est le terme général
'Un n n
d'une série absolument convergente .

On a donc Un rv n~2 ' ce qui entraîne que la série L Un converge


. Ad. ,,1
pUisque n 3 / 2 est e signe constant et que ~ n 3 / 2 converge.

+00
1.6. a) Supposons L Un convergente et posons S = L Un .
n =O
Soit € > 0; il existe un rang r tel que, pour n ~ r, on ait IS - Sni ~ €.
On peut écrire:
(So - S) + . .. + (Sr - S) + (Sr+l - S) + ... + (Sn - S)
O"n - S= ,
n+1
d'où l'on tire:

1
SI ~ I(So - S) + ... + (Sr - S)I (n - r) € ~ K
O"n - '" n +1 + n + 1 '" n +1+€ ,
où K = I(So - S) + ... + (Sr - S)I.
Problèmes généraux 173

Comme lim
n-->+oo n
~
+1 = 0, il existe rI E N tel que, pour n ~ rI , on ait
K
o ~ --1
n+
~ E. Pour n ~ max{r,rt}, on a donc:

et donc lim an =S.


n--++oo

Ainsi, la convergence de la série entraîne la convergence au sens de Césaro


(vers la même somme).
A utre méthode
Vous pouvez appliquer la question 1.1 aux suites (1) et (Sn),

b) On peut écrire:
Sn _ an = (Sn - Sa) + (Sn - SI) + ... + (Sn - Sn-t)
n+1
(UI + ... + Un) + (U2 + ... + un) + ... + Un
.rn+ 1
nUn + (n - 1) Un-I + ... + 2U2 + UI ...-
=
n+1
Soit E > 0; comme lim n Un = 0 , il existe un rang r à partir duquel
n-->+oo
on a ln Un 1 ~ E . En posant B = (r - 1) Ur- I + ... + 2U2 + UI , on a
S n -an -_ nU n + ... + rUr +B
n+1
d'où:

18 _ 1~(n-r+1)E ~~ ~.
n an "'" n +1 + n + 1 "'" E + n + 1
Comme ci-dessus, on en déduit lim (Sn - an) = O.
n--.+CXJ

Comme (an) converge, on a donc lim Sn = lim an.


n--.+oo n-++oo

Ainsi, L Un converge.
Partie II

ILL On a Un+1 = f(Un) où f(x) = x + x2 .


• Comme f est continue sur IR, si (un) converge vers l, on a f(l) = l,
d'où l = 0 . La seule limite possible est donc O.
• On a f(x) - x = x 2 ~ 0, d'où Un+1 ~ Un pour tout n. La suite (un)
est donc croissante.
174 Problèmes généraux

• Étudions les variations de f . De f'(x) = 1 + 2x, on tire:

x -00 -1 -0,5 +00


f' -
°
+00
° +
+00
\, /
f
° \,
-0,25
/ °
On en déduit:
f ( ] 0, +00 [) C ] 0, +00 [ f(]- 00, -1[) C] 0, +00 [
f( [-1,0]) C [-1,0].
- Si Ua E]O, +00 [, alors Ul E]O, +00 [, puis par récurrence Un E]O, +00 [
pour tout n.
La suite ne peut donc pas converger puisqu 'elle est croissante et que la
seule limite possible est O.
- Si Ua E] - 00, -1[, alors U1 E ] 0, +00 [ , donc Un El 0, +00 [ pour
tout n;? 1 et la suite diverge .
- Si Ua E [-1,0], alors U1 E [-1,0], d 'où, par récurrence, Un E [-1,0]
pour tout n.
Alors (un) converge puisqu'elle est croissante et majorée.
En résumé, (un) converge si, et seulement si, Ua E [-1,0] et alors
lim Un = O.
n--++oo

Vous pouvez illustrer ces résultats en traçant sur un même schéma le


graphe de f et la droite y = x et en construisant les premières valeurs
de la suite (un) dans différents cas.

II.2. a) On suppose (un) convergente, donc Ua E [-1,0].


Si (un) est stationnaire, on a Un = ° à partir d'un certain rang.
C'est le cas pour Ua = -1 ou Ua = 0, mais non si Ua E]- 1, O[ puisque
f ( ] - 1, °[) C] - 1, °[. On a donc Ua E 1 - 1, °[.
Pour tout n E t.J , on a
Vn+l = -Un + 1 = -Un - u~ = Vn - v~ et Vn =1 0, d'où:
Vn+l
-- = l-v n ·
Vn
Problèmes généraux 175

De 1im Vn = 0, on déduit ·
1lm Vn+l
- - =
,
1 , d'ou:
n -> +oo n-++oo Vn

V n +~ Vn+l·

b) Le calcul
1 1 Vn - l - Vn Vn-l
an = - - - - =
Vn Vn-l V n Vn - l V n Vn-l

entraîne que lim an = 1.


n ---+ +CXJ
n n
Par conséquent, L an diverge et L ak L 1 = n.
k= l k= !

111
Or Ln

k=J
ak = - - -
Vn
~ -
Va Vn
.
pUisque - 1 ten d vers
Vn
+00 .
1 1
Donc ~ n ou encore Vn
Vn n
,/

c) .!.n est de signe constant et L.!.n diverge, donc'"'


~
Vn diverge.

1
ou encore v n2 = 21 + 0 ( 2n1 ) ' d'où
n2 n

. 2
sm(vn } = 2n
1 + 0 (1)
2 '
n

ce qui montre que Lsin(v;} converge.

.
Par aIlleurs,
V
n
Vii ~/ montre que L v~ converge.
n32 yn

cl) Sachant que lim an = 1 , la suite de terme général bn = an - 1


n -+ +<x>
converge vers O. On a :
b _ Vn-l n - -- -
_
1-
Vn - l - V n
--.:..:.--=----.:..:.
V;_l
Vn Vn Vn

donc bn rv Vn ou encore
+00

e) La série Lb n diverge puisque bn ~ -


1
n
, et quand n tend vers +00 ,
on a:
n
176 Problèmes généraux

n n 1 1
Or 2:)k = ~)ak -1) =:;- -;- - n,
k=l k=l n a
1 1 1- nV n
d'où - - - - n '" '" ln n ,
Vn Va Vn
Inn
ou encore 1 - n V n '" V n ln n '"
n
On en dédui t :
1 nV n - 1 Inn
tn = Vn - - = --- - n2 '
n n
1
et donc in = O(n 3 / 2 ) .

1
Comme L n 3 / 2 converge, L tn converge.
1 Un+l
II.3. Posons 6 n = Pn +1 - Pn = 2n+l ln ~ .
n
1
Alors 6 n = o(2n ) , donc L6n converge.
n- l
Or Pn = L 6 k + Po, d'où la convergence de (Pn) .
k=O

lIA .• Considérons deux suites (un) et (u~) vérifiant Un+l = f(u n ) et


U~+l = f(u~) et telles que u~ ~ ua> O.

Soit n E IN" et supposons u~ ~ Un ; alors:


U,n + 1 - Un+ 1 = Un"+2
Un - Un - Un2 = (Un
' - Un ) (1 + Un' + Un ) ,
donc u~+l ~ Un+l .
Par récurrence, on a donc u~ ~ Un pour tout n, d'où:
Inu~ '- l'lm
1·lm --;;::;
n-->+oo 2n n-->+oo
Ainsi, À est une fonction croissante de Uo .
• Soit rEIN" tel que Ur > 1 . Alors Pr > 0 et donc À > 0 puisque la suite
(Pn) est croissante.

Pour tout nE N, on a U n +l = u~ (1 + ~) ,
Un
d'où:
1 1
Inun+l = 21nu n + ln (1 + -) ~ 21nu n +-
n Un
Problèmes généraux 177

puisque, pour tout x> -1, on a ln (1 + x) ~ x.


A fortiori on a ln U n + l ~ 2 (In Un + -1 ) .
Un
Par récurrence sur p, on en déduit :
1
ln u n + p ~ 2P (In Un + -) ,
Un
1
ou encore Pn +p ~ Pn + ~
~." Un
.
En faisant tendre p vers += , on a donc :
1
À-Pn ~ --.
2n Un

n.5 .• Nature de L -1 Un

L a re1atlOn , 'dente s 'ecnt


· prece ,. In _1 :::::::
"':::: ~1. _ 2n /\\,
Un Un

d'où ~ ~ el/un e- 2n À • Comme lim el/un = l , on a donc:


Un n-+=

~ = o( e- 2n À) lorsque n tend vers += ,


Un

d'où la convergence de la série


"
L ~
Un
puisque L e- 2n À converge car

e-: 2" À = O(~2) .

• Nature de L -'( -----'


l)nn
Un
--
Étudions le sens de variation de la suite (~) . On a :
Un

dn = n +1 _ ~ = (n + 1) Un - nUn+l
Un+l Un Un Un+l

Or (n + 1) Un - nUn+l = (n + 1) Un - n (Un + u;') = Un (1 - nun ) .

Comme lim nUn = +=, on a donc dn ~ 0 à partir d'un certain rang


n-4+oo

et (~) est alors d"écroissante.


Un

D'après le critère des séries alternées, L (-1)nn est donc convergente.


Un
178 Problèmes généraux

Partie III

111.1. • Étudions la fonction définie par f(x) = ~ - 1.


l+x
1-x
f est de classe Cl sur 1R et J'(x) = (1 + x 2 )3/2 \ d'où le tableau de
variations :

x -= 1 +=
J'(x) + 0 -

v'2 -1
f(x) / '\.
-2 0

• Le signe de la différence f(x) - x = (1 + x)( vrk -


l+x
1) est donné
par le tableau:

o
o

On en déduit que f(x) = x est équivalent à x = -1 ou x = 0, ainsi que


les inclusions :
f( ] 0, +=[ ) c ]0, +=[ f(]-l,O[)C]-l,O[

f(]- =, -1[) C]- =,-l[


• On en déduit l'étude de la sui te (un) :
- Les seules limites possibles sont -1 et o.
- Si Ua E]- =, -1 [ on a, par récurrence, Un E]- =, -1 [ pour tout
n. Comme f(x) > x dans cet intervalle, (un) est croissante et donc
convergente vers l ~ -1 .
La seule limite possible étant alors l = -1 , on a lim Un = -1 .
n-++oo

- Si Ua = -1 , on a Un = -1 pour tout n.
- Si Ua E ] - 1,0 [, on a Un E]- 1,0 [ pour tout n.
Comme f(x) < x dans cet intervalle, (un) est décroissante et on obtient
de même que ci-dessus lim Un = -1 .
n --+ +oo

- Si Ua = 0 , on a Un = 0 pour tout n.
Problèmes généraux 179

- Si Ua E ] 0, +oo[ , on a Un E 10, +oo[ pour tout n.


Comme f(x) < x dans cet intervalle, (Un) est décroissante et le même
raisonnement que ci-dessus montre que lim Un = 0 .
n--->+oo

• En résumé, (un) converge quel que soit la valeur de Ua.


Si Ua E] - 00,0 [, lim Un = -1; si Ua E [0, +00[, lim Un = O.
n--->+oo n--->+oo

Nous vous conseillons de vérifier tous ces résultats à l'aide du graphe de


la fonction f.

III.2 .• Si Ua E]- 00,0 [, on a lim Un = -1 et lim u~ = l, donc


n~+~ n~+~

les séries L Un et L u~ divergent.

• Si Ua = 0 , on a Un = 0 pour tout n et les séries convergent.


• Supposons Ua > 0 et appliquons la méthode'de la question II.2.b pour
obtenir un équivalent de Un.
1 1
Comme Un > 0 pour tout n, on peut poser a n = - - - - ·
Un+l Un
On a Un+l = (1 + un) (1 + u~) - 1/2 - 1

= (1 + Un) [1 - ~u~ + o(u;')] -1 = Un [1 - ~un + o(un )] ,

. 1
donc et SOIt an '" -.
2

Ainsi L an diverge et
n- l

L~ = ~'
k=a
1 1 1 1 1
Comme l:
n:-l

k=a
ak = - - - , on a donc
Un ua Un
- - -
Un Ua
n
2

ce qui entraîne Un "-J ~n et la divergence de l: Un'


Par contre, puisque u~ '" 42 et
n
L --4
n
converge, L U~ converge.

• En résumé, L Un diverge quelle que soit la valeur de Ua, sauf si Ua = o.


LU;' converge si, et seulement si, Ua ~ 0 .
180 Problèmes généraux

Partie 1

1.1. a) Sm:. un intervalle J inclus dans IR \ {-1, 1} , on a :


(Ea) ,,2x 1
-<==} Y = -1--2 Y
-x
2x 2
Comme une primitive de -1--2 est -In Il - xl, on a aussi:
-x
1 C
(Ea ) Ç=> y = Il _ x 2 1 où C est une constante.

Or x 1 - x 2 est de signe constant sur J. Quitte à remplacer C par


1---->

,. C
-C, on peut d one ecnre y = -1--2 .
1

-x
En intégrant, on obtient:

y = C ln Il1-x
+ x 1+ K où K est une autre constante.

La solution générale de (Ea) est donc de la forme:

y(x) = Clin Il + x 1 + Kl XE]- 00, -1[


1-x

y(x) = C2 1n l1 _ x I +xl + K 2 XE]-l,l[

1+ x l xE ]1, +oo[
y(x) = C3 In 11-x +K3

b) Pour que y soit définie sur IR, il faut Cl = C 2 = C3 = 0 .


Pour que y soit continue, il faut de plus que Kl = K2 = K3 .
Réciproquement, il est clair que y = K est solution de (Ea) sur IR.
Donc Ya est l'ensemble des fonctions constantes et pa(x) = 1.
p
1.2. a) Si y = L ak xk un polynôme de degré p, on a a p -=1- 0 . Le
k=a
coefficient du terme de degré maximal du premier membre de (EI) est:
(p (p - 1) + 2p - 2) a p = (p2 +p - 2) ap = (p - 1) (p + 2) a p ,
donc nécessairement p = 1.
Réciproquement, posons y = ax + b , soit y' = a et y" =0.
Il s'agit d'une solution de (EI) si, et seulement si :
2ax - 2 (ax + b) = 0 Ç=> b= 0 .
Donc les solutions polynômes sont les fonctions définies par y(x) = ax
etpl(x)=X.
Problèmes généraux 181

b) La fonction définie par z(x) = f(x) est deux fois dérivable dans D'
x
et l'on a:
f(x) xz(x)
J'(x) z(x) + xz'(x)
f"(x) 2z'(x) + xzl/(x)
d'où, puisque f est solution de (Ed :
(x 2 -1) (2z' + xzl/) + 2x (z + xz') - 2xz = 0,
ou encore:
X (x 2 - 1) Z" + (4x 2 - 2) z' = 0
Dans tout intervalle de D*, cette équation est équivalente à :
1/ 4x 2 - 2 ,
z = - z
x(x 2 -1) t
4x 2 - 2 2 1 1
La décomposition --:---,,-----,- = -
X (x 2 - 1) x
+- -
x- 1
+--
x +1
conduit à:

J 4x2 - 2
2
x ( x -1 )
(2 2
dx = ln x lx - 11 ) .
Sur tout intervalle de D' , z' est donc de la forme:

z' = Î avec Î E R.
x 2 (x 2 -1)
On peut supprimer les valeurs absolues comme ci-dessus.
. .
J~a dé compositIOn 1 1 1 d' ., ,
x 2 (x 2 _ 1) x 2 _ 1 - x 2 con Ult en mtegrant a:

z = Î ( ~ ln 1x-II + ~ ) + a avec a E R,
2 x+ 1 x
x x-l
et donc f(x) = 1--1 + 1) + ax sur tout intervalle 1 de D·.
Î ( -2 ln
x+l
x
En posant <p(x) = -ln
2
--1
Ix-1
x +1
et 'Ij;(x) = x et en notant SI l'ensemble

des solutions de (Ed sur l, on a donc montré l'inclusion:


Sr c b<p+a'lj;; b,a) E R 2 } .
Or, puisque le coefficient x 2 -1 ne s'annule pas sur l, SI est un espace
vectoriel de dimension 2, donc :
Sr=b<p+a'lj;; b,a)EIR?}.
La même remarque vaut pour 1 = 1 - 1, 1[.
182 Problèmes généraux

L'ensemble des solutions sur D est donc de la forme:


XE]-oo,-l[

XE]-l,l[

xE ]1, +oo[
q
1.3. a) En posant P(x) = L ah xh , on a :
h=O
(x 2 -1) P"(x) + 2xP'(x) - n (n + 1) P(x)
q q q.J'
= (x 2 -1) Lh(h -1)ahxh- 2 + 2x Lhahxh-l - n(n + 1) Lahxh
h=2 h= l h=O
q q-2
= Lh(h-l)ahxh- L(h+2)(h+l)ah+2 xh
h=O h=O
q q
+2L h ah xh - n (n + 1) L ah xh
h=O h=O
q q- 2
= L (h (h + 1) - n (n + 1)) ah xh - L(h + 2) (h + 1) ah+2 xh .
h=O h=O
Pour simplifier l'écriture, nous avons ajouté certains termes nuls:
P est donc solution de (En) si, et seulement si :

Vh E {a, ... , q - 2} [h (h + 1) - n (n + 1)] ah = (h + 2)(h + 1) ah+2


{ [(q - 1) q - n (n + 1)] a q _ 1 = a (1 )
[q (q + 1) - n (n -1- 1)] a q = a (2)
Comme a q 1= a , l'équation (2) donne q = n, puis, en remplaçant dans
(1), on obtient aq - l = a.
Donc, si P E Yn , on a q = n et an - l = a.
Pour hE {a, ... , n - 2} , on a:
[h (h + 1) - n (n -1- 1)] ah = (h + 2)( h -1- 1) ah + 2
(h+2)(h+1)
ou encore ah = - (n _ h) (n + h + 1) ah+2 .
Comme an - l = a, on en déduit:
ah = a si n - h est impair (3).
Problèmes généraux 183

Supposons n - h pair, soit h =n - 2p . On a alors:


n (n - 1)
2(2n - 1)
(n-2)(n-3)
4 (2n - 3) an - 2

(n - 2p + 2) (n - 2p + 1)
- 2p (2n - 2p + 1) a n -2p+2
d'où en multipliant membre à membre:
n (n - 1) ... (n - 2p + 1)
an - 2p = (I)P ------,--,'----'-:--'----------"------'---------.,.. (4)
(2·4···2p) (2n - 1) (2n - 3) ... (2n - 2p + 1)

pour tout entier p tel que 0 ~ p ~ ~ . t


Réciproquement, si q = n et si les coefficients vérifient les relations (3)
et (4), P est solution de (En) .

b) • n = 2

On a al = 0 et ao = -~ a2, d'où P(x) = a2 (x2 -~) .


3 3 2 1
On a donc P(I) = 1 {::::::} a2 = -2' soit P2(X) = -x - - .
2 2
.n = 3
On a al = ao = 0 et al = -~ a3, d'où P(x) = a3 (x3 - ~x) .
5 5 3 3
On a donc P(I) = 1 {::::::} a3 = -2' soit P3(X) = - X - -x.
2 2

Partie II

ILL. De <Pn(x) = (x 2 _1)n = L(-1)PC~x2n - 2p, on déduit:


p=o
E(~)
<p~n)(x) = L (-I)P C~ (2n - 2p) (2n - 2p - 1)· ·· (n - 2p + 1) x n - 2p
p=o

E(~) ,
, , ( l)P n. (2n - 2p)! xn-2p
f=o p!(n - p)! (n - 2p)!
184 Problèmes généraux

E(~)
_ 1"
- n. ~
(_)1'
1
(2n - 2p).
I( _ -)I( _ 2 )1 x
n-21'
1

,
1'=0 p. n p. n p .
d'où la relation demandée avec Àn = n! .
e Montrons que cp~n) est solution de (En).
En 1.3, on avait:
n (n - 1) . .. (n - 2p + 1)
an-21' = (-1)1' (
(2 · 4· · ·2p) 2n - 1) (2n - 3) ... (2n - 2p + 1)
On peut écrire:
n!
n (n - 1) ... (n - 2p + 1) = -:-(n---2"--p-:-:)!

2 . 4 . . . 2p = 21' p!
(2n _ 1) (2n _ 3) . . . (2n _ 2p + 1) = (2n) (2n - 1)· .. (2n - 2p + 1)
(2n) (2n - 2) ... (2n - 2p + 2)
(2n)! (n - p)!
(2n - 2p)! n! 2P
La relation déjà obtenue peut donc s'écrire:
(n!? (2n - 2p)!
an- 21' = (2n)! (-1)1' p! (n _ p)! (n _ 2p)!

et on a donc cp~n) = (2~)! P, où P est la solution calculée en 1.3.


n.
Comme Yn est un espace vectoriel, cp~n) est bien une solution de (En) .

Autre méthode: calculez (cp~n))' et (cp~n))" et remplacez dans (En) .

11.2. a) • n = 1
Ona CPl(X)=x2_1 , cp~(x)=2x d'où P1(x) = x.
en=2
On a cp2(X) = x4 - 2x 2 + 1, cp~(x) = 12x2 - 4 d'où P2(X) = ~ x2 - ~ .
en=3
On a CP3(X) = x6 - 3x4 + 2x2 - 1, cp~3)(x) = 120x 3 - 72x
d ,ou, P3X
() =2"x
5 3 -2"x.
3
Problèmes généraux 185

b) En posant a(x) = (x + 1t et (3(x) = (x - 1t , on peut écrire


<Pn(x) = a(x) (3(x) .
On en déduit par la formule de Leibniz:
n
<p~n)(x) = L C~ aCk)(x) (3Cn-k)(x) .
k=O

Comme 1 est racine d'ordre n de (3, on a (3Cn - k) (1) = 0 sauf pour k = n,


ce qui donne:
<p~n)(l) = a(l) (3Cn)(l) = 2n n! et Pn(1) = 1.
De même Pn(-l) = (_l)n.

Partie III

IIL1. De U = P; Pa - Pr P; , on déduit U' = P;' Pa - Pr P;' , donc:

d~ [(x 2 - 1) U] = (x 2 - 1) (P;' p. - Pr P;') + 2x (P; p. - Pr P;)

= p. [(x 2 -l)P;' +2xP;] - Pr [(x 2 -l)P;' +2xP;]

= p. x r (r + 1) Pr - Pr X S (8 + 1) p.

= [r (r + 1) - S (s + 1)] Pr p •.
On en déduit:

[r (r + 1) - 8 (8 + 1)] < Pr 1 p. > = JI


- 1
d
dx [(x 2 - 1) U(x)] dx

= [(x2-1)U(x)]~1 = 0.
Si r i- 8 , on obtient donc < Pr 1 p. > = 0 .

IIL2. a) Pour tout PEE: , avec n intégrations par parties successives


on obtient:

2n n! < PI Pn > = [II <p~n)(x) P(x) dx


= [<p~n - I)(x) P'(x) - <p~n - 2)(x) p"(X) + .. .

+ (-lt- 1<Pn(x) pCn - I)(x)] ~I + (-lt [II <Pn(x) pCn) (x) dx.
On a <p~k)(1) = <p~k)( -1) = 0, sauf pour k = n, donc:
186 Problèmes généraux

< PI Pn > =
2 n.
II
(:1)~
-1
(X 2 - 1t p(nl(x) dx

= _1_11
2n n! - 1
(1 - x 2t p(n)(x) dx .
~

Si dO Pn < n, on a pen) = 0 et < PI Pn > = o.


b) De p(n)(x) = _1_ <.p(2nl(x) = (2n)! , on déduit:
n 2n n! n 2 n n!

Le changement de variable t = arccos x donne:

In = 11< sin 2n + 1 t dt,

d'où, en intégrant par parties pour n ~ 1:

In = [ - cost sin 2n t] ~I + 2n 11< cos2 t sin 2n - 1 t dt

= 2n 1 1f
(1 - sin 2 t) sin 2n - 1t dt = 2n (In - I - In)

2n
soit In = - - In - I·
2n+ 1

Comme la = II
-1
dx = 2, on en déduit:

2n(2n - 2)···2 (2n(2n - 2) . .. 2)2 22n+1 (n!)2


In = 2 = 2 -'-------;--~---'-
(2n+1)(2n-l)···3 (2n+l)! (2n + l)!

et enfin:

111.3. a) x Pn est un polynôme de degré n +1 .


Or, comme pour tout k de 0 à n + 1, on a dO Pk k , on sait que
(Po, ... , Pn +1) est une base de IRn+dX].
Il existe donc des réels Qo, QI, .. . , Qn+ 1 tels que:
n+1
xPn(x) = L Qi Pn+I - ;(X).
i= O
Problèmes généraux 187

b) Soit n ~ 2 et q E {2, .. . ,n}. On a dO (XPn-q) = n -q+ 1 < n,


donc < x Pn-q 1 Pn > = 0 . Or

< x Pn-q 1 Pn > =


1
il n+l
Pn-q(X) ~ Qi Pn+l-i(X) dx

n+1
= L Qi < Pn - q 1 Pn+l- i > = Qq+1 < Pn-q 1 Pn-q >,
i=1

donc frq+1 = 0 pour q ~ 2, soit:


Q3 = Q4 = ... = Qn+ 1 =0.

c) D'après III.2, )n est de même parité que n; donc, si n est impair,


Pn- I , Pn+ 1 et x Pn sont pairs,
et réciproquement.
De x Pn = Qo Pn+1 + QI Pn + Q2 Pn- I , on déduit alors QI = O.

d) • En identifiant les coefficients de xn+ 1 dans l'égalité ci-dessus, on a :


(2n)! (2n+2)! . n+1
SOIt Qo = -_.
2n (n!)2 = Qo 2n+1 ((n + 1)!)2 ' 2n+ 1
• D'autre part, en remplaçant x par 1 dans la même égalité, on obtient:
d ,ou' Q2=--'
n
2n+ 1
La relation cherchée est donc:
(n + 1) Pn + 1 - (2n + 1) x Pn + n Pn _ 1 = 0.

IlI.4. En intégrant par parties, on a :

< <fJ(P) 1 Q > = i l


1 [(x 2 -1) P'(x)J' Q(x) dx

= [(x 2 - 1) P'(x) Q(x)] ~I -ill (x 2 -1) P'(x) Q'(x) dx

= - ill (x 2 - 1) P'(x) Q'(x) dx.

Cette expression est symétrique en Pet Q, d'où:


< <fJ(P)IQ > = < PI <fJ(Q) >.
<fJ est donc un endomorphisme symétrique.
188 Problèmes généraux

b) Comme (PkhEN est une base orthogonale de t:, pour tout n on a :

<I>(Pn) = t
k=O
< Pk 1 <I>(Pn) > Pk .
< Pk IPk >
.
Si k < n, comme d°<I>(Pk) = k, on a <I>(Pk) E Vect (Po, Pl, ... , Pk) et
par conséquent < Pk 1 <I>(Pn) > = < <I>(Pk) 1 Pn > = 0 . Il reste donc:
< Pn 1<I>(Pn)
<I> (Pn) = enPn avec en = .
< Pn IPn >
Ainsi, Pn est vecteur propre de <JI .

c) Pour obtenir la valeur de en, étudions les termes de degré maximal.


Si le terme de degré maximal de Pn est CLn x n celui de (x 2 - 1) P~ est
n an xn+l et celui de <I>(Pn) est n (n + 1) an xn .
La valeur propre de <I> associée à Pn est donc en = n (n + 1) .
L'égalité <I>(Pn) = n (n + 1) Pn se traduit par:
(x 2 -1) P:: + 2x P~ - n (n + 1) Pn =0 ;
Pn est donc solution de (En).

,m 1. Première méthode
n
Soit P E 1Rn[X] ; posons P = L ak X k . P est le polynôme d'interpo-
k=O
lation cherché si, et seulement si :

P(xo) ~ f(xo) aO + al Xo + ... + an Xo = f(xo)


{ => (S) {
P(xn ) = f(x n )
Le déterminant de (S) est un déterminant de Vandermonde, soit:

detS = II (Xj - Xi) .


l~i<j~n

Comme det Si- 0 , on en déduit l'existence et l'unicité de P.

Deuxième méthode
Considérons l'application linéaire <JI de 1Rn[X] dans 1Rn+1 définie par
QI-> <I>(Q) = (Q(xo), .. . , Q(Xn)) ,
et soit Q E 1Rn[X] tel que <JI(Q) = (0, ... ,0) .
Problèmes généraux 189

Alors Q admet n + 1 racines, donc Q = 0 .


Ainsi Ker <I> = {D} , donc cI> est injectif.
Comme 1R,.,[X] et IRn +! ont même dimension, <I> est une bijection, d'où
la conclusion.

Troisième méthode
(X - Xl)' .. (X - X n )
Posons Lo = -;---~---;-----':­
(xo - xd ... (xo - Xn )
Lo est un polynôme de degré n tel que:
Lo(xo) = 1 Lo(xj) = 0 si j -=/: o.
On définit de même Li(X) = II X - Xj
X· -x·
qui vérifie Li(Xj) = {jij .
O(j(n t J
Ni
n
Posons p= "Lf(Xi) Li' Ona P(Xi) = f(Xi) pour tout iE {D, ... ,n},
i=O
d'où l'existence de P.
L'unicité se démontre en considérant deux polynômes d'interpolation P
et Q. Comme P - Q admet les n + 1 racines Xo, ... , Xn on a P - Q = O.
...
2. Comme dO(u p ) = p, (uo, .. . , un) est une base de IRn[X] . On dispose
donc de A·= t(>.o, ... , >'n) E IRn+1 unique tel que:
P = >'0 Uo + ... + >'n Un ,
ou encore P(x) = tU(x)A = tAU(x) . Alors:

{==:} { >'0 uo(xo) + ... + ~n un(xo) = f(xo)

>'0 UO(xn) + ... + >'n un(xn) = f(xn)

{==:} tAA = F -{=} A = eA)-1 F.


La matrice tA est inversible puisque le système admet une solution A
unique.
On a donc:
P(X) = tU(x)CAr l F == tU(x)t(A-1)F
ou encore P(x) = tFA - IU(x).

3. Posons w(x) = (x - xo)· · · (x - x n ) .


Si xE {Xo, Xl, ... , Xn} , tout ç E 1 convient.
190 Problèmes généraux

Sinon, pour xE 1 \ {XO, Xl,"" xn} fixé, posons :


cp(t) = f(t) - pet) - Cw(t),
où C est choisi de façon que cp(x) = 0, ce qui est possible, puisque
w(x)#O .
Ainsi, cp admet dans 1 au moins n + 2 zéros xo, Xl , . . . , X n et x.
Par le théorème de Rolle, on en déduit que cp' admet n + 1 zéros, puis
par récurrence, que cp(n+l) admet 1 zéro que l'on note ~ .
\
f(n+l)(~)
Or cp(n+l)(t) = f(n+l)(t) - C (n + 1)!, donc C = , soit
(n + 1)!
puisque cp(x) = 0 :
f(n+l)(~)
f(x) - P(x) = (n + 1)! w(x).

4 .• Soit y E [0,1] et 0 E R. tels que y = cos 0 .


Pour p? 0, notons Hp la propriété Tp(Y) = cospO .
Comme cosO = 1 = To(y) et cos 0 = y = Tl(y) , Ho et Hl sont vraies.
Soit p? 1 ; supposons H p- l et Hp, soit
Tp- l(Y) = cos(p -1) () et Tp(Y) = cospO.
Alors :
Tp+l(Y) = 2cosOcospO - cos(p - 1) 0
= cos(p + 1) 0 + cos(p - 1) 0 - cos(p - 1) 0
= cos(p + 1) 0
d'où Hp+l'
Par récurrence, on a donc démontré que T p (y) = cos pO pour tout P ~ 0 .

• On raisonne de même lorsque y ? 1 et y = ch 0 grâce à la formule


ch (p + 1) 0 + ch (p - 1) 0 = 2 ch 0 ch pO.

5 .• Montrons d'abord, pour p ? 0, la propriété Kp :


dO (Tp) = p le coefficient dominant de Tp est 2P - l si p? 1.
Comme T o = 1 et Tl(y) = y = 2l - ly, Ko et Kl sont vraies.
Soit p ? 1 et supposons K p-l et K p ;

On a donc dOTp_ l = P - 1 et Tp(Y) = 2P - l yP + R(y) où RE R.p- dX].


On en déduit:
Tp+l(Y) = 2y (2P - lyP + R(y)) - Tp-l(y)
= 2Py p+l + Scy) où SE IRp[X] d'où Kp+l .
Problèmes généraux 191

Par récurrence, on en déduit Kp pour tout p;? O.


Le polynôme 2 l - n T n est donc unitaire et de degré n,
donc 'II = Q - 2 1- n T n est un polynôme de degré n -1 au plus .

• Soit Zj = cos j7r pour jE {O, . . . , n}; d'où 1 = ZO > Zl > ... > Zn = 1.
n
On a Tn(zj) = cos(j7r) = (-I)j , donc W(Zj) = Q(Zj) - 2l - n( -1)j .
Raisonnons par l'absurde en supposant que sup IQ(y)1 < 2l - n. Alors
yEI-l,l]

- si j est pair W( Zj) < 2l - n - 2l - n = 0 ;


- si j est impair W(Zj) > _2 l - n + 2l - n = O.
Ainsi, le polynôme W admettrait une racine dans chacun des intervalles
]Zk, zk- d pour k E {1, . . . , n} , donc au moins n racines.
'II serait donc le polynôme nul, c'est-à-dire que Q = 2 l - n T n .
Or Tn (1) = cos 0 = 1, donc Q(I) ~ 2 l - n , ce qui est contraire à l'hypo-
thèse faite.
Conclusion: sup IQ(y)1 ~ 2 l - n .
yEI-l,l]
n
6. Pour (YO, ... , Yn) E [-1, l]n+l , posons w(y) = II (y - Yj) .
j=o
west un polynôme unitaire de~egré n + 1, donc sup Iw(y)1 ~ T n.
yEI-l,l ]
Cette inégalité étant vraie pour tout choix de (YO, . .. , Yn) , on a donc:

inf
(Yo,···,Yn)EI - l,l ]n + l
(su p fI
y EIO,l l j=O
Iy - Yj 1) ~ T n .

Afin de montrer que cette borne est atteinte, cherchons d'abord les
racines de 1~+l.
Pour y E [-1,1], posons B = arccosy ; alors:
2j + 1 .
Tn + l (y) = 0 -{::::=} cos(n+ 1) B = 0 -{::::=} B = - - 7r avec J E {O, ... ,n}.
2n+2
Ainsi, T n + l admet dans [-1, 1] n+ 1 racines distinctes Yj = cos ~~: ~ 7r.
On a donc TnTn+l(y) = (y - Yo)··· (y - Yn) .
n
Or ITn+l(Y)1 = 1cos(n + 1) BI :( 1, donc sup II Iy - Yjl :( 2- n ,
j=O
n
ou encore d'après ce qui précède sup II Iy - Yjl = 2- n .
j=O
192 Problèmes généraux

On a donc:

inf
(YO,· .. ,Yn)E[ - I,I)n+l
(su p fI Iy - Yjl) = 2-
yE[O,I) j = O
n

et \ette borne est atteinte lorsque les Yj sont les racines de Tn + l .


7. Considérons l'application affine croissante "/ qui transforme [-1,1] en
. b-a a+b
[a, b], SOit ,,/(y) = -2- Y + -2-'
n
Posons Xj = "/(Yj) , w(x) = II(x - Xj) et soit P le polynôme d'inter-
j =O
polation de f par rapport au support (xo, ... , x n ) .

En notant M = sup ln+1)(x) , on avait pour tout x :


xE[a,b)

M
If(x) - P(x)1 ~ (n + 1)! Iw(x)1 .

Or, en posant x = ,,/(y) , on a:


b- a b - a n+l ~
w(x) = IIn ("!(y) - ,,/(Yo)) = IIn (-2-) (y - Yo) = (-2-) w(y) ,
j=O j=O

d'où Iw(x)1 ~ (b; ar+ 1 w(Y)1 ~ (b; a


I r+ Tn .
I

M (b - a)n+1
En tout lJ(x) - P(x)1 ~ (n + 1)! 22n+l ,donc:

(b - a)n +l
sup If(x) - P(x)1 ~ 22n+l( + 1)' M .
xE[a,b] n .

MASSON Éditeur
120, boulevard Saint -Germain
75280 Paris Cedex 06
Dépôt légal: mars 1997

SNEL S.A.
Rue Saint-Vincent 12 - 8-4020 Liège
tél. 32(0)4 343 7691 - fax 32(0)4 343 77 50
mars 1997

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